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Histoire de La Médecine - Wikipédia

Parle de l’histoire de la médecine de son début jusqu’à maintenant

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Histoire de la

médecine
aspect de l'histoire des sciences

L'histoire de la médecine est la branche de l'histoire consacrée à l'étude des connaissances et


des pratiques médicales et chirurgicales au cours du temps.

Le Corpus hippocratique est une compilation de près de soixante-dix ouvrages de médecine datant du début de l’antiquité
grecque attribués au médecin grec Hippocrate ou du moins rapportant ses enseignements collectés par ses disciples.
Toutes les sociétés humaines avaient recours à des croyances médicales relevant du mythe ou
de la superstition pour expliquer la naissance, la mort et la maladie. Au cours de l'histoire, la
maladie a été attribuée à la sorcellerie, aux démons, aux influences astrales contraires, à la
volonté des dieux, ainsi qu'à d'autres croyances païennes. Ces idées restent encore répandues,
avec la foi en la guérison par la prière et le recours à des sanctuaires dans certains endroits,
bien que la montée en puissance de la médecine scientifique au cours du dernier millénaire a
éclipsé et rendu caduques bon nombre de croyances théologiques ou métaphysiques.

De nos jours, la médecine utilise des appareils de haute technologie comme le scanner, la radio,
etc.

Histoire de l'histoire de la médecine

L'historiographie médicale pendant l'Antiquité et le Moyen Âge

Dès que le savoir-faire médical s'est constitué en tant qu'art particulier, une réflexion sur les
origines, l'état et les progrès historiques de la médecine en tant que discipline scientifique a pu
être initiée. Le rappel récurrent des origines a toujours été un moyen de renforcement de
l'autorité d'une communauté professionnelle ou d'une tradition culturelle ou technique[1].

En Occident

Les premiers textes concernant l'origine de la médecine entendue au sens de technè remontent
aux Grecs et se trouvent dans le Corpus hippocratique, notamment dans le traité De l'ancienne
médecine. La médecine y apparaît comme une découverte progressive, une technè tâtonnante
comme l'appellent les épistémologues modernes, à la manière de l'art culinaire. Dans un autre
traité du Corpus hippocratique, Art, on retrouve un certain optimisme professant l'assertion
selon laquelle la médecine, après quelques tâtonnements, serait devenue un savoir clos,
achevé[2]. Au niveau des aspects purement techniques, cet optimisme n'est pas partagé par
Aristote qui met en évidence la notion d'imperfection ainsi que des opinions divergentes sur les
causes des maladies. Ce n'est pas un hasard si la médecine apparaît précisément à ce moment
de l'histoire ; cette période (ve – ive siècle) voit en effet se diffuser la malaria maligne[3].
Hermetis Trismegisti Tractatus Aureus (Le travail d'or d'Hermès Trismégiste) du livre II, Clavis Alchymiæ de Medicina
Practica, traduit de l'hébreu en arabe puis en grec puis en latin puis en anglais, assemblé et largement commenté par
William Salmon. Méthode montrant le traitement des maladies les plus courantes, 1692

À l'époque romaine, on trouve également des textes sur le passé de la médecine chez des
auteurs latins comme Pline ou Celse. Ce dernier postule que la médecine se subdivise en trois
parties : la diététique, la chirurgie et la pharmaceutique. Selon lui, la discipline médicale suit une
progression, à différencier du concept "progrès" entendu au sens moderne du terme. En effet,
Celse reconnait bien volontiers l'importance des améliorations successives dans le traitement
des maladies (la progression) mais n'estime pas pour autant que la médecine qu'il pratique à
son époque soit nécessairement meilleure que celle pratiquée à l'époque d'Hippocrate. Des
auteurs grecs comme Soranos et Galien développent eux aussi une réflexion sur l'histoire de la
médecine. Galien, à l'instar d'autres auteurs antiques, conçoit la discipline médicale comme
étant un domaine devant fréquemment recourir aux autorités de jadis.

Dans le monde arabe

Dans la sphère culturelle arabe, le savant Ibn Abi Usaybi'a inaugure au xiiie siècle un nouveau
genre médico-historique en rédigeant un recueil de plus de 380 biographies de grands médecins
du monde entier connu et de toutes les époques, accompagné d'une liste de leurs œuvres. Il se
démarque de l'hagiographie, un genre dominant au Moyen Âge, en s'intéressant aux principes et
aux idées de ces auteurs sur la médecine. En Occident, cette approche bio-bibliographique est
poursuivie par les humanistes à partir du xve siècle[1].

En Chine

Les fondements de la médecine traditionnelle chinoise ne sont pas apparus ex nihilo. Ils
résultent de réflexions initiées dès le ve siècle av. J.-C. et retranscrites dans des ouvrages tels
que le Classique de l'interne (Nei Jing) qui fournit les cadres théoriques et les bases de la
pratique de l'acupuncture ou le Bencao gangmu (Compendium de matière médicale) qui
synthétise les connaissances sur les médicaments. Des recherches archéologiques ont
également permis l'excavation à Mawangdui des textes médicaux datant des IIIe et IIe siècles
avant l'ère commune qui témoignent de l'existence de différentes pratiques médicales.
L'historiographie médicale chinoise est marquée par une révérence pour le temps passé avec la
conviction qu'ont certains commentateurs que la connaissance médicale a atteint la perfection
dès la dynastie des Han[4],[5].

L'historiographie médicale chinoise se caractérise par un rejet des influences occidentales.


Cette conception des choses est réciproque, les Occidentaux considère la médecine chinoise
comme une technique ésotérique relevant des croyances primitives. Il faudra attendre la
Seconde Guerre mondiale et l'affaiblissement de la puissance impériale pour voir se développer
en Chine des écoles de médecine occidentale. Bien qu'elle se soit ouverte à la science médicale
occidentale, la Chine ne renonce pas à ses pratiques traditionnelles : « elle marche sur deux
pieds » pour reprendre l'expression utilisée par Mao Zedong[6].

Révolution scientifique et premiers historiens de la médecine


Médecin soignant la peste, xviie-xviiie

L'historiographie médicale change à la fin du xviie siècle grâce à l'essor de la diplomatique, la


percée de la pensée philosophique et les réalisations des techniques et des sciences. C'est la
révolution scientifique. Celle-ci voit apparaître les premiers manuels d'histoire de la médecine
occidentale, rédigés en français par un médecin genevois, Daniel Le Clerc[7]. Ce dernier
revendique être le premier historien de la médecine, avec son Histoire de la médecine, où l'on voit
l'origine et le progrès de cet art (1696)[8]. Dans sa préface, il écrit « Il parait(...) que personne n'a
mis au jour l'Histoire de la Médecine, quoi qu'elle ait été promise, et que le livre que je donne
aujourd'hui est le premier où l'on ait précisément traité cette matière »[8]. Il recherche, par le
biais d'un exposé chronologique, à établir des conclusions d'ordre général. Cependant, l'ampleur
de cette tâche gargantuesque le dépasse et il est obligé de s'arrêter à l'immense corpus
galénique. Son ouvrage est de ce fait considéré davantage comme une histoire de la médecine
antique.

Il est suivi par John Freind, auteur d'une History of Physick ; from the time of Galen to the
sixteenth century (1726) qui débute là où le récit du médecin genevois s'était arrêté et va jusqu'à
la Renaissance et au xviie siècle. Pour lui, le but de l'histoire est de distinguer les étapes du
progrès qui mènent au savoir actuel, la notion de progrès s'imposant dans l'historiographie
médicale comme une évidence[1].

L'histoire de la médecine est alors un enjeu de la médecine elle-même, elle est faite par des
médecins avec une intention pratique, voire militante ou polémique, pour justifier une pratique,
une doctrine ou organiser un savoir[9]. Par exemple John Barker (en)(1708-1748) dont l'ouvrage
paraît en français en 1768 sous le titre Essai sur la conformité de la médecine ancienne et
moderne dans le traitement des maladies aiguës ; ou encore Cabanis Coup d'œil sur les
révolutions et sur la réforme de la médecine (1804) ; Broussais Examen des doctrines médicales
et des systèmes de nosologie (1821)[1].

Jusqu'au début du xixe siècle, la médecine est une discipline qui pratique sa propre histoire.
Lorsque Laennec, l'inventeur du stéthoscope[10], fonde la méthode anatomoclinique, il se réfère
directement à un hippocratisme[9],[11].

Méthodes et philosophies au xixe siècle

Dès la fin du xviiie siècle et ce jusqu'à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, l'historiographie
médicale devient surtout l'apanage des érudits de langue allemande. Philipp Gabriel Hensler,
Johann Daniel Metzger ou encore Johann Ackermann dessine les contours d'une nouvelle
historiographie mettant l'accent sur l'exégèse critique des sources et condamnant les
biographies[1].

Il faut cependant attendre le botaniste Kurt Sprengel pour voir émerger un ouvrage mettant en
pratique ces bonnes intentions méthodologiques. Dans son Essai d'une histoire pragmatique de
la médecine (traduction française 1815-1820 à partir de l'allemand 1792-1799), celui-ci insiste
sur les notions de progrès et de « sens de l'histoire ». L'histoire de la médecine ne doit pas se
borner à la vie et aux textes des grands médecins (littérature médicale). À l'exégèse critique des
sources, il faut joindre aussi une histoire des sciences et une histoire de la philosophie. Alors, il
devient possible de passer de la critique de la littérature médicale à une histoire de la médecine
basée non plus sur les médecins, mais sur l'enchaînement des systèmes et des doctrines sur
lesquelles on s'est appuyé pour traiter les maladies. Cet enchaînement permet l'émergence
d'une Raison[12]. Sprengel accorde dans son ouvrage autant d'attention et de place à la période
moderne qu'à l'Antiquité et la Renaissance. Cependant, le Moyen Âge médical, c'est-à-dire la
période s'étendant de la médecine de Galien au renouveau de la médecine hippocratique au
xvie siècle, reste peu abordé par Sprengel mais également par l'historiographie médicale de
manière générale[12].

La médecine médiévale est redécouverte surtout en Allemagne et en Italie lors du romantisme.


Chez les Teutons, c'est Justus Hecker et Heinrich Haeser qui représentent l'historiographie
médicale romantique. L'ouvrage de Haeser intitulé Lehrbuch der Geschichte der Medicin und der
Volkskrankheiten, bien qu'imprégné d'une exaltation typiquement romantique et d'une
admiration intransitive pour les idées, les connaissances et les réalisations techniques de jadis,
reste une œuvre remarquable du point de vue de son érudition et de sa documentation
impeccable.

En Italie, l'historiographie romantique compte elle aussi deux pionniers : Salvatore De Renzi (it)
et Francesco Puccinotti. Ces deux auteurs adoptent des postures sensiblement analogues à
celles des romantiques allemands au sens où ils valorisent l'exégèse critique des sources et
accordent un vif intérêt au Moyen Âge médical. Le premier cité se réfère explicitement à
Giambattista Vico (1668-1744) et à sa théorie du cours cyclique de l'histoire, placée sous la
providence divine. Le second s'appuie sur les enseignements de l'Église pour retrouver dans
l'histoire médicale l'expression de la sagesse divine.

Cette historiographie romantique est suivie d'une réaction


scientiste menée par Karl August Wunderlich. Il ne recherche
pas un sens dans l’enchaînement des doctrines médicales
mais rassemble surtout les découvertes médicales. Sa
conception de l'histoire de la médecine se réduit à une sorte
d'hagiographie laïque où ne trouvent grâce à ses yeux que
quelques scientifiques comme Herman Boerhaave qui postule
l'abandon des concepts théoriques au profit d'une plus grande
clarté pratique notamment dans les observations
anatomocliniques[13], ou William Harvey à qui est attribuée la
découverte des lois de la circulation sanguine [14],[15]. Johann
Hermann Baas est une autre figure du scientisme en
Allemagne. Il se démarque aussi du romantisme mais, à l'opposé de Wunderlich, privilégie une
approche davantage pratique en cherchant à faire une histoire de la médecine sous forme d'une
histoire des praticiens[12].

