La Loi Electorale 2018
La Loi Electorale 2018
La Loi n°15/001 du 12 février 2015 modifiant et complétant la Loi n°06/006 du 09 mars 2006
portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales
et locales visait notamment, à répondre aux problèmes pratiques constatés lors des scrutins
antérieurs par l’insertion des règles nouvelles relatives à la répartition des sièges par
circonscription sur base du nombre des habitants.
Par ailleurs, les parties prenantes au dialogue national inclusif avaient, dans l’accord du 31
décembre 2016, expressément recommandé au Gouvernement de la République « d’explorer
des voies et moyens de rationalisation du système électoral pour réduire le coût excessif des
élections ». En effet, l’expérience électorale de 2006 et 2011 a démontré que le système de la
représentation proportionnelle des listes ouvertes à une seule voix préférentielle en vigueur
présente des faiblesses, notamment l’inflation des partis politiques et des candidatures qui
entraîne l’émiettement de suffrages et la sous représentativité au sein des assemblées
délibérantes et surtout un coût financier considérable des élections.
Il s’agit d’un correctif du système proportionnel des listes, par le regroupement des acteurs et
partis politiques en de grandes composantes. Le seuil consiste en un pourcentage de suffrage
valablement exprimé déterminé par une norme juridique que chaque liste ou candidat
indépendant doit atteindre pour être admis à l’attribution des sièges. Il s’applique au niveau
national, provincial, municipal et local, selon qu’il s’agit des élections législatives, provinciales,
municipales et locales.
En outre, pour assurer le principe d’équité et d’égalité entre les candidats garantis par la
Constitution, la présente loi institue le paiement de la caution électorale par siège visé.
4. Maîtriser le nombre des élus locaux par la réévaluation du nombre d’électeurs enrôlés dans
le calcul du nombre de sièges par circonscription ;
Le Sénat a délibéré,
Article 1er
Les articles 10, 13, 15, 18, 19, 20, 21, 25, 27, 29, 33, 35, 56, 58, 64, 72,
104, 108, 115, 118, 119, 121, 132, 144, 145, 149, 154, 157, 160, 162, 165,
177, 186, 192, 193, 195, 202, 208, 209, 209 ter, 211 et 218 de la Loi n°06/006 du 9 mars 2006
portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales
et locales telle que modifiée par la Loi n°15/001 du 12 février 2015 sont modifiés comme suit :
«Article 10
1. les personnes privées de leurs droits civils et politiques par décision judiciaire irrévocable ;
2. les personnes condamnées par décision judicaire irrévocable pour crimes de guerre, crime
de génocide et crimes contre l’humanité ;
viol, d’exploitation illégale des ressources naturelles, de corruption, de détournement des deniers
publics, d’assassinat, des tortures, de banqueroute et les faillis ;
4. les personnes frappées d’une incapacité mentale médicalement prouvée au cours des
cinq dernières années précédant les élections ;
7. les magistrats qui n’auront pas donné la preuve, à la date limite du dépôt des
candidatures, du dépôt de leur lettre de mise en disponibilité ;
8. les membres des forces armées et de la Police nationale congolaise qui n’auront pas
donné la preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, de leur démission acceptée
ou de leur mise à la retraite ;
10. les membres de la Commission électorale nationale indépendante à tous les niveaux, y
compris le personnel.
Dans l’application des dispositions du présent article, la date du dépôt des candidatures est prise
en considération.
Article 13
Aux termes de la présente loi, on entend par liste, un document établi par les partis politiques,
les regroupements politiques ou le candidat indépendant.
Chaque liste est établie en tenant compte de la représentation de la femme et de la personne
avec handicap.
Article 15
Chaque liste comprend un nombre de candidats inférieur ou égal à celui des sièges à pourvoir
dans la circonscription électorale.
La présentation d’une liste par un regroupement politique s’effectue selon les règles suivantes :
2. un parti politique membre d’un regroupement politique ne peut présenter une liste de
candidats dans une circonscription électorale dans laquelle le regroupement a présenté une
liste.
