0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues121 pages

Dahd Al Murjiah Kashf At-Taghut - Abu Sayfullah At-Turki

Transféré par

4x582vnc97
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues121 pages

Dahd Al Murjiah Kashf At-Taghut - Abu Sayfullah At-Turki

Transféré par

4x582vnc97
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 121

SOMMAIRE

Introduction 0
Chapitre 1 1
La définition de la législation 3
Instaurer une loi qui s’oppose à la Shari’ah 6
Kufr duna Kufr 7
Utiliser ce terme pour défendre les Tawaghit 10
L’attribution de ce discours à Ibn ‘Abbas 11
Réponse aux versions des Néo-Murjiah 12
Situation d’ibn ‘Abbas 21
Rencontre d’ibn ‘Abbas avec les Khawarij 23
Chapitre 4 60
Chapitre 5 78
Chapitre 6 84
Chapitre 7 97
Chapitre 8 103
Chapitre 9 109
TERMES

Qu’Allah lui fasse miséricorde = ‫رحمه ال ل�ه‬


Qu’Allah soit satisfait de lui = ‫رضي ال ل�ه عنه‬
Qu’Allah soit satisfait d’eux = ‫رضي ال ل�ه عنهم‬
Que la paix soit sur lui = ‫عليه السالم‬
Qu’Allah le maudisse = ‫لعنه ال ل�ه‬
Qu’Allah leur fasse miséricorde à tous = ‫رحمة ال ل�ه عليهم‬
Que la Paix et les Bénédictions d’Allah soient sur lui = ‫ﷺ‬
INTRODUCTION

A u nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très


Miséricordieux Louanges à Allah, le Très-Haut. Nous
Le louons, nous cherchons Son aide et Sa guidance, et nous
cherchons refuge en Allah contre les maux de nos âmes et
contre les mauvaises actions que nous accomplissons. Celui
qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul
ne peut le guider.

L’imam Ahmed Shakir :

“Le sujet de ces lois forgées est clair comme la clarté du soleil. C’est du
Kufr clair et il n’y a rien de caché concernant cela, il n’y a d’excuse
pour personne qui s’attribut à l’Islam quel qu’il soit, pour agir selon (ces
lois) - pour s’y soumettre ou pour les approuver. Donc chaque personne
devrait prendre garde et toute personne n’est responsable que d’elle-
même. Les ‘Ulama devraient clarifier la vérité et dire ce dont ils ont été
ordonné de dire sans rien cacher.”

[ Umdaat At-Tafsir Mukhtaasir


Tafsir Ibn Kathir de Ahmad Shakir, volume 4/173-174 ]
CHAPITRE 1

1 Ibn ‘Abbas a dit : “Kufr duna Kufr“ Une des ambiguités des
alliés des gouverneurs actuels est la déclaration d’Ibn ‘Abbas
‫ ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ‬: “mécréance moindre que la mécréance/petite
mécréance” (Kufr duna Kufr) Par contre, en ce qui concerne le
verset lui même, ibn ‘Abbas ‫ ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ‬n’a jamais dit que ce
verset concerne le “Kufr duna Kufr“ En effet, la parole qu’utilisent
les alliés des gouverneurs actuels n’est pas véridique. Sa faiblesse
se situe dans la chaîne de Hicham ibn Hudjayr, car elle est
rapportée seule, sans être affirmée par d’autres, et elle contredit
d’autres paroles qui sont rapportées par d’autres narrateurs.

‘Abdallah ibn Tawus, rapporte de la part de son père qu’il a


dit : “Ibn ‘Abbas fût interrogé à propos de la parole divine” ;

َ‫ٱُهَّللُ َفَُأ ُ ۟۟وَلَٰٓـ� ِٓئَِكَ ُُه ُُم ْٱْل ََك ٰٰـ ِِف ُُروَن‬
� ‫ََو ََمن َّْلَْم َيَْحْ ُُكم ِبِ ََمٓا َأَنَزَ ََل‬
“Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les
voilà les mécréants” (Traduction rapprochée)

- Et il dit : “C’est la mécréance“


- Dans une autre version : “C’est la mécréance en soi“
- Dans une autre version: “Ceci est suffisant pour sa mécréance“

Ceci est rapporté avec une chaîne authentique par les Imams
‘Abd Ar-Razzaq et ibn Djarir At-Tabari dans leurs Tafsirs, ‫ﺍﻟﻠﻪ‬
‫ ﺭﺣﻤﻬﻢ‬Même si on admet qu’Ibn ‘Abbas, aurait dit sur ce verset que
c’est la moindre mécréance, ce qu’il faut comprendre c’est qu’Ibn
‘Abbas ne parlait en aucun cas de Législation, du remplacement
dans les jugements d’Allah par les lois humaines. Ibn ‘Abbas
‫ ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ‬ne pouvait que parler des gens qui donnent un
jugement injuste (mais pas un jugement autre que celui d’Allah),
tout en appliquant les jugements d’Allah et en l’imposant comme
l’Unique loi obéie au peuple. Là dessus ne divergent pas deux
musulmans. Les seuls qui divergent là-dedans sont ceux qui
pensent qu’Allah a un associé dans le jugement et l’obéissance, et
ceux qui ne savent pas faire la différence entre la législation et un
jugement injuste. Ceci est le résultat de l’ignorance du Tawhid et
du suivi aveugle.

2 - La définition de la législation

Allah à dit :

َ ُ‫ﺛُﻡَّ ﺟَﻋَﻟْﻧَﺍﻙَ ﻋَﻟَﻯٰ ﺷَﺭِﻳﻌَﺓٍ ﻣِّﻥَ ﺍﻷَﻣْﺭِ ﻓَﺍﺗَّﺑِﻋْﻫَﺍ ﻭَﻻ ﺗَﺗَّﺑِﻉْ ﺃَﻫْﻭَﺍﺀَ ﺍﻟَّﺫِﻳﻦَ ﻻ ﻳَﻋْﻟَﻣ‬
‫ﻭﻥ‬
“Puis Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et
parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent
pas.” (Traduction rapprochée) [Sourate 45 Verset 18]

Allah ordonne dans ce verset à tous les musulmans de suivre


uniquement Sa législation, ainsi que les jugements qui en
découlent, et leur ordonne de se désavouer de la législation basée
sur les passions des ignorants, ainsi que des lois qui en découlent,
et ce même si elles sont en accord avec les jugements d’Allah.
Ainsi nous avons les jugements d’Allah, issue de Sa législation.
Et nous avons la loi des gens ignorants, issue de leurs passions.

Allah à dit :

‫ﺃَﻡْ ﻟَﻫُﻡْ ﺷُﺭَﻛَﺍﺀُ ﺷَﺭَﻋُﻭﺍ ﻟَﻫُﻡ ﻣِّﻥَ ﺍﻟﺪِّﻳﻦِ ﻣَﺍ ﻟَﻡْ ﻳَﺃْﺫَﻥ ﺑِﻩِ ﺍﻟﻠَّ ُﻩ‬
“Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour
eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises?” (Traduction
rapprochée) [Sourate 42 Verset 21]

La Shari’ah est la voie générale que tous les musulmans


doivent emprunter et pratiquer. Sa base est le jugement général
qui concerne toutes les personnes, qui est une permission
ou une interdiction, ou encore la sentence qui s’y rattache.
C’est ce Jugement qui est un droit exclusif réservé au Seigneur
des mondes. De ce fait, celui qui attribue ce Jugement général,
ou encore l’obéissance générale, à un autre qu’Allah, ou prend
un autre qu’Allah comme source de permission, d’interdiction
et de sentence, aura commis le grand polythéisme qui expulse
son auteur de l’Islam. Par contre, celui qui s’attribue ce
jugement général, ainsi que l’obéissance générale, et se désigne
comme étant source de permission, d’interdiction et de
sentence, aura commis un acte pire que le grand polythéisme.
Cela s’appelle un Taghut, une fausse divinité à désavouer.
Ce Taghut peut aussi bien être un homme, qu’un système
législatif opposé à celui d’Allah. Prenons pour exemple le
système démocratique qui désigne le peuple comme étant
la source de législation, et ainsi s’oppose à la racine même au
système islamique. Tout ce qui se met à l’égal d’Allah dans
le droit de légiférer est un Taghut. S’il s’agit d’un système, il
faut le désavouer et le détester. Et s’il s’agit d’une personne, il
faut la désavouer, la détester et l’excommunier de la Religion
monothéiste Le Prophète ‫ ﷺ‬nous a enseigné dans un Hadith
que : l’obéissance à une autre législation que Celle d’Allah est le
grand polythéisme, le polythéisme dans l’obéissance, ou encore
l’adoration du Taghut. Ceci car Allah a nommé dans Son Livre
une autre législation que La Sienne comme étant un Taghut.

En effet, Allah a dit :

ِ ُ ‫نِز ََل ِِإَلَْيَْكَ ََو ََما ُأ‬


َ‫نِز ََل ِِمن َقَ ْْبِلَِكَ ُي ُِِريُدُوَن‬ ِ ُ ‫َّنَُه ْْم آ ََمُنُوا ِبِ ََما ُأ‬
ُ َ ‫ُع ُُموَنَ َأ‬
ُ ‫َأََلَ ْْم َت َََر ِِإَلَى اَّلَِذِيَنَ َيَ ْْز‬
‫َّلَُه ْْم‬
ُ ‫ُِض‬ َ ُ‫اُن‬
ِ ‫الَّشَْيَط َأن ُي‬ َ ُ ْ َ ُ
ْ ‫ِت ََوَقْد ُأ ِِم ُُروا َأن َيَْكُف ُُروا ِبِ ِِه ََوُي ُِِري ُُد‬ ْ َ ُ َ‫الَّط‬
ِ ‫َأَن َيََت َ ََحا ََك ُُموا ِإَِلَى اُغو‬
‫َضاَلااًلا َبَ ِِعيًدًا‬َ
“N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre
vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent
prendre pour juge le Taghut, alors que c’est en lui qu’on leur a
commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin,
dans l’égarement.“ (Traduction rapprochée) [Sourate 4 Verset 60]

Allah a aussi dit :

‫ﺇِﻥِ ﺍﻟْﺣُﻛْﻡُ ﺇِﻻ ﻟِﻟَّﻩِ ۚ ﺃَﻣَﺭَ ﺃَﻻ ﺗَﻋْﺑُﺩُﻭﺍ ﺇِﻻ ﺇِﻳَّﺍﻩُ ۚ ﺫَٰﻟِﻙَ ﺍﻟﺪِّﻳﻦُ ﺍﻟْﻗَﻳِّﻡُ ﻭَﻝَٰﻛِﻥَّ ﺃَﻛْﺛَﺭَ ﺍﻟﻨَّﺍﺱِ ﻻ ﻳَﻋْﻟَﻣُﻭﻥ‬
“(...) Le jugement n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de
n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne
savent pas.” (Traduction rapprochée) [Sourate 12 Verset 40]

Mais encore :

‫ِْص ْْر ِبِ ِِه ََوَأَْس ِِْم ْْعۚ ۚ ََما َلَ ُُهم ِّم�ّن ُدُوِنِ ِِه ِِمن ََو ِِلٍّي�ّ ََواَلا‬
ِ ‫ِضۖ ۖ َأَْب‬
ِ ‫ِت ََواَأْل� َ ْْر‬
ِ ‫ُْب الَّسّ ََم َاَوا‬ َ ُ‫َلَُه‬
ُ ‫َغْي‬
َ ْ
‫ُيُْش ِِرُكُ ِفِي ُُحْك ِِم ِِه َأ ََحًدًا‬ْ
“À Lui appartient l’inconnaissable des cieux et de la terre. Comme
Il est Voyant et Audient ! Ils n’ont aucun allié en dehors de Lui et Il
n’associe personne à Son Commandement “
(Traduction rapprochée) [Sourate 18 Verset 26]
3 - Celui qui gouverne par le jugement d’Allah mais
instaure une loi qui s’y oppose, celui qui gouverne par les
jugements d’Allah à la base, mais instaure une seule loi
qui s’oppose aux jugements d’Allah.

Par exemple, il remplace la sentence de l’adultérin par la


prison, et fait de cette sentence un jugement général pour
toutes les personnes. II n’y a pas de doute que celui-là s’est
également attribué le droit de légiférer qui n’appartient
qu’à Allah, Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah ‫ ﺭﺣﻤﻪ ﺍﻟﻠﻪ‬a dit
: “L’obligation comme l’interdiction n’appartiennent qu’à Allah et
Son Messager a Donc, celui qui puni un acte ou un abandon, sans
qu’Allah ni Son Messager ‫ ﷺ‬ne l’ont commandés, légifère cela, et
en fait une obéissance permanente, il aura donné un égal à Allah,
et un semblable à Son Messager ‫ﷺ‬. Il est au rang des idolâtres qui
ont donné des égaux à Allah, ainsi que des apostats qui ont cru en la
prophétie de Mussaylimah le menteur. Il est de ceux sur qui Allah a dit :

‫ﺃَﻡْ ﻟَﻫُﻡْ ﺷُﺭَﻛَﺍﺀُ ﺷَﺭَﻋُﻭﺍ ﻟَﻫُﻡ ﻣِّﻥَ ﺍﻟﺪِّﻳﻦِ ﻣَﺍ ﻟَﻡْ ﻳَﺃْﺫَﻥ ﺑِﻩِ ﺍﻟﻠَّ ُﻩ‬
“Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour
eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises?”
(Traduction rapprochée) [Sourate 42 Verset 21 /
Al-Fatawa Al-Kubra, 5/18]

Imaginons maintenant le cas d’un juge qui applique les


jugements d’Allah, mais il lui arrive une seule fois, dans une
affaire exceptionnelle, de se référer à une loi issue d’une autre
législation que celle d’Allah. Un tel juge est un juge mécréant.
car il n’aura pas désavoué la mécréance, ou encore le Taghut, qui
désigne dans ce cas-ci la législation autre que celle d’Allah, mais
au contraire il l’aura appliqué dans une affaire. Or, le Qur’an,
la Sunnah et le consensus nous indiquent que l’Islam s’annule
par quatre moyens, le doute, la conviction, la parole et l’acte.
4 - Un jugement injuste ou encore le Kufr duna kufr

Passons maintenant au cas qui nous intéresse particulièrement,


à savoir un jugement injuste, ou encore le “ kufr duna kufr “ Ce
cas n’est ... pas considéré comme étant la législation. Prenons
le cas d’un juge qui applique les jugements d’Allah de manière
générale, l’impose au peuple, ne la modifie pas et ne se réfère à
aucune législation sauf celle d’Allah, mais dans quelques rares
affaires exceptionnelles et particulières, il donne un jugement
injuste, soit pour protéger un proche, soit par le suivi des
passions, soit pour un intérêt mondain, ou encore pour une
somme d’argent, tout en ayant conviction que son jugement est
injuste. Il n’y a pas de divergence chez les Ahl As-Sunnah wal-
Jama’a pour dire qu’un tel juge n’est pas un mécréant, mais qu’il
a commis une mécréance moindre que la mécréance, à savoir
le “Kufr duna Kufr“ - à moins qu’il déclare que son jugement
est licite, dans un tel cas, sa mécréance est claire. La législation
consiste donc à annuler ou modifier une loi d’Allah, autrement
dit une Loi générale qui concerne tout le monde. Ceci est une
mécréance majeure qui expulse son auteur de l’Islam. Par contre,
le jugement injuste consiste à appliquer les jugements d’Allah,
mais dans un cas exceptionnel ou particulier sans que cela
devienne quotidien, à juger injustement en n’appliquant pas la
peine prévue par Allah par exemple, tout en étant convaincu que
ce jugement est injuste, et sans se référer à une autre législation,
sans légiférer une autre loi, sans annuler ou modifier une seule
loi d’Allah, ou encore imposer une loi générale qui n’est pas
Celle d’Allah, au peuple. Ce qui veut dire que le Kufr duna kufr
n’est possible que dans un état islamique avec un gouverneur
qui applique La Législation Islâmique ! Cette différence
entre la législation et un jugement injuste est connue chez les
anciens savants, et les Ahl As-Sunnah wal-Jama’a ne divergent
pas là-dedans. Cependant, les alliés des gouverneurs actuels
mentent sur les Salafs et les anciens savants, et ainsi manipulent
beaucoup de gens qui se contentent de les suivre aveuglément,
Ibn Taymiyyah ‫ رحمه ال ل�ه‬affirme dans Majmu’ Al-Fatawa, 35/388,
que celui qui légifère des lois n’est pas coupable du même
crime que celui qui ne juge pas d’après les jugements d’Allah
dans un cas particulier, et ainsi donne un jugement injuste.
En effet, il dit : “(...) et ceci concerne celui qui juge dans un cas
particulier une personne précise, mais pour celui qui donne un
jugement général dans l’obéissance permanente des musulmans,
et donne à la vérité la place du faux, et au faux la place de la vérité,
et à la Sunnah la place de l’hérésie, et à l’hérésie la place de la Sunnah,
et au bien la place du mal, et au mal la place du bien, et interdit
ce qu’Allah et Son Messager ‫ ﷺ‬ont ordonnés, et ordonne ce
qu’Allah et Son Messager ‫ ﷺ‬ont interdit, ceci est une tout autre
couleur que jugera le Seigneur des mondes, le Dieu des Envoyés
et Le Roi du Jour du Jugement, Allah nous dis dans le Quran :

﴾َ‫﴿ﻭَﻫُﻭَ ﺍﻟﻠَّﻩُ ﻻ ﺇِﻝَٰﻩَ ﺇِﻻ ﻫُﻭَ ۖ ﻟَﻩُ ﺍﻟْﺣَﻣْﺩُ ﻓِﻱ ﺍﻷُﻭﻟَﻯٰ ﻭَﺍﻵﺧِﺭَﺓِ ۖ ﻭَﻟَﻩُ ﺍﻟْﺣُﻛْﻡُ ﻭَﺇِﻟَﻳْﻩِ ﺗُﺭْﺟَﻋُﻭﻥ‬
“A Lui la louange ici-bas comme dans l’au-delà. A Lui appartient le
jugement. Et vers Lui vous serez ramenés.“
(traduction rapproché) [Sourate 28 verset 70]

Et aussi :

﴾‫﴿ﻫُﻭَ ﺍﻟَّﺫِﻱ ﺃَﺭْﺳَﻝَ ﺭَﺳُﻭﻟَﻩُ ﺑِﺍﻟْﻫُﺩَﻯٰ ﻭَﺩِﻳﻦِ ﺍﻟْﺣَﻕِّ ﻟِﻳُﻇْﻫِﺭَﻩُ ﻋَﻟَﻯ ﺍﻟﺪِّﻳﻦِ ﻛُﻟِّﻩِ ۚ ﻭَﻛَﻓَﻯٰ ﺑِﺍﻟﻠَّﻩِ ﺷَﻫِﻳﺪًﺍ‬
“C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de
vérité pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit
comme témoin.” (traduction rapproché) [Sourate 48 verset 28]

Un des Savants d’Arabie auxquels ils s’affilient faussement les


contredit Muhammad ibn Ibrahim ‫ ﺭﺣﻤﻪ ﺍﻟﻠﻪ‬expliqué le véritable
sens du “Kufr duna Kufr“. Dans Al-Fatawa wa Ar-Rassa’il,
12/280, il dit : “Les lois humaines sont une mécréance qui
expulse de la Religion. Croire que ces lois sont justes et permises,
et certains même en disent encore plus que cela; ces gens-là
invalident leur attestation que Muhammad est le Messager
d’Allah ‫ﷺ‬, et invalident également leur attestation qu’il n’y a de
vraie divinité qu’Allah. En effet, l’attestation qu’il n’y a de vraie
divinité Inclus qu’il n’y a aucun être qui ai droit d’être obéi en
dehors d’Allah. Aussi, ils l’ont invalidité en adorant autre chose
qu’Allah. Quant à ce qu’on appelle la mécréance mineure, c’est
lorsqu’il recourt à un autre qu’Allah, en ayant la conviction qu’il
est pêcheur et que Le Jugement d’Allah est La Vérité, et que cela
lui arrive une seule fois ou quelque chose comme ça. Quant à
celui qui place des lois bien structurées enexigeant la soumission
à celles-ci, alors cela est de la mécréance majeure, même s’il dit :
“Nous avons tort est Le Jugement de La Loi Islamique est plus
juste” Ceci est une mécréance qui expulse de La Religion Et
qu’Allah bénisse le Sceau des Messagers, Muhammad ‫ ﷺ‬, ainsi
que sa famille et ses Compagnons”. L’obéissance à La Législation
d’Allah est une adoration d’Allah. Et l’obéissance à la législation
du Taghut est une adoration du Taghut. C’est-à-dire,
lorsqu’il rend un jugement injuste, sans se référer à une autre
législation que Celle d’Allah. sans légiférer une autre loi, sans
annuler ou modifier les jugements d’Allah, sans imposer au
peuple une autre loi que Celle d’Allah, de sorte à ce qu’elle soit
générale ou permanente. Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah
‫ رحمه هللا‬a dit : “Celui qui gouverne sans se référer au Noble
Quran est un Taghut” [Majmu’ Al-Fatawa 28/201] L’imam
Muhammad Al-Amin Ash-Shanqiti ‫ رحمه هللا‬a dit : “Celui
qui suit une constitution, une législation ou une loi autre que celles
d’Allah est un mécréant envers Lui. Si cette personne prétend posséder
la foi, elle aura certes mécru. Pour celui qui était déjà mécréant à
la base, cela constitue l’ajout d’une nouvelle couche de mécréance
à son état initial.” [Tafsir Sourate At-Tawbah, page 384]
5 - Le fait de ramener le “Kufr duna Kufr” comme
preuve et doute sur les gouverneurs Tawaghits.

Si tu as compris ce qui a été mentionné jusqu’ici, que tu as appris


que le kufr peut être par des actes ou verbal, tu dois aussi savoir
ceci : Les Mu’rjiah de notre époque ont embelli cette fausseté
(que l’on peut sortir de l’Islam par des mots ou des actes), ils
l’ont rendue confuse et incompréhensible. Leur objectif était de
fermer les portes de la clarté et de normaliser les actes blamables
des dirigeants tawaghits qui ne juge pas avec les lois d’Allah.
Ainsi ils ont considéré que ces actions (comme promulguer des
lois, etc…) ne contredisent pas la foi et ne la détruisent pas. Ils ont
mis en œuvre des pratiques telles que juger la foi de ceux qui ont
commis de tels actes, ainsi que l’amitié, la tutelle et la succession
basées sur l’Islam, le respect de leurs biens, de leur sang, de leur
honneur, de l’assistance, de la confirmation et du soutien. En
allant encore plus loin, ceux qui ont déclaré non-croyants ceux
qui les rejettent et ceux qui s’opposent à eux, ainsi que ceux qui
se tiennent à l’écart d’eux, ceux qui sont opposés à eux, à leurs
soldats, à leurs partisans et à leurs supporteurs, ils les ont appelés
les Khawarij. C’est pourquoi ils ont cité en preuve une réfutation
d’Ibn ‘Abbas à leur égard : “Ce que vous dites n’est pas du Kufr.”
“Ce n’est pas de la mécréance qui fait sortir de la religion.”

En parlant de la parole d’Allah Ta’ala :

َ ُ‫ﻭَﻣَﻥ ﻟَّﻡْ ﻳَﺣْﻛُﻡ ﺑِﻣَﺍ ﺃَﻧﺰَﻝَ ﺍﻟﻠَّﻩُ ﻓَﺃُﻭﻝَٰﺋِﻙَ ﻫُﻡُ ﺍﻟْﻛَﺍﻓِﺭ‬


‫ﻭﻥ‬
“Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les
voilà les mecreants.” [Sourate 5 Al Ma’idah Verset 44]

Ils ont pris le verset 44 comme preuve pour eux-mêmes


en disant : “La Mécréance mineure.“ Après avoir brièvement
montrer la chaîne de transmission de ce hadith afin de
dissiper leurs doutes, je vais vous montre le haqq a ce sujet
et ramener des preuves de la jurisprudence si Allah le veut ;

6 - L’attribution de ce discours à Ibn ‘Abbas Clarification


de la situation concernant l’attribution de ce discours à
Ibn ‘Abbas

Hisham ibn Hujayr est dans la chaîne des rumeurs.


Les imams de hadiths fiables considéraient les récits de cet
homme comme faibles. L’imam Ahmad ibn Hanbal a dit de lui:
“Il n’est pas fort“. L’imam Mekki, l’imam Yahya bin Sa’id
Al-Kattan et l’imam ‘Ali Al-Madani ‫ رحمهم هللا‬ont parlé de
ses faiblesses. A l’origine, ce mot vient de l’Imam Ibn Tawus,
l’étudiant d’Ibn ‘Abbas ‫رضي هللا عنه‬. Par contre, en ce qui
concerne le verset lui-même, ibn ‘Abbas ‫ رضي هللا عنه‬n’a jamais
dit que ce verset concerne le “Kufr duna Kufr“ Ce récit a été
rapporté par Sufian bin Uyayne, d’Hisham bin Hujayr, qui lui-
même l’a rapporté de Tawus, qui l’a rapporté d’Ibn ‘Abbas. Il
a dit : “Ce que vous dites n’est pas de la mécréance.” “Ce n’est pas de
la mécréance qui fait quitter la religion.” “Ceux qui ne jugent pas
selon ce qu’Allah a révélé sont eux-mêmes des mécréants” “c’est le Kufr
duna Kufr” Hâkim et d’autres l’ont rapporté à travers Hisham
bin Hujayr Al-Mekki. Hisham bin Hujayr est considéré
comme faible par des imams fiables, et personne n’a soutenu
cette narration. L’imam Ahmad bin Hanbal a déclaré à propos
de Hisham : “Il n’est pas fiable.” ailleurs, il a dit: “Le hadith de
Mekki est faible.” C’est une critique de cette narration. Yahya
bin Sa’id Al-Kattan n’a pas pris cette narration car il considérait
Hisham comme faible. ‘Ali bin Medeni l’a également considéré
comme faible. Ukayli et Ibn Adiy ont mentionné Hisham parmi
les narrateurs faibles Mais ce n’est pas pour autant qu’on renie
qu’ils y’a eu des Athars qui ont rendu cela faible et .. d’autres
“Sahih/fiable”. Admettons qu’on accepte ce récit à 100%, ce n’est
pas utiliser et compris par les Athars de la même manières que
les ignorants Néo-Murjiah interprètent et l’utilise pour excuser
les gouverneurs tawaghits de nos jours cela le “Kufr duna Kufr“
est applicable sur un ou des cas précis et non sur un cas général
sur le Tashri’ (Al-Am, comme ils le prétendent. Je vais revenir
à ce sujet là si Allah le veut), je vais montrer qu’il a bel et bien
été rendu faible par des Athars car ils nous qualifient de menteur
alors qu’ils mentent eux-même sur les athars qui l’ont affaibli
et a accepté le récit “la mécréance suffisante” qui eux-même
ont menti à ce sujet. Même si le sujet n’est pas la parole d’ibn
tawous sur le “Kufr duna Kufr“ avec eux (les gens qui rendent
musulmans les gouverneurs Tawaghits avec des ambiguités). On
va quand même leurs répondre pour montrer qu’il y’a bel et bien
eu des Athars qui l’ont rendu faible et d’autres fiable et qu’il y’a
eu aussi d’autres chaînes de transmission sur d’autres récits qui
ont été rendu totalement fiable. Après avoir établi la vérité sur
cela, on va en revenir sur le sujet de pourquoi les gouverneurs
d’aujourd’hui ne sont pas concernée par le “ Kufr duna Kufr” Que
vous citez tout les jours pour les excuser, si Allah nous le permet !

7 - Réponse aux différentes versions des Néo-Murjiah


pour renforcer le récit d’Hicham

Qu’il soit faible ou non, même si Ibn ‘Abbas parlait du Kufr


duna Kufr, il ne visait que le cas du gouverneur qui délaisse le
jugement d’Allah, suit ses passions et ceci tout en reconnaissant
son erreur, et sans aller jusqu’à établir une autre législation que
celle imposée par Allah et Son Messager ‫ﷺ‬. Ils ramènent les
“Néo-Murjiah” ça comme preuve : Ibn Jarir At-Tabari a dit
d’après Hannad, d’après Waki’. et d’après ibn Waki’ qui a dit :
“mon père a dit d’après Sufian, d’après Ma’mar ibn Rachid, d’après
ibn Tawus, d’après son père, d’après ibn ‘Abbas à propos de ce verset” :
“Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà
les mécréants” Ce verset introduit le concept (de mécréance);
cependant cette mécréance n’est pas la mécréance en Allah, Ses
livres, Ses anges ou Ses Messagers.

Réponse : Ce récit a une chaine de transmission Sahih.


Cependant cette parole contient un Idraj (ajout de commentaires,
d’explications ou d’autres éléments par un narrateur dans le texte
d’un hadith, sans indiquer clairement que ces ajouts ne font pas
partie des paroles). En effet, dans cette version, on constate que
la totalité de la parole est celle d’ibn ‘Abass alors qu’il apparaît
clairement dans la version suivante de ‘Abd Ar-Razzaq qu’elle
n’est pas entièrement de lui.

Deuxième Version des Néo-Murjiah :


L’imam ‘Abd Ar-Razzaq a dit : Ma’mar nous a informé de
fils de Tawus qui a rapporté de son père : On a demandé à Ibn
‘Abbas par rapport à la parole d’Allah : “Ce sont eux les mécréants”;

il a répondu: “c’est de la mécréance.” Ibn Tawus a dit : “Ce n’est


pas comme si on avait mécru en Allah, en Ses livres, en Ses anges
ou Ses Messagers”

Réponse : On constate dans cette version que la parole :


“Ce n’est pas comme si on avait mécru en Allah, en Ses livres,
en Ses anges ou Ses Messagers“ est en fait la parole d’ibn
Tawus et non celle d’ibn ‘Abbas. L’Imam Adh-Dhahabi a dit :
“Les Mudraj [1] sont des paroles que l’on peut trouver dans le
Matn et qui sont attribuées dans l’apparence du Matn ou à celui
qui a rapporté ce Matn. Cependant il est possible de trouver
une autre version avec laquelle on peut différencier la parole
de l’un et de l’autre. La parole d’Adh-Dhahabi est applicable à

[1] Le “Mudraj“ littéralement veut dire : hadith infiltré. Dans la Loi islamique “mudraj“
désigne le hadith dont la structure de la chaîne a été modifiée ou que l’on ait inséré dans
son texte ce qui ne lui appartient pas, et ce sans indication ni signalement, Idraj signifie
un rajout de mots dans le texte d’un hadith par un rapporteur du hadith.
notre sujet car nous avons vu que la totalité de la parole n’est
pas celle d’ibn ‘Abbas mais celle d’ibn Tawus. Il faut savoir que
‘Abd Ar-Razzaq est le meilleur parmi les élèves de Ma’mar et
le meilleur rapporteur de hadith parmi les élèves de Ma’mar.
Et qui plus est, on doit se réfèrer à ‘Abd Ar-Razzaq en cas
de divergence, parmi les élèves de Ma’mar. En effet, Ya’qub
ibn Chayba a dit : “‘Abd Ar-Razzaq est le plus précis rapporteur
de Ma’mar” Ibn Asqar a dit : “J’ai entendu ibn Hanbal dire” :
“Si les élèves de Ma’mar divergent alors nous prenons ce que ‘Abd Ar-
Razzaq rapporte.” Les Murjiah ignoraient ce point malgré que
ceci est un point qui ne peut être ignoré, par un connaisseur
de science de hadith. En effet, la véracité d’une information
ne repose pas simplement sur l’aspect du rapporteur (bonne
mémoire et comportement), mais plutôt sur le rassemblement
des différentes versions et leurs analyses. Al-Hafidh Al-’Iraqi a
dit : “La faiblesse dans un hadith est mise en évidence une variante de ce
que d’autres ont rapporté, etc… Et avec ceci d’autres indices permettent
à l’expert dans la science du hadith de connaitre le statut du hadith.”
L’Imam Sakhawi a dit : “Les faiblesses dans le hadith peuvent être
connues en rassemblant les différentes versions et en cherchant leurs
possibles variantes, tout en prenant en considération le meilleur des
mémorisateurs, transmetteurs ... et le Idraj... Ceci est la manière utilisée
par les gens du hadith dans leurs analyses. Quant à connaitre le statut
de chacun des rapporteurs de hadith, ceci est simple à faire, étant donné
que les savants ont clairement exposé ceci dans leurs livres d’Al-Jarh wa
At-Ta’dil. [2]”

Troisième Version des Néo-Murjiah :


Hafich Ibn Nasr a dit : “Muhammad ibn Yahya a dit : ‘Abd
Ar-Razzaq a dit d’après Sufian a dit, un homme a dit, d’après
Tawus, d’après ibn ‘Abbas [Sourate 5 Verset 44] : “C’est un Kufr
qui ne fait pas sortir du sentier d’Allah”.
[2] Ce sont les livres traitants des biographies des rapporteurs de hadith.

