Histoire et sociologie de l’école – L3 - Julien Fuchs
Et liens EPS…
Bibliographie … des ouvrages majeurs bien qu’anciens :
- ALBERTINI Pierre, L’école en France, XIXè-XXè siècles, de la maternelle à l’université, Hachette, 1992
- ARIÈS Philippe L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Seuil, 1975
- BAUDELOT Christian, ESTABLET Roger, Le niveau monte, L’épreuve des faits/seuil, 1989
- BAUDELOT Christian, ESTABLET Roger, Allez les filles ! Une révolution silencieuse, Seuil, 1992
- BEAUD Stéphane, 80% au bac… et après ? Les enfants de la démocratisation scolaire, La Découverte, 2002
- BERTRAND Yves, Théories contemporaines de l’éducation, Chronique sociale, Ottawa, 1993
- BOUDON Raymond, L’inégalité des chances ; la mobilité sociale dans les sociétés industrielles, Colin, 1973
- BOURDIEU PIERRE, La reproduction, Minuit, 1970
- CACOUAULT Marlaine, OEUVRARD Françoise, Sociologie de l’éducation, La Découverte, 1995
- CHARLOT Bernard, BAUTIER Elisabeth, ROCHEX Jean-Yves, Ecole et savoir, dans les banlieues et ailleurs, Armand Colin, 1992
- CHAPOULIE Jean-Michel, L’école d’État conquiert la France. Deux siècles de politique scolaire, Rennes, PUR, 2010
- CHERKAOUI Mohamed, Sociologie de l’éducation, PUF, 1986
- De QUEIROZ Jean-Manuel, L’école et ses sociologies, Nathan, 1995
- DUBET François, MARTUCCELLI Danilo, A l’école. Sociologie de l’expérience scolaire, Seuil, 1996
- DUBET François, Pourquoi changer l’école ?, Textuel, 1999
BU Ségalen !!
- DURKHEIM Emile, Education et sociologie, PUF, 2005 [1ère éd. 1922].
- DURU-BELLAT Marie, Les inégalités sociales face à l’école. Genèse et mythes, PUF, 2002
- DURU-BELLAT Marie, VAN ZANTEN Agnès, Sociologie de l’école, Armand Colin, 1999
- FOURNIER Martine, TROGER Vincent (dir.), Les mutations de l’école. Le regard des sociologues, éd. Sciences Humaines, 2005
- GARCIA Jean-François, L’école unique en France, PUF, 1994
- LÉON Antoine, Histoire de l’enseignement en France, Que Sais-je ?, 1967
- MERLE Pierre, La démocratisation de l’enseignement, La Découverte, 2002
- PROST Antoine, Education, société et politiques, une histoire de l’enseignement en France, 1992
- PROST Antoine, Histoire générale de l’enseignement en France, t. III et t. IV
- TERRAIL Jean-Pierre (dir.), La scolarisation de la France. Critique de l’état des lieux, La Dispute, 1997
- TROGER Vincent, RUANO-BORBALAN Jean-Claude, Histoire du système éducatif, PUF, 2005
- VAN ZANTEN Agnés (dir.), L’école. L’état des savoirs, La Découverte, 2000.
- VASCONCELLOS Maria, Le système éducatif, La découverte, 1993
- VASQUEZ-BRONFMAN Ana, MARTINEZ Isabel, La socialisation à l’école, Paris, PUF, 1997
- WAGNON Sylvain, Pour une pédagogie solidaire, Sipayat, 2019
Jalons et enjeux d’une réflexion sur l’éducation
1. Penser l’éducation :
- Etymologie : educere, faire sortir, tirer dehors, conduire /educatio : élévation, formation de
l’esprit
- Principes, méthodes, pratiques : vouloir éduquer, c’est avoir le projet de transformer.
- Kant : « L’homme est la seule créature qui doive être éduquée »
L’éducation est l’action d’une culture sur une nature. Particularité de la dialectique
en EPS/sport
- But : conduire l’homme vers sa propre humanité.
Emile Durkheim, Education et sociologie, 1822 : « Il faut que [… ], à l’être asocial et égoïste qui
est né, la société en surajoute un autre, capable de mener une vie sociale et morale. Voilà
quelle est l’œuvre de l’éducation, et on en perçoit toute la grandeur »
2. Les contradictions du système éducatif :
- L’éthique scolaire de l’école républicaine, en décalage avec le monde d’aujourd’hui ?
- Comment penser les rapports : Connotation singulière en EPS /
Autonomie / contrainte cf. place du corps
Egalité de tous / réussite de chacun
Epanouissement individuel / adaptations aux transformations du monde social
Conservatisme / libéralisme
L’éducation, un processus fondamentalement ambivalent. Des contradictions propres à
l’acte même d’éduquer ?
Jalons et enjeux d’une réflexion sur l’éducation
3. Interroger les attentes sociales à l’égard du système éducatif :
- Un système qui devrait favoriser la mobilité sociale ?
- Un système qui devrait former à un métier ?
- Un système supposé répondre à un nombre croissant
de difficultés sociales ?
L’EPS : une contribution spécifique ?
4.Questionner la nature de la culture scolaire et ses conséquences :
L’EPS, culture légitime ??
- Quelle culture pour le système scolaire ?
- Des cultures légitimes et des cultures illégitimes
questionner le postulat méritocratique
- Un système davantage concurrentiel qu’égalitaire ?
