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Chapitre 2 Regard Épistémologique Sur La Psychanalyse

cm2 histoire et epistémio

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Chapitre 2 : Regard épistémologique sur la psychanalyse

Introduction : Entre les conflits théoriques avec d’un côté, les médecins organicistes (somatistes ou
somaticiens) qui postulent l’origine somatique des maladies mentales, sans parvenir à la localiser, et
de l’autre, les médecins psychiste, qui en donnent une explication par le pécher commis ou vices de
l’âme. Nouvelle discipline émerge dans champs lexical médical -> neurologie et physiologie,
confrontées à une maladie énigmatique = hystérie

 Etude sur l’hystérie

 Sigmund Freud, l’hystérie et l’hypnose

Formation de médecin, puis recherche en neurologie et en physiologie

En 1885, il suit l’enseignement de Jean-Marie Charcot (Chap1). Il assiste à la présentation de


nombreux cas d’hystérie dont la plus célèbre patiente Augustine (même un film réalisé qui relate
l’histoire -> à voir, parle de la relation patient/médecin, la thérapie qui n’évolue pas, relation de
séduction)

Hypnose : état modifié de conscience par la suggestion (mais il faut être suggestible)

 La suggestion désigne l’influence de l’hypnotiseur qui induit par une idée une pensée ou un
acte chez son patient (ex : vos paupières sont lourdes). C’est un état de somnolence, associé
à des images et des intentions introduites dans les pensées du sujet, que le sujet croira venir
à lui

 Méthode cathartique, prémices de la cure

Freud travaille avec Josef Breuer (physiologiste), intéressé par l’hystérie : conflit psychique manifesté
par des crises émotionnelles théâtrales, associés à des troubles corporel (paralysie, cécité, mutisme
sans lésion organique)

 Anna O (Bertha Pappenheim), patiente de Breuer, elle a tout juste 20 ans et manifeste des
symptôme en tous genres : troubles de la vision, paralysie, hydrophobie (déshydratation),
hallucination visuelle, trouble alimentaire … Sous hypnose, fait le récit d’événement de son
enfance qui sont qualifiés de traumatique -> entrainer un choc émotionnel (ex récit du chien
de sa nourrice, qu’elle a vu boire dans un verre, au réveil elle demanda un verre d’eau)
Breuer pense que l’hypnose peut libérer les souvenirs enfouis

Breuer nomme cette technique “méthode cathartique” (signifie purification, purgation au sens
libération, soulagement). Méthode qui consiste à la remémoration d’un événement qui a fait le choc
psychique -> évacuation des tensions internes qui est ensuite accompagné d’un soulagement
psychique.
Freud et Breuer pensent que l’origine de l’hystérie est purement psychogène et formule l’hypothèse
d’un événement traumatique dans l’histoire du patient. L’origine de l’hystérie serait liée à ce choc
émotionnel, suite à un événement violent qui ne parvient pas à se remémorer. Freud développe sa
théorie de la séduction en 1895 “Neurotica”, selon laquelle à l’origine de toute névrose, il y a un
souvenir traumatique durant la période de l’enfance avant la puberté sexuelle lequel serait de
nature sexuelle -> A VOIR l’invention de la psychanalyse.

Freud parle sans le nommer de viol attouchement sexuel durant l’enfance.

 La réalité psychique dans la théorie du fantasme

En 1897 Freud revient sur sa théorie et la critique et annonce que certains traumatismes ne sont pas
liés à des événements réels mais à des fantasmes, ce qui lui valut l’opposition de ses confrères
l’accusant de mépriser les patient (incompréhension de son propos pensant que les hystériques
fantasmer de viol)

Freud abandonne “Neurotica” (théorie de séduction), pour une nouvelle théorisation, qu’il nomme
la théorie du fantasme : ce qui compte n’est pas la réalité de l’événement comme tel, mais la “réalité
psychique” (réalité du patient), imprégnée de sa part fantasmatique. La réalité psychique
correspond à sa propre vérité subjective, liées à ses fantasmes

Dans la névrose (ce qui est nerveux dont on n’a pas de trace neurologique ici), les fantasmes sont
qualifiés d’œdipiens (en référence au mythe grec d’Œdipe) : le conflit œdipien est une étape du
développement psychique libidinal (càd affectif) chez l’enfant.

