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Théologie Liturgique Revisée

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EGLISE FRATERNELLE LUTHERIENNE DU CAMEROUN

INSTITUT SUPERIEUR DE THEOLOGIE DE MAROUA


_______________________________________________________________________________________

ABSTRACT
Le culte; qui est l’adoration publique rendue à Dieu, se
pratique de manière variable à travers le temps et
l’espace. Dans ce cours Rév. Dr. Jean-Baptiste
MBEREBE engage ses étudiants dans la réflexion
pour une liturgie pertinente pour l’EFLC au Troisième
POUR UN Millénaire.
Jean Baptiste Mberebe, PhD
Théologie Liturgique

RENOUVELLEMENT
DU CULTE
LUTHERIEN
Une Réflexion sur le Culte Protestant Luthérien
1
TABLE DES MATIERES
0 Introduction ......................................................................................................................................... 4
1 Survol historique ................................................................................................................................. 4
1.1 Les origines bibliques de la liturgie ........................................................................................... 5
1.2 Les modifications historiques ..................................................................................................... 5
1.3 La Réforme Protestante.............................................................................................................. 9
1.4 Le Rejet Piétiste......................................................................................................................... 10
2 L’année Liturgique ........................................................................................................................... 11
2.1 La Saison Festive ....................................................................................................................... 11
2.2 La Période Non-festive.............................................................................................................. 12
3 La Portée des Principaux Eléments Liturgiques ............................................................................ 12
3.1 Le Début du Culte ..................................................................................................................... 12
3.2 La Confession des Péchés et l’Absolution ............................................................................... 13
3.3 La Collecte ................................................................................................................................. 15
3.4 Les Chants ................................................................................................................................. 15
3.5 Les Lectures Bibliques .............................................................................................................. 16
3.6 La Confession de Foi ................................................................................................................. 16
3.7 Le Cantique du Jour ................................................................................................................. 18
3.8 La prédication ........................................................................................................................... 18
3.9 L’offrande .................................................................................................................................. 19
3.10 La prière de l’Église ou Intercession ....................................................................................... 19
3.11 L’Oraison Dominicale............................................................................................................... 20
3.12 La Bénédiction et le Renvoi ...................................................................................................... 20
3.13 Le Service de Communion ....................................................................................................... 20
4 L’architecture du Temple chrétien ................................................................................................. 21
4.1 L’architecture ............................................................................................................................ 21
4.2 L’Ornement et la Décoration ................................................................................................... 23
5 L’habillement sacerdotal .................................................................................................................. 24
5.1 L’habillement du pasteur ......................................................................................................... 24
5.1.1 Directives pour l’utilisation appropriée du vêtement clérical ....................................... 25
5.1.2 Tenir Compte des Couleurs Liturgiques......................................................................... 26
5.2 L’habillement du Catéchiste et de l’Évangéliste .................................................................... 27
5.3 L’habillement de l’Ancien et du Diacre ou de la Diaconesse ................................................ 27

2
Bibliographie ............................................................................................................................................. 28
Annexes ...................................................................................................................................................... 29
GLOSSAIRE ............................................................................................................................................. 30
INTROITS, COLLECTES ET LECTURES BIBLIQUES..................................................................................... 38

3
0 Introduction

La liturgie se définit comme l’ensemble des éléments qui constituent le culte ; c’est
l’agencement de ces éléments au cours d’un service religieux. Selon le Robert, la liturgie c’est le
culte public et officiel institue par une Eglise. Le mot trouve son étymologie dans le latin liturgia
qui lui-même vient de du grec leiturgia, un service public rendu par un volontaire. Deuxéléments
retiennent notre attention dans cette définition : le service ou la cérémonie, et son
caractère public. C’est dire que le culte est un acte à la fois collectif et public. Et en tant que acte
public et collectif il est censé revêtir des traits objectifs récurrents qui méritent une étudeattentive,
mais aussi des traits subjectifs du fait même que le collectif réuni n’est pas constitué
des mêmes individus à travers le temps et l’espace, de sorte qu’une liturgie ne peut ressembler
trait pour trait à une autre. Ainsi on peut parler de la liturgie de l’EFLC, mais on doit aussi
s’attendre à parler de la liturgie d’une paroisse de l’EFLC un dimanche particulier de l’année
liturgique. C’est cette étude qu’on appelle Théologie Liturgique. Parler de théologie liturgique
c’est évoquer un double mouvement : premièrement le mouvement de la réflexion biblique sur la
pratique de l’adoration ; et deuxième mouvement, celui de la liturgie sur la formulation de la foi
chrétienne, selon la maxime établie de Prosper de Padoue, lex orandi, lex credendi.1 La présente
réflexion part donc de ce postulat pour arriver a la formulation d’une nouvelle liturgique pour
l’église. Pour en arriver là nous commencerons par un survol historique de la liturgie avant de
proposer une analyse de l’ordinaire du culte tel que Luther et les églises de cette confession ont
arrêté, puis faire une comparaison avec d’autres liturgies à travers la chrétienté. Une section sera
consacrée à l’architecture et l’ameublement du Temple Chrétien aujourd’hui.

1 Survol historique

Pour comprendre la liturgie chrétienne il est impératif de l’étudier à partir de l’AT oùnous
rencontrons le peuple d’Israël, un peuple dont une des activités principales est le culte dans
le Temple. Leur riche histoire cultuelle informe le culte chrétien aussi bien dans le fond que dans
la forme.

1
Pour un traitement avancé de cette expression, voir De Clerck, « Lex orandi, lex credendi », pp. 178-200

4
1.1 Les origines bibliques de la liturgie

La liturgie prend ses origines dans les instructions que Dieu donne aux sacrificateurs et
lévites par le biais de Moise. Les sacrificateurs reçoivent le sacerdoce comme don de la part de
Dieu (Ex. 28 :1 ; Nb. 18 :1) et les lévites leur sont donnés en aide, pour s’occuper du temple ou
de la Tente de la Rencontre. Ainsi les sacrificateurs ont la charge d’organiser et de conduire le
peuple dans le culte à Dieu. Les lévites selon leur clans reçoivent une charge particulière :certains
sont porteurs, d’autres s’occupent du nettoyage, d’autres encore de recevoir les dons et
offrandes apportés dans la maison de Dieu, d’autres de la musique. Les Israelites ne venaient pas
au temple le jour du Sabbat seulement, mais chaque fois qu’ils avaient besoin d’offrir un sacrifice
ou une offrande ils venaient vers le sacrificateur en service au temple. Mais il semble
bien que le Sabbat devint le jour indiqué pour la grande célébration (Lev 23 :3) et continua ainsi
jusqu’au temps de Jésus (cf. Luc 4 :16) et de l’église naissante (cf. Actes 16 :13 ; 17 :2). En plus
du Sabbat Dieu instaura pour le peuple d’Israël des festivals à observer au cours de l’année (Ex
23 :13. Ainsi un cycle liturgique annuel était instauré en Israël.
La sainte convocation commençait par la formule introductive du culte, la Shama (Dt.
6 :4) que l’église reprendra à son compte en lui substituant la forme trinitaire, « Au nom du Père,
et du Fils, et du St Esprit ». Les lectures bibliques étaient constituées des portions des 2 parties
principales de la Bible Hébreu, la Loi et les Prophètes, les Psaumes2 étant des chants exécutés
(cf. Luc 24 :27). La lecture était suivie de l’explication par un rabbin des passages lus. Celui-ci
s’asseyait sur la chaise à lui réservée, ou la cathèdre. Les prières d’intercession, les offrandes
venaient clôturer le service cultuel. Le sacrificateur renvoyait les adorateurs avec la bénédiction
aaronique (Nb 6 :24-26).
1.2 Les modifications historiques

L’église chrétienne, convaincue qu’elle était la vraie continuité du peuple de Dieu, et non
pas l’Israël naturel, adopta et adapta simplement la liturgie du temple et des synagogues. D’ailleurs
c’est toujours dans le temple et les synagogues que ces chrétiens venaient adorer Dieu,
avec les autres Juifs. C’est lorsque les chrétiens juifs diminuèrent en nombre et que l’église devint
essentiellement Gentile et que les Juifs se mirent à persécuter les disciples de Jésus que les
chrétiens commencèrent à se réunir uniquement dans les maisons. Les éléments essentiels d culte

2
Bard Thompson, Liturgies of the Western Church (Cleveland, OH: Collins World, 1961), p. 4

5
incluaient certainement le Shema’a, les psaumes et cantiques, la lecture de la Torah et des
Prophètes, ainsi qu’une exhortation orale sur la tradition de Jésus, et la fraction d pain, ne
expression qui peut renvoyer soit aux repas Agape, soit à la Sainte Cène. On sait que de ces
prédications se développèrent des formules de confession de foi tel que Col. 1 :15-20 ou des
cantiques comme Phil 2 :5-11, etc. Cependant il semble qu’il n’existait pas encore une forme
rigide du culte. Avec le temps, une forme constante commence à émerger.
Justin Martyr dans sa Première Apologie, nous donne une idée de la manière dont le culte
était célébré : il était célébré le jour du Seigneur, c’est-à-dire dimanche. Le culte s’ouvrait par la
liturgie de la Parole. La liturgie de la Parole, tradition héritée de la synagogue Juive, avait déjà
gagné sa place avant la liturgie de la Communion. Comme dans la synagogue l’évêque s’asseyait
sur la kathedra, la chaise du maitre. Après le message, l’assemblée se levait pour les prières
d’intercession. Tous les baptisés pouvaient faire l’intercession.3 Ensuite l’évêque conduisait la
liturgie de l’Eucharistie, qui commençait par le Baiser de la Paix, une pratique héritée également
de la tradition juive. Ensuite les éléments du pain et du vin mélangé avec de l’eau sont présentés
à l’évêque au moment de l’Offertoire ; l’évêque fait une prière d’action de grâce, puis consacre
ces éléments par les paroles d’institution et une prière ; ensuite les diacres distribuaient les
éléments aux fidèles. Ils en apportaient également aux absents.
Cependant Hyppolite est le premier Père de l’Église à décrire de manière détaillée une
liturgie pour l’église.
L’ordre liturgique d’Hyppolite (IIe siècle) présuppose une partie qu’il n’amalheureusement
pas détaillée pour notre gouverne. Dans un cas, l’ordre présuppose l’ordination
de l’Évêque, et dans l’autre le Baptême et la Confirmation. On peut supposer que le début du
culte suit l’ordre déjà établi par Justin Martyr. L’ordre d’Hyppolite commence par le Baiser de la
Paix, suivit de l’offertoire, c’est-à-dire la présentation à Dieu de l’oblation ou offrande que les
fidèles auront apportée ; le service continue avec le canon, ou déclaration des parolesd’institution.
Puis l’évêque bénit les éléments de l’oblation (huile, fromage et olives, le lait et le
miel, l’eau) ; puis les éléments sont distribués aux fidèles : l’évêque donne un morceau du pain à
chacun en disant, « Le Pain du Ciel en Christ Jésus. » Les communicants répondent, « Amen ».
Puis les presbytres qui l’assistent présentent la coupe à chacun, dans l’ordre suivant : la coupe
d’eau, la coupe du lait, et enfin la coupe du vin. Chaque participant goûte à chaque coupe trois

3
Thompson, Liturgies, p. 5

6
fois, pendant que le presbytre déclare, « En Dieu le Père Tout-Puissant », le récipiendairerépond,
« Amen », le presbytre continue, « et en Jésus Christ le Seigneur », le communicant
réponds « Amen », et en l’Esprit Saint dans la Sainte Église » et le communicant répond,
« Amen ». Le service s’achève par les prières finales et la doxologie. Ainsi la formule trinitaire
était mentionnée plutôt au moment de la liturgie eucharistique.
L’ordre hyppolitienne sera abandonné dans le Christianisme occidentale, mais elle
prospère dans l’Église Orientale, notamment en Égypte et en Syrie. Dans l’Église Occidentale, le
Latin prend le pas sur le Grec comme langue vernaculaire du culte, de la traduction de la Bible
(la Vulgate), des discours des Papes et des écrits des Pères de l’Église. Le Latin prend de
l’ampleur à partir de l’Afrique du Nord. Au cours du IVe siècle plusieurs rites liturgiques sont
développés en même temps dans l’Église Occidentale. Les différentes formes peuvent être
classées en deux groupes : les rites de type Romain, et les rites de type Gallois.
Déroulement du Rite Gallois
Ce rite se déroulait ainsi qu’il suit : le service commence par un chant antiphoné, qui
accompagnait l’entrée des officiants. L’évêque saluait ainsi les fidèles rassemblés, « Dominus sit
semper vobiscum (Le Seigneur soit avec vous tous) », auquel l’auditoire répondait, « Et cum
spiritu tuo (et avec ton esprit) ». Suivaient alors trois chants : le Trisagion, le Kyrie et le
Benedictus ; après ces chants l’évêque faisait la prière d’ouverture appelée collecte. Suivait la
liturgie de la Parole qui consiste en la lecture de trois textes : un passage de l’AT, un texte des
Épîtres ou des Actes, et le troisième un texte des Évangiles. Entre les différentes lectures
l’assemblée chantait le Benedictus es, ou un chant d’ensemble. Avant la troisième lecture le livre
de l’Évangile était apporté et présenté de manière solennelle. Lorsque l’évêque annonce lalecture
de l’Évangile, l’auditoire s’exclame, « Gloria tibi Domine (Gloire à toi Seigneur !) ». LeTrisagion
était encore entonné après la lecture de l’évangile, puis suivait l’homélie de l’évêque
ou du prêtre.
Après l’homélie suivait la prière de l’Église, dite par un diacre sous une forme litanique,
et à chaque requête l’auditoire répondait, « Seigneur aies pitié de nous » ou d’autres formules
semblables. Cette partie s’achevait avec la collecte dite par l’évêque, et après quoi les
catéchumènes étaient renvoyés et l’on passait alors à la célébration eucharistique proprement
dite.

7
La Messe commençait avec une procession solennelle des dons eucharistiques versl’autel.
Ces dons sont reçus par l’évêque et placés sur l’autel puis voilés. Pendant la procession lachorale
chante le Sonus ou Cherubicon. A la fin de la procession un autre chant était exécuté par
l’auditoire. Alors le praefatio missae, un dialogue qui expliquait le sens de l’acte sacré était
entamé. Ensuite une prière était dite dans laquelle les noms de ceux qui avaient apporté les dons
étaient lus, ainsi que ceux en l’honneur de qui ils étaient offerts. Cette phase s’achevait par le
baiser de la paix, et une collecte appelé ad pacem.
Après le dialogue le célébrant continuait le service par une exposition sur la vie etl’œuvre
du Seigneur Jésus Christ, qui conduisait alors à une prière d’action de grâce appelée
Sanctus. Puis suivaient les paroles d’institution au cours desquels le pain était rompu et les mis
arrangées de manière élaborée en forme de croix. L’évêque disait une prière de consécration des
éléments. Après quoi toute l’assemblée disait l’Oraison Dominicale. À la fin de cette prière le
diacre invitait la communauté à s’incliner pour recevoir des mains de l’évêque la bénédiction.
Puis les éléments étaient distribués pendant qu’un chant antiphoné était exécuté. Une brèveprière
d’action de grâce était dite et l’évêque renvoyait l’assemblée en disant, Missa acta est—en
pace (Allez dans la Paix !).
Le Rite Romain
Les noms associés au rite Romain sont ceux d’Ambroise de Milan, le Pape Gélase, Jérôme, le
Pape Innocent Ier ; le Pape Félix II, le Pape Gélase Ier, et le Pape Léon le Grand. Chacun en ce
qui le concerne apporta une contribution à la forme définitive de la Messe Romaine. Ce qui
caractérise ce rite c’est qu’il prend une forme rigide et ne laisse plus de place à la flexibilité et à
l’improvisation de la liturgie primitive.
Le rite commençait par le Psaume introductif, chanté lors de la procession du clergé.
Suivaient alors le Kyrie et la collecte du jour. Puis la lecture de passages bibliques entrecoupés de
psaumes toujours chantés. Puis vint l’Offertoire, le moment où les dons de pains et vin étaient
reçus à l’autel, pendant que la chorale chantait un psaume. Le célébrant présentait ces offrandes à
Dieu par une prière ; puis il engageait l’assemblée dans le dialogue eucharistique où lasignification
de la vie et de l’œuvre du Christ était rappelée. Ceci se terminait par le chant
Sanctus. Après ce chant commençait le Canon où les paroles d’institution étaient dites, etculminait
dans la consécration des éléments et le sacrifice. Puis le Baiser de la Paix est donné,
suivi de la distribution des éléments. Chaque communiant recevait aussi bien le pain que la

