Zohra Lorbi
Zohra Lorbi
MÉMOIRE DE MASTER
Réf :………………………………………
Jury :
Je remercie avant tout ALLAH tout puissant, de m’avoir guidé toutes les années d’étude et
J'adresse mes remerciements et tout mon respect à mon encadrant Mme Farhi kamilia.
Et aussi à mes parents, mon mari, mon fils, toute ma famille, la famille de mon mari, et tous
Merci
Dédicace
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Chapitre I :
Généralité sur les céréales
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1. Définition
Le terme céréale est un dérivé du mot latin "cerealis" signifiant «grain» qui est
botaniquement, un type de fruit appelé caryopse (Sarwar et al., 2013), Les céréales
regroupent des plantes de la famille des Poacées (ex Graminées). Les cinq céréales les plus
cultivées dans le monde sont : le maïs, le blé, le riz, l’orge et le sorgho. Le blé (Triticum sp.)
est une graminée annuelle aux racines fibreuses à tiges hautes et généralement creuses,
portant des nœuds d’où partent des feuilles, des sommets de la tige portent une grappe des
fleurs qui se transforme en grains (Gate, 1995).
2. Le cycle de développement des céréales
Chez les céréales la variation de la durée du cycle concerne la phase photosensible
(Clerget, 2004). Leur cycle de développement d'une céréale en générale comprend trois
grandes périodes :
A. La période végétative, de la germination aux premières manifestations de
l'allongement de la tige principale (début de la montaison).
B. La période reproductrice, du tallage herbacé à la fécondation.
C. La période de maturation, de la fécondation à la maturité complète du grain.
Durant son cycle, la plante passe par un certain nombre de stades précis, appelés stades
de développement; différentes échelles de repérage de ces stades existent. Ainsi, dans le cas
du blé, Jonard, et al proposent une échelle fondée sur l'état de différenciation de l’apex du
brimaitre(figure2)
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Tableau 1. Échelle de jonard- Vincent pour la description des stades des céréales
(Soltner, 1998) & (Anonyme, 2003).
Stade Définition (observations après dissection de la plante)
Végétatif Apex lisse
Stries blanches Apparition de 1 ou 2 bandes plus claires dans la zone
méristématique située en dessous de l'apex ( = entre - nœuds )
A Apparition de la première ébauche d'épillets sur l'apex (c'est
l'initiation florale : le bourgeon végétatif devient bourgeon floral)
B Apparition des ébauches de glumes
B II Apparition des ébauches de glumelles
C Apparition des anthères (3 petites sphères disposées en triangle sur le
bourgeon floral)
CI Apparition des étamines de forme tronconique
C II Apparition des 2 cornes du stigmate
D Méiose
E et F Fécondation, traduite extérieurement par la floraison
MC et M Grossissement et maturation des grains (accumulation d'amidon et perte
d'humidité)
Mais le repérage de ces stades est difficilement réalisable au champ. Une autre échelle, due à
Feekes, repose sur la description de la morphologie du brin-maître; elle est présentée à la
(figure 3), en même temps que l’échelle de Zadoks, couramment utilisée sur le plan
international.
Les stades y sont aisément repérables, visuellement, sans dissection de la plante. Mais ils
reposent, en partie, sur l'extériorisation de phénomènes de croissance ; c'est ce qui peut
Expliquer l'absence de coïncidence ou de relation étroite entre l'aspect extérieur de la plante et
la réalisation d'une modification interne que notent Jonard, Koller et Vincent (Anonyme,
2003).
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Tableau 2: Stades de développement du blé, échelles de Feekes et Zadoks. (Soltner 1998) &
(Anonyme, 2003)
STADE JONAR FEEKES ZADOKS CARACT2R2STIOUE (brin
D maitre)
Levée Levée 1 7 Sortie du coléoptile 1ère
feuille 2 1 10 feuille traversant la coléoptile
feuilles 11 1ère feuille étalée 2ème feuille
3feuilles 12 étalée 3ème feuille étalée
13
Tallage Début 2 21 Formation de la 1éré talle
tallage Plein A 3 22 2 à 3 talles
tallage Fin 4 23
tallage 24
25
Montaison Début Sommet de l'épi distant à
Montaison B 1 cm du plateau de tallage
5 30
Epi à 1 cm
1 nœud C1 6 31 1 nœud
7 32 Elongation de
2 nœuds C2 8 37 la tige
2 nœuds
Gonflement
L'épi gonfle Apparition de la dernière
la gaine de feuille
la dernière D 9 39 Ligule juste visible ( mélose
feuille 10 45 måle ) Gaine de la dernière
feuille sortie
10-1 49-51
Epiaison E 10-2 53 Gaine éclatée
55
10-3 1/4 épiaison
57
10-4 59 1/2 épiaison
10-5 3/4 épiaison
Tous les épis sortis
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2. 1. La structure de grain de céréale
Selon Cruz et al., (1992), Les grains de céréales sont des fruits secs indéhiscents
appelés caryopses qui ne contiennent qu’une graine. Ces organismes vivants sont de
véritables plantes miniatures, protégées par des enveloppes et disposant de réserves pour se
nourrir et se développer.
2. 1.1.Structure physique
Les grains sont constitués de trois parties : les enveloppes, l’albumen et le germe :
Les enveloppes
Les grains de céréales sont protégés par une ou plusieurs enveloppes, (Cruz et al.,
1992). . Les couches externes du grain sont le péricarpe (dérivé de l'ovaire de la fleur) qui
entoure le tégument (le testa), (McKevith, 2004), Les structures extérieures à parois épaisses
forment). Pour certains grains, comme le sorgho, cette testa est parfois fortement pigmentée
et contient des tannins. Lors de la transformation des grains, les enveloppes, qui représentent
environ 8% du grain, donnent le son, substance riche en fibres, en minéraux, en vitamines et
en protéines (Cruz, 1992).
