Le Traitement Comptable Des Redressements Fiscaux Au Cameroun 3
Le Traitement Comptable Des Redressements Fiscaux Au Cameroun 3
SOMMAIRE
(Pour plus de détails voir table des matières à la page 380)
PREFACE
C’est avec un réel plaisir que nous présentons aujourd’hui l’ouvrage de Raymond
MBADIFFO KOUAMO consacré au traitement comptable et fiscal des redressements fiscaux.
- Quelles sont les responsabilités du redevable légal dans la perspective d’un redressement
fiscal ?
- Quel est le traitement fiscal des impôts, droits et taxes issus d’un redressement ?
- Quel est le traitement comptable des impôts, droits et taxes issus d’un redressement ?
L’auteur ne se contente pas, pour chaque type d’impôts, de procéder à l’analyse des
redressements sur les plans comptable et fiscal. Il expose également les principes généraux les
régissant autant que les motifs de redressement y relatifs. Les analyses sont illustrées d’exercices
aux quels l’auteur apporte des solutions pratiques.
Avec une compétence avérée et une liberté d’esprit certaine, le Docteur Raymond
MBADIFFO KOUAMO contribue, à travers les pages qui suivent, à la compréhension de la
diversité et de la complexité des textes du Code Général des Impôts et du Livre des Procédures
Fiscales.
2
Al. : alinéa
Art. : article
BIC : Bénéfice Industriel et Commercial
BNC : Bénéfice Non Commercial
CAC : Centimes Additionnels Communaux
CEMAC : Communauté Economique et Monetaire de l'Afrique Centrale
CFC : Crédit Foncier du Cameroun
CGI : Code Général des Impôts
CJCE : Cour de Justice du Conseil d'Etat
CNPS : Caisse National de Prévoyance Sociale
DI : Direction des Impôts
FEICOM : Fonds Spécial d'Equipement et d'Intervention Intercommunale
FNE : Fonds National de L'Emploi
HT : Hors Taxe
IRCM : Impôt sur les Revenus de Capitaux Mobiliers
IRS : Impôt sur les Revenus Salariaux
IS : Impôts sur les Sociétés
LF : Loi de finances
OHADA : Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
PV : Pension vieillesse
RAV : Redevance Audio Visuelle
TC : Taxe Communale
TCA : Taxe sur le Chiffre d'Affaires
TSR : Taxe Spéciale sur le Revenu
TTC : Toutes Taxes Comprises
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
4
INTRODUCTION GENERALE
Selon le système fiscal camerounais, les obligations fiscales des contribuables sont
essentiellement fondées sur les déclarations qu’ils établissent et qui sont présumées exactes et
sincères. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se
réservent les services fiscaux.
Les dispositions du Code Général des Impôts prévoient différentes formes de contrôle et
de vérification fiscale qui sont : le contrôle sur pièces, la vérification générale, la vérification
partielle, les demandes d’éclaircissements et de justifications.
Le contrôle sur pièces est un contrôle de cohérence des déclarations du contribuable, que
l’Administration Fiscale effectue sur la base des dossiers dont elle dispose ou des éléments
d’information qu’elle a pu recueillir mais sans procéder à des investigations sur place.
En général, le contrôle sur pièces se déroule sans que le contribuable soit informé.
2- La vérification générale
De l’ensemble des impôts, droits et taxes dont le contribuable est redevable au titre des
exercices non prescrits.
3- La vérification partielle
Dans le cadre d’une vérification partielle, l’Administration Fiscale procède aux mêmes
types de contrôle que lors d’une vérification générale, à la différence que le contrôle est porté
sur :
- l’ensemble des impôts, droits et taxes dont le contribuable est redevable au titre d’un
exercice ;
- un impôt donné dont le contribuable est redevable au titre des exercices non prescrits ;
- un groupe d’opérations sur une période inférieure à un exercice fiscal.
5
Ces différentes formes de contrôle et de vérification peuvent être effectuées sur des
exercices non prescrits.
De l’analyse des dispositions des articles L34 et L89 du Livre des Procédures Fiscales
camerounais, le délai de prescription, des impôts, droits et taxes dont le contribuable est le
redevable réel, est de quatre (4) ans. Quels sont les impôts, droits et taxes concernés ? Quel est le
délai de prescription des impôts, droits et taxes dont le contribuable est le redevable légal ?
Lorsque suite à des redressements le redevable légal supporte les règlements à la place du
redevable réel, ces impôts, droits et taxes constituent – ils :
des charges sur le plan fiscal ?
des charges des activités ordinaires sur le plan comptable ?
La recherche des éléments de réponse à ces questions est d’autant plus préoccupante
qu’en situation normale, les impôts, droits et taxes dont le contribuable est le redevable légal ne
constituent pas des charges pour lui, ni sur le plan fiscal, ni sur le plan comptable.
Cet ouvrage composé de dix chapitres permet non seulement de mieux comprendre le
droit fiscal camerounais, mais d’avoir une parfaite maîtrise du système comptable OHADA.
6
CHAPITRE I
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE LA
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)
La TVA est un impôt général sur la consommation qui frappe en principe toutes les
opérations de livraison des biens et services au Cameroun, qu’ils soient d’origine nationale ou
étrangère. (Art. 125, 126 et 127 du CGI).
Cependant, toutes les opérations ne sont pas imposables1 (voir en annexe 1 la liste des opérations
imposables, des opérations exonérées, ainsi que la liste des produits exonérés).
La charge fiscale de la taxe est supportée par le dernier acquéreur non redevable de cet
impôt : le consommateur final du produit ou du service.
La TVA est aussi une taxe unique perçue de façon fractionnée à chacun des stades d’un
circuit de production ou de distribution, chaque entreprise étant censée contribuer
proportionnellement à la valeur ajoutée qu’elle a produite.
Sont d’office assujettis à la TVA2, les entreprises relevant du régime de base, du régime
réel simplifié et du régime réel normal.
Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours du mois qui suit le trimestre au cours duquel les opérations imposables ont été réalisées.
(Art. 152 al. 1 du CGI)
Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
imposables ont été réalisées. (Art. 152 al. 2 du CGI)
Selon l’article L3 du Livre des Procédures Fiscales (LPF), tout contribuable qui s’est
abstenu de souscrire sa déclaration dans les délais prévus ci-dessus fait l’objet d’une lettre de
1
Art. 128 : des exonérations, Loi N° 2002/003 du 19 avril portant Code Général des Impôts
2
Art. 132 al. 1, 2 et 3 : des modalités d’imposition . Loi op. cit.
3
Art. 152 du CGI : obligations des redevables.
7
relance valant mise en demeure de déclarer. Il dispose de quinze (15) jours pour régulariser sa
situation, à compter de la réception de la lettre. A défaut, les bases d’imposition peuvent être
déterminées d’office par l’Administration Fiscale.
Quel que soit leur régime d’imposition, les assujettis à la TVA doivent faire apparaître
sur leurs factures, le montant Hors Taxe (H.T.) de l’opération, la TVA correspondante, ainsi que
le montant Toutes Taxes Comprises ( T.T.C.) de l’opération. Ils doivent aussi mentionner sur les
dites factures, leur Numéro d’ Identifiant Unique, leur raison sociale, leur dénomination et leur
adresse précise4.
De part sa nature, la TVA n’est pas une taxe comme le laisse croire sa dénomination,
c’est un impôt.
Tout règlement après les délais est sanctionné par un intérêt de retard de 10 % par mois,
plafonnée à 50 %.
Tout contribuable qui s’est abstenu de souscrire sa déclaration dans les délais prévus par
la loi fait l’objet d’une lettre de relance valant mise en demeure de déclarer. Il dispose d’un délai
de 15 jours pour régulariser sa situation.
Le contribuable qui, après une mise en demeure de déclarer, n’a pas souscrit sa
déclaration, fait l’objet d’une taxation d’office et sa cotisation est majorée de 100 %.
Les déclarations des contribuables sont contrôlées par l’Administration Fiscale afin d’en
déceler les erreurs, les omissions ou les insuffisances qui entraînent des redressements.
4
Art. 150 du CGI : obligations des redevables.
5
Art. 142 al. 1 a du CGI, B des taux.
8
ont été arrêtés et confectionnés), est différent du traitement de la TVA d’une période non encore
clôturée.
De la combinaison des articles 126 et 129 du Code Général des Impôts, il ressort que
seules sont soumises à la taxe, les opérations accomplies dans le cadre d’une activité économique
réalisée à titre onéreux et au Cameroun6.
Le territoire national au sens de la TVA peut s’étendre hors des frontières nationales puisque la
loi reconnaît à certaines opérations effectuées à l’étranger, la qualité d’opérations réalisées au
Cameroun.
Lorsque le redevable légal ne remplit pas ses obligations de collecte de la TVA, et, qu’à
la suite d’un contrôle sur une période clôturée, l’Administration Fiscale effectue un redressement
qu’elle fait supporter par le redevable légal. Cette TVA devient-elle une charge pour le redevable
légal ? Nous apporterons les éléments de réponse à cette question après avoir analysé :
6
L’art. 129 du CGI pose le principe de la territorialité, tout en retenant un critère objectif de rattachement à la
juridiction fiscal nationale.
7
Les articles 220 et 223 actes uniformes relatifs au droit commercial général posent les conditions selon lesquelles
le vendeur peut être tenu de livrer les marchandises en un lieu particulier ou à défaut de les remettre à un
transporteur qui les livrera à l’acheteur.
9
I- La TVA collectée sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués à des tiers
1- Principes généraux
Selon l’article 134 du CGI, la TVA est collectée et exigible dès la livraison des
marchandises ou produits fabriqués à des tiers, lors de la réalisation du fait générateur.
La base d’imposition est le prix de vente net 9 majoré des frais accessoires10.
c- Liquidation
d- Redressement
La TVA collectée, sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués à des tiers,
est assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour
contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
8
Par toutes les catégorie d’entreprises.
9
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
10
Transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur. (Art. 1136 al. 1 du CGI)
10
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués à des tiers,
les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire ci-après :
Si les observations formulées par le contribuable dans les délais, sont reconnues fondées, en tout
ou partie, l’Administration Fiscale doit abandonner tout ou partie des redressements notifiés
(Art. L26 du LPF).
Si l’Administration Fiscale entend maintenir les redressements initiaux, elle les confirme dans
notification définitive et informe ce dernier qu’il a la possibilité de déposer une réclamation
contentieuse en vertu des dispositions des articles L116 et suivants du LPF.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA, collectée sur livraisons des marchandises ou des produits fabriqués
à des tiers, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent
droit à l’application des majorations suivantes :
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.
a- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraisons à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.
Sur le plan fiscal, le montant principal11 du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.
b- Le traitement comptable
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraisons à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.
11
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal de la TVA est supposé avoir été collecté par l’entreprise.
12
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur livraisons
qui aurait dû être versé,
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
13
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA
Exemple d’application :
14
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Au cours de ce contrôle, l’Administration Fiscale a constaté que les produits inscrits sur
le bon de livraison N° 104/1102, d’une valeur de FCFA 25 000 000 H.T., n’ont pas été
facturés. De plus, la TVA générée par cette livraison du 15 novembre 2002 au client MILTON
HOTEL n’a pas été reversée à l’Administration Fiscale. Suite à un redressement, l’Avis de Mise
en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société CUB S.A., mentionne un redressement de
la TVA d’un montant principal de FCFA 4 675 000 et des pénalités de FCFA 4 675 000.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la TVA collectée sur livraisons générée par cette omission.
Solution :
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 4 675 000,
est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 4 675 000 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.
II- La TVA collectée sur livraisons des biens ou des produits fabriqués à soi-même
1- Principes généraux
Selon l’article 134 Al. 1 (a) du CGI, la TVA est collectée et exigible dès la livraison à
soi-même :
- des biens achetés et utilisés en l’état ;
- des produits extraits, fabriqués ou transformés.
Il est important de noter que lorsqu’une entreprise industrielle commercialise une partie
des produits intermédiaires12 qu’elle utilise elle-même dans la fabrication de ses produits finis,
elle doit non seulement collecter la TVA sur la livraison à des tiers de ces produits
intermédiaires, mais elle doit aussi collecter et reverser la TVA sur la livraison à soi-même de
ces produits intermédiaires.
Pour illustrer nos propos, prenons par exemple le cas PROMO S.A., entreprise
industrielle, spécialisée dans la production d’huile de table. Pour fabriquer l’huile de table,
PROMO S.A. se sert d’un produit intermédiaire qui est la stéarine. Au cours du mois de janvier
2004, l’entreprise PROMO S.A. a fabriqué 1 000 tonnes de stéarine. Elle a vendu 250 tonnes de
stéarine à la société CCO Sarl (entreprise industrielle elle aussi spécialisée dans la production
d’huile de table) et a utilisé pour la fabrication de ses produits (huile de table) 750 tonnes. En
matière de TVA, elle doit :
- collecter la TVA sur la livraison de 250 tonnes de stéarine à la société CCO Sarl ;
12
Lorsqu’une entreprise ne vend pas ses produits intermédiaires, ceux ci ne peuvent pas être classés dans la gamme
des biens qu’elle commercialise.
16
c- Liquidation
d- Redressement
A priori, l’Administration Fiscale présume exacte la TVA collectée, sur livraisons à soi-
même des biens ou des produits extraits, fabriqués ou transformés, inscrite sur les déclarations
spéciales des contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur livraisons à soi-même des marchandises ou des produits extraits,
fabriqués ou transformés, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA, collectée sur livraisons à soi-même des marchandises ou des
produits extraits, fabriqués ou transformés, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer
des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
13
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
14
Transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur. (Art. 136 al. 1 du CGI)
17
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
a- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraison à soi-même est supportée par l’entreprise qui est en même temps le
redevable légal et le redevable réel.
1er cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou transformés
qui concourent directement à la formation du coût de revient des biens et services.
2ème cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou
transformés qui ne concourent pas à la formation du coût de revient des biens et services.
18
Selon l’article 7 du CGI, les pénalités liées à ce redressement constituent pour l’entreprise
des charges non déductibles
b- Le traitement comptable
1er cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou transformés
qui concourent directement à la formation du coût de revient des biens et services.
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit
être payée dans un délai de 15 jours dès réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations » est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.
19
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
20
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA
2ème cas : La TVA est générée par des marchandises ou produits extraits, fabriqués ou
transformés qui ne concourent pas à la formation du coût de revient des biens et services.
24 - Matériels
D 60 - Achats et variations de stocks C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal et
redressement TVA Pénalités du
redressement TVA
Pénalités du
redressement TVA
Exemple d’application :
La CAMI-TOYOTA S.A. est une entreprise située à Douala, et est spécialisée dans le
montage et la vente du matériel de transport.
Au cours du mois de février 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité
sur l’exercice 2002.
La TVA générée par ces livraisons à soi-même n’a pas été reversée à l’Administration
Fiscale. Suite à ce contrôle, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 mai 2004 par la société
CAMI-TOYOTA S.A., mentionne :
Travail A Faire :
22
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement concernant la TVA collectée sur livraison à soi-même générée par cette
omission.
Solution :
1- Le traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 7 480 000 constituent des charges
non fiscalement déductibles pour la CAMI-TOYOTA S.A..
Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 3 366 000 constitue pour
la CAMI-TOYOTA S.A. , un complément du coût d’achat de la voiture de tourisme.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 1 683 000 constituent pour la
CAMI-TOYOTA S.A. des charges non fiscalement déductibles.
2- Le traitement comptable
D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Le montant principal de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et
taxes » est exigible et doit être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise
en Recouvrement (AMR).
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations » est déductible de la TVA collectée du mois de mai 2004.
D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
D 245 - Compl. achat Matériel de transport C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
1 683 000
I- Principes généraux de la TVA collectée sur les ventes (des marchandises et produits
fabriqués) facturées
Les factures de ventes doivent mentionner distinctement le prix H.T., le montant de la TVA et le
prix T.T.C.
La base d’imposition est en principe constituée, par le prix de vente net 15 majoré des frais
accessoires16.
c- Liquidation
d- Redressement
La TVA collectée, sur les ventes facturées, est assise sur des bases d’imposition déclarées
par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur les ventes facturées, les redressements correspondants sont
effectués suivant la procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.
15
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
16
Transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur. (Art. 136 al. 1 du CGI)
25
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur les ventes facturées, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur les ventes facturées n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable
légal.
Sur le plan fiscal, le montant principal17 du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.
Le redressement de la TVA collectée, sur les ventes facturées, génère des pénalités
d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges comptables
non fiscalement déductibles.
17
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal de la TVA est supposé avoir été collecté par l’entreprise.
26
2- Le traitement comptable
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur les ventes facturées n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable
légal.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur ventes qui
aurait dû être versé,
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
52 – Banque
57 – Caisse
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la TVA collectée sur ventes générée par cette omission.
Solution :
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 5 610 000,
est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 5 610 000 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.
Nous distinguerons les prestations faites à des tiers, des prestations à soi-même.
I- La TVA générée par les prestations de services ou travaux immobiliers à des tiers
1- Principes généraux
Selon l’article 134 du CGI, la TVA générée par les prestations de services et les travaux
immobiliers est exigible dès l’encaissement du prix, des acomptes ou avances.
La base d’imposition des prestations de services ou travaux immobiliers à des tiers est le
prix de vente net 18.
c- Liquidation
d- Redressement
La TVA collectée, sur les prestations de services ou travaux immobiliers à des tiers, est
assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour
contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur les prestations de services ou travaux immobiliers, les
redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur les prestations de services ou travaux, et qui ont
conduit l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
18
Hors rabais, remise sur facture et hors escompte de règlement. (Art. 137 al. 1 du CGI)
31
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
a- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur prestation de services à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais par
le redevable légal.
Sur le plan fiscal, le montant principal du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.
Le redressement de la TVA collectée, sur prestations de services à des tiers, génère des
pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que
le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges
comptables non fiscalement déductibles.
b- Le traitement comptable
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur prestations de services à des tiers n’est plus supportée par le redevable réel, mais
par le redevable légal.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
32
Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur prestations
de services qui aurait dû être versé,
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA
Exemple d’application :
La société FROICAM S.A. est une entreprise située à Douala, et spécialisée dans
l’entretien et la réparation des systèmes de climatisation. Au cours du mois de janvier 2004, elle
a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
34
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la TVA collectée sur prestations générée par cette omission.
Solution :
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 654 500, est
supportée par la société FROICAM S.A.. et ne constitue pas une charge.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 654 500 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société FROIDCAM
S..A..
D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.
1- Principes généraux
Selon l’article 134 du CGI, la TVA est collectée et exigible dès la livraison des
prestations de services et les travaux immobiliers à soi-même.
c- Liquidation
d- Redressement
A priori, l’Administration Fiscale présume exacte la TVA collectée, sur les prestations de
services à soi-même. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur la livraison des prestations de services à soi-même, les
redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
36
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA, collectée sur la livraison des prestations de services à soi-même, et
qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à
l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
a- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur livraison à soi même, des prestations de services, est supportée par l’entreprise qui
est en même temps le redevable légal et le redevable réel.
1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.
2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.
Selon l’article 7 du CGI, les pénalités liées à ce redressement constituent pour l’entreprise
des charges non déductibles
b- Le traitement comptable
1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit
être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
38
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
39
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA
Exemple d’application :
La Société PASTEL S.A. est située à Douala, et est spécialisée dans la production et la
commercialisation des prestations de services en matière de télécommunications.
Au cours du mois de février 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité
sur l’exercice 2002.
La TVA générée par cette livraison à soi-même n’a pas été reversée à l’Administration
Fiscale. Suite à ce contrôle, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 mai 2004 par la société
PASTEL S.A., mentionne :
- un redressement de la TVA sur livraison à soi-même des prestations de services d’un
montant principal de FCFA 1 870 000, des pénalités d’assiette de FCFA 1 870 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 561 000.
40
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement concernant la TVA collectée sur livraison à soi-même générée par cette
omission.
Solution :
1- Le traitement fiscal
Les pénalités issues de ce redressement, qui s’élèvent à 2 431 000 constituent des charges
non déductibles pour la PASTEL S.A..
2- Le traitement comptable
D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Le montant principal de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et
taxes » est exigible et doit être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise
en Recouvrement (AMR).
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois de mai 2004.
D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
561 000
2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.
61 - Transports
ou 625 - Primes d'assurance
ou 626 - Etudes, recherches et documentation
ou 627 - Publicité,publications relat. publi.
D ou 628 - Frais de télécommunications C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal et
redressement TVA Pénalités du
redressement TVA
Pénalités du
redressement TVA
Exemple d’application :
La G.M.C. S.A. est une entreprise située à Douala, et est spécialisée dans la
commercialisation des produits d’assurances.
Au cours du mois de février 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité
sur l’exercice 2002.
La TVA générée par cette livraison à soi-même n’a pas été reversée à l’Administration
Fiscale. Suite à ce contrôle, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 mai 2004 par la société
G.M.C. S.A., mentionne :
- un redressement de la TVA sur livraison à soi-même des prestations de services d’un
montant principal de FCFA 374 000, des pénalités d’assiette de FCFA 374 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 112 200.
43
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement concernant la TVA collectée sur livraison à soi-même générée par cette
omission.
Solution :
1- Le traitement fiscal
Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 374 000 constitue pour la
G.M.C. S.A. , un complément de la prime d’assurance.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 486 200 constituent pour la G.M.C.
S.A. des charges non déductibles.
2- Le traitement comptable
374 000
112 200
44
Selon l’article 127 du CGI, la TVA générée par les cessions d’immobilisations
corporelles (non comprises dans la liste des exonérés visés à l’article 241 du Code des Douanes)
est exigible.
Quelque soit l’objet social de l’entreprise, elle doit établir une facture, pour la cession, sur
laquelle apparaît distinctement la TVA. Cependant, si l’établissement du nouveau titre de
propriété nécessite un contrat de vente, la facture n’est plus établie et la TVA n’est plus exigible
car le contrat de vente génère des droits d’enregistrement.
b- L’assiette
c- Liquidation
d- Redressement
La TVA collectée, sur cession d’immobilisations, est assise sur des bases d’imposition
déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de
vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur cession d’immobilisations les redressements correspondants sont
effectués suivant la procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.
45
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur cession d’immobilisations, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur cession d’immobilisations n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.
Sur le plan fiscal, le montant principal du redressement de la TVA ne constitue pas une
charge pour l’entreprise. En d’autres termes c’est une charge comptable non fiscalement
déductible.
2- Le traitement comptable
46
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée sur cession d’immobilisations n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pour un redressement qui a généré un montant principal de la TVA collectée sur cessions
d’immobilisations qui aurait dû être versé,
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA collectée sur cession d’immobilisations générée par cette
omission.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 1 309 000,
est supportée par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 1 701 700 constituent des
charges (des Activités Ordinaires) non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
392 700
Le montant du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts
et taxes » est exigible et doit être payée au plus tard le 19 avril 2004.
a- L’exigibilité
Selon l’article 127 du CGI, il est institué une TVA sur les revenus servis aux personnes
morales ou physiques domiciliées hors du Cameroun, par des entreprises ou établissements situés
au Cameroun au titre :
b- L’assiette
c- Liquidation
d- Redressement
La TVA collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TVA collectée sur rémunérations versées à l’étranger les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA collectée. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA collectée peut excéder une
dizaine d’années.
e- Pénalités
51
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TVA collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TVA
collectée, sur rémunérations versées à l’étranger, est supportée par l’entreprise qui est en même
temps le redevable légal et le redevable réel.
1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.
le redevable n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges non fiscalement
déductibles.
2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.
Selon l’article 7 du CGI, les pénalités liées à ce redressement constituent pour l’entreprise
des charges non déductibles
2- Le traitement comptable
1er cas : La TVA est générée par des prestations de services qui concourent directement à la
formation du coût de revient des biens et services.
D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit
être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
53
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès réception de
l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
52 – Banque
57 – Caisse
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA collectée sur rémunérations versées à l’étranger générée par
cette omission.
Solution :
* Traitement fiscal
55
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 10 771 200 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour la société CUB S.A..
D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Le montant principal de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et
taxes » est exigible et doit être payée dans un délai de 15 jours dés réception de l’Avis de Mise
en Recouvrement (AMR).
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois de mai 2004.
D 6472 - Pénalités d'assiette, impôts ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
4 039 200
Le montant du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts
et taxes » est exigible et doit être payée au plus tard le 19 avril 2004.
2ème cas : La TVA est générée par des prestations de services qui ne concourent pas à la
formation du coût de revient des biens et services.
56
61 - Transports
ou 625 - Primes d'assurance
ou 626 - Etudes, recherches et documentation
ou 627 - Publicité,publications relat. publi.
D ou 628 - Frais de télécommunications C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal et
redressement TVA Pénalités du
redressement TVA
Pénalités du
redressement TVA
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
montant principal de FCFA 1 870 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 1 870 000 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 561 000.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA collectée sur rémunérations versées à l’étranger générée par
cette omission.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal du redressement de la TVA qui s’élève à 1 870 000 constitue pour
la société CUB S.A., un complément des charges d’entretien.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 2 431 000 constituent pour la société
CUB S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
1 870 000
561 000
58
La TVA repose sur le principe de déduction, en vertu du quel chaque assujetti calcule la
taxe sur le prix des biens vendus ou des services rendus et déduit la taxe qui a grevé le coût des
éléments constitutifs de ce prix.
Pour être déductible, la TVA doit figurer : (Art. 143 al. 1.b du CGI)
- de façon distincte, sur une facture dûment délivrée par un fournisseur immatriculé et soumis au
régime du réel et mentionnant son Numéro d’Identification Unique ;
- en cas d’importation, sur la déclaration de mise à la consommation : D3, D43 ou T6 bis ;
- en cas de livraison à soi-même, sur une déclaration spéciale souscrite par le redevable lui-
même.
Le droit à déduction prend naissance dès lors que l’exigibilité est intervenue chez le
fournisseur.
Le droit à déduction est exercé, jusqu’à la fin du deuxième exercice fiscal qui suit celui
au cours duquel la Taxe sur la Valeur Ajoutée est devenue exigible.
N’ouvre pas droit à déduction (Art. 144 du CGI), la TVA ayant grevé :
59
Pour les assujettis qui ne réalisent pas exclusivement des opérations soumises à la TVA,
la déduction s’opère par application d’un prorata. (Art. 147 du CGI)
Cette fraction est le rapport :
Tout contribuable ne réalisant pas exclusivement des opérations taxables est tenu de
déposer une déclaration, dans les quinze (15) jours ouvrables qui suivent le début de l’exercice
ou le début de ses activités, faisant apparaître le prorata provisoire applicable à ses activités.
Le prorata provisoire ainsi défini est déterminé en fonction du Chiffre d’Affaires réalisé
l’année précédente ou, pour les nouveaux assujettis, en fonction du Chiffre d’Affaires
prévisionnel de l’année en cours.
Le montant du prorata définitif est arrêté au plus tard le 31 mars de chaque année. Les
déductions opérées sont régularisées en conséquence dans le même délai.
En résumé nous retiendrons que la TVA n’est déductible que si les conditions suivantes
sont remplies :
* Conditions de forme :
- Le Numéro d’Identifiant Unique doit être mentionné sur la facture (Art. L101 du LPF) ;
- La TVA doit apparaître de manière distincte sur la facture, la déclaration de mise à la
consommation ou sur une déclaration spéciale de livraison à soi-même ;
* Conditions de fond :
- La TVA doit être générée par au moins l’une des opérations ouvrant droit à déduction
(ces opérations répertoriés à l’article 143 du CGI) ;
- Le contribuable bénéficiaire doit être du régime du réel simplifié ou du régime du réel
normal ;
- Le fournisseur doit être du régime du réel simplifié ou du régime du réel normal ;
- L’exigibilité de la TVA doit être déjà intervenue chez le fournisseur ;
- La règle de décalage d’un mois doit être respectée ;
- Le prorata de déduction doit être supérieur à 10% ;
- Le droit à déduction date de moins de deux (2) ans (Art. L90 du LPF).
* Condition de temps :
- La TVA doit être déduite à partir du mois suivant celui au cours duquel le fait
générateur a été réalisé : la déduction doit respecter la règle de décalage d’un mois au
moins (Art. 143 du CGI).
Lorsque la TVA a été déduite alors que les conditions ci-dessus n’ont pas été respectées,
l’Administration Fiscale, suite à un contrôle sur une période clôturée, effectue des redressements.
Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous allons
analyser :
- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les factures
d’achats, des marchandises, des matières et fournitures liées ou produits fabriqués ;
- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations spéciales de livraison à soi-même ;
- Le traitement du redressement suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de mise à la consommation ;
61
a- Fait générateur
Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les factures d’achats des marchandises
ou produits fabriqués est récupérable.
b- Droit à déduction
Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les factures
d’achats des marchandises ou produits fabriqués est déductible de la TVA collectée des mois
suivants celui au cours duquel les opérations d’achats ont été réalisées. Le mode de règlement
n’a aucune influence sur le droit à déduction. Que le règlement soit comptant ou à terme, le droit
à déduction est effectif pour les factures d’achats des marchandises ou produits fabriqués.
c- Redressement
Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.
62
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.
e- Pénalités
Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
a- Le traitement fiscal
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation 19 et éventuellement de remboursement.
19
Par émission des chèques spéciaux du trésor valables pour le paiement des impôts de même nature, ainsi que les
droits de douane (Art. 149 al. 3 du CGI).
63
Le redressement de la TVA, déductible sur factures d’achats, génère une amende et des
pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des charges non fiscalement
déductibles pour l’entreprise.
b- Le traitement comptable
Amende et
pénalités
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations» est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
64
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
Exemple d’application :
La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 917 200,
ne constitue pas une charge pour la société TOPLAIT S.A. il est imputable sur la TVA collectée
sur les périodes ultérieures.
L’amende qui s’élève à FCFA 1 000 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 875 160
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.
65
* Traitement comptable
D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
875 160
1 000 000
a- Le traitement fiscal
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation 20 et éventuellement de remboursement.
Le redressement de la TVA, déductible sur factures d’achats, génère une amende et des
pénalités de recouvrement. Cette amende et ces pénalités constituent des charges non fiscalement
déductibles pour l’entreprise.
b- Le traitement comptable
20
Par émission des chèques spéciaux du trésor valables pour le paiement des impôts de même nature, ainsi que les
droits de douane (Art. 149 al. 3 du CGI).
66
24 – Matériel
4428 – Etat, Autres impôts et taxes
60 – Achats
61 – Transport
62 – Services extérieurs A
63 – Services extérieurs B
6474 – Pénalités de recouvrement, impôts indirects
6478 – Autres amendes pénales et fiscales
24 - Matériels
60 - Achats
61 - Transport
62 - Services extérieurs A
D 63 - Services extérieurs B C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités
Amende et
pénalités
Exemple d’application :
La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 917 200,
constitue une charge ou un complément du coût d’achats pour la société TOPLAIT S.A.
L’amende qui s’élève à FCFA 1 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 875 160
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
875 160
1 500 000
a- Fait générateur
68
Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les déclarations spéciales de livraison à
soi même est récupérable.
b- Droit à déduction
Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les
déclarations spéciales de livraison à soi-même est déductible de la TVA collectée des mois
suivants celui au cours duquel les opérations de livraison à soi-même ont été réalisées.
c- Redressement
Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.
e- Pénalités
Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.
La TVA déductible vient en diminution de la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA déduite a pour conséquence le reversement partiel
de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à
5 000 000 (Art. L107 du LPF).
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de livraison à soi-même
a- Le traitement fiscal
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.
b- Le traitement comptable
Amende et
pénalités
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations» est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
Exemple d’application :
bureau a été déduite de la TVA collectée au cours du mois d’août 2002. Or la livraison à soi-
même a été effectuée au mois d’août 2002, donc la règle de décalage n’a pas été respectée. Cette
TVA récupérable remplit pourtant toutes les autres conditions de déductibilité. Suite à un
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS
S.A., mentionne un redressement de la TVA d’un montant principal de FCFA 1 047 200 , une
amende de FCFA 600 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA 314 160.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 1 047 200,
ne constitue pas une charge pour la société SOTRABOIS S.A. il est imputable sur la TVA
collectée sur les périodes ultérieures.
L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 314 160
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
314 160
500 000
72
a- Le traitement fiscal
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.
b- Le traitement comptable
24 - Matériels
60 - Achats
61 - Transport
D 62 - Services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités
Amende et
pénalités
Exemple d’application :
La société PERFECT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans le montage et la commercialisation des véhicules. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
74
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 992 000,
constitue une charge ou un complément du coût d’achats pour la société PERFECT S.A.
L’amende qui s’élève à FCFA 1 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 897 600
constituent pour la société PERFECT S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
897 600
1 500 000
C- Le traitement des redressements suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de mise à la consommation
a- Fait générateur
Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les déclarations de mise à la
consommation est récupérable.
b- Droit à déduction
Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les
déclarations de mise à la consommation est déductible de la TVA collectée des mois suivants
celui au cours duquel les Bordereaux Douaniers de Taxation (BDT) ont été réglés.
c- Redressement
75
Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.
e- Pénalités
Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA déductible inscrite sur les
déclarations de mise à la consommation
a- Le traitement fiscal
76
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.
b- Le traitement comptable
Amende et
pénalités
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations» est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.
77
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats »
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
Exemple d’application :
La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 62 635 650,
ne constitue pas une charge pour la société TOPLAIT S.A. il est imputable sur la TVA collectée
sur les périodes ultérieures.
L’amende qui s’élève à FCFA 5 000 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
18 790 695 constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
78
D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
18 790 695
5 000 000
a- Le traitement fiscal
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.
b- Le traitement comptable
24 - Matériels
60 - Achats
61 - Transport
D 62 - Services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités
Amende et
pénalités
Exemple d’application :
La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
80
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 992 000,
constitue une charge ou un complément du coût d’achats pour la société TOPLAIT S.A.
L’amende qui s’élève à FCFA 1 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 897 600
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
897 600
1 500 000
D- Le traitement des redressements suite au contrôle de la TVA déductible inscrite sur les
factures d’achats de prestations de services
I- Principes généraux de la TVA déductible inscrite sur les factures d’achats de prestations
de services
a- Fait générateur
Selon l’article 143 du CGI, la TVA qui figure sur les factures d’achats de prestations de
services est récupérable lorsque les factures ont été réglées. La TVA qui figure sur les factures
d’achats de prestations de services non encore réglées n’est pas déductible.
b- Droit à déduction
81
Lorsque les conditions de déductibilité sont remplies, la TVA qui figure sur les factures
d’achats de prestations de services est déductible de la TVA collectée des mois suivants celui au
cours duquel les factures ont été réglées.
c- Redressement
Lorsque l’Administration Fiscale constate que les conditions de déductibilité n’ont pas
été respectées, des redressements correspondants sont effectués.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA déductible.
e- Pénalités
Le rejet de la TVA déduite à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.
La TVA déductible vient en diminution de la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA déduite a pour conséquence le reversement partiel
de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à
5 000 000 (Art. L107 du LPF).
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
II- Le traitement du redressement de la TVA déductible inscrite sur les factures d’achats
de prestations de services
a- Le traitement fiscal
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.
b- Le traitement comptable
Amende et
pénalités
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport»
est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en Recouvrement a
été réceptionné par le contribuable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur services
extérieurs » est déductible de la TVA collectée du mois au cours duquel l’Avis de Mise en
Recouvrement a été réceptionné par le contribuable.
Exemple d’application :
La société PERFECT S.A. est une entreprise située à Douala, et spécialisée dans LA
fabrication des emballages en plastiques. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 1 496 200,
ne constitue pas une charge pour la société PERFECT S.A. il est imputable sur la TVA collectée
sur les périodes ultérieures.
L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 448 800
constituent pour la société PERFECT S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
448 800
500 000
a- Le traitement fiscal
Les crédits de TVA non imputables (pour insuffisance de la TVA collectée) peuvent, sur
demande du contribuable, faire l’objet de compensation et éventuellement de remboursement.
b- Le traitement comptable
61 - Transport
D 62 - Services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA déductible + amende
déductible et pénalités
Amende et
pénalités
Exemple d’application :
La société TOPLAIT S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des yaourts. Au cours du mois de janvier 2004, elle a
subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
86
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA déductible générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 710 600,
constitue une charge pour la société TOPLAIT S.A.
L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 213 180
constituent pour la société TOPLAIT S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
213 180
500 000
87
I- Principes généraux de la TVA déductible inscrite sur les factures de ventes demeurées
impayées
a- Fait générateur
Selon l’article 146 du CGI, la TVA acquittée à l’occasion des ventes ou des services qui
restent impayés, peut être récupérée par voie d’imputation sur la TVA collectée sur les
opérations faites ultérieurement.
b- Droit à déduction
Pour les opérations impayées, lorsque les procédures de recouvrement engagées laissent
présager que la créance est réellement et définitivement irrécouvrable, la TVA qui figure sur les
factures de ventes demeurées impayées est imputable sur la TVA collectée après rectification des
dites factures. La rectification des factures consiste dans l’envoi, aux clients, des duplicata des
factures initiales avec les indications réglementaires surchargées de la mention « facture
demeurée impayée pour un montant H.T. de..., et pour un montant de TVA de …,
correspondante qui ne peut faire l’objet d’une déduction » 21.
N.B. : la règle du décalage n’a pas cours pour la récupération de la TVA sur factures demeurées
impayées.
La TVA sur factures demeurées impayées est une TVA collectée ; L’entreprise a réglé à
l’Administration Fiscale, mais n’a pas pu la récupérer chez le client.
c- Redressement
Lorsque l’Administration Fiscale constate que la créance peut être recouvrable, des
redressements correspondants sont effectués.
21
Cette mention au client insolvable qu’il doit reverser la TVA qu’il avait antérieurement déduite.
