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Le Livre de La Force, Tome 2. Peter Deunov

Le livre de la force, tome 2

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Peter Deunov

Tome 2
Editions Essénia
Le Livre de la Force
Tome 2
© Editions Essénia 2013

ISBN : 978-2-89724-063-9
Canada : 1er trimestre 2013

© Copyright Olivier Manitara 2013.


Tous droits réservés pour le monde
(textes, dessins, schémas, logos, mise en page, concept).

Editions Essénia
345, chemin Brochu
Cookshire-Eaton (Québec), J0B 1M0 Canada

Réalisé par l’Ordre des Hiérogrammates.

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N O T E D E L’ É D I T E U R

Les textes composant ce livre sont extraits de causeries improvisées


par le Maître Peter Deunov dans son Ecole en Bulgarie. Le lecteur ne
doit pas s’étonner de certains aspects du texte qui restent une traduc-
tion d’un enseignement oral transmis sur le moment.
Ces conférences étaient souvent données en pleine nature au coeur
des si belles montagnes de Bulgarie.

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L E S F O R C E S DA N S
L’ O R G A N I S M E H U M A I N

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L E S F O R C E S DA N S L’ O R G A N I S M E H U M A I N

Q ue doit être l’homme ? D’abord,


l’homme est une forme vivante
qui, pour se développer correcte-
ment, doit entrer en relation avec
la nature. Il est vrai que l’homme
a trois sortes de relations essentielles avec la nature :
par son estomac il est lié aux forces physiques ;
par ses poumons, aux forces spirituelles et par son
cerveau, aux forces intellectuelles. Outre ces trois
relations essentielles, 1’homme a des relations sec-
ondaires que nous appelons relations de 1’homme
avec les forces vivantes de la nature.
Ainsi, grâce à son cerveau, l’homme définit ses
relations avec la nature ; par ses poumons il les
équilibre, tandis que par son estomac il les réalise.
La première manifestation de 1’homme dans le
monde physique est son désir de manger. Donc
c’est l’estomac qui se manifeste le premier. Pour
se nourrir, il commence à penser, à chercher un
moyen de se procurer de la nourriture. Une fois

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L E S F O R C E S DA N S L’ O R G A N I S M E H U M A I N

la nourriture trouvée, il l’envoie par la bouche dans l’estomac où elle se


transforme en bouillie ; de l’estomac la nourriture va dans les poumons et
de là, dans le cerveau qui est la dynamo de 1’homme qui restitue l’énergie
dépensée. Nous voyons que les systèmes digestif, respiratoire et cérébral
jouent un rôle important dans le maintien de la vie de 1’homme. Si l’un
de ces systèmes ne fonctionne pas correctement, tout l’organisme souffre.
Si l’homme est invalide sur le plan matériel, dans le monde physique, il le
sera également dans le monde divin.
Vous dites que vous ne voulez pas être matérialiste. Être matérialiste est
une chose, être en bonne santé physique en est une autre. Être seulement
idéaliste sans observer la réalité de la vie est une anomalie. Par conséquent,
ni le matérialisme ni l’idéalisme ne résolvent les problèmes dans la vie.
L’homme n’est ni uniquement matière ni uniquement esprit. La matière
ne peut exister sans l’esprit, ni l’esprit sans la matière. L’esprit et la matière
sont deux états qui se complètent.
Par conséquent, si par les mots ‘esprit’ et ‘matière’ vous entendez les
pôles de la vie qui sont exprimés par deux courants - le matérialisme et
l’idéalisme - vous êtes sur la bonne voie.
Une des premières tâches de l’élève de l’École de Vie nouvelle consiste
à acquérir une maîtrise de plus en plus complète de ses pensées et de ses
sentiments. La mise en œuvre de ses capacités doit être soumise au contrôle
d’une volonté forte et raisonnable.
Au cours des temps, les peuples ont eu recours à diverses méthodes pour
apprendre à gouverner l’intellect et le cœur. En général, on constate que
ces méthodes diffèrent radicalement selon qu’elles furent appliquées en
Orient ou en Occident.
Le cerveau humain est l’organe de la pensée. Les divers centres céré-
braux étant liés aux capacités qui leur sont propres, l’intellect maîtrisé

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permet d’actionner l’un ou l’autre de ces centres pour lui faire accomplir
un travail spécifique. Des milliers de courants lumineux sortent du cerveau
et se dirigent vers les organes du corps, et même au loin dans l’espace. Ces
courants diffèrent suivant leur intensité et l’énergie dont ils sont porteurs.
Pour l’homme, c’est un grand bien que de pouvoir gouverner les éner-
gies des différents centres de son cerveau et les orienter vers un but déter-
miné. Il doit donc apprendre à les utiliser avec ordre et mesure, d’après
les nécessités du moment. Mais une fois le travail accompli, il faut aussi
pouvoir les arrêter et les diriger vers un autre centre pour réaliser un travail
différent ou obtenir un autre état de conscience.
Dans l’École de Vie nouvelle, toute chose est strictement définie. Chaque
jour, dès le matin à votre réveil, vous demanderez quel est le problème phy-
sique, mental ou spirituel, sur lequel vous devrez vous concentrer pendant
vos activités de la journée. L’homme qui tend à s’améliorer doit aimer le
savoir positif, voir clairement les choses et les analyser avec un sentiment
calme et une pensée contrôlée. Il ne lui est pas permis de dire : « Qu’il
advienne ce que Dieu enverra ! », mais il doit savoir accomplir justement
ce que le Divin lui a assigné, en tant qu’âme, dès le commencement.
Dieu a mis en harmonie les forces du cerveau et celles du cœur et
l’homme ne doit pas violer cet accord. Comment ? Par exemple, la vanité,
l’orgueil, la peur, le doute, la colère, etc. sont des états qui détruisent l’har-
monie des forces cérébrales et les sentiments du cœur. Ils sont semblables
à des vers qui rongent les racines et les fruits des arbres.
Au commencement, la vanité, en tant que force, avait sa place en
l’homme. Elle avait un autre sens et tendait à maintenir le positif, l’harmo-
nie entre son cœur et sa raison. Elle ne l’empêchait pas d’avoir une bonne
opinion de ses proches, de ses amis, et de découvrir le bien, Dieu en tous.

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Ensuite, elle dégénéra et sous sa nouvelle influence, l’homme perdit ses


justes relations avec la nature, avec Dieu. Ses sentiments se dénaturèrent et
naquit en lui le désir de se montrer autre qu’il n’est. Si c’est un professeur,
il fera visiter son cabinet de travail, fera admirer ses livres et présentera ses
études comme quelque chose d’unique au monde. Si c’est un cultivateur, il
montrera ses champs, ses vignes, expliquera comment il les cultive, vantera
les fruits qu’ils produisent et conclura : « Il n’y a nulle part de champs et
de vignes pareils ! » Si c’est une ménagère, elle fera voir le bel ordre de sa
maison, sortira ses nouveaux vêtements, etc. Le prédicateur se vantera de
son sermon qui a charmé ses auditeurs… Chez le vaniteux, tout est exagéré
et présenté d’une manière qui dépasse la réalité.
Étudiez-vous vous-même pour ne pas tomber dans la vanité. Le vani-
teux se vante lui-même, au contraire de l’orgueilleux qui attend, avec un
grand désir caché, que les autres le vantent. En apparence, l’orgueilleux
est modeste, simple dans sa mise et ses attitudes, mais il souhaite secrète-
ment attirer l’attention, l’admiration de son entourage. Si vous voulez le
connaître, essayez de vanter quelqu’un d’autre devant lui. Tout de suite, il
trouvera quelque remarque à faire pour nier les qualités que l’on attribue
à cette autre personne. L’orgueil se manifeste fréquemment parmi les reli-
gieux et parfois chez les spiritualistes et les savants.
L’orgueil est un sentiment dangereux pour l’élève d’une école spirituelle,
pour un candidat à la vie nouvelle. S’il remarque que l’orgueil commence à
s’infiltrer en lui, souvent d’une manière subtile, qu’il prenne sans tarder de
sévères mesures pour s’en débarrasser. Qu’il analyse toutes ses manifesta-
tions pour arriver à une vraie connaissance de soi, morale et spirituelle, de
façon à conserver une juste relation avec le Divin dans son âme.

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Dans la musique, nous nous servons de deux clefs : celle de sol et celle
de fa. Celui qui les connaît peut lire et comprendre les œuvres musicales.
Dans les écoles en général, et en particulier dans les écoles spirituelles,
les maîtres et les élèves doivent, les uns et les autres, se servir de la clef de
l’Amour. Toutes les pensées, sentiments et actions des hommes doivent
être déterminés par la clef de l’Amour. C’est l’indice du nouveau qui com-
mence à agir. Ce sont les prémices de la nouvelle époque de reconstruction
totale de la vie sur terre, dans tous les domaines. Ceci implique que les
hommes doivent apprendre à accorder les forces du corps et celles du cer-
veau avec les grandes lois divines qui, seules, sont immuables et éternelles.
En tant que disciple, vous devez reconstruire votre corps physique, afin
qu’il soit en bonne santé, fort et sain. Avec ce corps, vous réaliserez non
seulement vos désirs physiques, mais aussi vos aspirations spirituelles et
intellectuelles. Dès que vous aurez réalisé vos désirs d’une manière cor-
recte, vous conférerez un sens à votre vie. En coordonnant les forces de son
organisme, l’homme peut devenir riche, fort et instruit. Il peut utiliser ses
forces dans les trois mondes.

L’homme est un arbre composé de deux autres arbres. Ces arbres consti-
tuent les deux principaux systèmes de 1’homme : le système cérébral et le
système nerveux sympathique. Les branches du système cérébral se rami-
fient vers le bas, jusqu’aux membres, tandis que ses racines sont en haut,
dans le cerveau. À cet égard, l’homme représente un arbre planté dans un
pot inversé. L’autre arbre, c’est le cerveau stomacal, ce que l’on appelle
le système nerveux sympathique qui est composé d’une suite de nœuds,
de ganglions disposés surtout dans la région de l’estomac. Les racines du
système nerveux sympathique sont plantées dans les ganglions, c’est-à-dire

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dans le cerveau de l’estomac et ses branches sont dirigées vers le haut.


Donc les branches de ces deux arbres s’entrecroisent. Ces deux systèmes
se distinguent par leurs résultats. Le système cérébral est saturé d’électri-
cité, c’est pourquoi s’il se développe plus que l’autre, l’homme commence
à se dessécher : cela montre que le système cérébral prédomine dans son
organisme. L’électricité prend l’humidité de l’organisme, un tel homme
est sec, sans humidité, il est aride. Le système nerveux sympathique a des
effets contraires à ceux du système cérébral. Il est porteur du magnétisme.
Lorsqu’il est développé chez un homme, celui-ci grossit, il y a stockage de
matière superflue qui, par la suite, se transforme en graisses.
Par conséquent, ces deux systèmes peuvent se corriger mutuellement.
Que doit donc faire l’homme lorsqu’il est devenu trop gros ? Exercer son
intellect. Tous les gens qui ne pensent pas grossissent. Une telle personne
devient sensuelle, elle ne fait que sentir, mais ne pense pas. Si tu grossis,
ta pensée n’est pas sérieuse, n’est pas profonde. Une pensée forte est un
moyen sûr contre l’excès de poids.
Intégrez ces éléments dans votre pensée. Le système cérébral est une
dynamo, il produit de l’électricité. Les différents centres du cerveau
reçoivent et transmettent différentes sortes d’énergie. C’est là que toutes
les forces dynamiques de l’homme sont cachées, ainsi que celles lui per-
mettant d’acquérir sa liberté. Mais son bonheur ne vient pas de sa tête.
Les Turcs disent : « Tous les ennuis viennent de la tête. » Donc, le cerveau
humain n’est pas encore organisé ! C’est un dépôt d’explosifs. Que tu le
touches n’importe où, il produira une explosion. On sait par expérience
que si l’on retire ou bien si l’on ajoute certaines énergies au cerveau, l’état
de l’intellect change tout de suite.

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Dans tous les cas, le succès de l’homme dépend de l’état de son système
nerveux sympathique. La joie, la bonne disposition d’esprit et l’inspiration
y trouvent leur origine. Ce système a une grande importance. Jadis, cela
était connu, mais cela a été oublié et doit être de nouveau étudié.
Les personnes âgées, ignorantes, face à un centre cérébral explosif, disent :
« C’est le cœur perdu de l’homme. » Je réponds : c’est le cerveau non orga-
nisé. Où se trouvent le cœur perdu de l’homme, le cerveau humain non
organisé ? Maintenant nous devons travailler sur l’organisation du cœur
et du cerveau, structurer les pensées, les sentiments et les actes, tous les
organes devant être en conformité avec le système nerveux sympathique.
L’énergie divine arrive par le système nerveux sympathique. Éprouvez ce
que je vous dis pour être convaincu de cette vérité.
Ainsi, vous saurez qu’une mauvaise disposition résulte d’un cerveau
désorganisé et en désaccord avec le système nerveux sympathique. Il a été
mentionné qu’avec une bonne disposition d’esprit, l’homme ressentait une
impression agréable, une sensation de douceur à la base du sternum. Un
tel moment est favorable pour effectuer un travail intensif sur le cerveau en
vue de l’organiser. La force spirituelle de l’homme est cachée dans le plexus
solaire que j’appelle : « le cerveau vivifiant . » Le cerveau et le cerveau vivi-
fiant doivent être mis en harmonie.
Harmoniser ses énergies signifie intégrer dans son intellect, dans son
cœur et dans sa volonté des éléments qui contribuent au développement
de ces derniers. Par exemple, toute pensée a besoin de dynamisme, c’est-
à-dire d’électricité, d’extension, de densité ou de poids, ainsi que de force,
d’impulsion qui contribuent à sa croissance et à son élévation. Si nous
intégrons ces éléments dans la pensée, nous disons qu’elle est sous l’ef-
fet bénéfique des énergies que les températures recèlent. Il ne suffit pas

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de semer une graine, elle doit pousser, fleurir, fructifier et le fruit doit
mûrir. Lorsque la pensée d’un poète, d’un savant ou d’un philosophe vous
enchante, vous saurez qu’il a mis les énergies de tous les tempéraments et
les a harmonisées.

Prenons un triangle isocèle ABC (fig. p 16). Dans la géométrie méca-


nique, le triangle est une figure, mais dans la géométrie vivante, il repré-
sente l’homme en mouvement. Dès que l’homme s’arrête, nous ne voyons
qu’une seule de ses manifestations. Lorsqu’il commence à se mouvoir, nous
voyons, sinon toutes ses manifestations, du moins une partie. Le sommet
du triangle représente la tête de l’homme, c’est-à-dire l’endroit où se mani-
feste son activité intellectuelle. Si le côté AB, la base du triangle augmente
et les côtés AC et BC restent inchangés, la forme du triangle changera, les
deux côtés vont s’abaisser progressivement, jusqu’au moment où ils coïnci-
deront avec la base AB et le triangle deviendra une ligne droite. Quand cela
arrive-t-il ? Lorsque l’homme perd la direction de son mouvement dans la
nature. Dans ce cas, il doit à tout prix revenir à son point de départ, à la
Cause première, le début de la création, de l’activité, du travail.

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Les conditions pour obtenir des résultats satisfaisants résident dans le


cerveau. Le développement futur dépend du cerveau. Il dépend du cerveau
de l’homme d’être en bonne santé, raisonnable, riche et heureux. Si dans
l’homme, le principe raisonnable sait comment utiliser les forces et les dons
de son intellect, il sera en harmonie avec tous les grands Êtres raisonnables.

Représentation graphique des rapports entre force, loi et principe.

Pour quelle raison la ligne A, au début de son mouvement, se dirige-t-


elle vers le haut pour ensuite se courber vers la gauche et vers la droite selon
A1et A2 (fig. ci-dessus) ? La force sans loi ne peut se manifester et la loi
sans raison ne peut être appliquée. C’est la voie du mouvement des éner-
gies dans un arbre. À son début, l’énergie provenant des racines se dirige
vers le haut pour soutenir les branches dans leur position initiale (lignes en
pointillés). Au fur et à mesure que l’arbre croît et se développe, les branches
s’inclinent progressivement jusqu’au point de se pencher vers le bas. Cela
est dû au fait que les forces ‘m2’ ont modifié leur mouvement dans le
monde raisonnable, ce qui a changé la direction de leur idéal dans la vie.
Le mouvement Al A2 vers ‘m2’ est l’expression des sentiments personnels,
de la volonté humaine. L’homme peut-il avoir un idéal sur terre hors de la
raison ? Quand on parle de l’idéal, il faut savoir que l’idéal de l’homme ne

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se manifeste pas à sa naissance, il vient ensuite. Peut-il naître un idéal dans


la tête de l’enfant en l’absence d’une mère et d’un père ? Si l’enfant n’a ni
mère ni père, aucun idéal ne peut naître en lui.
Tant que l’homme n’agit que selon sa propre volonté, il vit dans le
domaine des sentiments personnels (S.P.). Dès qu’il souhaite accomplir
la volonté divine, il s’élève dans une région plus élevée où règne l’Amour
divin (A.D.). Ainsi, de la vie humaine, de la vie dans le domaine des sen-
timents personnels, graduellement l’homme se dirige vers les sentiments
divins qui se trouvent au sommet de sa vie, et de là, il descend graduelle-
ment vers la vie raisonnable (V.R.) où il commence à se redresser. Ensuite,
les sentiments personnels s’équilibrent avec la raison.

L’idéal ne peut s’exprimer que lorsqu’une certaine loi existe. Pour qu’une
loi soit appliquée, une certaine force est exigée. Quand les forces sont
appliquées dans le monde physique, il s’en suit certaines conséquences.
De même, les idées naissent sur terre d’après la loi de cause à effet. Notre
monde, le monde des changements, fond comme fond la glace quand
arrive une vague de chaleur. Les gens appellent cela « fonte, mort, vieillis-
sement », mais cela n’est rien d’autre qu’une transformation de la matière.
Cela montre que l’homme est tombé dans une zone chaude où il fond.
En réalité, le vieillissement n’existe pas dans la nature. Les forces qui par-
ticipent à un acte de création durant une fonte se retirent dans une sphère
plus élevée, à la suite de quoi les conditions pour qu’elles se manifestent sur
terre sont absentes. Nous disons alors qu’il s’est produit un processus de
vieillissement. Si l’homme commence à se courber comme se courbent les

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lignes Al et A2 sur le schéma, cela démontre un surplus de matière inutile


dans son organisme. Cet homme à l’esprit déprimé se trouve dans un état
surchargé, dont parle Louis Counet, qui est dû à un excès de sédiments
dans l’organisme.
En géométrie, on parle surtout de lignes droites et de lignes courbes,
mais aussi de lignes brisées. Cependant, on craint les lignes brisées. Il n’y a
rien de mal dans les lignes brisées. Si une ligne droite ou une ligne courbe
ne se brise pas, nous ne pouvons parler de la manifestation d’une certaine
force. La rupture d’une ligne correspond à une certaine contradiction.
Donc, la rupture d’une ligne n’est pas dangereuse, sauf si cela se produit
de façon chaotique. Dans ce cas, les forces se manifestent incorrectement.
Ainsi, l’homme est mécontent de la rupture quand elle ne s’est pas pro-
duite à sa place. Quand l’eau jaillit, quand la lumière surgit, là aussi il y
a réfraction. Si la lumière ne se réfractait pas, elle ne pourrait se manifes-
ter. Vous direz que ce sont des problèmes philosophiques. Ce sont des
excursions de l’intellect. Celui qui a du temps peut penser à faire de telles
excursions. Elles sont excellentes. L’homme peut monter et descendre de
la montagne, mais l’important, c’est l’application. Si tu n’appliques pas ce
que tu as appris, tu n’auras pas de succès. Tu parleras de lignes droites et de
lignes courbes, mais sans en tirer profit.

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Considérons les côtés du triangle comme des lignes de forces : le côté AB


comme des forces qui agissent dans le corps physique de l’homme, le côté
BC comme des forces qui agissent dans le cerveau et le côté AC comme
des forces qui agissent dans le cœur. Si les forces BC se déversent dans AC,
c’est l’activité du cœur qui augmente ; si les forces AC se déversent dans
BC, c’est l’activité du cerveau qui augmente. Si l’activité intellectuelle de
l’homme augmente, l’activité du corps physique diminue. C’est la raison
pour laquelle, aujourd’hui, la plupart des gens sont très nerveux. Plus l’acti-
vité de l’intellect augmente, plus l’homme s’affaiblit. Pour ne pas épuiser le
système nerveux, une partie des forces intellectuelles doit se déverser dans
le cœur. Si l’activité du cœur augmente, l’organisme grossit. Les forces de
l’organisme représentent la somme des forces de l’intellect et du cœur. Si
le corps se fortifie démesurément au détriment de l’intellect et du cœur,
les forces doivent à tout prix être mises en mouvement : du corps vers
l’intellect et de l’intellect vers le cœur. L’homme doit être en mouvement
perpétuel, ce qui fait que le triangle forme un carré, l’activité des forces
physiques. Le carré accolé au triangle forme un pentagone, polarisation des
forces physiques et spirituelles (fig. p 20).
Retenez la figure du triangle équilatéral comme symbole du développe-
ment harmonieux de l’homme sur les trois plans : intellectuel, du cœur et
physique. L’homme ne doit pas avoir un corps faible, mais il ne doit pas
avoir non plus un corps trop développé, car celui-ci risque d’absorber les
forces de l’intellect et du cœur.
Le carré représente un nombre rationnel et le cercle, un nombre irra-
tionnel. Le carré est un processus achevé, tandis que le cercle est un pro-
cessus inachevé. Si vous faites tourner le carré autour de son centre, il
forme un cercle. Dans ce cas, le carré a quatre points de contact avec le

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cercle. S’il le touche en trois points, il formera une courbe. C’est justement
le troisième point que les savants recherchent. S’ils trouvent le troisième
point les scientifiques détermineront la quadrature du cercle. En résolvant
ce problème, ils détermineront l’orientation des forces dans le cercle. La
solution de ce problème n’a pas encore été trouvée.
Nous avons dit que le cercle, c’est-à-dire la ligne courbe, représente un
processus inachevé. Celui qui suit une ligne courbe doit connaître les lois
de l’éternité, car les processus inachevés ont trait à l’éternité. Celui qui suit
une ligne courbe ignore quel sera son état, ne sait comment se modifieront
ses rapports avec les gens et même avec la nature. Il en est tout autrement
lorsque l’homme suit une ligne droite. Là, les rapports sont définis, car ils
sous-entendent les rapports entre deux personnes. Si un troisième point
apparaît, la ligne se courbe. En recherchant le troisième point, l’homme
cherche à s’élever en dressant une perpendiculaire, l’idéal auquel il aspire.
Lorsque l’homme se fixe un idéal dans la vie, nous disons qu’il est idéaliste.
Quelle est la différence entre l’idéaliste et le matérialiste ? L’idéaliste est
un homme qui monte sur les sommets d’où il observe la nature. Il suit des
perpendiculaires, c’est-à-dire la hauteur du triangle. Il rêve de beaucoup
de choses qui, bien qu’irréalisables, le font se mouvoir. Il travaille avec son
intelligence et avec son cœur, ce qui fait que son triangle est en perpétuel
mouvement. Le matérialiste vit surtout dans les vallées de la vie. Il n’a
qu’une seule aspiration, arranger sa vie le mieux possible. Il conçoit la vie
comme un processus achevé, c’est pourquoi il n’aspire pas à des idéaux
illimités. En fait, dans son évolution, la vie ne se limite pas. C’est juste-
ment en cela que réside sa beauté. En raison de ses conceptions, le maté-
rialiste s’avère être surtout dans le domaine des énergies instables, tandis
que l’idéaliste, dans le domaine des énergies stables. Lequel des deux se

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trouve dans les meilleures conditions ? C’est l’idéaliste. Il puise ses forces
aux sources même de la nature et le matérialiste, aux citernes. La source
coule éternellement et nous fait jouir de son abondance, tandis que la
citerne n’est pleine que temporairement. Tout comme vous comptez sur la
source, vous pouvez vous fier sur tout homme qui comprend la vie, car il
est également lié à la nature raisonnable, ce qui le fait riche et inépuisable
comme elle. Quant au matérialiste peut-on compter longtemps sur lui ?
Aussi longtemps qu’il y a de l’eau dans la citerne.

Les méthodes dont se sert le monde physique sont riches et celles dont
se servent les deux autres mondes sont douces et délicates. En élaborant un
sentiment ou une pensée, vous ne pouvez pas vous servir des méthodes du
monde physique. Il en est de même pour les forces des trois mondes. Plus
vous vous élevez au dessus du monde physique, plus les forces deviennent
fines et douces.
En tant que disciple, vous devez étudier les forces qui agissent en vous,
savoir où et comment les appliquer. Si les forces en vous ont une orienta-
tion ascendante, ouvrez-leur la voie et laissez-les se manifester. Si elles ne
sont pas ascendantes, travaillez sur vous pour les transformer.

Il y a trois vies en l’homme qui coulent simultanément. Elles sont les


manifestations qualitatives du cosmos. L’un des courants passe par l’esto-
mac, c’est la vie physique ; l’autre passe par les poumons et le troisième par
le cerveau. Chacun de ces courants a pour sa part trois autres ramifications.
Par exemple, dans l’estomac s’effectue toute une série de processus. En
parlant de l’estomac je n’ai pas en vue qu’une seule de ses fonctions ; il y a
en lui tout un réseau qui est le système nerveux sympathique qui participe

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à la digestion. Ainsi, chaque courant se ramifie en trois autres courants qui


se rencontrent et se croisent.

Imaginez trois plans, A, B et C dans lesquels agissent


différentes forces (fig. ci-dessus). Les plans A, B et C
représentent les trois mondes - divin, spirituel et phy-
sique. Sur le plan A agissent les forces du monde divin,
c’est-à-dire du monde raisonnable. Sur le plan B agissent
les forces du monde spirituel et sur le plan C, les forces
du monde physique. Les forces des trois mondes sont
interdépendantes. Par exemple, si la direction de la force
C1D change, la direction de la force DE1 changera éga-
lement étant dépendante de la première.
Si la direction de la force DEl change, la direction de la
force E1 E2 changera également. Et inversement, si vous partez du monde
physique vers le haut, vous remarquerez que tout changement de direction
des forces de ce monde se reflète également sur la direction des forces des
deux autres mondes, parce qu’ils se trouvent en interdépendance.
Plus vous montez vers le haut, plus le nombre des changements est
grand. Si vous suivez une ligne droite, vous êtes dans le monde de la pre-
mière dimension. Si vous évoluez sur un plan, vous accédez au monde
des deux dimensions, celui de la longueur et de la largeur. Dès que vous
entrez dans le monde de la troisième dimension, le volume, vous avez trois
directions : la longueur, la largeur et la profondeur. Dans la quatrième
dimension, les corps commencent à croître. Lorsque la ligne se prolonge,

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le plan s’élargit ; lorsque le plan s’élargit, le corps augmente en profondeur.


Lorsque la longueur, la largeur et la profondeur augmentent, le corps com-
mence à grandir, c’est-à-dire qu’il entre dans le domaine de la quatrième
dimension. La première dimension est représentée par une ligne droite, la
deuxième, par un plan, la troisième, par un corps et la quatrième, par la
croissance.
Sachant cela, vous pouvez vous imaginer le nez de l’homme en quatre
dimensions successives. Par exemple, comme une ligne droite dans la pre-
mière dimension, comme un plan dans la deuxième dimension, comme
un corps dans la troisième dimension. En tant que corps qui ne cesse de
croître, le nez représente une grandeur de la quatrième dimension. Plus le
nombre de forces qui ont travaillé sur le nez de l’homme est grand, plus
il englobe de dimensions. Pour comprendre quelle ligne du nez corres-
pond à la quatrième dimension, vous devez observer le système nerveux
de l’homme à un fort grossissement. Ainsi, vous verrez comment œuvre la
nature.
Si vous étudiez l’homme d’un point de vue géomé-
trique, vous pouvez vous le représenter sous la forme
de deux cônes ayant une base commune (fig. ci-des-
sus). Le point A représente un sommet, c’est-à-dire
le monde raisonnable dans l’homme. Le point B est
un centre où convergent les forces du monde spiri-
tuel. Le sommet C, quant à lui, représente un plan où
agissent les forces du monde physique. Lorsque des
changements s’opèrent sur le plan A, des changements
s’opèrent aussi sur les plans B et C. Cela montre qu’il
existe une certaine dépendance entre tous les mondes.

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Il existe également une dépendance entre les vases communicants : le


principe voulant que quel que soit le niveau de l’eau dans l’un des vases, il
est le même dans tous les autres vases indépendamment de leur forme. Les
hommes sont semblables à des vases communicants. Par conséquent, plus
le niveau d’eau augmente ou diminue dans l’un des vases, plus il augmente
ou diminue dans les autres.
Tous les corps sont en mouvement, mais les vitesses sont telles que cela
ne se voit pas, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mouvement. Si les
corps, de même que leurs parties ne bougeaient pas, le monde disparaî-
trait, c’est-à-dire se réduirait à rien.
Si dans le monde divin les forces se meuvent de droite à gauche, dans
le monde spirituel elles se meuvent de gauche à droite. Dans le monde
physique, les forces se meuvent dans un sens opposé à celui du monde
spirituel, dans le même sens que celles du monde divin. Cela montre que
l’homme se trouve en rapports corrects avec les trois mondes. Par consé-
quent, la direction des forces du monde physique correspond à celles du
monde raisonnable.
Le côté droit suppose un champ d’activité plus large que le côté gauche,
parce que c’est là que s’effectue le plus de travail. Dans le passé, 1’homme
travaillait surtout avec le bras gauche et maintenant il travaille davantage
avec le bras droit. Pour ce qui est du cerveau, c’est le contraire. De nos
jours, l’hémisphère gauche de l’homme travaille plus que l’hémisphère
droit. Dans l’avenir, l’hémisphère droit travaillera et le gauche se reposera.
Aujourd’hui, quand il se déplace, l’homme pose d’abord le pied droit, puis
le pied gauche. Faites l’essai :
pendant une semaine, posez d’abord le pied droit ; la deuxième semaine
mettez en avant d’abord le pied gauche. Pendant ce temps observez votre

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état d’esprit. Sera-t-il meilleur lorsque vous partirez du pied droit ou du


pied gauche ? Notez ce qui vous arrivera pendant la première puis la deu-
xième semaine. Ainsi, vous verrez qu’il n’est pas sans importance de partir
d’abord du pied droit ou du pied gauche.
Pour ne pas échouer à vos examens, pour ne pas être battus, ne pas souf-
frir, vous devez être raisonnables, transformer correctement les énergies
dans votre vie, ne pas tomber dans un équilibre statique. Pour être heu-
reux, entrez en équilibre dynamique avec les forces de la nature.

Quand vous voulez comparer votre état à quelque chose, souvent, vous
n’arrivez pas à faire la bonne comparaison. Supposons que vous vous trou-
viez dans un état particulier. Soit le point A sur lequel vous voudriez rester
en équilibre (fig. ci-dessus). Mais, à ce point, vous vous trouvez dans les
contradictions. Deux mouvements existent. Vous vous trouvez dans la
situation C - le sommet. Au point A, vous êtes dans la vallée. Les pluies, la
neige, la boue et autre chose descendent dans la vallée où vous trouvez les
contradictions que vous devrez résoudre Si vous voulez vous trouver dans
un bon état, vous devez monter au sommet. Vous dites : « L’homme doit
élever son esprit. » Les principes sont au sommet et les conditions sont
dans la vallée. Si vous voulez profiter des meilleures conditions, vous devez
descendre dans la vallée. Là, c’est le monde non organisé. Pour l’organiser,

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vous voulez d’abord trouver des serviteurs. L’unique serviteur sera vous-
même, étant donné qu’il n’y en a pas d’autre. Si vous attendez que les gens
vous servent et qu’ils vous comprennent, vous n’aurez pas de succès. Non,
quand vous descendrez dans la vallée, vous devrez penser seul et vous aurez
tout à faire. Vous devrez compter sur vous-même, vous êtes vous-même les
conditions, mais vous vous appuierez sur les deux sommets, là-haut. Pour
les principes, Dieu est en haut, et nous, en bas, nous penserons à Dieu qui
est en haut. Lui seul peut nous aider. Lui, c’est le principe et vous, vous
êtes dans les conditions. Quand Il viendra à ce sommet, Il régularisera
les conditions. Il ne laissera pas survenir une grande chaleur, afin que par
une brutale fonte des neiges, ne se produise un déluge qui pourrait vous
emporter. Parfois, on dit : « Pourquoi les conditions se sont-elles détério-
rées ? » Vous les améliorerez progressivement.
Vous voulez avoir des plaisirs. Quels sont les plaisirs de la vallée ?
Les vallées comportent certaines difficultés, mais on y trouve aussi cer-
tains biens. On trouve sur les sommets certaines choses qui n’existent pas
dans les vallées. Mais, certaines choses manquent sur les sommets. Sup-
posons que vous montiez sur un sommet en désirant éprouver les plaisirs
de la vallée ou bien vous descendez dans la vallée et vous désirez ce que
donnent les sommets. Cela est incompatible, vous ne pouvez pas l’obtenir.
Dans la vie matérielle, vous ne pouvez avoir la disposition intérieure qui
est celle de l’homme spirituel ;
par homme spirituel, je sous-entends celui qui vit sur les sommets C et
B. Celui qui est dans la vallée est matérialiste. C’est une simple explication.
(Le Maître indique le point A). Ce sont des couches de réfraction. Il faut
comprendre les lois de la matière. Supposons que vous soyez mécontents.
Voyez quelle est la nature de votre mécontentement. Si vous êtes dans la

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vallée, vous vous mettrez au travail pour améliorer les conditions. Si vous
êtes sur la montagne, vous vous efforcerez de comprendre les principes des
sommets. Aux sommets des montagnes, vous renoncerez à certains plaisirs
qui vous préoccupent. Par exemple, vous souhaitez boire un cognac, et
vous dites : « Si seulement je pouvais trouver une absinthe ou du cognac
sur ce sommet ! Ou bien, si je pouvais trouver un bon vin, vieux de vingt
ans ou un agneau rôti ! » Justement, sur les hauts sommets, vous ne devez
pas manger de la viande.
Vous devez monter et descendre constamment. Descendre et monter
sans avoir de serviteurs. Si vous êtes dans la vallée, vous monterez seul au
sommet et là-haut, vous prendrez ce dont vous avez besoin et vous redes-
cendrez. C’est la ligne AB. La ligne droite est toujours une liaison entre
deux mondes.