8
coupe, et disait Amen en les recevant. Une prière d’action de grâce était dite, puis l’assemblée
renvoyée. Cette forme de base a été révisée et améliorée au fil des décennies notamment par
Grégoire le Grand ou d’autres figures inconnues de l’histoire de l’Église. Trois des multiples
formes liturgiques de l’antiquité sont existantes aujourd’hui : le sacramentaire léonine, le
sacramentaire Gélasien et l’Ordo Romanus Primus. Ces liturgies voulues austères et sobres,seront
entourées de beaucoup de faste et de solennité par les Papes qui se succèdent au Siège de
Rome, et par Charlemagne de France. Celui-ci ; s’inspirant du rite Gallois, n’hésita pas àmodifier
le rite Romain, de sorte qu’à la sobriété et au bon sens succédèrent le drame et la
solennité. L’usage de l’encens se généralisa, la lecture de l’Evangile fut précédée d’une mise en
scène de l’entrée triomphale à Jérusalem, les prières furent multipliées. Une longue prière
silencieuse est introduite pour la confession personnelle du célébrant. Des acolytes furent ajoutés
aux diacres comme assistant le prêtre ou l’évêque dans la célébration de la messe. Les prières
commencèrent à être adressées à la Vierge Marie et aux Saints de tous les temps. Du temps de
Ivon de Chartres, l’évangile était lu du coté droit de l’évêque tandis que l’épître était lue du côté
gauche. On introduisit le pain sans levain (hostie) en remplacement du pain ordinaire. La
fabrication spéciale de l’hostie rendit caduque la procession des dons durant l’Offertoire. En lieu
et place des dons en nature, l’on se mit à offrir de l’argent. L’hostie étant conçue déjà en petite
dimension circulaire, rendait la Fraction impossible, d’où l’officiant prit l’habitude de placer
l’hostie sur la langue du communiant.
Ces révisions aboutirent au XIIIe siècle à un changement radical du sens de la célébration
eucharistique : la doctrine de la Transsubstantiation fut décrétée par le Pape Innocent en 1215 et
confirmée au Concile de Trente. Une commission liturgique sous le Pape Pie IV proposa des
réformes qui abolirent certains des abus, et le pape instruisit tout prêtre et évêque de l’Église
Catholique Romaine à se conformer strictement au nouveau missel. La messe étaitdéfinitivement
conçue comme 1) une épiphanie de Dieu, mettant ainsi en exergue la réalité de la
présence eucharistique, 2) un sacrifice offert à Dieu au profit des vivants et des morts, et 3) une
commémoration et mise en scène de toute l’histoire du salut.
1.3 La Réforme Protestante

Écrivant au vénérable en Christ D. Nicholas Hausman, Évêque de l’Église à Zwickau,


Martin Luther affirme, « Premièrement, nous affirmons qu’il n’est, et qu’il n’a jamais étéquestion,
dans notre pensée d’abolir entièrement le culte formel à notre Dieu, mais de nettoyer ce

9
qui est en usage, et qui a été suffisamment contaminé par d’abominables ajouts, et d’en montrer
l’usage pieux. »4 En effet, pour Luther la messe et la communion du pain et du vin sont un rite
divinement institué par Christ lui-même, et qui ont été observés premièrement sous le Christ lui-
même, puis sous les Apôtres, avec simplicité et sans ajout.
Pour débarrasser la liturgie des ajouts inutiles donc, Luther conseille d’abandonner la
conception de la communion comme sacrifice, ce qui entrainera la préférence du mot culte àcelui
de messe dans les milieux protestants. Ensuite Luther rejette les multiples fêtes, les actions,
les communications, les souvenirs et les commémorations de saints, les vêtements, la vaisselle,
les multiples bougies et intermèdes, etc.
Par contre Luther accepte sans réserve certains ajouts : les Cantiques d’ Entrée ou Psaumes
chantés, le Kyrie Eleison, la Collecte, l’Alléluia, l’Agnus Dei, le Sanctus et Benedictus (utilisés
lors du service de communion). Les vêtements sacerdotaux devaient être marqués par leur sobriété
que par le faste.
Luther veut ainsi mettre en évidence la continuité dans la liturgie avec l’Église des
premiers siècles.
D’autres Réformateurs ; tel Ulrich Zwingli, Martin Bucer, et Jean Calvin proposèrent des
liturgies plus radicales que celle de Martin Luther aux communautés de Zurich, Strasbourg et
Genève respectivement. D’autres encore, le Roi Édouard VI, John Knox, les Puritains, Richard
Baxter, John Wesley, proposèrent en leur temps des liturgies qui s’éloignaient plus ou moins de
la tradition catholique.
1.4 Le Rejet Piétiste

La liturgie tel que rénovée par Luther est appliquée par tous les luthériens, avec certaines
adaptations locales, jusqu’à l’apparition de certains courants, notamment le Piétisme, sous
l’influence du rationalisme du XVIIe siècle.
La vitalité du culte luthérien fut interrompue pendant la Guerre de Trente ans. Durant
cette période, les églises étaient saccagées, la vie cultuelle réduite à néant. Au terme de cette
guerre, les leaders luthériens ont voulu réinstaurer le culte de manière légaliste et formaliste.Ceci
n’a fait qu’accentuer davantage le sentiment de vide spirituel que les fidèles ressentaient.
Ce vide sera comblé par un mouvement appelé Piétisme. Sous l’influence des courants littéraires

4
Thompson, Liturgies of the Western Church, p. 107

10
et philosophiques des XVIIe et XVIIIe siècles des théologiens tels que Hans Jacob Spener et son
disciple A. H. Francke, trouvèrent une formule pour revitaliser le Luthéranisme et le sortir de sa
torpeur institutionnelle. Ils proposèrent des groupes d’étude biblique, le leadership ecclésial laïc,
le vécu concret de la foi chrétienne, l’expression de l’amour chrétien envers le monde, et
l’amélioration de la formation pastorale par l’insistance sur la formation spirituelle et le
témoignage chrétien. Tout en admettant son apport inestimable pour la survie de la foiLuthérienne,
il faut reconnaitre que les petits groupes d’étude biblique développèrent très vite un
esprit séparatiste et le rejet du leadership et de la supervision pastoraux. L’importance de l’Écriture
et de la Sainte Cène fut remplacée par celle des études bibliques. Les formes
liturgiques furent abandonnées au profit d’un culte libre, subjectif et inopiné qui ne reflétait plus
du tout le culte luthérien. C’est ce courant qui a influencé les « pères » fondateurs de l’EFL.
C’est ainsi qu’à ses origines l’Eglise Fraternelle Luthérienne du Cameroun n’avait pasune
forme définie pour le déroulement du culte. Chaque pasteur ou catéchiste trouvait soit auprès
de ses collègues, soit avec d’autres dénominations avec lesquelles l’EFLC travaillait (FEMEC
devenue CEPCA aujourd’hui), sauf avec l’autre église luthérienne, l’EELC jugée alors libérale.
De nos jours, avec l’entrée de l’EFLC dans la FLM et la découverte des autres églisesluthériennes
dans le monde, est amorcé un retour à une forme fixe de liturgie, mais qui ne
s’appuie toujours pas sur une forme historique mais constitue un panaché concocté à partir de
plusieurs liturgies des églises réformées. Et même ce retour n’est pas compris ou admis par
beaucoup de fidèles. C’est dire s’il y a encore du chemin à couvrir pour parvenir à une liturgie
historique, puisque toute ressemblance avec la Messe Catholique est suspecte.

2 L’année Liturgique

L’année liturgique nait à partir des principales festivités chrétiennes que sont Noel,Pâques
et Pentecôtes. Elle est divisée en deux parties presque d’égale longueur : la saison festive
et la saison non festive, dite de l’Église.
2.1 La Saison Festive

Elle consiste en la première partie de l’année liturgique et comprend les principales fêtes
chrétiennes : la Nativité, la Passion et la Pentecôtes.
La Nativité est composée de trois segments : l’Avent qui couvre quatre ou cinqdimanches.
Ce segment constitue l’attente et la préparation à recevoir la visite de Dieu aux

11
hommes. Puis le segment de la Fête de la Nativité elle-même, célébrée le 25 décembre. La Fête
de la Nativité est suivie de deux dimanches après Noël. Le troisième segment est consacré à
l’épiphanie. L’épiphanie c’est la révélation ou la manifestation du Fils de Dieu aux hommes ;
elle est célébrée sur 9 ou 10 dimanches, le dernier étant le dimanche de la Transfiguration de
notre Seigneur.
La deuxième période festive concerne la Passion ; elle commence par le Temps de
Carême. Ce temps commence avec le Mercredi des Cendres. Le Carême est le temps consacré à
la réflexion sur la signification des souffrances du Christ pour nous, et sur les conséquences de
notre manière de vivre. Cette période couvre quarante jours pour s’achever le samedi de la
Passion. Les dimanches ne sont pas comptés dans les quarante jours de Carême. La dernière
semaine de Carême est la semaine de la Passion ou Semaine Sainte. Elle commence avec le
dimanche des Rameaux. Toute cette semaine le peuple de Dieu se réunit en prière et en
méditation, se rappelant que l’esprit est bien disposé mais la chair est faible, et donc durant cette
semaine cruciale le peuple de Dieu a particulièrement besoin de lui. La dernière partie de la
Passion est le temps pascal ; il est inauguré par la fête de Pâques, le jour de la Résurrection de
notre Seigneur. Ce temps couvre sept dimanches jusqu’à Pentecôte.
La troisième saison festive c’est la Pentecôte. Elle intervient cinquante jours après la
résurrection, soit dix jours après l’Ascension. La Pentecôte ferme la période festive de l’année
liturgique.
2.2 La Période Non-festive

L’autre moitié de l’année est introduite par le dimanche de la Sainte Trinité et est
constituée de vingt-sept dimanches et le dernier dimanche de l’année liturgique. Le temps de
l’Église est la période où le Consolateur promis par le Christ enseigne son église en lui rappelant
les enseignements de son Seigneur et en la conduisant dans toute la vérité. Le dernier dimanche
de l’année a un double rôle : exprimer l’attente ardente de l’Avènement du Seigneur, mais aussi
introduire la nouvelle année avec l’attente de l’enfant Jésus à Noël, période appelée Avent.

3 La Portée des Principaux Eléments Liturgiques


3.1 Le Début du Culte

Le culte commence par la procession avec un psaume chanté ou un cantique d'entrée. Il


n’est pas nécessaire que la chorale fasse la procession avec les officiants. Elle peut se mettre en

12
place avant et chanter de sa position habituelle. Ce cantique donne bien le ton : nous sommes
rassemblés pour rien d’autre qu’un culte, c’est-à-dire un service d’adoration en faveur de notre
Dieu. Nous ne sommes pas à une réunion d’association ou même d’église. Suit alorsl’invocation
selon la formule trinitaire. Cette formule est une déclaration lourde de sens. Nous
reconnaissons que nous sommes rassemblés au nom de Dieu, et que ce Dieu est un en trois
personnes Père, Fils et Saint Esprit. Nous ne sommes pas rassemblés pour adorer l’officiant ou le
Pape ou tout autre chef de l’Église. Tout le culte doit avoir pour focus ce Dieu trinitaire et non un
être humain. Pour cette raison l’invocation nous appelle aussi à considérer notre attitude dans le
culte. Notre attitude doit être celle de la révérence, de la crainte pieuse. Considérons seulement
notre attitude lorsque nous attendons le Sous-Préfet quand il fait une descente sur le terrain. A
plus forte raison devrions-nous montrer ce respect au Dieu Souverain ! Cependant, parce quenous
ignorons la mélodie des psaumes, très souvent nous nous retrouvons entrain de les lire après
l’invocation.
3.2 La Confession des Péchés et l’Absolution

– Dès l’instant où nous avons affirmé que nous sommes en présence du Dieu Trinitaire, la
réalisation immédiate doit être notre prise de conscience de notre péché en présence de ce Dieu
trois fois saint. Aussi fléchissons-nous le genou devant sa sainteté dans la repentance. Il fautnoter
pour le déplorer qu’on a pris l’habitude de lire la « loi de Dieu » ou la « volonté de Dieu »
en oubliant de faire référence à l’amour et la grâce de Dieu. Pourtant la fonction de la loi c’est de
condamner, de tuer, mais jamais de donner la vie. Il est donc nécessaire de lire ou de dire aussi la
grâce de Dieu, car c’est elle seule qui nous pousse à recourir au Dieu de miséricorde.
L’officiant, comme le sacrificateur de l’AT, porte nos offrandes pour le péché devant le trône de
grâce de notre Dieu. Mais nous prions ensemble avec lui, en vertu du Sacerdoce universel, nous
avons aussi accès au lieu très saint. L’officiant, ensemble avec le pasteur, font face à l’autel, et se
mettent à genoux ou se tiennent debout. L’assemblée fait autant, le choix étant guidé par ce qui
semble mieux exprimer notre humiliation, notre repentir devant notre Dieu. Il est à noter qu’en ce
moment personne n’occupe encore de place à l’autel. Aussi prions-nous ensemble de la
manière suivante,

13
Pasteur (debout): Bien-aimes dans le Seigneur, approchons-nous d’un cœur sincère et
confessons nos péchés à Dieu notre Père, implorons son pardon dans le nom de son Fils Jésus
Christ, notre Seigneur.

Pasteur (à genoux) : Notre secours est dans le nom du Seigneur.

Assemblée (debout) : Qui a créé le ciel et la terre.

Pasteur : J’ai dit, « Je confesserai mes transgressions à l’Eternel.

Assemblée : Et toi, tu as enlevé la faute de mon péché.

Ensemble (Pasteur à genoux et Assemblée debout)

Dieu de miséricorde, nous pauvres et misérables pécheurs, confessons que nous


avons péché contre toi, en pensée, en parole et en acte, par ce que nous avons fait et
ce que nous avons omis de faire. Nous ne t’avons pas aimé de tout notre cœur, nous
n’avons pas aimé notre prochain comme nous-même. Nous méritons ta juste colère
et ton châtiment. Mais pour l’amour de ton Fils Jésus Christ, prends pitié de nous et
pardonne-nous ; alors ta volonté fera notre joie et nous pourrons marcher sur tes
chemins pour la gloire de ton nom.5

– Après la confession, nous avons besoin d’écouter Dieu nous dire qu’il nous a pardonné.
Cela est fait soit par l’officiant qui proclame l’assurance du pardon, soit par le ministre consacré
qui au nom de Dieu nous absout de nos péchés. Le pasteur ordonné dira par exemple : « Le Dieu
tout-puissant dans sa miséricorde a livré son Fils à la mort pour vous. En son nom, il vous
pardonne tous vos péchés. En tant que serviteur appelé et ordonné du Christ, je vous pardonne
tous vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. » Ou encore, « Suite à votre
confession, et en tant que serviteur appelé et ordonné au service de la Parole, je vous annonce à
vous tous la grâce de Dieu, et en lieu et par le commandement de mon Seigneur Jésus Christ, je
vous pardonne tous vos péchés au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, Amen ! »
L’Assemblée répond « Amen ! »

5
Chants et Liturgie Luthériens, p.

14
Pour une partie des fidèles et pasteurs de l’EFLC, ce serait usurper l’attribut de Dieu pour
un pasteur d’absoudre ou de dire qu’il pardonne aux fidèles leurs péchés. Cette attitude n’est pas
sans rappeler l’attitude des Scribes dans Mc 2 :7 qui ont accusé Jésus de blasphémer contre Dieu
parce qu’il avait dit qu’il pardonnait au paralytique ses péchés. Il faut dire qu’il s’agit là d’une
mauvaise compréhension de l’Office des Clefs. En effet le Christ a donné à son église le pouvoir
de retenir et de pardonner les péchés (Mt 16 :19 ; 18 :18-20 ; Jn 20 :22-23). Ce pouvoir estexercé
en privé par le frère ou la sœur qui pardonne à son prochain qui a péché contre lui, et en
public par le ministre appelé et consacré à cet effet. Il ne pardonne pas en son nom propre, mais
au nom de Dieu ! Il n’est donc pas nécessaire d’afficher cette fausse modestie qui trahit plutôt
notre désobéissance à la parole de Dieu, et notre peu d’estime de la vocation pastorale.
A la fin de la Confession et Absolution on chante le cantique d’entrée ou Introït, on lit le
Psaume du jour. Puis suit le chant Kyrie Eleison. Dans les églises à haute liturgie, ici on chante
un cantique d’entrée suivie du Kyrie (Seigneur aie pitié) et du Gloria in Excelsis (Gloire à Dieu
dans les cieux).
3.3 La Collecte

Il s’agit ici de la prière, et non pas la quête ou l’offrande. C’est ce que certains appellent
la prière d’ouverture. À présent que nous sommes rassurés du pardon de Dieu, nous sommes
libérés pour lui offrir nos prières et nous louanges. Cette prière situe l’adoration ou le culte dans
son contexte (quel dimanche de l’année, quelle époque liturgique). Il s’agit pour celui qui prie de
demander le secours de Dieu pour que cette adoration lui soit agréable. On peut dire simplement
les prières élaborées à cet effet, que l’on trouvera en annexe. Cette prière est précédée de la
salutation L’officiant qui jusque-là regardait l’autel, se tourne vers l’auditoire et dit : « Le
Seigneur soit avec vous » auquel l’assemblée répond, « Et avec ton esprit. »6 Le pasteur ou
l’officiant continue, « Prions le Seigneur » et l’assemblée répond, « Amen ! » Suit donc la prière
(Voir en annexe des prières pour tous les dimanches de l’année).

