Unité 2: Séance 1
Unité 2: Séance 1
Nos connaissances du monde vivant sont limitées. Les scientifiques estiment qu’il y a environ 2 millions d’espèces
décrites aujourd’hui et qu’il doit exister entre 5 et 100 millions d’espèces sur la planète. C’est sans compter les
espèces disparues et fossiles. Chaque espèce est un groupe qui comporte de nombreux êtres vivants. On estime
aujourd’hui qu’il disparaît une espèce toutes les vingt minutes soit plus de 26 000 par an. Par exemple, entre le
1er janvier 2016 et 1er février 2016, ce sont 3 899 espèces environ qui ont disparu.
Au-delà de ce phénomène inquiétant, les recherches des scientifiques sur les espèces actuelles et sur les fossiles
montrent que les espèces apparaissent, se développent puis disparaissent. De très nombreuses traces du passage
des individus les composant subsistent dans les archives de la Terre.
SÉANCE 1
Apparition et disparition des espèces au cours des temps
Les exemples d’espèces disparues sont nombreux. Pour l’époque récente, on cite souvent le Dodo (Dronte de
Maurice), oiseau apparenté aux pigeons, qui mesurait 1 mètre et pesait 10 kg. Il vivait sur l’île Maurice, dans l’océan
Indien.
Exercice 1 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Des archives pour reconstituer l’histoire des espèces
L’exemple des dinosaures est le plus représentatif. Ces animaux, du fait de leurs dimensions et de leurs modes de
vie, ont toujours fasciné la communauté des chercheurs mais aussi le grand public. Les documents ci-dessous sont
des extraits de ce que l’on sait actuellement sur ce groupe.
20
DOCUMENT 1.2
On étudie ainsi les roches qui correspondent à l’époque de la disparition en masse de ces familles. Une couche de
roche retient toute l’attention des géologues : une fine couche d’argile sombre. Non seulement cette fine couche se
retrouve partout sur Terre et correspond toujours à un âge de -65 Ma, mais sa composition est assez étrange.
suie, cendre :
présence en très
grand nombre
Éléments datant de 65 Ma
DOCUMENT 1.3
La recherche de preuves pour appuyer, confirmer ou infirmer une théorie fait partie de la vie du scientifique. Ce
document présente le résultat d’une telle recherche.
2. Biomasse : masse totale des organismes vivants à un moment donné dans un milieu déterminé (ici la Terre entière).
présence de fossiles de
microfossiles marins
durée de la mise en place des coulées :
600 000 ans
présence de fossiles de
dents de dinosaures et de mammifères
présence de fossiles de poissons et grenouilles
Si tu en as la possibilité, regarde le cours sur le site de ta classe. En cliquant sur le lien suivant, tu peux voir que les
recherches se poursuivent encore pour tenter d’affiner la théorie4 :
http://www.sudouest.fr/2015/10/02/une-nouvelle-theorie-pour-enfin-expliquer-la-disparition-des-
dinosaures-2142290-4725.php
DOCUMENT 1.4
Le développement des techniques et la multiplication des découvertes d’espèces fossiles et vivantes permettent
d’appuyer la théorie précédente.
Certains paléontologues5 ont regroupé les informations qu’ils possèdent sur le nombre de fossiles. Ils ont comp-
tabilisé pour chaque groupe le nombre d’espèces présentes à un moment donné. L’ensemble de ces comptages a
permis de construire le graphique suivant. Sur ce graphique, chaque groupe est représenté par une couleur. Quand
le symbole est large, le groupe était composé de nombreuses espèces, inversement quand il est fin. De même si un
symbole n’arrive pas jusqu’au 0 (0 = époque actuelle), c’est que ce groupe a disparu.
3. Trapps : empilement de roches volcaniques sur une grande épaisseur, jusqu’à 2 400 m.
4. L’impact d’une énorme météorite aurait déclenché des éruptions volcaniques plus intenses ce qui aurait recouvert la planète
de poussières et d’émanations toxiques .
5. Paléontologues : spécialistes des espèces disparues et de l’étude des fossiles.
Question
Tu construiras une présentation scientifique de la théorie suivante : « les espèces apparaissent, se diversifient puis
disparaissent de la surface de la Terre selon les modifications qui s’y produisent. »
Ton texte ne devra pas excéder 15 lignes et il sera appuyé par des références précises à des documents trouvés ici
ou sur Internet.
