Pharmacie Clinique en Pédiatrie - Prescriptions Inappropriées
Pharmacie Clinique en Pédiatrie - Prescriptions Inappropriées
inappropriées
Aurore Berthe-Aucejo
Je remercie le Professeur Sautou et le Professeur Gajdos d’avoir accepté de juger cette thèse et
d’en être rapporteurs. Vos commentaires sont précieux. Je remercie le Professeur Olivier Bourdon
d’avoir accepté d’examiner ce travail. Merci de m’avoir accompagnée depuis le début de ma
carrière professionnelle et pour ton enseignement.
Je remercie le Professeur François Angoulvant d’avoir accepté de faire de mon jury de thèse.
Merci pour tes précieux conseils dans la rédaction des articles et surtout quand les relecteurs
étaient un peu tatillons.
Un grand merci à Céline de m’avoir aidée dans ce projet de recherche. Ce fût un véritable plaisir
de t’avoir rencontrée et d’avoir travaillé avec toi. Merci à toute l’équipe de Robert Debré avec
qui j’ai partagé tant de moments, des plus durs aux plus joyeux. Mention spéciale à Christelle,
mon binôme de choc ! Un soutien professionnel et personnel. Tu es devenue une véritable amie !
Je remercie le Professeur Françoise Brion de m’avoir soutenue depuis le début de mon internat
de pharmacie, de m’avoir apporté de nombreux conseils et surtout de m’avoir donné envie de
faire de la pharmacie clinique.
Je remercie mes parents de m’avoir toujours soutenue dans tous mes projets. C’est promis, j’arrête
d’être étudiante après !
Un grand merci à mon mari, Mathieu, de m’avoir soutenue dans ce pari un peu fou. Merci d’avoir
été là dans les moments de doute. Merci pour l’aide que tu m’as apportée dans ce long périple
surtout dans la dernière ligne droite.
Merci à mes deux adorables amours, Gabrielle et Agathe. Elles ont su se montrer compréhensives
quand j’avais besoin de donner un coup de cravache à ce travail de thèse, même si cela n’a pas
été toujours facile pour elles.
1 Introduction 19
1.1 Pédiatrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.1.1 Spécificités de la pédiatrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.1.1.1 Qu’est-ce que la pédiatrie ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.1.1.2 Définition de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.1.2 Pharmacocinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.1.2.1 Absorption . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.1.2.2 Métabolisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.1.2.3 Distribution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
1.1.2.4 Élimination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
1.2 Autorisation de Mise sur le Marché en pédiatrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
1.2.1 Manque d’autorisation de mise sur le marché pédiatrique . . . . . . . . . 29
1.2.2 Incitations au développement des médicaments en pédiatrie . . . . . . . 32
1.3 Iatrogénie en pédiatrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
1.3.1 Iatrogénie liée à l’utilisation hors AMM/sans AMM . . . . . . . . . . . . 35
1.3.2 Iatrogénie liée à l’utilisation d’une forme ou d’un dosage non adaptés à
l’usage pédiatrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
1.3.3 Iatrogénie liée à l’administration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
1.4 Pharmacie clinique en pédiatrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
1.4.1 Définition et évolution de la pharmacie clinique . . . . . . . . . . . . . . 43
1.4.2 Pharmacie clinique en pédiatrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
1.4.2.1 Type d’interventions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
1.4.2.2 Impact de la pharmacie clinique . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
1.4.2.3 Formations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
1.5 Prescriptions Inappropriées (PI) et Omissions de Prescription (OP) . . . . . . . 47
5 Discussion 101
5.1 Prévalence des prescriptions inappropriées en pédiatrie . . . . . . . . . . . . . . 102
5.2 Satisfaction des utilisateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
5.3 Un outil de pratique clinique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
5.4 Comparaison et adaptation de l’outil POPI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
5.5 Limites de l’outil POPI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
5.6 Perspectives de travail sur l’outil POPI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
6 Conclusion 115
Annexes 116
Bibliographie 148
Introduction
1.1 Pédiatrie
Le nom « pédiatrie » vient du grec : « pais » signifiant l’enfant et de « iatros » faisant référence
au médecin. « Pédiatrie » signifie donc « médecine des enfants ».
La spécialité « pédiatrie », telle que nous la connaissons, s’est construite au fil du temps. Ini-
tialement, la place de l’enfant était très peu évoquée dans les différents traités de médecine et
concernaient la grossesse, le développement du fœtus (Hippocrate, Platon, Aristote) ou encore
l’éducation des enfants. Les documents relevant du traitement d’une maladie de l’enfant étaient
rares [1]. Quelques traités portant sur les maladies de l’enfant ont été rédigés au Moyen-âge en
Italie.
C’est en Angleterre que l’idée de la spécificité de la médecine chez l’enfant a été évoquée au sein
d’un traité portant sur les maladies aiguës de l’enfant en 1698 par le Docteur Walter Harris dans
lequel il définit la population pédiatrique : « Or, j’entends ici le terme d’enfant, non seulement
avec Galien dans un sens très étroit, comme n’ayant qu’un mois, deux mois, ou au plus trois
mois après sa naissance, mais dans un sens un peu plus étendu, ....j’étends l’enfance jusqu’à l’âge
de quatre ans. J’étends après cela la puérilité jusqu’à un âge plus avancé, je veux dire jusqu’à
quatorze ans » [2].
En parallèle, la pédiatrie française était plutôt centrée sur la naissance, les soins aux nourrissons
et, particulièrement, sur l’alimentation et l’éducation [1]. Ce sont Rilliet et Barthez, dans leur
« Traité clinique et pratique des maladies de l’enfant » qui pointent un retard de la France dans
Tout au long de sa vie, l’enfant évolue d’un point de vue psychologique mais également physiolo-
gique. Cette notion a été introduite au cours du XVIIIe siècle par le suédois Rosen von Rosenstein
dans son Traité des maladies des enfants [6].
Selon son âge, l’enfant est dénommé : nouveau-né, nourrissons, enfant, adolescent [7]. Cependant,
selon les sources bibliographiques, les bornes d’âges peuvent s’avérer différentes. Ainsi, dans la
pharmacopée française, la catégorie « nourrisson » comprend les enfants de 1 mois à 30 mois alors
que l’International Council for Harmonisation of Technical Requirements for Pharmaceuticals for
Human Use (ICH) l’a définie de 28 jours à 23 mois [8, 9] (cf. Tableau 1). Il est donc important
de vérifier la définition de chaque catégorie d’âge lors de la consultation d’un document relatif à
la pédiatrie.
La diversité des patients pédiatriques ne touche pas que l’âge mais également le poids. C’est en
raison de cette diversité que les posologies pédiatriques sont ramenées au poids (mg/kg) voire à
la surface corporelle qui tient compte de la taille et du poids de l’enfant.
1.1.2 Pharmacocinétique
L’enfant n’est pas « un adulte miniature ». Le métabolisme est spécifique à chaque stade ou âge
et nécessitent d’adapter les posologies. La maturité organique et métabolique change tout au
long de sa vie et a lieu principalement lors des deux premières années de vie de l’enfant [10, 11].
Le parcours des médicaments au sein de l’organisme est dépendant de leur pharmacocinétique
(cf. Figure 1). Il est donc important de connaitre les spécificités de l’enfant afin de prévenir leurs
effets indésirables.
1.1.2.1 Absorption
L’absorption des médicaments est influencée par plusieurs facteurs : le pH gastrique, la vidange
gastrique, la motilité intestinale, la fonction biliaire. Ces différents facteurs vont évoluer au cours
du développement de l’enfant.
3. Enfant de 18 mois jusqu’à 5 ans : une dose de 80 000 à 100 000 UI en novembre et en
février ;
La vitamine D n’est pas un médicament anodin et nécessite une prescription médicale. Des
hypercalcémies sévères ont été décrites chez des nourrissons avec une néphrocalcinose entrainant
une hospitalisation. Ces cas étaient liés à l’administration de vitamine D via des compléments
alimentaires dans lesquels la concentration en vitamine D était élevée [14]. La Société Française
de Pédiatrie (SFP) a alerté les professionnels de santé afin de les sensibiliser au risque toxique de
la vitamine D, à l’automédication et aux achats de ces produits sur Internet.
Un autre exemple concerne l’absorption cutanée. Le rapport surface/poids du nouveau-né est plus
élevé que celui de l’adulte. Par conséquent, pour une application d’un médicament sur une même
surface donnée, l’absorption du médicament ou des excipients sera plus élevée chez le nourrisson
que chez l’adulte. Le risque engendré est leur passage systémique, pouvant entraîner une toxicité.
Pour illustrer ce propos, nous pouvons citer les patchs Lidocaïne/Prilocaïne (Emla® ) utilisés
pour anesthésier la peau de l’enfant avant un acte douloureux (vaccination, biopsie, etc.). Dans
Que retenir ?
Administration cutanée
• Éviter l’application prolongée des médicaments utilisés en topique et/ou limiter la
surface de pose
Lidocaïne/Prilocaïne (Emla® ) : chez le nouveau-né et nourrisson de moins
de 3 mois, ne pas dépasser une surface maximale de 10 cm2 (= 1 patch)
en raison du risque de méthémoglobinémie
Administration orale
• Il n’existe pas de règles d’adaptation posologique pour les médicaments impactés
par le pH. Les ouvrages de références en pédiatrie indiquent des posologies qui
tiennent notamment compte de ces différences d’absorption.
• Penser à la supplémentation en vitamines à la naissance et tout particulièrement
pour la vitamine D :
– Nourrisson allaité : 1 000 à 1 200 UI/j
– Enfant de moins de 18 mois :
– Recevant du lait enrichi en vitamine D : 600 à 800 UI/j
– Recevant du lait non enrichi en vitamine D : 1 000 à 1 200 UI/j
– Enfant de 18 mois à 5 ans et adolescent de 10 ans à 18 ans : deux doses de
charge trimestrielle de 80 000 à 100 000 UI/j en hiver
– Attention particulière sur la vitamine D et compléments alimentaires :
– La vitamine D est un médicament sur prescription médicale
– Ne pas acheter sur Internet des compléments alimentaires à base de
Vitamine D dont les concentrations et les excipients associés sont incertains
– Risque d’hypercalcémie en cas d’erreur d’administration
1.1.2.2 Métabolisme
Le métabolisme est également variable chez les enfants et va évoluer au cours du temps. Ceci
concerne les enzymes métaboliques ou certains transporteurs. L’activité des cytochromes se met
en place progressivement (Figure 2).
Pour certains médicaments, la métabolisation par un cytochrome est l’étape qui rend le médi-
cament actif (clopidogrel). Dans ce cas, la quantité de médicament actif disponible après méta-
bolisation est plus faible si le cytochrome n’est pas encore pleinement fonctionnel. A l’opposé,
la métabolisation est le plus souvent le mécanisme d’élimination du médicament. La demi-vie de
ces médicaments est alors allongée par rapport à celle de l’adulte tant que le cytochrome n’est
pas encore pleinement actif. La phénytoïne, utilisée dans la prise en charge d’un état de mal
épileptique, est métabolisée par les cytochromes CYP2C9 et CYP2C19, dont l’activité se met en
place progressivement. La demi-vie est de 75h chez le prématuré et de 20h chez le nouveau-né. Il
existe donc un risque majeur de surdosage chez le prématuré, si l’on ne tient pas compte de ces
paramètres. Un autre exemple est celui de la caféine. Deux études ont montré que les nouveau-
nés de mères ayant eu une consommation importante de café pendant leur grossesse, avaient un
petit poids à la naissance [17, 18]. La caféine est métabolisée par le CYP1A2. Or, l’activité de
ce cytochrome ne débute qu’à partir du premier jour de vie. Lors de la grossesse, le fœtus n’est
pas capable de le métaboliser et donc de l’éliminer. Il est recommandé aux femmes enceintes ou
allaitantes de limiter leur consommation en café à 3 tasses par jour (environ 300 mg/j de caféine)
[19].
La codéine est un médicament métabolisé par le CYP2D6 en morphine puis glucurono-conjugué
en morphine-6-glururonide (M6G) et morphine-3-glucuronide (M3G). Le M6G est un métabo-
lite plus actif que la morphine et le M3G. Chez le nouveau-né, cette enzyme est immature. Il
existe un polymorphisme génétique sur le CYP2D6. Certains patients sont métaboliseurs rapides
de ce cytochrome entrainant une transformation plus rapide de la codéine en M6G, responsable
d’une toxicité. Des cas de dépression respiratoire ont été notifiés aux États-Unis chez des en-
1.1.2.3 Distribution
La composition en eau dans le corps va évoluer et se stabiliser vers l’âge de 1 à 2 ans (60%).
Chez le prématuré, la proportion en eau est estimée entre 80 et 90%. Chez le nouveau-né, l’eau
représente 70% de son corps [28]. Le volume de distribution des molécules hydrophiles va donc
diminuer entre le prématuré et le nouveau-né. Les médicaments lipophiles sont moins affectés en
raison d’une plus faible proportion du tissu adipeux [29].
Concernant la liaison aux protéines plasmatiques, les enfants ont une concentration en ces pro-
téines beaucoup plus faibles que chez l’adulte. Il est important de rappeler que la liaison aux
protéines dans le sang comme l’albumine permet le transport de nombreux médicaments ou sub-
stances endogènes. Une faible présence de ces protéines ou une forte compétition avec ces compo-
sants, tels la bilirubine, entraînent une augmentation en concentration de ces médicaments ou des
1.1.2.4 Élimination
∗
Données non disponibles
taille (cm)
Clairance de la créatinine (ml/min/1,73 m2 ) = 0, 416 ×
créatininémie (mg/dL)
(1.1)
taille (cm)
ou Clairance de la créatinine (ml/min/1,73 m2 ) = 36, 5 ×
créatininémie (µmol/L)
Que retenir ?
Pour adapter une posologie
• Tenir compte de l’âge gestationnel du nouveau-né
• Évaluer la fonction rénale à partir de la formule de Schwartz simplifiée - cf. Eq. (1.1)
• Réaliser lorsque cela est possible des dosages sériques des médicaments éliminés par
voie rénale et adapter la posologie
L’utilisation d’un médicament est dite « hors AMM » (« off-label use ») lorsque le médicament
sous AMM est utilisé en dehors des conditions de l’AMM (âge, poids, indication, etc.). L’utilisation
De nombreux médicaments sont utilisés hors AMM, en raison du peu d’études cliniques menées en
pédiatrie [43]. Selon une étude européenne réalisée auprès de cinq centres hospitaliers, près de la
moitié des médicaments utilisés en pédiatrie à l’hôpital étaient prescrits sans ou hors AMM [44].
En France, environ un tiers des prescriptions sont hors AMM [45, 46]. Une revue de la littérature
a montré des taux d’utilisation hors AMM en pédiatrie allant d’environ 3% à 95% en ville et à
l’hôpital [45]. Ces taux étaient variables selon les pays (3% en Italie ou en Allemagne à 95% au
Brésil). Les taux de prescriptions de médicaments hors AMM en ville sont moins importants et
sont compris entre 0,3% et 35% [44, 47].
L’utilisation hors AMM ou sans AMM est principalement retrouvée chez les nouveau-nés et les
enfants entre 2 et 5 ans [48]. L’équipe italienne de Pratico et al. a montré que la moitié des
utilisations hors AMM concernait des nouveau-nés [49]. L’importance de la prescription hors
AMM est davantage marquée au sein des unités de soins intensives néonatales. Au moins 99,5%
de ces patients avaient au moins une prescription hors AMM. Les prescriptions hors AMM sont
également importantes chez les enfants présentant des pathologies complexes ou en soins intensifs
[44].
Les principales raisons de l’utilisation hors AMM ou sans AMM concernent l’utilisation du médi-
cament en dehors de l’âge de l’AMM, une posologie non recommandée et en troisième position
une prescription en dehors de l’indication [48, 53].
— Médicament hors AMM chez l’adulte et l’enfant, et indiqué dans une autre indication
pédiatrique (1∗ ) (ex : inhibiteur de la pompe à protons dans l’ulcère de stress) ;
— Médicament hors AMM chez l’adulte et l’enfant et non indiqué dans une autre indication
pédiatrique (2∗ ) (ex : méthylphénidate dans la sédation chez un patient non hyperactif) ;
— Médicament ayant une AMM chez l’adulte mais autre indication en pédiatrie (3∗ ) (ex :
rituximab dans le syndrome néphrotique) ;
— Médicament ayant une AMM chez l’adulte mais sans indication en pédiatrie (4∗ ) (certo-
lizumab dans la maladie de Crohn en pédiatrie en hors AMM) ;
— Médicament ayant une AMM chez l’adulte et chez l’enfant mais :
— Âge ou poids différents de l’AMM (5∗ ) (ex : fluoxétine dans la dépression de l’enfant
de moins de 8 ans) ;
— Autorisation Temporaire d’utilisation ou ATU (6# ) (ex : propranolol solution buvable
dans les cardiomyopathies hypertrophiques). Depuis le 1er juillet 2021, les ATU nomina-
tives et de cohorte sont respectivement devenues Autorisation d’Accès Compassionnel
(AAC) et Autorisation d’Accès Précoce (AAP) [55] ;
— Préparation hospitalière (7# ) (ex : énalapril dans l’hypertension artérielle).
Afin de pallier ce manque d’AMM et de limiter les conséquences liées à ces utilisations, l’Agence
Européenne du médicament a émis un règlement (n°1901/2006), entré en vigueur en 2007 [56].
Ce règlement pédiatrique a plusieurs objectifs :
Les laboratoires qui souhaitent déposer un dossier d’AMM pour un médicament ou modifier
une AMM doivent obligatoirement déposer un Plan d’Investigation Pédiatrique (PIP). C’est le
cas également pour les demandes de mise sur le marché d’une nouvelle forme galénique. Ce
plan doit présenter les méthodes d’évaluation de la qualité, de la sécurité et de l’efficacité du
médicament pour tous les âges concernés par l’AMM, sans oublier la formulation galénique
adaptée à l’enfant. Pour les médicaments qui ne sont plus protégés par un brevet et à destination
uniquement de l’adulte, il est prévu la possibilité d’obtenir une autorisation de mise sur le marché
en vue d’un usage pédiatrique (Paediatric Use Marketing Autorisation, PUMA). En plus de la
validation de l’indication pédiatrique, le laboratoire doit proposer un dosage, une forme galénique
et une administration compatible avec l’âge de l’enfant [56]. En contrepartie de ces mesures, le
laboratoire bénéficie d’avantages en termes d’extension de brevet pour toute nouvelle demande
ou modification d’AMM (6 mois), d’exclusivité du marché pour la forme pédiatrique (10 ans) et
de protection des données pour les médicaments dont le brevet est expiré (8 ans).
Après 10 ans de mise en place de ces incitations financières, un bilan a été réalisé [57]. Entre
2008 et 2015, 238 nouvelles indications en pédiatrie ont été validées pour des médicaments
déjà existants, 97 nouveaux médicaments avec une indication pédiatrie ont vu le jour. Enfin, 39
nouvelles formes galéniques adaptées à l’enfant ont été approuvées. Le nombre d’essais cliniques
pédiatriques a également augmenté (cf. Figure 5).
