Cours Semiologie DCEM1
Cours Semiologie DCEM1
Sommaire
Avertissement
Avertissement..............................................................................................3 La sémiologie est la science des signes. Le terme sémiologie a été créé par
Émile Littré et pour lui, il se rapportait à la médecine.
Plan de l’observation médicale...........................................6 Ce livret a été préparé par les Carabins de Bourbon, à partir des cours théo-
riques de deuxième et troisième année de médecine de l’UFR de La Réunion.
Sémiologie de la fièvre.................................................................... 8 La coordination et la mise en forme de ce travail ont été assurées par la
commission de l’enseignement du CHU ([email protected]).
Ce livret ne porte que sur les principaux éléments cliniques de l’examen des
Sémiologie de la douleur thoracique...................... 10
grands appareils et sur les valeurs biologiques normales les plus courantes.
Il ne vise pas à l’exhaustivité - d’excellents ouvrages s’en chargent - mais à
Sémiologie de la dyspnée............................................................. 13 servir à la fois de « pense-bête » pendant les stages et de trait d’union entre les
maîtres de stages et les étudiants autour d’un programme minimal commun
Sémiologie de l’ictère et raisonnement des connaissances à acquérir.
étiologique...................................................................................15
Merci ce communiquer toute erreur ou suggestions à
[email protected]
Sémiologie digestive...........................................................................16
Sémiologie cardiovasculaire..................................... 20
Compétences génériques à acquérir lors des stages de sémiologie (B. O n° 17
Sémiologie de l’appareil respiratoire.................... 30 du 28 avril 2011 du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche) :
> Mener un entretien : établir la prise de contact, s’initier aux techniques générales
Sémiologie hématologique.............................................42 de l’entretien : l’écoute, l’entretien dirigé, la rétroaction, l’adaptation.
> S’entraîner au déroulement chronologique de la consultation : mener l’entretien
Sémiologie uro-néphrologique..................................49 personnalisé identifiant le contexte personnel, le ou les motifs de consultation
ou d’hospitalisation, l’histoire de la maladie (anamnèse), les antécédents
Sémiologie de l’appareil uro-génital......................57 personnels et familiaux, les facteurs de risque ou l’hygiène de vie.
> Réaliser un examen clinique orienté par l’histoire pathologique et les doléances
Sémiologie du nouveau-né.............................................65 du patient, complété par un examen général.
> Situer le patient au fil de la consultation : sa présentation, son expression
Sémiologie des troubles métaboliques................73 verbale, sa demande, sa personnalité.
>R estituer objectivement sous forme d’observation les éléments précédents.
Annexes.........................................................................................79 >S ’initier au raisonnement clinique et à une démarche diagnostique à partir de
plaintes ou de situations, justifier les examens complémentaires nécessaires
Quelques illustrations.................................................... 86 pour confirmer ou non les hypothèses diagnostiques.
> Identifier le rôle de chaque membre de l’équipe soignante et leurs interactions.
Index................................................................................................ 90
Cutanée et conjonctives : pâleur, cyanose, ictère, marbrures, angiomes stellaires, Exemple. Arguments pour : terrains, antécédents, argument de fréquence,
vergetures, cicatrices, plaies, éventration, hernies… anamnèse, signes physiques. Arguments contre : diagnostic différentiel probable,
État nutritionnel (poids, taille, IMC, périmètre abdominal) : obésité/cachexie car signes peu typiques…
Degré d’autonomie (Marche seul, avec aide, distance ? Grabataire ? Lit-fauteuil ?)
> 5.3. Conduite à tenir
> 3.1. Constantes : les « signes de la pancarte » › Diagnostique : examens complémentaires hiérarchisés du moins invasif au plus
Fréquence cardiaque. Tachycardie si FC > 80 bpm - bradycardie si FC < 50/mn invasif, du plus simple au plus complexe, du plus urgent au moins urgent, du
(au repos) moins cher au plus cher, du plus utile au moins utile pour modifier le devenir
Tension artérielle mesurée au repos. PA systolique > 140 mmHg et PA diastolique du patient.
> 90 mmHg = HTA. Saturation oxymétrique de pouls (SpO2) : >96%. › Thérapeutique : proposer un traitement et sa surveillance (tolérance, efficacité).
Fréquence respiratoire : 16-20/mm.
Généralités
›D éfinition : Température > 37,5°C le matin et 37,8°C le soir. On parle de fébricule Signes d’accompagnement
si < 38,2°C. ›F rissons intenses et prolongées : bactériémie, septicémie, accès palustre.
›M esurer après 20 minutes de repos, à distance des repas, en décubitus. Frissons au début d’un pic fébrile > hémoculture
› I l existe des infections sans fièvre (cystite, diarrhées, infections chroniques…), › Sueurs
des infections avec hypothermie, des fièvres sans infection (néoplasie, › Rash éruptif (rougeole)
vascularite, maladies thromboemboliques…) › Herpès labial
›P our chaque augmentation de 1°C = augmentation de 15 bpm pour la FC. Si › Céphalées, troubles de Conscience
bpm non augmenté : fièvre typhoïde, fièvre factice). › Convulsions (enfant +)
› Arthralgie, myalgies (syndrome grippal)
› Pâleur
Interrogatoire › Douleurs lombaires et signes fonctionnels urinaires : pyélonéphrites.
›O
rigine, voyages, baignades,
›P
rofession,
›V
accinations, Lésions évocatrices
›T
oxicomanie, habitudes sexuelles, › Erysipèle : streptocoques
›M
ode d’installation (aiguë si < 3 semaines. Si < 5 jours, probablement d’origine ›P urpura nécrotique : méningocoques
infectieuse), ›É rythème centrifuge : maladie de Lyme
›C
ontage… › Alopécie en clairière : syphilis secondaire
›F aux panaris d’Osler : endocardite
› Éruption maculo-papuleuse : maladie de Still
Augmentation physiologique de la température › Taches lenticulaires : fièvres typhoïdes
›V
espérale, 2ème partie du cycle menstruel et 3 premiers mois de grossesse,
effort, période postprandiale, stress, température orale chez le tabagique
Choc infectieux (ou septique)
›F ièvre (>39°C)
Étiologies : ›P âleur, cyanose, sueurs et extrémités froides
hyperthyroïdie, déshydratation, affection du SNC, maladies Infectieuses, › Tachycardie, polypnée, soif, anurie, collapsus.
médicamenteuses, atteintes tissulaires (IDM), simulées (syndrome de
Munchausen)
Risque au long cours : dénutrition
NOTES
............................................................................................................................................................................................
