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Le Traitement Comptable Des Redressements Fiscaux Au Cameroun 3

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SOMMAIRE
(Pour plus de détails voir table des matières à la page 380)

Chapitre 1: Le traitement du redressement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée………………………………


6

Chapitre 2: Le traitement du redressement de la Patente et la Licence………………………………………


109

Chapitre 3: Le traitement du redressement des droits d'enregistrement………………………………………


123

Chapitre 4: Le traitement du redressement des impôts sur salaire……………………………………………


174

Chapitre 5: Le traitement du redressement de


l'Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers (IRCM)…………………………….
233

Chapitre 6 : Le traitement du redressement de la Taxe Spéciale sur le Revenu………………………………


249

Chapitre 7: Le traitement du redressement de l'Impôt sur le Revenu…………………………………………


255

Chapitre 8: Le traitement du redressement des Impôts sur les Revenus Fonciers……………………………


288
1

PREFACE

DROIT FISCAL CAMEROUNAIS


LE TRAITEMENT DES REDRESSEMENTS FISCAUX
APPLIQUE AU SYSTEME COMPTABLE OHADA

C’est avec un réel plaisir que nous présentons aujourd’hui l’ouvrage de Raymond
MBADIFFO KOUAMO consacré au traitement comptable et fiscal des redressements fiscaux.

Œuvre d’un universitaire expérimenté et rompu à la pratique de la fiscalité camerounaise,


ce livre apporte une vision claire et précise de l’imbrication du droit fiscal camerounais et du
système comptable OHADA.

Le présent ouvrage qui est un remarquable effort d’analyse, de synthèse et de réflexions


pratiques, apporte des éléments de réponse aux questions suivantes :

- Quels sont les droits du contribuable en matière de contrôle fiscal ?

- Quelles sont les responsabilités du redevable légal dans la perspective d’un redressement
fiscal ?

- Quel est le traitement fiscal des impôts, droits et taxes issus d’un redressement ?

- Quel est le traitement comptable des impôts, droits et taxes issus d’un redressement ?

L’auteur ne se contente pas, pour chaque type d’impôts, de procéder à l’analyse des
redressements sur les plans comptable et fiscal. Il expose également les principes généraux les
régissant autant que les motifs de redressement y relatifs. Les analyses sont illustrées d’exercices
aux quels l’auteur apporte des solutions pratiques.

Avec une compétence avérée et une liberté d’esprit certaine, le Docteur Raymond
MBADIFFO KOUAMO contribue, à travers les pages qui suivent, à la compréhension de la
diversité et de la complexité des textes du Code Général des Impôts et du Livre des Procédures
Fiscales.
2

Autant le souligner, « Le traitement des redressements fiscaux appliqué au système


comptable OHADA » est une précieuse source de savoirs utiles et de savoir faire. Les richesses
qu’il recèle assureront certainement le succès de l’ouvrage, qui fait du Docteur Raymond
MBADIFFO KOUAMO une référence sûre en matière de fiscalité au Cameroun.

Léopold DONFACK SOKENG


Professeur Agrégé de Droit Public
3

LISTE DES ABREVIATIONS

Al. : alinéa
Art. : article
BIC : Bénéfice Industriel et Commercial
BNC : Bénéfice Non Commercial
CAC : Centimes Additionnels Communaux
CEMAC : Communauté Economique et Monetaire de l'Afrique Centrale
CFC : Crédit Foncier du Cameroun
CGI : Code Général des Impôts
CJCE : Cour de Justice du Conseil d'Etat
CNPS : Caisse National de Prévoyance Sociale
DI : Direction des Impôts
FEICOM : Fonds Spécial d'Equipement et d'Intervention Intercommunale
FNE : Fonds National de L'Emploi
HT : Hors Taxe
IRCM : Impôt sur les Revenus de Capitaux Mobiliers
IRS : Impôt sur les Revenus Salariaux
IS : Impôts sur les Sociétés
LF : Loi de finances
OHADA : Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
PV : Pension vieillesse
RAV : Redevance Audio Visuelle
TC : Taxe Communale
TCA : Taxe sur le Chiffre d'Affaires
TSR : Taxe Spéciale sur le Revenu
TTC : Toutes Taxes Comprises
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
4

INTRODUCTION GENERALE

Selon le système fiscal camerounais, les obligations fiscales des contribuables sont
essentiellement fondées sur les déclarations qu’ils établissent et qui sont présumées exactes et
sincères. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se
réservent les services fiscaux.

Les dispositions du Code Général des Impôts prévoient différentes formes de contrôle et
de vérification fiscale qui sont : le contrôle sur pièces, la vérification générale, la vérification
partielle, les demandes d’éclaircissements et de justifications.

1- Le contrôle sur pièces

Le contrôle sur pièces est un contrôle de cohérence des déclarations du contribuable, que
l’Administration Fiscale effectue sur la base des dossiers dont elle dispose ou des éléments
d’information qu’elle a pu recueillir mais sans procéder à des investigations sur place.

En général, le contrôle sur pièces se déroule sans que le contribuable soit informé.

2- La vérification générale

La vérification générale consiste au contrôle sur place :


- des bases d’impositions ;
- des montants liquidés et payés ;
- des délais de déclaration et de règlement ;

De l’ensemble des impôts, droits et taxes dont le contribuable est redevable au titre des
exercices non prescrits.

3- La vérification partielle

Dans le cadre d’une vérification partielle, l’Administration Fiscale procède aux mêmes
types de contrôle que lors d’une vérification générale, à la différence que le contrôle est porté
sur :

- l’ensemble des impôts, droits et taxes dont le contribuable est redevable au titre d’un
exercice ;
- un impôt donné dont le contribuable est redevable au titre des exercices non prescrits ;
- un groupe d’opérations sur une période inférieure à un exercice fiscal.
5

4- Les demandes d’éclaircissements et de justifications

Pour obtenir des informations ou des renseignements complémentaires sur différents


points des divers éléments du dossier fiscal, l’Administration Fiscal peut demander par écrit aux
contribuables tous éclaircissements ou justifications relatifs aux déclarations souscrites ou actes
déposés.

Ces différentes formes de contrôle et de vérification peuvent être effectuées sur des
exercices non prescrits.

De l’analyse des dispositions des articles L34 et L89 du Livre des Procédures Fiscales
camerounais, le délai de prescription, des impôts, droits et taxes dont le contribuable est le
redevable réel, est de quatre (4) ans. Quels sont les impôts, droits et taxes concernés ? Quel est le
délai de prescription des impôts, droits et taxes dont le contribuable est le redevable légal ?

Lorsqu’au cours de ces contrôles et vérifications, l’Administration Fiscale constate une


insuffisance, une inexactitude, ou une omission dans l’établissement, la liquidation ou le
paiement des impôts, les redressements correspondant sont effectués.

Lorsque suite à des redressements le redevable légal supporte les règlements à la place du
redevable réel, ces impôts, droits et taxes constituent – ils :
 des charges sur le plan fiscal ?
 des charges des activités ordinaires sur le plan comptable ?

La recherche des éléments de réponse à ces questions est d’autant plus préoccupante
qu’en situation normale, les impôts, droits et taxes dont le contribuable est le redevable légal ne
constituent pas des charges pour lui, ni sur le plan fiscal, ni sur le plan comptable.

Cet ouvrage composé de dix chapitres permet non seulement de mieux comprendre le
droit fiscal camerounais, mais d’avoir une parfaite maîtrise du système comptable OHADA.
6

CHAPITRE I

LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE LA
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)

La TVA est un impôt général sur la consommation qui frappe en principe toutes les
opérations de livraison des biens et services au Cameroun, qu’ils soient d’origine nationale ou
étrangère. (Art. 125, 126 et 127 du CGI).
Cependant, toutes les opérations ne sont pas imposables1 (voir en annexe 1 la liste des opérations
imposables, des opérations exonérées, ainsi que la liste des produits exonérés).

La charge fiscale de la taxe est supportée par le dernier acquéreur non redevable de cet
impôt : le consommateur final du produit ou du service.

La TVA est aussi une taxe unique perçue de façon fractionnée à chacun des stades d’un
circuit de production ou de distribution, chaque entreprise étant censée contribuer
proportionnellement à la valeur ajoutée qu’elle a produite.

La TVA ne constitue pour l’entreprise ni une charge, ni un produit, si le fait générateur


concoure directement à la formation du coût de revient des biens et services.

Sont d’office assujettis à la TVA2, les entreprises relevant du régime de base, du régime
réel simplifié et du régime réel normal.

La TVA est liquidée au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par


l’Administration Fiscale3 .

Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours du mois qui suit le trimestre au cours duquel les opérations imposables ont été réalisées.
(Art. 152 al. 1 du CGI)

Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
imposables ont été réalisées. (Art. 152 al. 2 du CGI)

Selon l’article L3 du Livre des Procédures Fiscales (LPF), tout contribuable qui s’est
abstenu de souscrire sa déclaration dans les délais prévus ci-dessus fait l’objet d’une lettre de
1
Art. 128 : des exonérations, Loi N° 2002/003 du 19 avril portant Code Général des Impôts
2
Art. 132 al. 1, 2 et 3 : des modalités d’imposition . Loi op. cit.
3
Art. 152 du CGI : obligations des redevables.
7

relance valant mise en demeure de déclarer. Il dispose de quinze (15) jours pour régulariser sa
situation, à compter de la réception de la lettre. A défaut, les bases d’imposition peuvent être
déterminées d’office par l’Administration Fiscale.

Quel que soit leur régime d’imposition, les assujettis à la TVA doivent faire apparaître
sur leurs factures, le montant Hors Taxe (H.T.) de l’opération, la TVA correspondante, ainsi que
le montant Toutes Taxes Comprises ( T.T.C.) de l’opération. Ils doivent aussi mentionner sur les
dites factures, leur Numéro d’ Identifiant Unique, leur raison sociale, leur dénomination et leur
adresse précise4.

Les taux de la TVA sont fixés par le législateur 5 de la manière suivante :


- Le taux général : 17 % auquel il faut ajouter les Centimes Additionnels Communaux (C.A.C.)
de 10 % ce qui porte le taux à 18,7 % ;
- Le taux zéro : 0 %.
Le taux zéro s’applique aux exportations des produits taxables, et aux livraisons et prestations
effectuées pour le compte des entreprises situées en zones franches et points francs industriels.
Le taux général s’applique aussi bien pour les biens et/ou services produits localement que pour
les biens et/ou services importés.

De part sa nature, la TVA n’est pas une taxe comme le laisse croire sa dénomination,
c’est un impôt.

Tout règlement après les délais est sanctionné par un intérêt de retard de 10 % par mois,
plafonnée à 50 %.

Tout contribuable qui s’est abstenu de souscrire sa déclaration dans les délais prévus par
la loi fait l’objet d’une lettre de relance valant mise en demeure de déclarer. Il dispose d’un délai
de 15 jours pour régulariser sa situation.

Le contribuable qui, après une mise en demeure de déclarer, n’a pas souscrit sa
déclaration, fait l’objet d’une taxation d’office et sa cotisation est majorée de 100 %.

Les déclarations des contribuables sont contrôlées par l’Administration Fiscale afin d’en
déceler les erreurs, les omissions ou les insuffisances qui entraînent des redressements.

Le traitement comptable et fiscal de la TVA issue d’un redressement, suite à un contrôle


effectué sur une période clôturée (c'est-à-dire une période dont les Etats comptables et fiscaux

4
Art. 150 du CGI : obligations des redevables.
5
Art. 142 al. 1 a du CGI, B des taux.
8

ont été arrêtés et confectionnés), est différent du traitement de la TVA d’une période non encore
clôturée.

Selon les dispositions relatives à la TVA, on peut distinguer :


- Le traitement du redressement de la TVA collectée;
- Le traitement du redressement de la TVA déductible;
- Le traitement du redressement de la TVA retenue à la source;
- Le traitement du redressement de la TVA à reverser.

Section 1 : Le traitement du redressement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée collectée

De la combinaison des articles 126 et 129 du Code Général des Impôts, il ressort que
seules sont soumises à la taxe, les opérations accomplies dans le cadre d’une activité économique
réalisée à titre onéreux et au Cameroun6.
Le territoire national au sens de la TVA peut s’étendre hors des frontières nationales puisque la
loi reconnaît à certaines opérations effectuées à l’étranger, la qualité d’opérations réalisées au
Cameroun.

C’est le cas des opérations suivantes :


- Les ventes faites selon les conditions 7 de livraison de la marchandise au Cameroun ;
- L’utilisation ou l’exploitation au Cameroun du service rendu, du droit cédé ou de l’objet loué ;
- Le transport inter-CEMAC effectué par une personne domiciliée au Cameroun.

En matière de TVA collectée, il faut distinguer le redevable réel et le redevable légal. Le


redevable réel est celui qui supporte la taxe sur la consommation, alors que le redevable légal a
juste la charge de collecter la taxe pour le compte de l’Administration Fiscale. Le redevable légal
joue le rôle d’auxiliaire de l’Administration.

Lorsque le redevable légal ne remplit pas ses obligations de collecte de la TVA, et, qu’à
la suite d’un contrôle sur une période clôturée, l’Administration Fiscale effectue un redressement
qu’elle fait supporter par le redevable légal. Cette TVA devient-elle une charge pour le redevable
légal ? Nous apporterons les éléments de réponse à cette question après avoir analysé :

- le traitement du redressement de la TVA collectée sur les livraisons des marchandises et


produits fabriqués ;

6
L’art. 129 du CGI pose le principe de la territorialité, tout en retenant un critère objectif de rattachement à la
juridiction fiscal nationale.
7
Les articles 220 et 223 actes uniformes relatifs au droit commercial général posent les conditions selon lesquelles
le vendeur peut être tenu de livrer les marchandises en un lieu particulier ou à défaut de les remettre à un
transporteur qui les livrera à l’acheteur.
9

- le traitement du redressement de la TVA collectée sur les ventes 8 (des marchandises et


produits fabriqués) facturées ;
- le traitement du redressement de la TVA collectée sur les prestations de services ;
- le traitement du redressement de la TVA collectée sur les cessions des immobilisations ;
- le traitement du redressement de la TVA collectée sur les rémunérations versées à l’étranger.

A- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les livraisons des marchandises


et produits fabriqués

Nous distinguerons la livraison faite à des tiers de la livraison à soi-même.

I- La TVA collectée sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués à des tiers

1- Principes généraux

a- L’exigibilité (Art. 134 al. 1 du CGI)

Selon l’article 134 du CGI, la TVA est collectée et exigible dès la livraison des
marchandises ou produits fabriqués à des tiers, lors de la réalisation du fait générateur.

b- L’assiette (Art. 135, 136 et 137 du CGI)

La base d’imposition est le prix de vente net 9 majoré des frais accessoires10.

c- Liquidation

Liquider la TVA c’est déterminer son montant.


TVA = Prix de Vente Hors Taxes x Taux de la TVA
Le Prix de Vente Toutes Taxes Comprises = Prix de Ventes Hors Taxes + TVA

d- Redressement

La TVA collectée, sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués à des tiers,
est assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour
contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

8
Par toutes les catégorie d’entreprises.
9
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
10
Transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur. (Art. 1136 al. 1 du CGI)
10

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués à des tiers,
les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire ci-après :

- Dans le cadre d’une vérification générale de comptabilité, l’Administration Fiscale adresse au


contribuable, une notification de redressements qui ressort : la nature, les motifs et le montant du
redressement envisagé, afin de permettre à celui-ci de faire parvenir ses observations ou de faire
connaître son acceptation dans un délai de trente (30) jours à compter de sa réception. Le défaut
de réponse dans le délai fixé vaut acceptation et les impôts, droits et taxes ainsi rappelés sont mis
immédiatement en recouvrement (Art. L24 du LPF).

- Dans le cadre d’une vérification partielle de comptabilité, l’Administration Fiscale adresse au


contribuable, une notification de redressements qui ressort : la nature, les motifs et le montant du
redressement envisagé, afin de permettre à celui-ci de faire parvenir ses observations ou de faire
connaître son acceptation dans un délai de quinze (15) jours ouvrables à compter de sa réception
(Art. L25 du LPF).

Si les observations formulées par le contribuable dans les délais, sont reconnues fondées, en tout
ou partie, l’Administration Fiscale doit abandonner tout ou partie des redressements notifiés
(Art. L26 du LPF).

Si l’Administration Fiscale entend maintenir les redressements initiaux, elle les confirme dans
notification définitive et informe ce dernier qu’il a la possibilité de déposer une réclamation
contentieuse en vertu des dispositions des articles L116 et suivants du LPF.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA, collectée sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués
à des tiers, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent
droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
11

- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.


En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

2- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les livraisons des marchandises et


produits fabriqués à des tiers

a- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraisons à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.

Sur le plan fiscal, le montant principal11 du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.

Le redressement de la TVA collectée, sur les livraisons des marchandises et produits


fabriqués à des tiers, génère des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque
ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles
constituent pour lui des charges comptables non fiscalement déductibles.

b- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraisons à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la TVA constitue une


charge Hors Activités Ordinaires.

11
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal de la TVA est supposé avoir été collecté par l’entreprise.
12

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Nous distinguerons la comptabilisation du montant principal de la comptabilisation des


pénalités.

* La comptabilisation du montant principal

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 831 – Charges H.A.O. constatées

Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur livraisons
qui aurait dû être versé,

L’écriture est la suivante :

D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
13

* La comptabilisation des pénalités

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

Exemple d’application :
14

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que les produits inscrits sur
le bon de livraison N° 104/1102, d’une valeur de FCFA 25 000 000 H.T., n’ont pas été
facturés. De plus, la TVA générée par cette livraison du 15 novembre 2002 au client MILTON
HOTEL n’a pas été reversée à l’Administration Fiscale. Suite à un redressement, l’Avis de Mise
en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société CUB S.A., mentionne un redressement de
la TVA d’un montant principal de FCFA 4 675 000 et des pénalités de FCFA 4 675 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la TVA collectée sur livraisons générée par cette omission.

Solution :

* Traitement fiscal de la TVA issue de ce redressement.

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 4 675 000,
est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 4 675 000 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable du montant principal de la TVA issue de ce redressement.

D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

4 675 000 4 675 000

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

* Traitement comptable des pénalités issues de ce redressement.


15

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

4 675 000 4 675 000

Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

II- La TVA collectée sur livraisons des biens ou des produits fabriqués à soi-même

1- Principes généraux

a- L’exigibilité (Art. 134 al. 1 du CGI)

Selon l’article 134 Al. 1 (a) du CGI, la TVA est collectée et exigible dès la livraison à
soi-même :
- des biens achetés et utilisés en l’état ;
- des produits extraits, fabriqués ou transformés.

Il est important de noter que lorsqu’une entreprise industrielle commercialise une partie
des produits intermédiaires12 qu’elle utilise elle-même dans la fabrication de ses produits finis,
elle doit non seulement collecter la TVA sur la livraison à des tiers de ces produits
intermédiaires, mais elle doit aussi collecter et reverser la TVA sur la livraison à soi-même de
ces produits intermédiaires.

Pour illustrer nos propos, prenons par exemple le cas PROMO S.A., entreprise
industrielle, spécialisée dans la production d’huile de table. Pour fabriquer l’huile de table,
PROMO S.A. se sert d’un produit intermédiaire qui est la stéarine. Au cours du mois de janvier
2004, l’entreprise PROMO S.A. a fabriqué 1 000 tonnes de stéarine. Elle a vendu 250 tonnes de
stéarine à la société CCO Sarl (entreprise industrielle elle aussi spécialisée dans la production
d’huile de table) et a utilisé pour la fabrication de ses produits (huile de table) 750 tonnes. En
matière de TVA, elle doit :
- collecter la TVA sur la livraison de 250 tonnes de stéarine à la société CCO Sarl ;
12
Lorsqu’une entreprise ne vend pas ses produits intermédiaires, ceux ci ne peuvent pas être classés dans la gamme
des biens qu’elle commercialise.
16

- collecter la TVA sur la livraison à soi-même de 750 tonnes de « stéarine ».

b- L’assiette (Art. 135, 136 et 137 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée :


- pour les marchandises achetées et utilisées en l’état, par le prix d’achat net 13 majoré des frais
accessoires14. Ce prix d’achat est Hors Taxe.
- pour les produits fabriqués, par le coût de production.

c- Liquidation

Pour les livraisons à soi-même, la TVA est égale à :


 Lorsque l’autoconsommation concerne les biens achetés et utilisés en l’état
TVA = Prix d’achat Hors Taxes x Taux de la TVA
 Lorsque l’autoconsommation concerne les produits extraits, fabriqués ou transformés
par l’entreprise
TVA = Coût de revient x Taux de la TVA

d- Redressement

A priori, l’Administration Fiscale présume exacte la TVA collectée, sur livraisons à soi-
même des biens ou des produits extraits, fabriqués ou transformés, inscrite sur les déclarations
spéciales des contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur livraisons à soi-même des marchandises ou des produits extraits,
fabriqués ou transformés, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA, collectée sur livraisons à soi-même des marchandises ou des
produits extraits, fabriqués ou transformés, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer
des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

13
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
14
Transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur. (Art. 136 al. 1 du CGI)
17

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

2- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les livraisons à soi-même des


marchandises et produits extraits, fabriqués ou transformés

a- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraison à soi-même est supportée par l’entreprise qui est en même temps le
redevable légal et le redevable réel.

Le redressement de la TVA collectée, sur les livraisons des marchandises et produits


fabriqués à soi-même, génère des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement.

Sur le plan fiscal, nous distinguerons deux cas :

1er cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou transformés
qui concourent directement à la formation du coût de revient des biens et services.

Le montant principal de ce redressement de la TVA ne constitue pas une charge pour


l’entreprise. C’est une TVA déductible, pour les assujettis au régime du réel, de la TVA collectée
générée par d’autres opérations.

Le redressement de la TVA collectée, sur les livraisons des marchandises et produits


fabriqués à soi-même, génère des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque
ces pénalités sont nées du fait que le redevable n’a pas rempli ses obligations, elles constituent
pour lui des charges non fiscalement déductibles.

2ème cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou
transformés qui ne concourent pas à la formation du coût de revient des biens et services.
18

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


déductible ou un complément du coût d’achat des immobilisations.

Selon l’article 7 du CGI, les pénalités liées à ce redressement constituent pour l’entreprise
des charges non déductibles

b- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, nous distinguerons deux cas :

1er cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou transformés
qui concourent directement à la formation du coût de revient des biens et services.

* Pour le montant principal du redressement de la TVA

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4451 – Etat, TVA récupérable sur immobilisations
 4452 – Etat, TVA récupérable sur achats

L’écriture est la suivante :

4451 - TVA récup. sur immob.


D 4452 - TVA récup. Sur achats C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit
être payée dans un délai de 15 jours dès réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations » est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.
19

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

* Pour le montant pénalités du redressement de la TVA

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
20

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

2ème cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou
transformés qui ne concourent pas à la formation du coût de revient des biens et services.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 24 – Matériels
 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 60 – Achats et variations de stocks
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :


21

24 - Matériels
D 60 - Achats et variations de stocks C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal et
redressement TVA Pénalités du
redressement TVA

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

Pénalités du
redressement TVA

Exemple d’application :

La CAMI-TOYOTA S.A. est une entreprise située à Douala, et est spécialisée dans le
montage et la vente du matériel de transport.

Au cours du mois de février 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité
sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que :


- Le 08/08/02 : L’entreprise a monté pour son utilisation propre, un camion dont le coût de
production s’élève à 80 000 000 F.
- Le 12/09/02 : L’entreprise a monté pour son utilisation propre, une voiture de tourisme dont
le coût de production s’élève à 18 000 000 F.

La TVA générée par ces livraisons à soi-même n’a pas été reversée à l’Administration
Fiscale. Suite à ce contrôle, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 mai 2004 par la société
CAMI-TOYOTA S.A., mentionne :

- un redressement de la TVA sur livraison du camion d’un montant principal de FCFA


14 960 000 et des pénalités d’assiette de FCFA 7 480 000 ;
- un redressement de la TVA sur livraison de la voiture de tourisme d’un montant principal de
FCFA 3 366 000 et des pénalités d’assiette de FCFA 1 683 000.

Travail A Faire :
22

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement concernant la TVA collectée sur livraison à soi-même générée par cette
omission.

Solution :

1- Le traitement fiscal

* Puisque le camion concoure directement à la formation du coût de revient des biens et


services.

Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 14 960 000 ne constitue


pas une charge pour la CAMI-TOYOTA S.A.. C’est une TVA déductible de la TVA collectée
générée par d’autres opérations.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 7 480 000 constituent des charges
non fiscalement déductibles pour la CAMI-TOYOTA S.A..

* Puisque la voiture de tourisme ne concoure pas directement à la formation du coût de


revient des biens et services.

Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 3 366 000 constitue pour
la CAMI-TOYOTA S.A. , un complément du coût d’achat de la voiture de tourisme.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 1 683 000 constituent pour la
CAMI-TOYOTA S.A. des charges non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

1- Ecritures concernant le redressement de la TVA sur la livraison à soi-même du camion

Comptabilisation du montant principal du redressement concernant la TVA collectée sur


livraison à soi-même.

D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

14 960 000 14 960 000


23

Le montant principal de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et
taxes » est exigible et doit être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise
en Recouvrement (AMR).

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations » est déductible de la TVA collectée du mois de mai 2004.

Comptabilisation des pénalités du redressement concernant la TVA collectée sur livraison


à soi-même du camion.

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

7 480 000 7 480 000

2- Ecritures concernant le redressement de la TVA sur la livraison à soi-même de la voiture de


tourisme

D 245 - Compl. achat Matériel de transport C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

3 366 000 5 049 000

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C

1 683 000

B- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les ventes (des marchandises et


produits fabriqués) facturées

I- Principes généraux de la TVA collectée sur les ventes (des marchandises et produits
fabriqués) facturées

a- L’exigibilité (Art. 134 al. 1 du CGI)

La TVA sur factures de ventes est exigible.


24

Les factures de ventes doivent mentionner distinctement le prix H.T., le montant de la TVA et le
prix T.T.C.

b- L’assiette (Art. 135, 136 et 139 al. 1 et 3 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée, par le prix de vente net 15 majoré des frais
accessoires16.

Selon l’article 139 al. 1, les emballages, récupérables et réutilisables identifiables,


consignés par le fournisseur ne sont pas soumis à la TVA. En cas de non retour des emballages,
la consignation se transforme en vente qui sera alors soumise à la TVA. Par contre les
emballages, récupérables et réutilisables non identifiables, consignés par le fournisseur sont
soumis à la TVA (Art. 139 al. 3).

c- Liquidation

Liquider la TVA c’est déterminer son montant.


TVA = Prix de Vente Hors Taxes x Taux de la TVA
Le Prix de Vente Toutes Taxes Comprises = Prix de Ventes Hors Taxes + TVA

TVA = Chiffre d’Affaires Hors Taxes x Taux de la TVA


Chiffre d’Affaires Toutes Taxes Comprises = Chiffre d’Affaires Hors Taxes + TVA

d- Redressement

La TVA collectée, sur les ventes facturées, est assise sur des bases d’imposition déclarées
par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur les ventes facturées, les redressements correspondants sont
effectués suivant la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.

15
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
16
Transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur. (Art. 136 al. 1 du CGI)
25

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur les ventes facturées, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les ventes facturées

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur les ventes facturées n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable
légal.

Sur le plan fiscal, le montant principal17 du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.

Le redressement de la TVA collectée, sur les ventes facturées, génère des pénalités
d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges comptables
non fiscalement déductibles.

17
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal de la TVA est supposé avoir été collecté par l’entreprise.
26

2- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur les ventes facturées n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable
légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la TVA constitue une


charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Nous distinguerons la comptabilisation du montant principal de la comptabilisation des


pénalités.

* La comptabilisation du montant principal

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 831 – Charges H.A.O. constatées

Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur ventes qui
aurait dû être versé,

L’écriture est la suivante :

D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
27

 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

* La comptabilisation des pénalités

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


28

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la facture N° 350/1002


du 02/10/02 d’un montant de FCFA 30 000 000 H.T., n’a pas été déclarée. Donc, la TVA
générée par cette vente au client MILTON HOTEL n’a pas été reversée à l’Administration
Fiscale. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la
société CUB S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA
5 610 000 et des pénalités d’assiette de FCFA 5 610 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la TVA collectée sur ventes générée par cette omission.

Solution :

Traitement fiscal de la TVA issue de ce redressement.

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 5 610 000,
est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 5 610 000 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable du montant principal de la TVA issue de ce redressement.


29

D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

5 610 000 5 610 000

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

* Traitement comptable des pénalités issues de ce redressement.

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

5 610 000 5 610 000

Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

C- Le traitement du redressement de la TVA générée par les prestations de services ou


travaux immobiliers

Nous distinguerons les prestations faites à des tiers, des prestations à soi-même.

I- La TVA générée par les prestations de services ou travaux immobiliers à des tiers

1- Principes généraux

a- L’exigibilité (Art. 134 al. 1 du CGI)

Selon l’article 134 du CGI, la TVA générée par les prestations de services et les travaux
immobiliers est exigible dès l’encaissement du prix, des acomptes ou avances.

b- L’assiette (Art. 135, 136 et 137 du CGI)


30

La base d’imposition des prestations de services ou travaux immobiliers à des tiers est le
prix de vente net 18.

c- Liquidation

Liquider la TVA c’est déterminer son montant.


TVA = Prix de Vente Hors Taxes x Taux de la TVA
Le Prix de Vente Toutes Taxes Comprises = Prix de Ventes Hors Taxes + TVA

TVA = Chiffre d’Affaires Hors Taxes x Taux de la TVA


Chiffre d’Affaires Toutes Taxes Comprises = Chiffre d’Affaires Hors Taxes + TVA

d- Redressement

La TVA collectée, sur les prestations de services ou travaux immobiliers à des tiers, est
assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour
contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur les prestations de services ou travaux immobiliers, les
redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur les prestations de services ou travaux, et qui ont
conduit l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

18
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
31

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

2- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les prestations de services à des


tiers

a- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur prestation de services à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais par
le redevable légal.

Sur le plan fiscal, le montant principal du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.

Le redressement de la TVA collectée, sur prestations de services à des tiers, génère des
pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que
le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges
comptables non fiscalement déductibles.

b- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur prestations de services à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais
par le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la TVA constitue une


charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
32

Nous distinguerons la comptabilisation du montant principal de la comptabilisation des


pénalités.

* La comptabilisation du montant principal

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 831 – Charges H.A.O. constatées

Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur prestations
de services qui aurait dû être versé,

L’écriture est la suivante :

D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

* La comptabilisation des pénalités

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


33

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

Exemple d’application :

La société FROICAM S.A. est une entreprise située à Douala, et spécialisée dans
l’entretien et la réparation des systèmes de climatisation. Au cours du mois de janvier 2004, elle
a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
34

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la facture N° 0233 du 11


novembre 2002, d’un montant de FCFA 3 500 000, pour réparation de la centrale de
climatisation n’a pas été déclarée. Or cette facture a déjà été réglée et la TVA générée par cette
prestation au client MILTON HOTEL n’a pas été reversée à l’Administration Fiscale. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société FROICAM
S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 654 500 et des
pénalités de FCFA 654 500.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la TVA collectée sur prestations générée par cette omission.

Solution :

Traitement fiscal de la TVA issue de ce redressement.

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 654 500, est
supportée par la société FROICAM S.A.. et ne constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 654 500 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société FROIDCAM
S..A..

* Traitement comptable du montant principal de la TVA issue de ce redressement.

D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

654 500 654 500

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

* Traitement comptable des pénalités issues de ce redressement.


35

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

654 500 654 500

Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

II- La TVA collectée sur la livraison des prestations de services à soi-même

1- Principes généraux

a- L’exigibilité (Art. 134 al. 1 du CGI)

Selon l’article 134 du CGI, la TVA est collectée et exigible dès la livraison des
prestations de services et les travaux immobiliers à soi-même.

b- L’assiette (Art. 135, 136 et 137 du CGI)

La base d’imposition des prestations de services ou travaux immobiliers à soi-même est


le coût de production des prestations de services ou travaux.

c- Liquidation

Pour la livraison des prestations de services à soi-même, la TVA est égale à :


TVA = Coût de revient x Taux de la TVA

d- Redressement

A priori, l’Administration Fiscale présume exacte la TVA collectée, sur les prestations de
services à soi-même. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur la livraison des prestations de services à soi-même, les
redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
36

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA, collectée sur la livraison des prestations de services à soi-même, et
qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à
l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

2- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur la livraison des prestations de


services ou des travaux immobiliers à soi-même

a- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraison à soi même, des prestations de services, est supportée par l’entreprise qui
est en même temps le redevable légal et le redevable réel.

Le redressement de la TVA collectée, sur livraison à soi-même des prestations de


services, génère des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement.

Sur le plan fiscal, nous distinguerons deux cas :

1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.

Le montant principal de ce redressement de TVA ne constitue pas une charge pour


l’entreprise. C’est une TVA déductible, pour les assujettis au régime du réel, de la TVA collectée
générée par d’autres opérations.
37

Le redressement de la TVA collectée, sur livraison à soi-même des prestations de


services, génère des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités
sont nées du fait que le redevable n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des
charges non fiscalement déductibles.

2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


déductible ou un complément du coût d’achat des immobilisations.

Selon l’article 7 du CGI, les pénalités liées à ce redressement constituent pour l’entreprise
des charges non déductibles

b- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, nous distinguerons deux cas :

1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.

* Pour le montant principal du redressement de la TVA

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4453 – Etat, TVA récupérable sur transport
 4454 – Etat, TVA récupérable sur services

L’écriture est la suivante :

4453 - TVA récup. sur transport


D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit
être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
38

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

* Pour le montant pénalités du redressement de la TVA


Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :
 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
39

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

Exemple d’application :

La Société PASTEL S.A. est située à Douala, et est spécialisée dans la production et la
commercialisation des prestations de services en matière de télécommunications.

Au cours du mois de février 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité
sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que :


Le 08/08/02 : L’entreprise a produit et consommé pour ses propres besoins d’exploitation des
moyens de télécommunications dont le coût de production s’élève à 10 000 000 FCFA.

La TVA générée par cette livraison à soi-même n’a pas été reversée à l’Administration
Fiscale. Suite à ce contrôle, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 mai 2004 par la société
PASTEL S.A., mentionne :
- un redressement de la TVA sur livraison à soi-même des prestations de services d’un
montant principal de FCFA 1 870 000, des pénalités d’assiette de FCFA 1 870 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 561 000.
40

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement concernant la TVA collectée sur livraison à soi-même générée par cette
omission.

Solution :

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 1 870 000 ne constitue


pas une charge pour PASTEL S.A.. C’est une TVA déductible de la TVA collectée générée par
d’autres opérations.

Les pénalités issues de ce redressement, qui s’élèvent à 2 431 000 constituent des charges
non déductibles pour la PASTEL S.A..

2- Le traitement comptable

1- Ecritures concernant le redressement de la TVA sur la livraison à soi-même des prestations de


services.

Comptabilisation du montant principal du redressement concernant la TVA collectée sur


livraison à soi-même.

D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 870 000 1 870 000

Le montant principal de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et
taxes » est exigible et doit être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise
en Recouvrement (AMR).

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois de mai 2004.

Comptabilisation des pénalités du redressement concernant la TVA collectée sur livraison


à soi-même des prestations de services.
41

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 870 000 2 431 000

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

561 000

2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 61 – Transports
 625 – Primes d’assurance
 626 – Etudes, recherches et documentation
 627 – Publicité, publications, relations publiques
 628 – Frais de télécommunications
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :


42

61 - Transports
ou 625 - Primes d'assurance
ou 626 - Etudes, recherches et documentation
ou 627 - Publicité,publications relat. publi.
D ou 628 - Frais de télécommunications C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal et
redressement TVA Pénalités du
redressement TVA

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

Pénalités du
redressement TVA

Exemple d’application :

La G.M.C. S.A. est une entreprise située à Douala, et est spécialisée dans la
commercialisation des produits d’assurances.

Au cours du mois de février 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité
sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que :


- Le 08/08/02 : L’entreprise a établi, pour son propre compte, une police d’assurance pour des
véhicules de tourisme appartenant à l’entreprise. Le montant de la police s’élève à FCFA
2 000 000 H.T.

La TVA générée par cette livraison à soi-même n’a pas été reversée à l’Administration
Fiscale. Suite à ce contrôle, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 mai 2004 par la société
G.M.C. S.A., mentionne :
- un redressement de la TVA sur livraison à soi-même des prestations de services d’un
montant principal de FCFA 374 000, des pénalités d’assiette de FCFA 374 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 112 200.
43

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement concernant la TVA collectée sur livraison à soi-même générée par cette
omission.

Solution :

1- Le traitement fiscal

Puisque la voiture de tourisme ne concoure pas directement à la formation du coût de


revient des biens et services.

Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 374 000 constitue pour la
G.M.C. S.A. , un complément de la prime d’assurance.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 486 200 constituent pour la G.M.C.
S.A. des charges non déductibles.

2- Le traitement comptable

D 625 - Compl. Prime d'assurances C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

374 000 860 200

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C

374 000

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

112 200
44

D- Le traitement du redressement de la TVA générée par la cession d’immobilisations

I- Principes généraux de la TVA générée par la cession d’immobilisations

a- L’exigibilité (Art. 127 du CGI)

Selon l’article 127 du CGI, la TVA générée par les cessions d’immobilisations
corporelles (non comprises dans la liste des exonérés visés à l’article 241 du Code des Douanes)
est exigible.

Quelque soit l’objet social de l’entreprise, elle doit établir une facture, pour la cession, sur
laquelle apparaît distinctement la TVA. Cependant, si l’établissement du nouveau titre de
propriété nécessite un contrat de vente, la facture n’est plus établie et la TVA n’est plus exigible
car le contrat de vente génère des droits d’enregistrement.

b- L’assiette

La base d’imposition est le prix de cession.

c- Liquidation

Liquider la TVA c’est déterminer son montant.


TVA = Prix de Cession Hors Taxes x Taux de la TVA
Le Prix de Cession Toutes Taxes Comprises = Prix de Cession Hors Taxes + TVA

d- Redressement

La TVA collectée, sur cession d’immobilisations, est assise sur des bases d’imposition
déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur cession d’immobilisations les redressements correspondants sont
effectués suivant la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.
45

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur cession d’immobilisations, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA collectée sur cession


d’immobilisations

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur cession d’immobilisations n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.

Sur le plan fiscal, le montant principal du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.

Le redressement de la TVA collectée, sur cession d’immobilisations, génère des pénalités


d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges comptables
non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable
46

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur cession d’immobilisations n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la TVA constitue une


charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Nous distinguerons la comptabilisation du montant principal de la comptabilisation des


pénalités.

* La comptabilisation du montant principal

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 831 – Charges H.A.O. constatées

Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur cessions
d’immobilisations qui aurait dû être versé,

L’écriture est la suivante :

D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse
47

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

* La comptabilisation des pénalités

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


48

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté qu’un mobilier de bureau a


été cédé le 19 août 2002, à la société SITRAFER S.A. FCFA au prix de cession HT de FCFA
7 000 000, n’a pas été déclarée. Donc, la TVA générée par cette cession d’immobilisation n’a
pas été reversée à l’Administration Fiscale. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en
Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société CUB S.A., mentionne un redressement de la
TVA d’un montant principal de FCFA 1 309 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 1 309 000
et des pénalités de recouvrement de FCFA 392 700.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA collectée sur cession d’immobilisations générée par cette
omission.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 1 309 000,
est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 1 701 700 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable du montant principal de la TVA issue de ce redressement.


49

D 831 - Charges H.A.O. constatée C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 309 000 1 309 000

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

* Traitement comptable des pénalités issues de ce redressement.

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 309 000 1 701 700

D 6472 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

392 700

Le montant du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts
et taxes » est exigible et doit être payée au plus tard le 19 avril 2004.

E- Le traitement du redressement de la TVA générée par les rémunérations versées à


l’étranger

I- Principes généraux de la TVA générée par les rémunérations versées à l’étranger

a- L’exigibilité

Selon l’article 127 du CGI, il est institué une TVA sur les revenus servis aux personnes
morales ou physiques domiciliées hors du Cameroun, par des entreprises ou établissements situés
au Cameroun au titre :

- des droits d’auteurs ;


- de la vente ou de la location de licence d’exploitation de brevets, marques de
fabrique, procédés et formules secrets ;
50

- de la location ou du droit d’utilisation des films cinématographiques, des


émissions ou des films de télévision ;
- des rémunérations pour fournitures d’informations concernant les expériences
d’ordre industriel commercial ou scientifique ainsi que pour la location
d’équipements industriels, commerciaux ou scientifiques ;
- des rémunérations pour études, assistance technique, financière ou comptable ;
- des rémunérations versées aux entreprises effectuant des travaux de forage, de
recherche ou d’assistance pour le compte des compagnies pétrolières, lorsque
ces entreprises renoncent à l’imposition d’après la déclaration conformément
aux dispositions de l’article 18 du Code Général des impôts. Le prélèvement
spécial est exigible tant qu’une déclaration n’aura pas été acceptée par
l’Administration fiscale.

b- L’assiette

La base d’imposition est la fraction déductible des rémunérations avant retenue de la


Taxe Spéciale sur le Revenu.

c- Liquidation

Le montant de la TVA collectée sur rémunérations versées à l’étranger est égale à :


TVA = Montant brut des rémunérations x Taux de la TVA

d- Redressement

La TVA collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur rémunérations versées à l’étranger les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.

e- Pénalités
51

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA collectée sur


rémunérations versées à l’étranger

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, est supportée par l’entreprise qui est en même
temps le redevable légal et le redevable réel.

Le redressement de la TVA collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, génère des


pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement.

Sur le plan fiscal, nous distinguerons deux cas :

1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.

Le montant principal de ce redressement de TVA ne constitue pas une charge pour


l’entreprise. C’est une TVA déductible, pour les assujettis au régime du réel, de la TVA collectée
générée par d’autres opérations.

Le redressement de la TVA collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, génère des


pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que
52

le redevable n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges non fiscalement
déductibles.

2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


déductible.

Selon l’article 7 du CGI, les pénalités liées à ce redressement constituent pour l’entreprise
des charges non déductibles

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, nous distinguerons deux cas :

1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.

* Pour le montant principal du redressement de la TVA

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4454 – Etat, TVA récupérable sur services

L’écriture est la suivante :

D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit
être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
53

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

* Pour le montant pénalités du redressement de la TVA


Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :
 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
54

 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté qu’au mois d’août 2002,


l’entreprise à versé des frais d’assistance technique (pour la maintenance de la machine de
production), à la société MARTINEZ HERMANOS qui réside en Espagne, pour un montant brut
de FCFA 72 000 000. La TVA générée par cette rémunération versée à l’étranger n’a pas été
reversée à l’Administration Fiscale. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par la société CUB S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un
montant principal de FCFA 13 464 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 6 732 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 4 039 200.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA collectée sur rémunérations versées à l’étranger générée par
cette omission.

Solution :

* Traitement fiscal
55

Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à FCFA 13 464 000 ne


constitue pas une charge pour la société CUB S.A.. C’est une TVA déductible de la TVA
collectée générée par d’autres opérations.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 10 771 200 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour la société CUB S.A..

* Traitement comptable du montant principal de la TVA issue de ce redressement.

D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

13 464 000 13 464 000

Le montant principal de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et
taxes » est exigible et doit être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise
en Recouvrement (AMR).

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois de mai 2004.

* Traitement comptable des pénalités issues de ce redressement.

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

6 732 000 10 771 200

D 6472 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

4 039 200

Le montant du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts
et taxes » est exigible et doit être payée au plus tard le 19 avril 2004.

2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.
56

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 61 – Transports
 624 – Entretien, réparations et maintenance
 626 – Etudes, recherches et documentation
 628 – Frais de télécommunications
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

61 - Transports
ou 625 - Primes d'assurance
ou 626 - Etudes, recherches et documentation
ou 627 - Publicité,publications relat. publi.
D ou 628 - Frais de télécommunications C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal et
redressement TVA Pénalités du
redressement TVA

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

Pénalités du
redressement TVA

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté qu’au mois d’août 2002,


l’entreprise à versé des frais d’assistance technique (pour la maintenance de la voiture de
tourisme de marque PORSCHE), à la société PERMALAT qui réside en Italie, pour un montant
brut de FCFA 10 000 000. La TVA générée par cette rémunération versée à l’étranger n’a pas été
reversée à l’Administration Fiscale. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par la société CUB S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un
57

montant principal de FCFA 1 870 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 1 870 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 561 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA collectée sur rémunérations versées à l’étranger générée par
cette omission.

Solution :

* Traitement fiscal

Puisque la voiture de tourisme ne concoure pas directement à la formation du coût de


revient des biens et services.

Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 1 870 000 constitue pour
la société CUB S.A., un complément des charges d’entretien.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 2 431 000 constituent pour la société
CUB S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 624 - Entretien, réparations et maint. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 870 000 4 301 000

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C

1 870 000

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

561 000
58

Section 2 : Le traitement du redressement de la TVA récupérable

La TVA repose sur le principe de déduction, en vertu du quel chaque assujetti calcule la
taxe sur le prix des biens vendus ou des services rendus et déduit la taxe qui a grevé le coût des
éléments constitutifs de ce prix.

La déduction concerne la TVA ayant grevé :


- les matières premières et fournitures nécessaires liées à l’exploitation, qui s’intègrent dans le
processus de production des biens et services ;
- les services qui ont effectivement concouru à cette production, à condition que les prestataires
de services soient eux-mêmes des assujettis immatriculés relevant du régime du réel ; (Art. 143
al. 3.b)
- les achats de biens et marchandises nécessaires liés à l’exploitation ; (Art. 143 al. 3.c)
- des biens d’équipement nécessaires liés à l’exploitation, à l’exclusion des véhicules de
tourisme, ainsi que leurs pièces de rechange et les frais de réparation y afférents. (Art. 143 al.
3.d)
- les exportations des produits ouvrant droit à déduction et éventuellement à un crédit de TVA, si
ces produits ont subi la TVA en amont. Les déductions ne sont définitivement acquises que
lorsque la preuve de l’effectivité de l’exportation est apportée (présentation de D6 ou D16), ainsi
que celle du reversement de la TVA en amont. (Art. 143 al. 4)
- les revenus des commissionnaires transparents.
Un commissionnaire transparent est un assujetti qui importe des biens au nom et pour le compte
d’un tiers installé à l’étranger. Dans ce cas, la TVA n’est pas grevée sur le prix des biens, mais
sur les commissions d’achats.

Pour être déductible, la TVA doit figurer : (Art. 143 al. 1.b du CGI)
- de façon distincte, sur une facture dûment délivrée par un fournisseur immatriculé et soumis au
régime du réel et mentionnant son Numéro d’Identification Unique ;
- en cas d’importation, sur la déclaration de mise à la consommation : D3, D43 ou T6 bis ;
- en cas de livraison à soi-même, sur une déclaration spéciale souscrite par le redevable lui-
même.

Le droit à déduction prend naissance dès lors que l’exigibilité est intervenue chez le
fournisseur.

Le droit à déduction est exercé, jusqu’à la fin du deuxième exercice fiscal qui suit celui
au cours duquel la Taxe sur la Valeur Ajoutée est devenue exigible.

N’ouvre pas droit à déduction (Art. 144 du CGI), la TVA ayant grevé :
59

- les dépenses de logement, d’hébergement, de restauration, de réception, de spectacles et de


location de véhicule de tourisme et de transport des personnes.
L’exclusion ci-dessus ne concerne pas les dépenses supportées au titre de leur activité
imposable, par les professionnels du tourisme, de la restauration, du spectacle et des
concessionnaires automobiles ;
- les importations des biens liés à l’exploitation, non utilisés et réexportés en l’état ; (Art. 144 al.
2)
- les biens et services acquis par l’entreprise mais utilisés par des tiers, les dirigeants ou le
personnel de l’entreprise ; (Art. 144 al 3)
- des services afférents à des biens exclus du droit à déduction. (Art. 144 al. 4)
- les revenus des commissionnaires opaques.
Un commissionnaire opaque est un assujetti qui importe des biens en son nom et pour le
compte d’un tiers installé à l’étranger. Dans ce cas, la TVA grevée sur le prix des biens n’est pas
déductible, les biens n’étant pas nécessaires à l’exploitation dès l’origine.

Pour les assujettis qui ne réalisent pas exclusivement des opérations soumises à la TVA,
la déduction s’opère par application d’un prorata. (Art. 147 du CGI)
Cette fraction est le rapport :

Chiffre d’Affaires Hors Taxe afférent à des opérations taxables


(y compris les exportations )

Chiffre d’Affaires Hors Taxe Total réalisé par l’assujetti

Tout contribuable ne réalisant pas exclusivement des opérations taxables est tenu de
déposer une déclaration, dans les quinze (15) jours ouvrables qui suivent le début de l’exercice
ou le début de ses activités, faisant apparaître le prorata provisoire applicable à ses activités.

Le prorata provisoire ainsi défini est déterminé en fonction du Chiffre d’Affaires réalisé
l’année précédente ou, pour les nouveaux assujettis, en fonction du Chiffre d’Affaires
prévisionnel de l’année en cours.

Le montant du prorata définitif est arrêté au plus tard le 31 mars de chaque année. Les
déductions opérées sont régularisées en conséquence dans le même délai.

La déduction ne peut être acquise qu’après vérification du prorata de déduction.

Le prorata définitif de l’exercice antérieur est considéré comme le prorata prévisionnel de


l’exercice suivant.
60

Les variations à la baisse ou à la hausse entre le prorata provisoire et le prorata définitif


font l’objet d’un complément de TVA à reverser ou d’une déduction complémentaire.

Si le prorata définitif est inférieur à 10 %, aucune déduction n’est admise.

En résumé nous retiendrons que la TVA n’est déductible que si les conditions suivantes
sont remplies :

* Conditions de forme :
- Le Numéro d’Identifiant Unique doit être mentionné sur la facture (Art. L101 du LPF) ;
- La TVA doit apparaître de manière distincte sur la facture, la déclaration de mise à la
consommation ou sur une déclaration spéciale de livraison à soi-même ;

* Conditions de fond :
- La TVA doit être générée par au moins l’une des opérations ouvrant droit à déduction
(ces opérations répertoriés à l’article 143 du CGI) ;
- Le contribuable bénéficiaire doit être du régime du réel simplifié ou du régime du réel
normal ;
- Le fournisseur doit être du régime du réel simplifié ou du régime du réel normal ;
- L’exigibilité de la TVA doit être déjà intervenue chez le fournisseur ;
- La règle de décalage d’un mois doit être respectée ;
- Le prorata de déduction doit être supérieur à 10% ;
- Le droit à déduction date de moins de deux (2) ans (Art. L90 du LPF).

* Condition de temps :
- La TVA doit être déduite à partir du mois suivant celui au cours duquel le fait
générateur a été réalisé : la déduction doit respecter la règle de décalage d’un mois au
moins (Art. 143 du CGI).

Lorsque la TVA a été déduite alors que les conditions ci-dessus n’ont pas été respectées,
l’Administration Fiscale, suite à un contrôle sur une période clôturée, effectue des redressements.
Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous allons
analyser :

- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les factures
d’achats, des marchandises, des matières et fournitures liées ou produits fabriqués ;
- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations spéciales de livraison à soi-même ;
- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de mise à la consommation ;
61

- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les


factures d’achats de prestations de services ;
- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
factures de ventes demeurées impayées ;
- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
factures d’avoir – client.

A- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les


factures d’achats, des marchandises, des matières et fournitures liées ou des produits
fabriqués

I- Principes généraux de la TVA déductible inscrite sur factures d’achats, des


marchandises, des matières et fournitures liées ou des produits fabriqués

a- Fait générateur

Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les factures d’achats des marchandises
ou produits fabriqués est récupérable.

b- Droit à déduction

Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les factures
d’achats des marchandises ou produits fabriqués est déductible de la TVA collectée des mois
suivants celui au cours duquel les opérations d’achats ont été réalisées. Le mode de règlement
n’a aucune influence sur le droit à déduction. Que le règlement soit comptant ou à terme, le droit
à déduction est effectif pour les factures d’achats des marchandises ou produits fabriqués.

c- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable d’imputer la TVA déductible


sur la TVA collectée et de lui reverser le reliquat. Mais, l’Administration Fiscale se réserve le
droit de contrôler et de vérifier que la TVA déduite respecte bien les conditions de déductibilité
fixées par le CGI.

Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.
62

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.

e- Pénalités

Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.

La TVA déductible vient en diminution de la TVA collectée qui devait reversée à


l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA déduite a pour conséquence le reversement partiel
de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à
5 000 000 (Art. L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA déductible inscrite sur


factures d’achats

Nous distinguerons deux cas :


- Lorsque le redressement a uniquement pour cause le non respect de la condition de temps ;
- Lorsque le redressement a une cause autre que celle de la condition de temps.

1- Le redressement de la TVA a uniquement pour cause le non respect de la condition de


temps

a- Le traitement fiscal

En cas de rejet, suite à un contrôle, le montant principal de la TVA déductible ne


constitue pas une charge pour l’entreprise, il est imputable sur la TVA collectée sur les périodes
ultérieures.

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation 19 et éventuellement de remboursement.

19
Par émission des chèques spéciaux du trésor valables pour le paiement des impôts de même nature, ainsi que les
droits de douane (Art. 149 al. 3 du CGI).
63

Le redressement de la TVA, déductible sur factures d’achats, génère une amende et des
pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des charges non fiscalement
déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4451 – Etat, TVA récupérable sur immobilisations
 4452 – Etat, TVA récupérable sur achats
 4453 – Etat, TVA récupérable sur transport
 4454 – Etat, TVA récupérable sur services extérieurs et autres charges
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :

4451 - TVA récup. sur immob.


4452 - TVA récup. sur achats
4453 - TVA récup. sur transport
D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C

Amende et
pénalités

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations» est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
64

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

Exemple d’application :

La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 2 917 200, inscrite sur la facture d’achat d’un mobilier de bureau a été déduite
de la TVA collectée au cours du mois d’août 2002. Or l’achat a été effectué au mois d’août 2002,
donc la règle de décalage n’a pas été respectée. Cette TVA récupérable remplit pourtant toutes
les autres conditions de déductibilité. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par la société TOPLAIT S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un
montant principal de FCFA 2 917 200 , une amende de FCFA 1 000 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 875 160.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 917 200,
ne constitue pas une charge pour la société TOPLAIT S.A. il est imputable sur la TVA collectée
sur les périodes ultérieures.

L’amende qui s’élève à FCFA 1 000 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 875 160
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.
65

* Traitement comptable

D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

2 917 200 4 792 360

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

875 160

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

1 000 000

2- Le redressement de la TVA a une cause autre que celle de la condition de temps

a- Le traitement fiscal

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


fiscalement déductible ou un complément du coût d’achats.

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation 20 et éventuellement de remboursement.

Le redressement de la TVA, déductible sur factures d’achats, génère une amende et des
pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des charges non fiscalement
déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

20
Par émission des chèques spéciaux du trésor valables pour le paiement des impôts de même nature, ainsi que les
droits de douane (Art. 149 al. 3 du CGI).
66

 24 – Matériel
 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 60 – Achats
 61 – Transport
 62 – Services extérieurs A
 63 – Services extérieurs B
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :

24 - Matériels
60 - Achats
61 - Transport
62 - Services extérieurs A
D 63 - Services extérieurs B C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

Exemple d’application :

La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 2 917 200, inscrite sur la facture d’achat d’un véhicule de tourisme de marque
TOYOTA (utilisé par le Directeur Général) a été déduite de la TVA collectée au cours du mois
d’août 2002. Or selon l’article 144 du CGI cette TVA n’ouvre pas droit à déduction. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société TOPLAIT
S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 2 917 200 , une
amende de FCFA 1 500 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 875 160.
67

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 917 200,
constitue une charge ou un complément du coût d’achats pour la société TOPLAIT S.A.

L’amende qui s’élève à FCFA 1 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 875 160
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 2451 - Matériel et automobile C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

2 917 200 5 292 360

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

875 160

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

1 500 000

B- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les


déclarations spéciales de livraison à soi-même

I- Principes généraux de la TVA déductible inscrite sur les déclarations spéciales de


livraison à soi même

a- Fait générateur
68

Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les déclarations spéciales de livraison à
soi même est récupérable.

b- Droit à déduction

Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les
déclarations spéciales de livraison à soi-même est déductible de la TVA collectée des mois
suivants celui au cours duquel les opérations de livraison à soi-même ont été réalisées.
c- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable d’imputer la TVA déductible


sur la TVA collectée et de lui reverser le reliquat. Mais, l’Administration Fiscale se réserve le
droit de contrôler et de vérifier que la TVA déduite respecte bien les conditions de déductibilité
fixées par le CGI.

Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.

e- Pénalités

Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.

La TVA déductible vient en diminution de la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA déduite a pour conséquence le reversement partiel
de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à
5 000 000 (Art. L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.


69

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de livraison à soi-même

Nous distinguerons deux cas :


- Lorsque le redressement a uniquement pour cause le non respect de la condition de temps ;
- Lorsque le redressement a une cause autre que celle de la condition de temps.

1- Le redressement de la TVA a uniquement pour cause le non respect de la condition


temps

a- Le traitement fiscal

En cas de rejet, suite à un contrôle, le montant principal de la TVA déductible ne


constitue pas une charge pour l’entreprise, il est imputable sur la TVA collectée sur les périodes
ultérieures.

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.

Le redressement de la TVA, déductible sur les déclarations de livraison à soi-même,


génère une amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent
des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4451 – Etat, TVA récupérable sur immobilisations
 4452 – Etat, TVA récupérable sur achats
 4453 – Etat, TVA récupérable sur transport
 4454 – Etat, TVA récupérable sur services extérieurs et autres charges
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :


70

4451 - TVA récup. sur immob.


4452 - TVA récup. sur achats
4453 - TVA récup. sur transport
D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations» est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 1 047 200, inscrite sur la déclaration de livraison à soi-même d’un mobilier de
71

bureau a été déduite de la TVA collectée au cours du mois d’août 2002. Or la livraison à soi-
même a été effectuée au mois d’août 2002, donc la règle de décalage n’a pas été respectée. Cette
TVA récupérable remplit pourtant toutes les autres conditions de déductibilité. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS
S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 1 047 200 , une
amende de FCFA 600 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 314 160.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 1 047 200,
ne constitue pas une charge pour la société SOTRABOIS S.A. il est imputable sur la TVA
collectée sur les périodes ultérieures.

L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 314 160
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 047 200 1 861 360

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

314 160

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

500 000
72

2- Le redressement de la TVA a une cause autre que celle de la condition de temps

a- Le traitement fiscal

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


fiscalement déductible ou un complément du coût d’achats.

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.

Le redressement de la TVA, déductible sur déclaration de livraison à soi-même, génère


une amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 24 – Matériel
 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 60 – Achats
 61 – Transport
 62 – Services
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :


73

24 - Matériels
60 - Achats
61 - Transport
D 62 - Services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

Exemple d’application :

La société PERFECT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans le montage et la commercialisation des véhicules. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 2 992 000, inscrite sur la facture d’achat d’un véhicule de tourisme de marque
TOYOTA (utilisé par le Directeur Général) a été déduite de la TVA collectée au cours du mois
d’août 2002. Or selon l’article 144 du CGI cette TVA n’ouvre pas droit à déduction. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société PERFECT
S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 2 992 000 , une
amende de FCFA 1 500 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 897 600.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal
74

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 992 000,
constitue une charge ou un complément du coût d’achats pour la société PERFECT S.A.

L’amende qui s’élève à FCFA 1 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 897 600
constituent pour la société PERFECT S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 2451 - Matériel et automobile C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

2 992 000 5 389 600

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

897 600

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

1 500 000

C- Le traitement des redressements suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de mise à la consommation

I- Principes généraux de la TVA déductible inscrite sur les déclarations de mise à la


consommation

a- Fait générateur

Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les déclarations de mise à la
consommation est récupérable.

b- Droit à déduction

Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les
déclarations de mise à la consommation est déductible de la TVA collectée des mois suivants
celui au cours duquel les Bordereaux Douaniers de Taxation (BDT) ont été réglés.

c- Redressement
75

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable d’imputer la TVA déductible


sur la TVA collectée et de lui reverser le reliquat. Mais, l’Administration Fiscale se réserve le
droit de contrôler et de vérifier que la TVA déduite respecte bien les conditions de déductibilité
fixées par le CGI.

Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.

e- Pénalités

Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.

La TVA déductible vient en diminution de la TVA collectée qui devait reversée à


l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA déduite a pour conséquence le reversement partiel
de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à
5 000 000 (Art. L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de mise à la consommation

Nous distinguerons deux cas :


- Lorsque le redressement a uniquement pour cause le non respect de la condition de temps ;
- Lorsque le redressement a une cause autre que celle de la condition de temps.

1- Le redressement de la TVA a uniquement pour cause le non respect de la condition


temps

a- Le traitement fiscal
76

En cas de rejet, suite à un contrôle, le montant principal de la TVA déductible ne


constitue pas une charge pour l’entreprise, il est imputable sur la TVA collectée sur les périodes
ultérieures.

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.

Le redressement de la TVA, déductible sur déclaration de mise à la consommation,


génère une amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent
des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4451 – Etat, TVA récupérable sur immobilisations
 4452 – Etat, TVA récupérable sur achats
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :

4451 - TVA récup. sur immob.


D 4452 - TVA récup. sur achats C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations» est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.
77

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

Exemple d’application :

La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 62 635 650, inscrite sur la déclaration de mise à la consommation d’une machine
de production a été déduite de la TVA collectée au cours du mois d’août 2002. Or l’importation
a été effectuée au mois d’août 2002, donc la règle de décalage n’a pas été respectée. Cette TVA
récupérable remplit pourtant toutes les autres conditions de déductibilité. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société TOPLAIT
S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 62 635 650 ,
une amende de FCFA 5 000 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 18 790 695.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 62 635 650,
ne constitue pas une charge pour la société TOPLAIT S.A. il est imputable sur la TVA collectée
sur les périodes ultérieures.

L’amende qui s’élève à FCFA 5 000 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
18 790 695 constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable
78

D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

62 635 650 86 426 345

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

18 790 695

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

5 000 000

2- Le redressement de la TVA a une cause autre que celle de la condition de temps

a- Le traitement fiscal

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


fiscalement déductible ou un complément du coût d’achats.

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.

Le redressement de la TVA, déductible sur déclaration de livraison à soi-même, génère


une amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 24 – Matériel
 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 60 – Achats
 61 – Transport
 62 – Services
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
79

L’écriture est la suivante :

24 - Matériels
60 - Achats
61 - Transport
D 62 - Services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

Exemple d’application :

La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 2 992 000, inscrite sur la déclaration de mise à la consommation d’un véhicule
de tourisme de marque TOYOTA (utilisé par le Directeur Général) a été déduite de la TVA
collectée au cours du mois d’août 2002. Or selon l’article 144 du CGI cette TVA n’ouvre pas
droit à déduction. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril
2004 par la société TOPLAIT S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant
principal de FCFA 2 992 000, une amende de FCFA 1 500 000 et des pénalités de recouvrement
de FCFA 897 600.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :
80

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 992 000,
constitue une charge ou un complément du coût d’achats pour la société TOPLAIT S.A.

L’amende qui s’élève à FCFA 1 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 897 600
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 2451 - Matériel et automobile C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

2 992 000 5 389 600

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

897 600

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

1 500 000

D- Le traitement des redressements suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
factures d’achats de prestations de services

I- Principes généraux de la TVA déductible inscrite sur les factures d’achats de prestations
de services

a- Fait générateur

Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les factures d’achats de prestations de
services est récupérable lorsque les factures ont été réglées. La TVA qui figure sur les factures
d’achats de prestations de services non encore réglées n’est pas déductible.

b- Droit à déduction
81

Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les factures
d’achats de prestations de services est déductible de la TVA collectée des mois suivants celui au
cours duquel les factures ont été réglées.

c- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable d’imputer la TVA déductible


sur la TVA collectée et de lui reverser le reliquat. Mais, l’Administration Fiscale se réserve le
droit de contrôler et de vérifier que la TVA déduite respecte bien les conditions de déductibilité
fixées par le CGI.

Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.

e- Pénalités

Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.

La TVA déductible vient en diminution de la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA déduite a pour conséquence le reversement partiel
de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à
5 000 000 (Art. L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement du redressement de la TVA déductible inscrite sur les factures d’achats
de prestations de services

Nous distinguerons deux cas :


- Lorsque le redressement a uniquement pour cause le non respect de la condition de temps ;
- Lorsque le redressement a une cause autre que celle de la condition de temps.
82

1- Le redressement de la TVA a uniquement pour cause le non respect de la condition


temps

a- Le traitement fiscal

En cas de rejet, suite à un contrôle, le montant principal de la TVA déductible ne


constitue pas une charge pour l’entreprise, il est imputable sur la TVA collectée sur les périodes
ultérieures.

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.

Le redressement de la TVA, déductible sur factures d’achats de prestations de services,


génère une amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent
des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4453 – Etat, TVA récupérable sur transport
 4454 – Etat, TVA récupérable sur services extérieurs et autres charges
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :


83

4453 - TVA récup. sur transport


D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur services
extérieurs » est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.

Exemple d’application :

La société PERFECT S.A. est une entreprise située à Douala, et spécialisée dans LA
fabrication des emballages en plastiques. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 1 496 200, inscrite sur la facture de réparation de la machine de production a été
déduite de la TVA collectée au cours du mois d’août 2002. Or la facture a été réglée au mois
d’août 2002, donc la règle de décalage n’a pas été respectée. Cette TVA récupérable remplit
pourtant toutes les autres conditions de déductibilité. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en
Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société PERFECT S.A., mentionne un redressement
de la TVA d’un montant principal de FCFA 1 496 200 et une amende de FCFA 500 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 448 800.
84

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 1 496 200,
ne constitue pas une charge pour la société PERFECT S.A. il est imputable sur la TVA collectée
sur les périodes ultérieures.

L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 448 800
constituent pour la société PERFECT S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 496 000 2 444 800

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

448 800

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

500 000

2- Le redressement de la TVA a une cause autre que celle de la condition de temps

a- Le traitement fiscal

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


fiscalement déductible ou un complément du coût d’achats.
85

Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.

Le redressement de la TVA, déductible sur factures d’achats de prestations de services,


génère une amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent
des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 61 – Transport
 62 – Services
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :

61 - Transport
D 62 - Services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

Exemple d’application :

La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
86

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 710 600, inscrite sur facture de réparation d’un véhicule de tourisme de marque
TOYOTA (utilisé par le Directeur Général) a été déduite de la TVA collectée au cours du mois
d’août 2002. Or selon l’article 144 du CGI cette TVA n’ouvre pas droit à déduction. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société TOPLAIT
S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 710 600, une
amende de FCFA 500 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 213 180.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 710 600,
constitue une charge pour la société TOPLAIT S.A.

L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 213 180
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 624 - Entretien et réparation C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

710 600 1 423 780

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

213 180

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

500 000
87

E- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les


factures de ventes demeurées impayées

I- Principes généraux de la TVA déductible inscrite sur les factures de ventes demeurées
impayées

a- Fait générateur

Selon l’article 146 du CGI, la TVA acquittée à l’occasion des ventes ou des services qui
restent impayés, peut être récupérée par voie d’imputation sur la TVA collectée sur les
opérations faites ultérieurement.

b- Droit à déduction

Pour les opérations impayées, lorsque les procédures de recouvrement engagées laissent
présager que la créance est réellement et définitivement irrécouvrable, la TVA qui figure sur les
factures de ventes demeurées impayées est imputable sur la TVA collectée après rectification des
dites factures. La rectification des factures consiste dans l’envoi, aux clients, des duplicata des
factures initiales avec les indications réglementaires surchargées de la mention « facture
demeurée impayée pour un montant H.T. de..., et pour un montant de TVA de …,
correspondante qui ne peut faire l’objet d’une déduction » 21.

N.B. : la règle du décalage n’a pas cours pour la récupération de la TVA sur factures demeurées
impayées.

La TVA sur factures demeurées impayées est une TVA collectée ; L’entreprise a réglé à
l’Administration Fiscale, mais n’a pas pu la récupérer chez le client.

c- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable d’imputer la TVA récupérable


(sur factures de ventes demeurées impayées) sur la TVA collectée et de lui reverser le reliquat.
Mais, l’Administration Fiscale se réserve le droit de contrôler et de vérifier que la créance est
réellement et définitivement irrécouvrable.

Lorsque l’Administration Fiscale constate que la créance peut être recouvrable, des
redressements correspondants sont effectués.

21
Cette mention au client insolvable qu’il doit reverser la TVA qu’il avait antérieurement déduite.
88

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA sur factures demeurées impayées. En nous référant à
l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA
sur factures demeurées impayées peut excéder une dizaine d’années.

e- Pénalités

Le rejet de la TVA imputée à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.

La TVA récupérable (sur factures de ventes demeurées impayées) vient en diminution de


la TVA collectée qui devait être reversée à l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA imputée
a pour conséquence le reversement partiel de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne
une amende allant de FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art. L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA déductible inscrite sur les
factures de ventes demeurées impayées

a- Le traitement fiscal

En cas de rejet, suite à un contrôle, le montant principal de la TVA sur facture de ventes
demeurées impayées ne constitue pas une charge pour l’entreprise, il est réintégré au compte
« créances douteuses » jusqu’au jour où les procédures engagées pour le recouvrement
prouveront que la créance est réellement et définitivement irrécouvrable. A partir de ce moment
cette TVA sera déductible.

Le redressement de la TVA, récupérable sur factures de ventes demeurées impayées,


génère une amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent
des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4162 – Clients, Créances douteuses
89

 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects


 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :

D 4162 - Créances douteuses C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
récupérable et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

La TVA sur factures de ventes demeurées impayées inscrite dans le compte 4162
« Créances douteuses » est récupérable dés que les procédures engagées pour le recouvrement
prouvent que la créance est réellement et définitivement irrécouvrable.

Exemple d’application :

La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des chaussures. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une vérification
générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA récupérable, qui


s’élève à FCFA 3 366 000, inscrite sur des factures demeurées impayées a été déduite de la TVA
collectée au cours du mois d’août 2002, alors que les procédures de recouvrement engagés
auprès du client douteux AGIP S.A. ne prouvent pas encore que la créance est réellement et
définitivement irrécouvrable. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le
04 avril 2004 par la société STTN S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant
principal de FCFA 3 366 000, une amende de FCFA 700 000 et des pénalités de recouvrement
de FCFA 1 009 800.

Travail A Faire :
90

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA récupérable générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 3 366 000,
ne constitue pas une charge pour la société STTN S.A, il est réintégré au compte « créances
douteuses » jusqu’au jour où les procédures engagées pour le recouvrement prouveront que la
créance est réellement et définitivement irrécouvrable. Ce montant de la TVA deviendra alors
déductible.

L’amende qui s’élève à FCFA 700 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 1 009 800
constituent pour la société STTN S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 4162 - Créances douteuses C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

3 366 000 5 075 800

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

1 009 800

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

700 000

F- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA retenue à la source

I- Principes généraux de la TVA retenue à la source

a- Fait générateur
91

Par l’arrêté N° 02631/MINEFI/DI du 28 juin 2001 modifiant et complétant les arrêtés N°


0140 du 16 juillet et N° 00282 du 30 octobre 1998, 00333 du 22 septembre 1999, 00110 du 06
mars 2000 et 00437 du 18 octobre 2000, les entreprises et établissements publics, parapublics, et
certaines entreprises privées étaient tenues d’opérer la retenue à la source de la TVA.

Pour limiter les crédits de TVA engendrées par ce mécanisme de recouvrement, la loi N°
2002/003 du 19 avril 2002 a supprimé le droit de la retenue à la source aux entreprises privées.
Cette nouvelle loi stipule que la retenue à la source de la TVA n’est effectuée que par les
entreprises et établissements publics et parapublics.

La TVA n'est retenue que lors du règlement.

La retenue à la source de la TVA est mode de règlement de la TVA collectée.

b- Droit à déduction

Selon l’article 143 al. 4, la TVA retenue à la source n’est imputable sur la TVA collectée
qu’à partir de l’instant où l’entreprise est en possession d’une photocopie de la quittance
(délivrée par l’entreprise publique ou parapublique) qui prouve que la dite TVA a été reversée à
l’Administration Fiscale.

N.B. : la règle du décalage n’a pas cours pour l’imputation de la TVA retenue à la source.

c- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable d’imputer la TVA retenue à la


source sur la TVA collectée et de lui reverser le reliquat. Mais, l’Administration Fiscale se
réserve le droit de contrôler et de vérifier que l’entreprise est en possession de la photocopie de
la quittance (dûment délivrée par le Receveur des Impôts) de reversement de la dite TVA.

Lorsque l’Administration Fiscale constate que l’entreprise n’est pas en possession de la


photocopie de la quittance de reversement de la TVA retenue à la source, des redressements
correspondants sont effectués.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA retenue à la source. En nous référant à l’article L6 du LFP,
nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA retenue à la source
peut excéder une dizaine d’années.

e- Pénalités
92

Le rejet de la TVA imputée à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.

La TVA retenue à la source vient en diminution de la TVA collectée qui devait être
reversée à l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA retenue à la source a pour conséquence le
reversement partiel de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de
FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art. L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement du redressement de la TVA retenue à la source

a- Le traitement fiscal

En cas de rejet, suite à un contrôle, le montant principal de la TVA retenue à la source ne


constitue pas une charge pour l’entreprise, il est réintégré au compte « TVA retenue à la source »
jusqu’au jour où l’entreprise rentrera en possession de la photocopie de la quittance de
reversement de la dite TVA. A partir de ce moment cette TVA sera imputable.

Le redressement de la TVA, retenue à la source, génère une amende et des pénalités de


recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles
pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 4439 – Etat, TVA facturée retenue à la source
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales

L’écriture est la suivante :


93

D 4439 - TVA retenue à la source C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
récupérable et pénalités

6474 - Pénalités de recouv., impôts ind.


D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

Amende et
pénalités

La TVA retenue à la source inscrite dans le compte 4439 « TVA retenue à la source » est
imputable dés que l’entreprise rentre en possession de la photocopie de la quittance de
reversement de la dite TVA.

Exemple d’application :

La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des fournitures de bureau. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la TVA retenue à la


source, qui s’élève à FCFA 2 244 000, inscrite sur la facture de ventes (du 02/08/2002) au client
CAMAIR (entreprise parapublique) a été imputée sur la TVA collectée au cours du mois d’août
2002, alors que l’entreprise n’est pas encore en possession de la photocopie de la quittance qui
prouve que la CAMAIR a reversé la dite TVA à l’Administration Fiscale. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société STTN S.A.,
mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 2 244 000, une amende
de FCFA 600 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 673 200.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA récupérable générée par ce contrôle.

Solution :
94

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 244 000,
ne constitue pas une charge pour la société STTN S.A, il est réintégré au compte « TVA retenue
à la source » jusqu’au jour où l’entreprise rentrera en possession de la photocopie de la quittance
de la dite TVA à l’Administration Fiscale. Ce montant de la TVA deviendra alors déductible.

L’amende qui s’élève à FCFA 600 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 673 200
constituent pour la société STTN S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 4439 - TVA retenue à la source C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

2 244 000 3 517 200

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

673 200

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

600 000

Section 3 : Le traitement du redressement de la TVA à reverser

Certains événements qui interviennent avant l’amortissement total des immobilisations


entraînent des régularisations de la TVA au cours ou en fin d’exercice. Ces événements qui
affectent la situation des immobilisations sont :

- la mise au rebut des immobilisations ;


- la cession des immobilisations ;

Suite à ces événements, lorsque les régularisations de la TVA n’ont pas été effectuées ou
n’ont pas été effectuées selon les termes de la loi, l’Administration Fiscale, suite à un contrôle,
95

effectue des redressements. Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être
effectués, nous allons analyser :

- Le traitement du redressement de la TVA à reverser suite à la mise au rebut des


immobilisations ;
- Le traitement du redressement de la TVA à reverser suite à la cession des immobilisations;

A- Le traitement du redressement de la TVA à reverser sur immobilisations mises au


rebut

I- Principes généraux de la TVA à reverser sur immobilisations mises au rebut

a- Fait générateur

De l’analyse de l’article 143 al. d du CGI, il ressort que la TVA sur factures d’achats des
immobilisations corporelles est entièrement déductible parce que l’Administration fiscale
suppose que les immobilisations vont concourir directement à la formation du coût de revient des
biens et services jusqu'à ce que leur Valeur Nette Comptable soit nulle.

Si les immobilisations sont mises au rébut lorsque leur Valeur nette Comptable n’est pas
encore nulle, l’assujetti est redevable d’une fraction de la TVA antérieurement déduite.

La fraction ainsi déterminée est la TVA à reverser sur immobilisations mises au rebut.

b- Base de régularisation

La base de détermination de la fraction de la TVA à reverser est la valeur nette comptable


de l’immobilisation (au jour de la mise au rebut).

c- Liquidation

Notons : VNC la Valeur Nette Comptable


Le montant de la TVA à reverser est égale à :
TVA = VNC x Taux de la TVA

d- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable de liquider et de reverser la


TVA générée par la mise au rebut des immobilisations. Mais cette confiance a pour contrepartie
le droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
96

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance
dans la liquidation, ou une omission, de la TVA à reverser suite à la mise au rebut des
immobilisations, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA à reverser sur immobilisations mises au rebut.

e- Pénalités

Le non reversement (total ou partiel) de la TVA sur immobilisations mises au rebut


n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base d’imposition n’est remise en cause.

La TVA antérieurement déduite a diminué la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Suite à la mise au rebut des immobilisations, le non reversement d’une
fraction de la TVA antérieurement déduite a pour conséquence le reversement partiel de la TVA
collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art.
L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA à reverser sur


immobilisations mises au rebut

1- Le traitement fiscal

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise une charge


fiscalement déductible ou un complément de la valeur de l’immobilisation au jour de la mise au
rebut.

Le redressement de la TVA à reverser, sur immobilisations mises au rebut, génère une


amende et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des charges
non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


97

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 852 – Dotations aux amortissements HAO

L’écriture est la suivante :

D 852 - Dot. Amortissements HAO C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA à reverser + amende
à reverser et pénalités

6474 - Pénalités de recouvr., impôts ind.


D 6478 - Autres amandes pénales et fiscales C

Amende et
pénalités

Le montant principal, du redressement de la TVA à reverser sur immobilisations mises au


rebut, inscrit dans le compte 852 « Dotations aux amortissements HAO » vient en augmentation
de la valeur de l’immobilisation au jour de la mise au rebut.

Exemple d’application :

La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des chaussures. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une vérification
générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté qu’au cours du mois d’août


2002, l’entreprise a mis au rebut du matériel de bureau et n’a pas reversé de TVA. La Valeur
Nette Comptable au jour de la mise au rebut s’élevait à FCFA 4 725 000. Ce qui correspond à
une TVA à reverser de FCFA 883 575. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en
Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société STTN S.A., mentionne un redressement de la
TVA d’un montant principal de FCFA 883 575, une amende de FCFA 600 000 et des pénalités
de recouvrement de FCFA 265 073.

Travail A Faire :
98

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA à reverser générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 883 575,
constitue une charge ou un complément de la valeur de l’immobilisation au jour de la mise au
rebut.

L’amende qui s’élève à FCFA 600 000 et les pénalités de recouvrement de FCFA qui
s’élèvent à 265 073 constituent des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 852 - Dot. Amortissements HAO C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

883 575 1 748 648

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

265 073

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

600 000

B- Le traitement du redressement de la TVA à reverser sur cessions d’immobilisations

I- Principes généraux de la TVA à reverser sur cessions d’immobilisations

a- Fait générateur
99

Selon l’article 145 22 du CGI, lorsqu’un bien ayant fait l’objet d’une déduction de TVA au
titre des immobilisations ne fait plus partie des actifs de l’entreprise, par voie de cession avant la
fin de la quatrième année à compter de son acquisition, l’assujetti est redevable d’une fraction de
la TVA antérieurement déduite.

b- Base de régularisation

La base de détermination de la TVA à reverser est la TVA antérieurement déduite.

c- Liquidation

La fraction de la TVA à reverser est égale au montant de la TVA déduite, diminuée d’un
cinquième par année ou fraction d’année depuis l’acquisition.

La formule de détermination de cette fraction est la suivante :

Notons :

n : le nombre d’années depuis l’acquisition de l’immobilisation

TVA à reverser = TVA déduite – TVA déduite x (1/5) x n

d- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable de liquider et de reverser la


TVA générée par la cession d’immobilisations. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit
de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance
dans la liquidation, ou une omission, de la TVA à reverser suite à la cession des immobilisations,
les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA à reverser sur cession d’immobilisations.

e- Pénalités

22
Cette règle ne peut pas s’appliquer aux immeubles (construction, terrains à bâtir), puisqu'à notre avis le droit
fiscal camerounais ne prévoit rien pour cette catégorie d’immobilisation.
100

Le non reversement (total ou partiel) de la TVA sur cessions d’immobilisations


n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base d’imposition n’est remise en cause.

La TVA antérieurement déduite a diminué la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Suite à la cession des immobilisations, le non reversement d’une
fraction de la TVA antérieurement déduite a pour conséquence le reversement partiel de la TVA
collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art.
L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA à reverser sur cessions


d’immobilisations

1- Le traitement fiscal

Le montant principal de ce redressement de TVA constitue pour l’entreprise un


complément de la valeur de l’immobilisation au jour de la cession.

Le redressement de la TVA à reverser, sur cession d’immobilisations, génère une amende


et des pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des charges non
fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 812 – Valeurs comptables des cessions d’immobilisations

L’écriture est la suivante :


101

D 812 - Val. Cptable cess. d'immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA à reverser + amende
à reverser et pénalités

6474 - Pénalités de recouvr., impôts ind.


D 6478 - Autres amandes pénales et fiscales C

Amende et
pénalités

Le montant principal, du redressement de la TVA à reverser sur cession


d’immobilisations, inscrit dans le compte 812 « Valeur comptable des cessions
d’immobilisations » vient en augmentation de la valeur de l’immobilisation au jour de la cession.

Exemple d’application :

La SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des sacs en polystyrène. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté qu’au cours du mois d’août


2002 l’entreprise a cédé une machine de production et n’a pas reversé de TVA. Cette machine de
production n’a mis que 3 ans et 3 mois dans l’entreprise. La TVA antérieurement déduite
(inscrite sur la facture d’achat) s’élève à FCFA 3 740 000. Suite à un redressement, l’Avis de
Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRAF S.A., mentionne un
redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 3 740 000, une amende de FCFA 500
000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 1 122 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA à reverser générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal
102

Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 3 740 000,
constitue un complément de la valeur de l’immobilisation au jour de la cession.

L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités de recouvrement de FCFA qui
s’élèvent à 1 122 000 constituent des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 812 - Valeurs cptable ces. Immob C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

3 740 000 5 362 000

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

1 122 000

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

500 000

Section 4 : Le traitement du redressement du Droit d’Accises

A- Principes généraux du Droit d’Accises

Selon l’article 131 du CGI, il est institué un droit d’accises ad valorum, applicable aux
produits retenus à l’annexe 2 du titre 2 du CGI.

C’est une taxe sur le Chiffre d’affaires qui frappe : les produits de luxe, les produits
nocifs ou jugés non indispensables (bières, vins, tabacs, bijoux, métaux précieux).
Le Droit d’accises est calculé sur la valeur marchande 23.

Sont d’office assujettis au droit d’accises, les entreprises relevant du régime de base, du
régime du réel simplifié et du régime du réel normal.

23
Les emballages sont exclus de cette valeur marchande.
103

Le droit d’accises est liquidé au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par
l’Administration Fiscale.

1- La déclaration
Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours du mois qui suit le trimestre au cours duquel les opérations imposables ont été réalisées.

Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
imposables ont été réalisées.

2- Du taux (Art. 142 al. 1.b du CGI)

Le taux du droit d’accises fixé par le parlement est de 25 %.

3- De l’exigibilité

Le droit d’accises est exigible :


- dès la livraison des biens et marchandises faite par le producteur ou son distributeur ou par le
grossiste, s’agissant des ventes et des échanges.
- dès la mise à la consommation s’agissant des importations.

4- L’assiette

La base d’imposition au Droit d’Accises est établie selon qu’il s’agit d’une importation
ou d’une production locale :
- En ce qui concerne les importations hors CEMAC, la base taxable du Droit d’Accises est
obtenue en ajoutant le droit de douane à la valeur CAF (Coût, Assurance et Fret).
- Pour les productions CEMAC, la base taxable est la valeur sortie usine.

Toutefois, s’agissant des boissons alcoolisées et des tabacs, la base ainsi déterminée
bénéficie d’un abattement à hauteur de 35 % pour les boissons et 42,5 % pour les tabacs.

Le droit d’accises est imposable à la TVA. C’est en cela qu’il est une surtaxe sur le
Chiffre d’Affaires.
Le droit d’accises frappe une seule fois, soit au niveau de l’importation, soit au niveau de
la fabrication.
Le droit d’accises n’est pas récupérable (il est un élément du coût), il n’est pas
refacturable.

5- Liquidation
104

Le Droit d’Accises est déterminé comme suit :


Droit d’Accises = Montant Hors Taxes x Taux du Droit d’Accises

6- Redressement

Le Droit d’Accises est assis sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables.
Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent
les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul du Droit d’Accises, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne le Droit d’Accises. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification du Droit d’Accises peut excéder une
dizaine d’années.

7- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition du Droit d’accises et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des
redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.


105

B- Le traitement fiscal et le traitement comptable du redressement du Droit d’Accises

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, le Droit
d’Accises n’est plus supporté par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Le montant principal24 de ce redressement du Droit d’Accises ne constitue pas une charge


pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement déductible.

Le redressement du Droit d’Accises, génère des pénalités d’assiette et des pénalités de


recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses
obligations, elles constituent pour lui des charges non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement du Droit d’Accises constitue


une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Nous distinguerons la comptabilisation du montant principal de la comptabilisation des


pénalités.

* La comptabilisation du montant principal

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O constatées
 4428 – Etat, Autres impôts et taxes

Pour un redressement qui a généré un montant principal du Droit d’Accises qui aurait dû être
versé.

L’écriture est la suivante :

24
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal du Droit d’Accises est supposé avoir été collecté par
l’entreprise.
106

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Principal du Principal du
Redressement du Redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises

Le montant principal du redressement du Droit d’Accises inscrit dans le compte 4428


« Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès
réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Principal du Principal du
Redressement du Redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises

* La comptabilisation des pénalités

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 6472 – Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :


107

6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind.


D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement du redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises

Le montant des pénalités du redressement du Droit d’Accises inscrit dans le compte 4428
« Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès
réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).

Lorsque le règlement est effectué,

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 – Etat, Autres impôts et taxes
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C

Pénalités du Pénalités
Redressement du Redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises

Exemple d’application :

La société FERMANCAM S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du whisky. Au cours du mois de janvier
2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la facture de vente du


whisky N° 350/1002 du 02/10/02 d’un montant de FCFA 70 000 000 H.T., n’a pas été déclarée.
Donc, le Droit d’Accises généré par cette vente au client MILTON HOTEL n’a pas été reversé à
l’Administration Fiscale. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04
avril 2004 par la société FERMANCAM S.A., mentionne un redressement du Droit d’Accises
108

d’un montant principal de FCFA 11 375 000, des pénalités d’assiette de FCFA 5 687 500 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 3 412 500.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement du Droit d’Accises collecté sur ventes généré par cette omission.

Solution :

Traitement fiscal du Droit d’Accises issu de ce redressement.

Le montant principal du Droit d’Accises issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA


11 375 000, est supporté par la société FERMANCAM S.A. et ne constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 9 100 000 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour la société FERMANCAM S.A..

* Traitement comptable du Droit d’accises issu de ce redressement.

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

11 375 000 20 475 000

D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C

5 687 500

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

3 412 500

Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.
109

CHAPITRE II

LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
LA PATENTE ET DE LA LICENCE

La patente et la licence existent depuis toujours et constituent l’autorisation donnée aux


personnes physiques ou morales d’exercer une profession ou une activité à but lucratif.

Si l’exigence de la licence se limite à l’exercice d’un type d’activité comme la vente en


gros, au détail ou la fabrication des boissons alcooliques, des vins ou des boissons dites
« hygiéniques », celle de la patente est relative à toutes les activités lorsque leur Chiffre
d’Affaires est supérieur ou égal à 15 millions 25. C’est donc une taxe professionnelle.

Section 1 : Le traitement du redressement de la patente

La contribution des patentes, impôts recouvrés annuellement sur les personnes physiques
ou morales exerçant une profession ou une activité à but lucratif 26 et dont la base de calcul est
liée au Chiffre d’Affaires présumé de l’activité ou de la profession. C’est l’impôt direct local le
plus productif.

La contribution des patentes est prévue par les articles 159 à 178 du Code Général des
Impôts.

A- Principes généraux de la patente

Le champ d’application de la contribution des patentes est constitué d’un principe qui
admet des atténuations.

1- Dispositions générales (Art. 159 CGI)

La contribution des patentes s’applique à toute personne physique ou morale de


nationalité camerounaise ou étrangère, qui exerce au Cameroun un commerce, une industrie, une
profession non comprise dans les exemptions déterminées par le législateur.

2- Exemptions (Art. 162 CGI)

Ne sont pas assujettis à la contribution des patentes :


25
Les professions libérales sont soumises à la patente quelque soit leur Chiffres d’Affaires.
26
Art. 162 CGI relatifs aux exemptions.
110

- Les salariés, exclusivement pour ce qui concerne leur activité salariale ;


- Certaines activités non commerciales (peinture, auteurs compositeur, etc.) ;
- L’Etat, les collectivités à caractère culturel, éducatif, sanitaire, social, sportif ou touristique
quel que soit leur situation à l’égard de l’impôt sur le Chiffre d’Affaires ;
- Certaines collectivités agricoles (cultivateurs, élévateurs, planteurs, etc.) ;
- Les diverses exonérations (explorateurs, pilotes, chasseurs, etc.).

3- Tarifs des patentes (Art. 163 CGI)

La contribution des patentes due résulte de l’application d’un taux sur le Chiffre
d’affaires annuel réalisé par le contribuable. Ce taux est arrêté par les collectivités publiques
locales bénéficiaires du produit de la patente, à l’intérieur d’une fourchette légalement fixée
selon le Chiffre d’Affaires. Cette fourchette est définie dans le tableau suivant :

Tableau de classes de patente et fourchette des taux correspondants.

Tranche de Chiffre d’Affaires Classe Fourchette des taux


Chiffre d’Affaires annuel égal ou supérieur à 2 milliards de francs 1ère 0,075 % à 0,0875%
Chiffre d’Affaires annuel au moins égal 1 milliard et inférieur à 2 2ème 0,0875 % à 0,100 %
milliards de francs
Chiffre d’Affaires annuel au moins égal 500 millions et inférieur à 1 3ème 0,100 % à 0,108 %
milliards de francs
Chiffre d’Affaires annuel au moins égal 300 millions et inférieur à 4ème 0,108 % à 0,116%
500 millions de francs
Chiffre d’Affaires annuel au moins égal 100 millions et inférieur à 5ème 0,133 % à 0,150 %
300 millions de francs
Chiffre d’Affaires annuel au moins égal 15 millions et inférieur à 6ème 0,158 % à 0,160 %
100 millions de francs
Chiffre d’Affaires annuel au moins égal 5 millions et inférieur à 15 7ème 0,283 % à 0,400 %
millions de francs

Au delà d’un Chiffre d’Affaires de 2 milliards, un abattement de 5 % est appliqué à


chaque tranche entière de 500 millions de francs, sans que la réduction totale dépasse 30 % .

Le taux d’abattement sur l’excédent au-dessus de 2 milliards est le suivant :


111

Excédent N Produit Taux d’abattement


[ 0 – 500 000 000] 1 1x5 5
[ 500 000 000 – 1 000 000 000] 2 2x5 10
[ 1 000 000 000 – 1 500 000 000] 3 3x5 15
[ 1 500 000 000 – 2 000 000 000] 4 4x5 20
[ 2 000 000 000 – 2 500 000 000] 5 5x5 25
[ 2 500 000 000 et plus 6 6x5 30

Toutefois, en ce qui concerne les transporteurs interurbains de personnes et les


transporteurs de marchandises visés à l’article 39 du Code Général des Impôts, la patente est
calculée ainsi qu’il suit :

a) pour les transporteurs de personnes et par véhicule :

 • une taxe déterminée égale à 27 500 francs et


 une taxe variable égale à 1250 francs par place à partir de la l1ème place.

b) pour les transporteurs de marchandises et par véhicule :

 une taxe déterminée égale à 37 500 francs et une taxe variable égale à 2 500 francs
par tonne de charge utile au-dessus de trois tonnes.

4- Particularisme de certaines patentes (Art. 165 CGI)

Il s’agit essentiellement des patentes importateurs – exportateurs des entreprises de


transports, des compagnies d’assurances et de celle relative à l’absence de comptabilité.

a- Importateurs – Exportateurs (Art. 165 al. 2, 3 et 4)

En aucun cas, les importations et exportations effectuées par une banque, agence de
banque ou tout autre organisme agissant en tant que commissionnaire en marchandises ou
transitaire, ne pourront dispenser les clients du paiement de la patente d’importation ou
d’exportation (Al. 2).

Pour l’application de la patente d’importateur ou d’exportateur, il est tenu compte


cumulativement des Chiffres d’Affaires réalisées à l’importation et à l’exportation (Al. 4).

b- Compagnies d’assurance (Art. 165 al. 7)


112

Les compagnies d’assurances n’ayant pas d’établissement au Cameroun mais qui y sont
représentées ne sont imposables qu’au siège ou au principal établissement de l’agent d’assurance
qui les représente.

c- Absence de comptabilité (Art. 165 al. 1er)

Pour toute activité commerciale, lorsque aucun élément ne permet de déterminer


exactement le Chiffre d’Affaires, celui-ci est comme étant égal à dix fois le stock constaté évalué
au prix de vente. Toutefois, l’inspecteur ou le contrôleur a la possibilité d’établir la patente par
comparaison à un établissement similaire.

5- Annualité de la patente (Art. 168 CGI)

Le principe de l’annualité de la patente est passé par l’article 168 alors que l’exception
par l’article 169.

a- Dispositions

La patente est due pour l’année tout entière par toute personne physique ou morale
exerçant au premier jour du début de l’exercice une activité imposable. Ce principe souffre
toutefois de plusieurs exceptions.

b- Exceptions (Art. 169)

- Début d’exploitation en cours d’année. La patente est due à partir du premier jour du mois au
cours duquel a eu lieu le commencement de l’exploitation ;
- Cession d’établissement : le cédant ne pouvant pas transférer la patente au nouvel acquéreur,
parce que la loi ne lui donne pas la possibilité, s’arrange en pratique avec celui-ci pour continuer
à utiliser sa patente comme si l’établissement lui appartenait toujours ;
- La fermeture d’établissement : elle motive un dégrèvement de patente au prorata du nombre de
mois de l’année restant à courir (Art. 171 CGI).

6- Obligations des redevables (Art. 172, 173 et 174 CGI)

Les redevables de la patente doivent afficher les titres de patente dans l’établissement ;

Pour obtenir un titre de patente, les contribuables doivent adresser à l’Administration


Fiscale un dossier qui comprend :
113

- une demande timbrée qui comporte les renseignements suivants : le nom ou la raison sociale,
l’adresse, la nature de l’activité, le montant du Chiffre d’Affaires de l’exercice précédent ou
du Chiffre d’Affaires prévisionnel ;
- une photocopie de la carte de contribuable ;
- une attestation de localisation ;
- une photocopie du contrat de bail dûment enregistré ou de la taxe foncière.

7- La liquidation

La liquidation de la patente consiste à calculer les différentes rubriques de la patente pour


les sommer par la suite. Après quoi il ne restera plus qu’à s’acquitter de sa dette d’impôt qui
conditionne l’établissement définitif du titre de patente à faire valoir partout où besoin sera.

Les différentes rubriques d’un titre de patente sont :

- Le principal de la patente
- La Redevance Audio Visuelle (RAV)
- La contribution au FEICOM
- Les Centimes Chambre de Commerce (CCAI)
- La Taxe Communale (TC)

La Redevance Audio Visuelle = C.A. x Taux


Le principal patente = RAV – 10 % RAV
Feicom = 10 % RAV
Centimes Chambre de Commerce (CCAI) = 3 % RAV
Taxe Communale (TC) est déterminée selon le barème (de la ville de Douala) ci-dessous :

Redevance Audio Visuelle Montant Taxe Communale


1 à 30 000 7 500
30 001 à 60 000 9 000
60 001 à 100 000 15 000
100 001 à 150 000 22 500
150 001 à 200 000 30 000
200 001 à 300 000 45 000
300 001 à 400 000 60 000
400 001 à 500 000 75 000
Au delà de 500 001 90 000
114

Les différentes rubriques d’un titre de patente peuvent être classées en deux catégories :

- L’impôt qui est le principal de la patente


- Les taxes qui sont : la Redevance Audio Visuelle, la contribution au FEICOM, les
Centimes Chambre de Commerce, la Taxe Communale.

Selon les dispositions de la Loi de Finance N° 2003/017 du 22 décembre 2003, la


Redevance Audio Visuelle (RAV) est une taxe.

Selon les dispositions de l’Instruction N° 0001/MINFI/DI/LC/L du 04 février 2004 la


Redevance Audio Visuelle (RAV) est une charge déductible pour la détermination du bénéfice
fiscal.

La base de détermination du titre de patente de l’exercice N est le Chiffre d’Affaires


prévisionnel (en général le Chiffre d’Affaires de l’exercice N-1).

8- Redressement

En début d’exercice, la patente est établie sur la base d’un Chiffre d’Affaires
prévisionnel. Si à la fin de l’exercice, le Chiffre d’Affaires réalisé est supérieur au Chiffre
d’Affaires prévisionnel, le titre de patente doit subir un redressement qui consiste à réajuster les
différentes rubriques. Lorsque l’Administration Fiscale constate que le contribuable n’a pas lui –
même procédé aux réajustements, des redressements correspondants sont effectués.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de patente.

9- Pénalités (Art. 178, 179, 180 et 181 CGI)

Tout contribuable qui ne s’est pas acquitté de sa patente dans les délais est passible de la
pénalité de 10 % par mois de retard avec un maximum de 30 %.

Tout contribuable qui exercice une activité soumise à la patente sans avoir acquitte les
droits est taxé d’office pour l’année entière et sa cotisation est assortie d’une majoration de 50 %
ou de 100 %.

Le défaut d’affichage de la patente est sanctionné par une amende fiscale de 10 000 F par
infraction.
115

B- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la patente

1- Le traitement fiscal

Sur le plan fiscal, le montant principal du redressement :


- du principal de la patente ;
- de la Redevance Audio Visuelle ;
- de la contribution au FEICOM ;
- des Centimes Chambre de Commerce ;
- de la Taxe Communale ;
constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Sur le plan fiscal, le redressement de la patente génère des pénalités qui constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement :


- du principal de la patente ;
- de la Redevance Audio Visuelle ;
- de la contribution au FEICOM ;
- des Centimes Chambre de Commerce ;
- de la Taxe Communale;
constitue pour l’entreprise une charge des Activités Ordinaires.

Sur le plan comptable, le redressement de la patente génère des pénalités qui constituent
des charges des Activité Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6412 – Patente, licence et taxes annexes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


116

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6412 - Patentes et taxes annexes C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement de
impôts et taxes la patente + les
du titre de patente pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités du
redressement du
de la patente

Exemple d’application :

L’entreprise SOCATEX S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la patente de l’exercice


2002 a été établie sur la base d’un Chiffre d’Affaires prévisionnel de FCFA 3 207 797 893. Or
on constate qu’en fin d’exercice 2002 l’entreprise a réalisé un Chiffre d’Affaires réel de FCFA
4 207 797 893, et l’entreprise n’a pas demandé l’établissement d’une patente complémentaire.
Suite au redressement effectué par l’Administration Fiscale, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par la société SOCATEX S.A., mentionne les redressements suivants :

Libellé Principal du Pénalités Pénalités


redressement d'assiette de recouvrement
Patente principale 495 510 148 653 148 653
Feicom 55 057 16 517 16 517
CCAI 16 517 4 955 4 955
RAV 550 567 165 170 165 170
TOTAL 1 117 651 335 295 335 295
117

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement du titre de patente de la société SOCATEX S.A pour l’exercice 2002.

Solution :

Traitement fiscal du redressement du titre de patente

Le montant principal du redressement des impôts et taxes définitifs qui regroupent : le


principal de la patente, la contribution au FEICOM, les Centimes Chambre de Commerce, la
Redevance Audio Visuelle et qui s’élève à FCFA 1 117 651 constitue une charge pour la société
SOCATEX S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 670 590 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour la société SOCATEX S.A..

* Traitement comptable du redressement du titre de patente

D 6412 - Patentes et taxes annexes C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 117 651 1 788 241

D 6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs C

335 295

6473 -DPénal. de recouv., impôts directs C

335 295
118

Le montant principal du redressement du titre de patente inscrit dans le compte 4428


« Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.

Section 2 : Le traitement du redressement de la Licence

La contribution des licences est exigée pour la vente ou la production de certains produits
notamment les boissons ; elle a en commun avec les patentes beaucoup de dispositions sur
lesquelles nous ne reviendrons plus.

A- Principes généraux de la licence

1- Dispositions générales (Art. 182, 286 CGI)

La contribution des licences est due par les importateurs, producteurs et débitants des
boissons alcooliques27, des vins ou des boissons dites « hygiéniques »28.

2- Exemptions (Art. 184 CGI)

Ne sont pas soumises à la contribution des licences, la vente des eaux minérales, eaux
gazeuses, aromatisées, ou non par extraits non alcooliques et la vente de jus de fruits non
fermentés lorsqu’elle est effectuée dans un établissement distinct de celui comportant des
boissons imposables.

3- Tarifs des licences (Art. 186 CGI)

La contribution des licences est due par établissement selon les mêmes règles que celles
applicables à la contribution des patentes. Elle est annuelle et personnelle.

Le paiement de la contribution des licences est indépendant de celui de la contribution


des patentes et l’imposition de l’une ne dispense pas du paiement de l’autre.

Le tarif de la contribution des licences est fixé comme suit :


- 2 fois le montant de la contribution des patentes pour les boissons hygiéniques ;
- 4 fois le montant de la contribution des patentes pour les boissons hygiéniques et vins ;
- 6 fois le montant de la contribution des patentes pour les boissons alcooliques et autres.

27
Art. 185 CGI
28
Art. 183 CGI
119

Il est important de souligner que pour un établissement qui exerce plusieurs activités, la licence
est fonction de la contribution des patentes déterminée à partir du Chiffres d’Affaires réalisé
uniquement sur les boissons.

Toutefois, pour les débitants de boissons donnant lieu à licence dont le Chiffre d’Affaires
est inférieur à 15 millions de FCFA, la contribution des licences est établie ainsi qu’il suit :
- 0,5 fois le montant de l’impôt libératoire pour les boissons hygiéniques ;
- 1 fois le montant de l’impôt libératoire pour les boissons hygiéniques et vins ;
- 1,5 fois le montant de l’impôt libératoire pour les boissons alcooliques et autres ;

4- La liquidation

La licence (L) est égale à :


- L = 2 x principal patente, pour les boissons hygiéniques ;
- L = 4 x principal patente, pour les boissons hygiéniques et vins ;
- L = 6 x principal patente, pour les boissons alcooliques et autres.

Or,
La Redevance Audio Visuelle = C.A. (lié aux boissons) x Taux
Le principal patente = RAV – 10 % RAV

5- Redressement

En début d’exercice, la licence est établie sur la base d’un Chiffre d’Affaires
prévisionnel. Si à la fin de l’exercice, le Chiffre d’Affaires réalisé est supérieur au Chiffre
d’Affaires prévisionnel, la licence doit subir un redressement. Lorsque l’Administration Fiscale
constate que le contribuable n’a pas lui – même procédé aux réajustements, des redressements
correspondants sont effectués.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de licence.

6- Pénalités (Art. 178, 179, 180 et 181 CGI)

Tout contribuable qui ne s’est pas acquitté de sa licence dans les délais est passible de la
pénalité de 10 % par mois de retard avec un maximum de 30 %.

Tout contribuable qui exercice une activité soumise à la licence sans avoir acquitté les
droits est taxé d’office pour l’année entière et sa cotisation est assortie d’une majoration de 50 %
ou de 100 %.
120

Le défaut d’affichage de la licence est sanctionné par une amende fiscale de 10 000 F par
infraction.

B- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la licence

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement de la licence constitue pour l’entreprise une charge


fiscalement déductible ou un complément de la licence.

Le redressement de la licence génère des pénalités d’assiette et des pénalités de


recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles pour
l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la licence constitue pour


l’entreprise une charge des Activités Ordinaires.

Sur le plan comptable, le redressement de la licence génère des pénalités qui constituent
des charges des Activité Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6412 – Patente, licence et taxes annexes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


121

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6412 - Patentes et taxes annexes C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement de redressement de
la licence la licence + les
pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités du
redressement de
la licence

Exemple d’application :

Au mois de janvier 2004, l’hôtel LEWAT S.A. (situé à Douala) a subi une vérification
générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la licence de l’exercice


2002 a été établie sur la base d’un Chiffre d’Affaires prévisionnel (pour la vente des boissons
alcooliques et autres) de FCFA 95 004 600. Or on constate qu’en fin d’exercice 2002 l’entreprise
a réalisé un Chiffre d’Affaires réel (pour la vente des boissons alcooliques et autres) de FCFA
205 004 600, et l’entreprise n’a pas demandé l’établissement d’une licence complémentaire.
Suite au redressement effectué par l’Administration Fiscale, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par l’hôtel LEWAT S.A., mentionne le redressement suivant :

Libellé Principal du Pénalités Pénalités


redressement d'assiette de recouvrement
Licence 839 700 251 910 251 910
TOTAL 839 700 251 910 251 910
122

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la licence de l’hôtel LEWAT S.A pour l’exercice 2002.

Solution :

Traitement fiscal du redressement de la licence

Le montant principal du redressement de la licence qui s’élève à FCFA 839 700 constitue
une charge pour l’hôtel LEWAT S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 503 820 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’hôtel LEWAT S.A..

* Traitement comptable du redressement du titre de patente

D 6412 - Patentes et taxes annexes C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

839 700 1 343 520

D 6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs C

251 910

D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

251 910
123

CHAPITRE III

LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT
DES DROITS D’ENREGISTREMENT

Les droits d’enregistrement portent essentiellement sur des mouvements de patrimoines ;


c’est pourquoi il convient de les classer dans la catégorie des impôts sur le capital.

Initialement simple formalité juridique visant à protéger les particuliers des éventuelles
fraudes par antidates ou des modifications inattendues, l’enregistrement conférait une date
certaine aux actes sous seing privé.

Aujourd’hui l’enregistrement représente beaucoup dans la part réservée à l’impôt dans le


budget de l’Etat.

Les formalités de l’enregistrement occupent une place de choix dans la vie fiscale de
l’entreprise et l’analyse de l’acte à laquelle procède l’inspecteur pour calculer le montant des
droits à recouvrer29. La formalité de l’enregistrement produit accessoirement des effets
juridiques purs :
- Elle donne date certaine à l’égard des tiers aux actes sous signatures privées 30 ;
- En règle générale, l’enregistrement n’est pas une condition de validité des actes juridiques.
Toutefois, cette règle comporte diverses exceptions31 ;

Section 1 : Les dispositions générales sur les droits d’enregistrement

A- Fait générateur

Le fait générateur des droits d’enregistrement s’entend comme l’évènement par lequel
sont réalisées les conditions légales nécessaires pour l’exigibilité de l’impôt.

En ce qui concerne les droits d’enregistrement, il est constitué par :

29
Exemple droit de mutation « à titre onéreux » calculés sur un acte de vente à raison du prix exprimé aux droits de
mutation « à titre gratuit » calculés sur un acte de donation à raison de la valeur des biens donnés.
30
Ce qui signifie que si un acte sous seing privé en date du 15 janvier 2001 a été enregistré le 07 mai 2001, nul ne
pourra contester que la date de l’acte est antérieure au 07 mai 2001.
31
Le privilège du créancier gagiste est subordonné à l’article 2074 du Code Civil à l’existence d’un « acte public
sous seing privé, dûment enregistré ». Les publications légales exigées en cas de vente de fonds de commerce ne
peuvent avoir lieu qu’après l’enregistrement de l’acte de cession.
124

1- Les baux et les locations écrits ou verbaux

Les baux, les sous- baux, les cessions et rétrocessions de :


- biens meubles ;
- du fonds de commerce ;
- des immeubles.
Sont soumis aux droits d’enregistrement.

2- Les contrats de mariage

Les contrats de mariage sont soumis aux droits d’enregistrement.

3- Les créances

Les actes, de créances à terme, de cessions de créances, de transport de créances et


obligataires, sont soumis aux droits d’enregistrement.

4- Les délivrances de legs

Les actes de délivrances de legs sont soumis aux droits d’enregistrement.

5- Les jugements

Les actes et jugements définitifs portant condamnation, collocation, liquidation ou


transmission sont soumis aux droits d’enregistrement.

6- Les mainlevées d’hypothèques

Les actes de consentement à mainlevées totales ou partielles d’hypothèques terrestres,


maritimes, fluviales ou sur les aéronefs, sont soumis à l’enregistrement.

7- Les marchés et traités

Les marchés et traités sont soumis à l’enregistrement.

8- Les partages

Les actes de partages de biens meubles et immeubles entre copropriétaires, cohéritiers,


coassociés et de façon générale sont soumis à l’enregistrement.

9- Les prorogations de délais


125

Les actes de prorogations de délais purs et simples sont soumis aux droits d’enregistrement.

10- Les rentes

Les actes de constitution des rentes, soit perpétuelles, soit viagères ou de pension à titre
onéreux, ainsi que les actes de cession, d’amortissement ou de rachats des rentes sont soumis aux
droits d’enregistrement.

11- Les sociétés

Les actes de formation, de prorogation et d’augmentation de capital de sociétés, qui ne


contiennent ni obligation, ni libération, ni transmission de biens meubles ou immeubles entre les
associés ou autres personnes, sont soumis aux droits d’enregistrement.

12- La transmission à titre onéreux de biens meubles et immeubles

Les actes de ventes ou de transmission à titre onéreux de propriété ou d’usufruit de biens


meubles ou immeubles sont soumis aux droits d’enregistrement.

13- Les mutations de fonds de commerce et des marchandises neuves

Les actes de mutations, de propriété à titre onéreux de fonds de commerce ou de clientèle,


et les actes de cession des marchandises neuves, sont soumis aux droits d’enregistrement.

14- Les transmissions entre vifs à titre gratuit et mutations par décès

Les actes de transmissions entre vifs à titre gratuit et les actes de mutations de biens par
décès, sont soumis aux droits d’enregistrement.

B- Territorialité de l’enregistrement

Selon les dispositions de l’article 364 du CGI, les actes déjà enregistrés dans un pays
étrangers, situé hors de la zone CEMAC, ne sont pas exempts des droits d’enregistrement au
Cameroun. Pour être utilisés au Cameroun, ces actes doivent être de nouveau enregistrés selon la
législation camerounaise.

Les actes déjà enregistrés dans un pays étrangers, situé dans la zone CEMAC, sont
soumis à un droit d’enregistrement complémentaire représentant entre le droit exigible (selon la
législation camerounaise) et celui déjà acquitté.
126

C- Obligations des juges et arbitres en matière d’enregistrement

Selon les dispositions de l’article 362 du CGI, les juges et arbitres ne peuvent rendre
aucun jugement sur des actes non enregistrés, à peine d’être personnellement responsables des
droits.

D- Taux des droits d’enregistrement

Le législateur a réglementé les taux d’enregistrement en taux fixes, proportionnels,


progressifs, dégressifs ou gratis suivant la nature des actes et mutations qui y sont assujettis.

