Le Message Occulte de La Bible
Le Message Occulte de La Bible
La sagesse cachée...
"Pourtant, c'est bien de sagesse que nous parlons parmi les parfaits, mais non d'une
sagesse de ce monde ni des princes de ce monde, voués à la destruction. Ce dont nous
parlons, au contraire c'est d'une sagesse de Dieu, mystérieuse, demeurée cachée....celle
qu'aucun des princes de ce monde n'a connue.....et nous en parlons non pas avec des
discours enseignés par l'humaine sagesse, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit,
exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles" (1 épître corinthiens 2-6) "la
connaissance du mystère....ce mystère n'avait pas été communiquer aux hommes des
temps passés comme il vient d'être révélé maintenant à ses saints apôtres et prophètes....(
épître éphésiens 3-3) " ce mystère resté caché depuis des siècles vient d'être manifesté à
ses saints..(épître colossiens 1-26) "d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de
l'avoir révélé aux tout petits..."(st Luc10-21) " a vous il a été donné de connaître les
mystères du royaume...mais pour les autres, c'est en paraboles..." (st Luc 8-10). Tout
étudiant de la sagesse antique sait que les Evangiles renferment certaines formules
d'initiation.Clément d'Alexandrie, chef de la plus célèbre des premières écoles
chrétiennes et Origène, son disciple et successeur ont fait souvent allusion aux
enseignements secrets du Christ Jésus comme étant réservés à la minorité. Celui qui a le
coeur pur connaîtra ces mystères. Nul ne peut étudier les épîtres aux Corinthiens sans
constater que Paul y fait sans cesse référence à un enseignement caché non dévoilé aux
masses.
Les textes
d'origine...
Les textes en bleu sont les citations bibliques françaises tirées de la Bible de Jérusalem.
Nous avons indiqué à chaque fois les références avec les numéros; la Bible sert de texte
de base à l'humanité non seulement pour l'âge des Poissons mais aussi pour l'ére du
Verseau. Il ne faut pas oublier que ces textes, ainsi que ceux de toutes les religions, ont
pour origine commune la période antérieure à l'Atlantide.L'enseignement ésotérique a
toujours été enseigné de tous temps à travers les documents et textes religieux.
CORINNE HELINE...
Née le 13 août 1882 Corinne Héline manifeste un intérêt très tôt pour la Bible; les Frères
des plans intérieurs qui canalisèrent et inspirèrent la rédaction des écrits désirent qu'ils
servent de manuels d'étude pour le nouvel âge; Corinne accepta sa mission avant même
son incarnation physique; à l'âge de quatre ans, elle avait l'habitude de lire la Bible et
déclarait que de profondes vérités dormaient entre ces pages et qu'un jour, elle
contribuerait à les révéler au monde. Travaillant de concert avec Max Heindel, l'initié
rosicrucien, les connaissances académiques furent illuminées non seulement par la
perception intérieure (clairvoyance), mais également par les résultats d'investigations
menées de première main dans les archives supérieures de la sagesse (annales
akashiques). Les Evangiles cachent un profond savoir qui a pour but de mener chaque
étudiant dans le sanctuaire intime où il rencontrera La Présence qui y demeure de toute
éternité, qui guide et illumine chaque âme venant au monde.
(note : il n'est pas possible de développé le sujet en entier aussi nous vous suggérons de
vous inscrire aux cours gratuits de Bible.
Les cours de Bible ne sont donnés qu'après avoir terminé les cours de philosophie. (voir
page Rose-Croix)
L'Avent Alchimie
Le Christ La Vierge
La mort Le Ciel
Manuscrits Réincarnation
Gnosticisme Mémoire
Jésus Sommeil
L'Avent est le temps de préparation du plus saint événement de l'année. Comme Isaïe
le proclame: « Une voix crie : "Dans le désert, frayez le chemin de Yahvé; dans la
steppe, aplanissez une route pour notre Dieu". »(Isaïe 40-3). Jean-Baptiste s'en est fait
l'écho : « C'est bien lui dont a parlé Isaïe le prophète : "Voix de celui qui crie dans le
désert Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers". » (Matt 3-3)
Dans nos vies, nous nous trouvons dans un processus permanent de préparation à
différents événements et éventualités qui, pour le chrétien, se relient en définitive à
l'événement ésotérique de la naissance du Christ intérieur. Avent, vient du latin
adventus qui signifie venue. La période de l'Avent comprend les quatre semaines qui
précèdent Noël.
« Elève nos âmes, Seigneur. Rends-nous prêts pour Ton Fils. Que nous soyons capables
de te servir avec pureté par la venue de Celui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit pour
les siècles des siècles. Amen »
Dans cette prière, le terme venue se réfère à la fête de Noël. L'Avent désigne donc
d'abord l'Incarnation et tout ce qu'elle comprend. Au sujet de la correspondance entre
le calendrier liturgique et le rythme des saisons, Max Heindel nous dit : « Il y a une
raison mystique aux différents rites de l'Eglise. Ils viennent de très loin dans le passé. »
Quand le rite romain fut introduit en Gaulle au IXème siècle, l'Avent de Grégoire y
était inclus. Il fut enrichi par le rite Gallican qui mettait l'accent sur l'attente de la
deuxième venue du Christ. Ceci aboutit, à partir du Xème siècle à la riche liturgie de
l'Avent que nous avons encore de nos jours et qui possède les deux pôles :
Si l'on insiste davantage sur l'un de ces deux pôles que sur l'autre, on risque de perdre
de vue un fait important : l'Avent est une période liturgique mais c'est également un
mystère au sens ancien du terme; un sens qui a été particulièrement retrouvé au XXème
siècle; celui d'une réalité présente qui accroît et renforce la conscience de la présence du
Christ dans notre humanité. Non seulement l'Avent comporte les deux pôles que nous
venons de mentionner mais il comporte, implicitement, le mystère de l'Incarnation à la
lumière de son plein accomplissement. Le mot Avent doit donc être pris dans son sens le
plus complet possible comme se référant au passé, au présent et à l'avenir. Depuis
l'époque de Saint Bernard de Clairvaux (1090.-1153), la spiritualité chrétienne a
maintenu cette approche qui trouve sa meilleure justification dans la liturgie elle- même;
car, entre la première et la seconde venue du Christ, la présence actuelle de la grâce se
manifeste constamment : " Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du
monde." (Matt. 28-20).
Bien que l'Avent ne dure quatre semaines par an, c'est en fait toute notre vie qui
devrait être orientée vers la venue, la Présence du Christ en nous et parmi nous. Voici ce
que nous dit Corinne Heline : « L'Avent commence habituellement le dernier dimanche
de Novembre et culmine dans la gloire dorée du solstice d'Hiver.
Pour le chrétien ésotérique, il comprend trois étapes ou degrés qui donnent leurs fruits
la Nuit Sainte à minuit. Cette période de préparation ne se réfère pas uniquement aux
semaines de l'Avent mais également à des étapes définies de développement en rapport
avec ces quatre semaines. Pendant la semaine qui suit le premier dimanche se situe le
degré préparatoire ou degré de l'Annonciation.
La Vierge Marie fut la première de notre humanité à atteindre ce degré et c'est une
des raisons pour lesquelles Marie tient une telle place dans les méditations et cérémonies
de l'Avent. Le degré de l'Annonciation a pour base la pureté. Les étudiants ne réalisent
pas toujours bien à quel point cette qualité est fondamentale pour le développement
spirituel. La pureté n'est pas un état statique mais un pouvoir dynamique dans la vie de
l'aspirant. Le Christ exprima ceci très clairement lorsqu'il dit : « Heureux les coeurs
purs car ils verront Dieu » (Matt 5-8).
Les Initiés des anciennes écoles des mystères étaient soumis à de longues périodes de
probation au cours desquelles ils devaient cultiver la pureté d'esprit, d'âme et de corps,
car cela doit concerner l'être humain dans son entier, chacune de ses pensées, de ses
paroles et chacun de ses actes. Ce qui précède explique pourquoi le degré de
l'Annonciation est aussi appelé degré de Pureté. Une des premières étapes de la
purification concerne la nourriture. Aucun aspirant sincère ne peut tolérer le sacrifice
de nos jeunes frères du règne animal pour satisfaire ses appétits et son plaisir. Avec la
suppression de la nourriture carnée vient la sensibilisation du corps physique. Ceci
conduit à une plus grande réceptivité aux impulsions spirituelles. »
Les deux autres degrés sont l'Immaculée Conception et la Sainte Naissance. Les
limitations humaines n'auront plus de place dans la vie des enfants conçus de façon
immaculée.
L'Avent est une période où existe une plus grande relation entre les forces célestes et
terrestres; les pouvoirs de l'âme peuvent particulièrement s'y développer. Les aspirants
sincères peuvent plus facilement manifester leur dévotion et leur volonté pour entrer
plus pleinement dans l'oeuvre rédemptrice du Christ. Nous nous préparons à former en
nous l'Esprit Vital, l'Esprit d'Amour et d'Unité et l'Avent symbolise le temps où les être
humains sont plus clairement et volontairement enfants de Notre Père Céleste.
Profitons de cette sainte saison pour réfléchir au fait que chacun d'entre nous, à
l'exemple de Jésus, avons à préparer un corps qui permette au Christ d'y demeurer et
d'en faire usage. Réalisons que nous sommes sur la longue route de préparation à la
réalisation ultime de la Présence du Christ pleinement éveillé en nous. Puissions nous
poursuivre avec fermeté et sincérité nos efforts jusqu'à cet accomplissement.
Depuis le temps où elle fut instituée au 1er siècle, la fête de l'Avent n'a peut-être jamais
eu autant d'importance que de nos jours. En harmonie avec la loi cosmique, l'Avent a
lieu lorsque la Hiérarchie du Sagittaire envoie ses rayons sur Terre, stimulant les hauts
idéaux et renforçant les aspirations spirituelles.
Les lumières de fête et une musique joyeuse se combinent ici, sur le plan matériel pour
refléter la sublime beauté, l'intense activité et les glorieuses couleurs et sonorités qui
irradient des mondes spirituels.
Ceux qui ont une préparation suffisante expérimenteront ce puissant pouvoir en eux-
mêmes et l'état d'illumination véritable qui en résulte. L'année ecclésiastique est comme
une grande symphonie qui se termine par une puissante victoire - non encore atteint par
tous - mais promise à tout ceux qui ne relâchent pas leur effort.
Noël doit demeurer une observance extérieure jusqu'à ce que le Christ intérieur
naisse.
Ce n'est qu'alors que nous pouvons participer à la haute extase spirituelle de cette
sainte période, prouvant ainsi que nous avons eu une sainte préparation. Le chemin
suivi fidèlement jusqu'à l'accomplissement conduit à la lumière de l'Etoile de Noël -
Alchimie spirituelle
Les Frères Initiés étaient au courant des mystères de la bruine ignée active dans le corps
de l'homme. Ils connaissaient ses attributs, son origine ainsi que le parcours qu'elle
emprunte pour s'élever vers la tête où elle donne naissance à de multiples activités
créatrices de nature mentale et spirituelle; elle stimule également les fonctions de la
glande pinéale et du corps pituitaire; l'éveil de ces glandes fait de l'homme un être
supérieur.
Le serpent de feu à son véritable foyer dans le cerveau; il emprunte la medulla
oblogonta à travers la colonne vertébrale jusqu'aux organes inférieurs qui servent à la
génération physique. La glande pituitaire joue un rôle important en ce qui concerne la
régénération et l'éclosion des pouvoirs spirituels. Les anciens alchimistes divulguèrent
une profonde vérité en déclarant que "la pierre vivante"(le corps du nouvel âge) est
formé de l'union du soleil et de la lune; cette oeuvre divine s'accomplit à l'intérieur des
glandes pituitaire et pinéale. Au fur et à mesure que l'aspirant se consacre à l'existence
supérieure et se spiritualise, les courants remontent vers la tête où il forme un pont de
lumière, lumière visible.
Ceux qui tissent le "vêtement de l'âme" par la pureté, la chasteté et le service aimant et
altruiste, se qualifient dès à présent pour devenir les pionniers d'une nouvelle race qui
vivra et régnera avec le Christ dans un nouveau ciel et sur une nouvelle terre.
L'homme peut recevoir lui-même, sans intermédiaire, les vérités les plus profondes
qu'on à offrir les initiations chrétiennes; la force spirituelle l'atteint désormais
directement du Soleil, car le Christ a ouvert la voie.
Paraclet
Paraclet est le guide intérieur illuminant tout homme qui vient au monde, cette lumière
depuis si longtemps obscurcie par la pensée mortelle mais qui une fois éveillée, mène à
l'accomplissement de toute vérité. "Il vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que
je vous ai dit". L'âme est la fontaine de la sagesse, le livre d'images des âges révolus.
L'éveil du pouvoir Christique intérieur donne accès à cet entrepôt de sagesse et de savoir
dont les ressources peuvent désormais servir dans la vie de tous les jours. Le Paraclet est
le Saint-Esprit, l'aspect féminin de Dieu.
"et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet..." (st jean:14-16), "mais le
Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et
vous rappellera tout ce que je vous ai dit.Je vous laisse la paix." (st jean: 14-26).
Initiation
Le cordon médullaire joue un rôle important dans l'oeuvre alchimique; il relie les
organes générateurs situés dans la partie inférieure du corps aux centres régénérateurs
qui, eux se trouvent dans la tête. Les fleuves sacrés que mentionnent toutes les religions
du monde symbolisent la précieuse essence spinale.Le Mont des oliviers se situe prés de
la médulla oblogonta, à la base du crâne, la croix du Golgotha (qui signifie lieu du
crâne). La crèche représente le troisième ventricule cervical; le pont Varolii (l'arbre de
vie) devient, chez l'individu éveillé spirituellement,un véritable arbre de noël illuminé.
Lorsque le feu spinal s'éleve vers le cerveau frontal et le cervelet, une essence spirituelle
est émise et l'ouverture de l'oeil-qui-voit-tout revivifie le thalamus; lorsque survient cette
transformation, l'homme devient céleste.
Cependant il existe douze centres dans la tête au total; le cerveau est associé à la
chambre haute, décrite dans les Evangiles, où apparut le Christ alors que portes et
fenetres étaient fermées; cette apparition correspond à la venue du Fils, la lumière du
troisième oeil, au centre des douze disciples réunis que l'on identifie aux douze
circonvolutions, et c'est dans le troisième ventricule que se trouve la gloire de Shekinah,
la présence divine.
Seul l'eveil du Christ intérieur en l'homme peut permettre d'entrer en relation avec le
Christ solaire extérieur. Paul affirme sans plusieurs de ses épîtres que l'homme désirant
devenir un citoyen du nouvel âge doit se préparer un corps particulier, "soma
psuchikon" ou corps de l'âme.
Christ, transcription que l'on trouve dans la version grecque de l'Ancien Testament, la
Septante, traduit de l'hébreu mashakh, "oindre" (le plus souvent la forme nominale
mashiakh, "celui qui est oint", d'où est dérivé le mot "messie"). La conception
hébraïque de l'onction provient de l'idée selon laquelle l'application d'huile conférait à
la personne ou à l'objet certaines qualités supérieures ou même surnaturelles. Dans
l'ancien Israël, l'acte d'oindre signifiait que l'on conférait à quelqu'un les qualités
nécessaires à l'accomplissement d'une mission élevée. Le terme Christ fut appliqué non
seulement aux prêtres (Lévitique, IV, 3) en tant qu'intermédiaires entre Dieu et les
hommes, mais aussi aux rois (1er Livre de Samuel, II, 10) en tant que représentants de
Dieu dans la théocratie et qui, de ce fait, assumaient des fonctions sacerdotales. Plus
tard, il fut appliqué aux prophètes (1er Livre des Rois, XIX, 16) et fut même évoqué à
propos des patriarches (Psaumes, CV, 15). Mais au cours de l'évolution du concept
messianique, la signification du terme fut réduite à celle de rédempteur et de
restaurateur de la nation juive (Psaumes, II, 2).
Dans le Nouveau Testament, le mot Christ est employé à la fois comme nom commun et
comme nom propre. Dans les deux cas, il figure avec ou sans l'article défini, soit seul,
soit en combinaison avec d'autres termes et noms. Chaque fois qu'il est employé comme
nom propre, il désigne Jésus de Nazareth, en tant que Messie attendu par les Juifs. C'est
de cette utilisation du terme qu'est tirée la signification française.
Personne ne peut recevoir les Mystères du Christ sans se soumettre au préalable à une
longue période préparatoire vécue la pluplart du temps inconsciemment. La vie du
Christ Jésus illustrent les étapes progressives qui mènent l'aspirant vers la vie
supérieure.
Les mystères
Depuis le jour où le Christ institua les mystères chrétiens, ces derniers furent observés
dans un temple localisé dans les royaumes spirituels, juste au-dessus de la ville de
Jérusalem. Les premiers chrétiens le savaient fort bien et les écrits des premiers temps
font de fréquentes références à cette Jérusalem mystique.
Le Christ ne pouvait pas naître dans un corps physique parce qu'Il n'avait jamais passé
par une évolution telle que celle de la période de la terre; il a emprunté et pénétré le
corps de Jésus( à sa trentième année) et s'en est servi jusqu'au moment de sa mission sur
la calvaire. Jésus était un homme initié aux mystères et appartient à la vague de vie
humaine, le Christ appartient aux mondes spirituels des Archanges.
L'Intervention du Christ
Les manquements à la loi divine constituent ce que l'on appelle le péché. Et celui-ci
reçoit sa rétribution sous forme de souffrance. C'est de cette manière que la nature
inférieure est maintenue dans la bonne direction. Mais ce n'est là qu'un premier stade,
car l'homme doit apprendre à bien agir volontairement. Pour qu'il parvienne à
maîtriser définitivement son corps du Désir, il faut que la force divine qui le guide de
l'extérieur, au moyen de commandements, se manifeste maintenant à l'intérieur de lui-
même.
Le PERE est le plus grand initié de l'humanité de la première Période, celle de Saturne.
Il a élevé sa conscience jusqu'au monde de Dieu et il s'est uni au premier aspect de la
Divinité. Le Christ est le plus grand initié de la Période suivante, celle du Soleil. Il est le
chef des Archanges. Beaucoup plus avancé qu'eux, il s'est élevé lui aussi jusqu'au monde
de Dieu et il s'est uni au deuxième aspect de la Divinité. C'est pourquoi on l'appelle le
FILS. Jéhovah est le plus grand initié de la Période de la Lune. Il est le chef de la vague
de vie des Anges et il s'est uni au troisième aspect de Dieu. Il est le SAINT ESPRIT.
Dans l'actuelle Période de la Terre, le Christ est le grand Esprit Solaire. C'est lui qui
dirige l'évolution du Soleil. Il est le soutien du système solaire tout entier. Il procède du
Père, la Source, le Créateur. Jéhovah, quant à lui, travaille avec la vie en évolution sur
les planètes. Il réfléchit sur elles, par l'intermédiaire des satellites, les rayons spirituels
solaires. C'est pourquoi il est le Dieu lunaire.
Nous ne pouvons pas regarder le Soleil, il est trop éblouissant. Mais nous pouvons
regarder la Lune, qui nous envoie indirectement la lumière adoucie du Soleil.
Tant que l'Homme ne peut comprendre les hautes vérités spirituelles et trouver la
divinité en lui, il est nécessaire de le guider de l'extérieur en lui donnant un
enseignement à sa portée.
C'est ce que font les religions lunaires de Jéhovah. Toutes ont été fondées par un
instructeur ou un prophète, tel que Moïse, Bouddha ou Mahomet, mandaté par un
Archange, Esprit de race.
Ces religions anciennes sont basées sur la loi, qui est extérieure à l'homme et qui doit le
conduire à la religion du Christ, laquelle est basée sur l'amour. L'amour étant la force
divine qui agit à l'intérieur de l'homme et accomplit bien évidemment la loi. Lorsque
toutes nos actions seront guidées par l'amour, plus aucune dette de destinée ne sera
contractée.
L'amour spirituel est éveillé peu à peu dans le coeur humain par les vibrations
christiques.
Dans l'Ancien Testament, Jéhovah, le Saint Esprit, dirige l'humanité. Mais dans le
Nouveau Testament, le Christ fait descendre sur les Apôtres les pouvoirs du Saint
Esprit. La manifestation de Dieu à l'intérieur de l'homme est le principe fondamental, la
caractéristique essentielle, de la religion chrétienne.
Jésus peut être considéré comme l'Ego le plus avancé de notre vague de vie. Ses parents,
Joseph et Marie, étaient aussi des initiés d'un très haut degré. Le corps de Jésus fut
conçu sans passion, d'une manière immaculée. Il devait être utilisé plus tard par le
Christ. Jésus fut élevé parmi les Esséniens, et à l'âge de 30 ans il céda au Christ son
corps physique et son corps vital. Cela s'effectua au moment du Baptême, lorsque le
Christ relia ces deux corps à son propre corps du Désir, le plus inférieur de ses
véhicules. La Bible nous dit qu'à cet instant " l'Esprit de Dieu descendit sur Jésus". Le
Christ vint ainsi dans l'homme et vécut parmi les hommes. Il donna son enseignement,
prêchant l'Evangile de la vie et guérissant les malades. Puis il accomplit le sacrifice
suprême du Golgotha. Lorsque le sang de Jésus coula sur le Calvaire, le grand Esprit du
Christ fut libéré et pénétra par ce moyen dans la Terre, dont il devint l'Esprit intérieur.
A cet instant, les vibrations christiques donnèrent une formidable impulsion à notre
planète. Une lumière aveuglante remplit l'atmosphère et le voile du Temple se déchira,
ouvrant l'accès du Saint des Saints. Ce dernier événement signifie que désormais le
sentier de l'initiation n'est plus réservé à quelques élus, mais qu'il est ouvert à tous ceux
qui voudront se donner la peine de le parcourir. En déchirant le voile du Temple, qui
symboliquement cache l'Esprit à la Personnalité, le Christ a permis à tous les hommes
de prendre contact avec la divinité qui est en eux. Auparavant cela était impossible, sauf
pour quelques personnes spécialement choisies parmi les prêtres et instruites en
conséquence. Car l'Esprit de race désirait conserver son influence sur les véhicules de
l'homme jusqu'à ce que l'Esprit intérieur, l'Ego, soit assez fort pour les guider lui-même.
*
Le Christ, bien qu'étant devenu l'Esprit de la Terre, reste néanmoins le grand Esprit
Solaire, car c'est seulement une partie de Lui-même, un de ses rayons, qui a pénétré
dans notre planète.
Il souffre cependant de cette limitation, et les basses vibrations des passions humaines lui
sont à peine supportables. Il n'en poursuivra pas moins son sacrifice tant qu'il n'aura
pas sauvé l'humanité du péché et de la mort. Il purifie sans cesse les véhicules subtils de
la Terre que nous polluons quotidiennement par nos passions et nos mauvaises pensées.
C'est ainsi qu'il "efface le péché du monde". Pas celui des individus. Il met cependant à
notre disposition une matière Désir plus pure et il attire également une plus grande
quantité des deux éthers supérieurs, afin que nous puissions construire de meilleurs
véhicules en nous nourrissant de sa substance. Les deux éthers supérieurs appartiennent
à la nature spirituelle de l'homme. Ils servent à former ce que l'on appelle le corps de
l'âme, ou encore le corps christique.