3.4 Les Chants

Toute adoration suppose une certaine attitude et des paroles de louanges adressées àDieu.
Nos chants doivent donc clairement exprimer cette adoration. Il faut dire ici que les chants doivent
se conformer à la saison. L’esprit d’adoration pendant le Carême est caractérisé par la

6
Phil 4 :23

15
disparition des chants avec les « Alléluia ». Par ailleurs des chants mal choisis démontrent la
mauvaise préparation de notre culte. Souvent on se retrouve en train de chanter des cantiques de
Pâques à Noel et vice-versa, ce qui démontre un manque de sérieux.
3.5 Les Lectures Bibliques

Elles constituent avec la prédication le clou de la célébration cultuelle. C’est le moment


où Dieu parle à son peuple. Les lectures bibliques couvrent trois types de textes : 1) la première
leçon, généralement un passage de l’AT ; 2) la deuxième leçon, un texte des épîtres ou des Actes,
et 3) le texte de l’Évangile. Dans la plupart des églises luthériennes, le lecteur termine avec la
formule « Parole du Seigneur » et l’assemblée répond « Nous rendons grâce à Dieu », et lalecture
de l’Évangile se fait alors que l’assemblée se tient debout. Le lecteur commence par la
formule, « l »évangile de Jésus Christ selon Saint …, chapitre …. L’Assemblée répond, « Gloire
à toi Seigneur. La lecture terminée le lecteur déclare « Évangile du Seigneur » et l’assemblée
répond, « Louange à toi, ô Christ ».
La lecture biblique est la première phase d’écoute de Dieu. Le choix de ces texte obéitaux
soucis de 1) faire connaitre tout le conseil de Dieu à on peule, 2) faire prendre conscience de
la relation qu’il y a entre l’AT et le NT, et 3) faire comprendre la progression de l’année liturgique.
Il est donc surprenant que certains fidèles s’offusquent qu’on ait « autant des passages
à lire ».
3.6 La Confession de Foi

Après la lecture de l’évangile, l’on enchaine avec la Confession de Foi. Dans certaines
églises la confession intervient après la prédication. Dans tous les cas la confession est la réponse
de la foi à l’écoute de l’évangile (voir Rm 10 :17). La pratique de faire la confession de Foi avant
la liturgie de la Parole est de ce point de vue assez incongrue. Il existe trois confessions dites
œcuméniques : le Symbole des Apôtres, le Symbole de Nicée-Constantinople, et le Symbole
d’Athanase. L’EFLC souscrit à ces trois Confessions. Voici le Symbole d’Athanase :
Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique: s'il ne la gardepas
entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité. Voici la foi catholique : nous
vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni
diviser la substance: autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celledu
Saint-Esprit; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire,

16
coéternelle la majesté. Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit: incréé
est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit; infini est le Père, infini le Fils, infini le
Saint-Esprit; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit; et cependant, ils ne
sont pas trois éternels, mais un éternel; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois
infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils,
tout-puissant le Saint-Esprit; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-
puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu; et cependant ils ne
sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-
Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de
même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en
particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y
a trois Dieux ou trois Seigneurs. Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni
engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-
Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a
donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas
trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne
soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et
semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer,
et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela
de la Trinité. Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation
de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de
confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de
la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère,
né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de
chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il
soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que
la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ;
un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de
même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un
Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est
ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger

17
les vivants et les morts. A sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et
rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle,
ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas
fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé.7
Le Symbole de Nicée-Constantinople
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de
l'univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de
Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui
tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-
Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce
Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra
dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les
prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique8 et apostolique. Je reconnais un seul
baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde
à venir. Amen.
Le Pasteur ou l’officiant dit, après la lecture de l’Evangile, « En réponse à l’écoute de
l’évangile, confessons ensemble notre foi, selon le symbole ….9
3.7 Le Cantique du Jour

C’est le chant exécuté par toute l’assemblée et qui traite des thèmes relatifs aux lectures
du jour. C’est une contribution singulière du luthéranisme à la vie liturgique. Il ne serait pas
superflu pour l’officiant d’expliquer la connexion entre le chant et les textes lus.
3.8 La prédication

La pratique de s’assembler pour écouter la lecture de la Parole de Dieu remonte à la


période postexilique où les Israélites sortis d’Égypte s’assemblaient pour écouter la Loi et les

7
Chants et Liturgie Luthériens
8
Veut dire universelle
9
On dit ici une des formules de la foi chrétienne, Symbole des Apôtres, ou de Nicée-Constantinople, ou d’Athanase.

18
Prophètes et le commentaire donné par le rabbin (Néh 8 :8). Jésus continue cette pratique (Lc
4 :16-30) tout comme l’Église primitive (Ac 20 :7). La prédication est perçue par les Luthériens
comme la voix de Dieu lui-même qui s’entend par la bouche du prédicateur.10 La prédication
luthérienne doit faire ressortir clairement et sans les confondre, la Loi et l’Évangile. En effet
« Par la Loi, Dieu amène les pêcheurs à connaitre leur condition misérable (Rm 3 :2, 4, 15 ; Gal
3 :24) ; et par l’Évangile, il offre gratuitement à tous les pécheurs qui croient le pardon de leurs
péchés et la vie éternelle (Jn 20 :31 ; Rm 1 :16 ; 10 :17). »11
3.9 L’offrande

En réponse à la Parole proclamée, le peuple de Dieu apporte des offrandes au Seigneur.


Dans les premiers siècles les offrandes étaient essentiellement en nature. De ces offrandes on
prélevait le nécessaire pour le service de communion. Ainsi les offrandes étaient apportéescomme
dernier élément du service de la Parole, et pour faire transition vers le service de
communion. Les offrandes étaient déposées à l’entrée du temple au début du culte, et apportées à
l’officiant durant l’offertoire, alors que l’assemblée est debout pour accompagner ces offrandes.
L’officiant les présente au Seigneur en les soulevant, puis les dépose à l’autel.
3.10 La prière de l’Église ou Intercession

Puis l’officiant présente les offrandes matérielles et les offrandes des prièresd’intercession
en même temps (Voir Liturgies et Cantiques Luthériens p. 258-259 pour les
prières d’offrande). Cependant la prière peut être dite par une autre personne. Plusieurs formes
peuvent être utilisées. En général les Églises Luthériennes préfèrent les prières antiphoniques ou
litaniques, qui permettent aux fidèles de participer ensemble avec l’officiant à la prière. Ainsi
l’officiant dira par exemple, « Pour Jean-Baptiste et François qui souffrent dans leur chairs, afin
qu’ils soient soulager de leurs maux, prions le Seigneur. » L’assemblée répond, « Seigneur,
exauce notre prière. » Si l’officiant dit plutôt « Seigneur, dans ta miséricorde, » l’assemblée
répond, «Prends pitié de nous. »

10
Timothy H. Maschke, Gathered Guests, 2nd ed (St Louis, MO: Concordia Publishing House, 2009), p. 154
11
Art 12 al 6 Constitution de l’EFLC, éd. 2009, p. 8

19
3.11 L’Oraison Dominicale

S’il y a service de communion, la prière d’intercession se termine avec l’Oraison


Dominicale, qui sert de transition vers ce service. S’il n’y a pas de Communion, alors l’oraison
dominicale devient le dernier élément avant la bénédiction finale et le renvoi.
3.12 La Bénédiction et le Renvoi

La forme trinitaire de la bénédiction réaffirme que l’hôte devant lequel nous étions
assemblés, le Père, le Fils, et le Saint Esprit nous accorde sa bénédiction. La formule aaronique
est particulièrement préférée par les Luthériens. Et on termine par, « Allez dans la paix et servez
le Seigneur ».
3.13 Le Service de Communion

S’il y a Communion, le service se poursuit après l’intercession et le Notre Père avec la


préface de la liturgie de l’Eucharistie. Le pasteur dit, « Le Seigneur soit avec vous. » l’assemblée
répond, « Et avec ton esprit ! » Le pasteur, « Élevons nous cœurs. » Assemblée, « nous lesélevons
vers le Seigneur. » Pasteur, « Rendons grâce au Seigneur, notre Dieu. » Assemblée, «
Cela est juste et bon. » Le Pasteur poursuit avec la préface propre (Voir Liturgies et Cantiques
Luthériens, p. 259-261). Il dit, « Il est véritablement juste, bon et salutaire…de te rendre grâce
toujours et partout, Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant ; par Jésus Christ, notre
Seigneur, dont Jean-Baptiste a préparé la voie en le proclamant Messie et véritable Agneau de
Dieu et en appelant les pécheurs à la repentance. C’est pourquoi avec les anges, et les archanges
et avec toute l’assemblée des cieux, nous célébrons et nous magnifions ton glorieux nom, a jamais
nous te louons en disant… » Ici il poursuit en entonnant le Sanctus. Suivent la prière
d’action de grâce, le Canon ou les paroles d’institution, et la signification. L’Assemblée chante
l’Agnus Dei (Agneau de Dieu), puis suit l’invitation. L’officiant et son assistant se communient,
puis communient les autres. Cet ordre revêt une signification importante : c’est en communiant
que l’officiant ou les officiants deviennent aptes à communier les autres. S’ils ne communient
pas, ou n’ont pas encore communié, ils n’ont rien à faire à communier les autres.
Les éléments peuvent être reçus à genoux ou debout, selon la formule de révérence
adoptée. Le Pain est présenté avec les paroles suivantes, « Prenez et mangez. Ceci est le véritable
corps de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, livré pour vos péchés » ou la version abrégée, «
Le vrai corps du Christ, livré pour vous ». Le récipiendaire répond, « Amen ! ». La coupe est

20
présentée avec les paroles suivantes, « Prenez et buvez. Ceci est le véritable sang de notre Seigneur
et Sauveur Jésus-Christ, répandu pour le pardon de vos péchés » ou la formule abrégée
« Le vrai sang du Christ, répandu pour vous. » le récipiendaire répond, « Amen ! »
Le pasteur renvoie les communiants en disant, « Que le corps et le sang de notre Seigneur
Jésus-Christ vous fortifient et vous préservent corps et âme pour la vie éternelle. Allez en paix ! »
Les Communiants répondent « Amen ! » Puis on chante le Chant de Siméon ou Nunc Dimittis.
Puis suit la Collecte postcommunion ou prière de remerciement. On termine par le Benedicamus.
Le pasteur dit, « Bénissons le Seigneur » auquel l’assemblée répond, « nous rendons grâce à Dieu.
» Le pasteur termine par la bénédiction finale.

4 L’architecture du Temple chrétien

Les textes suivant constituent l’arrière-plan biblique pour l’architecture et l’ornement


artistique du temple chrétien : Ex. 20 :22-26 (l’autel); 25 :10-22 (coffret de l’alliance et le
propitiatoire); 25 :23-30 (la table des pains consacres ; 25 :31-40 ; 27 :20-21 (le chandelier
d’or) ; le voile 26 :31-37 ; Ex. 30 :10 (l’autel des parfums), 30 :17-21 (la cuve pour les
ablutions).
L’église chrétienne apporte des modifications à cette structure en tenant compte de sa
théologie et des évènements marquant sa vie. C’est ainsi que la croix occupe une place de choix
dans la structure de l’église. La cathèdre et l’autel sont maintenus. Le lieu très saint n’existe plus,
le voile ayant été déchiré a la mort de Jésus pour marquer désormais l’accès libre dans la présence
de Dieu.
4.1 L’architecture

L’extérieur de l’église chrétienne est marqué par la croix qui surplombe l’infrastructure.
Pour le reste, c’est l’architecture intérieure qui nous intéresse.
L’intérieur d’une église comprend les parties principales suivantes: le narthex, la nef et le
sanctuaire ou abside. Si le temple est en forme de croix, on y retrouvera le transept. Danscertaines
structures il existe aussi des ailes ou allées.
Le narthex est l’entrée principale du temple, qui permet le rassemblement des fidèlesavant
d’entrer dans la partie intérieure appelée nef. Ici on retrouve très souvent la fontaine
baptismale, où les baptêmes ont lieu. Dans d’autres cas la fontaine est placée plus loin en avant,
juste au bas du sanctuaire.

21
Figure 1 : Plan d’un temple Chrétien

La nef est la partie où l’auditoire prend place. C’est la plus grande partie du temple. Lesanctuaire
ou abside, est la partie où les officiants sont stationnés pendant le culte. Il peut être
surélevé par rapport au reste du temple, ou bien être sur la même hauteur mais se distingue de la
nef par une murette ou un rail tout autour. Le sanctuaire comprend l’autel, la chair et le lutrin.
Dans certaines églises le baptistère, placé juste au bas de l’autel, complète le tableau du dispositif
du sanctuaire.
Figure 2 : Vue de haut du temple luthérien

Lutrin

Autel

Baptistère

Chaire

Sur l’autel sont disposés les éléments de la Cène et deux bougies si l’on veut. Sur une
crédence ou une table plus modeste, l’on peut disposer d’une Bible ouverte. Cette disposition est
lourde de signification. En effet dans l’Eglise Catholique Romaine la Cathèdre est placée

22
directement sous la croix, traduisant clairement que c’est l’Evêque qui est le Chef de l’Eglise sur
la terre, le Vicaire du Christ. La Bible ouverte, s’il y en a, est plutôt placée sur la chaire. Pour
Luther, Christ demeure Chef de son Eglise dans les cieux et sur la terre. La croix placée au centre
de l’autel indique sa présence, et la Bible ouverte signifie que c’est elle, et non un homme, qui est
l’autorité absolue en matière de foi et conduite. Les bougies ou lampes allumées indiquent la
présence divine et particulièrement celle de l’Esprit, qui illumine notre lecture de la parole de
Dieu.

Figure 2 : L’autel de St Timothée et Tite Figure 3 : Baptistère du même temple


Concordia Seminary St Louis
La chair est tantôt située devant l’autel, tantôt derrière, tantôt sur le côté droit. Ici est lu le
texte de l’évangile, et proclamée la prédication.
Le lutrin est réservé à toute autre communication : annonces, témoignages, salutations, et
les lectures des différentes leçons.
4.2 L’Ornement et la Décoration

Tous les meubles sont dressés aux couleurs liturgiques de la saison : chaire, lutrin,paniers
à offrande, couvert de la Cène, le baptistère, etc. Des bandes tissées et brodées avec des
motifs bibliques ou évangéliques peuvent être suspendues çà et là dans la nef et le sanctuaire. Des
fleurs peuvent être placées à des endroits appropriés et dont les couleurs dominantes doivent
suivre la saison liturgique.

23
5 L’habillement sacerdotal
5.1 L’habillement du pasteur

Exode 28 décrit comment Dieu ordonna à Moïse de confectionner la robe du souverain


sacrificateur et des sacrificateurs. Les Lévites aussi portaient des vêtements spéciaux pendant
leur service (Voir 1 Samuel 2). On peut y lire l’intention de Dieu : que leur robes marquent leur
service et leur dignité (vs 2, 40).
L’église après que le christianisme soit déclaré religio licita par l’Empereur Constantin,
commença à user de beaucoup de faste. C’est ainsi que l’intérêt pour les vêtements sacerdotaux
fut réveillé. C’est Constantin lui-même qui, le premier, revêtit l’Évêque de Jérusalem, Macarius,
d’une robe dorée pour le service du baptême la veille de Pâques. Cependant c’est le concile de
Narbonne au VIe siècle qui rendit obligatoire le port de l’aube comme vêtement sacerdotal. Au
VIIe siècle tout clergé portait trois vêtements spécifiques : l’aube, l’étole et la chasuble.