1- Les Droits proportionnels vont de 15, 10, 5 et 1 % :

Sont soumis au taux élevé de 15 % selon l’article 543 du CGI:


* les actes et mutations d’immeubles urbains bâtis ;
* les ventes d'immeubles, de gré à gré, judiciaires ou par adjudication ;
* les licitations d'immeubles ;
* les résolutions de ces ventes ;
* les concessions des terres domaniales ;
* les retraits de rémérés en matière immobilière exercée après le délai ;
* les soultes ou retours d'échanges et de partage d'immeubles ;
* les échanges d'immeubles ;
* les jugements rendus en matière réelle immobilière ;
* les constitutions de rentes ou de pensions moyennant l'abandon d'immeuble ;
* les baux à rente perpétuelle de biens immeubles, ceux à vie et ceux dont la durée est
illimitée ;
* en général, tous actes portant mutations de biens et droits immobiliers.
* les actes et mutations de fonds de commerce prévus à l’article 341 al. 1 du CGI, à
l’exclusion des marchandises neuves qui sont soumises au taux réduit de 2 % lorsque
les conditions fixées par ledit alinéa sont remplies.

Sont soumis au taux intermédiaire de 10 % selon l’article 543 du CGI:


* les actes et mutations d’immeubles urbains non bâtis et ruraux bâtis ;
* les baux, sous-baux, cession de baux, leurs prorogations et les locations verbales à
durée limitée d'immeubles à usage professionnel, industriel ou commercial, ainsi que
les locations consenties aux sociétés et aux entreprises en vue de loger leurs personnels
et cadres. Les baux ruraux à usage commercial ;
* les mutations de jouissance de fonds de commerce et de clientèle.

Sont soumis au taux moyen de 5 % selon l’article 543 du CGI:


* les actes et mutations d’immeubles ruraux non bâtis ;
127

* les baux, les sous-baux, cession de baux, leurs prorogations et les locations verbales
d’immeubles et de meubles tels que les navires, gros matériels, engins lourds à durée
limitée ;
* les ventes de gré à gré ou judiciaires ou par adjudication d’objets mobiliers ;
* les licitations des biens meubles ;
* les constitutions de rentes ou de pension moyennant l’abandon de biens meubles ;
* les transferts, délégations, cessions de droits mobiliers corporels ou incorporels autres
que les cessions de créances ;
* les échanges de meubles ;
* les soultes ou retours d’échanges et de partage de meubles ;
* les baux de meubles à durée perpétuelle, à vie ou à durée illimitée ;
* les jugements contradictoires et par défaut en matière de police ordinaire, de police
correctionnelle, ou en matière criminelle, portant condamnation, collocation ou
liquidation ou obligations de sommes et valeurs mobilières et d'intérêts entre
particuliers et plus généralement, tous jugements ou ordonnances de référés déclaratifs
de droits ou de biens .;
* les baux ruraux à usage commercial et non compris les baux ruraux à usage
d’habitation.

Sont soumis au taux réduit de 2 % selon l’article 543 du CGI:


* les conventions synallagmatiques de prêt sans garantie, lorsque ces dernières ne sont
pas appréciées comme actes de commerce de par leur nature ;
* les occupations du domaine public ;
* les cessions d'actions, de parts et d'obligations de sociétés commerciales ou civiles
n'ayant pas leur siège social dans un pays de la CEMAC ou lorsqu'il en est fait usage
dans un pays de la CEMAC ;
* les cessions d'actions, de parts et d'obligations de sociétés, dont le siège social est dans
un pays de la CEMAC ;
* les baux ruraux à usage d’habitation ;
* les prêts sur nantissement et sur hypothèque, les reconnaissances de dettes, les cessions,
délégations, subrogations, transferts de créances, et d’intérêts et leurs prorogations ainsi
que les prises d’hypothèques ;
*les marchés administratifs payées : soit sur le budget de l’Etat, d’une collectivité
territoriale décentralisée ou d’un établissement public administratif tel que défini par la
loi, soit sur aide extérieure ;
* les arrêts de la cour d’Appel portant condamnation, collocation, liquidation ou
obligations de sommes et valeurs mobilières et d’intérêts.

Sont soumis au taux super réduit de 1 % selon l’article 543 du CGI:


* les délivrances de legs ;
* les prises d'hypothèques sur crédits-habitat ;
128

* les partages purs et simples de biens meubles et immeubles ;


* les mainlevées d'hypothèques ;
* les quittances et autres actes portant libération de sommes et valeurs;
* les contrats de mariage qui ne contiennent aucun avantage particulier pour l'un des
époux et tous actes et écrits constatant la nature, la consistance ou la valeur des biens
appartenant aux futurs époux ;
* les cautionnements des sommes et objets mobiliers, les garanties mobilières, les
indemnités de même nature, les affectations à titre de nantissement, les actes d'aval et
les gages mobiliers quelconques.

2- Les Droits dégressifs prévus aux articles 346 et 544 du CGI sont fixés comme suit :

* les actes de constitution de société, prorogation, augmentation de capital par apport pur et
simple
Ces actes sont imposés au taux dégressif comme suit :
pour la tranche comprise entre 0 et 750 millions….……… 2 %
pour la tranche comprise entre 750 et 1 500 millions…… 1,5 %
pour la tranche comprise entre 1 500 et 3 000 millions…… 1 %
pour la tranche comprise entre 3 000 et 5 000 millions…. 0,5 %
pour la tranche supérieure à 5 000 millions………….… 0,25 %

* les actes de fusions de sociétés


taux dégressif ci-dessus ;
droit fixe 50 000

3- Les Droits progressifs (Art. 347, 348, 349 et 544 du CGI)


Ils concernent les mutations en vue de la construction – vente ou de la location – vente,
les mutations par décès et les mutations entre vifs à titre gratuit. Nous nous attarderons ici sur les
premières :
* Les mutations en vue de la construction - la vente ou location - vente
pour la tranche comprise entre 0 et 5 000 000….…………..…2 000 FCFA
pour la tranche comprise entre 5 000 0001 et 10 000 000….… 2 %
pour la tranche comprise entre 10 000 001 et 15 000 000 …… 5 %
pour la tranche comprise entre 15 000 001 et 20 000 000 ..….10 %
pour la tranche supérieure à 20 000 000………………...……15 %

4- Droits fixes donnant ouverture au droit de timbre gradué


Il s’agit ici des droits fixes de 50 000, 20 000 et 4000 FCFA.

* Droits fixes de 50 000 FCFA


Ils concernent :
129

- La prise en charge du passif dans l’acte de fusion ;


- Les marchés administratifs passés en exécution du plan de développement et à financement
extérieur majoritaire.

* Droits fixes de 20 000 FCFA


Ils concernent :
- Les conventions de compte courant ;
- Les affectations hypothécaires pour garantie du solde débiteur éventuel de compte courant ou
pour garantie d’engagement de caution, de cautionnement, etc.
- Les affectations à titre de nantissement au gage des sommes dues sur un marché ;
- Les délégations à titre de nantissement ;
- Les actes d’aval ;
- Les conventions de crédit automobile passés avec les organismes agrées de crédit automobile.

* Droits fixes de 4 000 FCFA


Ils concernent les ordonnances d’injonction de payer prises conformément à la loi.

5- Droits fixes ne donnant pas ouverture au droit de timbre gradué


Il s’agit des droits fixes de 20 000, 12 000, 10 000 et 4 000 FCFA.

* Droits fixes de 20 000 FCFA


Ils concernent :
- Les arrêts définitifs de la Cour d’Appel et de la Cour Suprême ;
- Toute immatriculation au registre de tout commerçant ou société commerciale.

* Droits fixes de 12 000 FCFA


Ils concernent les actes de dissolution de société.

* Droits fixes de 10 000 FCFA


Ils concernent :
- Les actes notariés ;
- Les résiliations de baux emphytéotiques.

* Droits fixes de 4 000 FCFA


Ils s’appliquent aux actes innomés c’est à dire qui ne sont pas prévus par le CGI ou pour
lesquels le montant des droits proportionnels est inférieur à 2 000 FCFA.

6- Enregistrement gratis (art. 546 du CGI) donnant ouverture au droit de timbre gradué

Sont soumis à l’enregistrement gratis :


130

- les actes et jugements portant mutation de propriété d'immeubles et de droits immobiliers


passés conformément à l'Ordonnance 90/006 du 26 octobre 1990 au profit des banques, à
l'occasion de la réalisation de leurs hypothèques sous réserve que :
* l'engagement de revendre l'immeuble soit pris par la banque dans l'acte d'adjudication ou dans
un acte séparé ;
* la revente effective intervienne dans un délai de cinq (5) ans.
- Les conventions de prêts destinées au financement des opérations agro-pastorales et
halieutiques.
- Les mutations de propriété ou de jouissance d'immeubles soumises à la Taxe sur la Valeur
Ajoutée.
– Conventions de concession de service public.
– Les prêts sur nantissements et sur hypothèque passés avec les établissements de crédits, ainsi
que les mains levées, cautionnement et garanties y relatifs.

7- Timbre gradué

Sont soumis au droit de timbre gradué :


- les actes obligatoirement soumis à la formalité d'enregistrement qui, bien que contenant une
énonciation de valeur, ne sont pas soumis à un droit proportionnel, soit par application de la loi
(enregistrement gratis ou au droit fixe) ;
- les titres fonciers et les livrets fonciers ; la valeur de l'immeuble servant de base à l'assiette du
timbre est estimée par le conservateur de la propriété foncière ayant délivré le titre foncier ou le
livret foncier ;
- le contrat de prêt, les conventions d'ouverture de crédit, les cautions solidaires, les cessions de
traitement, les cessions et transport de loyers ainsi que les nantissements qui, en vertu d'un
régime fiscal privilégié, sont enregistrés gratis ou au droit fixe ;
- tous les actes dont l'enregistrement est à la charge de l'Etat, d'une personne morale publique de
l'Etat, des organisations internationales sous réserve de dispositions contraires de l'accord de
siège avec un Etat de la Communauté, de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale ;
- tous les actes dont les droits sont à la charge des sociétés de prévoyance, de secours et de prêts
mutuels agricoles ou des organismes coopératifs qui y sont affiliés, n'emportant pas mutation de
propriété ou de jouissance ;
- les actes de mutation de jouissance ou de propriété en général tous les actes passés entre les
particuliers ou sociétés et les organismes publics ou privés dont le but est d'édifier et de mettre à
la disposition soit de leurs adhérents, soit aux personnes étrangères à ceux-ci de condition
modeste des habitations à bon marché ou à loyer modéré ; toutefois le bénéfice de
l'enregistrement gratis ne peut être accordé aux organismes visés au précédent paragraphe
qu'après agrément du ministre compétent de chaque Etat ;
- les actes et décisions judiciaires et extrajudiciaires rendus en vertu ou pour l'application de la
réglementation du travail, ou en matière d'allocations familiales, et les actes de procédure de
reconnaissance des enfants naturels ;
131

- les jugements rendus, sur les procédures engagées à la requête du Ministère Public en matière
d'état civil ;
- les prestations de serment des magistrats, fonctionnaires et agents de l'Etat ou des collectivités
territoriales décentralisées locales ;
- les conventions passées entre l'Etat et les entreprises privées en application des dispositions de
la loi portant Code des investissements ou autres régimes privilégiés ;
- les ordonnances et jugements d'immatriculation en matière de la propriété foncière.

Le taux du droit de timbre gradué est fixé comme suit, pour chaque exemplaire de l'acte,
et selon la valeur maximum énoncée dans cet acte, s'il s'agit d'actes sous seing privé, pour les
originaux, de la minute et des expéditions s'il s'agit d'actes notariés.

- 10 000 francs pour la valeur comprise entre 0 et 1 000 0000 francs ;


- 25 000 francs pour la valeur comprise entre 1 000 0001 et 20 000 000 francs ;
- 50 000 francs pour la valeur comprise entre 20 000 001 et 50 000 000 francs ;
- 100 000 francs pour la valeur comprise entre 50 000 001 et 100 000 000 francs ;
- 200 000 francs pour la valeur comprise entre 100 000 001 et 500 000 000 francs ;
- 300 000 francs au-dessus de 500 000 000 francs.

E- Prescription

Selon les dispositions de l’article 334, l’Administration dispose pour exercer son droit de
contrôle d’un délai de cinq (5) ans pour les droits de taxe d’enregistrement 32. Ce délai est porté à
10 ans pour les successions. Le contrôle peut porter sur tous les aspects des droits
d’enregistrement.

Lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance, une inexactitude, ou une


omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au calcul des droits
d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.

Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :

- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur les mutations de propriété ;


- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur les mutations de jouissance ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur la constitution des sociétés et
l’augmentation de capital.

32
Art. 334 du CGI
132

- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur les conventions de prêt et les
cautions.

Section 2 : Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur les mutations de


propriété

On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession des biens
meubles ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession d’immeubles ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession du fonds de
commerce.

A- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession des


biens meubles

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la cession des biens meubles

1- L’exigibilité

Selon les articles 268 à 276 du CGI, la cession des biens meubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois (3)
mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des conventions
synallagmatiques.

2- L’assiette ( Art. 295 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée par le prix de cession exprimé dans l’acte,
augmenté des charges et indemnités au profit du cédant. Mais si la valeur réelle est supérieure au
prix exprimé dans l’acte, la base d’imposition peut être estimée par l’Administration fiscale.

Lorsque les sommes ou valeurs devant servir à l’assiette de l’impôt ne sont pas
déterminées dans les actes, les parties sont tenues d’y suppléer par une déclaration estimative et
détaillée, certifiée et signée.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 342 et 543, les mutations de propriété des biens meubles sont
enregistrées au taux moyen de 5 %.

4- Redressement
133

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de propriété.

5- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de mutations des biens meubles non enregistré, dans les délais, entraîne une
amende égale au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par la cession des biens meubles

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par la cession


des biens meubles, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la cession des biens meubles,
entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6461 – Droits de mutation
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse
134

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6461 - Droits de mutation C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 15 août 2002, la


société SOTRABOIS S.A. a acheté à l’entreprise SOCATAM , un camion d’occasion de marque
MERCEDES. Le prix d’achat s’élève à FCFA 14 750 000. Le contrat de mutation de propriété
établi le 15 août 2002 n’a pas encore été enregistré. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en
Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A., mentionne un
redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de FCFA 737 500 , une amende
de FCFA 737 500 et des pénalités de recouvrement de FCFA 221 250.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :
135

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 737 500, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 737 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 221 250
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6461 - Droits de mutation C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

737 500 1 696 250

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

221 250

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

737 500

B- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession


d’immeubles

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la cession d’immeubles

1- L’exigibilité

Selon les articles 268 à 276 du CGI, la cession d’immeubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai d’un (1) mois à
compter de la date d’établissement des actes.
136

2- L’assiette ( Art. 295 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée par le prix de cession exprimé dans l’acte,
augmenté des charges et indemnités au profit du cédant. Mais si la valeur réelle est supérieure au
prix exprimé dans l’acte, la base d’imposition peut être estimée par l’Administration fiscale.

Lorsque les sommes ou valeurs devant servir à l’assiette de l’impôt ne sont pas
déterminées dans les actes, les parties sont tenues d’y suppléer par une déclaration estimative et
détaillée, certifiée et signée.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 340 et 543, les mutations de propriété des immeubles sont enregistrées
au taux élevé de 15 %.

Des droits fixes de 4 000 F doivent être payés pour chaque annexe de l’acte de mutation.

4- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de propriété.

5- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de mutations de propriété des immeubles non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.
137

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par la cession d’immeubles

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par la cession


d’immeubles, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la cession d’immeubles,


entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6461 – Droits de mutation
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


4428 - Etat, Autres impôts et taxes
ou 52 - Banque
D 6461 - Droits de mutation C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.
138

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 1er août 2002, la


société SOTRABOIS S.A. a acheté à Mr JIAUSSERAND , un immeuble bâti situé à Bonandjo
(Douala). Le prix d’achat s’élève à FCFA 100 000 000. Le contrat de mutation de propriété
établit le 1er août 2002 n’a pas encore été enregistré. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en
Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A., mentionne un
redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de FCFA 15 020 000 , une
amende de FCFA 15 020 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 4 506 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 15 020 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS
S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 15 020 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
4 506 000 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable
139

D 6461 - Droits de mutation C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

15 202 000 34 728 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

4 506 000

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

15 020 000

C- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession du


fonds de commerce

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la cession du fonds de


commerce

1- L’exigibilité

Selon les articles 268 à 276 du CGI, la cession du fonds de commerce génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai d’un (1) mois à
compter de la date d’établissement des actes.

2- L’assiette ( Art. 296 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée par le prix de vente de la clientèle ou des
divers éléments composant le fonds de commerce, augmenté des charges et indemnités au profit
du cédant.

Les marchandises neuves cédées dans le même acte que le fonds de commerce dont elles
dépendent bénéficient du tarif qui leur est propre à condition qu’elles soient détaillées et
estimées article par article.

3- Taux d’enregistrement
140

Selon les articles 341 et 543, les mutations de propriété de fonds de commerce sont
enregistrées au taux élevé de 15 %.

Des droits fixes de 4 000 F doivent être payés pour chaque annexe de l’annexe de l’acte
de mutation.

4- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de propriété.

5- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de mutations de propriété de fonds de commerce non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par la cession du fonds de commerce

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par la cession


du fonds de commerce, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la cession du fonds de


commerce, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités
constituent des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


141

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6461 – Droits de mutation
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6461 - Droits de mutation C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 1er août 2002, la


société SOTRABOIS S.A. a acheté le fonds de commerce de l’entreprise SOCCEM S.A. . Le
prix d’achat s’élève à FCFA 114 100 000. Le contrat de mutation de propriété établit le 1 er août
2002 n’a pas encore été enregistré. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A., mentionne un redressement des droits
d’enregistrement d’un montant principal de FCFA 17 123 000 , une amende de FCFA
17 123 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 5 136 900.
142

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 17 123 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS
S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 17 123 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
5 136 900 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6461 - Droits de mutation C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

17 123 000 39 382 900

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

5 136 900

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

17 123 000

Section 3 : Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur les mutations de


jouissance

On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la location des biens
meubles ;
143

- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la location


d’immeubles ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la location du fonds de
commerce.

A- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la location des


biens meubles

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la location des biens meubles

1- L’exigibilité

Selon les articles 268 à 276 du CGI, la location des biens meubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois (3)
mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des conventions
synallagmatiques.

2- L’assiette ( Art. 281 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée :


- pour les baux, les sous-baux, prorogations de baux, par le prix annuel exprimé dans l’acte,
augmenté des charges imposées au preneur et incombant normalement au bailleur.
- pour les baux à durée limitée, par le montant cumulé des annuités stipulées en y ajoutant les
charges imposées au preneur et incombant normalement au bailleur.

Si le prix du bail est stipulé payable en nature ou sur la base de cours de certains produits,
le droit est liquidé d'après la valeur des produits au jour du contrat ou au début de chaque période
déterminée par une estimation des parties.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 342 et 543, les mutations de jouissance des biens meubles sont
enregistrées au taux moyen de 5 %.

4- Fractionnement des droits d’enregistrement des actes de location des biens meubles

Selon les dispositions de l’article 313 du CGI, le règlement du montant des droits
d’enregistrement des contrats (écrits) de location biens meubles, à durée limitée, peut être
fractionné en an autant de paiements qu’il y a de périodes triennales ( 3 ans) dans la durée du
bail.
144

Les baux emphytéotiques ne sont pas concernés par le fractionnement.

5- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de jouissance.

6- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de mutations de jouissance des biens meubles non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par la location des biens meubles

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par la location


des biens meubles, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la location des biens meubles,
entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6461 – Droits de mutation
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
145

 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6461 - Droits de mutation C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 1 er août 2002, la


société SOTRABOIS S.A. a loué verbalement des camions de marque MERCEDES. Le
montant de la location versée à Mr JIAUSSERAND s’élève à FCFA 20 750 000. La société
SOTRABOIS n’a versé aucun droit d’enregistrement concernant cette location. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS
S.A., mentionne un redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de FCFA
1 037 500 , une amende de FCFA 1 037 500 et des pénalités de recouvrement de FCFA 311 250.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
146

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 1 037 500, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 1 037 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 311 250
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6461 - Droits de mutation C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 037 500 2 386 250

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

311 250

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

1 037 500

B- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la location


d’immeubles

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la location d’immeubles

1- L’exigibilité

Selon les articles 268 à 276 du CGI, la location d’immeubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés :
- pour les contrats de location sous seing privé, dans un délai de 3 mois à compter de la date
d’établissement des actes.
147

- pour les contrats de location notariés, dans un délai de 1 mois à compter de la date
d’établissement des actes.

2- L’assiette ( Art. 281 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée :


- pour les baux, les sous-baux, prorogations de baux d’immeubles, par le prix annuel exprimé, en
y ajoutant les charges imposées au preneur et incombant normalement au bailleur.
- pour les baux à durée limitée, par le montant cumulé des annuités stipulées en y ajoutant les
charges imposées au preneur et incombant normalement au bailleur.
- pour les baux à rentes perpétuelles et ceux dont la durée est illimitée, par un capital formé de
vingt (20) fois la rente ou le prix annuel augmenté des charges imposées au preneur et incombant
normalement au bailleur.
- pour les baux à vie, par le capital formé de 10 fois le prix annuel augmenté des charges
imposées au preneur et incombant normalement au bailleur.

Si le prix du bail est stipulé payable en nature ou sur la base de cours de certains produits,
le droit est liquidé d'après la valeur des produits au jour du contrat ou au début de chaque période
déterminée par une estimation des parties.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 342 et 543, les mutations de jouissance d’immeubles sont enregistrées :
- au taux intermédiaire de 10 % pour les immeubles urbains à usage professionnel, industriel ou
commercial ;
- au taux moyen de 5 % pour les immeubles ruraux à usage professionnel, industriel ou
commercial ;
- au taux moyen de 5 % pour les immeubles urbains à usage d’habitation 33 ;
- au taux réduit de 2 % pour les immeubles ruraux à usage d’habitation.

Selon les articles 420 à 447 :


- trois exemplaires des contrats de location sous seing privé doivent être timbrés à 500 F la
feuille ;
- la minute des contrats de location notariés doit être timbrée à 500 F.

4- Fractionnement des droits d’enregistrement des actes de location d’immeubles

33
Les contrats de location d’immeubles urbains à usage d’habitation consentis aux sociétés et entreprises en vue de
loger leurs personnels et cadres sont enregistrés au taux intermédiaire de 10 %.
148

Selon les dispositions de l’article 312 du CGI, le règlement du montant des droits
d’enregistrement des contrats de location d’immeubles, à durée limitée, peut être fractionné en
autant de paiements qu’il y a de périodes triennales ( 3 ans) dans la durée du bail.

Les baux emphytéotiques ne sont pas concernés par le fractionnement.

Les droits sur les locations verbales des biens immeubles sont acquittés, chaque année,
entièrement à partir du 1er jour de l’exercice.

5- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de jouissance.

6- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de mutations de jouissance d’immeubles non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par la location d’immeubles

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par la location


d’immeubles, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la location d’immeubles,


entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable
149

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6461 – Droits de mutation
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6461 - Droits de mutation C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 1 er août 2002, la


société SOTRABOIS S.A. a signé un contrat (sous seing privé) de location, à usage commercial,
d’un immeuble appartenant à Mr JIAUSSERAND. La durée du bail est de 2 ans et le loyer
mensuel s’élève à FCFA 10 000 000. Le contrat de location établit le 1 er août 2002 n’a pas
encore été enregistré. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril
150

2004 par la société SOTRABOIS S.A., mentionne un redressement des droits d’enregistrement
d’un montant principal de FCFA 24 004 500 , une amende de FCFA 24 004 500 et des pénalités
de recouvrement de FCFA 7 201 350.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 24 004 500, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS
S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 24 004 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
7 201 350 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6461 - Droits de mutation C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

24 004 500 55 210 350

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

7 201 350

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

24 004 500
151

C- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la location du


fonds de commerce

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la location du fonds de


commerce

1- L’exigibilité

Selon les articles 268 à 276 du CGI, la location du fonds de commerce génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés :
- pour les contrats de location sous seing privé, dans un délai de 3 mois à compter de la date
d’établissement des actes.
- pour les contrats de location notariés, dans un délai de 1 mois à compter de la date
d’établissement des actes.

2- L’assiette ( Art. 281 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée :


- pour les baux, les sous-baux, prorogations de baux de fonds de commerce et immeubles, par le
prix annuel exprimé, en y ajoutant les charges imposées au preneur et incombant normalement
au bailleur.
- pour les baux à durée limitée, par le montant cumulé des annuités stipulées en y ajoutant les
charges imposées au preneur et incombant normalement au bailleur.
- pour les baux à rentes perpétuelles et ceux dont la durée est illimitée, par un capital formé de
vingt (20) fois la rente ou le prix annuel augmenté des charges imposées au preneur et incombant
normalement au bailleur.
- pour les baux à vie, par le capital formé de 10 fois le prix annuel augmenté des charges
imposées au preneur et incombant normalement au bailleur.

Si le prix du bail est stipulé payable en nature ou sur la base de cours de certains produits,
le droit est liquidé d'après la valeur des produits au jour du contrat ou au début de chaque période
déterminée par une estimation des parties.

2- Taux d’enregistrement

Selon les articles 341 et 543, les mutations de jouissance de fonds de commerce sont
enregistrées au taux intermédiaire de 10 %.

Selon les articles 420 à 447 :


152

- trois exemplaires des contrats de location sous seing privé doivent être timbrés à 500 F la
feuille ;
- la minute des contrats de location notariés doit être timbrée à 500 F.

5- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de jouissance.

6- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de mutations de jouissance de fonds de commerce non enregistré, dans les
délais, entraîne une amende égale au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par la location du fonds de commerce

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par la location


du fonds de commerce, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la location du fonds de


commerce, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités
constituent des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6461 – Droits de mutation
153

 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs


 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6461 - Droits de mutation C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société CCO S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 1 er août 2002, la


société CCO S.A. a signé, avec l’entreprise PROMO S.A. un contrat (sous seing privé) de
location de fonds de commerce. La durée du bail est de 2 ans et le loyer mensuel s’élève à
FCFA 20 000 000. Le contrat de location établit le 1er août 2002 n’a pas encore été enregistré.
Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société
CCO S.A., mentionne un redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de
FCFA 48 006 000 , une amende de FCFA 48 006 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA
14 402 700.

Travail A Faire :
154

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 48 006 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société CCO S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 48 006 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
14 402 700 constituent pour la société CCO S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6461 - Droits de mutation C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

48 006 000 110 414 700

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

14 402 700

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

48 006 000

Section 4 : Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur la constitution


des sociétés et l’augmentation de capital

On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la constitution des
sociétés ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par l’augmentation de
capital.
155

A- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la constitution


des sociétés

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la constitution des sociétés

1- L’exigibilité

Selon les articles 294 à 314 du CGI, la constitution des sociétés génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de un (1) mois
à compter de la date d’établissement des actes.

2- L’assiette ( Art. 294 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée par le montant du capital souscrit et


entièrement libéré.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 346 et 544, la constitution des sociétés est enregistrée aux taux
dégressifs suivants :

- 2 % avec un maximum de 750 000 francs pour la tranche comprise entre 0 et 750 000 000 de
francs de capital ;
- 1,5 % avec un maximum de 1 500 000 de francs pour la tranche comprise entre 750 000 001 et
1 500 000 000 francs de capital ;
- 1 % avec un maximum de 3 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 1 500 000 001 et
3 000 000 000 de francs de capital
- 0,5 % avec un maximum de 5 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 3 000000 001
et 5 000 000 000 de francs de capital ;
- 0,25 % avec un maximum de 2 500 000 francs pour la tranche supérieure à 5 000 000 000 de
francs de capital.

4- Fractionnement des droits d’enregistrement des actes de constitution des sociétés

Selon les dispositions de l’article 314 du CGI, le montant, des droits d’enregistrement des
actes de constitution des sociétés, peut être fractionné et payé comme suit :
 le 1/3 lors du dépôt de l'acte à la formalité ;
 le paiement de chacun des 2 autres tiers, semestriellement dans le mois qui suit
l'expiration du délai.
156

Le paiement différé ne peut être accordé que si la demande est accompagnée de la caution
d'un établissement bancaire ayant son siège dans l'Etat du Centre des Impôts compétent.

Les sommes dont le paiement est fractionné sont augmentées d'un intérêt de 6 % par mois
ou fraction de mois à compter du jour où la formalité est devenue exigible.

Tout paiement hors délai de l'une ou l'autre des fractions entraîne l'exigibilité du double
de cette fraction, soit un droit en sus et le paiement de la fraction restant due.

5- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur la constitution des sociétés.

6- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de constitution des sociétés non enregistré, dans les délais, entraîne une amende
égale au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par la constitution des sociétés

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par la


constitution des sociétés, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la constitution des sociétés,


entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable
157

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6468 – Autres droits d’enregistrement
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6468 - Autres droits d'enregist. C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société CCO S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que l’acte de constitution, de


la société CCO S.A., établi le 1er juin 2002 n’a pas encore été soumis à l’enregistrement. Au
moment de la souscription, le capital d’un montant de FCFA 1 000 000 000 a été entièrement
libéré le 1er juin 2002. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril
2004 par la société CCO S.A., mentionne un redressement des droits d’enregistrement d’un
158

montant principal de FCFA 2 250 000 , une amende de FCFA 2 250 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 675 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 2 250 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société CCO S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 2 250 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 675 000
constituent pour la société CCO S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6468 - Autres droits d'enregist. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

2 250 000 5 175 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

675 000

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

2 250 000
159

B- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par l’augmentation


de capital

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par l’augmentation de capital

1- L’exigibilité

Selon les articles 294 à 314 du CGI, l’augmentation de capital génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de un (1) mois
à compter de la date d’établissement des actes.

2- L’assiette ( Art. 294 du CGI)

La base d’imposition est en principe constituée par le montant de l’augmentation du


capital.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 346 et 544, la constitution des sociétés est enregistrée aux taux
dégressifs suivants :

- 2 % avec un maximum de 750 000 francs pour la tranche comprise entre 0 et 750 000 000 de
francs de capital ;
- 1,5 % avec un maximum de 1 500 000 de francs pour la tranche comprise entre 750 000 001 et
1 500 000 000 francs de capital ;
- 1 % avec un maximum de 3 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 1 500 000 001 et
3 000 000 000 de francs de capital
- 0,5 % avec un maximum de 5 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 3 000000 001
et 5 000 000 000 de francs de capital ;
- 0,25 % avec un maximum de 2 500 000 francs pour la tranche supérieure à 5 000 000 000 de
francs de capital.

4- Fractionnement des droits d’enregistrement des actes d’augmentation de capital des


sociétés

Selon les dispositions de l’article 314 du CGI, le montant, des droits d’enregistrement des
actes d’augmentation de capital des sociétés, peut être fractionné et payé comme suit :
 le 1/3 lors du dépôt de l'acte à la formalité ;
 le paiement de chacun des 2 autres tiers, semestriellement dans le mois qui suit
l'expiration du délai.
160

Le paiement différé ne peut être accordé que si la demande est accompagnée de la caution
d'un établissement bancaire ayant son siège dans l'Etat du Centre des Impôts compétent.

Les sommes dont le paiement est fractionné sont augmentées d'un intérêt de 6 % par mois
ou fraction de mois à compter du jour où la formalité est devenue exigible.

Tout paiement hors délai de l'une ou l'autre des fractions entraîne l'exigibilité du double
de cette fraction, soit un droit en sus et le paiement de la fraction restant due.

5- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur la constitution des sociétés.

6- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte d’augmentation de capital des sociétés non enregistré, dans les délais, entraîne
une amende égale au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par l’augmentation de capital des sociétés

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par


l’augmentation de capital des sociétés, constitue pour l’entreprise une charge fiscalement
déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par l’augmentation de capital des


sociétés, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités
constituent des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.
161

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6468 – Autres droits d’enregistrement
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6468 - Autres droits d'enregist. C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société CCO S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que l’acte d’augmentation de


capital, de la société CCO S.A., établi le 1er août 2002 n’a pas encore été soumis à
l’enregistrement. Le capital est passé de FCFA 1 000 000 000 à 5 000 000 000. Suite à un
162

redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société CCO S.A.,
mentionne un redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de FCFA
9 500 000 , une amende de FCFA 9 500 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA
2 850 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 9 500 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société CCO S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 9 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 2 850 000
constituent pour la société CCO S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6468 - Autres droits d'enregist. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

9 500 000 21 850 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

2 850 000

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

9 500 000
163

Section 5 : Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur les conventions


de prêt et les cautions

On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt
appréciées comme actes de commerce;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt
non appréciées comme actes de commerce;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les cautions;

A- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les conventions


de prêt appréciées comme actes de commerce

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt
appréciées comme actes de commerce

1- L’exigibilité

Selon les articles 546, 585 et 586 du CGI, les conventions de prêt, appréciées comme
actes de commerce c'est-à-dire passées avec les établissements de crédits, génèrent des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois (3)
mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des conventions
synallagmatiques.

2- L’assiette

La base d’imposition est en principe constituée par le montant du prêt exprimé dans
l’acte, augmenté des charges au profit du bénéficiaire.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 546, 585 et 586 du CGI, les conventions de prêt appréciées comme
actes de commerce sont soumis au droit de timbre gradué. Le taux est fixé comme suit pour
chaque exemplaire de acte :

- 10 000 francs pour la valeur comprise entre 0 et 1 000 0000 francs ;


- 25 000 francs pour la valeur comprise entre 1 000 0001 et 20 000 000 francs ;
- 50 000 francs pour la valeur comprise entre 20 000 001 et 50 000 000 francs ;
- 100 000 francs pour la valeur comprise entre 50 000 001 et 100 000 000 francs ;
- 200 000 francs pour la valeur comprise entre 100 000 001 et 500 000 000 francs ;
164

- 300 000 francs au-dessus de 500 000 000 francs.

4- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les conventions de prêt appréciées comme
actes de commerce.

5- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de convention de prêt non enregistré, dans les délais, entraîne une amende égale
au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par les conventions de prêt appréciées comme actes de commerce

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par les


conventions de prêt appréciées comme actes de commerce, constitue pour l’entreprise une charge
fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par les conventions de prêt


appréciées comme actes de commerce, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de
recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles pour
l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


165

 6462 – Droits de timbre


 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6462 - Droits de timbre C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 15 août 2002, la


SOTRABOIS contactée un emprunt de FCFA 90 000 000 auprès de la STANDARD BANK. La
convention de prêt signée ce même jour n’a pas encore été enregistrée. Suite à un redressement,
l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A.,
mentionne un redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de FCFA
304 500, une amende de FCFA 304 500 et des pénalités de recouvrement de FCFA 91 350.
166

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 304 500, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 304 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 91 350
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6462 - Droits de timbre C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

304 500 700 350

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

91 350

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

304 500
167

B- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les conventions


de prêt non appréciées comme actes de commerce

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt non
appréciées comme actes de commerce

1- L’exigibilité

Selon l’article 343 du CGI, les conventions de prêt, non appréciées comme actes de
commerce c'est-à-dire passées avec les personnes physiques ou morales autres que les
établissements de crédits, génèrent des droits d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement
doivent être reversés dans un délai de trois (3) mois à compter de la date d’établissement des
actes sous seing privé constatant des conventions synallagmatiques.

2- L’assiette

La base d’imposition est en principe constituée par le montant du prêt exprimé dans
l’acte, augmenté des charges au profit du bénéficiaire.

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 343 et 543, les conventions de prêt non appréciées comme actes de
commerce sont enregistrées au taux réduit de 2 %.

4- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les conventions de prêt non appréciées
comme actes de commerce.
168

5- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Tout acte de convention de prêt non enregistré, dans les délais, entraîne une amende égale
au montant des droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par les conventions de prêt non appréciées comme actes de commerce

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par les


conventions de prêt non appréciées comme actes de commerce, constitue pour l’entreprise une
charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par les conventions de prêt non
appréciées comme actes de commerce, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de
recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles pour
l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6468 – Autres Droits d’enregistrement
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


169

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6468 - Autres droits d'enregist. C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 15 août 2002, la


SOTRABOIS contactée un emprunt de FCFA 200 000 000 auprès de la GMC. La convention de
prêt signée ce même jour n’a pas encore été enregistrée. Suite à un redressement, l’Avis de Mise
en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A., mentionne un
redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de FCFA 4 006 000, une
amende de FCFA 4 006 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 1 201 800.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal
170

Le montant principal des droits d’enregistrement issus de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 4 006 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 4 006 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
1 201 800 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6468 - Autres droits d'enregist. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

4 006 000 9 213 800

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

1 201 800

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

4 006 000

C- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les cautions


inscrites sur les contrats de location et divers actes

I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par les cautions inscrites sur les
contrats de location et divers actes

1- L’exigibilité

Selon l’article 344 du CGI, les cautions inscrites sur les contrats de location, génèrent des
droits d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois
(3) mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des
conventions synallagmatiques. Ces droits d’enregistrement sont supportés par le bailleur.

2- L’assiette

La base d’imposition est en principe constituée par le montant de la caution.


171

3- Taux d’enregistrement

Selon les articles 344 et 543, les cautions inscrites sur les contrats de location sont
enregistrées au taux réduit de 1 %.

4- Redressement

Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les cautions inscrites sur les contrats de
locations et divers actes.

5- Pénalités ( Art. 316 du CGI)

Toute caution non enregistrée, dans les délais, entraîne une amende égale au montant des
droits simples.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés


par les cautions inscrites sur les contrats de location et divers actes

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des droits d’enregistrement, générés par les


cautions inscrites sur les contrats de location et divers actes, constitue pour l’entreprise une
charge fiscalement déductible.

Le redressement des droits d’enregistrement, générés par les cautions inscrites sur les
contrats de location et divers actes, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de
recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles pour
l’entreprise.

2- Le traitement comptable
172

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6468 – Autres Droits d’enregistrement
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6468 - Autres droits d'enregist. C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
droits d'enregist. droits d'enregist. plus
amendes et pénalités

6473 - Pénal. de recouv., impôts directs


D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement des
droits d'enregist.

Exemple d’application :

La société ASSURIX S.A. est une entreprise d’assurances située à Douala. Cette
entreprise est propriétaire d’un immeuble (à plusieurs appartements) qu’elle loue. Au cours du
mois de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté sur les contrats de location


signé le 15 août 2002, que la société ASSURIX S.A. a reçu des locataires, des cautions d’un
montant de FCFA 120 000 000. Ces cautions n’ont jamais été soumises à l’enregistrement par la
société ASSURIX. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril
2004 par la société ASSURIX S.A., mentionne un redressement des droits d’enregistrement d’un
173

montant principal de FCFA 1 200 000, une amende de FCFA 1 200 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 360 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des droits d’enregistrement issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 1 200 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société ASSURIX S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 1 200 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 360 000
constituent pour la société ASSURIX S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6468 - Autres droits d'enregist. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

1 200 000 2 760 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

360 000

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

1 200 000
174

CHAPITRE IV

LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DES IMPOTS SUR SALAIRES

On entend par traitements et salaires : « les rémunérations versées aux personnes qui sont
placées dans état de subordination juridique vis-à-vis de leur employeur. Qu’il s’agisse
d’ouvriers ou d’agents de maîtrise, d’employés, « de cadre » ou de « cadres supérieurs »34
autrement dit les impôts sur salaires sont des prélèvements à la source opérés sur les revenus et
ayant leur source dans un contrat de travail écrit ou verbal.

Ce qui matérialise le contrat de travail, c’est le lien de subordination entre employé et


employeur.

Selon les dispositions de l’article 42 du Code du Travail, le contrat de travail peut, en


cours d’exécution, faire l’objet d’une modification35 à l’initiative de l’une ou l’autre partie. La
modification doit être matérialisée par la rédaction d’un avenant.

Selon les dispositions de l’article 27 du Code du Travail, le contrat de travail concernant


un travailleur de nationalité étrangère doit, avant tout commencement d’exécution, être visé par
le Ministre du Travail. Et tout avenant à ce contrat doit aussi faire l’objet d’un visa du Ministre
du Travail.

Ainsi nous pouvons distinguer deux catégories d’impôts sur salaires :


- les impôts sur salaires supportés par les employés;
- les impôts sur salaires supportés par l’entreprise.

Auprès de l’Administration Fiscale, c’est l’entreprise qui est le redevable aussi bien des
impôts sur salaires supportés par les employés que des impôts sur salaires supportés par elle-
même.

Lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance, une inexactitude, ou une


omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au calcul des impôts sur salaires,
les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :
34
Francis LEFEBVRE, les impôts en France, traité pratique, 1972, 4ème Edition, P139.
35
L’augmentation du salaire de l’employé entraîne une modification du contrat de travail. Donc suite à une
augmentation de salaire, un avenant doit être rédigé.
175

- Le traitement du redressement des retenues sociales ;


- Le traitement du redressement des retenues fiscales ;
- Le traitement du redressement des impôts sur salaire supportés par l’entreprise.

Avant de développer le traitement des différents redressements, il est nécessaire


d’analyser les éléments du salaire.

Section 1 : Les éléments du salaire

Le salaire versé est la somme des éléments suivants :

1 - Le salaire de base mensuel

Il est déterminé à partir de la grille des salaires en vigueur au Cameroun.

2 - Le salaire horaire mensuel

Certains employés, surtout dans le secteur industriel, ont des salaires négociés sur des
taux horaires, dont les montants se trouvent sur la grille des salaires en vigueur au Cameroun.
Le nombre d’heures normales est de 173,33 heures. Ce nombre n’est qu’une référence car
certains mois, le nombre d’heures travaillées peut avoisiner les 184 heures.

3 - La prime d’ancienneté

C’est la prime qui récompense la stabilité et l’expérience. Son assiette de calcul est le
salaire minimum catégoriel du secteur d’activité du salarié. Le taux légal de détermination de la
prime d’ancienneté est fixé comme suit :

- 4 % après 2 ans d’ancienneté ( pour les employés qui bénéficient de la prime pour la
première fois).
- 2 % par année supplémentaire.

4- Les heures supplémentaires (Art. 80 du Code de Travail )

Le salaire perçu en heures supplémentaires résulte du travail effectué après 8 heures de


travail journalier. Ce sont des heures décomptées tous les jours.
A la fin de chaque semaine, après 40 heures ( pour le cas général)*:
- les 8 premières heures sont rémunérées au taux horaire négocié par l’employé majoré de 20%.
Ces heures sont appelées heures supplémentaires à 20%.
- les 8 heures suivantes sont des heures supplémentaires à 30%.
176

- les 4 heures suivantes sont des heures supplémentaires à 40%.


Les heures accomplies le dimanche sont des heures à 40%.
Les heures supplémentaires de nuit et les heures accomplies les jours fériés sont des heures à
50%.

Le nombre d’heures supplémentaires ne doit pas excéder 20 heures par semaine.

* Dans certains secteurs le nombre d’heures légal est supérieur à 40 heures par semaine. Les
heures d’équivalence sont :
- Pour l’agriculture : 48 heures par semaine ;
- Pour les emplois de maison : 54 heures par semaine ;
- Pour les cliniques, hôpitaux, ventes de détail des denrées alimentaires, stations services,
aérodromes, buanderies : 45 heures par semaine ;
- Pour le personnel hôtelier : 50 heures par semaine ;
- Pour les services de gardiennage et de surveillance : 56 heures par semaine.

5- Les indemnités

Les indemnités à complément de salaire sont :


- Indemnité d’assiduité ;
- Indemnité de technicité ;
- Indemnité de rendement ;
- Indemnité de suggestion, etc.
Le montant de ces indemnités dépend de l’employeur.

6– Le salaire exceptionnel

Les éléments qui rentrent sous cette rubrique sont :

- les allocations congés ;


- les gratifications ;
- les rappels salaires ;
- le 13ème mois, etc.

Parmi ces éléments de salaire exceptionnel, seuls les allocations congés ont un principe
de calcul bien défini. Le montant des autres éléments est fixé par l’employeur.

Principe de détermination des allocations congés.

Le congé est un repos que prend le travailleur après douze mois de services effectifs chez
le même employeur.
177

La durée totale de congé est constituée de :


- la durée principale de congé varie selon les conventions collectives :

* Selon l’article 41 de la convention collective des industries de transformation, la durée


principale de congé est fixée par le Code du Travail camerounais, soit 1,5 jours par mois de
travail, ce qui équivaut à 18 jours ouvrables. Cette durée est aussi valable pour, le secteur
bancaire (article 55 de la convention collective des banques) et pour le secteur forestier (article
43 de la convention collective des entreprises forestières) ;

* Selon l’article 63 de la convention collective du commerce, la durée principale de


congé est de 2 jours par mois de travail, ce qui équivaut à 24 jours ouvrables;

- la majoration de la durée de congé:


* Selon l’article 90 du Code du Travail camerounais, la durée principale de congé est
majorée à deux jours ouvrables par enfant mineur de 6 ans, pour les mères salariées;
* Les anciens dans le service qui ont droit :
 à deux jours ouvrables par période continue de 3 ans pour les salariés des industries
de transformation (article 41 de la convention collective des industries de
transformation) ;
 à trois jours ouvrables par période continue de 5 ans, pour les salariés des entreprises
forestières (article 43 de la convention collective des entreprises forestières), pour les
salariés des banques (article 55 de la convention collective des banques), et, pour les
salariés des entreprises du commerce (article 63 de la convention collective du
commerce).

Les allocations congés sont les sommes perçues correspondant à la période de congés.

La base de détermination des allocations est constituée de l’ensemble des éléments


suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;

Selon l’article 65 du Code du Travail, les indemnités et primes spéciales destinées à


couvrir des frais inhérents à la fonction ou à l'emploi, les indemnités et primes de fin de carrière
(indemnité de licenciement, indemnité de fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de
travail, indemnité de décès, indemnité départ en retraite, prime de bonne séparation, prime de
reconversion), les indemnités de préavis, les primes irrégulières et les allocations congés de la
période précédente n’entrent pas dans la base de détermination des allocations congés.
178

Les allocations congés se décomposent en allocations congés principales et en allocations


congés supplémentaires.

- les allocations congés principales : ce sont les allocations correspondant à la durée principale de
congé.

 Pour les salariés, des industries de transformation, des banques et des entreprises
forestières, elles sont égales au 1/16ème36 de la rémunération totale (salaire versé) pendant
les douze derniers mois.
 Pour les salariés des entreprises du commerce, elles sont égales au 1/12ème37 de la
rémunération totale (salaire versé) pendant les douze derniers mois.

- les allocations congés supplémentaires :

 Pour les salariés, des industries de transformation, des banques et des entreprises
forestières :

Allocations congés principales x durée supplémentaire


Allocations congés supplémentaires =
18

 Pour les salariés des entreprises du commerce,

Allocations congés principales x durée supplémentaire


Allocations congés supplémentaires =
24

Exemple d’application :

Mme OSWALDE est employée de la société SOCATAM S.A. (entreprise du secteur


industrielle). Rentrée des congés le 01/06/2000, elle souhaite repartir le 31/07/2001. Déterminer
les allocations congés de Mme OSWALDE sachant que :
- Mme OSWALDE est mère de trois enfants de moins de 6 ans ;
- Elle a 4 ans d’ancienneté ;
- son salaire mensuel a été le suivant depuis son retour de derniers congés :
*380 000 du 01/06/00 au 30/08/00 dont 80 000 d’indemnités de représentation

36
1/16ème correspond à 1,5/24, ce qui signifie que chaque fois que le salarié accompli 24 jours de travail, il a droit à
1,5 jours de congé.
37
1/12ème correspond à 2/24, ce qui signifie que chaque fois que le salarié accompli 24 jours de travail, il a droit à 2
jours de congé.
179

* 390 000 du 01/09/00 au 31/12/00 dont 80 000 d’indemnité de représentation


* 410 000 du 01/01/01 au 31/05/01 dont 80 000 d’indemnité de représentation
* 450 000 du 01/06/01 au 31/07/01 dont 80 000 d’indemnité de représentation

Solution :

1- Durée totale de congé :

Depuis son retour de derniers congés, Mme OSWALDE a travaillé pendant 14 mois.

Durée principale de congé pour 14 mois = 1,5 x 14 = 21 jours


Durée supplémentaire 9 jours
* au titre d’ancienneté 2 jours
(1 seule tranche de 3 ans)
* au titre de mère de 3 enfants 6 jours
(2 jrs x 3)
Mais la durée supplémentaire doit être proportionnelle
à la durée principale de congé. donc
(8/18) x 21 = 9)

Durée totale de congé = 21 jours + 9 jours = 30 jours

1- Allocations congés

* Allocations congés principales (la base est la rémunération des douze derniers mois)

(300 000 x 1) + (310 000 x 4) + (330 000 x 5) + (370 000 x 2) 14


x = 286 563
12 16

286 563 x 9
* Allocations congés supplémentaires = = 122 813
21

Les allocations totales de congés = 286 563 + 122 813 = 409 375

7– Les allocations à caractère familial

Ces prestations dont les montants sont fixés par la la Caisse Nationale de Prévoyance
Sociale sont :
180

- Les indemnités de maternité


- Les indemnités de maladie
- Les indemnités d’accident, etc.

8– Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction
ou à l'emploi.

Les éléments qui rentrent dans cette rubrique sont :


- Les indemnités de déplacement (ne sont versées en général, de manière exceptionnelle, que
pendant une courte période)
- Les indemnités de représentation : attribuées aux employés qui engagent des dépenses
(réception, publicité) pour le compte de la société;
- Les indemnités de panier : attribuées à tout salarié empêché de prendre normalement ses repas
pour les nécessités de service;
- Les indemnités de salissure : attribuées aux salariés exposés à des travaux salissants;
- les indemnités d'outillage : attribuées aux salariés qui utilisent pour les nécessités de leur
emploi, un outillage personnel;
- les indemnités d'entretien de véhicule;
- Les indemnités de lait;
- Les indemnités de sécurité ou de risque;
- Les indemnités d’habillement;
- La prime de transport38 (remboursement partiel ou total des frais de transport entre le domicile
et lieu de travail) ;

9– Les avantages en nature

Les avantages en nature proprement parlant sont des concessions gratuites aux employés
d’un bien dont l’employeur est propriétaire ou locataire (logement, véhicule, eau, électricité,
domestique, nourriture, téléphone, etc.)

Les entreprises versent souvent à leurs employés une indemnité en espèces représentative
d’avantage en nature.

Les avantages en nature sont imposables et cotisables pour leurs montants réels exceptés :
le logement, l’électricité, l’eau, les domestiques, les véhicules, la nourriture.

*Selon l’Administration Fiscale :

38
Depuis la circulaire N° 09/MINFI du 24 septembre 1980, la prime de transport entre dans la base taxable. Les
différentes conventions collectives imposent l’allocation d’une prime de transport à chaque employé lorsque
l’employeur ne fournit pas un moyen de transport au personnel.
181

La base d’évaluation des avantages en nature, et des indemnités représentatives


d’avantages en nature, qui ne sont pas imposés pour leur montant réel est composée :

- du salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;


- du salaire des heures supplémentaires ;
- des indemnités à caractère de complément de salaire ;
- du salaire exceptionnel ;
- de la prime de transport;
- l’indemnité de préavis ;
- les indemnités et primes de fin de carrière.

Selon l’article 33 du Code Général des Impôts, les taux d’évaluation sont fixés comme
suit :
- Pour le logement : 15% de la base d’évaluation ;
- Pour l’eau : 2% de la base d’évaluation ;
- Pour l’électricité : 4% de la base d’évaluation ;
- Pour le domestique : 5% de la base d’évaluation ;
- Pour la voiture : 10% de la base d’évaluation ;
- Pour la nourriture : 10% de la base d’évaluation.

*Selon la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale


- les avantages en nature sont retenus pour leur montant réel.
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature sont retenues pour leur montant
total.

10– L’indemnité de préavis

La durée de préavis est la durée pendant laquelle le salarié devra continuer à travailler
malgré sa lettre de démission ou la notification de licenciement établie par l’employeur.

La durée de préavis est fonction de la catégorie et de l’ancienneté.

DUREE DE PREAVIS PAR CATEGORIE

CATEGORIE ANCIENNETE
Moins d’un an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans
De 1 à 6 15 jours 1 mois 2 mois
De 7 à 9 1 mois 2 mois 3 mois
De 10 à 12 1 mois 3 mois 4 mois
182

Lorsque le salarié travaille pendant la durée de son préavis, il perçoit son salaire normal.
Si le salarié ne travaille pas pendant la durée de son préavis, soit de son propre fait, soit du fait
de son employeur, la partie ayant refusé le préavis devra verser à l’autre une indemnité égale au
salaire total de la durée de préavis. Pour ce calcul, tous les éléments du salaire seront retenus y
compris les avantages en nature et les heures supplémentaires. Les indemnités et primes
spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou à l'emploi et les allocations
familiales n’entrent pas dans la base. On peut retenir comme base de calcul le dernier salaire si
cela avantage le salarié.

11– L’indemnité de licenciement

L’indemnité de licenciement est due en cas de licenciement dans le cadre d’un contrat de
travail à durée indéterminée. Elle est due même en cas de faute légère du salarié. L’indemnité de
licenciement n’est pas due en cas de faute lourde, de démission du salarié, d’arrivée à terme d’un
contrat à durée déterminée.

Selon l'arrêté N° 016/MTPS/SG/CJ du 26 mai 1993, l'indemnité de licenciement est égale


pour chaque année de présence dans l'entreprise à un pourcentage du salaire mensuel moyen des
12 derniers mois précédent le licenciement. Les taux applicables sont fixés ainsi qu'il suit:
- de la 1ère à la 5ème année 20 %
ème ème
- de la 6 à la 10 année 25 %
- de la 11ème à la 15ème année 30 %
ème ème
- de la 16 à la 20 année 35 %
- à partir de la 21ème année 40 %

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi, les indemnités à caractère de remboursement de frais, les allocations familiales et les
indemnités représentatives d’avantage en espèces n’entrent pas dans la base de calcul.

Exemple d’application : CAS LARADE

L’entreprise SOCATAM S.A. (située à Douala) vous sollicite pour la détermination du


salaire de Mme LARADE pour le mois de juin 2000 et met à votre disposition les informations
ci-dessous :.
Le 30 juin 2000 , on vous communique les informations suivantes (les montants sont en Frs
CFA):

Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000
183

RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.

Travail A Faire :

Déterminer le montant du salaire versé et du salaire taxable de Mme LARADE.

Solution :

Calcul préliminaire
Taux horaire de Mme LARADE
Taux horaire = 500 000/173,33 = 2 884,67
Montant des heures supplémentaires à 20%
Heures supplémentaires = 2 884,67 x 1,2 x 29 = 100 387

Détermination du salaire versé à Mme LARADE

Salaire de base 500 000


heures supplémentaires à 20 % 100 387
Indemnité de logement 160 000
indemnité de représentation 156 000
SALAIRE VERSE 916 387

Détermination du salaire taxable de Mme LARADE

Evaluation des avantages en nature

Base d'évaluation des avantages en nature

Salaire de base 500 000


heures supplémentaires à 20 % 100 387
Base d'évaluation 600 387
184

Logement = 600 387 x 15 % = 90 058


Cette valeur étant inférieure à 160 000, le montant à taxer est : 90 058
Véhicule = 600 387 x 10 % = 60 039
Cette valeur étant inférieure à 100 000, le montant à taxer est : 60 039

Le salaire taxable est égale à:

Salaire de base 500 000


heures supplémentaires à 20 % 100 387
Logement 90 058
Véhicule 60 039
SALAIRE TAXABLE 750 484

Section 2 : Le traitement du redressement des retenues sociales : les cotisations Pension


Vieillesse, Maladie, Décès

A- Principes généraux des retenues sociales : les cotisations Pension Vieillesse, Maladie,
Décès

Elles sont essentiellement constituées des cotisations Pension Vieillesse, Maladie, Décès.

1- Le taux

Le taux est de 2,8 %.

2- La base de détermination des cotisations

La base de détermination des cotisations est constituée de l’ensemble des éléments


suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- les avantages en nature.
- l’indemnité de préavis.
185

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;

Le plancher 39 de la base de détermination des cotisations est le salaire de la première


catégorie du catégorie A de la grille des salaires de la convention collective de l’employeur.

Le plafond de la base de détermination des cotisations est de 3 600 000 FCFA par an soit
300 000 F par mois.

Il est important de noter que si un employé perçoit exceptionnellement au cours d’une


année un salaire supérieur à 300 000 F, alors que son salaire annuel est inférieur à 3 600 000 F,
la règle du plafond ne sera pas appliquée.

3- La liquidation

La cotisation Pension Vieillesse due par le salarié est retenue à la source par l’employeur
lors de chaque paiement des sommes imposables, mention en est faite sur la fiche de paie remise
au salarié.

