Titulature Royale Dans L'égypte Antique
Titulature Royale Dans L'égypte Antique
Le nom de Sa-Rê ou Fils de Rê, en usage à partir de la IVe dynastie, est le nom de naissance du prince
héritier, attribué par sa mère dès le premier jour de son existence. Comme le précédent, ce nom se trouve
inscrit dans un cartouche à partir de l'intronisation. C'est aussi le nom auquel les égyptologues ajoutent
un nombre romain (Amenhotep III ou Ramsès II par exemple) afin de distinguer les monarques entre eux
au sein d'une même dynastie. Cette pratique, totalement ignorée des Anciens Égyptiens, est un mode de
désignation commode. Aussi, se trouve-t-il invariablement utilisé dans les livres de vulgarisation à
l'adresse du grand public.
Chaque titulature est élaborée par un collège de prêtres au moment de l'accession au trône. Elle est
ensuite officiellement promulguée et diffusée auprès des différentes autorités subalternes du pays. Dès la
mise en place de l'écriture hiéroglyphique, les scribes ont fait œuvre d'archivistes. On possède ainsi des
listes nominales plus ou moins exhaustives sur papyrus et sur pierre. Certaines se trouvent gravées au
sein des temples dans le cadre du culte funéraire royal. La monarchie pharaonique s'est fortement
appuyée sur certaines valeurs fondamentales et les titulatures sont le reflet de ce fait idéologique.
Plusieurs concepts ont sans cesse été mis en exergue comme la piété envers le dieu solaire, le principe de
la dualité monarchique, l'attachement à la Maât (ordre social et cosmique), l'entretien des forces vitales
ou le combat face aux forces hostiles.
Sommaire
Généralités
Symbolique du nom
Description de la titulature
Transcriptions modernes
Élément de la composition de l'être
Liste des cinq titres royaux
Nom d'Horus
Nom de Nebty
Nom d'Horus d'or
Nom de Nesout-bity
Nom de Sa-Rê
Pratiques royales
Élaboration de la titulature
Décret de promulgation
Modifications au cours du règne
Archivages
Reflet des concepts religieux fondamentaux
Filiation solaire
Transformations solaires
Dualité monarchique
Harmonie cosmique et sociale
Force vitale
Puissance guerrière
Notes et références
Notes
Références
Bibliographie
Généralités
Symbolique du nom
Dans l'imaginaire collectif contemporain, le mot « pharaon » est emblématique de l'Égypte antique ; une
n1
civilisation par ailleurs aussi qualifiée d'Égypte pharaonique. Synonyme de « roi d'Égypte » , le terme
« pharaon » n'a cependant jamais fait partie de la titulature officielle des souverains égyptiens. Dans la
langue égyptienne, le mot per-aâ « pharaon » en tant que désignation de l'individu régnant est d'un
emploi tardif ; pas avant le Nouvel Empire. Sa présence dans les langues actuelles (Pharao en allemand
pharaoh en anglais, faraón en espagnol, faraone en italien, etc.) s'est faite par l'entremise de la Bible, en
particulier du Livre de l'Exode où le personnage de Pharaon s'oppose avec véhémence au prophète
1
Moïse .
Description de la titulature
Dans la langue égyptienne, le terme nekhbet
désigne la titulature officielle composée des cinq
ren « noms » ou ren-our « grands noms ».
L'expression ren-maâ ou « nom véritable »
s'applique aux quatre nouveaux noms attribués
lors de l'investiture en plus du prénom de
naissance. Dans sa forme canonique, une
titulature royale comprend donc cinq titres
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successifs . Pour mieux illustrer ce fait, il est
donné à lire ci-dessous la traduction intégrale de
deux titulatures royales. La première est celle du Partie de la titulature de Thoutmôsis III ; de haut en bas,
pharaon Sésostris III qui conduisit plusieurs le Nom d'Horus, de Nesout-bity et de Sa-Rê. Temple de
Deir el-Bahari.
expéditions militaires en Nubie sous la XIIe
dynastie (XIXe siècle) :
Transcriptions modernes
La transcription des noms royaux égyptiens est caractérisée par
quatre faits notables. Contrairement à l'habitude des monarchies
européennes modernes, les Anciens Égyptiens tout imprégnés de
leur vision cyclique du temps, n'ont pas numéroté les prénoms de
leurs souverains afin de les inscrire dans la continuité. Cette
habitude ne s'est instituée qu'avec la mise en place de la science
égyptologique au XIXe siècle dont les savants pionniers sont tous
de culture européenne. Deuxièmement, l'orthographe des noms
Liste d'Abydos - Cartouches des royaux est différente selon que l'on translittère les hiéroglyphes
pharaons Menpehtyrê (Ramsès I ) er ou que l'on utilise le nom donné par les historiens grecs. Par
o er o
n 75 et Menmaâtrê (Séthi I ) n 76. exemple, la dénomination Amenhotep (nom transcrit de l'égyptien
ancien) est identique à Aménophis (nom grec) ; Djehoutymès à
Thoutmôsis ; Chepseskaf à Sebercheres ou à Sasychès.
