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Droit de La Famille 2024-2025

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DROIT DE LA FAMILLE

DROIT DE LA FAMILLE
1. Le tribunal de la famille
2. Les liens familiaux
3. La communauté de vie
3.1. L’acte de mariage
(→ personnes)
3.2. Les régimes matrimoniaux
(→ biens)
3.3. L’union libre
(cohabitation de fait)
3.4. La cohabitation légale
4. Le divorce
5. La filiation
6. Les successions
1.Depuis le 1° septembre 2014 : le
tribunal de la famille
2. Les liens familiaux

• 2.1. Parenté – alliance


• 2.2 Ligne directe ou ligne collatérale
• 2.3. Degré
2.1. Parenté – alliance
2.2 Ligne directe ou ligne collatérale
2.3. Degré
2.3. Degré
Exercices
Détermine les liens familiaux qui existent entre les personnes notées ci-
dessous, en indiquant s’il s’agit d’un lien de parenté ou d’alliance, en
ligne directe ou collatérale et le degré.
• Gabriel et Jean de Luxembourg

• Lorenz et Baudouin

• Henry et Laurent

• Joséphine Charlotte et Claire

• Margareth et Philippe

• Fabiola et Albert

• Maria-Laura et Guillaume
3. La communauté de vie
Le mariage – l’union libre – la
cohabitation légale
Introduction
Lorsque deux personnes se rencontrent et décident
de former un couple, et donc de vivre sous le même
toit, différentes possibilités de vie commune
s’ouvrent à elles : le mariage, l’union libre et la
cohabitation légale.
→Nous allons voir ces différentes possibilités
→ https://www.youtube.com/watch?v=imC1IZ_yVZ0
3.1. Le mariage
• Le mariage est l’acte solennel par lequel les
époux établissent entre eux une union régie
par la loi (mariage civil).
Seul le mariage civil est pris en considération
par la loi. Donc, le mariage religieux, s’il a
lieu, ne peut être célébré qu’après le mariage
civil.
a. Les conditions pour se marier

1. L’âge (la capacité juridique)

2. Le consentement

3. Certains liens de parenté rendent tout mariage impossible


• En ligne directe

• En ligne collatérale

4. Etre libre et ne pas déjà être marié


b. Les démarches à accomplir
• Aline, 23 ans, et Marc, 27 ans ont décidé de se marier (mariage civil et non religieux). Ils se
demandent quelles sont les démarches qu’ils doivent accomplir.
Eclairons-les …

1. Avant le mariage :

• Au minimum 14 jours avant le date du mariage, ils doivent se rendre au bureau d’Etat civil de la
commune où aura lieu le mariage munis des documents suivants : copie de l’acte de naissance
(commune du lieu de naissance), un certificat de domicile (commune du domicile), une attestation
du notaire mentionnant le régime matrimonial choisi si un contrat de mariage a été établi. Le cas
échéant, ils doivent produire des documents tels que l’acte de décès du conjoint précédent ou un
extrait de la preuve du jugement du divorce.

2. Le jour du mariage :
• Ils se rendent à la maison communale, accompagnés de leurs témoins majeurs.
• Ces deux personnes seront témoins de leur consentement exprimé oralement.
• Ils seront mariés par l’officier de l’état civil (bourgmestre ou échevin) et un document officiel, l’acte
de mariage constatera le mariage et des extraits pourront être délivrés sur demande.
• Le mariage sera également matérialisé par le livret de mariage où sont inscrits certains événements
de la vie conjugale (naissance des enfants, décès, séparation, divorce, …)
c. Les caractéristiques du mariage
• En te basant sur la situation d’Aline et de Marc,
retrouve les éléments concrets qui illustrent les
quatre caractéristiques du mariage civil :