Figure 4 : l’aube ou robe pastorale

Figure 5 : Etoles Chasubles

24
Au fil des siècles des broderies furent ajoutées aux vêtements pour rehausser leurprestige.
Luther a continué à porter les vêtements sacerdotaux même après sa rupture avec Rome.
Mais souvent, parce qu’il venait tout droit de la salle de classe pour prêcher, Luther n’avait pas le
temps de se changer, et prêchait dans sa robe académique. Ce double usage de la robeacadémique
a encore cours dans certains cercles protestants. Cependant le port de la robe
pastorale ne fit pas l’unanimité. Alors que Luther considérait le port des vêtements sacerdotaux
comme un adiaphore, Karlstadt, lui, le voyait comme le symbole de la tyrannie papale.
Selon nos textes, « le vêtement liturgique du pasteur… est la robe blanche drapée des
étoles à la couleur liturgique approprié… » (Article 87 al. 5 RI, page 66).
5.1.1 Directives pour l’utilisation appropriée du vêtement clérical
Le port des vêtements cléricaux, nous l’avons observé, se fait d’une manière anarchique.
Il est donc nécessaire de définir quelques règles pour être mieux organisé.
Le Vêtement clérical relève de l’adiaphore
De prime abord il faut insister sur le fait que la tenue sacerdotale relève de l’adiaphore,
c’est-à-dire une pratique qui n’est ni obligatoire, ni indispensable. Le porter n’est pas plus chrétien
que de ne pas en porter. Il n’est pas nécessaire que l’église se déchire sur ce sujet. En
même temps la liberté chrétienne nous permet d’adopter des pratiques qui nous sont utiles, sans
pour autant nous asservir. Il faut relever cependant que le vêtement en tant que facteur d’identité
est incontournable.
La Sobriété plutôt que le Faste ou la somptuosité
Si dans l’Eglise Catholique Romaine et dans l’Eglise Orientale le Faste est sans limite,
(ce n’est pas forcément mauvais), le Réformateur a voulu privilégier la sobriété, tant en ce qui
concerne la liturgie que les vêtements liturgiques. C’est une marque qui distingue l’église de la
société. On peut s’en convaincre en examinant le mal qui est entré dans l’église dès le moment où
celle-ci est devenue l’épouse de l’empire sous Constantin. Aujourd’hui il faut résister à la tentation
de la folie des grandeurs et laisser le caractère du Christ notre model s’imprimer en
nous. Le plus grand sera le serviteur ou l’esclave des autres.
La Doctrine du Ministère
 C’est le service
Être dans le sacerdoce, c’est offrir sa vie en libation à Dieu au profit de son église. Le model de
leader que le Christ nous laisse c’est celui du leadership de service : Nous sommes leaders parce

25
que nous servons les autres, et non pas que nous nous servons des autres. Notre vêtement ne doit
donc pas devenir une question de revendication de droit. L’accent ne doit pas non plus être mis
sur la splendeur de ces vêtements, mais sur la sobriété.
 C’est unique
En tant que Luthérien et en accord avec les Saintes Ecritures, nous croyons qu’il n’y a qu’un seul
ordre de ministère consacré, et à cause de cette conviction il n’existe donc pas une hiérarchie à
proprement parler entre les pasteurs. Du coup, il ne devrait pas non plus exister de différence
d’habillement. Il n’y a pas un type d’habillement réservé à une certaine catégorie. Ainsi toutes les
couleurs liturgiques peuvent être portées par tous les pasteurs. Cependant il n’est pas exclu qu’une
certaine couleur ou un certain type de vêtements civils soit réservé à certains offices ; à
titre d’illustration la toge académique était réservée aux seuls universitaires.
 Cela prend en compte le ministère auxiliaire et le Sacerdoce Universel
Ceci veut dire que l’aube était à l’origine la tenue que tout baptisé pouvait porter. Sa couleur
blanche rappelle en effet notre rachat par le sang de l’agneau comme nous le dit Apocalypse
6.10-11 et 7.14. De ce fait pasteurs, anciens, diacres, chorales et même tout laïc associé au culte
peut porter l’aube. Ce qui distinguera le clergé des laïcs c’est l’étole. Le pasteur la porte de part
et d’autre le long de sa robe, alors que l’ancien ou le diacre devra la porter en bandoulière de la
gauche vers la droite tout en la ceinturant à la taille. Les choristes peuvent porter l’aube avec des
écharpes (à distinguer de l’étole) aux couleurs de la saison.
5.1.2 Tenir Compte des Couleurs Liturgiques
 Les différentes couleurs liturgiques
Les couleurs appropriées en fonction du Calendrier liturgique sont : 1) le Bleu ou
Gris pour la période de l’avent ; 2) le Blanc pour Noël, Épiphanie et Pâques et les
Dimanches de la Transfiguration, le Jeudi Saint, la période pascale. 3) le Vert pour six
derniers dimanches d’Épiphanie et le temps de l’Église ou temps ordinaire ; 4) Le noir
pour le Mercredi des Cendres, Vendredi Saint et les obsèques (le violet est aussi utilisé
pour les obsèques) ; 5) le Violet pour la période du Carême et, 6) le rouge pour la
Semaine Sainte, la fête de Pentecôte et le Culte de la Réformation.
 La signification des couleurs
Le Bleu indique l’attente et la préparation pour recevoir le Sauveur, le Messie de Dieu ;
le Blanc la pureté et la lumière du Triomphe du Christ sur la mort ; le Vert c’est

26
l’espérance et la confiance dans le consolateur, et notre disponibilité à l’écouter ; le Noir,
la mise à mort et le deuil ; le violet marque la contrition et l’abaissement ; le rouge
indique le feu ardent de l’Esprit.

5.2 L’habillement du Catéchiste et de l’Évangéliste

L’article 87 al. 6 stipule que le catéchiste et l’évangéliste ordonnés portent pour le culte
une robe de couleur bleue ciel frappée de deux croix de couleur rose sur la face avant et sans
étole. » Du point de vue théologique, étant donné qu’ils sont dans le ministère consacré, leur
vêtements sacerdotaux devraient être les mêmes que ceux du pasteur, la seule différence étant le
non-port des étoles pour ceux qui ne sont pas ordonnés.
5.3 L’habillement de l’Ancien et du Diacre ou de la Diaconesse

Le RI est silencieux sur la question du vêtement de l’ancien. Il faut donc chercher ailleurs
la décision concernant leurs vêtements. La pratique liturgique parmi les luthériens c’est que les
anciens de service portent la robe pastorale ou aube sans l’étole. La pratique dans l’EFLC est que
l’ancien doit se vêtir d’un costume sombre et cravate pour le service cultuel. De notre point de
vue, il s’agit d’une pratique malheureuse qui fait confondre l’ancien avec un clerc de
l’administration, et non pas l’identifier avec un serviteur du peuple et de Dieu. Pour les diacres,
l’article 23 al. 13 stipule que « pour commodité d’accueil et de service lors des cultes et
cérémonies, les diacres et diaconesses doivent avoir un uniforme. » Il ne précise cependant pas le
type et la couleur de l’uniforme.

27
Bibliographie

— Constitution de l’EFLC, Mars 2009


— Internet
— La Bible Thompson, avec Chaines de Références. Version Louis Segond Révisée, dite à la
Colombe.
— Liturgie EFLC 2009
— Liturgies et Cantiques Luthériens
— MASCHKE, Timothy H. Gathered Guests A Guide to Worship in the Lutheran Church. 2nd
Ed. St Louis, MO: Concordia Publishing House. 2009.
— THOMPSON, Brad. Liturgies of the Western Church. Cleveland, OH: Collins World. 1961.

28
Annexes

29
GLOSSAIRE

Abside : extrémité en demi-cercle d’une église, derrière le chœur.


Acolyte : une personne désignée pour assister l’officiant pendant le service, généralement pour
allumer et éteindre les lampes ou bougies, mais peut être sollicité pour d’autres actes
liturgiques aussi.
Adiaphore : une chose ni autorisée ni interdite par la parole de Dieu ; et donc elle reste neutre
sauf si le contexte exige autrement.
Adoration : c’est une forme spéciale de prière dans laquelle Dieu est loué ou adoré pour ses
attributs ou pour des actes spécifiques de sa part. Plus généralement l’adoration fait
référence à l’attitude de louange et d’adoration qui anime quelqu’un.
Agnus Dei : latin signifiant « Agneau de Dieu », c’est le titre donné par Jean-Baptiste à Jésus (Jn
1 :29) ; dans la liturgie c’est le titre du chant exécuté lors de la liturgie de l’Eucharistie, juste
avant ou après l’Invitation.
Alléluia : chant liturgique d’allégresse, qui est omis ou remplacé pendant le Carême.
Alpha et Oméga : la première et la dernière lettres de l’alphabet grec. Les deux lettres écrites en
majuscule sont un titre donné à Christ pour marquer sa préséance et son éternité.
Ambon : tribune placée à l’entrée du chœur des basiliques chrétiennes ; peut servir à la lecture
biblique.
Amen : de l’Hébreu signifiant « c’est vrai » ou « c’est certain » ou « qu’il soit ainsi » est
l’expression d’acquiescement des fidèles en réponse à ce que dit l’officiant. Utilisé surtout à
la fin d’une prière.
Anamnèse ou anamnésie : prière dite par l’officiant après l’Élévation qui rappelle les
souffrances et la mort de Christ pour les pécheurs.
Anneau : certains dignitaires de l’Eglise Catholique Romaine portent ce bijou comme symbole
de perfection et de fidélité.
Année Liturgique : c’est le cycle annuel organisé autour des événements et des enseignements
de la vie de Jésus Christ tels sa naissance, sa mort et sa résurrection. Elle commence avec le
premier dimanche de l’Avent (premier dimanche de Décembre) pour s’achever le dernier
dimanche appelé Christ-Roi (dernier dimanche de Novembre), en passant par la Nativité, la
Passion et la Pentecôtes.
Antiphon : du grec « répondant », renvoie à un passage de l’Ecriture chanté avant ou après un
psaume ; se réfère aussi à la réponse de la communauté pendant l’exécution d’un psaume
assez long par la chorale.
Antiphone : Chant liturgique exécuté alternativement par deux chœurs, ou par une partie des
fidèles puis l’autre.
Ascension : festival de la saison pascale qui célèbre la Montée de Christ au Ciel. Il a lieu 40
jours après Pâques.
Aube : c’est la longue robe de tissu blanc portée par les prêtres, les servants d’autels, les jeunes
faisant profession de foi. Elle rappelle le baptême et la purification de tous les péchés que le
baptême apporte.
Autel : tertre ou table de pierre à l’usage des prêtres pour offrir les sacrifices aux dieux. Dans la
religion chrétienne, c’est la table où les éléments de la Cène sont disposés.

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Ave Maria : du Latin « Je vous salue Marie » c’est la salutation de l’ange Gabriel à Marie à
l’annonciation ; est dite par l’Eglise Catholique Romaine pendant la Messe. Elle a été
pratiquée par quelques églises luthériennes après la Réformation, avant d’être abandonnée.
Avent : temps liturgique de quatre semaines précédant la fête de Noël.
Bande : lambeau de tissu blanc qui couvre le col. Elle est portée par les Anglicans et certaines
églises protestantes.
Bannière de procession : Banderole ou étendard précédant l’évêque lors de la procession.
Baptistère : lieu où l’on administre le baptême ; chambre décoré où se trouve les fonts
baptismaux.
Barrette est un bonnet rigide portée par les ecclésiastiques ; les évêques notamment.
Basilique : du grec signifiant « le hall du roi » ; décrie la forme la plus ancienne acceptée comme
bâtiment d’église.
Benedicamus : latin signifiant « nous bénissons » (le Seigneur) ; c’est la réponse clôturant les
Matines et les Vêpres
Bénédiction Aaronique (Voir Bénédiction)
Bénédiction Apostolique : (voir Bénédiction)
Bénédiction : renvoie à deux formes de souhait ou de proclamation de la présence de Dieu avec
son peuple : la Bénédiction Aaronique (Nbre 6.24-26) utilisée plus souvent lors des services
de Communion, et la Bénédiction Apostolique (2 Cor 13.14) utilisée pour les autres
occasions.
Benedictus : du Cantique de Zacharie dans Lc 1, chant exécuté pour la lecture de l’Evangile
dans les Matines, plus particulièrement pendant l’Avent et la Nativité. Désigne aussi le
Chant de la foule de Jérusalem le Dimanche des Rameaux.
Bourdon c’est le long bâton du pèlerin, surmonté d’un ornement.
Burette :
Calice : vase sacré en or ou en argent doré dans lequel est consacré le vin lors de la Cène. Connu
aussi sous le nom de coupe.
Calotte est une petite coiffe ronde recouvrant la tonsure des clercs ; elle est de même couleur
que le costume ecclésiastique.
Canon de la Messe : du grec signifiant « règle » ou « partie invariable », fait référence à la
longue prière utilisée dans la Messe Catholique, qui va de la Préface au Pater, et incluant les
paroles d’institution de la Cène. Luther l’a rejetée parce qu’elle mettait l’accent sur le
sacrifice de Jésus, et les prières aux Saints.
Cantique : du latin signifiant « petit chant » ; désigne des textes bibliques en dehors des
psaumes, chantés dans la liturgie, généralement aux Matines (Cantique de Zacharie, le
Benedictus) et aux Vêpres (le Magnificat, le Nunc Dimittis) ; est aussi appelé Cantique de
l’Evangile.
Carême : période liturgique de 40 jours préparant la Passion pendant laquelle les chrétiens
jeûnent et prient beaucoup en pensant aux souffrances et à la mort de Christ.
Catéchèse : du grec pour « Instruction orale », renvoie à l’instruction formelle organisée avant
l’acceptation au baptême ou à la confirmation, mais aussi toute instruction religieuse dans la
Parole pendant toute la vie du croyant.
Catéchumène : du grec signifiant un apprenant, désigne le jeune adulte ou l’adulte qui suit
l’instruction chrétienne avant le baptême ou la confirmation.
Cathédrale : église où exerce l’évêque dans un diocèse.

31
Cathèdre : désigne la Chaise ou le trône de l’Évêque ; dans la basilique elle est placée dans
l’abside.
Ceinture ou Fascia ou encore chenille: ceinture portée par-dessus la soutane et qui fait le tour de
taille et se ferme sur le côté gauche. C’est aussi le cordon d’aube, en laine ornée de deux
glands finaux, qui doivent être parfaitement alignés sur le côté gauche.
Chant d’Entrée : Cantique ouvrant le service cultuel ; il remplace dans certains cas l’introït ou
bien il peut être utilisé pour l’entrée en procession de la chorale et des officiants.
Chantre : Chanteur dans un service religieux, maitre de chorale ou responsable de musique dans
une communauté ; les Luthériens ont retenu la position du chantre après la Réformation.
Chape : grande cape sans manches, fermée devant par une agrafe, souvent décorée de broderies
et d’incrustations
Chasuble c’est la robe que le prêtre porte pendant la célébration eucharistique.
Chœur : C’est la partie de la nef d’une église, devant le maître-autel ; c’est aussi des hymnes
luthériens très populaires et didactiques du temps de la Réformation, chantées à l’unisson.
Chorale : des vocalistes qui remplacent ou augmentent la musique de la liturgie. Peuvent chanter
les chants avec la communauté ou pour la communauté.
Chrême : huile consacrée, employée dans des rites et actes liturgiques.
Collecte : prière dite après la salutation dans un office.
Communion fermée : pratique de certaines églises de ne donner la Communion qu’à ceux ou
celles qui sont doctrinalement en accord elles (Catholiques et les églises luthériennes
confessionnelles).
Complies : prières du soir qui préparent pour le sommeil.
Confesseur : le pasteur ou tout autre chrétien à qui l’on confesse son péché en vue de recevoir
l’assurance du pardon. Le pasteur ordonné dira l’absolution.
Confirmand : un jeune adulte candidat à la Confirmation
Confirmation : une œuvre pastoral et didactique de l’église qui édifie la foi de l’enfant baptisé à
travers une instruction plus formelle et intensive dans la Parole et les dogmes fondamentaux
tels que contenus le catéchisme (Petit Catéchisme de Luther). Elle prépare aussi le candidat
à l’auto-examen avant la participation au Sacrement de l’autel, à l’identification avec la
communauté de foi et à une participation plus active à la vie de la communauté et à sa
mission.
Contemporain : en relation avec le temps présent. Se dit du style d’adoration qui s’inspire du
modèle des Mouvements de Réveil du XIXe siècle.
Corpus : latin pour corps, fait référence au corps de Christ.
Coule : ample chasuble à longue manches plissées et portée par les moines pour se rendre à
l’office.
Couleurs liturgiques : les sept couleurs utilisées pour les nappes, les voiles et les vêtements ;
chaque couleur est associée à une saison particulière de l’année liturgique. Le vert st utilisé
pendant les dimanches après l’Épiphanie et la Pentecôtes ; le rouge pour la Pentecôtes, les
célébrations associées avec l’Esprit Saint, chez les Luthériens les ordinations et les jours des
Martyrs ; le bleu est utilisé pour l’Avent ; le violet pour le Carême mais aussi l’Avent ; le
blanc pour Noel et Pâques, le jaune or peut aussi être utilisé ; le noir est utilisé pour le
Mercredi des Cendres si l’on ne veut pas laisser l’autel nu tout simplement.
Credo : du latin « je crois » renvoie à l’un des trois symboles de la Foi chrétienne, le Symbole
des Apôtres, qui se dit très souvent lors du baptême, à l’enterrement et aux services cultuels
sans Communion ; le Symbole de Nicée-Constantinople qui se dit lors des services avec