Signes de gravité ............................................................................................................................................................................................
› Fièvre >41°C,
› déshydratation, Extrémités froides, ............................................................................................................................................................................................
› altération de conscience, ............................................................................................................................................................................................
› tachycardie, FR > 28 / mn, PAS < 80 mmHg, FC >120/mn, souffles cardiaques
............................................................................................................................................................................................
10 Sémiologie de la douleur thoracique Sémiologie de la douleur thoracique 11
> Pneumothorax
› Air entre les feuillets de la plèvre Sémiologie de la dyspnée
› Douleur thoracique unilatérale et brutale.
› Bloque l’inspiration forcée
› Irradiation de la douleur à l’épaule 1. Description
› Dyspnée et toux sèche quinteuse ›F réquence respiratoire : tachypnée >20 / bradypnée <10 /mn
› Signes d’insuffisance cardiaque droite Possibles › I ntensité (polypnée, hyperpnée)
› Examen › Temps : expiratoire, inspiratoire, deux temps
• Palpation : diminution de vibration vocale (33), › Rythme : régulier, pauses respiratoires, dyspnée de Kussmaul (compensation
• Percussion : tympanisme majoré de l’acidose métabolique), de Cheyne-Stockes (atteinte cérébrale)
• Auscultation diminution du murmure vésiculaire voire abolition
Sémiologie de l’ictère et
> Dyspnée expiratoire
›a
sthme
›d
écompensation de BPCO
raisonnement étiologique
›p
seudo asthme cardiaque
Définition
> Dyspnée au deux temps Coloration jaune des téguments (peau et muqueuse) par accumulation de
›C auses cardio-pulmonaires : bilirubine (conjuguée ou libre).
›P neumopathies infectieuses La clinique oriente en fonction de la présence ou non d’un syndrome de
›Œ dème pulmonaire cardiogénique cholestase et du mode évolutif : aigu ou chronique, associé à un éventuel prurit.
› Embolie pulmonaire (doit être évoquée devant toute dyspnée de cause non Le raisonnement repose sur le bilan sanguin (voir annexes) et sur l’échographie
précisée) hépatique.
›P athologie pleurale
›A télectasie complète
› Traumatisme 1. Ictère à prédominance de bilirubine libre : 3 causes
›A cidose métabolique › Hémolyse : chercher autres marqueurs biologiques : haptoglobine basse,
›C auses neurologiques réticulocytes augmentés.
› Coma › Maladie de Gilbert : mutation de l’enzyme qui conjugue la bilirubine, 3 à 10 % de
›P aralysie respiratoire la population). Reste du bilan hépatique normal.
› I ntoxication au monoxyde de carbone ›R ésorption d’hématome important.
› Tamponnade cardiaque
›D yspnée névrotique (diagnostic d’élimination)
2. Ictère à prédominance de bilirubine conjuguée
(= cholestase, faire échographie)
> Voies biliaires dilatées = obstacle :
› i ntraluminal : calcul, caillot
›p ariétal : tumeur des voies biliaires : cholangiocarcinome
NOTES › c ompression extrinsèque : tumeur, pseudo kyste du pancréas, adénopathie,
pancréatite…
............................................................................................................................................................................................
............................................................................................................................................................................................ > Voies biliaires non dilatées = cause hépatique
›a
vec masse hépatique : kyste, tumeur, abcès…
............................................................................................................................................................................................
›s
ans anomalie échographique : hépatite, cirrhose évoluée, inflammation lors
............................................................................................................................................................................................ d’une pneumopathie ou pyélonéphrite ou septicémie…
............................................................................................................................................................................................
............................................................................................................................................................................................
NOTES
............................................................................................................................................................................................
............................................................................................................................................................................................
............................................................................................................................................................................................
............................................................................................................................................................................................
............................................................................................................................................................................................
............................................................................................................................................................................................
16 Sémiologie digestive Sémiologie digestive 17
Sémiologie digestive
›M
étéorisme abdominal
• Recherche d’ascite : matité dans les flancs, signe du glaçon : on palpe le foie
et sent qu’il revient à la surface ; signe du flot : répercussion dans le dos.
1. L’abdomen et ses régions ›R
echerche d’une hépatomégalie
› Épigastre (dans le creux au niveau de l’estomac), ›G
lobe urinaire (matité hypogastrique).
› Hypochondre gauche sous les côtes, ›D
ouleur fosses lombaires : reins
› Péri-ombilical,
› Fosses iliaques, > 2.4. Auscultation
› Hypogastre : sous l’aire péri-ombilicale, › Bruits hydroaériques ? Silence auscultatoire ?
› Flancs ›S ouffle vasculaire ?
› 1 .2.3. Dyspnée (cf. sémiologie pulmonaire) Palpitations avec sensation de pause et d’à-coups
Principal symptôme de l’insuffisance cardiaque gauche, avec l’asthénie (mais Extrasystoles supra-ventriculaires ou ventriculaires. Contraction prématurée et
elle n’est pas spécifique de I’insuffisance cardiaque gauche) inopinée dans le cycle cardiaque. L’ES est rarement ressentie, c’est la pause
Sensation de soif d’air, essoufflement avec tachypnée superficielle. qu’elle induit qui gêne les patients avec sensation de pause, de « vide » ou de
Rechercher si c’est une dyspnée d’effort ou de repos, grâce à l’échelle de la New « trou » dans le rythme normal, suivi d’un à-coup dans la poitrine ou dans la gorge.
York Heart Association (NYHA). Cf : annexes.
2. Examen physique › Abdomen : à la recherche d’une masse battante en faveur d’un anévrisme
Mesure de la TA, calcul de l’IMC. aortique.
B3 : galop proto-diastolique, Faible et assourdi, survient en diastole et coïncide L’insuffisance aortique (IAo)
avec la fin de remplissage rapide ventriculaire. La valve aortique s’ouvre bien, mais se referme mal et le sang régurgite dans le
Pathologique signant une altération de la fonction VG ventricule gauche. On entend un souffle de régurgitation diastolique le long du
- Cardiomyopathie dilatée sternum, et un souffle systolique en pistol shot.