JE M’INTERROGE
Comment l’idée de la diversification des espèces a-t‑elle pu être appuyée ?
DOCUMENT 2.1
Un voyage de Charles Darwin dans l’océan Pacifique en 1835
Charles Darwin fit un voyage à travers le monde qui l’amena à
observer et à répertorier les espèces. Il formula alors la théorie de
l’évolution par sélection naturelle. Grâce à ses observations dans
les îles Galápagos, il mit en évidence la diversification des espèces.
D’une île à l’autre, il remarqua que les espèces de pinsons qui y
vivaient étaient à la fois proches et variées.
Cette théorie de l’évolution par sélection naturelle a été précisée de
nos jours, et est acceptée par les différentes religions principales
(chrétienne romane, orthodoxe, islamiste, judéiste, etc.) car ne va
pas à l’encontre des écritures. Seuls certains groupes extrémistes la
réfutent encore, par manque d’information ou incompréhension des
faits observés.
De même, aujourd’hui cette « théorie » d’évolution par sélection
naturelle, précisée maintenant, a été prouvée par des expériences
indépendantes. Voici les observations historiques ayant mené à la — Charles Darwin
Naturaliste anglais
première formalisation de la théorie :
Localisation et dispersion des îles Galápagos : ces îles sont distantes les unes des autres et fonctionnent comme
des écosystèmes6 séparés.
îles Galápagos
Californie
DOCUMENT 2.3
Une expérience pour comprendre
Pour bien comprendre comment une nouvelle espèce peut apparaître, des biologistes ont fait une expérience sur
des mouches du vinaigre, les drosophiles. Ces insectes ont plusieurs avantages en laboratoire, notamment celui de
se reproduire rapidement, ce qui permet d’avoir de nombreuses générations de mouches en quelques semaines.
Pour cette expérimentation, les chercheurs sont partis d’une population de drosophiles de la même espèce, nour-
rie d’aliments variés. Ils l’ont séparée en deux lots identiques. Ils ont soumis ces deux lots à des changements de
nourriture particuliers.
Après quelques générations dans ces milieux devenus différents, les chercheurs ont réuni les deux lots de mouches.
Voici le résultat obtenu :
plusieurs
générations
(au moins 8)
À partir de l’exploitation de ces documents et de leurs résultats, propose une explication à l’apparition d’une nou-
velle espèce ayant des caractéristiques lui permettant de survivre à des changements environnementaux. [Utiliser
des informations issues d’expériences]
Si la question te pose un problème, va voir l’annexe « Besoin d’aide ? », exercice 2, en fin d’unité.
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Vérifie ta réponse dans le livret de corrigés.
Les données accumulées au cours des siècles d’observations et de découvertes sur le terrain ont permis de
montrer que les espèces ont une durée de vie limitée sur la planète. Les espèces peuvent apparaître, se déve-
lopper, se diversifier et disparaître.
Les mécanismes à l’œuvre dans l’évolution par sélection naturelle sont liés pour partie aux événements qui se
produisent sur la planète (éruptions volcaniques, chute d’une météorite, modifications climatiques, apparition
de chaînes de montagnes, apparition de nouvelles îles…). Les modifications liées à la présence et aux activités
humaines sont de plus en plus responsables des changements dans les écosystèmes qui nous entourent.
Ces mécanismes de sélection mènent à de telles différenciations que les organismes ne peuvent plus se repro-
duire entre eux après un certain temps.
SÉANCE 2
Reproduction, hasard et sélection naturelle
JE M’INTERROGE
Lors de la séance précédente, nous avons mis en évidence que les conditions du milieu agissent profondément sur
l’évolution des espèces. Parfois, les changements sont si radicaux que les espèces disparaissent, par manque de
temps, incapacité d’adaptation ou parce que les conditions sont invivables. Dans la majorité des cas pourtant, les
changements sont plus lents et moins drastiques, et certaines espèces présentent après un temps
des adaptations particulières. Les pinsons de Darwin et l’expérience sur la mouche en sont de bons exemples.