Jarh englobe les mauvaises facettes du rapporteur et le Ta’dil prend en considération


ses rapporteur et le Ta’dil prend en considération ses bonnes facettes.
Réponse :
La chaine de transmission est faible, en raison de l’homme
inconnu s’y trouvant. dit : “cette version est bonne du point de
vue des Chawahid (narrations qui renforcent la crédibilité d’un
hadith)“ or ceci est totalement faux, car comme il a été déjà
souligné, l’analyse des ahadith ne repose pas seulement sur la
biographie des rapporteurs mais au contraire celle-ci repose sur
la recherche des différentes faiblesses pouvant exister. D’autre
part, la même parole sous une version différente existe en effet,
ibn Jarir At-Tabari a dit : “Hassan ibn Yahya a dit, ‘Abd Ar-
Razzaq a dit, Thauri nous a informé sur un homme qui nous
a dit que Tawus a dit en regardant la parole d’Allah [Sourate
5 Verset 44] : “c’est une mécréance qui ne fait pas sortir du
sentier d’Allah.” On constate dans cette version que cette parole
est attribuée à ibn Tawous et non à ibn ‘Abbas. bien que la dite
version se trouve entre deux versions citées dans son propre
ouvrage Cette différence entre les deux versions peut être dut au
fait que ‘Abd Ar-Razzaq attribuait parfois la parole à ibn ‘Abbas
et parfois à ibn Tawus ou bien les personnes qui ont rapporté de
‘Abd Ar Razzaq sont à l’origine de cette divergence Dans tous les
cas, les deux chaines de transmission sont faibles pour la même
raison commune : “l’homme inconnu se trouvant parmi les
rapporteurs”. En dépit de tout cela, la version authentique citée
ci-dessous démontre que la parole est celle de Tawus, et non pas
de celle d’ibn ‘Abbas. Tabari a dit : Hannad a dit que Waki’ et Ibn
Waki’ nous on dit d’après Sufian, d’après Sa’id Al-Makki, d’après
Tawus, en rapport avec la parole d’Allah [Sourate 5 Verset 44]
: “Ce n’est pas une mécréance qui fait sortir du sentier d’Allah.”
Et cela comprend une chaine de transmission authentique. Il est
d’autant plus possible que l’homme inconnu cité dans la version
de ‘Abd Ar-Razzaq ne soit que Sa’id Al-Makki ibn Hassan Al-
Malkhzoumi qui est considéré An-Nassa`i, ibn Ma’in et Abu
Dawud comme étant une personne digne de confiance.

Il apparait clairement de cela que la parole est celle de Tawus


et non pas celle de ibn ‘Abbas. Cependant, d’après les Néo-
Murjiah, il aurait été possible que Tawus ait entendu cette
parole de la bouche d’ibn ‘Abbas, et qu’ensuite il se soit basé sur
ladite parole pour en tirer une fatwa. L’erreur commise par les
Néo-Murjiah, est d’avoir analysé chacune des versions de ‘Abd
Ar- Razzaq indépendamment, et d’autre part d’avoir raffermi la
deuxième version de ‘Abd Ar-Razzaq en utilisant la première
version, en effet pour rendre un hadith authentique, sa chaine de
transmission authentique n’est pas suffisante pour lui attribuer
cette qualité, mais le hadith en lui même, ne doit en aucun cas
comprendre des faiblesses comme dans notre cas où une version
affirme que la parole est d’ibn ‘Abbas et une autre dit qu’elle est
de Tawus. Cette double attribution Ikhtilaf fi Al-wassal wa Al-
Waqaf [3] de parole constitue une faiblesse dans le hadith, et par
conséquent celui-ci ne peut en aucun cas étre considéré comme
authentique. Entre autre, vu que ce hadith “Kufr duna Kufr“
provient d’une source unique “Makhraj“ et que ses paroles sont
identiques dans ses différentes versions, il est par conséquent
étrange de trouver une divergence en rapport avec la personne
à laquelle le hadith a été attribué. Ceci affaiblit le hadith comme
il a été expliqué à travers les paroles des savant du hadith cités
auparavant.

Quatrième Version des Néo-Murjiah :


ibn Nasr a dit : “Hicham ibn Hujayr a dit que Tawus a dit
qu’ibn ‘Abbas a dit par rapport au verset d’Allah “Ce sont eux
les mécréants“ : “Ce n’est pas le genre de mécréance que vous
imaginez”

[2] C’est lorsqu’on attribue le hadith à la dernière personne de la chaine de transmission


et Al-Waqaf : c’est lorsqu’on attribue le hadith à l’avant dernière personne de la chaine
de transmission
Réponse :
Toutes les personnes se trouvant dans la chaine sont digne
de confiance excepté Hicham Ibn Houjayr ; en effet les imams
de notoriété l’ont rendu faible. ‘Ali ibn Madini a dit : “Il mérite
d’être délaissé.” On lui demanda : “Est-ce que je ne prends pas
encompte sa version ?” Il répondit : “Oui.” ibn ‘Adi a dit : “ibn
Hassan m’a écrit: ibn ‘Ali nous a raconté : j’ai entendu Yahya
demander à propos du hadith d’ibn Hujayr : il refusa de le
transmettre et ne le pris pas en considération.” ‘Abd Allah
ibn Ahmad ibn Hanbal a dit : “J’ai demandé à Yahya ibn Sa’id
sur Hicham ibn Hujayr” : “celui-ci l’a rendu très faible. “ Abu
Hatim a dit : “Son hadith mérite d’être écrit.” Al-’Uqayli l’a cité
dans son livre intitulé : “Les Faibles” Et malgré les dires de tous
les savants cités précédemmenent nous trouvons néanmoies
quelques savants, qui ont donné une bonne image d’ibn
Hicham. (exemple : ibn Hibban, ibn Sa’ad, ibn Shahine, Al-
’Ijli). L’ouvrage de ibn Sa’ad “At-Tabaqat Al-Kubra”. provient
d’Al-Waqidi, or celui-ci (Al-Waqidi) n’est pas agréé parmi
les savants de la science du hadith; de plus lorsqu’ibn Sa’ad
contredit le jugement des grands savants du hadith, ses dires
ne sont pas pris en considération. Concernant ibn Hibban et
Al-’Ijli, nous n’allons pas prendre leurs paroles et délaisser celle
de Ahmad ibn Hanbal ! ... C’est pour cela qu’ibn Hajjar a dit à
l’égard de Hicham : “C’est une personne véridique mais qui se
trompe.” D’un autre côté, d’autres disent que vu qu’Al-Bukhari
et Muslim le citent dans leurs chaines de transmission, par
conséquent, Hicham est digne de confiance aux yeux de ces
deux Imams. Mais ce qu’il faut savoir c’est qu’Al-Bukhari et
Muslim n’ont jamais rapporté ses hadith dans les Ussul (hadith
de base dans chaque chapitre des livres sur la Sunnah), mais
dans Al-Mutaba’at (permet d’obtenir plus d’informations
concernant le Asl). Abu Hatim a dit : “Son hadith mérite d’être
écrit “ ceci est compréhensible, du fait que cela aide à renforcer
d’autres hadith, mais ne peut être pris en considération lorsque
celui-ci (Hicham) est la seule source des différentes versions. Or
dans ce hadith, Hicham est la seule source. Al-’Uuqayli a dit :
“Nous ne prenons de lui que ce que nous ne trouvons pas chez
les autres.” [Source dans son livre “Les Faibles“]

Cinquième Version des Néo-Murjiah :


Hakim a rapporté que ‘Ali ibn Harb a rapporté que Sufian
a rapporté : “Ce n’est pas la mécréance qu’ils croient et ce n’est
pas une mécréance qui fait sortir de l’Islam” - “Ce sont eux les
mécréants” ; “Kufr duna Kufr” et d’autres ont rajouté, “Dhalm
duna Dhalm” (injustice sans être une injustice) et “Fisq duna
Fisq” (perversion sans être une perversion).

Réponse :
Cette version provient de Hicham ibn Hujayr et elle est
faible comme il fut dit auparavant. Cette cinquième version,
d’après les Madakhilas elle est censée renforcer la quatrième
version, dans laquelle figure Hicham ; cependant, Hicham
apparait une fois de plus dans cette dernière version. Donc
comment Hicham peut-il renforcer Hicham ?! Ceci est
vraiment étrange. D’autre part cette cinquième version, n’est
qu’un plagiat des versions citées précédemment car celle-ci
réunit tous les mots présents dans les autres versions et cela
est une autre preuve montrant la faiblesse de cette version.

Sixième Version des Néo-Murjiah :


At-Tabari a dit, Al-Muthana a dit, ‘Abd-Allah ibn Salih a dit,
Mu’awiyah ibn Salih a dit, d’après ‘Ali ibn Abi Talha, d’après ibn
‘Abbas [Sourate 5 Verset 44] : “Quiconque rejette est un mecreant
mais celui qui accepte sans appliquer est injuste et pervers.”
Réponse :
‘Abd Allah ibn Salih est ibn Muhammad ibn
Muslim Al-Juhani Al-Masri, greffier d’Al-Layt ibn Sa’ad, est
un faible rapporteur. ‘Abd Allah ibn Ahmad : “J’ai demandé à
mon père sur ‘Abd-Allah ibn Salih, et il m’a répondu” : “Il était
au début quelqu’un d’acceptable mais à la fin on ne l’acceptait
plus.” ibn Al-Madini a dit : “Je ne peux pas rapporter son
hadith.” An-Nassai a dit : “On ne peut pas lui faire confiance.”
Ahmad ibn Salih a dit : “Son hadith ne vaut rien.” Salih Al-
Jazra a dit : “ibn Ma’in lui faisait confiance, alors que pour moi
il est menteur dans ses rapports de hadith.” Abu Zur’a a dit :
“Il n’était pas quelqu’un qui mentait volontairement, et ses
hadith sont bons” Abu Hatim a dit : “Véridique et digne de
confiance autant que je sache.” Donc beaucoup de choses ont
été dites à propos de ‘Abdallah ibn Salih, certains l’ont traité
de menteur, d’autres de quelqu’un de faible dans ses rapports de
ahadith, et d’autres ont rendu ses ahadith acceptables. Toutes
les paroles dites à son égard peuvent être résumées par les dires
d’ibn Hibban ( qui est extrêmement précis dans l’analyse des
rapporteurs de hadith). Il a dit : “Il était quelqu’un de véridique
mais son problème reposait du côté de son voisin. En effet j’ai
entendu ibn Khuzayma raconter qu’il avait un voisin avec
lequel il ne s’entendait pas. Ce voisin attribuait des ahadith au
Cheikh de ibn Salih, et imitait l’écriture de celui-ci, et mettait
ces imitations parmi ses manuscrits. Ibn Salih transmettait
alors le tout, croyant que cela faisait parti de ce qu’il avait
reçu de son Cheikh.” Et c’est pour cela que ibn Hajjar a dit :
“Véridique qui se trompe souvent. “Il n’était pas sur ses gardes.”
Adh-Dhahabi a dit à son égard : “Il n’est pas bercé dans la
science du hadith”. Et dans cette chaine de transmission on
trouve ‘Ali ibn Abi Talha, prénommé Salim ibn Mukhariq
Al-Hassymi. Ahmad ibn Hanbal a dit à propos de lui : “’Ali
a des choses qui ne sont pas correctes dans son hadith.” An-
Nassai a dit : “Il n’est pas mal.” Al-Tili a dit : “Digne de
confiance.” ibn Hibban l’a cité dans son livre “Ath-Thigat“ (Les
dignes de confiance). Al-’Ajuri a dit : “D’après Abi Dawud
: J’espère que tout ses ahadith sont sur la droiture.” Selon
Ya’qoub, Sufian a dit : “Ses ahadith sont faibles et étranges.”
Shami a dit : “Il n’est pas délaissé, il n’est pas agréé. En ce qui
concerne ce qu’il a rapporté d’ibn ‘Abbas, ce ne sont pas des
hadith qu’il a entendu de lui directement.” ibn Abi Hatim a dit :
“J’ai entendu mon père dire : J’ai entendu Duhaym dire
que ‘Ali ibn Abi Talha n’a pas entendu le Tafsir de la bouche
d’ibn ‘Abbas.” ibn Hibban a dit : “Il a rapporté le hadith d’ibn
‘Abbas bien qu’il ne l’ait jamais vu.” ibn Abi Hatim a dit : “J’ai
entendu mon père dire : ‘Ali Ibn abi Talha a reçu le Tafsir
d’ibn ‘Abbas par l’intermédiaire de Mujahid et d’Al-Qassim
ibn Muhammad, et Rachid ibn Muhammad et Muhammad
ibn Zayd.” Dhahabi a dit : “Il a reçu le Tafsir d’ibn ‘Abbas par
le biais de Mujahid et ‘Ali ibn abi Talha n’a pas cité le nom
de Mujahid. II l’a attribué directement à ibn ‘Abbas.” Après
tout cela, on ne peut que dire que cette version est faible.

Versions Sept et Huit des Néo-Murjiah :


la clique des pseudo-salafis cite deux versions pour renforcer
celles de Hicham comme nous allons le voir ! Ibn ‘Abbas a dit :
“Vous êtes le meilleur des peuples, tout ce qui est bon est pour
vous, et tout ce qu’il y a de mauvais est attribué aux gens du
Livre.” Les pseudo-salafis considère que le verset [Sourate 5
Verset 44] ne concerne pas les musulmans. Les pseudo-salafis
disent : “Je n’ai pas trouvé de chaine de transmission pour
cette version !!” La version utilisée par les pseudo-salafis falsafi.
pour clôturer son ouvrage (Version huit) est spécifique aux
Juifs d’après ibn ‘Abbas. C’est étonnant qu’il rapporte ces deux
versions sans chaine de transmission à moins qu’il ne veuille
par n’importe quelle manière nous faire croire que la parole est
attribuée à ibn ‘Abbas (Kufr duna Kufr). De plus, auparavant
celui-ci a dit qu’il mettrait en avant des versions avec des
bonnes chaines de transmission. On se demande où se trouvent
“ces bonnes chaines de transmission” ou même des faibles
chaines de transmission capables de transformer la version de
Hicham ? Voici ce qu’à réellement dit ibn ‘Abbas concernant ce
verset :

َ ُ‫ﻭَﻣَﻥ ﻟَّﻡْ ﻳَﺣْﻛُﻡ ﺑِﻣَﺍ ﺃَﻧﺰَﻝَ ﺍﻟﻠَّﻩُ ﻓَﺃُﻭﻝَٰﺋِﻙَ ﻫُﻡُ ﺍﻟْﻛَﺍﻓِﺭ‬


‫ﻭﻥ‬
“Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les
voilà les mecreants.” [Sourate 5 Verset 44]

Sachez, que la seul parole authentique attribuée à ibn ‘Abbas


est celle rapportée par” ‘Abd Ar-Razzaq”. Ma’mar nous a
informé qu’ibn Tawus d’après son père a dit : “On a demandé
à ibn ‘Abbas à propos de la parole d’Allah [Sourate 5 Verset
44]. Il a répondu : “C’est de la mécréance.“ Et il est entendu par
là : la grande mécréance qui fait sortir de l’Islam. Cette analyse
démontre la faiblesse des arguments sur laquelle repose la
croyance des pseudo salafis. Face à l’obligation de désavouer les
gouverneurs tawaghit qu’Allah Ta’ala- nous a chargé de rendre
mécréants conformément au Verset 44 de la Sourate 5 : “Et
ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà
les mécréants”. Cette mouvance se défend en prétendant que ce
verset, d’après ibn ‘Abbas concerne la mécréance moindre. Il est
préférable pour eux de se rendre compte de leurs erreurs et de
se repentir.

8 - La situation qui s’est produite au temps d’Ibn ´Abbas

Nous allons si Allah le veut tenter d’expliquer la situation


qui s’est produite à l’époque d’ibn ‘Abbas et la grossière erreur
de comparer ces faits à ceux de notre époque, ce qui est une
analogie diabolique. Ibn Qayyim Al-Jawziya ‫ رحمه هللا‬dit :
“Lorsque l’analogie confronte l’argument et se met en face
de lui, elle devient une analogie vaine, qu’on appelle analogie
diabolique, car elle implique une contradiction entre la vérité
et le faux. C’est pour cela que sa punition est que la raison
d’une telle personne, ainsi que sa vie ici- bas et dans l’au-delà,
soient souillées. il n’y a personne qui contredise la révélation
avec sa raison sans qu’une telle personne, ainsi que sa vie ici-
bas et dans l’au-delà, soient souillées. Il n’y a personne qui
contredise la révélation avec sa raison sans qu’Allah ne la lui
altère au point qu’il dira des choses qui feront rire les doués
d’intelligence.” [As-Sawa’iq Al-Mursala page 1002 (26/209)]

9 - Ibn ‘Abbas et sa conversation avec les Khawarij

Voici le récit des Khawarij qui avaient excommunié le Caliphe


bien guidé ‘Ali ibn abi Talib ‫ﺭﺿﻲ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻨﻪ‬. C’est cet événement
que les pseudo-salafis utilisent pour ne pas rendre mécréants
les gouverneurs qui légifèrent en dehors d’Allah. Les savants de
l’Islam ont mentionné que lorsque les Khawarij ou Al-Haruriyah
sont apparus, ils se sont réunis dans une de leurs maisons dans les
alentours de la ville de Basrah dans un endroit appelé Al-Harura.
Leur nombre était de six mille combattants. Ils se sont
préparés à combattre ‘Ali ‫رضي هللا عنه‬. C’est alors que ‘Abd-
Allah ibn ‘Abbas à demandé à ‘Ali ibn abi Talib ‫رضي هللا عنهم‬
la permission de partir à leur rencontre dans le but de dialoguer,
avec l’espoir qu’ils reviennent à la vérité. ‘Ali dit à ibn ‘Abbas :
“Certes je crains pour toi“ Ibn ‘Abbas lui dit : - “Ne crains rien!“
Ibn ‘Abbas relate ensuite : “je suis donc parti à leur rencontre. Je
suis arrivé alors qu’ils étaient réunis dans une de leurs maisons
d’Al-Harura. Je les ai salué mais ils me répondirent : “Bienvenu
à toi ! ô ibn ‘Abbas ! Quel est ce bel habit que tu portes ! “. - Je
leur répondis : “Pourquoi me blâmez- vous ? Certes, j’ai vu le
messager d’Allah portant les plus beaux vêtements.” Et il récita
la Parole d’Allah :

ِ ‫ِت ِِمَنَ ٱ ِلِّر� ْْز‬


‫ِق‬ ِ ‫ٱِهَّلل ٱَّلَِتِ ٓٓى َأ َ ْْخ ََر ََج ِِل ِِعَبَا ِِدِهِۦ ََوٱ‬
ِ ‫لَّطَِّي�َبَ ٰٰـ‬ َ ‫� ُقُ ْْل ََم ْْن ََح‬
ِ � َ‫َّرََم ِِزيَنََة‬
“Dis : “Qui a interdit la parure d’Allah, qu’Il a produite pour Ses
serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures?”
[Sourate 7 Verset 32]

Ils demandèrent : “Qu’est-ce qui t’amène ?” Je leur répondit :


- “Je viens de la part des compagnons du Messager d’Allah, des
émigrés et des Ansars, pour vous transmettre ce qu’ils disent.
C’est en leur présence que le Qur’an fut révélé, et ils
connaissent mieux la Révélation que vous. Le Qu’an fut révélé
parmi eux et aucun d’entre vous ne fait partie d’eux. Certains
d’entre eux dirent : “Ne discutez pas avec les Qouraich, car
Allah dit à leur sujet :”

ِ ‫ُُه ْْم َقَ ْْو ٌٌم َخ‬


َ‫َِص ُُموَن‬
“Ce sont plutôt des gens disputeurs.”
[Sourate 43 Verset 58]

Ibn ‘Abbas ‫ رضي هللا عنه‬affirma : “Je n’avais jamais vu de


gens faire d’efforts dans l’adoration. Leurs visages portaient
les signes des gens qui veillent la nuit en priere, et leurs mains
et leurs genoux indiquaient qu’ils priaient beaucoup. Certains
d’entre eux dirent : “Nous allons lui parler et nous allons
débattre avec lui.” Je leur demanda : - “Dites-moi ce que vous
reprochez au neveu et gendre du Messager d’Allah , ainsi qu’aux
Muhajirin et aux Ansars ?” Ils répondirent : “Trois choses.”
Je demanda : - “Quelles sont-elles ?” Ils dirent :
- “Premièrement : Il a accepté le jugement des hommes
dans ce qui est du ressort d’Allah, alors qu’Allah dit :”

ْ
ِ � �‫� ٱْل ُُح ْْك ُُم ِإِاَّلا ِهَّلِل‬
“Le jugement n’appartient qu’à Allah”
[Sourate 6 Verset 57]

Qu’est ce que les hommes ont à faire dans le jugement ?”

Je dis : “Voilà une première chose.” Ils ajoutèrent : “ La deuxième


chose que nous lui reprochons, c’est d’avoir combattu sans faire d’esclave
et sans s’emparer d’un butin de guerre. Or, si ceux qu’il combat sont des
mécréants, il est permis d’en faire des esclaves et de s’emparer de leurs
biens. Mais si ce sont des croyants, il n’est pas permis de les combattre !”
Je dis : “Voila le deuxième point, et quel est le troisième?” Ils dirent
: “Il n’a pas pris le titre d’Amir Al-Mu’minin (Prince des croyants) ;
c’est donc qu’il est le prince des mécréants !” Je demanda : “Avez-vous
d’autres points à part ceux-là ?” Ils répondirent : “Cela est suffisant
pour nous.” Je leur dis : “Que diriez vous si je vous citais, du Quran
et de la Sunnah, ce qui réfute vos points ? Etes-vous d’accord ?” Ils dirent :
“oui.“ Je leur dis : “concernant votre premier point : avoir accepté le
jugement des hommes dans ce qui est du ressort d’Allah, je vais vous
indiquer ce qu’Allah a laissé les hommes juger : le fait, par exemple de
fixer à un quart de dirham le prix du lapin ou du gibier de ce genre lors
de la chasse. Allah Ta’ala dit :

‫لَّصَْي ََد ََوَأَنُت ُ ْْم ُُح ُُر ٌۭۭم� ۚ ۚ ََو ََمن َقََتََلَُهُۥ ِِمن ُُكم ُُّمَتََعَ ِِّم� ًۭۭد�ا َفَ ََجَزَ ٓا �ٌۭۭء‬
ْ ‫و۟ا ٱ‬ ۟ ُ‫و۟ا اَلا َت َ ْْقُتُُل‬
۟ ُ‫َيَٰٓـ� َٓأَُّيُ ََها ٱَّلَِذِيَنَ ََءا ََمُن‬
َ ‫ِِّم� ْثْ ُُل ََما َقََت َ ََل ِِمَنَ ٱلَّنََعَ ِِم َيَْحْ ُُك ُُم ِبِ ِِهۦ ََذ ََوا‬
‫َع ْْد ٍۢۢل� ِِّم� ن ُُك ْْم‬
“Ô les croyants ! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état
d’Ihram. Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu’il compense
alors, soit par quelque bête de troupeau, semblable à ce qu’il à tué,
d’après le jugement de deux personnes intègres parmi vous”
[Sourate 5 Verset 95]
Puis ibn ‘Abbas dit :
“Et vous savez que si Allah l’avait voulu, il aurait jugé Lui-
même et il n’aurait pas laissé cela aux hommes. De même pour
l’homme et son épouse, Allah dit :

۟ ُ ‫ََوِإِ ْْن ِِخ ْْفُت ُ ْْم ِِشَقَاَقَ َبَ ْْيِنِ ِِه ََما َفَٱ ْْبَعَُث‬
َ ‫و۟ا ََح ََكًۭم�ۭ ا ِِّم� ْْن َأ َ ْْه ِِل ِِهۦ ََو ََح ََكًۭم�ۭ ا ِِّم� ْْن َأ َ ْْه ِِل ََهٓا ِإِن ُي ُِِر‬
‫يَدٓا‬
‫يًما ََخِب ِۭيًۭر� ا‬ ً ‫َع ِِل‬ َ � َ‫ٱُهَّللُ َبَ ْْيَنَ ُُه ََمٓاۗ ۗ ِِإَّن‬
َ َ‫ٱَهَّلل ََكاَن‬ � ‫ِق‬ ِ �‫ْصَلَٰـ ًٰۭۭح� ا ُي ََُو ِِّف‬
ْ ‫ِِإ‬
“Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyer alors
un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les
deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux.”
[Sourate 4 Verset 35]

Allah a donc fait du jugement des hommes une Sunnah préservée. Ai-
je répondu à ce point ?” Ils dirent : “oui” Il dit : “En ce qui concerne
votre deuxième point : qu’il a combattu sans faire d’esclave ni prendre
de butin. Auriez-vous pu faire de votre mère ‘Aicha une esclave avec
laquelle vous vous seriez permis ce qui est permis avec d’autres ? Si vous
dites oui ; vous avez rejeté la foi, car elle est votre mère. Et si vous dites
qu’elle n’est pas votre mère, vous avez également rejeté la foi, car Allah
dit :

َ ُ ‫� َوَأ َ ْْز َٰٰو� ُُجُهُٓۥٓ ُأ‬


‫َّمََه ٰٰـُت ُ ُُه ْْم‬ َ
“Ses épouses [du prophète ‫ ]ﷺ‬sont leurs mères”
[Al-Ahzab Ayat 6]

Vous avez donc le choix entre deux égarements, quel que soit
votre choix, vous choisirez l’égarement. Ils se regardèrent alors
les uns les autres. Je dis : “Ai-je répondu à ce point ?” Ils dirent
: “Oui” Il poursuivit : “En ce qui concerne le troisième point : Qu’il
aurait renoncé au titre d’Amir Al- Mu’minin Vous avez entendu que
le Prophète à a dit au chef des croyants : “O ‘Ali ! Ecris ceci : Voici les
clauses de la trêve acceptées par le messager d’Allah.” Les polytheistes
répliquèrent : “Par Allah ! Nous ne reconnaissons pas que tu es le
messager d’Allah, sinon nous ne t’aurions pas combattu !”
Alors le Messager d’Allah ‫ ﷺ‬a dit : “Ô Allah tu sais que je
suis le messager d’Allah !” ‘Ali écris ceci : Voici les clauses de la
trêve acceptées par Muhammad ibn ‘Abdillah. Par Allah ! Le
Messager d’Allah ‫ ﷺ‬est meilleur que ‘Ali et il n’a pas cessé d’être
Prophète pour avoir effacé : “Messager d’Allah!” Ibn ‘Abbas
affirma : “Deux mille d’entre eux sont revenus de leur égarement, les
autres furent tués en égarés.” En conclusion :
les Khawarij ont déclaré mécréant ‘Ali ibn abi Talib ‫رضي ال ل�ه عنه‬
pour trois raisons :

- 1ère :
ils ont fait une mauvaise interprétation des textes religieux et
ont pensé que les musulmans ne pouvaient pas trancher entre
deux parties.

-2ème :
ils ont pensé que ‘Ali avait interdit de prendre le bien des
mécréants.

-3ème :
ils ont blâmé le fait que ‘Ali n’ait pas pris le titre d’Amir Al
Mu’minin.

La question est : Quel rapport y a t-il entre les reproches émis


par les Khawarij à l’égard de ‘Ali ibn abi Talib ‫ رضي ال ل�ه عنه‬et le
cas des gouverneurs qui prennent le droit de légiférer en dehors
d’Allah ? ‘Ali ‫ رضي ال ل�ه عنه‬aurait-il légiféré des lois qu’Allah n’a jamais
permises ? Avec quoi ‘Ali ibn abi Talib tranchait les litiges des
musulmans ? Avec le Qur’an et la Sunnah ou avec la démocratie
? Comment peut-on se baser sur des récits qui concernent les
Salaf Salih à une époque où La loi d’Allah seul était appliquée, où
les Musulmans arbitraient leurs propres litiges et assimiler ce là
à une époque où les hommes s’approprient le droit d’établir des
permissions et des interdictions qu’Allah Ta’ala-n’a jamais révélé ?
Des constitutions nouvelles ont vu le jour et elles n’ont aucun
rapport avec l’Islam, ni de près ni de loin. Cela est clair pour
tout individu reconnaissant l’Unicité de Son Seigneur. Nous
appelons les pseudo salafis à abandonner leur adoration du
Taghut et d’arrêter de mentir sur l’Islam et les Musulmans dans
le but de protéger les gouverneurs démocrates arabes.

Et Allah est Le plus Savant.


