COURS DE GAF 2 (2024-2025) - MR TRAORE MAMADY MARIAME. UJNK
COURS DE GAF 2 (2024-2025) - MR TRAORE MAMADY MARIAME. UJNK
SUPPORT DE COURS :
GESTIONS ET ANALYSES Financières 2 (GAF 2)
La politesse est une monnaie destinée à enrichir non point celui qui la reçoit, mais celui qui la dépense
Cours préparé par M. Mamady Mariame Traoré (enseignant-chercheur) Tel : 622-258-247/654-827-261
PLAN DU COURS
INTRODUCTION GENERALE
1. Les mécanismes du circuit financier d’une entreprise
2. Objectifs de la gestion financière
CHAPITRE I : MODALITES DU CHOIX DES INVESTISSEMENTS
1. NATURE ET TYPOLOGIE DES INVESTISSEMENTS
1.1 Définition
1.2 Typologie des investissements
1.3 Les paramètres d’un projet d’investissement
2. LES CRITERES DE CHOIX D’INVESTISSEMENT EN UNIVERS CERTAIN
2.1 La valeur actuelle nette VAN
2.2 Le Taux Interne de Rentabilité (TIR)
2.3 L’Indice de profitabilité (IP)
2.4 Le Délai de Récupération du capital investi (DRC)
2.5 Le cas des projets dont le financement est échelonné dans le temps
3. LES CRITERES DE CHOIX D’INVESTISSEMENT EN AVENIR ALEATOIRE
3.1 Décisions uniques
3.2 Décisions séquentielles (Variables interdépendants)
4. CHOIX D’INVESTISSEMENT EN AVENIR INCERTAIN
4.1 Critère du MAXIMIN
4.2 Critère du MAXIMAX
4.3 Critère du MINIMAX
4.4 Critère de Laplace
4.5 Critère de Savage
4.6 Autres critères
CHAPITRE II: MODALITES DU CHOX DE FINANCEMENT
1. LES DIFFERENTES SOURCES DES MODES DE FINANCEMENT
1.1. Le financement par fonds propres
1.2. Les quasi- fonds propres
1.3. Le financement par endettement à long terme
2. Le CHOIX DES SOURCES DE FINANCEMENT
2.1 Les contraintes de l’équilibre financier
2.2 La maximisation de la rentabilité financière : l’effet de levier
2.3 Le calcul du coût de financement (le taux actuariel)
2.4 Les critères de choix des modes de financement
CHAPITRE III : LA GESTION DU BESOIN DE FINANCEMENT D’EXPLOITARION
I- Limites de l’analyse statique
II- Notions préliminaires
III- Evaluation du BFR normatif
A- Evaluation globale
B- Evaluation du fonds de roulement normatif par la méthode dite des « experts-
comptables » :
IV- Analyse des situations possibles du BFRE
CHAPITRE IV : LE PLAN D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT
1. L’objectif du plan de financement et d’investissement
2. Structure du plan de financement et d’investissement
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INTRODUCTION GENERALE :
Une entreprise, si elle est mal gérée, risque à tout moment de se retrouver en situation
d'insolvabilité, ce qui se traduirait par une cessation de son activité et une mise en liquidation. On entend
par insolvabilité, l'incapacité qu'aurait une entreprise à s'acquitter à un moment donné d'une dette par
manque de liquidité. Cette situation peut arriver à toute entreprise qui ne prend pas suffisamment
conscience de l'importance d'une gestion saine de ses finances, et ce, même dans le cas où elle connaît
une bonne activité économique.
A ce niveau, la gestion financière est la partie des sciences de gestion consacrée à l’étude des flux
financiers dans l’entreprise. Sa méthodologie procède selon deux étapes complémentaires :
La première est l’analyse financière de l’entreprise ou le diagnostic financier, véritable état des lieux à un
moment donnée ;
La deuxième est la politique financière qui consiste à préparer et prendre les décisions financières qui
engagent l’avenir et influencent les valeurs de l’actif et du passif, les résultats et la valeur de l’entreprise.
Il s’avère, au préalable, opportun de rappeler le circuit financier de l’entreprise.
Pour pouvoir exercer son activité, une entreprise doit tout d'abord se doter d'un certain nombre d'actifs qui
vont être utilisés sur une longue période tel qu'un terrain pour construire une usine, des locaux ou seront
entreposées les machines utilisées dans le processus de production... En comptabilité, ces éléments
particuliers de l'actif d'une entreprise sont appelés actifs immobilisés.
Le financement de ces actifs immobilisés doit logiquement se faire grâce à des ressources que l'entreprise
détiendra aussi sur une longue période. En Conséquence, le financement de l'actif immobilisé suppose
que l'entreprise dispose de ressources à long terme autrement appelées ressources stables.
Une fois que l'entreprise a acquis les immobilisations qui lui sont indispensables, elle va devoir financer
son activité quotidienne c'est à dire, entre autre, financer la constitution de ces stocks de matières
premières qui seront utilisés tout au long d'une période donnée pour être intégrées dans le processus de
production.
De plus, tout au long de l'année, l'entreprise peut être amenée à accorder des délais de paiement à ses
clients. Ces créances clients sont considérées d'un point de vue comptable comme une sorte de prêt
accordé par l'entreprise à ses clients. Celle-ci doit donc être en mesure de les financer ou en tout cas être
dans la capacité de financer ses activités courantes sans avoir un besoin impérieux des sommes non encore
encaissées. Ces dépenses constituent ce que l'on appelle en comptabilité l'actif circulant. Généralement,
la durée de détention de ce type d'actifs par l'entreprise ne dépasse pas quelques semaines.
Elle doit donc pouvoir trouver des financements à court terme capables de satisfaire ces besoins de
financement à court terme.
En conséquence, le financement de l'actif circulant par une entreprise suppose qu’elle dispose des
ressources financières suffisantes pour en assurer le financement pendant une période relativement courte.
En outre, elle doit pouvoir disposer à tout moment de ressources financières mobilisables immédiatement
pour combler les dépenses de fonctionnement quotidiennes. Ces besoins de financement à très court terme
représentent des besoins de trésorerie. En ce sens, la trésorerie correspond à la part des ressources
financières dont dispose l'entreprise qui n'a été utilisée ni à l'acquisition d'immobilisations, ni au
financement de l'actif circulant.
En conséquence, l'entreprise, pour faire face à ses dépenses quotidiennes, doit disposer d'un certain
montant financier mobilisable immédiatement qui est comptabilisé à l'actif du bilan.
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La gestion financière regroupe l’ensemble des activités d’une organisation qui visent à planifier et
à contrôler l’utilisation des liquidités (argent) et des avoirs (biens) qui sont possédés par l’entité pour
réaliser sa stratégie. La gestion financière est donc un outil de gestion prévisionnel à destination du
gestionnaire. Elle est nécessaire et indispensable au pilotage de l'entreprise.
Elle fait partie intégrante du contrôle de gestion et fournit aux dirigeants de l'entreprise des
éléments qui faciliteront à priori la prise de décision et qui, à termes, permettront de corriger les objectifs
de l'entreprise par une confrontation entre les prévisions et les réalisations
Les objectifs de la gestion financière sont en apparence contradictoires :
En premier lieu la sécurité de l’entreprise, c'est-à-dire non seulement la solvabilité, la capacité de faire
face aux échéances, mais aussi la flexibilité, c'est-à-dire une structure financière laissant suffisamment de
souplesse à la gestion, en fournissant les fonds nécessaires à l’exploitation courante, avec ses aléas, et à
l’acquisition d’équipements.
D’un autre côté, la rentabilité de l’entreprise par réduction des intérêts et autres frais bancaires, et par
optimisation de l’emploi des capitaux propres.
En fait, ses deux objectifs sont aussi complémentaires puisque les capitaux disponibles pour assurer la
sécurité de l’entreprise sont contingentés par ses résultats et les opportunités de croissance (rentabilité).
La gestion financière revêt deux dimensions:
Une dimension « ex-post », l’analyse financière en tant qu’outil de la gestion financière fondée
sur une vision purement technique basée sur l’analyse et l’interprétation des résultats portant sur
la lecture des documents comptables et financiers (ce qui est déjà étudié au semestre 3)
Une dimension « ex-ante », la prévision, celle-ci est, elle-même, établie à des horizons différents:
Le long et le moyen terme, il s’agit de la prévision des emplois stables et des ressources durables
qui les financent.
Le court terme qui concerne la prévision des besoins du cycle d’exploitation.
L’objectif de ce cours est de s’intéresser à la dimension prévisionnelle pour :
- Initier les étudiants au maniement des principaux outils afin de déterminer la rentabilité d'un
investissement, choisir un projet d'investissement en fonction des critères économiques et
financiers.
- Savoir construire une prévision financière.