En France, mais aussi dans certains pays d'Amérique latine, la médecine est très influencée par
les idées d'Auguste Comte, fondateur du positivisme, à partir du milieu du xixe siècle[16]. Les
historiens de la médecine sont ainsi partisans d'une histoire positiviste influencée par Auguste
Comte ou Ernest Renan[17]. Le tournant est pris par Émile Littré, médecin philologue qui traduit,
commente et édite les œuvres complètes d'Hippocrate (1839-1861). L'histoire de la médecine
devient une discipline universitaire où les sources et les textes doivent être soumis à une
critique « scientifique ». Chaires universitaires, congrès et instituts spécialisés contribuent à
donner à l'histoire de la médecine ses lettres de noblesse. L'universitaire le plus connu est alors
Charles Daremberg, titulaire d'une chaire d'histoire de la médecine au Collège de France et
auteur d'une Histoire des sciences médicales (1870)[12].
En marge de ce courant universitaire, il existe un courant médical amateur, basé sur une
érudition aimable et anecdotique, représenté notamment par Augustin Cabanès. Ce courant
reste très présent au début du xxie siècle (revues médicales, revues de santé ou de
vulgarisation, livres, documentaires...)[12].

De manière générale, l'accroissement constant des publications évoquant l'histoire de la


médecine empêche toute prétention pour une seule personne de réaliser un ouvrage traitant
efficacement de la médecine de toutes les civilisations et de toutes les époques.

Principaux courants du xxe siècle

La recherche et l'enseignement médico-historiques se divisent en trois directions distinctes[18].

Histoire bio-médicale

C'est une histoire d'abord faite par les médecins et pour les médecins. Elle est centrée sur le
savoir bio-médical avec l'idée que « faire de l'histoire » a un but essentiellement pédagogique,
pour mieux apprendre et comprendre les idées actuelles. Il s'agit d'un présentisme sociologique
qui reste dominant dans les ouvrages de vulgarisation, les articles encyclopédiques, et les
présentations historiques des sciences contemporaines. De nombreux historiens et
philosophes dénoncent cette approche du présentisme qu'ils considèrent comme une grave
erreur méthodologique. En agissant ainsi, les partisans de cette approche rejoignent la
tendance politique des « whigs », des radicaux qui cherchent à justifier l'opposition à l'autorité, à
faire l'éloge du progrès et à glorifier le présent à outrance[19].

Cette orientation est en partie liée au fait que le grec et le latin ne font plus partie du patrimoine
culturel des médecins. Dès lors, cela permet l'entrée d'historiens professionnels non médecins
dans le champ de la discipline, mettant fin au monopole médical : d'abord les philologues pour
l'étude des textes anciens, puis les sociologues, les démographes, les philosophes ou les
historiens des idées, etc[18]..

À l'opposé du présentisme, se dresse le mouvement « anti-whig » qui prône la nécessité de faire


abstraction de ce que l'on est et de ce que l'on sait, ce qui est bien entendu impossible, pour
étudier le passé sans les a priori et les connaissances de son temps.

Histoire sociale

C'est le domaine des historiens et des sciences sociales, où le passé « en soi » est l'objet
d'études. Il s'agit d'éviter les anachronismes, ou d'aboutir à des déformations graves en
projetant dans le passé des problèmes contemporains. C'est cependant le rôle critique de
l'historien d'éviter ces embûches, tout en se servant des questions ou intérêts de sa propre
époque pour aborder le passé sous des angles nouveaux[19].
L'histoire de la médecine peut s'inscrire dans différentes histoires : une histoire
« événementielle », une histoire de la « longue durée », une histoire des faits sociaux, des
mentalités ou des idées, dans le cadre ou pas d'un contextualisme. À l'extrême, il existe une
histoire sociologique dite « constructivisme » qui réduit les concepts biomédicaux à leur
contexte social, pouvant conduire à une « histoire de la médecine sans médecine »[19].

Histoire des idées

Il s'agit de l'épistémologie historique et de l'épistémologie médicale, qui s'appuient sur la


logique interne du développement des idées, approche aujourd'hui considérée comme
complémentaire de l'histoire sociale. Dans le monde francophone, les auteurs les plus
marquants sont Gaston Bachelard, Georges Canguilhem, Michel Foucault, François Dagognet...

Début du xxie siècle

L'histoire de la médecine est devenue multidisciplinaire, réunissant des spécialistes selon les
méthodes et techniques d'approche, selon les époques étudiées, ou les thématiques
particulières. Si elle fait partie de l'histoire des sciences, elle sort largement de ce cadre[20].
L'histoire de la médecine n'est pas une histoire des sciences comme les autres, car « elle
implique une réflexion sur la vie, la mort, du point de vue du médecin »[21].

L'histoire de la médecine tend à s'inscrire dans un cadre encore plus général : celui d'une
histoire de la santé et des maladies ou encore dans une histoire de l'homme dans ses rapports
avec l'environnement. Elle vise, malgré les controverses, à de vastes synthèses qui prennent en
compte les dimensions individuelle et collective, biologique et sociale (facteurs socioculturels
et économiques)[22],[23].

À cet égard, l'irruption de la génétique moléculaire et de l'informatique (traitement informatique


des données) bouleverse aussi bien la médecine que l'histoire de la médecine[24]

À l'heure actuelle, l'historiographie de la médecine ne se résume plus à une contemplation


nostalgique du passé. Elle est devenue une discipline militante qui vise notamment à
l’élargissement de l'histoire générale de l'humanité.

Préhistoire

Article détaillé : Médecine dans la Préhistoire et la Protohistoire.

On ne dispose pas de données fiables pour savoir quand a débuté l'usage des plantes à des fins
médicinales (phytothérapie). Il est probable que la recherche de la guérison remonte aux
premiers temps de l’humanité.
Depuis la découverte, en 1991, du corps conservé dans la glace d’Ötzi dans les Alpes austro-
italiennes, on estime que l'histoire de la médecine remonte beaucoup plus loin dans le temps
qu’on ne le croyait auparavant. Il était âgé de 46 ans environ et était porteur de 40 tatouages, la
plupart d'entre eux étant situés dans des régions du corps où l’autopsie a montré également
qu'il souffrait de maladies ou de douleurs et notamment d'arthrite. Son décès a eu lieu en 3300
av. J.-C. et son corps, qui est conservé au musée de Bolzano, est la plus ancienne momie
européenne.

Ötzi, un chasseur cueilleur de -3000 avant J-C, a été retrouvé avec un sac de champignons
vermifuges sur lui, alors que les recherches ont montré qu’il était porteur de vers intestinaux. Il
faut donc veiller à ne pas minimiser les savoirs anciens.

La plupart des techniques chirurgicales ne laissant pas de traces, et les outils utilisés étant
ambigus, la seule opération dont on soit certain dès le Néolithique est la trépanation. Toutefois,
il est difficile de distinguer s'il s'agit de trépanations à visée médicale ou rituelle. Une chose est
certaine: d'après l'aspect des crânes trépanés et en raison des connaissances actuelles sur la
biologie osseuse, certaines personnes ont survécu à l'intervention, d'autres pas.

Les soins dentaires ont également été largement pratiqués au néolithique notamment en Inde
et au Moyen-Orient (histoire de la médecine dentaire).

Mais en 2017, dans la revue Nature, une équipe décrit les plus anciennes traces actuelles
d'automédication par phytothérapie[25]. L'analyse génétique de l’ADN piégé dans le tartre
dentaire de fossiles néandertaliens du site d’El Sidron (42 à 50 000 ans) a montré chez l’un
d’entre eux porteur d’un abcès dentaire, qu’il machait du saule blanc (Salix alba) dont les
bourgeons contiennent des concentrations élevées de saliciline métabolisée en acide
salicylique, antalgique naturel (l'ingrédient actif de l'aspirine), et que le tartre dentaire contenait
également des séquences de la moisissure Penicillium qui produit la pénicilline, antibiotique
naturel.

Antiquité

Articles détaillés : Médecine en Mésopotamie, Médecine en Égypte antique, Médecine en Grèce


antique et Médecine sous la Rome antique.

Les premières traces écrites ayant trait à la médecine remontent au Code de Hammurabi au
xviiie siècle av. J.-C.. Il s'agissait d'un code réglementant l'activité du médecin notamment ses
honoraires et les risques qu'il encourait en cas de faute professionnelle. La Bibliothèque
d'Assurbanipal de Ninive (au viie siècle av. J.-C.) contenait des traités médicaux. En la
dissociant de la magie, les savants de l'Antiquité grecque sont les fondateurs de la médecine
occidentale. Les précurseurs sont Pythagore, Thalès de Milet, Empédocle d'Agrigente ou encore
Démocrite qui bien que plus connus aujourd'hui pour leurs écrits en mathématiques ou en
philosophie exercèrent également la profession de médecin.

Le premier savant grec connu avant tout pour ses travaux en médecine est probablement
Hippocrate au ve siècle av. J.-C.. Il est traditionnellement reconnu comme l'auteur du serment
qui porte son nom et son œuvre est au programme des études de médecine jusqu'au
xviiie siècle. En 320 av. J.-C. l'école d'Alexandrie produit des enseignements considérables en
anatomie humaine. Ces enseignements sont malheureusement ignorés pendant des siècles par
les médecins qui ont préféré se baser sur les extrapolations de dissections d'animaux
d'Aristote. Les Grecs ont transmis leur art dans l'empire romain. Au iie siècle, Galien rédige des
manuscrits qui feront autorité jusqu'à la Renaissance : il y reprend la théorie des Quatre
éléments décrite par Hippocrate mais la systématise avec des organes producteurs.

Égypte antique
Articles détaillés : Médecine en Égypte antique, Chirurgie dans l'Égypte antique, Contraception
dans l'Égypte antique et Obstétrique dans l'Égypte antique.

Extrait du papyrus Ebers.

Les données médicales contenues dans le Papyrus Edwin Smith[26] peuvent être datée du
xxxe siècle av. J.-C.[27] Les premiers exemples connus d’interventions chirurgicales ont été
réalisés en Égypte aux alentours du xxviiie siècle av. J.-C. (voir chirurgie). Imhotep sous la
troisième dynastie est parfois considéré comme le fondateur de la médecine en Égypte antique
et comme l'auteur originel du papyrus d’Edwin Smith qui énumère des médicaments, des
maladies et des observations anatomiques. Le papyrus Edwin Smith est considéré comme une
copie de plusieurs œuvres antérieures et a été écrit vers 1600 av. J.-C. Il s’agit d’un ancien
manuel de chirurgie presque complètement exempt de références à la magie et qui décrit
minutieusement l'examen, le diagnostic, le traitement et le pronostic de nombreuses maladies[28].
Inversement, le papyrus Ebers[29](c. xvie siècle av. J.-C.) est rempli d’incantations et de rituels
destinés à exorciser les démons responsables des maladies, ainsi que de superstitions
diverses. Le papyrus Ebers est également le premier document décrivant des tumeurs, mais
l’ancienne terminologie médicale est difficile à interpréter, les cas 546 et 547 du papyrus Ebers
peuvent par exemple désigner de simples œdèmes.