CHAPITRE 2

E n effet, la parole qu’utilisent les alliés des gouverneurs


actuels n’est pas véridique. Sa faiblesse se situe dans la chaîne
de Hicham ibn Hudjayr, car elle est rapportée seule, sans être
affirmée par d’autres, et elle contredit d’autres paroles qui sont
rapportées par d’autres narrateurs. Je vous donne quelques
exemples ; 1 : Abdallah ibn Tawus, rapporte de la part de son
père qu’il a dit : “Ibn ‘Abbas fût interrogé à propos de la parole
divine : “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre,
les voilà les mécréants“ Et il a dit : “C’est la mécréance”
Dans une autre version : “C’est la mécréance en soi”
Dans une autre version : “Ceci est suffisant pour sa mécréance”
Ceci est rapporté avec une chaîne authentique par les Imams
‘Abd Ar-Razzaq et ibn Jarir At-Tabari dans leurs Tafasir, ‫رحمهم ال ل�ه‬
Même si on admet qu’ibn ‘Abbas, aurait dit sur ce verset que
c’est la moindre mécréance, ce qu’il faut comprendre c’est qu’Ibn
Abbas ne parlait en aucun cas de la législation, du remplacement
du jugement d’Allah par la loi des hommes et de l’application des
lois humaines. Ibn ‘Abbas ‫ رحمه ال ل�ه‬ne pouvait que parler des gens
qui donnent un jugement injuste mais pas un autre jugement
que celui d’Allah tout en appliquant les jugements d’Allah et en
l’imposant comme L’Unique loi obéie au peuple. Là dessus ne
divergent pas deux musulmans. Les seuls qui divergent là-dedans
sont ceux qui pensent qu’Allah a un associé dans le jugement et
l’obéissance, et ceux qui ne savent pas faire la différence entre
la législation et un jugement injuste. Ceci est le résultat de
l’ignorance du Tawhid et du suivi aveugle… [2] On rapporte le
récit suivant d’après Hassan ibn Abi Ar-Rabi a Al-Jurjani le récit :
“Nous avons entendu d’après ‘Abd Ar-Razzaq, d’après Mu’amar,
d’après ibn Tawus, d’après son père qui a dit, on a questionné
ibn ‘Abbas quant à la déclaration d’Allah” : “Et ceux qui ne jugent
pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants”. II (ibn
‘Abbas) a alors répondu : “C’est un Kufr suffisant” [3] Et s’il lui
donne un pot de vin afin qu’il juge en sa faveur injustement,
alors ce juge s’est pervertit sous deux aspects :
Le premier est de prendre le pot de vin. Le second est de juger
sans droit ; il en est de même pour celui qui donne ce pot de
vin. Et ibn Mas’ud ainsi que Masruq ont interprété “Al-Suht”
comme étant l’argent versé au sultan pour qu’il intercède, et il dit
: “S’il prend le pot de vin pour donner les verdicts, il devient mécréant”.
Et ibn Qudamah a dit :
ِ َ‫ ََو ِِر ْْش ََوة الَع‬، ‫ َفََأَما الرشوة في الحكم‬: ‫فصل‬
‫ َفَ ََح ََرا ُُم بال خالف قا ََل هللا‬،‫اِم ِِل‬
‫ هو الرشوة‬: ‫ في تفسيره‬، ‫َسن وسعيد بن جبير‬ َ ‫َتََعَاَلَى {أكالون للسحت} َقَا ََل‬
َ ‫الَح‬
‫ بلغت به إلى الكفر‬، ‫ إذا قبل القاضي الرشوة‬: ‫وقال‬.
Quant au pot de vin dans le jugement, ou le pot de vin donné par
l’employé ; c’est interdit sans aucune divergence. Allah a dit : “et voraces
de gains illicites.” Hassan Al-Basri et Sa’id ibn Jubayr ont interprété
cela par le pot de vin. Et il dit : si le juge accepte le pot de vin, cela
l’amene à la mécréance. [Al Moughni, volume 23, page 28]
Le savant du Hadith ‘Abdallah ibn ‘Abd Ar-Rahman As-Sa’d dit :
‫ ( ومن لم يحكم بما أنزل هللا فأولئك هم الكافرون ) وكما‬: ‫وكما قال تعالى‬
‫ ) فأولئك‬: ‫ وقال بعدها بآيتين‬، ) ‫ فأولئك هم الظالمون‬: ‫قال تعالى بعدها بآية‬
‫ وكما‬،‫ وغير ذلك من اآليات التي جاءت في معنى هذه اآلية‬... ) ‫هم الفاسقون‬
‫ذكرت لكم فيما سبق ما جاء عن عبد هللا بن مسعود رضي هللا تعالى عنه فيما‬
، ‫رواه ابن جرير الطبري بإسناد صحيح عن علقمة عن عبد هللا بن مسعود‬
‫ ذاك هو‬: ‫ فعرف الكفر قال‬. ‫ ذاك الكفر‬: ‫ قال‬، ‫عندما سئل عن الرشوة في الحكم‬
‫يعني هو الكفر األكبر عافانا هللا وإياكم من ذلك‬. ‫الكفر‬

“Et comme Allah a dit :” “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah
a révélé, ceux là sont les mécréants” et au verset suivant : “Ceux là
sont les injustes” et après deux versets : “Ceux là sont les pervers.”
et autres versets ayant le sens de ces versets. Et comme je vous
l’avais relaté auparavant qu’il fut rapporté qu’Abdallah Ibn
Masoûd qu’Allah l’agrée d’après ce que rapporte Ibn Jarir avec
une chaîne de rapporteurs authentique, d’après ‘Alqama d’après
‘Abdallah ibn Masud que lorsqu’il fut interrogé concernant le
pot de vin lors d’un jugement, il répondit : “Voila la mécréance !”
Il mit donc la mécréance à la forme définie, voulant dire “Ceci est
la mécréance il voulait donc dire: la mécréance majeure bannissant de
l’Islam, qu’Allah nous protège ainsi que vous-même de cela.”
[Charh Nawaqidh Al-Islam, page 48]

Et certains disent qu’Ibn Masoûd voulait dire par “Ceci est la


mécréance” la mécréance mineure. Mais ceci est peu probable,
car Ibn Mas’oûd avait décrit juste avant le pot de vin comme
était du “Suht “ qui est déjà de la mécréance mineure ; donc
lorsqu’après on lui demanda : “et le pot de vin lors d’un jugement ?”
Il dit : “Ceci est la mécréance” il ne parlait plus de la mécréance
mineure du “Suht “ mais bien de la mécréance majeure. De plus, à
la base lorsque la mécréance est mentionnée sans précision ; elle
doit être considérée par défaut comme de la mécréance majeure.
Et l’avis d’ibn Mas’ud n’est pas de moindre importance !
L’imam Al-Bukhari rapporte dans son Sahih, n°5002 :
[4] les falsafis qui mentent sur les Sahabas qui ramène un récit
et qui donne leurs propre interprétation des Néo-Murjiah pour
excuser les gouverneurs qui font du Tashri’ Al-Amm ce récit ci
dessous est pour vous :
،‫ حدثني معاوية بن صالح‬،‫ حدثنا عبد هللا بن صالح قال‬،‫حدثني المثنى قال‬
‫”ومن لم يحكم بما أنزل هللا فأولئك‬:‫ عن ابن عباس قوله‬،‫عن علي بن أبي طلحة‬
‫ فهو‬،‫أقّر به ولم يحكم‬
ّ ‫ ومن‬.‫ من جحد ما أنزل هللا فقد كفر‬: ‫ قال‬،”‫هم الكافرون‬
ٌ
‫فاسٌق‬ ‫ظالم‬.
“Al-Muthna m’a raconté qu’Abdallah ibn Salih m’a raconté
que Mu’awiyah Ibn Salih rapporte d’après ‘Ali ibn Abi Talha
qu’ibn ‘Abbas a dit : “La parole d’Allah : Et ceux qui ne jugent pas
d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les mécréant » Celui
qui renie ce qu’Allah a révélé est un mécréant. Quant à celui qui l’admet
mais ne juge pas par cela, c’est un injuste pervers.” Le terme qui a été
traduit par “Celui qui renie” dans ce passage est le terme “Jahada”
(‫ )جحد‬or le terme Jahada était utilisé par les anciens pour désigner
un sens plus large que celui des contemporains : Aujourd’hui, on
traduit le Juhud par le fait de démentir la vérité et la renier. Donc,
nos opposants prétendent que tant qu’un homme avoue qu’il est
en tord de ne pas juger d’après la Loi d’Allah, et que la Loi d’Allah
est la vraie Loi et qu’il sait qu’il mérite le chatiment, il est alors
musulman même s’il ne juge pas par la Loi d’Allah. Mais ceci
n’est pas ce qu’a voulu dire ibn ‘Abbas (s’il l’a dit). Voici ce que
nous explique Cheikh Al-Islam ibn Taymiyah :
‫ومن أطلق من الفقهاء أنه ال يكفر إال من يجحد وجوبها فيكون الجحد عنده‬
‫متناوال للتكذيب باإليجاب ومتناوال لالمتناع عن اإلقرار وااللتزام كما قال تعالى‬
‫فإنهم ال يكذبونك ولكن الظالمين بآيات هللا يجحدون وقال تعالى وجحدوا بها‬
‫واستيقنتها أنفسهم ظلما وعلوا فانظر كيف كان عاقبة المفسدين) وإال فمتى لم‬
‫يقر ويلتزم فعلها قتل وكفر باالتفاق ومن أطلق من الفقهاء أنه ال يكفر إال من‬
‫يجحد وجوبها فيكون الجحد عنده متناوال للتكذيب باإليجاب ومتناوال لالمتناع‬
‫عن اإلقرار وااللتزام كما قال تعالى فإنهم ال يكذبونك ولكن الظالمين بآيات هللا‬
‫يجحدون وقال تعالى وجحدوا بها واستيقنتها أنفسهم ظلما وعلوا فانظر كيف كان‬
‫عاقبة المفسدين) وإال فمتى لم يقر ويلتزم فعلها قتل وكفر باالتفاق‬
“Et les juristes qui ont dit que seul celui qui renie l’obligation [de
la prière] devient mécréant : le reniement à leur sens inclus tant le
démenti de l’obligation de la prière, que le renoncement de l’accepter
et de s’engager à la pratiquer comme lorsqu’Allah dit : “Certes, ils ne
te démentent pas ; mais les injustes renient les versets d’Allah” et Allah
a dit : “Et ils les renièrent, alors qu’en eux-mêmes ils étaient convaincu,
par injustice et tyrannie ; regarde quel fut le sort des corrupteur !”
Sinon, à partir du moment où il ne l’accepte pas et ne s’engage pas à la
pratiquer, il est exécuté et condamné à la mécréance, à l’unanimité.”
[Majmu’ Al-Fatawa 20/98]

Cheikh Ahmad Shakir sur le récit du Kufr duna Kufr a déclaré :


“Et ces récits d’ibn ‘Abbas et d’autres sont de ce que les gens
égarés interprètent mal à notre époque ceux qui s’identifient à la
science. Ils en font une excuse pour légiférer (les lois faites par
l’homme et législations) qui ont frappé les pays musulmans.
[Umdat At-Tafsir ‘an Al-Hafdh ibn Kathir, volume 1 page 684]
“Hisham est un homme pieux.” C’est pourquoi ibn Sabrama a dit :
“Il n’a pas d’égal à La Mecque.” Ibn Muin dit : “Il est pieux.”
Ce qui signifie qu’il est pieux dans sa religion et dans son culte.
Ibn Muin lui-même a dit à son sujet : “En vérité, il est faible.”
Hafiz Ibn Hajjar dit : “Il est véridique mais il a des illusions.”
“Je dis aussi : On suppose que cela fait également partie de ses
illusions. Car il est établi que ce propos est rapporté par ibn Tawus.
Il est possible qu’il se soit laissé emporter par ses illusions et
qu’il l’ait attribué à ibn ‘Abbas. ‘Ali bin Madani dit : “Sufian
prétendait qu’Hisham bin Hujayr écrivait des livres différents de
ce que les gens écrivalent, affirmant qu’il en avait le pouvoir mais
il s’est trompé à son sujet.” Hisham faisait partie des habitants de
La Mecque. Sufian connaissait également et était familier avec
les habitants de La Mecque. Avec la chaîne de transmissionn
d’Ukayli,
il est rapporté d’ibn Uyeyne : “Nous n’avons trouvé cela que de
lui.” Ainsi, cela prouve que Hisham est le seul à transmettre ce
hadith, car ce hadith est rapporté de lui par ibn Uyeyne. Abu
Hatim dit: “Seuls ses ahadith sont écrits.” Cela indique également
des signes de faiblesse et de problème car cela signifie que ses
hadith ne peuvent être acceptés de manière indépendante mais
peuvent seulement être acceptés par le biais de consensus. Par
conséquent, ils ne doivent pas être considérés individuellement.
Voici la traduction en français : “Bukhari n’a rapporté
d’Hisham qu’un seul hadith, qui est le hadith de “Suleyman bin
Dawud” : “Cette nuit, je vais visiter quatre-vingt-dix femmes...”
Al-Bukhari a rapporté ce hadith par le biais de Hisham
concernant les expiations par le serment, tandis que dans le
Livre du Mariage, il l’a soutenu avec la narration d’Abdallah bin
Tawus. Comme on le sait dans l’introduction de Fath Al-Barin,
la coutume de Hafiz ibn Hajjar est de défendre ceux qui sont
injustement accusés et de les défendre avec toute la connaissance
qu’il possède. Il n’a pas mis en difficulté ceux qui sont apparus
faibles et sur lesquels Al-Bukhari ne s’est pas uniquement
basé, mais a mentionné seulement ceux qui ont été rapportés
par consensus. Hisham bin Hujayr a fait de même. (Reportez
vous a l’introduction) Dans Muslim également, il n’y avait que
deux hadiths, tous deux rapportés comme mutaba’at. Pour plus
de détails, référez-vous au livre du Cheikh Harawi intitulé
“Khulasatul Qawlil Mufhim ‘ala Tarajimil Imamil Muslim”.

En résumé :
Contrairement à ce qui a été mentionné précédemment, ceux
qui tentent de renforcer Hisham avec les narrations de Bukhari
et Muslim n’ont pas de preuve. Car Bukhari et Muslim ne l’ont
jamais rapporté individuellement, Ils l’ont seulement rapporté
par consensus. Cela est une preuve de sa faiblesse lorsqu’il est
isolé.
C’est pourquoi, à l’exception des érudits comme ibn Hibban,
personne n’a déclaré qu’Hisham bin Hujayr était digne de
confiance. Car il est bien connu pour sa fiabilité en ce qui
concerne les autres. Acli est comme lui. Muallimul Yemani dit :
“La fiabilité d’Acli (Hisham bin Hujayr) est aussi forte que la
fiabilité d’ibn Hibban selon mes recherches, voire même plus
forte. Bien sûr, voici la traduction en français : Albani dit :
“La fiabilité d’Acli est tout à fait similaire à celle d’Ibn Hibban.
S’il va à l’encontre des critiques et des jugements des imams
fiables, alors il est rejeté. De même, la fiabilité d’Ibn Saad est
semblable. En effet, comme mentionné dans l’introduction
de Feth, ses sources proviennent de wakidi, dont les éléments
sont abandonnés. Si leur fiabilité est basée sur cela, alors leurs
narrations ne peuvent pas être considérées comme des preuves.
Comment est-ce possible ! Il existe des érudits établis, tels
qu’Ahmad bin Hanbal, ibn Muin, Yahya bin Sa’id Al-Kattan,
‘Ali bin Medeni, qui ont remis en question sa fiabilité.

En résumé :
Hisham bin Hujayr est faible. Seul, il ne peut pas être considéré
comme une preuve valide. Oui, comme tu le sais, il peut être
accepté dans les convergences de preuves. Cependant, ceux
qui utilisent ses narrations n’apportent aucune convergence de
preuves pour cette narration d’ibn ‘Abbas. Ainsi, l’opinion selon
laquelle cette narration n’est pas authentique est prédominante.
“Même ibn Jarir At-Tabari, concernant l’interprétation de ce
verset, a rapporté une autre narration d’ibn ‘Abbas avec une
chaîne de transmission authentique, en disant : “Hassan bin
Yahya rapporte, disant : “‘Abd Ar-Razzaq de Ma’mar de Tawus
de son père a rapporté que lorsqu’on lui a demandé au sujet du
verset “Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre sont
des mécréants”. Ibn ‘Abbas a répondu : “Cela constitue un acte de
mécréance envers Allah.”
Ibn Tawus dit : “Cela n’est pas comme le blasphème envers
Allah, Ses anges et Ses messagers.” Pour préciser : Déclaration de
la position de ces propos et similaires, jusqu’à présent, ce que
nous avons discuté était du point de vue des transmissions.
Quant au raisonnement, nous disons ce qui suit : Si ces paroles
d’ibn ‘Abbas sont authentiques car des paroles similaires ont
été authentiquement rapportées d’autres c’est une réfutation
des Khawarijs qui, en raison de l’hostilité et des conflits de
gouvernance entre ‘Ali, Mu’awiyahh et leurs partisans, ont
voulu déclarer mécréants les deux arbitres, Amr ibn Al-As et
Abu Musa Al-Ash’ari. Cet événement, comme on le sait, est le
point de départ des Khawarijs. Ils ont dit : “Vous avez nommé des
arbitres parmi les hommes”, “Ceux qui ne jugent pas selon ce qu’Allah
a révélé sont vraiment des mécréants.” Ils se trompent et sont
égarés à ce sujet. Même si cet événement impliquant certains
Compagnons s’est terminé par certains en jugeant sur d’autres,
cela ne constitue en aucun cas un acte d’apostasie. ‘Ali ‫رضي هللا‬
‫ عنه‬a envoyé ‘Abdallah bin ‘Abbas pour discuter avec eux à ce
sujet. Lorsqu’ils sont allés le voir, ils ont accepté de discuter avec
lui. (ibn ‘Abbas) a dit : “Vous avez montré de l’hostilité envers vos
arbitres alors que Allah Tout Puissant dit :

۟ ُ ‫ََو ِِإ ْْن ِِخ ْْفُت ُ ْْم ِِشَقَاَقَ َبَ ْْيِنِ ِِه ََما َفَٱ ْْبَعَُث‬
‫و۟ا ََح ََكًۭم�ۭ ا ِِّم� ْْن َأ َ ْْه ِِل ِِهۦ ََو ََح ََكًۭم�ۭ ا ِِّم� ْْن َأ َ ْْه ِِل ََهٓا‬
“Et s’ils se séparent, nommez un arbitre de sa famille et un arbitre de
sa famille.” (Traduction rapprochée) [Sourate 4 Verset 35]

“Comment cela pourrait-il ne pas être le cas pour la communauté


de Muhammad ?” ‫ﷺ‬, Les Khawarijs lui ont répondu : “Allah n’a
ni confié la gouvernance aux hommes ni leur a donné le pouvoir de
décision en cette affaire. Son décret doit être appliqué. les serviteurs
n’ont pas le droit de consultation en cette affaire.” Ibn ‘Abbas dit
alors : “Allah dit : “Avec deux justes parmi vous.”
Les Khawarijs : “Penses-tu que la médiation entre une graine et
son épi soit équivalente à la médiation entre les musulmans concernant
le sang ?” Ils ont continué : “Selon toi, Amr ibn Al-As est-il juste
? Hier encore, il se battait contre nous. Si lui est juste, alors nous ne
le sommes pas. Vous avez accepté que les hommes soient des arbitres
dans les affaires d’Allah.” Le thème de la question : Après cette
dispute, certains Khawarij sont revenus à la vérité, tandis que
d’autres ont persisté dans leur égarement et ont quitté l’armée
de Ali après cet événement d’arbitrage. C’est là que trouve son
origine l’émergence des Khawarij. Les prétendus interprètes
de l’époque, en attribuant cette déclaration à Ibn Abbas et en
prenant des paroles similaires rapportées de certains disciples
tels que les fils de Tawus et ibn Majlez, toutes dirigées contre
les Khawarij ont manipulé et déforme la vérité. Ils ont déplacé
les événements d’un contexte à un autre. Leur prétendue preuve,
qu’ibn ‘Abbas aurait adressé à un groupe spécifique dans une
situation spécifique en disant : “Ce que vous avez dit n’est pas
de la mécréance.” Le terme “vous” dans cette déclaration était
spécifique aux Khawarij de l’époque et à ceux qui leur étaient
affiliés, dans une affaire particulière et connue. Par conséquent,
cette déclaration d’ibn ‘Abbas ne peut pas être considérée comme
une interprétation du verset, mais plutôt comme une réfutation
de la mauvaise utilisation des preuves par les Khawarij. Car le
verset parle principalement des corrupteurs, qu’ils soient Juifs
ou autres, qui altèrent les versets d’Allah. Cette explication sera
développée ultérieurement Bien sûr, voici une traduction plus
précise : Peut-on imaginer qu’ibn ‘Abbas ou quelqu’un d’autre
ferai les membres de la communauté islamique qualifierait de
“Mécréance mineure” le fait qu’une personne altère un décret
divin ou une peine prescrite, telle que la compensation (diyah) ou
le châtiment pour l’adultère ? Si tel était le cas, alors la déclaration
attribuée à ibn ‘Abbas, si elle est considérée comme authentique,
serait faite en réponse à la mauvaise utilisation des preuves
par les Khawarij. Ce n’est ni une explication du Coran ni un
commentaire sur celui-ci. Sois vigilant et ne te laisse pas tromper
par les ambiguités des égarés. Le savant Ahmad Muhammad
Sakir déclare dans ses commentaires sur “Umdat At-Tafsir”
que des individus déviants, se faisant passer pour des érudits
de notre époque, ainsi que d’autre agissant avec audace dans
les affaires religieuses, ont détourné les paroles d’ibn ‘Abbaset
d’autres pour justifier ou même considérer comme permis
l’application de lois païennes inventées dans les pays islamiques.
Dans le même ouvrage, il rapporte également le commentaire de
son frère Mahmoud Shakir sur un débat similaire avec certains
Kharijites de son époque. Tabari a cité ce commentaire d’Abu
Majlez dans son exégèse au tome 10, page 318, où il dit : “ô Allah,
protège-moi de l’égarement ! Les gens de l’époque actuelle, sujets aux
doutes et aux troubles, ont cherché des excuses et des justifications pour
les dirigeants dans leur abandon de la gouvernance selon ce qu’Allah a
revelé, dans leurs jugements sur les biens, les désaccords, les vies et dans
leur application des lois des mécréants dans les territoires islamiques.”
Ces deux rapports cités reposent sur le fait que les décisions
concernant les biens, les désaccords et les vies doivent être
conformes à ce qu’Allah a révélé. Voici la traduction du texte :
En citant les occasions où de tels propos ont été tenus, il a
déclaré lors d’une discussion avec les khawarij, qui tentaient de
déclarer mécréants les dirigeants de leur époque pour des péchés
qui ne les conduisaient pas au niveau de la mécréance : “Par
conséquent, leurs propos selon lesquels ils jugent avec des lois
contraires à celles de l’islam dans les biens, l’honneur et le sang,
en dehors des lois contenues dans le Livre d’Allah et les paroles
du Prophète, et tentent de soumettre les musulmans à ces lois ne
peuvent jamais être corrects. Cette action revient à détourner
le jugement d’Allah, à négliger sa religion et à préférer les lois
des mécréants aux jugements élevés d’Allah. Aucun membre de
la communauté des croyants ne doute que cela constitue de la
mécréance
Si une personne juste et perspicace a compris tout cela, ainsi
que la position, le contexte et les caractéristiques des paroles
attribuées à Ibn Abbas et à d’autres du passé, alors, avec un œil
perspicace, elle devrait examiner comment les lois forgées par les
hommes et les désirs humains les plus bas, contraires aux lois, à
la charia et aux limites d’Allah, sont mises en œuvre aujourd’hui.
et reconnaître la laideur des telles distorsions et des grandes
tromperies utilisées pour couvrir l’injustice de l’époque et
de ceux qui la commettent. Nous innocenterions même les
compagnons, ainsi que ceux qui étaient connus comme les
reformistes de leur époque, de telles actions. Ensuite, avons-nous
vu les compagnons revendiquer le droit de légiférer avec Allah
lorsqu’ils étaient confrontés à ces preuves contre les Khawarij
? Ou ont-ils promulgué des constitutions et des lois impies,
comme celles qui existent aujourd’hui dans les pays appelés
islamiques, en prétendant que le pouvoir de légiférer appartient
au président et au parlement, comme le stipule la Constitution ?
Nous les innocenterions de cela. Nous innocenterions même
leurs Muriites contemporains de cette mécréance évidente.
Ensuite, avons-nous vu les compagnons créer des lois forgées
par l’homme en obéissance aux désirs et aux caprices du peuple
ou de la majorité, et remplacer les lois pures et élevées d’Allah ?
Nous les innocenterions de cela. Même les personnes
immorales, les fous, les bergers et les gens du commun de cette
époque seraient innocents de cette mécréance manifeste.
Comment peut-on penser une telle chose à leur sujet ? Ils
ont arrosé de leur sang les terres de l’Islam pour que la religion
d’Allah y soit élevée et honorée. Nous disons également ceci :
si quelqu’un à cette époque avait entrepris de faire une telle
chose, les Khawarij n’auraient pas pu apporter de preuves claires
en matière de législation, comme :
َ‫ٱُهَّللُ َفَُأ ُ ۟۟وَلَٰٓـ� ِٓئَِكَ ُُه ُُم ْٱْل ََك ٰٰـ ِِف ُُروَن‬
� ‫ََو ََمن َّْلَْم َيَْحْ ُُكم ِبِ ََمٓا َأَنَزَ ََل‬
“Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre sont les
mécréants “
[Sourate 5 Verset 44]

Ils ne pouvaient pas fournir de preuves claires de la mécréance


de ceux qui légifèrent, ni de l’abandon des lois d’Allah.
Voici la traduction : “La raison de la révélation de ce verset ne
restera jamais cachée pour celui qui le relate. Selon la narration
de Hakim provenant d’Ibn Abbas avec une chaîne authentique,
il a dit : “Certains polythéistes argumentaient avec les
musulmans au sujet de l’interdiction d’abattre des animaux et de
consommer de la viande morte, en disant : “Vous mangez ce que
vous abattez, mais vous ne mangez pas ce que Allah abat.” À cela,
Allah Tout Puissant a dit :

َ‫َّنَُك ْْم َلَ ُُم ْْش ِِر ُُكوَن‬ َ َ ‫ََو ِِإ ْْن َأ‬
ُ ‫َط ْْعُت ُ ُُمو ُُه ْْم ِِإ‬
“Si vous leur obéissez, vous seriez alors des associateurs.”
[Sourate 6 Verset 121]

L’indication de ce verset est que quiconque légifère ou se


soumet à autre chose que la Shari’ah d’Allah, même dans un
seul domaine, est un polytheiste. Toute Shari’ah autre que la
religion d’Allah, établie par un dirigeant injuste ou un juge qui
ne reconnaît pas le droit de légiférer avec Allah, diffère du sujet
mentionné ici. Pour qu’une personne gouverne autrement que
ce qu’Allah a révélé est commettre une injustice, un péché, et
suivre les désirs, plutôt que de légiférer ou de changer les décrets
d’Allah. Une telle personne ne dépasse pas le statut d’un dirigeant
et juge injuste qui outrepasse ses limites. Dans un tel cas, à moins
qu’il ne considère comme licite ce qu’Allah a interdit, il n’est pas
considéré comme un infidèle même s’il le fait des centaines de
fois.
Voici le texte corrigé et divisé en paragraphes : D’autres preuves
catégoriques n’abandonneraient pas les nass clairs qui montrent
qu’il y aura d’autres divinités adorées et des tyrans. Des versets
comme ceux-ci ne seraient pas négligés :

َ‫َّنَُك ْْم َلَ ُُم ْْش ِِر ُُكوَن‬ َ َ ‫ََوِإِ ْْن َأ‬
ُ ِ‫َط ْْعُت ُ ُُمو ُُه ْْم ِإ‬
“Si vous leur obéissez, vous seriez alors des associateurs.”
[Sourate 6 Verset 116]

� ‫ِيِن ََما َلَ ْْم َيَْأ ْ ََذ ۢۢن ِبِ ِِه‬


ُ‫ٱُهَّلل‬ ۟ ‫ُش ََر ََكٰٓـ� ُٓؤ ُ۟۟ا َش َََرُع‬
ِ �‫ُو۟ا َلَ ُُهم ِِّم� َنَ ٱلِّد‬ ُ ‫� َأ َ ْْم َلَ ُُه ْْم‬
“Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour
eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises?”
[Sourate 42 Verset 21]

‫ََواَلا ُيُ ْْش ِِرُكُ ِفِى ُُح ْْك ِِم ِِهٓۦٓ َأ َ ََح ًۭۭد�ا‬
“Il n’associe personne à Son commandement.”
[Sourate 14 Verset 26]

Les compagnons, lorsqu’ils lisaient le Coran à côté de ceux


qu’ils considéraient comme insignifiants, n’ont pas laissé de tels
versets, ni d’autres similaires, inaperçus. Par exemple, les paroles
d’Allah :

َ ‫اِهَّلل َفََقَ ْْد‬


‫َض ََّل َض اَاَل ااًل َبَ ِِعيًدًا‬ ِ � ِ‫ََو ََمن ُيُْش ِِْر ْْك ِب‬
“Quiconque donne des associés à Allah s’égare, très loin dans
l’égarement.”
[Sourate An-Nisa Verset 116]
Et encore :

ِ � ‫ُوِن‬
‫ٱِهَّلل‬ َ َ‫َّتََخُذُ ٓٓو ۟۟ا َأَْحْ َب‬
ِ ‫اَر ُُه ْْم ََو ُُر ْْهَبَ ٰٰـَنَ ُُه ْْم َأ َ ْْرَبَا ًۭۭب�ا ِِّم� ن ُد‬ َ ‫ٱ‬
“Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme seigneurs en dehors
d’Allah.”
[Sourate 9 Verset 31]

Et des versets similaires...


Cependant, ils n’ont pas mentionné l’un d’entre eux, car aucun
de ces versets ne s’appliquait à leur situation à l’époque.
Si leur situation avait été liée à cela, ibn ‘Abbas, un exégète
du Coran, aurait dit : “Si vous leur obéissez, vous seriez alors des
associateurs.” [Sourate 4 Ayat 116]

“Voici la version corrigée du texte : “Si leur situation était


semblable à la nôtre, ni eux ni les autres compagnons n’auraient
hésité à excommunier quiconque commettant un tel acte. Car
ils savaient très bien que légiférer dans une affaire relevant
exclusivement d’Allah est le plus grand acte de polythéisme, un
péché sur un autre péché, une injustice sur une autre injustice,
et une corruption sur une autre corruption. Même accorder
le droit de légiférer à quelqu’un d’autre ou prétendre que cela
puisse être pour une créature - un chef, un président, un roi,
le peuple ou le parlement - est du polytheisme et le plus grand
des péchés. Que cela soit fait ou non, qu’on obéisse à leurs lois
ou non, c’est la même chose.Ainsi, il devient évident que leur
situation est différente de notre épreuve, et il faut absolument
éviter avec fermeté de mélanger et d’être dupé par les tromperies
qui satisferaient les Tawaghit et Satan.
CHAPITRE 3

L ’acte de gouverner par autre que la loi d’Allah,Mécréance


mineure ? Nos opposants disent que l’acte de gouverner
par autre que la Loi d’Allah est uniquement de la mécréance
mineure, et ne fait jamais sortir de l’Islam en soit. Ce qui fait
sortir de l’Islam, c’est le fait de renier l’obligation de gouverner
par la Loi d’Allah. Leurs arguments en général :

Ce qu’aurait dit ibn Al-Qayyim dans Madarij As-Salikin


Voyons la parole d’ibn Al Qayyim dans Madarij As-Salikin :
‫ هو الموجب‬: ‫ كفر أكبر و كفر أصغر فالكفر األكبر‬: ‫فأما الكفر فنوعان‬
‫ موجب الستحقاق الوعيد دون الجلود كما في قوله‬: ‫للجاود في النار واالصغر‬
‫تعالى و كان بما يضرب بعضكم رقام بعض وهذا تأويل ابن عباس وعامة‬
‫الصحابة في قوله تعالى ومن لم يحكم بما انزل هللا فأولئك هم الكافرون المائدة‬
44
“Le Kufr se divise en deux : Le grand Kufr, c’est ce qui implique
la perpétuité en enfer. Le petit Kufr, implique l’exécution
de la sentence mais pas la perpétuité (dans le feu [...] c’est
l’explication d’ibn ‘Abbas et de la totalité des compagnons
au sujet de la parole d’Allah “et ceux qui ne jugent pas d’après ce
qu’Allah a fait descendre, ceux là sont les mécréants”

Réponse :
Premièrement :
Cette traduction est une manipulation, car ibn Al-Qayyim
n’a jamais parlé de la totalité des compagnons, mais bien de
la majorité des compagnons, l’expression utilisée était “Wa
‘Ammati Sahaba” or le terme “‘Amma “ ne veut pas dire “la
totalité “ mais bien “la Majorité.”

