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Mabouelfattah, 8 Article Samid Édit

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Mabouelfattah, 8 Article Samid Édit

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Samid I. et Alem C. (2023). AFRIMED AJ –Al Awamia (139). p.

127-149

Culture du pommier et sa contribution au développement


socio-économique dans la région d’Imilchil
Samid Ikram (1) et Alem Chakib (1)

[email protected]

1 : Laboratoire de Biochimie et Ressources Naturelles, Département de biologie,


Faculté des Sciences et Techniques, Université Moulay Ismail, 52000, Er-Rachidia,
Maroc.

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Samid I. et Alem C. (2023). AFRIMED AJ –Al Awamia (139). p. 127-149

Résumé
Le pommier occupe une place importante dans l’économie des zones montagneuses
de l’Atlas marocain. Cette étude établit un diagnostic de la filière de pomme dans trois
communes (Agdal, Bouzmou et Outerbat) de la région d’Imilchil située à environ 2200
m d’altitude au cœur du Haut Atlas oriental relevant de la province de Midelt. Cette
région fait face à plusieurs défis causés par les changements climatiques et le
tarissement des ressources naturelles notamment les pâturages qui étaient le pilier
des activités pastorales des tribus autochtones. Actuellement l’agriculture vivrière ne
couvre que partiellement les besoins de ces populations. L’introduction de la
pomiculture est une opportunité pour surmonter ces déficiences et donner un nouvel
élan à cette agriculture de haute montagne. Cette étude est menée auprès de 300
pomiculteurs en adoptant une approche méthodologique transversale et descriptive.
Les points forts dégagés lors de ce diagnostic, indique la disponibilité des ressources
hydriques, sol propice au développement d’une agriculture biologique, des basses
températures assurant la vernalisation et la qualité du fruit, l’existence des conditions
favorables d’extension et la motivation des agriculteurs constituant tous des
ingrédients pour un fort développement de cette filière dans le futur. Comme points
faibles, nous avons noté que la défaillance des mesures de protection contre la grêle,
l’insuffisance d’infrastructure et l’enclavement géographique posent encore des
difficultés de transport et de distribution qui limite la commercialisation et la valorisation
du pommier. Cette étude a permis de démontrer l’importance socioéconomique du
pommier qui constitue une spéculation stratégique pour le développement de la région.

Mots clés : Valorisation du pommier, agriculture biologique, diagnostic de la filière,


activités pastorales, développement socioéconomique.

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Samid I. et Alem C. (2023). AFRIMED AJ –Al Awamia (139). p. 127-149

Apple tree cultivation and its contribution to socio-


economic development in the Imilchil region
Abstract

The apple tree holds an important place in the economy of the mountainous areas of
the Moroccan Atlas. This study provides a diagnosis of the apple sector in three
communities (Agdal, Bouzmou, and Outerbat) in the region of Imilchil located at around
2200 m of altitude in the middle of the Eastern High Atlas belonging to the province of
Midelt. This region is facing various challenges resulting from climate change and the
depletion of natural resources, especially pasture land, which was the pillar of pastoral
activities of native tribes. Nowadays, food-producing agriculture no longer fully covers
the needs of the whole population. The introduction of apple farming is an opportunity
to overcome these limitations and bring a new dynamic to high-mountain agriculture.
This study is carried out with 300 apple producers by following a transversal and
descriptive methodology. The strengths revealed during this diagnostic, indicate the
availability of water resources, suitable soil for developing organic agriculture, low
temperatures that ensure the fruit quality, existence of favorable conditions for
expansion, and farmer’s motivation are all necessary elements for the significant
growth of this sector in the future. As weak points, we found the failure of protection
measures against hail, lack of infrastructure and geographical isolation continue to
pose transport and distribution challenges, limiting the marketing and valorization of
the apple tree sector. This study has demonstrated the socio-economic importance of
the apple trees, which represents crucial speculation for the region's development.

Key words: Valorization of the apple tree, organic agriculture, diagnosis of the sector,
pastoral activities, socioeconomic development

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‫‪Samid I. et Alem C. (2023). AFRIMED AJ –Al Awamia (139). p. 127-149‬‬

‫زراعة التفاح ومساهمتها في التنمية االجتماعية واالقتصادية في منطقة إميلشيل‬


‫إكرام الصاميد‪ ،‬شكيب عالم‬
‫ملخص‬

‫تحتل زراعة التفاح مكانة هامة في النشاط االقتصادي للمناطق الجبلية في األطلس المغربي‪ .‬توصلت هذه‬
‫الدراسة إلى تشخيص قطاع التفاح في ثالث جماعات قروية (أكدال‪ ،‬بوزمو وأوتربات) بمنطقة إميلشيل‬
‫الواقعة على ارتفاع حوالي ‪ 2200‬متر وسط األطلس الشرقي الكبير في إقليم ميدلت‪ .‬تواجه هذه المنطقة‬
‫حاليًا العديد من التحديات الناجمة عن تغير المناخ وتراجع الموارد الطبيعية‪ ،‬والسيما المراعي التي كانت‬
‫الدعامة األساسية لألنشطة الرعوية للقبائل األصلية‪ .‬حاليًا لم تعد الزراعة المعيشية تغطي احتياجات هذه‬
‫الساكنة‪ ،‬إال جزئيا‪ .‬يعتبر إدخال زراعة التفاح فرصة للتغلب على هذه النواقص وإعطاء دفعة جديدة‬
‫للزراعة في أعالي الجبال‪ .‬أجريت هذه الدراسة على ‪ 300‬مزارع تفاح مع إتباع منهجية مستعرضة‬
‫ووصفية‪.‬تشير نقاط القوة التي تم تحديدها من خالل هذا التشخيص إلى توافر الموارد المائية‪ ،‬تربة مالئمة‬
‫لتنمية الزراعة العضوية‪ ،‬درجات الحرارة المنخفضة التي تضمن اخضرار وجودة الفاكهة‪ ،‬وجود ظروف‬
‫مناسبة لتوسيع الحقول وتحفيز المزارعين تجعل منها المكونات األساسية لتنمية هذا القطاع في المستقبل‪.‬‬
‫كنقاط الضعف‪ ،‬الحظنا فشل تدابير الحماية ضد البرد وعدم كفاية البنية التحتية على مستوى المنطقة‬
‫وعزلتها الجغرافية ال تزال تشكل صعوبات في النقل والتوزيع مما يحد من تسويق وتثمين التفاح‪ .‬أثبتت‬
‫هذه الدراسة األهمية االجتماعية واالقتصادية لزراعة التفاح التي تشكل سلسلة إنتاج إستراتيجية لتنمية‬
‫المنطقة‪.‬‬