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Les investissements de remplacement : sont destinés à renouveler les actifs productifs usés ou
obsolètes afin de maintenir le potentiel productif de l’entreprise.
Les investissements d’expansion (croissance) : qui permettent à l’entreprise d’accroître la
capacité de production et de commercialisation des produits existants.
L’investissement de productivité : les investissements de productivité visent à réduire les coûts
unitaires ou à augmenter les niveaux de production, ils se combinent généralement avec
l’investissement de remplacement.
L’investissement stratégique : à caractère défensif ou offensif.
Selon la nature :
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Les cash-flows sont le résultat de prévisions de chiffres d’affaires, des différents coûts d’exploitation et
des impôts. Ils sont dégagés de façon continue tout au long d’un exercice. Afin de simplifier les calculs,
on considérera qu’ils sont dégagés en fin d’exercice. Ils sont aussi calculés en tenant compte de la fiscalité
(IS, TVA...)
Cash-flow = Recettes induites du projet – Dépenses induites du projet
= Produits encaissables - Charges décaissables
= capacité d’autofinancement d’exploitation
Comme on peut écrire aussi : CAF d’exploitation= résultat net + Dotations d’exploitation.
On a donc : Cash-flow = Résultat net + Dotations
Les cash-flows prévisionnels correspondent au flux de trésorerie net engendré chaque année par
l’exploitation du projet, leur détermination se fait au niveau du compte de produits et charges
prévisionnels.
Exemple : Soit un projet d’investissement comportant des matériels d’une valeur HT de 160.0000 Fr
amortissable sur 5 ans. La TVA est totalement récupérée. L’augmentation du BFR est estimée à 20.000
Fr. Les prévisions d’exploitation de ce projet sont données ci-dessous en milliers de Franc.
Années 1 2 3 4 5
Chiffre d’affaires 210 240 267 216 189
Charges variables 100 120 130 110 94
Les charges fixes hors amortissement ont été évaluées à 44.000 Fr et supposées rester à ce niveau pendant
les 5 ans. Impôt sur le bénéfice 35%.
Déterminons les cash-flows générés par ce projet d’investissement
1) Cherchons le capital engagé.
Capital= 160.000+20.000 = 180.000
2) L’amortissement.
A= 160.000/5 = 32.000 (constant)
Années 1 2 3 4 5
Chiffre d’affaires 267 216 189
210 240
Charges variables 100 120 130 110 94
Charges fixes 44 44 44 44 44
Amortissement 32 32 32 32 32
Résultat avant impôt 34 44 61 30 19
Impôt sur le bénéfice 11,9 15,4 21,65 19,5 6 ,65
Résultat net 22,1 28,6 39,65 19,5 12,35
cash-flows 54,1 60,6 71,65 51,5 44,35
Un projet a une durée de vie qui conditionnera l’échéancier des cash-flows. Généralement, la durée de vie
économique d’un projet excède la durée d’amortissement fiscal.
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A la fin de la durée de vie, les biens ont une valeur résiduelle. Cette valeur est à prendre en compte pour
le choix des projets.
Elle est égale à la valeur vénale nette des impôts sur les plus-values. Elle doit être ajoutée au cash- flow
de la dernière année du projet.
2. LES CRITERES DE CHOIX D’INVESTISSEMENT EN UNIVERS CERTAIN :
Ces méthodes considèrent que le cadre de décision est reconnu et que l’avenir est prévisible. Elles
comparent la dépense initiale aux recettes attendues dans les années à venir.
Mais cette comparaison doit se faire à la même date, en général, la date 0. La technique d’actualisation
(traduction économique de la valorisation du présent par rapport au futur) permettra notamment de
comparer des projets d’investissement à durée de vie différente. Toutefois, il convient de choisir un taux
d’actualisation qui est lié à des facteurs subjectifs (attentes et exigences de l’investisseur) et objectifs (coût
de capital, rentabilité des actifs ...)
2.1 La valeur actuelle nette (VAN) :
Elle est égale à la différence entre les flux nets de trésorerie actualisés sur la durée de vie de
l’investissement et le montant du capital.
VAN= cash-flows actualisés – Investissement initial
VAN= Σ CF (1+i)-n − I ou VAN=CF× [1-(1+i)-n/i]- I en cas de CF constant
Avec I : l’investissement initial ;
CF : cash-flow ;
n : durée de vie,
i : taux d’actualisation.
La valeur actuelle nette mesure l’avantage absolu susceptible d’être retiré d’un projet d’investissement.
Elle dépend donc de l’importance du capital investi dans le projet. Elle constitue :
Un critère de rejet pour tout projet dont elle est négative ;
Un critère de sélection entre deux projets, sera retenu celui dont la VAN est la plus forte.
Exemple : soit le projet d’investissement suivant :
Investissement 100 ; durée 4 ans ; taux 10% ; cash-flows : 30 ; 40 ; 50 et 20
Calculons la VAN :
VAN=[30(1+0,1)-1+ 40(1+0,1)-2 +50(1+0,1)-3+20(1+0,1)-4]- 100
VAN= 11,4
Remarque : Puisque la VAN dépend du capital investi elle ne permet donc pas de comparer deux projets
de capitaux investis différents.
2.2 Le Taux Interne de Rentabilité (TIR) :
Le taux interne de rentabilité TIR est le taux pour lequel la valeur actuelle nette est nulle. Autrement dit,
c’est le taux qui rend égaux le montant de l’investissement et les cash-flows induits par ce même
investissement.
I= Σ CF (1+i)-n
Le TIR constitue :
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Un critère de rejet pour tout projet dont le TIR est inférieur au taux d’actualisation –planché requis
par l’investisseur.
Un critère de sélection entre deux ou plusieurs projets pour retenir le projet dont le TIR est le plus
élevé.
Exemple : Reprenons l’exemple précédent et calculons le TIR
Soit x le TIR, on a :
30(1+x)-1+ 40(1+x)-2+50(1+x)-3+20(1+x)-4=100 il faut donner des valeurs à x jusqu’au respect de
l’équation.
D’essais en essais nous trouvons :
30(1+0,1532)-1+ 40(1+0,1532)-2+50(1+0,1532)-3+20(1+0,1532)-4=100 c’est-à-dire que x= 15,32% . Ce
qui entraine à dire que le TIR = 15,32%
Remarque :
Si le TIR est égal au taux d’actualisation, le projet est neutre à l’égard de la rentabilité globale de
l’entreprise. Par contre, si le TIR est inférieur, la réalisation du projet entraînera la chute de la rentabilité
globale de l’entreprise.
Lorsque plusieurs projets sont en compétition, l’application des deux méthodes peut parfois conduire à
des conclusions différentes. La VAN est une fonction décroissante du taux d’actualisation. Les VAN de
deux projets se coupent en un taux-pivot pour lequel les VAN sont égales. Le croisement des courbes
provient du fait que les échéanciers des cash-flows sont différents. Le choix dépendra des objectifs de
l’investisseur. Celui ayant des besoins de trésorerie privilégiera les investissements générant des flux de
trésorerie les plus immédiats. Au contraire, l’investisseur n’ayant pas des besoins de trésorerie privilégiera
une rentabilité meilleure mais plus éloignée.
2.3 L’Indice de profitabilité (IP) :
Il mesure le profit induit par un franc de capital investi. Il mesure l’avantage relatif susceptible d’être
retiré d’un projet d’investissement. Il constitue un critère de rejet pour tout projet dont l’indice est inférieur
à 1. Pour deux ou plusieurs projets, sera celui dont l’indice de profitabilité est le plus élevé.
IP = ∑c (1+i)-n / I ou IP = 1 + VAN / I
Avec l’exemple précédent, calculons l’indice de profitabilité :
On sait que IP = 1 + VAN / I
AN : IP= 1 + (11,54/100)= 1,1154 ce qui revient à dire que sur chaque 1 Fr du capital investi, on reçoit
0,1154 Fr d’intérêt. Donc la réalisation de cet investissement nous permet d’obtenir 1,1154 pour Franc
décaissé.
2.4 Le Délai de Récupération du capital investi (DRC) :
Il correspond au délai au bout duquel le montant cumulé des cash-flows actualisés est égal au montant du
capital investi ; c’est le délai le plus court possible. Il constitue un critère de rejet pour tout projet dont le
DRC est supérieur à la norme fixée par l’entreprise. Au niveau de la comparaison entre deux projets, sera
retenu celui dont le DRC est le plus court.
L’utilisation du DRC en tant que critère de sélection n’est valable que pour des projets à durée de vie
identique.
∑Cp (1+i)-p = I
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Exemple : Soit bun investissement de 100.000 Fr dont les cash-flows sont les suivants : 38.000 ; 50.000 ;
45.000 et 40.000 avec un taux d’actualisation de 10%.
