0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues6 pages

Office Des Ténèbres - Vendredi Saint PDF

Transféré par

Foaud Azar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues6 pages

Office Des Ténèbres - Vendredi Saint PDF

Transféré par

Foaud Azar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 6

OFFICE DES LECTURES - Protège-les à jamais,

Que ton Nom soit béni, ô notre Dieu.


VENDREDI SAINT
ANTIENNE
Peuples et nations se sont ligués
INTRODUCTION contre ton serviteur Jésus, ton Messie.
V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.
PSAUME : 2
Gloire au Père, et au Fils et au Saint- 1 Pourquoi ce tumulte des nations,
Esprit, ce vain murmure des peuples ?
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 2 Les rois de la terre se dressent,
pour les siècles des siècles. les grands se liguent entre eux
Amen. (Alléluia.) contre le Seigneur et son messie :
3 « Faisons sauter nos chaînes,
HYMNE : O CROIX rejetons ces entraves ! »
BIENHEUREUSE 4 Celui qui règne dans les cieux s'en
amuse,
1. Ô Croix, étendard de victoire, le Seigneur les tourne en dérision ;
Bois où le Christ, Prince de vie, 5 puis il leur parle avec fureur
Pour nous se livre à la mort, et sa colère les épouvante :
Aujourd'hui s'accomplit notre salut. 6 « Moi, j'ai sacré mon roi
sur Sion, ma sainte montagne. »
R. Gloire à toi, ô Croix
bienheureuse, 7 Je proclame le décret du Seigneur !
Ô Croix de Jésus. Il m'a dit : « Tu es mon fils ;
moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.
2. Ô Croix, source d'un fleuve 8 Demande, et je te donne en
immense, héritage les nations,
Le sang et l'eau du cœur blessé, pour domaine la terre tout entière.
Pour nous laver ont jailli. 9 Tu les détruiras de ton sceptre de
Et ces flots purifient le monde fer,
entier. tu les briseras comme un vase de
potier. »
3. Ô Croix, célébrée par les Anges
Au centre du jardin nouveau. 10 Maintenant, rois, comprenez,
Arbre de vie glorieux, reprenez-vous, juges de la terre.
Tu nous donnes le fruit qui nous 11 Servez le Seigneur avec crainte,
guérit. rendez-lui votre hommage en
tremblant.
4. Ô Croix, notre unique espérance, 12 Qu'il s'irrite et vous êtes perdus :
Soutien du monde racheté, soudain sa colère éclatera.
Délivre-nous du péché, Heureux qui trouve en lui son refuge !
De la nuit de la mort, viens nous
sauver.