Supposons que vous êtes de mauvaise humeur. Comment retrouver


votre bonne humeur ? Prenez une feuille de papier et commencez à tracer
les lignes suivantes (fig. ci-dessus). Pour créer en vous un état divin, com-
mencez par tracer la ligne en zigzags, avec des pointes et qui correspond à

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un état de mauvaise humeur, puis, tout de suite après, tracez les lignes aux
courbes bien faites. En traçant ainsi une, deux, trois, quatre, dix lignes,
un changement commencera à se produire en vous. Ainsi, tous les chan-
gements dans le monde extérieur qui se produisent dans la nature n’ont
pas d’autre but que celui d’apporter un changement et un renouvellement
en vous-même. Par exemple, un ciel est nuageux, un temps pluvieux, il a
gelé et tout est blanc, etc. Tous ces changements ont pour but de modi-
fier quelque chose en vous-même. Dans ce cas, la nature intervient de
l’extérieur, de façon objective. Dieu agit sur nous de façon concrète. Nous
n’avons pas encore la maturité suffisante pour comprendre la beauté inté-
rieure de la nature ; en tant qu’enfants, nous devons apprendre par le biais
de son côté extérieur. Vous pouvez, ensuite, relier les lignes courbes entre
elles. Parfois, lorsque je ne suis pas bien disposé, je m’assieds pour m’amu-
ser avec un stylo. Je dessine des lignes courbes et ma pensée prend part à
chacune d’elles. Les lignes courbes sont salutaires et les lignes droites sont
créatives, de grande amplitude, elles sont pour l’autre monde, pour les êtres
avancés, pour le futur. Mais vous, vous avez commencé, prématurément,
par ce qui est grand. Quelqu’un dit : « Sais-tu de quoi je suis capable ? »
Cela est pour le futur, pour les dieux ; maintenant, travaillez avec ce qui est
petit. Les lignes droites sont des grandes choses. Avec elles, les problèmes
se résolvent difficilement. C’est plus facile avec les lignes courbes. Un autre
remarque qu’un homme marche sur une voie qui est courbe. Qu’enten-
dez-vous par une voie courbe ? La voie courbe est une impasse. Les voies
courbes sont des culs-de-sac d’où l’énergie est renvoyée en arrière. Si, par
exemple, vous absorbez une nourriture malsaine, votre estomac, qui est
un cul-de-sac, la renvoie par le même chemin. C’est une ligne courbe,
une impasse. Mais quand la nourriture suit la voie naturelle, elle suit une

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ligne courbe correcte. Ainsi, il existe des lignes courbes correctes et d’autres
qui sont sans issue. Les gouttières où l’eau circule sont des lignes courbes
ouvertes. Les tuyaux débouchés sont des lignes magnétiques. Les lignes
droites, elles, sont électriques. L’électricité circule en zigzags, sur des lignes
droites brisées, alors que le magnétisme circule sur des lignes courbes.
Parfois, vous pensez que vous marchez selon une ligne droite, mais en
réalité, pas un seul homme ne marche sur une ligne droite. En observant
le trajet d’un homme, vous pourrez constater qu’il n’est absolument pas
droit, mais qu’il présente de grandes ondulations. En marchant ou en par-
lant, nous dessinons toujours des lignes courbes. Je les appelle les lignes
de la moindre résistance. Dès qu’elle se heurte à une résistance, que les
conditions sont mauvaises, la ligne droite se tord, mais si les conditions
sont bonnes, elle continue tout droit. Les lignes droites sont la preuve que
les conditions extérieures sont favorables.
La ligne courbe épouse deux formes selon que la résistance provient de
l’extérieur ou de l’intérieur. Si elle vient de l’extérieur, la ligne sera concave,
si elle vient de l’intérieur, elle sera convexe. On peut voir, parmi vous, de
telles lignes sur les visages. Quand l’appareil digestif est bien développé,
on observe des lignes convexes au niveau des tempes, ce qui signifie que
l’homme dispose de bonnes conditions à l’extérieur pour se nourrir. Quand
l’estomac est en bonne santé, les joues sont bien remplies, convexes Quand
les joues sont creuses, concaves, et les pommettes saillantes, convexes, l’es-
tomac se trouve dans de mauvaises conditions ; un tel homme ne se nourrit
pas convenablement ; s’il pense correctement, en peu de temps ces creux
commenceront à se remplir. C’est ainsi que ceux qui étudient la pensée
humaine soutiennent que l’homme peut construire son corps, mais ce n’est
pas un travail aussi facile qu’il le paraît. Si l’homme savait penser correcte-
ment il pourrait modeler parfaitement son visage.

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Dans les conditions difficiles, l’homme ne doit pas se décourager. Vous


pouvez toucher un serpent sans qu’il vous répugne, sans en avoir peur, mais
il faut savoir comment le toucher. Il n’existe pas d’être plus tranquille que
le serpent quand il fait froid, et d’être plus méchant quand il fait chaud.
Donc, touchez le serpent quand il fait froid et pas s’il fait chaud. Lorsque
le temps est chaud, saisissez-le par le cou.
Que représente le serpent ? Certaines forces existent en nous qui, dans
certaines conditions, ont le caractère du serpent. Quand les conditions
extérieures sont mauvaises, ces forces agissent bien, mais quand les condi-
tions sont très bonnes à l’extérieur, ces forces ont alors un caractère diamé-
tralement opposé. Quand un homme s’enrichit, ces forces agissent mal et
l’homme devient complètement différent. Quand il fait froid, le serpent
est inoffensif, mais quand il se réchauffe, il devient dangereux. Ignorant ces
forces, parfois, dans un monde froid, vous vous réjouissez, car vos serpents
sont paisibles. Parfois, vous vous trouvez dans un monde chaud, alors vos
serpents sont dangereux. Dans ce cas, gardez-vous de vous réjouir ; dans
ces moments-là, le serpent peut vous mordre. C’est là toute une philoso-
phie. Quand extérieurement la vie s’améliore, vous devez rester très vigi-
lants. Pourquoi Dieu a-t-Il créé les serpents ? Laissez cette question de côté.
Vous ne pouvez pas vous passer d’eux, ce sont des forces. Chaque force qui
travaille est un serpent. La voie sur laquelle la force travaille est un serpent
et ce serpent peut soit vous être utile, soit vous être nuisible.

Il est difficile de connaître l’homme du point de vue géométrique et


psychologique. Connaître l’homme du point de vue géométrique signifie
trouver en lui les trois points de contact où se croisent les plans où agissent

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le soleil, la lune et la terre. Les formes et leur organisation dans l’homme


sont déterminées par l’influence qu’exerce le soleil sur lui. La lune exerce
une influence sur les idées et la religion de l’homme. C’est pour cela qu’il
est dit de la lune qu’elle est la mère de l’imagination, du monde des idées
dans l’homme. La matière qui revêt les formes vient de la terre. Donc, le
soleil a pour objet l’intellect ; la lune, le cœur et la terre, le corps. Si la
circulation du sang et l’appareil respiratoire fonctionnent correctement le
caractère de l’homme est gai, jovial et optimiste. Un tel homme se trouve
sous l’influence du soleil. La lune donne naissance aux idées mais ne leur
donne pas de direction, c’est le soleil qui la leur donne. La terre, de son
côté, est semblable au percepteur des impôts. Elle tient exactement les
comptes de ce qu’elle a donné et de ce qu’elle doit recevoir.
Si l’homme est en harmonie avec le soleil, il sera en harmonie avec la
lune et avec la terre. La bonne influence du soleil sur l’homme améliore
l’état de son sang artériel. Le lien entre l’influence du soleil et le sang arté-
riel se trouve dans les pensées et les sentiments. Le soleil élève les pensées et
les sentiments et de ce fait le sang se purifie. Et dans le sens inverse, lorsque
les pensées, les sentiments et les actes harmonieux sont en conformité avec
les énergies du soleil, de la lune et de la terre, l’homme se réjouit de la vie
et profite de ses biens.
Avoir conscience de ses biens et appliquer les sciences occultes dans sa
vie, cela signifie être un occultiste. Avoir une idée sur Dieu n’est pas de
l’occultisme. Le véritable occultiste met Dieu là où est le soleil, ses proches
là où est la lune et soi-même, là où est la terre. Dans la famille, vous consi-
dérerez le père en tant que soleil, la mère en tant que lune et vous-même
en tant que terre.

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Deux choses existent dans l’homme : l’une qui perd toujours et l’autre
qui gagne toujours. Ce qui gagne, c’est le Divin. C’est la loi de la transfor-
mation des énergies. Dans le monde divin, la vie émane seulement quand
les énergies se transforment. Les énergies divines doivent se transformer,
s’adapter à l’âme humaine afin que celle-ci puisse vivre dans le monde
physique. Une fois descendue sur terre, l’âme ne peut déjà plus garder sa
force première ni sa pureté divine si la transformation des énergies divines
ne se produit pas. Prenez, par exemple, le poisson. Il meurt dès qu’il sort de
l’eau. De même, l’homme ne peut vivre en dehors de l’air. S’il entre dans
le milieu où vivent les Anges, là non plus il ne peut vivre.
Sur terre, l’énergie que nous accumulons dans nos corps sera utile un
jour à des êtres plus évolués. Elle sera le fondement d’une culture plus évo-
luée que l’actuelle. Le mal réside dans le fait que si vous marchez sur la voie
descendante par rapport à votre développement, vous serez mêlés à cette
matière dont vous ne pourrez plus vous libérer, si vous marchez sur la voie
ascendante, vous vous en libèrerez.
Quand vous laisserez vos corps sur terre, vous en serez libérés, vous
entrerez dans le monde angélique, vous jouirez des biens que vous avez
laissés sur terre.
En tant que disciples de l’école occulte, vous devez avoir des concep-
tions plus profondes sur la vie. J’attire votre attention sur ce qui précède,
afin que ne naisse pas en vous la peur de votre propre ombre. Non, une fois
venus sur terre, vous êtes liés avec ses lois et vous devez vous développer
d’une manière divine et non humaine.
Que savez-vous sur le fonctionnement des forces positives et négatives
dans la nature ? Les forces de même nature se repoussent et les forces de
nature opposée s’attirent parce qu’elles n’ont pas de centre commun.

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L’homme est toujours en contact avec les forces de la nature dont cer-
taines l’attirent et les autres le repoussent. Par exemple, le bien, en tant que
force positive l’attire et le mal le repousse. Le bien est une force qui agit dans
un milieu raréfié, le mal dans un milieu dense. En conséquence, le bien est
plus léger que le mal. Et, en effet, si vous mettez l’homme sur une balance,
vous constaterez que l’homme bon est léger et que l’homme méchant est
plus lourd. Celui qui est en bonne santé est plus lourd que celui qui est
malade. Donc celui qui est en bonne santé est plus méchant que le malade.
Cela est vrai jusqu’à un certain point. Pourquoi ? Tant que l’homme est
en bonne santé, il est en relation avec beaucoup de monde. Il se dispute
avec l’un, avec l’autre aussi, jusqu’au moment où il tombe malade. Une
fois malade, l’homme s’adoucit et devient meilleur. Il ne se fâche plus et
ne se dispute plus avec quiconque. Voyez ce qui arrive à quelqu’un, malade
durant quarante jours, il devient doux, pareil à un saint. Il se trouve sous
l’influence des forces négatives qui l’éduquent.
Quand les forces positives deviennent prédominantes dans l’organisme,
l’homme guérit. Ainsi, pour être en bonne santé, l’homme doit régler les
forces de son organisme de telle façon qu’elles ne se repoussent pas. Chaque
répulsion provoque un choc dans l’organisme. Nous en avons un exemple
avec la meule et le couteau qui sont deux forces positives. La meule aiguise
le couteau, mais les deux s’usent, perdent quelque chose d’eux-mêmes.
Que sous-entendons-nous par l’organisation des forces ? Leur concentra-
tion vers un centre commun. En effet, quand l’homme travaille consciem-
ment sur lui-même, en fin de compte, il parvient à organiser ses forces qui
se dirigent vers le centre commun d’où il puise de nouvelles forces. Quand
l’homme donne priorité au Divin en lui-même, il est déjà organisé, chaque

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force est guidée par le Divin. Cela signifie que ses pensées, ses sentiments
et ses actions sont dirigés par la voie divine.

Les forces du bien viennent d’en haut. La loi de l’action réciproque


des forces positives et négatives dans la nature s’applique aussi en méca-
nique. Tous les techniciens utilisent cette loi démontrant que les forces
positives prennent toujours une partie des forces négatives et qu’en consé-
quence, l’énergie des premières augmente tandis que celle des secondes
diminue. Quand les forces positives du bien et du mal se rencontrent, elles
se repoussent, alors les forces du bien descendent du haut vers le bas et
détruisent la matière dense dans laquelle agit le mal.
En tant que disciple, vous devez étudier l’action des forces positives et
négatives sur votre vie physique et psychique afin de les utiliser raisonna-
blement. Un regard est capable de produire une élévation ou un abaisse-
ment de l’esprit. Par le regard, on se lie avec les forces du bien et du mal
dans la nature. Cette loi agit sur les pensées et sur les sentiments. C’est
pourquoi deux savants ou deux héros ne peuvent vivre au même endroit,
leurs énergies sont identiques. Le Bulgare exprime cette loi par le proverbe
suivant : « Deux coqs ne peuvent pas chanter sur le même tas de fumier. »
Deux litres d’eau ne peuvent être mis dans une bouteille d’un litre. Un
litre d’eau entrera dans la bouteille et l’autre restera à l’extérieur, assiégeant
et enveloppant la bouteille. Cela résulte de la loi de la répulsion. Donc,
quand 1’homme se trouve face aux forces positives en lui-même, il doit
étudier les forces négatives à l’extérieur de lui-même, et inversement, s’il
se trouve face aux forces négatives en lui-même, il doit étudier les forces
positives à l’extérieur et déterminer quelle est leur action.

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En étudiant les forces de la nature, vous constatez que tous les corps se
trouvent sous leur influence. Par exemple, le soleil, la terre et toutes les pla-
nètes sont soumis à ces forces. Avec ses pensées, ses sentiments et ses actes,
l’homme se trouve également sous l’influence de ces forces positives et
négatives. C’est pourquoi, il est inutile d’éviter l’influence des forces d’une
nature aux dépens des autres, il faut les équilibrer en soi-même.
Si vous voulez vous développer conformément aux lois et aux règles de
la nature, vous devez être intérieurement en harmonie : développez-vous
de façon correcte intellectuellement et spirituellement. Ceci est nécessaire
pour acquérir de l’énergie. Celui dont l’intellect n’est pas correctement
développé, pas plus que ne le sont le cœur et la volonté, ne se développe
pas normalement, il n’est pas un homme à proprement parler, mais anor-
mal. Ces trois choses sont nécessaires à 1’homme.
L’homme doit aspirer à l’harmonisation des forces en son âme. Pour y
parvenir, il doit renoncer au doute et au soupçon qui sont des forces néga-
tives. S’il s’y trouve confronté, il doit les transformer en forces positives. Il
n’est pas possible à l’homme de rester en permanence dans le même état.
En outre, plus vite il en change, mieux cela est pour lui. Par exemple, quand
il marche, l’homme avance tantôt le pied droit, tantôt le pied gauche. En
même temps, les énergies alternent. Le pied gauche est d’abord passif et le
pied droit qui avance est actif. Dès que le pied gauche prend la place du
pied droit, il devient actif. Il y a alternance des énergies, ainsi l’homme
se déplace. Il en est de même pour l’intellect et le cœur : à un moment
donné l’intellect est actif et au moment suivant, il est passif ; à un moment
le cœur est passif, ensuite, il est actif. Tant que les énergies continuent à
alterner, l’homme se développe correctement.
Si l’alternance des énergies ne se produit pas correctement, des états
maladifs apparaissent : colère, doute, soupçon, incrédulité, etc. Si vous

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tombez dans un état négatif, essayez de le transformer, d’une façon ou


d’une autre, par exemple en faisant des mouvements, en mangeant quelque
chose, etc. On a remarqué que se nourrir permettait d’équilibrer les forces
en l’homme. Si vous constatez que deux personnes se disputent, donnez
leur quelque chose à manger. Dès qu’elles commenceront à manger, la dis-
pute s’arrêtera. La nourriture contient donc des éléments capables d’adou-
cir les énergies brutales en l’homme.
L’homme doit étudier les parties externes de son corps pour com-
prendre les forces qui sont en lui, ce qui le stimule et l’incite à développer
la confiance en ses dons et ses capacités. Certaines personnes, par exemple,
ne peuvent pas dire la vérité parce qu’elles sont très peureuses. D’autres
ne peuvent pas mentir parce qu’elles sont très conscientes. C’est toute une
science. Il faudrait avoir un tableau noir pour pouvoir faire un schéma
expliquant comment l’énergie s’accumule dans la tête de l’homme. Ce sera
pour plus tard, quand vous serez prêt. Le moment venu, nous commence-
rons à étudier comment se fait l’accumulation de l’énergie dans le cerveau.
Le cerveau humain est un accumulateur en liaison constante avec la nature
vivante. C’est pourquoi vous devez garder votre intellect et votre cœur en
accord avec la nature vivante, afin que l’échange qui se produit entre elle
et vous soit correct.
Alors, vos affaires extérieures, intellectuelles et affectives ne pourront
s’embrouiller.

L’homme a cinq visages : quatre humains et un divin. Les visages humains


sont dans les pieds et dans les mains, et le visage divin est dans la tête.

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L’énergie irradiante qui sort du corps humain coule beaucoup plus par les
mains et les pieds. Cette énergie irradiante, d’après le spiritisme, s’appelle
fluide. C’est une énergie que, dans certaines conditions, nous pouvons
enfermer en nous-mêmes en croisant les bras et les jambes. En nous fati-
gant intellectuellement ou physiquement, nous perdons beaucoup de cette
énergie et alors nous sentons une lassitude.
Cette énergie irradiante forme autour de la tête une auréole, connue sous
le nom de nimbe, et visible pour les clairvoyants. L’auréole de l’homme est
en relation avec son caractère. L’homme acrimonieux a un nimbe vert,
celui de l’homme cruel est rouge et celui de l’homme sage est bleu. Le
nimbe du saint est rayonnant, jaune clair.
Dans l’intellect et dans le cœur se trouvent deux centres : un positif et
un négatif. Il doit toujours exister une harmonie entre le cœur et l’intellect.
Quand j’entre dans une pauvre masure chez un homme malheureux,
et que je fais le bien, mes pieds plairont à tous. Ce sont des pieds du bien
qui accomplissent la volonté divine. À qui ne plairait pas une main prête
à travailler, à offrir le bien aux autres ? Qui n’aimerait pas cette main ? Elle
plaira à tous, et tous l’embrasseront. Quelqu’un te frappe, mais cette main
vient pour te secourir. Ne l’aimeras-tu pas ? Tu l’aimeras. En réfléchissant
sur mes mains, je dois dire : elles doivent être l’expression de la haute jus-
tice divine. À la vue de mes pieds, je dois dire : mes pieds doivent marcher
sur la voie de la haute vertu divine. Je dois m’en souvenir chaque jour en
les regardant. En agissant ainsi, un grand changement se produira en vous,
vous n’aurez plus ces visages pensifs et sombres aux yeux creusés et aux
traits désespérés.
Une chose importante est de savoir pourquoi Dieu nous a donné des
mains. Les mains sont l’expression de la volonté divine. Les mains sont

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une dynamo, les deux courants électriques d’une batterie, et il dépend de


vous de savoir où les mettre pour régulariser vos énergies. En tenant vos
mains de manière relâchée, pendantes, vous serez toujours faibles. Si vous
voulez être en liaison avec les forces raisonnables de la nature, gardez vos
mains fermes, avec un bon tonus. D’autre part, les personnes sèches ont
des mains trop contractées. Trouvez un état intermédiaire. Si vous voulez
être en liaison avec un courant terrestre, gardez vos bras et vos jambes ainsi
que tous les muscles de votre corps tendus seulement quelques secondes,
et vous régulariserez immédiatement les courants dans votre corps. Faites
des exercices le matin pour profiter des courants vitaux qui se dirigent du
soleil vers la terre.

La lettre ‘h’ montre que la matière, dans laquelle l’homme est descendu,
a commencé à se densifier et que l’homme s’est dédoublé. Alors, les jambes
de l’homme ont pris forme. Donc, les jambes représentent deux principes.
Pour que l’homme puisse marcher, se déplacer, il doit absolument avoir
deux pôles. Ces deux pôles dans la vie courante représentent l’intellect et
le cœur de l’homme qui s’expriment extérieurement par les formes sui-
vantes : homme et femme, fils et fille, instituteur et élève, maître et ser-
viteur. Quand le ‘h’ est tourné la tête en bas, prenant l’image d’un petit
verre, cela montre que l’homme commence à se diriger vers Dieu, il désire
se diriger vers le haut, comme les plantes.
En parlant des jambes, j’ai en vue les êtres raisonnables qui les ont créées.
Les jambes, ne pouvant pas recevoir directement l’énergie solaire, reçoivent
les énergies issues du centre de la terre. Quand l’homme reçoit l’énergie ter-
restre, il devient courageux, déterminé et son corps est vivifié. Les plantes
et les animaux comprennent cette loi et l’appliquent correctement.

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« Ta parole est le flambeau de mes pieds. » Gardez cette pensée dans


votre intellect et sachez que Dieu a béni la terre sur laquelle vous marchez.
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles l’homme doit mettre les pieds
sur la terre. La distance sur laquelle il doit cheminer est aussi déterminée.
Les pieds humains doivent être chauds. Cela traduit l’état de santé. Si
les pieds ne sont pas chauds et se refroidissent souvent, l’homme n’est pas
en bonne santé. Les pieds froids sont la première prédisposition à la neu-
rasthénie. Les neurasthéniques et ceux qui perdent leur bonne disposition
d’esprit doivent marcher de temps en temps pieds nus sur du sable fin ou
sur une herbe douce. Ils entreront ainsi en contact direct avec les forces
vitales de la terre et se tonifieront.

Étant à l’école, vous avez étudié, au cours de sciences naturelles, les


mille-pattes, les araignées, etc. Vous êtes-vous posé la question de savoir
pourquoi la nature a pourvu les mille-pattes d’autant de pattes ? Et pour-
quoi elle a donné quatre paires de pattes aux araignées ?
Comme vous le voyez, la nature utilise des séries de chiffres : de dix,
de cent, de mille, etc., d’où dérivent les subdivisions des choses en dix,
en cent, en mille… Mais, d’autre part, elle travaille aussi avec les chiffres
sept, quatorze, vingt-et-un, etc. Nous appelons ces groupes de chiffres des
gammes. En général, la nature se sert de différents chiffres. Dans la chimie,
par exemple, nous voyons que se réunissent deux, trois ou plusieurs atomes
de différents éléments pour former des corps complexes ou composés dont
la détermination dépend de la valence des éléments.

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Lequel des deux systèmes : décimal ou celui qui repose sur le chiffre
sept, est-il le plus juste ? C’est le système décimal, généralement utilisé par
les kabalistes.
Les chiffres dont on se sert dans la vie ordinaire ne sont pas absolu-
ment rigoureux et on doit, pour plus de précision, les diviser. L’unité, par
exemple, peut se diviser en dix et cette dixième partie peut elle-même être
subdivisée en dix, etc. Les figures et les chiffres utilisés en géométrie sont
des mesures incomplètes : le carré, le rectangle, le pentagone, l’hexagone,
le cercle… représentent des mondes limités. Ce sont des mesures dont on
ne peut se servir que dans certaines conditions. Il importe pourtant de les
étudier et de les connaître pour les utiliser.
En quoi consiste la vraie science ? Elle consiste dans la connaissance
et la compréhension des images primaires. La géométrie employée par
la nature, nous l’appelons ‘primaire’, ‘idéologique’. Elle est en dehors du
temps et de l’espace. La géométrie et les mathématiques en usage dans le
monde scientifique contemporain sont des versions, des images de la géo-
métrie ‘primaire’ accommodée aux conditions et à l’état de la vie actuelle.
À quoi est dû le vieillissement ? À la formation de composés complexes
qui s’accumulent dans les tissus sans que l’organisme ne puisse les assimi-
ler. Si l’on accepte que les cellules soient immortelles, elles se désintègrent
pourtant un jour et cessent leur activité, à la suite de quoi l’homme meurt.
Dans chaque organisme existe une cellule centrale - la monade - autour de
laquelle toutes les autres cellules se groupent, formant ainsi un organisme
déterminé. Tant que celui-ci est vivant, un certain lien existe entre la cel-
lule centrale et les autres cellules. Dès que ce lien se rompt, les cellules se
désunissent, se séparent de la cellule centrale et l’organisme meurt. C’est
cette dissociation que les hommes appellent la mort.

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Comme l’homme perd sa force et l’acquiert de nouveau, comme il peut


progresser et régresser, le même processus se retrouve dans l’élément car-
bone qui, en passant du règne minéral au règne végétal, puis au règne
animal et humain, se développe graduellement, acquérant à chaque fois
quelque chose de plus. Mais, de même qu’il peut gagner, il peut aussi
perdre et, en perdant de sa force, il devient inerte, inactif et se combine
alors difficilement avec d’autres éléments. Par analogie, tous les éléments
qui ont perdu leur force primaire deviennent inactifs et ne peuvent plus
que constituer des dépôts, démontrant ainsi l’achèvement d’un processus.
Et il faut après cela que se passent de nombreuses années pour que l’élé-
ment en question puisse retrouver sa force.
Pour que ces éléments entrent en combinaison, des conditions spéciales
sont nécessaires. Pour la même raison, quand nous disons qu’un organe
est atrophié, cela signifie que ses cellules ont perdu leur activité, leur force
primaire ou qu’elles manquent de l’attraction réciproque qui les prive de
toute action vitale. Pour ne pas connaître une telle situation, l’homme ne
doit pas conserver dans son intellect des pensées sombres, négatives, par
exemple, l’appréhension de la mort. Mais si, au sein même de cet état néga-
tif, apparaissent des pensées d’espoir et d’optimisme, il peut alors transfor-
mer son état et guérir. Quand les pensées sont partagées entre l’espoir et le
désespoir, il y a lutte, certes, mais au moins il y a mouvement. Mais si les
pensées deviennent exclusivement négatives, alors tout est fini.
De grands dangers guettent l’homme qui nourrit des désirs irréalisables.
Certaines idées sont aussi peu réalisables que celle qui consisterait à vouloir
faire passer toute l’eau de l’océan pacifique au travers du trou d’une aiguille
de couturière ! Combien de millions d’années faudrait-il ? Dans les condi-
tions contemporaines, certaines idées sont absolument inexécutables.

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Revenons maintenant à notre système décimal. Qui a appris aux humains


à s’en servir ? Il demeure comme héritage des grands ancêtres, des premiers
maîtres de l’humanité. Tout ce que la science contemporaine connaît a été
transmis par eux. Les scientifiques actuels traduisent les œuvres originales
de leurs ancêtres. Un chercheur, par exemple, travaille sur un sujet donné
pendant vingt ans, et enfin découvre quelque chose. C’est tout naturel : en
pensant intensément à sa recherche, il accommode son intellect de façon
telle qu’il peut recevoir, par suggestion, des lumières des Êtres raisonnables
qui se trouvent dans les mondes supérieurs. Ce chercheur a imposé un
travail intense à son intellect pendant vingt ans jusqu’à ce qu’il arrive à
se lier avec les Êtres du monde d’en-haut. Ainsi, par sa pensée, l’homme
se lie avec des centres intelligents de l’univers et transmet leur pensée. Si
toute l’humanité pouvait s’unir consciemment avec le monde supérieur,
une nouvelle époque de la culture en résulterait et l’homme pourrait rece-
voir directement des connaissances, comme certains initiés égyptiens le
faisaient en leur temps. Mis dans un sommeil magnétique, ils sortaient de
leur corps et s’élevaient haut dans l’espace d’où ils observaient la terre et sa
position parmi les autres planètes. Ils pouvaient ainsi examiner les choses
d’une manière telle qu’aucune théorie ne leur aurait permis de le faire.
Aux hommes actuels, un avenir encore plus grandiose peut se dévoiler et
advenir, à condition qu’ils renoncent à leur vie superficielle. Leurs concep-
tions mesquines les font ressembler aux scarabées qui tantôt sortent de leur
trou et tantôt se cachent. Si une paille tombe dans leur trou, ils l’examinent
minutieusement pour essayer de savoir comment elle est faite et comment
elle est arrivée là. Ils ne peuvent rien répondre, mais l’homme, lui, le peut.
Quand une idée nouvelle pénètre dans son intellect, il se trouve dans la
même situation que le scarabée par rapport à la paille. Il l’examine et s’in-

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terroge. Dans le doute, il sort de son trou. Pourquoi ? Parce que le doute
n’est pas inhérent à son âme et le trouble. Il veut se libérer du doute. Dès
que le Principe raisonnable voit un humain désireux de se libérer, il lui
suggère : « Il est temps de sortir de ton trou. - Mais que dois-je faire ? - Tu
dois devenir un oiseau. »
Ce sont là des pensées, des raisonnements justes. Pourtant, les humains
se moquent des scarabées, sans se rendre compte qu’ils agissent comme
eux dans leur vie quotidienne, indécis et hésitants. En tant qu’hommes,
ils doivent être courageux, hardis, sans peur, avec des idées précises. La
peur peut être extérieure à eux, mais pas intérieure. L’être humain doit être
maître de sa peur, la mener comme le montreur d’ours mène son animal.
Il lui faut dompter sa peur, sa colère. Or, que voyons-nous aujourd’hui ?
Le contraire. Ce sont la peur et la colère qui le mènent. Le comporte-
ment de l’homme actuel servira de matière d’étude dans l’avenir. Dans le
passé, les scientifiques ne s’intéressaient pas du tout à ce dont ils s’occupent
aujourd’hui. Par exemple, ils étudient maintenant comment se développe
une graine de pomme, comment se fait la ramification, combien de racines
croissent en terre, etc. Les deux cotylédons représentent deux possibilités
dans le développement de la pomme, puisque, au début, ils apparaissent,
suivis de deux autres, en croix, se ramifiant symétriquement et progressi-
vement.

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Ainsi, en observant les végétaux, nous pouvons discerner nettement les


deux vies : matérielle et spirituelle. La première s’exprime par les racines,
et la deuxième par les branches. Géométriquement, ces deux formes de
vie peuvent être figurées par des triangles (fig. ci-dessus). Le triangle ABC
représente la vie matérielle, celle des racines. Le triangle CA’B’, la vie spi-
rituelle, celle des branches. Dans un développement correct des végétaux,
les énergies, les sucs des racines montent vers les branches, et les énergies et
sucs des branches descendent vers les racines. Cet échange aide à la crois-
sance, au développement des plantes.
Un tel échange s’opère aussi chez l’homme. Les énergies de sa vie phy-
sique se dirigent vers la vie spirituelle et les énergies de cette dernière
descendent dans la vie matérielle. C’est là un échange correct, une juste
transformation des énergies : celles de la vie inférieure doivent aller dans la
supérieure, afin d’être élaborées, et redescendent ensuite dans la vie infé-
rieure pour l’aider à s’élever d’un degré. Ainsi, quand on parle de vie spi-
rituelle, il ne faut pas entendre uniquement la vie des branches, mais aussi
celle des racines. C’est alors la vie pleine. La vie spirituelle renferme aussi
en elle la vie physique. Par ‘vie spirituelle’, bien des gens de conviction reli-
gieuse n’entendent que la vie des branches ; de ce fait, ils sont exposés à une
sorte de dégénérescence. Celle-ci est un état anormal de l’organisme dans
lequel les énergies ne se transforment pas correctement. Pour l’échange des
énergies - du monde spirituel au matériel et réciproquement - l’homme
doit posséder la connaissance nécessaire lui permettant de venir à bout de
ce processus ; c’est là que réside le vrai sens de la vie.
Si l’être humain ne sait pas transformer correctement les énergies de ses
désirs inférieurs, il risque de tomber malade, et ce déséquilibre se réper-
cutera sur ses sentiments, sur sa vie spirituelle. Voilà pourquoi, en même

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temps que l’anatomie et la physiologie du corps physique, l’homme doit


étudier l’anatomie et la physiologie du corps astral. C’est la condition
nécessaire à une transformation correcte des énergies de son organisme.
Les maladies actuelles sont précisément dues à l’incompréhension, à la
méconnaissance de la loi de la transformation de l’énergie. Pour arriver
à une application naturelle de cette loi, il faut mener une vie hautement
morale, idéale. Un homme s’occupe-t-il de musique, de peinture, d’un art
quelconque ? Pour toute activité, il faut une idée directrice. Avant d’entre-
prendre le portrait d’un grand homme, le peintre doit observer le front, le
nez, le menton de son modèle, comparer leurs proportions et se mettre au
travail. Pour dessiner ou peindre avec fidélité une personne, il est indispen-
sable de la connaître, de s’imprégner de sa personnalité, d’avoir une idée de
ses pensées, de ses sentiments, de ses actes.
Souvent, vous vous posez la question de savoir pourquoi un humain
succombe devant les tentations, devant les difficultés de la vie ? Cela est dû
à ce que son système stomacal est très développé (l’estomac représente la
vie physique de l’homme - le triangle ABC de la figure p 51) ;
il ne peut alors résister aux fortes tentations ; il mange et boit exagéré-
ment et se comporte sans beaucoup de moralité. Il n’est pas en mesure de
transformer ses énergies physiques en spirituelles. Le deuxième triangle
(CA’ B’) représente la vie spirituelle, intellectuelle. Quand les énergies intel-
lectuelles prédominent, apparaît en l’être le désir de devenir un homme
illustre, et, là encore, il doit savoir comment transformer les énergies de
son cerveau pour ne pas tomber dans la vanité.
En général, les énergies de différentes natures doivent être correctement
transformées pour ne pas produire des dépôts en l’être humain. Cette loi
doit être gardée pour l’éducation de la jeune génération. Une fois venu

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sur terre, l’homme doit monter et descendre justement. Représentant une


combinaison du matériel et du spirituel, il doit prendre également soin de
ses deux natures. La vie matérielle sans la spirituelle n’a aucun sens, la réci-
proque étant aussi vraie. L’esprit sans matière ne peut exister, ni la matière
sans l’esprit. L’homme doit être spirituel, mais simultanément matériel et
une pleine harmonie doit régner entre ses deux natures. Alors, les condi-
tions sont remplies pour la réalisation d’une vie élevée après laquelle chaque
être raisonnable aspire.
Sachant cela, on ne doit renier ni la vie matérielle ni la vie spirituelle
qui doivent mutuellement se compléter en réalisant un juste échange entre
elles.