Il faut actualiser chaque cash-flow et cumuler les montants jusqu’à ce que le résultat devienne supérieur
ou égal au capital investi.
Années 1 2 3 4
Si 12 mois 33.809
X mois 24.133 x = 8,56 mois c’est- à- dire 8 mois et 17 j
D’où par conséquent DRC= 2 ans 8 mois 17 jours. Projet acceptable car son DRC est inférieur à sa durée
de vie.
2.5 Le cas des projets dont le financement est échelonné dans le temps :
Dans ce cas les fractions de capital investi doivent être évaluées à la même date en général, la date 0 et au
coût du capital (même taux d’actualisation).
Exemple : soit un investissement financé à raison de 100 à la date 0, 200 six (6) mois plus tard et 100
douze (12) plus tard. Durée de vie cinq (5) ans, valeur résiduelle nulle.
Cash-flows 80, 120, 130, 100 et 90
Calculons la VAN :
La valeur actuelle des montants investis à la date 0
100×1,1-0 + 200×1,1-1/2 + 100×1,1-1 = 100 +190,69 + 90,9 = 381,59= I
D’où la VAN= 357,94 -381,59
VAN= - 23,65
NB : Lorsque des projets ont une durée de vie différente, les critères utilisés précédemment deviennent
non pertinents. En effet, l’hypothèse sous-jacente à l’utilisation de ces critères est que les cash-flows
dégagés par l’investissement sont capitalisés (réinvestis au fur et à mesure de leur sécrétion.
Dans le cas de la VAN, de l’IP et du DRC, ce réinvestissement se fait au taux qui correspond au coût
moyen de financement, ou du taux de rendement minimum attendu par les actionnaires. Mais, dans le cas
du TIR, le taux calculé est un taux de rentabilité marginal, souvent très élevé, qui ne correspond qu’à un
investissement ponctuel. Cette nuance peut entraîner des discordances entre les résultats obtenus par les
différents critères. En outre même, ces discordances peuvent être dues à une répartition différente des
cash-flows ou par des durées de vie inégales des projets.
Choix du critère à utiliser :
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Tous les critères de variation exposés ne correspondent pas au même objectif et donc ne donnent pas
forcement au même placement.
Critères Objectifs
Valeur actuelle nette Maximisation de l’avantage absolu
Indice de profitabilité Maximisation de l’avantage relatif
Travail à faire :
1- Déterminez le montant du capital investi.
2- Sachant que le taux d’actualisation est de 10%, étudier la rentabilité de cet investissement sur la base :
du délai de récupération actualisé ; de la Valeur Actuelle Nette (VAN) ; de l’Indice de Profitabilité (IP) et
du Taux Interne de Rendement (TIR). IS=30%
Corrigé :
1. Déterminons le capital investi :
Capital = 250.000 + 47.000 + 20.000 + 30.000 = 347.000
Capital investi = 347.000 Fr
2. détermination des cash-flows :
Dotation = 250.000 + 47.000 + 20.000 / 5 = 63.400
Années 1 2 3 4 5
CAHT 315000 315000 315000 315000 315000
CF HORS AMORT 70700 70700 70700 70700 70700
DOTAT aux AMORT 63400 63400 63400 63400 63400
RAI 54900 54900 54900 54900 54900
IS (30%) 16470 16470 16470 16470 16470
RESULTAT NET 38430 38430 38430 38430 38430
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L’espérance mathématique peut alors représenter une mesure de la rentabilité du projet, tandis que la
variance (ou l’écart-type) permettra plutôt d’apprécier le risque que représente le projet.
Néanmoins, le recours aux probabilités est plus ou moins complexe selon que les cash-flows sont ou non
interdépendants.
3.1 Décisions uniques :
Lorsque les variables (cash-flows) sont indépendants, l’espérance mathématique de la VAN est égale à la
VAN des espérances mathématiques des cash-flows.
Si l’on appelle n la durée du projet, t le taux d’actualisation.
E(VAN)= E(CF1) (1+i)-1+…+E(CFn) (1+i)-n – E(I) = ∑E(CFi) (1+i)-i - I car E(I)= I
Où : E(CFi)=∑ (CFij × Pij)
Disposant de l’espérance mathématique de gain du projet, on peut ensuite en évaluer le risque par le calcul
de la variance puis l’écart-type de la VAN.
VAR(VAN)=∑VAR [(CFi) (1+i)-i] – VAR(I) or VAR(I)=0 car I= constante
Il vient : VAR(VAN)=∑VAR [(CFi) (1+i)-i] = ∑VAR (CFi) (1+i)-2i
Où VAR(CFi)= ∑(CFij) 2×Pij-E(CFi) 2
Et l’écart-type est donné par la formule suivante : Ecart-type= √𝑽𝑨𝑹(VAN)
Plus la variance, l’écart-type est élevé, plus le risque du projet pris isolément n’est grand.
Quand on compare des projets de montants différents, on peut mesurer le risque relatif de chaque projet
en établissant le rapport :
COV=Ecart-type(VAN)/Espérance(VAN)
Plus ce rapport appelé coefficient du risque est bas, plus le risque relatif du projet est faible.
On accepte le projet lorsque l’espérance mathématique de la VAN est positive. Entre plusieurs projets, on
retient celui qui possède l’espérance mathématique la plus élevée.
Mais, le critère de l’espérance ne tient pas compte de la dispersion et donc du risque attaché à la
distribution de probabilités. C’est pourquoi, le recours au calcul de la variance permet de mesurer le risque
du projet et de le comparer à la norme fixée en la matière.
Si la variance ou l’écart-type est supérieur à cette norme, le projet peut être rejeté. Entre plusieurs projets,
on est finalement amené à comparer les différentes espérances mathématiques en tenant compte du risque
lié à ces projets
Application 1 :
Soient deux (2) projets très simples nécessitant le même capital investi : 100, de même durée : 2 ans.
Chaque cash-flow a fait l’objet de trois (3) évaluations à chacune a été affectée une probabilité. Coût du
capital 10%.
Projet 1 Projet 2
Année 1 Année 2 Année 1 Année 2
CF P(C) CF P(C) CF P(C) CF P(C)
60 0,3 50 0,4 30 0,3 50 0,4
70 0,4 60 0,3 62 0,5 80 0,4
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Un arbre de décision permet une représentation visuelle de la série de choix successifs. Deux contraintes
doivent être respectées :
Contraintes d’exclusivité : les décisions doivent être exclusives les unes des autres.
Contraintes d’exhaustivité : l’ensemble des décisions possibles doit être envisagé
Application :
A la date 0, une entreprise envisage de réaliser un investissement de 1.200 qui pourrait être accompagné
à la fin de la 1ère année et si la demande est faible d’un investissement publicitaire de 200.
Pour simplifier on étudie le projet sur 3ans. Coût du capital 10%.
Si la demande est forte la 1ère année, elle reste jusqu’au terme des 3ans, sa probabilité est de 0,5 ; les cash-
flows annuels sont de 500.
Si la demande est faible la 1ère année (probabilité 0,5). Le cash-flow de cette année serait de 400.
Si l’investissement publicitaire est réalisé la probabilité pour que la demande devienne forte est de 0,6 et
les cash-flows annuels prévus sont de 450, la probabilité pour que la demande demeure faible est de 0,4
et les cash-flows annuels sont de 360.
Si l’investissement publicitaire n’est pas réalisé :
- Probabilité d’une demande forte 0,4, cash-flows annuels 420.
- Probabilité d’une demande faible 0,6, cash-flows annuels 350.
1) Présenter l’arbre de décision
2) Indiquer le choix que doit faire l’entreprise.
Solution :
1) Présentons l’arbre de décision :
Forte
I = 200
P= 0,6
Faible
D2
I = 1200 P= 0,5 Faible P= 0,4
D1
Forte P= 0,4
I =0
Faible P= 0,6
Forte
P= 0,5
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1 − (1 + 0,1)−2 1 − (1 + 0,1)−2
𝐸[𝑉𝐴𝑁] = 420 × × 0,4 + 350 × × 0,6 − 0
0,1 0,1
𝑬[𝑽𝑨𝑵] = 𝟔𝟓𝟔, 𝟎𝟑𝟐
L’investissement publicitaire à écarter.
b. Décision d’envisager l’ensemble du projet :
1 − (1 + 0,1)−3
𝐸[𝑉𝐴𝑁] = 500 × × 0,5 + 400 × (1 + 0,1)−1 × 0,5 + 656,032 − 1200
0,1
𝑬[𝑽𝑨𝑵] = 𝟐𝟓𝟗, 𝟓𝟔𝟐
L’entreprise doit investir 1.200 à la date 0 et ne pas faire d’investissement publicitaire après la 1ère année.
