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La Responsabilite Societale Des Entreprises - PR Offory

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LA RESPONSABILITE SOCIETALE DES

ENTREPRISES

Introduction

Ch I Le DD et La RSE
1- Les constats
2- La RSE ; le DD en entreprise

Ch II les Parties Prenantes et la RSE


1- Les domaines d’action de la RSE
2- La RSE et les parties prenantes

Ch III Etude de la norme ISO 26.000


1- L’étude de la norme
2- Les caractéristiques de la RSE selon la norme ISO 26000

Conclusion
Introduction
Le Développement Durable (DD) et la Responsabilité Sociale et
Environnementale (RSE) sont devenus, au début du XXIè siècle, des thèmes
dominants du management des organisations (entreprises, administrations,
réseaux sociaux). Depuis son apparition, la RSE est en constante évolution.
Tantôt l’on l’a définie comme la Responsabilité Sociale des Entreprises ou
tantôt comme la Responsabilité Sociétale des Entreprises. On parle aussi
de RSO par rapport aux organisations. Cela n’a rien d’étonnant puisque ces
différentes notions reflètent l’attente de la société à un moment donné. Au fur
et à mesure que les préoccupations de la société changent, les attentes vis-
à-vis des entreprises évoluent en conséquence. En fonction de la
compréhension de ce thème, une approche définitionnelle peut se dégager.

Du latin ‘’Respondere’’ qui signifie répondre de ses actes, la responsabilité


est l’obligation de répondre de ses actes et d’en assumer les conséquences.
Une responsabilité ne peut être prise que par les êtres humains. L’homme
agit et doit assumer les conséquences de ses actes. La responsabilité est
donc évaluée à posteriori, à partir des conséquences de l’action et de ce fait
l’homme assume les conséquences. Dans le cadre de la RSE, cela renvoie
à la nécessité des entreprises de bien préciser qui répond de quoi et sans se
tromper. ‘’Social’’ désigne ce qui est propre à une société.

Apparue au cours des années 1960 dans la littérature consacrée aux


entreprises, la RSE souffre de l’absence d’une définition commune. Toutefois
en dépit de quelques essais de définitions qui tendent désormais à être des
références en la matière, nous retenons celle de la Commission de l’Union
Européenne éditée en 2001 et remise à jour en 2011 et celle proposée par
les lignes directrices ISO 26000.

En 2001, dans son livre vert intitulé « Promouvoir un cadre européen pour
la responsabilité sociale des entreprises », la Commission des
Communautés Européennes (CCE) parle de la RSE en l’appelant la
Responsabilité Sociale des Entreprises et l’a défini ainsi : « l’intégration
volontaire par les entreprises des préoccupations sociales et
environnementales dans leurs activités commerciales, ainsi que dans leurs
interactions avec les parties prenantes» 1. A savoir contribuer de leur propre
initiative à améliorer la société et rendre plus propre l’environnement mais
aussi aller au-delà et investir davantage dans le capital humain,
l’environnement et les relations avec les parties prenantes2. Cette définition
précise que la responsabilité des entreprises demeure un acte volontaire.

En 2011, soit dix ans (10) après, cette approche définitionnelle de la CCE a
évolué et connu une intégration plus rigoureuse de la notion de
responsabilité. Le 25 Octobre 2011, à sa session ordinaire à Bruxelles, la
CCE a proposé de redéfinir la RSE comme étant « la responsabilité des
entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société »3. Loin d’être
volontaire et laissée à l’appréciation des entreprises, la RSE est désormais
l’engagement et la responsabilité des entreprises à l’égard des parties
prenantes. Il convient dès lors pour s’acquitter pleinement de cette
responsabilité que les entreprises s’engagent en collaboration étroite avec
leurs parties prenantes dans un processus destiné à intégrer les
préoccupations sociales, humaines, culturelles, politiques,
environnementales, éthiques, de droits de l’homme dans leurs activités
commerciales. Ce processus vise à :

- optimiser la création d’une communauté de valeurs pour leurs


propriétaires/actionnaires, ainsi que les autres parties prenantes et
l’ensemble de la société,

1 Christian Vermeulin, Frederic Vermeulin ; Comprendre et entreprendre une démarche RSE. La responsabilité
sociétale pour tous les entrepreneurs, Afnor Editions, 2012, P.1. 126p.
2 Livre vert publié par la Commission des Communautés Européennes (CCE), « Promouvoir un cadre européen pour

la responsabilité sociale des entreprise, communication, 2002, RSE


3 Communication de la commission au parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et

au comité des régions- RSE : une nouvelle stratégie de l’UE pour la période 2011-2014, P. 7.
- recenser, prévenir et atténuer les effets négatifs potentiels que les
entreprise peuvent exercer.

Au regard de cette définition, la RSE n’apparait plus comme une démarche


volontaire, mais plutôt comme une nécessité de reformer le marché
économique et à humaniser les relations socioprofessionnelles.

La deuxième définition est celle proposée par les lignes directrices ISO 26000
dans sa version du 1er novembre 2010. Elles parlent de Responsabilité
Sociétale de l’Entreprise et la désigne ainsi : « la responsabilité sociétale
est la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses
décisions et activités sur une société et sur l’environnement se traduisant par
un comportement éthique et transparent qui :

- contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-


être de la société ;
- prend en compte les attentes des parties prenantes ;
- respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes
internationales de comportement ;
- est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses
relations »

La commission européenne parle de responsabilité sociale des


entreprises tandis que les lignes directrices utilisent plutôt le terme
responsabilité sociétale de l’entreprise ou des organisations (RSE ou
RSO). Quoi qu’il en soit, il ressort de ces approches :

- une réelle prise de conscience des impacts environnementaux et


sociaux des activités des entreprises ;
- un appel à la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets ou des
impacts positives ou négatives sur la société de ses activités ;
- le lien entre les activités de l’entreprise ou l’organisation et les
préoccupations environnementales, sociales, éthiques…
- l’implication des parties prenantes dans la démarche de prise de
responsabilité ;
- une décision stratégique : l’intégration de cette démarche RSE dans
toute l’entreprise et dans leurs activités opérationnelles. Elle s’applique à
tout le cœur de métier de l’entreprise.

Compte tenu de la diversité des enjeux, le terme ‘’social’’ semble trop


restrictif. Il risque de limiter le débat aux seuls intérêts des salariés de
l’entreprise et de ses sous-traitants et peut être à un degré plus élevé aux
actionnaires alors que le terme ‘’sociétal’’ est à la fois plus large et souligne
le caractère transversal de beaucoup des problématiques posées. La prise
en compte simultanée des enjeux économiques, sociaux et
environnementaux pose des défis à l’ensemble des acteurs concernés4. Nous
allons utiliser l’adjectif ‘’sociétale’’ pour définir la RSE ; Responsabilité
Sociétale des Entreprises.

La mission d’une entreprise est de créer de la richesse et des emplois, en


proposant aux consommateurs des produits et services à un prix raisonnable
avec leur nature et leur qualité.5 Mais cette mission ne doit pas se faire au
détriment de la société et de l’environnement. L’environnement est un milieu
dans lequel un organisme fonctionne, incluant l’eau, l’air, la terre, les
ressources naturelles, la faune, la flore, les êtres humains et leurs
interactions. L’environnement est composée d’éléments biotiques (l’Etre
Humain et les organismes vivants, la faune, la flore… ) et d’éléments
abiotiques (eau, sol, air, matière première, climat… ). C’est l’ensemble de ces
éléments qui conditionnent le cadre de vie. L’enjeu majeur de la RSE est le

4 André SOBCZAK : Responsabilité globale ; manager le développement durable et la responsabilité sociale des
entreprises, Edition Vuibert, Avril 2011, p.5.
5 Alain Jounot Le Développement Durable ; 100 questions pour comprendre et agir ; AFNOR 2004 ; p151.
maintien de la vie dans un environnement sain. Quelle est la compatibilité
entre l’activité de l’entreprise et le maintien des écosystèmes ?

La RSE a donc surgi pour rappeler aux entreprises que la finalité de ces
dernières ne doit pas s’exprimer uniquement en objectifs économiques et
financiers, c’est à dire la fourniture des biens et services utiles à la société et
le retour sur investissement mais la prise en compte des impacts sociaux et
environnementaux de leur activité pour adopter les meilleurs pratiques
possibles et contribuer ainsi à l’amélioration de la société et à la protection de
l’environnement.

La mise en relief de l’impact environnemental des activités des entreprises


ou de la protection de l’environnement par les entreprises correspond à la
contribution de l’entreprise au développement durable. Le Développement
durable est défini par la commission Mondiale pour l’Environnement et le
Développement (CMED) dans son rapport de Brundtland en 1987 : « un
développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la
capacité des générations futures de répondre aux leurs »6. Il est un
compromis entre les intérêts des générations actuelles et ceux des
générations futures dans un contexte de l’équité intergénérationnelle. Il a
pour ambition de tendre vers une société plus responsable et plus juste. Cette
ambition doit faire partie des préoccupations des entreprises d’où la RSE.

6 Ibidem p. 3
I- LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET LA
RESPONSABILITE SOCIETALE DES ENTREPRISES

Au sommet sur le développement durable, tenu en septembre 2015 à New


York : les 193 États Membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté
officiellement un nouveau programme de développement durable intitulé «
Transformer notre monde : le Programme de développement durable à
l’horizon 2030 ». Les ODD prennent le relais des Objectifs Millénaire de
Développement (OMD, 2000 – 2015)

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) sont des objectifs de


développement adoptés par les Nations Unies en septembre 2015 à New
York et qui s’adressent à la communauté internationale afin que, d’ici 2030,
la pauvreté soit éradiquée, la planète, protégée, et la prospérité, assurée pour
toutes et tous.

S’inscrivant dans la lignée du développement inclusif, les Objectifs de


Développement Durable apportent une dimension globale et transversale qui
couvre l’ensemble des enjeux de développement pour les pays développés
comme pour les pays en développement. Ainsi, au-delà objectifs généraux
d’éradication de la pauvreté, figurent des objectifs de préservation de
l’environnement ou de réduction des inégalités entre les nations par exemple.