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2
LES FORCES CONSCIENTES
ET INCONSCIENTES

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

Q uelle est l’idée principale qui


préoccupe l’élève lorsqu’il entre
à l’école ? Il veut s’instruire,
acquérir des connaissances. Il
cherche à développer ce qui a été
déposé dans son âme, dans son intellect et dans son
cœur.
Lorsqu’il a acquis ces connaissances, développé
ses capacités et ses dons, il faut qu’il apprenne à les
préserver. Dans ce but, il lui est nécessaire d’avoir
préparé un bon terrain, afin que chaque pensée
qu’il y sèmera puisse donner des fruits.
Vous aussi, comme élève, vous voulez vous
instruire, acquérir une science. Selon que le mot
science est écrit en langue slave ou en latin, il a
deux compréhensions différentes. Le mot slave
‘na’ ou ‘ka’ signifie ‘savoir’, ‘connaissance’ et nous
démontre que les Slaves recherchent dans la science
des méthodes pour concilier les contradictions de

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

la vie ; tandis que les races anglo-saxonne ou latine se servent du mot latin
‘scientia’ pour désigner l’idée du savoir.
Cela démontre que l’intellect des Anglo-Saxons et des Latins est dirigé
vers l’étude des relations entre les différentes formes et vers les change-
ments éternels de la nature vivante.
La première lettre ‘S’ du mot scientia, désigne l’infini. Ainsi, vous pouvez
étudier la science, c’est-à-dire vouloir vous instruire dans le savoir, soit
pour trouver la méthode qui vous permettra de concilier les contradictions
dans la vie, soit comme moyen d’utiliser les forces de la nature.
Celui qui étudie la science afin d’utiliser les forces de la nature se trouve
en grand danger parce que l’égoïsme peut se manifester en lui : il com-
mence à se sentir au-dessus des autres. Il acquiert plus de confiance en lui-
même et il finit par penser qu’il dispose de forces qu’il peut utiliser comme
bon lui semble.
Il y a donc deux catégories de personnes : les unes qui se croient très
importantes et pensent qu’elles peuvent tout, savent tout, etc. Les autres
qui cherchent avec prudence et respect une méthode pour concilier les
contradictions qu’elles rencontrent, et en même temps, grâce à cela, guérir
les douleurs de leur cœur.
Et vous, lorsque vous désirez vous instruire dans la science qui vous
aidera dans votre vie, vous devez commencer par vous étudier vous-même.
« Connais-toi toi-même », a dit Socrate. Est-ce à dire ce qui est en nous
le plus élevé ou ce qui est le plus bas ? « Se connaître soi-même », c’est
connaître ce qui est le plus haut en soi : connaître le Principe divin, c’est-
à-dire Dieu en soi.
Si vous connaissez Dieu en vous-même, vous connaîtrez aussi les condi-
tions qui vous permettront de croître et de vous développer correctement.

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

Vous trouverez les conditions qui, d’une part, donneront une direction à
votre développement et à votre croissance, et qui, d’autre part, équilibre-
ront les forces qui agissent en vous.
Imaginez un être qui développe correctement son intellect et son cœur ;
chacun espère qu’il sortira de lui un grand bien, mais ce que l’on n’avait
pas prévu arriva : sa forme, son corps le quittent, rien ne reste de lui. La
cause de cela est due au Maître qui a créé cette forme. Si un maître potier
façonne un pot de travers, il le détruit, et le réduisant en pâte, façonne avec
elle un pot nouveau plus beau de forme et de meilleure cuisson.
C’est toujours ainsi que l’élève détruit les formes de ce qui est bas, limité
et le travaille jusqu’à ce qu’il parvienne à en tirer une forme plus stable,
plus belle. Souvent les jeunes, pensant qu’ils sont plus intelligents, disent :
« Nous montrerons aux vieux comment on doit vivre. » Dans leur jeune
âge, les vieux disaient la même chose, et ils ont vieilli sans donner par leur
vie l’exemple désiré. C’est ainsi que se suivent les jeunes générations vou-
lant montrer comment il faut vivre, mais n’y parviennent pas parce que,
elles aussi, utilisent les vieilles méthodes.
Les vieilles méthodes ne peuvent résoudre les questions fondamentales
de la vie. Il faut que les jeunes générations ne tombent pas dans les mêmes
erreurs du passé, que ne se répètent pas les faiblesses des vieux et de leurs
expériences, mais que les jeunes s’inspirent de celles-ci pour déterminer
la cause de leur insuccès. Ces causes sont profondes et multiples. Voici
maintenant un thème sur lequel vous allez réfléchir. Que chacun cherche
la méthode de travail la plus raisonnable.
La science que vous étudierez dans cette école est une science expéri-
mentale. Tout savoir n’a de valeur que lorsqu’il peut être appliqué dans la
vie. Cette mise en pratique par chacun de vous détermine votre niveau de
disciples.

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

Lorsqu’un élève veut s’inscrire dans une école de musique, on lui donne
l’instrument qu’il a choisi, et son jeu déterminera la classe dans laquelle il
entrera. Si l’élève se montre médiocre, le professeur lui conseillera de s’ins-
crire dans une autre école, pour une autre matière, afin de ne pas perdre
son temps.
Vous devez réfléchir et vous prononcer sur ce premier thème : « La meil-
leure et la plus raisonnable méthode de travail. » Que l’homme puisse
réfléchir sur une question vitale et donner son opinion, c’est pour lui un
privilège, une occasion exceptionnelle. La seule bonne méthode est celle
qui peut être appliquée dans la vie agissante, réelle. Autrement l’homme
s’écarte de son but, il s’éloigne sans obtenir de résultats.
Puisque vous êtes à des degrés différents de développement, que chacun
étudie pour soi la méthode de travail qu’il peut appliquer dans sa vie.
Certains d’entre vous sont des matérialistes-idéalistes, et donnent la
prédominance aux choses matérielles. D’autres sont des idéalistes-matéria-
listes et donnent la prédominance aux idées spirituelles. En cela, réside la
différence entre tous les humains. Les idéalistes affirment que ce sont les
idées qui créent tout. Quelles idées ? Les idées plus élevées que celles des
hommes, les idées qui descendent de l’illimité, du Principe divin.
Dans cette école, vous devez apprendre à utiliser les méthodes dont se
sert la nature. De même que les fleurs utilisent les rayons solaires, vous
devez aussi utiliser les forces de la nature vivante. Ainsi, chacun accomplira
ce pour quoi il est né.
Certains pensent que l’amour est la base de la passion, mais c’est une
compréhension fausse. La passion mène vers le crime, alors que l’amour
exclut tout crime. La passion est un sentiment bas en l’homme qui cherche
une proie. Le loup, l’ours, le renard cherchent une proie pour assouvir leur

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

faim, mais la faim, en tant que force déraisonnable en l’homme, le pousse


à commettre des crimes. Pourtant, il y a dans la faim une force raisonnable
et celui qui l’a comprise devient un homme intelligent.
Quel est le côté raisonnable de la faim ? Quand un être raisonnable est
affamé, il est stimulé à travailler. Il cherche à découvrir un juste moyen de
satisfaire son besoin. Simultanément, la faim anime les forces cachées de
l’homme, ces forces qui concourent à maintenir sa vie. L’être humain doit
comprendre la nature de la faim et de la soif pour leur faire face raisonna-
blement. Il accède alors à une des béatitudes dont le Christ a dit : « Heu-
reux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. »
À quoi s’intéresse celui qui a faim ? Il désire savoir comment est le pain
qu’on lui offre : s’il est frais, bon et nourrissant ou vieux et sans valeur.
Vous devez appliquer la même loi au savoir, si vous voulez créer quelque
chose de stable en vous-même.
Je ne vous conseille pas de vous gaver de connaissances vaines et secon-
daires qui alourdissent votre intellect, comme le pain moisi le fait pour
l’estomac. Préservez-vous d’une telle erreur, car vous ne pourriez plus digé-
rer, ni le pain vieux ni le pain frais. Ces erreurs dans votre travail de perfec-
tionnement ne sont pas permises. Corrigez-vous.
La faute ne se trouve pas dans l’erreur commise, mais dans le fait de ne
pas la corriger, après en avoir eu conscience. Il n’y a rien de blâmable, ni de
répréhensible à ce qu’une pensée incorrecte passe par votre intellect, mais
elle doit être rectifiée.
Comment assouvit-on la soif et la faim ? La première avec de l’eau, la
seconde avec du pain. La faim et la soif constituent le plus puissant sti-
mulant existant dans la nature. C’est une force dont la nature se sert. Il
n’est pas facile pour l’homme de lutter contre la faim et la soif. Ce sont

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

des forces puissantes qui animent tout ce qui vit et obligent à travailler.
Tous les animaux sont mus par l’unique cause qui les fait rechercher leur
nourriture. Quand ils sont rassasiés, ils dorment. Même l’homme, cet
animal supérieur, travaille, étudie, pense, agit dans l’unique but d’acquérir
sa nourriture, d’assurer son pain. L’enfant va à l’école et étudie pour ne
pas avoir faim. L’homme âgé va à l’église et prie pour ne pas être privé de
la bénédiction divine, pour avoir son pain quotidien, pour que ses affaires
soient prospères. L’enfant aime son père et sa mère pour ne pas manquer de
pain, ce bien essentiel. Vous pouvez avancer de nombreux motifs, tous plus
élevés les uns que les autres, qui incitent l’homme à travailler, à étudier, à
prier. Cependant, l’impulsion primaire de tout cela est la faim.
La faim est une force puissante qu’il faut comprendre. Incomprise, elle
est une chose pénible, alors qu’elle se convertit en bien, si on la conçoit
justement. Le bien est le facteur qui apaise la faim ; si forte qu’elle soit, elle
recule devant le bien. La faim obéit à tout ce que le bien ordonne. Quand
elle est incomprise, la faim peut amener l’homme à commettre des crimes.
C’est pour cela qu’on doit lui opposer le bien qui corrigera le monde.
Là où le bien est absent, c’est la brutalité, la cruauté qui règnent ; il est
effrayant de rencontrer sur son chemin un ours, un lion, un loup affamés ;
ils se jettent sur leur proie et la mettent en pièces. Dès que le bien apparaît,
la cruauté, la férocité reculent. Si irrité que soit un homme, dès que le bien
le pénètre comme fruit, il en apaise sa faim et il devient doux et calme. Sur
son visage apparaît un sourire paisible et serein. Ce sourire n’émane pas de
l’homme, mais du bien qui l’a pénétré et a satisfait sa faim.
En observant le visage d’un homme bon, vous pouvez remarquer com-
ment la raison a travaillé sur lui. Le bien est une manifestation de la raison,
c’est-à-dire de la Parole raisonnable qui concilie le monde. C’est quand il

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

donne accès à la raison en lui que l’homme a de justes conceptions de la


vie.

Dans votre intellect, dans votre cœur et dans votre volonté, il doit y
avoir une impulsion constante dirigée vers la correction de vos erreurs. Ce
n’est qu’ainsi que vous vous formerez un caractère sur lequel vous pourrez
toujours compter.
Considérez ceci : le professeur est bienveillant et attentif envers les nou-
veaux élèves qui entrent dans l’école. Mais lorsque ceux-ci commencent à
approfondir le savoir et que la science devient plus difficile, le professeur
est plus exigeant, surtout envers les paresseux.
La première chose que l’on demande à l’élève, c’est qu’il soit capable
d’étudier. Vous devez aussi vous appliquer d’une manière sérieuse. Chaque
science a des règles qu’un élève doit connaître et observer. On vous demande
d’apprendre à vous maîtriser. Vous devez acquérir une maîtrise réelle et
non pas seulement apparente. Car il y a deux sortes de maîtrises : une
maîtrise apparente qui ne se voit qu’au-dehors, tandis que l’homme perd
constamment son équilibre, et l’autre intérieure, profonde, avec laquelle
l’équilibre, dans toutes les circonstances, ne s’altère jamais.
Par exemple, quelqu’un veut ouvrir une fenêtre dont l’espagnolette est
coincée, il tourne la poignée et tire une fois, deux fois, trois fois, la fenêtre
ne s’ouvre pas. Alors il se fâche, s’énerve ; la fenêtre peut-elle comprendre
pourquoi il s’irrite parce qu’elle ne cède pas ? Elle n’a pas de conscience. Il en
est de même avec les forces qui nous entourent. Certaines sont conscientes,
raisonnables, d’autres sont à demi-conscientes, déraisonnables.

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

Par forces conscientes, j’indique celles qui marchent dans la même direc-
tion que nous-mêmes. Les forces déraisonnables tendent dans la direction
opposée à notre mouvement. Ainsi, chacun doit découvrir si une force
donnée est en harmonie avec son développement. De la même manière
vous devez examiner si vos pensées, vos sentiments et vos actions sont en
accord avec votre propre développement.
Si une pensée, un sentiment attirent votre attention, observez-les, exa-
minez-les, voyez où vous devez les placer, à votre droite ou à votre gauche.
Dans cet examen, certains de vous arriveront à 25 %, d’autres à 50 % ou
à 75 %, et les plus capables à 100 %. Vous devez travailler consciemment
sur vous-même pour parvenir à augmenter ce pourcentage, à renforcer ce
processus afin que vous ne tombiez pas dans l’erreur. Après chaque leçon
reçue vous serez mis à l’épreuve, non seulement théorique, mais aussi par
une expérience pratique dans votre vie. Toute connaissance théorique doit
être appliquée dans la vie, c’est là qu’elle est éprouvée, pesée.
Celui qui étudie les sciences spirituelles doit savoir qu’il sera soumis à
certaines épreuves et difficultés. Il faut qu’il puisse les résoudre correcte-
ment. Vous direz : même sans cela nous avons pas mal de difficultés. Oui,
mais dès maintenant, vous comprendrez le sens de vos difficultés. Vous
pourrez les utiliser consciemment comme méthode de guérison.
Par exemple, quelqu’un se plaint de douleurs dans le corps, de courba-
tures : ses bras et ses jambes lui font mal, l’estomac est détraqué, il souffre
de la tête. Mais voilà que le monde invisible lui provoque une douleur
beaucoup plus forte, vers lequel le malade est obligé de concentrer son
intellect, sa pensée, et sa volonté de guérir. Ainsi, il oublie ses petits maux
et commence à travailler énergiquement vers une seule direction. Donc
une grande difficulté attire toutes les forces disponibles vers un centre.

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

Autrement, il y a dispersion, distraction des forces et de l’attention de


l’homme. La nature agit de la même façon. Elle cause un grand mal pour
tout guérir.
Lorsque vous méditerez sur ce thème que je vous ai donné, que chacun
découvre, par lui-même, quelle est la meilleure méthode de travail. Ce que
les autres ont écrit ou pensé sur cette question n’est pas important pour
vous. Cela peut correspondre à vos compréhensions, à votre nature mais
pas complètement. Il est très important que chacun de vous accommode sa
propre méthode de travail en harmonie avec les règles de la nature raison-
nable et non d’après les méthodes des savants ordinaires. Il n’y a qu’ainsi
que vous arriverez à comprendre et à vous servir des principes généraux
dans la vie. Ainsi, que chacun s’applique à travailler d’après la méthode
qu’il conçoit bien et qui est spécifique à lui-même. Faites-le consciem-
ment, tout dépend de votre sincérité et de votre profond désir d’acquérir
quelque chose de réelle valeur.
Beaucoup d’entre vous diront qu’ils n’ont pas de bonnes conditions de
travail dans leur vie. Il y a beaucoup de jeunes gens qui peuvent vous servir
d’exemple, des étudiants qui n’hésitent pas à s’embaucher comme aides-
cuisiniers, à balayer les bureaux, à accomplir n’importe quel travail pour
achever leurs cours au lycée ou à l’université. Leur volonté, leur pensée
sont fermes, une impulsion forte et invariable les pousse ; avec de tels sen-
timents et de telles pensées, l’homme peut faire des miracles. Pour arriver à
de tels résultats, vous devez vous unir à Dieu, à la Source primordiale, par
une foi inébranlable.
Le Christ dit : « Qu’il soit fait d’après votre foi ! »
La foi est cette baguette magique avec laquelle tout être peut faire des
miracles. Il est bien d’avoir des bonnes conditions dans la vie, mais il faut

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

les utiliser d’une façon raisonnable. Même dans les cas les plus difficiles,
l’homme peut trouver quelques minutes pour méditer, se concentrer pour
la lecture et l’étude. Les bonnes et les mauvaises conditions ont pour but
de mettre l’élève en état de surmonter les difficultés. Il n’y a qu’ainsi qu’il
peut croître et se développer correctement.

On entend souvent dire que l’homme doit être fort. Mais la force peut se
manifester de deux manières : d’une manière raisonnable ou d’une manière
déraisonnable et le résultat de ces genres de force est bien différent.
Chaque être humain, chaque animal si petit soit-il, veut montrer sa
force. À l’intérieur de lui-même quelque chose l’y oblige. Cette cause inté-
rieure, nous l’appelons la raison. Cependant, les humains disent :
« Cet homme veut mettre sa force en évidence, veut la prouver aux
autres. Et s’il ne le fait pas lui-même, on va l’y contraindre. » D’un autre,
ils disent qu’il veut montrer l’étendue de son savoir. Est-il donc mauvais de
vouloir montrer sa force ou sa connaissance devant autrui ?
Ce qui n’est pas bon, c’est de prétendre posséder plus de force ou de
connaissance que l’on n’en a en réalité. De même, minimiser sa force ou
son savoir est aussi un manque de sincérité. Dans l’un et l’autre cas, on ne
respecte pas la vérité.
Quelle conclusion pouvons-nous tirer de ces deux aspects du comporte-
ment humain ? Du premier, de celui qui prétend avoir plus de savoir qu’il
n’en possède, nous disons qu’il est vaniteux. Du second qui, au contraire,
ne révèle qu’une partie de son savoir, nous disons qu’il est orgueilleux,
parce qu’il se dit : « Si vous êtes intelligents, vous découvrirez que mes

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connaissances sont bien plus étendues que je ne le montre. » De quelle


manière l’homme doit-il agir ?
En étudiant la nature, vous remarquerez que tous les changements
qui s’y produisent ont pour but de manifester le Principe raisonnable.
J’emploie ces mots ‘Principe raisonnable’ non dans leur sens propre, mais
comme vous les comprenez en tant qu’élève. Celui qui étudie l’algèbre, par
exemple, vit un certain contenu dans l’expression
a + b = c, mais pour un profane, cela ne représente qu’un assemblage de
lettres dénué de sens. Pour celui qui sait, les choses ont une signification ;
pour l’ignorant, tout est insensé.
Celui qui analyse ses désirs parvient à découvrir pourquoi certains de
ceux-ci se réalisent d’une certaine manière, et d’autres différemment. Il sait
de quelle façon un même désir s’exprimera chez deux êtres dissemblables.
Par exemple, la tendance à révéler sa force chez un athlète se revêtira d’une
manière et d’une autre chez un philosophe. Tandis que le premier s’expri-
mera par ses muscles dans le monde physique, le second le fera par ses
écrits dans le monde intellectuel.
À présent, vous êtes des élèves, et quelle que soit la question que l’on
vous pose, vous préférez vous taire. Pourquoi cela ? Parce que vous ne savez
pas grand-chose, et que, dans la crainte de montrer votre ignorance, vous
préférez ne pas parler devant votre Maître. Mais, jadis, le Maître était aussi
ignorant, et c’est en étudiant que ses yeux se sont ouverts et qu’il peut
maintenant enseigner ses connaissances à ses élèves. Dans ce sens, chaque
élève peut devenir maître, mais seulement jusqu’à un certain point au-delà
duquel il ne peut aller. Après, vient un autre étudiant qui en sait davantage,
mais qui s’arrête aussi à un certain endroit. Viennent ensuite un troisième,
un quatrième, un cinquième, etc., qui progressent jusqu’à un certain

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niveau. Enfin, vient un grand Esprit supérieur qui possède la connaissance


des suprêmes lois et qui parachève le travail. Et c’est dans la connaissance
des lois suprêmes de l’existence que réside la raison ou le Principe raison-
nable. Plus grande est la connaissance, plus forte est la lumière. Et où est
la lumière, là est aussi l’amour. C’est-à-dire que la lumière ne se révèle que
lorsque l’amour est présent et réciproquement. Et en vérité, si vous aimez
quelqu’un vous êtes tout disposé à éclairer son chemin ; si vous ne l’aimez
pas, vous le laissez errer dans les ténèbres. Au sein des ténèbres peuvent
éclore différentes passions, des désirs, mais jamais de l’amour, lequel ne se
révèle que dans la lumière.

L’homme ne prétend pas, étant venu sur la terre, qu’il peut vivre comme
il l’entend. Il a sur la naissance et sur la vie une vue sérieuse. C’est que la
naissance est un grand processus. On considère chaque processus comme
accompli lorsqu’il a donné naissance à quelque chose. La naissance de
l’enfant, c’est-à-dire sa sortie du sein de sa mère, est un processus achevé
dans le monde physique, mais inachevé dans le spirituel. Lorsque l’enfant
ne vient pas à son terme ou lorsqu’il meurt prématurément, cela équivaut
à une naissance anormale et il doit naître à nouveau d’une manière phy-
sique. Le Christ a dit : « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut entrer
dans le Royaume de Dieu. » Et à un autre passage des Écritures, il est dit :
« Si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le Royaume
divin. » C’est-à-dire que l’homme contemporain n’est pas encore né. Il doit
naître d’eau et d’esprit pour que soit achevé le processus de sa naissance.
Par le mot naissance, nous entendons, dans un sens large, la libération de
l’homme du plus terrible esclavage, des conditions limitées de sa vie. Celui
qui n’est pas né vit dans la non-existence, dans le non-être, dans l’esclavage

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et celui qui est né vit dans l’existence, c’est-à-dire dans la liberté. Mais
quelle est cette liberté dont l’homme déplore les limitations, alors qu’il est
né, entré dans l’existence ? Comment est-il possible que celui qui est né
dans la liberté ne soit pas libre ? Cela démontre qu’il renferme encore en
lui quelque chose du néant, de la non-existence. S’il ne peut pas révéler sa
bonté, son intellect, son cœur, c’est qu’il est encore dans le non-être.
Beaucoup de gens sont encore dans le néant. Par exemple, vous enten-
dez quelqu’un dire qu’il ne peut pas passer ? C’est que tu es dans le néant.
« Je ne peux pas sentir. » Tu es dans le néant. « Que dois-je alors faire pour
me révéler ? » Tu dois entrer dans l’existence. « Comment ? » En naissant de
nouveau. Et, en vérité, tous les humains aspirent à entrer dans l’existence.
En parlant de l’existence et du néant, il ne faut pas entendre que l’exis-
tence est quelque chose de réel et le néant d’irréel. Le néant est un endroit
de souffrances, d’enfer, et la situation de l’homme qui y entre est terrible !
Il désire voir, mais tout est sombre autour de lui ;
il voudrait boire, il n’a pas d’eau. Vu avec le regard de l’existence, le
néant est une vie imaginaire parce que les choses ne s’y réalisent pas. Le
néant est une vie de faim et de soif, une aspiration perpétuelle à satisfaire
quelque chose que les conditions données ne permettent pas d’accomplir.
C’est pourquoi, tant que l’homme est sur terre, il doit étudier la loi du bien
pour satisfaire sa faim et sa soif. Ce n’est que le bien, en tant que grand
Principe raisonnable, qui peut libérer l’être humain de la faim et de la soif.
Le bien est la base de la grande loi de la libération. Être bon signifie se libé-
rer de l’esclavage, c’est-à-dire du monde des limitations et de la mort. Par le
mot ‘mort’, nous entendons les conditions qui privent l’homme des biens
de la vie. C’est en cela que réside la cause de la crainte de la mort. En ne la
comprenant pas, les hommes pensent qu’elle les libérera des difficultés de

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la vie. Non seulement, elle ne les libérera pas, mais elle les conduira vers le
néant.
La pensée du néant est semblable à un acide qui corrode et détruit. C’est
pour cela qu’il ne faut pas trop y penser. Aucun homme ordinaire n’a pu
résoudre la question du néant. Ceux qui l’ont abordée n’ont rien résolu.
« Pourquoi alors suis-je né ? » Pour satisfaire ta faim et ta soif par le bien, ce
qui signifie te nourrir raisonnablement. C’est là que les paroles du Christ
« l’homme ne vivra point de pain seulement, mais de toute parole qui sort
de la bouche de Dieu » deviennent compréhensibles. Celui qui se nourrit
avec le bien ne meurt pas. Il devient maître des conditions et il entre dans
le domaine de l’Existence. Seul le bien est réel.

N’est réel que ce qui ne change pas,


que ce qui ne se perd ni ne s’anéantit,
et c’est parce que le bien remplit ces conditions qu’il est réel.

En parlant de la faim et de la soif, nous n’avons pas seulement en vue leur


aspect physique, mais aussi leur expression spirituelle. L’homme éprouve
une faim et une soif de connaissance. Cela est une faim et une soif spiri-
tuelles. Et dans ce cas encore, c’est le bien qui les satisfait. En ayant une
idée claire du bien, on peut tout obtenir. En appliquant le bien, l’homme
peut résoudre les problèmes les plus difficiles de son existence. Appliquez
le bien dans votre vie pour acquérir plus de lumière dans votre intellect,
pour devenir forts et libres. En négligeant de le faire, vous restez faibles et
limités. Vous voudrez agir, mais vous ne saurez pas comment parce que le
bien n’est pas en vous, le bien qui doit être l’idéal de l’être humain. C’est
en acceptant et en appliquant le bien que l’on peut réaliser ses idéaux.

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Toutes les contradictions sont résolues par le bien parce que l’applica-
tion du bien ne connaît pas de limites. L’unique force, l’unique réalité qui
peut être appliquée dans la vie, c’est le bien.
Seul l’homme raisonnable peut être bon et lui seul comprend le sens
de la vie. Seul le bien est réel, parce qu’il est semblable à une source qui
donne sans cesse. Le mal, lui, est comme un terrain sablonneux qui ne fait
qu’absorber sans rien donner. C’est pour cela que la vie ne peut s’exprimer
sans le bien.
Aujourd’hui, on a tendance à remplacer le mot ‘bien’ par le vocable
‘loi’. Les gens disent que l’on ne peut vivre sans loi. Ils veulent imposer le
bien par la loi ; ils ne tolèrent aucune limitation, aucune forme extérieure.
Quand le bien est présent en l’homme, celui-ci pense, sent et agit correc-
tement. Penser correctement, cela signifie que le cerveau travaille bien. Les
sentiments justes sont subordonnés à une circulation du sang régulière. Les
actes corrects dépendent d’un bon fonctionnement de l’estomac. L’inter-
dépendance entre les pensées, les sentiments et les actes corrects corres-
pond à celle qui relie les fonctions de l’intellect, du cœur et de la volonté.

Ainsi, si vous désirez accéder au bien,


vous devez premièrement changer votre conception de la vie.

Les Écritures nous disent qu’il faut « mettre le vin nouveau dans des outres
neuves . » Les nouvelles conceptions doivent se séparer des anciennes. Par
exemple, le point de vue qui consiste à penser que l’on peut se corriger, se
transformer tout seul est périmé. On peut concourir à sa propre éducation,
à son redressement, mais ce seul facteur ne suffit pas et il faut y joindre
impérativement le respect absolu des lois de la nature, c’est-à-dire qu’il faut

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

suivre le mouvement de la nature, sans essayer de contrarier sa marche ou


de l’accommoder d’après ses conceptions. Personne n’a le pouvoir ou le
droit de s’opposer à la nature.
En tant que disciple, vous devez avoir une conscience éveillée par rap-
port à vos mouvements, à vos actions. Par exemple, vos lèvres et vos dents
doivent se toucher légèrement, sans être serrées, ce qui indiquerait une
crispation intérieure. Chaque mouvement doit être naturel ; ne sont pas
positifs, les mouvements incontrôlés, obéissant à des réflexes qui sont le
résultat d’influences extérieures. Soyez naturels dans vos actes et ne vous
laissez pas troubler par ce que les gens peuvent dire. Ayez en vue ce que va
dire le Principe primordial, le Divin en vous, votre intellect.

Dans toutes ses pensées, dans tous ses sentiments,


l’homme doit déposer le bien.
Sans le bien comme base de la vie,
il n’y a pas de succès, pas de joie, pas de vie véritable.
Sans le bien, le savoir n’a pas de sens.

Quelle utilité y a-t-il à savoir s’il y a de la vie sur la lune ? Certains diront
que cette question ne les intéresse pas, mais vous devez tous vous intéresser
à la lune, parce qu’elle a une influence sur le système nerveux et sur l’intel-
lect humains.
Toutes les planètes agissent sur l’homme et chacun doit s’efforcer de
mesurer le degré d’influence qu’il en subit. Hors de cette question, il est
libre de s’y intéresser ou non. Le développement de l’individu, de la famille,
de la société, de l’état, de toute l’humanité, dépend de l’influence des pla-
nètes sur la terre. Voilà pourquoi l’homme doit éprouver un large intérêt

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

pour les sciences occultes, dans le sens juste du terme, pour étudier les lois
qui régularisent sa vie, comme elles règlent l’ensemble de l’univers. En se
connaissant comme petite unité, on connaîtra aussi les plus grandes. On
verra que ce qui se passe en soi existe aussi hors de soi. Dès que la pensée,
la respiration, la digestion sont perturbées chez l’homme, les sociétés en
sont influencées. C’est pourquoi, pour que les familles, les sociétés, les
peuples puissent se corriger et s’harmoniser, il est avant tout nécessaire
que l’homme se crée un organisme sain et qu’il pense, sente et agisse d’une
manière juste.
Corrigez donc votre propre pensée pour concourir à l’amélioration de
l’humanité. Vous demandez : « Que puis-je faire, moi, petit être de bien
peu d’importance ? » Tu peux faire beaucoup ! Il suffit d’appuyer sur un
bouton pour que toute la pièce s’illumine et soit chauffée. Si tu refuses
de faire cela, un autre le fera à ta place, mais tu dois savoir que la force de
l’homme réside en ce qu’il peut accomplir personnellement, soit pour lui-
même, soit pour les autres, et non pas en ce qu’autrui fait pour lui. Rivali-
sez d’émulation dans les services que vous vous rendez mutuellement pour
vous perfectionner. Ne vous attendez pas à ce que l’on vous rende des ser-
vices et que vous ne fassiez rien pour les autres. Vous direz que chacun est
libre d’agir comme bon lui semble. Il y a un droit qui réside dans la nature
même de l’homme, un droit qui est commun à tous les êtres intelligents,
bons et sains. N’est réel que ce qui crée et, dans ce sens, l’homme est réel,
parce qu’il a la possibilité de créer ses actes, de les modifier, de les amélio-
rer. Les choses réelles procurent à l’homme l’élan qui le pousse à travailler,
à étudier. Réel est ce qui fait croître. Où il n’y a pas de croissance, la réalité
est absente. Le bien est réel, il ne suffit pas d’être bon, mais il est nécessaire
de manifester le bien.

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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

Si microscopique qu’il soit, le bien que l’on a fait est aussi précieux
que le plus grand bien. Le petit bien est un humble capital qui augmente
chaque jour ; le grand bien a la possibilité de croître, mais risque aussi de
se perdre.
La tâche de l’homme est de s’enrichir. Riche est celui qui fait fructifier
son capital. Souvenez-vous qu’un acte réel est celui auquel prend part le
bien. C’est uniquement par de tels actes que l’homme s’enrichit. Ne vous
posez donc pas la question de savoir si vous êtes bon ou non, mais dites :
« Je suis bon ! Et puisque je suis bon, je dois mettre le bien dans chaque
pensée, dans chaque sentiment, dans chaque acte. »

« Seul le chemin lumineux de la Sagesse mène vers la Vérité.


