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NOTE D’INFORMATION

Sols traités
aux liants hydrauliques :
étude de formulation accélérée

N° 52 1 Introduction
SEPTEMBRE
2024
La présente note a pour objet d’informer de la mise au point
d’une méthode d’essais accélérés par chauffage pour la

Sommaire caractérisation en laboratoire des sols traités aux liants


hydrauliques en vue d’une application aux petits chantiers
de couche de forme. Elle vise également à positionner
1 I Introduction cette méthode par rapport aux études de formulation
existantes, présenter son contenu et préciser son domaine
2 | Contexte – Articulation d’application.
avec les autres essais et
méthodologies d’études de
traitement de sol
3 | Domaine d'application
4 | Consistance de la
méthode d'étude de
faisabilité accélérée
Annexe
Institut Des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité

2 Contexte – Articulation avec les autres essais et


méthodologies d’études de traitement de sol

Les études de formulation des sols traités sont définies dans le GTS « Guide technique Traitement
des Sols à la chaux et/ou aux liants hydrauliques – Application en remblais et couches de forme
– SETRA / LCPC, 2000 » et dans la norme NF P 94-102-2 « Sols : reconnaissance et essais –
Sol traité au liant hydraulique, éventuellement associé à la chaux, pour utilisation en couche de
forme – Partie 2 : méthodologie des études de formulation en laboratoire ».
Elles sont classées en 4 niveaux :
• Niveau 0 : cette étude de formulation comporte les essais d’identification des sols, l’essai
d’aptitude au traitement conformément à la norme NF P 94-100, l’essai Proctor et l’essai de
mesure du délai de maniabilité.
• Niveau 1 : cette étude de formulation comporte :
- essais prévus au Niveau 0,
- performance mécanique à long terme,
- résistance au gel,
- résistance à l’immersion au jeune âge,
- résistance mécanique autorisant la circulation de chantier.
• Niveau 2 : cette étude de formulation comporte :
- essais prévus au Niveau 1,
- incidences des dispersions d’exécution (dosage du liant ; taux de compactage ; état
hydrique) sur les performances mécaniques à long terme.
• Niveau 3 : cette étude de formulation est envisagée dans le cadre d’un dimensionnement
de l’ensemble ‘couche de forme – chaussée’, par une méthode de calcul de structures
(Cf. NF P 98 114-3 : Assises de chaussées – Méthodologie d’étude en laboratoire des matériaux
traités aux liants hydrauliques – Partie 3 : sols traités aux liants hydrauliques, éventuellement
associés à la chaux).
Pour le cas particulier des chantiers de faible importance, le GTS et le Manuel de dimensionnement
des chaussées neuves à faible trafic (IDRRIM ; 2020) proposent des formulations types sans
étude de formulation, caractérisées par des dosages sécuritaires et l’utilisation exclusive d’un
ciment normalisé.
Le GTS précise que l’appréciation d’un chantier « de faible importance » appartient au projeteur,
mais propose des conditions qui correspondent a priori à cette qualification : volume de couche
de forme inférieur à 5000 m3, pas de surclassement (les épaisseurs préconisées sont celles
données dans les tableaux de l’annexe 3 du fascicule 2 du GTR), …

2
IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
La nouvelle méthode accélérée par chauffage s’inscrit entre l’étude de niveau 0 et l’étude de
niveau 1. Elle permet de fournir une étude de faisabilité avec des liants hydrauliques routiers
LHR, des dosages plus optimisés que ceux de la méthode des chantiers à faible importance, des
délais d’étude plus courts que ceux de l’étude de formulation de niveau 1, mais aussi un domaine
d’application spécifique et plus restreint, détaillé dans le chapitre 3.
Toutes ces études de formulation sont récapitulées dans le tableau 1.