1. Laïc
2. Solennel
3. Public
4. Consensuel
d. Définition du mariage
• Contrat solennel, réglé par la loi et par lequel 2
personnes établissent entre elles une communauté
de vie.
→Contrat
→Solennel
→Réglé par la loi
→2 personnes
→Communauté de vie
e. Ne pas confondre l’acte de mariage (droits
et obligations des personnes c-à-d régime
primaire) et le contrat de mariage (régime
matrimonial) (droits et obligations des biens
c-à-d régime secondaire )
Acte de mariage Contrat de mariage
Qd ?
Qui ?
Quoi ?
Comment ?
f. A quoi ça sert de se marier ?
Les effets du mariage : les droits...et les devoirs
des PERSONNES (REGIME PRIMAIRE)
http://tbn0.google.com/images?q=tbn:ArrO1t4lCAMbSM:http://www.pch.public.lu/reseau_routier/signalisation/a_danger/A_21/A_21.gif

→ Ces droits et obligations qui concernent les


personnes constituent le régime primaire qui
doit être suivi, quel que soit le régime
matrimonial choisi par les époux.
Art 212
« Le mariage ne modifie pas la capacité juridique des époux »
Art 213
« Les époux ont le devoir d’habiter ensemble. Ils se doivent mutuellement fidélité,
secours et assistance »
Art 214
« La résidence conjugale est fixée de commun accord entre les époux.
A défaut d’accord entre eux, le tribunal de la famille dans l’intérêt de la famille… »
Art 215
« Un époux ne peut, sans l’accord de l’autre, disposer entre vifs et à titre onéreux
ou gratuit des droits qu’il possède sur l’immeuble qui sert au logement principal
de la famille, ni hypothéquer cet immeuble.
Le droit au bail de l’immeuble loué par l’un et l’autre époux, même avant le
mariage, et affecté en tout ou en partie au logement principal de la famille
appartient conjointement aux époux, nonobstant toute convention contraire.
Les congés, notifications et exploits relatifs à ce bail doivent être adressés ou
signifiés séparément à chacun des époux ou émaner de tous les deux.
Art 216
« Chaque époux a le droit d’exercer une profession sans l’accord de son conjoint.
Toutefois si celui-ci estime que cette activité est de nature à porter un préjudice
sérieux à ses intérêts moraux ou matériels ou à ceux des enfants mineurs, il a un droit
de recours devant le tribunal de la famille.
Le tribunal peut subordonner l’exercice de la profession à la modification préalable du
régime matrimonial des époux.
Les dispositions des deux alinéas précédents ne sont pas applicables à l’exercice de
mandats publics ».
Art 217
« Chaque époux perçoit seul ses revenus et les affecte par priorité à sa contribution
aux charges du mariage »
Art 218
« Chacun des époux peut faire ouvrir à son nom, sans l’accord de son conjoint, tout
compte de dépôt de sommes ou de titres et prendre en location un coffre- fort.
Il est réputé à l’égard du dépositaire ou du bailleur en avoir seul la gestion ou
l’accès.
Le dépositaire ou le bailleur sont tenus d’informer le conjoint de l’ouverture du
compte ou de la location du coffre ».
Art 221
« Chacun des époux contribue aux charges du mariage selon ses facultés
A défaut par l’un des époux de satisfaire à cette obligation, l’autre époux peut, sans
préjudice des droits des tiers, se faire autoriser par le tribunal de la famille à percevoir
à l’exclusion de son conjoint, dans les conditions et les limites que le juge fixe, les
revenus de celui-ci ou ceux des biens qu’il administre en vertu de leur régime
matrimonial, ainsi que toutes autres sommes qui sont dues par des tiers. »
Art 222
« Toute dette contractée par l’un des époux pour les besoins du ménage et l’éducation
des enfants oblige solidairement l’autre époux.
Toutefois, celui-ci n’est pas tenu des dettes excessives eu égard aux ressources du
ménage »
Art 223
« Si l’un des époux manque gravement à ses devoirs, le tribunal de la famille ordonne,
à la demande du conjoint, les mesures urgentes et provisoires relatives à la personne
et aux biens des époux et des enfants. Il en est de même à la demande d’un des
époux si l’entente entre eux est sérieusement perturbée »
Art 1394
« Les époux peuvent, au cours du mariage, apporter à leur régime matrimonial, toutes
modifications qu’ils jugent à propos et même en changer entièrement. Les
modifications sont constatées par acte devant notaire ».
EXERCICES
3.2. Les régimes matrimoniaux
(REGIME SECONDAIRE)
Introduction
→ le mariage entraîne des droits et des obligations et tient compte de la personne des époux et de
leurs enfants (régime primaire). Ces droits et obligations doivent être suivis, quel que soit le régime
matrimonial choisi par les époux.