L'albumen
Classe spécifique de protéines relativement petites, (Bender & Bender., 1999), céréales et
représente 75 à 90% des grains.
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Comme principal tissu de réserve, il est essentiellement constitué de granules d’amidons.
Enchâssés dans un réseau protéique plus ou moins dense. La première couche cellulaire de
l’albumen est l’assise protéique ou couche à aleurone, riche en protéines, en lipides et en
minéraux (Cruz, et al., 1992).
Le germe
L'embryon (ou germe) est une structure à paroi mince, contenant la nouvelle plante.
(Mckevith, 2004), Le germe des céréales est formé de la plantule et d’un seul cotylédon
(plante monocotylédone). La plantule est une véritable plante miniature et le cotylédon
appelé scutellum est un organe, riche en protéines, en lipides, en protéines, en minéraux et en
vitamines, qui permet à la jeune plantule de puiser les réserves de l’albumen pour se
développer. L’importance relative du germe par rapport au grain varie suivant les céréales.
Les germes du blé et du riz sont petits alors que ceux du sorgho, du maïs ou du mil sont très
gros (figure 6). (Cruz, et al., 1992).
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Figure 6. Grain de sorgho. (Miche, 1980).
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3. Classification botanique des céréales (Science ET Technologie Des Céréales)
FAMILLE GRAMINEAE
SOUS- Festucoideae Panicoideae
FAMILLE
TRIBU Triticeae Aveneae Oryzeae Tripsaceae
SOUS-
TRIBU Triticineae
GENRE Triticum Secale Hordeum Avena Oryza Zea
ESPÈCE
T. aestivum S. cereale H. vulgare A. sativa O. sativa Z.mays
(blé) (Seigle) (Orge) (Avoine) (Riz) (Maïs)
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Les produits à grains entiers comprennent les flocons d'avoine, le riz brun, maïs
soufflé, grains râpés et soufflés et petit-déjeuner aliments (Sarwar, 2008).
4. 2. Alimentation animale
Les céréales constituent le principal composant des aliments concentrés pour le bétail.
Une forte proportion de la production mondiale de céréales est donc destinée nourrir l’animal
délavage, indique prés de 40 % des céréales servent nourrir le bétail, (Dubief, 2020), le
maïs est très utilisé pour l’alimentation animale, notamment dans les pays occidentaux,
(Cruz et al., 1992)
6. Production des céréales
6. 1. Dans le monde
Les prévisions de la FAO concernant la production mondiale de céréales en 2021. Elles
s’établissent à 2 799 millions de tonnes, soit 0,8 pour cent de plus que le résultat de 2020.
Évaluée à 1 502 millions de tonnes, la production mondiale de céréales secondaires en 2021
est en hausse de 18,9 millions de tonnes sur une base annuelle, presque exclusivement en
709 millions d’hectares de céréales sont cultivés dans le monde, soit 51 % des terres arables,
14 % de la surface agricole mondiale et 5 % des terres émergées du monde, (Dubief, 2020).
Selon FAO, (2022). La production mondiale de blé devrait atteindre 777 millions de
tonnes, un niveau pratiquement identique à celui de 2020. En ce qui concerne le riz,
augmentâtes les rendements annoncés, compte tenu des conditions météorologiques
généralement favorables qui ont prédominé pendant la campagne.
En 2028 La production totale de céréales dans le reste du monde serait 2,3 fois plus
élevée qu’en 1990, le rythme de cette hausse diminuant toutefois beaucoup moins que dans
les pays développés d’une décennie à l’autre. Ainsi, les hausses ont atteint de 30 % entre 1990
et 2000, 25 % entre 2000 et 2010, et 26 % entre 2010 et 2018 (en huit ans), et elle serait de 16
% entre 2018 et 2028, sans distinction notable entre les quatre types d’utilisation, (Jodoin,
2019).
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Figure7.Production céréale dans le monde. FAO, (2021-2022).
6. 2. En Algérie
En Algérie La filière céréalière constitue une des principales filières de la production
agricole, La production des céréales, jachère comprise, occupe environ 80% de la superficie
agricole, (Djermoun, 2009)
Régions principales sont concentration des céréales en Algérie, selon les facteurs des
précipitations pluviométriques :
_ Une région à haut potentiel de production dans le nord de l’Atlas Tellien (Mitidja, Kabylie,
vallée du Seybouse, vallée de la Soummam…) qui couvre 0,4 million d’ha de la SAU, avec
une pluviométrie qui dépasse les 500 mm/an.
_ Une région à moyenne potentialité vers l’ouest du pays, caractérisée par un climat semi-
aride et une pluviosité entre 400 et 500 mm/an (massif de Médéa, coteaux de Tlemcen, vallée
de Chélif,..).
_ Une région à basses potentialités située dans les Hauts plateaux allant du l’est vers l’ouest
(massif des Aurès, plaines d’Annaba, Constantine,…) avec une moyenne de précipitations de
moins de 350 mm/an (Chehat, 2005). & (Chaban & Boussard, 2020).