L’expression « développement durable » s’inscrit dans une prise de


conscience générale de l’impact de la vie humaine sur l’environnement,
l’économie et la société. En effet les activités humaines ont d’effets à la fois
inquiétants et prometeurs.
I-1- LES CONSTATS

Notre monde actuel présente un visage très inquiétant ; et cela tant sur le
plan international que sur le plan national :

- sur le plan international : plusieurs accidents dramatiques d’origine


industrielle se sont produits dans le monde (Tchernobyl, Fukushima, Seveso,
Bhopal, etc.), le réchauffement climatique, le changement (désordre)
climatique, la croissance démographique ( 9 milliards en 2050), la pression
manifestée par les changements climatiques et leurs conséquences, les
catastrophes environnementales (Tsunamis, Haïti,…), les catastrophes
écologiques, la pollution des mers, les tremblements de terre, les irruptions
volcaniques, les conditions de travail difficiles dans les pays de main d’œuvre
abondante (par exemple : l’effondrement de la Rana Plaza ; un immeuble à
Dacca (Bangladesh) abritant plusieurs ateliers de confection travaillant pour
divers marques internationales de vêtements 1127 morts en Avril 2013), les
faillites désastreuses ou frauduleuses des entreprises, la délocalisation des
entreprises, l’apparition de nouvelles maladies, le non-respect des droits de
l’homme (par exemple en Libye, et dans les pays de transit de fortes
populations de migrants), les scandales financiers (Vivendi, Enron, Madoff…)
- au plan national : la déforestation avancée, l’exploitation minière
abusive, la destruction de l’écosystème dans les régions d’exploitation
minières, la pollution de l’air, la mauvaise gestion des ordures ménagères, la
pollution de l’eau et des cours d’eau, l’insalubrité, la pollution dû aux sachets
plastiques domestiques aux à bords des plages, l’urbanisation (les nouveaux
quartiers naissants), les catastrophes environnementales (affaire déchets
toxiques du Probo Koala en Septembre 2006, les décharges anarchiques de
déchets domestiques), la production incontrôlée des déchets, l’exploitation
excessive des ressources pour des besoins sans cesse croissants, la
disparition des communautés villageoises et du patrimoine culturel ancestral
avec la construction d’infrastructures ; les accidents de travail parfois mortels
sur les chantiers, le travail des enfants, les dégâts des pluies causant des
innondations à certaines périodes de l’année, les dégâts de séismes
(exemple en Turquie et en l’Irak) (voir les films documentaires sur
l’exploitation minière et le blanchiment d’argent)…

Ses différents constats dont la liste n’est pas exhaustive montrent que la
croissance économique ne s’accompagne pas naturellement d’un progrès
social et humain et a des conséquences néfastes. Cependant, quelques
lueurs d’espoir existent quant aux impacts positifs des entreprises sur la
société. Ces impacts positifs peuvent peuvent être recherchées au niveau
des emplois crées par celles-ci, les révenus générés par ces emplois qui
augmentent le pouvoir d’achat des ménages et réduisent la pauvreté et la
vulnérabilité des membres des familles, la production de biens et services qui
améliorent le bien-être de la population, etc.

Malgré cela, une prise de conscience est nécessaire pour l’émergence d’un
monde plus humain qui vise à généraliser ces effets positifs des entreprises,
d’où le développement durable se traduisant par la RSE au niveau des
entreprises ou des organisations.

I-2- LE RAPPORT DEVELOPPEMENT DURABLE ET LA RSE

Le DD selon l’Agenda 2023 des Nations Unies s’articule autour de 17 objectifs


universels et indivisibles à atteindre avec 169 cibles et 230 indicateurs. Les
17 objectifs de dévelopepment durable sont repartis comme suit :

Pilier population : ODD 1 – 6


Pilier prospérité : ODD 7 – 11
Pilier planète : ODD 12 – 15
Pilier paix : ODD 16
Pilier partenariat : ODD 17
Les objectifs :

Objectif 1. Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le


monde
Objectif 2. Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la
nutrition et promouvoir l’agriculture durable
Objectif 3. Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-
être de tous à tout âge
Objectif 4. Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied
d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la
vie
Objectif 5. Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes
et les filles
Objectif 6. Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer
une gestion durable des ressources en eau
Objectif 7. Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables,
durables et modernes, à un coût abordable
Objectif 8. Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et
durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous
Objectif 9. Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une
industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation
Objectif 10. Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre
Objectif 11. Faire en sorte que les villes et les établissements humains
soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables
Objectif 12. Établir des modes de consommation et de production durables
Objectif 13. Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les
changements climatiques et leurs répercussions
Objectif 14. Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers
et les ressources marines aux fins du développement durable
Objectif 15. Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à
les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la
désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et
mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité
Objectif 16. Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à
tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice
et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces,
responsables et ouvertes à tous
Objectif 17. Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat
mondial pour le développement durable et le revitaliser.

Les indicateurs sont en fonction des objectifs. Ce sont :

ODD 1 : PAS DE PAUVRETE

ELIMINER L’EXTREME PAUVRETE ET LA FAIM


1.1 D'ici à 2030, éliminer complètement l'extrême pauvreté dans le
monde entier (s'entend actuellement du fait de vivre avec moins de
1,25 dollars par jour)

1.2 D'ici à 2030, réduire de moitié au moins la proportion d'hommes,


de femmes et d'enfants de tout âge qui vivent dans la pauvreté sous
tous ses aspects, telle que définie par chaque pays et quelles qu'en
soient les formes

1.3 Mettre en place des systèmes et mesures de protection sociale


pour tous, adaptés au contexte national, y compris des socles de
protection sociale, et faire en sorte que, d'ici à 2030, une part
importante des pauvres et des personnes vulnérables en bénéficient

1.4 D'ici à 2030, faire en sorte que tous les hommes et les femmes,
en particulier les pauvres et les personnes vulnérables, aient les
mêmes droits aux ressources économiques et qu'ils aient accès aux
services de base, à la propriété et au contrôle des terres et à d'autres
formes de propriété, à l'héritage et aux ressources naturelles et à
des nouvelles technologies et des services financiers adéquats, y
compris la microfinance

1.5 D'ici à 2030, renforcer la résilience des pauvres et des personnes


en situation vulnérable et réduire leur exposition et leur vulnérabilité
aux phénomènes climatiques extrêmes et à d'autres chocs et
catastrophes d'ordre économique, social ou environnemental

l.a Garantir une mobilisation importante de ressources provenant de


sources multiples, y compris par le renforcement de la coopération
pour le développement, afin de doter les pays en développement, en
particulier les pays les moins avancés, de moyens adéquats et
prévisibles de mettre en œuvre des programmes et politiques visant
à mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes
l.b Mettre en place aux niveaux national, régional et international des
principes de politique générale viables, qui se fondent sur des
stratégies de développement favorables aux pauvres et soucieuses
de la problématique hommes-femmes, d'accélérer l'investissement
dans des mesures d'élimination de la pauvreté

ODD2 : FAIM ZERO

ÉLIMINER LA FAIM, ASSURER LA SECURITE ALIMENTAIRE,


AMELIORER LA NUTRITION ET PROMOUVOIR L'AGRICULTURE
DURABLE

2.1 D'ici à 2030, éliminer la faim et faire en sorte que chacun, en


particulier les pauvres et les personnes en situation vulnérable, y
compris les nourrissons, ait accès tout au long de l'année à une
alimentation saine, nutritive et suffisante

2.2 D'ici à 2030, mettre fin à toutes les formes de malnutrition, y


compris en réalisant d'ici à 2025 les objectifs arrêtés à l'échelle
internationale relatifs aux retards de croissance et à l'émaciation parmi
les enfants de moins de 5 ans, et répondre aux besoins nutritionnels
des adolescentes, des femmes enceintes ou allaitantes et des
personnes âgées

2.3 D'ici à 2030, doubler la productivité agricole et les revenus des


petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes, les
autochtones, les exploitants familiaux, les éleveurs et les pêcheurs, y
compris en assurant l'égalité d'accès aux terres, aux autres
ressources productives et intrants, au savoir, aux services financiers,
aux marchés et aux possibilités d'ajout de valeur et d'emploi autres
qu'agricoles
2.4 D'ici à 2030, assurer la viabilité des systèmes de production
alimentaire et mettre en œuvre des pratiques agricoles résilientes qui
permettent d'accroître la productivité et la production, contribuent à la
préservation des écosystèmes, renforcent les capacités d'adaptation
aux changements climatiques, aux phénomènes météorologiques
extrêmes, à la sécheresse, aux inondations et à d'autres catastrophes
et améliorent progressivement la qualité des terres et des sols

2.5 D'ici à 2020, préserver la diversité génétique des semences, des


cultures et des animaux d'élevage ou domestiqués et des espèces
sauvages apparentées, y compris au moyen de banques de semences
et de plantes bien gérées et diversifiées aux niveaux national, régional
et international, et favoriser l'accès aux avantages que présentent
l'utilisation des ressources génétiques et du savoir traditionnel associé
et le partage juste et équitable de ces avantages, ainsi que cela a été
décidé à l'échelle internationale

2.a Accroître, notamment dans le cadre du renforcement de la


coopération internationale, l'investissement en faveur de
l'infrastructure rurale, des services de recherche et de vulgarisation
agricoles et de la mise au point de technologies et de banques de
gènes de plantes et d'animaux d'élevage, afin de renforcer les
capacités productives agricoles des pays en développement, en
particulier des pays les moins avancés

2.b Corriger et prévenir les restrictions et distorsions commerciales sur


les marchés agricoles mondiaux, y compris par l'élimination parallèle
de toutes les formes de subventions aux exportations agricoles et de
toutes les mesures relatives aux exportations aux effets similaires,
conformément au mandat du Cycle de développement de Doha