→ Néanmoins, ces les règles relatives aux droits et devoirs des époux ne disent rien en ce qui concerne
les avoirs et les dettes des époux pendant le mariage.

C’est le régime matrimonial qui règle le sort du patrimoine des


époux durant le mariage et surtout à sa dissolution (décès ou
divorce).

https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_en-2015-4-couples-sur-10-ont-etabli-
un-contrat-de-mariage-un-chiffre-historiquement-bas?id=9402910

Le mariage | Famille - Notaire.be


Pour le choix du régime matrimonial,
deux hypothèses sont possibles
1. Soit, le couple n’a pas conclu de contrat de
mariage devant le notaire avant l’acte de mariage,
c’est le régime légal qui rentre en vigueur

2. Soit le régime légal ne leur convient pas et ils ont


choisi un contrat de mariage qui a été signé
devant le notaire avant l’acte de mariage, il s’agit
d’un régime conventionnel qui peut varier en
fonction de la volonté des époux.
→Par exemple le régime de communauté ou celui
de séparation des biens.
1. Le régime légal
Principe : fondé sur l’existence de trois patrimoines
Composition des différents patrimoines

Pour les patrimoines propres


Pour le patrimoine commun
PRINCIPE DE PRESOMPTION DE
COMMUNAUTE
2. LeS régimeS conventionnelS
a. La communauté universelle
→ système très solidaire
Pour les structures familiales traditionnelles : un des deux conjoints travaille et l’autre se charge
du ménage. A la fin du mariage, celui-ci récupère la moitié du patrimoine commun.
b. La séparation des biens pure et simple

Conseillé aux personnes qui ont un statut d’indépendant : en cas de faillite, les dégâts sont
limités car on ne peut saisir le patrimoine commun. A la fin du mariage, « chacun » récupère son
patrimoine
Entre la séparation complète des biens (= séparation
des biens pure et simple) et la communauté universelle
des biens de jadis, les variantes sont innombrables.
3. Qui gère le(s) patrimoine(s) ?

• Patrimoine propre :

• Patrimoine commun (s’il existe) :


4. Le droit des créanciers

1. Qu’est-ce qu’une créance ?

2. Quel est le droit des créanciers en ce qui concerne les dettes propres ?

3. Quel est le droit des créanciers en qui concerne les dettes communes ?
5. Les effets d’un régime
matrimonial

CONCLUSION
3.3. L’union libre
https://www.youtube.com/watch?v=imC1IZ_yVZ0

• a. Définition
• L'union libre est une situation qui n'est pas
réglementée par la loi. On l’appelle également
cohabitation de fait.
→Pas de contrainte
→Conséquences au niveau des personnes : PAS
DE PROTECTION
b. Droits (protection) et obligations des personnes
• Pas de protection des personnes
• Pas d’obligation de fidélité, de secours et
d’assistance
• Pas de protection du logement familial
• Pas de mécanisme de solidarité ou de
contribution aux charges du ménage
c. Au niveau des biens
• Pour la gestion des biens, aucune protection mais possibilité d’un
contrat de vie commune
→ peuvent régler toutes les questions relatives aux patrimoines des
partenaires.
→ Ou régler des questions plus personnelles (un droit à une pension
alimentaire en cas de rupture, les dispositions nécessaires à
l'instruction et l'éducation des enfants, la participation aux charges
du ménage, l'allocation à attribuer pour le travail familial et
ménager pour celui qui n'a pas de revenu professionnel...)
→ Par contre, certaines clauses ne pourront pas figurer dans la
convention
(par exemple l'engagement de ne pas se marier avec quelqu'un
d'autre, l'instauration d'un devoir de fidélité, la renonciation au
droit de chacun de rompre à tout)
d. Autres différences
• Pas de droit successoral
• Différences en matière
→de filiation (présomption de paternité et
reconnaissance d’un enfant)
→de droit social (droit à la mutuelle, à la
pension,…)
• …
3.4. La cohabitation légale
3.4. La cohabitation légale
Evolution du nombre de déclarations et cessations de cohabitation légale depuis 2000