En Algérie, « la production céréalière totale en 2021 est estimée à 3,5 millions de
tonnes, ce qui est inférieur à la moyenne quinquennale et environ 38 % de moins que l’année
11
précédente », La production annuelle était d’environ 4,92 millions de tonnes, dont 3,3
millions de tonnes de blé. En 2021, (Assoko, 2022).
La FAO prévoit un recul de 38% de la récolte céréalière en Algérie en 2021 par rapport
à l’année précédente. Le rendement de la production céréalière de l’Algérie a été notamment
impacté par la faible pluviométrie, (Benali, 2021).
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Chapitre II
Pratiques culturales des
céréales
II. 1. Définition
Les pratiques culturales défini comme l'ensemble constitué par la succession des
cultures sur une parcelle et les techniques culturales qui leur sont appliquées, est le facteur
important où l'homme peut intervenir pour modifier la sensibilité des sols et améliorer la
productivité des ressources. Toute opération culturale induit une modification de l'état
structural du sol et de l'infiltration et, par conséquent, une diminution ou une augmentation du
ruissellement et de l'érosion, Ainsi les céréales cultivées sont liées aux facteurs climatiques,
les caractéristiques des sols, le matériel végétal et pratiques culturales (labour, semis, engrais
et irrigation), (Crochet, Bernard, 2006).
2. Situation de la mécanisation de l'agriculture algérienne
Dans son histoire, la mécanisation de l'agriculture algérienne est passée par différentes phases
; elle a d'abord connu période favorable notamment entre 1974 et 1988; phase qui correspond
à l'entrée en production de l'industrie du machinisme agricole (CMA et CMT) et la phase qui
s'étale de 1988 à 1993 correspondant à une période de crise (Enpma, 1994).
Dans la phase actuelle et d'après les résultats du recensement général de l'agriculture (RGA,
2003) il ressort que :
Le nombre de tracteurs en service au niveau national (toute puissance confondue) est de
97176, ce qui correspond à un indice de 1,4 unité tracteur. Les charrues à socs et les outils à
disques sont prédominants par rapport aux instruments à dents (chisels et cultivateurs) mieux
indiqués en aridoculture. On retiendra que le recensement n'a pas mis en évidence le nombre
de herses et de rouleaux indispensables au rappuyage de la ligne de semis
Le nombre de semoirs ne dépasse pas 9106 unités et ne satisfait que 68% des besoins. Celui
des épandeurs d'engrais est de 8191avec un taux de couverture de l'ordre de 61%. Ce
décompte ne précise pas la part des semoirs combines de celle des semoirs simples. Le
traitement des cultures est assuré par 13862 pulvérisateurs entre jet projeté et jet porté.
Le parc moissonneuse batteuse est quant à lui constitué de 8222 machines. Chaque machine
permet de prendre en charge une superficie de 494ha (ce chiffre était de 336ha en 1993). in
(Kheyar, et al., 2007).
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3. Techniques culturales des céréales
Les trais principales étapes sont
3. 1. 1. Le travail de sol
Le travail de sol se définit comme étant un ensemble d’opérations pouvant mener à une
modification de la partie supérieure de la couche du sol dans l’optique de créer des conditions
favorables et adaptées au semis d’une culture donnée (Laverdière, 2005). Il existe plusieurs
façons de travailler le sol pour, les plus connues étant le travail conventionnel, le travail réduit
et le semis direct. On regroupe souvent le travail réduit et le semis direct sous l’appellation de
« pratiques de conservation des sols » (Munger, 2014).
selon Bodson, et al., (2019), Chaque parcelle doit être traitée en fonction de ses
caractéristiques structurales
Propres, compte tenu de son historique cultural, de la nature du précédent, de son état au
moment de la réalisation de l’emblavement et des conditions climatiques.
L’objectif travail du sol
Selon FEDDAL, (2015).
L’enfouissement de débris végétaux et des résidus superficiels
Le réchauffement du sol
La formation du lit de semences
L’incorporation des amendements et des fertilisants.
le nivellement du sol.
En sous-sol
L’ameublissement de la couche arable.
La répartition de la terre fine et des mottes
La correction de l'excès de porosité,
L’ameublissement du sol au-dessous de la zone labourée.
La maitrise de la propagation des mauvaises herbes, des parasites et des maladies.
3. 1. 2. Dates de semis
Selon Bodson et al., (2019) Lorsque les conditions du sol sont bonnes pour les semis,
la tentation est souvent grande de commencer les semis trop tôt, avant la date recommandée
pour les céréales.
En effet, avancer la date de semis expose la culture à un certain nombre de risques qui
peuvent mener à une augmentation des coûts de protection de la culture et à une diminution
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Du potentiel de rendement. Les risques auxquels sont exposées les cultures dont la date
de semis est trop précoce sont les suivants :
Risque de transmission et de développement de maladies
Risque d’enherbement de la parcelle
Risque de gel et de verse
Risque de transmission de viroses.
3. 1. 3. Doses de semis
Selon Alaoui, (2005) Dose de semis Le peuplement pied objectif pour le blé tendre ne
doit pas être le même pour toutes les régions céréalières et pour toutes les parcelles au sein
d’une même région. Il doit être également adapté en fonction de la variété choisie étant donné
que pour la même densité de semis, le poids global des grains semés sera plus élevé pour les
variétés ayant le poids de 1000 grains le plus élevé. La formule suivante peut servir à
déterminer la dose de semis :
Par exemple, si l'on vise 4,0 millions de graines/ha pour la variété Akilal, et que le taux
de germination est de 95 %, à raison de 25.000 graines/kg, la dose de semis sera de 168 kg/ha.