Tableau 1 : Récapitulatif des études de formulation

CAS CHANTIER NOUVELLE


NIVEAU 0 : DE FAIBLE MÉTHODOLOGIE : ÉTUDE DE ÉTUDE DE
ESSAI IMPORTANCE GTS ÉTUDE DE FORMULATION FORMULATION
D’APTITUDE ET GUIDE FAIBLE FORMULATION DE NIVEAU 1 DE NIVEAU 2
TRAFIC ACCÉLÉRÉE

CPJ CEM Il/A 32,5


Liant
Tout liant ou CPJ CEM ll/B Tout liant Tout liant Tout liant
utilisé
32,5
7 jours après 15 jours après 90 jours après 90 jours après
Uniquement essais
Durée de caractérisation caractérisation du caractérisation caractérisation
d’identification et
l’étude du sol (GTR, sol (GTR, Proctor du sol (GTR, du sol (GTR,
Proctor
Proctor traité) traité) Proctor traité) Proctor traité)
Essai non Limitations en Limitations des - Tout chantier - Tout chantier
dimensionnant taille du chantier, performances - Essai - Essai
en performance des matériaux, dimensionnant dimensionnant
des matériaux et en importance
en sollicitations du réseau et en
Limitations
(circulation et sollicitations
immersion au jeune
âge, gel). Dosage
du traitement non
optimisé.

3
IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
Institut Des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité

3 Domaine d'application

Cette procédure d’étude accélérée concerne les couches de forme des chantiers de faible
importance, pour lesquels la durée d’étude n’est souvent pas compatible avec une étude de
formulation classique.
Pour les chantiers d’importance, l’étude de formulation de niveau 1 ou 2 doit rester la méthode de
référence pour définir la solution technique à retenir dans le souci d’une part de l’optimisation des
ressources et d’autre part de la garantie d’une solution pérenne optimale.
La décision de caractériser un chantier comme « de faible importance » appartient au projeteur.
Par défaut, on peut considérer que cette étude de formulation accélérée peut se substituer à une
étude de formulation de niveau 1 dans les cas suivants :
- réseau routier non structurant,
- pas de sollicitations exceptionnelles (trafic de chantier important, charges d’exploitations
supérieures aux charges routières classiques, …),
- prise en compte d’une classe mécanique 5 dans le dimensionnement, sans surclassement
possible,
- plateforme support de classe de portance PF3 maximum,
- formation homogène sur l’ensemble du projet pour la formulation étudiée.

Pour des matériaux atypiques et/ou pour lesquels il y a peu de retour d’expérience de
traitement en couche de forme, il reste nécessaire de réaliser des études de formulation
de niveau 1 ou 2.

Cette méthode peut également être intéressante pour tester plusieurs configurations de traitement
(plusieurs types de liants ; plusieurs dosages de liants), dans des phases de conception en amont
du projet, ou dans le cas d’un délai réduit entre le début de la période de préparation du chantier
et le début des opérations de traitement.
Dans tous les cas, il est fortement recommandé d’étudier dans la même série d’essais différents
dosages, y compris traitement mixte avec ajout de chaux, pour un liant et un sol donnés afin de
garantir l’obtention de performances mécaniques satisfaisantes à tous les critères définis. Dans
le cas contraire, l’obtention d’un résultat ne satisfaisant pas les critères de zone définis conduira
soit à abandonner la configuration testée soit à refaire l’essai après modification du dosage.

4
IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
4 Consistance de la méthode d'étude de faisabilité
accélérée

L’essai doit être conduit avec le sol étudié et le/les liants envisagés. Ses résultats ne sont utilisables
que pour la configuration et le dosage testés. À ce titre, il est recommandé d’étudier plusieurs
formulations, y compris des traitements mixte chaux et liant hydraulique, dans l’hypothèse où une
ou plusieurs des formulations ne satisferaient pas les performances minimales visées.

