Le Livre de La Force, Tome 2. Peter Deunov
Le Livre de La Force, Tome 2. Peter Deunov
Tome 2
Editions Essénia
Le Livre de la Force
Tome 2
© Editions Essénia 2013
ISBN : 978-2-89724-063-9
Canada : 1er trimestre 2013
Editions Essénia
345, chemin Brochu
Cookshire-Eaton (Québec), J0B 1M0 Canada
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N O T E D E L’ É D I T E U R
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L E S F O R C E S DA N S
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permet d’actionner l’un ou l’autre de ces centres pour lui faire accomplir
un travail spécifique. Des milliers de courants lumineux sortent du cerveau
et se dirigent vers les organes du corps, et même au loin dans l’espace. Ces
courants diffèrent suivant leur intensité et l’énergie dont ils sont porteurs.
Pour l’homme, c’est un grand bien que de pouvoir gouverner les éner-
gies des différents centres de son cerveau et les orienter vers un but déter-
miné. Il doit donc apprendre à les utiliser avec ordre et mesure, d’après
les nécessités du moment. Mais une fois le travail accompli, il faut aussi
pouvoir les arrêter et les diriger vers un autre centre pour réaliser un travail
différent ou obtenir un autre état de conscience.
Dans l’École de Vie nouvelle, toute chose est strictement définie. Chaque
jour, dès le matin à votre réveil, vous demanderez quel est le problème phy-
sique, mental ou spirituel, sur lequel vous devrez vous concentrer pendant
vos activités de la journée. L’homme qui tend à s’améliorer doit aimer le
savoir positif, voir clairement les choses et les analyser avec un sentiment
calme et une pensée contrôlée. Il ne lui est pas permis de dire : « Qu’il
advienne ce que Dieu enverra ! », mais il doit savoir accomplir justement
ce que le Divin lui a assigné, en tant qu’âme, dès le commencement.
Dieu a mis en harmonie les forces du cerveau et celles du cœur et
l’homme ne doit pas violer cet accord. Comment ? Par exemple, la vanité,
l’orgueil, la peur, le doute, la colère, etc. sont des états qui détruisent l’har-
monie des forces cérébrales et les sentiments du cœur. Ils sont semblables
à des vers qui rongent les racines et les fruits des arbres.
Au commencement, la vanité, en tant que force, avait sa place en
l’homme. Elle avait un autre sens et tendait à maintenir le positif, l’harmo-
nie entre son cœur et sa raison. Elle ne l’empêchait pas d’avoir une bonne
opinion de ses proches, de ses amis, et de découvrir le bien, Dieu en tous.
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Dans la musique, nous nous servons de deux clefs : celle de sol et celle
de fa. Celui qui les connaît peut lire et comprendre les œuvres musicales.
Dans les écoles en général, et en particulier dans les écoles spirituelles,
les maîtres et les élèves doivent, les uns et les autres, se servir de la clef de
l’Amour. Toutes les pensées, sentiments et actions des hommes doivent
être déterminés par la clef de l’Amour. C’est l’indice du nouveau qui com-
mence à agir. Ce sont les prémices de la nouvelle époque de reconstruction
totale de la vie sur terre, dans tous les domaines. Ceci implique que les
hommes doivent apprendre à accorder les forces du corps et celles du cer-
veau avec les grandes lois divines qui, seules, sont immuables et éternelles.
En tant que disciple, vous devez reconstruire votre corps physique, afin
qu’il soit en bonne santé, fort et sain. Avec ce corps, vous réaliserez non
seulement vos désirs physiques, mais aussi vos aspirations spirituelles et
intellectuelles. Dès que vous aurez réalisé vos désirs d’une manière cor-
recte, vous conférerez un sens à votre vie. En coordonnant les forces de son
organisme, l’homme peut devenir riche, fort et instruit. Il peut utiliser ses
forces dans les trois mondes.
L’homme est un arbre composé de deux autres arbres. Ces arbres consti-
tuent les deux principaux systèmes de 1’homme : le système cérébral et le
système nerveux sympathique. Les branches du système cérébral se rami-
fient vers le bas, jusqu’aux membres, tandis que ses racines sont en haut,
dans le cerveau. À cet égard, l’homme représente un arbre planté dans un
pot inversé. L’autre arbre, c’est le cerveau stomacal, ce que l’on appelle
le système nerveux sympathique qui est composé d’une suite de nœuds,
de ganglions disposés surtout dans la région de l’estomac. Les racines du
système nerveux sympathique sont plantées dans les ganglions, c’est-à-dire
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Dans tous les cas, le succès de l’homme dépend de l’état de son système
nerveux sympathique. La joie, la bonne disposition d’esprit et l’inspiration
y trouvent leur origine. Ce système a une grande importance. Jadis, cela
était connu, mais cela a été oublié et doit être de nouveau étudié.
Les personnes âgées, ignorantes, face à un centre cérébral explosif, disent :
« C’est le cœur perdu de l’homme. » Je réponds : c’est le cerveau non orga-
nisé. Où se trouvent le cœur perdu de l’homme, le cerveau humain non
organisé ? Maintenant nous devons travailler sur l’organisation du cœur
et du cerveau, structurer les pensées, les sentiments et les actes, tous les
organes devant être en conformité avec le système nerveux sympathique.
L’énergie divine arrive par le système nerveux sympathique. Éprouvez ce
que je vous dis pour être convaincu de cette vérité.
Ainsi, vous saurez qu’une mauvaise disposition résulte d’un cerveau
désorganisé et en désaccord avec le système nerveux sympathique. Il a été
mentionné qu’avec une bonne disposition d’esprit, l’homme ressentait une
impression agréable, une sensation de douceur à la base du sternum. Un
tel moment est favorable pour effectuer un travail intensif sur le cerveau en
vue de l’organiser. La force spirituelle de l’homme est cachée dans le plexus
solaire que j’appelle : « le cerveau vivifiant . » Le cerveau et le cerveau vivi-
fiant doivent être mis en harmonie.
Harmoniser ses énergies signifie intégrer dans son intellect, dans son
cœur et dans sa volonté des éléments qui contribuent au développement
de ces derniers. Par exemple, toute pensée a besoin de dynamisme, c’est-
à-dire d’électricité, d’extension, de densité ou de poids, ainsi que de force,
d’impulsion qui contribuent à sa croissance et à son élévation. Si nous
intégrons ces éléments dans la pensée, nous disons qu’elle est sous l’ef-
fet bénéfique des énergies que les températures recèlent. Il ne suffit pas
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de semer une graine, elle doit pousser, fleurir, fructifier et le fruit doit
mûrir. Lorsque la pensée d’un poète, d’un savant ou d’un philosophe vous
enchante, vous saurez qu’il a mis les énergies de tous les tempéraments et
les a harmonisées.
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L’idéal ne peut s’exprimer que lorsqu’une certaine loi existe. Pour qu’une
loi soit appliquée, une certaine force est exigée. Quand les forces sont
appliquées dans le monde physique, il s’en suit certaines conséquences.
De même, les idées naissent sur terre d’après la loi de cause à effet. Notre
monde, le monde des changements, fond comme fond la glace quand
arrive une vague de chaleur. Les gens appellent cela « fonte, mort, vieillis-
sement », mais cela n’est rien d’autre qu’une transformation de la matière.
Cela montre que l’homme est tombé dans une zone chaude où il fond.
En réalité, le vieillissement n’existe pas dans la nature. Les forces qui par-
ticipent à un acte de création durant une fonte se retirent dans une sphère
plus élevée, à la suite de quoi les conditions pour qu’elles se manifestent sur
terre sont absentes. Nous disons alors qu’il s’est produit un processus de
vieillissement. Si l’homme commence à se courber comme se courbent les
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cercle. S’il le touche en trois points, il formera une courbe. C’est justement
le troisième point que les savants recherchent. S’ils trouvent le troisième
point les scientifiques détermineront la quadrature du cercle. En résolvant
ce problème, ils détermineront l’orientation des forces dans le cercle. La
solution de ce problème n’a pas encore été trouvée.
Nous avons dit que le cercle, c’est-à-dire la ligne courbe, représente un
processus inachevé. Celui qui suit une ligne courbe doit connaître les lois
de l’éternité, car les processus inachevés ont trait à l’éternité. Celui qui suit
une ligne courbe ignore quel sera son état, ne sait comment se modifieront
ses rapports avec les gens et même avec la nature. Il en est tout autrement
lorsque l’homme suit une ligne droite. Là, les rapports sont définis, car ils
sous-entendent les rapports entre deux personnes. Si un troisième point
apparaît, la ligne se courbe. En recherchant le troisième point, l’homme
cherche à s’élever en dressant une perpendiculaire, l’idéal auquel il aspire.
Lorsque l’homme se fixe un idéal dans la vie, nous disons qu’il est idéaliste.
Quelle est la différence entre l’idéaliste et le matérialiste ? L’idéaliste est
un homme qui monte sur les sommets d’où il observe la nature. Il suit des
perpendiculaires, c’est-à-dire la hauteur du triangle. Il rêve de beaucoup
de choses qui, bien qu’irréalisables, le font se mouvoir. Il travaille avec son
intelligence et avec son cœur, ce qui fait que son triangle est en perpétuel
mouvement. Le matérialiste vit surtout dans les vallées de la vie. Il n’a
qu’une seule aspiration, arranger sa vie le mieux possible. Il conçoit la vie
comme un processus achevé, c’est pourquoi il n’aspire pas à des idéaux
illimités. En fait, dans son évolution, la vie ne se limite pas. C’est juste-
ment en cela que réside sa beauté. En raison de ses conceptions, le maté-
rialiste s’avère être surtout dans le domaine des énergies instables, tandis
que l’idéaliste, dans le domaine des énergies stables. Lequel des deux se
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trouve dans les meilleures conditions ? C’est l’idéaliste. Il puise ses forces
aux sources même de la nature et le matérialiste, aux citernes. La source
coule éternellement et nous fait jouir de son abondance, tandis que la
citerne n’est pleine que temporairement. Tout comme vous comptez sur la
source, vous pouvez vous fier sur tout homme qui comprend la vie, car il
est également lié à la nature raisonnable, ce qui le fait riche et inépuisable
comme elle. Quant au matérialiste peut-on compter longtemps sur lui ?
Aussi longtemps qu’il y a de l’eau dans la citerne.
Les méthodes dont se sert le monde physique sont riches et celles dont
se servent les deux autres mondes sont douces et délicates. En élaborant un
sentiment ou une pensée, vous ne pouvez pas vous servir des méthodes du
monde physique. Il en est de même pour les forces des trois mondes. Plus
vous vous élevez au dessus du monde physique, plus les forces deviennent
fines et douces.
En tant que disciple, vous devez étudier les forces qui agissent en vous,
savoir où et comment les appliquer. Si les forces en vous ont une orienta-
tion ascendante, ouvrez-leur la voie et laissez-les se manifester. Si elles ne
sont pas ascendantes, travaillez sur vous pour les transformer.
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Quand vous voulez comparer votre état à quelque chose, souvent, vous
n’arrivez pas à faire la bonne comparaison. Supposons que vous vous trou-
viez dans un état particulier. Soit le point A sur lequel vous voudriez rester
en équilibre (fig. ci-dessus). Mais, à ce point, vous vous trouvez dans les
contradictions. Deux mouvements existent. Vous vous trouvez dans la
situation C - le sommet. Au point A, vous êtes dans la vallée. Les pluies, la
neige, la boue et autre chose descendent dans la vallée où vous trouvez les
contradictions que vous devrez résoudre Si vous voulez vous trouver dans
un bon état, vous devez monter au sommet. Vous dites : « L’homme doit
élever son esprit. » Les principes sont au sommet et les conditions sont
dans la vallée. Si vous voulez profiter des meilleures conditions, vous devez
descendre dans la vallée. Là, c’est le monde non organisé. Pour l’organiser,
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vous voulez d’abord trouver des serviteurs. L’unique serviteur sera vous-
même, étant donné qu’il n’y en a pas d’autre. Si vous attendez que les gens
vous servent et qu’ils vous comprennent, vous n’aurez pas de succès. Non,
quand vous descendrez dans la vallée, vous devrez penser seul et vous aurez
tout à faire. Vous devrez compter sur vous-même, vous êtes vous-même les
conditions, mais vous vous appuierez sur les deux sommets, là-haut. Pour
les principes, Dieu est en haut, et nous, en bas, nous penserons à Dieu qui
est en haut. Lui seul peut nous aider. Lui, c’est le principe et vous, vous
êtes dans les conditions. Quand Il viendra à ce sommet, Il régularisera
les conditions. Il ne laissera pas survenir une grande chaleur, afin que par
une brutale fonte des neiges, ne se produise un déluge qui pourrait vous
emporter. Parfois, on dit : « Pourquoi les conditions se sont-elles détério-
rées ? » Vous les améliorerez progressivement.
Vous voulez avoir des plaisirs. Quels sont les plaisirs de la vallée ?
Les vallées comportent certaines difficultés, mais on y trouve aussi cer-
tains biens. On trouve sur les sommets certaines choses qui n’existent pas
dans les vallées. Mais, certaines choses manquent sur les sommets. Sup-
posons que vous montiez sur un sommet en désirant éprouver les plaisirs
de la vallée ou bien vous descendez dans la vallée et vous désirez ce que
donnent les sommets. Cela est incompatible, vous ne pouvez pas l’obtenir.
Dans la vie matérielle, vous ne pouvez avoir la disposition intérieure qui
est celle de l’homme spirituel ;
par homme spirituel, je sous-entends celui qui vit sur les sommets C et
B. Celui qui est dans la vallée est matérialiste. C’est une simple explication.
(Le Maître indique le point A). Ce sont des couches de réfraction. Il faut
comprendre les lois de la matière. Supposons que vous soyez mécontents.
Voyez quelle est la nature de votre mécontentement. Si vous êtes dans la
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vallée, vous vous mettrez au travail pour améliorer les conditions. Si vous
êtes sur la montagne, vous vous efforcerez de comprendre les principes des
sommets. Aux sommets des montagnes, vous renoncerez à certains plaisirs
qui vous préoccupent. Par exemple, vous souhaitez boire un cognac, et
vous dites : « Si seulement je pouvais trouver une absinthe ou du cognac
sur ce sommet ! Ou bien, si je pouvais trouver un bon vin, vieux de vingt
ans ou un agneau rôti ! » Justement, sur les hauts sommets, vous ne devez
pas manger de la viande.
Vous devez monter et descendre constamment. Descendre et monter
sans avoir de serviteurs. Si vous êtes dans la vallée, vous monterez seul au
sommet et là-haut, vous prendrez ce dont vous avez besoin et vous redes-
cendrez. C’est la ligne AB. La ligne droite est toujours une liaison entre
deux mondes.
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un état de mauvaise humeur, puis, tout de suite après, tracez les lignes aux
courbes bien faites. En traçant ainsi une, deux, trois, quatre, dix lignes,
un changement commencera à se produire en vous. Ainsi, tous les chan-
gements dans le monde extérieur qui se produisent dans la nature n’ont
pas d’autre but que celui d’apporter un changement et un renouvellement
en vous-même. Par exemple, un ciel est nuageux, un temps pluvieux, il a
gelé et tout est blanc, etc. Tous ces changements ont pour but de modi-
fier quelque chose en vous-même. Dans ce cas, la nature intervient de
l’extérieur, de façon objective. Dieu agit sur nous de façon concrète. Nous
n’avons pas encore la maturité suffisante pour comprendre la beauté inté-
rieure de la nature ; en tant qu’enfants, nous devons apprendre par le biais
de son côté extérieur. Vous pouvez, ensuite, relier les lignes courbes entre
elles. Parfois, lorsque je ne suis pas bien disposé, je m’assieds pour m’amu-
ser avec un stylo. Je dessine des lignes courbes et ma pensée prend part à
chacune d’elles. Les lignes courbes sont salutaires et les lignes droites sont
créatives, de grande amplitude, elles sont pour l’autre monde, pour les êtres
avancés, pour le futur. Mais vous, vous avez commencé, prématurément,
par ce qui est grand. Quelqu’un dit : « Sais-tu de quoi je suis capable ? »
Cela est pour le futur, pour les dieux ; maintenant, travaillez avec ce qui est
petit. Les lignes droites sont des grandes choses. Avec elles, les problèmes
se résolvent difficilement. C’est plus facile avec les lignes courbes. Un autre
remarque qu’un homme marche sur une voie qui est courbe. Qu’enten-
dez-vous par une voie courbe ? La voie courbe est une impasse. Les voies
courbes sont des culs-de-sac d’où l’énergie est renvoyée en arrière. Si, par
exemple, vous absorbez une nourriture malsaine, votre estomac, qui est
un cul-de-sac, la renvoie par le même chemin. C’est une ligne courbe,
une impasse. Mais quand la nourriture suit la voie naturelle, elle suit une
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ligne courbe correcte. Ainsi, il existe des lignes courbes correctes et d’autres
qui sont sans issue. Les gouttières où l’eau circule sont des lignes courbes
ouvertes. Les tuyaux débouchés sont des lignes magnétiques. Les lignes
droites, elles, sont électriques. L’électricité circule en zigzags, sur des lignes
droites brisées, alors que le magnétisme circule sur des lignes courbes.