La signification de l’expression “‫”عامة “الصحابة‬


Voici une citation d’Ishaq ibn ‘Abd Ar-Rahman Ash-Cheikh :
‫ ففيها خالف مشهور وقد أنكرها عامة‬،‫وإن كان المقصود القراءة حال الدفن‬
‫السلف منهم اإلمام أبو حنيفة ومالك بن أنس وشدد فيها وأما الشافعي فلم ينقل‬
‫ حتى إنه نهى عن‬،‫عنه فيها شيء وأما اإلمام أحمد فقد نهى عنها في رواية عنه‬
‫القراءة بفاتحة الكتاب على الجنازة في المقبرة‬
“Si ce que l’on veut dire ici est le fait de réciter le Coran sur
le défun, il y a à ce sujet une divergence bien connue, et la
majorité des salafs (‘Ammat As-Salaf) le condamnaient,
parmi eux Abu Hanifa, Malik ibn Anas qui fut même
intransigeant à ce sujet, quant à l’imam Shafi’i rien ne fut
rapporté de sa part à ce sujet. et pour l’imam Ahmad : il l’a
interdit selon une version; au point qu’il interdisait de réciter la
Fatiha lors de la prière du mort exécutée dans le cimetière.”
[Durar As-Saniyyah 5/143]

Mais si on devait s’en tenir à la traduction de nos opposant,


on aurait du dire que la totalité des Salaf ont condamné
la récitation du Coran sur le mort, bien que l’avis de Châfi’i
est inconnu à ce sujet ; Alors, comment aurait-on pu parler
de la totalité ?! Ensuite, concernant l’avis de la majorité des
compagnons du prophète quant à la signification du verset
44 de la sourate il est improbable qu’ibn Al-Qayyim ait dit
ça, car comment aurait il pu affirmer l’avis de la majorité des
compagnons sur l’interprétation de ce verset alors que seul
l’avis de très peu d’entre eux nous est parvenu. à savoir qu’il y
avait plus de 140 000 compagnons. D’ailleurs, après l’inspection
de ‘Ali Al-Qar’aui, l’un des inspecteurs du livre “Madarij
As-Salikin” de la faculté de “Usul Ad-Din” de Ryad, ainsi que
l’inspecteur ibn ‘Ali Yasin : c’est une erreur de transcription,
la transcription original d’ibn Al-Qayyim est :
‫وهذا تأويل ابن عباس وعامة أصحابه‬
“Et ceci est l’interprétation d’Ibn ‘Abbâs et de la majorité de ses
compagnons” c’est-à-dire les compagnons d’ibn ‘Abbas qui sont
ses disciples. Donc, au final, ce qu‘ibn Al-Qayyim a dit est :
‫ هو الموجب‬: ‫ كفر أكبر وكفر أصغر فالكفر األكبر‬: ‫فأما الكفر فنوعان‬
‫ موجب الستحقاق الوعيد دون الخلود كما في قوله‬: ‫للخلود في النار واألصغر‬
‫ ال ترغبوا عن آبائكم فإنه كفر بكم وقوله في‬: ‫تعالى وكان مما يتلى فنسخ لفظه‬
‫ الطعن في النسب والنياحة‬: ‫ إثنتان في أمتي هما بهم كفر‬: ‫الحديث الصحيح‬
‫ من أتى امرأة في دبرها فقد كفر بما أنزل على محمد وفي‬: ‫وقوله في السنن‬
‫ من أتى كاهنا أو عرافا فصدقه بما يقول فقد كفر بما أنزل هللا‬: ‫الحديث اآلخر‬
‫على محمد وقوله ال ترجعوا بعدي كفارا يضرب بعضكم رقاب بعض وهذا‬
‫تأويل ابن عباس وعامة أصحابه في قوله تعالى ومن لم يحكم بما أنزل هللا‬
44 : ‫فأولئك هم الكافرون المائده‬
“Quant à la mécréance; elle est de deux sortes :
mécréance majeure et mécréance mineure. La mécréance
majeure est celle qui cause l’éternité en Enfer. et la mécréance
mineure : c’est à cause d’elle qu’on mérite le châtiment, mais
sans être éternellement en Enfer : comme cela fut récité dans la
parole d’Allah, mais dont la récitation fut abrogée :

“Ne renoncez pas à vos père, car c’est certes une mécréance”
ainsi que dans le Hadith “Deux choses dans ma communauté sont
une mécréance : insulter les origines. et se lamenter sur les morts.”
Et dans les Sunnan : il fut rapporté que le Prophète ‫ ﷺ‬a dit:
“Quiconque sodomise sa femme a mécru en la révélation qui a été
descendu sur Muhammad” Rapporté par : [At-Tarmidhi 125, ibn
Majah 631, Ahmad 9779 et Ad-Darmi 1116] et dans un autre
Hadith : “Celui qui va voir un devin ou un médium puis croit en ses
propos ; il a mécru en la révélation qui a été descendue sur Muhammad”
Sahih, rapporté par : [Al-Bazzar d’après ‘Imran ibn Husayn
‫رضي هللا عنهم‬. Et rapporté par At-Tabarani dans Al-Awsat
d’après Ibn ‘Abbas ‫ ]رضي هللا عنهم‬et dans le Hadith : “ne redevenez
pas mécréant après moi en vous frappant la nuque les uns des autres”
et ceci est l’interprétation d’ibn ‘Abbas et de la plupart de ses
compagnons pour le verset : “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce
qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants.” [Sourate 5 Verset 44 /
Madarij As-Salikin 1/336]

L’interprétation d’autres compagnons sur le pot de vin :


Ensuite, notons que d’autres compagnons eurent un autre
avis que celui imputé à ibn ‘Abbas, entre autre celui d’Omar
ibn Al-Khattab, de ‘Ali ibn Abi Talib et d’Abdallah ibn
Mas’ud :
‫ قلت لعمر بن الخطاب رضى هللا تعالى‬: ‫وأخرج البن المنذر عن مسروق قال‬
‫ ال ولكن كفر إنما السحت‬: ‫ أرأيت الرشوة في الحكم أمن السحت هي قال‬: ‫عنه‬
‫أن يكون للرجل عند السلطان جاه ومنزلة ويكون لآلخر إلى السلطان حاجة‬
‫فال يقضى حاجته حتى يهدى اليه هدية وأخرج عبد بن حميد عن على كرم هللا‬
‫ ذاك الكفر‬: ‫ الرشا فقيل له في الحكم قال‬: ‫تعالى وجهه أنه سئل عن السحت فقال‬
‫وأخرج البيهقي في سننه عن ابن مسعود نحو ذلك‬
Mahmud Shukri Al-Alusi rapporte : “Al-Bann Al-Mundhir
rapporte d’après Masruq qui dit : “J’ai dit à ‘Omar ibn Al-
Khattab ‫ رضي هللا عنه‬: “Que penses-tu du pot de vin lors du jugement
d’un conflit ? Est-ce du domaine du bénéfice illicite ?”
Il répondit : “Non, mais c’est de la mécréance ! Le gain illicite, c’est
lorsqu’un homme a un haut poste auprès du Sultan, et qu’un autre
homme a besoin de quelque chose de la part du Sultan ; le premier
n’accepte de transmettre la demande qu’en échange d’un don.”
Et ‘Abd ibn Humayd rapporte d’après ‘Ali ibn Abi Talib qu’il
l’interrogea au sujet du pot de vin II répondit : “C’est un bénéfice
illicite.” On lui dit alors : “Et lorsque c’est pour un verdict lors d’un
litige ?” Il répondit : “ça, c’est La Mécréance !” Et AI-Bayhaqi
rapporte la même chose pour ibn Mas’ud.”.
[Tafsir Ruh Al-Ma’ani 6/140]

Et dans Mahasin At-Ta’wil d’Al-Qasimi 6/1999 :


‫ونقل في اللباب عن بن مسعود والحسن والنخعي أن هذه اآليات الثالثة عامة‬
‫ و بدل الحكم بغير ما أنزل هللا فقد‬. ‫في اليهود وفي هذه األمة فكل من ارتشى‬
‫كفر و ظلم و فسق‬
“Et il fut retranscrit dans Al-Lubab d’après ibn Mas’ud et Al-
Hassan (AI-Basri) et An-Nakhi que ces trois versets englobent
les Juifs ainsi que cette communauté : quiconque accepte un pot
de vin en échange de modifier le jugement par autre que la loi
d’Allah : il est mécréant injuste et pervers. “
L’imam Ahmad Ibn ‘Ali Al-Jassas (370h) a dit :
:‫و إن أعطاه الرشوة على أن يقضي له بباطل فقد فسق الحاكم من وجهين‬
‫ وقد تأول ابن‬.‫ الحكم بغير حق وكذلك الراشي‬:‫ واآلخر‬,‫ أخذ الرشوة‬:‫أحدهما‬
‫ “إن “ أخذ‬:‫ وقال‬,‫مسعود ومسروق السحت على الهدية في الشفاعة إلى السلطان‬
‫الرشا على األحكام كفر‬
“Et s’il lui donne un pot de vin afin qu’il juge en sa faveur
injustement, alors ce juge s’est pervertit sous deux aspects :
Le premier est de prendre le pot de vin. Et le second est de
juger sans droit ; il en est de même pour celui qui donne ce pot
de vin. Et ibn Mas’ud ainsi que Masruq ont interprété “Al Suht
“comme étant l’argent versé au sultan pour qu’il intercède. et il
dit : “S’il prend le pot de vin pour donner les verdicts, il devient
mécréant.” [Ahkam Al-Qur’an, volume 2, page 541]
Et ibn Qudamah a dit :
� ‫اٌم ِبِ ااَل ِِخاَلاٍفٍ َقَا ََل‬
ُ‫ُهَّللا‬ ِ َ‫ ََو ِِر ْْش ََوُة ُ ْاْلَع‬، ‫الَّرَْش ََوُة ُ ِفِي ْاْل ُُح ْْك ِِم‬
ٌ ‫ َفَ ََح ََر‬،‫اِم ِِل‬ ْ ‫ َفََأََّمَ ا‬: ‫ْض ُُل‬
ْ َ‫َف‬
ُ‫ُْن‬
‫ ُه ََُو‬: ‫ ِفِي تفسيره‬، ‫َس ِِعي ُُد ْب ُُجَبَْي ٍٍْر‬ َ ‫ ََو‬، ‫َس‬ ُ‫ُن‬ ْ َ
َ ‫ِت } َقا ََل اْل ََح‬ ُ َ
ِ ْ‫َتََعَاَلى { َأَكَاُلوَنَ ِِللُّسُْح‬ َ
‫ بلغت ِبِ ِِه إلى الكفر‬، ‫اِضي الرشوة‬ ْ
ِ َ‫ ِِإ ََذا َقَِبِ ََل اْلَق‬: ‫ ََوَقَا ََل‬. ‫الَّرَْش ََوة‬
ْ
“Quant au pot de vin dans le jugement, ou le pot de vin donné
par l’employé : c’est interdit sans aucune divergence.
Allah a dit : “et voraces de gains illicites.” Hassan Al-Basri et
Sa’id ibn Jubayr ont interprété cela par le pot de vin. Et il dit :
“Si le juge accepte le pot de vin, cela l’amène à la mécréance.”
[AI-Mughni, volume 23, page 28] Le savant du Hadith
‘Abdallah ibn ‘Abd Ar-Rahman As-Sa’d a dit :
‫ (ومن لم يحكم بما أنزل هللا فأولئك هم الكافرون) وكما قال‬: ‫وكما قال تعالى‬
‫ (فأولئك هم‬: ‫ وقال بعدها بآيتين‬، )‫ (فأولئك هم الظالمون‬: ‫تعالى بعدها بآية‬
‫ وكما ذكرت‬،‫ وغير ذلك من اآليات التي جاءت في معنى هذه اآلية‬... )‫الفاسقون‬
‫لكم فيما سبق ما جاء عن عبد هللا بن مسعود رضي هللا تعالى عنه فيما رواه ابن‬
‫ عندما سئل عن‬،‫جرير الطبري بإسناد صحيح عن علقمة عن عبد هللا بن مسعود‬
‫ يعني‬. ‫ ذاك هو الكفر‬: ‫ فعرف الكفر قال‬. ‫ ذاك الكفر‬: ‫قال‬، ‫الرشوة في الحكم‬
‫هو الكفر األكبر عافانا هللا وإياكم من ذلك‬
“Et comme Allah a dit : “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce
qu’Allah a révélé, ceux là sont les mécréants.” et au verset suivant :
“Ceux là sont les injustes” et après deux versets : “Ceux là sont les
pervers” et autres versets ayant le sens de ces versets. Et comme
je vous l’avais relaté auparavant qu’il fut rapporté qu’Abdallah
ibn Mas’ud ‫ رضي هللا عنه‬d’après ce que rapporte ibn Jarir avec
une chaîne de transmission authentique, d’après ‘Alqama d’après
‘Abdallah ibn Mas’ud que lorsqu’il fut interrogé concernant le
pot de vin d’un jugement, il répondit : “Voila la mécréance !”
Il mit donc la mécréance à la forme définie,
voulant dire : “Ceci est la mécréance” il voulait donc dire : “La
mécréance majeure bannissant de l’Islam, qu’Allah nous protège
ainsi que vous-même de cela.” [Charh Nawaqidh Al-Islam page
48] Et certains disent qu’ibn Mas’ud voulait dire par “Ceci est la
mécréance” la mécréance mineure.
Mais ceci est peu probable, car ibn Mas’ud avait décrit juste
avant le pot de vin comme était du “Souht” qui est déjà de la
mécréance mineure ; Donc lorsqu’après on lui demanda :
“et le pot de vin lors d’un jugement ?” II dit :
Ceci est la mécréance il ne parlait plus de la mécréance
mineure du “Suht” mais bien de la mécréance majeure. De plus,
à la base lorsque la mécréance est mentionnée sans précision ;
elle doit être considérée par défaut comme de la mécréance
majeure. considérée par défaut comme de la mécréance majeure.
Et l’avis d’ibn Mas’ud n’est pas de moindre importance ! L’imam
Al-Bukhari rapporte :
َ َ‫ُهَّللاُ اَّلَِذِي اَلا ِإَِلََه‬
‫َغْي ُُْرُهُ ََما‬ � ‫ ََو‬- ‫ رضي هللا عنه‬- ‫ِهَّللا‬ ِ � ‫َع ْْب ُُد‬ َ ‫ٍق َقَا ََل َقَا ََل‬ ٍ ‫َع ْْن ََمْس ُُْرو‬ َ
‫َهَّللا ِِإاَّلا‬
�َ ‫ِب‬ ِ ‫ْت آَيًَةً ِِم ْْن ِِكَت َا‬
ْ َ‫نِزَل‬ ُ
ِ ‫ْت ََواَلا ُأ‬ ْ َ‫ُهَّللاُ ِِإاَّلا َأََنَا َأ َ ْْعَلَ ُُم َأَْيَْنَ َأَنَزَ َل‬
� ‫ِب‬ ِ ‫وَرٌة ٌ ِِم ْْن ِِكَت َا‬
َ ‫ُس‬ُ ‫ْت‬ ْ َ‫ُأ ُ ْْن ِِزَل‬
‫ِب هللا ُتُبلغه اإلبل الركبُتُ ِإَِلَ ْْي ِِه‬ ِ ‫ ََوَلَ ْْو َأ َ ْْعَلَ ُُم َأ َ ََحًدًا َأ َ ْْعَلَ ََم منى ِبِ ِِكَت َا‬، ‫ْت‬ ْ َ‫يَم َأَنَزَ َل‬
َ ِ‫َأََنَا َأ َ ْْعَلَ ُُم ِف‬
“D’après Masruq : il dit qu’Abdallah (ibn Mas’ud) ‫رضي هللا عنه‬,
a dit : “Par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre vrai dieu, il
n’y a pas une sourate qui fut révélée du Livre d’Allah sans que je soit
le mieux informé du lieux de sa révelation Et il n’est pas un verset
du Livre d’Allah sans que je sois le mieux informé de la raison de sa
révélation ! Et si je connaissais quelqu’un de mieux informé que moi du
Livre d’Allah, qu’un chameaux me le transmette : je le monterai pour le
rejoindre !” [Sahih Boukhari n° 5002]
Donc, lorsqu’il y a divergence entre les compagnons :
aucun de leur avis ne mérite plus d’être suivit qu’un autre, tant
que l’avis n’est pas appuyé d’une preuve émanant du Coran ou de
la Sunnah. Quant au seul avis du compagnons, il n’est pas une
preuve : L’imam Shawkani a dit :
‫ أن يكون الخبر ظاهرا في شيء فيحمله الراوي من الصحابة‬: ‫الحال السادس‬
‫على غير ظاهره إما بصرف اللفظ عن حقيقته أو بأن يصرفه عن الوجوب إلى‬
‫الندب أو عن التحريم إلى الكراهة ولم يأت بما يفيد صرفه عن الظاهر فذهب‬
‫الجمهور من أهل األصول إلى أنه يعمل بالظاهر وال يصار إلى خالفه لمجرد‬
‫قول الصحابي أو فعله وهذا هو الحق ألنا متعبدون بروايته ال برأيه‬

“La sixième situation : lorsque l’information a un sens apparent,


et que le compagnon qui le rapporte lui donne un autre sens
que le sens apparent ; soit en changeant le sens réelle des
termes, ou en donnant aux termes indiquant l’obligation le sens
de la recommandation, ou en donnant aux termes indiquant
l’interdiction le sens de “détestable” sans pour autant nous
donner la cause portanvt à ne pas prendre le sens apparent.
Ainsi, la plupart des fondamentalistes sont d’avis que l’on doit
appliquer le sens apparent des textes, sans pencher pour autre
chose sur base du simple avis d’un compagnon ou de sa façon
de pratiquer. Et ceci est la vérité car ; nous sommes asservis à
ce que nous rapporte le compagnons (comme enseignements du
Prophète ‫ )ﷺ‬mais pas à son avis à lui.”
[Irchad Al-Fuhul, page 229/230]

Ainsi, même si nous disions que ibn ‘Abbas est le plus savants
des compagnons sur le Coran, que le Prophète ‫ ﷺ‬à fait une
invocation pour lui, etc. Tout ceci n’est que de la manipulation
pour faire peur aux gens, alors que la règle Islamique est claire :
Personne n’est obligé d’obéir à l’avis d’ibn ‘Abbas si celui-ci
ne donne pas de preuve tirée de la révélation lorsque d’autres
compagnons ont eu un autre avis que lui. D’ailleurs, tout le
monde connait ce qu’ibn ‘Abbas a dit : “Des pierres du ciel vont
bientôt vous tomber sur la tête !” Je vous dit : “Allah et Son messager
ont dit” et vous me dites : “Abu Bakr et ‘Omar ont dit ?!”. Pensez
vous que ceci n’est valable que pour Abu Bakr et ‘Omar, mais
pas pour ibn ‘Abbas ?! L’argument : Si on prend le sens apparent
du verset, nous devons juger mécréant tout les pécheurs car tout
pécheur juge par autre que la loi d’Allah.
Nos opposants argumentent en disant que : si on prend le sens
apparent du verset : “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a
révélé, ceux là sont les mécréants” il faudra alors juger mécréant tout
pécheur, car celui qui désobéit à Allah juge par autre que la loi
d’Allah. Discours de certains “Madakhilas” La réponse est que :
ibn Al-Qayyim dit :
‫فالحاكم والمفتي والشاهد كل منهم مخبر عن حكم اللهف الحاكم مخبر منفذ‬
‫والمفتي مخبر غير منفذ والشاهد مخبر عن الحكم الكوني القدري المطابق للحكم‬
‫الديني االمري فمن اخبر منهم عما يعلم خالفه فهو كاذب على هللا عمدا‬
“Le Juge, le Mufti et le Témoin; chacun d’entre eux informe sur
le jugement d’Allah. quant au juge : il informe et exécute,
quant au Mufti : il informe mais n’exécute pas,
quant au témoin : il informe des faits qui se sont déroulés, en
relation avec un jugement religieux. Celui d’entre les trois qui
donne un renseignement qu’il sait être faux : il aura mentit sur
Allah exprès” [l’Iam Al-Mugi’in 4/173]
Dès lors ; nous savons que le Juge est quelqu’un qui informe
d’un jugement d’Allah et qui l’exécute : or cette caractéristique
ne se retrouve pas chez tout pécheur. Celui qui boit du vin, par
exemple ; on ne peut pas dire que lorsqu’il boit du vin il nous
informe sur le jugement d’Allah relatif au vin ! Et ainsi pour le
reste des grands péchés. Le récit d’ibn ‘Abbas : Celui qui renie
ce qu’Allah a révélé est un mécréant, et celui qui le reconnait
mais ne juge pas par cela est un pervers. Nos opposants se base
sur un autre récit attribué à ibn ‘Abbas ; que rapporte ibn Jarir
At-Tabari dans son Tafsir :
‫ عن‬،‫ حدثنا عبد هللا بن صالح قال حدثني معاوية بن صالح‬،‫حدثني المثنى قال‬
‫ “ ومن لم يحكم بما أنزل هللا فأولئك هم‬: ‫علي بن أبي طلحة عن ابن عباس قوله‬
‫ فهو ظالم‬،‫ ومن أقر به ولم يحكم‬.‫ من جحد ما أنزل هللا فقد كفر‬:‫ قال‬،”‫الكافرون‬
‫فاسق‬.
Al-Muthna m’a raconté qu’Abdallah ibn Salih m’a raconté que
Mu’awiyah ibn Salih rapporte d’après ‘Ali ibn Abi Talha qu’ibn
‘Abbas a dit : “La parole d’Allah : “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce
qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les mécréant” Celui qui renie ce
qu’Allah a révélé est un mécréant. Quant à celui qui l’admet mais
ne juge pas par cela, c’est un injuste pervers.” Le terme qui a été
traduit par “Celui qui renie” dans ce passage est le terme “Jahada”
(‫ )جحد‬or le terme Jahada était utilisé par les anciens pour désigner
un sens plus large que celui des contemporains : Aujourd’hui, on
traduit le Juhud par le fait de démentir la vérité et la renier.
Donc, nos opposants prétendent que tant qu’un homme avoue
qu’il est en tord de ne pas juger d’après la Loi d’Allah, et que la
Loi d’Allah est la vraie Loi et qu’il sait qu’il mérite le châtiment, il
est alors musulman même s’il ne juge pas par la Loi d’Allah.
Mais ceci n’est pas ce qu’a voulu dire ibn ‘Abbas (s’il l’a dit).
Voici ce que nous explique Cheikh Al-Islam ibn Taymiyah :
‫ومن أطلق من الفقهاء أنه ال يكفر إال من يجحد وجوبها فيكون الجحد عنده‬
‫متناوال للتكذيب باإليجاب ومتناوال لالمتناع عن اإلقرار وااللتزام كما قال تعالى‬
‫فإنهم ال يكذبونك ولكن الظالمين بآيات هللا يجحدون وقال تعالى وجحدوا بها‬
‫واستيقنتها أنفسهم ظلما وعلوا فانظر كيف كان عاقبة المفسدين) وإال فمتى لم‬
‫يقر ويلتزم فعلها قتل وكفر باالتفاق ومن أطلق من الفقهاء أنه ال يكفر إال من‬
‫يجحد وجوبها فيكون الجحد عنده متناوال للتكذيب باإليجاب ومتناوال لالمتناع‬
‫عن اإلقرار وااللتزام كما قال تعالى فإنهم ال يكذبونك ولكن الظالمين بآيات هللا‬
‫يجحدون وقال تعالى وجحدوا بها واستيقنتها أنفسهم ظلما وعلوا فانظر كيف كان‬
‫عاقبة المفسدين) وإال فمتى لم يقر ويلتزم فعلها قتل وكفر باالتفاق‬
“Et les juristes qui ont dit que seul celui qui renie l’obligation
[de la prière] devient mécréant : le reniement à leur sens inclus
tant le démenti de l’obligation de la prière, que le renoncement
de l’accepter et de s’engager à la pratiquer comme lorsqu’Allah
dit : “Certes, ils ne te démentent pas ; mais les injustes renient les
versets d’Allah” et Allah a dit : “Et ils les renièrent, alors qu’en eux-
mêmes ils étaient convaincu, par injustice et tyrannie ; regarde quel
fut le sort des corrupteur !” Sinon, à partir du moment où il ne
l’accepte pas et ne s’engage pas à la pratiquer, il est exécuté et
condamné à la mécréance, à l’unanimité. [Majmu’ Al-Fatâwa 20/98]
Bakr bin Al-’Ala’ Al-Ushayri (344h) a dit :
Le Juge a dit : Et cette parole est un accord de ‘Umar et ‘Ali
selon lequel quiconque légifère une loi qui contredit le Livre
d’Allah, il a la décision de ceux qui l’ont précédé et qui se sont
opposés au Livre. Aussi, certains Salaf considéraient que la
mécréance d’Iblis était du Jouhoud, or tout le monde sait qu’Iblis
connait la vérité et l’admet, et qu’il n’a jamais démentit Allah ;
‘Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal rapporte :
663 - ‫ سألنا سفيان بن عيينة عن اإلرجاء‬: ‫ قال‬، ‫حدثنا سويد بن سعيد الهروي‬
‫ ونحن نقول اإليمان قول وعمل والمرجئة‬، ‫ اإليمان قول‬: ‫ « يقولون‬: ‫ فقال‬،
‫ وسموا‬، ‫أوجبوا الجنة لمن شهد أن ال إله إال هللا مصرا بقلبه على ترك الفرائض‬
‫ترك الفرائض ذنبا بمنزلة ركوب المحارم وليس بسواء ألن ركوب المحارم من‬
، ‫ وترك الفرائض متعمدا من غير جهل وال عذر هو كفر‬، ‫غير استحالل معصية‬
‫ أما آدم فنهاه هللا‬، ‫وبيان ذلك في أمر آدم صلوات هللا عليه وإبليس وعلماء اليهود‬
‫عز وجل عن أكل الشجرة وحرمها عليه فأكل منها متعمدا ليكون ملكا أو يكون من‬
‫ وأما إبليس لعنه هللا فإنه فرض عليه سجدة‬، ‫الخالدين فسمي عاصيا من غير كفر‬
‫ وأما علماء اليهود فعرفوا نعت النبي صلى‬، ‫واحدة فجحدها متعمدا فسمي كافرا‬
‫هللا عليه وسلم وأنه نبي رسول كما يعرفون أبناءهم وأقروا به باللسان ولم يتبعوا‬
‫ فركوب المحارم مثل ذنب آدم عليه السالم‬، ‫شريعته فسماهم هللا عز وجل كفارا‬
‫ وأما ترك الفرائض جحودا فهو كفر مثل كفر إبليس لعنه هللا‬، ‫وغيره من األنبياء‬
‫ وتركهم على معرفة من غير جحود فهو كفر مثل كفر علماء اليهود وهللا أعلم‬،
663 : “Suwayd ibn Sa’id Al-Harui nous a rapporté : Nous
avons demandé à Sufian ibn ‘Uyayna au sujet de l’Irja (laxisme) :
il répondit : “Ceux-là disent que la Foi n’est que parole, or nous
nous disons que la Foi est parole et Pratique. Et les Murjiah
exigent le paradis pour quiconque témoigne qu’il n’y a de vrai
dieu qu’Allah même si dans son cœur il persiste à abandonner les
obligation. Et ils donnent à l’abandon des devoirs le nom de
“péché” du même niveau que le fait de violer les interdictions :
alors que ce n’est pas la même chose : violer les interdis sans les
rendre licite est une désobéissance, alors qu’abandonner les
devoirs exprès sans ignorance ni excuse est une mécréance. Et la
preuve de cela sont : l’Histoire de Adam ‫عليه السالم‬, d’Iblis et des
savants juifs. Quant à Adam ‫عليه السالم‬, Allah lui interdit de
manger de l’arbre. Mais il en mangea exprès afin de pouvoir
devenir un ange ou de pouvoir vivre éternellement, il fut alors
nommé : “désobéissant” Pour ce qui est d’Iblis, ‫لعنه هللا‬, Allah lui a
ordonné de se prosterner une seul fois, mais il refusa (Jahada)
exprès ; cela en fit un mécréant. Quant aux savants juifs, ils
connaissaient les descriptions du prophètes et savaient qu’il était
le prophète et le messager d’Allah autant qu’ils connaissent leurs
propres enfants ; et ils l’ont même admit de la langue, mais ils
n’ont pas suivit sa Loi : Allah les a donc nommé “mécréants”.
Dès-lors, violer les interdits est comparable au péché commis
par Adam ‫عليه السالم‬, ou des autres prophètes. Quant à l’abandon
des devoirs par refus (Juhud), c’est la mécréance semblable à celle
d’Iblis, ‫لعنه هللا‬. Et abandonner les devoirs en connaissance de
cause, mais sans refus (Juhud) c’est la même mécréance que celle
des savants juifs. Et Allah sait mieux.
[As-Sunnah, volume 2, page 197]

Et ibn Taymiyah dit :


et il est bien connu que la Foi, c’est l’acceptation et non la
simple confession ; et l’acceptation inclus tant la parole du cœur,
qui est la confession, que l’acte du cœur qui est la soumissions.
[Majmu’ Al-Fatawa 7/638]
Au bout du compte, nous savons que lorsqu’ibn ‘Abbas parlait
ici de rejeter la Loi d’Allah ou de l’admettre, il parlait en faite de
se soumettre à la Loi d’Allah dans son cœur, et de l’accepter et de
s’engager à l’appliquer : La soumission du cœur est inséparable de
la pratique du corps lorsqu’il y a capacité d’agir, et seul l’abandons
partielle et non définitif est possible. Par contre, celui qui fait
serment de ne jamais désobéir à la Loi du Taghut et impose que
ce soit le Taghut qui soit source de loi et non Allah : ceci ne peut
en aucun cas aller avec la soumission du cœur, seul un entêté
peut dire le contraire ! Et comment ibn ‘Abbas dirait il cela, lui
qui jugeait mécréant celui qui abandonne la Zakat et le jeûne du
Ramadan, celui qui tue exprès un musulman, ainsi que celui qui
refuse de cesser l’usure lorsqu’on le lui ordonne ?! Ibn Hazm dit :
“Nous avons en effet rapporté d’après ‘Omar Ibn Al-Khattab
‫رضي هللا عنه‬, ainsi que Mu’adh ibn Jabal, et ibn Mas’ud et tout
un groupe de compagnons ‫رضي هللا عنهم‬, ainsi qu’ibn Moubarak
et Ahmad Ibn Hanbal et Ishaq ibn Rahawayh ‫رحمة هللا عليهم‬
‫جميًعًا‬, ainsi qu’un totale de 17 hommes parmi les compagnons
et leurs disciples ‫رضي هللا عنهم‬, que l’abandon d’une seul prière
obligatoire exprès en connaissance de cause jusqu’à ce que son
heure s’écoule : c’est un mécréant apostat : c’est également l’avis
d’Abdallah ibn Majashun, compagnon de Malik, ainsi que
l’avis d’Abd Al-Malik ibn Habib Al-Andalusi et autres encore.
Et nous avons rapporté la même chose d’Omar ‫رضي هللا عنه‬, en
ce qui concerne celui qui abandonne le pèlerinage, et ibn ‘Abbas
également en ce qui concerne celui qui abandonne la Zakat et le
jeûne, ainsi que celui qui tue un musulman exprès.
[Al-Fissal, volume 1, page 374]

Ibn Jarir At-Tabari rapporte le récit suivant


selon ibn ‘Abbas , concernant le verset : “ô vous qui avez la Foi
; laissez ce qu’il reste de l’usure si vous avez vraiment la Foi ! Et si vous
ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah
et de Son messager.” Quiconque demeure sur l’usure et ne la quitte
pas, il est du droit de l’Imâm de lui ordonner de se repentir, et
s’il ne la quitte pas : il doit être décapité. Nous demandons alors
à nos opposants qui ment sur nos savants et qui interprètent mal
leurs paroles : Ô vous qui prétendez que quiconque commet un
péché a jugé par autre que la loi d’Allah, ne voyez vous pas qu’ibn
‘Abbas juge donc mécréant certaines personnes pour le simple
acte de ne pas avoir jugé par la Loi d’Allah ?!Celui qui refuse de
donner la Zakat, qui ne jeûne pas le Ramadan et qui ne cesse pas
l’usure l’orsqu’on le lui ordonne, n’a t’il pas juger par autre que
la loi d’Allah d’après vous ? Pourtant, ibn ‘Abbas juge ces gens là
mecreants. Et ibn Al-Qayyim lui-même considéra que cet avis
est un avis incorrect : il dit :
“Et certains ont interprété ce verset comme concernant celui
qui abandonne le jugement par la Loi d’Allah en le reniant, et
ceci est l’avis de ‘Ikrima et c’est une interprétation peu probable
car le simple fait de renier est une mécréance qu’il juge ou non.
[Madarij As-Salikin 1/336]

Ensuite, affirmer que “juger par autre que la Loi d’Allah est du
Kufr duna Kufr tant qu’il n’y a pas d’Istihlal“ ouvre une porte vers
la mécréance majeure qu’il sera impossible de refermer :
En effet, que dit-on si le gouverneur ordonne au peuple d’offrir
des sacrifices aux morts les jours des fêtes des sidis du pays, car il
a reçu un pot de vin de la part d’un Soufi, mais il reconnait qu’il
a tord et que ceci est interdit en Islam, que seul Allah mérite les
sacrifices, mais qu’il le fait , il le fait par passions ? ou pour faire
plaisir à son peuple ? Est-il alors coupable de Kufr duna Kufr ?
Si vous dites : “Non ! Ceci est de la mécréance majeure !” Nous
vous répondons que vous avez alors, d’après votre principe, juger
mécréant sans raison valable vu qu’ici il n’y a pas eu d’Istihlal. Si
vous répondez : “Mais là, il a ordonné du Shirk !” Nous répondons
que les législateurs eux aussi ordonnent le Shirk, lorsqu’ils
stipulent que la source de législation est un autre qu’Allah, et
que seul ce que le parlement vote comme lois seront les lois qui
priment même si cela va contre ce qu’Allah a dit, et ceci a été
prouvé en long et en large. Et si vous dites :
“C’est du Kufr Duna Kufr malgré tout !” Alors vous vous êtes
opposés à l’unanimité catégoriques des gens de la Qibla, et vous
avez été plus loin encore que les Jahmiyah.