Sur la même période, 849 PIP ont été déposés. Fin 2016, 131 étaient finalisés. Les spécialités les
plus représentées ayant un PIP achevé étaient la rhumatologie (anti-TNF dans l’arthrite juvénile),
les maladies infectieuses (antirétroviraux, antifongiques, . . .), les maladies cardiovasculaires et les
vaccins. Sur les 849 PIP déposés, 40% concernaient un développement d’une forme adaptée à
l’enfant et 10% incluaient une demande de dispositif d’administration spécifique. Le développe-
ment de nouvelles indications pédiatriques dans l’hypertension artérielle pulmonaire est un bon
exemple. Le bosentan avait une AMM depuis 2002 dans l’hypertension artérielle pulmonaire pour
les plus de 12 ans. Le laboratoire a réalisé des études cliniques lui permettant d’obtenir une AMM
à partir de 2 ans avec une forme galénique adaptée à l’enfant (comprimés dispersibles 32 mg
quadri-sécable). Autre exemple, le sildénafil n’était pas autorisé chez l’enfant de moins de 18 ans.
Une extension d’indication pour les enfants à partir d’un an, a été obtenue, associée à l’élaboration
d’une suspension buvable. L’indication est à partir d’un an en raison de la présence de benzoate
de sodium qui entre en compétition avec la bilirubine et entraine un risque d’hyperbilirubinémie.
Certains PIP ont été déposés en vue d’une soumission pour l’obtention d’un PUMA (n = 46).
Parmi eux, 22 l’ont obtenu. Les autres étaient en cours d’évaluation ou de rédaction. A noter que
parmi eux, 13 concernaient le développement d’une forme adaptée à l’enfant. Il est intéressant
de citer deux exemples de PUMA avec une autorisation de mise sur le marché :
La population pédiatrique est la plus exposée aux erreurs médicamenteuses. Elles sont trois fois
plus importantes dans cette population que chez l’adulte [58]. Différentes études ont été menées
afin d’analyser les erreurs concernant les médicaments administrés à l’enfant en milieu hospitalier
et en ville. Le taux d’erreurs médicamenteuses en pédiatrie varie entre 6% et 57% des pres-
criptions [58-60]. Une revue de la littérature a permis d’identifier le taux de survenue d’erreurs
à chacune des étapes du circuit du médicament : prescription (3-37%), dispensation (5-58%),
administration (72-85%) et transcription (12-21%) [61]. En 2011, Kaushal et son équipe se sont
intéressés aux erreurs médicamenteuses ayant lieu en ville [59]. Dans leur étude, les erreurs sont
majoritairement en lien avec la prescription. En revanche, une autre étude basée sur les données
du centre antipoison irlandais a montré que la majorité des erreurs étaient liées à l’étape d’ad-
Les études sont contradictoires sur le lien de survenue d’un effet indésirable lors de l’utilisation d’un
médicament hors AMM/sans AMM. Par exemple, certaines études rapportent que la survenue
d’un événement indésirable est plus fréquente avec les médicaments utilisés hors AMM/sans AMM
Les praticiens sont donc amenés à prescrire des médicaments pour lesquels aucune AMM n’a été
validée et à utiliser des spécialités réservées à l’adulte [75]. La prescription chez l’enfant est donc
souvent empirique et est basée sur une extrapolation des indications et des posologies de l’adulte
[76]. Les pharmaciens hospitaliers et de ville qui doivent analyser l’ordonnance sont également
confrontés à ces absences de données. Or, ils ont besoin d’avoir accès à des données biblio-
graphiques afin de dispenser en toute sécurité les médicaments prescrits [77]. Le professionnel
de santé peut faire appel à sources bibliographiques telles que le Paediatric & Neonatal Do-
sage Handbook qui regroupe de nombreuses données pédiatriques internationales [78]. Une autre
base de données, Micromedex® , est disponible (IBM Watson Health). Tous ces documents sont
payants d’un prix variable selon les abonnements en ligne et partagés [41, 78]. Il existe, cependant,
des sources d’information gratuites, réalisées par des établissements hospitaliers tel que le Centre
Hospitalier Universitaire de Sainte Justine, les Hôpitaux Universitaires de Genève ou encore des
bases de données pédiatriques néerlandaise (Kinderformularium) et suisse (SwissPedDose) [79-
83]. D’autre part, un calculateur de données posologiques spécifiques au patient, PEDeDose, a
été développé par PEDeus, une filiale de l’Hôpital universitaire de Zürich [84]. L’équipe de Bar-
telink et al. a proposé des recommandations afin d’adapter les posologies des médicaments en
tenant compte du développement de l’enfant et des caractéristiques des médicaments [12].
Kinderformularium (Pays-Bas)
https ://www.kinderformularium.nl/
SwissPedDose (Suisse)
https ://db.swisspeddose.ch/fr/search/
– Recommandations pratiques
PEDeDose
https ://www.pededose.ch/fr
L’absence de forme galénique ou encore de dosage adaptés à l’usage pédiatrique entraine l’uti-
lisation de formes adultes pouvant être à risque (ex : présence d’excipients à effets notoires) ou
encore des manipulations à risque par les parents pour l’obtention de la dose (écrasement des
comprimés, ouverture de gélules etc.) [72, 89].
Pour beaucoup de spécialités, les dosages sont inadaptés et peuvent être sources d’erreurs de
posologies. Certains excipients sont déconseillés ou contre-indiqués chez l’enfant tels que les
dérivés alcooliques [72, 89, 90]. Il est important d’en tenir compte lors de l’utilisation d’une
forme adulte.
Cependant, certaines spécialités à usage pédiatrique peuvent contenir des excipients à effets
notoires pouvant entrainer une contre-indication ou une surveillance particulière pour une classe
d’âge spécifique. Par exemple, l’acide ursodésoxycholique (Ursofalk® ) utilisé dans les maladies
hépatobiliaires n’est pas recommandé chez le nourrisson de moins de 1 mois en raison de la
présence d’acide benzoïque pouvant entrainer une augmentation de la bilirubinémie [91].
Des recommandations sur la prise en compte des excipients à effets notoires ont été proposées
par le Neonatal and Paediatric Pharmacists Group (NPPG) et le Royal College of Paediatrics and
Child Health (RCPCH) (cf. Tableau 3) [92].
Que retenir ?
Il existe un risque d’utiliser des formes ou des dosages non adaptés à la pédiatrie
• Utilisation d’une forme adulte contenant des excipients à effets notoires chez
l’enfant
Recommandations sur l’utilisation de médicaments contenant des excipients
à effets notoires (NPPG et RCPCH)
Les formes orales liquides sont les formes les plus adaptées à l’enfant. Néanmoins, leur adminis-
tration peut se compliquer du fait de l’éventail des dispositifs d’administration. Ces dispositifs ont
révélé des problèmes d’administration associés à des risques d’erreurs non négligeables. Chaque
système comporte ses risques, ses avantages et ses inconvénients. Le risque d’erreur de la prépa-
ration de la prise avec une cuillère-mesure est douze fois plus élevé qu’avec la pipette dose-poids
[101]. Les systèmes d’administration en dose-poids sont plus faciles d’utilisation pour les pa-
rents. Les mesures de la pipette sont fonction du poids de l’enfant. En revanche, ils permettent
difficilement l’adaptation à des posologies particulières. Il est important de tenir compte des pré-
L’erreur la plus fréquente en pédiatrie est l’erreur de facteur 10. L’erreur peut intervenir au
moment de la prescription lors du calcul de dose à partir du poids ou encore lors du calcul
permettant l’administration du médicament [105]. Des erreurs de calculs, de lecture ou encore un
mauvais positionnement ou oubli d’une virgule sont à l’origine de ce type d’erreur. Un exemple
d’erreur de lecture est celui du paracétamol. Des cas de surdosage de paracétamol par voie
injectable ont été notifiés chez des enfants âgés de 1 jour à 1 an (22 cas dont 9 en France). Des
confusions entre les mg et les mL sont à l’origine de ces cas entrainant l’administration de 10
fois la dose prescrite [106, 107].
Que retenir ?
L’erreur de facteur 10 est la plus fréquente (mauvaise lecture, mauvaise position de la virgule,
etc.)
Le risque d’erreur de la préparation de la prise avec une cuillère-mesure est plus élevé qu’avec
une pipette dose-poids
Lors de la prescription
• Préciser le poids de l’enfant
• Préciser la dose en mg et la correspondance en mL
• Éviter les décimales et choisir des arrondis adaptés
Lors de la dispensation
• Évaluer la compréhension par les aidants de la méthode de reconstitution le cas
échéant et de l’utilisation du dispositif d’administration
Lors de l’administration par un soignant
• Vérifier le calcul et sa cohérence
Le mot « clinique » vient du grec et signifie « lit », il s’agit donc de la pharmacie au lit du
malade. La définition de la pharmacie clinique date de 1962 et nous vient de Charles Walton. Il
l’a définie comme « une utilisation optimale du jugement et des connaissances pharmaceutiques
et biomédicales du pharmacien dans le but d’améliorer l’efficacité, la sécurité, l’économie et la
précision selon lesquelles les médicaments doivent être utilisés dans le traitement des patients ».
La pharmacie clinique a ses origines aux États-Unis dans les années 60. Les médecins ont souhaité
travailler avec des professionnels de santé leur permettant de vérifier :
Depuis plusieurs années, la pharmacie clinique évolue et s’intègre progressivement dans les hô-
pitaux français. Elle a tout d’abord été intégrée par la mise en place de la cinquième année
hospitalo-universitaire avec un stage obligatoire dans un service clinique. Le développement de la
pharmacie clinique s’est accélérée, notamment par le rapport de l’Inspection Générale des Affaires
Sociales (IGAS) publié en 2011 dans lequel il a été souligné qu’il y a des « bénéfices à attendre
du développement de la pharmacie clinique, en particulier de l’analyse pharmaceutique et de la
présence de l’équipe pharmaceutique dans les unités de soins », mais également par l’arrêté du
6 avril 2011 impliquant le pharmacien dans la maitrise de l’iatrogénie et du bon usage du médi-
cament [109, 110].
C’est seulement en 2016 que la pharmacie clinique a été introduite réglementairement en tant
que mission obligatoire des Pharmacies à Usage Intérieur (PUI) afin d’assurer la pertinence et
l’efficience de l’utilisation des médicaments [111, 112]. Cette discipline est centrée sur le patient
et a pour but d’optimiser sa prise en charge thérapeutique tout au long du parcours de soin en
collaboration avec les professionnels de santé du patient et les aidants.
Puis en 2021, la Société Française de Pharmacie Clinique (SFPC) définit la pharmacie clinique
comme « une discipline de sante centrée sur le patient dont l’exercice a pour objectif d’optimiser
la thérapeutique à chaque étape du parcours de soins. Pour cela, les actes de pharmacie clinique
contribuent à la sécurisation, la pertinence et à l’efficience du recours aux produits de santé. Le
pharmacien, ou un membre habilité de son équipe pharmaceutique, exerce en collaboration avec
Les activités d’un pharmacien clinicien en pédiatrie sont diverses et ont été décrites dans deux
revues systémiques de la littérature [115, 116]. Les principales interventions identifiées étaient
l’organisation de séances de formation auprès des professionnels de santé et l’analyse pharma-
ceutique. En effet, cette dernière activité fait partie du cœur du métier de pharmacien, en tant
qu’expert du médicament. L’analyse de la prescription permet de détecter des erreurs de posolo-
gie, d’interaction médicamenteuse, d’incompatibilité physico-chimique, etc. [117-119]. Certaines
études ont mis en avant d’autres interventions telles que l’intégration d’un pharmacien clinicien
dans un service de soins avec le suivi des prescriptions et la participation aux visites. Ces activi-
tés permettent des échanges à la fois avec les équipes paramédicales (calcul de dose, modalités
d’administration, . . .) et médicales afin d’optimiser la prise en charge médicamenteuse (suivi des
recommandations, bonnes pratiques, . . .). Le pharmacien intervient également dans tout le pro-
cessus de la sécurisation du circuit du médicament [116]. D’autres interventions reposent sur la
participation à l’éducation thérapeutique du patient [120, 121]. Des activités de conciliation mé-
dicamenteuse ont également été rapportées dans la littérature et permettent d’agir sur des erreurs
liées à la transmission d’informations aux différentes étapes de transition (admission, transfert,
sortie) et, ainsi, limiter le risque d’iatrogénie [115]. Le pharmacien a également un rôle dans la
déclaration des effets indésirables et de formation auprès des différentes équipes de l’établisse-
ment [115, 122].
Les activités de pharmacie clinique ne sont pas spécifiques à la pédiatrie. Les points de différences
avec l’adulte reposent sur la population à laquelle le pharmacien s’adresse. Dans le cadre d’inter-
Les impacts de ces interventions pharmaceutiques concernent différents domaines. Ils peuvent
être d’ordre clinique en particulier sur les erreurs médicamenteuses, sur l’observance, sur la mor-
talité ou d’ordre économique.
L’intervention d’un pharmacien permet de diminuer les erreurs médicamenteuses. Les posologies
incorrectes sont les raisons les plus fréquentes entrainant l’intervention du pharmacien (surdosage
dont 10 fois la dose) [116, 123]. Les interventions principales sont des propositions de change-
ments de traitement principalement en lien avec une prescription hors AMM ou encore de formes
galéniques non adaptées à l’enfant. Le changement d’antibiothérapie est également un domaine
où le pharmacien intervient. Il a été montré que l’intégration d’un pharmacien clinicien dans un
service et/ou sa participation aux visites permet de réduire d’un cinquième à un tiers la fréquence
des erreurs médicamenteuses [123]. La présence d’un pharmacien clinicien aux urgences pédia-
triques a permis de réduire le nombre de médicaments urgents (antibiothérapie) et non urgents
non administrés [124]. Une réduction significative de la mortalité ou encore une augmentation
de la couverture vaccinale pneumococcique des enfants recevant des biothérapies a été observée
dans les services intégrant un pharmacien clinicien [125, 126].
Les interventions des pharmaciens ont également un impact sur le suivi de certains marqueurs
biologiques/cliniques (pression artérielle, hormones thyroïdiennes, . . .) reflétant le bon suivi d’un
traitement par le patient [123]. L’étude DIADEMA a évalué l’impact du pharmacien sur le contrôle
de la glycémie chez l’adolescent diabétique. L’intervention du pharmacien consistait en une visite
mensuelle pouvant être complétée par un appel téléphonique supplémentaire si besoin. Au cours
de cette visite, il réalisait un plan de soins pharmaceutique afin de résoudre les différents pro-
blèmes rencontrés (ajustement de dose, régime alimentaire, hypoglycémie, etc.) et en assurait le
suivi. L’étude a montré une différence significative de l’hémoglobine glyquée en faveur du groupe
intervention à 3 mois et à 6 mois [121].
L’impact du pharmacien est également économique soit par l’intermédiaire d’une réduction des
coûts soit par une diminution des durées d’hospitalisation. Il a été identifié deux types de réduc-
Impact de la pharmacie
clinique en pédiatrie
Amélioration de la
Réalisation d’économie
qualité de vie
[123,125,127]
[120,121,123]
Pour réaliser des interventions pharmaceutiques pertinentes, le pharmacien doit avoir une bonne
connaissance des particularités de la pédiatrie mais également des spécificités de certaines patho-
logies. Une formation sur les urgences pédiatriques, à destination des pharmaciens, a été élaborée
à Denver en 2008. Les différents points abordés dans cette formation étaient les médicaments
utilisés dans les traumatismes et dans un contexte de réanimation ainsi que leur lieu de rangement
au sein du service. Elle a permis d’augmenter les compétences du pharmacien mais également
leur confiance dans leurs interventions [128]. Différentes sociétés savantes mettent également à
disposition des documents permettant d’aider le pharmacien dans ses différentes activités (liste
non exhaustive) :
1.5.1 Définition/épidémiologie
La révision régulière des prescriptions permet de limiter cette iatrogénie en identifiant ces PI.
Chez les personnes âgées, en raison de leur contexte physiopathologique particulier et de la po-
lymédication, de nombreux outils de détection ont été développés et validés afin de détecter les
PMI tel que : Les critères de Beers (Nord-Américaine), IPET (Inappropriate Prescribing in the
Elderly Tool - Canada), MAI (Medication Appropriate Index), Liste de médicaments potentiel-
lement inappropriés à la pratique médicale française, STOPP/START (Screening Tool of Older
Person’s prescriptions/Screening Tool to Alert doctor to Right Treatment) [138-143]. Selon les
études, l’outil a permis de détecter entre 35% et 51% de PI [144-146]. Un tiers était responsable
d’un événement médicamenteux indésirable [144]. Il a également été démontré un lien entre la
présence de PI et la survenue d’événements indésirables chez les personnes âgées [147]. Différents
liens ont été mis en évidence avec les PI et les OP dans la population gériatrique tels que les
admissions dues à une PI et un historique de chute ou encore un lien entre les admissions liées
à des OP et une fracture ostéoporotique ou une fibrillation auriculaire [146, 148]. Une méta-
analyse récente suggère également une association entre les PI et les passages aux urgences, les
événements indésirables ou les hospitalisations [149]. Une autre équipe a montré que plus de la
moitié des patients âgés hospitalisés pour une pathologie aiguë présentait une ou plusieurs OP.
Les omissions les plus fréquentes concernaient l’absence de statine chez des patients ayant des
maladies athérosclérotiques ou encore l’absence de prescription de warfarine dans la fibrillation
auriculaire chronique [148]. L’outil STOPP/START a montré son rôle dans la prévention des
effets indésirables associés à une PI. Une réduction de 35% des effets indésirables a été obser-
vée [150]. Il a également été montré une amélioration de la qualité de la prescription avec une
diminution des PI et/ou OP [146, 150, 151].
Parmi ces outils, seul l’outil STOPP/START permet l’identification des omissions de prescrip-
tions. Cet outil a montré une excellence concordance inter-juge entre les spécialistes de six centres
européens étudiés [152]. De plus, cette concordance est également retrouvée entre les pharma-
ciens hospitaliers et de ville [153]. Comme tout outil, il doit évoluer et s’adapter au cours du
temps. Une seconde version a été publiée en 2015 [143, 154, 155].
Les enfants sont une population à risque du fait de leur physiologie et du faible nombre de mé-
dicaments qui leur sont destinés. Nous avons abordé précédemment les erreurs médicamenteuses
chez l’enfant. Elles touchent toutes les étapes du circuit du médicament, de la prescription jusqu’à
l’administration du médicament. Les événements indésirables liés aux médicaments ne sont pas
négligeables et sont responsables de comorbidités et d’hospitalisations.
C’est dans ce contexte qu’un premier outil de détection de PMI spécifique à la pédiatrie a été
développé et baptisé POPI (Pédiatrie : Omissions et Prescriptions Inappropriées - cf. Annexe A).