Notons :
SCP : le Salaire Cotisable Plafonné
PV : Pension Vieillesse

PV = SCP x 2,8 %

Exemple d’application :

L’entreprise SOCATAM S.A. (située à Douala) vous sollicite pour la détermination du


salaire de Mme LARADE pour le mois de juin 2000 et met à votre disposition les informations
ci-dessous :.
Le 30 juin 2000 , on vous communique les informations suivantes (les montants sont en Frs
CFA):

39
Le plancher et le plafond sont fixés par le décret N° 90/1198 du 03 août 1990 fixant le taux et l’assiette des
cotisations dues à la CNPS pour les branches des Prestations Familiales et l’assurance Pensions de Vieillesse,
d’Invalidité et de Décès.
186

Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000

RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieur à 3 600 000 F.

Travail A Faire :

Evaluer le salaire cotisable de Mme LARADE et déterminer la Pension Vieillesse.

Solution :
Evaluation du salaire cotisable de Mme LARADE

Salaire de base 500 000


heures supplémentaires à 20 % 100 387
Indemnité de logement 160 000
Véhicule 100 000
SALAIRE COTISABLE 860 387

Salaire cotisable non plafonné = 860 387, salaire cotisable plafonné = 300 000
La cotisation Pension Vieillesse = 300 000 x 2,8 % = 8 400

4- Exigibilité

La cotisation Pension Vieillesse retenue à la source par l’employeur doit être reversée
dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les salaires ont été réglés ou inscrits en charges
déductibles.

5- Le redressement

Les cotisations CNPS sont assises sur des bases de cotisations déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services de la CNPS.
187

Selon les articles 25 et 34 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, lorsque la CNPS constate une insuffisance, une
inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base ayant servi au calcul des cotisations,
les redressements correspondants sont effectués.

Après un délai de trente (30) ans la CNPS perd son droit de contrôle et de vérification en
matière des cotisations.

6- Majorations

Selon les articles 32 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, les cotisations qui ne sont acquittées dans les délais sont
passibles d’une majoration de 10 %. Cette majoration est augmentée de 3 % des cotisations dues
pour chaque trimestre ou fraction de trimestre écoulée après l’expiration d’un délai de trois mois
à compter de la date d’échéance des cotisations.

B- Le traitement comptable et fiscal du redressement des retenues sociales

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la cotisation
Pension Vieillesse, supportée par le salarié, n’est plus supportée par le redevable réel qui est
l’employé, mais par le redevable légal qui est l’entreprise.

Le montant principal de ce redressement de la cotisation Pension Vieillesse, supportée


par le salarié, ne constitue pas une charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge
non fiscalement déductible.

Le redressement de la cotisation Pension Vieillesse, supportée par le salarié, génère des


majorations qui sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles
constituent pour lui des charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la cotisation Pension


Vieillesse constitue une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les majorations sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses
obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités Ordinaires.
188

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4313 – Caisse de retraite obligatoire
 52 – Banque
 57 – Caisse
 65 – Autres charges

L’écriture à passer est la suivante :

4313 - Caisse de retraite obligatoire


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
cotisations PV cotisations PV
et le majorations

D 65 - Autres charges C

Majorations suite
au redressement
des cotisations PV

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification des cotisations Pension vieillesse sur l’exercice
2002.

Au cours de ce contrôle, les agents de la CNPS ont constaté que sur la période allant du
er
1 juillet au 31 décembre 2002, la SOTRABOIS n’a pas reversé les cotisations Pension
Vieillesse. Suite à un redressement, la notification reçu le 04 avril 2004 par la société
SOTRABOIS S.A., mentionne un redressement des cotisations Pension Vieillesse d’un montant
principal de FCFA 6 300 000, une majoration de FCFA 752 850.

Travail A Faire :
189

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des cotisations sociales générées par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des cotisations Pension Vieillesse issu de ce redressement, qui


s’élève à FCFA 6 300 000, ne constitue pas une charge pour la société SOTRABOIS S.A..

Les majorations qui s’élèvent à FCFA 752 850 constituent pour la société SOTRABOIS
S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4313 - Caisse de retraite obligatoire C

6 300 000 7 052 850

D 65 - Autres charges C

752 850

Section 3 : Le traitement du redressement des retenues fiscales.

Les différentes retenues fiscales sont : l’Impôt sur les Revenus Salariaux, la contribution
salariale au Crédit Foncier du Cameroun, la Redevance Audio Visuelle, la Taxe Communale.

Ces retenues doivent être reversées dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les
salaires ont été réglés ou inscrits en charges déductibles.
190

A- Le traitement du redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux (IRS)

I- Principes généraux de l’Impôt sur les Revenus Salariaux (IRS)

La loi de Finances 2002/014 du 30 décembre 2002 institue l’Impôt sur les Revenus
Salariaux (IRS)40 en remplacement de la Taxe Proportionnelle sur Salaires et de la Surtaxe
Progressive.

1- La base d’imposition

Selon les articles 29 et 34 du CGI, le salaire taxable est constituée de l’ensemble des
éléments suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- la prime de transport;
- les avantages en nature ;
- l’indemnité de préavis ;
- les indemnités et primes de fin de carrière41.

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.

L’assiette de l’Impôt sur les Revenus Salariaux est constituée du salaire taxable annuel
après déduction des frais professionnels calculés forfaitairement au taux de 20 %, des cotisations
versées à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, d’un montant forfaitaire de 500 000 FCFA.

Selon l’article 81 du CGI, les salaires inférieurs à 52 000 FCFA ne sont pas taxables
l’Impôt sur les Revenus Salariaux.

40
Cet impôt est entré en vigueur le 1er janvier 2004
41
Les indemnités et primes de fin de carrière sont : l’indemnité de licenciement, l’indemnité de fin de carrière,
l’indemnité de rupture du contrat de travail, l’indemnité de décès, l’indemnité de départ en retraite, la prime de
bonne séparation, la prime de conversion.
L’indemnité de licenciement n’est pas taxable lorsque l’employé a été licencié pour des raisons économiques.
191

2- La liquidation

Le barème que nous avons conçu et qui se trouve à l’annexe de cet ouvrage donne pour le
salaire taxable, le montant principal correspondant, auquel il faut ajouter les centimes
additionnels communaux.

L’Impôt sur les Revenus Salariaux peut être aussi déterminé par calcul selon le processus
suivant :

Notons :
STm : le Salaire Taxable mensuel.
STa : le Salaire Taxable annuel = STm x 12
PVm : Cotisation Caisse Nationale de Prévoyance Sociale mensuelle
PVa : Cotisation Caisse Nationale de Prévoyance Sociale annuelle : PVa = PVm x 12
SNC : le Salaire Net Catégoriel
SNC = STa – 20 % STa – PVa
Ba : la base de calcul annuel Ba = SNC – 500 000

Selon l’article 69 du CGI, l’impôt sur les Revenus Salariaux est calculé par application du
barème ci-après sur la base de calcul annuel :

- De 0 à 2 000 000 10 %
- De 2 000 001 à 3 000 000 15 %
- De 3 000 001 à 5 000 000 25 %
- Plus de 5 000 000 35 %

Soit Ba1, Ba2, …….., BaN, les tranches de Ba et t1, t2, ……….., tN, les taux du barème annuel de
la base correspondant à Ba1, Ba2, …….., baN.

Diviser Ba suivant les tranches du barème annuel : Ba1, Ba2, …….., BaN,
Multiplier chaque tranche de la base annuelle par le taux correspondant figurant au barème pour
l’impôt suivant :

Ba1 x t1 + Ba2 x t2 + ……………+ BaN x tN = Ia pour un an

IRS (l’impôt mensuel) = Ia/12

IRS (global) = IRS + 10 % IRS


192

Exemple d’application 1:

L’entreprise SOCATAM S.A. (située à Douala) vous sollicite pour la détermination du


salaire de Mme LARADE pour le mois de juin 2000 et met à votre disposition les informations
ci-dessous :.

Le 30 juin 2000 , on vous communique les informations suivantes (les montants sont en Frs
CFA):

Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000

RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieur à 3 600 000 F.

Travail A Faire :

Déterminer l’Impôt sur les Revenus Salariaux à retenir sur le salaire de Mme LARADE.

Solution :

Nous avons montré à la section 1 de ce chapitre que le salaire taxable mensuel de Mme
LARADE s’élève à 750 484

Selon le barème l’IRS = 117 797 IRS (avec CAC) = 129 379

Par calcul :

Nous avons montré à la section 2 de ce chapitre que la cotisation CNPS de Mme LARADE
s’élève à 8 400
193

Le Salaire Taxable annuel ( Sta) = 750 484 x 12 = 9 005 808

SNC = 9 005 808 - 9 005 808 x 20 % - 8 400 x 12 = 7 103 846

Ba = 7 103 846 - 500 000 = 6 603 846

Les calculs donnent :

(2 000 000 - 0) x 10 % = 200 000


(3 000 000 - 2 000 000) x 15 % = 150 000
(5 000 000 - 3 000 000) x 25 % = 500 000
(6 603 846 - 5 000 000) x 35 % = 561 346
Impôt Ia pour un an 1 411 346

IRS en principal = Ia /12


IRS en principal = 1 411 346 /12 = 117 612
IRS (avec CAC) = 129 373

Exemple d’application 2:

L’entreprise SOCATAM S.A. (située à Douala) vous sollicite pour le calcul de la


rémunération de Mme OSWALDE au titre du mois de juin 2000 et met à votre disposition les
informations ci-dessous :.

Le 30 juin 2000, on vous communique les informations suivantes (les montants sont en
Frs CFA):

Mme OSWALDE
- Salaire de base mensuel 103 000
- Prime de transport mensuel 20 000

Travail A Faire :

1- Déterminer le montant de la cotisation CNPS à retenir sur le salaire de Mme OSWALDE.


2- Déterminer l’Impôt sur les Revenus Salariaux à retenir sur le salaire de Mme OSWALDE.

Solution :
194

1- Cotisation Pension Vieillesse de Mme OSWALDE


Puisque la prime de transport n’entre pas dans la base de calcul de la cotisation CNPS,

La PV = 103 000 x 2,8 % = 2 884

2- Impôt sur les Revenus Salariaux à retenir sur le salaire de Mme OSWALDE

Le salaire taxable de Mme LARADE s’élève à 123 000

Selon le barème l’IRS = 5 329 IRS (avec CAC) = 5 862

Par calcul :

Le Salaire Taxable annuel ( Sta) = 123 000 x 12 = 1 476 000

SNC = 1 476 000 - 1 476 000 x 20 % - 2 884 x 12 = 1 146 192

Ba = 1 146 192 - 500 000 = 646 192

Les calculs donnent :

(646 192 - 0) x 10 % = 64 619


Impôt Ia pour un an 64 619

IRS en principal = Ia /12


IRS en principal = 64 619 /12 = 5 385
IRS (avec CAC) = 5 924

3- Redressement

L’Impôt sur les Revenus Salariaux, est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de l’Impôts sur les Revenus Salariaux, les redressements correspondants sont effectués
suivant la procédure contradictoire.
195

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne l’Impôt sur les Revenus Salariaux. En nous référant à l’article L6 du
LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de l’Impôt sur les Revenus
Salariaux peut excéder une dizaine d’années.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’Impôt sur les Revenus Salariaux, et qui ont conduit l’Administration
Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus Salariaux n’est plus supporté par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Le montant principal de ce redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux ne


constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge comptable non fiscalement
déductible.

Le redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux génère des pénalités d’assiette et
des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a
pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges comptables non fiscalement
déductibles.

2- Le traitement comptable
196

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus Salariaux n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de l’Impôt sur les Revenus
Salariaux constitue une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4472 – Impôt sur salaires
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


4472 - Impôt sur salaires
ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
impôts sur impôts sur salaires
salaires plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires

Exemple d’application :

La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
197

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que sur la période allant du


er
1 juillet au 31 décembre 2002, la SOTRAF n’a pas reversé l’Impôt sur les Revenus Salariaux
retenu sur le salaire des employés. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRAF S.A., mentionne un redressement de l’Impôt sur les
Revenus Salariaux d’un montant principal de FCFA 6 500 000, des pénalités d’assiette de FCFA
3 250 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 1 950 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux généré par ce contrôle.

Solution :
* Traitement fiscal

Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus Salariaux issu de ce redressement, qui
s’élève à FCFA 6 500 000, ne constitue pas une charge pour la société SOTRAF S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 5 200 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4472 - Impôt sur salaires C

6 500 000 11 700 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

3 250 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

1 950 000
198

B- Le traitement du redressement de la contribution salariale au Crédit Foncier du


Cameroun.

I- Principes généraux de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun.

La contribution Crédit Foncier du Cameroun due par le salarié est retenue à la source par
l’employeur lors de chaque paiement des sommes imposables, mention en est faite sur la fiche de
paie remise au salarié.

1- Le taux

Le taux de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun est de 1 %.

2- La base d’imposition

La base d’imposition est constituée l’ensemble des éléments suivants :


- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- la prime de transport;
- les avantages en nature ;
- l’indemnité de préavis ;
- les indemnités et primes de fin de carrière.

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.

Selon l’article 81 du CGI, les salaires inférieurs à 52 000 FCFA ne sont pas soumis à la
contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun.

3- La liquidation

Notons :
CFC : la contribution Crédit Foncier du Cameroun

CFC = Salaire Taxable x 1 %


199

Exemple d’application :

En considérant le salaire taxable de Mme LARADE évalué à la section 1 de ce chapitre,


déterminer la contribution Crédit Foncier du Cameroun.

Solution :

Le salaire taxable de Mme LARADE est : 750 484

La contribution CFC = 750 484 x 1 % = 7 505

4- Redressement

La contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun. En nous
référant à l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification
de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun peut excéder une dizaine d’années.

5- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.


200

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de contribution salariale au Crédit


Foncier du Cameroun

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la


contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun n’est plus supportée par le redevable réel,
mais par le redevable légal.

Le montant principal de ce redressement de la contribution salariale au Crédit Foncier du


Cameroun ne constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge comptable non
fiscalement déductible.

Le redressement de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun génère des


pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que
le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges
comptables non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la


contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun n’est plus supportée par le redevable réel,
mais par le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la contribution salariale


au Crédit Foncier du Cameroun constitue une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges HA.O. constatées
 4472 – Impôt sur salaires
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
201

 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs


 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4472 - Impôt sur salaires


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
impôts sur impôts sur salaires
salaires plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires

Exemple d’application :

La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que sur la période allant du


1er juillet au 31 décembre 2002, la SOTRAF n’a pas reversé la contribution salariale au Crédit
Foncier du Cameroun retenue sur le salaire des employés. Suite à un redressement, l’Avis de
Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRAF S.A., mentionne un
redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux d’un montant principal de FCFA 4 200 000,
des pénalités d’assiette de FCFA 1 100 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA
1 260 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun.
202

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun issu de


ce redressement, qui s’élève à FCFA 4 200 000, ne constitue pas une charge pour la société
SOTRAF S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 3 360 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4472 - Impôt sur salaires C

4 200 000 7 560 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

2 100 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

1 260 000

C- Le traitement du redressement de la Redevance Audio Visuelle sur salaire

I- Principes généraux de la Redevance Audio Visuelle sur salaire

La Redevance Audio Visuelle est prélevée par l’employeur et reversée à l’Administration


Fiscale pour le compte de la Cameroun Radio Télévision.

1- La base d’imposition

La base d’imposition est constituée l’ensemble des éléments suivants :


- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
203

- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- la prime de transport;
- les avantages en nature ;
- l’indemnité de préavis ;
- les indemnités et primes de fin de carrière.

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.

Selon l’article 81 du CGI, les salaires inférieurs à 52 000 FCFA ne sont pas soumis à la
Redevance Audio Visuelle.

2- Le barème

Le barème42 publié par l’Administration est le suivant :

Tranches de salaires mensuels RAV


De 0 à 52 000 0
De 52 001 à 100 000 750
De 100 001 à 200 000 1 950
De 200 001 à 300 000 3 250
De 300 001 à 400 000 4 550
De 400 001 à 500 000 5 850
De 500 001 à 600 000 7 150
De 600 001 à 700 000 8 450
De 700 001 à 800 000 9 750
De 800 001 à 900 000 11 050
De 900 001 à 1 000 000 12 350
Plus de 1 000 000 13 000

3- La liquidation

42
Selon l’instruction N° 002/MINFI/DI/LC/L du 04 février 2004, les salaires taxables de moins de FCFA 52 000
sont exonérés de la RAV.
204

La Redevance Audio Visuelle due par le salarié est retenue à la source par l’employeur
lors de chaque paiement des sommes imposables, mention en est faite sur la fiche de paie remise
au salarié.

La lecture du barème administratif donne pour le salaire taxable, le montant de la retenue.

Exemple d’application :

En considérant le salaire taxable de Mme LARADE évalué à la section 1 de ce chapitre,


déterminer la Redevance Audio Visuelle à retenir.

Solution :

La salaire taxable de Mme LARADE est : 750 484

Selon le barème, la Redevance Audio Visuelle est : 9 750

4- Redressement

La Redevance Audio Visuelle est assise sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la Redevance Audio Visuelle, les redressements correspondants sont effectués suivant
la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la Redevance Audio Visuelle (salariale). En nous référant à l’article
L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la Redevance
Audio Visuelle (salariale) peut excéder une dizaine d’années.

5- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la Redevance Audio Visuelle, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
205

- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la Redevance Audio Visuelle sur


salaire

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la


Redevance Audio Visuelle sur salaire n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.

Le montant principal de ce redressement de la Redevance Audio Visuelle sur salaire ne


constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge comptable non fiscalement
déductible.

Le redressement de la Redevance Audio Visuelle sur salaire génère des pénalités


d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges comptables
non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la


Redevance Audio Visuelle n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la Redevance Audio


Visuelle constitue une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
206

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4472 – Impôt sur salaires
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4472 - Impôt sur salaires


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
impôts sur impôts sur salaires
salaires plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires

Exemple d’application :

La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que sur la période allant du


1er juillet au 31 décembre 2002, la SOTRAF n’a pas reversé la Redevance Audio Visuelle
retenue sur le salaire des employés. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement
reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRAF S.A., mentionne un redressement de la Redevance
Audio Visuelle d’un montant principal de FCFA 500 000, des pénalités d’assiette de FCFA
250 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 150 000.

Travail A Faire :
207

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la Redevance Audio Visuelle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la Redevance Audio Visuelle issu de ce redressement, qui


s’élève à FCFA 500 000, ne constitue pas une charge pour la société SOTRAF S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 400 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4472 - Impôt sur salaires C

500 000 900 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

250 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

150 000

D- Le traitement du redressement de la Taxe Communale

La Taxe Communale est prélevée par l’employeur et reversée à l’Administration Fiscale


pour le compte des communes.

Seul le chef de famille paie la taxe communale. (la femme mariée dont le mari est salarié
ne paie pas).

I- Principes généraux de la Taxe Communale


208

1- La base d’imposition

La base d’imposition est constituée l’ensemble des éléments suivants :


- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- la prime de transport;
- les avantages en nature ;
- l’indemnité de préavis ;
- les indemnités et primes de fin de carrière.

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.

2- Le barème

Un barème est publié par chaque commune (ce barème pouvant être différent d’une
commune à l’autre).

Le barème de la commune de Douala se présente comme suit :

Tranches de salaires mensuels TC


De 1 à 15 000 58
De 15 001 à 25 000 83
De 25 001 à 50 000 170
De 50 001 à 75 000 270
De 75 001 à 100 000 520
De 100 001 à 125 000 770
De 125 001 à 150 000 1 020
De 150 001 à 200 000 1 270
De 200 001 à 350 000 1 520
De 350 001 à 400 000 2 020
De 400 001 à 500 000 2 270
Plus de 500 000 2 520
209

3- La liquidation

Le barème indique pour chaque tranche de salaire, le montant à prélever.

Exemple d’application :

En considérant le salaire taxable de Mme LARADE évalué à la section 1 de ce chapitre,


déterminer la Taxe Communale à retenir.

Solution :

Le salaire taxable de Mme LARADE est : 750 484

Selon le barème la Taxe Communale est : 2 520

4- Redressement

La Taxe Communale est assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables.
Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent
les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la Taxe Communale, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la Taxe Communale. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la Taxe Communale peut excéder
une dizaine d’années.

5- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la Taxe Communale, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer
des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
210

- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la Taxe Communale

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la Taxe
Communale n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Le montant principal de ce redressement de la Taxe Communale ne constitue pas une


charge pour l’entreprise. C’est une charge comptable non fiscalement déductible.

Le redressement de la Taxe Communale des pénalités d’assiette et des pénalités de


recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses
obligations, elles constituent pour lui des charges comptables non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la Taxe
Communale n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la Taxe Communale


constitue une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O constatées
 4472 – Impôt sur salaires
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
211

 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs


 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4472 - Impôt sur salaires


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
impôts sur impôts sur salaires
salaires plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires

Exemple d’application :

La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que sur la période allant du


1er juillet au 31 décembre 2002, la SOTRAF n’a pas reversé la Taxe Communale retenue sur le
salaire des employés. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril
2004 par la société SOTRAF S.A., mentionne un redressement de la Taxe communale d’un
montant principal de FCFA 70 000, des pénalités d’assiette de FCFA 35 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 21 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la Taxe Communale.
212

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la Taxe Communale issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA


70 000, ne constitue pas une charge pour la société SOTRAF S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 56 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges (des Activités Ordinaires) comptables non fiscalement
déductibles.

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4472 - Impôt sur salaires C

70 000 126 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

35 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

21 000

Section 4 : Le traitement du redressement des impôts sur salaires supportés par


l’entreprise.

Ils sont pour l’essentiel constitués de taxes parafiscales versées à certains organismes
publics ou semi-publics à vocation économique pour les approvisionner en ressources
financières.

Ce sont les charges patronales fiscales et les charges patronales sociales.


213

A- Le traitement du redressement des charges patronales fiscales.

Ce sont les taxes versées au Crédit Foncier du Cameroun43 et au Fonds National de


L’emploi44.

Ces taxes doivent être liquidées dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les
salaires ont été réglés ou inscrits en charges déductibles, au vu de la déclaration dont le modèle
est fourni par l’Administration Fiscale.

I- Le traitement du redressement de la contribution patronale au Crédit Foncier du


Cameroun.

1- Principes généraux de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun.

Instituée par la loi N° 77/10 du 13 juillet 1977, qui sera modifiée par la loi N° 90/050 du
19 décembre 1990, la contribution patronale au Crédit Foncier est la quote-part par que
l’employeur paie chaque mois pour alimenter la cagnotte destinée à soutenir financièrement la
réalisation des projets de promotion de l’habitat 45.

La contribution patronale au Crédit Foncier concerne les employeurs des secteurs publics
et privés.

Toutefois certains sont exonérés de la contribution. Il s’agit de :


- L’Etat ;
- Les communes ;
- Les Chambres consulaires ;
- Les missions diplomatiques ;
- Les syndicats professionnels ;
- Les associations et organismes à but non lucratif ;
- Les particuliers utilisant des domestiques pour leur service privé ;
- Les exploitants agricoles et éleveurs industriels (personnes physiques seulement)
auxquels sont assimilés les pêcheurs industriels ;
- Les établissements d’enseignement privé lorsqu’ils pratiquent les tarifs homologués ;

43
Loi N° 77/10 du 13 juillet 1977 portant institution d’une contribution au Crédit Foncier.
44
Loi N° 90/05 du 19 décembre 1990 modifiant la loi N° 77/10 du 13 juillet 1977 sus visée, fixant la part de cette
contribution destinée au FNE.
45
L’art. 2 de la loi N° 77/10 du 13 juillet énonce : « la contribution au Crédit Foncier est destinée à alimenter le
Crédit Foncier du Cameroun dont l’objet est d’apporter un concours financier à la réalisation des projets de
promotion de l’habitat ».
214

- Les établissements hospitaliers confessionnels lorsqu’ils ne poursuivent pas un but


lucratif ;
- Les établissements sociaux confessionnels et laïcs à but non lucratif et poursuivant un but
lucratif ou humanitaire.

a- La base d’imposition

La base d’imposition est constituée de l’ensemble des éléments suivants :


- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou à
l'emploi ;
- les avantages en nature ;
- Les indemnités de préavis ;
- Les primes de fin de carrière46.

Remarque : Les avantages en nature devront être retenus pour leur montant réel. Si le logement
appartient à l’employeur, l’avantage en nature est égal au montant de l’amortissement est
entièrement réalisé, aucun avantage n’est pris en compte pour le calcul de cette contribution.

b- Le taux

Le taux applicable s’élève à 1,5 % aux termes des dispositions de l’art. 6 (nouveau) du
décret N° 90/0850 du 19 décembre 1990 qui répartit le taux entre le CFC et la FNE.

c- La liquidation

Notons :
SIP : le Salaire Imposable Patronal ;
CFCP : la contribution au Crédit Foncier au Cameroun Patronale

CFCP = SIP x 1,5 %


46
Les indemnités et primes de fin de carrière sont : l’indemnité de licenciement, l’indemnité de fin de carrière,
l’indemnité de rupture du contrat de travail, l’indemnité de décès, l’indemnité de départ en retraite, la prime de
bonne séparation, la prime de conversion.
L’indemnité de licenciement n’est pas taxable lorsque l’employé a été licencié pour des raisons économiques.
215

Exemple d’application : CAS LARADE

L’entreprise SOCATAM S.A. (située à Douala) vous sollicite pour la détermination du


salaire de Mme LARADE pour le mois de juin 2000 et met à votre disposition les informations
ci-dessous :.
Le 30 juin 2000 , on vous communique les informations suivantes (les montants sont Frs CFA):

Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000

RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieur à 3 600 000 F.

Travail A Faire :

Evaluer le salaire imposable patronal de Mme LARADE et déterminer la contribution au Crédit


Foncier du Cameroun Patronale à verser par l’entreprise.

Solution :

Détermination du salaire imposable patronale

Salaire de base 500 000


heures supplémentaires à 20 % 100 387
Indemnité de logement 160 000
indemnité de représentation 156 000
Véhicule 100 000
SALAIRE IMPOSABLE PATRONALE 1 016 387

CFCP = 1 016 387 x 1,5 % = 15 246

La contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun à verser par l’entreprise est : 15 246
216

d- Redressement

La contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de contribution patronale au crédit Foncier du Cameroun.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.


217

2- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la contribution patronale au


Crédit Foncier du Cameroun

a- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement de la contribution patronale au Crédit


Foncier du Cameroun constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun entraîne des


pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non
fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4421 – Impôt et taxes d’Etat
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6413 – Taxes sur appointements et salaires
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4421 - Impôt et taxes d'Etat


ou 52 - Banque
D 6413 - Taxes sur salaires C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
Charges charges patronales
patronales fiscales fiscales

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C
Pénalités du
redressement des
charges
patronales fiscales
218

Exemple d’application :

La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que sur la période allant du


1er juillet au 31 décembre 2002, la SOTRAF n’a pas reversé la contribution patronale au Crédit
Foncier du Cameroun sur les rémunérations versées aux employés. Suite à un redressement,
l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRAF S.A., mentionne
un redressement de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun d’un montant
principal de FCFA 4 000 000, des pénalités d’assiette de FCFA 2 000 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 600 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun issu de


ce redressement, qui s’élève à FCFA 4 000 000, constitue une charge pour la société SOTRAF
S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 2 600 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable
219

D 6413 - Taxes sur salaires C D 4421 - Impôts et taxes d'Etat C

4 000 000 6 600 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

2 000 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

600 000

II- Le traitement du redressement de la contribution au Fonds National de l’Emploi.

1- Principes généraux de la contribution au Fonds National de l’Emploi

La contribution patronale au Fonds National de l’Emploi concerne les employeurs des


secteurs public, parapublic et privé.

Toutefois certains sont exonérés de la contribution. Il s’agit de :


- L’Etat ;
- Les communes ;
- Les missions diplomatiques ;
- Les associations et organismes à but non lucratif ;

a- La base d’imposition

La base d’imposition est constituée de l’ensemble des éléments suivants :


- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou à
l'emploi ;
- les avantages en nature ;
220

- les indemnités de préavis ;


- les indemnités et primes de fin de carrière.

Remarque : Les avantages en nature devront être retenus pour leur montant réel. Si le logement
appartient à l’employeur, l’avantage en nature est égal au montant de l’amortissement. Lorsque
l’amortissement est entièrement réalisé, aucun avantage n’est pris en compte pour le calcul de
cette contribution.

b- Le taux

Le taux applicable s’élève à 1 % aux termes des dispositions de l’art. 6 (nouveau) du


décret N° 90/0850 du 19 décembre qui répartit le taux entre le CFC et la FNE.

c- La liquidation

Notons :
SIP : le Salaire Imposable Patronal ;
FNE : la contribution au Fonds National de l’Emploi

FNE = SIP x 1 %

Exemple d’application : CAS LARADE

Evaluer le salaire imposable patronal de Mme LARADE et déterminer la contribution au


Fonds National de l’Emploi à verser par l’entreprise.

Solution :

Détermination du salaire imposable patronale

Salaire de base 500 000


heures supplémentaires à 20 % 100 387
Indemnité de logement 160 000
indemnité de représentation 156 000
Véhicule 100 000
SALAIRE IMPOSABLE PATRONALE 1 016 387

FNE = 1 016 387 x 1% = 10 164


221

La contribution patronale au Fonds National de l’Emploi à verser par l’entreprise est : 10 164

d- Redressement

La contribution patronale au Fonds National de l’Emploi est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de contribution patronale au Fonds National de l’Emploi.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.


222

2- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la contribution patronale au Fonds


National de l’Emploi

a- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement de la contribution patronale au Fonds National de


l’Emploi constitue pour l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi entraîne des


pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non
fiscalement déductibles pour l’entreprise.

b- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4421 – Impôt et taxes d’Etat
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6413 – Taxes sur appointements et salaires
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4421 - Impôt et taxes d'Etat


ou 52 - Banque
D 6413 - Taxes sur salaires C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
Charges charges patronales
patronales fiscales fiscales

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C
Pénalités du
redressement des
charges
patronales fiscales
223

Exemple d’application :

La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que sur la période allant du


1er juillet au 31 décembre 2002, la SOTRAF n’a pas reversé la contribution patronale au Fonds
National de l’Emploi sur les rémunérations versées aux employés. Suite à un redressement,
l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRAF S.A., mentionne
un redressement de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi d’un montant
principal de FCFA 2 500 000, des pénalités d’assiette de FCFA 1 250 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 750 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi issu de


ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 500 000, constitue une charge pour la société SOTRAF
S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 2 000 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable
224

D 6413 - Taxes sur salaires C D 4421 - Impôts et taxes d'Etat C

2 500 000 4 500 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

1 250 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

750 000

B- Le traitement du redressement des charges patronales sociales.

Les charges patronales sociales sont constituées par des sommes versées par les
employeurs à la Caisse National de Prévoyance Sociale en vue de se prémunir contre les
événements heureux ou malheureux qui gouvernent la vie d’un individu.

Ainsi nous pouvons distinguer trois catégories :


- les cotisations pour allocations familiales ;
- les cotisations pour assurance vieillesse, maladie, décès ;
- les cotisations pour accident et maladie professionnels.

Ces cotisations doivent être liquidées dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel
les salaires ont été réglés ou inscrits en charges déductibles, au vu de la déclaration dont le
modèle est fourni par la Caisse National de Prévoyance Sociale.

I- Les principes généraux des charges patronales

1- Les taux

* En ce qui concerne les cotisations pour allocations familiales :

Le taux est de 7 % pour le régime général, 5,65 % dans l’agriculture et 3,7 % dans
l’enseignement.

* En ce qui concerne les cotisations pour assurance vieillesse, maladie et décès


225

Le taux est de 4.2 %.

* En ce qui concerne les cotisations pour accident et maladie professionnels

Le taux est de :
- 1,75 % , pour les entreprises du groupe A, à risque faible :
* l’agriculture et les entreprises agro-industrielles, l’horticulture, la sylviculture ;
* l’élevage sans abattoir ni conserveries annexes, la pisciculture ;
* les cabinets d’architectes, les promoteurs immobiliers ;
* les entreprises de distribution ;
* les banques et autres établissements financiers ;
* les entreprises de transport ferroviaires ;
* les professions libérales, etc.

- 2,5 %, pour les entreprises du groupe B, à risque moyen :


* les entreprises industrielles ;
* les entreprises de transformation ;
* les entreprises de transports urbains et de transports fluviaux
* les entreprises de raffinage de pétrole ;
* les entreprises d’installation électrique, d’installation sanitaire ;
* les entreprises de transit, etc.

- 5 %, pour les entreprises du groupe C, à risque élevé :


* les entreprises forestières, scieries ;
* les entreprises de travaux publics ;
* les entreprises de génie civil ;
* les entreprises de transport d’énergie ;
* les entreprises de construction et d’entretien d’ouvrage d’art (ponts, digues, barrages);

2- La base de détermination des cotisations

* En ce qui concerne les cotisations pour allocations familiales :

La base de détermination des cotisations est constituée l’ensemble des éléments suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
226

- les avantages en nature ;


- Les indemnités de préavis.

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;

Le plafond de la base de détermination des cotisations est de 3 600 000 FCFA par an soit
300 000 F par mois.

Il est important de noter que si un employé perçoit exceptionnellement au cours d’une


année un salaire supérieur à 300 000 F, alors que son salaire annuel est inférieur à 3 600 000 F,
la règle du plafond ne sera pas appliquée.

* En ce qui concerne les cotisations pour assurance vieillesse, maladie et décès

La base de détermination des cotisations est constituée de l’ensemble des éléments


suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- les avantages en nature ;
- Les indemnités de préavis.

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;

Le plafond de la base de détermination des cotisations est de 3 600 000 FCFA par an soit
300 000 F par mois.

Il est important de noter que si un employé perçoit exceptionnellement au cours d’une


année un salaire supérieur à 300 000 F, alors que son salaire annuel est inférieur à 3 600 000 F,
la règle du plafond ne sera pas appliquée.
227

* En ce qui concerne les cotisations pour accident et maladie professionnels

La base de détermination des cotisations est constituée de l’ensemble des éléments


suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- les avantages en nature.
- Les indemnités de préavis.

Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;

Cette base est constituée de salaires non plafonnés.

3- La liquidation

* En ce qui concerne les cotisations pour allocations familiales :

Notons :
SCP : le Salaire Cotisable Plafonné
AF : les cotisations pour allocations familiales

AF = SCP x 7 %

Exemple d’application : CAS LARADE

L’entreprise SOCATAM S.A. (située à Douala) vous sollicite pour la détermination du


salaire de Mme LARADE pour le mois de juin 2000 et met à votre disposition les informations
ci-dessous :
Le 30 juin 2000 , on vous communique les informations suivantes (les montants sont en Frs
CFA):
228

Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000

RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieure à 3 600 000 F.

Travail A Faire :

Evaluer le salaire cotisable de Mme LARADE et déterminer les cotisations pour


Allocations Familiales.

Solution :

Evaluation du salaire cotisable à Mme LARADE

Salaire de base 500 000


heures supplémentaires à 20 % 100 387
Indemnité de logement 160 000
Véhicule 100 000
SALAIRE COTISABLE 860 387

Salaire cotisable non plafonné = 860 387


Salaire cotisable plafonné = 300 000
AF = 300 000 x 7 % = 21 000

Les cotisations pour les allocations familiales s’élèvent à : 21 000

* En ce qui concerne les cotisations pour assurance vieillesse, maladie et décès.

Notons :
SCP : le Salaire Cotisable Plafonné
ASVMD : les cotisations pour assurances vieillesse, maladie, décès

ASVMD = SCP x 4,2 %


229

Exemple d’application : CAS LARADE

Evaluer le salaire cotisable de Mme LARADE et déterminer les cotisations pour


assurances vieillesse, maladie, décès.

Solution :

Le salaire cotisable non plafonné est : 860 387


Le salaire cotisable plafonné est : 300 000
ASVMD = 300 000 x 4,2 % = 12 600
les cotisations pour assurances vieillesse, maladie, décès s’élèvent à : 12 600

* En ce qui concerne les cotisations pour accident et maladie professionnels

Notons :
SCNP : le Salaire Cotisable Non Plafonné
ACMP : les cotisations pour accident et maladie professionnels

ACMDP = SCNP x 2,5 %

Exemple d’application : CAS LARADE

Evaluer le salaire cotisable de Mme LARADE et déterminer les cotisations pour


accidents et maladie professionnels.

Solution :

Le salaire cotisable non plafonné est : 860 387

ACMDP = 860 387 x 2,5 % = 21 510

Les cotisations pour accidents et maladie professionnels s’élèvent à : 21 510

4- Le redressement

Les cotisations CNPS sont assises sur des bases de cotisations déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services de la CNPS.
230

Selon les articles 25 et 34 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, lorsque la CNPS constate une insuffisance, une
inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base ayant servi au calcul des cotisations,
les redressements correspondants sont effectués.

Après un délai de trente (30) ans la CNPS perd son droit de contrôle et de vérification en
matière des cotisations.

5- Majorations

Selon les articles 32 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, les cotisations qui ne sont acquittées dans les délais sont
passibles d’une majoration de 10 %. Cette majoration est augmentée de 3 % des cotisations dues
pour chaque trimestre ou fraction de trimestre écoulée après l’expiration d’un délai de trois mois
à compter de la date d’échéance des cotisations.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des charges patronales sociales

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement des charges patronales sociales constitue pour


l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement des charges patronales sociales entraîne des majorations. Ces


majorations constituent des charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 431 – Sécurité sociale
 52 – Banque
 57 – Caisse
 65 – Autres charges
 66 – Charges de personnel

L’écriture à passer est la suivante :


231

431 - Sécurité sociale


ou 52 - Banque
D 66 - Charges de personnel C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement des redressement des
charges patronales charges patronales
sociales et le majorations

D 65 - Autres charges C

Majorations suite
au redressement
charges patronales
sociales

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification des charges patronales sociales sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, les agents de la CNPS ont constaté que sur la période allant du
er
1 juillet au 31 décembre 2002, la SOTRABOIS n’a pas reversé les charges patronales sociales.
Suite à un redressement, la notification reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A.,
mentionne un redressement des charges patronales sociales d’un montant principal de FCFA
18 900 000, une majoration de FCFA 2 258 550.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des charges patronales sociales générées par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal des charges patronales sociales issu de ce redressement, qui s’élève
à FCFA 18 900 000, constitue pour la société SOTRABOIS S.A. une charge fiscalement
déductible.
232

Les majorations qui s’élèvent à FCFA 2 258 550 constituent pour la société
SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 66 - Charges de personnel C D 431 - Sécurité sociale C

18 900 000 21 158 550

D 65 - Autres charges C

2 258 550
233

CHAPITRE V
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
L’IMPOT SUR LES REVENUS DES CAPITAUX MOBILIERS (IRCM)
ET DE L’IMPOT SUR LES REMUNERATIONS OCCULTES

Les dispositions du chapitre 2 de la Loi de finances 2002/014 du 30 décembre 2002


institue l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers (IRCM) en remplacement de la TPRCM.
C'est pourquoi il est utile que nous nous penchions d'abord sur les généralités qui nous aiderons à
mieux appréhender ce qui va suivre.

Section 1 : Caractéristiques de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers

A- Principe

Selon l’article 35 du CGI, par revenus de capitaux mobiliers on entend les différents
revenus suivants:
- Les distributions occultes des revenus (dont on peut identifier les bénéficiaires) ;
- Les produits des actions et des parts sociales et revenus assimilés;
- Les revenus des obligations négociables ;
- Les revenus des créances, dépôts, cautionnements et comptes courants;
- Les gains réalisés à l’occasion de la cession d’actions, d’obligations et autres parts de capital.

B- Taux

Selon l’article 70 du CGI, le taux de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers
versés à des personnes physiques ou morales est de 15 % auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux ce qui porte le taux à 16,5 %.

Ce taux est fixé à 10 % pour les plus-values sur cessions de titres d’un montant net global
supérieur à 500 000 FCFA.

C- Recouvrement de la taxe

Selon l’article 85 du CGI, l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers du au titre des
distributions des dividendes, tantièmes et jetons de présence doit être réglé dans les 15 jours
suivant le mois au cours duquel les opérations ont été réalisées.
234

Lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance, une inexactitude, ou une


omission dans les déclarations ou les reversements effectués par les contribuables, les
redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :

- le traitement de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté généré par un
redressement ;
- le traitement de l’Impôt le sur les Rémunérations occultes généré par un redressement ;

Section 2 : - Le traitement de l’Impôt le sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté
généré par un redressement

L’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté résulte :


 des revenus occultes versés par l’entreprise ;
 des produits des actions et revenus assimilés versés par l’entreprise ;
 des revenus des obligations versés par l’entreprise ;
 des revenus des créances, dépôts, cautionnements et comptes courants versés par
l’entreprise.

A- Le traitement de l’IRCM collecté sur les revenus occultes 47 généré par un redressement

I- Principes généraux de l’IRCM collecté sur les revenus occultes

1- La base d’imposition

L’IRCM sur les revenus occultes est un impôt sur le revenu. Il est déterminé en fin
d’exercice et supportée par l’entreprise.

De la lecture des dispositions de l'article 7 du CGI, il ressort que, l’assiette des


distributions occultes de revenus est constituée par :
- la fraction excédentaire des commissions versées à des bureaux d’achats situés à l’étranger. En
effet, les commissions et courtages versés à des bureaux d’achats situés à l’étranger sont
déductibles à concurrence d’un montant à 5 % du montant des achats FOB.
- la fraction excédentaire des frais de location versés à l’étranger. Les frais de location versés à
l’étranger ne sont déductibles qu’à concurrence de 10 % du bénéfice imposable déterminé avant
déduction des frais en cause.

47
Dont on peut identifier les bénéficiaires
235

- la fraction excédentaire des sommes versées à des services ou à des organismes d’intérêt
général à caractère philanthropique, éducatif, sportif, scientifique, social et familial. Les dons et
subventions qui respectent les conditions imposées par le Code Général des Impôts ne sont
déductibles qu’à concurrence de 0,5 % du Chiffre d’Affaires.
- les dons et subventions qui ne respectent pas les conditions imposées par le Code Général des
Impôts.
- la fraction excédentaire des rémunérations de certains services effectifs (études, assistance
technique, financier ou comptable) rendus aux entreprises camerounaises par des personnes
physiques ou morales étrangères. En effet, les frais de siège et d’assistance technique versés à
l’étranger ne sont déductibles qu’à concurrence d’un montant égal à 10 % du bénéfice imposable
déterminé avant déduction des frais en cause. Si l’exercice concerné est déficitaire, on retient
pour le calcul la limite de 10 % du bénéfice du dernier exercice non prescrit fiscalement parlant.
Lorsqu’il s’agit des entreprises de travaux publics, la limitation est de 5 % du Chiffre d’Affaires,
et 15 % du Chiffre d’Affaires pour les bureaux d’études fonctionnant conformément à la
réglementation relative aux bureaux d’études et d’ingénieurs conseils.
- les sommes versées pour utilisation des brevets, marques, dessins et modèle en cours de
validité, dans l’hypothèse ou l’entreprise concédante serait sise hors de la CEMAC et
participerait directement ou indirectement, soit au capital, soit à la gestion de l’entreprise
bénéficiaire.

2- La liquidation

Notons :
- R.O. : les revenus occultes
- IRCM/RO : l’IRCM sur revenus occultes

IRCM/RO = 16,5 x R.O.

Exemple d’application :

A la fin de l’exercice 2002, l’analyse des charges de la société SOCATEX S.A. montre
que la fraction excédentaire des commissions, versées à des bureaux d’achats situés à l’étranger,
s’élève à FCFA 12 000 000.

Travail A Faire :

Déterminer le montant de l’impôt sur le revenu qui résulte de cette distribution occulte de
revenus.

Solution :
236

L’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté s’élève à :

IRCM = 12 000 000 x 16,5 % = 1 980 000

3- Redressement

Lorsque l’entreprise ne procède pas elle-même à la régularisation des impôts générés par
les distributions occultes de revenus, l’Administration Fiscale, après un contrôle, effectue les
redressements correspondants suivant la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté. En nous
référant à l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification
de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté peut excéder une dizaine d’années.

4- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les omissions ou dissimulations qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements, concernant l’Impôt sur les Revenus des
Capitaux Mobiliers collecté, donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers
collecté généré par un redressement

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est
plus supporté par le redevable réel, mais par le redevable légal.
237

Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, généré
par ce redressement, ne constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge comptable
non fiscalement déductible.

L’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, issu d’un redressement, génère
des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait
que le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges
comptables non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est plus supportée par le redevable réel, mais par
le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de l’Impôt sur les Revenus
des Capitaux Mobiliers collecté constitue une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4428 – Autres impôts et taxes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


238

4428 - Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal de Principal de
l'IRCM collectée l'IRCM collectée
issu du issu du redressement
redressement plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement de
l'IRCM collecté

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au terme de ce contrôle, l’Administration Fiscale a noté que la fraction excédentaire des


dons, octroyés à l’équipe nationale de football du Cameroun, s’élève à FCFA 20 000 000.
Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la
société CUB S.A., mentionne l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers d’un montant
principal de FCFA 3 300 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 1 650 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 990 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté issu de ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal
239

Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers issu de ce
redressement, qui s’élève à FCFA 3 300 000, est supportée par la société CUB S.A. et ne
constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 2 640 000 constituent
des charges non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4428 - Autres impôts et taxes C

3 300 000 5 940 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

1 650 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

990 000

B- Le traitement du redressement de l’IRCM collecté sur les produits des actions et


revenus assimilés versés par l’entreprise

I- Principes généraux de l’IRCM collecté sur les produits des actions et revenus assimilés
versés par l’entreprise

1- La base d’imposition

Selon les articles 36 à 39 de la loi de Finances 2002/014 du 30 décembre 2002, l’assiette


des produits des actions et revenus assimilés est constituée par :
- tous les produits ou bénéfices qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital. Les
bénéfices et réserves capitalisés étant eux-mêmes imposables lorsqu'ils sont remboursés aux
associés, par voie de réduction du capital ;
- sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par
personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes ; lorsque ces sommes
240

sont remboursées à la personne morale, elles viennent en déduction des revenus imposables pour
la période d'imposition au cours de laquelle le remboursement est effectivement intervenu.
- les sommes ou valeurs attribuées aux porteurs de parts bénéficiaires ou de fondateur au titre de
rachat de ces parts, pour la partie excédant leur valeur initiale ;
- les rémunérations et avantages occultes alloués aux associés actionnaires ou porteurs de parts ;
- les rémunérations et avantages divers alloués aux associés des sociétés anonymes ou à
responsabilité limitée , et réintégrés dans le bénéfice imposable.
- les rémunérations allouées aux membres des Conseils d’Administration des sociétés anonymes,
à quelque titre que ce soit, à l’exclusion des salaires et des redevances de propriété industrielle.
- la fraction excédentaire des rémunérations versées aux dirigeants associés. En effet, les
rémunérations à caractère salarial attribuées aux dirigeants associés ne sont déductibles qu’à
concurrence d’un montant égal à 10 % du bénéfice imposable déterminé avant déduction des
frais en cause. Si l’exercice concerné est déficitaire, on retient pour le calcul la limite de 10 % du
bénéfice du dernier exercice non prescrit fiscalement parlant. Lorsqu’il s’agit des entreprises de
travaux publics, la limitation est de 5 % du Chiffre d’Affaires, pour les sociétés à responsabilité
limitée, la limite est de ¼ du bénéfice déclaré par l’entreprise.
- les frais de location des biens meubles consentis par des associés ou actionnaires dirigeants
détenant directement ou indirectement plus de 10 % du capital de la société.
- la fraction excédentaire des intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils laissent ou
mettent à la disposition de la société en sus de leurs parts de capital. En effet, les comptes
courants associés sont rémunérés à la limite du taux des avances de la Banque Centrale majorée
de deux points.

2- La liquidation

Notons :
- RV : le montant des Revenus Versés ;
- IRCM/RV : l’IRCM sur ces Revenus Versés.

IRCM/RV= RV x 16,5 %

Exemple d’application :

Au cours du mois de janvier 2003, la société SOCATAM S.A. a effectué les opérations
suivantes :
- le 02/04/2003 : le conseil d’administration décide d’affecter 70 % du résultat net de l’entreprise
aux dividendes à distribuer. Ce résultat s’élève à 100 000 000 F.
- le 10/04/2003 : La SOCATAM verse par chèque à l’actionnaire Mr MABIAMA, qui détient
50 % du capital des dividendes.
241

Travail A Faire :

Déterminer l’IRCM collecté qui résulte de cette opération, et qui sera reversé au plus tard
le 15 février 2003.

Solution :

Montant des dividendes à distribuer = 100 000 000 x 70 % = 70 000 000


Dividendes de Mr MABIAMA = 70 000 000 x 50 % = 35 000 000
IRCM collecté sur dividendes
IRCM = 35 000 000 x 16,5 % = 5 775 000

d- Redressement

A priori, l’Administration Fiscale présume exacte l’IRCM collecté sur les produits des
actions, inscrite sur les déclarations des contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le
droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de l’IRCM collecté sur les produits des actions, les redressements correspondants sont
effectués suivant la procédure contradictoire.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’IRCM collecté sur les produits des actions, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
242

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de l’Impôt sur les Revenus des
Capitaux Mobiliers collecté sur les produits des actions

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est
plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, généré
par ce redressement, ne constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge non
fiscalement déductible.

L’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, issu d’un redressement, génère
des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait
que le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges
comptables non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est plus supportée par le redevable réel, mais par
le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de l’Impôt sur les Revenus
des Capitaux Mobiliers collecté constitue une charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4428 – Autres impôts et taxes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse
243

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal de Principal de
l'IRCM collectée l'IRCM collectée
issu du issu du redressement
redressement plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement de
l'IRCM collecté

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au terme de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 02 août 2002 la CUB


S.A. a versé à l’actionnaire Mr MABIAMA des dividendes d’un montant de FCFA 35 000 000 .
Jusqu’à la date du contrôle, l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers n’avait pas encore
été reversé à l’Administration. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le
04 avril 2004 par la société CUB S.A., mentionne l’Impôt sur les Revenus des Capitaux
Mobiliers d’un montant principal de FCFA 5 775 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 2 887
500 et des pénalités de recouvrement de FCFA 1 732 500.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté issu de ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal
244

Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers issu de ce
redressement, qui s’élève à FCFA 5 775 000, est supportée par la société CUB S.A. et ne
constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 4 600 000 constituent
des charges comptables non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4428 - Autres impôts et taxes C

5 775 000 10 395 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

2 887 500

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

1 732 500

Section 3 : - Le traitement de l’Impôt le sur les Rémunérations Occultes généré par un


redressement

A- Principes généraux de l’Impôt le sur les Rémunérations Occultes

Selon les dispositions de l’article 45 de la Loi de finances 2002/014 du 30 décembre


2002, les sociétés et autres personnes morales passibles de l’Impôt sur les Sociétés sont
assujetties à l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques à raison du montant global des
sommes que, directement ou par l’entremise d’un tiers, ces sociétés ou personnes morales ont
versées au cours de la période retenue pour l’établissement de l’Impôt sur les Sociétés à des
personnes dont elles ne révèlent pas l’identité.

1- Le taux
245

Selon les dispositions de l’article 45 du CGI, les Rémunérations Occultes sont taxés à
l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques au taux le plus élevé donc 35 % auquel il faut
ajouter 10 % de Centimes Additionnels Communaux ce qui porte le taux à 38,5 %..

2- le délai de déclaration

L’Impôt sur les Rémunérations Occultes doit être réglé dans les 15 jours suivant le dépôt
de la Déclaration Statistique et Fiscale.

3- La base d’imposition

La base d’imposition est constituée par la somme des rémunérations occultes après
abattement d’un montant forfaitaire de 500 000 FCFA.

4- La liquidation

Notons :
IRO : l’Impôt sur les Rémunérations Occultes

IRO =( Rémunérations Occultes – 500 000 ) x 38,5 %

Exemple d’application :

Au 30 juin 2004, l’analyse des charges de la société SOCATEX S.A. fait ressortir des
dons non fiscalement déductibles ( dont l’identité des personnes bénéficiaires n’a pas été révélée
à l’Administration Fiscale) d’un montant de 22 500 000 F.

Travail A Faire :

Déterminer l’impôt sur le revenu qui résulte de cette distribution occulte de revenus.

Solution :

Détermination de l'IRO sur les dons non déductibles


IRO = ( 22 500 000 - 500 000 ) x 38,5 % = 8 470 000
Les impôts sur revenu qui résulte de cette opération = 8 470 000
246

B- Le traitement comptable et fiscal de l’Impôt sur les Rémunérations Occultes généré par
un redressement

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, l’Impôt sur les Rémunérations Occultes n’est plus supportée par
le redevable réel, mais par le redevable légal.

Le montant principal de l’Impôt sur les Rémunérations Occultes, généré par le


redressement, ne constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge (Hors Activités
Ordinaires) comptable non fiscalement déductible.

L’Impôt sur les Rémunérations Occultes, issu d’un redressement, entraîne des pénalités
d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges (des
Activités Ordinaires) comptables non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4428 – Autres impôts et taxes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


247

4428 - Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal de Principal de
l'IRO issu l'IRO issu
redressement du redressement
plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement de
l'IRO

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au terme de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 02 août 2002 la CUB


S.A. a versé des dons non fiscalement déductibles (dont l’identité des personnes bénéficiaires n’a
pas été révélée à l’Administration Fiscale) pour un montant de FCFA 30 000 000.
Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la
société CUB S.A., mentionne l’Impôt sur les Rémunérations Occultes d’un montant principal de
FCFA 11 357 500 , des pénalités d’assiette de FCFA 5 678 750 et des pénalités de recouvrement
de FCFA 3 407 250.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Rémunérations Occultes issu de ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal
248

Le montant principal de l’Impôt sur les Rémunérations Occultes issu de ce redressement,


qui s’élève à FCFA 11 357 500, est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une
charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 9 086 000 constituent
des charges comptables non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4428 - Autres impôts et taxes C

11 357 500 20 443 500

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

5 678 750

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

3 407 250
249

CHAPITRE VI
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
LA TAXE SPECIALE SUR LE REVENU (TSR)

Les dispositions des articles 225 à 228 du CGI instituent un prélèvement sur
rémunérations versées à l’étranger: la TSR.

Section 1 : Principes généraux de la Taxe Spéciale sur le Revenu

A- Champ d’application

Sont soumis à la TSR, les revenus servis aux personnes morales ou physiques domiciliées
hors du Cameroun, par des entreprises ou établissements situés au Cameroun, l’Etat ou les
collectivités territoriales décentralisées publiques au titre:

- les droits d’auteurs ;


- de la vente ou de la location de licence d’exploitation de brevets, marques de
fabrique, procédés et formules secrets ;
- de la location ou du droit d’utilisation des films cinématographiques, des
émissions ou des films de télévision ;
- des rémunérations pour fournitures d’informations concernant les expériences
d’ordre industriel commercial ou scientifique ainsi que pour la location
d’équipements industriels, commerciaux ou scientifiques ;
- des rémunérations pour études, assistance technique, financière ou comptable ;
- des rémunérations versées aux entreprises effectuant des travaux de forage, de
recherche ou d’assistance pour le compte des compagnies pétrolières, lorsque
ces entreprises renoncent à l’imposition d’après la déclaration conformément
aux dispositions de l’article 18 du présent Code. Le prélèvement spécial est
exigible tant qu’une déclaration n’aura pas été acceptée par l’Administration
fiscale.

Pour être imposables, les produits ci-dessus doivent avoir été soit payés par les entreprises ou
établissements situés au Cameroun, par l’Etat ou des collectivités territoriales décentralisées
publiques à des personnes n’ayant ni établissement stable ni une base fixe au Cameroun.

B- Taux applicable de la TSR

Le taux de la Taxe Spéciale sur le Revenu est de


- 7,5 % à la charge du créancier étranger, s’il est domicilié en France ;
250

- 15 % à la charge du créancier étranger, s’il est domicilié dans un pays autre que la France ;

C- Recouvrement de la Taxe

Le règlement de cette taxe se fait par voie de prélèvement à la source, opéré par le
débiteur, de ces redevances, qui doit payer la Taxe Spéciale sur le Revenu dans les 15 jours
suivant le mois au cours duquel elle a été réglée ou inscrite en compte du bénéficiaire.

D- La base d’imposition

La taxe s'applique sur le montant brut, de la fraction déductible, des redevances et autres
rémunérations versées à des personnes morales ou physiques non domiciliées au Cameroun.