- EP massive Signes d’accompagnement :
B4 : galop pré-systolique, toujours pathologique - Pression systolique élevée.
Coïncide avec la contraction auriculaire (Dilatation de l’oreille gauche - Pression diastolique basse.
conséquence d’une HTA ou cardiomyopathie hypertrophique). - Signes d’hyperpulsatilité artérielle / capillaire / pupillaire.
L’étiologie la plus fréquente est l’endocardite avec destruction de la valve
NB : Il existe un dédoublement physiologique du B2 chez le sujet normal lors aortique.
de l’inspiration.
Le B3 peut être présent physiologiquement chez 1/3 des sujets de moins de Le rétrécissement mitral (RM)
16 ans, et disparait en position orthostatique. Ce bruit correspond à la phase L’étiologie la plus fréquente est le rhumatisme articulaire aigu (RAA).
de remplissage rapide initiale du ventricule gauche. Le bruit B4 est toujours Souffle diastolique similaire à un roulement.
pathologique. Les pressions au niveau des veines pulmonaires augmentent, risque d’OAP
(d’autant plus lors d’une fibrillation auriculaire).
Signes d’accompagnement : toux, hémoptysie, OAP.
›2 .3.4. Les souffles cardiaques :
Les stades des souffles Le rétrécissement pulmonaire (RP)
- Degré 1 ou 1/6 : souffle perçu après auscultation sur plusieurs cycles Le souffle irradie dans le dos, il est rude / rugueux. Ce souffle relève de la cardio-
- Degré 2 ou 2/6 : souffle perçu faiblement dès le premier cycle pédiatrie.
- Degré 3 ou 3/6 : Souffle intense sans perception à la palpation cardiaque
- Degré 4 ou 4/6 : souffle intense perceptible à la palpation (thrill) L’insuffisance tricuspide (IT)
- Degré 5 ou 5/6 : souffle intense, audible à l’aide du stéthoscope posé sur la Elle peut être fonctionnelle (dilatation) ou organique (lésionnelle avec le feuillet
tranche détruit). Souffle systolique qui s’entend mieux lors d’une inspiration normale
- Degré 6 ou 6/6 : souffle audible sans stéthoscope. (signe de Carvalho).
En cas d’insuffisance sévère, les veines jugulaires externes sont pulsatiles.
Le rétrécissement aortique (RAo)
Avec l’âge, la valve aortique peut dégénérer, se calcifier, et ne plus s’ouvrir L’insuffisance pulmonaire (IP)
correctement. Le souffle irradie aux carotides, rude, rugueux, râpeux. On peut Il est diastolique, on l’entend le long du bord gauche du sternum. L’étiologie la
sentir des vibrations précordiales, on le qualifie de losangique. plus fréquente est l’endocardite.
Le patient a une dyspnée d’effort, un angor à l’effort (le ventricule n’envoyant pas
suffisamment de sang pour irriguer ses artères coronaires), voire une syncope Rechercher souffles et bruits surajoutés, leur intensité, leur localisation et leurs
d’effort. irradiations.
Régurgitation Rectangulaire
Xiphoïde Xiphoïde IT, ITF
En rayons de
Mésocardiaque Holo (couvre B2)
roue
Obstacle à 2 EICD
ème
Carotide RA
Losangique Méso Râpeux
l’éjection 2ème EICG Sous-clav. G RP
Bord G Doux,
3ème EICG sternum, lointain, IA
Proto-méso,
Régurgitation endapex Décroissant aspiratif
Diastolique
accroché au B2
Bord G
2ème EICG IP
sternum
Grave
Apex Axillaire Renforcement RM
Obstruction Du CO jusqu’au B1* (roulement)
proto et télé
Xiphoïde Peu, localisé RT
Communication Renforcement
Continus
›3
.1.2. Extra thoracique La perception des vibrations vocales (VV) doit être symétrique
Position dite du « tripode » : appui sur les membres supérieurs (mains sur les ›V
ibrations vocales abolies :
cuisses), tête rentrée dans les épaules, buste penché en avant. En cas de décollement de la plèvre aérique (pneumothorax) ou liquidien
Souvent lorsque le patient souffre d’une distension thoracique aigue ou (pleurésie)
chronique, consécutive à une obstruction bronchique. ›V
ibrations vocales augmentées :
Dans les pneumopathies infectieuses (syndrome de condensation
Cyanose (coloration bleue violacée des téguments s’effaçant à la vitro pression) parenchymateuse) et atélectasies
Surtout visible au niveau des extrémités, doigts, ongles, nez et lèvres ›E
mphysème sous cutané : crépitation neigeuse à la palpation
- Centrale = diminution des échanges pulmonaires (signe de gravité), mais débit
cardiaque conservé donc les téguments sont chauds et vasodilatés. > 3.3. Percussion
- Périphérique = ralentissement du débit cardiaque avec augmentation de Technique :
l’extraction en oxygène, extrémités sont froides et possible syndrome de › i mmédiate (l’extrémité des doigts recourbés frappe directement la paroi
Raynaud localement. thoracique en ses différents points)
›m édiate (l’extrémité du médius de la main droite vient percuter l’index ou le
Hippocratisme digital : déformation des extrémités des doigts en baguette de médius de la main gauche, appliqués bien à plat sur les espaces inter costaux)
tambour •M atité :
- processus pleural : liquide, abcès, tumeur
Recrutement des muscles accessoires (anomalie de dynamique ventilatoire) - condensation pulmonaire importante : infection
-e xpiration abdominale active (contraction des muscles abdominaux pendant • Tympanisme :
l’expiration) - pneumothorax
-m ise en jeu des muscles inspiratoires accessoires : contraction du sterno- - emphysème
cléido-mastoïdien au niveau du cou (signe de gravité)
- battement des ailes du nez > 3.4. Auscultation
Le malade doit respirer la bouche ouverte. On ausculte et on compare poumon
Tirage (intercostal, sus sternal, sus claviculaire) droit et gauche
›e n arrière les deux bases, les régions inter scapulo-vertébrales, et sus-
Balancement thoraco-abdominal (respiration abdominale paradoxale) : recul de scapulaires
la paroi antérieure de l’abdomen à l’inspiration ›e n avant les creux sus claviculaires
› les régions axillaires
Difficulté à parler et inefficacité de la toux (signes de lutte ventilatoire)
Auscultation normale :
Asterixis ou « flapping tremor » : abolition transitoire du tonus de posture qui ›m
urmure vésiculaire inspiratoire bilatéral et symétrique (remplissage des
entraine des battements de grande amplitude sur un poignet en extension, alvéoles)
doigts écartés (signe de retentissement neurologique) ›b
ruit trachéobronchique (passage de l’air dans la trachée et les bronches, aux
deux temps respiratoires, bruit rude et râpeux bien perçu au niveau du creux
Altération du comportement et de la vigilance (signes majeurs de gravité) sus sternal qui diminue d’intensité de la trachée aux bronches souches)
›d
iminution du murmure vésiculaire •s
ujet tabagique : exacerbation de BPCO
- obésité (épaississement de la paroi) •s
ujet âgé : pseudo - asthme cardiaque
- emphysème (distension thoracique), BPCO et asthme •e
mbolie pulmonaire : broncho constriction réflexe
›s
ouffle tubaire : bruit rude aux deux temps de la respiration mais à prédominance
inspiratoire, souvent en regard d’une condensation pulmonaire (pneumonie) ›W
heezing : bruit continu, surtout inspiratoire, parfois aux 2 temps, siège
›s
ouffle pleurétique : bruit doux, expiratoire, à la limite supérieure d’un au niveau du sternum. Timbre aigu, sifflant, intense qui traduit un obstacle
épanchement pleural de moyenne abondance bronchique proximal avec sténose. Causes fréquentes : enfant (inhalation de
›s
ouffle amphorique : bruit de timbre métallique, expiratoire, rencontré dans le corps étranger), adulte (obstacle tumoral).