Cheikh Sulayman ibn ‘Abdallah Ash-Cheikh a dit :


“Sache, qu’Allah te fasse miséricorde, que lorsque l’homme fait
semblant d’être d’accord avec la religion des idolâtres par peur
d’eux, par flatterie ou par courtoisie afin d’écarter leur mal, alors
c’est un mécréant comme eux. même si en réalité il déteste leur
religion et les (les idolâtres) déteste, et qu’il aime l’islam et les
musulmans. “ [Durar As-Saniyyah 8/121]

Et il dit : “Puis Allah nous informa que la cause de cette


mécréance et de ce châtiment ne sont pas le faite qu’ils aient été
convaincus par l’idolâtrie, ou qu’ils aient ignoré le monothéisme,
ou qu’ils aient détesté la religion ou aimé la mécréance Mais la
cause de cela est qu’ils ont eu dans cela une jouissance mondaine
et qu’ils l’ont préféré à la religion et à la satisfaction du Seigneur
des mondes. Alors Allah dit : “Il en est ainsi, parce qu’ils ont aimé
la vie présente plus que dans l’au-delà. Et Allah, vraiment ne guide pas
les gens mécréants.” Allah les jugea alors mécréants, et annonça
qu’Il ne les guidera pas même s’ils prétendent l’avoir faire par
amour pour ce bas monde. Ensuite, Allah nous informa que ces
apostats sont ceux de qui il scella le cœur, les oreilles et les yeux,
pour cause de leur préférence de ce bas monde à l’au-delà, et que
ce sont les insouciants. Ensuite, Allah informa, afin d’appuyer
l’information précédente, que ceux là seront les perdants dans
l’au-delà. [Durar As-Saniyyah 8/133]
Cheikh Al-Islam ibn Taymiyah dit :
“Allah a dit :

ۢ ْ ‫ِإيَمٰـِنِهٓۦٓ ِإاَّلا َم ْْن ُأ ُ ْْكِرَه َوَقَ ْْلُبُهُۥ ُم‬


َ ‫ْط ََمِئِ �ٌّۢن ِبِٱِإْل� ِ ي ََم ٰٰـ ِِن ََوَلَ ٰٰـ ِِكن َّمَن َش َََر ََح ِبِ ْٱْل ُُك ْْف ِِر‬
‫َص ْْد ًۭۭر� ا‬ ُ ُ َ َ ِ َ ِ ِ ِ َٰ ِ
�‫َع ِِظ ۭيٌۭم‬ َ ‫ٱِهَّلل ََوَلَ ُُه ْْم‬
َ ٌ‫َع ََذاٌب‬ ِ � َ‫ٌۭب� ِِّم� َن‬ ۭ ‫َض‬ َ ‫َفََعََلَ ْْي ِِه ْْم‬
َ ‫َغ‬
“Sauf celui qui y est contraint, alors que son cœur reste rassuré sur
la Foi, mais quiconque ouvre son cœur avec la mécréance :
ceux la ont sur eux la colère d’Allah et ont un terrible châtiment”
[Sourate 16 Verset 106]

Or ce verset indique la décadence de l’avis de Jahm et de ses


adeptes, car ce verset à classé toute personne qui tiendrait des
propos de mécréance parmi les mécréants menacés, sauf celui
qui est contraint et dont le cœur est rassuré sur la Foi.
Et si on dit : “Mais Allah a dit : “Mais quiconque ouvre son cœur avec
la mécréance” On répondra alors : “Ceci concorde avec le début du
verset, car celui qui commet de la mécréance sans y être contraint,
il a ouvert son cœur avec la mécréance sinon le début du verset
contredirait la fin. Et si cela voulait parler de celui qui commet la
mécréance en ouvrant son cœur, et que cela puisse arriver même
lorsqu’on le fait sans être contrainte, alors le verset n’aurait pas
fait exception pour le contraint uniquement, mais il aurait fallu
excepter le contraint ainsi que celui qui commet de la mécréance
qui n’est pas contraint sans ouvrir son cœur à la mécréance.
Lorsqu’il tient des propos de mécréance par opportunisme : il
a ouvert son cœur avec la mécréance et ceci est une mécréance.
[Majmu’ Al-Fatawa 7/220]

Dès-lors nous savons que celui qui ordonne le Shirk est un mécréant, même s’il
ne considère pas que c’est licite et même s’il déteste le Shirk et qu’il aime l’Islam. La
cause de la révélation du verset, et ce qu’Allah a reproché aux Juifs dans le verset.
CHAPITRE 4
LA CAUSE DE LA RÉVÉLATION D’AL-MAIDAH 44

E nsuite, lorsque nous regardons la cause de la révélation du


verset, nous voyons qu’il fut révélé sur les Juifs ;
Al-Bukhari rapporte :
َ ‫ ََحَّدََثَِنِي‬، َ‫ُسَلَ ْْي ََماَن‬
ِ � ‫َع ْْب ُُد‬
‫ِهَّللا‬ ُ ‫َع ْْن‬ َ ،ٍ‫ ََحَّدََثََنَا َخَا ِِل ُُد ْبُْنُ ََم ْْخَلٍَد‬، َ‫ََحَّدََثََنَا ُُمَحََّمَ ُُد ْبُْنُ ُعُْثْ ََماَن‬
ُ
‫ِهَّللا صلى هللا عليه‬ ِ � ‫ُسو ُُل‬ ُ ‫َي ََر‬ َ ِ‫ُع ََم ََر ـ رضى هللا عنهما ـ َقَا ََل ُأِت‬ ُ ‫َع ِِن اْب ِِْن‬ َ ،‫َاٍر‬ ٍ ‫ْبُْنُ ِِديَن‬
ُ َ ُ َ َ َ
‫ َقاُلوا‬.”‫َّيٍَة َق ْْد َأْحْ ََدَثا ََج ِِميًعًا َفَقا ََل َل ُُه ْْم “ ََما َت َِِجُدُوَنَ ِفِي ِِكَت َاِبُِك ْْم‬ َ َ َ ٍ ‫وسلم ِبَِيَ ُُهو ِِدٍّي� ٍ ََوَيَ ُُهو ِِد‬
‫ُسو ََل‬ ُ ‫ُع ُُه ْْم َيَا ََر‬ُ ‫َسَالَ ٍٍم ْاْد‬ َ ُ‫ِهَّللا ْبُْن‬ َ ‫ َقَا ََل‬.َ‫يَم ْاْل ََوْجْ ِِه ََوالَّتَْجْ ِبَِيََة‬
ِ � ‫َع ْْب ُُد‬ َ ْ‫اَرَنَا َأَْحْ ََدُثُوا َتَْح‬
‫ِم‬ِ َ َ‫ِِإَّنَ َأَْحْ َب‬
َ َ ُ ْ
‫ ََو ََجَعَ ََل َيَْق ََرُأ ََما َق ْْبَل ََها ََو ََما‬،‫َعَلى آَيَ ِِة الَّرَْجْ ِِم‬ َ َ
َ ُ‫َض ََع َأ ََح ُُد ُُه ْْم َيَ ََدُه‬ َ
َ ‫َي ِبِ ََها َف ََو‬ ُ َ ِ�
َ ِ‫ َفُأِت‬.ِ‫الَّتَْو ََراِة‬
ْ ِ‫ِهَّللا ِب‬
ِ � ‫ُسو ُُل‬
‫ِهَّللا‬ ُ ‫ َفََأ َ ََم ََر ِبِ ِِه ََما ََر‬،ِ‫ َفَِإِ ََذا آَيَُةُ الَّرَْجْ ِِم َتَْحْ َتَ َيَ ِِدِه‬. َ‫اْرَفَ ْْع َيََدََك‬ ْ ‫َسَالَ ٍٍم‬ َ ُ‫َبَ ْْع ََدَهَا َفََقَا ََل َلَُهُ اْبُْن‬
َ‫ َفَ ََرَأَْيُْتُ ْاْلَيَ ُُهو ِِدَّي‬،‫ُع ََم ََر َفَ ُُر ِِج ََما ِِع ْْن ََد ْاْلَبََالَ ِِط‬ ُ ُ‫ َقَا ََل اْبُْن‬.‫صلى هللا عليه وسلم َفَ ُُر ِِج ََما‬
َ َ ‫َأَْجْ َنََأ‬
.‫َعَلَ ْْي ََها‬
“Ibn ‘Omar rapporte : Qu’un juif et une juive furent amenés au
messager d’Allah , et tout deux avaient commis l’adultère.
Le messager d’Allah ‫ ﷺ‬leurs demanda :
“Que trouvez-vous comme sentence dans votre Livre sacré ?”
Ils répondirent : “Nos rabbins ont innové la sentence qui est de nous
mettre sur le dos d’un âne avec le visage enduit de noire.”
‘Abdallah ibn Salam ‫ رضي هللا عنه‬dit alors :
“Ô Messager d’Allah, dis leur de venir avec la Torah !”
On apporta la Torah, et le Juif cacha le verset prescrivant la
lapidation, et ne lut que ce qui se trouvait avant et après.
Ibn Salam dit alors : “Lève donc ta main !” Le verset de la
lapidation était dessous, alors le messager d’Allah ‫ﷺ‬, ordonna
qu’on les lapide.” Ibn ‘Umar a ajouté : “Ils ont donc tous deux été
lapidés au Balat et j’ai vu le Juif abritant la Juive.”
[Sahih Bukhari n°6819]

Et Muslim rapporte dans son Sahih n°4536 : D’après Al-Bara’


ibn Al-‘Azib qui dit : “Le Messager d’Allah ‫ ﷺ‬rencontra un
juif à qui on avait noirci le visage et qui se faisait fouetter. Le
messager les appela alors et leur dit : “Est-ce là la sentence que vous
trouvez dans la Torah ?” Le Juif répondit : “Oui” alors le Messager
d’Allah ‫ ﷺ‬appela l’un de leur savant et lui dit : “Je t’abjure par
celui qui révéla la Torah à Mussa ‫مالسلا هيلع‬, est-ce la la sentence que
vous trouvez dans la Torah ?” Il (le savant juif) dit : “Non par Allah
! Et si tu ne m’avais pas abjuré de cette manière je ne te l’aurais
pas dit, nous trouvons dans la Torah la peine de lapidation
pour l’adultère, mais cette chose s’est rependu chez les nobles
des nôtres, alors lorsque nous trouvions un noble le commettre,
nous le laissions et lorsque c’était un miséreux nous lui
appliquions la sentence. Alors nous nous sommes dit (le peuple
juif) : “Trouvons une sentence que nous appliquerons autant sur le
miséreux que sur le noble !” Alors nous nous sommes entendus sur
le fouet et le noircissement du visage. Le Messager d’Allah ‫ ﷺ‬a
dit : “Ô Allah, je suis le premier à faire revivre ce qu’ils ont fait mourir”
Puis il ordonna de le lapider, et Allah révéla ensuite le verset : “Ô
Messager ! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréance;
parmi ceux qui ont dit : “Nous avons cru” avec leurs bouches sans que
leurs cœurs aient jamais cru et parmi les Juifs qui aiment bien écouter
le mensonge et écouter d’autre gens qui ne sont jamais venu à toi et qui
déforment le sens des mots une fois bien établi.”
Ils disent : “Si vous avez reçu ceci, acceptez-le et si vous ne l’avez pas
reçu, soyez méfiants” Les juifs dirent : “Allez chez Muhammad ‫ ﷺ‬et
s’il vous décrète le fouet alors suivez le, et s’il vous ordonne la lapidation
alors prenez garde.” Allah révéla alors : “Et ceux qui ne jugent pas
d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants”, “Et ceux qui
ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustes”,
“Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les
pervers” Et tous furent révélé sur les mécréants. Allah a reproché
ici aux juifs de ne pas avoir juger par la Loi d’Allah, et Allah n’a
pas parlé de leur mensonge lorsqu’ils ont prétendu au messager
d’Allah que la loi de la Torah était le fouet. Allah ne leur a pas
dit ici :

ِ � ‫يِه ْْم ُثَُّمَ َيَُقُوُلُوَنَ ََه ٰٰـ ََذا ِِم ْْن ِِعن ِِد‬
‫ِهَّللا ِِلَيَ ْْشَت َُُروا ِبِ ِِه َث َ ََمًنًا‬ َ ‫َفَ ََو ْْي ٌٌل ِِّل�َّلَِذِيَنَ َيَ ْْكُتُُبُوَنَ ْاْل ِِكَت‬
ِ ‫َاَب ِبَِأ َ ْْي ِِد‬
َ‫َّلَُهم ِِّم� َّمَ ا َيَ ْْك ِِسُبُوَن‬ ِ ‫ْت َأ َ ْْي ِِد‬
ُ ‫يِه ْْم ََو ََو ْْي ٌٌل‬ ُ ‫َقَ ِِلياًلاۖ ۖ َفَ ََو ْْي ٌٌل‬
ْ َ‫َّلَُهم ِِّم� َّمَ ا ََكَتََب‬
“Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres mains composent un
livre puis le présentent comme venant d’Allah pour en tirer un vil
profit! - Malheur à eux, donc, à cause de ce que leurs mains ont écrit, et
malheur à eux à cause de ce qu’ils en profitent!”
[Sourate 2 Verset 79]

Allah ne leur a pas dit non plus ici :

ُ‫ِهَّللا ُثَُّمَ ُيُ ََح ِِّر� ُفُوَنَُه‬


ِ � ‫اَم‬ ٌ ‫َأََفََت َْْط ََمُعُوَنَ َأَن ُيُْؤْ ِِمُنُوا َلَ ُُك ْْم ََوَقَ ْْد ََكاَنَ َفَ ِِر‬
َ ‫يٌق ِِّم� ْْن ُُه ْْم َيَ ْْس ََمُعُوَنَ ََكاَل‬
َ‫َعَقَُلُوُهُ ََو ُُه ْْم َيَ ْْعَلَ ُُموَن‬
َ ‫ِِمن َبَ ْْع ِِد ََما‬
“Eh bien, espérez-vous (Musulmans) que des pareils gens (les Juifs)
vous partageront la foi? alors qu’un groupe d’entre eux ; apres avoir
entendu et compris la parole d’Allah, la falsifièrent sciemment.”
[Sourate 2 Verset 75]
Mais Allah, ici, leur a dit : “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce
qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les mécréants” il n’a aucunement
été dis que la cause de la mécréance ici ait été de mentir sur Allah,
bien que mentir sur Allah soit incontestablement une mécréance.
mais ici c’est le simple fait d’abandonner la Loi d’Allahqui fut
la cause de la mécréance principale. ce verset ne fait aucunement
allusion à la conviction du juge, et encore moins au fait d’avoir
mentit sur Allah. D’ailleurs, dans la version d’Al-Bukhari,
il n’y fut pas fait mention du mensonge des Rabbins mais
uniquement du fait d’avoir remplacé la Loi d’Allah par une autre
loi conventionnelle. De plus, le mensonge contre Allah n’a été
fait qu’après que le prophète ne leur demande la sentence,avant
cela rien ne prouve que les juifs attribuaient leur loi à Allah. Ce
pourquoi le verset en lui-même ne leur reproche pas ici d’avoir
mentit sur Allah, car ceci leur fut reproché dans d’autres versets,
mais bien uniquement le fait d’avoir juger par autre que la Loi
d’Allah en la remplaçant par une autre loi conventionnelle. À
nos opposant donc, de nous prouver que si les juifs n’avaient
pas mentit à Muhammad ‫ ﷺ‬quant à la loi de la Torah, leurs
acte n’aurait pas été une mécréance majeure, alors que le sens
apparent du verset lui nous avance le contraire.
Ensuite nous leur demandons : Si le gouverneur dit au peuple :
“J’annonce qu’il y aura a partir de dorénavant 7 prières obligatoires
à la Mosquée, et par conséquent 7 appels à la prières” et qu’on lui
demande : “Est-ce la loi d’Allah ?” et qu’il réponde :
“Non par Allah, ce n’est pas la Loi d’Allah c’est moi qui le demande ;
c’est passionnel je sais qu’en fait il n’y a que 5 prières obligatoires”
serait il coupable de mécréance mineure ou majeure ?
Nul musulman n’aurait le droit de se retenir d’affirmer que
c’est de la mécréance majeure qui l’expulse de l’Islam. L’avis du
Cheikh ‘Abd Al-Latif ibn ‘Abd Ar-Rahman Ash-Cheikh :
Nos opposants nous disent qu’Abd Al-Latif ibn ‘Abd Ar-
Rahman, petit fils de l’imam Muhammad Ibn ‘Abd Al-Wahhab,
ne jugeait pas mécréant celui qui se réfère aux lois occidentales si
c’est fait sans le permettre dans son cœur. Voici ce que le Cheikh
‘Abd Al-Latif ibn ‘Abd Ar-Rahman dit dans Minhaj Ta’sis pages
70&71 et qui consiste en l’argument de notre opposant :
“Le jugement n’est interdit que s’il s’appuie sur une fausse
législation qui contredit le Livre et la Sounnah : comme les
lois grecques, occidentales, tatars et leurs lois tirées de leur
opinions et passions. Et également les anciens du dessert et leurs
traditions répandu. Celui qui rend licite (istahalla) le fait de juger
avec, il est Mécréant. Allah a dit : “ceux qui ne jugent pas selon ce
qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants”. Ce verset, certains
exégèses ont dit dessus que la mécréance visé par ce verset était
une mécréance en dessous de la grande mécréance, parce qu’ils
ont compris qu’elle englobe celui qui juge par autre que les lois
d’Allah sans pour autant rendre cela licite. Mais ils ne divergent
pas quant au sens général du verset qui vise celui qui le rend
licite et dont la mécréance fait sortir de la religion. Si tu sais cela,
alors tu comprendra la parole du commandeur des croyants au
sujet de la parole des Khawarijs :
“Le jugement n’appartient qu’à Allah“ :
“C’est une parole de vérité par laquelle ils visent le faux”
[La traduction est celle de nos opposants].

La réponse :
Nos opposants veulent en venir à deux choses ;
1 : Faire croire que le Cheikh ici, considère que nous sommes
des Khawarij car nous jugeons mécréant celui qui se réfère aux
les lois occidentales pour juger les gens sans pour autant déclarer
que c’est licite, et que nous utilisons une parole vraie pour
affirmer une fausseté. une erreur de traduction, lorsqu’il a dit :
“Mais ils ne divergent pas quant au sens général du verset qui vise
celui qui le rend licite ei dont la mécréance fait sortir de la religion.”
En effet, il mettent la phrase à la négative alors que le Cheikh
parlait à l’affirmative :
‫ وأن كفره مرج عن اللة‬،‫لكنهم يتنازعون في عمومها للمستحل‬
“Mais ils divergent quant au sens général du verset en ce qui concerne
celui qui le rend licite et dont la mécréance fait sortir de la religion.”
Ceci, à moins que les deux éditions que j’ai lu contiennent
toutes les deux une faute de frappe, ce qui n’est pas impossible.
Mais ceci nous importe peu.
2 : Ils veulent faire croire que le Cheykh ne juge musulman
celui qui se réfère aux lois occidentales tant qu’il n’a pas rendu
cela licite. Réponse :
Quant à la première insinuation, qui est que le Cheikh nous
considère sur la voie des Khawarij si nous ne prenons pas en
compte l’istihlal comme condition d’apostasie de celui qui
gouverne par les lois occidentales, cette insinuation est fausse
et le Cheikh n’est certainement pas de cet avis là, et ce n’est pas
ça qu’il reproche aux Khawarij. Et pour s’en rendre compte nous
devons lire ce qu’il a dit un peu avant : Voici la parole du Cheikh,
du début à la fin : Et ce que tu va rencontrer par ambiguïtés par
lesquelles argumente Al ‘Iraqî sont du même genre que celles
des Qarâmita et des Bâtiniya, sur la même méthode hideuse et
impie qu’ils ont prétendu, et vous auraient ensuite une réponse
détaillée si Allah le veut. Lorsqu’il (Al-‘Iraqi dit :
“Certes, lorsque le Cheikh (Muhammad ibn ‘Abd Al-Wahhab)
et ceux qui le suivent disent : “Nul ne mérite d’être adoré si ce n’est
Allah” c’est du même genre que ce que disaient les Khawarij :
“Seul Allah juge !” Et ce qu’on leur répond, c’est que cette parole
est certes juste, mais où est celui qui adore un autre qu’Allah s’il
est musulman, prononce les deux attestations, pratique la prière,
donne la Zakat et fait le Hajj ?” [fin de citation d’Al-’Iraqi]
La réponse est de dire :
Les Khawarij sont fautifs et injustes pour cette hostilité
envers les compagnons du Messager d’Allah ‫ ﷺ‬car certes, les
compagnons n’ont jamais pris un autre juge que le Coran,
et certes les hommes jugent d’après le Coran alors ceci troubla
les Khawarij qui ne comprirent pas que tous les jugements légaux
qui proviennent du Coran et de la Sunnah, ce sont alors le Coran
et la Sunnah qui sont les deux juges, et il ne faut pas attribuer
ce jugement aux hommes, sans précision. Et il fut dit dans la
Sunnah qu’il faut obéir dans le bien, c’est-a-dire ce qu’Allah a
exigé ou agréé comme obligations & recommandations. Or, le
jugement n’est interdit que s’il s’appuie sur une fausse législation
qui contredit le Livre et la Sounnah: comme les lois grecques,
occidentales, tatars et leurs lois tirées de leurs opinions et
passions, Et également les anciens du désert et leurs traditions
répandues. Celui qui rend licite (istahalla) le fait de juger avec, il
est Mécréant. Allah a dit : “Ceux qui ne jugent pas selon ce qu’Allah
a révélé, ceux-là sont les mécréants”. Ce verset, certains exégèses
ont dit dessus que la mécréance visée par ce verset était une
mécréance en dessous de la grande mécréance, parce qu’ils ont
compris qu’elle englobe celui qui juge par autre que les lois
d’Allah sans pour autant rendre cela licite. Mais ils divergent
quand au sens du général du verset en ce qui concerne celui qui
le rend licite et dont la mecreance fait sortir de l’islam. Si vous
savez cela, alors vous comprendrait la parole du commandeur
des croyants au sujet de la parole des Khawarij :
“Le jugement n’appartient qu’à Allah” ;
“C’est une parole de vérité par laquelle ils visent le faux”
Maintenant, nous savons que le faux visé par les Khawarij,
c’est de dire que les compagnons ont jugé à la place d’Allah !
Ce n’est pas de dire que celui qui ne juge pas d’après la Loi
d’Allah est un mécréant C’est évident puisque le Cheikh a
expliqué au début du texte quel fut la faute des Khawarij :
“Les Khawarij sont fautifs et injustes lorsqu’ils éprouvent cette
hostilité envers les compagnons du Messager d’Allah ‫ ﷺ‬car
certes, les compagnons n’ont jamais pris un autre juge que le
Coran alors que ces gouvernement, aujourd’hui, ils ont pris un
autre juge que le Coran, c’est un fait indiscutable.

Donc, il est évident que lorsque nous disons :


“Ils se sont accaparé le jugement, or le jugement n’appartient qu’à Allah”
nous n’avons pas là visé de la fausseté des Khawarij !
Alors que nous, nous jugeons mécréants des gens qui ont
clairement adopté la laïcité extérieurement, et qui séparent
leur constitution de l’Islam. Alors comment oser dire que ceci
est la même fausseté que ce qu’on voulu les Khawarij ?! Pour
ce qui est de la deuxième insinuation, qui est que le Cheikh
jugerait musulman celui qui gouverne par les lois occidentales
lorsqu’il ne le considère pas licite et qu’il avoue son péché en
le faisant ; “Regardez ! Les Khawarij faisaient le Takfir de gens
qui n’ont jamais abandonné le Livre d’Allah et n’ont jamais jugé
par autre que Lui, mais les Khawarij pensaient par mauvaise
compréhension, que ce qu’on fait les compagnons lors du conflit
entre ‘Ali ibn Abi Talib et Mu’awiyah consistait à prendre un
autre juge qu’Allah. Alors comment nous comparer à eux,
nous qui jugeons mécréant des gens qui ont ouvertement
déclaré qu’ils ne se réfèrent pas au Coran ni à la Sunnah pour
établir les lois de leur pays ?! “Regardez bien que le Cheikh parle
de “certains exégèses” et non de tous ! Ce qui réfute la thèse
de l’unanimité de nos opposants. Dans ce texte, le Cheikh n’a
parlé que du statut de celui qui considère licite de juger par les
lois occidentales, mais il n’a nul parle déclaré son avis quant au
jugement de celui qui le fait sans le considérer comme licite.
Au mieux, nous dirons qu’effectivement, on peut déduire de
ce qu’il a dit, qu’une telle personne est musulmane, ce que les
juristes appellent “Dalalat Al-Mafhum” c’est-à-dire :
ce que sous-entend le texte. Et il n’y a pas de mal à prendre en
considération le sous-entendu d’un texte, sauf lorsqu’il existe un
autre texte sur le même sujet dont les termes prononcés
(Al-Mantuq) contredisent le sous-entendu (AI-Mafhum) du
premier texte. Et ceci est bel et bien le cas voyons ensemble ce
que dit le Cheikh ‘Abd Al-Latif ibn ‘Adb Ar-Rahman au sujet
de ceux qui jugent d’après les lois occidentales ;
1 : Dans Durar As-Saniyyah 8/353, 354 :
“Et leur polythéisme a atteint l’abolition de la Seigneurie
d’Allah, et de Ses Hautes Qualités, la consécration au culte de
leurs idoles, et il a atteint l’opposition à la Loi de Muhammad
(‫)ﷺ‬, avec les lois des Tawaghit et les lois occidentales ! Celui
qui polémique en faveur de ceux qui se mélangent à ces gens là
et qui participent à leurs consultations, et abandonne l’exile vers
Allah et Son messager. (‫ )ﷺ‬Et beaucoup d’inconscients ont été
touché par ce fléau celui qui polémique en leur faveur, et sur la
permission de s’emparer des biens de leurs troupes celui là ne
sait pas où en sont les gens aujourd’hui, dans leur religion.
Il doit alors corriger sa croyance, et réviser la religion de l’Islam
depuis sa base même : et qu’il médite sur les tentions qu’il y avait
entre les Prophètes et leurs peuples :
à quel sujet était-ce ? Et comment ? “Et Ton Seigneur suffit
comme Guide et Sauveur.” Et ce que je te prescrits, c’est d’être
intransigeant avec ces ignorants, qui s’adonnent à la destruction
des piliers de l’Islam et qui en effacent les vestiges. Et qu’Allah
bénisse Muhammad (‫)ﷺ‬.
Observation :
Ici, le Cheikh a clairement considéré les lois humaines comme
une opposition à la Loi de Muhammad ‫ ﷺ‬et une abolition de
la Seigneurie d’Allah, puis il considéra que celui qui polémique
en leur faveur a besoin de réviser l’Islam à la base même. or ceci
montre qu’il considère que celui qui polémique en leur faveur
n’est pas musulman, sinon il ne lui dirait pas de réviser la base de
l’Islam. Si ceci concerne celui qui polémique en leur faveur, que
dire d’eux alors !

2 : Durar As-Saniyyah 10/426 :


“[Recourir au jugement des traditions et coutumes en cas
de litige.] Et le Cheikh ‘Abd Al-Latif ibn ‘Adb Ar-Rahman
fut interrogé concernant les jugements par lesquels jugent les
bédouins comme traditions ancestrales,

Question :
“Les nomment-on mécréant après leur avoir donné une explication ?”

Il répondit : “Quiconque recourt au jugement autre que celui du


Livre d’Allah et de la Sunnah de Son messager ‫ ﷺ‬après avoir reçu une
explication : C’est un mécréant.”