Une problématique centrale qui
parcourt l’histoire des réformes
scolaires : massification et démocratisation
Eléments d’histoire de l’école
1. Les chemins de l’unification scolaire
Un « processus de scolarisation » depuis le début du XIXè s.
1. 1.- Mise en place du processus de scolarisation
1. 1.1. Premières volontés de sécularisation de l’enseignement
- Volonté de développer l’école dès le IXè siècle (Charlemagne). Une préoccupation
essentiellement religieuse
- Fin du Moyen-âge : premières universités médiévales
- Ancien Régime : encouragement de la culture et de la langue française + quelques politiques
de sécularisation de l’enseignement
- L’impact des Lumières : rénovation des conceptions pédagogiques (Rousseau, Emile ou de
l’éducation, 1762) : de la nécessité d’une éducation rationnelle de l’enfant / Philippe Ariès
L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Seuil, 1975)
- Les projets post-révolutionnaires (1791-1793)
plan Talleyrand : sécularisation + gratuité + accès aux filles jusqu’à 8 ans
plan Condorcet : idée d’Instruction publique (lutter contre la misère par le savoir)
plan Le Peletier : idée d’Education nationale
- Début du XIXè : élargir l’école à tous, mais en la diversifiant socialement (François Guizot
1816 : différenciation de l’éducation selon chaque milieu social ; 1829 école des enfants des
manufactures)
Cour d’honneur de la Sorbonne (XIIe siècle)
1.1.2. Le début du XIXè siècle : « mépris de l’instituteur » et consolidation de la
place de l’Eglise
- Loi du 28 juin 1833 (loi Guizot) :
- liberté de l’enseignement primaire (privé-public)
- obligation d’instruction morale et religieuse dans toutes les écoles primaires
- écoles de garçons obligatoires dans chaque commune
- 1848 : création des « écoles maternelles »
- Loi du 15 mars 1850 (loi Falloux) :
- écoles de garçons et de filles obligatoires dans
chaque commune de 800 hab.
- liberté de l’enseignement secondaire (privé-public)
- autonomie des écoles primaires privées
un « mépris de l’instituteur » ?
- Loi du 10 avril 1867 (loi Duruy) :
- ouverture vers la gratuité de l’école
- obligation de l’enseignement primaire féminin & création d’un enseignement secondaire pour
les jeunes filles (réellement organisé par la loi du 21 décembre 1880 de Camille Sée)
L’EP dans l’école
d’avant Jules Ferry
• Non obligatoire (surtout pratiquée dans le
milieu privé : gymnases privés d’Edmond
Desbonet, Hippolyte Triat, Eugène Paz,
etc; Callisthénie de PH Clias), élitiste
• Portée par des militaires (Gymnase civil et
militaire d’Amoros 1817, école de Joinville
1852), avec influence hygiéniste (Ling,
méthode suédoise).
• Méthode amorosienne (1770-1848) :
Former un homme sain, mais également
cultivé : formation morale + volonté
d’alphabétiser les masses : diffusion de
l’exercice physique au plus grand nombre
(agrès, jeux)
Une gymnastique « militaire », mais
prête à intégrer l’école.
L’EP dans l’école d’avant Jules Ferry
- 1866 : La Ligue de l’enseignement (Jean Macé) milite pour l’introduction d’une
formation physique à l’école
- 1868 : rapport Hillairet sur l’enseignement de la gymnastique dans les étab.
scolaires.
– Secondaire lycées : 160 enseignants-moniteurs pour 336 établissements (58 militaires et 102 civils dont 54 anciens militaires).
– Sur les 78 écoles normales, 29 proposent de l’EP, et 14 ont un enseignant (2 militaires, 12 civils dont 9 anciens militaires)
- Décret Duruy 1869 : Oblig de la gym dans les écoles normales d’instituteurs + 1
maître de gymnastique par école + création du Certif. d’aptitude à l’enseignement
de la gymnastique CAEG. Rôle du Cours normal d’éducation physique de l’Université
de Paris, 1872-1903, prépa CAEG 4h/sem) et de Napoléon Laisné (stage de
formation CAEG, lycée Michelet) : précède cercle rationnel de gym de Demeny (puis
plus tard Cours supérieur 1903, ENEP 1933, etc.)
- Une EP existante mais peu
enseignée, réduite à certains
milieux, teintée de
nationalisme et d’hygiénisme
- Toutefois, un développement
progressif de sa scolarisation
1.2. Comment Jules Ferry (1832-1893) révolutionna l’école
- Un homme foncièrement progressiste.
- Idéologie :
l’instruction comme condition de la liberté et de la vie en République
- Un ensemble législatif cohérent :
Loi du 16 juin 1881 : généralisation de la gratuité à toutes les écoles primaires
Loi du 28 août 1882 : obligation de la scolarisation de 6 à 13 ans et laïcisation des programmes
- Des effets recherchés à long terme :
Aller vers un monopole étatique de l’éducation :
Les parents et l’église n’auront plus
l’exclusivité de l’éducation.