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Sainte Cène ; et le Symbole d’Athanase aussi connu par le nom Quicunque Vult (Quiconque
veut) qui se dit le dimanche de la Sainte Trinité (1er dimanche après Pentecôtes).
Croix Pectorale : croix portée sur la poitrine par certains prélats.
Croix : bois croisé utilisé par les Romains comme outils d’exécution de certains criminels
condamnés à mort. Jésus fut crucifié sur l’un de ces bois. Petite croix que l’on porte comme
collier.
Crucifix : petite croix portant le Christ Crucifié que certains chrétiens Luthériens et Catholiques
portent autour du cou.
Dalmatique : tunique à manche ample et courte portée autrefois par les citoyens de la Dalmatie
et considérée comme vêtement ordinaire et barbare ; mais plus tard son port se généralisa
dans l’empire Romain, puis les empereurs se réservèrent son usage comme vêtement
d’apparat. Dans l’Eglise elle est portée comme chasuble par les diacres.
Diacre, diaconesse : c’est l’assistant de l’officiant dans un service religieux ; il ou elle est
chargé(e) de la lecture des leçons du jour (AT et Epître) et de la distribution de la Coupe lors
de la Communion.
Douillette : par-dessus long revêtu en costume de ville sur la soutane
Doxologie : Parole d’adoration et de louange concluant un psaume ou une prière, ou un service
liturgique.
Encens : substance résineuse aromatique, qui brûle en répandant une odeur pénétrante.
Encensoir : réchaud à couvercle suspendu à des chainettes dans laquelle on brule l’encens lors
des cérémonies chrétiennes ; cassolette.
Enfants de Chœur : enfant qui se tient dans le chœur pendant les offices pour servir le prêtre.
Étole est ne bande de tissu mesurant 200 à 25 cm, dont la couleur varie selon le temps liturgique.
Elle symbolise le doux joug e Jésus (Mt 11 :30).
Évêque : du grec episkopos signifiant surveillant, gardien, conducteur, c’est une position de
leadership dans l’église ; est utilisé de manière interchangeable avec le terme presbytre dans
l’église des premiers siècles. Dans l’Église Catholique Romaine c’est l’ordre le plus élevé
de la hiérarchie du ministère.
Fleurs : elles varient également en couleur en fonction de la saison liturgique.
Fonts baptismaux : bassin sur un socle, destiné à l’eau du baptême.
Froc : voir Coule
Graduel : Portion de l’office entre l’épître et la prose, avant l’Evangile, qu’on disait autrefois sur
les degrés du jubé ou de l’ambon.
Heures canoniques de Prière : ce sont les heures fixes de prière dans les monastères, que même
les laïcs pouvaient suivre ; il s’agit des Matines, Laudes, Primes, Terce, Sexte, None, Vêpres
et Complies.
Hostie : petite rondelle de pain, généralement azyme, que le prêtre ou le pasteur consacre lors de
l’Eucharistie.
Housse Académique c’est le chapeau rond ou octogonal portée en combinaison avec la Toge
Académique.
Icone : dans l’Église d’Orient, Peinture religieuse exécutée sur un panneau de bois.
Iconoclaste : partisan des empereurs byzantins qui s’opposèrent à l’adoration et au culte des
images ; se dit d’une personne qui interdit ou détruit les images saintes.
Installation : cérémonie officielle de reconnaissance et d’introduction d’une personne dans un
certain service de l’église ; une nouvelle opportunité de ministère pour un serviteur de
l’église. Peut se passer plusieurs fois dans la vie d’un homme de Dieu.

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Intercession : voir prière de l’Eglise.
Introït : le chant exécuté au moment où l’officiant entre dans le sanctuaire ou le chœur.
Invitation : la formule par laquelle l’officiant appelle les fidèles à venir communier.
Invocation : la formule trinitaire prononcée par l’officiant au tout début du service divin.
Kyrie : nom abrégé de la formule plus longue « Kyrie eleisson » du grec signifiant « Seigneur
prends pitié ». C’est le nom donné au court chant exécuté immédiatement après le chant
d’entrée ou introït.
Laudes : chants de louanges mettant en exergue l’espérance de la résurrection, chants exécutés
avant le lever du jour lors du service qui porte le même nom.
Leçon ou lecture : les textes bibliques autres que l’évangile lus pendant le service divin ; il
s’agit notamment de la première leçon qui est une portion de l’AT et la deuxième leçon, une
portion des épîtres.
Lecteur : homme ou femme chargé(e) de la lecture des leçons du jour.
Lectionnaire : série de portons de textes bibliques incluant un passage de l’AT et un passage des
Actes ou épîtres appelés leçons et un troisième tiré des Evangiles, destinés à l’usage pendant
les offices durant l’année liturgique. Il existe des séries d’un an, de 2 ans et des séries de 3
ans.
Litanie : forme spéciale de prière dans laquelle l’assemblée répond après chaque pétition ou
intercession.
Liturgie d’Entrée : première partie de l’office divin incluant la procession, l’invocation, l’introït
et le psaume du jour.
Liturgie de la Communion : c’est la phase de la célébration eucharistique qui commence
généralement par la Pax Domini.
Liturgie de la Parole : c’est la partie du service divin consacrée à l’écoute de la Parole de Dieu.
Elle inclut les lectures bibliques et la prédication.
Liturgie : culte public et officiel institué par une Eglise.
Livre d’Autel : équivalent du Missel dans les Eglises Protestantes, c’est le recueil officiel de
cantiques d’une dénomination et contenant en plus les rubriques, les propres et préfaces
pour chaque jour et chaque dimanche et bien d’autres informations utiles pour la conduite
du culte.
Lutrin : Pupitre sur lequel on met les livres de chants et on fait les lectures des leçons et toute
autre information de la communauté pendant le Service.
Magnificat : le Cantique de la Vierge Marie (Lc 1.46-55) ; la musique composée sur ce cantique.
Maître-Autel : Table où l’on célèbre l’Eucharistie.
Mardi Gras : c’est le dernier mardi précédant le Mercredi des Cendres et le début du Carême.
C’est le dernier jour où l’on peut encore se livrer plaisir des mets savoureux avant d’entrer
dans l’austérité et les privations du Carême
Matines : Office religieux nocturne
Mercredi des Cendres : c’est le premier jour de Carême pendant lequel est organisé le service
religieux de lancement du jeûne de 40 jours. A la fin du service, de la cendre est appliquée
en forme de croix sur le front de chaque participant en signe de contrition et d’abaissement.
Messe : célébration rituelle du culte catholique commémorant le sacrifice de Jésus-Christ.
Missel : livre liturgique qui contient les prières et les lectures de la messe pour l’année entière.
Mitre c’est le chapeau porté par le Pape et les évêques dans la tradition Catholique Romaine ou
par les Patriarches de l’Église Orientale.

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Mosaïque : assemblage décoratif de petites pièces rapportées multicolores dont la combinaison
figure un dessin placé sur le sol, ou le mur ou le plafond d’un bâtiment.
Motet : Chant d’église à plusieurs voix, tel celui d’une chorale.
Moyens de grâce : les véhicules tangibles par lesquels le St Esprit travaille activement pour
créer et nourrir la foi. Ces moyens sont la Parole prêchée et les Sacrements.
Mozette ou Mosette : portée par les cardinaux et les évêques, c’est une courte pèlerine
descendant jusqu’à la ceinture, et boutonnée par devant
Nappes : Ce sont les différentes étoffes utilisées pour couvrir certains meubles. Leurs couleurs
varient selon la saison liturgique.
Narthex : vestibule d’une église, entre le portail et la nef.
Nativité : fête commémorant la naissance de Jésus-Christ de la Vierge Marie ; fête de Noël.
Nef : partie d’une église comprise entre le vestibule et la croisée du transept.
None : Office de la neuvième heure (vers 15).
Nunc Dimittis : Latin signifiant « Maintenant laisse aller » un extrait du Chant de Siméon (Lc
1), chanté traditionnellement comme Cantique de l’Évangile pour les Vêpres. Les
Luthériens l’utilisent comme Cantique Postcommunion pour le renvoi des fidèles.
Octave : du latin signifiant huitaine ; s’utilise à propos de festival qui dure 8 jours ou une
semaine après ou avant une certaine date.
Offertoire : partie du culte ou de la messe constituée de l’ensemble des rites et prières qui
accompagnent la bénédiction du pain et du vin.
Office : prières de l’Église reparties aux heures de la journée ; service cultuelle du dimanche.
Officiant : le ministre qui conduit la liturgie et administre le Sacrement ou conduit une
célébration nuptiale.
Offrande : dons en nature ou en espèce que l’on apporte à Dieu dans le service cultuel.
Ordinaire : l’ensemble des prières invariables du culte.
Ordination : la cérémonie publique de reconnaissance officielle de l’appel d’un homme au
ministère publique de la Parole. Arrive une seule fois dans la vie du serviteur de Dieu.
Pâque : fête Juive qui commémore le départ d’Égypte des Hébreux, où l’on mange le pain
azyme.
Pâques : fête chrétienne commémorant la résurrection du Christ.
Pascal : relative à la Pâque ou à la Pâques.
Passion : souffrance et supplice de Christ.
Pax Domini : la salutation que l’officiant donne après les Paroles d’Institution de la Cène ; c’est
l’occasion pur chacun dans l’assemblée d’être réconcilié avec son prochain. Elle suit une
pratique de l’église des premiers siècles où les fidèles se saluaient ou étaient exhortés à se
saluer par un saint baiser.
Pentecôte : fête juive célébrée sept semaines après le deuxième jour de Pâque ; fête chrétienne
célébrée le septième dimanche après Pâques pour commémorer la descente du St Esprit sur
les apôtres.
Piétisme : Mouvement religieux de la fin du XVIIe siècle qui eut une influence considérable sur
les Luthériens et d’autres dénominations en Europe ; elle mettait plus l’accent sur une
spiritualité émotionnelle au détriment de la doctrine, comme correctif à une supposé
froideur doctrinale ; résultat, il y avait une certaine négligence des Sacrements, et plus
radicalement, une remise en cause de l’autorité des Saintes Écritures.
Préface : prière introductive de la liturgie de l’eucharistie.

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Presbytre : du grec presbyteros signifiant ancien ou prêtre ; c’est l’équivalent de l’évêque dans
le NT, mais historiquement le presbytre a perdu de statut par rapport à l’évêque. Dans
l’Eglise Catholique Aujourd’hui c’est le deuxième niveau de la hiérarchie du ministère.
Présence Réelle : la doctrine qui affirme que le corps et le sang de Christ sont réellement
présents dans, avec et sous les espèces du pain et du vin, par opposition à la position
symbolique qui dit qu’il n’y a qu’une présence symbolique.
Prêtre : Voir presbytre
Prie-Dieu : Siege bas, au dossier terminé en accoudoir, sur lequel on s’agenouille pour prier.
Prière de l’Église : connue aussi sous le nom Prière Générale ou Intercession, c’est la grande
prière que l’église présente à Dieu à la clôture de l’Office Divin. Elle unit l’église locale à
l’église universelle en exprimant les requêtes de toute l’église éparpillée dans le monde.
Prime : premier service du jour des heures canoniques de prière.
Procession : Défilé religieux qui s’effectue en chantant et en priant.
Propre : les parties de l’office divin qui varie selon le dimanche ou le festival du jour. Sont
concernés l’introït, la collecte, le Psaume du jour, le graduel, les lectures bibliques et les
cantiques ou hymnes.
Rabat est une pièce d’étoffe empesée cachant l’échancrure du col de la soutane
Rail de Communion : Rail autour de l’autel servant à s’agenouiller ou à s’accouder pour
recevoir les éléments de la Cène.
Rite : ensemble des cérémonies en usage dans une communauté religieuse ; cérémonie réglée ou
geste particulier prescrit par la liturgie d’une religion.
Rituel : livre liturgique ou recueil des rites du culte ; ensemble des rites.
Rochet c’est le vêtement de cœur, porté par les évêques, les cardinaux et certains prélats ; elle
peut se confondre à la soutane.
Rubriques : les instructions à l’intention de l’officiant et des fidèles quant à la manière de
conduire l’office.
Sabbat : Repos que les juifs doivent observer le samedi, jour consacré au culte divin.
Sacramentaire : Au XVIe siècle hérétique qui niait la présence réelle dans l’Eucharistie.
Sacramental : (subst.) rite sacré, institué par l’église, pour obtenir des effets d’ordre spirituel.
Sacramentel,le : d’un sacrements, des sacrements.
Sacrement : Rite sacré institué par Jésus-Christ, pour produire ou augmenter la grâce dans les
âmes.
Sacrifice : offrande rituelle à la divinité, caractérisée par la destruction ou l’abandon de la chose
offerte. Dans le Christianisme se rapporte au sacrifice de Christ, et aux louanges que le
peuple de Dieu lui élève.
Sacrificiel,le : propre à un sacrifice
Sacristie : annexe d’une église où sont déposés les objets du culte ; chambre d’une église
réservée à l’habillement du clergé, la préparation des éléments de la Cène.
Salutations : formule de salutations que l’officiant adresse à l’assemblée réunie pour l’office « le
Seigneur soit avec vous » à laquelle l’assemblée répond, « et avec ton (ou votre) esprit. »
Sanctuaire : la partie de l’église où l’officiant exerce son ministère, constitué principalement du
chœur et de la chaire.
Sanctus : Hymne que les Séraphins exécutent devant le trône de Dieu (Is 6) ; chant de louange
exécuté par les fidèles dans la préface de la Communion juste avant la prière de
consécration.
Sexte : petite heure de l’office qui se récite après tierce (vers 12h), dans la tradition catholique.

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Soutane c’est le vêtement clérical ordinaire. C’est une robe boutonnée sur le devant et
descendant jusqu’à la cheville. Elle se porte comme habit de sortie mais aussi sous le surplis
pour le service liturgique.
Surplis c’est l’aube raccourcis s’arrêtant à la hauteur des genoux avec de larges manches
Tierce : la prière de la troisième des heures canoniques (9h).
Texte péricope : portions des Saintes Écritures réservées pour la lecture un dimanche particulier
et qui est contenu dans un lectionnaire.
Toge Académique ou Toge de Genève : C’est une simple robe ouverte avec des manches large
en forme de cloche ; elle se porte sur la soutane pastorale.
Vêpres : Office religieux célébré l’après-midi ou le soir.
Voile de lutrin : c’est la nappe qui couvre le lutrin, le meuble destiné à la lecture des différentes
leçons.
Voile frontal : voile aux couleurs liturgiques recouvrant la chair.
Voile Huméral : C’est une bande de tissu rectangulaire portée par-dessus l’épaule et qui sert à
couvrir le calice ou le patens.
Voile mural : voile qui couvre l’arrière de l’autel et dont la couleur suit la saison liturgique.

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INTROITS, COLLECTES ET LECTURES BIBLIQUES

TEMPS DE L'AVENT

(* violet)

1° dimanche de l'Avent

Introït : Psaume 25

Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme. Mon Dieu, je mets en toi ma confiance. Que je ne sois pas
confondu !

Seigneur Dieu, Père céleste, c'est à juste titre que nous te rendons grâces, te louons et t'exaltons
de générations en générations. Tu as eu pitié de nous. Tu nous as rachetés et délivrés, en faisant
de ton Fils Jésus notre Roi, un Roi juste et un Sauveur qui s'est sacrifié pour nous. Donne-nous
ton Esprit Saint, pour que nous lui restions fidèles et soumis, que nous trouvions dans son
humble apparence les consolations dont notre âme a besoin, et dans la gloire divine dont il est
revêtu la joie et l'espérance. Exauce-nous en son saint nom ! Amen.

Seigneur Jésus, nous sommes rassemblés dans l'attente de ta lumière et dans l'espérance de ta
venue. Prépare-nous à t'accueillir. Délivre-nous et apprends-nous à marcher avec toi sur le
chemin du salut, et à demeurer en toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit, un seul
Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen.

Psaume 24
Rom 13 : 11-14
Matth 21:1-9

* Couleur liturgique

2° dimanche de l'Avent

Introït : Psaume 126

Dites à la fille de Sion : ton Sauveur vient ! Le Seigneur fera entendre sa voix majestueuse. Vous
aurez de la joie dans vos cœurs!

Seigneur notre Dieu, tu nous as révélé par ton Fils que le ciel et la terre passeront, que nous
ressusciterons pour comparaître devant ton trône et être jugés. Nous te supplions de nous
maintenir dans la vraie foi. Saint-Esprit, garde nos cœurs pour que nous écartions du mal et
demeurions fermes au milieu des afflictions. Donne-nous la grâce de rester vigilants, de prier
avec confiance et d'attendre avec patience l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, parce que
tu es fidèle à tes promesses. Exauce-nous, pour l'amour de ton Fils bien-aimé. Amen.

38
Seigneur Jésus, réveille nos cœurs et ranime nos forces. Prépare-nous à t'accueillir. Aide-nous à
aplanir les chemins qui mènent à toi. Apprends-nous à te servir et purifie nos cœurs dans l'attente
de ta venue, toi qui vis et règnes... Amen.

Deutéronome 18 : 15-22
Romains 15 : 4-13
Luc 21 : 25-36

3° dimanche de l'Avent

Introït : Psaume 130

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. Je le dirai encore : réjouissez-vous ! Que votre


douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche ! Ne vous inquiétez de rien,
mais en toutes choses, présentez vos demandes à Dieu, par des prières et des supplications, avec
des actions de grâces !