2.c Adopter des mesures visant à assurer le bon fonctionnement des


marchés de denrées alimentaires et des produits dérivés et faciliter
l'accès rapide aux informations relatives aux marchés, y compris les
réserves alimentaires, afin de contribuer à limiter l'extrême volatilité du
prix des denrées alimentaires

ODD3 : BONNE SANTE ET BIEN-ÊTRE

PERMETTRE A TOUS DE VIVRE EN BONNE SANTE ET


PROMOUVOIR LE BIEN-ETRE DE TOUS A TOUT AGE
3.1 D'ici à 2030, faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-
dessous de 70 pour 100000 naissances vivantes
3.2 D'ici à 2030, éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d'enfants de
moins de 5 ans, tous les pays devant chercher à ramener la mortalité
néonatale à 12 pour 1 000 naissances vivantes au plus et la mortalité des
enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1 000 naissances vivantes au plus

3.3 D'ici à 2030, mettre fin à l'épidémie de sida, à la tuberculose, au


paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l'hépatite, les
maladies transmises par l'eau et autres maladies transmissibles

3.4 D'ici à 2030, réduire d'un tiers, par la prévention et le traitement, le taux
de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles et
promouvoir la santé mentale et le bien-être

3.5 Renforcer la prévention et le traitement de l'abus de substances


psychoactives, notamment de stupéfiants et d'alcool

3.6 D'ici à 2020, diminuer de moitié à l'échelle mondiale le nombre de décès


et de blessures dus à des accidents de la route

3.7 D'ici à 2030, assurer l'accès de tous à des services de soins de santé
sexuelle et procréative, y compris à des fins de planification familiale,
d'information et d'éducation, et la prise en compte de la santé procréative
dans les stratégies et programmes nationaux
3.8 Faire en sorte que chacun bénéficie d'une couverture sanitaire
universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et
donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des
médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d'un coût
abordable

3.9 D'ici à 2030, réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à


des substances chimiques dangereuses et la pollution et à la contamination
de l'air, de l'eau et du sol

3.a Renforcer dans tous les pays, selon qu'il convient, l'application de la
Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la Santé pour la lutte
antitabac

3.b Appuyer la recherche et la mise au point de vaccins et de médicaments


contre les maladies, transmissibles ou non, qui touchent principalement les
habitants des pays en développement, donner accès, à un coût abordable, à
des médicaments et vaccins essentiels, conformément à la Déclaration de
Doha sur l'Accord sur les ADPIC et la santé publique, qui réaffirme le droit
qu'ont les pays en développement de tirer pleinement parti des dispositions
de l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent
au commerce relatives à la marge de manœuvre nécessaire pour protéger la
santé publique et, en particulier, assurer l'accès universel aux médicaments

3.c Accroître considérablement le budget de la santé et le recrutement, le


perfectionnement, la formation et le maintien en poste du personnel de santé
dans les pays en développement, notamment dans les pays les moins
avancés et les petits Etats insulaires en développement

3.d Renforcer les moyens dont disposent tous les pays, en particulier les pays
en développement, en matière d'alerte rapide, de réduction des risques et de
gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux

ODD4 : EDUCATION DE QUALITÉ


ASSURER L'ACCES DE TOUS A UNE EDUCATION DE
QUALITE, SUR UN PIED D'EGALITE, ET PROMOUVOIR
LES POSSIBILITES D'APPRENTISSAGE TOUT AU LONG
DE LA VIE

4.1 D'ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent,
sur un pied d'égalité, un cycle complet d'enseignement primaire et
secondaire gratuit et de qualité, qui débouche sur un apprentissage
véritablement utile

4.2 D'ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient
accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance et
à une éducation préscolaire de qualité qui les préparent à suivre un
enseignement primaire

4.3 D'ici à 2030, faire en sorte que les femmes et les hommes aient tous accès
dans des conditions d'égalité à un enseignement technique, professionnel
ou tertiaire, y compris universitaire, de qualité et d'un coût abordable

4.4 D'ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et


d'adultes disposant des compétences, notamment techniques et
professionnelles, nécessaires à l'emploi, à l'obtention d'un travail décent et
à l'entrepreneuriat

4.5 D'ici à 2030, éliminer les inégalités entre les sexes dans le domaine de
l'éducation et assurer l'égalité d'accès des personnes vulnérables, y
compris les personnes handicapées, les autochtones et les enfants en
situation vulnérable, à tous les niveaux d'enseignement et de formation
professionnelle

4.6 D'ici à 2030, veiller à ce que tous les jeunes et une proportion considérable
d'adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter
4.7 D'ici à 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les
connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le
développement durable, notamment par l'éducation en faveur du
développement et de modes de vie durables, des droits de l'homme, de
l'égalité des sexes, de la promotion d'une culture de paix et de non-violence,
de la citoyenneté mondiale et de l'appréciation de la diversité culturelle et
de la contribution de la culture au développement durable

4.a Faire construire des établissements scolaires qui soient adaptés aux
enfants, aux personnes handicapées et aux deux sexes ou adapter les
établissements existants à cette fin et fournir un cadre d'apprentissage
effectif qui soit sûr, exempt de violence et accessible à tous

4.b D'ici à 2020, augmenter considérablement à l'échelle mondiale le nombre


de bourses d'études offertes aux pays en développement, en particulier aux
pays les moins avancés, aux petits Etats insulaires en développement et
aux pays d'Afrique, pour financer le suivi d'études supérieures, y compris la
formation professionnelle, les cursus informatiques, techniques et
scientifiques et les études d'ingénieur, dans des pays développés et
d'autres pays en développement

4.c D'ici à 2030, accroître considérablement le nombre d'enseignants


qualifiés, notamment au moyen de la coopération internationale pour la
formation d'enseignants dans les pays en développement, surtout dans les
pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement

ODD 5 : EGALITE ENTRE SEXE


PARVENIR A L'EGALITE DES SEXES ET
AUTONOMISER TOUTES LES FEMMES ET LES FILLES

5.1 Mettre fin, dans le monde entier, à toutes les formes de discrimination
à l'égard des femmes et des filles

5.2 Eliminer de la vie publique et de la vie privée toutes les formes de


violence faite aux femmes et aux filles, y compris la traite et
l'exploitation sexuelle et d'autres types d'exploitation

5.3 Eliminer toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des
enfants, le mariage précoce ou forcé et la mutilation génitale féminine

5.4 Faire une place aux soins et travaux domestiques non rémunérés et
les valoriser, par l'apport de services publics, d'infrastructures et de
politiques de protection sociale et la promotion du partage des
responsabilités dans le ménage et la famille, en fonction du contexte
national

5.5 Garantir la participation entière et effective des femmes et leur accès


en toute égalité aux fonctions de direction à tous les niveaux de
décision, dans la vie politique, économique et publique

5.6 Assurer l'accès de tous aux soins de santé sexuelle et procréative


et faire en sorte que chacun puisse exercer ses droits en matière de
procréation, ainsi qu'il a été décidé dans le Programme d'action de la
Conférence internationale sur la population et le développement et le
Programme d'action de Beijing et les documents finals des
conférences d'examen qui ont suivi

5.a Entreprendre des réformes visant à donner aux femmes les mêmes
droits aux ressources économiques, ainsi qu'à l'accès à la propriété
et au contrôle des terres et d'autres formes de propriété, aux services
financiers, à l'héritage et aux ressources naturelles, dans le respect
du droit interne

5.bRenforcer l'utilisation des technologies clefs, en particulier


l'informatique et les communications, pour promouvoir l'autonomisation
des femmes

5.c Adopter des politiques bien conçues et des dispositions législatives


applicables en faveur de la promotion de l'égalité des sexes et de
l'autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles à tous les
niveaux et renforcer celles qui existent

ODD 6 : EAU PROPRE ET ASSAINSSEMENT

GARANTIR L'ACCES DE TOUS A L'EAU ET A


L’ASSAINISSEMENT ET ASSURER UNE
GESTION DURABLE DES RESSOURCES EN EAU

6.1 D'ici à 2030, assurer l'accès universel et équitable à l'eau potable, à


un coût abordable

6.2 D'ici à 2030, assurer l'accès de tous, dans des conditions équitables,
à des services d'assainissement et d'hygiène adéquats et mettre fin à
la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux
besoins des femmes et des filles et des personnes en situation
vulnérable

6.3 D'ici à 2030, améliorer la qualité de l'eau en réduisant la pollution, en


éliminant l'immersion de déchets et en réduisant au minimum les
émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en
diminuant de moitié la proportion d'eaux usées non traitées et en
augmentant considérablement à l'échelle mondiale le recyclage et la
réutilisation sans danger de l'eau
6.4 D'ici à 2030, augmenter considérablement l'utilisation rationnelle des
ressources en eau dans tous les secteurs et garantir la viabilité des
retraits et de l'approvisionnement en eau douce afin de tenir compte
de la pénurie d'eau et de réduire nettement le nombre de personnes
qui souffrent du manque d'eau

6.5 D'ici à 2030, mettre en œuvre une gestion intégrée des ressources
en eau à tous les niveaux, y compris au moyen de la coopération
transfrontière selon qu'il convient

6.6 D'ici à 2020, protéger et restaurer les écosystèmes liés à l'eau,


notamment les montagnes, les forêts, les zones humides, les rivières,
les aquifères et les lacs

6.a D'ici à 2030, développer la coopération internationale et l'appui au


renforcement des capacités des pays en développement en ce qui
concerne les activités et programmes relatifs à l'eau et à
l'assainissement, y compris la collecte de l'eau, la désalinisation,
l'utilisation rationnelle de l'eau, le traitement des eaux usées, le
recyclage et les techniques de réutilisation

6.b Appuyer et renforcer la participation de la population locale à


l'amélioration de la gestion de l'eau et de l'assainissement

ODD 7: ENERGIE PROPRE ET D’UN COÛT ABORDABLE


GARANTIR L’ACCES DE TOUS A DES SERVICES
ENERGETIQUES FIABLES, DURABLES ET
MODERNES, A UN COÛT ABORDABLE

7.1 D'ici à 2030, garantir l'accès de tous à des services énergétiques


fiables et modernes, à un coût abordable

7.2 D'ici à 2030, accroître nettement la part de l'énergie renouvelable


dans le bouquet énergétique mondial

7.3 D'ici à 2030, multiplier par deux le taux mondial d'amélioration de


l'efficacité énergétique

7.a D'ici à 2030, renforcer la coopération internationale en vue de faciliter


l'accès à la recherche et aux technologies relatives à l'énergie propre,
notamment l'énergie renouvelable, l'efficacité énergétique et les
nouvelles technologies relatives aux combustibles fossiles propres, et
promouvoir l'investissement dans l'infrastructure énergétique et les
technologies relatives à l'énergie propre

7.b D'ici à 2030, développer l'infrastructure et améliorer la technologie


afin d'approvisionner en services énergétiques modernes et durables
tous les habitants des pays en développement, en particulier des pays
les moins avancés, des petits Etats insulaires en développement et
des pays en développement sans littoral, dans le respect des
programmes d'aide qui les concernent

ODD 8 : TRAVAIL DECENT ET CROISSANCE


ECONOMIQUE
PROMOUVOIR UNE CROISSANCE ECONOMIQUE
SOUTENUE, PARTAGEE ET DURABLE, LE PLEIN
EMPLOI PRODUCTIF ET UN TRAVAIL DECENT
POUR TOUS
8.1 Maintenir un taux de croissance économique par habitant adapté au
contexte national et, en particulier, un taux de croissance annuelle du
produit intérieur brut d'au moins 7 % dans les pays les moins avancés.