Homogénéité du gisement
Le gisement retenu pour le traitement d’une couche de forme doit satisfaire aux critères
d’homogénéité définis par le GTS. Il doit être caractérisé suivant les normes NF EN 16907-2 et
NF P 11-300 par un minimum d’essais d’identification géotechnique, en fonction du volume de
matériau nécessaire et du niveau de connaissance préalable de la formation considérée.
À défaut d’autres indications, on pourra évaluer ce minimum à partir des éléments du tableau
suivant, tels que définis dans le GTS :

Tableau 2 : Nombre minimal d’essais nécessaires pour caractériser un gisement

FORMATION
FORMATION
VOLUME (V) DE CONNUE ET
ESSAIS CONNUE ET FORMATION
COUCHE DE FORME SUPPOSÉE
D’IDENTIFICATION SUPPOSÉE INCONNUE
À RÉALISER (m3) MOYENNEMENT
HOMOGÈNE***
HOMOGÈNE***

Nature* 1 3 9
V < 104
État hydrique** 2 4 16
Nature* V / 104 3V / 104 9V / 104
104 < V < 105
État hydrique** 2V / 104 4V / 104 16V / 104
Nature* 10 30 90
V > 105
État hydrique** 20 40 160

(*) Les essais concernés ici sont ceux permettant de classer le sol suivant sa nature selon la classification des
normes NF EN 16907-2 et NF P 11-300.
(**) Principalement évalué à partir de mesures de teneur en eau naturelle ou d’IIPI supposées représentatives de
la saison des travaux. Si la période de travaux n’est pas connue et que ce facteur est influent (dans le cas
d’un gisement à faible profondeur ou influencé par les fluctuations annuelles d’une nappe, par exemple), une
réflexion appuyée autant que possible sur des mesures ou des constatations est nécessaire pour estimer, sur
un cycle annuel, les états hydriques extrêmes.
(***) Cette appréciation suppose être donnée par un géotechnicien ayant une bonne connaissance des formations
locales.

5
IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
Institut Des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité

Caractéristiques de mise en œuvre du mélange


Il convient de déterminer les références de compactage (wOPN et ρd OPN) du mélange sol + liant.
Pour ce faire, on établit la courbe Proctor normal du sol après traitement. Celle-ci est déterminée
sur la fraction 0/6,3 mm du sol.

Âge autorisant la circulation de chantier


Cet aspect se vérifie à partir d’essais en compression simple réalisés sur éprouvettes conservées
à 20 °C sans perte d’humidité (fréquemment 4, 7 ou 14 jours) et confectionnées à 98,5 % de ρd OPN
et une teneur en eau massique comprise entre wOPN et wOPN +2 %.
Critère à vérifier : Rc ≥ 1 MPa

Résistance à l’immersion « au jeune âge »


Cet aspect se vérifie à partir de valeurs d’IIPI déterminées à une teneur en eau massique comprise
entre wOPN et wOPN +2 % et de valeurs d’ICBRi obtenues après 4 jours d’immersion (avec la même
teneur en eau au départ que pour l’IIPI).
Critères à vérifier : IIPI ≥ 20 et ICBRi ≥ IIPI

Absence de gonflement
Une vérification de l’aptitude au traitement conforme à la norme NF P 94-100 doit être conduite en
amont ou en parallèle de la procédure accélérée, pour vérifier l’absence de risque de gonflement
et/ou de défaut de prise liée à des perturbateurs, suivant le critère « gonflement » de l’annexe A
de cette norme.
Critère à vérifier : Gv ≤ 5 %

Performances mécaniques à long terme


Le couple (Rt, E) est déterminé sur des éprouvettes testées après une cure de 24 h à 20 °C et au
moins 90 % d’humidité relative puis de 14 jours à 40 °C et au moins 90 % d’humidité relative. Les
détails relatifs à la fabrication, à la conservation et à l’écrasement des éprouvettes sont présentés
en annexe. Les essais étant réalisés à partir d’essais en traction indirecte, Rt est évalué par la
relation : Rt = 0,8 Rit.
Des coefficients de sécurité sont ensuite à appliquer aux résultats :
- 0,9 sur les valeurs de résistance (réduction de 10 %) ;
- 1,2 sur les mesures de module (majoration de 20 %).
Pour encadrer les performances acceptables pour une solution de couche de forme traitée, on
retient les valeurs limites suivantes : Rt > 0,15 MPa et E > 1400 MPa.