Difficultés :
- résistances des familles
Yvonne Verdier, Façons de dire, façons de faire : la laveuse, la couturière, la cuisinière,
Gallimard, 1980
Sardinières, Douarnenez, 1934
- résistances de l’Eglise
Pq : Instruire, oui, mais
surtout changer
les modes de vie, les
habitudes d’hygiène,
bref créer une vraie morale
« leçons de morale » ;
« leçons de chose » ;
« leçons d’hygiène »
Instruction et méritocratie :
- L’instruction publique comme valeur civique, comme facteur de « civilisation ». Une logique
républicaine et patriotique
- Une logique méritocratique, garante du progrès social
L’instituteur comme garant de
La République
« Les hussards noirs » de la
République
unifier la population autour de l’idée de nation et de
République. Thèse d’Eugen Weber, La fin des terroirs, 1976
L’EP dans l’école républicaine, 1880-1920…
Intégration progressive des exercices physiques à l’école…Mais une vraie
difficulté à imposer la gymnastique (enseignants, installations, prima
des disciplines intellectuelles, etc.)
Emploi du temps
d’une école de
Haute-Savoie,
1880
Des lois importantes…
- 27 janvier 1880 : loi George : Obligation de la gym dans toutes les écoles.
- 20 mai 1880 : circulaire Camille Sée : obligation étendue à tous les types ‘enseignement,
primaire et secondaire, garçons et filles
Les bataillons scolaires (initiative Aristide
Rey), 1882-1892 : illustration d’une EP
républicaine patriotique
1.3. Le difficile combat de l’école unique (1920-années 1950)
- L’organisation de l’école de la République : des cursus marqués socialement
(1933)
À cette époque, le primaire et le secondaire
ne désignent pas des étapes successives de
la scolarité des élèves mais deux types
d’enseignement et d’établissement existant
parallèlement.
1928-1929 Secondaire « Ens.. Primaire supérieur » Technique
Primaire Public Privé E.P.S C.C. Privé
4,5 Millions 564 étab., 121 000 524 61 000 28 000 40 000
170 000 élèves écoles, élèves
élèves 80 000
élèves
291 000 169 000 40 000
Le problème de l’école de Ferry : le principe méritocratique renvoie en fait à une stratification
sociale).
- L’action des compagnons de l’Université Nouvelle
Ferdinand Buisson : 1841-1932 : Dictionnaire de pédagogie
et d’instruction primaire, Hachette, 1882-1887). Intentions :
- intégrer les classes du secondaire à l’élémentaire
- allonger l’élémentaire (14 ans)
- Un combat repris par Edouard Herriot (1872-1957), MIP 1926-1928.
Cours communs
- Les IO de 1923 pour le primaire : égalitarisation et expérimentations
• « Mieux vaut moins apprendre mais mieux
retenir » : une transformation progressive des
conceptions pédagogiques (méthode
progressive, non cumulative) -
démocratisation
• « Dans toutes les écoles, à tous les cours, la
méthode employée doit être une méthode
fondée sur l’observation et l’expérience. C’est
à dessein qu’on a effacé du programme le
titre : “Sciences physiques et naturelles”, pour
le remplacer par cette expression “Leçons de
choses, en classe et en promenade”. Elle
signifie que le livre ne doit jouer, dans cet
enseignement, qu’un rôle secondaire. Elle
signifie que le maître n’a pas à faire de cours :
il doit, en classe et en promenade, faire
observer et faire expérimenter »
• 1925 : programmes du primaire et des classes
élémentaires de lycée analogues
L’EP dans les IO de 1923 : au service de la démocratisation
« Tout enfant reçoit tous les jours une leçon d'éducation physique. Cette leçon a lieu, en principe, l'après-midi ».
« Toute leçon d'éducation physique doit être donnée en plein air, ou, si le temps est mauvais, dans un préau largement ouvert. Il est urgent
de poursuivre partout l'établissement de terrains de jeux avec douches ou piscines. En attendant cette importante amélioration de nos
installations scolaires, il faut saisir toutes les occasions pour utiliser les espaces libres qui peuvent être mis à la disposition de l'école. »
« Toute leçon complète d'éducation physique doit être préparée, comme les autres, par écrit. Elle doit être conduite avec méthode et se
diviser en trois périodes : d'abord, une mise en train, puis, la leçon proprement dite, enfin le retour au calme. Pas de brusque départ, qui
violente le système nerveux. Un entraînement progressif, puis après les exercices les plus fatigants, une diminution progressive des efforts
afin d'éviter une brusque cessation d'activité qui pourrait provoquer un refroidissement dangereux. »
« Au cours préparatoire, et même au cours élémentaire, les jeux prédominent. Ils ne sont exclus ni du cours moyen, ni du cours supérieur, et
l'on ne sera pas surpris si l'on se rappelle que notre but n'est pas de faire des athlètes, mais de favoriser le fonctionnement libre et régulier
des principaux organes. Aux jeux viennent s'adjoindre, pour les enfants du cours moyen, des mouvements éducatifs et correctifs : des
marches, des exercices d'escalade, des sauts, des courses, des luttes, des mouvements destinés à développer successivement les diverses
parties de l'organisme ; enfin, des mouvements destinés à augmenter le pouvoir du système nerveux en rompant les associations motrices
habituelles pour permettre au cerveau d’en réaliser d'autres »
« Le programme du cours supérieur présente, par rapport à celui du cours moyen, deux nouveautés : "éducation des sens au cours des