88
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA sur factures demeurées impayées. En nous référant à
l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA
sur factures demeurées impayées peut excéder une dizaine d’années.
e- Pénalités
Le rejet de la TVA imputée à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de la TVA déductible inscrite sur les
factures de ventes demeurées impayées
a- Le traitement fiscal
En cas de rejet, suite à un contrôle, le montant principal de la TVA sur facture de ventes
demeurées impayées ne constitue pas une charge pour l’entreprise, il est réintégré au compte
« créances douteuses » jusqu’au jour où les procédures engagées pour le recouvrement
prouveront que la créance est réellement et définitivement irrécouvrable. A partir de ce moment
cette TVA sera déductible.
b- Le traitement comptable
Amende et
pénalités
La TVA sur factures de ventes demeurées impayées inscrite dans le compte 4162
« Créances douteuses » est récupérable dés que les procédures engagées pour le recouvrement
prouvent que la créance est réellement et définitivement irrécouvrable.
Exemple d’application :
La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des chaussures. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une vérification
générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
90
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA récupérable générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 3 366 000,
ne constitue pas une charge pour la société STTN S.A, il est réintégré au compte « créances
douteuses » jusqu’au jour où les procédures engagées pour le recouvrement prouveront que la
créance est réellement et définitivement irrécouvrable. Ce montant de la TVA deviendra alors
déductible.
L’amende qui s’élève à FCFA 700 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 1 009 800
constituent pour la société STTN S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
1 009 800
700 000
a- Fait générateur
91
Pour limiter les crédits de TVA engendrées par ce mécanisme de recouvrement, la loi N°
2002/003 du 19 avril 2002 a supprimé le droit de la retenue à la source aux entreprises privées.
Cette nouvelle loi stipule que la retenue à la source de la TVA n’est effectuée que par les
entreprises et établissements publics et parapublics.
b- Droit à déduction
Selon l’article 143 al. 4, la TVA retenue à la source n’est imputable sur la TVA collectée
qu’à partir de l’instant où l’entreprise est en possession d’une photocopie de la quittance
(délivrée par l’entreprise publique ou parapublique) qui prouve que la dite TVA a été reversée à
l’Administration Fiscale.
N.B. : la règle du décalage n’a pas cours pour l’imputation de la TVA retenue à la source.
c- Redressement
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la TVA retenue à la source. En nous référant à l’article L6 du LFP,
nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la TVA retenue à la source
peut excéder une dizaine d’années.
e- Pénalités
92
Le rejet de la TVA imputée à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car aucune base
d’imposition n’est remise en cause.
La TVA retenue à la source vient en diminution de la TVA collectée qui devait être
reversée à l’Administration Fiscale. Le rejet de la TVA retenue à la source a pour conséquence le
reversement partiel de la TVA collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de
FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art. L107 du LPF).
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
a- Le traitement fiscal
b- Le traitement comptable
Amende et
pénalités
La TVA retenue à la source inscrite dans le compte 4439 « TVA retenue à la source » est
imputable dés que l’entreprise rentre en possession de la photocopie de la quittance de
reversement de la dite TVA.
Exemple d’application :
La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des fournitures de bureau. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA récupérable générée par ce contrôle.
Solution :
94
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 2 244 000,
ne constitue pas une charge pour la société STTN S.A, il est réintégré au compte « TVA retenue
à la source » jusqu’au jour où l’entreprise rentrera en possession de la photocopie de la quittance
de la dite TVA à l’Administration Fiscale. Ce montant de la TVA deviendra alors déductible.
L’amende qui s’élève à FCFA 600 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 673 200
constituent pour la société STTN S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
673 200
600 000
Suite à ces événements, lorsque les régularisations de la TVA n’ont pas été effectuées ou
n’ont pas été effectuées selon les termes de la loi, l’Administration Fiscale, suite à un contrôle,
95
effectue des redressements. Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être
effectués, nous allons analyser :
a- Fait générateur
De l’analyse de l’article 143 al. d du CGI, il ressort que la TVA sur factures d’achats des
immobilisations corporelles est entièrement déductible parce que l’Administration fiscale
suppose que les immobilisations vont concourir directement à la formation du coût de revient des
biens et services jusqu'à ce que leur Valeur Nette Comptable soit nulle.
Si les immobilisations sont mises au rébut lorsque leur Valeur nette Comptable n’est pas
encore nulle, l’assujetti est redevable d’une fraction de la TVA antérieurement déduite.
La fraction ainsi déterminée est la TVA à reverser sur immobilisations mises au rebut.
b- Base de régularisation
c- Liquidation
d- Redressement
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance
dans la liquidation, ou une omission, de la TVA à reverser suite à la mise au rebut des
immobilisations, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA à reverser sur immobilisations mises au rebut.
e- Pénalités
La TVA antérieurement déduite a diminué la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Suite à la mise au rebut des immobilisations, le non reversement d’une
fraction de la TVA antérieurement déduite a pour conséquence le reversement partiel de la TVA
collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art.
L107 du LPF).
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Amende et
pénalités
Exemple d’application :
La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des chaussures. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une vérification
générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
98
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA à reverser générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 883 575,
constitue une charge ou un complément de la valeur de l’immobilisation au jour de la mise au
rebut.
L’amende qui s’élève à FCFA 600 000 et les pénalités de recouvrement de FCFA qui
s’élèvent à 265 073 constituent des charges non déductibles.
* Traitement comptable
265 073
600 000
a- Fait générateur
99
Selon l’article 145 22 du CGI, lorsqu’un bien ayant fait l’objet d’une déduction de TVA au
titre des immobilisations ne fait plus partie des actifs de l’entreprise, par voie de cession avant la
fin de la quatrième année à compter de son acquisition, l’assujetti est redevable d’une fraction de
la TVA antérieurement déduite.
b- Base de régularisation
c- Liquidation
La fraction de la TVA à reverser est égale au montant de la TVA déduite, diminuée d’un
cinquième par année ou fraction d’année depuis l’acquisition.
Notons :
d- Redressement
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance
dans la liquidation, ou une omission, de la TVA à reverser suite à la cession des immobilisations,
les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de TVA à reverser sur cession d’immobilisations.
e- Pénalités
22
Cette règle ne peut pas s’appliquer aux immeubles (construction, terrains à bâtir), puisqu'à notre avis le droit
fiscal camerounais ne prévoit rien pour cette catégorie d’immobilisation.
100
La TVA antérieurement déduite a diminué la TVA collectée qui devait être reversée à
l’Administration Fiscale. Suite à la cession des immobilisations, le non reversement d’une
fraction de la TVA antérieurement déduite a pour conséquence le reversement partiel de la TVA
collectée. Ce reversement partiel entraîne une amende allant de FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art.
L107 du LPF).
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
D 812 - Val. Cptable cess. d'immob. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du
Principal du redressement TVA
redressement TVA à reverser + amende
à reverser et pénalités
Amende et
pénalités
Exemple d’application :
La SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des sacs en polystyrène. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la TVA à reverser générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
102
Le montant principal de la TVA issue de ce redressement, qui s’élève à FCFA 3 740 000,
constitue un complément de la valeur de l’immobilisation au jour de la cession.
L’amende qui s’élève à FCFA 500 000 et les pénalités de recouvrement de FCFA qui
s’élèvent à 1 122 000 constituent des charges non déductibles.
* Traitement comptable
D 812 - Valeurs cptable ces. Immob C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
1 122 000
500 000
Selon l’article 131 du CGI, il est institué un droit d’accises ad valorum, applicable aux
produits retenus à l’annexe 2 du titre 2 du CGI.
C’est une taxe sur le Chiffre d’affaires qui frappe : les produits de luxe, les produits
nocifs ou jugés non indispensables (bières, vins, tabacs, bijoux, métaux précieux).
Le Droit d’accises est calculé sur la valeur marchande 23.
Sont d’office assujettis au droit d’accises, les entreprises relevant du régime de base, du
régime du réel simplifié et du régime du réel normal.
23
Les emballages sont exclus de cette valeur marchande.
103
Le droit d’accises est liquidé au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par
l’Administration Fiscale.
1- La déclaration
Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours du mois qui suit le trimestre au cours duquel les opérations imposables ont été réalisées.
Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
imposables ont été réalisées.
3- De l’exigibilité
4- L’assiette
La base d’imposition au Droit d’Accises est établie selon qu’il s’agit d’une importation
ou d’une production locale :
- En ce qui concerne les importations hors CEMAC, la base taxable du Droit d’Accises est
obtenue en ajoutant le droit de douane à la valeur CAF (Coût, Assurance et Fret).
- Pour les productions CEMAC, la base taxable est la valeur sortie usine.
Toutefois, s’agissant des boissons alcoolisées et des tabacs, la base ainsi déterminée
bénéficie d’un abattement à hauteur de 35 % pour les boissons et 42,5 % pour les tabacs.
Le droit d’accises est imposable à la TVA. C’est en cela qu’il est une surtaxe sur le
Chiffre d’Affaires.
Le droit d’accises frappe une seule fois, soit au niveau de l’importation, soit au niveau de
la fabrication.
Le droit d’accises n’est pas récupérable (il est un élément du coût), il n’est pas
refacturable.
5- Liquidation
104
6- Redressement
Le Droit d’Accises est assis sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables.
Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent
les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul du Droit d’Accises, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne le Droit d’Accises. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification du Droit d’Accises peut excéder une
dizaine d’années.
7- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition du Droit d’accises et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des
redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, le Droit
d’Accises n’est plus supporté par le redevable réel, mais par le redevable légal.
2- Le traitement comptable
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pour un redressement qui a généré un montant principal du Droit d’Accises qui aurait dû être
versé.
24
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal du Droit d’Accises est supposé avoir été collecté par
l’entreprise.
106
Principal du Principal du
Redressement du Redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Principal du Principal du
Redressement du Redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises
Pénalités du Pénalités du
redressement du redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises
Le montant des pénalités du redressement du Droit d’Accises inscrit dans le compte 4428
« Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé dans un délai de 15 jours dès
réception de l’Avis de Mise en Recouvrement (AMR).
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Pénalités du Pénalités
Redressement du Redressement du
Droit d'Accises Droit d'Accises
Exemple d’application :
d’un montant principal de FCFA 11 375 000, des pénalités d’assiette de FCFA 5 687 500 et des
pénalités de recouvrement de FCFA 3 412 500.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement du Droit d’Accises collecté sur ventes généré par cette omission.
Solution :
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à 9 100 000 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour la société FERMANCAM S.A..
5 687 500
3 412 500
Le montant des pénalités inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est
exigible et doit être payé au plus tard le 19 avril 2004.
109
CHAPITRE II
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
LA PATENTE ET DE LA LICENCE
La contribution des patentes, impôts recouvrés annuellement sur les personnes physiques
ou morales exerçant une profession ou une activité à but lucratif 26 et dont la base de calcul est
liée au Chiffre d’Affaires présumé de l’activité ou de la profession. C’est l’impôt direct local le
plus productif.
La contribution des patentes est prévue par les articles 159 à 178 du Code Général des
Impôts.
Le champ d’application de la contribution des patentes est constitué d’un principe qui
admet des atténuations.
La contribution des patentes due résulte de l’application d’un taux sur le Chiffre
d’affaires annuel réalisé par le contribuable. Ce taux est arrêté par les collectivités publiques
locales bénéficiaires du produit de la patente, à l’intérieur d’une fourchette légalement fixée
selon le Chiffre d’Affaires. Cette fourchette est définie dans le tableau suivant :
une taxe déterminée égale à 37 500 francs et une taxe variable égale à 2 500 francs
par tonne de charge utile au-dessus de trois tonnes.
En aucun cas, les importations et exportations effectuées par une banque, agence de
banque ou tout autre organisme agissant en tant que commissionnaire en marchandises ou
transitaire, ne pourront dispenser les clients du paiement de la patente d’importation ou
d’exportation (Al. 2).
Les compagnies d’assurances n’ayant pas d’établissement au Cameroun mais qui y sont
représentées ne sont imposables qu’au siège ou au principal établissement de l’agent d’assurance
qui les représente.
Le principe de l’annualité de la patente est passé par l’article 168 alors que l’exception
par l’article 169.
a- Dispositions
La patente est due pour l’année tout entière par toute personne physique ou morale
exerçant au premier jour du début de l’exercice une activité imposable. Ce principe souffre
toutefois de plusieurs exceptions.
- Début d’exploitation en cours d’année. La patente est due à partir du premier jour du mois au
cours duquel a eu lieu le commencement de l’exploitation ;
- Cession d’établissement : le cédant ne pouvant pas transférer la patente au nouvel acquéreur,
parce que la loi ne lui donne pas la possibilité, s’arrange en pratique avec celui-ci pour continuer
à utiliser sa patente comme si l’établissement lui appartenait toujours ;
- La fermeture d’établissement : elle motive un dégrèvement de patente au prorata du nombre de
mois de l’année restant à courir (Art. 171 CGI).
Les redevables de la patente doivent afficher les titres de patente dans l’établissement ;
- une demande timbrée qui comporte les renseignements suivants : le nom ou la raison sociale,
l’adresse, la nature de l’activité, le montant du Chiffre d’Affaires de l’exercice précédent ou
du Chiffre d’Affaires prévisionnel ;
- une photocopie de la carte de contribuable ;
- une attestation de localisation ;
- une photocopie du contrat de bail dûment enregistré ou de la taxe foncière.
7- La liquidation
- Le principal de la patente
- La Redevance Audio Visuelle (RAV)
- La contribution au FEICOM
- Les Centimes Chambre de Commerce (CCAI)
- La Taxe Communale (TC)
Les différentes rubriques d’un titre de patente peuvent être classées en deux catégories :
8- Redressement
En début d’exercice, la patente est établie sur la base d’un Chiffre d’Affaires
prévisionnel. Si à la fin de l’exercice, le Chiffre d’Affaires réalisé est supérieur au Chiffre
d’Affaires prévisionnel, le titre de patente doit subir un redressement qui consiste à réajuster les
différentes rubriques. Lorsque l’Administration Fiscale constate que le contribuable n’a pas lui –
même procédé aux réajustements, des redressements correspondants sont effectués.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de patente.
Tout contribuable qui ne s’est pas acquitté de sa patente dans les délais est passible de la
pénalité de 10 % par mois de retard avec un maximum de 30 %.
Tout contribuable qui exercice une activité soumise à la patente sans avoir acquitte les
droits est taxé d’office pour l’année entière et sa cotisation est assortie d’une majoration de 50 %
ou de 100 %.
Le défaut d’affichage de la patente est sanctionné par une amende fiscale de 10 000 F par
infraction.
115
1- Le traitement fiscal
Sur le plan fiscal, le redressement de la patente génère des pénalités qui constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.
2- Le traitement comptable
Sur le plan comptable, le redressement de la patente génère des pénalités qui constituent
des charges des Activité Ordinaires.
Pénalités du
redressement du
de la patente
Exemple d’application :
L’entreprise SOCATEX S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement du titre de patente de la société SOCATEX S.A pour l’exercice 2002.
Solution :
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 670 590 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour la société SOCATEX S.A..
335 295
335 295
118
La contribution des licences est exigée pour la vente ou la production de certains produits
notamment les boissons ; elle a en commun avec les patentes beaucoup de dispositions sur
lesquelles nous ne reviendrons plus.
La contribution des licences est due par les importateurs, producteurs et débitants des
boissons alcooliques27, des vins ou des boissons dites « hygiéniques »28.
Ne sont pas soumises à la contribution des licences, la vente des eaux minérales, eaux
gazeuses, aromatisées, ou non par extraits non alcooliques et la vente de jus de fruits non
fermentés lorsqu’elle est effectuée dans un établissement distinct de celui comportant des
boissons imposables.
La contribution des licences est due par établissement selon les mêmes règles que celles
applicables à la contribution des patentes. Elle est annuelle et personnelle.
27
Art. 185 CGI
28
Art. 183 CGI
119
Il est important de souligner que pour un établissement qui exerce plusieurs activités, la licence
est fonction de la contribution des patentes déterminée à partir du Chiffres d’Affaires réalisé
uniquement sur les boissons.
Toutefois, pour les débitants de boissons donnant lieu à licence dont le Chiffre d’Affaires
est inférieur à 15 millions de FCFA, la contribution des licences est établie ainsi qu’il suit :
- 0,5 fois le montant de l’impôt libératoire pour les boissons hygiéniques ;
- 1 fois le montant de l’impôt libératoire pour les boissons hygiéniques et vins ;
- 1,5 fois le montant de l’impôt libératoire pour les boissons alcooliques et autres ;
4- La liquidation
Or,
La Redevance Audio Visuelle = C.A. (lié aux boissons) x Taux
Le principal patente = RAV – 10 % RAV
5- Redressement
En début d’exercice, la licence est établie sur la base d’un Chiffre d’Affaires
prévisionnel. Si à la fin de l’exercice, le Chiffre d’Affaires réalisé est supérieur au Chiffre
d’Affaires prévisionnel, la licence doit subir un redressement. Lorsque l’Administration Fiscale
constate que le contribuable n’a pas lui – même procédé aux réajustements, des redressements
correspondants sont effectués.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de licence.
Tout contribuable qui ne s’est pas acquitté de sa licence dans les délais est passible de la
pénalité de 10 % par mois de retard avec un maximum de 30 %.
Tout contribuable qui exercice une activité soumise à la licence sans avoir acquitté les
droits est taxé d’office pour l’année entière et sa cotisation est assortie d’une majoration de 50 %
ou de 100 %.
120
Le défaut d’affichage de la licence est sanctionné par une amende fiscale de 10 000 F par
infraction.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Sur le plan comptable, le redressement de la licence génère des pénalités qui constituent
des charges des Activité Ordinaires.
Pénalités du
redressement de
la licence
Exemple d’application :
Au mois de janvier 2004, l’hôtel LEWAT S.A. (situé à Douala) a subi une vérification
générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et fiscal
du redressement de la licence de l’hôtel LEWAT S.A pour l’exercice 2002.
Solution :
Le montant principal du redressement de la licence qui s’élève à FCFA 839 700 constitue
une charge pour l’hôtel LEWAT S.A..
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 503 820 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’hôtel LEWAT S.A..
251 910
251 910
123
CHAPITRE III
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT
DES DROITS D’ENREGISTREMENT
Initialement simple formalité juridique visant à protéger les particuliers des éventuelles
fraudes par antidates ou des modifications inattendues, l’enregistrement conférait une date
certaine aux actes sous seing privé.
Les formalités de l’enregistrement occupent une place de choix dans la vie fiscale de
l’entreprise et l’analyse de l’acte à laquelle procède l’inspecteur pour calculer le montant des
droits à recouvrer29. La formalité de l’enregistrement produit accessoirement des effets
juridiques purs :
- Elle donne date certaine à l’égard des tiers aux actes sous signatures privées 30 ;
- En règle générale, l’enregistrement n’est pas une condition de validité des actes juridiques.
Toutefois, cette règle comporte diverses exceptions31 ;
A- Fait générateur
Le fait générateur des droits d’enregistrement s’entend comme l’évènement par lequel
sont réalisées les conditions légales nécessaires pour l’exigibilité de l’impôt.
29
Exemple droit de mutation « à titre onéreux » calculés sur un acte de vente à raison du prix exprimé aux droits de
mutation « à titre gratuit » calculés sur un acte de donation à raison de la valeur des biens donnés.
30
Ce qui signifie que si un acte sous seing privé en date du 15 janvier 2001 a été enregistré le 07 mai 2001, nul ne
pourra contester que la date de l’acte est antérieure au 07 mai 2001.
31
Le privilège du créancier gagiste est subordonné à l’article 2074 du Code Civil à l’existence d’un « acte public
sous seing privé, dûment enregistré ». Les publications légales exigées en cas de vente de fonds de commerce ne
peuvent avoir lieu qu’après l’enregistrement de l’acte de cession.
124
3- Les créances
5- Les jugements
8- Les partages
Les actes de prorogations de délais purs et simples sont soumis aux droits d’enregistrement.
Les actes de constitution des rentes, soit perpétuelles, soit viagères ou de pension à titre
onéreux, ainsi que les actes de cession, d’amortissement ou de rachats des rentes sont soumis aux
droits d’enregistrement.
14- Les transmissions entre vifs à titre gratuit et mutations par décès
Les actes de transmissions entre vifs à titre gratuit et les actes de mutations de biens par
décès, sont soumis aux droits d’enregistrement.
B- Territorialité de l’enregistrement
Selon les dispositions de l’article 364 du CGI, les actes déjà enregistrés dans un pays
étrangers, situé hors de la zone CEMAC, ne sont pas exempts des droits d’enregistrement au
Cameroun. Pour être utilisés au Cameroun, ces actes doivent être de nouveau enregistrés selon la
législation camerounaise.
Les actes déjà enregistrés dans un pays étrangers, situé dans la zone CEMAC, sont
soumis à un droit d’enregistrement complémentaire représentant entre le droit exigible (selon la
législation camerounaise) et celui déjà acquitté.
126
Selon les dispositions de l’article 362 du CGI, les juges et arbitres ne peuvent rendre
aucun jugement sur des actes non enregistrés, à peine d’être personnellement responsables des
droits.
* les baux, les sous-baux, cession de baux, leurs prorogations et les locations verbales
d’immeubles et de meubles tels que les navires, gros matériels, engins lourds à durée
limitée ;
* les ventes de gré à gré ou judiciaires ou par adjudication d’objets mobiliers ;
* les licitations des biens meubles ;
* les constitutions de rentes ou de pension moyennant l’abandon de biens meubles ;
* les transferts, délégations, cessions de droits mobiliers corporels ou incorporels autres
que les cessions de créances ;
* les échanges de meubles ;
* les soultes ou retours d’échanges et de partage de meubles ;
* les baux de meubles à durée perpétuelle, à vie ou à durée illimitée ;
* les jugements contradictoires et par défaut en matière de police ordinaire, de police
correctionnelle, ou en matière criminelle, portant condamnation, collocation ou
liquidation ou obligations de sommes et valeurs mobilières et d'intérêts entre
particuliers et plus généralement, tous jugements ou ordonnances de référés déclaratifs
de droits ou de biens .;
* les baux ruraux à usage commercial et non compris les baux ruraux à usage
d’habitation.
2- Les Droits dégressifs prévus aux articles 346 et 544 du CGI sont fixés comme suit :
* les actes de constitution de société, prorogation, augmentation de capital par apport pur et
simple
Ces actes sont imposés au taux dégressif comme suit :
pour la tranche comprise entre 0 et 750 millions….……… 2 %
pour la tranche comprise entre 750 et 1 500 millions…… 1,5 %
pour la tranche comprise entre 1 500 et 3 000 millions…… 1 %
pour la tranche comprise entre 3 000 et 5 000 millions…. 0,5 %
pour la tranche supérieure à 5 000 millions………….… 0,25 %
6- Enregistrement gratis (art. 546 du CGI) donnant ouverture au droit de timbre gradué
7- Timbre gradué
- les jugements rendus, sur les procédures engagées à la requête du Ministère Public en matière
d'état civil ;
- les prestations de serment des magistrats, fonctionnaires et agents de l'Etat ou des collectivités
territoriales décentralisées locales ;
- les conventions passées entre l'Etat et les entreprises privées en application des dispositions de
la loi portant Code des investissements ou autres régimes privilégiés ;
- les ordonnances et jugements d'immatriculation en matière de la propriété foncière.
Le taux du droit de timbre gradué est fixé comme suit, pour chaque exemplaire de l'acte,
et selon la valeur maximum énoncée dans cet acte, s'il s'agit d'actes sous seing privé, pour les
originaux, de la minute et des expéditions s'il s'agit d'actes notariés.
E- Prescription
Selon les dispositions de l’article 334, l’Administration dispose pour exercer son droit de
contrôle d’un délai de cinq (5) ans pour les droits de taxe d’enregistrement 32. Ce délai est porté à
10 ans pour les successions. Le contrôle peut porter sur tous les aspects des droits
d’enregistrement.
Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :
32
Art. 334 du CGI
132
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement sur les conventions de prêt et les
cautions.
On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession des biens
meubles ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession d’immeubles ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la cession du fonds de
commerce.
I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la cession des biens meubles
1- L’exigibilité
Selon les articles 268 à 276 du CGI, la cession des biens meubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois (3)
mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des conventions
synallagmatiques.
La base d’imposition est en principe constituée par le prix de cession exprimé dans l’acte,
augmenté des charges et indemnités au profit du cédant. Mais si la valeur réelle est supérieure au
prix exprimé dans l’acte, la base d’imposition peut être estimée par l’Administration fiscale.
Lorsque les sommes ou valeurs devant servir à l’assiette de l’impôt ne sont pas
déterminées dans les actes, les parties sont tenues d’y suppléer par une déclaration estimative et
détaillée, certifiée et signée.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 342 et 543, les mutations de propriété des biens meubles sont
enregistrées au taux moyen de 5 %.
4- Redressement
133
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de propriété.
Tout acte de mutations des biens meubles non enregistré, dans les délais, entraîne une
amende égale au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la cession des biens meubles,
entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
135
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 737 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 221 250
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
221 250
737 500
1- L’exigibilité
Selon les articles 268 à 276 du CGI, la cession d’immeubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai d’un (1) mois à
compter de la date d’établissement des actes.
136
La base d’imposition est en principe constituée par le prix de cession exprimé dans l’acte,
augmenté des charges et indemnités au profit du cédant. Mais si la valeur réelle est supérieure au
prix exprimé dans l’acte, la base d’imposition peut être estimée par l’Administration fiscale.
Lorsque les sommes ou valeurs devant servir à l’assiette de l’impôt ne sont pas
déterminées dans les actes, les parties sont tenues d’y suppléer par une déclaration estimative et
détaillée, certifiée et signée.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 340 et 543, les mutations de propriété des immeubles sont enregistrées
au taux élevé de 15 %.
Des droits fixes de 4 000 F doivent être payés pour chaque annexe de l’acte de mutation.
4- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de propriété.
Tout acte de mutations de propriété des immeubles non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.
137
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 15 020 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
4 506 000 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
139
4 506 000
15 020 000
1- L’exigibilité
Selon les articles 268 à 276 du CGI, la cession du fonds de commerce génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai d’un (1) mois à
compter de la date d’établissement des actes.
La base d’imposition est en principe constituée par le prix de vente de la clientèle ou des
divers éléments composant le fonds de commerce, augmenté des charges et indemnités au profit
du cédant.
Les marchandises neuves cédées dans le même acte que le fonds de commerce dont elles
dépendent bénéficient du tarif qui leur est propre à condition qu’elles soient détaillées et
estimées article par article.
3- Taux d’enregistrement
140
Selon les articles 341 et 543, les mutations de propriété de fonds de commerce sont
enregistrées au taux élevé de 15 %.
Des droits fixes de 4 000 F doivent être payés pour chaque annexe de l’annexe de l’acte
de mutation.
4- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de propriété.
Tout acte de mutations de propriété de fonds de commerce non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 17 123 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
5 136 900 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
5 136 900
17 123 000
On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la location des biens
meubles ;
143
I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la location des biens meubles
1- L’exigibilité
Selon les articles 268 à 276 du CGI, la location des biens meubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois (3)
mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des conventions
synallagmatiques.
Si le prix du bail est stipulé payable en nature ou sur la base de cours de certains produits,
le droit est liquidé d'après la valeur des produits au jour du contrat ou au début de chaque période
déterminée par une estimation des parties.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 342 et 543, les mutations de jouissance des biens meubles sont
enregistrées au taux moyen de 5 %.
4- Fractionnement des droits d’enregistrement des actes de location des biens meubles
Selon les dispositions de l’article 313 du CGI, le règlement du montant des droits
d’enregistrement des contrats (écrits) de location biens meubles, à durée limitée, peut être
fractionné en an autant de paiements qu’il y a de périodes triennales ( 3 ans) dans la durée du
bail.
144
5- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de jouissance.
Tout acte de mutations de jouissance des biens meubles non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
Le redressement des droits d’enregistrement, générés par la location des biens meubles,
entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Ces pénalités constituent des
charges non fiscalement déductibles pour l’entreprise.
2- Le traitement comptable
52 – Banque
57 – Caisse
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
146
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 1 037 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 311 250
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
311 250
1 037 500
1- L’exigibilité
Selon les articles 268 à 276 du CGI, la location d’immeubles génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés :
- pour les contrats de location sous seing privé, dans un délai de 3 mois à compter de la date
d’établissement des actes.
147
- pour les contrats de location notariés, dans un délai de 1 mois à compter de la date
d’établissement des actes.
Si le prix du bail est stipulé payable en nature ou sur la base de cours de certains produits,
le droit est liquidé d'après la valeur des produits au jour du contrat ou au début de chaque période
déterminée par une estimation des parties.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 342 et 543, les mutations de jouissance d’immeubles sont enregistrées :
- au taux intermédiaire de 10 % pour les immeubles urbains à usage professionnel, industriel ou
commercial ;
- au taux moyen de 5 % pour les immeubles ruraux à usage professionnel, industriel ou
commercial ;
- au taux moyen de 5 % pour les immeubles urbains à usage d’habitation 33 ;
- au taux réduit de 2 % pour les immeubles ruraux à usage d’habitation.
33
Les contrats de location d’immeubles urbains à usage d’habitation consentis aux sociétés et entreprises en vue de
loger leurs personnels et cadres sont enregistrés au taux intermédiaire de 10 %.
148
Selon les dispositions de l’article 312 du CGI, le règlement du montant des droits
d’enregistrement des contrats de location d’immeubles, à durée limitée, peut être fractionné en
autant de paiements qu’il y a de périodes triennales ( 3 ans) dans la durée du bail.
Les droits sur les locations verbales des biens immeubles sont acquittés, chaque année,
entièrement à partir du 1er jour de l’exercice.
5- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de jouissance.
Tout acte de mutations de jouissance d’immeubles non enregistré, dans les délais,
entraîne une amende égale au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
149
Exemple d’application :
2004 par la société SOTRABOIS S.A., mentionne un redressement des droits d’enregistrement
d’un montant principal de FCFA 24 004 500 , une amende de FCFA 24 004 500 et des pénalités
de recouvrement de FCFA 7 201 350.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 24 004 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
7 201 350 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
7 201 350
24 004 500
151
1- L’exigibilité
Selon les articles 268 à 276 du CGI, la location du fonds de commerce génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés :
- pour les contrats de location sous seing privé, dans un délai de 3 mois à compter de la date
d’établissement des actes.
- pour les contrats de location notariés, dans un délai de 1 mois à compter de la date
d’établissement des actes.
Si le prix du bail est stipulé payable en nature ou sur la base de cours de certains produits,
le droit est liquidé d'après la valeur des produits au jour du contrat ou au début de chaque période
déterminée par une estimation des parties.
2- Taux d’enregistrement
Selon les articles 341 et 543, les mutations de jouissance de fonds de commerce sont
enregistrées au taux intermédiaire de 10 %.
- trois exemplaires des contrats de location sous seing privé doivent être timbrés à 500 F la
feuille ;
- la minute des contrats de location notariés doit être timbrée à 500 F.
5- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les mutations de jouissance.
Tout acte de mutations de jouissance de fonds de commerce non enregistré, dans les
délais, entraîne une amende égale au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
La société CCO S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
154
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 48 006 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
14 402 700 constituent pour la société CCO S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
14 402 700
48 006 000
On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par la constitution des
sociétés ;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par l’augmentation de
capital.
155
I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par la constitution des sociétés
1- L’exigibilité
Selon les articles 294 à 314 du CGI, la constitution des sociétés génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de un (1) mois
à compter de la date d’établissement des actes.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 346 et 544, la constitution des sociétés est enregistrée aux taux
dégressifs suivants :
- 2 % avec un maximum de 750 000 francs pour la tranche comprise entre 0 et 750 000 000 de
francs de capital ;
- 1,5 % avec un maximum de 1 500 000 de francs pour la tranche comprise entre 750 000 001 et
1 500 000 000 francs de capital ;
- 1 % avec un maximum de 3 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 1 500 000 001 et
3 000 000 000 de francs de capital
- 0,5 % avec un maximum de 5 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 3 000000 001
et 5 000 000 000 de francs de capital ;
- 0,25 % avec un maximum de 2 500 000 francs pour la tranche supérieure à 5 000 000 000 de
francs de capital.
Selon les dispositions de l’article 314 du CGI, le montant, des droits d’enregistrement des
actes de constitution des sociétés, peut être fractionné et payé comme suit :
le 1/3 lors du dépôt de l'acte à la formalité ;
le paiement de chacun des 2 autres tiers, semestriellement dans le mois qui suit
l'expiration du délai.
156
Le paiement différé ne peut être accordé que si la demande est accompagnée de la caution
d'un établissement bancaire ayant son siège dans l'Etat du Centre des Impôts compétent.
Les sommes dont le paiement est fractionné sont augmentées d'un intérêt de 6 % par mois
ou fraction de mois à compter du jour où la formalité est devenue exigible.
Tout paiement hors délai de l'une ou l'autre des fractions entraîne l'exigibilité du double
de cette fraction, soit un droit en sus et le paiement de la fraction restant due.
5- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur la constitution des sociétés.
Tout acte de constitution des sociétés non enregistré, dans les délais, entraîne une amende
égale au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
157
Exemple d’application :
La société CCO S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
montant principal de FCFA 2 250 000 , une amende de FCFA 2 250 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 675 000.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 2 250 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 675 000
constituent pour la société CCO S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
675 000
2 250 000
159
1- L’exigibilité
Selon les articles 294 à 314 du CGI, l’augmentation de capital génère des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de un (1) mois
à compter de la date d’établissement des actes.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 346 et 544, la constitution des sociétés est enregistrée aux taux
dégressifs suivants :
- 2 % avec un maximum de 750 000 francs pour la tranche comprise entre 0 et 750 000 000 de
francs de capital ;
- 1,5 % avec un maximum de 1 500 000 de francs pour la tranche comprise entre 750 000 001 et
1 500 000 000 francs de capital ;
- 1 % avec un maximum de 3 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 1 500 000 001 et
3 000 000 000 de francs de capital
- 0,5 % avec un maximum de 5 000 000 de francs pour la tranche comprise entre 3 000000 001
et 5 000 000 000 de francs de capital ;
- 0,25 % avec un maximum de 2 500 000 francs pour la tranche supérieure à 5 000 000 000 de
francs de capital.
Selon les dispositions de l’article 314 du CGI, le montant, des droits d’enregistrement des
actes d’augmentation de capital des sociétés, peut être fractionné et payé comme suit :
le 1/3 lors du dépôt de l'acte à la formalité ;
le paiement de chacun des 2 autres tiers, semestriellement dans le mois qui suit
l'expiration du délai.
160
Le paiement différé ne peut être accordé que si la demande est accompagnée de la caution
d'un établissement bancaire ayant son siège dans l'Etat du Centre des Impôts compétent.
Les sommes dont le paiement est fractionné sont augmentées d'un intérêt de 6 % par mois
ou fraction de mois à compter du jour où la formalité est devenue exigible.
Tout paiement hors délai de l'une ou l'autre des fractions entraîne l'exigibilité du double
de cette fraction, soit un droit en sus et le paiement de la fraction restant due.
5- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur la constitution des sociétés.
Tout acte d’augmentation de capital des sociétés non enregistré, dans les délais, entraîne
une amende égale au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
La société CCO S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
redressement, l’Avis de Mise en Recouvrement reçu le 04 avril 2004 par la société CCO S.A.,
mentionne un redressement des droits d’enregistrement d’un montant principal de FCFA
9 500 000 , une amende de FCFA 9 500 000 et des pénalités de recouvrement de FCFA
2 850 000.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 9 500 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 2 850 000
constituent pour la société CCO S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
2 850 000
9 500 000
163
On distingue :
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt
appréciées comme actes de commerce;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt
non appréciées comme actes de commerce;
- Le traitement du redressement des droits d’enregistrement générés par les cautions;
I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt
appréciées comme actes de commerce
1- L’exigibilité
Selon les articles 546, 585 et 586 du CGI, les conventions de prêt, appréciées comme
actes de commerce c'est-à-dire passées avec les établissements de crédits, génèrent des droits
d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois (3)
mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des conventions
synallagmatiques.
2- L’assiette
La base d’imposition est en principe constituée par le montant du prêt exprimé dans
l’acte, augmenté des charges au profit du bénéficiaire.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 546, 585 et 586 du CGI, les conventions de prêt appréciées comme
actes de commerce sont soumis au droit de timbre gradué. Le taux est fixé comme suit pour
chaque exemplaire de acte :
4- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les conventions de prêt appréciées comme
actes de commerce.
Tout acte de convention de prêt non enregistré, dans les délais, entraîne une amende égale
au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 304 500 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 91 350
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
91 350
304 500
167
I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par les conventions de prêt non
appréciées comme actes de commerce
1- L’exigibilité
Selon l’article 343 du CGI, les conventions de prêt, non appréciées comme actes de
commerce c'est-à-dire passées avec les personnes physiques ou morales autres que les
établissements de crédits, génèrent des droits d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement
doivent être reversés dans un délai de trois (3) mois à compter de la date d’établissement des
actes sous seing privé constatant des conventions synallagmatiques.
2- L’assiette
La base d’imposition est en principe constituée par le montant du prêt exprimé dans
l’acte, augmenté des charges au profit du bénéficiaire.
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 343 et 543, les conventions de prêt non appréciées comme actes de
commerce sont enregistrées au taux réduit de 2 %.
4- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les conventions de prêt non appréciées
comme actes de commerce.
168
Tout acte de convention de prêt non enregistré, dans les délais, entraîne une amende égale
au montant des droits simples.
1- Le traitement fiscal
Le redressement des droits d’enregistrement, générés par les conventions de prêt non
appréciées comme actes de commerce, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de
recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles pour
l’entreprise.
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
170
L’amende qui s’élève à FCFA 4 006 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA
1 201 800 constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
1 201 800
4 006 000
I- Principes généraux des droits d’enregistrement générés par les cautions inscrites sur les
contrats de location et divers actes
1- L’exigibilité
Selon l’article 344 du CGI, les cautions inscrites sur les contrats de location, génèrent des
droits d’enregistrement. Ces droits d’enregistrement doivent être reversés dans un délai de trois
(3) mois à compter de la date d’établissement des actes sous seing privé constatant des
conventions synallagmatiques. Ces droits d’enregistrement sont supportés par le bailleur.