Il en faut pour cela une quantité suffisante, et nous les attirons à nous par une vie sainte
et altruiste. (La purification du corps du Désir attire l'éther lumière, et celle du corps
mental l'éther réflecteur.) Le corps de l'âme est le véhicule des initiés. Il leur permet de
s'affranchir du corps physique en le laissant pénétré par les deux éthers inférieurs. Il est
en gestation chez tous les humains. C'est l'enfant Christ, enfanté par la Vierge, la
personnalité régénérée.
Nous utiliserons ce véhicule dans la sixième Epoque, que la Bible appelle la Nouvelle
Jérusalem. La Terre actuelle aura été transformée. Elle sera devenue éthérique.
Le Christ est donc venu nous aider à transformer notre corps physique mortel en un
véhicule éthérique immortel.
Lui-même épure la Terre et la rend plus éthérée. Il prépare ainsi notre entrée dans son
royaume : la Nouvelle Jérusalem, située dans la région éthérique du monde Physique et
composée principalement du troisième éther : l'éther lumière.
Dans cette "cité sainte", la Bible nous apprend que nous pourrons nous alimenter de
l'arbre de vie. La souffrance, la vieillesse et la mort n'existeront plus. L'humanité sera à
nouveau une grande fraternité comme aux premiers temps de l'Atlantide.
Mais dans l'Atlantide nous étions entièrement guidés par les Anges et semblables à des
enfants dociles et innocents. Tandis que dans la Nouvelle Jérusalem nous agirons par
nous-mêmes, possédant la sagesse et les vertus nées de l'expérience et de l'épreuve.
LA VIERGE MARIE
MARIE DE NAZARETH
Marie était de taille moyenne et de teint clair; elle avait de grands yeux tirant sur le bleu
et une chevelure brun-roux, ses mains et ses doigts effilés et beaux, et sa figure,
parfaitement symétrique; son parler était plaisant; son apparence, modeste et affable; la
gloire et la majesté qui se dégageaient de sa personne étaient grandes. Marie était encore
très belle, grande et svelte, elle avait conservé sa jeunesse; une longue chevelure
entourait sa figure ovale et délicate d'un halo chatoyant.
Sous la conduite et l'inspiration de Marie, les pionniers du nouvel âge vivront en eux une
expérience semblable à celle que connurent la Vierge et les Apôtres.
SA NAISSANCE
la nuit de la naissance,une lumière surnaturelle enveloppa la mère agenouillée devant
son sanctuaire et illumina les moindres recoins de la pièce, car Anne tenait contre son
sein la forme bénie de l'enfant. Comme toutes les maîtresses âmes qui s'incarnent dans
un but précis, Marie fut dés sa naissance en parfaite possession de toutes ses facultés
spirituelles. Elle reconnut dés son enfance les messagers qui l'entouraient et desquels elle
recevait des instructions.
Lorsqu'elle fut âgée d'un an, elle fut consacrée au temple; ses parents, initiés apprirent
de leurs propres instructeurs la haute destinée qui attendait leur fille et l'éduquèrent en
conséquence. Dés son entrée au temple, elle atteignit directement son illumination du
Seigneur lui-même."Voilà que le Seigneur t'a préparé une fille du nom de Marie;
garde-la avec diligence et enseigne-lui à entrer et à sortir du Temple du Seigneur" :
comme le savent les ésotéristes "entrer et sortir du Temple" est une expression faisant
référence à la libération corporelle de l'Ego grâce à l'initiation; ce processus permet à
l'individu de visiter le Temple qui n'est pas fait de main d'homme, c'est à dire les plans
spirituels.
"Le Saint Esprit" para la Vierge Marie de privilèges spéciaux, telle la faculté de
construire des images de l'esprit. Bien que Marie se soit unie aux nuées angéliques, elle
continue à travailler avec la terre et son humanité.
La Mort
Lorsque l'Esprit n'est plus en mesure de tirer profit des conditions de l'existence
matérielle, l'archétype du corps physique cesse de retentir, et la vie se termine par la
mort.
Cet événement peut nous sembler prématuré lorsqu'il survient brusquement, à la suite
d'un cataclysme, d'un accident, ou encore sur un champ de bataille.
Les résultats des expériences effectuées pendant la vie qui vient de finir ont été gravés
sur cet atome spécial.
Seul, parmi les autres atomes (qui sont sans cesse renouvelés), il est resté stable. Et cela
de vie en vie, car il a fait partie de tous les précédents corps physiques de l'Ego et il
servira de noyau au corps suivant. C'est pourquoi il a reçu le nom d'Atome-germe.
Pendant la vie terrestre, l'atome-germe anime le coeur. Il est situé dans le ventricule
gauche de cet organe, près de la pointe.
Quand les autres véhicules ont quitté le corps physique, ils lui sont encore reliés par une
corde subtile et extensible, appelée : Corde d'argent. Une extrémité de cette corde est
attachée au coeur par l'atome-germe.
Le départ des forces de l'atome-germe cause l'arrêt du coeur. Mais la corde d'argent
n'est pas brisée tant que le Panorama de la vie, inscrit sur l'éther réflecteur du corps
vital, n'a pas été passé en revue.
Au fur et à mesure qu'il se déroule, il est enregistré sur le corps du Désir. Il servira ainsi
de base à l'existence qui va suivre, au Purgatoire d'abord, et ensuite au Premier Ciel.
La durée du panorama est fonction de l'endurance du corps vital. Elle peut atteindre 3
jours 1/2 au maximum. Cela correspond au temps durant lequel une personne pourrait
rester éveillée en cas de besoin.
Quand le corps vital s'affaisse, l'homme se retire dans le monde du Désir. La corde
d'argent se brise, et le corps vital est abandonné à son tour. Il retourne au corps
physique, mais il ne le pénètre plus comme pendant le sommeil. Il plane au-dessus et se
désintègre en même temps que lui. (En réalité, le corps vital ne retourne pas entièrement
au corps physique. La partie la plus subtile, comprenant l'éther lumière et l'éther
réflecteur, reste avec les véhicules supérieurs et forme la base de la conscience dans le
monde du Désir.)
Toute atteinte faite au corps physique avant la rupture de la corde d'argent, telle que
l'autopsie ou l'embaumement, sera dans une certaine mesure ressentie par le défunt.
Tous ces événements dérangent l'Ego et l'empêchent d'apporter une extrême attention
au déroulement du panorama. Celui-ci ne pourra s'inscrire convenablement sur le corps
du Désir, et les expériences de la vie qui vient de finir seront perdues, en partie ou en
totalité.
La crémation devrait être évitée pendant les 3 jours 1/2 qui suivent la mort, car elle a
pour effet de causer la désintégration du corps vital, qui doit être conservé intact
pendant cette période.
Nous verrons, un peu plus loin, les mesures prises par les grands Etres qui dirigent notre
évolution pour remédier aux mauvais traitements que notre ignorance inflige aux
mourants et compenser les circonstances dramatiques qui entourent certains décès.
Au sujet de la corde d'argent, il est utile de préciser qu'elle se compose de trois segments
reliant entre eux les atomes-germes des différents véhicules de l'homme. Pendant les
heures de veille, sa localisation et celle des atomes-germes est la suivante :
Le premier segment, constitué d'éther, relie l'atome-germe du corps physique, situé dans
le coeur, à l'atome-germe du corps vital, qui se trouve dans le plexus solaire.
L'homme abandonne la partie dense de son corps vital, c'est-à-dire les deux éthers
inférieurs qui entretenaient la vie dans le corps physique. Il emporte les forces de
l'atome-germe. Elles serviront de noyau au prochain corps vital.
L'Ego quitte alors la région éthérique. Il se retire dans le monde du Désir, et son corps
émotionnel prend la forme du corps physique abandonné.
Le Ciel
Quand le séjour dans les régions inférieures est terminé, l'homme passe au PREMIER
CIEL, et le résultat de ses souffrances est enregistré sur l'atome-germe du corps du
Désir. C'est ce qui dans l'avenir s'exprimera sous forme de conscience et le dissuadera
de faire le mal.
Le Panorama de la vie se déroule de nouveau à rebours, mais cette fois-ci ce sont les
bonnes actions qui forment la base des sentiments éprouvés. L'homme ressent toute la
joie qu'il a procurée aux autres et également toute la reconnaissance qu'il a vouée à ses
bienfaiteurs.
C'est ainsi que l'Esprit assimile le bien contenu dans sa vie passée.
Le Premier Ciel est aussi un lieu de félicité et de perfectionnement pour ceux qui ont
pratiqué l'altruisme et aimé les arts.
Les nobles aspirations de l'homme y sont réalisées dans une large mesure.
Les personnes studieuses ont accès à toutes les bibliothèques du monde. Il leur suffit de
désirer un livre pour en disposer aussitôt.
Le peintre travaille avec des couleurs vivantes. Sa pensée les mélange à son gré, pour sa
plus grande joie.
De belles maisons, des fleurs et toutes les choses agréables sont le partage de ceux qui les
ont désirées. Ils les construisent eux-mêmes, par la pensée, avec la substance désir. Mais
ces réalisations sont pour eux aussi réelles et tangibles que le sont pour nous les
constructions d'ici-bas.
Quand un enfant meurt avant l'âge de 14 ans (c'est-à-dire avant la naissance effective de
son corps du Désir), il va directement au Premier Ciel.
Il est toujours accueilli par un parent, ou par une personne aimante, qui prendra soin de
lui. Son existence est particulièrement heureuse et se prolonge de 1 à 21 ans, dans
l'attente d'une occasion favorable pour une nouvelle incarnation.
Les enfants disposent au Premier Ciel de jouets merveilleux, qui servent aussi à leur
éducation. Mais surtout, ils reçoivent un enseignement spécial montrant l'influence
néfaste des passions et les bienfaits qui résultent de la purification des sentiments.
Ces leçons resteront gravées sur le corps du Désir au cours de leur prochaine
incarnation. Elles les inciteront à bien agir et à résister à la tentation.
Ceux qui n'ont pu recueillir la moisson de leur vie précédente, et dont l'existence au
Purgatoire et au Premier Ciel a été terne et stérile, parce qu'ils ont été dérangés au
moment de leur mort (pendant l'enregistrement du Panorama), bénéficient
généralement de ces mesures spéciales à titre de compensation.
Lorsque le séjour au Premier Ciel est terminé, le résultat des bonnes actions est gravé
sur l'atome-germe du corps du Désir. Il constituera, par la suite, le sentiment de
droiture, encourageant l'homme à pratiquer la vertu.
L'Ego abandonne alors son corps émotionnel. Mais il conserve les forces de l'atome-
germe. Elles serviront de noyau au corps du Désir futur.
Les Frères Aînés de la Rose-Croix en ont tiré un exercice qui, s'il est sérieusement
pratiqué, permet de réduire, ou même d'éviter, le séjour au Purgatoire.
Cet exercice consiste à revoir chaque soir, avant de s'endormir, les principaux
événements de la journée. Mais cette révision doit se faire à l'envers, en commençant par
les derniers événements de la soirée et en terminant par ceux du début de la matinée.
Nous faisons ainsi beaucoup moins de mal et beaucoup plus de bien au cours de notre
vie.
Après la mort, nous pourrons utiliser notre temps de passage dans le monde du Désir à
notre guise, et nous en profiterons pour aider les âmes du Purgatoire, ce qui nous
vaudra un supplément de croissance spirituelle.
Après l'abandon de son corps du Désir, l'Ego, revêtu du seul corps mental, s'élève dans
le DEUXIEME CIEL, situé dans la région de la Pensée concrète.
Le Deuxième Ciel est la véritable patrie de l'Ego. Il y demeure pendant des siècles,
entouré de vibrations harmonieuses et vivifiantes. Car, nous l'avons vu, le monde de la
Pensée est celui du son.
Le musicien inspiré s'efforce, ici-bas, de nous apporter un écho de cette musique céleste.
La quintessence des trois corps qui formaient la Personnalité de la vie précédente est
maintenant assimilée par l'Esprit triple. Tandis que le bien, extrait au Premier Ciel, est
transformé ici en pensée juste.
C'est ainsi que l'homme renaîtra avec un meilleur mental, un meilleur tempérament, un
meilleur entourage et de nouvelles opportunités. (Dans la mesure de ses efforts, bien
entendu.)
Dans le Deuxième Ciel, l'homme travaille avec les forces de la nature. Sous la direction
de Grands Etres, il modifie les archétypes du monde physique, transformant les
continents, le climat, la flore et la faune, préparant ainsi le cadre de sa nouvelle
existence.
Les Egos arriérés et peu actifs négligent de travailler à l'amélioration de leur pays futur.
A leur retour sur Terre, ils habiteront des contrées déshéritées.
L'Esprit apprend également à construire les véhicules qu'il utilisera plus tard. S'il
commet des erreurs, il s'en rendra compte à l'usage dans le monde physique.
On peut d'ailleurs dire de notre monde matériel qu'il est une véritable école de pensée.
L'homme modifie et perfectionne sans cesse ses plans dans les domaines industriels,
commerciaux ou sociaux.
La vie courante l'oblige également à rectifier son jugement lorsque l'expérience lui en a
démontré la faiblesse.
Peu à peu, il développe la précision et la puissance de sa pensée. Un jour viendra, quand
d'autres progrès auront été accomplis, où il sera capable de créer par le seul pouvoir de
la pensée.
Finalement, l'Esprit extrait et assimile l'essence de son corps mental. Puis, privé de tout
véhicule, il s'élève dans la région de la Pensée abstraite, que l'on appelle le TROISIEME
CIEL.
Il est fortifié par les hautes vibrations spirituelles de ce monde, et il s'y repose en
attendant sa prochaine descente dans la matière.
Peu de personnes sont capables de penser régulièrement d'une manière abstraite, c'est
pourquoi la plupart des hommes sont pratiquement inconscients dans le Troisième Ciel.
La Lémurie - L'Atlantide
Dans les derniers temps de la Lémurie, l'atmosphère de notre planète était encore
lourde et brûlante.
La croûte terrestre commençait à se solidifier, formant par endroits des îles entourées
d'une mer d'eau bouillonnante. Sur ces îles, l'homme vivait dans des forêts de fougères
géantes, peuplées d'animaux de grande taille.
Le Lémurien n'avait pas conscience de son propre corps. Pas plus que nous n'avons
actuellement conscience de notre estomac ou de notre foie, quand ces organes
fonctionnent normalement.
Il n'avait pas non plus la vue physique. Mais il possédait une vision intérieure qui lui
donnait une idée approximative de la forme des objets. En outre, il percevait clairement
la nature intime de ses semblables.
*
L'Epoque Atlantéenne commença avec la formation d'un nouveau continent :
l'Atlantide.
L'Atlantide était le lieu de rencontre des courants d'air chaud venant du sud, où se
trouvaient de nombreux volcans en activité, et de l'air froid descendant des régions
polaires. De ce mélange résultait la formation d'un épais brouillard qui rendait la
visibilité pratiquement nulle.
Cela était sans grande conséquence, car la vue physique des premiers Atlantéens était
peu développée. Ils prenaient conscience les uns des autres (comme les Lémuriens) grâce
à une sorte de clairvoyance, semblable à celle que nous avons en état de rêve.
De nos jours, les "voyants", médiums et autres sensitifs réveillent en partie cette
ancienne conscience négative, sur laquelle ils n'ont pas de contrôle car elle dépend du
système sympathique.
Il n'en est pas de même des initiés, dont la faculté de clairvoyance volontaire dépend
d'organes reliés au système cérébro-spinal.
La densité du brouillard était telle, que l'on peut dire des premiers Atlantéens qu'ils
vivaient sous l'eau. Ils respiraient d'ailleurs par des organes semblables à des branchies
et ne construisirent des poumons que lorsque l'atmosphère commença à s'éclaircir.
Peu à peu, en effet, le brouillard se condensa en eau et, finalement, nos ancêtres
émerveillés purent admirer le spectacle grandiose du soleil radieux se levant sur
l'Atlantide.
Dans les premiers temps de l'Epoque Atlantéenne, l'humanité formait encore une
grande famille. Nous n'avions pas le sentiment du "toi" et du "moi". Tous enfants du
"Père céleste", nous vivions en parfaite harmonie sous la direction des Anges.
C'est cette condition que la Bible appelle le "Jardin d'Eden" (le Paradis terrestre).
Mais quand les brumes de l'Atlantide se dissipèrent, chacun s'aperçut qu'il était
différent des autres et comprit qu'il lui fallait d'abord rechercher son intérêt personnel.
L'égoïsme devint la règle et les passions se déchaînèrent.
La lutte pour la vie et l'obtention du pouvoir ou des biens matériels commença, âpre et
sans pitié. L'Homme venait de recevoir l'Intellect, et, en conséquence, un certain degré
de libre arbitre lui fut accordé, ce qui le rendit responsable devant la loi de cause à effet.
L'influence luciférienne s'était déjà manifestée dans la Lémurie. Mais c'est seulement
dans l'Atlantide, lorsque l'Homme fut doté de l'Intellect, que ses effets pernicieux se
firent pleinement sentir.
C'est afin de dégager l'Intellect de l'emprise du corps du Désir que Jéhovah promulgua
les lois de l'Ancien Testament et punit sévèrement tous ceux qui transgressaient ses
commandements. Il divisa l'humanité en différents groupes et plaça chaque peuple sous
la direction d'un grand Archange, Esprit de race.
Le véhicule ordinaire des Archanges est le corps du Désir. Comme ils ont acquis une
grande maîtrise dans l'emploi de la substance émotionnelle, ils sont particulièrement
qualifiés pour aider les Etres qui apprennent à construire et à utiliser un corps du Désir.
Certains d'entre eux contrôlent les activités humaines et guident les nations. D'autres
Archanges, moins avancés, sont les Esprits-groupes des animaux.
Nous avons déjà vu que les Anges, dont le corps est éthérique, régissent principalement
les fonctions de reproduction et de croissance. Ils sont aussi les Esprits de famille et de
communauté.
Les Archanges ont donné aux peuples leurs principales caractéristiques : les traits
physiques, la langue, les coutumes, la religion.
Ils sont un facteur agissant dans la vie des nations, dans leur élévation et dans leur
chute. Ils combattent pour elles au cours des guerres et punissent les plus fautives par la
défaite et la servitude.
Les généraux vainqueurs ne sont pas sans mérite. Mais ce sont les Archanges qui
donnent la victoire. Ils peuvent déjouer les plans les mieux établis et ils sont capables de
mettre en déroute une armée entière en la privant de l'ardeur nécessaire pour
combattre.
Tout le monde connaît le cas de Jeanne d'Arc, qui, conseillée par des voix célestes,
réussit à vaincre les généraux anglais, alors qu'elle ignorait tout du métier des armes.
Les désastres occasionnés par les guerres, aussi bien dans le camp des vainqueurs que
dans celui des vaincus, ont pour but de montrer aux hommes les résultats tragiques de
leurs énergies mal dirigées.
Les Archanges ont en vue le développement moral de l'humanité. Ils encouragent les
idéaux élevés et détruisent les civilisations décadentes.
Toutes les religions (sauf la religion chrétienne) émanent de Jéhovah. Elles agissent sur
l'homme de l'extérieur, en le guidant au moyen de la Loi.
Jéhovah est le Dieu lunaire. Cela signifie qu'il réfléchit sur nous, à partir de la Lune, les
radiations spirituelles solaires. Nous ne pourrions en effet comprendre actuellement les
vérités sublimes transmises par les rayons directs du Soleil. Nous serions incapables
d'harmoniser nos vies avec un idéal aussi élevé.
Les religions de race sont incomplètes et provisoires. Elles font largement référence à la
Lune. Mais toutes parlent, sous une forme ou sous une autre, de l'Esprit Solaire qui doit
venir.
Les Sémites originaux furent la plus importante des races atlantéennes. Ils étaient
spécialement guidés par Jéhovah, qui en avait fait son peuple d'élection car il désirait en
tirer un noyau susceptible de donner naissance aux races de la future cinquième
Epoque, l'actuelle Epoque Aryenne.
Seul un petit nombre se montra capable d'acquérir les qualités requises pour remplir
cette mission. La plupart des Sémites originaux se révélèrent particulièrement difficiles
à diriger. Ils frustrèrent les intentions de leur chef.
Jéhovah se plaint d'eux tout au long de l'Ancien Testament. Il dit que c'est un peuple à
"la nuque raide". Ces anciens rebelles sont les Juifs de notre époque. (Les Mongols et les
peuples de race jaune sont issus des derniers Atlantéens. Tandis que les Noirs sont les
descendants de la race Lémurienne.)
Cette disparition fut d'abord partielle, et l'Epoque Aryenne actuelle fut introduite
progressivement. Il y a eu trois Déluges importants dans l'Atlantide, et il s'est écoulé
environ 750.000 ans entre le premier et le dernier, lequel remonte approximativement à
10.000 ans.
Les races Atlantéennes ont développé la Ruse, qui, nous l'avons vu, est produite par
l'union du corps du Désir et de l'Intellect non contrôlé par l'Esprit.
La raison nous apprend à rechercher ce qui en dernière analyse nous est le plus
profitable. Elle tient souvent le corps du Désir en échec. Mais la raison est basée sur
l'égoïsme, source de nombreux maux. Elle sera supplantée dans l'avenir par l'Intuition.
L'Intuition, la véritable Intuition, a pour base l'amour spirituel. Elle nous mettra en
relation directe avec la sagesse divine. Cette connaissance ressentie par le coeur éclairera
la raison.
Esséniens, membres d'un groupe juif religieux apparu vers le IIe siècle av. J.-C. et
dispersé après la destruction de Jérusalem par Titus en 70 apr. J.-C. Organisés en
communautés pratiquant un ascétisme rigoureux, les esséniens purent compter environ
quatre mille membres à travers la Palestine, l'Égypte et la Syrie. Les principales
communautés s'installèrent sur les rives de la mer Morte. Ils vivaient regroupés en
petites communautés autonomes et pratiquaient l'agriculture et l'artisanat.
Les esséniens n'apparaissent pas sous ce nom dans les textes de la Bible ni dans la
littérature rabbinique!; les seules sources d'information à leur sujet nous sont venues
des écrits de Philon d'Alexandrie, philosophe et savant juif hellénisé du Ier siècle av. J.-
C., de l'historien romain Pline l'Ancien et de l'historien juif Flavius Josèphe. On a cru
reconnaître en certains groupes identifiés par la littérature biblique ou rabbinique
l'origine possible de la dissidence essénienne : par exemple les tseniim (les "modestes" ou
les "chastes"), les hashchaïm (les "silencieux"), les hasidim harishonim (les "pieux
anciens" ou les "aînés"), les nigiyyes, les had daath (les "cœurs purs") ou les wattiqim (les
"hommes justes"). Chacun de ces termes aurait pu définir la communauté essénienne,
dont l'enseignement fondamental prônait l'amour de Dieu, de la vertu et du prochain.
La communauté se caractérisait aussi par la mise en commun de tous les biens (répartis
selon les besoins), une stricte observance du shabbat ainsi que de la pureté rituelle
(impliquant les bains à l'eau froide et le port de vêtements blancs). Il était interdit de
jurer, de prêter serment (sinon celui d'entrée dans la communauté essénienne), de
sacrifier des animaux, de fabriquer des armes, de pratiquer les affaires ou un commerce.
La communauté recrutait ses adeptes parmi des enfants qu'elle adoptait ou parmi ceux
qui désiraient renoncer aux biens matériels. Un noviciat de trois ans s'imposait avant de
prononcer le serment solennel d'adhésion, lequel requérait obéissance et secret absolus.