3. 1. 4. Choix de la variété
Les variétés ont des tolérances différentes aux principaux risques régionaux :
Mauvaise implantation, échaudage climatique, maladies foliaires, piétin échaudage, verse,
moucheture, mitadinage…
Choisir des variétés limitant ces risques a un fort impact économique (Chambre de
l’agriculture).
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3. 2. La fertilisation
La fertilisation organique ou amendements, c’est l’incorporation au sol (Anonyme, 2017)
L’augmentation des rendements a pu se faire essentiellement par l’amélioration variétale et
les techniques culturales associées, dont la fertilisation. Dans la dernière moitié du 20ème
siècle, une augmentation importante des rendements a été rendue possible par l’utilisation de
l’azote, produit industriellement depuis les années 40 (Evans, 1998). Le phosphore et le
potassium sont également des éléments importants mais comme ils sont d’origine minière, ces
ressources sont limitées.
Ainsi, une meilleure nutrition des plantes par la fertilisation peut permettre une augmentation
des rendements et de la qualité tout en préservant les sols et les ressources naturelles ; cette
amélioration de la nutrition est nécessaire à l’expression de génotypes à haut rendement
potentiel. L’utilisation des engrais doit être effectuée de façon adéquate pour Protéger
l’environnement et restituer au sol les ressources exportées par les plantes (Latiri, 2002).
3. 2. 1. L'azote
L’azote est un élément majeur pour la fertilisation des végétaux, il est prélevé dans le sol sous
forme soit nitrique (NO3-) soit ammoniacal (NO4+).Il a plusieurs rôles dans le
développement de la plante .Il est le moteur de la croissance végétale et contribue au
développement végétatif de toutes les parties aériennes de la plante, feuilles, tiges et
formation des graines d’où sa contribution à l’amélioration du rendement, (Anonyme, 2017).
L’azote est celui qui est le plus difficile à gérer en fertilisation. Mais en même temps, il est
l'élément nutritif le plus important pour la croissance des cultures et les niveaux de
rendements, (N’Dayegamiye, 2007).
Bien que les engrais azotés soient essentiels pour assurer un meilleur rendement et une bonne
qualité, l'azote peut causer des problèmes environnementaux majeurs s'il n'est pas géré
convenablement ou s'il n'est pas prélevé par la plante au moment opportun (Ziadi, et al.,
2007).
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Figure 8 .Cycle de l’azote (Unifa, 2022)
3. 2. 2. Potassium
C’est un facteur de croissance qui favorise le développement des racines en cours de
végétation, facteur de précocité qui favorise la maturation (ITGC, 2001), présent dans le sol
sous une forme minérale ou adsorbée par le CAH ou en solution, il est relativement soluble
d'où des pertes par lessivage de 10 à 40kg/ha, notamment en sol sableux et riche. Les
quantités assimilées par les végétaux sont élevées (100 à 200kg par ha) favorisant des résidus
Riche en fin de campane (80 kg /ha en grande culture allant jusqu'à kg /ha pour certains
plants). (Zella, 2015).
L’alimentation en potassium (K) a une influence décisive sur l’équilibre hydrique de
la plante
La formation améliorée d’assimilas dans les feuilles et leur transport plus rapide vers
les grains ajouté à un bilan hydrique équilibré, favorisera le développement optimal du poids
de mille grains (Anonyme 2019).
Selon Ouedraogo, (2013) Le potassium est rétrogradé quand les ions K+ passent de la
surface externe des argiles pour «s'emprisonner» à l'intérieur, entre les feuillets d'argile de
type 2/1 comme surtout les montmorillonites et les illites (Boyer, 1973) et cette rétrogradation
a lieu en période de dessiccation ou quand le pH est élevé (Sountoura, 2011). Le phénomène
de rétrogradation est contraire de la libération du potassium qui s'effectue à partir de la phase
solide du sol en période d'humectation et de croissance du végétal (Unifa, 2005). Cette
dynamique du K dans le sol est schématisée par la (figure 09).
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Figure 9. Cycle potassium dans le sol. (Unifa)
3. 2. 3. Phosphore
Le phosphore est l’un des éléments majeurs nutritifs pour les plantes qui affecte
directement ou indirectement tous les processus biologiques. Il participe à tous les stades de
développement des végétaux en sa qualité de support énergétique. Une sous alimentation en
phosphore peut induire une mauvaise valorisation de l’azote et du potassium.
Dans le sol, la biodisponibilité du phosphore est influencée par différents facteurs, à savoir
l’humidité du sol, taux de matière organique, taux d’argile, pH de la solution du sol et le taux
du calcaire ; ce dernier influe sur le pH du sol qui influe à son tour sur l’assimilation du
phosphore. La carence en phosphore est un problème répandu dans les sols calcaires, et peut
devenir un obstacle majeur à la croissance de la culture et la réalisation des rendements
acceptables (Boukha fa-Deraoui et al., 2015), Le phosphore doit être appliqué à des doses
comprises entre 30 et 40 unités/ha, (Alaoui ., 2003).
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Figure 10. Cycle de phosphore. (Unifa)
3. 2. 4. Soufre
Certains sols peuvent montrer des teneurs faibles en soufre. Dans ce cas, il est suggéré
d’appliquer environ 15 unités de soufre /ha sous forme de sulfate de soufre. Les premiers
symptômes de carence en soufre correspondent au jaunissement des feuilles à commencer par
les feuilles jeunes, (Alaoui, 2003).
