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Essai Sur Le Travail

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Etes vous d’accord avec cette affirmation ? « le travail c’est tout simplement ce qui commande toute notre vie « .

Votre réflexion sera argumentée et illustrée par des exemples.

Les polémiques houleuses suscitées par la loi sur le travail montrent à quel point cette notion est au
coeur des occupations des citoyens. Mais pouvons-nous aller jusqu'à affirmer, à l'instar de cet ouvrier améri-
cain cité par le sociologue Georges Friedman dans Le travail en miettes, que le travail « commande toute
notre vie » ? Même si celui-ci occupe toujours une place primordiale, cette position peut être relativisée.

Si très peu d’individus peuvent vivre sans travailler, ce n’est pas le cas de la très grande majorité de
la population. Celle-ci passe donc par une période de formation et d’apprentissage qui l'oriente généralement
vers le futur métier qu’elle exercera. On répartit d’ailleurs en actifs et inactifs (les femmes au foyer font par -
tie des inactifs, les étudiants aussi...) l’ensemble de la population. Cette vision binaire devient d'ailleurs
source d'anxiété quand le nombre d'actifs diminue provoquant des scénarios-catastrophes en matière de lutte
contre le chômage.
Il faut noter que le travail produit de la richesse au niveau individuel et collectif permettant à l’indi -
vidu de subvenir à ses besoins primaires ( logement, vêtements, nourriture) mais aussi d’accéder à des biens
de consommation non indispensables qui témoignent parfois d’une réussite sociale et professionnelle ( mai-
son, voiture, tenues vestimentaires…) C'est ainsi qu'apparaissent des catégories socio-professionnelles bien
déterminées qui peuvent devenir clivantes. Dans le roman Les tribulations d’une caissière, la jeune femme
qui travaille dans un supermarché pour faire face aux problèmes financiers liés au décès de son père, entend
une cliente méprisante dire à sa fille « il faut que tu travailles bien à l’école, sinon tu finiras comme la
dame » ! Un tel mépris ne découle-t-il pas de stéréotypes sociaux scandaleux ?
Mais parfois , le travail peut devenir un puissant facteur d’intégration sociale, une source d’épa -
nouissement et de plaisir personnels lorsque la profession répond au désir profond de l’exercer .Le désarroi
de certaines personnes sans emploi témoigne de l'importance du travail pour l'homme. La grande superche-
rie à laquelle s'est livrée Jean-Claude Romans dont l'histoire est relatée par Emmanuel Carrère dans son ou -
vrage L'Adversaire illustre bien cette tyrannie de l'activité professionnelle: s'étant fait passé pour un médecin
auprès de sa famille et de ses amis, cet homme a tué femme et enfants lorsque son mensonge a failli être dé-
couvert: il ne voulait pas que son statut social disparaisse et qu'on le découvre sans emploi !

Pourtant cette hyper valorisation du travail n’est pas sans diverses conséquences sur l’individu.

La confusion est souvent faite entre « que fais-tu ? » et « qui es-tu ? ». On comprend d’autant plus la
souffrance du chômeur ou le mal-être d’exercer certaines professions avec, bien souvent en plus, la précarité
qui pèse comme une épée de Damoclès. On ne compte plus les maladies professionnelles, accidents de tra-
vail, troubles psychiques, stress et dépressions nerveuses occasionnés par les conditions de travail. L'actualité
nous en propose, hélas, régulièrement de tristes exemples avec le suicide de plusieurs cadres travaillant dans
de grandes entreprises françaises. Le film de Costa Gavras Le couperet montre quant à lui, que la fiction ci-
nématographique s'intéresse également au mal-être des chômeurs. Dans ces cas-là, Le mot « travail » re-
trouve alors ses origines étymologiques d’instrument de torture ( tripallium)
Par ailleurs, si le travail est source de revenus, il n’est pas nécessairement synonyme de richesse.
Les relations humaines et affectives peuvent également commander la vie de l’individu. La vie de famille
peut prendre le dessus et certaines (plus souvent que certains !) n’hésitent pas à renoncer à un poste impor-
tant, une nouvelle affectation, pour ne pas perturber voire nuire à la vie familiale.
De même, un individu peut posséder des qualités intellectuelles, morales, artistiques, humaines, des
capacités et des compétences que son métier ne lui permet pas toujours d’exprimer. Nombre d’hommes et de
femmes défendent des idéaux moraux ou politiques, ou s ‘engagent dans des démarches spirituelles, hors de
leur travail qui, dès lors, n’occupe plus la première place de leur vie. On peut nommer l'abbé Pierre ou A.Jac -
quard et L. Schwartzenberg engagés aux côtés des sans-papiers ou sans-logis

Le travail demeure un élément déterminant de la vie des individus mais son évolution actuelle fait
qu’il n’est plus le seul à compter dans la balance. La précarité, la souffrance qu’il engendre le rendent moins
primordial. D’autres valeurs comme la famille, les loisirs ou l'engagement le concurrencent.

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