On leur enseignait la piété, la sainteté, la rectitude et la frugalité; leur amour de la vertu
se manifestait par l'indifférence qu'ils éprouvaient envers l'argent, le pouvoir et les
plaisirs ainsi que par leur existence chaste, simple et modeste. Leurs plus hauts idéaux
étaient de devenir des temples dignes de l'Esprit Saint ( 1cor6: 19) d'accomplir des cures
miraculeuses ; on leur enseignait que l'humilité et la pureté étaient des vertus cardinales
et ils vivaient loin du monde.
Les esséniens furent parmi les premiers à condamner l'esclavage, qu'ils jugeaient
contraire aux droits de la personne. Ils auraient ainsi racheté des esclaves pour les
libérer.
Depuis 1947, on en sait beaucoup plus sur les esséniens, grâce aux
parchemins hébreux anciens (voir Mer Morte, manuscrits de la)
découverts au
Khirbet Qumran, près de la mer Morte: ce lieu fut sans aucun
doute une
implantation essénienne dès le Ier siècle av. J.-C.
Parmi les manuscrits découverts dans les grottes voisines figure,
entre autres,
un manuel de discipline, décrivant un mode de vie très proche de
ce que
rapportent les sources historiques anciennes.
Les esséniens exigeaient de leurs candidats qu'ils se soumettent à
une
période de noviciat de trois ans; avant d'être admis dans les
Mystères, les
candidats devaient passer trois jours et trois nuits à méditer dans
une grotte
isolée; ils se nourrissaient alors que de fruits, de pain et d'eau.
Leur communauté la plus importante était située prés d'Alexandrie, dans une vallée
reculée près de la Mer de Moria. Joseph et Marie étaient des initiés esséniens de haut
rang; Jean le baptiste et Jésus furent également élevés sous leurs soins; les esséniens
étaient les messagers et les instructeurs des enseignements secrets et ésotériques des
phases nouvelles.
C'est aussi sur les rives du Jourdain, à côté de la mer de Galilée que les disciples du
Christ, de concert avec le Maître Jésus établiront la plus grande école spirituelle que le
monde aura connu; cet événement surviendra en préparation du jour glorieux du
second avènement du Christ dont sera témoin la ville mystique de Jérusalem.
LE JARDEN D'EDEN
On peut se demander pourquoi les Divins Guides de l'humanité n'empêchèrent pas cette
intervention funeste des Esprits lucifers. En réalité, l'Homme avait été mis en garde
contre leurs agissements. Mais il devait apprendre à faire usage de son libre arbitre.
Les Lucifers, malgré tous les malheurs qu'ils ont apportés, sont pour nous une source de
progrès. Ils sont les tentateurs qui font ressortir nos points faibles. Et grâce à l'énergie
qu'ils nous infusent, nous avons transformé le Monde.
Dans la Bible, cet Arbre est situé à l'intérieur du Jardin d'Eden. Et la faute attribuée à
nos premiers parents est universellement connue à travers l'histoire de la "Pomme
d'Adam".
Le couple humain qui au "Paradis terrestre" a écouté les dangereux conseils de Lucifer
(le serpent) représente l'humanité dans son ensemble. Car Dieu, qui est justice et amour,
ne saurait nous tenir personnellement pour responsables d'un délit commis par
quelqu'un d'autre dans un lointain passé.
Cette faute, qui causa la chute de l'Homme et ses vicissitudes dans le monde physique,
consiste à mésuser du pouvoir créateur.
Elle s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Il en résulte des corps qui connaissent la maladie,
la décrépitude et la mort.
La Bible nous apprend qu'après avoir mangé du fruit de l'Arbre interdit, "les yeux de
l'homme et de la femme s'ouvrirent, leur faisant connaître qu'ils étaient nus".
Nous avons vu précédemment que les premiers humains n'avaient pas conscience de leur
corps physique. C'est à la suite d'unions sexuelles répétées qu'ils prirent peu à peu
"connaissance" de ce corps. Celui-ci commença à ressentir la souffrance et en
particulier les douleurs de l'enfantement annoncées par Jéhovah.
Au fur et à mesure que l'Homme entrait dans la vie physique, sa conscience des mondes
intérieurs s'obscurcissait et elle finit par disparaître.
Ce jardin représente en réalité la région éthérique du monde physique. La Bible nous dit
qu'il était arrosé par quatre fleuves. Ce sont les quatre éthers.
Et de celui-là, il n'était pas question qu'on laissât l'Homme en manger, car il symbolise
la faculté de régénération du corps vital.
Si l'Homme avait appris le moyen de régénérer son corps vital, il serait devenu capable
de rendre le corps physique immortel. Ce qui dans l'état d'imperfection de ce véhicule
aurait été une calamité.
C'est pourquoi, des Chérubins, armés d'une épée flamboyante, furent placés à l'entrée
du Jardin d'Eden pour interdire l'accès de l'Arbre de vie
Centre de Paris
Nous voyons donc, d'après ce qui précède, que l'homme est un Esprit, en fait un Esprit
triple, doté d'un Intellect au moyen duquel il gouverne un corps triple : la Personnalité.
Les 3 aspects de l'Esprit sont appelés : l'Esprit Divin, l'Esprit Vital et l'Esprit Humain.
La Divinité aussi est triple. Nous savons qu'elle se présente sous la forme du Père, du
Fils et du Saint Esprit.
L'Esprit triple est le reflet de Dieu. Et chacun de ses aspects lui correspond de la
manière suivante :
Le résultat de son activité, l'extrait de son travail, constitue ce que l'on appelle : l'Ame.
Et l'âme, à son tour, est assimilée par l'Esprit. C'est elle qui qualifie l'Esprit et lui donne
son pouvoir.
A l'état de veille, tous les véhicules de l'homme s'interpénètrent, et grâce à eux l'Ego est
capable d'agir dans le monde physique.
L'Ego tire de ces images mentales des conclusions sur les sujets auxquels elles se
rapportent. Ces conclusions sont des Idées.
Si une action immédiate est nécessaire, l'Ego, par le pouvoir de la volonté, projette une
"idée" dans l'Intellect, où elle donne naissance à une Forme-pensée en s'entourant de la
substance mentale de la région de la Pensée concrète.
C'est de cette manière que la force spirituelle contenue dans la pensée se manifeste.
L'empreinte de l'acte ainsi que celle du sentiment qui l'a provoqué s'inscrivent dans
l'éther réflecteur du corps vital où siège la mémoire.
Il arrive cependant que la nature inférieure, autrement dit le corps du Désir, s'oppose à
la forme-pensée, qui est de ce fait repoussée par la force de Répulsion.
Si la force spirituelle contenue dans la pensée (la volonté de l'homme) est assez
puissante, elle peut rassembler suffisamment de matière désir pour provoquer l'action.
Dans le cas contraire, la pensée est rejetée et le corps du Désir reste maître de la
situation, comme cela arrive hélas trop souvent.
*
L'Ether Réflecteur contient en effet toutes les archives de notre vie. Ces archives
constituent ce que l'on appelle la Mémoire subconsciente.
L'éther, contenu dans l'air que nous respirons, porte en lui une image détaillée de tout
ce qui nous environne, de toutes les scènes qui se déroulent autour de nous, et également
de ce que nous pensons et éprouvons.
Les poumons transmettent ces images au sang, qui est un des produits supérieurs du
corps vital, et elles sont imprimées sur l'éther réflecteur de ce véhicule. Elles sont
également enregistrées sur un atome spécial, situé dans le coeur, et dont nous parlerons
un peu plus loin.
Ces archives de notre vie serviront à déterminer nos conditions d'existence après la mort
du corps physique.
Il est donc très important de savoir que tout ce que nous faisons, tout ce que nous
pensons, est fidèlement enregistré.
Il existe encore une troisième forme de mémoire, appelée superconsciente. Elle est
imprimée sur l'Esprit Vital et contient la somme de nos connaissances et de nos facultés
acquises dans les vies passées.
Ces aptitudes ne se manifestent pas toujours dans nos vies présentes. Mais on en trouve
une expression partielle dans le caractère et la conscience.
Pendant les heures de veille, le corps du Désir et l'Intellect détruisent sans cesse les tissus
du corps physique.
Le corps vital s'efforce fidèlement de les restaurer. Mais il n'est pas capable de
compenser éternellement les destructions occasionnées par les autres véhicules. Il perd
graduellement du terrain et finalement il s'affaisse.
Le fluide vital cesse de circuler en quantité suffisante le long des nerfs, et le corps
s'assoupit.
L'Ego, gêné, est contraint de se retirer, emmenant avec lui l'Intellect et le corps du
Désir. Le corps physique reste pénétré par le corps vital dans un état d'insensibilité que
nous appelons le Sommeil.
C'est dans le monde du Désir que l'Ego se retire. Là, il rétablit le rythme et l'harmonie
de l'Intellect et du corps émotionnel.
Quand ces véhicules sont fortifiés, ils travaillent à leur tour à la régénération du corps
vital. Ce dernier spécialise à nouveau l'énergie solaire et s'active à restaurer le corps
physique, que nous retrouvons frais et dispos au réveil.
Il arrive parfois que le corps du Désir ne se retire pas complètement du corps vital. Il en
résulte que le travail de restauration s'accomplit imparfaitement, tandis que certaines
scènes du monde du Désir parviennent à la conscience physique sous forme de rêves. Ces
rêves sont confus ou grotesques par suite de la mauvaise liaison entre les véhicules.
Certains rêves, cependant, apportent des solutions logiques aux problèmes de la vie. Ils
se produisent généralement juste avant le réveil et seulement lorsque la séparation des
véhicules a été complète.
Ce sont des avertissements que l'Ego imprime sur le cerveau au moment du réveil. (Ils
sont, le plus souvent, très vite oubliés.)
Evolution Actuelle
Nous allons maintenant accorder une plus grande attention au développement qui a été
le nôtre depuis le début de l'actuelle quatrième Révolution de la Période de la Terre.
Ce dernier ne pouvait en effet atteindre l'éclat de la brillante étoile que nous connaissons
avant que les Etres les moins avancés du système solaire n'aient été éloignés à une
distance convenable du noyau central.
Les planètes ont été lancées successivement dans l'espace. Et l'on peut dire (exception
faite de Jupiter) que plus une planète est éloignée du Soleil, plus la vie qui l'habite est
arriérée.
En ce qui nous concerne, nous étions encore sur le globe central au cours de la première
Epoque, dite Polaire, car nous habitions la région polaire du Soleil.
Pendant cette Epoque, le corps physique fut reconstruit. C'était encore un véhicule à
l'état vaporeux, en forme de sac, assez peu comparable à notre corps actuel.
Puis vint la seconde Epoque, que l'on appelle Hyperboréenne, et le corps vital fut ajouté
au corps physique, modifié pour la circonstance.
C'est vers la fin de cette Epoque que la Terre fut lancée à son tour dans l'espace. Nous
avions en effet trop solidifié la région que nous habitions et nous étions devenus un frein
pour l'évolution des Etres supérieurs qui vivent sur le Soleil et progressent grâce à ses
formidables vibrations.
La troisième Epoque est l'Epoque Lémurienne, au cours de laquelle le corps du Désir est
venu s'ajouter au corps vital et au corps physique. Nous étions alors dans une condition
semblable aux animaux.
Lorsque les plus arriérés de ces derniers forment un groupe important, et lorsque leur
retard est considérable, ils deviennent un obstacle pour la vie en évolution sur une
planète. Il est alors nécessaire de les mettre à part afin de leur donner des leçons
particulières rigoureuses, destinées à leur permettre de regagner, si possible, la planète
mère.
Telle est la raison d'être des satellites qui tournent autour des planètes.
C'est JEHOVAH, le Dieu de l'Ancien Testament, qui fut l'auteur de cette division.
La Bible nous raconte cet événement dans l'histoire imagée de la "côte d'Adam".
Histoire fantastique d'ailleurs, car le mot hébreu qui a été traduit par "côte" signifie
également et plus raisonnablement : "côté". C'est donc un côté, un des pôles de l'énergie
créatrice, qui a été retiré de l'homme. Lequel avait été créé auparavant à l'image de
Dieu, mâle et femelle (Genèse 1-27).
Jéhovah est le chef de la vague de vie des Anges (celle qui précéda la nôtre). Il est
également assisté par un certain nombre d'Archanges (qui, eux, précédèrent les Anges).
Lorsque l'homme possédait les deux sexes, c'est-à-dire la double polarité de la force
créatrice, il ne pouvait faire usage de son pouvoir créateur que dans l'acte de
reproduction.
Mais quand la force créatrice fut divisée, une moitié fut dirigée vers le haut et utilisée
pour construire le cerveau et le larynx afin que l'Esprit puisse, le moment venu,
s'exprimer dans son corps par la pensée et la parole et non plus seulement par la
génération.
La seconde moitié de la force créatrice resta avec les organes sexuels, et l'homme fut
contraint de rechercher un partenaire possédant l'autre pôle du pouvoir créateur
(autrement dit l'autre sexe) pour accomplir l'acte de reproduction. Ce fut le début du
mariage.
A cette Epoque reculée (l'ancienne Lémurie), l'union avait lieu sans la conscience des
participants. Elle s'effectuait sous la direction des Anges.
A certaines époques de l'année, lorsque les conditions planétaires étaient favorables, ils
guidaient les humains vers des sortes de grands Temples dans lesquels l'acte sacré était
accompli.
L'accouchement se faisait sans douleur, et les corps ainsi conçus duraient fort
longtemps, sans jamais connaître la maladie.
Tout le travail de Jéhovah et de ses Anges consistait à préparer les véhicules de l'homme
afin que l'Ego puisse finalement pénétrer en eux et s'en servir pour s'exprimer.
Cette prise de contrôle des corps par l'Esprit ne s'est pas faite en un jour, mais
progressivement, au cours d'une très longue période de temps. Et même aujourd'hui
nous savons que l'Esprit n'est pas toujours le maître de ses véhicules.
Vers la fin de l'Epoque Lémurienne (qui s'étendit sur des millions d'années), les Etres
les plus avancés purent recevoir l'Intellect. C'est ainsi qu'ils formèrent la première race
humaine : la race Lémurienne.
les Évangiles
Les Évangiles selon saint Matthieu et saint Luc relatent la naissance et l’enfance de
Jésus. Tous deux font remonter son ascendance à Abraham et à David (Évangile selon
saint Matthieu, I, 1-17; Évangile selon saint Luc, III, 23-38).
Les trois Évangiles synoptiques (les trois premiers Évangiles sont appelés synoptiques
car ils présentent une vue identique de la vie du Christ) racontent le ministère de Jésus
après l’emprisonnement de Jean-Baptiste (ou le Baptiste). Tous trois décrivent son
baptême par Jean-Baptiste dans le Jourdain, son retrait dans le désert pendant
quarante jours et sa tentation au désert. L’Évangile selon saint Matthieu (IV, 3-9) et
l’Évangile selon saint Luc (IV, 3-12) décrivent cette tentation, que certains considèrent
comme un moment de préparation rituelle.
Cet enseignement, qui insistait sur l’amour infini de Dieu pour les faibles et les pauvres,
et qui promettait le pardon et la vie éternelle pour les pécheurs, est présenté dans le
Sermon sur la montagne et les Béatitudes (V, 3-12). Le fait que Jésus mettait plus
l’accent sur la sincérité morale que sur la stricte observance des principes de la loi juive
lui attira l’hostilité des pharisiens, qui craignaient que ses leçons ne détournent les gens
de la Torah. D’autres juifs redoutaient que les activités de Jésus et de ses disciples
n’indisposent les autorités romaines et ne retardent la restauration de la monarchie.
À l’approche de la Pâque, Jésus se rendit à Jérusalem pour la dernière fois. Là, il chassa
du Temple les marchands qui, selon une vieille coutume, étaient autorisés à commercer
dans la cour extérieure (Évangile selon saint Marc, XI, 15-19), et eut plusieurs
confrontations avec les grands prêtres, les scribes, les pharisiens et les sadducéens au
sujet de son autorité, du tribut à César et de la résurrection. Il révéla à ses disciples les
signes annonciateurs de sa parousie, ou second avènement. De leur côté, les prêtres et les
scribes, craignant que les activités de Jésus n’éveillent l’hostilité des Romains contre eux
et contre le peuple juif (Évangile selon saint Jean, XI, 48), conspirèrent avec Judas
Iscariote, un de ses disciples, pour procéder à l’arrestation et à la mise à mort de Jésus.
Lors du repas pascal, la Cène (dernier repas de Jésus avec ses disciples), le Christ
annonça sa trahison et sa mort imminente en sacrifice pour les péchés de l’humanité. Il
termina le repas par une prière, instituant ainsi l’eucharistie.
Jésus et ses disciples se rendirent ensuite au mont des Oliviers, et Jésus entra dans sa
Passion. Selon l’Évangile selon saint Matthieu (XXVI, 30-32) et l’Évangile selon saint
Marc (XIV, 26-28), il annonça qu’il ressusciterait d’entre les morts et se retira dans les
jardins de Gethsémani pour méditer et prier. C’est là qu’une foule envoyée par les
grands prêtres et les anciens, conduite par Judas Iscariote, l’arrêta.
Le jugement et la crucifixion
Selon saint Jean (XVIII, 13-24), Jésus fut conduit devant le conseil du sanhédrin où
Caïphe lui demanda de dire s’il était ou non "le Christ, le Fils de Dieu" (Évangile selon
saint Matthieu, XXVI, 63). Jésus fut condamné à mort pour blasphème et Ponce Pilate
confirma la sentence. Il fut emmené au Golgotha et crucifié. Le soir même, il mourut et
fut conduit au tombeau.
Lévangile de Jean rapporte nombre d'incidents relatifs aux mystères; il renferme des
notions spirituelles plus élevées que celles des trois autres évangiles.
La Résurrection
Alors que Marie de Magdala et Marie la mère de Jacques (Évangile selon saint Marc,
XVI, 1) se rendaient sur la tombe pour embaumer le corps, elles trouvèrent le tombeau
vide. L’Évangile selon saint Matthieu (XXVIII, 2) raconte qu’un ange apparut et fit
rouler la pierre qui fermait la tombe. À l’intérieur, un jeune homme (Évangile selon
saint Marc, XVI, 5) habillé de blanc, leur annonça la Résurrection du Christ. La
Résurrection est une des doctrines fondamentales du christianisme : en ressuscitant,
Jésus donnait à l’humanité l’espoir d’une vie après la mort dans le Royaume des Cieux.
Tous les Évangiles ajoutent, qu’après sa Résurrection, Jésus incita ses disciples à aller
évangéliser le monde entier. Il leur dit : "Allez donc, de toutes les nations faites des
disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit" (Évangile selon
saint Matthieu, XXVIII, 19). Les Actes des Apôtres (I, 2-12) racontent que l’Ascension
eut lieu quarante jours après la Résurrection.
Lorsqu’ils étaient destinés à convertir, les apocryphes multipliaient les miracles. Ainsi
l’Évangile de Pierre (v. 130) décrit de façon grandiose la sortie de Jésus hors du
tombeau. De même, l’Évangile du pseudo-Thomas (v. 400), qui s’adressait aux païens,
rapporte comment l’Enfant Jésus faisait s’envoler des oiseaux d’argile, comment il
pouvait frapper de cécité ceux qui lui avaient déplu, guérir les blessures, ou ressusciter
les morts. Mais on retrouve également dans ce texte, comme dans l’Évangile de Thomas
(IIe siècle), des préoccupations plus secrètes, qui les rattachent aux sectes gnostiques.
Jésus en Inde
Les Evangiles gardent le silence à ce sujet, l'ésotériste chrétien sait que ces légendes
reposent sur la réalité.
Les évangiles sont des formulaires d'initiation de quatre écoles ésotériques, par lesquels,
les récits et incidents mentionnés dans ceux-ci, doit passer le candidat jusqu'à ce que le
Christ soit formé en lui. En effet nous sommes tous des Chrits en devenir et nous
passerons un jour par la naissance mystique et par la mort auxquelles font allusions les
évangiles.
Le temple Atlantéen des mystères,connu sous le nom de Tabernacle dans le désert, était
une école de développement spirituel,et l'on ne sera pas étonné d'apprendre que les
quatre évangiles contenant la vie du Christ sont aussi des formulaires d'initiation,
révélant un sentier nouveau vers le pouvoir spirituel.
Ensuite vient le Baptême, qui est la descente de l'Esprit christique dans l'homme (c'est-
à-dire l'avènement de l'Esprit Vital, le deuxième aspect de l'Esprit).
Une longue période d'épreuve et de service commence alors, au cours de laquelle la
Personnalité se purifie et se spiritualise.
La diminution des appétits grossiers entraîne un affaiblissement des deux éthers
inférieurs, dont l'activité concerne uniquement les fonctions du corps physique.
Les deux éthers supérieurs s'accroissent en conséquence. Ils sont en relation particulière
avec le corps du Désir et l'Intellect, et ces deux véhicules les accompagneront lorsqu'ils
quitteront le corps physique.
Quand le corps de l'âme est suffisamment formé, la séparation entre les deux éthers
inférieurs et les deux éthers supérieurs devient possible. Le candidat à l'initiation a
amené la croix du corps physique au Golgotha.
Il convient de noter soigneusement que dans les Evangiles, bien avant la crucifixion, le
Christ demande à ses disciples de prendre leur croix et de le suivre.
On trouve cette injonction dans Matthieu 10-38, Marc 8-34 et Luc 9-23.
La crucifixion a pour effet de libérer le corps de l'âme, encore retenu au corps physique
à 5 endroits principaux : les 2 mains, les 2 pieds et la tête.
En "mourant sur la croix", le Christ a abandonné définitivement le corps physique,
comme nous le ferons tous un jour. Puis il s'est montré ressuscité dans la gloire du corps
de l'âme. Seuls les disciples les plus avancés ont pu voir ce véhicule.
Les Initiés des Mystères mineurs ne sont pas entièrement libérés de l'existence
matérielle. Ils restent soumis à la loi de réincarnation tant qu'ils n'ont pas liquidé toutes
les dettes contractées dans leurs vies précédentes.
Ils peuvent cependant quitter leur corps physique à volonté, en le laissant sur le lit
pénétré par les 2 éthers inférieurs (et la partie la plus dense du corps du Désir). Ils lui
restent reliés par la corde d'argent.
Le corps de l'âme voyage à une très grande vitesse. Il permet à son possesseur de se
rendre en quelques instants n'importe où dans le monde et de prendre connaissance de
toute information désirée.
Ce seul pouvoir serait redoutable s'il était détenu par des personnes indignes. Mais les
initiés sont des êtres secourables. Ils n'utilisent leurs facultés que pour rendre service.
La nuit, sous la direction des Frères Aînés, ils assistent les âmes du Purgatoire et
soignent les malades. Beaucoup de soulagements rapides et de guérisons inexpliquées
sont à mettre à leur actif.
Ils s'abstiennent cependant d'intervenir dans la destinée "mûre" des individus.
Le corps de l'âme est ainsi appelé parce qu'il contient "l'âme", c'est-à-dire l'essence des
bonnes actions accomplies dans le corps physique. Comme tous les corps, il a besoin de
la force créatrice pour se construire.
Il utilise à cet effet la force sexuelle qui n'est pas dépensée pour les besoins de la
reproduction. Il ne peut donc être enfanté que par une personnalité "vierge". Tel est le
sens profond de l'Immaculée conception.
La force sexuelle qui n'est pas gaspillée pour le plaisir des sens remonte vers le haut du
corps, lorsqu'elle est attirée par des pensées pures. Elle construit et alimente les organes
de la perception et de l'expression spirituelle. Elle accélère en particulier le taux
vibratoire de deux petites glandes : l'hypophyse et la glande pinéale, produisant ainsi la
clairvoyance volontaire. (Ceci va de pair avec l'organisation des centres du corps du
Désir dont nous avons déjà parlé.)