Cette élaboration s’est déroulée en deux étapes. La première a été d’en présenter l’idée avec
un appel à participation au projet d’envergure. Une liste de PI (n = 5) et d’OP (n = 4)
concernant uniquement le système digestif y était présentée ainsi que la volonté de réaliser des
items similaires pour les pathologies les plus fréquemment rencontrées chez l’enfant [156]. La
seconde étape avait pour objectif de développer cet outil pour d’autres pathologies (douleur
et fièvre, pathologies digestives, pathologies pulmonaires et Oto-Rhino-Laryngologiques (ORL),
pathologies dermatologiques, pathologies pédopsychiatriques et neurologiques). Ces critères ont
été validés à l’aide d’une méthode Delphi en deux tours. Quatorze professionnels exerçant en
pédiatrie (pédiatres, pharmaciens) y ont participé. Les critères inclus dans le questionnaire initial
ont été sélectionnés après une recherche dans la littérature (preuves scientifiques, pondération
des publications selon leur date de publication et des recommandations nationales). Les sources
ont été les instances nationales ou les sociétés savantes françaises (AFSSAPS, ANSM, HAS,
SFP), états-uniennes (American Academy of Pediatrics, National Guideline Clearing House) et
anglaises (National Institute for Health and Clinical Evidence, Cochrane Library). Pour les sources
pharmaceutiques, les présentations commerciales disponibles et les interactions médicamenteuses,
les bases de données utilisées ont été Thériaque® , Micromedex® , le Lexi-Comp’s Pediatric &
Neonatal Dosage Handbook et La revue Prescrire. L’outil POPI initial comprend 104 critères.
Trois items ont été retirés en raison de la publication de nouvelles réglementations. Dans sa forme
actuelle, POPI contient donc 101 critères (76 PI et 25 OP) et constituent la version finale de
l’outil POPI [157, 158]. L’outil est détaillé dans l’Annexe A. Les études publiées dans le cadre de
cette thèse représentent les étapes suivantes de validation de l’outil POPI.
Indicateurs
Différentes équipes ont développé en parallèle des indicateurs afin d’améliorer les prescriptions en
pédiatrie.
Des indicateurs adaptés à la ville ont été développés en Grande-Bretagne à partir des recomman-
dations anglaises et écossaises [159]. Les indicateurs ont été répartis en 3 classes : pathologies
communes en ambulatoire (otite, gastro-entérite, énurésie, . . .), pathologies chroniques (asthme,
diabète, etc.), protection et développement de l’enfant (cf. Annexe B). Ces indicateurs ne font
pas appel à des prescriptions inappropriées mais plutôt à un suivi. Il est intéressant de noter que
le critère en lien avec l’utilisation d’un Soluté de Réhydratation Orale (SRO) est commun à ces
indicateurs et à POPI.
Des indicateurs hospitaliers ont également été publiés [160]. Seuls ont été inclus les indicateurs
ayant un lien avec une erreur de prescription en pédiatrie ou spécifique aux hôpitaux pédiatriques
(cf. Annexe C). La méthode Delphi a ensuite été utilisée pour valider ces indicateurs. Après
le deuxième tour, 41 indicateurs à haut risque ont été définis comprenant 34 médicaments ou
classes médicamenteuses. Ces indicateurs peuvent être en lien avec des posologies incorrectes
et/ou avec des données biologiques telles qu’une altération de débit de filtration glomérulaire.
Des interactions médicamenteuses (macrolides et immunosuppresseurs), des contre-indications
(bétabloquant dans l’asthme) dans le cadre d’un contexte clinique ont également été retenues.
Ces indicateurs sont plutôt adaptés au milieu hospitalier. Néanmoins, certains peuvent être uti-
lisés en ville lors de la sortie des patients pour les traitements hors AMM chez l’enfant et donc
peu connus en ville (ex : baclofène).
Outils
Une adaptation de l’outil POPI a été proposée par une équipe anglaise que nous aborderons
ultérieurement [161, 162]. D’autres outils ont également été publiés :
Cet outil a pour objectif la détection des PI et des OP en ville. Il a été validé par la
méthode Delphi. Il ne comprend que 12 indicateurs. Ces indicateurs peuvent être utilisés
sans contexte clinique, d’où la population ciblée. En effet, le pharmacien n’a pas toujours
accès au contexte ou aux données biologiques de l’enfant. L’autre avantage est qu’il
peut être utilisé pour réaliser des études sur les PI à partir des bases de données de
— NeoCheck [165]
12 indicateurs
PIPc [163] Ville
(PI et OP)
67 médicaments ou classes
KIDs [164] thérapeutiques et 10 excipients Ville/hôpital
(à éviter, à utiliser avec précaution)
L’outil complet POPI est présenté en Annexe A. Cette thèse va présenter différentes étapes en
lien avec l’utilisation, la validation et l’extension de l’outil POPI (Figure 11). Nous ne reviendrons
pas sur l’étape initiale de création de l’outil.
Dans le cadre de cette thèse, notre travail s’est principalement concentré sur les études POPI 3,
4 et 7, dont chacune fera l’objet d’un chapitre dédié.
Dans la littérature, nous retrouvons beaucoup de données sur les évènements indésirables en lien
avec les médicaments chez l’enfant. En revanche, peu de données sont disponibles concernant la
prévalence de PI en pédiatrie. Cela est expliqué par l’absence d’outil permettant de les identifier.
L’évaluation rétrospective de la fréquence de ces PI via POPI était une première étape pour
décrire les PI en pédiatrie et pour avoir un ordre de grandeur de leur prévalence. Les résultats de
l’étude POPI 3 sont présentés dans le Chapitre 2.
L’outil POPI a été réalisé par des professionnels de santé français et certains items sont notam-
ment basés sur des recommandations françaises ou concernent des spécialités commercialisées
en France uniquement. Dans une optique de diffusion de cet outil au niveau international, il
paraissait nécessaire de l’adapter pour une utilisation par le plus grand monde. Les résultats de
l’étude POPI 7 sont présentés dans le Chapitre 4.
2.1 Résumé
L’objectif principal de l’étude POPI 3 était d’évaluer la prévalence des PI et OP détectées par
l’outil POPI à l’hôpital et à l’officine. Les objectifs secondaires étaient de décrire les PI et les
OP grâce à l’outil POPI, d’évaluer la proportion des critères de POPI pouvant être utilisés sans
donnée clinique et de déterminer les facteurs liés à la prescription inappropriée.
Une étude rétrospective a été menée à partir de l’extraction des ordonnances des urgences pédia-
triques (Urqual® ) d’un centre hospitalier et l’extraction des ordonnances d’une officine (logiciel
OPUS® ) sur 6 mois. Toutes les ordonnances ont été analysées à partir de l’outil POPI afin de
détecter les PI ou les OP.
Un total de 18 562 prescriptions à l’hôpital et 4 780 prescriptions à l’officine ont été évaluées. Les
PI aux urgences pédiatriques et dans une officine représentaient respectivement 2,9% et 12,3%
des prescriptions. Les OP aux urgences pédiatriques représentent 2,3% des prescriptions. Les PI
ont été principalement identifiées pour les items de l’outil en lien avec les pathologies digestives et
respiratoires. Cette étude a également montré qu’un certain nombre de PI pouvait être détectées
sans connaître la totalité des éléments cliniques du patient. L’analyse multivariée a montré que
Les perspectives de ce premier travail étaient d’une part de proposer une version numérique de
l’outil POPI (application smartphone par exemple), permettant un usage au quotidien, et, d’autre
part d’évaluer l’impact de l’utilisation de l’outil sur la proportion de PI à partir de ces données.
À ce jour, une étude est en cours de réalisation mais rencontre des difficultés de recrutement de
praticiens de terrain et se trouve confrontée la nouvelle réglementation des dispositifs médicaux
applicable à l’application POPI [168].
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prescribing in French paediatric
hospital: prevalence of inappropriate
prescription detected by Pediatrics:
Omission of Prescription and
Inappropriate prescription (POPI) in the
emergency unit and in the ambulatory
setting
Aurore Berthe-Aucejo,1,2 Phuong Khanh Hoang Nguyen,1 François Angoulvant,2,3
Xavier Bellettre,4 Patrick Albaret,5,6 Thomas Weil,1 Rym Boulkedid,2,7,8
Olivier Bourdon,1,6,9,10 Sonia Prot-Labarthe1,2,10
between 1% and 1.5% for outpatients.6–9 Incidence of Our first aim is to assess the prevalence of PIM and PPO
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ADR leading to admission was evaluated between 1.8% detected using POPI in hospital and outpatient care. This
and 17.7%.6 7 10 Many drugs were concerned in commonly is its first application, focusing on prescriptions extracted
used medication.11–13 from the emergency department (ED) and the commu-
The WHO estimated that 50% of medications are nity pharmacy (CP). Our second objective is to determine
prescribed and used inappropriately.14 The most recent the risk factors related to PIM and PPO.
definition of inappropriate prescription (IP) encom-
passes potentially inappropriate medicines (PIMs)
and potentially prescribing omissions (PPOs).15 In a Methods
report from the French National Authority for Health, Population
PIMs are defined as ‘drugs being used in a situation A retrospective and descriptive study was conducted in the
in which the risks involved in treatment potentially ED of AP-HP Robert-Debré hospital (Paris)—the largest
outweigh the benefits, lack of demonstrated indica- French paediatric hospital—and the Albaret commu-
tion, high risk of ADE, or an unfavorable cost-effect or nity pharmacy (Seine and Marne). Inclusion criteria
risk-benefit ratio exists’. PPO or underuse of appropriate included patients who were under 18 years old and who
medication is defined as the absence of initiation of an had one or more drug prescriptions between 1 October
effective treatment in subjects with a condition for which 2014 and 31 March 2015. Prescription was defined as one
one or several drug classes have demonstrated their or more lines of drugs prescribed by a physician. Exclu-
efficacy. In an elderly population, which presents with sion criteria consisted of inaccessible medical records for
age-related physiological changes and high prevalence ED patients and prescription without drugs for outpa-
of polypharmacy, various measures have been devel- tients. POPI contains 101 criteria (76 PIMs, 25 PPOs). A
oped to detect PIM such as: Beers’ criteria, the Inappro- literature review was done to obtain criteria. Criteria were
priate Prescribing in the Elderly Tool, The Medication categorised according to physiological systems (gastroen-
Appropriate Index and Screening Tool of Older Person’s terology, respiratory infections, pain, neurology, derma-
prescriptions/Screening Tool to Alert doctor to Right tology and miscellaneous). Criteria were validated by a
Treatment (STOPP/START).16–21 two-round Delphi consensus technique.37
Only the STOPP/START enables us to detect under-
prescription.15 Using these tools, many studies have been Data collection
carried out which have detected that IPs range from 35% The prescriptions given on leaving hospital ED were
to 51% in the above population.22–26 extracted from the Urqual software V5 (McKesson Corp,
Omission of prescriptions in geriatric population Paris, France). Urqual is an emergency prescription soft-
detected by the START tool concerned 58%–61% of ware that is used in many French hospitals. Patient infor-
patients.27 28 Negative outcomes related to an IP such as mation including age, sex, weight, medical prescription
side effects, hospitalisation, mortality and utilisation of and current diagnosis was collected. Medical histories
resources were also highlighted.2 21 29 30 and clinical examinations were consulted individually
Prescribing in a paediatric population is always chal- when necessary. Due to the significant amount of data,
lenging for physicians. It is often empirical and primarily clinical files of the ED were analysed based on primary
based on safety and pharmacology information obtained diagnosis. Prescriptions for secondary diagnosis were not
in adults.31 This is a worry in a hospital or general practi- evaluated. For this study, 82/101 criteria were analysed
tioner setting and for the community pharmacists. With (table 1). Some criteria could not be used for a hospital
many off-label uses, they may be obligated to find alterna- setting.
tive information sources and might even dispense infre- The data extracted from Urqual software give only the
quently for this vulnerable population.32 ADRs are three first drug per prescription for each diagnosis (impossi-
time higher in paediatric populations. This frequency is bility to extract all drugs for all prescriptions). To have
explained by the vulnerability of children, pharmacoki- every medications concerning the primary diagnosis, the
netic changes during childhood and paediatric off-label prescription was then manually analysed for each diag-
drug used.4 33 Large differences relating to treatment were nosis to evaluate presence of PIM/PPO. Consequently,
seen within and between countries.6 34 Questions about the the number of medications per prescription was not
rationale of prescriptions could be asked.35 Optimising included. However, all prescriptions have been manually
children’s care is based on rational prescribing and aims reviewed directly from medical files by two authors. For
for a decrease in side effects.34 35 In order to improve the each targeted disorder, the prescription was analysed to
correct drug use and optimise practice, the first tool of detect PIMs or PPOs.
detection for PIM and PPO was created by Prot-Labarthe Data from the CP were obtained from the pharmacy
et al in 2013. The tool was named Pediatrics: Omission management software OPUS (Computer PG, France).
of Prescriptions and Inappropriate prescriptions (POPI) Patient’s age and drugs prescribed were collected.
(table 1).36 37 Presently, the complete tool has yet to be Current diagnosis and sex are not available in the OPUS
tested in clinical practice, and the prevalence of PIM and software, so the number of patients per pathology and
PPO is not known. the number of prescriptions per pathology were lacking.
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Diverse illnesses
A: pain and fever
Inappropriate prescriptions
Omissions
AI-1. Prescription of two alternating antipyretics as a first-line
A0-1. Failure to give sugar solution to new-born babies and infants
treatment. under 4 months old 2 min prior to venipuncture.
AI-2. Prescription of a medication other than paracetamol as a first-line
A0-2. Failure to give an osmotic laxative to patients being treated with
treatment (except in the case of migraine). morphine for a period of more than 48 hours.
AI-3. Rectal administration of paracetamol as a first-line treatment.
AI-4. The combined use of two NSAIDs.*†
AI-5. Oral solutions of ibuprofen administered in more than three doses
per day using a graduated pipette of 10 mg/kg (other than Advil).†
AI-6. Opiates to treat migraine attacks.*
B: urinary infections
Inappropriate prescriptions
Omissions
BI-1. Nitrofurantoin used as a prophylactic.*
BI-2. Nitrofurantoin used as a curative agent in children under 6 years
of age or indeed any other antibiotic if avoidable.*
BI-3. Antibiotic prophylaxis following an initial infection without
complications (except in the case of uropathy).*
BI-4. Antibiotic prophylaxis in the case of asymptomatic bacterial
infection (except in the case of uropathy).*
C: vitamin supplements and antibiotic prophylaxis
Inappropriate prescriptions
Omissions
CI-1. Fluoride supplements prior to 6 months of age. †*
CO-1. Insufficient intake of vitamin D. Minimum vitamin D intake:
►► Breastfed baby=1000–1200 IU/day.
►► Infant <18 months of age (milk enriched with vitamin D)=600–800
IU/day.
►► Child aged between 18 months and 5 years, and adolescents aged
between 10 years and 18 years: two quarterly loading doses of
80 000–100 000 IU/day in winter (adolescents can take this as one
dose).
CO-2. Antibiotic prophylaxis with phenoxymethylpenicillin (Oracilline)
starting from 2 months of age and lasting until 5 years of age for
children with sickle-cell anaemia: 100 000 IU/kg/day (in two doses)
for children weighing 10 kg or less and 50 000 IU/kg/day for children
weighing over 10 kg (also in two doses).*
D: mosquitos
Inappropriate prescriptions
Omissions
DI-1. The use of skin repellents in infants less than 6 months old and
DO-1. DEET ‘30%’ (max) before 12 years old.
picardin in children less than 24 months old. ‘50%’ (max) after 12 years old.
DI-2. Citronella (lemon grass) oil (essential oil).
DO-2. IR3535 ‘20%’ (max) before 24 months old.
DI-3. Anti-insect bracelets to protect against mosquitos and
‘35%’ (max) after 24 months old.
ticks. DO-3. Mosquito nets and clothes treated with pyrethroids.
DI-4. Ultrasonic pest control devices, vitamin B1, homeopathy, electric
bug zappers and sticky tapes without insecticide.
Digestive Problems
E: nausea, vomitting or gastro-oesophageal reflux
Inappropriate prescriptions
Omissions
EI-1. Metoclopramide.*†
EO-1. Oral rehydration solution in the event of vomiting.*
EI-2. Domperidone.*†
EI-3. Gastric antisecretory drugs to treat gastro-oesophageal reflux,
dyspepsia, the crying of new-born babies (in the absence of any other
signs or symptoms), as well as faintness in infants.*
EI-4. The combined use of proton pump inhibitors and NSAIDs, for a
short period of time, in patients without risk factors.*
EI-5. Oral administration of an intravenous proton pump inhibitor
(notably by nasogastric tube).*
EI-6. The use of type H2 antihistamines for long periods of
treatment.* †
EI-7. Erythromycin as a prokinetic agent.*
EI-8. The use of setrons (5-HT3 antagonists) for chemotherapy-
associated nausea and vomiting.*
Continued
Table 1 Continued
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F: diarrhoea
Inappropriate prescriptions
Omissions
FI-1. Loperamide before 3 years of age.*†
FO-1. Oral rehydration solution in the event of diarrhoea.*
FI-2. Loperamide in the case of invasive diarrhoea.*
FI-3. The use of diosmectite (Smecta) in combination with another
medication.*†
FI-4. The use of Saccharomyces boulardii (Ultralevure) in powder
form, or in a capsule that has to be opened prior to ingestion, to treat
patients with a central venous catheter or an immunodeficiency.*
FI-5. Intestinal antiseptics.*†
ENT, pulmonary Problems
G: cough
Inappropriate prescriptions
Omissions
GI-1. Pholcodine.*†
GO-1. Failure to propose a whooping cough booster vaccine for
GI-2. Mucolytic drugs, mucokinetic drugs or helicidine before 2 years
adults who are likely to become parents in the coming months or
of age.*† years (only applicable if the previous vaccination was more than
GI-3. Alimemazine (Theralene), oxomemazine (Toplexil), promethazine
10 years ago). This booster vaccination should also be proposed to the
(Phenergan) and other types.*† family of expectant parents and those in contact with them (parents,
GI-4. Terpene-based suppositories.*†
grandparents, nannies/child minders).
H: bronchiolitis in infants
Inappropriate prescriptions
Omissions
HI-1. Beta2 agonists, corticosteroids to treat an infant’s first case of
HO-1. 0.9% NaCl to relieve nasal congestion (not applicable if nasal
bronchiolitis.* congestion is already being treated with 3% NaCl delivered by a
HI-2. H1-antagonists, cough suppressants, mucolytic drugs or ribavirin
nebulizer).*
to treat bronchiolitis.* HO-2. Palivizumab in the following cases:
HI-3. Antibiotics in the absence of signs indicating a bacterial infection
(1) Babies born both at less than 35 weeks of gestation
(acute otitis media, fever and so on).* and less than 6 months prior to the onset of a seasonal RSV
epidemic.