2- L’assiette
3- Taux d’enregistrement
Selon les articles 344 et 543, les cautions inscrites sur les contrats de location sont
enregistrées au taux réduit de 1 %.
4- Redressement
Les droits d’enregistrement sont assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul des droits d’enregistrement, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de cinq (5) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière des droits d’enregistrement sur les cautions inscrites sur les contrats de
locations et divers actes.
Toute caution non enregistrée, dans les délais, entraîne une amende égale au montant des
droits simples.
1- Le traitement fiscal
Le redressement des droits d’enregistrement, générés par les cautions inscrites sur les
contrats de location et divers actes, entraîne des pénalités d’assiette et des pénalités de
recouvrement. Ces pénalités constituent des charges non fiscalement déductibles pour
l’entreprise.
2- Le traitement comptable
172
Exemple d’application :
La société ASSURIX S.A. est une entreprise d’assurances située à Douala. Cette
entreprise est propriétaire d’un immeuble (à plusieurs appartements) qu’elle loue. Au cours du
mois de janvier 2004, elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
montant principal de FCFA 1 200 000, une amende de FCFA 1 200 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 360 000.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des droits d’enregistrement générés par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 1 200 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 360 000
constituent pour la société ASSURIX S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
360 000
1 200 000
174
CHAPITRE IV
On entend par traitements et salaires : « les rémunérations versées aux personnes qui sont
placées dans état de subordination juridique vis-à-vis de leur employeur. Qu’il s’agisse
d’ouvriers ou d’agents de maîtrise, d’employés, « de cadre » ou de « cadres supérieurs »34
autrement dit les impôts sur salaires sont des prélèvements à la source opérés sur les revenus et
ayant leur source dans un contrat de travail écrit ou verbal.
Auprès de l’Administration Fiscale, c’est l’entreprise qui est le redevable aussi bien des
impôts sur salaires supportés par les employés que des impôts sur salaires supportés par elle-
même.
Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :
34
Francis LEFEBVRE, les impôts en France, traité pratique, 1972, 4ème Edition, P139.
35
L’augmentation du salaire de l’employé entraîne une modification du contrat de travail. Donc suite à une
augmentation de salaire, un avenant doit être rédigé.
175
Certains employés, surtout dans le secteur industriel, ont des salaires négociés sur des
taux horaires, dont les montants se trouvent sur la grille des salaires en vigueur au Cameroun.
Le nombre d’heures normales est de 173,33 heures. Ce nombre n’est qu’une référence car
certains mois, le nombre d’heures travaillées peut avoisiner les 184 heures.
3 - La prime d’ancienneté
C’est la prime qui récompense la stabilité et l’expérience. Son assiette de calcul est le
salaire minimum catégoriel du secteur d’activité du salarié. Le taux légal de détermination de la
prime d’ancienneté est fixé comme suit :
- 4 % après 2 ans d’ancienneté ( pour les employés qui bénéficient de la prime pour la
première fois).
- 2 % par année supplémentaire.
* Dans certains secteurs le nombre d’heures légal est supérieur à 40 heures par semaine. Les
heures d’équivalence sont :
- Pour l’agriculture : 48 heures par semaine ;
- Pour les emplois de maison : 54 heures par semaine ;
- Pour les cliniques, hôpitaux, ventes de détail des denrées alimentaires, stations services,
aérodromes, buanderies : 45 heures par semaine ;
- Pour le personnel hôtelier : 50 heures par semaine ;
- Pour les services de gardiennage et de surveillance : 56 heures par semaine.
5- Les indemnités
6– Le salaire exceptionnel
Parmi ces éléments de salaire exceptionnel, seuls les allocations congés ont un principe
de calcul bien défini. Le montant des autres éléments est fixé par l’employeur.
Le congé est un repos que prend le travailleur après douze mois de services effectifs chez
le même employeur.
177
Les allocations congés sont les sommes perçues correspondant à la période de congés.
- les allocations congés principales : ce sont les allocations correspondant à la durée principale de
congé.
Pour les salariés, des industries de transformation, des banques et des entreprises
forestières, elles sont égales au 1/16ème36 de la rémunération totale (salaire versé) pendant
les douze derniers mois.
Pour les salariés des entreprises du commerce, elles sont égales au 1/12ème37 de la
rémunération totale (salaire versé) pendant les douze derniers mois.
Pour les salariés, des industries de transformation, des banques et des entreprises
forestières :
Exemple d’application :
36
1/16ème correspond à 1,5/24, ce qui signifie que chaque fois que le salarié accompli 24 jours de travail, il a droit à
1,5 jours de congé.
37
1/12ème correspond à 2/24, ce qui signifie que chaque fois que le salarié accompli 24 jours de travail, il a droit à 2
jours de congé.
179
Solution :
Depuis son retour de derniers congés, Mme OSWALDE a travaillé pendant 14 mois.
1- Allocations congés
* Allocations congés principales (la base est la rémunération des douze derniers mois)
286 563 x 9
* Allocations congés supplémentaires = = 122 813
21
Les allocations totales de congés = 286 563 + 122 813 = 409 375
Ces prestations dont les montants sont fixés par la la Caisse Nationale de Prévoyance
Sociale sont :
180
8– Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction
ou à l'emploi.
Les avantages en nature proprement parlant sont des concessions gratuites aux employés
d’un bien dont l’employeur est propriétaire ou locataire (logement, véhicule, eau, électricité,
domestique, nourriture, téléphone, etc.)
Les entreprises versent souvent à leurs employés une indemnité en espèces représentative
d’avantage en nature.
Les avantages en nature sont imposables et cotisables pour leurs montants réels exceptés :
le logement, l’électricité, l’eau, les domestiques, les véhicules, la nourriture.
38
Depuis la circulaire N° 09/MINFI du 24 septembre 1980, la prime de transport entre dans la base taxable. Les
différentes conventions collectives imposent l’allocation d’une prime de transport à chaque employé lorsque
l’employeur ne fournit pas un moyen de transport au personnel.
181
Selon l’article 33 du Code Général des Impôts, les taux d’évaluation sont fixés comme
suit :
- Pour le logement : 15% de la base d’évaluation ;
- Pour l’eau : 2% de la base d’évaluation ;
- Pour l’électricité : 4% de la base d’évaluation ;
- Pour le domestique : 5% de la base d’évaluation ;
- Pour la voiture : 10% de la base d’évaluation ;
- Pour la nourriture : 10% de la base d’évaluation.
La durée de préavis est la durée pendant laquelle le salarié devra continuer à travailler
malgré sa lettre de démission ou la notification de licenciement établie par l’employeur.
CATEGORIE ANCIENNETE
Moins d’un an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans
De 1 à 6 15 jours 1 mois 2 mois
De 7 à 9 1 mois 2 mois 3 mois
De 10 à 12 1 mois 3 mois 4 mois
182
Lorsque le salarié travaille pendant la durée de son préavis, il perçoit son salaire normal.
Si le salarié ne travaille pas pendant la durée de son préavis, soit de son propre fait, soit du fait
de son employeur, la partie ayant refusé le préavis devra verser à l’autre une indemnité égale au
salaire total de la durée de préavis. Pour ce calcul, tous les éléments du salaire seront retenus y
compris les avantages en nature et les heures supplémentaires. Les indemnités et primes
spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou à l'emploi et les allocations
familiales n’entrent pas dans la base. On peut retenir comme base de calcul le dernier salaire si
cela avantage le salarié.
L’indemnité de licenciement est due en cas de licenciement dans le cadre d’un contrat de
travail à durée indéterminée. Elle est due même en cas de faute légère du salarié. L’indemnité de
licenciement n’est pas due en cas de faute lourde, de démission du salarié, d’arrivée à terme d’un
contrat à durée déterminée.
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi, les indemnités à caractère de remboursement de frais, les allocations familiales et les
indemnités représentatives d’avantage en espèces n’entrent pas dans la base de calcul.
Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000
183
RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
Travail A Faire :
Solution :
Calcul préliminaire
Taux horaire de Mme LARADE
Taux horaire = 500 000/173,33 = 2 884,67
Montant des heures supplémentaires à 20%
Heures supplémentaires = 2 884,67 x 1,2 x 29 = 100 387
A- Principes généraux des retenues sociales : les cotisations Pension Vieillesse, Maladie,
Décès
Elles sont essentiellement constituées des cotisations Pension Vieillesse, Maladie, Décès.
1- Le taux
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;
Le plafond de la base de détermination des cotisations est de 3 600 000 FCFA par an soit
300 000 F par mois.
3- La liquidation
La cotisation Pension Vieillesse due par le salarié est retenue à la source par l’employeur
lors de chaque paiement des sommes imposables, mention en est faite sur la fiche de paie remise
au salarié.
Notons :
SCP : le Salaire Cotisable Plafonné
PV : Pension Vieillesse
PV = SCP x 2,8 %
Exemple d’application :
39
Le plancher et le plafond sont fixés par le décret N° 90/1198 du 03 août 1990 fixant le taux et l’assiette des
cotisations dues à la CNPS pour les branches des Prestations Familiales et l’assurance Pensions de Vieillesse,
d’Invalidité et de Décès.
186
Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000
RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieur à 3 600 000 F.
Travail A Faire :
Solution :
Evaluation du salaire cotisable de Mme LARADE
Salaire cotisable non plafonné = 860 387, salaire cotisable plafonné = 300 000
La cotisation Pension Vieillesse = 300 000 x 2,8 % = 8 400
4- Exigibilité
La cotisation Pension Vieillesse retenue à la source par l’employeur doit être reversée
dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les salaires ont été réglés ou inscrits en charges
déductibles.
5- Le redressement
Les cotisations CNPS sont assises sur des bases de cotisations déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services de la CNPS.
187
Selon les articles 25 et 34 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, lorsque la CNPS constate une insuffisance, une
inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base ayant servi au calcul des cotisations,
les redressements correspondants sont effectués.
Après un délai de trente (30) ans la CNPS perd son droit de contrôle et de vérification en
matière des cotisations.
6- Majorations
Selon les articles 32 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, les cotisations qui ne sont acquittées dans les délais sont
passibles d’une majoration de 10 %. Cette majoration est augmentée de 3 % des cotisations dues
pour chaque trimestre ou fraction de trimestre écoulée après l’expiration d’un délai de trois mois
à compter de la date d’échéance des cotisations.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la cotisation
Pension Vieillesse, supportée par le salarié, n’est plus supportée par le redevable réel qui est
l’employé, mais par le redevable légal qui est l’entreprise.
2- Le traitement comptable
Puisque les majorations sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses
obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités Ordinaires.
188
D 65 - Autres charges C
Majorations suite
au redressement
des cotisations PV
Exemple d’application :
Au cours de ce contrôle, les agents de la CNPS ont constaté que sur la période allant du
er
1 juillet au 31 décembre 2002, la SOTRABOIS n’a pas reversé les cotisations Pension
Vieillesse. Suite à un redressement, la notification reçu le 04 avril 2004 par la société
SOTRABOIS S.A., mentionne un redressement des cotisations Pension Vieillesse d’un montant
principal de FCFA 6 300 000, une majoration de FCFA 752 850.
Travail A Faire :
189
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des cotisations sociales générées par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Les majorations qui s’élèvent à FCFA 752 850 constituent pour la société SOTRABOIS
S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.
* Traitement comptable
D 65 - Autres charges C
752 850
Les différentes retenues fiscales sont : l’Impôt sur les Revenus Salariaux, la contribution
salariale au Crédit Foncier du Cameroun, la Redevance Audio Visuelle, la Taxe Communale.
Ces retenues doivent être reversées dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les
salaires ont été réglés ou inscrits en charges déductibles.
190
La loi de Finances 2002/014 du 30 décembre 2002 institue l’Impôt sur les Revenus
Salariaux (IRS)40 en remplacement de la Taxe Proportionnelle sur Salaires et de la Surtaxe
Progressive.
1- La base d’imposition
Selon les articles 29 et 34 du CGI, le salaire taxable est constituée de l’ensemble des
éléments suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- la prime de transport;
- les avantages en nature ;
- l’indemnité de préavis ;
- les indemnités et primes de fin de carrière41.
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.
L’assiette de l’Impôt sur les Revenus Salariaux est constituée du salaire taxable annuel
après déduction des frais professionnels calculés forfaitairement au taux de 20 %, des cotisations
versées à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, d’un montant forfaitaire de 500 000 FCFA.
Selon l’article 81 du CGI, les salaires inférieurs à 52 000 FCFA ne sont pas taxables
l’Impôt sur les Revenus Salariaux.
40
Cet impôt est entré en vigueur le 1er janvier 2004
41
Les indemnités et primes de fin de carrière sont : l’indemnité de licenciement, l’indemnité de fin de carrière,
l’indemnité de rupture du contrat de travail, l’indemnité de décès, l’indemnité de départ en retraite, la prime de
bonne séparation, la prime de conversion.
L’indemnité de licenciement n’est pas taxable lorsque l’employé a été licencié pour des raisons économiques.
191
2- La liquidation
Le barème que nous avons conçu et qui se trouve à l’annexe de cet ouvrage donne pour le
salaire taxable, le montant principal correspondant, auquel il faut ajouter les centimes
additionnels communaux.
L’Impôt sur les Revenus Salariaux peut être aussi déterminé par calcul selon le processus
suivant :
Notons :
STm : le Salaire Taxable mensuel.
STa : le Salaire Taxable annuel = STm x 12
PVm : Cotisation Caisse Nationale de Prévoyance Sociale mensuelle
PVa : Cotisation Caisse Nationale de Prévoyance Sociale annuelle : PVa = PVm x 12
SNC : le Salaire Net Catégoriel
SNC = STa – 20 % STa – PVa
Ba : la base de calcul annuel Ba = SNC – 500 000
Selon l’article 69 du CGI, l’impôt sur les Revenus Salariaux est calculé par application du
barème ci-après sur la base de calcul annuel :
- De 0 à 2 000 000 10 %
- De 2 000 001 à 3 000 000 15 %
- De 3 000 001 à 5 000 000 25 %
- Plus de 5 000 000 35 %
Soit Ba1, Ba2, …….., BaN, les tranches de Ba et t1, t2, ……….., tN, les taux du barème annuel de
la base correspondant à Ba1, Ba2, …….., baN.
Diviser Ba suivant les tranches du barème annuel : Ba1, Ba2, …….., BaN,
Multiplier chaque tranche de la base annuelle par le taux correspondant figurant au barème pour
l’impôt suivant :
Exemple d’application 1:
Le 30 juin 2000 , on vous communique les informations suivantes (les montants sont en Frs
CFA):
Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000
RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieur à 3 600 000 F.
Travail A Faire :
Déterminer l’Impôt sur les Revenus Salariaux à retenir sur le salaire de Mme LARADE.
Solution :
Nous avons montré à la section 1 de ce chapitre que le salaire taxable mensuel de Mme
LARADE s’élève à 750 484
Selon le barème l’IRS = 117 797 IRS (avec CAC) = 129 379
Par calcul :
Nous avons montré à la section 2 de ce chapitre que la cotisation CNPS de Mme LARADE
s’élève à 8 400
193
Exemple d’application 2:
Le 30 juin 2000, on vous communique les informations suivantes (les montants sont en
Frs CFA):
Mme OSWALDE
- Salaire de base mensuel 103 000
- Prime de transport mensuel 20 000
Travail A Faire :
Solution :
194
2- Impôt sur les Revenus Salariaux à retenir sur le salaire de Mme OSWALDE
Par calcul :
3- Redressement
L’Impôt sur les Revenus Salariaux, est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de l’Impôts sur les Revenus Salariaux, les redressements correspondants sont effectués
suivant la procédure contradictoire.
195
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne l’Impôt sur les Revenus Salariaux. En nous référant à l’article L6 du
LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de l’Impôt sur les Revenus
Salariaux peut excéder une dizaine d’années.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’Impôt sur les Revenus Salariaux, et qui ont conduit l’Administration
Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus Salariaux n’est plus supporté par le redevable réel, mais par le redevable légal.
Le redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux génère des pénalités d’assiette et
des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a
pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges comptables non fiscalement
déductibles.
2- Le traitement comptable
196
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus Salariaux n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.
Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de l’Impôt sur les Revenus
Salariaux constitue une charge Hors Activités Ordinaires.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires
Exemple d’application :
La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
197
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de l’Impôt sur les Revenus Salariaux généré par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus Salariaux issu de ce redressement, qui
s’élève à FCFA 6 500 000, ne constitue pas une charge pour la société SOTRAF S.A..
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 5 200 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.
* Traitement comptable
3 250 000
1 950 000
198
La contribution Crédit Foncier du Cameroun due par le salarié est retenue à la source par
l’employeur lors de chaque paiement des sommes imposables, mention en est faite sur la fiche de
paie remise au salarié.
1- Le taux
2- La base d’imposition
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.
Selon l’article 81 du CGI, les salaires inférieurs à 52 000 FCFA ne sont pas soumis à la
contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun.
3- La liquidation
Notons :
CFC : la contribution Crédit Foncier du Cameroun
Exemple d’application :
Solution :
4- Redressement
La contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun. En nous
référant à l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification
de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun peut excéder une dizaine d’années.
5- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires
Exemple d’application :
La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la contribution salariale au Crédit Foncier du Cameroun.
202
Solution :
* Traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 3 360 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.
* Traitement comptable
2 100 000
1 260 000
1- La base d’imposition
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
- la prime de transport;
- les avantages en nature ;
- l’indemnité de préavis ;
- les indemnités et primes de fin de carrière.
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.
Selon l’article 81 du CGI, les salaires inférieurs à 52 000 FCFA ne sont pas soumis à la
Redevance Audio Visuelle.
2- Le barème
3- La liquidation
42
Selon l’instruction N° 002/MINFI/DI/LC/L du 04 février 2004, les salaires taxables de moins de FCFA 52 000
sont exonérés de la RAV.
204
La Redevance Audio Visuelle due par le salarié est retenue à la source par l’employeur
lors de chaque paiement des sommes imposables, mention en est faite sur la fiche de paie remise
au salarié.
Exemple d’application :
Solution :
4- Redressement
La Redevance Audio Visuelle est assise sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la Redevance Audio Visuelle, les redressements correspondants sont effectués suivant
la procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la Redevance Audio Visuelle (salariale). En nous référant à l’article
L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la Redevance
Audio Visuelle (salariale) peut excéder une dizaine d’années.
5- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la Redevance Audio Visuelle, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
206
Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires
Exemple d’application :
La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
207
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la Redevance Audio Visuelle.
Solution :
* Traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 400 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges comptables non fiscalement déductibles.
* Traitement comptable
250 000
150 000
Seul le chef de famille paie la taxe communale. (la femme mariée dont le mari est salarié
ne paie pas).
1- La base d’imposition
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi n’entrent pas dans la base taxable.
2- Le barème
Un barème est publié par chaque commune (ce barème pouvant être différent d’une
commune à l’autre).
3- La liquidation
Exemple d’application :
Solution :
4- Redressement
La Taxe Communale est assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables.
Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent
les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la Taxe Communale, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la Taxe Communale. En nous référant à l’article L6 du LFP, nous
pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la Taxe Communale peut excéder
une dizaine d’années.
5- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la Taxe Communale, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer
des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la Taxe
Communale n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.
2- Le traitement comptable
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la Taxe
Communale n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pénalités du
redressement des
impôts sur salaires
Exemple d’application :
La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la Taxe Communale.
212
Solution :
* Traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 56 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges (des Activités Ordinaires) comptables non fiscalement
déductibles.
* Traitement comptable
35 000
21 000
Ils sont pour l’essentiel constitués de taxes parafiscales versées à certains organismes
publics ou semi-publics à vocation économique pour les approvisionner en ressources
financières.
Ces taxes doivent être liquidées dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les
salaires ont été réglés ou inscrits en charges déductibles, au vu de la déclaration dont le modèle
est fourni par l’Administration Fiscale.
Instituée par la loi N° 77/10 du 13 juillet 1977, qui sera modifiée par la loi N° 90/050 du
19 décembre 1990, la contribution patronale au Crédit Foncier est la quote-part par que
l’employeur paie chaque mois pour alimenter la cagnotte destinée à soutenir financièrement la
réalisation des projets de promotion de l’habitat 45.
La contribution patronale au Crédit Foncier concerne les employeurs des secteurs publics
et privés.
43
Loi N° 77/10 du 13 juillet 1977 portant institution d’une contribution au Crédit Foncier.
44
Loi N° 90/05 du 19 décembre 1990 modifiant la loi N° 77/10 du 13 juillet 1977 sus visée, fixant la part de cette
contribution destinée au FNE.
45
L’art. 2 de la loi N° 77/10 du 13 juillet énonce : « la contribution au Crédit Foncier est destinée à alimenter le
Crédit Foncier du Cameroun dont l’objet est d’apporter un concours financier à la réalisation des projets de
promotion de l’habitat ».
214
a- La base d’imposition
Remarque : Les avantages en nature devront être retenus pour leur montant réel. Si le logement
appartient à l’employeur, l’avantage en nature est égal au montant de l’amortissement est
entièrement réalisé, aucun avantage n’est pris en compte pour le calcul de cette contribution.
b- Le taux
Le taux applicable s’élève à 1,5 % aux termes des dispositions de l’art. 6 (nouveau) du
décret N° 90/0850 du 19 décembre 1990 qui répartit le taux entre le CFC et la FNE.
c- La liquidation
Notons :
SIP : le Salaire Imposable Patronal ;
CFCP : la contribution au Crédit Foncier au Cameroun Patronale
Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000
RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieur à 3 600 000 F.
Travail A Faire :
Solution :
La contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun à verser par l’entreprise est : 15 246
216
d- Redressement
La contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de contribution patronale au crédit Foncier du Cameroun.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
a- Le traitement fiscal
b- Le traitement comptable
Exemple d’application :
La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la contribution patronale au Crédit Foncier du Cameroun.
Solution :
* Traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 2 600 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
219
2 000 000
600 000
a- La base d’imposition
Remarque : Les avantages en nature devront être retenus pour leur montant réel. Si le logement
appartient à l’employeur, l’avantage en nature est égal au montant de l’amortissement. Lorsque
l’amortissement est entièrement réalisé, aucun avantage n’est pris en compte pour le calcul de
cette contribution.
b- Le taux
c- La liquidation
Notons :
SIP : le Salaire Imposable Patronal ;
FNE : la contribution au Fonds National de l’Emploi
FNE = SIP x 1 %
Solution :
La contribution patronale au Fonds National de l’Emploi à verser par l’entreprise est : 10 164
d- Redressement
La contribution patronale au Fonds National de l’Emploi est assise sur des bases
d’imposition déclarées par les contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de
contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de contribution patronale au Fonds National de l’Emploi.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
a- Le traitement fiscal
b- Le traitement comptable
Exemple d’application :
La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la contribution patronale au Fonds National de l’Emploi.
Solution :
* Traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 2 000 000 constituent pour la
société SOTRAF S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
224
1 250 000
750 000
Les charges patronales sociales sont constituées par des sommes versées par les
employeurs à la Caisse National de Prévoyance Sociale en vue de se prémunir contre les
événements heureux ou malheureux qui gouvernent la vie d’un individu.
Ces cotisations doivent être liquidées dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel
les salaires ont été réglés ou inscrits en charges déductibles, au vu de la déclaration dont le
modèle est fourni par la Caisse National de Prévoyance Sociale.
1- Les taux
Le taux est de 7 % pour le régime général, 5,65 % dans l’agriculture et 3,7 % dans
l’enseignement.
Le taux est de :
- 1,75 % , pour les entreprises du groupe A, à risque faible :
* l’agriculture et les entreprises agro-industrielles, l’horticulture, la sylviculture ;
* l’élevage sans abattoir ni conserveries annexes, la pisciculture ;
* les cabinets d’architectes, les promoteurs immobiliers ;
* les entreprises de distribution ;
* les banques et autres établissements financiers ;
* les entreprises de transport ferroviaires ;
* les professions libérales, etc.
La base de détermination des cotisations est constituée l’ensemble des éléments suivants :
- le salaire de base mensuel ou le salaire mensuel des heures normales ;
- la prime d’ancienneté ;
- le salaire des heures supplémentaires ;
- les indemnités à caractère de complément de salaire ;
- les indemnités en espèces représentatives d’avantages en nature ;
- le salaire exceptionnel ;
226
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;
Le plafond de la base de détermination des cotisations est de 3 600 000 FCFA par an soit
300 000 F par mois.
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;
Le plafond de la base de détermination des cotisations est de 3 600 000 FCFA par an soit
300 000 F par mois.
Les indemnités et primes spéciales destinées à couvrir des frais inhérents à la fonction ou
à l'emploi et les indemnités et primes de fin de carrière (indemnité de licenciement, indemnité de
fin de carrière, indemnité de rupture du contrat de travail, indemnité de décès, indemnité départ
en retraite, prime de bonne séparation, prime de reconversion) n’entrent pas dans la base de
détermination des cotisations ;
3- La liquidation
Notons :
SCP : le Salaire Cotisable Plafonné
AF : les cotisations pour allocations familiales
AF = SCP x 7 %
Mme LARADE
- Salaire de base 500 000
- Indemnité de logement 160 000
- Indemnité de représentation 156 000
RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES :
a) Mme LARADE a effectué 29 heures supplémentaires à 20 %.
b) Mme LARADE bénéficie d’un véhicule appartenant à l’entreprise. Le carburant et
l’amortissement de véhicule s’élèvent à 100 000 FCFA pour le mois de juin 2000.
c) Le salaire annuel de Mme LARADE est supérieure à 3 600 000 F.
Travail A Faire :
Solution :
Notons :
SCP : le Salaire Cotisable Plafonné
ASVMD : les cotisations pour assurances vieillesse, maladie, décès
Solution :
Notons :
SCNP : le Salaire Cotisable Non Plafonné
ACMP : les cotisations pour accident et maladie professionnels
Solution :
4- Le redressement
Les cotisations CNPS sont assises sur des bases de cotisations déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services de la CNPS.
230
Selon les articles 25 et 34 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, lorsque la CNPS constate une insuffisance, une
inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base ayant servi au calcul des cotisations,
les redressements correspondants sont effectués.
Après un délai de trente (30) ans la CNPS perd son droit de contrôle et de vérification en
matière des cotisations.
5- Majorations
Selon les articles 32 du Décret N° 74-26 du 11 janvier 1974 fixant les modalités
d’application de certaines dispositions de l’ordonnance N° 73-17 du 22 mai 1973 portant
organisation de la prévoyance sociale, les cotisations qui ne sont acquittées dans les délais sont
passibles d’une majoration de 10 %. Cette majoration est augmentée de 3 % des cotisations dues
pour chaque trimestre ou fraction de trimestre écoulée après l’expiration d’un délai de trois mois
à compter de la date d’échéance des cotisations.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
D 65 - Autres charges C
Majorations suite
au redressement
charges patronales
sociales
Exemple d’application :
Au cours de ce contrôle, les agents de la CNPS ont constaté que sur la période allant du
er
1 juillet au 31 décembre 2002, la SOTRABOIS n’a pas reversé les charges patronales sociales.
Suite à un redressement, la notification reçu le 04 avril 2004 par la société SOTRABOIS S.A.,
mentionne un redressement des charges patronales sociales d’un montant principal de FCFA
18 900 000, une majoration de FCFA 2 258 550.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement des charges patronales sociales générées par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal des charges patronales sociales issu de ce redressement, qui s’élève
à FCFA 18 900 000, constitue pour la société SOTRABOIS S.A. une charge fiscalement
déductible.
232
Les majorations qui s’élèvent à FCFA 2 258 550 constituent pour la société
SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
D 65 - Autres charges C
2 258 550
233
CHAPITRE V
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
L’IMPOT SUR LES REVENUS DES CAPITAUX MOBILIERS (IRCM)
ET DE L’IMPOT SUR LES REMUNERATIONS OCCULTES
A- Principe
Selon l’article 35 du CGI, par revenus de capitaux mobiliers on entend les différents
revenus suivants:
- Les distributions occultes des revenus (dont on peut identifier les bénéficiaires) ;
- Les produits des actions et des parts sociales et revenus assimilés;
- Les revenus des obligations négociables ;
- Les revenus des créances, dépôts, cautionnements et comptes courants;
- Les gains réalisés à l’occasion de la cession d’actions, d’obligations et autres parts de capital.
B- Taux
Selon l’article 70 du CGI, le taux de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers
versés à des personnes physiques ou morales est de 15 % auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux ce qui porte le taux à 16,5 %.
Ce taux est fixé à 10 % pour les plus-values sur cessions de titres d’un montant net global
supérieur à 500 000 FCFA.
C- Recouvrement de la taxe
Selon l’article 85 du CGI, l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers du au titre des
distributions des dividendes, tantièmes et jetons de présence doit être réglé dans les 15 jours
suivant le mois au cours duquel les opérations ont été réalisées.
234
Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :
- le traitement de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté généré par un
redressement ;
- le traitement de l’Impôt le sur les Rémunérations occultes généré par un redressement ;
Section 2 : - Le traitement de l’Impôt le sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté
généré par un redressement
A- Le traitement de l’IRCM collecté sur les revenus occultes 47 généré par un redressement
1- La base d’imposition
L’IRCM sur les revenus occultes est un impôt sur le revenu. Il est déterminé en fin
d’exercice et supportée par l’entreprise.
47
Dont on peut identifier les bénéficiaires
235
- la fraction excédentaire des sommes versées à des services ou à des organismes d’intérêt
général à caractère philanthropique, éducatif, sportif, scientifique, social et familial. Les dons et
subventions qui respectent les conditions imposées par le Code Général des Impôts ne sont
déductibles qu’à concurrence de 0,5 % du Chiffre d’Affaires.
- les dons et subventions qui ne respectent pas les conditions imposées par le Code Général des
Impôts.
- la fraction excédentaire des rémunérations de certains services effectifs (études, assistance
technique, financier ou comptable) rendus aux entreprises camerounaises par des personnes
physiques ou morales étrangères. En effet, les frais de siège et d’assistance technique versés à
l’étranger ne sont déductibles qu’à concurrence d’un montant égal à 10 % du bénéfice imposable
déterminé avant déduction des frais en cause. Si l’exercice concerné est déficitaire, on retient
pour le calcul la limite de 10 % du bénéfice du dernier exercice non prescrit fiscalement parlant.
Lorsqu’il s’agit des entreprises de travaux publics, la limitation est de 5 % du Chiffre d’Affaires,
et 15 % du Chiffre d’Affaires pour les bureaux d’études fonctionnant conformément à la
réglementation relative aux bureaux d’études et d’ingénieurs conseils.
- les sommes versées pour utilisation des brevets, marques, dessins et modèle en cours de
validité, dans l’hypothèse ou l’entreprise concédante serait sise hors de la CEMAC et
participerait directement ou indirectement, soit au capital, soit à la gestion de l’entreprise
bénéficiaire.
2- La liquidation
Notons :
- R.O. : les revenus occultes
- IRCM/RO : l’IRCM sur revenus occultes
Exemple d’application :
A la fin de l’exercice 2002, l’analyse des charges de la société SOCATEX S.A. montre
que la fraction excédentaire des commissions, versées à des bureaux d’achats situés à l’étranger,
s’élève à FCFA 12 000 000.
Travail A Faire :
Déterminer le montant de l’impôt sur le revenu qui résulte de cette distribution occulte de
revenus.
Solution :
236
3- Redressement
Lorsque l’entreprise ne procède pas elle-même à la régularisation des impôts générés par
les distributions occultes de revenus, l’Administration Fiscale, après un contrôle, effectue les
redressements correspondants suivant la procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté. En nous
référant à l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification
de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté peut excéder une dizaine d’années.
4- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les omissions ou dissimulations qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements, concernant l’Impôt sur les Revenus des
Capitaux Mobiliers collecté, donnent droit à l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
II- Le traitement comptable et fiscal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers
collecté généré par un redressement
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est
plus supporté par le redevable réel, mais par le redevable légal.
237
Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, généré
par ce redressement, ne constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge comptable
non fiscalement déductible.
L’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, issu d’un redressement, génère
des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait
que le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges
comptables non fiscalement déductibles.
2- Le traitement comptable
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est plus supportée par le redevable réel, mais par
le redevable légal.
Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de l’Impôt sur les Revenus
des Capitaux Mobiliers collecté constitue une charge Hors Activités Ordinaires.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pénalités liées au
redressement de
l'IRCM collecté
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté issu de ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
239
Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers issu de ce
redressement, qui s’élève à FCFA 3 300 000, est supportée par la société CUB S.A. et ne
constitue pas une charge.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 2 640 000 constituent
des charges non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
* Traitement comptable
1 650 000
990 000
I- Principes généraux de l’IRCM collecté sur les produits des actions et revenus assimilés
versés par l’entreprise
1- La base d’imposition
sont remboursées à la personne morale, elles viennent en déduction des revenus imposables pour
la période d'imposition au cours de laquelle le remboursement est effectivement intervenu.
- les sommes ou valeurs attribuées aux porteurs de parts bénéficiaires ou de fondateur au titre de
rachat de ces parts, pour la partie excédant leur valeur initiale ;
- les rémunérations et avantages occultes alloués aux associés actionnaires ou porteurs de parts ;
- les rémunérations et avantages divers alloués aux associés des sociétés anonymes ou à
responsabilité limitée , et réintégrés dans le bénéfice imposable.
- les rémunérations allouées aux membres des Conseils d’Administration des sociétés anonymes,
à quelque titre que ce soit, à l’exclusion des salaires et des redevances de propriété industrielle.
- la fraction excédentaire des rémunérations versées aux dirigeants associés. En effet, les
rémunérations à caractère salarial attribuées aux dirigeants associés ne sont déductibles qu’à
concurrence d’un montant égal à 10 % du bénéfice imposable déterminé avant déduction des
frais en cause. Si l’exercice concerné est déficitaire, on retient pour le calcul la limite de 10 % du
bénéfice du dernier exercice non prescrit fiscalement parlant. Lorsqu’il s’agit des entreprises de
travaux publics, la limitation est de 5 % du Chiffre d’Affaires, pour les sociétés à responsabilité
limitée, la limite est de ¼ du bénéfice déclaré par l’entreprise.
- les frais de location des biens meubles consentis par des associés ou actionnaires dirigeants
détenant directement ou indirectement plus de 10 % du capital de la société.
- la fraction excédentaire des intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils laissent ou
mettent à la disposition de la société en sus de leurs parts de capital. En effet, les comptes
courants associés sont rémunérés à la limite du taux des avances de la Banque Centrale majorée
de deux points.
2- La liquidation
Notons :
- RV : le montant des Revenus Versés ;
- IRCM/RV : l’IRCM sur ces Revenus Versés.
IRCM/RV= RV x 16,5 %
Exemple d’application :
Au cours du mois de janvier 2003, la société SOCATAM S.A. a effectué les opérations
suivantes :
- le 02/04/2003 : le conseil d’administration décide d’affecter 70 % du résultat net de l’entreprise
aux dividendes à distribuer. Ce résultat s’élève à 100 000 000 F.
- le 10/04/2003 : La SOCATAM verse par chèque à l’actionnaire Mr MABIAMA, qui détient
50 % du capital des dividendes.
241
Travail A Faire :
Déterminer l’IRCM collecté qui résulte de cette opération, et qui sera reversé au plus tard
le 15 février 2003.
Solution :
d- Redressement
A priori, l’Administration Fiscale présume exacte l’IRCM collecté sur les produits des
actions, inscrite sur les déclarations des contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le
droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de l’IRCM collecté sur les produits des actions, les redressements correspondants sont
effectués suivant la procédure contradictoire.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’IRCM collecté sur les produits des actions, et qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements donnent droit à l’application des
majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
242
II- Le traitement comptable et fiscal du redressement de l’Impôt sur les Revenus des
Capitaux Mobiliers collecté sur les produits des actions
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est
plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.
Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, généré
par ce redressement, ne constitue pas une charge pour l’entreprise. C’est une charge non
fiscalement déductible.
L’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté, issu d’un redressement, génère
des pénalités d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait
que le redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges
comptables non fiscalement déductibles.
2- Le traitement comptable
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, l’Impôt sur
les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté n’est plus supportée par le redevable réel, mais par
le redevable légal.
Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de l’Impôt sur les Revenus
des Capitaux Mobiliers collecté constitue une charge Hors Activités Ordinaires.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pénalités liées au
redressement de
l'IRCM collecté
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers collecté issu de ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
244
Le montant principal de l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers issu de ce
redressement, qui s’élève à FCFA 5 775 000, est supportée par la société CUB S.A. et ne
constitue pas une charge.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 4 600 000 constituent
des charges comptables non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
* Traitement comptable
2 887 500
1 732 500
1- Le taux
245
Selon les dispositions de l’article 45 du CGI, les Rémunérations Occultes sont taxés à
l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques au taux le plus élevé donc 35 % auquel il faut
ajouter 10 % de Centimes Additionnels Communaux ce qui porte le taux à 38,5 %..
2- le délai de déclaration
L’Impôt sur les Rémunérations Occultes doit être réglé dans les 15 jours suivant le dépôt
de la Déclaration Statistique et Fiscale.
3- La base d’imposition
La base d’imposition est constituée par la somme des rémunérations occultes après
abattement d’un montant forfaitaire de 500 000 FCFA.
4- La liquidation
Notons :
IRO : l’Impôt sur les Rémunérations Occultes
Exemple d’application :
Au 30 juin 2004, l’analyse des charges de la société SOCATEX S.A. fait ressortir des
dons non fiscalement déductibles ( dont l’identité des personnes bénéficiaires n’a pas été révélée
à l’Administration Fiscale) d’un montant de 22 500 000 F.
Travail A Faire :
Déterminer l’impôt sur le revenu qui résulte de cette distribution occulte de revenus.
Solution :
B- Le traitement comptable et fiscal de l’Impôt sur les Rémunérations Occultes généré par
un redressement
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, l’Impôt sur les Rémunérations Occultes n’est plus supportée par
le redevable réel, mais par le redevable légal.