Faible
D2
I = 1200 P= 0,5 I =0 Forte
D1
P= 0,4
Faible P= 0,6
Forte
P= 0,5
Réaction R1 R2 R3
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Stratégies
S1 -800 700 1500
S2 -200 500 1300
S3 -100 500 1100
La théorie des jeux propose plusieurs critères d’aide à la décision suivant l’attitude des dirigeants face au
risque.
4.1 Critère du MAXIMIN :
C’est un critère de prudence qui tente de minimiser les pertes éventuelles en prenant le résultat minimum
le plus élevé.
Si S1=-800, S2=-200 et S3=-100, on choisit la troisième stratégie.
4.2 Critère du MAXIMAX :
On sélectionne les gains les plus élevés de chacune des stratégies. On choisit le résultat maximum le plus
élevé.
Si S1=1500, S2=1300 et S3=1100, on choisit la première stratégie qui est la plus audacieuse.
4.3 Critère du MINIMAX :
On sélectionne le projet qui procure le plus petit des résultats les plus élevés
Si S1=1500, S2=1300 et S3=1100, on choisit la troisième stratégie.
4.4 Critère de LAPLACE :
La meilleure décision est celle pour laquelle la moyenne arithmétique des résultats prévisionnels est la
plus élevée (toutes les situations étant équiprobables).
Pour S1 : (-800+700+1500)/ 3=466,66
Pour S2 : (-200+500+1300)/3=533, 33
Pour S3 : (-100+500+1100)/3=500
On choisit donc la deuxième stratégie.
4.5 Critère de Savage :
On calcule pour chaque cas, le regret correspondant à la différence entre le cas le plus favorable et le cas
étudié. Comme on recherche la prudence, on choisit la décision où le regret maximum est le plus faible.
réaction R1 R2 R3 Regret max
stratégie
S1 -100-(-800)=700 700-700=0 1500-1500=0 700
S2 -100-(-200)=100 700-500=200 1500-1300=200 200
S3 -100-(-100)=0 700-500=200 1500-1100=400 400
On choisit donc la deuxième stratégie
On ne peut que constater que ces critères conduisent à des choix différents, car ils sont personnels et
dépendent des appréciations des individus.
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Bref, quelle que soit la situation, l’utilisation des critères de choix ne peut pas prévaloir dans la décision
en raison de leur fiabilité. Tout aussi importantes sont l’expérience du décideur, de son équipe et les
impératifs stratégiques.
EXERCICES DE CONSOLIDATION
Exercice 1 : Une société anonyme désirant assurer la diversification de sa production et son expansion sur
de nouveaux marchés envisage au début de l’année 2023 d’acquérir une nouvelle machine. Le Directeur
technique hésite entre 2 équipements que l’on désignera respectivement par X et Y. Il dispose des
informations suivantes :
a) Prix d’acquisition : équipement X : 2.000.000, équipement Y : 2.500.000
b) Durée d’utilisation : équipement X : 5 ans, équipement Y : 5 ans
c) Amortissement linéaire, au taux de 20% sur la valeur d’origine.
d) La production prévisionnelle, en nombre d’articles (tous identiques) est la suivante : 90.000 ;
100.000 ; 110.000 ; 120.000 et 130.000 respectivement pour les 1ère, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème
années.
On supposera que la totalité de la production est susceptible d’être écoulée sur le marché.
e) Le prix de vente de l’article est de 30. On suppose qu’il sera, pour les années suivantes de 33, 36,
39 et 42.
f) Les dépenses d’exploitation relatives à cet équipement additionnel sont estimées à : 25, 27, 29, 31,
33 respectivement pour les 1ères, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème années pour la machine X et par article.
22, 24, 26, 28, 30 respectivement pour les 1ères, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème années pour la machine Y et
par article.
g) On tiendra compte de l’impôt sur les bénéfices des sociétés au taux de 50% et le Taux
d’actualisation 13%.
Travail à faire : Déterminer dans ces conditions, vers lequel des 2 équipements se portera le choix de
l’entreprise sur la base des critères déjà étudiés.
Exercice 2 : Soit un projet comportant un coût d’investissement de 15.000, une durée de 3 ans. Les Cash-
flows ont fait l’objet de 3 évaluations et à chacun a été affectée une probabilité de réalisation :
Probabilités Année 1 Année 2 Année 3
0,2 900 1100 1600
0,4 1400 1500 1800
0,4 1700 2000 2400
Taux d’actualisation 10%. Evaluer la rentabilité et le risque du projet.
Exercice 4 : Soient les deux projets suivants dont les caractéristiques sont comme suit :
Eléments Projet A Projet B
Coût d’investissement 120.000 150.000
BFR de démarrage 10.000 16.000
Accroissement de BFR 5.000 par an 8.000 par an
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A = 1.000 ×0,315471
A = 315,47
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1.000/4 = 250
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Soit un emprunt obligataire de 5 millions de Frs sur 10 ans, financé par 5000 obligations de 1000 de valeur
nominale, au taux nominal de 10%. Le prix d’émission est de 980 Fr et la valeur de remboursement de
1050 Fr.
On peut distinguer quatre catégories d’obligations :
Les obligations ordinaires représentent un simple droit de créance sur l’entreprise émettrice. Elles
donnent droit à un intérêt payable annuellement et à un remboursement à une date connu ou non
àl
Les obligations convertibles confèrent à leurs titulaires le droit de demander la conversion de leurs
titres en actions dans les conditions prévues au moment de l’émission de l’emprunt. La conversion
peut avoir lieu au cours de périodes déterminées ou à tout moment. Ces obligations présentent un
attrait spéculatif, ce qui explique que le taux d’intérêt soit inférieur au taux normalement pratiqué.
Les obligations remboursables en actions(ORA) présentent, pour les obligataires, un risque plus
élevé que les obligations convertibles. C’est pourquoi, leur taux d’intérêt est plus avantageux. Par
contre, en raison de leur nature, les ORA sont considérées comme des quasi-fonds propres voire
des fonds propres.
Les obligations à bon de souscription d’actions(OBSA)sont des obligations accompagnées de bons
de souscription qui donnent droit de souscrire à des actions à un prix fixé à l’avance, au cours
d’une période déterminée. En émettant des OBSA, l’entreprise atteint trois objectifs :
Obtenir des fonds à un coût inférieur au coût normal du marché, en raison de l’attrait spéculatif
des bons ;
Programmer une augmentation future de capital, adaptée à son plan de financement ;
Réduire les frais relatifs à ces opérations.
1.3.3. Le crédit-bail :
C’est un contrat de location portant sur un bien meuble ou immeuble assorti d’une option d’achat à un
prix fixé à l’avance.
Le temps qui sépare la date de conclusion du contrat de la date à laquelle peut être exercée l’option est la
période irrévocable. Elle correspond généralement à la durée fiscale d’amortissement du bien. En principe,
le contrat ne peut être résilié pendant cette période.
Au terme de la période irrévocable, l’entreprise à le choix entre :
Lever l’option d’achat et donc devenir propriétaire du bien ;
Prolonger le contrat de location (à des conditions plus avantageuses) ;
Restituer le bien
a. Crédit-bail mobilier :
Il porte sur les machines ou sur des véhicules, le contrat prévoit :
La durée de la période irrévocable.
Le montant et la période irrévocable.
La pouvoir de rachat.
b. Le crédit-bail immobilier :
Il porte sur les immeubles à usage professionnel, ses caractéristiques :
Longue durée de contrat.
Indexation des loyers et de la valeur résiduelle.
Pré-loyers.
Les avantages du crédit-bail :
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compte de la structure financière. Elle est égale au rapport entre le résultat avant charges financières et
impôts et le total de l’actif
Le ratio de rentabilité économique est un ratio de rentabilité des actifs d’exploitation.
Rentabilité économique = Résultat d’exploitation / capital économique
b. La rentabilité financière :
La rentabilité financière est la rentabilité calculée au niveau des seuils de capitaux propres mise à la
disposition de l’entreprise par les associés.
Rentabilité financière = Résultat net / capitaux propres
La rentabilité financière permet de poser un premier diagnostic sur la santé financière de l'entreprise.
Celle-ci crée, en effet, de la valeur si la rentabilité dégagée par les actionnaires sur les fonds investis dans
l'entreprise est supérieure à celle qu'ils pourraient obtenir sur un placement financier de risque similaire.
Il faut donc que la rentabilité financière soit supérieure au coût des fonds propres.
Deux grandes forces contribuent à la détermination de la rentabilité financière :
a. la rentabilité dégagée par l'entreprise sur l'ensemble des capitaux investis (la rentabilité
économique) ;
b. la structure financière de l'entreprise qui peut amplifier ou atténuer la rentabilité économique (le
levier financier mesuré par le coefficient d'endettement).