(2) Children less than 2 years old who have received treatment for
bronchopulmonary dysplasia in the past 6 months.
(3) Children less than 2 years old suffering from congenital heart
disease with haemodynamic abnormalities.
I: ENT infections
Inappropriate prescriptions
Omissions
II-1. An antibiotic other than amoxicillin as a first-line treatment for
IO-1. Doses in mg for drinkable (solutions of) amoxicillin or
acute otitis media, strep throat or sinusitis (provided that the patient josamycin.*†
is not allergic to amoxicillin). An effective dose of amoxicillin for an IO-2. Paracetamol combined with antibiotic treatment for ear infections
pneumococcal infection is 80–90 mg/kg/day and an effective dose for a to relieve pain.*
streptococcal infection is 50 mg/kg/day.*
II-2. Antibiotic treatment for a sore throat, without a positive rapid
diagnostic test result, in children more than 3 years old.*
II-3. Antibiotics for nasopharyngitis, congestive otitis, sore throat
before 3 years of age or laryngitis; antibiotics as a first-line treatment
for acute otitis media showing few symptoms after 2 years of age.*
II-4. Antibiotics to treat otitis media with effusion (OME), except in the
case of hearing loss or if OME lasts for more than 3 months.*
II-5. Corticosteroids to treat acute suppurative otitis media,
nasopharyngitis or strep throat.*
II-6. Nasal or oral decongestant (oxymetazoline (Aturgyl),
pseudoephedrine (Sudafed), naphazoline (Derinox), ephedrine
(Rhinamide), tuaminoheptane (Rhinofluimicil) and phenylephrine
(Humoxal)).*†
II-7. H1-antagonists with sedative or atropine-like effects
(pheniramine and chlorpheniramine) or camphor; inhalers, nasal sprays
or suppositories containing menthol (or any terpene derivatives) before
30 months of age.*†
II-8. Ethanolamine tenoate (Rhinotrophyl) and other nasal
antiseptics.*†
II-9. Ear drops in the case of acute otitis media.*
J: asthma
Inappropriate prescriptions
Omissions
JI-1. Ketotifen and other H1-antagonists, and sodium
JO-1. Asthma inhaler appropriate for the child’s age.
cromoglycate.* JO-2. Preventative treatment (inhaled corticosteroids) in the case of
JI-2. Cough suppressants.*
persistent asthma.*
Continued
Table 1 Continued
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Dermatological problems
K: acne vulgaris
Inappropriate prescriptions
Omissions
KI-1. Minocycline.*†
KO-1. Contraception (provided with a logbook/diary) for menstruating
KI-2. Isotretinoin in combination with a member of the tetracycline
girls taking isotretinoin.
family of antibiotics.*† KO-2. Topical treatment (benzoyl peroxide, retinoids or both) in
KI-3. The combined use of an oral and a local antibiotic.*
combination with antibiotic therapy.*
KI-4. Oral or local antibiotics as a monotherapy (not in combination
with another drug).*
KI-5. Cyproterone+ethinylestradiol (Diane 35) as a contraceptive to
allow isotretinoin per os.*†
KI-6. Androgenic progestins (levonorgestrel, norgestrel, norethisterone,
lynestrenol, dienogest, contraceptive implants or vaginal rings).*
L: scabies
Inappropriate prescriptions
Omissions
LO-1. A second dose of ivermectin 2 weeks after the first.*
LO-2. Decontamination of household linen and clothes and treatment
for other family members.
M: lice
Inappropriate prescriptions
Omissions
MI-1. The use of aerosols for infants, children with asthma or children
showing asthma-like symptoms such as dyspnoea.
N: ringworm
Inappropriate prescriptions
Omissions
NI-1. Treatment other than griseofulvin for Microsporum.*
NO-1. Topical treatment combined with an orally administered treatment.*
NO-2. Griseofulvin taken during a meal containing a moderate amount
of fat.*†
O: impetigo
Inappropriate prescriptions
Omissions
OI-1. The combination of locally applied and orally administered
antibiotics.*
OI-2. Fewer than two applications per day for topical antibiotics.*
OI-3. Any antibiotic other than mupirocin as a first-line treatment
(except in cases of hypersensitivity to mupirocin).*
P: herpes simplex
Inappropriate prescriptions
Omissions
PI-1. Topical agents containing corticosteroids.*
PO-1. Paracetamol during an outbreak of herpes.*
PI-2. Topical agents containing acyclovir before 6 years of age.*†
PO-2. Orally administered acyclovir to treat primary herpetic
gingivostomatitis.*
Q: atopic dermatitis
Inappropriate prescriptions
Omissions
QI-1. A strong topic steroid (clobetasol propionate 0.05% Dermoval,
betamethasone dipropionate Diprosone) applied to the face, armpits or
groin and to the backside of babies or young children.*
More than one application per day of a topical steroid, except in cases
of severe lichenification.*
QI-2. Local or systemic antihistamine during treatment of outbreaks.*
QI-3. Topically applied 0.03% tacrolimus before 2 years of age.*†
Topically applied 0.1% tacrolimus before 16 years of age.
QI-4. Oral corticosteroids to treat outbreaks.*
Neuropsychiatric, epilepsy disorders
R: epilepsy
Inappropriate prescriptions
Omissions
RI-1. Carbamazepine, gabapentin, oxcarbazepine, phenytoin,
pregabalin, tiagabine or vigabatrin in the case of myoclonic epilepsy.*
RI-2. Carbamazepine, gabapentin, oxcarbazepine, phenytoin, pregabalin,
tiagabine or vigabatrin in the case of epilepsy with absence seizures
(especially for childhood absence epilepsy or juvenile absence epilepsy).*
RI-3. Levetiracetam, oxcarbamazepine in millilitre or in milligram
without systematically writing XX mg per Y mL.*†
Continued
Table 1 Continued
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S: depression
Inappropriate prescriptions
Omissions
SI-1. An SSRI antidepressant other than fluoxetine as a first-line
treatment (in the case of pharmacotherapy).*
SI-2. Tricyclic antidepressants to treat depression.*
T: nocturnal enuresis
Inappropriate prescriptions
Omissions
TI-1. Desmopressin administered by a nasal spray.*†
Desmopressin in the case of daytime symptoms.
TI-2. An anticholinergic agent used as a monotherapy in the absence
of daytime symptoms.*
TI-3. Tricyclic agents in combination with anticholinergic agents.*†
TI-4. Tricyclic agents as a first-line treatment.*
U: anorexia
Inappropriate prescriptions
Omissions
UI-1. Cyproheptadine (Periactin) and clonidine.*†
V: attention deficit disorder with or without hyperactivity
Inappropriate prescriptions
Omissions
VI-1. Pharmacological treatment before age 6 years (before school),
VO-1. Recording a growth chart (height and weight) if the patient is
except in severe cases.* taking methylphenidate.*
VI-2. Antipsychotic drugs to treat attention deficit disorder without
hyperactivity.*
VI-3. Slow release methylphenidate as two doses per day, rather than
only one dose.*†
Only drugs that did not require an assessment of diagnosis ►► For model performed with hospital data: sex and age
(eg, domperidone, metoclopramide…) were included (0 days–2 years, 2–6 years, 6–12 years and 12–18 years).
(table 1) (28 criteria/101). ►► For model performed with community data: age (0
Among the five criteria including analgesics and days–2 years, 2–6 years, 6–12 years and 12–18 years)
antipyretics, only three were evaluated due to an over- and number of medications (drugs) per prescription.
whelming number of prescriptions and their association The model was constructed using the parameters of the
with many diseases. Pathologies analysed by POPI were univariate analysis, which showed at least a trend towards
the same in ED and in community. Summary of data and significance, with a cut-off of p=0.2. ORs with 95% CIs
inclusion criteria are detailed in online supplementary were estimated. Statistical significance was established at
appendix 1. p<0.05. SPSS V.22 software and SAS V.9.4 were used for
We consulted the software used by the ED by searching analysis.
either: (1) per drug and by therapeutic class extension
and (2) by main diagnosis for which a POPI item could Patient and public involvement
matched. In each case,data were collected regardless of No patient and public involvement.
whether there was a PIM/PPO.
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Figure 1 Flow chart indicating the course of the study. *Prescriptions with only one medical device, dietary supplement or
hygiene product. ED, emergency department.
In the hospital, POPI identified 541 PIMs in 2.9% of the digestive diseases had the highest rate of PIM in hospital
prescriptions analysed. They were detected in 3.3% of the and CP. For various illnesses, we removed one criterion
patients (n=530). PPOs were detected in 2.3% of prescrip- involving medicines containing codeine because of their
tions for 2.7% of patients. In the community, PIMs and new contraindication in children under 12 years old.38
PPOs represented 12.3% and 6.1% of all prescriptions, However, the prescription of codeine was observed in 18
affecting 26.4% and 11.3% patients, respectively (table 3). cases. According to our comparison of PIMs detectable in
Table 4 presents the prevalence of PIMs (or PPOs) in both settings, out-of-hospital medication always presents
the ED in patients with the targeted disorders. Patients with higher prevalence of PIMs (figure 3).
with the targeted disorders represent the individuals The analysis of criterion regarding the prescription
who were at risk of each PIM/PPO. Table 5, however, of amoxicillin in milligram (IO-1) was not possible due
presents the PIMs (or PPOs) as a proportion of the total to the fact that this drug is prescribed in great quantity.
number of PIMs (or PPOs) in the CP. Respiratory and Among 100 prescriptions randomly assessed in hospital
extractions, 97 prescriptions were inappropriate. None-
theless, one analysis on acute otitis media alone identified
Table 2 Characteristics of the study population
a rate of 99.5% (807/811) of prescriptions issued without
Hospital Community specification of the doses in milligram for oral amoxi-
Population characteristics (n=15 973) (n=2 225)
cillin. In community care, this was observed in 97% of
Age (years) mean (SD) 4.9 (4.5) 7.9 (5.3) prescriptions, in 13.2% of patients (table 5).
Min - max 0–18 0–18 PIMs classed by age are presented in the figure 4. Poten-
Female gender, n (%) 8769 (54.9) NA tial factors associated with PIM or PPO are presented
in online supplementary appendix 2a, b. On univariate
Number of prescriptions/ 1.4 (0.9) 2.2 (1.9)
patient mean (SD)
analysis, only age was associated with risk of PIM or PPO
in hospital setting. In a community setting, the number of
Min - max 1–12 1–16
drugs per prescription and different age categories were
Number of drugs per NA 2.4 (1.6) found to be significantly associated with a higher risk of
prescription mean (SD) PIM or PPO on univariate analysis. With a multivariable
Min - max 1–22 logistic regression model, the same results were obtained.
Number of prescriptions by pathology, n (%)
Digestive disorders 2728 (14.7) NA
ENT-Pulmonary disorders 8397 (45.2) NA Discussion
Dermatological disorders 604 (3.3) NA This is the first study to observe the prevalence of
Neuropsychiatric disorders 242 (1.3) NA PIMs and PPOs in a paediatric population. In the liter-
Other illnesses’* 6591 (35.5) NA ature, such tools focused on detecting PIMs/PPOs in
a geriatric population.22 23 39 40 The two populations
*For example, traumatic injury, pain and sickle cell disease. are not comparable. Respiratory and digestive pathol-
ENT, ear, nose and throat; NA, not available.
ogies are typical in children and are not so in geriatric
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Figure 2 Distribution of number of prescriptions according to age category in hospital and community settings.
populations, which are more concerned by cardiovas- is lower than that found in another national study in
cular and nervous central system diseases.22 23 41 2007 (29%).58 However, ORSs prevent hospitalisation
Domperidone was frequently prescribed in a commu- in cases of acute gastroenteritis. In the UK, the use
nity setting, yet this drug is responsible for cardiac of ORSs has enabled a decrease from 300 deaths/year
adverse effects such as QT prolongation. This side in 1970s to 25 deaths/year in 1980s.59 60 The need for
effect is described in the literature in adult popula- ORS prescriptions was confirmed by the recommenda-
tions and paediatric populations. The detection of this tion of the European Society for Paediatric Gastroen-
prescription will enable us to avoid cardiac risks.42–47 terology, Hepatology, and Nutrition in 2014.61
Prevalence of beta2 agonists or corticosteroids in As estimated, children aged between 0 years and 12
an infant’s first case of bronchiolitis is 6.4% (25/386 years have the highest risk of presenting with a PIM,
cases), lower than that observed in a study of another according to a multivariate analysis. No PIMs or PPOs
French area in 2012 (41%).48–50 The use of beta2 were detected for patients aged less than 28 days.
agonists in a first case of bronchiolitis has no impact on As we know, they are also affected by off-label drug
oxygen saturation, length of hospitalisation or length prescriptions, which is consistent with reports from
of illness. They concurrently cause side effects as tachy- other sources.62 63 As with geriatrics, an increase in the
cardia, oxygen saturation and tremors.51 Implemen- number of medications used can be associated with
tation of guidelines has permitted to decrease beta2
agonist and corticosteroid use in a French hospital
without increase morbidity.52
Table 3 Potentially inappropriate medications (PIMs) and
Unnecessary exposure to cough suppressants, potential prescription omissions (PPOs) identified by POPI
pholcodine, nasal or oral decongestants was also
Hospital Community
observed frequently in this sector.53 In Norway, all
N (%) N (%)
drugs containing pholcodine were refused marketing
authorisation in March 2007. As of this date, a decrease Number of prescriptions (N) 18 562 4780
in sensitisation to suxamethonium used in anaesthesia PIMs identified per prescription
and a decrease of 30%–40% cases of anaphylaxis was 1 519 (2.8) 551 (11.5)
identified.54 2 11 (0.1) 37 (0.8)
Our tool enabled us to detect rare PIMs that carry
Prescriptions with at least 530 (2.9) 588 (12.3)
heavy consequences, such as opioid use for migraines.
one PIM
The use of opioids for this disease induces a transition
from episodic to chronic headaches and an increase of PPOs identified per prescription
sensitivity to pain.55–57 1 424 (2.3) 293 (6.1)
Overuse of medication, in particular opioids, could Number of patients (N) 15 793 2225
contribute to the chronicity of headaches in 20%–30% Patients with at least one 530 (3.3) 588 (26.4)
of children and adolescents with chronic daily PIM
headaches.57 Patients with at least one 424 (2.7) 251 (11.3)
In the management of diarrhoea caused by gastro- PPO
enteritis in hospitals, our study found that it was
common to omit to prescribe oral rehydration solu- POPI, Pediatrics: Omission of Prescription and Inappropriate
prescription.
tion (ORS): 14% (237/1643 cases). Even so, this rate
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No. of No. of patients with the % of PIMs in patients with
Criteria PIMs targeted disorders* the targeted disorders
PIMs 541 7304 7.4%
Various illnesses
3 64 4.6%
AI-6 Opiates to treat migraine attacks 3 64 4.6%
Digestive disorders
56 1956 2.8%
EI-2 Domperidone 28 1956 1.4%
FI-3 The use of diosmectite (Smecta) in combination with another 27 1956 1.4%
medication.
EI-1 Metoclopramide 1 1956 <0.1%
ENT-Pulmonary disorders
472 5163 9.1%
II-4 Antibiotics to treat acute suppurative otitis media and so on. 2 7 28.6%
II-2 Antibiotic treatment for a sore throat, without a positive RDT. 23 160 14.4%
II-9 Ear drops in the event of acute otitis media. 86 1083 7.9%
HI-1 Beta2 agonist, corticosteroids to treat an infant’s first case of 25 386 6.4%
bronchiolitis.
II-5 Corticosteroids to treat acute suppurative otitis media and so 190 3616 5.2%
on.
II-1 An antibiotic other than amoxicillin as a first-line treatment. 59 1259 4.7%
JI-1 H1-antagonist to treat asthma. 9 802 1.1%
II-8 Tenoate etanolamine (Rhinotrophyl) and other nasal antiseptics. 21 2455 0.8%
II-3 Antibiotics for nasopharyngitis. 26 3444 0.7%
GI-3 Alimemazine (Theralene), oxomemezine (Toplexil) and so on. 18 2585 0.7%
JI-2 Cough suppressants to treat asthma. 5 802 0.6%
HI-2 H1-antagonists, cough suppressants and so on to treat 2 386 0.5%
bronchiolitis.
II-7 H1-antagonists with sedative or atropine-like effects. 4 2585 0.2%
GI-2 Mucolytics drugs, mucokinetics drugs or helicidine before 1 2585 <0.1%
2 years of age.
II-6 Nasal or oral decongestant and so on. 1 2455 <0.1%
Dermatological disorders
10 100 10%
OI-1 A combination of locally applied and orally administered 9 32 28.1%
antibiotics.
PI-2 Topical agents containing acyclovir administered to a child 1 68 1.5%
under 6 years of age.
% of PPOs in patients
No. of No. of patients with the with the targeted
PPO targeted disorders* disorders
PPOs 424 4508 9.4%
Digestive disorders
372 1956 19.0%
EO-1 Oral rehydration solution in the event of vomiting. 135 313 43.1%
FO-1 Oral rehydration solution in the event of diarrhoea. 237 1643 14.4%
ENT-Pulmonary disorders
51 1469 3.5%
HO-1 0.9% NaCl to relieve nasal congestion and so on. 38 386 9.8%
IO-2 Acetaminophen combined with antibiotic treatment for ear 13 1083 1.3%
infections and so on.
Dermatological disorders
1 3 33.3%
NO-2 Griseofulvin taken during a meal containing a moderate 1 3 33.3%
amount of fat.
*The number of patients with the targeted disorder corresponds to patients with clinical situations at risk of PIM or PPO.
%, Percentage calculated by the number of PIMs or PPO detected from the total number of analyzable cases; ENT, ear, nose and throat;
PIMs, potentially inappropriate medicines; PPOs, potentially prescribing omissions; RDT, rapid diagnostic test.
Table 5 Most frequently occurring PIMs and PPOs identified by POPI in community setting
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Proportion of PIMs per
disorder according to
total number of PIMs or
Criteria PPOs, N (%)
Total number of PIMs, n=625
Various illnesses 15 (2.4)
AI-5: oral solutions of ibuprofen administered in more than 3 doses and so on.
7 (1.1)
CI-1: fluoride supplements prescribed to infants under 6 of age.
5 (0.8)
AI-4: the combined use of two NSAIDs
3 (0.5)
Digestive disorders 201 (32.2)
EI-2: domperidone
152 (24.3)
FI-3: the use of diosmectite (Smecta) in combination with another medication.
35 (5.6)
FI-5: intestinal antiseptics.
9 (1.5)
EI-1: metoclopramide
2 (0.3)
EI-6: the use of type H2 antihistamines for long periods of treatment.
2 (0.3)
FI-1: loperamide before 3 years of age.
1 (0.2)
ENT-Pulmonary disorders 403 (64.4)
GI-3: alimemazine (Theralene), oxomemazine (Toplexil) and so on.
202 (32.2)
GI-1: pholcodine
81 (13.0)
II-8: etanolamine tenoate (Rhinotrophyl) and other nasal antiseptics.