pneumothorax
› Ronchis (râles ronflants) : bruits continus aux temps inspiratoires et expiratoires
Bruits surajoutés ; modifiés par la toux. Timbre grave, ronflement. Traduisent un encombrement
› Crépitants (râles crépitants) : bruits discontinus, en fin d’inspiration, non muqueux des bronches. Causes fréquentes : tous les syndromes bronchiques
modifiés par la toux . Ce sont des craquements fins, secs, brefs. Traduisent la aigus ou chroniques (BPCO).
présence de liquide dans les alvéoles. Causes fréquentes :
• aigues localisées : pneumopathie franche lobaire aigue, infection à Examens complémentaires
pneumocoques •E
preuves fonctionnelles respiratoires
•a igues diffuses : OAP, pneumopathies infectieuses bilatérales •R
adiographie thoracique, TDM thoracique
• c hroniques : pneumopathie interstitielle diffuse •E
ndoscopie bronchique
› Sous-crépitants (râles bulleux ou muqueux) : bruits discontinus, en début ou •P
onction pleurale diagnostique et thérapeutique
milieu d’inspiration, parfois expiratoires, irréguliers et modifiés par la toux.
Traduisent une hyper sécrétion et encombrement au niveau des bronches.
Causes fréquentes : syndromes avec atteinte bronchique
•b ronchite aigue ou chronique (BPCO)
•p neumopathie infectieuse
•a sthme
•D DB
NOTES
› Frottement pleural : bruit discontinu, superficiel, sec et râpeux, lié à ............................................................................................................................................................................................
l’inflammation des deux feuillets pleuraux sans épanchement. Perçu aux deux
temps respiratoires et souvent aux bases pulmonaires. Disparition du bruit en ............................................................................................................................................................................................
apnée (différent du frottement péricardique). Cause : pleurésie débutante ............................................................................................................................................................................................
› Stridor : sifflement lié à l’obstruction des voies aériennes supérieures ............................................................................................................................................................................................
• i nspiratoire = extra thoracique : larynx, trachée
............................................................................................................................................................................................
•e xpiratoire = intra thoracique : bronches proximales
............................................................................................................................................................................................
› Sibilants (sifflements) : bruits continus, expiratoires avec freinage expiratoire
(durée augmentée du temps expiratoire), non modifiés par la toux. Ils sont
périphériques et symétriques. Traduisent une sténose des bronchioles faisant
obstacle à l’expiration de l’air alvéolaire. Causes fréquentes :
•s ujet jeune : crise d’asthme
42 Sémiologie hématologique Sémiologie hématologique 43
Sémiologie hématologique
›s
ignes de gravité : bulles endo-buccales, hémorragies rétinienne et
intracrânienne, hématomes de loge ou laryngé, retentissement de l’hémorragie
Avant tout, rechercher les signes de gravité, pour pouvoir débuter une (choc), âge du patient, notion de fièvre et signes infectieux ou méningés
thérapeutique urgente ou orienter le patient vers une unité de surveillance (purpura fulminans).
continue ou de réanimation, avant même de débuter la démarche diagnostique.
> 1.2. Purpura
Apparition spontanée d’hémorragies cutanées et muqueuses punctiformes
1. Sémiologie des syndromes hémorragiques par extravasion spontanée des hématies hors des vaisseaux dans la peau et
les muqueuses. Signe spécifique d’une pathologie de l’hémostase primaire.
> 1.1. L’interrogatoire - examen clinique : pathologie acquise ou Bilan d’orientation :
constitutionnelle ?
›A
TCD familiaux : saignements anormaux dans la famille ? Chez les filles ou ›A
nomalies de l’hémostase primaire :
les garçons ? Types de saignements (spontanés, après chirurgie, épistaxis,
hématomes...) TS allongé
›A
TCD personnels : saignements tôt dans la vie ou plus tard ? Passé chirurgical
(type de chirurgie, transfusion...).
• Si signes survenus dès la petite enfance et ATCD familiaux = pathologie
Plaquettes basses
constitutionnelle (rare). Si garçons touchés : probable hémophilie A (déficit Plaquettes normales
(<150 000/mm3)
facteur VIII) ou B (facteur IX).
• Si pathologie survenue à l’âge adulte, sans histoire familiale : pathologie
acquise (les plus fréquentes, souvent secondaires, et la plupart du temps, Thrombopénie TCA normal= thrombopathie
transitoires). TCA allongé = maladie de
• Pathologie de l’hémostase primaire ou de la coagulation ? Willebrand
›A
llongement isolé du TP (TP explore le V, VII, X, II et fibrinogène) : si < signes neurosensoriels : vertiges, somnolence.