Dans la Vérité est cachée la Vie. »

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3
LES FORCES DU CERVEAU

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L E S F O R C E S D U C E R V E AU

L e cerveau est l’organe de la pensée.


C’est pour cela que vous apprenez
d’abord à maîtriser les centres par
lesquels se manifestent les dif-
férentes capacités intellectuelles.
Cela est connu des initiés. Pour les non-initiés,
le cerveau n’est qu’une masse molle, faite de sub-
stance grise et de substance blanche, où le sang cir-
cule périodiquement comme une sorte de flux et
de reflux. C’est la fonction physique du cerveau,
mais il a aussi une autre fonction. Le clairvoyant
voit des milliers de filaments émaner du cerveau
dans toutes les directions et à travers lesquelles pas-
sent différents courants. Ces courants se dirigent
du cerveau vers tout l’organisme et ils englobent le
cerveau et le cœur. On peut voir par là la différence
entre les pensées et les sentiments de l’homme. De
plus, les courants émanant de la pensée scientifique
se distinguent de ceux émanant de la pensée ordi-

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L E S F O R C E S D U C E R V E AU

naire. Plus les courants sortant d’un centre cérébral sont puissants, plus
grande est son activité. Celui qui ne sait pas faire la distinction entre ces
différents courants, ne peut pas les transformer et s’expose à un danger.
Par exemple, les courants qui passent par la partie postérieure du cerveau
éveillent des sentiments inférieurs et si l’homme ne peut pas les maîtriser,
il succombe à de grandes tentations. Si le disciple ne comprend pas que la
cause se trouve en lui-même, il la cherchera en dehors de lui-même. Il ne
doit pas se méprendre, mais il doit savoir que le siège des sentiments primi-
tifs se trouve dans la partie postérieure de son cerveau. Là, vivent des tribus
entières d’êtres inférieurs qui influencent la pensée humaine. Pour que
l’homme puisse maîtriser les forces de son cerveau, des méthodes existent
qui doivent être correctement appliquées. Ce qui ne signifie pas que l’on
puisse, en quelques mois, aboutir à de grands résultats. Si, après un travail
assidu de plusieurs années, vous obtenez un résultat microscopique, ce sera
déjà une grande acquisition. Réjouissez-vous des plus petits résultats. Rien
n’est plus grand pour l’homme que de maîtriser son cerveau, de régulariser
ses états et de transformer, de transférer les énergies cérébrales d’un centre
à un autre centre cérébral. C’est en cela que consiste la maîtrise de soi. En
plus de cette maîtrise de soi, il est exigé du disciple de savoir disposer de
ses centres cérébraux, c’est-à-dire de savoir lesquels d’entre eux mettre au
travail et comment les faire fonctionner. D’autre part, il n’est pas permis
de se surmener, de provoquer une grande activité cérébrale pour un travail
microscopique. Pour un travail microscopique, des petits efforts suffisent.
Si vous obtenez une petite acquisition, vous l’apprécierez à sa juste valeur,
sans la surestimer ou la minimiser. Vous aurez une juste opinion de vous-

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même : ni trop doué ni trop inapte. Si vous avez un don, vous le travaillerez
afin de le développer. Si vous ne travaillez pas et pensez être doué, un jour,
vous éprouverez du désenchantement.
Pour ne pas tomber dans les contradictions et le désen-chantement, le
disciple doit connaître ses devoirs quotidiens et comment les accomplir.
Dans l’école spirituelle, chaque chose est strictement déterminée. Si l’élève
de l’école ordinaire sait quel est son programme pour chaque jour, com-
bien plus le disciple de la grande école doit connaître son programme. Où
qu’il soit, il voit les choses telles qu’elles sont. Il ne peut pas se disculper
en disant : advienne que pourra. Nous devons accomplir tout ce que Dieu
nous a assigné depuis la création du monde. Il a mis les forces du cerveau
en harmonie. Donc l’homme doit se protéger de tout ce qui peut troubler
cette harmonie. La vanité, l’orgueil, la peur et la colère sont des forces qui
perturbent l’harmonie du cerveau. Ces états sont semblables aux vers qui
mangent les fruits des arbres. Au début la vanité, qui est une force, était à
sa place. L’homme s’efforçait d’obtenir vis-à-vis de lui-même, une opinion
favorable de ses proches, de ses amis, des bonnes gens et de Dieu. Plus tard,
quand l’homme a perdu sa relation normale avec la nature et avec Dieu, ce
sentiment a été déformé et s’est transformé en envie de se présenter tel que
l’homme n’est pas en réalité. Celui qui étudie les manifestations du vani-
teux constatera que tout est exagéré, présenté loin de la réalité. Étudiez-
vous vous-même, ainsi que vos proches pour ne pas tomber dans la vanité.

L’entrée du disciple dans l’école divine produit en lui une métamor-


phose. Après avoir passé un certain temps dans l’école, en sortant, il ne

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peut plus se reconnaître. Il n’est plus le même, il est différent de celui qui y
est entré. Entré en tant que chenille, il en sort en tant que papillon. Celui
qui est craintif n’est pas apte à entrer dans l’école. C’est pour cela que
dans l’antiquité, il n’était pas permis aux craintifs d’entrer dans l’école. Peu
nombreux sont ceux qui peuvent endurer la transformation qui s’opère en
eux. Apprendre à un riche avare de se sacrifier est du temps perdu. Il dit :
« L’argent est le sens de ma vie. » Le matérialiste dit : « Telle qu’elle est,
la vie a de la valeur. Pour nous, tout est fini si nous la perdons sous cette
forme. » Ce dont je vous ai parlé jusqu’à présent, n’est que l’introduction
à la vie suprême et pour laquelle un travail sérieux est exigé ! On ne peut y
parvenir dans la précipitation comme le font certains disciples. Ils veulent
suivre deux classes en une année, terminer plus rapidement le lycée et avoir
un poste élevé dans la vie. Ils veulent avoir un certain salaire pour s’assurer
une bonne retraite. Par là, ils pensent avoir tout fait. Les religieux sont
pressés de s’enrichir sur le plan moral afin de se présenter dans le monde
invisible comme étant exceptionnels par rapport aux autres. Mais dans
cette école, aucune précipitation n’est permise. Même si vous passez mille
ans dans l’école, ils sont semblables à un seul jour. Celui qui ne peut pas
supporter mille ans d’études, ne peut pas être disciple et ne peut obtenir
aucun diplôme. Mais cela ne concerne pas l’auditoire. Pour lui, la loi est
autre. Un jour, vous aussi, vous serez disciple et ces règles vous concerne-
ront.
Une des tâches du disciple est de maîtriser son intellect et son cœur, ses
pensées et ses sentiments, ses forces et ses capacités. Ils doivent être sous
le contrôle de sa volonté raisonnable. Celui qui ne peut pas y parvenir ne
peut pas être un bon disciple. Même s’il est dans l’école, il ne pourra rien
apprendre. Au cours des temps, les différents peuples ont appliqué diffé-

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rentes méthodes pour gouverner leur intellect et leur cœur. En général, les
méthodes orientales se distinguent radicalement des méthodes occiden-
tales. Si vous commencez à étudier toutes les méthodes, vous serez comme
dans un labyrinthe. Beaucoup d’années passeront avant que vous ayez
choisi la méthode qui vous convienne. Il n’est pas facile pour l’homme de
contrôler les forces de son cerveau et de son cœur.

Qu’entend-on par l’harmonie dans l’homme ? La coordination de ses


forces. De même que le musicien accorde son instrument d’après une
clé donnée, l’homme doit accorder ses forces et ses énergies selon une clé
donnée. Quelle est cette clé ? L’amour. Il est la seule force qui l’harmonise,
c’est-à-dire qui accorde les choses. Dans la musique, on utilise deux clés :
celle du violon et celle de la basse. Celui qui connaît ces clés peut lire et
comprendre les œuvres musicales. Dans l’école, le Maître et le disciple
doivent se servir de la clé de l’amour. Celui qui ne dispose pas de cette clé
ne pourra rien atteindre. Toutes les pensées, tous les sentiments et toutes
les actions de l’homme doivent être déterminés par la clé de l’amour. Cela
signifie que l’homme s’accorde avec les grandes lois divines comme étant
les seules éternelles et immuables.
Il y a deux influences dans le monde : l’influence des lois divines qui
vient du monde supérieur et sublime, et l’influence des lois et des forces
terrestres, telles que l’électricité, le magnétisme et autres, venant de la
nature inférieure. Cela est en rapport avec les influences des êtres infé-
rieurs sur l’homme. Pour éviter l’influence des lois terrestres, l’homme doit
volontairement et consciemment se soumettre aux influences raisonnables

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des lois divines. C’est pourquoi le disciple, en entrant dans l’École divine,
doit se défendre des influences inférieures et animales, car en tant qu’être
sensible, il se laisse facilement atteindre par les bonnes et les mauvaises
influences. Tant qu’il ne comprend pas les forces de son cerveau, il ne peut
réguler les courants venant du centre du soleil ou du centre de la terre, il
ne peut les discerner, à la suite de quoi il se laisse facilement gagner par
les forces inférieures et tombe dans des états difficiles. Quelqu’un se met
en colère et dit : « J’aimerais bien attraper cette personne, lui mettre une
corde autour du cou et la pendre. » D’où vient ce désir ? De l’araignée.
Elle attrape les mouches et les papillons, elle les emballe dans sa toile et
les étouffe. Quelqu’un d’autre désire piquer son ennemi et l’empoisonner.
C’est ainsi que procèdent le scorpion et le serpent. Par conséquent, gardez
votre conscience éveillée pour ne pas vous laissez gagner par les influences
inférieures et animales. Si vous cédiez à ce qui est inférieur, vous pourriez,
sans le vouloir, commettre des crimes. Vous direz que Dieu a ordonné
l’existence des mondes inférieurs et supérieurs. C’est vrai, le monde dans
toutes ses manifestations est créé par Dieu, mais chaque être vivant, selon
son degré de développement, se meut dans son domaine de force et d’éner-
gie. En tant qu’être intelligent, l’homme doit, dans l’existence, se trouver
sous l’influence de forces raisonnables. La tâche des grands Maîtres consiste
à déterminer la direction dans laquelle l’humanité doit se mouvoir.
En étudiant la direction de son mouvement, l’homme trouve la vérité
qui est aussi nécessaire à son intellect que la lumière pour les yeux. De
même que les rayons du soleil sont nécessaires au monde physique, la
vérité et ses rayons sont nécessaires au monde spirituel. Comme la lumière,
la vérité a deux sortes de rayons : les blancs et les noirs. Les rayons blancs
correspondent au côté positif de la vérité et les rayons noirs, à son côté

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négatif. Celui qui n’est pas prêt à percevoir et à comprendre la vérité peut
se trouver exposé aux rayons noirs. Les rayons blancs et noirs se réunissent,
mais chacun garde ses qualités. Ils se distinguent par leurs vibrations : les
rayons noirs ont des vibrations grossières et les rayons blancs, des vibra-
tions douces. Il suffit à l’homme de donner cours à une qualité négative en
lui-même, comme le doute, la colère, l’incrédulité ou la jalousie, pour qu’il
tombe sous l’influence des rayons noirs. Pour que l’homme ne se laisse
pas gagner par ces rayons, la religion et les sciences lui offrent différentes
méthodes, afin de rester positif et que les rayons négatifs n’exercent pas
d’influence sur lui.
L’homme croyant, l’homme religieux, ne peut dire : « Si Dieu le veut,
je garderai ma foi. » Dieu ne souhaite jamais de mal à l’homme. Il lui
offre toujours les conditions pour qu’il préserve non seulement sa foi mais
aussi ses connaissances, sa liberté et sa force. Celui qui croit, se trouve du
côté droit et s’approche de Dieu. L’incroyant se trouve du côté gauche et
s’éloigne de Dieu.
Souvenez-vous : les deux courants, les deux sortes de rayons passent
aussi bien par le soleil que par le cerveau humain. On doit savoir par quelle
région du cerveau passent les rayons blancs et par laquelle passent les rayons
noirs afin de pouvoir leur faire face et les transformer. Par exemple, si le
cerveau est occupé par des pensées scientifiques, elles s’installent dans des
régions spécifiques, dans les régions antérieures du cerveau ; s’il est occupé
par des pensées religieuses, elles atteindront la partie supérieure, domaine
des pensées et des aspirations religieuses et morales. Si vous êtes en colère,
vous réveillerez les énergies autour des oreilles, centre des capacités des-
tructrices. Si la fierté se manifeste plus que nécessaire, une tension doulou-
reuse apparaîtra dans la partie postérieure et tout cela est inutile.

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L E S F O R C E S D U C E R V E AU

Une connaissance positive est nécessaire à l’homme, connaissance qu’il


doit appliquer avec des méthodes positives. Ce qui est positif harmonise
toutes les forces dans la nature.
Toutes les forces qui traversent le cerveau ont une grande destinée. En
fonction de ces forces, les centres du cerveau peuvent être positifs quand
ils perçoivent les rayons blancs de la vérité, ou négatifs par les rayons noirs
de la vérité. Dans le premier cas, l’homme se trouve dans un état ascen-
dant, il a une aspiration vers Dieu ; dans le deuxième cas, il est dans un
état descendant, il s’éloigne de Dieu, son aspiration vers Dieu est alors
inconsciente et déraisonnable. Dans ce cas, l’homme se manifeste dans le
fanatisme, les formes, les cérémonials...
On peut le voir aujourd’hui entrer dans une église, puis dans une autre,
allumer des cierges et s’incliner, et le lendemain, commettre un crime ;
pour cet être-là, cet acte comme les autres sont dans l’ordre des choses.
Cependant, l’Enseignement divin exclut tout crime ! Pour que l’homme
ne tombe pas dans le fanatisme et dans des états négatifs, il doit distribuer
correctement les énergies de son cerveau, ne pas permettre l’accumulation
d’énergie dans un centre aux dépens d’un autre.
Les manifestations du cerveau physique se reflètent dans le cerveau astral
et mental. Donc, si le cerveau physique ne fonctionne pas correctement,
cela se répercute sur le cerveau dans les deux autres mondes où l’homme
vit les choses inversées. C’est pourquoi il est dit que l’homme ne vit pas
pour lui-même : ce qui se passe dans le monde physique se reflète dans les
deux autres mondes.
La première chose exigée du disciple est de maîtriser les forces de son
cerveau. À cette fin, il doit venir à bout de ses anciennes habitudes. Cela
est possible pour celui qui est patient, il importe donc de savoir dans quelle

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situation il est bon d’être patient. Dans certaines situations, la patience


peut donner des résultats opposés, mais il est exigé une patience qui donne
des résultats positifs. Par exemple, un homme patient cède à l’un, puis à
l’autre, en conséquence son intellect s’affaiblit. Nous recommandons la
patience qui permet à l’intellect de se renforcer. Entreprenez seulement
un travail capable de renforcer l’activité de l’intellect et du cœur. Si vous
appliquez des méthodes, elles ne doivent pas seulement avoir été éprouvées
par autrui mais par vous-même. Par exemple, les Anglais et les Américains
utilisent certaines méthodes venant des Hindous, et au lieu d’obtenir des
résultats positifs, ils ont des résultats négatifs. Chaque peuple et chaque
homme doit utiliser les méthodes appropriées. Ce sont les méthodes de la
nature : elles sont naturelles et ne présentent aucun danger.
Pensez uniquement à Dieu en tant qu’être raisonnable qui considère les
êtres vivants et les aide et ne cherchez aucune autre méthode pour régula-
riser les forces de votre cerveau.
Le matin, au réveil, priez Dieu et commencez à penser à Lui en tant
qu’Amour éternel, Sagesse éternelle et Vérité éternelle. Pensez qu’Il est
doux, ne se met jamais en colère, ne se venge pas et ne fait aucune erreur.
Les erreurs que vous voyez dans le monde sont des erreurs humaines. Tout
ce que Dieu a créé est bon. Quand vous gardez cette pensée en tête, vous
régularisez les forces de votre cerveau. Cela signifie que l’homme a un lien
correct avec Dieu ; en établissant ce lien, vous pouvez déjà maîtriser les
forces de votre intellect et de votre cœur. C’est ce que signifie le proverbe :
« Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es. » Ce lien avec Dieu ne
signifie pas que les énergies vont tout de suite se déverser en vous. Vous
provoquerez simplement le début de leur écoulement. Elles passeront par
des êtres plus évolués et s’écouleront graduellement jusqu’à ce qu’elles

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atteignent votre intellect. Quand vous percevrez les courants venus du


monde supérieur, vous vous lierez avec eux et vous commencerez à vivre
selon les lois divines. C’est ce que signifie régulariser et maîtriser les forces
du cerveau.
Appliquez cette méthode comme l’une des meilleures, la plus sûre, sans
danger et la plus facile. On l’appelle : méthode de liaison avec Dieu ou
méthode de rétablissement de l’harmonie entre les âmes humaines.

En tant que disciple vous devez travailler avec modération, sans gaspiller
votre énergie.
Le disciple dispose de trois forces :
Les forces divines qui exigent la contemplation.
Les forces spirituelles qui exigent la mise en œuvre des sentiments.
Les forces physiques qui réclament de descendre dans le monde matériel
et d’y travailler.
Ces forces physiques nécessitent une conscience éveillée. Lors du travail
sur le plan physique, on se salit. Dans cette situation, tournez-vous vers
les deux autres catégories d’énergies, afin qu’elles vous aident. Établissez
constamment une liaison entre elles.
Étant donné que vous êtes un foyer par lequel passent tout autant les
énergies célestes que les énergies terrestres, de mauvaises dispositions appa-
raîtront. Du matin jusqu’à midi, les énergies qui viennent d’en haut se
dirigeant vers le centre de la terre passent à travers vous. L’après-midi, le
mouvement est inversé : les énergies terrestres passent par vos pieds et se
dirigent vers le soleil. Donc, en faisant certains exercices, soit le matin, soit
le soir, les résultats seront différents.

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Chez certaines personnes, une mauvaise disposition apparaîtra, en géné-


ral, l’après-midi, au passage des courants venus de la terre. Vous devez
savoir comment polariser et concentrer ces énergies.
Maintenant, vous tous, vous devez faire un petit effort pour étudier
votre corps. Le corps de l’homme résulte de l’énergie divine. C’est elle
qui a créé l’organisme humain actuel. Et toutes les pensées, tous les désirs
comme toutes les impulsions que l’homme manifeste sont des forces qui
ont été mises en place à la création de son organisme. Certaines de ces
forces ont achevé leur travail, mais comme vous ne connaissez pas les lois
qui les gouvernent, elles vous apparaissent comme des ombres dans votre
vie (fig. ci-dessus).
En elles-mêmes, elles ont accompli un travail parfait. Et
d’après la loi de notre conscience, une force qui a accompli
son travail doit descendre en dessous de son propre niveau,
afin d’élever les autres parties, car la matière de notre corps
n’est pas encore totalement différenciée. Le niveau d’un
grand nombre de cellules doit être élevé.
Actuellement, l’homme est polarisé. En observant
l’homme, vous verrez qu’il est double. Toutes les énergies
supérieures travaillent de B vers A, et toutes les énergies
inférieures travaillent de B vers C. Une polarisation se pro-
duit. En général, l’après-midi, l’homme vit en allant de B
vers C, il est mal disposé. Le matin, il est généralement
joyeux, bien disposé, il se dirige de B vers A.
Quand certaines énergies supérieures ont effectué leur travail dans le
cerveau, elles doivent, tout d’abord, descendre dans les domaines inférieurs
de l’existence humaine. C’est actuellement l’époque où l’égoïsme humain a

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le plus grand rôle. Il est un maître dans le monde, mais il faut qu’il cède sa
place à quelque chose de noble et de plus élevé. Actuellement, en l’homme
se crée un centre qui est situé plus haut que A, et l’énergie de l’égoïsme doit
céder face à ce centre. Les gens appellent ce centre l’altruisme, la raison.
Donc, en l’homme, l’égoïsme doit céder la place à la raison divine.
Le cerveau, par lequel l’intellect se manifeste, est une dynamo en
l’homme. Parfois, dans cette dynamo beaucoup d’énergie s’accumule que
l’homme a du mal à gérer et il souffre tant que cette énergie n’est pas dis-
tribuée. Elle provoque des dégâts, comme le fait l’excès de vapeur dans une
chaudière. Si l’énergie ne peut pas être utilisée raisonnablement, elle risque
de faire éclater la chaudière.
L’homme souffre aussi au niveau de son cœur, lequel est le foyer de sa
vie. Toute la journée, l’homme court par monts et par vaux pour arranger
sa vie et ainsi, il attise sans cesse le feu du foyer. Mais le jour vient où ses
jambes ne le portent plus, ses mains ne travaillent plus et ses nerfs sont
dérangés. Alors l’homme dit : « Je ne sais plus quoi faire ! » C’est simple,
l’homme doit se libérer, connaître la loi de la libération. Sans connaître ce
que nous apportent l’intellect, le cœur et la force, nous ne pouvons pas
nous libérer.

Connaissant cette loi, veillez à ne pas en abuser. Celui qui abusera de cette
loi sera sévèrement puni comme jamais il ne l’a été de sa vie. Connaissant
la loi, vous l’utiliserez seulement à bon escient. Chacun doit se promettre
à lui-même de ne jamais en abuser. En quoi consiste cet abus ? L’homme
peut en abuser en envoyant consciemment sur quelqu’un son électricité

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positive. Le faisant, il augmente la quantité de cette même électricité dans


l’autre et renforce, ainsi, sa brutalité. Il le rend cruel et l’aigrit. Quand la
partie droite de quelqu’un est électrisée positivement, il doit trouver un
ami dont la partie droite a une électricité opposée à la sienne afin que les
deux natures d’électricité se neutralisent mutuellement. Comment cette
neutralisation peut-elle se faire ? L’un des deux doit mettre sa main sur la
partie droite de la tête de l’autre, et l’autre doit mettre sa main droite sur
la partie gauche de la tête de son ami. Ils retrouveront ainsi leur bonne
disposition, et en un temps très court. Cela peut se réaliser même en se
tenant seulement les mains. Le but est de transformer les énergies des deux
personnes. Vous pouvez faire cette expérience pour voir comment fonc-
tionne cette loi. Vous la ferez quand vous serez mal disposés. En plus, vous
l’appliquerez toujours deux par deux : deux frères, deux sœurs ou deux
amis. Quand je vous dis de vous prendre les mains entre sœurs ou entre
frères, je sous-entends les différents principes qui agissent dans la nature :
amour avec amour, sagesse avec sagesse. Quand je regarde la disposition
des chaises où vous êtes assis, je vois que la loi n’est pas respectée. À l’école,
les élèves doivent être disposés de telle façon qu’ils soient en pleine harmo-
nie. En tant que disciples de l’école occulte, vous devez connaître cette loi
de la transformation des énergies et l’appliquer sur place. Si vous rencon-
trez quelqu’un avec des forces opposées aux vôtres, face auxquelles votre
paix intérieure se trouve perturbée, restez loin de lui. Si vous ne pouvez pas
vous en éloigner physiquement, éloignez-vous mentalement. Comment
cela peut-il se faire ? En visualisant une certaine distance entre vous. Ainsi,
quand vous vous asseyez quelque part, ou quand vous êtes réunis pour
une conversation, quand vous communiquez entre vous, respectez tou-
jours cette loi de la sympathie. Si deux personnes ont de la sympathie, c’est

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qu’une pleine harmonie existe entre elles : quand l’une pense, l’autre pense
aussi. S’il n’y a pas de sympathie entre elles, quand l’une pensera, l’autre
sentira. Ce désaccord des forces crée, entre elles, toute une série d’états
dysharmonieux. Pour que l’harmonie existe entre deux personnes, elles
doivent penser, sentir et agir simultanément. Après quoi, si l’une pense,
sent et agit positivement, en même temps, les énergies de l’autre doivent
être négatives. C’est cela que vous ferez pour régulariser les forces de votre
corps. Si vous avez de bons résultats, je vous donnerai d’autres expériences.
Quels sont les indices permettant de deviner l’existence d’un excès
d’électricité dans la partie gauche ou droite du cerveau ? Quand on est prêt
à se disputer avec tous ceux que l’on rencontre sur sa route, cela montre
qu’il y a un excès d’électricité dans la partie droite du cerveau. Quand on
a une mauvaise disposition d’esprit, que l’on est pessimiste, cela montre
un excès d’électricité dans l’hémisphère gauche du cerveau. Cela concerne
les forces physiques. On peut dire la même chose des énergies dans le
monde astral et le monde spirituel. Vous ferez l’expérience de régulariser
cette énergie et vous observerez les résultats. Ne pensez pas pouvoir obtenir
des résultats avec une seule expérience. Vous pourrez faire cent expériences
et obtenir tout juste d’infimes résultats. Le but de cette expérience est de
développer votre conscience et de renforcer votre volonté. Quand je dis
que l’électricité s’accumule dans la partie droite ou gauche du cerveau, je
le comprends en globalité. Sinon, l’électricité peut aussi s’accumuler dans
certains centres particuliers du cerveau, mais toujours dans la partie droite
ou la partie gauche. Comment mettre cette électricité au travail ? Vous
chercherez une amie dans la classe, ou ailleurs, qui soit presque au même
degré d’évolution que vous, et vous ferez l’expérience avec elle. Ainsi, le
gain sera double : vous vous débarrasserez de l’électricité en excès et vous

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aiderez votre amie à continuer à marcher sur le droit chemin où vous mar-
chez aussi. Toutefois, si vous faites cette expérience avec une personne qui
marche dans une direction opposée à la vôtre, vous vous lierez avec elle, et,
en conséquence, vous vivrez une certaine contradiction.
En tant que disciple, il vous incombe de faire souvent cette expérience,
car, n’appliquant pas encore correctement les lois de l’électricité, celle-ci
s’accumule dans votre cerveau et vous devez régler ce problème raison-
nablement. Cet excès d’électricité représente un fardeau resté du passé,
comme celui qui reste chez les gens riches qui parlent et mangent beau-
coup. La nourriture qui reste et n’est pas consommée, commence à pourrir,
les serviteurs sont obligés de la jeter.
À la suite d’un excès accumulé dans le cerveau, le même processus se
déroule dans l’ensemble de l’organisme. Par-ci, par-là, se produisent des
processus de fermentation, de décomposition, et là où se fait la fermenta-
tion s’ensuit toujours une détérioration. Quand dans l’une ou l’autre partie
de votre cerveau s’accumule une grande quantité d’énergie, vous pouvez
vous-même vous influencer. Par exemple, si l’électricité s’est accumulée
dans l’hémisphère droit de votre cerveau, vous ne toucherez pas votre tête
avec la main droite, afin de ne pas aggraver votre état, mais vous toucherez
la partie droite de votre cerveau avec la main gauche. Inversement, si vous
avez un excès d’électricité dans la partie gauche, vous la toucherez légère-
ment avec la main droite. En faisant cette expérience, vous constaterez une
sorte d’apaisement, et votre état changera. Voilà pourquoi, pendant l’été,
quand le soleil est fort, touchez vos cheveux avec vos deux mains, ainsi,
vous retirerez l’électricité du cerveau, et vous éviterez l’insolation. Faites
cette expérience en cas de moindre excitation pour voir les résultats que
vous obtiendrez. Beaucoup d’écoles dans le monde utilisent ces méthodes

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et ces règles pour magnétiser, tonifier, mais elles ne connaissent pas exac-
tement les lois dont se sert la nature raisonnable. Elles créent de grands
dommages à leurs élèves. Le disciple occulte ne doit pas se laisser hypno-
tiser. Celui qui veut vous donner de l’argent ne doit pas vous demander
une reconnaissance de dettes. S’il veut vous rendre service, qu’il le fasse
avec confiance. S’il demande une reconnaissance de dettes, n’acceptez pas
son argent. Il est préférable d’être affamé, mais en aucun cas ne signez
de reconnaissance de dettes. Voici ce que recommande l’école occulte à
ses disciples : si quelqu’un peut prêter de l’argent sans reconnaissance de
dettes, prenez cet argent, utilisez-le selon vos besoins et rendez-le à temps.

On parle souvent de la vie physique, du corps physique de l’homme. Que


représente le corps physique ? C’est un conducteur, une grande installation
des forces de la nature. Par lui, passent deux forces naturelles : l’électricité
positive et négative et le magnétisme positif et négatif. Pour le moment,
vos corps ne sont pas accordés physiquement : parmi vous, certains ont en
eux plus d’électricité positive et d’autres plus d’électricité négative. Si deux
personnes dont l’électricité est positive se trouvent au même endroit, elles
vont se repousser. Si elles sont entrées en conversation, après s’être quittées,
elles vont immédiatement éprouver une mauvaise disposition d’esprit, un
mécontentement. Si l’une ne peut transformer son électricité positive en
négative, elles doivent se quitter, du moins pour un certain temps, cher-
cher et trouver une personne amie dont l’électricité est l’opposée de la
sienne. Sinon, en chacune d’elle s’éveillera un sentiment d’hostilité vis-à-
vis de l’autre. En conséquence, l’une manifestera son mauvais caractère et

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la grossièreté s’ensuivra. Peu importe que cette personne soit un homme ou


une femme, l’électricité étant véhiculée par des ondes courtes, elle mani-
festera sa brutalité, car c’est sur les ondes les plus courtes qu’elle se révèle.
De même, si deux personnes dont l’électricité est négative se trouvent au
même endroit, elles se repousseront, à la suite de quoi apparaîtra entre elles
un certain mécontentement, un doute, une peur. Elles auront peur l’une
de l’autre. Quand deux personnes dont l’électricité est positive se trouvent
réunies, elles deviennent si actives, qu’elles vont se battre, s’affronter ; si
deux personnes dont l’électricité est négative se rencontrent, elles ne vont
ni se battre ni s’affronter de peur de perdre la vie, mais, entre elles, naîtront
l’hypocrisie, la tromperie. L’une des deux, d’une manière détournée et par
le biais de la tromperie, essaiera d’attirer l’autre dans un piège. Donc, si une
personne veut en affronter une autre, elle doit savoir qu’elles sont toutes les
deux chargées positivement ; mais, si c’est la peur, le doute et l’hypocrisie
qui naissent entre elles, c’est qu’elles sont chargées négativement. Si vous
rencontrez quelqu’un dont l’électricité est opposée à la vôtre, vous vous
aimerez. L’harmonie de l’homme avec lui-même obéit aux mêmes lois que
la relation entre deux personnes. Elle dépendra du cas où les deux hémis-
phères de son cerveau auront la même charge ou des charges opposées. Si,
chez deux personnes, l’électricité de la partie droite du cerveau est positive,
elles seront grossières l’une envers l’autre et si dans l’hémisphère gauche
des deux personnes l’électricité est négative, elles seront suspicieuses. La
plupart des gens ne savent que faire de l’énergie négative, et s’ils ne peuvent
pas la mettre au travail, ils s’inquiètent.
Je prendrai un exemple de la vie courante, afin que vous voyiez com-
ment appliquer la loi sur l’énergie excédentaire. Imaginez que dans une
classe, une étudiante soit plus douée et qu’elle attire vers elle deux autres

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élèves. Si elle aime plus l’une des deux et qu’elle soit plus amie avec celle-
ci, qu’elle lui parle d’avantage, la troisième se tient à l’écart. Plus les deux
amies s’aiment, plus elles assimilent leur électricité. Mais, chez la troisième,
la moins aimée, une partie de l’énergie reste inutilisée et se stocke dans la
partie gauche et droite de son corps. Si elle reste dans la partie droite, cette
personne s’aigrira. Si elle reste dans la partie gauche, elle sera mécontente
et suspicieuse vis-à-vis d’elle-même et à l’égard de ses proches. Que doit-
elle faire pour se libérer de cette situation ? Elle doit trouver une autre amie
qui l’aimera sincèrement. C’est seulement ainsi que l’énergie en excès de
son organisme sera assimilée.

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L A F O R C E D E L’ É C O U T E
INTÉRIEURE

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L A F O R C E D E L’ É C O U T E I N T É R I E U R E

L e silence, c’est le milieu où les con-


ceptions mûrissent ; c’est le foyer de
la vraie création. Dieu et les grands
Êtres travaillent dans le silence.
Dans les bavardages, les énergies
s’émoussent et périclitent. C’est pour cela qu’il est
dit : « Vous devrez rendre compte de chaque parole
vaine. » En parlant trop, sans discernement, on
risque de tomber dans le péché, on éparpille, on
perd les forces créatrices.
Le bavardage excessif résulte de l’influence de
la loge noire, des êtres qui veulent entraver l’évo-
lution humaine. En réalité, seuls les saints, les
adeptes et les êtres spirituellement avancés tra-
vaillent en silence, parlant peu et seulement de
questions élevées. C’est uniquement dans le silence
que l’homme développe sa pensée et apprend à la
maîtriser. C’est dans cet état qu’il peut capter ce
que d’en-haut on lui suggère, le garder et com-
mencer à travailler, à créer comme le Divin le fait,
dans le silence.