promenades scolaires" et "application des exercices à la vie courante". Il s'agit de faire de l'éducation de la vue, de l'ouïe, des autres sens
par les procédés que déjà recommandait Jean-Jacques, et que, de nos jours, le scoutisme a très heureusement renouvelés et perfectionnés. Il
s'agit d'amener les enfants à apprécier les distances, à se mettre en garde contre un danger, à se tirer d'une difficulté imprévue, à s'aider eux-
mêmes et à aider les autres, à développer à la fois le sens de l'initiative individuelle et le sens de la solidarité. Ces qualités que, à l'intérieur de
l'école, la leçon de travail manuel doit faire acquérir à l'enfant, la leçon d'éducation physique les lui fera également acquérir, en dehors de
l'école, au cours des promenades. Et comme la leçon de travail manuel, la leçon d'éducation physique s'adaptera à la vie de l'écolier, elle doit
proscrire les exercices abstraits ; toutes les fois qu'on le pourra, il conviendra de montrer que les exercices n'ont rien d'artificiel mais peuvent
s'appliquer à la vie courante. On ne grimpe pas pour grimper ; on grimpe pour pouvoir franchir un obstacle, un mur par exemple, ou pour
pouvoir découvrir du haut d'un arbre, le but qu'on veut atteindre ou le spectacle qu'on veut admirer. De même, les exercices du saut doivent
permettre de franchir un fossé ou un ruisseau. Toute gymnastique doit être utile en même temps qu'elle doit être éducative. »
« Tout ce qui vient d'être dit convient aux filles comme aux garçons. Il appartient aux institutrices de choisir les jeux et les mouvements les
mieux adaptés au sexe féminin, ceux qui donnent de l'agilité et de la grâce plutôt que ceux qui donnent de la force. Toutes les fois que ce sera
possible, on aura soin, dans les écoles de filles, d'associer la musique à la gymnastique. Mais abstraction faite de ces différences d'ailleurs
importantes, le programme et la méthode d'éducation physique sont identiques dans les écoles de filles et dans les écoles de garçons. »
« Ce programme et cette méthode sont tels qu'ils peuvent être appliqués par tout instituteur et toute institutrice. Il n'est pas nécessaire,
pour les suivre, d'être un gymnaste de profession. Aucun des mouvements prescrits n'est irréalisable pour un homme ou une femme de santé
normale, et beaucoup, loin d'être irréalisables par des malades, serviraient au rétablissement de leur santé. Au surplus, pour certains
mouvements, le maître peut recourir à la collaboration d'un moniteur choisi parmi les élèves. Un moniteur intelligent comprend un
mouvement sur le vu d'une image, d'un schéma, ou à l'aide d'explications simples. Lorsqu'il sait le faire, il le montre à ses camarades, suivant
les indications du maître qui dirige et rectifie. Mais il vaut mieux que le maître paye d'exemple. Il le pourra presque toujours. Pour les plus
jeunes, l'épreuve de gymnastique du brevet élémentaire les aura obligés à acquérir en cette matière des connaissances suffisantes. Et elles ne
sont pas inaccessibles aux plus âgés. »
« Nul instituteur, nulle institutrice ne peut donc arguer de son incompétence pour négliger l'éducation physique. »
- L’importance du courant de l’éducation
nouvelle :
Célestin Freinet, Edouard Claparède, John Dewey,
Ovide Decroly, Maria Montessori, Paul Korczak:
participation active de l’enfant à son apprentissage.
Principes des centres d’intérêt de l’enfant. Éducation
globale, ouverte sur la société.
- L’action du Front Populaire :
• 1936 : prolongation 14 ans école primaire /
certificat d’études = 11 ans
• Pédagogie novatrice : les classes promenades, les
activités dirigées, l'étude du milieu par l'observation
active, une demi-journée de sport par semaine
(1937), de nouveaux outils d'apprentissage comme
la radio scolaire ou le cinéma éducatif + classes
d’orientation (effectifs réduits, centration sur les
choix de l’enfant…)
• Projet de loi 1937 : unifier la base du système
scolaire en réalisant une école unique (« Assurer
une préparation commune, fondée sur un ensemble
unique de connaissances »).
• IO 23 mars et 11 juillet 1938 : continuité 1923.
Relier plus clairement primaire et secondaire
L’EP des années 1930 : ouverture et pédagogie
• Création ENEP 1933 : la science au service
de la pédagogie
Le rôle d’Ernest Loisel, directeur
ENEP 1935-1943 [agrégé d’allemand,
remplace Paul Chailley-Bert, médecin
physiologiste]
• Arrêté du 22 mai 1937 :
- EP 2H + 1/2j de plein air (3h)
- Séances facultatives de loisirs dirigés le
samedi AM
- 1941 : les EPS sont assimilés aux collèges, mais les CC continuent d’exister
L’EP de Vichy
- Charte des sports 20 déc. 1940 : agrément,
contrôle…
- IO 1er juin 1941 : « Être fort pour mieux servir ».
Pédagogie de l’action - EGS
- Créations CREGS et écoles de cadres (CNMA)
- Remplacement CAPEP en CAPEPS, IREP en IREPS,
ENEP en ENEPS en 1943
- Introduction officielle du sport dans la leçon
(« contrefort » éducatif)
- Maurice Baquet : « Je suis certain que malgré les
dangers physiques et moraux qui entourent la
pratique, à cause d’eux surtout, le sport demeure
le dérivatif idéal à offrir aux adolescents comme
aux adultes »
- 1947 : plan Langevin-Wallon : un projet sans lendemain,
mais très influent
Paul Langevin, 1872-1946 & Henri Wallon, 1879-1962.