Troisièmement, une des règles de l'écriture hiéroglyphique est l'antéposition honorifique du glyphe divin.
7
Cela revient à inscrire le symbole divin avant tous les autres quand bien même il faut le lire en dernier .
Cette règle de lecture est ignorée des premiers égyptologues qui ont ainsi transcrit fautivement le sigle
divin en premier. De ce fait, certaines dénominations royales sont traditionnellement connues par deux
transcriptions ; tel Raneb (ancienne et fausse transcription) et Nebrê (bonne transcription).
Quatrièmement, les égyptologues perpétuent la pratique des historiens grecs qui vise à donner la
préférence au Nom de Sa-Rê pour désigner le souverain égyptien. Or, la lecture des listes royales
compilées par les Anciens Égyptiens ainsi que des noms figurant sur les statues royales montre que ces
derniers ont prioritairement désigné et connu leurs souverains par le Nom de Nesout-bity ; Khâkhéperrê
pour Sésostris II, Khâkaourê pour Sésostris III, Âakhéperenrê pour Thoutmôsis II, ''Menkhéperrê pour
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Thoutmôsis III, Ousermaâtrê-Setepenrê pour Ramsès II, Ousermaâtrê-Mériamon pour Ramsès III .
Titulature royale
Nom d'Horus
Le nom d'Horus est introduit par le hiéroglyphe du faucon Horus, dieu principal de la ville de
Nekhen (Hiérakonpolis) en Haute-Égypte. De là, sont issus les Shemsou Hor ou « Suivants
d'Horus ; les fondateurs de l'État égyptien. Aux premiers temps de l'institution pharaonique,
durant la période prédynastique et au début de la Ire dynastie, la titulature royale ne comporte
que le seul nom d'Horus. Les plus anciens pharaons comme
Narmer ou Hor-Aha ne sont ainsi connus que par ce titre. Il est
possible de penser que les courtisans de ces premiers souverains
ont exploité le mythe préhistorique d'une divinité falconidée et
céleste nommée Horus et qu'ils ont assimilés leurs dirigeants à
13
cette figure divine . Le récit de ce mythe archaïque est
aujourd'hui perdu mais il en subsiste de nombreuses allusions
14
dans les Textes des pyramides . Des animaux comme le taureau
ou le lion ont été utilisés comme emblèmes royaux dès le
prédynastique (Palette de Narmer, Palette du champ de bataille
et Palette au taureau). Cependant, c'est plus spécifiquement le
faucon qui en est venu à symboliser le pouvoir royal ; chaque roi
devenant un nouvel Horus au moment de l'intronisation. Même si
on ne connaît les premiers pharaons que par leur nom d'Horus,
cette dénomination n'est probablement pas le prénom de
Serekh du roi Ouadji, vers -3020,
naissance. Il doit s'agir d'un surnom forgé lors de l'accession au
Musée du Louvre.
trône afin d'entourer d'une aura religieuse et mythique le nouvel
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accédant au pouvoir .
Dans les textes hiéroglyphiques, le nom d'Horus est facilement discernable. Il est inscrit à l'intérieur du
serekh, un mot qui signifie « se faire remarquer » et qui est la représentation stylisée et rectangulaire de
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l'enceinte du palais royal . Cette image est ainsi l'évocation du concept du roi, nouvel Horus, vivant
dans son palais terrestre. Surmonté d'un faucon couronné ou non du pschent, ce nom exprime la nature
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divine du pharaon en tant que représentant terrestre du dieu céleste Horus .
Exemples :
Amenhotep III : Kanakht, Khaouemmaât, Taureau puissant, Celui qui est apparû en tant
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que Maât ;
Toutânkhamon : Kanakht, Toutmesout, Taureau puissant, Celui dont les naissances sont
19
complêtes ;
20
Nectanébo Ier : Tjemaâ, Celui dont le bras est fort .