8.2 Parvenir à un niveau élevé de productivité économique par la


diversification, la modernisation technologique et l'innovation, notamment
en mettant l'accent sur les secteurs à forte valeur ajoutée et à forte intensité
de main-d'œuvre.

8.3 Promouvoir des politiques axées sur le développement qui favorisent


des activités productives, la création d'emplois décents, l'entrepreneuriat, la
créativité et l'innovation et stimulent la croissance des microentreprises et
des petites et moyennes entreprises et facilitent leur intégration dans le
secteur formel, y compris par l'accès aux services financiers.

8.4 Améliorer progressivement, jusqu'en 2030, l'efficience de l'utilisation


des ressources mondiales du point de vue de la consommation comme de
la production et s'attacher à ce que la croissance économique n'entraîne
plus la dégradation de l'environnement, comme prévu dans le cadre
décennal de programmation relatif à la consommation et à la production
durables, les pays développés montrant l'exemple en la matière.

8.5 D'ici à 2030, parvenir au plein emploi productif et garantir à toutes les
femmes et à tous les hommes, y compris les jeunes et les personnes
handicapées, un travail décent et un salaire égal pour un travail de valeur
égale.

8.6 D'ici à 2020, réduire considérablement la proportion de jeunes non


scolarisés et sans emploi ni formation.
8.7 Prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail
forcé, mettre fin à l'esclavage moderne et à la traite d'êtres humains,
interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants, y compris le
recrutement et l'utilisation d'enfants soldats et, d'ici à 2025, mettre fin au
travail des enfants sous toutes ses formes.

8.8 Défendre les droits des travailleurs, promouvoir la sécurité sur le lieu de
travail et assurer la protection de tous les travailleurs, y compris les
migrants, en particulier les femmes, et ceux qui ont un emploi précaire.

8.9 D'ici à 2030, élaborer et mettre en œuvre des politiques visant à


développer un tourisme durable qui crée des emplois et mette en valeur la
culture et les produits locaux.

8.10 Renforcer la capacité des institutions financières nationales de


favoriser et généraliser l'accès de tous aux services bancaires et financiers
et aux services d'assurance

8.a Accroître l'appui apporté dans le cadre de l'initiative Aide pour le


commerce aux pays en développement, en particulier aux pays les moins
avancés, y compris par l'intermédiaire du cadre intégré renforcé pour
l'assistance technique liée au commerce en faveur des pays les moins
avancés.

8.b D'ici à 2020, élaborer et mettre en œuvre une stratégie mondiale en


faveur de l'emploi des jeunes et appliquer le Pacte mondial pour l'emploi de
l'Organisation internationale du Travail.
ODD 9 : INDUSTRIE, INNOVATION ET
INFRASTRUCURE

BATIR UNE INFRASTRUCTURE RESILIENTE,


PROMOUVOIR UNE INDUSTRIALISATION
DURABLE QUI PROFITE A TOUS ET
ENCOURAGER L'INNOVATION

INFRASTRUCTURE

9.1 Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente,


y compris une infrastructure régionale et transfrontière, pour favoriser le
développement économique et le bien-être de l'être humain, en mettant
l'accent sur un accès universel, à un coût abordable et dans des conditions
d'équité

9.2 Promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et, d'ici à 2030,
augmenter nettement la contribution de l'industrie à l'emploi et au produit
intérieur brut, en fonction du contexte national, et la multiplier par deux dans
les pays les moins avancés

9.3 Accroître, en particulier dans les pays en développement, l'accès des


entreprises, notamment des petites entreprises industrielles, aux services
financiers, y compris aux prêts consentis à des conditions abordables, et
leur intégration dans les chaînes de valeur et sur les marchés

9.4 D'ici à 2030, moderniser l'infrastructure et adapter les industries afin de les
rendre durables, par une utilisation plus rationnelle des ressources et un
recours accru aux technologies et procédés industriels propres et
respectueux de l'environnement, chaque pays agissant dans la mesure de
ses moyens
9.5 Renforcer la recherche scientifique, perfectionner les capacités
technologiques des secteurs industriels de tous les pays, en particulier des
pays en développement, notamment en encourageant l'innovation et en
augmentant considérablement le nombre de personnes travaillant dans le
secteur de la recherche et du développement pour 1 million d'habitants et
en accroissant les dépenses publiques et privées consacrées à la recherche
et au développement d'ici à 2030

9.a Faciliter la mise en place d'une infrastructure durable et résiliente dans les
pays en développement en renforçant l'appui financier, technologique et
technique apporté aux pays d'Afrique, aux pays les moins avancés, aux
pays en développement sans littoral et aux petits Etats insulaires en
développement

9.b Soutenir la recherche-développement et l'innovation technologiques


nationales dans les pays en développement, notamment en instaurant des
conditions propices, entre autres, à la diversification industrielle et à l'ajout
de valeur aux marchandises

9.c Accroître nettement l'accès aux technologies de l'information et de la


communication et faire en sorte que tous les habitants des pays les moins
avancés aient accès à Internet à un coût abordable d'ici à 2020

ODD 1O : INEGALITES REDUITES

REDUIRE LES INEGALITES DANS LES PAYS ET


D'UN PAYS A L'AUTRE

10.1 D'ici à 2030, faire en sorte, au moyen d'améliorations progressives,


que les revenus des 40 pour cent les plus pauvres de la population
augmentent plus rapidement que le revenu moyen national, et ce de
manière durable
10.2 D'ici à 2030, autonomiser toutes les personnes et favoriser leur
intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur
âge, de leur sexe, de leur handicap, de leur race, de leur appartenance
ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique
ou autre

10.3 Assurer l'égalité des chances et réduire l'inégalité des résultats,


notamment en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et
en promouvant l'adoption de lois, politiques et mesures adéquates en la
matière

10.4 Adopter des politiques, notamment sur les plans budgétaire, salarial et
dans le domaine de la protection sociale, et parvenir progressivement à une
plus grande égalité

10.5 Améliorer la réglementation et la surveillance des institutions et marchés


financiers mondiaux et renforcer l'application des règles

10.6 Faire en sorte que les pays en développement soient davantage


représentés et entendus lors de la prise de décisions dans les institutions
économiques et financières internationales, afin que celles-ci soient plus
efficaces, crédibles, transparentes et légitimes

10.7 Faciliter la migration et la mobilité de façon ordonnée, sans danger,


régulière et responsable, notamment par la mise en œuvre de politiques
de migration planifiées et bien gérées

10.a Mettre en œuvre le principe d'un traitement spécial et différencié pour


les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés,
conformément aux accords de l'Organisation mondiale du commerce

10.b Stimuler l'aide publique au développement et les flux financiers, y


compris les investissements étrangers directs, pour les Etats qui en ont le
plus besoin, en particulier les pays les moins avancés, les pays d'Afrique,
les petits Etats insulaires en développement et les pays en
développement sans littoral, conformément à leurs plans et programmes
nationaux

10.c D'ici à 2030, faire baisser au-dessous de 3 pour cent les coûts de
transaction des envois de fonds effectués par les migrants et éliminer les
couloirs de transfert de fonds dont les coûts sont supérieurs à 5 pour cent

ODD 11: VILLES ET COMMUNAUTES DURABLES


FAIRE EN SORTE QUE LES VILLES ET LES
ETABLISSEMENTS HUMAINS SOIENT OUVERTS A
TOUS, SURS, RESILIENTS ET DURABLES

11.1 D'ici à 2030, assurer l'accès de tous à un logement et des services de


base adéquats et sûrs, à un coût abordable, et assainir les quartiers de taudis

11.2 D'ici à 2030, assurer l'accès de tous à des systèmes de transport sûrs,
accessibles et viables, à un coût abordable, en améliorant la sécurité
routière, notamment en développant les transports publics, une attention
particulière devant être accordée aux besoins des personnes en situation
vulnérable, des femmes, des enfants, des personnes handicapées et des
personnes âgées

11.3 D'ici à 2030, renforcer l'urbanisation durable pour tous et les capacités
de planification et de gestion participatives, intégrées et durables des
établissements humains dans tous les pays

11.4 Renforcer les efforts de protection et de préservation du patrimoine


culturel et naturel mondial
11.5 D'ici à 2030, réduire considérablement le nombre de personnes tuées
et le nombre de personnes touchées par les catastrophes, y compris celles
d'origine hydrique, et réduire considérablement le montant des pertes
économiques qui sont dues directement à ces catastrophes exprimé en
proportion du produit intérieur brut mondial, l'accent étant mis sur la
protection des pauvres et des personnes en situation vulnérable