Principe : justice et égalité des enfants comme sujets de
droit
- réaliser une école unique pour les 11-15 ans
- indistinction entre formation des maîtres du
primaire et du secondaire.
- Mieux lier l’école et la vie (éduc. populaire)
Le plan LW comme concrétisation des politiques de démocratisation depuis le XXe)
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-
fabrique-de-l-histoire/le-plan-langevin-wallon-5921468 –
19’20-21’ puis 10’00-18’ et 39’30-42’30
La IV° République, hormis la loi Barangé qui institue une subvention scolaire
versée aux communes pour l'enseignement public et aux associations de parents
pour le privé, modifie peu la structure de l'enseignement et ce n'est que sous la
V° qu'une partie des réformes projetées à la Libération voit le jour.
L’EP de la IVe République
- Même dynamique que la dynamique scolaire
- Instructions ministérielles 1er octobre 1945
• Éclectisme « ouvert » : l’enseignant doit « rechercher dans la multiplicité
des procédés pédagogiques ceux qui s'adaptent le mieux à son cas particulier. »
- 3 objectifs : Le sport, un élément de
- « Développement normal » de l’enfant
- « Habitude du geste naturel » : VARF Bellin du Cotteau justice/d’égalité/d’ouverture
- « Affinement du geste » : Altruisme, virilité, esprit d’équipe de l’EP ?
• 4 groupes physiologiques (« normal », « moyen », « à ménager »,
« dispensé »
• INS, ENSEPS : un éloge de la pédagogie sportive (Mérand, Baquet….)
• Une EP de plus en plus sportive, dans les pratiques :
« Les enseignants conservent sous le coup d’une bonne vieille séance avec de la
méthode suédoise naturelle au cas où l’inspecteur ferait une visite surprise, mais
sinon ils enseignaient massivement les pratiques sportives à des élèves qui ne
demandaient que ça » (Michel Herr, « Les textes officiels et l’histoire », 1989).
2. L’école unique de la Vème République : d’une école de classe à une
école de masse
L’école gratuite, obligatoire, commune pour tous, comme « nécessité d’Etat » (Durkheim) ; la
cohésion sociale garantie par une « suffisante communauté d’idées » une école unique
comme solution ?
2.1. Des lois qui font avancer le débat
2.1.1. Réforme Berthoin, 1959
- prolongation de la scolarité à 16 ans (cf LW)
- fin des 9ème, 8ème, 7ème… au sein des lycées, fin du concours d’entrée en 6ème
- suppression des CC, remplacés par les CEG
- création d’un cycle d’observation de 2 ans (6ème-5ème) : orientation au mérite vers
le secondaire court (3ème et 4ème année CEG) ou le secondaire long (lycées), le
technique court ou le technique long.
Transformation du rôle de
l’école primaire.
2.1.2. Réforme Fouchet-Capelle, 1963
- report de l’orientation à la fin de la 3ème.
- Création des CES (Collèges d’enseignement secondaire) en remplacement des
« 1ers cycles » de lycée, avec 3 filières : cycle de transition (6ème-5ème) – puis :
enseignement général long (moderne ou classique, amenant aux lycées) –
enseignement général court (amenant aux Centres d’enseignement technique).
2.2. Le tournant des années 1960
- Un système continu où l’on tente d’enterrer la « guerre des degrés »
- Louis Cros, L’explosion scolaire, 1961.
Année 60/61 :
Primaire : 6,4 millions (dont enseignement spécialisé : 81.200)
Secondaire : 3,5 millions, (dont professionnel (CAP, BEP…) : 383.000)
Supérieur : 309.000
Année 70/71 :
Primaire : 7,2 millions (dont enseignement spécialisé : 207.600)
Secondaire : 4,8 millions (dont professionnel (CAP, BEP…) : 650.600)
Supérieur : 850.600
2.2.1. Raisons et conséquences de l’« explosion scolaire »
Raisons
- effets de conjoncture : baby-boom ; expansion économique (« Trente glorieuses »)
50.000 ingénieurs nécessaires entre 1956 et 1961, pour 24000 diplômés prévus
- évolution des mentalités : la scolarisation vue comme droit, non comme obligation
Conséquences
- une nouvelle sociologie scolaire
( corollaire : dépréciation des diplômes)
- adaptations des enseignants,
rénovations pédagogiques
- réformes de la structure même de l’école.
+ réforme profonde de l’administration
+ recrutement massif d’enseignants
- création de la carte scolaire (1963)
- réforme du bac
Les années 60 représentent un vrai tournant
dans l’histoire de l’école, que l’on se place
du point de vue des disciplines, des acteurs, des
diplômes
2.2.2. Prémices d’une
interrogation sur l’égalité
des chances
La question de l’égalité des chances : pour
une démocratisation qualitative
Désillusion :
Dans les faits, l’école ne compense pas les
handicaps socio-culturels du plus grand
nombre, et continue de privilégier ceux qui
sont familiers de la culture légitime imposée à
l’école.