70%, évoquer insuffisance hépatocellulaire modérée, traitement par • Signes cliniques en rapport avec l’anémie
AVK, hypovitaminose K, exceptionnellement un déficit en facteur VII • Cutanéo-muqueux : pâleur
constitutionnel ou acquis • Cardiovasculaire : tachycardie (débit = fraction d’éjection X fréquence
cardiaque > augmentation du débit en augmentant la fréquence quand
›A
llongement du TP et du TCA compensation dépassée), souffle systolique, insuffisance cardiaque
Pathologie acquise (la plus fréquente) • Signes cliniques en rapport avec l’étiologie : la triade hémolytique
• insuffisance hépatique : II, VII, IX, X, V diminués (hémolyse+++) : pâleur, ictère, splénomégalie.
• hypovitaminose K : II, VII, IX, X diminués et V normal • Autres signes
- Phanériens : cheveux, ongles => aspect bombé en verre des montre des
• déficit isolé en FV : splénomégalie
ongles et cassants : koïlonychie (= carence en fer),
• CIVD : si choc, sepsis, grossesse, cancers, baisse du fibrinogène, FV, FVIII,
- Muqueux : glossite =>langue dépapillée,
et taux de plaquettes.
- Voir si splénomégalie, hépatomégalie, adénopathies.
• pathologie congénitale : déficits constitutionnels
> 2.4. Démarche diagnostique : VGM (normal : anémie normocytaire ; < 80 :
› Baisse isolée du fibrinogène : dys-, a-, ou hypo- fibrinogénémie.
anémie microcytaire ; > 100 : anémie macrocytaire.
›2
.4.1. Anémie microcytaire (=> dosage du fer et de la ferritinémie) : défaut
2. Sémiologie des anémies d’hémoglobino-synthèse qui entraine une division supplémentaire, d’où la
microcytose.
Causes :
> 2.1. Définition : Hb : < 14 g/dL nouveau-né, < 13 g/dL homme, < 12 g/dL
• défaut de synthèse de l’hème : carence en fer, mauvaise utilisation du fer =
femmes <11 g/dL femme enceinte.
inflammation, dysérythropoïèse (porphyries, carence en B6...),
• défaut de synthèse de la globine : thalassémies,
> 22. Interrogatoire
• âge du patient,
• mode d’installation des signes : brutal ou progressif, Anémie microcytaire
• enfant : prématurité, gémellité (apports en fer peuvent être insuffisants si
jumeaux), cas identique dans la famille : maladie héréditaire,
Pathologie de l’hémoglobinosynthèse
• origine ethnique : drépanocytose chez les Africains, thalassémies chez les
Méditerranéens.
FER
> 2.3. Examen clinique
› Syndrome anémique aigu : anémie brutale, souvent liée à une hypovolémie. Fer abaissé Fer normal ou élevé
• signes de choc : signes hémorragiques, hypotension, tachycardie.
• pâleur liée à l’hémorragie : hémorragie interne (ex : G.E.U) ou extériorisée (ex : Ferritine
hématémèse). Dyserythropoiese
• signes liés à une hémolyse aigue : hémoglobinémie, hémoglobinurie, ictère Basse Normale ou élevée
>Pathologies de HB Thalassémie
(hémolyse => fabrication de bilirubine =>coloration des muqueuses, peau + > porphyrie
destruction des hématies au niveau de la rate : splénomégalie. Cause > saturnisme intoxication au plomb
Carence Martiale > déficit en B6
› Syndrome anémique chronique Inflammatoire
> anémies réfractaires sidéroblastiques
• Signes fonctionnels : Signes généraux : asthénie physique, signes Transferrine ➚➚➚ Transferrine ➘
cardiovasculaires : Palpitations, dyspnée d’effort, douleurs angineuses,
46 Sémiologie hématologique Sémiologie hématologique 47
›2
.4.3. Anémie normocytaire : voir réticulocytes Hémoglobinémie 0 + à +++
• r éticulocytes > 120 000 / mm3 : anémie régénératives d’origine périphérique Hémoglobinurie 0 + à +++
(hémorragie aigüe ou une hyperhémolyse),
• r éticulocytes < 120 000 / mm3 : anémie arégénérative (hépatopathie L’haptoglobine est diminuée dans les hémolyses (ou quand diminution synthèse
chronique, insuffisance rénale chronique, dysthyroïdie, inflammation, hépatique) et augmentée dans les syndromes inflammatoires (tardivement).
hémopathie maligne (myélogramme). Etiologie : hémolyse familiale, morsure de serpent... En cas de fièvre, la réalisation
d’hémocultures et d’une goutte épaisse est systématique (paludisme ?).
> 2.5. Anémies hémolytiques Trois examens doivent systématiquement être réalisés : frottis sanguin
Signes : anémie normochrome régénérative ; ictère à bilirubine libre avec selles (anomalies érythrocytaires, paludisme), test de Coombs direct (anémie
foncées. hémolytique auto-Immune), groupage sanguin.
Deux types :
•e xtra-corpusculaire : agression extérieure directement sur la membrane :
obstacle (ex : valves mécaniques) ou toxiques. 3. Sémiologie des syndromes d’insuffisance
• corpusculaire due à une perte d’intégrité de l’hématie : médullaire
- altération de la membrane,
- problème enzymatique (absence production d’ATP, diminution de la lutte
> 3.1. Définition : insuffisance de production des cellules hématopoïétiques
contre l’oxydation),
dont la traduction est une diminution des trois lignées normales : hématies,
- hémoglobine (drépanocytose : gélification de l’Hb en condition d’hypoxie).
leucocytes, thrombocytes.