Les deux pôles de la force sexuelle seront alors réunis dans le cerveau, faisant de
l'homme une unité créatrice complète, comme le sont toutes les grandes Hiérarchies
spirituelles (y compris les Anges).
Ceci est clairement exprimé dans la Bible. Nous lisons par exemple dans l'Evangile de
Saint Matthieu, au chapitre 22, verset 30 :
"A la résurrection, en effet, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les Anges
dans le ciel."
Saint Luc nous dit également au chapitre 20, verset 35 :
"Ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part à l'autre monde et à la résurrection d'entre
les morts (d'entre les mortels) ne prennent ni femme ni mari, aussi bien ne peuvent-ils
non plus mourir, car ils sont pareils aux Anges."
Telle est la condition de ceux qui possèdent le corps de l'âme. Un véhicule qu'il nous faut
nécessairement construire si nous voulons survivre dans la future sixième Epoque,
lorsque la Terre actuelle, avec son oxygène, aura disparu.
Le corps de l'âme se construit par une vie pure et par le service aimant et désintéressé.
Parmi toutes les vicissitudes de l'existence, un événement apparaît tôt ou tard : la mort !
Durant les années de jeunesse et de santé, nous pouvons écarter ce sujet de nos
préoccupations. Mais il arrive un moment où le problème de la vie et de la mort se
présente à notre conscience et ne peut être repoussé plus longtemps.
Il ne sert à rien d'accepter, avec plus ou moins de foi, une explication qui pourrait nous
être proposée. Car ce problème, qui nous concerne tous, est néanmoins personnel et
chacun doit le résoudre pour lui-même s'il veut connaître la vérité.
Selon la mythologie grecque, il existait dans les environs de Thèbes un monstre qui
désolait la région. Ce monstre était le Sphinx. Il proposait une énigme aux voyageurs
qu'il rencontrait et dévorait tous ceux qui ne trouvaient pas la solution. Mais lorsque
enfin Oedipe donna la réponse correcte, le monstre se détruisit lui-même.
Il en est ainsi de l'énigme de la mort. Celui qui ne peut apporter de réponse à cette
question doit être dévoré par le monstre de la mort. Mais celui qui trouve la solution voit
le monstre s'évanouir, car il découvre qu'en réalité la mort n'existe pas et qu'elle n'est
que le changement d'un état à un autre.
Les enseignements rosicruciens ont pour objet de nous aider à résoudre le mystère de
l'existence en nous dévoilant les grandes lignes du plan divin de l'Evolution. Cette
connaissance favorisera grandement notre développement spirituel, car elle nous
permettra d'harmoniser nos vies avec les lois de la nature, au lieu d'attirer sur nous le
chagrin et la souffrance en persistant à les ignorer et à les mépriser.
*
Dans son état actuel de développement, l'homme est soumis à l'action de deux grandes
lois qui le guident sur le chemin de l'Evolution :
Nous nous demandons pourquoi un homme vient au monde dans un milieu aisé, tandis
qu'un autre est élevé dans la pauvreté, pourquoi un homme jouit d'une santé florissante,
alors qu'un autre est malade ou infirme, pourquoi un homme a de la réussite et des
occasions de se mettre en valeur, alors qu'un autre est poursuivi par la malchance,
pourquoi une femme est une reine de beauté, tandis qu'une autre manque de grâce,
pourquoi un homme a le don de la musique ou des mathématiques, alors qu'un autre est
un simple d'esprit.
La loi de Réincarnation offre une solution raisonnable à toutes les inégalités de la vie
lorsqu'on l'associe avec sa compagne la loi de Cause à Effet, ou loi de Conséquence. La
loi de Conséquence est la loi de Justice dans la nature. Elle décrète que ce que l'homme
sème, il le récolte, dans cette vie ou dans une autre.
Ce que nous sommes, ce que nous avons, toutes nos qualités sont le résultat de notre
travail dans le passé. L'absence de certains dons physiques, moraux ou mentaux résulte
de notre négligence antérieure. Mais si nous cherchons à nous améliorer, les
opportunités de la vie nous permettront d'acquérir, dans l'avenir, les facultés qui nous
manquent aujourd'hui.
Car la vie est une école. Elle nous dispense des leçons destinées à nous faire avancer sur
le chemin de l'Evolution.
L'Esprit Humain possède en lui, à l'état latent, toutes les qualités "de notre Père qui est
dans les Cieux". Et c'est grâce à l'expérience acquise sur cette Terre, dans des corps
physiques de plus en plus perfectionnés, que nous transformons lentement nos qualités
latentes en pouvoirs effectifs.
En ce qui concerne notre comportement envers les autres, la mort ne liquide pas plus
nos dettes que le fait de changer de lieu de résidence n'efface notre passif.
La loi de réincarnation nous procurera, dans la vie suivante, un nouveau milieu. Mais
nous y retrouverons d'anciens amis et d'anciens ennemis. Lesquels, éventuellement, nous
porteront assistance ou nous causeront des ennuis. Nous les reconnaîtrons d'ailleurs
parfois en éprouvant en face de certaines personnes une vive sympathie ou au contraire
une profonde antipathie.
Il s'écoule environ mille ans entre deux incarnations. Et l'Esprit s'incarne tour à tour
dans un corps masculin et dans un corps féminin. Mais il s'agit là d'indications
générales, susceptibles d'être modifiées par la loi de conséquence.
Tout cela est très intéressant, diront certaines personnes, mais vous nous affirmez que
cet enseignement est chrétien, or les Eglises chrétiennes n'ont jamais enseigné la doctrine
de la réincarnation.
D'ailleurs, si vous lisez les Evangiles avec attention, vous verrez que le Christ et ses
interlocuteurs connaissaient parfaitement cette loi et qu'ils y ont fait allusion à plusieurs
reprises.
Dans le troisième chapitre de l'Evangile selon Saint Jean, au cours de l'entretien avec
Nicodème, Jésus déclare : "En vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, nul ne
peut voir le royaume des Cieux." Les traducteurs embarrassés ont écrit : "naître d'en
haut", en signalant toutefois que l'on pouvait traduire par "naître de nouveau".
Comment un homme aurait-il pu pécher avant de naître, sinon dans une vie antérieure ?
Cette éventualité, envisagée par les disciples, montre que ceux-ci connaissaient la loi de
réincarnation.
"Ni lui ni ses parents n'ont péché, répond-il, mais c'est pour qu'en lui soient manifestées
les oeuvres de Dieu."
En réalité, ni l'homme physique actuel ni ses parents ne sont responsables de son état.
Mais le Dieu intérieur de l'homme, l'Esprit, a été incapable de construire un corps sain
en raison de fautes antérieures commises par la personnalité pécheresse.
Rappelons ici, pour ceux qui l'ont oublié, que l'Ancien Testament se termine par
l'annonce du retour d'Elie, le prophète. Nous trouvons en effet à la fin du livre de
Malachie la déclaration suivante :
"Voici que je vais vous envoyer Elie le prophète, avant que n'arrive mon Jour, grand et
redoutable."
Toujours au sujet d'Elie, dans l'Evangile de Saint Matthieu, au chapitre 17, verset 11, le
Christ déclare :
"Oui, Elie doit venir et tout remettre en ordre. Mais je vous le dis, Elie est déjà venu, et
ils ne l'ont pas reconnu... Et un peu plus loin : Alors les disciples comprirent que ses
paroles visaient Jean-Baptiste."
On ne peut être plus clair. Ces citations, tirées de la Bible de Jérusalem, établissent sans
équivoque que Jean-Baptiste est la réincarnation du prophète Elie.
En réalité, l'homme est un Esprit immortel, et le corps physique n'est qu'un instrument,
un véhicule, dont il se sert pour acquérir de l'expérience et développer ses pouvoirs
divins.
L'Esprit seul est vivant. Et lorsqu'il abandonne son corps minéral au moment de la
mort, ce dernier commence aussitôt à se décomposer.
Le corps physique n'est pas non plus l'unique véhicule de l'homme. L'Esprit possède
d'autres corps, plus subtils, qui lui permettent de se manifester dans des mondes
supérieurs entre deux incarnations.
Ces mondes supérieurs sont invisibles aux yeux physiques, mais ils sont néanmoins très
réels, et de plus ils sont la cause de tout ce qui existe dans notre monde matériel.
Nous allons maintenant étudier les différents véhicules de l'homme et suivre ce dernier
dans les mondes invisibles entre deux incarnations.
Avez-vous, une fois, pris le temps de réfléchir pourquoi il est juste que certains soient
pauvres et d'autres riches, certains difformes et d'autres beaux, certains malheureux et
d'autres chanceux, certains malades et d'autres en bonne santé? Avez-vous jamais
essayé de trouver la raison de l'inégalité qui se manifeste partout dans le monde? Vous
êtes-vous une fois demandé pourquoi certains membres de la famille humaine habitent
des corps de couleur noire, d'autres de couleur jaune et d'autres de couleur blanche ? Et
avez-vous pris le temps de réfléchir pourquoi nous sommes ici, quel est le sens de la vie
qui, au mieux, n'est qu'éphémère? Supposez que vous posiez cette question à vos amis,
que vous classifiez leurs réponses et que vous les compariez. Ce serait une expérience
intéressante. Certains diraient que les pauvres sont paresseux et que les riches sont
avares. D'autres vous diraient que le pauvre est naturellement malchanceux et que le
riche, lui, a de la chance.
On pourrait vous dire encore qu'il n'est pas juste de poser des questions sur les
conditions que l'on trouve dans le monde de Dieu; que le Créateur, dans Sa sagesse, les a
ordonnées et qu'elles doivent être naturellement justes. Une autre explication pourrait
être donnée: que Dieu est responsable de tout ce qui est bien et qu'un être répréhensible,
connu sous le nom de diable est la cause de tout le mal. Beaucoup vous regarderont avec
lassitude et déclareront qu'ils ne savent pas, que les problèmes de la vie sont trop
profonds et trop compliqués pour eux, qu'ils ne peuvent les résoudre; que l'orthodoxie
Chrétienne ne satisfait pas leur sens de la logique; que les conclusions des athées les
bouleversent et c'est pourquoi ils sont tout à fait déconcertés et ne savent pas vers quelle
voie se tourner. Si Dieu est juste, pourquoi favorise-t-Il certaines de Ses creations et non
les autres? S'Il n'est pas juste, alors il n'est certainement pas Dieu et d'un autre côté s'il
n'y a pas de Dieu, comment le monde et tout ce qui s'y trouve ont-t-ils pu venir à
l'existence?
Existe-t-il une réponse à ces divers problèmes qui se présentent à l'intellect des
hommes rationnels d'aujourd'hui-une réponse qui soit logique et supporte le test de la
raison? Certainement une telle réponse existe.
La théorie matérialiste telle qu'elle est énoncée par les athées ne satisfera jamais
l'homme. Elle est l'enfant du désespoir. Lorsque l'intellect humain a épuisé la science, le
laboratoire et les cornues de la chimie, dans sa recherche avide pour ce quelque chose
d'intangible qui anime la forme humaine, et n'est pas arrivé à le découvrir, il déclare en
désespoir de cause que cette chose illusoire, qu'il a si assidûment cherchée, n'est
réellement rien de plus que le résultat de certaines corrélations de la matière, appelées
intellect ou mental, et qui périssent lorsque le corps se désintègre. Mais pourquoi
certains individus possèdent plus que d'autres une meilleure qualité de ces "certaines
corrélations" (mental ou intellect), cela, la théorie matérialiste n'essaie pas de
l'expliquer.
La théorie énoncée par le théologien orthodoxe n'est guère meilleure. Elle affirme que
toutes les choses vivantes ont été créées par Dieu et n'ont qu'une seule vie terrestre à
vivre sur Terre; seul l'homme est doté d'un Esprit qui est immortel et, sans tenir compte
de la condition dans laquelle il est né, il est responsable des actes accomplis durant sa
vie; que son bonheur ou sa misère après la mort est déterminé pour toute l'éternité par
ses actions durant la courte période qui intervient entre la naissance et la mort.
Animaux, végétaux, en fait tout ce qui existe, sont supposés avoir été créés pour son
confort et son utilisation immédiate.
Est-il surprenant que l'homme qui réfléchit réellement, rejette finalement cette théorie
et décide en fin de compte d'abuser de toutes les choses qui donnent une sensation de
plaisir pour un temps et qui l'aident à oublier qu'à un moment il doit faire face à la mort
qui n'est, au mieux, qu'un plongeon dans le noir?
Heureusement, il existe, une autre théorie qui est fondée sur la vérité. Elle est connue
sous le nom de "renaissance". La doctrine de la renaissance pose comme principe un
lent processus de développement poursuivi avec une persistance inébranlable à travers
des renaissances répétées dans des formes, ou corps d'une efficacité croissante. Par ce
processus, tous les êtres créés développent en temps opportun leurs potentialités latentes
en pouvoirs divins.
Dieu de notre système solaire crée dans des "vagues de vie," et les êtres appartenant à
chaque vague de vie particulière ne se mêlent pas avec les autres. Les vagues de vie qui
nous sont les plus familières sont le minéral, le végétal, l'animal et l'homme. Chaque
vague de vie se compose d'un grand nombre d'Esprits Vierges, dotés potentiellement, de
tous les pouvoirs de leur Créateur Divin, et les êtres de chaque vague de vie atteindront
en fin de compte la divinité. Chaque vague de vie se développe d'une manière qui
convient à sa nature particulière. Les êtres appartenant à la vague de vie angélique ne
deviendront jamais des Archanges. Ils atteindront la divinité en travaillant selon des
modes de développement entièrement différents. Notre humanité ne deviendra jamais
des Anges; notre développement sera entièrement différent. Les animaux ne
deviendront jamais des êtres humains tels que nous sommes, bien qu'ils passeront par
une phase analogue à la phase humaine.
Nous n'avons jamais été des animaux, bien que nous soyons passés par une phase
animale. De même, les plantes passeront plus tard par une phase animale et les
minéraux atteindront la phase végétale. En aucun cas, ils ne seront du même type que
nos animaux et végétaux actuels. Chaque vague de vie a sa propre méthode de
développement, séparée et distincte, mais finalement, les Esprits Vierges qui la
composent atteindront la perfection, car c'est le but ultime de l'Evolution.
Pourquoi certaines personnes sont pauvres et d'autres riches? Chaque vie représente
un jour dans la grande école de Dieu. Certains d'entre nous apprennent une sorte de
leçon et d'autres des leçons différentes. Ceux qui sont pauvres dans une vie particulière
apprennent les leçons concernant la véritable valeur de certains biens matériels, leçons
d'esprit inventif qui se rapportent au meilleur moyen de tirer le plus grand profit de la
plus petite possession. Ils apprennent comment planifier et comment apprécier chaque
chose qu'ils possèdent.
Ceux qui ont la richesse apprennent la valeur véritable qu'elle a pour eux. Ils
apprennent son vrai pouvoir d'achat; soit qu'elle porte aux nues, soit qu'elle dégrade,
soit qu'elle soit une bénédiction ou une malédiction. Ils apprennent qu'elle peut parfois
acheter l'honneur d'un homme et la vertu d'une femme; qu'elle peut entraîner la ruine
de son possesseur, mais qu'elle ne peut jamais acheter ce qui a une valeur véritable pour
l'Esprit. En fin de compte, toutes les personnes en possession d'argent doivent
apprendre qu'elles ne sont que les intendants de leurs possessions, et qu'il leur
appartient de bien utiliser avec sagesse ce qui leur a été confié.
Pourquoi certains ont-ils des corps difformes? En général, aucun Esprit ne peut
habiter un corps meilleur que celui qu'il est capable de construire; en ce qui concerne les
anomalies et les déformations physiques, la règle semble être que la satisfaction de la
passion dans une vie réagit sur l'état mental dans la vie suivante, et l'abus des pouvoirs
mentaux dans une vie entraîne des incapacités physiques dans les existences suivantes.
D'autre part, une belle structure dénote que le possesseur a fait un travail d'expert dans
la construction du corps durant les vies précédentes, parfois au détriment des processus
mentaux.
Les personnes malheureuses sont celles qui ont négligé volontairement des occasions
dans les vies précédentes. Maintenant, elles sont privées de cette chose même qu'elles ont
autrefois négligée, pour leur enseigner à apprécier les occasions lorsqu'elles se
présenteront de nouveau. L'homme, ou la femme, heureux dans une vie, a déjà appris à
gagner ce qui semble lui venir si facilement dans cette vie. C'est en réalité une
récompense du mérite.
L'individu dont le corps est malade a violé les lois de la nature, soit dans cette vie, soit
dans une autre, et il en paie maintenant la sanction L'homme, ou la femme, en bonne
santé, a accordé beaucoup d'attention à perfectionner l'élaboration de ses organes dans
le passé.
Pourquoi naît-on dans une race particulière? Chaque race suit une ligne définie
d'évolution. Nous avons tous certaines leçons à apprendre et les Egos habitant des corps
de couleurs différentes le font en vue d'expérimenter la croissance de l'âme qui ne peut
être atteinte que sous des conditions particulières fournies par ces différences raciales.
C'est pourquoi nous devons faire de grands efforts pour profiter des conditions de notre
naissance et considérer chaque situation comme un privilège qui nous est accordé pour
avancer spirituellement. Lorsque nous n'arrivons pas à faire le meilleur usage de nos
existences sur terre, nous faisons un pas en arrière dans notre développement
évolutionnaire et augmentons le temps requis pour nous libérer du cycle des
renaissances.
Chaque année, au solstice d'Hiver, la force spirituelle du Christ est à son maximum
d'expression. C'est le moment idéal pour prendre de bonnes résolutions et "naître" à
une vie nouvelle.
Dans les Evangiles, on nous dit que la Vierge Marie a engendré un fils à la suite de son
union avec l'Esprit Saint. Cette union représente le "mariage mystique" entre la
Personnalité purifiée et l'Esprit. L'enfant mis au monde est le corps christique.
Cette nuit sainte, au cours de laquelle nous célébrons la naissance de Jésus et à travers
lui l'avènement du Sauveur, annonce également avec allégresse la naissance de l'Homme
régénéré, la naissance du fils de Dieu.
~
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.
Le Purgatoire
Tout au long de notre vie, nos passions et nos désirs inférieurs cristallisent la substance
du corps du Désir. Ce dernier comporte donc une quantité plus ou moins grande de
matière grossière qui doit être éliminée avant que nous puissions nous élever dans les
sphères célestes.
En conséquence, l'homme réside pendant un certain temps dans les régions inférieures
du monde du Désir, où la force de Répulsion arrache progressivement le mal de sa
nature en lui causant de la souffrance. C'est le PURGATOIRE !
Nous n'abandonnons pas nos vices avec notre corps physique. Nos désirs et nos passions
nous restent. Mais nous perdons le moyen de les satisfaire !
L'ivrogne a toujours envie de boire de l'alcool. Et bien qu'il puisse fréquenter les bars, il
ne peut absorber aucune boisson.
L'avare chérit encore ses possessions. Mais il doit assister impuissant à la dispersion de
sa fortune.
Il en est ainsi de nos désirs sensuels et égoïstes. Faute de recevoir satisfaction, ils
s'affaiblissent peu à peu et finissent par s'éteindre.
Par ailleurs, le panorama de la vie qui vient de finir se déroule lentement en sens
inverse. L'homme ressent alors toute la douleur qu'il a causée à autrui à chacune de ses
mauvaises actions.
Il souffre exactement dans la mesure où il a fait souffrir les autres, par sa méchanceté,
son intolérance, sa déloyauté ou son indifférence. En raison de ces souffrances, il
apprend à agir dans l'avenir avec bonté, honnêteté et indulgence envers autrui.
Dans la vie future, les épreuves du Purgatoire seront oubliées. Mais il en restera la
conscience (la voix de la conscience), un sentiment qui nous mettra en garde au moment
où nous serons tentés de renouveler nos anciennes erreurs.
Quelles que soient les difficultés de l'existence, nous ne sommes jamais obligés de faire le
mal. Tout acte mauvais est un acte de libre arbitre. (On peut d'ailleurs en dire autant de
nos bonnes actions.)
L'homme a le pouvoir de mettre fin à ses jours, ou à ceux d'autrui. En réalité, le suicide
et le meurtre sont pratiquement les seuls cas de décès qui ne fassent pas partie de la
destinée.
Sa condition est bien plus pénible que celle à laquelle il a voulu se soustraire.
L'archétype de son corps physique continue de vibrer jusqu'au moment normalement
prévu pour la fin de la vie. Mais en l'absence du corps physique, il en résulte de terribles
souffrances.
Les victimes d'un meurtre échappent à cette affreuse condition. Les grands Guides de
l'humanité interviennent en leur faveur et les plongent dans une profonde inconscience
qui dure jusqu'à l'effondrement de l'archétype.
Le temps passé dans le monde du Désir après la mort correspond environ au tiers de la
vie écoulée.
Ceux qui ont fait beaucoup de mal séjournent au Purgatoire durant presque toute cette
période. Certains criminels et individus particulièrement mauvais y demeurent pendant
des siècles.
Ce sont eux, ainsi que d'autres entités appelées "Elémentaux", qui sont responsables de
la plupart des phénomènes observés au cours des séances spirites. Ils influencent les
personnes négatives et cherchent même à prendre possession de leur corps physique.
Ceux qui ont nié l'existence de tout ce qui n'appartient pas au monde physique sont là
également. Ils sont plongés dans une terrible monotonie et s'imaginent souvent que le
monde du Désir est une hallucination. Leur situation pitoyable se prolonge fort
longtemps. De plus, ils séjournent peu de temps dans le monde Céleste où l'on apprend à
construire le corps physique (le Deuxième Ciel).
C'est en effet dans l'Intellect à tendance matérialiste que se trouve le plus grand danger
de perdre contact avec l'Esprit.
MANUSCRITS DE LA MER MORTE
Mer Morte, manuscrits de la, collection de manuscrits hébreux et araméens dont la découverte
successive commença en 1947 dans une série de grottes de Jordanie, à l'extrémité nord-ouest
de la mer Morte, dans la région de Kirbet Qumran. Écrits à l'origine sur du cuir ou du papyrus,
on en dénombre plus de six cents plus ou moins bien conservés. Ils furent attribués aux
membres d'une secte juive inconnue jusqu'alors. Ils comprennent des manuels de discipline,
des livres de cantiques, des commentaires bibliques et des textes apocalyptiques, dont deux
des exemplaires les plus anciens que l'on connaisse du livre d'Isaïe, presque entièrement
intacts, et des fragments de tous les livres de l'Ancien Testament, sauf celui d'Esther. Parmi
ces fragments figure une paraphrase fantaisiste du livre de la Genèse. On retrouva également
le texte en langue originale de plusieurs livres classés parmi les Apocryphes et les
Pseudépigraphes. Ces textes, dont aucun ne fut inclus dans le canon hébraïque de la Bible,
sont Tobie, Sirac, les Jubilés, des passages d'Enoch et le Testament de Lévi, jusque-là connus
uniquement dans les anciennes versions grecques, syriaques, latines et éthiopiques.
Découverte et exploration
Les sept principaux manuscrits furent découverts par des Bédouins et achetés par l'Université
hébraïque de Jérusalem, et par le monastère syrien Saint-Marc de Jérusalem. Les manuscrits
détenus par le monastère syrien furent par la suite rachetés par le gouvernement israélien.