Ce type d'irrigation est basé sur la satisfaction complète des besoins en eau Cette
irrigation a pour but l'atteinte de l'Etm. Les quantités d'eau sont apportées en fonction de
l’humidité du sol, la première irrigation suit le semis, elle permet l’homogénéisation et
l’optimisation du taux de levée des plantes qui conditionnent le nombre de plantes/m Les
autres irrigations favorisent l'élaboration du nombre de grains/m et le poids de mi grains
(PMG).
Les apports d'eau en pré anthèse ont un effet plus significatif sur le rendement que les
apports en post anthèse En effet, l’irrigation au stade tallage a un double objectif, d'une part,
elle favorise le tallage et d'autre part. Elle assure une meilleure valorisation des apports d'eau
en post floraison (Ouattar et al. 1990).
En Algérie. L’irrigation totale est pratiquée uniquement au sud, cas des systèmes
oasiens, ou 8 à 10 irrigations peuvent être apportées. (Lani, 2011).
4. 1. 2. Irrigation de complément ou d'appoint
La pratique de l'irrigation d'appoint permet d'augmenter sensiblement le rendement des
céréales d'hi ver, et d'assurer la stabilité de la production, même sous des conditions
climatiques variables d'une campagne agricole à une autre. (Asabah, 1997).
Le nombre des irrigations dépend de la zone agro climatique.est ce l'ordre de 1 à 3 dans
les zones humides dans les zones semi arides. Est recommande d'apporter 3 à 4 irrigations
cependant il attenta 5 à 6 irrigations dans les zones ardes.
Le nombre d'irrigations précité pour chacune des zones peut être revu à la hausse en
cas de semis tardifs d'utilisation de variétés à cycle long ou de sols peu profonds. In (Lani.,
2011).
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5. Désherbage
Dans la perspective d’accroissement de la production, la lutte contre les mauvaises
herbes en céréaliculture devient plus que nécessaire. Elle revêt un caractère tout particulier,
essentiellement d’actualité. La présence de ces mauvaises herbes crée une concurrence vitale
qui handicape sérieusement les espèces cultivées. Selon Haffaf et Hamou (2003), le brome a
entraîné de sérieuses infestations de part son extension rapide et sa compétitivité à la culture
mise en place sur les éléments minéraux et l’eau. Hamadache (2005).
Selon Marnotte, (2002). La lutte contre les mauvaises herbes, ou plutôt la gestion à
long terme de l'enherbe ment d'une parcelle dans un contexte agro écologique donné,
représente l'un des principaux enjeux permettant la durabilité des systèmes de production. La
mise en place de cette gestion nécessite une connaissance approfondie de ces en herbements,
notamment de leur composition floristique, de leur diversité spécifique, et de l’écologie et la
biologie des espèces qui les composent.
il est pratiquement impossible de dissocier les facteurs : rotations des cultures, travail du
sol et désherbage quant à leur effet sur la flore adventice, car ces trois facteurs sont très
interdépendants. Ceci sous-entend que les techniques intégrées qui font appel aussi bien aux
techniques culturales qu’aux traitements chimiques, font déjà naturellement partie des
méthodes de productions agricoles.
5. 1. Lutte culturale
Les travaux du sol contribuent de façon prépondérante à la réduction des mauvaises
herbes, aussi bien en cultures annuelles qu’en cultures pérennes. Les moyens utilises sont : la
jachère travaillée, les façons superficielles, l’assolement et rotation rationnelle (INPV, /2010).
La monoculture des céréales est responsable de l’invasion progressive par certaines
mauvaises herbes en particulier les graminées, il est bon de séparer deux cultures de céréales
par des plantes sarclées (maïs, pomme de terre, betterave…). Ces cultures peuvent aussi être
précédées ou suivies d’une culture nettoyante d’engrais vert (Soltner, 1999).
5. 2. La lutte chimique
Les applications d’herbicides de post-levée peuvent être effectuées dans les mêmes conditions
(précocité, régularité) que les sarclages, avec par exemple le 2,4-D, le triclopyr ou le
fluroxypyr, (Marnotte, 2002).
5. 3.La lutte mécanique
Les sarclages et les binages ont été depuis longtemps les seuls moyens capables de
débarrasser les cultures des adventices. Ces procédés conservent toujours leurs efficacité, ils
contribuent, en outre, à l'ameublissement du sol et à l'économie de l'eau (Cassagnes, 1970).
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Le travail du sol en tant que moyen de lutte contre les mauvaises herbes, doit être
raisonné en fonction des espèces à détruire, de la rotation du sol, des conditions climatiques et
doit être mis en rotation avec la lutte chimique (Verdier, 1990).
Selon Marnotte, (2002) Pour les cultures à grands écartements (cotonnier, maïs,
sorgho, mil, manioc, canne à sucre, etc.), le sarclage mécanique apporte les avantages
suivants :
gain de temps
réduction de la pénibilité du travail : en culture attelée, le guidage d’une houe tractée
est un travail moins pénible que le sarclage manuel.
absence d’intrants : hormis le coût de l’investissement
6. La rotation
La rotation des cultures est définie comme le choix des espèces et de leur succession sur
une même parcelle. Elle a pour objectif de préserver voire d'améliorer la fertilité du sol, de
protéger les cultures (maladies, ravageurs, adventices) tout en assurant un revenu convenable
à l'agriculteur. Le raisonnement de la rotation résulte d'un compromis entre ces différents
objectifs (gestion de la fertilité, protection des cultures, économie de l'exploitation, en y
ajoutant des facteurs sociaux comme la disponibilité en main d'ouvre).