96 (15.3)
II-6: nasal or oral decongestant and so on.
20 (3.2)
GI-2: mucolytic drugs, mucokinetic drugs or helicidine prescribed to a child under 2 years of
3 (0.5)
age.
GI-4: terpene-based suppositories.
1 (0.2)
Dermatological disorders 1 (0.2)
PI-2: topical agents containing acyclovir prescribed to a child under 6 years of age.
1 (0.2)
Neuropsychiatric disorders 5 (0.8)
RI-3: levetiracetam in millilitre or in milligram prescribed without systematically indicating XX 5 (0.8)
mg per Y mL.
Proportion of PPOs per
disorder according to
total number of PIMs or
PPOs, N (%)
PPOs, n = 293
ENT infections
IO-1: dose in milligram for oral (solution of) amoxicillin and so on, N (%) 293 (100)
%, percentage of PIMs or PPOs calculated from the total number of PIMs or PPO detected; ENT, ear, nose and throat; NSAIDs, non-steroidal
anti-inflammatory drugs; PIMs, potentially inappropriate medicines; POPI, Pediatrics: Omission of Prescription and Inappropriate prescription;
PPOs, potentially prescribing omissions.
PIM.23 Prescriptions issued from hospitals elicit fewer The data were extracted from a CP and the ED of
PIMs than those issued by the community. The main a mother–child hospital during the winter months.
reason for this is that many drugs are not available The data focus on winter epidemics. An analysis of
in our hospital, such as cough suppressants, Rhinot- the year in its entirety would have found other PMIs/
rophyl (tenoate ethanolamine), domperidone and so PPOs concerning different pathologies or events
on. This shows that many PIMs are preventable in a related to travel. While the Robert-Debré hospital
hospital settings. An efficient method for the preven- offers subspecialised hospitalisation services (cardi-
tion of PIM could be to focus on the prescribing habits ology, nephrology, haematology and so on), the ED
of physicians and thus have an impact on the selection drains the more general activity. Likewise, the data
of drugs, thereby reducing the rate of PIM. coming from the CP provide a representative image
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Figure 3 Comparison of PIMs detected in hospital and in outpatient care. NSAID, Non-steroidal anti-inflammatoy drug; PIMs,
potentially inappropriate medicines.
Figure 4 Total prescription and PIMs in both hospital and outpatient care: percentage distribution by age
group. PIMs, potentially inappropriate medicines.
of the paediatric prescriptions that could be found in patients.64 However, a certain amount of PIM was
other French pharmacies. Concerning a generalisa- identified using POPI. Our study showed that there
tion of our data to other countries, a study is in prog- are many criteria that are easily identifiable and that
ress to specify which POPI items could be applicable could be detected without accessing clinical informa-
internationally. tion. Moreover, community pharmacists, in their prac-
Our study has several limitations. First, it is a retro- tice, can extrapolate diagnoses from their experience,
spective and monocentric study; the result in hospital from common indications or by interviewing their
could be underestimated. In addition, several criteria patients. The study presents a limitation regarding the
could not be analysed due to the large number of URQUAL software, from which the number of medica-
prescriptions (eg, those for fever or pain that are tions per prescription could not be extracted.
associated with many diseases) or absence of certain This is the first study that permits an evaluation of
pathologies (mosquitos, lice, hyperactivity and so on). the prevalence of PIM and PPO in paediatrics prescrip-
All drugs were not evaluated. Antibiotic prophylaxis, tion. The detection of PIMs/PPOs would improve
vitamin supplements, propositions for vaccination and patient care and prevent hospitalisation and ADRs. A
so on can only be analysed in prospective studies. The stepped wedge randomised cluster multicentre study
lack of clinical information is the main limitation in will be conducted to prove if POPI decreases number
detection in a community setting. This also constitutes of PIM and PPO. It is also necessary to evaluate the
a challenge for pharmaceutical care review in elderly impact of this tool on reducing adverse drugs events,
both in consultation or hospitalisation. The impact of Open access This is an open access article distributed in accordance with the
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pharmacists in providing appropriate prescriptions Creative Commons Attribution Non Commercial (CC BY-NC 4.0) license, which
permits others to distribute, remix, adapt, build upon this work non-commercially,
should be also evaluated. Subsequently, this tool may and license their derivative works on different terms, provided the original work is
be offered to several professional societies such as properly cited, appropriate credit is given, any changes made indicated, and the use
the French Society for Pediatricians and the French is non-commercial. See: http://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/.
Society of Clinical Pharmacy to make its use more
widespread. The tool should be regularly updated to
reflect recent events and to specify certain criteria. References
To facilitate its use, this tool can be presented 1. Lund BC, Carnahan RM, Egge JA, et al. Inappropriate prescribing
as a mobile app, a small handbook or installed into predicts adverse drug events in older adults. Ann Pharmacother
2010;44:957–63.
prescription software. In summary, we hope that POPI 2. Chrischilles EA, VanGilder R, Wright K, et al. Inappropriate
could be a practical option used to reduce medication medication use as a risk factor for self-reported adverse drug effects
in older adults. J Am Geriatr Soc 2009;57:1000–6.
errors and to improve the suitability of prescriptions. 3. Bates DW, Cullen DJ, Laird N, et al. Incidence of adverse drug events
It provides rapid detection of PIM and PPO and can and potential adverse drug events. Implications for prevention. ADE
Prevention Study Group. JAMA 1995;274:29–34.
also open up discussion on the relationship between 4. Kaushal R, Bates DW, Landrigan C, et al. Medication errors
doctor and pharmacist to remedy the issues at hand.65 and adverse drug events in pediatric inpatients. JAMA
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Groupe Pédiatrie, Société Française de Pharmacie Clinique, Paris, France 15. Barry PJ, Gallagher P, Ryan C, et al. START (screening tool to alert
doctors to the right treatment) an evidence-based screening tool
Acknowledgements We would like to thank the Emergency Department of to detect prescribing omissions in elderly patients. Age Ageing
Robert-Debré Hospital and the Albaret Pharmacy community for their data support. 2007;36:632–8.
16. others LS; Consommation médicamenteuse chez le sujet âgé.
We would also like to thank the French Society of Clinical Pharmacy (paediatric Consommation, prescription, iatrogénie et observance. 2005 http://
group) for their support. www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/pmsa_synth_
Contributors SP-L and AB-A conceptualised and designed the study, drafted the biblio_2006_08_28__16_44_51_580.pdf.
initial manuscript and approved the final manuscript as submitted. RB and PKHN 17. Beers MH, Ouslander JG, Rollingher I, et al. Explicit criteria
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carried out analyses, reviewed and revised the manuscript and approved the final residents. UCLA Division of Geriatric Medicine. Arch Intern Med
manuscript as submitted. XB, TW and OB reviewed and revised the manuscript and 1991;151:1825–32.
approved the final manuscript as submitted. FA and PA supplied data from hospital 18. Naugler CT, Brymer C, Stolee P, et al. Development and validation
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the final manuscript as submitted. 2000;7:103–7.
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Funding The authors have not declared a specific grant for this research from any the medication appropriateness index: development and assessment
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Competing interests None declared. 1994;47:891–6.
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Hospital Community
Patient under 18 years old Patient under 18 years old
Inclusion criteria Patient with one or more Patient with one or more
medicine prescriptions medicine prescriptions
Inaccessible medical records for Prescription without any drug
Exclusion criterion
patients prescribed
Software extracted Urqual® Opus®
Age Age
Sex Number of prescriptions
Data collected Weight Number of drugs per
Current diagnosis prescription
Number of prescriptions
82 28 (items usable for
Number of POPI items analyzed
retrospective analysis if no
(among the 102 criteria)
diagnostic available
POPI 4 – Évaluation de la
concordance inter-évaluateur entre
professionnels de santé
3.1 Résumé
L’outil POPI a pour vocation d’être utilisé en ville et à l’hôpital par des médecins ou des phar-
maciens. Par conséquent, il doit y avoir un accord substantiel entre les différents professionnels
de santé, quel que soit leur mode d’exercice.
L’objectif principal de l’étude POPI 4 était d’évaluer la concordance inter-évaluateur entre les
professionnels de santé qui utilisent POPI.
Vingt dossiers ont été tirés au sort parmi les patients admis aux urgences pédiatriques de l’hô-
pital Robert-Debré parmi les données recueillies durant l’étude POPI 3 [169]. Ces dossiers ne
contenaient aucune, une ou plusieurs PI ou OP.
Deux groupes de professionnels de santé ont participé. Un premier groupe (groupe A) comprenait
un médecin et un pharmacien ayant participé à la création de l’outil. Ils connaissaient donc bien
l’outil. Un deuxième groupe correspondait à des professionnels de santé naïfs de l’outil : médecins,
pharmaciens, internes, hospitaliers, libéraux. Ces observateurs ont été sélectionnés selon leur
expérience, ancienneté, spécialité et lieu d’exercice afin d’avoir une variété dans les utilisateurs
potentiels de POPI.
Cette analyse a permis de montrer un excellent accord inter-juge entre les médecins dans la
détection des PI et entre les pharmaciens dans la détection des OP. Les PI et les OP avaient une
bonne concordance entre les différents évaluateurs (PI : K médian = 0,80 ; OP : K médian =
0,71).
Cette étude a permis de montrer que l’outil POPI est utilisable par différents professionnels. Néan-
moins, il était important d’envisager d’autres études économiques et prospectives pour démontrer
l’impact de l’outil POPI.
RESEARCH ARTICLE
Abstract
Background Potentially inappropriate medication (PIM) and potential prescription omission (PPO) are common issues in
pharmacotherapy in vulnerable populations. A first tool to assess PIM’s and PPO’s targeting pediatric populations: POPI
«Pediatrics Omission of Prescriptions and Inappropriate Prescriptions» was created in 2014. Objective This study aimed to
evaluate inter-rater reliability between healthcare professionals who apply POPI. Setting: Mother and child emergency ward of
a university hospital. Method Twenty cases with or without PIM or PPO were identified in a previous retrospective PIM-PPO
prevalence study on 15,973 patients. One doctor and one pharmacist, who participated in the creation of POPI tool, identi-
fied PIM and PPO (“gold standard response”). These cases were reviewed independently by eleven clinicians (generalists,
pediatricians, pharmacists, residents), with no previous experience of this tool. Interrater agreement was calculated by using
the Kappa agreement test. Main outcome measure: Inter-clinician agreement. Results A high level of agreement of PIM and
PPO detection was recorded (PIM: median = 0.80; PPO: median = 0.71). Conclusion POPI demonstrated a good interrater
reliability. This validation by many clinicians proves that POPI is a reliable tool. Other multicenter and prospective studies
should be conducted to evaluate economical and clinical impacts of POPI.
Impacts on practice
Electronic supplementary material The online version of this
article (https://doi.org/10.1007/s11096-019-00819-1) contains
supplementary material, which is available to authorized users.
• The scoring of potentially inapproriate medications and
* Aurore Berthe‑Aucejo prescribing omissions with the POPI tool shows a high
[email protected] level of agreement.
1
• The usefulness for measuring impact on outcomes of the
Department of Pharmacy, Robert-Debré Hospital AP-HP,
Paris, France POPI-tool needs to be further evaluated.
2
U1123, INSERM ECEVE, Paris, France
3
Department of Pediatric Emergency, Necker-Enfants Malades Introduction
Hospital AP-HP, Paris Descartes University, Paris, France
4
Clinical Epidemiology Unit, Robert-Debré Hospital AP-HP, Children are vulnerable population concerning medication
Paris, France
errors [1]. Safety data on children are very limited, as most
5
Emergency Unit, Robert-Debré Hospital AP-HP, Paris, drug studies are performed on adults [2]. The risk of adverse
France
events is more significant in children due to the lack of infor-
6
Groupe Pédiatrie de la Société Française de Pharmacie mation on prescription drug labelling [3]. Studies showed
Clinique, Paris, France
that adverse drug events are not only related to medica-
7
Clinical Pharmacy, Paris Descartes University, Sorbonne tion errors, such as inappropriate prescribing [4]. The term
Paris Cité, Paris, France
“inappropriate prescribing” (IP), first coined by Dr. Mark
8
Laboratoire Educations et Pratiques de Santé, Paris XIII Beer in 1991, is nowadays well known [5]. It encompasses
University, Bobigny, France
13
Vol.:(0123456789)
both (potentially) inappropriate medication (PIM) as well rate of agreement amongst six European centers [19] and
as (potential) prescription omissions (PPO) [6]. PIM is a similar rate of agreement is also found amongst hospital
defined as a prescription which has clinical indication, with pharmacists and community pharmacists [20].
the possibility of adverse drug events or treatment risks
potentially outweighing benefits. PPO, or the under-use of
appropriate medication, is the absence or insufficient pre- Aim of the study
scription of a drug that is beneficial to the patient [7]. Inap-
propriate prescribing is a significant challenge to clinicians Our main objective was to evaluate inter-rater reliability
because of its link to adverse events [8]. As reported by of POPI criteria between different healthcare profession-
World Health Organisation (WHO) already in 2009, 50% of als (physicians and pharmacists).
medicines are inappropriately prescribed [9]. Many studies
reported high rates of off-label (9–78.7%) and unlicensed
(0.3–35%) drug use in different pediatric patient settings Ethics approval
[10]. According to our studies, of which the preliminary
results are now available, the PIM rate and PPO rate in pedi- This project was approved by the Robert-Debré research
atrics (0–18 years) are respectively 3.3% and 2.6% at the ethics committee (no. 2015/218) which approved a waiver
emergency ward and 26.4% and 13.2% at the community of the need for consent for raters. Informed consent was
pharmacy. obtained from all individual raters included in the study.
Various tools have been created to detect PIM and PPO in
geriatric populations such as: Beers’ criteria, MAI (Medica-
tion Appropriate Index), STOPP/START (Screening Tool of Methods
Older Person’s Prescriptions/Screening Tool to Alert doctor
to Right Treatment) [5, 11, 12]. STOPP/START is the new- Study procedure
est tool and it has had a broad impact. Its performance in the
prevention of adverse drug events has been demonstrated. It Twenty clinical cases were selected from patient’s cases.
prevented 35% of adverse effects resulting from prescribed Datasets were drawn from a cohort of 15,973 patients aged
medications [13]. Furthermore, these criteria are logically < 18 years old who consulted the emergency ward (article
constructed and have demonstrated to have ease and speed in submission). The choice of cases was determined by the
of use [14]. prevalence of children’s diseases and corresponded to physi-
The first pediatric tool, POPI: «Pediatrics: Omission of ological systems of POPI. Each file presented patient data
Prescriptions and Inappropriate Prescriptions» was devel- (age, sex, weight), and drugs prescribed (International Non-
oped to improve drug use and decrease adverse events in a proprietary Names (INN), posology, frequency and duration
pediatric population. Diseases of interest difference between of treatment). Current and past diagnoses and clinical exams
paediatric and geriatric populations. For example, respira- were taken into account.
tory and digestive diseases are typical in paediatric and car- From the 20 cases presented, 58 prescriptions lines had
diovascular and nervous central diseases are more common to be rated.
in geriatric population [15, 16]. The POPI tool allows the Thirteen raters participated in the study and two groups
detection of inappropriate prescriptions and omissions of were formed. The first group, named “Rater A”, was com-
prescription for some of the most frequent pediatric diseases posed of a pharmacist and a pediatrician who participated
[17, 18]. It has 101 criteria (76 PIMs, 25 PPOs). A literature in POPI’s development. Their analysis and discussion of
review was done to obtain criteria. Criteria were categorized these cases created the “gold standard response”. These
according to the main physiological systems (gastroenter- results were compared to the ratings of each professionals,
ology, respiratory infections, pain, neurology, dermatology referred to as the second group (raters 1–11). This group
and miscellaneous) and validated by 2-round-Delphi con- was composed of French professionals with no prior experi-
sensus technique. For example, use of domperidone in case ence of POPI. Professionals were selected according to the
of vomiting is a PIM; omission of oral rehydration solu- following criteria: experience/seniority, speciality, exercice
tion in diarrhoea is a PPO. POPI is designed as a tool for environment (hospital, community). Selected raters were
healthcare practitioners (physicians, pharmacists) in their pediatricians (3 in hospital and 2 in community settings),
daily practice. two general practitioners, one medical resident and three
Because the tool can be used in a hospital or ambulatory pharmacists (1 in hospital setting, 1 in community set-
setting, it is necessary to have a substantial rate of agreement ting, 1 residency). Their role in the study and the study’s
amongst the scores of different healthcare professionals [19]. evaluation procedure were explained to them by telephone.
In geriatrics, STOPP/START’s tool received an excellent Description of cases (characteristic’s patient, prescription
13
…), instructions to complete the survey ( SurveyMonkey®), Group). Degree of reliability was determined as poor if
the POPI tool and the hyperlink were submitted to the raters κ ≤ 0.2; as fair if 0.21 ≤ κ≤0.4; as moderate if 0.41 ≤ κ≤0.6;
by email [21]. as substantial if 0.61 ≤ κ≤0.8 and as good if κ ≥ 0.81 [22].
For each case, raters had to select POPI criteria detected
(PIM and/or PPO). A case could present none, one or more
PIM/PPO. A screen copy is presented in Fig. 1. Results
Raters could write comments for each prescription. Raters
noted the time needed to analyze the 20 prescriptions. Characteristics of cases
13
Table 1 Characteristics of cases (A raters reference) with 16 years of experience of which 15 are in pediatrics
Characteristics N = 20
(κ = 0.96 for PIM, κ = 1 for PPO). The pharmacist resident
obtained the lowest agreement concerning PIM (κ = 0.61).
Age (years) [Median (min; max)] 4 (1.6–8.0) The least agreement rate for PPO is observed in a general
Sex [% female] 35% practitioner with 25 years of experience in pediatrics and
Number of prescribed drugs [Median (q1; q3)] 3 (2; 3) in a hospital pharmacist with 20 years of experience, one
Total number of lines of prescriptions 58 of which was in pediatrics.
Number of prescription per case [Median (min; max)] 3 (2; 6) Items concerning tixocortol pivalate and H1-antihista-
Total number of lines of inappropriate prescriptions 19/58 mine were less commonly detected by raters. Issues con-
detected by Raters A per total number of lines of
cerning antihistaminic antitussives or metoclopramide
prescription
were detected by all raters. “Doses in mg for drinkable
Total number of omission of prescriptions detected 10/21*
by Raters A per total number of omission detection (solutions of) amoxicillin or josamycin” is the most fre-
opportunities quent of PPO not detected by medical raters.