Le lien entre la rentabilité économique et la rentabilité financière :
RF= [RE+ (RE-i) ×D/C] (1-taux IS)
Ce lien est donné par le mécanisme de l’effet de levier financier.
- RF : Taux de rentabilité financière.
- RE : Taux de rentabilité économique.
- I : Coût des capitaux empruntés.
- D/C : Capitaux empruntés/capitaux propres = bras de levier
On désigne par l’effet du levier l’amélioration ou dégradation du taux de Résultat financier suite au recours
à l’endettement, la manière dont le levier financier agit sur le taux de rentabilité financière est fonction de
la différentielle (RE-i) et du bras de levier mesuré par le rapport D/C.
Trois cas de figure :
Lorsque : (RE – i) > 0 ⇒ RE > i ; signifie que l’augmentation du D/C entrainera une amélioration
du RF. Donc, l’endettement est favorable pour l’entreprise, « effet de levier est positif ».
Lorsque : (RE – i) < 0 ⇒ RE < i ; L’endettement est défavorable entraîne une dégradation du RF
et « effet de levier négative (effet de maintien) ».
Lorsque : (RE –i) = 0 ⇒ RE= 0 ; l’endettement n’a aucun effet sur la RF, « effet de levier est nul
».
L’entreprise endettée présente un risque plus important qu’une entreprise non endettée.
Par conséquent, tout accroissement de l’endettement est donc le risque qui se poursuit au point de vue des
préteurs par une augmentation de la prime de risque contenu dans le taux d’intérêt, à l’évidence, ce qui
limite l’entreprise à recourir à l’endettement.
2.3 Le calcul du coût de financement (le taux actuariel) :
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Pour déterminer le coût d’une source de financement, il faut comparer le Capital mis à la disposition de
l’entreprise et les sommes qui doivent être versés en contre partie en prenant en considération les
économies d’impôts. Le coût de source de financement est le taux d’actualisation pour lequel il y a une
équivalence entre le Capital et l’ensemble des sommes réellement décaissées en contrepartie.
Le coût de la dette s’évalue en calculant le taux actuariel après impôt. C’est le taux pour lequel il y a
équivalence entre le capital mis à disposition de l’entreprise et l’ensemble des sommes réellement
décaissées en contrepartie.
a. Pour un emprunt :
Si l’on pose :
RBi : montant du remboursement du capital emprunté en période i
FFi : frais financiers payés en période i
M : montant emprunté,
t : taux d’imposition,
n : durée de vie de l’emprunt.
Le taux actuariel, après impôt, de cet emprunt est Ta tel que :
𝑛
𝑅𝐵𝑖 + 𝐹𝐹𝑖(1 − 𝑡)
M=∑
(1 + 𝑇𝑎)𝑖
𝑖=1
Exemple : soit un emprunt de 1 000 000 DHS sur 10 ans, à 8% et remboursable in fine. Le taux
d’imposition est de 50%.
b. Pour le crédit-bail :
Le coût actuariel est déterminé par le taux Ta tel que :
𝑛
𝐿𝑖 (1 − 𝑡) + 𝐴𝑖. 𝑡
M= ∑
(1 + 𝑇𝑎)𝑖
𝑖=1
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II- Pour améliorer la mise au point de ces projets la société Z hésite entre deux solutions :
a) Elle achète le matériel indispensable le 1er janvier N et les finances à l’aide de fonds propres.
- Prix d’acquisition 422.100 TVA comprise.
- Amortissement en 5 ans selon le système dégressif.
- Valeur de revente au 31 /12/N+4, estimée à 30.000, hors taxe. La plus-value réalisée à l’occasion de cette
vente sera taxée à 40%.
b) Location du matériel auprès d’une société de crédit-bail aux conditions suivantes :
- Durée de location 5 ans à dater du 1er janvier N,
- Mensualités de location, exprimées TVA comprise : années 1, 2, 3 : 9.648, années 4 et 5 : 9.045.
Pour l’ensemble des solutions le taux de TVA est de 20,60% ; on retiendra un taux de 40% pour le calcul
de l’impôt sur les sociétés. Pour faciliter les calculs d’actualisation les douze mensualités d’une même
année seront supposées versées en fin d’année.
Les recettes espérées au cours des cinq années d’utilisation sont égales, dans l’ordre, à 200.000, 140.000,
110.000, 100.000, 90.000 (chiffres donnés hors TVA).
On admettra, pour les deux modalités, que ces recettes sont les mêmes.
TAF : 1) En faisant usage d’un taux d’évaluation de 15%, indiquer laquelle des deux solutions envisagées est la
meilleure (méthode de la valeur actuelle nette).
3) Calculer le taux de rentabilité interne que révèle la solution a).
III- Soit un projet comportant un coût d’investissement de 2.000, une durée de 3 ans. Les flux nets de
trésorerie ont fait l’objet de 3 évaluations et à chacun a été affectée une probabilité de réalisation :
IV- La société REOTRA vient d’acquérir pour 8.000.000 de francs et une durée de 10 ans, des droits
de forage sur un terrain qui se situe au Sud de la Guinée. Pour mieux connaitre ses chances de trouver
du pétrole dans le sous-sol du terrain, la société hésite à réaliser un test séismique. Les études
préliminaires, révèlent que le test séismique, coûte 16.000.000 de francs et a autant de chances de
réussir que d’échouer. Quant au forage, son coût est estimé à 56.000.000 de francs, et il permettra à la
société de dégager un revenu de 200.000.000 de francs, au cas où elle trouverait du pétrole.
Dans le cas où la société n’effectue pas le test, des études géologiques faites par des experts, montrent que la
probabilité de trouver à priori du pétrole est de 55%. Dans le cas inverse, la probabilité de trouver du pétrole est
conditionnée par les résultats du test :
- Si le test réussit, la probabilité de trouver du pétrole est de 90% ;
- S’il échoue, cette probabilité tombe à 20%.
Si au lieu de faire le forage elle-même et de courir ainsi, le risque de ne pas trouver du pétrole, la société
REOTRA choisit de revendre ses droits sur le terrain, le prix de cette vente serait de :
- 96.000.000 de francs si le test est positif ;
- 32.000.000 de francs, si le test est négatif
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1- En considérant que toutes les données sont actualisées, schématiser par un arbre de décision, les séquences
décisionnelles et les états de la nature auxquels est confrontée REOTRA, en indiquant les probabilités
correspondantes.
2- Déterminer la décision optimale qui doit être prise par la société sur la base de la VAN espérée. Commenter
3- On suppose que REOTRA ignore la probabilité de réussite du test séismique. Quelle devrait être cette
probabilité pour que la société prenne la même décision que dans la question précédente ?
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Actif Passif
Actif immobilisé 2 000 Capitaux propres 2 000
Actif circulant (hors trésorerie) 2 800 Dettes de financement 400
Passif circulant (hors trésorerie) (a) 2 150
Trésorerie passif (b) 250
Total 4 800 Total 4 800
a) 2600 - 450 = 2 150
b) Trésorerie passif = 200 - 450 = - 250
F.D.R. = 2 400 - 2 000 = 400
B.F.G. = 2 800 - 2 150 = 650
Trésorerie nette = Trésorerie actif - Trésorerie passif = - 250
Ou Trésorerie nette = F.D.R - B.F.G = - 250
Dans cet exemple, on voit que l’entreprise qui affiche des liquides substantielles à actif se voit du jour au
lendemain obligée d’avoir recours à des concours bancaires à court terme pour honorer ses engagements
vis-à-vis de ses fournisseurs.
Au cas où cette entreprise n’aurait pas la possibilité de recourir aux facilités de caisse bancaires, elle se
trouverait confrontée à des impayés, ce qui pourrait remettre en question la confiance que lui accordent
ses fournisseurs.
La difficulté d’apprécier le F.D.R., le B.F.G. ou la trésorerie, à partir du bilan, vient du fait que les
durées de transformation en liquidités ou durées d’écoulement des éléments du B.F.R. ne sont pas
précisées.
Ce cas illustre parfaitement les limites de l’analyse statique d F.D.R., du B.F.G. et de la trésorerie, à partir
de situations patrimoniales arrêtées à un moment donné. Cependant, ce type d’analyse reste intéressant et
largement utilisé pour apprécier par exemple l’évolution du B.F.G. dans le temps.
En raison de ces limites, les analystes financiers ont cherché à conforter l’analyse statique par une analyse
dynamique.
II. NOTION PRELEMINAIRE :
Le BFR dépend :
De la longueur du cycle d’exploitation qui dépend lui- aussi de la dure d’écoulement des
stocks, de la durée du processus de production, de la durée du crédit accordé aux clients ;
De la durée du crédit obtenu des fournisseurs ;
De l’évolution d’autres éléments relatifs à l’exploitation.