E- La liquidation

Notons :
- RVE : le montant des Rémunérations Versées à l’Etranger
- TSR : la Taxe Spéciale sur le Revenu.
TSR = RVE x 15 %

Exemple d’application 1 :

Au cours du mois de janvier 2003, la société PERFECT S.A. filiale camerounaise d’une
société espagnole , a versé par virement bancaire, à sa société mère, des frais d’assistance
technique pour un montant brut de 9 000 000 F .

Travail A Faire :

Déterminer le montant de la TSR collectée qui résulte de cette opération, et qui sera
reversée au plus tard le 15 février 2003.

Solution :

TSR collectée sur rémunérations versées à l'étranger


TSR = 9 000 000 x 15 % = 1 350 000

F- Redressement

A priori, l’Administration Fiscale présume exacte la TSR collectée sur les rémunérations
versées à l’étranger, inscrite sur les déclarations des contribuables. Mais cette confiance a pour
contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
251

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TSR collectée sur rémunérations versées à l’étranger, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

e- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TSR, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des
redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

Section 2 : Le traitement comptable et fiscal du redressement de la Taxe Spéciale sur le


Revenu

A- Le traitement fiscal

En cas de redressement, la TSR n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.

Le montant principal de la TSR, généré par ce redressement, ne constitue pas une charge
pour l’entreprise. C’est une charge comptable non fiscalement déductible.

Le redressement de la TSR, génère des pénalités d’assiette et des pénalités de


recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses
obligations, elles constituent pour lui des charges comptables non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable
252

En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TSR
n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la TSR constitue une


charge Hors Activités Ordinaires.

Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4428 – Autres impôts et taxes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal de Principal de
la TSR issu du la TSR issu
redressement du redressement
plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement de
la TSR
253

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au terme de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 02 août 2002 la CUB


S.A. a versé à la société MARTINEZ HNO située en Espagne des frais d’assistance technique
pour un montant brut de FCFA 35 000 000. Jusqu’à la date du contrôle, la TSR n’avait pas
encore été reversée à l’Administration. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en
Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société CUB S.A., mentionne la TSR d’un montant
principal de FCFA 5 250 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 2 625 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 1 575 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de la TSR issu de ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la TSR issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 5 250 000,
est supporté par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 4 200 000 constituent
des charges comptables non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable
254

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4428 - Autres impôts et taxes C

5 250 000 9 450 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

2 625 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

1 575 000
255

CHAPITRE VII
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
L’IMPOT SUR LE BENEFICE ET
DU PRECOMPTE

Lorsqu'une structure est mise sur pied, elle a pour but principal la réalisation des profits
et l'extension de l'unité de production, de livraison ou de service. Seulement, ces bénéfices
représentent les revenus possibles d'impôts.

Le calcul de l'impôt est fait sur la base du résultat fiscal qui est déterminé selon les règles
spécifiques du droit fiscal, à partir du résultat comptable.

Le résultat final peut être imposé au titre de l'Impôt sur les Sociétés ou de l'Impôt sur le
Revenu des Personnes Physiques.

Le résultat comptable encore appelé bénéfice professionnel est obtenu par la différence
entre les produits d'un exercice et les charges du même exercice.

Une fois ce bénéfice professionnel obtenu, des corrections doivent être faites
conformément aux règles du droit fiscal, autorisant la déduction de certaines charges et imposant
la réintégration d'autres.

La fiscalité des entreprises repose sur la comptabilité des engagements. Même si les
produits n’ont pas été encaissés ou les charges décaissées.

Pour l’assiette de l’Impôt sur le Bénéfice, les redevables sont tenus de déposer, auprès de
l’Administration Fiscale, une Déclaration Statistique et Fiscale au plus tard le 15 mars de chaque
exercice.

Lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance, une inexactitude, ou une


omission dans les déclarations ou les reversements effectués par les contribuables, les
redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.

Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :

- le traitement du redressement de l’Impôt sur les Sociétés;


- le traitement du redressement de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques;
256

- le traitement du redressement du précompte

Section 1 : - Le traitement du redressement de l’Impôt sur les Sociétés

A- Le champ d’application et le taux

Selon les articles 2 et 3 du Code Général des Impôts, il est établi un impôt sur le bénéfice
(obtenu sur une période de 12 mois) des entreprises de capitaux. Cet impôt est désigné sous le
nom d’Impôt sur les Sociétés.

L’Impôt sur les Sociétés s’applique de plein droit :


- Aux sociétés anonymes ;
- Aux sociétés à responsabilité limitée ;
- Aux sociétés en commandite par actions ;
- Aux sociétés coopératives et leurs unions;
- Aux organismes d'Etat jouissant de l'autonomie financière;
- A certaines sociétés civiles48.

L’Impôt sur les Sociétés s’applique sur option irrévocable aux sociétés de personnes et
aux sociétés civiles. L'option est irrévocable et doit être signée par tous les associés et notifiée à
l'inspecteur du lieu d'imposition dans les trois mois du début de l'exercice.

Les sociétés soumises à l'Impôt sur les Sociétés ont une personnalité fiscale distincte de
celle des associés du fait de l'existence d'un patrimoine distinct; Elles sont donc imposées sur
leur résultat et ont la qualité de contribuable.

Les sociétés exonérées du paiement de l'IS sont énumérées à l'Art. 4 al. 1 à 12 du CGI.

Sous réserves des conventions internationales, l'IS est un impôt territorial qui ne
s'applique qu'au bénéfice tiré des opérations réalisées au Cameroun ou des entreprises exploitées
sur le sol national.

Le taux de l’Impôt sur les Sociétés est de 35 % auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux ce qui porte le taux à 38,5 %.

B- La base d’imposition

48
Sont passibles de l'IS,:
- les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale, industrielle,
artisanale ou agricole;
- les sociétés civiles qui comprennent parmi leurs membres une ou plusieurs sociétés de capitaux.
257

De la lecture de l'Art. 6 du CGI, le bénéfice imposable est le bénéfice comptable corrigé


déterminé d'après le résultat global des opérations de toute nature effectuées par l'entreprise au
cours de la période.

En effet, la détermination du résultat comptable respecte beaucoup plus les règles


comptables que fiscales. A ce propos l'al. 2 de l'Art. 6 précise que: "le bénéfice net est constitué
par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les
résultats doivent servir de base à l'impôt diminué des suppléments d'apport et augmenté des
prélèvements effectués au cours de la période par les associés …"

Or selon les règles fiscales :


- certaines charges ne sont pas totalement déductibles ;
- certains produits ne sont pas imposables.

De fait, le résultat fiscal s’obtient en apportant au résultat comptable les corrections


nécessaires dans la Déclaration Statistique et Fiscale (travail extra comptable) adressée à
l’Administration Fiscale.

Le principe de détermination du résultat fiscal est donné dans le tableau de passage du


résultat comptable avant impôt au résultat fiscal de la Déclaration Statistique et Fiscale :
Résultat comptable avant impôt
+ réintégration des charges non fiscalement déductibles
- déduction des charges non comptabilisés et reconnues par l’Administration Fiscale
- déduction des produits non imposables.

= Résultat fiscal

1- Les charges non fiscalement déductibles (Art. 7 CGI)

Sont considérées comme charges non fiscalement déductibles :


- la fraction excédentaire des rémunérations versées aux dirigeants associés.
En effet, les rémunérations de caractère salarial attribuées aux dirigeants associés ne sont
déductibles qu’à concurrence d’un montant égal à 10 % du bénéfice imposable déterminé avant
déduction des frais en cause. Si l’exercice concerné est déficitaire, on retient pour le calcul la
limite de 10 % du bénéfice du dernier exercice non prescrit fiscalement parlant. Lorsqu’il s’agit
des entreprises de travaux publics, la limitation est de 5 % du Chiffre d’Affaires, pour les
sociétés à responsabilité limitée, la limite est de ¼ du bénéfice déclaré par l’entreprise ;

- la fraction excédentaire des commissions versées à des bureaux d’achats situés à l’étranger.
Il s’agit des commissions et courtage versées à des bureaux d’achats situés à l’étranger à
concurrence d’un montant à 5 % du montant des achats FOB (Art. 7 al. 1 d2) ;
258

- les frais de location des biens meubles consentis par des associés ou actionnaires dirigeants
détenant directement ou indirectement plus de 10 % du capital de la société( Art. 7 al. 2).

- la fraction excédentaire des frais de location versés à l’étranger.


En effet, les frais de location versés à l’étranger ne sont déductibles qu’à concurrence de 10 %
du bénéfice imposable déterminé avant déduction des frais en cause ;

- la fraction excédentaire des sommes versées, sous forme de dons ou subventions, à des services
ou à des organismes d’intérêt général à caractère philanthropique, éducatif, sportif, scientifique,
social et familial. Ces dons et subventions respectant les conditions imposées par le Code
Général des Impôts ne sont déductibles qu’à concurrence de 0,5 % du Chiffre d’Affaires ( (Art. 7
al. A , 5 du CGI);

- les dons et subventions ne respectant pas les conditions imposées par le Code Général des
Impôts ;

- la fraction excédentaire des rémunérations de certains services effectifs (études, assistance


technique, financier ou comptable) rendus aux entreprises camerounaises par des personnes
physiques ou morales étrangères. Les frais de siège et d’assistance technique ainsi versés à
l’étranger ne sont déductibles qu’à concurrence d’un montant égal à 10 % du bénéfice imposable
déterminé avant déduction des frais en cause. Si l’exercice concerné est déficitaire, on retient
pour le calcul la limite de 10 % du bénéfice du dernier exercice non prescrit fiscalement parlant.
Lorsqu’il s’agit des entreprises de travaux publics, la limitation est de 5 % du Chiffre d’Affaires,
et 15 % du Chiffre d’Affaires pour les bureaux d’études fonctionnant conformément à la
réglementation relative aux bureaux d’études et d’ingénieurs conseils (Art. 7 al. A, 1 d1);

- les sommes versées pour utilisation des brevets, marques, dessins et modèle en cours de
validité, dans l’hypothèse où l’entreprise concédante serait sise hors de la CEMAC et
participerait directement ou indirectement, soit au capital, soit à la gestion de l’entreprise
bénéficiaire (Art. 7 al. A, 1 d3);

- la fraction excédentaire des intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils laissent ou
mettent à la disposition de la société en sus de leurs parts de capital. Les comptes courants
associés sont rémunérés à la limite du taux des avances de la Banque Centrale majorée de deux
points ( Art. 7 al. B);

- les prîmes, d’assurance maladie, versées à l’étranger au profit du personnel camerounais et


expatrié. Toutefois, les prîmes versées en France sont déductibles.
259

- la fraction excédentaire des amortissements. En effet, l’article 7 al. D du CGI, les taux
d’amortissement maximum pour les immobilisations sont fixés comme suit :

Constructions

Bâtiments commerciaux, industriels, garages, ateliers, hangars ...................... 5%


Cabines de transformations : .......................... .................................................. ..5%
Installations de chute d'eau, barrage : ........................................….......................5%
Usines: ................................................................................................................ 5%
Maisons d'habitation .…………………………………........................................5%
Fours à chaux, plâtre ................................................ ................... ....................10%
Fours électriques : .................................................... ................... ....................10%
Bâtiments démontables ou provisoires: .................... ................... ....................20%

Matériel et outillage fixe

Chaudières à vapeur: ................................................... .....................................10%


Cuve en ciment: ........................................................... ......................................5%
Lignes de transport d'énergie électrique
• en matériaux définitifs: ............................................. .....................................15%
• en matériaux provisoires: .......................................... .....................................20%
Machines à papier et à coton : ..................................... .....................................10%
Matériel de raffinage de pétrole (reforming, visbreaking,
Matériel de distillation): .............................................. .....................................10%
Presses hydrauliques: .................................................. .....................................10%
Presses compresseurs: ................................................. .....................................10%
Moteurs à huile lourde: ............................................... .....................................10%
Réservoirs à pétrole : .................................................. .....................................10%
Transformateurs lourds de forte puissance : ................ .....................................10%
Turbines et machines à vapeur: ................................... .....................................10%

Matériel mobile

Pétrins mécaniques, malaxeurs: ............................. ............................................15%


Excavateurs: ........................................................................................................15%
Foudres, cuves de brasserie, de distillation ou de vérification: ...........................10%
Appareil à découper le bois : ...............................................................................20%
Appareil d'épuration, de tirage : ..........................................................................10%
Appareil de laminage, d'essorage: .................................................................. ....10%
Machines outils légers, tours, mortaiseuses, raboteuses, perceuses: .... ..............20%
Matériel d'usines y compris machines outils ...................................................... 20%
260

Marteaux pneumatiques: ................................... ................................................20%


Perforatrices : .......................................................................................................20%
Outillage à main dit petit outillage : ...................................................................100%

Matériel de Transport

Charrettes : .............. ..........................................................................................25%


Matériel naval et aérien : ..................................... .............................................20%
Fûts de transport (bière, vin) : ............................. .............................................20%
Fûts de transport métalliques : ............................. ............................................ 20%
Containers : ........................................................ ............................................ 25%
Matériel automobile :
• Léger utilisé en ville : ........................................ ............................................25%
• Léger de location ou auto-école : .................. .................................................33,33%
• Lourd ou utilisé en brousse : ......................... .................................................33,33%
Tracteurs...............................................................................................................20%
Tracteurs utilisés par les forestiers...................................................................... 33,33%
Matériel de manutention portuaire :
• Véhicules élévateurs: ........................................ ....................................... ..... 20%
• Grosses grues: .................................................…..............................................10%
• Grues automotrices: .......................................... ..............................................10%
Voies de chemin de fer ....................................... ................................................5%
Wagons de transport ...................................................... ........ ......................5%

Mobiliers, agencements et installations

Agencements, aménagements, installations, ............................... ..................... 10%


Mobilier de bureau ou autre:. ...................................................... ......................10%
Matériel informatique ............................................................... .......................25%
Matériel reprographique: ........................................................... .......................33,33%

Amortissements spéciaux

Armement de pêche

Navires de pêche . ..........................................................................................15%

Hôtels, cafés, restaurants

Verrerie, vaisselle, ustensiles de cuisine ......................................... ................. 50%


Lingerie: ................................ ....................................................... ..................33,33%
261

Argenterie : ........................... ........................................................ ...................20%


Aménagements décoratifs:...................................................................................20%
Tapis, rideaux, tentures........................................................................................25%
Réfrigérateurs, climatiseurs : ................................ ............................................25 %
Fourneaux de cuisine :..........................................................................................20%

Matières plastiques (moulage)

Moules: ..........................................................................…............................... 33,33%


Préchauffeurs ou étuves : ...................................................................................20%
Pastilleuses : .......................................................................................................20%
Presses à injection : ......................................................... ..................................20%
Machines à former par le vide : machines à métalliser : …................................20%
Machines à souder et à découper: ......................................................................20%
Presses à compression : ......................................................................................10%
Machines à gélifier, à boudiner ....... ...............................…...............................20%
Presses à transfert: ............................................................................................. 10%

Matériels soumis à l'action des produits chimiques

Lessiveuses, diffuseurs: .............................................................. .................. ..20%


Appareils de récupération des produits : ...................................... .................... 20%
Appareils de blanchissement: ...................................................... .....................20%
Appareils de cuisson : ................................................................. .....................20%

- les amortissements comptabilisés mais réputés différés en période déficitaire. Les entreprises
doivent pratiquer obligatoirement l’amortissement linéaire de leurs immobilisations, et ce même
en cas de perte fiscale. Toutefois, elles peuvent sur le plan fiscal, différer ces amortissements et
les reporter sans limitation de durée contrairement aux déficits fiscaux qui sont perdus, à défaut
d’imputation, au bout de quatre exercices (Loi de finances 1994-1995) ;

- les provisions non déductibles. Pour qu’une provision soit déductible, elle doit respecter les
conditions suivantes :
 Elle doit correspondre à une dépréciation ou à une charge qui, si elle était
intervenue au cours de l’exercice eût été déductible ;
 Cette perte ou cette charge doit être nettement précisée ;
 Cette perte ou cette charge doit être probable et non simplement éventuelle ;
 Cette perte ou cette charge doit trouver sa source ou son origine dans des faits
survenus au cours de l’exercice ;
Les provisions non déductibles les plus courantes sont :
262

 les provisions pour impôt sur les sociétés ;


 les provisions pour amendes et pénalités
 les provisions pour congés payés et voyages y relatifs ;
 les provisions de propre assureur ;
 les provisions pour reconstitution d’immobilisation ;
 les provisions pour entretien et réparation (exception faite des provisions faites
pour de grosses réparations de matériel naval ou de chaînes industrielles ;
 les provisions pour dépréciation du fonds de commerce ;
 les provisions pour perte de change ;
Concernant les provisions pour créances douteuses, constituées lorsqu’un client
connaît une situation financière difficile, voir compromise, il est à noter que
l’Administration Fiscale exige qu’une action en contentieux ait été intentée, pour
admettre la déductibilité de telles provisions ;

- les amendes et pénalités non déductibles (Art. 7 al. A, 3 du CGI).

- les cotisations patronales d’assurances chômage versées au Cameroun ou à l’étranger pour du


personnel expatrié. En revanche, sont déductibles, les cotisations patronales d’assurance
chômage :
*versées au Cameroun pour le personnel français,
* versées en France pour le personnel français.

2- Les charges non comptabilisées et reconnues par l’Administration Fiscale

Font partie de cette catégorie :


- les amortissements antérieurement différés et imputés sur l’exercice ;
- les provisions antérieurement taxées ou définitivement exonérées et réintégrées dans le résultat
de l’exercice ;
- les rémunérations déductibles des associés de sociétés de capitaux ;
- les frais de siège déductibles.

3- Les produits non imposables

Sont considérés comme produits non imposables :


- la fraction non imposable des plus values réalisées en fin d’exploitation (Art. 8 CGI).
- les produits nets des filiales .
Selon l’article 13 du CGI, les dividendes des filiales dont la société mère possède moins de 25 %
du capital, sont imposées à concurrence de 90 % du net perçu (les sociétés mères et leurs filiales
doivent avoir leur siège dans la zone CEMAC).
- les autres revenus mobiliers déductibles.
263

- la fraction non imposable des exportations des produits industriels fabriqués au cameroun.
Selon, l’article 10 de la loi de finances N° 95/010 du 01 juillet 1995, toute entreprise
régulièrement établie qui exporte une partie ou la totalité de sa production industrielle bénéficie
d’une incitation à l’exportation qui lui est octroyée sous forme d’une déduction de son revenu
imposable d’un montant non reportable égal à 0,5 % de la valeur FOB des exportations de ses
produits finis ou semi-finis transformé.

L’impôt sur les Sociétés calculé sur le bénéfice fiscal est diminué du montant de
l’acompte IS payé au cours de l’exercice. L’acompte IS est issu d’une pratique d’établissement et
de perception par anticipation de l’impôt sur le revenu. Cette pratique qui à ce jour tend à se
généraliser nécessite une analyse.

C- L’acompte de l’Impôt sur les Sociétés (I.S.)

Aux termes des dispositions du Code Général des Impôts, en son l’article 21 les
entreprises relevant du régime de base, du régime du réel simplifié et du régime du réel normal
doivent s’acquitter spontanément au cours de l’exercice d’un acompte IS.

Cet acompte est liquidé au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par
l’Administration Fiscale.

Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours qui suivent la fin de chaque trimestre de l’exercice fiscal.

Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
soumises à l’acompte ont été réalisées.

Les taux de l’acompte IS sont fixés par l’Administration Fiscale comme suit :
- 1 %, pour toutes les entreprises autre que les exploitants des stations services et les entreprises
forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels Communaux, ce qui porte le
taux à 1,1 % ;
- 0,5 %, pour les exploitants de stations services, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux, ce qui porte le taux à 0,55 % (Art. 21 al. 3 CGI) ;
- 5 %, pour les entreprises forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels
Communaux ce qui porte le taux à 5,5 % (Art. 21 al. 2 CGI).

Selon les dispositions relatives à l’acompte IS, on peut distinguer :


- l’acompte IS à régler sur ventes ;
- l’acompte IS collecté sur achats ;
- l’acompte IS retenu à la source .
264

1- L’acompte IS à régler sur ventes

L’acompte IS sur ventes est généré par les opérations de ventes.

L’assiette de détermination de l’acompte IS est le prix de vente net (hors rabais, remise,
ristourne sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais accessoires (transport,
assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur). Donc le Chiffre d’Affaires
Hors Taxe.

Il est exigible dés l’établissement de la facture qu’elle soit réglée ou non49.

L'acompte IS = 1,1% x CA HT

Exemple d’application 1:

Au cours du mois de février 2003, la société ALUCAM a effectué les opérations


suivantes :
- le 17/02/2003 : Vente au comptant par chèque au client CAMRAIL des produits finis pour un
montant HT de 10 000 000 F. La TVA qui apparaît sur la facture, a été déterminée au taux de
18,7 %.

- le 25/02/2003 : Vente à crédit au client UCB des produits finis pour un montant TTC de
17 805 000 F. La TVA qui apparaît sur la facture, a été déterminée au taux de 18,7 %.

Travail A Faire :

Déterminer le montant de l’acompte IS sur ventes, réglé par chèque par la société
ALUCAM, au titre du mois de février 2003.

Solution :

49
Il est important de souligner que l’acompte IS n’est pas toujours exigible au même moment que la TVA. Par
exemple, lorsqu’une facture de prestation de services n’est pas encore réglée, l’acompte IS est déjà exigible, mais
par contre la TVA ne l’est pas encore.
265

Chiffre d'Affaires du mois de février 2003


Vente HT du 17/02/03 = 10 000 000
Vente HT du 25/02/03 = 17 805 000 / 1,187 = 15 000 000
C.A. HT du mois de février 2003 = 25 000 000

L’acompte IS = 1,1 % C.A. HT


L’acompte IS = 25 000 000 x 1,1 % = 275 000

Exemple d’application 2 :

La Société FROICAM S.A. est située à Douala, et est spécialisée dans l’entretien et la
réparation des systèmes de climatisation.
Au cours des mois de mars et avril 2003, la société FROICAM a :
- le 14/03/2003 : Adressé au client SOCATAM S.A. la facture N° 0233 ( à régler dans 30
jours), d’un montant TTC. de 11 870 000 F pour réparation de la centrale de climatisation. La
TVA qui apparaît sur la facture, a été déterminée au taux de 18,7 %.

Travail A Faire :

Déterminer le montant de l’acompte IS généré par les opérations effectuées par la société
FROICAM au cours du mois de mars 2003.

Solution :

Chiffre d'Affaires du mois de mars 2003


Vente HT du 14/03/03 = 11 870 000 / 1,187 = 10 000 000
C.A. HT du mois de mars 2003 = 10 000 000

L’acompte IS = 1,1 % C.A. HT


L’acompte IS = 10 000 000 x 1,1 % = 110 000

L’acompte IS sur prestations de services qui s’élève à 110 000 F est exigible et doit être déclaré
au plus tard le 15 avril 2003.

2- L’acompte IS collecté sur achats

L’acompte IS collecté sur achats n’existe que lorsqu’une entreprise publique ou


parapublique est cliente d’une entreprise privée car la première retient l’acompte lors du
règlement.
266

L’acompte IS collecté sur achats est d’office du et ne peut subir l’influence de l’acompte
IS retenu à la source (que nous développerons par la suite)

La base d’imposition est constituée, par le prix d’achat net (hors rabais, remise, ristourne
sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais accessoires (transport, assurance sur
transport, emballages non repris).

Exemple d’application :

Au cours des mois de janvier et février 2003, la société CAMTEL S.A. (entreprise
parapublique) a effectué les opérations suivantes :
- le 08/01/2003 : Achat au comptant par chèque au fournisseur SOCATAM S.A. (entreprise
privée) des mobiliers de bureau pour un montant HT de 7 000 000 F.

- le 13/01/2003 : Achat à crédit au fournisseur CAFEX S.A. (entreprise privée) des fournitures
de bureau pour un montant HT de 8 500 000 F.

- le 27/02/2003 : Règlement en espèces de la facture 024/01 du fournisseur CAFEX S.A., d’un


montant HT de 8 500 000.

Travail A Faire :

Déterminer le montant de l’acompte IS collecté sur achats par la société CAMTEL au


cours du mois de janvier 2003 et au cours du mois de février 2003.

Solution :

Le 08/01/2003, l’acompte IS sur achats collecté s’élève à 77 000

Le 13/01/2003, puisqu’il n’y a pas eu de règlement, l’acompte IS sur achats n’a pas été collecté.

L’acompte IS collecté sur achats au cours du mois de janvier 2003 s’élève à 77 000.

Le 27/02/2003, l’acompte IS sur achats collecté s’élève à 93 500

L’acompte IS collecté sur achats au cours du mois de février 2003 s’élève à 93 500

3- L’acompte IS retenu à la source


267

L’acompte IS retenu à la source sur les factures de ventes n’existe que lorsqu’une
entreprise privée est fournisseur d’une entreprise publique ou parapublique.

L’acompte IS retenu à la source vient en diminution de l’acompte IS à régler sur ventes.

Exemple d’application :

Au cours des mois de janvier et février 2003, la société SOCATAM S.A. a effectué les
opérations suivantes :
- le 10/01/2003 : Vente au comptant par chèque au client CAMAIR (entreprise parapublique)
des marchandises pour un montant HT de 12 000 000 F.
- le 25/01/2003 : Ventes à crédit au client CAMTEL (entreprise parapublique) de marchandises
pour un montant HT de 30 000 000 F.
- le 03/02/2003 : Règlement par chèque de la facture 035/02 par le client CAMTEL, d’un
montant de 30 000 000 F.

Travail A Faire :

Déterminer le montant de l’acompte IS retenu à la source généré par les opérations


effectuées par la société SOCATAM S.A. au cours des mois de janvier et février 2003.

Solution :

Le 10/01/2003, l’acompte IS retenu à la source s’élève à 132 000

Le 25/01/2003, puisqu’il n’y a pas eu de règlement, l’acompte IS n’a pas été retenu à la source.

L’acompte IS retenu à la source au cours du mois de janvier 2003 s’élève à 132 000.

Le 03/02/2003, l’acompte IS retenu à la source s’élève à 330 000

L’acompte IS retenu à la source au cours du mois de février 2003 s’élève à 330 000.

D- Redressement

L’Impôt sur les Sociétés est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
268

calcul de l’Impôt sur les Sociétés, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière d’Impôt sur les Sociétés.

E- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’Impôt sur les Sociétés, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

F- Le traitement comptable et fiscal de l’Impôt sur les Sociétés

1- Le traitement fiscal

Le montant principal de l’Impôt sur les Sociétés, généré par un redressement, ne constitue
pas une charge pour l’entreprise.

Le redressement de l’Impôt sur les Sociétés génère des pénalités d’assiette et des
pénalités de recouvrement. Ces pénalités sont des charges comptables non fiscalement
déductibles.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal de l’Impôt sur les Sociétés, généré par un
redressement, ne constitue pas une charge.
269

Le redressement de l’Impôt sur les Sociétés génère des pénalités d’assiette et des
pénalités de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 892 – Rappel d’impôts sur résultats antérieurs
 441 – Etat, Impôt sur les bénéfices
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

441 - Impôts sur les bénéfices


ou 52 - Banque
D 892 - Rappel d'impôts sur résultats ant. C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement redressement
de l'Impôt de l'IS
sur les Sociétés plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement de
l'IS

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au terme de ce contrôle, l’Administration Fiscale a détecté des charges non fiscalement


déductibles pour un montant de FCFA 300 000 000.
Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la
société CUB S.A., mentionne l’Impôt sur les Rémunérations Occultes d’un montant principal de
270

FCFA 115 500 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 57 750 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 34 650 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Sociétés issu de ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de l’Impôt sur les Sociétés issu de ce redressement, qui s’élève à
FCFA 115 500 000, ne constitue pas une charge pour la société CUB S.A..

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 92 400 000


constituent des charges non fiscalement déductibles pour la société CUB S.A..

* Traitement comptable

D 892 - Impôts sur résultats antérieurs C D 441 - Impôts sur les bénéfices C

115 500 000 207 900 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

57 750 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

34 650 000
271

Section 2 : Le traitement du redressement de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et


Commerciaux et sur les Bénéfices Non Commerciaux

A- Le champ d’application de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur


les Bénéfices Non Commerciaux et le mode de calcul

Les dispositions du chapitre 2 de la Loi de finances 2002/014 du 30 décembre 2002


instituent l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les Bénéfices Non
Commerciaux en remplacement de la Taxe Proportionnelle sur les Bénéfices.

Les entreprises qui n’ont pas une personnalité juridique différente de celles de leurs
propriétaires relèvent de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques et sont imposées à
l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les Bénéfices Non Commerciaux.

Les entreprises industrielles n'ayant pas de personnalité fiscale distincte de celle de leur
propriétaire du fait même de l'absence de personnalité juridique n'ont pas la qualité de
contribuable au regard des BIC/BNC, les redevables seront évidemment les propriétaires mêmes
de ces entreprises.
Il s’agit :
- des entreprises individuelles ;
- des sociétés de personnes n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés :
* sociétés en nom collectif ;
* sociétés en commandite simple ;
* sociétés en participation et syndicats financiers ;
- des sociétés civiles.

Selon l’article 69 de la Loi de finances 2002/014 du 30 décembre 2002, l’Impôt sur les
Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les Bénéfices Non Commerciaux est calculé par
application du barème ci-après sur la base de calcul annuel (Ba) :

- De 0 à 2 000 000 10 %
- De 2 000 001 à 3 000 000 15 %
- De 3 000 001 à 5 000 000 25 %
- Plus de 5 000 000 35 %

Notons :

IBIC : l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ;


272

IBNC : l’Impôt sur les Bénéfices Non Commerciaux


BI : le Bénéfice Imposable ;
Ba : la base de calcul annuel Ba = BI – 500 000.

Soit Ba1, Ba2, …….., BaN, les tranches de Ba et t1, t2, ……….., tN, les taux du barème annuel de
la base correspondant à Ba1, Ba2, …….., baN.

Diviser Ba suivant les tranches du barème annuel : Ba1, Ba2, …….., BaN,
Multiplier chaque tranche de la base annuel par le taux correspondant figurant au barème pour
l’impôt suivant :

Ba1 x t1 + Ba2 x t2 + ……………+ BaN x tN = IBIC ou IBNC

IBIC ou IBNC (global) = IBIC/IBNC + 10 % IBIC/IBNC

L’assiette d’imposition varie :


- Pour les contribuables soumis au régime du réel normal.
Le bénéfice imposable est le bénéfice fiscal déterminé comme en matière d’Impôt sur les
Sociétés. Toutefois, en ce qui concerne les charges, la rémunération de l’exploitant individuel est
déductible à condition qu’elle corresponde à un travail effectif et ne soit pas excessive par
rapport au service rendu ;

- Pour les contribuables soumis au régime du réel simplifié, le bénéfice imposable est constitué
par l’excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession.

- Pour les contribuables soumis au régime de base, le bénéfice imposable est déterminé par
application au chiffre d’affaires réalisé par le contribuable du taux de bénéfice fixé par décret.

L’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les Bénéfices Non
Commerciaux est diminué du montant de l’acompte sur les BIC/BNC payé au cours de
l’exercice. L’acompte sur les BIC/BNC est issu d’une pratique d’établissement et de perception
par anticipation de l’impôt sur le revenu. Cette pratique qui à ce jour tend à se généraliser
nécessité une analyse.

B- L’acompte de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ( BIC) et sur les
Bénéfices non commerciaux (BNC)

Selon l’article 91 du CGI, les entreprises relevant du régime de base, du régime du réel
simplifié et du régime du réel normal doivent s’acquitter spontanément au cours de l’exercice
d’un acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC.
273

Cet acompte est liquidé au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par l’Administration
Fiscale.

Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours qui suivent la fin de chaque trimestre de l’exercice fiscal.

Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
soumises à l’acompte ont été réalisées.

Les taux de l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC sont fixés par l’Administration Fiscale
comme suit :
- 1 %, pour toutes les entreprises autre que les exploitants des stations services et les entreprises
forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels Communaux, ce qui porte le
taux à 1,1 % ;
- 0,5 %, pour les exploitants de stations services, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux, ce qui porte le taux à 0,55 % (Art. 21 al. 3 CGI) ;
- 5 %, pour les entreprises forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels
Communaux ce qui porte le taux à 5,5 % (Art. 21 al. 2 CGI).

Selon les dispositions relatives à l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC, on peut
distinguer :
- l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC à régler sur ventes ;
- l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC retenu à la source.

* L’acompte de l’Impôt sut les BIC/BNC à régler sur ventes

L’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC sur ventes est généré par les opérations de ventes.

L’assiette de détermination de l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC est le prix de vente
net (hors rabais, remise, ristourne sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais
accessoires (transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur). Donc le
Chiffre d’Affaires Hors Taxe.

Il est exigible dés l’établissement de la facture qu’elle soit réglée ou non50.

50
Il est important de souligner que l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC n’est pas toujours exigible au même
moment que la TVA. Par exemple, lorsqu’une facture de prestation de services n’est pas encore réglée, l’acompte de
l’Impôt sur les BIC/BNC est déjà exigible, mais par contre la TVA ne l’est pas encore.
274

Exemple d’application :

Au cours du mois de février 2003, l’Etablissement JIAUSSERAND & Cie (société de


personnes) a effectué les opérations suivantes :
- le 17/02/2003 : Vente au comptant par chèque au client SOCATAM S.A. des fournitures de
bureau pour un montant HT de 10 000 000 F. La TVA qui apparaît sur la facture, a été
déterminée au taux de 18,7 %.

- le 25/02/2003 : Vente à crédit au client PERFECT SARL du mobilier de bureau pour un


montant HT de 15 000 000 F. La TVA qui apparaît sur la facture, a été déterminée au taux de
18,7 %.

Travail A Faire :

Déterminer le montant de l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC sur ventes, réglé par
chèque par l’Etablissement JIAUSSERAND & Cie, au titre du mois de février 2003.

Solution :

Chiffre d'Affaires du mois de février 2003


Vente HT du 17/02/03 = 10 000 000
Vente HT du 25/02/03 = 15 000 000
C.A. HT du mois de février 2003 = 25 000 000

L’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC = 1,1 % C.A. HT


L’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC = 25 000 000 x 1,1 % = 275 000

C- Redressement

L’Impôt sur les BIC/BNC est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de l’Impôt sur les BIC/BNC, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière d’Impôt sur les BIC/BNC.
275

D- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’Impôt sur les BIC/BNC, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

E- Le traitement comptable et fiscal de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et


Commerciaux et sur les Bénéfices Non Commerciaux

1- Le traitement fiscal

Le montant principal de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les
Bénéfices Non Commerciaux, généré par ce redressement, ne constitue pas une charge pour
l’entreprise.

Le redressement de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux génère des


pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités sont des charges comptables
non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et
Commerciaux généré par un redressement, ne constitue pas une charge.

Le redressement de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux génère des


pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont
des charges des Activités Ordinaires.
276

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 892 – Rappel d’impôts sur résultat antérieurs
 4471 – Impôt général sur le revenu
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4471 - Impôts général sur revenu


ou 52 - Banque
D 892 - Impôts sur résultats antérieurs C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement redressement de
de l'Impôt l'Impôts sur BIC/BNC
sur les BIC/BNC plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement de
l'impôt sur BIC/BNC

Exemple d’application :

L’établissement JIAUSSERAND (entreprise individuelle) est une entreprise industrielle


située à Douala, et spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours
du mois de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice
2002.

Au terme de ce contrôle, l’Administration Fiscale a détecté des charges non fiscalement


déductibles pour un montant de FCFA 75 875 000.
Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par
l’établissement JIAUSSERAND, mentionne l’Impôt sur les BIC d’un montant principal de
FCFA 28 029 375, des pénalités d’assiette de FCFA 14 014 688 et des pénalités de recouvrement
de FCFA 8 408 812.
277

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les BIC issu de ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de l’Impôt sur les BIC issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA
28 029 375, ne constitue pas une charge pour l’établissement JIAUSSERAND.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 22 423 500


constituent des charges non fiscalement déductibles pour l’établissement JIAUSSERAND.

* Traitement comptable

D 892 - Impôts sur résultats antérieurs C D 4471 - Impôts général/ le revenu C

28 029 375 50 452 875

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

14 014 688

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

8 408 812

Section 3 : Le traitement du redressement du précompte

Selon l’article 21 du Code Général des Impôts, les opérations d’achat ou d’importation en
vue de la revente en l’état, donnent lieu à la perception d’un précompte de 1 % (Art. 21 al. 3).
278

Ne donnent pas lieu à exécution du précompte, les opérations d’achat ou d’importation


effectuées par les entreprises immatriculées et soumises au régime du réel simplifié ou du réel
normal pour les besoins de leur exploitation.

Le précompte est de 0,5 % pour les exploitants des stations services à l’occasion de leurs
opérations d’achat de produits pétroliers, ainsi que pour les exportateurs des produits de base
(Art. 21 al. 3).

Il est porté à 5 % pour les opérations réalisées par les entreprises non détentrices de la
carte de contribuable (Art. 21 al. 3).

Remarque 1 : Le précompte n’est pas répercutable sur le prix. Il est calculé sans majoration des
Centimes Additionnels Communaux.
Remarque 2 : Le précompte constitue un acompte à valoir sur l’impôt sur le revenu.

Le précompte est liquidé au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par


l’Administration Fiscale.

Les redevables doivent déposer leur déclaration dans les 15 jours du mois qui suit le
trimestre au cours duquel les opérations de ventes ont été réalisées.

Lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance, une inexactitude, ou une


omission dans les déclarations des contribuables, les redressements correspondants sont effectués
suivant la procédure contradictoire.

Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :
- le traitement du redressement du précompte sur ventes ;
- le traitement du redressement du précompte sur achats ;

A- Le traitement du redressement du précompte sur ventes

I- Généralités sur le précompte sur ventes

1- L’Exigibilité

Le précompte sur ventes est celui qui figure sur les factures de ventes ; Il est exigible dès
la facturation.

2- La Base d’imposition
279

L’assiette ou base d’imposition est en principe constituée par le prix de vente net (hors
rabais, remise, ristourne sur facture et hors escompte de règlement) majorée des frais accessoires
(transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur).

Remarque :Le précompte sur ventes ne vient pas en diminution de l’acompte IS ou de l’acompte
de l’Impôt sur les BIC/BNC à régler sur ventes.

3- La liquidation

Lorsque le client a une carte de contribuable


Le précompte sur ventes = Chiffres d’Affaires H.T. x 1 %

Lorsque le client n’a pas de carte de contribuable

Le précompte sur ventes = Chiffres d’Affaires H.T. x 5 %

Exemple d’application 1:

Au cours du mois de mars 2003, la société UCB a effectué l’opération suivante :


- le 12/03/2003 : Vente au comptant par chèque au client SOCATAM S.A. (entreprise détentrice
d’une carte de contribuable) des produits destinés en la revente en l’état pour un montant TTC de
5 935 000 F. La TVA qui apparaît sur la facture, a été déterminée au taux de 18,7 %.

Travail A Faire :

Déterminer le montant du précompte sur ventes collecté par la société UCB au cours du
mois de mars 2003.

Solution :

Le 12/03/2003

Montant HT = montant TTC / 1,187


Montant HT = 5 935 000 / 1,187 = 5 000 000

Le précompte sur ventes collecté au cours du mois de mars 2003, s’élève à :


Précompte sur ventes = 5 000 000 x 1 % = 50 000

Exemple d’application 2:
280

Au cours du mois de janvier 2003, la société SOCATEX S.A. a effectué l’opération


suivante :
- le 10/01/2003 : Vente au comptant par chèque au client SOCAP S.A. (entreprise non détentrice
d’une carte de contribuable) des marchandises destinées en la revente en l’état pour un montant
H.T. de 8 000 000 F.

Travail A Faire :

Déterminer le montant du précompte sur ventes collecté par la société SOCATEX S.A.
au cours du mois de janvier 2003.

Solution :

Le précompte sur ventes collecté au cours du mois de mars 2003, s’élève à :


Précompte sur ventes = 8 000 000 x 5 % = 400 000

4- Redressement

Le précompte sur les ventes est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul du précompte sur ventes, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne le précompte sur ventes. En nous référant à l’article L6 du LFP,
nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification du précompte sur ventes peut
excéder une dizaine d’années.

5- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition du précompte sur ventes, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
281

- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement du précompte sur ventes

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, le précompte sur ventes n’est plus supportée par le redevable
réel, mais par le redevable légal.

Le montant principal51 du redressement du précompte sur ventes ne constitue pas une


charge pour l’entreprise.

Le redressement du précompte sur ventes génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses
obligations, elles constituent pour lui des charges comptables non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal du précompte sur ventes, généré par un
redressement, ne constitue pas une charge.

Le redressement du précompte sur ventes génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 892 – Rappel d’impôts sur résultats antérieurs
 4428 – Autres impôts et taxes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs

51
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal du précompte sur ventes est supposé avoir été collecté par
l’entreprise.
282

 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 892 - Impôts sur résultats antérieurs C D ou 57 - Caisse C
Principal de Principal de
précompte/vtes précompte/vtes issu
issu du du redressement
redressement plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement du
précompte/vtes

Exemple d’application :

La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que sur la période allant du


er
1 juillet au 31 décembre 2002, la SOTRAF a vendu au client SOCATAM (entreprise détentrice
d’une carte de contribuable) des produits destinés en la revente en l’état pour un montant de
FCFA 50 000 000. Jusqu’à la date du contrôle, la société SOTRAF S.A. n’avait pas encore
reversé à l’Administration le précompte sur ventes généré par cette opération. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRAF
S.A., mentionne un redressement du précompte sur ventes d’un montant principal de FCFA 500
000, des pénalités d’assiette de FCFA 250 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 150
000.

Travail A Faire :
283

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du précompte sur ventes généré par ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal du précompte sur ventes issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 500 000, ne constitue pas une charge pour la société SOTRAF S.A.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 400 000 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour La société SOTRAF S.A..

* Traitement comptable

D 892 - Impôts sur résultats antérieurs C D 4428 - Autres impôts et taxes C

500 000 900 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

250 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

150 000

B- Le traitement du redressement du précompte sur achats

I- Généralités sur le précompte sur achats

1- Fait générateur

Le précompte sur achats inscrit sur :


- les factures d’achats ;
- les Bordereaux Douaniers de Taxation.
284

Vient en diminution de l’acompte IS à régler sur ventes ou de l’acompte de l’Impôt sur les
BIC/BNC à régler sur ventes.

2- Droit à déduction

Selon l’article 21 du CGI le précompte sur achats est imputable sur l’acompte IS ou
l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC dés que l’entreprise est en possession des factures
d’achats ou des Bordeaux Douaniers de Taxation qui portent distinctement le montant du
précompte. Que les règlements soient effectués, le droit à déduction est effectif.

3- Redressement

L’Administration Fiscale laisse la latitude au contribuable d’imputer le précompte sur


achats sur l’impôt sur le bénéfice et de lui reverser le reliquat. Mais, l’Administration Fiscale se
réserve le droit de contrôler et de vérifier que l’entreprise est en possession des factures d’achats
ou des Bordeaux Douaniers de Taxation qui portent distinctement le montant du précompte.

Lorsque l’Administration Fiscale constate que l’entreprise n’est pas en possession des
factures d’achats ou des Bordeaux Douaniers de Taxation qui portent distinctement le montant
du précompte, des redressements correspondants sont effectués.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de précompte sur achats.

e- Pénalités

Le rejet du précompte sur achats imputé à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car
aucune base d’imposition n’est remise en cause.

Le précompte sur achats vient en diminution de l’impôt sur le bénéfice, qui devait être
reversé à l’Administration Fiscale. Le rejet du précompte sur achats a pour conséquence le
reversement partiel de l’impôt sur le bénéfice. Ce reversement partiel entraîne une amende allant
de FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art. L107 du LPF).

En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.


285

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement du précompte sur achats

1- Le traitement fiscal

Le montant principal du redressement du précompte sur achats ne constitue pas une


charge pour l’entreprise, il vient en diminution du résultat net de l’exercice au cours duquel le
redressement a été effectué.

Le redressement du précompte sur achats génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Ces pénalités constituent pour l’entreprise des charges non fiscalement
déductibles.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, le montant principal du précompte sur achats, généré par un
redressement, ne constitue pas une charge.

Le redressement du précompte sur achats génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 899 – Annulations d’impôts sur résultats antérieurs
 4428 – Autres impôts et taxes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


286

4428 - Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 899 - Annul. d'impôts sur résul. ant. C D ou 57 - Caisse C
Principal de Principal de
précompte/achats précompte/achats
issu du issu du redressement
redressement plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C

Pénalités liées au
redressement du
précompte/achats

Exemple d’application :

La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des fournitures de bureau. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la société STTN a


imputé sur l’acompte IS du mois d’août 2002, un précompte sur achats qui s’élève à FCFA
2 000 000, alors que l’entreprise n’est pas encore en possession de la facture d’achats sur
laquelle est inscrit ce précompte. Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu
le 04 avril 2004 par la société STTN S.A., mentionne un redressement du précompte sur achats
d’un montant principal de FCFA 2 000 000, une amende de FCFA 200 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 600 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement du précompte sur achats généré par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal
287

Le montant principal du précompte sur achats issu de ce redressement, qui s’élève à


FCFA 2 000 000, ne constitue pas une charge pour la société STTN S.A.

L’amende qui s’élève à FCFA 200 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 600 000
constituent pour la société STTN S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 899 - Annul.d'impôts sur résultat ant. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

2 000 000 2 800 000

D 6474 - Pénalités de recouv., impôts ind. C

600 000

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

200 000
288

CHAPITRE VIII
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DES
IMPOTS SUR LES REVENUS FONCIERS

Notre étude se limite au traitement du redressement des impôts sur les revenus fonciers
dans l’entreprise. Nous analyserons :

- le traitement du redressement de la Taxe Foncière ;


- le traitement du redressement de la retenue sur les loyers.

Section 1 : Le traitement du redressement de la Taxe Foncière

A- Principes généraux de la Taxe Foncière

Selon l’article 577 du Code Général des Impôts, la Taxe Foncière est un impôt établi
annuellement sur les propriétés immobilières bâties ou non, situées sur le territoire camerounais.

1- Fait générateur

Le fait générateur de l'impôt est constitué par :

• la propriété ou la possession d'un immeuble,


• la détention :
- d'un titre foncier ;
- d'un acte administratif ou communal portant attribution d’une dépendance

- d'une autorisation ou d'un permis de bâtir ;


- d'un jugement prononcé en matière réelle immobilière ;
- d'un acte d'adjudication en cas de vente aux enchères d'immeubles.

2- Personnes redevables

Sont redevables de la taxe foncière, toutes les personnes physiques ou morales


propriétaires d'immeubles bâtis ou non, y compris les propriétaires de fait

Sont exonérés de la taxe foncière les propriétés appartenant :


- à l'Etat, aux communes et aux établissements publics n’ayant pas un caractère industriel et
commercial ;
289

- aux organismes confessionnels et associations culturelles ou de bienfaisance déclarés d'utilité


publique en ce qui concerne leurs propriétés affectées à un usage non lucratif ;
- aux organismes internationaux ayant signé un Accord de Siège avec le Cameroun ainsi qu'aux
représentations diplomatiques sous réserve de réciprocité.
- aux autres personnes physiques ou morales en ce qui concerne leurs immeubles situés hors des
Chefs-lieux d'unités administratives.

3- Base d’imposition

La base d'imposition de la taxe foncière est constituée :


- pour les immeubles non bâtis, par la superficie du sol ;
- pour les immeubles bâtis, par la superficie développée qui est égale à la superficie du sol
augmentée de la superficie de chaque niveau ;

4- Tarif de la Taxe Foncière

Le tarif de la taxe foncière est gradué et fixé comme suit par l’article 581 du CGI :

- sur les propriétés non bâties

• superficie inférieure à 400 m2…………………………….. 2 500 francs


• superficie de 401 à 1 000 m2……………………………… 5 000 francs
• superficie de 1001 à 3 000 m2 ……………………………. 7 500 francs
• superficie de 3 001 à 5 000 m2 ………………………….. 12 000 francs
• au delà de 5 000 m2…………………………………….. 5 francs par m2
supplémentaire sans dépasser 50 000 francs.

- sur les propriétés bâties

• superficie inférieure à 400 m2 ..................................... 5 000 francs


• superficie de 401 à 1 000 m2 ………………………. 10 000 francs
• superficie de 1 001 à 3 000 m2………………………. 15 000 francs
• superficie de 3 001 à 5 000 m2 ................................ 24 000 francs
• au delà de 5 000 m2 ……………………………….. 10 francs par m2
supplémentaire sans dépasser 100 000 francs.

La taxe en principal prévue au tarif ci-dessus est majorée de 25 % au titre de centimes


additionnels communaux reversés directement à la Commune du lieu de situation de l'immeuble.

5- Liquidation
290

Le procédé de calcul étant un peu complexe, un exemple d’application nous permettra de


mieux comprendre la liquidation de la Taxe Foncière.

Exemple d’application :

Le siège social de la société SOCATAM S.A. est immeuble bâti d’une superficie de 95 360 m2 .

Travail A Faire :

Sachant la SOCATAM S.A. est propriétaire de l’immeuble, déterminer le montant de la


Taxe Foncière dont elle est redevable.

Solution :

2
La taxe pour la superficie de 5 000 m s'élève à 24 000 F
2
Pour la superficie de 90 360 m , les calculs donnent 90 360 x 10 = 903 360 F
Or selon l'article 581 du CGI la taxe ne dépasse pas 100 000 F pour la superficie
2
au delà de 5 000 m
Donc la Taxe foncière = 24 000 + 100 000 = 124 000
C.A.C/TF = 124 000 x 25 % = 31 000
Taxe foncière + CAC/TF= 124 000 + 31 000 = 155 000

5- Délai de déclaration

La déclaration de la taxe foncière est obligatoirement souscrite et la taxe payée au service


des impôts du lieu de situation de l'immeuble.

Selon l’article 582 du CGI, la taxe foncière est exigible le 1 er janvier de l'exercice
d’imposition. Elle doit être acquittée spontanément au plus tard le 31 mars, sur la déclaration du
redevable ou de son représentant.

Tout contribuable qui n’a pas souscrit sa déclaration dans les délais fait l’objet d’une
mise en demeure. A défaut de réponse dans les vingt (20) jours, il est taxé d’office. L’Inspecteur
évalue la base d’imposition et la notifie au contribuable qui dispose d’un délai de vingt (20) jours
pour présenter ses observations. Ce délai expiré, la notification devient définitive.

6- Redressement
291

La Taxe Foncière est assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables.
Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent
les services fiscaux.

Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la Taxe Foncière, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.

Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de Taxe Foncière.

7- Pénalités (Art. 583 du CGI)

Le retard dans la déclaration de taxe foncière est sanctionné par une pénalité égale à un
droit en sus.
L'absence de déclaration constatée par procès-verbal est sanctionnée par une amende de
10 000 francs par an et une astreinte de 500 francs par jour jusqu’à production de ladite
déclaration. Ces amendes et astreintes sont cumulatives de la pénalité de retard.

En cas d'insuffisance d'évaluation de la base d'imposition ou de taxation d'office, une


pénalité de 100 % est appliquée aux droits éludés.

Le retard dans le paiement de l’impôt est sanctionné par un intérêt de 10 % par mois ou
fraction de mois de retard, sans pouvoir excéder 100 % du principal de l'impôt.

B- Le traitement comptable et fiscal de la Taxe Foncière issue d’un redressement

1- Le traitement fiscal

Le montant principal de la Taxe Foncière issu d’un redressement, constitue pour


l’entreprise une charge fiscalement déductible.

Le redressement de la Taxe Foncière entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de


recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles pour
l’entreprise.

2- Le traitement comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


292

 4428 – Etat, Autres impôts et taxes


 6411 – Impôts fonciers et taxes annexes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 6478 – Autres amendes pénales et fiscales
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Etat, Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 6411 - Impôts fonciers C D ou 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement de redressement de
la Taxe Foncière la Taxe Foncière plus
amendes et pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


6473 - Pénal. de recouv., impôts directs
D 6478 - Amendes pénales et fiscales C
Amendes et
Pénalités du
redressement de
la Taxe Foncière

Exemple d’application :

La société SOTRABOIS S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et


spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du matériel de bureau. Au cours du mois
de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que la société SOTRABOIS


S.A. est propriétaire de l’immeuble qui abrite son siège social. Cet immeuble est bâti sur une
superficie de 95 360 m2. Jusqu’à la date du contrôle, la SOTRABOIS S.A. ne s’était pas encore
acquitté de la Taxe Foncière au titre de l’exercice 2002. Suite à un redressement, l’Avis de Mise
en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A., mentionne un
redressement de la Taxe Foncière d’un montant principal de FCFA 155 000 , des pénalités
293

d’assiette de FCFA 155 000, une amende de FCFA 100 000 et des pénalités de recouvrement de
FCFA 46 500.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la Taxe Foncière générée par ce contrôle.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la Taxe Foncière issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA


155 000, constitue une charge fiscalement déductible pour la société SOTRABOIS S.A..

L’amende qui s’élève à FCFA 100 000, et, les pénalités qui s’élèvent à FCFA 201 500,
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.

* Traitement comptable

D 6411 - Impôts Fonciers C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

155 000 356 500

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

155 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

46 500

D 6478 - Amendes pénalés et fiscales C

100 000
294

Section 2 : Le traitement de la retenue de 5 % sur les loyers issue d’un redressement

A- Principes généraux de la retenue de 5 % sur les loyers

Les dispositions de l’article 87 du CGI soumettent à un prélèvement de 5 %52 les loyers


d’immeubles de toute nature quel qu’en soit le bénéfice à l’exclusion des loyers dus à l’Etat et
aux communes.

La retenue de 5 % n’est opérée que sur les loyers payés.


Les loyers de crédit bail ne subissent pas la retenue de 5 % sur les loyers.

La retenue à la source de 5% sur les loyers constitue pour le bailleur, un acompte de


l’impôt sur le revenu.

1- Délai de déclaration

La retenue de 5 % est effectuée par la personne qui paie les loyers, et qui a la charge de la
reverser, à l’Administration Fiscale, dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les loyers
ont été réglés.

2- Base d’imposition

L’assiette de détermination est le montant brut du loyer.

3- Liquidation

Notons :
- LBV : le montant brut du loyer versé ;
- RSL : la retenue de 5 % sur le loyer ;
- LNV : le montant net du loyer versé.

RSL = LBV x 5 %

Exemple d’application :

Au cours du mois de janvier 2004, la société DACAM S.A. a effectué les opérations
suivantes :

52
Ce taux entre en vigueur à partir du 1er Janvier 2004.
295

- Le 02/01/2004 : la société DACAM S.A a signé avec Mr JIAUSSERAND, un contrat de


location, de deux ans, d’un immeuble à usage commercial.
Le loyer mensuel brut s’élève à 2 500 000 F.
- Le 03/01/2004 : la société DACAM S.A. règle par chèque à Mr JIAUSSERAND les loyers
pour la période du 01/01/2004 au 31/03/2004.

Travail A Faire :

Déterminer le montant de la retenue de 5 % collectée qui résulte de cette opération, et qui


sera reversée au plus tard le 15 février 2004.

Solution :

Montant des loyers réglés = 7 500 000


Retenue sur loyers = 7 500 000 x 5 % = 375 000

4- Personnes redevables (Art. 87 et 89 du CGI)

La retenue de 5 % sur les loyers est exclusivement effectuée par les Administrations et
Etablissements publics, les personnes morales et les entreprises individuelles soumises au régime
du réel normal ou du réel simplifié.

Les contribuables bénéficiaires des revenus fonciers ne subissant pas la retenue à la


source, sont tenus de payer sur déclaration, au plus tard le 15 du mois qui suit la fin de chaque
trimestre de l’exercice fiscal, un acompte d’Impôt général sur le revenu fixé à 5 % du loyer
effectivement perçu.

La retenue à la source de 5% sur les loyers constitue pour le bailleur, un acompte de


l’impôt sur le revenu.

5- Redressement

Lorsque l’entreprise ne procède pas au reversement du prélèvement de 5 % sur les loyers


payés, l’Administration Fiscale, après un contrôle, effectue les redressements correspondants
suivant la procédure contradictoire.

