0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues29 pages

HISTOIRE DE LA MUSIQUE - Moyen Âge

Transféré par

able landry anderson
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues29 pages

HISTOIRE DE LA MUSIQUE - Moyen Âge

Transféré par

able landry anderson
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 29

Master In Harmony

Histoire de la musique
Musique médiévale / Introduction ½

- Chant grégorien
- Ars antiqua
- Ars Nova

Jusqu’au 9ème siècle, la musique est monodique (à une seule voix), puis polyphonique à partir
du 12ème siècle.

La musique du moyen âge commence à l’église qui poursuit la tradition des anciens grecs et des juifs de
Jérusalem. On y trouve d’abord successivement :
1) Hymnes et cantiques populaires des premiers chrétiens, accompagnés de flûte et parfois même
dansés.
2) Les psaumes, pour chant seul, dont le texte est tiré de la bible
3) Les psaumes avec réponses, dans lequel le chœur des fidèles répond au soliste par une sorte de
refrain.
4) Les psaumes antiphoniques, apparus au 4ème siècle, où 2 chœurs chantent le psaume en alternance.
Ces mélodies liturgiques chrétiennes d’occident chantées en latin, cantiques, hymnes, psalmodies, de
tradition orale sont très anciennes : certaines datent des premiers siècles de notre ère.
5) Le chant grégorien apparu au 6ème siècle, et qui est encore en vigueur de nos jours.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / Introduction 2/2

L’un des premiers compositeurs, au 4ème siècle, est Saint Ambroise, qui conserve 4 des modes
grecs, que l’on appellera plus tard : modes authentiques.

Saint Augustin compose également un traité de musique.


A partir du 12ème siècle, on assiste au développement de la polyphonie, et à la naissance de nouvelles
écoles musicales regroupées sous la dénomination d’Ars Antiqua.

Puis la musique évolue au 14ème siècle avec l’Ars Nova, qui introduit des évolutions importantes au
niveau de la notation et du style.

L’étude de la musique de cette période s’articulera autour du chant grégorien, de l’ars antiqua et de l’ars
nova.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / Le chant grégorien 1/10

C’est le pape Grégoire le grand (540-604) qui, dans le cadre de la réorganisation et l’harmonisation des
rites des églises, impose le chant grégorien en diffusant un document appelé antiphonaire rassemblant
une sélection de chants destinés à toutes les fêtes de l’année religieuse.

Grégoire le grand créa également une école appelée la Schola Cantorum, destinée à former les
ecclésiastiques et propager dans toute l’Europe cette nouvelle forme musicale.

Le terme de plain-chant appliqué au chant grégorien met en valeur l’aspect simple, calme et serein de
cette musique par opposition aux musiques profanes et instrumentales de l’époque.

Le chant grégorien vécut principalement du 7ème au 12ème siècle, mais il est encore pratiqué
aujourd’hui et sa tradition est en particulier entretenue par les moines de l’abbaye de Solesmes.
Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / Le chant grégorien 2/10

Les modes du chant grégorien

Le chant grégorien utilise 8 modes, appelés ecclésiastiques, comprenant 4 modes


dits authentiques ou authentes et 4 modes dérivés dits plagaux, auxquels on a donné des noms de
modes grecs bien qu’ils n’aient pas de rapport avec ces derniers.

Les 4 modes authentes sont :


- Protus ou mode de ré, dit dorien
- Deuterus ou mode de mi, dit phrygien
- Tritus ou mode de fa, dit lydien
- Tetrardus ou mode de sol, dit mixolydien.

Ces 4 modes sont obtenus à partir de la gamme de do majeur, en partant d’une autre note
fondamentale, modifiant ainsi la suite des intervalles par rapport à cette fondamentale, comme le
montre ce ci-après :
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / Le chant grégorien 3/10

Les modes du chant grégorien


Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / Le chant grégorien 4/10

Les modes du chant grégorien


Les modes plagaux : Hypodorien, Hypophrygien, Hypolydien et Hypomixolydien qui leur sont associés,
s’obtiennent en déplaçant vers le grave le tétracorde supérieur du mode authente.
Par exemple :
Protus authente (mode dorien) : ré mi fa sol la si do ré (ambitus de ré à ré)
Protus plagal (mode hypodorien) : la si do ré mi fa sol la (ambitus de la à la).

On obtient ainsi les huit (08) modes ecclésiastiques du chant grégorien :


Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / Le chant grégorien 5/10
La notation
Pendant de nombreux siècles, la musique chrétienne s’est transmise uniquement par tradition orale. Puis
les neumes apparurent vers le 7ème ou le 9ème siècle : ce sont des signes tels que accents, points, traits, placés
au-dessus ou à côté des paroles, qui donnent des indications sur l’accentuation et le sens de la mélodie.

