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Enseignements Sur La Vie Du Prophete Elisee

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Ronald J.C.

Monot

Les enseignements
sur la vie
du prophète
ELISÉE
Ronald J.C.Monot

Les enseignements

sur la vie

du prophète

ELISÉE
1
PRÉFACE

Ces enseignements sur la vie du prophète Elisée ont été donnés


dans plusieurs Eglises du Congo et de Suisse.

« Elie dit à Elisée : Demande ce que tu veux que je fasse


pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Elisée
répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double
portion de ton esprit ! »
(2 Rois 2:9)

« Elisée était atteint de la maladie dont il mourut »


(2 Rois 13:14)

«Le roi s’entretenait avec Guéhazi, serviteur de l’homme


de Dieu, et il disait : Raconte-moi, je te prie, toutes les
grandes choses qu’Elisée a faites. »
(2 Rois8:4)

2
Table des matières

Chapitres Sujets Pages

I Son appel, sa vocation 4


II Sa formation et le revêtement de puissance 11
III Sa foi en action 20
IV La grâce et le jugement 28
V Le danger des alliances en dehors de Dieu 36
VI Comment permettre à Dieu d’agir dans nos vies 43
VII L’hospitalité et le secret de la chambre haute 52
VIII Apprendre à bénir et à être content 60
IX En période de famine, savoir discerner et donner 69
X Guérison de Naaman le Syrien 77
XI Ne pas ouvrir la porte au mal 86
XII Les caractéristiques du disciple 95
XIII L’outil de travail du disciple, ou comment
retrouver l’onction perdue 103
XIV Rien n’est caché devant Dieu 111
XV Le ministère des anges et le don de discernement 118
XVI Bénédiction ou malédiction au choix 127
XVII Proclamer le grand salut de Dieu 136
XVIII S’attendre à l’Eternel 144
XIX Dieu emploie des instruments humains pour
réaliser ses plans 152
XX L’action de Dieu dans notre vie sera à la
mesure de notre foi 161
XXI La mort d’Elisée et pourquoi les croyants
sont-ils malades ? 170

3
Chapitre I

Son appel, sa vocation

Sur la vie et le ministère du prophète Elie (voir la brochure : Quelques


enseignements tirés du prophète Elie), nous avions pu tirer quelques
enseignements de « cet homme qui était de la même nature que nous »,
mais que Dieu a employé puissamment pour glorifier son nom durant
cette période de décadence spirituelle et morale du peuple d’Israël qui
s’était tourné vers l’idolâtrie au temps du roi Achab. Le ministère d’Elie
avait pour but de montrer à tous qu’il n’y a qu’un seul Dieu, qui est
l’Eternel « Yahvé ». C’est d’ailleurs la signification du nom d’Elie : « Mon
Dieu est l’Eternel, le Dieu puissant. » Et c’est ce que le peuple avait
proclamé sur la montagne du Carmel lorsque le feu du ciel avait
consumé l’holocauste offert par Elie. Les visages contre terre, ils avaient
tous dit : « C’est l’Eternel qui est Dieu, c’est l’Eternel qui est Dieu. »
Maintenant qu’Elie est fatigué et âgé, Dieu lui choisit un successeur du
nom d’Elisée, qu’il devra chercher, appeler, oindre et former.
Dieu lui a dit : « Tu oindras Elisée, fils de Schaphath, d’Abel-Mehola pour
prophète à ta place » (1 Rois 19:16).
Le message est simple et précis, Elie ne peut pas se tromper. La ville
s’appelle Abel-Mehola dans la vallée du Jourdain, et c’est là, dit Dieu,
que tu trouveras Elisée fils de Schaphath.
Ce que le Seigneur nous demande est en général très simple, mais cela
se complique souvent lorsque l’on veut discuter : Oui Seigneur, mais… et
penses-tu que… et si jamais…
Sachez que l’obéissance à la Parole de Dieu s’apprend dans les choses de
la vie courante. Par exemple : Aimer, pardonner, s’excuser, se
réconcilier, aider, prier, être fidèle dans les petites choses.
Posons-nous souvent la question : Qu’est-ce que Dieu me demande dans
cette situation ? Ou lorsque la Bible nous dit : Ne touche pas… garde-toi
pur… sois la lumière, un modèle…, parle-lui du Seigneur, etc. Ce sont en
fait des ordres que le Seigneur nous adresse. Aussi, arrêtons une fois
pour toutes de discuter sur ce que Dieu nous demande dans sa parole et
alors nous verrons d’avantage l’action du Saint-Esprit dans nos vies.
Apprenons à obéir immédiatement à la Parole de Dieu, selon ce que
4
nous dit le Saint-Esprit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,
n’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:7). Ceci est aussi valable pour
nous chrétiens. Aussi, ne reportons pas à demain ce que le Seigneur
nous demande de faire aujourd’hui, car la Bible nous dit dans Jacques
4:14 : « Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! Car qu’est-ce que
votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui
ensuite disparaît. » C’est maintenant qu’il faut agir et obéir. Elie n’a pas
discuté, parce que pour lui : « Mon Dieu est l’Eternel » ; ce qui est
également la signification de son nom : « Elie ».
Oui, c’est Dieu qui tient tout dans ses mains, notre vie, notre avenir,
c’est pourquoi il a le droit d’ordonner et de nous diriger.
Lecture : 1 Rois 19:19-21 : « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de
Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il
était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son
manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit: Laisse-moi
embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit: Va, et
reviens; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint
prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice; avec l’attelage des
bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se
leva, suivit Elie, et fut à son service. »
Sachons que si nous sommes dans le plan de Dieu, et disposés à faire sa
volonté, nous réussirons dans ce qu’il nous demande. C’est ce qu’Elie a
fait et il n’a pas tardé. En descendant de la montagne, où il avait
rencontré Dieu, il est parti directement chercher Elisée, et il l’a trouvé.
Sachons également qu’en étant dans le plan de Dieu, les choses ne
viendront pas toujours toutes seules. C’est pourquoi Dieu nous
demande toujours une action de notre part. Comme par exemple pour
le salut des perdus.
Si c’est sa volonté de les sauver, Dieu nous demande cependant de prier
pour leur salut et de leur parler du Seigneur. De même, si c’est le désir
de Dieu de pourvoir à tous nos besoins, il nous est cependant demandé
dans sa parole de les lui faire connaître dans la prière, les supplications
et les actions de grâces (Philippiens 4:6).
C’est d’ailleurs le Seigneur lui-même qui nous le demande en disant :
« Demandez et… Cherchez et… Frappez et… » (Luc 11:9).
Jésus dira aussi : « Il vous sera fait selon votre foi » (Matthieu 8:13).

5
Et la Bible nous dit que la foi sans l’action, sans les œuvres, elle est
morte (Jacques 2:26). Aussi, connaître la volonté de Dieu ne suffit pas, il
faut agir, et c’est ce qu’à fait Elie. C’est ainsi qu’Elisée a été choisi par
Dieu, afin de succéder au grand prophète Elie.
Si Elie a été le prophète qui a manifesté la puissance, la sainteté et la
justice de Dieu par des jugements, Elisée par contre sera le prophète qui
manifestera plutôt la grâce et le salut de Dieu, comme son nom
d’ailleurs l’indique. Elisée signifie : « Dieu est salut ».
Si Elie a été représenté plus tard par Jean-Baptiste qui a exercé un
ministère avec l’Esprit et le caractère d’Elie, afin d’amener les gens à la
repentance, et qui a été le précurseur de Jésus, Elisée par contre sera un
type du Christ à travers les miracles qu’il a accompli, en apportant le
salut, la guérison et la vie.
Concernant maintenant le choix d’Elisée comme successeur du prophète
Elie, ce n’est pas Elie qui a choisi, ni Elisée, mais Dieu qui seul est
Souverain. Jésus dira à ses disciples dans Jean 15:16 : « Ce n’est pas vous
qui m’avez choisi, mais moi je vous ai choisis et je vous ai établis, afin
que vous alliez et que vous portiez du fruit. »
Concernant l’appel de Dieu et le salut, il n’y a absolument aucune place
à la gloire et au mérite humain. C’est pourquoi l’apôtre Paul dira en
écrivant à Timothée : « Dieu nous a sauvés, et nous a adressé une sainte
vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et
selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps
éternels » (2 Timothée 1:9). C’est Dieu qui nous a aimés le premier,
selon qu’il est écrit dans Romains 5:8 : « Dieu prouve son amour envers
nous en ce que lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort
pour nous. »
Ainsi l’appel de Dieu, le salut de Dieu et toutes ses bénédictions ne sont
que pures grâces. Et maintenant, si la Bible dit « qu’il y a beaucoup
d’appelés et peu d’élus » (Matthieu 22:14), cela veut dire qu’il ne nous
faut pas seulement entendre l’appel du Seigneur, mais faut-il encore
répondre à cet appel. Pour Elisée, l’appel de Dieu lui est parvenu par le
prophète Elie. Oui, Dieu parle de différentes manières, des fois
directement, d’une façon audible, comme pour Abraham, Moïse, Saul de
Tarse, etc. Ou par ses serviteurs, suite à une prédication, ou à la lecture
de la Parole de Dieu, comme le jour de la Pentecôte, ou 3000 âmes ont
répondu à l’appel suite au message de Pierre.
6
Dieu parle aussi par des songes et des visions, comme au roi
Nebucadnetsar, afin qu’il mette un terme à ses péchés. Dieu parle aussi
par des circonstances, des épreuves, par la maladie, ou des jugements,
comme au temps du roi Achab, avec 3 ½ ans de sécheresse.
Il y avait aussi l’annonce de la destruction de Ninive par Jonas, dans 40
jours la ville sera détruite, et la population s’est repentie.
Elie est donc parti, et une fois arrivé à la ville d’Abel-Mehola, il a dû se
renseigner pour savoir où habitait Elisée, fils de Schaphath.
On lui a indiqué l’endroit, puis arrivé à sa maison, on lui a certainement
dit qu’Elisée était occupé à labourer aux champs.
Peut-être même qu’on l’a invité à s’asseoir, afin de se reposer et
d’attendre le retour d’Elisée en fin d’après-midi ?
Eh bien non ! Elie n’allait pas attendre, car il avait appris l’obéissance et
il lui tardait de voir quelle sorte d’homme Dieu avait bien pu choisir pour
le remplacer.
Elisée qui signifie : « Dieu est salut », devait sûrement appartenir à une
famille croyante et pieuse. Pourquoi avait-il reçu ce nom ? Le nom
donné à un enfant était souvent lié à une circonstance, à un événement.
Était-il né à un moment où Dieu avait manifesté son salut lors d’un
besoin particulier ? Où les parents soupiraient-ils après le salut d’Israël,
en appelant leur enfant : « Elisée », « Dieu est Sauveur » ?
Elisée avait donc sûrement été consacré à l’Eternel.
En tous les cas, c’est un nom qui a eu une signification prophétique pour
ce garçon, même si les parents ne se sont pas rendu compte lors de la
naissance de leur fils.
Maintenant, en ce qui concerne Elisée, si l’on peu parler de
qualifications pour le service, qu’avait-il de particulier pour qu’il ait été
choisi comme successeur d’Elie ?
Je soulignerai quelques points :
1- Premièrement, on peut dire qu’Elisée connaissait l’Eternel, par la
manière dont il a répondu à l’appel.
2- C’était un garçon vigoureux, travailleur et courageux, car Elie l’a
rencontré en pleine activité.
Dans la Bible, ceux que le Seigneur a appelés à un service particulier
étaient tous des travailleurs. Et pour beaucoup, l’appel a retenti alors
qu’ils étaient en pleine activité professionnel.
Moïse gardait le troupeau de son beau-père.
7
Gédéon battait le froment pour le mettre à l’abri des Madianites.
David aussi était berger du troupeau de son père. (Il avait 7 frères).
Pierre, André, Jacques et Jean étaient pécheurs sur le lac de Galilée.
Matthieu était percepteur d’impôt (Publicain).
Saul de Tarse était fabricant de tentes, bien que l’appel du Seigneur ait
retenti alors qu’il était agent No 1 du Souverain sacrificateur, afin de
persécuter et d’arrêter les chrétiens ; il n’était donc pas inactif.
Le Seigneur Jésus lui-même, avant de commencer son ministère,
travaillait comme charpentier à Nazareth. Ce qui veut dire que pour être
apte au service du Seigneur, il faut avoir au préalable donné des preuves
de fidélité dans le travail temporel.
Jésus n’a-t-il pas dit : « Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les
richesses injustes (de ce monde), qui vous confiera les véritables ? » (Luc
16:11). En cela, Elisée pouvait passer le test.
3- Il était un homme fidèle et travailleur sachant manier 12 paires de
bœufs. C’est ce que le Seigneur recherche, des hommes et des femmes
qui n’ont pas peur du travail, de l’effort à fournir quand cela est
nécessaire. La paresse est un péché qui détruit et qui mène à la disette,
tant matériellement que spirituellement.
La Bible nous met en garde dans le livre des Proverbes 24:30-34, en
disant : « J’ai passé près du champ d’un paresseux et près de la vigne
d’un homme dépourvu de sens. Et voici les épines y croissaient partout,
les ronces en couvraient la face et le mur de pierres était écroulé. J’ai
regardé attentivement et j’ai tiré instruction de ce que j’ai vu. Un peu de
sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour
dormir ! Et la pauvreté te surprendra comme un rôdeur et la disette
comme un homme en armes. » Voilà où la négligence conduit !
Dans la parabole des talents, celui qui n’avait reçu qu’un talent fut
réprimandé et rejeté ; non pas suite à un péché grossier, mais à cause de
sa paresse (Matthieu 25:26).
4- En tant que laboureur, Elisée devait être un homme patient, car la
Bible parle de la patience des laboureurs dans Jacques 5:7-8, en disant :
« Soyez donc patients, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le
laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son
égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-
saison. Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car
l’avènement du Seigneur est proche. »
8
La Bible nous parle aussi de la patience de Dieu et « qu’il use de patience
envers nous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous
arrivent à la repentance » (1 Pierre 3:9).
La patience fait partie du fruit de l’Esprit et il doit se développer en nous
(Galates 5:22). Oui, la patience est importante dans le service pour Dieu.
Paul en écrivant à Timothée lui dira : « Un serviteur du Seigneur doit être
doué de patience » (2 Timothée 2:24). Cela se développe aussi à l’école
du Seigneur qui est une école de la patience. Nous devons l’apprendre
surtout dans ce siècle où la vitesse et la rapidité priment. On le voit par
exemple sur les routes, il semble que les gens sont toujours pressés !
Moïse a appris la patience à l’école de Dieu dans le désert avec le
troupeau de son beau-père durant 40 ans. Le résultat nous est
mentionné dans le livre des Nombres 12:3, où il est dit : « Or Moïse était
un homme fort patient, plus qu’aucun homme sur la face de la terre. »
Quel témoignage !
C’est ainsi qu’Elie s’est approché d’Elisée et lui a jeté son manteau
(j’allais dire à la tête !) Et forcément qu’il a été arrêté dans son activité.
Mais quelle a été sa réaction ? Il ne s’est pas fâché, mais il a arrêté
immédiatement son travail pour courir après Elie.
5- Une autre qualification d’Elisée, « il était disponible. »
Par ce geste d’Elie, il a tout de suite compris que Dieu l’appelait à son
service. C’est ainsi qu’il a accepté d’être dérangé dans son travail et
immédiatement il a répondu à l’appel que Dieu lui adressait. Par cette
réaction, on peut voir l’importance et la place qu’avait Dieu dans sa vie.
Il était prêt à répondre, prêt à obéir (1 Samuel 15:22-23).
C’est un peu comme le péager Matthieu qui a été appelé par le
Seigneur, il a fait un festin d’adieu à sa famille et à ses amis pour suivre
ensuite Jésus (Luc 5:27-29).
Elisée devait être un garçon de famille assez aisée avec ses 12 paires de
bœufs, et il devait avoir une très bonne situation financière. Mais pour
lui, il ne regrette rien et il est prêt à tout abandonner pour le service de
l’Eternel.
Un peu comme Moïse, de qui il est dit : « qu’il refusa d’être appelé fils de
la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu
que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre
de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car
il avait les yeux fixés sur la rémunération » (Hébreux 11:24-26).
9
Alors, que fait Elisée après avoir entendu l’appel de Dieu ?
Contrairement au jeune homme riche à qui Jésus avait dit : « Il te
manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et
tu auras un trésor dans le ciel puis viens et suis-moi » (Marc 10:21).
6- Elisée va prendre une paire de bœufs qu’il offrira en sacrifice avec
l’attelage. Il mettra ainsi « tout sur l’autel de la consécration. »
(Philippiens 3:7-8). Elisée sera ainsi prêt à suivre Elie et à être à son
service. Suivre l’appel du Seigneur implique un sacrifice.
Jésus n’a-t-il pas dit : « Si quelqu’un vient à moi et s’il ne hait pas son
père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs et même sa
propre vie, il ne peut être mon disciple » (Luc 14:26).
Oui, le Seigneur exige la première place dans nos vies. Et aussi
longtemps que nous ne sommes pas arrivés à cette capitulation, Dieu ne
pourra pas nous employer comme il le désir. En fait, ce que Dieu nous
demande, n’est pas quelque chose d’extraordinaire, puisque la Bible
l’appelle : « Un culte raisonnable » (Romains 12:1).
Quand on pense au sacrifice et au prix qu’à payé le Seigneur Jésus pour
nous sauver de la mort éternelle et nous donner la vie éternelle, est-ce
trop demander que de tout lui donner, notre vie, nos biens, notre
avenir, notre obéissance, et de lui dire : Je suis prêt à t’obéir, à te servir
et à te rester fidèle jusqu’à la mort.
Le Seigneur n’a-t-il pas jeté sur chacun d’entre nous son manteau, son
appel, en disant : « Viens et suis-moi ? »
Alors, pense à ce que le Seigneur a fait pour toi.
Suis-le fidèlement jusqu’au bout.
Il y a les paroles d’un cantique qui dit :

La voix du Seigneur m’appelle : Prends ta croix et viens, suis-moi !


Je réponds : « Sauveur fidèle, me voici, je suis à Toi ! »
Jusqu’au bout je veux te suivre,
Dans les bons, les mauvais jours,
À Toi pour mourir et vivre,
À Toi, Jésus, pour toujours.

10
Chapitre II

Sa formation et le revêtement de puissance

La dernière fois nous avions parlé de l’appel et de la vocation d’Elisée qui


lui avait été adressée par le prophète Elie, alors qu’il était en pleine
activité, car il labourait avec 12 paires de bœufs. Elie lui avait jeté son
manteau en disant : « Viens et suis-moi ! »
Mais quelles étaient les qualifications de cet homme pour avoir été
choisi par Dieu afin de succéder au grand prophète Elie ?
Nous avions vu :
1- Qu’il connaissait l’Eternel, et ce n’est pas parce qu’il s’appelait Elisée
qui signifie : « Dieu est salut, ou Dieu de mon salut » Mais on voit qu’il
connaissait l’Eternel à la manière dont il a répondu à l’appel que le
Seigneur lui a adressé par son serviteur Elie. Il a su discerner l’appel de
Dieu.
2- Il était vaillant, fort, courageux et travailleur. Il n’avait pas peur de
l’effort à fournir.
3- Il avait donné des preuves de fidélité dans le travail temporel.
4- En tant que laboureur, il devait être patient, sachant que la récolte ne
vient jamais du jour au lendemain.
5- Il était disponible, prêt à répondre et à obéir à l’appel de Dieu qui lui
était adressé. Et c’est ainsi qu’il a tout mis sur l’autel de la consécration
en sacrifiant une paire de bœufs avec l’attelage.
6- Pour Elisée, Dieu avait la 1ère place, malgré la bonne situation
financière, car il avait un grand domaine agricole.
Tout cela, Elisée l’avait déjà appris avant que l’appel du Seigneur ne
s’adresse à lui pour le service à plein temps dans l’œuvre de Dieu, ou
pour un changement de service à l’œuvre de Dieu.
Apprenons à connaître le Seigneur et à le servir là où il nous a placés, en
marchant dans l’obéissance et la fidélité et c’est alors que Dieu pourra
nous confier de plus grandes responsabilités.
Mais pour Elisée, sa formation n’est pas encore terminée. Elle continue,
car il a encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir succéder au
prophète Elie. La Bible ne nous parle pas beaucoup de cette période de
formation depuis le moment où Elisée a suivi Elie jusqu’à l’enlèvement
11
d’Elie dans un tourbillon ; mais elle nous révèle cependant quelques
points concernant sa formation.
Nous lisons dans 1 Rois 19:21 : « Après s’être éloigné d’Elie, il revint
prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice; avec l’attelage des
bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se
leva, suivit Elie, et fut à son service. » Pour Elisée, c’était un point
définitif à son ancienne activité, un changement d’orientation, car il était
devenu un disciple d’Elie.
2 Rois 2:1-12 : « Lorsque l’Eternel fit monter Elie au ciel dans un
tourbillon, Elie partait de Guilgal avec Elisée. Elie dit à Elisée: Reste ici, je
te prie, car l’Eternel m’envoie jusqu’à Béthel. Elisée répondit: L’Eternel
est vivant et ton âme est vivante! je ne te quitterai point (Sa résolution).
Et ils descendirent à Béthel. Les fils des prophètes qui étaient à Béthel
sortirent vers Elisée, et lui dirent: Sais-tu que l’Eternel enlève aujourd’hui
ton maître au-dessus de ta tête? Et il répondit: Je le sais aussi; taisez-
vous. Elie lui dit: Elisée, reste ici, je te prie, car l’Eternel m’envoie à
Jéricho. Il répondit: L’Eternel est vivant et ton âme est vivante! je ne te
quitterai point (sa fermeté) Et ils arrivèrent à Jéricho. Les fils des
prophètes qui étaient à Jéricho s’approchèrent d’Elisée, et lui dirent: Sais-
tu que l’Eternel enlève aujourd’hui ton maître au-dessus de ta tête? Et il
répondit: Je le sais aussi; taisez-vous. Elie lui dit: Reste ici, je te prie, car
l’Eternel m’envoie au Jourdain. Il répondit: L’Eternel est vivant et ton
âme est vivante! je ne te quitterai point (Sa détermination d’être avec
Elie jusqu’au bout) Et ils poursuivirent tous deux leur chemin. Cinquante
hommes d’entre les fils des prophètes arrivèrent et s’arrêtèrent à
distance vis-à-vis, et eux deux s’arrêtèrent au bord du Jourdain. Alors Elie
prit son manteau, le roula, et en frappa les eaux, qui se partagèrent çà et
là, et ils passèrent tous deux à sec. Lorsqu’ils eurent passé, Elie dit à
Elisée: Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois
enlevé d’avec toi. Elisée répondit: Qu’il y ait sur moi, je te prie, une
double portion de ton esprit! Elie dit: Tu demandes une chose difficile.
Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera
ainsi; sinon, cela n’arrivera pas. Comme ils continuaient à marcher en
parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de
l’autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon. Elisée regardait et criait:
Mon père! Mon père! Char d’Israël et sa cavalerie! Et il ne le vit plus.
Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux. »
12
2 Rois 3:11 : « Mais Josaphat dit: N’y a-t-il ici aucun prophète de
l’Eternel, par qui nous puissions consulter l’Eternel? L’un des serviteurs
du roi d’Israël répondit: Il y a ici Elisée, fils de Schaphath, qui versait
l’eau sur les mains d’Elie. » (C’était une des activités d’Elisée).
Nous voyons qu’Elisée faisait en fait le travail d’un serviteur, d’un
esclave. Une tâche humble, une école où il a dû apprendre à servir les
autres, à s’effacer, à diminuer, à être soumis à l’autorité établie par
Dieu. Ce sont des leçons que nous avons nous aussi à apprendre, si nous
voulons être des instruments utiles entre les mains du Seigneur.
Ainsi, Elisée devait encore apprendre l’humilité, apprendre à être
serviteur du serviteur de l’Eternel et apprendre la soumission à
l’autorité, afin de pouvoir l’exercer plus tard.
Cela ne s’apprend pas dans les livres, ni dans les facultés humaines, mais
à l’école du Seigneur. Et chacun d’entre nous pouvons être à cette école,
là où nous sommes. Ainsi à l’école du Seigneur, on y apprend :
I- l’humilité
La Bible nous exhorte à nous revêtir de l’humilité, à la désirer et à la
rechercher (1 Pierre 5:5). Elle s’apprend dans la vie de tous les jours.
L’humilité est importante, car elle permet de laisser toute la place au
Seigneur dans nos vies. Comme le disait Jean-Baptiste : « Il faut que je
diminue, pour que le Seigneur puisse croître » (Jean 3:30).
Le Seigneur Jésus lui-même était le serviteur parfait, « doux et humble
de cœur » (Matthieu 11:28).
L’opposé de l’humilité qui est l’orgueil, est toujours une porte ouverte à
l’ennemi et il conduit finalement à la rébellion contre Dieu. Aussi il
importe de l’apprendre très tôt, car « Dieu résiste toujours aux
orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (1 Pierre 5:5). Et ce sont les
humbles que le Seigneur conduit dans la justice et à qui il enseigne la
voie à suivre (Psaume 25:9). Ainsi cette leçon est très importante à
apprendre pour nous qui sommes appelés à suivre et à servir le
Seigneur.
II- Une autre leçon pour Elisée, c’était d’être serviteur du
serviteur de l’Eternel.
Les enseignements dans l’école du Seigneur ne sont pas très difficiles,
mais il est vrai assez durs pour la chair, pour le moi qui veut toujours
être mis en avant. Ces leçons, nous les retrouvons dans les
enseignements du Seigneur Jésus lorsqu’il parle des lois spirituelles du
13
royaume de Dieu. Par exemple, dans Matthieu 20:26-28 : « Quiconque
veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut
être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils
de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa
vie comme la rançon de plusieurs. »
C’est un chemin de service, de dépouillement et d’humiliation qu’à suivi
le Seigneur Jésus et c’est pourquoi il est écrit : « que Dieu l’a
souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout
nom » (Philippiens 2:5-9).
Oui, l’humilité précède la gloire nous dit la Bible (Proverbes 15:33).
Et Jésus a dit que le serviteur n’est pas plus grand que son Maître
(Matthieu 10:24). Et c’est à cela que nous sommes tous appelés.
a- Premièrement à être serviteurs de Dieu, ce qui nous aidera à
être serviteurs des autres. Selon qu’il est écrit : « Tout ce que vous faites,
faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des
hommes. » (Colossiens 3:23). Que ce soit à la maison, au travail, à
l’Eglise…
N’est-ce pas le ministère auquel est appelé toute l’Eglise du Seigneur ?
Premièrement nous sommes appelés à servir à la gloire de Dieu en lui
offrant des sacrifices.
Comment ? :
En plaçant notre être tout entier, esprit, âme et corps dans la soumission
à la seigneurie de Dieu.
Servir Dieu en « l’aimant de tout notre cœur, de toute notre âme, de
toute notre pensée et de toute notre force » (Luc 10:27).
Servir Dieu dans une confiance et une foi totale en Lui et en sa parole.
Servir Dieu par une obéissance entière à sa parole, sachant que
« l’obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15:22).
L’obéissance vaut mieux que toutes nos œuvres, nos efforts, même nos
prières, nos jeûnes, nos dîmes, nos offrandes, nos chants, etc.
Ce qui veut dire que toute cette piété, ces activités n’ont pas beaucoup
de valeur aux yeux de Dieu si nous vivons encore dans le péché et la
rébellion. Nous sommes appelés à servir Dieu par une vie de sainteté et
une conduite irréprochable. Et c’est alors que notre adoration et nos
louanges exalteront vraiment le Seigneur. Oui, c’est ainsi que nous
sommes appelés à servir l’Eternel et ceci tous les jours. Selon ce qui est

14
écrit dans Hébreux 13:15 : « Offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de
louange ; c’est-à dire, le fruit des lèvres qui confessent son nom. »
b- Deuxièmement, l’Eglise est également appelée à servir au sein
du corps. C’est-à-dire que chaque membre doit servir selon sa capacité,
sa fonction, pour l’édification, la croissance, l’équilibre et la maturité du
corps qui est représenté par l’Eglise locale (1 Pierre 4:10). Afin que
chaque membre atteigne la stature parfaite de Christ. Et cela toujours
en étant le serviteur des autres, en partageant, en donnant. Car l’arbre
ne porte jamais de fruit pour lui-même. Et donner est une loi spirituelle
de multiplication, de croissance, de bonne santé, de joie et de maturité
(Luc 6:38 – Actes 20:35).
c- Une troisième tâche de l’Eglise est de servir le monde perdu
en y apportant la Parole de vie. Comme « Christ qui est venu non pour
être servi, mais pour servir » (Matthieu 20:28).
Jésus n’a-t-il pas dit : « Allez par tout le monde et prêchez la bonne
nouvelle à toute la création » (Marc 16:15).
Vous savez que le service du Seigneur pour le monde perdu l’a conduit
jusqu’au sacrifice de la croix. C’est ainsi qu’il a manifesté son amour à
notre égard.
L’apôtre Paul a appris également cette leçon car souvent au début de
ses épîtres, il écrit : « Paul, serviteur de Dieu, serviteur de Jésus-Christ… »
Et il dira également dans 1 Corinthiens 9:19 : « Je me suis rendu le
serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. »
C’est pour cela que Dieu nous sauve et c’est à cela que nous sommes
tous appelés : « A servir ».
Si Dieu nous donne des talents et des dons, c’est afin que nous puissions
les mettre au service des autres (1 Pierre 4:10.
Oui, être serviteur, cela s’apprend à l’école du Seigneur.
III- Une autre leçon qu’Elisée devait apprendre, comme nous
d’ailleurs, c’est la soumission à l’autorité établie par Dieu. Cela est
important si nous voulons nous-mêmes exercer une autorité spirituelle.
Dans la Bible, ce principe est magnifiquement exposé par le centenier
qui demande au Seigneur Jésus la guérison de son serviteur malade.
Lorsque Jésus lui dit : « J’irai et je le guérirai, le centenier répond : Je ne
suis pas digne que tu rentres sous mon toit. Mais dis seulement un mot
et mon serviteur sera guéri. Car moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai

15
des soldats sous mes ordres ; et je dis à l’un va ! et il va ; à l’autre viens !
et il vient et à mon serviteur : fais cela et il le fait » (Matthieu 8:5-13).
Il avait foi dans les paroles d’autorité du Seigneur Jésus. Mais ce
centenier montre également qu’il a dû apprendre la soumission à ses
supérieurs, avant de pouvoir exercer lui-même l’autorité sur ses propres
soldats. Ainsi nous devons apprendre la soumission premièrement à
Dieu et à sa parole qui est l’autorité suprême, ainsi qu’aux autorités qui
ont été placées par Dieu. Comme par exemples :
La soumission au gouvernement du pays.
La soumission de la femme à son mari.
La soumission des enfants à leurs parents.
La soumission des employés à leurs employeurs.
Et dans l’Eglise, la soumission aux responsables établis.
Et cela aussi longtemps que l’ordre n’est pas en opposition à la loi divine,
car à ce moment-là : « Mieux vaut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes »
(Actes 5:29).Voilà l’école d’Elisée, mais qui est aussi la nôtre.
IV- Mais Elisée a dû encore passer le test de fidélité et de
persévérance en tant que serviteur d’Elie. En effet, il ne suffit pas de
commencer, mais encore faut-il aller jusqu’au bout.
N’est-il pas dit que « celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé ? »
(Matthieu 24:13). Et c’est jusqu’à 3 reprises qu’Elie dira à Elisée : « Reste
ici je te prie car l’Eternel m’envoie jusqu’à… » Béthel. Puis jusqu’à
Jéricho, et jusqu’au Jourdain… Toujours plus loin… Et chaque fois Elisée
répondra : « L’Eternel est vivant et ton âme est vivante, je ne te quitterai
point. » Il avait dit : « Oui » à son engagement. Que votre oui soit oui
(Matthieu 5:37).
Jésus avait dit à l’Eglise de Smyrne : « Sois fidèle jusqu’à la mort… »
(Apocalypse 2:10).
Elisée était décidé et prêt à aller jusqu’au bout, et c’est ainsi qu’il pourra
aussi être prêt à remplacer Elie.
Cela me fait penser un peu au récit de Jean 6, lorsque plusieurs disciples
de Jésus dirent après l’avoir écouté : « Cette parole est dure ; qui peut
l’écouter ? Et dès ce moment plusieurs de ses disciples se retirèrent et ils
n’allaient plus avec Jésus. » C’est alors que Jésus dit aux 12 : « Et vous,
ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » Et Pierre a répondu :
« Seigneur, à qui irions-nous ? tu as les paroles de la vie éternelle. Et

16
nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de
Dieu. »
V- Pourtant pour Elisée, il lui manquera encore quelque chose,
et ce sera le test final. Après avoir traversé le Jourdain, Elie lui a dit :
« Demande ce que tu veux que je fasse pour toi avant que je sois enlevé
d’avec toi. » Et Elisée a répondu : « Qu’il y ait sur moi je te prie une
double portion de ton Esprit ! » Elie lui a dit : « Tu demandes une chose
difficile, mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela
t’arrivera ainsi, si non cela n’arrivera pas. » Elisée était vraiment
déterminé à servir Dieu comme Elie. Mais dans cette école, il avait
appris qu’il n’avait par lui-même aucune capacité et qu’il ne pouvait rien
faire par ses propres forces, et que, pour accomplir l’œuvre de Dieu, il
avait besoin du revêtement de l’Esprit. Elisée s’était tellement dépouillé
de lui-même, qu’il a vu que sans une double portion de l’Esprit d’Elie, il
n’arriverait jamais à être ce que son maître a été.
C’est une grande leçon que nous avons encore à apprendre, car je crains
que nous soyons encore beaucoup trop forts, trop capables, et que nous
nous appuyons encore beaucoup trop sur la chair, sur nos propres
capacités.
La Bible ne dit-elle pas dans Jérémie 17:5 : « Maudit soit l’homme qui se
confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui… »
Le Seigneur Jésus l’a aussi mentionné à ses disciples en disant : « Sans
moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5).
Pierre était un homme très sûr de lui et avait une grande confiance dans
ses résolutions. N’avait-il pas dit à Jésus : « Seigneur, je suis prêt à aller
avec toi et en prison et à la mort ? » Et Jésus lui a répondu : « Pierre, je te
le dis, le coq ne chantera pas aujourd’hui que tu m’aies nié 3 fois de me
connaître » (Luc 22:33-34). C’est pourquoi le Seigneur avant son départ
pour la gloire a recommandé à ses disciples en leurs disant : Avant de
faire quoi que ce soit : « Attendez à Jérusalem jusqu’à ce que vous soyez
revêtus de la puissance d’en haut » (Luc 24:49). Et cela, en faisant
allusion à l’équipement par le Saint-Esprit. C’est le Saint-Esprit qui
qualifie pour le service et dans le ministère que Dieu nous donne. Le
Saint-Esprit est donné pour le service et il nous équipe avec des dons
spirituels. Tous ceux qui sous l’Ancien Alliance avaient été revêtus de
l’Esprit, c’était pour une tâche particulière, et non pour une satisfaction
personnelle.
17
Des prophètes, des rois, des juges libérateurs ont été revêtus de l’Esprit.
Par exemple, un homme du nom de Betsaleel avait été revêtu de l’Esprit
de Dieu pour la construction du tabernacle et pour la fabrication de tous
les ustensiles, et cela dans le désert ! (Exode 31:2-3).
Même les chantres du temps de David étaient revêtus de l’Esprit de Dieu
et prophétisaient en chantant (1 Chroniques 25:1).
Il en est de même aujourd’hui, sans le Saint-Esprit, il nous sera difficile
d’accomplir l’œuvre de Dieu comme il le désire.
Dans l’Eglise de Jérusalem, pour être diacre, et accomplir un travail
pratique, il fallait que ce soient des hommes remplis du Saint-Esprit, de
sagesse et ayant un bon témoignage. Voilà les qualifications et le
diplôme exigés (Actes 6:3).
L’apôtre Paul le mentionne dans 2 Corinthiens 3:5 en disant : « Ce n’est
pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir
quelque chose comme venant de nous-mêmes, notre capacité au
contraire vient de Dieu. » De Dieu qui a envoyé le Consolateur, le Saint-
Esprit.
Le reniement de Pierre a été pour lui un brisement et une humiliation,
mais cela lui a montré aussi l’importance d’être revêtu du Saint-Esprit. Et
il est indéniable qu’après l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte, Pierre
était un homme complètement différent.
Plus l’homme réalisera sa faiblesse et son dénuement, plus il désirera
être revêtu de la puissance d’en haut, et comme Elisée, il demandera
même une double portion. Non pas pour une gloire personnelle, mais
pour que le nom du Seigneur seul soit glorifié. Voilà la formation
d’Elisée.
Et ce sont les mêmes leçons que nous avons à apprendre :
1- L’humilité
2- Etre serviteur de Dieu et des hommes
3- La soumission à l’autorité
4- La fidélité et la persévérance
5- L’équipement par le St-Esprit : « Soyez remplis du Saint-Esprit »
(Ephésiens 5:18).
Paul dira : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que
cette grande puissance soit attribuée à Dieu et non pas à nous »
(2 Corinthiens 4:7).

18
Dieu nous appelle non seulement au salut, mais également au service.
L’école du Seigneur est là pour nous former à un meilleur service pour le
Roi des rois.
Le voulons-nous ?
Oui, Seigneur, je le veux, je veux te suivre et te servir.
Que ce soit notre désire le plus cher à tous.

Il est écrit :

«Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu,


et tu le serviras lui seul »
(Matthieu 4:10)

19
Chapitre III

Sa foi en action

Lecture : 2 Rois 2:8-18 : « Alors Elie prit son manteau, le roula, et en


frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et ils passèrent tous deux à
sec. Lorsqu’ils eurent passé, Elie dit à Elisée: Demande ce que tu veux que
je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Elisée répondit: Qu’il
y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit! Elie dit: Tu
demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai
enlevé d’avec toi, cela t’arrivera ainsi; sinon, cela n’arrivera pas. Comme
ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des
chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et Elie monta au ciel dans
un tourbillon. Elisée regardait et criait: Mon père! Mon père! Char
d’Israël et sa cavalerie! Et il ne le vit plus. Saisissant alors ses vêtements,
il les déchira en deux morceaux, et il releva le manteau qu’Elie avait
laissé tomber. Puis il retourna, et s’arrêta au bord du Jourdain; il prit le
manteau qu’Elie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux, et dit: Où
est l’Eternel, le Dieu d’Elie? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se
partagèrent çà et là, et Elisée passa. Les fils des prophètes qui étaient à
Jéricho, vis-à-vis, l’ayant vu, dirent: L’esprit d’Elie repose sur Elisée! Et ils
allèrent à sa rencontre, et se prosternèrent contre terre devant lui. Ils lui
dirent: Voici, il y a parmi tes serviteurs cinquante hommes vaillants;
veux-tu qu’ils aillent chercher ton maître? Peut-être que l’esprit de
l’Eternel l’a emporté et l’a jeté sur quelque montagne ou dans quelque
vallée. Il répondit: Ne les envoyez pas. Mais ils le pressèrent longtemps;
et il dit: Envoyez-les. Ils envoyèrent les cinquante hommes, qui
cherchèrent Elie pendant trois jours et ne le trouvèrent point. Lorsqu’ils
furent de retour auprès d’Elisée, qui était à Jéricho, il leur dit: Ne vous
avais-je pas dit: N’allez pas? »
Nous avons déjà parlé de l’appel d’Elisée à être le successeur d’Elie,
ensuite de sa formation au service d’Elie en tant que serviteur.
Aujourd’hui, j’aimerais parler de la foi d’Elisée, et de son action de foi
après le départ d’Elie.

20
La Bible mentionne, alors que tous les deux marchaient en parlant, tout
à coup un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de
l’autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon.
Elisée, en voyant cet événement extraordinaire s’est mis à crier : « Mon
père ! Mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! » Puis tout disparu et il
ne vit plus Elie. Il s’est retrouvé seul, aussi qu’allait-il faire maintenant ?
S’installer-là, en attendant un autre événement, ou attendre qu’Elie
revienne lui donner des instructions ? Il aurait pu réagir comme Pierre
qui, sur la montagne de la transfiguration avec Jacques et Jean, avait dit
à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes,
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie » (Luc 9:33). D’ailleurs il
est mentionné qu’il ne savait pas très bien ce qu’il disait suite à la gloire
extraordinaire qu’il venait de voir.
Aujourd’hui, très certainement on aurait construit une cathédrale et on
en aurait fait un lieu de pèlerinage !
Alors, qu’allait faire Elisée maintenant qu’il était seul ? Attendre comme
on fait les onze disciples après l’enlèvement du Seigneur Jésus au ciel ?
Car il est écrit « qu’ils restèrent-là à regarder au ciel. » Et il a fallu que
deux anges viennent les réveiller de leur contemplation des nuages, en
leur disant : « Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder
au ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de
la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (Actes 1:10-11). Oui,
Jésus reviendra, avaient dit les anges, mais pas maintenant. Vous, allez à
Jérusalem attendre la promesse du Père, le Consolateur, le Saint-Esprit
(Luc 24:49).
Mais en ce qui concerne Elisée, il n’a pas attendu passivement, car il
était un homme qui avait appris à mettre sa foi en action.
Et c’est ce que j’aimerais parler aujourd’hui, de « la foi en action
d’Elisée ».
Nous pouvons savoir beaucoup de choses concernant la Parole de Dieu :
Le salut en Jésus-Christ.
Notre position en Christ.
Les promesses divines dans la Parole de Dieu.
La guérison, le baptême dans le St-Esprit.
Les dons spirituels, etc.
Mais si notre foi n’est pas mise en action, nous n’expérimenterons
jamais les grâces divines et les vérités de la Parole de Dieu.
21
Jésus a dit : « Il vous sera fait selon votre foi » (Matthieu 9:29).
Avant d’être appelé, « le prophète Elisée », il a dû apprendre à mettre sa
foi en action, et cela dès le départ.
1- Son premier acte de foi a été lors de son appel, alors qu’il
était occupé à labourer. Lorsqu’Elie est passé et lui a lancé le manteau
de l’appel de Dieu, il a eu une réponse positive, immédiate et il a
répondu à l’appel en courant après Elie.
Il doit en être de même pour nous ; sachons que Dieu attend une
réponse de notre part à son appel.
Je citerai juste trois exemples dans la Bible, de personnes qui ont
répondu immédiatement à l’appel de Dieu.
a- Il y a le cas du petit Samuel. Dieu l’appelle : Samuel !
Samuel !... Sa réaction est immédiate et il répond : « Me voici ! Croyant
que c’était le sacrificateur qui l’appelait. » Et finalement quand il saura
que c’est Dieu qui l’appelle, il dira : « Parle, car ton serviteur écoute »
(1 Samuel 3:4-10).
b- Nous voyons aussi Esaïe qui a entendu la voix du Seigneur qui
disait : « Qui enverrai-je et qui marchera pour nous ? » Et Esaïe a
répondu, « Me voici Seigneur, envoie-moi ! » (Esaïe 6:8).
c- le troisième exemple, c’est Saul de Tarse qui a aussi entendu
la voix du Seigneur qui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?
Qui es-tu Seigneur ?... puis : Que veux-tu que je fasse Seigneur ? (Actes
9:4-6).
Dieu attend une réponse positive de notre part, notre accord, notre oui
à son appel. Dire oui à la voix du Seigneur sera déjà un acte de foi de
notre part.
2- Un deuxième acte de foi que nous trouvons chez Elisée, c’est
que non seulement il a dit « oui » à l’appel, mais il a mis un terme à sa
vie passée en prenant la paire de bœufs avec laquelle il labourait, et il l’a
offert en sacrifice avec l’attelage. Sa foi à l’appel de Dieu l’a poussé à
tout mettre sur l’autel. Et il n’a pas eu honte d’en parler et de prendre
une position claire devant sa famille, ses amis et son entourage. Et pour
cela, il a fait un festin d’adieu à son ancienne vie en invitant tout le
monde.
Pour nous croyant, le baptême d’eau qui est pris publiquement, peut
être aussi ce festin d’adieu à notre ancienne vie.
L’avez-vous déjà pris ?
22
En effet, la vie en Christ est une toute nouvelle vie, et nous devons aussi
mettre un terme à tout ce qui pourrait faire obstacle à notre marche
avec Dieu.
Nous avons l’exemple dans la parabole de Jésus du fils prodigue qui
n’est pas retourné chez son père en traînant après lui les porcs qu’il
gardait.
Oui, la Bible nous dit : « Renoncez aux œuvres des ténèbres, dépouillez-
vous des œuvres de la chair, du vieil homme et revêtez-vous du Seigneur
Jésus » (Colossiens 3:8-10).
En Christ, nous portons un nouvel habit, mais pas par-dessus les haillons
de notre ancienne vie passée. Les haillons doivent être rejetés et placés
sur l’autel pour être consumés. Car en Christ « nous sommes devenus de
nouvelles créatures et les choses anciennes sont passées… »
(2 Corinthiens 5:17).
Nous avons encore dans la Bible l’exemple de l’aveugle Bartimée de la
ville de Jéricho. Lorsque Jésus l’a appelé, il est dit « qu’il jeta son
manteau d’aveugle, son manteau de mendiant et il se leva d’un bond et
alla vers Jésus » (Marc 10:50).
Pour Bartimée, c’était un acte de foi, car avant même de voir, il savait
que Jésus lui ouvrirait les yeux. C’est d’ailleurs ce que Jésus lui a dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. Et aussitôt il recouvra la vue et suivit Jésus dans le
chemin » (Marc 10:52-53).
Le Seigneur nous appelle aujourd’hui, et si notre foi n’est pas mise en
action comme Elisée, le fils prodigue, l’aveugle Bartimée et d’autres,
nous resterons toujours en arrière sans pouvoir avancer, retenus par des
bœufs et des chars, des porcs et de vieux manteaux de mendiants. C’est
pourquoi il nous est demandé de tout mettre sur l’autel, afin de
consumer tout ce qui nous retiendrait encore à suivre totalement le
Seigneur.
Paul écrit dans Romains 12:1 : « Offrez vos corps comme un sacrifice
vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte
raisonnable. »
Notre acte de foi à suivre Jésus doit nous conduire à quitter les ténèbres,
le péché sous toutes ses formes, ainsi que tout ce qui ne glorifie pas
Dieu dans nos vies, et à rompre avec toutes ces choses une fois pour
toutes.