Le papyrus gynécologique Kahun[30] traite des maladies des femmes et des problèmes de
conception. Nous sont parvenus trente-quatre observations détaillées avec le diagnostic et le
traitement, certains d'entre eux étant fragmentaires[31]. Datant de 1800 av. J.-C., il s’agit du plus
ancien texte médical, toutes catégories confondues. On sait que des établissements médicaux,
désignés par l’expression Maisons de vie ont été fondés dans l’Égypte antique dès la première
dynastie[32]. Sous la 19e dynastie certains travailleurs bénéficient de divers avantages comme
une assurance maladie, des pensions de retraite et l’arrêt maladie[32]. Le premier médecin
connu était également un Égyptien : Hesyre, chef des dentistes et des médecins du roi Djéser au
xxviie siècle av. J.-C.[32] Ainsi que la première femme médecin connue, Peseshet, qui a exercé
en Égypte sous la quatrième dynastie. Son titre était responsable des femmes médecins. En plus
de son rôle de supervision, Peseshet délivrait les diplômes aux sages-femmes à l’école de
médecine égyptienne de Sais[32],[33].

Article détaillé : Papyri médicaux.

Médecine babylonienne
Article détaillé : Médecine en Mésopotamie.

Les plus anciens textes Babyloniens sur la médecine remontent à l’époque de l’ancien empire
babylonien dans la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. Cependant, le texte babylonien le
plus complet dans le domaine de la médecine est le Manuel de diagnostic écrit par Esagil-kin-
apli le médecin de Borsippa[34], sous le règne du roi babylonien Adad-ALPA-iddina (1069-1046
av. J.-C.)[35].

Comme les médecins égyptiens de la même époque, les Babyloniens ont introduit les concepts
de diagnostic, de pronostic, d’examen physique et de prescription. En outre, le Manuel de
diagnostic a introduit des méthodes de traitement et de diagnostic étiologique et le recours à
l’empirisme, à la logique et à la rationalité dans le diagnostic, le pronostic et le traitement. Le
texte contient une liste de symptômes médicaux et des observations empiriques minutieuses
combinant les symptômes observés sur le patient avec un raisonnement logique pour aboutir
au diagnostic et au pronostic[36].

Le Manuel de diagnostic est fondé sur une association logique d’axiomes et d’hypothèses,
préfigurant la conception moderne selon laquelle par l'examen et l’observation des symptômes
d'un patient, il est possible de déterminer la maladie du patient, son étiologie, son évolution
probable et les chances de guérison du patient. Les symptômes et les maladies étaient traités
par des méthodes thérapeutiques diverses, telles que le bandage, les pommades et les
pilules[34].

Inde antique
Article détaillé : Ayurveda.

À Mehrgarh, au Pakistan, les archéologues ont découvert que le peuple de la civilisation de la


vallée de l'Indus, dès les premières périodes de Harappan (c. xxxiiie siècle av. J.-C.) avait des
connaissances en médecine et en dentisterie. Le professeur Andrea Cucina de l'université du
Missouri à Columbia, spécialiste en anthropologie physique qui a réalisé les fouilles, a fait cette
découverte en nettoyant les dents d'un des squelettes exhumés. Des recherches ultérieures
dans la même région ont retrouvé des dents portant des traces de soins, datant de
9 000 ans[37]. L’Ayurveda (la science de la vie), est un système de médecine savante et
ésotérique originaire d’Asie du Sud dont les prémices remontent à plus de deux mille ans. Ses
deux textes plus célèbres relèvent de l'école de Charaka et Sushruta. Bien que ces écrits
présentent un certain nombre de similitudes avec les très anciennes doctrines médicales
mentionnées dans la littérature religieuse des vedas, les historiens ont pu apporter la preuve
directe de liens historiques entre la naissance de l’āyurveda et celle des littératures bouddhistes
et jaïns. Il semble que les premiers fondements de l’āyurveda ont été bâtis sur une synthèse
entre différentes pratiques anciennes de phytothérapie datant du début du IIe millénaire
av. J.-C., avec un apport massif de concepts plus théoriques, de nouvelles classifications
nosologiques et de nouvelles méthodes thérapeutiques datant d'environ 400 av. J.-C. et issues
de familles de pensée incluant le bouddhisme et d'autres courants[38].

Kenneth G. Zysk, l'ascèse et la guérison dans l'Inde antique: la médecine dans les monastères
bouddhistes.

Selon le traité de Charaka, le Charakasamhitā, la santé et la maladie ne sont pas déterminées à


l'avance et la vie peut être prolongée par l’effort des hommes. Le traité de Sushruta, le
Suśrutasamhitā définit l'objet de la médecine comme étant celui de guérir les maladies, de
protéger la santé et de prolonger la vie. Ces deux anciens traités décrivent minutieusement
l'examen du malade, le diagnostic, le traitement et le pronostic de nombreuses maladies. Le
Suśrutasamhitā est remarquable pour sa description des procédures des différents types
d’interventions chirurgicales, dont la rhinoplastie, la réparation des lobes d’oreille déchirés, la
lithotomie périnéale, la chirurgie de la cataracte et plusieurs autres interventions chirurgicales.

Les classiques āyurvediques divisent la médecine en huit branches : kāyācikitsā (la médecine
interne), śalyacikitsā (la chirurgie, comprenant l’anatomie), śālākyacikitsā (maladies des yeux,
des oreilles, du nez et de la gorge), kaumārabhṛtya (pédiatrie), bhūtavidyā (médecine de l’esprit)
et tantra agada (toxicologie), rasāyana (la science de rajeunissement), et vājīkaraṇa
(aphrodisiaques, principalement pour les hommes). En dehors de ce programme, l'élève de
l’Āyurveda devait connaître les dix arts indispensables à l'élaboration et à la mise en œuvre des
médicaments : la distillation, la technique, la cuisine, l'horticulture, la métallurgie, la fabrication
du sucre, la pharmacie, l'analyse et la séparation des minéraux, la formulation des métaux et la
préparation d'alcalis. L'enseignement des différentes matières était prodigué au cours de l'étude
des cas cliniques. Par exemple, l'enseignement de l'anatomie faisait partie de l'enseignement de
la chirurgie, l’embryologie faisait partie de la formation en pédiatrie et en obstétrique,
l’apprentissage de la physiologie et de la pathologie était imbriqué avec l'enseignement de
toutes les disciplines cliniques. À la fin de leur formation, le gourou prononçait un discours
solennel adressé aux étudiants où il les exhortait à une vie de chasteté, d'honnêteté et
d’alimentation végétarienne. L'étudiant devra s'efforcer de tout son être de bien soigner les
malades. Il lui était interdit de trahir ses patients pour en tirer un avantage personnel. Il devait
d'habiller modestement et éviter les boissons fortes. Il devait être discret et calme, mesurer ses
paroles à tout moment. Il était tenu d’améliorer constamment ses connaissances et ses
compétences techniques. Au domicile du patient, il devait être courtois et modeste et porter
toute son attention au bien-être du patient. Il était tenu de ne rien divulguer de ce qu’il savait du
patient et de sa famille. Si le patient était incurable, il devait garder cette information pour lui si
elle était susceptible de nuire au patient ou à d'autres personnes.

La durée normale de formation d’un étudiant semble avoir été de sept ans. Avant l'obtention du
diplôme, l'étudiant devait passer un examen. Mais le médecin devait continuer à apprendre par
la lecture des livres, l'observation directe (pratyaksha) et par la déduction (anumāna). En outre,
le vaidya assistait à des réunions où l’on échangeait des connaissances. Les médecins ont
également été invités à prendre connaissance des remèdes atypiques des anciens, éleveurs,
forestiers et paysans.

L’Ayurvéda a également influencé la médecine tibétaine.

Perse antique
Article détaillé : Médecine dans la Perse antique.

Articles connexes : Médecine dans la civilisation islamique et Science et technologie en Iran.


La pratique et l'étude de la médecine en Iran a une histoire longue et prolifique. La position de la
Perse au carrefour de l'Orient et de l'Occident, l’a souvent placée au centre de l'évolution de la
médecine en Grèce et en Inde pendant l’antiquité. De nombreuses contributions ont été
ajoutées à cet ensemble de connaissances à la fois dans la période pré-islamique de l’Iran et
dans la période post-islamique. La première génération de médecins perses a été formé à
l’Académie de Gundishapur où l’on a parfois affirmé que l'enseignement hospitalier avait été
inventé. Rhazes, par exemple, a été le premier médecin à utiliser systématiquement l'alcool
dans sa pratique médicale.

Le Kitab al-Hawi fi al-Tibb (grand traité de médecine, Hawi, Al-Hawi, Kitab Al-Hawi ou Liber
Continens ) a été écrit par le chimiste iranien Rhazes (également appelé Razi), le grand traité est
la plus recherchée de toutes ses œuvres. Dans ce document, Rhazes a compilé des cas
cliniques tirés de sa propre expérience et de très utiles observations de diverses maladies. Le
Kitab fi al-jadari wa-al-hasbah (Al-Judari wal Hassaba, Traité sur la variole et la rougeole, De
variolis et morbilis, Liber de pestilentia) de Rhazes, avec son introduction sur la rougeole et la
variole a eu également beaucoup d’influence en Europe. Le philosophe et médecin Mutazilite
Ibn Sina (également connu sous le nom d’Avicenne dans le monde occidental) est une autre
figure influente. Son Canon de la médecine , parfois considéré comme le livre le plus célèbre de
l'histoire de la médecine, est resté un texte de référence en Europe jusqu'au siècle des Lumières.

Médecine traditionnelle chinoise


Article détaillé : Histoire de la médecine traditionnelle chinoise.

La Chine a développé un vaste système de médecine traditionnelle, encore largement utilisé


aujourd’hui aussi bien en Chine que partout dans le monde avec l’engouement récent pour
l’acupuncture. La médecine traditionnelle chinoise est probablement la médecine qui présente
la continuité historique la plus cohérente au monde puisque la tradition aura avancé par
ajustements successifs dans le respect des anciens.

La médecine traditionnelle chinoise repose sur la base théorique de toute la culture chinoise,
c’est-à-dire le principe du Yin et du Yang. Ce principe de base aura une influence sur tous les
arts et toutes les disciplines de la culture chinoise. La médecine est donc partie intégrante de
cette culture d’une grande cohérence interne.

Il est probable que la pratique clinique soit le fait d'observations empiriques de la maladie et
reflète la conviction des chinois de l’époque classique selon laquelle les expériences humaines
expriment des principes causaux provenant de l'environnement à toutes les échelles. Ces
principes causaux, qu’ils soient matériels, essentiels ou mystiques, sont en corrélation avec
l'expression de l'ordre naturel de l'univers.
Le taoïsme jouera un grand rôle dans le développement des théories médicales et la plupart des
grands médecins chinois étaient aussi de grands taoïstes. La théorie du Yin/yang, des 8
trigrammes et des cinq éléments sont issues des réflexions cosmologiques du taoïsme.

La tradition lettrée veut que pendant l'âge d'or de son règne entre 2696 et 2598 av. J.-C., à la
suite d'un dialogue avec son ministre Ch'i Pai, l’empereur Jaune aurait, composé son Neijing
Suwen ou Canon interne de l'Empereur Jaune : questions et réponses. Rappelons cependant que
les premiers balbutiements de l'écriture chinoise se placent au xiiie siècle avant notre ère[n 1],
soit presque un millénaire et demi plus tard.

Au cours de la dynastie Han, Zhang Zhongjing qui a été maire de Changsha, à la fin du iie siècle
de notre ère, a écrit un Traité de la fièvre typhoïde, qui contient la première référence connue au
Neijing Suwen. Sous la dynastie Jin, le praticien et défenseur de l’acupuncture et des moxa,
Huang-fu Mi (215-282 av. J.-C.), cite également l’empereur Jaune dans son Jia Yijing, environ
265 av. J.-C. Sous la dynastie Tang, Wang Ping affirme avoir trouvé une copie des originaux du
Neijing Suwen, qu'il a édité et sensiblement augmenté. Ce travail a été réexaminé par une
commission impériale au cours du xie siècle de notre ère et le résultat constitue la meilleure
description existante des racines fondatrices de la médecine traditionnelle chinoise.