Nom de Nebty
Le nom de Nebty ou nom des Deux Maîtresses
place le pharaon sous la protection des deux
déesses Nekhbet et Ouadjet. Dans
l'iconographie, elles sont représentées debout
sur le hiéroglyphe de la corbeille. Celui-ci a pour
signification « maître » ou « maîtresse », d’où la
désignation de nebty, « Les Deux Maîtresses » ou « Les
21
Deux Dames » . Nekhbet, la vautour femelle, est la
déesse tutélaire de la ville méridionale de Nekheb, en Les Deux Maîtresses Nekhbet et Ouadjet.
Haute-Égypte. La déesse cobra Ouadjet est quant à elle la
protectrice de la ville septentrionale de Bouto, en Basse-
22
Égypte . Ces deux cités avaient déjà atteint une importance notable durant les périodes prédynastique et
thinite avant l'unification politique de l'Égypte. La première cité est située en face de Nekhen d'où est issu
23
23
le dieu faucon Horus. La seconde est située dans les marécages du Delta du Nil . Une ancienne analyse
voyait dans ce titre la marque d'une conquête agressive du sud sur le nord. Cette assertion est maintenant
abandonnée. Il vaut, sans doute, mieux y voir une allusion au concept de la dualité par lequel les
Égyptiens percevaient le monde. Selon cette vision, les deux royaumes - l'étroite vallée méridionale du
Nil et le luxuriant delta septentrional - se trouvent être complémentaire. Dans l'écriture le groupe du
vautour et du cobra est attesté dès le règne de Hor-Aha (début de la Ire dynastie) inscrit à côté du serekh
où figure inscrit le nom royal. Toutefois, ce n'est que vers la fin de cette même dynastie, que Sémerkhet
introduit le nom de Nebty en tant que deuxième élément de la titulature. Ceci pour exprimer l'unification
des Deux Terres, la Haute-Égypte et la Basse-Égypte dans la personne unique du souverain. À partir de
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là, ce titre est continuellement utilisé par les souverains égyptiens .
Exemples :
Amenhotep III : Semenouhepou, Segerehoutaouy, Celui qui établit les lois, Celui qui
18
apaise les Deux Terres ;
Toutânkhamon : Neferhepou, Segerehoutaouy, Sehetepounetjerounebou, Celui dont les
19
lois sont parfaites, Celui qui apaise les Deux Terres, Celui qui satisfait les dieux ;
Ramsès II : Mekoukemet, Ouafoukhasout, Celui qui protège l'Égypte, Celui qui soumet les
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contrées étrangères ;
20
Nectanébo Ier : Semenekhoutaouy, Celui qui rend les Deux Terres efficientes .
Exemples :
Amenhotep III : Âakhepesh, Houousetetyou, Celui dont la force est grande, Celui qui a
18
frappé les Asiatiques ;
Toutânkhamon : Outjesoukhaou, Sehetepounetjerou, Celui qui élève les couronnes, Celui
19
qui satisfait les dieux ;
32
Nectanébo Ier : İroumeroutnetjerou, Celui qui fait ce qu'aiment les dieux .
Nom de Nesout-bity
Également connu sous les vocables de praenomen et
de nom de couronnement, le nom de Nesout-bity est
la dernière des quatre appellations attribuées au
pharaon lors de l'intronisation. En suivant des
sources en langue grecque de l'époque ptolémaïque,
telle la Pierre de Rosette, l'expression égyptienne Nesout-bity a
souvent été traduite par « Roi de Haute et Basse-Égypte ». Plus
littéralement, elle semble signifier « Celui qui appartient au jonc
et à l'abeille » ; le jonc-sout et l'abeille-biti étant respectivement
les symboles héraldiques des royaumes de Haute et Basse-
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Égypte . La première partie du titre, nesout fait référence à la
royauté en tant qu'institution pérenne issue du monde divin. Dans
les faits, le mot nesout signifie « roi » comme dans les
expressions per-nesout « maison du roi », oudj-nesout Titulature de Montouhotep II ; les
« commandement du roi », sa-nesout « fils du roi ». La seconde noms d'Horus et de Nesout-bity.
partie, bity semble faire référence au détenteur mortel et donc
éphémère de la charge royale. Ce second terme se rencontre plus
précisément dans le contexte humain des affaires administratives et gouvernementales comme dans
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l'expression khetmety-bity « trésorier du roi (actuel) » . La juxtaposition des deux termes nesout-bity est
une manière commode de mentionner dans une même expression les deux aspects du roi, divin et mortel,
33
augmenté d'une évocation assez évidente de la division du pays en royaumes du sud et du nord .