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IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
Avec ces conditions, le critère à vérifier est l’obtention de performances en zone 4 minimum après
application des coefficients de sécurité, tel que représenté sur le diagramme suivant :

Rt = 0,9 Rt (14 j - 40 °C)


(MPa)

Limite Zone 4 / Zone 5


Limite Zone 5 / Hors zone

E = 1,20 E (14 j - 40 °C) (MPa)

Dans le cas de performances situées en zone 5 (zone « douteuse » sur le diagramme ci-avant),
la prise hydraulique est avérée mais a priori insuffisante pour garantir l’obtention de performances
en zone mécanique 4 à 90 jours à 20 °C. La conduite d’essais avec un dosage plus élevé doit être
réalisée pour vérifier l’atteinte des performances escomptées.

Résistance au gel
Critère à vérifier : Rit ≥ 0,25 MPa sur des éprouvettes testées après une cure de 24 h à 20 °C et
au moins 90 % d’humidité puis 14 jours à 40 °C et au moins 90 % d’humidité. Les détails relatifs
à la fabrication, à la conservation et à l’écrasement des éprouvettes sont présentés en annexe.
La résistance au gel est jugée satisfaisante avec ce critère avec un délai de 3 mois entre les
opérations de traitement et la date probable d’apparition du gel dans la couche traitée. Pour des
délais plus courts, il est nécessaire de réaliser des essais avec une cure à 20 °C comme dans les
études de formulation de niveau 1.
Ce critère s’applique aux sols fins et intermédiaires. Il n’est notamment pas applicable pour les
craies, les marnes ou les matériaux alternatifs.

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IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
Institut Des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité

Dispositions complémentaires pour la mise en œuvre


Afin de prendre en compte les éventuelles dispersions relatives au matériau d’une part et aux
conditions de mise en œuvre d’autre part, il peut s’avérer utile de prévoir un surdosage de liant
(par exemple de 0,5 %) suivant les conditions du chantier.
Il convient sur chantier d’avoir une bonne maîtrise des états hydriques et les matériaux avant
traitement ne doivent pas se trouver dans des états hydriques extrêmes (« ts » ou « th »).
Le tableau 3 ci-après synthétise les différentes approches des caractéristiques à considérer pour
la conception d’une couche de forme traitée, suivant les niveaux d’études de formulation.

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IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
Tableau 3 : Caractéristiques de traitement au liant hydraulique étudiées suivant le niveau d’étude de formulation des couches de forme

ASPECTS DU NIVEAU 0 : CAS CHANTIER DE FAIBLE NOUVELLE MÉTHODOLOGIE : ÉTUDE DE ÉTUDE DE


TRAITEMENT ESSAI IMPORTANCE GTS ET ÉTUDE DE FORMULATION FORMULATION FORMULATION
CONSIDÉRÉS D’APTITUDE GUIDE FAIBLE TRAFIC ACCÉLÉRÉE DE NIVEAU 1 DE NIVEAU 2

CPJ CEM Il/A 32,5 ou


Liant utilisé Tout liant Tout liant Tout liant Tout liant
CPJ CEM ll/B 32,5**
7 jours après 90 jours après 90 jours après
caractérisation Uniquement essais 15 jours après caractérisation caractérisation du caractérisation du
Durée de l’étude
du sol (GTR, d’identification et Proctor du sol (GTR, Proctor traité) sol (GTR, Proctor sol (GTR, Proctor
Proctor traité) traité) traité)
Limitation – taille du < 5000 m³ de couche de Réseau non structurant, pas
Tout chantier Tout chantier
chantier forme de sollicitation exceptionnelle
Performances à Non étudié – utilisation Conservation à 40 °C et
Couple Rt/E à 90 j
long terme d’une formulation type couple Rt/E à 14 j
Âge autorisant la
Non étudié Rc ≥ 1 MPa Rc ≥ 1 MPa
circulation
Résistance à Non étudié – limitation aux ICBRi/IIPI ≥ 1 et ICBRi ≥ 20
Rci/Rc60 ≥ 0,8 ou 0,6 idem
l’immersion au chantiers qui ne présentent + absence de gonflement
suivant type de sol
jeune âge pas ce risque (NF P 94-100)
Essai non
Conservation à 14 j et
dimensionnant Non étudié – limitation aux Rit ≥ 0,25 MPa
Rit ≥ 0,25 MPa à 14 j pour un
Résistance au gel chantiers qui ne présentent à l’âge probable
traitement 3 mois avant la date
pas ce risque d’apparition du gel*
probable d’apparition du gel*
Sensibilité vis-à-vis Rit à 90 j avec 90
des dispersions de % du dosage, 94 %
Non étudié Non étudié Non étudié
dosage, de compacité de ρd OPN et 0,9 et
et d’état hydrique 1,1 wOPN
Dimensionnement Non - matériau de classe
Non – matériau de classe
du couple classe mécanique 5 Possible Oui
mécanique 5
mécanique/épaisseur Limitation à PF3