Parmi les découvertes de la médecine traditionnelle chinoise, il faut citer l’anesthésie par Hua
Tuo, qui utilisait au premier siècle de notre ère du chanvre pour endormir ses patients.

Antiquité gréco-romaine
Articles détaillés : Médecine en Grèce antique, Médecine sous la Rome antique, Médecine dans
l'Empire byzantin et Médecine médiévale.

La première mention écrite d'un acte médical dans la littérature occidentale se trouvant dans
l'Iliade décrit la guérison de la blessure de Ménélas par le médecin Machaon, fils d'Asclépios,
témoigne du caractère rudimentaire de la médecine pré-hypocratique encore fortement
imprégnée de croyances surnaturelles :
Iliade, livre 4 vers 217-219
Grec ancien Français

Αὐτὰρ ἐπεὶ ἴδεν ἕλκος ὅθ᾽ Ainsi, dès qu'il aperçut la plaie où s'était
ἔμπεσε πικρὸς ὀϊστός, enfoncée une flèche aiguisée,

αἷμ᾽ ἐκμυζήσας ἐπ᾽ ἄρ᾽ ἤπια Il en suça le sang et, fort de sa


φάρμακα εἰδὼς connaissance des remèdes apaisants,
πάσσε, τά οἵ ποτε πατρὶ φίλα Il appliqua ceux que jadis Chiron avait fourni
φρονέων πόρε Χείρων. par amitié à son père

[39]

À mesure que les sociétés se sont développées en Europe et en Asie, les systèmes archaïques
basés sur des croyances irrationnelles ont été remplacés par un système naturel différent. La
Grèce d’Hippocrate a mis au point un système de médecine basé sur la théorie des humeurs où
le but du traitement était de rétablir à l'intérieur du corps l'équilibre des humeurs en relation
avec les quatre éléments. De l'ancienne médecine est un traité de médecine, écrit aux environs
de -400 par Hippocrate[40]. Des points de vue similaires ont été adoptés en Chine et en Inde.
(Voir Médecine en Grèce antique pour plus de détails.)[41],[42] En Grèce, depuis Galien jusqu'à la
Renaissance, l'idée maîtresse de la médecine est le maintien de la santé par le contrôle de
l’alimentation et de l’hygiène. Les connaissances anatomiques étaient limitées.

Hippocrate, est considéré comme le père de la médecine moderne[43],[44], et ses disciples ont
été les premiers à décrire de nombreuses maladies. On lui attribue la première description des
doigts en baguette de tambour, un signe important pour le diagnostic de la bronchopathie
chronique obstructive, du cancer du poumon et des cardiopathies cyanogènes congénitales.
Pour cette raison, le symptôme des doigts en baguette de tambour est parfois appelé
hippocratisme digital [45]. Hippocrate a également été le premier médecin à décrire la face
hippocratique. Shakespeare fait une allusion célèbre à cette description dans sa relation de la
mort de Falstaff dans Henry V , acte II, scène III[46],[47].

Hippocrate a commencé à classer les maladies en maladies aiguës, chroniques, endémiques et


épidémiques, et à utiliser des termes tels que « exacerbation, rechute, résolution, crise,
paroxysme, pic et convalescence[48],[49]. » Une autre grande contribution d'Hippocrate peut être
trouvée dans ses descriptions des symptômes, des signes physiques, du traitement chirurgical
et du pronostic de l’empyème thoracique (pleurésie purulente), c'est-à-dire de la suppuration de
la muqueuse pleurale dans la cavité thoracique. Ses enseignements demeurent pertinents de
nos jours pour les étudiants en pneumologie et en chirurgie[50]. Hippocrate a été le premier
chirurgien thoracique répertorié et ses conclusions sont toujours valables[50].
Galien a réalisé de nombreuses interventions audacieuses – allant jusqu’à aborder la chirurgie
du cerveau et des yeux – des domaines qui n’ont ensuite plus fait l’objet d’aucune tentative
pendant près de deux millénaires. Plus tard, dans l'Europe médiévale, les écrits de Galien sur
l'anatomie sont devenus la référence au cours du long cursus universitaire du médecin
médiéval, mais ils ont beaucoup souffert de l’immobilisme et de la stagnation intellectuelle.
Dans les années 1530 cependant, un médecin et anatomiste belge, André Vésale, s’est attelé à
un projet visant à traduire de nombreux textes grecs de Galien en latin. Le plus célèbre ouvrage
de Vésale, De humani corporis fabrica, a été grandement influencé par les écrits et les travaux de
Galien[51]. Les travaux de Galien et d’Avicenne, en particulier le Canon de la médecine qui a fait la
synthèse de l’enseignement des deux auteurs, ont été traduits en latin et le Canon est resté le
texte de référence, faisant autorité pour la connaissance de l'anatomie dans l'enseignement
médical européen jusqu'au xvie siècle.

Les Romains ont inventé de nombreux instruments chirurgicaux, y compris les premiers
instruments spécifiques aux femmes[52], ainsi que l’usage en chirurgie des pinces, scalpels,
cautères, ciseaux, aiguilles à suture, sondes et spéculums[53],[54]. Les Romains ont également
été des pionniers dans la chirurgie de la cataracte[55].

La médecine médiévale est née d’une association entre le scientifique et le spirituel. Au début
du Moyen Âge, après la chute de l’Empire romain, les connaissances médicales en vigueur se
fondaient principalement sur ce qui restait des textes grecs et romains, conservés dans les
monastères et diverses bibliothèques. Les idées sur la cause et le traitement des maladies
n'étaient toutefois pas purement laïques, mais également basées sur une vision spirituelle du
monde, où des facteurs tels que la destinée, le péché, et les influences astrales jouaient un rôle
aussi grand que toutes les causes physiques.

Oribase et Aétios d'Amida sont les principaux compilateurs de connaissances médicales de


l’Antiquité tardive. Plusieurs de leurs œuvres, ainsi que celles de nombreux autres médecins
byzantins, ont été traduites en latin et, éventuellement, au cours du siècle des Lumières et à
l’époque des philosophes, en anglais et en français. Le dernier grand médecin byzantin était
Actuarius qui a vécu au début du xive siècle à Constantinople.

Article détaillé : Médecine dans l'Empire byzantin.

La médecine n’était pas considérée comme l’un des sept arts libéraux classiques et est, par
conséquent, considérée davantage comme un artisanat que comme une science. La médecine
est, néanmoins, devenue une discipline enseignée en faculté, comme le droit et la théologie
dans les premières universités médiévales d’Europe au xiie siècle. Rogerius Salernitanus en
composant son Chirurgia, a jeté les bases des manuels modernes de chirurgie en Occident
jusqu'à l'époque moderne. Le développement moderne de la neurologie a commencé au
xvie siècle avec Vésale qui a décrit l'anatomie du cerveau et beaucoup d'autres choses. Il avait
des connaissances réduites des fonctions cérébrales, pensant qu’elles siégeaient dans les
ventricules[56].

Antiquité hébraïque
Article détaillé : Mythologie juive.

La plupart de nos connaissances sur la médecine hébraïque de l’antiquité au cours du Ier


millénaire av. J.-C. proviennent de la Torah, c'est-à-dire des cinq livres de Moïse qui contiennent
diverses lois relatives à la santé et à différents rituels, tels que l'isolement des personnes
infectées (Lévitique 13:45-46), le lavage des mains après avoir manipulé un cadavre (Livre des
Nombres 19:11-19) et l’enfouissement des excréments à l’extérieur du campement
(Deutéronome 23:12-13). Bien que le respect de ces lois soit susceptible d’entraîner certains
avantages pour la santé, la religion juive avait institué ces rituels et ces interdictions
uniquement pour obéir à la volonté de Dieu.

Max Neuburger (en), dans son Histoire de la médecine écrit : « Les commandements ont pour
objet la prévention et le contrôle des épidémies, l’éradication des maladies vénériennes et de la
prostitution, les soins d’hygiène corporelle, les bains, la nourriture, le logement et l'habillement,
la réglementation du travail, la vie sexuelle, la discipline du peuple, etc. Beaucoup de ces
commandement, tels que le repos du Sabbat, la circoncision, les lois concernant les denrées
alimentaires (interdiction du sang et de la viande de porc), les mesures concernant les
menstruations et les suites de couches des femmes et des personnes souffrant de gonorrhée,
l'isolement des lépreux et l'hygiène du campement sont, compte tenu des conditions
climatiques, étonnement rationnelles[57]. »

Du Moyen Âge au siècle des Lumières

Articles détaillés : Médecine médiévale et Médecine dans la civilisation islamique.

Des épidémies de peste endeuilleront une période du Moyen Âge. En Occident, la médecine est
très dépendante de l'Église catholique qui dirige les hôpitaux, asiles et léproseries et régit
l'enseignement dans les universités. En France, des facultés de médecine sont créées à
l'université de Montpellier en 1220, de Toulouse en 1229. C'est une époque de stagnation de la
connaissance par rapport aux mondes islamique et orthodoxes. En particulier, Avicenne écrit au
xe siècle son ouvrage monumental sur la médecine qui devait influencer durablement la
médecine occidentale jusqu'au xviie siècle, le Qanûn (Canon de la médecine).

Civilisation islamique médiévale


Articles détaillés : Médecine dans la civilisation islamique, Bimaristan, Yunâni, Médecine dans
la Perse antique et Médecine arabe au Moyen Âge.

Un manuscrit arabe daté de 1200 après Jésus Christ, intitulé Anatomie de l'œil, écrit par al-Mutadibih.

L’âge d'or de la civilisation islamique a atteint un niveau élevé de connaissances médicales car
les médecins musulmans ont contribué de manière significative au développement de la
discipline, y compris en anatomie, chirurgie, ophtalmologie, physiologie, pharmacologie,
pharmacie et sciences pharmaceutiques. Les Arabes ont développé les pratiques médicales
grecques et romaines. Galien et Hippocrate étaient pour eux des autorités prééminentes[58]. La
traduction dans les années 830 -870 de 129 œuvres du médecin de l'Antiquité grecque Galien
en arabe par Hunayn ibn Ishaq et ses assistants et, en particulier, l'insistance de Galien sur une
approche rationnelle et systématique de la médecine, ont servi de modèle à la médecine
islamique qui s’est propagée rapidement à travers l’Empire arabe. Qusta ibn Luqa joua aussi un
rôle important dans la traduction et la transmission des textes grecs. Les médecins musulmans
ont mis en place certains des premiers hôpitaux qui se sont par la suite développés en Europe à
la suite des croisades, en s’inspirant des hôpitaux du Moyen-Orient[59],[60].
Abu Al-Qasim a joué un rôle pionner dans le développement des instruments chirurgicaux au xie siècle. Ici, une
reproduction datant du xve de l'un de ses manuscrits.