• Modalité instaurée en 2000, la cohabitation légale semblait avoir trouvé sa vitesse de croisière depuis 2011 autour des 39.000
déclarations annuelles. En 2022, le nombre de nouvelles déclarations est de 38.359, soit une petite hausse de 1,6% par rapport à 2021 et
une baisse minime de 0,2% par rapport à la moyenne des cas de la période 2018-2021.
• En 2023, on a enregistré 36.990 déclarations de cohabitation légale en Belgique, soit une baisse de 3,6% par rapport à l’année
précédente. On observe ici une certaine homogénéité régionale : -3,1% en Région wallonne, -3,2% en Région de Bruxelles-Capitale et -3,9%
pour la Région flamande.
• L’âge au premier partenariat est de plus en plus élevé. Les cohabitants légaux qui n’ont jamais été mariés sont âgés en moyenne de 31,9
ans pour le premier partenaire et 30,1 ans pour le second
• Les cessations de cohabitation légale sont quant à elles relativement stables : -0,4% au niveau national, +2% en région bruxelloise, -0,2%
en Flandre et -0,9% en Wallonie. La durée moyenne des cohabitations légales qui ont cessé poursuit son augmentation : elle s’élève à 5,9
ans. Les cohabitations légales laissant place au mariage représentent encore en 2023 plus de la moitié des cessations (56,5%). Ce
phénomène est plus marqué en Région flamande (61,1%) qu’en Wallonie (49%) ou à Bruxelles (44,2%).
• La cohabitation légale a été ouverte aux couples de même sexe dès son instauration en 2000. Ces couples représentaient 14,7% des
déclarations de partenaires sans lien de parenté en 2000 et 6,4% en 2003. A l’heure actuelle et depuis 4 ans déjà, cette proportion se
stabilise autour de 4%.
3.4. La cohabitation légale
3.4. La cohabitation légale
Définition
• La cohabitation légale est la "situation de vie
commune de deux personnes ayant fait une
déclaration au sens de l'article 1476 du Code
Civil".
• Elle est donc accessible à toutes les personnes qui
vivent ensemble en Belgique, peu importe le
sexe, le lien de parenté
• Elle précise également les conditions nécessaires
pour établir la déclaration de cohabitation légale
Conditions
- Avoir la capacité juridique
- Ne pas être marié
- Ne pas cohabiter légalement avec une autre personne

• Pour demander une cohabitation légale


Article 1476
• § 1er. Une déclaration de cohabitation légale est faite au moyen d'un écrit remis contre récépissé à
l'officier de l'état civil du domicile commun.
Cet écrit contient les informations suivantes :
• 1° la date de la déclaration;
• 2° les noms, prénoms, lieu et date de naissance et signatures des deux parties;
• 3° le domicile commun;
• 4° la mention de la volonté des parties de cohabiter légalement;
• 5° la mention de ce que les deux parties ont pris connaissance préalablement du contenu des
articles 1475 à 1479;
• 6° le cas échéant, la mention de la convention visée à l'article 1478, conclue entre les parties.
L'officier de l'état civil vérifie si les deux parties satisfont aux conditions légales régissant la
cohabitation légale et acte, dans l'affirmative, la déclaration dans le registre de la population.
L'article 64, §§ 3 et 4, s'applique par analogie aux actes de l'état civil et aux preuves qui, le cas
échéant, sont demandées afin de justifier qu'il est satisfait aux conditions légales.
Pour faire cesser une cohabitation légale (art 1476 §2)

La déclaration de cessation par consentement mutuel est remise à l'officier de l'état


civil de la commune du domicile des deux parties ou, dans le cas ou les parties ne sont
pas domiciliées dans la même commune, à l'officier de l'état civil de la commune du
domicile de l'une d'elles. Dans ce cas, l'officier de l'état civil notifie la cessation, dans
les huit jours et par lettre recommandée, à l'officier de l'état civil de la commune du
domicile de l'autre partie.