De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la retenue à la source de 5 % sur les loyers. En nous référant à
l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la
retenue à la source de 5 % sur les loyers peut excéder une dizaine d’années.
296

6- Pénalités

Selon l’article L96 du LPF, les omissions ou dissimulations qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements, concernant la retenue de 5 % sur les
loyers, donnent droit à l’application des majorations suivantes :

- 50% en cas de bonne foi ;


- 100% en cas de mauvaise foi ;
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.

Ces majorations constituent des pénalités d’assiette.

En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.

Cet intérêt de retard constitue une pénalité de recouvrement.

B- Le traitement comptable et fiscal de la retenue de 5 % sur les loyers issue d’un


redressement

1- Le traitement fiscal

En cas de redressement, la retenue de 5 % sur les loyers n’est plus supporté par le
redevable réel, mais par le redevable légal.

Le montant principal, de la retenue de 5 % sur les loyers, généré par le redressement, ne


constitue pas une charge pour l’entreprise.

La retenue de 5 % sur les loyers issue d’un redressement, génère des pénalités d’assiette
et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal
n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges non fiscalement déductibles.

2- Le traitement comptable

Sur le plan comptable, la retenue de 5 % sur les loyers générée par un redressement
constitue une charge Hors Activités Ordinaires.
297

Le redressement de la retenue de 5 % sur les loyers génère des pénalités d’assiette et des
pénalités de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités
Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 831 – Charges H.A.O. constatées
 4428 – Autres impôts et taxes
 6471 – Pénalités d’assiette, impôts directs
 6473 – Pénalités de recouvrement, impôts directs
 52 – Banque
 57 – Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

4428 - Autres impôts et taxes


ou 52 - Banque
D 831 - Charges H.A.O. constatées C D ou 57 - Caisse C
Principal de Principal de
la retenue de 5 % la retenue de 5 %
sur loyers issue du issue du redressement
redressement plus les pénalités

6471 - Pénal. d'assiet., impôts directs


D 6473 - Pénal. de recouv., impôts directs C
Pénalités liées au
redressement de
la retenue de 5%
sur loyers

Exemple d’application :

La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.

Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que le 1 er août 2002, la


société CUB S.A. a versé à Mr JIAUSSERAND (propriétaire de l’immeuble qui abrite son siège
social) des loyers d’un montant de FCFA 75 000 000. Jusqu’à la date du contrôle, la CUB S.A.
ne s’était pas encore acquitté de la retenue de 5 % sur loyers.
298

Suite à un redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la


société CUB S.A., mentionne la retenue de 5 % sur loyers d’un montant principal de FCFA
3 750 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 1 875 000 et des pénalités de recouvrement de
FCFA 1 125 000.

Travail A Faire :

Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de la retenue de 5 % sur loyers issue de ce redressement.

Solution :

* Traitement fiscal

Le montant principal de la retenue de 5 % sur loyers issue de ce redressement, qui s’élève


à FCFA 3 750 000, est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.

Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 3 000 000 constituent
des charges non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..

* Traitement comptable

D 831 - Charges H.A.O. constatées C D 4428 - Autres impôts et taxes C

3 750 000 6 750 000

D 6471 - Pénalités d'assiet., impôts directs C

1 875 000

D 6473 - Pénalités de recouv., impôts directs C

1 125 000
299

ANNEXES
300

BAREME DES IMPOTS SUR SALAIRES


(mise à jour après la Loi de Finance N° 2003/017 du 22 décembre 2003 qui supprime l’article 5
de l’ordonnance N° 89/004 du 12 décembre 1989, qui considérait que la Redevance Audio-
Visuelle est un acompte de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques )

NOTE EXPLICATIVE SUR L’UTILISATION DU BAREME

Ce barème est destiné à permettre aux employeurs d’effectuer sur les salaires de leur
personnel les retenues :

1- De la Contribution au Crédit Foncier ( CCF) ;


2- De la Redevance Audio-Visuelle (CRTV) ;
3- De l’Impôt sur les Revenus Salariaux (IRS)

Il indique le montant de l’impôt en principal correspondant au salaire taxable mensuelle


des contribuables. A ce montant de l’impôt, il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels
Communaux.

Le barème comporte quatre colonnes :

1- Dans la première colonne figurent le salaire taxable mensuelle de 50 000 à 1 250 000 FCFA,
l’accroissement étant de 250 en 250 FCFA. L’arrondi doit se faire à la ligne inférieure du
barème.
2- La deuxième colonne donne le montant de la Contribution au Crédit Foncier ( CCF) ;
3- La troisième colonne donne le montant de la Redevance Audio-Visuelle (CRTV) ;
4- La quatrième colonne donne le montant de l’Impôt sur les Revenus Salariaux (IRS).

Le principe de calcul est le suivant :

Notons Bm: la base taxable mensuelle

- La Contribution au Crédit Foncier : CCF = Bm x 1%


- L’Impôt sur les Revenus Salariaux (IRS) est déterminé comme suit :

De 52 001 à 269 750 FCFA

IRS = ((Bm x 12 x 80 % - Bm x 12 x 2,8 % - 500 000 ) x 10 % )/12


301

De 270 000 à 299 750 FCFA

IRS = (200 000 + (Bm x 12 x 80 % - Bm x 12 x 2,8 % - 500 000 - 2 000 000) x 15 % )/12

De 300 000 à 375 000 FCA

IRS = (200 000 + (Bm x 12 x 80 % - 300 000 x 12 x 2,8 % - 500 000 - 2 000 000) x 15 % )/12

De 375 250 à 583 250 FCFA

IRS = (200 000 + 150 000 + (Bm x 12 x 80 % - 300 000 x 12 x 2,8 % - 500 000 - 3 000 000) x
25 % )/12

Plus de 583 500

IRS = (200 000 + 150 000 + 500 000 + (Bm x 12 x 80 % - 300 000 x 12 x 2,8 % - 500 000 –
5 000 000) x 35 % )/12

Dans ce barème, la Contribution au Crédit Foncier ( CCF), la Redevance Audio-Visuelle


(CRTV), l’Impôt sur les Revenus Salariaux (IRS) et les cotisations CNPS ont la même base de
détermination.

Selon l’article 81 de le Loi de Finances N° 2002/014 du 30 décembre 2002, les salaires


mensuels inférieurs à 52 000 FCFA ne donnent pas lieu à retenue de l’Impôt sur les Revenus
Salariaux.
302

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

50 000 0 0 0 57 750 578 750 292


50 250 0 0 0 58 000 580 750 311
50 500 0 0 0 58 250 583 750 330
50 750 0 0 0 58 500 585 750 350
51 000 0 0 0 58 750 588 750 369
51 250 0 0 0 59 000 590 750 388
51 500 0 0 0 59 250 593 750 407
51 750 0 0 0 59 500 595 750 427
52 000 0 0 0 59 750 598 750 446
52 250 523 750 -133 60 000 600 750 465
52 500 525 750 -114 60 250 603 750 485
52 750 528 750 -94 60 500 605 750 504
53 000 530 750 -75 60 750 608 750 523
53 250 533 750 -56 61 000 610 750 543
53 500 535 750 -36 61 250 613 750 562
53 750 538 750 -17 61 500 615 750 581
54 000 540 750 2 61 750 618 750 600
54 250 543 750 21 62 000 620 750 620
54 500 545 750 41 62 250 623 750 639
54 750 548 750 60 62 500 625 750 658
55 000 550 750 79 62 750 628 750 678
55 250 553 750 99 63 000 630 750 697
55 500 555 750 118 63 250 633 750 716
55 750 558 750 137 63 500 635 750 736
56 000 560 750 157 63 750 638 750 755
56 250 563 750 176 64 000 640 750 774
56 500 565 750 195 64 250 643 750 793
56 750 568 750 214 64 500 645 750 813
57 000 570 750 234 64 750 648 750 832
57 250 573 750 253 65 000 650 750 851
57 500 575 750 272 65 250 653 750 871
57 750 578 750 292 65 500 655 750 890
303

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

65 750 658 750 909 73 750 738 750 1 527


66 000 660 750 929 74 000 740 750 1 546
66 250 663 750 948 74 250 743 750 1 565
66 500 665 750 967 74 500 745 750 1 585
66 750 668 750 986 74 750 748 750 1 604
67 000 670 750 1 006 75 000 750 750 1 623
67 250 673 750 1 025 75 250 753 750 1 643
67 500 675 750 1 044 75 500 755 750 1 662
67 750 678 750 1 064 75 750 758 750 1 681
68 000 680 750 1 083 76 000 760 750 1 701
68 250 683 750 1 102 76 250 763 750 1 720
68 500 685 750 1 122 76 500 765 750 1 739
68 750 688 750 1 141 76 750 768 750 1 758
69 000 690 750 1 160 77 000 770 750 1 778
69 250 693 750 1 179 77 250 773 750 1 797
69 500 695 750 1 199 77 500 775 750 1 816
69 750 698 750 1 218 77 750 778 750 1 836
70 000 700 750 1 237 78 000 780 750 1 855
70 250 703 750 1 257 78 250 783 750 1 874
70 500 705 750 1 276 78 500 785 750 1 894
70 750 708 750 1 295 78 750 788 750 1 913
71 000 710 750 1 315 79 000 790 750 1 932
71 250 713 750 1 334 79 250 793 750 1 951
71 500 715 750 1 353 79 500 795 750 1 971
71 750 718 750 1 372 79 750 798 750 1 990
72 000 720 750 1 392 80 000 800 750 2 009
72 250 723 750 1 411 80 250 803 750 2 029
72 500 725 750 1 430 80 500 805 750 2 048
72 750 728 750 1 450 80 750 808 750 2 067
73 000 730 750 1 469 81 000 810 750 2 087
73 250 733 750 1 488 81 250 813 750 2 106
73 500 735 750 1 508 81 500 815 750 2 125
304

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

81 750 818 750 2 144 89 750 898 750 2 762


82 000 820 750 2 164 90 000 900 750 2 781
82 250 823 750 2 183 90 250 903 750 2 801
82 500 825 750 2 202 90 500 905 750 2 820
82 750 828 750 2 222 90 750 908 750 2 839
83 000 830 750 2 241 91 000 910 750 2 859
83 250 833 750 2 260 91 250 913 750 2 878
83 500 835 750 2 280 91 500 915 750 2 897
83 750 838 750 2 299 91 750 918 750 2 916
84 000 840 750 2 318 92 000 920 750 2 936
84 250 843 750 2 337 92 250 923 750 2 955
84 500 845 750 2 357 92 500 925 750 2 974
84 750 848 750 2 376 92 750 928 750 2 994
85 000 850 750 2 395 93 000 930 750 3 013
85 250 853 750 2 415 93 250 933 750 3 032
85 500 855 750 2 434 93 500 935 750 3 052
85 750 858 750 2 453 93 750 938 750 3 071
86 000 860 750 2 473 94 000 940 750 3 090
86 250 863 750 2 492 94 250 943 750 3 109
86 500 865 750 2 511 94 500 945 750 3 129
86 750 868 750 2 530 94 750 948 750 3 148
87 000 870 750 2 550 95 000 950 750 3 167
87 250 873 750 2 569 95 250 953 750 3 187
87 500 875 750 2 588 95 500 955 750 3 206
87 750 878 750 2 608 95 750 958 750 3 225
88 000 880 750 2 627 96 000 960 750 3 245
88 250 883 750 2 646 96 250 963 750 3 264
88 500 885 750 2 666 96 500 965 750 3 283
88 750 888 750 2 685 96 750 968 750 3 302
89 000 890 750 2 704 97 000 970 750 3 322
89 250 893 750 2 723 97 250 973 750 3 341
89 500 895 750 2 743 97 500 975 750 3 360
305

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

97 750 978 750 3 380 105 750 1 058 1 950 3 997


98 000 980 750 3 399 106 000 1 060 1 950 4 017
98 250 983 750 3 418 106 250 1 063 1 950 4 036
98 500 985 750 3 438 106 500 1 065 1 950 4 055
98 750 988 750 3 457 106 750 1 068 1 950 4 074
99 000 990 750 3 476 107 000 1 070 1 950 4 094
99 250 993 750 3 495 107 250 1 073 1 950 4 113
99 500 995 750 3 515 107 500 1 075 1 950 4 132
99 750 998 750 3 534 107 750 1 078 1 950 4 152
100 000 1 000 750 3 553 108 000 1 080 1 950 4 171
100 250 1 003 1 950 3 573 108 250 1 083 1 950 4 190
100 500 1 005 1 950 3 592 108 500 1 085 1 950 4 210
100 750 1 008 1 950 3 611 108 750 1 088 1 950 4 229
101 000 1 010 1 950 3 631 109 000 1 090 1 950 4 248
101 250 1 013 1 950 3 650 109 250 1 093 1 950 4 267
101 500 1 015 1 950 3 669 109 500 1 095 1 950 4 287
101 750 1 018 1 950 3 688 109 750 1 098 1 950 4 306
102 000 1 020 1 950 3 708 110 000 1 100 1 950 4 325
102 250 1 023 1 950 3 727 110 250 1 103 1 950 4 345
102 500 1 025 1 950 3 746 110 500 1 105 1 950 4 364
102 750 1 028 1 950 3 766 110 750 1 108 1 950 4 383
103 000 1 030 1 950 3 785 111 000 1 110 1 950 4 403
103 250 1 033 1 950 3 804 111 250 1 113 1 950 4 422
103 500 1 035 1 950 3 824 111 500 1 115 1 950 4 441
103 750 1 038 1 950 3 843 111 750 1 118 1 950 4 460
104 000 1 040 1 950 3 862 112 000 1 120 1 950 4 480
104 250 1 043 1 950 3 881 112 250 1 123 1 950 4 499
104 500 1 045 1 950 3 901 112 500 1 125 1 950 4 518
104 750 1 048 1 950 3 920 112 750 1 128 1 950 4 538
105 000 1 050 1 950 3 939 113 000 1 130 1 950 4 557
105 250 1 053 1 950 3 959 113 250 1 133 1 950 4 576
105 500 1 055 1 950 3 978 113 500 1 135 1 950 4 596
306

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

113 750 1 138 1 950 4 615 121 750 1 218 1 950 5 232
114 000 1 140 1 950 4 634 122 000 1 220 1 950 5 252
114 250 1 143 1 950 4 653 122 250 1 223 1 950 5 271
114 500 1 145 1 950 4 673 122 500 1 225 1 950 5 290
114 750 1 148 1 950 4 692 122 750 1 228 1 950 5 310
115 000 1 150 1 950 4 711 123 000 1 230 1 950 5 329
115 250 1 153 1 950 4 731 123 250 1 233 1 950 5 348
115 500 1 155 1 950 4 750 123 500 1 235 1 950 5 368
115 750 1 158 1 950 4 769 123 750 1 238 1 950 5 387
116 000 1 160 1 950 4 789 124 000 1 240 1 950 5 406
116 250 1 163 1 950 4 808 124 250 1 243 1 950 5 425
116 500 1 165 1 950 4 827 124 500 1 245 1 950 5 445
116 750 1 168 1 950 4 846 124 750 1 248 1 950 5 464
117 000 1 170 1 950 4 866 125 000 1 250 1 950 5 483
117 250 1 173 1 950 4 885 125 250 1 253 1 950 5 503
117 500 1 175 1 950 4 904 125 500 1 255 1 950 5 522
117 750 1 178 1 950 4 924 125 750 1 258 1 950 5 541
118 000 1 180 1 950 4 943 126 000 1 260 1 950 5 561
118 250 1 183 1 950 4 962 126 250 1 263 1 950 5 580
118 500 1 185 1 950 4 982 126 500 1 265 1 950 5 599
118 750 1 188 1 950 5 001 126 750 1 268 1 950 5 618
119 000 1 190 1 950 5 020 127 000 1 270 1 950 5 638
119 250 1 193 1 950 5 039 127 250 1 273 1 950 5 657
119 500 1 195 1 950 5 059 127 500 1 275 1 950 5 676
119 750 1 198 1 950 5 078 127 750 1 278 1 950 5 696
120 000 1 200 1 950 5 097 128 000 1 280 1 950 5 715
120 250 1 203 1 950 5 117 128 250 1 283 1 950 5 734
120 500 1 205 1 950 5 136 128 500 1 285 1 950 5 754
120 750 1 208 1 950 5 155 128 750 1 288 1 950 5 773
121 000 1 210 1 950 5 175 129 000 1 290 1 950 5 792
121 250 1 213 1 950 5 194 129 250 1 293 1 950 5 811
121 500 1 215 1 950 5 213 129 500 1 295 1 950 5 831
307

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

129 750 1 298 1 950 5 850 137 750 1 378 1 950 6 468
130 000 1 300 1 950 5 869 138 000 1 380 1 950 6 487
130 250 1 303 1 950 5 889 138 250 1 383 1 950 6 506
130 500 1 305 1 950 5 908 138 500 1 385 1 950 6 526
130 750 1 308 1 950 5 927 138 750 1 388 1 950 6 545
131 000 1 310 1 950 5 947 139 000 1 390 1 950 6 564
131 250 1 313 1 950 5 966 139 250 1 393 1 950 6 583
131 500 1 315 1 950 5 985 139 500 1 395 1 950 6 603
131 750 1 318 1 950 6 004 139 750 1 398 1 950 6 622
132 000 1 320 1 950 6 024 140 000 1 400 1 950 6 641
132 250 1 323 1 950 6 043 140 250 1 403 1 950 6 661
132 500 1 325 1 950 6 062 140 500 1 405 1 950 6 680
132 750 1 328 1 950 6 082 140 750 1 408 1 950 6 699
133 000 1 330 1 950 6 101 141 000 1 410 1 950 6 719
133 250 1 333 1 950 6 120 141 250 1 413 1 950 6 738
133 500 1 335 1 950 6 140 141 500 1 415 1 950 6 757
133 750 1 338 1 950 6 159 141 750 1 418 1 950 6 776
134 000 1 340 1 950 6 178 142 000 1 420 1 950 6 796
134 250 1 343 1 950 6 197 142 250 1 423 1 950 6 815
134 500 1 345 1 950 6 217 142 500 1 425 1 950 6 834
134 750 1 348 1 950 6 236 142 750 1 428 1 950 6 854
135 000 1 350 1 950 6 255 143 000 1 430 1 950 6 873
135 250 1 353 1 950 6 275 143 250 1 433 1 950 6 892
135 500 1 355 1 950 6 294 143 500 1 435 1 950 6 912
135 750 1 358 1 950 6 313 143 750 1 438 1 950 6 931
136 000 1 360 1 950 6 333 144 000 1 440 1 950 6 950
136 250 1 363 1 950 6 352 144 250 1 443 1 950 6 969
136 500 1 365 1 950 6 371 144 500 1 445 1 950 6 989
136 750 1 368 1 950 6 390 144 750 1 448 1 950 7 008
137 000 1 370 1 950 6 410 145 000 1 450 1 950 7 027
137 250 1 373 1 950 6 429 145 250 1 453 1 950 7 047
137 500 1 375 1 950 6 448 145 500 1 455 1 950 7 066
308

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

145 750 1 458 1 950 7 085 153 750 1 538 1 950 7 703
146 000 1 460 1 950 7 105 154 000 1 540 1 950 7 722
146 250 1 463 1 950 7 124 154 250 1 543 1 950 7 741
146 500 1 465 1 950 7 143 154 500 1 545 1 950 7 761
146 750 1 468 1 950 7 162 154 750 1 548 1 950 7 780
147 000 1 470 1 950 7 182 155 000 1 550 1 950 7 799
147 250 1 473 1 950 7 201 155 250 1 553 1 950 7 819
147 500 1 475 1 950 7 220 155 500 1 555 1 950 7 838
147 750 1 478 1 950 7 240 155 750 1 558 1 950 7 857
148 000 1 480 1 950 7 259 156 000 1 560 1 950 7 877
148 250 1 483 1 950 7 278 156 250 1 563 1 950 7 896
148 500 1 485 1 950 7 298 156 500 1 565 1 950 7 915
148 750 1 488 1 950 7 317 156 750 1 568 1 950 7 934
149 000 1 490 1 950 7 336 157 000 1 570 1 950 7 954
149 250 1 493 1 950 7 355 157 250 1 573 1 950 7 973
149 500 1 495 1 950 7 375 157 500 1 575 1 950 7 992
149 750 1 498 1 950 7 394 157 750 1 578 1 950 8 012
150 000 1 500 1 950 7 413 158 000 1 580 1 950 8 031
150 250 1 503 1 950 7 433 158 250 1 583 1 950 8 050
150 500 1 505 1 950 7 452 158 500 1 585 1 950 8 070
150 750 1 508 1 950 7 471 158 750 1 588 1 950 8 089
151 000 1 510 1 950 7 491 159 000 1 590 1 950 8 108
151 250 1 513 1 950 7 510 159 250 1 593 1 950 8 127
151 500 1 515 1 950 7 529 159 500 1 595 1 950 8 147
151 750 1 518 1 950 7 548 159 750 1 598 1 950 8 166
152 000 1 520 1 950 7 568 160 000 1 600 1 950 8 185
152 250 1 523 1 950 7 587 160 250 1 603 1 950 8 205
152 500 1 525 1 950 7 606 160 500 1 605 1 950 8 224
152 750 1 528 1 950 7 626 160 750 1 608 1 950 8 243
153 000 1 530 1 950 7 645 161 000 1 610 1 950 8 263
153 250 1 533 1 950 7 664 161 250 1 613 1 950 8 282
153 500 1 535 1 950 7 684 161 500 1 615 1 950 8 301
309

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

161 750 1 618 1 950 8 320 169 750 1 698 1 950 8 938
162 000 1 620 1 950 8 340 170 000 1 700 1 950 8 957
162 250 1 623 1 950 8 359 170 250 1 703 1 950 8 977
162 500 1 625 1 950 8 378 170 500 1 705 1 950 8 996
162 750 1 628 1 950 8 398 170 750 1 708 1 950 9 015
163 000 1 630 1 950 8 417 171 000 1 710 1 950 9 035
163 250 1 633 1 950 8 436 171 250 1 713 1 950 9 054
163 500 1 635 1 950 8 456 171 500 1 715 1 950 9 073
163 750 1 638 1 950 8 475 171 750 1 718 1 950 9 092
164 000 1 640 1 950 8 494 172 000 1 720 1 950 9 112
164 250 1 643 1 950 8 513 172 250 1 723 1 950 9 131
164 500 1 645 1 950 8 533 172 500 1 725 1 950 9 150
164 750 1 648 1 950 8 552 172 750 1 728 1 950 9 170
165 000 1 650 1 950 8 571 173 000 1 730 1 950 9 189
165 250 1 653 1 950 8 591 173 250 1 733 1 950 9 208
165 500 1 655 1 950 8 610 173 500 1 735 1 950 9 228
165 750 1 658 1 950 8 629 173 750 1 738 1 950 9 247
166 000 1 660 1 950 8 649 174 000 1 740 1 950 9 266
166 250 1 663 1 950 8 668 174 250 1 743 1 950 9 285
166 500 1 665 1 950 8 687 174 500 1 745 1 950 9 305
166 750 1 668 1 950 8 706 174 750 1 748 1 950 9 324
167 000 1 670 1 950 8 726 175 000 1 750 1 950 9 343
167 250 1 673 1 950 8 745 175 250 1 753 1 950 9 363
167 500 1 675 1 950 8 764 175 500 1 755 1 950 9 382
167 750 1 678 1 950 8 784 175 750 1 758 1 950 9 401
168 000 1 680 1 950 8 803 176 000 1 760 1 950 9 421
168 250 1 683 1 950 8 822 176 250 1 763 1 950 9 440
168 500 1 685 1 950 8 842 176 500 1 765 1 950 9 459
168 750 1 688 1 950 8 861 176 750 1 768 1 950 9 478
169 000 1 690 1 950 8 880 177 000 1 770 1 950 9 498
169 250 1 693 1 950 8 899 177 250 1 773 1 950 9 517
169 500 1 695 1 950 8 919 177 500 1 775 1 950 9 536
310

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

177 750 1 778 1 950 9 556 185 750 1 858 1 950 10 173
178 000 1 780 1 950 9 575 186 000 1 860 1 950 10 193
178 250 1 783 1 950 9 594 186 250 1 863 1 950 10 212
178 500 1 785 1 950 9 614 186 500 1 865 1 950 10 231
178 750 1 788 1 950 9 633 186 750 1 868 1 950 10 250
179 000 1 790 1 950 9 652 187 000 1 870 1 950 10 270
179 250 1 793 1 950 9 671 187 250 1 873 1 950 10 289
179 500 1 795 1 950 9 691 187 500 1 875 1 950 10 308
179 750 1 798 1 950 9 710 187 750 1 878 1 950 10 328
180 000 1 800 1 950 9 729 188 000 1 880 1 950 10 347
180 250 1 803 1 950 9 749 188 250 1 883 1 950 10 366
180 500 1 805 1 950 9 768 188 500 1 885 1 950 10 386
180 750 1 808 1 950 9 787 188 750 1 888 1 950 10 405
181 000 1 810 1 950 9 807 189 000 1 890 1 950 10 424
181 250 1 813 1 950 9 826 189 250 1 893 1 950 10 443
181 500 1 815 1 950 9 845 189 500 1 895 1 950 10 463
181 750 1 818 1 950 9 864 189 750 1 898 1 950 10 482
182 000 1 820 1 950 9 884 190 000 1 900 1 950 10 501
182 250 1 823 1 950 9 903 190 250 1 903 1 950 10 521
182 500 1 825 1 950 9 922 190 500 1 905 1 950 10 540
182 750 1 828 1 950 9 942 190 750 1 908 1 950 10 559
183 000 1 830 1 950 9 961 191 000 1 910 1 950 10 579
183 250 1 833 1 950 9 980 191 250 1 913 1 950 10 598
183 500 1 835 1 950 10 000 191 500 1 915 1 950 10 617
183 750 1 838 1 950 10 019 191 750 1 918 1 950 10 636
184 000 1 840 1 950 10 038 192 000 1 920 1 950 10 656
184 250 1 843 1 950 10 057 192 250 1 923 1 950 10 675
184 500 1 845 1 950 10 077 192 500 1 925 1 950 10 694
184 750 1 848 1 950 10 096 192 750 1 928 1 950 10 714
185 000 1 850 1 950 10 115 193 000 1 930 1 950 10 733
185 250 1 853 1 950 10 135 193 250 1 933 1 950 10 752
185 500 1 855 1 950 10 154 193 500 1 935 1 950 10 772
311

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

193 750 1 938 1 950 10 791 201 750 2 018 3 250 11 408
194 000 1 940 1 950 10 810 202 000 2 020 3 250 11 428
194 250 1 943 1 950 10 829 202 250 2 023 3 250 11 447
194 500 1 945 1 950 10 849 202 500 2 025 3 250 11 466
194 750 1 948 1 950 10 868 202 750 2 028 3 250 11 486
195 000 1 950 1 950 10 887 203 000 2 030 3 250 11 505
195 250 1 953 1 950 10 907 203 250 2 033 3 250 11 524
195 500 1 955 1 950 10 926 203 500 2 035 3 250 11 544
195 750 1 958 1 950 10 945 203 750 2 038 3 250 11 563
196 000 1 960 1 950 10 965 204 000 2 040 3 250 11 582
196 250 1 963 1 950 10 984 204 250 2 043 3 250 11 601
196 500 1 965 1 950 11 003 204 500 2 045 3 250 11 621
196 750 1 968 1 950 11 022 204 750 2 048 3 250 11 640
197 000 1 970 1 950 11 042 205 000 2 050 3 250 11 659
197 250 1 973 1 950 11 061 205 250 2 053 3 250 11 679
197 500 1 975 1 950 11 080 205 500 2 055 3 250 11 698
197 750 1 978 1 950 11 100 205 750 2 058 3 250 11 717
198 000 1 980 1 950 11 119 206 000 2 060 3 250 11 737
198 250 1 983 1 950 11 138 206 250 2 063 3 250 11 756
198 500 1 985 1 950 11 158 206 500 2 065 3 250 11 775
198 750 1 988 1 950 11 177 206 750 2 068 3 250 11 794
199 000 1 990 1 950 11 196 207 000 2 070 3 250 11 814
199 250 1 993 1 950 11 215 207 250 2 073 3 250 11 833
199 500 1 995 1 950 11 235 207 500 2 075 3 250 11 852
199 750 1 998 1 950 11 254 207 750 2 078 3 250 11 872
200 000 2 000 1 950 11 273 208 000 2 080 3 250 11 891
200 250 2 003 3 250 11 293 208 250 2 083 3 250 11 910
200 500 2 005 3 250 11 312 208 500 2 085 3 250 11 930
200 750 2 008 3 250 11 331 208 750 2 088 3 250 11 949
201 000 2 010 3 250 11 351 209 000 2 090 3 250 11 968
201 250 2 013 3 250 11 370 209 250 2 093 3 250 11 987
201 500 2 015 3 250 11 389 209 500 2 095 3 250 12 007
312

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

209 750 2 098 3 250 12 026 217 750 2 178 3 250 12 644
210 000 2 100 3 250 12 045 218 000 2 180 3 250 12 663
210 250 2 103 3 250 12 065 218 250 2 183 3 250 12 682
210 500 2 105 3 250 12 084 218 500 2 185 3 250 12 702
210 750 2 108 3 250 12 103 218 750 2 188 3 250 12 721
211 000 2 110 3 250 12 123 219 000 2 190 3 250 12 740
211 250 2 113 3 250 12 142 219 250 2 193 3 250 12 759
211 500 2 115 3 250 12 161 219 500 2 195 3 250 12 779
211 750 2 118 3 250 12 180 219 750 2 198 3 250 12 798
212 000 2 120 3 250 12 200 220 000 2 200 3 250 12 817
212 250 2 123 3 250 12 219 220 250 2 203 3 250 12 837
212 500 2 125 3 250 12 238 220 500 2 205 3 250 12 856
212 750 2 128 3 250 12 258 220 750 2 208 3 250 12 875
213 000 2 130 3 250 12 277 221 000 2 210 3 250 12 895
213 250 2 133 3 250 12 296 221 250 2 213 3 250 12 914
213 500 2 135 3 250 12 316 221 500 2 215 3 250 12 933
213 750 2 138 3 250 12 335 221 750 2 218 3 250 12 952
214 000 2 140 3 250 12 354 222 000 2 220 3 250 12 972
214 250 2 143 3 250 12 373 222 250 2 223 3 250 12 991
214 500 2 145 3 250 12 393 222 500 2 225 3 250 13 010
214 750 2 148 3 250 12 412 222 750 2 228 3 250 13 030
215 000 2 150 3 250 12 431 223 000 2 230 3 250 13 049
215 250 2 153 3 250 12 451 223 250 2 233 3 250 13 068
215 500 2 155 3 250 12 470 223 500 2 235 3 250 13 088
215 750 2 158 3 250 12 489 223 750 2 238 3 250 13 107
216 000 2 160 3 250 12 509 224 000 2 240 3 250 13 126
216 250 2 163 3 250 12 528 224 250 2 243 3 250 13 145
216 500 2 165 3 250 12 547 224 500 2 245 3 250 13 165
216 750 2 168 3 250 12 566 224 750 2 248 3 250 13 184
217 000 2 170 3 250 12 586 225 000 2 250 3 250 13 203
217 250 2 173 3 250 12 605 225 250 2 253 3 250 13 223
217 500 2 175 3 250 12 624 225 500 2 255 3 250 13 242
313

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

225 750 2 258 3 250 13 261 233 750 2 338 3 250 13 879
226 000 2 260 3 250 13 281 234 000 2 340 3 250 13 898
226 250 2 263 3 250 13 300 234 250 2 343 3 250 13 917
226 500 2 265 3 250 13 319 234 500 2 345 3 250 13 937
226 750 2 268 3 250 13 338 234 750 2 348 3 250 13 956
227 000 2 270 3 250 13 358 235 000 2 350 3 250 13 975
227 250 2 273 3 250 13 377 235 250 2 353 3 250 13 995
227 500 2 275 3 250 13 396 235 500 2 355 3 250 14 014
227 750 2 278 3 250 13 416 235 750 2 358 3 250 14 033
228 000 2 280 3 250 13 435 236 000 2 360 3 250 14 053
228 250 2 283 3 250 13 454 236 250 2 363 3 250 14 072
228 500 2 285 3 250 13 474 236 500 2 365 3 250 14 091
228 750 2 288 3 250 13 493 236 750 2 368 3 250 14 110
229 000 2 290 3 250 13 512 237 000 2 370 3 250 14 130
229 250 2 293 3 250 13 531 237 250 2 373 3 250 14 149
229 500 2 295 3 250 13 551 237 500 2 375 3 250 14 168
229 750 2 298 3 250 13 570 237 750 2 378 3 250 14 188
230 000 2 300 3 250 13 589 238 000 2 380 3 250 14 207
230 250 2 303 3 250 13 609 238 250 2 383 3 250 14 226
230 500 2 305 3 250 13 628 238 500 2 385 3 250 14 246
230 750 2 308 3 250 13 647 238 750 2 388 3 250 14 265
231 000 2 310 3 250 13 667 239 000 2 390 3 250 14 284
231 250 2 313 3 250 13 686 239 250 2 393 3 250 14 303
231 500 2 315 3 250 13 705 239 500 2 395 3 250 14 323
231 750 2 318 3 250 13 724 239 750 2 398 3 250 14 342
232 000 2 320 3 250 13 744 240 000 2 400 3 250 14 361
232 250 2 323 3 250 13 763 240 250 2 403 3 250 14 381
232 500 2 325 3 250 13 782 240 500 2 405 3 250 14 400
232 750 2 328 3 250 13 802 240 750 2 408 3 250 14 419
233 000 2 330 3 250 13 821 241 000 2 410 3 250 14 439
233 250 2 333 3 250 13 840 241 250 2 413 3 250 14 458
233 500 2 335 3 250 13 860 241 500 2 415 3 250 14 477
314

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

241 750 2 418 3 250 14 496 249 750 2 498 3 250 15 114
242 000 2 420 3 250 14 516 250 000 2 500 3 250 15 133
242 250 2 423 3 250 14 535 250 250 2 503 3 250 15 153
242 500 2 425 3 250 14 554 250 500 2 505 3 250 15 172
242 750 2 428 3 250 14 574 250 750 2 508 3 250 15 191
243 000 2 430 3 250 14 593 251 000 2 510 3 250 15 211
243 250 2 433 3 250 14 612 251 250 2 513 3 250 15 230
243 500 2 435 3 250 14 632 251 500 2 515 3 250 15 249
243 750 2 438 3 250 14 651 251 750 2 518 3 250 15 268
244 000 2 440 3 250 14 670 252 000 2 520 3 250 15 288
244 250 2 443 3 250 14 689 252 250 2 523 3 250 15 307
244 500 2 445 3 250 14 709 252 500 2 525 3 250 15 326
244 750 2 448 3 250 14 728 252 750 2 528 3 250 15 346
245 000 2 450 3 250 14 747 253 000 2 530 3 250 15 365
245 250 2 453 3 250 14 767 253 250 2 533 3 250 15 384
245 500 2 455 3 250 14 786 253 500 2 535 3 250 15 404
245 750 2 458 3 250 14 805 253 750 2 538 3 250 15 423
246 000 2 460 3 250 14 825 254 000 2 540 3 250 15 442
246 250 2 463 3 250 14 844 254 250 2 543 3 250 15 461
246 500 2 465 3 250 14 863 254 500 2 545 3 250 15 481
246 750 2 468 3 250 14 882 254 750 2 548 3 250 15 500
247 000 2 470 3 250 14 902 255 000 2 550 3 250 15 519
247 250 2 473 3 250 14 921 255 250 2 553 3 250 15 539
247 500 2 475 3 250 14 940 255 500 2 555 3 250 15 558
247 750 2 478 3 250 14 960 255 750 2 558 3 250 15 577
248 000 2 480 3 250 14 979 256 000 2 560 3 250 15 597
248 250 2 483 3 250 14 998 256 250 2 563 3 250 15 616
248 500 2 485 3 250 15 018 256 500 2 565 3 250 15 635
248 750 2 488 3 250 15 037 256 750 2 568 3 250 15 654
249 000 2 490 3 250 15 056 257 000 2 570 3 250 15 674
249 250 2 493 3 250 15 075 257 250 2 573 3 250 15 693
249 500 2 495 3 250 15 095 257 500 2 575 3 250 15 712
315

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

257 750 2 578 3 250 15 732 265 750 2 658 3 250 16 349
258 000 2 580 3 250 15 751 266 000 2 660 3 250 16 369
258 250 2 583 3 250 15 770 266 250 2 663 3 250 16 388
258 500 2 585 3 250 15 790 266 500 2 665 3 250 16 407
258 750 2 588 3 250 15 809 266 750 2 668 3 250 16 426
259 000 2 590 3 250 15 828 267 000 2 670 3 250 16 446
259 250 2 593 3 250 15 847 267 250 2 673 3 250 16 465
259 500 2 595 3 250 15 867 267 500 2 675 3 250 16 484
259 750 2 598 3 250 15 886 267 750 2 678 3 250 16 504
260 000 2 600 3 250 15 905 268 000 2 680 3 250 16 523
260 250 2 603 3 250 15 925 268 250 2 683 3 250 16 542
260 500 2 605 3 250 15 944 268 500 2 685 3 250 16 562
260 750 2 608 3 250 15 963 268 750 2 688 3 250 16 581
261 000 2 610 3 250 15 983 269 000 2 690 3 250 16 600
261 250 2 613 3 250 16 002 269 250 2 693 3 250 16 619
261 500 2 615 3 250 16 021 269 500 2 695 3 250 16 639
261 750 2 618 3 250 16 040 269 750 2 698 3 250 16 658
262 000 2 620 3 250 16 060 270 000 2 700 3 250 16 683
262 250 2 623 3 250 16 079 270 250 2 703 3 250 16 712
262 500 2 625 3 250 16 098 270 500 2 705 3 250 16 741
262 750 2 628 3 250 16 118 270 750 2 708 3 250 16 770
263 000 2 630 3 250 16 137 271 000 2 710 3 250 16 798
263 250 2 633 3 250 16 156 271 250 2 713 3 250 16 827
263 500 2 635 3 250 16 176 271 500 2 715 3 250 16 856
263 750 2 638 3 250 16 195 271 750 2 718 3 250 16 885
264 000 2 640 3 250 16 214 272 000 2 720 3 250 16 914
264 250 2 643 3 250 16 233 272 250 2 723 3 250 16 943
264 500 2 645 3 250 16 253 272 500 2 725 3 250 16 972
264 750 2 648 3 250 16 272 272 750 2 728 3 250 17 001
265 000 2 650 3 250 16 291 273 000 2 730 3 250 17 030
265 250 2 653 3 250 16 311 273 250 2 733 3 250 17 059
265 500 2 655 3 250 16 330 273 500 2 735 3 250 17 088
316

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

273 750 2 738 3 250 17 117 281 750 2 818 3 250 18 043
274 000 2 740 3 250 17 146 282 000 2 820 3 250 18 072
274 250 2 743 3 250 17 175 282 250 2 823 3 250 18 101
274 500 2 745 3 250 17 204 282 500 2 825 3 250 18 130
274 750 2 748 3 250 17 233 282 750 2 828 3 250 18 159
275 000 2 750 3 250 17 262 283 000 2 830 3 250 18 188
275 250 2 753 3 250 17 291 283 250 2 833 3 250 18 217
275 500 2 755 3 250 17 320 283 500 2 835 3 250 18 246
275 750 2 758 3 250 17 349 283 750 2 838 3 250 18 275
276 000 2 760 3 250 17 377 284 000 2 840 3 250 18 304
276 250 2 763 3 250 17 406 284 250 2 843 3 250 18 333
276 500 2 765 3 250 17 435 284 500 2 845 3 250 18 362
276 750 2 768 3 250 17 464 284 750 2 848 3 250 18 391
277 000 2 770 3 250 17 493 285 000 2 850 3 250 18 420
277 250 2 773 3 250 17 522 285 250 2 853 3 250 18 449
277 500 2 775 3 250 17 551 285 500 2 855 3 250 18 478
277 750 2 778 3 250 17 580 285 750 2 858 3 250 18 507
278 000 2 780 3 250 17 609 286 000 2 860 3 250 18 535
278 250 2 783 3 250 17 638 286 250 2 863 3 250 18 564
278 500 2 785 3 250 17 667 286 500 2 865 3 250 18 593
278 750 2 788 3 250 17 696 286 750 2 868 3 250 18 622
279 000 2 790 3 250 17 725 287 000 2 870 3 250 18 651
279 250 2 793 3 250 17 754 287 250 2 873 3 250 18 680
279 500 2 795 3 250 17 783 287 500 2 875 3 250 18 709
279 750 2 798 3 250 17 812 287 750 2 878 3 250 18 738
280 000 2 800 3 250 17 841 288 000 2 880 3 250 18 767
280 250 2 803 3 250 17 870 288 250 2 883 3 250 18 796
280 500 2 805 3 250 17 899 288 500 2 885 3 250 18 825
280 750 2 808 3 250 17 928 288 750 2 888 3 250 18 854
281 000 2 810 3 250 17 956 289 000 2 890 3 250 18 883
281 250 2 813 3 250 17 985 289 250 2 893 3 250 18 912
281 500 2 815 3 250 18 014 289 500 2 895 3 250 18 941
317

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

289 750 2 898 3 250 18 970 297 750 2 978 3 250 19 896
290 000 2 900 3 250 18 999 298 000 2 980 3 250 19 925
290 250 2 903 3 250 19 028 298 250 2 983 3 250 19 954
290 500 2 905 3 250 19 057 298 500 2 985 3 250 19 983
290 750 2 908 3 250 19 086 298 750 2 988 3 250 20 012
291 000 2 910 3 250 19 114 299 000 2 990 3 250 20 041
291 250 2 913 3 250 19 143 299 250 2 993 3 250 20 070
291 500 2 915 3 250 19 172 299 500 2 995 3 250 20 099
291 750 2 918 3 250 19 201 299 750 2 998 3 250 20 128
292 000 2 920 3 250 19 230 300 000 3 000 3 250 20 157
292 250 2 923 3 250 19 259 300 250 3 003 4 550 20 187
292 500 2 925 3 250 19 288 300 500 3 005 4 550 20 217
292 750 2 928 3 250 19 317 300 750 3 008 4 550 20 247
293 000 2 930 3 250 19 346 301 000 3 010 4 550 20 277
293 250 2 933 3 250 19 375 301 250 3 013 4 550 20 307
293 500 2 935 3 250 19 404 301 500 3 015 4 550 20 337
293 750 2 938 3 250 19 433 301 750 3 018 4 550 20 367
294 000 2 940 3 250 19 462 302 000 3 020 4 550 20 397
294 250 2 943 3 250 19 491 302 250 3 023 4 550 20 427
294 500 2 945 3 250 19 520 302 500 3 025 4 550 20 457
294 750 2 948 3 250 19 549 302 750 3 028 4 550 20 487
295 000 2 950 3 250 19 578 303 000 3 030 4 550 20 517
295 250 2 953 3 250 19 607 303 250 3 033 4 550 20 547
295 500 2 955 3 250 19 636 303 500 3 035 4 550 20 577
295 750 2 958 3 250 19 665 303 750 3 038 4 550 20 607
296 000 2 960 3 250 19 693 304 000 3 040 4 550 20 637
296 250 2 963 3 250 19 722 304 250 3 043 4 550 20 667
296 500 2 965 3 250 19 751 304 500 3 045 4 550 20 697
296 750 2 968 3 250 19 780 304 750 3 048 4 550 20 727
297 000 2 970 3 250 19 809 305 000 3 050 4 550 20 757
297 250 2 973 3 250 19 838 305 250 3 053 4 550 20 787
297 500 2 975 3 250 19 867 305 500 3 055 4 550 20 817
318

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

305 750 3 058 4 550 20 847 313 750 3 138 4 550 21 807
306 000 3 060 4 550 20 877 314 000 3 140 4 550 21 837
306 250 3 063 4 550 20 907 314 250 3 143 4 550 21 867
306 500 3 065 4 550 20 937 314 500 3 145 4 550 21 897
306 750 3 068 4 550 20 967 314 750 3 148 4 550 21 927
307 000 3 070 4 550 20 997 315 000 3 150 4 550 21 957
307 250 3 073 4 550 21 027 315 250 3 153 4 550 21 987
307 500 3 075 4 550 21 057 315 500 3 155 4 550 22 017
307 750 3 078 4 550 21 087 315 750 3 158 4 550 22 047
308 000 3 080 4 550 21 117 316 000 3 160 4 550 22 077
308 250 3 083 4 550 21 147 316 250 3 163 4 550 22 107
308 500 3 085 4 550 21 177 316 500 3 165 4 550 22 137
308 750 3 088 4 550 21 207 316 750 3 168 4 550 22 167
309 000 3 090 4 550 21 237 317 000 3 170 4 550 22 197
309 250 3 093 4 550 21 267 317 250 3 173 4 550 22 227
309 500 3 095 4 550 21 297 317 500 3 175 4 550 22 257
309 750 3 098 4 550 21 327 317 750 3 178 4 550 22 287
310 000 3 100 4 550 21 357 318 000 3 180 4 550 22 317
310 250 3 103 4 550 21 387 318 250 3 183 4 550 22 347
310 500 3 105 4 550 21 417 318 500 3 185 4 550 22 377
310 750 3 108 4 550 21 447 318 750 3 188 4 550 22 407
311 000 3 110 4 550 21 477 319 000 3 190 4 550 22 437
311 250 3 113 4 550 21 507 319 250 3 193 4 550 22 467
311 500 3 115 4 550 21 537 319 500 3 195 4 550 22 497
311 750 3 118 4 550 21 567 319 750 3 198 4 550 22 527
312 000 3 120 4 550 21 597 320 000 3 200 4 550 22 557
312 250 3 123 4 550 21 627 320 250 3 203 4 550 22 587
312 500 3 125 4 550 21 657 320 500 3 205 4 550 22 617
312 750 3 128 4 550 21 687 320 750 3 208 4 550 22 647
313 000 3 130 4 550 21 717 321 000 3 210 4 550 22 677
313 250 3 133 4 550 21 747 321 250 3 213 4 550 22 707
313 500 3 135 4 550 21 777 321 500 3 215 4 550 22 737
319

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

321 750 3 218 4 550 22 767 329 750 3 298 4 550 23 727
322 000 3 220 4 550 22 797 330 000 3 300 4 550 23 757
322 250 3 223 4 550 22 827 330 250 3 303 4 550 23 787
322 500 3 225 4 550 22 857 330 500 3 305 4 550 23 817
322 750 3 228 4 550 22 887 330 750 3 308 4 550 23 847
323 000 3 230 4 550 22 917 331 000 3 310 4 550 23 877
323 250 3 233 4 550 22 947 331 250 3 313 4 550 23 907
323 500 3 235 4 550 22 977 331 500 3 315 4 550 23 937
323 750 3 238 4 550 23 007 331 750 3 318 4 550 23 967
324 000 3 240 4 550 23 037 332 000 3 320 4 550 23 997
324 250 3 243 4 550 23 067 332 250 3 323 4 550 24 027
324 500 3 245 4 550 23 097 332 500 3 325 4 550 24 057
324 750 3 248 4 550 23 127 332 750 3 328 4 550 24 087
325 000 3 250 4 550 23 157 333 000 3 330 4 550 24 117
325 250 3 253 4 550 23 187 333 250 3 333 4 550 24 147
325 500 3 255 4 550 23 217 333 500 3 335 4 550 24 177
325 750 3 258 4 550 23 247 333 750 3 338 4 550 24 207
326 000 3 260 4 550 23 277 334 000 3 340 4 550 24 237
326 250 3 263 4 550 23 307 334 250 3 343 4 550 24 267
326 500 3 265 4 550 23 337 334 500 3 345 4 550 24 297
326 750 3 268 4 550 23 367 334 750 3 348 4 550 24 327
327 000 3 270 4 550 23 397 335 000 3 350 4 550 24 357
327 250 3 273 4 550 23 427 335 250 3 353 4 550 24 387
327 500 3 275 4 550 23 457 335 500 3 355 4 550 24 417
327 750 3 278 4 550 23 487 335 750 3 358 4 550 24 447
328 000 3 280 4 550 23 517 336 000 3 360 4 550 24 477
328 250 3 283 4 550 23 547 336 250 3 363 4 550 24 507
328 500 3 285 4 550 23 577 336 500 3 365 4 550 24 537
328 750 3 288 4 550 23 607 336 750 3 368 4 550 24 567
329 000 3 290 4 550 23 637 337 000 3 370 4 550 24 597
329 250 3 293 4 550 23 667 337 250 3 373 4 550 24 627
329 500 3 295 4 550 23 697 337 500 3 375 4 550 24 657
320

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

337 750 3 378 4 550 24 687 345 750 3 458 4 550 25 647
338 000 3 380 4 550 24 717 346 000 3 460 4 550 25 677
338 250 3 383 4 550 24 747 346 250 3 463 4 550 25 707
338 500 3 385 4 550 24 777 346 500 3 465 4 550 25 737
338 750 3 388 4 550 24 807 346 750 3 468 4 550 25 767
339 000 3 390 4 550 24 837 347 000 3 470 4 550 25 797
339 250 3 393 4 550 24 867 347 250 3 473 4 550 25 827
339 500 3 395 4 550 24 897 347 500 3 475 4 550 25 857
339 750 3 398 4 550 24 927 347 750 3 478 4 550 25 887
340 000 3 400 4 550 24 957 348 000 3 480 4 550 25 917
340 250 3 403 4 550 24 987 348 250 3 483 4 550 25 947
340 500 3 405 4 550 25 017 348 500 3 485 4 550 25 977
340 750 3 408 4 550 25 047 348 750 3 488 4 550 26 007
341 000 3 410 4 550 25 077 349 000 3 490 4 550 26 037
341 250 3 413 4 550 25 107 349 250 3 493 4 550 26 067
341 500 3 415 4 550 25 137 349 500 3 495 4 550 26 097
341 750 3 418 4 550 25 167 349 750 3 498 4 550 26 127
342 000 3 420 4 550 25 197 350 000 3 500 4 550 26 157
342 250 3 423 4 550 25 227 350 250 3 503 4 550 26 187
342 500 3 425 4 550 25 257 350 500 3 505 4 550 26 217
342 750 3 428 4 550 25 287 350 750 3 508 4 550 26 247
343 000 3 430 4 550 25 317 351 000 3 510 4 550 26 277
343 250 3 433 4 550 25 347 351 250 3 513 4 550 26 307
343 500 3 435 4 550 25 377 351 500 3 515 4 550 26 337
343 750 3 438 4 550 25 407 351 750 3 518 4 550 26 367
344 000 3 440 4 550 25 437 352 000 3 520 4 550 26 397
344 250 3 443 4 550 25 467 352 250 3 523 4 550 26 427
344 500 3 445 4 550 25 497 352 500 3 525 4 550 26 457
344 750 3 448 4 550 25 527 352 750 3 528 4 550 26 487
345 000 3 450 4 550 25 557 353 000 3 530 4 550 26 517
345 250 3 453 4 550 25 587 353 250 3 533 4 550 26 547
345 500 3 455 4 550 25 617 353 500 3 535 4 550 26 577
321

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

353 750 3 538 4 550 26 607 361 750 3 618 4 550 27 567
354 000 3 540 4 550 26 637 362 000 3 620 4 550 27 597
354 250 3 543 4 550 26 667 362 250 3 623 4 550 27 627
354 500 3 545 4 550 26 697 362 500 3 625 4 550 27 657
354 750 3 548 4 550 26 727 362 750 3 628 4 550 27 687
355 000 3 550 4 550 26 757 363 000 3 630 4 550 27 717
355 250 3 553 4 550 26 787 363 250 3 633 4 550 27 747
355 500 3 555 4 550 26 817 363 500 3 635 4 550 27 777
355 750 3 558 4 550 26 847 363 750 3 638 4 550 27 807
356 000 3 560 4 550 26 877 364 000 3 640 4 550 27 837
356 250 3 563 4 550 26 907 364 250 3 643 4 550 27 867
356 500 3 565 4 550 26 937 364 500 3 645 4 550 27 897
356 750 3 568 4 550 26 967 364 750 3 648 4 550 27 927
357 000 3 570 4 550 26 997 365 000 3 650 4 550 27 957
357 250 3 573 4 550 27 027 365 250 3 653 4 550 27 987
357 500 3 575 4 550 27 057 365 500 3 655 4 550 28 017
357 750 3 578 4 550 27 087 365 750 3 658 4 550 28 047
358 000 3 580 4 550 27 117 366 000 3 660 4 550 28 077
358 250 3 583 4 550 27 147 366 250 3 663 4 550 28 107
358 500 3 585 4 550 27 177 366 500 3 665 4 550 28 137
358 750 3 588 4 550 27 207 366 750 3 668 4 550 28 167
359 000 3 590 4 550 27 237 367 000 3 670 4 550 28 197
359 250 3 593 4 550 27 267 367 250 3 673 4 550 28 227
359 500 3 595 4 550 27 297 367 500 3 675 4 550 28 257
359 750 3 598 4 550 27 327 367 750 3 678 4 550 28 287
360 000 3 600 4 550 27 357 368 000 3 680 4 550 28 317
360 250 3 603 4 550 27 387 368 250 3 683 4 550 28 347
360 500 3 605 4 550 27 417 368 500 3 685 4 550 28 377
360 750 3 608 4 550 27 447 368 750 3 688 4 550 28 407
361 000 3 610 4 550 27 477 369 000 3 690 4 550 28 437
361 250 3 613 4 550 27 507 369 250 3 693 4 550 28 467
361 500 3 615 4 550 27 537 369 500 3 695 4 550 28 497
322

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

369 750 3 698 4 550 28 527 377 750 3 778 4 550 29 700
370 000 3 700 4 550 28 557 378 000 3 780 4 550 29 750
370 250 3 703 4 550 28 587 378 250 3 783 4 550 29 800
370 500 3 705 4 550 28 617 378 500 3 785 4 550 29 850
370 750 3 708 4 550 28 647 378 750 3 788 4 550 29 900
371 000 3 710 4 550 28 677 379 000 3 790 4 550 29 950
371 250 3 713 4 550 28 707 379 250 3 793 4 550 30 000
371 500 3 715 4 550 28 737 379 500 3 795 4 550 30 050
371 750 3 718 4 550 28 767 379 750 3 798 4 550 30 100
372 000 3 720 4 550 28 797 380 000 3 800 4 550 30 150
372 250 3 723 4 550 28 827 380 250 3 803 4 550 30 200
372 500 3 725 4 550 28 857 380 500 3 805 4 550 30 250
372 750 3 728 4 550 28 887 380 750 3 808 4 550 30 300
373 000 3 730 4 550 28 917 381 000 3 810 4 550 30 350
373 250 3 733 4 550 28 947 381 250 3 813 4 550 30 400
373 500 3 735 4 550 28 977 381 500 3 815 4 550 30 450
373 750 3 738 4 550 29 007 381 750 3 818 4 550 30 500
374 000 3 740 4 550 29 037 382 000 3 820 4 550 30 550
374 250 3 743 4 550 29 067 382 250 3 823 4 550 30 600
374 500 3 745 4 550 29 097 382 500 3 825 4 550 30 650
374 750 3 748 4 550 29 127 382 750 3 828 4 550 30 700
375 000 3 750 4 550 29 157 383 000 3 830 4 550 30 750
375 250 3 753 4 550 29 200 383 250 3 833 4 550 30 800
375 500 3 755 4 550 29 250 383 500 3 835 4 550 30 850
375 750 3 758 4 550 29 300 383 750 3 838 4 550 30 900
376 000 3 760 4 550 29 350 384 000 3 840 4 550 30 950
376 250 3 763 4 550 29 400 384 250 3 843 4 550 31 000
376 500 3 765 4 550 29 450 384 500 3 845 4 550 31 050
376 750 3 768 4 550 29 500 384 750 3 848 4 550 31 100
377 000 3 770 4 550 29 550 385 000 3 850 4 550 31 150
377 250 3 773 4 550 29 600 385 250 3 853 4 550 31 200
377 500 3 775 4 550 29 650 385 500 3 855 4 550 31 250
323