Article 18
5. une ou des attestations justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans
dans le domaine politique, administratif ou socioéconomique;
6. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
9. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique selon le modèle fixé par la
Un récépissé de candidature est remis au déposant. Les copies des récépissés sont adressées
à l’administration centrale de la Commission électorale nationale indépendante.
Article 19
Un parti politique ou un regroupement politique ne peut utiliser un symbole ou un logo déjà choisi
par un autre parti politique ou regroupement politique.
Une liste des candidats dont le symbole ou le logo a été refusé dispose d’un délai de cinq jours
pour soumettre à la Commission électorale nationale indépendante de nouvelles propositions.
Article 20
Dans le cas des candidats suppléants, la déclaration de candidature est accompagnée des
pièces suivantes, sans rature ni surcharge :
6. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
Article 21
3. est présenté en même temps dans plusieurs circonscriptions électorales pour le même
scrutin ;
4. est présenté sur plus d’une liste dans une même circonscription électorale ;
Article 25
La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie provisoirement les listes des
candidats à la date fixée par elle.
Dans un délai de cinq jours suivant la publication des listes provisoires des candidats, ces listes
peuvent être contestées devant la juridiction compétente par:
2. le parti politique ou le regroupement politique ayant présenté un candidat ou une liste dans
la circonscription électorale ;
Article 27
Les juridictions compétentes pour connaître du contentieux concernant une déclaration ou une
liste de candidature sont :
Les juridictions énumérées à l’alinéa précédent disposent de dix jours ouvrables pour rendre
leurs décisions à compter de la date de leur saisine.
Commission électorale nationale indépendante est justifiée par les causes d’inéligibilité prévues
par la loi.
Le cas échéant, la Commission électorale nationale indépendante modifie les listes. Mention en
est faite au procès-verbal.
La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie sans délai la liste définitive.
Article 29
Seuls sont habilités à organiser des réunions électorales, les partis politiques, les regroupements
politiques et les candidats indépendants ou leurs délégués.
Ils peuvent, le cas échéant, demander l’assistance des agents de la Police nationale congolaise.
Article 33
Article 35
La personne lésée peut introduire un recours administratif dans les vingt-quatre heures de la
notification de la décision du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication. Celui-ci
se prononce par une décision motivée dans les vingt-quatre heures de sa saisine. L’absence de
décision vaut rejet.
La décision peut être contestée, sans frais, dans les quarante-huit heures qui suivent la
notification devant le Conseil d’Etat qui se prononce dans les quarante-huit heures de sa saisine.
Celui-ci peut ordonner ou interdire la diffusion partielle ou totale de l’émission incriminée.
Tout candidat qui s’estime privé de son temps d’antenne radiophonique et ou télévisuelle par
une décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, peut contester cette
décision, sans frais, dans les quarante-huit heures qui suivent la prise de la décision devant le
Conseil d’Etat qui statue dans les quarante-huit heures de sa saisine.
Article 56
Quarante-huit heures avant le début des opérations de vote, la Commission électorale nationale
indépendante met à la disposition de chaque bureau de vote ou centre de vote, des bulletins de
vote compatibles au nombre d’électeurs enrôlés et attendus.
Avant le début des opérations de vote, les membres du bureau procèdent devant les témoins et
les observateurs au comptage des bulletins de vote reçus. Ils vérifient si le matériel est complet
et si l’urne est conforme et vide.
L’urne est, ensuite, fermée et scellée. Mention en est faite au procès-verbal des opérations de
vote, avec l’indication des numéros des scellés.
Le président du bureau de vote constate l’heure à laquelle le scrutin est ouvert. Mention en est
faite au procès-verbal.
Article 58
L’électeur qui se trouve dans l’impossibilité d’effectuer seul l’opération de vote a le droit de se
faire assister par toute personne de son choix ayant la qualité d’électeur.