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L A F O R C E D E L’ É C O U T E I N T É R I E U R E

Beau et grandiose est le monde du silence. En lui, les grands Êtres


agissent, envoyant leur amour l’un vers l’autre sans avoir besoin de la parole
pour exprimer leur sentiment comme le soleil envoie sa lumière et sa cha-
leur aux humains sans leur dire qu’il les aime. Retenons aussi l’exemple des
arbres fruitiers qui surmontent les dures conditions de la vie pour donner
leurs fruits généreusement, en silence, avec humilité.
Dans le silence, l’homme acquiert une énergie telle qu’elle devient per-
ceptible à ceux qui l’approchent, ils ressentent alors son influence magné-
tique et bénéfique. En même temps, cet homme garde à sa disposition
toutes les forces vitales qui lui sont indispensables pour le travail de son
évolution.
Pour le disciple, le silence constitue le milieu le plus favorable pour
résoudre les problèmes qui lui sont envoyés. Il sait qu’il doit supporter
sans se plaindre ni récriminer les souffrances, les épreuves, les revers. C’est
dans la solitude et le silence que l’homme peut développer en lui nombre
de qualités : renforcer sa volonté, acquérir la patience, la perspicacité, la
sobriété, la maîtrise de soi. Il peut cultiver son esprit et discipliner son
monde intérieur, sa « terre inculte et inorganisée . »
Que celui qui a commencé à construire son corps spirituel évite les rela-
tions fortuites, irréfléchies, nouées sans discernement. Seul l’être qui s’est
accoutumé au monde du silence et de l’harmonie, où tout se crée et mûrit,
peut entendre la voix de son âme, la voix de Dieu. C’est uniquement dans
ce milieu de paix et de beauté que l’homme peut demeurer constamment
en état de prière, en communion avec le Divin et les Êtres avancés.
Les esprits ordinaires ne peuvent pas capter les pensées des hommes.
C’est pour cela que celui qui veut réussir en quelque entreprise doit se
taire, éviter d’en parler s’il ne veut pas rencontrer d’obstacles, extérieurs et

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intérieurs. Dans le silence, un silence constructif et non passif, l’homme


peut transformer le négatif en positif et écarter tout ce qui entrave son évo-
lution. Le disciple résout ses problèmes les plus difficiles dans le silence et
le calme absolus, lorsque tout dort et que Dieu seul veille.
Quand un Maître vient sur la terre, il doit avant tout surmonter les
conditions de la vie matérielle ; après seulement, il peut rétablir le lien
avec le grand monde raisonnable, d’où il est venu. C’est un difficile et
profond travail intérieur qui se fait en silence. Une fois ce lien renoué, le
Maître peut alors recevoir l’aide et le soutien des Êtres lumineux qui le
secondent dans son travail. C’est ainsi qu’agit le Maître. Avec combien de
ferveur le disciple doit-il suivre cet exemple s’il veut avancer sur le sentier
de la grande vie. Sans lien avec le monde supérieur invisible, avec les Êtres
avancés, avec Dieu, il ne pourrait réaliser l’aspiration de son âme faute du
soutien indispensable.
L’homme de la Vie nouvelle est celui qui a une pensée droite. Le fon-
dement de la pensée droite est l’amour. Dieu est Amour et celui qui veut
manifester Dieu doit manifester son amour.
La silencieuse écoute intérieure est une qualité de la conscience supé-
rieure humaine en éveil, une caractéristique du disciple de la Vie nouvelle.
Sa bonne et calme intuition lui permet de pressentir les tâches qu’il devra
correctement accomplir, et les inévitables épreuves qu’il lui faudra affron-
ter.
Adam et Ève étaient encore dans le Paradis lorsqu’ils furent soumis à
un examen d’obéissance. La voix divine les autorisait à manger les fruits
de tous les arbres à l’exception d’un seul, qui les soumettrait à la mort. Ils
n’écoutèrent pas la Parole divine et ils furent chassés du paradis pour aller
dans le vaste monde matériel, où leurs descendants souffrent encore en
raison de leurs erreurs persistantes.

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L A F O R C E D E L’ É C O U T E I N T É R I E U R E

Combien d’hommes ont perdu leurs dons spirituels et leurs capacités


de vie raisonnable à cause de leur hâte à faire des expériences aventureuses,
sans réfléchir si elles leur seraient ou non profitables ! Expérimentez seu-
lement les choses qui peuvent apporter quelque acquisition utile à vote
vie physique ou spirituelle et qui répondent aux aspirations de la nouvelle
conscience qui se développe en vous. Bénéfique est l’impulsion qui pousse
l’homme à acquérir le savoir, la sagesse, la maîtrise des basses tendances
résultant des anciennes cultures ; mais un constant travail sur soi-même est
alors nécessaire, et cela demande un caractère stable et une volonté tenace.
Les Êtres avancés des mondes supérieurs sont prêts à vous aider dans cette
tâche bénie, si vous le demandez et vous y appliquez constamment, discrè-
tement, en silence.
Chaque homme porte en lui des qualités spécifiques qu’il doit dévelop-
per par l’étude et le travail. Il en est de même pour les sentiments et les
élans du cœur. Pour mieux développer le bien en soi, il est profitable de fré-
quenter des êtres sincèrement bons. Il faut aussi veiller à donner aux senti-
ments élevés que l’on possède la possibilité de se manifester d’une manière
simple et naturelle. On ne peut être bon si l’on ne désire pas le bien pour
soi et pour tous. On ne peut être miséricordieux si l’on ne cultive pas la
pitié. Pour se sentir riche, on doit penser aux biens intérieurs dont on dis-
pose, aux dons que la nature nous a offerts, et en disposer consciemment,
sans bruit, sans ostentation, pour soi-même et pour nos proches.
Certains chrétiens s’inquiètent de savoir s’ils entreront dans le Royaume
divin, s’ils seront sauvés ou non ! Il serait préférable qu’ils s’entraînent, en
silence, à servir Dieu, à appliquer l’amour envers leur prochain, à faire le
bien.
Plusieurs sont venus me demander combien de temps ils vivraient sur la
terre ? À cette question, chacun peut répondre lui-même ! Si l’on s’efforce

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L A F O R C E D E L’ É C O U T E I N T É R I E U R E

de respirer calmement, profondément, on vivra certainement plus long-


temps dans le corps physique ; mais si l’on a une respiration rapide, sacca-
dée, superficielle, perturbée par de continuelles inquiétudes, nos ans seront
comptés ! Une vie prolongée dépend aussi d’une nutrition correcte, sobre,
hygiénique, modérée. Mais peu de gens observent ces règles, se privant
ainsi de nombre d’années d’une vie enrichissante. Combien d’êtres nantis
de tous les biens matériels désirables ont leur existence gâchée par un état
de santé défectueux dû à leur mauvaise façon de se nourrir !
Une pensée claire, raisonnable, des sentiments bienveillants envers tous
les êtres et pour tout ce que Dieu a créé, sont des acquisitions sans prix
qui contribuent au maintien d’une santé équilibrée. La richesse véritable
que constituent une bonne santé, une pensée calme et efficace, un com-
portement fraternel envers tous les êtres, vous devez apprendre à l’acquérir
en captant consciemment l’énergie vitale que le soleil nous envoie et que
les Hindous nomment ‘prana’. Cette énergie est nécessaire à l’organisme
humain et pour en profiter au maximum, on recommande de sortir le
matin, de bonne heure, dans la nature. Certains fixent le soleil du regard,
espérant ainsi en absorber davantage. C’est une manière de faire inutile.
Il suffit de s’exposer au soleil une dizaine de minutes, avec des sentiments
d’amour et de sérénité, pour recevoir ce qui est nécessaire à l’organisme.
En tant que disciple de la vie évolutive, vous devez différencier les éner-
gies qui vous viennent intérieurement ou extérieurement, en élaborant
celles qui sont utiles et en rejetant les autres. Certaines peuvent être nui-
sibles et vous pousser à vous exprimer ou à vous conduire d’une manière
déraisonnable. Il se trouvera alors toujours quelqu’un pour vous faire la
morale, en vous recommandant, si vous êtes emportés, par exemple, d’être
calmes, doux, de travailler sur vous-même… Dans un cas semblable, au

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lieu de moraliser les autres, recherchez plutôt leurs qualités et dites-leur


de bonnes paroles qui leur feront plaisir et les pousseront à justifier votre
bonne appréciation.
Pour se désaltérer, on doit boire à petites gorgées, de l’eau aussi pure
que possible. Elle apporte la vie, alors que le vin la contrarie. Si le vin était
nécessaire à l’homme, la sage nature nous l’aurait fourni ; mais il laisse dans
l’organisme des résidus qui doivent être éliminés pour que la pure énergie
divine puisse y pénétrer en trois lieux : par le cerveau entre la Lumière,
l’énergie de la pure pensée divine ; par le cœur pénètre l’Amour divin et
par le corps, la Force divine. Cette énergie apporte et organise la santé et la
force, à condition que l’homme obéisse à la douce voix divine qui lui parle
intérieurement. Pour se développer justement et surmonter les difficultés,
l’être humain doit préparer son cerveau, son cœur et son corps à capter
les énergies d’en-haut et à bien les utiliser. C’est ainsi qu’il saisira le mieux
les exigences raisonnables de son âme et les possibilités de réaliser ses bons
désirs.
Souvent, les humains se plaignent de leurs insuccès ; mais c’est qu’ils
font des plans, des projets pour réaliser leurs idées en omettant d’y tra-
vailler vraiment. C’est comme si un sculpteur se contentait de faire des
croquis, des dessins de la statue qu’il projette, sans se mettre à modeler la
glaise ou à tailler le bloc de pierre ! À chacun est donnée la tâche de mode-
ler, de sculpter son visage, ses mains, ses pieds, son corps. Comment ? Par
un travail intérieur et extérieur, par l’étude et l’application intelligente des
lois physiques et spirituelles.
L’influence de la Vie nouvelle dont vous êtes les élèves, pousse l’hu-
manité entière à se réveiller de son sommeil millénaire. Pendant sa vie
actuelle, l’homme dont la conscience est éveillée peut et doit sculpter

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sa statue individuelle, améliorer sa structure physique, et avancer vers la


perfection spirituelle, vers la connaissance de Dieu, grâce à la lumière du
nouvel enseignement.
Les pensées, sentiments, désirs et actions négatifs, contraires au Bien, à
l’Amour éternel, sont la cause de l’épuisement, de la disparition des forces
et dons divins. Le mécontentement, la cruauté, la haine, le manque de foi,
d’espérance et d’amour dépouillent et tuent l’homme. Les vertus, l’obéis-
sance aux ordonnances divines, tout ce qui est positif revêt l’âme humaine
de lumière. On dit que les saints ont une auréole entourant leur tête, mais
ils ont aussi un vêtement entièrement tissé de rayons de lumière divine, ce
vêtement et cette auréole sont composés des couleurs du spectre solaire. La
couleur jaune clair de l’auréole démontre la sagesse ; la verte, la croissance ;
la rouge, la vie supérieure qui habite le Saint ; le bleu, sa foi, etc. Tant que
l’auréole de l’homme est lumineuse, il est sain, plein de vitalité et d’amour.
Si elle se ternit, c’est que son lien avec la source de la Vie - avec l’Amour
- est rompu, et il éprouve alors la conscience d’avoir perdu quelque chose
qu’il pourra difficilement retrouver.
Il est dit dans les Écritures : « Gardez-vous de perdre ce que Dieu a mis
en vous ! » En chaque homme sont incluses des richesses incalculables dont
il n’a pas conscience et il n’est pas encore suffisamment prêt pour qu’on
lui révèle la parole qui les lui ferait découvrir. Ce n’est pas à moi de vous
recommander de ne pas manger les fruits de l’arbre défendu, mais je vous
dis : ne laissez pas votre cœur vagabonder seul, mais que votre intellect
l’éclaire et que votre volonté raisonnable l’accompagne ! Si vous laissiez
votre cœur aller seul, il commettrait la même erreur qu’Ève.
Les humains qui se trouvent au sein des difficultés et des souffrances ne
conçoivent pas le sens réel de la vie et se demandent : « Pourquoi sommes-

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nous venus sur la terre ? Nous préférons aller dans l’autre monde ! » Mais
quand ils y sont vraiment, ils ne savent qu’y faire et aspirent à descendre
de nouveau sur notre planète. Ce sont des âmes non éveillées, des êtres
qui dorment encore. Dans une anecdote allégorique, on raconte comment
s’accomplit la descente de ces âmes sur la terre. Dans le monde invisible,
des magasins présentent dans leurs vitrines des vêtements de différentes
couleurs, tous plus beaux les uns que les autres. Les âmes, n’ayant pas
d’autre occupation, se plaisent à les admirer et, bientôt tentées, entrent
dans le magasin pour essayer l’habit qu’elles désirent. Mais une fois qu’elles
l’ont revêtu, elles ne peuvent plus l’enlever malgré tous leurs efforts et se
retrouvent réincarnées sur la terre. Là, elles vivront de nouveau 60, 70, 80
ans ou plus et se poseront l’éternelle question :
« Quel est le sens de notre vie ? Pourquoi sommes-nous ici ? »
L’homme dont la conscience est éveillée descend sur la terre de sa propre
volonté pour accomplir quelque tâche, pour s’améliorer, pour corriger cer-
taines faiblesses, tout en maintenant le lien de son âme avec le monde
spirituel et en remerciant sans cesse le sublime Amour divin qui l’aide et le
soutient. Après quoi, il retourne dans sa patrie - le grand monde invisible
- rempli de joie et de reconnaissance pour les leçons apprises et appliquées.
Si la descente sur terre et le départ qui en marque la fin s’accomplissent
inconsciemment, c’est qu’il s’agit d’une âme n’ayant encore aucune notion
de la vie universelle, de la vie du Tout.
Quand vous avez quelque chose à dire ou à faire, mettez-vous tout de
suite à l’écoute de la voix divine ; concentrez-vous, faites en vous le silence
pour capter le Divin qui vous permettra de parler et d’agir en temps voulu,
sans influence étrangère à votre âme.
Efforcez-vous de prendre chaque jour dans le filet de votre conscience
éveillée - de votre conscience de Vie nouvelle - une belle pensée, un beau

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sentiment, une belle action, et accordez-leur tous vos soins. Si vous ne par-
venez pas à le faire, votre journée aura été vaine.
Écoutez en vos âmes éveillées la voix de l’Amour divin, de la Sagesse et
de la Vérité divines. Donnez votre attention à tout ce qui a été mis de bien
et de beau dans votre intellect et votre cœur. Aimez-vous les uns les autres
pour recevoir la bénédiction divine !

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L E S D E U X LO I S

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L E S D E U X LO I S

V ous devez connaître deux lois :


la violence engendre la vio-
lence, tandis que l’amour crée
l’amour. La vraie culture divine
exclut toute violence. Celle-ci
est pourtant aujourd’hui générale sur toute la terre
parmi les animaux et parmi les humains déraison-
nables. Chaque recours à la violence est une trans-
gression de la loi divine, une négation de l’Esprit
divin.
Il est dit : « Tu ne tueras point. » Mais si cette
morale n’est pas appliquée envers tous les êtres,
elle n’est plus une morale. Vous demandez à quoi
sont dus tous les malheurs qui surviennent dans
la vie ? Une de leurs causes principales est le mas-
sacre sans mesure des mammifères, ainsi que les
tueries humaines. Quand les âmes de toutes ces
victimes arrivent dans le monde astral, elles créent
des conditions désastreuses engendrant des mala-
dies, des dépressions nerveuses parmi les vivants.

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L E S D E U X LO I S

Quand vous égorgez un agneau, vous pensez sans doute que vous n’en-
courez aucune responsabilité. Pourtant, des Êtres avancés s’intéressent à
lui et le surveillent et ils vous demanderont de rendre compte de sa mort.
Les animaux ne peuvent pas se plaindre actuellement, mais un jour, vous
devrez répondre de toutes vos actions. La souffrance des animaux que l’on
massacre par millions chaque année est réelle et grande. Au cours de leur
abattage, ils éprouvent une immense terreur et de l’horreur, créant dans le
monde astral des conditions nuisibles à l’évolution de l’homme et les mala-
dies nerveuses de la race blanche sont dues en grande partie à cette tuerie.
Aucune loi efficace ne protège vraiment les animaux, mais un jour vien-
dra où ils se libéreront.
En abattant les arbres, vous vous privez des biens et des forces qu’ils vous
apportent et la nature du sol se modifie d’une façon néfaste entraînant un
affaiblissement du processus vital. Renouveler, rajeunir une ancienne forêt,
dont les arbres périssent de vétusté, est une œuvre bénéfique qui contribue
à une amélioration générale. Mais agir comme il a été fait en Amérique,
où d’immenses et belles forêts ont été abattues sans discernement, a eu
pour conséquence un accroissement considérable de la neurasthénie dans
ce pays. Quand vous vous promenez dans une forêt, vous devez savoir
que tout dans le monde a une vie et une âme. Arracher des fleurs ou des
feuilles, casser des branches, etc., sont des actes déraisonnables.
Vous direz que l’on exécute le bandit parce qu’il est dangereux pour la
société ; mais vous ignorez qu’une fois désincarné, il est encore plus dange-
reux, parce que, se mouvant alors librement parmi les êtres faibles de carac-
tère, il peut les influencer et leur suggérer des pensées et des sentiments de
vengeance. On se pose aujourd’hui la question de savoir s’il faut continuer
à appliquer la peine de mort ou la supprimer. D’après la loi divine, la peine

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L E S D E U X LO I S

de mort n’est pas permise. Tant que des êtres s’entretuent, ils agissent sui-
vant les lois humaines.
Il n’est pas permis de tuer un homme, parce que, bien qu’il ne représente
qu’une infime partie du grand mécanisme général, sa suppression perturbe
le fonctionnement de celui-ci. On ne se rend pas compte du grand mal
dans l’humanité que causera à l’avenir le meurtre d’un homme. C’est pour-
quoi il est préférable de faire accomplir par les criminels condamnés des
travaux d’utilité générale, agricoles ou autres. Ce que Dieu a créé, nous
n’avons pas le droit de le détruire. Chaque être que vous privez prématuré-
ment de son corps vous le réclamera un jour.
Celui dont le cœur ne recèle pas d’amour est ou sera cruel. Je m’entre-
tenais, il y a un certain temps, avec un vieillard. En l’observant, je vis qu’il
avait le visage et la tête d’un assassin. Je lui dis : « Tu as tué beaucoup
de gens ! » Il me répondit : « Oui, et cela me pèse. C’était stupide, mais
on pensait ainsi arranger le monde. Mais ce n’est pas comme cela qu’on
l’arrangera ! » En vieillissant, il avait réfléchi, il s’était rangé et s’était rendu
compte du mauvais chemin qu’il avait suivi. Tous ces gens qu’il avait tués le
poursuivaient maintenant toujours. Il ajouta : « À cette époque, personne
n’était là pour me corriger et m’enseigner ! »
Aujourd’hui encore, beaucoup pensent que le monde ne s’arrangera que
par la force. La force contraint ou anéantit les gens, mais elle ne les change
pas. La violence est semblable à un marteau qui s’use et se détruit après un
long usage ; de même, les personnes méchantes se détruisent elles-mêmes.
Nous vivons encore sous la loi des idoles parce que des hommes nous
commandent.
Tous les êtres ne s’intéressent pas aux mêmes choses. Il faut donc se
garder d’imposer aux gens des idées qui leur sont indifférentes. Le Christ

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L E S D E U X LO I S

ne veut pas que les hommes reçoivent les idées nouvelles sous la pression
de la violence. Que nous accomplissions, nous, la volonté de l’Éternel, c’est
bien ; mais laissons les autres libres de leur comportement.
La force sans amour apporte inévitablement des déceptions et des souf-
frances, mais la force alliée à l’Amour divin engendre toujours de grands
biens. Depuis des milliers d’années que les êtres s’entretuent, quels ont été
les résultats ? Il n’y a pas un endroit sur la terre qui n’ait été éclaboussé de
sang, humain ou animal. Elle est tellement impure et souillée que certains
continents seront engloutis dans les eaux. La nouvelle culture de l’amour
ne peut croître et se développer sur une terre aussi souillée. Il est nécessaire
qu’elle soit purifiée. Les humains ne soupçonnent pas les dangers auxquels
ils sont exposés. Tous ont de bons désirs, de nobles élans, mais ils ne savent
pas comment vivre correctement.

Pour trouver la solution de la vie sous l’une ou l’autre de ses significa-


tions, l’homme doit comprendre la loi de la transformation des nombres.
Actuellement, l’homme est considéré comme un nombre entier et on veut
qu’il soit heureux. Mais le bonheur est un processus continu, une suite pro-
gressive. De même, la santé, la force et autres, sont une suite de nombres,
une série de processus progressifs et ininterrompus. Quand je parle des
nombres, je les considère comme étant vivants et qu’une transformation
peut se faire dans ces nombres vivants, c’est-à-dire qu’un changement ou
une transformation des processus est possible, mais une connaissance des
lois de cette transformation est nécessaire.

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L E S D E U X LO I S

Dès qu’un nombre (un processus) se transforme, il perd ses proprié-


tés initiales et en acquiert de nouvelles. La transformation des états de
l’homme se fait de la même façon. Pour que l’homme soit heureux, il doit
connaître les lois de la transformation des énergies qui déterminent ses
états. Le changement de l’état de l’homme est comparable aux change-
ments de temps dans la nature. Il a le même sens et la même signification
et se produit selon les mêmes lois. Maintenant, les hommes aspirent à un
monde sans transformations, sans souffrances, donc sans joie et sans vie.
Ils n’auront alors aucune acquisition alors que la vie prend un sens par les
acquisitions. Pour avoir une acquisition, un processus ininterrompu est
nécessaire dans lequel des transformations s’opèrent, déterminant les joies
et les chagrins, la naissance et la mort, etc.
Quand l’homme ne comprend pas les lois de son existence et les pro-
cessus se déroulant en lui, il ne peut pas donner une direction correcte à
ses aspirations, il ne peut pas choisir les méthodes qui conviennent à leur
réalisation et, par là, il se crée des malheurs.
L’homme, par lui-même, est un processus progressif et ininterrompu, et
par conséquent, quelque chose lui manque. C’est justement ce qui nous
donne l’aspiration à réaliser ce manque et c’est dans cet élan éternel et
ininterrompu que réside le bonheur de l’homme. Éternel est l’élan vers la
réalisation de ce qui nous manque. De plus, les possibilités de l’éternité
sont infinies. Ce qui nous manque agit en tant qu’une stimulation pour
avancer, pour progresser.
Le bonheur de l’homme réside dans la manifestation raisonnable de sa
volonté. Pour réaliser le bonheur, l’homme doit agir raisonnablement, selon
les lois de la vie. Le bonheur, c’est la transformation des forces en nous-
mêmes. Et la transformation se réalise à l’aide de la volonté. L’homme ne

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peut pas être heureux tant qu’il n’a pas transformé son malheur en maté-
riaux combustibles pour le bonheur. L’homme ne peut avoir de l’amour
tant qu’il ne transforme pas la haine en matériaux combustibles. Pour
atteindre le bonheur, l’homme doit, dans le laboratoire de la vie, utiliser
tous ses états négatifs en tant que matériaux combustibles. Pour que cela
puisse se faire, il doit savoir distinguer ce qui vient de son intellect de ce
qui vient de son cœur, et faire la part de ses sentiments par rapport à son
intelligence. C’est seulement ainsi qu’il aura des relations correctes avec
le monde extérieur objectif et les forces qui agissent en lui et il pourra
atteindre le bonheur.
Nous vivons dans une époque où un savoir est exigé, afin d’atteindre le
bonheur et de créer des relations harmonieuses entre les gens.
Pour trouver le bonheur, l’homme doit se libérer de toutes les limita-
tions. Tant que l’homme montre des faiblesses pour l’argent, la gloire, la
fierté, pour les femmes et tous les plaisirs de la vie, il ne peut pas être heu-
reux. Car tout cela peut lui être enlevé et il lui restera le malheur. Pour cette
raison, il est nécessaire que l’homme comprenne les lois pour transformer
les énergies de ses états et pour les utiliser au profit du processus créatif de
la vie.
Actuellement, quand il est question du bonheur, chacun sous-entend
son propre bonheur en ignorant celui des autres. Mais le bonheur est une
loi divine et il est pour tous. Maintenant, quand les gens aspirent au bon-
heur ils croient qu’il ne dépend que d’eux et ignorent qu’il dépend de la
nature environnante. En cela consistent l’erreur et le malheur de l’homme
contemporain. Il existe des êtres au-dessus et en dessous de l’homme et
chacun cherche son bonheur. En dépouillant de leur droit à la vie les êtres
qui lui sont inférieurs, l’homme les rend malheureux. Mais lui-même est

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L E S D E U X LO I S

soumis aux mêmes lois. Ainsi, l’homme ne peut pas être heureux. Pour être
heureux il doit se trouver hors de tout danger, ce qu’il acquerra quand il
aura appris la loi de la vie immortelle. Un renforcement de la volonté est
nécessaire pour qu’elle puisse maîtriser toutes les forces et tous les éléments
de la totalité de l’organisme, et être en union avec la volonté cosmique.
Ainsi, le bonheur s’acquiert par un effort de volonté. Seul peut être
heureux celui qui est libéré de tous ses désirs et qui est devenu leur maître.
Toutes les conditions extérieures : la mort, la naissance, les maladies, etc.,
ne doivent pas avoir de pouvoir sur lui. Le bonheur est en dehors de tout
mal, de la haine, de la misère, mais le bonheur n’est pas non plus dans le
bien, car le bien est seulement une condition pour le bonheur. À sa venue,
le bonheur attellera toutes les forces positives et négatives, tous les états
dans l’homme, il les mettra dans un système harmonieux et les réconciliera.
Alors, l’homme sera heureux quand il réconciliera et harmonisera toutes
les forces de son existence. L’homme heureux ne peut pas avoir d’ennemis
dans la nature ; tous les êtres sont ses amis, car il distribue son bonheur à
tous.
C’est seulement là où la mort est exclue que se trouve la vie véritable.
Là se trouve le vrai bonheur. L’homme heureux est porteur d’une idée.
L’homme mesquin et l’homme avec des traits négatifs ne peuvent pas non
plus être heureux. Pour l’être, il doit baser sa vie sur la vertu, afin qu’elle
soit en lui un processus ininterrompu.
Tu ne peux être heureux que si tu aimes quelqu’un sans qu’il le sache.
C’est seulement ainsi que l’homme peut être heureux. S’il sait que tu
l’aimes, tu ne peux pas être heureux. Je ne veux pas que vous croyiez seule-
ment cela, mais faites-en l’expérience. Quand tu pourras aimer quelqu’un
sans qu’il le sache, alors tu pourras aimer tout le monde. Si tu n’aimes

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L E S D E U X LO I S

pas une personne sans qu’elle le sache, tu ne pourras pas non plus aimer
les autres. Il doit exister un homme vers lequel tu déverses tes sentiments
comme un courant, comme une source verse son eau et irrigue toute une
contrée ; de même que la source verse son eau pour quelqu’un et irrigue
toute une région. Quand vous aimez quelqu’un et que vous déversez votre
amour en lui, il coulera comme une eau vivante et tous ceux qui l’en-
tourent en profiteront. Ne dites pas le nom de celui pour lequel vous le
faites. Nombreux sont ceux qui disent : « Je fais ceci ou cela pour Dieu. »
Ainsi, ils se font du mal.
Quand je sais que quelqu’un m’aime, je suis malheureux. Et tout mon
malheur vient du fait que je sais que quelqu’un m’aime. Car celui qui
m’aime attend quelque chose de moi et il est normal qu’il l’attende. Mais,
si je ne peux pas faire ce qu’il attend, je souffre. Celui qui m’aime voudra
faire quelque chose pour moi et si je ne peux pas faire quelque chose pour
lui, je me sens dans l’embarras et malheureux. Quand deux personnes s’ai-
ment, elles savent cela et doivent faire quelque chose de réciproque l’une
pour l’autre pour être intérieurement libres et écarter le malheur de leur
route.
Celui qui vous aime verse ses richesses venues de toutes parts, mais vous
ne le savez pas. Celui qui vous aime vous élève. La science occulte soutient
que celui qui vous aime n’est pas ici sur la terre, et s’il est sur la terre, les
deux vivront dans un même corps. Habituellement, l’un est en haut et
l’autre en bas et vous ignorez son nom. Seulement quand vous devenez très
triste et que vous vous trouvez dans de grandes contradictions, il vient vous
consoler et part ensuite. Cela est pour ceux qui veulent être heureux. Et
vous, les autres, qui voulez être malheureux, dites à celui que vous aimez,
que vous l’aimez. L’un comme l’autre sont bons. Si celui qui t’aime te le

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L E S D E U X LO I S

dit, vous serez tous les deux malheureux ; mais un troisième est heureux.
Dès que tu seras malheureux, tu te diras : « Je suis un des deux malheureux
qui maintient le bonheur d’un troisième. » Celui dont vous entretenez le
bonheur sans le savoir descendra un jour à votre place et vous aidera.
Vous devez aimer Dieu que vous ne connaissez pas et Il apportera le
bonheur dans le monde. Si vous vouliez Le faire descendre sur la terre et
Le mettre dans une forme, non seulement vous ne seriez pas heureux, mais
vous seriez malheureux.
Quand vous aimez quelqu’un, vous vivez avec un frémissement sacré
pour lui. Une seule parole sur lui ou simplement le voir, suffit pour qu’un
frémissement vous traverse. C’est le frémissement sacré de l’amour. Il n’y a
personne parmi vous qui n’ait pas vécu ce frémissement sacré. Ce frémisse-
ment sacré n’est pas un mal pour celui chez qui il apparaît. C’est seulement
ainsi que l’homme peut avoir des acquisitions. C’est l’unique chose qui
puisse rendre l’homme heureux. Pour être heureux, l’homme doit aimer.
Aimer est une condition pour la réalisation d’une vie heureuse sur la terre.
Il faut réaliser une vie harmonieuse sur la terre pour créer une société faite
de gens raisonnables et qu’il soit agréable d’y vivre. Quand vous rencontrez
un homme, sachez que quelqu’un l’aime. Chacun d’entre vous a la possi-
bilité d’être heureux.
Dieu est le grand bonheur à travers les siècles vers lequel l’âme aspire
sous tous les aspects - individuel, familial et social. Tout homme veut être
heureux.
Vous tous qui voulez être heureux, vous devez étudier les lois du bon-
heur. Le bonheur n’est pas un but auquel on aspire, comme le soutiennent
certains, comme le prêche le théosophe Krishnamurti. Mais c’est un pro-
cessus continu de création et de libération. En tout premier, le bonheur

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doit venir libérer l’homme. La vie doit venir libérer l’homme. La vie doit
se libérer seule. Quant à Dieu qui a créé le monde, c’est Lui le sublime
bonheur. Il vient pour libérer le monde, quand Il l’aura libéré, tous sau-
ront que le monde est libre ; quand ils connaîtront parfaitement ses lois,
ils seront heureux. Les lois du bonheur sont en Dieu, elles sont dans la vie.

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L A F O R C E DA N S L E S
BONNES HABITUDES

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L A F O R C E DA N S L E S B O N N E S H A B I T U D E S

D ans les comportements


intérieur et extérieur des
hommes, il y a des habitudes
qui sont bonnes et d’autres
qui le sont moins. La bonne
habitude se forme avec la particule positive ‘oui’ et
la mauvaise avec la particule négative ‘non’.
Par exemple, vous promettez à quelqu’un de lui
rendre un service : vous aurez à vous lever de bon
matin et à aller dans une localité voisine pour y
effectuer un certain travail. Vous avez amicalement
fait cette promesse par un beau temps ensoleillé et
vous n’avez pas alors réfléchi qu’à l’heure matinale
prévue, il vous serait peut-être désagréable de vous
rendre au lieu fixé seul, à quatre heures du matin,
encore en pleine nuit.
Vous vous levez donc à quatre heures, vous
regardez dehors : c’est l’obscurité complète. Vous
hésitez, le courant négatif de la particule ‘non’
vous influence et vous remettez l’accomplissement

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L A F O R C E DA N S L E S B O N N E S H A B I T U D E S

de votre promesse. Dans ce cas, la crainte vous a suggestionné et si vous


continuiez à écouter l’influence négative du ‘non’, elle finirait par vous faire
perdre la foi, l’assurance en vous-même.
Par de successives soumissions au courant négatif en lui, l’homme prend
la mauvaise habitude de faire une promesse et de ne pas la tenir. Les pro-
messes peuvent être faites à nous-même, à notre âme ou à nos semblables.
Vous vous enthousiasmez pour une idée, vous êtes prêts à tout faire
pour elle, mais si des difficultés surviennent, vous vous découragez et vous
décrétez : « Le temps n’est pas encore venu de faire cela ! » Pourtant, rien
ne se construit sans efforts, ni sur le plan physique ni sur le plan spirituel.
Si vous ajournez toujours les réalisations que vous sentez être bénéfiques,
vous deviendrez des invalides moraux, des retardataires ; le mouvement
ascendant de nos contemporains est plein d’habitudes négatives, créées par
la simple particule ‘non’ !
Ne vous hâtez donc pas de faire des promesses sans bien y réfléchir
et sans tenir compte de vos possibilités d’action. Mais si vous promettez
quelque chose, aux autres ou à vous-même, vous devez coûte que coûte
tenir votre engagement, quelles que soient les difficultés que vous puissiez
rencontrer. Vous appliquerez naturellement votre intelligence et votre dis-
cernement à éviter les entraves superflues et vous accomplirez la promesse
que vous aurez faite. Des courants positifs vous viendront en aide.
Si vous voulez agir psychiquement sur vous-même, travaillez à acquérir
de bonnes habitudes. Ne faites jamais usage de la particule ‘non’ pour des
choses qui peuvent vous élever. Par la persévérance et une pensée éveillée,
l’homme peut facilement se libérer des influences négatives, intérieures ou
extérieures. Vous vous direz :

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« Mais oui, je peux accomplir ce que j’ai pensé. J’ai foi en moi-même
et dans le soutien du Divin en moi. » Par exemple, quelqu’un déclare que
vous êtes un être impoli, un rustre. Si vous recevez sans réagir cette sugges-
tion, elle agit négativement sur vous. Par votre pensée vigilante, vous devez
tout de suite la neutraliser et la remplacer par une qualité positive. Dites :
« Je m’applique à la douceur. Je transforme la rudesse en gentillesse. Ce
travail intérieur et secret est intéressant et il me plaît ! Au lieu d’être rude,
je peux très bien être aimable et bienveillant. » Et vous commencez ainsi,
consciemment ou inconsciemment, à développer le centre de la miséri-
corde, de la grâce et de la sensibilité, qui se trouve au milieu de la tête, au-
dessus du front. Vous donnez une direction positive à l’énergie qui servait
au négatif.
Celui qui veut devenir un homme nouveau est tenu de faire beaucoup
d’expériences et d’étudier les différents courants qui passent en lui et autour
de lui, en vue de transformer, à tout moment, le négatif en positif. Il doit
réagir sur la matière inerte en lui-même, l’atteler au travail contrôlé par sa
pensée et par sa détermination d’être libre et fort.
Parmi d’autres méthodes susceptibles de vous entraîner au contrôle de
vos habitudes, vous pouvez faire l’expérience suivante pendant quelques
nuits consécutives. Le soir, couchez-vous à 20 heures, en vous disant avec
calme et concentration : « Je veux me lever à minuit juste, pour accom-
plir un travail important. » Mettez cette pensée dans votre subconscient et
oubliez-la. Vous vous réveillerez à l’heure fixée, mais une pensée négative
vous vient : « Je peux bien dormir encore cinq minutes, ce que j’ai à faire
peut bien attendre ! » Il faut, au contraire, vous lever aussitôt et en vous
tenant bien droit, tourné vers le levant, dire calmement : « Je suis le maître
de mon temps et je l’utilise de la façon que je trouve la meilleure. » Vous

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mettrez ainsi en action la particule positive, celle des bonnes habitudes : le


‘oui’ et vous recevrez alors une belle et lumineuse pensée du monde supé-
rieur invisible.
Couchez-vous de nouveau avec la pensée de devoir vous lever à deux
heures du matin. En vous éveillant, la tentation reviendra de remettre à
plus tard votre lever, mais sortez tout de suite du lit et dressez-vous face à
l’est. Vous recevrez encore une pensée lumineuse d’en-haut que vous note-
rez pour ne pas l’oublier.
Recouchez-vous alors, et pensez que vous devrez vous réveiller à quatre
heures du matin. De nouveau, l’influence du courant négatif vous attaquera
à votre réveil, mais comme les fois précédentes, levez-vous sans perdre une
seconde et, bien droit, tourné vers le lever du soleil, attendez calmement la
troisième pensée lumineuse.
Vous pourrez faire cet exercice pendant une semaine. En plus de la mise
en œuvre d’une forte volonté et de la réception de trois claires pensées du
monde invisible, il aura pour but de vous faire acquérir de bonnes habi-
tudes, malgré les influences négatives du ‘non’. Ces bonnes habitudes vous
serviront à vous rapprocher de la nouvelle haute culture et vous aideront à
y occuper la place qui vous convient.
Certains pourront penser que ces expériences d’interrompre le sommeil
et de se lever en pleine nuit peuvent nuire au repos. Mais vous devez savoir
que la force du sommeil ne réside pas dans sa durée. Il y a une loi dont
l’application permet à l’homme de renouveler l’énergie qui lui est néces-
saire en peu de temps, en moins d’heures de sommeil. Cette loi, c’est le
pouvoir d’arrêter consciemment, au moment de s’endormir, toute l’acti-
vité des cellules de son cerveau.