Notation neumatique du 9e siècle


Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / Le chant grégorien 6/10

La notation

Au 12e siècle, on assiste à une déformation de l’écriture : la notation carrée remplace progressivement
les neumes :
Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / Le chant grégorien 7/10

La notation

Au 9ème ou au 10ème siècle, un moine imagina d’utiliser une ligne de référence représentant un son
fixe, le fa, servant de référence aux autres notes, réparties dans l’espace, au-dessus et au-dessous de
cette ligne : C’est ainsi que naquit le principe de la portée.
Puis on donna la couleur rouge à cette ligne de fa, et on y ajouta une seconde ligne, de couleur jaune,
pour l’ut (do).
On ajouta ensuite une troisième ligne, puis une quatrième ligne, au 14ème siècle (peut-être dès le
11ème siècle en Italie).
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / Le chant grégorien 8/10

La notation

C’est seulement au 16ème siècle (mais peut-être dès le 13ème siècle en Espagne) que l’on voit
apparaître notre portée définitive de 5 lignes avec la barre de mesure.
Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / Le chant grégorien 9/10
La gamme
Vers 1030, le moine Guido d’Arezzo invente la solmisation, système de notation musicale dans lequel les
notes sont chantées sur des syllabes, alors que jusque-là on utilisait les premières lettres de l’alphabet
pour désigner les notes.

UT queant laxis
REsonare fibris
MIra gestorum
FAmuli tuorum
SOLve polluti
LAbii reatum
Sancte Ioannes.
L’UT est devenu plus tard DO.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / Le chant grégorien 10/10


La notation anglo-saxonne
Les pays anglo-saxons ont conservé la notation des notes de la gamme par des lettres. Cette notation a
pour origine celle pratiquée en Grèce au siècle de Pythagore (6ème siècle avant JC), où l’on utilisait les
15 premières lettres de l’alphabet pour désigner les notes sur 2 octaves. Cette méthode a été reprise au
9ème siècle de notre ère, en n’utilisant alors que les 7 premières lettres de l’alphabet, de A à G.
La correspondance, de nos jours, s’établit comme suit :

Dans les pays de langue allemande, le si est désigné par la lettre H, B désignant le si bémol. Le mot
bémol vient d’ailleurs de l’allemand « B moll » qui signifie B « mou ».
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 1/9

L’expression Ars Antiqua désigne la période des 12ème et 13ème siècles, depuis les débuts du
développement de la polyphonie jusqu’à l’avènement de l’Ars Nova
L’ars Antiqua a vu se développer la polyphonie avec des mouvements de voix parallèles (organum) ou
contraires (déchant), la notation avec l’apparition de la notation mesurée.

Le développement de la polyphonie

La polyphonie a sans doute existé de tous temps. Mais elle a été organisée à partir du moyen-âge et on
peut l’associer à l’apparition des notes carrées au 12ème siècle.
Les principales formes rencontrées à cette époque sont : l’organum, le déchant, le conduit, le motet.
Les consonances parfaites admises alors en France sont l’unisson, l’octave, la quarte, la quinte.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 2/9


L’organum
Dans l’organum, un second chanteur (ou groupe choral ou instrument), double la mélodie liturgique de la
voix supérieure, « note contre note » partant de l’unisson jusqu’à la distance de quarte ou de quinte
inférieure, pour revenir ensuite à l’unisson.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 3/9


L’organum

C’est une forme primitive du contre-point, dont l’origine du nom vient de « point contre point », car les
notes étaient alors représentées par des points.
- Le gymel, d’origine nordique, est un organum dans lequel la mélodie d’accompagnement suit le chant
à intervalles de tierce (que les français trouvaient alors non consonants).

- - Le faux-bourdon est un gymel où l’accompagnement est élevé à l’octave supérieur, c’est à dire à
intervalle de sixte par rapport au chant. Il pouvait s’y ajouter une troisième voix intermédiaire à
intervalle de tierce.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 4/9


Le déchant

Dans le déchant, l’accompagnement (voix organale) devient la voix supérieure plus importante, soutenue
par la mélodie liturgique (cantus firmus) qui passe à la voix inférieure et est alors appelée le ténor (de
« teneur », qui soutient la voix organale supérieure). Les 2 voix peuvent de plus évoluer en mouvement
contraire.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 5/9


Le conduit
Destiné à la "conduite" du prêtre vers l'autel, c'est une composition d'abord à 2, puis 3 ou 4 voix dans
laquelle le ténor n’est plus astreint à un texte liturgique.