Parfois, vous pensez que vous marchez selon une ligne droite, mais en
réalité, pas un seul homme ne marche sur une ligne droite. En observant
le trajet d’un homme, vous pourrez constater qu’il n’est absolument pas
droit, mais qu’il présente de grandes ondulations. En marchant ou en par-
lant, nous dessinons toujours des lignes courbes. Je les appelle les lignes
de la moindre résistance. Dès qu’elle se heurte à une résistance, que les
conditions sont mauvaises, la ligne droite se tord, mais si les conditions
sont bonnes, elle continue tout droit. Les lignes droites sont la preuve que
les conditions extérieures sont favorables.
La ligne courbe épouse deux formes selon que la résistance provient de
l’extérieur ou de l’intérieur. Si elle vient de l’extérieur, la ligne sera concave,
si elle vient de l’intérieur, elle sera convexe. On peut voir, parmi vous, de
telles lignes sur les visages. Quand l’appareil digestif est bien développé,
on observe des lignes convexes au niveau des tempes, ce qui signifie que
l’homme dispose de bonnes conditions à l’extérieur pour se nourrir. Quand
l’estomac est en bonne santé, les joues sont bien remplies, convexes Quand
les joues sont creuses, concaves, et les pommettes saillantes, convexes, l’es-
tomac se trouve dans de mauvaises conditions ; un tel homme ne se nourrit
pas convenablement ; s’il pense correctement, en peu de temps ces creux
commenceront à se remplir. C’est ainsi que ceux qui étudient la pensée
humaine soutiennent que l’homme peut construire son corps, mais ce n’est
pas un travail aussi facile qu’il le paraît. Si l’homme savait penser correcte-
ment il pourrait modeler parfaitement son visage.
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Deux choses existent dans l’homme : l’une qui perd toujours et l’autre
qui gagne toujours. Ce qui gagne, c’est le Divin. C’est la loi de la transfor-
mation des énergies. Dans le monde divin, la vie émane seulement quand
les énergies se transforment. Les énergies divines doivent se transformer,
s’adapter à l’âme humaine afin que celle-ci puisse vivre dans le monde
physique. Une fois descendue sur terre, l’âme ne peut déjà plus garder sa
force première ni sa pureté divine si la transformation des énergies divines
ne se produit pas. Prenez, par exemple, le poisson. Il meurt dès qu’il sort de
l’eau. De même, l’homme ne peut vivre en dehors de l’air. S’il entre dans
le milieu où vivent les Anges, là non plus il ne peut vivre.
Sur terre, l’énergie que nous accumulons dans nos corps sera utile un
jour à des êtres plus évolués. Elle sera le fondement d’une culture plus évo-
luée que l’actuelle. Le mal réside dans le fait que si vous marchez sur la voie
descendante par rapport à votre développement, vous serez mêlés à cette
matière dont vous ne pourrez plus vous libérer, si vous marchez sur la voie
ascendante, vous vous en libèrerez.
Quand vous laisserez vos corps sur terre, vous en serez libérés, vous
entrerez dans le monde angélique, vous jouirez des biens que vous avez
laissés sur terre.
En tant que disciples de l’école occulte, vous devez avoir des concep-
tions plus profondes sur la vie. J’attire votre attention sur ce qui précède,
afin que ne naisse pas en vous la peur de votre propre ombre. Non, une fois
venus sur terre, vous êtes liés avec ses lois et vous devez vous développer
d’une manière divine et non humaine.
Que savez-vous sur le fonctionnement des forces positives et négatives
dans la nature ? Les forces de même nature se repoussent et les forces de
nature opposée s’attirent parce qu’elles n’ont pas de centre commun.
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L’homme est toujours en contact avec les forces de la nature dont cer-
taines l’attirent et les autres le repoussent. Par exemple, le bien, en tant que
force positive l’attire et le mal le repousse. Le bien est une force qui agit dans
un milieu raréfié, le mal dans un milieu dense. En conséquence, le bien est
plus léger que le mal. Et, en effet, si vous mettez l’homme sur une balance,
vous constaterez que l’homme bon est léger et que l’homme méchant est
plus lourd. Celui qui est en bonne santé est plus lourd que celui qui est
malade. Donc celui qui est en bonne santé est plus méchant que le malade.
Cela est vrai jusqu’à un certain point. Pourquoi ? Tant que l’homme est
en bonne santé, il est en relation avec beaucoup de monde. Il se dispute
avec l’un, avec l’autre aussi, jusqu’au moment où il tombe malade. Une
fois malade, l’homme s’adoucit et devient meilleur. Il ne se fâche plus et
ne se dispute plus avec quiconque. Voyez ce qui arrive à quelqu’un, malade
durant quarante jours, il devient doux, pareil à un saint. Il se trouve sous
l’influence des forces négatives qui l’éduquent.
Quand les forces positives deviennent prédominantes dans l’organisme,
l’homme guérit. Ainsi, pour être en bonne santé, l’homme doit régler les
forces de son organisme de telle façon qu’elles ne se repoussent pas. Chaque
répulsion provoque un choc dans l’organisme. Nous en avons un exemple
avec la meule et le couteau qui sont deux forces positives. La meule aiguise
le couteau, mais les deux s’usent, perdent quelque chose d’eux-mêmes.
Que sous-entendons-nous par l’organisation des forces ? Leur concentra-
tion vers un centre commun. En effet, quand l’homme travaille consciem-
ment sur lui-même, en fin de compte, il parvient à organiser ses forces qui
se dirigent vers le centre commun d’où il puise de nouvelles forces. Quand
l’homme donne priorité au Divin en lui-même, il est déjà organisé, chaque
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force est guidée par le Divin. Cela signifie que ses pensées, ses sentiments
et ses actions sont dirigés par la voie divine.
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En étudiant les forces de la nature, vous constatez que tous les corps se
trouvent sous leur influence. Par exemple, le soleil, la terre et toutes les pla-
nètes sont soumis à ces forces. Avec ses pensées, ses sentiments et ses actes,
l’homme se trouve également sous l’influence de ces forces positives et
négatives. C’est pourquoi, il est inutile d’éviter l’influence des forces d’une
nature aux dépens des autres, il faut les équilibrer en soi-même.
Si vous voulez vous développer conformément aux lois et aux règles de
la nature, vous devez être intérieurement en harmonie : développez-vous
de façon correcte intellectuellement et spirituellement. Ceci est nécessaire
pour acquérir de l’énergie. Celui dont l’intellect n’est pas correctement
développé, pas plus que ne le sont le cœur et la volonté, ne se développe
pas normalement, il n’est pas un homme à proprement parler, mais anor-
mal. Ces trois choses sont nécessaires à 1’homme.
L’homme doit aspirer à l’harmonisation des forces en son âme. Pour y
parvenir, il doit renoncer au doute et au soupçon qui sont des forces néga-
tives. S’il s’y trouve confronté, il doit les transformer en forces positives. Il
n’est pas possible à l’homme de rester en permanence dans le même état.
En outre, plus vite il en change, mieux cela est pour lui. Par exemple, quand
il marche, l’homme avance tantôt le pied droit, tantôt le pied gauche. En
même temps, les énergies alternent. Le pied gauche est d’abord passif et le
pied droit qui avance est actif. Dès que le pied gauche prend la place du
pied droit, il devient actif. Il y a alternance des énergies, ainsi l’homme
se déplace. Il en est de même pour l’intellect et le cœur : à un moment
donné l’intellect est actif et au moment suivant, il est passif ; à un moment
le cœur est passif, ensuite, il est actif. Tant que les énergies continuent à
alterner, l’homme se développe correctement.
Si l’alternance des énergies ne se produit pas correctement, des états
maladifs apparaissent : colère, doute, soupçon, incrédulité, etc. Si vous
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L’énergie irradiante qui sort du corps humain coule beaucoup plus par les
mains et les pieds. Cette énergie irradiante, d’après le spiritisme, s’appelle
fluide. C’est une énergie que, dans certaines conditions, nous pouvons
enfermer en nous-mêmes en croisant les bras et les jambes. En nous fati-
gant intellectuellement ou physiquement, nous perdons beaucoup de cette
énergie et alors nous sentons une lassitude.
Cette énergie irradiante forme autour de la tête une auréole, connue sous
le nom de nimbe, et visible pour les clairvoyants. L’auréole de l’homme est
en relation avec son caractère. L’homme acrimonieux a un nimbe vert,
celui de l’homme cruel est rouge et celui de l’homme sage est bleu. Le
nimbe du saint est rayonnant, jaune clair.
Dans l’intellect et dans le cœur se trouvent deux centres : un positif et
un négatif. Il doit toujours exister une harmonie entre le cœur et l’intellect.
Quand j’entre dans une pauvre masure chez un homme malheureux,
et que je fais le bien, mes pieds plairont à tous. Ce sont des pieds du bien
qui accomplissent la volonté divine. À qui ne plairait pas une main prête
à travailler, à offrir le bien aux autres ? Qui n’aimerait pas cette main ? Elle
plaira à tous, et tous l’embrasseront. Quelqu’un te frappe, mais cette main
vient pour te secourir. Ne l’aimeras-tu pas ? Tu l’aimeras. En réfléchissant
sur mes mains, je dois dire : elles doivent être l’expression de la haute jus-
tice divine. À la vue de mes pieds, je dois dire : mes pieds doivent marcher
sur la voie de la haute vertu divine. Je dois m’en souvenir chaque jour en
les regardant. En agissant ainsi, un grand changement se produira en vous,
vous n’aurez plus ces visages pensifs et sombres aux yeux creusés et aux
traits désespérés.
Une chose importante est de savoir pourquoi Dieu nous a donné des
mains. Les mains sont l’expression de la volonté divine. Les mains sont
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La lettre ‘h’ montre que la matière, dans laquelle l’homme est descendu,
a commencé à se densifier et que l’homme s’est dédoublé. Alors, les jambes
de l’homme ont pris forme. Donc, les jambes représentent deux principes.
Pour que l’homme puisse marcher, se déplacer, il doit absolument avoir
deux pôles. Ces deux pôles dans la vie courante représentent l’intellect et
le cœur de l’homme qui s’expriment extérieurement par les formes sui-
vantes : homme et femme, fils et fille, instituteur et élève, maître et ser-
viteur. Quand le ‘h’ est tourné la tête en bas, prenant l’image d’un petit
verre, cela montre que l’homme commence à se diriger vers Dieu, il désire
se diriger vers le haut, comme les plantes.
En parlant des jambes, j’ai en vue les êtres raisonnables qui les ont créées.
Les jambes, ne pouvant pas recevoir directement l’énergie solaire, reçoivent
les énergies issues du centre de la terre. Quand l’homme reçoit l’énergie ter-
restre, il devient courageux, déterminé et son corps est vivifié. Les plantes
et les animaux comprennent cette loi et l’appliquent correctement.
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Lequel des deux systèmes : décimal ou celui qui repose sur le chiffre
sept, est-il le plus juste ? C’est le système décimal, généralement utilisé par
les kabalistes.
Les chiffres dont on se sert dans la vie ordinaire ne sont pas absolu-
ment rigoureux et on doit, pour plus de précision, les diviser. L’unité, par
exemple, peut se diviser en dix et cette dixième partie peut elle-même être
subdivisée en dix, etc. Les figures et les chiffres utilisés en géométrie sont
des mesures incomplètes : le carré, le rectangle, le pentagone, l’hexagone,
le cercle… représentent des mondes limités. Ce sont des mesures dont on
ne peut se servir que dans certaines conditions. Il importe pourtant de les
étudier et de les connaître pour les utiliser.
En quoi consiste la vraie science ? Elle consiste dans la connaissance
et la compréhension des images primaires. La géométrie employée par
la nature, nous l’appelons ‘primaire’, ‘idéologique’. Elle est en dehors du
temps et de l’espace. La géométrie et les mathématiques en usage dans le
monde scientifique contemporain sont des versions, des images de la géo-
métrie ‘primaire’ accommodée aux conditions et à l’état de la vie actuelle.
À quoi est dû le vieillissement ? À la formation de composés complexes
qui s’accumulent dans les tissus sans que l’organisme ne puisse les assimi-
ler. Si l’on accepte que les cellules soient immortelles, elles se désintègrent
pourtant un jour et cessent leur activité, à la suite de quoi l’homme meurt.
Dans chaque organisme existe une cellule centrale - la monade - autour de
laquelle toutes les autres cellules se groupent, formant ainsi un organisme
déterminé. Tant que celui-ci est vivant, un certain lien existe entre la cel-
lule centrale et les autres cellules. Dès que ce lien se rompt, les cellules se
désunissent, se séparent de la cellule centrale et l’organisme meurt. C’est
cette dissociation que les hommes appellent la mort.
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terroge. Dans le doute, il sort de son trou. Pourquoi ? Parce que le doute
n’est pas inhérent à son âme et le trouble. Il veut se libérer du doute. Dès
que le Principe raisonnable voit un humain désireux de se libérer, il lui
suggère : « Il est temps de sortir de ton trou. - Mais que dois-je faire ? - Tu
dois devenir un oiseau. »
Ce sont là des pensées, des raisonnements justes. Pourtant, les humains
se moquent des scarabées, sans se rendre compte qu’ils agissent comme
eux dans leur vie quotidienne, indécis et hésitants. En tant qu’hommes,
ils doivent être courageux, hardis, sans peur, avec des idées précises. La
peur peut être extérieure à eux, mais pas intérieure. L’être humain doit être
maître de sa peur, la mener comme le montreur d’ours mène son animal.
Il lui faut dompter sa peur, sa colère. Or, que voyons-nous aujourd’hui ?
Le contraire. Ce sont la peur et la colère qui le mènent. Le comporte-
ment de l’homme actuel servira de matière d’étude dans l’avenir. Dans le
passé, les scientifiques ne s’intéressaient pas du tout à ce dont ils s’occupent
aujourd’hui. Par exemple, ils étudient maintenant comment se développe
une graine de pomme, comment se fait la ramification, combien de racines
croissent en terre, etc. Les deux cotylédons représentent deux possibilités
dans le développement de la pomme, puisque, au début, ils apparaissent,
suivis de deux autres, en croix, se ramifiant symétriquement et progressi-
vement.
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LES FORCES CONSCIENTES
ET INCONSCIENTES
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
la vie ; tandis que les races anglo-saxonne ou latine se servent du mot latin
‘scientia’ pour désigner l’idée du savoir.
Cela démontre que l’intellect des Anglo-Saxons et des Latins est dirigé
vers l’étude des relations entre les différentes formes et vers les change-
ments éternels de la nature vivante.
La première lettre ‘S’ du mot scientia, désigne l’infini. Ainsi, vous pouvez
étudier la science, c’est-à-dire vouloir vous instruire dans le savoir, soit
pour trouver la méthode qui vous permettra de concilier les contradictions
dans la vie, soit comme moyen d’utiliser les forces de la nature.
Celui qui étudie la science afin d’utiliser les forces de la nature se trouve
en grand danger parce que l’égoïsme peut se manifester en lui : il com-
mence à se sentir au-dessus des autres. Il acquiert plus de confiance en lui-
même et il finit par penser qu’il dispose de forces qu’il peut utiliser comme
bon lui semble.
Il y a donc deux catégories de personnes : les unes qui se croient très
importantes et pensent qu’elles peuvent tout, savent tout, etc. Les autres
qui cherchent avec prudence et respect une méthode pour concilier les
contradictions qu’elles rencontrent, et en même temps, grâce à cela, guérir
les douleurs de leur cœur.
Et vous, lorsque vous désirez vous instruire dans la science qui vous
aidera dans votre vie, vous devez commencer par vous étudier vous-même.
« Connais-toi toi-même », a dit Socrate. Est-ce à dire ce qui est en nous
le plus élevé ou ce qui est le plus bas ? « Se connaître soi-même », c’est
connaître ce qui est le plus haut en soi : connaître le Principe divin, c’est-
à-dire Dieu en soi.
Si vous connaissez Dieu en vous-même, vous connaîtrez aussi les condi-
tions qui vous permettront de croître et de vous développer correctement.
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
Vous trouverez les conditions qui, d’une part, donneront une direction à
votre développement et à votre croissance, et qui, d’autre part, équilibre-
ront les forces qui agissent en vous.
Imaginez un être qui développe correctement son intellect et son cœur ;
chacun espère qu’il sortira de lui un grand bien, mais ce que l’on n’avait
pas prévu arriva : sa forme, son corps le quittent, rien ne reste de lui. La
cause de cela est due au Maître qui a créé cette forme. Si un maître potier
façonne un pot de travers, il le détruit, et le réduisant en pâte, façonne avec
elle un pot nouveau plus beau de forme et de meilleure cuisson.
C’est toujours ainsi que l’élève détruit les formes de ce qui est bas, limité
et le travaille jusqu’à ce qu’il parvienne à en tirer une forme plus stable,
plus belle. Souvent les jeunes, pensant qu’ils sont plus intelligents, disent :
« Nous montrerons aux vieux comment on doit vivre. » Dans leur jeune
âge, les vieux disaient la même chose, et ils ont vieilli sans donner par leur
vie l’exemple désiré. C’est ainsi que se suivent les jeunes générations vou-
lant montrer comment il faut vivre, mais n’y parviennent pas parce que,
elles aussi, utilisent les vieilles méthodes.