23
Hébreux 12:1 nous dit : « Rejetons tout fardeau et le péché qui nous
enveloppe si facilement afin de courir avec persévérance dans le chemin
qui nous est ouvert. »
Oui, Dieu nous appelle des ténèbres à son admirable lumière (1 Pierre
2:9). De la mort à la vie et de Satan à Dieu (Actes 26:18).
C’est un appel à quitter, à sortir, à se séparer, à rompre et à briser tout
lien avec la vie passée de péché, de corruption, de convoitise et
d’esclavage.
N’est-il pas écrit que « c’est pour la liberté que Christ nous a affranchis »
(Galates 5:1).
3- Si pour Elisée il lui a fallu un acte de foi pour quitter son passé,
Il lui a fallu encore un autre acte de foi pour suivre la nouvelle voie qui
lui était tracée.
Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie et je suis la lumière du
monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres… » (Jean
8:12).
En effet, il nous faudra un nouvel acte de foi pour suivre le Seigneur, car
tout est nouveau avec Christ. Une nouvelle marche, une nouvelle vie, un
nouveau but, une nouvelle manière de penser, de parler, d’agir. Et nous
devons accepter les changements.
En suivant le Seigneur Jésus, nous réalisons que nous sommes des
étrangers ici-bas, des pèlerins et voyageurs sur cette terre, mais que
nous avons un but de voyage qui est la patrie céleste.
Sommes-nous conscients que l’appel qui nous est adressé est de suivre
le Roi des rois et de marcher dans ses voies ? Y a-t-il un appel plus grand
et plus glorieux que celui-là, que de vivre pour le Seigneur des
seigneurs ?
Elie avait dit à Elisée après lui avoir jeté le manteau : « Pense à ce que je
t’ai fait ! » (1 Rois 19:20).
Dieu attend une décision volontaire de notre part et nous sommes libres
de choisir. Il veut être notre Berger, notre guide et notre Maître.
4- Elisée a dû encore mettre sa foi en action pour servir son
maître en tant que simple serviteur.
Nous sommes tous appelés à servir Dieu (Matthieu 4:10). C’est une
décision et un acte de foi que nous devons prendre d’être serviteur.
Comme Josué qui a déclaré devant toute la nation d’Israël : « Moi et ma
maison nous servirons l’Eternel » (Josué 24:15).
24
Pour certains, ce sera par exemple un acte de foi de servir Dieu en
couple, en famille, de prier en couple et d’avoir un culte de famille.
Colossiens 3:24 nous dit : « Servez Christ le Seigneur. » Où ? A
commencer chez nous, à la maison.
Au Psaume 100:2, il nous est demandé de « servir l’Eternel avec joie. »
Quand cela ? En tout temps.
Si Israël a été appelé à quitter l’esclavage de l’Egypte, c’était afin de
pouvoir servir librement l’Eternel.
Il n’y a que deux maîtres à qui l’homme peut être soumis, Dieu ou Satan.
Jésus a dit : « Nul ne peut servir deux maîtres » (Matthieu 6:24). Aussi,
de qui sommes-nous les serviteurs ?
5- Un autre acte de foi pour Elisée, c’était de persévérer dans le
service, afin d’avancer et de progresser.
« Ne vous relâchez point » est-il écrit dans Hébreux 6:12, « mais imitez
ceux qui par la foi et la persévérance héritent des promesses. »
Et dans Hébreux 10:39 il est dit : « Nous, nous ne sommes pas de ceux
qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur
âme. »
Oui, il ne suffit pas de commencer, mais il importe de persévérer.
Elisée a exercé sa foi en suivant Elie, en tout lieu, et en restant éveillé,
afin de voir Elie monter au ciel. C’était la condition pour recevoir une
double portion de l’Esprit d’Elie, et il avait soif de Dieu, soif de servir
Dieu de la meilleure manière.
Là encore, Jésus n’a-t-il pas dit que « le disciple n’est pas plus que le
Maître, mais tout disciple accompli sera comme son Maître » (Luc 6:40).
Désirons-nous être comme Jésus ? Ayons foi pour arriver à cette stature
parfaite.
Elisée a donc vu Elie monter au ciel dans un tourbillon. Et maintenant,
que va-t-il faire ? Eh bien, exactement comme les fois précédentes, il
agira par la foi. Il ne s’est pas lamenté, il n’a pas attendu une autre
révélation, mais il a mis sa foi en action. Il a déchiré ses vêtements, car il
savait qu’il ne serait plus le même Elisée, et cela était encore un acte de
foi. Comme l’aveugle Bartimée qui a jeté son manteau d’aveugle, car il
savait qu’il ne le sera plus jamais. Elisée a prit le manteau d’Elie, le
manteau du prophète, le manteau de l’autorité spirituelle et il est
retourné au Jourdain ; et là il a frappé les eaux qui se sont partagés ça et
là.
25
Et c’est ainsi que les fils des prophètes qui étaient à Jéricho l’on vu et on
dit : Certainement « l’Esprit d’Elie repose sur Elisée » (2 Rois 2:15). Ils ont
reconnu son autorité et ils ont été à son service.
La Bible nous dit dans Marc 16:17-18 : « Voici les miracles qui
accompagneront ceux qui auront cru : En mon nom ils chasseront les
démons, ils parleront de nouvelles langues, ils saisiront des serpents, s’ils
boivent quelques breuvage mortel, il ne leur fera point de mal, ils
imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. »
Et en parlant des dons du Saint-Esprit la Bible nous exhorte en disant :
« Aspirez aux dons les meilleurs » (1 Corinthiens 12:31).
Et Jésus a dit : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais »
(Jean 14:12).
Seulement, n’oublions pas qu’avant de partager les eaux du Jourdain,
Elisée avait déjà mis à plusieurs reprises sa foi en action.
1- Pour répondre à l’appel du Seigneur, il avait dit OUI à Dieu.
2- Pour mettre sur l’autel son passé et tout ce qui pouvait le
retenir.
3- Pour suivre son maître partout et en tout lieu.
4- Pour servir son maître fidèlement et avec persévérance.
5- Pour agir après le départ de son maître comme il le lui avait dit :
« Si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera »
(2 Rois 2:10).
C’est là que nous voyons l’importance de la foi dans notre marche avec
Dieu et dans notre service pour le Seigneur. « Car sans la foi, il est
impossible d’être agréable à Dieu » (Hébreux 11:6).
Et il sera impossible de vivre la vie triomphante des enfants de Dieu sans
la foi, car il est écrit que « le juste vivra par la foi » (Romains 1:17).
Cela a été la manière de vivre de tous les serviteurs et servantes de Dieu.
Paul a dit : « Nous marchons par la foi et non par la vue » (2 Corinthiens
5:7).
La foi est un don de Dieu, mais elle est produite par le Saint-Esprit
lorsque nous écoutons et obéissons à la Parole de Dieu. Et la foi doit
ensuite se développer comme un fruit, afin d’arriver aussi à maturité.
Cela avait été la prière des apôtres : « Seigneur ; augmente-nous la foi »
(Luc 17:5).
Oui, il est important de mettre notre foi en action, petite soit-elle, même
comme un grain de sénevé, pourvu qu’elle repose sur Dieu et sa parole.
26
Mettons notre foi en action, en obéissant à la Parole de Dieu, en vivant
chaque jour pour le Seigneur cette vie nouvelle qu’il nous donne, en
résistant au diable, à la tentation, aux convoitises et au mal, en refusant
les soucis, les tracas et les problèmes, mais en les apportant au Seigneur.
En priant sans cesse. En aimant et en pardonnant. En témoignant du
Seigneur. En adorant et en chantant les louanges du Seigneur en toutes
circonstances, selon qu’il est écrit : « Rendez grâces en toutes choses »
(1 Thessaloniciens 5:18).
Mais pour cela, il nous faudra aussi accomplir des actes de foi, et cela
chaque jour.
La foi en action, c’est faire simplement ce que Dieu nous demande ; un
pas à la fois dans une confiance enfantine en Dieu et en sa parole.
C’est ce qu’a fait Elisée, et il a pu ainsi relever le manteau qu’Elie avait
laissé tomber.
Frères et sœurs, il y a un manteau à relever, c’est celui que Christ nous a
laissé, en disant : « Viens et suis moi ! »
Suivre Jésus, afin de vivre comme il a vécu, de vivre selon sa parole, en
accomplissant le dernier ordre qu’il a laissé à ses disciples en disant :
« Allez ! Vivez et proclamez la Parole. Soyez mes témoins et faites de
toutes les nations des disciples… Et voici je suis avec vous tous les
jours… » (Matthieu 28:19-20).
Si vous le croyez, alors, vous aussi, agissez par la foi sur la Parole de
Dieu.
Puissions-nous tous dire : « Oui Seigneur, je crois. »

Jésus leur dit :

« Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit


à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer,
et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il
dit arrive, il le verra s’accomplir »
(Marc 11:22-23)

27
Chapitre IV

La grâce et le jugement

Lecture : 2 Rois 2:19-25 :


« Les gens de la ville dirent à Elisée: Voici, le séjour de la ville est bon,
comme le voit mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises, et le pays est
stérile. Il dit: Apportez-moi un plat neuf, et mettez-y du sel. Et ils le lui
apportèrent. Il alla vers la source des eaux, et il y jeta du sel, et dit: Ainsi
parle l’Eternel: J’assainis ces eaux; il n’en proviendra plus ni mort, ni
stérilité. Et les eaux furent assainies, jusqu’à ce jour, selon la parole
qu’Elisée avait prononcée. Il monta de là à Béthel; et comme il cheminait
à la montée, des petits garçons sortirent de la ville, et se moquèrent de
lui. Ils lui disaient: Monte, chauve! monte, chauve! Il se retourna pour les
regarder, et il les maudit au nom de l’Eternel. Alors deux ours sortirent
de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. De là il alla sur
la montagne du Carmel, d’où il retourna à Samarie. »
Contrairement à Elie qui vivait surtout en retrait, dans des lieux arides et
déserts, comme caché au bord du torrent de Kerith, ou chez cette
pauvre veuve de Sarepta. On trouve par contre Elisée dans les grands
centres. C’est l’homme des villes.
En cela, Elie est vraiment un type de Jean-Baptiste qui vivait lui aussi
dans les déserts, et Elisée est un type de Jésus-Christ qui allait dans les
centres apporter la grâce, le secours et le salut à ceux qui étaient prêts à
le recevoir.
C’est ainsi que nous voyons Elisée dans la ville de Jéricho, après sa
traversée du Jourdain, et après avoir été revêtu de la double portion de
l’Esprit d’Elie. Jéricho est la ville qui avait été détruite et maudite par
Josué lors de la conquête du pays de Canaan. Mais cette ville venait
juste d’être reconstruite au temps du roi Achab par Hiel de Béthel,
comme nous le lisons dans 1 Rois 16:34. Cela lui a d’ailleurs coûté très
cher, car il est dit qu’il en jeta les fondements au prix d’Abiram son
premier né, et il en posa les portes au prix de Segub son plus jeune fils,
selon la Parole que l’Eternel avait dite par Josué, fils de Nun, environs
cinq siècles auparavant (Josué 6:26).

28
Ainsi pour ne pas avoir pris en considération la Parole du Seigneur, ou
pour l’avoir oublié, cet homme du nom de Hiel perdit deux fils en
reconstruisant la ville de Jéricho. Mais cette ville était toujours restée
sous la malédiction, car la source d’eau qui l’alimentait produisait une
eau amère, infecte et imbuvable, qui apportait la mort et la stérilité du
pays.
Jéricho est une image de la situation de ce monde qui se trouve sous la
malédiction du péché, car l’esprit qui régit ici-bas est corrompu.
C’est pourquoi la Bible dit : « N’aimez point le monde, ni les choses qui
sont dans le monde, car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la
chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père,
mais du monde. Et le monde passe avec sa convoitise » (1 Jean 2:15-17).
Comme à Jéricho, les sources de ce monde sont polluées et apportent la
désolation et la mort.
La situation de la ville de Jéricho était bonne, mais les eaux étaient très
mauvaises et apportaient la mort à cause de la malédiction qui y
reposait.
C’est la même situation que nous pouvons rencontrer aujourd’hui, là où
la malédiction du péché se manifeste librement dans des vies, des
familles ou tout pourrait si bien marcher, où il semble qu’ils ont tout
pour être satisfait et heureux, et pourtant c’est la misère, la tristesse, la
désolation, la mort, car la source est mauvaise, amère. La malédiction du
péché ne peut produire que des eaux amères. L’homme peut rechercher
tout le confort possible dans une prospérité matérielle, il peut se donner
toutes les jouissances que le monde peut lui offrir pour être heureux,
mais à cause de la malédiction du péché, les sources seront toujours
amères et les conséquences seront désastreuses, car elles apportent la
mort. Il n’y aura jamais de satisfaction réelle.
Jésus a dit : « La vie d’un homme, le bonheur de l’homme ne dépend pas
de ses biens, fût-il dans l’abondance, le confort et la prospérité. » (Luc
12:15). Mais uniquement dans sa relation avec Dieu, car le salaire du
péché sera toujours la mort, et loin de Dieu il y a toujours la malédiction
qui repose d’une façon ou d’une autre.
Ce qui fait qu’il n’y aura jamais de satisfaction, de paix et de bonheur
loin de Dieu.
Jésus n’a-t-il pas dit à la femme samaritaine au bord du puits de Jacob :

29
« Quiconque boit de cette eau aura encore soif » (Jean 4:13), En faisant
allusion à tout ce que le monde peut offrir.
Les eaux des puits de ce monde ne pourront jamais désaltérer l’âme
assoiffée
Et la ville de Jéricho avait été maudite suite à l’iniquité de ses habitants.
Le péché ouvre la porte à la malédiction. C’est ce qui est arrivé dans le
jardin d’Eden, où tout était pourtant si parfait et si harmonieux.
Oui, la désobéissance à la Parole de Dieu ouvre la porte à la malédiction
et les conséquences sont vraiment lamentables.
Après la chute de nos premiers parents suite à la désobéissance, nous
lisons dans la Genèse les mots tels que : souffrance, douleur,
domination, malédiction du sol, épines, ronces, sueur, fuite, crainte,
accusation, violence, meurtre, mort, etc.
L’homme a la nostalgie du paradis, il veut le retrouver, le recréer, mais
toujours avec le péché et la malédiction qui y reposent.
On le voit aujourd’hui dans les parcs publics en été et sur les plages, par
la nudité quant à l’habillement, comme pour prouver que le péché
n’existe pas !
La Bible nous parle d’un démoniaque dans le territoire des Gadaréniens,
et parce qu’il était possédé par des esprits impurs, il est dit que « depuis
longtemps il ne portait point de vêtement » (Luc 8:27).
Ce qui nous montre que le nudisme, ou la nudité ne doit pas être prit
comme étant une mode, mais plutôt comme étant une manifestation
démoniaque, d’esprits impurs.
Pensez-vous que dans le paradis de Dieu l’homme sera nu ou vêtu ?
Dans la parabole du fils prodigue, lors de son retour à la maison,
certainement avec des habits déchirés, en guenille, il a été revêtu. Le
père a dit à ses serviteurs : « Apportez vite la plus belle robe, et l’en
revêtez… » (Luc 15:22).
Et dans Apocalypse 19, il est écrit : « Les noces de l’agneau sont venues
et son épouse s’est préparée et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin
éclatant pur. »
De même que dans Apocalypse 16:15, le Seigneur dit : « Voici je viens
comme un voleur. Heureux ceux qui veille et qui garde ses vêtement, afin
qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte. » Ainsi qu’à l’Eglise
de Laodicée, le Seigneur lui dit : « Je te conseille d’acheter de moi des

30
vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne
paraisse pas » (Apocalypse 3:18).
Oui, c’est un vêtement blanc de justice que le Seigneur nous donne, et
c’est à la croix qu’il en a payé le prix par sa vie offerte. Mais de cela, le
monde n’en veut pas, et il désir construire lui-même son salut, son
paradis. Et il travaille dur pour cela. Et quand il pense qu’il l’a trouvé,
voilà qu’il constate que les eaux sont toujours amères et mauvaises. Et
cela malgré tous les efforts pour parvenir à une vie heureuse.
La situation de la ville de Jéricho était bonne extérieurement, mais les
eaux étaient restées mauvaises. Cette eau de Jéricho aurait pu être
présentée dans une coupe d’or, ou dans un verre en cristal, mais l’eau
allait toujours restée amère. Et cela à cause de la malédiction, résultat
du péché. Alors, qu’est-ce qui peut changer une telle situation ? Qu’est-
ce qui peut ôter la malédiction sur Jéricho, la ville maudite ? Si ce n’est
un miracle de Dieu, de la grâce divine. Il est écrit dans Romains 5:20 :
« que là où le péché a abondé, la grâce de Dieu a surabondé. »
En effet, c’est pour un monde pécheur que Christ est venu. « Il est venu
chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19:10).
Mais faut-il encore que l’homme reconnaisse son besoin, et qu’il fasse
appel au Seigneur Jésus, comme l’aveugle Bartimée de la ville de Jéricho
qui a crié : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » (Marc 10:47).
C’est ainsi que les gens de la ville de Jéricho se sont tournés vers Elisée,
le prophète de l’Eternel, afin de lui demander de l’aide, du secours.
Nous avions vu que le nom d’Elisée signifie : « Dieu est Sauveur, il est
salut. »
Elisée a répondu à leur besoin et c’est ainsi qu’avec un plat neuf et du
sel, il a assaini les eaux de la source de Jéricho. Oui, nous dit la Bible :
« La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes a été
manifestée » dans la personne du Seigneur Jésus-Christ (Tite 2:11).
C’est lui, Jésus, qui nous rachète de la malédiction, étant devenu
malédiction pour nous, afin qu’en lui nous soyons au bénéfice de la
bénédiction divine (Galates 3:13).
C’est lui, le Seigneur Jésus qui change tout, qui transforme et qui fait
toutes choses nouvelles.
N’est-il pas dit que « celui qui est en Christ est une nouvelle créature ? »
(2 Corinthiens 5:17). Il devient un récipient, un plat neuf, et utile pour
son maître.
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La Bible compare le croyant né de nouveau à « un vase d’honneur,
sanctifié, utile à son maître, et propre à toute bonne œuvre »
(2 Timothée 2:21).
C’est ce que peut représenter le plat neuf qu’Elisée a employé pour
produire le miracle à Jéricho, afin de changer l’eau amère en eau
potable. Mais dans le plat il devait y avoir du sel.
Jésus n’a-t-il pas dit : « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel perd sa
saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors
et foulé aux pieds par les hommes » (Matthieu 5:13).
Vous et moi, nous sommes comparés à du sel, C’est-à-dire que durant
notre pèlerinage terrestre, nous devons pouvoir apporter une bonne
influence. Si le sel abandonné à lui-même peut gâter un bon repas, car
trop salé, ou encore, trop de sel dans une région, peut apporter la
désolation et la stérilité, le sel ne sera utile que dans les mains de celui
qui s’en servira correctement. Ainsi, c’est en étant dans les mains du
Seigneur qu’il pourra nous employer, afin que nous soyons utiles pour
ceux qui nous entourent et pour la gloire de Dieu. C’est ainsi que le sel
apporte du goût à ce qui est fade. Mais pour cela, il doit fondre,
disparaître. C’est ce que Jean-Baptiste a dit concernant le Christ : « Il
faut qu’il croisse et que moi je diminue, ou disparaisse ». (Jean 3:30 –
Galates 2:20).
Le sel est aussi employé sur nos routes pour faire fondre la glace. En
étant du sel entre les mains du Seigneur, nous avons cette possibilité de
changer, de débloquer, de faire fondre des situations difficiles, comme
par exemple Paul et Silas en prison. Par leur prière et leur louange, la
prison a été remplie par la présence du Seigneur.
Le sel a la propriété de créer la soif et c’est ce que nous sommes appelés
à créer autour de nous, la soif des choses de Dieu.
Le sel est aussi employé pour préserver les aliments contre la
décomposition, il nettoie et désinfecte.
La présence des enfants de Dieu doit pouvoir mettre un frein à la
corruption qui existe dans le monde. Plus que jamais nos villes ont
besoin d’hommes et de femmes qui, rachetés par le sang de Christ sont
devenus des vases neufs, purifiés et contenant du sel, afin de pouvoir
par leur présence apporter toutes les vertus du sel. Et par notre
témoignage, donner du goût autour de nous sur la vie chrétienne.

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Nous sommes appelés à créer une soif de Dieu par une vie de sainteté et
de pureté, et apporter la présence de Dieu, son amour, sa paix, sa joie,
sa miséricorde…
N’est-il pas écrit : « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens
1:27).
Et ailleurs : « Vous êtes la bonne odeur de Christ » (2 Corinthiens 2:14-
15).
Oui, le croyant doit pouvoir apporter la lumière de l’évangile, là où se
trouvent les ténèbres et par sa présence, les chasser.
Apporter la pureté de Christ, là où se manifestent la corruption et le
péché.
La grâce du salut, là où le péché abonde.
La bénédiction, là où la malédiction est manifeste.
Le Psaume 84:7 déclare que « lorsque les croyants traversent la vallée de
Baca », image de ce monde de sécheresse, de souffrance, de désolation,
de pleur, de mort, « ils la transforment en un lieu plein de sources et la
pluie la couvre aussi de bénédiction. »
Quel appel, quelle vocation glorieuse !
Lorsqu’Elisée s’est rendu vers la source des eaux de Jéricho, il y a jeté du
sel en disant : « Ainsi parle l’Eternel. »
Elisée a apporté la Parole du Seigneur en disant : « J’assainis ces eaux ; il
n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité. »
Là où la Parole de Dieu est reçue, il y a la restauration et la vie.
Comme lorsque le publicain Zachée de la ville de Jéricho a accueilli Jésus
chez lui. Jésus a dit : « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison »
(Luc 19:9).
Parce que la ville maudite de Jéricho a reçu la grâce divine par Elisée,
elle a été transformée en un lieu où il faisait bon vivre, car les eaux
étaient devenues saines et potables. Alléluia !
Ensuite nous lisons que de Jéricho, Elisée est monté à Béthel, nom qui
signifie : « la maison de Dieu » (Genèse 28:10-19). Un endroit où l’on
avait offert des sacrifices à l’Eternel. Là même où Jacob avait eu la vision
d’une grande échelle qui allait jusqu’au ciel et les anges montaient et
descendaient. Et c’est là que Dieu lui avait rappelé les promesses faites
à Abraham et lui avait dit qu’il serait avec lui partout où il irait.
Et c’est à cet endroit que Jacob a dressé un autel et a appelé ce lieu :
Béthel : « La maison de Dieu ».
33
Mais depuis, Béthel était devenue une maison d’idolâtrie, car on y avait
placé un veau d’or. Et contrairement à Jéricho qui avait reçu la grâce
divine et a été bénie, Béthel qui avait connu la bénédiction divine s’en
était détourné. Il ne restait plus que le souvenir de la connaissance de
l’Eternel par le nom de la ville : Béthel, « Maison de Dieu ».
Lorsque l’on se détourne de la grâce du Seigneur, qu’est-ce qu’il nous
reste ? Si ce n’est le jugement.
A l’arrivée d’Elisée à Béthel, il y avait une telle décadence spirituelle
dans cette ville, que même les adolescents n’avaient plus de respect
pour les adultes, et même pour le prophète de l’Eternel.
L’endroit où autrefois les gens venaient pour rencontrer Dieu, pour
adorer et offrir des sacrifices à l’Eternel était devenu un lieu de
dépravation et de moquerie pour les choses de Dieu.
Une question que l’on pourrait se poser concernant notre pays et nos
villes, où autrefois dans certains lieux on y venait pour entendre la
Parole de Dieu, mais aujourd’hui, que vient-on chercher chez nous ?
Est-ce pour entendre parler des choses de Dieu, pour rencontrer le
Seigneur, ou pour défouler ses convoitises, s’amuser et se prostituer ?
Dans beaucoup de nos grandes villes, aujourd’hui, certains se font
agresser et dévaliser par des mineurs !
Je me souviens il y a une quinzaine d’années en arrière, il y avait en gros
titre dans un journal à Genève : « Alerte aux gangs d’adolescents ! »
Il fut un temps où des villes comme Genève, Lausanne, Neuchâtel, et
d’autres, étaient des lieux de rencontres pour écouter la Parole de Dieu
et pour rencontrer Dieu. Mais malheureusement, ces villes sont
devenues des lieux de débauches et de prostitution même protégés par
les autorités. Et un signe de décadence entre autres, est le manque de
respect de la part des jeunes pour l’autorité établie, qu’elle soit civile ou
parentale.
La Bible ne dit-elle pas : « Tu te lèveras devant les cheveux blancs et tu
honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu. Je suis
l’Eternel » (Lévitique 19:32).
Et s’il y a une promesse dans le fait « d’honorer pères et mères », afin
est-il dit : « que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre »
(Ephésiens 6:2-3), cela veut aussi dire que, de ne pas le faire, c’est
s’attirer le malheur et la malédiction.

34
Et c’est exactement ce qui est arrivé pour ces jeunes de Béthel qui se
sont moqués d’Elisée en lui disant : « Monte, chauve ! Monte chauve ! »
Si la grâce est rejetée, qu’est-ce qu’il reste, si ce n’est le jugement !
Si la bénédiction divine est refusée, qu’est-ce qu’il reste, si ce n’est la
malédiction. Et c’est ainsi que la malédiction est tombée sur ces jeunes.
Deux ours sont sortis de la forêt et ont déchiré 42 de ces mineurs.
On ne se moque pas de Dieu, ni de ce qui lui appartient. On ne se moque
pas de sa parole impunément.
N’oublions pas qu’il est aussi écrit au Psaume 105:15 : « Ne touchez pas
à mes oins et ne faites pas de mal à mes prophètes. »
Et Dieu déclare encore dans Zacharie 2:8, au sujet de son peuple :
« Celui qui vous touche, touche la prunelle de mon œil. »
D’un côté nous voyons que là où le péché a abondé, la grâce a
surabondé. Jéricho, la ville maudite a été visitée par la grâce divine et
ses eaux ont été purifiées. Mais par contre Béthel, l’endroit qui pourtant
avait été choisi pour que le nom de l’Eternel puisse résider : « La maison
de Dieu », parce qu’elle a méprisé la grâce de Dieu, c’est la malédiction
et le jugement qui sont tombés, et 42 de ses fils ont péri.
Jésus n’a-t-il pas dit « que les derniers seront les premiers et que les
premiers seront les derniers » (Matthieu 19:30).
Ne refusons pas la grâce et ne nous en privons pas (Hébreux 12:15).
Voici dit Dieu : « Je mets aujourd’hui devant toi la vie et la mort, la
bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta
postérité » (Deutéronome 30:19).
Choisir la vie, c’est choisir Jésus-Christ qui a dit : « Je suis la vie » (Jean
14:6).
La grâce divine nous est parvenue par Jésus-Christ, et c’est lui qui
change la malédiction en bénédiction, et qui désire faire de nous des
instruments, des vases de bénédiction, en ayant du sel en nous-mêmes,
pour apporter la présence de Dieu partout où nous portons nos pas.

« Et nous avons tous reçu de sa plénitude,


et grâce pour grâce
(Jean 1:16)

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Chapitre V

Le danger des alliances en dehors de Dieu

Lecture : 2 Rois 3:1-27


Elisée, l’homme de Dieu des grands centres, était passé à Jéricho et avait
apporté la bénédiction divine, en purifiant la source d’eau de la ville qui
était amère, imbuvable.et apportait la mort. Et ce miracle avait été
possible parce que les gens de la ville étaient ouverts à la grâce divine et
avaient demandé de l’aide au prophète de l’Eternel.
Après Jéricho, Elisée s’était rendu à Béthel, la maison de Dieu qui était
devenue une maison d’idolâtrie. Aussi, suite à l’incrédulité, aux
moqueries et à la dépravation de cette population, c’est la malédiction
et le jugement qui sont tombés sur Béthel, et cela par la mort de 42 de
ses fils.
C’est ce que le Seigneur Jésus dira plus tard dans Jean 3:17-19 : « Dieu
n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais
pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point
jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au
nom du Fils unique de Dieu et ce jugement, c’est que la lumière étant
venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière
parce que leurs œuvres étaient mauvaises. »
Le jugement repose sur l’incrédulité. Aussi les gens de Béthel en
refusant Elisée, l’envoyé de Dieu, ont ouvert la porte au malheur.
De Béthel, Elisée est allé sur la montagne du Carmel, comme Jésus qui
allait souvent sur la montagne pour se retirer dans la communion avec
son Père, afin de recevoir force et direction.
Ensuite, Elisée est descendu à la capitale du royaume d’Israël, Samarie,
où Joram, second fils d’Achab régnait.
Si ce roi avait renversé les statues de Baal que son père avait érigées, il
continuait malheureusement à se prostituer avec l’idolâtrie.
Ce sera durant cette période que Moab qui était assujetti à Israël s’était
révolté et que le roi d’Israël avait demandé à Josaphat, roi de Juda, ainsi
qu’au roi d’Edom, de l’aide, afin de mater cette révolte.
J’ouvre maintenant une parenthèse pour parler un peu de Josaphat, roi
de Juda, et le danger des alliances en-dehors du plan de Dieu.
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Josaphat était un bon roi qui craignait et adorait l’Eternel, contrairement
au roi d’Israël, il n’est pas entré dans les pratiques idolâtres, aussi Dieu
l’a béni et il a prospéré. Malheureusement, il a fait plusieurs mauvaises
alliances qui lui ont été néfastes.
1- Il s’était allié avec le roi impie d’Israël, Achab, et a accepté que son fils
(Yoram) épouse la fille d’Achab du nom d’Athalie.
Ce qui a été plus tard une porte ouverte à la prostitution spirituelle au
sein du royaume de Juda (2 Rois 8:18).
2- Deuxième erreur, Josaphat avait accepté de partir en guerre avec
Achab, afin de récupérer la ville de Ramoth en Galaad qui était entre les
mains des Syriens. Et cela malgré l’avertissement du prophète Michée
qui avait déconseillé d’y aller. C’est ainsi que Josaphat avait risqué de
perdre la vie. Quant à Achab, il est mort dans cette expédition. Josaphat
a été d’ailleurs repris par le prophète Jéhu de s’être allié avec Achab
(2 Chroniques 19:2)
3- Ensuite, Josaphat s’est encore allié avec le roi d’Israël, Achazia (qui
était fils d’Achab et aussi idolâtre que son père), pour construire des
navires, afin de faire du commerce. Une prophétie avait été donnée à
Josaphat contre cette alliance, disant : « Parce que tu t’es associé avec
Achazia, l’Eternel détruit ton œuvre. Et les navires furent brisés et ne
purent aller à Tarsis » (2 Chroniques 20:35-37).
4- Quatrième erreur, nous voyons maintenant que Josaphat accepte
encore de s’allier et de partir en guerre avec Joram, roi d’Israël, ainsi
qu’avec le roi d’Edom, afin de combattre Moab. Il s’associe à ces rois
idolâtres et il y engage également toute son armée.
Le roi Josaphat a répondu à la demande du roi d’Israël en disant : « J’irai,
moi comme toi, mon peuple comme ton peuple, mes chevaux comme tes
chevaux » (2 Rois 3:7). Et cela sans consulter l’Eternel !
N’est-il pas écrit au Psaume 1:1 : « Heureux l’homme qui ne marche pas
selon le conseil des méchants et qui ne s’arrête pas sur la voie des
pécheurs. »
Résultat : Que s’est-il passé ?
« Après 7 jours de marche, ils ont manqué d’eau pour toute l’armée, ainsi
que pour les bêtes qui la suivaient » (2 Rois 3:9).
Quelle tragédie, en plein désert, plus de provision d’eau et le territoire
est complètement sec !

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Sachons qu’il ne peut pas y avoir de bénédiction dans des alliances qui
sont faites en dehors du plan de Dieu. Il y aura toujours des
conséquences fâcheuses et néfastes. C’est avant de s’engager, de
contracter une alliance, qu’il nous faut consulter Dieu, afin de savoir si
nous sommes vraiment dans sa volonté.
Nous avons un autre exemple d’une fausse alliance, c’est dans l’histoire
de la conquête de Canaan par Israël. Nous connaissons la ruse des
Gabaonites. Après la destruction de Jéricho et d’Aï, Israël avait semé la
terreur dans toute la région. Les Gabaonites qui habitaient à proximité
ont été effrayé et ils ont envoyé une délégation vers Josué en disant :
« Nous venons d’un pays très éloigné et maintenant nous sommes venus
faire alliance avec vous. »
La route a été très longue, et ils ont montré leurs vieux vêtements, les
souliers tout usés, le pain sec, les vieux sacs pour les ânes et les vieilles
outres à vin déchirées et recousues, comme preuve du long voyage
qu’ils avaient effectué ! (Jos. 9). Tout cela n’était que tromperie.
Il est écrit que les hommes d’Israël ne consultèrent point l’Eternel (Josué
9:14). Ils sont tombés dans le piège et ont fait alliance avec les
Gabaonites (V. 15).
Nous savons comment plus tard cette population de Gabaon a été une
épine pour Israël. Il y eut par exemple une famine du temps du roi David
qui a duré 3 ans, parce que Saül avait fait périr des gabaonites ! (2 Sam.
21:1-7). Sept hommes de la famille de Saül ont dû être mis à mort pour
faire l’expiation.
Dans tout contrat et alliance humaine, nous devons premièrement
consulter le Seigneur et sa parole. Que ce soit en vue d’un mariage, d’un
travail, d’une collaboration, de transaction dans les affaires, d’union
d’églises, etc. Si nous ne voulons pas faire de tristes expériences,
consultons au préalable le Seigneur et sa parole.
Nous lisons dans 2 Corinthiens 6:14-18 : « Ne vous mettez pas avec les
infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et
l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?
Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec
l’infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car
nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et
je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ;
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ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour
vous un père et vous serez pour moi des fils et des filles dit le Seigneur
tout-puissant. »
Il est vrai que nous ne sommes pas appelés à quitter le monde pour
nous enfermer, nous cloîtrer, puisque nous sommes appelés à être la
lumière du monde.
La prière de Jésus au Père concernant ses disciples était : « Je ne te prie
pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal » (Jean 17:15).
Mais dans ce monde, ne soyons pas liés par des alliances qui nous
obligeraient à vivre dans le compromis, où on nous demanderait de
tricher, de mentir, de faire des actions contraires à la Parole de Dieu.
La Bible dit : « Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des
ténèbres, mais plutôt condamnez-les » (Ephésiens 5:11).
C’est ainsi que dans notre récit, nous voyons trois armées prises au
piège et bloquées avec des milliers d’hommes et d’animaux assoiffés
dans un désert aride ! Humainement parlant, il n’y a aucune solution.
Continuer, c’est impossible, car il n’y a plus de provision d’eau et même
retourner en arrière, c’est impensable, car ils avaient déjà fait 7 jours de
marche ! 7 jours sans eau, c’est la mort !
Joram, le roi apostat d’Israël y a vu un jugement de l’Eternel, mais
Josaphat, lui, voit plutôt l’importance de vite consulter l’Eternel, avant
qu’il ne soit trop tard. Et il va demander de chercher un prophète par qui
l’on pourra consulter l’Eternel. C’est ainsi que cela se passait sous
l’Ancienne Alliance, Dieu parlait par des médiateurs humains, en
l’occurrence, des prophètes. Aujourd’hui, s’il y a encore des ministères
de prophètes, leur rôle est différent de ceux de l’Ancienne Alliance.
Aujourd’hui, pour consulter Dieu, nous n’avons pas besoin de passer par
un canal humain, si ce n’est pour demander conseil. Car Jésus-Christ est
venu ouvrir le chemin qui mène au Père. Jésus est le chemin qui mène
au Père.
La Bible déclare : « Il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et
les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5).
Et c’est alors qu’un serviteur du roi va mentionner Elisée, en disant :
Vous savez, c’est celui qui versait de l’eau sur les mains d’Elie !
Josaphat en avait sûrement entendu parler, car il a dit : « Oui, la parole
de l’Eternel est avec lui » (2 Rois 3:12).

39
Et c’est ainsi qu’Elisée va rencontrer trois rois en détresse, venus en
toute hâte pour consulter l’Eternel : Les rois d’Israël, de Juda et d’Edom.
Et c’est sans crainte qu’Elisée leur apportera la Parole de l’Eternel.
Il s’est adressé directement au roi apostat d’Israël, le responsable de
cette malheureuse expédition, avec le même caractère ferme d’Elie, il lui
dira : « Qu’y a-t-il entre moi et toi ? Va vers les prophètes de ton père et
vers les prophètes de ta mère. »
Elisée ne veut en aucun cas s’associer avec ce roi idolâtre, et il
l’exprimera ouvertement.
Ensuite il dira : « L’Eternel des armées dont je suis le serviteur est vivant !
Si je n’avais égard à Josaphat, roi de Juda, je ne ferais aucune attention à
toi et je ne te regarderais pas. »
Quelle humiliation pour ce roi orgueilleux ! En d’autres termes, c’était de
lui dire, tu ne mérites rien, si ce n’est la condamnation. Et saches que
c’est uniquement par égard à Josaphat le juste, que l’Eternel agira.
Je pense à un autre récit ; c’était lorsque Dieu avait dit à Abraham qu’il
ne détruirait pas Sodome s’il y avait 10 justes en son sein ?
Oui, c’est la présence du croyant, Josaphat et de ses hommes qui a
permis que Dieu réponde à ce besoin, qu’il fasse grâce et agisse d’une
façon miraculeuse.
Je pense aussi à cette promesse de la parole qui dit : « Crois au Seigneur
Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16:31).
Ce qui veut dire que ton conjoint, et ta parenté incrédules pourront être
sauvés par ta foi dans les promesses de Dieu.
Par ta foi, ils pourront être placés au bénéfice de la grâce divine.
Selon qu’il est écrit dans 1 Corinthiens 7:14 : « Car le mari non croyant
est sanctifié par la femme et la femme non croyante est sanctifiée par le
frère croyant, autrement vos enfants seraient impurs, tandis que
maintenant ils sont saints. »
Ce qui veut dire qu’ils sont placés au bénéfice de la prière, de la
connaissance et de la grâce divine qui pourront les conduire à placer leur
foi en Dieu pour leur salut.
Comme la présence de Joseph, qui était esclave chez Potiphar, le païen,
a apporté la bénédiction divine sur toute la maison de son maître.
Ainsi, c’était uniquement par égard à Josaphat que Dieu a répondu aux
besoins de ces trois armées.

40
Dans cette situation confuse à laquelle ces trois rois s’étaient engagés ;
un roi apostat, un roi croyant et un roi païen, je croix qu’Elisée avait
besoin de voir clair dans ses pensées, et il a dit : « Amenez-moi un joueur
de harpe. Et comme le joueur de harpe jouait, la main de l’Eternel fut sur
Elisée. »
Certainement que le musicien n’a pas joué un air de rock, ou des
chansons folkloriques et de guerre, mais certainement comme David, il
s’est mis à jouer des louanges à l’Eternel.
J’aimerais encore ouvrir une parenthèse sur l’influence et l’importance
de la musique dans l’adoration, la louange et l’inspiration prophétique.
Une musique sous l’onction du Saint-Esprit dispose les cœurs à
l’adoration et à la louange, et elle apaise les esprits tourmentés.
Nous avons l’exemple du roi Saül qui était tourmenté par un mauvais
esprit. Il nous est dit que « David prenait la harpe et jouait de la main et
alors Saül respirait plus à l’aise et se trouvait soulagé et le mauvais esprit
se retirait de lui » (1 Samuel 16:23).
La musique sous l’onction du Saint-Esprit nous aide à entrer dans la
présence de Dieu, et nous sommes tous appelés « à entrer dans ses
portes avec des louanges, dans ses parvis avec des cantiques, afin de
célébrer et de bénir son nom » (Psaume 100).
La musique et le chant sous l’onction est quelque chose que nous
devons continuellement développer dans nos rencontres. Et cela
favorisera la manifestation des dons du Saint-Esprit.
C’est pour cela que la Bible nous exhorte en disant dans Ephésiens 5:19-
20 : « Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes et par des
cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les
louanges du Seigneur. Rendez continuellement grâces pour toutes choses
à Dieu le Père au nom du Seigneur Jésus-Christ. »
C’est ainsi que par la parole de l’Eternel prononcée à travers son
serviteur Elisée, Dieu agira d’une façon miraculeuse, et ce sera encore
une intervention de la grâce divine.
Ces trois rois, leurs armées et tous les animaux ont été préservés de la
destruction et une grande victoire a été remportée sur les ennemis du
peuple de Dieu qui étaient les Moabites.
Mais pour que le miracle se réalise, ils ont dû faire un acte de foi, c’est-à-
dire : « creuser des fosses là dans le désert aride », afin que Dieu les
remplisses d’eau.
41
Elisée leur a dit : « Vous n’apercevrez point de vent et vous ne verrez
point de pluie et cette vallée se remplira d’eau et vous boirez vous, vos
troupeaux et votre bétail et l’Eternel livrera entre vos mains Moab »
(2 Rois 3:17). C’était faire quelque chose d’impensable humainement
parlant !
Oui, notre Dieu est grand et miséricordieux, plein de grâce et de bonté
et aujourd’hui encore il opère des miracles. A nous de lui faire confiance.
Même si par nos propres fautes nous nous plaçons des fois dans des
situations dramatiques.
Aussi, faisons attention de ne pas nous engager, de ne pas faire alliance
sans consulter Dieu et sa parole.
Et si nous sommes tombés dans le piège, demandons pardon à Dieu, afin
de recevoir sa grâce, et approchons-nous du Seigneur avec humilité et
confiance, sachant que dans notre désert aride, Dieu pourra encore
déverser en abondance de l’eau vive, de l’eau dans les récipients que
nous aurons préparés, c’est-à-dire : nos cœurs.
Oui, que nos cœurs soient ouverts pour recevoir en abondance les
grâces divines qui découlent gratuitement de l’œuvre de Christ à la
croix.
Jésus a dit :
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de
son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que
devait recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit
n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas
encore été glorifié »
(Jean 7:37-39).

Mais maintenant, Jésus a été glorifié, il a envoyé l’Esprit, et c’est à nous


de recevoir par la foi, ayant purifié nos cœurs par le sang de Christ.

42
Chapitre VI

Comment permettre à Dieu d’agir dans nos vies

Lecture : 2 Rois 4:1-7 « Une femme d’entre les femmes des fils des
prophètes cria à Elisée, en disant: Ton serviteur mon mari est mort, et tu
sais que ton serviteur craignait l’Eternel; or le créancier est venu pour
prendre mes deux enfants et en faire ses esclaves. Elisée lui dit: Que puis-
je faire pour toi? Dis-moi, qu’as-tu à la maison? Elle répondit: Ta
servante n’a rien du tout à la maison qu’un vase d’huile. Et il dit: Va
demander au dehors des vases chez tous tes voisins, des vases vides, et
n’en demande pas un petit nombre. Quand tu seras rentrée, tu fermeras
la porte sur toi et sur tes enfants; tu verseras dans tous ces vases, et tu
mettras de côté ceux qui seront pleins. Alors elle le quitta. Elle ferma la
porte sur elle et sur ses enfants; ils lui présentaient les vases, et elle
versait. Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils: Présente-moi
encore un vase. Mais il lui répondit: Il n’y a plus de vase. Et l’huile
s’arrêta. Elle alla le rapporter à l’homme de Dieu, et il dit: Va vendre
l’huile, et paie ta dette; et tu vivras, toi et tes fils, de ce qui restera. »
Le Seigneur ne fait acception de personne, puisque Christ est venu
chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19:10).
Et la Bible déclare « que tous ont péché et sont privés de la gloire de
Dieu » (Romains 3:23).
Ce qui veut dire que Dieu est toujours prêt à secourir ceux qui viennent
à lui avec confiance. Il ne repousse personne. Jésus n’a-t-il pas dit : « Je
ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6:37).
Elisée qui est un type de Christ a manifesté dans son ministère la grâce
et le salut de Dieu. Le nom d’Elisée signifie : « Dieu est salut ».
C’est ainsi qu’à tous ceux qui lui ont demandé de l’aide, il a répondu
positivement.
a- A la population de Jéricho pour assainir les eaux de la ville.
b- Aux trois rois et leurs armées : Israël, Juda, et Edom, l’eau a coulé
dans le désert, alors que leur provision d’eau était épuisée et ils ont pu
vaincre les Moabites.
c- Et maintenant il répond à une pauvre veuve en détresse qui a perdu
son mari et qui risquait encore de perdre ses deux fils, car le créancier
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l’avait menacé de les enlever, afin d’en faire ses esclaves si elle ne payait
pas ses dettes.
Que faire ? Et pourquoi tant de malheur, alors qu’elle était croyante et
que son mari défunt craignait aussi l’Eternel durant son vivant ?
La Bible déclare dans le Psaume 34:20 : « que le malheur atteint souvent
le juste, mais l’Eternel l’en délivre toujours. »
Dieu est la solution à tous nos problèmes, à nos besoins et à nos
souffrances. Aussi apprenons à venir à lui afin de tout lui exposer ; des
fois il est vrai dans les larmes et avec cris. Mais apprenons « à nous
décharger sur lui de tous nos soucis, car il est écrit qu’il prend lui-même
soin de nous » (1 Pierre 5:7).
Oui, « les yeux de l’Eternel sont sur les justes » nous dit encore le
Psaume 34:16. Et qui sont les justes aujourd’hui ? Ce sont tous ceux qui
ont accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur personnel. Car en Christ
nous avons été pardonnés, lavés et justifiés.
Oui, les yeux de l’Eternel sont sur les justes, sur ceux qu’il a rachetés à
un grand prix et ses oreilles sont attentives à leurs cris.
Au cri de détresse de cette veuve, Elisée lui dit : « Que puis-je faire pour
toi ? »
C’est cette même question que Jésus a posé à l’aveugle Bartimée de
Jéricho qui criait : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! »
Jésus lui a dit : « Que veux-tu que je te fasse ? » Et Bartimée a répondu :
« Seigneur, que je recouvre la vue. »
C’est toujours en réponse à la prière de la foi que le Seigneur agit. Mais il
faut au préalable reconnaître son besoin, ne pas le cacher, mais
l’exposer à Dieu dans la prière.
Jésus n’a-t-il pas dit : « Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous
trouverez, frappez et l’on vous ouvrira », et cela par rapport à la prière
adressée au Père (Luc 11:9).
Alors, comment permettre à l’Esprit de Dieu d’agir dans notre vie ?
Dieu est souverain, oui, mais si cette femme n’avait pas crié à Elisée,
aurait-elle été secourue ?
J’aimerais maintenant souligner 7 points importants dans ce récit.
1- Reconnaître son besoin et l’apporter à Dieu. Ce qui a permis
l’action miraculeuse de Dieu dans la vie de cette veuve, c’est qu’elle n’a
pas caché son besoin. Elle l’a exposé à Dieu par l’intermédiaire du
prophète Elisée ; c’est ainsi que cela se passait sous l’Ancienne Alliance.
44
Aussi, comme cette femme qui a exposé sa détresse à Elisée (Dieu est
salut), apportons à Jésus (Yehochoua = l’Eternel est salut) « tous nos
besoins par des prières, des supplications avec des actions de grâces et la
paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos cœurs et vos
pensées en Jésus-Christ. »
Et l’apôtre Paul déclare ensuite : « et mon Dieu pourvoira à tous vos
besoins selon sa richesse avec gloire en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7,
19).
C’est le premier pas vers la délivrance et le secours. Elle confesse sa
misère, son dénuement. Oui, j’ai besoin de secours, j’ai besoin de salut,
car j’ai des dettes et des menaces de la part du créancier qui veut
enlever mes enfants.
Quelle sont vos besoins, vos problèmes ?
Alors, « faites connaître à Dieu vos besoins » nous dit la Bible.
Ces besoins peuvent être d’ordre spirituel, physique, psychique,
matériel, relationnel, un secours devant des menaces ou des dangers,
« faites connaître vos besoins à Dieu. »
Les besoins ne manquent pas et même pour nous chrétiens, car savez-
vous qu’en tant que croyants, nous avons tous des devoirs à accomplir ;
puis-je même parler de dettes à régler !
a- Oui, premièrement envers Dieu, car nous lui devons tout. Ne nous
a-t-il pas sauvés à un grand prix ? Maintenant, nous lui devons tout,
notre vie, notre amour et toute notre obéissance (Luc 10:27 – Actes
5:29). Et cela pas seulement un jour de la semaine, mais chaque jour de
notre vie. Alors, comment allons-nous régler cela et avec quel moyen ?
Concernant l’obéissance dans le service pour Dieu, Jésus dit dans Luc
17:10 : « Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été
ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce
que nous devions faire. C’est un devoir à accomplir.
Comme encore ce passage où il est dit : « N’abandonnons pas notre
assemblée » (Hébreux 10:25).
Il y en a qui ont risqué leur vie pour participer aux assemblées d’Eglise ;
ils auraient eu une excuse valable pour ne pas y aller ! Quels sont nos
excuses ?
b- Deuxièmement nous devons également à nos frères l’amour, le
pardon. Et il n’est pas écrit : si tu le veux ! Ce sont des injonctions.