Al-Kindi a écrit le De Gradibus, dans lequel il décrivait l'application des mathématiques à la


médecine, en particulier dans le domaine de la pharmacologie. Il avait élaboré une échelle
mathématique pour quantifier l’effet des médicaments et un système qui permettait à un
médecin de déterminer à l'avance, pour une maladie donnée, la plupart des jours critiques pour
le patient, sur la base des phases de la Lune[61]. Razi (Rhazes, 865-925) a rapporté des cas
cliniques tirés de sa propre expérience et de très utiles observations de diverses maladies. Son
Traité de médecine, qui a décrit la rougeole et la variole, a eu beaucoup d’influence en Europe.
Dans ses Doutes sur Galien, Razi tout en reconnaissant la grandeur de ses prédécesseurs, a
largement réévalué la théorie des Quatre éléments d’Aristote et de la théorie des humeurs de
Galien en utilisant la méthode expérimentale[62]. Abu Al-Qasim (Abulcasis), qui est considéré
comme le père de la chirurgie moderne[63], a écrit le Kitab al-Tasrif (1000), une encyclopédie
médicale en trente volumes, qui a été enseignée dans les écoles de médecine musulmanes et
européennes jusqu'au xviie siècle. Il a utilisé de nombreux instruments chirurgicaux, y compris
des instruments spécifiques aux femmes[52],[64], et introduit l’utilisation en chirurgie du catgut,
des pinces, des ligatures, des aiguilles à suture, des scalpels, des curettes, des écarteurs, des
sondes et des spéculums[65], des scies à os[66], et des plâtres[67].
Image d'un médecin musulman examinant un patient.

Avicenne, considéré comme le père de la médecine moderne[68] et un des plus grands penseurs
et chercheurs en médecine de l'histoire[59], a écrit le Canon de la médecine(1020) et le Livre de la
guérison (xie siècle) qui demeurent les deux manuels de référence des universités musulmanes
et européennes jusqu'au xviie siècle. Les contributions d’Avicenne sont l'introduction
systématique de l’expérimentation et de la quantification dans l'étude de la physiologie[69], la
découverte de la nature contagieuse des maladies infectieuses, l'introduction de la quarantaine
pour limiter la propagation des maladies contagieuses, l'introduction de la médecine
expérimentale et des essais cliniques[70], les premières descriptions des bactéries et des
organismes viraux[71], la distinction entre la mediastinite et la pleurésie, la découverte de la
nature contagieuse de la phtisie (tuberculose) et de la transmission de certaines maladies par
l’eau et le sol, ainsi que la première description minutieuse des maladies de peau, des maladies
sexuellement transmissibles, des perversions et des maladies du système nerveux[59], ainsi que
l'utilisation de la glace pour traiter la fièvre et la séparation de la médecine et de la pharmacie
qui a été historiquement importante pour le développement des sciences pharmaceutiques[64].
Avicenne (980-1037).

En 1021, Ibn al-Haytham (Alhacen) a été à l’origine de progrès importants en chirurgie oculaire,
en étudiant et en expliquant correctement, pour la première fois, le processus de la perception
visuelle dans son Traité d’optique (1021)[64]. En 1242, Ibn al-Nafis a été le premier à décrire la
circulation pulmonaire et les artères coronaires[72], qui constituent la base du système
circulatoire, raison pour laquelle il est considéré comme le père de la théorie de la circulation[73].
Il a également entrevu les premiers concepts du métabolisme[74] et développé de nouveaux
systèmes de physiologie et de psychologie pour remplacer les systèmes avicenniens et
galéniques, après avoir discrédité un grand nombre de théories erronées sur les humeurs, le
pouls[75], les os, les muscles, les intestins, les organes des sens, les voies biliaires, l’œsophage,
l’estomac[76], etc. Ibn al-Lubudi (1210-1267) a rejeté la théorie des humeurs mise en avant par
Hippocrate et Galien, a découvert que la préservation du corps dépend exclusivement du sang,
a rejeté l'idée de Galien selon laquelle les femmes pouvaient produire la semence et a découvert
que le mouvement des artères n’est pas tributaire de la circulation du cœur, que le cœur est le
premier organe à se former dans l’organisme du fœtus (plutôt que le cerveau comme le croyait
Hippocrate) et que les os formant le crâne peuvent être le siège de tumeurs[77]. Maïmonide, bien
que Juif lui-même, a apporté diverses contributions à la médecine islamique au xiiie siècle.

Le Tashrih al-Badan (Anatomie du corps) de Mansour ibn Ilyas (environ 1390) contient des
planches détaillées représentant la structure du corps, le système nerveux et la circulation
sanguine[78]. Pendant la peste noire, la peste bubonique au xive siècle en Al-Andalus, Ibn
Khatima et Ibn al-Khatib ont découvert que les maladies infectieuses sont provoquées par des
micro-organismes qui pénètrent dans le corps humain[79]. Les autres innovations médicales
introduites pour la première fois par des médecins musulmans sont la découverte du système
immunitaire, l'introduction de la microbiologie, l'utilisation de l’expérimentation animale et la
combinaison de la médecine et d'autres sciences (notamment l’agriculture, la botanique, la
chimie et la pharmacologie)[64], ainsi que l'invention de la seringue à injection par Ammar ibn Ali
al-Mawsili au ixe siècle en Irak, l’ouverture de la première officine pharmaceutique à Bagdad
(754), la distinction entre la médecine et la pharmacie à partir du xiie siècle et la découverte d'au
moins deux mille médicaments et substances chimiques[80].

Europe du Moyen Âge et début de l’époque moderne


Leçon d'anatomie du docteur Tulp par Rembrandt, 1632.

Article détaillé : Médecine médiévale.

En Europe occidentale, l'effondrement de l'autorité de l’Empire romain a conduit à l’interruption


de toute pratique médicale organisée. La médecine était exercée localement, alors que le rôle
de la médecine traditionnelle augmentait, avec ce qui restait des connaissances médicales de
l'Antiquité. Les connaissances médicales ont été préservées et mises en pratique dans de
nombreuses institutions monastiques qui s’étaient souvent adjoint un hôpital.

Une médecine professionnelle organisée est réapparue, avec la fondation de l'école de


médecine de Salerne au xie siècle qui, en coopération avec le monastère du mont Cassin, a
traduit de nombreux ouvrages byzantins et arabes. Au xiie siècle, des universités ont été créées
en Italie et ailleurs en Europe et des facultés de médecine se sont rapidement développées.

Peu à peu, la dépendance à l’égard des maîtres du monde antique s'est encore accrue avec les
premiers résultats des observations et des expériences. La pratique chirurgicale s’est beaucoup
améliorée au cours de la période médiévale. Avec la Renaissance on a assisté à une
augmentation des études expérimentales, principalement dans le domaine de la dissection et
de l'étude du corps. Les travaux de pionniers comme André Vésale et William Harvey ont remis
en cause les croyances populaires par des preuves scientifiques. La compréhension et le
diagnostic des maladies se sont améliorés, mais sans apporter de bénéfices directs pour la
santé. Il existait peu de médicaments efficaces, en dehors de l’opium et de la quinine. Des
méthodes folkloriques et des traitements potentiellement toxiques à base de composés
métalliques étaient alors en vogue.

Figures importantes :
William Harvey (1578-1657) : Représentation des veines.

Théodore Borgognoni, (1205-1296), un des plus importants chirurgiens de la période


médiévale, responsable de l'introduction et de la promotion d’importantes avancées en
chirurgie comme l'utilisation des antiseptiques et la pratique de l’anesthésie.

Hildegarde de Bingen (1098-1179) pour sa connaissances des plantes médicinales.

Guy de Chauliac, considéré comme l'un des pères de la chirurgie moderne, après le grand
chirurgien islamique, El Zahrawi.

À l'époque moderne, un échange a lieu entre le sud et le nord de la Méditerranée. Un certain


nombre de médecins occidentaux se sont initiés à la médecine arabe, la majorité d'entre eux
envoyés par le roi de France Henri IV à la cour du Sultan du Maroc Ahmed al-Mansour, dont
Arnoult de Lisle, Jean Mocquet et Étienne Hubert. Ils apprennent la langue arabe et enseignent
à la fois la langue mais aussi la médecine dans les écoles de Paris. Cet échange culturel a été
développé grâce à la notoriété des travaux de l'un des grands médecins de l'époque, Abul Qasim
ibn Mohammed al-Ghassani, médecin personnel d'Ahmed al-Mansour, et auteur d'un livre sur la
botanique qui fait autorité[81].

xvie siècle
Jacques Guillemeau - Vésale.

Les instruments d'Ambroise Paré.

Le xvie siècle est marqué par la redécouverte de l'anatomie. Parmi les savants qui osent braver
le tabou, le plus connu est sans doute André Vésale de l'université de Padoue, auteur en 1543
du De humani corporis fabrica. Dans un amphithéâtre, devant des étudiants venus de l'Europe
entière, il pratique de nombreuses dissections sur des suicidés ou des condamnés à mort.
Souvent ces dissections publiques duraient jusqu'à ce que les chairs soient trop avariées pour
permettre toute observation. C'est une véritable révolution des connaissances en anatomie qui
étaient restées sclérosées depuis les travaux de Galien sur des animaux au iie siècle.

Ces progrès de la connaissance permettent à la chirurgie d'échapper à son statut d'art mineur
pour devenir progressivement une discipline à part entière de la médecine. En France, Ambroise
Paré incarne à lui seul ce changement de statut. En inventant en 1552 la ligature des artères, il
sauve les amputés d'une mort quasi-certaine et devient un des praticiens les plus reconnus de
son temps.

Figures importantes :

Amatus Lusitanus a décrit les valves des veines et deviné leur fonction.

Garcia da Orta a été le premier à décrire le choléra et d'autres maladies tropicales et leur
traitement par des plantes

Michel Servet, considéré comme le premier Européen à « découvrir » la circulation


pulmonaire.

Realdo Colombo, anatomiste et chirurgien qui a contribué à la compréhension de la


circulation pulmonaire. Ambroise Paré a suggéré d'utiliser la ligature des artères au lieu de la
cautérisation.

William Harvey a décrit la circulation sanguine.

Une autre grande figure est Paracelse (surnom de Philippe Aureolus Theophrastus Bombast von
Hohenheim), né à Einsiedln en Suisse en 1493 et mort à Salzbourg en 1541. Fils de médecin,
voyageur infatigable, professeur de médecine à l'Université de Bâle, où il suscite des scandales
par ses théories révolutionnaires et ses guérisons, il est l'auteur de plusieurs centaines
d'ouvrages rédigés pour la plupart en haut-moyen allemand.

xviie siècle
Anatomie du corps humain vue par les Perses au xviie siècle.

Le chirurgien, David Ryckaert III, 1638.

Les professions médicales au xviie siècle sont strictement organisées en corporation. En 1622,
en pratiquant des vivisections sur des chiens, le chirurgien italien Gaspare Aselli (v. 1581-1626)
découvre les vaisseaux lymphatiques de l'intestin, qu'il nomme « vaisseaux de lait », en raison
du caractère laiteux de la substance produite lors de la digestion des aliments[82]. Puis, William
Harvey, peu après, effectue une découverte capitale : la circulation du sang (1628) et en
explique tout le phénomène. Ces découvertes remettent en cause tout le dogme humoral
d'Hippocrate. Elles sont tellement importantes que dans toute l'Europe les partisans et
adversaires de William Harvey vont s'affronter. Une querelle opposant les « circulateurs »,
adeptes des opinions de Harvey, et les « anticirculateurs » se développe. Elle prend fin par la
mise en place par Louis XIV d'un cours sur la circulation du sang (1672) au Jardin du Roi qui est
actuellement le Museum d'histoire naturelle. Louis XIV officialise ainsi ces nouvelles
découvertes en créant une chaire d’anatomie, confiée à Pierre Dionis. Pour la première fois le
pouvoir politique prend parti dans une querelle scientifique. La deuxième innovation qui marque
ce siècle est l'invention du microscope qui a permis pour la première fois d'observer les
microbes.