Diseases requiring emergency treatment With POPI, other potential omissions of prescription
Respiratory disorders 65% (N = 13) are also detected by 10/11 of the raters (for example: pre-
Neuropsychiatric disorders 10% (N = 2) scription of vitamin D, the offer of a pertussis booster or
Dermatological disorders 10% (N = 2) an inhalation chamber adapted to the age). A third of the
Digestive disorders 10% (N = 2) raters considered the prescription of tixocortol pivalate
Others (migraine) 5% (N = 1) to be inappropriate but they did not find corresponding
Proportion of chronic diseases among cases presented 25% (N = 5) items in the POPI tool. Some criteria were expressed only
with pharmacology class and not with INN; for example:
*For 8 cases, 1 PPO was detected per case, and for 1 case 2 PPOs
were detected. Therefore, there was a total number of 21 omission “corticosteroid therapy in case of nasopharyngitis” (Item
detection opportunities II5-Annexe 1) or “H1-antihistaminine in case the asthma”
(Item JI1-Annexe 1). Other criteria which specified the
trade name or INN such as oxomemazine, ethanolamine
Median numbers of years of general experience and in tenoate, metoclopramide etc. received 100% rate of agree-
pediatric respectively were 16.0 (6–22.5) and 9.0 (3–22.5) ment amongst raters.
in pediatrics. All of them gave their written consent to
participate.
Duration of analysis
Interrater reliability
Median length of time for analyzing each case was 2 min
Statuses of agreement are indicated in Tables 3 and 4. The 45 s (q1; q3: 2 min 25 s − 3 min 25 s). Total median time
practitioner within greatest agreement concerning POPI of analysis was 55 min for raters and 40 min for rater A
concerning PPO and PIM is a community pediatrician familiar with POPI.
Table 2 Characteristics of raters Medical profession Number State Situation Total experi- Experience
of rater ence (years) in pediatrics
(years)
13
Table 3 Interrater reliability of Rater combination Ppos % (n/N) Pneg % (n/N) Kappa [95% CI]
POPI criteria between rater A
and rater 1–11: PIM Physicians
Rater A* Rater 3 98.3 (57/58) 1.7 (1/58) 0.96 [0.88–1]
Rater A* Rater 2 94.8(55/58) 5.2(3/58) 0.88 [0.74–1]
Rater A* Rater 8 94.8 (55/58) 5.2 (3/58) 0.88 [0.74–1]
Rater A* Rater 4 94.8 (55/58) 5.2 (3/58) 0.88 [0.74–1]
Rater A* Rater 5 93.1 (54/58) 6.9 (4/58) 0.83 [0.68–0.99]
Rater A* Rater 1 91.4 (53/58) 8.6 (5/58) 0.80 [0.63–0.97]
Rater A* Rater 6 91.4 (53/58) 8.6 (5/58) 0.79 [0.62–0.96]
Rater A* Rater 7 89.7 (52/58) 10.3 (6/58) 0.75 [0.57–0.94]
Median (interquartile ranks) 94.0 6.0 0.86 (0.79–0.88)
Pharmacists
Rater A * Rater 10 91.4 (53/58) 8.6 (5/58) 0.79 [0.62–0.96]
Rater A * Rater 9 86.2 (50/58) 13.8 (8/58) 0.65 [0.44–0.86]
Rater A * Rater 11 84.5 (49/58) 15.5 (9/58) 0.61 [0.39–0.83]
Median (interquartile ranks) 86.2 13.8 0.66 (0.63–0.72)
Total median (interquartile ranks) 91.4 8.6 0.80 (0.77–0.88)
Rater A: Standard defined by physician and pharmacist who participated in POPI’s tool development
Ppos proportion of positive agreement, Pneg proportion of negative agreement, n number of positive (or
negative) agreement, N total number of prescription or total opportunities for omissions, CI confidence
interval
Table 4 Interrater reliability of Rater combination Ppos % (n/N) Pneg % (n/N) Kappa [95% CI]
POPI criteria between rater A
and rater 1–11: PPO Physicians
Rater A* Rater 3 100 (21/21) 0 1 [0.42–1]
Rater A* Rater 4 95.2 (20/21) 4.8 (1/21) 0.90 [0.72–1]
Rater A* Rater 5 90.5 (19/21) 9.5 (2/21) 0.81 [0.56–1]
Rater A* Rater 6 85.7 (18/21) 14.3 (3/21) 0.71 [0.42–1]
Rater A* Rater 8 81.0 (17/21) 19.0 (4/21) 0.61 [0.3–0.93]
Rater A* Rater 2 76.2 (16/21) 23.8 (5/21) 0.51 [0.19–0.84]
Rater A* Rater 1 76.2 (16/21) 23.8 (5/21) 0.51 [0.19–0.84]
Rater A* Rater 7 71.4 (15/21) 28.6 (6/21) 0.41 [0.09–0.73]
Median (interquartile ranks) 83.4 16.6 0.66 (0.51–0.86)
Pharmacists
Rater A* Rater 9 90.5 (19/21) 9.5 (2/21) 1 [1]
Rater A* Rater 11 71.4 (15/21) 28.6 (6/21) 0.81 [0.56–1]
Rater A* Rater 10 90.5 (19/21) 9.5 (2/21) 0.41 [0.09–0.73]
Median (interquartile ranks) 90.5 9.5 0.81 (0.61–0.91)
Total median (interquartile ranks) 85.7 14.3 0.71 (0.51–0.90)
Rater A: Standard defined by physician and pharmacist who participated in POPI’s tool development
Ppos proportion of positive agreement, Pneg proportion of negative agreement, n number of positive (or
negative) agreement, N total number of prescription or total opportunities for omissions, CI confidence
interval
13
an omission of prescription [23, 24] Our results are simi- here over-estimated compared to POPI used for one’s own
lar to those observed in geriatrics where the concordance patients. Becoming accustomed to using the tool will also
of detection of one PIM was higher than the detection of decrease time spent detecting IP and use will become more
the omissions [14, 19]. As with STOPP/START, the num- automatic. The use of a paper version of the tool can be
ber of PIM criteria is higher than those of omission. The a delaying factor in the detection by users. A software or
inappropriate prescriptions are “present”, thus more easily phone application version could increase the ease of use.
detected than the omissions. Furthermore, only three phar- Professionals could use the tool anywhere. Some study
macists participated in our study, but their small number have shown global satisfaction about use of medical phone
was compensated by their varied professional experiences application [26, 27]. Phone application could permit to have
(hospital/community, resident, pharmacist, physician). directly accessed PPO or PIM according to diseases or medi-
POPI obtained an excellent rate of agreement between the cal diagnosis and could promote the speed of detection.
doctors, and its result was also good amongst pharmacists Our study has some limitations. All diseases of POPI
for inappropriate prescription (κ median of 0.86 and 0.66, could not be analyzed. It was not possible to represent the
respectively). In the future, we want to link the POPI tool diversity of items presented in POPI in twenty files. The
with prescription management systems which would permit retrospective evaluation of the clinical cases is a bias in this
an alert in case of PIM whether the drug is prescribed with analysis. POPI must be used in real practice condition i.e.
the INN or the trade name. in front of patients. However, it is the only way to use same
The detection of the omission of prescription obtained patients’ cases to evaluate reliability amongst physicians
a good agreement between the professionals [κ = 0.71 and pharmacists. The detection of IP could be favored by
(0.51–0.90)]. The disagreements concerned the criterion a prospective use of POPI. In some hospitals, analysis of
“Doses in mg for drinkable (solutions of) amoxicillin or prescriptions is absent or partial. In these cases, the tool is a
josamycin”. This item concerned 33% of the PPOs detected real advantage for doctors, and also for pharmacists, allow-
in the prescriptions by the second group. The highest level ing them to target certain points of their analysis.
of detection of this item was amongst the pharmacists. Due
to the misuse of the spoon measurement to administer oral
suspension, pharmacists have the important task of detecting Conclusion
omissions of prescriptions in order to intervene if necessary
[25]. Other PPOs are also noted by raters concerning long- Our study showed a good rate of agreement for the detection
term medication as vitamins, vaccinations. Indeed, these of PIM and PPO amongst various healthcare professionals
treatments are not prescribed in the emergency ward but by with the POPI tool. These results confirmed that POPI can
community practitioners. The use of the POPI tool could be used more widely, and a prospective, multicenter study
raise awareness among practitioner to this issue. can be initiated to evaluate the impact of this tool for the
In geriatrics, concordance between professionals using detection of PIM and PPO in pediatrics.
the STOPP tool was excellent κ: 0.75–0.95 [12, 14, 19].
However, the number of the participants on the inter-judge Acknowledgements We would like to thank Dr Dominique Navas, Dr
rate of agreement could have an impact. The first STOPP/ Henri Hollenberg, Dr Lila Alloing, Dr Romain Basmaci, Dr Dominique
Girardon, Dr Lucie Vuillemin, Dr Philippe Zerr, Dr Marie-Aliette
START inter-rater study was performed by two geriatricians
Dommergues, Dr Sandrine Masseron, Dr Julie Sommet, Dr Lise
(k = 0.75) [12]. The second multicentric study obtained an Durand for their participation in this study.
excellent rate of agreement (k = 0.93) amongst 9 hospital
geriatricians [19]. Thirteen healthcare professionals belong- Funding This research received no specific grant from any funding
ing to different professions participated in our study. In the agency in the public, commercial or not-for-profit sectors.
geriatric study, only specialists in geriatrics were questioned
Conflicts of interest All authors declare that they have no conflict of
and the study showed excellent agreement rates, contrary interest.
to our study in which agreement rates were good. How-
ever, a good concordance for our tool between profession-
als remains acceptable. The user panel (work environment,
References
years of practice etc.) strengthens the reliability of the POPI
tool. 1. Kearns GL, Abdel-Rahman SM, Alander SW, Blowey DL, Leeder
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13
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Jentoft A, Montero Errasquín B, et al. Prevalence of potentially
13
mo : month-old, yo : year-old
4.1 Résumé
POPI est un outil initialement développé par et pour des professionnels français. Suite à de nom-
breuses sollicitations pour décliner l’outil ou le tester dans d’autres pays, notre objectif principal
a été d’adapter l’outil POPI pour une utilisation internationale.
Une étude reposant sur la méthode Delphi a été menée auprès d’un ensemble d’experts issus de
différents pays. Les intervenants représentaient un large panel d’approches cliniques, de contextes
et de pratiques. Chaque expert a transmis sa déclaration d’absence de conflit d’intérêt. Les cri-
tères retenus devaient obtenir un accord de plus de 75% au premier tour et 85% au second tour.
Les experts participants étaient issus de 12 pays différents (Angleterre, Belgique, Brésil, Canada,
Chine, Côte d’Ivoire, Irlande, Malaisie, Portugal, Suisse, Turquie, Vietnam). Onze pharmaciens
et 9 médecins ont participé à l’étude. Si l’outil initialement publié contenait 101 items, nous en
avons divisé certains pour faciliter cette nouvelle validation. Au total, pour POPI 7, ce sont donc
105 critères qui ont été évalués. Sur les 105 critères évalués, 80 critères ont obtenu plus de 75%
d’accord après le premier tour, 16 items ont été modifiés et 25 ont été supprimés. L’outil POPI
international final est composé de 73 PI et OP. Les principales raisons de modification ou de sup-
pression étaient des différences entre les recommandations des différents pays et l’indisponibilité
du médicament.
L’adaptation de cet outil permet donc d’aider le plus grand nombre de professionnels de santé à
détecter les PI/OP et améliorer la prise en charge médicamenteuse des enfants.
PLOS ONE
RESEARCH ARTICLE
1 Pharmacy Department, Robert-Debré Hospital, AP-HP, Paris, France, 2 Unité d’épidémiologie clinique,
Hôpital Universitaire Robert Debré, AP-HP.Nord-Université de Paris, Inserm, CIC 1426, Paris, France,
a1111111111 3 ECEVE UMR 1123, Université de Paris, Inserm, Paris, France, 4 Necker Hospital, AP-HP, Paris, France,
a1111111111 5 Trousseau Hospital, AP-HP, Paris, France, 6 Clinical Pharmacy, Paris Descartes University, Paris, France,
a1111111111 7 Education and Health Practices, Paris XIII University, Bobigny, France, 8 Pediatric Group, Société
Française de Pharmacie Clinique, Paris, France
a1111111111
a1111111111 * [email protected]
Abstract
OPEN ACCESS Introduction
Citation: Sadozai L, Sable S, Le Roux E, Coste P, While drug prescription should be based on established recommendations stemming from
Guillot C, Boizeau P, et al. (2020) International clinical trials but in pediatrics, many drugs are used without marketing authorization. Conse-
consensus validation of the POPI tool (Pediatrics:
quently recommendations are often based on clinical experience and the risk of inappropri-
Omission of Prescriptions and Inappropriate
prescriptions) to identify inappropriate prescribing ate prescription (IP) is high. A tool for detecting IP in pediatrics—called POPI (Pediatrics:
in pediatrics. PLoS ONE 15(10): e0240105. https:// Omission of Prescriptions and Inappropriate prescriptions)—has been developed in France.
doi.org/10.1371/journal.pone.0240105 However the relevance of its use at an international level is not known. Our aim has been to
Editor: Vijayaprakash Suppiah, University of South adapt POPI for a worldwide use.
Australia, AUSTRALIA
Introduction
Drug prescription for newborns, infants, and children is often based on measures of drug
safety and effectiveness assessed in adults [1]. Many drugs are used off-label or without mar-
keting authorization (MA) [2]. The use of medication in pediatrics should be based on estab-
lished recommendations from well-conducted clinical trials; however, in the absence of such
trials, recommendations are often based on clinical experience. Misuse of medications can
lead to adverse drug reaction (ADR) in pediatrics where the heterogeneous population under-
goes important pharmacokinetics changes [3]. Incidence of ADR leading to hospital admission
has been evaluated between 1.8% and 17.7% [4, 5]. The elderly population, frequently polyme-
dicated is also at high risk of ADR. Many tools have been developed to detect inappropriate
prescriptions (IP) in this population: the Beers Criteria for Potentially Inappropriate Medica-
tion Use in Older Adults, the STOPP/START (Screening Tool of Older Person's Prescriptions /
Screening Tool to Alert doctors to Right Treatment) [6, 7]. This is largely due to the susceptibil-
ity of the elderly to become ill and it is also due to the prevalence of polypharmacy in this pop-
ulation. In a 2008 study, the use of the STOPP list identified IPs in 35% of a cohort of elderly
patients; one third of these IPs were associated with an adverse drug event [8]. Another study
involving randomized hospitalized patients showed that the occurrence of IP was 35% lower
in patients who were prescribed drugs according to STOPP/START criteria than in patients
for whom usual pharmaceutical criteria were used [9]. Pediatric prescription is also in need of
additional securing; for this reason, a first IP tool in pediatrics called POPI (Pediatrics: Omis-
sion of Prescriptions and Inappropriate prescriptions) has been developed in France. POPI
was composed of a list of inappropriate prescriptions and omissions linked to pediatric health
problems, identified in 2010 according to the frequency of hospitalization related to them and
their prevalence according to pediatric data extracted from the French National Health Insur-
ance Fund for Employees. For each of the chosen pediatric health problems, recommendations
that were both backed up by evidence and published after 2000 were identified. Based on these
recommendations, a consensual survey allowed us to develop the POPI tool [10].
However, POPI was constructed to satisfy French standards, established by national
experts, with a strong reliance on French databases, drug availability and unique problematics.
Since the need for such a tool has been identified internationally, our aim is to adapt POPI at
the international level, using health professionals from different countries to identify which
items could be of worldwide use.
[11]. A two round Delphi was executed to identify the items of the original POPI applicable
internationally.
The original POPI contained 104 items. We then removed three propositions because new
recommendations were published. At this stage, the tool contained 101 propositions. Some of
the 101 items of the initial French POPI tool were split into two sentences to augment clarity.
The tool, now composed of 105 items and was used as a starting point for the international ver-
sion [10] (Table A in S1 Table). Ethical approval for this study was obtained from the local
ethic committee of the Robert Debré hospital, Paris, France (number 2016/343).
Results
In the first round of the Delphi process, 20 experts representing 12 different countries took
part to the POPI worldwide project. Eleven (55%) of them were pharmacists and 9 (45%) of
them were pediatricians. The participants formed a panel with 5 to 40 years of experience
(Table 1).
The first round started in May 2018. Eighty items were rated in the upper tertile by more
than 75% of the panel. In other words, 76% of the items were maintained and among them, 16
were reworded after the panel’s suggestions (Fig 1). This first round allowed us to gather 150
comments about practices in each country. Among all the items, 25 were excluded from the
tool as they couldn’t be applied by all the countries. Indeed, drugs in question were either not
commercialized in their country or the proposition was deemed in contradiction with their
local recommendations. For the second round, 14 experts from 9 countries (70%) participated
again, while six experts from Brazil, Canada, China, England and Ireland desisted. The second
round started in March 2019. By reducing the agreement to 85%, we finally obtained 73 items
(Table 2), with one item reworded. Thirty-three items (45% of the final tool) obtained 100%
agreement among the entire panel. According to the sensitivity analysis, if the participation
rate at the second round was similar to the first one, the final POPI tool would be composed of
66 items– 7 supplementary items wouldn’t reach the 85% agreement (Table B in S1 Table).
Discussion
From the original French version of POPI, 32 items were removed. It is a first step in adopting
this tool of inappropriate prescribing and omission of prescription in pediatrics for interna-
tional use.
This method of tool adaptation has already been carried out in the field of inappropriate
specifications: the STOPP and START criteria were initially validated through a Delphi process
in Ireland and United Kingdom. An evaluation of reliability between multiple physicians
across six European centers was needed to generalize the STOPP and START criteria [12]. In
our case, inter-rater reliability has been evaluated by eleven clinicians with no previous experi-
ence of the tool [13]. Our methodology to spread the use of the POPI tool was a Delphi process
including physicians and pharmacists into our panel of experts.
Fig 1. Two rounds Delphi process flowchart. � The four other reasons for removal refers to: (1) The item about ibuprofen
in the category “pain and fever” was specific to the French tool as it was referring to the different french commercial forms
of the drug; (2) For the item “IP of alimemazine, oxomemazine and promethazine”in the category “Ent–pulmonary cough
problems” several experts agreed with the item but the drugs were not available in many countries; (3) The item about
palivizumab was removed because the doses and the age of prescription were different from one country to another even
though the majority of the experts agreed with the palivizumab indication of prescription; (4) Regarding the
item”application of topical antibiotic”, we proved that some topical antibiotics could be applied less than twice a day, such
as fusidic acid cream.
https://doi.org/10.1371/journal.pone.0240105.g001
The most common reason for the dismissal of an item was a contradiction with national
recommendations. One of the examples was the use of nitrofurantoin. Indeed, antibiotic
guidelines differed from one country to another due to the local bacterial resistance and antibi-
otic availability. French product information indicated that nitrofurantoin is contraindicated
for children under 6 years old whether used as a prophylactic or curative treatment [14],
because of its hepatic and pulmonary side effects, but also because of the pharmaceutical forms
available in France. However, this item was discarded from the POPI tool as 8 countries (66%)
used nitrofurantoin as a prophylactic or curative antibiotic in pediatric urinary tract infections
[15].