L’Impôt sur les Rémunérations Occultes, issu d’un redressement, entraîne des pénalités
d’assiette et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges (des
Activités Ordinaires) comptables non fiscalement déductibles.
2- Le traitement comptable
Pénalités liées au
redressement de
l'IRO
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Rémunérations Occultes issu de ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
248
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 9 086 000 constituent
des charges comptables non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
* Traitement comptable
5 678 750
3 407 250
249
CHAPITRE VI
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
LA TAXE SPECIALE SUR LE REVENU (TSR)
Les dispositions des articles 225 à 228 du CGI instituent un prélèvement sur
rémunérations versées à l’étranger: la TSR.
A- Champ d’application
Sont soumis à la TSR, les revenus servis aux personnes morales ou physiques domiciliées
hors du Cameroun, par des entreprises ou établissements situés au Cameroun, l’Etat ou les
collectivités territoriales décentralisées publiques au titre:
Pour être imposables, les produits ci-dessus doivent avoir été soit payés par les entreprises ou
établissements situés au Cameroun, par l’Etat ou des collectivités territoriales décentralisées
publiques à des personnes n’ayant ni établissement stable ni une base fixe au Cameroun.
- 15 % à la charge du créancier étranger, s’il est domicilié dans un pays autre que la France ;
C- Recouvrement de la Taxe
Le règlement de cette taxe se fait par voie de prélèvement à la source, opéré par le
débiteur, de ces redevances, qui doit payer la Taxe Spéciale sur le Revenu dans les 15 jours
suivant le mois au cours duquel elle a été réglée ou inscrite en compte du bénéficiaire.
D- La base d’imposition
La taxe s'applique sur le montant brut, de la fraction déductible, des redevances et autres
rémunérations versées à des personnes morales ou physiques non domiciliées au Cameroun.
E- La liquidation
Notons :
- RVE : le montant des Rémunérations Versées à l’Etranger
- TSR : la Taxe Spéciale sur le Revenu.
TSR = RVE x 15 %
Exemple d’application 1 :
Au cours du mois de janvier 2003, la société PERFECT S.A. filiale camerounaise d’une
société espagnole , a versé par virement bancaire, à sa société mère, des frais d’assistance
technique pour un montant brut de 9 000 000 F .
Travail A Faire :
Déterminer le montant de la TSR collectée qui résulte de cette opération, et qui sera
reversée au plus tard le 15 février 2003.
Solution :
F- Redressement
A priori, l’Administration Fiscale présume exacte la TSR collectée sur les rémunérations
versées à l’étranger, inscrite sur les déclarations des contribuables. Mais cette confiance a pour
contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent les services fiscaux.
251
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la TSR collectée sur rémunérations versées à l’étranger, les redressements
correspondants sont effectués suivant la procédure contradictoire.
e- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de la TSR, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à effectuer des
redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
A- Le traitement fiscal
En cas de redressement, la TSR n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le
redevable légal.
Le montant principal de la TSR, généré par ce redressement, ne constitue pas une charge
pour l’entreprise. C’est une charge comptable non fiscalement déductible.
2- Le traitement comptable
252
En cas de redressement, suite à un contrôle effectué sur une période clôturée, la TSR
n’est plus supportée par le redevable réel, mais par le redevable légal.
Puisque les pénalités d’assiette et les pénalités de recouvrement sont nées du fait que le
redevable légal n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges des Activités
Ordinaires.
Pénalités liées au
redressement de
la TSR
253
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de la TSR issu de ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de la TSR issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA 5 250 000,
est supporté par la société CUB S.A. et ne constitue pas une charge.
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 4 200 000 constituent
des charges comptables non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
* Traitement comptable
254
2 625 000
1 575 000
255
CHAPITRE VII
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DE
L’IMPOT SUR LE BENEFICE ET
DU PRECOMPTE
Lorsqu'une structure est mise sur pied, elle a pour but principal la réalisation des profits
et l'extension de l'unité de production, de livraison ou de service. Seulement, ces bénéfices
représentent les revenus possibles d'impôts.
Le calcul de l'impôt est fait sur la base du résultat fiscal qui est déterminé selon les règles
spécifiques du droit fiscal, à partir du résultat comptable.
Le résultat final peut être imposé au titre de l'Impôt sur les Sociétés ou de l'Impôt sur le
Revenu des Personnes Physiques.
Le résultat comptable encore appelé bénéfice professionnel est obtenu par la différence
entre les produits d'un exercice et les charges du même exercice.
Une fois ce bénéfice professionnel obtenu, des corrections doivent être faites
conformément aux règles du droit fiscal, autorisant la déduction de certaines charges et imposant
la réintégration d'autres.
La fiscalité des entreprises repose sur la comptabilité des engagements. Même si les
produits n’ont pas été encaissés ou les charges décaissées.
Pour l’assiette de l’Impôt sur le Bénéfice, les redevables sont tenus de déposer, auprès de
l’Administration Fiscale, une Déclaration Statistique et Fiscale au plus tard le 15 mars de chaque
exercice.
Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :
Selon les articles 2 et 3 du Code Général des Impôts, il est établi un impôt sur le bénéfice
(obtenu sur une période de 12 mois) des entreprises de capitaux. Cet impôt est désigné sous le
nom d’Impôt sur les Sociétés.
L’Impôt sur les Sociétés s’applique sur option irrévocable aux sociétés de personnes et
aux sociétés civiles. L'option est irrévocable et doit être signée par tous les associés et notifiée à
l'inspecteur du lieu d'imposition dans les trois mois du début de l'exercice.
Les sociétés soumises à l'Impôt sur les Sociétés ont une personnalité fiscale distincte de
celle des associés du fait de l'existence d'un patrimoine distinct; Elles sont donc imposées sur
leur résultat et ont la qualité de contribuable.
Les sociétés exonérées du paiement de l'IS sont énumérées à l'Art. 4 al. 1 à 12 du CGI.
Sous réserves des conventions internationales, l'IS est un impôt territorial qui ne
s'applique qu'au bénéfice tiré des opérations réalisées au Cameroun ou des entreprises exploitées
sur le sol national.
Le taux de l’Impôt sur les Sociétés est de 35 % auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux ce qui porte le taux à 38,5 %.
B- La base d’imposition
48
Sont passibles de l'IS,:
- les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale, industrielle,
artisanale ou agricole;
- les sociétés civiles qui comprennent parmi leurs membres une ou plusieurs sociétés de capitaux.
257
= Résultat fiscal
- la fraction excédentaire des commissions versées à des bureaux d’achats situés à l’étranger.
Il s’agit des commissions et courtage versées à des bureaux d’achats situés à l’étranger à
concurrence d’un montant à 5 % du montant des achats FOB (Art. 7 al. 1 d2) ;
258
- les frais de location des biens meubles consentis par des associés ou actionnaires dirigeants
détenant directement ou indirectement plus de 10 % du capital de la société( Art. 7 al. 2).
- la fraction excédentaire des sommes versées, sous forme de dons ou subventions, à des services
ou à des organismes d’intérêt général à caractère philanthropique, éducatif, sportif, scientifique,
social et familial. Ces dons et subventions respectant les conditions imposées par le Code
Général des Impôts ne sont déductibles qu’à concurrence de 0,5 % du Chiffre d’Affaires ( (Art. 7
al. A , 5 du CGI);
- les dons et subventions ne respectant pas les conditions imposées par le Code Général des
Impôts ;
- les sommes versées pour utilisation des brevets, marques, dessins et modèle en cours de
validité, dans l’hypothèse où l’entreprise concédante serait sise hors de la CEMAC et
participerait directement ou indirectement, soit au capital, soit à la gestion de l’entreprise
bénéficiaire (Art. 7 al. A, 1 d3);
- la fraction excédentaire des intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils laissent ou
mettent à la disposition de la société en sus de leurs parts de capital. Les comptes courants
associés sont rémunérés à la limite du taux des avances de la Banque Centrale majorée de deux
points ( Art. 7 al. B);
- la fraction excédentaire des amortissements. En effet, l’article 7 al. D du CGI, les taux
d’amortissement maximum pour les immobilisations sont fixés comme suit :
Constructions
Matériel mobile
Matériel de Transport
Amortissements spéciaux
Armement de pêche
- les amortissements comptabilisés mais réputés différés en période déficitaire. Les entreprises
doivent pratiquer obligatoirement l’amortissement linéaire de leurs immobilisations, et ce même
en cas de perte fiscale. Toutefois, elles peuvent sur le plan fiscal, différer ces amortissements et
les reporter sans limitation de durée contrairement aux déficits fiscaux qui sont perdus, à défaut
d’imputation, au bout de quatre exercices (Loi de finances 1994-1995) ;
- les provisions non déductibles. Pour qu’une provision soit déductible, elle doit respecter les
conditions suivantes :
Elle doit correspondre à une dépréciation ou à une charge qui, si elle était
intervenue au cours de l’exercice eût été déductible ;
Cette perte ou cette charge doit être nettement précisée ;
Cette perte ou cette charge doit être probable et non simplement éventuelle ;
Cette perte ou cette charge doit trouver sa source ou son origine dans des faits
survenus au cours de l’exercice ;
Les provisions non déductibles les plus courantes sont :
262
- la fraction non imposable des exportations des produits industriels fabriqués au cameroun.
Selon, l’article 10 de la loi de finances N° 95/010 du 01 juillet 1995, toute entreprise
régulièrement établie qui exporte une partie ou la totalité de sa production industrielle bénéficie
d’une incitation à l’exportation qui lui est octroyée sous forme d’une déduction de son revenu
imposable d’un montant non reportable égal à 0,5 % de la valeur FOB des exportations de ses
produits finis ou semi-finis transformé.
L’impôt sur les Sociétés calculé sur le bénéfice fiscal est diminué du montant de
l’acompte IS payé au cours de l’exercice. L’acompte IS est issu d’une pratique d’établissement et
de perception par anticipation de l’impôt sur le revenu. Cette pratique qui à ce jour tend à se
généraliser nécessite une analyse.
Aux termes des dispositions du Code Général des Impôts, en son l’article 21 les
entreprises relevant du régime de base, du régime du réel simplifié et du régime du réel normal
doivent s’acquitter spontanément au cours de l’exercice d’un acompte IS.
Cet acompte est liquidé au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par
l’Administration Fiscale.
Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours qui suivent la fin de chaque trimestre de l’exercice fiscal.
Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
soumises à l’acompte ont été réalisées.
Les taux de l’acompte IS sont fixés par l’Administration Fiscale comme suit :
- 1 %, pour toutes les entreprises autre que les exploitants des stations services et les entreprises
forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels Communaux, ce qui porte le
taux à 1,1 % ;
- 0,5 %, pour les exploitants de stations services, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux, ce qui porte le taux à 0,55 % (Art. 21 al. 3 CGI) ;
- 5 %, pour les entreprises forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels
Communaux ce qui porte le taux à 5,5 % (Art. 21 al. 2 CGI).
L’assiette de détermination de l’acompte IS est le prix de vente net (hors rabais, remise,
ristourne sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais accessoires (transport,
assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur). Donc le Chiffre d’Affaires
Hors Taxe.
L'acompte IS = 1,1% x CA HT
Exemple d’application 1:
- le 25/02/2003 : Vente à crédit au client UCB des produits finis pour un montant TTC de
17 805 000 F. La TVA qui apparaît sur la facture, a été déterminée au taux de 18,7 %.
Travail A Faire :
Déterminer le montant de l’acompte IS sur ventes, réglé par chèque par la société
ALUCAM, au titre du mois de février 2003.
Solution :
49
Il est important de souligner que l’acompte IS n’est pas toujours exigible au même moment que la TVA. Par
exemple, lorsqu’une facture de prestation de services n’est pas encore réglée, l’acompte IS est déjà exigible, mais
par contre la TVA ne l’est pas encore.
265
Exemple d’application 2 :
La Société FROICAM S.A. est située à Douala, et est spécialisée dans l’entretien et la
réparation des systèmes de climatisation.
Au cours des mois de mars et avril 2003, la société FROICAM a :
- le 14/03/2003 : Adressé au client SOCATAM S.A. la facture N° 0233 ( à régler dans 30
jours), d’un montant TTC. de 11 870 000 F pour réparation de la centrale de climatisation. La
TVA qui apparaît sur la facture, a été déterminée au taux de 18,7 %.
Travail A Faire :
Déterminer le montant de l’acompte IS généré par les opérations effectuées par la société
FROICAM au cours du mois de mars 2003.
Solution :
L’acompte IS sur prestations de services qui s’élève à 110 000 F est exigible et doit être déclaré
au plus tard le 15 avril 2003.
L’acompte IS collecté sur achats est d’office du et ne peut subir l’influence de l’acompte
IS retenu à la source (que nous développerons par la suite)
La base d’imposition est constituée, par le prix d’achat net (hors rabais, remise, ristourne
sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais accessoires (transport, assurance sur
transport, emballages non repris).
Exemple d’application :
Au cours des mois de janvier et février 2003, la société CAMTEL S.A. (entreprise
parapublique) a effectué les opérations suivantes :
- le 08/01/2003 : Achat au comptant par chèque au fournisseur SOCATAM S.A. (entreprise
privée) des mobiliers de bureau pour un montant HT de 7 000 000 F.
- le 13/01/2003 : Achat à crédit au fournisseur CAFEX S.A. (entreprise privée) des fournitures
de bureau pour un montant HT de 8 500 000 F.
Travail A Faire :
Solution :
Le 13/01/2003, puisqu’il n’y a pas eu de règlement, l’acompte IS sur achats n’a pas été collecté.
L’acompte IS collecté sur achats au cours du mois de janvier 2003 s’élève à 77 000.
L’acompte IS collecté sur achats au cours du mois de février 2003 s’élève à 93 500
L’acompte IS retenu à la source sur les factures de ventes n’existe que lorsqu’une
entreprise privée est fournisseur d’une entreprise publique ou parapublique.
Exemple d’application :
Au cours des mois de janvier et février 2003, la société SOCATAM S.A. a effectué les
opérations suivantes :
- le 10/01/2003 : Vente au comptant par chèque au client CAMAIR (entreprise parapublique)
des marchandises pour un montant HT de 12 000 000 F.
- le 25/01/2003 : Ventes à crédit au client CAMTEL (entreprise parapublique) de marchandises
pour un montant HT de 30 000 000 F.
- le 03/02/2003 : Règlement par chèque de la facture 035/02 par le client CAMTEL, d’un
montant de 30 000 000 F.
Travail A Faire :
Solution :
Le 25/01/2003, puisqu’il n’y a pas eu de règlement, l’acompte IS n’a pas été retenu à la source.
L’acompte IS retenu à la source au cours du mois de janvier 2003 s’élève à 132 000.
L’acompte IS retenu à la source au cours du mois de février 2003 s’élève à 330 000.
D- Redressement
L’Impôt sur les Sociétés est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
268
calcul de l’Impôt sur les Sociétés, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière d’Impôt sur les Sociétés.
E- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’Impôt sur les Sociétés, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
Le montant principal de l’Impôt sur les Sociétés, généré par un redressement, ne constitue
pas une charge pour l’entreprise.
Le redressement de l’Impôt sur les Sociétés génère des pénalités d’assiette et des
pénalités de recouvrement. Ces pénalités sont des charges comptables non fiscalement
déductibles.
2- Le traitement comptable
Sur le plan comptable, le montant principal de l’Impôt sur les Sociétés, généré par un
redressement, ne constitue pas une charge.
269
Le redressement de l’Impôt sur les Sociétés génère des pénalités d’assiette et des
pénalités de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités
Ordinaires.
Pénalités liées au
redressement de
l'IS
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
FCFA 115 500 000 , des pénalités d’assiette de FCFA 57 750 000 et des pénalités de
recouvrement de FCFA 34 650 000.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les Sociétés issu de ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de l’Impôt sur les Sociétés issu de ce redressement, qui s’élève à
FCFA 115 500 000, ne constitue pas une charge pour la société CUB S.A..
* Traitement comptable
D 892 - Impôts sur résultats antérieurs C D 441 - Impôts sur les bénéfices C
57 750 000
34 650 000
271
Les entreprises qui n’ont pas une personnalité juridique différente de celles de leurs
propriétaires relèvent de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques et sont imposées à
l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les Bénéfices Non Commerciaux.
Les entreprises industrielles n'ayant pas de personnalité fiscale distincte de celle de leur
propriétaire du fait même de l'absence de personnalité juridique n'ont pas la qualité de
contribuable au regard des BIC/BNC, les redevables seront évidemment les propriétaires mêmes
de ces entreprises.
Il s’agit :
- des entreprises individuelles ;
- des sociétés de personnes n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés :
* sociétés en nom collectif ;
* sociétés en commandite simple ;
* sociétés en participation et syndicats financiers ;
- des sociétés civiles.
Selon l’article 69 de la Loi de finances 2002/014 du 30 décembre 2002, l’Impôt sur les
Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les Bénéfices Non Commerciaux est calculé par
application du barème ci-après sur la base de calcul annuel (Ba) :
- De 0 à 2 000 000 10 %
- De 2 000 001 à 3 000 000 15 %
- De 3 000 001 à 5 000 000 25 %
- Plus de 5 000 000 35 %
Notons :
Soit Ba1, Ba2, …….., BaN, les tranches de Ba et t1, t2, ……….., tN, les taux du barème annuel de
la base correspondant à Ba1, Ba2, …….., baN.
Diviser Ba suivant les tranches du barème annuel : Ba1, Ba2, …….., BaN,
Multiplier chaque tranche de la base annuel par le taux correspondant figurant au barème pour
l’impôt suivant :
- Pour les contribuables soumis au régime du réel simplifié, le bénéfice imposable est constitué
par l’excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession.
- Pour les contribuables soumis au régime de base, le bénéfice imposable est déterminé par
application au chiffre d’affaires réalisé par le contribuable du taux de bénéfice fixé par décret.
L’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les Bénéfices Non
Commerciaux est diminué du montant de l’acompte sur les BIC/BNC payé au cours de
l’exercice. L’acompte sur les BIC/BNC est issu d’une pratique d’établissement et de perception
par anticipation de l’impôt sur le revenu. Cette pratique qui à ce jour tend à se généraliser
nécessité une analyse.
B- L’acompte de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ( BIC) et sur les
Bénéfices non commerciaux (BNC)
Selon l’article 91 du CGI, les entreprises relevant du régime de base, du régime du réel
simplifié et du régime du réel normal doivent s’acquitter spontanément au cours de l’exercice
d’un acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC.
273
Cet acompte est liquidé au vu de la déclaration dont le modèle est fourni par l’Administration
Fiscale.
Les redevables soumis au régime de base doivent déposer leur déclaration dans les 15
jours qui suivent la fin de chaque trimestre de l’exercice fiscal.
Les redevables soumis au régime du réel simplifié et du réel normal doivent déposer leur
déclaration dans les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations
soumises à l’acompte ont été réalisées.
Les taux de l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC sont fixés par l’Administration Fiscale
comme suit :
- 1 %, pour toutes les entreprises autre que les exploitants des stations services et les entreprises
forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels Communaux, ce qui porte le
taux à 1,1 % ;
- 0,5 %, pour les exploitants de stations services, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes
Additionnels Communaux, ce qui porte le taux à 0,55 % (Art. 21 al. 3 CGI) ;
- 5 %, pour les entreprises forestières, auquel il faut ajouter 10 % de Centimes Additionnels
Communaux ce qui porte le taux à 5,5 % (Art. 21 al. 2 CGI).
Selon les dispositions relatives à l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC, on peut
distinguer :
- l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC à régler sur ventes ;
- l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC retenu à la source.
L’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC sur ventes est généré par les opérations de ventes.
L’assiette de détermination de l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC est le prix de vente
net (hors rabais, remise, ristourne sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais
accessoires (transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur). Donc le
Chiffre d’Affaires Hors Taxe.
50
Il est important de souligner que l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC n’est pas toujours exigible au même
moment que la TVA. Par exemple, lorsqu’une facture de prestation de services n’est pas encore réglée, l’acompte de
l’Impôt sur les BIC/BNC est déjà exigible, mais par contre la TVA ne l’est pas encore.
274
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Déterminer le montant de l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC sur ventes, réglé par
chèque par l’Etablissement JIAUSSERAND & Cie, au titre du mois de février 2003.
Solution :
C- Redressement
L’Impôt sur les BIC/BNC est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de l’Impôt sur les BIC/BNC, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière d’Impôt sur les BIC/BNC.
275
D- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition de l’Impôt sur les BIC/BNC, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
Le montant principal de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux et sur les
Bénéfices Non Commerciaux, généré par ce redressement, ne constitue pas une charge pour
l’entreprise.
2- Le traitement comptable
Sur le plan comptable, le montant principal de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et
Commerciaux généré par un redressement, ne constitue pas une charge.
Pénalités liées au
redressement de
l'impôt sur BIC/BNC
Exemple d’application :
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de l’Impôt sur les BIC issu de ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
Le montant principal de l’Impôt sur les BIC issu de ce redressement, qui s’élève à FCFA
28 029 375, ne constitue pas une charge pour l’établissement JIAUSSERAND.
* Traitement comptable
14 014 688
8 408 812
Selon l’article 21 du Code Général des Impôts, les opérations d’achat ou d’importation en
vue de la revente en l’état, donnent lieu à la perception d’un précompte de 1 % (Art. 21 al. 3).
278
Le précompte est de 0,5 % pour les exploitants des stations services à l’occasion de leurs
opérations d’achat de produits pétroliers, ainsi que pour les exportateurs des produits de base
(Art. 21 al. 3).
Il est porté à 5 % pour les opérations réalisées par les entreprises non détentrices de la
carte de contribuable (Art. 21 al. 3).
Remarque 1 : Le précompte n’est pas répercutable sur le prix. Il est calculé sans majoration des
Centimes Additionnels Communaux.
Remarque 2 : Le précompte constitue un acompte à valoir sur l’impôt sur le revenu.
Les redevables doivent déposer leur déclaration dans les 15 jours du mois qui suit le
trimestre au cours duquel les opérations de ventes ont été réalisées.
Pour mieux comprendre la nature des redressements qui peuvent être effectués, nous
allons analyser :
- le traitement du redressement du précompte sur ventes ;
- le traitement du redressement du précompte sur achats ;
1- L’Exigibilité
Le précompte sur ventes est celui qui figure sur les factures de ventes ; Il est exigible dès
la facturation.
2- La Base d’imposition
279
L’assiette ou base d’imposition est en principe constituée par le prix de vente net (hors
rabais, remise, ristourne sur facture et hors escompte de règlement) majorée des frais accessoires
(transport, assurance sur transport, emballages non repris par le fournisseur).
Remarque :Le précompte sur ventes ne vient pas en diminution de l’acompte IS ou de l’acompte
de l’Impôt sur les BIC/BNC à régler sur ventes.
3- La liquidation
Exemple d’application 1:
Travail A Faire :
Déterminer le montant du précompte sur ventes collecté par la société UCB au cours du
mois de mars 2003.
Solution :
Le 12/03/2003
Exemple d’application 2:
280
Travail A Faire :
Déterminer le montant du précompte sur ventes collecté par la société SOCATEX S.A.
au cours du mois de janvier 2003.
Solution :
4- Redressement
Le précompte sur les ventes est assis sur des bases d’imposition déclarées par les
contribuables. Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que
se réservent les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul du précompte sur ventes, les redressements correspondants sont effectués suivant la
procédure contradictoire.
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne le précompte sur ventes. En nous référant à l’article L6 du LFP,
nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification du précompte sur ventes peut
excéder une dizaine d’années.
5- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les insuffisances, omissions ou dissimulations qui affectent la
base d’imposition du précompte sur ventes, et qui ont conduit l’Administration Fiscale à
effectuer des redressements donnent droit à l’application des majorations suivantes :
- 150% en cas de manœuvres frauduleuses, sans préjudice des poursuites pénales prévues dans le
Livre des Procédures Fiscales.
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, le précompte sur ventes n’est plus supportée par le redevable
réel, mais par le redevable légal.
Le redressement du précompte sur ventes génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal n’a pas rempli ses
obligations, elles constituent pour lui des charges comptables non fiscalement déductibles.
2- Le traitement comptable
Sur le plan comptable, le montant principal du précompte sur ventes, généré par un
redressement, ne constitue pas une charge.
Le redressement du précompte sur ventes génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités Ordinaires.
51
Selon l’Administration Fiscale, ce montant principal du précompte sur ventes est supposé avoir été collecté par
l’entreprise.
282
52 – Banque
57 – Caisse
Pénalités liées au
redressement du
précompte/vtes
Exemple d’application :
La société SOTRAF S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée
dans la fabrication et la commercialisation des jus de fruits. Au cours du mois de janvier 2004,
elle a subi une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
283
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du précompte sur ventes généré par ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 400 000 constituent des
charges non fiscalement déductibles pour La société SOTRAF S.A..
* Traitement comptable
250 000
150 000
1- Fait générateur
Vient en diminution de l’acompte IS à régler sur ventes ou de l’acompte de l’Impôt sur les
BIC/BNC à régler sur ventes.
2- Droit à déduction
Selon l’article 21 du CGI le précompte sur achats est imputable sur l’acompte IS ou
l’acompte de l’Impôt sur les BIC/BNC dés que l’entreprise est en possession des factures
d’achats ou des Bordeaux Douaniers de Taxation qui portent distinctement le montant du
précompte. Que les règlements soient effectués, le droit à déduction est effectif.
3- Redressement
Lorsque l’Administration Fiscale constate que l’entreprise n’est pas en possession des
factures d’achats ou des Bordeaux Douaniers de Taxation qui portent distinctement le montant
du précompte, des redressements correspondants sont effectués.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de précompte sur achats.
e- Pénalités
Le rejet du précompte sur achats imputé à tort n’entraîne pas de pénalités d’assiette, car
aucune base d’imposition n’est remise en cause.
Le précompte sur achats vient en diminution de l’impôt sur le bénéfice, qui devait être
reversé à l’Administration Fiscale. Le rejet du précompte sur achats a pour conséquence le
reversement partiel de l’impôt sur le bénéfice. Ce reversement partiel entraîne une amende allant
de FCFA 500 000 à 5 000 000 (Art. L107 du LPF).
En sus de cette amende, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base de la TVA (antérieurement
déduite) rejetée.
1- Le traitement fiscal
Le redressement du précompte sur achats génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Ces pénalités constituent pour l’entreprise des charges non fiscalement
déductibles.
2- Le traitement comptable
Sur le plan comptable, le montant principal du précompte sur achats, généré par un
redressement, ne constitue pas une charge.
Le redressement du précompte sur achats génère des pénalités d’assiette et des pénalités
de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités Ordinaires.
Pénalités liées au
redressement du
précompte/achats
Exemple d’application :
La STTN S.A. est une entreprise industrielle dans située à Douala, spécialisée dans la
fabrication des fournitures de bureau. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi une
vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement du précompte sur achats généré par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
287
L’amende qui s’élève à FCFA 200 000 et les pénalités qui s’élèvent à FCFA 600 000
constituent pour la société STTN S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
D 899 - Annul.d'impôts sur résultat ant. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
600 000
200 000
288
CHAPITRE VIII
LE TRAITEMENT DU REDRESSEMENT DES
IMPOTS SUR LES REVENUS FONCIERS
Notre étude se limite au traitement du redressement des impôts sur les revenus fonciers
dans l’entreprise. Nous analyserons :
Selon l’article 577 du Code Général des Impôts, la Taxe Foncière est un impôt établi
annuellement sur les propriétés immobilières bâties ou non, situées sur le territoire camerounais.
1- Fait générateur
2- Personnes redevables
3- Base d’imposition
Le tarif de la taxe foncière est gradué et fixé comme suit par l’article 581 du CGI :
5- Liquidation
290
Exemple d’application :
Le siège social de la société SOCATAM S.A. est immeuble bâti d’une superficie de 95 360 m2 .
Travail A Faire :
Solution :
2
La taxe pour la superficie de 5 000 m s'élève à 24 000 F
2
Pour la superficie de 90 360 m , les calculs donnent 90 360 x 10 = 903 360 F
Or selon l'article 581 du CGI la taxe ne dépasse pas 100 000 F pour la superficie
2
au delà de 5 000 m
Donc la Taxe foncière = 24 000 + 100 000 = 124 000
C.A.C/TF = 124 000 x 25 % = 31 000
Taxe foncière + CAC/TF= 124 000 + 31 000 = 155 000
5- Délai de déclaration
Selon l’article 582 du CGI, la taxe foncière est exigible le 1 er janvier de l'exercice
d’imposition. Elle doit être acquittée spontanément au plus tard le 31 mars, sur la déclaration du
redevable ou de son représentant.
Tout contribuable qui n’a pas souscrit sa déclaration dans les délais fait l’objet d’une
mise en demeure. A défaut de réponse dans les vingt (20) jours, il est taxé d’office. L’Inspecteur
évalue la base d’imposition et la notifie au contribuable qui dispose d’un délai de vingt (20) jours
pour présenter ses observations. Ce délai expiré, la notification devient définitive.
6- Redressement
291
La Taxe Foncière est assise sur des bases d’imposition déclarées par les contribuables.
Mais cette confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réservent
les services fiscaux.
Selon l’article L23 du LPF, lorsque l’Administration Fiscale constate une insuffisance,
une inexactitude, ou une omission dans les éléments de la base d’imposition ayant servi au
calcul de la Taxe Foncière, les redressements correspondants sont effectués suivant la procédure
contradictoire.
Après un délai de quatre (4) ans l’Administration perd son droit de contrôle et de
vérification en matière de Taxe Foncière.
Le retard dans la déclaration de taxe foncière est sanctionné par une pénalité égale à un
droit en sus.
L'absence de déclaration constatée par procès-verbal est sanctionnée par une amende de
10 000 francs par an et une astreinte de 500 francs par jour jusqu’à production de ladite
déclaration. Ces amendes et astreintes sont cumulatives de la pénalité de retard.
Le retard dans le paiement de l’impôt est sanctionné par un intérêt de 10 % par mois ou
fraction de mois de retard, sans pouvoir excéder 100 % du principal de l'impôt.
1- Le traitement fiscal
2- Le traitement comptable
Exemple d’application :
d’assiette de FCFA 155 000, une amende de FCFA 100 000 et des pénalités de recouvrement de
FCFA 46 500.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal du redressement de la Taxe Foncière générée par ce contrôle.
Solution :
* Traitement fiscal
L’amende qui s’élève à FCFA 100 000, et, les pénalités qui s’élèvent à FCFA 201 500,
constituent pour la société SOTRABOIS S.A. des charges non déductibles.
* Traitement comptable
155 000
46 500
100 000
294
1- Délai de déclaration
La retenue de 5 % est effectuée par la personne qui paie les loyers, et qui a la charge de la
reverser, à l’Administration Fiscale, dans les 15 jours suivant le mois au cours duquel les loyers
ont été réglés.
2- Base d’imposition
3- Liquidation
Notons :
- LBV : le montant brut du loyer versé ;
- RSL : la retenue de 5 % sur le loyer ;
- LNV : le montant net du loyer versé.
RSL = LBV x 5 %
Exemple d’application :
Au cours du mois de janvier 2004, la société DACAM S.A. a effectué les opérations
suivantes :
52
Ce taux entre en vigueur à partir du 1er Janvier 2004.
295
Travail A Faire :
Solution :
La retenue de 5 % sur les loyers est exclusivement effectuée par les Administrations et
Etablissements publics, les personnes morales et les entreprises individuelles soumises au régime
du réel normal ou du réel simplifié.
5- Redressement
De l’analyse de l’article L89 du LPF, la prescription de quatre (4) ans ne peut être
invoquée en ce qui concerne la retenue à la source de 5 % sur les loyers. En nous référant à
l’article L6 du LFP, nous pouvons affirmer que le droit de contrôle et de vérification de la
retenue à la source de 5 % sur les loyers peut excéder une dizaine d’années.
296
6- Pénalités
Selon l’article L96 du LPF, les omissions ou dissimulations qui ont conduit
l’Administration Fiscale à effectuer des redressements, concernant la retenue de 5 % sur les
loyers, donnent droit à l’application des majorations suivantes :
En sus de ces majorations, les redressements donnent lieu à l’application d’un intérêt de
retard de 1,5 % par mois, plafonné à 50 %, calculé sur la base des droits mis à la charge du
contribuable.
1- Le traitement fiscal
En cas de redressement, la retenue de 5 % sur les loyers n’est plus supporté par le
redevable réel, mais par le redevable légal.
La retenue de 5 % sur les loyers issue d’un redressement, génère des pénalités d’assiette
et des pénalités de recouvrement. Puisque ces pénalités sont nées du fait que le redevable légal
n’a pas rempli ses obligations, elles constituent pour lui des charges non fiscalement déductibles.
2- Le traitement comptable
Sur le plan comptable, la retenue de 5 % sur les loyers générée par un redressement
constitue une charge Hors Activités Ordinaires.
297
Le redressement de la retenue de 5 % sur les loyers génère des pénalités d’assiette et des
pénalités de recouvrement. Sur le plan comptable, ces pénalités sont des charges des Activités
Ordinaires.
Exemple d’application :
La société CUB S.A. est une entreprise industrielle située à Douala, et spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des boissons. Au cours du mois de janvier 2004, elle a subi
une vérification générale de comptabilité sur l’exercice 2002.
Travail A Faire :
Sachant qu’aucun règlement n’a encore été effectué, quel est le traitement comptable et
fiscal de la retenue de 5 % sur loyers issue de ce redressement.
Solution :
* Traitement fiscal
Les pénalités liées à ce redressement, qui s’élèvent à FCFA 3 000 000 constituent
des charges non fiscalement déductibles pour la société CUB S..A..
* Traitement comptable
1 875 000
1 125 000
299
ANNEXES
300
Ce barème est destiné à permettre aux employeurs d’effectuer sur les salaires de leur
personnel les retenues :
1- Dans la première colonne figurent le salaire taxable mensuelle de 50 000 à 1 250 000 FCFA,
l’accroissement étant de 250 en 250 FCFA. L’arrondi doit se faire à la ligne inférieure du
barème.
2- La deuxième colonne donne le montant de la Contribution au Crédit Foncier ( CCF) ;
3- La troisième colonne donne le montant de la Redevance Audio-Visuelle (CRTV) ;
4- La quatrième colonne donne le montant de l’Impôt sur les Revenus Salariaux (IRS).