La découverte initiale des manuscrits fut suivie d'une exploration scientifique des grottes
environnantes sous les auspices du Département des antiquités de Jordanie, l'École biblique
et archéologique dominicaine de Jérusalem et le Musée archéologique de Palestine (rebaptisé
depuis musée Rockefeller). Ces explorations, ainsi que d'autres acquisitions auprès des
Bédouins, permirent de retrouver des dizaines de milliers de fragments supplémentaires et une
liste de trésors enterrés, poinçonnée en caractères hébreux sur des bandes de cuivre.
Les manuscrits semblent avoir appartenus à la bibliothèque de la secte juive de ce qui est
aujourd'hui Kirbet Qumran, près du lieu de découverte. Les données paléographiques
montrent que la plupart des documents furent écrits 200 av. J.-C. et 68 apr. J.-C. Les données
archéologiques confirment la dernière date, les fouilles effectuées indiquant que le site fut mis
à sac en 68 apr. J.-C. Une armée dirigée par le général romain Vespasien pourrait avoir
dévalisé la communauté, lors d'une expédition destinée à réprimer une révolte juive
commencée en 66 apr. J.-C. Les documents furent sans doute cachés entre 66 et 68 apr. J.-C.
La secte de Qumran est décrite dans les manuels de discipline comme une sorte de Maison
d'Israël, destinée à préparer la voie pour l'avènement imminent du royaume de Dieu et le jour
du jugement. Elle fut constituée selon des principes communautaires en s'inspirant de
l'organisation d'Israël au temps de Moïse. Les membres étaient soumis à une période
probatoire de deux ou trois ans et étaient notés selon des degrés ascendants de pureté. Les
promotions et les rétrogradations étaient votées lors d'une réunion annuelle. La direction
spirituelle était confiée à trois prêtres aidés de douze presbytres ("anciens") laïcs, et chaque
"chapitre" était administré par un responsable dont le statut était proche de celui d'un évêque.
Les responsables étaient placés sous l'autorité d'un "archevêque" ou "prince" de l'ordre tout
entier. L'étude de la Loi, première section de la Bible hébraïque, était obligatoire et il était dit
que son interprétation correcte avait été transmise par une série d'instructeurs spirituels
appelés "commentateurs justes" ou "maîtres de justice". L'époque à laquelle la secte vivait
devait se terminer avec la venue d'un nouveau commentateur et prophète (Deutéronome,
XVIII, 18). Des indications sur une guerre finale entre les "fils de la lumière" et les "fils des
ténèbres" figurent dans l'un des manuscrits.
Les analogies entre les croyances et les pratiques décrites dans les manuscrits et celles
attribuées aux Esséniens par le philosophe juif hellénisant Philon et par l'historien juif Flavius
Josèphe ont amené de nombreux spécialistes à penser que la secte de Qumran avait un lien
avec cette secte. Cette identification est corroborée par les œuvres de l'écrivain romain Pline
l'Ancien, qui rapporte qu'à son époque les Esséniens vivaient dans la région de Kirbet
Qumran. D'autres spécialistes font ressortir les différences entre la secte de Qumran et les
Esséniens, penchant pour une affinité générale plutôt que pour une véritable identité.
Importance historique
On a trouvé dans les manuscrits des allusions à des personnes et à des événements
correspondant à la période hellénistique et aux débuts de la période romaine de l'histoire juive.
Un commentaire du livre de Nahum, par exemple, mentionne un certain Démétrios et semble
faire allusion à un incident consigné par Flavius Josèphe qui eut lieu en 88 av. J.-C. Il évoquait
Démétrios III, roi de Syrie, et Alexandre Jannée, le roi asmonéen (Maccabée). De même, des
allusions répétées à un "maître de justice" furent selon les cas considérées comme se référant
à des personnages religieux : le dernier grand prêtre juif légitime, Onias III, déposé en
175 av. J.-C., les chefs des Maccabées — Matthias, le grand prêtre, et son fils le chef militaire
Juda Maccabée, Menahem, chef des Zélotes, en 66 apr. J.-C. Des tentatives furent également
entreprises pour rattacher des allusions, notamment celles qui mentionnent un "mauvais
prêtre" et "homme de mensonges", à certains personnages notoires comme le grand prêtre juif
sacrilège Ménélas, Antiochos IV, roi de Syrie, le chef des Maccabées Jean Hyrcan et Alexandre
Jannée. Mais toutes ces identifications sont provisoires et les opinions des experts sur le sujet
divergent. Voir aussi Maccabées.
Les différents manuscrits bibliques trouvés parmi les rouleaux offrent un texte antérieur de
plusieurs siècles à ceux de la Massore et corroborent parfois les interprétations conservées
dans la version grecque des Septante et d'autres versions anciennes. Ils sont par conséquent
une aide inestimable pour établir le texte original des Écritures hébraïques.
De nombreuses idées exposées dans les manuscrits de la mer Morte se retrouvent dans les
Apocryphes et les Pseudépigraphes de l'Ancien Testament et dans les parties les plus
anciennes du Talmud. De plus, un certain parallélisme avec des concepts iraniens montre à
quel point la pensée juive fut redevable à cette source pendant la période qui sépare les deux
Testaments.
Les liens entre la pensée et la langue des manuscrits et du Nouveau Testament sont
particulièrement intéressants. Dans les deux cas, l'accent est mis sur l'imminence du royaume
de Dieu, la nécessité d'un repentir immédiat et la défaite annoncée de Bélial, l'esprit du mal. On
trouve dans les deux sources des références semblables au baptême dans l'Esprit saint, ainsi
qu'une caractérisation identique des fidèles en tant qu'"élus" et "enfants de lumière" dans la
Bible (Tite, I, 1, Pierre, I, 2, Éphésiens, V, 8). Ces parallèles sont d'autant plus saisissants que
la secte de Qumran a vécu à la même époque et dans la même région que Jean-Baptiste qui
annonçait les idées chrétiennes à venir. Bien qu'ils contiennent plusieurs idées évoquant une
théologie chrétienne, les manuscrits de la mer Morte n'offrent aucun parallèle possible avec
des doctrines chrétiennes aussi caractéristiques que l'incarnation de la divinité, la rédemption
indirecte et le salut par la croix.
Les documents découverts parmi les manuscrits de la mer Morte furent publiés par l'American
School of Oriental Research, l'Université hébraïque et le Service jordanien des antiquités. La
plupart des manuscrits se trouvent actuellement au Shrine of the Book, au musée Rockefeller
de Jérusalem et au musée du Département des antiquités d'Amman. Plusieurs traductions et
commentaires des manuscrits ont été publiés depuis leur découverte.
Le site de Qumran, où ils vécurent nombreux, installés dans les grottes des falaises
environnantes, fut probablement occupé vers
135 av. J.-C. Il fut temporairement abandonné après un tremblement de terre en 31 av. J.-C. et
détruit
par les Romains en 68 apr. J.-C. Il fut habité une dernière fois en 132-135 apr. J.-C. par les
insurgés de la révolte de Bar Kocheba.
Après la découverte des manuscrits, Qumran fut soigneusement fouillé de 1946 à 1956. Les
archéologues purent identifier certaines salles qui avaient servi à l'étude et au culte, ainsi que
d'autres où étaient sans doute pris les repas en commun, une grande pièce avec des encriers
(peut-être le scriptorium où étaient copiés les manuscrits) et enfin des bassins pour les bains.
Les fouilles révélèrent également un cimetière proche comprenant plus de 1 000 tombes.
JESUS-CHRIST
Jésus est né à peu prés à l'époque mentionné dans les écrits historiques et non pas en l'an 105
avant Jésus-Christ; il a été instruit par les esséniens et a atteint un très haut degré spirituel
pendant les trente années où il s'est servi de son corps. Jésus était un homme initié aux
mystères et appartient à la vague de vie humaine, le Christ appartient aux mondes spirituels
des Archanges. C'est avec le consentement de Jésus qui avait toujours su qu'il préparait un
véhicule pour le Christ que Celui-Ci a pénétré et pris possession de son corps pendant les
trois dernières années de sa vie physique.
L’existence de Yehoshuah est attestée par les historiens dont Flavius Josèphe. Cependant, il
n’y a pas de certitude historique sur le déroulement de sa vie. Le théologien et médecin Albert
Schweitzer montra dans les Recherches sur la vie de Jésus (1906) les limites étroites de la
connaissance possible du "véritable" Jésus historique. Poursuivant dans ce sens, le
théologien Rudolf Bultmann déclara dans son œuvre Jésus (1926), que l’on ne pouvait "!rien
dire de certain!" sur la personnalité et la vie de Jésus, mais que l’essentiel résidait dans la
compréhension du Christ tel que la foi le définit. De ce point de vue, les sources principales le
concernant, sont les Évangiles, écrits vraisemblablement à la fin du Ier siècle pour faciliter
l’expansion du christianisme à travers le monde occidental, ainsi que les Épîtres de saint Paul
et les Actes des Apôtres.
Il existe cependant d’autres témoignages qui n’ont pas été reconnus par l’Église romaine.
Certains d’entre eux furent attribués aux apôtres Thomas ou Jacques, d’autres à divers
personnages ayant approché Yehoshuah. Ces textes furent rassemblés sous le titre
d’Évangiles apocryphes. Dans l’islam et dans le judaïsme, Jésus est considéré comme un
prophète. Le Coran présente sa conception et sa naissance dans la sourate XIX, dite de Marie,
selon laquelle l’esprit de Dieu, Gabriel, annonça à Marie la naissance d’un fils. Des auteurs
juifs rapportèrent également certains éléments de sa biographie dans le Talmud et, plus tard, à
des fins polémiques, construisirent une sorte de contre-évangile, les Toledoth Yeshuh. La
théologie chrétienne, faisant de Jésus la seconde personne de la Trinité, ajoute une autre
dimension à ces perspectives déjà nombreuses. La vie du Christ Jésus illustrent les étapes
progressives qui mènent l'aspirant vers la vie supérieure.
Jésus est plus qu'une inspiration, qu'un exemple; il est le Guide suprême de tous les hommes;
chaque évènement de sa vie comporte un parallèle dans l'existence de celui qui aspire à
atteindre les sommets auxquels parvinrent Jésus, Marie et Joseph. Cette symbolique se
retrouve également dans toutes les écoles ou religions initiatiques pré-chrétienne.
Jésus en Inde
Le Talmud affirme que durant les années séparant l'incident du temple du baptême, Jésus
étudia dans les sanctuaires d'Egypte. En Perse, on peut encore de nos jours trouver des
traditions relatant le séjour en cette contrée d'Issa, le grand Maître. En Inde, un récit mentionne
le passage d'un jeune ascète appelé Josa , Maître dont on disait qu'il venait de Jérusalem et
qui remplissait le double ministère d'instructeur et de guérisseur. En Chine, il était appelé
"l'ami du pauvre" et on dit qu'il enseignait la paternité de Dieu et la fraternité de l'homme; il y
dénonça les cérémonies cultuelles vides de sens.
Depuis Jésus de Nazareth assume la direction des branches ésotériques d'enseignement qui
ont surgi à travers l'Europe.
INITIATION ANCIENNE ET INITIATION MODERNE
Max Heindel
PRÉFACE
Profonds de la religion chrétienne. Elles sont le résultat des recherches sur le plan spirituel, du
grand voyant inspiré que fut Max Heindel porte-parole autorisé des Frères Aînés de la Rose-
Croix, lesquels se sont donné pour tâche de diffuser dans les pays occidentaux les
enseignements spirituels qui sont à la fois cachés et dévoilés par le christianisme.
Le plan général de l'initiation de notre humanité est indiqué dans les divers faits importants
de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ. Dans son oeuvre, Max Heindel souligne, avec
profondeur et un mysticisme élevé, tout le processus alchimique qui doit s'accomplir dans le
corps humain, car "nous ne sommes que de peu inférieurs aux anges" (Hébreux 2:7) et "ce que
nous serons n'a pas encore été manifesté" (I Jean 3:2).
Durant cette période décisive de l'évolution spirituelle des hommes et des nations, l'Ecole
Rosicrucienne possède comme héritage d'un prix inestimable, le privilège de diffuser la
doctrine ésotérique de l'Eglise Chrétienne. "A celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup
demandé." C'est donc avec le plus grand respect et dans un profond sentiment d'humilité que
nous dédions au service de l'humanité les enseignements précieux contenus dans cette
oeuvre, en souhaitant que sa Vérité puisse éclairer, sa Sagesse guider et son Amour englober
tous ceux qui aspirent à s'abreuver à sa source de Vie. Notre voeu est que chacun puisse y
trouver le chemin de l'illumination qui y est esquissé.
"Le Royaume des Cieux est semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Et qui, en
ayant trouvé une de grand prix, va vendre tout ce qu'il a et l'achète." (Matthieu 13:45-46).
Augusta Foss Heindel
Depuis que les hommes, fils prodigues de notre Père Céleste, errent dans le désert du monde,
faisant l'expérience de l'inanité des plaisirs qui assoiffent l'âme comme les gousses de la
parabole affameraient le corps, une voix intérieure se fait toujours entendre à leur coeur, les
incitant à revenir vers Lui. Mais la plupart d'entre eux sont tellement absorbés par des intérêts
matériels qu'ils ne l'entendent pas. Le Maçon mystique qui a entendu cette voix intime se sent
poussé à chercher le Mot perdu, à construire une maison de Dieu, un temple de l'esprit, où il
puisse rencontrer Dieu face à face et répondre à son appel ( 2 Corinthiens 6:16).
Du reste, dans cette recherche, il n'est pas réduit à ses propres ressources, car notre Père
Céleste a, lui-même, préparé un chemin jalonné qui, si nous voulons bien le suivre, nous
mènera vers lui. Mais comme nous avons oublié le Mot divin et que nous serions incapables
d'en comprendre la signification, Dieu nous parle en un langage symbolique qui, à la fois, nous
cache et nous dévoile les vérités spirituelles que nous devons comprendre avant de pouvoir
arriver à lui. De même que nous donnons aux
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enfants des livres d'images qui font concevoir à leur esprit en développement une
compréhension intellectuelle qu'ils ne pourraient saisir autrement, ainsi chaque symbole
donné par Dieu renferme une profonde signification qui ne pourrait être apprise autrement.
Dieu est Esprit, et il doit être adoré en esprit. Il est donc strictement défendu de faire de lui
une image matérielle, car aucune représentation humaine ne saurait en donner une juste idée.
Mais de même que nous saluons le drapeau de notre pays avec joie et enthousiasme parce
qu'il éveille en nos coeurs les sentiments les plus tendres relatifs à notre foyer et à ceux qui
nous sont chers, qu'il stimule nos plus nobles aspirations, qu'il est le symbole de ce que nous
avons de plus précieux, de même, les différents symboles divins qui ont été donnés de temps
à autre à l'humanité, parlent à cet instinct de la vérité qui est en nos coeurs et éveillent en
notre conscience des idées divines absolument inexprimables. C'est pourquoi le symbolisme,
qui a joué un rôle si important dans notre évolution passée, est encore une nécessité première
dans notre développement spirituel; de là l'utilité de l'étudier, à la fois avec notre intelligence et
avec notre coeur.
Il est évident que notre attitude mentale d'aujourd'hui résulte de la manière dont nous avons
pensé hier; que les conditions et les circonstances de notre vie présente dépendent de la
façon dont nous avons accompli ou négligé nos devoirs dans le passé. De même que nous
considérons à la lumière de nos expériences précédentes toute pensée, toute idée nouvelle, en
nous rendant compte que le présent et l'avenir sont déterminés par la vie que nous avons
menée antérieurement, ainsi le sentier que nous nous sommes tracé par nos efforts spirituels,
nos luttes dans nos existences passées, détermine à la fois notre attitude présente et la voie à
suivre pour réaliser nos aspirations. A moins de nous être familiarisés avec le passé, nous ne
pouvons donc pas avoir une véritable perspective de notre développement ultérieur.
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il nous faut prendre en considération l'ancien Temple atlantéen des Mystères, le Tabernacle
dans le désert. Nous devons comprendre toute l'importance de ce Tabernacle, saisir la
différence essentielle entre le premier et le second des Temples, ceux-ci ayant chacun une
signification cosmique particulière avec, ici ou là, des allusions laissant entendre une future
Croix arrosée de Sang , lequel s'est changé en Roses .
Nous lisons dans la Bible que Noé et une partie de son peuple ont été sauvés du déluge
(Genèse 6:8 & suiv.) et ont formé le noyau de l'humanité de l'Age de l'Arc-en-Ciel, le nôtre. Plus
loin, nous apprenons que Moïse a fait sortir son peuple d'Egypte (Exode 12:37 & suiv.), pays
où l'on adorait le Taureau. Ce groupe ethnique a été sauvé en passant à travers les eaux qui
ont englouti ses ennemis (Exode 14), et il est devenu le "peuple élu" adorant l'Agneau,
correspondant au signe du Bélier dans lequel entrait le point vernal du Soleil. Ces deux récits
se rapportent au même fait, à savoir l'arrivée de l'humanité primitive venue du continent
condamné de l'Atlantide dans le nouvel Age des cycles alternatifs où se succèdent l'été et
l'hiver, le jour et la nuit, le flux et le reflux. Comme les hommes venaient d'être dotés d'un
intellect, ils ont commencé à se rendre compte de la perte de la vue spirituelle qu'ils avaient
possédée jusque-là, et une aspiration ardente vers Dieu et leurs guides divins est née dans
leur âme. Cette aspiration subsiste encore aujourd'hui, car l'humanité n'a jamais cessé de
déplorer la perte qu'elle avait faite. C'est la raison pour laquelle l'ancien Temple atlantéen des
Mystères, le Tabernacle dans le désert, a été donné aux hommes afin qu'ils puissent y trouver
le Seigneur après avoir développé les qualités requises par une vie de service et la soumission
de la nature inférieure au Moi supérieur.
Conçu par Jéhovah, le Temple atlantéen des Mystères était l'expression de grandes vérités
cosmiques cachées sous le voile du symbolisme qui parle au Moi supérieur. (Exode 25, 26, 27).
Il convient de signaler, tout d'abord, que ce Tabernacle, divinement conçu, était donné à un
"peuple élu" qui
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Un autre point qui attire notre attention est la position qu'occupait le Tabernacle par rapport
aux points cardinaux: nous trouvons que sa direction était d'est en ouest, et ceci nous montre
que la route du progrès spirituel est la même que celle des civilisations, qui avancent de l'est à
l'ouest.
L'aspirant entrait dans l'enceinte par le portail de l'est et poursuivait sa route en passant par
l'Autel des Holocaustes, la Cuve d'airain et le Lieu saint jusqu'à l'extrême-ouest de Tabernacle,
le Saint des Saints, où était placée l'Arche, le plus grand de tous les symboles.
Tout comme les Mages ont suivi l'étoile du Christ vers l'ouest jusqu'à Bethléem, ainsi le
centre spirituel du monde civilisé avance de plus en plus vers l'ouest, de sorte que la vague
spirituelle partie de Chine, des rives occidentales de l'Océan Pacifique, en a atteint aujourd'hui
les rives orientales où elle rassemble ses forces pour franchir l'immense océan et
recommencer, dans un avenir encore éloigné, un nouveau voyage cyclique autour de notre
globe.
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donc une excellente représentation symbolique du fait que l'homme, pèlerin éternel, est
nomade par nature, et passe des rivages du temps à l'éternité, et vice-versa. Comme une
planète tourne autour de son soleil, l'homme, petit monde ou microcosme, décrit une marche
circulaire autour de Dieu, qui est l'origine et le but final.
Le grand soin apporté dans les détails de l'aménagement du Tabernacle montre que quelque
chose de bien plus élevé que ce qui frappe les sens était recherché dans sa construction. Sous
l'apparence terrestre et matérielle était indiquée une représentation de choses célestes et
spirituelles, pleines d'enseignements pour le candidat à l'initiation. Cette considération ne
devrait-elle pas nous inciter à acquérir une connaissance intime et familière de cet ancien
sanctuaire? Il convient donc que nous en examinions avec soin chaque partie avec une
respectueuse attention, nous rappelant leur origine céleste et nous efforçant humblement de
pénétrer, à travers les ombres de sa signification terrestre, les sublimes et glorieuses réalités
proposées, selon la sagesse de l'esprit jusqu'à une solennelle contemplation.
Pour nous faire une représentation exacte de ce lieu sacré, nous devons considérer le
Tabernacle lui-même, son mobilier et son parvis. L'illustration "Chambre Est (Lieu Saint) et
Chambre Ouest (Saint des Saints)" aidera le lecteur à se faire une idée plus nette de
l'aménagement intérieur.
Le Parvis du Tabernacle
L'enceinte qui entourait le terrain où s'élevait le Tabernacle marquait les limites du Parvis; sa
longueur mesurait deux fois sa largeur; le portail en était situé à l'est et comportait un voile de
tissu en fil de lin retors bleu, écarlate et violet qui nous indique la nature de ce sanctuaire.
Dans le sublime Evangile de Jean, il est dit que "Dieu est Lumière", et nul commentaire ni
description ne pourrait nous en offrir une meilleure et plus lumineuse définition. En effet, si
nous considérons que même les plus puissants de nos télescopes sont incapables d'atteindre
la limite de la lumière, bien qu'ils puissent scruter l'espace
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sur des millions et des millions de kilomètres, cela peut nous donner une faible idée générale
de l'infinité de Dieu.
Nous savons que cette lumière, qui est Dieu, est réfractée par l'atmosphère entourant notre
globe, en trois couleurs fondamentales: bleu, jaune et rouge. Le fait que la radiation du Père
est bleue, celle du Fils jaune et celle du Saint-Esprit rouge est bien connu de tous les
occultistes. Seule la radiation la plus forte et la plus spirituelle peut pénétrer jusqu'au siège de
la conscience de la vague de vie manifestée dans notre règne minéral, et c'est pourquoi nous
voyons, à l'entour des chaînes de montagnes, la radiation bleue du Père, réfléchie par les
pentes, et suspendues comme une vapeur au-dessus des gorges et des ravins. La radiation
jaune du Fils, mêlée au bleu du Père, donne la vie et la vitalité au monde végétal qui, en
conséquence, réfléchit la couleur verte, car il est incapable de garder intérieurement cette
radiation. Mais dans le règne animal, auquel l'homme non régénéré appartient
anatomiquement, les trois rayons sont absorbés, et celui du Saint-Esprit donne la couleur
rouge à sa chair et à son sang. Le mélange du bleu et du rouge produit, de toute évidence, le
sang violet corrompu par le péché. Quant à la couleur jaune, il n'en est trouvé trace que
lorsqu'elle se manifeste en tant que corps de l'âme, la "robe nuptiale d'or" du mariage
mystique du Christ, développé de l'intérieur.
Les voiles du Temple, ceux du portail, ainsi que ceux de l'entrée du Tabernacle, démontrent
clairement que cette figuration convient à une période antérieure au Christ, car seules les
couleurs bleue et rouge (le Père et le Saint-Esprit) et leur mélange, le violet, sont utilisés.
Toutefois, le blanc étant la synthèse de toutes les couleurs, le rayon jaune du Christ était
caché dans cette partie du voile jusqu'au temps où le Christ devait paraître pour nous libérer
de la Loi qui nous lie et nous initier à la pleine liberté des Fils de Dieu, Fils de Lumière, Enfants
de Lumière, (1 Thessaloniciens 5:5), "phree Messen" ou Maçons mystiques.