La déclaration unilatérale de cessation est remise à l'officier de l'état civil de la


commune du domicile des deux parties ou, lorsque les parties ne sont pas domiciliées
dans la même commune, à l'officier de l'état civil de la commune du domicile de la
partie qui fait la déclaration. L'officier de l'état civil signifie la cessation à l'autre partie
dans les huit jours et par exploit d'huissier de justice et, le cas échéant, il la notifie,
dans le même délai et par lettre recommandée, à l'officier de l'état civil de la
commune du domicile de l'autre partie.
En tout état de cause, les frais de la signification et de la notification doivent être
payés préalablement par ceux qui font la déclaration.
L'officier de l'état civil acte la cessation de la cohabitation légale dans le registre de la
population.
Les droits et les obligations des cohabitants légaux (articles
1477 à 1479 du code civil)

• La protection du logement familial concerne l'immeuble servant au logement commun et les meubles qui en font
partie. Un des deux cohabitants ne peut pas prendre seul la décision de vendre, de le donner ou de constituer une
hypothèque sur le logement. Il doit d'abord obtenir l'accord de son partenaire. Si un des cohabitants refuse sans
raison valable, le juge peut permettre à l'autre cohabitant d'agir seul.

• Les cohabitants doivent contribuer aux charges de la vie commune, en fonction de leurs possibilités. A l'instar
des couples mariés, les cohabitants ont donc l'obligation de participer aux besoins du ménage. Ceci vaut
également pour les frais d'entretien, d'éducation et de formation des enfants faisant partie du ménage, qu'il
s'agisse d'enfants communs ou non.

• L'obligation solidaire de participer à certaines dettes. Chaque fois qu'un des cohabitants contracte une dette
indispensable pour les besoins de la vie commune ou pour les enfants qu'ils élèvent ensemble, l'autre sera
également tenu par cette règle. Exemples : un prêt pour un logement, une voiture, …
Ceci ne vaut pas pour les dettes excessives par rapport aux ressources financières des deux cohabitants. Les
cohabitants partagent également le précompte immobilier relatif au logement dont un seul serait propriétaire,
tout comme la taxe de circulation du véhicule commun.

• Si l’entente entre les cohabitants est sérieusement perturbée, le tribunal de la famille peut ordonner des
mesures urgentes et provisoires concernant :

– l'occupation de la résidence commune


– les biens des cohabitants et des enfants communs
– les obligations des deux cohabitants
– …
Au niveau des biens
→ Régime de séparation des biens
→ Possibilités d’un contrat de vie
commune

Droit successoral
→ Depuis 2007, droit successoral pour le cohabitant légal
survivant qui bénéficie de l’usufruit de l’immeuble
affecté durant la vie commune à la résidence commune
de la famille, ainsi que les meubles qui le garnissent.
Cette attribution est accordée quels que soient les
héritiers avec lesquels il vient à la succession.
4. LE DIVORCE
4.1. Historique
• Moyen-âge
impossible à cause de la religion

• Révolution Française
La liberté est une valeur prônée par la révolution française mais le code napoléon, ancêtre de notre code
civil est un code bourgeois qui insiste sur le droit de propriété.
Dans les faits, le divorce est interdit car on risque de disséminer les biens.

• Années 60
Explosion du nombre de divorces dans l’esprit de mai 68 qui lutte contre l’autoritarisme et qui met en
évidence l’épanouissement personnel (cfr statistiques au début du module)

• En 1994
Simplification des procédures du divorce pour consentement mutuel.
→ Avant, le tribunal civil de première instance entamait une procédure de conciliation qui
échouait quasi dans tous les cas → arriéré judiciaire. Cette première étape a donc été supprimée.

• En 2000
le code permet le divorce pour séparation de fait depuis plus de 2 ans
→jusqu’en 1974, il fallait être séparé depuis plus de 10 ans avant d’entamer la procédur
→ entre 1974 et 2000, il fallait attendre 5 ans.