11.6 D'ici à 2030, réduire l'impact environnemental négatif des villes par
habitant, y compris en accordant une attention particulière à la qualité de
l'air et à la gestion, notamment municipale, des déchets

11.7 D'ici à 2030, assurer l'accès de tous, en particulier des femmes et des
enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, à des
espaces verts et des espaces publics sûrs

Il.a Favoriser l'établissement de liens économiques, sociaux et


environnementaux positifs entre zones urbaines, périurbaines et rurales en
renforçant la planification du développement à l'échelle nationale et
régionale

Il.b D'ici à 2020, accroître considérablement le nombre de villes et


d'établissements humains qui adoptent et mettent en œuvre des politiques
et plans d'action intégrés en faveur de l'insertion de tous, de l'utilisation
rationnelle des ressources, de l'adaptation aux effets des changements
climatiques et de leur atténuation et de la résilience face aux catastrophes,
et élaborer et mettre en œuvre, conformément au Cadre de Sendai pour la
réduction des risques de catastrophe (2015-2030), une gestion globale des
risques de catastrophe à tous les niveaux

Il.c Aider les pays les moins avancés, y compris par une assistance
financière et technique, à construire des bâtiments durables et résilients en
utilisant des matériaux locaux
ODD 12 : CONSOMMATION ET PRODUCTION

RESPONSABLES

ÉTABLIR DES MODES DE CONSOMMATION ET DE


PRODUCTION DURABLES

12.1 Mettre en œuvre le Cadre décennal de programmation concernant les


modes de consommation et de production durables avec la participation de
tous les pays, les pays développés montrant l'exemple en la matière,
compte tenu du degré de développement et des capacités des pays en
développement

12.2 D'ici à 2030, parvenir à une gestion durable et à une utilisation


rationnelle des ressources naturelles

12.3 D'ici à 2030, réduire de moitié à l'échelle mondiale le volume de


déchets alimentaires par habitant au niveau de la distribution comme de la
consommation et réduire les pertes de produits alimentaires tout au long
des chaînes de production et d'approvisionnement, y compris les pertes
après récolte

12.4 D'ici à 2020, instaurer une gestion écologiquement rationnelle des


produits chimiques et de tous les déchets tout au long de leur cycle de vie,
conformément aux principes directeurs arrêtés à l'échelle internationale, et
réduire considérablement leur déversement dans l'air, l'eau et le sol, afin de
minimiser leurs effets négatifs sur la santé et l'environnement

12.5 D'ici à 2030, réduire considérablement la production de déchets par la


prévention, la réduction, le recyclage et la réutilisation

12.6 Encourager les entreprises, en particulier les grandes et les


transnationales, à adopter des pratiques viables et à intégrer dans les
rapports qu'elles établissent des informations sur la viabilité
12.7 Promouvoir des pratiques durables dans le cadre de la passation des
marchés publics, conformément aux politiques et priorités nationales

12.8 D'ici à 2030, faire en sorte que toutes les personnes, partout dans le
monde, aient les informations et connaissances nécessaires au
développement durable et à un style de vie en harmonie avec la nature

12.a Aider les pays en développement à se doter des moyens scientifiques


et technologiques qui leur permettent de s'orienter vers des modes de
consommation et de production plus durables

12.b Mettre au point et utiliser des outils de contrôle des impacts sur le
développement durable, pour un tourisme durable qui crée des emplois et
met en valeur la culture et les produits locaux

12.c Rationaliser les subventions aux combustibles fossiles qui sont source
de gaspillage, en éliminant les distorsions du marché, selon le contexte
national, y compris par la restructuration de la fiscalité et l'élimination
progressive des subventions nuisibles, afin de mettre en évidence leur
impact sur l'environnement, en tenant pleinement compte des besoins et de
la situation propres aux pays en développement et en réduisant au
minimum les éventuels effets pernicieux sur le développement de ces pays
tout en protégeant les pauvres et les collectivités concernées

ODD13 : MESURES RELATIVES A LA LUTTE CONTRE


LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

PRENDRE D'URGENCE DES MESURES POUR


LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES ET LEURS REPERCUSSIONS

13.1 Renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités


d'adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles
liées au climat
13.2 Incorporer des mesures relatives aux changements climatiques
dans les politiques, les stratégies et la planification nationales

13.3 Améliorer l'éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles


et institutionnelles en ce qui concerne l'adaptation aux changements
climatiques, l'atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact
et les systèmes d'alerte rapide

13.a Mettre en œuvre l'engagement que les pays développés parties à la


Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
ont pris de mobiliser ensemble auprès de multiples sources 100
milliards de dollars des Etats-Unis par an d'ici à 2020 pour répondre
aux besoins des pays en développement en ce qui concerne les
mesures concrètes d'atténuation et la transparence de leur mise en
œuvre et rendre le Fonds vert pour le climat pleinement opérationnel
en le dotant dans les plus brefs délais des moyens financiers
nécessaires

13.b Promouvoir des mécanismes de renforcement des capacités afin


que les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en
développement se dotent de moyens efficaces de planification et de
gestion pour faire face aux changements climatiques, l'accent étant
mis notamment sur les femmes, les jeunes, la population locale et les
groupes marginalisés
ODD 14 : VIE AQUATIQUE
CONSERVER ET EXPLOITER DE MANIERE
DURABLE LES OCEANS, LES MERS ET LES
RESSOURCES MARINES AUX FINS DU
DEVELOPPEMENT DURABLE

14.1 D'ici à 2025, prévenir et réduire nettement la pollution marine de tous


types, en particulier celle résultant des activités terrestres, y compris les
déchets en mer et la pollution par les nutriments

14.2 D'ici à 2020, gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et


côtiers, notamment en renforçant leur résilience, afin d'éviter les graves
conséquences de leur dégradation et prendre des mesures en faveur de leur
restauration pour rétablir la santé et la productivité des océans

14.3 Réduire au maximum l'acidification des océans et lutter contre ses


effets, notamment en renforçant la coopération scientifique à tous les
niveaux

14.4 D'ici à 2020, réglementer efficacement la pêche, mettre un terme à la


surpêche, à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et aux
pratiques de pêche destructrices et exécuter des plans de gestion fondés sur
des données scientifiques, l'objectif étant de rétablir les stocks de poissons
le plus rapidement possible, au moins à des niveaux permettant d'obtenir un
rendement constant maximal compte tenu des caractéristiques biologiques

14.5 D'ici à 2020, préserver au moins 10 % des zones marines et côtières,


conformément au droit national et international et compte tenu des meilleures
informations scientifiques disponibles

14.6 D'ici à 2020, interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la


surcapacité et à la surpêche, supprimer celles qui favorisent la pêche illicite,
non déclarée et non réglementée et s'abstenir d'en accorder de nouvelles,
sachant que l'octroi d'un traitement spécial et différencié efficace et approprié
aux pays en développement et aux pays les moins avancés doit faire partie
intégrante des négociations sur les subventions à la pêche menées dans le
cadre de l'Organisation mondiale du commerce

14.7 D'ici à 2030, faire mieux bénéficier les petits Etats insulaires en
développement et les pays les moins avancés des retombées économiques
de l'exploitation durable des ressources marines, notamment grâce à une
gestion durable des pêches, de l'aquaculture et du tourisme

14.a Approfondir les connaissances scientifiques, renforcer les capacités de


recherche et transférer les techniques marines, conformément aux Critères
et principes directeurs de la Commission océanographique
intergouvernementale concernant le transfert de techniques marines,
l'objectif étant d'améliorer la santé des océans et de renforcer la contribution
de la biodiversité marine au développement des pays en développement, en
particulier des petits Etats insulaires en développement et des pays les
moins avancés

14.b Garantir aux petits pêcheurs l'accès aux ressources marines et aux
marchés

14.c Améliorer la conservation des océans et de leurs ressources et les


exploiter de manière plus durable en application des dispositions du droit
international, énoncées dans la Convention des Nations Unies sur le droit de
la mer, qui fournit le cadre juridique requis pour la conservation et
l'exploitation durable des océans et de leurs ressources, comme il est
rappelé au paragraphe 158 de « L'avenir que nous voulons »
ODD15 : VIE TERRESTRE
PRESERVER ET RESTAURER LES ECOSYSTEMES
TERRESTRES, EN VEILLANT A LES EXPLOITER DE
FAÇON DURABLE, GERER DURABLEMENT LES
FORETS, LUTTER CONTRE LA DESERTIFICATION,
ENRAYER ET INVERSER LE PROCESSUS DE
DEGRADATION DES SOLS ET METTRE FIN A
L'APPAUVRISSEMENT DE LA BIODIVERSITE

15.1 D'ici à 2020, garantir la préservation, la restauration et l'exploitation


durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d'eau douce et
des services connexes, en particulier les forêts, les zones humides, les
montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant
des accords internationaux

15.2 D'ici à 2020, promouvoir la gestion durable de tous les types de forêt,
mettre un terme à la déforestation, restaurer les forêts dégradées et
accroître considérablement le boisement et le reboisement au niveau
mondial

15.3 D'ici à 2030, lutter contre la désertification, restaurer les terres et


sols dégradés, notamment les terres touchées par la désertification, la
sécheresse et les inondations, et s'efforcer de parvenir à un monde sans
dégradation des sols

15.4 D'ici à 2030, assurer la préservation des écosystèmes montagneux,


notamment de leur biodiversité, afin de mieux tirer parti de leurs bienfaits
essentiels pour le développement durable

15.5 Prendre d'urgence des mesures énergiques pour réduire la


dégradation du milieu naturel, mettre un terme à l'appauvrissement de la
biodiversité et, d'ici à 2020, protéger les espèces menacées et prévenir
leur extinction

15.6 Favoriser le partage juste et équitable des bénéfices découlant de


l'utilisation des ressources génétiques et promouvoir un accès approprié
à celles-ci, ainsi que cela a été décidé à l'échelle internationale

15.7 Prendre d'urgence des mesures pour mettre un terme au


braconnage et au trafic d'espèces végétales et animales protégées et
s'attaquer au problème sous l'angle de l'offre et de la demande