48 Sémiologie hématologique Sémiologie uro-néphrologique 49
Sémiologie uro-néphrologique
> 3.2. Trois syndromes :
› syndrome anémique (cf. les anémies),
› syndrome infectieux : infections multiples et successives, graves et 1. Les grands syndromes
récidivantes,
› syndrome hémorragique : cutanéo-muqueux (hématomes, hémorragies > 1.1. Syndrome néphrotique :
muqueuses, purpura..), manifestations hémorragiques viscérales (rectorragie, protéinurie ≥ 3 – 3,5 g/24h ; protidémie < 60 g/L ; hypoalbuminémie < 30 g/L.
hématurie, hématémèse, méléna, hématome dans la loge de l’avant-bras => ›P
ur ou impur (hématurie, et/ou HTA, et/ou IRA).
syndrome de Volkman, rétiniennes, digestives, méningées) ›P
athognomonique de la néphropathie glomérulaire (lésions glomérulaires
minimes, glomérulonéphrite extra membraneuse, hyalinose segmentaire et
focale, amylose…).
4. Sémiologie du syndrome tumoral ›C
omplications : TVP (héparine/AVK si albumine < 18 g/L), augmentation LDL
et triglycérides par augmentation de la synthèse hépatique de toutes les
hématopoïétique protéines, infections, dénutrition protidique, ostéomalacie, diminution de la
liaison des médicaments aux protéines.
> Définition : associe :
› douleurs osseuses (violentes, diffuses, insomniantes, exacerbées à la > 1.2. Syndrome néphritique : protéinurie ≥ 1 g/24h et < 3.5 g/24h ; hématurie
pression), obligatoire ; HTA sévère ; œdèmes généralisés ; IRA non sévère (créatinine ≈
› adénopathies (petits ganglions durs et indolores = néoplasie, alors que gros 200 μmol/L).
ganglions empâtés douloureux = infection),
› splénomégalie, hépatomégalie, > 1.3. Glomérulonéphrite rapidement progressive : urgence thérapeutique
Il peut exister d’autres atteintes… +++. IRA sévère, terminale en moins de 6 mois) : oligo-anurie, protéinurie,
hématurie, HTA.
›L
’absence d’émission de méconium après 36 heures de vie est anormale et > 2.7. Appareil génital
doit faire suspecter la mucoviscidose ou la maladie de Hirschsprung. Garçons :
›L
a palpation d’une masse abdominale doit faire discuter selon le siège : › le scrotum est plus ou moins plissé avec un raphé médian,
une distension pyélique, un neuroblastome, une tumeur rénale, une hernie › les testicules doivent être palpés dans les bourses ou à l’anneau,
inguinale (chez le garçon : persistance de la perméabilité du canal péritonéo- › v érifier la taille de la verge et la position de l’orifice urétral (épispadias ou
vaginal ; chez la fille, se méfier d’une hernie de l’ovaire). hypospadias),
›L
e cordon ombilical contient deux artères et une veine. Il sèche et tombe en › i l existe toujours un phimosis,
6 à 15 jours. ›u ne hydrocèle est fréquente et régresse spontanément.
Fille :
›p etites lèvres et clitoris sont transitoirement hypertrophiés,
> 2.5. Extrémité céphalique › v érifier les orifices urétral et vaginal, la distance ano-vulvaire,
› c râne : la palpation recherche les fontanelles antérieur et postérieure, la › r echercher une imperforation de l’hymen.
présence de sutures et leur chevauchement, détecte une bosse séro-sanguine
ou un céphalhémétome. Le périmètre crânien mesuré à la naissance doit être La crise génitale se manifeste par :
vérifié avant la sortie. Rechercher une éventuelle dysmorphie faciale, une ›d es sécrétions muqueuses épaisses et des métrorragies (pseudo-
obliquité palpébrale, un hypertélorisme. menstruations),
›o reilles : vérifier niveau d’implantation, forme du pavillon, présence d’un ›u ne hypertrophie mammaire dans les deux sexes avec parfois des sécrétions
conduit auditif. On peut observer un petit appendice prétragien isolé et lactées pendant quelques jours,
sans signification pathologique ou rarement dans le cadre d’un syndrome › la crise génitale régresse spontanément en quelques jours.
malformatif.
›y eux : taille des globes oculaires, pupilles, iris. Une conjonctivite ou un
larmoiement doivent être recherchés. Un œdème palpébral et des hémorragies > 2.8. Appareil locomoteur
sous-conjonctivales durant les premiers jours après la naissance sont banaux Les membres
et transitoires. ›a nomalies des doigts : doigts surnuméraires, syndactylie,
› c avité buccale : s’assurer de l’absence de fente palatine. Rechercher un frein ›m alposition des pieds en varus, valgus ou talus, pieds bots,
sous la langue qui peut gêner la succion. Une grosse langue fait suspecter une › c omparer la longueur et le volume des membres,
hypothyroïdie congénitale. › v érifier la souplesse des articulations,
› r echercher une asymétrie des mouvements spontanés des membres en
Au cours des premiers jours de vie on constate : relation avec une lésion traumatique : fracture de la clavicule, paralysie du
›u
ne perte de poids allant de 5 à 10% du poids de naissance qui est rattrapée plexus brachial…
en 8 à 10 jours
›u
n ictère dit physiologique d’intensité modérée qui apparaît vers 3 – 4 jours de Les hanches
vie nécessitant parfois un traitement par photothérapie. ›T
oute hanche luxée ou luxable doit être dépistée dans les premiers
jours de vie afin de commencer le traitement (langeage en abduction).
L’évolution spontanée d’une hanche luxée ou luxable non dépistée peut être
> 2.6 Appareil urinaire catastrophique.
› les reins peuvent être palpables, surtout le rein gauche. ›L
e dépistage d’une luxation congénitale de hanche doit être rigoureux quand
› v érifier l’absence de globe vésical. il existe cette notion dans la famille, en cas de naissance en présentation du
› la première miction et la qualité du jet urinaire doivent être notés. siège ou s’il existe une malposition des pieds. Même en l’absence de signe
›u ne miction difficile, en goutte à goutte chez le garçon traduit l’existence de clinique (signe du ressaut), prévoir une échographie des hanches à l’âge de 1
valves de l’urètre postérieur qui sont une urgence thérapeutique. à 2 mois.
› la première miction survient en général dans les premières 24 heures.
Rarement, elle est retardée au 2e, voire 3e jour.
70 Sémiologie du nouveau-né Sémiologie du nouveau-né 71
Définition : [Na+] < 135 mmol /L. Peut être associée à une pression osmotique > 2.1. Hyperkaliémie
normale, élevée ou basse.