45
Car la Bible dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Luc
10:27).
« Mari, aimez votre femme » (Ephésiens 5:25).
« Pardonnez-vous comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Ephésiens
4:32).
« Nous devons donner notre vie pour les frères », etc. (1 Jean 3:16).
Comment allons-nous régler cela et avec quel moyen ?
c- Troisièmement, nous devons apporter au monde perdu le témoignage
de l’Evangile. Jésus a dit : « Vous êtes la lumière du monde » (Matthieu
5:14).
L’apôtre Paul dira : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile, la
nécessité m’en est imposée » (1 Corinthiens 9:16).
Comment allons-nous satisfaire à tous ces besoins ? Ne devrions-nous
pas aussi crier comme cette veuve : « Seigneur secours-nous ? Viens à
notre aide ? » J’ai des dettes !
2- Un deuxième point important dans ce récit, c’est de tenir compte
de ce que nous avons.
Elisée dit à la femme : « Mais dis-moi, qu’as-tu à la maison ? Rien du tout
dit-elle, si ce n’est un vase d’huile » (V.2).
Oui, tenons compte de ce que nous avons, petit soit-il, car en général
Dieu emploie ce que nous avons et c’est avec cela qu’il fera le miracle.
Quelques exemples dans la Bible.
La fronde et le bâton de David pour terrasser le géant Goliath ; c’étaient
les armes de David. (1 Samuel 17:40).
Chez la veuve de Sarepta, Dieu fit le miracle avec une poignée de farine
et un peu d’huile ; c’est tout ce qui lui restait (1 Rois 17:12).
Pour la pêche miraculeuse, le miracle se fit avec le filet et la barque de
Pierre (Luc 5:4-5).
Pour nourrir 5000 hommes, c’était avec 5 pains et 2 poissons (Luc 9:13-
17).
« Qu’as-tu à la maison ? Rien du tout, qu’un vase d’huile. »
Dans la Bible, l’huile symbolise presque toujours le Saint-Esprit. En tant
qu’enfants de Dieu, nous avons une réserve d’huile. Car lorsque Jésus-
Christ est devenu notre Sauveur personnel, c’est par le Saint-Esprit que
nous avons été régénérés, que nous sommes nés de nouveau et que
nous sommes ainsi devenus des temples du Saint-Esprit (Jean 3:5 –
1 Corinthiens 6:19).
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Ephésiens 1:13 nous dit : « Après avoir entendu la Parole de la vérité,
l’Evangile de votre salut, en Christ vous avez cru et vous avez été scellés
du Saint-Esprit qui avait été promis. »
Et dans Galates 4:6 : « Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos
cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! »
Seulement, ce n’est pas avec un fond d’huile dans notre vase que nous
arriverons à régler toutes nos dettes.
Ce que Dieu veut, ce sont des vases remplis et qui débordent.
« Soyez remplis du Saint-Esprit » (Ephésiens 5:18)
« L’Eternel est mon Berger » dit le Psaume 23, et « il oint d’huile ma tête
et ma coupe déborde «
Et Jésus dira : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles
soient dans l’abondance » (Jean 10:10).
Le désir de Dieu est exprimé par ce souhait de l’apôtre Jean dans sa 3ème
épître v. 2 : « Je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne
santé comme prospère l’état de ton âme. »
Mais pour cela, l’huile doit couler, l’Esprit doit pouvoir agir librement.
Oui, mais comment ?
3- Pour cela, il nous faut apporter des vases vides et propres. C’est ce
qu’Elisée dira à la femme : « Va demander au dehors des vases chez tous
tes voisins, des vases vides et n’en demande pas un petit nombre » (V.3).
Les vases devaient être vides et nettoyés, sans aucune impureté.
Nous sommes les vases par lesquels le Seigneur veut se glorifier
(2 Timothée 2:21).
Paul déclare : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre » ; c’est
ce que nous sommes (2 Corinthiens 4:7).
Car comment l’Esprit pourrait-il agir librement en nous si nous
l’attristons par une vie de désobéissance et de péché ?
Avant de manifester sa gloire dans le temple à Jérusalem, il est dit que
« Jésus a nettoyé le temple en chassant tous ceux qui vendaient et qui
achetaient, il renversa les tables des changeurs et le siège des vendeurs
de pigeons en leur disant : Ma maison sera appelée une maison de
prière, mais vous, vous en faites une caverne de voleurs » (Matthieu
21:12-13).
Oui, apportons-lui des vases propres, des vases vidés de toute impureté.
C’est ce que Paul dira en écrivant aux Corinthiens : « Ayant donc de
telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair
47
et de l’esprit en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu »
(2 Corinthiens 7:1).
Oui, confessons nos péchés à Dieu, car « il est fidèle et juste pour nous
les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. »
Et en mettant ainsi tout en lumière, « le sang de Jésus son Fils nous
purifie de tout péché » (1 Jean 1:9,7).
4- Le quatrième point est d’apprendre à fermer la porte.
C’est ce qu’Elisée dira : « Quand tu seras rentrée, tu fermeras la porte
sur toi et sur tes enfants. Tu verseras dans tous ces vases et tu mettras
de côté ceux qui seront pleins » (v.4).
Apprendre à nous tenir devant le Seigneur, et ne pas être pressé. C’est le
secret d’une vie remplie de l’Esprit. (A l’hôpital quant on fait une
transfusion sanguine, ce n’est pas en une fois 3 litres, mais c’est du
goûte à goûte). Prenons du temps avec Dieu.
Jésus a dit : « quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme la porte et
prie ton Père qui est là dans le lieu secret et ton Père qui voit dans le
secret te le rendra » (Matthieu 6:6).
Jésus était en prière lorsqu’il fut oint du Saint-Esprit (Luc 3:21-22).
Il en a été de même pour les disciples le jour de la Pentecôte (Actes
1:14). Ainsi qu’après l’arrestation de Pierre et Jean (Actes 4:31).
Il en a été de même pour Saul de Tarse, il avait été en prière durant 3
jours (Actes 9:9).
L’action du Saint-Esprit vient en réponse à la prière, et cela souvent dans
le lieu où l’on prie.
Pour cette veuve, cela n’a pas été un miracle public, mais en privé, dans
l’intimité de sa chambre, un miracle en famille, avec ses enfants.
Nous devons aussi apprendre en famille à fermer la porte, afin
d’apporter les besoins familiaux.
J’ouvre maintenant une parenthèse. Le problème de cette veuve était
un besoin financier, car elle avait des dettes. Et ce que j’aimerais dire ici,
c’est que si nous n’avons absolument pas la possibilité de rembourser
nos dettes, Dieu est prêt à faire des miracles pour que nous puissions les
payer. Ce qui montre aussi que Dieu ne désire pas que nous restions
avec des dettes. Pour cela, n’achetons rien à crédit.
Romains 13:8 déclare : « Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous
aimer les uns les autres. »

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On se souvient d’une question qui fut posée à Pierre : « Votre Maître ne
paie-t-il pas l’impôt du temple ? Si, si, dit-il »
Ensuite Jésus lui dira : « Va jeter l’hameçon et tu trouveras le montant
dans la bouche du premier poisson » (Matthieu 17:24-27).
Ainsi sachons que payer ses dettes, c’est être juste, c’est aimer son
prochain, c’est aimer celui envers qui l’on est redevable. Et ne pas le
faire, c’est l’ignorer, c’est le rejeter, c’est voler et c’est entrer dans de
nombreux problèmes. Je dirais même que c’est empêcher Dieu de
pouvoir faire un miracle. Alors ne limitons pas Dieu en refusant de payer
nos dettes, car sachons que les ressources du Seigneur sont
inépuisables.
5- Un cinquième point, c’est notre obéissance.
La Bible nous dit que « la femme quitta Elisée. »
Mais elle ne s’est pas dit : C’est vraiment ridicule ce qu’il m’a demandé
de faire ! Non, elle a obéi à la Parole.
« Elle a fermé la porte sur elle et sur ses enfants, qui lui présentaient les
vases et elle versait » (V5).
L’obéissance, nous dit la Bible, vaut mieux que les sacrifices, ou qu’un
rituel religieux (1 Samuel 15:22). L’obéissance conduit toujours à la
bénédiction. N’est-il pas dit que « le Saint-Esprit est donné à ceux qui lui
obéissent ? » (Actes 5:32).
Déjà dans l’Ancien Testament, la bénédiction était conditionnelle, liée à
l’obéissance du peuple à la Parole de Dieu.
Dans Deutéronome 28:1-2, il est écrit : « Si tu obéis à la voix de l’Eternel
ton Dieu en observant et en mettant en pratique tous ses
commandements, voici toutes les bénédictions qui se répandront sur
toi… Je mets devant toi la bénédiction et la malédiction… »
(Deutéronome 30:15, 19).
Choisis la bénédiction en obéissant au Seigneur et en étant fidèle à ce
qu’il te demande.
6- Le sixième point, c’est d’agir avec foi.
La Bible nous dit que « lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils :
présente-moi encore un vase. Mais il lui répondit : Il n’y a plus de vase. Et
l’huile s’arrêta » (V. 6).
Pour voir l’action de Dieu dans notre vie,
1- Il est bon de reconnaître son besoin
2- De le confesser au Seigneur
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3- De lui présenter des vases propres
4- De fermer la porte et de rester en communion avec Dieu.
5- De marcher dans l’obéissance à la Parole.
6- L’acte de foi, agir par la foi dans ce que Dieu nous demande. Car sans
la foi, il ne sera jamais possible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11:6).
Vous savez, il est possible de faire ses devoirs religieux sans avoir une foi
vivante en Dieu.
On peut vivre une vie chrétienne d’une façon très religieuse et
traditionnelle. On lit la Bible, on prie, on va à l’église, on paie sa dîme
etc. Mais avons-nous vraiment foi en Dieu ?
C’est une attitude de cœur, de confiance totale dans le Seigneur qui
nous poussera à faire des actes de foi.
Jésus a dit : « Il vous sera fait selon votre foi » (Matthieu 9:29).
Cette femme a cru et c’est par la foi qu’elle est allée chercher des vases
vides. Combien ? Je suppose autant que sa petite maison pouvait en
contenir. « Selon sa mesure de foi ». (Romains 12:3).
Au dernier vase présenté, l’huile a cessé de couler. Il vous sera fait selon
votre mesure de foi. Dieu a honoré la foi de cette femme.
Oh ! puissions-nous prier avec foi ! Aller à l’Eglise avec foi et agir avec foi
en Dieu, à qui tout est possible !
Et l’expression de notre foi en Dieu sera une louange et des actions de
grâces continuelles dans notre cœur et sur nos lèvres.
« Mon âme bénis l’Eternel et que tout ce qui est en moi bénisse son saint
nom » (Psaume 103:1 – Hébreux 13:15 – Ephésiens 5:20).
7- Le septième et dernier point, c’est d’utiliser ce que Dieu nous
donne. Après le miracle, qu’à fait la veuve ? Elle est allée le rapporter à
l’homme de Dieu qui lui a dit : « Va vendre l’huile et paie ta dette et tu
vivras, toi et tes fils avec ce qui te restera » (V.7).
Cette femme avait besoin d’argent, mais ce n’est pas de l’argent que
Dieu lui a donné, mais de l’huile avec laquelle elle devait encore
travailler, aller au marché et la vendre, afin de pouvoir payer ses dettes
et vivre une vie abondante et aider autrui.
Dieu veut nous voir actif dans son œuvre.
Les talents et les bénédictions qu’il nous donne doivent être employés
pour sa gloire.
Jésus n’a-t-il pas dit : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit
survenant sur vous et vous serez mes témoins… » (Actes 1:8).
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Dieu nous bénit, pour que nous ayons un service efficace dans notre vie
quotidienne.
Je me permets de vous poser une question :
Comme cette femme, êtes-vous au bout de vos ressources ? A sec ?
Plus rien à apporter à Dieu ?
Plus rien à apporter à l’Eglise ?
Plus rien à apporter au monde ?
Alors, faites ce qu’elle a fait :
1- Reconnaissez vos besoins
2- Confessez-les à Dieu
3- Apportez-lui des vases purifiés
4- Fermez la porte et restez en communion
avec Dieu.
5- Marchez dans l’obéissance
6- Ayez foi en Dieu, et ensuite,
7- travaillez avec ce qu’il vous donne, afin qu’il y ait encore
multiplication et cela grâce à votre fidélité dans la tâche.
Ne limitons pas Dieu, car ses ressources sont inépuisables.
Ephésiens 3:20-21 nous dit :

« Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en


nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons
ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-
Christ dans toute les générations, aux siècles des siècles !
Amen ! »
Permettons à Dieu d’agir dans notre vie, comme il l’a fait dans la vie de
cette veuve en détresse.

51
Chapitre VII

L’hospitalité et le secret de la chambre haute

Lecture : 2 Rois 4:8-11 : « Un jour Elisée passait par Sunem. Il y avait là


une femme de distinction, qui le pressa d’accepter à manger. Et toutes
les fois qu’il passait, il se rendait chez elle pour manger. Elle dit à son
mari: Voici, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un
saint homme de Dieu. Faisons une petite chambre haute avec des murs,
et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il
s’y retire quand il viendra chez nous. Elisée, étant revenu à Sunem, se
retira dans la chambre haute et y coucha. »
Dans ses voyages, il semble qu’Elisée devait souvent passer par Sunem,
où il s’arrêtait pour se reposer avant de poursuivre sa route.
Et c’est dans cette ville qu’une femme riche, très aisée, et estimée, l’a
accueilli ; contrairement à Elie qui fut accueilli par une pauvre veuve de
Sarepta.
Cette femme de Sunem s’était empressée d’inviter ce voyageur
d’accepter son hospitalité. Et c’est ainsi que finalement toutes les fois
qu’Elisée passait à Sunem, il se rendait chez elle pour manger, car il
savait être le bienvenu. L’hospitalité était un devoir sacré en Orient et la
loi mosaïque la recommandait aussi
Lévitique 19:34 : « Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme
un indigène du milieu de vous; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car
vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte. Je suis l’Eternel, votre
Dieu. »
Exercer l’hospitalité en Orient, c’était accueillir le voyageur, l’étranger
qui s’arrêtait devant sa maison, ou sur la place publique, le nourrir, le
loger et le protéger. On le voit dans le récit des deux anges qui sont
entrés à Sodome
Genèse 19:1-3. « Les deux anges arrivèrent à Sodome sur le soir; et Lot
était assis à la porte de Sodome. Quand Lot les vit, il se leva pour aller
au-devant d’eux, et se prosterna la face contre terre. Puis il dit: Voici,
mes seigneurs, entrez, je vous prie, dans la maison de votre serviteur, et
passez-y la nuit; lavez-vous les pieds; vous vous lèverez de bon matin, et
vous poursuivrez votre route. Non, répondirent-ils, nous passerons la nuit
52
dans la rue. Mais Lot les pressa tellement qu’ils vinrent chez lui et
entrèrent dans sa maison. Il leur donna un festin, et fit cuire des pains
sans levain. Et ils mangèrent. » Ce n’était pas des restes, mais un festin.
Puis lorsque les hommes impies et méchants de Sodome ont voulu faire
du mal à ces deux étrangers, Lot s’est empressé de les défendre et il
était même prêt à leurs livrer ses deux filles, afin que ses visiteurs soient
protégés. Il ne savait pas que c’étaient des anges !
Cela nous montre un peu ce que représentait l’hospitalité, son
importance, et que cela pouvait aller jusqu’au sacrifice, afin de prendre
soin de ceux qu’on avait accueilli. L’hospitalité était un devoir, un
honneur et une responsabilité. On était prêt à se retirer pour faire place
aux visiteurs. Cela se fait encore aujourd’hui dans certains endroits.
Le mot hospitalier et hospitalité en grec signifie : « Ami des étrangers et
amour des étrangers ».
Le Nouveau Testament nous parle également de l’importance de
l’hospitalité parmi le peuple de Dieu.
1 Pierre 4:9 : « Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans
murmures. »
Romains 12:13 : « Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez
l’hospitalité. »
Et je pense que cela fait partie de la communion fraternelle que nous
devons maintenir et développer. Il est dit des chrétiens de l’Eglise
primitive à Jérusalem, qu’ils persévéraient dans la communion
fraternelle. Ce qui veut dire qu’ils se recevaient les uns les autres, les
portes étaient ouvertes. Dans l’Eglise primitive, une des qualifications
demandées à celui qui voulait exercer une responsabilité dans l’Eglise,
c’était d’être hospitalier. C’est ce que nous lisons dans Tite 1:7-8 : « Il
faut que le dirigeant soit irréprochable…hospitalier, ami des gens de
bien, modéré, juste, saint, tempérant, etc. »
L’hospitalité nous aide à être ouverts vis-à-vis des autres et de leurs
besoins, à avoir un cœur ouvert, une porte ouverte à l’accueil et au
partage. Elle nous aide à ne pas tomber dans l’égoïsme, dans la solitude
et finalement à nous renfermer. Si l’hospitalité signifie : porte ouverte,
en tant que croyants, il nous faut toutefois avoir du discernement,
comme le dit la Bible : « Soyez simples comme des colombes (non pas
simpliste, mais naturels, humbles) et prudents comme des serpents »
(Matthieu 10:16).
53
Et ceci, afin de ne pas ouvrir la porte aux vautours et aux loups qui sont
des fois camouflés sous une peau de brebis. Il y en a qui ont été
accueillis chez des croyants et qui ont semé la discorde, la zizanie, la
division et même des fausses doctrines. En cela, la Bible nous met en
garde. Il serait même préférable d’accueillir un clochard tout crasseux
qu’un loup déguisé en ange de lumière !
N’est-il pas écrit dans 2 Jean 7, 10 : « Plusieurs séducteurs sont entrés
dans le monde… Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas la doctrine de
Christ, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas salut ! »
Là, il n’y a pas de place pour l’hospitalité !
L’apôtre Paul nous dit aussi dans Romains 16:17-18 : « Je vous exhorte,
frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales,
au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d’eux.
Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur
propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les
cœurs des simples. »
C’est-à-dire, les cœurs de ceux qui manquent de discernement, de
sagesse et de prudence. De même, il nous est demandé de nous éloigner
de tout frère qui vit dans le désordre en ne voulant pas travailler, mais
en s’occupant uniquement de futilité (2 Thessaloniciens 3:6-12).
Le Seigneur Jésus a aussi censuré les Pharisiens en leur disant :
« Malheur à vous hypocrites ? Parce que vous dévorez les maisons des
veuves » (Matthieu 23:14).
Des veuves les accueillaient et eux les dévalisaient en leur demandant
de l’argent en échange de leurs prières et bénédictions. Ce que
malheureusement beaucoup de religieux font encore aujourd’hui ! La
vente des indulgences n’est pas terminée ! Mais l’hospitalité faite avec
sagesse et discernement est une source de bénédiction.
- Premièrement, elle nous libère de l’avarice et de l’égoïsme.
- Deuxièmement, elle nous procure de la joie, car il y a toujours plus de
joie à donner qu’à recevoir.
- Troisièmement, elle nous fait sortir de la solitude et de nos propres
problèmes pour nous tourner vers les autres.
- Quatrièmement, l’hospitalité est une source d’enrichissement. Nous
apprenons à connaître d’autres horizons, des personnes qui viennent
d’autres milieux.

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La Bible ne dit-elle pas : « N’oubliez pas l’hospitalité car en l’exerçant,
quelques uns ont logé des anges sans le savoir » (Hébreux 13:2).
Si les habitants de Bethléem avaient su que Marie portait le Messie,
certainement que beaucoup de portes ce seraient ouvertes pour
l’accueillir ?
- Cinquièmement, il y a des promesses divines de bénédiction pour le
temps présent et avenir, pour ceux qui exercent l’hospitalité
Matthieu 10:40-42 : « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me
reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité
de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un
juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque
donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il
est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa
récompense. »
Bien que nous ne devions pas exercer l’hospitalité en vue d’une
bénédiction, sachons cependant que nous ne serons jamais perdants en
l’exerçant dans l’amour de Christ.
Selon qu’il est écrit : « Dieu n’est pas injustice pour oublier votre travail
et l’amour que vous avez montré pour son nom » (Hébreux 6:10).
En revenant maintenant à notre histoire d’Elisée qui était reçu à Sunem
chez cette femme de distinction, cette Sunamite devait être pieuse,
craignant Dieu, et elle manifestait une foi vivante en accueillant avec joie
et empressement les étrangers de passage.
Sa foi en Dieu se manifestait également par un discernement spirituel.
Lorsqu’elle a déclaré à son mari : « Voici, je sais que cet homme qui
passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu » (v. 9).
Elle voit ainsi un grand privilège de pouvoir accueillir cet homme de Dieu
et elle va proposer à son mari de lui construire une petite chambre
haute, indépendante, et toute meublée, en y mettant tout ce qui
pourrait être nécessaire pour le bien-être de l’homme de Dieu.
Elisée avait un ministère public parmi le peuple, dans les grands centres
et devant les chefs d’états, mais il avait aussi besoin d’être renouvelé,
d’être ressourcé. Aussi, comment puisait-il la force, l’énergie, le courage,
la sagesse, la direction et l’onction dans son ministère ?
C’est ici que nous allons voir :
Le secret de la chambre haute
Et ceci est valable pour chacun d’entre nous qui sommes appelés en tant
55
que croyants, à vivre dans ce monde la vie sainte, pure, glorieuse et
victorieuse des enfants de Dieu, à être la lumière du monde et le sel de
la terre, à marcher comme Christ a marché.
La Bible ne dit-elle pas : « Tel il est, lui le Seigneur, tels nous sommes
aussi dans ce monde » (1 Jean 4:17).
Mais comment pouvons-nous vivre une vie chrétienne victorieuse ? Ce
n’est certainement pas à coup de baguettes magiques que cela pourra
nous arriver, ni par l’imposition des mains, ou par la bénédiction d’un
serviteur de Dieu. Non ! Car ce serait croire qu’en avalant un comprimé
miracle, toute notre vie pourrait être changée immédiatement ! Avoir
une vie chrétienne stable et victorieuse a son secret :
« Dans une chambre haute ».
Ainsi, j’aimerais vous parler de cette petite chambre haute et du
mobilier qui la composait, et tout ceci pour le bien-être de l’homme de
Dieu.
1- Cette chambre haute avec des murs, était isolée et protégée, donc
indépendante du reste de la maison, car on y avait accès par un escalier
extérieur.
La chambre haute nous parle de l’importance, plus que toutes autres
choses, de la communion avec Dieu dans la prière.
« Quand tu pries dit Jésus, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie
ton Père qui est là dans le lieu secret » (Matthieu 6:6).
Oui, c’est par le sang de Jésus que nous avons une libre entrée dans le
sanctuaire. En Christ nous avons la liberté de nous approcher du trône
de la grâce de Dieu avec confiance.
Le jour de la Pentecôte, c’est dans la chambre haute, où il est dit que les
120 disciples se tenaient d’ordinaire qu’ils furent tous remplis du Saint-
Esprit (Actes 1:13-14).
Ils avaient pris l’habitude de se rendre dans la chambre haute et de
passer du temps dans la prière.
Ayons notre lieu, notre chambre haute, là où nous avons nos rendez-
vous avec Dieu. Là où nous pouvons passer du temps dans la présence
de Dieu. C’est indispensable, si nous voulons vivre la vie victorieuse des
enfants de Dieu.
2- Dans la chambre haute il y avait un lit. Ce qui nous parle de repos.
Avant de faire quoi que ce soit dans l’œuvre de Dieu et de courir, nous
devons apprendre à nous reposer, à entrer dans le repos du « tout est
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accompli du Seigneur Jésus à la croix » qui est le repos que Dieu nous
offre.
Je ne puis rien faire pour me sauver, Dieu a tout fait pour moi en Christ,
pour me pardonner, me sauver et me donner la vie.
Tout ce que j’ai à faire est de me reposer par la foi dans son œuvre. Se
reposer en Christ, c’est placer toute notre vie, tout notre poids, tous nos
fardeaux sur lui. Ainsi nous ne portons plus rien, c’est Christ qui nous
porte, comme le lit qui nous porte lorsque nous sommes couchés. Il y en
a qui veulent porter le monde entier sur leurs épaules et tous les
problèmes qu’ils rencontrent ! En général, ils ne vont pas très loin, car ils
sombrent sous le poids, dans la dépression. Nous devons apprendre à
nous décharger sur le Seigneur de tout fardeau, pas seulement des
nôtres, mais également des problèmes de ceux qui viennent à nous.
Il n’y a aucune limite à la grâce que Dieu veut répandre sur nous. Il veut
tout nous donner, toutes ses bénédictions. Mais nous ne pourrons rien
recevoir, tant que nous ne nous sommes pas reposés sur lui.
La Bible déclare : « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos
de Dieu » (Hébreux 4:3).
C’est ce que peut représenter le lit dans la chambre haute.
Le Seigneur nous invite en disant : « Venez à moi vous tous qui êtes
fatigués et chargés et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28).
Apprenons à nous reposer uniquement sur le Seigneur pour tous nos
besoins. C’est ainsi que nous serons renouvelés spirituellement,
physiquement et psychiquement. Car Dieu nous dit dans Esaïe 30:15 :
« C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est dans le
calme et la confiance que sera votre force. »
Il y a aussi concrètement le repos physique qui est important et que
nous ne devons pas négliger. Nous devons apprendre à nous arrêter
quand c’est nécessaire. Dieu a dit : « Tu travailleras 6 jours et le 7ème jour
tu te reposeras » (Genèse 20:9-10).
C’est ce que Jésus avait aussi dit un jour aux disciples : « Venez à l’écart
dans un lieu désert et reposez-vous un peu car il y avait beaucoup
d’allants et venants et ils n’avaient pas même le temps de manger »
(Marc 6:31).
3- Dans la chambre haute il y avait une table qui servait à y mettre
les repas, la nourriture. Il est dit que « chaque fois qu’Elisée passait à
Sunem, il se rendait chez cette femme pour manger » (v. 8).
57
Très certainement que cette table était préparée soigneusement avec
toute la nourriture nécessaire pour le bien-être du prophète.
Concrètement, n’oublions pas que notre corps est fait de la poussière de
la terre, qu’il est régi par des lois physiques, et qu’il a besoin d’être
entretenu, gardé dans la propreté, vêtu et nourri convenablement,
d’être en activité et de jouir aussi du repos.
Ce corps, nous dit la Bible, est le temple du Saint-Esprit pour nous qui
avons reçu Jésus-Christ comme notre Sauveur personnel.
Et la Bible dit que « si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le
détruira car le temple de Dieu est saint et c’est ce que vous êtes »
(1 Corinthiens 3:16-17).
Mais nous devons aussi réaliser que nous ne sommes pas faits
seulement de chair, d’os, de sang et de nerfs, mais nous avons une âme
et un esprit qu’il importe aussi d’en prendre soin et de nourrir
convenablement.
Le Seigneur Jésus l’a dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement,
mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4).
Ainsi la table peut représenter la Parole de Dieu.
D’où l’importance de nourrir journellement notre vie spirituelle par la
Parole de Dieu. Et là, je dirais : pas comme dans un fast food, où tout est
expédié rapidement et cela en 5 minutes, en se tenant encore debout !
- Non ! mais nous devons prendre du temps.
4- Et c’est ce que peut nous montrer la chaise dans la chambre haute.
-Nous devons apprendre à nous asseoir, à prendre du temps, car un
festin, cela se prend en général en étant assis.
Le siège dans la chambre haute, placée devant la table, peut nous parler
de l’importance de la méditation, de l’étude de la Parole de Dieu.
Psaume 1:2 : « Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans la loi de
l’Eternel et qui la médite jour et nuit : Il est verdoyant, porte du fruit et
tout ce qu’il fait réussit. » Cela, c’est la vie chrétienne victorieuse.
Il y a aussi cette prière du psalmiste qui dit : « Ouvre mes yeux, pour que
je contemple les merveilles de ta loi ! » (Psaume 119:18).
Mais pour comprendre la Parole de Dieu et la mettre en pratique, nous
avons besoin d’être éclairé et nous arrivons maintenant au 5ème objet
dans la chambre haute :
5- C’est le chandelier qui peut représenter le Saint-Esprit.
« Soyez remplis du Saint-Esprit. ! » (Ephésiens 5:18).
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C’est-à-dire que tout en nous soit inondé par la lumière du Saint-Esprit,
pour nous enseigner, nous rappeler, nous guider et nous aider à vivre la
Parole de Dieu (Jean 14:26).
Voulons-nous une vie chrétienne stable et victorieuse ?
Alors, découvrons-là dans le secret de la chambre haute.
1- Cultivons la communion intime avec Dieu dans la prière.
2- Découvrons le lit qui est le repos parfait dans toute l’œuvre de Christ.
3- Approchons-nous de la table où se trouve toute la nourriture
spirituelle nécessaire à nos âmes dans la Parole de Dieu.
Psaume 23:5 : *Tu dresses devant moi une table en face de mes
adversaires.*
4- Et prenons la peine de nous assoir et de prendre du temps à cette
table, en méditant, en étudiant et en sondant les Ecritures, c’est ce qui
est représenté par la chaise dans la chambre haute.
5- Et laissons-nous constamment éclairer, pénétrer par le Saint-Esprit,
alors que nous vivons dans un monde de ténèbres.
Laissons-nous éclairer par le chandelier, la lumière du Saint-Esprit qui
nous révèle la Parole de Dieu et les richesses glorieuses et éternelles de
l’héritage que Dieu réserve aux saints qui sont ses enfants.
C’est le chandelier qui nous les révèles, car il est écrit : « L’Esprit sonde
tout, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2:10).

Deux points ont été traités aujourd’hui :

1- Les bénédictions de l’hospitalité faite avec amour, sagesse et


discernement.
2- Pour une vie chrétienne victorieuse, le secret de la chambre haute
avec son mobilier, lit, table, chaise, chandelier.
Le Seigneur Jésus a dit :

« Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que


vous les pratiquiez »
(Jean 13:17).

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Chapitre VIII

Apprendre à bénir et à être content

Lecture : 2 Rois 4:11-37


« Elisée, étant revenu à Sunem, se retira dans la chambre haute et y
coucha. Il dit à Guéhazi, son serviteur: Appelle cette Sunamite. Guéhazi
l’appela, et elle se présenta devant lui. Et Elisée dit à Guéhazi: Dis-lui:
Voici, tu nous as montré tout cet empressement; que peut-on faire pour
toi? Faut-il parler pour toi au roi ou au chef de l’armée? Elle répondit:
J’habite au milieu de mon peuple. Et il dit: Que faire pour elle? Guéhazi
répondit: Mais, elle n’a point de fils, et son mari est vieux. Et il dit:
Appelle-la. Guéhazi l’appela, et elle se présenta à la porte. Elisée lui dit: A
cette même époque, l’année prochaine, tu embrasseras un fils. Et elle dit:
Non! mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante! Cette
femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l’année
suivante, comme Elisée lui avait dit. L’enfant grandit. Et un jour qu’il
était allé trouver son père vers les moissonneurs, il dit à son père: Ma
tête! ma tête! Le père dit à son serviteur: Porte-le à sa mère. Le serviteur
l’emporta et l’amena à sa mère. Et l’enfant resta sur les genoux de sa
mère jusqu’à midi, puis il mourut. Elle monta, le coucha sur le lit de
l’homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit. Elle appela son mari, et
dit: Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses; je veux
aller en hâte vers l’homme de Dieu, et je reviendrai. Et il dit: Pourquoi
veux-tu aller aujourd’hui vers lui? Ce n’est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle
répondit: Tout va bien. Puis elle fit seller l’ânesse, et dit à son serviteur:
Mène et pars; ne m’arrête pas en route sans que je te le dise. Elle partit
donc et se rendit vers l’homme de Dieu sur la montagne du Carmel.
L’homme de Dieu, l’ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur:
Voici cette Sunamite! Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui:
Te portes-tu bien? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien? Elle
répondit: Bien. Et dès qu’elle fut arrivée auprès de l’homme de Dieu sur
la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s’approcha pour la
repousser. Mais l’homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans
l’amertume, et l’Eternel me l’a caché et ne me l’a point fait connaître.
Alors elle dit: Ai-je demandé un fils à mon seigneur? N’ai-je pas dit: Ne
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me trompe pas? Et Elisée dit à Guéhazi: Ceins tes reins, prends mon
bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu’un, ne le salue pas;
et si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le
visage de l’enfant. La mère de l’enfant dit: L’Eternel est vivant et ton âme
est vivante! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit. Guéhazi les
avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l’enfant; mais il
n’y eut ni voix ni signe d’attention. Il s’en retourna à la rencontre
d’Elisée, et lui rapporta la chose, en disant: L’enfant ne s’est pas réveillé.
Lorsque Elisée arriva dans la maison, voici, l’enfant était mort, couché
sur son lit. Elisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l’Eternel.
Il monta, et se coucha sur l’enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses
yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s’étendit sur lui. Et la
chair de l’enfant se réchauffa. Elisée s’éloigna, alla çà et là par la maison,
puis remonta et s’étendit sur l’enfant. Et l’enfant éternua sept fois, et il
ouvrit les yeux. Elisée appela Guéhazi, et dit: Appelle cette Sunamite.
Guéhazi l’appela, et elle vint vers Elisée, qui dit: Prends ton fils! Elle alla
se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et
sortit. »
Savez-vous qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous sommes tous appelés à
bénir et à répandre les grâces de Dieu autour de nous et parmi ceux que
nous côtoyons, en étant la lumière du monde, le sel de la terre, et la
bonne odeur de Christ, en répandant la paix, la joie, l’amour, la douceur,
la bonté, la fidélité, la patience, la bienveillance et la tempérance.
C’est l’odeur du fruit de l’Esprit que nous sommes appelés à répandre
(Galates 5:22) ; c’est un parfum gratuit.
La Bible nous dit dans 1 Pierre 3:9 : Ne rendez point mal pour mal ou
injure pour injure, bénissez au contraire, car c’est à cela que vous avez
été appelés, afin d’hériter la bénédiction.
Nous sommes appelés à désirer du bien pour les autres, et nous
pouvons déjà manifester cela en pensée, puis en parole, ainsi qu’en
acte. Nous ne devrions pas avoir de retenue pour bénir ceux qui nous
entourent, car Dieu nous demande même de bénir ceux qui nous
persécutent et de bénir ceux qui nous maudissent (Romains 12:14 –
Matthieu 5:44).
Ceci rejoint ce que le Seigneur Jésus avait dit dans Matthieu 10:40-42 :
Celui qui vous reçoit me reçoit et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a
envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une
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récompense de prophète et celui qui reçoit un juste en qualité de juste
recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un
verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous
le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.
Celui qui vous reçoit me reçoit, a dit Jésus. Et peut-on recevoir Jésus
sans être béni en retour, Lui, la source de toute bénédiction ?
Oui, il y a des récompenses pour ceux qui reçoivent des prophètes, des
serviteurs de Dieu, des disciples du Seigneur, des justes. Mais qui sont-
ils ? Ce sont tous ceux qui sont devenus enfants de Dieu par la foi en
Jésus-Christ. C’est vous, et c’est moi aussi.
Si nous ne sommes pas tous prophètes, et n’avons pas un titre
particulier devant les hommes, nous sommes pourtant tous appelés à
faire connaître la Parole de Dieu par notre témoignage. Ainsi, en tant
qu’enfants de Dieu, nous sommes tous disciples du Seigneur, et en étant
rachetés par le sang de Jésus, nous avons tous été justifiés et nous
sommes ainsi tous considérés comme « justes » aux yeux de Dieu.
Celui qui recevra un juste en qualité de juste recevra une récompense de
juste a dit le Seigneur.
Maintenant, d’où viennent les récompenses pour ceux qui nous
reçoivent ? S’il est vrai qu’il y a des récompenses à venir que le Seigneur
donnera suivant ce que nous aurons été et accomplis étant dans notre
corps, selon qu’il est écrit dans 2 Corinthiens 5:10 : “Car il nous faut tous
comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le
bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.” (1 Corinthiens 3:15).
Mais en ce qui nous concerne durant notre vie ici-bas, nous sommes
appelés à distribuer des récompenses. Nous sommes appelés à bénir, et
ceci en fonction de la mesure de foi que nous avons reçu et des dons
que Dieu nous a donnés.
Lorsque Jésus a envoyé ses disciples, il leur a dit : “Allez, prêchez, et
dites: Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez
les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu
gratuitement, donnez gratuitement.” (Matthieu 10:7-8).
Verset 13 : “et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle;
mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.”
C’est nous qui devons répandre les bénédictions que Dieu nous a
données.

62
C’est ainsi que nous devons donner et partager notre paix, notre joie,
notre amour, et bénir ceux qui nous reçoivent. Oui, nous sommes
appelés à être une source de bénédiction partout où nous allons.
L’apôtre Paul en écrivant aux Romains, leur dit : Je sais qu’en allant vers
vous, c’est avec une pleine bénédiction de Christ que j’irai (Romains
15:29). Il avait des bénédictions à donner à l’Eglise de Rome.
Posons-nous la question : de quelle manière puis-je être en bénédiction
chez moi, dans l’Eglise et parmi ceux que je rencontre ? Déjà en leur
désirant le meilleur et en priant pour eux.
Mais posons aussi la question au Seigneur en disant : Seigneur, quelle
sorte de bénédiction tu désires que je donne à cette personne, à cette
maison, à mon Eglise, à ceux avec qui je me trouve en ce moment ?
La veuve de Sarepta avait donné à Elie son dernier repas et Elie lui a
donné la bénédiction qu’il avait reçue de Dieu ; la multiplication de
l’huile et de la farine durant toute la période de la sécheresse. C’était
une récompense de prophète.
La riche Sunamite avait donné à Elisée son hospitalité et elle lui avait
même construit une chambre haute toute meublée. Maintenant, de
quelle bénédiction le prophète Elisée pouvait-il bien la récompenser ?
Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra une
récompense de prophète avait dit le Seigneur. De quoi cette femme
pouvait-elle bien avoir besoin ? Elisée lui a posé la question en disant : tu
as montré tout cet empressement à mon égard, ainsi qu’à mon
serviteur ; que peut-on faire pour toi ?
Veux-tu plus d’honneur, plus de gloire devant les grands de ce monde ?
J’ai des relations avec le roi d’Israël ! Non ! Dit-elle, j’habite au milieu de
mon peuple. En d’autres termes, je suis heureuse comme je suis. Elle
était croyante et elle était satisfaite avec ce qu’elle avait.
Le contentement, la satisfaction, on ne les trouve pas souvent chez l’être
humain, quand on écoute et voit tout ce qui se passe autour de nous,
Il n’y a que murmures, mécontentements, grèves, révoltes, etc.
C’est le péché qui a conduit l’homme à cette insatisfaction continuelle et
qui le pousse à vouloir autre chose et toujours plus ! A désirer ce qu’il
n’a pas, et immanquablement l’homme devient grincheux et mécontent.
C’est le murmure perpétuel ! L’homme se plaindra de son sort, jusqu’à
ce qu’il soit enfin réconcilié avec Dieu. Car il n’y a qu’en Christ que l’on
puisse trouver une pleine satisfaction.
63
C’est lorsque le Seigneur rempli toute notre vie. Selon qu’il est écrit :
Vous avez tout pleinement en Christ (Colossiens 2:10).
A commencer par la paix avec Dieu, la paix avec soi-même, avec ceux qui
nous entourent et la satisfaction d’appartenir au Seigneur.
C’est ce que Jésus disait aussi à la femme samaritaine : Celui qui boira de
l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif. Car il sera abreuvé, rassasié,
satisfait. Et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau
qui jaillira jusque dans la vie éternelle (Jean 4:14).
Cela, c’est la vie abondante que nous recevons en Christ. Et ce n’est pas
un os à ronger ! Oui, c’est une réalité, et ce contentement en Christ se
développe au fur et à mesure de notre marche avec le Seigneur, car
nous apprenons à l’expérimenter à travers toutes les situations de la vie.
L’apôtre Paul le mentionne lorsqu’il écrit : J’ai appris à être content de
l’état où je me trouve. (Philippiens 4:11).
Avec Christ, c’est possible, oui, je puis tout par Christ qui me fortifie et je
puis être satisfait et heureux quelque soient les situations (Philippiens
4:13). Car mon contentement dépend de la présence de Christ en moi.
C’est pourquoi, ne limitons pas Dieu en disant : Si seulement je pouvais
avoir telle et telle chose, je serais heureux, ou si seulement je pouvais
être comme cette personne, ce serait le ciel sur la terre ! Non !
La plénitude de la vie de Christ ne dépend pas des biens d’ici-bas, ou des
circonstances, mais de sa présence en nous.
Avoir Christ, cela suffit, car je puis être pleinement satisfait dans le
Seigneur. C’est cela la vie abondante en Christ : Une satisfaction
invariable, être bienheureux.
Jésus n’a-t-il pas dit : Je suis venu, afin que les brebis aient la vie et
qu’elles soient dans l’abondance ? (Jean 10:10).
Découvrez Jésus-Christ et vous découvrirez le contentement.
Cette Sunamite, bien que vivant sous l’Ancienne Alliance, avait appris à
être contente de son état. Aussi, que peut-on faire pour toi ? C’est alors
que Guéhazi, le serviteur d’Elisée lui dit : Mais cette femme n’a point de
fils et son mari est vieux.
Et à ce moment, le prophète Elisée a reçu la foi pour cette femme, ainsi
qu’une parole prophétique. Il l’a fit venir et lui a dit : A cette même
époque, l’année prochaine, tu embrasseras un fils.
Oui, celui qui recevra un prophète en qualité de prophète, recevra une
récompense de prophète. Sûrement que cela avait été le désir du cœur
64
de cette femme. Mais au cours des années, elle avait sans doute accepté
le fait de rester sans enfant, et cela ne devait plus tellement la
préoccuper. Aussi les paroles d’Elisée ont fait ressurgir en elle cet ancien
et profond désir du cœur. Et tout de suite elle lui a dit : Non ! Homme de
Dieu ; c’est une affaire déjà classée, ne me trompe pas par de telles
paroles, ou par de fausses espérances !
Dieu sait toute chose, il connaît nos pensées et nos cœurs, car rien ne lui
échappe. Sa parole ne dit-elle pas : Fais de l’Eternel tes délices et il te
donnera ce que ton cœur désire (Psaume 37:4).
Pour cette Sunamite, elle avait mis les désirs de son cœur de côté, dans
l’oubli, pour se préoccuper uniquement de plaire à son Dieu, en
s’occupant des besoins d’autrui avec ce que Dieu lui avait confié.
Elle ne voulait pas faire de marchandage avec Dieu en disant : Seigneur,
si j’exerce l’hospitalité, si je reçois chez moi des serviteurs de Dieu, que
vas-tu me donner en échange ? Non ! Elle était heureuse de servir son
Dieu en se donnant et en distribuant.
N’est-il pas écrit qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ? (Actes
20:35). En cela, elle était déjà récompensée.
Mais notre Dieu est infiniment plus grand que tout ce que nous pouvons
demander, penser ou espérer. Et n’oublions pas que l’immensité de la
grâce de Dieu en faveur de ceux qui l’aiment et le servent n’est pas
limité uniquement à ce que nous pouvons recevoir ici-bas. Car la grâce
de Dieu se manifestera aussi dans l’au-delà, dans la gloire à venir,
lorsque nous serons semblables à lui (1 Jean 3:2). Aussi, ayons une vision
beaucoup plus grande et plus lointaine, concernant l’espérance
chrétienne ; la vision de la gloire à venir qui sera révélée pour nous.
Selon qu’il est écrit dans Romains 8:18 : J’estime que les souffrances du
temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera
révélée pour nous. Quelle récompense et quelle bénédiction !
C’est d’ailleurs ce qui nous maintient, nous motive et nous aide à
persévérer, même au-travers des afflictions.
Ce qui a aidé le Seigneur Jésus à souffrir la croix et à mépriser
l’ignominie, c’était nous dit la Bible : parce qu’il avait en vue la joie qui
lui était réservée dans les cieux ; couronné de gloire et d’honneur et
parce qu’il rachèterait par son sang des hommes de toute tribu, de toute
langue de tout peuple et de toute nation (Hébreux 12:2 – Apocalypse
5:9).
65
Mais sachons cependant que même si nous sommes pèlerins et
voyageurs sur cette terre, durant notre traversée terrestre, le Seigneur
ne nous oublie pas, il pourvoit à nos besoins terrestres selon sa richesse
et même au delà, afin que nous ayons en abondance pour toute bonne
œuvre. Selon qu’il est écrit dans le Psaume 112:9 : l’Eternel fait des
largesses, il donne aux indigents et sa justice subsiste à jamais.
Mais ce qui est surtout extraordinaire, c’est que le Seigneur remplit
notre cœur de contentement, quelque soient les circonstances.
Ce que cette femme n’espérait plus, par la grâce de Dieu, une année
plus tard, elle embrassait un fils.
Ainsi, ne nous préoccupons pas de ce que nous n’avons pas, mais
préoccupons-nous plutôt à plaire au Seigneur.
Jésus a dit : Cherchez premièrement le royaume de Dieu et la justice de
Dieu et toutes ces choses (qui sont la préoccupation première des gens
du monde) vous seront données par-dessus.
Dans notre récit, il est dit que l’enfant grandit et un jour qu’il était allé
trouver son père vers les moissonneurs, il s’est senti très mal. On l’a
ramené vers sa mère et à midi il est mort dans ses bras. C’était son
cadeau de Dieu, une récompense de prophète. Qu’allait-elle faire ?
Dans l’histoire biblique de Job, par des circonstances encore plus
tragiques, il a perdu tous ses 10 enfants ainsi que tous ses biens ; et
qu’a-t-il a dit : L’Eternel a donné et l’Eternel a ôté ; que le nom de
l’Eternel soit béni (Job 1:21).
La femme Sunamite, sans perdre son calme et sa confiance en Dieu a
pris l’enfant, l’a monté dans la chambre haute et l’a couché sur le lit de
l’homme de Dieu. Elle a fermé la porte sur lui et est sortie. C’était dans
cette chambre haute que le prophète avait reçu la foi pour cette
naissance miraculeuse. Et elle y a ramené l’enfant ; comme pour dire : Il
vient de toi Seigneur, il est à toi. Ensuite, la femme Sunamite a demandé
à son mari un serviteur et une ânesse, afin de se rendre en hâte vers
l’homme de Dieu, sans lui dire la raison. Mais pourquoi ? dit-il ? Et sa
seule réponse fut : Tout va bien.
Certes, elle avait une grande affliction dans son cœur, mais elle n’était
pas dans le désespoir.
Je pense à ses paroles de l’apôtre Paul qui déclare : Nous sommes
pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la

66
détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non
abandonnés ; abattus, mais non perdus (2 Corinthiens 4:8-9).
Oui dit-il encore : dans toutes ces choses, nous sommes plus que
vainqueurs par celui qui nous a aimés (Romains 8:37).
Cette femme avait foi en Dieu malgré sa détresse. A son mari, comme à
Guéhazi le serviteur du prophète qui allait à sa rencontre, elle dira : Tout
va bien !
Si quelqu’un n’a pas la foi, cela ne sert à rien de lui exposer votre
détresse ; il ne pourra pas vous aider, mais il vous écrasera encore plus
par son incrédulité.
La Bible dit : Faites connaître à Dieu vos besoins (Philippiens 4:6).
Ainsi, ce sera uniquement devant Elisée qu’elle répandra son âme, son
affliction, à Elisée qui est une figure du Seigneur Jésus, celui qui apporte
le salut et la grâce. Et c’est là que l’on voit la détermination de la foi de
cette femme. Lorsqu’elle dit à Elisée : L’Eternel est vivant et ton âme est
vivante, je ne te quitterai point. En d’autres termes : Viens faire quelque
chose pour mon fils ! Viens à mon secours ! C’est par ta foi que j’ai
expérimenté une naissance miraculeuse, alors, pourquoi pas une
résurrection ?
Cette même détermination, nous l’avions vu aussi en Elisée qui ne
voulait pas quitter Elie jusqu’au moment de son enlèvement, car il
voulait la double portion de l’Esprit d’Elie.
Jacob avait aussi cette détermination alors qu’il combattait avec l’ange
qui lui disait : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève ! Et Jacob de lui
répondre : Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni (Genèse
32:26).
La foi est une ferme assurance, elle est déterminée, inébranlable en
Dieu et en sa parole, et elle va jusqu’au bout. C’est la foi en Dieu qui a
permis à cette Sunamite d’être stable dans ses réactions, ses
sentiments, ses émotions, même en face de la mort de son fils, et de
pouvoir dire : Tout va bien !
Dans le Nouveau Testament, au ch. 11 de l’épître aux Hébreux, v. 35, il
est dit que c’est par la foi que des femmes recouvrèrent leurs morts par
la résurrection.
Il est sûrement fait allusion entre autres, à cette femme Sunamite. Une
femme confiante en Dieu et qui avait appris à surmonter les situations.

67
Une femme qui aimait partager et donner à d’autres ce qu’elle avait
reçue.
Il est vrai qu’il a fallu un autre degré de foi pour Elisée face à ce corps
mort, pour que par la grâce de Dieu, l’enfant soit rendu vivant à sa mère.
Il lui a fallu rester seul dans la présence de Dieu, afin de discerner sa
volonté, puis il est entré en action, dans le combat de la foi, jusqu’à ce
que l’enfant ouvre les yeux.
C’est ainsi que la Sunamite a expérimenté une deuxième bénédiction de
prophète, la résurrection de son fils.

Dans ce récit, nous pouvons retirer deux leçons :

1- Premièrement que c’est la confiance, la foi en Dieu qui nous aide à


surmonter toutes les situations, bonnes ou mauvaises, et cela dans la
paix du Seigneur.
J’ai appris à être content de l’état où je me trouve dit l’apôtre Paul, et
cela par Christ qui me fortifie.
C’est pourquoi, entrons par la foi dans la pleine satisfaction en Christ, en
pouvant dire nous aussi : Tout va bien !

2- Deuxièmement, la Bible nous enseigne que nous sommes tous


appelés à bénir et à partager les bénédictions divines, en fonction de la
mesure de foi et des dons que nous avons reçus.
En commençant à bénir ceux que nous côtoyons, et en leur apportant la
bonne odeur du fruit de l’Esprit : l’amour, la paix, la joie, la bonté, la
douceur, la patience, la fidélité, la bienveillance, la tempérance.
Ainsi que tout ce que le Seigneur nous communiquera.
Désirons le bien d’autrui. Oui, apprenons à bénir et à être contents.