Exercice 3 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Combat de l’Homme contre les moustiques
Avec la probable arrivée d’une nouvelle maladie liée la présence des moustiques au printemps, nous comprenons
mieux les moyens utilisés en masse pour lutter contre ces vecteurs de maladie. Les campagnes de démoustication
à l’aide d’insecticides se sont multipliées dans les pays déjà touchés par le virus Zika comme le Brésil.
Si tu en as la possibilité, regarde le cours sur le site de ta classe. En cliquant sur le lien suivant, tu peux suivre
l’actualité de cette campagne7 : http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/01/07/le-virus-zika-menace-une-
generation-au-bresil_4842863_3244.html
Ainsi, cette campagne est l’occasion de comprendre un des mécanismes de l’évolution des espèces.
DOCUMENT 3.1
Un moustique Anopheles sp. en piqûre
Dans la région montpelliéraine le nombre de moustiques est tel qu’il devient
une vraie nuisance pour l’Homme. Dès lors il a été décidé d’utiliser des
insecticides pour réaliser des démoustications.
Cette zone est traitée depuis de nombreuses années (1965) avec un insecti-
cide précis. Il se trouve qu’au niveau de la zone traitée depuis des années, il
existe un grand nombre de moustiques (99 %) résistant à cet insecticide.
7. En décembre 2015, il s’est avéré que le moustique tigre pouvait transmettre le virus Zika à l’être humain et entraîner, chez la
femme enceinte, une malformation du fœtus.
a nt
ble
aux insecticides dans les lieux traités depuis 1965 alors que d’autres
sist
nsi
meurent rapidement dans les zones proches mais non démoustiquées
e se
e ré
avec le même produit, les scientifiques ont mené des études.
i qu
i qu
us t Ils ont constaté que les moustiques qui résistent fabriquent une pro-
us t
téine, l’estérase, qui détruit l’insecticide, avant qu’il ne fasse effet sur
mo
allèle A5
un seul allèle B5
chromosome
par paire est
représenté
DOCUMENT 3.3
Pour savoir si les modifications de résistance des moustiques n’étaient dues qu’à une augmentation de production
de cette protéine, l’estérase, des chercheurs ont analysé une estérase en particulier : l’acétylcholinestérase8.
La composition de cette molécule est connue, et peut être représentée schématiquement comme une suite d’élé-
ments (appelés acides aminés) liés les uns aux autres. La succession d’acides aminés est codée par les gènes. Cet
agencement dépend donc uniquement d’éléments héréditaires.
Ils analysent donc cette molécule présente chez les deux types de moustiques.
On obtient alors les deux schémas suivants.
Exercice 5 [Proposer une ou des hypothèses pour résoudre un problème ou une question]
Si le modèle de reproduction sexuée vu en unité 1 exercice 6 permet de comprendre la variété des individus créés
par les croisements d’individus, il ne peut tout expliquer si l’on considère que les allèles restent identiques. Propose
une ou plusieurs hypothèses pour expliquer les changements de caractères dans les espèces au cours du temps.
Si la question te pose un problème, va voir l’annexe « Besoin d’aide ? Exercice 5 » en fin d’unité.
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Vérifie ta réponse dans le livret de corrigés.
JE RETIENS
Les caractères des espèces changent au cours du temps mais cela permet la création petit à petit, dans cer-
taines conditions, de nouvelles espèces.
Lorsque les conditions du milieu se modifient, on remarque que seuls les individus les plus adaptés se repro-
duisent et transmettent leurs gènes au point que l’espèce change physiquement. On nomme ce processus la
sélection naturelle. Cependant, le hasard des croisements génétiques liés à la reproduction et la sélection
naturelle ne suffisent pas pour comprendre totalement les variations observées dans les individus. Il faut pour
cela aller au cœur de l’ADN qui peut être modifié par le mécanisme de la mutation.
SÉANCE 1
Exercice 1 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• procéder méthodiquement en lisant d’abord l’ensemble des documents.
• noter ce qui est important sur chaque document pour appuyer et illustrer la théorie.
• relier les documents en créant des liens de causalité (qu’est-ce qui explique que…).
• rédiger un texte avec une introduction et conclure ton propos en validant la théorie par les observations.
SÉANCE 2
Exercice 3 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• lire l’ensemble des documents.