5. Ô toi, Trinité bienheureuse,


Ceux que tu sauves par la Croix,
ANTIENNE des taureaux de Basan m'encerclent.
14 Des lions qui déchirent et rugissent
Ils me percent les mains et les pieds ; ouvrent leur gueule contre moi.
je peux compter tous mes os.
15 Je suis comme l'eau qui se répand,
PSAUME : 21 - IV tous mes membres se disloquent.
Mon cœur est comme la cire,
2 Mon Dieu, mon Dieu, il fond au milieu de mes entrailles.
pourquoi m'as-tu abandonné ? * 16 Ma vigueur a séché comme l'argile,
Le salut est loin de moi, ma langue colle à mon palais.
loin des mots que je rugis.
Tu me mènes à la poussière de la
3 Mon Dieu, j'appelle tout le jour, mort. +
et tu ne réponds pas ; *
même la nuit, 17 Oui, des chiens me cernent,
je n'ai pas de repos. une bande de vauriens m'entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
4 Toi, pourtant, tu es saint, 18 je peux compter tous mes os.
toi qui habites les hymnes d'Israël !
5 C'est en toi que nos pères Ces gens me voient, ils me regardent.
espéraient, +
ils espéraient et tu les délivrais. 19 Ils partagent entre eux mes habits
6 Quand ils criaient vers toi, ils et tirent au sort mon vêtement.
échappaient ;
en toi ils espéraient et n'étaient pas 20 Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
déçus. ô ma force, viens vite à mon aide !
21 Préserve ma vie de l'épée,
7 Et moi, je suis un ver, pas un arrache-moi aux griffes du chien ;
homme, 22 sauve-moi de la gueule du lion
raillé par les gens, rejeté par le et de la corne des buffles.
peuple.
8 Tous ceux qui me voient me Tu m'as répondu ! +
bafouent, 23 Et je proclame ton nom devant mes
ils ricanent et hochent la tête : frères,
9 « Il comptait sur le Seigneur : qu'il le je te loue en pleine assemblée.
délivre !
Qu'il le sauve, puisqu'il est son ami ! »
ANTIENNE
10 C'est toi qui m'as tiré du ventre de Amis et compagnons se tiennent à
ma mère, distance.
qui m'a mis en sûreté entre ses bras.
11 À toi je fus confié dès ma naissance
; PSAUME : 37
dès le ventre de ma mère, tu es mon 2 Seigneur, corrige-moi sans colère
Dieu. et reprends-moi sans violence.
12 Ne sois pas loin : l'angoisse est 3 Tes flèches m'ont frappé,
proche, ta main s'est abattue sur moi.
je n'ai personne pour m'aider. 4 Rien n'est sain dans ma chair sous ta
13 Des fauves nombreux me cernent,
fureur,
rien d'intact en mes os depuis ma
faute. 14 Moi, comme un sourd, je n'entends
rien,
5 Oui, mes péchés me submergent, comme un muet, je n'ouvre pas la
leur poids trop pesant m'écrase. bouche,
6 Mes plaies sont puanteur et 15 pareil à celui qui n'entend pas,
pourriture : qui n'a pas de réplique à la bouche.
c'est là le prix de ma folie.
16 C'est toi que j'espère, Seigneur :
7 Accablé, prostré, à bout de forces, Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras.
tout le jour j'avance dans le noir. 17 J'ai dit : « Qu'ils ne triomphent pas,
8 La fièvre m'envahit jusqu'aux ceux qui rient de moi quand je
moelles, trébuche ! »
plus rien n'est sain dans ma chair.
18 Et maintenant, je suis près de
9 Brisé, écrasé, à bout de forces, tomber,
mon cœur gronde et rugit. ma douleur est toujours devant moi.
10 Seigneur, tout mon désir est devant 19 Oui, j'avoue mon péché,
toi, je m'effraie de ma faute.
et rien de ma plainte ne t'échappe.
20 Mes ennemis sont forts et
11 Le cœur me bat, ma force vigoureux,
m'abandonne, ils sont nombreux à m'en vouloir
et même la lumière de mes yeux. injustement.
12 Amis et compagnons se tiennent à 21 Ils me rendent le mal pour le bien ;
distance, quand je cherche le bien, ils
et mes proches, à l'écart de mon mal. m'accusent.

13 Ceux qui veulent ma perte me 22 Ne m'abandonne jamais, Seigneur,


talonnent, mon Dieu, ne sois pas loin de moi.
ces gens qui cherchent mon malheur ; 23 Viens vite à mon aide,
ils prononcent des paroles maléfiques, Seigneur, mon salut !
tout le jour ils ruminent leur traîtrise.

VERSET
Voici le Serviteur humble et fidèle, l´élu de Dieu.
Écoutons-le, adorons-le, imitons-le,
Jusqu´à l´offrande de notre vie.

LECTURE : LE CHRIST, GRAND PRÊTRE, ENTRE AU


SANCTUAIRE DU CIEL (HE 9, 11-28)
Frères : 11 Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus
grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et
n’appartient pas à cette création,
12 il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le
sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a
obtenu une libération définitive.
13 S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de
la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la
chair,
14 le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,
s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera
donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions
rendre un culte au Dieu vivant.
15 Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament
nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le
premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis
promis.
16 Or, quand il y a testament, il est nécessaire que soit constatée la mort de son
auteur.
17 Car un testament ne vaut qu’après la mort, il est sans effet tant que son auteur
est en vie.
18 C’est pourquoi le premier Testament lui-même n’a pas été inauguré sans que
soit utilisé du sang :
19 lorsque Moïse eut proclamé chaque commandement à tout le peuple
conformément à la Loi, il prit le sang des veaux et des boucs avec de l’eau, de la
laine écarlate et de l’hysope, et il en aspergea le livre lui-même et tout le peuple,
20 en disant : Ceci est le sang de l’Alliance que Dieu a prescrite pour vous.
21 Puis il aspergea de même avec le sang la tente et tous les objets du service
liturgique.
22 D’après la Loi, on purifie presque tout avec du sang, et s’il n’y a pas de sang
versé, il n’y a pas de pardon.
23 S’il est nécessaire que soient purifiées par ces rites les images de ce qui est
dans les cieux, les réalités célestes elles-mêmes doivent l’être par des sacrifices
bien meilleurs que ceux d’ici-bas.
24 Car le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du
sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant
pour nous devant la face de Dieu.
25 Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les
ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ;
26 car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation
du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est
manifesté pour détruire le péché par son sacrifice.
27 Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés,
28 ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la
multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le
salut de ceux qui l’attendent.