IRS = (200 000 + (Bm x 12 x 80 % - Bm x 12 x 2,8 % - 500 000 - 2 000 000) x 15 % )/12
IRS = (200 000 + (Bm x 12 x 80 % - 300 000 x 12 x 2,8 % - 500 000 - 2 000 000) x 15 % )/12
IRS = (200 000 + 150 000 + (Bm x 12 x 80 % - 300 000 x 12 x 2,8 % - 500 000 - 3 000 000) x
25 % )/12
IRS = (200 000 + 150 000 + 500 000 + (Bm x 12 x 80 % - 300 000 x 12 x 2,8 % - 500 000 –
5 000 000) x 35 % )/12
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
113 750 1 138 1 950 4 615 121 750 1 218 1 950 5 232
114 000 1 140 1 950 4 634 122 000 1 220 1 950 5 252
114 250 1 143 1 950 4 653 122 250 1 223 1 950 5 271
114 500 1 145 1 950 4 673 122 500 1 225 1 950 5 290
114 750 1 148 1 950 4 692 122 750 1 228 1 950 5 310
115 000 1 150 1 950 4 711 123 000 1 230 1 950 5 329
115 250 1 153 1 950 4 731 123 250 1 233 1 950 5 348
115 500 1 155 1 950 4 750 123 500 1 235 1 950 5 368
115 750 1 158 1 950 4 769 123 750 1 238 1 950 5 387
116 000 1 160 1 950 4 789 124 000 1 240 1 950 5 406
116 250 1 163 1 950 4 808 124 250 1 243 1 950 5 425
116 500 1 165 1 950 4 827 124 500 1 245 1 950 5 445
116 750 1 168 1 950 4 846 124 750 1 248 1 950 5 464
117 000 1 170 1 950 4 866 125 000 1 250 1 950 5 483
117 250 1 173 1 950 4 885 125 250 1 253 1 950 5 503
117 500 1 175 1 950 4 904 125 500 1 255 1 950 5 522
117 750 1 178 1 950 4 924 125 750 1 258 1 950 5 541
118 000 1 180 1 950 4 943 126 000 1 260 1 950 5 561
118 250 1 183 1 950 4 962 126 250 1 263 1 950 5 580
118 500 1 185 1 950 4 982 126 500 1 265 1 950 5 599
118 750 1 188 1 950 5 001 126 750 1 268 1 950 5 618
119 000 1 190 1 950 5 020 127 000 1 270 1 950 5 638
119 250 1 193 1 950 5 039 127 250 1 273 1 950 5 657
119 500 1 195 1 950 5 059 127 500 1 275 1 950 5 676
119 750 1 198 1 950 5 078 127 750 1 278 1 950 5 696
120 000 1 200 1 950 5 097 128 000 1 280 1 950 5 715
120 250 1 203 1 950 5 117 128 250 1 283 1 950 5 734
120 500 1 205 1 950 5 136 128 500 1 285 1 950 5 754
120 750 1 208 1 950 5 155 128 750 1 288 1 950 5 773
121 000 1 210 1 950 5 175 129 000 1 290 1 950 5 792
121 250 1 213 1 950 5 194 129 250 1 293 1 950 5 811
121 500 1 215 1 950 5 213 129 500 1 295 1 950 5 831
307
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
129 750 1 298 1 950 5 850 137 750 1 378 1 950 6 468
130 000 1 300 1 950 5 869 138 000 1 380 1 950 6 487
130 250 1 303 1 950 5 889 138 250 1 383 1 950 6 506
130 500 1 305 1 950 5 908 138 500 1 385 1 950 6 526
130 750 1 308 1 950 5 927 138 750 1 388 1 950 6 545
131 000 1 310 1 950 5 947 139 000 1 390 1 950 6 564
131 250 1 313 1 950 5 966 139 250 1 393 1 950 6 583
131 500 1 315 1 950 5 985 139 500 1 395 1 950 6 603
131 750 1 318 1 950 6 004 139 750 1 398 1 950 6 622
132 000 1 320 1 950 6 024 140 000 1 400 1 950 6 641
132 250 1 323 1 950 6 043 140 250 1 403 1 950 6 661
132 500 1 325 1 950 6 062 140 500 1 405 1 950 6 680
132 750 1 328 1 950 6 082 140 750 1 408 1 950 6 699
133 000 1 330 1 950 6 101 141 000 1 410 1 950 6 719
133 250 1 333 1 950 6 120 141 250 1 413 1 950 6 738
133 500 1 335 1 950 6 140 141 500 1 415 1 950 6 757
133 750 1 338 1 950 6 159 141 750 1 418 1 950 6 776
134 000 1 340 1 950 6 178 142 000 1 420 1 950 6 796
134 250 1 343 1 950 6 197 142 250 1 423 1 950 6 815
134 500 1 345 1 950 6 217 142 500 1 425 1 950 6 834
134 750 1 348 1 950 6 236 142 750 1 428 1 950 6 854
135 000 1 350 1 950 6 255 143 000 1 430 1 950 6 873
135 250 1 353 1 950 6 275 143 250 1 433 1 950 6 892
135 500 1 355 1 950 6 294 143 500 1 435 1 950 6 912
135 750 1 358 1 950 6 313 143 750 1 438 1 950 6 931
136 000 1 360 1 950 6 333 144 000 1 440 1 950 6 950
136 250 1 363 1 950 6 352 144 250 1 443 1 950 6 969
136 500 1 365 1 950 6 371 144 500 1 445 1 950 6 989
136 750 1 368 1 950 6 390 144 750 1 448 1 950 7 008
137 000 1 370 1 950 6 410 145 000 1 450 1 950 7 027
137 250 1 373 1 950 6 429 145 250 1 453 1 950 7 047
137 500 1 375 1 950 6 448 145 500 1 455 1 950 7 066
308
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
145 750 1 458 1 950 7 085 153 750 1 538 1 950 7 703
146 000 1 460 1 950 7 105 154 000 1 540 1 950 7 722
146 250 1 463 1 950 7 124 154 250 1 543 1 950 7 741
146 500 1 465 1 950 7 143 154 500 1 545 1 950 7 761
146 750 1 468 1 950 7 162 154 750 1 548 1 950 7 780
147 000 1 470 1 950 7 182 155 000 1 550 1 950 7 799
147 250 1 473 1 950 7 201 155 250 1 553 1 950 7 819
147 500 1 475 1 950 7 220 155 500 1 555 1 950 7 838
147 750 1 478 1 950 7 240 155 750 1 558 1 950 7 857
148 000 1 480 1 950 7 259 156 000 1 560 1 950 7 877
148 250 1 483 1 950 7 278 156 250 1 563 1 950 7 896
148 500 1 485 1 950 7 298 156 500 1 565 1 950 7 915
148 750 1 488 1 950 7 317 156 750 1 568 1 950 7 934
149 000 1 490 1 950 7 336 157 000 1 570 1 950 7 954
149 250 1 493 1 950 7 355 157 250 1 573 1 950 7 973
149 500 1 495 1 950 7 375 157 500 1 575 1 950 7 992
149 750 1 498 1 950 7 394 157 750 1 578 1 950 8 012
150 000 1 500 1 950 7 413 158 000 1 580 1 950 8 031
150 250 1 503 1 950 7 433 158 250 1 583 1 950 8 050
150 500 1 505 1 950 7 452 158 500 1 585 1 950 8 070
150 750 1 508 1 950 7 471 158 750 1 588 1 950 8 089
151 000 1 510 1 950 7 491 159 000 1 590 1 950 8 108
151 250 1 513 1 950 7 510 159 250 1 593 1 950 8 127
151 500 1 515 1 950 7 529 159 500 1 595 1 950 8 147
151 750 1 518 1 950 7 548 159 750 1 598 1 950 8 166
152 000 1 520 1 950 7 568 160 000 1 600 1 950 8 185
152 250 1 523 1 950 7 587 160 250 1 603 1 950 8 205
152 500 1 525 1 950 7 606 160 500 1 605 1 950 8 224
152 750 1 528 1 950 7 626 160 750 1 608 1 950 8 243
153 000 1 530 1 950 7 645 161 000 1 610 1 950 8 263
153 250 1 533 1 950 7 664 161 250 1 613 1 950 8 282
153 500 1 535 1 950 7 684 161 500 1 615 1 950 8 301
309
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
161 750 1 618 1 950 8 320 169 750 1 698 1 950 8 938
162 000 1 620 1 950 8 340 170 000 1 700 1 950 8 957
162 250 1 623 1 950 8 359 170 250 1 703 1 950 8 977
162 500 1 625 1 950 8 378 170 500 1 705 1 950 8 996
162 750 1 628 1 950 8 398 170 750 1 708 1 950 9 015
163 000 1 630 1 950 8 417 171 000 1 710 1 950 9 035
163 250 1 633 1 950 8 436 171 250 1 713 1 950 9 054
163 500 1 635 1 950 8 456 171 500 1 715 1 950 9 073
163 750 1 638 1 950 8 475 171 750 1 718 1 950 9 092
164 000 1 640 1 950 8 494 172 000 1 720 1 950 9 112
164 250 1 643 1 950 8 513 172 250 1 723 1 950 9 131
164 500 1 645 1 950 8 533 172 500 1 725 1 950 9 150
164 750 1 648 1 950 8 552 172 750 1 728 1 950 9 170
165 000 1 650 1 950 8 571 173 000 1 730 1 950 9 189
165 250 1 653 1 950 8 591 173 250 1 733 1 950 9 208
165 500 1 655 1 950 8 610 173 500 1 735 1 950 9 228
165 750 1 658 1 950 8 629 173 750 1 738 1 950 9 247
166 000 1 660 1 950 8 649 174 000 1 740 1 950 9 266
166 250 1 663 1 950 8 668 174 250 1 743 1 950 9 285
166 500 1 665 1 950 8 687 174 500 1 745 1 950 9 305
166 750 1 668 1 950 8 706 174 750 1 748 1 950 9 324
167 000 1 670 1 950 8 726 175 000 1 750 1 950 9 343
167 250 1 673 1 950 8 745 175 250 1 753 1 950 9 363
167 500 1 675 1 950 8 764 175 500 1 755 1 950 9 382
167 750 1 678 1 950 8 784 175 750 1 758 1 950 9 401
168 000 1 680 1 950 8 803 176 000 1 760 1 950 9 421
168 250 1 683 1 950 8 822 176 250 1 763 1 950 9 440
168 500 1 685 1 950 8 842 176 500 1 765 1 950 9 459
168 750 1 688 1 950 8 861 176 750 1 768 1 950 9 478
169 000 1 690 1 950 8 880 177 000 1 770 1 950 9 498
169 250 1 693 1 950 8 899 177 250 1 773 1 950 9 517
169 500 1 695 1 950 8 919 177 500 1 775 1 950 9 536
310
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
177 750 1 778 1 950 9 556 185 750 1 858 1 950 10 173
178 000 1 780 1 950 9 575 186 000 1 860 1 950 10 193
178 250 1 783 1 950 9 594 186 250 1 863 1 950 10 212
178 500 1 785 1 950 9 614 186 500 1 865 1 950 10 231
178 750 1 788 1 950 9 633 186 750 1 868 1 950 10 250
179 000 1 790 1 950 9 652 187 000 1 870 1 950 10 270
179 250 1 793 1 950 9 671 187 250 1 873 1 950 10 289
179 500 1 795 1 950 9 691 187 500 1 875 1 950 10 308
179 750 1 798 1 950 9 710 187 750 1 878 1 950 10 328
180 000 1 800 1 950 9 729 188 000 1 880 1 950 10 347
180 250 1 803 1 950 9 749 188 250 1 883 1 950 10 366
180 500 1 805 1 950 9 768 188 500 1 885 1 950 10 386
180 750 1 808 1 950 9 787 188 750 1 888 1 950 10 405
181 000 1 810 1 950 9 807 189 000 1 890 1 950 10 424
181 250 1 813 1 950 9 826 189 250 1 893 1 950 10 443
181 500 1 815 1 950 9 845 189 500 1 895 1 950 10 463
181 750 1 818 1 950 9 864 189 750 1 898 1 950 10 482
182 000 1 820 1 950 9 884 190 000 1 900 1 950 10 501
182 250 1 823 1 950 9 903 190 250 1 903 1 950 10 521
182 500 1 825 1 950 9 922 190 500 1 905 1 950 10 540
182 750 1 828 1 950 9 942 190 750 1 908 1 950 10 559
183 000 1 830 1 950 9 961 191 000 1 910 1 950 10 579
183 250 1 833 1 950 9 980 191 250 1 913 1 950 10 598
183 500 1 835 1 950 10 000 191 500 1 915 1 950 10 617
183 750 1 838 1 950 10 019 191 750 1 918 1 950 10 636
184 000 1 840 1 950 10 038 192 000 1 920 1 950 10 656
184 250 1 843 1 950 10 057 192 250 1 923 1 950 10 675
184 500 1 845 1 950 10 077 192 500 1 925 1 950 10 694
184 750 1 848 1 950 10 096 192 750 1 928 1 950 10 714
185 000 1 850 1 950 10 115 193 000 1 930 1 950 10 733
185 250 1 853 1 950 10 135 193 250 1 933 1 950 10 752
185 500 1 855 1 950 10 154 193 500 1 935 1 950 10 772
311
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
193 750 1 938 1 950 10 791 201 750 2 018 3 250 11 408
194 000 1 940 1 950 10 810 202 000 2 020 3 250 11 428
194 250 1 943 1 950 10 829 202 250 2 023 3 250 11 447
194 500 1 945 1 950 10 849 202 500 2 025 3 250 11 466
194 750 1 948 1 950 10 868 202 750 2 028 3 250 11 486
195 000 1 950 1 950 10 887 203 000 2 030 3 250 11 505
195 250 1 953 1 950 10 907 203 250 2 033 3 250 11 524
195 500 1 955 1 950 10 926 203 500 2 035 3 250 11 544
195 750 1 958 1 950 10 945 203 750 2 038 3 250 11 563
196 000 1 960 1 950 10 965 204 000 2 040 3 250 11 582
196 250 1 963 1 950 10 984 204 250 2 043 3 250 11 601
196 500 1 965 1 950 11 003 204 500 2 045 3 250 11 621
196 750 1 968 1 950 11 022 204 750 2 048 3 250 11 640
197 000 1 970 1 950 11 042 205 000 2 050 3 250 11 659
197 250 1 973 1 950 11 061 205 250 2 053 3 250 11 679
197 500 1 975 1 950 11 080 205 500 2 055 3 250 11 698
197 750 1 978 1 950 11 100 205 750 2 058 3 250 11 717
198 000 1 980 1 950 11 119 206 000 2 060 3 250 11 737
198 250 1 983 1 950 11 138 206 250 2 063 3 250 11 756
198 500 1 985 1 950 11 158 206 500 2 065 3 250 11 775
198 750 1 988 1 950 11 177 206 750 2 068 3 250 11 794
199 000 1 990 1 950 11 196 207 000 2 070 3 250 11 814
199 250 1 993 1 950 11 215 207 250 2 073 3 250 11 833
199 500 1 995 1 950 11 235 207 500 2 075 3 250 11 852
199 750 1 998 1 950 11 254 207 750 2 078 3 250 11 872
200 000 2 000 1 950 11 273 208 000 2 080 3 250 11 891
200 250 2 003 3 250 11 293 208 250 2 083 3 250 11 910
200 500 2 005 3 250 11 312 208 500 2 085 3 250 11 930
200 750 2 008 3 250 11 331 208 750 2 088 3 250 11 949
201 000 2 010 3 250 11 351 209 000 2 090 3 250 11 968
201 250 2 013 3 250 11 370 209 250 2 093 3 250 11 987
201 500 2 015 3 250 11 389 209 500 2 095 3 250 12 007
312
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
209 750 2 098 3 250 12 026 217 750 2 178 3 250 12 644
210 000 2 100 3 250 12 045 218 000 2 180 3 250 12 663
210 250 2 103 3 250 12 065 218 250 2 183 3 250 12 682
210 500 2 105 3 250 12 084 218 500 2 185 3 250 12 702
210 750 2 108 3 250 12 103 218 750 2 188 3 250 12 721
211 000 2 110 3 250 12 123 219 000 2 190 3 250 12 740
211 250 2 113 3 250 12 142 219 250 2 193 3 250 12 759
211 500 2 115 3 250 12 161 219 500 2 195 3 250 12 779
211 750 2 118 3 250 12 180 219 750 2 198 3 250 12 798
212 000 2 120 3 250 12 200 220 000 2 200 3 250 12 817
212 250 2 123 3 250 12 219 220 250 2 203 3 250 12 837
212 500 2 125 3 250 12 238 220 500 2 205 3 250 12 856
212 750 2 128 3 250 12 258 220 750 2 208 3 250 12 875
213 000 2 130 3 250 12 277 221 000 2 210 3 250 12 895
213 250 2 133 3 250 12 296 221 250 2 213 3 250 12 914
213 500 2 135 3 250 12 316 221 500 2 215 3 250 12 933
213 750 2 138 3 250 12 335 221 750 2 218 3 250 12 952
214 000 2 140 3 250 12 354 222 000 2 220 3 250 12 972
214 250 2 143 3 250 12 373 222 250 2 223 3 250 12 991
214 500 2 145 3 250 12 393 222 500 2 225 3 250 13 010
214 750 2 148 3 250 12 412 222 750 2 228 3 250 13 030
215 000 2 150 3 250 12 431 223 000 2 230 3 250 13 049
215 250 2 153 3 250 12 451 223 250 2 233 3 250 13 068
215 500 2 155 3 250 12 470 223 500 2 235 3 250 13 088
215 750 2 158 3 250 12 489 223 750 2 238 3 250 13 107
216 000 2 160 3 250 12 509 224 000 2 240 3 250 13 126
216 250 2 163 3 250 12 528 224 250 2 243 3 250 13 145
216 500 2 165 3 250 12 547 224 500 2 245 3 250 13 165
216 750 2 168 3 250 12 566 224 750 2 248 3 250 13 184
217 000 2 170 3 250 12 586 225 000 2 250 3 250 13 203
217 250 2 173 3 250 12 605 225 250 2 253 3 250 13 223
217 500 2 175 3 250 12 624 225 500 2 255 3 250 13 242
313
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
225 750 2 258 3 250 13 261 233 750 2 338 3 250 13 879
226 000 2 260 3 250 13 281 234 000 2 340 3 250 13 898
226 250 2 263 3 250 13 300 234 250 2 343 3 250 13 917
226 500 2 265 3 250 13 319 234 500 2 345 3 250 13 937
226 750 2 268 3 250 13 338 234 750 2 348 3 250 13 956
227 000 2 270 3 250 13 358 235 000 2 350 3 250 13 975
227 250 2 273 3 250 13 377 235 250 2 353 3 250 13 995
227 500 2 275 3 250 13 396 235 500 2 355 3 250 14 014
227 750 2 278 3 250 13 416 235 750 2 358 3 250 14 033
228 000 2 280 3 250 13 435 236 000 2 360 3 250 14 053
228 250 2 283 3 250 13 454 236 250 2 363 3 250 14 072
228 500 2 285 3 250 13 474 236 500 2 365 3 250 14 091
228 750 2 288 3 250 13 493 236 750 2 368 3 250 14 110
229 000 2 290 3 250 13 512 237 000 2 370 3 250 14 130
229 250 2 293 3 250 13 531 237 250 2 373 3 250 14 149
229 500 2 295 3 250 13 551 237 500 2 375 3 250 14 168
229 750 2 298 3 250 13 570 237 750 2 378 3 250 14 188
230 000 2 300 3 250 13 589 238 000 2 380 3 250 14 207
230 250 2 303 3 250 13 609 238 250 2 383 3 250 14 226
230 500 2 305 3 250 13 628 238 500 2 385 3 250 14 246
230 750 2 308 3 250 13 647 238 750 2 388 3 250 14 265
231 000 2 310 3 250 13 667 239 000 2 390 3 250 14 284
231 250 2 313 3 250 13 686 239 250 2 393 3 250 14 303
231 500 2 315 3 250 13 705 239 500 2 395 3 250 14 323
231 750 2 318 3 250 13 724 239 750 2 398 3 250 14 342
232 000 2 320 3 250 13 744 240 000 2 400 3 250 14 361
232 250 2 323 3 250 13 763 240 250 2 403 3 250 14 381
232 500 2 325 3 250 13 782 240 500 2 405 3 250 14 400
232 750 2 328 3 250 13 802 240 750 2 408 3 250 14 419
233 000 2 330 3 250 13 821 241 000 2 410 3 250 14 439
233 250 2 333 3 250 13 840 241 250 2 413 3 250 14 458
233 500 2 335 3 250 13 860 241 500 2 415 3 250 14 477
314
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
241 750 2 418 3 250 14 496 249 750 2 498 3 250 15 114
242 000 2 420 3 250 14 516 250 000 2 500 3 250 15 133
242 250 2 423 3 250 14 535 250 250 2 503 3 250 15 153
242 500 2 425 3 250 14 554 250 500 2 505 3 250 15 172
242 750 2 428 3 250 14 574 250 750 2 508 3 250 15 191
243 000 2 430 3 250 14 593 251 000 2 510 3 250 15 211
243 250 2 433 3 250 14 612 251 250 2 513 3 250 15 230
243 500 2 435 3 250 14 632 251 500 2 515 3 250 15 249
243 750 2 438 3 250 14 651 251 750 2 518 3 250 15 268
244 000 2 440 3 250 14 670 252 000 2 520 3 250 15 288
244 250 2 443 3 250 14 689 252 250 2 523 3 250 15 307
244 500 2 445 3 250 14 709 252 500 2 525 3 250 15 326
244 750 2 448 3 250 14 728 252 750 2 528 3 250 15 346
245 000 2 450 3 250 14 747 253 000 2 530 3 250 15 365
245 250 2 453 3 250 14 767 253 250 2 533 3 250 15 384
245 500 2 455 3 250 14 786 253 500 2 535 3 250 15 404
245 750 2 458 3 250 14 805 253 750 2 538 3 250 15 423
246 000 2 460 3 250 14 825 254 000 2 540 3 250 15 442
246 250 2 463 3 250 14 844 254 250 2 543 3 250 15 461
246 500 2 465 3 250 14 863 254 500 2 545 3 250 15 481
246 750 2 468 3 250 14 882 254 750 2 548 3 250 15 500
247 000 2 470 3 250 14 902 255 000 2 550 3 250 15 519
247 250 2 473 3 250 14 921 255 250 2 553 3 250 15 539
247 500 2 475 3 250 14 940 255 500 2 555 3 250 15 558
247 750 2 478 3 250 14 960 255 750 2 558 3 250 15 577
248 000 2 480 3 250 14 979 256 000 2 560 3 250 15 597
248 250 2 483 3 250 14 998 256 250 2 563 3 250 15 616
248 500 2 485 3 250 15 018 256 500 2 565 3 250 15 635
248 750 2 488 3 250 15 037 256 750 2 568 3 250 15 654
249 000 2 490 3 250 15 056 257 000 2 570 3 250 15 674
249 250 2 493 3 250 15 075 257 250 2 573 3 250 15 693
249 500 2 495 3 250 15 095 257 500 2 575 3 250 15 712
315
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
257 750 2 578 3 250 15 732 265 750 2 658 3 250 16 349
258 000 2 580 3 250 15 751 266 000 2 660 3 250 16 369
258 250 2 583 3 250 15 770 266 250 2 663 3 250 16 388
258 500 2 585 3 250 15 790 266 500 2 665 3 250 16 407
258 750 2 588 3 250 15 809 266 750 2 668 3 250 16 426
259 000 2 590 3 250 15 828 267 000 2 670 3 250 16 446
259 250 2 593 3 250 15 847 267 250 2 673 3 250 16 465
259 500 2 595 3 250 15 867 267 500 2 675 3 250 16 484
259 750 2 598 3 250 15 886 267 750 2 678 3 250 16 504
260 000 2 600 3 250 15 905 268 000 2 680 3 250 16 523
260 250 2 603 3 250 15 925 268 250 2 683 3 250 16 542
260 500 2 605 3 250 15 944 268 500 2 685 3 250 16 562
260 750 2 608 3 250 15 963 268 750 2 688 3 250 16 581
261 000 2 610 3 250 15 983 269 000 2 690 3 250 16 600
261 250 2 613 3 250 16 002 269 250 2 693 3 250 16 619
261 500 2 615 3 250 16 021 269 500 2 695 3 250 16 639
261 750 2 618 3 250 16 040 269 750 2 698 3 250 16 658
262 000 2 620 3 250 16 060 270 000 2 700 3 250 16 683
262 250 2 623 3 250 16 079 270 250 2 703 3 250 16 712
262 500 2 625 3 250 16 098 270 500 2 705 3 250 16 741
262 750 2 628 3 250 16 118 270 750 2 708 3 250 16 770
263 000 2 630 3 250 16 137 271 000 2 710 3 250 16 798
263 250 2 633 3 250 16 156 271 250 2 713 3 250 16 827
263 500 2 635 3 250 16 176 271 500 2 715 3 250 16 856
263 750 2 638 3 250 16 195 271 750 2 718 3 250 16 885
264 000 2 640 3 250 16 214 272 000 2 720 3 250 16 914
264 250 2 643 3 250 16 233 272 250 2 723 3 250 16 943
264 500 2 645 3 250 16 253 272 500 2 725 3 250 16 972
264 750 2 648 3 250 16 272 272 750 2 728 3 250 17 001
265 000 2 650 3 250 16 291 273 000 2 730 3 250 17 030
265 250 2 653 3 250 16 311 273 250 2 733 3 250 17 059
265 500 2 655 3 250 16 330 273 500 2 735 3 250 17 088
316
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
273 750 2 738 3 250 17 117 281 750 2 818 3 250 18 043
274 000 2 740 3 250 17 146 282 000 2 820 3 250 18 072
274 250 2 743 3 250 17 175 282 250 2 823 3 250 18 101
274 500 2 745 3 250 17 204 282 500 2 825 3 250 18 130
274 750 2 748 3 250 17 233 282 750 2 828 3 250 18 159
275 000 2 750 3 250 17 262 283 000 2 830 3 250 18 188
275 250 2 753 3 250 17 291 283 250 2 833 3 250 18 217
275 500 2 755 3 250 17 320 283 500 2 835 3 250 18 246
275 750 2 758 3 250 17 349 283 750 2 838 3 250 18 275
276 000 2 760 3 250 17 377 284 000 2 840 3 250 18 304
276 250 2 763 3 250 17 406 284 250 2 843 3 250 18 333
276 500 2 765 3 250 17 435 284 500 2 845 3 250 18 362
276 750 2 768 3 250 17 464 284 750 2 848 3 250 18 391
277 000 2 770 3 250 17 493 285 000 2 850 3 250 18 420
277 250 2 773 3 250 17 522 285 250 2 853 3 250 18 449
277 500 2 775 3 250 17 551 285 500 2 855 3 250 18 478
277 750 2 778 3 250 17 580 285 750 2 858 3 250 18 507
278 000 2 780 3 250 17 609 286 000 2 860 3 250 18 535
278 250 2 783 3 250 17 638 286 250 2 863 3 250 18 564
278 500 2 785 3 250 17 667 286 500 2 865 3 250 18 593
278 750 2 788 3 250 17 696 286 750 2 868 3 250 18 622
279 000 2 790 3 250 17 725 287 000 2 870 3 250 18 651
279 250 2 793 3 250 17 754 287 250 2 873 3 250 18 680
279 500 2 795 3 250 17 783 287 500 2 875 3 250 18 709
279 750 2 798 3 250 17 812 287 750 2 878 3 250 18 738
280 000 2 800 3 250 17 841 288 000 2 880 3 250 18 767
280 250 2 803 3 250 17 870 288 250 2 883 3 250 18 796
280 500 2 805 3 250 17 899 288 500 2 885 3 250 18 825
280 750 2 808 3 250 17 928 288 750 2 888 3 250 18 854
281 000 2 810 3 250 17 956 289 000 2 890 3 250 18 883
281 250 2 813 3 250 17 985 289 250 2 893 3 250 18 912
281 500 2 815 3 250 18 014 289 500 2 895 3 250 18 941
317
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
289 750 2 898 3 250 18 970 297 750 2 978 3 250 19 896
290 000 2 900 3 250 18 999 298 000 2 980 3 250 19 925
290 250 2 903 3 250 19 028 298 250 2 983 3 250 19 954
290 500 2 905 3 250 19 057 298 500 2 985 3 250 19 983
290 750 2 908 3 250 19 086 298 750 2 988 3 250 20 012
291 000 2 910 3 250 19 114 299 000 2 990 3 250 20 041
291 250 2 913 3 250 19 143 299 250 2 993 3 250 20 070
291 500 2 915 3 250 19 172 299 500 2 995 3 250 20 099
291 750 2 918 3 250 19 201 299 750 2 998 3 250 20 128
292 000 2 920 3 250 19 230 300 000 3 000 3 250 20 157
292 250 2 923 3 250 19 259 300 250 3 003 4 550 20 187
292 500 2 925 3 250 19 288 300 500 3 005 4 550 20 217
292 750 2 928 3 250 19 317 300 750 3 008 4 550 20 247
293 000 2 930 3 250 19 346 301 000 3 010 4 550 20 277
293 250 2 933 3 250 19 375 301 250 3 013 4 550 20 307
293 500 2 935 3 250 19 404 301 500 3 015 4 550 20 337
293 750 2 938 3 250 19 433 301 750 3 018 4 550 20 367
294 000 2 940 3 250 19 462 302 000 3 020 4 550 20 397
294 250 2 943 3 250 19 491 302 250 3 023 4 550 20 427
294 500 2 945 3 250 19 520 302 500 3 025 4 550 20 457
294 750 2 948 3 250 19 549 302 750 3 028 4 550 20 487
295 000 2 950 3 250 19 578 303 000 3 030 4 550 20 517
295 250 2 953 3 250 19 607 303 250 3 033 4 550 20 547
295 500 2 955 3 250 19 636 303 500 3 035 4 550 20 577
295 750 2 958 3 250 19 665 303 750 3 038 4 550 20 607
296 000 2 960 3 250 19 693 304 000 3 040 4 550 20 637
296 250 2 963 3 250 19 722 304 250 3 043 4 550 20 667
296 500 2 965 3 250 19 751 304 500 3 045 4 550 20 697
296 750 2 968 3 250 19 780 304 750 3 048 4 550 20 727
297 000 2 970 3 250 19 809 305 000 3 050 4 550 20 757
297 250 2 973 3 250 19 838 305 250 3 053 4 550 20 787
297 500 2 975 3 250 19 867 305 500 3 055 4 550 20 817
318
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
305 750 3 058 4 550 20 847 313 750 3 138 4 550 21 807
306 000 3 060 4 550 20 877 314 000 3 140 4 550 21 837
306 250 3 063 4 550 20 907 314 250 3 143 4 550 21 867
306 500 3 065 4 550 20 937 314 500 3 145 4 550 21 897
306 750 3 068 4 550 20 967 314 750 3 148 4 550 21 927
307 000 3 070 4 550 20 997 315 000 3 150 4 550 21 957
307 250 3 073 4 550 21 027 315 250 3 153 4 550 21 987
307 500 3 075 4 550 21 057 315 500 3 155 4 550 22 017
307 750 3 078 4 550 21 087 315 750 3 158 4 550 22 047
308 000 3 080 4 550 21 117 316 000 3 160 4 550 22 077
308 250 3 083 4 550 21 147 316 250 3 163 4 550 22 107
308 500 3 085 4 550 21 177 316 500 3 165 4 550 22 137
308 750 3 088 4 550 21 207 316 750 3 168 4 550 22 167
309 000 3 090 4 550 21 237 317 000 3 170 4 550 22 197
309 250 3 093 4 550 21 267 317 250 3 173 4 550 22 227
309 500 3 095 4 550 21 297 317 500 3 175 4 550 22 257
309 750 3 098 4 550 21 327 317 750 3 178 4 550 22 287
310 000 3 100 4 550 21 357 318 000 3 180 4 550 22 317
310 250 3 103 4 550 21 387 318 250 3 183 4 550 22 347
310 500 3 105 4 550 21 417 318 500 3 185 4 550 22 377
310 750 3 108 4 550 21 447 318 750 3 188 4 550 22 407
311 000 3 110 4 550 21 477 319 000 3 190 4 550 22 437
311 250 3 113 4 550 21 507 319 250 3 193 4 550 22 467
311 500 3 115 4 550 21 537 319 500 3 195 4 550 22 497
311 750 3 118 4 550 21 567 319 750 3 198 4 550 22 527
312 000 3 120 4 550 21 597 320 000 3 200 4 550 22 557
312 250 3 123 4 550 21 627 320 250 3 203 4 550 22 587
312 500 3 125 4 550 21 657 320 500 3 205 4 550 22 617
312 750 3 128 4 550 21 687 320 750 3 208 4 550 22 647
313 000 3 130 4 550 21 717 321 000 3 210 4 550 22 677
313 250 3 133 4 550 21 747 321 250 3 213 4 550 22 707
313 500 3 135 4 550 21 777 321 500 3 215 4 550 22 737
319
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
321 750 3 218 4 550 22 767 329 750 3 298 4 550 23 727
322 000 3 220 4 550 22 797 330 000 3 300 4 550 23 757
322 250 3 223 4 550 22 827 330 250 3 303 4 550 23 787
322 500 3 225 4 550 22 857 330 500 3 305 4 550 23 817
322 750 3 228 4 550 22 887 330 750 3 308 4 550 23 847
323 000 3 230 4 550 22 917 331 000 3 310 4 550 23 877
323 250 3 233 4 550 22 947 331 250 3 313 4 550 23 907
323 500 3 235 4 550 22 977 331 500 3 315 4 550 23 937
323 750 3 238 4 550 23 007 331 750 3 318 4 550 23 967
324 000 3 240 4 550 23 037 332 000 3 320 4 550 23 997
324 250 3 243 4 550 23 067 332 250 3 323 4 550 24 027
324 500 3 245 4 550 23 097 332 500 3 325 4 550 24 057
324 750 3 248 4 550 23 127 332 750 3 328 4 550 24 087
325 000 3 250 4 550 23 157 333 000 3 330 4 550 24 117
325 250 3 253 4 550 23 187 333 250 3 333 4 550 24 147
325 500 3 255 4 550 23 217 333 500 3 335 4 550 24 177
325 750 3 258 4 550 23 247 333 750 3 338 4 550 24 207
326 000 3 260 4 550 23 277 334 000 3 340 4 550 24 237
326 250 3 263 4 550 23 307 334 250 3 343 4 550 24 267
326 500 3 265 4 550 23 337 334 500 3 345 4 550 24 297
326 750 3 268 4 550 23 367 334 750 3 348 4 550 24 327
327 000 3 270 4 550 23 397 335 000 3 350 4 550 24 357
327 250 3 273 4 550 23 427 335 250 3 353 4 550 24 387
327 500 3 275 4 550 23 457 335 500 3 355 4 550 24 417
327 750 3 278 4 550 23 487 335 750 3 358 4 550 24 447
328 000 3 280 4 550 23 517 336 000 3 360 4 550 24 477
328 250 3 283 4 550 23 547 336 250 3 363 4 550 24 507
328 500 3 285 4 550 23 577 336 500 3 365 4 550 24 537
328 750 3 288 4 550 23 607 336 750 3 368 4 550 24 567
329 000 3 290 4 550 23 637 337 000 3 370 4 550 24 597
329 250 3 293 4 550 23 667 337 250 3 373 4 550 24 627
329 500 3 295 4 550 23 697 337 500 3 375 4 550 24 657
320
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
337 750 3 378 4 550 24 687 345 750 3 458 4 550 25 647
338 000 3 380 4 550 24 717 346 000 3 460 4 550 25 677
338 250 3 383 4 550 24 747 346 250 3 463 4 550 25 707
338 500 3 385 4 550 24 777 346 500 3 465 4 550 25 737
338 750 3 388 4 550 24 807 346 750 3 468 4 550 25 767
339 000 3 390 4 550 24 837 347 000 3 470 4 550 25 797
339 250 3 393 4 550 24 867 347 250 3 473 4 550 25 827
339 500 3 395 4 550 24 897 347 500 3 475 4 550 25 857
339 750 3 398 4 550 24 927 347 750 3 478 4 550 25 887
340 000 3 400 4 550 24 957 348 000 3 480 4 550 25 917
340 250 3 403 4 550 24 987 348 250 3 483 4 550 25 947
340 500 3 405 4 550 25 017 348 500 3 485 4 550 25 977
340 750 3 408 4 550 25 047 348 750 3 488 4 550 26 007
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341 750 3 418 4 550 25 167 349 750 3 498 4 550 26 127
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344 000 3 440 4 550 25 437 352 000 3 520 4 550 26 397
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344 750 3 448 4 550 25 527 352 750 3 528 4 550 26 487
345 000 3 450 4 550 25 557 353 000 3 530 4 550 26 517
345 250 3 453 4 550 25 587 353 250 3 533 4 550 26 547
345 500 3 455 4 550 25 617 353 500 3 535 4 550 26 577
321
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
353 750 3 538 4 550 26 607 361 750 3 618 4 550 27 567
354 000 3 540 4 550 26 637 362 000 3 620 4 550 27 597
354 250 3 543 4 550 26 667 362 250 3 623 4 550 27 627
354 500 3 545 4 550 26 697 362 500 3 625 4 550 27 657
354 750 3 548 4 550 26 727 362 750 3 628 4 550 27 687
355 000 3 550 4 550 26 757 363 000 3 630 4 550 27 717
355 250 3 553 4 550 26 787 363 250 3 633 4 550 27 747
355 500 3 555 4 550 26 817 363 500 3 635 4 550 27 777
355 750 3 558 4 550 26 847 363 750 3 638 4 550 27 807
356 000 3 560 4 550 26 877 364 000 3 640 4 550 27 837
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356 500 3 565 4 550 26 937 364 500 3 645 4 550 27 897
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359 250 3 593 4 550 27 267 367 250 3 673 4 550 28 227
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359 750 3 598 4 550 27 327 367 750 3 678 4 550 28 287
360 000 3 600 4 550 27 357 368 000 3 680 4 550 28 317
360 250 3 603 4 550 27 387 368 250 3 683 4 550 28 347
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361 500 3 615 4 550 27 537 369 500 3 695 4 550 28 497
322
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
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370 000 3 700 4 550 28 557 378 000 3 780 4 550 29 750
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370 750 3 708 4 550 28 647 378 750 3 788 4 550 29 900
371 000 3 710 4 550 28 677 379 000 3 790 4 550 29 950
371 250 3 713 4 550 28 707 379 250 3 793 4 550 30 000
371 500 3 715 4 550 28 737 379 500 3 795 4 550 30 050
371 750 3 718 4 550 28 767 379 750 3 798 4 550 30 100
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372 250 3 723 4 550 28 827 380 250 3 803 4 550 30 200
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374 000 3 740 4 550 29 037 382 000 3 820 4 550 30 550
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375 500 3 755 4 550 29 250 383 500 3 835 4 550 30 850
375 750 3 758 4 550 29 300 383 750 3 838 4 550 30 900
376 000 3 760 4 550 29 350 384 000 3 840 4 550 30 950
376 250 3 763 4 550 29 400 384 250 3 843 4 550 31 000
376 500 3 765 4 550 29 450 384 500 3 845 4 550 31 050
376 750 3 768 4 550 29 500 384 750 3 848 4 550 31 100
377 000 3 770 4 550 29 550 385 000 3 850 4 550 31 150
377 250 3 773 4 550 29 600 385 250 3 853 4 550 31 200
377 500 3 775 4 550 29 650 385 500 3 855 4 550 31 250
323
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
385 750 3 858 4 550 31 300 393 750 3 938 4 550 32 900
386 000 3 860 4 550 31 350 394 000 3 940 4 550 32 950
386 250 3 863 4 550 31 400 394 250 3 943 4 550 33 000
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386 750 3 868 4 550 31 500 394 750 3 948 4 550 33 100
387 000 3 870 4 550 31 550 395 000 3 950 4 550 33 150
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387 500 3 875 4 550 31 650 395 500 3 955 4 550 33 250
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389 000 3 890 4 550 31 950 397 000 3 970 4 550 33 550
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389 750 3 898 4 550 32 100 397 750 3 978 4 550 33 700
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391 250 3 913 4 550 32 400 399 250 3 993 4 550 34 000
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392 500 3 925 4 550 32 650 400 500 4 005 5 850 34 250
392 750 3 928 4 550 32 700 400 750 4 008 5 850 34 300
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393 250 3 933 4 550 32 800 401 250 4 013 5 850 34 400
393 500 3 935 4 550 32 850 401 500 4 015 5 850 34 450
324
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