« Bénissez, au contraire, car c’est à cela que vous avez


été appelés, afin d’hériter la bénédiction »
(1 Pierre 3:9)

68
Chapitre IX

En période de famine, savoir discerner et savoir donner

Lecture : 2 Rois 4:38-44


“Elisée revint à Guilgal, et il y avait une famine dans le pays. Comme les
fils des prophètes étaient assis devant lui, il dit à son serviteur: Mets le
grand pot, et fais cuire un potage pour les fils des prophètes. L’un d’eux
sortit dans les champs pour cueillir des herbes; il trouva de la vigne
sauvage et il y cueillit des coloquintes sauvages, plein son vêtement.
Quand il rentra, il les coupa en morceaux dans le pot où était le potage,
car on ne les connaissait pas. On servit à manger à ces hommes; mais
dès qu’ils eurent mangé du potage, ils s’écrièrent: La mort est dans le
pot, homme de Dieu! Et ils ne purent manger. Elisée dit: Prenez de la
farine. Il en jeta dans le pot, et dit: Sers à ces gens, et qu’ils mangent. Et
il n’y avait plus rien de mauvais dans le pot. Un homme arriva de Baal-
Schalischa. Il apporta du pain des prémices à l’homme de Dieu, vingt
pains d’orge, et des épis nouveaux dans son sac. Elisée dit: Donne à ces
gens, et qu’ils mangent. Son serviteur répondit: Comment pourrais-je en
donner à cent personnes? Mais Elisée dit: Donne à ces gens, et qu’ils
mangent; car ainsi parle l’Eternel: On mangera, et on en aura de reste. Il
mit alors les pains devant eux; et ils mangèrent et en eurent de reste,
selon la parole de l’Eternel.”
Il y avait une famine dans le pays. La famine est un fléau que la Bible
mentionne comme pouvant être aussi un jugement, une conséquence
de la désobéissance du peuple de Dieu. Sous le roi Achab, Elie avait
annoncé un temps de sécheresse comme étant un jugement divin sur la
nation pécheresse d’Israël. C’est ainsi que cette famine était un signe de
la décadence spirituelle d’Israël. Oui, Dieu parle de diverses manières
pour attirer les hommes à lui.
Dans sa parole, Dieu l’avait annoncé dans le livre du Deutéronome 28:15
et suivant, en disant : Si tu n’obéis point à la voix de l’Eternel ton Dieu, si
tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements
et toutes ses lois que je te prescris aujourd’hui, voici toutes les
malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage. Et parmi ces

69
malédictions il y a la famine, car il est dit : Le ciel sur ta tête sera d’airain
et la terre sous toi sera de fer… l’Eternel enverra pour pluie à ton pays de
la poussière et de la poudre ; il en descendra du ciel sur toi jusqu’à ce que
tu sois détruit (V. 24). Tu serviras au milieu de la faim, de la soif, de la
nudité et de la disette de toutes choses (v. 48).
Ne pensons pas que ces paroles n’étaient valables que pour Israël
autrefois, non ! Dieu parle aujourd’hui encore et de diverses manières.
Même si le ciel n’est pas d’airain au-dessus de nos têtes et que nous
avons suffisamment de pluie, en ce qui concerne la Suisse. Que penser
par exemple de l’atmosphère qui se pollue de plus en plus ? Avec en
plus des retombées de particules de la radio activité. N’est-ce pas une
calamité ? Mais je crois que cela va de paire avec la pollution morale de
notre société.
De même, s’il semble que dans nos pays dit développés, les gens
essayent d’amasser de plus en plus, nous devons réaliser qu’en fait,
beaucoup amassent dans des sacs percés. La crise économique l’a bien
révélé. Et nos pays dits prospères sont tous endettés ; des dettes
nationales qui se chiffrent par milliard de francs suisses.
C’est ce que le Seigneur nous dit par le prophète Aggée au ch. 1:5-6 :
Ainsi parle maintenant l’Eternel des armées : Considérez attentivement
vos voies ! Vous semez beaucoup et vous recueillez peu. Vous mangez et
vous n’êtes pas rassasiés. Vous buvez et vous n’êtes pas désaltérés. Vous
êtes vêtus et vous n’avez pas chaud ; le salaire de celui qui est à gages
tombe dans un sac percé.
Et c’est ainsi que nous voyons autour de nous un grand
mécontentement, on réclame de l’argent et l’on est aussi sollicité de
tous côtés, car il y a un manque, il y a pénurie.
Mais pour ceux qui craignent Dieu, il doit en être différemment, car plus
les difficultés grandissent, plus nous pouvons expérimenter la gloire et la
puissance de Dieu.
Le Psaume 127:2 nous dit : En vain vous levez-vous matin, vous couchez-
vous tard, et mangez-vous le pain de douleur ; il en donne autant à ses
bien-aimés pendant leur sommeil.
Et il nous est dit au Psaume 34:10 : Craignez l’Eternel, vous ses saints !
Car rien ne manque à ceux qui le craignent.
Du temps d’Elisée, il y eut une famine dans le pays. En période de
pénurie, de famine et de misère, l’homme est des fois conduit à des
70
actes qu’il ne ferait pas en temps ordinaire. Il est soumis à toutes sortes
de tentations.
Lorsqu’Elisée a demandé à son serviteur de mettre la grande marmite
sur le feu, afin de préparer un potage pour tous les fils des prophètes qui
étaient assis devant lui, (au nombre d’environ une centaine), ils étaient
tous dans l’attente de recevoir de la nourriture.
(Nous avions dit qu’Elisée est un type de Christ, celui qui nourrit).
Et notre récit nous dit que l’un des fils des prophètes s’est dit : Il faut
que je fasse quelque chose, car il n’y a pas assez pour tout le monde,
aussi j’irai voir ailleurs ce que je pourrai ramasser pour nourrir toute
l’équipe. C’est ainsi qu’il est sorti dans les champs et il s’est mis à cueillir
des herbes et des plantes sauvages qu’il a ensuite coupé en morceau et
mis dans la marmite où était le potage, afin d’en augmenter la quantité.
En période de famine, les gens ne font plus tellement attention, et ils
vont manger n’importe quoi, même des aliments avariés, qu’en temps
ordinaire ils ne donneraient même pas à leur chien ! En période de
famine, les poubelles sont fouillées, vidées, et les gens se nourrissent de
déchets de détritus, d’ordures malsaines qui apportent toutes sortes de
maladies et finalement la mort.
S’il existe une famine alimentaire, un manque de nourriture pour le
corps, s’il existe des situations économiques catastrophiques qui
poussent les gens à la corruption, à la tromperie, au vol, à la violence et
même au meurtre, sachez qu’il existe aussi des situations de famine
spirituelle. Parce que l’homme s’est détourné de Dieu, il ne veut plus se
tenir dans sa présence pour écouter sa parole. Aussi, pour nourrir son
âme, il se met à courir partout dans les champs sans discernement, en
ramassant et en cueillant tout ce qu’il trouve sur son chemin, des herbes
sauvages et des plantes vénéneuses qui apporteront toutes sortes de
maladies et finalement la mort. Et dans ce domaine, Satan l’ennemi de
nos âmes est très rusé pour faire miroiter devant nos yeux tout ce que
Dieu nous interdit de toucher. Quand Dieu avait dit à nos premiers
parents : Tu ne mangeras pas du fruit de l’arbre de la connaissance du
bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras (Genèse 2:17).
Satan est vite venu et a dit : Mais non, tu ne mourras pas, au contraire,
vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux.
En d’autres termes, vous aurez beaucoup plus dans la marmite ! La
prolifération de fausses doctrines démoniaques, et d’enseignements
71
pernicieux après lesquels les gens courent pour satisfaire leur besoin
spirituel est la preuve que nous vivons un temps de famine spirituelle.
Les gens prennent n’importe quoi pour essayer de satisfaire leur besoin
spirituel. Aussi, faisons attention que dans notre marmite nous ne
mettions pas des plantes empoisonnées qui risqueraient de souiller tout
le potage.
La Bible nous met en garde en disant : Attention ! Que personne ne vous
trompe par des discours séduisants ; que personne ne fasse de vous sa
proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la
tradition des hommes, sur les rudiments du monde et non sur Christ
(Colossiens 2:4, 8).
Attention ! Qu’aucun homme sous une apparence d’humilité et par un
culte des anges ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il
s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses
pensées charnelles, sans s’attacher à Christ (Colossiens 2:18).
Tout cela peut faire allusion à toutes sortes de mauvaises herbes qui
pourraient être ajoutées à la saine parole de Christ.
L’apôtre Paul en écrivant à l’Eglise de Corinthe, les a mis aussi en garde,
en disant dans sa 2ème épître aux Corinthiens ch. 11. V. 4 : Car si
quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons
prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu,
ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le
supportez fort bien.
Et plus loin il écrit : Attention ! Car ces hommes-là sont de faux apôtres,
des ouvriers trompeurs déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas
étonnant puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière (v. 13-
14).
Frères et sœurs, nous n’avons absolument rien à ajouter à la révélation
de la Parole de Dieu, aux 66 livres que forme la Bible. Elle est
entièrement inspirée de Dieu et elle est pleinement suffisante pour
notre salut, notre croissance, et pleinement suffisante pour notre
nourriture spirituelle journalière. Si nous n’avons rien à ajouter à la
Parole de Dieu, nous n’avons pas non plus à retrancher, ou à diluer la
Parole de Dieu.
Dieu avait déjà fait connaître cela à son peuple sous l’Ancienne Alliance,
quand il déclare : Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris et vous

72
n’en retrancherez rien ; mais vous observerez les commandements de
l’Eternel votre Dieu tels que je vous les prescris (Deutéronome 4:2).
L’apôtre Jean mentionnera même ceci dans le livre de l’Apocalypse
22:19 : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux
décrits dans ce livre et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles
du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie.
Oui, n’ajoutons rien au potage de la Parole de Dieu et ne retranchons
rien. Restons attachés à la saine parole de Dieu.
Et lorsque nous goûtons au potage, soit par un enseignement, un
message, oral ou écrit, que le Seigneur puisse nous aider à discerner ce
qui est bon de ce qui est mauvais, afin de ne pas tout avaler, mais de
faire comme les Juifs de Bérée qui examinaient chaque jour les Ecritures,
pour voir si ce qu’on leur disait était exact (Actes 17:11 –
1 Thessaloniciens 5:20-22 ).
Pour revenir à notre récit, il est dit qu’en goûtant au potage, tous ces
hommes se sont écriés : La mort est dans le pot. Stop ! N’avalez pas !
Eh bien, merci pour le discernement ! Car ils seraient certainement tous
tombés malades, si pas morts ! C’est alors qu’Elisée a demandé que l’on
jette de la farine dans la marmite, un antidote contre le poison. Le
miracle a eu lieu. Et c’est ainsi qu’il n’y eut plus rien de mauvais dans la
marmite, le potage était devenu excellent. C’était une action de la grâce
divine.
Qui peut nous laver, nous purifier, nous libérer de toutes ces mauvaises
influences, de ces mauvaises herbes dans le potage ? Si ce n’est Jésus-
Christ, par sa parole précieuse et son œuvre expiatoire à la croix du
Calvaire. Oui, le sang de Jésus nous lave et nous purifie de tout péché et
de tout poison qui aurait pénétré nos cœurs et nos pensées
C’est pourquoi, restons attachés au Seigneur et à sa Parole, afin que
nous ne soyons plus comme des enfants flottants et emportés à tout vent
de doctrine par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens
de séduction ; mais que nous puissions croître à l’état d’homme fait, à la
mesure de la stature parfaite de Christ (Ephésiens 4:13-15).
Ainsi, en temps de famine, demandons au Seigneur qu’il nous aide à
discerner, afin de ne pas manger n’importe quoi.
Un deuxième point que j’aimerais souligner dans ce récit, c’est qu’en
période de famine, nous devons aussi apprendre à partager et à donner.

73
Nous avions lu que durant cette période, un homme était venu apporter
les prémices des premiers fruits de la terre (v. 42).
Sous l’Ancienne Alliance, il y avait des ordonnances très précises
concernant ce qui appartenait de droit à l’Eternel.
Il y avait 3 choses :
1- Les premiers nés. Il est dit dans Exode 13:2 : Consacre-moi tout
premier né, tout premier né parmi les enfants d’Israël ; tant des hommes
que des animaux, ils m’appartiennent.
2- Il lui était aussi demandé de donner à l’Eternel les premiers fruits de
la terre (les prémices).
Selon Exode 23:19 : Tu apporteras à la maison de l’Eternel ton Dieu les
prémices des premiers fruits de la terre.
3- Ils devaient également offrir à l’Eternel la dîme, c’est-à-dire la dixième
partie de leur revenu, ou du butin acquis.
Ces offrandes faites à l’Eternel exprimaient leur reconnaissance et leur
confiance en Dieu. D’ailleurs, de nombreuses promesses de bénédiction
étaient liées à ces offrandes faites à l’Eternel. Nous trouvons de
nombreux passage dans l’Ancien Testament qui nous parlent de
l’importance d’offrir à Dieu.
Proverbes 3:9-10 : Honore l’Eternel avec tes biens et avec les prémices
de tout ton revenu : alors tes greniers seront remplis d’abondance, et tes
cuves regorgeront de moût.
Malachie 3:10 : Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin
qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à
l’épreuve dit l’Eternel des armées et vous verrez si je n’ouvre pas pour
vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en
abondance.
Le principe spirituel de multiplication et de bénédiction en se donnant
au Seigneur et en donnant est toujours valable aujourd’hui.
Comme le Seigneur Jésus le mentionne dans Luc 6:38 : Donnez et il vous
sera donné, on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée,
secouée et qui déborde, car on vous mesurera avec la mesure dont vous
vous serez servi.
Et Jésus dira encore : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui
lui appartient (Luc 20:25).
Cet homme de notre histoire, en donnant à Elisée du pain des prémices,
a pu participer à un miracle de multiplication.
74
Car une centaine d’hommes ont été nourris et lui-même aussi n’a rien
manqué.
C’est exactement ce qui se passe lorsque l’on apprend à mettre Dieu en
premier dans notre vie, et à lui donner ce qui lui revient de droit.
Dans le Nouveau Testament, un petit garçon avait aussi expérimenté ce
miracle de multiplication, lorsqu’il remit au Seigneur 5 pains et 2
poissons, son pique-nique.
Cinq mille hommes ont été nourris, sans compter les femmes et les
enfants, et il est encore resté 12 paniers pleins de nourriture (Jean 6:9-
13).
Si aujourd’hui le chrétien n’est plus sous la loi rigide de l’obligation, il est
par contre sous la grâce, la loi de l’amour qui donne et qui se sacrifie.
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné (Jean 3:16 – 1 Jean 3:16).
Et selon l’Evangile, je dirais que ce n’est pas seulement une partie de nos
biens et revenus qui appartiennent à l’Eternel, mais la totalité. Car nous
ne sommes que les gérants de ce que Dieu nous confie. Et que donner la
dîme qui est d’ailleurs un principe biblique qui se pratiquait déjà avant la
loi de Moïse, puisque Abraham l’avait offert à Melchisédek (Genèse 24),
la dîme devrait être un minimum de nos offrandes faites au Seigneur. En
fait, la dîme devrait être le premier pas dans notre marche et notre foi
chrétienne. Et c’est alors que nous pourrons expérimenter la puissance
divine de multiplication, lorsque nous faisons confiance à Dieu et que
nous lui sommes fidèles. Sa parole s’accomplit toujours, comme nous le
lisons dans Proverbes 11:24-25 : Tel qui donne libéralement devient plus
riche et tel qui épargne à l’excès ne fait que s’appauvrir. L’âme
bienfaisante sera rassasiée et celui qui arrose sera lui-même arrosé.
Oui, apprenons à donner à Dieu de tout notre cœur, nous-mêmes, nos
vies tout entières, selon qu’il est écrit : Romains 12:1 : Par les
compassions de Dieu, je vous exhorte à offrir vos corps comme un
sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte
raisonnable. Nous devons offrir à Dieu de tout notre cœur, notre
adoration, nos louanges, nos chants, nos prières, nos dons. Pas du bout
des lèvres, à contre cœur, mais de tout notre cœur, comme il est dit :
Célébrant et chantant de tout votre cœur les louanges du Seigneur
(Ephésiens 5:19).
Oui, Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Corinthiens 9:7). Et il est
même écrit que nous devons offrir sans cesse à Dieu un sacrifice de
75
louange ; et pas seulement en pensée, intérieurement, mais des lèvres,
afin de confesser son nom (Hébreux 13:15).
Et savez-vous qu’en donnant à Dieu, nous recevons en retour de Dieu,
de la même façon et à la même mesure. C’est Jésus qui l’a dit : on vous
mesurera avec la mesure dont vous vous serez servi (Matthieu 7:2).
Alors, n’ayons pas peur de servir l’Eternel de tout notre cœur et de toute
notre force. C’est d’ailleurs de cette manière que les gens du monde
servent leurs idoles, le sport, la musique, la danse, etc.
C’est pourquoi, sachons montrer à Dieu notre reconnaissance.
Paul dira : Nous sommes fous à cause de Christ (1 Corinthiens 4:10).
Puissions-nous l’être pour le Seigneur Jésus.

Pour terminer, retenons deux leçons

1- En période de famine spirituelle qui est la situation actuelle en Suisse,


en Europe, ne courons pas dans les champs chercher n’importe quoi.
Mais sachons discerner et surtout apprenons à nous tenir aux pieds de
notre Maître, le Seigneur Jésus, comme Marie.
Sa parole est toute suffisante pour nourrir notre âme et pour notre
croissance spirituelle.
2- Même en période de famine, de pénurie, de crise économique,
n’ayons pas peur de partager, de donner, de nous donner entièrement
au Seigneur.
Car n’oublions pas que c’est grâce à l’offrande de cet homme que la
multiplication a pu avoir lieu et que d’autres ont été nourris.
Dieu veut que nous soyons en bénédiction pour beaucoup. Aussi,
apprenons à donner ; premièrement à nous donner entièrement à Dieu,
puis aux autres.

« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur,


sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui
donne avec joie »
(2 Corinthiens 9:7)

76
Chapitre X
Guérison de Naaman le Syrien

Lecture : 2 Rois 5:1-19


« Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son
maître et d’une grande considération; car c’était par lui que l’Eternel
avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. Or
les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une
petite fille du pays d’Israël, qui était au service de la femme de Naaman.
Et elle dit à sa maîtresse: Oh! si mon seigneur était auprès du prophète
qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre! Naaman alla dire à
son maître: La jeune fille du pays d’Israël a parlé de telle et telle manière.
Et le roi de Syrie dit: Va, rends-toi à Samarie, et j’enverrai une lettre au
roi d’Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d’argent, six mille sicles
d’or, et dix vêtements de rechange. Il porta au roi d’Israël la lettre, où il
était dit: Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que
je t’envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre.
Après avoir lu la lettre, le roi d’Israël déchira ses vêtements, et dit: Suis-je
un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu’il s’adresse à moi afin
que je guérisse un homme de sa lèpre? Sachez donc et comprenez qu’il
cherche une occasion de dispute avec moi. Lorsqu’Elisée, homme de
Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire
au roi: Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Laisse-le venir à moi, et il
saura qu’il y a un prophète en Israël. Naaman vint avec ses chevaux et
son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Elisée. Elisée lui fit dire
par un messager: Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair
redeviendra saine, et tu seras pur. Naaman fut irrité, et il s’en alla, en
disant: Voici, je me disais: Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il
invoquera le nom de l’Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et
guérira le lépreux. Les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent-
ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël? Ne pourrais-je pas m’y laver et
devenir pur? Et il s’en retournait et partait avec fureur. Mais ses
serviteurs s’approchèrent pour lui parler, et ils dirent: Mon père, si le
prophète t’eût demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas
fait? Combien plus dois-tu faire ce qu’il t’a dit: Lave-toi, et tu seras pur! Il
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descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole
de l’homme de Dieu; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune
enfant, et il fut pur. Naaman retourna vers l’homme de Dieu, avec toute
sa suite. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit: Voici, je
reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël.
Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur.
Elisée répondit: L’Eternel, dont je suis le serviteur, est vivant! je
n’accepterai pas. Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Alors
Naaman dit: Puisque tu refuses, permets que l’on donne de la terre à ton
serviteur, une charge de deux mulets; car ton serviteur ne veut plus offrir
à d’autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n’en offrira qu’à l’Eternel.
Voici toutefois ce que je prie l’Eternel de pardonner à ton serviteur.
Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner
et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de
Rimmon: veuille l’Eternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me
prosternerai dans la maison de Rimmon! Elisée lui dit: Va en paix. »
1- Les récits que nous avons déjà pu voir concernant le ministère
du prophète Elisée, parlaient de la grâce de Dieu manifestée
particulièrement pour Israël. Mais ici, nous voyons comme une
préfiguration de la grâce divine qui va s’étendre sur toutes les nations.
Selon qu’il est écrit que la grâce de Dieu source de salut pour tous les
hommes sans exception a été manifestée (Tite 3:11).
Pour les hommes de toutes nations, de toutes langues et de toutes
couleurs. Car Dieu a tant aimé le monde… Et cela n’est pas limité à une
seule nation.
Dans ce récit, il nous est parlé de Naaman qui était chef de l’armée
syrienne. Durant cette période, la Syrie était souvent entrée en conflit
avec Israël. Et c’était d’ailleurs lors d’une rafle en Israël qu’ils avaient
emmené captive, une petite fille juive. Les Syriens étaient vraiment des
ennemis d’Israël. Aussi, Dieu pouvait-il s’intéresser et s’occuper de cette
nation païenne ? Eh bien oui, car il est écrit que c’était par Naaman que
l’Eternel avait délivré les Syriens.
Sachons que Dieu a un contrôle sur toutes les nations. Et dans ce récit,
nous voyons que la grâce de Dieu ne fait acception de personne. La
grâce est offerte à tout pécheur sans exception. D’ailleurs Jésus était
souvent critiqué parce qu’on le voyait manger avec des publicains et des
gens de mauvaises vie ! Sur quoi, Jésus avait répliqué en disant : Ce ne
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sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les
malades (Luc 5:31).
Et le Seigneur continue en disant : Je ne suis pas venu appeler à la
repentance des justes, mais des pécheurs (Luc 5:32).
Oui, Jésus-Christ est venu pour sauver les pécheurs, les malades et les
injustes. Le point important est de reconnaître son besoin et de venir au
Seigneur. Beaucoup disent : Cela ne me concerne pas, c’est bon pour les
autres ! Mais la Bible dit : Tous ont péché et son privés de la gloire de
Dieu (Romains 3:23).
Tous, cela veut dire chaque être humain de la planète et nous inclus,
avons besoin d’être sauvés par Jésus maintenant.
2-Et si la Bible est le livre de Dieu qui s’adresse à tous, il est donc
un livre personnel et actuel, car l’homme n’a pas changé et les besoins
de son cœur, ses besoins spirituels sont les mêmes aujourd’hui.
C’est ainsi que dans le récit de cet homme Naaman, chacun peut y
placer son propre nom. Et à la place de la lèpre dont Naaman était
atteint, vous pouvez y mettre votre maladie, votre infirmité, votre
souffrance, votre dépendance, vos péchés. Et à la place du Jourdain ou
Naaman a été entièrement purifié, nous pouvons y mettre la croix du
Calvaire, là où le sang de Jésus-Christ a été versé pour nous laver, nous
purifier, nous sauver et nous délivrer.
Oui, le sang de Jésus nous dit la Bible, nous purifie de tout péché (1 Jean
1:7). Car c’est à la croix que découlent toutes les bénédictions divines.
3- Pour revenir à Naaman le lépreux, voyons ensemble les
différentes étapes qui l’ont conduit à recevoir la guérison.
D’abord, qui était-il ?
a- C’était un grand homme.
Socialement il était très important et on lui faisait tous les éloges, car il
était chef, général de l’armée du roi de Syrie. C’était une autorité et il
était craint.
Professionnellement, c’était un homme qui avait réussi dans les guerres,
et il devait être couvert de médailles.
Personnellement il est dit que c’était un homme fort, vaillant et
courageux.
Spirituellement, c’était un païen, un idolâtre.

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Mais malgré tous ces éloges nous dit la Bible, et lorsque l’on prononce
un « mais », c’est qu’il y a quelque chose qui va assombrir cette
célébrité : cet homme était lépreux… et là, ça change tout.
En fait, sous sa somptueuse tenue de général, en chef de l’armée, il
cachait sa misère, sa souffrance. C’était « la lèpre ». Une maladie
répugnante et incurable !
Combien nombreux sont ceux qui aujourd’hui cachent leur misère sous
une apparence trompeuse. Ils camouflent leur misère derrière une gloire
humaine, une haute position sociale, des grandes richesses.
Pour d’autres, ils se cachent derrière une apparence de liberté,
d’indépendance, disant : Moi, je suis libre de faire tout ce que je veux et
en fait derrière le rideau, ils sont de pauvres esclaves du péché, des
passions et des démons qui les habitent (1 Samuel 16:7). Pour d’autres
encore, ce sera une apparence religieuse avec la Bible sous le bras et des
traditions. Et à ceux-là, Jésus a dit : Vous êtes des sépulcres blanchis qui
paraissez beaux au dehors et qui au-dedans êtes pleins d’ossements de
morts et de toute espèce d’impuretés. Au dehors vous paraissez justes
aux hommes (Ce sont de bons chrétiens) mais au-dedans dit Jésus aux
pharisiens, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité (Matthieu 23:27-
28).
Après leur désobéissance au jardin d’Eden, Adam et Eve ont aussi voulu
cacher leur honte, et cela derrière des feuilles de figuiers (Genèse 3:7-8)
Mais tout cela n’est que de la tromperie. Aux yeux de Dieu, la Bible
déclare que nulle créature n’est cachée, mais que tout est à nu et à
découvert devant celui à qui nous devrons rendre compte (Hébreux
4:13).
Il est vrai aussi qu’il y en a pour qui le péché est manifeste, mais pour
d’autres, il est camouflé. Lorsque Jésus était ici-bas et que de grandes
foules l’entouraient, il est dit qu’il ne se fiait à aucun d’eux, car il
connaissait le cœur de tous ! (Jean 2:24-25).
Oui, le Seigneur ne regarde pas aux apparences, mais au cœur. Alors,
que voit-il derrière les apparences, sous les camouflages ? Pour Naaman,
c’était la lèpre.
4- Il y a une grande similitude entre la lèpre et le péché. La lèpre
est une maladie infectieuse, chronique, qui s’étend et évolue. Elle
attaque les extrémités des membres, les ronges et les détruits.
Autrefois, c’était une maladie inguérissable. Il n’y avait aucun espoir de
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guérison, et les lépreux étaient souvent rejetés de la société. Ils devaient
quitter leurs familles, leur milieu, et vivre isolés loin de tout, car ils
étaient considérés comme des impurs.
Ainsi celui qui pensait être atteint de la lèpre, devait sans doute le
cacher le plus longtemps possible, pour que personne ne le sache, et
afin de ne pas être méprisé et rejeté. Quelle misère ! Quelle souffrance !
Concernant le péché, on n’aime pas en parler, on a même tendance à
éviter ce mot et de dire qu’il n’existe pas. Et pourtant le péché a des
conséquences terribles, car il créé un mur de séparation entre Dieu et
les hommes. Il sépare les hommes et les divise entre eux. Le péché
détruit les foyers, produit la haine, la jalousie, la rancune, le mensonge,
le vol, le meurtre et toutes les guerres. Le péché détruit tout ce que Dieu
avait créé pourtant parfait, bon et pur. Le péché ouvre la porte à Satan,
aux démons et à l’enfer. Oui, la Bible déclare que le salaire du péché,
c’est la mort (Romains 6:23).
Le péché peut paraître bénin et même plaisant au premier abord, on
peut même l’entourer d’un somptueux habit et lui donner une belle
apparence religieuse, mais le péché conduira toujours à la mort.
Le péché, c’est la désobéissance à la Parole de Dieu (1 Jean 3:4).
C’est faire « sa vie » comme bon nous semble, sans s’inquiéter de ce que
Dieu nous demande. Le péché, c’est vraiment rater le but pour lequel
Dieu nous a créés. Et si Christ est venu, ce n’est pas pour nous donner un
autre camouflage, un habit qui cacherait le péché, non ! Christ est venu
pour ôter le péché, détruire les œuvres du diable dans la vie des
hommes et nous donner une vie nouvelle.
Naaman n’avait aucune espérance pour l’avenir. Il n’aimait sans doute
pas y penser.
Réalisons que chacun d’entre-nous, devrons un jour faire face à la mort.
Et après ? Avons-nous l’assurance du salut ?
C’est pourquoi la Bible dit : Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu !
(Amos 4:12).
Pour quand ? Peut-être aujourd’hui ? Pensons-y avant qu’il ne soit trop
tard ! C’est pourquoi, prions et témoignons envers ceux qui ne sont pas
encore en règles avec Dieu et qui n’ont pas encore reçus Jésus-Christ
comme leur Sauveur et Maître.
5- Un jour, Naaman et sa troupe ont fait une invasion, une razzia
en Israël. Ils ont pris de nombreux butins, de la nourriture, du bétail et
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des personnes pour en faire leurs esclaves. Naaman a gardé pour lui une
petite fille juive comme esclave, afin qu’elle soit au service de sa femme.
Pensez un peu ce que devait ressentir cette fillette à l’égard de ses
ennemis qui avaient semé la terreur dans son village, tuant (peut-être sa
famille), détruisant et brulant tout ! Quel cauchemar, quel traumatisme
pour cette fille. Cependant lorsqu’elle a appris en travaillant chez
Naaman qu’il était lépreux, elle ne s’en est pas réjouie en disant : C’est
le jugement de Dieu pour tout le mal qu’il a fait ! Non ! Mais elle a été
remplie de compassion pour cet homme, son ennemi.
Jésus n’a-t-il pas dit : Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton
prochain et tu haïras ton ennemi (la loi du talion : œil pour œil et dent
pour dent). Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui
vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour
ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent (Matthieu 5:43:44).
Cette petite fille a dit à sa maîtresse : Oh ! si mon seigneur était auprès
du prophète qui est à Samarie (c’était Elisée), le prophète le guérirait de
sa lèpre ! Elle avait du respect pour Naaman son ennemi et elle
l’appelle : « mon seigneur ». Elle est pleine de compassion pour lui. Elle
devait sûrement se dire que ce Naaman est un pauvre homme malade
qui cache une grande misère et qui a besoin de connaître le Dieu
véritable. Elle est croyante et malgré toute sa souffrance, elle ne blâme
pas Dieu, mais elle continue à croire en Dieu. Et au lieu de s’enfermer
dans son problème, elle s’inquiète des souffrances d’autrui et même de
celles de son plus grand ennemi. Elle croyait à la puissance de Dieu, à la
miséricorde et à la grâce divine, même pour son ennemi. Elle avait foi en
Dieu, car elle n’a pas dit : Peut être qu’il pourrait être guéri, mais le
prophète le guérirait de sa lèpre. La foi simple d’une enfant peut
déplacer les montagnes. Et sa maîtresse a cru au témoignage de la petite
fille. Mais pour croire à un tel témoignage, cette fillette avait dû donner
des preuves de fidélité et d’honnêteté dans son service, autrement ses
paroles n’auraient pas été prises en considération.
(On aurait pu prendre ses paroles pour une plaisanterie, de la moquerie,
ou même pour un piège !)
Et non seulement sa maîtresse a cru, mais Naaman a cru au témoignage
de la fillette. Et quand il en a parlé au roi de Syrie, afin de lui demander
une permission de se rendre en Israël, le roi a aussi cru au témoignage
de cette fille.
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Sommes-nous crédibles ? Ceux qui nous entourent peuvent-ils avoir
confiance en nous, dans nos paroles, dans nos promesses, dans notre
travail ? Si ce n’est pas le cas, notre témoignage évangélique même
fondé sur la Parole de Dieu n’aura pas beaucoup d’impact.
6- Naaman est parti, mais il va commettre 3 graves erreurs.
a- Il pense acheter sa guérison.
Car il est dit qu’il est parti en prenant avec lui 20 talents d’argent (soit
environ 500 kg d’argent), 6000 sicles d’or (environ 100 kg d’or) et en
plus 10 vêtements de rechange.
Le pardon et le salut de Dieu, la guérison et les bénédictions divines sont
toutes des grâces qui ne s’achètent pas mais qui se reçoivent par le
moyen de la foi. Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-
Christ (Romains 6:23).
Christ a déjà payé le prix par sa mort expiatoire à la croix.
La Bible déclare : Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent
ou de l’or que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que
vous aviez héritée de vos pères. Mais par le sang précieux de Christ,
comme d’un agneau sans défaut et sans tache (1 Pierre 1:18-19).
C’est pourquoi nous dit encore la Bible, C’est par la grâce que vous êtes
sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don
de Dieu. Ce n’est pont par les œuvres, afin que personne ne se glorifie
(Ephésiens 2:8-9).
b- Naaman s’est trompé de lieu pour être guéri.
Car le roi de Syrie a adressé une lettre au roi d’Israël, en disant :
Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je
t’envoie Naaman mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre !
Le roi d’Israël n’avait pas la foi de la petite fille, puisqu’il était idolâtre. Et
dans cette lettre il y a vu une provocation. Certainement que le roi de
Syrie cherche un conflit avec moi. Il devait être assez désemparé,
puisqu’il a déchiré ses vêtements en signe de détresse, de malheur et
d’impuissance face à ce problème. Cela était aussi un signe de deuil,
d’humilité et de brisement. Mais lorsqu’Elisée a appris ce qui s’était
passé, il a fait dire au roi d’Israël : Laisse venir Naaman vers moi et il
saura qu’il y a un prophète en Israël, un prophète du Dieu vivant.
Il y en a qui, devant les besoins, dans les problèmes et la souffrance, ne
savent plus à quel saint se vouer et qui sont même prêts à pactiser avec
le diable pour recevoir un secours et cela par toutes sortes de moyens et
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de pratiques occulte. Il y en a qui déclarent que toutes les religions sont
bonnes, pourvu que l’on soit sincère, car elles mènent toutes à Dieu ! Eh
bien non ! Détrompez-vous, car la Bible est clair à ce sujet. Elle déclare
dans Actes 4:12 : qu’il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le
ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous
devions être sauvés, si ce n’est Jésus. Lui-même a dit : Je suis le chemin,
la vérité et la vie… (Jean 14:6). Je suis la porte… (Jean 10:9). Je suis la
lumière… (Jean 8:12).
c- Il veut être guéri à sa manière
Naaman est venu avec ses chevaux et son char et il s’est arrêté à la porte
de la maison d’Elisée qui lui a envoyé son serviteur pour lui dire : Si tu
veux être guéri, va et lave-toi 7 fois dans le Jourdain et ta chair
redeviendra sainte et tu seras pur.
Naaman a été irrité et s’en est allé en colère, car il voulait une grande
cérémonie digne de son rang avec tout un protocole… Quelle insulte,
quelle humiliation !
Dans la Bible, beaucoup ont posé cette question : Que dois-je faire pour
être sauvé ?
La réponse est simple : Repentez-vous, convertissez-vous, détournez-
vous de vos péchés et acceptez par la foi Jésus-Christ comme votre
Sauveur et Seigneur personnel.
Mais la Bible nous dit que Naaman s’en est allé furieux. C’est alors que
ses serviteurs se sont approchés de lui pour lui parler et le convaincre de
faire cette chose si simple qui lui avait été demandée : Trempe-toi 7 fois
dans le Jourdain.
Dans cette histoire, nous pouvons voir 3 ministères différents qui ont
contribué à la guérison de Naaman.
1- Ceux qui rendent témoignage en invitant les âmes à entendre la
Bonne Nouvelle, ici, c’était une petite fille.
2- Ceux qui délivrent le message, les prédicateurs de la Parole de Dieu,
en l’occurrence, Elisée.
3- Ceux qui interviennent ensuite, afin d’aider les âmes à franchir les
obstacles, l’orgueil, les doutes, la crainte…, les serviteurs de Naaman.
7- La guérison de Naaman.
Il s’est finalement laissé convaincre par ses serviteurs. La Bible nous dit
que Naaman descendit alors et se plongea 7 fois dans le Jourdain selon

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la parole de l’homme de Dieu et sa chair redevint comme la chair d’un
jeune enfant, et il fut pur (v.14).
Il était orgueilleux et Dieu résiste aux orgueilleux.
Jésus a dit : Si vous ne devenez comme des petits enfants, vous
n’entrerez pas dans le royaume des cieux (Matthieu 18:3).
Naaman a dû accepter la Parole de Dieu et les conseils donnés. Il a dû
s’humilier et se dépouiller de ses vêtements devant ses serviteurs, en
enlevant son bel habit de camouflage. Ensuite il a dû obéir à la Parole de
Dieu, en plongeant 7 fois dans le Jourdain.
La Bible dit : Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois
dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est
en croyant du cœur qu’on parvient à la justice et c’est en confessant de
la bouche qu’on parvient au salut (Romains 10:9-10).
8- Guérison totale de Naaman.
Christ est venu pour sauver l’homme tout entier : esprit, âme et corps.
Et Naaman a été sauvé physiquement et spirituellement, car il est
retourné vers Elisée pour le remercier et confesser sa foi en disant :
Voici, je reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre si ce n’est en
Israël. Et maintenant, je ne veux plus offrir à d’autres dieux ni holocauste
ni sacrifice si ce n’est qu’à l’Eternel.
9- C’est ce que Dieu veut faire aujourd’hui encore dans la vie de
chaque être humain. Mais pour cela, il faut :
1- Reconnaître son besoin, l’homme doit reconnaître qu’il est aussi
atteint par un mal incurable qui le ronge et le détruit, c’est le péché.
Et l’homme doit savoir qu’il ne peut pas changer son état par ses
propres efforts.
2- Il doit s’humilier et venir se plonger dans le Jourdain qui représente la
mort à soi-même, à son orgueil, au péché, pour rencontrer Jésus-Christ
qui est mort sur la croix pour le sauver et le guérir. Si la prédication de la
croix est une folie pour ceux qui périssent, pour nous qui sommes sauvés,
elle est une puissance de Dieu (1 Corinthiens 1:18).
Oui, comme Naaman, Dieu veut encore aujourd’hui purifier et donner
une vie nouvelle et un cœur nouveau à tous ceux qui viendront à Lui. Et
ils pourront naître de nouveau par la foi en Jésus-Christ, recevoir le
pardon de leurs péchés et être guéris de leurs maladies. Sachant qu’il est
écrit que c’est par les meurtrissures de Jésus que nous avons été guéris.

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Chapitre XI
Ne pas ouvrir la porte au mal

2 Rois 5:15-27 : « Naaman retourna vers l’homme de Dieu, avec toute sa


suite. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit: Voici, je
reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël.
Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur.
Elisée répondit: L’Eternel, dont je suis le serviteur, est vivant! je
n’accepterai pas. Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Alors
Naaman dit: Puisque tu refuses, permets que l’on donne de la terre à ton
serviteur, une charge de deux mulets; car ton serviteur ne veut plus offrir
à d’autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n’en offrira qu’à l’Eternel.
Voici toutefois ce que je prie l’Eternel de pardonner à ton serviteur.
Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner
et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de
Rimmon: veuille l’Eternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me
prosternerai dans la maison de Rimmon! Elisée lui dit: Va en paix.
Lorsque Naaman eut quitté Elisée et qu’il fut à une certaine distance,
Guéhazi, serviteur d’Elisée, homme de Dieu, se dit en lui-même: Voici,
mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n’acceptant pas de sa main
ce qu’il avait apporté; l’Eternel est vivant! je vais courir après lui, et j’en
obtiendrai quelque chose. Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le
voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre,
et dit: Tout va-t-il bien? Il répondit: Tout va bien. Mon maître m’envoie te
dire: Voici, il vient d’arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne
d’Ephraïm, d’entre les fils des prophètes; donne pour eux, je te prie, un
talent d’argent et deux vêtements de rechange. Naaman dit: Consens à
prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d’argent dans
deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant
Guéhazi par deux de ses serviteurs. Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de
leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui
partirent. Puis il alla se présenter à son maître. Elisée lui dit: D’où viens-
tu, Guéhazi? Il répondit: Ton serviteur n’est allé ni d’un côté ni d’un
autre. Mais Elisée lui dit: Mon esprit n’était pas absent, lorsque cet
homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de
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prendre de l’argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des
vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes? La lèpre de
Naaman s’attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi
sortit de la présence d’Elisée avec une lèpre comme la neige. »
La dernière fois, nous avions vu la magnifique histoire de Naaman, le
général syrien lépreux, et comment il a été guéri grâce au témoignage
de la petite fille esclave, qui était certaine que si Naaman allait voir le
prophète de l’Eternel, Elisée, à Samarie, il serait guéri.
Finalement, après avoir accepté de se plonger 7 fois dans le Jourdain,
Naaman a été complètement purifié de sa lèpre. Il est revenu vers le
prophète Elisée plein de reconnaissance, et pour témoigner maintenant
de sa foi dans le Dieu d’Israël il a déclaré qu’il n’allait désormais plus
offrir d’holocauste ni de sacrifice à d’autres dieux qu’à l’Eternel.
Et en signe de gratitude pour sa guérison, il a voulu offrir à Elisée un
présent. Il était d’ailleurs venu avec beaucoup de biens ; mais Elisée a
refusé catégoriquement.
Les bénédictions de Dieu, comme le salut ou la guérison, ne s’obtiennent
pas avec de l’argent ou par de bonnes œuvres, car ce sont toutes des
grâces de Dieu que nous recevons simplement par le moyen de la foi.
Ici vient maintenant l’histoire malheureuse de la convoitise de Guéhazi
le serviteur d’Elisée. Car il est dit que Guéhazi, en voyant que son maître
avait refusé tous ces présents, s’est dit en lui-même : Moi, je
m’arrangerai bien pour obtenir quelque chose. C’était la tentation qui
frappait à son cœur par la convoitise des yeux sur tous les cadeaux qu’il
avait vu, de l’or, de l’argent et des habits somptueux. Et
malheureusement, Guéhazi a ouvert la porte à la tentation.
Dieu avait dit autrefois à Caïn : Si tu agis mal, le péché se couche à la
porte et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui, sur le mal,
sur le péché (Genèse 4:7).
Faisons attention, afin que lors de bénédiction, nous manquions de
vigilance, au point d’ouvrir la porte à la malédiction. Dieu avait fait
éclater sa gloire par cette guérison extraordinaire. Pensez donc : ce
païen, chef de l’armée syrienne qui a été guéri de sa lèpre et qui est
devenu un adorateur de l’Eternel le Dieu d’Israël ! N’y avait-il pas sujet
de se réjouir et de rendre grâce à Dieu ? Oui, mais l’ennemi, lui, est
toujours là, rôdant comme un lion, et cherchant qui il dévorera (1 Pierre
5:8). Aussi, soyons vigilants.
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C’est pourquoi le Seigneur nous dit : Veillez et priez, afin que vous ne
tombiez pas dans la tentation (Matthieu 26:41), des tentations de
toutes sortes ! Pour Guéhazi, c’était la convoitise des biens de ce monde,
à la vue de toutes les richesses que Naaman était prêt à offrir à Elisée. Et
les prendre n’aurait pas été un vol, puisqu’il les offrait. Mais Naaman
devait aussi comprendre qu’il ne méritait pas la guérison, car c’était une
grâce de Dieu et la grâce ne s’achète pas.
Lorsque Naaman a replacé dans ses sacs tous les cadeaux qu’il voulait
offrir, c’est à ce moment-là que la convoitise a commencé à faire son
œuvre dans les pensées de Guéhazi : Tu peux être riche, ne laisse pas
passer cette occasion, ta situation sociale peut changer, etc.
Le danger en ouvrant la porte à la convoitise, c’est finalement de se
laisser dominer et diriger par elle.
La Bible déclare : Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché
et le péché étant consommé, produit la mort (Jacques 1:15).
Pour le pauvre Guéhazi, la convoitise des biens de ce monde a ouvert la
porte au mensonge et à la tromperie. Deux fois il mentira à Naaman en
disant par le premier mensonge : Tout va bien, mais c’est mon maître qui
m’envoie… Par ce mensonge, il discréditait le témoignage d’Elisée qui
avait refusé catégoriquement des présents. Par le deuxième mensonge,
il dira : Deux jeunes hommes d’Ephraïm viennent d’arriver. Ensuite il
mentira encore une fois à Elisée qui lui a posé la question : D’où viens-
tu ? Non ! dit-il, je suis allé nulle part ! Mais Elisée lui répondra : Mon
esprit n’était pas absent lorsque cet homme a quitté son char pour venir
à ta rencontre.
Les conséquences d’avoir cédé à la convoitise sont terribles, car la lèpre
de Naaman s’est attachée à lui. Oui, les biens convoités lui ont coûté
finalement très cher !
Beaucoup plus tard, dans l’Eglise primitive, la convoitise des biens à
conduit le couple Ananias et Saphira à mentir, et cela leur a coûté la vie.
Tu ne convoiteras pas est le 10ème commandement que Dieu avait donné
à Moïse pour le peuple d’Israël.
Exode 20:17 nous dit : Tu ne convoiteras point la maison de ton
prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son
serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui
appartienne à ton prochain.

88
La convoitise, c’est un désir immodéré de posséder une chose. Toute la
publicité est basée là-dessus ; de créer et d’exciter la convoitise. La
convoitise, c’est l’amour pour des choses, pour des personnes, plus que
pour Dieu lui-même, et finalement, la convoitise domine et prend la
place de Dieu. L’apôtre Paul en parlant de notre ancienne vie de péché
écrit aux Ephésiens 2:1-3 : Vous étiez morts par vos offenses et par vos
péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le train de ce monde,
selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant
dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur ombre et
nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant
les volontés de la chair et de nos pensées et nous étions par nature des
enfants de colère, comme les autres…
Satan a fait tomber nos premiers parents par la convoitise. Il est écrit
que Eve vit que l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et qu’il était
précieux pour ouvrir l’intelligence (Genèse 3:6).
Nous y voyons la convoitise des yeux, de la chair et l’orgueil de la vie.
La Bible nous dit que Jésus a aussi été tenté en toutes choses comme ses
frères, mais il a résisté et il a triomphé (Hébreux 4:15).
Les convoitises conduisent les hommes à s’attacher toujours plus aux
choses de la terre et à les détourner de Dieu.
Il est écrit dans 1 Pierre 2:11 : Abstenez-vous des convoitises charnelles
qui font la guerre à l’âme. Ce qui veut dire, qu’elles détruisent. Et c’est
pourquoi il nous est demandé en tant que croyants de nous affectionner
aux choses d’en haut et non à celles qui sont sur la terre (Colossiens 3:2).
Nous avons besoins d’être vigilants et de veiller ; et pour cela, nous
avons besoin de maintenir une communion intime avec le Seigneur par
la prière journalière, et même par le jeûne, afin de tenir notre corps en
bride. Il est même dit de prier sans cesse, et cela, afin de ne pas
succomber à la convoitise, mais de tenir ferme contre l’esprit corrompu
du siècle présent et de pouvoir ainsi résister aux attaques de l’ennemi et
de demeurer ainsi victorieux lors de la tentation.
Nous ne pouvons pas éviter la tentation qui peut surgir de tous les côtés,
mais nous pouvons lui résister et fuir le mal.
La tentation peut provenir de 3 sources différentes :
1- Par les convoitises charnelles de notre vieille nature, et qui peuvent se
manifester à travers nos 5 sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le
touché. C’est ce que l’épître de Jacques 1:14-15 déclare : Mais chacun
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est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la
convoitise lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché étant
consommé, produit la mort.
2- La deuxième source de la tentation, ce sont les choses du monde qui
vont exciter la convoitise ; comme les richesses que Naaman voulait
offrir à Elisée.
L’apôtre Jean dit dans sa 1ère épître 2:15-17 : N’aimez point le monde ni
les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour
du Père n’est point en lui. Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise
de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne vient point du
Père, mais vient du monde. Et le monde passe et sa convoitise aussi ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.
3- La troisième source de la tentation, c’est le diable qui est appelé : le
tentateur (Matthieu 4:3).
Mais savez-vous que toutes ces 3 sources de tentation ont été jugées et
vaincues à la croix par le Seigneur Jésus-Christ.
a- Concernant les convoitises charnelles, il est écrit que notre vieil
homme, notre vieille nature a été crucifiée avec Christ, afin que le corps
du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché
(Romains 6:6).
b- Concernant le monde et l’esprit qui régit dans ce monde, Jésus a
déclaré alors que la croix s’approchait : Maintenant à lieu le jugement de
ce monde (Jean 12:31). Oui, Jésus a vaincu et a brisé toutes ces
puissances.
c- Et le tentateur qui est le prince de ce monde, Satan, il a été dépouillé
de son autorité à la croix. Jésus les a tous livrés publiquement en
spectacle en triomphant d’elles par la croix. Alléluia ! (Colossiens 2:15).
Maintenant, nous devons savoir que la tentation, ou la convoitise peut
toucher 3 niveaux différents dans la vie de l’homme. Au niveau du corps,
de l’âme et de l’esprit. Telle avait été la tentation dans le jardin d’Eden.
a- Au niveau du corps. Par la convoitise de la chair et des yeux, Eve a vu
que le fruit défendu était agréable à la vue et bon à manger.
b- Au niveau de l’âme, la convoitise touche la personnalité, car Eve a vu
que le fruit défendu était précieux pour ouvrir son intelligence, afin
d’être comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Ce qui est
l’orgueil de la vie.