Eternel des armées, notre Dieu, nous réjouissons de l'approche de Noël, cette fête bénie entre
toutes à l'occasion de laquelle nous souvenons que tu as visité et racheté ton peuple, en lui
donnant un puissant Sauveur. Donne-nous un cœur croyant pour que nous puissions l'accueillir
avec joie. Bénis ce beau jour; réjouis et console tes enfants puisqu'il est certain que tu ne les as
pas laissés seuls, mais délivrés et rachetés. Donne-nous de le croire fermement. Nous t'en
supplions pour l'amour du Christ nouveau-né. Amen.

Dieu tout-puissant, tu as envoyé ton Fils pour apporter aux humbles la bonne nouvelle, pour
guérir ceux qui ont le cœur brisé et proclamer aux captifs la délivrance. Maintiens-nous dans la
reconnaissance et la paix. Sanctifie-nous et garde-nous irréprochables pour la venue de Jésus-
Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Roi. Amen.

Esaïe 61
1 Corinthiens 4 : 1-4
Matthieu 11 : 2-10

4° dimanche de l'Avent

Introït : Psaume 80 : 1-7

Seigneur, répands la rosée d'en haut, et que les nuées fassent pleuvoir la justice ! Que la terre
s'entrouvre et enfant le salut ! Les cieux racontent la gloire de Dieu et l'étendue manifeste
l'oeuvre de ses mains.

Fais paraître ta puissance, ô Seigneur ! Que ta force souveraine vienne à notre secours et que ta
miséricorde daigne accorder le don céleste dont nous sommes rendus indignes par notre péché.
Nous te supplions de nous exaucer au nom de notre Seigneur Jésus-Christ ! Amen.

39
Seigneur, manifeste ta puissance et viens! Prépare ton Eglise à t'accueillir. Accorde-nous à
chacun le secours de ta force. Supprime l'obstacle de notre péché et hâte la venue de ton
Royaume, toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit... Amen !

Aggée 2 : 7-10
Philippiens 4 : 4-7
Jean 1 : 19-28

TEMPS DE NOEL

(blanc)

Nuit de Noël

Introït : Psaume 96

Un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule. On
l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la Paix. Chantez à la
gloire de l'Eternel un cantique nouveau, car il a fait des choses merveilleuses!

Seigneur Eternel, notre Dieu, que ton saint nom soit glorifié d'éternité en éternité ! Que nos
lèvres publient ta louange et ta gloire ! Car ce que tu as annoncé d'avance par tes saints
prophètes, tu l'as accompli fidèlement en nous suscitant un puissant Sauveur. Soumets nos cœurs
à ce message d'amour, de grâce et de pardon. Accorde-nous ton Saint-Esprit, pour que nous
saisissions pleinement par la foi la plénitude de ce don que tu accordes aux pécheurs. Fais que
nous soyons remplis de joie et que par toute notre vie nous te manifestions une reconnaissance
infinie, pour l'amour de Jésus-Christ qui est notre joie et notre paix. Amen.

Esaïe 9 : 2-7
Tite 2 : 11-14
Luc 2 : 1-14*

Jour de Noël

Introït : Psaume 98

Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière; et la lumière resplendit sur
ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre de la mort. Vous, toute la terre, faites monter vos
cris de louange jusqu'à l'Eternel ! Servez l'Eternel avec joie, venez devant lui avec des cris
d'allégresse !

Seigneur, Père céleste, nous te rendons infiniment grâces, nous te louons, nous t'exaltons et
chantons ta miséricorde et ton amour. Tu as fait naître ton Fils dans ce monde, pour nous délivrer
du péché, et de la mort éternelle. Tu as eu pitié de nous, en nous suscitant un puissant Sauveur.

40
Veuille éclairer nos cœurs par ton Saint-Esprit, pour que nous apprenions à te dire merci, et que
dans la détresse ou le malheur nous laissions consoler par un si grand salut. Donne-nous une foi
fidèle jusqu'à la fin, pour que nous puissions obtenir l'héritage éternel. Amen.

Dieu tout-puissant, en ce jour où tu nous as donné Jésus, ton Fils, pour qu'il vive une vie
semblable à la nôtre et qu'il apporte le sacrifice par lequel nous sommes sauvés, donne-nous de
croire en son nom, de le suivre par la foi et de vivre une vie nouvelle tout à l'honneur de ton nom.
Amen !

Esaïe 62 : 10-12
Tite 3 : 4-7
Luc 2 : 15-20

Dimanche après Noël

L'Eternel a fait connaître son salut. Il a manifesté sa justice aux yeux des nations. Il s'est
souvenu de sa bonté et de sa miséricorde envers la maison d'Israël. Toutes les extrémités de la
terre ont vu le salut de notre Dieu. Justes, réjouissez-vous en l'Eternel ! La louange convient aux
hommes droits.

Seigneur Dieu, Père céleste, qui as prophétisé par la bouche du vieux Siméon que ton Fils
provoquerait la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, éclaire nos cœurs par ton Saint-
Esprit, pour que nous acceptions Jésus-Christ comme notre Sauveur et Maître, que loin d'être
pour nous une occasion de chute, il soit notre refuge et notre forteresse, que nous persévérions
dans une foi vivante et ferme et confessions son nom avec ferveur et amour, sachant que tu
donnes la justice à ceux qui croient et le salut à ceux qui confessent de leur bouche. Que ta grâce
nous accompagne et agisse puissamment en nous, par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

Esaïe 28 : 14-19
Galates 4 : 1-7
Luc 2 : 33-40

Saint Sylvestre & Nouvel An

Introït : Psaume 8

Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement !

Dieu tout-puissant, de qui viennent tous les dons parfaits, nous te remercions ce que tu nous as
tant bénis durant l'année passée. Tu as déversé sur nous une grande mesure de ton amour, en
nous prenant sous ta garde bienveillante et en protégeant ton Eglise. Reçois pour tout cela nos
actions de grâces et aide-nous à entrer dans l'année nouvelle avec une grande confiance. Donne-
nous la grâce de te servir et de vivre à ta gloire. Au nom de Jésus-Christ, ton Fils... Amen.

41
Psaume 121
Galates 3 : 23-29
Luc 2 : 21

Dimanche après Nouvel An

Introït : Psaume 2

Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive et la gloire de l'Eternel se lève sur toi !

Seigneur notre Dieu, en venant parmi nous, tu nous as donné la lumière véritable, ta parole faite
chair. Que la lumière de notre foi brille en toutes nos actions, par Jésus-Christ, ton Fils, notre
Seigneur, qui vit et règne avec toi Père, et... Amen !

Lam 3 : 22-33
1 Pierre 4 : 12-19
Matthieu 2 : 13-23

TEMPS DE L'EPIPHANIE

(blanc)

Epiphanie

Introït : Psaume 72

Toute la terre se prosternera devant toi. Elle entonnera tes louanges et célébrera ton nom.
Poussez vers Dieu des cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Chantez la gloire de son
nom, louez-le, rendez-lui gloire !

Seigneur Dieu, Père céleste, tu as laissé régner parmi nous ta parole salutaire, l'étoile brillante du
matin qui nous mène à Jésus, le Sauveur. Donne-nous ton Saint-Esprit, pour que l'Evangile
répande dans nos cœurs la lumière du salut, qu'il nous guide et nous éclaire, et nous conduise sur
le chemin de la vie éternelle, pour que, le moment venu, nous entrions dans ton royaume et
recevions l'héritage que tu nous réserves si nous demeurons fidèles. Exauce-nous pour l'amour de
Jésus-Christ, notre Sauveur. Amen.

Seigneur Dieu, des mages païens, étrangers à ton peuple, ont autrefois perçu à travers l'enfant
Jésus le mystère de ton amour et de leur salut. Veuille nous conduire sur un chemin semblable
par l'étoile de ta parole. Nous t'en prions par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et
règne avec toi... Amen.

42
Esaïe 60 : 1-11
Ephésiens 3 : 2-12
Matthieu 2 : 1-12

1° après l'Epiphanie

Introït : Psaume 45 : 7-9

Le Seigneur est puissant dans les lieux très-hauts. Tu es fidèle à tes promesses. La sainteté sert
de parure à ta maison. Tu es de toute éternité. Ton trône est affermi dès les temps anciens.

Seigneur Dieu, notre Père céleste, nous te remercions de ce que tu nous as donné ta Parole dans
laquelle tu te révèles à nous comme un juste juge, certes, mais aussi comme le Dieu
miséricordieux et plein de grâce qui veut nous sauver par la foi en Jésus. Donne et augmente-
nous par la prédication de l'Evangile la connaissance salutaire, pour que nous restions fidèles à
l'alliance de grâce que tu as conclue en notre faveur. Exauce-nous pour le pardon et le salut de
notre âme, par Jésus-Christ, notre divin Sauveur. Amen.

Psaume 78 : 1-7
Romains 12 : 1-6
Luc 2 : 41-52

2° après l'Epiphanie

Introït : Psaume 36 : 5-10

Sur un trône élevé j'ai vu le Seigneur assis ; les séraphins se tenaient devant lui. Ils criaient :
Saint, saint, saint est l'Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! Vous, tous les
habitants de la terre, faites monter vos cris d'allégresse vers le Seigneur ! Servez le Seigneur
avec joie !

Seigneur, nous te rendons infiniment grâces d'avoir eu pitié de nous. Tu nous as donné Jésus qui
est notre puissant Sauveur. Il a triomphé du péché, de la mort et de la puissance du diable. Grave
dans nos cœurs ce grand mystère d'amour. Esprit-Saint, sauve-nous par la foi ! Ecoute nos
prières et reçois notre hommage reconnaissant, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Psaume 104 : 24-35


Romains 12 : 7-16
Jean 2 : 1-11

3° après l'Epiphanie

Introït : Psaume 19

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui seul fait des prodiges ! Béni soit à jamais son nom
glorieux !

43
Seigneur notre Dieu, tu as manifesté ta puissance, ta grâce et ta bonté envers ceux qui
t'invoquaient. Nous sommes pauvres, et tu viens nous enrichir; nous sommes misérables et tu
nous procures le pardon; nous sommes faibles et tu nous fortifies parce que tu nous aimes en
Jésus-Christ. Sois donc loué et béni pour tous ces bienfaits que tu nous accordes jour après jour.
Donne-nous de les reconnaître, de les accueillir et de les apprécier à leur juste valeur. Que notre
joie soit parfaite en toi seul. Amen

Daniel 6 : 10-23
Romains 12 : 17-21
Matthieu 8 : 1-13

4° dimanche après l'Epiphanie

Introït : Psaume 71 : 1-6.15-17

Les nations craindront ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre verront ta gloire. Le
Seigneur rebâtira Sion et il se fera voir dans sa majesté. Que la terre tressaille d'allégresse, que
les îles nombreuses soient dans la joie !

O Dieu, nous sommes tellement fragiles au milieu des périls de ce monde! Etends ta main sur
nous pour que nous surmontions tout ce que nous avons à souffrir à cause de nos péchés. C'est au
nom de Jésus, que nous te le demandons. Amen !

Seigneur notre Dieu, tu nous as donné en Jésus un prophète fidèle. Que la puissance de sa Parole
nous libère de toute crainte, pour que nous te servions avec joie jusque dans l'éternité, car, avec
le Fils et le Saint-Esprit, tu es un seul Dieu, vivant pour les siècles des siècles. Amen.

1 Rois 9 : 9b-18
Romains 13 : 8-10
Matthieu 8 : 23-27

5° dimanche après l'Epiphanie

Introït : Psaume 62 : 6-14

Adorez Dieu, vous, tous ses anges ! Sion l'entend et se réjouit. Les filles de Juda sont dans
l'allégresse. Le Seigneur se lève et règne. Que la terre tressaille d'allégresse, que les îles
nombreuses soient dans la joie !

O Seigneur, garde continuellement l'Eglise, ta famille, dans la vraie foi et la vraie piété, afin que
nous, qui espérons en ta grâce, demeurions fidèles et soyons toujours protégés par ta puissance,
au nom de Jésus-Christ, notre Sauveur. Amen.

Seigneur notre Dieu, tu te tiens au milieu de nous, source de notre joie. Qu'elle s'épanouisse en
nos coeurs par l'Esprit et féconde notre témoignage, afin qu'en tous lieux ton Fils soit reconnu
comme Seigneur, lui qui vit et règne... Amen.

44
Genèse 11 : 1-9
Col 3 : 12-17
Matthieu 13 : 24-30

6° dimanche après l'Epiphanie (Fête de la Transfiguration)

Introït : Psaume 50 : 1-6

La Parole a été faite chair. Elle a habité parmi nous pleine de grâce et de vérité, et nous avons
contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. L'Eternel est grand et
digne de louanges, dans la ville de notre Dieu, sur sa montagne sainte.

Dieu tout-puissant, jette un regard de miséricorde sur notre faiblesse. Veille sur tes enfants, guide
le peuple de ton héritage et étends sur nous le bras de ta majesté, par Jésus-Christ notre Seigneur.
Amen.

Genèse 28 : 10-22
2 Pierre 1 : 16-21
Matthieu 17 : 1-9

Septuagésime

(vert)

Introït : Psaume 1

L'Eternel est vivant ! Béni soit mon rocher ! Que soit glorifié le Dieu qui me sauve !

Seigneur Dieu, qui as fait de nous des membres de ton royaume de grâce et des ouvriers dans ta
vigne, répands ton Saint-Esprit dans nos cœurs, pour que nous y travaillions fidèlement, en nous
gardant de tout péché et de tout scandale, nous attachant à ta Parole et à ta sainte volonté, et
persévérant dans une foi fidèle. Qu'ainsi nous remportions la victoire et obtenions la couronne du
salut que Jésus, ton Fils bien-aimé, nous a acquise. Exauce-nous en son saint nom. Amen.

Jérémie 31 : 31-34
1 Cor 9 : 24-10 : 5
Matthieu 20 : 1-16

Sexagésime

(vert)

Introït : Psaume 147 : 1-13

Tu nous as sauvés, ô Seigneur, et nous voulons à jamais rendre gloire à ton nom !

45
O Dieu, qui vois que nous ne mettons pas notre confiance dans ce que nous faisons, mais dans ta
seule grâce, que ta puissance nous arme contre nos ennemis et nous défende dans l'adversité, par
Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

1 Sam 17 : 42-51
2 Cor 11 : 19-12 : 9
Luc 8 : 4-15

Quinquagésime

(vert)

Introït : Psaume 50 : 1-6

Venez et adorons le Seigneur dans son saint temple ! Alléluia !

Seigneur notre Dieu, qui as rendu la vue à l'aveugle, veuille éclairer nos cœurs par la lumière de
ta parole, pour que nous apprenions à toujours mieux te connaître, à nous fonder sur ta
miséricorde et ta grâce dans l'épreuve et l'affliction, et à puiser dans ton Evangile la force de
grandir dans la foi et la piété. Exauce-nous pour l'amour de Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

Jonas 3 : 1-4 : 11
1 Cor 13
Luc 18 : 31-43

TEMPS DU CAREME

(violet)

1° dimanche du Carême (Invocavit)

Introït : Psaume 6

Vous invoquerez l'Eternel, et il vous exaucera. Vous crierez vers lui, et il vous dira : me voici !

Seigneur notre Dieu, notre Père céleste, qui dans ta bonté nous offres ta grâce salutaire, qui nous
invites à prendre les bénédictions que Jésus nous a acquises, le pardon et la vie, fais que ton
Esprit Saint agisse dans nos cœurs pour que nous attachions fermement aux promesses de ton
Evangile. Par Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, notre Seigneur ! Amen.

Genèse 3 : 1-15
2 Cor 6 : 1-10
Matthieu 4 : 1-11

46
2° dimanche du Carême (Reminiscere)

Introït : Psaume 115 : 1.9-18

Ne te souviens pas, Seigneur, des péchés de ma jeunesse; oublie mes fautes, car aucun vivant
n'est juste devant toi !

O Seigneur, regarde, nous n'avons pas de force. C'est pourquoi, protège-nous pour que nous
soyons à l'abri de toute adversité, de tout danger qui pourrait menacer nos corps et nos âmes. Par
Jésus-Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi... Amen.

Gen 22 : 1-19
1 Thess 4 : 1-7
Matthieu 15 : 21-28

3° dimanche du Carême (Oculi)

Introït : Psaume Psaume 19 : 7-14

O toi qui trônes dans les cieux, bénis-nous du haut de ta sainte demeure ! Alléluia !

Seigneur notre Dieu, tu as fait luire dans nos cœurs l'espérance d'un héritage éternel, la lumière
du pardon et du salut que tu offres au pécheur repentant et croyant. Par ton Saint-Esprit qui
réside dans nos cœurs nous crions : Abba, Père ! Tu es notre Père, notre Seigneur et notre Dieu.
Donne-nous la grâce de le montrer par une vie d'obéissance, de service et d'amour. Sanctifie et
renouvelle nos cœurs, pour que notre vie soit le témoignage de ta majesté, de ta gloire et de ton
amour rédempteur. Exauce-nous en son nom. Amen.

Psaume 25
Ephésiens 5 : 1-9
Luc 11 : 14-28

4° dimanche du Carême (Laetare)

Introït : Psaume 27 : 1-9(10-18)

Allons à la maison de l'Eternel ! Allons l'adorer dans son saint temple ! Alléluia !