‫الكلمااااام المفتا يااااة تثمييييين التفيييياح‪ ،‬الزراعيييية العضييييوية‪ ،‬تشييييخيص القطيييياع‪ ،‬األنشييييطة الرعوييييية‪،‬‬
‫التنمية االجتماعية واالقتصادية‬

‫‪130‬‬
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Introduction
La production des pommes joue un rôle socio-économique vital dans les zones de
montagnes notamment le Haut et le Moyen Atlas du Maroc. Selon le Ministère de
l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts,
les premières plantations de pommier au Maroc ont probablement été installées dès
les années 1920 sur la base de variétés espagnoles. Actuellement, le pommier occupe
une superficie d’environ 30 milles hectares (MAPM, 2014a). Les premiers vergers ont
été plantés en zones de montagne, ayant un hiver très froid, où les conditions
climatiques sont favorables à la croissance et la fructification de cette espèce, avec
une dominance à l’échelle des régions de Drâa-Tafilalet et de Fès-Meknès occupant
respectivement 39 % et 28 % de la superficie nationale. La province de Midelt, rien
qu’à elle seule, produit 90 % de la production nationale de pommes (SIAM, 2020). Les
statistiques du Ministère de l’Agriculture font état du poids socioéconomique de ce
secteur qui génère actuellement 3 millions de jours de travail et environ 1,17 milliards
de dirhams de chiffre d’affaires pour le pays (Alami, 2017).

Le pommier est doté d’une notoriété distinctive au niveau de la province de Midelt.


Actuellement, deux produits sont labellisés dans cette filière. La Pomme de Midelt avec
une indication géographique protégée (IGP) et la Pomme d’Imilchil (Label agricole),
classées comme produits de terroir (Agri-pêche, 2014). Le site d’Imilchil-Amellagou a
été également inscrit parmi les SIPAM (Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole
Mondial) mondiaux par la FAO en Juin 2011(FAO, 2016). Le terroir de la production
de la pomme d’Imilchil compte un patrimoine d’environ 180.000 arbres dans des
vergers très éparpillés de moins de 0.5 ha, avec une production moyenne annuelle
située autour de 4500 tonnes. Dans ce terroir, la culture du pommier date d’environ un
siècle, mais c’est à partir des années 1980 que le pommier a pris de l’élan et considéré
par la population comme culture essentielle en lui réservant les meilleures terres
(MAPM, 2014b).

En dépit de tous ces atouts, la filière pomme est confrontée à plusieurs contraintes
d’ordre agronomique, climatique et commercial. Cette étude a été menée dans l’une
des principales régions montagneuses productrices de pomme au Maroc afin d’évaluer
la contribution potentielle de cette filière au développement socioéconomique en
termes de revenus, de création d’emploi et d’amélioration des conditions de vie pour
cette population enclavée dans la haute montagne.

L’étude vise également de proposer des réponses aux contraintes liées aux pratiques
de gestion agricole et du développement d’une Agriculture Biologique susceptible de
donner une plus-value à cette filière.
On dispose aujourd’hui de peu d’informations sur le fonctionnement de la filière de
pommes et les débouchées de son développement ; son diagnostic est un élément clé
pour la valorisation de cette ressource.
L’enquête menée a pour but d’établir un diagnostic de la situation socioéconomique
de la population, des pratiques agricoles et de la rentabilité de la pomiculture et son
impact sur l’économie de la région. Les informations recueillies serviront à évaluer les
défis auxquels est confrontée la filière ainsi que ses potentialités pour l’avenir.

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Cette étude se propose d’identifier les contraintes et opportunités, tant d’ordre


socioéconomique, écologique ou agronomique de la filière. Les résultats de cette
étude peuvent contribuer à établir un plan de développement local pour l’amélioration
de la dynamique de la région d’Imilchil.
1- La première partie de l’étude s’attache à établir un diagnostic sur le niveau de vie
et l’aspect personnel de la population d’Imilchil.
2- La deuxième partie propose une étude préliminaire sur les pratiques agricoles et les
différents traitements phytosanitaires que subit le pommier d’Imilchil.
3- La troisième partie concerne le volet socioéconomique et l’apport du pommier au
bien-être et au mode de vie des habitants de la région.
4- Dans la dernière partie seront déduites les recommandations et les actions
correctives pouvant contribuer à la mise à niveau de la situation actuelle de la filière.
Matériel et méthodes
Zone d’étude
La zone d’Imilchil fait partie de l’ensemble écologique du Haut Atlas Oriental (Fig.1)
caractérisé par le partage d’eau en quatre bassins versants : Oum-Errabia, Ziz,
Moulouya et Gheris. Elle est caractérisée par une ambiance bioclimatique semi-aride
à hiver froid à très froid (Bakali et al. 2020). Cette zone est aussi connue par ses
importantes chutes de neiges et ses fortes averses s'abattant toute l'année. Même lors
des mois les plus secs, les précipitations restent assez importantes. Imilchil affiche 8.9
°C de température en moyenne sur toute l’année et la précipitation moyenne est de
643 mm (climate-data.org).

Figure1. Localisation de la zone d’étude


Le Haut Atlas oriental et surtout son versant sud est l’un des principales barrières qui
protègent le Maroc contre l’avancée du climat saharien et la désertification. Les hautes
montagnes, le littoral et les oasis en bordure du Sahara sont les écosystèmes les plus
exposés aux changements climatiques.

Le Maroc est l’un des rares pays à avoir une zone de haute montagne (plus de 2000m
d’altitude) habitée par une population qui maintiennent une activité agricole et
pastorale, depuis des siècles. Cette région située au centre du complexe montagnard
du Haut Atlas Oriental se compose de nombreuses vallées, autorisant un accès facile
à de nombreux pâturages et points d’eau, représentant un domaine privilégié des