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

385 750 3 858 4 550 31 300 393 750 3 938 4 550 32 900
386 000 3 860 4 550 31 350 394 000 3 940 4 550 32 950
386 250 3 863 4 550 31 400 394 250 3 943 4 550 33 000
386 500 3 865 4 550 31 450 394 500 3 945 4 550 33 050
386 750 3 868 4 550 31 500 394 750 3 948 4 550 33 100
387 000 3 870 4 550 31 550 395 000 3 950 4 550 33 150
387 250 3 873 4 550 31 600 395 250 3 953 4 550 33 200
387 500 3 875 4 550 31 650 395 500 3 955 4 550 33 250
387 750 3 878 4 550 31 700 395 750 3 958 4 550 33 300
388 000 3 880 4 550 31 750 396 000 3 960 4 550 33 350
388 250 3 883 4 550 31 800 396 250 3 963 4 550 33 400
388 500 3 885 4 550 31 850 396 500 3 965 4 550 33 450
388 750 3 888 4 550 31 900 396 750 3 968 4 550 33 500
389 000 3 890 4 550 31 950 397 000 3 970 4 550 33 550
389 250 3 893 4 550 32 000 397 250 3 973 4 550 33 600
389 500 3 895 4 550 32 050 397 500 3 975 4 550 33 650
389 750 3 898 4 550 32 100 397 750 3 978 4 550 33 700
390 000 3 900 4 550 32 150 398 000 3 980 4 550 33 750
390 250 3 903 4 550 32 200 398 250 3 983 4 550 33 800
390 500 3 905 4 550 32 250 398 500 3 985 4 550 33 850
390 750 3 908 4 550 32 300 398 750 3 988 4 550 33 900
391 000 3 910 4 550 32 350 399 000 3 990 4 550 33 950
391 250 3 913 4 550 32 400 399 250 3 993 4 550 34 000
391 500 3 915 4 550 32 450 399 500 3 995 4 550 34 050
391 750 3 918 4 550 32 500 399 750 3 998 4 550 34 100
392 000 3 920 4 550 32 550 400 000 4 000 4 550 34 150
392 250 3 923 4 550 32 600 400 250 4 003 5 850 34 200
392 500 3 925 4 550 32 650 400 500 4 005 5 850 34 250
392 750 3 928 4 550 32 700 400 750 4 008 5 850 34 300
393 000 3 930 4 550 32 750 401 000 4 010 5 850 34 350
393 250 3 933 4 550 32 800 401 250 4 013 5 850 34 400
393 500 3 935 4 550 32 850 401 500 4 015 5 850 34 450
324

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

401 750 4 018 5 850 34 500 409 750 4 098 5 850 36 100
402 000 4 020 5 850 34 550 410 000 4 100 5 850 36 150
402 250 4 023 5 850 34 600 410 250 4 103 5 850 36 200
402 500 4 025 5 850 34 650 410 500 4 105 5 850 36 250
402 750 4 028 5 850 34 700 410 750 4 108 5 850 36 300
403 000 4 030 5 850 34 750 411 000 4 110 5 850 36 350
403 250 4 033 5 850 34 800 411 250 4 113 5 850 36 400
403 500 4 035 5 850 34 850 411 500 4 115 5 850 36 450
403 750 4 038 5 850 34 900 411 750 4 118 5 850 36 500
404 000 4 040 5 850 34 950 412 000 4 120 5 850 36 550
404 250 4 043 5 850 35 000 412 250 4 123 5 850 36 600
404 500 4 045 5 850 35 050 412 500 4 125 5 850 36 650
404 750 4 048 5 850 35 100 412 750 4 128 5 850 36 700
405 000 4 050 5 850 35 150 413 000 4 130 5 850 36 750
405 250 4 053 5 850 35 200 413 250 4 133 5 850 36 800
405 500 4 055 5 850 35 250 413 500 4 135 5 850 36 850
405 750 4 058 5 850 35 300 413 750 4 138 5 850 36 900
406 000 4 060 5 850 35 350 414 000 4 140 5 850 36 950
406 250 4 063 5 850 35 400 414 250 4 143 5 850 37 000
406 500 4 065 5 850 35 450 414 500 4 145 5 850 37 050
406 750 4 068 5 850 35 500 414 750 4 148 5 850 37 100
407 000 4 070 5 850 35 550 415 000 4 150 5 850 37 150
407 250 4 073 5 850 35 600 415 250 4 153 5 850 37 200
407 500 4 075 5 850 35 650 415 500 4 155 5 850 37 250
407 750 4 078 5 850 35 700 415 750 4 158 5 850 37 300
408 000 4 080 5 850 35 750 416 000 4 160 5 850 37 350
408 250 4 083 5 850 35 800 416 250 4 163 5 850 37 400
408 500 4 085 5 850 35 850 416 500 4 165 5 850 37 450
408 750 4 088 5 850 35 900 416 750 4 168 5 850 37 500
409 000 4 090 5 850 35 950 417 000 4 170 5 850 37 550
409 250 4 093 5 850 36 000 417 250 4 173 5 850 37 600
409 500 4 095 5 850 36 050 417 500 4 175 5 850 37 650
325

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

417 750 4 178 5 850 37 700 425 750 4 258 5 850 39 300
418 000 4 180 5 850 37 750 426 000 4 260 5 850 39 350
418 250 4 183 5 850 37 800 426 250 4 263 5 850 39 400
418 500 4 185 5 850 37 850 426 500 4 265 5 850 39 450
418 750 4 188 5 850 37 900 426 750 4 268 5 850 39 500
419 000 4 190 5 850 37 950 427 000 4 270 5 850 39 550
419 250 4 193 5 850 38 000 427 250 4 273 5 850 39 600
419 500 4 195 5 850 38 050 427 500 4 275 5 850 39 650
419 750 4 198 5 850 38 100 427 750 4 278 5 850 39 700
420 000 4 200 5 850 38 150 428 000 4 280 5 850 39 750
420 250 4 203 5 850 38 200 428 250 4 283 5 850 39 800
420 500 4 205 5 850 38 250 428 500 4 285 5 850 39 850
420 750 4 208 5 850 38 300 428 750 4 288 5 850 39 900
421 000 4 210 5 850 38 350 429 000 4 290 5 850 39 950
421 250 4 213 5 850 38 400 429 250 4 293 5 850 40 000
421 500 4 215 5 850 38 450 429 500 4 295 5 850 40 050
421 750 4 218 5 850 38 500 429 750 4 298 5 850 40 100
422 000 4 220 5 850 38 550 430 000 4 300 5 850 40 150
422 250 4 223 5 850 38 600 430 250 4 303 5 850 40 200
422 500 4 225 5 850 38 650 430 500 4 305 5 850 40 250
422 750 4 228 5 850 38 700 430 750 4 308 5 850 40 300
423 000 4 230 5 850 38 750 431 000 4 310 5 850 40 350
423 250 4 233 5 850 38 800 431 250 4 313 5 850 40 400
423 500 4 235 5 850 38 850 431 500 4 315 5 850 40 450
423 750 4 238 5 850 38 900 431 750 4 318 5 850 40 500
424 000 4 240 5 850 38 950 432 000 4 320 5 850 40 550
424 250 4 243 5 850 39 000 432 250 4 323 5 850 40 600
424 500 4 245 5 850 39 050 432 500 4 325 5 850 40 650
424 750 4 248 5 850 39 100 432 750 4 328 5 850 40 700
425 000 4 250 5 850 39 150 433 000 4 330 5 850 40 750
425 250 4 253 5 850 39 200 433 250 4 333 5 850 40 800
425 500 4 255 5 850 39 250 433 500 4 335 5 850 40 850
326

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

433 750 4 338 5 850 40 900 441 750 4 418 5 850 42 500
434 000 4 340 5 850 40 950 442 000 4 420 5 850 42 550
434 250 4 343 5 850 41 000 442 250 4 423 5 850 42 600
434 500 4 345 5 850 41 050 442 500 4 425 5 850 42 650
434 750 4 348 5 850 41 100 442 750 4 428 5 850 42 700
435 000 4 350 5 850 41 150 443 000 4 430 5 850 42 750
435 250 4 353 5 850 41 200 443 250 4 433 5 850 42 800
435 500 4 355 5 850 41 250 443 500 4 435 5 850 42 850
435 750 4 358 5 850 41 300 443 750 4 438 5 850 42 900
436 000 4 360 5 850 41 350 444 000 4 440 5 850 42 950
436 250 4 363 5 850 41 400 444 250 4 443 5 850 43 000
436 500 4 365 5 850 41 450 444 500 4 445 5 850 43 050
436 750 4 368 5 850 41 500 444 750 4 448 5 850 43 100
437 000 4 370 5 850 41 550 445 000 4 450 5 850 43 150
437 250 4 373 5 850 41 600 445 250 4 453 5 850 43 200
437 500 4 375 5 850 41 650 445 500 4 455 5 850 43 250
437 750 4 378 5 850 41 700 445 750 4 458 5 850 43 300
438 000 4 380 5 850 41 750 446 000 4 460 5 850 43 350
438 250 4 383 5 850 41 800 446 250 4 463 5 850 43 400
438 500 4 385 5 850 41 850 446 500 4 465 5 850 43 450
438 750 4 388 5 850 41 900 446 750 4 468 5 850 43 500
439 000 4 390 5 850 41 950 447 000 4 470 5 850 43 550
439 250 4 393 5 850 42 000 447 250 4 473 5 850 43 600
439 500 4 395 5 850 42 050 447 500 4 475 5 850 43 650
439 750 4 398 5 850 42 100 447 750 4 478 5 850 43 700
440 000 4 400 5 850 42 150 448 000 4 480 5 850 43 750
440 250 4 403 5 850 42 200 448 250 4 483 5 850 43 800
440 500 4 405 5 850 42 250 448 500 4 485 5 850 43 850
440 750 4 408 5 850 42 300 448 750 4 488 5 850 43 900
441 000 4 410 5 850 42 350 449 000 4 490 5 850 43 950
441 250 4 413 5 850 42 400 449 250 4 493 5 850 44 000
441 500 4 415 5 850 42 450 449 500 4 495 5 850 44 050
327

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

449 750 4 498 5 850 44 100 457 750 4 578 5 850 45 700
450 000 4 500 5 850 44 150 458 000 4 580 5 850 45 750
450 250 4 503 5 850 44 200 458 250 4 583 5 850 45 800
450 500 4 505 5 850 44 250 458 500 4 585 5 850 45 850
450 750 4 508 5 850 44 300 458 750 4 588 5 850 45 900
451 000 4 510 5 850 44 350 459 000 4 590 5 850 45 950
451 250 4 513 5 850 44 400 459 250 4 593 5 850 46 000
451 500 4 515 5 850 44 450 459 500 4 595 5 850 46 050
451 750 4 518 5 850 44 500 459 750 4 598 5 850 46 100
452 000 4 520 5 850 44 550 460 000 4 600 5 850 46 150
452 250 4 523 5 850 44 600 460 250 4 603 5 850 46 200
452 500 4 525 5 850 44 650 460 500 4 605 5 850 46 250
452 750 4 528 5 850 44 700 460 750 4 608 5 850 46 300
453 000 4 530 5 850 44 750 461 000 4 610 5 850 46 350
453 250 4 533 5 850 44 800 461 250 4 613 5 850 46 400
453 500 4 535 5 850 44 850 461 500 4 615 5 850 46 450
453 750 4 538 5 850 44 900 461 750 4 618 5 850 46 500
454 000 4 540 5 850 44 950 462 000 4 620 5 850 46 550
454 250 4 543 5 850 45 000 462 250 4 623 5 850 46 600
454 500 4 545 5 850 45 050 462 500 4 625 5 850 46 650
454 750 4 548 5 850 45 100 462 750 4 628 5 850 46 700
455 000 4 550 5 850 45 150 463 000 4 630 5 850 46 750
455 250 4 553 5 850 45 200 463 250 4 633 5 850 46 800
455 500 4 555 5 850 45 250 463 500 4 635 5 850 46 850
455 750 4 558 5 850 45 300 463 750 4 638 5 850 46 900
456 000 4 560 5 850 45 350 464 000 4 640 5 850 46 950
456 250 4 563 5 850 45 400 464 250 4 643 5 850 47 000
456 500 4 565 5 850 45 450 464 500 4 645 5 850 47 050
456 750 4 568 5 850 45 500 464 750 4 648 5 850 47 100
457 000 4 570 5 850 45 550 465 000 4 650 5 850 47 150
457 250 4 573 5 850 45 600 465 250 4 653 5 850 47 200
457 500 4 575 5 850 45 650 465 500 4 655 5 850 47 250
328

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

465 750 4 658 5 850 47 300 473 750 4 738 5 850 48 900
466 000 4 660 5 850 47 350 474 000 4 740 5 850 48 950
466 250 4 663 5 850 47 400 474 250 4 743 5 850 49 000
466 500 4 665 5 850 47 450 474 500 4 745 5 850 49 050
466 750 4 668 5 850 47 500 474 750 4 748 5 850 49 100
467 000 4 670 5 850 47 550 475 000 4 750 5 850 49 150
467 250 4 673 5 850 47 600 475 250 4 753 5 850 49 200
467 500 4 675 5 850 47 650 475 500 4 755 5 850 49 250
467 750 4 678 5 850 47 700 475 750 4 758 5 850 49 300
468 000 4 680 5 850 47 750 476 000 4 760 5 850 49 350
468 250 4 683 5 850 47 800 476 250 4 763 5 850 49 400
468 500 4 685 5 850 47 850 476 500 4 765 5 850 49 450
468 750 4 688 5 850 47 900 476 750 4 768 5 850 49 500
469 000 4 690 5 850 47 950 477 000 4 770 5 850 49 550
469 250 4 693 5 850 48 000 477 250 4 773 5 850 49 600
469 500 4 695 5 850 48 050 477 500 4 775 5 850 49 650
469 750 4 698 5 850 48 100 477 750 4 778 5 850 49 700
470 000 4 700 5 850 48 150 478 000 4 780 5 850 49 750
470 250 4 703 5 850 48 200 478 250 4 783 5 850 49 800
470 500 4 705 5 850 48 250 478 500 4 785 5 850 49 850
470 750 4 708 5 850 48 300 478 750 4 788 5 850 49 900
471 000 4 710 5 850 48 350 479 000 4 790 5 850 49 950
471 250 4 713 5 850 48 400 479 250 4 793 5 850 50 000
471 500 4 715 5 850 48 450 479 500 4 795 5 850 50 050
471 750 4 718 5 850 48 500 479 750 4 798 5 850 50 100
472 000 4 720 5 850 48 550 480 000 4 800 5 850 50 150
472 250 4 723 5 850 48 600 480 250 4 803 5 850 50 200
472 500 4 725 5 850 48 650 480 500 4 805 5 850 50 250
472 750 4 728 5 850 48 700 480 750 4 808 5 850 50 300
473 000 4 730 5 850 48 750 481 000 4 810 5 850 50 350
473 250 4 733 5 850 48 800 481 250 4 813 5 850 50 400
473 500 4 735 5 850 48 850 481 500 4 815 5 850 50 450
329

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

481 750 4 818 5 850 50 500 489 750 4 898 5 850 52 100
482 000 4 820 5 850 50 550 490 000 4 900 5 850 52 150
482 250 4 823 5 850 50 600 490 250 4 903 5 850 52 200
482 500 4 825 5 850 50 650 490 500 4 905 5 850 52 250
482 750 4 828 5 850 50 700 490 750 4 908 5 850 52 300
483 000 4 830 5 850 50 750 491 000 4 910 5 850 52 350
483 250 4 833 5 850 50 800 491 250 4 913 5 850 52 400
483 500 4 835 5 850 50 850 491 500 4 915 5 850 52 450
483 750 4 838 5 850 50 900 491 750 4 918 5 850 52 500
484 000 4 840 5 850 50 950 492 000 4 920 5 850 52 550
484 250 4 843 5 850 51 000 492 250 4 923 5 850 52 600
484 500 4 845 5 850 51 050 492 500 4 925 5 850 52 650
484 750 4 848 5 850 51 100 492 750 4 928 5 850 52 700
485 000 4 850 5 850 51 150 493 000 4 930 5 850 52 750
485 250 4 853 5 850 51 200 493 250 4 933 5 850 52 800
485 500 4 855 5 850 51 250 493 500 4 935 5 850 52 850
485 750 4 858 5 850 51 300 493 750 4 938 5 850 52 900
486 000 4 860 5 850 51 350 494 000 4 940 5 850 52 950
486 250 4 863 5 850 51 400 494 250 4 943 5 850 53 000
486 500 4 865 5 850 51 450 494 500 4 945 5 850 53 050
486 750 4 868 5 850 51 500 494 750 4 948 5 850 53 100
487 000 4 870 5 850 51 550 495 000 4 950 5 850 53 150
487 250 4 873 5 850 51 600 495 250 4 953 5 850 53 200
487 500 4 875 5 850 51 650 495 500 4 955 5 850 53 250
487 750 4 878 5 850 51 700 495 750 4 958 5 850 53 300
488 000 4 880 5 850 51 750 496 000 4 960 5 850 53 350
488 250 4 883 5 850 51 800 496 250 4 963 5 850 53 400
488 500 4 885 5 850 51 850 496 500 4 965 5 850 53 450
488 750 4 888 5 850 51 900 496 750 4 968 5 850 53 500
489 000 4 890 5 850 51 950 497 000 4 970 5 850 53 550
489 250 4 893 5 850 52 000 497 250 4 973 5 850 53 600
489 500 4 895 5 850 52 050 497 500 4 975 5 850 53 650
330

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

497 750 4 978 5 850 53 700 505 750 5 058 7 150 55 300
498 000 4 980 5 850 53 750 506 000 5 060 7 150 55 350
498 250 4 983 5 850 53 800 506 250 5 063 7 150 55 400
498 500 4 985 5 850 53 850 506 500 5 065 7 150 55 450
498 750 4 988 5 850 53 900 506 750 5 068 7 150 55 500
499 000 4 990 5 850 53 950 507 000 5 070 7 150 55 550
499 250 4 993 5 850 54 000 507 250 5 073 7 150 55 600
499 500 4 995 5 850 54 050 507 500 5 075 7 150 55 650
499 750 4 998 5 850 54 100 507 750 5 078 7 150 55 700
500 000 5 000 5 850 54 150 508 000 5 080 7 150 55 750
500 250 5 003 7 150 54 200 508 250 5 083 7 150 55 800
500 500 5 005 7 150 54 250 508 500 5 085 7 150 55 850
500 750 5 008 7 150 54 300 508 750 5 088 7 150 55 900
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502 500 5 025 7 150 54 650 510 500 5 105 7 150 56 250
502 750 5 028 7 150 54 700 510 750 5 108 7 150 56 300
503 000 5 030 7 150 54 750 511 000 5 110 7 150 56 350
503 250 5 033 7 150 54 800 511 250 5 113 7 150 56 400
503 500 5 035 7 150 54 850 511 500 5 115 7 150 56 450
503 750 5 038 7 150 54 900 511 750 5 118 7 150 56 500
504 000 5 040 7 150 54 950 512 000 5 120 7 150 56 550
504 250 5 043 7 150 55 000 512 250 5 123 7 150 56 600
504 500 5 045 7 150 55 050 512 500 5 125 7 150 56 650
504 750 5 048 7 150 55 100 512 750 5 128 7 150 56 700
505 000 5 050 7 150 55 150 513 000 5 130 7 150 56 750
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505 500 5 055 7 150 55 250 513 500 5 135 7 150 56 850
331

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

513 750 5 138 7 150 56 900 521 750 5 218 7 150 58 500
514 000 5 140 7 150 56 950 522 000 5 220 7 150 58 550
514 250 5 143 7 150 57 000 522 250 5 223 7 150 58 600
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514 750 5 148 7 150 57 100 522 750 5 228 7 150 58 700
515 000 5 150 7 150 57 150 523 000 5 230 7 150 58 750
515 250 5 153 7 150 57 200 523 250 5 233 7 150 58 800
515 500 5 155 7 150 57 250 523 500 5 235 7 150 58 850
515 750 5 158 7 150 57 300 523 750 5 238 7 150 58 900
516 000 5 160 7 150 57 350 524 000 5 240 7 150 58 950
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516 750 5 168 7 150 57 500 524 750 5 248 7 150 59 100
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517 250 5 173 7 150 57 600 525 250 5 253 7 150 59 200
517 500 5 175 7 150 57 650 525 500 5 255 7 150 59 250
517 750 5 178 7 150 57 700 525 750 5 258 7 150 59 300
518 000 5 180 7 150 57 750 526 000 5 260 7 150 59 350
518 250 5 183 7 150 57 800 526 250 5 263 7 150 59 400
518 500 5 185 7 150 57 850 526 500 5 265 7 150 59 450
518 750 5 188 7 150 57 900 526 750 5 268 7 150 59 500
519 000 5 190 7 150 57 950 527 000 5 270 7 150 59 550
519 250 5 193 7 150 58 000 527 250 5 273 7 150 59 600
519 500 5 195 7 150 58 050 527 500 5 275 7 150 59 650
519 750 5 198 7 150 58 100 527 750 5 278 7 150 59 700
520 000 5 200 7 150 58 150 528 000 5 280 7 150 59 750
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520 500 5 205 7 150 58 250 528 500 5 285 7 150 59 850
520 750 5 208 7 150 58 300 528 750 5 288 7 150 59 900
521 000 5 210 7 150 58 350 529 000 5 290 7 150 59 950
521 250 5 213 7 150 58 400 529 250 5 293 7 150 60 000
521 500 5 215 7 150 58 450 529 500 5 295 7 150 60 050
332

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

529 750 5 298 7 150 60 100 537 750 5 378 7 150 61 700
530 000 5 300 7 150 60 150 538 000 5 380 7 150 61 750
530 250 5 303 7 150 60 200 538 250 5 383 7 150 61 800
530 500 5 305 7 150 60 250 538 500 5 385 7 150 61 850
530 750 5 308 7 150 60 300 538 750 5 388 7 150 61 900
531 000 5 310 7 150 60 350 539 000 5 390 7 150 61 950
531 250 5 313 7 150 60 400 539 250 5 393 7 150 62 000
531 500 5 315 7 150 60 450 539 500 5 395 7 150 62 050
531 750 5 318 7 150 60 500 539 750 5 398 7 150 62 100
532 000 5 320 7 150 60 550 540 000 5 400 7 150 62 150
532 250 5 323 7 150 60 600 540 250 5 403 7 150 62 200
532 500 5 325 7 150 60 650 540 500 5 405 7 150 62 250
532 750 5 328 7 150 60 700 540 750 5 408 7 150 62 300
533 000 5 330 7 150 60 750 541 000 5 410 7 150 62 350
533 250 5 333 7 150 60 800 541 250 5 413 7 150 62 400
533 500 5 335 7 150 60 850 541 500 5 415 7 150 62 450
533 750 5 338 7 150 60 900 541 750 5 418 7 150 62 500
534 000 5 340 7 150 60 950 542 000 5 420 7 150 62 550
534 250 5 343 7 150 61 000 542 250 5 423 7 150 62 600
534 500 5 345 7 150 61 050 542 500 5 425 7 150 62 650
534 750 5 348 7 150 61 100 542 750 5 428 7 150 62 700
535 000 5 350 7 150 61 150 543 000 5 430 7 150 62 750
535 250 5 353 7 150 61 200 543 250 5 433 7 150 62 800
535 500 5 355 7 150 61 250 543 500 5 435 7 150 62 850
535 750 5 358 7 150 61 300 543 750 5 438 7 150 62 900
536 000 5 360 7 150 61 350 544 000 5 440 7 150 62 950
536 250 5 363 7 150 61 400 544 250 5 443 7 150 63 000
536 500 5 365 7 150 61 450 544 500 5 445 7 150 63 050
536 750 5 368 7 150 61 500 544 750 5 448 7 150 63 100
537 000 5 370 7 150 61 550 545 000 5 450 7 150 63 150
537 250 5 373 7 150 61 600 545 250 5 453 7 150 63 200
537 500 5 375 7 150 61 650 545 500 5 455 7 150 63 250
333

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

545 750 5 458 7 150 63 300 553 750 5 538 7 150 64 900
546 000 5 460 7 150 63 350 554 000 5 540 7 150 64 950
546 250 5 463 7 150 63 400 554 250 5 543 7 150 65 000
546 500 5 465 7 150 63 450 554 500 5 545 7 150 65 050
546 750 5 468 7 150 63 500 554 750 5 548 7 150 65 100
547 000 5 470 7 150 63 550 555 000 5 550 7 150 65 150
547 250 5 473 7 150 63 600 555 250 5 553 7 150 65 200
547 500 5 475 7 150 63 650 555 500 5 555 7 150 65 250
547 750 5 478 7 150 63 700 555 750 5 558 7 150 65 300
548 000 5 480 7 150 63 750 556 000 5 560 7 150 65 350
548 250 5 483 7 150 63 800 556 250 5 563 7 150 65 400
548 500 5 485 7 150 63 850 556 500 5 565 7 150 65 450
548 750 5 488 7 150 63 900 556 750 5 568 7 150 65 500
549 000 5 490 7 150 63 950 557 000 5 570 7 150 65 550
549 250 5 493 7 150 64 000 557 250 5 573 7 150 65 600
549 500 5 495 7 150 64 050 557 500 5 575 7 150 65 650
549 750 5 498 7 150 64 100 557 750 5 578 7 150 65 700
550 000 5 500 7 150 64 150 558 000 5 580 7 150 65 750
550 250 5 503 7 150 64 200 558 250 5 583 7 150 65 800
550 500 5 505 7 150 64 250 558 500 5 585 7 150 65 850
550 750 5 508 7 150 64 300 558 750 5 588 7 150 65 900
551 000 5 510 7 150 64 350 559 000 5 590 7 150 65 950
551 250 5 513 7 150 64 400 559 250 5 593 7 150 66 000
551 500 5 515 7 150 64 450 559 500 5 595 7 150 66 050
551 750 5 518 7 150 64 500 559 750 5 598 7 150 66 100
552 000 5 520 7 150 64 550 560 000 5 600 7 150 66 150
552 250 5 523 7 150 64 600 560 250 5 603 7 150 66 200
552 500 5 525 7 150 64 650 560 500 5 605 7 150 66 250
552 750 5 528 7 150 64 700 560 750 5 608 7 150 66 300
553 000 5 530 7 150 64 750 561 000 5 610 7 150 66 350
553 250 5 533 7 150 64 800 561 250 5 613 7 150 66 400
553 500 5 535 7 150 64 850 561 500 5 615 7 150 66 450
334

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

561 750 5 618 7 150 66 500 569 750 5 698 7 150 68 100
562 000 5 620 7 150 66 550 570 000 5 700 7 150 68 150
562 250 5 623 7 150 66 600 570 250 5 703 7 150 68 200
562 500 5 625 7 150 66 650 570 500 5 705 7 150 68 250
562 750 5 628 7 150 66 700 570 750 5 708 7 150 68 300
563 000 5 630 7 150 66 750 571 000 5 710 7 150 68 350
563 250 5 633 7 150 66 800 571 250 5 713 7 150 68 400
563 500 5 635 7 150 66 850 571 500 5 715 7 150 68 450
563 750 5 638 7 150 66 900 571 750 5 718 7 150 68 500
564 000 5 640 7 150 66 950 572 000 5 720 7 150 68 550
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564 750 5 648 7 150 67 100 572 750 5 728 7 150 68 700
565 000 5 650 7 150 67 150 573 000 5 730 7 150 68 750
565 250 5 653 7 150 67 200 573 250 5 733 7 150 68 800
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566 500 5 665 7 150 67 450 574 500 5 745 7 150 69 050
566 750 5 668 7 150 67 500 574 750 5 748 7 150 69 100
567 000 5 670 7 150 67 550 575 000 5 750 7 150 69 150
567 250 5 673 7 150 67 600 575 250 5 753 7 150 69 200
567 500 5 675 7 150 67 650 575 500 5 755 7 150 69 250
567 750 5 678 7 150 67 700 575 750 5 758 7 150 69 300
568 000 5 680 7 150 67 750 576 000 5 760 7 150 69 350
568 250 5 683 7 150 67 800 576 250 5 763 7 150 69 400
568 500 5 685 7 150 67 850 576 500 5 765 7 150 69 450
568 750 5 688 7 150 67 900 576 750 5 768 7 150 69 500
569 000 5 690 7 150 67 950 577 000 5 770 7 150 69 550
569 250 5 693 7 150 68 000 577 250 5 773 7 150 69 600
569 500 5 695 7 150 68 050 577 500 5 775 7 150 69 650
335

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

577 750 5 778 7 150 69 700 585 750 5 858 7 150 71 487
578 000 5 780 7 150 69 750 586 000 5 860 7 150 71 557
578 250 5 783 7 150 69 800 586 250 5 863 7 150 71 627
578 500 5 785 7 150 69 850 586 500 5 865 7 150 71 697
578 750 5 788 7 150 69 900 586 750 5 868 7 150 71 767
579 000 5 790 7 150 69 950 587 000 5 870 7 150 71 837
579 250 5 793 7 150 70 000 587 250 5 873 7 150 71 907
579 500 5 795 7 150 70 050 587 500 5 875 7 150 71 977
579 750 5 798 7 150 70 100 587 750 5 878 7 150 72 047
580 000 5 800 7 150 70 150 588 000 5 880 7 150 72 117
580 250 5 803 7 150 70 200 588 250 5 883 7 150 72 187
580 500 5 805 7 150 70 250 588 500 5 885 7 150 72 257
580 750 5 808 7 150 70 300 588 750 5 888 7 150 72 327
581 000 5 810 7 150 70 350 589 000 5 890 7 150 72 397
581 250 5 813 7 150 70 400 589 250 5 893 7 150 72 467
581 500 5 815 7 150 70 450 589 500 5 895 7 150 72 537
581 750 5 818 7 150 70 500 589 750 5 898 7 150 72 607
582 000 5 820 7 150 70 550 590 000 5 900 7 150 72 677
582 250 5 823 7 150 70 600 590 250 5 903 7 150 72 747
582 500 5 825 7 150 70 650 590 500 5 905 7 150 72 817
582 750 5 828 7 150 70 700 590 750 5 908 7 150 72 887
583 000 5 830 7 150 70 750 591 000 5 910 7 150 72 957
583 250 5 833 7 150 70 800 591 250 5 913 7 150 73 027
583 500 5 835 7 150 70 857 591 500 5 915 7 150 73 097
583 750 5 838 7 150 70 927 591 750 5 918 7 150 73 167
584 000 5 840 7 150 70 997 592 000 5 920 7 150 73 237
584 250 5 843 7 150 71 067 592 250 5 923 7 150 73 307
584 500 5 845 7 150 71 137 592 500 5 925 7 150 73 377
584 750 5 848 7 150 71 207 592 750 5 928 7 150 73 447
585 000 5 850 7 150 71 277 593 000 5 930 7 150 73 517
585 250 5 853 7 150 71 347 593 250 5 933 7 150 73 587
585 500 5 855 7 150 71 417 593 500 5 935 7 150 73 657
336

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

593 750 5 938 7 150 73 727 601 750 6 018 8 450 75 967
594 000 5 940 7 150 73 797 602 000 6 020 8 450 76 037
594 250 5 943 7 150 73 867 602 250 6 023 8 450 76 107
594 500 5 945 7 150 73 937 602 500 6 025 8 450 76 177
594 750 5 948 7 150 74 007 602 750 6 028 8 450 76 247
595 000 5 950 7 150 74 077 603 000 6 030 8 450 76 317
595 250 5 953 7 150 74 147 603 250 6 033 8 450 76 387
595 500 5 955 7 150 74 217 603 500 6 035 8 450 76 457
595 750 5 958 7 150 74 287 603 750 6 038 8 450 76 527
596 000 5 960 7 150 74 357 604 000 6 040 8 450 76 597
596 250 5 963 7 150 74 427 604 250 6 043 8 450 76 667
596 500 5 965 7 150 74 497 604 500 6 045 8 450 76 737
596 750 5 968 7 150 74 567 604 750 6 048 8 450 76 807
597 000 5 970 7 150 74 637 605 000 6 050 8 450 76 877
597 250 5 973 7 150 74 707 605 250 6 053 8 450 76 947
597 500 5 975 7 150 74 777 605 500 6 055 8 450 77 017
597 750 5 978 7 150 74 847 605 750 6 058 8 450 77 087
598 000 5 980 7 150 74 917 606 000 6 060 8 450 77 157
598 250 5 983 7 150 74 987 606 250 6 063 8 450 77 227
598 500 5 985 7 150 75 057 606 500 6 065 8 450 77 297
598 750 5 988 7 150 75 127 606 750 6 068 8 450 77 367
599 000 5 990 7 150 75 197 607 000 6 070 8 450 77 437
599 250 5 993 7 150 75 267 607 250 6 073 8 450 77 507
599 500 5 995 7 150 75 337 607 500 6 075 8 450 77 577
599 750 5 998 7 150 75 407 607 750 6 078 8 450 77 647
600 000 6 000 7 150 75 477 608 000 6 080 8 450 77 717
600 250 6 003 8 450 75 547 608 250 6 083 8 450 77 787
600 500 6 005 8 450 75 617 608 500 6 085 8 450 77 857
600 750 6 008 8 450 75 687 608 750 6 088 8 450 77 927
601 000 6 010 8 450 75 757 609 000 6 090 8 450 77 997
601 250 6 013 8 450 75 827 609 250 6 093 8 450 78 067
601 500 6 015 8 450 75 897 609 500 6 095 8 450 78 137
337

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

609 750 6 098 8 450 78 207 617 750 6 178 8 450 80 447
610 000 6 100 8 450 78 277 618 000 6 180 8 450 80 517
610 250 6 103 8 450 78 347 618 250 6 183 8 450 80 587
610 500 6 105 8 450 78 417 618 500 6 185 8 450 80 657
610 750 6 108 8 450 78 487 618 750 6 188 8 450 80 727
611 000 6 110 8 450 78 557 619 000 6 190 8 450 80 797
611 250 6 113 8 450 78 627 619 250 6 193 8 450 80 867
611 500 6 115 8 450 78 697 619 500 6 195 8 450 80 937
611 750 6 118 8 450 78 767 619 750 6 198 8 450 81 007
612 000 6 120 8 450 78 837 620 000 6 200 8 450 81 077
612 250 6 123 8 450 78 907 620 250 6 203 8 450 81 147
612 500 6 125 8 450 78 977 620 500 6 205 8 450 81 217
612 750 6 128 8 450 79 047 620 750 6 208 8 450 81 287
613 000 6 130 8 450 79 117 621 000 6 210 8 450 81 357
613 250 6 133 8 450 79 187 621 250 6 213 8 450 81 427
613 500 6 135 8 450 79 257 621 500 6 215 8 450 81 497
613 750 6 138 8 450 79 327 621 750 6 218 8 450 81 567
614 000 6 140 8 450 79 397 622 000 6 220 8 450 81 637
614 250 6 143 8 450 79 467 622 250 6 223 8 450 81 707
614 500 6 145 8 450 79 537 622 500 6 225 8 450 81 777
614 750 6 148 8 450 79 607 622 750 6 228 8 450 81 847
615 000 6 150 8 450 79 677 623 000 6 230 8 450 81 917
615 250 6 153 8 450 79 747 623 250 6 233 8 450 81 987
615 500 6 155 8 450 79 817 623 500 6 235 8 450 82 057
615 750 6 158 8 450 79 887 623 750 6 238 8 450 82 127
616 000 6 160 8 450 79 957 624 000 6 240 8 450 82 197
616 250 6 163 8 450 80 027 624 250 6 243 8 450 82 267
616 500 6 165 8 450 80 097 624 500 6 245 8 450 82 337
616 750 6 168 8 450 80 167 624 750 6 248 8 450 82 407
617 000 6 170 8 450 80 237 625 000 6 250 8 450 82 477
617 250 6 173 8 450 80 307 625 250 6 253 8 450 82 547
617 500 6 175 8 450 80 377 625 500 6 255 8 450 82 617
338

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

625 750 6 258 8 450 82 687 633 750 6 338 8 450 84 927
626 000 6 260 8 450 82 757 634 000 6 340 8 450 84 997
626 250 6 263 8 450 82 827 634 250 6 343 8 450 85 067
626 500 6 265 8 450 82 897 634 500 6 345 8 450 85 137
626 750 6 268 8 450 82 967 634 750 6 348 8 450 85 207
627 000 6 270 8 450 83 037 635 000 6 350 8 450 85 277
627 250 6 273 8 450 83 107 635 250 6 353 8 450 85 347
627 500 6 275 8 450 83 177 635 500 6 355 8 450 85 417
627 750 6 278 8 450 83 247 635 750 6 358 8 450 85 487
628 000 6 280 8 450 83 317 636 000 6 360 8 450 85 557
628 250 6 283 8 450 83 387 636 250 6 363 8 450 85 627
628 500 6 285 8 450 83 457 636 500 6 365 8 450 85 697
628 750 6 288 8 450 83 527 636 750 6 368 8 450 85 767
629 000 6 290 8 450 83 597 637 000 6 370 8 450 85 837
629 250 6 293 8 450 83 667 637 250 6 373 8 450 85 907
629 500 6 295 8 450 83 737 637 500 6 375 8 450 85 977
629 750 6 298 8 450 83 807 637 750 6 378 8 450 86 047
630 000 6 300 8 450 83 877 638 000 6 380 8 450 86 117
630 250 6 303 8 450 83 947 638 250 6 383 8 450 86 187
630 500 6 305 8 450 84 017 638 500 6 385 8 450 86 257
630 750 6 308 8 450 84 087 638 750 6 388 8 450 86 327
631 000 6 310 8 450 84 157 639 000 6 390 8 450 86 397
631 250 6 313 8 450 84 227 639 250 6 393 8 450 86 467
631 500 6 315 8 450 84 297 639 500 6 395 8 450 86 537
631 750 6 318 8 450 84 367 639 750 6 398 8 450 86 607
632 000 6 320 8 450 84 437 640 000 6 400 8 450 86 677
632 250 6 323 8 450 84 507 640 250 6 403 8 450 86 747
632 500 6 325 8 450 84 577 640 500 6 405 8 450 86 817
632 750 6 328 8 450 84 647 640 750 6 408 8 450 86 887
633 000 6 330 8 450 84 717 641 000 6 410 8 450 86 957
633 250 6 333 8 450 84 787 641 250 6 413 8 450 87 027
633 500 6 335 8 450 84 857 641 500 6 415 8 450 87 097
339

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

641 750 6 418 8 450 87 167 649 750 6 498 8 450 89 407
642 000 6 420 8 450 87 237 650 000 6 500 8 450 89 477
642 250 6 423 8 450 87 307 650 250 6 503 8 450 89 547
642 500 6 425 8 450 87 377 650 500 6 505 8 450 89 617
642 750 6 428 8 450 87 447 650 750 6 508 8 450 89 687
643 000 6 430 8 450 87 517 651 000 6 510 8 450 89 757
643 250 6 433 8 450 87 587 651 250 6 513 8 450 89 827
643 500 6 435 8 450 87 657 651 500 6 515 8 450 89 897
643 750 6 438 8 450 87 727 651 750 6 518 8 450 89 967
644 000 6 440 8 450 87 797 652 000 6 520 8 450 90 037
644 250 6 443 8 450 87 867 652 250 6 523 8 450 90 107
644 500 6 445 8 450 87 937 652 500 6 525 8 450 90 177
644 750 6 448 8 450 88 007 652 750 6 528 8 450 90 247
645 000 6 450 8 450 88 077 653 000 6 530 8 450 90 317
645 250 6 453 8 450 88 147 653 250 6 533 8 450 90 387
645 500 6 455 8 450 88 217 653 500 6 535 8 450 90 457
645 750 6 458 8 450 88 287 653 750 6 538 8 450 90 527
646 000 6 460 8 450 88 357 654 000 6 540 8 450 90 597
646 250 6 463 8 450 88 427 654 250 6 543 8 450 90 667
646 500 6 465 8 450 88 497 654 500 6 545 8 450 90 737
646 750 6 468 8 450 88 567 654 750 6 548 8 450 90 807
647 000 6 470 8 450 88 637 655 000 6 550 8 450 90 877
647 250 6 473 8 450 88 707 655 250 6 553 8 450 90 947
647 500 6 475 8 450 88 777 655 500 6 555 8 450 91 017
647 750 6 478 8 450 88 847 655 750 6 558 8 450 91 087
648 000 6 480 8 450 88 917 656 000 6 560 8 450 91 157
648 250 6 483 8 450 88 987 656 250 6 563 8 450 91 227
648 500 6 485 8 450 89 057 656 500 6 565 8 450 91 297
648 750 6 488 8 450 89 127 656 750 6 568 8 450 91 367
649 000 6 490 8 450 89 197 657 000 6 570 8 450 91 437
649 250 6 493 8 450 89 267 657 250 6 573 8 450 91 507
649 500 6 495 8 450 89 337 657 500 6 575 8 450 91 577
340

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

657 750 6 578 8 450 91 647 665 750 6 658 8 450 93 887
658 000 6 580 8 450 91 717 666 000 6 660 8 450 93 957
658 250 6 583 8 450 91 787 666 250 6 663 8 450 94 027
658 500 6 585 8 450 91 857 666 500 6 665 8 450 94 097
658 750 6 588 8 450 91 927 666 750 6 668 8 450 94 167
659 000 6 590 8 450 91 997 667 000 6 670 8 450 94 237
659 250 6 593 8 450 92 067 667 250 6 673 8 450 94 307
659 500 6 595 8 450 92 137 667 500 6 675 8 450 94 377
659 750 6 598 8 450 92 207 667 750 6 678 8 450 94 447
660 000 6 600 8 450 92 277 668 000 6 680 8 450 94 517
660 250 6 603 8 450 92 347 668 250 6 683 8 450 94 587
660 500 6 605 8 450 92 417 668 500 6 685 8 450 94 657
660 750 6 608 8 450 92 487 668 750 6 688 8 450 94 727
661 000 6 610 8 450 92 557 669 000 6 690 8 450 94 797
661 250 6 613 8 450 92 627 669 250 6 693 8 450 94 867
661 500 6 615 8 450 92 697 669 500 6 695 8 450 94 937
661 750 6 618 8 450 92 767 669 750 6 698 8 450 95 007
662 000 6 620 8 450 92 837 670 000 6 700 8 450 95 077
662 250 6 623 8 450 92 907 670 250 6 703 8 450 95 147
662 500 6 625 8 450 92 977 670 500 6 705 8 450 95 217
662 750 6 628 8 450 93 047 670 750 6 708 8 450 95 287
663 000 6 630 8 450 93 117 671 000 6 710 8 450 95 357
663 250 6 633 8 450 93 187 671 250 6 713 8 450 95 427
663 500 6 635 8 450 93 257 671 500 6 715 8 450 95 497
663 750 6 638 8 450 93 327 671 750 6 718 8 450 95 567
664 000 6 640 8 450 93 397 672 000 6 720 8 450 95 637
664 250 6 643 8 450 93 467 672 250 6 723 8 450 95 707
664 500 6 645 8 450 93 537 672 500 6 725 8 450 95 777
664 750 6 648 8 450 93 607 672 750 6 728 8 450 95 847
665 000 6 650 8 450 93 677 673 000 6 730 8 450 95 917
665 250 6 653 8 450 93 747 673 250 6 733 8 450 95 987
665 500 6 655 8 450 93 817 673 500 6 735 8 450 96 057
341

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

673 750 6 738 8 450 96 127 681 750 6 818 8 450 98 367
674 000 6 740 8 450 96 197 682 000 6 820 8 450 98 437
674 250 6 743 8 450 96 267 682 250 6 823 8 450 98 507
674 500 6 745 8 450 96 337 682 500 6 825 8 450 98 577
674 750 6 748 8 450 96 407 682 750 6 828 8 450 98 647
675 000 6 750 8 450 96 477 683 000 6 830 8 450 98 717
675 250 6 753 8 450 96 547 683 250 6 833 8 450 98 787
675 500 6 755 8 450 96 617 683 500 6 835 8 450 98 857
675 750 6 758 8 450 96 687 683 750 6 838 8 450 98 927
676 000 6 760 8 450 96 757 684 000 6 840 8 450 98 997
676 250 6 763 8 450 96 827 684 250 6 843 8 450 99 067
676 500 6 765 8 450 96 897 684 500 6 845 8 450 99 137
676 750 6 768 8 450 96 967 684 750 6 848 8 450 99 207
677 000 6 770 8 450 97 037 685 000 6 850 8 450 99 277
677 250 6 773 8 450 97 107 685 250 6 853 8 450 99 347
677 500 6 775 8 450 97 177 685 500 6 855 8 450 99 417
677 750 6 778 8 450 97 247 685 750 6 858 8 450 99 487
678 000 6 780 8 450 97 317 686 000 6 860 8 450 99 557
678 250 6 783 8 450 97 387 686 250 6 863 8 450 99 627
678 500 6 785 8 450 97 457 686 500 6 865 8 450 99 697
678 750 6 788 8 450 97 527 686 750 6 868 8 450 99 767
679 000 6 790 8 450 97 597 687 000 6 870 8 450 99 837
679 250 6 793 8 450 97 667 687 250 6 873 8 450 99 907
679 500 6 795 8 450 97 737 687 500 6 875 8 450 99 977
679 750 6 798 8 450 97 807 687 750 6 878 8 450 100 047
680 000 6 800 8 450 97 877 688 000 6 880 8 450 100 117
680 250 6 803 8 450 97 947 688 250 6 883 8 450 100 187
680 500 6 805 8 450 98 017 688 500 6 885 8 450 100 257
680 750 6 808 8 450 98 087 688 750 6 888 8 450 100 327
681 000 6 810 8 450 98 157 689 000 6 890 8 450 100 397
681 250 6 813 8 450 98 227 689 250 6 893 8 450 100 467
681 500 6 815 8 450 98 297 689 500 6 895 8 450 100 537
342

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

689 750 6 898 8 450 100 607 697 750 6 978 8 450 102 847
690 000 6 900 8 450 100 677 698 000 6 980 8 450 102 917
690 250 6 903 8 450 100 747 698 250 6 983 8 450 102 987
690 500 6 905 8 450 100 817 698 500 6 985 8 450 103 057
690 750 6 908 8 450 100 887 698 750 6 988 8 450 103 127
691 000 6 910 8 450 100 957 699 000 6 990 8 450 103 197
691 250 6 913 8 450 101 027 699 250 6 993 8 450 103 267
691 500 6 915 8 450 101 097 699 500 6 995 8 450 103 337
691 750 6 918 8 450 101 167 699 750 6 998 8 450 103 407
692 000 6 920 8 450 101 237 700 000 7 000 9 750 103 477
692 250 6 923 8 450 101 307 700 250 7 003 9 750 103 547
692 500 6 925 8 450 101 377 700 500 7 005 9 750 103 617
692 750 6 928 8 450 101 447 700 750 7 008 9 750 103 687
693 000 6 930 8 450 101 517 701 000 7 010 9 750 103 757
693 250 6 933 8 450 101 587 701 250 7 013 9 750 103 827
693 500 6 935 8 450 101 657 701 500 7 015 9 750 103 897
693 750 6 938 8 450 101 727 701 750 7 018 9 750 103 967
694 000 6 940 8 450 101 797 702 000 7 020 9 750 104 037
694 250 6 943 8 450 101 867 702 250 7 023 9 750 104 107
694 500 6 945 8 450 101 937 702 500 7 025 9 750 104 177
694 750 6 948 8 450 102 007 702 750 7 028 9 750 104 247
695 000 6 950 8 450 102 077 703 000 7 030 9 750 104 317
695 250 6 953 8 450 102 147 703 250 7 033 9 750 104 387
695 500 6 955 8 450 102 217 703 500 7 035 9 750 104 457
695 750 6 958 8 450 102 287 703 750 7 038 9 750 104 527
696 000 6 960 8 450 102 357 704 000 7 040 9 750 104 597
696 250 6 963 8 450 102 427 704 250 7 043 9 750 104 667
696 500 6 965 8 450 102 497 704 500 7 045 9 750 104 737
696 750 6 968 8 450 102 567 704 750 7 048 9 750 104 807
697 000 6 970 8 450 102 637 705 000 7 050 9 750 104 877
697 250 6 973 8 450 102 707 705 250 7 053 9 750 104 947
697 500 6 975 8 450 102 777 705 500 7 055 9 750 105 017
343

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

705 750 7 058 9 750 105 087 713 750 7 138 9 750 107 327
706 000 7 060 9 750 105 157 714 000 7 140 9 750 107 397
706 250 7 063 9 750 105 227 714 250 7 143 9 750 107 467
706 500 7 065 9 750 105 297 714 500 7 145 9 750 107 537
706 750 7 068 9 750 105 367 714 750 7 148 9 750 107 607
707 000 7 070 9 750 105 437 715 000 7 150 9 750 107 677
707 250 7 073 9 750 105 507 715 250 7 153 9 750 107 747
707 500 7 075 9 750 105 577 715 500 7 155 9 750 107 817
707 750 7 078 9 750 105 647 715 750 7 158 9 750 107 887
708 000 7 080 9 750 105 717 716 000 7 160 9 750 107 957
708 250 7 083 9 750 105 787 716 250 7 163 9 750 108 027
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708 750 7 088 9 750 105 927 716 750 7 168 9 750 108 167
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344

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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345

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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738 750 7 388 9 750 114 327 746 750 7 468 9 750 116 567
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745 500 7 455 9 750 116 217 753 500 7 535 9 750 118 457
346

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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757 750 7 578 9 750 119 647 765 750 7 658 9 750 121 887
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347

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

769 750 7 698 9 750 123 007 777 750 7 778 9 750 125 247
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777 250 7 773 9 750 125 107 785 250 7 853 9 750 127 347
777 500 7 775 9 750 125 177 785 500 7 855 9 750 127 417
348

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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349

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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802 500 8 025 11 050 132 177 810 500 8 105 11 050 134 417
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804 250 8 043 11 050 132 667 812 250 8 123 11 050 134 907
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804 750 8 048 11 050 132 807 812 750 8 128 11 050 135 047
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805 250 8 053 11 050 132 947 813 250 8 133 11 050 135 187
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805 750 8 058 11 050 133 087 813 750 8 138 11 050 135 327
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806 250 8 063 11 050 133 227 814 250 8 143 11 050 135 467
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806 750 8 068 11 050 133 367 814 750 8 148 11 050 135 607
807 000 8 070 11 050 133 437 815 000 8 150 11 050 135 677
807 250 8 073 11 050 133 507 815 250 8 153 11 050 135 747
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807 750 8 078 11 050 133 647 815 750 8 158 11 050 124 837
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808 750 8 088 11 050 133 927 816 750 8 168 11 050 136 167
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809 500 8 095 11 050 134 137 817 500 8 175 11 050 136 377
350

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

817 750 8 178 11 050 136 447 825 750 8 258 11 050 138 687
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818 250 8 183 11 050 136 587 826 250 8 263 11 050 138 827
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818 750 8 188 11 050 136 727 826 750 8 268 11 050 138 967
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819 750 8 198 11 050 137 007 827 750 8 278 11 050 139 247
820 000 8 200 11 050 137 077 828 000 8 280 11 050 139 317
820 250 8 203 11 050 137 147 828 250 8 283 11 050 139 387
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820 750 8 208 11 050 137 287 828 750 8 288 11 050 139 527
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822 500 8 225 11 050 137 777 830 500 8 305 11 050 140 017
822 750 8 228 11 050 137 847 830 750 8 308 11 050 140 087
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823 250 8 233 11 050 137 987 831 250 8 313 11 050 140 227
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825 500 8 255 11 050 138 617 833 500 8 335 11 050 140 857
351

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

833 750 8 338 11 050 140 927 841 750 8 418 11 050 143 167
834 000 8 340 11 050 140 997 842 000 8 420 11 050 143 237
834 250 8 343 11 050 141 067 842 250 8 423 11 050 143 307
834 500 8 345 11 050 141 137 842 500 8 425 11 050 143 377
834 750 8 348 11 050 141 207 842 750 8 428 11 050 143 447
835 000 8 350 11 050 141 277 843 000 8 430 11 050 143 517
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840 250 8 403 11 050 142 747 848 250 8 483 11 050 144 987
840 500 8 405 11 050 142 817 848 500 8 485 11 050 145 057
840 750 8 408 11 050 142 887 848 750 8 488 11 050 145 127
841 000 8 410 11 050 142 957 849 000 8 490 11 050 145 197
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352

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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850 500 8 505 11 050 145 617 858 500 8 585 11 050 147 857
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851 250 8 513 11 050 145 827 859 250 8 593 11 050 148 067
851 500 8 515 11 050 145 897 859 500 8 595 11 050 148 137
851 750 8 518 11 050 145 967 859 750 8 598 11 050 148 207
852 000 8 520 11 050 146 037 860 000 8 600 11 050 148 277
852 250 8 523 11 050 146 107 860 250 8 603 11 050 148 347
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855 000 8 550 11 050 146 877 863 000 8 630 11 050 149 117
855 250 8 553 11 050 146 947 863 250 8 633 11 050 149 187
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855 750 8 558 11 050 147 087 863 750 8 638 11 050 149 327
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353

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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866 250 8 663 11 050 150 027 874 250 8 743 11 050 152 267
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867 750 8 678 11 050 150 447 875 750 8 758 11 050 152 687
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868 250 8 683 11 050 150 587 876 250 8 763 11 050 152 827
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868 750 8 688 11 050 150 727 876 750 8 768 11 050 152 967
869 000 8 690 11 050 150 797 877 000 8 770 11 050 153 037
869 250 8 693 11 050 150 867 877 250 8 773 11 050 153 107
869 500 8 695 11 050 150 937 877 500 8 775 11 050 153 177
869 750 8 698 11 050 151 007 877 750 8 778 11 050 153 247
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872 500 8 725 11 050 151 777 880 500 8 805 11 050 154 017
872 750 8 728 11 050 151 847 880 750 8 808 11 050 154 087
873 000 8 730 11 050 151 917 881 000 8 810 11 050 154 157
873 250 8 733 11 050 151 987 881 250 8 813 11 050 154 227
873 500 8 735 11 050 152 057 881 500 8 815 11 050 154 297
354

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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882 250 8 823 11 050 154 507 890 250 8 903 11 050 156 747
882 500 8 825 11 050 154 577 890 500 8 905 11 050 156 817
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883 250 8 833 11 050 154 787 891 250 8 913 11 050 157 027
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883 750 8 838 11 050 154 927 891 750 8 918 11 050 157 167
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884 250 8 843 11 050 155 067 892 250 8 923 11 050 157 307
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884 750 8 848 11 050 155 207 892 750 8 928 11 050 157 447
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885 750 8 858 11 050 155 487 893 750 8 938 11 050 157 727
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886 500 8 865 11 050 155 697 894 500 8 945 11 050 157 937
886 750 8 868 11 050 155 767 894 750 8 948 11 050 158 007
887 000 8 870 11 050 155 837 895 000 8 950 11 050 158 077
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889 000 8 890 11 050 156 397 897 000 8 970 11 050 158 637
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889 500 8 895 11 050 156 537 897 500 8 975 11 050 158 777
355

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

897 750 8 978 11 050 158 847 905 750 9 058 12 350 161 087
898 000 8 980 11 050 158 917 906 000 9 060 12 350 161 157
898 250 8 983 11 050 158 987 906 250 9 063 12 350 161 227
898 500 8 985 11 050 159 057 906 500 9 065 12 350 161 297
898 750 8 988 11 050 159 127 906 750 9 068 12 350 161 367
899 000 8 990 11 050 159 197 907 000 9 070 12 350 161 437
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899 500 8 995 11 050 159 337 907 500 9 075 12 350 161 577
899 750 8 998 11 050 159 407 907 750 9 078 12 350 161 647
900 000 9 000 11 050 159 477 908 000 9 080 12 350 161 717
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902 750 9 028 12 350 160 247 910 750 9 108 12 350 162 487
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356

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

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mensuelle mensuelle

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357

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

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358

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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359

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

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360

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Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