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c- Au niveau de l’esprit, par lequel l’homme peut être en contact soit
avec Dieu ou avec les démons. Nos premiers parents ont succombé à la
tentation, en obéissant au diable, et c’est ainsi qu’ils lui ont été soumis.
Cela s’appelle l’adultère, ou la prostitution spirituelle.
Si la Bible nous dit que Jésus a été tenté en toutes choses comme ses
frères, lui aussi a été tenté à ces 3 niveaux.
a- Au niveau du corps, pour changer les pierres en pain.
b- Au niveau de l’âme, par l’orgueil de la vie, en se jetant du haut du
temple, afin d’être reçu et acclamé par les hommes
c- Et au niveau de l’esprit, en se prosternant, en adorant et en se
soumettant au diable qui lui a dit : Je te donnerai tous les royaumes du
monde et leur gloire si tu te prosternes et m’adores (Matthieu 4:8-9).
Jésus a résisté au diable en employant les Ecritures saintes et en disant :
Il est écrit… En prenant position avec fermeté et en lui disant : Retire-toi,
Satan !
Oui, faisons attention de ne pas ouvrir la porte au mal par la convoitise.
Et si nous voulons avoir la victoire sur la tentation, ne mettons surtout
jamais notre confiance en nous-mêmes, car ce serait la chute. Nous
vivons toujours dans un corps de chair qui a goûté au péché, et la Bible
dit que ce qui est né de la chair est chair (Jean 3:6). Cette vieille nature
ne peut pas s’améliorer.
L’apôtre Paul dira : La chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit et
l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux
(Galates 5:17).
Aussi, ne nous confions jamais et ne nous soumettons jamais à la chair,
si nous voulons plaire à Dieu. D’ailleurs la Bible nous dit dans Jérémie
17:5-6 : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme et qui prend la
chair pour son appui. Il est comme un misérable dans le désert…
Aujourd’hui, on entend souvent dire : Je crois et j’ai confiance en
l’homme ! Eh bien oui, cette confiance en l’homme conduira toujours à
la ruine et à la perdition. Et c’est pourquoi le Seigneur Jésus est venu,
afin de nous offrir le salut, la réconciliation avec Dieu et la victoire sur le
péché. Jésus n’a-t-il pas dit : Sans moi vous ne pouvez rien faire (Jean
15:5). Alors ne jouons pas avec la tentation, avec la convoitise, car ce
serait jouer avec le feu, comme l’appât au bout de l’hameçon pour
attraper le poisson.

91
A ce sujet, le livre des Proverbes nous dit au ch. 6 v. 27 et 28 : Quelqu’un
mettra-t-il du feu dans son sein sans que ses vêtements s’enflamment ?
Quelqu’un marchera-t-il sur des charbons ardents, sans que ses pieds
soient brulés ? Oui, la Bible nous demande de fuir le mal et de fuir les
passions, de renoncer aux convoitises mondaines et de ne pas obéir aux
convoitises de la chair. N’est-il pas écrit : Heureux l’homme qui ne
marche pas, qui ne s’arrête pas et qui ne s’assied pas en compagnie des
moqueurs (Psaume 1:1).
Alors, quels sont les moyens que le Seigneur nous donne pour vaincre la
tentation ?
1- Jésus-Christ est notre victoire. C’est le seul nom qui sauve et qui
libère. Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Romains
10:13).
Jésus a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de
péché. Il peut secourir ceux qui sont tentés. Il a dit : Le prince de ce
monde, Satan, vient, mais il n’a rien en moi (Jean 14:30).
Sa victoire est notre victoire. Tout a été accompli à la croix. C’est là que
notre vieille nature, le monde et Satan ont été jugés, dépouillés de leur
force. Oui, dit la Bible : la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a
affranchi de la loi du péché et de la mort (Romains 8:2). Croyons-le et
confessons-le ! Comment puis-je résister à la tentation ?
2- Par le Saint-Esprit qui nous révèle Christ et son œuvre, et qui nous
communique la grâce de la régénération. C’est par le Saint-Esprit que
nous sommes revêtus de puissance pour un témoignage vivant, saint et
puissant, et qui nous donne la force de résister au mal. Et par le fruit de
l’Esprit qui est aussi la maîtrise de soi, la tempérance, nous pouvons
résister. Comment pouvons-nous encore vaincre la tentation ?
3- Par la Parole de Dieu qui est non seulement une lumière sur notre
sentier (Psaume 119:105), mais elle est puissante et vie, car c’est par la
Parole que le Seigneur Jésus a résisté au diable en disant : Il est écrit !
La Parole de Dieu nous révèle le plan et la volonté de Dieu pour nous,
ainsi que notre position en Christ.
4- Le quatrième moyen pour vaincre la tentation est la prière.
Jésus a dit : Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la
tentation (Matthieu 26:41). C’est pourquoi : Approchons-nous donc avec
assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver

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grâce pour être secourus dans nos besoins ; et cela aussi lors des
tentations (Hébreux 4:16).
5- Pour vaincre la tentation, nous avons la foi qui est une ferme
assurance en Dieu et en sa parole. En prenant le bouclier de la foi, nous
pourrons éteindre les traits enflammés du malin (Ephésiens 6:16).
Il est dit : Résistez au diable avec une foi ferme (1 Pierre 5:9).
Et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi en Dieu, dans sa
parole et dans l’œuvre que Christ a accompli pour nous à la croix (1 Jean
5:4). C’est ainsi que nous arrivons à résister à dominer et à chasser le
mal.
6- Pour vaincre la tentation, n’oublions pas qu’il y a des promesses dans
la Parole de Dieu concernant l’aide et la grâce du Seigneur, afin de nous
aider à sortir vainqueur de l’épreuve, comme dans 1 Corinthiens 10:13 :
Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu qui
est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ;
mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que
vous puissiez la supporter.
C’est ce que le Seigneur avait dit à l’Eglise de Philadelphie : Parce que tu
as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à
l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier pour éprouver les
habitants de la terre (Apocalypse 3:10).
Des tentations dues à la séduction et à la confusion dans les derniers
temps de l’œuvre du diable. Et pour ceux qui sont victorieux dans les
épreuves suite à la tentation, il y a une récompense promise qui est
mentionnée dans l’épître de Jacques 1:12 : Heureux l’homme qui
supporte patiemment la tentation ; car après avoir été éprouvé, il
recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
Aussi, Frères et sœurs, tenons ferme et n’ouvrons pas la porte au mal, à
la convoitise comme Guéhazi, car sachons qu’il y aura toujours de
fâcheuses conséquences, et le mal enfantera toujours le mal.
Pour Guéhazi, la convoitise des biens l’a conduit 3 fois à mentir, il a été
conduit à la tromperie, à la dissimulation, ce qui a engendré finalement
des conséquences même physiques, puisqu’il a été atteint de la lèpre.
Aujourd’hui encore, le sang de Christ nous purifie de tout péché si nous
les lui confessons. La Bible déclare dans Proverbes 28:13 : Que celui qui
cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les
délaisse obtient miséricorde.
93
Oui, faisons attention nous dit la Bible, car si nous agissons mal, le péché
se couchera à notre porte et ses désirs se porteront vers nous ; un peu
comme une bête fauve prête à bondir.
Mais toi, domine sur le mal, sur la tentation, en invoquant le Seigneur.
Oui, gloire à Dieu et merci Seigneur pour la victoire qu’il nous accorde en
son nom.
Si vous connaissez ce cantique, vous pouvez le chanter :
1
Veux-tu briser du péché le pouvoir ?
La force est en Christ, la force est en Christ !
Si dans ton cœur tu veux le recevoir,
La force est dans le sang de Christ !

Refrain :
Je suis fort, fort ! Oui, plus que vainqueur,
Par le sang de Jésus !
Je suis fort, fort ! Oui, plus que vainqueur,
Par le sang de Jésus, mon Sauveur !

2
Veux-tu braver et la mort et l’enfer ?
La force est en Christ, la force est en Christ !
Jésus d’un mot fait tomber tous tes fers :
La force est dans le sang de Christ !

3
Veux-tu marcher toujours pur, triomphant ?
La force est en Christ, la force est en Christ !
Pour te garder Jésus est tout-puissant :
La force est dans le sang de Christ !

4
Veux-tu du ciel t’approcher chaque jour ?
La force est en Christ, la force est en Christ !
Avec Jésus, demeurer pour toujours ?
La force est dans le sang de Christ !

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Chapitre XII
Les caractéristiques du disciple

2 Rois 6:1-7 : « Les fils des prophètes dirent à Elisée: Voici, le lieu où nous
sommes assis devant toi est trop étroit pour nous. Allons jusqu’au
Jourdain; nous prendrons là chacun une poutre, et nous nous y ferons un
lieu d’habitation. Elisée répondit: Allez. Et l’un d’eux dit: Consens à venir
avec tes serviteurs. Il répondit: J’irai. Il partit donc avec eux. Arrivés au
Jourdain, ils coupèrent du bois. Et comme l’un d’eux abattait une poutre,
le fer tomba dans l’eau. Il s’écria: Ah! mon seigneur, il était emprunté!
L’homme de Dieu dit: Où est-il tombé? Et il lui montra la place. Alors
Elisée coupa un morceau de bois, le jeta à la même place, et fit surnager
le fer. Puis il dit: Enlève-le! Et il avança la main, et le prit. »
Ce récit nous montre plusieurs points importants concernant les
caractéristiques d’un vrai disciple du Seigneur.
Nous avions vu qu’Elisée est un type de Christ, celui qui apporte le salut
et la grâce. Et les fils des prophètes pourraient représenter les enfants
de Dieu.
1- La première caractéristique du disciple, c’est sa relation personnelle
avec le Maître.
Ces hommes qui vivaient avec Elisée étaient appelés fils des prophètes,
ils avaient été appelés par Dieu à ce ministère. Ils étaient si on peut dire,
des fils spirituels d’Elisée, formés à son école.
Une première question que nous pouvons nous poser :
Quelle est ma relation avec le Seigneur et que représente-t-il pour moi ?
Sachons que si Dieu est le Créateur de tous les hommes, tous ne
peuvent pas appeler automatiquement Dieu leur Père. Car nous ne
sommes pas des enfants de Dieu à la naissance physique, même si nous
sommes nés de parents chrétiens. Nous sommes tous des pécheurs de
nature. David le dit dans le Psaume 51:7 : Voici je suis né dans l’iniquité
et ma mère m’a conçu dans le péché. Et la Bible déclare que tous ont
péché et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23).
L’apôtre Paul qui était Pharisien, un religieux fanatique, dira : Je suis le
premier des pécheurs (1 Timothée 1:15). Et Jésus a dit : Ce qui est né de

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la chair est chair (Jean 3:6), et sachons que la chair et le sang
n’hériterons pas le royaume de Dieu.
C’est ainsi qu’au théologien Nicodème, un docteur de la loi, Jésus lui
dira : Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de
nouveau (Jean 3:7). Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le
royaume de Dieu (Jean 3:3).
Pour être enfant de Dieu, l’homme doit passer par une nouvelle
naissance spirituelle. Et cela se passe lorsqu’une personne se repent de
ses péchés et accepte par la foi Jésus-Christ comme son Sauveur
personnel. Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, avait dit l’apôtre
Paul au geôlier de la prison de la ville de Philippe.
Oui, à tous ceux qui l’on reçu, lui Jésus-Christ, la lumière du monde, à
tous ceux qui croient en son nom, le Seigneur leur donne le pouvoir de
devenir des enfants de Dieu, lesquels passent par une nouvelle naissance
spirituelle, nés de Dieu par l’Esprit de Dieu (Jean 1:12-13).
C’est ainsi que la Bible déclare : Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en
Jésus-Christ (Galates 3:26).
Un disciple du Seigneur, c’est premièrement une personne qui est née
de nouveau et qui a une relation personnelle avec lui, étant devenu
enfant de Dieu par la foi en Jésus-Christ.
2- La deuxième caractéristique du vrai disciple, c’est sa communion avec
son Maître.
Les fils des prophètes habitaient ensemble avec Elisée, ils entretenaient
une communion étroite avec leur Maître. Ils communiquaient avec
Elisée, non pas par l’intermédiaire d’un médiateur, ou par lettre, mais
verbalement, en sa présence. Ils n’étaient pas distants, mais se tenaient
aux pieds d’Elisée pour écouter ses enseignements.
Comment est ma communion avec le Seigneur ?
Dans le livre du Deutéronome 33:3, il est dit : Tous ses saints sont dans
ta main. Ils se sont tenus à tes pieds, ils ont reçu tes paroles.
Le disciple du Seigneur n’est pas seulement en communion avec son
maître dans certaines occasions et circonstances, mais il vit avec son
Maître. C’est ce que Jésus nous dit dans Jean 15:4 : Demeurez en moi et
je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du
fruit s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus si
vous ne demeurez en moi. La croissance et la manifestation du fruit d’un

96
arbre n’est possible que si la branche reste attachée au tronc. On
reconnaît un vrai disciple du Seigneur par le fruit qu’il porte
Le fruit de l’Esprit qui est manifesté par : L’amour, la joie, la paix, la
patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité ou la foi, la douceur et la
tempérance, ou la maîtrise de soi (Galates 5:22).
Lorsque par exemple Jésus dit : Aimez-vous les uns les autres, comme je
vous ai aimés (Jean 15:12).
Il dira ensuite, que c’est à ceci que tous connaîtront que vous êtes mes
disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres (Jean 13:34-35).
Oui, l’arbre se reconnaît à son fruit, ainsi en est-il des disciples du
Seigneur. On reconnaît un vrai enfant de Dieu aux fruits qu’il porte et
non pas à ses talents ou à ses dons.
Les dons sont comme les décorations de l’arbre de Noël, ces décorations
viennent de l’extérieur et elles sont placées sur l’arbre. Tandis que le
fruit vient de la vie intérieure, d’une croissance, d’une maturité.
Ainsi le disciple n’est pas un client de son maître, c’est-à-dire, quelqu’un
qui viendrait seulement de temps en temps le trouver lorsqu’il a des
problèmes ou un besoin particulier, non ! Le disciple reste et demeure
avec son maître qui a pris la première place dans sa vie. Le disciple est
attaché à son maître par amour pour lui. C’est d’ailleurs le premier
commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de
toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée (Luc 10:27).
Le disciple reçoit ses enseignements, ses instructions, et il apprend à
être à l’écoute. Oui, nous dit la Bible, que tout homme (les femmes
aussi) soit prompt à écouter, lent à parler… (Jacques 1:19).
Et Esaïe 50:4 nous dit : Chaque matin le Seigneur éveille mon oreille pour
que j’écoute comme écoutent des disciples. Le Seigneur m’a ouvert
l’oreille.
A l’exemple du jeune Samuel dans la Bible, que nous puissions aussi
dire : Parle Seigneur, car ton serviteur écoute (1 Samuel 3:9).
Nous vivons dans un monde très bruyant, aussi apprenons à faire taire
tous ces bruits vides et creux, afin d’être à l’écoute de la voix de Dieu. Et
pour cela, nous devons cultiver une communion intime avec le Maître
par la prière. Priez sans cesse nous dit la Bible (1 Thessaloniciens 5:17).
C’est par notre vie de prière et de communion avec Dieu que nous
pourrons non seulement être enseigné, mais aussi recevoir la capacité
de vivre les enseignements du Maître. Et c’est également en étant à ses
97
pieds que nous recevrons ses directives concernant le travail à
accomplir.
Le Psaume 123:2 nous dit : Voici comme les yeux des serviteurs sont fixés
sur la main de leurs maîtres et les yeux de la servante sur la main de sa
maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers l’Eternel notre Dieu.
3- La troisième caractéristique du disciple, c’est sa vision des besoins et
du travail.
Il n’est pas un perpétuel contemplatif, car la prière va le conduire à
l’action. C’est ce que nous avons lu dans 2 Rois 6:1-2 : Les fils des
prophètes dirent à Elisée : Voici, le lieu où nous sommes assis devant toi
est trop étroit pour nous ; allons jusqu’au Jourdain, nous prendrons là
chacun une poutre et nous nous y ferons un lieu d’habitation.
Sans révélation, sans vision, sans but et sans objectif, Proverbes 29:18
nous dit que le peuple est sans frein, il vit dans le désordre, le laisser
aller, il périt. C’est dans la communion avec le Maître, qu’il peut nous
transmettre la vision, la révélation des besoins et que nous arrivons à
voir comme lui.
Le désir de Dieu, c’est que son œuvre de salut puisse s’étendre et
grandir en nous et autour de nous. Le dernier ordre du Seigneur Jésus à
ses disciples était : Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle
à toute la création (Matthieu 28:19).
Dans l’enseignement du Seigneur Jésus sur la prière, il y a cette vision du
plan de Dieu lorsqu’il dit : Que ton règne vienne et que ta volonté soit
faite sur la terre comme au ciel (Matthieu 6:10).
Le règne de Dieu et son royaume, doivent s’étendre ici-bas, et cela ne
peut se faire que par la prédication de l’Evangile, la bonne nouvelle du
salut en Jésus-Christ.
Le règne de Dieu vient dans les vies, lorsque les âmes répondent à
l’appel du Seigneur et reçoivent Jésus-Christ comme Sauveur et Roi.
Cette vision des besoins, Jésus l’a communiqué à ses disciples, lorsqu’il
est dit dans Matthieu 9:36-38 que Jésus voyant la foule, fut ému de
compassion pour elle parce qu’elle était languissante et abattue comme
des brebis qui n’ont point de berger. C’est alors qu’il a dit à ses disciples :
La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.
Le disciple du Seigneur est celui qui reçoit la vision du maître concernant
les besoins, et qui ensuite priera afin que les besoins soient pourvus.
C’est ce que Jésus a dit : Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer
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des ouvriers dans sa moisson. Dieu exauce les prières, et sachons que la
prière conduira aussi à l’action, car Dieu ne fera jamais ce que nous
sommes appelés à accomplir nous-mêmes.
4- La quatrième caractéristique du disciple, c’est qu’il n’agira jamais sans
le consentement du maître.
C’est ainsi que les fils des prophètes ne sont pas partis et n’ont pas agit
avant qu’Elisée leur dise : Allez !
Il y a un temps pour toute chose sous les cieux nous dit l’Ecclésiaste 3:1.
Il faut savoir attendre et discerner le temps de Dieu pour certaines
actions et ne pas faire par exemple comme Moïse qui, lorsqu’il vit les
besoins de ses frères qui étaient maltraités, a couru à leur secours sans
préparation spirituelle et sans direction de Dieu. Il a fait du gâchis en
tuant un Egyptien et il a dû finalement s’enfuir. Et il a fallu 40 ans de
préparation pour que Moïse soit apte, et qu’enfin il entende la voix de
Dieu qui lui a dit : Moïse, maintenant va ! Je t’envoie auprès de pharaon
et tu feras sortir d’Egypte mon peuple, les enfants d’Israël (Exode 3:10).
A la vision de la foule languissante et abattue que Jésus a communiqué à
ses disciples, très certainement qu’ils ont prié pour que le maître de la
moisson envoie des ouvriers dans sa moisson. Mais ils ne sont pas partis
eux-mêmes, avant que le Seigneur Jésus ne leur dise : Maintenant, allez,
prêchez et dites : le royaume des cieux est proche… (Matthieu 10:7).
Le disciple du Seigneur ne voudra jamais agir par lui-même, mais il
attendra le moment favorable, le temps de Dieu. Comme Jésus lui-
même durant sa vie ici-bas qui a dû attendre jusqu’à l’âge de 30 ans
avant de commencer son ministère terrestre. Et durant ses 3 ans de
ministère, il ne dira et ne fera encore rien de lui-même, mais il aura
constamment les regards fixés sur le Père, ne faisant que la volonté de
son Père.
5- La cinquième caractéristique du disciple, c’est qu’il restera toujours
dépendant de son maître.
Lorsqu’Elisée a dit aux fils des prophètes : Je vous donne l’autorisation,
vous pouvez partir, l’un d’eux a dit : Consens à venir avec tes serviteurs !
Et Elisée a répondu : J’irai ! Et il est parti avec eux.
Ils ne voulaient pas travailler sans sa présence, même si le maître leur
avait dit : Allez !
Jésus n’a-t-il pas dit : Sans moi, ou sans ma présence, vous ne pouvez
rien faire (Jean 15:5).
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Faisons attention de ne pas nous reposer sur nos capacités et nos dons,
mais sur Dieu seul.
La Bible dit : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme et qui
prend la chair pour son appui (Jérémie 17:5).
L’apôtre Paul a dû apprendre cela, afin de ne dépendre que du Seigneur
seul, alors qu’il était un homme très érudit, plein de talents et de
capacités naturels. Il écrira aux Corinthiens 2ème épître 3:5 : Ce n’est pas
à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque
chose comme venant de nous-mêmes, notre capacité, au contraire, vient
de Dieu.
Dépendre de Dieu seul, était plus tard le désir de Moïse, lorsqu’il a fait
cette prière à Dieu en disant : Si tu ne marches pas toi-même avec nous,
ne nous fais point partir d’ici (Exode 33:15).
Moïse ne voulait pas seulement être sûr d’être dans le plan de Dieu,
mais il voulait être sûr de la présence de Dieu. Nous pouvons être
assurés de sa présence, quand nous demeurons dans sa communion et
dans sa volonté. Jésus durant son ministère a pu dire : Celui qui m’a
envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours
ce qui lui est agréable (Jean 8:29).
6- La sixième caractéristique du disciple, c’est qu’il est actif dans le
service du maître.
Le disciple va servir son maître selon la capacité et le don reçu, et selon
la mesure de foi que Dieu lui a donné. La position du disciple est celle de
serviteur.
Il est dit ensuite que les fils des prophètes arrivés au Jourdain coupèrent
du bois. Ils ont travaillé tous ensemble, et ont dit : Nous prendrons
chacun une poutre. C’est ainsi qu’ils se sont tous mis à l’ouvrage et
chacun a fait sa part.
En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes tous membres du corps de
Christ et chaque membre à une fonction particulière dans le corps. Il y a
du travail pour tous dans la barque, afin de la faire avancer.
En tant que disciples du Seigneur, nous sommes tous appelés à servir, en
étant premièrement serviteurs de Dieu. La Bible dit même que nous
sommes devenus esclaves de Dieu, soumis au maître, et cela pas comme
un employé qui ne travaille que quelques heures par jour, mais le
disciple est appelé à servir son maître 24h sur 24h.

100
De même, le disciple du Seigneur n’est pas seulement appelé à être
serviteur de Dieu, mais également serviteur de ceux qui l’entourent.
C’est ce que Paul mentionne dans 1 Corinthiens 9:19-23 : Car bien que je
sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de
gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de
gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi
(quoique je ne sois pas moi-même sous la loi) afin de gagner ceux qui
sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je
ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ) afin de gagner
ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les
faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière
quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d’y avoir part.
Et tout cela, faut-il le mentionner, pas en vivant dans le péché, mais dans
la pureté et la séparation, en étant la lumière du monde, un modèle.
Lorsque Jésus a lavé les pieds de ses disciples en faisant le travail humble
qui était réservé aux serviteurs, aux esclaves, Jésus leur a dit : Je vous ai
donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. Le
serviteur, ou le disciple n’est pas plus que son Seigneur (Jean 13:13-17).
Mais tout disciple accompli sera comme son maître (Luc 6:40). Si vous
savez ces choses dit Jésus, vous êtes heureux, pourvu que vous les
pratiquiez
Ce qui est donc important, ce n’est pas seulement de connaître et de
savoir cela, mais de vivre, de mettre en pratique la Parole de Dieu. Et la
Bible donne de nombreuses exhortations à ce sujet.
Par exemple dans Jacques 1:22 : Mettez en pratique la Parole et ne vous
bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux
raisonnements.
Et dans 1 Jean 3:18 : Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la
langue, mais en actions et avec vérité.
C’est ce qui caractérise le disciple ; il ne discute pas la Parole du Maître,
mais il agit selon les enseignements et les ordres reçus. Il est actif dans
le service du maître.

6 caractéristiques du disciple du Seigneur

1- Il a une relation toute personnelle avec le Seigneur, car il est devenu


un enfant de Dieu par la foi en Jésus-Christ.
101
2- il est et reste en communion avec Dieu, il la cultive par la prière, la
lecture de la Parole de Dieu, l’enseignement, la communion fraternelle.
3- Il reçoit la vision, la révélation des besoins et un fardeau pour les
besoins.
4- Il attend l’ordre de marche de son maître, car il veut être un homme
envoyé de Dieu.
5- Il est dépendant de son maître, soumis à sa volonté, et ne veut rien
faire sans lui.
6- Il est un serviteur de Dieu et du prochain, il travaillera et agira selon la
capacité et la mesure de foi que Dieu lui a données.

Sommes-nous des disciples du Seigneur Jésus ?

Quelle relation avons-nous avec lui ?

De quelle manière exerçons-nous cette vocation de disciples du


Seigneur ?

Le Maître peut-il compter sur nous ?

102
Chapitre XIII
L’outil de travail du disciple, ou comment retrouver l’onction
perdue

2 Rois 6:1-7 : « Les fils des prophètes dirent à Elisée: Voici, le lieu où nous
sommes assis devant toi est trop étroit pour nous. Allons jusqu’au
Jourdain; nous prendrons là chacun une poutre, et nous nous y ferons un
lieu d’habitation. Elisée répondit: Allez. Et l’un d’eux dit: Consens à venir
avec tes serviteurs. Il répondit: J’irai. Il partit donc avec eux. Arrivés au
Jourdain, ils coupèrent du bois. Et comme l’un d’eux abattait une poutre,
le fer tomba dans l’eau. Il s’écria: Ah! mon seigneur, il était emprunté!
L’homme de Dieu dit: Où est-il tombé? Et il lui montra la place. Alors
Elisée coupa un morceau de bois, le jeta à la même place, et fit surnager
le fer. Puis il dit: Enlève-le! Et il avança la main, et le prit. »
La dernière fois, nous avions vu 6 caractéristiques du vrai disciple.
Aujourd’hui, j’aimerais parler de l’outil de travail du disciple.
Dans le récit que nous venons de lire, les fils des prophètes qui étaient
les disciples d’Elisée ont travaillé avec des haches pour abattre des
arbres, afin d’en faire des poutres pour la construction d’un plus grand
lieu d’habitation.
Si le disciple au service du Maître est un serviteur du Seigneur, la Bible
va même jusqu’à mentionner que le disciple est un esclave de Dieu.
Comme nous pouvons le lire dans Romains 6:22 : Maintenant, étant
affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la
sainteté et pour fin la vie éternelle.
Et dans 1 Corinthiens 7:22, il est écrit que l’homme libre, c’est-à-dire la
personne qui n’est pas esclave des hommes, et qui a été appelé par Dieu
devient un esclave de Christ.
Ainsi, en tant que serviteur et esclave de Dieu, le disciple n’a pas le droit
de travailler n’importe comment et avec n’importe quel outil, il est
soumis aux exigences de Dieu qui est son Patron. C’est comme
aujourd’hui, dans toute entreprise, on rencontre un patron, celui qui
dirige et engage le personnel, des ouvriers, et des outils de travail qui
sont fournis aux ouvriers. Dieu le grand Patron, est le Maître de la
moisson et nous ses disciples, nous sommes les ouvriers envoyés dans sa
103
moisson qui est le monde en général, et l’endroit où nous vivons, en
particulier. Et sachons que Dieu le grand Patron, fournit l’équipement
nécessaire pour le travail.
Dans notre récit, les fils des prophètes avaient des haches pour
travailler, couper, abattre et tailler les arbres, et le fer de la hache
pourrait être comparée pour nous au Saint-Esprit et le tranchant à
l’onction de l’Esprit. C’est d’ailleurs ce que le Seigneur Jésus avait dit à
ses disciples avant qu’ils ne s’en aillent dans la moisson : Attendez, ne
partez pas trop vite, car vous devez être équipé.
Actes 1:8 : Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant
sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée,
dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre.
Oui, le Saint-Esprit est l’équipement indispensable que le serviteur,
l’esclave doit recevoir, afin de pouvoir accomplir le travail de son Maître.
Sachons qu’avec nos moyens et par nos propres forces, nous
n’arriverons jamais à faire l’œuvre de Dieu.
Dieu nous dit dans sa parole en Zacharie 4:6 : Ce n’est ni par la
puissance, ni par la force, mais c’est par mon Esprit dit l’Eternel des
armées.
Si nous essayons de servir Dieu par nos propres forces et avec nos
moyens, nous limiterons l’œuvre de Dieu, et nous n’arriverons jamais à
accomplir ce que Dieu nous demande. Nous nous épuiserons
inutilement et finalement nous abandonnerons même le travail que
Dieu nous confie. Et nous serons alors de très mauvais serviteurs,
désobéissants et insoumis, car nous n’aurons pas travaillé avec l’outil
que le Patron nous avait fourni : le Saint-Esprit.
L’apôtre Paul dira : Notre capacité pour faire l’œuvre du Seigneur ne
vient pas de nous-mêmes, mais vient de Dieu, de l’Esprit de Dieu
(2 Corinthiens 3:5).
C’est ce qu’Ananias de Damas avait dit à Saul de Tarse, qui durant 3
jours jeûnait et priait : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus qui t’est apparu
sur le chemin par lequel tu venais m’a envoyé pour que tu recouvres la
vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit (Actes 9:17).
Depuis ce jour, Saul de Tarse, devenu l’apôtre Paul a appris l’importance
d’être constamment rempli du Saint-Esprit pour pouvoir accomplir
l’œuvre de Dieu. Et c’est ainsi qu’il dira encore : Les armes avec
lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, c’est-à-dire, qu’elles
104
ne viennent pas de l’homme, mais elles sont puissantes par la vertu de
Dieu pour renverser les forteresses (2 Corinthiens 10:4).
Des armes, ou des outils puissants pour abattre des arbres, abattre des
géants, pour tailler des poutres, pour accomplir l’œuvre de Dieu.
De la Genèse à l’Apocalypse, le moyen par lequel des hommes et des
femmes ont pu accomplir l’œuvre de Dieu et faire les tâches que le
Maître leur avait confiées, c’était grâce au fer de la hache, c’est-à-dire à
l’équipement du Saint-Esprit. C’étaient des hommes et des femmes
remplis de l’Esprit, revêtus de l’Esprit, agissant par l’Esprit et apportant
la Parole de Dieu par l’Esprit.
Le Seigneur Jésus lui-même l’a dit dans Luc 4:18-19, en citant le passage
d’Esaïe 61 : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a oint pour
annoncer une bonne nouvelle aux pauvres, il m’a envoyé pour guérir
ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et
aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libre les
opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Et cela par le
Saint-Esprit et son onction.
C’est le Saint-Esprit qui donne le tranchant au fer de la hache, la
capacité, la force, la réussite et l’onction dans le travail à accomplir.
Et c’est ainsi que les fils des prophètes sont partis avec Elisée au
Jourdain et ils se sont mis, chacun à couper du bois avec leur hache. Et
c’est là, en pleine activité, que l’un d’eux à soudain perdu le fer de sa
hache. Le fer est sorti de son manche en bois et est tombé dans le
Jourdain. Il a perdu le fer durant le travail, et c’est progressivement, sans
s’en rendre compte, que le fer est sortit du manche. Et cet homme s’est
trouvé tout d’un coup avec un manche en bois dans les mains, sans
aucune utilité, pour abattre les arbres. De loin, il aurait pu paraître bien
équipé, aussi bien que les autres, il aurait pu continuer à travailler en
tapant sur l’arbre avec son manche en bois, cela aurait peut-être fait
beaucoup de bruit et occasionné beaucoup de transpiration, mais cela
aurait produit aucun résultat. Pensez un peu, si cet homme avait
continué de travailler, de se dépenser, de s’exténuer dans de telles
conditions ! Quelle folie !
Oui nous dit la Bible, ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais
c’est par mon Esprit dit l’Eternel des armées (Zacharie 4:6). Combien de
serviteurs de Dieu, combien de chrétiens avaient au début de leur
marche avec Dieu la force et l’onction de l’Esprit de Dieu, et petit à petit
105
se sont refroidis. Et ceci par négligence, pour ne pas avoir veillé, ils ont
progressivement perdu le fer de la hache. Ils sont devenus fatigués,
abattus, peut être qu’ils sont toujours présents et actifs dans le service
de Dieu, dans l’Eglise, mais sans résultat, sans progression spirituelle.
Ce n’est pas pour rien que la Bible nous exhorte à veiller et à prier, pas
seulement à cause des tentations et des pièges du diable, mais nous
devons veiller, afin de ne pas perdre par négligence, ou suite au laisser-
aller, ce que le Seigneur nous a donné.
Jésus a dit : Je viens bientôt, retiens ce que tu as, afin que personne ne
prenne ta couronne. (Apocalypse 3:11).
Pourquoi y en a-t-il qui ont si bien commencé, mais qui n’ont pourtant
pas terminé en vainqueur ? Beaucoup ont aussi perdu le fer de la hache
par désobéissance, suite au péché, aux convoitises et à la séduction, ou
encore suite aux soucis et aux préoccupations de la vie.
L’apôtre Paul, en écrivant à l’Eglise de la Galatie, leur dit : Etes-vous
tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-
vous maintenant finir par la chair ? (Galates 3:3).
J’aimerais quand même souligner que « les œuvres de la chair », ce ne
sont pas les œuvres des démons, bien qu’en persistant à accomplir des
œuvres de la chair, cela pourrait donner accès aux mauvais esprits.
L’épître de Paul aux Galates nous donne une petite liste des œuvres de
la chair au ch. 5, v. 19-21 : “Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce
sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les
inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les
divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses
semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui
commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.”
D’essayer de vivre la vie chrétienne par nos propres forces et de faire
l’œuvre de Dieu par nos propres efforts, c’est comme essayer d’abattre
un arbre en frappant avec le manche en bois d’une hache qui ne
possède pas le tranchant du fer. C’est l’échec à l’avance.
Samson qui était juge en Israël, n’a pas réalisé que suite à sa négligence,
à sa désobéissance et aux convoitises de la chair, il avait perdu lui aussi
le fer de la hache. Lorsque les Philistins sont arrivés pour le saisir, il a
voulu frapper avec sa hache, mais il n’y avait plus le tranchant du fer. Le
fer avait disparu, l’onction du Saint-Esprit était partie. Il avait perdu la
force de l’Esprit, il n’avait plus de résistance.
106
Alors, que faire lorsque le fer de la hache est sorti du manche ?
J’aimerais souligner 5 points :
1- Premièrement, il nous faut cesser de travailler, il nous faut nous
arrêter.
Le fils des prophètes s’est immédiatement arrêté lorsqu’il s’est aperçu
que le fer de sa hache était tombé dans l’eau. Cela n’aurait servi
absolument à rien de continuer de travailler et de paraître un bon
ouvrier, alors que l’on a plus l’équipement nécessaire. De le faire, il se
serait fatigué en vain, il aurait fait du mauvais travail et se serait vite
découragé.
Jésus avait dit à ses disciples : Ne commencez pas le travail avant d’être
équipé. C’est pourquoi, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez
revêtu de la puissance d’en haut (Luc 24:49).
2- Deuxièmement, si on réalise que l’on a perdu le fer de la hache, il
nous faut nous isoler avec le Maître et lui confesser ce qui est arrivé.
C’est ce qu’a fait l’homme de notre histoire. Il est allé le confesser à
Elisée en disant : Ah ! mon Seigneur, j’ai perdu le fer de la hache, et il
était emprunté !
Nous devons réaliser que tout ce que le Seigneur nous a confié lui
appartient : Nos vies, nos talents, les dons… et que nous aurons des
comptes à rendre sur ce que nous en avons fait !
Dans la parabole des talents que nous trouvons dans Matthieu 25, il est
dit que lorsque le maître est revenu, il a demandé à chacun de ses
ouvriers des comptes à rendre sur ce qu’ils avaient fait des talents qu’il
leur avait donnés (Matthieu 25:14-30).
L’apôtre Paul nous dit dans 1 Corinthiens 6:19-20 : “Ne savez-vous pas
que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous
avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?
Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans
votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.”
Le fils des prophètes a confessé sa faute, d’avoir perdu le fer de la hache
par négligence, par inattention, et il faut le dire, non pas par paresse, car
il était en pleine activité.
Si Dieu est notre soutien et notre protecteur, nous ne devons pas oublier
que nous sommes appelés, nous-mêmes à « veiller ». Comme la Bible le
dit : Examinez-vous vous-mêmes… (2 Corinthiens 13:5). Et il est aussi dit
que celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche
107
pas (1 Jean 5:18). Aussi, reconnaissons notre négligence si c’est le cas, et
confessons-le au Seigneur, sachant que si nous confessons nos péchés,
Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de
toute iniquité (1 Jean 1:9).
3- Troisièmement il est dit dans notre récit, qu’Elisée lui a demandé : Où
le fer est-il tombé ? Et l’homme lui a montré l’endroit.
En ayant perdu le fer de la hache, nous sommes appelés à revenir en
arrière, afin de discerner le moment, les circonstances, ou les raisons qui
ont conduit à la perte du fer de notre hache.
Nous le voyons par exemple à l’Eglise d’Ephèse dans l’Apocalypse, à qui
le Seigneur lui dit : Je connais ton travail, ta persévérance, mais ce que
j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Tu l’as
perdu. Alors, souviens-toi donc d’où tu es tombé et repens-toi
(Apocalypse 2:2-5).
Le Seigneur peut nous faire la même remarque et nous poser la même
question : Où est-il tombé le fer de ta hache ? Souviens-toi ! Où l’as-tu
perdu et comment ? Ton premier amour pour Dieu, ton zèle, ta ferveur,
ta foi, ta force dans ta marche avec Dieu, comment l’as-tu perdu ?
As-tu abandonné le culte personnel, la prière, la lecture journalière de la
Parole de Dieu, l’Assemblée, la communion fraternelle ? Y a-t-il un péché
caché et non abandonné ? As-tu perdu le fer de la hache dans les
convoitises de la chair et du monde, par les soucis de la vie,… Souviens-
toi : Où l’as-tu perdu et repens-toi !
4- Quatrièmement il est dit qu’Elisée coupa un morceau de bois et le jeta
à l’endroit où était tombé le fer, et il le fit surnager. Il y a eu un miracle
pour que l’homme puisse retrouver ce qu’il avait perdu, et ce miracle
s’est réalisé grâce à un morceau de bois qui a été jeté à l’endroit même
où le fer était tombé. Et c’est ainsi que le fer est remonté à la surface et
s’est mis à flotter sur les eaux du Jourdain.
Ce morceau de bois nous parle de la puissance de la croix, là où Jésus a
fait l’expiation de tous nos péchés, afin de nous permettre de retrouver
l’harmonie, la communion avec Dieu et la force que nous avons perdue.
Oui, sachons que c’est par un retour à la croix que nous pourrons tout à
nouveau récupérer tout ce que nous avons perdu : l’amour, la paix, la
joie, l’onction et la force du Saint-Esprit pour accomplir l’œuvre de Dieu.
Si le péché nous enfonce dans l’abîme, dans les eaux troubles de notre
condamnation, la grâce de Dieu, source du salut pour tous les hommes a
108
été manifestée à la croix du Calvaire et nous fait sortir du jugement (Tite
2:11). Et c’est ainsi qu’il est écrit qu’il n’y a plus de condamnation pour
ceux qui sont en Jésus-Christ (Romains 8:1).
Oui, c’est lui Jésus-Christ qui a porté lui-même nos péchés en son corps
sur le bois, afin que morts aux péchés, nous vivions pour la justice ; lui
par les meurtrissures duquel vous avez été guéris (1 Pierre 2:24).
Oui, le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché (1 Jean 1:7).
Le message de la croix sera toujours une puissance pour ceux qui
croient. Car c’est grâce à l’œuvre de Christ à la croix que nous pouvons
recevoir le pardon, la guérison, la restauration et récupérer ce que nous
aurions perdu.
5- Cinquièmement nous lisons qu’Elisée a dit à l’homme : Maintenant,
va prendre le fer de la hache. Il avança la main et le prit. Ce n’est pas
Elisée qui l’a récupéré pour lui ! Non ! L’homme a dû premièrement
s’abaisser pour le prendre. Cela nous parle de l’humilité, et la Bible nous
dit que l’humilité précède la gloire.
Oui, humiliez-vous sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève
au temps convenable (1 Pierre 5:6).
Ainsi, pour retrouver et récupérer le fer de la hache et tout ce qu’il peut
représenter, et ce que nous avons perdu par négligence, il nous faut
nous abaisser.
Et ensuite, l’homme a dû étendre la main pour saisir le fer de la hache.
Ce qui nous parle de la foi. La foi saisit les promesses de Dieu, son
pardon, la restauration, le renouvellement par le Saint-Esprit, la force et
l’onction du Saint-Esprit pour une vie et un témoignage chrétien
efficace, afin de pouvoir accomplir le travail que le Maître nous confie.
Sans le Saint-Esprit, nous ne pourrons jamais faire le travail que le
Seigneur nous confie et vivre la vie victorieuse en Christ. C’est pourquoi
la Bible nous ordonne en disant : Soyez remplis du Saint-Esprit, toujours
et continuellement (Ephésiens 5:18).
Pour terminer, posons-nous quelques questions :
Qu’avons-nous perdu ?
Avons-nous toujours le fer de la hache ?
Est-il encore fixé au manche de notre hache, ou est-il parti sans que
nous nous en rendions compte ?
Et s’il est parti, de quelle manière ?
Qu’est-ce qui l’a fait tombé et où est-il tombé ?
109
Souviens-toi d’où tu es tombé et repens-toi avait dit le Seigneur à l’Eglise
d’Ephèse.
Une autre possibilité en ce qui nous concerne, c’est que le fer de la
hache est peut-être toujours fixé au manche, mais il est émoussé, il n’a
plus de tranchant et il a besoin d’être aiguisé
Ainsi, la leçon pour aujourd’hui, c’est qu’en tant que disciples du
Seigneur, il y a un outil de travail indispensable, c’est le Saint-Esprit. Et si
le tranchant, la force, l’onction a été perdue, ce récit nous montre
comment le retrouver.

1- Il nous faut arrêter le travail et arrêter de courir.

2- Il nous faut nous isoler avec le Maître et le lui confesser.

3- Il nous faut revenir en arrière, et voir comment nous avons perdu


l’onction. Qu’est-ce qui l’a fait tomber, où est la faute ?

4- Sachons que c’est grâce à l’œuvre de Christ à la croix que nous


pouvons retrouver ce que nous avons perdu.

5- Nous sommes appelés à nous humilier, en reconnaissant le besoin, et


ensuite à faire agir notre foi pour saisir tout à nouveau le fer tranchant
de la hache, afin de retrouver la joie dans le service, l’amour de Dieu, le
zèle et la force par le Saint-Esprit dans le travail que le Maître nous
confie.

« Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit »


(Ephésiens 5:18)