Au milieu de la Ire dynastie, le pharaon Den fait preuve d'innovation en adjoignant la désignation de
souty-bity « Celui du jonc et de l'abeille » à sa titulature. Son successeur Adjib est le premier souverain à
en user tel un titre suivi d'une épiclèse. Durant les IVe, Ve et VIe dynasties, ce nom de couronnement
assez peu mis en relation avec Rê. Par la suite, le dieu solaire devient une référence quasi-obligée. À
partir du Moyen Empire, le praenomen devient le titre le plus important des cinq éléments de la
titulature. Il devient ainsi le nom par lequel le pharaon est désigné quant seulement un seul titre est
mentionné. Ceci s'explique, sans doute, par le fait que ce nom est invariablement inscrit dans un
cartouche. Ce dernier hiéroglyphe représente une boucle de corde ovale nouée à l'une des extrémité. Dans
un texte, ce procédé formel fait ressortir visuellement le nom du pharaon et signifie symboliquement que
la puissance royale encercle l'ensemble de la Création. En d'autres termes, le pharaon se proclame maître
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de l’univers .
Exemples :
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Hatchepsout : Maâtkarê, Maât est le Ka de Rê ;
18
Amenhotep III : Nebmaâtrê, Rê est le seigneur de la Maât ;
19
Toutânkhamon : Nebkheperourê, Rê est le seigneurs des devenirs ;
32
Nectanébo Ier : Kheperoukarê, Le Ka de Rê est advenu .
Nom de Sa-Rê
Également connu sous les appellations de nomen et
de nom de naissance, le nom de Sa-Rê qualifie le
pharaon de « fils de Rê ». Ce titre est constitué par
l'idéogramme du canard-sa qui signifie « fils » et
par celui du soleil. Cette filiation divine rattache charnellement la
personne royale au dieu-soleil Rê. Le titre apparaît pour la
première sous Djédefrê (IVe dynastie). Dans les faits, il s'agit du
prénom donné au prince héritier à sa naissance. Ce nom de
naissance, inséré dans la titulature officielle, signale l'origine
divine du souverain. Il témoigne aussi de l'influence grandissante
37
du clergé d'Héliopolis et du culte de Rê dans la vie politique .
Avec l'apparition de la titulature complète, le nom de Nesout-bity
et le nom de Sa-Rê sont invariablement insérés dans le cartouche
royal. Le serekh reste, quant à lui, réservé au seul nom d'Horus
dans les grandes inscriptions dédicatoires arrangées en
38
colonnes .
Titulature de Ramsès II : noms de
Exemples : Nesout-bity (gauche) et de Sa-Rê
(droite) - Boston, Museum of Fine
Amenhotep III : Amenhotep, Heqaouaset, Amon est Arts.
39
satisfait, Le souverain de Thèbes ;
Toutânkhamon : Toutânkhamon, Heqaiounouresy,
19
Image vivante d'Amon, Le souverain d'Héliopolis du sud ;
32
Nectanébo Ier : Nakhtnebef, Son maître est fort .
Le choix du prénom dépend de traditions familiales établies au sein de chaque dynastie royale. Un
nouveau-né reçoit généralement le prénom de son père, d'un de ses oncles ou d'un de ses grands-pères.
Du fait de lacunes dans nos connaissances, il n'est pas toujours évident de reconstituer l'arbre
généalogique d'un souverain et ainsi de suivre le fil des transmissions. Néanmoins, on est assez bien
renseigné pour les périodes du Moyen et du Nouvel Empire. Sous la XIe dynastie le choix se porte
d'abord sur le prénom Antef « Celui que son père a amené » puis sur celui de Montouhotep « Montou est
satisfait ». La XIIe dynastie alterne entre les prénoms Amenemhat « Amon est en tête » et Senousret
(Sésostris) « L'homme de la Puissante (déesse) ». La XVIIIe dynastie s'est placée sous la protection du
dieu Amon en adoptant le prénom Amenhotep (Aménophis) « Amon est en fête » et sous la protection du
dieu lunaire Thot avec les prénoms Ahmès (Ahmôsis) « La Lune est née » et Djehoutymès (Thoutmôsis)
« Né de Thot ». Ce dernier prénom semble avoir été attribué au fils aîné d'une concubine royale. Les
XIXe et XXe dynasties voient la préférence aller vers les prénoms Séthi « Celui de Seth » et Ramsès « Né
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de Rê » .
Pratiques royales
Élaboration de la titulature
En tant que gouvernement d'un seul homme sur la population égyptienne, Pharaon a pour charge de
continuer l'œuvre du dieu créateur Atoum-Rê. Les actions royales comme la guerre, la fondation de
villes, la rénovation des temples ou la promulgation de réformes législatives ne sont pas présentées dans
une perspective historique. Elles s'inscrivent plutôt comme la répétition d'événements survenus dans les
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temps mythiques lorsque les dieux étaient présents sur terre et régentaient directement les humains .