15.8 D'ici à 2020, prendre des mesures pour empêcher l'introduction


d'espèces exotiques envahissantes, atténuer sensiblement les effets que
ces espèces ont sur les écosystèmes terrestres et aquatiques et contrôler
ou éradiquer les espèces prioritaires

15.9 D'ici à 2020, intégrer la protection des écosystèmes et de la


biodiversité dans la planification nationale, dans les mécanismes de
développement, dans les stratégies de réduction de la pauvreté et dans
la comptabilité

15.a Mobiliser des ressources financières de toutes provenances et les


augmenter nettement pour préserver la biodiversité et les écosystèmes et
les exploiter durablement

15.b Mobiliser d'importantes ressources de toutes provenances et à tous


les niveaux pour financer la gestion durable des forêts et inciter les pays
en développement à privilégier ce type de gestion, notamment aux fins de
la préservation des forêts et du reboisement

15.c Apporter, à l'échelon mondial, un soutien accru à l'action menée pour


lutter contre le braconnage et le trafic d'espèces protégées, notamment
en donnant aux populations locales d'autres moyens d'assurer
durablement leur subsistance
ODD 16: PAIX, JUSTICE ET INSTITUTIONS EFFICACES
PROMOUVOIR L'AVENEMENT DE SOCIETES
PACIFIQUES ET OUVERTES A TOUS AUX FINS DU
DEVELOPPEMENT DURABLE, ASSURER L'ACCES DE
TOUS A LA JUSTICE ET METTRE EN PLACE, A TOUS
LES NIVEAUX, DES INSTITUTIONS EFFICACES,
RESPONSABLES ET OUVERTES A TOUS

16.1 Réduire nettement, partout dans le monde, toutes les formes de


violence et les taux de mortalité qui y sont associés

16.2 Mettre un terme à la maltraitance, à l'exploitation et à la traite, et à


toutes les formes de violence et de torture dont sont victimes les
enfants

16.3 Promouvoir l'état de droit aux niveaux national et international et


donner à tous accès à la justice dans des conditions d'égalité

16.4 D'ici à 2030, réduire nettement les flux financiers illicites et le trafic
d'armes, renforcer les activités de récupération et de restitution des
biens volés et lutter contre toutes les formes de criminalité organisée

16.5 Réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous


toutes leurs formes

16.6 Mettre en place des institutions efficaces, responsables et


transparentes à tous les niveaux

16.7 Faire en sorte que le dynamisme, l'ouverture, la participation et la


représentation à tous les niveaux caractérisent la prise de décisions
16.8 Élargir et renforcer la participation des pays en développement aux
institutions chargées de la gouvernance au niveau mondial

16.9 D'ici à 2030, garantir à tous une identité juridique, notamment grâce
à l'enregistrement des naissances

16.10 Garantir l'accès public à l'information et protéger les libertés


fondamentales, conformément à la législation nationale et aux accords
internationaux

16.a Appuyer, notamment dans le cadre de la coopération internationale,


les institutions nationales chargées de renforcer, à tous les niveaux, les
moyens de prévenir la violence et de lutter contre le terrorisme et la
criminalité, en particulier dans les pays en développement

16.b Promouvoir et appliquer des lois et politiques non discriminatoires


pour le développement durable

ODD 17 PARTENARIATS POUR LA REALISATION DES


OBJECTIFS

PARTENARIATS POUR LA REALISATION DES OBJECTIFS

FINANCES

17.1 Améliorer, notamment grâce à l'aide internationale aux pays en


développement, la mobilisation de ressources nationales en vue de
renforcer les capacités nationales de collecte de l'impôt et d'autres
recettes

17.2 Faire en sorte que les pays développés honorent tous leurs
engagements en matière d'aide publique au développement, notamment
celui pris par nombre d'entre eux de consacrer 0,7 0/0 de leur revenu
national brut à l'aide aux pays en développement et entre 0,15 0/0 et
0,20 0/0 à l'aide aux pays les moins avancés, les bailleurs de fonds étant
encouragés à envisager de se fixer pour objectif de consacrer au moins
0,20 0/0 de leur revenu national brut à l'aide aux pays les moins avancés

17.3 Mobiliser des ressources financières supplémentaires de diverses


provenances en faveur des pays en développement

17.4 Aider les pays en développement à assurer la viabilité à long terme


de leur dette au moyen de politiques concertées visant à favoriser le
financement de la dette, son allègement ou sa restructuration, selon le
cas, et réduire le surendettement en réglant le problème de la dette
extérieure des pays pauvres très endettés

17.5 Adopter et mettre en œuvre des dispositifs visant à encourager


l'investissement en faveur des pays les moins avancés

Technologie

17.6 Renforcer l'accès à la science, à la technologie et à l'innovation et


la coopération Nord Sud et Sud-Sud et la coopération triangulaire
régionale et internationale dans ces domaines et améliorer le partage
des savoirs selon des modalités arrêtées d'un commun accord,
notamment en coordonnant mieux les mécanismes existants, en
particulier au niveau des organismes des Nations Unies, et dans le cadre
d'un mécanisme mondial de facilitation des technologies

17.7 Promouvoir la mise au point, le transfert et la diffusion de


technologies respectueuses de l'environnement en faveur des pays en
développement, à des conditions favorables, y compris privilégiées et
préférentielles, arrêtées d'un commun accord
17.8 Faire en sorte que la banque de technologies et le mécanisme de
renforcement des capacités scientifiques et technologiques et des
capacités d'innovation des pays les moins avancés soient pleinement
opérationnels d'ici à 2017 et renforcer l'utilisation des technologies clefs,
en particulier de l'informatique et des communications

Renforcement des capacités

17.9 Apporter, à l'échelon international, un soutien accru pour assurer le


renforcement efficace et ciblé des capacités des pays en développement
et appuyer ainsi les plans nationaux visant à atteindre tous les objectifs
de développement durable, notamment dans le cadre de la coopération
Nord-Sud et Sud-Sud et de la coopération triangulaire

Commerce

17.10 Promouvoir un système commercial multilatéral universel,


réglementé, ouvert, non discriminatoire et équitable sous l'égide de
l'Organisation mondiale du commerce, notamment grâce à la tenue de
négociations dans le cadre du Programme de Doha pour le
développement
17.11 Accroître nettement les exportations des pays en développement,
en particulier en vue de doubler la part des pays les moins avancés dans
les exportations mondiales d'ici à 2020
17.12 Permettre l'accès rapide de tous les pays les moins avancés aux
marchés en franchise de droits et sans contingent, conformément aux
décisions de l'Organisation mondiale du commerce, notamment en
veillant à ce que les règles préférentielles applicables aux importations
provenant des pays les moins avancés soient transparentes et simples
et facilitent l'accès aux marchés
Questions structurelles

Cohérence des politiques et des structures institutionnelles


17.13 Renforcer la stabilité macroéconomique mondiale, notamment en
favorisant la coordination et la cohérence des politiques

17.14 Renforcer la cohérence des politiques de développement durable


17.15 Respecter la marge de manœuvre et l'autorité de chaque pays en
ce qui concerne l'élaboration et l'application des politiques d'élimination
de la pauvreté et de développement durable

Partenariats multipartites
17.16 Renforcer le Partenariat mondial pour le développement durable,
associé à des partenariats multipartites permettant de mobiliser et de
partager des savoirs, des connaissances spécialisées, des technologies
et des ressources financières, afin d'aider tous les pays, en particulier
les pays en développement, à atteindre les objectifs de développement
durable

17.17 Encourager et promouvoir les partenariats publics, les partenariats


public-privé et les partenariats avec la société civile, en faisant fond sur
l'expérience acquise et les stratégies de financement appliquées en la
matière

Données, suivi et application du principe de responsabilité


17.18 D'ici à 2020, apporter un soutien accru au renforcement des
capacités des pays en développement, notamment des pays les moins
avancés et des petits Etats insulaires en développement, l'objectif étant
de disposer d'un beaucoup plus grand nombre de données de qualité,
actualisées et exactes, ventilées par niveau de revenu, sexe, âge, race,
appartenance ethnique, statut migratoire, handicap et emplacement
géographique, et selon d'autres caractéristiques propres à chaque pays
17.19 D'ici à 2030, tirer parti des initiatives existantes pour établir des
indicateurs de progrès en matière de développement durable qui
viendraient compléter le produit intérieur brut, et appuyer le
renforcement des capacités statistiques des pays en développement

Le développement durable doit devenir notre « Modus operandi» à toutes


les échelles et notre principe directeur.

Il est communément défini comme un développement qui répond aux


besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs. Il vise à construire un
développement :

- durable et soutenable : assurant la pérennité de notre planète ;


- viable : permettant en même temps de gérer au mieux les ressources
naturelles ;
- vivable : assurant un cadre de vie acceptable ;
- équitable : dans le respect des droits de l’homme et de l’équité.

Cela donne la figure suivante :


Le développement économique, la protection de l’environnement et le
progrès social sont les trois (3) leviers du développement durable. Ils
constituent aussi les trois (3) axes de la RSE. En effet la RSE regroupe
l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de
respecter les principes du développement durable (social, environnemental
et économique) c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un impact
positif sur la société mais aussi mieux respecter l’environnement. Les
pratiques élaborées dans les trois (3) axes en matière de RSE sont les
suivantes :
ECONOMIE SOCIAL ENVIRONNEMENT
Performance Respect et promotion des Impact de l’entreprise
économique (stratégie droits humains et du droit sur l’environnement
de développement, du travail ( émissions de CO2,
solidité financière, (management, RH) pollution, bruit…)
bénéfices et
investissement) Gestion de la diversité, Valorisation des
égalité des chances, et déchets, recyclage
Valorisation de non-discrimination
l’entreprise (notation Gestion des
financière, et extra Dialogue/Information du ressources naturelles
financière) personnel
Ecoconception
Relations actionnaires Conditions de travail
(gouvernance, ( santé, sécurité) Tracabilité
mobilisation,information)
-Gestion des carrières Green IT
Relations clients (évolution, compétences,
(écoute, service et mobilité, formation) Plan de déplacement,
satisfaction client, bilans carbone
déontologie, offre Soutien au
adaptée) développement des Démarches de
territoires certification
Relations fournisseurs (économique, associatif, (ISO, etc.)
(intégration et intérêt général, mécénat,
développement durable, monde de l’enseignement)
travail collaboratif)
Adaptation de produits et
services aux populations
Relations territoires en difficulté
(responsabilité
employeur/ investisseur)

Relations Etat
( respect du droit, lutte
contre la corruption)

La RSE est la déclinaison du développement durable en entreprise. Elle


permet d’associer logique économique, responsabilité sociale et ‘’éco-
responsabilité’’.

