0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues2 pages

Introduction Et Conclusion Sur A La Musique D'artur Rimbaud

Transféré par

jules.chtln
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues2 pages

Introduction Et Conclusion Sur A La Musique D'artur Rimbaud

Transféré par

jules.chtln
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 2

Introduction :

Régenté par une mère qu’il dit “aussi inflexible que soixante-treize administrations à casquettes de
plomb”- son père, officier de carrière, n’apparaissait que pour quelques rapides permissions -
Rimbaud a passé son enfance dans les Ardennes, à Charleville, qu’il appelle “Charlestown” pour en
souligner la vaine prétention. Rédigé en 1870 et extrait du premier Cahier de Douai, « A la musique »,
est l'occasion d'un tableau dans lequel le jeune poète porte un regard acerbe et critique sur les
habitants de sa ville natale, fustigeant une bourgeoisie conformiste et étroite d’esprit.
Enjeux : montrer comment ce tableau d'un décor extérieur et des personnages qui l'animent est
l'occasion pour Rimbaud de se livrer à une satire de la bourgeoisie dont il se sent en marge.
(Comment le poète se révolte contre la médiocrité du monde bourgeois ? En quoi l’observation
satirique d’un monde de conventions traduit la révolte du poète ? Comment le regard du poète en
fait un être singulier ?)
Mouvements : L'énonciation et la construction du poème marquent cette opposition entre Rimbaud
et les bourgeois : Les 5 premiers quatrains, descriptifs, satirisent les bourgeois réunis autour du
kiosque à musique. Le 6ème quatrain s’en éloigne un peu pour s’intéresser à des personnages plus
en marge spatialement et socialement. C'est une strophe de transition. Enfin dans les 3 derniers
quatrains, le "je" du poète apparaît dans toute sa singularité et décrit les émois qu’occasionne sa
rencontre avec les jeunes filles du parc.

Conclusion :

Structurée selon une organisation spatiale fortement marquée qui traduit leur conformisme, cette
description satirique et caricaturale des bourgeois de Province montre le talent de Rimbaud à se faire
l’observateur critique d’un monde qui l’insupporte. Mais cette observation lucide suppose une place
« à part » du poète. Singulier, en marge, le poète oppose au monde étriqué, satisfait et figé des
conventions bourgeoises la dynamique du désir juvénile et le plaisir audacieux des sens. Dire le désir
charnel, c’est affirmer sa révolte dans un monde de bienséances : la sexualité fantasmée apparaît
comme un exutoire, un exercice libérateur, l’une des voies de l’émancipation, l’autre étant la poésie
qui participe à la révolte et s’inscrit dans une quête de liberté.

Le désir, qui comme la poésie est vecteur de désordre, procède ici de la vision, il annonce déjà la
quête que précisera Rimbaud dans la « lettre du voyant » : « se faire voyant par un long, immense et
raisonné dérèglement de tous les sens »

Le dévoilement des corps qu’opère le désir adopte la démarche qui est celle du poète au travail :

 exercer son regard à toujours plus d’acuité : « je regarde toujours »


 révéler ce qui doit rester caché : « Je suis, sous le corsage… j’ai bientôt déniché »
 dire l’indicible : « les choses indiscrètes » et les aposiopèses
 porter un regard neuf sur le monde, le métamorphoser : « Je reconstruis »
 donner naissance à des images inédites, fulgurantes « La chair de leurs cous blancs brodés de
mèches folles »
 éprouver et susciter l’émotion la plus vive : « … brûlé de belles fièvres… / Je sens … »

Vous aimerez peut-être aussi