Pierre Bourdieu et Jean-Claude
Passeron, Les héritiers, Minuit 1964
Le colloque d’Amiens, mars 1968 : encore une
occasion manquée…
« Profondément troublés par l’inadaptation d’un
système éducatif hérité du 19e siècle, dont la
centralisation excessive, la rigidité et l’inertie leur
apparaissent d’autant plus graves au moment où
s’effectue, comme dans les autres grands pays
développés, le nécessaire passage à une formation
secondaire et supérieure de masse, [les
participants du colloque] affirment l’urgence d’une
rénovation éducative aussi bien que pédagogique
qui ne peut se concevoir que dans la perspective
d’une éducation permanente de la nation. La mise
en œuvre d’une politique nationale de rénovation
éducative ne saurait être différée, sans risque de
sérieuses tensions psychologiques, économiques et
sociales. » (déclaration finale du colloque)
Objet des débats : Evaluation chiffrée des élèves,
classements, organisation des savoirs autour des
disciplines scolaires, finalités de l’enseignement,
relations maîtres-élèves, rôle des parents, etc…
L’EP du début de la Ve Rép.
• Baccalauréat 1959 : épreuve obligatoire d’EP
– Épreuves : enchaînement gymnique / grimper libre / une épreuve d’athlétisme
tirée au sort / une épreuve au choix parmi athlé ou natation
– Les tables Letessier : répondre à l’enjeu de la massification par l’objectivité
sportive ?
L’EP du début de la Ve Rép.
• Baccalauréat 1959 : épreuve obligatoire d’EP
– Épreuves : enchaînement gymnique / grimper libre / une épreuve d’athlétisme
tirée au sort / une épreuve au choix parmi athlé ou natation
– Les tables Leteissier : répondre à l’enjeu de la massification par l’objectivité
sportive ?
« L’extraordinaire progression du sport s’est accompagnée
• Circulaire 1er juin 1961 : d’une prise de conscience toujours plus nette de sa
vocation profonde. Déjà, dans son ouvrage sur la
½ j. de sport pédagogie sportive, Pierre de Coubertin revendiquait la
place du sport dans les programmes d’éducation et
pressentait clairement le rôle considérable qu’il serait
appelé à jouer dans une société transformée par la
civilisation industrielle. De nos jours, le sport est certes
demeuré une distraction, d’ailleurs mise à la portée d’un
grand nombre, mais il est aussi activité de compensation
indispensable à l’homme maltraité par les multiples
contraintes de la vie moderne ; il est encore spectacle
populaire aux dimensions grandioses, il est surtout un
exceptionnel moyen d’éducation, un précieux facteur
d’épanouissement de la personnalité et un moyen de
promotion humaine. »
La République des Sports, consécration du « sport
éducatif », démocratique
• Collège de Calais, 1965, Jacques De Rette (J. De Rette, « La République des
Sports », EPS, n°98, 1969)
• Placer le sport au cœur de l’éducation physique
• 27 étab. En 1967, 500 en 1969
• Création de « clubs » au sein des classes
• Répartition démocratique des tâches dans chaque club
• Compétitions inter-classes, gérée de manière autonome par les élèves
• Un idéal : le sport pour tous
L’EP du début de la Ve Rép.
IO 19 octobre 1967
o « L’EPS doit être l’écho, sur le plan éducatif, de l’importance croissante du sport
comme fait de civilisation »
o Mais : « L’EP ne doit plus être confondue avec certains des moyens qu’elle
utilise »
Trouver, dans
l’approche sportive,
le moyen d’une
« égalitarisation » ?
« L’éducateur
physique ne peut
animer convenablement
son secteur
pédagogique que s’il se
sent étroitement
concerné par les
problèmes généraux de
l’éducation »
2.3. La tentative de la démocratisation
2.3.1. Des réformes (symboliques) pour plus d’égalité :
- Fouchet (1968) : suppression du latin en 6ème : https://www.francetvinfo.fr/replay-
radio/histoires-d-info/la-fin-du-latin-en-6eme-un-debat-de-1968_1775519.html
- apparition des mathématiques comme discipline majeure
- création d’heures de soutien (1977)
2.3.2. La réforme Haby (11 juillet 1975) ou réforme du « collège unique » :
- Suppression de la distinction Une réforme d’appauvrissement ? (cf baisse des
CES-CEG exigences des programmes…)
- Unification des structures ..\..\..\..\..\..\vidéothèque\Reforme HABY-FLUVORE.mp4
pédagogiques : suppression de la
scolarité en filières (pb latin…)
- Répartition des élèves effectuée
sans distinction
- Actions de soutien et activités
d’approfondissement
- Création du Brevet des collèges
- Orientation en fonction des
aptitudes des élèves en fin de 3ème
Réforme mise en application à la
rentrée 1977.
2.3.3. La tendance confirmée de la massification (1975 à nos jours)
Une 2ème phase de massification, qui touche les lycées et le supérieur
- Effectifs des lycéens
1990 : 391.000 bacheliers, tous confondus.
1995 : 491.000 (+ 25%)
2001 : 499.000 (auj : 760 000)
- Bacs pros (1985)
- En 2000-2001, 7 jeunes/10 d’une classe d’âge atteignent le niveau bac - taux de
réussite en augmentation constante (8/10 aujourd’hui)
- 13 millions d’élèves et apprentis et 3 millions d’étudiants
- 90% des jeunes vont à l’école de 2 à 22 ans.
