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L'esthétique de La Réception Ou La Réhabilitation De-1

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L’esthétique de la réception

ou la réhabilitation de la
réception
L’école de constance
Les deux imminents représentants de ce courant ou
de ce qu’on appelle l’Ecole de constance sont:
• Hans Robert Jauss surtout avec son livre :Pour une Esthétique de la
réception
• Wolfgang Iser surtout avec son livre: L’acte de lecture (Voir
Bibliographie)
Les influences philosophiques:
• L’hérméneutique allemande avec ses représentants comme Hans-Georg
GADAMER, Martin Heidegger…
• La phénoménologie comme Maurice Merleau-Ponty ou Edmund Husserl
• L’Existentialisme comme Jean Paul Sartre, notamment avec son livre Qu’est
ce que la littérature ?
Hans Robert Jauss et l’Histoire littéraire1
• Hans Robert Jauss voulait changer le paradigme traditionnel des
études et des recherches littéraires. Le point de départ réside dans la
critique de l’histoire littéraire traditionnelle, et parle du triomphe de
cette discipline au XIX,qui a été suivi par son déclin et de sa
décadence.
• selon lui, même les autres courants antérieurs comme le
structuralisme, le formalisme et le marxisme n’ont pas réussi à
refonder ou à réformer l’histoire littéraire
Hans Robert Jauss et l’Histoire littéraire2
• Il analyse cette crise comme inhérente à cette discipline durant sa
genèse et sa formation qui correspondent à la période du
positivisme. L’histoire littéraire positiviste a emprunté à la science ses
méthodes « exactes » « dures et pures » le résultat a été le suivant :
appliqué à l’histoire littéraire le principe d’explication causale a mis en
lumière des déterminismes extrinsèques aux œuvres.
• L’histoire littéraire a conduit au développement excessif de l’étude
des sources, il a résolu la spécificité de l’œuvre en un « faisceau
d’influences », selon l’expression de Hans Robert Jauss.
Hans Robert Jauss et l’Histoire littéraire3
• Il propose une refonte de l’histoire littéraire qui serait axée sur la
réception et l’effet produit. Pour rénover l’histoire littéraire selon H.R
Jauss « il est nécessaire d’éliminer les préjugés de l’objectivisme
historique et de fonder la traditionnelle esthétique de la production
et de la représentation sur une esthétique de l’effet produit et de la
réception. L’historicité de la littérature ne consiste pas dans un
rapport de cohérence établi a postériori entre des " faits littéraires"
, mais repose sur l’expérience que les lecteurs font d’abord des
œuvres » L’histoire de la littérature ne se réduit pas à une histoire des
auteurs et des œuvres, elle doit inclure les lecteurs et les récepteurs.
Hans Robert Jauss et l’Histoire littéraire du
point de vue de la réception1
• Cette relation dialogique (dialogue), cette interaction entre l’œuvre et
le lecteur sont nécessaires pour situer l’œuvre dans la chaine
historique des lecteurs. L’historien de la littérature doit lui aussi
redevenir un lecteur avant de situer l’œuvre au sein de la chaine des
lecteurs historiques. Cette perspective considère que l’œuvre
littéraire n’a pas une existence statique, n’est pas un objet existant en
soi. Chaque lecture fournit au texte une existence nouvelle, arrache le
texte à la matérialité des mots et actualise ou réactualise son
existence. Il croit que l’histoire de la littérature « est un processus de
réception et de production esthétiques, qui s’opère dans
l’actualisation des textes littéraires par le lecteur qui lit, le critique
qui réfléchit et l’écrivain lui-même incité à produire à son tour »
Hans Robert Jauss et l’Histoire littéraire du
point de vue de la réception2
• Pour Hans Robert Jauss l’approche historique fondée sur la
production et la représentation s’oppose à l’approche esthétique de
l’effet ou l’expérience esthétique de la réception. Il propose une
refonte de l’histoire littéraire qui serait axée sur la réception et l’effet
produit. Pour rénover l’histoire littéraire selon H.R Jauss « il est
nécessaire d’éliminer les préjugés de l’objectivisme historique et de
fonder la traditionnelle esthétique de la production et de la
représentation sur une esthétique de l’effet produit et de la
réception. L’historicité de la littérature ne consiste pas dans un
rapport de cohérence établi a postériori entre des " faits littéraires"
, mais repose sur l’expérience que les lecteurs font d’abord des
œuvres »
La notion de l’Horizon d’attente selon Hans
Robert Jauss 1
• - l’horizon d’attente : système de référence incluant l’ensemble des
normes qui conditionnent la lecture de l’œuvre et donc la réception
d’une œuvre à une époque donnée.