The second most common reason was drug unavailability. When drugs were unavailable,
the idea of rewording was discussed and eventually dismissed as the item’s worldwide use was
deemed limited. This was the case for example for diosmectite unavailable in 6 of the 12 sur-
veyed countries (50%) according to the panel of experts (Belgium, Brazil, England, Switzer-
land, Turkey and Canada). Recently, the French health agency (National Agency for the Safety
of Medicines and Health Products—ANSM) published a warning concerning diosmectite use
for diarrhea in pediatrics. Indeed, diosmectite is composed of clay and is now contraindicated
Table 2. (Continued)
Item 1st round Median 1st round 2nd round Median 2nd round
(min–max) Agreement (%) (min–max) Agreement (%)
The use of Saccharomyces boulardii in powder form, or in a capsule that has to be 9 (1–9) 89.5 9 (8–9) 100
opened prior to ingestion, to treat patients with a central venous catheter or an
immunodeficiency
Intestinal antiseptics 9 (1–9) 94.4 9 (9–9) 100
Omission of prescription
Oral rehydration solution 9 (1–9) 100 9 (6–9) 85.7
ENT-Pulmonary cough problems
Inappropriate prescription
Mucolytic drugs, mucokinetic drugs, or helicidine before two years of age 9 (1–9) 78.9 9 (1–9) 92.9
Bronchiolitis in infants
Inappropriate prescription
Beta2 agonists, corticosteroids to treat an infant’s first case of bronchiolitis 9 (1–9) 94.7 9 (6–9) 92.9
H1-antagonists, cough suppressants, mucolytic drugs, or ribavirin to treat 9 (1–9) 94.7 9 (9–9) 100
bronchiolitis
Antibiotics in the absence of signs indicating a bacterial infection (acute otitis media, 9 (1–9) 94.7 9 (9–9) 100
fever, etc.)
Omission of prescription
0.9% NaCl to relieve nasal congestion (not applicable if nasal congestion is already 9 (1–9) 89.5 9 (8–9) 100
being treated with 3% NaCl delivered by a nebulizer)
ENT infections
Inappropriate prescription
An antibiotic other than amoxicillin as a first-line treatment for acute otitis media, 9 (5–9) 94.4 9 (7–9) 100
strep throat, or sinusitis (provided that the patient is not allergic to amoxicillin). An
effective dose of amoxicillin for an pneumoncoccal infection is 80–90 mg/kg/day and
an effective dose for a streptococcal infection is 50 mg/kg/day
Antibiotic treatment for a sore throat, without a positive rapid diagnostic test result, 9 (1–9) 88.9 9 (5–9) 92.9
in children less than three years old
Antibiotics for–nasopharyngitis-congestive otitis-sore throat before three years of 9 (3–9) 82.4 9 (5–9) 92.9
age-laryngitis-as a first-line treatment for acute otitis media showing few symptoms,
before two years of age
Antibiotics to treat otitis media with effusion (OME), except in the case of hearing 9 (1–9) 84.2 9 (7–9) 100
loss or if OME lasts for more than three months
Corticosteroids to treat acute suppurative otitis media, nasopharyngitis, or strep 9 (1–9) 94.7 9 (8–9) 92.9
throat
Nasal or oral decongestant (oxymetazoline, pseudoephedrine, naphazoline, 9 (4–9) 82.4 9 (5–9) 92.9
ephedrine, tuaminoheptane, phenylephrine)
H1-antagonists with sedative or atropine-like effects (pheniramine, 9 (1–9) 84.2 9 (8–9) 100
chlorpheniramine), or camphor; inhalers, nasal sprays, or suppositories containing
menthol (or any terpene derivatives) before 30 months of age
Ear drops in the case of acute otitis media 9 (5–9) 100 9 (7–9) 100
Omission of prescription
Acetaminophen/paracetamol combined with antibiotic treatment for ear infections 9 (1–9) 89.5 9 (9–9) 100
to relieve pain
Asthma
Inappropriate prescription
Ketotifen and other H1-antagonists, sodium cromoglycate 9 (1–9) 78.9 9 (5–9) 92.9
Cough suppressants 9 (1–9) 94.4 9 (9–9) 100
Omission of prescription
Asthma inhaler appropriate for the child’s age 9 (8–9) 100 9 (9–9) 92.9
Preventative treatment (inhaled corticosteroids) in the case of persistent asthma 9 (7–9) 94.7 9(9–9) 92.9
(Continued )
Table 2. (Continued)
Item 1st round Median 1st round 2nd round Median 2nd round
(min–max) Agreement (%) (min–max) Agreement (%)
Dermatological acne vulgaris problems
Inappropriate prescription
Isotretinoin in combination with a member of the tetracycline family of antibiotics 9 (5–9) 94.1 9 (7–9) 92.9
The combined use of an oral and a local antibiotic 9 (5–9) 100 9 (8–9) 92.9
Oral or local antibiotics as a monotherapy (not in combination with another drug) 9 (1–9) 83.3 9 (8–9) 92.9
Scabies
Omission of prescription
A second dose of ivermectin two weeks after the first 9 (1–9) 89.5 9 (1–9) 85.7
Decontamination of household linen and clothes and treatment for other family 9 (8–9) 94.7 9 (8–9) 100
members
Ringworm
Omission of prescription
Topical treatment combined with an orally-administered treatment 9 (3–9) 88.9 9 (3–9) 85.7
Impetigo
Inappropriate prescription
The combination of locally applied and orally administered antibiotic 9 (6–9) 94.7 9 (8–9) 92.9
Herpes simplex
Inappropriate prescription
Topical agents containing corticosteroids 9 (1–9) 94.7 9 (9–9) 92.9
Omission of prescription
Acetaminophen/paracetamol during an outbreak of herpes 9 (5–9) 94.7 9 (5–9) 85.7
Orally administered acyclovir to treat primary herpetic gingivostomatitis 9 (1–9) 84.2 9 (8–9) 92.9
Atopic eczema
Inappropriate prescription
A strong dermocorticoid (clobetasol propionate 0.05% Dermoval, betamethasone 9 (4–9) 100 9 (9–9) 100
dipropionate Diprosone) applied to the face, the armpits or groin, and the backside
of babies or young children.
More than one application per day of a dermocorticoid, except in cases of severe 9 (1–9) 77.8 9 (2–9) 92.9
lichenification
Local or systemic antihistamine during the treatment of outbreaks 8 (1–9) 83.3 9 (6–9) 92.9
Topically applied 0.03% tacrolimus before two years of age 9 (4–9) 94.4 9 (7–9) 100
Topically applied 0.1% tacrolimus before 16 years of age 9 (1–9) 84.2 9 (5–9) 92.9
Oral corticosteroids to treat outbreaks 8 (4–9) 83.3 9 (5–9) 92.9
Neuropsychiatric epilepsy disorders
Inapproproate prescription
Carbamazepine, gabapentin, oxcarbazepine, phenytoin, pregabalin, tiagabine, or 9 (1–9) 94.7 9 (9–9) 92.9
vigabatrin in the case of myoclonic epilepsy
Carbamazepine, gabapentin, oxcarbazepine, phenytoin, pregabaline, tiagabine, or 9 (2–9) 89.5 9 (9–9) 92.9
vigabatrin in the case of epilepsy with absence seizures (especially for childhood
absence epilepsy or juvenile absence epilepsy)
Depression
Inappropriate prescription
Tricyclic antidepressants to treat depression 9 (2–9) 89.5 9 (7–9) 92.9
Nocturnal enuresis
Inappropriate prescription
Desmopressin administered by a nasal spray. 8 (1–9) 83.3 9 (1–9) 92.9
Desmopressin in the case of daytime symptoms 9 (1–9) 94.7 9 (8–9) 100
An anticholinergic agent used as a monotherapy in the absence of daytime symptoms 9 (1–9) 94.7 9 (7–9) 100
(Continued )
Table 2. (Continued)
Item 1st round Median 1st round 2nd round Median 2nd round
(min–max) Agreement (%) (min–max) Agreement (%)
Tricyclic agents in combination with anticholinergic agents 9 (1–9) 89.5 9 (6–9) 92.9
Tricyclic agents as a first-line treatment 9 (1–9) 94.7 9 (8–9) 100
Anorexia
Inappropriate prescription
Cyproheptadine, clonidine 9 (2–9) 88.9 9 (5–9) 85.7
Attention deficit disorder with or without hyperactivity
Inappropriate prescription
Pharmacological treatment before age six (before school), except in severe cases 9 (2–9) 94.7 9 (8–9) 100
Antipsychotic drugs to treat attention deficit disorder without hyperactivity 9 (1–9) 89.5 9 (8–9) 100
Slow release methylphenidate as two doses per day, rather than only one dose 9 (1–9) 94.7 9 (9–9) 100
Omission of prescription
Recording a growth chart (height and weight) if the patient is taking methylphenidate 9 (1–9) 89.5 9 (9–9) 100
https://doi.org/10.1371/journal.pone.0240105.t002
for children under 2 years old in France, due to the presence of a small amount of lead particles
which are more likely to pass into the bloodstream of pediatric patients than that of adults.
Neurological and cardiovascular side effects of antiemetic drugs must also be considered.
Indeed, the French drug agency (ANSM) published a warning in 2014 about domperidone
[16]. This warning highlighted the risk of potential high cardiovascular side effects that can
occur in adult and pediatric patients using domperidone [17, 18]. Because of these potentially
serious side effects, domperidone pediatric prescriptions were no longer reimbursed by the
French health care system after 2017. Following this Delphi process, we found that several
experts from different countries suggested that domperidone is still used in pediatric patients,
especially for gastroesophagial reflux or for short time administration. Countries such as
Belgium, England, Ireland, Malaysia, Switzerland and Vietnam still use domperidone.
Nevertheless, the final score of the Delphi process allowed us to maintain this item in the POPI
tool.
Another antiemetic drug was the subject of a controversy. We suggested that metoclopra-
mide prescription was inappropriate in children. Metoclopramide is a dopamine-2 antagonist
known for its neurological and cardiovascular side effects such as dyskinesia disorders [19–
22]. In France, metoclopramide is contraindicated in patient under 18 year old, and has been
since 2012 [23]. This contraindication may lead to an increase of domperidone prescription
and consumption, but as we mentioned earlier, domperidone is also an inappropriate pre-
scription according to the POPI tool.
Another common disagreement was in criteria of inclusion for drug treatment. Our item
regarding the minimum vitamin D intake, needed in children for bone growth, was met with a
strong disapproval. The main point of contention was dosage and patient inclusion: while
some countries recommend a standardized dose, regardless of patient’s diets or prematurity,
others ponder these factors and adjust vitamin intake accordingly. Others, mostly very sunny
countries, don’t recommend any supplementation [24].
These disparate criteria of inclusion have impact on another one of our items: whooping
cough booster injections. France recommends it for young adults, arriving at common child-
bearing years, regardless of sex [25]. Some countries recommend these shots to women or
pregnant women to protect the future neonate, while some have no national guidelines regard-
ing adult DTPca shots. On this topic, our experts conceded their national guidelines were
based on economic reasoning rather than scientific consensuses.
There is a strong demand for increased pediatric medication safety [26–28]. POPI, validated
bu 20 experts–both pharmacists and physicians recruited across the world, it the first interna-
tional tool created to satisfy this demand, by the detection of pediatric inappropriate prescrip-
tion and omission of prescription. The other strength of this study is that nearly half of the
final POPI tool reached a complete consensus among the panel of experts. This is strong evi-
dence of harmonization of the item and a proof that the tool can be applied in all the partici-
pating countries. It is also the reason why two rounds of the Delphi process were enough to
reach a consensus.
Nevertheless, we could have benefited from a larger group of panelists. We originally
intended to recruit a duo of pharmacist/physician in each country: we discarded the idea for
its lack of feasibility. The length of the survey as well as the personal implication needed could
have discouraged some of the experts contacted. In addition, some of the world’s largest play-
ers in health care are missing, notably the USA, however this can be made up for by the diver-
sity of our participants.
Regarding the expert’s selection, the only criteria to be accepted into the study was their
motivation to participate. Few information was known about their skills or competences apart
their year of experience. We cannot impose a minimal year of experience as it goes against the
Delphi method. The Delphi process tends to draw a consensus between an heterogenous and
large panel of experts. The majority of the disagreement answers were justified with national
recommendations, publications or comments that were carefully analyzed.
There were also too few experts per country to determine whether there is anything resem-
bling to a "within country" consensus. It was only an international consensus among countries
that are quite heterogeneous in their prevalence of diseases and access to resources. We could
compare north versus south countries responses however this kind of comparison would raise
differences instead of consensus.
It is sometimes hard to grade both validity and feasibility of each item in each country has it
is two different things. For example, the experts can totally agree with an item but it sometimes
cannot be applicable in their country because of several reasons. It was primordial to analyze
both feasibility and validity to have a complete interpretation but it can also be a methodologic
limitation of our study.
Other pediatric tools and indicators are also emerging such as the Potentially Inappropriate
Prescribing indicator in children (PIPC) [29]. It consists of twelve indicators concerning pri-
mary care settings in Ireland and United Kingdom. England also adapted the original POPI
tool for their practices [30]. The methodology was different, as they didn’t refer to a panel of
experts: one researcher compared the items to national guidelines. After that, 80 items were
remained. It is interesting to see that there is a similarity between the items removed in this
project and in POPI international.
There is a lack of established recommendations in pediatrics and a high risk of inappropri-
ate prescription. For this reason, a prospective multicentric study evaluating the impact of
applying POPI to several countries should be implemented. This approach in other countries
will allow us to see whether the tool works as well as it did in France and to identify potential
issues in implementation in health systems other than the French one.
Conclusion
The harmonization by 20 international experts of the POPI tool allowed us to confirm the
validity of the first inappropriate prescription and omission of prescription tool in pediatrics.
Indeed, spreading POPI’s use would be an opportunity to help pediatricians and pharmacists
to reduce potentially dangerous inappropriate prescriptions in pediatrics. The next step would
be a prospective multicentric study in order to promote pediatric medication safety into many
countries.
Supporting information
S1 Table.
(DOCX)
Acknowledgments
The authors would like to thank every experts for sharing their knowledge: Abrogoua Danho
Pascal (pharmacist), Bédard Pascal (pharmacist), Cavalcanti Da Silva Izabel Cristina (physi-
cian), Choonara Imti (physician), Chua Siew Siang (pharmacist), Costa Alves Manuela (physi-
cian), Da Silva Desmothenes (pharmacist), Dalgic Nazan (physician), Desmet Sophie
(pharmacist), Di Paolo Ermindo (pharmacist), Fortunato Ana (pharmacist), Kleiber Niina
(physician), Ming Lai Nai (physician), Nguyen Hoang Phuong Khanh (pharmacist), Nguyen
Thi My Phuong (physician), Pauchard Jean-Yves (physician), Sammons Helen (physician),
Sancar Mesut (pharmacist), Semple Diarmaid (pharmacist), Zhao Wei (pharmacist).
Author Contributions
Conceptualization: Aurore Berthe-Aucejo, François Angoulvant, Mathie Lorrot, Olivier
Bourdon, Sonia Prot-Labarthe.
Data curation: Laily Sadozai, Shaya Sable.
Formal analysis: Laily Sadozai, Pierre Coste, Priscilla Boizeau, Sonia Prot-Labarthe.
Investigation: Olivier Bourdon, Sonia Prot-Labarthe.
Methodology: Enora Le Roux, Pierre Coste, Priscilla Boizeau, Aurore Berthe-Aucejo, Sonia
Prot-Labarthe.
Software: Pierre Coste, Priscilla Boizeau.
Supervision: Enora Le Roux, Sonia Prot-Labarthe.
Validation: Laily Sadozai, Sonia Prot-Labarthe.
Writing – original draft: Laily Sadozai.
Writing – review & editing: Laily Sadozai, Shaya Sable, Enora Le Roux, Clémence Guillot,
Aurore Berthe-Aucejo, Sonia Prot-Labarthe.
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des-informations-sur-les-risques-neurologiques-et-cardiovasculaires-Lettre-aux-professionnels-de-
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24. pédiatrie S canadienne de. Les suppléments de vitamine D: Recommandations pour les mères et leur
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e20190562
29. Barry E, O’Brien K, Moriarty F, Cooper J, Redmond P, Hughes CM, et al. PIPc study: development of
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27601499
30. Corrick F, Choonara I, Conroy S, Sammons H. Modifying a Paediatric Rational Prescribing Tool (POPI)
for Use in the UK. Healthc Basel Switz. 2019; 7.
Discussion
Dans le chapitre 1, nous avons décrit les caractéristiques pharmacocinétiques de l’enfant et leur
impact sur le devenir des médicaments dans l’organisme. Nous avons également abordé la problé-
matique du manque de médicaments ayant une AMM pédiatrique et le risque iatrogène associé.
Nous avons ensuite présenté les différents outils de détection des PI en pédiatrie ainsi que POPI.
L’étude POPI 3 nous a permis d’évaluer la prévalence des PI en pédiatrie à la fois en milieu
hospitalier et en ville. L’étude POPI 4 a montré une bonne concordance entre les différents
professionnels de santé « utilisateurs ». Enfin, l’étude POPI 7 a proposé un outil adapté aux
pratiques internationales.
À partir des résultats publiés, avec le recul des publications réalisées depuis, nous allons appro-
fondir certaines de ces thématiques (cf. Figure 12) :
— la prévalence des PI ;
— la satisfaction des utilisateurs de POPI ;
— l’apport de POPI dans la pratique clinique ;
— les différences entre POPI et les autres outils disponibles ;
— les limites des études présentées ;
— les perspectives de ce travail.
Au moment de la réalisation de ces travaux de thèse, il existait peu de données sur les prescriptions
inappropriées en pédiatrie. Depuis la publication de l’article sur la prévalence des PI, d’autres
travaux ont également abordé cette thématique [169, 172, 173].
Dans l’étude POPI 3, la prévalence des PI et des OP aux urgences représentait respectivement
2,9% et 2,3% des prescriptions. En ville, la prévalence des PI et OP était plus élevée (PI :
12,3%, OP : 6,1%). Deux autres études ont évalué la prévalence des PI en pédiatrie, mais une
seule utilisait l’outil POPI. Ces deux études concernaient uniquement des prescriptions issues du
milieu ambulatoire. La première étude a été réalisée, de manière prospective, dans l’arc alpin en
incluant dix officines [172]. L’outil POPI a été utilisé sur deux périodes : hivernale et printanière.
L’analyse a porté sur un total de 560 prescriptions soit 1 485 lignes de prescriptions. Environ
16% des médicaments étaient considérés comme inadaptés (présence de PI et d’OP) à partir de
l’outil POPI. La prévalence des médicaments inadaptés définis à partir de l’outil POPI est dans
le même ordre de grandeur que dans notre étude (18,4%) (cf. Tableau 5).