977 750 9 778 12 350 181 247 985 750 9 858 12 350 183 487
978 000 9 780 12 350 181 317 986 000 9 860 12 350 183 557
978 250 9 783 12 350 181 387 986 250 9 863 12 350 183 627
978 500 9 785 12 350 181 457 986 500 9 865 12 350 183 697
978 750 9 788 12 350 181 527 986 750 9 868 12 350 183 767
979 000 9 790 12 350 181 597 987 000 9 870 12 350 183 837
979 250 9 793 12 350 181 667 987 250 9 873 12 350 183 907
979 500 9 795 12 350 181 737 987 500 9 875 12 350 183 977
979 750 9 798 12 350 181 807 987 750 9 878 12 350 184 047
980 000 9 800 12 350 181 877 988 000 9 880 12 350 184 117
980 250 9 803 12 350 181 947 988 250 9 883 12 350 184 187
980 500 9 805 12 350 182 017 988 500 9 885 12 350 184 257
980 750 9 808 12 350 182 087 988 750 9 888 12 350 184 327
981 000 9 810 12 350 182 157 989 000 9 890 12 350 184 397
981 250 9 813 12 350 182 227 989 250 9 893 12 350 184 467
981 500 9 815 12 350 182 297 989 500 9 895 12 350 184 537
981 750 9 818 12 350 182 367 989 750 9 898 12 350 184 607
982 000 9 820 12 350 182 437 990 000 9 900 12 350 184 677
982 250 9 823 12 350 182 507 990 250 9 903 12 350 184 747
982 500 9 825 12 350 182 577 990 500 9 905 12 350 184 817
982 750 9 828 12 350 182 647 990 750 9 908 12 350 184 887
983 000 9 830 12 350 182 717 991 000 9 910 12 350 184 957
983 250 9 833 12 350 182 787 991 250 9 913 12 350 185 027
983 500 9 835 12 350 182 857 991 500 9 915 12 350 185 097
983 750 9 838 12 350 182 927 991 750 9 918 12 350 185 167
984 000 9 840 12 350 182 997 992 000 9 920 12 350 185 237
984 250 9 843 12 350 183 067 992 250 9 923 12 350 185 307
984 500 9 845 12 350 183 137 992 500 9 925 12 350 185 377
984 750 9 848 12 350 183 207 992 750 9 928 12 350 185 447
985 000 9 850 12 350 183 277 993 000 9 930 12 350 185 517
985 250 9 853 12 350 183 347 993 250 9 933 12 350 185 587
985 500 9 855 12 350 183 417 993 500 9 935 12 350 185 657
361

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

993 750 9 938 12 350 185 727 1 001 750 10 018 13 000 187 967
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994 250 9 943 12 350 185 867 1 002 250 10 023 13 000 188 107
994 500 9 945 12 350 185 937 1 002 500 10 025 13 000 188 177
994 750 9 948 12 350 186 007 1 002 750 10 028 13 000 188 247
995 000 9 950 12 350 186 077 1 003 000 10 030 13 000 188 317
995 250 9 953 12 350 186 147 1 003 250 10 033 13 000 188 387
995 500 9 955 12 350 186 217 1 003 500 10 035 13 000 188 457
995 750 9 958 12 350 186 287 1 003 750 10 038 13 000 188 527
996 000 9 960 12 350 186 357 1 004 000 10 040 13 000 188 597
996 250 9 963 12 350 186 427 1 004 250 10 043 13 000 188 667
996 500 9 965 12 350 186 497 1 004 500 10 045 13 000 188 737
996 750 9 968 12 350 186 567 1 004 750 10 048 13 000 188 807
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997 250 9 973 12 350 186 707 1 005 250 10 053 13 000 188 947
997 500 9 975 12 350 186 777 1 005 500 10 055 13 000 189 017
997 750 9 978 12 350 186 847 1 005 750 10 058 13 000 189 087
998 000 9 980 12 350 186 917 1 006 000 10 060 13 000 189 157
998 250 9 983 12 350 186 987 1 006 250 10 063 13 000 189 227
998 500 9 985 12 350 187 057 1 006 500 10 065 13 000 189 297
998 750 9 988 12 350 187 127 1 006 750 10 068 13 000 189 367
999 000 9 990 12 350 187 197 1 007 000 10 070 13 000 189 437
999 250 9 993 12 350 187 267 1 007 250 10 073 13 000 189 507
999 500 9 995 12 350 187 337 1 007 500 10 075 13 000 189 577
999 750 9 998 12 350 187 407 1 007 750 10 078 13 000 189 647
1 000 000 10 000 12 350 187 477 1 008 000 10 080 13 000 189 717
1 000 250 10 003 13 000 187 547 1 008 250 10 083 13 000 189 787
1 000 500 10 005 13 000 187 617 1 008 500 10 085 13 000 189 857
1 000 750 10 008 13 000 187 687 1 008 750 10 088 13 000 189 927
1 001 000 10 010 13 000 187 757 1 009 000 10 090 13 000 189 997
1 001 250 10 013 13 000 187 827 1 009 250 10 093 13 000 190 067
1 001 500 10 015 13 000 187 897 1 009 500 10 095 13 000 190 137
362

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 009 750 10 098 13 000 190 207 1 017 750 10 178 13 000 192 447
1 010 000 10 100 13 000 190 277 1 018 000 10 180 13 000 192 517
1 010 250 10 103 13 000 190 347 1 018 250 10 183 13 000 192 587
1 010 500 10 105 13 000 190 417 1 018 500 10 185 13 000 192 657
1 010 750 10 108 13 000 190 487 1 018 750 10 188 13 000 192 727
1 011 000 10 110 13 000 190 557 1 019 000 10 190 13 000 192 797
1 011 250 10 113 13 000 190 627 1 019 250 10 193 13 000 192 867
1 011 500 10 115 13 000 190 697 1 019 500 10 195 13 000 192 937
1 011 750 10 118 13 000 190 767 1 019 750 10 198 13 000 193 007
1 012 000 10 120 13 000 190 837 1 020 000 10 200 13 000 193 077
1 012 250 10 123 13 000 190 907 1 020 250 10 203 13 000 193 147
1 012 500 10 125 13 000 190 977 1 020 500 10 205 13 000 193 217
1 012 750 10 128 13 000 191 047 1 020 750 10 208 13 000 193 287
1 013 000 10 130 13 000 191 117 1 021 000 10 210 13 000 193 357
1 013 250 10 133 13 000 191 187 1 021 250 10 213 13 000 193 427
1 013 500 10 135 13 000 191 257 1 021 500 10 215 13 000 193 497
1 013 750 10 138 13 000 191 327 1 021 750 10 218 13 000 193 567
1 014 000 10 140 13 000 191 397 1 022 000 10 220 13 000 193 637
1 014 250 10 143 13 000 191 467 1 022 250 10 223 13 000 193 707
1 014 500 10 145 13 000 191 537 1 022 500 10 225 13 000 193 777
1 014 750 10 148 13 000 191 607 1 022 750 10 228 13 000 193 847
1 015 000 10 150 13 000 191 677 1 023 000 10 230 13 000 193 917
1 015 250 10 153 13 000 191 747 1 023 250 10 233 13 000 193 987
1 015 500 10 155 13 000 191 817 1 023 500 10 235 13 000 194 057
1 015 750 10 158 13 000 191 887 1 023 750 10 238 13 000 194 127
1 016 000 10 160 13 000 191 957 1 024 000 10 240 13 000 194 197
1 016 250 10 163 13 000 192 027 1 024 250 10 243 13 000 194 267
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1 016 750 10 168 13 000 192 167 1 024 750 10 248 13 000 194 407
1 017 000 10 170 13 000 192 237 1 025 000 10 250 13 000 194 477
1 017 250 10 173 13 000 192 307 1 025 250 10 253 13 000 194 547
1 017 500 10 175 13 000 192 377 1 025 500 10 255 13 000 194 617
363

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 025 750 10 258 13 000 194 687 1 033 750 10 338 13 000 196 927
1 026 000 10 260 13 000 194 757 1 034 000 10 340 13 000 196 997
1 026 250 10 263 13 000 194 827 1 034 250 10 343 13 000 197 067
1 026 500 10 265 13 000 194 897 1 034 500 10 345 13 000 197 137
1 026 750 10 268 13 000 194 967 1 034 750 10 348 13 000 197 207
1 027 000 10 270 13 000 195 037 1 035 000 10 350 13 000 197 277
1 027 250 10 273 13 000 195 107 1 035 250 10 353 13 000 197 347
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1 028 000 10 280 13 000 195 317 1 036 000 10 360 13 000 197 557
1 028 250 10 283 13 000 195 387 1 036 250 10 363 13 000 197 627
1 028 500 10 285 13 000 195 457 1 036 500 10 365 13 000 197 697
1 028 750 10 288 13 000 195 527 1 036 750 10 368 13 000 197 767
1 029 000 10 290 13 000 195 597 1 037 000 10 370 13 000 197 837
1 029 250 10 293 13 000 195 667 1 037 250 10 373 13 000 197 907
1 029 500 10 295 13 000 195 737 1 037 500 10 375 13 000 197 977
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1 030 250 10 303 13 000 195 947 1 038 250 10 383 13 000 198 187
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1 031 250 10 313 13 000 196 227 1 039 250 10 393 13 000 198 467
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1 031 750 10 318 13 000 196 367 1 039 750 10 398 13 000 198 607
1 032 000 10 320 13 000 196 437 1 040 000 10 400 13 000 198 677
1 032 250 10 323 13 000 196 507 1 040 250 10 403 13 000 198 747
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1 032 750 10 328 13 000 196 647 1 040 750 10 408 13 000 198 887
1 033 000 10 330 13 000 196 717 1 041 000 10 410 13 000 198 957
1 033 250 10 333 13 000 196 787 1 041 250 10 413 13 000 199 027
1 033 500 10 335 13 000 196 857 1 041 500 10 415 13 000 199 097
364

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 041 750 10 418 13 000 199 167 1 049 750 10 498 13 000 201 407
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1 042 250 10 423 13 000 199 307 1 050 250 10 503 13 000 201 547
1 042 500 10 425 13 000 199 377 1 050 500 10 505 13 000 201 617
1 042 750 10 428 13 000 199 447 1 050 750 10 508 13 000 201 687
1 043 000 10 430 13 000 199 517 1 051 000 10 510 13 000 201 757
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1 043 500 10 435 13 000 199 657 1 051 500 10 515 13 000 201 897
1 043 750 10 438 13 000 199 727 1 051 750 10 518 13 000 201 967
1 044 000 10 440 13 000 199 797 1 052 000 10 520 13 000 202 037
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1 045 500 10 455 13 000 200 217 1 053 500 10 535 13 000 202 457
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1 047 500 10 475 13 000 200 777 1 055 500 10 555 13 000 203 017
1 047 750 10 478 13 000 200 847 1 055 750 10 558 13 000 203 087
1 048 000 10 480 13 000 200 917 1 056 000 10 560 13 000 203 157
1 048 250 10 483 13 000 200 987 1 056 250 10 563 13 000 203 227
1 048 500 10 485 13 000 201 057 1 056 500 10 565 13 000 203 297
1 048 750 10 488 13 000 201 127 1 056 750 10 568 13 000 203 367
1 049 000 10 490 13 000 201 197 1 057 000 10 570 13 000 203 437
1 049 250 10 493 13 000 201 267 1 057 250 10 573 13 000 203 507
1 049 500 10 495 13 000 201 337 1 057 500 10 575 13 000 203 577
365

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 057 750 10 578 13 000 203 647 1 065 750 10 658 13 000 205 887
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1 058 250 10 583 13 000 203 787 1 066 250 10 663 13 000 206 027
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1 058 750 10 588 13 000 203 927 1 066 750 10 668 13 000 206 167
1 059 000 10 590 13 000 203 997 1 067 000 10 670 13 000 206 237
1 059 250 10 593 13 000 204 067 1 067 250 10 673 13 000 206 307
1 059 500 10 595 13 000 204 137 1 067 500 10 675 13 000 206 377
1 059 750 10 598 13 000 204 207 1 067 750 10 678 13 000 206 447
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1 060 500 10 605 13 000 204 417 1 068 500 10 685 13 000 206 657
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1 061 500 10 615 13 000 204 697 1 069 500 10 695 13 000 206 937
1 061 750 10 618 13 000 204 767 1 069 750 10 698 13 000 207 007
1 062 000 10 620 13 000 204 837 1 070 000 10 700 13 000 207 077
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1 062 500 10 625 13 000 204 977 1 070 500 10 705 13 000 207 217
1 062 750 10 628 13 000 205 047 1 070 750 10 708 13 000 207 287
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1 063 250 10 633 13 000 205 187 1 071 250 10 713 13 000 207 427
1 063 500 10 635 13 000 205 257 1 071 500 10 715 13 000 207 497
1 063 750 10 638 13 000 205 327 1 071 750 10 718 13 000 207 567
1 064 000 10 640 13 000 205 397 1 072 000 10 720 13 000 207 637
1 064 250 10 643 13 000 205 467 1 072 250 10 723 13 000 207 707
1 064 500 10 645 13 000 205 537 1 072 500 10 725 13 000 207 777
1 064 750 10 648 13 000 205 607 1 072 750 10 728 13 000 207 847
1 065 000 10 650 13 000 205 677 1 073 000 10 730 13 000 207 917
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1 065 500 10 655 13 000 205 817 1 073 500 10 735 13 000 208 057
366

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 073 750 10 738 13 000 208 127 1 081 750 10 818 13 000 210 367
1 074 000 10 740 13 000 208 197 1 082 000 10 820 13 000 210 437
1 074 250 10 743 13 000 208 267 1 082 250 10 823 13 000 210 507
1 074 500 10 745 13 000 208 337 1 082 500 10 825 13 000 210 577
1 074 750 10 748 13 000 208 407 1 082 750 10 828 13 000 210 647
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1 075 250 10 753 13 000 208 547 1 083 250 10 833 13 000 210 787
1 075 500 10 755 13 000 208 617 1 083 500 10 835 13 000 210 857
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1 076 250 10 763 13 000 208 827 1 084 250 10 843 13 000 211 067
1 076 500 10 765 13 000 208 897 1 084 500 10 845 13 000 211 137
1 076 750 10 768 13 000 208 967 1 084 750 10 848 13 000 211 207
1 077 000 10 770 13 000 209 037 1 085 000 10 850 13 000 211 277
1 077 250 10 773 13 000 209 107 1 085 250 10 853 13 000 211 347
1 077 500 10 775 13 000 209 177 1 085 500 10 855 13 000 211 417
1 077 750 10 778 13 000 209 247 1 085 750 10 858 13 000 211 487
1 078 000 10 780 13 000 209 317 1 086 000 10 860 13 000 211 557
1 078 250 10 783 13 000 209 387 1 086 250 10 863 13 000 211 627
1 078 500 10 785 13 000 209 457 1 086 500 10 865 13 000 211 697
1 078 750 10 788 13 000 209 527 1 086 750 10 868 13 000 211 767
1 079 000 10 790 13 000 209 597 1 087 000 10 870 13 000 211 837
1 079 250 10 793 13 000 209 667 1 087 250 10 873 13 000 211 907
1 079 500 10 795 13 000 209 737 1 087 500 10 875 13 000 211 977
1 079 750 10 798 13 000 209 807 1 087 750 10 878 13 000 212 047
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1 080 750 10 808 13 000 210 087 1 088 750 10 888 13 000 212 327
1 081 000 10 810 13 000 210 157 1 089 000 10 890 13 000 212 397
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1 081 500 10 815 13 000 210 297 1 089 500 10 895 13 000 212 537
367

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 089 750 10 898 13 000 212 607 1 097 750 10 978 13 000 214 847
1 090 000 10 900 13 000 212 677 1 098 000 10 980 13 000 214 917
1 090 250 10 903 13 000 212 747 1 098 250 10 983 13 000 214 987
1 090 500 10 905 13 000 212 817 1 098 500 10 985 13 000 215 057
1 090 750 10 908 13 000 212 887 1 098 750 10 988 13 000 215 127
1 091 000 10 910 13 000 212 957 1 099 000 10 990 13 000 215 197
1 091 250 10 913 13 000 213 027 1 099 250 10 993 13 000 215 267
1 091 500 10 915 13 000 213 097 1 099 500 10 995 13 000 215 337
1 091 750 10 918 13 000 213 167 1 099 750 10 998 13 000 215 407
1 092 000 10 920 13 000 213 237 1 100 000 11 000 13 000 215 477
1 092 250 10 923 13 000 213 307 1 100 250 11 003 13 000 215 547
1 092 500 10 925 13 000 213 377 1 100 500 11 005 13 000 215 617
1 092 750 10 928 13 000 213 447 1 100 750 11 008 13 000 215 687
1 093 000 10 930 13 000 213 517 1 101 000 11 010 13 000 215 757
1 093 250 10 933 13 000 213 587 1 101 250 11 013 13 000 215 827
1 093 500 10 935 13 000 213 657 1 101 500 11 015 13 000 215 897
1 093 750 10 938 13 000 213 727 1 101 750 11 018 13 000 215 967
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1 094 500 10 945 13 000 213 937 1 102 500 11 025 13 000 216 177
1 094 750 10 948 13 000 214 007 1 102 750 11 028 13 000 216 247
1 095 000 10 950 13 000 214 077 1 103 000 11 030 13 000 216 317
1 095 250 10 953 13 000 214 147 1 103 250 11 033 13 000 216 387
1 095 500 10 955 13 000 214 217 1 103 500 11 035 13 000 216 457
1 095 750 10 958 13 000 214 287 1 103 750 11 038 13 000 216 527
1 096 000 10 960 13 000 214 357 1 104 000 11 040 13 000 216 597
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1 096 500 10 965 13 000 214 497 1 104 500 11 045 13 000 216 737
1 096 750 10 968 13 000 214 567 1 104 750 11 048 13 000 216 807
1 097 000 10 970 13 000 214 637 1 105 000 11 050 13 000 216 877
1 097 250 10 973 13 000 214 707 1 105 250 11 053 13 000 216 947
1 097 500 10 975 13 000 214 777 1 105 500 11 055 13 000 217 017
368

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 105 750 11 058 13 000 217 087 1 113 750 11 138 13 000 219 327
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1 106 250 11 063 13 000 217 227 1 114 250 11 143 13 000 219 467
1 106 500 11 065 13 000 217 297 1 114 500 11 145 13 000 219 537
1 106 750 11 068 13 000 217 367 1 114 750 11 148 13 000 219 607
1 107 000 11 070 13 000 217 437 1 115 000 11 150 13 000 219 677
1 107 250 11 073 13 000 217 507 1 115 250 11 153 13 000 219 747
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1 109 250 11 093 13 000 218 067 1 117 250 11 173 13 000 220 307
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1 110 250 11 103 13 000 218 347 1 118 250 11 183 13 000 220 587
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1 112 750 11 128 13 000 219 047 1 120 750 11 208 13 000 221 287
1 113 000 11 130 13 000 219 117 1 121 000 11 210 13 000 221 357
1 113 250 11 133 13 000 219 187 1 121 250 11 213 13 000 221 427
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369

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 121 750 11 218 13 000 221 567 1 129 750 11 298 13 000 223 807
1 122 000 11 220 13 000 221 637 1 130 000 11 300 13 000 223 877
1 122 250 11 223 13 000 221 707 1 130 250 11 303 13 000 223 947
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1 122 750 11 228 13 000 221 847 1 130 750 11 308 13 000 224 087
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1 123 500 11 235 13 000 222 057 1 131 500 11 315 13 000 224 297
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1 124 250 11 243 13 000 222 267 1 132 250 11 323 13 000 224 507
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1 124 750 11 248 13 000 222 407 1 132 750 11 328 13 000 224 647
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1 125 250 11 253 13 000 222 547 1 133 250 11 333 13 000 224 787
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1 126 000 11 260 13 000 222 757 1 134 000 11 340 13 000 224 997
1 126 250 11 263 13 000 222 827 1 134 250 11 343 13 000 225 067
1 126 500 11 265 13 000 222 897 1 134 500 11 345 13 000 225 137
1 126 750 11 268 13 000 222 967 1 134 750 11 348 13 000 225 207
1 127 000 11 270 13 000 223 037 1 135 000 11 350 13 000 225 277
1 127 250 11 273 13 000 223 107 1 135 250 11 353 13 000 225 347
1 127 500 11 275 13 000 223 177 1 135 500 11 355 13 000 225 417
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1 128 000 11 280 13 000 223 317 1 136 000 11 360 13 000 225 557
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1 128 750 11 288 13 000 223 527 1 136 750 11 368 13 000 225 767
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370

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 137 750 11 378 13 000 226 047 1 145 750 11 458 13 000 228 287
1 138 000 11 380 13 000 226 117 1 146 000 11 460 13 000 228 357
1 138 250 11 383 13 000 226 187 1 146 250 11 463 13 000 228 427
1 138 500 11 385 13 000 226 257 1 146 500 11 465 13 000 228 497
1 138 750 11 388 13 000 226 327 1 146 750 11 468 13 000 228 567
1 139 000 11 390 13 000 226 397 1 147 000 11 470 13 000 228 637
1 139 250 11 393 13 000 226 467 1 147 250 11 473 13 000 228 707
1 139 500 11 395 13 000 226 537 1 147 500 11 475 13 000 228 777
1 139 750 11 398 13 000 226 607 1 147 750 11 478 13 000 228 847
1 140 000 11 400 13 000 226 677 1 148 000 11 480 13 000 228 917
1 140 250 11 403 13 000 226 747 1 148 250 11 483 13 000 228 987
1 140 500 11 405 13 000 226 817 1 148 500 11 485 13 000 229 057
1 140 750 11 408 13 000 226 887 1 148 750 11 488 13 000 229 127
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1 142 250 11 423 13 000 227 307 1 150 250 11 503 13 000 229 547
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1 142 750 11 428 13 000 227 447 1 150 750 11 508 13 000 229 687
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1 144 250 11 443 13 000 227 867 1 152 250 11 523 13 000 230 107
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1 144 750 11 448 13 000 228 007 1 152 750 11 528 13 000 230 247
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371

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 153 750 11 538 13 000 230 527 1 161 750 11 618 13 000 232 767
1 154 000 11 540 13 000 230 597 1 162 000 11 620 13 000 232 837
1 154 250 11 543 13 000 230 667 1 162 250 11 623 13 000 232 907
1 154 500 11 545 13 000 230 737 1 162 500 11 625 13 000 232 977
1 154 750 11 548 13 000 230 807 1 162 750 11 628 13 000 233 047
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1 155 250 11 553 13 000 230 947 1 163 250 11 633 13 000 233 187
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1 155 750 11 558 13 000 231 087 1 163 750 11 638 13 000 233 327
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1 156 500 11 565 13 000 231 297 1 164 500 11 645 13 000 233 537
1 156 750 11 568 13 000 231 367 1 164 750 11 648 13 000 233 607
1 157 000 11 570 13 000 231 437 1 165 000 11 650 13 000 233 677
1 157 250 11 573 13 000 231 507 1 165 250 11 653 13 000 233 747
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1 157 750 11 578 13 000 231 647 1 165 750 11 658 13 000 233 887
1 158 000 11 580 13 000 231 717 1 166 000 11 660 13 000 233 957
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1 158 500 11 585 13 000 231 857 1 166 500 11 665 13 000 234 097
1 158 750 11 588 13 000 231 927 1 166 750 11 668 13 000 234 167
1 159 000 11 590 13 000 231 997 1 167 000 11 670 13 000 234 237
1 159 250 11 593 13 000 232 067 1 167 250 11 673 13 000 234 307
1 159 500 11 595 13 000 232 137 1 167 500 11 675 13 000 234 377
1 159 750 11 598 13 000 232 207 1 167 750 11 678 13 000 234 447
1 160 000 11 600 13 000 232 277 1 168 000 11 680 13 000 234 517
1 160 250 11 603 13 000 232 347 1 168 250 11 683 13 000 234 587
1 160 500 11 605 13 000 232 417 1 168 500 11 685 13 000 234 657
1 160 750 11 608 13 000 232 487 1 168 750 11 688 13 000 234 727
1 161 000 11 610 13 000 232 557 1 169 000 11 690 13 000 234 797
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1 161 500 11 615 13 000 232 697 1 169 500 11 695 13 000 234 937
372

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 169 750 11 698 13 000 235 007 1 177 750 11 778 13 000 237 247
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1 170 250 11 703 13 000 235 147 1 178 250 11 783 13 000 237 387
1 170 500 11 705 13 000 235 217 1 178 500 11 785 13 000 237 457
1 170 750 11 708 13 000 235 287 1 178 750 11 788 13 000 237 527
1 171 000 11 710 13 000 235 357 1 179 000 11 790 13 000 237 597
1 171 250 11 713 13 000 235 427 1 179 250 11 793 13 000 237 667
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1 172 750 11 728 13 000 235 847 1 180 750 11 808 13 000 238 087
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1 173 250 11 733 13 000 235 987 1 181 250 11 813 13 000 238 227
1 173 500 11 735 13 000 236 057 1 181 500 11 815 13 000 238 297
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1 174 000 11 740 13 000 236 197 1 182 000 11 820 13 000 238 437
1 174 250 11 743 13 000 236 267 1 182 250 11 823 13 000 238 507
1 174 500 11 745 13 000 236 337 1 182 500 11 825 13 000 238 577
1 174 750 11 748 13 000 236 407 1 182 750 11 828 13 000 238 647
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1 175 250 11 753 13 000 236 547 1 183 250 11 833 13 000 238 787
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1 175 750 11 758 13 000 236 687 1 183 750 11 838 13 000 238 927
1 176 000 11 760 13 000 236 757 1 184 000 11 840 13 000 238 997
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1 176 750 11 768 13 000 236 967 1 184 750 11 848 13 000 239 207
1 177 000 11 770 13 000 237 037 1 185 000 11 850 13 000 239 277
1 177 250 11 773 13 000 237 107 1 185 250 11 853 13 000 239 347
1 177 500 11 775 13 000 237 177 1 185 500 11 855 13 000 239 417
373

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 185 750 11 858 13 000 239 487 1 193 750 11 938 13 000 241 727
1 186 000 11 860 13 000 239 557 1 194 000 11 940 13 000 241 797
1 186 250 11 863 13 000 239 627 1 194 250 11 943 13 000 241 867
1 186 500 11 865 13 000 239 697 1 194 500 11 945 13 000 241 937
1 186 750 11 868 13 000 239 767 1 194 750 11 948 13 000 242 007
1 187 000 11 870 13 000 239 837 1 195 000 11 950 13 000 242 077
1 187 250 11 873 13 000 239 907 1 195 250 11 953 13 000 242 147
1 187 500 11 875 13 000 239 977 1 195 500 11 955 13 000 242 217
1 187 750 11 878 13 000 240 047 1 195 750 11 958 13 000 242 287
1 188 000 11 880 13 000 240 117 1 196 000 11 960 13 000 242 357
1 188 250 11 883 13 000 240 187 1 196 250 11 963 13 000 242 427
1 188 500 11 885 13 000 240 257 1 196 500 11 965 13 000 242 497
1 188 750 11 888 13 000 240 327 1 196 750 11 968 13 000 242 567
1 189 000 11 890 13 000 240 397 1 197 000 11 970 13 000 242 637
1 189 250 11 893 13 000 240 467 1 197 250 11 973 13 000 242 707
1 189 500 11 895 13 000 240 537 1 197 500 11 975 13 000 242 777
1 189 750 11 898 13 000 240 607 1 197 750 11 978 13 000 242 847
1 190 000 11 900 13 000 240 677 1 198 000 11 980 13 000 242 917
1 190 250 11 903 13 000 240 747 1 198 250 11 983 13 000 242 987
1 190 500 11 905 13 000 240 817 1 198 500 11 985 13 000 243 057
1 190 750 11 908 13 000 240 887 1 198 750 11 988 13 000 243 127
1 191 000 11 910 13 000 240 957 1 199 000 11 990 13 000 243 197
1 191 250 11 913 13 000 241 027 1 199 250 11 993 13 000 243 267
1 191 500 11 915 13 000 241 097 1 199 500 11 995 13 000 243 337
1 191 750 11 918 13 000 241 167 1 199 750 11 998 13 000 243 407
1 192 000 11 920 13 000 241 237 1 200 000 12 000 13 000 243 477
1 192 250 11 923 13 000 241 307 1 200 250 12 003 13 000 243 547
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1 192 750 11 928 13 000 241 447 1 200 750 12 008 13 000 243 687
1 193 000 11 930 13 000 241 517 1 201 000 12 010 13 000 243 757
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1 193 500 11 935 13 000 241 657 1 201 500 12 015 13 000 243 897
374

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 201 750 12 018 13 000 243 967 1 209 750 12 098 13 000 246 207
1 202 000 12 020 13 000 244 037 1 210 000 12 100 13 000 246 277
1 202 250 12 023 13 000 244 107 1 210 250 12 103 13 000 246 347
1 202 500 12 025 13 000 244 177 1 210 500 12 105 13 000 246 417
1 202 750 12 028 13 000 244 247 1 210 750 12 108 13 000 246 487
1 203 000 12 030 13 000 244 317 1 211 000 12 110 13 000 246 557
1 203 250 12 033 13 000 244 387 1 211 250 12 113 13 000 246 627
1 203 500 12 035 13 000 244 457 1 211 500 12 115 13 000 246 697
1 203 750 12 038 13 000 244 527 1 211 750 12 118 13 000 246 767
1 204 000 12 040 13 000 244 597 1 212 000 12 120 13 000 246 837
1 204 250 12 043 13 000 244 667 1 212 250 12 123 13 000 246 907
1 204 500 12 045 13 000 244 737 1 212 500 12 125 13 000 246 977
1 204 750 12 048 13 000 244 807 1 212 750 12 128 13 000 247 047
1 205 000 12 050 13 000 244 877 1 213 000 12 130 13 000 247 117
1 205 250 12 053 13 000 244 947 1 213 250 12 133 13 000 247 187
1 205 500 12 055 13 000 245 017 1 213 500 12 135 13 000 247 257
1 205 750 12 058 13 000 245 087 1 213 750 12 138 13 000 247 327
1 206 000 12 060 13 000 245 157 1 214 000 12 140 13 000 247 397
1 206 250 12 063 13 000 245 227 1 214 250 12 143 13 000 247 467
1 206 500 12 065 13 000 245 297 1 214 500 12 145 13 000 247 537
1 206 750 12 068 13 000 245 367 1 214 750 12 148 13 000 247 607
1 207 000 12 070 13 000 245 437 1 215 000 12 150 13 000 247 677
1 207 250 12 073 13 000 245 507 1 215 250 12 153 13 000 247 747
1 207 500 12 075 13 000 245 577 1 215 500 12 155 13 000 247 817
1 207 750 12 078 13 000 245 647 1 215 750 12 158 13 000 247 887
1 208 000 12 080 13 000 245 717 1 216 000 12 160 13 000 247 957
1 208 250 12 083 13 000 245 787 1 216 250 12 163 13 000 248 027
1 208 500 12 085 13 000 245 857 1 216 500 12 165 13 000 248 097
1 208 750 12 088 13 000 245 927 1 216 750 12 168 13 000 248 167
1 209 000 12 090 13 000 245 997 1 217 000 12 170 13 000 248 237
1 209 250 12 093 13 000 246 067 1 217 250 12 173 13 000 248 307
1 209 500 12 095 13 000 246 137 1 217 500 12 175 13 000 248 377
375

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 217 750 12 178 13 000 248 447 1 225 750 12 258 13 000 250 687
1 218 000 12 180 13 000 248 517 1 226 000 12 260 13 000 250 757
1 218 250 12 183 13 000 248 587 1 226 250 12 263 13 000 250 827
1 218 500 12 185 13 000 248 657 1 226 500 12 265 13 000 250 897
1 218 750 12 188 13 000 248 727 1 226 750 12 268 13 000 250 967
1 219 000 12 190 13 000 248 797 1 227 000 12 270 13 000 251 037
1 219 250 12 193 13 000 248 867 1 227 250 12 273 13 000 251 107
1 219 500 12 195 13 000 248 937 1 227 500 12 275 13 000 251 177
1 219 750 12 198 13 000 249 007 1 227 750 12 278 13 000 251 247
1 220 000 12 200 13 000 249 077 1 228 000 12 280 13 000 251 317
1 220 250 12 203 13 000 249 147 1 228 250 12 283 13 000 251 387
1 220 500 12 205 13 000 249 217 1 228 500 12 285 13 000 251 457
1 220 750 12 208 13 000 249 287 1 228 750 12 288 13 000 251 527
1 221 000 12 210 13 000 249 357 1 229 000 12 290 13 000 251 597
1 221 250 12 213 13 000 249 427 1 229 250 12 293 13 000 251 667
1 221 500 12 215 13 000 249 497 1 229 500 12 295 13 000 251 737
1 221 750 12 218 13 000 249 567 1 229 750 12 298 13 000 251 807
1 222 000 12 220 13 000 249 637 1 230 000 12 300 13 000 251 877
1 222 250 12 223 13 000 249 707 1 230 250 12 303 13 000 251 947
1 222 500 12 225 13 000 249 777 1 230 500 12 305 13 000 252 017
1 222 750 12 228 13 000 249 847 1 230 750 12 308 13 000 252 087
1 223 000 12 230 13 000 249 917 1 231 000 12 310 13 000 252 157
1 223 250 12 233 13 000 249 987 1 231 250 12 313 13 000 252 227
1 223 500 12 235 13 000 250 057 1 231 500 12 315 13 000 252 297
1 223 750 12 238 13 000 250 127 1 231 750 12 318 13 000 252 367
1 224 000 12 240 13 000 250 197 1 232 000 12 320 13 000 252 437
1 224 250 12 243 13 000 250 267 1 232 250 12 323 13 000 252 507
1 224 500 12 245 13 000 250 337 1 232 500 12 325 13 000 252 577
1 224 750 12 248 13 000 250 407 1 232 750 12 328 13 000 252 647
1 225 000 12 250 13 000 250 477 1 233 000 12 330 13 000 252 717
1 225 250 12 253 13 000 250 547 1 233 250 12 333 13 000 252 787
1 225 500 12 255 13 000 250 617 1 233 500 12 335 13 000 252 857
376

Conçu par Raymond MBADIFFO KOUAMO

Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle

1 233 750 12 338 13 000 252 927 1 242 000 12 420 13 000 255 237
1 234 000 12 340 13 000 252 997 1 242 250 12 423 13 000 255 307
1 234 250 12 343 13 000 253 067 1 242 500 12 425 13 000 255 377
1 234 500 12 345 13 000 253 137 1 242 750 12 428 13 000 255 447
1 234 750 12 348 13 000 253 207 1 243 000 12 430 13 000 255 517
1 235 000 12 350 13 000 253 277 1 243 250 12 433 13 000 255 587
1 235 250 12 353 13 000 253 347 1 243 500 12 435 13 000 255 657
1 235 500 12 355 13 000 253 417 1 243 750 12 438 13 000 255 727
1 235 750 12 358 13 000 253 487 1 244 000 12 440 13 000 255 797
1 236 000 12 360 13 000 253 557 1 244 250 12 443 13 000 255 867
1 236 250 12 363 13 000 253 627 1 244 500 12 445 13 000 255 937
1 236 500 12 365 13 000 253 697 1 244 750 12 448 13 000 256 007
1 236 750 12 368 13 000 253 767 1 245 000 12 450 13 000 256 077
1 237 000 12 370 13 000 253 837 1 245 250 12 453 13 000 256 147
1 237 250 12 373 13 000 253 907 1 245 500 12 455 13 000 256 217
1 237 500 12 375 13 000 253 977 1 245 750 12 458 13 000 256 287
1 237 750 12 378 13 000 254 047 1 246 000 12 460 13 000 256 357
1 238 000 12 380 13 000 254 117 1 246 250 12 463 13 000 256 427
1 238 250 12 383 13 000 254 187 1 246 500 12 465 13 000 256 497
1 238 500 12 385 13 000 254 257 1 246 750 12 468 13 000 256 567
1 238 750 12 388 13 000 254 327 1 247 000 12 470 13 000 256 637
1 239 000 12 390 13 000 254 397 1 247 250 12 473 13 000 256 707
1 239 250 12 393 13 000 254 467 1 247 500 12 475 13 000 256 777
1 239 500 12 395 13 000 254 537 1 247 750 12 478 13 000 256 847
1 239 750 12 398 13 000 254 607 1 248 000 12 480 13 000 256 917
1 240 000 12 400 13 000 254 677 1 248 250 12 483 13 000 256 987
1 240 250 12 403 13 000 254 747 1 248 500 12 485 13 000 257 057
1 240 500 12 405 13 000 254 817 1 248 750 12 488 13 000 257 127
1 240 750 12 408 13 000 254 887 1 249 000 12 490 13 000 257 197
1 241 000 12 410 13 000 254 957 1 249 250 12 493 13 000 257 267
1 241 250 12 413 13 000 255 027 1 249 500 12 495 13 000 257 337
1 241 500 12 415 13 000 255 097 1 249 750 12 498 13 000 257 407
1 241 750 12 418 13 000 255 167 1 250 000 12 500 13 000 257 477
377

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES GENERAUX

1. PLAGNET B. , la taxe sur la valeur ajoutée, collection « système » librairie générale de droit
et de jurisprudence, EJA, Paris, 1996.
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10. LEKENE DONFACK, Finances publiques camerounaises, Berger – Levrault, Paris, mars
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11. DISLE E., et SARAF J., Droit Fiscal, DUNOD, Paris, 2001
12. MBADIFFO KOUAMO R. et ALAKA ALAKA P., Fiscalité et comptabilité : le principe
d’évaluation des impôts et taxes et leur comptabilisation selon le système OHADA, Editions
B & Co Conseils, Douala, 1er édition, février 2002.
13. MBADIFFO KOUAMO R. et MBA Charles, Droit Fiscal Camerounais : le traitement des
impôts et taxes selon le système comptable OHADA, 1er édition, juin 2003.
14. OUDENOT P., Fiscalité approfondie des sociétés, Editions LITEC, Paris, mars 2000.
15. LEFEBVRE F., Mémento pratique fiscal, Editions Francis LEFEBVRE, Malesherbes, mars
1991.
16. GEST G. et TIXIER G., Droit fiscal, 4 ème édition, Paris, 1986
17. DINZE N. Apolos, Code général des impôts, Edition mise à jour 2004.

CODES ET TEXTES DE LOI

1. Constitution du 02 juin 1972 révisée par la loi 96/06 du 18 janvier 1996.


2. Code de l’enregistrement du timbre et de la curatelle.
3. Traité de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du DROIT DES affaires
(OHADA) : Acte Uniforme relatif au droit comptable, Yaoundé, 2000.
378

4. Ordonnance n° 94/001 du 24/01/94 rendant exécutoire la taxe sur le chiffre d’affaires, le droit
d’accises, le TEC et TPG.
5. Ordonnance n° 94/002/du 24/01/94 portant modalités d’application de la TCA.
6. Ordonnance n° 95/05 du 05/1/95 modifiant certaines dispositions des législations fiscales.
7. Ordonnance n° 94/003 du 24/01/94 modifiant certaines dispositions du code des
investissements.
8. Ordonnance N° 94/004 du 16/02/94 portant fiscalité des produits pétroliers.
9. Ordonnance n° 94/007/ du 16/02/94 portant suspension des droits et taxes de douane sur
certains produits importés au CAMEROUN.
10. Lois de finances 79/80, 80/81, 81/82, 82/83, 83/84, 84/85, 86/87, 87/88, 89/90, 90/91,91/92,
92/93, 93/94, 96/97, 97/98, 99/00, 00/01, 01/02 , 2002, 2003, et leurs circulaires
d’application.
11. Loi de Finances de la République du Cameroun n° 04/002/ du 1/7/94 pour l’exercice 94/95.
12. Loi de Finances de la République du Cameroun n° 2002/014 du 30/12/2002 pour l’exercice
2003.
13. Loi de Finances de la République du Cameroun n° 95/010 du 1/7/95 pour l’exercice 95/96.
14. Décret n° 95/690 du 26/12/95 fixant les modalités de répartition du produit des centimes
additionnels communaux.
15. Direction des impôts, «précis de fiscalité : la taxe sur la valeur ajoutée » janvier 1999.

THESES ET MEMOIRES

1. ALAKA ALAKA Pierre ; Les difficultés du recouvrement de l’impôt au Cameroun ;


contribution à l’étude des dysfonctionnements administratifs, thèse, Paris II, mars 1996.
2. TOGOLO Odile ; Administration fiscale et ressources humaines en Afrique subsaharienne :
le cas du Cameroun, Thèse, Paris Nanterre, Juillet 1996.
3. MESSIO A BEDIONG ; La fiscalité des assurances dans le cadre de la CIMA : Le cas du
Cameroun. Mémoire D.E.S.S. d’administration fiscale. Université de Douala, déc. 2001.
Sous la direction de Dr Charles ASSALE.
4. OSSONO Christian C ; Les remboursements des crédits TCA /TVA, rappel historique et
problématique. Mémoire D.E.S.S. d’Administration fiscale Université de Douala, déc. 2001,
sous la direction de Dr ALAKA ALAKA Pierre. 75P.
5. KOMNAM Prosper ; L’imposition des revenus financiers au Cameroun , mémoire D.E.S.S.
d’administration fiscale .Sous la direction de Dr Pierre ALAKA ALAKA, université de
Douala, déc. 2001. 60P.
6. NGALEUMO Réné ; La pratique de retenus à la source dans le système fiscal camerounais.
Mémoire de D.E.S.S. D’Administration fiscale, sous la direction de Dr Pierre ALAKA
ALAKA, déc. 2001. 130 P.
7. GUEMNENG F ; les retenues à la source dans la fiscalité camerounaise, Mémoire de
D.E.S.S., université de Douala, sept. 2001.
379

8. MEKONGO J M ; les enjeux de l’imposition contemporaine du revenu au Cameroun,


Mémoire D.E.S.S., ., université de Douala, nov. 2001.
9. TCHOFFO Alphonse ; l’imposition de la dépense intérieure : cas de la TVA : analyse et
perspectives, Mémoire de D.E.S.S., université de Douala, sept. 2001, 91 P.
380

TABLE DES MATIERES

Introduction Générale……………………..……………...…………...………………….. 4
Chapitre 1: Le traitement du redressement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée…………………………………
6
Section 1: Le traitement du redressement
de la Taxe sur la Valeur Ajoutée collectée………………...…………….……….. 8
A- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur
les livraisons des marchandises et produits fabriqués………………………………. 9
I- La TVA collectée sur livraisons des
marchansises ou des produits fabriqués à des tiers……………………. 9
1-Principes généraux……………………………..…….…………………….9
2- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les
livraisons des marchandises et produits fabriqués à des tiers…………………………...……
11
II- La TVA collectée sur livraisons des
marchansises ou des produits fabriqués à soi-même……………………. 15
1-Principes généraux……………………………..…….……………………. 15
2- Le traitement du redressement de la TVA collectée
sur les livraisons à soi-même des marchandises
et produits extraits, fabriqués ou transformés…………………………...………………...…
17
B- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur
les ventes (des marchandises et produits fabriqués) facturées………………………………
23
I-Principes généraux de la TVA collectée sur
les ventes (des marchandises et produits fabriqués) facturées………………………………
23
II- Le traitement du redressement de la TVA
sur les ventes facturées…………………………...………………...……….25
C- Le traitement du redressement de la TVA générée
par les prestations de services ou travaux immobiliers……………………………….29
I-La TVA générée par les prestations de
services ou travaux immobiliers à des tiers………………………………. 29
1-Principes généraux……………………………..…….……………………. 29
2- Le traitement du redressement de la TVA collectée
sur les prestations de services à des tiers………………………………………………….. 31
381

II-La TVA collectée sur les livraisons


des prestations de services à soi-même……...…………………………. 35
1-Principes généraux……………………………..…….……………………. 35
2- Le traitement du redressement de la TVA collectée
sur la livraison les prestations de services à soi-même………………………………………
36
D- Le traitement du redressement de la
de la TVA générée par la cession d'immobilisations………………………………………… 44
I- Principes généraux de la TVA générée
par la cession d'immobilisations…………………………………………………………… 44
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la
TVA collectée sur cession d'immobilisations……………………………………………… 45
E- Le traitement du redressement de la TVA générée
par les rémunérations versées à l'étranger…………………………………………………… 49
I- Principes généraux de la TVA générée
par les rémunérations versées à l'étranger…………………………………………………… 49
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la TVA collectée sur les rémunérations versées à l'étranger………………………………
51
Section 2: Le traitement du redressement
de la Taxe sur la Valeur Ajoutée récupérable………………...…………….……….. 58
A- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA
déductible inscrite sur les factures d'achats de marchandises………………….
61
I- Principes généraux de la TVA déductible
inscrite sur les factures d'achats de marchandises………..………………. 61
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA
déductible inscrite sur les factures d'achats de marchandises………………….
62
B- Le traitement du redressement suite au contrôle
de la TVA déductible inscrite sur les déclarations
spéciales de livraison à soi-même………………………………………….67
I- Principes généraux de la
TVA déductible inscrite sur les déclarations
spéciales de livraison à soi-même………………………………………….67
382

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la


TVA déductible inscrite sur les déclarations
spéciales de livraison à soi-même………………………………………….69
C- Le traitement du redressement suite au contrôle
de la TVA déductible inscrite sur les déclarations
de mise à la consommation…………………………………………. 74
I- Principes généraux de la
TVA déductible inscrite sur les déclarations
de mise à la consommation……………………...……………………………. 74
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la
TVA déductible inscrite sur les déclarations
de mise à la consommation……………………...……………………………. 75
D- Le traitement du redressement suite au contrôle
de la TVA déductible inscrite sur les factures
d'achats de prestations de services………………………………………….80
I- Principes généraux
de la TVA déductible inscrite sur les factures
d'achats de prestations de services………………………………………….80
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la TVA déductible inscrite sur les factures
d'achats de prestations de services………………………………………….81
E- Le traitement du redressement suite au contrôle
de la TVA déductible inscrite sur les factures
de ventes demeurées impayées……………………………………………….. 87
I- Principes généraux
de la TVA déductible inscrite sur les factures
de ventes demeurées impayées……………………………………………….. 87
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la TVA déductible inscrite sur les factures
de ventes demeurées impayées……………………………………………….. 88
F- Le traitement du redressement suite au contrôle
de la TVA retenue à la source……………………………………………………………… 90
383

I- Principes généraux de la TVA retenue à la source………………………………..


90
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la TVA retenue à la source…………………………………………… 92
Section 3: Le traitement du redressement
de la Taxe sur la Valeur Ajoutée à reverser………………...…………….……….. 94
A- Le traitement du redressement de la TVA
à reverser sur immobilisations mises au rebut…………………………… 95
I- Principes généraux de la TVA
à reverser sur immobilisations mises au rebut…………………………… 95
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la TVA à reverser sur immobilisations mises au rebut……………………………
96
B- Le traitement du redressement de la TVA
à reverser sur cessions d'immobilisations……………...…………………………… 98
I- Principes généraux de la TVA
à reverser sur cessions d'immobilisations……………...…………………………… 98
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la TVA à reverser sur cessions d'immobilisations…………………………… 100
Section 4: Le traitement du redressement du Droit d'Accises………………………..
102
A- Principes généraux du Droit d'Accises………………………………………………… 102
B- Le traitement comptable et fiscal du
redressement du Droit d'Accises…………………………………………….105
Chapitre 2: Le traitement du redressement de la patente et de la licence……………………………………
109
Section 1: Le traitement du redressement de la patente………………………………. 109
A- Principes généraux de la patente………………………………………………… 109
B- Le traitement comptable et fiscal du
redressement de la patente……………………………………………. 115
Section 2: Le traitement du redressement de la licence………………………………. 118
A- Principes généraux de la licence………………………………………………… 118
B- Le traitement comptable et fiscal du
redressement de la licence……………………………………………. 120
384

Chapitre 3: Le traitement du redressement des droits d'enregistrement……………………………………… 123


Section 1: Les dispositions générales sur les droits d'enregistrement……………………………
123
Section 2: Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement sur les mutations de propriété…………………………………………… 132
A- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par la cession des biens meubles……………………………132
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par la cession des biens meubles……………………………132
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par la cession des biens meubles……………………………133
B- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par la cession d'immeubles……………...…………………………
135
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par la cession d'immeubles……………...…………………………
135
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par la cession d'immeubles……………...…………………………
137
C- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par la cession du fonds de commerce……………...………………
139
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par la cession du fonds de commerce……………...………………
139
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par la cession du fonds de commerce……………...………………
140
Section 3: Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement sur les mutations de jouissance…………………………………………… 142
A- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par la location des biens meubles……………………………
143
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par la location des biens meubles……………………………
143
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par la location des biens meubles……………………………
144
B- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par la location d'immeubles……………...………………………
146
385

I- Principes généraux des droits


d'enregistrement générés par la location d'immeubles…………………………...…………
146
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par la location d'immeubles…………………………...…………
148
C- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par la location de fonds de commerce…………………………...
151
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par la location de fonds de commerce…………………………...
151
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par la location de fonds de commerce…………………………...
152
Section 4: Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement sur la constitution
des sociétés et l'augmentation de capital………………………………… 154
A- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par la constitution des sociétés…………………………...………
155
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par la constitution des sociétés…………………………...………
155
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par la constitution des sociétés…………………………...………
156
B- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par l'augmentation de capital…………………………...…………
159
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par l'augmentation de capital…………………………...…………
159
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par l'augmentation de capital…………………………...…………
160
Section 5: Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement sur les conventions de prêt et les cautions…………………………
163
A- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par les conventions de
prêt appréciées comme acte de commerce……………………………… 163
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par les conventions de
prêt appréciées comme acte de commerce……………………………… 163
386

II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits


d'enregistrement générés par les conventions de
prêt appréciées comme acte de commerce……………………………… 164
B- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par les conventions de
prêt non appréciées comme acte de commerce……………………………… 167
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par les conventions de
prêt non appréciées comme acte de commerce……………………………… 167
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par les conventions de
prêt non appréciées comme acte de commerce……………………………… 168
C- Le traitement du redressement des droits
d'enregistrement générés par les cautions
inscrites sur les contrats de location et divers actes………………………………170
I- Principes généraux des droits
d'enregistrement générés par les cautions
inscrites sur les contrats de location et divers actes………………………………170
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement des droits
d'enregistrement générés par les cautions
inscrites sur les contrats de location et divers actes………………………………171
Chapitre 4: Le traitement du redressement des impôts sur salaires…………………………………………… 174
Section 1: Les éléments du salaire……………………...………………………………. 175
Section 2: Le traitement du redressement des retenues
sociales: les cotisations Pension Vieillesse, Maladie, Décès………………………………
184
A- Principes généraux des retenues
sociales: les cotisations Pension Vieillesse, Maladie, Décès………………………………
184
B- Le traitement comptable et fiscal du redressement
des retenues sociales……………………………...………………………………. 187
Section 3: Le traitement du redressement des retenues fiscales……………………...…………
189
A- Le traitement du redressement de l'Impôt
sur les Revenus Salariaux (IRS)……………………….…………………………………… 190
387

I- Principes généraux de l'Impôt sur les Revenus Salariaux………………………………..


190
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de l'Impôt sur les Revenus Salariaux……………………………………. 195
B- Le traitement du redressement de la contribution
salariale au Crédit Foncier du Cameroun……………………….…………………………… 198
I- Principes généraux de la contribution
salariale au Crédit Foncier du Cameroun……………………….…………………………… 198
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun……………………….………
200
C- Le traitement du redressement de la
Redevance Audio Visuelle sur salaire…………………………………….202
I- Principes généraux de la
Redevance Audio Visuelle sur salaire…………………………………….202
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun……………………….………
205
D- Le traitement du redressement de la Taxe Communale………………………….. 207
I- Principes généraux de la Taxe Communale…………………………………. 207
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de la Taxe Communale……………………….……………………………………. 210
Section 4: Le traitement du redressement des
impôts sur salaires supportés par l'entreprise…………………………………………….212
A- Le traitement du redressement des charges patronales fiscales…………………………..
213
I- Le traitement du redressement de la contribution
patronale au Crédit Foncier du Cameroun……………………….………………………… 213
II- Le traitement du redressement de la contribution
patronale au Fonds National de l'Emploi……………………….…………………………… 219
B- Le traitement du redressement des charges patronales sociales…………………………..
224
I- Les principes généraux des charges patronales………………………... 224
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
des charges patronales sociales……………………………………….. 230
388

Chapitre 5: Le traitement du redressement des l'Impôt sur Revenus


des Capitaux Mobiliers et de l'Impôt sur
les Rémunérations Occultes…………………………………………………………….. 233
Section 1: Caractéristiques de l'Impôt sur les Revenus
des Capitaux Mobiliers………………………………………………………. 233
Section 2: Le traitement de l'Impôt sur les Revenus
des Capitaux Mobiliers collecté généré par un redressement………………………………
234
A- Le traitement de l'IRCM collecté sur les revenus
occultes généré par un redressement……………………………...………………………… 234
I- Principes généraux de la
l'IRCM collecté sur les revenus occultes…………..……………………………………. 234
II- Le traitement comptable et fiscal de l'Impôt sur les Revenus
des Capitaux Mobiliers collecté généré par un redressement………………………………
236
B- Le traitement du redressement de l'IRCM collecté sur
les produits des actions et revenus assimilés
versés par l'entreprise…………………………………………………. 239
I- Principes généraux de l'IRCM collecté sur
les produits des actions et revenus assimilés
versés par l'entreprise…………………………………………………. 239
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement
de l'IRCM collecté sur les produits des actions………………………….. 242
Section 3: Le traitement de l'Impôt sur les
Rémunérations Occultes généré par un redressement……………………………………… 244
A- Principes généraux de l'Impôt sur les Rémunérations Occultes………………………
244
B- Le traitement comptable et fiscal de l'Impôt sur les
Rémunérations Occultes généré par un redressement……………………………………… 246
Chapitre 6: Le traitement du redressement de
la Taxe Spéciale sur le Revenu………………………………………………….249
Section 1: Principes généraux de la Taxe Spéciale sur le Revenu……………… 249
Section 2: Le traitement comptable et fiscal de
la Taxe Spéciale sur le Revenu…………………………………………………. 251
389

Chapitre 7: Le traitement du redressement de


l'Impôt sur le Bénéfice et du précompte…………………………………… 255
Section 1: Le traitement du redressement de l'Impôt sur les Sociétés……………………..
256
Section 2: Le traitement du redressement de l'Impôt sur les
Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur
les Bénéfices Non Commerciaux…………………………………………..271
Section 3: Le traitement du redressement du précompte………………………………. 277
A- Le traitement du redressement du précompte sur ventes……………….…………. 278
B- Le traitement du redressement du précompte sur achats………………..………. 283
Chapitre 8: Le traitement du redressement des
impôts sur les revenus fonciers……………………..…………………………………… 288
Section 1: Le traitement du redressement de la Taxe Foncière…………..…………………..
288
A- Principes généraux de la Taxe Foncière……………………………..……………. 288
B- Le traitement comptable et fiscal de la Taxe
Foncière issue d'un redressement…………………………………………………. 291
Section 2: Le traitement de la retenue de 5 % sur
loyers issue d'un redressement………………………………………………………. 294
A- Principes généraux de la retenue de 5 % sur les loyers…………..………………………294
B- Le traitement comptable et fiscal de la
retenue de 5 % sur loyers issue d'un redressement………………………………………… 296
Annexes: Barème des impôts sur salaires……………………………………………………….. 299
Bibliographie……………………………………...………………………………………………………… 377
Table des matières…………………………………………………………………………………….. 380
390

RAYMOND MBADIFFO KOUAMO

DROIT FISCAL CAMEROUNAIS


LE TRAITEMENT DES REDRESSEMENTS FISCAUX
APPLIQUE AU SYSTEME COMPTABLE OHADA

Préface du Professeur Léopold DONFACK SOKENG

Par sa précision technique, le caractère très concret des aspects qui sont mis
en évidence, et la clarté du langage utilisé, cet ouvrage est un outil de travail :
- pour les contribuables dans leurs opérations d’établissement, de liquidation
et de déclaration de leurs impôts et taxes ;
- pour les inspecteurs et vérificateurs de l’Administration fiscale dans leurs
opérations de vérification, de contrôle et de redressement des impôts et
taxes.

Raymond MBADIFFO KOUAMO est Docteur en Sciences de Gestion de


l’Université de Yaoundé II. Il a enseigné la fiscalité appliquée et la comptabilité
générale à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion Appliquée, au cycle
D.E.S.S en Finance – Banque. Il enseigne actuellement la fiscalité au cycle de la
MSTCF, au cycle D.E.S.S. d’Administration Fiscale et au cycle D.E.S.S. de
Fiscalité Appliquée de l’Université de Douala. Il a animé plusieurs séminaires de
recyclage des inspecteurs des Impôts dans Littoral et le Sud – Ouest du Cameroun
sur le Système Comptable OHADA. Il est en outre responsable du département
fiscal du cabinet d’avocats Henri JOB à Douala.

Il est par ailleurs co-auteur des ouvrages :


- Fiscalité et comptabilité : le principe d’évaluation des impôts et taxes et leur
comptabilisation selon le système OHADA, publié en février 2002.
- Droit Fiscal Camerounais : le traitement des impôts et taxes selon le système
comptable OHADA, publié en juin 2003.

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