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402 750 4 028 5 850 34 700 410 750 4 108 5 850 36 300
403 000 4 030 5 850 34 750 411 000 4 110 5 850 36 350
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403 500 4 035 5 850 34 850 411 500 4 115 5 850 36 450
403 750 4 038 5 850 34 900 411 750 4 118 5 850 36 500
404 000 4 040 5 850 34 950 412 000 4 120 5 850 36 550
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404 750 4 048 5 850 35 100 412 750 4 128 5 850 36 700
405 000 4 050 5 850 35 150 413 000 4 130 5 850 36 750
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407 750 4 078 5 850 35 700 415 750 4 158 5 850 37 300
408 000 4 080 5 850 35 750 416 000 4 160 5 850 37 350
408 250 4 083 5 850 35 800 416 250 4 163 5 850 37 400
408 500 4 085 5 850 35 850 416 500 4 165 5 850 37 450
408 750 4 088 5 850 35 900 416 750 4 168 5 850 37 500
409 000 4 090 5 850 35 950 417 000 4 170 5 850 37 550
409 250 4 093 5 850 36 000 417 250 4 173 5 850 37 600
409 500 4 095 5 850 36 050 417 500 4 175 5 850 37 650
325
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
417 750 4 178 5 850 37 700 425 750 4 258 5 850 39 300
418 000 4 180 5 850 37 750 426 000 4 260 5 850 39 350
418 250 4 183 5 850 37 800 426 250 4 263 5 850 39 400
418 500 4 185 5 850 37 850 426 500 4 265 5 850 39 450
418 750 4 188 5 850 37 900 426 750 4 268 5 850 39 500
419 000 4 190 5 850 37 950 427 000 4 270 5 850 39 550
419 250 4 193 5 850 38 000 427 250 4 273 5 850 39 600
419 500 4 195 5 850 38 050 427 500 4 275 5 850 39 650
419 750 4 198 5 850 38 100 427 750 4 278 5 850 39 700
420 000 4 200 5 850 38 150 428 000 4 280 5 850 39 750
420 250 4 203 5 850 38 200 428 250 4 283 5 850 39 800
420 500 4 205 5 850 38 250 428 500 4 285 5 850 39 850
420 750 4 208 5 850 38 300 428 750 4 288 5 850 39 900
421 000 4 210 5 850 38 350 429 000 4 290 5 850 39 950
421 250 4 213 5 850 38 400 429 250 4 293 5 850 40 000
421 500 4 215 5 850 38 450 429 500 4 295 5 850 40 050
421 750 4 218 5 850 38 500 429 750 4 298 5 850 40 100
422 000 4 220 5 850 38 550 430 000 4 300 5 850 40 150
422 250 4 223 5 850 38 600 430 250 4 303 5 850 40 200
422 500 4 225 5 850 38 650 430 500 4 305 5 850 40 250
422 750 4 228 5 850 38 700 430 750 4 308 5 850 40 300
423 000 4 230 5 850 38 750 431 000 4 310 5 850 40 350
423 250 4 233 5 850 38 800 431 250 4 313 5 850 40 400
423 500 4 235 5 850 38 850 431 500 4 315 5 850 40 450
423 750 4 238 5 850 38 900 431 750 4 318 5 850 40 500
424 000 4 240 5 850 38 950 432 000 4 320 5 850 40 550
424 250 4 243 5 850 39 000 432 250 4 323 5 850 40 600
424 500 4 245 5 850 39 050 432 500 4 325 5 850 40 650
424 750 4 248 5 850 39 100 432 750 4 328 5 850 40 700
425 000 4 250 5 850 39 150 433 000 4 330 5 850 40 750
425 250 4 253 5 850 39 200 433 250 4 333 5 850 40 800
425 500 4 255 5 850 39 250 433 500 4 335 5 850 40 850
326
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
433 750 4 338 5 850 40 900 441 750 4 418 5 850 42 500
434 000 4 340 5 850 40 950 442 000 4 420 5 850 42 550
434 250 4 343 5 850 41 000 442 250 4 423 5 850 42 600
434 500 4 345 5 850 41 050 442 500 4 425 5 850 42 650
434 750 4 348 5 850 41 100 442 750 4 428 5 850 42 700
435 000 4 350 5 850 41 150 443 000 4 430 5 850 42 750
435 250 4 353 5 850 41 200 443 250 4 433 5 850 42 800
435 500 4 355 5 850 41 250 443 500 4 435 5 850 42 850
435 750 4 358 5 850 41 300 443 750 4 438 5 850 42 900
436 000 4 360 5 850 41 350 444 000 4 440 5 850 42 950
436 250 4 363 5 850 41 400 444 250 4 443 5 850 43 000
436 500 4 365 5 850 41 450 444 500 4 445 5 850 43 050
436 750 4 368 5 850 41 500 444 750 4 448 5 850 43 100
437 000 4 370 5 850 41 550 445 000 4 450 5 850 43 150
437 250 4 373 5 850 41 600 445 250 4 453 5 850 43 200
437 500 4 375 5 850 41 650 445 500 4 455 5 850 43 250
437 750 4 378 5 850 41 700 445 750 4 458 5 850 43 300
438 000 4 380 5 850 41 750 446 000 4 460 5 850 43 350
438 250 4 383 5 850 41 800 446 250 4 463 5 850 43 400
438 500 4 385 5 850 41 850 446 500 4 465 5 850 43 450
438 750 4 388 5 850 41 900 446 750 4 468 5 850 43 500
439 000 4 390 5 850 41 950 447 000 4 470 5 850 43 550
439 250 4 393 5 850 42 000 447 250 4 473 5 850 43 600
439 500 4 395 5 850 42 050 447 500 4 475 5 850 43 650
439 750 4 398 5 850 42 100 447 750 4 478 5 850 43 700
440 000 4 400 5 850 42 150 448 000 4 480 5 850 43 750
440 250 4 403 5 850 42 200 448 250 4 483 5 850 43 800
440 500 4 405 5 850 42 250 448 500 4 485 5 850 43 850
440 750 4 408 5 850 42 300 448 750 4 488 5 850 43 900
441 000 4 410 5 850 42 350 449 000 4 490 5 850 43 950
441 250 4 413 5 850 42 400 449 250 4 493 5 850 44 000
441 500 4 415 5 850 42 450 449 500 4 495 5 850 44 050
327
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
449 750 4 498 5 850 44 100 457 750 4 578 5 850 45 700
450 000 4 500 5 850 44 150 458 000 4 580 5 850 45 750
450 250 4 503 5 850 44 200 458 250 4 583 5 850 45 800
450 500 4 505 5 850 44 250 458 500 4 585 5 850 45 850
450 750 4 508 5 850 44 300 458 750 4 588 5 850 45 900
451 000 4 510 5 850 44 350 459 000 4 590 5 850 45 950
451 250 4 513 5 850 44 400 459 250 4 593 5 850 46 000
451 500 4 515 5 850 44 450 459 500 4 595 5 850 46 050
451 750 4 518 5 850 44 500 459 750 4 598 5 850 46 100
452 000 4 520 5 850 44 550 460 000 4 600 5 850 46 150
452 250 4 523 5 850 44 600 460 250 4 603 5 850 46 200
452 500 4 525 5 850 44 650 460 500 4 605 5 850 46 250
452 750 4 528 5 850 44 700 460 750 4 608 5 850 46 300
453 000 4 530 5 850 44 750 461 000 4 610 5 850 46 350
453 250 4 533 5 850 44 800 461 250 4 613 5 850 46 400
453 500 4 535 5 850 44 850 461 500 4 615 5 850 46 450
453 750 4 538 5 850 44 900 461 750 4 618 5 850 46 500
454 000 4 540 5 850 44 950 462 000 4 620 5 850 46 550
454 250 4 543 5 850 45 000 462 250 4 623 5 850 46 600
454 500 4 545 5 850 45 050 462 500 4 625 5 850 46 650
454 750 4 548 5 850 45 100 462 750 4 628 5 850 46 700
455 000 4 550 5 850 45 150 463 000 4 630 5 850 46 750
455 250 4 553 5 850 45 200 463 250 4 633 5 850 46 800
455 500 4 555 5 850 45 250 463 500 4 635 5 850 46 850
455 750 4 558 5 850 45 300 463 750 4 638 5 850 46 900
456 000 4 560 5 850 45 350 464 000 4 640 5 850 46 950
456 250 4 563 5 850 45 400 464 250 4 643 5 850 47 000
456 500 4 565 5 850 45 450 464 500 4 645 5 850 47 050
456 750 4 568 5 850 45 500 464 750 4 648 5 850 47 100
457 000 4 570 5 850 45 550 465 000 4 650 5 850 47 150
457 250 4 573 5 850 45 600 465 250 4 653 5 850 47 200
457 500 4 575 5 850 45 650 465 500 4 655 5 850 47 250
328
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
465 750 4 658 5 850 47 300 473 750 4 738 5 850 48 900
466 000 4 660 5 850 47 350 474 000 4 740 5 850 48 950
466 250 4 663 5 850 47 400 474 250 4 743 5 850 49 000
466 500 4 665 5 850 47 450 474 500 4 745 5 850 49 050
466 750 4 668 5 850 47 500 474 750 4 748 5 850 49 100
467 000 4 670 5 850 47 550 475 000 4 750 5 850 49 150
467 250 4 673 5 850 47 600 475 250 4 753 5 850 49 200
467 500 4 675 5 850 47 650 475 500 4 755 5 850 49 250
467 750 4 678 5 850 47 700 475 750 4 758 5 850 49 300
468 000 4 680 5 850 47 750 476 000 4 760 5 850 49 350
468 250 4 683 5 850 47 800 476 250 4 763 5 850 49 400
468 500 4 685 5 850 47 850 476 500 4 765 5 850 49 450
468 750 4 688 5 850 47 900 476 750 4 768 5 850 49 500
469 000 4 690 5 850 47 950 477 000 4 770 5 850 49 550
469 250 4 693 5 850 48 000 477 250 4 773 5 850 49 600
469 500 4 695 5 850 48 050 477 500 4 775 5 850 49 650
469 750 4 698 5 850 48 100 477 750 4 778 5 850 49 700
470 000 4 700 5 850 48 150 478 000 4 780 5 850 49 750
470 250 4 703 5 850 48 200 478 250 4 783 5 850 49 800
470 500 4 705 5 850 48 250 478 500 4 785 5 850 49 850
470 750 4 708 5 850 48 300 478 750 4 788 5 850 49 900
471 000 4 710 5 850 48 350 479 000 4 790 5 850 49 950
471 250 4 713 5 850 48 400 479 250 4 793 5 850 50 000
471 500 4 715 5 850 48 450 479 500 4 795 5 850 50 050
471 750 4 718 5 850 48 500 479 750 4 798 5 850 50 100
472 000 4 720 5 850 48 550 480 000 4 800 5 850 50 150
472 250 4 723 5 850 48 600 480 250 4 803 5 850 50 200
472 500 4 725 5 850 48 650 480 500 4 805 5 850 50 250
472 750 4 728 5 850 48 700 480 750 4 808 5 850 50 300
473 000 4 730 5 850 48 750 481 000 4 810 5 850 50 350
473 250 4 733 5 850 48 800 481 250 4 813 5 850 50 400
473 500 4 735 5 850 48 850 481 500 4 815 5 850 50 450
329
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
481 750 4 818 5 850 50 500 489 750 4 898 5 850 52 100
482 000 4 820 5 850 50 550 490 000 4 900 5 850 52 150
482 250 4 823 5 850 50 600 490 250 4 903 5 850 52 200
482 500 4 825 5 850 50 650 490 500 4 905 5 850 52 250
482 750 4 828 5 850 50 700 490 750 4 908 5 850 52 300
483 000 4 830 5 850 50 750 491 000 4 910 5 850 52 350
483 250 4 833 5 850 50 800 491 250 4 913 5 850 52 400
483 500 4 835 5 850 50 850 491 500 4 915 5 850 52 450
483 750 4 838 5 850 50 900 491 750 4 918 5 850 52 500
484 000 4 840 5 850 50 950 492 000 4 920 5 850 52 550
484 250 4 843 5 850 51 000 492 250 4 923 5 850 52 600
484 500 4 845 5 850 51 050 492 500 4 925 5 850 52 650
484 750 4 848 5 850 51 100 492 750 4 928 5 850 52 700
485 000 4 850 5 850 51 150 493 000 4 930 5 850 52 750
485 250 4 853 5 850 51 200 493 250 4 933 5 850 52 800
485 500 4 855 5 850 51 250 493 500 4 935 5 850 52 850
485 750 4 858 5 850 51 300 493 750 4 938 5 850 52 900
486 000 4 860 5 850 51 350 494 000 4 940 5 850 52 950
486 250 4 863 5 850 51 400 494 250 4 943 5 850 53 000
486 500 4 865 5 850 51 450 494 500 4 945 5 850 53 050
486 750 4 868 5 850 51 500 494 750 4 948 5 850 53 100
487 000 4 870 5 850 51 550 495 000 4 950 5 850 53 150
487 250 4 873 5 850 51 600 495 250 4 953 5 850 53 200
487 500 4 875 5 850 51 650 495 500 4 955 5 850 53 250
487 750 4 878 5 850 51 700 495 750 4 958 5 850 53 300
488 000 4 880 5 850 51 750 496 000 4 960 5 850 53 350
488 250 4 883 5 850 51 800 496 250 4 963 5 850 53 400
488 500 4 885 5 850 51 850 496 500 4 965 5 850 53 450
488 750 4 888 5 850 51 900 496 750 4 968 5 850 53 500
489 000 4 890 5 850 51 950 497 000 4 970 5 850 53 550
489 250 4 893 5 850 52 000 497 250 4 973 5 850 53 600
489 500 4 895 5 850 52 050 497 500 4 975 5 850 53 650
330
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
497 750 4 978 5 850 53 700 505 750 5 058 7 150 55 300
498 000 4 980 5 850 53 750 506 000 5 060 7 150 55 350
498 250 4 983 5 850 53 800 506 250 5 063 7 150 55 400
498 500 4 985 5 850 53 850 506 500 5 065 7 150 55 450
498 750 4 988 5 850 53 900 506 750 5 068 7 150 55 500
499 000 4 990 5 850 53 950 507 000 5 070 7 150 55 550
499 250 4 993 5 850 54 000 507 250 5 073 7 150 55 600
499 500 4 995 5 850 54 050 507 500 5 075 7 150 55 650
499 750 4 998 5 850 54 100 507 750 5 078 7 150 55 700
500 000 5 000 5 850 54 150 508 000 5 080 7 150 55 750
500 250 5 003 7 150 54 200 508 250 5 083 7 150 55 800
500 500 5 005 7 150 54 250 508 500 5 085 7 150 55 850
500 750 5 008 7 150 54 300 508 750 5 088 7 150 55 900
501 000 5 010 7 150 54 350 509 000 5 090 7 150 55 950
501 250 5 013 7 150 54 400 509 250 5 093 7 150 56 000
501 500 5 015 7 150 54 450 509 500 5 095 7 150 56 050
501 750 5 018 7 150 54 500 509 750 5 098 7 150 56 100
502 000 5 020 7 150 54 550 510 000 5 100 7 150 56 150
502 250 5 023 7 150 54 600 510 250 5 103 7 150 56 200
502 500 5 025 7 150 54 650 510 500 5 105 7 150 56 250
502 750 5 028 7 150 54 700 510 750 5 108 7 150 56 300
503 000 5 030 7 150 54 750 511 000 5 110 7 150 56 350
503 250 5 033 7 150 54 800 511 250 5 113 7 150 56 400
503 500 5 035 7 150 54 850 511 500 5 115 7 150 56 450
503 750 5 038 7 150 54 900 511 750 5 118 7 150 56 500
504 000 5 040 7 150 54 950 512 000 5 120 7 150 56 550
504 250 5 043 7 150 55 000 512 250 5 123 7 150 56 600
504 500 5 045 7 150 55 050 512 500 5 125 7 150 56 650
504 750 5 048 7 150 55 100 512 750 5 128 7 150 56 700
505 000 5 050 7 150 55 150 513 000 5 130 7 150 56 750
505 250 5 053 7 150 55 200 513 250 5 133 7 150 56 800
505 500 5 055 7 150 55 250 513 500 5 135 7 150 56 850
331
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
513 750 5 138 7 150 56 900 521 750 5 218 7 150 58 500
514 000 5 140 7 150 56 950 522 000 5 220 7 150 58 550
514 250 5 143 7 150 57 000 522 250 5 223 7 150 58 600
514 500 5 145 7 150 57 050 522 500 5 225 7 150 58 650
514 750 5 148 7 150 57 100 522 750 5 228 7 150 58 700
515 000 5 150 7 150 57 150 523 000 5 230 7 150 58 750
515 250 5 153 7 150 57 200 523 250 5 233 7 150 58 800
515 500 5 155 7 150 57 250 523 500 5 235 7 150 58 850
515 750 5 158 7 150 57 300 523 750 5 238 7 150 58 900
516 000 5 160 7 150 57 350 524 000 5 240 7 150 58 950
516 250 5 163 7 150 57 400 524 250 5 243 7 150 59 000
516 500 5 165 7 150 57 450 524 500 5 245 7 150 59 050
516 750 5 168 7 150 57 500 524 750 5 248 7 150 59 100
517 000 5 170 7 150 57 550 525 000 5 250 7 150 59 150
517 250 5 173 7 150 57 600 525 250 5 253 7 150 59 200
517 500 5 175 7 150 57 650 525 500 5 255 7 150 59 250
517 750 5 178 7 150 57 700 525 750 5 258 7 150 59 300
518 000 5 180 7 150 57 750 526 000 5 260 7 150 59 350
518 250 5 183 7 150 57 800 526 250 5 263 7 150 59 400
518 500 5 185 7 150 57 850 526 500 5 265 7 150 59 450
518 750 5 188 7 150 57 900 526 750 5 268 7 150 59 500
519 000 5 190 7 150 57 950 527 000 5 270 7 150 59 550
519 250 5 193 7 150 58 000 527 250 5 273 7 150 59 600
519 500 5 195 7 150 58 050 527 500 5 275 7 150 59 650
519 750 5 198 7 150 58 100 527 750 5 278 7 150 59 700
520 000 5 200 7 150 58 150 528 000 5 280 7 150 59 750
520 250 5 203 7 150 58 200 528 250 5 283 7 150 59 800
520 500 5 205 7 150 58 250 528 500 5 285 7 150 59 850
520 750 5 208 7 150 58 300 528 750 5 288 7 150 59 900
521 000 5 210 7 150 58 350 529 000 5 290 7 150 59 950
521 250 5 213 7 150 58 400 529 250 5 293 7 150 60 000
521 500 5 215 7 150 58 450 529 500 5 295 7 150 60 050
332
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
529 750 5 298 7 150 60 100 537 750 5 378 7 150 61 700
530 000 5 300 7 150 60 150 538 000 5 380 7 150 61 750
530 250 5 303 7 150 60 200 538 250 5 383 7 150 61 800
530 500 5 305 7 150 60 250 538 500 5 385 7 150 61 850
530 750 5 308 7 150 60 300 538 750 5 388 7 150 61 900
531 000 5 310 7 150 60 350 539 000 5 390 7 150 61 950
531 250 5 313 7 150 60 400 539 250 5 393 7 150 62 000
531 500 5 315 7 150 60 450 539 500 5 395 7 150 62 050
531 750 5 318 7 150 60 500 539 750 5 398 7 150 62 100
532 000 5 320 7 150 60 550 540 000 5 400 7 150 62 150
532 250 5 323 7 150 60 600 540 250 5 403 7 150 62 200
532 500 5 325 7 150 60 650 540 500 5 405 7 150 62 250
532 750 5 328 7 150 60 700 540 750 5 408 7 150 62 300
533 000 5 330 7 150 60 750 541 000 5 410 7 150 62 350
533 250 5 333 7 150 60 800 541 250 5 413 7 150 62 400
533 500 5 335 7 150 60 850 541 500 5 415 7 150 62 450
533 750 5 338 7 150 60 900 541 750 5 418 7 150 62 500
534 000 5 340 7 150 60 950 542 000 5 420 7 150 62 550
534 250 5 343 7 150 61 000 542 250 5 423 7 150 62 600
534 500 5 345 7 150 61 050 542 500 5 425 7 150 62 650
534 750 5 348 7 150 61 100 542 750 5 428 7 150 62 700
535 000 5 350 7 150 61 150 543 000 5 430 7 150 62 750
535 250 5 353 7 150 61 200 543 250 5 433 7 150 62 800
535 500 5 355 7 150 61 250 543 500 5 435 7 150 62 850
535 750 5 358 7 150 61 300 543 750 5 438 7 150 62 900
536 000 5 360 7 150 61 350 544 000 5 440 7 150 62 950
536 250 5 363 7 150 61 400 544 250 5 443 7 150 63 000
536 500 5 365 7 150 61 450 544 500 5 445 7 150 63 050
536 750 5 368 7 150 61 500 544 750 5 448 7 150 63 100
537 000 5 370 7 150 61 550 545 000 5 450 7 150 63 150
537 250 5 373 7 150 61 600 545 250 5 453 7 150 63 200
537 500 5 375 7 150 61 650 545 500 5 455 7 150 63 250
333
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
545 750 5 458 7 150 63 300 553 750 5 538 7 150 64 900
546 000 5 460 7 150 63 350 554 000 5 540 7 150 64 950
546 250 5 463 7 150 63 400 554 250 5 543 7 150 65 000
546 500 5 465 7 150 63 450 554 500 5 545 7 150 65 050
546 750 5 468 7 150 63 500 554 750 5 548 7 150 65 100
547 000 5 470 7 150 63 550 555 000 5 550 7 150 65 150
547 250 5 473 7 150 63 600 555 250 5 553 7 150 65 200
547 500 5 475 7 150 63 650 555 500 5 555 7 150 65 250
547 750 5 478 7 150 63 700 555 750 5 558 7 150 65 300
548 000 5 480 7 150 63 750 556 000 5 560 7 150 65 350
548 250 5 483 7 150 63 800 556 250 5 563 7 150 65 400
548 500 5 485 7 150 63 850 556 500 5 565 7 150 65 450
548 750 5 488 7 150 63 900 556 750 5 568 7 150 65 500
549 000 5 490 7 150 63 950 557 000 5 570 7 150 65 550
549 250 5 493 7 150 64 000 557 250 5 573 7 150 65 600
549 500 5 495 7 150 64 050 557 500 5 575 7 150 65 650
549 750 5 498 7 150 64 100 557 750 5 578 7 150 65 700
550 000 5 500 7 150 64 150 558 000 5 580 7 150 65 750
550 250 5 503 7 150 64 200 558 250 5 583 7 150 65 800
550 500 5 505 7 150 64 250 558 500 5 585 7 150 65 850
550 750 5 508 7 150 64 300 558 750 5 588 7 150 65 900
551 000 5 510 7 150 64 350 559 000 5 590 7 150 65 950
551 250 5 513 7 150 64 400 559 250 5 593 7 150 66 000
551 500 5 515 7 150 64 450 559 500 5 595 7 150 66 050
551 750 5 518 7 150 64 500 559 750 5 598 7 150 66 100
552 000 5 520 7 150 64 550 560 000 5 600 7 150 66 150
552 250 5 523 7 150 64 600 560 250 5 603 7 150 66 200
552 500 5 525 7 150 64 650 560 500 5 605 7 150 66 250
552 750 5 528 7 150 64 700 560 750 5 608 7 150 66 300
553 000 5 530 7 150 64 750 561 000 5 610 7 150 66 350
553 250 5 533 7 150 64 800 561 250 5 613 7 150 66 400
553 500 5 535 7 150 64 850 561 500 5 615 7 150 66 450
334
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
561 750 5 618 7 150 66 500 569 750 5 698 7 150 68 100
562 000 5 620 7 150 66 550 570 000 5 700 7 150 68 150
562 250 5 623 7 150 66 600 570 250 5 703 7 150 68 200
562 500 5 625 7 150 66 650 570 500 5 705 7 150 68 250
562 750 5 628 7 150 66 700 570 750 5 708 7 150 68 300
563 000 5 630 7 150 66 750 571 000 5 710 7 150 68 350
563 250 5 633 7 150 66 800 571 250 5 713 7 150 68 400
563 500 5 635 7 150 66 850 571 500 5 715 7 150 68 450
563 750 5 638 7 150 66 900 571 750 5 718 7 150 68 500
564 000 5 640 7 150 66 950 572 000 5 720 7 150 68 550
564 250 5 643 7 150 67 000 572 250 5 723 7 150 68 600
564 500 5 645 7 150 67 050 572 500 5 725 7 150 68 650
564 750 5 648 7 150 67 100 572 750 5 728 7 150 68 700
565 000 5 650 7 150 67 150 573 000 5 730 7 150 68 750
565 250 5 653 7 150 67 200 573 250 5 733 7 150 68 800
565 500 5 655 7 150 67 250 573 500 5 735 7 150 68 850
565 750 5 658 7 150 67 300 573 750 5 738 7 150 68 900
566 000 5 660 7 150 67 350 574 000 5 740 7 150 68 950
566 250 5 663 7 150 67 400 574 250 5 743 7 150 69 000
566 500 5 665 7 150 67 450 574 500 5 745 7 150 69 050
566 750 5 668 7 150 67 500 574 750 5 748 7 150 69 100
567 000 5 670 7 150 67 550 575 000 5 750 7 150 69 150
567 250 5 673 7 150 67 600 575 250 5 753 7 150 69 200
567 500 5 675 7 150 67 650 575 500 5 755 7 150 69 250
567 750 5 678 7 150 67 700 575 750 5 758 7 150 69 300
568 000 5 680 7 150 67 750 576 000 5 760 7 150 69 350
568 250 5 683 7 150 67 800 576 250 5 763 7 150 69 400
568 500 5 685 7 150 67 850 576 500 5 765 7 150 69 450
568 750 5 688 7 150 67 900 576 750 5 768 7 150 69 500
569 000 5 690 7 150 67 950 577 000 5 770 7 150 69 550
569 250 5 693 7 150 68 000 577 250 5 773 7 150 69 600
569 500 5 695 7 150 68 050 577 500 5 775 7 150 69 650
335
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
577 750 5 778 7 150 69 700 585 750 5 858 7 150 71 487
578 000 5 780 7 150 69 750 586 000 5 860 7 150 71 557
578 250 5 783 7 150 69 800 586 250 5 863 7 150 71 627
578 500 5 785 7 150 69 850 586 500 5 865 7 150 71 697
578 750 5 788 7 150 69 900 586 750 5 868 7 150 71 767
579 000 5 790 7 150 69 950 587 000 5 870 7 150 71 837
579 250 5 793 7 150 70 000 587 250 5 873 7 150 71 907
579 500 5 795 7 150 70 050 587 500 5 875 7 150 71 977
579 750 5 798 7 150 70 100 587 750 5 878 7 150 72 047
580 000 5 800 7 150 70 150 588 000 5 880 7 150 72 117
580 250 5 803 7 150 70 200 588 250 5 883 7 150 72 187
580 500 5 805 7 150 70 250 588 500 5 885 7 150 72 257
580 750 5 808 7 150 70 300 588 750 5 888 7 150 72 327
581 000 5 810 7 150 70 350 589 000 5 890 7 150 72 397
581 250 5 813 7 150 70 400 589 250 5 893 7 150 72 467
581 500 5 815 7 150 70 450 589 500 5 895 7 150 72 537
581 750 5 818 7 150 70 500 589 750 5 898 7 150 72 607
582 000 5 820 7 150 70 550 590 000 5 900 7 150 72 677
582 250 5 823 7 150 70 600 590 250 5 903 7 150 72 747
582 500 5 825 7 150 70 650 590 500 5 905 7 150 72 817
582 750 5 828 7 150 70 700 590 750 5 908 7 150 72 887
583 000 5 830 7 150 70 750 591 000 5 910 7 150 72 957
583 250 5 833 7 150 70 800 591 250 5 913 7 150 73 027
583 500 5 835 7 150 70 857 591 500 5 915 7 150 73 097
583 750 5 838 7 150 70 927 591 750 5 918 7 150 73 167
584 000 5 840 7 150 70 997 592 000 5 920 7 150 73 237
584 250 5 843 7 150 71 067 592 250 5 923 7 150 73 307
584 500 5 845 7 150 71 137 592 500 5 925 7 150 73 377
584 750 5 848 7 150 71 207 592 750 5 928 7 150 73 447
585 000 5 850 7 150 71 277 593 000 5 930 7 150 73 517
585 250 5 853 7 150 71 347 593 250 5 933 7 150 73 587
585 500 5 855 7 150 71 417 593 500 5 935 7 150 73 657
336
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
593 750 5 938 7 150 73 727 601 750 6 018 8 450 75 967
594 000 5 940 7 150 73 797 602 000 6 020 8 450 76 037
594 250 5 943 7 150 73 867 602 250 6 023 8 450 76 107
594 500 5 945 7 150 73 937 602 500 6 025 8 450 76 177
594 750 5 948 7 150 74 007 602 750 6 028 8 450 76 247
595 000 5 950 7 150 74 077 603 000 6 030 8 450 76 317
595 250 5 953 7 150 74 147 603 250 6 033 8 450 76 387
595 500 5 955 7 150 74 217 603 500 6 035 8 450 76 457
595 750 5 958 7 150 74 287 603 750 6 038 8 450 76 527
596 000 5 960 7 150 74 357 604 000 6 040 8 450 76 597
596 250 5 963 7 150 74 427 604 250 6 043 8 450 76 667
596 500 5 965 7 150 74 497 604 500 6 045 8 450 76 737
596 750 5 968 7 150 74 567 604 750 6 048 8 450 76 807
597 000 5 970 7 150 74 637 605 000 6 050 8 450 76 877
597 250 5 973 7 150 74 707 605 250 6 053 8 450 76 947
597 500 5 975 7 150 74 777 605 500 6 055 8 450 77 017
597 750 5 978 7 150 74 847 605 750 6 058 8 450 77 087
598 000 5 980 7 150 74 917 606 000 6 060 8 450 77 157
598 250 5 983 7 150 74 987 606 250 6 063 8 450 77 227
598 500 5 985 7 150 75 057 606 500 6 065 8 450 77 297
598 750 5 988 7 150 75 127 606 750 6 068 8 450 77 367
599 000 5 990 7 150 75 197 607 000 6 070 8 450 77 437
599 250 5 993 7 150 75 267 607 250 6 073 8 450 77 507
599 500 5 995 7 150 75 337 607 500 6 075 8 450 77 577
599 750 5 998 7 150 75 407 607 750 6 078 8 450 77 647
600 000 6 000 7 150 75 477 608 000 6 080 8 450 77 717
600 250 6 003 8 450 75 547 608 250 6 083 8 450 77 787
600 500 6 005 8 450 75 617 608 500 6 085 8 450 77 857
600 750 6 008 8 450 75 687 608 750 6 088 8 450 77 927
601 000 6 010 8 450 75 757 609 000 6 090 8 450 77 997
601 250 6 013 8 450 75 827 609 250 6 093 8 450 78 067
601 500 6 015 8 450 75 897 609 500 6 095 8 450 78 137
337
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
609 750 6 098 8 450 78 207 617 750 6 178 8 450 80 447
610 000 6 100 8 450 78 277 618 000 6 180 8 450 80 517
610 250 6 103 8 450 78 347 618 250 6 183 8 450 80 587
610 500 6 105 8 450 78 417 618 500 6 185 8 450 80 657
610 750 6 108 8 450 78 487 618 750 6 188 8 450 80 727
611 000 6 110 8 450 78 557 619 000 6 190 8 450 80 797
611 250 6 113 8 450 78 627 619 250 6 193 8 450 80 867
611 500 6 115 8 450 78 697 619 500 6 195 8 450 80 937
611 750 6 118 8 450 78 767 619 750 6 198 8 450 81 007
612 000 6 120 8 450 78 837 620 000 6 200 8 450 81 077
612 250 6 123 8 450 78 907 620 250 6 203 8 450 81 147
612 500 6 125 8 450 78 977 620 500 6 205 8 450 81 217
612 750 6 128 8 450 79 047 620 750 6 208 8 450 81 287
613 000 6 130 8 450 79 117 621 000 6 210 8 450 81 357
613 250 6 133 8 450 79 187 621 250 6 213 8 450 81 427
613 500 6 135 8 450 79 257 621 500 6 215 8 450 81 497
613 750 6 138 8 450 79 327 621 750 6 218 8 450 81 567
614 000 6 140 8 450 79 397 622 000 6 220 8 450 81 637
614 250 6 143 8 450 79 467 622 250 6 223 8 450 81 707
614 500 6 145 8 450 79 537 622 500 6 225 8 450 81 777
614 750 6 148 8 450 79 607 622 750 6 228 8 450 81 847
615 000 6 150 8 450 79 677 623 000 6 230 8 450 81 917
615 250 6 153 8 450 79 747 623 250 6 233 8 450 81 987
615 500 6 155 8 450 79 817 623 500 6 235 8 450 82 057
615 750 6 158 8 450 79 887 623 750 6 238 8 450 82 127
616 000 6 160 8 450 79 957 624 000 6 240 8 450 82 197
616 250 6 163 8 450 80 027 624 250 6 243 8 450 82 267
616 500 6 165 8 450 80 097 624 500 6 245 8 450 82 337
616 750 6 168 8 450 80 167 624 750 6 248 8 450 82 407
617 000 6 170 8 450 80 237 625 000 6 250 8 450 82 477
617 250 6 173 8 450 80 307 625 250 6 253 8 450 82 547
617 500 6 175 8 450 80 377 625 500 6 255 8 450 82 617
338
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
625 750 6 258 8 450 82 687 633 750 6 338 8 450 84 927
626 000 6 260 8 450 82 757 634 000 6 340 8 450 84 997
626 250 6 263 8 450 82 827 634 250 6 343 8 450 85 067
626 500 6 265 8 450 82 897 634 500 6 345 8 450 85 137
626 750 6 268 8 450 82 967 634 750 6 348 8 450 85 207
627 000 6 270 8 450 83 037 635 000 6 350 8 450 85 277
627 250 6 273 8 450 83 107 635 250 6 353 8 450 85 347
627 500 6 275 8 450 83 177 635 500 6 355 8 450 85 417
627 750 6 278 8 450 83 247 635 750 6 358 8 450 85 487
628 000 6 280 8 450 83 317 636 000 6 360 8 450 85 557
628 250 6 283 8 450 83 387 636 250 6 363 8 450 85 627
628 500 6 285 8 450 83 457 636 500 6 365 8 450 85 697
628 750 6 288 8 450 83 527 636 750 6 368 8 450 85 767
629 000 6 290 8 450 83 597 637 000 6 370 8 450 85 837
629 250 6 293 8 450 83 667 637 250 6 373 8 450 85 907
629 500 6 295 8 450 83 737 637 500 6 375 8 450 85 977
629 750 6 298 8 450 83 807 637 750 6 378 8 450 86 047
630 000 6 300 8 450 83 877 638 000 6 380 8 450 86 117
630 250 6 303 8 450 83 947 638 250 6 383 8 450 86 187
630 500 6 305 8 450 84 017 638 500 6 385 8 450 86 257
630 750 6 308 8 450 84 087 638 750 6 388 8 450 86 327
631 000 6 310 8 450 84 157 639 000 6 390 8 450 86 397
631 250 6 313 8 450 84 227 639 250 6 393 8 450 86 467
631 500 6 315 8 450 84 297 639 500 6 395 8 450 86 537
631 750 6 318 8 450 84 367 639 750 6 398 8 450 86 607
632 000 6 320 8 450 84 437 640 000 6 400 8 450 86 677
632 250 6 323 8 450 84 507 640 250 6 403 8 450 86 747
632 500 6 325 8 450 84 577 640 500 6 405 8 450 86 817
632 750 6 328 8 450 84 647 640 750 6 408 8 450 86 887
633 000 6 330 8 450 84 717 641 000 6 410 8 450 86 957
633 250 6 333 8 450 84 787 641 250 6 413 8 450 87 027
633 500 6 335 8 450 84 857 641 500 6 415 8 450 87 097
339
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
641 750 6 418 8 450 87 167 649 750 6 498 8 450 89 407
642 000 6 420 8 450 87 237 650 000 6 500 8 450 89 477
642 250 6 423 8 450 87 307 650 250 6 503 8 450 89 547
642 500 6 425 8 450 87 377 650 500 6 505 8 450 89 617
642 750 6 428 8 450 87 447 650 750 6 508 8 450 89 687
643 000 6 430 8 450 87 517 651 000 6 510 8 450 89 757
643 250 6 433 8 450 87 587 651 250 6 513 8 450 89 827
643 500 6 435 8 450 87 657 651 500 6 515 8 450 89 897
643 750 6 438 8 450 87 727 651 750 6 518 8 450 89 967
644 000 6 440 8 450 87 797 652 000 6 520 8 450 90 037
644 250 6 443 8 450 87 867 652 250 6 523 8 450 90 107
644 500 6 445 8 450 87 937 652 500 6 525 8 450 90 177
644 750 6 448 8 450 88 007 652 750 6 528 8 450 90 247
645 000 6 450 8 450 88 077 653 000 6 530 8 450 90 317
645 250 6 453 8 450 88 147 653 250 6 533 8 450 90 387
645 500 6 455 8 450 88 217 653 500 6 535 8 450 90 457
645 750 6 458 8 450 88 287 653 750 6 538 8 450 90 527
646 000 6 460 8 450 88 357 654 000 6 540 8 450 90 597
646 250 6 463 8 450 88 427 654 250 6 543 8 450 90 667
646 500 6 465 8 450 88 497 654 500 6 545 8 450 90 737
646 750 6 468 8 450 88 567 654 750 6 548 8 450 90 807
647 000 6 470 8 450 88 637 655 000 6 550 8 450 90 877
647 250 6 473 8 450 88 707 655 250 6 553 8 450 90 947
647 500 6 475 8 450 88 777 655 500 6 555 8 450 91 017
647 750 6 478 8 450 88 847 655 750 6 558 8 450 91 087
648 000 6 480 8 450 88 917 656 000 6 560 8 450 91 157
648 250 6 483 8 450 88 987 656 250 6 563 8 450 91 227
648 500 6 485 8 450 89 057 656 500 6 565 8 450 91 297
648 750 6 488 8 450 89 127 656 750 6 568 8 450 91 367
649 000 6 490 8 450 89 197 657 000 6 570 8 450 91 437
649 250 6 493 8 450 89 267 657 250 6 573 8 450 91 507
649 500 6 495 8 450 89 337 657 500 6 575 8 450 91 577
340
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
657 750 6 578 8 450 91 647 665 750 6 658 8 450 93 887
658 000 6 580 8 450 91 717 666 000 6 660 8 450 93 957
658 250 6 583 8 450 91 787 666 250 6 663 8 450 94 027
658 500 6 585 8 450 91 857 666 500 6 665 8 450 94 097
658 750 6 588 8 450 91 927 666 750 6 668 8 450 94 167
659 000 6 590 8 450 91 997 667 000 6 670 8 450 94 237
659 250 6 593 8 450 92 067 667 250 6 673 8 450 94 307
659 500 6 595 8 450 92 137 667 500 6 675 8 450 94 377
659 750 6 598 8 450 92 207 667 750 6 678 8 450 94 447
660 000 6 600 8 450 92 277 668 000 6 680 8 450 94 517
660 250 6 603 8 450 92 347 668 250 6 683 8 450 94 587
660 500 6 605 8 450 92 417 668 500 6 685 8 450 94 657
660 750 6 608 8 450 92 487 668 750 6 688 8 450 94 727
661 000 6 610 8 450 92 557 669 000 6 690 8 450 94 797
661 250 6 613 8 450 92 627 669 250 6 693 8 450 94 867
661 500 6 615 8 450 92 697 669 500 6 695 8 450 94 937
661 750 6 618 8 450 92 767 669 750 6 698 8 450 95 007
662 000 6 620 8 450 92 837 670 000 6 700 8 450 95 077
662 250 6 623 8 450 92 907 670 250 6 703 8 450 95 147
662 500 6 625 8 450 92 977 670 500 6 705 8 450 95 217
662 750 6 628 8 450 93 047 670 750 6 708 8 450 95 287
663 000 6 630 8 450 93 117 671 000 6 710 8 450 95 357
663 250 6 633 8 450 93 187 671 250 6 713 8 450 95 427
663 500 6 635 8 450 93 257 671 500 6 715 8 450 95 497
663 750 6 638 8 450 93 327 671 750 6 718 8 450 95 567
664 000 6 640 8 450 93 397 672 000 6 720 8 450 95 637
664 250 6 643 8 450 93 467 672 250 6 723 8 450 95 707
664 500 6 645 8 450 93 537 672 500 6 725 8 450 95 777
664 750 6 648 8 450 93 607 672 750 6 728 8 450 95 847
665 000 6 650 8 450 93 677 673 000 6 730 8 450 95 917
665 250 6 653 8 450 93 747 673 250 6 733 8 450 95 987
665 500 6 655 8 450 93 817 673 500 6 735 8 450 96 057
341
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
673 750 6 738 8 450 96 127 681 750 6 818 8 450 98 367
674 000 6 740 8 450 96 197 682 000 6 820 8 450 98 437
674 250 6 743 8 450 96 267 682 250 6 823 8 450 98 507
674 500 6 745 8 450 96 337 682 500 6 825 8 450 98 577