Le médecin écrit une prescription pour une jeune femme, Jan Steen, 1660.
Traicté de la vraye unique grande et universelle Medecine des Anciens...dite des Recens or Potable..., par David de Planis
Campy, 1633

En 1658, Kircher affirme avoir observé dans le sang des malades victimes de l'épidémie de la
peste, des milliers de vers qui pour lui sont la cause de cette maladie. Grâce à cette découverte
sont créées de nouvelles spécialités médicales et les connaissances sur le corps humain sont
complétées. On découvre ainsi les globules rouges et les cellules. En 1677, la théorie de la
génération spontanée est remise en cause du fait de la découverte des spermatozoïdes par
Antoni van Leeuwenhoek. Le rôle des ovaires est alors mis en avant ainsi que le principe de la
nidation de l'œuf. On assiste également aux premiers accouchements réalisés par des
médecins. Malgré toutes ces découvertes la thérapeutique n'évolue que très peu, les études de
médecine étant toujours fondées sur la lecture des textes anciens.

Au xviie siècle, il existe environ deux cents médecins dans toute la France. Le peuple fait appel
au barbier ou au rebouteux avant de finir à l'hôpital. Les médecins n'ont que peu de méthodes
de soins ; les plus connues sont le lavement et la saignée. Cependant un médicament va être
découvert, la quinine, connue en Amérique du Sud depuis les Incas et qui permet de soigner la
malaria ou le paludisme.

Louis XIV décide de créer dans chaque grande ville un grand hôpital général afin d'y accueillir
toute personne en difficulté. Déjà des voix s'élèvent pour que l'hôpital devienne un lieu
d'enseignement mais cette avancée ne se fera qu'au milieu du xviiie siècle. Cette époque voit
aussi, dans le cadre des voyages d'exploration, apparaître les prémices d'une médecine
tropicale.

Figures importantes :

Sir Thomas Browne, médecin et inventeur de néologismes médicaux.

Thomas Sydenham, médecin surnommé l’« Hippocrate anglais ».

xviiie siècle
Edward Jenner par James Northcote.

Le xviiie siècle est marqué par la naissance de l'épidémiologie, promue par des économistes
comme Gottfried Achenwall. C'est le début des politiques de santé publique : en France, Félix
Vicq d'Azyr met en place un réseau de surveillance de l'état sanitaire de la population.

De 1700 à 1714, Bernardino Ramazzini écrit le premier livre sur les maladies professionnelles
qui restera la référence pendant deux siècles. En 1721, Lady Mary Wortley Montagu importe en
Angleterre la technique de la variolisation utilisée à Constantinople par Giacomo Pylarini depuis
1701. Cette prévention consistait à inoculer à des sujets sains du pus provenant d’un malade de
la variole. En 1736, Claudius Amyand réalise la première appendicectomie. En 1768, William
Heberden donne la première description clinique de l'angine de poitrine. Le 14 mai 1796, le
médecin anglais Edward Jenner parvient à immuniser le petit James Phipps de la variole en lui
inoculant du pus prélevé sur une paysanne infectée par la variole.

Figures importantes :

John Hunter, chirurgien.

Percivall Pott, chirurgien.

Ce siècle se caractérise aussi par le début d'une médicalisation de la sexualité, où ce qui était
vu comme un péché par la morale judéo-chrétienne est vu comme malsain (source de maladie)
par les médecins des Lumières[83]. L'exemple le plus notoire est celui de Samuel Auguste Tissot
(1728-1790) qui fait de l'onanisme une maladie à soigner. Ceci se réalise au siècle suivant par
des campagnes contre la masturbation à l’époque victorienne en particulier, et en général par
une prise en charge psychiatrique jusqu'aux années 1930[83].
Médecine moderne

On the Antiseptic Principle of the Practice of Surgery.

La médecine a vécu une révolution à partir du xixe siècle en raison des progrès de la chimie et
des techniques de laboratoire. Les anciens concepts d’épidémiologie des maladies infectieuses
ont été supplantés par l’apparition de la bactériologie et de la virologie. Les bactéries et les
micro-organismes ont été observés pour la première fois au microscope par Antoni van
Leeuwenhoek en 1676, ce qui a ouvert le champ à la microbiologie[84]. En 1847 Ignace Philippe
Semmelweis (1818-1865) a réduit de façon spectaculaire le taux de mortalité par fièvre
puerpérale chez les mères admises à la maternité en exigeant simplement des médecins qu’ils
se lavent les mains à l'eau de chaux avant d'assister les femmes dans leur accouchement. Sa
découverte préfigurait celle de la théorie des germes. Cependant, ses recommandations
n'étaient pas appréciées par ses contemporains et elles n’ont été mises en œuvre et
généralisées qu’avec les découvertes du chirurgien britannique Joseph Lister qui, en 1865, a
énoncé les principes de l’antisepsie dans le traitement des plaies. Cependant, le conservatisme
médical face aux percées de la science empêcha ses travaux d'être réellement appliqués avant
la fin du xixe siècle.

Après la publication par Charles Darwin en 1859 de L'Origine des espèces, Gregor Mendel (1822-
1884) a publié en 1865 ses livres sur la transmission des caractères génétiques des pois,
découvertes qui seront connues plus tard sous le nom de Lois de Mendel. Redécouvertes au
tournant du siècle, elles constituent la base de la génétique classique. La découverte de la
structure de l’ADN en 1953 par Crick et Watson ouvrira la porte à la biologie moléculaire et à la
génétique moderne. À la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle plusieurs médecins, comme
le prix Nobel Alexis Carrel, ont apporté leur soutien à l’eugénisme, une théorie formulée en 1865
par Francis Galton. L'eugénisme a été discrédité en tant que science quand ont été connues les
expériences du régime nazi allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, mais des
programmes de stérilisation forcée ont encore été appliqués longtemps après dans les pays
modernes (y compris par les États-Unis, la Suède ou le Pérou). Les travaux de Semmelweis ont
été renforcés par les découvertes de Louis Pasteur. En établissant un lien entre la maladie et les
microorganismes, Pasteur a provoqué une révolution en médecine. Il a également inventé avec
Claude Bernard (1813-1878) le procédé de la pasteurisation encore en usage aujourd'hui. Ses
expériences ont confirmé la théorie des germes. Claude Bernard a œuvré à appliquer la
méthode scientifique à la médecine, il a publié Une Introduction à l'étude de la médecine
expérimentale en 1865. À côté de Pasteur, Robert Koch (qui a reçu le prix Nobel en 1905) a
fondé la bactériologie. Koch était également célèbre pour la découverte du bacille tuberculeux
(1882) et du bacille du choléra (1883) et pour l’élaboration des postulats de Koch. La
participation des femmes aux soins médicaux (en dehors du rôle de sages-femmes,
d’assistantes et de femmes de ménage) a été initiée par des gens comme Florence Nightingale.
Dans une profession précédemment dominée par les hommes, ces femmes ont joué un rôle
dans les soins infirmiers afin de réduire la mortalité des patients due à un manque d'hygiène et
à un défaut de nutrition. Nightingale a mis en place l’hôpital St Thomas, après la guerre de
Crimée, en 1852. Elizabeth Blackwell a été la première femme à étudier et par la suite à
pratiquer la médecine aux États-Unis.

Bacteria (PSF).

C'est à cette époque qu’ont été développés de véritables remèdes contre certaines maladies
infectieuses endémiques. Cependant, le déclin de la plupart des maladies mortelles est
davantage lié à l'amélioration de la santé publique et de la nutrition qu’à la médecine qui
continue à employer les cautères, scarifications et sétons[85]. Ce n’est pas avant le xxe siècle
que l'application de la méthode scientifique à la recherche médicale a commencé à provoquer
plusieurs innovations importantes dans le domaine médical, avec de grands progrès en
pharmacologie et en chirurgie.

Au cours de la Première Guerre mondiale, Alexis Carrel et Henry Dakin, en l'absence


d'antibiotiques, ont développé la méthode Carrel-Dakin de traitement des blessures par
irrigation d'antiseptiques (l'hypocholorite de soude ou liquide de Dakin) avant la suture des
plaies qui a été un grand progrès en médecine[86]. La grande guerre a donné une impulsion à
l'utilisation des rayons X de Roentgen, ainsi que de l'électrocardiogramme, pour le contrôle des
fonctions internes du corps, mais cela a été éclipsé par la production massive d’antibiotiques
dérivés de la pénicilline, qui résultait d’une pression du gouvernement et du public. Les hôpitaux
psychiatriques ont commencé à apparaître pendant la révolution industrielle. Emil Kraepelin
(1856-1926) a introduit une nouvelle classification médicale des maladies mentales qui finit par
être utilisée en psychiatrie bien qu’elle soit basée davantage sur l’observation du comportement
que sur la pathologie ou l’étiologie. Dans les années 1920 l’opposition des surréalistes à la
psychiatrie s’est exprimée dans un certain nombre de publications. Dans les années 1930,
plusieurs controverses ont été lancées sur certaines pratiques médicales notamment le
déclenchement de crises convulsives (par les électrochocs, l’insuline ou d'autres substances)
ou certaines interventions mutilantes sur le cerveau (lobotomie). Les deux méthodes ont été
très utilisées en psychiatrie, mais elles suscitaient de graves préoccupations et beaucoup
d'opposition pour des raisons morales, des effets néfastes, ou un mauvais usage. Dans les
années 1950, de nouveaux médicaments à usage psychiatrique, notamment les
antipsychotiques comme la chlorpromazine, ont été fabriqués par les laboratoires et leur
utilisation préférentielle s’est lentement répandue. Bien que souvent considérée comme un
progrès à certains égards, elle a rencontré une certaine opposition, en raison d'effets
indésirables graves tels que la dyskinésie tardive. Les patients se sont souvent opposés à la
psychiatrie et ont refusé ou arrêté de prendre les médicaments quand ils n’étaient pas soumis à
un suivi psychiatrique. Il s’est également développé une opposition croissante à l'utilisation des
hôpitaux psychiatriques ainsi que des tentatives pour encourager le retour des malades à une
vie sociale par une approche collaborative au sein de communautés thérapeutiques non
contrôlées par la psychiatrie. La lobotomie a été utilisée jusque dans les années 1970 pour
traiter la schizophrénie. Cette pratique a été dénoncée par l'antipsychiatrie mouvement en
vogue dans les années 1960 et plus tard.

Le xxe siècle a vu un passage d'un paradigme d’enseignement de la médecine clinique de


maître à apprenti au système plus démocratique des écoles de médecine. Avec l'avènement de
la médecine fondée sur les faits et le grand progrès des technologies de l'information le
processus de changement est susceptible d'évoluer, avec un plus grand développement des
projets internationaux tels que Le projet du génome humain.
xixe siècle

Laennec - Théobald Chartran.

René Laennec invente le stéthoscope en 1815 et vulgarise la méthode de l'auscultation. Il étudie


les cirrhoses du foie dues à l'alcool. Au début du xixe siècle la tuberculose se propage en
Europe. Si le bacille est découvert par Robert Koch en 1882, il faut attendre encore soixante ans
pour un traitement antibiotique. Pendant tout le siècle la « consomption » est le fléau le plus
redouté. En France la République puis l'Empire transforment complètement l'enseignement de la
médecine en imposant aux étudiants en médecine ou en chirurgie une formation pratique à
l'hôpital et des exercices de dissection. Le diplôme de docteur en médecine devient obligatoire
pour exercer. Les premières maternités sont créées et la profession de médecin obstétricien est
inventée. Les mères qui accouchent dans ces nouvelles structures sont pourtant
particulièrement exposées aux infections et près de 10 % d'entre elles meurent de fièvre
puerpérale. Le médecin autrichien Ignace Philippe Semmelweis découvre bientôt que ces
infections sont transmises par les mains des médecins et parvient progressivement à
promouvoir une stricte hygiène des soignants avant chaque visite.

