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Bac 2014 - Philosophie - Sujet 1 - Corrigé - Séries A1-A2

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PHILOSOPHIE, BAC 2014

Séries : A1-A2

Sujet 1 : Gagne-t-on quelque chose à être ce que les autres voudraient qu’on soit ?

L’existence se construit au fil des des expériences de chacun. Or quelquefois, on se retrouve


face à des expériences décevantes lorsqu’on a voulu agir seul. C’est peut-être pour cette raison que
certains pensent qu’on gagnerait quelque chose à être ce que les autres voudraient qu’on soit. Mais
d’autres estiment qu’on faisant la volonté des autres on peut aussi se perdre. Ces différents points
de vue, posent le problème de l’influence du jugement des autres sur notre existence. Gagnerait-on
vraiment quelque chose en se forgeant une personnalité selon les envies des autres ? Se vouer
entièrement a eux, ne serait-ce pas aussi une perte de notre identité ?

Le sujet, de sa tendre enfance jusqu’à l’âge adulte, vit de nombreuses expériences. Entre
douleurs et joies qu’il rencontre, on peut dire que toutes ces expériences l’aident à se forger une
personnalité. Alors de ce qu’il est un être sociable, l’homme vit constamment avec les autres. Dans
la quête de son identité, il a un penchant à faire ce que les autres lui demandent de faire. Car, à
travers les conseils et les orientations des autres, il arrive à construire son existence du fait qu’il tire
profit de ce que les autres voudraient qu’il soit. Les avis et les recommandations des autres,
s’avèrent donc indispensables à l’accomplissement de soi. Leurs reproches, leurs remarques, qui
nous font prendre conscience de nos failles, de nos faiblesses, nous aident à grandir, à se construire.
On peut dès lors affirmer qu’on gagnerait quelque chose à être ce que les autres voudraient qu’on
soit.

De surcroît, la vie en société exige le respect des lois. Et toutes ces lois nous viennent d’un
législateur dans le but réguler nos comportements au sein de la société. En effet, dans la vie
quotidienne, les personnes qui nous encadrent ont une certaine expérience de la vie. Si elles nous
veulent donc de telle ou telle manière, c’est parce qu’elles savent ce qui est bien pour nous. C’est
pourquoi, de leurs enseignements, nous retenons, gardons et appliquons ce qui est bénéfique pour
notre vie. Un père de famille, qui voudrait par exemple faire de son fils son digne héritier ou son
successeur, ne peut que s’évertuer à lui inculquer des valeurs morales et lui dicter la bonne conduite
de manière à le rendre responsable. On voit bien à partir de cet exemple, que ce que les autres
voudraient qu’on soit, semble être un avantage pour nous. On peut donc à partir de là, dire qu’on
gagnerait quelque chose à être ce que les autres voudraient qu’on soi.

Agir selon la volonté des autres semble être un gain pour nous au regard de tout ce qu’ils nous
apprennent. Mais, ne peuvent-ils pas aussi nous déformer ?
Il semble juste, si l’on considère les avantages qu’on tire des conseils des autres sur notre
existence, de dire qu’on gagnerait quelque chose à être ce que les autres voudraient qu’on soit.
Seulement, il ne faut pas pour cela penser que ce que les autres voudraient qu’on soit est toujours
bénéfique pour nous. Car, en faisant la volonté des autres, on peut aussi se perdre. Autrement dit,
en voulant absolument être ce que les autres voudraient qu’on soit, on peut s’égarer, se dérouter.
Chaque individu est unique. Et les désirs des autres ne sont pas forcément les nôtres. Parfois, ce que
les autres voudraient qu’on soit peut modifier en mal notre état normal. Tous les conseils ne sont
pas nécessaires. Certains peuvent s’avérer négatifs. Un individu peut bien se résoudre à mener son
petit bout de chemin, mais en voulant croire aux autres, ou en voulant faire ce que les lui
demandent de faire, il peut se désorienter. C’est ainsi que le regard des autres constitue une atteinte
à notre liberté, c’est-à-dire que la manière dont les autres nous veulent nous fige et nous enlève
notre qualité d’être en devenir pour nous réduire uniquement à leurs expériences personnelles et
non à notre personnalité singulière. Alors si ce que les autres voudraient qu’on peut nous altérer ou
nous dénaturer, on ne voit pas ce qu’on gagnerait en faisant leur volonté.

En plus, « l’existence précède l’essence » nous dit SARTRE. Ce qui signifie que l’homme n’est
pas construit sur un modèle dessiné d’avance et pour un but précis. Il est libre. Et en tant qu’être
libre et raisonnable, il peut choisir de se projeter lui-même, de décider lui-même de sa propre
existence selon ses propres choix ou ses convictions personnelles et devenir ce qu’il veut, ce qu’il
souhaite, ce qu’il envisage. Car, « l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait », il est son propre
projet comme le souligne SARTRE dans l’existentialisme. Dans bien des circonstances, certains
parents qui ont voulu convaincre leurs enfants de devenir ceci ou cela, ont parfois été déçus lorsque
les enfants ont choisi de devenir autre chose selon leurs propres désirs. Bien qu’on est pas si seul,
mais cette liberté qu’a l’homme de décider de sa propre existence ou d’opérer ses propres choix, ne
lui donne pas forcément de gagner quelque chose en devenant ce que les autres voudraient qu’il
soit.

En définitive, pour certains, on pourrait bien gagner quelque chose dans ce que les autres nous
demandent d’être. Mais, d’autres font remarquer que ce que les autres nous demandent d’être,
peut nous déformer et nous limiter. En réalité, en tant qu’être libre et réfléchi, on devrait construire
notre existence selon nos propres désirs. Mais comme nous ne sommes pas des êtres infaillibles, on
devrait aussi prendre en compte les désirs des autres à notre égard.

NDJONI Gral Dorgelès.

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