Allah a dit : “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait
descendre, ce sont ceux-là qui sont les mécréants”
Et Allah a dit : “Est-ce une autre obéissance que celle d’Allah qu’ils
veulent ?” Et Allah a dit : “N’as-tu pas vu ceux qui prétendent avoir Foi
en ce qui t’a été révélé et ce qui fut révélé avant toi ? Ils veulent recourir
au jugement du Taghut, alors que c’est lui qu’ils furent commandé de
désavouer.” Et Allah a dit : “Nous avons envoyé à chaque communauté
un messager pour leur dire : Adorez Allah et écartez vous du Taghut”
Et il y a beaucoup de versets qui vont dans ce sens.”
Observation :
Ici, le Cheikh a donné le statut de mécréant à celui qui recourt
au jugement du Tâghoit après que la preuve lui ait été établis,
la condition pour donner le statut de mécréance ici n’est donc
pas de rendre licite la chose, mais le simple fait d’en connaître
l’interdiction et de la commettre malgré cela. Or il est connu
que celui qui commet un grand péché ne devient pas mécréant,
même après que la preuve lui ait été établie.
3 : Durar As-Saniyyah 8/407 :
“Tu les vois courir dans une assemblée où se trouve le malheur,
près de toute impiété.
Pire ; il s’y trouve la loi des chrétiens pour juge,
Pire ; toutes les lois ont été abolies, jusqu’à l’appel à la prière.
Et ils prennent les lois du prophète et de ses compagnons,
selon leur Loi, comme une sottise Et trouvent que tuer ceux qui
établissent Sa religion, est soit disant, le meilleur des cultes.
Quant à la débauche, c’est pour un une chose tolérable, s’y
distraient les vieux comme les jeunes. Et ce qui est interdit, dans
leur loi et leur chemin, ce n’est que le viol du pédéraste et des
femmes. Regarde comme les fleuves de la mécréance ont jailli et
comme la Loi du Très Miséricordieux fut rejetée.
Observation :
Ici il considéra clairement que le faite que la loi des chrétiens
soit juge, est une mécréance. Et ce genre de lois se trouvent
encore dans les pays dit “Musulman“ aujourd’hui : la liberté
d’expression, de culte, l’égalité des sexes et des êtres humains
de même nationalité en droits; la traque au “fondamentalisme
et la persécution des “extrémistes” et contre ceux qui incitent à
destituer ce gouvernement ; tous ceci est considéré comme un
service rendu à la nation et un devoir religieux ; et l’une des plus
nobles adorations.
4 : Durar As-Saniyyah 14/200 :
“Et on peut inclure dans la première catégorie [celle de la grande
mécréance] le fait d’assister à ces assemblées où sont rejetés les
lois d’Allah et de Son messager (‫)ﷺ‬, où on juge d’après les lois
occidentales des chrétiens et des athées, et où on assiste à la
moquerie envers les Lois de l’Islam et de ceux qui y adhèrent :
celui qui a dans le cœur une once de jalousie et de vénération
pour Allah ; rejettera et se crispera face à ces horreurs, et à l’idée
de s’unir avec ces gens là et d’habiter chez eux.”
Observation :
Ici le Cheikh juge mécréant celui qui assiste, seulement, à ces
assemblées législatives ; et il considère que ceci est : de la grande
mécréance expulsant de l’Islam. Si ceci concerne celui qui assiste
uniquement, que dire de celui qui participe ?
Conclusion :
Dans toutes ces citations, le Cheikh a clairement exprimé son
avis quant à ces lois inventées par les hommes et ceux qui les
appliquent ou qui participe à leur élaboration, au point que nous
ne pouvons plus donner de crédit à ce que l’on peut déduire de
ses propos lorsqu’il dit : “Celui qui rend licite (istihlal) le fait de
juger avec, il est Mécréant. on comprend parfaitement de par
ces autres citations, que le Cheikh considère également celui qui
ne les rend pas licite, mécréant, ainsi que celui qui polémique en
faveur de ces gens là, et celui qui assiste à leur assemblée sans les
condamner. Dès lors, les déductions tirées de ses propos dans
Minhaj Ta’sîs sont des propos équivoques, alors que les citations
que nous avons faites sont nette et claires dans leurs signification.
L’avis du Cheikh Sulayman ibn Sahman ;
Nos opposants nous affirment que Cheikh Sulayman ibn
Sahman considère le fait de recourir à la loi du Taghut lors des
litiges n’est pas de la grande mécréance et n’annule pas l’Islam.
Pour affirmer cela; ils se basent sur ce qu’a dit le Cheikh dans
Irchadut Talib : “Mais il faut savoir que celui qui recourt au
jugement des Tawaghit lors des litiges, ou juge par autre que
la loi d’Allah en étant convaincu que leur loi est meilleur que le
jugement d’Allah et de Son Messager (‫)ﷺ‬, celui-ci est attribué
à la mécréance de conviction, cela en fait même pleinement
partie vue qu’il a eu des convictions que la loi du Taghut est
meilleur que la loi d’Allah, qui fait sortir de l’Islam comme cela
fut mentionné dans les dix causes d’annulation de l’Islam. Quant
à celui qui recourt au jugement du Taghut en étant convaincu
que son jugement est faux, alors ceci est de la mécréance de l’acte.
Ils disent donc : que le Cheikh ibn Sahman ici a considéré que
si le recours au jugement du Taghut est fait sans conviction, c’ést
de la mécréance mineure.

Réponse :
Premièrement ; Aucun homme n’a le droit d’être suivit ou obéit
lorsqu’il va à l’encontre de la vérité; et nul vérité ne mérite d’être
remise en cause sous prétexte qu’un être humain la contredise.
Deuxièmement ; Sulayman ibn Sahman n’a pas parlé ici de
mécréance mineure ou majeure, mais bien de mécréance de
conviction et de mécréance de l’acte. Pour bien comprendre,
nous devons lire ce passage ainsi que les quelques lignes qui
le précèdent : “Regarde donc, qu’Allah te fasse miséricorde, ce
que les savants ont dit, que la mécréance est de deux sortes : la
mécréance du cœur ; qui inclus le rejet et le refus, la mécréance
de rejet et de refus consiste à mécroire en ce que l’on sait être
un enseignement du Messager d’Allah ‫ ﷺ‬de la part d’Allah, par
rejet et refus envers les noms et attributs d’Allah et Ses fonctions
et ses lois, dont la base est Son Unicité et le monothéisme envers
Lui, sans aucun associé : et cette mécréance s’oppose à la Foi sous
tous les aspects et c’est cette mécréance qui expulse de la religion
islamique car elle s’oppose à la Foi sous tous les aspects.

Pour ce qui est de la deuxième sorte ; C’est la mécréance de


l’acte qui est elle-même de deux sortes : L’une qui fait sortir de la
religion et l’autre qui n’en fait pas sortir.

Quant à la première sorte ; C’est celle qui s’oppose à la Foi,


comme de prosterner pour une idole, mépriser le Coran, tuer un
Prophète ou l’insulter. La deuxième sorte est celle qui ne fait pas
sortir de la religion : comme le fait de juger par autre que la Loi
d’Allah et abandonner la prière, ceci est de la mécréance de l’acte
et non du cœur. Et de même, le Hadith où le prophète ‫ ﷺ‬a dit :
“Ne redevenez pas mécréants après ma venue en vous égorgeant
mutuellement...” Et le Hadith : “Celui qui va voir un devin et le croit,
ou qui sodomise sa femme; il a mécru en ce qui fut révélé à Muhammad.”

Ceci est de la mécréance de l’acte et ce n’est pas comme se


prosterner pour une idole ou mépriser le Coran ou tuer un
Prophète ou l’insulter mais tout ceci est nommé mécréance.
Jusqu’à la fin de ses propos [à ibn Al-Qayyim]

Mais il faut savoir que celui qui recourt au jugement des


Tawaghit lors des litiges, ou juge par autre que la loi d’Allah en
étant convaincu que leur loi est meilleur que le jugement d’Allah
et de Son Messager (‫)ﷺ‬, celui-ci est attribué à la mécréance de
conviction, cela en fait même pleinement partie vu qu’il a eu
conviction que la loi du Taghut est meilleur que la loi d’Allah,
qui fait sortir de l’Islam, comme cela fut mentionné dans les
dix causes d’annulation de l’Islam. Quant à celui qui recourt au
jugement du Taghut en étant convaincu que son jugement est
faux, alors ceci est de la mécréance de l’acte. Le passage qui pose
problème, C’est lorsqu’il donne pour exemple de mécréance de
l’acte qui n’expulse pas de l’islam ; “comme le fait de juger par autre
que la Loi d’Allah et abandonner la prière”. ceci alors qu’ibn Al-
Qayyim juge mécréant et non musulman celui qui abandonne
la prière, et ne considère pas l’abandon de la prière comme
une mécréance mineure, pourtant il l’a considère comme une
mécréance de l’acte et non une mécréance de conviction.
Mais les propos d’Ibn Al Qayyim ici, parlent de celui qui ne
juge pas d’après la loi d’Allah et non pas de celui qui recourt
à la Loi du Taghut pour juger de ses litiges, alors que Cheikh
Sulayman ibn Sahman nous dis à la fin de la citation : “Quant à
celui qui recourt au jugement du Taghut en etant convaincu que
son jugement est faux, alors ceci est de la mécréance de l’acte
or nous savons que la mécréance de l’acte est de deux sortes ;
l’une expulse de l’Islam et l’autre n’en expulse pas ; et ici Cheikh
Sulayman ibn Sahman n’a pas mis en évidence quel sortes de
mécréance de l’acte visait-il ? Par contre, il fut tout simplement
catégorique dans un autre de ses textes dans : Durar As-Saniyyah
10/510, 511 : “Si tu sais que demander le jugement du Taghut est
une mécréance, eh bien Allah nous a annoncé dans Son Livre
que la mécréance est plus grave que le meurtre, Il dit :
“Le fléau est plus grave que le meurtre”
Et : “Le fléau est pire que le meurtre.”
Or, le fléau ici, c’est la mécréance. De ce faite, si tous les
bédouins et les citadins s’entretuaient jusqu’à disparaître, cela
serait moins grave que si on nommait un seul Tâghoût qui
juge à l’encontre de la loi de l’Islam, qu’Allah a envoyé avec Son
messager. Nous disons : Si le faite de recourir à son jugement
est une mécréance, et que le litige est sur une affaire mondaine,
comment te serait-il alors permis de mécroire pour ça ? En effet,
un homme n’a pas de Foi tant qu’Allah et Son Messager (‫)ﷺ‬
ne lui sont pas plus chers que qui que ce soit d’autres, et que le
Messager (‫ )ﷺ‬lui soit plus cher que son fils, son père ou toute
l’humanité. Si tout tes biens mondains devaient disparaître, il
ne te serait pas permis de t’en référer au Taghut afin qu’il te
juge pour ne pas les perdre Et même si tu te trouvais dans une
situation où l’on t’oblige de choisir entre ; recourir au jugement
du Taghut, ou perdre tous tes biens mondains eh bien tu devras
obligatoirement choisir de perdre tes biens, et il ne te sera pas
permis de recourir au jugement du Taghut. Nous notons ici les
choses suivantes :
1 - Le Cheikh a considéré que recourir au jugement du Taghout
est pire que le meurtre, et ceci concerne le grand polythéisme.
2 - Le Cheikh a considéré que l’extermination des hommes
est moins grave que le recours au jugement du Taghut, or il est
claire qu’en Islam il est permis de violer une interdiction pour
sauver la vie d’un musulman, excepté les péchés suivants :
Les turpitudes, l’oppression, le Shirk et parler sur Allah sans
science, Cheikh Al-Islam ibn Taymiyyah ‫ رحمه هللا‬a dit :
“Et les choses qui sont interdite en toute situation et en aucun
cas permises sont : les turpitudes, l’injustice, l’idolâtrie, et le faite
de dire sur Allah ce qu’on ne sait pas, et les choses de ce genre.”
[Majmu’ Al-Fatawa, volume 14, page 477]

3 - Le Cheikh considère que perdre tous ses biens primes


sur le recours au jugement du Taghut cela souligne bien qu’il
ne considère pas cela comme de la mécréance mineure. Ensuite,
pour en venir à du concret, Cheikh Sulayman ibn Sahman dit :
“Et tout ce qu’il a dit comme mensonges accablants : et comme
dénigrements évidents contre les Wahhabites, ce sont plutôt
ceux-là, ces gens soit disant musulmans, qui ont montré ce que
cachaient leurs cœurs comme penchant pour les ennemis d’Allah
et les ennemis de Son messager et de Sa religion. Et cet infâme
irréligieux discriminateur en fait bien partie, il est de leurs
sauveurs et de ceux qui les aident, car il a certes mentit sur les
Wahhabites, et les a accusé de chose dont il est seul coupable,
lui et les siens, et non les musulmans ! Allah l’a démentit et lui
a renversé ses accusation sur la tête, et son infamie est retombé
sur lui et sur ce qu’il a secouru, pour cette constitution qu’ils ont
proclamé et sur laquelle ils se sont unis, ce qu’ils ont proclamé
comme mécréance et infamie en l’an 1326 de l’hégire ! Ils y ont
stipulé que cette constitution est Jésuite, Judaique, Ottomane et
Arabe ; et que tous ces groupes distincts de leur religion sont frères,
et qu’ils sont unis pour combattre quiconque transgresse la loi de
cette constitution. Et ils ont établis dans chaque endroits de leurs
terres des écoles où l’on enseigne aux gens le christianisme : et
ils ont nommé un juge général anglais mécréant qui juge des
litiges entre les gens car, disent t’ils, il est mieux informé sur la
politique ! Ce juge se trouve en Égypte. Ainsi, il est clair que ce
sont eux qui s’en rapprochent le plus, et qui ont pris les ennemis
de la religion pour alliés et frères; et que ce sont eux qui ont
couru vers cette corruption, et dans la tromperie et la rébellion.”
[Dya’u Chariq, page 680]

Ces propos sont évidents :


il juge mécréant ces gens à cause de leur constitution incluant
la liberté d’expression et l’unité nationale, et l’égalité de tous les
membres sans distinctions entre les religions : ce qui se retrouve
dans toutes les constitutions arabes sans exception.
L’avis de Sulayman ibn Sahman est net et sans équivoque
concernant le recours à la loi du Tâghoût et aux constitutions :
c’est de la mécréance majeure qui invalide l’Islam.
CHAPITRE 5
MUHAMMAD IBN IBRAHIM ASH-CHEIKH

C heikh Muhammad ibn Ibrahim, ex mufti de l’Etat apostat


saoudien, a écrit de nombreuse fatawa condamnant les
tribunaux saoudiens jugeant par la loi du Taghut, et il exposa
clairement que les lois humaines sont comme des idoles
adorées en dehors d’Allah, et affirma que celui qui les applique
est comme celui qui adore les idoles. II considéra même que
lorsqu’il y a une seule loi humaine appliquée dans un pays, ce
pays devient une terre de mécréance (Dar Al-Kufr) de laquelle
il est obligatoire de s’exiler dans la mesure du possible.
Il dit dans Majmu’ Al-Fatawa 6/188, 189 : Fatwa n°1451 ;

Question :
“Est-il obligatoire d’émigrer d’un pays de Musulmans gouverné par
une loi forgée ?”

Réponse : Le pays dans lequel on gouverne par une loi forgée


n’est pas un pays islamique. et il est obligatoire de le quitter, tout
comme le pays dans lequel l’idolâtrie apparaît ouvertement sans
qu’il n’y ait de blâme ou sans qu’on change la situation, il faut
quitter un tel pays.
En effet, la mécréance arrive lorsqu’il y a propagation de la
mécréance et qu’elle apparaît au grand jour. Un tel pays est un
pays mécréant. Par contre, s’il arrive qu’on juge par cette loi dans
certains cas isolés, ou qu’il y ait certaines mécréance en petit
nombre et sans qu’elles ne soient apparentes au grand jour, alors
c’est un pays d’Islam... Jusqu’à ce que le Cheikh dise :
“…Et tu pourras dire, si une personne qui gouverne par une loi
forgée dirait : “Mais j’ai conviction que cette loi est fausse” que ceci
(cette prétention) n’a aucun effet sur lui. Au contraire, il a cessé
d’appliquer la loi islamique, et c’est comme si une personne disait
: “J’adore les idoles, mais j’ai conviction que ces idoles sont fausses.”
Et si il est capable d’émigrer de ce pays où on gouverne par
les lois humaines forgés, cela devient une obligation pour lui”.
Regarde comme il compara celui qui juge avec une loi humaine
à celui qui adore une idole, et comme il considère que le pays
où on juge par ces lois est une terre de mécréance ! Or, il est
bien connu chez les salafs, que celui qui adore une idole est un
idolâtre.même s’il le fait sans croire que cette idole le mérite,
même s’il le fait pour obtenir de l’argent ou une femme, et
même s’il le fait par ignorance, et même s’il le fait alors qu’aucun
Prophète ne lui est parvenu. Mais nos opposants prétendent
que le Cheikh à changé d’avis sur la question, sous prétexte que
le Cheikh prononça une fatwa 5 ans plus tard, où il dit dans
Majmu’ Al-Fatawa 1/80 : “La concrétisation du témoignage que
Muhammad est le messager d’Allah (‫)ﷺ‬, prendre sa loi pour
juge, s’y conformer, et abandonner ce qui s’y oppose comme les
lois humaines, les inventions et toute les choses pour lesquels
Allah n’a fait descendre aucune autorité, que quiconque juge par
elles ou demande à être jugé par elles en pensant en la validité
de cela, ou qu’il en a le droit. croire en la permission de cela est
un ingrat coupable d’impiété gestuel ne l’expulsant pas de l’Islam.
Ils prétendent que cette fatwa est la plus récente, et qu’il y a
clairement changé d’avis.
Cependant, Muhammad ibn Ibrahim, en 1388 soit trois ans
après ce prétendu changement d’avis, a une autre Fatwa dans le
même recueil 12/263 ; où il disait encore :
“Je remercie votre excellence pour cette explication, mais la
chose que j’ai réprouvé et que refuse tout musulman, et j’en ai
parlé plusieurs fois avec le roi lui-même, c’est de choisir des
membres séculiers à côté des érudits dans cette organisation
comme le stipule l’énonciation envoyée aux membres, mettre
des séculiers avec les religieux revient à associer les règles qu’ils
éditent et ce au nom de la conciliation et avec leurs signatures
apposées ensemble. Et ceci sans aucun doute mettra ces règles là,
soumises aux passions des séculiers, comme elle sont soumises
aux avis des érudits, et il y a en cela une mise en égalité entre la
loi islamique et les lois humaines, et ouvrir la porte au jugement
par autre que la loi islamique et son remplacement. Or, ceci est
réprouvé par l’Imam des musulmans qu’Allah le préserve, de
même que tout musulman sincère dans son Islam, car en jugeant
par autre que la loi islamique entre les hommes cela signifie la
mécréance et l’expulsion de l’Islam, qu’Allah nous en préserve
!... 23/10/1388” Ici, il a clairement noté que juger entre les gens
par autre que la Loi d’Allah signifie la mécréance et la sortie de
l’islam, ce qui ne suggère en rien la mécréance mineure.
Muhammad ibn Ibrahim Ash-Cheikh (m. 1389 H), l’ancien
mufti du Royaume des As-Sa’ud, a dit :
‫ اعتقاد أنه حاكمة وسائغة وبعضهم يراها أعظم‬. ‫القوانين كفر ناقل عن الملة‬
‫ فإن‬، ‫ وال إله إال هللا أيضًا ً نقضوها‬.‫فهؤالء نقضوا شهادة أن محمد رسول هللا‬
.‫من شهادة أن ال إله إال هللا ال مطاع غير هللا كما أنهم نقضوها بعبادة غير هللا‬
‫ إذا حاكم إلى غير هللا مع اعتقاد أنه عاص‬. ‫ كفر دون كفر‬: ‫وأما الذي قيل فيه‬
‫وأن حكم هللا هو الحق فهذا الذي يصدر منه المرة نحوها أما الذي جعل قوانين‬
‫فهذا كفر ناقل‬...‫بترتيب وتخضيع فهو كفر وإن قالوا أخطأنا وحكم الشرع أعدل‬
‫عن الملة‬
Les lois humaines (Al-Qawanin) sont une mécréance qui
expulse de la religion. Le fait de croire que ces lois sont justes et
permises, et certains même en disent encore plus que cela, ces
gens là annulent leur attestation que Muhammad est le Messager
d’Allah (‫)ﷺ‬, et annulent également leur attestation qu’il n’y a
nulle autre divinité [digne d’être adoré] excepté Allah (la ilaha
illa llah). Il fait partie en effet de l’attestation de «la ilaha illa
llah» qu’il n’y a aucun être obéit en dehors d’Allah. Aussi, ils l’ont
annulée en adorant autre chose qu’Allah. Quant à ce qu’on appelle
“Kufr duna Kufr” (petite mécréance) c’est lorsqu’il se réfère à un
autre qu’Allah, en ayant la conviction qu’il est pêcheur et que le
jugement d’Allah est la vérité, alors cela est ce qui lui arrive une
fois ou quelque chose comme ça. Quant à celui qui place des lois
(Qawanin) bien structurées en exigeant la soumission à celles-ci,
alors cela est de la mécréance, même s’il dit : “Nous avons tort est le
jugement de la loi islamique est plus juste”. Ceci est une mécréance
qui exclut de la religion.
[Majmu’ Al-Fatawa, volume 12, page 280]
Cheikh Al-Fawzan, qui est pourtant un Cheikjh de référence
chez les pseudo-salafis. dit en commentaire des propos de Cheikh
Muhammad ibn Ibrahim Ash-Cheikh cités juste avant :
‫ وبين الحكم العام الذي هو‬،‫ففرق رحمه هللا بين الحكم الجزئي الذي ال يتكرر‬
‫ وقرر أن هذا الكفر ناقل عن الملة مطلقا‬، ‫ أو غالبها‬،‫المرجع في جميع األحكام‬
‫ وجعل القانون الوضعي بديال منها ؛‬،‫؛ وذلك ألن من نحى الشريعة اإلسالمية‬
‫ وهذا ال شك‬،‫فهذا دليل على أنه يرى أن القانون أحسن وأصلح من الشريعة‬
‫أنه كفر أكبر يخرج من الملة ويناقض التوحيد‬
“Il fit donc distinction entre le faite de juger dans un cas isolé
sans que cela ne se répète, et le cas de la législation générale
qui devient la référence des règles de l’Etat ou de la majorité,
et estima que cela est une mécréance expulsant totalement de
l’islam, et que c’est une suppression de la loi islamique en la
remplaçant par une loi humaine. Ceci indique qu’il considère
cette loi meilleure que la loi islamique, et plus appropriée. Or
ceci est sans aucun doute une mécréance majeure expulsant de la
religion, et annulant le monothéisme.
[L’ouvrage ‘Aqida At-Tawhid d’Al-Fawzan]
CHAPITRE 6
L’IMAM MUHAMMAD AL-AMIN

A sh-Shanqiti, honorable savant et interprète du Coran,


nos opposants acceptent soit disant comme référence, a
prononcé des paroles plus que destructrices envers les ruses de
ces vendus comme par exemple :
“Ceux qui suivent les lois inventées par les hommes légiférées par
Satan sur la langue de Ses alliés, et idolâtrie si ce n’est celui à qui Allah
a voilé la vue et a aveuglé de la lumière de Sa révélation comme eux.”
Voici ses propos, tous tirés de son interprétation du Coran,
dont le titre est Adhwa ‘Al-Bayan sauf qu’ici je n’ai pas mis le texte
originale en arabe car ce sont des passages assez long, mais les
références y sont et donc il est possible d’y revenir sans difficulté.
Tafsir de la Sourate Al-Kahf, verset 26 Adhwa’ul Bayân, volume 3,
pages 258-261 : “Quant à Sa parole Ta’ala : “Et Il n’associe personne
à Son jugement.” Elle fut récitée par l’ensemble des sept en ces
termes, excepté ibn ‘Amir. Cela signifie il n’associe personne
à Son jugement, mais le jugement n’appartient qu’à Lui, Jalla
wa ‘Ala, et absolument personne d’autre que Lui n’a droit au
jugement. N’est permis que ce qu’ll a permis, et n’est interdit que
ce qu’Il interdit, et la religion est ce qu’Il a légiféré, le décret est
ce qu’Il a décrété.
Mais selon la récitation d’ibn ‘mir, le verset est :
“Et n’associe personne à Son jugement” dans le sens de l’interdiction,
ce qui signifie : N’associe personne, Ô Prophète d’Allah (‫)ﷺ‬, ou
toute personne à qui ce verset s’adresse, au jugement d’Allah,
Jalla wa ‘ala, mais purifie le jugement d’Allah de toute souillure
comme l’idolâtrie et autre, dans Son jugement. Or, le jugement
mentionné dans ce verset : “Et Il n’associe personne à Son jugement”
inclus tout ce qu’ll a décrété, jalla wa ‘ala, et cela inclus en tout
premier lieu la législation. Et le contenu de ce verset, à savoir
que le jugement n’appartient qu’à Allah sans aucun associé, selon
les deux lectures, fut mentionné dans d’autres versets explicitant
cela, comme :

ِ َ‫ِإِ ِِن ۡٱۡل ُُح ۡۡك ُُم ِإِاَّلا ِۖهَّلِل� � ۖ � َأ َ ََم ََر َأَاَّلا َت َۡعۡ ُبُُد ُٓٓوْاْ ِإِٓاَّلٓ ِإَِّيَا ُۚۚه� َٰٰذ�ِلَِكَ ٱ ِلِّد� يُنُ ۡٱۡلَقَ ِِّي� ُُم ََو َٰٰل� ِِكَّنَ َأ َ ۡۡكَث َ ََر ٱلَّن‬
‫اِس اَلا‬
َ‫َيَۡعۡ َلَ ُُموَن‬
“Le jugement n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de
n’adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne
savent pas.”
[Sourate 12 Verset 40]

َ‫َّكَِل ۡٱۡل ُُمَت َََو ِِّك�ُلُوَن‬ َ ‫َعَلَ ۡۡي ِِه َت َََو َّۡكَۡل ُۖۖت� ََو‬
ِ ‫َعَلَ ۡۡي ِِه َفَ ۡۡلَيََت َََو‬ َ � ۖ � �‫ِِإ ِِن ۡٱۡل ُُح ۡۡك ُُم ِِإاَّلا ِۖهَّلِل‬
“Le jugement n’appartient qu’à Allah: en Lui je place ma confiance.
Et que ceux qui placent leur confiance la placent en Lui”
[Sourate 12 Verset 67]

ُ ِ‫َعَلَ ۡۡي ِِه َت َََو َّۡكَۡلُتُ ََوِإَِلَ ۡۡي ِِه ُأُِن‬


‫يُب‬ � ‫ِۚهَّلل َٰٰذ� ِِل ُُك ُُم‬
َ ‫ٱُهَّللُ ََر ِِّب� ۖۖي‬ ِ ِ‫ٱۡخَتََلَ ۡۡفُت ُ ۡۡم ِف‬
� ۚ � ‫يِه ِِمن َش َۡۡي ٖٖء َفَ ُُح ۡۡك ُُمُهُٓۥٓ ِإَِلَى ٱ‬ ۡ ‫ََو ََما‬
“Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah. Tel est
Allah mon Seigneur; en Lui je place ma confiance et c’est à Lui que je
retourne”
[Sourate 42 Verset 10]
ۚ ٰ
ِ �‫ٱُهَّللُ ََو ۡۡح ََدُهُۥ ََكَف َۡۡرُتُۖۡم�ۖ ََوِإِن ُي ُۡۡش ََر ۡۡك ِبِ ِِهۦ ُت ُ ۡۡؤ ِِمُنُوْۚا� َفَ ۡٱۡل ُُح ۡۡك ُُم ِهَّلِل� � ِ ۡٱۡلَعَ ِِلِّي‬
� ‫َي‬ َ ‫َٰذ� ِِل ُُك ۡۡم ِبَِأََّنَُهُٓۥٓ ِإِ ََذا ُُد ِِع‬
ۡ
ِ ‫ٱۡل ََك ِِب‬
‫يِر‬
“Il en est ainsi car lorsqu’Allah était invoqué seul ( sans associé ), vous
ne croyiez pas; et si on Lui donnait des associés, alors vous croyiez. Le
jugement appartient à Allah, le Très Haut, le Très Grand”
[Sourate 40 Verset 12]

َ‫ُُك ُُّل َش َۡۡيٍءٍ َهَا ِِلٌكٌ ِِإاَّلا ََو ۡۡج ََهُهُۚۥۚ َلَُهُ ۡٱۡل ُُح ۡۡك ُُم ََو ِِإَلَ ۡۡي ِِه ُت ُ ۡۡر ََجُعُوَن‬
“Tout doit périr, sauf Son Visage. A Lui appartient le jugement; et
vers Lui vous serez ramenés.”
[Sourate 28 Verset 88]

َ‫ٱُهَّللُ ٓاَلٓ ِإَِلَ ٰٰـَهَ ِإِاَّلا ُُه َۖۖو� َلَُهُ ۡٱۡل ََحۡمۡ ُُد ِفِي ٱُأۡل� ُوَلَ ٰٰى ََوٱٓأۡل� ٓ ِِخ ََر ِۖۖة� ََوَلَُهُ ۡٱۡل ُُح ۡۡك ُُم ََوِإَِلَ ۡۡي ِِه ُت ُ ۡۡر ََجُعُوَن‬
� ‫ُه ََُو‬
“C’est lui Allah. Pas de divinité à part Lui. A Lui la louange ici-bas
comme dans l’au-delà. A Lui appartient le jugement. Et vers Lui vous
serez ramenés.”
[Sourate 28 Verset 70]

َ‫ٱِهَّلل ُُح ۡۡك ٗٗما ِِّل�َقَ ۡۡو ٖٖم ُيُوِقُِنُوَن‬ َ ‫وَۚن� ََو ََم ۡۡن َأ َ ۡۡح‬
ِ � َ‫َسُنُ ِِمَن‬ ِ ‫َأََفَ ُُح ۡۡك ََم ۡٱۡل َٰٰج� ِِه ِِل‬
ۚ ُ‫َّيَِة َيَ ۡۡبُغ‬
“Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ?
Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens
qui ont une foi ferme?”
[Sourate 5 Verset 50]

َ �‫ِٓي َأَنَزَ ََل ِإَِلَ ۡۡي ُُك ُُم ۡٱۡل ِِك َٰٰت‬
‫َب ُُمَفََّصَاٗلا‬ ٓ ‫ٱِهَّلل َأ َ ۡۡبَت َ ِِغي ََحَك َٗٗما ََوُه ََُو ٱَّلَِذ‬
ِ � ‫َأََفََغ َۡۡي ََر‬
“Chercherai-je un autre juge qu’Allah, alors que c’est Lui qui a fait
descendre vers vous ce Livre bien exposé ?”
[Sourate 6 Verset 114]

On peut comprendre de ces versets, comme la parole d’Allah


“Et II n’associe personne à Son jugement.” que ceux qui suivent les
lois des législateurs qui codifient des lois autres que la loi d’Allah
sont des idolâtres, qui donnent des associés à Allah. Cette
compréhension fut mentionné explicitement dans d’autres
versets, comme dans Sa parole au sujet de ceux qui suivent la loi
de Satan sur la permission de la viande de cadavre en prétendant
que c’est ce qu’Allah a tué :

ٰ ‫ق ََو ِِإَّنَ ٱ‬ٞۗۗ� ‫َعَلَ ۡۡي ِِه ََو ِِإَّنَُهُۥ َلَ ِِف ۡۡس‬
ٓ �‫لَّشََٰي� ِِطيَنَ َلَُيُوُحُوَنَ ِِإَلَٰٓى‬ ِ � ‫ٱۡس ُُم‬
َ ‫ٱِهَّلل‬ ۡ ‫ََواَلا َت َ ۡۡأ ُُكُلُوْاْ ِِمَّمَ ا َلَ ۡۡم ُي ُۡۡذَك َِِر‬
َ‫َّنَُك ۡۡم َلَ ُُم ۡۡش ِِر ُُكوَن‬ َ َ ‫َأ َ ۡۡو ِِلَيَٓاِئِ ِِه ۡۡم ِِلُيُ َٰٰج� ِِدُلُو ُُكۖۡم�ۖ ََوِإِ ۡۡن َأ‬
ُ ِ‫َطۡعۡ ُت ُ ُُموُه ُۡۡم ِإ‬
“Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé,
car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs
alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez
certes des idolâtres.”
[Sourate 6 Verset 121]

Il déclara qu’ils furent idolâtres en leur obéissant, et ceci est


l’idolâtrie dans l’obéissance et le suivit de la loi opposée à la loi
d’Allah Ta’ala. Le sens de l’adoration de Satan dans la parole
d’Allah :

َ ‫ٱلَّشَۡي َٰٰط� َۖۖن� ِإَِّنَُهُۥ َلَ ُُك ۡۡم‬


‫ ؛ ََوَأ َ ِِن‬ٞ‫ن‬ٞ‫ ُُّمِبِي‬ٞ�‫ّو‬ٞ‫َع ُُد‬ ۡ ْ‫اَد ََم َأََلَ ۡۡم َأ َ ۡۡع ََه ۡۡد ِإَِلَ ۡۡي ُُك ۡۡم َأَن اَّلا َت َۡعۡ ُبُُدُوْا‬
َ ‫َٰٰي�َبَِنِ ٓٓي ََء‬
ِ ‫ٱۡعُبُُدُوِنِ ۚۚي َٰٰه� ََذا‬
ٞ‫م‬ٞ‫ ُُّم ۡۡسَت َ ِِقي‬ٞ‫ط‬ٞ �‫ِص َٰٰر‬ ۡ
“Ne vous ai-Je pas engagés, enfants d’Adam, à ne pas adorer le
Diable? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré, 61. et [ne
vous ai-Je pas engagés] à M’adorer ? Voilà un chemin bien droit.”
[Sourate 36 Verset 60 à 61]

et au sujet d’Ibrahim :

‫ِصًّيًا‬ َ ‫ٱلَّشَۡي َٰٰط�َنَ ََكاَنَ ِلِلَّرَ ْحْ َٰٰم� ِِن‬


ِ ‫َع‬ ۡ َ‫ٱلَّشَۡي َٰٰط� َۖۖن� ِِإَّن‬ ِ َ‫َيَٓا َأََب‬
ۡ ‫ِت اَلا َت َۡعۡ ُبُ ِِد‬
“Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout
Miséricordieux.”
[Sourate 19 Verset 44]
Et :

ٰ
ِ ‫ِِإن َيَ ۡۡدُعُوَنَ ِِإاَّلا َش َۡۡيَٰط�ًنًا‬
‫َّمَِريًدًا‬
“Et ce n’est qu’un diable rebelle qu’ils invoquent.”
[Sourate 4 Verset 117]

C’est-à-dire : ils n’adorent que Satan, en le suivant dans sa loi.