Exemple: La TVA, salaire, charges sociales…
Le fond de roulement normatif ou le BFR moyen peut être évalué pour un exercice passé ou sur la base
des données prévisionnelles.
L’évaluation du BFR moyen est basée sur trois (3) hypothèses fondamentales :
1. On considère que l’activité est uniformément répartie dans le temps et en raisonne sur douze
(12) mois de 30jours pour une année.
2. On admet que le montant moyen de chaque poste du BFRE est directement proportionnel au
chiffre d’affaire. Exemple si x est le montant moyen d’un poste, on admet que :
𝑥 = 𝑘 × 𝐶𝐴𝐻𝑇
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k = coefficient de proportionnalité.
CAHT = chiffre d’affaire hors taxe.
En conséquence, le BFRE moyen est aussi proportionnel au CAHT :
𝐵𝐹𝑅𝐸 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 = 𝑘 × 𝐶𝐴𝐻𝑇
3. On admet que les coefficients de proportionnalités restent constants tant que les conditions
d’exploitation ne subissent pas de modification notable.
Donc pour évaluer le BFR moyen d’un exercice, il suffit de connaître le chiffre d’affaire hors taxe de
cet exercice et les coefficients de proportionnalités.
III. Evaluation du fond de roulement normatif (ou BFR moyen) :
C- Evaluation globale :
Cette évaluation est faite de façon globale, par exemple au cours de l’exercice N le BFRE moyen a été
de 490 000 et le CAHT de 1 400 000. Quel serait le FR normatif de l’année N+1 si le CA prévu est de
1 680 000.
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Résolution :
Calculons le FR normatif de N+1 :
- Détermination du coefficient de proportionnalité :
𝐵𝐹𝑅𝐸 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛
On sait que : BFRE moyen = k x CAHT 𝑘= 𝐶𝐴𝐻𝑇
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𝐶𝐴𝐻𝑇
𝑥 = 𝑘′ ×
360
𝐶𝐴𝐻𝑇
: représente un jour de chiffre d’affaire ;
360
′
𝑘 : devient le nombre de jour du chiffre d’affaire.
Si x = 300.000, exprimé en jour de chiffre d’affaire ; on a : 30 jours de chiffre d’affaire hors taxe. ( k’ =
300 000
= 30). En valeur :
10 000
3.600.000
x = 30 × = 300.000
360
La méthode des experts comptables ne procède à l’expression directe, on décompose chaque poste en
temps d’écoulement et coefficient de structure.
a. Temps d’écoulement : le temps d’écoulement d’un poste s’obtient en divisant le montant moyen de
poste par le flux journalier.
Montant Moyen de Poste
𝑇𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑′ é𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 =
Flux Journalier
Flux Annuel
𝐹𝑙𝑢𝑥 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 =
360
𝐌𝐨𝐧𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐌𝐨𝐲𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝐏𝐨𝐬𝐭𝐞
𝑻𝑬 = 𝟑𝟔𝟎 ×
𝐅𝐥𝐮𝐱 𝐀𝐧𝐧𝐮𝐞𝐥
b. Coefficient de structure : le coefficient de structure d’un poste ou coefficient de proportionnalité
mesure l’importance de ce poste par rapport au chiffre d’affaire hors taxe.
𝐅𝐥𝐮𝐱 𝐀𝐧𝐧𝐮𝐞𝐥
𝑪𝑺 =
𝐂𝐀𝐇𝐓
Exemple : soit le poste de client sachant que le CAHT annuel est de 12.000.000 que le montant moyen
du poste est de 1.608.000. Calculer le temps d’écoulement et coefficient de structure. TVA (19,60%)
Résolution :
- Calcul du temps d’écoulement :
𝑚𝑜𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑒 𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑒𝑙
On sait que : 𝑇𝐸 = or 𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 =
𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 360
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TE = 60 jours
En moyenne, un article fait 60 jours en magasin avant d’être vendu.
Déterminons le CS :
𝐶𝐴𝑀𝑉 258.000
𝐶𝑆 = = CS= 0,43
𝐶𝐴𝐻𝑇 600.000
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Exercice 2 :
Une entreprise dont la production et la vente s’étalent régulièrement tout au long de l’année. Le chiffre
d’affaire est de 10.000 par jour, les stocks de marchandise représentent 45 jours d’achat. Les achats sont
réglés à 60 jours, les ventes à 30 jours et les frais à 75 jours.
Le prix d’achat des marchandises HT représentent 70% du prix de vente HT.
Les frais représentent 20% des ventes HT, le taux TVA est de 18,60%. La TVA à récupérer représente un
BF pendant 60 jours. Tandis que la TVA à payer est une ressource de financement pendant 30 jours.
Calculer le BFRE normatif pour une unité de F/jour et en tenant compte du chiffre d’affaire.
Résolutions :
Exo 1 :
Déterminons le FR normatif par la méthode des experts comptables :
a- Stock de marchandise :
Temps d’écoulement :
𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑆𝐼+𝑆𝐹 120.000 +140.000
𝑇𝐸 = × 360 Or 𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 = = = 130.000
𝐶𝐴𝑀𝑉 2 2
130.000
𝑇𝐸 = × 360 = 30 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
1.580.000
TE = 30 jours
Coefficient de structure :
𝐶𝐴𝑀𝑉 1.560.000
𝐶𝑆 = = = 0,65
𝑉𝑀𝐻𝑇 2.400.000
CS = 0,65
b- Créances clients :
Temps d’écoulement :
𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑐𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑠
𝑇𝐸 = × 360
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑇𝑇𝐶
158.133
𝑇𝐸 = × 360 = 20 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
2.400.000 × 1,186
TE = 20 jours
Coefficient de structure :
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑇𝑇𝐶
𝐶𝑆 = = 1,186
𝑉𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
CS = 1,186
c- Etat-TVA d :
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Temps d’écoulement :
𝑇𝑉𝐴𝑑
𝑇𝐸 = × 360
𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 × 𝑇𝑉𝐴
48.360
𝑇𝐸 = × 360 = 60 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
1.560.000 × 0,186
TE = 60 jours
Coefficient de structure :
𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 × 𝑇𝑉𝐴 290.160
𝐶𝑆 = = = 0,12
𝑉𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇 2.400.000
CS = 0,12
d- Fournisseur :
Temps d’écoulement :
𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑓𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟𝑠 231.270
𝑇𝐸 = × 360 = × 360 = 45 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡 𝑇𝑇𝐶 1.560.000 × 1,186
TE = 45 jours
Coefficient de structure :
𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡 𝑇𝑇𝐶 1.560.000 × 1,186
𝐶𝑆 = = = 0,77
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇 2.400.000
CS = 0,77
e- Etat-TVA c :
Temps d’écoulement :
𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑇𝑉𝐴𝑐 37.200
𝑇𝐸 = × 360 = × 360 = 30 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 × 𝑇𝑉𝐴 2.400.000 × 0,186
TE = 30 jours
Coefficient de structure :
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 × 𝑇𝑉𝐴
𝐶𝑆 = = 0,186
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
CS = 0,186
Poste j CAHT
Poste TE CS
ACE DE
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-
Stock de marchandise 30 0,65 19,5
-
Créance client 20 1,186 23,72
-
Etat-TVA d 60 0,12 7,2
34,65
Fournisseur 45 0,77 -
5,58
Etat-TVA c 30 0,186 -
50,42 40,23
BFRE (j CAHT) = 10,19
2.400.000 × 10,19
𝐵𝐹𝑅𝐸(𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟) = = 67933,33
360
BFRE = ACE – DE = (130.000 + 158.133 + 48.360) – (231.270 + 37.200)
BFRE = 68.023
Exo 2 :
Soit le tableau ci-après :
Poste j CAHT
Poste TE CS
ACE DE
Stock de marchandise 45 0,7 31,5 -
Fournisseur 60 0,83 - 49,8
Clients 30 1,186 35,58 -
Frais 75 0,2 - 15
TVA récupérable 60 0,13 7,8 -
TVA à payer 30 0,186 - 5,58
74,88 70,38
BFR normatif = 74,88 – 70,38
BFR moyen = 4,5 j CAHT
120.000 × 4,5
𝐸𝑛 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 = = 1.500
360
- Stock de marchandise :
𝐶𝐴𝑀𝑉
𝐶𝑆 = 𝑜𝑟 𝐶𝐴𝑀𝑉 = 70%𝐶𝐴𝐻𝑇
𝐶𝐴𝐻𝑇
70%𝐶𝐴𝐻𝑇
𝐶𝑆 = = 70% = 0,7 CS = 0,7
𝐶𝐴𝐻𝑇
- Fournisseur :
𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 𝑇𝑇𝐶
𝐶𝑆 = 𝑜𝑟 𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 𝑇𝑇𝐶 = 𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 𝐻𝑇 + 𝑇𝑉𝐴 𝑜𝑟 𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 𝐻𝑇 = 70%𝐶𝐴𝐻𝑇 𝑒𝑡
𝐶𝐴𝐻𝑇
TVA = Achat HT x tTVA = 70%CAHT x tTVA
Achat TTC = 70%CAHT + 70%CAHT x tTVA = CAHT (0,7 + 0,7 x 0,186)
Achat TTC = 0,8302 x CAHT
0,8302 × 𝐶𝐴𝐻𝑇
𝐶𝑆 = = 0,83
𝐶𝐴𝐻𝑇
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𝑪𝑺 = 𝟎, 𝟖𝟑
- Client :
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑇𝑇𝐶
𝐶𝑆 = 𝑜𝑟 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑇𝑇𝐶 = 𝑉𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇 + 𝑇𝑉𝐴 = 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 (1 + 0,186) = 1,186 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
1,186 × 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
𝐶𝑆 = = 1,186
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
CS = 1,186
- Frais :
𝐶𝑆 = 20% × 𝐶𝑆 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 = 0,2 × 1,186 ≈ 0,24
CS = 0,24
- TVA récupérable :
𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 + 𝑇𝑉𝐴
𝐶𝑆 = 𝑜𝑟 𝐴𝑐ℎ𝑎𝑡 = 𝑉𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇 × 70%
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇 × 0,7 × 0,186
𝐶𝑆 = = 0,7 × 0,186 = 0,1302
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
CS = 0,13
- TVA à payer :
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 × 𝑇𝑉𝐴
𝐶𝑆 =
𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒 𝐻𝑇
𝐶𝑆 = 𝑇𝑉𝐴 = 0,186
CS = 0,186
EXERCICES :
Exercice 1 : Du compte de produits et de charges prévisionnel de la société ALPHA, on extrait les
informations suivantes concernant les éléments d’exploitation :
Charges Produits
- Charges variables Production vendue dont export 200.000 608.500
Achats de matières premières 125.000
Autres achats et charges externes 72.500 Production stockée 57.000
Charge de personnel 134.500
- Charges fixes
Autres achats et charges externes 63.000
Charges de personnel 168.000
Dotations aux amortissements 34.000
Par ailleurs, le comptable de la société nous informe que :
- Le temps d’écoulement des stocks de matières est de 30 jours,
- La production est stockée 20 jours en moyenne,
- Les clients quel que soit leur origine paient à 60 jours,
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- Les charges de personnel données ci-dessus correspondent pour 2/3 des montants aux
salaires nets et pour 1/3 aux retenues et charges sociales.