Signes cliniques absents le plus souvent. Si hyponatrémie < à 120 mmoles/L
et d’installation brutale (moins de 48 h) : manifestations cliniques (dégoût de
l’eau, nausées, vomissements…), musculaires (asthénie, crampes) et surtout Définition : > 5 mmol/L
neurologiques (troubles de la conscience, convulsions).
> D’abord, mesurer la glycémie. Signes cliniques : néant sauf si
Facteur de correction lié au glucose : chaque augmentation d’1 g/L (5mmol/l) troubles cardiaques.
au-dessus de la normale, entraine une baisse de la natrémie 2 mmol/L. Signes paracliniques : ECG, ondes
Source : http://www.e-cardiogram.com
Syndrome hyperglycémique non cétosique : syndrome hypertonique avec T pointues, troubles du rythme,
glycémie élevée pouvant aller jusqu’à 50 mmol/L (9 g/L). On a alors une arrêt cardiaque.
hyponatrémie hyperosmolaire qui peut également être due à des substances Étiologies : insuffisance rénale
comme le mannitol ou glycérol. (aiguë ou chronique), insuffisance
L’hyponatrémie peut aussi être due à l’accumulation d’éthanol, méthanol ou surrénalienne (hyponatrémie +
éthylène glycol. L’hyponatrémie est isotonique. hyperkaliémie), médicaments
> Puis, mesurer lipides et protides. Protidémie > 100 g/L (dysprotéinémies, (inhibiteurs de l’enzyme de
myélome…) et lipidémie > 30 g/L (syndrome néphrotique, ictères conversion, diurétiques anti-
cholestatiques…) sont les principales causes des pseudo-hyponatrémies. kaliurétiques, lyse tumorale,
> Les hyponatrémies hypotoniques sont les vraies hyponatrémies que acidose…
l’on classe selon l’état d’hydratation extracellulaire (VEC), selon le tableau
suivant :
Rétention d’eau et de sel Perte d’eau et de sel Définition : < 3,5 mmol/L
Rétention d’eau
prédominant sur l’eau prédominant sur le sel
Source : http://www.e-cardiogram.com
Risque cardiaque : troubles
Sécrétion inappropriée du rythme (AC/FA) +++, risque
Natriurèse > 20 mmol/L : variable selon cardiopathie sous-
d’ADH (SIADH)
pertes rénales jacente, paralysie respiratoire.
(médicaments, cancers…)
Diurétiques (thiazidiques)
Potomanie (= trouble - Insuffisance rénale Etiologies : pertes de potassium,
Néphropathie avec perte
psychiatrique, absorption
de sel… pertes digestives (diarrhée,
excessive d’eau, forte
diurèse augmentée.
vomissements, fistules), rénales
Natriurèse < 20 mmol/ L- (diurétiques, tubulopathies),
- États œdémateux : pertes extrarénales maladies familiales (maladie de
insuffisance cardiaque - Pertes gastro-intestinales : Westphal = paralysie familiale)
congestive, cirrhose, vomissements, diarrhée
syndrome néphrotique - Pertes cutanées
(brûlures…)
76 Sémiologie des troubles métaboliques Sémiologie des troubles métaboliques 77
Signes cliniques : délire, coma, ou perdus) entraînant une baisse du pH. La compensation est la baisse de la
convulsions, vomissements PaCO2 par hyperventilation alvéolaire.
Acidose : pH< 7.38 et HCO3- < 22 mmol/L.
Risque d’arrêt cardiaque par
fibrillation ventriculaire Signes cliniques :
›h yperventilation respiratoire de Kussmaul (inspiration + expiration profondes).
Signes paracliniques : ECG : QT
› t ableau clinique en fonction de l’étiologie.
raccourci, allongement PR, bloc
›s ignes neurologiques tardifs : obnubilation, coma.
auriculo-ventriculaire, fibrillation
L’acidose induit une hyperkaliémie qui peut entraîner un arrêt cardiaque.
ventriculaire.
Étiologies : Calculer le trou anionique : (Na) – (Cl- + HCO3-) = normal si < 12
Étiologies : hyperparathyroïdie,
mmol/L
myélome, cancer des os…
Acidose métabolique
Étiologies
On distingue : Annexes
›a
lcaloses à déplétion chlorée chlorosensibles : hypovolémie, hypochlorémie,
hypokaliémie,
›a
lcaloses chlororésistantes » : hypertension artérielle, normovolémie, 1. Valeurs biologiques normales (Les unités peuvent varier
hypokaliémie. d’un laboratoire à l’autre)
Nombre de points 1 2 3 Chez le sujet âgé : dénutrition si IMC < 23 ; dénutrition légère entre 21 et 23,
modérée entre 19 et 21 ; sévère < 19.
TP > 50% 40 – 50 % < 40 % Une perte de poids > 10% en 6 mois ou > 5% en 1 mois : mauvais pronostic.
Turgescence jugulaire :
insuffisance cardiaque droite.