Autour de 5-6 ans, l’enfant va avoir un parent préféré -> fille c’est leur père et les garçons c’est leur
mère => signe de vie psychique active de l’enfant. Il cherche à prendre la place d’un des deux
parents, ce qui est tout à fait normale, mais toujours garder chacun. Sa place l’enfant ne peux pas
prendre la place d’un des deux parents sinon peut laisser place à la possibilité de quelque chose ->
faire place au fantasme

L’enfant n’est pas sexué psychiquement, sa libido est bisexuelle à l’origine mais avec tendance homo
ou hétérosexuelle.

Le complexe d’Œdipe correspond chez l’enfant (vers 4-6 ans) à l’attirance pour le parent de sexe
opposé et rivalité envers le parent de même sexe (ou œdipe dit inversé ou de nature homosexuelle).
L’interdit de l’inceste, posé par les parents mettra “fin” à ce conflit dit naturelle. Mais comment
signifier cet interdit ?

Confusion de langue (ex : le pédophile va prendre pour argent comptant les fantasme de l’enfant et
voir le côté sexuel de la chose) -> auteur Ferenczi

Si ce fantasme n’est pas réglé il va y avoir un transfert avec une personne proche (médecin/soignant,
…)

 La relation transféro-contre-transférentielle

 Le transfert
La cure analytique est un processus qui retrace l’histoire du patient à travers un lien thérapeutique
appelé transfert. Le transfert est le lieu de la relation soignante où le patient va rejouer des scénarii
anciens avec une figure d’attachement, attachement transféré sur la personne de son analyte
“Processus par lequel les désirs inconscients du patient en lie avec ses attachements parentaux, vont
s’actualiser sur la personne du thérapeute” (Laplanche et Pontalis 1987)

Le transfert est ambivalent, il comporte des attitudes tendres et positives à l’égard de l’analyste,
mais aussi des attitudes agressives négatives (ex : violence, …). Même si le transfert peut très mal se
passer (attitudes agressive) mais se maintenir tout de même à la demande du patient

1. Le transfert permet le travail de la cure, car grâce au transfert, l’analyste, mais aussi affects
antérieurs et peut chercher à qui cela s’est adressé autrefois
2. Mais il peut aussi créer des résistances dans le sens où le transfert empêche le travail de la
cure, si le patient reproduit constamment sa relation d’autrefois avec son analyste

 Le contre-transfert
Le transfert du patient sur l’analyste appelle en réponse chez l’analyste un contre-transfert. C’est
l’ensemble des réactions inconscientes de l’analyste envers son patient.

Ce transfert de l’analyste sur son patient de “contre”, non pas au sens d’opposition, mais au sens de
proximité (tout contre le transfert du patient)

L’analyste doit alors, selon Freud, avoir une connaissance suffisante de ses propres motions
inconscientes par son analyse personnelle, pour permettre à la relation thérapeutique d’être à un
bon niveau de communication et de ne pas se laisser aller à répondre au désir inconscient du patient
(amour, haine, …) pour mieux saisir à qui ce désir s’adresse

Recommandation : l’histoire d’amour entre le psychanalyste Karl Gustav Jug et sa patiente Sabina
Stierlin dans le film “Dangerous Method”

 Lois de l’inconscient en psychanalyse

 Conceptions Freudiennes de l’inconscient

Face à l’impossibilité de saisir l’origine du trouble neurologique de l’hystérique, mais également des
névroses de guerre, Freud propose le terme d’inconscient en 1896 plus en termes d’adjectif (CHAP
1) mais en nom commun.

In = négatif, privatif con = avec scientia = savoir

Freud reprend le terme d’inconscient de 2 façons : en tant qu’adjectif pour caractériser les contenus
psychiques non présents dans le champ de la conscience et en tant que nom commun, pour désigner
une “topique” (grec topos) désignant un lieu psychique, hors de toute localisation cérébrale.