• En 2007
Introduction du divorce sans faute est introduit
4.2. Définition

Dissolution du lien conjugal qui se fait par


jugement, du vivant des époux, pour
les causes et selon les formes déterminées par
la loi.
4.3. Séparation n’est pas divorce
a. La séparation de fait
• Situation qui n'est pas reconnue par la loi (sauf dans quelques domaines particuliers, comme par exemple la loi fiscale).
• Les époux restent mariés, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner, notamment au niveau de leurs droits et
obligations respectifs et au niveau de leurs biens.
→ la séparation de fait ne devrait être que temporaire, tant que les époux n'auront pas pris de
mesure plus radicale.

b. La séparation de corps
• Pour des raisons personnelles, philosophiques ou religieuses, les époux peuvent refuser l'idée du divorce.
• Les époux restent mariés, mais un certain nombre de droits et d'obligations issus du mariage sont supprimés (dont, en
premier lieu, le devoir de co-habitation).
• La séparation de corps entraîne automatiquement une séparation de biens des époux.
• Procédure qui a connu un grand essor dans les pays où la tradition religieuse interdisait le divorce, Mais tombe actuellement
en désuétude: elle maintient artificiellement le lien du mariage, en le privant de la plupart de ses effet

c. Le divorce

• Issue la plus radicale: le lien du mariage n'existera plus, et les époux n'auront plus aucun droits ni obligations réciproques. Ils
deviendront totalement étrangers l'un à l'autre.
• Deux types de procédure entre lesquelles les époux auront à choisir. Chaque procédure présente des avantages et des
inconvénients que les époux devront analyser avant d'opter pour l'une d'entre elles.
4.4. En Belgique, jusqu’au 1° septembre 2007,
3 types de procédure de divorce
4.5. La nouvelle loi du 1° septembre 2007
• a. Les deux procédures

1. Le divorce par consentement mutuel qui a été maintenu

2. Le divorce pour désunion irrémédiable (DDI)

→ Suppression du divorce pour faute (cause déterminée) et du divorce pour séparation de fait depuis plus de 2 ans
→ Introduction du divorce pour désunion irrémédiable.

POURQUOI ?

Permettre aux époux de divorcer sans devoir prouver la faute de l’autre ou la séparation de fait de plus de deux ans.
→ Il suffit désormais aux époux de prouver au juge qu’ils sont « irrémédiablement désunis », c’est à-dire qu’il leur est impossible de
poursuivre (ou de reprendre) la vie commune.

COMMENT prouver au juge qu’il y a désunion irrémédiable ?

→ soit en prouvant que pour telle ou telle raison précise, les époux ne peuvent plus vivre ensemble : il faut alors expliquer quelle(s) est (sont) cette (ces)
raison(s) et en apporter la preuve ;

→ soit en prouvant qu’ils sont séparés depuis un certain laps de temps prévu par la loi (6 mois si on le demande à deux ou 1 an si on le demande seul)
b. Réforme également de la pension alimentaire

• Au conjoint en état de besoin (et non plus le


conjoint non fautif)
• Limitée au maximum à la durée du mariage (et
non plus illimitée dans le temps)
4.6. Les effets du divorce
1. Les droits et obligations du mariage sont supprimés

2. Le régime matrimonial est dissout

3. L’administration et l’hébergement des enfants sont


spécifiés dans le jugement du divorce

4. Le conjoint dans le besoin peut obtenir une pension


alimentaire pour une durée limitée au maximum à la
durée du mariage
5. LA FILIATION
5.1. Définition

C’est un lien qui est créé par la descendance


soit en ligne directe entre l’enfant et ses
parents au premier degré (filiation biologique)
soit de manière fictive par des liens juridiques
(filiation adoptive).
5.2. Etablissement de la filiation
maternelle
1. Presque tous les cas par l’acte de naissance (car en
Belgique l’accouchement sous X est interdit donc le nom de
la mère figure sur l’acte de naissance).
En France par contre, l’accouchement sous X est permis.
(Le document « accoucher dans la discrétion » (page 105)
montre comme il est difficile de légiférer en la matière)

2. Elle peut aussi s’établir aussi par la reconnaissance par la


mère.