Tout électeur qui aura porté assistance à un autre électeur ne peut communiquer le choix fait par
ce dernier.
Article 64
« NUL » suivie d’un numéro par référence aux causes de nullité énumérées à l’alinéa 1 er du
présent article.
Article 72
La Cour constitutionnelle proclame les résultats définitifs de l’élection présidentielle dans les
deux jours qui suivent l’expiration du délai de recours si aucun recours n’a été introduit devant
elle.
Article 104
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
1. un certificat de nationalité ;
5. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique, sauf pour le candidat indépendant ;
Article 108
La Commission électorale nationale indépendante arrête et publie la liste définitive des candidats
conformément à son calendrier.
Article 115
1. le territoire ;
2. la ville ;
Chaque circonscription électorale a droit à un nombre de députés égal aux résultats des
opérations suivantes :
2. le nombre de siège à pourvoir dans chaque province est obtenu par la division du nombre
total d’électeurs enrôlés de cette province par le quotient électoral ;
3. si le nombre total des sièges ainsi attribué est inférieur au nombre total des sièges à
pourvoir, un siège supplémentaire est attribué à la
Province qui a la décimale la plus élevée au regard du nombre des sièges obtenus, jusqu’à
l’obtention de cinq cents sièges ;
4. le nombre de sièges à pourvoir dans chaque circonscription est obtenu par la division du
nombre total d’électeurs enrôlés de cette circonscription par le même quotient électoral ;
5. un siège est attribué à toutes les circonscriptions électorales qui auraient un nombre
inférieur au quotient électoral ;
6. si le nombre total des sièges ainsi attribués aux circonscriptions de la province est
inférieur au nombre total des sièges à pourvoir, un siège supplémentaire est attribué à la
circonscription qui a la décimale la plus élevée au regard du nombre des sièges obtenus
jusqu’à l’obtention du nombre total des sièges de la province.
Commission électorale nationale indépendante est soumise, comme annexe à la présente loi, à
l’Assemblée nationale et au Sénat pour adoption.
Article 118
Les députés nationaux sont élus au suffrage universel direct, pour un mandat de cinq ans
renouvelable, dans les conditions suivantes :
3. il est attribué d’office un siège au candidat ayant obtenu la moitié de suffrages valablement
exprimés dans la circonscription ;
4. seules les listes des partis et regroupements politiques ou des indépendants ayant atteint
ou dépassé ce seuil national de 1 % sont admises à l’attribution des sièges ;
5. dans les circonscriptions comptant un siège à pourvoir, le vote a lieu au scrutin majoritaire
simple. Le candidat qui obtient le plus grand nombre de voix est proclamé élu ;
6. dans les circonscriptions comptant deux sièges à pourvoir ou plus, le vote a lieu au scrutin
proportionnel de listes ouvertes à une seule voix préférentielle avec application de la règle
du plus fort reste et suivant les modalités prévues à l’article 119 ci-dessous.
Toutefois, lorsque les listes en compétition ayant atteint le seuil n’ont pas épuisé les sièges d’une
circonscription, les sièges restants sont attribués aux autres listes en utilisant la proportionnelle
des listes ouvertes à une seule voix préférentielle avec application du plus fort reste.
Article 119
Lorsqu’il est fait application du scrutin proportionnel des listes ouvertes, il est procédé comme
suit :
1. les noms des candidats figurent sur la liste dans l’ordre alphabétique ;
4. le nombre de voix de la liste est la somme des voix obtenues par les candidats inscrits sur
cette liste ;
5. les sièges sont attribués aux listes proportionnellement au nombre de voix obtenues.
L’application de la règle du plus fort reste s’effectue suivant les modalités suivantes :
1. un quotient électoral est déterminé en divisant le nombre des suffrages obtenus par les
listes des partis et regroupements politiques ainsi que les indépendants admis à l’attribution
des sièges par le nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription ;
2. pour chaque liste, le nombre de sièges obtenu est égal au nombre des suffrages obtenus
par cette liste divisée par ce quotient ;
3. s’il reste des sièges à attribuer à la suite de cette première répartition, la règle du plus fort
reste est appliquée. Les listes sont classées dans un ordre décroissant. Les sièges sont
attribués en fonction de ce classement.