Dès 1862, Eugène Koeberlé est l'un des premiers à systématiser la chirurgie propre. Mais c'est
par la pratique rigoureuse de l'hémostase pour laquelle il met au point une panoplie
d'instruments et l'innovation dans les soins pré- et post-opératoires qu'il fait le plus progresser
la chirurgie. En 1867 Joseph Lister utilise du phénol pour détruire les germes lors des
opérations chirurgicales. Parallèlement se développe l'anesthésie, inventée le 16 octobre 1846,
par le dentiste William Morton de l'hôpital de Boston. En 1885 Louis Pasteur parvient à sauver
l'enfant Joseph Meister en lui administrant son vaccin contre la rage. En 1868 Adolf Kussmaul
crée la gastroscopie en s'inspirant des exploits d'un avaleur de sabres. Scipione Riva-Rocci
mesure la pression artérielle au tensiomètre en 1896. Willem Einthoven met au point
l'électrocardiographie, en 1903. En 1895, Wilhelm Röntgen découvre les rayons X. Il réalise la
première radiographie sur la main de son épouse. Philippe Pinel crée la première école de
psychiatrie en France et interdit l'enchaînement des aliénés dans les asiles de Paris.

Karl August Wunderlich publie Das Verhalten der Eigenwärme in Krankheiten, qui établit que la
fièvre est seulement un symptôme et met fin au credo d'une maladie infectieuse jusqu'alors
nommée « fièvre intermittente ». En 1881 Theodor Billroth réalise la première gastrectomie, il
révolutionne la chirurgie du pharynx et de l'estomac. En utilisant l'analyse statistique, le médecin
Pierre-Charles Alexandre Louis (1787—1872) montre que l'utilisation des saignées chez les
malades atteints de pneumonie n'est pas bénéfique mais néfaste[87]. Ceci esquisse la notion
d'étude randomisée en double aveugle.

xxe siècle

Valve mitrale Starr-Edwards.

Le 25 novembre 1901, Alois Alzheimer décrit le tableau clinique de la maladie qui porte son
nom. Il n'existe toujours aucun traitement connu à ce jour.

Les traitements médicaux font des progrès spectaculaires avec l'invention de nouvelles classes
de médicaments.

Felix Hoffmann dépose le brevet de l'aspirine le 6 mars 1899.

En 1909, le Nobel de médecine Paul Ehrlich invente la première chimiothérapie en créant un


traitement à base d'arsenic contre la syphilis.

En 1921 Frederick Banting de l'université de Toronto isole l'insuline et invente un traitement


du diabète sucré.
Le premier antibiotique date de 1928 avec la découverte de la pénicilline par Alexander
Fleming.

En 1952, la découverte des neuroleptiques par Henri Laborit, Jean Delay et Pierre Deniker
révolutionne la psychiatrie en permettant d'envisager une resocialisation pour des milliers
d'internés.

En 1957 Roland Kuhn découvre le premier antidépresseur.

En 1982, J. Robin Warren et Barry J. Marshall permettent le traitement médical de l'ulcère de


l'estomac en découvrant qu'il est d'origine bactérienne. La chirurgie cardiaque est également
née pendant le siècle.

En 1929 Werner Forssmann introduit un cathéter dans son propre ventricule cardiaque.

Le 29 novembre 1944 c'est la première opération à cœur ouvert par Alfred Blalock de
Baltimore.

Le stimulateur cardiaque est inventé en 1958. En 1960 la valve cardiaque artificielle inventée
par Lowell Edwards est implantée pour la première fois par Albert Starr.

Christiaan Barnard réalise la première transplantation du cœur en 1967.

Inventions

De 7000 av. J.-C. à 1000 ap. J.-C.

Le banc d'Hippocrate, tiré d’une édition byzantine des œuvres de Galien au iie siècle ap. J.-C.

vers 7000 av. J.-C., la perceuse à Mehrgarh[88]

vers 7000 av. J.-C., la foreuse pour les soins dentaires importants à Mehrgarh[88]

vers 7000 av. J.-C., Chirurgie et chirurgie dentaire, à Mehrgarh[88]

vers 2600 av. J.-C., sutures chirurgicales, par Imhotep

vers 2600 av. J.-C., pommades à usage médicinal, par Imhotep


vers 500 av. J.-C., chirurgie esthétique, par Sushruta

vers 500 av. J.-C., Chirurgie plastique, par Sushruta

vers 400 av. J.-C., Banc d'Hippocrate, par Hippocrate

vers 750 ap. J.-C., inoculation et variolisation, par Madhav[89]

vers 1000, chirurgie de la cataracte et aiguille hypodermique, par l’ophtalmologiste Ammar


ibn Ali al-Mawsili[90]

vers 1000, injection et seringue, par Ammar ibn Ali al-Mawsili[90]

vers 1000, pansements et plâtres, par Abu Al-Qasim (Abulcasis)[91]

vers 1000, vêtements médicaux en coton et bandages, par Abu al-Qasim al-Zahrawi.

vers 1000, Catgut, par Abu al-Qasim al-Zahrawi

vers 1000, curette, par Abu al-Qasim al-Zahrawi[65]

vers 1000, Pinces, par Abu al-Qasim al-Zahrawi[92]

vers 1000, ligatures, par Abu al-Qasim al-Zahrawi

vers 1000, écarteurs, par Abu al-Qasim al-Zahrawi[65]

vers 1000, scalpel, par Abu al-Qasim al-Zahrawi[65]

vers 1000, sondes médicales, par Abu al-Qasim al-Zahrawi[65]

vers 1000, instruments chirurgicaux, par Abu al-Qasim al-Zahrawi[65]

vers 1000, aiguilles à suture, par Abu al-Qasim al-Zahrawi[93]

Depuis l'année 1000

Principe de l'électrocardiographie ou ECG.


Protrusions discales en imagerie par résonance magnétique nucléaire ou IRM.

vers 1025, thermomètre, par Avicenne (Ibn Sina)[94]

vers 1025, distillation, par Avicenne

vers 1025, huiles essentielles, par Avicenne

vers 1150, anesthésiques, par Ibn Zuhr (Avenzoar)[95]

vers 1280, lunettes de vue, en Italie

1540, membre artificiel, par Ambroise Paré

1714, thermomètre à mercure, par Gabriel Fahrenheit

1775, lunettes à double foyer, par Benjamin Franklin

1792, Ambulance, par Jean Dominique Larrey

1796, vaccination, par Edward Jenner

1816, stéthoscope, par René Laennec

1817, Prothèses dentaires, par Anthony Plantson

1827, endoscope, par Pierre Segalas

1846, Anesthésie générale, par William Thomas Green Morton

1851, Ophtalmoscope, par Hermann Ludwig von Helmholtz

1853, seringue hypodermique, par Alexander Wood

1865, antiseptiques, par Joseph Lister


1885, vaccination contre la rage, vaccination contre le choléra des poules par Louis Pasteur

1887, lentilles de contact, par Adolph Fick

1895, rayon X, par Wilhelm Röntgen

1903, électrocardiographie, par Willem Einthoven

1905, tensiomètre par Nikolaï Korotkov

1928, pénicilline, par Alexander Fleming

1931, Microscope électronique par Ernst Ruska

1938, pénicilline comme antibiotique, par Howard Florey et Ernst Chain

1957, stimulateur cardiaque, par Clarence Lillehei et Earl Bakken

1967, transplantation cardiaque, par Christiaan Barnard

vers 1970, IRM et IRM fonctionnelle, par Paul Lauterbur, Peter Mansfield et Raymond Vahan
Damadian (parmi d'autres ?)

1973, scanner, par Godfrey Newbold Hounsfield et Allan Cormack

1979, échographie, par Ian Donald

1982, cœur artificiel, par Robert Jarvik


Source
Running Press Cyclopedia, seconde édition.

Musées et collections

Musée d'histoire de la médecine de Paris.

Musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris

Musée d'Histoire de la Médecine (Hautefort 24390)[www.musee-hautefort.fr]

Musée des instruments de médecine des hôpitaux de Toulouse

The London Museums of Health & Medicine

Osler Library of the History of Medicine

National Library of Medicine

Thackray Museum (en) à Leeds

Collection Wellcome

Musée pour l'histoire de l'université de Pavie

Musée d'histoire de la médecine de Zurich.


Articles connexes

Histoire des sciences médicales

Histoire de la notion de douleur

Épistémologie de la médecine

Histoire de l'hôpital
Histoire de l'hôpital

Histoire des spécialités médicales et chirurgicales


Histoire de l'anatomie

Histoire de l'anesthésie

Histoire de l'aviation sanitaire

Histoire de la cardiologie

Histoire de la chirurgie

Histoire de la chrysothérapie

Histoire de l’endocrinologie

Histoire de l’immunologie

Histoire de la médecine aéronautique

Histoire de la médecine dentaire

Histoire de la médecine interne

Histoire de la médecine légale

Histoire de la médecine militaire

Histoire de la microbiologie

Histoire de la maladie mentale

Histoire de la psychiatrie

Histoire de la neurologie

Histoire de l’ophtalmologie

Ophthalmologie dans la civilisation islamique médiévale

Histoire de l’otorhinolaryngologie

Histoire de la pharmacologie
Histoire de la physiologie

Histoire de la stomatologie

Histoire de la médecine vétérinaire

Histoire de la médecine du travail

Périodes historiques
Médecine dans la Préhistoire et la Protohistoire

Médecine en Égypte antique

Médecine en Mésopotamie

Médecine en Grèce antique

Médecine sous la Rome antique

Médecine dans la civilisation islamique

Médecine médiévale

Médecine traditionnelle chinoise

Médecine tibétaine traditionnelle

Grands noms de l'histoire


Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Albert Artère
A 1850 1921
Adamkiewicz d'Adamkiewickz.

Neurologie,
Aloïs Description de la Maladie
A 1864 1915
Alzheimer Psychiatrie maladie d'Alzheimer. d'Alzheimer.

Jean-Louis Fondateur de la Maladie


A 1768 1837 Dermatologie
Alibert dermatologie. d'Alibert.

De observatione
A Anthimus 511 534
ciborum.

Découverte des
Gaspare
A ~ 1581 1626 vaisseaux
Aselli
lymphatiques

A Avicenne 980 1037 Qanûn.

Alexandre
B 1844 1918 Loge de Baréty.
Baréty

Première
Christian
B 1922 2001 Chirurgie transplantation
Barnard
cardiaque.

Caspar
Glande de
B Bartholin le 1655 1738
Bartholin
jeune

Paralysie de
Bell,

Signe de
B Charles Bell 1774 1842 Chirurgie
Charles Bell,

Nerf de Bell.

Concept Syndrome de
Claude
B 1813 1878 d'homéostasie et de Claude Bernard-
Bernard
milieu intérieur. Horner

Père de la chirurgie Shunt de


B Alfred Blalock 1899 1964 Chirurgie
cardiaque moderne. Blalock-Taussig
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Prix Nobel de
physiologie ou Bordetella,
Immunologie,
médecine de 1919, Réaction Bordet-
B Jules Bordet 1870 1961 Microbiologie
Travaux sur le Wasserman.
complément.

Denis
Travaux sur le Lymphome de
B Parsons 1911 1993
lymphome de Burkitt. Burkitt
Burkitt

Première
transplantation
cardio-pulmonaire,
Christian
C 1925 2017 Chirurgie
Cabrol Première
implantation de cœur
artificiel.

Immunologie, Bacille de
Albert Vaccin contre la
C 1863 1933 Calmette et
Calmette Microbiologie tuberculose.
Guérin.

Prix Nobel de
physiologie ou
médecine de 1912,

Travaux sur la suture


vasculaire et la
transplantation,
C Alexis Carrel 1873 1944 Chirurgie
Expérience du cœur
de poulet battant in
vitro,

L'Homme, cet
inconnu.