• « l’horizon d’attente […]le système de référence objectivement


formulable qui, pour chaque œuvre au moment où elle apparait,
résulte de trois facteurs principaux : l’expérience préalable que le
public a du genre dont elle relève, la forme et la thématique
d’oeuvres antérieures dont elle présuppose la connaissance, et
l’opposition entre langage poétique et langage pratique » ,
La notion de l’Horizon d’attente selon Hans
Robert Jauss 2
• Hans Robert Jauss affirme « avoir introduit dans l’interprétation
historico-littéraire le concept d’horizon d’attente », qui trouve son
origine chez Husserl.
• Il faut reconstituer l’horizon d’attente de l’œuvre de son premier
public. Selon lui, l’analyse de l’expérience littéraire du lecteur devra
reconstituer cet horizon tel qu’il a été conçu par les premiers lecteurs.
Le public juge si l’œuvre correspond à son horizon d’attente, ou si elle
s’en écarte, par rapport aux normes esthétiques qu’il a assimilées
tout au long de ses lectures antérieures des expériences précédentes,
L’horizon d’attente constitue la convention, la norme, à partir de
laquelle l’esthétique d’une œuvre va être jugée par le lecteur
La notion de l’écart esthétique selon Hans
Robert Jauss 1
• Il faut mesurer « l’écart esthétique » : c’est-à-dire la distance entre
l’horizon d’attente préexistant à l’œuvre et l’œuvre nouvelle (qui peut
entraîner un changement d’horizon). Cet écart se mesure à l’échelle
des réactions du public et de la critique (succès immédiat, rejet,
scandale, approbation d’individus isolés, compréhension progressive
ou retardée...). il s’agit dune démarche différentielle et contrastive qui
va mesurer la distance entre l’horizon d’attente préexistant et l’œuvre
nouvelle ( Voir les exemples fournis dans le cours comme Don
Quichotte de la mancha, Jacques le fataliste, Manon Lescault ou
L’Assommoir, Le Nouveau roman ...)
La notion de l’écart esthétique selon Hans
Robert Jauss 2
• « Si l’on appelle ""écart esthétique" la distance entre l’horizon
d’attente préexistant et l’œuvre nouvelle dont la réception peut
entrainer un « changement d’horizon » en allant à l’encontre
d’expériences familières ou en faisant que d’autres expériences,
exprimées pour la première fois, accèdent à la conscience, cet écart
esthétique, mesuré à l’échelle des réactions du public et des
jugements de la critique (succès immédiat, rejet ou scandale,
approbation d’individus isolés, compréhension progressive ou
retardée), peut devenir un critère de l’analyse historique. »
La notion de l’écart esthétique selon Hans
Robert Jauss 3
On peut distinguer trois fonctions:
En ce qui concerne les fonctions de l’ écart esthétique, il précise « le
rôle particulier qui revient, dans l’activité communicationnelle de la
société, à l’expérience esthétique peut s’articuler en trois fonctions
distinctes : préformation des comportements ou transmission de la
norme ; motivation ou création de la norme ; transformation ou
rupture de la norme »
Iser Wolfgang et la théorie de l’effet
esthétique
• Iser Wolfgang a élaboré dans son livre L’Acte de lecture une « théorie
de l’effet » qui repose sur trois éléments : le texte, le lecteur et
l’interaction qui se produit entre eux. Le texte littéraire, selon lui, est
« une forme de communication », en ce sens, l’effet esthétique doit
être analysé à chacun des trois éléments mentionnés (le texte, le
lecteur et leur interaction).
• La prémisse ou le postulat de départ pour W.Iser est le suivant : « Le
texte est un potentiel d'action qui est actualisé au cours du processus
de lecture »
Concepts: surdétermination/indétermination
• Cette réciprocité ou interaction ( dans les deux sens) entre le lecteur
et le texte conduit à la surdétermination (polysémie) qui devient une
indétermination ( blancs et vides) et par voie de conséquences des
blancs ou des vides dans le texte à remplir par le lecteur implicite
• « Si tant est que chaque lecteur peut trouver une signification
différente pour un texte surdéterminé, cela implique que ces niveaux
de sens ne proviennent pas de la surdétermination, mais de la
proportion croissante de l’indétermination. Celle-ci produit les
niveaux de signification en question et fait naitre chez le lecteur un
besoin de détermination… » W. Iser, L’acte de lecture
Le lecteur implicite chez W. Iser
• Le lecteur implicite qu’il propose n’est ni une construction virtuelle comme
le lecteur idéal ni un lecteur contemporain (lecteur réel ou empirique )
mais le résultat de l’interaction des deux ou le lecteur remplit les
indéterminations (blancs) et réagit aux sollicitations du texte « Les deux
principaux types de lecteurs sont le lecteur idéal et le lecteur
contemporain […] L’idée d’un lecteur implicite se réfère à une structure
textuelle d’immanence du récepteur. Il s’agit d’une forme qui doit être
matérialisée, même si le texte, par la fiction du lecteur, ne semble pas se
soucier de son destinataire ou même s’il applique des stratégies qui
visent à exclure tout public possible. Le lecteur implicite est une
conception qui situe le lecteur face au texte en termes d’effets textuels
par rapport auxquels la compréhension devient un acte » W. Iser, L’acte
de lecture

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