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activités agricoles et pastorales. La région contient également deux lacs de grande


valeur écologique et touristique pour la région, Lac Isly et Lac Tislyt qui bénéficient de
trois statuts de classement :
- ‘Sites naturels classés’ (désignation par le Ministère de la Culture);
- Sites d’Intérêt biologique et écologique de priorité 2 (Plan Directeur des Aires
Protégées du Maroc);
- Parc national (les deux lacs font partie du Parc National du Haut Atlas Oriental)
(Chilassse et al, 2003).
Le plateau des lacs est déclaré «patrimoine national» en 1941 et reste le seul site
classé de la province d’Er-Rachidia. Il constitue dès lors un haut lieu à la fois pour les
touristes et pour les habitants (Goeury, 2014).
Population cible
Selon les statistiques du Haut-commissariat au Plan du Maroc, le cercle d’Imilchil est
constitué de cinq communes comptant 34672 habitants et 5862 ménages, dont 14804
habitants à la commune d’Agdal occupant 52900 ha de superficie, 9583 habitants à la
commune de Bouzmou sur une superficie de 60500 ha et 6819 habitants à la
commune d’Outerbat présentant 40000 ha de superficie (HCP, 2014).
Notre étude a enregistré la participation de 300 pomiculteurs (100 pomiculteurs dans
chaque commune) des trois communes productrices de pommes dans cette région de
Haut Atlas: Agdal, Bouzmou et Outerbat.
Les critères d’inclusion : l’étude a concerné la population adulte, hommes et femmes
âgés de 18 ans et plus, vivant exclusivement et résidant dans la commune étudiée.
Concept de l’étude
Nature de l’étude
L’étude a été menée en se basant sur une approche méthodologique de type
transversale et descriptive. La technique d’application adoptée sur le terrain est celle
d’enquête d’opinion, qui est réalisée auprès des agriculteurs dans le but de connaître,
d’identifier, de mesurer, de comprendre et enfin d’analyser un panel d’informations
recueillies sur leur conception agricole. Cette étude s’est déroulée pendant environ six
mois (du 03 juin à 28 novembre 2020).

Conception du questionnaire
En se basant sur la méthode du « Focus group » (Kitzinger et al, 2004), nous avons
commencé notre étude par la réalisation d’une vingtaine d’entretiens auprès des
pomiculteurs de chaque commune. Les discussions directes avec ces agriculteurs ont
mis en évidence les problèmes majeurs rencontrés par cette population et ont permis
de connaître leurs pratiques en matière d’utilisation de traitement phytosanitaire, de
connaissance et d’adaptation aux conditions existantes dans la production de pomme
dans la région. Notre objectif principal était de connaitre le fonctionnement global de
la filière et de recenser les retombées économiques du pommier sur la région et sur le
bien-être de ses habitants. Ainsi, nous avons élaboré un formulaire nous permettant
d’avoir des informations sur les caractéristiques générales des pomiculteurs et de leurs
vergers. Il visait également à évaluer les pratiques de gestion agronomique et
phytosanitaire, ainsi que les impacts des changements climatiques sur la qualité et la

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quantité de la production. Les difficultés et les contraintes limitant le développement


de la filière ont fait l’objet d’une attention particulière. Les perceptions des agriculteurs
vis-à-vis des problèmes menaçant leurs cultures (les infections, la grêle…) ont été
fortement prises en compte en raison des impacts de ces conditions, notamment
météorologiques et phytopathologiques, sur la production de pommes.

Enquête pilote
En phase préliminaire, une première version du questionnaire a été élaborée pour
aborder les différentes questions, qui sont liées aux attentes, aux opinions, aux
représentations, aux valeurs, ou aux niveaux de satisfaction des individus.
Les composantes de ce questionnaire (Annexe.1) s’étalent sur plusieurs niveaux,
partant du volet personnel, au volet socioéconomique, passant par le volet
agronomique et phytosanitaire. Ensuite, nous avons testé ledit questionnaire sur un
effectif réduit de 30 agriculteurs à raison de 10 participants par commune étudiée. Le
but principal est de dégager les items qui posent un problème de compréhension ou
d’enchaînement logique des questions et donner des alternatives en cas de difficulté
technique et/ou linguistique. Enfin, certains items du formulaire ont été rectifiés avant
le démarrage réel de l’enquête.

Aspect éthique
Les répondants à cette enquête d’opinion sont informés que le questionnaire est
complètement anonyme. L’exploitation des données est réalisée dans un cadre strict
de la recherche universitaire.

Analyse et traitement statistique des données


Les données recueillies ont été codifiées, saisies et l’analyse statistique a été réalisée
à l’aide du logiciel STATVIEW 5.0 (open source). Les données sont présentées selon
leurs typologies quantitatives ou qualitatives. Ainsi, celles qui sont qualitatives sont
exprimées en pourcentage (en se basant sur le nombre de répondants), ce qui donne
une idée précise de la répartition proportionnelle de différentes modalités de ces
variables. En revanche, les variables quantitatives ont été exprimées selon leurs
moyennes arithmétiques ± écart types.

Résultats

Un total de 325 agriculteurs a été ciblé dont 25 ont refusé de participer à l’étude pour
de nombreuses raisons: manque de temps ou d’intérêt, crainte, ignorance par rapport
à ce genre d’études.
Aspect personnel de la population
Sexe des enquêtés
Selon les résultats de l’enquête, la majorité des interrogés sont du sexe masculin. Le
sexe ratio de la population enquêtée est de 5,18 à la commune d’Agdal, 5 à Bouzmou
et 3,14 à Outerbat.

Dans une région marquée par des traditions masculines, la présence des femmes
(même à 20 %) dans le secteur agricole est une percée de l’intégration de la femme
rurale comme acteur actif dans l’ensemble des étapes de la chaine de production
jusqu’à la récolte. Les femmes ont en charge la majorité des tâches domestiques,
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notamment la recherche de l’eau, du bois de feu, le maintien de la maison et de