• relire les séances précédentes.
• décrire le changement du milieu imposé au moustique.
• relier ce changement à la capacité de résistance du moustique.
• procéder de la même façon pour la reproduction et les informations génétiques.
• procéder de même pour le changement et la formation de la protéine, donc sa génétique.
• relier ces trois descriptions pour conclure.
Exercice 5 [Proposer une ou des hypothèses pour résoudre un problème ou une question]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• mettre en mots une ou des hypothèses pour expliquer les changements des caractères malgré la stabilité appa-
rente imposée par la reproduction sexuée.
Au cours du temps les conditions environnementales des êtres vivants ont changé, provoquées par des modifica-
tions géologiques. Ces variations des conditions de vie ont provoqué des crises, suivies de diversifications au sein de
tous les groupes d’êtres vivants : le tout aboutissant à ce que nous connaissons, à savoir une succession d’espèces
différentes d’êtres vivants au cours des temps géologiques.
Nous savons que le climat ne va pas créer ces nouveaux êtres vivants, mais sélectionner ceux qui sont le mieux
adaptés aux nouvelles conditions du milieu.
La succession des espèces au cours du temps serait donc une succession d’êtres vivants découlant les uns des
autres grâce à la reproduction sexuée. Il existerait alors des liens de parenté entre les espèces fossiles et les
espèces actuelles.
JE M’INTERROGE
Quels sont les arguments en faveur d’une origine commune des êtres vivants ?
Exercice 6 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Des comparaisons d’espèces
La première comparaison accessible pour les scientifiques a été l’observation de l’aspect des êtres vivants fossiles
et actuels.
DOCUMENT 6.1
La comparaison des fossiles avec des espèces proches actuelles permet de repérer de nombreuses différences
(d’où leur classement en espèces séparées), mais aussi de nombreux points communs : on peut supposer une ori-
gine commune.
Comparaison d'un fossile (Paléobatrachus, sp. – 30 Ma, Pologne) et d'un animal actuel (grenouille)
9
— Schémasdes
Schémas desmembres
membres antérieurs
antérieursde1 de
9
différents vertébrés
différents vertébrés
DOCUMENT 6.3
La comparaison des anatomies internes d’espèces de groupes restreints permet également de trouver des points
communs.
On peut étudier l’aspect intérieur des individus par la dissection. On remarque ainsi que les organes sont souvent
les mêmes et que leur disposition relative dans l’organisme suit un plan d’organisation, défini par les règles sui-
vantes :
1. des organes alignés dans le sens antéro-postérieur, de l’avant vers l’arrière de l’animal, comme le système
digestif (bouche, œsophage, estomac, intestin…),
œsophage
Bouche Estomac
Foie
Intestin
schéma 2
reins
yeux
poumons
— Dessin d’observation de la dissection d’un lapin
3. des organes situés vers le dos et d’autres vers le ventre. On parle d’axe dorso-ventral (système nerveux vers le
dos, cœur / poumons vers le ventre).
schéma 3
Dorsal
Cœur
Poumons ou
branchies
Ventral Système nerveux
Appareil cardio-pulmonaire
— Schéma d’organisation selon l’axe dorso-ventral
canard (bec)
grenouille
(peau)
paramécie (unicellulaire)
oignon
Les cellules de différents
êtres vivants
chien (prostate)
tomate
mouton
(intestin)
hépatique salamandre être humain
(moelle) (bouche)
DOCUMENT 6.5
Présence d’une molécule informative d’ADN (Acide Desoxyribo Nucléique, selon la base de sa formule chimique)
commune chez la plupart des êtres vivants
L’ADN est une molécule très présente chez les êtres vivants et elle permet des comparaisons très instructives
entre les gènes de diverses espèces. Ainsi, l’Homme et le Chimpanzé seraient identiques du point de vue de l’ADN à
98,5 %.
L’ADN est une molécule complexe. Elle peut être représentée schématiquement comme une échelle que l’on aurait
enroulée sur elle-même de façon orientée.
Les montants de l’échelle sont constitués de molécules : un sucre (le désoxyribose) et un ion10 (le phosphate PO43-).