L'élaboration de la titulature n'échappe pas à ce mode de pensée. Dans les textes de propagande royale,
des dieux comme Amon-Rê participent directement à sa confection. L'exemple le plus parlant est le Texte
de la Jeunesse de Thoutmôsis III : « Il fixa mes diadèmes et sa propre titulature fut mise en place pour
moi. Il plaça d'abord le faucon sur le serekh (...) Il fit que j'élève les Deux Maîtresses et rendit ma royauté
pérenne (...) Il me façonna ensuite comme un faucon d'or (...) Il fit ensuite que j'apparaisse en roi de
n2
Haute et Basse-Égypte (...) ». Plus prosaïquement l'élaboration de la titulature et sa proclamation sont
le fait d'un collège de prêtres comme l'indique le Texte de l'investiture anticipée de la pharaonne
Hatchepsout : « Il ordonna que les prêtres lecteurs lui fussent amenés pour proclamer les grands noms
[...] tandis qu'assurément le dieu manifestait dans leur cœur de faire ses noms conformément à ce qu'il
avait fait avant ». La titulature est d'origine divine mais elle ne procède pas d'une révélation envoyée à un
devin lors d'un oracle. Le dieu fait en sorte que des prêtres se mettent à réfléchir ensemble afin de trouver
les meilleurs mots et concevoir ainsi la titulature. Cette élaboration ne se fait pas dans la précipitation car
le délai entre l’avènement et le couronnement est relativement long, plusieurs mois, le temps de momifier
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et inhumer le pharaon défunt .
Décret de promulgation
Après avoir été élaboré par un collège des prêtres, la
titulature d'un nouveau pharaon doit être connue du pays
entier. Lors du couronnement ou peu de jours après, la
titulature est lue par des prêtres-lecteurs devant une
assemblée de notables. Par la suite, le nouveau pharaon
envoie un décret de promulgation à l'ensemble de ses
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subalternes . L'information est relayée à travers tout le
royaume jusqu'aux contrées les plus éloignées de la
capitale. Des messagers, porteur du décret, sont envoyés
auprès des gouverneurs et fonctionnaires provinciaux.
Charge pour eux de faire connaitre la titulature à leurs Inscription au nom de Thoutmôsis Ier sur un
rocher de l'île de Sehel.
administrés. La passation de pouvoir entre Amenhotep Ier
et Thoutmôsis Ier est ainsi renseignée par trois stèles
érigées par Touri, le Fils royal de Koush (gouverneur de la Nubie) au Ouadi Halfa, à Kouban et à
Assouan. Toutes trois sont des copies du décret lui enjoignant de faire connaître l'investiture du nouveau
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pharaon :
« Vois, si on t'a apporté ce décret du Roi de Haute et Basse-Égypte, c'est pour que tu
prennes connaissance du fait que Ma Majesté, vie, intégrité, santé, est apparue en tant que
Roi de Haute et Basse-Égypte sur le trône d'Horus des vivants, sans pareil, éternellement.
Ma titulature a été composée comme suit : l'Horus « Taureau puissant, aimé de Maât » ;
Celui des Deux Maitresses « Celui qui est apparu en tant que flammes, Celui dont la
puissance est grande » ; l'Horus d'or « Celui dont les années sont parfaites, Celui qui fait
vivre les cœurs » ; le Roi de Haute et Basse-Égypte Âakheperkarê, le Fils de Râ
Thoutmôsis, vivant éternellement et à jamais. (...) »
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— Traduction de Michel Dessoudeix .
Archivages
Civilisation de l'écrit, l'Égypte antique s'est très tôt constituée sous la forme d'une monarchie centralisée
capable d'archiver ses documents légaux, fiscaux et religieux. Dès les débuts de la royauté, des scribes
ont gardé la mémoire des noms royaux en les consignant sur des listes. La documentation sur papyrus est
aujourd'hui quasiment entièrement perdue mais des condensés subsistent sur les parois de certains
sanctuaires. De ces listes sur pierre, la plus ancienne recension connue est la Pierre de Palerme gravée au
milieu de la Ve dynastie. Cette dernière conserve la mémoire d'une vingtaine des plus anciens souverains
du pays et ayant régné durant la Période prédynastique, la Période thinite et l'Ancien Empire. Les autres
listes connues sont bien plus tardives. Du Nouvel Empire, il subsiste la Liste de Karnak (61 noms à
l'origine), la Liste d'Abydos (76 noms), la Table royale de Saqqarah (58 noms) toutes gravées sur pierre.