674 750 6 748 8 450 96 407 682 750 6 828 8 450 98 647
675 000 6 750 8 450 96 477 683 000 6 830 8 450 98 717
675 250 6 753 8 450 96 547 683 250 6 833 8 450 98 787
675 500 6 755 8 450 96 617 683 500 6 835 8 450 98 857
675 750 6 758 8 450 96 687 683 750 6 838 8 450 98 927
676 000 6 760 8 450 96 757 684 000 6 840 8 450 98 997
676 250 6 763 8 450 96 827 684 250 6 843 8 450 99 067
676 500 6 765 8 450 96 897 684 500 6 845 8 450 99 137
676 750 6 768 8 450 96 967 684 750 6 848 8 450 99 207
677 000 6 770 8 450 97 037 685 000 6 850 8 450 99 277
677 250 6 773 8 450 97 107 685 250 6 853 8 450 99 347
677 500 6 775 8 450 97 177 685 500 6 855 8 450 99 417
677 750 6 778 8 450 97 247 685 750 6 858 8 450 99 487
678 000 6 780 8 450 97 317 686 000 6 860 8 450 99 557
678 250 6 783 8 450 97 387 686 250 6 863 8 450 99 627
678 500 6 785 8 450 97 457 686 500 6 865 8 450 99 697
678 750 6 788 8 450 97 527 686 750 6 868 8 450 99 767
679 000 6 790 8 450 97 597 687 000 6 870 8 450 99 837
679 250 6 793 8 450 97 667 687 250 6 873 8 450 99 907
679 500 6 795 8 450 97 737 687 500 6 875 8 450 99 977
679 750 6 798 8 450 97 807 687 750 6 878 8 450 100 047
680 000 6 800 8 450 97 877 688 000 6 880 8 450 100 117
680 250 6 803 8 450 97 947 688 250 6 883 8 450 100 187
680 500 6 805 8 450 98 017 688 500 6 885 8 450 100 257
680 750 6 808 8 450 98 087 688 750 6 888 8 450 100 327
681 000 6 810 8 450 98 157 689 000 6 890 8 450 100 397
681 250 6 813 8 450 98 227 689 250 6 893 8 450 100 467
681 500 6 815 8 450 98 297 689 500 6 895 8 450 100 537
342
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
689 750 6 898 8 450 100 607 697 750 6 978 8 450 102 847
690 000 6 900 8 450 100 677 698 000 6 980 8 450 102 917
690 250 6 903 8 450 100 747 698 250 6 983 8 450 102 987
690 500 6 905 8 450 100 817 698 500 6 985 8 450 103 057
690 750 6 908 8 450 100 887 698 750 6 988 8 450 103 127
691 000 6 910 8 450 100 957 699 000 6 990 8 450 103 197
691 250 6 913 8 450 101 027 699 250 6 993 8 450 103 267
691 500 6 915 8 450 101 097 699 500 6 995 8 450 103 337
691 750 6 918 8 450 101 167 699 750 6 998 8 450 103 407
692 000 6 920 8 450 101 237 700 000 7 000 9 750 103 477
692 250 6 923 8 450 101 307 700 250 7 003 9 750 103 547
692 500 6 925 8 450 101 377 700 500 7 005 9 750 103 617
692 750 6 928 8 450 101 447 700 750 7 008 9 750 103 687
693 000 6 930 8 450 101 517 701 000 7 010 9 750 103 757
693 250 6 933 8 450 101 587 701 250 7 013 9 750 103 827
693 500 6 935 8 450 101 657 701 500 7 015 9 750 103 897
693 750 6 938 8 450 101 727 701 750 7 018 9 750 103 967
694 000 6 940 8 450 101 797 702 000 7 020 9 750 104 037
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695 000 6 950 8 450 102 077 703 000 7 030 9 750 104 317
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695 500 6 955 8 450 102 217 703 500 7 035 9 750 104 457
695 750 6 958 8 450 102 287 703 750 7 038 9 750 104 527
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696 750 6 968 8 450 102 567 704 750 7 048 9 750 104 807
697 000 6 970 8 450 102 637 705 000 7 050 9 750 104 877
697 250 6 973 8 450 102 707 705 250 7 053 9 750 104 947
697 500 6 975 8 450 102 777 705 500 7 055 9 750 105 017
343
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
705 750 7 058 9 750 105 087 713 750 7 138 9 750 107 327
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706 250 7 063 9 750 105 227 714 250 7 143 9 750 107 467
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706 750 7 068 9 750 105 367 714 750 7 148 9 750 107 607
707 000 7 070 9 750 105 437 715 000 7 150 9 750 107 677
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707 500 7 075 9 750 105 577 715 500 7 155 9 750 107 817
707 750 7 078 9 750 105 647 715 750 7 158 9 750 107 887
708 000 7 080 9 750 105 717 716 000 7 160 9 750 107 957
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708 750 7 088 9 750 105 927 716 750 7 168 9 750 108 167
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712 750 7 128 9 750 107 047 720 750 7 208 9 750 109 287
713 000 7 130 9 750 107 117 721 000 7 210 9 750 109 357
713 250 7 133 9 750 107 187 721 250 7 213 9 750 109 427
713 500 7 135 9 750 107 257 721 500 7 215 9 750 109 497
344
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
721 750 7 218 9 750 109 567 729 750 7 298 9 750 111 807
722 000 7 220 9 750 109 637 730 000 7 300 9 750 111 877
722 250 7 223 9 750 109 707 730 250 7 303 9 750 111 947
722 500 7 225 9 750 109 777 730 500 7 305 9 750 112 017
722 750 7 228 9 750 109 847 730 750 7 308 9 750 112 087
723 000 7 230 9 750 109 917 731 000 7 310 9 750 112 157
723 250 7 233 9 750 109 987 731 250 7 313 9 750 112 227
723 500 7 235 9 750 110 057 731 500 7 315 9 750 112 297
723 750 7 238 9 750 110 127 731 750 7 318 9 750 112 367
724 000 7 240 9 750 110 197 732 000 7 320 9 750 112 437
724 250 7 243 9 750 110 267 732 250 7 323 9 750 112 507
724 500 7 245 9 750 110 337 732 500 7 325 9 750 112 577
724 750 7 248 9 750 110 407 732 750 7 328 9 750 112 647
725 000 7 250 9 750 110 477 733 000 7 330 9 750 112 717
725 250 7 253 9 750 110 547 733 250 7 333 9 750 112 787
725 500 7 255 9 750 110 617 733 500 7 335 9 750 112 857
725 750 7 258 9 750 110 687 733 750 7 338 9 750 112 927
726 000 7 260 9 750 110 757 734 000 7 340 9 750 112 997
726 250 7 263 9 750 110 827 734 250 7 343 9 750 113 067
726 500 7 265 9 750 110 897 734 500 7 345 9 750 113 137
726 750 7 268 9 750 110 967 734 750 7 348 9 750 113 207
727 000 7 270 9 750 111 037 735 000 7 350 9 750 113 277
727 250 7 273 9 750 111 107 735 250 7 353 9 750 113 347
727 500 7 275 9 750 111 177 735 500 7 355 9 750 113 417
727 750 7 278 9 750 111 247 735 750 7 358 9 750 113 487
728 000 7 280 9 750 111 317 736 000 7 360 9 750 113 557
728 250 7 283 9 750 111 387 736 250 7 363 9 750 113 627
728 500 7 285 9 750 111 457 736 500 7 365 9 750 113 697
728 750 7 288 9 750 111 527 736 750 7 368 9 750 113 767
729 000 7 290 9 750 111 597 737 000 7 370 9 750 113 837
729 250 7 293 9 750 111 667 737 250 7 373 9 750 113 907
729 500 7 295 9 750 111 737 737 500 7 375 9 750 113 977
345
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
737 750 7 378 9 750 114 047 745 750 7 458 9 750 116 287
738 000 7 380 9 750 114 117 746 000 7 460 9 750 116 357
738 250 7 383 9 750 114 187 746 250 7 463 9 750 116 427
738 500 7 385 9 750 114 257 746 500 7 465 9 750 116 497
738 750 7 388 9 750 114 327 746 750 7 468 9 750 116 567
739 000 7 390 9 750 114 397 747 000 7 470 9 750 116 637
739 250 7 393 9 750 114 467 747 250 7 473 9 750 116 707
739 500 7 395 9 750 114 537 747 500 7 475 9 750 116 777
739 750 7 398 9 750 114 607 747 750 7 478 9 750 116 847
740 000 7 400 9 750 114 677 748 000 7 480 9 750 116 917
740 250 7 403 9 750 114 747 748 250 7 483 9 750 116 987
740 500 7 405 9 750 114 817 748 500 7 485 9 750 117 057
740 750 7 408 9 750 114 887 748 750 7 488 9 750 117 127
741 000 7 410 9 750 114 957 749 000 7 490 9 750 117 197
741 250 7 413 9 750 115 027 749 250 7 493 9 750 117 267
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741 750 7 418 9 750 115 167 749 750 7 498 9 750 117 407
742 000 7 420 9 750 115 237 750 000 7 500 9 750 117 477
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742 500 7 425 9 750 115 377 750 500 7 505 9 750 117 617
742 750 7 428 9 750 115 447 750 750 7 508 9 750 117 687
743 000 7 430 9 750 115 517 751 000 7 510 9 750 117 757
743 250 7 433 9 750 115 587 751 250 7 513 9 750 117 827
743 500 7 435 9 750 115 657 751 500 7 515 9 750 117 897
743 750 7 438 9 750 115 727 751 750 7 518 9 750 117 967
744 000 7 440 9 750 115 797 752 000 7 520 9 750 118 037
744 250 7 443 9 750 115 867 752 250 7 523 9 750 118 107
744 500 7 445 9 750 115 937 752 500 7 525 9 750 118 177
744 750 7 448 9 750 116 007 752 750 7 528 9 750 118 247
745 000 7 450 9 750 116 077 753 000 7 530 9 750 118 317
745 250 7 453 9 750 116 147 753 250 7 533 9 750 118 387
745 500 7 455 9 750 116 217 753 500 7 535 9 750 118 457
346
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
753 750 7 538 9 750 118 527 761 750 7 618 9 750 120 767
754 000 7 540 9 750 118 597 762 000 7 620 9 750 120 837
754 250 7 543 9 750 118 667 762 250 7 623 9 750 120 907
754 500 7 545 9 750 118 737 762 500 7 625 9 750 120 977
754 750 7 548 9 750 118 807 762 750 7 628 9 750 121 047
755 000 7 550 9 750 118 877 763 000 7 630 9 750 121 117
755 250 7 553 9 750 118 947 763 250 7 633 9 750 121 187
755 500 7 555 9 750 119 017 763 500 7 635 9 750 121 257
755 750 7 558 9 750 119 087 763 750 7 638 9 750 121 327
756 000 7 560 9 750 119 157 764 000 7 640 9 750 121 397
756 250 7 563 9 750 119 227 764 250 7 643 9 750 121 467
756 500 7 565 9 750 119 297 764 500 7 645 9 750 121 537
756 750 7 568 9 750 119 367 764 750 7 648 9 750 121 607
757 000 7 570 9 750 119 437 765 000 7 650 9 750 121 677
757 250 7 573 9 750 119 507 765 250 7 653 9 750 121 747
757 500 7 575 9 750 119 577 765 500 7 655 9 750 121 817
757 750 7 578 9 750 119 647 765 750 7 658 9 750 121 887
758 000 7 580 9 750 119 717 766 000 7 660 9 750 121 957
758 250 7 583 9 750 119 787 766 250 7 663 9 750 122 027
758 500 7 585 9 750 119 857 766 500 7 665 9 750 122 097
758 750 7 588 9 750 119 927 766 750 7 668 9 750 122 167
759 000 7 590 9 750 119 997 767 000 7 670 9 750 122 237
759 250 7 593 9 750 120 067 767 250 7 673 9 750 122 307
759 500 7 595 9 750 120 137 767 500 7 675 9 750 122 377
759 750 7 598 9 750 120 207 767 750 7 678 9 750 122 447
760 000 7 600 9 750 120 277 768 000 7 680 9 750 122 517
760 250 7 603 9 750 120 347 768 250 7 683 9 750 122 587
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761 000 7 610 9 750 120 557 769 000 7 690 9 750 122 797
761 250 7 613 9 750 120 627 769 250 7 693 9 750 122 867
761 500 7 615 9 750 120 697 769 500 7 695 9 750 122 937
347
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
769 750 7 698 9 750 123 007 777 750 7 778 9 750 125 247
770 000 7 700 9 750 123 077 778 000 7 780 9 750 125 317
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770 750 7 708 9 750 123 287 778 750 7 788 9 750 125 527
771 000 7 710 9 750 123 357 779 000 7 790 9 750 125 597
771 250 7 713 9 750 123 427 779 250 7 793 9 750 125 667
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771 750 7 718 9 750 123 567 779 750 7 798 9 750 125 807
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348
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
785 750 7 858 9 750 127 487 793 750 7 938 9 750 129 727
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786 750 7 868 9 750 127 767 794 750 7 948 9 750 130 007
787 000 7 870 9 750 127 837 795 000 7 950 9 750 130 077
787 250 7 873 9 750 127 907 795 250 7 953 9 750 130 147
787 500 7 875 9 750 127 977 795 500 7 955 9 750 130 217
787 750 7 878 9 750 128 047 795 750 7 958 9 750 130 287
788 000 7 880 9 750 128 117 796 000 7 960 9 750 130 357
788 250 7 883 9 750 128 187 796 250 7 963 9 750 130 427
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788 750 7 888 9 750 128 327 796 750 7 968 9 750 130 567
789 000 7 890 9 750 128 397 797 000 7 970 9 750 130 637
789 250 7 893 9 750 128 467 797 250 7 973 9 750 130 707
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789 750 7 898 9 750 128 607 797 750 7 978 9 750 130 847
790 000 7 900 9 750 128 677 798 000 7 980 9 750 130 917
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790 750 7 908 9 750 128 887 798 750 7 988 9 750 131 127
791 000 7 910 9 750 128 957 799 000 7 990 9 750 131 197
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791 750 7 918 9 750 129 167 799 750 7 998 9 750 131 407
792 000 7 920 9 750 129 237 800 000 8 000 9 750 131 477
792 250 7 923 9 750 129 307 800 250 8 003 11 050 131 547
792 500 7 925 9 750 129 377 800 500 8 005 11 050 131 617
792 750 7 928 9 750 129 447 800 750 8 008 11 050 131 687
793 000 7 930 9 750 129 517 801 000 8 010 11 050 131 757
793 250 7 933 9 750 129 587 801 250 8 013 11 050 131 827
793 500 7 935 9 750 129 657 801 500 8 015 11 050 131 897
349
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
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802 250 8 023 11 050 132 107 810 250 8 103 11 050 134 347
802 500 8 025 11 050 132 177 810 500 8 105 11 050 134 417
802 750 8 028 11 050 132 247 810 750 8 108 11 050 134 487
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803 500 8 035 11 050 132 457 811 500 8 115 11 050 134 697
803 750 8 038 11 050 132 527 811 750 8 118 11 050 134 767
804 000 8 040 11 050 132 597 812 000 8 120 11 050 134 837
804 250 8 043 11 050 132 667 812 250 8 123 11 050 134 907
804 500 8 045 11 050 132 737 812 500 8 125 11 050 134 977
804 750 8 048 11 050 132 807 812 750 8 128 11 050 135 047
805 000 8 050 11 050 132 877 813 000 8 130 11 050 135 117
805 250 8 053 11 050 132 947 813 250 8 133 11 050 135 187
805 500 8 055 11 050 133 017 813 500 8 135 11 050 135 257
805 750 8 058 11 050 133 087 813 750 8 138 11 050 135 327
806 000 8 060 11 050 133 157 814 000 8 140 11 050 135 397
806 250 8 063 11 050 133 227 814 250 8 143 11 050 135 467
806 500 8 065 11 050 133 297 814 500 8 145 11 050 135 537
806 750 8 068 11 050 133 367 814 750 8 148 11 050 135 607
807 000 8 070 11 050 133 437 815 000 8 150 11 050 135 677
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807 500 8 075 11 050 133 577 815 500 8 155 11 050 124 767
807 750 8 078 11 050 133 647 815 750 8 158 11 050 124 837
808 000 8 080 11 050 133 717 816 000 8 160 11 050 135 957
808 250 8 083 11 050 133 787 816 250 8 163 11 050 136 027
808 500 8 085 11 050 133 857 816 500 8 165 11 050 136 097
808 750 8 088 11 050 133 927 816 750 8 168 11 050 136 167
809 000 8 090 11 050 133 997 817 000 8 170 11 050 136 237
809 250 8 093 11 050 134 067 817 250 8 173 11 050 136 307
809 500 8 095 11 050 134 137 817 500 8 175 11 050 136 377
350
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
817 750 8 178 11 050 136 447 825 750 8 258 11 050 138 687
818 000 8 180 11 050 136 517 826 000 8 260 11 050 138 757
818 250 8 183 11 050 136 587 826 250 8 263 11 050 138 827
818 500 8 185 11 050 136 657 826 500 8 265 11 050 138 897
818 750 8 188 11 050 136 727 826 750 8 268 11 050 138 967
819 000 8 190 11 050 136 797 827 000 8 270 11 050 139 037
819 250 8 193 11 050 136 867 827 250 8 273 11 050 139 107
819 500 8 195 11 050 136 937 827 500 8 275 11 050 139 177
819 750 8 198 11 050 137 007 827 750 8 278 11 050 139 247
820 000 8 200 11 050 137 077 828 000 8 280 11 050 139 317
820 250 8 203 11 050 137 147 828 250 8 283 11 050 139 387
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820 750 8 208 11 050 137 287 828 750 8 288 11 050 139 527
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821 250 8 213 11 050 137 427 829 250 8 293 11 050 139 667
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821 750 8 218 11 050 137 567 829 750 8 298 11 050 139 807
822 000 8 220 11 050 137 637 830 000 8 300 11 050 139 877
822 250 8 223 11 050 137 707 830 250 8 303 11 050 139 947
822 500 8 225 11 050 137 777 830 500 8 305 11 050 140 017
822 750 8 228 11 050 137 847 830 750 8 308 11 050 140 087
823 000 8 230 11 050 137 917 831 000 8 310 11 050 140 157
823 250 8 233 11 050 137 987 831 250 8 313 11 050 140 227
823 500 8 235 11 050 138 057 831 500 8 315 11 050 140 297
823 750 8 238 11 050 138 127 831 750 8 318 11 050 140 367
824 000 8 240 11 050 138 197 832 000 8 320 11 050 140 437
824 250 8 243 11 050 138 267 832 250 8 323 11 050 140 507
824 500 8 245 11 050 138 337 832 500 8 325 11 050 140 577
824 750 8 248 11 050 138 407 832 750 8 328 11 050 140 647
825 000 8 250 11 050 138 477 833 000 8 330 11 050 140 717
825 250 8 253 11 050 138 547 833 250 8 333 11 050 140 787
825 500 8 255 11 050 138 617 833 500 8 335 11 050 140 857
351
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
833 750 8 338 11 050 140 927 841 750 8 418 11 050 143 167
834 000 8 340 11 050 140 997 842 000 8 420 11 050 143 237
834 250 8 343 11 050 141 067 842 250 8 423 11 050 143 307
834 500 8 345 11 050 141 137 842 500 8 425 11 050 143 377
834 750 8 348 11 050 141 207 842 750 8 428 11 050 143 447
835 000 8 350 11 050 141 277 843 000 8 430 11 050 143 517
835 250 8 353 11 050 141 347 843 250 8 433 11 050 143 587
835 500 8 355 11 050 141 417 843 500 8 435 11 050 143 657
835 750 8 358 11 050 141 487 843 750 8 438 11 050 143 727
836 000 8 360 11 050 141 557 844 000 8 440 11 050 143 797
836 250 8 363 11 050 141 627 844 250 8 443 11 050 143 867
836 500 8 365 11 050 141 697 844 500 8 445 11 050 143 937
836 750 8 368 11 050 141 767 844 750 8 448 11 050 144 007
837 000 8 370 11 050 141 837 845 000 8 450 11 050 144 077
837 250 8 373 11 050 141 907 845 250 8 453 11 050 144 147
837 500 8 375 11 050 141 977 845 500 8 455 11 050 144 217
837 750 8 378 11 050 142 047 845 750 8 458 11 050 144 287
838 000 8 380 11 050 142 117 846 000 8 460 11 050 144 357
838 250 8 383 11 050 142 187 846 250 8 463 11 050 144 427
838 500 8 385 11 050 142 257 846 500 8 465 11 050 144 497
838 750 8 388 11 050 142 327 846 750 8 468 11 050 144 567
839 000 8 390 11 050 142 397 847 000 8 470 11 050 144 637
839 250 8 393 11 050 142 467 847 250 8 473 11 050 144 707
839 500 8 395 11 050 142 537 847 500 8 475 11 050 144 777
839 750 8 398 11 050 142 607 847 750 8 478 11 050 144 847
840 000 8 400 11 050 142 677 848 000 8 480 11 050 144 917
840 250 8 403 11 050 142 747 848 250 8 483 11 050 144 987
840 500 8 405 11 050 142 817 848 500 8 485 11 050 145 057
840 750 8 408 11 050 142 887 848 750 8 488 11 050 145 127
841 000 8 410 11 050 142 957 849 000 8 490 11 050 145 197
841 250 8 413 11 050 143 027 849 250 8 493 11 050 145 267
841 500 8 415 11 050 143 097 849 500 8 495 11 050 145 337
352
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
849 750 8 498 11 050 145 407 857 750 8 578 11 050 147 647
850 000 8 500 11 050 145 477 858 000 8 580 11 050 147 717
850 250 8 503 11 050 145 547 858 250 8 583 11 050 147 787
850 500 8 505 11 050 145 617 858 500 8 585 11 050 147 857
850 750 8 508 11 050 145 687 858 750 8 588 11 050 147 927
851 000 8 510 11 050 145 757 859 000 8 590 11 050 147 997
851 250 8 513 11 050 145 827 859 250 8 593 11 050 148 067
851 500 8 515 11 050 145 897 859 500 8 595 11 050 148 137
851 750 8 518 11 050 145 967 859 750 8 598 11 050 148 207
852 000 8 520 11 050 146 037 860 000 8 600 11 050 148 277
852 250 8 523 11 050 146 107 860 250 8 603 11 050 148 347
852 500 8 525 11 050 146 177 860 500 8 605 11 050 148 417
852 750 8 528 11 050 146 247 860 750 8 608 11 050 148 487
853 000 8 530 11 050 146 317 861 000 8 610 11 050 148 557
853 250 8 533 11 050 146 387 861 250 8 613 11 050 148 627
853 500 8 535 11 050 146 457 861 500 8 615 11 050 148 697
853 750 8 538 11 050 146 527 861 750 8 618 11 050 148 767
854 000 8 540 11 050 146 597 862 000 8 620 11 050 148 837
854 250 8 543 11 050 146 667 862 250 8 623 11 050 148 907
854 500 8 545 11 050 146 737 862 500 8 625 11 050 148 977
854 750 8 548 11 050 146 807 862 750 8 628 11 050 149 047
855 000 8 550 11 050 146 877 863 000 8 630 11 050 149 117
855 250 8 553 11 050 146 947 863 250 8 633 11 050 149 187
855 500 8 555 11 050 147 017 863 500 8 635 11 050 149 257
855 750 8 558 11 050 147 087 863 750 8 638 11 050 149 327
856 000 8 560 11 050 147 157 864 000 8 640 11 050 149 397
856 250 8 563 11 050 147 227 864 250 8 643 11 050 149 467
856 500 8 565 11 050 147 297 864 500 8 645 11 050 149 537
856 750 8 568 11 050 147 367 864 750 8 648 11 050 149 607
857 000 8 570 11 050 147 437 865 000 8 650 11 050 149 677
857 250 8 573 11 050 147 507 865 250 8 653 11 050 149 747
857 500 8 575 11 050 147 577 865 500 8 655 11 050 149 817
353
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
865 750 8 658 11 050 149 887 873 750 8 738 11 050 152 127
866 000 8 660 11 050 149 957 874 000 8 740 11 050 152 197
866 250 8 663 11 050 150 027 874 250 8 743 11 050 152 267
866 500 8 665 11 050 150 097 874 500 8 745 11 050 152 337
866 750 8 668 11 050 150 167 874 750 8 748 11 050 152 407
867 000 8 670 11 050 150 237 875 000 8 750 11 050 152 477
867 250 8 673 11 050 150 307 875 250 8 753 11 050 152 547
867 500 8 675 11 050 150 377 875 500 8 755 11 050 152 617
867 750 8 678 11 050 150 447 875 750 8 758 11 050 152 687
868 000 8 680 11 050 150 517 876 000 8 760 11 050 152 757
868 250 8 683 11 050 150 587 876 250 8 763 11 050 152 827
868 500 8 685 11 050 150 657 876 500 8 765 11 050 152 897
868 750 8 688 11 050 150 727 876 750 8 768 11 050 152 967
869 000 8 690 11 050 150 797 877 000 8 770 11 050 153 037
869 250 8 693 11 050 150 867 877 250 8 773 11 050 153 107
869 500 8 695 11 050 150 937 877 500 8 775 11 050 153 177
869 750 8 698 11 050 151 007 877 750 8 778 11 050 153 247
870 000 8 700 11 050 151 077 878 000 8 780 11 050 153 317
870 250 8 703 11 050 151 147 878 250 8 783 11 050 153 387
870 500 8 705 11 050 151 217 878 500 8 785 11 050 153 457
870 750 8 708 11 050 151 287 878 750 8 788 11 050 153 527
871 000 8 710 11 050 151 357 879 000 8 790 11 050 153 597
871 250 8 713 11 050 151 427 879 250 8 793 11 050 153 667
871 500 8 715 11 050 151 497 879 500 8 795 11 050 153 737
871 750 8 718 11 050 151 567 879 750 8 798 11 050 153 807
872 000 8 720 11 050 151 637 880 000 8 800 11 050 153 877
872 250 8 723 11 050 151 707 880 250 8 803 11 050 153 947
872 500 8 725 11 050 151 777 880 500 8 805 11 050 154 017
872 750 8 728 11 050 151 847 880 750 8 808 11 050 154 087
873 000 8 730 11 050 151 917 881 000 8 810 11 050 154 157
873 250 8 733 11 050 151 987 881 250 8 813 11 050 154 227
873 500 8 735 11 050 152 057 881 500 8 815 11 050 154 297
354
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
881 750 8 818 11 050 154 367 889 750 8 898 11 050 156 607
882 000 8 820 11 050 154 437 890 000 8 900 11 050 156 677
882 250 8 823 11 050 154 507 890 250 8 903 11 050 156 747
882 500 8 825 11 050 154 577 890 500 8 905 11 050 156 817
882 750 8 828 11 050 154 647 890 750 8 908 11 050 156 887
883 000 8 830 11 050 154 717 891 000 8 910 11 050 156 957
883 250 8 833 11 050 154 787 891 250 8 913 11 050 157 027
883 500 8 835 11 050 154 857 891 500 8 915 11 050 157 097
883 750 8 838 11 050 154 927 891 750 8 918 11 050 157 167
884 000 8 840 11 050 154 997 892 000 8 920 11 050 157 237
884 250 8 843 11 050 155 067 892 250 8 923 11 050 157 307
884 500 8 845 11 050 155 137 892 500 8 925 11 050 157 377
884 750 8 848 11 050 155 207 892 750 8 928 11 050 157 447
885 000 8 850 11 050 155 277 893 000 8 930 11 050 157 517
885 250 8 853 11 050 155 347 893 250 8 933 11 050 157 587
885 500 8 855 11 050 155 417 893 500 8 935 11 050 157 657
885 750 8 858 11 050 155 487 893 750 8 938 11 050 157 727
886 000 8 860 11 050 155 557 894 000 8 940 11 050 157 797
886 250 8 863 11 050 155 627 894 250 8 943 11 050 157 867
886 500 8 865 11 050 155 697 894 500 8 945 11 050 157 937
886 750 8 868 11 050 155 767 894 750 8 948 11 050 158 007
887 000 8 870 11 050 155 837 895 000 8 950 11 050 158 077
887 250 8 873 11 050 155 907 895 250 8 953 11 050 158 147
887 500 8 875 11 050 155 977 895 500 8 955 11 050 158 217
887 750 8 878 11 050 156 047 895 750 8 958 11 050 158 287
888 000 8 880 11 050 156 117 896 000 8 960 11 050 158 357
888 250 8 883 11 050 156 187 896 250 8 963 11 050 158 427
888 500 8 885 11 050 156 257 896 500 8 965 11 050 158 497
888 750 8 888 11 050 156 327 896 750 8 968 11 050 158 567
889 000 8 890 11 050 156 397 897 000 8 970 11 050 158 637
889 250 8 893 11 050 156 467 897 250 8 973 11 050 158 707
889 500 8 895 11 050 156 537 897 500 8 975 11 050 158 777
355
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
897 750 8 978 11 050 158 847 905 750 9 058 12 350 161 087
898 000 8 980 11 050 158 917 906 000 9 060 12 350 161 157
898 250 8 983 11 050 158 987 906 250 9 063 12 350 161 227
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898 750 8 988 11 050 159 127 906 750 9 068 12 350 161 367
899 000 8 990 11 050 159 197 907 000 9 070 12 350 161 437
899 250 8 993 11 050 159 267 907 250 9 073 12 350 161 507
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905 000 9 050 12 350 160 877 913 000 9 130 12 350 163 117
905 250 9 053 12 350 160 947 913 250 9 133 12 350 163 187
905 500 9 055 12 350 161 017 913 500 9 135 12 350 163 257
356
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
913 750 9 138 12 350 163 327 921 750 9 218 12 350 165 567
914 000 9 140 12 350 163 397 922 000 9 220 12 350 165 637
914 250 9 143 12 350 163 467 922 250 9 223 12 350 165 707
914 500 9 145 12 350 163 537 922 500 9 225 12 350 165 777
914 750 9 148 12 350 163 607 922 750 9 228 12 350 165 847
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915 500 9 155 12 350 163 817 923 500 9 235 12 350 166 057
915 750 9 158 12 350 163 887 923 750 9 238 12 350 166 127
916 000 9 160 12 350 163 957 924 000 9 240 12 350 166 197
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917 750 9 178 12 350 164 447 925 750 9 258 12 350 166 687
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918 250 9 183 12 350 164 587 926 250 9 263 12 350 166 827
918 500 9 185 12 350 164 657 926 500 9 265 12 350 166 897
918 750 9 188 12 350 164 727 926 750 9 268 12 350 166 967
919 000 9 190 12 350 164 797 927 000 9 270 12 350 167 037
919 250 9 193 12 350 164 867 927 250 9 273 12 350 167 107
919 500 9 195 12 350 164 937 927 500 9 275 12 350 167 177
919 750 9 198 12 350 165 007 927 750 9 278 12 350 167 247
920 000 9 200 12 350 165 077 928 000 9 280 12 350 167 317
920 250 9 203 12 350 165 147 928 250 9 283 12 350 167 387
920 500 9 205 12 350 165 217 928 500 9 285 12 350 167 457
920 750 9 208 12 350 165 287 928 750 9 288 12 350 167 527
921 000 9 210 12 350 165 357 929 000 9 290 12 350 167 597
921 250 9 213 12 350 165 427 929 250 9 293 12 350 167 667
921 500 9 215 12 350 165 497 929 500 9 295 12 350 167 737
357
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
929 750 9 298 12 350 167 807 937 750 9 378 12 350 170 047
930 000 9 300 12 350 167 877 938 000 9 380 12 350 170 117
930 250 9 303 12 350 167 947 938 250 9 383 12 350 170 187
930 500 9 305 12 350 168 017 938 500 9 385 12 350 170 257
930 750 9 308 12 350 168 087 938 750 9 388 12 350 170 327
931 000 9 310 12 350 168 157 939 000 9 390 12 350 170 397
931 250 9 313 12 350 168 227 939 250 9 393 12 350 170 467
931 500 9 315 12 350 168 297 939 500 9 395 12 350 170 537
931 750 9 318 12 350 168 367 939 750 9 398 12 350 170 607
932 000 9 320 12 350 168 437 940 000 9 400 12 350 170 677
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933 250 9 333 12 350 168 787 941 250 9 413 12 350 171 027
933 500 9 335 12 350 168 857 941 500 9 415 12 350 171 097
933 750 9 338 12 350 168 927 941 750 9 418 12 350 171 167
934 000 9 340 12 350 168 997 942 000 9 420 12 350 171 237
934 250 9 343 12 350 169 067 942 250 9 423 12 350 171 307
934 500 9 345 12 350 169 137 942 500 9 425 12 350 171 377
934 750 9 348 12 350 169 207 942 750 9 428 12 350 171 447
935 000 9 350 12 350 169 277 943 000 9 430 12 350 171 517
935 250 9 353 12 350 169 347 943 250 9 433 12 350 171 587
935 500 9 355 12 350 169 417 943 500 9 435 12 350 171 657
935 750 9 358 12 350 169 487 943 750 9 438 12 350 171 727
936 000 9 360 12 350 169 557 944 000 9 440 12 350 171 797
936 250 9 363 12 350 169 627 944 250 9 443 12 350 171 867
936 500 9 365 12 350 169 697 944 500 9 445 12 350 171 937
936 750 9 368 12 350 169 767 944 750 9 448 12 350 172 007
937 000 9 370 12 350 169 837 945 000 9 450 12 350 172 077
937 250 9 373 12 350 169 907 945 250 9 453 12 350 172 147
937 500 9 375 12 350 169 977 945 500 9 455 12 350 172 217
358
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
945 750 9 458 12 350 172 287 953 750 9 538 12 350 174 527
946 000 9 460 12 350 172 357 954 000 9 540 12 350 174 597
946 250 9 463 12 350 172 427 954 250 9 543 12 350 174 667
946 500 9 465 12 350 172 497 954 500 9 545 12 350 174 737
946 750 9 468 12 350 172 567 954 750 9 548 12 350 174 807
947 000 9 470 12 350 172 637 955 000 9 550 12 350 174 877
947 250 9 473 12 350 172 707 955 250 9 553 12 350 174 947
947 500 9 475 12 350 172 777 955 500 9 555 12 350 175 017
947 750 9 478 12 350 172 847 955 750 9 558 12 350 175 087
948 000 9 480 12 350 172 917 956 000 9 560 12 350 175 157
948 250 9 483 12 350 172 987 956 250 9 563 12 350 175 227
948 500 9 485 12 350 173 057 956 500 9 565 12 350 175 297
948 750 9 488 12 350 173 127 956 750 9 568 12 350 175 367
949 000 9 490 12 350 173 197 957 000 9 570 12 350 175 437
949 250 9 493 12 350 173 267 957 250 9 573 12 350 175 507
949 500 9 495 12 350 173 337 957 500 9 575 12 350 175 577
949 750 9 498 12 350 173 407 957 750 9 578 12 350 175 647
950 000 9 500 12 350 173 477 958 000 9 580 12 350 175 717
950 250 9 503 12 350 173 547 958 250 9 583 12 350 175 787
950 500 9 505 12 350 173 617 958 500 9 585 12 350 175 857
950 750 9 508 12 350 173 687 958 750 9 588 12 350 175 927
951 000 9 510 12 350 173 757 959 000 9 590 12 350 175 997
951 250 9 513 12 350 173 827 959 250 9 593 12 350 176 067
951 500 9 515 12 350 173 897 959 500 9 595 12 350 176 137
951 750 9 518 12 350 173 967 959 750 9 598 12 350 176 207
952 000 9 520 12 350 174 037 960 000 9 600 12 350 176 277
952 250 9 523 12 350 174 107 960 250 9 603 12 350 176 347
952 500 9 525 12 350 174 177 960 500 9 605 12 350 176 417
952 750 9 528 12 350 174 247 960 750 9 608 12 350 176 487
953 000 9 530 12 350 174 317 961 000 9 610 12 350 176 557
953 250 9 533 12 350 174 387 961 250 9 613 12 350 176 627
953 500 9 535 12 350 174 457 961 500 9 615 12 350 176 697
359
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
961 750 9 618 12 350 176 767 969 750 9 698 12 350 179 007
962 000 9 620 12 350 176 837 970 000 9 700 12 350 179 077
962 250 9 623 12 350 176 907 970 250 9 703 12 350 179 147
962 500 9 625 12 350 176 977 970 500 9 705 12 350 179 217
962 750 9 628 12 350 177 047 970 750 9 708 12 350 179 287
963 000 9 630 12 350 177 117 971 000 9 710 12 350 179 357
963 250 9 633 12 350 177 187 971 250 9 713 12 350 179 427
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360
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
977 750 9 778 12 350 181 247 985 750 9 858 12 350 183 487
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978 500 9 785 12 350 181 457 986 500 9 865 12 350 183 697
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982 250 9 823 12 350 182 507 990 250 9 903 12 350 184 747
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982 750 9 828 12 350 182 647 990 750 9 908 12 350 184 887