Les barreaux de l’échelle sont constitués de molécules qui donnent le code génétique : les bases azotées. Il existe 4
bases azotées différentes s’emboitant en paires spécifiques : la thymine s’associant à la cytosine, la guanine s’asso-
ciant à l’adénine. Cette base de structure de l’ADN se retrouve presque à l’identique chez de nombreux les êtres
vivants.
JE M’INTERROGE
Comment classer les êtres vivants en tenant compte d’une origine commune ?
DOCUMENT 7.1
Au cours des années précédentes (6e, 5e, 4e) nous avons repéré des points communs entre plusieurs espèces. Ces
points communs nous ont permis de les classer par emboîtements.
Cette classification emboîtée permet aux biologistes de classer le héron bleu, l’archéoptéryx11 et le sinornitho-
saurus (deux êtres vivants fossiles). Le héron bleu et l’archéoptéryx font ainsi partie, seuls, du groupe des oiseaux
alors que tous les trois possédant des plumes, font partie des dinosaures à plumes (voir la classification emboîtée
ci-dessous).
Héron bleu
Sinornithosaurus Archéoptéryx
Néornithes
x 1/20 x 1/10
(oiseaux actuels)
groupe des dino- Aves
groupe avec bréchet12
saures sauropsides
néornithes
archéoptéryx (oiseaux actuels)
sinornithosaurus
à partir de cette classification basée sur des points communs entre les espèces, il est possible de tracer les liens de
parenté entre ces espèces. Ils ont été figurés par des traits. C’est le cladogramme (ou arbre de parenté) ci-dessus.
Les oiseaux actuels et l’archéoptéryx ont un lien de parenté direct entre eux car ils ont beaucoup de points com-
muns et en particulier le fait d’avoir des membres antérieurs (ailes) capables de se plier vers l’arrière, caractéris-
tique de ce groupe des oiseaux et que ne possède pas le sinornithosaurus. Ils ont donc un ancêtre commun (symbo-
lisé par une ).
Le héron bleu (oiseau actuel photographié sur le document ci-dessus) fait partie d’un groupe d’oiseaux qui pos-
sèdent un bréchet. Cet os n’existe pas chez l’archéoptéryx. L’archéoptérix ne s’envolait donc pas, mais « planait »
peut-être.
DOCUMENT 7.2
Des espèces ressemblantes : les lémuriens, les gibbons, les gorilles, les chimpanzés ainsi que l’Homme, sont clas-
sés selon la méthode des emboîtements en repérant les caractères qu’ils possèdent en commun.
?
lémuriens gibbon gorille chimpanzé Homme
un lémurien
possibilité 2
un gibbon
?
lémuriens gibbon chimpanzé gorille Homme
un chimpanzé
possibilité 3
?
lémuriens gibbon gorille chimpanzé Homme
un gorille
DOCUMENT 7.3
Chaque couleur du graphique correspond à une espèce, et cette couleur est utilisée en fond pour identifier les
crânes.
Paranthropus
–1 boisei
Homo
habilis
–2
–3
Australopithecus
africanus
–4
temps (Ma)
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Vérifie ta réponse dans le livret de corrigés.
Les arguments en faveur de l’origine commune des êtres vivants se sont accumulés avec les recherches et
découvertes scientifiques dans divers domaines et à diverses échelles d’observations :
• les organismes se ressemblent parfois beaucoup dans certains groupes pour l’aspect extérieur,
• la comparaison des organes montre des organisations proches par exemple pour les membres des Vertébrés,
• la comparaison du positionnement des organes internes des Vertébrés montre également une organisation
commune assez précise,
• la présence de cellules est un argument important de l’origine commune des êtres vivants,
• la présence de molécules de l’hérédité (ADN, ARN) codant par des bases azotées est quasi-universelle chez
les êtres vivants de différentes espèces.
La classification actuelle des êtres vivants tient compte de ces éléments et de l’histoire évolutive en mettant dans
des groupes emboîtés les êtres vivants en fonction des caractères ancestraux communs et des caractères nouveaux
apparus.
Il reste à expliquer comment peuvent apparaître ces caractères nouveaux, ce que nous verrons dans la séance suivante.