3. Il peut aussi y avoir une action judiciaire de recherche en


maternité, suite à l’abandon d’un enfant et ceci peut
entraîner des poursuites judiciaires
5.2. Etablissement de la filiation
paternelle
1. Présomption de paternité
Le code civil suppose que le père est, dans le cas du mariage, le mari de la mère ou si l'enfant est né moins de 300 jours
après la date d'inscription des époux à des adresses différentes (ou moins de 300 jours après le jugement qui les autorise à
résider séparément

(Avant 2006, c’était pareil si c’était l’ex-mari de la mère et si le divorce n’avait pas été prononcé depuis plus de 300 jours)

→ Mais la présomption de paternité peut être contestée


• Par la mère
• Par le père présumé
• Par le père qui revendique la paternité biologique (avant 2006, il n’avait pas voix au chapitre)
• Par l’enfant

2. Reconnaissance du père
→ Lorsque les parents ne sont pas mariés, le père doit reconnaître son enfant (mais il ne faut plus le consentement de la mère
mais bien le consentement de l’enfant, si cet enfant à plus de 15 ans)

→ Si le père est marié et qu’il veut reconnaître l’enfant d’une autre femme, il doit passer devant le tribunal de la famille et sa
femme sera prévenue.
Depuis la nouvelle loi de 2006, l’épouse ne peut plus s’opposer à ce que l’enfant porte le nom de son mari.

→ Dans le cas d’un enfant incestueux (père-fille), il n’y a que la filiation maternelle qui compte, il n’y aura pas de père
juridique.

3. Action judiciaire de recherche en paternité


• Lorsque la mère veut qu’il assume et qu’il n’y a pas de mariage, une action judiciaire de recherche en paternité peut être
introduite devant le tribunal civil de la famille.
5.3. Effets de la filiation
Tous les enfants ont les mêmes droits et obligations à l’égard de leurs parents et vice versa, quel que soit
le mode d’établissement de la filiation.
Auparavant, les enfants nés dans le mariage ou hors mariage n’avaient pas les mêmes droits de
succession.

1. Le nom
• AVANT LE 1° JUIN 2014
Celui du père si l’enfant possède les 2 filiations. S’il n’y a pas de filiation paternelle, l’enfant porte le nom de sa mère.
Lorsqu’il y a eu reconnaissance par la suite ou recherche en paternité, l’enfant portait le nom de sa mère mais après la reconnaissance il y a moyen
de demander que l’enfant prenne le nom de son père.

• DEPUIS LE 1° JUIN 2014

2. Droit à l’éducation.
• Le nourrir, le vêtir, le blanchir, … et le devoir à la formation.
• Les parents sont « obligés » de payer des études à leurs enfants, ils doivent lui fournir une formation .

3. Autorité parentale (conjointe) depuis 1994


• Les 2 parents doivent être d’accord en ce qui concerne les enfants (éducation, études, …). Sinon le juge de la famille et de la jeunesse tranche pour le
bien de l’enfant

4. Droits de succession.
• Dès que l’on a établi une filiation, tous les enfants ont les mêmes droits.
La filiation
• Filiation : quand le code civil se heurte à la
constitution (voir article page 78)
• Porter le nom de famille de son père, de sa
mère, ou les deux ?
Voici les tendances du pays (voir article page
79)
6. LES SUCCESSIONS
Introduction : quelques notions à
préciser
La pleine propriété vous donne le droit de disposer
complètement d'un bien : l'utiliser, le vendre, le louer, le
détruire, même ...→ manger les pommes et couper le
pommiers (on possède le pommier et les pommes)
La nue propriété vous donne la propriété d'un bien, mais
sans possibilité de l'utiliser, le vendre, le louer, ni percevoir
les fruits ou revenus. Vous ne pouvez pas non plus le
modifier→ on possède le pommier mais on ne peut le
couper, ni manger les pommes car cela porterait atteinte aux
droits de l’usufruitier
L'usufruit vous donne le droit d'utiliser un bien, d'en
percevoir les fruits et revenus ; mais vous n'en n'êtes pas
propriétaire→ on peut manger les pommes mais sans abimer
le pommier, car cela porterait atteinte aux droits du nu-
propriétaire.
6.1. Définition :QUOI ???
• Transmission du patrimoine (actif et passif)
d’une personne décédée à une ou des
personnes vivantes.
6.2. Composition du patrimoine
du défunt : COMBIEN ???
Pour établir le patrimoine du défunt (actif – passif)
• Il faut savoir d’abord s’il était marié
• Si oui, il faut liquider le régime matrimonial avant de
partager le patrimoine
→En cas de régime légal
Ouvert à la succession

→En cas de de séparation des biens pure et simple

Ouvert à la succession
6.3. Les différentes formes de
succession : COMMENT ???
1. Succession légale
Lorsqu’il n’y a pas de testament, les règles de succession sont dictées par les lois
du code civil en suivant un ordre de priorité bien établi.