RÉPONS
R. Puisque tu fais miséricorde, Mais le pardon se trouve près de toi,
Puisque nos vies sont devant toi, Que nos cœurs s´ouvrent à ta grandeur.
Puisque tu as versé ton sang pour
nous,
Seigneur Jésus, pardonne-nous. 4 .Près du Seigneur se trouve le salut
Et l´abondance de son pardon.
2. Si tu retiens les fautes contre nous C´est lui qui crée, qui sauve et qui guérit,
Qui dans ce monde subsistera ? Car sa puissance est sans mesure.
SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND POUR LA PASSION
Gloire et puissance de la croix.

Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent. Pour insulter sa dignité royale, on
l'oblige à porter lui-même l'instrument de son supplice. Ainsi s'accomplissait l'oracle
du prophète Isaïe : Il a reçu sur ses épaules le pouvoir. En se chargeant ainsi du
bois de la croix, de ce bois qu'il allait transformer en sceptre de sa force, c'était
certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un
mystère étonnant : Le vainqueur glorieux du démon, l'adversaire tout-puissant des
puissances du mal, présentait sur ses épaules, avec une patience invincible, le
trophée de sa victoire, le signe du salut, à l'adoration de tous les peuples.

Comme la foule allait avec Jésus au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon
de Cyrène, et on fit passer le bois de la croix des épaules du Seigneur sur les
siennes. Ce transfert préfigurait la foi des nations, pour qui la croix du Christ
devait devenir, non un opprobre, mais une gloire. En vérité, le Christ, notre Pâque,
a été immolé. Il s'est offert au Père en sacrifice nouveau et véritable de
réconciliation, non dans le Temple, dont la dignité avait déjà pris fin, mais à
l'extérieur et hors du camp, pour qu'à la place des victimes anciennes dont le
mystère était aboli, une nouvelle victime fût présentée sur un nouvel autel, et que
la croix du Christ fût cet autel, non plus du temple, mais du monde.

Devant le Christ élevé en croix, il nous faut dépasser la représentation que s'en
firent les impies, à qui fut destinée la parole de Moïse : Votre vie sera suspendue
sous vos yeux, et vous craindrez jour et nuit, sans pouvoir croire à cette vie. Pour
nous, accueillons d'un cœur libéré la gloire de la croix qui rayonne sur le monde.
Pénétrons d'un regard éclairé par l'Esprit de vérité le sens de la parole du Seigneur
annonçant l'imminence de sa Passion : C'est maintenant le jugement du monde,
c'est maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors. Et moi, une fois
élevé de terre, j'attirerai tout à moi.

Ô admirable puissance de la croix ! Ô gloire inexprimable de la Passion ! En elle


apparaît en pleine lumière le jugement du monde et la victoire du Crucifié ! Oui,
Seigneur, tu as tout attiré à toi ! Alors que tu avais tendu les mains tout le jour
vers un peuple rebelle, le monde entier comprit qu'il devait rendre gloire à ta
majesté. Tu as tout attiré à toi, Seigneur, puisque, le voile du temple déchiré, le
saint des saints devenu béant, la figure a fait place à la réalité, la prophétie à son
accomplissement, la Loi à l'Évangile. Tu as tout attiré à toi, Seigneur, puisque la
piété de toutes les nations célèbre partout, au vu et au su de tous, le mystère qui
jusqu'alors était voilé sous des symboles dans un temple unique de Judée.

Ta croix, ô Christ, est la source de toutes les bénédictions, la cause de toute grâce.
Par elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris reçu la gloire, et
de la mort la vie. Désormais, l'unique offrande de ton corps et de ton sang donne
leur achèvement à tous les sacrifices, car tu es, ô Christ, le véritable Agneau de
Dieu, toi qui enlèves le péché du monde. L'ensemble des mystères trouve en toi
seul son sens plénier : au lieu d'une multitude de victimes, il n'y a plus qu'un unique
sacrifice.
RÉPONS (Ph 2)
R. Jésus Christ est Seigneur à la gloire du Père

6 Le Christ Jésus, +
ayant la condition de Dieu, *
ne retint pas jalousement
le rang qui l'égalait à Dieu.
7 Mais il s'est anéanti, *
prenant la condition de serviteur.

Devenu semblable aux hommes, +


reconnu homme à son aspect, *
8 il s'est abaissé,
devenant obéissant jusqu'à la mort, *
et la mort de la croix.

9 C'est pourquoi Dieu l'a exalté : *


il l'a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

10afin qu'au nom de Jésus


tout genou fléchisse *
au ciel, sur terre et aux enfers,

11 et que toute langue proclame :


« Jésus Christ est Seigneur » *
à la gloire de Dieu le Père.

R. Jésus Christ est Seigneur à la gloire du Père

ORAISON
Regarde, Seigneur, nous t'en prions, la famille qui t'appartient : c'est pour elle que
Jésus, le Christ, notre Seigneur, ne refusa pas d'être livré aux mains des méchants
ni de subir le supplice de la croix. Lui qui règne.

Vous aimerez peut-être aussi