l’écurie. Elles participent activement à la conduite de l’élevage et aux travaux agricoles
(désherbage, moisson, récolte).
Taille et type des ménages
La moyenne de taille des ménages est de 8,13 membres par foyer à Agdal, de 8,01 à
Bouzmou, et 8,07 à Outerbat, sachant que 88 % des ménages sont biparentales à
Agdal et Outerbat et d’ordre de 80 % à Bouzmou.
Type d’habitat
L’ensemble de la population enquêtée (100 % des interrogés) est sédentaire et
dispose d’un habitat fixe en dur disposant d’eau et d’électricité.
D’après notre discussion avec les agriculteurs nous avons pu constater que le
pommier ou le secteur agricole en général apporte de la valeur ajoutée sur la qualité
de vie et la stabilité de ces populations qui étaient précaires et exerçaient le
nomadisme auparavant.
Les parcours de haute montagne ont une importance vitale pour les nombreux
nomades, la laine fournie par leurs cheptels était importante pour les échanges
commerciaux et la fabrication des tentes et vêtements.
La femme Hadidouienne a aussi joué un rôle intéressant dans ce sens de
sédentarisation. Comme les autres tribus montagnardes, les Ait Hadidou, surtout les
femmes, ont opté pour la sédentarisation qui progresse aux dépens du pastoralisme.
Depuis les années 1999, plusieurs observateurs ont constaté la diminution du nombre
de tentes montées sur le plateau des lacs (Peyron et Camps, 1999). Actuellement, on
remarque la disparition du nomadisme total, avec la persistance d’un semi-nomadisme
saisonnier. L’introduction de l’agriculture, dont la pomiculture, semble avoir beaucoup
amélioré la situation des habitants de la région sur le niveau social aussi du point de
vue stabilité, éducation des enfants et immigration des jeunes.
Taux de scolarisation et distance à l’école
Cette sédentarisation s’est faite conjointement avec une amélioration des
infrastructures scolaires et la construction d’écoles, le nombre des écoles a triplé de
1978 à 1985 (Peyron et Camps, 1999). Aujourd’hui, chaque commune dispose d’au
moins une école primaire. Cependant, le taux de scolarisation des enfants reste
insuffisant, s’il est 74 % à Outerbat, il se limite à 61 % dans la commune de Bouzmou,
et encore moins (58 %) à Agdal (Fig.2.A).
Concernant la proximité des écoles, 35 % d’habitats d’Agdal sont proche de l’école,
40 % à Bouzmou et 33 % à Outerbat.
Malgré la dureté du climat, surtout en hiver. Les enfants dont l’habitat est éloigné de
l’école marchent environ 40 minutes. Certains traversent la rivière pour atteindre
l’école, rêvant d’un avenir meilleur que celui de leurs parents, dont la plupart n’a jamais
été scolarisés. Selon les discussions échangées avec les répondants, on ressent une
nouvelle prise de conscience chez les parents sur l’importance de l’éducation et de la
scolarisation pour l’avenir de leurs enfants, dont plusieurs sont maintenant en mesure
d'obtenir des diplômes universitaires (licence, master et doctorat).

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Taux d’immigration
Le taux d’immigration en dehors du Maroc est de 19 % à Agdal, 15 % à Bouzmou et
12 % à Outerbat (Fig.2.B). Ces phénomènes de migration traduisent souvent un
déséquilibre des populations vis-à-vis de leur milieu. Sur la base de nos interviews
avec certains jeunes de la région, on a pu constater que c’est le manque d’opportunité
d’emploi et d’activités génératrices de revenus qui poussent les jeunes, notamment, à
aller chercher un avenir meilleur, surtout ailleurs.
Il est à noter que la proportion des membres de la famille engagés dans des activités
agricoles familiales est de 35% à Agdal, 38% à Bouzmou et 37% à Outerbat. Ce ratio
est principalement composé de parents. En conséquence, peu de personnes se
tournent vers la main-d'œuvre extérieure pour les travaux agricoles. Ce recours est
encore limité à la saison des récoltes de céréales et à la récolte des pommes.
Activités parallèles
Malgré l’abandon du nomadisme, l’élevage reste une activité importante à côté de
l’agriculture, avec un taux de 58 % à Agdal, 62 % à Bouzmou et 44 % à Outerbat
(Fig.2.C).
Presque chaque ménage élève une à trois vaches, une vingtaine de caprins et ovins,
un à deux mulets et quelques poulets ou autres volailles. L’élevage est une
composante très importante en tant que source de revenu, du lait, de viande et de
laine (pour l’artisanat). Avec la sédentarisation en dépit de la transhumance, les
paysans commencent à s’orienter vers le développement d’une agriculture intensive
en irrigué profitant de nombreux cours d’eau de la région.
On constate qu’Outerbat se distingue des autres communes par le commerce des
boutiques de détaillants (des produits alimentaires essentiels) qui reste assez limité
au niveau des communes d’Agdal et Bouzmou vu les difficultés de transport et de
distribution relatives à ces zones montagneuses lointaines des sources
d’approvisionnement.

74 % 19 % 62%
58%

61 % 15%
44%
12%
58 %

Agdal Bouzmou Outerbat Agdal Bouzmou Outerbat Agdal Bouzmou Outerbat

Figure 2. Taux de scolarisation (A) d’immigration (B) et des pomiculteurs exerçant


l’élevage (C) au niveau des trois communes étudiées Agdal, Bouzmou et Outerbat.

Aspect agronomique
La totalité des exploitations étudiées sont fragmentées dans l’espace, ce qui rend la
gestion des parcelles plus difficile et plus couteuse pour les agriculteurs. Vu la

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topographie de la région, les terres arables sont limitées aux abords des cours d’eau
dans les vallées.
Le patrimoine national du pommier dépend essentiellement des petits agriculteurs. Le
nombre de pomiculteurs au Maroc est près de 39000, dont 79 % ont des vergers de
très petite taille de moins d’un hectare (MAPM, 2014a).

Superficie de pomiculture étudiée au niveau de la région


La pomiculture représente 66 % des superficies agricoles enquêtées à Outerbat, 50 %
à Bouzmou, alors qu’elle ne dépasse pas les 33% à Agdal. Le reste est occupé par
d’autres cultures essentiellement les céréales qui servent à l’alimentation humaine et
animale (Fig.3.A).

Cultures associées
Les cultures associées au pommier sont principalement la luzerne et le maraichage
(pommes de terre, carottes, navets…). La constitution de ce sous-étage végétal peut
être considérée comme un système ingénieux de gestion de l’espace, de protection et
de conservation du sol. Ces produits de maraichage couvrent une grande partie des
besoins de la population, mais sont également des produits de haute valeur
commerciale pour les petits vendeurs. Notamment la pomme de terre qui est la
principale spéculation, les carottes viennent en 2ème rang. Ce sont les principaux
produits maraîchers vendus dans la plus proche localité urbaine Rich.
Seulement 2% des arbres d’Agdal sont composés d’autres arboricultures que le
pommier, 4 % à Bouzmou, 14 % à Outerbat, et sont essentiellement du poirier. La
grande majorité des arbres cultivés par les agriculteurs d’Imilchil sont composées du
pommier.

Age de plantation du pommier


L’âge des vergers varie entre 8 et 30 ans, ainsi plus que la moitié (62 % à Agdal, 61
% à Bouzmou et 57 % à Outerbat) des vergers des trois communes sont âgés de 30
ans. Quant au pommier de 16 ans, sa part dans le verger de la commune est de 26 %
à Agdal, 31 % à Bouzmou et 34% à Outerbat. Tandis que les vergers de 8 ans
représentent 12 % à Agdal, 8 % à Bouzmou et 9 % à Outerbat (Fig.3.D).
On constate aussi une amélioration des connaissances agronomiques en termes de
gestion des espaces cultivés chez les pomiculteurs ruraux. Vu que les nouveaux
vergers (de 8 ans) ont généralement des densités élevées comparativement aux
plantations âgées, ce qui reflète une agriculture tournée principalement vers le
pommier.