(*) Critère défini pour les sols fins et intermédiaires. Ne s’applique notamment pas aux craies.
(**) Depuis de nombreuses années, les CPJ CEM II/A 32,5 ou CPJ CEM II/B 32,5 sont rarement utilisés en traitement des sols. 9
IDRRIM | Note d’information n°52 | Juin 2024
Institut Des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité

ANNEXE : procédure d’essai accéléré par chauffage à


40 °C pour la détermination du couple E/Rt

1 – Fabrication des éprouvettes


Les sols sont testés sur leur fraction 0/6,3 mm obtenue par tamisage après élimination des
éléments supérieurs à 6,3 mm.
Les paramètres de fabrication des éprouvettes sont choisis par référence à l’essai Proctor (normal)
réalisé sur la fraction 0/6,3 mm du sol traité :
- masse volumique sèche égale à 96 % de ρd OPN ;
- teneur en eau massique comprise entre wOPN et wOPN +2 %.

Les conditions de préparation du mélange dépendent de la formulation de traitement étudiée :


Cas d’un traitement mixte Chaux + LHR : 120 minutes de maturation après malaxage de la
chaux puis confection immédiate après malaxage au liant hydraulique. Le compactage devra
être réalisé immédiatement après le mélange avec le liant hydraulique sans excéder 60 min.
(ref : NF EN 16907-4 et NF P94-093).
Cas d’un traitement LHR seul : confection immédiate après malaxage du liant hydraulique. Le
compactage devra être réalisé immédiatement après le mélange avec le liant hydraulique sans
excéder 60 min. (ref : NF EN 16907-4 et NF P94-093).

Le malaxage doit être conduit jusqu’à obtenir une mouture la plus fine et homogène
possible et n’évoluant plus si le malaxage est poursuivi.

Trois éprouvettes de diamètre D = 50 mm et de hauteur h = 50 mm sont confectionnées


conformément à NF EN 13286-53 suivant les paramètres de fabrication définis ci-avant.

Des éprouvettes de dimensions supérieures (par exemple 100 x 100 mm) peuvent
également être testées par cette méthode, suivant le Dmax du sol testé. Le cas échéant,
la granulométrie des matériaux doit être choisie conformément aux spécifications de la
norme NF P 94-102-2.

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IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
2 – Conservation des éprouvettes
Après leur fabrication, les éprouvettes sont soumises à un délai de cure de (24 h ± 60 min) à
(20 °C ± 2 °C) et à plus de 90 % de degré hygrométrique.
Après ce délai de cure à 20 °C, les éprouvettes sont conservées à (40 °C ± 2 °C) et à plus de
90 % de degré hygrométrique, pendant (14 j ± 4 h).
Elles doivent être protégées contre l’évaporation, susceptible de conduire à une perte significative
de la masse, et des déformations pendant toute la phase de conservation. Cette protection peut
se faire :
- en enceinte climatique à hygrométrie contrôlée,
- ou en bain thermorégulé, auquel cas les éprouvettes doivent être enfermées dans
un dispositif étanche qui doit être totalement immergé pendant toute la durée de leur
conservation et doivent être protégées des déformations (par exemple dans des étuis
plastiques fermés),
- ou en étuve où les éprouvettes doivent être enfermées dans un caisson étanche avec une
réserve d’eau qui permet de garantir le degré d’hygrométrie de plus de 90 %.