983 000 9 830 12 350 182 717 991 000 9 910 12 350 184 957
983 250 9 833 12 350 182 787 991 250 9 913 12 350 185 027
983 500 9 835 12 350 182 857 991 500 9 915 12 350 185 097
983 750 9 838 12 350 182 927 991 750 9 918 12 350 185 167
984 000 9 840 12 350 182 997 992 000 9 920 12 350 185 237
984 250 9 843 12 350 183 067 992 250 9 923 12 350 185 307
984 500 9 845 12 350 183 137 992 500 9 925 12 350 185 377
984 750 9 848 12 350 183 207 992 750 9 928 12 350 185 447
985 000 9 850 12 350 183 277 993 000 9 930 12 350 185 517
985 250 9 853 12 350 183 347 993 250 9 933 12 350 185 587
985 500 9 855 12 350 183 417 993 500 9 935 12 350 185 657
361
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
993 750 9 938 12 350 185 727 1 001 750 10 018 13 000 187 967
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994 250 9 943 12 350 185 867 1 002 250 10 023 13 000 188 107
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994 750 9 948 12 350 186 007 1 002 750 10 028 13 000 188 247
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995 500 9 955 12 350 186 217 1 003 500 10 035 13 000 188 457
995 750 9 958 12 350 186 287 1 003 750 10 038 13 000 188 527
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996 250 9 963 12 350 186 427 1 004 250 10 043 13 000 188 667
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998 750 9 988 12 350 187 127 1 006 750 10 068 13 000 189 367
999 000 9 990 12 350 187 197 1 007 000 10 070 13 000 189 437
999 250 9 993 12 350 187 267 1 007 250 10 073 13 000 189 507
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1 000 000 10 000 12 350 187 477 1 008 000 10 080 13 000 189 717
1 000 250 10 003 13 000 187 547 1 008 250 10 083 13 000 189 787
1 000 500 10 005 13 000 187 617 1 008 500 10 085 13 000 189 857
1 000 750 10 008 13 000 187 687 1 008 750 10 088 13 000 189 927
1 001 000 10 010 13 000 187 757 1 009 000 10 090 13 000 189 997
1 001 250 10 013 13 000 187 827 1 009 250 10 093 13 000 190 067
1 001 500 10 015 13 000 187 897 1 009 500 10 095 13 000 190 137
362
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 009 750 10 098 13 000 190 207 1 017 750 10 178 13 000 192 447
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1 010 500 10 105 13 000 190 417 1 018 500 10 185 13 000 192 657
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1 011 500 10 115 13 000 190 697 1 019 500 10 195 13 000 192 937
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1 012 500 10 125 13 000 190 977 1 020 500 10 205 13 000 193 217
1 012 750 10 128 13 000 191 047 1 020 750 10 208 13 000 193 287
1 013 000 10 130 13 000 191 117 1 021 000 10 210 13 000 193 357
1 013 250 10 133 13 000 191 187 1 021 250 10 213 13 000 193 427
1 013 500 10 135 13 000 191 257 1 021 500 10 215 13 000 193 497
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1 015 250 10 153 13 000 191 747 1 023 250 10 233 13 000 193 987
1 015 500 10 155 13 000 191 817 1 023 500 10 235 13 000 194 057
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1 016 000 10 160 13 000 191 957 1 024 000 10 240 13 000 194 197
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1 017 000 10 170 13 000 192 237 1 025 000 10 250 13 000 194 477
1 017 250 10 173 13 000 192 307 1 025 250 10 253 13 000 194 547
1 017 500 10 175 13 000 192 377 1 025 500 10 255 13 000 194 617
363
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 025 750 10 258 13 000 194 687 1 033 750 10 338 13 000 196 927
1 026 000 10 260 13 000 194 757 1 034 000 10 340 13 000 196 997
1 026 250 10 263 13 000 194 827 1 034 250 10 343 13 000 197 067
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364
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
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365
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
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1 059 250 10 593 13 000 204 067 1 067 250 10 673 13 000 206 307
1 059 500 10 595 13 000 204 137 1 067 500 10 675 13 000 206 377
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1 063 250 10 633 13 000 205 187 1 071 250 10 713 13 000 207 427
1 063 500 10 635 13 000 205 257 1 071 500 10 715 13 000 207 497
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1 065 000 10 650 13 000 205 677 1 073 000 10 730 13 000 207 917
1 065 250 10 653 13 000 205 747 1 073 250 10 733 13 000 207 987
1 065 500 10 655 13 000 205 817 1 073 500 10 735 13 000 208 057
366
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 073 750 10 738 13 000 208 127 1 081 750 10 818 13 000 210 367
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1 074 250 10 743 13 000 208 267 1 082 250 10 823 13 000 210 507
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1 077 750 10 778 13 000 209 247 1 085 750 10 858 13 000 211 487
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1 080 500 10 805 13 000 210 017 1 088 500 10 885 13 000 212 257
1 080 750 10 808 13 000 210 087 1 088 750 10 888 13 000 212 327
1 081 000 10 810 13 000 210 157 1 089 000 10 890 13 000 212 397
1 081 250 10 813 13 000 210 227 1 089 250 10 893 13 000 212 467
1 081 500 10 815 13 000 210 297 1 089 500 10 895 13 000 212 537
367
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 089 750 10 898 13 000 212 607 1 097 750 10 978 13 000 214 847
1 090 000 10 900 13 000 212 677 1 098 000 10 980 13 000 214 917
1 090 250 10 903 13 000 212 747 1 098 250 10 983 13 000 214 987
1 090 500 10 905 13 000 212 817 1 098 500 10 985 13 000 215 057
1 090 750 10 908 13 000 212 887 1 098 750 10 988 13 000 215 127
1 091 000 10 910 13 000 212 957 1 099 000 10 990 13 000 215 197
1 091 250 10 913 13 000 213 027 1 099 250 10 993 13 000 215 267
1 091 500 10 915 13 000 213 097 1 099 500 10 995 13 000 215 337
1 091 750 10 918 13 000 213 167 1 099 750 10 998 13 000 215 407
1 092 000 10 920 13 000 213 237 1 100 000 11 000 13 000 215 477
1 092 250 10 923 13 000 213 307 1 100 250 11 003 13 000 215 547
1 092 500 10 925 13 000 213 377 1 100 500 11 005 13 000 215 617
1 092 750 10 928 13 000 213 447 1 100 750 11 008 13 000 215 687
1 093 000 10 930 13 000 213 517 1 101 000 11 010 13 000 215 757
1 093 250 10 933 13 000 213 587 1 101 250 11 013 13 000 215 827
1 093 500 10 935 13 000 213 657 1 101 500 11 015 13 000 215 897
1 093 750 10 938 13 000 213 727 1 101 750 11 018 13 000 215 967
1 094 000 10 940 13 000 213 797 1 102 000 11 020 13 000 216 037
1 094 250 10 943 13 000 213 867 1 102 250 11 023 13 000 216 107
1 094 500 10 945 13 000 213 937 1 102 500 11 025 13 000 216 177
1 094 750 10 948 13 000 214 007 1 102 750 11 028 13 000 216 247
1 095 000 10 950 13 000 214 077 1 103 000 11 030 13 000 216 317
1 095 250 10 953 13 000 214 147 1 103 250 11 033 13 000 216 387
1 095 500 10 955 13 000 214 217 1 103 500 11 035 13 000 216 457
1 095 750 10 958 13 000 214 287 1 103 750 11 038 13 000 216 527
1 096 000 10 960 13 000 214 357 1 104 000 11 040 13 000 216 597
1 096 250 10 963 13 000 214 427 1 104 250 11 043 13 000 216 667
1 096 500 10 965 13 000 214 497 1 104 500 11 045 13 000 216 737
1 096 750 10 968 13 000 214 567 1 104 750 11 048 13 000 216 807
1 097 000 10 970 13 000 214 637 1 105 000 11 050 13 000 216 877
1 097 250 10 973 13 000 214 707 1 105 250 11 053 13 000 216 947
1 097 500 10 975 13 000 214 777 1 105 500 11 055 13 000 217 017
368
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 105 750 11 058 13 000 217 087 1 113 750 11 138 13 000 219 327
1 106 000 11 060 13 000 217 157 1 114 000 11 140 13 000 219 397
1 106 250 11 063 13 000 217 227 1 114 250 11 143 13 000 219 467
1 106 500 11 065 13 000 217 297 1 114 500 11 145 13 000 219 537
1 106 750 11 068 13 000 217 367 1 114 750 11 148 13 000 219 607
1 107 000 11 070 13 000 217 437 1 115 000 11 150 13 000 219 677
1 107 250 11 073 13 000 217 507 1 115 250 11 153 13 000 219 747
1 107 500 11 075 13 000 217 577 1 115 500 11 155 13 000 219 817
1 107 750 11 078 13 000 217 647 1 115 750 11 158 13 000 219 887
1 108 000 11 080 13 000 217 717 1 116 000 11 160 13 000 219 957
1 108 250 11 083 13 000 217 787 1 116 250 11 163 13 000 220 027
1 108 500 11 085 13 000 217 857 1 116 500 11 165 13 000 220 097
1 108 750 11 088 13 000 217 927 1 116 750 11 168 13 000 220 167
1 109 000 11 090 13 000 217 997 1 117 000 11 170 13 000 220 237
1 109 250 11 093 13 000 218 067 1 117 250 11 173 13 000 220 307
1 109 500 11 095 13 000 218 137 1 117 500 11 175 13 000 220 377
1 109 750 11 098 13 000 218 207 1 117 750 11 178 13 000 220 447
1 110 000 11 100 13 000 218 277 1 118 000 11 180 13 000 220 517
1 110 250 11 103 13 000 218 347 1 118 250 11 183 13 000 220 587
1 110 500 11 105 13 000 218 417 1 118 500 11 185 13 000 220 657
1 110 750 11 108 13 000 218 487 1 118 750 11 188 13 000 220 727
1 111 000 11 110 13 000 218 557 1 119 000 11 190 13 000 220 797
1 111 250 11 113 13 000 218 627 1 119 250 11 193 13 000 220 867
1 111 500 11 115 13 000 218 697 1 119 500 11 195 13 000 220 937
1 111 750 11 118 13 000 218 767 1 119 750 11 198 13 000 221 007
1 112 000 11 120 13 000 218 837 1 120 000 11 200 13 000 221 077
1 112 250 11 123 13 000 218 907 1 120 250 11 203 13 000 221 147
1 112 500 11 125 13 000 218 977 1 120 500 11 205 13 000 221 217
1 112 750 11 128 13 000 219 047 1 120 750 11 208 13 000 221 287
1 113 000 11 130 13 000 219 117 1 121 000 11 210 13 000 221 357
1 113 250 11 133 13 000 219 187 1 121 250 11 213 13 000 221 427
1 113 500 11 135 13 000 219 257 1 121 500 11 215 13 000 221 497
369
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 121 750 11 218 13 000 221 567 1 129 750 11 298 13 000 223 807
1 122 000 11 220 13 000 221 637 1 130 000 11 300 13 000 223 877
1 122 250 11 223 13 000 221 707 1 130 250 11 303 13 000 223 947
1 122 500 11 225 13 000 221 777 1 130 500 11 305 13 000 224 017
1 122 750 11 228 13 000 221 847 1 130 750 11 308 13 000 224 087
1 123 000 11 230 13 000 221 917 1 131 000 11 310 13 000 224 157
1 123 250 11 233 13 000 221 987 1 131 250 11 313 13 000 224 227
1 123 500 11 235 13 000 222 057 1 131 500 11 315 13 000 224 297
1 123 750 11 238 13 000 222 127 1 131 750 11 318 13 000 224 367
1 124 000 11 240 13 000 222 197 1 132 000 11 320 13 000 224 437
1 124 250 11 243 13 000 222 267 1 132 250 11 323 13 000 224 507
1 124 500 11 245 13 000 222 337 1 132 500 11 325 13 000 224 577
1 124 750 11 248 13 000 222 407 1 132 750 11 328 13 000 224 647
1 125 000 11 250 13 000 222 477 1 133 000 11 330 13 000 224 717
1 125 250 11 253 13 000 222 547 1 133 250 11 333 13 000 224 787
1 125 500 11 255 13 000 222 617 1 133 500 11 335 13 000 224 857
1 125 750 11 258 13 000 222 687 1 133 750 11 338 13 000 224 927
1 126 000 11 260 13 000 222 757 1 134 000 11 340 13 000 224 997
1 126 250 11 263 13 000 222 827 1 134 250 11 343 13 000 225 067
1 126 500 11 265 13 000 222 897 1 134 500 11 345 13 000 225 137
1 126 750 11 268 13 000 222 967 1 134 750 11 348 13 000 225 207
1 127 000 11 270 13 000 223 037 1 135 000 11 350 13 000 225 277
1 127 250 11 273 13 000 223 107 1 135 250 11 353 13 000 225 347
1 127 500 11 275 13 000 223 177 1 135 500 11 355 13 000 225 417
1 127 750 11 278 13 000 223 247 1 135 750 11 358 13 000 225 487
1 128 000 11 280 13 000 223 317 1 136 000 11 360 13 000 225 557
1 128 250 11 283 13 000 223 387 1 136 250 11 363 13 000 225 627
1 128 500 11 285 13 000 223 457 1 136 500 11 365 13 000 225 697
1 128 750 11 288 13 000 223 527 1 136 750 11 368 13 000 225 767
1 129 000 11 290 13 000 223 597 1 137 000 11 370 13 000 225 837
1 129 250 11 293 13 000 223 667 1 137 250 11 373 13 000 225 907
1 129 500 11 295 13 000 223 737 1 137 500 11 375 13 000 225 977
370
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 137 750 11 378 13 000 226 047 1 145 750 11 458 13 000 228 287
1 138 000 11 380 13 000 226 117 1 146 000 11 460 13 000 228 357
1 138 250 11 383 13 000 226 187 1 146 250 11 463 13 000 228 427
1 138 500 11 385 13 000 226 257 1 146 500 11 465 13 000 228 497
1 138 750 11 388 13 000 226 327 1 146 750 11 468 13 000 228 567
1 139 000 11 390 13 000 226 397 1 147 000 11 470 13 000 228 637
1 139 250 11 393 13 000 226 467 1 147 250 11 473 13 000 228 707
1 139 500 11 395 13 000 226 537 1 147 500 11 475 13 000 228 777
1 139 750 11 398 13 000 226 607 1 147 750 11 478 13 000 228 847
1 140 000 11 400 13 000 226 677 1 148 000 11 480 13 000 228 917
1 140 250 11 403 13 000 226 747 1 148 250 11 483 13 000 228 987
1 140 500 11 405 13 000 226 817 1 148 500 11 485 13 000 229 057
1 140 750 11 408 13 000 226 887 1 148 750 11 488 13 000 229 127
1 141 000 11 410 13 000 226 957 1 149 000 11 490 13 000 229 197
1 141 250 11 413 13 000 227 027 1 149 250 11 493 13 000 229 267
1 141 500 11 415 13 000 227 097 1 149 500 11 495 13 000 229 337
1 141 750 11 418 13 000 227 167 1 149 750 11 498 13 000 229 407
1 142 000 11 420 13 000 227 237 1 150 000 11 500 13 000 229 477
1 142 250 11 423 13 000 227 307 1 150 250 11 503 13 000 229 547
1 142 500 11 425 13 000 227 377 1 150 500 11 505 13 000 229 617
1 142 750 11 428 13 000 227 447 1 150 750 11 508 13 000 229 687
1 143 000 11 430 13 000 227 517 1 151 000 11 510 13 000 229 757
1 143 250 11 433 13 000 227 587 1 151 250 11 513 13 000 229 827
1 143 500 11 435 13 000 227 657 1 151 500 11 515 13 000 229 897
1 143 750 11 438 13 000 227 727 1 151 750 11 518 13 000 229 967
1 144 000 11 440 13 000 227 797 1 152 000 11 520 13 000 230 037
1 144 250 11 443 13 000 227 867 1 152 250 11 523 13 000 230 107
1 144 500 11 445 13 000 227 937 1 152 500 11 525 13 000 230 177
1 144 750 11 448 13 000 228 007 1 152 750 11 528 13 000 230 247
1 145 000 11 450 13 000 228 077 1 153 000 11 530 13 000 230 317
1 145 250 11 453 13 000 228 147 1 153 250 11 533 13 000 230 387
1 145 500 11 455 13 000 228 217 1 153 500 11 535 13 000 230 457
371
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 153 750 11 538 13 000 230 527 1 161 750 11 618 13 000 232 767
1 154 000 11 540 13 000 230 597 1 162 000 11 620 13 000 232 837
1 154 250 11 543 13 000 230 667 1 162 250 11 623 13 000 232 907
1 154 500 11 545 13 000 230 737 1 162 500 11 625 13 000 232 977
1 154 750 11 548 13 000 230 807 1 162 750 11 628 13 000 233 047
1 155 000 11 550 13 000 230 877 1 163 000 11 630 13 000 233 117
1 155 250 11 553 13 000 230 947 1 163 250 11 633 13 000 233 187
1 155 500 11 555 13 000 231 017 1 163 500 11 635 13 000 233 257
1 155 750 11 558 13 000 231 087 1 163 750 11 638 13 000 233 327
1 156 000 11 560 13 000 231 157 1 164 000 11 640 13 000 233 397
1 156 250 11 563 13 000 231 227 1 164 250 11 643 13 000 233 467
1 156 500 11 565 13 000 231 297 1 164 500 11 645 13 000 233 537
1 156 750 11 568 13 000 231 367 1 164 750 11 648 13 000 233 607
1 157 000 11 570 13 000 231 437 1 165 000 11 650 13 000 233 677
1 157 250 11 573 13 000 231 507 1 165 250 11 653 13 000 233 747
1 157 500 11 575 13 000 231 577 1 165 500 11 655 13 000 233 817
1 157 750 11 578 13 000 231 647 1 165 750 11 658 13 000 233 887
1 158 000 11 580 13 000 231 717 1 166 000 11 660 13 000 233 957
1 158 250 11 583 13 000 231 787 1 166 250 11 663 13 000 234 027
1 158 500 11 585 13 000 231 857 1 166 500 11 665 13 000 234 097
1 158 750 11 588 13 000 231 927 1 166 750 11 668 13 000 234 167
1 159 000 11 590 13 000 231 997 1 167 000 11 670 13 000 234 237
1 159 250 11 593 13 000 232 067 1 167 250 11 673 13 000 234 307
1 159 500 11 595 13 000 232 137 1 167 500 11 675 13 000 234 377
1 159 750 11 598 13 000 232 207 1 167 750 11 678 13 000 234 447
1 160 000 11 600 13 000 232 277 1 168 000 11 680 13 000 234 517
1 160 250 11 603 13 000 232 347 1 168 250 11 683 13 000 234 587
1 160 500 11 605 13 000 232 417 1 168 500 11 685 13 000 234 657
1 160 750 11 608 13 000 232 487 1 168 750 11 688 13 000 234 727
1 161 000 11 610 13 000 232 557 1 169 000 11 690 13 000 234 797
1 161 250 11 613 13 000 232 627 1 169 250 11 693 13 000 234 867
1 161 500 11 615 13 000 232 697 1 169 500 11 695 13 000 234 937
372
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 169 750 11 698 13 000 235 007 1 177 750 11 778 13 000 237 247
1 170 000 11 700 13 000 235 077 1 178 000 11 780 13 000 237 317
1 170 250 11 703 13 000 235 147 1 178 250 11 783 13 000 237 387
1 170 500 11 705 13 000 235 217 1 178 500 11 785 13 000 237 457
1 170 750 11 708 13 000 235 287 1 178 750 11 788 13 000 237 527
1 171 000 11 710 13 000 235 357 1 179 000 11 790 13 000 237 597
1 171 250 11 713 13 000 235 427 1 179 250 11 793 13 000 237 667
1 171 500 11 715 13 000 235 497 1 179 500 11 795 13 000 237 737
1 171 750 11 718 13 000 235 567 1 179 750 11 798 13 000 237 807
1 172 000 11 720 13 000 235 637 1 180 000 11 800 13 000 237 877
1 172 250 11 723 13 000 235 707 1 180 250 11 803 13 000 237 947
1 172 500 11 725 13 000 235 777 1 180 500 11 805 13 000 238 017
1 172 750 11 728 13 000 235 847 1 180 750 11 808 13 000 238 087
1 173 000 11 730 13 000 235 917 1 181 000 11 810 13 000 238 157
1 173 250 11 733 13 000 235 987 1 181 250 11 813 13 000 238 227
1 173 500 11 735 13 000 236 057 1 181 500 11 815 13 000 238 297
1 173 750 11 738 13 000 236 127 1 181 750 11 818 13 000 238 367
1 174 000 11 740 13 000 236 197 1 182 000 11 820 13 000 238 437
1 174 250 11 743 13 000 236 267 1 182 250 11 823 13 000 238 507
1 174 500 11 745 13 000 236 337 1 182 500 11 825 13 000 238 577
1 174 750 11 748 13 000 236 407 1 182 750 11 828 13 000 238 647
1 175 000 11 750 13 000 236 477 1 183 000 11 830 13 000 238 717
1 175 250 11 753 13 000 236 547 1 183 250 11 833 13 000 238 787
1 175 500 11 755 13 000 236 617 1 183 500 11 835 13 000 238 857
1 175 750 11 758 13 000 236 687 1 183 750 11 838 13 000 238 927
1 176 000 11 760 13 000 236 757 1 184 000 11 840 13 000 238 997
1 176 250 11 763 13 000 236 827 1 184 250 11 843 13 000 239 067
1 176 500 11 765 13 000 236 897 1 184 500 11 845 13 000 239 137
1 176 750 11 768 13 000 236 967 1 184 750 11 848 13 000 239 207
1 177 000 11 770 13 000 237 037 1 185 000 11 850 13 000 239 277
1 177 250 11 773 13 000 237 107 1 185 250 11 853 13 000 239 347
1 177 500 11 775 13 000 237 177 1 185 500 11 855 13 000 239 417
373
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 185 750 11 858 13 000 239 487 1 193 750 11 938 13 000 241 727
1 186 000 11 860 13 000 239 557 1 194 000 11 940 13 000 241 797
1 186 250 11 863 13 000 239 627 1 194 250 11 943 13 000 241 867
1 186 500 11 865 13 000 239 697 1 194 500 11 945 13 000 241 937
1 186 750 11 868 13 000 239 767 1 194 750 11 948 13 000 242 007
1 187 000 11 870 13 000 239 837 1 195 000 11 950 13 000 242 077
1 187 250 11 873 13 000 239 907 1 195 250 11 953 13 000 242 147
1 187 500 11 875 13 000 239 977 1 195 500 11 955 13 000 242 217
1 187 750 11 878 13 000 240 047 1 195 750 11 958 13 000 242 287
1 188 000 11 880 13 000 240 117 1 196 000 11 960 13 000 242 357
1 188 250 11 883 13 000 240 187 1 196 250 11 963 13 000 242 427
1 188 500 11 885 13 000 240 257 1 196 500 11 965 13 000 242 497
1 188 750 11 888 13 000 240 327 1 196 750 11 968 13 000 242 567
1 189 000 11 890 13 000 240 397 1 197 000 11 970 13 000 242 637
1 189 250 11 893 13 000 240 467 1 197 250 11 973 13 000 242 707
1 189 500 11 895 13 000 240 537 1 197 500 11 975 13 000 242 777
1 189 750 11 898 13 000 240 607 1 197 750 11 978 13 000 242 847
1 190 000 11 900 13 000 240 677 1 198 000 11 980 13 000 242 917
1 190 250 11 903 13 000 240 747 1 198 250 11 983 13 000 242 987
1 190 500 11 905 13 000 240 817 1 198 500 11 985 13 000 243 057
1 190 750 11 908 13 000 240 887 1 198 750 11 988 13 000 243 127
1 191 000 11 910 13 000 240 957 1 199 000 11 990 13 000 243 197
1 191 250 11 913 13 000 241 027 1 199 250 11 993 13 000 243 267
1 191 500 11 915 13 000 241 097 1 199 500 11 995 13 000 243 337
1 191 750 11 918 13 000 241 167 1 199 750 11 998 13 000 243 407
1 192 000 11 920 13 000 241 237 1 200 000 12 000 13 000 243 477
1 192 250 11 923 13 000 241 307 1 200 250 12 003 13 000 243 547
1 192 500 11 925 13 000 241 377 1 200 500 12 005 13 000 243 617
1 192 750 11 928 13 000 241 447 1 200 750 12 008 13 000 243 687
1 193 000 11 930 13 000 241 517 1 201 000 12 010 13 000 243 757
1 193 250 11 933 13 000 241 587 1 201 250 12 013 13 000 243 827
1 193 500 11 935 13 000 241 657 1 201 500 12 015 13 000 243 897
374
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 201 750 12 018 13 000 243 967 1 209 750 12 098 13 000 246 207
1 202 000 12 020 13 000 244 037 1 210 000 12 100 13 000 246 277
1 202 250 12 023 13 000 244 107 1 210 250 12 103 13 000 246 347
1 202 500 12 025 13 000 244 177 1 210 500 12 105 13 000 246 417
1 202 750 12 028 13 000 244 247 1 210 750 12 108 13 000 246 487
1 203 000 12 030 13 000 244 317 1 211 000 12 110 13 000 246 557
1 203 250 12 033 13 000 244 387 1 211 250 12 113 13 000 246 627
1 203 500 12 035 13 000 244 457 1 211 500 12 115 13 000 246 697
1 203 750 12 038 13 000 244 527 1 211 750 12 118 13 000 246 767
1 204 000 12 040 13 000 244 597 1 212 000 12 120 13 000 246 837
1 204 250 12 043 13 000 244 667 1 212 250 12 123 13 000 246 907
1 204 500 12 045 13 000 244 737 1 212 500 12 125 13 000 246 977
1 204 750 12 048 13 000 244 807 1 212 750 12 128 13 000 247 047
1 205 000 12 050 13 000 244 877 1 213 000 12 130 13 000 247 117
1 205 250 12 053 13 000 244 947 1 213 250 12 133 13 000 247 187
1 205 500 12 055 13 000 245 017 1 213 500 12 135 13 000 247 257
1 205 750 12 058 13 000 245 087 1 213 750 12 138 13 000 247 327
1 206 000 12 060 13 000 245 157 1 214 000 12 140 13 000 247 397
1 206 250 12 063 13 000 245 227 1 214 250 12 143 13 000 247 467
1 206 500 12 065 13 000 245 297 1 214 500 12 145 13 000 247 537
1 206 750 12 068 13 000 245 367 1 214 750 12 148 13 000 247 607
1 207 000 12 070 13 000 245 437 1 215 000 12 150 13 000 247 677
1 207 250 12 073 13 000 245 507 1 215 250 12 153 13 000 247 747
1 207 500 12 075 13 000 245 577 1 215 500 12 155 13 000 247 817
1 207 750 12 078 13 000 245 647 1 215 750 12 158 13 000 247 887
1 208 000 12 080 13 000 245 717 1 216 000 12 160 13 000 247 957
1 208 250 12 083 13 000 245 787 1 216 250 12 163 13 000 248 027
1 208 500 12 085 13 000 245 857 1 216 500 12 165 13 000 248 097
1 208 750 12 088 13 000 245 927 1 216 750 12 168 13 000 248 167
1 209 000 12 090 13 000 245 997 1 217 000 12 170 13 000 248 237
1 209 250 12 093 13 000 246 067 1 217 250 12 173 13 000 248 307
1 209 500 12 095 13 000 246 137 1 217 500 12 175 13 000 248 377
375
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 217 750 12 178 13 000 248 447 1 225 750 12 258 13 000 250 687
1 218 000 12 180 13 000 248 517 1 226 000 12 260 13 000 250 757
1 218 250 12 183 13 000 248 587 1 226 250 12 263 13 000 250 827
1 218 500 12 185 13 000 248 657 1 226 500 12 265 13 000 250 897
1 218 750 12 188 13 000 248 727 1 226 750 12 268 13 000 250 967
1 219 000 12 190 13 000 248 797 1 227 000 12 270 13 000 251 037
1 219 250 12 193 13 000 248 867 1 227 250 12 273 13 000 251 107
1 219 500 12 195 13 000 248 937 1 227 500 12 275 13 000 251 177
1 219 750 12 198 13 000 249 007 1 227 750 12 278 13 000 251 247
1 220 000 12 200 13 000 249 077 1 228 000 12 280 13 000 251 317
1 220 250 12 203 13 000 249 147 1 228 250 12 283 13 000 251 387
1 220 500 12 205 13 000 249 217 1 228 500 12 285 13 000 251 457
1 220 750 12 208 13 000 249 287 1 228 750 12 288 13 000 251 527
1 221 000 12 210 13 000 249 357 1 229 000 12 290 13 000 251 597
1 221 250 12 213 13 000 249 427 1 229 250 12 293 13 000 251 667
1 221 500 12 215 13 000 249 497 1 229 500 12 295 13 000 251 737
1 221 750 12 218 13 000 249 567 1 229 750 12 298 13 000 251 807
1 222 000 12 220 13 000 249 637 1 230 000 12 300 13 000 251 877
1 222 250 12 223 13 000 249 707 1 230 250 12 303 13 000 251 947
1 222 500 12 225 13 000 249 777 1 230 500 12 305 13 000 252 017
1 222 750 12 228 13 000 249 847 1 230 750 12 308 13 000 252 087
1 223 000 12 230 13 000 249 917 1 231 000 12 310 13 000 252 157
1 223 250 12 233 13 000 249 987 1 231 250 12 313 13 000 252 227
1 223 500 12 235 13 000 250 057 1 231 500 12 315 13 000 252 297
1 223 750 12 238 13 000 250 127 1 231 750 12 318 13 000 252 367
1 224 000 12 240 13 000 250 197 1 232 000 12 320 13 000 252 437
1 224 250 12 243 13 000 250 267 1 232 250 12 323 13 000 252 507
1 224 500 12 245 13 000 250 337 1 232 500 12 325 13 000 252 577
1 224 750 12 248 13 000 250 407 1 232 750 12 328 13 000 252 647
1 225 000 12 250 13 000 250 477 1 233 000 12 330 13 000 252 717
1 225 250 12 253 13 000 250 547 1 233 250 12 333 13 000 252 787
1 225 500 12 255 13 000 250 617 1 233 500 12 335 13 000 252 857
376
Base taxable CCF CRTV IRS Base taxable CCF CRTV IRS
mensuelle mensuelle
1 233 750 12 338 13 000 252 927 1 242 000 12 420 13 000 255 237
1 234 000 12 340 13 000 252 997 1 242 250 12 423 13 000 255 307
1 234 250 12 343 13 000 253 067 1 242 500 12 425 13 000 255 377
1 234 500 12 345 13 000 253 137 1 242 750 12 428 13 000 255 447
1 234 750 12 348 13 000 253 207 1 243 000 12 430 13 000 255 517
1 235 000 12 350 13 000 253 277 1 243 250 12 433 13 000 255 587
1 235 250 12 353 13 000 253 347 1 243 500 12 435 13 000 255 657
1 235 500 12 355 13 000 253 417 1 243 750 12 438 13 000 255 727
1 235 750 12 358 13 000 253 487 1 244 000 12 440 13 000 255 797
1 236 000 12 360 13 000 253 557 1 244 250 12 443 13 000 255 867
1 236 250 12 363 13 000 253 627 1 244 500 12 445 13 000 255 937
1 236 500 12 365 13 000 253 697 1 244 750 12 448 13 000 256 007
1 236 750 12 368 13 000 253 767 1 245 000 12 450 13 000 256 077
1 237 000 12 370 13 000 253 837 1 245 250 12 453 13 000 256 147
1 237 250 12 373 13 000 253 907 1 245 500 12 455 13 000 256 217
1 237 500 12 375 13 000 253 977 1 245 750 12 458 13 000 256 287
1 237 750 12 378 13 000 254 047 1 246 000 12 460 13 000 256 357
1 238 000 12 380 13 000 254 117 1 246 250 12 463 13 000 256 427
1 238 250 12 383 13 000 254 187 1 246 500 12 465 13 000 256 497
1 238 500 12 385 13 000 254 257 1 246 750 12 468 13 000 256 567
1 238 750 12 388 13 000 254 327 1 247 000 12 470 13 000 256 637
1 239 000 12 390 13 000 254 397 1 247 250 12 473 13 000 256 707
1 239 250 12 393 13 000 254 467 1 247 500 12 475 13 000 256 777
1 239 500 12 395 13 000 254 537 1 247 750 12 478 13 000 256 847
1 239 750 12 398 13 000 254 607 1 248 000 12 480 13 000 256 917
1 240 000 12 400 13 000 254 677 1 248 250 12 483 13 000 256 987
1 240 250 12 403 13 000 254 747 1 248 500 12 485 13 000 257 057
1 240 500 12 405 13 000 254 817 1 248 750 12 488 13 000 257 127
1 240 750 12 408 13 000 254 887 1 249 000 12 490 13 000 257 197
1 241 000 12 410 13 000 254 957 1 249 250 12 493 13 000 257 267
1 241 250 12 413 13 000 255 027 1 249 500 12 495 13 000 257 337
1 241 500 12 415 13 000 255 097 1 249 750 12 498 13 000 257 407
1 241 750 12 418 13 000 255 167 1 250 000 12 500 13 000 257 477
377
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGES GENERAUX
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4. Ordonnance n° 94/001 du 24/01/94 rendant exécutoire la taxe sur le chiffre d’affaires, le droit
d’accises, le TEC et TPG.
5. Ordonnance n° 94/002/du 24/01/94 portant modalités d’application de la TCA.
6. Ordonnance n° 95/05 du 05/1/95 modifiant certaines dispositions des législations fiscales.
7. Ordonnance n° 94/003 du 24/01/94 modifiant certaines dispositions du code des
investissements.
8. Ordonnance N° 94/004 du 16/02/94 portant fiscalité des produits pétroliers.
9. Ordonnance n° 94/007/ du 16/02/94 portant suspension des droits et taxes de douane sur
certains produits importés au CAMEROUN.
10. Lois de finances 79/80, 80/81, 81/82, 82/83, 83/84, 84/85, 86/87, 87/88, 89/90, 90/91,91/92,
92/93, 93/94, 96/97, 97/98, 99/00, 00/01, 01/02 , 2002, 2003, et leurs circulaires
d’application.
11. Loi de Finances de la République du Cameroun n° 04/002/ du 1/7/94 pour l’exercice 94/95.
12. Loi de Finances de la République du Cameroun n° 2002/014 du 30/12/2002 pour l’exercice
2003.
13. Loi de Finances de la République du Cameroun n° 95/010 du 1/7/95 pour l’exercice 95/96.
14. Décret n° 95/690 du 26/12/95 fixant les modalités de répartition du produit des centimes
additionnels communaux.
15. Direction des impôts, «précis de fiscalité : la taxe sur la valeur ajoutée » janvier 1999.
THESES ET MEMOIRES
Introduction Générale……………………..……………...…………...………………….. 4
Chapitre 1: Le traitement du redressement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée…………………………………
6
Section 1: Le traitement du redressement
de la Taxe sur la Valeur Ajoutée collectée………………...…………….……….. 8
A- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur
les livraisons des marchandises et produits fabriqués………………………………. 9
I- La TVA collectée sur livraisons des
marchansises ou des produits fabriqués à des tiers……………………. 9
1-Principes généraux……………………………..…….…………………….9
2- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur les
livraisons des marchandises et produits fabriqués à des tiers…………………………...……
11
II- La TVA collectée sur livraisons des
marchansises ou des produits fabriqués à soi-même……………………. 15
1-Principes généraux……………………………..…….……………………. 15
2- Le traitement du redressement de la TVA collectée
sur les livraisons à soi-même des marchandises
et produits extraits, fabriqués ou transformés…………………………...………………...…
17
B- Le traitement du redressement de la TVA collectée sur
les ventes (des marchandises et produits fabriqués) facturées………………………………
23
I-Principes généraux de la TVA collectée sur
les ventes (des marchandises et produits fabriqués) facturées………………………………
23
II- Le traitement du redressement de la TVA
sur les ventes facturées…………………………...………………...……….25
C- Le traitement du redressement de la TVA générée
par les prestations de services ou travaux immobiliers……………………………….29
I-La TVA générée par les prestations de
services ou travaux immobiliers à des tiers………………………………. 29
1-Principes généraux……………………………..…….……………………. 29
2- Le traitement du redressement de la TVA collectée
sur les prestations de services à des tiers………………………………………………….. 31
381
Par sa précision technique, le caractère très concret des aspects qui sont mis
en évidence, et la clarté du langage utilisé, cet ouvrage est un outil de travail :
- pour les contribuables dans leurs opérations d’établissement, de liquidation
et de déclaration de leurs impôts et taxes ;
- pour les inspecteurs et vérificateurs de l’Administration fiscale dans leurs
opérations de vérification, de contrôle et de redressement des impôts et
taxes.