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L'Autel d'airain était placé à l'intérieur du Parvis, tout près du portail oriental; il servait au
sacrifice des animaux pendant le service du Temple. L'idée de faire des sacrifices de boeufs ou
de boucs semble barbare à notre esprit moderne, et nous ne pouvons nous imaginer que ceux-
ci aient été de quelque efficacité. La Bible, en effet, confirme ce point de vue, car nous y lisons
en divers endroits que Dieu ne prend pas plaisir aux sacrifices sanglants, mais demande un
esprit soumis et un coeur contrit. Il semble donc étrange que ces sacrifices aient été ordonnés.
Pour le comprendre, nous devons nous rendre compte qu'une religion ne peut élever ceux
qu'elle est appelée à aider si ses enseignements sont trop au-dessus de leur niveau intellectuel
et moral. Pour trouver un écho chez les barbares, il faut que la religion qu'ils pratiquent en
possède quelques traits. Une religion d'amour n'aurait éveillé aucun intérêt chez les peuples
d'alors; c'est pourquoi il leur a été donné une loi exigeant "oeil pour oeil et dent pour dent"
(EXO 21:24, LEV 24:20, DEU 19:21, MAT 5:38). Il n'est fait, dans l'Ancien Testament, aucune
mention de l'immortalité, car ces gens n'auraient pu comprendre ce qu'est le ciel, ni y aspirer.
Comme ils aimaient les biens matériels, il leur avait été promis que s'ils agissaient avec
droiture, eux
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et leurs descendants hériteraient à jamais de la terre, que leurs troupeaux prospéreraient, etc.
Ils savaient que leur avoir croîtrait en proportion de leur mérite, qui attirerait à eux la faveur
du Seigneur, aussi leur enseignait-on à bien faire dans l'espoir d'une récompense sur le plan
terrestre. Par ailleurs, ils étaient détournés du mal par la pensée d'un prompt châtiment qui
leur était mesuré selon la gravité de leurs péchés. C'était là le seul moyen de les toucher; ils ne
pouvaient pas plus agir par amour du bien qu'ils ne pouvaient comprendre le principe de
s'offrir "en vivant sacrifice". Ils étaient probablement aussi éprouvés par la perte d'un animal
offert au sacrifice expiatoire que nous le sommes par les reproches de notre conscience
lorsque nous avons mal agi.
L'Autel était d'airain, métal qui ne se retrouve pas dans la nature, mais est fait de main
d'homme, d'un alliage de cuivre et de zinc, montrant symboliquement que le péché n'avait pas
été envisagé dans le plan de l'évolution et qu'il était une anomalie de la nature, aussi bien que
ses conséquences, souffrance et mort, symbolisées par les victimes sacrifiées.
Mais il faut remarquer que, bien que l'autel lui-même ait été fait d'un métal artificiel, le feu qui
y br&circlait constamment était d'origine divine, et il était perpétuellement entretenu avec un
soin jaloux. Il ne pouvait être fait usage d'aucun feu d'aucune nature, et nous pouvons faire
notre profit de ce qui est arrivé à deux prêtres rebelles et présomptueux qui avaient poussé la
témérité jusqu'à enfreindre cet ordre pour alimenter l'autel et qui en furent punis par une mort
instantanée. La leçon à en tirer est qu'après avoir fait serment d'obéissance au maître
mystique, le Moi supérieur, il est extrêmement dangereux de ne tenir aucun compte de ses
injonctions.
Quand l'aspirant pénètre dans le Temple par le portail de l'est, il est "pauvre, nu et aveugle". A
ce moment-là, il est l'objet de compassion, il a besoin d'être vêtu et conduit vers la lumière,
mais ce chemin ne peut être parcouru tout d'une traite dans le Temple mystique. Pour parvenir
de l'état de nudité au revêtement de la somptueuse robe du grand-prêtre, la voie est longue et
difficile. Ce que l'aspirant
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doit en premier lieu apprendre, c'est que son avancement ne peut s'obtenir qu'au moyen de
sacrifices. Dans l'initiation mystique chrétienne, le lavement des pieds des disciples par le
Christ est ainsi expliqué; si les minéraux, par leur décomposition, ne s'offraient pas à
l'assimilation du règne végétal, il n'y aurait pas de règne végétal possible; si celui-ci, à son
tour, ne servait pas de nourriture au règne animal, ce dernier ne subsisterait pas, et ainsi de
suite, le supérieur s'alimentant toujours de l'inférieur. Par conséquent, l'homme a toujours des
devoirs envers les règnes inférieurs, et si le Maître lave les pieds de ses disciples, il accomplit
symboliquement cet office de serviteur en reconnaissance du fait qu'ils lui ont servi de
marchepied pour atteindre un degré plus élevé.
Lorsque l'aspirant est conduit à l'Autel d'airain, il y apprend comme leçon que l'animal est
sacrifié pour lui, donnant son corps comme nourriture et sa peau comme vêtement. Il voit en
outre le nuage de fumée épaisse, planant au- dessus de l'Autel, et y aperçoit une lumière, mais
cette lumière est trop faible, trop enveloppée de fumée pour lui servir de guide. Ses yeux
spirituels sont faibles et ne pourraient encore être exposés à la lumière des grandes vérités
spirituelles.
L'apôtre Paul nous dit que le Tabernacle dans le désert est une ombre de plus grande choses
à venir (Hébreux 10:1). Il est donc intéressant et profitable pour le candidat moderne venant au
Temple de connaître la signification de l'Autel d'airain et de ses sacrifices d'animaux.
"Le Christ serait-il né mille fois à Bethléem, S'il ne naît en toi, ton âme reste solitaire. La Croix
du Golgotha tu contemples en vain, Tant qu'en toi- même elle ne s'élève point."
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Cette idée doit être appliquée à tout symbole, à toute phase d'expérience mystique. Ce n'est
pas le Christ extérieur mais le Christ intérieur qui sauve.
Le Tabernacle dans le désert a existé; il peut être clairement vu dans la Mémoire de la Nature
par ceux dont la vue spirituelle est suffisamment développée; mais nul n'est jamais aidé par le
symbole extérieur. Il nous faut construire le Tabernacle en notre propre coeur, en notre propre
conscience; y vivre, en une expérience intime véritable, l'entier rituel du service; devenir à la
fois l'autel du sacrifice et l'holocauste, le sacrificateur et la victime. Plus tard, nous devons
apprendre à nous identifier avec la Cuve mystique et à nous y purifier en esprit; passer ensuite
derrière le premier voile, officier dans la Chambre-est; poursuivre notre route à travers le
Temple tout entier jusqu'à ce que nous devenions nous-mêmes le plus grand de tous les
symboles anciens, la Nuée du Sanctuaire; autrement tous nos efforts sont vain. En un mot,
pour que le symbole du Tabernacle puisse réellement nous aider, il faut le transporter du
désert de l'espace à un foyer en nos coeurs, afin que nous devenions tout ce qu'est ce
symbole et ce qu'il représente spirituellement.
S'étant couché, on détend tous les muscles du corps. Ceci est très important, car lorsqu'une
partie du corps est tendue, le sang n'y circule plus librement, il y est temporairement
comprimé. Comme tout développement spirituel dépend du sang, l'effort maximum en vue de
la croissance de l'âme ne peut être fait dans cette condition.
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La Cuve d'Airain
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Une fois que les muscles seront parfaitement détendus, l'aspirant révisera les incidents
remarquables de la journée, mais au lieu de commencer par les incidents de la matinée et de
finir par ceux de la soirée, il procédera en sens inverse: il verra d'abord les évènements de la
soirée, puis ceux de l'après-midi, et enfin ceux de la matinée. La raison de ceci est que, à partir
du moment de sa naissance, dès sa première inspiration, l'air qui entre dans les poumons de
l'enfant apporte avec lui une image du monde extérieur; à mesure que le sang traverse le
ventricule gauche du coeur, chaque scène de la vie y est enregistrée sur un certain atome.
Chaque inspiration amène avec elle de nouvelles images, et chacun des évènements, chacun
des actes de notre vie se trouvent gravés sur ce petit atome-germe, de notre première
inspiration jusqu'à notre dernier soupir. Après la mort, ces images forment la base de notre
existence au purgatoire. Sous l'influence des conditions du monde spirituel, notre conscience,
pour chaque action mauvaise, souffre des angoisses d'une violence incroyable, et nous
sommes ainsi détournés du chemin du mal; par ailleurs, l'intensité des joies que nous
éprouvons au sujet de nos bonnes actions agit comme un aiguillon pour nous encourager sur
le sentier de la vertu dans les vies à venir.
Or, dans l'existence d'après-vie, le panorama de la vie écoulée se déroule en sens inverse, en
vue de montrer d'abord les effets, puis les causes qui les ont produites, afin que l'esprit puisse
apprendre comment la loi de cause à effet opère dans la vie. C'est pourquoi on enseigne à
l'aspirant qui est sous la direction scientifique des Frères Aînés de l'Ordre de la Rose-Croix à
faire aussi l'exercice du soir en sens inverse et à se juger chaque jour afin d'échapper aux
souffrance du purgatoire après sa mort. Mais qu'il soit bien compris qu'une révision
superficielle des scènes de la journée ne sert à rien. En présence d'une de ces scènes où nous
avons fait un grave tort à quelqu'un, il ne suffit pas de dire: "J'en suis vraiment fâché et je
voudrais bien ne pas avoir agi ainsi". A ce moment, nous sommes la victime expiatoire sur
l'Autel des Holocaustes, et à moins
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que nous ne sentions le feu du remords divinement enflammé nous br&circler jusqu'à la
moelle des os pour les torts commis pendant la journée, nous n'accomplissons rien qui vaille.
Sous le régime de l'ancienne Alliance, les victimes étaient frottées de sel avant d'être placées
sur l'Autel des Holocaustes. Nous savons combien il en cuit lorsque, accidentellement, une
plaie vient en contact avec du sel. Cette coutume de frotter de sel les victimes des sacrifices
symbolise l'intensité de la br&circlure que nous devons éprouver lorsque nous nous plaçons
sur l'Autel des Holocaustes. C'est le sentiment profond, de sincère regret pour ce que nous
avons faite qui détruit l'image dans l'atome-germe et laisse celui-ci purifié, sans tache. De
même que les transgresseurs qui, sous l'ancienne Alliance, étaient justifiés lorsqu'ils
apportaient à l'Autel des Holocaustes un sacrifice qui y était consumé, ainsi, dans les temps
actuels, nous effaçons la marque de nos péchés par l'exercice de rétrospection. Il est bien
évident que nous ne pouvons, de soir en soir, accomplir ce sacrifice vivant sans en devenir
meilleur et cesser peu à peu les fautes que nous devons nous reprocher lorsque nous faisons
notre examen de conscience. Ainsi, cet exercice, non seulement nous purifie de nos fautes,
mais encore nous élève à un degré de spiritualité supérieur à celui que nous pourrions
atteindre autrement dans la vie présente, (1 COR 11:31).
Il est bon de faire remarquer ici que lorsqu'une personne avait commis une faute grave et se
réfugiait dans le sanctuaire, elle se trouvait en s&circreté à l'ombre de l'Autel des Holocaustes;
là, le feu divinement allumé pouvait seul exercer un jugement. Elle échappait ainsi aux mains
des hommes en se mettant dans la main de Dieu. De même, l'aspirant qui, chaque soir,
reconnaît ses torts en se réfugiant vers l'autel du jugement vivant, y trouve un asile contre la
loi de cause à effet, et "Quand nos péchés seraient comme l'écarlate, ils deviendront blancs
comme neige" (Esaïe 1:18).
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La Cuve d'Airain
La Cuve d'airain était un grand bassin toujours rempli d'eau. La Bible nous dit qu'elle était
placée sur le dos de douze boeufs, également d'airain, et dont la partie postérieure était
tournée vers le centre du bassin. Mais on peut lire dans la Mémoire de la Nature que ces
animaux n'étaient pas des boeufs, bien que représentant symboliquement les douze signes du
zodiaque. A cette époque, l'humanité était divisée en douze groupes, un pour chaque signe
zodiacal. Chaque animal symbolique attirait un rayon particulier, et tout comme l'eau bénite
des Eglises catholiques est magnétisée par le prêtre pendant la consécration, ainsi l'eau de ce
bassin était magnétisée par les Hiérarchies divines qui guident l'humanité.
Il ne peut y avoir aucun doute sur le pouvoir de l'eau bénite, préparée par une forte
personnalité magnétique: elle absorbe les effluves de son corps vital, et ceux qui s'en servent
subissent son empire à un degré proportionné à leur sensibilité. Par conséquent, les Cuves
d'airain des anciens Temples atlantéens des Mystères dont l'eau était magnétisée par les
Hiérarchies divines d'un pouvoir infini, étaient un facteur puissant pour guider le peuple en
accord avec les désirs de ces dirigeants. Les prêtres étaient donc parfaitement soumis aux
ordres et règles établis par ces guides spirituels invisibles et, par eux, le peuple les suivait
aveuglément. Il était requis des prêtres de se laver les mains et les pieds avant d'entrer dans le
Tabernacle proprement dit. La transgression de ce commandement entraînait la mort
immédiate du prêtre coupable. Nous pouvons donc dire que, de même que la note
fondamentale de l'Autel d'airain était "justification", l'idée principale de la Cuve d'airain était
"consécration".
"Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus", (Matthieu 22:14) ainsi que le prouve l'exemple
du jeune homme riche qui vient demander au Christ ce qu'il devait faire pour être parfait. Il
assura qu'il observait la Loi, mais lorsque le Christ lui dit "Suis-moi", il en fut incapable, car il
avait de grandes richesses qui le retenaient captif. Comme la grande majorité, il se contentait
d'échapper à la condamnation et il
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était aussi trop tiède pour acquérir quelque mérite en servant, (Matthieu 19:16-22). La Cuve
d'airain est le symbole de la sanctification et de la consécration à une vie de service.
De même que l'Esprit est descendu sur Jésus après la consécration du Baptême, ainsi
l'aspirant au service de l'ancien Temple devait se sanctifier dans le courant sacré qui coulait de
la Mer de fonte. Le Maçon mystique travaillant "sans bruit de marteau" à la construction d'un
temple pour y servir, doit, lui aussi, se consacrer et se sanctifier, être prêt à abandonner toutes
ses possessions terrestres afin de pouvoir suivre le Christ intérieur . Bien qu'il puisse
conserver ses possessions matérielles, il doit les considérer comme un dépôt sacré dont il
dispose à la manière d'un sage économe qui gère avec probité les richesses de son maître. Il
doit être prêt à obéir en toute occasion à la voix du Christ Intérieur, quand il lui dit : "Suis-
moi!", même si l'ombre de la croix se dessine obscurément au bout du chemin, car sans cet
ultime abandon de la vie à la Lumière, à des fins supérieures, il ne peut y avoir de progrès
spirituel. De même que l'Esprit est descendu sur Jésus quand il est sorti des eaux baptismales
de la consécration, ainsi le Maçon mystique qui se baigne dans le bassin de la Mer de fonte
commence à entendre confusément en son propre coeur la voix du Maître lui enseignant les
secrets de son Art, afin qu'il puisse les employer au service d'autrui.
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Son mobilier, qui symbolisait les moyens par lesquels l'aspirant peut se développer
spirituellement par le service , consistait en trois objets principaux: L'Autel des Parfums , la
Table des Pains de proposition et le Chandelier d'or d'où venait la lumière.
Il n'était pas permis au peuple d'entrer dans ce lieu sacré et d'y contempler le mobilier. Nul
autre qu'un prêtre ne pouvait passer au-delà du voile et entrer dans cette première salle.
Le Chandelier d'or était placé du côté sud du Lieu saint, de façon à se trouver à gauche de la
personne qui entrait. Il était fait d'or pur et consistait en un support s'élevant d'une base et
auquel s'ajoutaient six branches. Ces branches partaient de trois points différents du support,
s'élevaient en s'arrondissant, et formaient trois arcs de différents rayons,
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La Table des Pains de proposition était placée du côté nord de la salle, de façon à être à main
droite du prêtre lorsqu'il se dirigeait vers le second voile. Douze pains faits d'une pâte sans
levain étaient constamment gardés sur cette table. Ils étaient disposés en deux piles de six, et
sur chaque pile se trouvait un petit tas d'encens. Ces galettes étaient appelées pains de
proposition, ou pains de la Face, parce qu'ils étaient solennellement placés devant la présence
de Jéhovah qui résidait dans la Nuée du Sanctuaire derrière le second voile. Chaque jour de
sabbat, les pains de proposition étaient changés par les officiants. Les pains ainsi remplacés
gardaient leur caractère sacré; par la suite, ils n'étaient consommés que par les prêtres et dans
les limites du Parvis. En changeant les Pains de proposition, on br&circlait l'encens, au lieu
des pains eux-mêmes, comme une offrande par le feu à Jéhovah.
L'Autel des Parfums , ou Autel d'or, était le troisième objet de la Chambre- est du Temple. Il
était placé au centre de la pièce, c'est à dire à mi- distance des parois nord et sud, en face du
second voile. Nulle chair n'était br&circlée sur cet autel, qui n'était touché de sang qu'en des
occasions tout à fait solennelles, et encore seules les cornes l'étaient-elles. La fumée qui s'en
élevait n'était jamais que celle de l'encens br&circlé matin et soir, remplissant le sanctuaire
d'un nuage odorant, et répandant une odeur rafraîchissante sur les parvis et la campagne
avoisinante sur une étendue de plusieurs kilomètres. Parce que cet encens était br&circlé
chaque jour, il était appelé encens perpétuel devant le Seigneur.
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Ce n'était pas un simple encens, mais un composé d'oliban et d'aromates, fait selon les
directives données par Jéhovah lui-même. Confectionné dans ce but spécial et considéré
comme sacré, il n'était permis à personne d'en faire de semblable pour s'en servir à un usage
séculier. Le prêtre ne devait jamais offrir d'encens profane sur l'Autel d'or, mais seulement le
composé sacré. L'Autel des parfums était placé directement en face du voile qui était devant le
Propitiatoire, car même si celui qui officiait ne pouvait voir le Propitiatoire, à cause du voile qui
le cachait, il regardait tout de même dans cette direction et dirigeait son encens de ce côté. Il
était de coutume, lorsque le nuage d'encens odorant s'élevait au- dessus du Temple, que ceux
qui se tenaient dans le Parvis du Sanctuaire envoient en silence leurs prières vers Dieu.
Le Chandelier d'or
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Il y a dans ce symbole de feu, une signification des plus profondes et des plus sublimes, que
nous étudierons lorsque nous en viendrons à la Nuée du Sanctuaire , dont le brillant éclat
planait au-dessus du Propitiatoire de la Chambre-ouest . Avant d'examiner ce sujet, nous
devons comprendre tous les symboles qui se trouvent entre le Chandelier d'or et ce sublime
Feu du Père qui était la gloire suprême du Saint des Saints, partie la plus sacrée du Tabernacle
dans le désert.
La Chambre-est du Temple peut être appelée la Salle du Service , car elle correspond aux
trois années de ministère du Christ, et contient tout l'équipement nécessaire pour la
croissance de l'âme, bien que meublée seulement de trois articles principaux, dont la Table
des Pains de proposition. Sur cette table, comme nous l'avons déjà vu, il y avait deux piles de
six galettes et, au-dessus de chacune, un petit tas d'encens. L'aspirant, arrivé à la porte du
Temple, "pauvre, nu et aveugle", a été, depuis lors, amené à la lumière du Chandelier à sept
branches; il a acquis une certaine somme de connaissances cosmiques qu'il doit utiliser au
service de ses semblables ; c'est ce que symbolise la Table des Pains de proposition.
Le grain avec lequel ces pains de proposition étaient faits avait été originairement donné par
Dieu, mais il avait été semé par les hommes qui avaient auparavant labouré et hersé le sol,
puis arrosé le grain qui s'était multiplié selon la nature du sol et le soin qui lui avait été donné;
Il avait été moissonné, battu, moulu et cuit. Les serviteurs de Dieu d'autrefois l'avaient porté au
Temple, où il avait été placé devant le Seigneur sous forme de pains destinés à montrer qu'ils
avaient accompli leur tâche et rendu les services nécessaires.
Le blé donné par Dieu figure, dans les douze pains, les occasions de progrès spirituels
offertes par Dieu; elles se présentent à chacun dans les douze départements de la vie,
symbolisés par les douze maisons du thème astrologique, sous la domination des douze
Hiérarchies divines connues par les signes du zodiaque.
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Mais la tâche du Maçon mystique , véritable constructeur du Temple ,(2 Corinthiens 6:16), est
de saisir ces occasions , de les cultiver et de les faire fructifier , afin qu'il en puisse recueillir le
"pain de vie " qui nourrit l'âme .
Cependant, nous n'assimilons pas entièrement notre nourriture physique; il reste une grande
proportion de résidus après que la quintessence en a été absorbée par l'organisme. Ainsi, ce
n'étaient pas les Pains de proposition qui étaient consumés devant le Seigneur, mais
seulement les deux tas d'encens qui en représentaient l'arôme. De même, la nourriture de
l'âme produite par les services rendus et recueillis quotidiennement par le fervent Maçon
mystique passe, après les travaux de la journée, sous la meule de la rétrospection du soir.
Il y a chaque mois, un temps particulièrement propice pour extraire l'encens de la croissance
de l'âme, le br&circler devant le Seigneur et faire en sorte que son agréable arôme s'allie au
corps de l'âme pour former la rayonnante robe nuptiale d'or: c'est au moment de la Pleine Lune
. Elle est alors à l'est, et les cieux sont éblouissants de lumière, comme l'était la Chambre-est
de l'ancien Temple atlantéen des Mystères où le prêtre recueillait l'aliment de l'âme symbolisé
par les pains de proposition et l'encens odorant, agréable alors comme aujourd'hui à notre
Père céleste.
Que le Maçon mystique remarque bien que les pains de proposition n'étaient pas une pure
imagination de rêveurs ou une simple théorie sur la nature de Dieu ou de la lumière. Ils étaient
faits d'un réel labeur , d'un travail méthodique, et il importe que nous suivions le chemin du
service effectif si nous voulons amasser des trésors dans le ciel. A moins de travailler
effectivement, de servir l'humanité, nous n'aurons rien à offrir, point de pain à "montrer" à la
fête de la Pleine Lune et, au mariage mystique du Moi supérieur au moi inférieur, nous nous
trouverons sans robe nuptiale d'or, ou corps lumineux de l'âme, faute duquel l'union avec le
Christ ne peut jamais s'accomplir.
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A l'Autel des parfums, ainsi que nous l'avons vu dans la description générale du Tabernacle
et de son mobilier, l'encens était continuellement offert devant Jéhovah, et le prêtre qui officiait
à l'autel avait les yeux tournés vers le Propitiatoire placé sur l'Arche, même s'il lui était
impossible de le voir à cause du second voile interposé entre la première et la seconde
chambre du Tabernacle, entre le Lieu saint et le Saint des Saints. Nous avons vu aussi, au
sujet des pains de proposition, que l'encens symbolisait l'arôme du service rendu selon les
occasions offertes et, de même que l'animal offert en holocauste sur l'Autel d'airain représente
le mal commis pendant la journée, ainsi l'encens br&circlé sur l'Autel d'or et dont la douce
odeur est agréable au Seigneur, représente le bien accompli par nous.