Le contrôle des adventices par la rotation passe par :
_ L’introduction de têtes de rotation dites « nettoyantes » (prairies, luzernes par
exemple).
_ L’alternance de cultures aux caractéristiques contrastées, « cassant » le cycle des
adventices et évitant ainsi la sélection d’une flore spécifique (par exemple, la suc‐ cession de
céréales d’hiver favorisera le développe‐ ment de graminées d’automne comme le vulpin ou le
brome).
_ Le choix de cultures couvrantes, étouffant les adventices par phénomène de
concurrence pour la lumière, l’eau, les éléments nutritifs (voire par allélopathie pour
certaines).
_ Le choix de cultures sarclées, pouvant être binées (meilleur contrôle des adventices
en intervention mécanique) (Arino, 2012).
7. Récolte
La récolte commence dès la maturité du grain, souvent avant que les pluies aient cessé
(Cruz et al., 2007).Selon le climat et la température extérieure de la région(anonyme, 2009),
Elles’ étend en général de septembre à novembre (USAID, 2008 ; Cruz et al., 2011) selon le
23
type de cultivar, les besoins ou le calendrier cultural. À maturité, les feuilles jaunissent ou
prennent la couleur violacée.
Les grains brunissent et font tomber les tiges à la verse sous l’effet conjugué de leur
poids et de la direction du vent (Fofana et al., 2017 & Cruz et al. (2011) ont mentionné que
la récolte se fait lorsque les pertes de grains par égrenage spontané deviennent inévitables
Kanlindogbe et al., (2020).
8. Stockage
Opération qui consiste à entreposer les produits en un lieu déterminé et pour une
période donnée. En matière de commercialisation des céréales, le stockage est l'opération qui
consiste à placer, pour une période donnée, des céréales dans un magasin suivant des normes
et des règles qui permettent la bonne conservation des grains. (Coordination d’Afrique ;
2004)
8. 1. Modes de stockage
Il ya quarte modes des stockages
8. 1.1. Le stockage dans des silos souterrains
L'utilisation des entrepôts souterrains pour le stockage des grains est une pratique
traditionnelle, très ancienne et largement utilisée dans certaines régions du Maroc sous le nom
vernaculaire de «matmora». Ce mode de stockage est aussi utilisé dans plusieurs pays de
l'Afrique, au Proche Orient et en Asie. Cette technique de stockage nécessite des matériaux
peu coûteux pour la construction et protège le grain stocké contre les fluctuations de la
température extérieure. Le stockage souterrain est particulièrement utilisé pour son
herméticité, qui permet, dans certaines mesures, le contrôle des insectes grâce à la réduction
du niveau d'oxygène dans l'entrepôt. Cependant ce type de stockage est parfois compromis
par les pertes importantes qu'il peut occasionner.( Bartali et al., 1989).
24
Figure 12.Représente un silo souterrain de stockage. (Inraq, 2020).
8. 1. 2. Stockage en sac
Les grains sont conservés dans des sacs fabriqués en toile de jute. Les sacs sont
entreposés dans divers locaux, magasins ou hangars (Doumandji et al., 2003).En cas de
traitements chimiques, cette toile de jute permet le passage des fumigent, pesticide très
volatiles capable d'agir sur l'appareil respiratoire des insectes. Souvent ce type de stockage est
passager dans les milieux ou l'autoconsommation est forte. (Doumandji et al., 2003).
La conservation est notablement améliorée si le sac en toile de jute est doublé
intérieurement par un sac plastique. Les entrepôts doivent être exempts d'infestation et le
produit doit être sec (Ntsam,1989).
25
8. 1. 3. Stockage en vrac
Dans ce cas, les grains en tas sont laissés à l'air libre dans des hangars ouverts à charpente
métallique. (Doumandji et al., 2003). Dans ce type de stockage des contaminations sont
possibles, d'autant plus que dans ce type de construction, il demeure toujours des espaces
entre les murs et le toit, ainsi de libre passage aux oiseaux, rongeurs et insectes est possible.
Par ailleurs l'influence des intempéries est encore assez forte et le développement des
moisissures et des bactéries est toujours à craindre.
Ce moyen de stockage indispensable face à l'insuffisance des installations spécialisées aura
tendance à disparaître dans l'avenir. (Doumandji et al., 2003).
Ce type de stockage exige des contraintes particulières de la structure :
— étanchéité
— élimination de la condensation
— contraintes de pression
— contrôle de l'atmosphère et de la température. (BARTALI, , et al., 1989).
8. 1. 4. L'entreposage en silo
Les silos sont des enceintes cylindriques en béton armé ou en métal. Elles sont fermées à leur
partie supérieure par un plancher sur lequel sont installés les appareils de remplissage des 20
cellules. L'emploi des silos réduit la main d'œuvre, augmente l'air de stockage et supprime
l'utilisation des sacs onéreux (Doumaindji et al, 2003).
On distingue deux types de silos:
. Le silo en métal
. Le silo en béton
26
Chapitre III
Impact des pratiques
culturales sur le rendement
des céréales
27
1. Définition du rendement
Le rendement grain réel en céréaliculture est représenté par le poids du volume de
production par unité de surface, exprimé en quintaux par hectare (q / ha) ou en tonnes (t / ha) .
Pour le calculer, on divise la production totale sur la surface récoltée. Ce pendant, le
rendement théorique (ou le rendement biologique) est estimé sur champs et donc sur un
échantillonnage. Il est représenté par une moyenne des comptages effectués sur les
échantillons (nombre de grains par mètre carré multiplié par le poids du grain).