110
Chapitre XIV
Rien n’est caché devant Dieu

2 Rois 6:8-13 : « Le roi de Syrie était en guerre avec Israël, et, dans un
conseil qu’il tint avec ses serviteurs, il dit: Mon camp sera dans un tel
lieu. Mais l’homme de Dieu fit dire au roi d’Israël: Garde-toi de passer
dans ce lieu, car les Syriens y descendent. Et le roi d’Israël envoya des
gens, pour s’y tenir en observation, vers le lieu que lui avait mentionné et
signalé l’homme de Dieu. Cela arriva non pas une fois ni deux fois. Le roi
de Syrie en eut le cœur agité; il appela ses serviteurs, et leur dit: Ne
voulez-vous pas me déclarer lequel de nous est pour le roi d’Israël? L’un
de ses serviteurs répondit: Personne! ô roi mon seigneur; mais Elisée, le
prophète, qui est en Israël, rapporte au roi d’Israël les paroles que tu
prononces dans ta chambre à coucher. Et le roi dit: Allez et voyez où il
est, et je le ferai prendre. On vint lui dire: Voici, il est à Dothan. »
Il est dit que le Seigneur révélait à son serviteur Elisée les plans
d’attaque du roi de Syrie. Oui, rien n’est caché devant Dieu. Aussi, il est
important de se rappeler que Dieu sait tout, il est omniscient,
omniprésent, rien ne lui échappe, il voit chaque être humain, il les
observe tous et il est attentif à toutes leurs actions.
Plusieurs Psaumes nous en parlent comme le Psaume 33:13-15 :
L’Eternel regarde du haut des cieux, il voit tous les fils de l’homme ; du
lieu de sa demeure il observe tous les habitants de la terre, lui qui forme
leur cœur à tous, qui est attentif à toutes leurs actions.
Proverbes 15:3 nous dit que les yeux de l’Eternel sont en tout lieu,
observant les méchants et les bons.
Et le Psaume 133 nous parle d’une façon extraordinaire de l’omniscience
de Dieu, lorsque David dit aux v. 1 à 4 : Eternel tu me sondes et tu me
connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu pénètres de
loin ma pensée, tu sais quand je marche et quand je me couche et tu
pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue que
déjà, ô Eternel tu la connais entièrement.
Et au v. 7 à 12, David dit : Où irais-je loin de ton esprit et où fuirais-je loin
de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des
morts, t’y voilà, si je prends les ailes de l’aurore et que j’aille habiter à
111
l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira et ta droite me
saisira. Si je dis : au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient
lumière autour de moi ; même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi,
la nuit brille comme le jour et les ténèbres comme la lumière.
L’épître aux Hébreux ch. 4 v. 13 déclare aussi que nulle créature n’est
cachée devant Dieu, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à
qui nous devons rendre compte.
Oui, Dieu connaît toutes choses de toute éternité ; qu’elles soient
passées, présentes ou futures. Il connaît tout ce qui concerne la
création, l’univers, puisqu’il est le Créateur.
Au Psaume 147:4-5, il est dit qu’il compte le nombre des étoiles et il leur
donne à toutes des noms. Son intelligence n’a point de limite.
Dieu connaît également toute la création animale, puisqu’il est dit qu’il
ne tombe pas à terre un seul passereau (ou moineau) sans sa volonté, ou
sans qu’il le sache ! (Matthieu 10:29).
Et naturellement que Dieu connaît tous les êtres humains, tout ce qui les
concerne et ceci chacun individuellement, même jusqu’au nombre de
leur cheveux (Matthieu 10:30).
Il nous connaît mieux que nous-mêmes, toutes nos actions, toutes nos
paroles, notre cœur, nos pensées, nos problèmes, nos désirs, notre
passé, notre présent et même notre avenir.
Au Psaume 139 v. 16, n’est-il pas dit : Quand je n’étais qu’une masse
informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les
jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât. Oui, que tes
pensées ô Dieu me semblent impénétrables !
Jésus dira concernant nos besoins : Votre Père céleste sait de quoi vous
avez besoin, avant que vous le lui demandiez (Matthieu 6:8).
Pour nous croyants, l’omniscience de Dieu ne doit pas nous conduire
dans le fatalisme, mais plutôt à affermir notre foi et notre confiance
dans le Seigneur, sachant qu’il est le Tout-Puissant.
Et n’est-il pas dit que ce qui est impossible aux hommes est possible à
Dieu et que tout est possible à celui qui croit en Lui (Luc 18:27 – Marc
9:23).
Aussi je dirais que l’omniscience de Dieu devrait nous rendre
inébranlable au sein des difficultés et des épreuves. Oui, c’est une
consolation que de savoir que notre Dieu sait tout, et qu’il est au
courant de toute notre situation.
112
Alors, faisons-lui confiance et cela nous libérera des inquiétudes et des
soucis inutiles. Mais l’omniscience de Dieu devrait aussi nous conduire à
marcher dans l’obéissance à sa parole, à marcher dans la vérité et la
justice, et à vivre dans la sainteté, dans la transparence, sans camouflage
et sans hypocrisie, loin du mensonge, puisque devant Dieu tout est à nu
et à découvert, nous n’avons rien à lui cacher.
Lorsque Jésus était ici-bas, il est dit qu’il ne se fiait point aux hommes,
parce qu’il les connaissait tous et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui
rendit témoignage d’aucun homme, car il savait lui-même ce qui était
dans l’homme (Jean 2:24-25). Ce qui veut dire que souvent les hommes
apparaissaient sous un faux visage.
Alors, n’essayons pas de paraître ce que nous ne sommes pas, mais
laissons-nous plutôt pénétrer par la lumière de la Parole de Dieu et par
l’action du Saint-Esprit, afin de pouvoir bénéficier du pardon de Dieu et
de la purification de nos fautes par le sang précieux du Seigneur Jésus.
Selon qu’il est dit dans 1 Jean 1:7 : Si nous marchons dans la lumière
comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en
communion et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
Dans notre récit de ce jour, le roi de Syrie était en guerre contre Israël,
et toutes ses tactiques d’attaques étaient chaque fois déjouées. En effet,
le roi d’Israël était toutes les fois mis au courant des plans d’attaques du
roi de Syrie par le prophète Elisée, à qui Dieu lui avait donné une parole
de connaissance par la révélation du Saint-Esprit sur les attaques de
l’ennemi.
Concernant les 9 dons du Saint-Esprit mentionnés dans 1 Corinthiens 12:
4 à 8, il est dit qu’il y a diversité de dons mais le même Esprit. Or à
chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En
effet, à l’un est donné par l’Esprit une parole de sagesse, à un autre une
parole de connaissance selon le même Esprit.
Le don du Saint-Esprit d’une parole de connaissance est donné
occasionnellement par l’Esprit dans une situation particulière.
Ce n’est pas le don de divination ou de clairvoyance qui est condamné
par la Bible, car elle est de source diabolique. Satan essaye toujours de
singer Dieu puisqu’il se déguise même en ange de lumière, mais Satan
n’est pas omniscient. Il y a de nombreuses mises en garde dans la Parole
de Dieu au sujet de la divination, ou de la clairvoyance. Lévitique 19:31 :
Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits ni vers les
113
devins, ne les recherchez point de peur de vous souiller avec eux. Je suis
l’Eternel votre Dieu. La Bible appelle cela de l’adultère spirituel.
Attention, car beaucoup le font pour jouer et ils se font prendre dans le
piège. En effet, la divination est un péché d’abomination et sous
l’Ancienne Alliance, ceux qui faisaient de telles pratiques devaient être
lapidés, ils étaient punis de mort.
Ailleurs dans Deutéronome 18:10-12, Dieu dit : qu’on ne trouve chez toi
personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de
magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les
esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts, car
quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel.
De même tout ce qui a trait à la divination, à l’astrologie et à
l’horoscope.
Lorsque Paul et Silas sont arrivés dans la ville de Philippe pour y
annoncer l’Evangile, il est dit qu’une femme qui avait un esprit de
divination s’était mise à les suivre en criant : Ces hommes sont les
serviteurs du Dieu Très-Haut et ils vous annoncent la voie du salut (Actes
16:16-18). Et elle l’a fait pendant plusieurs jours. Ce qu’elle disait n’était
pas faux, mais c’était par un esprit de démon qu’elle était devenue
devineresse. Il est dit qu’elle avait en elle un esprit de python. Et Paul
fatigué s’est tourné vers cette femme et a dit à ce mauvais esprit : Je
t’ordonne au nom de Jésus-Christ de sortir d’elle. Et le démon est sorti à
l’heure même.
Naturellement, elle ne pouvait plus deviner, aussi les patrons qui
l’employaient ont fait arrêter Paul et Silas.
Faisons attention de ne pas essayer de vouloir connaître à tout prix ce
que Dieu ne nous révèle pas, car l’on risquerait de tomber dans les
pièges du diable. C’est ce que Satan avait dit à nos premiers parents : Ce
fruit n’est pas défendu, mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez,
vos yeux s’ouvriront, vous serez comme des dieux et vous connaîtrez…
(Genèse 3:4-5). Oui, ils ont connu, mais connu quoi ? La séparation
d’avec Dieu, ce qui a apporté la crainte, la fuite, la souffrance, la haine,
la division et la mort spirituelle, ainsi que physique. Et tout cela parce
qu’ils ont voulu connaître ce qui était interdit !
Dieu dit dans Deutéronome 29:29 : Les choses cachées sont à l’Eternel
notre Dieu et les choses révélées sont à nous et à nos enfants à
perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de
114
cette loi. Par le don d’une parole de connaissance, Dieu peut accorder
une révélation de sa connaissance, dans un but déterminé, pour
accomplir son plan.
Une révélation parfaite de la connaissance divine a été donnée à des
hommes par le Saint-Esprit pour écrire la Bible, la Parole de Dieu. Toute
Ecriture est inspirée de Dieu (2 Timothée 3:16).
C’est ainsi que dans la Bible, nous avons la révélation de la connaissance
divine sur beaucoup de choses que l’homme n’aurait pas pu connaître
autrement.
Par exemple : sur la création, sur la nature de Dieu, le Père, le Fils et le
Saint-Esprit, sur les anges, la chute de Lucifer, le ciel, l’enfer, le salut, le
jugement, etc.
Seulement sachons que concernant les Saintes Ecritures, nous n’avons
pas à recevoir d’autres révélations supplémentaires.
Dans son épître, Jude nous exhorte au v. 3 à combattre pour la foi qui a
été transmise aux saints une fois pour toutes et cela en faisant allusion à
la doctrine révélée dans la Bible.
Si aujourd’hui, le don d’une parole de connaissance est toujours donné à
l’Eglise par le Saint-Esprit, à quoi peut-il bien servir ? A l’avancement de
l‘œuvre de Dieu et à la révélation du plan du Seigneur. Ce don peut être
présenté comme la pensée de Christ transmise à la pensée du croyant,
et il est donné instantanément lorsqu’il est nécessaire.
Cette connaissance peut être reçue par songe, vision, voix audible ou par
révélation directe de l’Esprit de Dieu à notre esprit qui la communique à
notre intelligence et ainsi nous savons comme par intuition.
Ce don était manifesté dans l’Ancien Testament au travers du ministère
des prophètes.
Par exemple, lorsque Saül était parti chercher les ânesses perdues de
son père, le prophète Samuel lui a révélé que les ânesses étaient
retrouvées (1 Samuel 9:19-20).
Elisée, par ce don a révélé l’hypocrisie et le mensonge de Guéhazi qui
était parti chercher des cadeaux chez Naaman le syrien.
En disant à Guéhazi : D’où viens-tu ? et lui de répondre : Non ! de nulle
part ! Et Elisée lui a répondu : Mon esprit n’était pas absent… (2 Rois
5:26).
Et maintenant, par ce don d’une parole de connaissance, Elisée révèle
les plans d’attaques de l’armée syrienne au roi d’Israël.
115
Ce don était également manifesté durant le ministère du Seigneur Jésus.
Il connaissait ce qui était dans le cœur des hommes.
Dans son dialogue avec la femme samaritaine, lorsque Jésus lui dit :
appelle ton mari et viens ici, la femme lui répond : Je n’ai point de mari.
Et Jésus lui dit : Tu as eu raison de dire : je n’ai point de mari, car tu en as
eu 5 et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. Seigneur lui dit la
femme : Je vois que tu es prophète ! Puis elle a appelé les gens de son
village en disant : Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait
(Jean 4:16-19, 29).
Ce don d’une parole de connaissance était également manifesté dans
l’Eglise primitive. Pierre reçoit la connaissance du mensonge d’Ananias
et de Saphira (Actes 5:1-11). Alors que Pierre était en prière, il reçoit la
révélation que 3 hommes l’attendaient à l’extérieur (Actes 10:19-21).
A Damas, le chrétien Ananias reçoit dans une vision la connaissance au
sujet de Saul de Tarse, sa conversion et l’adresse où il se trouvait (Actes
9:10-16).
Oui, au sujet des dons de révélation, l’apôtre Paul déclare que c’est Dieu
qui nous les révèle par l’Esprit, car l’Esprit sonde tout même les
profondeurs de Dieu (1 Corinthiens 2:9-10).
Ainsi par ce don, Dieu met en lumière ce qui est caché, comme il nous
aide également à découvrir les pièges et les attaques du diable.
Elisée avait dit au roi d’Israël : garde-toi de passer dans ce lieu, car les
syriens y descendent.
C’est ainsi que l’Esprit de Dieu révélait à Elisée tous les plans d’attaques
du roi de Syrie et ceci afin de sauver Israël. Alors, comme tous les plans
du roi de Syrie échouaient, il a pensé qu’il y avait sûrement un traitre
parmi ses officiers. Il les a appelé en disant : Ne voulez-vous pas me dire
lequel de nous est pour le roi d’Israël ? Et c’est alors qu’un de ses
serviteurs a répondu : Personne ô roi mon seigneur, mais Elisée le
prophète qui est en Israël rapporte au roi d’Israël les paroles que tu
prononces dans ta chambre à coucher.
Vous rendez-vous compte ? Il n’y a pas de secret, il n’y a rien que l’on
puisse cacher, il n’y a même pas de vie privée ; ce que tu prononces dans
ta chambre à coucher est divulgué dehors ! Sommes-nous conscients de
cela ? Le Seigneur Jésus lui-même l’a dit dans Luc 12:2-3 : Il n’y a rien de
caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.
C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu
116
dans la lumière et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera
prêché sur les toits. Toutes nos paroles et nos actions sont entendues et
vues. Oui, Dieu sait tout.
C’est ainsi que l’idée du roi de Syrie était de kidnapper Elisée ; mais ce
n’est pas en supprimant un serviteur de Dieu que nous arrêterons
l’œuvre de Dieu ! On ne pourra jamais faire taire Dieu, ou aveugler Dieu,
car Dieu est éternel, omniprésent et omniscient.
Hérodias pensait faire taire la voix de Dieu en faisant décapiter Jean-
Baptiste qui n’avait pas eu peur de condamner sa vie adultère.
Frères et sœurs, Dieu est ici dans cette salle, comme à l’extérieur.
Personne ne peut fuir le regard de Dieu. Dieu sait tout au sujet de
chacun en particulier. Aussi, le plus simple serait de venir à lui afin de
faire la paix avec Dieu.
C’était le message de l’apôtre Paul : Soyez réconciliés avec Dieu !
(2 Corinthiens 5:20).
C’était également le message d’Esaïe adressé au peuple d’Israël en
disant : Maison de Jacob, venez et marchons à la lumière de l’Eternel
(Esaïe 2:5).
Sans essayer de nous camoufler, marchons honnêtement, comme en
plein jour, c’est-à-dire dans la vérité, la droiture et la sainteté.
Garde-toi de passer dans ce lieu, car les syriens y descendent, avait dit
Elisée au roi d’Israël !
Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se repente et qu’il vive.
Dieu veut notre bonheur, c’est pourquoi il y a tant de mise en garde
dans la Parole de Dieu, des mises en garde, afin de fuir le mal, de se
dépouiller de toutes les œuvres des ténèbres et de marcher honnêtement
comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de
l’impudicité, des querelles et des jalousies. Mais de se revêtir du Seigneur
Jésus-Christ et de ne pas avoir soin de la chair pour en satisfaire les
convoitises (Romains 13:12-14).
Soyons des enfants de lumière, en marchant dans la lumière, comme le
dit l’apôtre Jean : Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin
que lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance et qu’à son avènement,
nous ne soyons pas confus et éloignés de lui (1 Jean 2:28).
Rien n’est caché aux yeux de Dieu. Il voit tout, il entend tout et il sait
tout. Que cela puisse affermir notre foi, mais que cela puisse aussi nous
aider à marcher dans la transparence et dans la lumière.
117
Chapitre XV

Le ministère des anges et le don de discernement

La dernière fois, nous avions vu que le roi de Syrie était en guerre contre
Israël, mais tous ses plans d’attaque échouaient, car le roi d’Israël était
chaque fois informé par le prophète Elisée des intentions de l’ennemi.
Elisée recevait toutes les fois par le Saint-Esprit une parole de
connaissance qui dévoilait les plans d’attaque de l’ennemi.
Le roi de Syrie ni comprenait rien, mais il a été mis au courant par un de
ses serviteur, que l’espion, c’était le prophète Elisée qui rapportait au roi
d’Israël tout ce qu’il prononçait dans sa chambre à coucher ! C’est ainsi
qu’il s’est dit, la seule solution, c’est de capturer ce prophète. Et en
faisant des recherches, il a appris qu’il habitait la ville de Dothan.
Lecture : 2 Rois 6:14-23
« Il y envoya des chevaux, des chars et une forte troupe, qui arrivèrent de
nuit et qui enveloppèrent la ville. Le serviteur de l’homme de Dieu se leva
de bon matin et sortit; et voici, une troupe entourait la ville, avec des
chevaux et des chars. Et le serviteur dit à l’homme de Dieu: Ah! mon
seigneur, comment ferons-nous? Il répondit: Ne crains point, car ceux qui
sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux.
Elisée pria, et dit: Eternel, ouvre ses yeux, pour qu’il voie. Et l’Eternel
ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de chevaux et de
chars de feu autour d’Elisée. Les Syriens descendirent vers Elisée. Il
adressa alors cette prière à l’Eternel: Daigne frapper d’aveuglement
cette nation! Et l’Eternel les frappa d’aveuglement, selon la parole
d’Elisée. Elisée leur dit: Ce n’est pas ici le chemin, et ce n’est pas ici la
ville; suivez-moi, et je vous conduirai vers l’homme que vous cherchez. Et
il les conduisit à Samarie. Lorsqu’ils furent entrés dans Samarie, Elisée
dit: Eternel, ouvre les yeux de ces gens, pour qu’ils voient! Et l’Eternel
ouvrit leurs yeux, et ils virent qu’ils étaient au milieu de Samarie. Le roi
d’Israël, en les voyant, dit à Elisée: Frapperai-je, frapperai-je, mon père?
Tu ne frapperas point, répondit Elisée; est-ce que tu frappes ceux que tu
fais prisonniers avec ton épée et avec ton arc? Donne-leur du pain et de
l’eau, afin qu’ils mangent et boivent; et qu’ils s’en aillent ensuite vers
leur maître. Le roi d’Israël leur fit servir un grand repas, et ils mangèrent
118
et burent; puis il les renvoya, et ils s’en allèrent vers leur maître. Et les
troupes des Syriens ne revinrent plus sur le territoire d’Israël. »
Pour capturer Elisée, le roi de Syrie avait envoyé une forte troupe de
soldats, de chevaux et de chars, qui ont ainsi encerclé la ville de Dothan,
afin que personne ne puisse en sortir.
Très tôt le matin, le serviteur d’Elisée était sorti, peut être pour chercher
de l’eau ou du bois, et c’est alors qu’il a aperçu l’armée syrienne qui
encerclait toute la ville. Effrayé, il est rentré précipitamment en
s’écriant : Mon seigneur, nous sommes perdus, que ferons-nous ?
Mais Elisée tout calme lui a simplement répondu : Ne crains point !
Et ensuite il lui a révélé quelque chose de surprenant en lui disant :
Sache que ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux
qui sont avec eux. Certainement que le serviteur n’a rien compris, et
c’est alors qu’Elisée a prié en disant : Eternel, ouvre lui les yeux, pour
qu’il voie. Et ses yeux se sont ouverts et il n’en revenait pas, car il vit la
montagne pleine de chevaux et de chars de feu tout autour. Il y en avait
partout ! Quelle vision extraordinaire ! Il voyait l’armée de l’Eternel, le
monde invisible, mais un monde réel. Ce n’était pas de l’imagination, un
mirage, de la fiction. Non ! Le monde invisible est une réalité, le monde
des esprits existe.
La Bible déclare que le Seigneur a créé toutes les choses qui sont dans les
cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités,
dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui (Colossiens
1:16). Ceci nous montre que dans le monde invisible, il y a toute une
organisation, une hiérarchie parmi ces êtres que l’on appelle les anges,
et que parmi les anges, il y a des bons et des mauvais, des anges qui se
sont rebellés contre Dieu, ayant à leur tête, Satan l’adversaire, le plus
puissant de tous les esprits déchus qui, nous pensons était un ancien
chérubin, Lucifer (astre brillant) qui a voulu se faire égal à Dieu d’après
des passages d’Esaïe 14 et d’Ezéchiel 28.
Mais gloire à Dieu, car ces anges déchus ont tous été vaincus à la croix
du Calvaire, et ils ne sont pas en plus grand nombre, ils sont une
minorité (Colossiens 2:15). Les anges de Dieu sont en beaucoup plus
grand nombre que l’armée ennemie.
Dans sa vision, l’apôtre Jean dit : Je regardai et j’entendis la voix de
beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards et
leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers…
119
(Apocalypse 5:11). Ailleurs, il est parlé des myriades qui forment le
chœur des anges, ou qui sont en fête (Hébreux 12:22). Ce qui représente
une quantité indéfinie.
Dans une vision, le prophète Daniel nous dit : Je regardai et un fleuve de
feu coulait et sortait de devant le trône. Mille milliers le servaient et dix
mille millions se tenaient en sa présence, ou des myriades de myriades se
tenaient devant lui (Daniel 7:10).
Toute la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse nous parle de la réalité des
anges, de leur présence et de leurs activités. La Bible en cite par exemple
deux par leur nom :
Michel, qui a le titre d’archange, c’est-à-dire chef des anges (Daniel 10
et 12 – Jude 9 – Apocalypse 12).
Gabriel, qui est un messager du Seigneur. Il est apparu à Daniel (Daniel
8:16, 9:21), à Zacharie et à Marie (Luc 1:19, 26).
Il y a toute une hiérarchie parmi les anges.
Dans 1 Pierre 3:22 il est dit que Jésus-Christ est à la droite de Dieu,
depuis qu’il est allé au ciel, et que les anges, les autorités et les
puissances, lui ont été soumis.
La Bible nous parle des Séraphins (les ardents), qui ont 6 ailes et ont un
ministère en rapport avec la sainteté divine. (Esaïe 6:2).
Il y a également des chérubins qui ont été placé dans le jardin d’Eden
pour garder le chemin de l’arbre de vie (Genèse 3:24).
Sur le couvercle de l’arche de l’alliance (le propitiatoire), il y avait 2
chérubins qui symbolisaient la présence inaccessible de l’Eternel
(Hébreux 9:5).
Le Psaume 80:2 nous dit que Dieu est assis sur les chérubins, comme sur
un trône, ils sont les soutiens de sa majesté et de son règne (Ezéchiel
10:18 – 11:22).
Les anges nous sont supérieurs en force et en puissance (2 Pierre 2:11).
Ce sont des esprits qui n’ont ni chair, ni os, qui ne sont pas en mesure de
se marier et qui ne peuvent pas mourir (Luc 20:35-36). Ils ont la
possibilité d’apparaître des fois sous une forme visible avec un éclat
surnaturel, comme aux femmes après la résurrection de Jésus (Matthieu
28:3). Parfois sous une figure humaine que rien ne distingue à première
vue. Comme les deux anges qui accompagnaient l’Eternel auprès
d’Abraham et qui ont poursuivi leur chemin jusque chez Lot. Ils avaient
l’allure de voyageurs ordinaires (Genèse 18, 19).
120
L’Epître aux Hébreux dit que l’on peut même leur offrir l’hospitalité sans
s’en rendre compte (Hébreux 13:2). Mais la plupart du temps, leur
présence reste invisible à nos yeux.
Quant au ministère des anges, ils sont appelés à louer Dieu et à être à
son service, selon le Psaume 103:20 qui dit : Bénissez l’Eternel vous ses
anges, qui êtes puissants en force et qui exécutez ses ordres en obéissant
à la voix de sa parole. Ils sont des messagers du Seigneur. Comme l’ange
Gabriel qui a fait des révélations à Daniel (ch. 9:21-22). Il a aussi
annoncé à Zacharie la naissance de Jean-Baptiste et à Marie celle de
Jésus (Luc 1:19, 26).
Un ange a annoncé aux bergers de Bethléhem la naissance du Messie
(Luc 2:9-14).
Deux anges ont annoncé la résurrection de Jésus-Christ (Luc 24:4).
Un ange a communiqué à Corneille l’adresse de Pierre (Actes 10:3).
Un ange a révéler à Philippe les plans de Dieu pour sauver l’Ethiopien
(Actes 8:26).
Les anges sont observateurs de ce qui se passe ici-bas, puisqu’il est dit
qu’il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se
repent (Luc 15:10).
Et Paul déclare dans 1 Corinthiens 4:9 : que Dieu, ce me semble a fait de
nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en
quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges
et aux hommes.
Les anges sont aussi des agents exécuteurs des jugements divins, mais
aussi les exécuteurs de la grâce divine.
Lors du dénombrement en Israël par David, la plaie est venue par un
ange et 70 mille hommes sont morts (2 Samuel 24:15).
Au temps du roi Ezéchias, un ange a fait périr 185 mille Assyriens (2 Rois
19:35).
Le roi Hérode Agrippa 1er a été frappé à mort par un ange, parce qu’il
n’avait pas donné gloire à Dieu (Actes 12:23).
La plupart des fléaux de l’Apocalypse sont déclenchés par des anges
(Apocalypse 8 à 16).
Et au dernier jour, ce sont des anges qui jetteront les réprouvés dans la
fournaise de feu (Matthieu 13:41).
Les anges sont également au service de Dieu pour exercer un ministère
en faveur de ceux qui doivent hériter du salut (Hébreux 1:14).
121
Quelques exemples :
Un ange a pris soin d’Elie lors de sa fuite devant les menaces de Jézabel
(1 Rois 19:5-7)
Daniel dans la fosse a dit au roi : Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la
gueule des lions (Daniel 6:22).
Quand ses 3 amis ont été jetés dans la fournaise ardente, il y avait un
quatrième personnage à leur côté, c’était un ange (Daniel 3:24-25).
Des anges ont servi Jésus après son jeûne de 40 jours dans le désert
(Matthieu 4:11).
Au jardin de Gethsémané, un ange est venu pour fortifier le Seigneur
Jésus (Luc 22:43).
Un ange a ouvert les portes de la prison de Jérusalem devant les
apôtres, puis une seconde fois devant Pierre (Actes 5:19 – 12:7).
Un ange est venu encourager Paul au milieu de la tempête (Actes
27:23).
De même, Jésus parle des petits, qui peuvent être des enfants, dont les
anges voient constamment la face du Père céleste (Matthieu 18:10).
Il y a plusieurs passages dans la Bible qui mentionnent une protection
angélique envers ceux qui mettent leur confiance en Dieu.
Psaume 91:11 : Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes
voies, (en étant naturellement dans la volonté de Dieu).
Psaume 34:8 : L’ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent,
et il les arrache au danger
Ainsi chaque croyant a son garde du corps angélique. C’est aussi ce que
l’Eglise primitive croyait, car lorsque Pierre a été libéré par l’ange de la
prison, et a ensuite frappé à la maison de Marie, mère de Jean, où
beaucoup priaient, la servante a annoncé à tout le monde que Pierre
était à la porte, mais tous lui ont répondu : Tu es folle, c’est sûrement
son ange (Actes 12:15).
Maintenant, sachons que notre confiance ne doit pas être dans les
anges, mais en Dieu qui ordonne aux anges et les envoies. Il est vrai que
lorsque le serviteur d’Elisée a vu l’armée de l’Eternel en beaucoup plus
grand nombre, son cœur a été quelque peu rassuré. De même, s’il est
vrai que nous sommes entourés par des anges de Dieu, la Bible nous
interdit d’offrir un culte aux anges, de les adorer, ou même de chercher
à rentrer en contact avec eux, ou de chercher à les employer.
Ils sont au service de Dieu, donc soumis à Dieu seul (Hébreux 1:14).
122
En essayant d’entrer nous-mêmes en contact avec les anges de Dieu,
nous entrerions en contact avec les mauvais esprits.
Après la grande vision et révélation qu’à eu l’apôtre Jean de
l’Apocalypse, il dit : Quand j’eux entendu et vu, je tombai aux pieds de
l’ange qui me les montrait pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le
faire ! Je suis ton compagnon de service et celui de tes frères, les
prophètes et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu
(Apocalypse 22:8-9).
Paul aussi déclare dans Colossiens 2:18 : Qu’aucun homme sous une
apparence d’humilité et par un culte des anges ne vous ravisse à son gré
le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est
enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles.
S’il est dit que la loi de l’Ancienne Alliance a été donnée par des anges,
comme Etienne le mentionne dans son discours aux Juifs de Jérusalem
en disant : Vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges
et qui ne l’avez point gardée… (Actes 7:53 – Galates 3:19 – Hébreux 2:2).
Aujourd’hui par contre, nous n’avons pas à recevoir d’autres révélations
que ce qui nous a été données dans la Bible ; soient-elles même données
par des anges. C’est ce que Paul déclare dans Galates 1:8 : Même quand
un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous
avons prêché, qu’il soit anathème (c’est le cas de plusieurs sectes,
comme celle des Mormons, avec un certain ange « Moroni » qui aurait
donné des révélations à J. Smith, le fondateur de cette secte).
Un autre ministère des anges que nous trouvons dans la Bible, c’est
qu’ils accueillent les enfants de Dieu lors de leur mort.
Luc 16:22 : Le pauvre Lazare mourut et il fut porté par les anges dans le
sein d’Abraham.
Et lorsque le Seigneur Jésus reviendra en gloire pour régner, ce sera avec
tous les anges de sa puissance (2 Thessaloniciens 1:7-8).
Maintenant, de quelle manière Elisée a-t-il pu discerner cette armée
invisible, ces anges de Dieu qui sont tous des esprits, si ce n’est au
moyen du don de discernement des esprits.
Un don que nous trouvons parmi les 9 dons du Saint-Esprit dans
1 Corinthiens 12:10, et qui est donné à l’Eglise pour l’utilité commune.
Ce don ne sert pas à discerner le mal ou les fautes chez quelqu’un, ce
n’est pas l’esprit de critique ou de médisance qui vient du diable, ou
l’esprit d’accusation.
123
La Bible dit : Ne nous jugeons plus les uns les autres (Romains 14:13).
Mais le discernement des esprits révèle le genre d’esprit qui est
manifesté. C’est au pluriel, donc il y en a plusieurs, pas seulement les
mauvais esprits, mais aussi les bons.
En fait il y a 3 sortes d’esprits : De Dieu, de l’homme et du diable.
Pour discerner les esprits, il faut nécessairement être rempli du Saint-
Esprit et marcher par l’Esprit, c’est-à-dire, selon la Parole de Dieu. Cela
ne peut se faire que par un homme (femme) spirituel et non par un
homme (femme) charnel (1 Corinthiens 2:14-15).
Ce don nous aide à discerner la présence ou l’activité de Dieu par le
Saint-Esprit, ainsi que celle des anges, et également celle des démons.
Elisée a vu l’armée de l’Eternel.
Esaïe a vu la gloire de Dieu et des séraphins (Esaïe 6:1-4).
Ezéchiel a vu la gloire de Dieu et des chérubins (Ezéchiel 11:22-25).
Etienne a vu la gloire de Dieu et de Jésus (Actes 7:55-56).
L’apôtre Jean a vu la gloire du Seigneur Jésus, ainsi que la gloire au ciel
devant le trône de Dieu (Apocalypse 1:17 - 4).
Ce don peut servir aussi à discerner ceux qui peuvent être contrôlés,
oppressés, tourmentés ou possédés par les démons, afin de pourvoir les
délivrer.
La Bible nous parle d’esprits qui peuvent rendre aveugle et muet
(Matthieu 12:22).
Muet et sourd (Marc 9:17, 25).
Qui peuvent infliger une Infirmité (Luc 13:11, 16).
La Bible nous parle d’esprits impurs (Marc 5:2, 8).
Ce don peut nous aider à discerner des suggestions, des inspirations et
des tentations diaboliques (Matthieu 4:3, 10 – 16:21-23).
Jésus avait dit un jour à Pierre : Arrière de moi, Satan ! (Matthieu 16:23).
Ce don peut servir à discerner une œuvre ou un témoignage du diable ;
témoignages des fois véridiques, mais de source diabolique (Marc 1:23-
26 – Actes 16:16-18).
Ou pour discerner un serviteur du diable (île de Chypre, le magicien
Elymas) (Actes 13:9-10).
Pour discerner des doctrines de démons… Dans les derniers jours…
(1 Timothée 4:1-2 – 2 Pierre 2:1).
N’oublions pas que le diable se déguise en ange de lumière
(1 Corinthiens 11:13-15).
124
Ce don peut nous aider à discerner des miracles venant de Dieu ou du
diable (2 Thessaloniciens 2:9-10).
Pour discerner si les dons sont purs (1 Corinthiens 14:29).
Pour discerner l’esprit qui anime les gens ou une situation (Ephésiens
6:12).
Jésus dira à Jacques et Jean : Vous ne savez de quel esprit vous êtes
animés (Luc 9:54-55).
Animé par un esprit pur et saint, ou par un esprit de désobéissance, de
mensonge, d’orgueil, d’impureté, de querelle, d’hypocrisie, de
religiosité, d’angoisse, de suicide, de vengeance, etc.
Le roi Saül avait été saisi par un mauvais esprit de jalousie et de meurtre
à l’encontre de David (1 Samuel 18:10).
Jésus avait vu que Nathanaël était un homme sans fraude (Jean 1:47-
48). Et il savait ce qui était dans l’homme (Jean 2:24-25).
Pierre a discerné le mensonge dans le témoignage d’Ananias et Saphira
(Actes 5:3).
Et la Bible dit que nous devons éprouver les esprits (1 Jean 4:1-3).
Oui, nous sommes appelés à reconnaître l’arbre à son fruit (Matthieu
12:33).
En revenant à notre récit d’Elisée, les Syriens se sont approchés de lui,
mais plein de confiance et d’hardiesse, Elisée est allé à leur rencontre, et
par un autre don de l’Esprit, celui d’opérer des miracles, il a fait cette
prière à Dieu : Eternel daigne frapper d’aveuglement cette nation et
l’Eternel les a frappé d’aveuglement selon la parole d’Elisée.
C’était un jugement.
C’est également ce qu’avaient fait les anges à Sodome envers cette
population en furie qui voulait se saisir de Lot (Genèse 19:11).
C’est ce que fit aussi Paul envers le magicien Elimas sur l’île de Chypre
(Actes 13:11).
Il y a un jugement spirituel sur ceux qui s’opposent à l’Evangile. Il est dit
que Dieu rend leur cœur insensible, par un esprit d’assoupissement. Il
endurci leurs oreilles et bouche leurs yeux (Esaïe 6:10 – Romains 11:8).
Cela avait été le cas pour le pharaon en Egypte, de même pour les Juifs
qui s’opposaient à Jésus.
Et c’est ainsi qu’Elisée a conduit toute cette armée, comme des
moutons, de la ville de Dothan jusqu’à Samarie. (Une quinzaine de km !)
Ils ont été comme hypnotisés.
125
Arrivés au centre de Samarie, Elisée a prié afin que leurs yeux s’ouvrent
et ils ont réalisé qu’ils étaient entre les mains du roi d’Israël !
Frapperais-je avait dit le roi ? Non a répondu Elisée, mais sert-leur à
manger.
C’était une manifestation de la grâce et de la miséricorde de Dieu vis-à-
vis des ennemis.
La Bible dit : Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-
lui à boire. Car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu
amasseras sur sa tête (Romains 12:20).
Aussi, c’est tout honteux et confus que cette armée syrienne est
retournée vers leur roi, et il est dit que les Syriens ne revinrent plus sur
le territoire d’Israël.
Notre Dieu est grand, il est illimité.
Il est le même aujourd’hui en faveur de ceux qui le craignent.
Il a ses anges protecteurs, et il veut aussi se manifester par les dons du
Saint-Esprit pour garder son peuple.
Plus que jamais nous avons besoin du don de discernement des esprits
dans ces temps de la fin, afin de discerner l’esprit de vérité de l’esprit
d’erreur.
Ainsi, en tant qu’enfants de Dieu, n’oublions pas que ceux qui sont avec
nous sont en beaucoup plus grand nombre que ceux qui sont contre
nous.
Et je dirais que c’est encore beaucoup mieux que cela, car la Bible dit
que Celui qui est en nous, Jésus-Christ, est plus grand que celui qui est
dans le monde.
C’est pourquoi, Dieu nous dit aujourd’hui :

« Ne crains point ! »

126
Chapitre XVI

Bénédiction ou malédiction au choix

2 Rois 6:23-33 : “Le roi d’Israël leur fit servir un grand repas, et ils
mangèrent et burent; puis il les renvoya, et ils s’en allèrent vers leur
maître. Et les troupes des Syriens ne revinrent plus sur le territoire
d’Israël. Après cela, Ben-Hadad, roi de Syrie, ayant rassemblé toute son
armée, monta et assiégea Samarie. Il y eut une grande famine dans
Samarie; et ils la serrèrent tellement qu’une tête d’âne valait quatre-
vingts sicles d’argent, et le quart d’un kab de fiente de pigeon cinq sicles
d’argent. Et comme le roi passait sur la muraille, une femme lui cria:
Sauve-moi, ô roi, mon seigneur! Il répondit: Si l’Eternel ne te sauve pas,
avec quoi te sauverais-je? avec le produit de l’aire ou du pressoir? Et le
roi lui dit: Qu’as-tu? Elle répondit: Cette femme-là m’a dit: Donne ton fils!
nous le mangerons aujourd’hui, et demain nous mangerons mon fils.
Nous avons fait cuire mon fils, et nous l’avons mangé. Et le jour suivant,
je lui ai dit: Donne ton fils, et nous le mangerons. Mais elle a caché son
fils. Lorsque le roi entendit les paroles de cette femme, il déchira ses
vêtements, en passant sur la muraille; et le peuple vit qu’il avait en
dedans un sac sur son corps. Le roi dit: Que Dieu me punisse dans toute
sa rigueur, si la tête d’Elisée, fils de Schaphath, reste aujourd’hui sur lui!
Or Elisée était assis dans sa maison, et les anciens étaient assis auprès de
lui. Le roi envoya quelqu’un devant lui. Mais avant que le messager soit
arrivé, Elisée dit aux anciens: Voyez-vous que ce fils d’assassin envoie
quelqu’un pour m’ôter la tête? Ecoutez! quand le messager viendra,
fermez la porte, et repoussez-le avec la porte: le bruit des pas de son
maître ne se fait-il pas entendre derrière lui? Il leur parlait encore, et déjà
le messager était descendu vers lui, et disait: Voici, ce mal vient de
l’Eternel; qu’ai-je à espérer encore de l’Eternel?”
La dernière fois nous avions vu ce qui était arrivé à l’armée syrienne
avec le prophète Elisée qui rapportait les plans d’attaque au roi d’Israël,
puis leur aveuglement alors qu’ils voulaient capturer Elisée et finalement
ce sont eux qui se sont fait capturés.
Et comme hypnotisé, Elisée avait conduit cette troupe jusqu’au centre
de Samarie. Et c’est après leur avoir donné un grand festin qu’ils ont été
127
renvoyés auprès de leur maître, le roi de Syrie. Il est dit que les troupes
des syriens ne revinrent plus sur le territoire d’Israël. Seulement,
l’ennemi du peuple de Dieu ne peut pas abdiquer si facilement, même si
c’est un ennemi vaincu.
Le roi de Syrie est comme un type de Satan qui est l’adversaire de Dieu
et de son peuple. Le diable a aussi assiégé le Fils de Dieu, le Seigneur
Jésus, par toutes sortes de tentations. Et quand Jésus lui a dit :
maintenant, retire-toi Satan ! Car il est écrit : tu adoreras le Seigneur ton
Dieu et tu le serviras lui seul (Matthieu 4:10), il est dit qu’après l’avoir
tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un
moment favorable (Luc 4:13).
Satan ne capitule pas si facilement malgré qu’il a été jugé et vaincu à la
croix. Selon qu’il est écrit dans Colossiens 2:15 : Jésus a dépouillé les
dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle en
triomphant d’elles par la croix. L’ennemi reviendra toujours à la charge.
C’est pourquoi la Bible nous demande de veiller et prier parce que votre
adversaire le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il
dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme (1 Pierre 5:8-9).
Et c’est ainsi que Ben-Hadad roi de Syrie est revenu encore assiéger
Samarie.
Il est vrai que la Bible déclare concernant les assauts, les attaques et les
tentations de l’ennemi, que ces mêmes souffrances sont imposées à vos
frères dans le monde (1 Pierre 5:9).
C’est pourquoi Dieu nous donne aussi des promesses d’aide et de
soutien en disant par exemple dans 1 Corinthiens 10:13 : qu’aucune
tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine et Dieu qui est
fidèle ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ;
mais avec la tentation, il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que
vous puissiez la supporter.
Pour le croyant, les épreuves et les tentations le rapprochent de Dieu et
affermissent sa foi. Mais pour l’incrédule, cela le conduit à la révolte, en
disant : pourquoi tout cela m’arrive-t-il ? S’il y a un Dieu pourquoi
permet-il tout cela ?
L’apôtre Pierre nous dit dans 1 Pierre 1:7-8 : que l’épreuve de votre foi
est plus précieuse que l’or périssable qui est cependant éprouvé par le
feu, afin que l’épreuve de votre foi ait pour résultat la louange, la gloire
et l’honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra.
128
Si le feu va consumer la paille, le feu purifiera l’or, durcira les briques, ou
les vases d’argile que nous sommes.
Et c’est ainsi que l’apôtre Paul pourra dire : Toutes choses concourent au
bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8:28).
En ayant foi en Dieu, l’ennemi fait finalement une œuvre contre lui-
même. Car ceux qui placent en Dieu leur appui, nous dit le Psaume 84:6-
7 : arrivent à transformer la vallée de Baca ; la vallée des larmes, des
souffrances, des épreuves, en un oasis plein de sources et la pluie la
couvre de bénédictions.
C’est ainsi que par l’obéissance et la foi en Dieu, le croyant arrive à
changer même la malédiction, l’œuvre de l’ennemi, ses assauts et ses
tentations en un lieu de bénédictions.
Tout dépend de notre relation avec Dieu, mais aussi de notre attitude
face aux épreuves et aux assauts de l’ennemi. On pourrait presque dire :
Bénédiction ou malédiction au choix !
C’est ainsi que l’épreuve peut soit nous consumer, ou nous affermir et
nous purifier. C’est d’ailleurs ce que Dieu dit dans le livre du
Deutéronome 11:26-28 : Voici, je mets aujourd’hui devant toi la
bénédiction et la malédiction.
La bénédiction est liée à la foi en Dieu et à l’obéissance aux
commandements du Seigneur et la malédiction est liée à la
désobéissance.
Les mêmes paroles du Seigneur se retrouvent dans Deutéronome 30:19-
20 : J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : J’ai
mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis
la vie, afin que tu vives toi et ta postérité, pour aimer l’Eternel ton Dieu,
pour obéir à sa voix et pour t’attacher à lui ; car de cela dépendent ta vie,
la bénédiction et la prolongation de tes jours.
La bénédiction vient de Dieu. Il est la source de toute bénédiction.
N’est-il pas écrit dans Proverbes 10:22, que c’est la bénédiction de
l’Eternel qui enrichit et il ne la fait suivre d’aucun chagrin.
Ainsi la bénédiction vient de notre relation avec Dieu, relation qui est
possible par le sacrifice du Seigneur Jésus à la croix.
Suite à la transgression de la Parole de Dieu, l’homme s’est placé lui-
même et de son propre choix sous la malédiction.
Dieu lui avait dit : le jour où tu mangeras du fruit défendu, tu mourras !
(Genèse 2:16-17).
129
Mais gloire à Dieu, car Jésus-Christ est venu pour faire l’expiation de
tous nos péchés en subissant le châtiment que nous méritions.
Jésus-Christ a été fait péché pour nous en mourant sur la croix, mais il a
aussi été fait malédiction pour nous
Selon Galates 3:13-14 qui dit que Christ nous a rachetés de la
malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous. Car il est
écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin dit la Bible, que la
bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en
Jésus-Christ et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis.
Ainsi sachons que tous les enseignements de la Parole de Dieu nous sont
donnés dans le but qu’en les pratiquants, nous soyons bénis.
Le Psaume 1:1-3 nous dit : Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans
la loi de l’Eternel et qui la médite jour et nuit ; il est comme un arbre
planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison et dont
le feuillage ne se flétrit point. Tout ce qu’il fait lui réussit.
Et dans Esaïe 48:18, Dieu dit : Oh ! si tu étais attentif à mes
commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve, et ton bonheur
comme les flots de la mer…
La bénédiction, je le répète, ce n’est pas être exempt d’épreuve, mais
c’est d’avoir la main de Dieu sur nous ; c’est d’avoir l’approbation de
Dieu dans notre vie.
Nous avons l’exemple de Joseph qui, malgré qu’il était esclave chez
Potiphar, la main de Dieu était sur lui avec toute la bénédiction divine.
De même que pour Paul et Silas enchaînés dans la prison de la ville de
Philippes, la main de Dieu reposait sur eux.
Et même si l’ennemi viendrait pour maudire, car c’est exactement ce
qu’il recherche, voler, détruire et désirer le mal du peuple de Dieu,
comme le devin, le sorcier Balaam qui avait été appelé par Balak, le roi
de Moab, afin de maudire Israël.
La Bible déclare dans Deutéronome 23:5, que Dieu a changé la
malédiction en bénédiction, parce que, dit le Seigneur, tu es aimé de
l’Eternel ton Dieu.
La Bénédiction est une grâce de l’amour de Dieu. Et Dieu lui même
déclare qu’il ordonnera à la bénédiction d’être avec toi (Deutéronome
28:8). Car nous sommes appelés à hériter la bénédiction, afin que nous
puissions être nous-mêmes une bénédiction pour ceux qui nous
entourent (1 Pierre 3:9).
130
Mais faisons attention, car nous devons aussi réaliser que si la Bible
déclare que la malédiction sans cause n’a point d’effet, ou ne peut nous
atteindre (Proverbes 26:2), nous devons savoir que s’il y a une brèche
dans notre vie, une porte ouverte à l’ennemi, la malédiction pourra faire
son œuvre. C’est ce que Paul dira aux Corinthiens : Attention de ne pas
laisser à Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins
(2 Corinthiens 2:11).
Et ailleurs dans Ephésiens 4:27, il dira : Ne donnez pas accès au diable.
C’est ce qui était arrivé pour le peuple d’Israël à Samarie avec son roi
apostat et rebelle. Car malgré toutes les manifestations de grâce et de
puissance de la part de Dieu, ce peuple ne s’était pas détourné de ses
péchés. Ainsi le siège de Samarie par les syriens et la famine dans la ville
étaient en fait des conséquences du péché d’Israël.
L’homme récolte ce qu’il sème et la désobéissance à la Parole de Dieu
aura toujours tôt ou tard des conséquences désastreuses, au point
même que le peuple finit par se nourrir de toutes sortes d’impuretés.
A Samarie, c’était en se nourrissant avec de la viande d’âne (un animal
impur), et de la fiente de pigeon, et même le cannibalisme était pratiqué
dans la ville !
Et pourtant, Dieu avait mis en garde son peuple sur de telles
conséquences, en disant à Moïse que de telles malédictions allaient
arriver si le peuple se détournait de Dieu et de sa Parole (Lévitique
26:29). Et alors, les gens n’auraient plus de sentiment ni de pitié, même
pour leur propre famille. C’est ce qui s’était également passé sous
Jérémie et c’est ce qu’il dit dans Lament. 4:10 : Les femmes malgré leur
délicatesse font cuire leurs enfants, ils leur servent de nourriture au
milieu du désastre de la fille de mon peuple.
Cette situation a-t-elle changée aujourd’hui ? Quand on pense aux
millions de bébés qui chaque année sont avortés, tués lâchement et sans
pitié, et cela pour satisfaire un égoïsme personnel. Parce que l’homme
ne veut pas prendre ses responsabilités, alors il élimine des êtres
humains innocents et trop encombrants !
Que faut-il penser de tout cela ? N’est-ce pas une manifestation de la
malédiction qui repose sur le peuple, parce qu’il s’est détourné de Dieu
et de sa Parole ?
Paul déclare dans Romains 1:28-31 : Comme ils ne se sont pas souciés de
connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvés pour commettre
131
des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de
méchanceté de cupidité, de malice, pleins d’envie, de meurtre, de
querelle, de ruse, de malignité, rapporteurs, médisants, impies,
arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs
parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de
miséricorde…
Oui, voici dit Dieu, je mets aujourd’hui devant toi la bénédiction et la
malédiction, la vie et la mort ; choisis la vie, la bénédiction, afin que tu
vives (Deutéronome 30:19).
La bénédiction, la vie se trouve par un retour à Dieu et à sa Parole, en
étant réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ. Recevez Jésus-Christ, car
celui qui a Christ dit la Bible a la vie (1 Jean 5:12).
Ensuite, vivez conformément à la Parole de Dieu. C’est une vie qui est
complètement différente de celle que nous vivions autrefois.
En Christ, toutes choses deviennent nouvelles (2 Corinthiens 5:17).
Nos pensées doivent changer, ainsi que nos paroles (notre langage)…
Car combien souvent, même les croyants s’attirent la malédiction par
des pensées mauvaises et des paroles négatives.
Jacques 3:10 déclare : Mes frères, il ne faut pas que de la même bouche
sortent la bénédiction et la malédiction.
Ce qui veut dire que beaucoup s’attirent la malédiction sur leur propre
vie, sur leur famille par de mauvaises paroles, des paroles négatives de
malheur, de mécontentement, de critique, de jugement et d’incrédulité.
Jésus n’a-t-il pas dit : Par tes paroles tu seras justifié et par tes paroles tu
seras condamné (Matthieu 12:37).
Ce qui veut dire que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue
(Proverbes 18:21).
Et cela, en voyant tout le mal ou tout le bien que nous pouvons faire à
autrui par notre langue.
Car la langue peut blesser comme un glaive, ou apporter un baume qui
guérit. Une parole douce peut consoler et apaiser et une parole de
vérité dite dans l’amour peut libérer. Par contre une parole mensongère
peut maintenir dans la captivité. C’est vrai que par la bouche, l’homme
peut semer la paix ou la discorde et la guerre. Par la langue, l’homme
peut apporter l’amour ou la haine, le pardon ou la condamnation, la joie
ou les pleurs, la vie ou la mort.

132
Jésus a dit que c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle
(Matthieu 12:34).
Aussi, qu’est-ce qui rempli notre cœur ? Cela est important, car c’est ce
qu’on croit du cœur que l’on confessera de la bouche. Et savez-vous que
notre salut ou notre perdition est lié à cela ?
Dieu dit : Je mets aujourd’hui devant toi la bénédiction ou la malédiction,
la mort et la vie. Choisi !
Paul dira aussi dans Romains 10:9-10 : Si tu confesses de ta bouche le
Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des
morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la
justice et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut.
Tous les sentiments peuvent s’exprimer par la parole.
La foi s’exprime, mais l’incrédulité aussi. C’est ainsi que beaucoup se
lient par les paroles de leur bouche et n’arrivent jamais à la victoire.
Alors, faisons attention à ce que nous disons. Car la Bible déclare que ce
que nous croyons et proclamons se réalisent, bon ou mauvais (Marc
11:23). Il vous sera fait selon votre foi, mais aussi selon votre incrédulité.
Job disait : Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive (Job 3:25).
Je vous le dis, en vérité déclare le Seigneur Jésus : Si quelqu’un dit à
cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer et s’il ne doute
point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir
(Marc 11:23).
C’est là que nous voyons la force de notre confession ; elle peut
conduire soit à la vie, ou à la mort. On se souvient que suite à la
confession négative de 10 hommes, tout le peuple d’Israël a erré durant
40 ans dans le désert et toute une génération en est morte.
C’est pourquoi l’apôtre Pierre dit : Si quelqu’un parle, que ce soit comme
annonçant les oracles de Dieu ou les paroles de Dieu (1 Pierre 4:11).
La seule confession qui puisse plaire à Dieu est celle fondée sur la Parole
de Dieu.
Nous devrions seulement ouvrir nos bouches pour ne proclamer que la
Parole de Dieu qui est puissante et vie.
Oui, il y a une parole de Dieu pour chaque circonstance, pour chaque
situation, pour chaque besoin de la vie. Alors faisons attention à ce que
nous disons.
Christ a tout accompli à la croix, mais faut-il encore se tenir dans la
victoire de Christ, la proclamer et confesser cette victoire.
133
La Bible dit que les élus ont vaincu Satan à cause du sang de l’Agneau et
à cause de la parole de leur témoignage et qu’ils n’ont pas aimé leur vie
jusqu’à craindre la mort (Apocalypse 12:11).
Les élus sont ceux qui ont une vie entièrement consacrée à Jésus et à sa
parole.
J’aimerais récapituler en disant :
Comment bien souvent l’homme s’attire le malheur et la malédiction,
1- par la désobéissance à la Parole de Dieu, en se détournant de Dieu et
par une mauvaise confession continuelle.
C’est-à-dire par des paroles négatives de murmure, de critique et
d’incrédulité.
2- L’homme s’attire également le malheur et la malédiction en
s’appuyant sur lui-même, sur ses propres ressources et capacités, sur ses
propres efforts.
Maudit est-il dit, celui qui s’appuie sur l’homme et qui prend la chair
pour appui (Jérémie 17:5).
Le roi d’Israël en entendant l’histoire de cette femme qui avait fait cuire
son fils, a déchiré ses vêtements et il est dit qu’il avait en dedans un sac
sur son corps.
Il semble donc que suite au siège des Syriens, il se mortifiait, il se privait
volontairement en prenant le sac, ce qui était un signe de deuil, de
mortification, de jeûne. Mais son cœur n’était pas changé devant Dieu
pour autant. Le résultat, c’est qu’il s’est révolté encore davantage
devant Dieu par ce qu’il voyait et entendait. Ne dit-il pas : Qu’ai-je
encore à espérer de l’Eternel ! En d’autres termes, j’ai prié, j’ai jeûné, je
me suis mortifié et voilà le résultat !
La Bible dit : Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se
glorifie (Ephésiens 2:9).
Le vrai jeûne devant Dieu selon Esaïe 58, c’est de détacher les chaînes
de la méchanceté, de se détourner de ses mauvaises voies et de
retourner à l’Eternel de tout son cœur.
Notre Dieu est un Dieu de miséricorde et de bénédiction.
Par contre, Elisée le serviteur de l’Eternel était aussi dans la ville
assiégée, dans la ville en famine, mais lui était confiant en l’Eternel, dans
la paix, assis. Telle est la position du croyant, assis en Christ
Frères et sœurs, suivre Dieu, c’est lui rester fidèle dans les bons comme
dans les mauvais jours.
134
Et la bénédiction divine, c’est être dans la main de Dieu et avoir son
approbation, même au sein d’une ville assiégée, d’un monde qui
s’éloigne de Dieu.
Voici, je mets devant toi la bénédiction et la malédiction : Choisi !
Où en sommes-nous ? et quelle place à Christ dans notre vie ? Et quelle
va être notre confession de foi dans la situation à laquelle nous nous
trouvons, ainsi que durant notre pèlerinage terrestre ?
C’est un choix à prendre.
Puissions-nous comme le Seigneur Jésus lors de la tentation et les
assauts de Satan, confesser la Parole de Dieu en disant : Il est écrit…
Et en restant assis avec Christ.