Dans l’étude POPI 3, du fait de son caractère rétrospectif, nous avons évalué en milieu ambulatoire
uniquement les critères ne nécessitant pas d’information clinique. Dans l’étude de l’arc alpin, les
pharmaciens ont pu échanger avec les parents lors de la dispensation afin d’obtenir des données
cliniques. Le pharmacien a donc pu utiliser davantage de critères de l’outil POPI et identifier la
présence ou non de PI/OP. La proportion de PI détectées n’est cependant pas supérieure. Ceci
peut s’expliquer par le nombre de prescriptions analysées. Notre étude POPI a porté sur 4 480
prescriptions et 2 225 patients contre 560 prescriptions pour l’étude de l’arc alpin. L’étude de l’arc
alpin a l’avantage d’être plus proche de la réalité du terrain, mais les interventions étaient réalisées
par différentes personnes de l’équipe pharmaceutique (pharmacien, préparateur en pharmacie,
étudiant de 6ème année), peut-être moins systématiques qu’une analyse automatique des données
NC : Non communiqué
ou que des pharmaciens expérimentés. Parmi les critères nécessitant des informations cliniques
détectés dans l’étude l’arc alpin, on peut noter l’item relatif à l’utilisation d’un antibiotique autre
que l’amoxicilline en première intention dans une otite ou angine à Streptocoque A (critère II-1).
Ce critère représentait environ un tiers des PI. À l’opposé, la proportion de certains critères de
POPI 3 était plus élevée. C’est le cas du critère GI-3 (alimémazine, oxomémazine, prométhazine)
qui représentait un tiers des PI dans POPI 3 et environ 10% dans l’étude de l’arc alpin. La
dompéridone représentait un quart des PI dans POPI 3 contre 2% dans l’étude de l’arc alpin. Cet
écart ne peut être expliqué par les nouvelles recommandations de l’ANSM contre-indiquant la
dompéridone chez l’enfant de moins de 12 ans. Cette information a été publiée après la réalisation
de l’étude de l’arc alpin [174]. Une hypothèse de ces écarts peut être le nombre d’officines ayant
participé aux études. Celle réalisée dans l’arc alpin s’est déroulée au sein de dix officines différentes
alors que pour notre étude, une seule officine était concernée. Le retour de plusieurs officines
permet d’avoir une meilleure représentation de la variation des pratiques des prescripteurs. Il est
intéressant de noter que l’OP concernant l’absence de SRO dans le cas d’une gastroentérite fait
partie des items les plus fréquemment retrouvés dans notre étude en prescription de sortie des
urgences ainsi que dans celle de l’arc alpin en ville. Les taux étaient respectivement de 19,0%
et 11,9% [169, 172]. Ces résultats montrent la nécessité de poursuivre la sensibilisation des
professionnels de santé au rôle primordial du SRO dans la prise en charge d’un patient atteint
d’une gastroentérite. Ce traitement de première intention fait partie des recommandations de la
European Society for Paediatric Gastroenterology Hepatology and Nutrition (ESPGHAN) [175].
Que retenir ?
Les données concernant la prévalence des prescriptions inappropriées sont encore peu
nombreuses.
Des différences dans l’estimation des prévalences des PI et des OP sont retrouvées au travers
des études :
• Diversité des outils en termes de nombre d’items, de pathologies couvertes et
de médicaments abordés
• Diversité des études menées : rétrospectif, prospectif ou issues de données de
remboursement
L’accès aux données cliniques du patient permet une meilleure détection des PI et des OP.
L’objectif ultime de l’outil POPI est de l’utiliser de façon prospective afin d’éviter la prescription
de médicaments inappropriés ou d’identifier une indication non traitée et ainsi, participer à la
prévention du risque iatrogène.
Pour le pharmacien, c’est un outil qui peut être utilisé de multiples façons. Tout d’abord, il lui
permet d’aller vers le médecin pour discuter de la prise en charge du patient et faire des propo-
sitions pour l’optimiser en réévaluant le bénéfice/risque des traitements. Certaines interventions
Un bon indicateur est donc celui des interventions pharmaceutiques réalisées par les pharmaciens
auprès du prescripteur et particulièrement leur acceptation, mais également celles réalisées dans
le cadre de l’automédication. Dans l’étude précédente, menée dans l’arc alpin, les interventions
pharmaceutiques ont été acceptées par les prescripteurs et les patients dans 92,3% des cas. Ce
résultat comprend à la fois les interventions pharmaceutiques liées à l’utilisation de POPI et des
problèmes liés à la thérapeutique médicamenteuse définis par la SFPC (surdosage, sous dosage,
interaction médicamenteuse, contre-indication, etc.). Le recueil et la codification des interventions
pharmaceutiques peuvent être réalisés sur le site ActIP (http://www.actip.sfpc.eu/actip) [182,
183].
L’outil POPI a pour but de limiter les prescriptions inutiles ou délétères. Il peut participer à
la réalisation d’économie de santé tout en améliorant la prise en charge du patient en ville et
à l’hôpital. Une codification proposée par la SFPC, appelée CLEO, permet d’évaluer l’impact
des interventions pharmaceutiques en terme organisationnel, économique et clinique [184]. Cette
codification est proposée lors de la saisie des interventions pharmaceutiques sur ActIP. Un suivi
Pour le médecin, POPI est une aide à la prescription. Idéalement, l’outil pourrait être intégré dans
les Logiciels d’Aide à la Prescription (LAP) de manière à gagner du temps dans l’identification des
PI ou OP. L’outil intervient donc en amont, avant la prescription. Il pourrait également être utilisé
au sein de réseaux de santé ou dans les maisons de santé lors de la réévaluation des traitements
par une équipe pluridisciplinaire. C’est par son interfaçage avec notamment les bases de données
médicamenteuses ou via le logiciel d’analyse pharmaceutique des prescriptions (par exemple,
https://sfpc.eu/logiciel-analyse-pharmaceutique-des-prescriptions/) qu’il pourra être utilisé par
le plus grand nombre.
L’outil POPI se veut également un outil de formation pour les étudiants en médecine ou en
pharmacie mais également pour les professionnels de santé qui sont peu sensibilisés aux spécificités
de la pédiatrie. L’objectif de POPI est toujours de sécuriser la prise en charge de l’enfant par tout
professionnel de santé.
Que retenir ?
POPI est un outil de prévention du risque iatrogène en pédiatrie, d’aide à la prescription et à
la dispensation.
POPI est un outil de formation pour les étudiants et/ou les professionnels peu habitués à gérer
des patients pédiatriques.
L’impact peut être mesuré via les interventions pharmaceutiques (ActIP) et leur impact écono-
mique (CLEO). http ://www.actip.sfpc.eu/actip
C’est via l’interface avec des bases de données de médicaments et des logiciels d’aide à la
prescription que POPI pourrait être utilisé par le plus grand nombre.
Comme nous l’avons vu dans l’introduction, d’autres outils de détection de PI ont été élaborés
en parallèle de nos différentes études. Ces outils ont le même objectif de prévenir les erreurs mé-
dicamenteuses. Cependant, un certain nombre de différences existent avec POPI (cf. Tableau 6).
Tableau 6 – Différences entre les outils de détection des prescriptions inappropriées et des
omissions de prescriptions en pédiatrie
POPI [158] KIDs [164] NeoCheck [165] PIPc [163]
67
médicaments
Nombre d’items 101 141 12
et 10
excipients
Lieu d’utilisation Ville/Hôpital Ville/Hôpital Hôpital Ville
Toute sauf Uniquement Toute sauf
Population pédiatrique cible Toute
néonatologie néonatologie néonatologie
Thématique abordée des
Absent Présent Présent Absent
excipients à effets notoires
Présentation du risque
associé aux Absent Présent Présent Absent
prescriptions inappropriées
Proposition d’une conduite
Absent Présent Présent Absent
à tenir le cas échéant
Oui
Version internationale Non Non Non
73 critères
disponible États-Unis Suisse Irlande
[170]
La première différence concerne la population pédiatrique ciblée par l’outil. POPI permet la dé-
tection des PI/OP chez l’enfant mais ne s’applique pas à la néonatologie. NeoCheck est un outil
ciblant exclusivement les nouveau-nés et les prématurés. La liste KIDs inclut quelques médica-
ments à éviter en néonatologie. La deuxième différence est le lieu d’application de l’outil. POPI
se veut utilisable en ville et à l’hôpital. L’accès aux informations cliniques est important pour
permettre d’utiliser le plus d’items de POPI. L’absence de données cliniques permet d’en utiliser
certains malgré tout (28/101). A l’inverse, l’outil PIPc est composé uniquement de critères ne
nécessitant pas de données cliniques et les critères sont peu nombreux. Certains outils explorent
L’étude portant sur l’adaptation de l’outil POPI au niveau international a mis en avant les
différences de pratiques entre les pays (recommandation, disponibilité des médicaments, environ-
nement) [171]. Malgré certaines disparités, de nombreuses problématiques restent communes à
tous les pays. Une adaptation de POPI a été proposée par une équipe anglaise [161]. Elle est
basée sur une comparaison entre les critères et les recommandations anglaises et non pas sur une
méthode Delphi. L’avantage de la méthode que nous avons utilisée, est qu’elle permet une forte
implication des professionnels de santé et tient compte de leur expérience de terrain. Elle ne s’ar-
rête pas aux textes officiels et permet la confrontation de points de vue différents. Cette méthode
est donc très intéressante dans un contexte où les professionnels de santé recrutés étaient issus
de différents pays et de professions différentes (pharmacien, médecin).
Que retenir ?
Des outils de détection des PI et OP diffèrent en termes de :
• Population ciblée (universel, néonatologie)
• Lieu d’utilisation (ambulatoire, hôpital)
• Critères (excipients à effets notoires dans KIDs et NeoCheck)
L’outil POPI a été adapté à l’international en prenant en compte les recommandations des
différents pays et de l’expérience de terrain
Malgré les résultats positifs de l’enquête de satisfaction, l’outil existe actuellement uniquement
sous un format « papier ». Ce format n’est pas adapté à la pratique. Plusieurs approches peuvent
être proposées et permettent une facilité d’utilisation au quotidien. Une application pour smart-
phone ou encore une plateforme en ligne sont deux options existant actuellement pour d’autres
outils. L’outil PIM-Check à destination des patients hospitalisés en médecine interne permet de
Ces deux propositions sont intéressantes mais présentent un inconvénient d’une ressaisie du trai-
tement des patients par le professionnel de santé. Certaines équipes ont développé des outils
de détection des PI intégrés au logiciel de prescriptions, tel que MedSafer© (7 universités ca-
nadiennes) ou encore un logiciel reprenant uniquement les critères START/STOPP [188, 189].
Ces interfaces présentent l’intérêt pour le praticien de n’avoir qu’un seul outil de travail. Ils com-
binent à la fois les données cliniques et biologiques du patient et sa prescription. D’une part, le
professionnel de santé gagne du temps en évitant la saisie des informations du patient. D’autre
part, seuls les critères concernant son patient lui sont présentés et il n’a pas à mémoriser l’outil
L’outil POPI prend en compte des données « patients » simples : âge, sexe et pathologie. Une
application smartphone est en cours de réalisation. Son développement a été ralenti en raison de
la nouvelle réglementation liée au dispositif médical [168]. POPI est un outil d’aide à la décision
médicale, il intègre des données « patient ». L’application smartphone est donc considérée comme
un dispositif médical et est donc soumise à cette nouvelle réglementation. Le professionnel de
santé sera amené à saisir la date de naissance, le sexe et la pathologie (cf. Figure 15). Un
algorithme proposera alors les items de POPI concernés.
Comme beaucoup d’outils de détection de PI, POPI ne propose pas d’alternatives aux profes-
sionnels de santé. Plusieurs freins existent à l’optimisation d’une prescription, dont l’absence de
proposition d’alternative et de modalités de déprescription le cas échéant [190]. L’acte de dépres-
cription est compliqué car il peut être ressenti comme une remise en question du professionnel
de santé. Il est donc nécessaire de l’accompagner en lui proposant une conduite à tenir. Seule
l’omission de prescription propose implicitement de modifier la prescription en indiquant le ou les
médicaments omis.
Pour finir, une mise à jour régulière de l’outil est nécessaire. L’outil STOPP/START a été mis
à jour deux fois en 7 ans [138, 143]. Depuis la création de l’outil POPI, aucune mise à jour
n’a eu lieu. Or, différents critères peuvent être impactés par des décisions prises par l’ANSM
Que retenir ?
Limites de l’outil POPI
• Format « papier »non adapté à la pratique
• Absence d’explicitation du risque et de la conduite à tenir
• Absence de mise à jour de l’outil
Ces études ont permis de valider l’utilisation de l’outil POPI et nous ont permis d’identifier des
pistes d’amélioration. L’évaluation rétrospective précédemment réalisée dans une seule officine et
un seul hôpital était un prérequis pour évaluer la prévalence de PI et des OP. L’évaluation de la
concordance inter juge a permis de prouver que l’outil POPI pouvait être utilisé par différents
professionnels de santé. Une étude prospective à large échelle dans plusieurs milieux de pratique
(ville, hôpital) et par plusieurs professionnels de santé est en cours. Elle a pour objectif d’évaluer
l’impact de l’utilisation de l’outil POPI sur les PI. Cette étude avait été retenue lors d’un appel
à projet de l’ANSM, mais elle rencontre d’importantes difficultés d’inclusion de professionnels de
santé.
Une nouvelle version de l’outil serait à réaliser afin de tenir compte des évolutions des recom-
mandations mais également l’intégration de critères portant sur les excipients. Une explicitation
des risques et une proposition de conduite à tenir pourraient être envisagées. Enfin, une étude
d’impact sur les données de remboursements pourrait être intéressante. Deux publications sont en
cours de soumission concernant des données issues de bases de données Cegedim de prescription
en ville : elles concernent d’un côté la prise en charge des patients atteints de bronchiolites et
d’un autre côté, de nausées-vomissements. À plus grande échelle, nous souhaitons réaliser une
analyse à partir des données du Système National d’Information Inter-Régime de l’Assurance Ma-
ladie (SNIIRAM). Cette étude nous permettrait de pouvoir évaluer de manière macroscopique,
la prescription à l’échelle française des médicaments considérés comme inappropriés selon POPI,
et d’évaluer le coût associé. Il pourrait être un indicateur également de suivi des prescriptions
inappropriées en pédiatrie.
Conclusion
La population pédiatrique est plus exposée aux erreurs médicamenteuses. Elles sont trois fois plus
nombreuses dans cette population, d’où l’importance de pouvoir détecter les PI en amont pour
prévenir des événements indésirables. Grâce à l’outil POPI, notre évaluation rétrospective des
PI/OP a permis d’objectiver leur prévalence en pédiatrie et d’identifier les PI les plus fréquentes.
Nous avons également pu valider la reproductibilité de l’outil auprès des professionnels de santé
qui seront les futurs utilisateurs de l’outil. L’adaptation de POPI au niveau international permet
sont usage le plus large possible.
L’impact de POPI sur les prescriptions inappropriées doit être évalué prospectivement. POPI va
également permettre de cibler des thématiques et de proposer des axes d’amélioration afin d’amé-
liorer les pratiques. POPI s’intègre parfaitement dans le déploiement de la pharmacie clinique et
plusieurs indicateurs permettront de suivre l’amélioration des prises en charge. Enfin, l’utilisation
optimale de l’outil dans la pratique quotidienne ne pourra se faire qu’en intégrant les différents
systèmes d’information hospitalier ou de ville ou via une application sur smartphone/tablette.
POPI n’a qu’un seul objectif : permettre d’aider les professionnels de santé à détecter les PI/OP
et améliorer la prise en charge médicamenteuse des enfants.
hémodynamique.
I-INFECTIONS ORL
Prescriptions inappropriées Omissions
e
II-1. Antibiotique autre que l’amoxicilline en 1 intention en cas IO-1. Posologie en milligramme (mg)
d’otite moyenne aiguë, angine à streptocoque A, sinusite (à par prise d’amoxicilline ou de
dose efficace sur le pneumocoque soit 80-90 mg/kg et sur le josamycine en cas de solution
streptocoque soit 50 mg/kg) en l’absence d’allergie. buvable.
II-2. Traitement antibiotique d'une angine en l'absence de test de IO-2. Paracétamol en association au
diagnostic rapide, et chez l’enfant de plus de 3 ans. traitement antibiotique pour
II-3. Antibiotique en cas de rhinopharyngite, otite congestive, soulager la douleur (otite).
angine avant l’âge de 3 ans, otite moyenne aiguë peu
e
symptomatique en 1 intention après l’âge de 2 ans,
laryngite.
II-4. Antibiothérapie en cas d'otite séromuqueuse sauf si dure
depuis plus de 3 mois ou en cas d'hypoacousie.
II-5. Corticothérapie en cas d'otite moyenne aiguë purulente, de
rhinopharyngite ou d'angine à streptocoque.
®
II-6. Décongestionnant nasal ou oral oxymétazoline (Aturgyl ),
® ®
pseudoéphédrine (Sudafed ), naphazoline (Derinox ), éphé-
® ®
drine (Rhinamide ), tuaminoheptane (Rhi-nofluimicil ),
®
phényléphrine (Humoxal ).
II-7. Anti-H1 sédatif atropinique (phéniramine, chlorphéniramine),
camphre, menthol (dérivés terpéniques) en inhalation,
pulvérisation, application ou suppositoires avant 30 mois.
®
II-8. Ténoate d'éthanolamine (Rhinotrophyl ) et autres
antiseptiques nasaux.
II-9. Gouttes auriculaires en cas d'otite moyenne aiguë.
J-ASTHME
Prescriptions inappropriées Omissions
JI-1. Kétotifène et autres anti-H1, cromoglycate de JO-1. Chambre d'inhalation adaptée à l'âge.
sodium. JO-2. Traitement de fond (corticoïdes inhalés) en cas
JI-2. Antitussifs. d'asthme persistant.
K-ACNE VULGARIS
Prescriptions inappropriées Omissions
KI-1. Minocycline. KO-1. Contraception pour femme en âge de
KI-2. Isotrétinoïne associé à une cycline. procréer en cas de traitement par
DERMATOLOGIE
Prescriptions inappropriées
e
SI-1. Autre antidépresseur ISRS que la fluoxétine en 1 intention (en cas de pharmacothérapie).
SI-2. Antidépresseurs tricycliques en cas de dépression.
T-ENURESIE NOCTURNE
Prescriptions inappropriées
TI-1. Desmopressine par voie endonasale.
Desmopressine en cas de symptômes diurnes.
TI-2. Anticholinergiques en monothérapie en l'absence de symptômes diurnes.
TI-3. Tricycliques associés à des médicaments anticholinergiques.
e
TI-4. Tricycliques en 1 intention.
U-ANOREXIE
Prescriptions inappropriées
®
UI-1. Cyproheptadine (Périactine ), clonidine
V-TROUBLE-DEFICIT DE L'ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACTIVITE
Prescriptions inappropriées Omissions
VI-1. Traitement médicamenteux avant 6 ans (avant VO-1. Courbe taille-poids en cas de traitement par
l'école) sauf cas sévère. méthylphénidate.
VI-2. Antipsychotiques en cas de TDAH pur.
VI-3. Méthylphénidate à libération prolongée en
deux prises par jour, au lieu d’une seule prise.
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