La majorité des interrogés (84 % à Agdal, 97 % à Bouzmou et 91 % à Outerbat),


pensent que le pommier est un arbre intéressant pour la région et souhaitent procéder
à une expansion de cette culture.

Les variétés plantées sont celles qui étaient distribuées par l’Office Régional de la Mise
en Valeur Agricole Tafilalet (ORMVAT). Principalement, la Golden Delicious (pomme
jaune) et la Gala (pomme rouge), et vu la promiscuité entre les vergers qui favorise la
pollinisation croisée, la majorité des pommes obtenues sont des hybrides.

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Aspect phytosanitaire

Traitements phytosanitaires
La totalité des enquêtés estime que les bioagresseurs et les maladies qui attaquent le
pommier entraînent des pertes notables de la production.
Les agriculteurs ont recours à leur propre savoir-faire pour la surveillance du parasite
(par inspection visuelle) avant l’application des traitements phytosanitaires,
généralement disponibles sur le marché local.
Le taux des utilisateurs d’au moins un traitement phytosanitaire, contre les maladies
apparentes sur le pommier, atteint 72 % à Agdal, 81 % à Bouzmou et 78 % à Outerbat
(Fig.3.B).
On indique que la fourchette du nombre de produits phytosanitaires utilisés est de un
à trois produits.
On note aussi que les produits utilisés (Annexe .3) sont tous homologués par l’Office
National de Sécurité Sanitaire des Aliments (ONSSA) et sont généralement des
insecticides (ONSSA, 2013).
On signale qu’au niveau des trois communes étudiées, les agriculteurs expriment le
désir de se convertir à l’Agriculture Biologique. S’ils peuvent bénéficier de la facilitation
du marché et d’accompagnement nécessaire pour la mise en place de cette pratique.

Protection contre la grêle


La totalité des enquêtés de la commune d’Agdal ne disposent d’aucun moyen de
protection contre la grêle, 13 % seulement à Bouzmou et 27 % à Outerbat disposent
des filets paragrêles.
L’ensemble de la population des trois communes estime que les dégâts dus à la grêle
sont importants et endommagent une grande partie de leur production. Ceci est l’un
des problèmes majeurs auxquels est confrontée la filière du pommier dans la région.

Ressources en eau
D’une manière générale les ressources hydriques sont satisfaisantes pour l’exercice
des activités agricoles. Uniquement en période de sécheresse, 13 % à Agdal, 24 % à
Bouzmou et 18 % à Outerbat, ont recours au pompage, pour couvrir toutes leurs
exploitations (Fig.3.C).

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66% 81%
62% 61%
24% 57%
78%
50%
18%
34%
33% 13% 31%
26%
72%

12%
8% 9%

Agdal Bouzmou Outerbat Agdal Bouzmou Outerbat Agdal Bouzmou Outerbat


Agdal Bouzmou Outerbat
30ans 16ans 8ans

Figure 3. Taux d’occupation du pommier (A) d’usage de traitements phytosanitaires


(B) d’usage d’eau du pompage (C) et âge du pommier (D) au niveau des trois
communes Agdal, Bouzmou et Outerbat.

Aspect fertilisation

Fertilisation foliaire
La majorité des interviewés n’applique aucun fertilisant chimique sur les feuilles.
Uniquement 5 % utilisent un fertilisant foliaire à Agdal, 15 % à Bouzmou, et 8 % à
Outerbat.
Le fertilisant utilisée est Basfoliar (Utilisable en Agriculture Biologique selon Règlement
CE 834/2007) qui est un engrais soluble indiqué à l’application foliaire sous forme
d’une gamme d’oligo-éléments chélatés (cuivre, fer, manganèse, zinc...).

Fertilisation du sol
L’ensemble de la population étudiée fertilisent le sol de manière biologique par le
fumier provenant de leur élevage. Cette pratique constitue l’un des points forts
potentiels favorisant l’émergence d’une pomiculture biologique dans la région. On note
aussi que la fertilité du sol peut être améliorée par l’enfouissement des résidus
végétaux ou leur ajout aux déjections des animaux. Le compost n’est pas connu ni
utilisé dans la région.

Désherbage
Aucun herbicide chimique n’est utilisé, l’ensemble de la population des trois
communes procède à un désherbage manuel avec une fréquence de 3 fois/an ou
chaque fois que c’est nécessaire (l’apparition des plantes nuisibles).

Récolte et rendement
Un rendement élevé est d’une importance primordiale et constitue l’ambition de
chaque agriculteur. D’après l’enquête menée dans les trois communes, la durée de la
récolte s’étale sur les deux mois d’octobre à novembre et le rendement moyen varie
de 25 ±3,33 kg/arbre jusqu’à 75 ±8,21 kg/arbre (Fig.4.A).

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À Agdal : plus que la moitié (72 %) récolte 25 kg de pomme/arbre, 22 % récoltent 50


kg/arbre et 4 % récoltent 75 kg/arbre.
À Bouzmou : 66% récoltent 25 kg de pomme/arbre, 27% récoltent 50 kg/arbre et 7 %
récoltent 75 kg/arbre.
À Outerbat : 52 % récoltent 25 kg de pomme/arbre, 37 % récoltent 50 kg/arbre et 11%
récoltent 75 kg/arbre.
On note que chaque exploitant possède en moyenne 45,22 ±3,94 arbres à Agdal,
69,73 ±5,32 arbres à Bouzmou et 91,05 ±8,41 arbres à Outerbat.
La moyenne de rendement annuel en pommes pour chaque exploitant est d’environ
1242,50 ±99,02 kg/exploitant à Agdal, 2200,25 ±184,59 kg/exploitant à Bouzmou et
environ 3723,50 ±359,67 kg/exploitant à Outerbat.

Entreposage
Pendant la récolte, les pommes cueillies sont mises manuellement et soigneusement
dans des caisses, en carton ou en bois, contenant de la paille ou des bouts de papiers
pour des fins de protection.

D’après les résultats de l’enquête, la totalité des exploitants entrepose leurs pommes
dans des hangars et des locaux réservés au stockage des produits agricoles. La durée
d’entreposage varie de 3 à 12 mois selon les conditions de stockage (l’aération,
l’obscurité…). Plus que la moitié des hangars assurent une conservation des pommes
supérieure à six mois et allant parfois jusqu’à 12 mois dans les trois communes grâce
au froid et au climat de la région. L’absence des coûts énergétiques et la conservation
naturelle est un autre point fort pour le projet de la pomme bio. Ainsi pour les paysans
d’Imilchil qui ne se permettent pas d’assurer les charges d’une chambre frigorifique.