Le motet
Dans le motet (du latin motetus = petit texte) on a placé des paroles sur les vocalises de l’organum.
Au 12ème siècle, le motet se compose de :
- un ténor chantant un texte liturgique qui devient secondaire et dont le thème peut-être confié à un
instrument.
- une ligne mèlodique placée au-dessus du ténor et consacrée aux « mots » d’un poème modulé
- Il peut y avoir une 3ème partie appelée triplum avec des paroles différentes, qui se superpose aux 2
premières.
- Auquel peut s’ajouter un quadruplum, avec encore un texte différent.
Un motet peut donc comporter jusqu’à 4 mélodies indépendantes et 4 textes différents, joués
simultanément.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 6/9

L’école de Notre-Dame
Cette école a fourni à sa postérité deux grand maitres : Maître Albert de Léonin et Pérotin.
Maître Léonin (2e moitié du 12e s.)
C’est le premier musicien connu de l’école de Notre-Dame de Paris (Ars antiqua). Son activité se situe
vers 1180, époque de l’ouverture au culte de la cathédrale de Paris.

Pérotin (12e - 13e siècle)


Meilleur élève de Léonin, avec lui apparaît la polyphonie à trois et à quatre voix, évoluant en mouvements
contraires.
Il s’affranchit des modes ecclésiastiques en réintroduisant les échelles diatoniques d’UT et de FA, d’où
allait sortir la notion de mode majeur.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 7/9

La notation rythmique

Le développement de la musique polyphonique nécessite de définir précisément la durée des notes et va


amener la notation mesurée. Ceci était en effet indispensable pour chanter simultanément des parties
différentes.
C’est Pérotin qui introduisit la notation de la durée proportionnelle des notes (notation mesurée). Ce
travail fut poursuivi par ses élèves qui divisèrent l’unité de mesure (maxime) en longa, brevis et semi-
brevis.

1 maxime = 3 longues
1 longue = 3 brèves
1 brève = 3 semi-brèves
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Antiqua 8/9


La notation rythmique

Ce nouveau système de notation permet de préciser les rythmes. On définit alors un système de 6 modes
rythmiques, tous établis sur une base ternaire, selon la division des valeurs de notes alors en usage :
Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / l’Ars Antiqua 9/9

L’école des Troubadours et trouvères

La musique profane du moyen-âge était essentiellement représentée par les troubadours et les
trouvères.
Les troubadours, apparurent dans le sud de la France au début du 12ème siècle, et furent suivis par
les trouvères au nord de la Loire. C’étaient des poètes-musiciens, dont les compositions sont très
marquées par l’amour courtois en vogue à cette époque.
Les troubadours et trouvères ont grandement participé à la création de la notation mesurée. En effet,
leurs chants étant composés en vers, ils doivent structurer leurs mélodies en conséquence,
contrairement au chant grégorien dont le rythme non mesuré est adapté à la prose.

Adam de la Halle, appelé aussi Adam le bossu, est sans conteste le plus célèbre des trouvères. Il est
l’auteur de célèbres compositions telles que le jeu de la feuillée, et surtout le jeu de Robin et Marion , que
l’on a considéré comme le point de départ de l’opéra-comique français.
Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / l’Ars Nova 1/8

Le terme d’Ars Nova désigne la musique du 14ème siècle et tient son nom du titre d’un traité musical
écrit par le compositeur Philippe de Vitry vers 1320. C’est par opposition à ce terme d’Ars Nova que l’on
a appelé Ars Antiqua la musique du siècle précédent.
Les innovations de l’Ars Nova concernent la notation et le développement de la polyphonie qui en
découle par de nouvelles règles de composition et l’apparition du style harmonique (successions
d’accords).

Les principales figures de l’Ars Nova sont Philippe de Vitry pour ses travaux de
codification, et Guillaume de Machaut pour ses œuvres musicales dont la célèbre messe de Notre-
Dame, qui est la première messe polyphonique complète que l’on connaisse, et dont on retrouvera la
forme dans de nombreux chefs-d’œuvre tout au long des siècles suivants.

Les compositeurs prennent plus de libertés par rapport aux contraintes liturgiques, de sorte que, dans
une bulle datée de 1322, le pape Jean XXII d’Avignon condamne la pratique de l’ars nova à l’église : il lui
reproche en particulier ses rythmes nouveaux et l’utilisation de la langue vulgaire associée au latin dans
un même morceau.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Nova 2/8

La notation

La notation mesurée, élaborée par Pérotin au siècle précédent, évolue avec le rythme binaire qui
apparaît dans le traité « Ars Nova » de Philippe de Vitry vers 1320.

