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Du Contrat Social de Rousseau

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ACADEMIE DE THIES ANNEE SCOLAIRE : 2020-

2021

ETABLISSEMENT : LYCEE JULES SAGNA PROF :


M. SAMB

DU CONTRAT SOCIAL DE J. J. ROUSSEAU : ETUDE DES


LIVRES 1 ET 2

Le contrat social est né du constat rousseauiste selon lequel « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers ».
Ainsi, Rousseau se propose, dans cette œuvre, de trouver un principe de légitimité du pouvoir et la manière d’organiser le corps
politique. L’ouvrage est divisé en deux parties :

- Les Livres I et II (qui font l’objet de notre étude) qui ont pour objectif de trouver un principe de légitimité du
pouvoir politique ;
- Les Livres III et IV qui traitent de la manière d’organiser le corps politique en alliant la justice et l’utilité.

RESUME DU PREMIER LIVRE

Il s’étend sur neuf chapitres. Dans ce livre, Rousseau se propose d’étudier le fondement de l’autorité politique. Pour ce
faire, il commence par critiquer les conceptions erronées de l’autorité politique avant d’exposer la sienne.

Chapitre I : « Sujet du premier livre ».

Partant de l’aliénation de l’homme, Rousseau montre que l’autorité politique n’a pas un fondement naturel ; au
contraire, elle est fondée sur un contrat (chapitre I). Mais, avant de décrire la nature du contrat, il justifie d’abord son propos
dans les trois chapitres qui suivent (du chapitre II à IV).

Chapitre II : « Des premières sociétés ».

Dans ce chapitre, Rousseau réfute la théorie de l’autorité paternelle comme fondement légitime de l’autorité
politique. Pour lui, la famille est la seule société naturelle et, bien qu’ayant une origine naturelle, elle ne se maintient que par
convention.

Chapitre III : « Du droit du plus fort ».

Dans ce chapitre, Rousseau montre que l’autorité politique n’est pas fondée sur la force. Il soutient que les notions
de force et de droit n’ont pas de rapports logiques car la force est une puissance physique alors que le droit relève de la morale.
D’après Rousseau, on cède à la force par nécessité, par prudence et non par devoir. C’est pourquoi, il considère l’expression «
droit du plus fort » comme un non sens (galimatias).

Chapitre IV : « De l’esclavage »

Rousseau critique le pacte de soumission théorisé par Grotuis et Hobbes. Pour lui, un homme ne se donne pas
gratuitement ou pour assurer sa survie (et à plus forte raison un peuple). Un père, non plus, ne peut aliéner la liberté de ses
enfants car elle ne lui appartient pas et s’il le fait, il outrepasserait ses droits.

Par ailleurs, dans un pacte, il doit y avoir des obligations mutuelles entre les contractants ; sinon, il relèverait de la folie.
Or, dans le pacte d’esclavage, l’une des parties renonce à tout. Or, pour lui, il n’y a nul dédommagement possible pour celui qui
renonce à tout.

Ainsi, pour Rousseau, le vrai fondement de l’autorité politique est le contrat social.

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Chapitre V : Qu’il faut toujours remonter à une première convention ».

Dans ce chapitre, Rousseau fait une précision en établissant une distinction entre le pacte social par lequel le peuple se
constitue comme peuple et le choix du gouvernement comme le pense Grotuis.

Chapitre VI : « Du pacte social »

On ne peut connaitre l’essence du contrat social qu’en rapport avec l’hypothèse d’un état de nature. Dans l’état de
nature, l’homme vit seul et dispose d’une liberté illimitée ; il est bon mais borné car ne possédant ni connaissance ni valeur. Or,
il arrive un moment où cet état primitif ne peut prospérer. Les hommes sont obligés d’unir leur force pour ne pas périr. Dans
cette perspective, il s’agira de trouver une forme d’association qui puisse être juste et utile pour les contractants. Cependant,
dans cette union l’homme risque de perdre sa liberté qui est l’essence de son être. Donc, il faut que le contrat social lui permette
de sauvegarder cette liberté naturelle. Un tel pacte ne peut être valable qu’à la condition que chacun se dépossède totalement de
tous ses droits, de sa liberté au profit de tout le monde. Ce faisant, nul n’est sous la domination de son prochain et chacun
retrouve les droits et la liberté dont il s’est dessaisi, avec cet avantage qu’ils sont garantis par la communauté. C’est dire que le
pacte social a des conséquences.

Chapitre VII : « Du souverain ».