SÉANCE 4
Disparition et apparition de caractères
Au cours des périodes géologiques, des groupes d’êtres vivants disparaissent et d’autres apparaissent. L’exemple
des dinosaures est bien connu mais il en existe bien d’autres. Ainsi, au cours de l’évolution des espèces, cela signifie
que des caractères disparaissent et que d’autres apparaissent. D’une manière générale, on peut s’apercevoir que
la diversité des espèces augmente sur Terre ce qui souligne l’importance de la diversification des caractères, qui
l’emporte sur la disparition de certains caractères.
Les allèles du gène des groupes sanguins sont au nombre de 3 chez l’Homme : A, B, O. Chaque individu possède une
version du gène qui vient du père et une version du gène qui vient de la mère.
Ainsi, il existe dans la population quatre groupes sanguins : A, B, AB ou O.
On peut voir, en étudiant leur répartition actuelle, que certains groupes sanguins sont plus représentés que d’autres
suivant les populations étudiées. Au fil de l’évolution de l’espèce humaine, les groupes sanguins ont évolué par
dérive génétique.
On peut simuler la dérive génétique à l’aide d’un logiciel. Les résultats permettent de comprendre comment elle
s’effectue.
Elle est bien le fruit du hasard des croisements entre les individus.
Pour comprendre comment une dérive génétique peut entraîner la disparition de certains caractères, réalise des
simulations en réalisant les activités interactives sur ton espace inscrit.
antenne
patte
thorax
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Vérifie ta réponse dans le livret de corrigés.
Exercice 10 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Les modifications dans les caractères signifient des modifications dans les gènes. On parle de mutation. Ces muta-
tions peuvent être plus ou moins importantes.
Les informations qui codent les caractères d’un organisme, de sa conception à sa mort, sont inscrites dans les
gènes au niveau des chromosomes.
Les exemples de mutations sont nombreux et une illustration malheureuse de ce phénomène a pu être faite lors
des catastrophes nucléaires. Ces mutations peuvent se voir directement ou être masquées pour se dévoiler dans les
générations futures. Elles peuvent modifier les organismes au point de permettre l’apparition de nouvelles espèces.
Comme nous le savons depuis longtemps, des mutations directes sont possibles et nombreuses du fait du hasard,
de l’action de facteurs naturels de l’environnement (rayons solaires, éléments chimiques présents,…) mais aussi de
substances chimiques ou radiations introduites par l’Homme, qui peuvent ainsi avoir des effets pourtant longtemps
après leur introduction.
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Vérifie ta réponse dans le livret de corrigés.
JE RETIENS
Les arguments pour expliquer que les caractères peuvent disparaître ou apparaître sont connus :
• la dérive génétique associée à la sélection naturelle peut modifier la répartition de certains caractères
dans les populations au point de les faire complètement disparaître. De même, les disparitions en masse de
certaines espèces peuvent entraîner la perte de caractères, (qui ne sont plus représentés).
• la mutation modifiant directement les gènes, de façon plus ou moins conséquente, peut être à l’origine de la
création de nouveaux caractères. Si ces caractères sont utiles, ils se trouveront davantage dans les généra-
tions suivantes et pourront même entraîner l’apparition de nouvelles espèces, avec le temps et le hasard.
SÉANCE 3
Exercice 6 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• lire l’ensemble des documents.
• noter ce qui fait une explication de l’origine commune des êtres vivants.
• trier ces notes pour les classer en fonction de l’importance des explications : une explication qui concerne plus
d’êtres vivants est plus importante qu’une explication limitée à un groupe d’êtres vivants.
• rédiger l’argumentation en fonction de ton classement.
• conclure.
Exercice 7 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• lire l’ensemble des documents.
• noter les points communs et les différences entre les espèces étudiées au cours des temps.
• relier les différences avec des caractères précis.
• montrer que des caractères peuvent disparaître entre les groupes.
• montrer que des caractères nouveaux sont à l’origine de nouveaux groupes.
• faire une hypothèse pour expliquer l’apparition de ces caractères nouveaux.
SÉANCE 4
Exercice 8 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• réaliser l'exercice interactif sur l'espace inscrit
Exercice 9 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• observer les résultats sur les mouches.
• tenter d’expliquer ces changements importants et visibles.
Exercice 10 [Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant]
Pour répondre à cette question, tu dois :
• citer un exemple connu de changement.
• trouver un exemple qui entraîne un changement de caractère.
• conclure.