De la même époque, on possède le Canon royal de Turin (plus de 300 noms) inscrit sur un rouleau de
papyrus. Cette liste est malheureusement très endommagée et émiettée depuis son transport vers l'Italie
50
au début du XIXe siècle . Pour les Égyptiens, l'utilité de ces listes n'est pas historique mais religieuse. Il
s'agit en effet de conserver la mémoire des titulatures dans le cadre du culte funéraire des ancêtres
royaux. Ce fait explique des lacunes chronologiques. Les souverains jugés non légitimes ou trop peu
glorieux ont volontairement été oubliés. Ces réprouvés appartiennent aux temps troubles de la Première
et de la Deuxième Période intermédiaire et, sous le Nouvel Empire aux noms de la pharaonne
Hatchepsout et aux souverains amarniens Akhenaton, Smenkhkarê, Toutânkhamon et Aÿ. Cette
réprobation religieuse n'a semble-t-il pas affecté les documents d'archives. Au IIIe siècle, lorsque le prêtre
égyptien Manéthon de Sebennytos rédige en grec son Histoire de l'Égypte (Ægyptiaca) il trouve à
disposition des sources écrites mentionnant les pharaons réprouvés. Ceci, plus d'un millénaire après leur
51
décès et leur proscription religieuse .
Filiation solaire
Le souverain égyptien a pour fonction principale de garantir des valeurs religieuses du pays. De ce fait,
les titulatures royales reflètent tout naturellement les concepts fondamentaux enseignés par les mythes
divins. Selon l'idéologie pharaonique, les souverains égyptiens sont les successeurs terrestres de Rê, le
faucon céleste et solaire des temps originels. Dès les époques les plus reculées de la monarchie, la nature
solaire des pharaons est inlassablement rappelée dans les titulatures officielles. Parmi les premiers rois à
s'approprier ce mythe figurent deux représentants de la IIe dynastie ; Nebrê « Rê est le seigneur » et
52
Néferkarê « Le Ka de Rê est parfait » . Durant la IVe dynastie, cette dimension solaire prend de
l'ampleur sous l'influence grandissante des prêtres d'Héliopolis. Par la suite, ce fait religieux ne se dément
plus jusqu'à la fin de la royauté. Pour un même souverain, l'attachement au dieu solaire peut s'exprimer
dans la titulature en usant d'une grande variété d'épiclèses. Sous la XVIIIe dynastie, Thoutmôsis III est à
la fois Méryrê « L'aimé de Rê », Ouahnesytmirêempet « Celui dont la royauté est durable comme celle de
Rê dans le ciel », Sehoteprê « Celui qui satisfait Rê », Menkheperrê « Le devenir de Rê est durable »,
İouarê « L'héritier de Rê », İrouenrê « Celui qui a été engendré par Rê », Setepenrê « Celui qui a été
53
53
choisi par Rê », Saâouenrê « Celui que Rê a rendu grand », Titrê « L'image de Rê » . Dans l'écriture
hiéroglyphique, le soleil est très simplement figuré par le moyen d'un idéogramme représentant un
54
disque . L'identification du pharaon à Rê étant totale, la cérémonie de l'intronisation est présentée
comme une glorieuse apparition lumineuse. Dans l'écriture, ceci se matérialise par le glyphe kha
55
montrant une colline sur laquelle se lève le soleil (ou un arc-en-ciel) . Cette apparition lumineuse est
mentionnée dans un certain nombre de titulatures ; le nom égyptien de Khéphren est ainsi Khafrê « Rê
est apparu ». Cette notion apparaît déjà dans la titulature de Khaba « Le Ba est apparu » et les rois
Néferefrê et Sobekhotep IV sont aussi désignés par le nom de Khaneferrê « La perfection de Rê est
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apparue »
Transformations solaires
Forme matinale du Soleil, le scarabée Khépri évoque le passage de l'astre solaire de l'état latent (nuit) à
l'état actif (jour). Selon le mythe solaire, le dieu Rê connaît plusieurs transformations au cours de son
périple journalier, passant de la jeunesse de Khépri à la vieillesse d'Atoum. Dans le Livre des Morts,
chaque défunt aspire à ce destin et douze formules magiques permettent à l'âme-Ba de profiter de douze
57
transformations-khéperou, une pour chaque heure du jour . Dans l'écriture hiéroglyphique, ce modeste
coléoptère évoque le mythe du démiurge qui vient à l'existence de lui-même. Selon une croyance
rapportée par Plutarque, cette espèce n'a pas de femelle et tous sont des mâles. Ils déposent leur semence
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dans une boulette d'excrément et, de là, se forment les jeunes larves . Sous le Moyen Empire et surtout
sous la XVIIIe dynastie durant le Nouvel Empire, nombreuses sont les titulatures où s'expriment le verbe
kheper « exister, advenir, se transformer » et le terme khéperou « forme, aspect, transformation,
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manifestation » . Le roi Sésostris II est ainsi Khâkheperrê « Le devenir de Rê est advenu » ;
Thoutmôsis II est Âakhepernyrê « Le devenir de Rê est grand » ; Amenhotep IV (Akhenaton) est
Neferkheperourê « Les devenirs de Rê sont parfaits » ; Aÿ est Kheperkheperourê « Les devenirs de Rê
60
sont advenus » .