Ictère conjonctival
Volumineuse cardiomégalie :
insuffisance cardiaque
Hydocèle de la vaginale
Dermite ocre
Hallux valgus
Hémorragie intracérébrale
A
Abdomen, 16, 21, 25, 38 66,
D G K P T
Déshydratation, 8, 55, 61, 73 Galop, 25, 26 Kussmaul, 13, 32, 77 Palpitations, 22, 23, 44 TACFA, 22
67, 84 Diabète, 5, 20, 22, 60, 73, 89 Gastrite, 18 Pancréatite, 15, 17, 18, 19, 76
Tachycardie, 5, 6, 8, 9, 11, 13,
Acidose, 13, 32, 75, 77, 84 Diarrhée, 8, 17, 54, 73, 74, 75, Gilbert, 15 Paraphimosis, 64
Adénopathies, 45,48
Alcalose, 77, 84
77, 78
Dissection, 10, 20
Glasgow, 82
Globe, 17, 59, 60, 63, 68
L Péricardite, 10, 20, 21, 25
Phimosis, 64, 69
19, 21 > 23,25, 30, 44, 45, 58
TCA, 43, 44, 81
Anémie, 32, 44 > 48 Lactates, 77, 80
Glycémie, 53, 73, 74, 79 Pleurésie, 36, 39, 40 Température, 8, 24, 33, 65,
Angor, 20 Douleur, 9 > 13, 16 > 21, 35, Lipothymie, 23
Pneumonie, 34, 37, 40
H
Anurie, 9, 49, 60, 61, 63 36, 44, 47, 48, 57, 58, 61 > 63, 66, 72
Pneumopathie, 14, 15, 31, 32,
Aorte, 10, 20, 25 > 28, 67 82, 85 Testicule, 58, 61, 62, 69
APGAR, 65
Arythmies, 21, 76
Dysphagie, 19
Dyspnée, 5, 11 > 14, 19, 22, 26,
Haptoglobine, 15, 47
Harzer, 24 M 35, 36, 39, 40
Pneumothorax, 10, 12, 31, 36,
Thrill, 24, 26
Ascite, 17, 54, 82 Hématémèse, 19, 35, 44, 48 Méléna, 19, 48 39, 40 Thrombopénie, 42, 43
31, 32, 34, 36, 44, 81 Miction, 49, 50, 57, 59,
Asterixis, 13, 38 Hématomes, 42, 43, 48 Polypnée, 9, 11, 13, 21, 30, 31 Toucher, 16, 55, 63, 64, 84
Asthme, 14, 31 > 34, 37, 40, 41 Hématurie, 48 > 53, 57, 58, 60 > 64, 68 Polyurie, 60 Toux, 11, 12, 17 > 19, 21, 27,
Auscultation, 6, 11, 12, 17, 18, Mitral, 22, 25, 26, 28
E
61, 86 Pouls, 6, 11, 19, 24, 30, 67
33 > 38, 40, 41, 59
25, 26, 39 ,67 Hémocultures, 47 Murmure, 12, 39, 40, 66 Protéinurie, 49 > 54, 57
Hémolyse, 15, 44 > 47, 50, 56 Myocarde, 10, 11, 20 TP, 43, 44, 46, 81, 82
ECG, 55, 67, 75, 76 Pulmonaire, 6, 10, 11, 14,
Hémoptysie, 11, 27, 35, 36 20 > 22, 24, 25, 27, 28, Tricuspide, 27, 28
B
Échographie, 15, 53, 56, 62,
69 Hépatomégalie, 16, 17, 45, 31 > 36, 38 > 41 Trou, 23, 73, 77
Bicarbonates, 77> 79, 80, 84
Bilirubine, 15, 44, 46, 47, 79
Embolie, 10, 11, 14, 20, 21, 24, 48
Hippocratisme, 24, 32, 38,
N Purpura, 9, 24, 42, 43, 48,
84, 88
Tuberculose, 35, 51
31, 32, 35, 36, 41 Nécrose, 10, 20, 56, 62, 64, Tumeur, 15, 39, 46, 51, 56, 57,
BPCO, 14, 31 > 33, 40, 41, 87 Pyélonéphrite, 9, 15, 57, 58
Emphysème, 12, 32, 37, 39, 89 60, 61, 62, 68, 85
84, 85 Hoover, 37
40 Néphropathie, 49, 50, 52,
HTA, 5, 6, 20, 22, 26, 32, 49,
R
Endocardite, 9, 27 55, 53, 56, 74
50, 52, 53, 55, 57, 73, 78, 83
C
Campbell, 37
Épigastre, 10, 16, 18, 19, 20
Expectoration, 33 > 35, 37
Hypercalcémie, 76
Hyperkaliémie, 75
Nouveau-né, 44, 65, 66,
70 > 72 Rectorragie, 19, 48 U
Extrasystoles, 23 NYHA, 22, 32, 81 Réflexes, 71, 73 Urétrite, 64
Cancer, 5, 13, 31 > 33, 35, 44, Hypernatrémie, 73
Hypocalcémie, 76 Rein, 16, 17, 40, 51, 54, 56, 61,
60, 74, 76 Urines, 47, 50, 52, 59 > 61, 63
Hypochondre, 16, 17, 19 63, 68
Cheyne-Stokes, 32
Choc, 9, 11 > 13, 21, 22, 24, 30, F Hypokaliémie, 75 O Réticulocytes, 15, 46, 81
Rétrécissement, 26 > 28
43, 47, 55, 56, 67, 77, 83
Cirrhose, 15, 54, 74, 82
Fibrillation, 22, 27, 28, 76
Fièvre, 8, 9, 17, 19, 21, 33,
Hyponatrémies, 74 OAP, 24, 27, 31, 32, 34, 40
Ronchis, 41
Ronflement, 35, 41
V
Clairance, 55, 56 VEMS, 84
Claudication, 21
Coagulation, 35, 42, 43
36, 37, 43, 47, 51, 52, 53, 57,
58, 73 I Œ Verge, 64, 69
Cockcroft, 55
Collapsus, 9, 35, 57
Flapping tremor, 13, 38
Flutter, 22
Ictère, 6, 15, 16, 44 > 47, 66,
68, 74
Œdèmes, 5, 49, 50, 54, 73,
86
S Vomissements, 17, 23, 58, 61,
67, 73, 74, 76 > 78
IMC, 6, 24, 83 Souffle, 8, 11, 17, 22, 24 > 29,
Coma, 8, 13, 14, 73, 76, 77, 82 FO, 16, 19, 24, 67
Infarctus, 10, 20, 35, 51, 77 34, 40, 45, 57, 67
Convulsions, 9, 73, 74, 76 Foie, 16, 17, 19, 24, 67
Créatinine, 49, 53, 55, 56,
79, 80
Fosse, 16, 17, 18, 19, 58, 63,
64, 70
Insuffisance, 10 > 12, 21 > 28,
32, 33, 44 > 47, 50, 52 > 57, O Splénomégalie, 16, 44, 45,
47, 48
W
Crépitants, 40 59, 60, 74 > 77, 86, 87 Oligo-anurie, 9, 49 Stridor, 40
Frissons, 9, 37 Orchite, 61, 62 Wheezing, 32, 41
Cyanose, 6, 9, 11, 13, 24, 30, Ionogramme, 53, 55, 79, 80 Sueurs, 9, 13, 23
32, 37, 38, 65, 6, 67 Frottement, 11, 25, 40 Ischémie, 10, 20, 23, 24, 87 Osmolalité, 73 Syncope, 23, 26, 36 Willebrand, 42, 43