3. Gérer ou démocratiser la massification ? Les trajectoires du système scolaire depuis 1975
Une question majeure qui renvoie à la thématique de l’échec scolaire, essentielle depuis le
milieu des années 1980 : une école massifiée et unifiée difficile à gérer, qui peine à s’adapter à
chacun de nouvelles lois en réponse à de nouveaux problèmes
3.1. 1982 : La “rénovation du collège unique” : Projet de loi « Savary »
Finalité : création d'un « grand service public unifié et laïque de l'éducation nationale »
(rapport Louis Legrand)
Objectifs : lutter contre l’échec scolaire – réduire les inégalités sociales L’importance de la
Mesures : péda différenciée
- Travail en groupes de niveaux en (Legrand, Meirieu)
6è-5è.
- Favoriser le secteur technique
- Adaptation des programmes
nationaux aux situations locales
Abandonné en 1984
(ancêtre des projets d’étab.)
- Transformer les services des
enseignants (16 h d’ens. + 3 h de
concertation en équipe péda et 3h
de tutorat)
- Projet d’intégration des
écoles privées dans les publiques
L’EP du début des années 1980
• 1981 : Ré-intégration EN
• 1983 : Création CNU STAPS (74è section)
• 1983 : Mise en place de la « commission verticale » sur les
contenus de l’EPS (Alain Hébrard) : l’EPS comme acteur au
service de l’égalité – didactique
• 1983 : Bac CCF + maîtrise / perf=1/4
• 1986 : alignement CAPEPS sur les autres CAPES (concours
unique H-F 1987, épreuves écrites puis orales : écrit 2 =
pédagogie et didactique (et non progressions pré-établies…) =
1er cours de didactique dans les UEREPS)
L’EP du début des années 1980
• IO 1985-1986 : « se
connaître – connaître les
APS – connaitre les
autres ». L’EP permet à
l’élève de « se réaliser et
s’exprimer »
• Pédagogie du contrat,
auto-évaluation, évaluation
formative, différenciation
péda…
• Cognitivisme comme
paradigme dominant (JP
Famose, Marc Durand…)
3.2. La loi d’orientation sur l’éducation (10 juillet 1989) ou « loi Jospin »
Art. 1 : « L’éducation est la première priorité nationale. Le service public de l’éducation est
conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances.
Le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre […] d’exercer sa citoyenneté […].
L’acquisition d’une culture générale et d’une qualification reconnue est assurée à tous les
jeunes, quelle que soit leur origine sociale, culturelle ou géographique. L’intégration des jeunes
handicapés est favorisée »
Art. 8 : « L’élève élabore son projet d’orientation scolaire avec l’aide de la communauté
éducative […] le choix de l’orientation est de la responsabilité de la famille »
Art. 3 : « La Nation se fixe comme objectif de
conduire d’ici 10 ans l’ensemble d’une classe d’âge
au minimum au niveau du CAP ou du BEP et 80%
d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat »
Art. 5 : « Les programmes définissent, pour chaque
cycle, les connaissances essentielles qui doivent être
acquises ainsi que les méthodes qui doivent être
assimilées » (création CNP)
L’EP du début des années 1990
• (Charte des
programmes AM mobilisant des
1992) Groupe ressources
énergétiques et
optimisant leur mise
de Travail en œuvre
Disciplinaire
EPS (GTD) : AM caractérisées par
des déplacements AM incluant la
Alain Hébrard dans un maîtrise de formes,
environnement de rythmes, d’objets
et Claude naturel ou le
reproduisant
auxquels le sujet
donne une
Pineau : l’idée impliquant de
l’incertitude
signification
des
« domaines
d’action »
AM organisant un
AM organisant un
affrontement inter-
affrontement
collectif faisant
interindividuel
intervenir des qualités
appelant la maîtrise
d’anticipation
de techniques
individuelle et
d’opposition
collectives
3.3. Le “Nouveau Contrat pour l’Ecole” (1994) – François Bayrou
« Le problème n’est pas que le collège soit unique, mais qu’il soit uniforme et donc injuste »
Livre blanc sur les collèges, 1993
Mesures :
- collège réorganisé en 3 cycles (6è = cycle d’observation ; 5è-4è = cycle central ; 3è = cycle
d’orientation)
- certains enseignements en effectifs allégés
- études dirigées en 6è-5è
3.4. 1999 : « Le collège de l’an 2000 » - Ségolène Royal
Rapport « Le collège de l’an 2000 » (François Dubet)
Mesures :
- prise en compte de la diversité des élèves : diversification des méthodes d’enseignement
- augmentation de la cohérence de l’enseignement
- amélioration de la vie de la « maison collège » instauration d’une « heure de vie de
classe » et d’une « charte des droits et devoirs du collégien », renforcement de l’éducation
civique (ECJS)
Dans les lycées :
- accentuation de l’idée d’accompagnement pédagogique
- classe de seconde déterminante pour l’orientation en 1ère.
3.5. « Pour un collège républicain » (2001) - Lang
Objectif : « bâtir un collège pour tous qui soit en même temps un collège pour chacun ».
Rapport de Philippe Joutard :
- mettre en place des parcours de découverte
- développer une orientation positive vers la voie professionnelle et technol.