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Il est un fait digne de remarque et chargé de sens mystique; l'arôme du service volontaire est
figuré comme une douce senteur , un encens au parfum agréable , tandis que l'odeur du péché,
de l'égoïsme et de la transgression de la Loi, représentée par le sacrifice obligatoire sur l'Autel
du service, est nauséabonde. Il n'est pas besoin d'une vive imagination pour comprendre que
le nuage de fumée qui s'élevait continuellement de la chair br&circlée des animaux offerts en
sacrifice créait une odeur infecte, pour en désigner la nature répugnante, tandis que l'encens
perpétuel, présenté sur l'autel devant le second voile, indiquait par opposition la beauté et la
sublimation du service désintéressé, exhortant ainsi le Maçon mystique, Enfant de la Lumière ,
à fuir l'un et à s'attacher à l'autre.
Comprenons bien que servir ne consiste pas à faire de grandes choses seulement. Quelques
prétendus héros, médiocres, insignifiants dans la vie privée, ne se sont révélés à la hauteur
des circonstances qu'à un certain jour, à une certaine heure. Les martyrs ont été mis sur le
calendrier des saints parce qu'ils sont morts pour une cause; mais faire les petites choses que
personne
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ne remarque, se sacrifier humblement pour autrui , est un plus grand héroïsme et, parfois, un
plus grand martyre.
Nous avons vu que le voile placé à l'entrée de la cour extérieure et celui qui se trouvait en
face de la Chambre-est du Tabernacle étaient tous deux faits de quatre couleurs; bleu, rouge,
violet et blanc, mais le second voile , qui séparait la Chambre-est de la Chambre-ouest, différait
des deux autres, car il était orné de figures de Chérubins. Nous ne considérerons cependant
pas la signification de ce symbole avant d'en venir à l'étude de la Nouvelle Lune et de
l'initiation, mais nous examinerons maintenant la seconde chambre du Tabernacle, appelée
"Lieu très saint" ou "Saint des Saints.
Dans cette seconde chambre, au-delà du second voile, nul mortel ne pouvait pénétrer,
excepté le Grand-Prêtre . Encore ne lui était-il permis d'y entrer qu'une fois par an à l'occasion
de la célébration de la fête du Yom Kippour, le grand jour de l'expiation et seulement après une
préparation solennelle, avec l'attitude la plus révérentielle.
Le Saint des Saints était revêtu d'un caractère d'un autre monde, et rempli d'une grandeur
surnaturelle. Tout le Tabernacle était le sanctuaire de Dieu, mais en ce lieu se reflétait la
majesté imposante de sa présence, de la Nuée du Sanctuaire , devant laquelle un mortel,
f&circt-il grand-prêtre, pouvait bien trembler de se présenter. Dans la partie la plus occidentale
de cette chambre, à l'extrémité du Tabernacle, reposait l'Arche de l'Alliance . C'était un coffre
contenant le Vase d'or de Manne , le Rameau reverdi d'Aaron et les tables de la Loi données à
Moïse.
Tant que cette Arche d'Alliance était restée dans le Tabernacle du désert, deux barres
demeuraient toujours dans les quatre anneaux servant à son transport, afin qu'elle puisse être
prise et emportée immédiatement. Mais lorsque l'Arche fut finalement placée dans le temple de
Salomon, les barres furent enlevées, et ceci revêt une signification symbolique importante. Au-
dessus de l'Arche planaient les Chérubins; entre eux demeurait la gloire incréée de Dieu. "Là,
dit-il à Moïse, je me rencontrerai avec toi, et je communiquerai
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avec toi de dessus le Propitiatoire, du milieu des deux Chérubins qui sont sur l'Arche du
Témoignage.
La Gloire de Dieu, vue au-dessus du Propitiatoire, avait l'apparence d'un nuage. Le Seigneur
dit à Moïse: "Parle à ton frère Aaron, afin qu'il n'entre pas en tout temps dans le Lieu très saint,
au-delà du voile, devant le Propitiatoire qui est sur l'Arche, de peut qu'il ne meure, car je me
montrerai dans la nuée du Propitiatoire". Cette manifestation de la Présence divine était
appelée chez les Juifs la Gloire de la Shekhinah . Elle était, sans nul doute, accompagnée
d'une prodigieuse gloire spirituelle dont il est impossible de se faire une juste idée. De cette
nuée sortait la voix de Dieu lorsque, avec une grande solennité, il était consulté dans l'intérêt
du peuple.
L'aspirant qui a acquis les qualités requises pour entrer dans la Chambre- ouest, derrière le
second voile, trouve que tout y est sombre à l'oeil physique et qu'il est nécessaire d'avoir une
lumière intérieure . Lors de son arrivée au portail-est du parvis, il était pauvre, nu et aveugle ,
demandant la Lumière . On lui montrait alors la faible lumière qui se trouvait au milieu de la
fumée qui s'élevait de l'Autel des holocaustes, et on lui disait qu'afin d'avancer il devait allumer
en lui-même la flamme du remord pour ses mauvaises actions. Plus tard, on lui indiquait la
lumière plus brillante de la Chambre- est du Tabernacle qui provenait du Chandelier à sept
branches, c'est-à-dire qu'on lui donnait les lumières du savoir et de la raison pour l'aider à
avancer sur le Sentier. Mais il devait, en servant , développer en lui et autour de lui, une autre
lumière, la "robe nuptiale d'or", qui est la lumière christique du corps de l'âme . Par des vies
successives de service, cette glorieuse substance de l'âme se répand dans son aura tout
entière, jusqu'à briller d'une lumière d'or. Ce n'est qu'après avoir atteint cette illumination
intérieure qu'il peut entrer dans la sombre enceinte du second Tabernacle, nom parfois donné
au Saint des Saints.
"Dieu est Lumière : si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière,
nous sommes mutuellement en communion." Ces mots sont généralement interprétés pour
indiquer la communion des saints;
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mais ils s'appliquent, en fait, également à notre communion avec Dieu. Lorsque le disciple
entre dans le second Tabernacle , la Lumière, en lui , vibre à l'unisson de la Lumière de la Nuée
du Sanctuaire , entre les Chérubins et ainsi s'accomplit la communion avec la Lumière du Père
, (1 Jean 1:5-7).
De même que les Chérubins et la Lumière du Père qui planent au-dessus de l'Arche
représentent les divines Hiérarchies, guides tutélaires de l'humanité pendant son pèlerinage
dans le désert, ainsi l'Arche elle-même représente l'homme dans son développement le plus
avancé .
Il y avait, avons-nous dit, trois objets dans l'Arche: le Vase d'or de Manne, le Rameau reverdi
d'Aaron et les Tables de la Loi. Lorsque l'aspirant se tenait au portail d'entrée du parvis,
comme enfant du péché, la Loi était à l'extérieur, agissant en contremaître sévère pour
l'amener au Christ. Avec une rigueur inflexible, elle exigeait oeil pour oeil et dent pour dent.
Toute transgression de la Loi amenait son juste salaire et l'homme était limité par des règles
qui commandaient de faire certaines choses et de s'abstenir d'autres. Mais lorsqu'à force de
sacrifice et de service , il est enfin arrivé au degré d'évolution représenté par l'Arche de la
Chambre-ouest du Tabernacle, les Tables de la Loi sont en lui ,( Hébreux 8:10). Il s'est alors
émancipé de toute influence extérieure sur ses actions, non pas en enfreignant la Loi, mais en
coopérant avec elle. De même que nous avons appris à respecter la propriété d'autrui, ce qui
nous a affranchis du commandement "Tu ne déroberas point", de même celui qui observe
toutes les lois, par sa propre volonté, n'a plus besoin d'un maître sévère, car il obéit avec joie,
étant devenu le serviteur de la Loi et travaillant avec elle , par choix et non par nécessité .
Manas, mensch ou man (homme) est associé avec la manne descendue du ciel. C'est l'esprit
humain émané de notre Père Céleste pour accomplir son pèlerinage dans la matière, et le Vase
d'or dans lequel elle était contenue symbolise l'aura d'or du corps de l'âme.
Bien que la Bible ne soit pas strictement en accord avec les évènements, elle nous renseigne
sur la manne
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mystique descendue du ciel et en relate les faits principaux. Si nous voulons savoir de quelle
nature était ce "pain", nous pouvons nous reporter au sixième chapitre de l'Evangile de Jean,
qui relate comment le Christ nourrit la multitude de pain et de poissons . Ceux-ci symbolisent
la doctrine mystique des deux mille années qu'il inaugurait, car pendant le passage du point
vernal du Soleil dans le signe des Poissons, on a enseigné aux fidèles à s'abstenir une fois par
semaine, le vendredi, ainsi qu'à certaines époques de l'année, des "pots de viande" de l'Egypte
ou de l'ancienne Atlantide; on leur a donné l'eau des Poissons à la porte de l'église, et les
hosties du signe de la Vierge à la table de communion, devant l'autel. On leur a appris à rendre
un culte à la Vierge immaculée, représentant son propre signe (opposé à celui des Poissons) et
à entrer en communion avec le Soleil issu d'elle.
Le Christ a enseigné, en un langage mystique mais clair, que ce Pain de vie , ou manne, est
l'Ego. Cette explication se trouve aux versets 33 et 34 de ce sixième chapitre de Jean, où nous
lisons: "Car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde (...) Je
suis (ego sum ) le pain de vie ". Ceci est donc le symbole du Vase d'or contenant la manne qui
se trouvait dans l'Arche. Cette manne est l'Ego, ou esprit humain, qui donne la vie aux
organismes du monde physique. Il est caché dans l'Arche de chaque être humain, et le Vase
d'or, corps de l'âme ou "robe nuptiale d'or", est latent en chacun de nous. Il s'accroît et devient
de plus en plus resplendissant par l'alchimie spirituelle, grâce à laquelle le service est
transmué en croissance de l'âme. C'est la demeure qui n'a pas été faite de main d'homme ,
céleste, éternelle, de laquelle Paul désirait être ardemment être revêtu, comme il dit dans la
seconde Epître aux Corinthiens 5:1-2. Tous ceux qui s'efforcent d'être secourables envers
leurs frères en humanité amassent ce précieux trésor dans le ciel, que ni les vers, ni la rouille
ne peuvent détruire, (Matthieu 6:20).
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La Verge d'Aaron
Une légende ancienne raconte que lorsqu'Adam fut chassé du Jardin d'Eden, il emporta trois
boutures de l'Arbre de Vie , qui furent plantées par Seth, deuxième fils d'Adam, dont la légende
maçonnique dit qu'il est le père de la hiérarchie spirituelle des ecclésiastiques qui travaillent
avec l'humanité dans le catholicisme, tandis que les fils de Caïn sont les artisans du monde.
Ces derniers sont actifs dans la Franc-Maçonnerie et travaillent au progrès matériel et
industriel, en tant que constructeurs du Temple de Salomon, autrement dit le monde. Les trois
boutures plantées par Seth ont rempli d'importantes missions dans le développement spirituel
de l'humanité. L'une d'elles est, dit-on, le Rameau d'Aaron.
Au cours des âges, lorsque nous aurons appris à dominer l'orgueil de la vie et la convoitise
de la chair (I Jean 2:16) la génération cessera de saper notre vitalité. L'énergie vitale sera alors
employée pour la régénération et les pouvoirs spirituels, symbolisés par la Verge d'Aaron, se
développeront.
Et telle est l'attitude de celui qui a développé en lui le Rameau reverdi d'Aaron. Bien qu'il
puisse mettre à profit la faculté spirituelle de pourvoir de pain la multitude, il ne penserait
jamais à convertir une seule pierre en pain pour lui-même , afin d'apaiser sa propre faim. Cloué
sur la croix, il ne penserait pas à se libérer par le pouvoir spirituel dont il a usé pour sauver
tant d'autres de la mort. Injurié chaque jour, traité d'imposteur et de charlatan, il ne mésuserait
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jamais de ce même pouvoir en montrant, par un signe indubitable, qu'il est un envoyé du ciel.
Telle a été l'attitude de Jésus-Christ, telle doit être celle de celui qui, Christ en devenir, suit ses
traces.
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La Chambre-ouest du Tabernacle était aussi sombre que le sont les cieux lorsque la Lune,
notre luminaire mineur, est avec le Soleil à l'occident, c'est-à-dire à la Nouvelle Lune, qui
commence un nouveau cycle dans un autre signe du zodiaque. A l'extrémité ouest de ce
sombre sanctuaire se trouvait l'Arche de l'Alliance. Au-dessus, planait la Nuée du Sanctuaire,
invisible à l'oeil physique, de laquelle le Père de Lumière communiquait avec ses adorateurs,
(Exode 40:38).
Nous ne nous rendons généralement pas compte que le monde entier est en feu; que le feu
est présent dans l'eau, qu'il br&circle continuellement dans la plante, l'animal et l'homme, qu'il
n'y a rien au monde qui ne soit pas animé par le feu. La raison pour laquelle nous ne le
percevons pas plus clairement est que nous ne pouvons, en notre esprit, séparer le feu de la
flamme. Mais, en fait, le feu est à la flamme ce que l'esprit est au corps . Il est le pouvoir
invisible, mais tout-puissant, de la Manifestation. Le véritable feu est sombre, invisible à la vue
physique. Il n'est revêtu d'une flamme que lorsqu'il consume la matière . Considérons, par
exemple, que le feu jaillit du silex lorsque celui-ci est frappé; que le centre d'une flamme de gaz
est sombre à l'intérieur de la partie lumineuse; qu'un fil électrique peut être
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chargé d'électricité et être complètement froid, cependant que, dans les conditions voulues, il
émettra une flamme.
Il est bon de remarquer ici la distinction entre le Tabernacle dans le désert, le Temple de
Salomon et le Temple plus récent d'Hérode, car il y a entre eux une différence capitale. Le feu
miraculeusement allumé sur l'Autel d'airain à l'est du Tabernacle et la Nuée du Sanctuaire
invisible, à l'extrême ouest du Tabernacle, étaient tous les deux présents dans le Temple de
Salomon. A un certain point de vue, le Temple d'Hérode n'égalait pas les deux premiers
sanctuaires, mais, d'autre part il est le plus glorieux des trois parce qu'il a été honoré de la
présence corporelle de notre Seigneur Jésus-Christ, en qui habitait la divinité .
L'Ombre de la Croix
Dans son Epître aux Hébreux, Paul décrit le Tabernacle et on trouve là nombre de
renseignements sur les coutumes qui prévalaient alors et que l'étudiant gagnera à connaître
(Hébreux 9:1 et suivants). Entre autres choses, remarquons qu'il appelle le Tabernacle "l'ombre
de grandes choses à venir" ((Hébreux 10:1). Il y a dans l'ancien Temple des Mystères une
promesse qui n'a pas encore été remplie, une promesse aussi valable aujourd'hui que le jour
où elle fut faite. Si nous nous représentons en esprit l'arrangement des objets
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Ainsi, le symbole du développement spirituel, qui est notre idéal actuel, était figuré dans
l'ancien Temple des Mystères. L'accomplissement que l'on atteint à l'extrémité de la croix,
l'achèvement que l'on réalise quand la loi est inscrite en nous , comme elle l'était dans l'Arche
même, est ce qui doit nous importer à l'heure actuelle.
La lumière qui brille au-dessus du Propitiatoire, dans le Saint des Saints, au sommet de la
croix, est une réflexion du monde invisible dans lequel le candidat cherche à entrer lorsque
tout est devenu obscur autour de lui. Lorsque nous avons atteint le degré où nous percevons
la lumière spirituelle qui plane au-dessus de l'Arche et qui nous appelle, que nous nous tenons
dans l'ombre de la croix, alors seulement nous connaissons vraiment le sens, l'objet et le but
de la vie.
A présent, nous pouvons saisir les occasions qui nous sont offertes et servir plus ou moins
efficacement, mais ce n'est que lorsque nous avons, en servant, développé en nous la lumière
spirituelle, qui est le corps de l'âme et que nous avons gagné l'accès à la Chambre-ouest,
appelée la Salle de la Libération, que nous pouvons réellement percevoir la raison pour
laquelle nous sommes en ce monde et comprendre ce dont nous avons besoin pour nous
rendre véritablement utiles. Cependant, nous ne pouvons demeurer dans le Saint des Saints,
car le Grand-Prêtre n'était autorisé qu'une fois par an à entrer dans le Sanctuaire. Il y avait un
long
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espace de temps entre ces brefs aperçus du véritable but de l'existence. Entre-temps, il devait
aller remplir ses fonctions parmi ses frères en humanité et les servir de son mieux; pécher
aussi, car il était encore imparfait, et enfin, entrer de nouveau dans le Saint des Saints après
avoir fait amende honorable pour ses fautes.
Il en est de même pour nous aujourd'hui. Il nous est parfois donné d'apercevoir quelques
lueurs de ce qui nous est réservé et de ce que nous devons accomplir pour arriver là où le
Christ est allé. Vous vous rappelez qu'il a dit à ses disciples: "Vous ne pouvez me suivre
maintenant, mais vous me suivrez plus tard" (Jean 13:36). Nous aussi, nous devons, bien des
fois, jeter un regard dans le Temple obscur, le Saint des Saints, avant d'être qualifiés pour y
rester, avant d'être vraiment en état de faire le dernier pas et de franchir l'espace qui nous
sépare du sommet de la croix, la place du crâne , (Jean 19:17), point de la tête où l'esprit
abandonne le corps à la mort, ou le quitte à volonté comme aide invisible. Ce "Calvaire" est le
suprême accomplissement humain, et nous devons nous préparer à entrer, à bien des
reprises, dans la chambre obscure avant d'y atteindre.
Considérons maintenant le Sentier de l'initiation, tel qu'il était symbolisé dans les Temples
anciens avec l'Arche, le Feu et la Nuée du Sanctuaire, ainsi que dans les Temples plus récents.
Remarquons d'abord que lorsque l'homme fut chassé du Jardin d'Eden, parce qu'il avait
mangé de l'Arbre de la Connaissance, des Chérubins en gardaient l'entrée avec une épée
flamboyante. Des passages tels que les suivants: "Adam connut Eve, et elle conçut Abel
(Genèse 4:1); Adam connut Eve, et elle conçut Seth (Genèse 4:25); Elkana connut Anne, et elle
conçut Samuel" (2 Samuel 1:19), ainsi que la question de Marie à l'Ange Gabriel: "Comment
concevrais-je, puisque je ne connais point d'homme?" (Luc 1:34) montrent clairement que les
termes "Manger de l'Arbre de la connaissance du bien et du mal" voulaient dire abandon à la
passion dans l'acte de reproduction. Cet acte, accompli sous l'influence de rayons planétaires
défavorables,
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Illustration:
Le Tabernacle dans le désert - "L'ombre des grandes choses à venir".
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était une transgression des lois de la nature, qui amena dans le monde douleur et mort, nous
éloignant de nos premiers gardiens et nous forçant à errer de longs siècles dans le désert du
monde.
A la porte du Temple mystique de Salomon, nous trouvons des Chérubins, mais au lieu d'une
épée flamboyante, ils tiennent une fleur , symbole plein de sens mystique. Comparons
l'homme à la fleur, afin de comprendre la grande importance de la signification de cet
emblème. L'homme prend sa nourriture par la tête, d'où elle descend dans les parties
inférieures du corps. La plante prend la sienne par les racines, d'où elle monte dans les parties
supérieures. Chez l'homme, l'amour est passionnel, et les organes reproducteurs sont tournés
vers la terre . Il les cache par honte, parce qu'ils sont entachés de passion. La plante ne
connaît pas la passion; chez elle, la fertilisation est accomplie de la manière la plus pure, la
plus chaste imaginable, aussi tourne-t-elle vers le soleil son organe de reproduction, la fleur,
dont la beauté ravit tous ceux qui la contemplent. L'homme passionné et déchu exhale l'acide
carbonique mortel ; la chaste fleur inhale ce poison, le transmue et en fait un élixir de vie, pur
doux et parfumé.
Le symbole des Chérubins à la fleur ouverte, placé sur la porte du Temple de Salomon,
apprend à l'aspirant que la pureté est la seule clé avec laquelle il puisse ouvrir la porte
conduisant à Dieu.. Comme l'a exprimé le Christ: "Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils
verront Dieu" (Matthieu 5:8).
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La chair doit être consumée sur l'Autel du sacrifice de soi, et l'âme lavée dans la cuve de la
consécration à une vie plus élevée avant que l'aspirant puisse s'approcher de la porte du
Temple. Lorsque nu, pauvre et aveuglé par les larmes de la contrition, il marche à tâtons dans
l'obscurité, cherchant la porte du Temple, il trouve l'entrée de la Salle du Service, la Chambre-
est du Tabernacle, qui est illuminée par les lumières du Chandelier à sept branches, emblème
de la luminosité de la Pleine Lune, phase de sept jours de notre satellite. Dans cette Salle du
Service, on enseigne à l'aspirant à tisser, avec l'arôme des Pains de proposition, le lumineux
vêtement de flamme que Paul appelle "sôma psuchikon ", ou corps de l'âme (I Corinthiens
15:44).
Ce terme de corps de l'âme n'est pas une métaphore; c'est un véhicule qui ne doit pas être
confondu avec l'âme qui le pénètre tout entier. L'aide invisible qui s'en sert dans ses envolées
sait qu'il est aussi réel et tangible que notre corps de chair et de sang. Mais dans cette "robe
nuptiale d'or", il y a quelque chose d'intangible , perçu par l'esprit d'introspection; ineffable et
indescriptible, il échappe aux efforts les plus persistants pour le saisir, et pourtant il est aussi
réel que le véhicule qui le contient, et plus encore. Ni la vie, ni l'amour, ni la beauté, ni la
sagesse, ni aucun concept humain ne peuvent donner une idée de ce qu'il est, car il est la
somme de toutes les facultés, de tous les attributs et de tous les concepts humains du bien,
immensément intensifiés. Si tout le reste nous était enlevé, la réalité première nous resterait, et
nous serions riches de sa possession, car elle nous fait sentir cette puissante attraction vers
notre Père Céleste, cette impulsion vitale intime que connaissent si bien tous les aspirants.
Le Christ faisait allusion à ce trésor intime lorsqu'il disait: "Nul ne peut venir à moi si mon
Père ne l'attire" (Jean 6:44). De même que le véritable feu est caché dans la flamme qui
l'entoure, ainsi ce trésor ineffable, intangible, se cache dans le corps de l'âme, br&circle
l'encens extrait des pains de proposition et allume ainsi le feu qui rend le corps de l'âme
lumineux, tandis que l'arôme du service aimant rendu à autrui pénètre le
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voile et s'élève comme une agréable odeur jusqu'à Dieu qui demeure dans la Nuée du
Sanctuaire, au-dessus de l'Arche, dans le sanctuaire le plus intime, le Saint des Saints.
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Lorsque l'aspirant à la recherche de la Lumière entrait dans le parvis du Temple par le portail
de l'est, il se trouvait en présence du feu de l'Autel des Holocaustes, qui donnait une faible
lumière entourée de fumée. Il était alors dans l'obscure condition spirituelle d'un homme
ordinaire; la lumière intérieure lui manquait, et c'est pourquoi il était nécessaire de lui donner
une lumière extérieure . Mais lorsqu'il arrivait à la Chambre-ouest, il devait avoir, en servant
l'humanité, développé un lumineux corps de l'âme, "la Lumière qui éclaire tout homme" (Jean
1:9), à défaut de quoi il ne pouvait y entrer.
Ce qui se passe secrètement dans le Temple se montre ouvertement dans les cieux. De même
que la Lune croît en luminosité pendant son passage de la Nouvelle à la Pleine Lune, ainsi
l'homme qui suit le chemin de la sainteté, en saisissant les occasions d'or de la Chambre-est,
par une vie de service désintéressé, amasse les matériaux nécessaires à la confection de la
"robe nuptiale d'or". Le meilleur moment pour les assimiler est la nuit de la Pleine Lune.