Du pacte social, naît un corps politique qui incarne l’autorité absolue et qui dispose d’un pouvoir absolu. Il s’agit du
peuple qui est le seul souverain.

Chapitre VIII : « De l’état civil ».


Par le pacte, l’homme passe de l’état de nature à l’état civil. D’animal stupide et borné, l’homme, grâce au pacte,
devient un être intelligent et libre. Il devient également un être moral.

Chapitre IX : « Du domaine réel ».


Le pacte social entraine également la naissance du droit. Et, les biens qui, dans l’état de nature, étaient de simples
possessions, deviennent des propriétés garanties par la loi.

RESUME DU LIVRE II.


Ce livre est composé de douze chapitres dans lesquels Rousseau traite de la nature de la souveraineté, de ses limites et de
la manière dont elle s’exerce.

A- Nature de la souveraineté (Du chap. I à III).

Chapitre I : « Que la souveraineté est inaliénable ».


Dans ce chapitre, Rousseau traite du caractère inaliénable de la souveraineté. Celle-ci, étant l’expression de la volonté
générale, le peuple ne peut s’en dessaisir car il ne peut transmettre sa volonté.

Chapitre II : « Que la souveraineté est indivisible ».


Pour Rousseau, la souveraineté est indivisible car la volonté générale se détruit quand on la divise. Il rejette ainsi l’idée
d’une séparation des pouvoirs.

Chapitre III : « Si la volonté générale peut errer ».

Rousseau montre, dans ce chapitre, que la souveraineté est infaillible, c’est-à-dire qu’elle est toujours droite car le peuple ne
peut avoir comme objectif que le bien de tous. Toutefois, le peuple peut se tromper et ses décisions peuvent ne pas être celles
de la volonté générale. De même, il peut ne pas toujours connaître son bien.
B- Les limites de la souveraineté (Du chap. IV à V).
Chapitre IV : « Des bornes du pouvoir souverain ».
Dans ce chapitre, Rousseau montre que le pouvoir souverain est certes absolu mais il n’est pas illimité. Il est borné par
les droits de l’individu fixés par les conventions générales.

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Chapitre V : « Du droit de vie et de mort ».

Rousseau, dans ce chapitre, défend l’idée selon laquelle le souverain dispose du droit de vie et de mort. Pour lui, la peine de
mort est légitime dans les cas où le crime rompt le pacte lui-même.

C- L’exercice de la souveraineté (Du chap. VI à XII).

Chapitre VI : « De la loi ».

Ici, Rousseau expose la nécessité de la loi qui est le seul moyen par lequel s’exprime la volonté générale. Elle est l’acte
de la volonté générale et oblige le citoyen à se conduire suivant la droite raison.

Chapitre VII : « Du législateur ».

Dans ce chapitre, Rousseau traite de la nécessité d’un législateur dont il expose les caractéristiques. Il doit être un
homme inspiré, parfaitement lucide, qui légifère non par des déterminations pulsionnelles mais suivant la droite raison et
conformément à la volonté générale.

Chapitre VIII : « Du peuple ».

Pour Rousseau, la manière dont le législateur doit procéder en établissant les lois doit toujours prendre en compte la
particularité du peuple. Ainsi, il montre dans ce chapitre que les lois doivent être adaptées à la maturité du peuple.

Chapitre IX : « Suite ».

Dans ce chapitre, il montre que le législateur doit prendre en compte, pour établir une loi, la taille du pays et la densité
de la population.

Chapitre X : « Suite ».

Rousseau soutient, dans ce chapitre, que pour établir des lois, le législateur doit examiner les ressources naturelles du
pays.
En conséquence, les systèmes de législation sont différents et doivent, chacun en ce qui le concerne, être
conformes aux particularités des peuples.

Chapitre XI : « Des divers systèmes de législation ».

Dans ce chapitre, Rousseau traite des divers systèmes de législation mais n’affiche pas de préférence parmi eux.
Seulement, il considère que chaque peuple doit choisir son système en fonction de son contexte. La bonne loi est celle qui
convient au peuple qui s’y soumet.

Chapitre XII : « Division des lois ».


Dans ce chapitre, Rousseau considère qu’il existe quatre sortes de lois : les lois politiques, les lois civiles, les lois
criminelles et les mœurs qui ne sont pas des lois écrites mais qui constituent la clef de voûte du droit.
Rousseau précise cependant que dans ce livre, il ne s’intéresse qu’aux lois politiques.

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