Seigneur Jésus, nous te suivons sur le chemin de ta Passion. En esprit nous allons à Golgotha, au
pied de la croix que proclame l'Evangile. Nous souvenons que c'est pour nous que tu t'es humilié
et que tu es resté obéissant jusqu'à la mort. Donne-nous la grâce d'accepter avec foi les bienfaits
immenses que nous vaut ton agonie, pour que nous en tirions de grandes consolations et que
nous trouvions la force de lutter contre le mal et de persévérer dans une foi ferme et joyeuse.
Exauce-nous au nom de tes souffrances et de ta mort innocentes ! Amen.

47
Deut 7 : 6-11
Galates 4 : 21-31
Jean 6 : 1-15

5° dimanche du Carême (Judica)

Introït : Psaume 51 : 11-16

J'irai vers l'autel de Dieu, de Dieu, ma joie et mon allégresse, et je te célébrerai sur la harpe !
Alléluia !

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, qui as été élevé sur la croix pour la rédemption du monde,
donne-nous par ta vie, tes souffrances et ta mort d'entrer avec joie dans le paradis, toi qui, avec le
Père et le Saint-Esprit, un seul Dieu...Amen.

Gen 14 : 8-20
Hébreux 9 : 11-15
Jean 8 : 46-59

SEMAINE SAINTE

Rameaux

(violet)

Introït : Psaume 31 : 1-5.9-16

Voici, ton roi vient à toi, humble et débonnaire, monté sur un âne, sur le petit d'une ânesse!
Pousse des cris de joie, Sion, voici, ton Roi vient à toi! Alléluia !

Seigneur notre Dieu, tu as voulu que le Fils de David vienne à nous dans l'humilité, et que sa
royauté même soit pleine de douceur. Fais-nous la grâce d'accueillir et d'acclamer comme ton
Envoyé, notre Seigneur Jésus Christ, qui vit et règne avec toi... Amen.

Psaume 8
Philippiens 2 : 5-11
Matthieu 21 : 1-9

Vendredi Saint

(noir)

Introït : Psaume 22 : 1-23

48
Il a porté nos souffrances, il s'est chargé de nos douleurs, et nous l'avons considéré comme puni,
frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le
châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous
sommes guéris.

Père de miséricorde et de grâce, qui n'as pas reculé devant le sacrifice de ton Fils bien-aimé, mais
qui l'as livré pour nous, nous révélant ainsi tout l'amour de ton cœur, fais que nous accueillions
Jésus comme notre Sauveur, que nous l'adorions comme notre Rédempteur et le servions comme
notre Roi. Fais que nous lui restions fidèles, pour que nous recevions de lui le pardon et la vie
éternelle. Exauce-nous en vertu de ses souffrances, de son agonie et de sa mort ! Amen !

Esaïe 53
Hébreux 4 : 14-5 : 10
Jean 19 : 17-30

TEMPS DE PAQUES

(blanc)

Pâques

Introït : Psaume 30

Christ est ressuscité, il est véritablement ressuscité ! Alléluia !

Seigneur Dieu, en ce jour de Pâques tu nous donnes la preuve que Jésus a triomphé de notre
injustice et nous a acquis un salut éternel. Avec une confiance d'enfant nous pouvons nous
approcher maintenant de toi, sachant que tu ne nous fermeras pas ta porte, mais que tu nous
pardonnes et nous donnes la vie. Maintenant, aide-nous, pour que nous lui restions fidèles
jusqu'au jour où tu nous feras entrer dans la salle du festin éternel. Exauce-nous, Père éternel, en
vertu de tout ce que ton Fils a fait pour nous ! Amen.

Dieu tout-puissant, qui as détruit le péché et la mort, en sacrifiant ton Fils unique, tu as mis en
évidence la vie et l'immortalité en le ressuscitant des morts le troisième jour, pour que nous
soyons délivrés de Satan et que nous vivions éternellement dans ton Royaume. Accorde-nous de
croire cela de tout notre cœur, de te louer et de te rendre grâces éternellement pour les
merveilleuses bénédictions que nous apportent la mort et la résurrection de notre Rédempteur
bien-aimé. Exauce-nous en son saint nom! Amen.

Job 19 : 23-27
1 Cor 5 : 6-8
Marc 16 : 1-8

1°dimanche après Pâques (Quasimodo)

49
Introït : Psaume 48

Chantez avec allégresse à Dieu notre force ! Poussez des cris de joie vers le Dieu de Jacob !
Alléluia !

Seigneur Jésus, qui es ressuscité des morts, ressuscite nos âmes pour une vie nouvelle. Donne-
nous de nous repentir de nos œuvres mortes et de marcher en nouveauté de vie. Toi qui as donné
ton Esprit à tes apôtres, ne nous retire pas ton Esprit Saint, mais enrichis-nous de jour en jour des
trésors de ta grâce, toi qui avec le Père et le...! Amen.

2 Sam. 12 : 1-10,13,14
1 Jean 5 : 4-10
Jean 20 : 19-31

2° dimanche après Pâques (Misericordias Domini)

Introït : Psaume 139 : 1-11

Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Louez le Très-Haut pour tous ses bienfaits ! Alléluia !

Seigneur notre Dieu, tu as humilié ton Fils Jésus qui s'est abaissé et est devenu obéissant jusqu'à
la mort sur la croix, pour que tu puisses couvrir d'honneur et de gloire éternelle ceux qui,
confessant leurs péchés et leur injustice, trouvent en Jésus leur Sauveur. Fais que nous
réjouissions constamment de ta miséricorde et de la grâce que tu nous as faite. Fortifie nos
coeurs, console-nous, accorde-nous une joie durable par la certitude qu'en Jésus-Christ nous
avons part à ton amour et à toutes tes bénédictions. Exauce-nous par ses mérites. Amen

Psaume 23
1 Pierre 2 : 21-25
Jean 10 : 12-16

3° dimanche après Pâques (Jubilate)

Introït : Psaume 22 : 24-30

Poussez vers Dieu des cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Chantez la gloire de son
nom, célébrez sa gloire par vos cantiques ! Alléluia !

Seigneur Dieu, qui montres à ceux qui sont dans l'erreur la lumière de ta vérité, pour qu'ils
retournent sur le chemin de la justice, donne à tes enfants de renoncer à ce qui est contraire à leur
vocation de chrétiens, et de rechercher ce qui t'est agréable, par Jésus-Christ, ton Fils, 'notre
Seigneur ! Amen.

Psaume 100
1 Pierre 2 : 11-20
Jean 16 : 16-23

50
4° dimanche de Pâques (Cantate)

Introït : Psaume 67

Chantez à l'Eternel un cantique nouveau, car il a fait des prodiges. L'Eternel a manifesté son
salut, il a révélé sa justice aux yeux des nations ! Alléluia !

O Dieu, tu nous as délivrés par ton Evangile des ténèbres de l'incrédulité et du péché et amenés
au Christ, notre Sauveur, qui nous dispense la lumière du pardon et de la vie. Nous sommes unis
par le lien de la foi dans un même esprit et une même volonté. Accorde à ton peuple la grâce de
te servir, d'aimer ce que tu commandes et de désirer ce que tu promets, pour que nous soyons des
chrétiens fermes et fidèles, et que nos cœurs soient là où sont les vraies joies. Exauce-nous
par...Amen !

Jérémie 15 : 15-21
Jacques 1 : 16-21
Jean 16 : 5-15

5° dimanche après Pâques (Rogate)

Introït : Psaume 98

Je te célèbre de tout mon cœur, je chante tes louanges, je me prosterne dans ton saint temple.
Alléluia !

Seigneur Dieu, notre Père céleste, ton Fils nous a laissé la promesse que tu nous accorderais tout
ce que nous te demanderions en son nom. Nous te remercions de nous permettre de nous
approcher de toi, et nous le faisons avec confiance. Accorde-nous toutes tes grâces, donne-nous
ta bénédiction et ta paix, préserve nos corps et nos âmes du malheur, pour que nous puissions te
servir dans la joie. Au nom de Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, notre Seigneur. Amen.

Genèse 18 : 16-33
Jacques 1 : 22-27
Jean 16 : 23-30

Ascension

Introït : Psaume 110

Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ! Alléluia !

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu tout-puissant, tu ne vis plus sur cette terre, pauvre et méprisé,
mais tu es assis à la droite du Père, couronné de gloire et de grandeur, et tu règnes en Maître
souverain. Nous t'en supplions, accorde-nous ton Esprit, pour que nous restions attachés à ta
sainte Parole, que nous résistions aux tentations de Satan, du monde et de notre chair, et édifiions

51
ton royaume sur terre. Nous t'adorons et te louons et voulons te servir jour après jour, ô divin
Roi. Exauce notre prière, toi qui avec le Père et le ...Amen !

Psaume 47
Actes 1 : 1-11
Marc 16 : 14-20

6° dimanche après Pâques (Exaudi)

Introït : Psaume 47

Il m'invoquera et je lui répondrai. Je serai avec lui dans la détresse, je le délivrerai et je le


glorifierai ! Alléluia !

Dieu vivant, tu as montré ta gloire en élevant à toi ton Fils Jésus. Par lui nous avons accès auprès
de toi et l'assurance que nos prières sont exaucées. Envoie sur nous l'Esprit-Saint, élève-nous
jusqu'à toi, pour l'amour de Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi, Père,
et le... Amen !

Esaïe 55
1 Pierre 4 : 8-11
Jean 15 : 26-16 : 4

TEMPS DE LA PENTECOTE

Pentecôte

(rouge)

Introït : Psaume 104 : 25-34

O Dieu, crée en moi un cœur pur et renouvelle en moi un esprit saint ! Alléluia !

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu tout-puissant, enseigne-nous ta Parole et daigne répandre


dans nos cœurs le Saint-Esprit, pour qu'il nous éclaire, nous sanctifie, nous guide et nous
conduise selon ta volonté, qu'il nous console et nous réconforte dans l'affliction et l'angoisse.
Donne-nous la grâce de persévérer dans la foi, de croître dans l'amour, la sainteté et la justice,
pour obtenir un jour la couronne incorruptible de gloire que tu réserves à tous ceux qui sont
restés fidèles et qui t'ont servi avec foi et amour. Exauce notre prière, toi qui avec le Père et...
Amen !

Ezéchiel 36 : 22-28
Actes 2 : 1-13
Jean 14 : 23-31

52
1° dimanche après la Pentecôte (Trinité)

(blanc)

Introït : Psaume 149

Eternel notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre! Ta majesté s'élève au-
dessus des cieux ! Alléluia !

Dieu tout-puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, nous te rendons grâces pour ta bonté infinie. Tu
nous as créés et nous gouvernes jour après jour. Tu nous as sauvés par ta mort sur la croix. Tu
nous as convertis et sanctifiés par l'Evangile et les sacrements. Nous savons qu'il n'y a rien de
bon en nous, que nous ne méritons en rien ta grâce et tes bénédictions. Pardonne-nous nos péchés
et notre ingratitude. Aide-nous à t'honorer et te glorifier par une vie d'obéissance et de sainteté
qui te soit agréable. Exauce-nous, ô Dieu trois fois saint ! Amen.

Nombres 6 : 22-27
Romains 11 : 33-36
Jean 3 : 1-15

2° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 81 : 1-10

J'ai confiance en ta bonté; J'ai de l'allégresse dans le cœur, à cause de ton salut. Je chante à
l'Eternel, car il m'a fait du bien.

Seigneur Dieu, notre Père céleste, gouverne nos cœurs par ton Saint-Esprit, pour que nous ne
soyons pas semblables à cet homme qui persista dans son incrédulité, mais que nous grandissions
dans la foi et vivions en vrais chrétiens. Fais qu'aucun des biens de ce monde ne puisse nous
détourner du trésor céleste et éternel que le Christ, notre Sauveur, nous a acquis, mais que, dans
la joie comme dans les peines, dans les bons comme dans les mauvais jours, nous restions
fermement attachés à l'héritage que tu réserves à tous ceux qui ont obtenu le pardon et la vie
éternelle par la foi en ton Fils Jésus. Exauce-nous en son nom ! Amen.

Prov 11 : 23-31
1 Jean 4 : 16-21
Luc 16 : 19-31

3° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 61 : 1-5.8

53
Je t'aime, ô Eternel, ma force ! Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur ! Mon Dieu,
mon rocher où je trouve un abri ! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite !

Seigneur Dieu, Père céleste et miséricordieux, nous savons et nous confessons que nous sommes
de pauvres pécheurs, qu'il n'y a rien de bon en nous et que nous sommes par nature perdus et
condamnés. Fais-nous grâce, répands ton Saint-Esprit dans nos cœurs pour l'amour de ton Fils
Jésus, pour que nous ayons part au pardon qu'il nous a mérité sur la croix. Donne-nous d'aimer
ton Evangile, de ne pas l'entendre en vain, mais de répondre à l'appel que tu nous adresses, de
croître dans la foi et de nous laisser gouverner par ta sainte Parole ! Au nom et pour l'amour de
Jésus-Christ, ton Fils, notre divin Sauveur et Maître ! Amen.

Juges 2 : 1-12
1 Jean 3 : 13-18
Luc 14 : 16-24

4° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 92 : 1-5(6-10)11-14

Eternel, j'élève à toi mon âme. Mon Dieu, en toi je me confie. Que je ne sois pas couvert de honte
!

Seigneur notre Dieu, nous sommes semblables à des brebis égarées. Nous sommes par nature
pécheurs, et nos iniquités nous ont détournés de toi. Mais tu nous as ramenés par la foi sur le
chemin de la vie. Accorde-nous, nous t'en supplions, le pardon de nos péchés, pour l'amour de
ton Fils Jésus. Eclaire nos cœurs pas ton Saint-Esprit, pour que nous restions attachés à ta Parole,
et que par une repentance sincère et une foi persévérante nous demeurions des membres de ton
royaume. Exauce-nous, pour l'amour de Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé ! Amen.

2 Chroniques 33 : 9-16
1 Pierre 5 : 6-11
Luc 15 : 1-10

5° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 107 : 1-3.23-32

L'Eternel est ma lumière, de qui aurais-je crainte ? L'Eternel est le soutien de ma vie. De qui
aurais-je peur ?

Seigneur notre Dieu, tu nous as révélé ta miséricorde et ta grâce, en livrant à la mort ton Fils
bien-aimé, pour qu'il nous rachète et nous accorde le pardon et la vie. Grave ton amour dans nos

54
cœurs, afin que nous apprenions aussi à pardonner à notre prochain. Donne-nous la grâce de ne
point juger ni condamner, mais de montrer la miséricorde qui sied à de vrais enfants de Dieu,
pour qu'en toutes choses nous t'honorions et te rendions gloire, par Jésus-Christ, ton Fils...Amen!

Esaïe 12 : 1-6
Romains 8 : 18-23
Luc 6 : 36-42

6° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 30

Eternel, écoute ma voix ! Je t'invoque. Aie pitié de moi, exauce-moi!

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, toi qui nous combles jour après jour de tes
bénédictions célestes et temporelles, nous savons et nous confessons que nous sommes indignes
de tant de bienfaits et ne méritons pas ta bonté ni ton amour. Veuille nous pardonner nos péchés
et bénir notre travail, pour que nous puissions te servir et te glorifier chaque jour, jusque dans
l'éternité. Amen.

Exode 3 : 1-15
1 Pierre 3 : 8-15
Luc 5 : 1-11

7° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 143 : 1.2.5-8

L'Eternel est la force de son peuple; il est le rocher des délivrances de son Oint. Sauve ton
peuple et bénis ton héritage ! Sois leur berger et leur soutien pour toujours !

Dieu tout-puissant, force de ceux qui espèrent en toi, assure-nous du soutien constant de l'Esprit-
Saint, car sans toi nous ne pouvons rien faire. Affermis-nous dans la foi et grave dans nos cœurs
ta loi d'amour, pour que notre volonté et nos actes s'y conforment et que notre vie te soit
agréable, par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui... Amen.

Gen 4 : 3-16
Romains 6 : 3-11
Matthieu 5 : 20-26

8° dimanche après la Pentecôte

55
(vert)

Introït : Psaume 85 : 8-13

Vous tous, peuples, battez des mains ! Poussez vers Dieu des cris de joie! Car l'Eternel, le Très-
Haut, est redoutable, il est un grand Roi sur toute la terre!

Dieu tout-puissant, tu nous as adoptés comme tes enfants. Nous vivons de ta grâce et de ton
pardon immérités. Aide-nous à en vivre chrétiennement, à pardonner plutôt que juger, à donner
plutôt que recevoir, à servir plutôt qu'être servis, et à travailler par un témoignage sincère et
fervent à l'œuvre de ton Royaume, par Jésus-Christ, ton Fils...! Amen.

1 Rois 17 : 1-16
Romains 6 : 19-23
Marc 8 : 1-9

9° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 23

L'Eternel est grand, il est l'objet de toutes les louanges, dans la ville de notre Dieu, sur sa sainte
montagne !