Les vieilles méthodes ne peuvent résoudre les questions fondamentales
de la vie. Il faut que les jeunes générations ne tombent pas dans les mêmes
erreurs du passé, que ne se répètent pas les faiblesses des vieux et de leurs
expériences, mais que les jeunes s’inspirent de celles-ci pour déterminer
la cause de leur insuccès. Ces causes sont profondes et multiples. Voici
maintenant un thème sur lequel vous allez réfléchir. Que chacun cherche
la méthode de travail la plus raisonnable.
La science que vous étudierez dans cette école est une science expéri-
mentale. Tout savoir n’a de valeur que lorsqu’il peut être appliqué dans la
vie. Cette mise en pratique par chacun de vous détermine votre niveau de
disciples.
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
Lorsqu’un élève veut s’inscrire dans une école de musique, on lui donne
l’instrument qu’il a choisi, et son jeu déterminera la classe dans laquelle il
entrera. Si l’élève se montre médiocre, le professeur lui conseillera de s’ins-
crire dans une autre école, pour une autre matière, afin de ne pas perdre
son temps.
Vous devez réfléchir et vous prononcer sur ce premier thème : « La meil-
leure et la plus raisonnable méthode de travail. » Que l’homme puisse
réfléchir sur une question vitale et donner son opinion, c’est pour lui un
privilège, une occasion exceptionnelle. La seule bonne méthode est celle
qui peut être appliquée dans la vie agissante, réelle. Autrement l’homme
s’écarte de son but, il s’éloigne sans obtenir de résultats.
Puisque vous êtes à des degrés différents de développement, que chacun
étudie pour soi la méthode de travail qu’il peut appliquer dans sa vie.
Certains d’entre vous sont des matérialistes-idéalistes, et donnent la
prédominance aux choses matérielles. D’autres sont des idéalistes-matéria-
listes et donnent la prédominance aux idées spirituelles. En cela, réside la
différence entre tous les humains. Les idéalistes affirment que ce sont les
idées qui créent tout. Quelles idées ? Les idées plus élevées que celles des
hommes, les idées qui descendent de l’illimité, du Principe divin.
Dans cette école, vous devez apprendre à utiliser les méthodes dont se
sert la nature. De même que les fleurs utilisent les rayons solaires, vous
devez aussi utiliser les forces de la nature vivante. Ainsi, chacun accomplira
ce pour quoi il est né.
Certains pensent que l’amour est la base de la passion, mais c’est une
compréhension fausse. La passion mène vers le crime, alors que l’amour
exclut tout crime. La passion est un sentiment bas en l’homme qui cherche
une proie. Le loup, l’ours, le renard cherchent une proie pour assouvir leur
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
des forces puissantes qui animent tout ce qui vit et obligent à travailler.
Tous les animaux sont mus par l’unique cause qui les fait rechercher leur
nourriture. Quand ils sont rassasiés, ils dorment. Même l’homme, cet
animal supérieur, travaille, étudie, pense, agit dans l’unique but d’acquérir
sa nourriture, d’assurer son pain. L’enfant va à l’école et étudie pour ne
pas avoir faim. L’homme âgé va à l’église et prie pour ne pas être privé de
la bénédiction divine, pour avoir son pain quotidien, pour que ses affaires
soient prospères. L’enfant aime son père et sa mère pour ne pas manquer de
pain, ce bien essentiel. Vous pouvez avancer de nombreux motifs, tous plus
élevés les uns que les autres, qui incitent l’homme à travailler, à étudier, à
prier. Cependant, l’impulsion primaire de tout cela est la faim.
La faim est une force puissante qu’il faut comprendre. Incomprise, elle
est une chose pénible, alors qu’elle se convertit en bien, si on la conçoit
justement. Le bien est le facteur qui apaise la faim ; si forte qu’elle soit, elle
recule devant le bien. La faim obéit à tout ce que le bien ordonne. Quand
elle est incomprise, la faim peut amener l’homme à commettre des crimes.
C’est pour cela qu’on doit lui opposer le bien qui corrigera le monde.
Là où le bien est absent, c’est la brutalité, la cruauté qui règnent ; il est
effrayant de rencontrer sur son chemin un ours, un lion, un loup affamés ;
ils se jettent sur leur proie et la mettent en pièces. Dès que le bien apparaît,
la cruauté, la férocité reculent. Si irrité que soit un homme, dès que le bien
le pénètre comme fruit, il en apaise sa faim et il devient doux et calme. Sur
son visage apparaît un sourire paisible et serein. Ce sourire n’émane pas de
l’homme, mais du bien qui l’a pénétré et a satisfait sa faim.
En observant le visage d’un homme bon, vous pouvez remarquer com-
ment la raison a travaillé sur lui. Le bien est une manifestation de la raison,
c’est-à-dire de la Parole raisonnable qui concilie le monde. C’est quand il
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
Dans votre intellect, dans votre cœur et dans votre volonté, il doit y
avoir une impulsion constante dirigée vers la correction de vos erreurs. Ce
n’est qu’ainsi que vous vous formerez un caractère sur lequel vous pourrez
toujours compter.
Considérez ceci : le professeur est bienveillant et attentif envers les nou-
veaux élèves qui entrent dans l’école. Mais lorsque ceux-ci commencent à
approfondir le savoir et que la science devient plus difficile, le professeur
est plus exigeant, surtout envers les paresseux.
La première chose que l’on demande à l’élève, c’est qu’il soit capable
d’étudier. Vous devez aussi vous appliquer d’une manière sérieuse. Chaque
science a des règles qu’un élève doit connaître et observer. On vous demande
d’apprendre à vous maîtriser. Vous devez acquérir une maîtrise réelle et
non pas seulement apparente. Car il y a deux sortes de maîtrises : une
maîtrise apparente qui ne se voit qu’au-dehors, tandis que l’homme perd
constamment son équilibre, et l’autre intérieure, profonde, avec laquelle
l’équilibre, dans toutes les circonstances, ne s’altère jamais.
Par exemple, quelqu’un veut ouvrir une fenêtre dont l’espagnolette est
coincée, il tourne la poignée et tire une fois, deux fois, trois fois, la fenêtre
ne s’ouvre pas. Alors il se fâche, s’énerve ; la fenêtre peut-elle comprendre
pourquoi il s’irrite parce qu’elle ne cède pas ? Elle n’a pas de conscience. Il en
est de même avec les forces qui nous entourent. Certaines sont conscientes,
raisonnables, d’autres sont à demi-conscientes, déraisonnables.
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
Par forces conscientes, j’indique celles qui marchent dans la même direc-
tion que nous-mêmes. Les forces déraisonnables tendent dans la direction
opposée à notre mouvement. Ainsi, chacun doit découvrir si une force
donnée est en harmonie avec son développement. De la même manière
vous devez examiner si vos pensées, vos sentiments et vos actions sont en
accord avec votre propre développement.
Si une pensée, un sentiment attirent votre attention, observez-les, exa-
minez-les, voyez où vous devez les placer, à votre droite ou à votre gauche.
Dans cet examen, certains de vous arriveront à 25 %, d’autres à 50 % ou
à 75 %, et les plus capables à 100 %. Vous devez travailler consciemment
sur vous-même pour parvenir à augmenter ce pourcentage, à renforcer ce
processus afin que vous ne tombiez pas dans l’erreur. Après chaque leçon
reçue vous serez mis à l’épreuve, non seulement théorique, mais aussi par
une expérience pratique dans votre vie. Toute connaissance théorique doit
être appliquée dans la vie, c’est là qu’elle est éprouvée, pesée.
Celui qui étudie les sciences spirituelles doit savoir qu’il sera soumis à
certaines épreuves et difficultés. Il faut qu’il puisse les résoudre correcte-
ment. Vous direz : même sans cela nous avons pas mal de difficultés. Oui,
mais dès maintenant, vous comprendrez le sens de vos difficultés. Vous
pourrez les utiliser consciemment comme méthode de guérison.
Par exemple, quelqu’un se plaint de douleurs dans le corps, de courba-
tures : ses bras et ses jambes lui font mal, l’estomac est détraqué, il souffre
de la tête. Mais voilà que le monde invisible lui provoque une douleur
beaucoup plus forte, vers lequel le malade est obligé de concentrer son
intellect, sa pensée, et sa volonté de guérir. Ainsi, il oublie ses petits maux
et commence à travailler énergiquement vers une seule direction. Donc
une grande difficulté attire toutes les forces disponibles vers un centre.
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
les utiliser d’une façon raisonnable. Même dans les cas les plus difficiles,
l’homme peut trouver quelques minutes pour méditer, se concentrer pour
la lecture et l’étude. Les bonnes et les mauvaises conditions ont pour but
de mettre l’élève en état de surmonter les difficultés. Il n’y a qu’ainsi qu’il
peut croître et se développer correctement.
On entend souvent dire que l’homme doit être fort. Mais la force peut se
manifester de deux manières : d’une manière raisonnable ou d’une manière
déraisonnable et le résultat de ces genres de force est bien différent.
Chaque être humain, chaque animal si petit soit-il, veut montrer sa
force. À l’intérieur de lui-même quelque chose l’y oblige. Cette cause inté-
rieure, nous l’appelons la raison. Cependant, les humains disent :
« Cet homme veut mettre sa force en évidence, veut la prouver aux
autres. Et s’il ne le fait pas lui-même, on va l’y contraindre. » D’un autre,
ils disent qu’il veut montrer l’étendue de son savoir. Est-il donc mauvais de
vouloir montrer sa force ou sa connaissance devant autrui ?
Ce qui n’est pas bon, c’est de prétendre posséder plus de force ou de
connaissance que l’on n’en a en réalité. De même, minimiser sa force ou
son savoir est aussi un manque de sincérité. Dans l’un et l’autre cas, on ne
respecte pas la vérité.
Quelle conclusion pouvons-nous tirer de ces deux aspects du comporte-
ment humain ? Du premier, de celui qui prétend avoir plus de savoir qu’il
n’en possède, nous disons qu’il est vaniteux. Du second qui, au contraire,
ne révèle qu’une partie de son savoir, nous disons qu’il est orgueilleux,
parce qu’il se dit : « Si vous êtes intelligents, vous découvrirez que mes
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
L’homme ne prétend pas, étant venu sur la terre, qu’il peut vivre comme
il l’entend. Il a sur la naissance et sur la vie une vue sérieuse. C’est que la
naissance est un grand processus. On considère chaque processus comme
accompli lorsqu’il a donné naissance à quelque chose. La naissance de
l’enfant, c’est-à-dire sa sortie du sein de sa mère, est un processus achevé
dans le monde physique, mais inachevé dans le spirituel. Lorsque l’enfant
ne vient pas à son terme ou lorsqu’il meurt prématurément, cela équivaut
à une naissance anormale et il doit naître à nouveau d’une manière phy-
sique. Le Christ a dit : « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut entrer
dans le Royaume de Dieu. » Et à un autre passage des Écritures, il est dit :
« Si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le Royaume
divin. » C’est-à-dire que l’homme contemporain n’est pas encore né. Il doit
naître d’eau et d’esprit pour que soit achevé le processus de sa naissance.
Par le mot naissance, nous entendons, dans un sens large, la libération de
l’homme du plus terrible esclavage, des conditions limitées de sa vie. Celui
qui n’est pas né vit dans la non-existence, dans le non-être, dans l’esclavage
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
et celui qui est né vit dans l’existence, c’est-à-dire dans la liberté. Mais
quelle est cette liberté dont l’homme déplore les limitations, alors qu’il est
né, entré dans l’existence ? Comment est-il possible que celui qui est né
dans la liberté ne soit pas libre ? Cela démontre qu’il renferme encore en
lui quelque chose du néant, de la non-existence. S’il ne peut pas révéler sa
bonté, son intellect, son cœur, c’est qu’il est encore dans le non-être.
Beaucoup de gens sont encore dans le néant. Par exemple, vous enten-
dez quelqu’un dire qu’il ne peut pas passer ? C’est que tu es dans le néant.
« Je ne peux pas sentir. » Tu es dans le néant. « Que dois-je alors faire pour
me révéler ? » Tu dois entrer dans l’existence. « Comment ? » En naissant de
nouveau. Et, en vérité, tous les humains aspirent à entrer dans l’existence.
En parlant de l’existence et du néant, il ne faut pas entendre que l’exis-
tence est quelque chose de réel et le néant d’irréel. Le néant est un endroit
de souffrances, d’enfer, et la situation de l’homme qui y entre est terrible !
Il désire voir, mais tout est sombre autour de lui ;
il voudrait boire, il n’a pas d’eau. Vu avec le regard de l’existence, le
néant est une vie imaginaire parce que les choses ne s’y réalisent pas. Le
néant est une vie de faim et de soif, une aspiration perpétuelle à satisfaire
quelque chose que les conditions données ne permettent pas d’accomplir.
C’est pourquoi, tant que l’homme est sur terre, il doit étudier la loi du bien
pour satisfaire sa faim et sa soif. Ce n’est que le bien, en tant que grand
Principe raisonnable, qui peut libérer l’être humain de la faim et de la soif.
Le bien est la base de la grande loi de la libération. Être bon signifie se libé-
rer de l’esclavage, c’est-à-dire du monde des limitations et de la mort. Par le
mot ‘mort’, nous entendons les conditions qui privent l’homme des biens
de la vie. C’est en cela que réside la cause de la crainte de la mort. En ne la
comprenant pas, les hommes pensent qu’elle les libérera des difficultés de
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la vie. Non seulement, elle ne les libérera pas, mais elle les conduira vers le
néant.
La pensée du néant est semblable à un acide qui corrode et détruit. C’est
pour cela qu’il ne faut pas trop y penser. Aucun homme ordinaire n’a pu
résoudre la question du néant. Ceux qui l’ont abordée n’ont rien résolu.
« Pourquoi alors suis-je né ? » Pour satisfaire ta faim et ta soif par le bien, ce
qui signifie te nourrir raisonnablement. C’est là que les paroles du Christ
« l’homme ne vivra point de pain seulement, mais de toute parole qui sort
de la bouche de Dieu » deviennent compréhensibles. Celui qui se nourrit
avec le bien ne meurt pas. Il devient maître des conditions et il entre dans
le domaine de l’Existence. Seul le bien est réel.
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
Toutes les contradictions sont résolues par le bien parce que l’applica-
tion du bien ne connaît pas de limites. L’unique force, l’unique réalité qui
peut être appliquée dans la vie, c’est le bien.
Seul l’homme raisonnable peut être bon et lui seul comprend le sens
de la vie. Seul le bien est réel, parce qu’il est semblable à une source qui
donne sans cesse. Le mal, lui, est comme un terrain sablonneux qui ne fait
qu’absorber sans rien donner. C’est pour cela que la vie ne peut s’exprimer
sans le bien.
Aujourd’hui, on a tendance à remplacer le mot ‘bien’ par le vocable
‘loi’. Les gens disent que l’on ne peut vivre sans loi. Ils veulent imposer le
bien par la loi ; ils ne tolèrent aucune limitation, aucune forme extérieure.
Quand le bien est présent en l’homme, celui-ci pense, sent et agit correc-
tement. Penser correctement, cela signifie que le cerveau travaille bien. Les
sentiments justes sont subordonnés à une circulation du sang régulière. Les
actes corrects dépendent d’un bon fonctionnement de l’estomac. L’inter-
dépendance entre les pensées, les sentiments et les actes corrects corres-
pond à celle qui relie les fonctions de l’intellect, du cœur et de la volonté.
Les Écritures nous disent qu’il faut « mettre le vin nouveau dans des outres
neuves . » Les nouvelles conceptions doivent se séparer des anciennes. Par
exemple, le point de vue qui consiste à penser que l’on peut se corriger, se
transformer tout seul est périmé. On peut concourir à sa propre éducation,
à son redressement, mais ce seul facteur ne suffit pas et il faut y joindre
impérativement le respect absolu des lois de la nature, c’est-à-dire qu’il faut
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
Quelle utilité y a-t-il à savoir s’il y a de la vie sur la lune ? Certains diront
que cette question ne les intéresse pas, mais vous devez tous vous intéresser
à la lune, parce qu’elle a une influence sur le système nerveux et sur l’intel-
lect humains.
Toutes les planètes agissent sur l’homme et chacun doit s’efforcer de
mesurer le degré d’influence qu’il en subit. Hors de cette question, il est
libre de s’y intéresser ou non. Le développement de l’individu, de la famille,
de la société, de l’état, de toute l’humanité, dépend de l’influence des pla-
nètes sur la terre. Voilà pourquoi l’homme doit éprouver un large intérêt
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
pour les sciences occultes, dans le sens juste du terme, pour étudier les lois
qui régularisent sa vie, comme elles règlent l’ensemble de l’univers. En se
connaissant comme petite unité, on connaîtra aussi les plus grandes. On
verra que ce qui se passe en soi existe aussi hors de soi. Dès que la pensée,
la respiration, la digestion sont perturbées chez l’homme, les sociétés en
sont influencées. C’est pourquoi, pour que les familles, les sociétés, les
peuples puissent se corriger et s’harmoniser, il est avant tout nécessaire
que l’homme se crée un organisme sain et qu’il pense, sente et agisse d’une
manière juste.