2. Impact du travail de sol sur le rendement des céréales
Plusieurs travaux signalent que le travail réduit et le semis direct sont des systèmes
généralement moins productifs en comparaison au travail de sol conventionnel. En effet, une
recherche réalisée en Suisse a démontré qu’une culture de blé biologique a subi une perte de
rendement de 14 % en travail réduit comparativement au travail conventionnel (Berner et
coll., 2008) in (Munger, 2014).
selon Rezgui et al., (2014) Le mode de travail du sol n’a pas d’effet significatif sur le
rendement en grains, le rendement a augmenté la fèverole conduite en semis direct, au taux de
chez de 134% la deuxième année, Cependant, et de 274% la troisième année malgré une
réduction par rapport au mode conventionnel estimée à environ 5% au cours de la première
année d’essai.
Problèmes de sol On entend par là les problèmes d’égouttement, drainage, aération et
structure du sol, ces problèmes reviennent année après année en tête de liste des causes de
pertes de rendement. Leur solution réside, Ici il convient tout, si ce n’est déjà fait, de localiser
les zones à faible rendement. Les cartes de rendement peuvent faciliter cette tâche, bien que le
simple geste de marcher ses champs au moment opportun (en croissance, à l’épiaison) suffira
dans la plupart des cas, (Robert, 2007).
Les travaux menés par Hammel (1995) de 1984 à 1987 dans l’état de l’Idaho aux États-
Unis ont mesuré l’impact de trois travaux de sol implantés depuis 10 ans sur une culture de
blé d’hiver. Le rendement moyen réalisé sous semis direct pendant quatre saisons de
croissance a diminué de 15 % et 22 % par rapport au travail réduit et au travail conventionnel
respectivement. ( Munger, 2014).
Des relations entre les modes de travail du sol et le rendement en grains ont été révélées.
Ainsi et en conditions de semis direct, les gains substantiels de rendements de la fèverole ont
été d’environ 200% et 280% comparativement à l’utilisation du chisel et du semis
conventionnel. (Rezgui, 2014)
3. Impact la date de semis et la densité sur le rendement des céréales
29
l’augmentation de la densité de semis de 100 à 300 grains/m2 se traduirait par une
augmentation du rendement en grains (2,74 t/ha vs 3,01 t/ha), mais entre 300 et 500 grains/m2
, la densité de semis n’aurait plus d’effet sur le rendement. (Dorval, 2015).
En 2015, le rendement en grain est affecté par la densité de semis (Pr = 0,027) à Kolda, par la
date (Pr= 0,018) et par la densité de semis (Pr= < 0,001) à Sinthiou Malème. En effet, le
rendement en grain le plus élevé est obtenu avec la faible densité de semis à Kolda (733 ± 52
kg ha-1) alors qu’à Sinthiou Malème, le semis retardé de 10 jours (818 ± 28 kg ha-1) et la
densité de semis intermédiaire 815 ± 20 kg ha-1) ont donné les rendements en grains les plus
élevés à Sinthiou Malème. (Bamba et al., 2019).
la dose de semis, la présence ou l'absence de chénopodes, une réduction de l'écartement entre
les rangs a permis d'accroître les rendements de la céréale. En moyenne, le rendement en
grain du blé était 16 % supérieur (1206 kg ha1 ) avec un écartement entre les rangs de 10 cm
comparativement à un écartement de 18 cm (1039 kg ha1), En accord avec les résultats de
Cussans et Wilson (1975) et ceux de Pageau et Tremblay (1995), la dose de semis est un
facteur qui influence la productivité de la céréale de façon plus importante qu'une variation de
l'écartement entre les rangs, (Pageau et al ., 1996).
4. Impact la fertilisation sur rendement des céréales
La fertilisation raisonnée reste à l'heure cruelle le moyen le plus efficace pour
l’obtention d’une productivité optimale. (Halilat, 2004)
Le rendement en grains varie de façon très hautement significative avec les doses d’azote. II
passe de 44.57 à 55.75 Qxlha, et Ces résultats sont confirmés par ceux de DrouineaU (1979)
qui à une dose élevée d’azote obtient des rendements plus importants à la station d’Aspach
de1968 à 1975. Pour le potassium, l’effet est significatif, mais intense que celui del’azote,
(Halilat & Dogar, 1999).
La fertilisation raisonnée reste à l'heure cruelle le moyen le plus efficace pour
l’obtention d’une productivité optimale. (Halilat, 2004).
la dose de 120 kg N ha fractionnée en deux applications est suffisante pour maximiser le
rendement et pour obtenir la prime maximale liée à la teneur en protéines, Nyiraneza et al..
L’interaction NxK présente de différences hautement significatives entre les diverses
combinaisons. Elle tend CI se manifester positivement sur les rendements dans d’assez
nombreuses situations (LOUE, 1979). in (Halilat & Dogar, 1999).
Selon Halilat & Dogar, (1999). Les résultats obtenus confirment le phénomène de
synergie entre la nutrition azotée et la nutrition potassique (LOUE, 1980 ; SUARAT, 1987 ;
FORSTER, 1977).
29
5. Impact l’irrigation sur rendement des céréales
Une bonne gestion de l’irrigation permet d’atteindre un résultat économique optimum,
considérée L’alimentation en eau est le principal facteur limitant de la production chez le soja.