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Beaucoup d’heures de sommeil sont nécessaires à l’être qui n’a pas encore
le contrôle du travail du cerveau. Les cellules indisciplinées ne savent com-
ment accomplir leur travail de nettoyage de l’organisme et s’activent dans
des directions opposées, désordonnées. L’homme se tourne alors d’un côté
et de l’autre dans son lit jusqu’à ce qu’il arrive à sommeiller. Au réveil, il se
sent mécontent, insatisfait, fatigué.
Le soir, en vous couchant, dirigez votre pensée d’abord vers les cellules
du cerveau, ensuite vers celles des poumons, puis vers celles de l’estomac
et, enfin, vers celles des autres organes, en disant à toutes : « Écoutez, je
vais à mon école. Pendant mon absence, accomplissez le travail qui vous est
confié, de manière qu’à mon retour, je trouve les pièces aérées, nettoyées,
et tout l’organisme renouvelé ! » Et parce qu’elles en ont reçu l’ordre de
leur maître, les cellules commencent à travailler activement et méthodi-
quement, et en peu de temps terminent la tâche qui leur est assignée.
Votre travail spirituel accompli, vous regagnez votre corps physique et
vous vous réveillez bien disposé et joyeux. Chaque cellule est une petite
âme vivante, raisonnable, qui comprend ce qu’on lui demande, ce qu’on
veut qu’elle fasse. Parlez doucement à vos cellules, sans les effaroucher.
Chaque cellule occupe une place désignée. Elles ne sont pas capricieuses,
mais sont toujours prêtes à exécuter la volonté de leur maître. C’est un art
- une bonne habitude - que de pouvoir diriger consciemment et raisonna-
blement vos cellules, ces milliards de bons ouvriers dévoués à votre service.
Pour chaque œuvre dont vous pensez qu’elle sera bénéfique et que vous
désirez accomplir, dites-vous : « Je peux faire cela. » Appliquez toujours
cette règle. Soyez patients, ayez la foi, travaillez avec amour et l’aide vous
viendra, en vous-même et du dehors. Faites des expériences dans ce sens.

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L A F O R C E DA N S L E S B O N N E S H A B I T U D E S

Il est bon que l’homme s’exerce à être généreux. Qu’il oublie ce qu’il a
donné, physiquement ou spirituellement, mais qu’il se réjouisse simple-
ment d’avoir coopéré au travail de la nature vivante, à la loi du bien. « Vous
recevrez, car vous avez donné », cette loi est juste, absolue. On l’appelle la
loi de l’abondance universelle - de l’opulence.
Toute noble pensée que vous êtes convaincu de pouvoir réaliser et à
laquelle vous vous appliquez avec une volonté tenace aboutira certaine-
ment, car la nature elle-même est intéressée à sa réussite. Mais vous ne
devez pas faire preuve d’impatience. Les idées et les désirs sont semblables à
des semences enfouies dans la terre et un certains temps leur est nécessaire
pour germer, pousser, croître, fleurir, et donner un fruit nourrissant. Si le
terrain est bon, l’idée semée peut mûrir plus tôt. Tout dépend des condi-
tions.
Pour qu’un don ou une qualité se développe chez un homme, il faut
parfois dix années de travail intensif. C’est ainsi que les grands hommes
ont travaillé sur eux-mêmes. Ils ont acquis l’habitude de persévérer, faisant
l’une après l’autre de nombreuses expériences sans se lasser, jusqu’à l’abou-
tissement d’un résultat positif.
On parle de quelqu’un qui a fait une importante découverte. Deman-
dez-lui comment il est arrivé à cette réussite ! Si la moindre pensée négative
avait germé dans son esprit, il n’aurait pu y parvenir. Il a été au contraire
soutenu par la conviction qu’aucune difficulté ne pouvait l’arrêter, il est
ainsi arrivé au seuil de sa découverte, où une nouvelle lumière a éclairé sa
pensée.
L’homme doit constamment garder la pensée positive que tout est réa-
lisable, pourvu qu’il travaille en accord avec les méthodes de Vie nouvelle
que la science divine lui apporte. Malgré leurs bons désirs, beaucoup ne

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comprennent pas ces lois, ne cherchent pas à les étudier et à les expérimen-
ter, mais, comme des paresseux, attendent des miracles.
Ils disent : « Si Dieu le veut, je réussirai ! » C’est là une compréhension
périmée de vieil homme ; si vous avez un vif désir constructif de vie réelle,
Dieu, qui veut aussi sa réalisation, vous soutiendra toujours. Toutes les
conditions nécessaires au développement et à la manifestation de votre
idée vous sont données, mais n’oubliez pas que des années de travail, en
vous-même d’abord, et sur les moyens extérieurs ensuite, sont exigées de
vous. Il serait regrettable que, par votre manque d’ordre et de travail assidu,
votre bonne idée, pour laquelle Dieu vous a aidé, s’atrophie et avorte.

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L A F O R C E AV E C L’ A M O U R

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L A F O R C E AV E C L’ A M O U R

La première manifestation de Dieu est l’amour.


Dieu est Amour.

N ous connaissons la vie. À tra-


vers elle, se révèle l’amour.
L’Amour divin s’exprime à
travers tout : par le soleil, par
les étoiles, par l’air, par l’eau,
par la nourriture que nous recevons. Que chaque
forme que vous rencontrez soit comme un lien avec
l’Amour de Dieu, avec Dieu ! En respirant, en nous
nourrissant, nous nous unissons avec Dieu.
L’amour pénètre tout. C’est un milieu grandiose
au sein duquel nous sommes plongés. Moi, je vois
l’amour partout : le soleil se lève, c’est l’amour ; je
vois une source pure : c’est un Être raisonnable qui
l’a fait naître ; je vois un arbre qui se développe :
l’amour est là qui le fait croître. L’amour est fort
dans les petites choses, mais Dieu se trouve der-
rière tout.

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L A F O R C E AV E C L’ A M O U R

Quelqu’un supporte patiemment les souffrances qu’il endure ? C’est


l’amour qui le soutient, sans lui, il ne pourrait les tolérer. Le Christ a pu
surmonter ses souffrances grâce à l’Amour de Dieu. L’amour est plus fort
que les souffrances, l’amour qui a permis aux martyrs d’endurer les souf-
frances et la mort.
Toute la nature représente un livre qu’il faut savoir déchiffrer sous peine
de ne rien voir, de ne rien comprendre. La nature est un écrit de l’Amour.
Le Christ a dit : « Je les ai aimés jusqu’à la fin » et « Je ne prie pas pour
le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés et pour ceux qui croiront à
travers eux. » Aujourd’hui, les humains ne se connaissent pas. Sans amour,
on ne peut se connaître. Ce n’est que par l’amour que l’on arrive à une
profonde connaissance des êtres. L’Amour est la lumière de la vie. Une vie
sans amour n’a pas de sens. Le Christ a dit : « Aimez-vous les uns les autres.
C’est à cela que l’on verra que vous êtes mes disciples. »
L’amour précède tout. La vie n’est qu’une condition pour que l’amour
puisse se manifester. Le monde est issu de l’amour. L’amour a créé l’uni-
vers. C’est pour cela qu’en regardant le monde, nous percevons l’Amour
de Dieu.
Quelqu’un se plaint : « Personne ne pense à moi » et se décourage. Mais
le soleil pense à toi puisqu’il te chauffe, l’eau pense à toi, l’air aussi. L’arbre
auprès duquel tu passes pense à toi et te dit : « Sois le bienvenu ! Nous nous
réjouissons de te voir. » Lui aussi se réjouit de notre présence.

Il est exigé de l’homme d’arriver à ce qui est positif. Qu’est-ce qui est
positif ? L’amour. Il n’y a rien de plus grand pour l’homme que d’aimer et
de chérir. Chacun y aspire, mais ne sait comment aimer et comment chérir.
Comment aimerez-vous une fleur, un oiseau ou un animal ? Quand vous

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aimez un homme, vous l’embrassez, vous le caressez. Comment embrasse-


rez-vous une fleur ? Comment étreindrez-vous un oiseau ? Si vous embras-
sez les fleurs, vous les abîmerez. Il suffit de remercier pour le parfum des
fleurs. Leur parfum est un baiser. Puisqu’elles envoient leurs baisers, vous
leurs serez reconnaissants. Vous direz que les baisers et les étreintes sont
actuellement dans l’ordre des choses.
Il est temps de quitter l’ordre ancien, il est déjà passé. Il représente
quelque chose d’archaïque, semblable aux animaux préhistoriques. À quoi
servirait aujourd’hui, l’existence du mammouth ? Il aurait besoin pour se
nourrir de milliers de kilos de nourriture. Il y a, jusqu’à ce jour, des restes
de mammouths : ce sont les désirs insatiables de l’homme. Quelqu’un a des
granges pleines de blé, mais il n’en a pas assez, il en veut encore. Comme
les animaux préhistoriques ont disparu, ainsi disparaîtront les désirs insa-
tiables de l’homme. Quelqu’un veut devenir un homme illustre, un saint,
pour que tout le monde s’incline devant lui. Que signifie être un saint ? Je
compare le saint à une plume en or, avec laquelle tu peux écrire une lettre
d’amour qui apporterait la lumière à l’intellect humain et la chaleur au
cœur humain. L’amour du saint se transmet à travers la plume avec laquelle
il écrit. Celui qui ne répand pas la lumière et ne propage pas sa bénédic-
tion partout n’est pas un saint. C’est bien d’aspirer à la sainteté et que l’on
t’accueille partout avec joie, mais tu dois répondre à certaines exigences. Le
saint est un fruit mûr et sucré que tout le monde désire.
Que faites-vous quand on vous donne un fruit acide et qui n’est pas
encore mûr ? Vous le goûtez et le jetez aussitôt par terre. Le saint est content
de sa situation. Par conséquent, si tu es mécontent, tu ne peux être un
saint. Le pauvre est mécontent, parce qu’il a ni argent, ni maison, ni biens.
Le malade l’est aussi parce que la santé lui manque. Chacun aspire à ce qui

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lui manque. Comment transformer le mécontentement en contentement ?


En travaillant pour acquérir ce dont on a besoin.

Est en bonne santé l’homme dont la mère et le père sont sains. Les
enfants ne peuvent être bien portants si leurs parents ne le sont pas. Si le
père est sain, ses enfants sont sains et ont des dents saines. Le contraire est
vrai aussi : père malsain, enfants de sa descendance malsains. Il en est de
même pour la mère. C’est une loi qui peut toujours être vérifiée dans la
vie. Ensuite, pourquoi les dents se gâtent-elles ? À cause du brusque chan-
gement de température : il n’est pas permis de boire de l’eau froide après
un café ou un thé chaud. En cela, les Américains vivent contre nature :
après un café chaud, ils consomment de la glace. C’est pourquoi les dents
de la plupart des Américains sont gâtées. Ils souffrent aussi de l’estomac.
L’amour ne supporte pas de brusques changements. Dans le cœur, la haine
est un courant glacé et l’amour, un courant chaud. C’est pourquoi l’amour
exclut la haine. Que deviendrait l’homme s’il se mouvait entre un courant
chaud et un courant froid ? En peu de temps, il commencerait à souffrir de
l’estomac et de maux de dents.
Les hommes se demandent souvent pour quelle raison ils vieillissent,
mais ils ne peuvent répondre à cette question. Comment réagiriez-vous
si on créait une loi qui punirait tous les gens qui vieilliraient prématuré-
ment ?
D’après une légende, dans l’antiquité, lorsqu’un père atteignait l’âge de
120 ans, son fils le mettait dans un panier et le transportait dans la forêt
pour l’y laisser mourir. Un fils, respectant cette coutume, mit son vieux
père dans un panier et le porta dans la forêt. Son petit garçon partit avec
lui afin d’accompagner son grand-père. Au retour, l’enfant demanda à son

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père : « Papa, pourquoi as-tu laissé le panier dans la forêt ? Retournons le


chercher. - Pourquoi aurais-tu besoin du panier ? - Pour l’utiliser quand
j’aurai à te transporter, à ton tour, dans la forêt. » Le père, embarrassé par
les paroles de son enfant, retourna dans la forêt et ramena son père chez lui
où il mourut tranquillement.
Le plus grand bien est d’être jeune et de rajeunir constamment. Celui
qui parle de vieillesse ne comprend pas les lois de la vie. Celui qui a 45
ou 50 ans pense être déjà assez âgé, comprendre les choses et pouvoir
conseiller les jeunes sur la manière dont ils doivent vivre. Quand il s’agit
d’âge ou de sagesse, allez chez le Seigneur. C’est Lui qui est le plus sage
et qui peut enseigner à tous les hommes. Peut-on considérer comme âgé
l’homme qui a 120 ans quand une année solaire est égale à 200 millions
d’années terrestres ? Le soleil parcourt son orbite en 200 millions d’années
terrestres. Calculez, alors, quelle fraction de temps représentent les 120 ans
de l’homme par rapport à une seule année solaire. Sachant cela, ne parlez
pas de la vieillesse. C’est pure vanité que de penser être âgé. Seuls les Dieux
sont âgés. En vous envoyant sur terre, Dieu avait comme projet de vous
faire étudier la loi du rajeunissement. Jusqu’à présent vous avez étudié la
loi du vieillissement ; dorénavant, vous étudierez la loi du rajeunissement.
Voilà pourquoi le Christ dit : « Si vous ne devenez pas comme les petits
enfants, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume de Dieu. »

Beaucoup se demandent à quoi est dû leur manque de succès dans la vie.


C’est très simple : ils s’occupent de ce qui ne les regarde pas ; ils s’occupent
de réformes concernant la vie des autres. Ils critiquent les autres et veulent
transformer leur vie. Par exemple, vous entendez dire qu’un homme se
laisse mener par le bout du nez par sa femme, ou bien que c’est le mari

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qui mène sa femme par le bout du nez. Le nez est le symbole de l’intellect
humain. Quel mal y a-t-il à ce qu’une femme intelligente guide son mari,
ou qu’un homme intelligent guide sa femme ? Un mari raisonnable ou une
femme raisonnable ont priorité dans la vie. Est-il souhaitable pour vous de
monter dans une voiture conduite par un cheval fou et indomptable ? Il
donne des coups de pieds, se dresse sur ses pattes, ne veut pas avancer. Si
vous vous laissez conduire par un tel cheval, il vous jettera dans un préci-
pice.
En étudiant la tête humaine vous verrez qu’il existe différents centres
agissant différemment sur le caractère de l’homme. En touchant la base du
crâne, au niveau de l’occiput, vous ferez naître certaines énergies ; si vous
touchez la partie frontale, vous ferez naître une autre sorte d’énergie et si
vous touchez la partie temporale vous ferez naître encore d’autres énergies.
L’homme qui a la tête large est extrêmement résistant. Si vous luttez avec
lui, il pourra résister pendant vingt ans. Les hommes aux têtes allongées
sont dans la cavalerie ou bien dans l’aviation. Ils sont toujours en état
d’agressivité. Le soir, lorsqu’on ne les attend plus du tout, ils arrivent avec
leurs avions et jettent des bombes de tous calibres. Les hommes actuels s’in-
dignent de voir tomber des bombes sans même se douter qu’ils se servent
de paroles qui ont un effet destructif, semblable à celui des bombes. Une
parole brutale, comme par exemple : « je te hais », produira des dégâts
importants durant quatre générations. Pourquoi ne pas dire à son pro-
chain, « je t’aime » et profiter du bien que donne l’amour ? Cette parole
apportera une grande bénédiction pendant quatre générations. « Com-
ment lui dire que je l’aime puisqu’il ne mérite pas mon amour ? » Et toi,
mérites-tu l’Amour de Dieu ? Es-tu une fleur dont le parfum est plus fort
que celui de ton prochain ? J’ai rencontré peu de gens qui répandent un

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parfum semblable à celui de l’œillet, de la violette, de la rose ou d’autres


fleurs. La plupart des gens répandent une mauvaise odeur désagréable.
Comment font les êtres sublimes pour les supporter alors que ces gens ne
peuvent supporter personne ?

Les hommes ont besoin de connaissances qui les introduiront dans la


nouvelle vie. Il ne suffit pas d’écouter ce qui vous est dit et de dire que vous
comprenez tout. Il ne suffit pas de dire que vous avez entendu de la belle
musique, vous devez aussi en jouer. Appliquez la musique à chaque pas
dans votre vie. Sans musique, il n’y a pas de succès. Le cultivateur doit aussi
se servir de la musique. J’ai fait des expériences avec la musique en semant
du blé et je sais comment il pousse en fonction de chaque gamme. Appli-
quez la musique comme méthode de guérison. Par exemple, un homme
pieux tombe malade et attend qu’un Ange vienne le guérir. Si c’est un
laïque, il ira chercher un médecin. Pourquoi ne chantent-ils pas, l’un et
l’autre un chant adressé à Dieu sous forme de prière ou de louange ? Que
le malade se tourne vers Dieu et qu’il chante mentalement ou à haute voix
le chant : « Je t’aime, mon Dieu. J’aime, Seigneur, les arbustes, les petites
herbes, les sources, les rivières, les vallées et les montagnes, j’aime tout ce
que Tu as créé. »
La femme est mécontente de son mari et se plaint tout le temps que
Dieu lui a envoyé un méchant homme qu’elle doit supporter toute une
vie ! Pourquoi accusez-vous le Seigneur ? Vous avez vous-même trouvé ce
mari. Par dessus tout vous lui avez donné 200, 300 mille leva1. Vous avez
acheté vous-même ce mari et vous cherchez la faute hors de vous. Vous vous
fâchez qu’il ait gaspillé votre argent ! Ne vous fâchez contre personne, mais
rendez grâce à Dieu d’être lié à quelqu’un par qui vous pouvez apprendre

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quelque chose. Grande est la science de la vie, elle a du prix.


Un Américain a épousé une riche Arménienne. Il aimait avoir de l’argent
à sa disposition et tous les jours dépenser de fortes sommes. Le jour arriva
où il dépensa son dernier sou. Se rendant compte qu’il n’avait plus rien,
il dit à sa femme : « Donne-moi de l’argent ! - Je n’ai plus rien, tu as tout
dépensé. - Va chez ton père, il a les moyens, il sera obligé de te donner
de l’argent. » Elle alla chez son père, mais ne revint plus chez son mari.
N’abusez pas de l’amour des autres. N’abusez pas de la confiance de votre
prochain. Autrement dit, n’abusez pas de votre intellect et de votre cœur,
ni de l’intellect et du cœur de votre prochain. C’est seulement ainsi que
vous serez libres.
L’homme est venu sur la terre en tant que voyageur, ayant un certain
chemin à parcourir. Il doit être libre de porter ou de se décharger seul de son
sac à dos. Si vous ne savez pas qui vous charge et ne savez pas vous déchar-
ger, vous ne comprenez la vie qu’à moitié. Si vous ne savez pas qui vous
décharge et qui vous charge, vous ne comprenez aussi la vie qu’à moitié.
Vous devez savoir tout autant vous charger que vous décharger. C’est en
cela que consistent la compréhension et la connaissance totale de la vie.
Quelqu’un veut devenir riche et cherche le moyen d’y parvenir facilement.
Il achète des billets de loterie, mais le million ne vient pas. Pourquoi ne pas
développer ton odorat, afin de trouver de l’or grâce à son odeur ? L’or a une
odeur spécifique. Celui qui a l’odorat développé peut facilement découvrir
de l’or dans la nature. L’or est enfoui dans la terre en maints endroits et
en grande quantité. Les hommes le cherchent sous une pierre ou sous une
autre, appelées ‘pierres du bonheur’, mais il n’est pas facile de le décou-
vrir. Celui qui aime l’or le trouvera plus facilement de cette manière qu’en
comptant sur la loterie. La loterie obéit aux mathématiques. Vous devez

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étudier les hautes mathématiques spirituelles et savoir quel billet gagnera.


Il est plus facile d’avoir de l’amour pour l’or que de devenir mathémati-
cien et se servir des règles des mathématiques supérieures. Si vous remar-
quez les numéros des trois billets qui gagnent consécutivement le million,
vous pourrez trouver le numéro du billet gagnant suivant à une unité près.
Vous direz que les gains ou le bonheur résultent du hasard, il n’en est pas
ainsi. Rien n’est dû au hasard dans la nature. Dans la nature raisonnable,
il n’y a ni hasard ni arbitraire. Pour que quelqu’un gagne à la loterie, il
faut que l’on vote pour lui. Plus il obtient de voix des êtres du monde
invisible, plus grande est sa chance de gagner. Beaucoup veulent gagner,
mais peu nombreux sont ceux qui ont ce bonheur. Certains viennent chez
moi me demander quel sera le billet gagnant le million, promettant, en
cas de gain, de donner une grande somme à la fraternité. On ne m’achète
pas ainsi. S’il s’agissait de richesses, je sais combien de pierres précieuses,
d’or et de plantes médicinales se trouvent dans la nature. S’il s’agissait de
richesses, il suffirait que je guérisse un homme riche pour recevoir une
grande récompense. Cependant je n’abuse jamais de la confiance que l’on
me fait. Chacun peut lui-même se guérir. Le médicament le plus fort et le
plus sûr contre toutes les maladies, c’est l’amour. Chacun peut faire une
expérience avec l’amour et être convaincu de sa force. Si quelqu’un tombe
malade, qu’il remplisse un verre d’eau pure de la montagne et demande à
un homme bon et aimant de tremper ses doigts dans l’eau deux ou trois
fois. Qu’il boive ensuite cette eau et constate l’effet produit.
À quoi sont dues les maladies ? À une certaine insuffisance dans l’orga-
nisme. Par exemple, l’anémie résulte d’une quantité insuffisante de glo-
bules rouges dans le sang. Plus le nombre de globules rouges est important,
plus l’homme a d’énergie vitale. La couleur rouge est en relation avec la vie.

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La couleur jaune est la nourriture de l’intellect ; la bleue, celle de l’âme. La


lumière et la chaleur sont des conditions nécessaires pour adoucir le cœur.
Là où il y a de la lumière et de la chaleur, là est l’amour. Donc, seul l’amour
est en état d’adoucir le cœur. Qui aimer ? Tu aimeras Celui qui t’a créé. Tu
L’écouteras, tu apprendras et feras sa volonté. Si tu entends sa voix de bon
matin, ne te tourne pas d’un côté et de l’autre pour continuer à dormir
mais lève-toi immédiatement. Même si c’est trop tôt, n’hésite pas. Lève-toi
tout de suite et commence à travailler. Si tu es peintre, prends ta brosse, ta
toile et tes couleurs pour peindre quelque chose ; si tu es écrivain, prends
ta plume et écris quelque chose de beau ; si tu es artisan, fais quelque chose
en fonction de ton métier.
Lors de l’occupation turque, il y avait à Varna un cordonnier que tout le
monde appelait ‘l’heureux cordonnier’. Pourquoi l’appelait-on ainsi ? Parce
que chaque matin, arrivé à sa boutique, il trouvait une paire de chaussures
toute prête. Il se demandait qui entrait dans son atelier pour confectionner
la paire de chaussures. Il ne soupçonnait pas qu’il en était l’auteur. Étant
somnambule, tous les soirs il sortait de son lit, se rendait à son atelier et
confectionnait une paire de chaussures. Après cela, il se recouchait. Le
matin, il revenait à sa boutique et se demandait qui pouvait bien être entré
et avoir laissé une paire de chaussures toutes neuves. Quoique somnam-
bule, il appliquait la loi selon laquelle il ne faut pas remettre la réalisation
des pensées divines. En les ajournant, l’homme se crée de mauvaises habi-
tudes dont il peut difficilement se débarrasser. Les mauvaises habitudes
sont des bouteilles brisées jetées dans la rue et celui qui pose son pied dessus
se blesse et souffre. En croisant de tels chemins, l’homme commence à les
éviter. Les rues et les bonnes routes sont devenues impraticables, justement
à cause de ces éclats de verre qui y ont été jetés. Déblayez les routes par
lesquelles vous passez, afin de ne pas vous causer de souffrances.

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Il est demandé à l’homme de faire attention, de savoir comment mar-


cher et choisir lui-même son chemin. Ainsi, en empruntant une route,
n’y jetez jamais vos mauvaises pensées, sentiments et actions. Si vous vous
heurtez sur le chemin à de mauvaises pensées et de mauvais sentiments,
retournez sur vos pas, et libérez votre intellect et votre cœur des erreurs
du passé. De cette manière, vous vous réjouirez de ce que vous faites et
vous aimerez Dieu. Lorsqu’on se tourna vers le Christ avec ces paroles :
« Notre doux Maître », il répondit : « Pourquoi m’appelez-vous doux ? Seul
Dieu est doux. Nous demeurons en Dieu qui est doux. » Par conséquent,
puisque Dieu est doux, nous devons l’être aussi. Cela ne s’acquiert pas par
la violence. L’homme ne peut pas être doux s’il n’applique pas ce qui lui
est donné et qui est déposé en lui. Vous ne pouvez être bon, si vous n’êtes
pas nourri par de la nourriture de bonne qualité. Vous ne pouvez circuler
librement sur la route, si la lumière est insuffisante.
Il est dit dans les Écritures qu’un jour la terre s’embrasera et que tout ce
qui se trouve en elle sera brûlé. On appelle ces jours les temps sans amour.
Celui qui vit dans l’amour ne peut pas brûler : il porte le vêtement de
l’amour qui ne brûle pas. Il est pareil à l’asbeste. À présent, les hommes
aiment, mais ne sont pas contents de leur amour. Un jour viendra où ils
acquerront le nouvel amour. Ils s’y préparent grâce à l’amour actuel. Bien
qu’imparfait, l’amour des hommes d’aujourd’hui est tout de même une
préparation à l’amour futur. Sans l’amour actuel, celui de l’avenir resterait
incompris. L’homme doit travailler sur lui-même pour se libérer du désir
de tout s’approprier. En aimant quelqu’un, il désire le retenir pour lui-
même et gâte ainsi l’amour. Puisque tu as découvert une bonne source,
tu la laisseras à la disposition de tout le monde. Tous ont aussi le droit de
boire de cette eau. Ils boiront l’eau qui leur est destinée, et toi, celle qui te

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revient. Par conséquent, personne ne peut t’enlever ton amour. Tu ne peux


pas boire à toutes les sources. La source à laquelle l’homme doit boire est
déterminée, ainsi que le moment et la quantité qu’il doit boire. Il n’est pas
permis à l’homme de boire de l’eau à tout moment. En allant près d’une
source, tu commenceras par la nettoyer. Ensuite, tu laveras ton visage, tes
mains et tes pieds, tu remercieras de l’avoir découverte et, après cela, tu
puiseras de son eau à quelques reprises avec tes mains et tu te désaltéreras.
Apprenez à remercier pour tout ce qui vous est donné. Dès le plus petit
échec, les gens sont prêts à se plaindre. Pendant la jeunesse, pendant la
vieillesse, ils se plaignent encore et encore. Quelqu’un se plaint que son
père ou sa mère l’a battu. Quand frappe-t-on quelqu’un ? Quand il ne tra-
vaille pas. Au temps du soulèvement en terre herzégovine, un Albanais, âgé
de 60 ans, se plaignit au pacha que son père l’avait battu. Le pacha voulu
voir ce père qui frappait son fils de 60 ans. On l’amena auprès d’un vieil-
lard de 100 ans qui était sain et robuste. Le pacha lui demanda : « Pour-
quoi frappes-tu ton fils ? » « Parce qu’il ne travaille pas. Mon père aussi a le
droit de me battre si je ne travaille pas. » Et il amena le pacha auprès de son
père, un vieillard de 140 ans. Donc, que vous soyez âgé de 60 ou de 100
ans, si vous ne travaillez pas, on vous battra.
Gardez-vous de trop parler. Travaillez sans dire ce que vous faites ou
ce que vous avez fait. Si vous parlez trop de votre travail, vous gâcherez
tout. Laissez le travail parler de lui-même. Quand parlera-t-il ? Quand
d’autres pourront aussi en profiter. Tous les jours, vous pouvez greffer un
petit arbre sauvage pour en faire un arbre cultivé. Un jour viendra où vous
et vos proches profiteront de votre labeur. C’est cela travailler. Celui qui
passera près de ces petits arbres, cueillera un fruit, se rafraîchira et vous
bénira. Celui qui peut greffer les arbres sauvages et les cultiver, cultivera de

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nobles sentiments. Cela signifie transformer l’enfer en paradis et la laideur


en beauté. L’homme a une aspiration naturelle vers la beauté. Qu’apporte
la beauté ? Elle nourrit le monde. C’est pourquoi tout le monde s’incline
devant la beauté. L’âme humaine est belle. Lorsqu’elle se manifeste, elle
donne une expression lumineuse et de la pureté au visage. Appréciez cette
beauté. Ouvrez votre cœur pour recevoir la lumière et la chaleur de la vie,
pour donner la possibilité à votre âme de se manifester. Quelqu’un a fermé
son intellect et son cœur aux biens de la vie et dit que personne ne l’aime.
Il ne dit pas la vérité. La lumière, l’air, l’eau et le pain l’aiment, le caressent
et le cajolent, apaisent sa faim et sa soif, et après cela il dit que personne ne
l’aime ? Ne dites pas de choses inexactes. Soyez sincères et ayez le cœur pur,
afin d’apprendre à voir les choses sous leur véritable aspect.
Certains m’ont parlé de l’au-delà, mais leurs informations étaient dif-
férentes. Les uns étaient plus près de la vérité et les autres plus éloignés.
Quelqu’un de ma connaissance m’a dit être allé dans l’au-delà et avoir vu
ses proches ainsi que d’autres décédés assis devant des tables sur lesquelles
étaient préparées des assiettes pour le repas. Tous étaient là, se taisaient, ne
disant mot. Quelqu’un d’autre me parla de l’au-delà, mais ses informations
étaient plus exactes. Vers la fin de sa vie, il se fit moine dans un monas-
tère pour servir Dieu. Un jour, il reçu une nouvelle paire de mocassins. Il
donna sa vieille paire qui était toute déchirée à un de ses camarades, un
moine pauvre. Un soir, il rêva qu’il se trouvait dans l’au-delà et il raconta
ensuite à ses proches ce qu’il avait vu : sur une grande table étaient posées
des assiettes vides. Tout autour de la table les morts étaient assis et chacun
attendait d’être servi. Le moine était aussi à table, mais il n’avait pas d’as-
siette devant lui. À la place d’une assiette, il vit ses mocassins tout déchirés.
Un serviteur arriva et commença à servir chacun dans son assiette. Son

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tour venu, il vit le serviteur prendre ses mocassins pour le servir dedans.
« Je t’en prie, ne te hâte pas de me servir. Moi, je ne mange pas dans des
mocassins déchirés. Où as-tu pris ces mocassins ? - Ce sont les mocassins
que tu as offerts à ton camarade. Tu as voulu faire un bien, mais il n’a pas
été accepté là-haut. » Ce que tu as fait sur la terre, tu le trouveras au ciel.
En général, la vie terrestre est le reflet de la vie céleste et vice versa : la vie
céleste celui de la vie terrestre.
Ce qui importe, c’est que les gens comprennent les choses et les inter-
prètent exactement. Voilà pourquoi il est dit : « Ce que tu lieras sur terre
sera lié dans le ciel et ce que tu auras délié sur la terre sera délié au ciel. »
Vous direz que l’au-delà ne vous intéresse pas, que vous ne voulez pas
savoir si vous serez accueilli là-bas par quelqu’un ou non. Ce n’est pas ainsi.
Là aussi, vous serez accueilli par des êtres, comme vous avez été accueilli
sur la terre. Lorsque le petit enfant descend sur la terre, il est accueilli
premièrement par sa mère et son père. S’il a des frères et des sœurs plus
âgés, ils l’accueillent aussi. Tout le monde se réjouit : on le caresse, on lui
chante des chansons. Chacun doit se demander : qui viendra à ma ren-
contre dans l’au-delà ? Les mêmes lois qui règnent sur terre règnent aussi
dans le ciel. Ainsi, l’amour, la grande loi de la vie, agit sur la terre et dans le
ciel. Plus l’homme est ouvert et répond à l’amour, plus celui-ci se dévoile
à lui. La terre peut devenir le paradis. Cela dépend des hommes, de leurs
pensées, de leurs sentiments et de leurs actes. Si quelque chose est injuste
et dénaturé sur la terre, cela est dû aux mauvaises pensées, aux mauvais
sentiments et aux mauvais actes des hommes. Une vie dénaturée dérange
leur système nerveux, leurs poumons et leur estomac. Pour que la vie des
hommes s’améliore, ainsi que leur état de santé, il est recommandé à tous
la pureté extérieure et intérieure. La pureté est capable d’affermir la santé
de l’homme, de lui permettre de garder son énergie et de prolonger sa vie.