Les ODD ont leur implication dans les entreprises à travers la RSE.
• Investissement dans les énergies renouvelables
7. Energie propre et d'un coût • Contribution à l’accès aux services énergétiques
abordable 3 • Utilisation des énergies propres
• Développement de capacité dans le secteur
• Réduction de la pénibilité du travail
• Promotion de l’emploi inclusif
8. Travail décent et croissance
10 • Déconcentration dans les régions et communes rurales
économique Opportunité de création d’emploi RSE au sein des entreprise

• Régionalisation des industries locales dans les zones de


9. Industrie, innovation et
5 production
infrastructure • Investissement dans l’innovation et recherche-emploi

10. Inégalités réduites 7


• Soutien aux communautés ou régions de pauvreté élevé
11. Villes et communautés durables • Etablissement de partenariat avec les collectivités pour l’appui
7
sociétal au plan régionaux et communaux

Objectifs du développement Cibles


durable ODD RSE / Secteur privé
12. Consommation et production • Investissement dans les chaînes de valeur pour la promotion
8
responsables de la consommation locale et production locale (exp:
éthiopien)

13. Lutte contre le changement Sensibilisation et promotion dans des activités entrepreneuriales
3
climatique préservant le climat
• Gestion durable des eaux et océans dans les activités des
14. Vie aquatique 5 entreprises
• Valorisation
15. Vie terrestre •
Exploitation durable des richesses environnementales et
9
forestières

Objectifs du développement Cibles


durable ODD RSE / Secteur privé
• Soutien aux cadres de dialogue inclusive de pacification et de
cohésion sociale
• Soutien au développement des capacités des acteurs étatiques
16. Paix, justice et institutions dans les innovations en matière de RSE (au-delà du MINEDD
efficaces 10
• Lecture des politiques publiques et plans à la lumière de la
RSE
• Responsabilité collective du développement
• Accélération du partenariat avec l’Etat, entre les entreprises et
17. Partenariats pour la faîtières (CGECI, CCI, FIPME, MPME, HPCCI, etc.
réalisation des ODD
• Partage d’expérience sud-sud (interne au pays, au niveau
régional et international, etc.)
L’entreprise n’est pas un système fermé et imperméable, elle n’évolue pas
en vase close. Sa survie ne se réduit pas aux actionnaires et aux clients
mais dépend d’un certain nombre de facteurs importants ; son interaction
avec les parties prenantes.

II- LA RESPONSABILITE SOCIETALE DES


ENTREPRISES ET LES PARTIES PRENANTES

Les objectifs de la démarche RSE doivent être définis dans un dialogue


avec les différentes parties prenantes sur les performances économiques,
sociales et environnementales et d’adapter les actions adéquates en cas
de nécessité. Mais qui sont les parties prenantes ?

I-1- LES PARTIES PRENANTES

La logique de la RSE commande aux entreprises d’agir de concert (en


accord) avec les parties prenantes. On appelle parties prenantes :
«individu ou groupe pouvant affecter ou être affecté, directement ou
indirectement, dans le court terme comme dans le long terme, par les
stratégies, les actions, les messages (et leurs conséquences), que
l’entreprise met en œuvre pour atteindre ses objectifs»7. Il peut s’agir de
parties :

- internes : actionnaires, employés et leurs représentants…

7
50
Ibidem ; p.93
- ou externes : clients, concurrents, actionnaires, fournisseurs,
distributeurs, communautés locales, riverains, pouvoirs publics,
financiers, banques, médias…

On peut les représenter ainsi :

Dans les années 70 et 80, l’entreprise en effet tournait autour des seules
préoccupations liées :

- aux actionnaires (en tant qu’apporteurs de capital, l’entreprise devait


les rémunérer et leur rendre des comptes),
- aux clients (l’optique était de produire, pour vendre. Sans clientèle
pour acheter les produits, point de salut !)
- et aux salariés (sans eux, il n’était pas possible de produire et de
vendre !).

51
- même les fournisseurs étaient hors du cercle de la base, la tendance
étant à acheter auprès des fournisseurs susceptibles de fournir au
moindre coût et dans les meilleurs délais.

L’entreprise du XXIè siècle doit tenir compte d’autres facteurs qui influent
sur son quotidien, parce qu’elle travaille dans un contexte plus élargi, avec
la mondialisation et l’internet, et parce que les exigences l’ont faite
évoluer. Les parties prenantes sont désormais :
- les organismes professionnels (syndicats, organismes patronaux,
clubs d’entreprise…),
- les Riverains (prise en compte des nuisances, dialogue avec les
voisins d’entreprise, études d’impact pour implanter une entreprise),
- les Associations et ONG, les Elus et administrations (droit du travail,
facilités administratives,
- l’Enseignement (cas des grandes écoles et universités pour des
études),
- les Médias (ils pèsent sur les décisions et leur puissance est
avérée),
- les autres entreprises…

De gré ou de force - consciemment ou inconsciemment -, elles ont une


influence sur l’entreprise. Désormais l’entreprise n’évolue plus seule en
vase close. Ce sont avec les parties prenantes qu’elle doit impérativement
s’engager dans la démarche RSE car ces parties prenantes, elles-mêmes
dans leur relation avec l’entreprise, sont impactées par l’ordre
économique, social et environnemental.

52
II- 2- LA RSE ET LES PARTIES PRENANTES

Les parties prenantes ont forcément une influence sur l’entreprise. Mais
dans le cadre de la RSE, l’agir des parties intéressées doivent tenir
compte des trois domaines ; l’économie, le social et l’environnement.

Economique Environnement Social

Consommation de Ethique,
Clients/ Garantie, qualité, ressources, commerce
consommateurs Juste prix respect de équitable, respect
l’environnement, du droit social
information
Motivation,
Employés/ Equité sociale, Respect de Consultation
syndicats rémunération l’environnement interne, formation,
développement,
employabilité
Rémunération Formalisation des
Sous-traitants équitable, Définition claire exigences et des
informations, des exigences modes de contrôle
pérennité
Relations de Formalisation des Formalisation des
Fournisseurs partenariat à spécifications exigences
long terme techniques éthiques
Pérennité Maîtrise des Anticipation sur
économique, risques les besoins de
Financeurs environnementaux reclassement afin

53
besoin en fonds et de leurs d’en diminuer les
de roulement impacts financiers coûts
Maîtrise des Réduction des Développement
Distributeurs charges, déchets de produits
concurrence d’emballage, des éthiques
transport, etc.
Ethique, maîtrise Maîtrise des
Actionnaires et Résultats des risques, risques liés à
propriétaires financiers anticipation et l’image,
transparence anticipation et
gestion de crise
Contribution à la Respect Respect droit de
Pouvoirs publics richesse règlementation travail
nationale
Information et Participation à la
Communautés Pérennité de transparence, vie locale,
et territoires l’entreprise Réduction des acteur du bassin
nuisances d’emploi
Mettre la source

Le concept des « parties prenantes » permet de mieux rendre compte de


la réalité de l’entreprise et d’étudier toutes les interactions qu’elle
entretient avec son milieu. Avec elles, l’entreprise s’engage dans une
démarche RSE conforme à la norme ISO 26000.

54
III- ETUDE DE LA NORME 26000

La norme est un « ensemble de procédures, règles ou de spécifications


permettant d’authentifier les démarches engagées pour améliorer la
performance sociale et environnementale de l’entreprise. Ce sont des
exigences méthodologiques auxquelles une entreprise se conforme
volontairement, pour pouvoir – dans les cas les plus formalisés - être
certifiées par un tiers extérieur accrédité »8. Certaines normes
internatioanles sont issues de l’Organisation Internationale de
Normalisation ISO. En effet, l’International Standards Organization de son
appellation anglo-saxon (ISO) est l’organisation internationale de
normalisation chargée de coordonner et d’unifier les normes nationales et
internationales.
Elle est composée de 163 membres qui sont les instituts nationaux de
normalisation de pays industrialisés, en développement et en transition,
de toutes tailles et de toutes les régions du monde. Les normes ISO
apportent une contribution positive au monde dans lequel nous vivons.
Elles facilitent le commerce, favorisent le partage des connaissances et
contribuent à la diffusion du progrès technologique et des bonnes
pratiques de management et d’évaluation de la conformité.
Les normes ISO offrent des solutions et des avantages à la quasi-totalité
des secteurs d’activité de l’économie— agriculture, bâtiment, ingénierie
mécanique, fabrication, distribution, transports, dispositifs médicaux,
technologies de l’information et de la communication, environnement,
énergie, management de la qualité, évaluation de la conformité et
services.
L’ISO n’élabore que des normes requises par le marché. Les travaux sont
menés à bien par des experts directement issus des secteurs de

8
55
BRODHAG C. et al. (2004), Dictionnaire du développement durable. Définition de Norme, Paris, AFNOR
l’industrie, de la technique et de l’économie qui ont identifié le besoin d’une
norme et qui l’appliquent par la suite. À ces experts peuvent s’adjoindre
d’autres spécialistes représentant des organismes gouvernementaux, des
laboratoires d’essais, des groupements de consommateurs, des milieux
universitaires, et des organisations internationales gouvernementales et
non gouvernementales. Une Norme internationale ISO représente un
consensus mondial sur les connaissances les plus avancées sur le sujet
traité.
La collection de l’ISO compte plus de 18400 normes, qui fournissent au
monde économique, aux gouvernements et à la société dans son
ensemble des outils concrets pour les trois volets – économique,
environnemental et sociétal – du développement durable. Parmi ces
normes nous pouvons citer la norme 26000.