La période de floraison et de phase de remplissage des graines, part, sont très sensibles au
déficit hydrique. (Chambert, 2020)
L’alimentation hydrique de la culture, sous les conditions favorable, conduit donc à une
meilleure utilisation de l’eau (gain EUE de 86%) et une meilleure production en grains (gain
de rendement de 230%), (Daroui et al., 2011), ainsi selon louis (2009), L’irrigation des
céréales à paille permet de maximiser et de régulariser les rendements. De plus L’irrigation
contribue à une meilleure gestion de la teneur en protéines des grains, dans la mesure où elle
permet de réduire la variabilité du rendement. (Anonyme, 2004), Lorsqu’Un niveau de
rendement supérieur à 35 q ne peut être atteint qu’avec une disponibilité hydrique (pluies,
contribution du sol et irrigation) supérieure à 400/450 mm. (Chambert, 2020).
Dans le cas En blé dur, un tour d'eau de 35 à 40 mm apporté au bon moment permet
d'augmenter le rendement de 8 q/ha. en irrigation est important de bien déterminer les
moments propices à un apport d'eau. (Jozequel, 2011).
6. Impact de désherbage sur le rendement des céréales
L’utilisation des herbicides ont significativement réduit la biomasse des mauvaises
herbes à l’épiaison et à la récolte du blé, au début de ce stade. Désherbage précoce a donné les
meilleurs rendements que le désherbage tardif. Une différence de 12 à 14 qx/ha a été notée
entre les désherbages précoce et tardif. l’opération de désherbage a permis un gain de
rendement de 22 à 54%. Lorsqu’une irrigation d’appoint a été apportée, le rendement grain a
été amélioré de 36 à 76%, ainsi le rendement du blé irrigué a été réduit de 1,2 qx/ha par
rapport au blé non irrigué non contrôle des mauvaises herbes, (Tanji, 2000)
30
CONCLUSION
Conclusion
Les céréales sont peu sensibles au choix de la méthode de travail du sol. Dans une
recherche effectuée à cet effet sur le blé d’automne, on a démontré un avantage économique
par rapport au travail réduit du sol et on n’a constaté aucun écart de rendement important
entre le labour à la charrue à socs, le travail réduit du sol et le semis direct, Les rendements
dépendent peu de la méthode de travail du sol, mais un bon contact entre la semence et le sol
et le taux d’humidité du sol sont essentiels à la germination, (Brown, Maadro., 2017).
Selon l'expérience, (Dorval, 2015) qui a confirmé que Le taux de semis n'a eu aucun ou
peu d'effet sur les rendements en grains décortiqués, en grains nus et en paille.
L'augmentation du taux de semis a légèrement augmenté la densité des épis et diminué le
nombre de grains par épis tandis que le poids de mille grains est resté inchangé.
L’expérimentation sur la date et la densité de semis en zone soudanienne l a montré par
les une bonne production de grain est enregistrée avec le semis précoce à Séfa et avec la faible
densité de plantes à Kolda. En zone soudano-sahélien, le semis retardé de 10 jours et la
densité de plantes intermédiaire ont favorisé une meilleure production de grain à Sinthiou
Malème (Bamba, et al., 2019 ).
La technique du transport de fumier permet de doubler les rendements en paille et en
grain comparé aux parcelles non fumées. (Dutordoir, 2006).
Selon (Halilat & Dogar, 1999)La fertilisation reste à l’heure actuelle le moyen le plus
efficace pour obtenir des rendements acceptables.
Les résultats d’essai ont permis de mettre en évidence le fait que l’application d’engrais
permettait d’augmenter les rendements en grain de 15 à 19 % grâce à l’augmentation du taux
de survie à la récolte et du nombre d’épis par poquet. (Dutordoir, 2006). Il est impératif de
raisonner convenablement les apports d’engrais minéraux pour améliorer les rendements et
réduire le risque de pollution des eaux souterraines, (Halilat, 2004)
Il ressort que la contribution de l’irrigation d’appoint dans l’amélioration des
rendements est incontestable. L’irrigation d’appoint a significativement amélioré le
rendement en grains quelque soit le stade d’apport d’eau, montrent que l'irrigation d'appoint
est efficace quant à l'amélioration et à la stabilisation des rendements, dans les zones arides et
semi arides où l'eau est un facteur limitant la production, (Daroui et al., 2011),
ainsi en désherbage à considérer le désherbage comme un outil indispensable pour
augmenter le rendement et améliorer la qualité du produit récolté.
32
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39
Résumé
Les cultures céréalières sont parmi les premières cultures plantées par l'homme lorsqu'il
a testé l'agriculture et la stabilité, et en raison de son importance, la superficie plantée en
céréales a augmenté dans le monde, car le rendement des cultures céréalières est affecté par
diverses pratiques culturales, soit négativement, soit positivement, mais Il y a encore des
points d'interrogation parmi les spécialistes et les agronomies, car les céréales représentent
l'alimentation mondiale.
Summary
Cereal crops are among the first crops planted by man when he tested agriculture and
stability, and due to its importance, the area planted with cereals has increased in the world, as
the yield of cereal crops is affected by various cultural practices, either negatively or
poitively, but There are still question marks among specialists and agronomists, because
cereals represent the world food
الملخص
، تعد محاصيل الحبوب من أولى المحاصيل التي زرعها اإلنسان عندما اختبر الزراعة واستقرارها
حيث يتأثر غلة محاصيل الحبوب، ونظرا ألهميتها فقد ازدادت المساحة المزروعة بالحبوب في العالم
ولكن ال تزال هناك عالمات استفهام بين، سواء سلبا أو بشكل إيجابي، بالممارسات الثقافية المختلفة
ألن الحبوب تمثل غذاء العالم، المتخصصين والمهندسين الزراعيين