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Les hommes d’aujourd’hui se rendent malades parce qu’ils ne savent pas


comment manger, quand se coucher et dormir et quand sortir de leur lit.
Beaucoup se lèvent à quatre heures. Cette heure appartient à la terre, c’est
pourquoi elle n’est pas recommandée. Si vous vous levez à deux heures,
c’est l’heure de la lune, ce n’est pas recommandé non plus. Les bonnes
heures sont minuit, une heure, trois heures, cinq heures et six heures. Cer-
tains dorment tard, jusqu’à neuf ou dix heures. C’est tout à fait contraire
à l’hygiène. Il devrait se former un groupe de dix personnes qui applique-
raient les lois divines et pourraient, ainsi, en voir les résultats. Que pen-
dant un an, au moins, ils ne se mêlent pas de la vie des autres. Que deux
personnes se querellent et se battent, cela ne les intéressera pas. Si un loup
mange une brebis, l’araignée suce le sang des mouches, le vent fait tomber
les feuilles des arbres, cela ne doit pas les intéresser non plus. Si quelqu’un
fait le bien ou le mal, c’est son affaire. Toi, en tant qu’homme, tu as décidé
de faire un essai, tu le feras. Chacun est libre de faire ce qu’il veut, mais en
fin de compte, il portera les conséquences de sa liberté. L’araignée suce le
sang des mouches, elle en portera seule la responsabilité. La question serait
autre si elle était noble et pouvait écouter ton conseil. Vous lui dites de ne
pas attraper les mouches, mais elle peut suivre votre conseil ou le contester.
Il y a des araignées opiniâtres qui vous demanderont de quel droit vous
vous mêlez de leurs affaires. Un jour, lorsque la conscience de l’araignée
sera éveillée, elle comprendra votre pensée et vous obéira. Alors, elle n’atta-
quera plus les mouches. Vous considérez les mouches, les araignées avec
négligence, comme des êtres infimes. Elles sont petites, mais raisonnables.
Une certaine intelligence travaille aussi en elles. Celui qui peut se mettre au
niveau d’une mouche comprendra sa vie. Il saura que derrière elle comme
derrière l’avion, la voiture et la charrette se cache un être raisonnable qui la

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dirige. De ce point de vue, la mouche, la fourmi et l’araignée sont des véhi-


cules qui transportent certaines choses. De cette façon, on perçoit quelque
chose de nouveau du monde extérieur. Les mouches aiment badiner et
taquiner les hommes. À peine avez-vous chassé une mouche de votre nez
qu’elle se pose sur votre oreille. Vous la chassez et elle se pose sur votre
front.
À présent, en rentrant chez vous, oubliez l’âge que vous avez et remontez
le temps, jusqu’à ce que vous ayez atteint l’âge de douze ans. Cela peut se
faire dans votre conscience. Vous vous imaginerez peser peu, autant qu’un
enfant de douze ans chez lequel la matière est pure, dépourvue de graisses.
L’adulte a beaucoup de tissus adipeux, cause de diverses maladies. Les
maladies sont provoquées par l’accumulation de graisses dans l’organisme
humain. Pour une purification radicale de l’organisme, il est nécessaire de
brûler ces graisses. C’est de cette purification dont on parle dans les Écri-
tures où Dieu dit : « Je créerai un nouveau ciel et une nouvelle terre. » La
vieille matière doit être cultivée et purifiée. Si l’homme porte toujours son
ancienne matière, elle l’emportera dans l’autre monde. Est-ce possible ?
Vous l’expérimenterez. Cependant, n’attendez pas que le feu vienne pour
vous purifier.
Des Turcs vinrent chez un tchorbadji - notable bulgare - pour lui deman-
der de l’argent. C’était du temps de l’occupation turque. Au début, il ne
voulut pas dire où se trouvait son argent, mais quand il vit les chaînes
chauffées au rouge, il dit : « Voici l’argent ! Je laisse tout à votre disposi-
tion. Je suis heureux d’avoir la possibilité de dire la vérité. » Ils prirent son
argent, mais, après un certain temps, le lui rendirent en disant : « Puisque
tu as dit la vérité, prends ton argent. Nous dépouillons seulement ceux qui
ne disent pas la vérité. »

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Beaucoup attendent qu’on leur mette le couteau sous la gorge pour dire
la vérité. Dites la vérité avant que le couteau n’approche de votre gorge.
Tous attendent une certaine victoire. Si vous attendez une victoire, que ce
soit celle de l’amour. Que tous les hommes et les femmes, les frères et les
sœurs, les patrons et les serviteurs, les maîtres et les élèves commencent
à s’aimer. Que tous les peuples commencent à s’aimer. Que l’affection et
l’amour règnent partout. Quand cela arrivera-t-il ? À votre époque. Il se
produira dans l’époque actuelle un miracle tel qu’il n’en est encore jamais
arrivé. Ceux qui ont des yeux le verront. Ceux qui n’ont pas d’yeux quitte-
ront ce monde et s’en retourneront d’où ils sont venus.
Il est dit dans les Écritures : « Dieu a inscrit ton nom sur la paume de
sa main. » De qui s’agit-il dans ce verset ? De celui qui suit la voie divine
et qui accomplit la volonté divine. Je vous souhaite d’être fidèles à Dieu,
d’accomplir sa volonté, afin qu’Il inscrive vos noms sur la paume de sa
main. Soyez courageux et résolus. Quoiqu’il vous arrive dans la vie, allez
de l’avant. Puisque vous allez sur le droit chemin, ne vous offensez pas des
paroles dites par les autres. Quelqu’un vous adresse une parole offensante,
cela n’est pas forcément la vérité. Les gens s’offensent facilement et sont
prêts à se venger. Ils ne connaissent pas encore l’offense, ils ne savent pas
ce que sont les injures et l’amertume. Je ne sais pas s’il existe en Bulgarie
un homme qui ait reçu autant d’injures et d’offenses que moi. N’importe
quel crime qui ait été commis, c’est toujours moi que l’on cherche comme
responsable. Quelqu’un est mort, je suis fautif ; quelqu’un est devenu fou,
c’est moi le coupable ; quelqu’un a quitté sa femme, c’est moi que l’on
accuse ; quelqu’un d’autre ne veut pas payer ses dettes, c’est moi le fautif ;
deux personnes se battent, c’est moi qui suis la cause ; quelques-uns sont
en procès, c’est toujours moi le responsable. Puisque je suis responsable de

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tout, j’ai décidé d’arranger la vie, de corriger la vie de tous les hommes, de
toutes les mères et de tous les pères, de tous les juges et dirigeants, de ne
laisser personne commettre des erreurs et des crimes. Celui qui m’écoute
acquerra l’amour et son visage s’illuminera. Celui qui ne m’écoute pas sera
piqué par l’aiguillon. En entendant constamment les plaintes et l’ingrati-
tude des hommes, je dis : « Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce
qu’ils font. » Ils mangent, ils boivent et ne remercient pas. Qu’ils possèdent
quelque chose ou n’aient rien, ils disent toujours la même chose : « Donne,
Seigneur ! »
et après cela, c’est Toi le coupable de tout ce qui se commet dans le
monde.
À présent, ne nous occupons pas du monde. Les laïques manifestent
souvent une plus grande foi que les religieux. Si tu demandes à un reli-
gieux à lui emprunter de l’argent, il te dira qu’il n’en a pas et qu’il ne peut
te rendre ce service. Lorsqu’il me regarde, je lui demande si je lui inspire
confiance. Il me répond qu’il n’a pas d’argent. Je m’adresse à un laïque, il
ouvre tout de suite sa caisse et m’en donne. « Je te signerai une traite. - Inu-
tile, tu m’inspires confiance. » Ne pensez pas que l’on trouve des croyants
uniquement dans les sociétés spirituelles. Ils sont dispersés partout dans
le monde et entendent mes sermons. Ils possèdent la radio qui les capte.
Dieu est partout. Par conséquent, Il est une merveilleuse lumière, une cha-
leur et une force grâce auxquelles Il nourrit toute 1’humanité. L’homme se
nourrit de lumière, de chaleur et de force. L’homme se nourrit de l’abon-
dance de l’amour, de la sagesse et de la vérité. Cette nourriture apporte
la liberté, le savoir et la vie. Désirez-la, afin d’être toujours bien portants,
beaux et aimants.

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Aujourd’hui, je suis écouté par des vieux et des jeunes. Les vieux disent :
« Notre besogne est déjà terminée, c’est maintenant au tour des jeunes.
L’avenir est à eux. » Qu’est-ce qui empêche les vieux d’être jeunes ? Oubliez
que vous êtes vieux, changez votre point de vue sur la vie et vous rajeuni-
rez. Ne regardez pas les hommes avec méfiance. Quelqu’un vient près de
vous, vous parle, et vous vous méfiez de lui : vous voulez savoir quelles
sont ses intentions. C’est très simple. S’il a l’aspiration de l’araignée, il
sucera le sang. Si c’est une bonne personne, elle a envie de vous donner
quelque chose. Si c’est un homme aimant, il a l’intention de vous donner
une partie de sa vie. Si c’est un homme de l’amour, son intention est de
vous apprécier, de vous donner la place que vous méritez. Il apprécie les
choses. Cela est strictement déterminé. Pourquoi avez-vous peur de ceux
qui vous aiment ? C’est grâce à leurs impulsions que vous vivez et vous vous
en réjouissez. L’homme d’aujourd’hui ne voit pas encore ceux qui l’aiment.
Il passe près d’eux et n’arrête pas son attention pour recevoir leur amour.
D’innombrables fleurs s’épanouissent pour lui, lui envoient leur amour,
mais il ne le comprend pas. Il passe près d’une fleur, la sent et dit : « C’est
une fleur ! » Il la cueillera ou la piétinera. Il ne se doute pas que le parfum
de la fleur est son amour à l’égard de l’homme. Les fruits se sacrifient par
amour pour l’homme. Les sources, le vent, la lumière, tous se sacrifient par
amour pour l’homme et lui offrent leurs biens. Pourquoi ne pas remercier
de tout cela ? Pourquoi ne pas changer l’ingratitude en gratitude ? L’ingra-
titude rend l’homme infirme et le fait vieillir prématurément, tandis que la
gratitude le vivifie, le grandit et le rajeunit.
Pourquoi les hommes ont-ils des maladies ? Parce qu’ils sont ingrats.
Que faire pour guérir ? Appliquez la gratitude dans la vie. Rendez grâce
pour le moindre bien qui vous est donné. Pour l’homme ordinaire, il est

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caché, c’est pour cela qu’il ne peut être apprécié. L’homme raisonnable et
éclairé voit le plus petit bien, l’apprécie et s’en réjouit.
Les hommes d’aujourd’hui disposent de grandes connaissances et de
grandes richesses, mais ils sont quand même mécontents, ils veulent
quelque chose de plus. Seraient-ils contents s’ils avaient libre accès à la
lune ? En allant sur la lune, ils pourraient comprendre si ce que les savants
écrivent à son sujet est exact. Ce qu’ils écrivent à propos de la lune est en
partie juste. Mais ils n’en voient que l’extérieur et ne peuvent pénétrer à
l’intérieur. Autrefois, les Turcs portaient des montres fermées par plusieurs
couvercles. Extérieurement, la montre était aussi grande qu’une tortue.
Lorsqu’il voulait voir l’heure, le Turc commençait à ouvrir les couvercles,
et sous le dernier, on apercevait une petite montre. Il regardait l’heure
et après cela, fermait successivement tous les couvercles. L’essentiel est la
petite montre. Les couvercles en argent ne valent que le prix de ce métal.
Parmi les hommes d’aujourd’hui, certains sont enfermés sous de pareils
couvercles qui sont inutiles. Un seul suffit. Les autres, vous les distribuerez
aux pauvres. Gardez pour vous la petite montre et l’un des couvercles, et
avec les autres, faites une œuvre de bienfaisance. Savez-vous quelle heure
de la journée est déterminée pour faire le bien ? Quelle heure est celle de
la miséricorde, l’heure de la perception et de la transmission des pensées
et des sentiments lumineux ? Quelle est l’heure des actes justes ? Comme
dans la musique, pour chaque chose existe un moment déterminé. Celui
qui respecte la mesure est un bon musicien ; celui qui ne le fait pas, ne l’est
pas. Vous devez servir vos pensées et vos sentiments lumineux.
Vous devez servir vos actes nobles et justes. Ce sont de belles fleurs dans
le jardin de votre âme. Celui qui veut rester en bonne santé et ne pas être
souffrant doit cultiver des fleurs. Elles guérissent, ravivent et rajeunissent

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l’homme. Ouvrez vos cœurs et vos intellects les uns aux autres, comme les
fleurs s’épanouissent à la lumière. Quand vous rencontrez une personne,
regardez-la calmement dans les yeux, saluez-la mentalement et transmet-
tez-lui le salut de ses proches. Vous ne savez pas vous comporter vis-à-vis de
ceux qui vous entourent, mais vous attendez des messages de ceux qui sont
partis dans l’au-delà. Le monde invisible est plein de lettres qui ne sont pas
parvenues à destination parce qu’elles ne sont pas écrites avec amour. Là,
on ne reçoit que les lettres écrites avec la plume de l’amour. Si vous n’avez
pas d’amour pour ceux que vous rencontrez tous les jours, vous ne pouvez
avoir de l’affection envers vos morts. Tu écris une lettre par obligation, ce
n’est pas de l’amour. Tu fais une prière par obligation, mais tu ne recevras
pas de réponse. Tu dois prier de tout ton cœur, rien n’est plus grand que
d’élever son intellect et son cœur vers Dieu avec amour. Cette prière agit
d’une manière apaisante. C’est la même chose que de te lever le matin de
bonne heure et d’aller à la montagne, près d’une source pure qui jaillit
constamment. Même de loin, tu t’aperçois que tu pourras assouvir ta soif.
Là où est Dieu, tous les êtres vivent dans l’amour et sont prêts à rendre
service. Il suffit que Dieu envoie sa pensée vers un être qui souffre pour que
tous la captent et manifestent le désir de venir à son aide. Un empresse-
ment naît parmi eux, à celui qui, le plus vite, accomplira la volonté divine.
C’est en cela que consiste le nouveau.
Vous entendez quelqu’un dire : « Je t’en prie, rends moi service, au nom
du Seigneur, cela te portera bonheur. » Il n’est pas nécessaire de convaincre
l’homme ainsi. Il a de la chance, sans cela. C’est un milliardaire, il dis-
pose d’une immense fortune. Son cerveau, à lui seul, vaut 10 milliards
or. Vous direz qu’après sa mort, l’homme laissera ce trésor sur la terre. Le
cerveau physique restera, mais il emportera son cerveau mental dans l’autre

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monde, sur lequel toute l’histoire de sa vie est inscrite. Dans ce cerveau,
sont déposées des connaissances que l’homme porte depuis des siècles.
Dans la nature, rien ne se perd. Le corps de l’homme a une valeur de 500
milliards or. À l’avenir, il vaudra encore davantage. Celui qui ne comprend
pas cela, pense qu’il ne vaut rien. Réjouissez-vous de votre corps. Réjouis-
sez-vous de votre main, de vos doigts. Chaque doigt est lié à un monde
raisonnable duquel coule l’énergie vitale. L’auriculaire est lié à Mercure,
d’où il puise ses forces et ses possibilités. L’annulaire est lié au Soleil, d’où
il prend la vie, l’art et la musique. Le médium est lié à Saturne, le monde
de la justice. L’index est lié à Jupiter, le monde de la noblesse. Le pouce
est lié au monde divin. Si vous voulez trouver Dieu, saisissez votre pouce,
caressez-le et vous trouverez la réponse à la question qui vous intéresse.
Vous saisissez brutalement vos doigts, vous les tordez, les tirez. Cela n’est
pas permis. En caressant vos doigts, vous vous comporterez tendrement et
avec amour à leur égard. Si vous préparez un plat, vous ne mettrez pas vos
doigts dans la casserole ; vous ne ferez pas revenir les oignons en vous brû-
lant les mains. Celui qui veut être bien portant mangera de l’oignon non
frit. Seul le poitrinaire peut manger de l’oignon frit comme médicament.
Celui qui veut être bien portant, doit manger une cuisine préparée par
celui qui l’aime. Celui qui veut acquérir des connaissances, doit trouver
un professeur qui l’aime. La même chose se rapporte en ce qui concerne
la confection des vêtements, des chaussures, etc. Ne demandez un service
qu’à celui qui vous aime. L’amour doit être la base de toutes vos entreprises
dans les mondes physique, spirituel et intellectuel. C’est cela le nouveau
dans la vie. Retenez ceci : chaque homme est un conducteur du Divin. Il
y a dans chaque homme le désir d’accomplir la volonté divine. C’est pour-
quoi je dis : ne vous tournez pas vers le passé, mais allez de l’avant, dans le

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présent et l’avenir dans lesquels est cachée la vie divine. Le rajeunissement


et le succès dépendent du nouveau qui vient déjà dans la vie. Si vous avez
la foi, vos affaires s’arrangeront bien ; si vous ne croyez pas, vous réussirez
quand même, mais vous passerez par de grandes difficultés. Pour profiter
des conditions de la vie, vous devez être raisonnables.
Un voleur expérimenté fut pris et emmené en Angleterre en prison. On
lui attacha les mains et les pieds avec des cordes. Dans la hâte, le surveil-
lant oublia une bougie allumée dans la pièce où était le voleur. Le voleur
jeta un coup d’œil autour de lui, inspecta les lieux et se traîna jusqu’à la
bougie. Il approcha la corde de la flamme qui la brûla. Ensuite, il leva les
pieds en direction de la bougie pour brûler la seconde corde et ainsi les
dégager. Il prit ensuite le drap de son lit, le déchira en long bandeaux qu’il
attacha solidement l’un avec l’autre pour s’en servir comme d’une corde. Il
ouvrit doucement la fenêtre de la pièce, accrocha la corde à l’espagnolette
et descendit en glissant. Il échappa, ainsi, aux mains des policiers anglais.
Comprenez : le diable peut bien être rusé, il laissera toujours une bougie
dont tu pourras te servir si tu es intelligent. Celui qui est intelligent peut
t’enfermer, mais en même temps, il laissera une bougie pour que tu aies de
la lumière et pour éprouver ta propre intelligence.
Entrer dans le Royaume de Dieu signifie se trouver dans les nouvelles
conditions de la vie. Si tu n’es pas en bonne santé, si tu n’as pas de pen-
sées lumineuses, de sentiments chaleureux et si tu n’accomplis pas d’actes
sublimes, tu ne peux profiter des nouvelles conditions. Quel sens y aurait-
il pour toi d’avoir de la bonne nourriture, de l’air et de l’eau purs et une
agréable lumière ? Tu manges, mais tu sens ton estomac et ta tête s’alourdir.
Tu respires de l’air pur, mais tes poumons sont faibles et tu suffoques. Tu
bois de l’eau pure, mais ton estomac ne la supporte pas. La lumière entre

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par tes yeux, mais tu les fermes vite, car ils sont affaiblis et tu ne peux
profiter de la lumière. Tu appelles le docteur à ton aide, il te met au lit, te
fait des piqûres, mais en vain. Tu dis : « Je suis puni, j’ai déjà vieilli, il n’y a
pas de salut. » La faute n’est pas uniquement en toi. Différentes conditions
extérieures et intérieures ont été la cause du vieillissement prématuré. La
faute réside en la crédulité de l’homme. Il a cru qu’un autre être que Dieu
pourrait lui apporter le bien dans la vie. Il a eu foi en tous, il a espéré en
tous, mais pas en Dieu ! Quelle serait votre situation si on vous désha-
billait et vous enduisait le corps de miel ? Les abeilles se poseraient sur
vous et vous piqueraient sans pitié. Serait-ce la faute des abeilles ? Elles se
poseraient sur vous à cause du miel, sans penser qu’il vous est désagréable
d’être piqué. La faute revient à celui qui vous a déshabillé et qui a laissé
les abeilles recueillir le miel sur vous. La faute est aussi en vous, parce que
vous avez eu foi en cet homme, il vous a dit que vous seriez heureux et vous
l’avez cru.
Un Français raconte une des expériences qu’il a vécue dans les pays
chauds. Tout en faisant le tour des lieux remarquables des régions tropi-
cales, il attrapa une insolation et s’écroula par terre à moitié mort, mais
resta conscient intérieurement. À ce moment-là, un cobra s’installa sur lui,
comme il l’aurait fait sur un quelconque objet et attendit tranquillement
une proie. Le Français fut pris d’horreur et pensa : au moindre mouve-
ment, je me retrouverai dans la gueule du serpent. De plus, il sentit que
le ciel se couvrait, et qu’à tout moment il pouvait commencer à pleuvoir.
Que faire dans une telle situation ? Dans la vallée où il était couché, la
pluie engendrerait des torrents qui, en déferlant sur lui, le noieraient. Il se
trouvait à la merci de deux grands dangers : le cobra et l’effroyable torrent.
Il pria intérieurement, éleva sa conscience vers Dieu. Que sentit-il alors ?

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Le poids sur lui s’alléger : le cobra remua, s’éloigna de lui et l’homme reprit
petit à petit conscience. Il se redressa et reprit son chemin. Dix minutes
plus tard, il se mit à pleuvoir. Mais, quand le torrent s’engouffra dans la
vallée, il était déjà hors de danger. Jamais, de toute sa vie, il n’avait éprouvé
une telle tension ni une telle terreur.
N’allez pas dans les endroits dangereux sans être munis de l’amour.
Ménagez vos efforts afin de ne pas trop dépenser d’énergie. Certains vieil-
lissent à la suite d’une dépense inconsidérée d’énergie vitale. D’autres vieil-
lissent par l’inaction. Les uns travaillent trop, les autres pas assez ; les uns
mangent plus qu’il ne leur faut, les autres mangent peu et la plupart du
temps insuffisamment. Ce sont les extrêmes dans la vie qui sont la cause du
vieillissement prématuré. Mettez les extrêmes en équilibre et vous rajeu-
nirez. Réunissez ceux qui ne travaillent pas et ceux qui travaillent trop.
Rassemblez les riches et les pauvres et ils s’entraideront. Le riche donnera
une partie de sa nourriture au pauvre et le pauvre transmettra une partie
de sa force de travail au riche. En fin de compte, les deux seront sains et
rajeuniront.
Les hommes actuels ont besoin de mouvements naturels et raisonnables.
Tant qu’il est petit, l’enfant vit d’une façon naturelle, ses mouvements
sont libres. Plus il grandit, plus sa vie se gâte et se dénature parce qu’il se
trouve sous l’influence de plusieurs maîtres. L’un l’instruit d’une manière
et l’autre d’une autre. L’un dit : ne fais pas cela et l’autre dit : fais cela. À
la fin, l’homme arrive à ne plus savoir ce qu’il doit faire et ce qu’il ne doit
pas faire. Tu t’assieds et tu ne sais pas quoi faire de tes jambes. Tu croises la
jambe droite sur la jambe gauche, la gauche sur la droite, mais tu n’es pas
satisfait. Tu te grattes la tête, tu te grattes derrière la tête, mais tu es mécon-
tent et tu dis que tu en as assez de la vie. Tu te mets à prier Dieu, mais tu

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ne sais pas comment le prier. Imaginez que le soleil soit Dieu. Comment
le prierez-vous alors ? Vous sortirez et dirigerez votre regard vers lui. Si le
soleil brille trop fort, vous fermerez les yeux et, doucement, vous prierez.
Après quoi, vous tournerez, votre dos au soleil pour recevoir ses rayons.
Dieu ne veut pas qu’on lui parle trop. Si vous avez faim, vous direz : Dieu,
j’ai faim. Si vous êtes pauvre, vous prierez et Il vous aidera. Quelqu’un prie
et raconte toute son histoire, dit que son père et sa mère sont morts. En
réalité cela n’est pas vrai. Ni son père ni sa mère ne sont morts. Ils se sont
enfuis quelque part, se sont cachés de leur fils qui ne travaille pas et attend
tout des autres. Le père part pour l’autre monde lorsque son fils est pares-
seux et ne veut pas travailler. En restant seul, le fils est obligé de travailler
pour gagner son pain.

Ainsi, appliquez l’amour dans toutes les conditions de votre vie et il


vous affranchira. Appliquez l’amour sans parler de vos succès. Quelqu’un
peut se vanter d’avoir été sur le Soleil, sur Sirius, et sur toutes les planètes.
Les paroles ne suffisent pas, il faut aussi des preuves. Comment prouvera-
t-il être allé sur le Soleil ? Quelqu’un dira avoir de l’amour dans son âme.
Comment prouvera-t-il cela ? Nous voyons que le Soleil a de l’amour pour
nous par les biens qu’il nous donne : les pommes, les poires, les cerises, les
prunes, le blé, etc. Les êtres qui habitent le Soleil envoient leurs biens à tra-
vers lui, ils vous aiment et ont de bonnes pensées pour vous. Sur le Soleil,
il y a quelques députés hommes et femmes qui représentent la Bulgarie,
quelques étudiants et étudiantes bulgares, envoyés là-haut pour y étudier.
Qui sont-ils ? C’est un secret spirituel. Rendez grâce d’être déjà entrés
dans le monde divin qui se découvre petit à petit devant vous. Si vous êtes
fidèles à l’amour dans cette vie et dans la vie future, vous jouirez de tous les

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biens qu’il apporte ; vous profiterez de toutes les conditions et possibilités


qu’il découvre devant vous. L’homme n’a pas idée de ce que l’avenir lui
apportera. C’est un grand secret divin caché dans l’Amour de Dieu.
Je souhaite que vous receviez l’Amour divin et que vous voyagiez avec
lui dans tous les mondes. Ainsi, seulement, vous comprendrez ce que signi-
fient les mots : joie, gaieté, fraternité, égalité et amour. Alors, chacun dira :
cela vaut la peine de souffrir pour acquérir l’Amour divin. Les souffrances
actuelles ne peuvent se comparer à la joie et à la gloire qui nous attendent
dans l’avenir sur la terre, sur le Soleil et sur les astres.
Mettez l’amour comme fondement de votre vie. C’est en lui que sont
cachées les conditions et les possibilités de santé, de bonheur et de succès.

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D ans la vie, il existe deux sortes


de manifestations : celles qui
sont immuables, permanen-
tes et celles qui sont chan-
geantes, transitoires.
L’étude de ces diverses manifestations peut per-
mettre aux savants de découvrir l’influence qu’elles
ont sur le caractère des hommes et sur leur com-
portement. Par exemple, le côté intérieur des
doigts de la main présente des plis, des lignes par-
ticulières qui ne changent que difficilement. Ces
lignes peuvent révéler le caractère des êtres.
La psychologie criminelle utilise ces lignes pour
identifier les auteurs de forfaits. En effet, l’em-
preinte de l’intérieur du pouce est plus révélatrice
qu’une signature que l’on peut facilement falsifier.
Dans les temps anciens, l’empreinte du pouce ser-
vait de sceau irrécusable.
La stabilité ou l’instabilité des choses de la
vie sur la terre dépend de leur essence même. La

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mesure - l’unité -, qui sert à les déterminer, nous l’appelons ‘juste mesure’.
Cette mesure permet de juger ce qui est bon, ce qui est bien ou ce qui est
mal. Sont bons les sentiments, pensées et actions qui répondent à l’idée de
‘juste mesure’ dans la vie de tous les êtres, en tous les mondes. Bien est ce
qui fournit à l’homme les conditions de croissance. Bon est ce qui donne à
l’intellect, amplitude, possibilité de développement, force et puissance à la
pensée. Le bien apporte la lumière à la pensée et la chaleur au cœur. C’est
là le côté objectif de la vie.
Dès que la lumière divine vient à manquer à l’homme, il est sujet à
l’erreur, car il ne peut plus justement raisonner. Et quand la chaleur divine
déserte son cœur, il est exposé aux attaques des maladies.
Santé, richesse et beauté sont synonymes. Cependant, la seule santé peut
être obtenue par la réunion de certaines conditions : respirer un air pur, se
nourrir sainement, habiter une demeure hygiénique. Sans ces conditions
fondamentales, la santé ne peut être conservée. Mais l’homme véritable-
ment sain l’est en même temps dans son corps, dans son esprit et dans son
cœur.
Pour être mentalement sain, il faut entretenir des pensées fermes, posi-
tives et ne pas s’inquiéter des petites choses, des difficultés inévitables
de l’existence. On ne doit même pas s’inquiéter de la mort. Si l’on s’en
inquiète, c’est que l’on ne sait pas ce qu’est précisément la mort.
Les humains ont souvent des idées fausses et même bizarres sur la mort.
Quand ils trouvent que leur vie est difficile et qu’ils ne peuvent raisonna-
blement résoudre leurs problèmes et s’en libérer, ils cherchent la solution
dans la mort, qu’ils considèrent, par exemple, comme une illusion, comme
un état de sommeil, comme un rêve, etc.

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Sur les rêves aussi, il existe différentes théories. Une de celles-ci affirme
que les rêves, dans certains cas, indiquent les choses, les évènements qui
s’accompliront dans l’avenir. Un pharaon rêva que du Nil sortaient d’abord
sept vaches grasses, puis sept autres vaches maigres, décharnées. Intrigué, le
pharaon fit venir les savants et les mages de toute l’Égypte et leur demanda
d’expliquer son rêve. Aucun ne put le faire. C’est alors que l’on apprit au
pharaon qu’un jeune homme capable d’éclaircir toutes les énigmes était
détenu dans une de ses prisons. Le pharaon l’en fit sortir et lui raconta
son rêve. Le jeune homme, c’était Joseph, lui expliqua que les sept vaches
grasses représentaient sept années d’abondance, suivies de sept années de
famine, les sept vaches maigres. Et que les années de disette se nourriraient
des années fécondes. Et il en fut ce que Joseph avait dit.
Si l’on rêve qu’un serpent vous poursuit, cela veut dire que l’on rencon-
trera bientôt une personne ayant le caractère de cet animal et que l’on peut
en attendre certains désagréments. Ainsi, parfois, les rêves peuvent préve-
nir des difficultés à venir et permettre de prévoir les mesures à prendre.
D’après certains, les rêves ne sont qu’illusions ; d’après d’autres, ce sont
des prévisions.
Dans la vie, il y a une région raisonnable, divine. Pour demeurer dans
cette région, l’homme doit apprendre à vivre correctement, à penser et
à agir sainement, positivement, à être fort en esprit, en sentiments, en
volonté. En d’autres termes, il doit agir pour le bien en tout et partout.
La lumière de la pensée, la chaleur, la douceur du cœur, qui distinguent
l’homme véritablement fort, sont des forces constructives. L’intellect ne
peut être éclairé si l’être n’a pas de lumineuses et positives pensées ; le cœur
ne peut s’améliorer et s’ennoblir s’il ne recèle pas chaleur et bonté.