Dieu tout-puissant, tu gouvernes le ciel et la terre par ton amour. Dans ta bonté, sois attentif à
nos besoins et à nos demandes. Accorde au monde la paix et la justice et à chacun de nous la
paix intérieure qui surpasse toute intelligence, dans la certitude confiante de ton pardon. Par
Jésus-Christ, ton Fils... Amen.

Jérémie 23 : 21-32
Romains 8 : 12-17
Matthieu 7 : 15-23

10° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 145

Voici, Dieu est mon secours, le Seigneur est le soutien de mon âme. Je louerai ton nom, ô
Eternel, car il est aimable, car il me délivre de toute détresse.

Dieu tout-puissant, tu as fait de nous des gens de ta maison, au milieu d'un monde que tu aimes,
mais qui ne te connaît pas. Fais que nous soyons des porte-parole de ton Evangile de salut, et

56
accorde-nous la sagesse et l'intelligence, pour que nous puissions vaincre les tentations, discerner
ta volonté et la mettre en œuvre, par Jésus-Christ, ton... Amen.

Exode 32 : 1-14
1 Corinthiens 10 : 6-13
Luc 16 : 1-9

11° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 78 : 23-29

O Dieu, prête l'oreille à ma prière et ne te dérobe pas à mes supplications! Exauce-moi et


réponds-moi!

Dieu tout-puissant, unis-nous dans un même esprit, pour que nous accomplissions la diversité
des tâches que tu confies à ton Eglise. Fais qu'après avoir recherché sur la terre les biens de ton
Royaume, nous y participions pleinement dans le ciel, auprès de Jésus-Christ, ton Fils, notre
Seigneur, qui vit et règne avec toi, Père et le Saint-Esprit... Amen !

Deut. 4 : 23-31
1 Cor 12 : 1-11
Luc 19 : 41-48

12° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 34 : 1-8

Rendez gloire à Dieu ! Sa majesté est sur Israël, et sa force dans les cieux. De ton sanctuaire, ô
Dieu, tu es redoutable. Le Dieu d'Israël donne à son peuple la force et la puissance. Béni soit
Dieu !

Dieu tout-puissant, tu conduis sans jamais les abandonner, ceux que tu as enracinés dans ton
amour. Ouvre nos cœurs pour que les promesses de ton Evangile soient l'ancre de notre foi et que
nous devenions semblables à ton image. Nous te le demandons, par Jésus-Christ, ton Fils, notre
Seigneur ! Amen.

Michée 2 : 7-13
1 Cor 15 : 1-10
Luc 18 : 9-14

13° dimanche après la Pentecôte

57
(vert)

Introït : Psaume 34 : 9-14

O Dieu, que tous ceux qui te cherchent soient dans l'allégresse et se réjouissent en toi ! Que ceux
qui aiment ton salut disent sans cesse: exalté et loué soit Dieu !

Dieu tout-puissant, tu veux purifier nos cœurs pour nous rapprocher de toi. Accorde-nous ton
pardon et transforme notre volonté, pour que nous formions un peuple nouveau, témoin de ta
miséricorde, par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur ! Amen.

Exode 34 : 29-35
2 Cor 3 : 4-11
Marc 7 : 31-37

14° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 34 : 15-22

Souviens-toi, Seigneur, de ton peuple que tu as acquis autrefois, que tu as racheté comme la
tribu de ton héritage !

Seigneur Dieu, Père céleste, nous te disons merci de nous avoir donné ton Evangile, dans lequel
tu nous révèles ta volonté paternelle et le chemin du salut que tu as tracé par la foi en Jésus-
Christ. Maintiens-nous la lumière bienheureuse de ta Parole salutaire. Dirige nos pas par ton
Esprit Saint, pour que nous y restions fidèlement attachés, au risque de tout perdre dans ce
monde, que nous persévérions dans la foi et ayons part à ton salut. Au nom de Jésus-Christ !
Amen.

Exode 20 : 18-24
Galates 3 : 15-22
Luc 10 : 23-37

15° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 15

Que tes demeures sont aimables, Eternel des armées ! Mon âme soupire et languit après les
parvis de l'Eternel. Mon cœur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant !

Père céleste, tu nous as purifiés de toutes nos méchancetés par la foi en la mort rédemptrice de
Jésus. Tu nous as appelés par ton Evangile et adoptés dans ta grâce. Nous te remercions de

58
l'honneur que tu nous fais de pouvoir te servir en t'aimant et en faisant ce qui t'est agréable.
Saint-Esprit de Dieu, fais que nous persévérions dans la foi et la vie chrétienne et conduis-nous à
la gloire éternelle que tu réserves à tes enfants ! Amen.

Nombres 21 : 4-9
Galates 5 : 16-24
Luc 17 : 11-19

16° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 146

Réjouis l'âme de ton serviteur, car à toi, Seigneur, j'élève mon âme! Car tu es bon, Seigneur, tu
pardonnes, tu es plein d'amour pour ceux qui t'invoquent.

Seigneur, merci pour la somme de tes bontés et pour tous les biens que tu nous donneras encore
dans l'avenir. Fais-nous voir des dons de ta main paternelle dans tous les biens que nous
possédons. Veuille nous préserver de la cupidité, pour que nous mettions toujours notre
confiance en toi, te servions, t'aimions et te restions fidèles, recherchant avant tout ton Royaume
et sa justice, et fondant sur toi toute notre espérance, par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui avec toi, Père, et le Saint-Esprit...Amen.

1 Rois 18 : 21-40
Gal 5 : 25-6:10
Matthieu 6 : 24-34

17° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 116 : 1-8

Mon Roi, sauve ton serviteur qui se confie en toi ! Aie pitié de moi, Seigneur, car je crie à toi
tout le jour ! Réjouis l'âme de ton serviteur!

Seigneur Dieu, Père céleste, tu as envoyé ton Fils Jésus dans ce monde, pour qu'il nous rachète
par ses souffrances et son agonie, et que par sa mort il nous arrache à la mort et à la damnation
éternelle. Nous te supplions, grave dans nos cœurs cette glorieuse espérance. Dissipe notre doute,
pour que, fidèles jusqu'à la fin, nous ayons part à la résurrection et soyons éternellement sauvés.
Par Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, notre Seigneur. Amen.

2 Rois 5 : 8-19a
Ephésiens 3 : 13-21
Luc 7 : 11-17

59
18° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 54 : 1-4.6.7a

Heureux ceux qui sont intègres dans leurs voies, qui marchent selon la Loi de l'Eternel !

Seigneur notre Dieu, qui nous révèles dans ton Evangile tous les trésors de ta grâce et nous offres
tout ce dont un pécheur a besoin, le pardon et la vie par la foi en Christ, fais que nous gardions
précieusement ce trésor et que nous renoncions à tout ce qui pourrait nous le faire perdre. Exauce
notre prière, pour l'amour et en vertu des mérites de Jésus-Christ, notre Sauveur, amen.

1 Sam 15 : 13-26
Ephésiens 4 : 1-6
Luc 14 : 1-11

19° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 135 : 1-7.13.14

Je suis dans la joie quand on me dit : allons à la maison de l'Eternel. Nos pieds s'arrêtent devant
tes portes, Jérusalem !

Dieu tout-puissant, dans ta miséricorde tu viens à notre secours. Règne sur nous, ton peuple, et
que ta grâce nous environne de force, de fermeté et de courage, pour que nous menions le bon
combat de la foi. Exauce-nous par Jésus-Christ ! Amen.

Ezéchiel 3 : 17-21
1 Cor 1 : 4-9
Matthieu 22 : 34-46

20° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 128

Ce que nos pères ont raconté, nous ne le cacherons point à nos enfants. Nous dirons à la
génération future les louanges de l'Eternel, sa puissance et les prodiges qu'il a opérés.

Dieu tout-puissant, par ta sagesse et ton intelligence tu as créé et tu gouvernes l'univers. Rien ne
demeure caché à ton regard. Purifie nos pensées et nos affections, pour que notre témoignage

60
reflète la gratuité de ton immense amour, au nom de Jésus-Christ, ton Fils unique, notre Sauveur.
Amen.

Psaume 37 : 25-40
Eph 4 : 22-28
Matthieu 9 : 1-8

21° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 90 : 12-17

O Dieu, nous pensons à ta bonté, au milieu de ton temple. Comme ton nom, ô Dieu, ta louange
retentit jusqu'aux extrémités de la terre!

Seigneur Dieu, merci de nous avoir appelés à la repentance et à la foi par ta Parole. Tu nous as
fait entrer dans l'alliance de grâce, dans laquelle tu nous offres le pardon et la vie par les mérites
de ton Fils, notre Sauveur bien-aimé. Veuille nous préserver de tout mal, relève-nous quand nous
devenons faibles, corrige-nous quand nous sommes infidèles, mets-nous en garde contre les
dangers de l'orgueil et rends-nous persévérants. Exauce nos demandes pour que nous ne
périssions pas, mais soyons éternellement sauvés !

2 Rois 2 : 6-18
Eph 5 : 15-21
Matthieu 22 : 1-14

22° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 91 : 9-16

Nous te louons, ô Dieu, nous te louons ! Ton nom est dans nos bouches ! Nous publions tes
merveilles ! Alléluia !

Dieu tout-puissant, ton Fils est venu dans le monde non pour être servi, mais pour servir et
donner sa vie en rançon, en nous rachetant du péché et de la mort. Accorde-nous de le suivre sur
le chemin de l'humilité et du renoncement. Garde-nous de toute vanité et fais que nous
cherchions notre salut dans les seuls mérites de notre Rédempteur, et qu'à notre tour nous te
servions et servions le prochain avec amour et empressement, par Jésus-Christ, ton Fils, notre
Seigneur. Amen.

Daniel 3 : 13-30
Eph 6 : 10-17
Jean 4 : 47-54

61
23° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Psaume 126 (Psaume 46)

Du fond de l'abîme, je t'invoque, ô Eternel ! Seigneur, écoute ma voix ! Que tes oreilles soient
attentives à la voix de mes supplications !

Seigneur tout-puissant, nous reconnaissons nos péchés et nos injustices. Nous te remercions
d'avoir chargé ton Fils Jésus du fardeau de nos iniquités et de nous offrir en lui le pardon et le
salut. Maintiens dans nos cœurs une foi vivante, gouverne-nous par ton Esprit Saint, pour que
nous te servions, que nous vivions dans la voie de tes commandements, que nous accomplissions
ta volonté et te rendions hommage. Exauce-nous pour l'amour du Seigneur Jésus-Christ. Amen.

Genèse 50 : 15-23a
Phil 1 : 3-11
Matthieu 18 : 23-35

24° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 119 : 1-16

Tu as pardonné l'iniquité de ton peuple, tu as couvert ses péchés. Eternel ! fais-nous voir ta
bonté et accorde-nous ton salut !

Dieu tout-puissant, notre faiblesse nous rend esclaves du péché, mais ta bonté nous en libère.
Pardonne les fautes de ton peuple, apprends-nous à te rendre ce qui te revient par l'offrande de
notre vie, en Christ Jésus, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

1 Sam 20 : 27-42
Phil 3 : 17-21
Matthieu 22 : 15-22

25° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 107 : 1-3.33-43

Venez, chantons avec allégresse à l'Eternel ! Poussons des cris de joie vers le rocher de notre
salut !

62
Dieu tout-puissant, dans ta miséricorde tu nous accordes un pardon sans limite. Suscite en nous
aussi un esprit de pardon. Que notre amour aille grandissant, qu'il gagne en clairvoyance et que
nous discernions ce qui est bon pour nous et pour les hommes, nos frères, par Jésus Christ, ton
Fils, notre Seigneur... Amen.

Esaïe 54 : 7-13
Col 1 : 9-14
Matthieu 9 : 18-26

26° dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 95 : 1-7a

Eternel, je cherche en toi un refuge ! Que jamais je ne sois confondu!

Dieu tout-puissant, dans ta miséricorde tu as fait de nous ton peuple. Fais-nous connaître ta
volonté et remplis-nous de toute sagesse et intelligence spirituelles, afin que nous menions une
vie digne de toi, par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

Exode 33 : 11-17
1 Thess 4 : 13-18
Matthieu 24 : 15-28

Avant-dernier dimanche après la Pentecôte

(vert)

Introït : Psaume 143 : 1.6.7.9.11

Il nous faut tous comparaître devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon le bien
ou le mal qu'il aura fait étant dans son corps! Alléluia!

O Dieu, gouverne et régis nos cœurs et nos âmes par ton Saint-Esprit, pour que nous n'oubliions
jamais la fin de toutes choses et le jour de ton avènement ! Aide-nous à vivre dans la foi, à
marcher dans la justice, à rechercher en toutes choses ta sainte volonté, pour que nous puissions
subsister devant le trône de Jésus, que tu as fais juge des vivants et des morts ! Exauce-nous en
son saint nom ! Amen.

Gen 19 : 15-29
2 Pierre 3 : 3-14
Matthieu 25 : 31-46

Dernier dimanche après la Pentecôte

63
(vert)

Introït : Psaume 39 : 4.5.7.8.12a

Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de la vie ! Alléluia !

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, qui reviendras un jour dans ta gloire pour juger les vivants et
les morts, donne-nous de marcher tant qu'il fait jour, de vivre dans la foi et l'obéissance. Seule ta
grâce nous fait vivre et nous apporte le salut. Donne-nous cependant de te servir chrétiennement
et de vivre à la gloire de ton nom, pour que nous n'ayons pas à rougir lors de ton avènement,
mais que nous portions les fruits de la foi qui te sont agréables. Exauce-nous, pour l'amour de
Jésus-Christ, notre Sauveur ! Amen.

Psaume 126
1 Thess 5 : 1-11
Matthieu 25 : 1-13

Fête des récoltes et d'actions de grâces

(rouge)

Introït : Psaume 104 : 14.15.31

Les yeux de tous espèrent en toi, ô Eternel ! Tu leur donnes la nourriture en leur temps ; tu
ouvres ta main et tu rassasies à souhait tout ce qui vit ! Alléluia !

Seigneur Dieu, Père céleste, nous te remercions de tout cœur d'avoir béni le travail de nos mains.
Tu as fait croître les fruits des champs ; tu nous permets de vivre en paix grâce au travail de
chaque jour. Seigneur, nous t'en prions, remplis nos cœurs de gratitude et d'amour. Donne-nous
aussi de vivre dans le contentement, de nous satisfaire des biens que tu nous accordes et de te
faire confiance en toutes choses. Par-dessus tout, apprends-nous à rechercher les biens célestes et
impérissables, le salut de nos âmes, dans la certitude que tout le reste nous sera donné de
surcroît. Exauce-nous par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur ! Amen.

Gen 8 : 20-22
2 Cor.9 : 6-11
Luc 12 : 15-21

Fête de la Réforme

(rouge)

Introït : Psaume 46

64
Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse.
C'est pourquoi nous sommes sans crainte, quand la terre est bouleversée et que les montagnes
chancellent au cœur de la mer ! Alléluia !

Seigneur Dieu, notre Père céleste, en ce jour nous nous souvenons de la grande œuvre de la
Réformation que tu as accomplie dans la chrétienté et par laquelle tu lui as rendu le pur Evangile
de ta grâce manifestée en ton Fils Jésus-Christ. Fais que nous restions toujours fermement
attachés à ta sainte Parole, qui est la seule source de la vérité et qui nous révèle le chemin du
salut par la foi en notre Sauveur. Qu'elle soit constamment une lumière à nos pieds, une lampe
sur notre chemin, pour que nous persévérions dans la foi et entrions un jour en possession de
l'héritage que tu offres aux pécheurs par les souffrances et la mort rédemptrices du Christ.
Exauce-nous pour l'amour et par les mérites de celui qui nous a rachetés par son sang précieux !
Amen.

Jean 2 : 13-17
Héb 5 : 1-10
Matthieu 23 : 1-12

Fête des missions

(rouge)

Introït : Psaume 96 : 1-10

Chantez à l'Eternel un cantique nouveau ! Chantez à l'Eternel, vous tous, habitants de la terre !
Chantez à l'Eternel, bénissez son nom, annoncez de jour en jour son salut ! Racontez parmi les
nations sa gloire, parmi tous les peuples ses merveilles ! Alléluia !

Seigneur Dieu, tu veux que ton Evangile soit proclamé par toute la terre et à toute créature. Fais
de nous un peuple fidèle à sa mission, pour qu'à travers lui, beaucoup d'hommes découvrent ta
grâce, ton pardon et ton salut. Bénis en tout lieu la prédication de ta sainte Parole et le
témoignage de tes enfants, pour que tes élus soient rassemblés des quatre extrémités de la terre,
que ton Eglise soit édifiée et que ton nom soit glorifié, jusqu'au jour où ton Fils reviendra dans sa
gloire et conduira ton peuple dans la félicité éternelle. Exauce-nous en son nom, toi qui vis et
règnes d'éternité en éternité ! Amen.

Esaïe 55 : 1-13
Rom 10 : 5-17
Matthieu 28 : 16-2012

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