La conservation de l’état hydrique doit être contrôlée à la fin de la cure, par une pesée vérifiant
une perte de masse inférieure à 2 %.

3 – Mesures des caractéristiques E/Rit


La mesure du module élastique et de la résistance en traction indirecte doit être réalisée suivant
les normes en vigueur :
Mesure des résistances à la traction indirecte Rit selon NF EN 13286-42 :
• Les caractéristiques suivantes des éprouvettes sont à vérifier avant l’essai :
- Masse des éprouvettes
- Dimensions des éprouvettes
- Noter toute remarque sur l’aspect visuel des éprouvettes
• La vitesse initiale de montée en charge de la presse sera ajustée après interprétation des
premiers résultats sur des éprouvettes tests de matériaux.
Mesure des modules en traction indirecte selon NF EN 13286-43 :
• Utilisation d’un étrier support de 4 extensomètres, à deux plans (0° et inclinaison 60°).
• Tracer les courbes efforts/déformation et procéder à une correction du pied de courbe.

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IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
Institut Des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité

Bibliographie
- Guide Technique Traitement des sols à la chaux et/ou aux liants hydrauliques - Application en
remblais et couches de forme – SETRA / LCPC, 2000
- Norme NF P 94-102-2 « Sols : reconnaissance et essais – Sol traité au liant hydraulique, éven-
tuellement associé à la chaux, pour utilisation en couche de forme – Partie 2 : méthodologie
des études de formulation en laboratoire »
- Rapport d’étude « Sols traités aux liants hydrauliques - Etude d’une procédure d’essais
accélérés – Synthèse des essais 2016-2022 » - Sébastien. HERVE, Thibaut LAMBERT,
Mathieu PRETESEILLE, Michel COLLOBERT (Cerema Août 2022) – Plateforme documentaire
CeremaDoc https://doc.cerema.fr - Sols traités aux liants hydrauliques – Etude d’une procédure
d’essais accélérés en laboratoire

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IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
Rédacteurs

- Joseph ABDO (CIMBéton)


- Sébastien HERVE (Cerema)
- Thibaut LAMBERT (Cerema)

Avec l'aide du groupe de travail " Sols Chauffés " :

- Joseph ABDO (Cimbéton)


- Laurent BESANÇON (Colas)
- Pierre-Antoine BONIN (Vicat)
- Bruno CLASSEN (Calcia)
- Michel COLLOBERT (Cerema)
- Donatien DE THÉ (Vicat)
- Didier DESMOULIN (Colas)
- Stéphane DUPRIET (Eiffage)
- Daniel GANDILLE (NGE)
- Olivier GEFFROTIN (Cerema)
- Sébastien HERVÉ (Cerema)
- Marc JABIRI (Cerema)
- Martial JUERY (Vicat)
- Mustapha KAOUA (Eiffage)
- Didier KURTZ (Eurovia)
- Arnaud LACHAL (Vicat)
- Thibaut LAMBERT (Cerema)
- Emmanuel LAVALLÉE (Bouygues)
- Cedric LE GOUIL (Cimbéton)
- Ludovic MIARD (Cerema)
- Jérôme PINCEMAIL (Eqiom)
- Mathieu PRETESEILLE (Cerema)
- Christian RAYNAUD (Colas)
- Dominique SAINT-EVE (Cerema)

13
IDRRIM | Note d’information n°52 | Septembre 2024
La présente note d’information a été rédigée par un groupe de travail spécifique
rattaché au comité opérationnel Gestion de Patrimoine d’Infrastructures de l’IDRRIM.

Avertissement : la présente note est destinée à une information rapide. La contrepartie de


cette rapidité est le risque d’erreur et de non exhaustivité. Ce document ne peut en aucun
cas engager la responsabilité ni des auteurs, ni de l’Institut des Routes, des Rues et des
Infrastructures pour la Mobilité.

9, rue de Berri - 75008 Paris - Tél : +33 1 44 13 32 99


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