Bartholomäus
C 1510 1567
Carrichter
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

William
Facteur de
C Bosworth 1897 1990
Castle.
Castle

Andrea
C 1519 1603
Cesalpino

Maladie de
Charcot,

Maladie de

Description de la Charcot-Marie-
Jean-Martin Tooth,
C 1825 1893 Neurologie sclérose latérale
Charcot
amyotrophique.
Pied de Charcot,

Pouls lent de
Charcot.

Édouard Tubercule de
C 1804 1879
Chassaignac Chassaignac.

François Articulation de
C 1743 1795 Chirurgie
Chopart Chopart.

Première description
de la circulation
Realdo
C 1510 1559 sanguine,
Colombo
De re anatomica.

Jean-Nicolas Médecin personnel


C 1755 1821
Corvisart de Napoléon Ier.

Travaux sur
l'anatomie Segmentation
Claude
C 1922 2008 Chirurgie segmentaire du foie hépatique de
Couinaud
appliquée à Couinaud.
l'hépatectomie.
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Syndrome de
Cruveilhier-
Jean Baumgarten,
C 1791 1874 Chirurgie
Cruveilhier
Articulation de
Cruveilhier.

Pionnier de la
neurochirurgie,

Développement de la
mesure de la
pression artérielle
par le
Harvey Syndrome de
C 1869 1939 Neurochirurgie sphygmomanomètre
Cushing Cushing.
de Scipione Riva-
Rocci.

Prix Pullitzer en 1926


pour The Life of Sir
William Osler.

Prix Nobel de
physiologie ou
médecine en 1980,
D Jean Dausset 1916 2009 Immunologie
Découverte du
complexe majeur
d'histocompatibilité

Travaux sur
D Félix Dévé 1872 1951
l'échinococcose

D Dioscoride ~ 30 ~ 90 De materia medica.

Promptuarium
D Jacopo Dondi 1293 1359
medicinse
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Cul-de-sac de
James Douglas,
D 1675 1742 Obstétrique
Douglas
Cri du Douglas.

Jérémie de
D 1504 ~ 1550
Drijvere

Contracture de
Dupuytren,
Guillaume
D 1777 1835 Chirurgie
Dupuytren Fracture de
Dupuytren.

Prix Nobel de
physiologie ou
Willem médecine de 1924, Triangle
E 1860 1927
Einthoven d'Einthoven.
Inventeur de
l'électrocardiographe.

E Érasistrate ~ -370 ~ -250

Trompe
d'Eustache,
Barthélémy
E 1500 1574
Eustache Valvule
dEustache.

Gabriel Trompe de
F 1523 1562 Chirurgie
Fallope Fallope.

Tronc de
Farrabeuf,
Louis Hubert
F 1841 1910 Chirurgie
Farrabeuf Écarteur de
Farrabeuf.
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Prix Nobel de
physiologie ou
Immunologie,
Alexander médecine de 1945,
F 1881 1955
Flemming Microbiologie
Découverte de la
pénicilline.

Prix Nobel de
physiologie ou
médecine de 1956,
Werner
F 1904 1979
Forrsmann Travaux sur le
cathérisme
cardiaque.

Théorie sur l'origine


des maladies
infectieuses,
Girolamo
F 1478 1553 De contagione,
Fracastoro

Syphilidis, sive Morbi


Gallici.

Neurologie,
Sigmund Fondateur de la
F 1856 1939
Freud Psychiatrie psychanalyse.

G Galien 129 ~ 216 Galénisme.

Johann
Ganglion de
G Laurentius 1723 1765
Gasser.
Gasser

Pierre Nicolas Tubercule de


G 1797 1856
Gerdy Gerdy.

Canule de
G Arthur Guedel 1883 1956 Anesthésie Canule de Guedel.
Guedel.
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Canal de Guyon,

Seringue de
Guyon,
G Félix Guyon 1831 1920 Chirurgie
Épreuve des
trois verres de
Guyon.

Samuel Fondateur de
H 1755 1843
Hahnemann l'homéopathie.

Première
transplantation
Jean rénale en France,
H 1909 1992 Néphrologie
Hamburger
Création du concept
de réanimation.

William Description de la
H 1578 1657
Harvey circulation sanguine.

Première description
William Nodules
H 1710 1801 de l'angine de
Heberden d'Heberden.
poitrine.

Richard
H Ladislaus 1824 1881 Gyrus d'Heschl.
Heschl

Théorie des humeurs,


Serment
Corpus
d'Hippocrate,
hippocratique,
H Hippocrate ~ -460 -377
Hippocratisme
Serment digital.
d'Hippocrate.

H Wilhelm His 1863 1934 Faisceau de His.

Termes "Caractères
H John Hunter 1728 1793 Chirurgie sexuels primaires et Canal de Hunter.
secondaires".
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Étude du rôle
Édouard
I 1861 1943 hygiénique de l'eau
Imbeaux
potable.

Eugène Travaux sur la


J 1879 1937
Jamot trypanosomiase.

Père de
Edward l'immunologie,
J 1749 1823
Jenner
Vaccination.

Prix Nobel de
physiologie ou
Bacille de Koch,
médecine de 1905,
K Robert Koch 1843 1910 Microbiologie Postulats de
Découverte de la
Koch.
bactérie responsable
de la tuberculose.

Prix Nobel de
physiologie ou
médecine de 1909;
Emil Theodor Pinces de
K 1841 1917 Chirurgie
Kocher Travaux sur la Kocher
physiologie de la
thyroïde.

Invention de la
technique de mesure
Nikolaï de la pression Bruits de
K 1874 1920 Chirurgie
Korotkov artérielle associant Korotkov.
sphygmomanomètre
et stéthoscope.

Emil Fondateur de la
K 1856 1926 Psychiatrie
Kraepelin psychiatrie moderne.
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Découverte du
premier
K Roland Kuhn 1912 2005 Psychiatrie
antidépresseur
(l'imipramine).

Neurobiologie, Découverte des


L Henri Laborit 1914 1995 neuroleptiques
Chirurgie
(chlorpromazine).

Invention du
René-
stéthoscope,
Théophile-
L 1781 1826
Hyacinthe De l'Auscultation
Laennec médiate.

Médecine de l'avant,
Dominique-
L 1766 1842 Chirurgie Fente de Larrey.
Jean Larrey Ambulances.

Prix Nobel de
physiologie ou
médecine de 1907,
Alphonse
L 1845 1922 Microbiologie
Laveran Description de
l'hématozoaire du
paludisme.

Tubercule de
Antisepsie opératoire Lister,
L Joseph Lister 1827 1912 Chirurgie
par usage du phénol.
Listeria

Jules Fracture de
M 1809 1897
Maisonneuve Maisonneuve
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Corpuscule de
Malpighi,

Épithélium
Marcello Fondateur de
M 1628 1694 Malpighien,
Malpighi l'histologie.

Cellule de
Malpighi.

Prix Nobel de
physiologie ou
médecine de 2005,

Barry J. Travaux sur


M 1951 Microbiologie
Marshall Helicobacter pylori
comme cause de la
plupart des ulcères
d'estomac.

Prix Nobel de
physiologie ou
Luc
M 1932 Microbiologie médecine de 2008,
Montagnier
Découverte du VIH.

Description de la
N Ibn Nafis 1210 1288 circulation
pulmonaire.

Prix Nobel de
physiologie ou
Charles médecine de 1928,
N 1866 1936 Microbiologie
Nicolle
Travaux sur le typhus
et la leishmaniose.
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Premier traité de
médecine tropicale,

Garcia Da Colóquios dos


O 1501 1568
Orta Simples e Drogas e
Cousas Medicinais da
Índia.

Signe d'Osler,

Faux-panaris
d'Osler,
Système de
O William Osler 1849 1919
résidence. Triade d'Osler,

Endocardite
d'Osler

Forceps de
P Charles Pajot 1816 1896 Obstétrique
Pajot

P Paracelse 1493 1541

Ambroise
P 1509 1590 Chirurgie
Paré

James Description de la Maladie de


P 1755 1824
Parkinson maladie de Parkinson Parkinson

Prix Nobel de
physiologie ou
P Ivan Pavlov 1849 1936 médecine de 1904,

Réflexe de Pavlov.

P Philippe Pinel Psychiatrie Traitement moral.

Plessimètre,
Pierre
Néologismes :
P Adolphe 1794 1879 Plessimètre.
(septicémie, toxine,
Piorry
toxémie).
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Inventeur de la
Charles seringue
P 1791 1853
Pravaz hypodermique à
piston

Abu Al-
Q ~ 940 1013 Al-Tasrif.
Quasim

Robert Oto-rhino-
R 1881 1960
Ranjard laryngologie

Scipione Riva- Invention du


R 1863 1937
Rocci sphygmomanomètre.

Découverte de la
Microbiologie, toxine diphtérique,
R Émile Roux 1853 1933 Immunologie Découverte du sérum
anti-diphtérique.

Père de la
réanimation cardio-
Anesthésie-
S Peter Safar 1924 2003 pulmonaire,
réanimation
ABC of resuscitation.

Antonio Triangle de
S 1752 1832 Chirurgie
Scarpa Scarpa.

Ignace Travaux sur l'hygiène


S Philippe 1818 1865 Obstétrique et l'importance du
Semmelweis lavage de mains.

Alexander Glandes de
S 1838 1900 Gynécologie
Skene Skene.

Nicolas Canal de
S 1638 1686
Sténon Sténon.
Année
Année de
Lettre Nom de Spécialité Connu pour Éponymie
naissance
mort

Syndrome de
Trousseau,
Armand
T 1801 1867
Trousseau Signe de
Trousseau

De humani corporis
V André Vésale 1514 1564
fabrica.

Julius Prix Nobel de


W Wagner- 1857 1940 physiologie ou
Jauregg médecine de 1927.

Polygone de
W Thomas Willis 1621 1675
Willis

Découverte du bacille
de la peste,
Alexandre
Y 1863 1843 Microbiologie Yersinia
Yersin Découverte de la
toxine diphtérique.

Noms de maladies correspondant à des patronymes


Thomas Addison voir Maladie d'Addison

Alois Alzheimer voir Maladie d'Alzheimer

Anton Biermer voir Anémie de Biermer

Léon Bouveret voir Maladie de Bouveret

Charles-Édouard Brown-Séquard voir Syndrome de Brown-Séquard

Jean-Martin Charcot voir Maladie de Charcot

Harvey Cushing voir Syndrome de Cushing

John Dalton voir Daltonisme

Guillaume Dupuytren voir Maladie de Dupuytren

Thomas Hodgkin voir Maladie de Hodgkin

François Gigot de Lapeyronie voir Maladie de La Peyronie


Joseph Lister voir Listériose

Jean Lobstein voir Maladie de Lobstein

Prosper Menière voir Maladie de Menière

James Parkinson voir Maladie de Parkinson

John Parkinson voir Syndrome de Wolff-Parkinson-White

Percivall Pott voir Mal de Pott

Heinrich Quincke voir Œdème de Quincke

Friedrich Daniel von Recklinghausen voir Maladie de von Recklinghausen

Pharmacologie
Histoire des poisons

Histoire du placebo et de l'effet placebo

Notes

1. le Classique des vers shijing 诗经, rassemblant des poèmes remontant au xi siècle, est
e

connu par un manuscrit daté de 165 av. notre ère ; il a été exhumé en 1977 d'une tombe Han
à Fuyang

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé
« History of medicine (https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_medicine?oldid=23627264
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20. Selon Grmek 1995, p. 18, chacune des deux disciplines ont leurs propres institutions (chaires,
associations, revues, congrès...), l'histoire de la médecine ayant précédé l'histoire des
sciences sur le plan institutionnel.

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University Press, 2001, 400 p.

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Médecine

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Drogues enthéogéniques et archives archéologiques (en)

Liens externes

En français

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(http://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/) [archive] Comporte notamment :
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