Pour chaque liste, l’attribution des sièges aux candidats tient compte du nombre de voix
obtenues par chacun d’entre eux.
Les candidats de chaque liste sont classés dans un ordre décroissant des voix qu’ils ont
obtenues. Sont proclamés élus, dans la limite du nombre des sièges attribués à chaque liste, le
ou les candidats ayant obtenu le plus de voix.
Lorsque pour l’attribution du dernier siège à pourvoir, deux ou plusieurs listes obtiennent un
nombre égal de suffrages, le siège restant est attribué au candidat le plus âgé.
Article 121
Les candidats aux élections des députés nationaux font acte de candidature auprès de l’antenne
de la Commission électorale nationale indépendante.
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
«Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exact » ;
3. une preuve de paiement, dans le compte de Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursable de 1.600.000 francs congolais par siège ;
4. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique ;
Article 132
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
4. une preuve de paiement, dans le compte de Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursable de 1.600.000 francs congolais par siège ;
5. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique, sauf pour le candidat indépendant.
Article 144
Les dispositions des articles 118 et 119 sont applicables, mutatis mutandis, aux élections des
députés provinciaux.
Sont seules admises à l’attribution des sièges les listes des partis, regroupements politiques et
des indépendants qui ont obtenu au moins 3 % du total général des votes valablement exprimés
au niveau provincial.
Le total de nombre de voix obtenues par toutes les listes d’un même parti ou un même
regroupement politique ou d’un indépendant dans toute la province doit atteindre ou dépasser
3% du total du suffrage valablement exprimé au niveau provincial.
Article 145
Le nombre total de sièges pour les députés provinciaux est de 780 pour l’ensemble du territoire
national.
Le nombre des sièges à pourvoir pour chaque Assemblée provinciale varie entre un maximum
de 48 et un minimum de 18.
Il est calculé proportionnellement au nombre d’électeurs enrôlés de la province.
Article 149
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
4. une preuve de paiement, dans le compte de Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursable de 1.000.000 de francs congolais par siège ;
5. L’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique, sauf pour le candidat indépendant.
Article 154
En vue d’élaborer la liste des candidats à coopter, l’antenne locale, sous l’autorité du Secrétaire
exécutif provincial de la Commission électorale nationale indépendante, réunit tous les chefs
coutumiers du territoire en vue de désigner les candidats chefs coutumiers à la cooptation.
Le chef coutumier empêché peut se faire représenter par un délégué dûment mandaté à cette
fin.
Aucun chef coutumier ne peut être coopté au cours de deux législatures successives. Le principe
de rotation des candidats chefs coutumiers doit s’appliquer en tenant compte des diversités
ethniques du territoire ou de la province, selon le cas et du genre.
Sous la présidence d’un bureau constitué de trois membres de l’Antenne locale, dont un
président, un rapporteur et un assesseur, il est dressé une liste exhaustive des chefs coutumiers
indiquant les noms, post-nom, prénom et chefferie ou groupement dont ils relèvent.
L’assemblée des chefs coutumiers du territoire désigne, en ordre utile, le chef coutumier appelé
à le représenter au niveau de la province ainsi que ses deux suppléants chefs coutumiers.
Les candidats chefs coutumiers désignés, à raison d’un seul par territoire d’origine, sont
regroupés au chef-lieu de la province en vue de la désignation des chefs coutumiers à coopter
comme candidats Députés provinciaux.
Les candidats sont désignés dans l’ordre des voix obtenues jusqu’à concurrence des sièges à
pourvoir. En cas de partage des voix pour le premier siège, il est procédé à un tirage au sort.
Article 157
La Cour administrative d’appel statue sans frais dans les sept jours à la date de sa saisine.