Les salaires d’un mois donné sont payés le 5 du mois suivant et les charges de sécurité sociale le 15.
1. Dans un premier temps, on vous demande de mesurer le BFRE prévisionnel généré par le produit
vendu, en distinguant une partie fixe (en francs) et une partie variable (en jours de chiffre
d’affaires). L’évaluation sera faite avec les conventions suivantes :
- Les coefficients de structure (de pondération) seront calculés avec 2 décimales pour la partie
variable et arrondis au franc le plus proche pour la composante fixe ;
- Les besoins et les ressources en nombre de jours de chiffre d’affaires seront calculés avec deux
décimales.
Dans un second temps, vous ferez l’évaluation en francs du BFRE si l’entreprise vend 10 000 produits
par an.
Sujet 5 : L’entreprise SAHID envisage réaliser une production de 10.000 unités vendables à 500 f HT.
Les différents coûts sont estimés comme suit :
Eléments Coût de production Coût de distribution
Coût Coût structurel Coût proportionnel Coût structurel
proportionnel
Matières premières : 120 F HT - - -
Salaires : 80 F 70.000 F 15 F 30.000 F
Charges sociales : 16 F 12.000 F 6F 10.000 F
Autres charges : 10 F HT 15.000 F HT 5 F HT 50.000 F HT
Amortissements : - 90.000 F - 12.000 F
Informations complémentaires :
- Les durées d’écoulement de stock de MP et PF sont de 15j et de 10j respectivement.
- Délai de fabrication 10 jours
- Les clients payent 10% comptant, 40% dans 30jours et le reste dans 60 jours.
- Les fournisseurs sont payables 30% dans 30jours le reste dans 60jours.
- Les salaires sont payables le 5 du mois suivant.
- Les charges sociales sont payables 10 jours fin de mois.
- Les fournisseurs des autres charges sont payables 15 jours fin de mois.
- La TVA au taux de 20% pour les ventes de PF et les achats de MP et de 14% pour les autres
charges est payable le 25 du mois suivant.
- Les encours sont estimés à 30% des charges variables et 25% des charges fixes.
TAF : Déterminer le fonds de roulement en jours de chiffre d’affaires et en valeur.
Sujet 6 : Du compte de produits et de charges prévisionnel de la société ALPHA, on extrait les
informations suivantes concernant les éléments d’exploitation :
Charges Produits
Charges variables Production vendue dont export 200.000 608.500
Achats de matières premières 125.000
Autres achats et charges 72.500 Production stockée 57.000
externes 134.500
Charge de personnel
Charges fixes 63.000
Autres achats et charges 168.000
externes 34.000
Charges de personnel
Dotations aux amortissements
Par ailleurs, le comptable de la société nous informe que :
- Le temps d’écoulement des stocks de matières est de 30 jours,
- La production est stockée 20 jours en moyenne,
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Dans sa construction, le total des ressources prévisionnelles doit être légèrement supérieur au total des
besoins estimés de façon à laisser une marge de sécurité. En effet, un excès de ressources se traduira par
une augmentation des disponibilités, alors qu'un excès des emplois se traduira par des besoins en trésorerie
(concours bancaires).
Eléments Année1 Année2 ….. Année n Total
Ressources stables
Capacité d’autofinancement prévisionnel
Cession d’actifs (produits de cession)
Augmentation des emprunts (nouvel emprunt)
Augmentation du capital (en apport en
numéraires)
Subventions d’investissent reçues
Remboursement des prêts
1. Total des ressources
Emplois stables
Dividendes à distribuer
Investissements (acquisitions)
Augmentation des BFR
Augmentation des prêts (nouveaux prêts)
Remboursement des emprunts (dotations)
2. Total des emplois
Ecart (1)- (2)
Ecarts cumulés
Trésorerie initiale
Trésorerie finale
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Pour les emprunts contractés avant le début du plan de financement, il suffit de se référer aux tableaux
d'amortissement annexés aux contrats. Dans ce cas, les intérêts n'apparaissent pas en emplois puisqu'ils
sont déjà comptés dans le calcul de la CAF.
Quant à l'inscription des emprunts nouveaux, elle peut être modifiée en cours d'élaboration du plan en
fonction des hypothèses et des choix successifs de financement étudiés.
4. les dividendes distribués :
Il ne s'agit pas réellement d'un investissement mais plutôt d'une amputation des ressources de
d'autofinancement de l'entreprise. Il est donc tout à fait possible d'inscrire en ressources, une CAF nette
de dividendes versés aux actionnaires au lieu de faire figurer le paiement des dividendes en emplois.
5. Prêts :
Une entreprise peut consentir des prêts, c’est un investissement financier au même que les participations.
3.2 Les ressources :
Les ressources durables représentent l’ensemble des ressources susceptibles de financer les besoins stables
prévisionnels.
1) La CAF
La prévision des CAF tient compte de l'outil de production dont dispose l'entreprise avant l'élaboration du
plan de financement, mais aussi des investissements inscrits en emplois qui sont supposés dégager des
flux supplémentaires.
On retrouve encore l'interdépendance entre empois et ressources, ou entre investissement et financement.
2) les subventions :
L'année où elle est perçue, la subvention constitue une ressource pour son montant total. Son imposition
est prise en compte dans la CAF.
3) l'augmentation de capital :
On ne prend pas en compte l'augmentation de capital par incorporation des réserves. Le montant de
l'augmentation de capital par apport en nature trouve sa contrepartie en emplois dans les investissements
proprement dits ou dans l'estimation des besoins de financement du cycle d'exploitation (stocks par
exemple).
L'augmentation de capital par apport en numéraire est inscrite pour le prix d'émission. Les frais relatifs à
l'opération sont inscrits en frais préliminaires.
4) les emprunts à long et moyen terme :
Les emprunts indivis sont inscrits pour leur valeur nominale, alors que les emprunts obligataires le sont
pour leur prix d'émission.
5) les cessions d'éléments de l'actif :
Certains détiennent des éléments de leur actif qui ne sont pas ou plus utiles à leur fonctionnement. Dans
la mesure où ils peuvent être vendus dans des conditions satisfaisantes, ils peuvent constituer une source
de financement potentielle. Ce peut être le cas lors d’investissements de renouvellement qui rendent
disponibles les actifs remplacés.