Dualité monarchique
Un des principes intangibles de la civilisation pharaonique est de considérer le pays égyptien comme un
double royaume composé de la Haute-Égypte au sud et de la Basse-Égypte au nord. Selon un récit
rapporté par la Pierre de Chabaka, après la disparition d'Osiris, le juge Geb départage les rivaux Horus et
Seth en attribuant le royaume du sud à Seth tandis que celui du nord revient à Horus. Très vite, Geb se
ravise et attribue l'entièreté du pays à Horus. Depuis lors, les deux royaumes sont fermement unis et
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gouvernés par un seul souverain . La dualité monarchique transparaît à travers de nombreux symboles ;
deux dieux-rois (Horus et Seth), deux couronnes (la blanche et la rouge), deux titres royaux (nesout et
bity), deux déesses protectrices (Nekhbet et Ouadjet connues sous l'appellation Nebty les « Deux
Maîtresses »), deux plantes héraldiques (le lys et le papyrus). Malgré cette dualité de principe, l'unicité
est elle aussi fortement affirmée. Dans l'iconographie, Horus et Seth couronnent conjointement le
pharaon de la double-couronne pschent. Dans d'autres scènes, les deux déesses protectrices font
pareillement. Dans la scène, dite du sema-taouy qui se trouve très fréquemment représentée sur le trônes
62
des statues royales, Horus et Seth nouent ensemble les deux plantes héraldiques . De facto, la notion de
dualité apparaît dans les titulatures ; le Nom de Nebty et le Nom de Nesout-bity ayant été inventés à cet
63
effet .
Des épiclèses affirmant l'unicité dans la dualité viennent fréquemment s'intégrer dans les titulatures. Sous
l'Ancien Empire, Khéops est Medjdouernebty « Celui qui obéit aux Deux-Maîtresses », Djédefrê est
Kheperouemnebty « Celui qui est advenu en tant que les Deux Maîtresses », Khéphren est Ousiremnebty
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« Le puissant en tant que les Deux Maîtresses » . Sous le Moyen Empire, dans son Nom d'Horus,
Montouhotep II est Séânkhibtaouy « Celui qui fait vivre le cœur des Deux Terres » et Sémaoutaouy
« Celui qui unit les Deux Terres » tandis que Montouhotep III est Séânkhtaouyfy « Celui qui fait vivre ses
Deux Terres », Montouhotep IV est Nebtaouy « Le Maître des Deux Terres » et Amenemhat Ier est
65
Séhotepibtaouy « Celui qui satisfait le cœur des Deux Terres » . Sous le Nouvel Empire, Toutânkhamon
est Segerehtaouy « Celui qui apaise les Deux Terres », Aÿ et Horemheb sont Sekhepertaouy « Celui qui
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accroît les Deux Terres » et Séthi Ier est Héqataouy « Le souverain des Deux Terres » .