- lutter contre l’ennui et la démotivation des élèves
Mesures :
- Période d’intégration en 6ème
- création des IDD en 5è-4è
- 4 heures optionnelles en 3ème
L’EP du milieu des années 1990
• 18 juin
1996:
Programme
s de 6è (+
documents Accès aux
connaissances
Développement des
capacités
Pierre Arnaud, « L’apprentissage de la citoyennet
d’accompag relatives à
l’organisation de sa
nécessaires aux
conduites motrices
une finalité retrouvée pour l’EP », in T. Terret, EP,
nement : vie physique future sport et loisir, 2000)
3 finalités de
l’EPS
Textes 5e-4e- Acquisition des pratiques et
compétences et
3e1997-1998- connaissances relatives aux
APSA
1999
Compétences générales – propres à un
groupe d’APSA – spécifiques à une APSA
• L’apparition
de la figure
du citoyen
« En offrant des occasions concrètes d’accéder
aux valeurs sociales et morales, notamment
dans le rapport à la règle, l’EPS contribue à
l’éducation à la citoyenneté »
3.6. La loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école (23 avril 2005) – François Fillon
Appui sur le grand « débat national sur l’avenir de l’école » mené en 2004 (dir. Claude Thélot)
3 priorités éducatives
Priorité 1 :
Faire réussir tous les élèves
Priorité 2 :
Redresser la situation de l’enseignement des langues
Priorité 3 :
Réformer la formation des maîtres
3 axes de modernisation de l’EN
Axe 1 :
Mieux faire respecter les valeurs de la République
Axe 2 :
Mieux organiser les établissements et les enseignements
Axe 3 :
Mieux gérer le système éducatif
L’idée de « socle commun de compétences »
- Idée = Trouver une approche plus transversale de l’éducation, qui vaille aussi bien à l’école que
tout au long de sa vie. (cf logique du curriculum)
- On n’apprend pas pour apprendre des connaissances uniquement, on apprend surtout à l’école
des compétences, c'est-à-dire en même temps des connaissances, des capacités, et des attitudes
7 Compétences du socle commun :
- la maîtrise de la langue française
- la pratique d’une LVE
- les principaux éléments de mathématiques
et la culture scientifique et technologique
- la maîtrise des techniques usuelles de
l’information et de la communication
- la culture humaniste
- les compétences sociales et civiques
- l’autonomie et l’initiative
« La scolarité obligatoire doit au moins garantir
à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle
commun constitué d’un ensemble de compétences et de connaissances qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir
avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société »
3.7. Réforme Xavier Darcos (2008)
- Nouvelle organisation de l'école primaire : suppression des cours du samedi matin dans
toutes les écoles maternelles et élémentaires.
- Nouveaux programmes d'enseignement en primaire : apprentissage LV généralisé en CE2,
CM1 et CM2 (jusqu’en CP en 2010)
3.8. Réforme Luc Chatel (2009)
Objectifs : réduire les inégalités au lycée, mieux préparer les lycéens à l'enseignement supérieur :
- instauration de stages passerelles et de remise à niveau pendant les vacances scolaires
- une classe de première plus générale
+
- internats d'excellence
- ERS (établissements de réinsertion scolaire)
- programme ÉCLAIR (Écoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite)
- programme « Cours le matin, sport l'après-midi »
Une idée fixe : personnaliser les parcours.
L’EP des années 2000-2010
• 2008-1010 : Programmes Lycée : compétences propres à l’EPS
(CP1 à 5) – compétences méthodologiques et sociales (CMS 1
s’engager lucidement – CMS 2 respecter la vie collective et
assumer des rôles – CMS 3 utiliser des démarches pour
observer, apprécier, évaluer…)
Idée de « Formes de pratique
scolaire » vs. « situations de
référence »
3.9. Loi de refondation de l'École de la
République (2012) - Vincent Peillon
2013 : réforme des rythmes
scolaires (primaire) – création des
APC (activités pédagogiques
complémentaires – temps
individualisés
ESPE
3.10. Réforme du collège (2016) –
Najat Vallaud-Belkacem
3.11. 2018. Réforme Blanquer – « L’école de la confiance »
Mots-clés : « Excellence » – « bienveillance » – « République »
En EPS – Programmes 2020
• Champs d’apprentissage – contribution aux domaines du socle
• Attendus de fin de cycle-Attendus de fin de lycée
• Croisements avec d’autres enseignements « Corps santé bien-
être sécurité », « culture et création artistiques », … (prog
cycle 4 2020
Conclusion… Les enjeux de l’EPS dans l’école d’aujourd’hui
Programmes EPS 2015 : « L’EPS a pour finalité de
L’enjeu de la citoyenneté former un citoyen lucide, autonome, physiquement et
socialement éduqué, dans le souci du vivre ensemble »
Mixit
é
Inclu Egalit
sion é
Frate Solid
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Revue EPS 275, 1999
Lune EP européenne ?
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Le profil de compétences d’un « jeune européen d’être
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physiquement et sportivement éduqué » (enquête é Le « profil de réalisé
européenne auprès des enseignants d’EPS – EUPEA, montre
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La lutte contre la sédentarité
Circulaire du 12 janvier 2022 sur les 30 minutes d'activité quotidienne
Opération européenne Daily Mile
Le plaisir comme un moyen ou comme une finalité ?
La solidarité comme un impératif moral
Revue EPS1, 88, 1998
L’éducation à l’environnement par l’EPS
Revue EPS, 391, 2021