Corrigez donc votre propre pensée pour concourir à l’amélioration de
l’humanité. Vous demandez : « Que puis-je faire, moi, petit être de bien
peu d’importance ? » Tu peux faire beaucoup ! Il suffit d’appuyer sur un
bouton pour que toute la pièce s’illumine et soit chauffée. Si tu refuses
de faire cela, un autre le fera à ta place, mais tu dois savoir que la force de
l’homme réside en ce qu’il peut accomplir personnellement, soit pour lui-
même, soit pour les autres, et non pas en ce qu’autrui fait pour lui. Rivali-
sez d’émulation dans les services que vous vous rendez mutuellement pour
vous perfectionner. Ne vous attendez pas à ce que l’on vous rende des ser-
vices et que vous ne fassiez rien pour les autres. Vous direz que chacun est
libre d’agir comme bon lui semble. Il y a un droit qui réside dans la nature
même de l’homme, un droit qui est commun à tous les êtres intelligents,
bons et sains. N’est réel que ce qui crée et, dans ce sens, l’homme est réel,
parce qu’il a la possibilité de créer ses actes, de les modifier, de les amélio-
rer. Les choses réelles procurent à l’homme l’élan qui le pousse à travailler,
à étudier. Réel est ce qui fait croître. Où il n’y a pas de croissance, la réalité
est absente. Le bien est réel, il ne suffit pas d’être bon, mais il est nécessaire
de manifester le bien.
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LES FORCES CONSCIENTES ET INCONSCIENTES
Si microscopique qu’il soit, le bien que l’on a fait est aussi précieux
que le plus grand bien. Le petit bien est un humble capital qui augmente
chaque jour ; le grand bien a la possibilité de croître, mais risque aussi de
se perdre.
La tâche de l’homme est de s’enrichir. Riche est celui qui fait fructifier
son capital. Souvenez-vous qu’un acte réel est celui auquel prend part le
bien. C’est uniquement par de tels actes que l’homme s’enrichit. Ne vous
posez donc pas la question de savoir si vous êtes bon ou non, mais dites :
« Je suis bon ! Et puisque je suis bon, je dois mettre le bien dans chaque
pensée, dans chaque sentiment, dans chaque acte. »
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LES FORCES DU CERVEAU
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naire. Plus les courants sortant d’un centre cérébral sont puissants, plus
grande est son activité. Celui qui ne sait pas faire la distinction entre ces
différents courants, ne peut pas les transformer et s’expose à un danger.
Par exemple, les courants qui passent par la partie postérieure du cerveau
éveillent des sentiments inférieurs et si l’homme ne peut pas les maîtriser,
il succombe à de grandes tentations. Si le disciple ne comprend pas que la
cause se trouve en lui-même, il la cherchera en dehors de lui-même. Il ne
doit pas se méprendre, mais il doit savoir que le siège des sentiments primi-
tifs se trouve dans la partie postérieure de son cerveau. Là, vivent des tribus
entières d’êtres inférieurs qui influencent la pensée humaine. Pour que
l’homme puisse maîtriser les forces de son cerveau, des méthodes existent
qui doivent être correctement appliquées. Ce qui ne signifie pas que l’on
puisse, en quelques mois, aboutir à de grands résultats. Si, après un travail
assidu de plusieurs années, vous obtenez un résultat microscopique, ce sera
déjà une grande acquisition. Réjouissez-vous des plus petits résultats. Rien
n’est plus grand pour l’homme que de maîtriser son cerveau, de régulariser
ses états et de transformer, de transférer les énergies cérébrales d’un centre
à un autre centre cérébral. C’est en cela que consiste la maîtrise de soi. En
plus de cette maîtrise de soi, il est exigé du disciple de savoir disposer de
ses centres cérébraux, c’est-à-dire de savoir lesquels d’entre eux mettre au
travail et comment les faire fonctionner. D’autre part, il n’est pas permis
de se surmener, de provoquer une grande activité cérébrale pour un travail
microscopique. Pour un travail microscopique, des petits efforts suffisent.
Si vous obtenez une petite acquisition, vous l’apprécierez à sa juste valeur,
sans la surestimer ou la minimiser. Vous aurez une juste opinion de vous-
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même : ni trop doué ni trop inapte. Si vous avez un don, vous le travaillerez
afin de le développer. Si vous ne travaillez pas et pensez être doué, un jour,
vous éprouverez du désenchantement.
Pour ne pas tomber dans les contradictions et le désen-chantement, le
disciple doit connaître ses devoirs quotidiens et comment les accomplir.
Dans l’école spirituelle, chaque chose est strictement déterminée. Si l’élève
de l’école ordinaire sait quel est son programme pour chaque jour, com-
bien plus le disciple de la grande école doit connaître son programme. Où
qu’il soit, il voit les choses telles qu’elles sont. Il ne peut pas se disculper
en disant : advienne que pourra. Nous devons accomplir tout ce que Dieu
nous a assigné depuis la création du monde. Il a mis les forces du cerveau
en harmonie. Donc l’homme doit se protéger de tout ce qui peut troubler
cette harmonie. La vanité, l’orgueil, la peur et la colère sont des forces qui
perturbent l’harmonie du cerveau. Ces états sont semblables aux vers qui
mangent les fruits des arbres. Au début la vanité, qui est une force, était à
sa place. L’homme s’efforçait d’obtenir vis-à-vis de lui-même, une opinion
favorable de ses proches, de ses amis, des bonnes gens et de Dieu. Plus tard,
quand l’homme a perdu sa relation normale avec la nature et avec Dieu, ce
sentiment a été déformé et s’est transformé en envie de se présenter tel que
l’homme n’est pas en réalité. Celui qui étudie les manifestations du vani-
teux constatera que tout est exagéré, présenté loin de la réalité. Étudiez-
vous vous-même, ainsi que vos proches pour ne pas tomber dans la vanité.
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peut plus se reconnaître. Il n’est plus le même, il est différent de celui qui y
est entré. Entré en tant que chenille, il en sort en tant que papillon. Celui
qui est craintif n’est pas apte à entrer dans l’école. C’est pour cela que
dans l’antiquité, il n’était pas permis aux craintifs d’entrer dans l’école. Peu
nombreux sont ceux qui peuvent endurer la transformation qui s’opère en
eux. Apprendre à un riche avare de se sacrifier est du temps perdu. Il dit :
« L’argent est le sens de ma vie. » Le matérialiste dit : « Telle qu’elle est,
la vie a de la valeur. Pour nous, tout est fini si nous la perdons sous cette
forme. » Ce dont je vous ai parlé jusqu’à présent, n’est que l’introduction
à la vie suprême et pour laquelle un travail sérieux est exigé ! On ne peut y
parvenir dans la précipitation comme le font certains disciples. Ils veulent
suivre deux classes en une année, terminer plus rapidement le lycée et avoir
un poste élevé dans la vie. Ils veulent avoir un certain salaire pour s’assurer
une bonne retraite. Par là, ils pensent avoir tout fait. Les religieux sont
pressés de s’enrichir sur le plan moral afin de se présenter dans le monde
invisible comme étant exceptionnels par rapport aux autres. Mais dans
cette école, aucune précipitation n’est permise. Même si vous passez mille
ans dans l’école, ils sont semblables à un seul jour. Celui qui ne peut pas
supporter mille ans d’études, ne peut pas être disciple et ne peut obtenir
aucun diplôme. Mais cela ne concerne pas l’auditoire. Pour lui, la loi est
autre. Un jour, vous aussi, vous serez disciple et ces règles vous concerne-
ront.
Une des tâches du disciple est de maîtriser son intellect et son cœur, ses
pensées et ses sentiments, ses forces et ses capacités. Ils doivent être sous
le contrôle de sa volonté raisonnable. Celui qui ne peut pas y parvenir ne
peut pas être un bon disciple. Même s’il est dans l’école, il ne pourra rien
apprendre. Au cours des temps, les différents peuples ont appliqué diffé-
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rentes méthodes pour gouverner leur intellect et leur cœur. En général, les
méthodes orientales se distinguent radicalement des méthodes occiden-
tales. Si vous commencez à étudier toutes les méthodes, vous serez comme
dans un labyrinthe. Beaucoup d’années passeront avant que vous ayez
choisi la méthode qui vous convienne. Il n’est pas facile pour l’homme de
contrôler les forces de son cerveau et de son cœur.
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des lois divines. C’est pourquoi le disciple, en entrant dans l’École divine,
doit se défendre des influences inférieures et animales, car en tant qu’être
sensible, il se laisse facilement atteindre par les bonnes et les mauvaises
influences. Tant qu’il ne comprend pas les forces de son cerveau, il ne peut
réguler les courants venant du centre du soleil ou du centre de la terre, il
ne peut les discerner, à la suite de quoi il se laisse facilement gagner par
les forces inférieures et tombe dans des états difficiles. Quelqu’un se met
en colère et dit : « J’aimerais bien attraper cette personne, lui mettre une
corde autour du cou et la pendre. » D’où vient ce désir ? De l’araignée.
Elle attrape les mouches et les papillons, elle les emballe dans sa toile et
les étouffe. Quelqu’un d’autre désire piquer son ennemi et l’empoisonner.
C’est ainsi que procèdent le scorpion et le serpent. Par conséquent, gardez
votre conscience éveillée pour ne pas vous laissez gagner par les influences
inférieures et animales. Si vous cédiez à ce qui est inférieur, vous pourriez,
sans le vouloir, commettre des crimes. Vous direz que Dieu a ordonné
l’existence des mondes inférieurs et supérieurs. C’est vrai, le monde dans
toutes ses manifestations est créé par Dieu, mais chaque être vivant, selon
son degré de développement, se meut dans son domaine de force et d’éner-
gie. En tant qu’être intelligent, l’homme doit, dans l’existence, se trouver
sous l’influence de forces raisonnables. La tâche des grands Maîtres consiste
à déterminer la direction dans laquelle l’humanité doit se mouvoir.
En étudiant la direction de son mouvement, l’homme trouve la vérité
qui est aussi nécessaire à son intellect que la lumière pour les yeux. De
même que les rayons du soleil sont nécessaires au monde physique, la
vérité et ses rayons sont nécessaires au monde spirituel. Comme la lumière,
la vérité a deux sortes de rayons : les blancs et les noirs. Les rayons blancs
correspondent au côté positif de la vérité et les rayons noirs, à son côté
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négatif. Celui qui n’est pas prêt à percevoir et à comprendre la vérité peut
se trouver exposé aux rayons noirs. Les rayons blancs et noirs se réunissent,
mais chacun garde ses qualités. Ils se distinguent par leurs vibrations : les
rayons noirs ont des vibrations grossières et les rayons blancs, des vibra-
tions douces. Il suffit à l’homme de donner cours à une qualité négative en
lui-même, comme le doute, la colère, l’incrédulité ou la jalousie, pour qu’il
tombe sous l’influence des rayons noirs. Pour que l’homme ne se laisse
pas gagner par ces rayons, la religion et les sciences lui offrent différentes
méthodes, afin de rester positif et que les rayons négatifs n’exercent pas
d’influence sur lui.
L’homme croyant, l’homme religieux, ne peut dire : « Si Dieu le veut,
je garderai ma foi. » Dieu ne souhaite jamais de mal à l’homme. Il lui
offre toujours les conditions pour qu’il préserve non seulement sa foi mais
aussi ses connaissances, sa liberté et sa force. Celui qui croit, se trouve du
côté droit et s’approche de Dieu. L’incroyant se trouve du côté gauche et
s’éloigne de Dieu.
Souvenez-vous : les deux courants, les deux sortes de rayons passent
aussi bien par le soleil que par le cerveau humain. On doit savoir par quelle
région du cerveau passent les rayons blancs et par laquelle passent les rayons
noirs afin de pouvoir leur faire face et les transformer. Par exemple, si le
cerveau est occupé par des pensées scientifiques, elles s’installent dans des
régions spécifiques, dans les régions antérieures du cerveau ; s’il est occupé
par des pensées religieuses, elles atteindront la partie supérieure, domaine
des pensées et des aspirations religieuses et morales. Si vous êtes en colère,
vous réveillerez les énergies autour des oreilles, centre des capacités des-
tructrices. Si la fierté se manifeste plus que nécessaire, une tension doulou-
reuse apparaîtra dans la partie postérieure et tout cela est inutile.
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En tant que disciple vous devez travailler avec modération, sans gaspiller
votre énergie.
Le disciple dispose de trois forces :
Les forces divines qui exigent la contemplation.
Les forces spirituelles qui exigent la mise en œuvre des sentiments.
Les forces physiques qui réclament de descendre dans le monde matériel
et d’y travailler.
Ces forces physiques nécessitent une conscience éveillée. Lors du travail
sur le plan physique, on se salit. Dans cette situation, tournez-vous vers
les deux autres catégories d’énergies, afin qu’elles vous aident. Établissez
constamment une liaison entre elles.
Étant donné que vous êtes un foyer par lequel passent tout autant les
énergies célestes que les énergies terrestres, de mauvaises dispositions appa-
raîtront. Du matin jusqu’à midi, les énergies qui viennent d’en haut se
dirigeant vers le centre de la terre passent à travers vous. L’après-midi, le
mouvement est inversé : les énergies terrestres passent par vos pieds et se
dirigent vers le soleil. Donc, en faisant certains exercices, soit le matin, soit
le soir, les résultats seront différents.
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le plus grand rôle. Il est un maître dans le monde, mais il faut qu’il cède sa
place à quelque chose de noble et de plus élevé. Actuellement, en l’homme
se crée un centre qui est situé plus haut que A, et l’énergie de l’égoïsme doit
céder face à ce centre. Les gens appellent ce centre l’altruisme, la raison.
Donc, en l’homme, l’égoïsme doit céder la place à la raison divine.
Le cerveau, par lequel l’intellect se manifeste, est une dynamo en
l’homme. Parfois, dans cette dynamo beaucoup d’énergie s’accumule que
l’homme a du mal à gérer et il souffre tant que cette énergie n’est pas dis-
tribuée. Elle provoque des dégâts, comme le fait l’excès de vapeur dans une
chaudière. Si l’énergie ne peut pas être utilisée raisonnablement, elle risque
de faire éclater la chaudière.
L’homme souffre aussi au niveau de son cœur, lequel est le foyer de sa
vie. Toute la journée, l’homme court par monts et par vaux pour arranger
sa vie et ainsi, il attise sans cesse le feu du foyer. Mais le jour vient où ses
jambes ne le portent plus, ses mains ne travaillent plus et ses nerfs sont
dérangés. Alors l’homme dit : « Je ne sais plus quoi faire ! » C’est simple,
l’homme doit se libérer, connaître la loi de la libération. Sans connaître ce
que nous apportent l’intellect, le cœur et la force, nous ne pouvons pas
nous libérer.
Connaissant cette loi, veillez à ne pas en abuser. Celui qui abusera de cette
loi sera sévèrement puni comme jamais il ne l’a été de sa vie. Connaissant
la loi, vous l’utiliserez seulement à bon escient. Chacun doit se promettre
à lui-même de ne jamais en abuser. En quoi consiste cet abus ? L’homme
peut en abuser en envoyant consciemment sur quelqu’un son électricité
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qu’une pleine harmonie existe entre elles : quand l’une pense, l’autre pense
aussi. S’il n’y a pas de sympathie entre elles, quand l’une pensera, l’autre
sentira. Ce désaccord des forces crée, entre elles, toute une série d’états
dysharmonieux. Pour que l’harmonie existe entre deux personnes, elles
doivent penser, sentir et agir simultanément. Après quoi, si l’une pense,
sent et agit positivement, en même temps, les énergies de l’autre doivent
être négatives. C’est cela que vous ferez pour régulariser les forces de votre
corps. Si vous avez de bons résultats, je vous donnerai d’autres expériences.
Quels sont les indices permettant de deviner l’existence d’un excès
d’électricité dans la partie gauche ou droite du cerveau ? Quand on est prêt
à se disputer avec tous ceux que l’on rencontre sur sa route, cela montre
qu’il y a un excès d’électricité dans la partie droite du cerveau. Quand on
a une mauvaise disposition d’esprit, que l’on est pessimiste, cela montre
un excès d’électricité dans l’hémisphère gauche du cerveau. Cela concerne
les forces physiques. On peut dire la même chose des énergies dans le
monde astral et le monde spirituel. Vous ferez l’expérience de régulariser
cette énergie et vous observerez les résultats. Ne pensez pas pouvoir obtenir
des résultats avec une seule expérience. Vous pourrez faire cent expériences
et obtenir tout juste d’infimes résultats. Le but de cette expérience est de
développer votre conscience et de renforcer votre volonté. Quand je dis
que l’électricité s’accumule dans la partie droite ou gauche du cerveau, je
le comprends en globalité. Sinon, l’électricité peut aussi s’accumuler dans
certains centres particuliers du cerveau, mais toujours dans la partie droite
ou la partie gauche. Comment mettre cette électricité au travail ? Vous
chercherez une amie dans la classe, ou ailleurs, qui soit presque au même
degré d’évolution que vous, et vous ferez l’expérience avec elle. Ainsi, le
gain sera double : vous vous débarrasserez de l’électricité en excès et vous
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aiderez votre amie à continuer à marcher sur le droit chemin où vous mar-
chez aussi. Toutefois, si vous faites cette expérience avec une personne qui
marche dans une direction opposée à la vôtre, vous vous lierez avec elle, et,
en conséquence, vous vivrez une certaine contradiction.