Aspect économique

Commercialisation
Type de vente
Les résultats de l’enquête ont montré que le type de vente le plus présent dans les
trois communes est la vente en détail, qui représente 75 % à Bouzmou, 70 % à
Outerbat et 63 % à Agdal. Quant à la vente de production sur pied, c’est-à-dire avant
la récolte, elle représente 21 % à Outerbat, 18 % à Bouzmou et 5 % à Agdal (Fig.4.B).
Le reste de la production n’est pas vendu, soit pour des raisons de qualité et du petit
calibre ou de difficultés d’accès aux marchés. Ces résultats démontrent un vrai
problème de commercialisation de la production des pommes dans la région.

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72% 75%
70%
66% 275404,87
63%

52%
202084,03

37%
32%
27%
22% 21%
101522,13
18%
11%
7% 8%
4% 5% 6%

Agdal Bouzmou Outerbat Agdal Bouzmou Outerbat


Agdal Bouzmou Outerbat
25Kg/arbre 50Kg/arbre 75Kg/arbre Aucune vente En détail Sur pied

Figure 4. Rendements annuels de la récolte (A) Types de vente (B) et revenu moyen
annuel en DH/ha (C) au niveau des trois communes Agdal, Bouzmou et Outerbat.

Calibres de pommes
Les résultats de l’enquête montrent que le petit calibre représente 30 % de la récolte,
le moyen calibre 31 % et le grand calibre 36 % à la commune d’Agdal. Quant à la
commune de Bouzmou 33 % des pommes sont de grand calibre, 35 % sont de calibre
moyen et 31 % de petit calibre. A la commune d’Outerbat, les pommes de grand calibre
représentent 35 %, le moyen calibre 34 % et celles de petit calibre représentent 31 %.
Ce problème de faible calibre peut être dû à l’absence d’élagage et du maintien des
tailles des arbres.

Prix de vente moyen


Selon les résultats de l’enquête, l’ensemble des vendeurs en détail vendent durant
toute l’année, ou jusqu’à rupture de stock. Avec un prix de vente allant de 2,32 jusqu’à
7,70 Dirhams. On signale que le prix varie selon les saisons de vente et selon la
disponibilité du produit sur le marché (Tableau. 1).

Tableau 1. Prix de vente (en DH/kg) de chaque calibre de pomme dans les trois
communes d’Agdal, Bouzmou et Outerbat.
Prix (Dh/kg) Prix de vente du grand Prix de vente du moyen Prix de vente du petit
calibre (en DH/kg) calibre (en DH/kg) calibre (en DH/kg)

Communes

Agdal 6,00 ± 0,16 3,33 ± 0,08 2,32 ± 0,06

Bouzmou 7,70 ± 0,17 4,83 ± 0,10 2,47 ± 0,11

Outerbat 7,19 ± 0,06 5,08 ± 0,03 2,97 ± 0,02

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Moyenne des frais d’irrigation


La moyenne annuelle des frais d’irrigation a été calculée par le nombre d’heures de
pompage (25 DH/h) exploitées par chaque pomiculteur durant toute l’année. Sachant
que seulement peu d’enquêtés utilisent l’eau de pompage en cas d’insuffisance des
ressources hydriques de surface.

La moyenne annuelle par hectare est d’environ 2955,29 ±321,86 DH/ha à Agdal, à
Bouzmou environ 2523,25 ±100,71 DH/ha et 3179,85 ±281,14 DH/ha à Outerbat.
Moyenne des frais de traitements phytosanitaires
On note que les frais annuels sont calculés en multipliant le prix d’achat fois le nombre
(ou quantité) de produits utilisés durant toute l’année.
La moyenne des frais de traitements phytosanitaires des arbres par hectare est
d’environ 519,43 ±10,85 DH/ha à Agdal, environ 1961,28 ±134,12 DH/ha à Bouzmou
et environ 1119,79 ±107,17 DH/ha à Outerbat.
Moyenne des frais de fertilisation
Vu que le fumier utilisé pour la fertilisation du sol provient des écuries d’élevage. Les
frais annuels de fertilisation ne dépassent pas les 785,71 ±32,08 DH/ha à Agdal,
1790,86 ±150,78 DH/ha à Bouzmou et 1741,03 ±205,46 DH/ha à Outerbat.

Moyenne des frais de la main d’œuvre à la récolte des pommes


La moyenne annuelle des frais de la main d’œuvre de la récolte des pommes est
d’environ 2180,57 ±207,59 DH/ha à Agdal, environ 4081,73 ±445,25 DH/ha à
Bouzmou, et 4558,42 ±404,17 DH/ha à Outerbat.

On note que ces frais sont essentiellement liés à la récolte où les familles sont obligées
de recruter une main d’œuvre externe.

Moyenne du revenu total du pommier dans chaque commune


Les résultats de l’enquête montrent que la moyenne du revenu total annuel (total de
ventes moins total de coûts) du pommier par hectare est estimée approximativement
à 101522,13 ±8576,57 DH/ha au niveau de la commune d’Agdal. A Bouzmou, ce
revenu est encore meilleur, environ 202084,03 ±24952,73 DH/ha. Tandis qu’à
Outerbat, les revenus sont plus importants et peuvent atteindre 275404,87 ±21572,28
DH/ha (Fig. 4.C).

Le pommier constitue une source de revenu très importante pour les agriculteurs
d’Imilchil qui pratiquent l’agriculture comme activité principale et pilier de l’économie
de leur région.

Causes de pertes
D’après les discussions effectuées avec les interrogés, l’ensemble de la population
enquêtée considère les infections phytopathologiques et les chutes de grêle comme
les deux principales causes de perte de la production des pommes dans la région. La
grêle est placée au premier rang des dégâts et puis les infections de pommier qui
endommagent et avortent les efforts fournis par ces paysans durant toute l’année.
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Encadrement de la filière
Concernant l’encadrement des organismes de développement rural, à Agdal 18 % des
enquêtés le qualifie de moyenne qualité, 24 % à Bouzmou et 38 % à Outerbat. Tandis
que la majorité des enquêtés estiment qu’il est insuffisant, en exprimant un besoin en
formation et en accompagnement afin d’améliorer leurs pratiques agricoles (l’emploi
raisonné des engrais, la mise en place de l’agriculture biologique, la protection
paragrêle, la taille des arbres …).