C’est un système psychique qui regroupe les contenues refoulés, rejetés, écartés du système
conscient, ça inacceptables du fait de leur nature sexuelle selon Freud (ex: désirs incestueux du
névrosé). L’inconscient représente l’ensembles des contenues refoulés, càd les épreuves dont l’accès
a été refusé dans le système conscient, sous l’action du refoulement à savoir par la censure

Freud fait également un usage plus descriptif de l’inconscient dans lequel celui-ci désigne tout ce qui
s’oppose à la conscience “Le Moi n’est pas maître en sa demeure” Le Moi ici est la partie la plus
consciente de l’homme
Le refoulement est un mécanisme de défense qui interdit aux représentation inconscientes,
menaçant l’intégrité du Moi, de pénétrer dans la conscience. Le retour du refoulé serait à l’origine
des névroses.

Névrose il n’y a pas de perte de contact avec la réalité, peut reconnaître sa souffrance demander de
l’aide, …-> opposition avec la psychose

 L’accès à l’inconscient

Une des patientes de Freud (Fanny Moser) lui reprocha un jour de l’interrompre fréquemment en
séance

Il réalise alors que les questions fréquentes de l’analyste peuvent agir comme censure et il
développe une nouvelle méthode qui consiste à laisser le patient exprimer ses pensées librement
telles qu’elles lui viennent à l’esprit, soit à partir d’un mot, d’un chiffre, d’un rêve (ses ambitions, ...)
soit de façon spontanée, pour avoir accès à une part de son inconscience permettant la
remémoration.

Règle de la Libre association d’idées : “règle fondamentale” de la cure analytique où l’analysé est
invité à dire ce qu’il pense, ce qu’il ressent, tel que cela vient à son esprit, sans censure, même si ça
lui parait inutile ou désagréable (haine, jalousie, honte, …)

Y a-t-il d’autres voies d’accès à cette part inconsciente ? Oui, dit Freud, l’inconscient se dévoile dans
les errements, les lacunes, les « ratés » de la conscience. Les associations libres, mais aussi les actes
manqués (oublis, lapsus...), ainsi que le rêve (activité de symbolisation du psychisme), comme voie
d’accès à l’Inconscient. Dès 1900, il publie « L’interprétation des rêves », rêves saisis comme
accomplissement d’un désir non satisfait dans la réalité.

Freud décrit ainsi deux topiques expliquant selon lui, la complexité du fonctionnement psychique.

 Première topique (1900)

Le fonctionnement psychique se divise en 3 systèmes qui sont :

 L’inconscient lieu des représentations refoulées, des désirs inamissibles pour la conscience
soumis au principe de plaisir (qui cherchent la satisfaction immédiate)
 Le conscient : reçoit les perceptions de l’intérieur (ressentis) et de l’extérieur (données de
l’environnement) et les traite dans le présent
 Le préconscient : contenu d’éléments inconscient, mais qui restent accessibles au conscient
sous l’effet d’une première censure, et qui avec l’inconscient, participe à la formation des
traces amnésiques et avec le conscient, forme un système d’adaptation immédiate
(attention, vigilance, décision, …)

 Deuxième topique

Le fonctionnement psychique serait aussi composé de 3 instances psychiques qui sont :

 Le Ca : réservoir des pulsions, ensemble des éléments refoulés, rejetés par le surmoi, qui
entre en conflit avec les deux autres instances.
 Le Surmoi : Instance interdictrice constituée de l‘intériorisation des interdits parentaux,
agissant comme censeur moral (héritier du complexe d’œdipe), qui répond aux exigences
sociales
 Le Moi : gérant les conflits entre les deux autres instances, concilie les revendications du ça
et les exigences du surmoi

Métaphore freudienne de l’iceberg

Ce qui apparait au sommet de l’iceberg (partie émergée), n’est qu’une part du Moi du sujet et de ses
interdits qui lui permettent de s’adapter à son monde environnant. Dans la partie immergée on
observe en surface le préconscient puis en profondeur, l’Inconscient. Le Moi et le Surmoi sont
traversés par une partie préconsciente et une partie inconsciente ; le Ca est totalement inconscient.