2. Succession testamentaire
Testament = acte UNILATERAL par lequel une personne décide du sort de ses biens à son décès

– Testament olographe

– Testament à forme internationale

– Testament notarié (authentique et public)

3. Succession contractuelle (pacte)


6.4. Succession légale
→ Enfants, descendants, conjoint, ascendants, parents collatéraux suivant les règles
suivantes

1. S’il y a des enfants ou des descendants


→ Celui du degré le plus proche hérite de la succession
→ S’il y en a plusieurs au degré le plus proche, ils se partagent la succession
Exemple : 3 enfants qui ont chacun 1/3

• MAIS Il existe le mécanisme de représentation


Ex : si un des enfants qui devait hériter est décédé, sa part est divisée entre ses enfants.

• Remarque : Le fœtus qui n’est pas encore né n’a aucun « droit » sauf dans le cas
d’un héritage. L’enfant conçu en fait donc partie des héritiers potentiels.
6.4. Succession légale
2. S’il n’y a pas de descendant, voici l’ordre de priorité :

• Le père reçoit un quart, la mère un quart et l’autre


demi est divisé entre les frères et sœurs.

• Puis ensuite les autres ascendants et les autres


collatéraux jusqu’au 4° degré.

• Remarque : La division est équitable du côté paternel


et maternel même si d’un côté l’héritier, est seul et que
de l’autre ils sont 10 (c’est le principe de la fente)
6.4. Succession légale
3. S’il y a, en outre, un conjoint survivant, sa part varie en
fonction des héritiers avec lesquels il se trouve en concours
pour la succession.
a. en concours avec les descendants :

• le conjoint reçoit l’usufruit sur la succession


• les enfants reçoivent la nue-propriété
b. en concours avec des héritiers autres que les descendants :

• le conjoint aura la pleine propriété de la communauté des biens


• Le conjoint reçoit l’usufruit du patrimoine propre du défunt
c. pas de descendants, ni d’ascendants, ni de collatéraux :
• le conjoint hérite de tout

4. S’il n’y a pas d’héritier, ni conjoint : tout à l’état


6.5. Succession testamentaire
a. Héritiers réservataires
• On doit respecter les héritiers réservataires.
Ce sont des personnes que l’on ne peut pas
déshériter et à qui on attribue une PART
RÉSERVATAIRE à laquelle le testataire ne peut
pas toucher.
• Il peut donc attribuer comme il le souhaite la
QUOTITE DISPONIBLE
a. Héritiers réservataires
1. Les descendants

• Depuis la nouvelle loi du 1° septembre 2018, la moitié


de la succession (réserve ou part réservataire) est
partagée équitablement entre les enfants.

• L’autre moitié de la succession (quotité disponible) peut


être attribué à la (aux) personne(s) désignée(s) par le
testateur.
a. Héritiers réservataires
2. Le conjoint
• On ne peut pas toucher à l’usufruit (seulement depuis 1981) sur le
logement et les meubles ni sur l’usufruit de la moitié de la
succession.

3. Les ascendants
• Depuis la loi du 1° septembre 2018, les parents ne sont plus
héritiers réservataires dans une succession testamentaire.

• Remarque : si le défunt a atteint la réserve d’un héritier


réservataire, le testament ne sera pas exécuté tel.
b. Effets
1. Tout testament peut-être modifié, complété ou révoqué, il n’est donc pas
définitif mais il doit être daté et signé.

2. On peut faire des donations entre vifs (vivants) et c’est avantageux car
on évite les droits de succession. Si ce sont des biens immeubles il faut
obligatoirement passer devant le notaire.
Si le donateur décède dans les 3 ans après son don, ces biens reviennent
dans la succession.

3. Quand une succession est ouverte on a trois possibilités :

a. Soit on accepte.
b. Soit on renonce, mais alors il faut passer au greffe du tribunal de la
famille.
c. Soit on accepte sous bénéfice d’inventaire

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