En tant que disciple, il vous incombe de faire souvent cette expérience,
car, n’appliquant pas encore correctement les lois de l’électricité, celle-ci
s’accumule dans votre cerveau et vous devez régler ce problème raison-
nablement. Cet excès d’électricité représente un fardeau resté du passé,
comme celui qui reste chez les gens riches qui parlent et mangent beau-
coup. La nourriture qui reste et n’est pas consommée, commence à pourrir,
les serviteurs sont obligés de la jeter.
À la suite d’un excès accumulé dans le cerveau, le même processus se
déroule dans l’ensemble de l’organisme. Par-ci, par-là, se produisent des
processus de fermentation, de décomposition, et là où se fait la fermenta-
tion s’ensuit toujours une détérioration. Quand dans l’une ou l’autre partie
de votre cerveau s’accumule une grande quantité d’énergie, vous pouvez
vous-même vous influencer. Par exemple, si l’électricité s’est accumulée
dans l’hémisphère droit de votre cerveau, vous ne toucherez pas votre tête
avec la main droite, afin de ne pas aggraver votre état, mais vous toucherez
la partie droite de votre cerveau avec la main gauche. Inversement, si vous
avez un excès d’électricité dans la partie gauche, vous la toucherez légère-
ment avec la main droite. En faisant cette expérience, vous constaterez une
sorte d’apaisement, et votre état changera. Voilà pourquoi, pendant l’été,
quand le soleil est fort, touchez vos cheveux avec vos deux mains, ainsi,
vous retirerez l’électricité du cerveau, et vous éviterez l’insolation. Faites
cette expérience en cas de moindre excitation pour voir les résultats que
vous obtiendrez. Beaucoup d’écoles dans le monde utilisent ces méthodes
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et ces règles pour magnétiser, tonifier, mais elles ne connaissent pas exac-
tement les lois dont se sert la nature raisonnable. Elles créent de grands
dommages à leurs élèves. Le disciple occulte ne doit pas se laisser hypno-
tiser. Celui qui veut vous donner de l’argent ne doit pas vous demander
une reconnaissance de dettes. S’il veut vous rendre service, qu’il le fasse
avec confiance. S’il demande une reconnaissance de dettes, n’acceptez pas
son argent. Il est préférable d’être affamé, mais en aucun cas ne signez
de reconnaissance de dettes. Voici ce que recommande l’école occulte à
ses disciples : si quelqu’un peut prêter de l’argent sans reconnaissance de
dettes, prenez cet argent, utilisez-le selon vos besoins et rendez-le à temps.
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élèves. Si elle aime plus l’une des deux et qu’elle soit plus amie avec celle-
ci, qu’elle lui parle d’avantage, la troisième se tient à l’écart. Plus les deux
amies s’aiment, plus elles assimilent leur électricité. Mais, chez la troisième,
la moins aimée, une partie de l’énergie reste inutilisée et se stocke dans la
partie gauche et droite de son corps. Si elle reste dans la partie droite, cette
personne s’aigrira. Si elle reste dans la partie gauche, elle sera mécontente
et suspicieuse vis-à-vis d’elle-même et à l’égard de ses proches. Que doit-
elle faire pour se libérer de cette situation ? Elle doit trouver une autre amie
qui l’aimera sincèrement. C’est seulement ainsi que l’énergie en excès de
son organisme sera assimilée.
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L A F O R C E D E L’ É C O U T E
INTÉRIEURE
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L A F O R C E D E L’ É C O U T E I N T É R I E U R E
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L A F O R C E D E L’ É C O U T E I N T É R I E U R E
nous venus sur la terre ? Nous préférons aller dans l’autre monde ! » Mais
quand ils y sont vraiment, ils ne savent qu’y faire et aspirent à descendre
de nouveau sur notre planète. Ce sont des âmes non éveillées, des êtres
qui dorment encore. Dans une anecdote allégorique, on raconte comment
s’accomplit la descente de ces âmes sur la terre. Dans le monde invisible,
des magasins présentent dans leurs vitrines des vêtements de différentes
couleurs, tous plus beaux les uns que les autres. Les âmes, n’ayant pas
d’autre occupation, se plaisent à les admirer et, bientôt tentées, entrent
dans le magasin pour essayer l’habit qu’elles désirent. Mais une fois qu’elles
l’ont revêtu, elles ne peuvent plus l’enlever malgré tous leurs efforts et se
retrouvent réincarnées sur la terre. Là, elles vivront de nouveau 60, 70, 80
ans ou plus et se poseront l’éternelle question :
« Quel est le sens de notre vie ? Pourquoi sommes-nous ici ? »
L’homme dont la conscience est éveillée descend sur la terre de sa propre
volonté pour accomplir quelque tâche, pour s’améliorer, pour corriger cer-
taines faiblesses, tout en maintenant le lien de son âme avec le monde
spirituel et en remerciant sans cesse le sublime Amour divin qui l’aide et le
soutient. Après quoi, il retourne dans sa patrie - le grand monde invisible
- rempli de joie et de reconnaissance pour les leçons apprises et appliquées.
Si la descente sur terre et le départ qui en marque la fin s’accomplissent
inconsciemment, c’est qu’il s’agit d’une âme n’ayant encore aucune notion
de la vie universelle, de la vie du Tout.
Quand vous avez quelque chose à dire ou à faire, mettez-vous tout de
suite à l’écoute de la voix divine ; concentrez-vous, faites en vous le silence
pour capter le Divin qui vous permettra de parler et d’agir en temps voulu,
sans influence étrangère à votre âme.
Efforcez-vous de prendre chaque jour dans le filet de votre conscience
éveillée - de votre conscience de Vie nouvelle - une belle pensée, un beau
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sentiment, une belle action, et accordez-leur tous vos soins. Si vous ne par-
venez pas à le faire, votre journée aura été vaine.
Écoutez en vos âmes éveillées la voix de l’Amour divin, de la Sagesse et
de la Vérité divines. Donnez votre attention à tout ce qui a été mis de bien
et de beau dans votre intellect et votre cœur. Aimez-vous les uns les autres
pour recevoir la bénédiction divine !
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L E S D E U X LO I S
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L E S D E U X LO I S
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L E S D E U X LO I S
Quand vous égorgez un agneau, vous pensez sans doute que vous n’en-
courez aucune responsabilité. Pourtant, des Êtres avancés s’intéressent à
lui et le surveillent et ils vous demanderont de rendre compte de sa mort.
Les animaux ne peuvent pas se plaindre actuellement, mais un jour, vous
devrez répondre de toutes vos actions. La souffrance des animaux que l’on
massacre par millions chaque année est réelle et grande. Au cours de leur
abattage, ils éprouvent une immense terreur et de l’horreur, créant dans le
monde astral des conditions nuisibles à l’évolution de l’homme et les mala-
dies nerveuses de la race blanche sont dues en grande partie à cette tuerie.
Aucune loi efficace ne protège vraiment les animaux, mais un jour vien-
dra où ils se libéreront.
En abattant les arbres, vous vous privez des biens et des forces qu’ils vous
apportent et la nature du sol se modifie d’une façon néfaste entraînant un
affaiblissement du processus vital. Renouveler, rajeunir une ancienne forêt,
dont les arbres périssent de vétusté, est une œuvre bénéfique qui contribue
à une amélioration générale. Mais agir comme il a été fait en Amérique,
où d’immenses et belles forêts ont été abattues sans discernement, a eu
pour conséquence un accroissement considérable de la neurasthénie dans
ce pays. Quand vous vous promenez dans une forêt, vous devez savoir
que tout dans le monde a une vie et une âme. Arracher des fleurs ou des
feuilles, casser des branches, etc., sont des actes déraisonnables.
Vous direz que l’on exécute le bandit parce qu’il est dangereux pour la
société ; mais vous ignorez qu’une fois désincarné, il est encore plus dange-
reux, parce que, se mouvant alors librement parmi les êtres faibles de carac-
tère, il peut les influencer et leur suggérer des pensées et des sentiments de
vengeance. On se pose aujourd’hui la question de savoir s’il faut continuer
à appliquer la peine de mort ou la supprimer. D’après la loi divine, la peine
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L E S D E U X LO I S
de mort n’est pas permise. Tant que des êtres s’entretuent, ils agissent sui-
vant les lois humaines.
Il n’est pas permis de tuer un homme, parce que, bien qu’il ne représente
qu’une infime partie du grand mécanisme général, sa suppression perturbe
le fonctionnement de celui-ci. On ne se rend pas compte du grand mal
dans l’humanité que causera à l’avenir le meurtre d’un homme. C’est pour-
quoi il est préférable de faire accomplir par les criminels condamnés des
travaux d’utilité générale, agricoles ou autres. Ce que Dieu a créé, nous
n’avons pas le droit de le détruire. Chaque être que vous privez prématuré-
ment de son corps vous le réclamera un jour.
Celui dont le cœur ne recèle pas d’amour est ou sera cruel. Je m’entre-
tenais, il y a un certain temps, avec un vieillard. En l’observant, je vis qu’il
avait le visage et la tête d’un assassin. Je lui dis : « Tu as tué beaucoup
de gens ! » Il me répondit : « Oui, et cela me pèse. C’était stupide, mais
on pensait ainsi arranger le monde. Mais ce n’est pas comme cela qu’on
l’arrangera ! » En vieillissant, il avait réfléchi, il s’était rangé et s’était rendu
compte du mauvais chemin qu’il avait suivi. Tous ces gens qu’il avait tués le
poursuivaient maintenant toujours. Il ajouta : « À cette époque, personne
n’était là pour me corriger et m’enseigner ! »
Aujourd’hui encore, beaucoup pensent que le monde ne s’arrangera que
par la force. La force contraint ou anéantit les gens, mais elle ne les change
pas. La violence est semblable à un marteau qui s’use et se détruit après un
long usage ; de même, les personnes méchantes se détruisent elles-mêmes.
Nous vivons encore sous la loi des idoles parce que des hommes nous
commandent.
Tous les êtres ne s’intéressent pas aux mêmes choses. Il faut donc se
garder d’imposer aux gens des idées qui leur sont indifférentes. Le Christ
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L E S D E U X LO I S
ne veut pas que les hommes reçoivent les idées nouvelles sous la pression
de la violence. Que nous accomplissions, nous, la volonté de l’Éternel, c’est
bien ; mais laissons les autres libres de leur comportement.
La force sans amour apporte inévitablement des déceptions et des souf-
frances, mais la force alliée à l’Amour divin engendre toujours de grands
biens. Depuis des milliers d’années que les êtres s’entretuent, quels ont été
les résultats ? Il n’y a pas un endroit sur la terre qui n’ait été éclaboussé de
sang, humain ou animal. Elle est tellement impure et souillée que certains
continents seront engloutis dans les eaux. La nouvelle culture de l’amour
ne peut croître et se développer sur une terre aussi souillée. Il est nécessaire
qu’elle soit purifiée. Les humains ne soupçonnent pas les dangers auxquels
ils sont exposés. Tous ont de bons désirs, de nobles élans, mais ils ne savent
pas comment vivre correctement.
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L E S D E U X LO I S
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peut pas être heureux tant qu’il n’a pas transformé son malheur en maté-
riaux combustibles pour le bonheur. L’homme ne peut avoir de l’amour
tant qu’il ne transforme pas la haine en matériaux combustibles. Pour
atteindre le bonheur, l’homme doit, dans le laboratoire de la vie, utiliser
tous ses états négatifs en tant que matériaux combustibles. Pour que cela
puisse se faire, il doit savoir distinguer ce qui vient de son intellect de ce
qui vient de son cœur, et faire la part de ses sentiments par rapport à son
intelligence. C’est seulement ainsi qu’il aura des relations correctes avec
le monde extérieur objectif et les forces qui agissent en lui et il pourra
atteindre le bonheur.
Nous vivons dans une époque où un savoir est exigé, afin d’atteindre le
bonheur et de créer des relations harmonieuses entre les gens.
Pour trouver le bonheur, l’homme doit se libérer de toutes les limita-
tions. Tant que l’homme montre des faiblesses pour l’argent, la gloire, la
fierté, pour les femmes et tous les plaisirs de la vie, il ne peut pas être heu-
reux. Car tout cela peut lui être enlevé et il lui restera le malheur. Pour cette
raison, il est nécessaire que l’homme comprenne les lois pour transformer
les énergies de ses états et pour les utiliser au profit du processus créatif de
la vie.
Actuellement, quand il est question du bonheur, chacun sous-entend
son propre bonheur en ignorant celui des autres. Mais le bonheur est une
loi divine et il est pour tous. Maintenant, quand les gens aspirent au bon-
heur ils croient qu’il ne dépend que d’eux et ignorent qu’il dépend de la
nature environnante. En cela consistent l’erreur et le malheur de l’homme
contemporain. Il existe des êtres au-dessus et en dessous de l’homme et
chacun cherche son bonheur. En dépouillant de leur droit à la vie les êtres
qui lui sont inférieurs, l’homme les rend malheureux. Mais lui-même est
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soumis aux mêmes lois. Ainsi, l’homme ne peut pas être heureux. Pour être
heureux il doit se trouver hors de tout danger, ce qu’il acquerra quand il
aura appris la loi de la vie immortelle. Un renforcement de la volonté est
nécessaire pour qu’elle puisse maîtriser toutes les forces et tous les éléments
de la totalité de l’organisme, et être en union avec la volonté cosmique.
Ainsi, le bonheur s’acquiert par un effort de volonté. Seul peut être
heureux celui qui est libéré de tous ses désirs et qui est devenu leur maître.
Toutes les conditions extérieures : la mort, la naissance, les maladies, etc.,
ne doivent pas avoir de pouvoir sur lui. Le bonheur est en dehors de tout
mal, de la haine, de la misère, mais le bonheur n’est pas non plus dans le
bien, car le bien est seulement une condition pour le bonheur. À sa venue,
le bonheur attellera toutes les forces positives et négatives, tous les états
dans l’homme, il les mettra dans un système harmonieux et les réconciliera.
Alors, l’homme sera heureux quand il réconciliera et harmonisera toutes
les forces de son existence. L’homme heureux ne peut pas avoir d’ennemis
dans la nature ; tous les êtres sont ses amis, car il distribue son bonheur à
tous.
C’est seulement là où la mort est exclue que se trouve la vie véritable.
Là se trouve le vrai bonheur. L’homme heureux est porteur d’une idée.
L’homme mesquin et l’homme avec des traits négatifs ne peuvent pas non
plus être heureux. Pour l’être, il doit baser sa vie sur la vertu, afin qu’elle
soit en lui un processus ininterrompu.
Tu ne peux être heureux que si tu aimes quelqu’un sans qu’il le sache.
C’est seulement ainsi que l’homme peut être heureux. S’il sait que tu
l’aimes, tu ne peux pas être heureux. Je ne veux pas que vous croyiez seule-
ment cela, mais faites-en l’expérience. Quand tu pourras aimer quelqu’un
sans qu’il le sache, alors tu pourras aimer tout le monde. Si tu n’aimes
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L E S D E U X LO I S
pas une personne sans qu’elle le sache, tu ne pourras pas non plus aimer
les autres. Il doit exister un homme vers lequel tu déverses tes sentiments
comme un courant, comme une source verse son eau et irrigue toute une
contrée ; de même que la source verse son eau pour quelqu’un et irrigue
toute une région. Quand vous aimez quelqu’un et que vous déversez votre
amour en lui, il coulera comme une eau vivante et tous ceux qui l’en-
tourent en profiteront. Ne dites pas le nom de celui pour lequel vous le
faites. Nombreux sont ceux qui disent : « Je fais ceci ou cela pour Dieu. »
Ainsi, ils se font du mal.
Quand je sais que quelqu’un m’aime, je suis malheureux. Et tout mon
malheur vient du fait que je sais que quelqu’un m’aime. Car celui qui
m’aime attend quelque chose de moi et il est normal qu’il l’attende. Mais,
si je ne peux pas faire ce qu’il attend, je souffre. Celui qui m’aime voudra
faire quelque chose pour moi et si je ne peux pas faire quelque chose pour
lui, je me sens dans l’embarras et malheureux. Quand deux personnes s’ai-
ment, elles savent cela et doivent faire quelque chose de réciproque l’une
pour l’autre pour être intérieurement libres et écarter le malheur de leur
route.
Celui qui vous aime verse ses richesses venues de toutes parts, mais vous
ne le savez pas. Celui qui vous aime vous élève. La science occulte soutient
que celui qui vous aime n’est pas ici sur la terre, et s’il est sur la terre, les
deux vivront dans un même corps. Habituellement, l’un est en haut et
l’autre en bas et vous ignorez son nom. Seulement quand vous devenez très
triste et que vous vous trouvez dans de grandes contradictions, il vient vous
consoler et part ensuite. Cela est pour ceux qui veulent être heureux. Et
vous, les autres, qui voulez être malheureux, dites à celui que vous aimez,
que vous l’aimez. L’un comme l’autre sont bons. Si celui qui t’aime te le
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L E S D E U X LO I S
dit, vous serez tous les deux malheureux ; mais un troisième est heureux.