III-1- Etude de la norme ISO 26000 : 2010

A la conférence internationale de Stockholm sur la RSE en 2004, il a été


confié à l’Organisation Internationale pour la Normalisation (ISO), la
mission de développer de lignes directrices à la responsabilité sociétale
applicable à tout type d’organisation. Publié en Novembre 2011, ISO
26000 est aujourd’hui le texte unique au niveau international qui fournir
aux organisations ces lignes directrices. La CI a participé à la réalisation
de cette norme via COTE D’IVOIRE NORMALISATION ( CODINORM)9.
Elle décrit les principes et les thèmes que recouvre la responsabilité

9 56
CODINORM : l’Organisation National de Normalisation et de Certification de la Cote d’Ivoire. Elle est une
association à but non lucratif et reconnue d’utilité publique. Elle a été créée le 24 Septembre par le secteur
privé et l’Etat et est gérée par un Conseil d’Administration composé de 23 membres dont 14 sont issus du
secteur privé et neuf de l’Etat.
sociétale et propose une méthode d’appropriation et de mise en œuvre
dans une organisation.

Elle donne un cadre international de comportement à tout type


d’organisation (entreprise, collectivités, ONG, syndicats…) quelle que soit
la taille, ses domaines d’action. La norme ISO 26000 respecte les grands
textes fondateurs internationaux comme la Déclaration Universelle des
Droits de l’homme, les conventions de l’organisation Internationale du
Travail.

La norme ISO 26000 vise à devenir un instrument de régulation de la


responsabilité sociétale des organisations.
Elle fournit des lignes directrices afin d’aider les entreprises à contribuer
au développement durable, à la santé et au bien-être de la société.
Elle a vocation à mettre en avant une compréhension commune du
périmètre de la Responsabilité Sociétale.

Structure de la norme:
✓ Avant-propos
✓ Introduction
✓ Domaine d’application
✓ Termes, définitions et abréviations
✓ Appréhender la responsabilité sociétale
✓ Principes de responsabilité sociétale
✓ Identifier la responsabilité sociétale et dialoguer avec les parties
prenantes
✓ Lignes directrices relatives aux questions centrales de
responsabilité sociétale
✓ Lignes directrices relatives à l’intégration de la responsabilité
sociétale dans l’ensemble de l’organisation
✓ Annexe A
57
✓ Annexe B
✓ Bibliographie
✓ Index
✓ Figures
Aperçu global de la norme :

La visée fondamentale de la norme ISO 26000 est de formaliser l’enjeu


de la responsabilité sociétale d’une façon adaptable à tous les types
d’organisations, entreprises, collectivités, associations, sans limites de
taille d’activité.

58
Face aux pratiques inquiétantes de certaines multinationales et de leurs
conséquences sur les conditions de travail et de vie des populations,
la norme ISO 26000 est aujourd'hui la référence pour l’opérationnalité
des objectifs de Développement Durable.

Ces objectifs du développement durable se trouvent dans ces sept (7)


questions centrales de la RSE auxquelles toute entreprise est confrontée :

– la gouvernance de l’organisation ;

– les droits de l’Homme ;

– les relations et conditions de travail ;

– l’environnement ;

– la loyauté des pratiques ;

– les questions relatives aux consommateurs ;

– les communautés et le développement local.

Quelques Labels en matière de RSE et le lien avec la norme ISO


26000 :

Nous avons l’exemple la société ‘’LUCIE’’

59
La RSE est la déclinaison des principes du développement durable à
l’échelle de l’entreprise. Elle signifie que l’entreprise de son propre
initiative, en liaison avec ses parties prenantes contribuent à améliorer la
société et à protéger l’environnement.

III- 2- CARACTERISTIQUES DE LA RSE

Un caractère humain : l’homme est au centre des préoccupations


relatives du développement durable. Son action et son degré d’implication
dans la nature, dans l’écosystème où il occupe une place importante par
son impact sur la nature suite au progrès technique et industriel qui lui
donne un pouvoir transformateur de la nature. Mais il a droit à une vie
saine et productive, en harmonie avec la nature.

Les domaines d’action : le social, l’économie et l’environnement sont les


domaines de prédilection de la RSE et sont fortement liés. Pour parvenir
à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire

60
partie intégrante du processus de développement et ne peut être
considérée isolément de même que le social. Car l’entreprise se doit de
coopérer aussi à la tâche essentielle de l’élimination de la pauvreté et
mieux répondre aux besoins de la population. Au sens large, le
développement soutenable vise à favoriser un état d’harmonie entre les
êtres humains, entre l’homme et la nature.

Dialogue avec les parties prenantes : Les relations entre les entreprises
et la société ont profondément changé. Les entreprises doivent faire face
à la plus grande attention de la part des parties prenantes qui observent
les impacts économiques, sociaux et environnementaux de leurs activités
de manière critique. Elles ne peuvent négliger le poids et la légitimité
grandissant(e) de ses parties prenantes. A l’heure actuelle, elles se
doivent de prendre en compte les intérêts de ses parties prenantes et de
les intégrer dans les décisions et projets.

Intégration de la Responsabilité Sociétale : L’entreprise se doit d’être


responsable des impacts générés par l’ensemble de ses activités. Par
conséquent, la RSE doit être présente tout le long de sa chaîne de valeur
et dans tous les aspects du fonctionnement de l’entreprise, du niveau
stratégique jusqu’au niveau opérationnel. Il s’agit d’intégrer les
préoccupations sociales et environnementales dans la politique
d’entreprise, dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses
relations. Elle n’est pas distincte de la stratégie et des actions de
l’entreprise.

Initiative propre / volontaire : La RSE repose sur une initiative volontaire


de la part des entreprises. Elle n’est pas obligatoire, elle relève de la prise

61
de conscience des dirigeants de l’entreprise face aux impacts positifs et
négatives de leurs décisions et activités sur l’environnement et la société.
Les entreprises qui ne s’y engagent pas ne risquent aucune sanction
pénale ou administrative. Cependant, celle-ci peuvent être confrontées à
un déficite de conformité face à la églémentation dans divers domaines.
L’idéal étant qu’elles s’investissent pour l’intérêt de la société mais
également dans leur propre intérêt économique. Dans la réalité, cela n’a
pas toujours été une initiative volontaire à 100%.

Une gestion raisonnée des ressources : le droit au développement doit


être réalisé de façon à satisfaire équitablement les besoins relatifs au
développement et à l’environnement des générations présentes et futures.

CONCLUSION

La notion de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) connaît


depuis quelques années un certain engouement auprès des entreprises
et des populations. L’organisation socialement responsable se presente
comme un acteur socio-economique, dont les finalités, les stratégies, le
mode d’organisation, les perfornances et les valeurs culturelles, sont
d’ordres à la fois économique, environnementale, sociale et sociétale. Les
décisions et les comportements de leurs acteurs sont encadrés par de
multiples théories, conventions, lois, règlements, normes et standards,
dont la conception et l’application soulèvent de nouvelles problematiques
à traiter. En effet la prise de conscience des impacts sociaux et
environnementaux des activités est de plus en plus forte, faisant de la RSE
62
la variante entrepreneuriale du développement durable. Toute
organisation est responsable des impacts des décisions et des activités
sur lesquelles elle exerce un contrôle formel et/ou de fait. La RSE permet
aux entreprises de s’assurer de la prise en compte effective des
préoccupations d’ordre social, économique et environnemental dans leur
politique de management pour une performance globale.
La démarche RSE induit la capacité à fédérer l’ensemble des parties
prenantes des organisations autour d’un projet de développement
durable, ce qui suppose des capacités à analyser et à comprendre le sens
de la démarche et à mettre en place des stratégies communicationnelles,
organisationnelles et décisionnelles adaptées aux enjeux sociaux de notre
nouvelle ère.

La performance d’une entreprise ne s’apprécie plus seulement par son


résultat financier mais par sa volonté et ses initiatives en faveur des
objectifs d’ordre social et environnemental.
La ISO 26000:2010 offre l’opportunité historique aux entreprises de
devenir acteurs du changement et de s’inscrire dans une voie de progrès
social, économique et environnemental à travers la RSE. Sauront-elles
relever le défi du changement ? De plus en plus l’on parle d’economie
verte, d’économie bleu et d’économie circulaire. Quelle place les
entreprises accordent –elles à ces nouvelles formes d’économies ?

63
BIBLIOGRAPHIE

• PULCHART Jean-Jacques, UZAN Odile ; Management des


organisations et Responsabilité sociale de l’entreprise. Etude de
cas, Editions ESKA, Paris, 2012.

• VERMEULIN Christian, VERMEULIN Frédéric, Comprendre et


entreprendre une démarche RSE. La responsabilité sociétale pour
tous les entrepreneurs, AFNOR Editions, 2012, 126p.

• SOBCZAK André, Responsabilité globale ; manager le


développement durable et la responsabilité sociale des entreprises,
Edition Vuibert, Avril 2011, 243p.

• JOUNOT Alain, Le Développement Durable ; 100 questions pour


comprendre et agir ; AFNOR Editions 2004.

• BRODHAG C. et al., Dictionnaire du développement durable.


Définition de Norme, Paris, AFNOR Editions, 2004.

• Livre vert publié par la Commission des Communautés


Européennes (CCE), « Promouvoir un cadre européen pour la
responsabilité sociale des entreprise », communication, 2002.

• Communication de la commission au parlement européen, au


conseil, au comité économique et social européen et au comité des
régions- RSE : une nouvelle stratégie de l’UE pour la période 2011-
2014.

• Anthony RATIER, Responsable Droits Humains et ODD, Global


Compact France anthony,[email protected]

• Site internet www.qlobalcompact-france.orq

• Global Impact+ : http://actions.qlobalcompact-


france.orqoooe

64

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