 Le déterminisme psychique

Il existe un déterminisme inconscient dans notre vie psychique, qui nous pousse à agir et à penser.
Chaque action ou idée que l’on a n’est pas le fruit du hasard, de l’arbitraire, mais ont un sens
inconscient, liée à notre histoire infantile refoulée

 Deux principes régisseurs du fonctionnement psychique (1900)

 Principe de plaisir : idée émise par le psychologue G. Fechner et reprise par S. Freud pour
décrire l’activité psychique qui sert à éviter le déplaisir (trop grande quantité d’excitation), et
à procurer du plaisir immédiat (réduction de la quantité d’excitation). Les processus en
action sont primaires (ex : chez le petit enfant incapable d’attendre).
 Principe de réalite : principe qui ajourne la satisfaction, en prenant en compte les enjeux
de la réalité. Les processus sont dits secondaires (développement de la capacité à attendre
et à. différer son désir chez l'enfant)

Mais de nombreuses critiques lui sont adressées par des médecins psychiatres, au sujet du fait que
le rêve fonctionnerait, pour Freud, selon le principe de plaisir, ce qui n’expliquerait pas le cauchemar
de répétition chez les traumatisés. S. Freud répondra à ses critiques, par un texte intitulé « Au-delà
du principe de plaisir » (1920), dans lequel il reconnait que dans le vécu traumatique, le rêve
fonctionne selon un tout autre principe, la compulsion de répétition, processus dans lequel se rejoue
les vécus non élaborés.

 Fondements et critiques

 La psychanalyse en 3 points
o Processus d’investigation : démarche ou méthode qui sert à saisir les significations
inconscientes des symptômes derrière la parole et les actes du sujet
o Méthode de traitement : la cure analytique servant à l’interprétation de l’analyste,
comme moyen de compréhension des symptômes, du transfert et du désir chez le
patient
o Corpus théorique : ensemble des théories psychologiques et psychopathologiques
acquises par les données “cliniques” (fondées sur des cas spécifiques de patients)
que Freud nomma Métapsychologique

 Critiques

La psychanalyse serait pseudo-science, car pas de preuve expérimentale selon le professeur de


psychiatrie J. A. Hobson

Il y a une absence de falsifiabilité selon le philosophe des sciences et épistémologue K. Poper; la


psychanalyse n’est pas réfutable, donc ne peut être scientifique selon lui.

Elle est décrite comme une “science de subjectivité” pour le psychiatre D. Wildlöcher

Certains anthropologue remettent en question l’idée de l’universalité du complexe d’Oedipe émise


par S. Freud, telque l’anthropologue britannique B. Malinowski. L’éthnologue G. Roheim rédigea une
thèse pour attester de l’existence d’un complexe d’oedipe universel, présent également dans les
sociétés primitives en Australie, en Papouasie, en Amérique du Sud.... L’anthropologue G. Devereux
sera le fondateur de l’éthnopsychanalyse

Conclusion:
 La psychanalyse tient ses fondements à partir des ilmapsses théoriques de l’époque
concernant l’hystérie, et plus largement le traumatisme, et postule l’existence d’un
inconscient au fondement de notre vie psychique
 Théorie basées sur les cas d’études, pensés sous l’angle de l’interprtation par analyste
aguerri
 La psychanalyse est encore aujourd’hui controversée par les sciences car elle se penche sur
la subjectivité du sujet (sa réalité psychique), qu’en tenant compte de la propore subjectivité
de celui qui analyse
 La psychanalyse continue d’intéresser de nombreuses autres disciplines au sein d’une
démarche transdisciplinairen notamment la phénoménologie, l’anthropologie, la psychiatrie,
l’éthnologie et influence la psychologie clinique qui y puise ses fondements

 Bien retenir la psychanalyse en trois points

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