C’est pour cela qu’Allah nomma “associés” ceux qui sont obéis
dans ce qu’ils embellissent comme péchés dans le verset :

ُ ‫ُش ََرَكَا ُُؤ ُُه ْْم ِِلُيُۡهۡ ِِل ُُكو ُُه ْْم ََو ِِلَيَ ۡۡل ِِب‬
ْ‫ُس ٓٓوْا‬ ِ ‫ََو ََك َٰٰذ�ِلَِكَ َزَ َّيََنَ ِِل ََكِثِ ۭيٍۭر� ِِمَنَ ۡٱۡل ُُم ۡۡش ِِرِكِيَنَ َقَْتْ ََل َأ َ ْْو‬
ُ ‫اَلاِدِه ِۡۡم‬
‫َعَلَ ْْي ِِه ۡۡم ِِديَنَ ُُه ْْم‬
َ
“Et c’est ainsi que leurs divinités ont enjolivé à beaucoup d’idolâtres le
meurtre de leurs enfants, afin de les ruiner et de travestir à leurs yeux
leur religion.”
[Sourate 6 Verset 137]

et le Prophète ‫ ﷺ‬expliqua à ‘Ady ibn Hatim ‫رضي ال ل�ه عنه‬, lorsqu’il


l’interrogea sur le verset :

‫يَح اْبَْنَ ََم ْْرَيَ ََم ََو ََما ُأ ُ ِِم ُُروْاْ ِِإاَّلا‬
َ ‫ٱِهَّلل ََو ْٱْل ََم ِِس‬ ِ ‫اَر ُُه ْْم ََو ُُر ۡۡهَبَاَنَ ُُه ْْم َأ َ ْْرَبَاًبًا ِِمن ُد‬
ِ � ‫ُوِن‬ َ َ‫اَّتََخُذُوْاْ َأ َ ۡۡحَب‬
َ
ۡ
َ‫ُس ْْب َٰٰح� َنَُهُ َعََّمَ ا ُيُۡش ِِر ُُكوَن‬ ‫اَّلا‬ َ ‫اَّلا‬
ُ ۖ ۖ‫اِحًدًا ِإَِلَهَ ِإِ ُه ََُو‬ َ ْ
ِ ‫ِِلَيَ ْْعُبُُدُوْا ِإَِل ًًها ََو‬
“Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils
de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a
commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui !
Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.”
[Sourate 9 Verset 31]

Il lui expliqua qu’ils leur permettaient ce qu’Allah a interdit


et leur interdisaient ce qu’Allah a permis, et qu’ils les suivaient
dans cela, et que ceci était les prendre pour seigneurs. Parmi les
preuves les plus clair à ce sujet : c’est qu’Allah Jalla wa ‘ala, dans
Sourate An-Nisa (les femmes), démontra qu’il est étonnant que
celui qui veut prendre pour juge une autre loi que la loi d’Allah,
prétende en même temps avoir la foi. Ceci n’est en faite que
parce leur prétention de la Foi tout en voulant prendre un autre
juge que la loi d’Allah n’est qu’un mensonge caractérisé qui ne
peut qu’étonner. C’est dans la parole d’Allah :

ِ ُ ‫نِز ََل ِِإَلَْيَْكَ ََو ََما ُأ‬


َ‫نِز ََل ِِمن َقَ ۡۡبِلَِكَ ُي ُِِريُدُوَن‬ ِ ُ ‫َّنَُه ْْم آ ََمُنُوْاْ ِِب ََما ُأ‬
ُ َ ‫َأََلَ ۡۡم َت َََر ِِإَلَى ٱَّلَِذِيَنَ َيََّدَُعُوَنَ َأ‬
‫َّلَُه ْْم‬
ُ ‫ُِض‬ َ ٰ
�‫َٰط‬
ِ ‫الَّشَۡي ُنُ َأن ُي‬ ْ ْ َ ْ ُ
ۡ ‫ِت ََوَقَ ْْد ُأ ِِم ُُروْا َأن َيَْكُفُ ُُروْا ِبِ ِِهۗۦۗ ََوُي ُِِري ُُد‬ ِ ‫ُغو‬ ُ ‫َأَن َيََت َ ََحا ََك ُُموْاْ ِإَِلَى ٱلَّطَا‬
‫َضاَلااًلا َبَ ِِعيًدًا‬َ
“N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre
vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent
prendre pour juge le Tâghoût, alors que c’est en lui qu’on leur a
commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin,
dans l’égarement.”
[Sourate 4 Verset 60]

Sur base de ces textes célestes que nous avons mentionnés


précédemment, il apparaît de la plus claire des manières que :
Cous qui suivent les lois inventées par les hommes et légiféré
par Satan sur la langue de Ses alliés, opposées à la loi d’Allah qu’Il
légiféra par la langue de Ses Messagers : nul ne doute de leur
mécréance et idolâtrie si ce n’est celui à qui Allah a voilé la vue et
a aveuglé de la lumière de Sa révélation comme eux.
Attention ! : Sache qu’il est obligatoire de faire la nuance entre
le système forgé et qui, lorsqu’il est pris pour juge, implique la
mécréance envers le Créateur des cieux et de la terre, et entre
le système qui n’implique pas cela. Ceci s’élucide lorsqu’on sait
qu’un système peut être de deux formes : législatif - administratif
L’objectif du système administratif est de préciser les choses et
les perfectionner d’une manière qui ne va pas à l’encontre de la loi
islamique. Dans ce cas, il n’y a pas de mal, et aucun compagnon
ne s’y est opposé ni ceux qui leur ont succédé. ‘Omar ibn Al-
Khattab ‫ رضي ال ل�ه عنه‬avait d’ailleurs fait beaucoup de ce genre de
choses, qui n’existaient pas à l’époque du Prophète ‫ﷺ‬, comme
le faite d’inscrire dans des registres le nom des soldats, afin
d’améliorer l’organisation, et de savoir qui est absent et présent.
Nous avions déjà expliqué l’objectif de cela dans la sourate
“Bani Isra’il”
[...]
Et le Prophète ‫ ﷺ‬ne pris connaissance de la désertion de
Ka’b ibn Malik lors de la bataille de Tabuk qu’après être arrivé
à Tabuk. De même, ‘Omar acheta la maison de Safwan ibn
Umiya et en fit une prison à la Mecque, alors que le Prophète
‫ ﷺ‬n’avait pas pris de prison ni même Abu Bakr. Ce genre de
choses administratives, qui servent à amélioré l’organisation,
sans aller à l’encontre de la loi d’Allah, il n’y a pas de mal dans
cela. De même, les règlements des fonctionnaires, les règlements
administratifs du travail, sans que cela aille à l’encontre de la
loi d’Allah, il n’y a pas de mal dans l’établissement de ce genre
de règlements, et cela ne sort pas des principes légaux, afin de
préserver l’intérêt commun. Quant au faite de prendre pour
juge un système législatif opposé à la loi du Créateur des cieux
et de la terre, c’est une mécréance envers le Créateur des cieux
et de la terre. Par exemple, prétendre que favoriser l’homme
sur la femme est inéquitable, et qu’il faut les mettre à égalité
dans l’héritage, ou prétendre que la polygamie est injuste, et
que le divorce est injuste envers la femme, et que la lapidation,
l’amputation de la main et autres sont des monstruosités et qu’il
ne faut pas appliquer cela sur un homme, et autres choses de ce
genre... Prendre pour juge ce genre de système dans la vie des
gens et pour leurs biens et leur honneur, leurs familles et leurs
raisons, et leur religion, ceci est une mécréance en le Créateur
des cieux et de la terre, et une rébellion contre le régime céleste,
qu’a établit Celui qui créa toute les créatures, et il sait mieux ce
qui est dans leur intérêt. Gloire à Lui, et Il est bien trop haut
pour qu’il existe un législateur en dehors de Lui :
ِ ُ‫ٱِهَّلل َلَُف‬
‫ِص ََل‬ � ‫ِيِن ََما َلَ ْْم َيَْأ ْ ََذ ۭۭن ِبِ ِِه‬
ِ � ُ‫ٱُهَّللُۗ ۗ ََوَلَ ْْواَلا ََك ِِل ََمُة‬ ُ ‫َأ َ ْْم َلَ ُُه ْْم‬
ِ �‫ُش ََرَكَا ُُء َش َََرُعُوْاْ َلَ ُُه ْْم ِِمَنَ ٱلِّد‬
َ ٌ‫َع ََذاٌب‬
ٞ‫م‬ٞ‫َع ِِلي‬ َ ‫َبَ ْْيَنَ ُُه ْْمۗ ۗ ََو ِِإَّنَ ٱلَّظَا ِِل ِِميَنَ َلَ ُُه ْْم‬
“Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour
eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? Or, si l’arrêt
décisif n’avait pas été prononcé, il aurait été tranché entre eux. Les
injustes auront certes un châtiment douloureux.”
[Sourate 42 Verset 21]

َ ْ‫ ِِّل�َت َ ۡۡفَت َُُروْا‬ٞ‫م‬ٞ‫اٌل ََو َٰٰه� ََذا ََح ََرا‬


‫َعَلَى‬ ٌ ‫َِب َٰٰه� ََذا ََحاَل‬َ ‫ُف َأ َ ۡۡل ِِسَنَُت ُ ُُك ۡۡم ۡٱۡل ََكِذ‬ ِ ‫ ؛ ََواَلا َتَُقُوُلُوْاْ ِِل ََما َت‬١١٦
ُ ‫َِص‬
َ‫َب اَلا ُي ُۡۡف ِِلُحُوَن‬ ۡ
َ ‫ٱِهَّلل ٱۡل ِِك ْْذ‬
ِ � ‫َعَلَى‬ َ َ‫ٱِهَّلل ۡٱۡل ََك ِِذ َۚۚب� ِِإَّنَ ٱَّلَِذِيَنَ َيَ ۡۡفَت َُُروَن‬
ِ�
َ َ
ٞ‫م‬ٞ‫َعَذاٌبٌ َأ ِِلي‬ َ
َ ‫ ََوَل ُُه ْْم‬ٞ‫ل‬ٞ‫ٌع َقَ ِِلي‬ ٌ ‫ ؛ ََمَت َا‬١١٧
“116. Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos
langues : “Ceci est licite, et cela est illicite” pour forger le mensonge
contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne
réussiront pas.” “117. Ce sera pour eux une piètre jouissance, mais un
douloureux châtiment les attend.”
[Sourate 16 Versets 116 à 117]

Celui qui veut prendre pour juge une autre loi que la loi
d’Allah, prétende en même temps avoir la foi. Ceci n’est en faite
que parce leur prétention de la Foi tout en voulant prendre un
autre juge que la loi d’Allah n’est qu’un mensonge caractérisé qui
ne peut qu’étonner. C’est dans la parole d’Allah :

ِ ُ ‫نِز ََل ِإَِلَْيَْكَ ََو ََما ُأ‬


َ‫نِز ََل ِِمن َقَ ۡۡبِلَِكَ ُي ُِِريُدُوَن‬ ِ ُ ‫َّنَُه ْْم آ ََمُنُوْاْ ِبِ ََما ُأ‬
ُ َ ‫َأََلَ ۡۡم َت َََر ِإَِلَى ٱَّلَِذِيَنَ َيََّدَُعُوَنَ َأ‬
‫َّلَُه ْْم‬
ُ ‫ُِض‬ ٰ
ِ ‫الَّشَۡيَٰط�ُنُ َأَن ُي‬ۡ ‫ِت ََوَقَ ْْد ُأ ُ ِِم ُُروْاْ َأَن َيَ ْْكُفُ ُُروْاْ ِِب ِِهۗۦۗ ََوُي ُِِري ُُد‬ِ ‫ُغو‬ ُ ‫َأَن َيََت َ ََحا ََك ُُموْاْ ِِإَلَى ٱلَّطَا‬
‫ااًلا‬
‫َضاَل َبَ ِِعيًدًا‬ َ
“N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre
vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi? Ils veulent
prendre pour juge le Tâghoût, alors que c’est en lui qu’on leur a
commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin,
dans l’égarement.”
[Sourate 4 Verset 60]
Et nous avions déjà longuement parler de cela lors de
l’interprétation de la Sourate Bani’ Isra’il au sujet du verset :

ِ ‫َِي َأ َ ْْق ََو ُُم ََوُيَُبَ ِِّش� ُُر ۡٱۡل ُُم ۡۡؤ ِِمِنِيَنَ ٱَّلَِذِيَنَ َيَ ْْع ََمُلُوَنَ ٱلَّصَ ا ِِل ََحا‬
‫ِت‬ َ ‫ِإَِّنَ ََه ٰٰـ ََذا ْٱْلُقُ ْْرآَنَ َيَ ْْهِدِي ِِلَّلَِتِي ِه‬
‫يًرا‬ً ‫َأََّنَ َلَ ُُه ْْم َأَْجْ ًًرا ََك ِِب‬
“Certes, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit, et il annonce
aux croyants qui font de bonnes œuvres qu’ils auront une grande
récompense”
[Sourate 17 Verset 9]

Tafsir de Sourate Al-Isra, Verset 9 Adhwa Al-Bayan, Volume


3, page 40, 41 : “Dans la guidée de Ce Coran vers ce qu’il y a de
plus droit, il y a Son annonce que quiconque suit une autre loi
que celle enseignée par le maître des fils d’ dam (aleyhi selem),
Mouhammad fils d’Abdallah, que les prières et les bénédictions
d’Allah soient sur lui, eh bien le suivit de cette loi opposée à celle
de Muhammad ‫ ﷺ‬est une mécréance évidente expulsant de la
religion islamique. Lorsque les mécréants dirent au Prophète ‫ ﷺ‬:
“La brebis qui meurt naturellement et devient un cadavre, qui est ce
qui l’a tué ?” Il leur répondit :
“Allah l’a tué !” alors ils dirent :
“Ce que vous égorgez de vos main est permis, et ce qu’Allah tue de Ses
nobles mains, vous dite que c’est interdit ? Étes-vous meilleurs qu’Allah?!”
Alors Allah révéla le verset :

ِ َ‫َعَلَ ْْي ِِه ََوِإَِّنَُهُۥ َلَ ِِف ْْس ٌۗۗق� ََوِإَِّنَ الَّشََي‬
‫اِطيَنَ َلَُيُوُحُوَنَ ِإَِلَ ٰٰى‬ َ ‫ٱِهَّلل‬ ِ � ‫ََواَلا َتَْأ ْ ُُكُلُوْاْ ِِمَّمَ ا َلَ ْْم ُيُ ْْذَك َِِر ٱ ْْس ُُم‬
َ‫َّنَُك ْْم َلَ ُُم ْْش ِِر ُُكوَن‬ َ َ ‫َأ َ ْْو ِِلَيَاِئِ ِِه ْْم ِِلُيُ َٰٰج� ِِدُلُو ُُك ْۗۗم� ََو ِِإ ْْن َأ‬
ُ ‫َط ْْعُت ُ ُُمو ُُه ْْم ِِإ‬
“Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé,
car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs
alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez
certes des idolâtres.”
[Sourate 6 Verset 121]
[...] (33)
“33” : Dans le texte original, le Cheikh expliqua ici une règle de
grammaire arabe sur base d’un poème, mais il n’est pas compatible
de traduire les règles de grammaires arabes en français. C’est un
serment venant d’Allah jalla wa ‘ala, que quiconque suit Satan
dans l’autorisation de la viande de cadavre est un idolâtre.
Cette idolâtrie fait sortir de l’islam à l’unanimité des musulmans,
et Allah blamera sévèrement son auteur le jour du jugement
et lui dira :

َ ‫َطاَنَ ۚ ۚ ِِإَّنَُهُ َلَ ُُك ْْم‬


ٞ‫ن‬ٞ‫ ُُّم ِِبي‬ٞ�‫ّو‬ٞ‫َع ُُد‬ ْ ْ‫َيَا َبَِنِ ٓٓي آ ََد ََم َأََلَ ْْم َأ َ ْْع ََه ْْد ِِإَلَ ْْي ُُك ْْم َأ َ ْْن اَلا َت َ ْْعُبُُدُوْا‬
َ ‫الَّشَْي‬
“Ne vous ai-Je pas engagés, enfants d’Adam, à ne pas adorer le
Diable? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré”
[Sourate 36 Verset 60]

Car lui obéir dans une loi opposée à la révélation revient à


l’adorer. et Allah a dit :

ِ ‫َطاًنًا‬
‫َّمَِريًدًا‬ َ ‫ََو ََما َيَ ْْدُعُوَنَ ِِإاَّلا‬
َ ‫َش ْْي‬
“Et ce n’est qu’un diable rebelle qu’ils invoquent.”
[Sourate 4 Verset 117]

C’est-à-dire : ils n’adorent qu’un diable, en suivant sa loi.


Allah dit aussi :

ُ ِ‫ُش ََرَكَا ُُؤ ُُه ْْم ِِلُيُۡهۡ ِِل ُُكو ُُه ْْم ََو ِِلَيَ ۡۡلِب‬
ْ‫ُس ٓٓوْا‬ ِ ‫ََو ََك َٰٰذ�ِلَِكَ َزَ َّيََنَ ِِل ََكِثِ ۭيٍۭر� ِِمَنَ ۡٱۡل ُُم ۡۡش ِِرِكِيَنَ َقَْتْ ََل َأ َ ْْو‬
ُ ‫اَلاِدِه ِۡۡم‬
‫َعَلَ ْْي ِِه ۡۡم ِِديَنَ ُُه ْْم‬
َ
“Et c’est ainsi que leurs divinités ont enjolivé à beaucoup d’idolâtres le
meurtre de leurs enfants, afin de les ruiner et de travestir à leurs yeux
leur religion.”
[Sourate 6 Verset 137]
Et nous avions déjà longuement parler de cela lors de
l’interprétation de la Sourate Bani’ Isra’il au sujet du verset :
c’est-à-dire : en lui obéissant dans l’impiété et le péché.
Et lorsque ‘Ady ibn Hatim interrogea le Prophète ‫ ﷺ‬au sujet
de la parole d’Allah :

‫يَح اْبَْنَ ََم ْْرَيَ ََم ََو ََما ُأ ُ ِِم ُُروْاْ ِِإاَّلا‬
َ ‫ٱِهَّلل ََو ْٱْل ََم ِِس‬ ِ ‫اَر ُُه ْْم ََو ُُر ۡۡهَبَاَنَ ُُه ْْم َأ َ ْْرَبَاًبًا ِِمن ُد‬
ِ � ‫ُوِن‬ َ َ‫اَّتََخُذُوْاْ َأ َ ۡۡحَب‬
َ
ۡ
َ‫ُس ْْب َٰٰح� َنَُهُ َعََّمَ ا ُيُۡش ِِر ُُكوَن‬ ‫اَّلا‬ َ ‫اَّلا‬
ُ ۗ ۗ‫اِحًدًا ِإَِلَهَ ِإِ ُه ََُو‬ َ ْ
ِ ‫ِِلَيَ ْْعُبُُدُوْا ِإَِل ًًها ََو‬
“Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils
de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a
commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui!
Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.”
[Sourate 9 Verset 41]

Et annonça que la signification de cela est qu’ils leur obéissaient


dans l’interdiction de ce qu’Allah à permis et l’interdiction de ce
qu’Allah a interdit, Et il ya beaucoup de verset de ce genre.
Il est vraiment étonnant qu’une personne prenne pour juge
une autre loi que celle d’Allah puis prétend quand même être
musulman ! Comme Allah le dit :

ِ ُ ‫نِز ََل ِإَِلَْيَْكَ ََو ََما ُأ‬


َ‫نِز ََل ِِمن َقَ ۡۡبِلَِكَ ُي ُِِريُدُوَن‬ ِ ُ ‫َّنَُه ْْم آ ََمُنُوْاْ ِبِ ََما ُأ‬
ُ َ ‫َأََلَ ْْم َت َََر ِإَِلَى ٱَّلَِذِيَنَ َيََّدَُعُوَنَ َأ‬
‫َّلَُه ْْم‬
ُ ‫ُِض‬ ٰ ۡ ‫ِت ََوَقَ ْْد ُأ ُ ِِم ُُروْاْ َأ َ ْْن َيَ ْْكُفُ ُُروْاْ ِِب ِِهۗۦۗ ََوُي ُِِري ُُد‬
ِ ‫الَّشَۡيَٰط�ُنُ َأ َ ْْن ُي‬ ِ ‫ُغو‬ ُ ‫َأ َ ْْن َيََت َ ََحا ََك ُُموْاْ ِِإَلَى ٱلَّطَا‬
‫َضاَل َبَ ِِعيًدًا‬‫ااًلا‬ َ
“N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre
vers toi [prophète] et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? ils veulent
prendre pour juge le Tâghoût, alors que c’est en lui qu’on leur a
commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin,
dans l’égarement.”
[Sourate 4 Verset 60]
Et :

َ‫ٱُهَّللُ َفَُأ ُ ۟۟وَلَٰٓـ� ِٓئَِكَ ُُه ْْم ۡٱۡلَفَا ِِسُقُوَن‬


� ‫ََو ََمن َّْلَْم َيَْحْ ُُك ۡۡم ِِب ََما َأَنَزَ ََل‬
“Et ce qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux là sont les
mécréants”
[Sourate 5 Verset 44]

Et :

َ �‫ِٓي َأَنَزَ ََل ِإَِلَ ْْي ُُك ُُم ۡٱۡل ِِك َٰٰت‬
‫َب ُُمَفََّصَاًلا‬ ٓ ‫ٱِهَّلل َأ َ ۡۡبَت َ ِِغي ََح ََك ًًما ََوُه ََُو ٱَّلَِذ‬
ِ � ‫َأََفََغَْي ََْر‬
“Chercherai-je un autre juge qu’Allah, alors que c’est Lui qui a fait
descendre vers vous ce Livre bien exposé?”
[Sourate 6 Verset 114]

Tafsir de la Sourate Muhammad Verset 21


Adhwa’ AI-Bayan, volume 7 page 378 :
“Et sans aucun doute, l’une des conséquences de s’être détourné
du livre d’Allah et de la sounnah, est en faite ce sur quoi sont
les musulmans réellement aujourd’hui, en prenant pour juge
les lois inventée, qui annulent le fondement même de l’islam.
Car les mécréants ont besoin de les séparer de leur religion, par
une guerre psychologique par les moyens de l’éducation, et en
introduisant des confusions et des doutes sur la religion de l’Islam.
Mais si les musulmans apprenaient le livre d’Allah et la sounnah
de Son Messager ‫ ﷺ‬et le mettaient en pratique, cela serait pour
eux une protection leur empêchant d’être influencé par cette
guerre psychologique contre leur dogme et leur religion.”
Sourate Mouhammad, Verset 28 Adhwa’ Al-Bayan, volume
7 page 383, 384 : “Sache, qu’il est obligatoire à tout musulman
en cet époque, d’observer ces versets de la sourate Mouhammad
et de méditer dessus, et de prendre garde de manière absolue
à ce qu’ils contiennent comme menace sévère : car beaucoup
de ceux qui se revendiquent être musulmans sont concerné par
la terrible menace de ce verset, sans aucun doute. Ceci car, la
totalité des mécréants d’orient et d’occident ont de la répulsion
pour ce qu’Allah a révélé à Muhammad ‫ ;ﷺ‬à savoir ce Coran
et ce que le prophète ‫ ﷺ‬en a expliqué dans ses traditions. Tout
ceux qui disent à ces mécréants qui détestent ce qu’Allah a révélé :
“Nous allons vous obéir dans certaines choses” sont concernés
par la menace de ce verset. Et plus de ceux là encore, ceux qui
disent : “nous allons vous obéir dans toute chose” comme ceux qui
suivent les lois inventée par les hommes, obéissant alors à ceux
qui détestent ce qu’Allah a révélé : il n’y a aucun doute que
lorsque les anges achèvent ceux là, ils frappent leurs visages et
leurs derrières, et qu’ils ont suivit ce qui énerve Allah, et ont
détesté Sa satisfaction, et que leurs œuvres sont anéanties.”
ou leur ressemblent, ni pour celui qui tolère de les remplacer
par des lois inventées et des règlements humains, et ceci même
s’il croit que les lois d’Allah sont meilleurs et plus justes.”
[Majmu’ Al-Fatawa 1/79]
CHAPITRE 7
L’HÉRÉSIE DU CHEIKH IBN BAZ

C heikh Ibn Baz et son revirement sur le statut des lois


humaines. Cheikh ibn Baz ‫ رحمه ال ل�ه‬disait :
“Il n’y a pas de foi pour celui qui croit que les lois des gens et
leurs idées sont meilleurs que la loi d’Allah et de son messager ‫ﷺ‬,
ou leur ressemblent, ni pour celui qui tolère de les remplacer par
des lois inventées et des règlements humains, et ceci même s’il
croit que les lois d’Allah sont meilleurs et plus justes.”
[Majmu’ Al-Fatawa 1/79]

Et il disait : “La Foi du serviteur ne se valide que s’il croit en


Allah et qu’il est satisfait de Son jugement, que ce soit dans un
petit ou un grand nombre d’affaires, et qu’ils ne recherche le
jugement que dans Sa loi uniquement dans toute les affaires de
sa vie, pour sa personne, son argent, son honneur, sinon il sera
le serviteur d’un autre que Lui comme Allah le dit :“Nous avons
envoyé à chaque communauté un messager pour lui dire”, “Adorez
Allah et écartez vous du Taghut” Alors quiconque se soumet à Allah
Subhanahu wa Ta’ala et lui obéit, et demande la loi qu’Il a révélée,
alors il est Son serviteur. Quant à celui qui se soumet à un
autre que Lui et demande une autre loi que Sa loi, alors c’est un
serviteur de l’idole (le Taghut) et s’est soumis à elle, comme Allah
dit : “N’as-tu pas vu ceux qui prétendent avoir cru en ce qui t’a été révélé
et ce qui fut révélé avant toi, et qui veulent avoir pour juge le Täghout,
alors que c’est en lui qu’on leur a ordonné de ne pas croire ? Mais Satan
veut les égarer très loin dans l’égarement.”
[Majmu’ Al-Fatawa 1/74]

Et il disait : “Ceci implique donc aux prétendants du


nationalisme arabe de prendre des lois forgées s’opposant à la loi
du Coran, afin de mettre les membres de cette société nationaliste
sur le même piédestal dans ces lois. Et beaucoup d’entre eux ont
déclaré cela, comme nous l’avons précédemment dit. Et ceci est
la grande corruption, la mécréance claire, et l’apostasie déclarée,
comme Allah le dit :

۟ ‫َش ََج ََر َبَ ْْيَنَ ُُه ْْم ُثَُّمَ اَلا َيَ ِِجُد‬
‫ُو۟ا ِفِ ٓٓي َأ َ ْْنُفُ ِِس ِِه ْْم‬ َ ‫َّتَٰى ُيُ ََح ِِّك� ُُموَكَ ِفِي ََما‬
ٰ ‫َفَ ااَل ََو ََر ِِّب�َكَ اَلا ُي ُۡۡؤ ِِمُنُوَنَ ََح‬
‫يًما‬
ً ‫ِل‬
ِ ‫ْس‬
ْ َ ‫َت‬ ْ ‫ْا‬ ‫و‬ ‫ُم‬ �‫ِّل‬
ِ
ُ َ َ ‫َس‬ُ ‫ُي‬ ‫َو‬ ‫ْي‬
َ‫َْت‬ ‫َض‬
َ َ ‫َق‬ ‫ا‬ َ‫ََح َ ً ِّم� َّم‬
ِ ‫ا‬ ‫ًج‬‫َر‬
“Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps
qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront
éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se
soumettent complètement”
[Sourate 4 Verset 65]

Et Allah dit :

َ‫ٱِهَّلل ُُح ْْك ًًما ِِّل�َقَ ْْو ٍۢۢم� ُيُوِقُِنُوَن‬ ۚ ُ‫َّيَِة َيَ ْْبُغ‬
َ ‫وَۚن� ََو ََم ۡۡن َأ َ ۡۡح‬
ِ � َ‫َسُنُ ِِمَن‬ ِ ‫َأََفَ ُُح ْْك ََم ْٱْل َٰٰج� ِِِه� ِِل‬
“Est-ce donc la loi païenne qu’ils veulent ? Mais qui est meilleur
qu’Allah comme juge, pour des gens qui ont certitudes ?”
[Sourate 5 Verset 50]
Et Allah dit :

َ‫ٱُهَّللُ َفَُأ ُ ۟۟وَلَٰٓـ� ِٓئَِكَ ُُه ْْم ۡٱۡلَكَاِفِ ُُروَن‬


� ‫ََو ََمن َّْلَْم َيَْحْ ُُك ۡۡم ِِب ََما َأَنَزَ ََل‬
“Ceux qui ne gouvernent pas par la loi d’Allah sont les mécréant.”
[Sourate 5 Verset 44]

Et Allah dit :

َ‫ٱُهَّللُ َفَُأ ُ ۟۟وَلَٰٓـ� ِٓئَِكَ ُُه ْْم ۡٱۡلَّظَا ِِل ُُموَن‬


� ‫ََو ََمن َّْلَْم َيَْحْ ُُك ۡۡم ِِب ََما َأَنَزَ ََل‬
“Ceux qui ne gouvernent pas par la loi d’Allah sont les injustes”
[Sourate 5 Verset 45]

Et Allah dit :

َ‫ٱُهَّللُ َفَُأ ُ ۟۟وَلَٰٓـ� ِٓئَِكَ ُُه ْْم ۡٱۡلَفَا ِِسُقُوَن‬


� ‫ََو ََمن َّْلَْم َيَْحْ ُُك ۡۡم ِِب ََما َأَنَزَ ََل‬
“Ceux qui ne gouvernent pas par la loi d’Allah sont les pervers.”
[Sourate 5 Verset 47]

Or, tout état qui ne gouverne pas par la loi d’Allah, et n’obéit
pas à la loi d’Allah et ne l’agrée est un état paien, mécréant,
injuste et pervers d’après le texte de ces versets sans équivoques.
Et il est obligatoire au musulman de le détester et de le prendre
pour ennemis pour Allah, et il leur est interdit de leur montrer
de l’amour ou de les prendre pour alliés jusqu’à ce qu’ils aient foi
en Allah uniquement et qu’ils gouvernent par la loi d’Allah et
agréent cela que ce soit à son avantage ou à son détriment.”
[Majmu’ Al-Fatawa 1/305]