La famille des notes s’enrichit de deux nouvelles valeurs, la minime et la semi-minime qui divisent la
durée de la semi-brève, respectivement par 2 et par 4.

1 semi-brève = 2 minimes

1 minime = 2 semi-minimes
Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / l’Ars Nova 3/8
La notation
Avec l’introduction de la division binaire par Philippe de Vitry, on voit alors cohabiter deux types de
division, la division ternaire appelée rapport parfait (héritage de Pythagore, repris par l’église avec la
Sainte Trinité ) et la division binaire appelée rapport imparfait.
Philippe de Vitry a essayé de trouver une codification pour distinguer les différentes combinaisons
utilisées et a défini un système de quatre divisions de valeurs appelées « prolations ». La division ternaire
ou binaire d’une note pouvait être indiquée par sa couleur (noire pour ternaire, rouge pour binaire).
Chaque prolation est associée à un symbole dont le dernier (C) est encore utilisé pour désigner la mesure
à 4 temps.

Prolations de Philippe de Vitry


Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / l’Ars Nova 4/8
La notation blanche.
Pour des raisons de commodités, on commença à remplacer, vers la fin du 14ème siècle, les carrés
rouges par des carrés creux, ce que l’on nomma la notation blanche. Au 15ème siècle, avec l’invention
de l’imprimerie, la forme des notes évolue pour devenir la notation ovale que nous connaissons
aujourd’hui. Parallèlement, les valeurs les plus longues (maxime, longue et brève) disparaissent, et des
valeurs plus courtes (fusa et semi-fusa) apparaissent.
Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / l’Ars Nova 5/8
Le développement de la polyphonie

Les intervalles de tierce et de sixte qui étaient considérés jusqu’alors comme dissonants, et donc
prohibés sont de plus en plus utilisés.

On utilise aussi de plus en plus souvent les altérations, permettant des innovations sur le plan mélodique,
mais aussi harmonique. La notion de tonalités majeure et mineure se développe par l’utilisation
croissante de la sensible (note qui est un demi-ton au-dessous de la tonale)
Ainsi l’apparition du do# et du sol#, qui sont les notes sensibles de ré et de la, permettent à Guillaume de
Machaut d’utiliser la cadence (suite d’accord conclusive) suivante :

On entre ainsi dans la voie de l’écriture verticale, base de l’harmonie


Master In Harmony
Histoire de la musique
Musique médiévale / l’Ars Nova 6/8
Les nouvelles formes musicales

Dans la forme, le motet évolue vers des œuvres plus ambitieuses, avec des textes traitant de la vie
religieuse ou politique du siècle.
Au niveau du rythme, le hoquet est de plus en plus pratiqué. Il s’agit d’interruption par des silences dans
les différentes voix, qui donnent à la mélodie un aspect heurté, rappelant la musique syncopée
d’aujourd’hui.

Le motet isorythmique

Les nouvelles méthodes de notation de l’ars nova permettent de visualiser des rythmes de plus en plus
élaborés, ce que l’on trouve dans le motet isorythmique, qui est la forme la plus caractéristique de cette
époque.

Mais qu’est-ce que l’isorythmie ?


C’est une méthode de composition qui combine une séquence rythmique avec une séquence mélodique,
ces 2 séquences étant généralement de durées différentes. C’est une approche très mathématique, qui
peut donner lieu à des compositions très complexes, et qui rappelle par cela, la démarche de certains de
nos compositeurs contemporains.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Nova 7/8

Le motet isorythmique
Prenons un exemple :
Soit un thème rythmique de 5 durées :

Et un thème mélodique de 6 notes :

Si l’on superpose les deux, on voit qu’il faut répéter 6 fois le thème rythmique en même temps que 5 fois
le thème mélodique (soit 30 notes) pour qu’ils se terminent en même temps (le PPCM de 5 et de 6 étant
6x5=30 : C’est effectivement très mathématique).
C’est ce que l’on a fait sur la partition ci-dessous, où l’on a repéré en vert les séquences rythmiques et en
rouge les séquences mélodiques.
Master In Harmony
Histoire de la musique

Musique médiévale / l’Ars Nova 8/8

Quand on sait que l’on peut appliquer cette méthode aux différentes voix, les voix hautes étant plus vives
que les voix basses écrites en valeurs plus longues, on voit que l’on peut atteindre des niveaux de
complexité élevés.
La messe polyphonique
La plus grande innovation dans la forme est sans aucun doute l’invention de la messe comme genre
musical

Vous aimerez peut-être aussi