« Voici, je mets devant toi la bénédiction et la


malédiction : Choisi ! »

135
Chapitre XVII

Proclamer le grand salut de Dieu

Lecture : 2 Rois 7:1-20 “Elisée dit: Ecoutez la parole de l’Eternel! Ainsi


parle l’Eternel: Demain, à cette heure, on aura une mesure de fleur de
farine pour un sicle et deux mesures d’orge pour un sicle, à la porte de
Samarie. L’officier sur la main duquel s’appuyait le roi répondit à
l’homme de Dieu: Quand l’Eternel ferait des fenêtres au ciel, pareille
chose arriverait-elle? Et Elisée dit: Tu le verras de tes yeux; mais tu n’en
mangeras point. Il y avait à l’entrée de la porte quatre lépreux, qui se
dirent l’un à l’autre: Quoi! resterons-nous ici jusqu’à ce que nous
mourions? Si nous songeons à entrer dans la ville, la famine est dans la
ville, et nous y mourrons; et si nous restons ici, nous mourrons
également. Allons nous jeter dans le camp des Syriens; s’ils nous laissent
vivre, nous vivrons et s’ils nous font mourir, nous mourrons. Ils partirent
donc au crépuscule, pour se rendre au camp des Syriens; et lorsqu’ils
furent arrivés à l’entrée du camp des Syriens, voici, il n’y avait personne.
Le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de
chars et un bruit de chevaux, le bruit d’une grande armée, et ils s’étaient
dit l’un à l’autre: Voici, le roi d’Israël a pris à sa solde contre nous les rois
des Héthiens et les rois des Egyptiens pour venir nous attaquer. Et ils se
levèrent et prirent la fuite au crépuscule, abandonnant leurs tentes, leurs
chevaux et leurs ânes, le camp tel qu’il était, et ils s’enfuirent pour sauver
leur vie. Les lépreux, étant arrivés à l’entrée du camp, pénétrèrent dans
une tente, mangèrent et burent, et en emportèrent de l’argent, de l’or, et
des vêtements, qu’ils allèrent cacher. Ils revinrent, pénétrèrent dans une
autre tente, et en emportèrent des objets qu’ils allèrent cacher. Puis ils se
dirent l’un à l’autre: Nous n’agissons pas bien! Cette journée est une
journée de bonne nouvelle; si nous gardons le silence et si nous
attendons jusqu’à la lumière du matin, le châtiment nous atteindra.
Venez maintenant, et allons informer la maison du roi. Ils partirent, et ils
appelèrent les gardes de la porte de la ville, auxquels ils firent ce rapport:
Nous sommes entrés dans le camp des Syriens, et voici, il n’y a personne,
on n’y entend aucune voix d’homme; il n’y a que des chevaux attachés et
des ânes attachés, et les tentes comme elles étaient. Les gardes de la
136
porte crièrent, et ils transmirent ce rapport à l’intérieur de la maison du
roi. Le roi se leva de nuit, et il dit à ses serviteurs: Je veux vous
communiquer ce que nous font les Syriens. Comme ils savent que nous
sommes affamés, ils ont quitté le camp pour se cacher dans les champs,
et ils se sont dit: Quand ils sortiront de la ville, nous les saisirons vivants,
et nous entrerons dans la ville. L’un des serviteurs du roi répondit: Que
l’on prenne cinq des chevaux qui restent encore dans la ville, -ils sont
comme toute la multitude d’Israël qui y est restée, ils sont comme toute
la multitude d’Israël qui dépérit, et envoyons voir ce qui se passe. On prit
deux chars avec les chevaux, et le roi envoya des messagers sur les traces
de l’armée des Syriens, en disant: Allez et voyez. Ils allèrent après eux
jusqu’au Jourdain; et voici, toute la route était pleine de vêtements et
d’objets que les Syriens avaient jetés dans leur précipitation. Les
messagers revinrent, et le rapportèrent au roi. Le peuple sortit, et pilla le
camp des Syriens. Et l’on eut une mesure de fleur de farine pour un sicle
et deux mesures d’orge pour un sicle, selon la parole de l’Eternel. Le roi
avait remis la garde de la porte à l’officier sur la main duquel il
s’appuyait; mais cet officier fut écrasé à la porte par le peuple et il
mourut, selon la parole qu’avait prononcée l’homme de Dieu quand le roi
était descendu vers lui. L’homme de Dieu avait dit alors au roi: On aura
deux mesures d’orge pour un sicle et une mesure de fleur de farine pour
un sicle, demain, à cette heure, à la porte de Samarie. Et l’officier avait
répondu à l’homme de Dieu: Quand l’Eternel ferait des fenêtres au ciel,
pareille chose arriverait-elle? Et Elisée avait dit: Tu le verras de tes yeux;
mais tu n’en mangeras point. C’est en effet ce qui lui arriva: il fut écrasé
à la porte par le peuple, et il mourut.”
Dimanche dernier nous avions parlé du siège de Samarie par les Syriens
comme étant une conséquence du péché d’Israël.
L’homme récolte toujours ce qu’il sème (Galates 6:7).
Et parce qu’il s’est détourné de Dieu et de sa parole, la porte a été
ouverte à la malédiction (Deutéronome 28:15-68).
La ville a été assiégée par l’ennemi et la famine a sévi à l’intérieur, au
point que le peuple se nourrissait de toutes sortes d’aliments impurs, de
la viande d’âne décharné, de la fiente de pigeon et même le
cannibalisme était pratiqué !
Voilà la situation de la ville de Samarie. C’était vraiment catastrophique.
Oui, dit Dieu : je mets devant toi la bénédiction et la malédiction. Choisi !
137
Voilà pour Samarie, le résultat de leur choix de s’être détourné de Dieu.
La Bible ne dit-elle pas que tous ont péché et sont privés de la gloire de
Dieu (Romains 3:23). Et que le salaire du péché, c’est la mort (Romains
6:23). Cela est toujours valable aujourd’hui.
Et c’est dans cette situation tragique où se trouve l’homme, que Dieu
dans sa grande miséricorde et compassion a préparé sa délivrance et lui
a fait connaître son salut.
Dans Samarie, alors qu’aucun secours humain n’était possible et même
imaginable, Dieu annonce par son serviteur Elisée le secours de l’Eternel.
Ecoutez la parole de l’Eternel ! Ainsi parle l’Eternel : demain à cette
heure, on aura une mesure (env. 12 kg) de fleur de farine pour un sicle et
2 mesures (env. 24 kg) d’orge pour un sicle à la porte de Samarie. Alors
que des excréments de pigeon se vendaient 5 sicles ! Invraisemblable !
Oui, et sachons que Dieu n’est pas un homme pour mentir, ce qu’il dit, il
le réalise, il l’accompli (Nombres 23:19).
Mais faut-il encore que nous répondions positivement à la Parole de
Dieu, à l’action de Dieu par le moyen de la foi.
La foi est une confiance totale et sans réserve en Dieu et en sa parole,
aux promesses de sa parole.
Jésus a dit à ses disciples : Ayez foi en Dieu (Marc 11:22).
La foi est importante, car sans la foi, il est impossible d’être agréable à
Dieu (Hébreux 11:6).
Lorsque les Juifs ont demandé à Jésus : Que devons-nous faire pour faire
les œuvres de Dieu ? Jésus leur a répondu : L’œuvre de Dieu, c’est que
vous croyez en celui qu’il a envoyé (Jean 6:28-29).
C’est-à-dire de mettre notre foi dans le Seigneur Jésus-Christ pour le
recevoir comme Sauveur et Maître. Crois au Seigneur Jésus et tu seras
sauvé nous dit la Bible (Actes 16:31).
A tous ceux qui se sont approchés du Seigneur Jésus durant son
ministère terrestre et ont reçu, Jésus leur a dit : Ta foi t’a sauvé, ta foi t’a
guéri, qu’il te soit fait selon ta foi…
Notre foi doit reposer uniquement sur le Seigneur et sa parole, et c’est
alors que le juste peut vivre par la foi, car elle est fondée sur Dieu qui est
Eternel (Hébreux 10:38).
Maintenant, suite à l’annonce de délivrance et de salut qu’avait
prononcé Elisée de la part de l’Eternel, il est dit que l’officier du roi a
répondu : Quand l’Eternel ferait des fenêtres au ciel, pareille chose
138
arriverait-elle ? En d’autres termes il voulait dire : Saches que moi, je ne
crois pas à une telle fable, je ne crois pas aux miracles, donc je ne crois
pas en Dieu. D’accord, mais saches aussi qu’il te sera aussi fait selon ton
incrédulité. Et c’est ce qu’Elisée lui a répondu : Tu le verras de tes yeux
(le secours de l’Eternel) mais tu n’en mangeras point. Tu
n’expérimenteras pas le miracle de Dieu dans ta vie.
Si la Bible dit : Que nul ne se prive de la grâce de Dieu, c’est parce que
beaucoup se prive des bénédictions divines en mettant en doute la
Parole de Dieu (Hébreux 12:15). Dieu a-t-il réellement dit ? Oui ! Et si
cela est écrit dans sa parole, alors je le crois, je loue le Seigneur, je
m’attends à lui et je reçois par la foi.
Il est écrit au Psaume 121 : Je lève mes yeux vers les montagnes : d’où
me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel qui a fait les
cieux et la terre.
Comme pour la population de Samarie, c’est Dieu qui a préparé notre
salut. Le salut vient de l’Eternel, il a été entièrement accompli par
l’œuvre de Jésus-Christ à la croix.
Dans les souffrances, les épreuves et les tentations, sachez que Dieu a
préparé un secours, un moyen d’en sortir (1 Corinthiens 10:13).
N’est-il pas dit dans 2 Pierre 2:9, que le Seigneur sait délivrer de
l’épreuve les hommes pieux.
Cette histoire de Samarie assiégée par l’armée syrienne me fait penser à
l’humanité entière qui est maintenue captive par le prince de ce monde
qui est Satan. N’est-il pas dit que le monde entier est sous la puissance
du malin ? (1 Jean 5:19). Oui, Satan tient le monde captif, dans
l’esclavage. Car il est bien dit que celui qui pèche est du diable (1 Jean
3:8). Satan tient le monde dans la misère, la famine et la mort.
Savez-vous que des millions d’êtres humains actuellement sont sous-
alimentés physiquement et se nourrissent de ce que l’on ne donnerait
pas même à nos chiens ? Et d’autres se nourrissent de poisons tels que
les drogues. Et que devons-nous dire concernant l’alimentation
spirituelle de toute la population mondiale ? Car l’homme ne vivra pas
de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, a
dit Jésus (Matthieu 4:4).
La seule nourriture saine et valable pour la vie, l’équilibre, la santé et la
croissance de nos âmes, c’est la Parole de Dieu.

139
Dans ce monde de ténèbres, assiégé par Satan, la grande majorité de la
population nourrissent leur âme de fumier, de littérature et films
malsains, centrés sur la violence, la haine, le crime et le sexe. Sans parler
de toutes les sciences occultes et les religions à doctrines démoniaques.
Quels poisons et quelle pollution ! Voilà de quoi beaucoup nourrissent
leur âme. Y a-t-il une espérance pour ce monde voué à la perdition ?
Le prophète Esaïe avait annoncé le salut en disant au ch. 9 v. 1 : Le
peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière, sur ceux
qui habitaient le pays de l’ombre de la mort, une lumière resplendit.
Oui, dit la Bible, Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné… (Jean
3:16). Comme pour les gens de Samarie, Dieu a préparé le salut pour
tous les captifs, en envoyant sont Fils Jésus-Christ.
Par son sacrifice expiatoire à la croix, Jésus a dépouillé les dominations et
les autorités et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant
d’elles par la croix (Colossiens 2:15).
Satan est un ennemi vaincu, et la Bible dit : Aujourd’hui est le jour du
salut (2 Corinthiens 6:2).
Oui, il y a de la nourriture en abondance pour les âmes assoiffées et
affamées. C’est pourquoi la Bible dit : Heureux ceux qui ont faim et soif
de la justice, car ils seront rassasiés ! (Matthieu 5:6).
Et Jésus nous invite en disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et
qu’il boive (Jean 7:37).
Oui, il y a des bénédictions en réserve pour ceux qui sont dénués de
tout, puisque nous avons tout pleinement en Christ. Mais, qui sont ceux
qui vont l’annoncer et apporter cette bonne nouvelle ? Les anges ? Non !
Mais ceux qui auront déjà expérimenté le salut et toutes les grâces
divines.
Dans notre récit, si Elisée a prophétisé le salut, la réalisation de cette
grande nouvelle de délivrance a été annoncée par 4 misérables lépreux.
Des rejetés de la société, des impurs qui n’avaient pas même le droit de
cité en Samarie, puisqu’ils étaient à l’extérieur des murailles, à
l’extérieur de la porte d’entrée. Aussi, quel impact pouvaient-ils avoir ?
Eh bien ! ce sont eux qui les premiers ont découvert la délivrance que
l’Eternel avait opéré. Dans leur désespoir, ils avaient décidé de se rendre
dans le camp des Syriens. Et arrivés au camp, ils n’ont pas trouvé un seul
soldat ! Le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit
de chars et un bruit de chevaux, le bruit d’une grande armée.
140
Et il est dit que toute l’armée syrienne saisie de panique à prit la fuite en
abandonnant absolument tout leur équipement, tentes, provisions,
vêtements, argent, or, chevaux, ânes… Une abondance de bien
considérable. Les 4 lépreux ne se sont pas faits prier pour qu’on les
invite à table, ils ont mangé et bu et ont emporté de nombreux biens.
Ensuite, ils se sont dit l’un à l’autre : mais nous ne sommes pas les seuls
à avoir été dans la famine et la misère, il y a toute la population de
Samarie qui meurt. En nous taisant, nous n’agissons pas bien ! Car cette
journée est une journée de bonne nouvelle !
Et ce n’est sûrement pas seulement pour 4 misérables lépreux que
l’Eternel a opéré une si grande délivrance, mais pour le salut de toute la
ville de Samarie.
Vous savez, ce n’est pas un ange qui leur a montré cela, mais leur bon
sens, leur conscience. Oui, dans la Bible, nous voyons que Dieu emploie
souvent des instruments faibles et méprisables de ce monde pour faire
éclater sa gloire (1 Corinthiens 1:26-29). Et c’est ainsi que ce sera par 4
pauvres lépreux que la bonne nouvelle du salut a été annoncée à
Samarie. Oui, c’est à tous ceux qui ont expérimenté le salut de Dieu,
c’est à eux que le Seigneur confie la responsabilité de faire connaître la
bonne nouvelle, l’Evangile du salut en Jésus-Christ, à tous ceux qui
périssent. : Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute
la création (Marc 16:15), car le salut est pour tous.
Le Seigneur Jésus a été non seulement une victime expiatoire pour nos
péchés, mais aussi pour ceux du monde entier (1 Jean 2:2). Et la Bible dit
dans Hébreux 2:14-15 : que Jésus a anéanti celui qui a la puissance de la
mort, c’est-à-dire le diable, afin de délivrer tous ceux qui par crainte de la
mort étaient toute leur vie retenus dans la servitude.
Les 4 lépreux n’ont pas attendu longtemps avant d’agir. Le soir même, ils
ont décidé d’aller annoncer cette bonne nouvelle. C’était une affaire de
vie et de mort, car les gens se mouraient dans Samarie. Et ils se sont
même dit : Si nous gardons le silence et si nous attendons jusqu’à la
lumière du matin, le châtiment de Dieu nous atteindra, puisque cette
délivrance vient de Dieu. En se taisant, ils auraient péché contre Dieu qui
avait préparé le salut non seulement pour 4 hommes, mais pour toute la
ville, et puisqu’ils avaient été les premiers à en bénéficier. Ils devaient
forcément être les premiers à l’annoncer ! En ne disant rien, ils auraient
également péché contre la population de Samarie, puisqu’elle se
141
mourait de faim. La loi humaine ne condamne-t-elle pas la non
assistance à personnes en danger ?
Vous serez mes témoins (Actes 1:8) a dit Jésus, c’est-à-dire témoins de la
bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ, dans le but de sauver les
perdus.
La Bible déclare dans Proverbes 14:25 que le témoin véridique délivre
des âmes.
Les 4 lépreux ont réalisé leur responsabilité et ont compris que le salut
de Samarie reposait sur l’urgence de leur témoignage.
La Bible déclare que nous sommes la lumière du monde, pour éclairer,
ainsi que des sentinelles pour avertir et annoncer (Matthieu 5:14-16).
C’est ce que Dieu a fait comprendre à son serviteur Ezéchiel, et il le
mentionne au ch. 33 v. 7-9 : Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme
sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma
bouche et les avertir de ma part. Quand je dis au méchant : Méchant tu
mourras, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce
méchant mourra dans son iniquité et je te redemanderai son sang. Mais
si tu avertis le méchant pour le détourner de sa voie et qu’il ne s’en
détourne pas, il mourra dans son iniquité et toi tu sauveras ton âme.
Alors, que devons-nous faire ?
1- Premièrement recevoir le salut, la grâce, la plénitude en Christ.
Il est dit que les lépreux mangèrent et burent. Ils n’ont pas continué à
prier pour ces choses qui se trouvaient devant eux. Mais ils se sont servis
avec action de grâces. Cela, c’est la foi. Le pardon, le salut, la délivrance,
ne sont pas pour demain, ils sont là, à la portée de chacun. Il nous est
demandé simplement de recevoir.
2- Deuxièmement, réalisons que cette bonne nouvelle est pour tous !
Alors, levons-nous et soyons déterminés d’agir et d’aller vers ceux qui
meurent de faim.
Jésus avait dit à ses disciples face à la foule de milliers de personnes
affamées : Donnez-leur vous-mêmes à manger ! (Luc 9:13).
3- Troisièmement, sachons que c’est la responsabilité de tous. Alors,
travaillons ensemble, car ce n’est pas le travail d’une seule personne.
Les 4 lépreux sont partis, car ensemble leur témoignage pouvait avoir
plus d’impact et être beaucoup plus crédible.
Je pense aussi aux 4 hommes qui ont amené à Jésus leur ami
paralytique. C’étaient une compassion et une détermination commune.
142
4- Quatrièmement, nous sommes appelés à nous dépêcher, car le temps
presse. La Bible nous demande de racheter le temps, car chaque jour
des milliers d’âmes meurent de faim et nous devons aussi réaliser que la
nuit vient où personne ne peut travailler (Jean 9:4).
Chez nous, nous pouvons encore témoigner librement, aussi profitons
des occasions.
Aujourd’hui, dit la Bible, c’est le jour du salut, de la bonne nouvelle de la
grâce de Dieu (2 Corinthiens 6:2).
Tous ceux qui auront la foi pour croire et recevoir seront sauvés. Mais
les incrédules mourront comme cet officier du roi qui a vu de ses
propres yeux le salut, mais qui a été écrasé à la porte par le peuple, et il
en est mort !
Celui qui croit au Fils de Dieu a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas
au Fils de Dieu ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur
lui (Jean 3:36).
Oui, Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, nous
dit la Bible ? (Hébreux 2:3). C’est pourquoi, en ce qui nous concerne, si
nous l’avons reçu, ce si grand salut, vivons-le et proclamons-le ! Car
comment les autres croiront-ils et recevront-ils, si personne ne leur
annonce la bonne nouvelle ?
La Bible dit : Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de
ceux qui annoncent de bonnes nouvelles (Romains 10:15).
C’est ainsi que par le témoignage de 4 miséreux lépreux rejetés par la
société, une ville entière a été sauvée.
Réalisons-nous que le salut pour chaque individu de notre ville de
Neuchâtel a été préparé à la croix ? Le salut du monde a déjà été
préparé. Jésus est le Sauveur du monde.
Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom
qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.
(Actes 4:12).
Aussi, recevons, vivons et proclamons !

« Le témoin véridique délivre des âmes »


(Proverbes 14:25)

143
Chapitre XVIII

S’attendre à l’Eternel

Lecture : 2 Rois 8:1-6 : “Elisée dit à la femme dont il avait fait revivre le
fils: Lève-toi, va t’en, toi et ta maison, et séjourne où tu pourras; car
l’Eternel appelle la famine, et même elle vient sur le pays pour sept
années. La femme se leva, et elle fit selon la parole de l’homme de Dieu:
elle s’en alla, elle et sa maison, et séjourna sept ans au pays des
Philistins. Au bout des sept ans, la femme revint du pays des Philistins, et
elle alla implorer le roi au sujet de sa maison et de son champ. Le roi
s’entretenait avec Guéhazi, serviteur de l’homme de Dieu, et il disait:
Raconte-moi, je te prie, toutes les grandes choses qu’Elisée a faites. Et
pendant qu’il racontait au roi comment Elisée avait rendu la vie à un
mort, la femme dont Elisée avait fait revivre le fils vint implorer le roi au
sujet de sa maison et de son champ. Guéhazi dit: O roi, mon seigneur,
voici la femme, et voici son fils qu’Elisée a fait revivre. Le roi interrogea la
femme, et elle lui fit le récit. Puis le roi lui donna un eunuque, auquel il
dit: Fais restituer tout ce qui appartient à cette femme, avec tous les
revenus du champ, depuis le jour où elle a quitté le pays jusqu’à
maintenant.”
L’histoire nous ramène à cette femme Sunamite qui était pieuse,
craignait Dieu et manifestait une foi vivante, en accueillant avec joie et
empressement les étrangers de passage. Elle avait accueilli le serviteur
de Dieu Elisée, et avait même fait construire une petite chambre haute
pour le prophète. C’était son plaisir, sa joie et une bénédiction pour
toute sa maison que d’exercer ainsi l’hospitalité.
La Bible ne dit-elle pas : Donnez et il vous sera donné ? (Luc 6:38).
Apprenons à ne pas retenir les dons et les bénédictions que Dieu nous a
donnés, car cela nous appauvrirait.
Nous connaissons tous ce passage de Proverbes 11:24-25 qui dit : Tel qui
donne libéralement devient plus riche et tel qui épargne à l’excès ne fait
que s’appauvrir. L’âme bienfaisante sera rassasiée ; et celui qui arrose
sera lui-même arrosé.
Toute la maison de cette femme Sunamite avait reçu une bénédiction de
prophète en accueillant Elisée. Comme il est écrit dans Matthieu 10:41 :
144
Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra une
récompense de prophète.
La présence d’Elisée était déjà en elle-même un privilège et une
bénédiction. Mais en plus, cette femme a expérimenté une naissance
miraculeuse, puisqu’elle ne pouvait pas mettre au monde. Et elle a eu un
fils par la grâce divine. Mais plus tard, elle a aussi expérimenté la
puissance miraculeuse de Dieu par la résurrection de son fils qui étant
peu bien, mourut subitement dans ses bras.
Dieu pense à ses enfants, il ne les oublie pas, selon qu’il est écrit dans
Hébreux 6:10 : Dieu n’est pas injuste pour oublier votre travail et l’amour
que vous avez montré pour son nom.
C’est ainsi que le prophète Elisée va avertir cette femme Sunamite qui
l’avait si souvent hébergé et nourri, de l’imminence d’une famine qui
durerait 7 années.
Dieu n’agit pas toujours de la même façon lorsqu’il manifeste sa grâce et
sa puissance, en pourvoyant aux besoins de son peuple. Dieu est
souverain dans son action et ce n’est pas à nous de lui dicter la manière
d’agir et de répondre à nos besoins.
Il est vrai que s’il n’y a qu’un seul moyen de salut pour le pécheur, par la
repentance et la foi dans la mort et la résurrection du Seigneur Jésus
(Actes 3:19, 4:12), par contre, les manières de secours du Seigneur dans
la vie des croyants sont multiples.
Voici quelques exemples :
a- Du temps de Jacob, alors qu’il séjournait avec sa famille dans le pays
de Canaan, il y eut aussi une famine qui dura 7 années. Dans sa
préscience, Dieu permit que Joseph soit rejeté par ses frères, vendu
comme esclave en Egypte, puis qu’il devienne 1er ministre en un jour. Et
ensuite durant 7 années, il a pu stocker des produits alimentaires en
suffisance, afin de pouvoir secourir l’Egypte, ainsi que toute la famille
d’Israël durant cette longue période de famine.
Lorsque Joseph s’est fait connaître à ses frères, il leur a dit : Maintenant,
ne vous affligez pas et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être
conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant
vous (Genèse 45:5).
b- Durant les 40 années du peuple d’Israël au désert, c’est avec de la
manne qui descendait du ciel que tout le peuple a été nourri (Exode
16:35).
145
c- Elie a été nourri une fois par des corbeaux (1 Rois 17:4).
d- Une autre fois par un miracle de multiplication de farine et d’huile
chez cette veuve de Sarepta (1 Rois 17:14).
e- Une autre fois encore, il a été nourri par un ange, alors qu’il fuyait,
suite aux menaces de Jézabel, la femme du roi Achab (1 Rois 19:5-7).
Les manières de Dieu de répondre aux besoins sont diverses.
Dans le récit que nous venons de lire, il n’y a pas de miracle particulier, si
ce n’est l’avertissement prophétique de l’arrivée de la famine qui durera
7 ans et l’ordre qui lui a été donné : Lève-toi, va-t’en, toi et ta maison et
séjourne où tu pourras…
Pour le reste, c’était à elle de décider, et de faire agir son bon sens. Nous
voyons qu’elle a cru à la Parole de Dieu, puisqu’elle s’est levée avec sa
famille et a laissé sa maison et son champ.
Frères et sœurs, qu’est-ce qui est le plus important pour nous ? A quoi
sommes-nous le plus attaché ? Aux biens d’ici-bas, à nos possessions
terrestres, ou à la soumission et à l’obéissance à la Parole de Dieu ? C’est
un choix et c’est une décision à prendre déjà présentement, afin que
lorsque nous serons appelés à tout lâcher un jour, il n’y ait pas de
révolte.
Aussi, sachons une chose, c’est que le Seigneur, lui, ne veut que le
meilleur pour ses enfants. Même si au premier abord, on ne comprend
pas toujours les voix du Seigneur.
Voyez un peu Lot et la prospérité qu’il avait dans Sodome ! S’il avait
refusé de sortir, il en serait mort ! Sa femme par contre, a terriblement
regretté de devoir quitter sa maison et ses biens, et rien que le fait
d’avoir regardé en arrière, elle a été paralysée et est restée bloquée sur
place et transformée en statue de sel.
Jésus dira : Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière,
n’est pas propre au royaume de Dieu (Luc 9:62).
Oui, les voies et les pensées du Seigneur ne sont pas les nôtres (Esaïe
55:8).
Nous devons aussi savoir que les directives et les ordres du Seigneur
pour son peuple sont souvent en fonction des choses futures, du temps
à venir que nous ne connaissons pas, mais que Lui connaît, car Dieu est
omniscient. Ainsi, il peut prévoir à l’avance pour nous. Tout ce que nous
devons faire, c’est simplement obéir au Seigneur et nous attendre à Lui.
Et sachons que la volonté de Dieu pour nous, même si des fois elle est
146
incompréhensible à notre petite connaissance limitée, la volonté de
Dieu est toujours bonne, agréable et parfaite (Romains 12:2).
Ce sera le meilleur chemin pour nous.
Ainsi pour cette femme Sunamite, la décision de quitter son pays, sa
maison, son champ, était la meilleure des décisions.
Cherchons à connaître la volonté de Dieu dans votre vie.
Il y en a qui prennent des décisions complètement en dehors du plan de
Dieu, sans consulter le Seigneur et sans avoir reçu d’instruction de sa
part. Et d’autres qui refusent tout simplement d’obéir et d’agir selon les
directives du Seigneur.
Cette femme est partie et a séjourné au pays des Philistins, et Dieu a été
avec elle. Exactement comme son ancêtre Isaac le patriarche qui fut lui
aussi conduit par l’Eternel à partir dans le pays des Philistins et ceci suite
également à une famine.
Dans Genèse 26:12, il est dit qu’Isaac sema dans ce pays et il recueillit
cette année le centuple car l’Eternel le bénit.
C’est peut-être de la même manière que Dieu bénit aussi cette femme
Sunamite dans le pays des Philistins.
Au bout de 7ans, la famine était terminée en Israël et cette Sunamite est
revenu dans son pays et elle est allée trouver le roi d’Israël à Samarie,
afin de lui demander la restitution de ses biens, sa maison et son champ
à Sunem. Sans doute avaient-ils été occupés par d’autres personnes !
Quand on est enfants de Dieu et que l’on vit dans la volonté et le plan de
Dieu, il n’y a pas d’hasard. Très certainement que cette femme avait fait
connaître son besoin à Dieu dans la prière, avant d’aller se présenter
devant le roi. Mais allait-il seulement la recevoir ?
La Bible nous dit dans le Psaume 37:4-5 : Fais de l’Eternel tes délices, et il
te donnera ce que ton cœur désire. Recommande ton sort à l’Eternel,
mets en lui ta confiance, et il agira. Il fera paraître ta justice comme la
lumière et ton droit comme le soleil à son midi.
Ces versets nous parlent de 3 conditions si nous voulons que Dieu agisse.
1- Faire de l’Eternel nos délices, notre joie, lui donner la première place.
2- Lui remettre nos besoins et notre avenir, se décharger sur lui.
3- Mettre en lui notre confiance, notre foi doit être en Dieu seul.
Et c’est alors que l’on voit l’action providentielle de Dieu pour la
Sunamite. Car le moment où cette femme se rendait chez le roi, il se
trouvait qu’au même instant, Guéhazi le serviteur d’Elisée racontait au
147
roi tous les miracles qu’avait accomplis le prophète Elisée. Et pendant
qu’il lui racontait la résurrection du fils de la Sunamite, voilà qu’à ce
moment, la femme et son fils sont introduits en sa présence. La
providence divine. Et Guéhazi en la voyant s’est exclamé : O roi mon
seigneur, c’est elle la femme et voici son fils qu’Elisée a fait revivre.
La suite, vous la connaissez, la femme a pu rendre témoignage de la
puissance de Dieu et le roi a fait restitué à cette femme tout ce qui lui
appartenait, avec en plus tous les revenus du champ depuis le jour où
elle avait quitté le pays, jusqu’à son retour. La main du Seigneur était là
dans cette circonstance. Dieu s’est occupé de toute cette situation.
La Bible dit que quiconque croit en lui ne sera point confus (Romains
10:11).
Frères et sœurs, attendons-nous à l’Eternel et mettons en lui toute notre
confiance. Plaçons notre foi en Dieu pour tous nos besoins. Des besoins
que Dieu connaît d’ailleurs déjà et même mieux encore que nous. Et il a
déjà prévu la manière, le moyen et le temps pour répondre et secourir.
Dieu ne dit-il pas dans Esaïe 65:24 : Avant qu’ils m’invoquent, je
répondrai ; avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai.
Maintenant, de quelle manière Dieu va-t-il agir et quand va-t-il
répondre ? Je dirais, laissons cela à la souveraineté de Dieu. Mais
attendons-nous à Lui et à l’action providentielle de Dieu dans nos vies.
David déclare au Psaume 31:15-17 : En toi je me confie, ô Eternel ! Je dis
tu es mon Dieu ! Mes destinées sont dans ta main ; délivre-moi de mes
ennemis et de mes persécuteurs ! Fais luire ta face sur ton serviteur,
sauve-moi par ta grâce !
Maintenant, j’aimerais quand même mentionner quelques points sur la
manière dont nous sommes appelés à nous attendre à recevoir l’aide de
l’Eternel.
1- Il y a certaines choses que nous n’avons pas besoin d’attendre, mais
que nous sommes appelés à recevoir immédiatement.
Comme par exemple : le pardon, le salut, la vie éternelle…
Aujourd’hui nous dit la Bible, est le jour du salut (2 Corinthiens 6:2).
Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé… (Actes 16:31).
Quand cela ? Pas demain mais aujourd’hui.
2- Nous devons aussi savoir, concernant toutes les promesses de Dieu,
que le Seigneur a déjà donné son accord, car il est écrit : pour ce qui

148
concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui…
(2 Corinthiens 1:20).
De même qu’il est dit qu’en Christ, nous avons toutes choses pleinement
(Colossiens 2:10).
Cependant, nous devons des fois attendre l’accomplissement de
certaines promesses. C’est ainsi que dans notre marche avec Dieu, lors
d’épreuves et de difficultés, il nous est demandé l’attente en silence,
dans le calme, et la confiance dans la prière.
C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est dans le
calme et la confiance que sera votre force (Esaïe 30:15).
Et le Psaume 130:1-6 nous dit : Du fond de l’abîme je t’invoque, ô
Eternel ! Seigneur écoute ma voix ! Que tes oreilles soient attentives à la
voix de mes supplications ! Si tu gardais le souvenir des iniquités, Eternel,
Seigneur qui pourrait subsister ? Mais le pardon se trouve auprès de toi,
afin qu’on te craigne. J’espère en l’Eternel, mon âme espère et j’attends
sa promesse. Mon âme compte sur le Seigneur plus que les gardes ne
comptent sur le matin
On voit là, une attente du secours qui peut des fois durer et paraître
assez long !
Jérémie le prophète dira dans son livre des Lamentation 3:25-26 :
L’Eternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Il
est bon d’attendre en silence le secours de l’Eternel.
Ce temps d’attente devrait nous rapprocher de Dieu et affermir notre
foi.
3- Il y a aussi l’attente dans l’obéissance à ce que Dieu nous demande
dans sa parole. Dieu n’est pas un serviteur que nous pouvons employer
n’importe comment. Il est Dieu, il est souverain. Ce n’est pas lui qui doit
nous être soumis, mais c’est nous qui devons nous soumettre au
Seigneur. Ainsi, ce temps d’attente devant l’Eternel devrait être une
remise en question de notre marche avec Dieu et de notre fidélité à sa
parole, afin de pouvoir se placer entièrement dans la lumière de la
Parole de Dieu.
Examinez-vous vous-mêmes nous dit la Bible, pour savoir si vous êtes
dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes (2 Corinthiens 13:5).
David disait au Psaume 139:23-24 : Sonde-moi ô Dieu et connais mon
cœur ! Eprouve-moi et connais mes pensées. Regarde si je suis sur une
mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité !
149
Voilà à quoi cette attente devrait pouvoir nous conduire.
4- Mais Il y a aussi l’attente en l’Eternel avec une action de notre part.
Nous voyons par exemple David qui face au géant Goliath s’attendait à
l’Eternel, mais il a dû aller à sa rencontre et l’affronter.
Cette femme Sunamite s’attendait sûrement à l’Eternel, mais lorsque le
prophète lui a annoncé l’arrivée d’une période de famine qui durerait 7
années, il lui a également dit qu’elle devait partir ailleurs. Et c’est ainsi
qu’elle a dû faire son choix, obéir et agir par la foi. Elle a tout lâché et
elle est partie avec toute sa famille dans le pays des Philistins.
La reine Esther devant les menaces d’extermination du peuple juif, s’est
aussi attendue à l’Eternel dans le jeûne et la prière, mais ensuite, au
risque de perdre la vie, elle a fait un acte de foi, en se présentant devant
le roi, sans qu’elle ait été appelée, en enfreignant ainsi la loi des Mèdes
et des Perses (loi inviolable, immuable !).
5- La Bible nous parle également de l’attente en Dieu avec persévérance.
L’apôtre Paul le mentionne dans Romains 8:24-25 : Car c’est en
espérance que nous sommes sauvés. Or l’espérance qu’on voit n’est plus
espérance. Ce qu’on voit peut-on l’espérer encore ? Mais si nous
espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec
persévérance.
Le prophète Habacuc mentionne aussi la persévérance dans l’attente,
concernant les prophéties en disant :
C’est une prophétie dont le temps est déjà fixé. Elle marche vers son
terme et elle ne mentira pas ; si elle tarde, attends-la, car elle
s’accomplira, elle s’accomplira certainement (Habacuc 2:3).
Oui, sachons que la Parole de Dieu ne tombera pas à terre sans son
accomplissement (2 Rois 10:10).
Ce que Dieu dit, il le réalisera en son temps, comme l’attente du retour
du Seigneur Jésus. Il reviendra, cela est sûr et certain.
La Bible dit que nous attendons des cieux son Fils qu’il a ressuscité des
morts, Jésus qui nous délivre de la colère à venir (1 Thessaloniciens
1:10).
Ailleurs il est dit dans Philippiens 3:20-21, que notre cité à nous est dans
les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur et Seigneur, Jésus-
Christ qui transformera le corps de notre humiliation en le rendant
semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir
toutes choses. Oui nous attendons l’adoption et la rédemption de notre
150
corps (Romains 8:23). L’apôtre Pierre écrit : Vous attendez et hâtez
l’avènement du jour de Dieu.
Puis il dit : Nous attendons, selon sa promesse, des nouveaux cieux et
une nouvelle terre, où la justice habitera. C’est pourquoi bien-aimés, en
attendant ces choses qui vont arrivés, appliquez-vous à être trouvés par
lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix (2 Pierre 3:12-14).
Et ce que nous ne devons pas oublier, c’est que le Seigneur Jésus-Christ
apparaîtra une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut
(Hébreux 9:28).
Ainsi, la meilleure façon d’attendre le retour du Seigneur, c’est de nous
attendre à lui chaque jour, et de compter sur lui en ce qui concerne tous
nos besoins.
Ainsi, frères et sœurs, apprenons
1- A nous attendre à lui dans la prière.
2- A nous attendre à lui dans l’obéissance.
3- A nous attendre à lui dans l’action de la foi.
4- A nous attendre à lui dans la persévérance.
Heureux le serviteur, dit la Bible, qui fidèlement attend son maître, quelle
que soit l’heure de la journée ou de la nuit (Luc 12:37-38).
Celui qui s’attend au Seigneur ne sera jamais confus.
La femme Sunamite en a fait l’expérience.
C’est pourquoi ce récit se trouve dans la Bible.
Ces choses ont été écrites pour nous servir d’instruction (Romains 15:4).
C’est pourquoi, attends-toi à l’Eternel de tout ton cœur et reste-lui
fidèle. (Proverbes 3:5-6).

« Celui qui s’attend au Seigneur ne sera jamais confus »

151
Chapitre XIX

Dieu emploie des instruments humains pour réaliser ses plans

Lecture : 2 Rois 8:7-15 : “Elisée se rendit à Damas. Ben-Hadad, roi de


Syrie, était malade; et on l’avertit, en disant: L’homme de Dieu est arrivé
ici. Le roi dit à Hazaël: Prends avec toi un présent, et va au-devant de
l’homme de Dieu; consulte par lui l’Eternel, en disant: Guérirai-je de cette
maladie? Hazaël alla au-devant d’Elisée, prenant avec lui un présent,
tout ce qu’il y avait de meilleur à Damas, la charge de quarante
chameaux. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta à lui, et dit: Ton fils Ben-
Hadad, roi de Syrie, m’envoie vers toi pour dire: Guérirai-je de cette
maladie? Elisée lui répondit: Va, dis-lui: Tu guériras! Mais l’Eternel m’a
révélé qu’il mourra. L’homme de Dieu arrêta son regard sur Hazaël, et le
fixa longtemps, puis il pleura. Hazaël dit: Pourquoi mon seigneur pleure-
t-il? Et Elisée répondit: Parce que je sais le mal que tu feras aux enfants
d’Israël; tu mettras le feu à leurs villes fortes, tu tueras avec l’épée leurs
jeunes gens, tu écraseras leurs petits enfants, et tu fendras le ventre de
leurs femmes enceintes. Hazaël dit: Mais qu’est-ce que ton serviteur, ce
chien, pour faire de si grandes choses? Et Elisée dit: L’Eternel m’a révélé
que tu seras roi de Syrie. Hazaël quitta Elisée, et revint auprès de son
maître, qui lui dit: Que t’a dit Elisée? Et il répondit: Il m’a dit: Tu guériras!
Le lendemain, Hazaël prit une couverture, qu’il plongea dans l’eau, et il
l’étendit sur le visage du roi, qui mourut. Et Hazaël régna à sa place.”
2 Rois 9:1-3 : “Elisée, le prophète, appela l’un des fils des prophètes, et
lui dit: Ceins tes reins, prends avec toi cette fiole d’huile, et va à Ramoth
en Galaad. Quand tu y seras arrivé, vois Jéhu, fils de Josaphat, fils de
Nimschi. Tu iras le faire lever du milieu de ses frères, et tu le conduiras
dans une chambre retirée. Tu prendras la fiole d’huile, que tu répandras
sur sa tête, et tu diras: Ainsi parle l’Eternel: Je t’oins roi d’Israël! Puis tu
ouvriras la porte, et tu t’enfuiras sans t’arrêter.”
2 Rois 10:17 : “Lorsque Jéhu fut arrivé à Samarie, il frappa tous ceux qui
restaient d’Achab à Samarie, et il les détruisit entièrement, selon la
parole que l’Eternel avait dite à Elie.”
2 Rois 10:32-33 : “Dans ce temps-là, l’Eternel commença à entamer le
territoire d’Israël; et Hazaël les battit sur toute la frontière d’Israël.
152
Depuis le Jourdain, vers le soleil levant, il battit tout le pays de Galaad,
les Gadites, les Rubénites et les Manassites, depuis Aroër sur le torrent
de l’Arnon jusqu’à Galaad et à Basan.”
Dans ces 3 chapitres 8, 9 et 10 de 2 Rois, nous voyons de quelle manière
Dieu emploie des instruments humains pour réaliser ses plans. C’est en
fait ce que nous voyons dans tous les récits de la Parole de Dieu
Nous avons parlé d’Elie, puis d’Elisée son successeur, qui ont été des
instruments du Seigneur, des ambassadeurs de Dieu, afin de transmettre
le message de Dieu là où Dieu les envoyait, mais particulièrement vers la
nation d’Israël qui vivait une période de décadence spirituelle et était
dans l’idolâtrie.
En revenant en arrière, nous nous souvenons que sur le mont Horeb,
Dieu avait donné des instructions à Elie en disant : Tu oindras Hazaël
pour roi de Syrie. Tu oindras Jéhu fils de Nimschi pour roi d’Israël et tu
oindras Elisée pour prophète à ta place (1 Rois 19:15-16).
Elie avait oint Elisée, mais ensuite Dieu l’avait repris à lui avant qu’il ne
puisse oindre Hazaël et Jéhu. D’ailleurs le temps de Dieu n’était pas
encore arrivé. Et c’est ainsi que cette tâche d’oindre Hazaël et Jéhu était
tombée sur son successeur Elisée, qui avait aussi reçu des instructions à
ce sujet. Ainsi, c’est au moment voulu, au temps de Dieu, car Dieu a son
temps pour réaliser ses plans ici-bas, qu’Elisée est parti à Damas oindre
Hazaël (qui faisait partie de la cour du roi de Syrie), il l’a oint comme roi
de Syrie.
La renommée du prophète Elisée était connue en Syrie, puisqu’il est dit
que le Roi avait dit à Hazaël, va le consulter au sujet de ma maladie.
La Bible nous dit qu’Elisée en voyant Hazaël venir à lui s’est mis à
pleurer, car Dieu lui avait montré toute la souffrance et la cruauté
qu’Hazaël allait infliger à Israël. Ce ne devait pas être facile pour Elisée
d’oindre un tel homme (J’allais dire de voter pour un tel homme !),
sachant à l’avance tout le mal qu’il allait accomplir ! Et pourtant c’était
dans le plan de Dieu. On pourrait dire : Mais Seigneur, pourquoi
permets-tu tant de souffrance ? En fait, c’était un jugement pour Israël.
Ainsi Hazaël, ce païen Syrien allait devenir, j’allais dire : malgré lui, un
instrument de jugement entre les mains de l’Eternel à l’égard d’Israël.
De même qu’en faisant oindre Jéhu qui avait été officié au service
d’Achab, roi d’Israël (2 Rois 9:25), ce Jéhu allait être lui aussi
l’instrument de Dieu pour exécuter tous les jugements du Seigneur, qui
153
avait été prononcé par Elie sur la maison d’Achab et sur sa femme impie,
la reine Jézabel qui avait favorisé l’idolâtrie en Israël, avait fait tuer les
prophètes de l’Eternel, et fait assassiner Naboth pour récupérer son
champ.
C’est ainsi que Dieu emploie des hommes et même des païens afin qu’ils
soient des instruments pour réaliser ses plans.
Comme encore Nebucadnetsar, le roi babylonien, de qui Dieu parle
comme étant son serviteur, afin de faire exécuter ses jugements
(Jérémie 27:6). Dieu domine sur le règne des hommes et il le donne à
qui il lui plaît (Daniel 4:25).
Il y a encore Cyrus, le roi de Perse, à qui Dieu avait réveillé l’esprit, afin
qu’il soit l’instrument pour le retour du peuple juif à Jérusalem, afin de
reconstruire le temple. Et l’on pourrait citer beaucoup d’autres
exemples.
Aussi, sachons en ce qui nous concerne, qu’en tant qu’enfants de Dieu,
nous sommes tous appelés à être, et ceci consciemment et
volontairement, des instruments de Dieu dans son plan et pour un
service particulier qui nous est destiné. D’où l’importance que nous
puissions dire : Me voici ô Dieu pour faire ta volonté (Hébreux 10:7).
N’est-il pas écrit dans Ephésiens 2:10 : que nous sommes son ouvrage,
ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres que Dieu a
préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.
Si nous ne sommes pas tous appelés à être prophètes comme Elisée et à
accomplir ce qu’il a fait, nous sommes par contre tous appelés à être au
service du même maître qu’Elisée. C’est ce que Jésus a dit au tentateur
dans le désert : Retire-toi, Satan ! car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur
ton Dieu et tu le serviras Lui seul (Matthieu 4:10).
Ainsi, si nous voulons être utile dans le service pour Dieu et être
employé efficacement par le Seigneur et recevoir les félicitations du
maître lorsque nous comparaîtrons dans sa présence, et l’entendre nous
dire : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose,
je te confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton maître (Parabole des
talents (Matthieu 25:14).
Alors, voici ce que la Bible nous dit au sujet du service pour le Seigneur.
Premièrement, notre service pour Dieu commence par un appel de Dieu.
Appel à la repentance, appel à la réconciliation avec Dieu et appel à le
suivre. Repentez-vous, car le Royaume des cieux est proche (Matthieu
154
3:2). Tel est le message du salut en Jésus-Christ, de la bonne nouvelle
qui doit être annoncée à toutes les nations.
Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, mais ils sont
gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui
est en Jésus-Christ (Romains 3:23-24).
Ce salut éternel de Dieu couvre tous les aspects de notre vie. Et nous
devons le recevoir simplement par la repentance et la foi. C’est le don
gratuit de Dieu. Ainsi en recevant Jésus-Christ comme Sauveur et Maître,
nous sommes :
Sauvés du jugement, de la condamnation et de l’enfer.
Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en
Jésus-Christ (Romains 8:1).
En recevant Jésus-Christ comme notre Sauveur et Maître, nous sommes
également :
Pardonnés de toutes nos fautes. Par la repentance, je me suis détourné
de mes péchés, je les ai abandonnés et en les confessant à Dieu, j’ai reçu
un plein pardon. Car il est écrit que le sang de Jésus son Fils nous purifie
de tout péché (1 Jean 1:7).
En Christ, nous sommes également :
Justifiés. Nous pouvons nous tenir devant Dieu comme si nous n’avions
jamais péché. Etant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par
notre Seigneur Jésus-Christ (Romains 5:1).
En Christ, nous sommes aussi :
Régénérés. Nous avons reçu sa vie divine.
Nous sommes de nouvelles créatures, les choses anciennes sont passées
et toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5:17).
En recevant Jésus-Christ, nous sommes :
Assurés, plein d’assurance, car par le pardon et la purification de nos
péchés, nous pouvons nous approcher de la présence de Dieu avec
assurance, sans aucun sentiment de culpabilité et de condamnation.
Selon qu’il est écrit dans Hébreux 4:16 : Approchons-nous donc avec
assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver
grâce, pour être secourus dans nos besoins. Oui, Dieu tient nos vies dans
ses mains.
En Christ, nous sommes aussi :
Adoptés. En effet, nous sommes devenus des membres de la famille de
Dieu, enfants de Dieu (1 Jean 3:1). Nous avons été transportés du
155
royaume des ténèbres au royaume de Dieu. Nous sommes devenus des
citoyens de la patrie céleste, des héritiers et cohéritiers avec Christ
(Colossiens 1:13 – Philippiens 3:20 – Romains 8:17).
En Christ, nous sommes également :
Sanctifiés, mis à part pour le service du Seigneur. Selon qu’il est écrit :
Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été rachetés
à un grand prix. C’est pourquoi glorifiez donc Dieu dans votre corps et
dans votre esprit qui appartiennent à Dieu (et qui sont au service de
Dieu), (1 Corinthiens 6:20).
Ainsi en Christ, nous avons maintenant :
Une nouvelle vie à vivre pour Dieu. Au commencement, l’homme avait
été créé pour Dieu. Mais suite à sa désobéissance qui a entraîné toute
l’humanité, la Bible dit que nous étions tous errants comme des brebis,
chacun suivait sa propre voie (Esaïe 53:6), ou chacun vivait uniquement
pour lui-même. Mais grâce à l’œuvre de Christ à la croix, nous
retrouvons notre relation avec Dieu et nous sommes désormais appelés
à vivre pour Dieu et selon sa parole. Comme l’apôtre Paul le mentionne
dans Romains 12:2 : Ne vous conformez pas au siècle présent, mais
soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous
discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et
parfait.
En Christ, nous avons une nouvelle nature à développer, car le plan de
Dieu pour nous, c’est que nous puissions être conformes à l’image de
son Fils.
En Christ, nous avons maintenant de nouvelles capacités, de nouvelles
potentialités à développer, et de nouveaux dons à utiliser par le Saint-
Esprit, et cela pour le service de Dieu dans notre vie de tous les jours.
Nous devons savoir qu’en Christ, nous avons tous une fonction
particulière pour l’utilité du corps de Christ qui est l’Eglise. Selon qu’il est
écrit : Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que
chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu (1 Pierre
4:10). Ainsi en Christ, nous avons tous une place dans l’œuvre de Dieu.
Nous devons le réaliser et nous réjouir de ce privilège d’être des
instruments que Dieu veut employer pour réaliser ses plans.
Et sachons que dans le service pour Dieu, il n’y a pas de chômage, car il y
a du travail pour tous, et la rémunération se fera plus tard, bien que
pour le temps présent, Dieu a promis qu’il pourvoirait à tous nos
156
besoins. Dans le service pour Dieu, il n’y a pas non plus d’arrêt maladie,
et personne ne peut dire : Moi, je suis à l’A.I. (assurance invalidité),
donc, je me retire, je suis en congé et je ne puis servir Dieu. Non !
D’ailleurs, voici la réponse que Dieu a donnée à Paul à ce sujet : Ma
grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse
(2 Corinthiens 12:9-10). C’est pourquoi Paul dira : Quand je suis faible,
c’est alors que je suis fort.
Dans le service pour Dieu, il n’y a pas non plus de retraite, (ou de retraite
anticipée). A moins que le Seigneur nous reprenne à lui, et encore,
sachons que dans l’au-delà, nous continuerons à le servir pour l’éternité.
L’apôtre Paul nous dit : Nous ne perdons pas courage et lors même que
notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle
de jour en jour (2 Corinthiens 4:16).
Ainsi, réalisons que quelque soit notre état physique, ou notre âge, nous
sommes toujours au service de Dieu, avec des activités qui peuvent aussi
différer, suivant la force et les capacités que le Seigneur nous accordes.
Je vous ai dis tout cela pour montrer qu’en Christ, nous avons tous une
place particulière dans son plan et que nous sommes tous appelés à
servir Dieu toute notre vie durant. Aussi, que notre désir soit de servir
Dieu de la meilleure manière, et de chercher vraiment à plaire à Dieu.
C’est pourquoi, j’aimerais dire à tous les chrétiens : Arrêtez de vous
mettre en grève ! Ne suivez pas la mode du jour !
La Bible dit : Ne vous conformez pas au siècle présent (Romains 12:2).
Maintenant, si nous sommes tous appelés à servir Dieu, quelle doit être
notre attitude en tant que serviteurs et servantes du Seigneur ?
1- La reconnaissance.
Remercions Dieu pour ce privilège qu’il nous accorde d’être à son
service. Pourquoi m’as-tu appelé, moi, Seigneur, à te suivre et à te
servir ? Qu’ai-je de particulier ? Eh bien, rien ! Tout est grâce.
Paul en écrivant aux Corinthiens leur dit : Considérez, frères, que parmi
vous qui avez été appelés, il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni
beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les
choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les
choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les
choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point
pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie
157
devant Dieu (1 Corinthiens 1:26-29). Nous n’avons aucun sujet de nous
glorifier. Apprenons plutôt à glorifier Dieu, à l’adorer, à le louer pour ce
qu’il est. C’est le premier et le plus grand service.
Nous sommes appelés à servir à la louange de sa gloire (Ephésiens 1:12).
Cela s’apprend et cela se développe aussi.
2- Une deuxième attitude dans le service, nous devons nous garder pur
et saint pour Dieu dans tout notre être, corps, âme et esprit, afin d’être
propre à toute bonne œuvre. Satan aveugle l’intelligence des hommes,
au point qu’il les pousse à se préoccuper presque uniquement que de la
beauté et de la santé corporelle, ainsi que de son bien être physique.
Dans notre société, tout est dirigé dans ce sens, on fait de grands efforts,
des sacrifices et des sommes considérables sont dépensées dans ce but,
et naturellement au dépend de la santé, de la beauté et de la pureté de
l’âme et de la vie spirituelle et morale. Alors que l’homme est esprit,
âme et corps. Et quand on pense que le corps retournera bientôt à la
poussière ! Seulement après la mort, quelle image ces gens
présenteront-ils ? Ce sera exactement le reflet de ce qu’ils auront
négligé ; c’est-à-dire des figures laides et hideuses. (Exemple des épis de
maïs, lors de la récolte, on va ensuite les décortiquer. C’est ce qui se
manifestera après avoir quitté notre corps). Il est vrai que nous sommes
appelés à prendre soin du corps qui est le temple du Saint-Esprit.
La Bible dit : Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de tout
mal, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à
toute bonne œuvre (2 Timothée 2:21). C’est ainsi que nous devons servir
Dieu avec un cœur pur. Que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps,
soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur
Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:23).
3- Troisièmement, nous sommes également appelés à servir Dieu de
tout notre cœur. C’est ce que Dieu demandait à son peuple d’Israël.
Maintenant, Israël, que demande de toi l’Eternel ton Dieu, si ce n’est que
tu craignes l’Eternel ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies,
d’aimer et de servir l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton
âme (Deutéronome 10:12).
En le faisant, il n’y aura plus de place pour d’autres maîtres. Donnons-
nous entièrement et à fond pour le Seigneur. N’est-il pas écrit au sujet
du Seigneur : Le zèle de ta maison me dévore (Jean 2:17). Faisons le
service du Seigneur avec enthousiasme et zèle. C’est ce que la Bible nous
158
demande : Ayez du zèle et non de la paresse, soyez fervents d’esprit.
Servez le Seigneur (Romains 12:11).
Il est même écrit : Maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de
l’Eternel (Jérémie 48:10). Oui, tout ce que vous faites, faites-le de bon
cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes (Colossiens
3:23). Ainsi, tout ce que nous faisons, puisque nous devons le faire pour
la gloire de Dieu, que ce soit fait avec empressement, zèle, force et joie
par le Saint-Esprit.
4- Quatrièmement, nous sommes appelés à être 24h sur 24h à la
disposition de notre Maître. Peut-il compter sur nous ? C’est pourquoi,
cultivons une communion intime avec lui tout au long de la journée et
même de la nuit, et cela par amour pour lui et non comme un devoir
pénible. Il est écrit que nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le
premier (1 Jean 4:19). Alors, sachons qu’il y a quelqu’un qui nous aime
comme nous sommes, c’est le Seigneur. Il nous accepte tel que nous
sommes et nous accueille les bras ouverts. Il veut être notre Dieu, notre
Père et il désire nous avoir entièrement pour lui. Il déverse son amour
en nous par le Saint-Esprit, afin de nous permettre de l’aimer en retour
comme il nous aime, et de le servir comme lui l’a fait en se donnant
entièrement.
5- Cinquièmement, dans cette communion avec le Seigneur, nous
sommes appelés à être attentifs à sa voix, à ses ordres, afin de recevoir
ses instructions et être dans son plan et dans sa volonté pour que nous
puissions aussi connaître le temps et les moments du Seigneur (Psaume
123:2). Sachant qu’il y a un temps pour toutes choses dans le service
pour Dieu. Je pense à la nuée qui conduisait le peuple d’Israël dans le
désert.
6- Sixièmement, dans le service pour Dieu, nous sommes appelés à être
fidèles dans ce qu’il nous demande (Luc 16:10). Fidèles dans les petites
choses et de persévérer, afin d’aller jusqu’au bout et de pouvoir dire :
Mission terminée. Comme Jésus : Tout est accompli (Jean 19:30).
Et Paul : J’ai achevé la course, j’ai gardé la foi (2 Timothée 4:7).
La Bible dit : Heureux ce serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera
faisant ainsi ! Fidèle. (Luc 12:43).
7- Dans notre marche et notre service pour Dieu, nous ne devons pas
convoiter le service d’autrui, car chacun a une tâche particulière et il
reçoit les capacités, les dons et la foi nécessaire pour accomplir cette
159
fonction. C’est ce que Paul dira : Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à
chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais
de revêtir des sentiments modestes selon la mesure de foi que Dieu a
départie à chacun (Romains 12:3).
Soyons nous-mêmes dans le service pour Dieu, sans essayer d’entrer
dans la peau d’un autre. Nous devons simplement être là où Dieu veut
que nous soyons et faire uniquement sa volonté. Dieu ne nous jugera
pas pour ce qu’il ne nous a pas demandé de faire, mais au sujet de notre
fidélité dans ce qu’il nous a confié.
8- Et n’oublions pas que le service pour Dieu, ce n’est pas d’accomplir
des œuvres extraordinaires, mais simplement de glorifier le Seigneur
dans notre vie de tous les jours, ainsi que dans tout ce que nous faisons.
Selon qu’il est écrit : Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre,
faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de
grâce à Dieu le Père (Colossiens 3:7).
Dieu emploie des instruments humains, des fois bien faibles pour
réaliser ses plans.
Vous êtes les instruments du Seigneur, et sachez qu’un instrument n’est
utile que dans les mains de celui qui sait comment s’en servir.
Ainsi, sachez que c’est uniquement dans les mains de Dieu que nous
pourrons être utiles à toute bonne œuvre pour la gloire de Dieu.
Puissions-nous être conscients qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous
sommes des instruments au service du Roi des rois 24h sur 24h. Quelle
grâce, quel privilège, mais aussi quelle responsabilité.

« Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de


ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à
son maître, propre à toute bonne œuvre »
(2 Timothée 2:21)

160
Chapitre XX

L’action de Dieu dans notre vie sera à la mesure de notre foi

Lecture : 2 Rois 13:14-25 : “Elisée était atteint de la maladie dont il


mourut; et Joas, roi d’Israël, descendit vers lui, pleura sur son visage, et
dit: Mon père! mon père! Char d’Israël et sa cavalerie! Elisée lui dit:
Prends un arc et des flèches. Et il prit un arc et des flèches. Puis Elisée dit
au roi d’Israël: Bande l’arc avec ta main. Et quand il l’eut bandé de sa
main, Elisée mit ses mains sur les mains du roi, et il dit: Ouvre la fenêtre
à l’orient. Et il l’ouvrit. Elisée dit: Tire. Et il tira. Elisée dit: C’est une flèche
de délivrance de la part de l’Eternel, une flèche de délivrance contre les
Syriens; tu battras les Syriens à Aphek jusqu’à leur extermination. Elisée
dit encore: Prends les flèches. Et il les prit. Elisée dit au roi d’Israël:
Frappe contre terre. Et il frappa trois fois, et s’arrêta. L’homme de Dieu
s’irrita contre lui, et dit: Il fallait frapper cinq ou six fois; alors tu aurais
battu les Syriens jusqu’à leur extermination; maintenant tu les battras
trois fois. Elisée mourut, et on l’enterra. L’année suivante, des troupes de
Moabites pénétrèrent dans le pays. Et comme on enterrait un homme,
voici, on aperçut une de ces troupes, et l’on jeta l’homme dans le
sépulcre d’Elisée. L’homme alla toucher les os d’Elisée, et il reprit vie et se
leva sur ses pieds. Hazaël, roi de Syrie, avait opprimé Israël pendant
toute la vie de Joachaz. Mais l’Eternel leur fit miséricorde et eut
compassion d’eux, il tourna sa face vers eux à cause de son alliance avec
Abraham, Isaac et Jacob, il ne voulut pas les détruire, et jusqu’à présent
il ne les a pas rejetés de sa face. Hazaël, roi de Syrie, mourut, et Ben-
Hadad, son fils, régna à sa place. Joas, fils de Joachaz, reprit des mains
de Ben-Hadad, fils de Hazaël, les villes enlevées par Hazaël à Joachaz,
son père, pendant la guerre. Joas le battit trois fois, et il recouvra les
villes d’Israël.”
Nous nous trouvons à la fin de la vie du prophète Elisée qui devait
certainement être très âgé, car au moins 60 ans s’étaient écoulés depuis
l’enlèvement d’Elie.
Dimanche dernier nous avions vu comment deux hommes avaient été
oints pour être roi :
a- Hazaël comme roi de Syrie, afin d’exercer les jugements sur Israël.
161
b- Jéhu comme roi d’Israël, afin d’exercer les jugements sur la famille
royale et idolâtre d’Achab.
Et depuis ces événements, bien des années s’étaient écoulés, puisque
Jéhu avait régné 28 ans sur Israël, puis Joachaz son fils avait encore
régné 17 ans et lors de la mort d’Elisée, c’était le petit fils de Jéhu qui
régnait, Joas. Ainsi, au moins 45 ans s’étaient écoulés. Mais durant toute
cette période, la Bible ne mentionne aucune activité particulière ou
extraordinaire d’Elisée durant les règnes de Jéhu et de Joachaz ; soit 45
années. Cependant, Elisée était toujours là, fidèle au poste, et il
persévérait en tant que serviteur de Dieu.
Maintenant, ce n’est pas parce que la Bible ne mentionne aucune œuvre
extraordinaire ou aucun exploit, qu’Elisée aurait faibli dans la foi, non !
Absolument pas ! Car Elisée est toujours revêtu de la double portion de
l’esprit d’Elie. Il reste fidèle au service de l’Eternel, et cela non
seulement lors de grandes œuvres à accomplir, mais également durant
ces nombreuses années (plus de 40 ans), où Elisée semble rester dans
l’ombre, caché, au point qu’on ne parle plus de lui.
Seulement Elisée est toujours présent au service et à la disposition de
son Maître.
Je dirais que dans la vie ordinaire de tous les jours, Elisée est là comme
un flambeau, il est présent. Oui, Elisée reste fidèle à son Dieu durant
cette période difficile de jugement, car Israël était opprimé par Hazaël,
le roi de Syrie. Nous nous souvenons qu’Elisée avait pleuré devant
Hazaël lors de sa rencontre avec lui, car il avait vu par l’Esprit toutes les
souffrances et les atrocités qu’il allait commettre contre Israël. Et
sûrement que pendant ces 45 années, Elisée a versé encore beaucoup
de larmes, car malgré tous ces jugements, Israël ne s’est pas détourné
de ses péchés d’idolâtrie pour revenir entièrement à l’Eternel.
Et ce fut durant la maladie d’Elisée que la Bible mentionne la visite du roi
d’Israël, Joas, le petit fils de Jéhu chez le vieux serviteur de Dieu.
Quelle relation ce roi avait-il entretenu avec le prophète ? On ne le sait
pas, mais il est dit qu’il pleura sur Elisée lorsqu’il le vit couché sur son lit
de maladie.
Quelqu’un me disait un jour, comme un reproche, pourquoi faut-il que
l’on soit gravement malade et hospitalisé pour que les gens songent à
nous rendre visite ? Était-ce le cas pour le roi Joas qui a songé visiter le
vieux prophète parce qu’il avait appris qu’il était gravement malade ? Je
162
ne sais pas ? Mais en arrivant chez le prophète, Elisée a voulu encore lui
transmettre quelque chose de la part de l’Eternel, une bénédiction, une
grâce.
N’oublions pas qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés à
donner, à dispenser les grâces et les bénédictions divines.
N’est-il pas écrit dans 1 Pierre 3:9 : Bénissez au contraire, car c’est à cela
que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction.
Et c’est ainsi qu’Elisée a imposé les mains sur celles du roi Joas, en lui
demandant de tirer une flèche par la fenêtre, dans la direction de
l’orient. Après avoir tiré la flèche, Elisée a prophétisé en lui disant : C’est
une flèche de délivrance de la part de l’Eternel ; une flèche de délivrance
contre les Syriens. Tu les battras et les extermineras à Aphek.
Ensuite Elisée lui a dit : Prends maintenant les autres flèches de ton
carquois et frappe contre terre. Le roi a frappé 3 fois, puis il s’est arrêté.
C’est alors qu’Elisée a été irrité contre lui et lui a dit : Il fallait frapper 5,
ou 6 fois et alors tu aurais pu battre les Syriens définitivement. Mais
maintenant, tu ne pourras les battre que 3 fois.
Nous pouvons retirer de ceci une leçon importante, c’est que l’action de
Dieu dans notre vie sera à la mesure de notre foi.
Lorsque Jésus fut un jour suivi par 2 aveugles qui criaient : Aie pitié de
nous Fils de David, Jésus leur a dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ?
Ils ont répondu : Oui Seigneur. Alors Jésus leur a touché les yeux en
disant : Qu’il vous soit fait selon votre foi (Matthieu 9:29).
C’est ici que nous voyons l’importance de la foi en Dieu. Jésus a dit : Ayez
foi en Dieu (Marc 11:22).
Et lorsque les Juifs ont demandé au Seigneur : que devons-nous faire,
pour faire les œuvres de Dieu ? Jésus leur a répondu : L’œuvre de Dieu,
c’est que vous croyez en celui qu’il a envoyé (Jean 6:28-29), c’est-à-dire
que vous ayez foi en Jésus.
Et en parlant à ses disciples, Jésus dira encore : Que votre cœur ne se
trouble point. Croyez en Dieu et croyez en moi (Jean 14:1).
Oui, sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11:6).
Mais, qu’est-ce donc que la foi ?
C’est une confiance totale et sans réserve en Dieu et en sa parole.
La Bible dit que la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère,
une démonstration de celles qu’on ne voit pas (Hébreux 11:1). La foi
nous permet d’entrer en contact avec Dieu, de croire sans réserve à sa
163
parole, de recevoir les promesses divines et d’expérimenter ainsi la vie
chrétienne victorieuse. La foi nous permet de toucher Dieu et de saisir la
grâce de Dieu. C’est par la foi dans l’œuvre de Jésus-Christ à la croix que
nous pouvons être pardonnés, réconciliés, sauvés et entrer dans
l’héritage des enfants de Dieu.
La Bible nous dit dans Ephésiens 2:8 que c’est par la grâce que vous êtes
sauvés, par le moyen de la foi.
La grâce, c’est la main que Dieu nous tend pour nous sauver, nous
secourir, et la foi, c’est notre main qui se tend pour rencontrer celle de
Dieu. La foi en Dieu n’est pas passive, mais active. La foi va me conduire
premièrement à invoquer le nom du Seigneur pour être sauvé. La foi me
conduira à confesser que Jésus-Christ est mon Sauveur et mon Seigneur,
qu’il est mort et ressuscité pour moi et qu’il vit maintenant aux siècles
des siècles. Et après avoir confessé mes péchés au Seigneur et après
avoir reçu Jésus-Christ comme mon Sauveur, la foi me conduira à mettre
ma vie en règle devant Dieu et devant les hommes, puisqu’en Christ
nous sommes devenus de nouvelles créatures.
La foi dans la vie nouvelle reçue en Christ, me conduira à changer ma
manière de penser, de parler et d’agir.
C’est ce que Paul déclare en disant dans Galates 2:20 : Si je vis
maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu.
Oui, le juste vivra par la foi en Dieu et en sa Parole. Ce qui veut dire que
maintenant, c’est par la foi que le croyant vit et qu’il agit selon Dieu et
selon sa parole. La foi en Dieu est toujours manifestée par des actes.
C’est pourquoi Jacques dira que la foi sans les œuvres est morte
(Jacques 2:26).
Tous les exemples dans la Bible de la foi d’hommes et de femmes, ont
été démontrés par des actes de foi.
Quelques exemples :
C’est par la foi qu’Abel a offert à Dieu un sacrifice des premiers-nés de
son troupeau. Il l’a offert par la foi en Dieu, ou, c’est sa foi qui l’a conduit
à offrir à Dieu.
C’est par la foi qu’Enoch a marché 300 ans avec Dieu. C’est sa foi en
Dieu qui l’a conduit à marcher, à persévérer durant 300 ans avec Dieu et
c’est par la foi qu’il a finalement été enlevé auprès de Dieu.
C’est par la foi que Noé a construit l’arche Il l’a construit par la foi aux
instructions reçues de Dieu. La foi l’a conduit à construire l’arche.
164
La foi a conduit Abraham à obéir et à quitter sa patrie.
La foi en Dieu a poussé des hommes et des femmes à l’action, à
remporter des victoires et à expérimenter des miracles.
La foi en Dieu a conduit des hommes et des femmes à vivre
différemment. A rester calme dans l’épreuve et la tempête. Comme
Daniel dans la fosse aux lions, sans agitation, ou comme ses 3 amis dans
la fournaise ardente.
La Bible dit dans Esaïe 30:15, que c’est dans la tranquillité et le repos que
sera votre salut, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force.
C’est également par la foi en Dieu que des hommes et des femmes ont
accepté la persécution, la souffrance, les moqueries, les chaînes, la
prison, le martyre et la mort.
La foi est agissante, elle a des bras, mais la foi a aussi des jambes, elle
marche. Si nous disons avoir foi en Dieu, cette foi va nous conduire à
grandir, à croître à la ressemblance du Seigneur Jésus et à être
semblable à Lui en toutes choses.
Si nous disons avoir la foi en Dieu, cette foi nous conduira dans une
position victorieuse quelles que soient les circonstances.
Il est écrit que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde et la
victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi (1 Jean 5:4).
Oui, Ayez foi en Dieu nous ordonne le Seigneur !
Si nous voulons grandir dans la grâce et dans notre marche avec Dieu,
dans notre vie de consécration, de sanctification, de prière, dans le
témoignage à rendre à la gloire de Dieu, il nous faut grandir dans la foi
en Dieu. Cela est important, si nous voulons aussi voir grandir l’action de
Dieu dans notre vie. Comme le Seigneur l’a dit : Il vous sera fait selon
votre foi. (Matthieu 9:29).
Lorsqu’Elisée a demandé au roi Joas de tirer à terre des flèches et que le
roi a frappé seulement 3 fois, Elisée a été irrité. Pourquoi limites-tu Dieu
à seulement 3 victoires ? C’étaient des flèches de délivrance.
Tu aurais battu les Syriens jusqu’à leur extermination. Maintenant, tu les
battras 3 fois (2 Rois 13:19).
Dieu aimerait nous donner une victoire totale sur l’ennemi. Aussi, ne
limitons pas Dieu, soit par incrédulité, ou par manque de vision, ou
encore en nous complaisant dans notre situation, en nous disant : de
toute façon, rien n’y changera ! Je n’arriverai jamais… Non ! Ayez foi en
Dieu qui est illimité et à qui toutes choses sont possibles.
165
L’ennemi a été vaincu à la croix et il doit lâcher son emprise dans nos
vies et dans celles de ceux pour qui nous intercédons.
Notre foi doit grandir comme celle des Thessaloniciens à qui Paul écrit :
Nous devons à votre sujet, frères, rendre continuellement grâces à Dieu
comme cela est juste, parce que votre foi fait de grands progrès et que la
charité de chacun de vous tous à l’égard des autres augmente de plus en
plus (2 Thessaloniciens 1:3).
Si la foi fait de grands progrès, cela aura forcément une répercussion sur
toute notre vie chrétienne. Notre amour grandira pour Dieu et pour
notre prochain, à la maison, à l’Eglise, au travail, etc. En fait, tout
augmentera en proportion avec la croissance de notre foi en Dieu.
Il te sera fait selon ta foi. D’où l’importance que notre foi puisse croître.
Mais comment la foi peut-elle grandir ?
La foi est faite de confiance totale en Dieu et en sa parole. Ainsi,
chassons tout doute concernant Dieu, son amour, sa miséricorde, sa
bonté, son salut, sa puissance, sa gloire, son éternité, sa présence…
Chassons également tout doute concernant la véracité des Saintes
Ecritures. Ta Parole est la vérité (Psaume 119:160).
Lisons et méditons chaque jour la Parole de Dieu, car c’est par elle que
notre foi grandira. Sachant que la foi vient de ce qu’on entend et ce
qu’on entend de la parole de Christ (Romains 10:17).
D’où l’importance de cultiver la communion fraternelle dans l’assemblée
des enfants de Dieu en recevant des exhortations et des études sur la
Parole.
La foi est également produite par l’action du Saint-Esprit qui convainc à
travers la parole de Dieu et du témoignage rendu à celle-ci.
Dans la grappe que forme le fruit de l’Esprit, il y a aussi la fidélité ou la
foi qui en fait partie. Et parmi les dons du Saint-Esprit, on y trouve aussi
le don de la foi. Ce qui nous montre qu’il y a plusieurs mesures et degrés
de foi. Oui, que notre foi puisse grandir.
La foi se manifeste aussi par une crainte respectueuse de Dieu
concernant sa justice, sa sainteté et ses jugements. C’est pourquoi,
développons notre communion avec Dieu.
N’est-il pas écrit concernant Noé, que c’est par la foi que divinement
averti des choses qu’on ne voyait pas encore, il fut saisi d’une crainte

166
respectueuse qui le conduisit à construire une arche pour sauver sa
famille (Hébreux 11:7).
Et nous savons que le commencement de la sagesse, c’est la crainte de
l’Eternel (Proverbes 9:10).
La foi produit une crainte respectueuse qui nous poussera à l’action.
La foi nous conduira également à obéir à la volonté divine. Selon qu’il est
écrit que c’est par la foi qu’Abraham lors de sa vocation obéit et partit
(Hébreux 11:8).
C’est pourquoi, si nous voulons que notre foi grandisse, obéissons à Dieu
et à sa parole, et faisons ce qu’il nous demande.
Notre fidélité dans les petites choses affermira et fera grandir notre foi.
La Bible parle de l’obéissance de la foi (Romains 1:5).
On a dit que l’incrédulité, ce n’est pas l’ignorance, ni l’incapacité de
croire, mais c’est le refus d’abandonner à Dieu toute sa vie.
Ainsi la croissance de notre foi est liée à notre soumission et à notre
obéissance à Dieu.
Notre foi est également affermie par les épreuves, les difficultés, les
souffrances, les circonstances de la vie de tous les jours, les problèmes,
les gens difficiles qui nous entourent, etc.
Oui, tout concoure au bien de ceux qui aiment Dieu, au bien de notre foi
(Romains 8:28).
Et Pierre dira que l’épreuve de notre foi est beaucoup plus précieuse que
tous les lingots d’or (1 Pierre 1:7).
On peut dire qu’il y a en somme, 3 étapes à notre foi pour qu’elle puisse
s’épanouir.
1- Il y a la connaissance intellectuelle de ce que Dieu a dit, d’où
l’importance de connaître sa parole. Tout commence par là, en écoutant
et en lisant les Saintes Ecritures ; que ce soit pour le salut, la guérison, le
baptême du Saint-Esprit, et autres grâces.
Tous ceux qui sont venus à Jésus dans les évangiles, c’était après avoir
entendu parler de lui.
2- Mais la foi, c’est plus que de croire avec la tête, car la foi engage notre
être tout entier, nos émotions, nos sentiments, notre volonté.
Nous sommes conduits à aimer le Seigneur et sa parole.
La Bible dit que la foi est agissante par la charité, ou l’amour (Galates
5:6). La foi nous conduit à croire de tout notre cœur, et cela ne nous

167
laissera pas oisifs ou stériles, mais nous poussera à un engagement, à
une décision.
3- C’est ainsi que la foi va engager aussi notre volonté, de vouloir croire
la Parole de Dieu.
La volonté, elle seule, déterminera si oui ou non nous allons agir selon la
connaissance reçue et faire ce que Dieu nous demande.
La foi sans les œuvres est morte.
En effet, si j’ai la foi pour être sauvé, cela me conduira à me repentir, à
confesser mes péchés, à accepter Jésus-Christ comme mon Sauveur et
Seigneur, et à recevoir le pardon de mes péchés.
La foi me conduira à abandonner mes péchés et à marcher en
nouveauté de vie, et à être son disciple.
Cela, non seulement je vais le croire dans mon cœur, mais je le
confesserai de ma bouche et je le manifesterai dans ma vie.
Oh que notre foi puisse être fortifiée et grandir, afin de permettre à Dieu
d’agir librement dans nos vies et de ne pas limiter Dieu à seulement 3
petits actes d’obéissance comme le roi Joas.
Dieu est illimité.
Surtout, ne soyons pas fermés à la grâce divine comme les gens de
Nazareth, car il est dit que le Seigneur ne fit pas beaucoup de miracle
dans ce lieu à cause de leur incrédulité (Matthieu 13:58).
Marcher par la foi en Dieu et en sa parole, est la nouvelle manière de
vivre des chrétiens, des enfants de Dieu.
Le juste vivra par la foi (Hébreux 10:38).
Et l’apôtre Paul dira : Nous marchons par la foi et non par la vue
(2 Corinthiens 5:7).

Ainsi, n’oublions pas que l’action de Dieu dans notre vie ici-bas sera à la
mesure de notre foi.
Et que la foi se manifeste par :
a- une confiance en Dieu
b- la crainte respectueuse en Dieu
c- l’obéissance
d- la persévérance
e- des actions dans l’amour

168
La foi nous conduira à
a- offrir et à nous offrir (Abel)
b- à marcher et à persévérer (Enoch)
c- à construire, à bâtir, à faire ce que Dieu nous demande (Noé)

L’action de Dieu dans notre vie sera à la mesure de notre foi.

« Il te sera fait selon ta foi »


(Matthieu 8:13).

« Seigneur, augmente-nous la foi »


(Luc 17:5).

169
Chapitre XXI
La mort d’Elisée et pourquoi les croyants sont-ils malades ?

Lecture : 2 Rois 13: 14 : “Elisée était atteint de la maladie dont il mourut;


et Joas, roi d’Israël, descendit vers lui, pleura sur son visage, et dit: Mon
père! mon père! Char d’Israël et sa cavalerie!”
2 Rois 13:20-21 : “Elisée mourut, et on l’enterra. L’année suivante, des
troupes de Moabites pénétrèrent dans le pays. Et comme on enterrait un
homme, voici, on aperçut une de ces troupes, et l’on jeta l’homme dans
le sépulcre d’Elisée. L’homme alla toucher les os d’Elisée, et il reprit vie et
se leva sur ses pieds.”
Elisée a été un type du Seigneur Jésus-Christ, apportant le salut et la
grâce de Dieu durant tout son ministère par des miracles des guérisons
et une résurrection.
Nous avions vu que le nom d’Elisée signifie : « Dieu est salut ». Et voici
que maintenant il est mentionné qu’Elisée était atteint de la maladie
dont il mourut. Elisée est donc bien mort et on l’a enseveli.
Lors de sa maladie, le roi d’Israël, Joas, s’était rendu à son chevet, afin
de lui rendre un dernier adieu. Et là, il a prononcé les mêmes paroles
qu’Elisée avait prononcées lors de l’enlèvement d’Elie : Mon père ! Mon
père ! Char d’Israël et sa cavalerie !
Mais Joas n’a pas assisté à un enlèvement glorieux, puisqu’Elisée est
mort et a été enseveli ! Cependant il est dit que l’année suivante, au
moment d’enterrer un mort, il y eut une incursion des Moabites qui
attaquaient et le service funèbre a été interrompu. C’est alors qu’ils ont
rapidement jeté le mort dans le sépulcre d’Elisée qui se trouvait là à
proximité. Et le moment où le mort est allé toucher les os d’Elisée, il a
reprit vie et s’est levé sur ses pieds ! Extraordinaire !
Par rapport à Elisée, c’est le dernier miracle qui a été opéré.
Nous avions dit qu’Elisée était un type du Seigneur Jésus qui avait dit
dans Jean 12:24 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui
est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte
beaucoup de fruit.
Et dans Esaïe 53:10, concernant le Christ, il est dit : Après avoir livré sa
vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité.
170
Dans notre récit, au moment où le mort entre en contact avec les os
d’Elisée, là dans le sépulcre, il reprend vie et l’homme s’est tenu sur ses
pieds. Une résurrection !
Elisée n’a pas terminé comme Elie, en montant au ciel dans un char de
feu, mais il est passé par la mort.
On peut dire que par la mort d’Elisée, la résurrection a été accordée une
année plus tard à ce mort qui est venu brutalement le toucher dans le
sépulcre.
Si l’enlèvement d’Elie préfigure l’enlèvement des croyants vivant sur
terre et allant à la rencontre du Seigneur Jésus dans les airs, la
résurrection de ce mort, après avoir touché les os d’Elisée, illustre la
résurrection des morts en Christ, la résurrection des croyants de
l’Ancienne Alliance, la résurrection des membres de l’Eglise de Christ qui
nous ont précédés, et la résurrection des martyrs de la grande
tribulation.
Oui, c’est en touchant par la foi Jésus-Christ, le crucifié et le ressuscité,
que nous sommes rendus à la vie, nous passons de la mort à la vie et nos
corps mortels revêtiront l’immortalité lors de l’enlèvement de l’Eglise,
qui sera précédé par la résurrection de tous les morts en Christ.
C’est ce que nous lisons dans 1 Corinthiens 15:51-52 : “Voici, je vous dis
un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés,
en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette
sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons
changés.”
Ainsi que dans 1 Thessaloniciens 4:13-18 : “Nous ne voulons pas, frères,
que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que
vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance.
Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons
aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. Voici,
en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur: nous
les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons
pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à
la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du
ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les
vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux
sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous

171
serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres
par ces paroles.”
Par l’étude de la vie de ces 2 serviteurs de Dieu, Elie et Elisée, puissions-
nous comme nous dit la Bible, imiter ceux qui par la foi et la
persévérance héritent des promesses (Hébreux 6:12).
Mais, il nous est aussi demandé de nous souvenir de nos conducteurs qui
nous ont annoncé la Parole de Dieu et de considérer quelle a été la fin de
leur vie et d’imiter leur foi (Hébreux 13:7).
Elie, par la foi est monté au ciel dans un tourbillon avec un char de feu et
la Bible mentionne 13 miracles qui ont été accomplis durant son
ministère.
Elisée, avec la double portion de l’Esprit d’Elie a aussi marché par la foi
et la Bible mentionne 26 miracles qui ont été accomplis par son
intermédiaire. Et pourtant, Elisée, tout en ayant la foi en l’Eternel, le
Dieu tout-puissant, est mort de la maladie dont il était atteint !
Et cependant, la puissance de Dieu était manifeste en lui, puisqu’une
année après son ensevelissement, lorsque un corps mort a touché ses
os, le mort a été rendu à la vie !
Mais comment Elisée a-t-il pu être malade, alors que la puissance divine
de résurrection était manifeste même dans ses os ?
Il y a un passage dans l’épître de Paul aux Romains ch. 8 v. 11 qui dit : Si
l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous,
celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos
corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
En ce qui nous concerne, cela signifie que tous ceux qui sont nés de
nouveau et qui possède l’Esprit de Dieu, ont en eux l’Esprit de
résurrection qui a ressuscité Jésus d’entre les morts.
On arrive alors à la question : pourquoi les croyants sont-ils encore
malades ? Puisqu’il est aussi dit qu’à la croix, Jésus nous a acquis une
totale rédemption de l’âme et du corps. Le salut que Dieu nous offre en
Jésus-Christ, n’est-il pas un salut qui englobe les besoins de l’homme
tout entier, esprit, âme et corps ?
Nous lisons dans 1 Thessaloniciens 5:23 : Que le Dieu de paix vous
sanctifie lui-même tout entiers et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le
corps soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur
Jésus-Christ. C’est un salut dans les domaines spirituels, psychiques et

172
physiques de l’homme. Dieu lui-même se présente dans Exode 15:26,
comme étant l’Eternel qui guérit, (Yahvé-Rapha).
En tout temps, Dieu a toujours pourvu à la guérison de son peuple
(Psaume 103:3).
Le Psaume 107.20 déclare qu’il envoya sa parole et les guérit.
Et dans Exode 23:24-26, nous lisons des promesses de guérison liées à
l’obéissance à la Parole de Dieu.
Tu ne te prosterneras point devant les dieux des païens et tu ne les
serviras point ; tu n’imiteras point ces peuples dans leur conduite, mais
tu les détruiras et tu briseras leurs statues. Vous servirez l’Eternel votre
Dieu et il bénira votre pain et vos eaux, et j’éloignerai la maladie du
milieu de toi. Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme
stérile. Je remplirai le nombre de tes jours.
Ce qui veut dire qu’il n’y aura pas de mort prématurée.
Le ministère de guérison de Jésus a été annoncé longtemps à l’avance
dans Esaïe 53:4-5, en disant : Ce sont nos souffrances qu’il a portées,
c’est de nous douleurs qu’il s’est chargé… et c’est par ses meurtrissures
que nous sommes guéris.
Et Malachie 4:2 déclare en parlant du Seigneur Jésus : Le soleil de la
justice se lèvera et la guérison sera sous ses ailes.
Jésus rempli du Saint-Esprit accomplissait la volonté de son Père en
guérissant les malades.
Chez Corneille, Pierre leur a dit : Vous savez comment Dieu a oint du
Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant
du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car
Dieu était avec lui (Actes 10:38).
Et jamais une seule fois le Seigneur aurait déclaré à un malade : Je
regrette mon ami, mais la volonté de Dieu, c’est que tu restes malade !
Au contraire, il a toujours répondu d’une façon affirmative en disant par
exemple au lépreux : Je le veux, sois pur ! (Marc 1:41), ou au centenier
pour son serviteur malade : j’irai et je le guérirai (Matthieu 8:7).
Sur la croix du calvaire, Jésus se chargeait de tous nos péchés et de
toutes les conséquences résultant de la séparation de l’homme d’avec
Dieu, comme la malédiction sous toutes ses formes, ainsi que la maladie.
C’est ce que nous lisons dans Galates 3:13 : Christ nous a rachetés de la
malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous. Car il est
écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois.
173
Et c’est ainsi que l’apôtre Pierre reprend ce passage d’Esaïe dans sa
première épître en disant : par les meurtrissures du Seigneur Jésus, nous
avons été guéris (1 Pierre 2:24).
Et le désire de Dieu pour la santé de son peuple est également exprimé
dans ce verset de 3 Jean 2 : Bien-aimé, je souhaite que tu sois en bonne
santé, comme prospère l’état de ton âme.
Et malgré tous ces passages bibliques, la question que nous pourrions
poser, c’est :
Pourquoi les chrétiens sont-ils encore malades ?
Mais on pourrait aussi poser une autre question : Pourquoi les chrétiens
pèchent-ils encore, malgré que le Seigneur Jésus se soit chargé de tous
nos péchés à la croix ?
Si en tant qu’enfants de Dieu, nous tombons encore dans le péché,
toutefois, nous ne devons pas rester dans cet état, puisque la Bible nous
dit que si nous confessons nos péchés à Dieu, il est fidèle et juste pour
nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité, car le sang de
Jésus nous purifie de tout péché (1 Jean 1:7-9).
Pour un enfant de Dieu, vivre et rester dans le péché n’est pas un état
normal, car il est dit que celui qui est né de Dieu ne pèche point, parce
qu’il se garde lui-même, et ainsi le malin ne le touche pas (1 Jean 5:18).
Si la guérison divine nous est accordée en raison du sacrifice de Jésus à
la croix, il importe cependant de nous garder aussi nous-mêmes, et de
vivre sagement, afin que le malin ne nous touche pas.
C’est ainsi que j’ai noté plusieurs raisons à la maladie
parmi le peuple de Dieu.
1- Par ignorance, en pensant que la maladie vient de Dieu, et en ne
sachant pas que Dieu puisse encore guérir aujourd’hui. Aussi, on ne
priera pas pour la guérison.
Dieu dit dans Osée 4:6 : Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la
connaissance. Mais sachons que Jésus est mort aussi pour nos maladies.
2- Par désobéissance à Dieu et à sa parole.
Tout péché et toute rébellion nous rend vulnérable.
La Bible nous parle des œuvres de la chair dans Galates 5:19-21, comme
étant des ouvertures à l’ennemi dans nos vies.
Et dans Ephésiens 4:27 il est écrit : Ne donnez pas accès au diable, par
un comportement désordonné.

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La guérison promise au peuple de Dieu était conditionnelle, il devait
écouter et observer la Parole et servir Dieu pour que la guérison puisse
se manifester.
Dieu dit dans Exode 15:26 : Si tu écoutes attentivement la voix de
l’Eternel. Si tu fais ce qui est droit à ses yeux. Si tu prêtes l’oreille à ses
commandements. Si tu observes toutes ses lois, alors, je ne te frapperai
d’aucune maladie dont j’ai frappé les Egyptiens, car je suis l’Eternel qui
te guérit (Exode 15:26).
Et ailleurs dans Proverbes 3:7, il est dit : Ne sois point sage à tes propres
yeux, crains l’Eternel, et détourne-toi du mal : Ce sera la santé pour tes
muscles et un rafraîchissement pour tes os.
Oui, il peut y avoir plusieurs raisons à la maladie parmi le peuple de
Dieu.
3- Par une négligence de notre corps.
Il importe de prendre soin de notre corps qui est appelé : le temple du
Saint-Esprit.
La Bible dit : Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira, car
le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes (1 Corinthiens 3:17).
C’est pourquoi il est dit : glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans
votre esprit qui appartiennent à Dieu (1 Corinthiens 6:20).
Notre corps est régit par des lois physiques et morales. Il a besoin d’être
tenu dans la propreté, d’être vêtu et nourri convenablement, d’être en
activité et de jouir aussi d’un repos. La violation des lois physiques et
morales est une porte ouverte à la maladie. Comme l’excès du manger,
et du boire, L’alcool, le tabac, les drogues, l’excès de médicament, et la
liste est longue.
Bien des prescriptions sous l’Ancienne Alliance avaient été données, afin
de prévenir contre la maladie, comme les lois concernant la propreté
sanitaire (Deutéronome 23:13-14 – Lévitique 11:32-40 – Nombres
19:18).
4- Par une mauvaise attitude
La santé du corps est fortement liée à la santé psychique et spirituelle de
l’homme. Je souhaite que tu sois en bonne santé, comme prospère l’état
de ton âme (3 Jean 2).
N’est-il pas dit : Car il est tel que sont les pensées dans son âme
(Proverbes 23:7). Beaucoup de maladies proviennent d’un état
désordonné de l’âme, des émotions incontrôlées, comme la rancune, la
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haine, la jalousie, la colère, les soucis, l’anxiété, les angoisses, la crainte,
le refus de pardonner, la pitié de soi, etc.
5- Par une mauvaise confession continuelle.
En cultivant sans cesse des pensées négatives, sombres et de malheur.
La Bible dit que nous récoltons ce que nous semons (Galates 6:7).
Et Job déclare : Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive (Job 3:25-26).
La crainte est aussi puissante que la foi, mais elle détruit.
Parce que le peuple d’Israël dans le désert était souvent négatif,
mécontent et murmurait sans cesse, beaucoup sont morts.
Ne disons-nous pas souvent : Je n’ai pas le moral ! Alors que la Bible
nous dit : Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ! (Philippiens 4:4).
C’est pourquoi la Bible nous exhorte en disant : Ne murmurez point
comme murmurèrent quelques-uns d’eux qui périrent par
l’exterminateur (1 Corinthiens 10:10).
Oui, Un esprit toujours abattu dessèche les os (Proverbes 17:22).
6- En ne discernant pas l’unité du corps de Christ.
C’était le cas dans l’Eglise de Corinthe, où il est écrit qu’il y avait
beaucoup d’infirmes, de malades et même qu’un grand nombre était
mort (1 Corinthiens 11:27-30).
Et cela, parce que leur témoignage en participant à la table du Seigneur
ne correspondait pas à leur manière de vivre.
En participant à la Sainte Cène, nous témoignons de notre union avec
Christ : Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ (Galates 2:20).
Nous témoignons aussi de notre union avec les frères en Christ, étant un
corps : Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres chacun
pour sa part (1 Corinthiens 12:27).
Maintenant, si ce témoignage n’est pas vrai dans la réalité, parce que
nous vivons dans le péché, le désordre et la division, nous permettrons à
l’ennemi de nous toucher.
7- Une autre cause à la maladie, est l’héritage reçu de nos parents, et les
raisons sont multiples, vie désordonnée, ou soit par maladies
infectieuses transmises, ou encore suite aux péchés d’abominations
provenant de pratiques occultes, pouvant atteindre jusqu’à la 3ème et la
4ème génération selon Exode 20:5.
- D’où l’importance dans ces cas de détruire tout objet ayant servi à de
telles pratiques, afin de briser ces liens dans le nom de Jésus (statues,
amulettes, médailles, fer à cheval, cartes divinatoires, livres, etc.).
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Christ est venu pour détruire les œuvres du diable (1 Jean 3:8).
8- La maladie peut aussi être permise par Dieu comme épreuve pour
affermir notre foi.
L’apôtre Pierre dira : L’épreuve de votre foi est plus précieuse que l’or
périssable (1 Pierre 1:6-7).
L’épreuve n’est pas forcément la conséquence d’une faute commise.
Il y a par exemple l’aveugle né dans la Bible. Les disciples ont posé la
question : Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents pour qu’il soit
né aveugle ? Jésus a répondu : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient
péché, mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui
(Jean 9:2-3).
L’épreuve peut être permise par Dieu, afin de servir d’avertissement.
Dans Job 33:16-19, il est dit, par la douleur, Dieu donne des
avertissements ; afin que nous nous rapprochions de Dieu.
Le roi Ezéchias qui était malade à la mort, a pu dire : Voici mes
souffrances mêmes sont devenues mon salut (Esaïe 38:17), en le
conduisant à chercher le Seigneur.
Il y a l’exemple du fils prodigue qui, au sein de sa misère est revenu chez
son père.
Il y a Israël qui a séjourné 40 ans dans le désert, il est vrai suite à sa
désobéissance, mais il est dit que Dieu a permis cela afin de l’humilier et
de l’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de son cœur…
(Deutéronome 8:2-5).
Le vigneron émonde les sarments, afin qu’ils portent encore plus de fruit
(Jean 15:2).
C’est une souffrance et une épreuve qui est nécessaire à notre
croissance spirituelle.
Paul a eu une épreuve dans sa chair pour le préserver de l’orgueil
(2 Corinthiens 12:7).
Les épreuves de Job ont été permises par Dieu, mais Satan en était
l’auteur (Job 1:12 / 2:6). Et ceci était en vue du témoignage à rendre de
la fidélité de Job envers Dieu, témoignage face aux hommes et aux
anges et contre les fausses accusations du diable.
Paul le déclare aussi lorsqu’il dit que nous avons été en spectacle au
monde, aux anges et aux hommes (1 Corinthiens 4:9).
Oui, le malheur atteint souvent le juste, mais l’Eternel l’en délivre
toujours (Psaume 34:20).
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Elisée est resté ferme dans sa foi en l’Eternel, le Dieu tout-puissant,
malgré sa maladie.
Frères et sœurs, nous devons savoir que Dieu est souverain, tout-
puissant, sage et bon, et que finalement en Christ, rien ne peut nous
séparer de l’amour de Dieu, pas même la mort (Romains 8:38-39).
Car au moment voulu du départ, la mort sera pour nous un gain
(Philippiens 1:21).
Cependant, au sein de la souffrance et de la maladie, la Bible dit que
nous devons prier, afin de pouvoir considérer les raisons possibles à
notre maladie, et de mettre notre vie en ordre devant Dieu et les
hommes, afin que notre cœur ne nous condamne pas. Paul a prié trois
fois pour que cette épreuve lui soit enlevée et le Seigneur lui a répondu :
Ma grâce te suffit (2 Corinthiens 12:8-9).
C’est pourquoi il est écrit dans Jacques 5:16 : Confessez donc vos péchés
les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez
guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace (Jacques 5:16).
La guérison, nous l’avons en Christ, puisqu’il a tout accompli à la croix et
que nous avons tout pleinement en lui.
Selon qu’il est écrit : parce que l’Eternel est mon Berger, je ne manquerai
de rien (Psaume 23:1).
Je ne manquerai de rien spirituellement, physiquement et
matériellement.
Ainsi, par la foi, saisissons toute la victoire de Christ à la croix, et
proclamons que par ses meurtrissures, nous avons été guéris.
La Bible déclare : Retenons fermement la profession ou la confession de
notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle (Hébreux
10:23).
Et s’il est vrai qu’au cours des années, ce corps physique s’affaiblit et
s’use, comme il est écrit : Si l’homme extérieur se détruit, notre homme
intérieur se renouvelle de jour en jour (2 Corinthiens 4:16-18).
Mais finalement, nous ne sommes pas appelés à regarder aux choses
visibles, mais à celles qui sont invisibles et éternelles.
Car nous attendons la pleine rédemption de notre corps qui est un
événement futur, lorsque nous serons semblables au Seigneur Jésus qui
transformera notre corps d’humiliation. Car nous recevrons un corps de
gloire lorsqu’il viendra nous chercher (Philippiens 3:21).

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A la dernière trompette. La trompette sonnera et les morts en Christ
ressusciteront incorruptibles et nous, nous serons changés
(1 Corinthiens 15:52).
Ceci arrivera pour tous ceux qui auront touché par la foi le Seigneur
Jésus crucifié et ressuscité.
Pour terminer les méditations sur ces 2 prophètes, je dirais que la fin
d’Elie nous parle de l’enlèvement de l’Eglise.
Et la résurrection de ce mort qui avait touché les os d’Elisée (type de
Christ), est une préfiguration de la résurrection des morts en Christ.
Aussi, n’oublions pas en ce qui nous concerne, qu’aujourd’hui Dieu
guérit encore, mais que c’est en espérance que nous sommes sauvés, car
nous attendons la pleine rédemption de notre corps lors de son
prochain retour (Romains 8:24).
En attendant, restons fidèles à Dieu et à sa parole jusqu’au bout de
notre pèlerinage terrestre.

« Celui qui a fait la promesse est fidèle »


(Hébreux 10:23)

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