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Les savants contemporains peuvent décomposer la lumière solaire en


sept couleurs, qui constituent la première gamme de la lumière réfractée.
Mais au-dessus de cette première gamme, il en existe d’autres plus élevées,
comportant les mêmes couleurs, mais de plus en plus pures et fines.
Lorsque l’homme, s’isolant de toutes impressions extérieures, concentre
profondément sa pensée en lui-même, il sent qu’il s’enfonce dans d’épaisses,
dans d’impénétrables ténèbres. Mais, bientôt, commence à poindre en lui
une douce lumière qui croît continûment jusqu’à devenir infiniment plus
intense que la lumière physique. Cette lumière plus fine peut aussi être
décomposée et représenter les sept couleurs de la lumière physique, mais
plus pures, plus douces et d’un rayonnement plus agréable.
Cessant sa concentration, l’homme doit de nouveau passer par la zone de
ténèbres pour retrouver le plan physique. Tous les gens qui meurent passent
par cette zone sombre et dense. Mais, même sans être mort, l’homme peut
sortir de son corps physique et entrer dans cette zone obscure. S’il le fait
avec la conscience éveillée, il peut revenir dans son corps de chair, mais si
la sortie s’accomplit inconsciemment, l’homme pense qu’il est mort et il
ne peut revenir.
En Amérique, il arriva un fait singulier. Un Indien, faiseur d’expériences,
endormait les gens par suggestion et hypnotisme. Une jeune fille, pré-
sente lors d’une séance, affirma ne pas croire à ces choses. L’Indien l’invita
cependant à se prêter à une expérience, afin qu’elle se convainque de la
force de la suggestion. Il lui fixa le moment auquel elle devait venir chez
lui et elle fut exacte au rendez-vous. L’Indien l’endormit, mais il oublia de
suggestionner à la jeune fille l’heure à laquelle elle devait se réveiller. Or,
à l’instant même, un travail pressant appela l’Indien au dehors, travail qui
ne devait pas durer plus d’une demi-heure. Il sortit donc avec la pensée de

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revenir aussitôt et de réveiller la jeune fille. Mais, dans la rue, une automo-
bile le renversa. L’Indien ne pouvant pas rentrer chez lui, la jeune fille resta
endormie et personne n’ayant su la réveiller, les pouvoirs publics offrirent
une forte prime à celui qui réussirait à la sortir de son sommeil.
Une loi affirme que personne ne peut libérer l’homme des pensées avec
lesquelles il s’est lui-même suggestionné. C’est pour cela que chacun doit
être concentré et attentif à ne pas laisser pénétrer dans son esprit toutes
sortes de pensées et d’influences sans contrôler leur provenance et leur
valeur. Par exemple, si un être reçoit passivement la pensée négative que
rien de valable ne peut sortir de lui, la suggestion fera son chemin et il com-
mencera à y croire sans que personne, en dehors de lui-même, ne puisse
l’aider à se libérer de cette idée. Pourquoi n’attire-t-il pas en lui l’idée posi-
tive qu’il peut devenir un homme véritable, citoyen de la vie nouvelle et
capable de réaliser ses bons désirs ? Puisque le négatif est possible, le positif,
lui aussi, est faisable.
Rappelez-vous que beaucoup de pensées qui passent par votre esprit
vous sont étrangères, comme celle, mensongère, que vous ne pouvez rien
faire de bon. Dieu a créé l’homme en lui donnant toutes les possibilités de
devenir un être efficace, constructif, sur tous les plans de la vie. Tous les
humains sont pourvus de certaines forces, de dons en germe qu’ils peuvent
développer pour servir le bien en eux et autour d’eux. C’est à la fois un
droit sacré et un devoir pour tout homme que de participer à l’évolution
incessante de l’humanité. Tout être qui prive un autre de cette possibilité
ou qui l’entrave, accomplit un crime envers son âme et envers la justice
divine.
L’homme qui apprend à vivre correctement, justement, obéit par cela
même à la volonté de Dieu, qui exige que tout être se perfectionne constam-

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ment. Par l’accomplissement de cette loi divine, l’homme acquiert santé,


force, liberté, richesse.
Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont sujettes aux maladies parce
qu’elles ne savent pas utiliser les rayons solaires, l’énergie vivifiante qui
émane du soleil et qui contient en elle tous les médicaments. Il n’est pas
de maladie qui ne se soumette à l’influence des rayons solaires. Pour en
bénéficier, l’homme doit faire passer ces rayons à travers certains prismes
qui peuvent être extérieurs (reflets d’un cristal, d’une pierre précieuse, d’un
diamant, etc.) mais qui peuvent aussi être intérieurs (image mentale).
Avant de parvenir à nos pensées, à notre organisme, à nos yeux en tant
que lumière, l’énergie solaire subit dans l’espace, plusieurs transformations.
Nous la recevons réfractée et non directe. C’est la raison pour laquelle
notre vision des choses est relative et non absolument réelle comme elle
l’est dans le monde spirituel supérieur.
Des êtres que nous voyons autour de nous, nous n’avons qu’une image
relative. Par exemple, vous rencontrez une personne dont le nez mesure
3 cm de longueur et 2 cm de largeur ; une autre, dont le nez a 4 cm de
long et 2 cm ½ de large ; une troisième, dont les mêmes dimensions sont
respectivement de 5 ou 6 cm pour la longueur et 3 cm pour la largeur.
Cela démontre que le caractère différent de ces personnes a influé sur les
dimensions de leur nez. Et ceci ne dépend pas seulement de l’individu que
vous avez sous les yeux, mais résulte du travail accompli par beaucoup de
générations antérieures, travail qui a contribué à la conformation du nez
de la personne présente.
La longueur du nez démontre le développement de l’intellect et la lar-
geur celui du cœur. La longueur est le baromètre qui indique l’état de
la pensée ; la largeur, c’est l’hygromètre qui renseigne sur l’état du cœur.

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On se sert du baromètre pour connaître la pression atmosphérique et de


l’hygromètre pour mesurer le degré d’humidité de l’air.
Chez les hommes, il y a encore d’autres baromètres : le genou, par
exemple. À la plus petite perturbation atmosphérique, on ressent dans les
genoux ou dans les articulations, une certaine douleur qui avertit d’un
changement de temps : pluie, neige ou même grêle. À peine le temps com-
mence-t-il à s’améliorer que la douleur cesse. Si vous sentez un mal subit à
la gorge ou aux pieds ou à la main ou ailleurs, c’est votre baromètre qui se
manifeste. Par là, vous pouvez prophétiser les changements de temps.
Les gens cherchent le moyen de se libérer de leurs baromètres. S’ils
n’éprouvent pas de douleur en quelque endroit, c’est alors le creux de leur
estomac qui leur servira d’avertisseur. Il a été observé qu’un certain rap-
port existe entre les changements de temps et les sentiments. Parfois, sans
aucune cause apparente, un être éprouve une sensation agréable, une douce
chaleur au creux de l’estomac. La raison peut en être soit une amélioration
du temps, soit un courant positif de pensée ou de sentiment qui touche la
conscience.
Quelquefois, en se levant le matin, l’homme constate que le temps est
beau, le ciel clair, mais il sent une certaine lourdeur au creux de son esto-
mac. Il cherche la cause de ce malaise, mais ne peut la trouver. Et puis,
après quelques heures, le temps change et se gâte et le poids ressenti au
plexus solaire disparaît. En observant ces changements intérieurs, l’homme
peut arriver à en tirer de justes conclusions psychiques.
Le cas d’une famille composée de six membres - le père, la mère et
quatre enfants - explique le fonctionnement de la foi des influences. Il a
été remarqué le fait suivant : si le père est indisposé le lundi, la mère l’est
le mardi, le grand frère le mercredi, la grande sœur le jeudi, le petit frère le

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vendredi, la petite sœur le samedi. Et le dimanche tous se retrouvent bien


disposés et d’un bon esprit collectif. Toute la famille est joyeuse ! Arrivé le
lundi, le même processus recommence…
En tant que chef de famille, le père cherche le moyen d’éviter le retour de
semblables ennuis. Je lui conseille de prendre son sac à dos, dès qu’il se sent
mal disposé, et de partir en excursion dans la pleine nature. Que chaque
homme, chaque femme, au moment où il éprouve un certain trouble, une
sorte de contrainte à bien se comporter, à bien agir, s’attèle à quelque tra-
vail, physique ou autre, qui l’absorbe entièrement, afin de dépenser les
énergies négatives accumulées.
Une loi dit que les êtres qui s’aiment se transmettent leur disposition,
bonne ou mauvaise, l’un à l’autre. Dans ce sens, l’homme est à la fois un
émetteur et un récepteur d’énergie. Si une certaine ressemblance existe
entre l’âme de deux êtres, ils se communiquent leurs pensées et sentiments
réciproques. Ce que l’un pense, l’autre le reçoit ; ce que l’un sent, l’autre le
sent aussi ; l’un a l’esprit troublé ? Cet état gagnera aussi l’autre.
L’homme avisé, qui connaît la loi, découvre facilement la provenance de
ses mauvaises dispositions et il peut adroitement, délicatement s’en libérer.
L’École du nouvel Enseignement donne les règles et les méthodes pour
venir à bout de ces états dysharmonieux.
L’hygiène de vie nouvelle apprend à développer et à se servir de notre
voix intérieure, qui suggère toujours la meilleure façon d’agir. Par exemple,
quelle nourriture prendre un jour après l’autre. Si elle vous dit intérieu-
rement : « Aujourd’hui, ne mange pas ceci ou cela. Sois sobre, mesuré. »
Écoutez-la, car c’est pour votre bien. Vous voulez aller dans tel restaurant ?
La même voix vous dit de vous abstenir. Obéissez, en vous rappelant que
certains restaurateurs ne mettent pas de bonnes énergies dans ce qu’ils pré-

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parent. Écoutez votre sentiment intérieur sur ce que vous devez manger,
sur l’endroit où vous voulez aller, sur les amitiés que vous voulez nouer, etc.
Cette loi peut être appliquée dans tous les domaines de la vie. Vous
allez faire des achats dans un magasin ? Écoutez de nouveau votre sens
intérieur. Voyez si votre disposition envers la personne ou l’ambiance du
magasin est bonne ou non. Appliquez la même loi avec les personnes que
vous fréquentez. Ne vous liez d’amitié qu’avec celles qui vous donnent un
sentiment d’harmonie. Et si vous rencontrez un être qui produit en vous
une sensation de contrariété, même légère, soyez attentif avant de nouer
des relations plus suivies. On doit être fraternel, patient, tolérant, compré-
hensif ; on doit s’entraider et avoir pitié, mais il importe aussi de connaître
et d’appliquer les lois de l’harmonie particulière dans la vie.
Mais si vous ressentez d’emblée une bonne disposition envers un être,
sans aucune ombre de réticence, alors n’ayez aucune crainte et faites-en
votre ami, il vous demeurera toujours fidèle.
Ne vous forcez pas à refouler, à détruire les sentiments fins et subtils de
votre esprit. Si vous semez une graine dans le sol sablonneux du désert, que
pouvez-vous en attendre ? De quelque soin que vous l’entouriez, le grain
ne croîtra pas. Voulez-vous que la semence de froment, par exemple, vous
donne une abondante et belle récolte, semez-la dans de la bonne terre.
Depuis des milliers d’années, le bon sol a été labouré pour améliorer ses
conditions.
Les êtres d’aujourd’hui sont attirés par la loi de l’harmonie, sur laquelle
ils veulent construire leur vie. Vous savez que pour qu’il y ait une véritable
amitié entre deux êtres, il faut qu’ils s’harmonisent. Vous aimez écouter de
la musique ? Alors observez ce qu’elle produit dans votre esprit. Le com-
positeur applique la loi de l’harmonie parmi les tons. S’il sent que deux ou

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plusieurs tons ne s’accordent pas, il ne les utilise pas. Respectez toujours


la loi de l’harmonie, en chantant, en jouant, en parlant. Sans harmonie, la
vie perd tout sens.
Cependant, si porté qu’il soit vers l’harmonie, l’homme ne peut éviter
complètement la dysharmonie. Les êtres mauvais, les êtres d’esprit négatif,
sont des tons discordants et vous ne pouvez éviter de les rencontrer, mais ne
vous liez pas d’amitié avec eux. Quelque jeune homme se prend d’amour
pour une jeune fille de caractère obstiné, entêté. Il pense qu’il pourra la
transformer, la rééduquer et l’accorder à la gamme dans laquelle il joue
et chante sa vie. Mais l’obstination est un ton de vie fort dysharmonieux,
pour lequel une gamme toute spéciale est nécessaire. Avez-vous essayé de
changer une gamme discordante en une gamme harmonieuse pour voir
comment s’opère cette transformation ?
En tant qu’élèves d’une vie nouvelle, observez la loi qui vous dit d’ap-
précier et de suivre le Divin en vous. Il est dans votre intellect, dans votre
cœur, dans votre volonté, dans votre âme, dans votre esprit. Dans toutes les
circonstances de sa vie, l’homme peut se servir de l’Esprit divin en lui pour
s’améliorer, transformer sa faiblesse en force, le négatif en positif, la mau-
vaise disposition en bonne. C’est l’application de la haute mathématique.
Quand il se trouve aux prises avec de grandes souffrances et difficultés,
l’homme doit se rappeler qu’elles constituent pour lui de véritables béné-
dictions. C’est au temps des désagréments et des épreuves que l’homme,
en se concentrant, découvre et actionne ses énergies en sommeil. La souf-
france apprend que tout dans la vie concourt à un but rationnel, utile. On
dit de quelqu’un qu’il est sot, d’un autre qu’il est intelligent. Ce sont là des
évaluations relatives, car dans les manifestations de la nature le sot peut, lui
aussi, accomplir quelque travail important.

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Par leur incompréhension des lois divines, les hommes s’attirent sou-
vent des souffrances qu’ils pourraient s’épargner. Certaines souffrances
sont utiles, mais d’autres, créées artificiellement, pourraient être évitées.
C’est notamment dans ce but que l’on doit tendre à purifier et éclaircir sa
pensée.
Beaucoup pensent qu’il n’existe pas d’êtres plus intelligents et plus
adroits que ceux qui peuplent la terre. Pourtant, des êtres supérieurement
intelligents et développés, il y en a, non seulement dans notre système
solaire, mais aussi dans les autres systèmes de l’immense création. Ils sont
beaucoup plus raisonnables que les habitants de notre planète et leurs pen-
sées sont plus lumineuses.
On me demande : « Mais d’où savez-vous cela ? » Imaginez que, parmi
cent personnes, il y en a une dont les yeux plus ouverts lui permettent de
contempler des choses merveilleuses que les autres ne voient pas. Les yeux
des hommes ordinaires ne sont pas encore sensibles à la vue intérieure,
capable de pénétrer dans des dimensions plus élevées du créé.
Dans le grand univers, il y a une espèce de lumière qui peut tout péné-
trer, tout illuminer et qui est capable de résoudre toute difficulté. Tant
que cette lumière ne pourra pas librement inonder l’intellect des hommes,
ils vivront dans l’erreur et, sans même le vouloir, se heurteront entre eux.
Ainsi, la cause des désaccords, des contrariétés entre les êtres est l’obscurité
qui règne encore dans leurs opinions, dans leur entendement.
C’est par l’amour que la lumière divine éclatera et éclairera le chemin de
la nouvelle et haute culture parmi les humains et, en particulier, celui des
êtres qui tendent à s’améliorer et qui travaillent dans ce but. Dès qu’elle
entre dans une demeure, cette lumière apporte à ceux qui y vivent la pos-
sibilité d’apprendre à vivre fraternellement en harmonie. Dans quelque

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demeure ou société que vous pénétrez, vous ne trouvez que soupçons, dis-
cordes et mésententes.
Considérez le mal comme énergie qui peut devenir force constructive,
et non comme il est trop souvent envisagé aujourd’hui. Le Christ a dit :
« Ne vous opposez pas au mal ! » Autrement dit, ne luttez pas contre lui.
Jusqu’à maintenant, aucun être n’a vaincu le mal par la force.
L’unique force qui a le pouvoir de vaincre le mal, c’est l’Amour divin.
« Dieu est Amour. » Rappelez-vous que le Divin est parmi vous tous. Il vit
en vous, dans l’âme de chaque homme. Remerciez-Le pour la vie, l’intel-
lect, le cœur, l’esprit, pour l’âme qu’Il vous a donnés. Si vous voulez vivre
heureux, écoutez sa voix !
Aimez votre prochain comme vous aimez votre père, votre mère, votre
frère, votre sœur. Ce n’est que de cette manière que vous rejoindrez la nou-
velle culture qui unira tous les êtres en une grande société fraternelle.
Les hommes de la terre se trouvent devant un avenir lumineux. Tout ce
qui est mal disparaîtra, toute entrave au bien s’évanouira. Dieu a préparé
un monde nouveau comportant de nouvelles conditions pour ceux qui
L’aiment.
Les hommes de la nouvelle culture apporteront partout amour, joie,
allégresse. Ils seront pauvres en vices et riches en vertus. Ils ne sauront
plus ce que sont le mensonge, le vol, la violence. La terre se transformera
en un jardin paradisiaque. Les êtres se rencontreront fraternellement, avec
amour. Ils ne parleront pas beaucoup, mais chacune de leurs paroles sera
sentie et comprise.
Quelle est la parole la plus forte ? Dans la langue bulgare, c’est le mot
‘blagost’ qui signifie à la fois bonté, douceur, miséricorde. C’est le mot le
plus chargé de sens. Son contenu est de qualité divine. J’aimerais que vous

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ayez tous ces qualités. La chaleur de cette parole est de trente cinq millions
de degrés. Où elle retentit se fondent toutes les contradictions, les inimi-
tiés. Le mot ‘blagost’ contient tout en lui. Il exclut toutes les faiblesses.
L’être qui possède ces qualités est un homme bon, fort, doux, fraternel.
L’homme de douceur est en même temps maître et serviteur. Il est le
maître et le serviteur le meilleur, le plus intelligent, le plus fort.

La grandeur de l’homme résulte de son activité intérieure, raisonnable


et disciplinée. Bien des êtres désirent être appréciés sans avoir pris la peine
de cultiver d’abord en eux-mêmes les dons dignes d’êtres remarqués et sans
s’être efforcés de s’unir à la haute vie de l’âme.
S’il existe des malheurs sur la terre, ce n’est pas Dieu qui les a voulus,
mais c’est la vie déraisonnable des humains qui les a provoqués.
À quoi reconnaît-on l’homme qui est né à la Vie nouvelle ? À ce qu’il est
libre, à sa pensée claire et éveillée, à son cœur noble et généreux. Il choisit
ses amis parmi les êtres de bonne volonté, avec lesquels il se sent spirituelle-
ment et fraternellement uni. Il se joint en pensée à ceux qui œuvrent pour
le bien de l’humanité. C’est là le sens de la vie ascendante.
Si vous aimez vos proches, ils vous aimeront aussi. Quand l’éternel Prin-
cipe sera aimé de tous, ce sera alors la vie sublime. Par cette compréhension
collective s’instaurera en nous la nouvelle culture de libre et fraternelle
entraide.
L’homme véritablement moral pense et agit pour ses proches comme
il le ferait pour lui-même, avec une impulsion intérieure sacrée vers le
‘Tout’, vers Dieu. Il désire le bien pour tous et se réjouit des succès d’autrui

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comme des siens propres. Celui qui ne vit que pour lui-même, quels que
soient ses efforts et ses résultats, restera toujours incomplètement satisfait.
Au plus intime de chacun existe une région sacrée : c’est en elle que
l’homme puise sa force morale, sa stabilité. Quand vous la découvrirez,
les traits de votre visage se modifieront, s’ennobliront ; votre bouche, vos
oreilles, votre nez deviendront plus réguliers, plus beaux et harmonieux ;
toute expression pessimiste disparaîtra de votre physionomie.
Quelque chemin que vous choisissiez dans l’existence, cherchez d’abord
à devenir maître de votre caractère, de vos pensées, de vos actes. Alors
seulement, vous pourrez vivre efficacement et être utile aux autres. Tant
que vous compterez uniquement sur autrui, vous vous tromperez toujours.
Croyez au possible et non à l’impossible.
Chacun est libre de travailler à acquérir des richesses dans ce monde,
mais sachez qu’il vous sera tenu compte de tout. Souvent, on parle de
choses nobles, élevées, exaltantes : leur base n’est pas sur la terre, mais
dans un monde supérieur. Vous qui voulez bénéficier de l’influence de
la vie d’en-Haut, rentrez profondément en vous-même, liez-vous avec les
Êtres avancés, avec leur lumière, avec leur paix. Alors, votre âme aussi vous
aidera à vous élever.
La Vie nouvelle exige de l’homme que chacune de ses pensées, chacun
de ses sentiments soit pur et consciemment choisi. Actuellement, l’exis-
tence de la plupart des gens n’est qu’un mélange de pensées, de sentiments
et d’actes purs et impurs provenant du passé. Votre corps aussi en subit
l’influence. Vous pouvez vous libérer par l’étude et l’application des lois de
la vie raisonnable. C’est une science qui s’acquiert par l’éducation de soi-
même. Par exemple, vous remarquez une certaine qualité, un trait positif
chez une personne. C’est là un point d’appui, une base qui vous aide à

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concevoir une bonne opinion à l’égard de cette personne et vous incite à


agir de même envers tous ceux que vous approchez, cela sincèrement et
non pas superficiellement. Si, du lever au coucher du soleil, vous pouvez
maintenir une bonne disposition d’esprit envers tout et tous, ce sera un
jour lumineux dans votre travail d’auto-éducation de Vie nouvelle. Pour
vous créer une situation sur la terre, comptez sans réserve sur vos capacités.
Travaillez avec votre cerveau et avec vos mains.
Si, en certains domaines, vous ne pouvez pas aboutir, confiez vos diffi-
cultés aux Êtres raisonnables, vos Frères plus évolués du monde spirituel
invisible. Ils connaissent et comprennent votre situation, car eux aussi sont
passés par votre chemin actuel. Obéissez donc à tout conseil qu’ils vous
suggèrent dans votre cœur, dans votre esprit. Mais gardez-vous de tomber
dans l’erreur : tout ce qui vous parle ne vient pas du monde supérieur. Pen-
sez-vous que chaque disque contienne l’esprit de Vérité ? C’est lui seul qui
peut vous apporter Foi et Amour.
Tant que vous suivrez la voie du monde terrestre, vous n’arriverez jamais
à la Lumière, à la liberté du Royaume de Dieu. Pour y parvenir, deman-
dez fermement à votre guide intérieur de vous indiquer la direction du
Royaume divin. Mais alors, ne vous retranchez pas derrière des questions
de religion, de nationalité, de culture. Devant Dieu, il n’y a qu’un peuple :
celui qui progresse suivant une ligne ascendante. Les membres de ce peuple
se distinguent de ceux qui parcourent les chemins ordinaires de la vie. Ils
ont des visages ouverts et lumineux sur lesquels n’apparaît pas l’ombre du
mécontentement ou de l’aigreur. Seul celui qui manque de vie intérieure
peut être mécontent, l’être riche de vie véritable est toujours satisfait, bien
disposé.

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Il est relativement facile d’acquérir une situation matérielle satisfaisante,


mais l’important est de ne pas rester pauvre en vertus.
Si vous éprouvez le besoin de toucher votre nez ou de le nettoyer, faites-
le consciemment, avec un mouchoir propre, en agissant avec douceur et
légèreté. On doit se comporter très délicatement avec son nez. Certains le
traitent avec rudesse sans se rendre compte qu’ils empêchent ainsi la claire
pensée de circuler et de se développer justement.
Lorsque quelqu’un a mal agi envers vous, c’est un acte méritoire que
de lui pardonner sincèrement. Tâchez aussi d’en chercher la cause, qui
peut souvent constituer une leçon utile. Remerciez intérieurement sans
garder aucune rancune. Tant que vous ne comprenez pas votre vie, vous ne
pouvez comprendre celle des autres.
Certains désirent posséder le savoir et le don des prophètes. C’est pos-
sible à la condition qu’ils cultivent et appliquent les lois du bien et de la
pureté intérieure. Le vrai savoir est l’attribut des intellects purs.
Concentrez fréquemment votre pensée sur Dieu, sur sa Bonté et sa
Sagesse. Pensez aussi à la bonté de beaucoup de pères et de mères qui
prennent soin de leurs familles, qui élèvent leurs enfants avec douceur et
patience. Songez enfin aux êtres qui œuvrent en toute intégrité pour le
bien de l’humanité. Si vous rencontrez une créature en peine, priez Dieu
pour elle. Si elle est dans le besoin, aidez-la. Mais agissez autant que pos-
sible secrètement. Ne rendez pas publics vos gestes généreux. De même,
ne manifestez qu’à bon escient votre vie spirituelle pour ne pas devenir
l’objet des attaques du mal dans le monde. Le Christ a dit : « Soyez dans
le monde prudents comme les serpents et simples comme les colombes. »
Les matérialistes sont souvent rusés, intelligents mais négligents pour la vie
supérieure. Il vous appartient de leur donner l’exemple par quelque bonne

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action et vous pourrez, en revanche, vous inspirer de leur intelligence et de


leur habileté.
Si vous voulez rester forts, n’ayez aucune pensée, aucune parole négative
envers qui que ce soit ; sinon, vous entrez à l’instant même en liaison inté-
rieure avec l’esprit de ceux que vous critiquez et vous vous contaminez. Il
est bien préférable que vous désiriez sincèrement le bien pour tous comme
pour vous-même.

Cachez la beauté intérieure de votre esprit et de votre âme


et que vos actions et votre comportement
soient l’expression extérieure des qualités que vous possédez.

L’idéal de l’héroïsme réside en ceci : supporter avec grandeur d’âme


toutes les souffrances, les blâmes, les accusations dont vous pouvez être
l’objet en défendant une cause juste, divine, même si tout le monde est
contre vous. Dites à l’Amour qui vous a enfanté :
« Pour Toi qui m’as créé dans ce monde divin, j’endure tout, je supporte
tous les sacrifices. Dans Ton amour, je trouve mon soutien, le rempart de
mon âme. La peur du monde, la peur de ceux qui blessent mon corps, mais
qui ne peuvent rien contre mon esprit, a fait son temps. Je ne crains plus,
parce que je Te connais. Que Tu me donnes la mort ou me conserves la vie,
je l’accepterai de même avec gratitude. La mort avec Toi a un sens, alors
que sans Toi, la vie même n’a pas de but. Dans la mort ou dans la vie, que
Tu demeures en tout temps la Lumière, l’Étoile de mon esprit ! »

Quand nous disons que la lumière est indispensable à l’œil humain,


il faut entendre que les cellules de l’œil sont immergées dans la lumière,

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indispensable à leurs fonctions. L’âme de l’homme doit aussi rester immer-


gée dans le milieu de la vie spirituelle, divine, sinon, elle subsiste seulement
en germe, comme ces grains de blé conservés dans les pyramides et les tom-
beaux d’Égypte durant cinq à six mille ans, sans lumière, dans un milieu
sec et attendant des circonstances favorables pour être semés, pour croître
et se développer. Comme ces graines, l’âme humaine attend les conditions
nécessaires, l’application des lois divines, pour reprendre le cours de sa vie
éternelle.
La première chose que doit faire un homme ayant foi dans la parole
christique est de se libérer des conceptions erronées sur la vie, des pensées
et des désirs non fondés. Vous pouvez le faire afin de poursuivre continuel-
lement votre libération, votre chemin vers le Haut-idéal, sur la terre et dans
l’autre monde.
Beaucoup d’efforts et de travail sur lui-même sont nécessaires à l’homme
pour appliquer consciemment l’Enseignement christique et acquérir les
résultats qui lui permettront de devenir un citoyen du ciel, parmi les saints
et les Anges. Lorsque Dieu nous a envoyés en ce monde pour apprendre et
nous perfectionner, Il nous a imposé certaines obligations que nous avons
alors acceptées, mais qui ont été depuis négligées.
S’il s’agit de faire le bien, la phrase « Je ne peux pas » doit être éliminée et
remplacée par « Je le peux . » Si vous êtes conduits à pécher, si une pensée
mauvaise vous vient, dites : « Non, je ne peux pas ! », mais si un élan posi-
tif jaillit en vous, alors affirmez : « Oui, je le peux ! » Que chacun de vous
soit une fleur particulière, individuelle, de façon à être différente tout en
restant en harmonie avec le Tout. Tendez à découvrir en chacun ses bonnes
qualités spécifiques, le Bien, le Divin, par lesquels seuls peuvent s’instaurer
dans le monde, la santé, l’harmonie, la fraternité.

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S’il nous est arrivé d’être ennemis de Dieu, Il nous a quand même aimés.
Il voit quelque chose de bon en nous tous, qui se réveillera en son temps.
Par son amour, Il nous a sauvés. Tenant devant Lui nos meilleures qualités,
Il travaille aujourd’hui continuellement en nous, éclairant notre intellect,
purifiant nos pensées, faisant peu à peu reculer le mal.
Nous ne sommes pas venus sur cette terre pour l’éternité mais tempo-
rairement. La terre est une petite station menant vers la grande Bonté et la
Sagesse divines qui embrassent tous les mondes. Vous êtes conduits, mais
vous vous trouvez à peine dans le vestibule de la grande vie, vers laquelle
vous vous traînez comme de petits enfants. Vous vous trouvez dans l’état
d’un homme tombé dans quelque forêt vierge et qui essaie de s’en dégager
en rampant jusqu’à ce qu’il retrouve l’espace où il peut de nouveau mar-
cher librement.
Reconnaître le Divin en chaque âme et le respecter, c’est l’idéal vers
lequel nous tendons. C’est aussi donner une sainte impulsion au Divin
en nous-mêmes et le développer. Pour chacun, un moment sacré survient
dans l’existence, au cours duquel on peut et on doit s’élever jusqu’à la vie
divine permettant d’apaiser toutes les luttes et les contradictions en soi et
autour de soi, et de connaître Dieu. Si un être ne gravit pas ce sommet
divin, il ne pourra jamais connaître la paix, la sérénité spirituelle, et il
continuera à ressembler à une mer sans cesse agitée. Mais si l’homme tra-
vaille à élever sa conscience de vie supérieure, et regarde vers le haut, tout
de suite se résoudront les questions temporaires de l’existence : la paix de
l’âme, le calme de l’esprit et une claire impulsion vers un meilleur travail
au sein de la grande vie lui seront acquis.
Vous connaîtrez que liberté, force et savoir sont donnés seulement à
l’homme raisonnable dont la conscience est purifiée. Pour vous, le plus

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souhaitable est d’avancer vers la vie. Mais quelle vie ? La grande vie pleine
de paix et de joie intérieures. Il existe une joie qui élargit la conscience
humaine. Vous la trouverez dans la grande Vie universelle. Dans le plan
divin est assignée à chacun la faculté de comprendre où doit s’exercer son
aide et comment les autres manifestent la leur.
Quand on dit que nous devons renoncer à nous-mêmes, on doit com-
prendre qu’il s’agit de travailler pour Dieu, pour le Bien, pour le Tout.
Diriger nos désirs, nos impulsions vers la vie de notre âme : c’est à cela que
tend l’homme raisonnable qui parviendra à l’avenir à l’état d’Ange lumi-
neux. Même à d’énormes distances de la planète terre, il pourra vous voir,
vous aider et servir le Seigneur Dieu.
Sachez que plus vous aurez connu et approché de gens cultivés, savants
et bons, plus vous deviendrez vous-même raisonnable et compatissant. En
rencontrant un homme, ne le regardez pas seulement d’une manière super-
ficielle en pensant ainsi le connaître ; mais observez autant que vous le
pouvez les traits spécifiques de son caractère, sans juger, avec tout le respect
voulu : ces traits vous parleront. L’Esprit divin vit en toute forme, il peut
élever votre conscience.
Si vous désirez arriver à quelque chose de bien, vous instruire, devenir
musicien, poète, peintre ou simplement plus qualifié dans vos occupations,
gardez-en continuellement l’idée présente à votre esprit. Rappelez-vous
que tout est possible à celui qui aime Dieu, qui a foi en Lui et qui travaille
sur soi. Les pensées positives attirent des Êtres élevés qui vous demeurent
invisibles, mais qui tout de suite vous viennent en aide.
Lorsque l’homme tend à réaliser certaines bonnes idées, les forces rai-
sonnables de la nature qui œuvrent dans une semblable direction, coo-
pèrent avec lui, comme les ruisseaux des montagnes s’unissent pour former

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les grandes rivières. Les forces de la nature soutiennent chaque pensée


altruiste, chaque bon désir, chaque noble sentiment des hommes.
Ayez foi et amour envers Dieu et remerciez pour tout ce qui vous advient,
et toute l’aide vous sera donnée pour vous perfectionner.

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SOMMAIRE

Note de l’éditeur 3

Les forces dans l’organisme humain 4

Les forces conscientes et inconscientes 44

Les forces du cerveau 63

La force de l’écoute intérieure 82

Les deux lois 92

La force dans les bonnes habitudes 103

La force avec l’amour 111

La force dans la stabilité 139


AU T R E S E - B O O K S D I S P O N I B L E S

D U M Ê M E AU T E U R

• Hommage à Peter Deunov


• La douce voix de l’âme • Le livre de l’équilibre
• La Source du Bien • Le livre de l’Eveil
• Le développement spirituel • Le livre de l’Harmonie
et l’amour inconditionnel
• Le livre des trois Intelligences
• Le livre de la Force 1
• Le livre des Anges
• Le livre de la Fraternité
• Le Livre des Influences
• Le livre de la Lumière
• Le livre des Lois Divines
• Le livre de la Parole Magique
• Le livre du Cœur
• Le livre de la Pensée
• Le Livre du Disciple
• Le livre de la Prière
• Le livre du Nouveau Monde
• Le livre de la Renaissance
• Le livre qui chante
• Le livre de la Sagesse
• Le monde des grandes âmes
• Le livre de la Santé 1 et 2
• Le secret des trois Mondes
• Le livre de la Vie 1 et 2
• Le testament des couleurs
• Le livre de la Vigilance
• L’Esprit de Vérité
• Le livre de l’Ame
• Prière de Méditation
• Le livre de l’épanouisse-
ment de l’âme 1 et 2

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Pour des informations :

www.Nation-Essenienne.org
www.OlivierManitara.org
www.EditionsEssenia.com
www.Mandalas-des-Anges.com

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