Dès que tu seras malheureux, tu te diras : « Je suis un des deux malheureux
qui maintient le bonheur d’un troisième. » Celui dont vous entretenez le
bonheur sans le savoir descendra un jour à votre place et vous aidera.
Vous devez aimer Dieu que vous ne connaissez pas et Il apportera le
bonheur dans le monde. Si vous vouliez Le faire descendre sur la terre et
Le mettre dans une forme, non seulement vous ne seriez pas heureux, mais
vous seriez malheureux.
Quand vous aimez quelqu’un, vous vivez avec un frémissement sacré
pour lui. Une seule parole sur lui ou simplement le voir, suffit pour qu’un
frémissement vous traverse. C’est le frémissement sacré de l’amour. Il n’y a
personne parmi vous qui n’ait pas vécu ce frémissement sacré. Ce frémisse-
ment sacré n’est pas un mal pour celui chez qui il apparaît. C’est seulement
ainsi que l’homme peut avoir des acquisitions. C’est l’unique chose qui
puisse rendre l’homme heureux. Pour être heureux, l’homme doit aimer.
Aimer est une condition pour la réalisation d’une vie heureuse sur la terre.
Il faut réaliser une vie harmonieuse sur la terre pour créer une société faite
de gens raisonnables et qu’il soit agréable d’y vivre. Quand vous rencontrez
un homme, sachez que quelqu’un l’aime. Chacun d’entre vous a la possi-
bilité d’être heureux.
Dieu est le grand bonheur à travers les siècles vers lequel l’âme aspire
sous tous les aspects - individuel, familial et social. Tout homme veut être
heureux.
Vous tous qui voulez être heureux, vous devez étudier les lois du bon-
heur. Le bonheur n’est pas un but auquel on aspire, comme le soutiennent
certains, comme le prêche le théosophe Krishnamurti. Mais c’est un pro-
cessus continu de création et de libération. En tout premier, le bonheur
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doit venir libérer l’homme. La vie doit venir libérer l’homme. La vie doit
se libérer seule. Quant à Dieu qui a créé le monde, c’est Lui le sublime
bonheur. Il vient pour libérer le monde, quand Il l’aura libéré, tous sau-
ront que le monde est libre ; quand ils connaîtront parfaitement ses lois,
ils seront heureux. Les lois du bonheur sont en Dieu, elles sont dans la vie.
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BONNES HABITUDES
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« Mais oui, je peux accomplir ce que j’ai pensé. J’ai foi en moi-même
et dans le soutien du Divin en moi. » Par exemple, quelqu’un déclare que
vous êtes un être impoli, un rustre. Si vous recevez sans réagir cette sugges-
tion, elle agit négativement sur vous. Par votre pensée vigilante, vous devez
tout de suite la neutraliser et la remplacer par une qualité positive. Dites :
« Je m’applique à la douceur. Je transforme la rudesse en gentillesse. Ce
travail intérieur et secret est intéressant et il me plaît ! Au lieu d’être rude,
je peux très bien être aimable et bienveillant. » Et vous commencez ainsi,
consciemment ou inconsciemment, à développer le centre de la miséri-
corde, de la grâce et de la sensibilité, qui se trouve au milieu de la tête, au-
dessus du front. Vous donnez une direction positive à l’énergie qui servait
au négatif.
Celui qui veut devenir un homme nouveau est tenu de faire beaucoup
d’expériences et d’étudier les différents courants qui passent en lui et autour
de lui, en vue de transformer, à tout moment, le négatif en positif. Il doit
réagir sur la matière inerte en lui-même, l’atteler au travail contrôlé par sa
pensée et par sa détermination d’être libre et fort.
Parmi d’autres méthodes susceptibles de vous entraîner au contrôle de
vos habitudes, vous pouvez faire l’expérience suivante pendant quelques
nuits consécutives. Le soir, couchez-vous à 20 heures, en vous disant avec
calme et concentration : « Je veux me lever à minuit juste, pour accom-
plir un travail important. » Mettez cette pensée dans votre subconscient et
oubliez-la. Vous vous réveillerez à l’heure fixée, mais une pensée négative
vous vient : « Je peux bien dormir encore cinq minutes, ce que j’ai à faire
peut bien attendre ! » Il faut, au contraire, vous lever aussitôt et en vous
tenant bien droit, tourné vers le levant, dire calmement : « Je suis le maître
de mon temps et je l’utilise de la façon que je trouve la meilleure. » Vous
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Beaucoup d’heures de sommeil sont nécessaires à l’être qui n’a pas encore
le contrôle du travail du cerveau. Les cellules indisciplinées ne savent com-
ment accomplir leur travail de nettoyage de l’organisme et s’activent dans
des directions opposées, désordonnées. L’homme se tourne alors d’un côté
et de l’autre dans son lit jusqu’à ce qu’il arrive à sommeiller. Au réveil, il se
sent mécontent, insatisfait, fatigué.
Le soir, en vous couchant, dirigez votre pensée d’abord vers les cellules
du cerveau, ensuite vers celles des poumons, puis vers celles de l’estomac
et, enfin, vers celles des autres organes, en disant à toutes : « Écoutez, je
vais à mon école. Pendant mon absence, accomplissez le travail qui vous est
confié, de manière qu’à mon retour, je trouve les pièces aérées, nettoyées,
et tout l’organisme renouvelé ! » Et parce qu’elles en ont reçu l’ordre de
leur maître, les cellules commencent à travailler activement et méthodi-
quement, et en peu de temps terminent la tâche qui leur est assignée.
Votre travail spirituel accompli, vous regagnez votre corps physique et
vous vous réveillez bien disposé et joyeux. Chaque cellule est une petite
âme vivante, raisonnable, qui comprend ce qu’on lui demande, ce qu’on
veut qu’elle fasse. Parlez doucement à vos cellules, sans les effaroucher.
Chaque cellule occupe une place désignée. Elles ne sont pas capricieuses,
mais sont toujours prêtes à exécuter la volonté de leur maître. C’est un art
- une bonne habitude - que de pouvoir diriger consciemment et raisonna-
blement vos cellules, ces milliards de bons ouvriers dévoués à votre service.
Pour chaque œuvre dont vous pensez qu’elle sera bénéfique et que vous
désirez accomplir, dites-vous : « Je peux faire cela. » Appliquez toujours
cette règle. Soyez patients, ayez la foi, travaillez avec amour et l’aide vous
viendra, en vous-même et du dehors. Faites des expériences dans ce sens.
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Il est bon que l’homme s’exerce à être généreux. Qu’il oublie ce qu’il a
donné, physiquement ou spirituellement, mais qu’il se réjouisse simple-
ment d’avoir coopéré au travail de la nature vivante, à la loi du bien. « Vous
recevrez, car vous avez donné », cette loi est juste, absolue. On l’appelle la
loi de l’abondance universelle - de l’opulence.
Toute noble pensée que vous êtes convaincu de pouvoir réaliser et à
laquelle vous vous appliquez avec une volonté tenace aboutira certaine-
ment, car la nature elle-même est intéressée à sa réussite. Mais vous ne
devez pas faire preuve d’impatience. Les idées et les désirs sont semblables à
des semences enfouies dans la terre et un certains temps leur est nécessaire
pour germer, pousser, croître, fleurir, et donner un fruit nourrissant. Si le
terrain est bon, l’idée semée peut mûrir plus tôt. Tout dépend des condi-
tions.
Pour qu’un don ou une qualité se développe chez un homme, il faut
parfois dix années de travail intensif. C’est ainsi que les grands hommes
ont travaillé sur eux-mêmes. Ils ont acquis l’habitude de persévérer, faisant
l’une après l’autre de nombreuses expériences sans se lasser, jusqu’à l’abou-
tissement d’un résultat positif.
On parle de quelqu’un qui a fait une importante découverte. Deman-
dez-lui comment il est arrivé à cette réussite ! Si la moindre pensée négative
avait germé dans son esprit, il n’aurait pu y parvenir. Il a été au contraire
soutenu par la conviction qu’aucune difficulté ne pouvait l’arrêter, il est
ainsi arrivé au seuil de sa découverte, où une nouvelle lumière a éclairé sa
pensée.
L’homme doit constamment garder la pensée positive que tout est réa-
lisable, pourvu qu’il travaille en accord avec les méthodes de Vie nouvelle
que la science divine lui apporte. Malgré leurs bons désirs, beaucoup ne
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comprennent pas ces lois, ne cherchent pas à les étudier et à les expérimen-
ter, mais, comme des paresseux, attendent des miracles.
Ils disent : « Si Dieu le veut, je réussirai ! » C’est là une compréhension
périmée de vieil homme ; si vous avez un vif désir constructif de vie réelle,
Dieu, qui veut aussi sa réalisation, vous soutiendra toujours. Toutes les
conditions nécessaires au développement et à la manifestation de votre
idée vous sont données, mais n’oubliez pas que des années de travail, en
vous-même d’abord, et sur les moyens extérieurs ensuite, sont exigées de
vous. Il serait regrettable que, par votre manque d’ordre et de travail assidu,
votre bonne idée, pour laquelle Dieu vous a aidé, s’atrophie et avorte.
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L A F O R C E AV E C L’ A M O U R
Il est exigé de l’homme d’arriver à ce qui est positif. Qu’est-ce qui est
positif ? L’amour. Il n’y a rien de plus grand pour l’homme que d’aimer et
de chérir. Chacun y aspire, mais ne sait comment aimer et comment chérir.
Comment aimerez-vous une fleur, un oiseau ou un animal ? Quand vous
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L A F O R C E AV E C L’ A M O U R
Est en bonne santé l’homme dont la mère et le père sont sains. Les
enfants ne peuvent être bien portants si leurs parents ne le sont pas. Si le
père est sain, ses enfants sont sains et ont des dents saines. Le contraire est
vrai aussi : père malsain, enfants de sa descendance malsains. Il en est de
même pour la mère. C’est une loi qui peut toujours être vérifiée dans la
vie. Ensuite, pourquoi les dents se gâtent-elles ? À cause du brusque chan-
gement de température : il n’est pas permis de boire de l’eau froide après
un café ou un thé chaud. En cela, les Américains vivent contre nature :
après un café chaud, ils consomment de la glace. C’est pourquoi les dents
de la plupart des Américains sont gâtées. Ils souffrent aussi de l’estomac.
L’amour ne supporte pas de brusques changements. Dans le cœur, la haine
est un courant glacé et l’amour, un courant chaud. C’est pourquoi l’amour
exclut la haine. Que deviendrait l’homme s’il se mouvait entre un courant
chaud et un courant froid ? En peu de temps, il commencerait à souffrir de
l’estomac et de maux de dents.
Les hommes se demandent souvent pour quelle raison ils vieillissent,
mais ils ne peuvent répondre à cette question. Comment réagiriez-vous
si on créait une loi qui punirait tous les gens qui vieilliraient prématuré-
ment ?
D’après une légende, dans l’antiquité, lorsqu’un père atteignait l’âge de
120 ans, son fils le mettait dans un panier et le transportait dans la forêt
pour l’y laisser mourir. Un fils, respectant cette coutume, mit son vieux
père dans un panier et le porta dans la forêt. Son petit garçon partit avec
lui afin d’accompagner son grand-père. Au retour, l’enfant demanda à son
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qui mène sa femme par le bout du nez. Le nez est le symbole de l’intellect
humain. Quel mal y a-t-il à ce qu’une femme intelligente guide son mari,
ou qu’un homme intelligent guide sa femme ? Un mari raisonnable ou une
femme raisonnable ont priorité dans la vie. Est-il souhaitable pour vous de
monter dans une voiture conduite par un cheval fou et indomptable ? Il
donne des coups de pieds, se dresse sur ses pattes, ne veut pas avancer. Si
vous vous laissez conduire par un tel cheval, il vous jettera dans un préci-
pice.
En étudiant la tête humaine vous verrez qu’il existe différents centres
agissant différemment sur le caractère de l’homme. En touchant la base du
crâne, au niveau de l’occiput, vous ferez naître certaines énergies ; si vous
touchez la partie frontale, vous ferez naître une autre sorte d’énergie et si
vous touchez la partie temporale vous ferez naître encore d’autres énergies.
L’homme qui a la tête large est extrêmement résistant. Si vous luttez avec
lui, il pourra résister pendant vingt ans. Les hommes aux têtes allongées
sont dans la cavalerie ou bien dans l’aviation. Ils sont toujours en état
d’agressivité. Le soir, lorsqu’on ne les attend plus du tout, ils arrivent avec
leurs avions et jettent des bombes de tous calibres. Les hommes actuels s’in-
dignent de voir tomber des bombes sans même se douter qu’ils se servent
de paroles qui ont un effet destructif, semblable à celui des bombes. Une
parole brutale, comme par exemple : « je te hais », produira des dégâts
importants durant quatre générations. Pourquoi ne pas dire à son pro-
chain, « je t’aime » et profiter du bien que donne l’amour ? Cette parole
apportera une grande bénédiction pendant quatre générations. « Com-
ment lui dire que je l’aime puisqu’il ne mérite pas mon amour ? » Et toi,
mérites-tu l’Amour de Dieu ? Es-tu une fleur dont le parfum est plus fort
que celui de ton prochain ? J’ai rencontré peu de gens qui répandent un
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tour venu, il vit le serviteur prendre ses mocassins pour le servir dedans.
« Je t’en prie, ne te hâte pas de me servir. Moi, je ne mange pas dans des
mocassins déchirés. Où as-tu pris ces mocassins ? - Ce sont les mocassins
que tu as offerts à ton camarade. Tu as voulu faire un bien, mais il n’a pas
été accepté là-haut. » Ce que tu as fait sur la terre, tu le trouveras au ciel.
En général, la vie terrestre est le reflet de la vie céleste et vice versa : la vie
céleste celui de la vie terrestre.
Ce qui importe, c’est que les gens comprennent les choses et les inter-
prètent exactement. Voilà pourquoi il est dit : « Ce que tu lieras sur terre
sera lié dans le ciel et ce que tu auras délié sur la terre sera délié au ciel. »
Vous direz que l’au-delà ne vous intéresse pas, que vous ne voulez pas
savoir si vous serez accueilli là-bas par quelqu’un ou non. Ce n’est pas ainsi.
Là aussi, vous serez accueilli par des êtres, comme vous avez été accueilli
sur la terre. Lorsque le petit enfant descend sur la terre, il est accueilli
premièrement par sa mère et son père. S’il a des frères et des sœurs plus
âgés, ils l’accueillent aussi. Tout le monde se réjouit : on le caresse, on lui
chante des chansons. Chacun doit se demander : qui viendra à ma ren-
contre dans l’au-delà ? Les mêmes lois qui règnent sur terre règnent aussi
dans le ciel. Ainsi, l’amour, la grande loi de la vie, agit sur la terre et dans le
ciel. Plus l’homme est ouvert et répond à l’amour, plus celui-ci se dévoile
à lui. La terre peut devenir le paradis. Cela dépend des hommes, de leurs
pensées, de leurs sentiments et de leurs actes. Si quelque chose est injuste
et dénaturé sur la terre, cela est dû aux mauvaises pensées, aux mauvais
sentiments et aux mauvais actes des hommes. Une vie dénaturée dérange
leur système nerveux, leurs poumons et leur estomac. Pour que la vie des
hommes s’améliore, ainsi que leur état de santé, il est recommandé à tous
la pureté extérieure et intérieure. La pureté est capable d’affermir la santé
de l’homme, de lui permettre de garder son énergie et de prolonger sa vie.
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Beaucoup attendent qu’on leur mette le couteau sous la gorge pour dire
la vérité. Dites la vérité avant que le couteau n’approche de votre gorge.
Tous attendent une certaine victoire. Si vous attendez une victoire, que ce
soit celle de l’amour. Que tous les hommes et les femmes, les frères et les
sœurs, les patrons et les serviteurs, les maîtres et les élèves commencent
à s’aimer. Que tous les peuples commencent à s’aimer. Que l’affection et
l’amour règnent partout. Quand cela arrivera-t-il ? À votre époque. Il se
produira dans l’époque actuelle un miracle tel qu’il n’en est encore jamais
arrivé. Ceux qui ont des yeux le verront. Ceux qui n’ont pas d’yeux quitte-
ront ce monde et s’en retourneront d’où ils sont venus.