Force vitale
Bien plus encore que la Maât, le Ka est sans cesse mentionné dans les titulatures royales. Cela est vrai
pour les pharaons des origines comme pour ceux du crépuscule de la civilisation. Durant la Ire dynastie,
le roi Sneferka est « Celui qui rend le Ka parfait », tandis que sous la XXXe dynastie, Nectanébo Ier est
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aussi dénommé Khéperkarê « Le Ka de Rê est advenu » . En hiéroglyphe, le Ka s'écrit avec un
idéogramme représentant deux bras qui se lèvent vers le haut ou qui se tendent en avant dans un geste
d'étreinte. Ce concept abstrait est difficile à cerner et donc à définir selon les modalités de la pensée
contemporaine. Le Ka est une puissance vitale possédée par les dieux et les humains et qui se transmet de
père en fils. Comme source d'énergie et de vie, le Ka est lié à la puissance sexuelle masculine et aux
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nourritures (kaou en langue égyptienne) . Une des tâches principales de pharaon est d'entretenir la
vitalité des dieux et de son peuple humain. Ceci ce fait en assurant les rites d'offrandes aux dieux dans les
temples et en garantissant le culte des ancêtres dans les chapelles funéraires (le premier d'entre eux étant
Osiris). Dans un cycle vertueux de dons et de contre-dons, par réciprocité, le roi attend des dieux qu'ils
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approvisionnent le royaume en fournissant des récoltes abondantes . Parmi les nombreuses titulatures
ayant intégré le concept du Ka, on peut mentionner pour l'Ancien Empire celle du célèbre Mykérinos,
transcription grecque de l'égyptien Menkaourê « Les Kaou de Rê sont durables ». Le nom de son fils est
Chepseskaf c'est-à-dire « Son Ka est noble ». Ce dernier a pour successeurs les pharaons Ouserkaf « Son
Ka est puissant » et Néferirkarê Kakaï « Celui qui a fait le Ka de Rê est parfait, Le dirigeant avec des
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Kaou » .
Puissance guerrière
Selon une vision très pessimiste de l'univers, les Anciens
Égyptiens ont perçu la Création comme un îlot assiégé par les
forces destructrices du Chaos. Dans la mythologie, ce combat
primordial s'incarne, entre autres, dans la lutte de Rê contre le
serpent Apophis et dans celle de Horus contre Seth et ses
acolytes. Toutes les actions militaires conduites par les pharaons
ont été interprétées comme la continuation de ces affrontements
divins. Aussi, les peuples étrangers (Nubiens, Libyens,
Asiatiques, Bédouins) ont été assimilés aux forces chaotiques des
origines. Dans les titulatures, la puissance guerrière des
souverains s'exprime surtout à partir de la fin de la Deuxième
Période intermédiaire au moment de l'expulsion des peuples
Hyksôs et durant le Nouvel Empire lorsque l'Égypte, au faîte de
sa puissance militaire, contrôle une vaste aire d'influence en
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Nubie et au Proche-Orient ancien (en Syrie-Palestine) . Sous les
XVIIIe, XIXe, XXe et XXIe dynasties, à partir du règne de
Thoutmôsis Ier, il est de tradition de faire débuter le Nom d'Horus Vue sur la titulature de Ramsès II -
76 Obélisque de Louxor - Paris.
par l'épiclèse Kanakht « Taureau puissant » . Cette expression
assimile le pharaon au taureau, un animal admiré dès les temps
prédynastiques pour sa force physique. Sous la Ire dynastie, la
Palette de Narmer montre ainsi le roi sous l'apparence d'un taureau furieux en train de bousculer un
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ennemi et de percer l'enceinte d'une cité rivale . Dans les titulatures, le prestige guerrier des pharaons
s'exprime toutefois au moyen de plusieurs expressions stéréotypées sans cesse reprises. Ramsès II est
ainsi, tout à la fois, « Celui qui piétine chaque contrée étrangère sous ses sandales », « Celui dont la force
est puissante », « Celui dont la force est importante », « Celui qui combat au moyen de sa force », « Celui
dont les victoires sont importantes », « Celui dont les cornes sont pointues », « Celui qui a frappé tous les
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pays », « Celui qui brise les Asiatiques », etc .
Notes et références
Notes
1. Nous signalons aux lecteurs que dans le reste de cet article les mots « pharaon », « roi »,
« monarque » et « souverain » sont à prendre comme des synonymes ; bien que cela
puisse constituer un abus de langage ; les valeurs politico-religieuses des Anciens
Égyptiens ne pouvant exactement se fondre dans le vocabulaire des langues européennes.
2. Pour lire une traduction complète de ce texte, voir : Claire Lalouette (préf. Pierre Grimal),
Textes sacrés et textes profanes de l'ancienne Égypte I : Des Pharaons et des hommes,
Paris, Gallimard, 1984, 345 p. (ISBN 2070711765), p. 35-37.
3. Il est à noter que cette dénomination a été hellénisée par Diodore de Sicile sous la forme
« Osymandias » . Bien plus tard, au XIXe siècle, cette forme grecque est devenue populaire
dans la culture anglophone grâce à deux poèmes éponymes composés en 1817 par Percy
Bysshe Shelley et Horace Smith.
Références
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Textes des pyramides, 4) », ENiM, Montpellier, vol. 4, 2011, p. 137-158.
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33. Leprohon 2013, p. 17.
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