Selon les interviewés, on note qu’uniquement 11 % d’entre eux font partie d’une
coopérative agricole à Agdal, 22 % à Bouzmou et 31 % à Outerbat. Ce qui reflète la
nécessité d’une réforme organisationnelle afin de promouvoir la pomiculture, même
au niveau national. Aujourd’hui, on ne trouve pas une structure exclusivement dédiée
aux pomiculteurs.

Visions et perspectives exprimées par la population


Le pourcentage des agriculteurs qui estiment que le pommier a contribué au
développement socio-économique de la région est 29 % à Agdal, 34 % à Bouzmou et
40 % à Outerbat. Alors que la majorité pense que le pommier n’arrive toujours pas à
jouer son rôle pleinement.
Les défis actuels de l’ensemble de la population enquêtée peuvent être classés
comme suit :
a) Contraintes de commercialisation
- Difficulté d’accès au marché
- L’éloignement géographique et l’état vétuste des infrastructures routières
- Faiblesse de calibre et de tonnage produit
- La rude concurrence avec d’autres régions productrices de pommes.
b) Contraintes agronomiques
- Essentiellement la grêle et les attaques des parasites (principalement des
insectes).
c) Contraintes organisationnelles
- Le manque de regroupement des agriculteurs en associations ou coopératives
pour trouver des solutions collectives et améliorer leur pouvoir de négociation.
Discussion
Imilchil est le centre du Haut Atlas oriental, région longtemps enclavée et difficilement
accessible. Bien que ce soit le château d’eau qui alimente une grande partie des
grands fleuves marocains, elle reste caractérisée jusqu’à des dates récentes par une
faiblesse des infrastructures, des difficultés économiques et un retard de
développement.
Les principaux indices de développement que nous a révélé le diagnostic de la
situation socio-économique actuelle de la région sont :
La disparition du nomadisme total comme principale activité et son remplacement par
un semi-nomadisme où l’agriculture joue un plus grand rôle aujourd’hui. Actuellement,
la totalité des ménages dispose d’habitation en dur disposant d’eau et d’électricité. Ce
qui indique la contribution de la pomiculture dans la stabilisation de cette population

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transhumante auparavant. Le taux global d’analphabétisme a également diminué du


77,7% en 2001 à 34,5 % en 2014 (HCP, 2018). On compte aujourd’hui plus de 18
écoles au niveau du cercle d’Imilchil, mais le taux de scolarisation des enfants reste
faible sauf à Outerbat où il atteint 74 %.
Sans compter l’immigration à l’intérieur du Maroc, le taux d’immigration vers l’Europe
reste important chez la population active notamment à Agdal où il atteint 19 %.
L’activité économique de la région se concentre autour de l’agriculture, l’élevage, le
petit commerce et le tourisme. Bien que le cercle d’Imilchil soit classé parmi les
destinations touristiques au Maroc, le nombre d’intervenants locaux vivants du
tourisme reste limité (13 % à Agdal, 6 % à Bouzmou et 5 % à Outerbat).Les
intervenants vivants de l’activité commerciale qui comprend les boutiques et cafés
restent aussi limités (8 % à Agdal, 22 % à Bouzmou et 19 % à Outerbat).
Ceci fait que l’agriculture et l’élevage restent les principales sources de revenus pour
la population.

La taille du cheptel bovins, ovins et caprins reste modérée et l’alimentation de ces


cheptels dépend des champs de luzerne et de la paille de céréales et du pâturage
dans les hauteurs avoisinantes. La faiblesse des ressources alimentaires en fourrage
et pâturage pour le cheptel fait que les familles ne peuvent pas maintenir un grand
nombre d’animaux ou assurer un élevage intensif.

Les rentes de l’élevage se limitent à la vente annuelle des veaux et des moutons
préparés pour la fête d’Aïd Al-Adha. Le lait et ses dérivées occupent une place
importante dans l’alimentation des familles et la laine produite du cheptel est soit
valorisée par l’artisanat local, soit vendue.

Les spéculations agricoles se composent de : pommier, céréales, luzerne et cultures


maraîchères. Le pommier reste la principale spéculation au niveau des trois
communes, et la proportion des surfaces consacrées au pommier est important (66 %
à Outerbat, 50 % à Bouzmou et 33 % à Agdal).Ces plantations proviennent de trois
actions de promotion de la culture de pommier engagée par l’ORMVAT et autres
organismes étatiques, depuis les années 1991, ce qui impose un besoin de
renouvellement des vergers pour assurer la pérennisation de cette culture. On note
aussi que les agriculteurs (plus de 90 %) expriment leur désir d’expansion et
d’augmentation de la superficie dédiée au pommier, mais vu la faiblesse de leurs
propres moyens, ils s’appuient toujours sur le soutien étatique.
Les intrants de cette culture sont relativement faibles par rapport aux régions
concurrentes. Les engrais de fond se limitent au fumier produit naturellement au niveau
de la ferme. Le désherbage est manuel et se fait de manière ponctuelle par la main
d’œuvre familiale. Quant aux produits phytosanitaires, trois insecticides ont été
répertoriés dans les trois communes étudiées. Dans une étude similaire sur le pommier
de la région voisine de Fès-Meknès, Lahlali et ses collègues ont noté l’usage de 42
insecticides, 17 acaricides et deux herbicides dans les provinces d’Ifrane et Séfrou
(Lahlali et al, 2021). Le nombre de produits utilisés dans la région de Fès-Meknès est
plus important que celui utilisés dans la région étudiée. Cette indépendance aux
herbicides et aux engrais de synthèse, est un point fort pour les agriculteurs d’Imilchil
qui aspirent à développer une pomiculture biologique.

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Nous proposons également la valorisation des pommes de petit calibre (30 % de la


production) non vendues pour la fabrication du vinaigre, jus, ou extraction de
pectines... Ces unités de transformation vont, non seulement, créer de la valeur
ajoutée en diversifiant les gammes de produits fabriqués au terroir d’Imilchil, mais vont
également réduire l’exode rural en créant des opportunités pour les jeunes sans
emploi.
Le revenu moyen annuel du pommier pour chaque producteur, est environs 7554
±640,39 DH/pomiculteur à Agdal, 14871 ±1804,80 DH/pomiculteur à Bouzmou et vers
20020 ±1579,95 DH pour les pomiculteurs d’Outerbat.
La commune d’Agdal est la commune où la filière de pomme est la moins rentable,
mais aussi la commune qui affiche les taux les plus élevés d’immigration et
d’analphabétisme. Dans une autre étude, Auclair et son équipe confirment que les
difficultés liées à la scolarisation des enfants, les revenus très faibles, absence des
signes de confort habituels (électricité, infrastructure, système de soins..) et l'absence
de perspectives de projets de développement conduisent à une immigration massive
des populations du Haut Atlas (Auclair et Alifriqui, 2012).
On remarque une différence territoriale, où la commune d’Outerbat enregistre les
chiffres les plus élevés en termes de revenu et de productivité des arbres, suivi par la
commune de Bouzmou, et finalement la commune d’Agdal qui montre des rendements
moins importants.