D'autre part, de même que la Lune décroît en lumière en se rapprochant du Soleil afin
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de commencer un autre cycle à la Nouvelle Lune, ainsi, selon la loi d'analogie, ceux qui ont
amassé des trésors dans le ciel par une vie de vertu se trouvent, à une certaine époque du
mois, plus rapprochés de leur source et de leur Créateur, leur Père, feu des sphères
supérieures.
Les grands Sauveurs de l'humanité naissent au solstice d'hiver, pendant la nuit la plus longue
et la plus sombre de l'année. De même, l'initiation, qui fait naître aux mondes spirituels les
aides invisibles , sauveurs "inférieurs", s'accomplit plus facilement pendant la nuit la plus
sombre du mois, c'est- à-dire celle de la Nouvelle Lune, alors que l'astre des nuits est à la
partie la plus occidentale des cieux.
Tout développement occulte commence par le corps vital, dont la caractéristique est
"répétition". Celle-ci est nécessaire en toutes choses pour arriver à la perfection. Afin de mieux
comprendre la conclusion de tout ce qui précède, considérons maintenant sous un angle
nouveau les trois sortes de feu du Temple.
Près du portail oriental du parvis se trouvait l'Autel des Holocaustes, d'où montait
continuellement une colonne de fumée provenant des offrandes consumées, et pouvant être
vue de tous les côtés par la multitude ignorant les mystères de la vie. La flamme, une lumière
enfermées par ce nuage de fumée, était, tout au plus, faiblement perçue. Ceci montrait que la
plus grande partie de l'humanité s'instruit principalement par les lois immuables de la nature,
qui exigent d'elle un sacrifice, le plus souvent à son insu. De même que la flamme de
purification était alors entretenue par des corps grossiers d'animaux dont le sacrifice était
exigé par les lois de Moïse, ainsi de nos jours la masse ordinaire et passionnée de l'humanité
est mieux réduite à la soumission par la crainte du châtiment des lois de ce monde que par
l'appréhension des tourments du monde à venir.
Une lumière de nature différente brillait dans la Chambre-est du Tabernacle. Au lieu d'être
entretenue par la chair des animaux sacrifiés, elle était alimentée par l'huile d'olive provenant
du chaste règne végétal. La flamme n'était pas enveloppée de fumée; elle était claire et
brillante, de façon à illuminer la chambre et à
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Illustration:
Initiation Mystique Chrétienne - Le Sentier du coeur, l'amour facteur principal
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éclairer les prêtres officiant dans le Temple. Ceux-ci, qui s'efforçaient de travailler en
harmonie avec le plan divin, voyaient plus clairement la lumière que la multitude ignorante et
insouciante. Aujourd'hui encore, la lumière mystique brille pour tous ceux qui s'appliquent à
servir réellement dans le sanctuaire du sacrifice de soi, particulièrement pour ceux qui ont
donné leur foi à une Ecole des Mystères, tel que l'Ordre de la Rose- Croix. Ils marchent dans
une lumière invisible aux yeux de la multitude et. s'ils servent loyalement, ils ont pour guides
les Frères Aînés de l'humanité, toujours prêts à aider le long du Sentier, aux endroits difficiles.
Mais le feu le plus sacré de tous, c'était la Nuée du Sanctuaire, dans la Chambre-ouest du
Tabernacle, au-dessus du Propitiatoire. Comme cette chambre était sombre, nous comprenons
que c'était là un feu invisible, lumière d'un autre monde.
Remarquons maintenant que le feu enveloppé de fumée qui br&circlait sur l'^Autel des
Holocaustes et consumait les sacrifices apportés en expiation des péchés commis sous la Loi,
était le symbole de Jéhovah le Législateur . Or, nous nous rappelons que la Loi avait été
donnée pour nous conduire au Christ. La claire et belle lumière qui brillait dans la Salle du
Service, Chambre-est du Tabernacle, est la lumière dorée du Christ qui guide ceux qui
s'efforcent de suivre ses pas sur le Sentier du service désintéressé.
De même que le Christ, sur le point d'être crucifié, disait: "Je vais vers mon Père" (Jean
14:12), ainsi le Serviteur de la Croix qui a profité de son mieux des occasions de service qui lui
ont été offertes dans le monde visible, est admis à entrer dans la gloire de son Père, la Nuée
invisible du Sanctuaire. Il cesse alors de voir comme dans un miroir, d'une façon obscure, par
les yeux du corps, mais contemple son Père face à face dans les domaines invisibles de la
nature.
La flèche de l'église est très large à sa base, mais graduellement elle se rétrécit jusqu'à n'être
plus qu'un point que domine la croix. Il en est ainsi du Sentier de la sainteté; au début, nous
pouvons nous permettre
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beaucoup de choses, mais à mesure que nous avançons, ces libertés doivent être
supprimées les unes après les autres, et nous devons nous consacrer de plus en plus
exclusivement au service de la sainteté. Enfin vient un point où ce sentier devient aussi étroit
que la lame d'un rasoir, et il ne nous reste plus qu'à nous accrocher à la croix. Mais lorsque
nous avons atteint ce point, que nous avons gravi le plus étroit de tous les sentiers, nous
sommes dignes de suivre le Christ dans l'au-delà et de servir là-haut comme nous avons servi
ici-bas. Cet ancien symbole figurait donc les épreuves et le triomphe du serviteur fidèle et, bien
qu'il ait été remplacé par d'autres symboles sublimes, représentant un idéal plus élevé et de
plus grandes promesses, les principes fondamentaux qu'il renferme sont aujourd'hui aussi
valables que jamais.
Dans l'Autel des Holocaustes, nous voyons clairement la nature répugnante du péché, et la
nécessité d'une expiation et d'une justification .
La Mer de fonte nous enseigne que nous devons vivre une vie pure de sainteté et de
consécration .
La Chambre-est nous apprend à faire un usage diligent des occasions qui nous sont offertes,
afin de cultiver le grain d'or du service désintéressé et d'en faire ce "pain de vie " qui nourrit
l'âme, le Christ intérieur.
Bien que cet ancien Temple n'existe plus, comme en un passé lointain, dans les plaines où
des multitudes nomades plantaient leurs tentes, néanmoins il peut être, pour tout aspirant
d'aujourd'hui, pourvu qu'il le construise suivant le modèle, un facteur plus efficace de
croissance de l'âme qu'il ne l'était pour les anciens enfants d'Israël. Et que le manque d'or pour
le construire n'inquiète personne, car le véritable Tabernacle doit être édifié dans le ciel, et "le
ciel est en vous". Pour construire bien et fidèlement selon l'art ancien de la
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ASPECTS ASTROLOGIQUES
On dit beaucoup de choses dans les mass media à propos de l'Ere du Verseau. Souvent un
observateur commentera que l'Ere du Verseau est arrivée, qu'elle durera un temps ou un autre,
qu'elle est le résultat de l'un ou l'autre des phénomènes astronomiques ou astrologiques,
qu'elle a certaines caractéristiques, ou bien que sous son influence les êtres humains seront
plus aptes à accomplir certaines actions spécifiques que d'autres.
En vue de clarifier la confusion qui existe à ce sujet, nous présentons ici les Enseignements
de The Rosicrucian Fellowship qui concernent l'Ere du Verseau.
Cette Ere n'a pas encore commencé, et bien que ses influences soient déjà perceptibles,
nous n'y serons totalement que dans 600 ans, soit approximativement, en l'an 2600.
Néanmoins, le fait que certaines autorités affirment que nous sommes déjà dans l'Ere du
Verseau, peut être expliqué par la différence qui existe entre les constellations zodiacales et le
zodiaque dit intellectuel. Un certain groupe d'étoiles fixes dans les cieux se nomme le Bélier,
un autre groupe voisin s'appelle le Taureau, un troisième groupe est appelé les Gémeaux, et
ainsi de suite. Ces douze constellations, ou groupes d'étoiles, telles qu'elles sont vues dans
les cieux, demeurent toujours dans le même groupe et environ dans la même position relative
l'une à l'autre. Passant devant ces constellations, le Soleil poursuit sa route d'année en année
avec une précision invariable, mais, étant donné que l'axe de la Terre s'incline vers le Soleil et
a un mouvement oscillant semblable à celui d'une toupie en fin de course, le mouvement du
Soleil apparaît inégal. Chaque année, lorsqu'il entre dans la constellation du Bélier, au moment
où il traverse l'équateur terrestre, il le fait un peu plus tôt que l'année précédente. Il précède,
c'est pourquoi les astronomes parlent de précession des équinoxes. C'est-à-dire que le Soleil
semble passer l'équateur à l'équinoxe vernal, au début du printemps, d'année en année, un peu
avant d'atteindre le point où il l'a traversé l'année précédente. Donc, s'il l'a traversé une année
au premier degré du Bélier, l'année suivante il le traversera quelque peu en dedans des limites
de la constellation des Poissons. L'année d'après, il sera davantage éloigné du Bélier, plus loin
dans les Poissons, et ainsi de suite. Cependant, ce mouvement rétrograde est si lent qu'il faut
presque 70 ans pour passer un degré, 2100 ans pour parcourir un signe et approximativement
26000 ans pour traverser à reculons les 12 signes. Cette dernière période se nomme la Grande
Année Sidérale.
Les astronomes parlent généralement de "degré d'ascension droite" qui leur sert à diviser la
voûte céleste en 360° à partir du point où le Soleil coupe l'équateur au prochain équinoxe de
printemps. Eux aussi nomment les 30 premiers degrés à partir de ce point, le Bélier, les
seconds 30 autres, le Taureau, etc., comme le fait l'astrologue. Ainsi, il y a d'une part le
zodiaque naturel composé des 12 constellations, ou groupes réels d'étoiles dans les cieux,
dont les changements sont si minimes qu'ils sont imperceptibles dans une vie ou même dans
plusieurs centaines d'années, et d'autre part, le zodiaque intellectuel qui part du point de
l'équinoxe vernal-ou équinoxe de printemps-chaque année.
Comme le Soleil rétrograde, par précession, à travers les signes du zodiaque, il est clair qu'à
un moment donné l'équinoxe de printemps aura lieu au premier degré du Bélier; et c'est
pourquoi durant cette année, le zodiaque intellectuel et le zodiaque naturel coïncideront. Cette
rencontre s'est produite pour la dernière fois vers l'an 500, et comme le Soleil rétrograde à la
cadence d'un degré en 70 ans, il en résulte qu'actuellement l'équinoxe de printemps se produit
environ à 9° des Poissons. C'est donc en l'an 2600 environ que le Soleil entrera réellement
dans la constellation du Verseau. Ainsi nous pouvons dire que l'Ere du Verseau commencera à
ce moment et durera approximativement 2100 ans pendant lesquels le Soleil, par précession,
traversera les 30° du signe du Verseau. Cependant, il n'y a pas de délimitation précise et
définie; il en est de même lorsque nous disons que nous entrons dans l'année 1969 à minuit le
31 Décembre 1968 et que cette année durera jusqu'à minuit du 31 décembre 1969. C'est une
division mathématique du temps. Cependant, les différentes époques de l'évolution humaine
dépendent des influences vitales dans la vie, et sont des conditions de l'intellect (ou mental)
plutôt que des divisions du temps, bien que les deux soient liées.
C'est pourquoi les astrologues reconnaissent ce qu'on appelle "l'orbe d'influence." Pour
comprendre cela, nous devons savoir que tout être humain est quelque chose de plus que ce
que nous voyons-qu'il est entouré d'une aura, atmosphère invisible, un "quelque chose" qui
rayonne de lui-même et qui participe à sa nature personnelle et distincte. En d'autres mots,
l'homme possède certains véhicules qui sont invisibles à la vision ordinaire et qui s'étendent
au-delà du corps physique dense. C'est pourquoi lorsque nous nous tenons près d'une autre
personne, les corps invisibles se mêlent et quand nous sommes passifs et tranquilles, ces
influences subtiles sont ressenties plus facilement qu'à d'autres moments, bien qu'elles
existent en tous temps et soient de puissants facteurs dans notre vie.
Supposons qu'un homme concentre tout son intellect sur son travail, à tel point qu'il
n'entend, ni ne voit ce qui se passe autour de lui. Peu à peu, il se rend compte que quelqu'un
est entré dans la pièce-qu'en fait il se trouve derrière lui-il se retourne et aperçoit un ami. Il
n'avait pas entendu son ami entrer parce qu'il était très absorbé par son travail, mais il l'a
ressenti parce que l'aura de son ami s'est mêlée à la sienne. Ainsi, bien qu'il n'y ait pas eu de
contact physique, il savait que quelqu'un était auprès de lui.
"En haut, comme en bas" et inversement. C'est la Loi d'Analogie, la clé par excellence de
tous les mystères. L'homme est le microcosme et les astres le macrocosme. Les constellations
sont des groupes de grands Esprits qui se sont enfermés dans ces corps stellaires, en vue
d'aider des intelligences moins avancées, à acquérir les expériences de l'évolution. Nous
pouvons conclure que ces grands Esprits ont des véhicules subtils semblables à l'atmosphère
aurique de notre Terre. Ainsi, le Soleil étant proche de la constellation du Verseau au moment
de l'équinoxe de printemps, il transmet ces influences à la Terre avec les rayons solaires, et
comme le printemps est la période où tout sur la terre s'imprègne de vie, nous pouvons en
déduire que le rayon du Verseau ainsi transmis se fera sentir sur les hommes.
Nous reconnaissons immédiatement l'influence des Poissons durant les derniers 2000 ans.
La superstition, l'esclavage intellectuel et la foi aveugle par où est passée la civilisation, sont
bien connus des historiens. D'un autre côté, les influences de l'Ere des Poissons étaient
nécessaires au processus de l'évolution. Les Enseignements d'amour et d'altruisme que Christ
a apportés à notre Terre étaient tellement étrangers à la Religion de la Loi-et de la crainte-
donnée avant, qu'ils ne pouvaient pas commencer à prendre effet chez la majorité, sans la
pression de la foi, allant même jusqu'à une foi aveugle qui englobait la doctrine de rédemption
de l'humanité par "Expiation." Durant l'Ere des Poissons-dont on se souviendra comme étant
l'Ere de la Foi en contraste à l'Ere de Raison du Verseau-les principes du nouveau
Christianisme (amour et altruisme) étaient enseignés à un cercle sans cesse croissant de
croyants. On s'abstenait de manger de la viande durant certains jours. On vénérait la Vierge
Immaculée. Peu à peu il était enseigné à l'homme de renoncer aux désirs de la chair et aussi
aux convoitises de la chair. Durant les 600 années qui restent avant que l'Ere du Verseau soit
définitivement inaugurée, nous ferons en toute probabilité de grands pas dans ces deux
domaines de conscience. Il est bon également de se rappeler que Jupiter, planète de la
bienveillance et de la philanthropie, co-gouverneur des Poissons, a été un facteur important
pour promouvoir l'altruisme durant les deux millénaires passés.
C'est par l'étude de l'astrologie que nous viennent les renseignements sur l'influence du
Verseau.
Le Verseau a une influence intellectuelle, à la fois originale, inventive, mystique, scientifique,
altruiste et religieuse. Si nous appliquons le précepte biblique "Vous les reconnaîtrez à leurs
fruits" nous pouvons nous attendre à ce que l'Ere du Verseau soit annoncée par des tentatives
originales dans les domaines de la science, de la religion, du mysticisme et de l'altruisme. En
fait, ceci semble s'avérer exact. Nous pouvons considérer derrière nous une période d'environ
un siècle pendant laquelle le Soleil a traversé, par précession, un peu plus d'un degré d'orbe
en direction du Verseau. Durant cette période, nous constatons qu'il s'est produit un
changement très marqué dans tous les domaines de la pensée et des tentatives en général,
que l'histoire a enregistré pendant ces deux derniers millénaires. Considérons seulement les
inventions du siècle passé, depuis le téléphone, le télégraphe, le radar jusqu'aux nouveaux
mécanismes des plus complexes pour les voyages dans l'espace. Ces inventions, et de
nombreuses autres, sont des progrès marquants du Verseau dans le Monde Physique.
Notons aussi les rapides progrès de tous les mouvements de la pensée libérale, en matière
religieuse, qui remplace les vieilles croyances en la matière, ainsi que le nombre sans cesse
croissant de ceux qui ont développé la vue spirituelle et qui font des recherches sur l'évolution
dans les plans supérieurs. L'étude de l'astrologie a gagné du terrain durant les dernières
années: une visite dans presque toutes les librairies ne peut empêcher d'impressionner à
propos du nombre incroyable de publications récentes sur les sujets occultes et sur le
"surnaturel."
L'Ere du Verseau verra l'alliance de la religion et de la science à un degré tel que la science
deviendra religieuse et la religion scientifique-chacune respectant et apprenant des
découvertes de l'autre-union qui apportera santé, bonheur et joie de vivre.
FRATERNITÉ UNIVERSELLE
L'Ere du Verseau apportera une ère de fraternité universelle où nous verrons s'effondrer les
barrières du préjudice racial. Il est certain que ceci se passe à l'heure actuelle par l'effusion de
sang et la révolte. Cependant, nous pouvons être assurés que, bien que l'épée qui a régné
durant l'Ere des Poissons soit encore puissante, la science et l'altruisme régneront durant l'Ere
du Verseau.
Comme le Verseau est un signe d'air, scientifique et intellectuel, il est à prévoir que la
religion de cette Ere sera celle de la raison et pourra résoudre l'énigme de la vie et de la mort
dans le sens qu'elle satisfera à la fois l'intellect et le sentiment religieux. A cet égard, les
Enseignements de la Sagesse Occidentale diffusés par The Rosicrucian Fellowship préparent
également la voie à l'Ere du Verseau en écartant la crainte de la mort engendrée par les
incertitudes qui entourent l'existence post-mortem. Ces Enseignements montrent que la vie et
la conscience continuent sous des Lois aussi immuables que Dieu, qui tendent à élever
progressivement l'homme à des états plus nobles de spiritualité.
En tant que signe d'air, le Verseau régit particulièrement l'éther. Lorsque le Soleil entrera, par
précession, dans le Verseau, graduellement l'humidité de la terre s'éliminera, et les vibrations
visuelles qui sont beaucoup plus facilement transmises par une atmosphère éthérique sèche,
deviendront de plus en plus intenses. Dans ces conditions, la vue éthérique sera dévelopée
par la grande majorité de l'humanité, et nous pourrons voir les habitants de la région éthérique
y compris nos amis et parents qui sont "morts." Nous pourrons alors continuer à les voir pour
un temps après la "mort," et nous pourrons ainsi nous habituer au fait qu'ils doivent passer
dans les plans supérieurs .
Quand ce point de l'évolution sera atteint, l'humanité sera tellement plus éclairée, qu'elle
évitera bien des erreurs qui lui causent actuellement des tourments, et nous bénéficierons
d'une existence beaucoup plus heureuse que celle qui a été notre lot jusqu'à présent. Nous
pourrons alors résoudre les problèmes sociaux de façon plus équitable pour tous; l'emploi de
machines toujours plus perfectionnées libérera, dans une grande proportion, l'homme des
travaux pénibles lui laissant de plus grandes occasions de s'améliorer intellectuellement et
spirituellement.
Alors que les bénédictions de l'Ere du Verseau seront sans aucun doute nôtres à un moment
donné, il est possible pour ceux qui aspirent réellement à une vie "meilleure" ou plus
spirituelle, de se mettre mieux en harmonie avec l'esprit de l'Age à venir, et de devenir ainsi
plus rapidement et plus complètement sensibles aux influences du Verseau que leurs
contemporains. Celui qui fait de son mieux pour vivre une vie de service envers l'humanité, et
exercer ses pouvoirs de compassion, d'altruisme et de bienfaisance, sera toujours plus
sensible aux influences du Verseau, et son progrès sur le sentier évolutionnaire sera
proportionnel à ses efforts.
JEAN XXIII LE PAPE INITIE
De nos jours, il existe encore des sociétés initiatiques et une authentique tradition qui
nous arrivent directement du fondateur; ses maîtres et disciples, agissant là, dans le
secret et la sérénité, restent presque toujours inconnus.
On dit que le véritable rosicrucien, même s'il a reçu l'initiation de son maître, ne
deviendra rosicrucien que lorsqu'il aura trouvé le tombeau de Christian Rosenkreutz,
qu'il aura vu son visage et se sera reflété en lui; à ce moment là, son visage sera le visage
de Rosenkreutz.
La légende de Christian Rosenkreutz n'est pas une légende au sens profane du terme
mais une réalité , elle est et reste une réalité; les rosicruciens sont aujourd'hui la clef de
référence pour tous ceux qui cherchent.
Lorsqu'un profane est initié, il reçoit la lumière, pour les Rose-Croix, les martinistes et
les frères de Cagliostro, le profane est choisi selon un seul critère: le désir; il reçoit
l'initiation, c'est à dire la lumière; en même temps, il acquiert des pouvoirs magiques,
miraculeux, qu'il est capable de mettre en pratique aussitôt; il lui appartient alors
d'approfondir ses pouvoirs jusqu'à devenir lui-même un maître.
Pour Angelo Roncalli tout commença un soir après s'être allongé sur son lit, avant
d'éteindre la lumière, il regarda les images sur les murs, images des siens et ferma les
yeux tout en continuant ses prières; c'est alors qu'un vieux monsieur avec les cheveux
très blanc, le visage maigre, la peau sombre , les yeux très doux et perçants lui apparut
dans son sommeil; dans ses mains apparurent les livres sacrés; Angelo les feuilletait et
les lisait dans une langue qu'il n'avait jamais su, jamais lue auparavant; il lu et tout
devint simple, que tout était clair; puis les deux livres se refermèrent; une lumière
intense éclaira leurs couvertures où s'inscrivaient les deux lettres d'argent en relief; cette
lumière qui avait fait de lui un autre homme; il savait que le vieux reviendrait, mais
dans la réalité.
Sept jours après, le vieillard de son rêve était présent et lui demanda de le suivre; il
entrèrent dans une maison puis dans une pièce vaste et pentagonale; au milieu de la
pièce, une grande table en cèdre, pentagonale; trois chaises, des ceintures de couleur et
des enveloppes cachetées de rouge; sur la table, une épée à poignée d'argent, un
encensoir, des rubans d'étoffes de couleur; deux candélabres de bronze à trois branches
portant trois bougies rouges;puis le symbole ésotérique de l'ordre auquel Angelo allait
être initié; sous le symbole trois roses croisées en tissu, une blanche, une rouge, une
noire.
Le maître portait une tunique de lin et commença la cérémonie : agenouille toi sur le
genou droit seulement; le maître donna la signification de chaque objet et expliqua leur
symbolisme; le maître alluma à l'aide d'une bougie les bougies du second candélabre:
ces lumières sont pour les maîtres du passé qui sont parmi nous; il mit de l'encens et
purifia la pièce; il demanda quel nouveau nom Angelo voulait être appelé :Johannés; il
posa l'épée sur la tête du nouveau néophyte; à ce moment quelque chose de nouveau,
d'insaisissable se produisit en Johannés qui explosa en lui; ce que tu éprouves en ce
moment, frère Johannés, bien d'autres l'ont éprouvé avant toi; cette chose là s'appelle la
lumière, mais elle n'a pas de nom.; puis il enseigna à Johannés les paroles secrètes, les
signes, le rituel des travaux quotidiens à trois moments très précis de la journée de vive
voix selon la tradition. Ainsi fut initié le frère Johannés.
Les vrais initiés portent sur le visage une lumière particulière, nul doute qu'en voyant le
visage de Jean XXIII, cette lumière est apparente.