Il est dit dans les Écritures : « Dieu a inscrit ton nom sur la paume de
sa main. » De qui s’agit-il dans ce verset ? De celui qui suit la voie divine
et qui accomplit la volonté divine. Je vous souhaite d’être fidèles à Dieu,
d’accomplir sa volonté, afin qu’Il inscrive vos noms sur la paume de sa
main. Soyez courageux et résolus. Quoiqu’il vous arrive dans la vie, allez
de l’avant. Puisque vous allez sur le droit chemin, ne vous offensez pas des
paroles dites par les autres. Quelqu’un vous adresse une parole offensante,
cela n’est pas forcément la vérité. Les gens s’offensent facilement et sont
prêts à se venger. Ils ne connaissent pas encore l’offense, ils ne savent pas
ce que sont les injures et l’amertume. Je ne sais pas s’il existe en Bulgarie
un homme qui ait reçu autant d’injures et d’offenses que moi. N’importe
quel crime qui ait été commis, c’est toujours moi que l’on cherche comme
responsable. Quelqu’un est mort, je suis fautif ; quelqu’un est devenu fou,
c’est moi le coupable ; quelqu’un a quitté sa femme, c’est moi que l’on
accuse ; quelqu’un d’autre ne veut pas payer ses dettes, c’est moi le fautif ;
deux personnes se battent, c’est moi qui suis la cause ; quelques-uns sont
en procès, c’est toujours moi le responsable. Puisque je suis responsable de
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tout, j’ai décidé d’arranger la vie, de corriger la vie de tous les hommes, de
toutes les mères et de tous les pères, de tous les juges et dirigeants, de ne
laisser personne commettre des erreurs et des crimes. Celui qui m’écoute
acquerra l’amour et son visage s’illuminera. Celui qui ne m’écoute pas sera
piqué par l’aiguillon. En entendant constamment les plaintes et l’ingrati-
tude des hommes, je dis : « Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce
qu’ils font. » Ils mangent, ils boivent et ne remercient pas. Qu’ils possèdent
quelque chose ou n’aient rien, ils disent toujours la même chose : « Donne,
Seigneur ! »
et après cela, c’est Toi le coupable de tout ce qui se commet dans le
monde.
À présent, ne nous occupons pas du monde. Les laïques manifestent
souvent une plus grande foi que les religieux. Si tu demandes à un reli-
gieux à lui emprunter de l’argent, il te dira qu’il n’en a pas et qu’il ne peut
te rendre ce service. Lorsqu’il me regarde, je lui demande si je lui inspire
confiance. Il me répond qu’il n’a pas d’argent. Je m’adresse à un laïque, il
ouvre tout de suite sa caisse et m’en donne. « Je te signerai une traite. - Inu-
tile, tu m’inspires confiance. » Ne pensez pas que l’on trouve des croyants
uniquement dans les sociétés spirituelles. Ils sont dispersés partout dans
le monde et entendent mes sermons. Ils possèdent la radio qui les capte.
Dieu est partout. Par conséquent, Il est une merveilleuse lumière, une cha-
leur et une force grâce auxquelles Il nourrit toute 1’humanité. L’homme se
nourrit de lumière, de chaleur et de force. L’homme se nourrit de l’abon-
dance de l’amour, de la sagesse et de la vérité. Cette nourriture apporte
la liberté, le savoir et la vie. Désirez-la, afin d’être toujours bien portants,
beaux et aimants.
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Aujourd’hui, je suis écouté par des vieux et des jeunes. Les vieux disent :
« Notre besogne est déjà terminée, c’est maintenant au tour des jeunes.
L’avenir est à eux. » Qu’est-ce qui empêche les vieux d’être jeunes ? Oubliez
que vous êtes vieux, changez votre point de vue sur la vie et vous rajeuni-
rez. Ne regardez pas les hommes avec méfiance. Quelqu’un vient près de
vous, vous parle, et vous vous méfiez de lui : vous voulez savoir quelles
sont ses intentions. C’est très simple. S’il a l’aspiration de l’araignée, il
sucera le sang. Si c’est une bonne personne, elle a envie de vous donner
quelque chose. Si c’est un homme aimant, il a l’intention de vous donner
une partie de sa vie. Si c’est un homme de l’amour, son intention est de
vous apprécier, de vous donner la place que vous méritez. Il apprécie les
choses. Cela est strictement déterminé. Pourquoi avez-vous peur de ceux
qui vous aiment ? C’est grâce à leurs impulsions que vous vivez et vous vous
en réjouissez. L’homme d’aujourd’hui ne voit pas encore ceux qui l’aiment.
Il passe près d’eux et n’arrête pas son attention pour recevoir leur amour.
D’innombrables fleurs s’épanouissent pour lui, lui envoient leur amour,
mais il ne le comprend pas. Il passe près d’une fleur, la sent et dit : « C’est
une fleur ! » Il la cueillera ou la piétinera. Il ne se doute pas que le parfum
de la fleur est son amour à l’égard de l’homme. Les fruits se sacrifient par
amour pour l’homme. Les sources, le vent, la lumière, tous se sacrifient par
amour pour l’homme et lui offrent leurs biens. Pourquoi ne pas remercier
de tout cela ? Pourquoi ne pas changer l’ingratitude en gratitude ? L’ingra-
titude rend l’homme infirme et le fait vieillir prématurément, tandis que la
gratitude le vivifie, le grandit et le rajeunit.
Pourquoi les hommes ont-ils des maladies ? Parce qu’ils sont ingrats.
Que faire pour guérir ? Appliquez la gratitude dans la vie. Rendez grâce
pour le moindre bien qui vous est donné. Pour l’homme ordinaire, il est
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caché, c’est pour cela qu’il ne peut être apprécié. L’homme raisonnable et
éclairé voit le plus petit bien, l’apprécie et s’en réjouit.
Les hommes d’aujourd’hui disposent de grandes connaissances et de
grandes richesses, mais ils sont quand même mécontents, ils veulent
quelque chose de plus. Seraient-ils contents s’ils avaient libre accès à la
lune ? En allant sur la lune, ils pourraient comprendre si ce que les savants
écrivent à son sujet est exact. Ce qu’ils écrivent à propos de la lune est en
partie juste. Mais ils n’en voient que l’extérieur et ne peuvent pénétrer à
l’intérieur. Autrefois, les Turcs portaient des montres fermées par plusieurs
couvercles. Extérieurement, la montre était aussi grande qu’une tortue.
Lorsqu’il voulait voir l’heure, le Turc commençait à ouvrir les couvercles,
et sous le dernier, on apercevait une petite montre. Il regardait l’heure
et après cela, fermait successivement tous les couvercles. L’essentiel est la
petite montre. Les couvercles en argent ne valent que le prix de ce métal.
Parmi les hommes d’aujourd’hui, certains sont enfermés sous de pareils
couvercles qui sont inutiles. Un seul suffit. Les autres, vous les distribuerez
aux pauvres. Gardez pour vous la petite montre et l’un des couvercles, et
avec les autres, faites une œuvre de bienfaisance. Savez-vous quelle heure
de la journée est déterminée pour faire le bien ? Quelle heure est celle de
la miséricorde, l’heure de la perception et de la transmission des pensées
et des sentiments lumineux ? Quelle est l’heure des actes justes ? Comme
dans la musique, pour chaque chose existe un moment déterminé. Celui
qui respecte la mesure est un bon musicien ; celui qui ne le fait pas, ne l’est
pas. Vous devez servir vos pensées et vos sentiments lumineux.
Vous devez servir vos actes nobles et justes. Ce sont de belles fleurs dans
le jardin de votre âme. Celui qui veut rester en bonne santé et ne pas être
souffrant doit cultiver des fleurs. Elles guérissent, ravivent et rajeunissent
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l’homme. Ouvrez vos cœurs et vos intellects les uns aux autres, comme les
fleurs s’épanouissent à la lumière. Quand vous rencontrez une personne,
regardez-la calmement dans les yeux, saluez-la mentalement et transmet-
tez-lui le salut de ses proches. Vous ne savez pas vous comporter vis-à-vis de
ceux qui vous entourent, mais vous attendez des messages de ceux qui sont
partis dans l’au-delà. Le monde invisible est plein de lettres qui ne sont pas
parvenues à destination parce qu’elles ne sont pas écrites avec amour. Là,
on ne reçoit que les lettres écrites avec la plume de l’amour. Si vous n’avez
pas d’amour pour ceux que vous rencontrez tous les jours, vous ne pouvez
avoir de l’affection envers vos morts. Tu écris une lettre par obligation, ce
n’est pas de l’amour. Tu fais une prière par obligation, mais tu ne recevras
pas de réponse. Tu dois prier de tout ton cœur, rien n’est plus grand que
d’élever son intellect et son cœur vers Dieu avec amour. Cette prière agit
d’une manière apaisante. C’est la même chose que de te lever le matin de
bonne heure et d’aller à la montagne, près d’une source pure qui jaillit
constamment. Même de loin, tu t’aperçois que tu pourras assouvir ta soif.
Là où est Dieu, tous les êtres vivent dans l’amour et sont prêts à rendre
service. Il suffit que Dieu envoie sa pensée vers un être qui souffre pour que
tous la captent et manifestent le désir de venir à son aide. Un empresse-
ment naît parmi eux, à celui qui, le plus vite, accomplira la volonté divine.
C’est en cela que consiste le nouveau.
Vous entendez quelqu’un dire : « Je t’en prie, rends moi service, au nom
du Seigneur, cela te portera bonheur. » Il n’est pas nécessaire de convaincre
l’homme ainsi. Il a de la chance, sans cela. C’est un milliardaire, il dis-
pose d’une immense fortune. Son cerveau, à lui seul, vaut 10 milliards
or. Vous direz qu’après sa mort, l’homme laissera ce trésor sur la terre. Le
cerveau physique restera, mais il emportera son cerveau mental dans l’autre
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monde, sur lequel toute l’histoire de sa vie est inscrite. Dans ce cerveau,
sont déposées des connaissances que l’homme porte depuis des siècles.
Dans la nature, rien ne se perd. Le corps de l’homme a une valeur de 500
milliards or. À l’avenir, il vaudra encore davantage. Celui qui ne comprend
pas cela, pense qu’il ne vaut rien. Réjouissez-vous de votre corps. Réjouis-
sez-vous de votre main, de vos doigts. Chaque doigt est lié à un monde
raisonnable duquel coule l’énergie vitale. L’auriculaire est lié à Mercure,
d’où il puise ses forces et ses possibilités. L’annulaire est lié au Soleil, d’où
il prend la vie, l’art et la musique. Le médium est lié à Saturne, le monde
de la justice. L’index est lié à Jupiter, le monde de la noblesse. Le pouce
est lié au monde divin. Si vous voulez trouver Dieu, saisissez votre pouce,
caressez-le et vous trouverez la réponse à la question qui vous intéresse.
Vous saisissez brutalement vos doigts, vous les tordez, les tirez. Cela n’est
pas permis. En caressant vos doigts, vous vous comporterez tendrement et
avec amour à leur égard. Si vous préparez un plat, vous ne mettrez pas vos
doigts dans la casserole ; vous ne ferez pas revenir les oignons en vous brû-
lant les mains. Celui qui veut être bien portant mangera de l’oignon non
frit. Seul le poitrinaire peut manger de l’oignon frit comme médicament.
Celui qui veut être bien portant, doit manger une cuisine préparée par
celui qui l’aime. Celui qui veut acquérir des connaissances, doit trouver
un professeur qui l’aime. La même chose se rapporte en ce qui concerne
la confection des vêtements, des chaussures, etc. Ne demandez un service
qu’à celui qui vous aime. L’amour doit être la base de toutes vos entreprises
dans les mondes physique, spirituel et intellectuel. C’est cela le nouveau
dans la vie. Retenez ceci : chaque homme est un conducteur du Divin. Il
y a dans chaque homme le désir d’accomplir la volonté divine. C’est pour-
quoi je dis : ne vous tournez pas vers le passé, mais allez de l’avant, dans le
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par tes yeux, mais tu les fermes vite, car ils sont affaiblis et tu ne peux
profiter de la lumière. Tu appelles le docteur à ton aide, il te met au lit, te
fait des piqûres, mais en vain. Tu dis : « Je suis puni, j’ai déjà vieilli, il n’y a
pas de salut. » La faute n’est pas uniquement en toi. Différentes conditions
extérieures et intérieures ont été la cause du vieillissement prématuré. La
faute réside en la crédulité de l’homme. Il a cru qu’un autre être que Dieu
pourrait lui apporter le bien dans la vie. Il a eu foi en tous, il a espéré en
tous, mais pas en Dieu ! Quelle serait votre situation si on vous désha-
billait et vous enduisait le corps de miel ? Les abeilles se poseraient sur
vous et vous piqueraient sans pitié. Serait-ce la faute des abeilles ? Elles se
poseraient sur vous à cause du miel, sans penser qu’il vous est désagréable
d’être piqué. La faute revient à celui qui vous a déshabillé et qui a laissé
les abeilles recueillir le miel sur vous. La faute est aussi en vous, parce que
vous avez eu foi en cet homme, il vous a dit que vous seriez heureux et vous
l’avez cru.
Un Français raconte une des expériences qu’il a vécue dans les pays
chauds. Tout en faisant le tour des lieux remarquables des régions tropi-
cales, il attrapa une insolation et s’écroula par terre à moitié mort, mais
resta conscient intérieurement. À ce moment-là, un cobra s’installa sur lui,
comme il l’aurait fait sur un quelconque objet et attendit tranquillement
une proie. Le Français fut pris d’horreur et pensa : au moindre mouve-
ment, je me retrouverai dans la gueule du serpent. De plus, il sentit que
le ciel se couvrait, et qu’à tout moment il pouvait commencer à pleuvoir.
Que faire dans une telle situation ? Dans la vallée où il était couché, la
pluie engendrerait des torrents qui, en déferlant sur lui, le noieraient. Il se
trouvait à la merci de deux grands dangers : le cobra et l’effroyable torrent.
Il pria intérieurement, éleva sa conscience vers Dieu. Que sentit-il alors ?
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Le poids sur lui s’alléger : le cobra remua, s’éloigna de lui et l’homme reprit
petit à petit conscience. Il se redressa et reprit son chemin. Dix minutes
plus tard, il se mit à pleuvoir. Mais, quand le torrent s’engouffra dans la
vallée, il était déjà hors de danger. Jamais, de toute sa vie, il n’avait éprouvé
une telle tension ni une telle terreur.
N’allez pas dans les endroits dangereux sans être munis de l’amour.
Ménagez vos efforts afin de ne pas trop dépenser d’énergie. Certains vieil-
lissent à la suite d’une dépense inconsidérée d’énergie vitale. D’autres vieil-
lissent par l’inaction. Les uns travaillent trop, les autres pas assez ; les uns
mangent plus qu’il ne leur faut, les autres mangent peu et la plupart du
temps insuffisamment. Ce sont les extrêmes dans la vie qui sont la cause du
vieillissement prématuré. Mettez les extrêmes en équilibre et vous rajeu-
nirez. Réunissez ceux qui ne travaillent pas et ceux qui travaillent trop.
Rassemblez les riches et les pauvres et ils s’entraideront. Le riche donnera
une partie de sa nourriture au pauvre et le pauvre transmettra une partie
de sa force de travail au riche. En fin de compte, les deux seront sains et
rajeuniront.
Les hommes actuels ont besoin de mouvements naturels et raisonnables.
Tant qu’il est petit, l’enfant vit d’une façon naturelle, ses mouvements
sont libres. Plus il grandit, plus sa vie se gâte et se dénature parce qu’il se
trouve sous l’influence de plusieurs maîtres. L’un l’instruit d’une manière
et l’autre d’une autre. L’un dit : ne fais pas cela et l’autre dit : fais cela. À
la fin, l’homme arrive à ne plus savoir ce qu’il doit faire et ce qu’il ne doit
pas faire. Tu t’assieds et tu ne sais pas quoi faire de tes jambes. Tu croises la
jambe droite sur la jambe gauche, la gauche sur la droite, mais tu n’es pas
satisfait. Tu te grattes la tête, tu te grattes derrière la tête, mais tu es mécon-
tent et tu dis que tu en as assez de la vie. Tu te mets à prier Dieu, mais tu
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ne sais pas comment le prier. Imaginez que le soleil soit Dieu. Comment
le prierez-vous alors ? Vous sortirez et dirigerez votre regard vers lui. Si le
soleil brille trop fort, vous fermerez les yeux et, doucement, vous prierez.
Après quoi, vous tournerez, votre dos au soleil pour recevoir ses rayons.
Dieu ne veut pas qu’on lui parle trop. Si vous avez faim, vous direz : Dieu,
j’ai faim. Si vous êtes pauvre, vous prierez et Il vous aidera. Quelqu’un prie
et raconte toute son histoire, dit que son père et sa mère sont morts. En
réalité cela n’est pas vrai. Ni son père ni sa mère ne sont morts. Ils se sont
enfuis quelque part, se sont cachés de leur fils qui ne travaille pas et attend
tout des autres. Le père part pour l’autre monde lorsque son fils est pares-
seux et ne veut pas travailler. En restant seul, le fils est obligé de travailler
pour gagner son pain.
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mesure - l’unité -, qui sert à les déterminer, nous l’appelons ‘juste mesure’.
Cette mesure permet de juger ce qui est bon, ce qui est bien ou ce qui est
mal. Sont bons les sentiments, pensées et actions qui répondent à l’idée de
‘juste mesure’ dans la vie de tous les êtres, en tous les mondes. Bien est ce
qui fournit à l’homme les conditions de croissance. Bon est ce qui donne à
l’intellect, amplitude, possibilité de développement, force et puissance à la
pensée. Le bien apporte la lumière à la pensée et la chaleur au cœur. C’est
là le côté objectif de la vie.
Dès que la lumière divine vient à manquer à l’homme, il est sujet à
l’erreur, car il ne peut plus justement raisonner. Et quand la chaleur divine
déserte son cœur, il est exposé aux attaques des maladies.