En effet, la commune d’Outerbat située dans le haut Ziz, est la zone la mieux pourvue
en surface et averses d’eau avec écoulement continue, mais aussi de nombreuse
source avec des débits importants. Il y’avait toujours une ancienne tradition
d’agriculture à Outerbat, ce qui a amélioré la maitrise des techniques et connaissances
agricoles chez les agriculteurs de cette commune en termes de protection de leurs
champs contre les crues et les attaques de grêle qui se produisent de façons
régulières. Les deux communes Bouzmou et Agdal quant à eux, font partie du réseau
hydrique d'Assif-Melloul qui fait partie du réseau d'Oued Oum-Rabiaa. L'agriculture
traditionnelle se basait sur les crues des rivières pour irriguer des champs de céréales
et un peu de maraichage. Les terres arables sont limitées aux seules bordures du lit
de la rivière. La zone ne possède pas de nappe phréatique importante, et l’élevage
prédominait au dépens de l’agriculture, jusqu’à des dates récentes. Ainsi les
agriculteurs d’Outerbat sont ceux qui maitrisent le mieux la conduite du pommier.
Néanmoins, plus de pomiculteurs dans la province d’Outerbat étaient instruits que
ceux des autres communes aussi bien en termes de pratiques phytosanitaire (mode
d’emploi, composition des produits utilisés…) qu’en termes de communication durant
les interviews. Cela peut être aussi du à la proximité du milieu urbain, et l’échange
d’expérience avec d’autres producteurs des régions voisines, puisque la commune
d’Outerbat est la commune la plus porche de la ville de Rich.

Malgré cela, l’agriculture et la pomiculture en particulier reste la principale rente au


niveau des trois communes. Selon nos sondages, c’est le secteur stabilisant ces
populations dans la haute montagne.
Le développement du monde rural ne peut s’envisager que par le développement de
filières intégrées et viables sur le plan économique, de la production à la vente.

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Après avoir identifié les faiblesses de ce secteur dans la région, il ressort que la
collaboration est la meilleure solution ; l’adhésion en coopérative est la formule
privilégiée pour l’organisation professionnelle et économique de ces petits agriculteurs.
Nous suggérons une approche simple et pratique qui commence par l’organisation
collective en tant qu’alternative à l’auto emploi individuel. Ce statut permettra aux
pomiculteurs de bénéficier de plusieurs services comme la participation aux salons et
forums d’exposition, l’échange des expériences avec d’autres pomiculteurs des autres
régions, et surtout bénéficier des formations et de l’assistance technique nécessaire
pour améliorer leurs connaissances en termes de bonnes pratiques agricoles.
Dans un premier temps nous proposons de grouper les parcelles fragmentées dans
l’espace en forme de petites fermes afin de faciliter la gestion de ces vergers éparpillés
et de minimiser les pertes en matière d’irrigation, de protection, d’installation des filets
anti-grêle, de lutte contre les ravageurs, pour réduire les coûts et optimiser la rentabilité
des systèmes agricoles.
L’objectif principal de cette réflexion est de faciliter également l’introduction des
techniques de l’agriculture biologique (AB), qui aura de grandes retombées
économiques ainsi qu’écologiques. Cependant des efforts de recherche agronomique
sont nécessaires pour favoriser la diffusion de ce concept auprès des paysans.
Quant à la commercialisation, en tenant compte des nouveaux changements et la
digitalisation des marchés, nous suggérons des solutions aussi modernes et
abordables comme la prise en main des outils digitaux, la création d’un site web sur
les réseaux sociaux et valoriser les produits de terroir par une communication adaptée,
afin de faire reconnaitre la pomme labellisée d’Imilchil, d’améliorer notoirement sa
visibilité et de trouver de nouveaux clients. Il y a une multitude de partenariats à créer
dans ce domaine. Le besoin de se faire accompagné par des professionnels ou des
consultants experts s’impose toujours qu’il soit en termes de techniques de vente et
marketing qu’en termes de techniques agricoles et exigences de l’AB. Rien qu’en
s’engageant dans cette optique, c’est l’ensemble du monde rural qui peut être
transfiguré.
Conclusion
La culture du pommier s’est bien intégrée dans le paysage agricole de la région
d’Imilchil. Il représente la principale rentrée d’argent pour les agriculteurs et une filière
qui possède encore un champ d’extension et de croissance.
Les agriculteurs même s’ils sont conscients des lacunes de la filière des pommes au
niveau de leurs communes, ils expriment cependant leur confiance dans cette filière
et le souhait d’augmenter les terres attribuées à la pomiculture.
Toutefois, pour que cette filière puisse jouer pleinement son rôle, une restructuration
et mise à niveau de ce secteur est impérativement urgente.
Comme solutions, on propose les actions suivantes :
- Un rajeunissement et une augmentation de la surface des vergers ;
- Une meilleure protection de la culture contre les ravageurs et la grêle ;
- Mise en place d’une facilitation du marché ou de subventions afin de promouvoir
l’agriculture biologique et donner une plus-value à la pomme labellisée d’Imilchil ;

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- Sensibilisation et formation des agriculteurs à leurs connaissances sur la gestion


intégrée des ennemis de la culture (les maladies du pommier et les changements
climatiques) ;
- Organisation des salons et des forums d’exposition valorisant les produits de terroir ;
- Création d’unités de transformation et de valorisation des pommes de faible calibre
(jus, vinaigre, confiture, extraction des pectines) ;
- Organisation et agrégation des intervenants de la filière en coopératives pour
améliorer leur pouvoir de négociation, la gestion collective des risques, l’accès à
l’information et aux marchés, ainsi qu’aux circuits de vente et de distribution.

Déclaration d’intérêt
Les auteurs déclarent qu’ils n’ont pas d’intérêts financiers concurrents ou de relations
personnelles connus qui auraient pu sembler influencer le travail rapporté dans cet
article.
Remerciement
Les auteurs tiennent à remercier le Dr. Younes Filali Zegzouti (Faculté des Sciences
à l’Université Moulay Ismail. Meknès, 50000, Maroc) pour sa contribution à l’analyse
statistique et Mr. Lhoussaine OUZANNI (Association Akhiam. Imilchil, Maroc) pour sa
contribution à la réussite des enquêtes de terrain auprès des agriculteurs.

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