Toutefois, l’estimation des valeurs vénales doit être prudente.
3.3 Les relations entre la trésorerie et le plan de financement :
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Le plan de financement prend en compte l’ensemble des opérations courantes (CAF), les opérations
d’investissement et les sources de financement, ainsi que la politique de distribution des dividendes. Dès
lors, on retrouve tous les flux financiers qui sont susceptibles d’affecter la trésorerie de l’entreprise.
Ainsi, il existe un lien direct entre le solde général du plan de financement et le niveau de la trésorerie.
On a donc la relation suivante à la fin de chaque année du plan de financement :
Trésorerie fin de période = trésorerie début de période + solde du plan de financement
4. L’AJUSTEMENT DU PLAN DE FINANCEMENT :
4.1 La notion d’avant-projet :
Le plan de financement dans sa présentation finale doit témoigner d’un équilibre jugé satisfaisant par la
direction de l’entreprise. Pour y parvenir, il faut généralement élaborer un certain nombre d’avant-projets
qui servent de base à la réflexion.
Lorsqu’on aboutit à un excédent de ressources sur les besoins, aucun financement complémentaire n’est
à envisager. L’excédent de ressources va entraîner un accroissement de disponibilités. Le problème se
pose surtout dans le cas inverse, c’est à dire lorsque le plan de financement fait apparaître un besoin de
financement sur quelques années ou sur la totalité de la durée de prévision.
4.2 L’équilibrage du plan lorsque les ressources sont limitées :
Dans une telle situation, généralement toutes les ressources financières sont mobilisées et la capacité de
financement est saturée. Dès lors, l’entreprise ne peut qu’envisager de renoncer à certains investissements
si le plan regroupe plusieurs projets d’investissement. Il faut alors tenir compte de leur impact sur le calcul
des flux prévisionnels d’exploitation. C’est donc à la fois la partie ressources et la partie emplois qu’il
faut reconsidérer.
4.3 L’équilibrage avec possibilité de compléter les ressources financières :
A ce stade de l’avant-projet, si un déficit existe, l’entreprise va être confrontée au choix des ressources
complémentaires dont elle a besoin. Comme généralement, les flux d’autofinancement prévisionnels sont
déjà comptés en totalité et qu’il est difficile de procéder à une augmentation de capital à ce stade, il s’agira
surtout de distinguer la part des besoins qui pourra être financée par des emprunts et la part qui sera
financée par du crédit bancaire à court terme (sur une année par exemple).
En fait, le choix d’endettement va faire intervenir un certain nombre de critères tenant au coût et à
l’équilibre financier, c’est à dire à la rentabilité et au risque.
EXERCICE D’APPLICATION :
I- Soit le bilan de la société REOTRA au 31/12/N
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- Acquisitions des immobilisations : 200.000 HT, 300.000 HT, 150.000 respectivement en N+1,
N+2, N+3.
- Les BFR : 110.000 HT, 160.000 HT, 250.000 HT, 300.000 HT, 370.000 HT, dans l’ordre de N+1
à N+5.
- Les chiffres d’affaires, résultats nets et amortissements :
Année N+1 N+2 N+3 N+4 N+5
C.A.HT 800.000 950.000 1.500.000 1.800.000 2.100.000
Résultats nets 96.000 114.000 180.000 216.000 252.000
Dotations amorti 75.000 92.000 115.000 115.000 115.000
- L’emprunt figurant au bilan sera remboursé : 25.000 par an.
- Une augmentation en capital est prévue par émission d’actions nouvelles en numéraire pour
90.000 en N+1.
- Les statuts de la société stipulent une distribution des résultats nets à raison de 20%.
TAF : Après avoir bâtir le bilan de financement des cinq années à venir, présenter le bilan de clôture
de la cinquième année.
RESOLUTION
Le plan de financement de « REOTRA »
a) Tableau de détermination des CAF, Dividende et l’accroissement de BFR.
Année
N+1 N+2 N+3 N+4 N+5
Elément
Résultat Net 96.000 114.000 180.000 216.000 252.000
Dot. aux Amorti 75.000 92.000 115.000 115.000 115.000
CAF 171.000 206.000 295.000 331.000 367.000
Dividende 20.000 19.200 22.800 36.000 43.200
BFR 110.000 116.000 250.000 300.000 370.000
Augmentation BFR 54.000 50.000 90.000 50.000 70.000
NB : Dividende (N+1) = RN(N) ×20% = 100.000 × 20% = 20.000 Aug.BFR (N+1) : BFR(N)=
(105.000+120.000+58.000)-(185.800+7.200+34.000) = 56.000 Aug.BFR (N+1) =110.000-56.000 = 54.000
II- On vous fournit les informations suivantes relatives à la société Hanane
1. Tableau des produits et des charges prévisionnelles cinq prochaines années :
Années N+1 N+2 N+3 N+4 N+5
Produits 400.000 450.000 420.000 470.000 460.000
Charges 260.000 280.000 320.000 300.000 200.000
2. Autres prévisions :
a) Distribution de 10% des résultats nets
b) BFR : 290.000, 320.000, 400.000, 410.000, 450.000 dans l’ordre de N+1 à N+5.
c) Remboursement des emprunts figurant au bilan du 31/12/N : 20.000 par an.
d) Remboursement des prêts immobilisés figurant au bilan du 31/12/N : 15.000 par an à partir de
N+2.
e) Acquisitions des immobilisations : 190.000, 240.000, 170.000 dans l’ordre de N+1 à N+3.
1) Bilan du 31/12/N
Actif Nets Passif Nets
Immobilisations corporelles 250.000 Capital social 350.000
Immobilisations financières 100.000 Réserves 50.000
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b) PLAN DE FINANCEMENT :
Année
N+1 N+2 N+3 N+4 N+5
Elément
Ressource prévisionnelle
CAF 171.000 206.000 295.000 331.000 367.000
Augmentation du capital 90.000 - - - -
Total (1) 261.000 206.000 295.000 331.000 367.000
Emplois prévisionnel
Acquisition d’immobilisation 200.000 300.000 150.000 - -
Augmentation de BFR 54.000 50.000 90.000 50.000 70.000
Remboursement d’emprunt 25.000 25.000 25.000 25.000 25.000
Dividende 20.000 19.200 22.800 36.000 43.200
Total (2) 299.000 394.200 287.800 111.000 138.200
Ecart (1-2) -38.000 -188.200 7.200 220.000 228.800
Trésorerie initiale 44.000 6.000 -182.200 -175.000 45.000
Trésorerie final 6.000 -182.200 -175.000 45.000 273.800
NB : Trésorerie initiale (N+1)=67.000-23.000= 44.000
c) Bilan de clôture de la 5ème année :
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N+1 : 190.000
N+2 : 240.000
N+3 : 170.000
3- Bilan du 31/12/N
Actif Nets Passif Nets
Immobilisations corporelles nettes 290.000 Capital social 350.000
Immobilisations financières Réserves 50.000
Prêts immobilisés 100.000 Résultat net * 60.000
Stock 190.000 Emprunts 200.000
Créances de l’actif circulant 180.000 Dettes de passif circulant 120.000
Trésorerie actif 30.000 Trésorerie passif 10.000
Total 790.000 Total 790.000
Dont dividendes à distribuer : 20.000
4- Dotation aux amortissements :
N+1 : 35.000
N+2 : 55.000
N+3 : 65.000
N+4 : 75.000
N+5 : 65.000
NB : le taux de l’IS : 35%
Travail à faire :
- Bâtir le plan de financement des cinq années avenirs
- Présenter le bilan de clôture de la cinquième année
CONCLUSION :
Le plan de financement est un tableau prévisionnel pluriannuel constitué, selon SYSCOA, de deux
parties :
Les besoins prévisionnels et les ressources prévisionnelles.
Son élaboration suppose quatre étapes successives :
Diagnostic financier de l’entreprise, définition des besoins à financer, détermination des ressources
internes et externes, calcul du besoin de financement et enfin l’élaboration de plan de financement
proprement dit.
Pour éviter toute erreur de prévision, l’entreprise doit s’assurer que les recettes prévisionnelles sont
supérieures aux besoins prévisionnels. Pour s’assurer d’une bonne prévision, l’entreprise doit garantir un
contrôle régulier et période en compensant les prévisions et les réalisations par des ajustements.
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BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE :
1- Gestion financière S5 de Mme L. Fekkak
2- Gestion financière de Mohamed El BAZI
3- Diagnostic financier, 2021, JOEL MABUDU
4- Applications et cas de gestion financière : la politique financière, Jean-Claude
5- Ancienne brochure de Gestion financière
6- SITE INTERNET : w.w.w.google.com
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