Puis, Cheikh ibn Baz changea complètement d’avis sur cette


question, comme on peut l’entendre entre autre, dans la cassette
Ad-Dam’at Al-Bazya a partir de 58 minutes et 34 seconde, lors
d’un débat avec Salman ‘Awda ;
Salman : “S’il juge d’après une loi abrogée, comme le judaisme, et
l’impose aux gens et en fait la loi générale, et puni celui qui s’y oppose
de prison ou de mort ?”
Ibn Baz : “Prétend t’il que c’est la loi islamique ou non?”
Salman : “Il juge d’après elle sans rien dire, il remplace la loi
islamique par elle ?”
Ibn Baz : “S’il prétend que c’est la loi islamique, c’est une mécréance.”
Salman : “Majeure ou mineure ?”
Ibn Baz : “Majeure s’il prétend que c’est la loi islamique, mais s’il
ne le prétend pas, que c’est simplement une loi qu’il instaure, alors non,
celui là est comme celui qui fouette les gens illégalement par caprice, ou
même qui tue les gens à cause d’une tentation qui a pris le dessus sur lui.”
Salman : “n’y a-t-il pas une différence entre le cas exceptionnel lors
d’un événement particulier, et entre le fait d’instaurer une loi générale
pour tout le monde ?”
Ibn Baz : “S’il prétend que c’est la loi islamique il est mécréant, mais
s’il ne le prétend pas, s’il croit que c’est une loi bénéfique pour les gens
mais illégale, qui ne vient pas d’Allah ni du messager alors c’est un
crime, mais pas une mécréance majeure je crois.”
Salman : “Ibn Kathir rapporte l’unanimité qu’il s’agit d’une
mécréance majeure dans Al-Bidaya wa Nihaya.”
Ibn Baz : “Peut être parle t’il de celui qui prétend que c’est la
loi d’Allah?”
Salman : “Non, il dit que celui qui juge par une autre loi que celle
d’Allah, comme une loi révélée mais abrogée c’est un mécréant, alors
que dire de celui qui juge d’après les opinions des gens ? Aucun doute
que c’est un apostat !”
Ibn Baz : “Et alors ! Et alors ! Ibn Kathîr n’est pas infaillible, il
peut se tromper lui comme n’importe qui, il faut examiner cela ! Il y a
beaucoup qui disent qu’il y a unanimité !”
Regardez comme Cheikh ibn Baz s’abstient même de juger
mécréant celui qui impose le judaisme comme loi et qui puni
celui qui s’y oppose ! Et regardez comme il dément l’unanimité
rapporté par Ibn Kathir sans le moindre argument ! Ibn Kathir
n’est pas le seul à rapporté cette unanimité. Ibn Hazm dit
également : “Il n’y a pas de divergence entre deux musulmans que ceci
est abrogé, et que quiconque juge d’après la loi de l’évangile sans qu’il
n’y ait de texte sur cette loi dans la loi islamique, c’est un mécréant
idolâtre exclu de l’islam.”
[Al-Ihkam, volume 5, page 162]

Et lors de ce débat, ibn Baz avouera qu’il pense que le


gouverneur d’Egypte est un mécréant, mais qu’il n’ose pas le juger
comme tel ! “Ce que nous pensons sur les gouverneurs d’Egypte
et ailleurs, qu’Allah ne nous éprouve pas, ce que nous pensons
d’eux c’est le mal et la mécréance mais c’est juste que l’homme
n’ose pas dire qu’ils sont mécréants, sauf si nous savons qu’ils
l’ont rendu licite...” Mais malgré ce qu’il pense de ces dirigeants,
à savoir le mal et la mécréance, il ordonna aux musulmans de s’y
soumettre et de leur obéir, et accusa ceux qui s’y opposent d’être
des Khawarij. Cheikh Al-Islam ibn Taymiyyah ‫ رحمه ال ل�ه‬a dit :
Lorsque le savant délaisse ce qu’il connaît du livre d’Allah et
de la Sunnah de son Messager (‫ )ﷺ‬et suis le jugement du juge
contredisant le jugement d’Allah et de Son messager, il devient
apostat mécréant, et mérite le châtiment ici bas et dans l’au-delà,
Allah a dit :

‫َصْد ِِْرَكَ ََح ََر ٌٌج ِِّم� ْْنُهُ ِِلَت َ ْْنِذ ََِر ِِب ِِهۦ ََو ِِذ ْْك ََر ٰٰى‬
َ ‫نِز ََل ِِإَلَْيَْكَ َفَ ااَل َيَ ُُك ْْن ِفِي‬ ٓ ‫ٱٓۡل� ٓ ٓٓم‬
ِ ُ ‫ٓص ِِك َٰٰت�ٌبٌ ُأ‬
‫َّرَِّب� ُُك ْْم ََواَلا َتََّتَِبُِعُوْاْ ِِمن ُدُوِنِ ِِهۦ َأ َ ْْو ِِلَيَا ََءۗ ۗ َقَ ِِلياًلا َّمَ ا‬ ِ ُ ‫ِِل ْْل ُُم ۡۡؤ ِِمِنِيَنَ اَّتَِبُِعُوْاْ ََما ُأ‬
ِ ‫نِز ََل ِإَِلَ ْْي ُُكم ِِّم� ن‬
ُ ‫َت َ ََذ‬
َ‫َّكَُروَن‬
“1. Alif, Lām, Mim, Sad. 2. C’est un Livre qui ta été descendu; qu’il
n’y ait, à son sujet, nulle gêne dans ton cœur; afin que par cela tu
avertisses, et (qu’il soit) un rappel aux croyants. 3. Suivez ce qui vous
a été descendu venant de votre seigneur et ne suivez pas d’autres alliés
que Lui. Mais vous vous souvenez peu.”
[Sourate 7 Verset 1 à 3 / Majmu’ Al-Fatawa 35/372, 373]

D’ailleurs dans ce débat, ibn Baz se contredira sur d’autres


points, il dit :
‫إذا دافع عن الحكم بغي ما أنزل هللا و قال ما أرجع‬
‫فهو دفاع المستحل يكون كافرا‬
“Lorsqu’il défend le jugement par autre que la loi d’Allah et dit :
“je ne reviens pas” alors c’est qu’il défend cela en l’ayant légalisé,
c’est un mécréant. Alors qu’il disait juste avant que celui qui
juge par le judaïsme et défend cette loi en punissant celui qui
s’y oppose par la prison ou la mort, il n’est pas mécréant sauf
s’il l’attribue à la loi islamique ?! Nous nous suffirons de cela
pour le cas d’ibn Baz, bien qu’il y ait encore bien d’autres choses
à dénoncer à son sujet, il faudrait lui consacrer un livre, mais
nous nous limiterons à ce qui concerne notre sujet. Nous avons
mentionné ce qui est suffisant pour constater qu’ibn Baz était
totalement instable sur la question des lois humaines, et de leur
statut.
CHAPITRE 8
L’HÉRÉSIE DU CHEIKH IBN ‘UTHEYMINE

Cheikh ibn ‘Utheymine ‫ هللا همحر‬et son revirement sur le


statut des lois humaines : Quant Cheikh ibn ‘Utheymine, fut
interrogé : “Y a-t-il une différence entre un cas particulier où le juge
ne juge pas d’après la loi d’Allah, et entre les cas qui consistent en une
législation générale ?”
II répondit : “Oui il y a une différence entre ce qui consiste en une
législation générale, ceci n’entre pas dans le départage précédent, cela
fait uniquement partie de la première catégorie que l’islam ou plus
bénéfique pour les serviteurs...”
[Majmu’ Al-Fatawa, volume, 2 question 228]

Et il disait : “Juger par autre que la loi d’Allah est de deux sortes
; La première : Qu’il abolisse la loi d’Allah et la remplace par une
autre loi du Taghut, de telle manière qu’il annule la loi de la
Shari’ah entre les gens, et met à sa place une autre loi inventée
par un homme. C’est comme ceux qui abolissent les lois de la
Shari’ah dans les affaires sociales, et les remplacent par des lois
inventée :il ne fait aucun doute que ceci est un échange entre la
loi d’Allah est une autre, et ceci est une mécréance qui expulse
de la religion, car celui qui fait ça c’est mis au niveau du créateur
lorsqu’il légifère pour les serviteurs d’Allah qu’Allah n’a pas
permis, et même pire qui s’oppose à la loi d’Allah ‘Azzawajal, et
il en a fait la loi qui tranche entre les gens. Allah a nommé cela
Shirk dans sa parole :

� ‫ِيِن ََما َلَ ْْم َيَْأ ْ ََذ ْْن ِبِ ِِه‬


ُ‫ٱُهَّلل‬ ُ ‫َأ َ ْْم َلَ ُُه ْْم‬
ِ �‫ُش ََرَكَا ُُء َش َََرُعُوْاْ َلَ ُُه ْْم ِِمَنَ ٱلِّد‬
“Auraient ils des associés qui leurs aurait légiféré des lois religieuse
qu’Allah n’a jamais voulu ?”
[Fiqh Al-‘Ibada, page 60]

Et il disait : “Ce que l’on comprend des propos des deux cheikh”,
il s’agit d’ibn Baz et d’Al-Albani. comme un péché, celui la
n’est pas un mécréant car il ne l’a pas rendu licite, mais il se peut
qu’il le fasse par peur ou impuissance ou autre, et de ce faite ces
trois versets s’appliquent dans trois cas différents :
Celui qui juge par autre que la loi d’Allah en échangeant la
justice d’Allah, ceci est une mécréance majeure car il s’est mit
législateur avec Allah ‘Azzawajal, et car il déteste la loi d’Allah...”
Fin de citation. [Fitnat At-takfir, page 18]

Et il disait : ”Ceux qui aujourd’hui jugent avec les lois inventées


par les hommes, et abandonnent derrière eux le livre d’Allah et
la Sunnah du Messager ne sont pas croyants, d’après la parole
d’Allah Ta’ala :

َ ‫َّتَٰى ُيُ ََح ِِّك� ُُموَكَ ِفِي ََما‬


‫َش ََج ََر َبَ ْْيَنَ ُُه ْْم‬ ٰ ‫َفَ ااَل ََو ََر ِِّب�َكَ اَلا ُيُْؤْ ِِمُنُوَنَ ََح‬
“Non ! … Par ton seigneur ils ne seront pas croyant aussi longtemps
qu’ils ne t’auront demander de juger de leurs disputes…”
[Sourate 4 Verset 65]
et de la parole d’Allah :

َ‫ٱُهَّللُ َفَُأ ُ ۟۟وَلَٰٓـ� ِٓئَِكَ ُُه ُُم ۡٱۡلَكَاِفِ ُُروَن‬


� ‫ََو ََمن َّْلَْم َيَْحْ ُُك ۡۡم ِِب ََما َأَنَزَ ََل‬
“Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah à fait descendre, ceux-
là sont les mécréants.”
[Sourate 5 Verset 44]

Ces gens qui jugent avec les lois inventées par les hommes ne
le font pas dans un cas particulier. dans lequel ils contredisent le
Coran et la sounnah à cause de la passion et par injustice, mais
ils ont bel et bien échangé la religion contre ces lois humaines,
ils ont mit ces lois humaines à la place de la loi islamique, et
ceci est mécréance, et ce même s’ils prient et jeûnent et donnent
l’aumône et font le pèlerinage, ce sont des mécréants.
[Charh Ryadh Salihin, vol 1 page 508]

Mais un jour, il changea d’avis, et il dit : “En ce qui concerne le


fait de juger par autre que la loi d’Allah, cela peut avoir 3 cas de
figure, comme nous le trouvons dans le Livre du Tout puissant :
soit une mécréance, soit une injustice, soit une perversité, Et
cela varie en fonction des causes qui l’amènent à cela : Si l’homme
juge par autre que la loi d’Allah par ses passions, en sachant que
la vérité est dans le jugement d’Allah, il n’est pas mécréant mais
bien pervers ou injuste. S’il légifère une loi général pour que les
gens la suivent et est d’avis que cela sert à un bienfait ou bien
qu’il est victime d’une manipulation, il n’est pas mécréant non
plus, car beaucoup de gouverneurs ignorent la loi islamique et
sont en contacte avec des gens qu’ils prennent pour des savants
mais qui ne connaissent pas les lois religieuses, ce qui cause les
contradictions. S’il connaît la loi islamique mais gouverne par
autre que cela ou légifère autre que cela et en fait une législation
que les gens doivent suivre, mais qu’il a conviction que ceci est
faux et que la vérité est dans le livre d’Allah, nous ne pouvons
pas le juger mécréant pour cela ! (!?) Celui que nous jugeons
mécréant, c’est celui qui pense que la loi d’un autre qu’Allah est
meilleure pour les gens, ou équivalente ; celui là est mécréant
car il a démentit le verset d’Allah : “Allah n’est il pas le meilleur des
juges ?” et : “Est-ce le jugement du paganisme qu’ils veulent ? Qui donc
est meilleur qu’Allah en tant que juge, pour des gens qui ont certitude ?”
Qu’Allah nous protège de l’égarement ! Ô Allah, Celui qui
retourne les cœurs, fixe nos cœurs sur l’islam ! Observez ce
revirement, mes frères, et observez ce qu’il dit au sujet de
celui qui légifère des lois opposées à celle d’Allah et en fait une
constitution ! Il le jugeait mécréant sans hésitation auparavant,
mais là il s’est limiter à dire : “Nous ne pouvons pas le juger mécréant
pour cela” sans expliquer pourquoi et pour quelle raison ses
anciennes Fatawa étaient fausse et sont inapplicables ? Lorsqu’il
dit : S’il connaît la loi islamique mais gouverne par autre que
cela ou légifère autre que cela et en fait une constitution que les
gens doivent suivre, mais qu’il a conviction que ceci est faux et
que la vérité est dans le livre d’Allah. Cet exemple est imaginaire
et irréelle, aucun gouverneur au monde aujourd’hui ne dit que
sa constitution est fausse et que la vérité est de juger par la loi
d’Allah, au contraire tous prétendent soit que leur constitution
ne contredit pas la loi islamique, soit que la loi islamique ne
concerne pas la politique mais uniquement les adorations. Ou
alors, donnez nous un seul exemple d’un seul gouverneur au
monde ou dans l’histoire qui ait déjà inventer une loi qu’il
impose de manière général et en fait sa constitution qui ait déjà
avoué avoir eu tord de cela, et avoir reconnu que la vraie loi est
la loi d’Allah ? Et en imaginant qu’il avoue être en tord et que la
vérité est dans la loi d’Allah, à quoi ça va lui servir de l’avouer ?
Quel différence entre lui et celui qui dit : “Je suis un dieu, adorez
moi” mais qui avoue avoir tord et reconnaît qu’Allah est le seul et
unique vrai dieu ? Qu’est ce que cela changera à son statut alors
qu’il commet cette impiété et cette mécréance flagrante ?
Les juifs savaient que le prophète était venu d’Allah avec la
vérité, et que eux étaient injustes en lui étant hostile, pourtant
ils sont mécréants comme le stipule le texte saint et l’unanimité.
Si le gouverneur qui se met à l’égale d’Allah dans la législation
n’est pas mécréant, mais quand donc devient il mécréant ?! Ibn
‘Utheymine nous répond : “Celui que nous jugeons mécréant,
c’est celui qui pense que la loi d’un autre qu’Allah est meilleure
pour les gens, ouéquivalente : celui la est mécréant car il a
démentit le verset d’Allah : “Allah n’est il pas le meilleur des
juges ?” Cheikh ibn ‘Utheymine ne juge mécréant que celui qui
démentit Allah, et ceci est totalement faux et la fausseté de cette
parole est évidente et fatalement connu par tout musulman, et
nous l’interrogeons donc : Que dis tu de celui qui ne juge pas par
la loi d’Allah non pas parce qu’il dément Allah, mais parce qu’il
déteste sa Loi ? Est-il croyant ? Tu seras obligé de nous dire :
“Oui” et là nous te disons : que fais tu de la parole d’Allah :

‫َط َأ َ ْْع َٰٰم� َلَ ُُه ْْم‬


َ َ‫ٱُهَّللُ َفََأَْحْ َب‬
� ‫ُو۟ا ََمٓا َأَنَزَ ََل‬ ُ َ ‫َٰٰذ�ِلَِكَ ِبَِأ‬
۟ ‫َّنَُه ْْم َك َِِرُه‬
“C’est parce qu’ils ont détesté ce qu’Allah a révélé qu’Allah a anéanti
leurs ouvres”
[Sourate 47 Verset 9]

Et s’il ne juge pas par la loi d’Allah par hostilité et jalousie


contre le prophète et les musulmans, et non par démentit d’Allah,
comme les juifs, il n’est pas mécréant d’après toi ? Et s’il ne juge
pas par la loi d’Allah par refus et orgueil, comme Iblis et Pharaons,
et non par démentit, il n’est pas mécréant ? Et s’il ne juge pas par
la loi d’Allah par alliance avec les juifs et les chrétiens et pour
leur obéir et les satisfaire, il n’est pas mécréant ? Muhammad
ibn Ibrahim, dans son ouvrage Tahkim Al-Qawanin, a donné 6
cas de figure où celui qui ne juge pas d’après la loi d’Allah sort de
l’islam, alors d’où sort ibn ‘Utheymine qu’il n’y en a que deux ?
Que fait il de celui qui ; ne croit pas que la loi d’un autre qu’Allah
soit meilleur ou égale, mais croit qu’il n’est pas obligatoire de
juger par la loi d’Allah et qu’il a le choix ? L’a-t-il mentionné
? Muhammad ibn ‘Abd Al-Wahhab mentionna que celui qui
change la loi d’Allah et celui qui gouverne d’après la loi du Taghut
sont parmi les têtes des Tawaghit et les plus grands d’entre eux,
alors d’où sort ibn ‘Utheymine qu’au contraire ce sont des
musulmans monothéistes ?
CHAPITRE 9
L’HÉRÉSIE DU CHEIKH AL-ALBANI

L’hérésie de Cheikh Al-Albani ‫رحمه ال ل�ه‬, ainsi que ses


contradictions ‫غفر ال ل�ه له‬. Parmi les références incontournables de
cette mouvance, il y a le dénommé Cheikh Muhammad Nasser
Din Al-Albani, ils s’appuient sur ses Fatawa pour affirmer que
légiférer en dehors d’Allah est du Kufr duna Kufr. En effet, selon
Al-Albani : légiférer autre que la loi d’Allah est du Kufr Duna
Kufr , et comme ces gens font passer cet homme pour “l’imam de
la Sunnah et du Hadith” et pour le “revificateur de la Sunnah” à cet
époque, ils n’acceptent pas la moindre critique envers leur idole.
Mais il est intéressant de savoir que d’après Al-Albani, même
insulter Allah ne fait pas forcément sortir de l’islam si c’est fait
par ignorance ou mauvaise éducation. D’après Al Albâni aussi :
ne pas adorer du tout Allah ne contredis pas la Foi, cela l’affaiblit
uniquement, mais pour lui la Foi se réalise en abandonnant
l’adoration d’un autre qu’Allah même sans adorer Allah. Cheikh
Al-Albani Et le statut de celui qui insulte Allah. Au sujet de celui
qui insulte Allah, il dit dans sa cassette AI-Kufr Kufran lorsqu’il
fut interrogé :
Question :
“On rapporte certains récits d’après certains imam et certains
compagnons, comme Khalid ibn Al-Walid, et certains imams
comme Ahmad, sur la mécréance de celui qui insulte Allah ou le
messager, et voyaient cela comme une apostasie, est-ce que ceci
est absolument vrai ?”
Réponse du Cheikh :
“Nous ne pensons pas que c’est absolument vrai, car il ce peut
que cette insulte soit la conséquence de l’ignorance et d’une
mauvaise éducation, voir d’insouciance, ou alors, en dernier,
cela peut être volontaire et en connaissance de cause, et dans
ce cas c’est bel et bien une apostasie sans aucune confusion.
Même si il est possible que cela soit pour une des autres raison
que j’ai mentionné, alors il est plus important dans l’islam de
prendre ses précautions pour juger mécréant quelqu’un que de
se précipiter…” Et il fut interrogé dans Fatawa Al-Albani, pages
583, 584 : ”Au sujet de certaines choses que les gens commettent,
particulièrement dans notre pays, des choses impies que nous
trouvons bien plus dangereuses que ce à propos de quoi nous
parlions, à savoir le faite d’insulter la religion et Le Seigneur.
Il y a beaucoup de gens dans nos groupes qui insultes la religion
et Le Seigneur, mais qui prie, mais ceci est une mécréance ?
Al-Albani :
“Décris moi cette mécréance de laquelle tu parle ?”
Le questionneur :
“Elle n’est pas moindre que la mécréance ?”
Al-Albani :
“C’est complètement différent ! Je crois de ceux de qui
proviennent ces termes impies, laisse moi appeler cela par son
nom, ceux de qui proviennent ces termes impies, nous entendons
qu’ils font toujours suivre cela d’une demande de pardon à Allah,
or qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’ils ont besoins
d’être frapper avec un bâton deux ou trois fois, et après il ne
redira plus jamais ces propos impies. Je veux dire que ceci est
de la mauvaise éducation et c’est dû à l’absence de gouverneur
qui applique ce qu’il se doit comme éducation islamique des
musulmans d’après la loi de leur Seigneur… S’il y avait quelqu’un
pour éduquer ceux là une foi, deux ou trois fois, pour propager
entre ces gens peu éduqués et élevés, nous n’entendrons plus
jamais quelqu’un prononcer cette mécréance orale. C’est pour
cette raison, qu’Allah te bénisse, que nous devons nous occuper
de résoudre et réformer les cœurs, et de ne pas s’exciter à dire
d’une telle personne qu’elle est mécréante... D’accord, je le
tue, et peut être que je le tue à tord car il n’ait pas mécru d’une
mécréance qui désacralise son sang... Al-Albani... Et le statut
de celui qui n’adore pas du tout Allah. Et concernant celui qui
n’adore pas du tout Allah, il dit dans la cassette Al Kufr Kufran :
“Il faut faire la distinction entre la mécréance gestuelle et la
mécréance du cœur. Nous n’avons jamais rien vu dans la loi
islamique comme texte qui indique clairement que celui qui
croit en ce qu’Allah a révélé puis ne pratique rien de ce qu’Allah
a révélé soit mécréant. Et il dit aussi :
“Les salafs firent une différence entre les actes et la foi, et considérèrent
les actes comme une condition complémentaire de la foi, et non une
condition de validité, contrairement aux Khawarij.”
Analyse :
D’après Al-Albani, insulter Allah par mauvaise éducation ou
par ignorance n’invalide pas la foi en Allah ni l’islam.D’après Al-
Albani, celui qui insulte Allah a juste besoin de deux ou trois
coups de bâton, alors que les musulmans sont unanimes pour
dire qu’on lui tranche la tête, mais divergèrent sur la question de
savoir si on accepte son repentir ici bas ? D’après Al-Albani, celui
qui n’adore pas du tout Allah de son corps, qui ne concrétise pas
l’ordre d’Allah “Adorez-Moi” mais reconnait juste être obligé de
le faire, c’est un musulman, et que celui qui prétend le contraire
est un Khariji.
Réponse brève à Al-Albani :
Ibn Taymiyyah rapporte dans son ouvrage Minhaj Sunnah,
volume 5, page 251 la parole de l’imam Shafi’i :
“Je préfère dire quelque chose où l’on me dira “Tu t’es trompé”
que de dire quelque chose où l’on me dira “Tu as mécru”
Et il rapporte dans Majmu’ Al-Fatawa, volume 7, page 209 :
“Hanbal a dit : Al-Humayyidi nous a raconté : J’ai appris qu’il y
a des gens qui disent : Celui qui reconnait la prière, la Zakat, le
jeûne, le pèlerinage puis ne pratique rien de cela jusqu’à sa mort,
ou bien prie dos a la Qiblah toute sa vie jusqu’à sa mort “35”.
“35” Et celui-ci est moins pire que celui qui ne prie pas du tout.
c’est un croyant qui a une faible foi tant qu’il ne renie pas et qu’il
sait que sa foi réside dans l’abandons de cela, et qu’il reconnaît
l’obligation de la prière vers la Qiblah !
Je dis : Ceci est la mécréance évidente, et cela contredit le
livre d’Allah, la Sunnah de Son Messager (‫ )ﷺ‬et les savants
musulmans. Allah a dit : “Et on ne leur a ordonné que d’adorer Allah,
en Lui vouant la religion pure...” Et Hanbal dit : “J’ai entendu Abu
‘Adbillah Ahmad ibn Hanbal dire” : Celui qui a dit cela a mécru
en Allah, a réfuter son commandement et l’enseignement du
messager. [Ce récit est également rapporté dans As-Sunnah
d’Al-Khalal, n° 1027]

La prétention d’Al-Albani que l’adoration d’Allah dans les acte


n’est pas une condition de validité de la foi et que l’abandonner
n’annule pas la foi est une mécréance évidente qui fait sortir de
l’islam, et ceci est rapporté de l’imam Humaydi, Ahmad ibn
Hanbal, mais aussi Al-Wakî’ ibn Jarrah et autres que ces Salaf.
Quant à la prétention d’Al-Albani, que l’ignorance est une
excuse pour celui qui insulte Allah, sache que les sunnites sont
unanimes pour dire qu’il n’y a aucune excuse par ignorance pour
celui qui adore un autre qu’Allah, alors que penses tu de celui qui
insulte Allah ?!
Et trouve moi une seule personne qui après avoir prononcer
les deux attestations de la foi ignore qu’il n’est pas permis
d’insulter Allah ? Trouve moi-même un Juif ou un Chrétien qui
ignore qu’il est interdit d’insulter le Créateur ?
J’irai même plus loin : trouve moi un seul athée qui ignore que
les religieux interdisent d’insulter dieu ? La seule excuse légale
pour celui qui insulte Allah, c’est la contrainte, car Allah a dit :

‫ْط ََمِئِ ۢ �ٌّۢن ِبِٱِإْل� ِ ٰيَٰم� ِِن‬


ْ ‫ِِإاَّلا ََم ْْن ُأ ُ ْْك ِِرَهَ ََوَقَ ْْلُبُُهُۥ ُُم‬
“Sauf celui qui est contraint alors que son cœur est serein sur la foi.”
[Sourate 16 Verset 106]

Quant à l’excuse de la mauvaise éducation, elle est totalement


fausse : il n’y a absolument aucune preuve que la mauvaise
éducation est une excuse dans la mécréance, que ce soit un verset
du Coran, un Hadith, ou même l’avis d’un savant estimable !
Et si la mauvaise éducation était vraiment une excuse dans
la mécréance, alors les juifs, les chrétiens, et idolâtres, tous
seraient excusés, vu qu’ils ont été éduqués sur la mécréance par
leurs parents, comme le Prophète ‫ ﷺ‬a dit : “Tout homme nait
sur l’instinct (islamique) et ce sont ses parents qui en font un juif, un
chrétien ou un mazdéen...” D’après Al-Albani, celui qui insulte
Allah n’est mécréant que s’il considère son insulte permise et à
conviction de son insulte, et non uniquement celui qui insulte
en connaissance de cause comme il le prétend : Car le mal
éduqué qui insulte Allah le fait en connaissance de cause et non
par insouciance ! Cheikh ‘Abd Ar-Rahman ibn Nasser Al-Barrak
a dit dans son pamphlet Jawab fi Al-Iman wa Nawaqidhih :
“Quant à la question :
“Est-ce que la mauvaise éducation peut être une excuse pour celui qui
insulte Allah ou Son messager?”
La réponse est :
Insulter Allah ou Son messager est parmi les annulations claires
et évidentes de l’islam, car c’est du mépris envers Allah et Son
messager, car cela annule ce qu’impliquent les deux attestations
comme glorifications d’Allah et de Son Messager (‫)ﷺ‬. Et la
mauvaise éducation n’excuse en rien une personne responsable
pour délaisser une obligation ni pour faire une interdiction,
et encore moins pour commettre une catégorie de mécréance
envers Allah. Et s’il était vrai que la mauvaise éducation soit une
excuse pour ce genre de chose, les juifs et les chrétiens et autres
qu’eux seraient alors excusés pour leur judaisme, christianisme
etc... Et un musulman ne dirait pas une tel chose, et celui qui
prétend cela est un mécréant, on lui enseigne la chose et lui
demande de se repentir, et s’il ne se repentit pas il est obligatoire
de le mettre à mort pour apostasie.” Ibn Taymiyyah rapporte
dans son ouvrage Sarim Al-Masiul, page 513 :
“Muhammad ibn Sahnun, l’un des imams de la doctrine de
Malik à une époque proche de ce groupe, a dit : “Les savants sont
unanimes que celui qui insulte le Prophète ‫ ﷺ‬ou le rabaisse, c’est
un mécréant, et la menace d’Allah se réalisera sur lui ainsi que
le supplice. Quant à son verdict, d’après la communauté, c’est la
mort. Et quiconque doute de sa mécréance ou de son chatiment
est mécréant. Si tu sais que la cause de la mécréance de celui qui
insulte Allah est le mépris d’Allah, que penses-tu de celui qui
croit que celui qui insulte Allah mérite juste deux coup de bâton
? Est-ce là une personne qui vénère Allah ? Et ceci n’est qu’un
bref aperçu de la doctrine d’Al Albâni, mais elle suffit déjà à nous
mettre en garde, et à nous rendre compte que ses avis au sujet de
la foi et de la mécréance nous importent peu, pour ne pas dire
aucunement.
S’il ne juge même pas mécréant celui qui insulte Allah ni celui
qui ne pratique absolument rien de l’islam, il n’est pas étonnant
qu’il ne juge pas mécréant celui qui se met à l’égal d’Allah dans la
législation ! Al-Albani juge mécréant Atatürk car il remplaça la
loi de l’Islam, et parce qu’il imposa au turcs de porter le chapeau.
On peut lire dans Fatawa Al-Albani page 263 :
“Les musulmans n’ont pas déclaré mécréant Atatürk pour son
islam, mais parce qu’il s’est désavoue de l’islam en imposant
aux musulmans un régime non islamique de la tête au pied.
Par exemple il a mis à égalité entre l’homme et la femme dans
l’héritage, alors qu’Allah dit que l’homme à la part de deux
femmes, il a aussi rendu obligatoire au peuple turc le port du
chapeau... Regarde comme Al-Albani considérait Atatürk
mécréant pour avoir imposé un régime contraire à l’Islam, et
considéra cela comme étant une mécréance majeure et considéra
qu’ordonner le port du chapeau occidental invalide l’islam ! Il
considère que celui qui insulte Allah par mauvaise éducation ou
par ignorance est musulman, mais que celui qui impose le port
du chapeau est mécréant ? Qui va pouvoir expliquer cette folie !
Pourquoi ne juge t’il pas apostat tout ces autres régimes qui
mettent également à égalité les hommes et les femmes dans
l’héritage et dans bien d’autres choses, et ordonne des choses qui
contredisent bien plus l’Islam que le port du chapeau !

L’imam Malik ibn Anas a dit :


“Celui qui insulte les compagnons du Prophète ‫ ﷺ‬n’a à voir avec
l’islam.”
[Rapporté par Al-Khallal, dans Kitab As-Sunnah, n°779]
Alors qu’en est il de celui qui insulte Rassul Allah ‫ ? ﷺ‬Ou
même pire qui ose insulter Allah ? L’imam Ahmad ibn Hanbal
‫ ََر ِِح ََم ُُه ال ل�ه‬a dit : “Rapprochez vous d’Allah en détestant les gens de l’irja
(Murjiah), ceci fait parti des actes auxquels nous sommes le plus
attachés” [Tabaqat Al-Hanabilah 2/226 ]

Abu Sayfullah At-Turki


tiktok : @turkimouwahid

Fin de l’ouvrage.
Fin de Dahd Al-Murjiah Kashf At-Taghut Wa Tibyan Al-Maida’ah 44
Remerciements :
Baaraka Allah ufikum pour votre lecture et votre attention à
cet ouvrage en espérant que cela suffise pour réveillez ceux qui
était dans l’égarement et dans l’aveuglement de leur doctrine.
Baaraka Allah ufikum et qu’Allah préserve et garde dans le
Haqq et les émane de science les frère Abu Jannah ainsi que le
frère Musab. Et Baaraka Allah ufikum à tout les frères et sœurs
fillah qui ont eu la patience pour la sortie de l’ouvrage

Qu’Allah me pardonne si je me suis tromper et si j’ai menti sur une des paroles cité.

Vous aimerez peut-être aussi