Santé, richesse et beauté sont synonymes. Cependant, la seule santé peut
être obtenue par la réunion de certaines conditions : respirer un air pur, se
nourrir sainement, habiter une demeure hygiénique. Sans ces conditions
fondamentales, la santé ne peut être conservée. Mais l’homme véritable-
ment sain l’est en même temps dans son corps, dans son esprit et dans son
cœur.
Pour être mentalement sain, il faut entretenir des pensées fermes, posi-
tives et ne pas s’inquiéter des petites choses, des difficultés inévitables
de l’existence. On ne doit même pas s’inquiéter de la mort. Si l’on s’en
inquiète, c’est que l’on ne sait pas ce qu’est précisément la mort.
Les humains ont souvent des idées fausses et même bizarres sur la mort.
Quand ils trouvent que leur vie est difficile et qu’ils ne peuvent raisonna-
blement résoudre leurs problèmes et s’en libérer, ils cherchent la solution
dans la mort, qu’ils considèrent, par exemple, comme une illusion, comme
un état de sommeil, comme un rêve, etc.
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Sur les rêves aussi, il existe différentes théories. Une de celles-ci affirme
que les rêves, dans certains cas, indiquent les choses, les évènements qui
s’accompliront dans l’avenir. Un pharaon rêva que du Nil sortaient d’abord
sept vaches grasses, puis sept autres vaches maigres, décharnées. Intrigué, le
pharaon fit venir les savants et les mages de toute l’Égypte et leur demanda
d’expliquer son rêve. Aucun ne put le faire. C’est alors que l’on apprit au
pharaon qu’un jeune homme capable d’éclaircir toutes les énigmes était
détenu dans une de ses prisons. Le pharaon l’en fit sortir et lui raconta
son rêve. Le jeune homme, c’était Joseph, lui expliqua que les sept vaches
grasses représentaient sept années d’abondance, suivies de sept années de
famine, les sept vaches maigres. Et que les années de disette se nourriraient
des années fécondes. Et il en fut ce que Joseph avait dit.
Si l’on rêve qu’un serpent vous poursuit, cela veut dire que l’on rencon-
trera bientôt une personne ayant le caractère de cet animal et que l’on peut
en attendre certains désagréments. Ainsi, parfois, les rêves peuvent préve-
nir des difficultés à venir et permettre de prévoir les mesures à prendre.
D’après certains, les rêves ne sont qu’illusions ; d’après d’autres, ce sont
des prévisions.
Dans la vie, il y a une région raisonnable, divine. Pour demeurer dans
cette région, l’homme doit apprendre à vivre correctement, à penser et
à agir sainement, positivement, à être fort en esprit, en sentiments, en
volonté. En d’autres termes, il doit agir pour le bien en tout et partout.
La lumière de la pensée, la chaleur, la douceur du cœur, qui distinguent
l’homme véritablement fort, sont des forces constructives. L’intellect ne
peut être éclairé si l’être n’a pas de lumineuses et positives pensées ; le cœur
ne peut s’améliorer et s’ennoblir s’il ne recèle pas chaleur et bonté.
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revenir aussitôt et de réveiller la jeune fille. Mais, dans la rue, une automo-
bile le renversa. L’Indien ne pouvant pas rentrer chez lui, la jeune fille resta
endormie et personne n’ayant su la réveiller, les pouvoirs publics offrirent
une forte prime à celui qui réussirait à la sortir de son sommeil.
Une loi affirme que personne ne peut libérer l’homme des pensées avec
lesquelles il s’est lui-même suggestionné. C’est pour cela que chacun doit
être concentré et attentif à ne pas laisser pénétrer dans son esprit toutes
sortes de pensées et d’influences sans contrôler leur provenance et leur
valeur. Par exemple, si un être reçoit passivement la pensée négative que
rien de valable ne peut sortir de lui, la suggestion fera son chemin et il com-
mencera à y croire sans que personne, en dehors de lui-même, ne puisse
l’aider à se libérer de cette idée. Pourquoi n’attire-t-il pas en lui l’idée posi-
tive qu’il peut devenir un homme véritable, citoyen de la vie nouvelle et
capable de réaliser ses bons désirs ? Puisque le négatif est possible, le positif,
lui aussi, est faisable.
Rappelez-vous que beaucoup de pensées qui passent par votre esprit
vous sont étrangères, comme celle, mensongère, que vous ne pouvez rien
faire de bon. Dieu a créé l’homme en lui donnant toutes les possibilités de
devenir un être efficace, constructif, sur tous les plans de la vie. Tous les
humains sont pourvus de certaines forces, de dons en germe qu’ils peuvent
développer pour servir le bien en eux et autour d’eux. C’est à la fois un
droit sacré et un devoir pour tout homme que de participer à l’évolution
incessante de l’humanité. Tout être qui prive un autre de cette possibilité
ou qui l’entrave, accomplit un crime envers son âme et envers la justice
divine.
L’homme qui apprend à vivre correctement, justement, obéit par cela
même à la volonté de Dieu, qui exige que tout être se perfectionne constam-
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parent. Écoutez votre sentiment intérieur sur ce que vous devez manger,
sur l’endroit où vous voulez aller, sur les amitiés que vous voulez nouer, etc.
Cette loi peut être appliquée dans tous les domaines de la vie. Vous
allez faire des achats dans un magasin ? Écoutez de nouveau votre sens
intérieur. Voyez si votre disposition envers la personne ou l’ambiance du
magasin est bonne ou non. Appliquez la même loi avec les personnes que
vous fréquentez. Ne vous liez d’amitié qu’avec celles qui vous donnent un
sentiment d’harmonie. Et si vous rencontrez un être qui produit en vous
une sensation de contrariété, même légère, soyez attentif avant de nouer
des relations plus suivies. On doit être fraternel, patient, tolérant, compré-
hensif ; on doit s’entraider et avoir pitié, mais il importe aussi de connaître
et d’appliquer les lois de l’harmonie particulière dans la vie.
Mais si vous ressentez d’emblée une bonne disposition envers un être,
sans aucune ombre de réticence, alors n’ayez aucune crainte et faites-en
votre ami, il vous demeurera toujours fidèle.
Ne vous forcez pas à refouler, à détruire les sentiments fins et subtils de
votre esprit. Si vous semez une graine dans le sol sablonneux du désert, que
pouvez-vous en attendre ? De quelque soin que vous l’entouriez, le grain
ne croîtra pas. Voulez-vous que la semence de froment, par exemple, vous
donne une abondante et belle récolte, semez-la dans de la bonne terre.
Depuis des milliers d’années, le bon sol a été labouré pour améliorer ses
conditions.
Les êtres d’aujourd’hui sont attirés par la loi de l’harmonie, sur laquelle
ils veulent construire leur vie. Vous savez que pour qu’il y ait une véritable
amitié entre deux êtres, il faut qu’ils s’harmonisent. Vous aimez écouter de
la musique ? Alors observez ce qu’elle produit dans votre esprit. Le com-
positeur applique la loi de l’harmonie parmi les tons. S’il sent que deux ou
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Par leur incompréhension des lois divines, les hommes s’attirent sou-
vent des souffrances qu’ils pourraient s’épargner. Certaines souffrances
sont utiles, mais d’autres, créées artificiellement, pourraient être évitées.
C’est notamment dans ce but que l’on doit tendre à purifier et éclaircir sa
pensée.
Beaucoup pensent qu’il n’existe pas d’êtres plus intelligents et plus
adroits que ceux qui peuplent la terre. Pourtant, des êtres supérieurement
intelligents et développés, il y en a, non seulement dans notre système
solaire, mais aussi dans les autres systèmes de l’immense création. Ils sont
beaucoup plus raisonnables que les habitants de notre planète et leurs pen-
sées sont plus lumineuses.
On me demande : « Mais d’où savez-vous cela ? » Imaginez que, parmi
cent personnes, il y en a une dont les yeux plus ouverts lui permettent de
contempler des choses merveilleuses que les autres ne voient pas. Les yeux
des hommes ordinaires ne sont pas encore sensibles à la vue intérieure,
capable de pénétrer dans des dimensions plus élevées du créé.
Dans le grand univers, il y a une espèce de lumière qui peut tout péné-
trer, tout illuminer et qui est capable de résoudre toute difficulté. Tant
que cette lumière ne pourra pas librement inonder l’intellect des hommes,
ils vivront dans l’erreur et, sans même le vouloir, se heurteront entre eux.
Ainsi, la cause des désaccords, des contrariétés entre les êtres est l’obscurité
qui règne encore dans leurs opinions, dans leur entendement.
C’est par l’amour que la lumière divine éclatera et éclairera le chemin de
la nouvelle et haute culture parmi les humains et, en particulier, celui des
êtres qui tendent à s’améliorer et qui travaillent dans ce but. Dès qu’elle
entre dans une demeure, cette lumière apporte à ceux qui y vivent la pos-
sibilité d’apprendre à vivre fraternellement en harmonie. Dans quelque
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demeure ou société que vous pénétrez, vous ne trouvez que soupçons, dis-
cordes et mésententes.
Considérez le mal comme énergie qui peut devenir force constructive,
et non comme il est trop souvent envisagé aujourd’hui. Le Christ a dit :
« Ne vous opposez pas au mal ! » Autrement dit, ne luttez pas contre lui.
Jusqu’à maintenant, aucun être n’a vaincu le mal par la force.
L’unique force qui a le pouvoir de vaincre le mal, c’est l’Amour divin.
« Dieu est Amour. » Rappelez-vous que le Divin est parmi vous tous. Il vit
en vous, dans l’âme de chaque homme. Remerciez-Le pour la vie, l’intel-
lect, le cœur, l’esprit, pour l’âme qu’Il vous a donnés. Si vous voulez vivre
heureux, écoutez sa voix !
Aimez votre prochain comme vous aimez votre père, votre mère, votre
frère, votre sœur. Ce n’est que de cette manière que vous rejoindrez la nou-
velle culture qui unira tous les êtres en une grande société fraternelle.
Les hommes de la terre se trouvent devant un avenir lumineux. Tout ce
qui est mal disparaîtra, toute entrave au bien s’évanouira. Dieu a préparé
un monde nouveau comportant de nouvelles conditions pour ceux qui
L’aiment.
Les hommes de la nouvelle culture apporteront partout amour, joie,
allégresse. Ils seront pauvres en vices et riches en vertus. Ils ne sauront
plus ce que sont le mensonge, le vol, la violence. La terre se transformera
en un jardin paradisiaque. Les êtres se rencontreront fraternellement, avec
amour. Ils ne parleront pas beaucoup, mais chacune de leurs paroles sera
sentie et comprise.
Quelle est la parole la plus forte ? Dans la langue bulgare, c’est le mot
‘blagost’ qui signifie à la fois bonté, douceur, miséricorde. C’est le mot le
plus chargé de sens. Son contenu est de qualité divine. J’aimerais que vous
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ayez tous ces qualités. La chaleur de cette parole est de trente cinq millions
de degrés. Où elle retentit se fondent toutes les contradictions, les inimi-
tiés. Le mot ‘blagost’ contient tout en lui. Il exclut toutes les faiblesses.
L’être qui possède ces qualités est un homme bon, fort, doux, fraternel.
L’homme de douceur est en même temps maître et serviteur. Il est le
maître et le serviteur le meilleur, le plus intelligent, le plus fort.
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comme des siens propres. Celui qui ne vit que pour lui-même, quels que
soient ses efforts et ses résultats, restera toujours incomplètement satisfait.
Au plus intime de chacun existe une région sacrée : c’est en elle que
l’homme puise sa force morale, sa stabilité. Quand vous la découvrirez,
les traits de votre visage se modifieront, s’ennobliront ; votre bouche, vos
oreilles, votre nez deviendront plus réguliers, plus beaux et harmonieux ;
toute expression pessimiste disparaîtra de votre physionomie.
Quelque chemin que vous choisissiez dans l’existence, cherchez d’abord
à devenir maître de votre caractère, de vos pensées, de vos actes. Alors
seulement, vous pourrez vivre efficacement et être utile aux autres. Tant
que vous compterez uniquement sur autrui, vous vous tromperez toujours.
Croyez au possible et non à l’impossible.
Chacun est libre de travailler à acquérir des richesses dans ce monde,
mais sachez qu’il vous sera tenu compte de tout. Souvent, on parle de
choses nobles, élevées, exaltantes : leur base n’est pas sur la terre, mais
dans un monde supérieur. Vous qui voulez bénéficier de l’influence de
la vie d’en-Haut, rentrez profondément en vous-même, liez-vous avec les
Êtres avancés, avec leur lumière, avec leur paix. Alors, votre âme aussi vous
aidera à vous élever.
La Vie nouvelle exige de l’homme que chacune de ses pensées, chacun
de ses sentiments soit pur et consciemment choisi. Actuellement, l’exis-
tence de la plupart des gens n’est qu’un mélange de pensées, de sentiments
et d’actes purs et impurs provenant du passé. Votre corps aussi en subit
l’influence. Vous pouvez vous libérer par l’étude et l’application des lois de
la vie raisonnable. C’est une science qui s’acquiert par l’éducation de soi-
même. Par exemple, vous remarquez une certaine qualité, un trait positif
chez une personne. C’est là un point d’appui, une base qui vous aide à
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S’il nous est arrivé d’être ennemis de Dieu, Il nous a quand même aimés.
Il voit quelque chose de bon en nous tous, qui se réveillera en son temps.
Par son amour, Il nous a sauvés. Tenant devant Lui nos meilleures qualités,
Il travaille aujourd’hui continuellement en nous, éclairant notre intellect,
purifiant nos pensées, faisant peu à peu reculer le mal.
Nous ne sommes pas venus sur cette terre pour l’éternité mais tempo-
rairement. La terre est une petite station menant vers la grande Bonté et la
Sagesse divines qui embrassent tous les mondes. Vous êtes conduits, mais
vous vous trouvez à peine dans le vestibule de la grande vie, vers laquelle
vous vous traînez comme de petits enfants. Vous vous trouvez dans l’état
d’un homme tombé dans quelque forêt vierge et qui essaie de s’en dégager
en rampant jusqu’à ce qu’il retrouve l’espace où il peut de nouveau mar-
cher librement.
Reconnaître le Divin en chaque âme et le respecter, c’est l’idéal vers
lequel nous tendons. C’est aussi donner une sainte impulsion au Divin
en nous-mêmes et le développer. Pour chacun, un moment sacré survient
dans l’existence, au cours duquel on peut et on doit s’élever jusqu’à la vie
divine permettant d’apaiser toutes les luttes et les contradictions en soi et
autour de soi, et de connaître Dieu. Si un être ne gravit pas ce sommet
divin, il ne pourra jamais connaître la paix, la sérénité spirituelle, et il
continuera à ressembler à une mer sans cesse agitée. Mais si l’homme tra-
vaille à élever sa conscience de vie supérieure, et regarde vers le haut, tout
de suite se résoudront les questions temporaires de l’existence : la paix de
l’âme, le calme de l’esprit et une claire impulsion vers un meilleur travail
au sein de la grande vie lui seront acquis.
Vous connaîtrez que liberté, force et savoir sont donnés seulement à
l’homme raisonnable dont la conscience est purifiée. Pour vous, le plus
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souhaitable est d’avancer vers la vie. Mais quelle vie ? La grande vie pleine
de paix et de joie intérieures. Il existe une joie qui élargit la conscience
humaine. Vous la trouverez dans la grande Vie universelle. Dans le plan
divin est assignée à chacun la faculté de comprendre où doit s’exercer son
aide et comment les autres manifestent la leur.
Quand on dit que nous devons renoncer à nous-mêmes, on doit com-
prendre qu’il s’agit de travailler pour Dieu, pour le Bien, pour le Tout.
Diriger nos désirs, nos impulsions vers la vie de notre âme : c’est à cela que
tend l’homme raisonnable qui parviendra à l’avenir à l’état d’Ange lumi-
neux. Même à d’énormes distances de la planète terre, il pourra vous voir,
vous aider et servir le Seigneur Dieu.
Sachez que plus vous aurez connu et approché de gens cultivés, savants
et bons, plus vous deviendrez vous-même raisonnable et compatissant. En
rencontrant un homme, ne le regardez pas seulement d’une manière super-
ficielle en pensant ainsi le connaître ; mais observez autant que vous le
pouvez les traits spécifiques de son caractère, sans juger, avec tout le respect
voulu : ces traits vous parleront. L’Esprit divin vit en toute forme, il peut
élever votre conscience.
Si vous désirez arriver à quelque chose de bien, vous instruire, devenir
musicien, poète, peintre ou simplement plus qualifié dans vos occupations,
gardez-en continuellement l’idée présente à votre esprit. Rappelez-vous
que tout est possible à celui qui aime Dieu, qui a foi en Lui et qui travaille
sur soi. Les pensées positives attirent des Êtres élevés qui vous demeurent
invisibles, mais qui tout de suite vous viennent en aide.
Lorsque l’homme tend à réaliser certaines bonnes idées, les forces rai-
sonnables de la nature qui œuvrent dans une semblable direction, coo-
pèrent avec lui, comme les ruisseaux des montagnes s’unissent pour former
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L A F O R C E DA N S L A S TA B I L I T É
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Note de l’éditeur 3
D U M Ê M E AU T E U R
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