Article 160
Un nouveau scrutin est organisé par la Commission électorale nationale indépendante dans les
trente jours de la notification du Ministre ayant les affaires intérieures dans ses attributions.
A défaut de présenter le candidat Vice-gouverneur dans le délai prescrit, l’élection partielle est
ouverte à toute candidature.
Article 162
Les candidats à l’élection des Gouverneur et Vice-gouverneur font acte de candidature auprès
du bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. une preuve de paiement dans le compte du Trésor public, des frais de dépôt de candidature
non remboursables de 10.000.000 de francs congolais par chacun de candidats de la liste ;
4. l‘original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique, sauf pour le candidat indépendant ;
5. une photocopie certifiée conforme du diplôme d’études supérieures ou universitaires ou de
l’attestation en tenant lieu ou de l’attestation justifiant d’une expérience professionnelle d’au
moins cinq ans dans le domaine politique, administratif ou socio-économique.
Article 165
Les réclamations et contestations relatives à la validité d’une candidature sont portées devant la
Cour administrative d’appel du ressort dans les quarante-huit heures suivant la notification de la
décision par la Commission électorale nationale indépendante.
La Cour administrative d’appel statue sans frais dans les sept jours de sa saisine. Une
expédition de l’arrêt est notifiée à la Commission électorale nationale indépendante, à chaque
candidat ou à son mandataire et publié dans les conditions fixées à ‘article 134 alinéa 2 de la
présente loi.
Article 177
Les candidats à l’élection du Conseiller urbain font acte de candidature auprès du bureau local
de la Commission électorale nationale indépendante.
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
4. une preuve de paiement, dans le compte de Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursable de 500.000 francs congolais par siège ;
5. L’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique, sauf pour le candidat indépendant.
Article 186
La liste des candidats Maire et Maire-adjoint est présentée par un parti politique ou par un
regroupement politique. Les candidats indépendants se présentent individuellement.
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule «
Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. une preuve de paiement, dans le compte du Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursables de 2.500.000 francs congolais par chacun de candidats de
la liste ;
4. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement
politique, sauf pour le candidat indépendant ;
Article 192
80. 7 sièges pour une commune comptant au maximum 80.000 électeurs enrôlés ;
81. 9 sièges pour une commune comptant de 80.001 à 160.000 électeurs enrôlés ;
82. 11 sièges pour une commune comptant de 160.001 à 240.000 électeurs enrôlés;
83. 13 sièges pour une commune comptant de 240.001 à 320.000 électeurs enrôlés;
84. 15 sièges pour une commune comptant 320.001 électeurs enrôlés et plus.
Article 193
Les dispositions des articles 118 et 119 sont applicables, mutatis mutandis, à l’élection des
conseillers municipaux.
Sont seules admises à l’attribution des sièges les listes des partis politiques, des regroupements
politiques et des indépendants qui ont obtenu au moins
Le total de nombre de voix obtenues par la liste d’un même parti politique ou un même
regroupement politique ou un indépendant dans la circonscription doit atteindre ou dépasser 10
% du suffrage valablement exprimé.
Article 195
Les candidats à l’élection des conseillers communaux font acte de candidature auprès du bureau
local de la Commission électorale nationale indépendante. Les candidats indépendants se
présentent individuellement.
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
5. une lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou par son regroupement
politique, sauf pour le candidat indépendant.
Article 202
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. une preuve de paiement, dans le compte du Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursables de 750.000 francs congolais par chacun de candidats de la
liste ;
4. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou par son
regroupement politique, sauf pour le candidat indépendant ;
Article 208
Le nombre des sièges à pourvoir par groupement, pour chaque Conseil de secteur ou de
chefferie est de :
105. 13 sièges pour un secteur ou une chefferie comptant 105.001 électeurs enrôlés
et plus.
Article 209
Les dispositions des articles 118 et 119 sont applicables, mutatis mutandis, à l’élection des
Conseillers de secteur ou de chefferie.
Sont seules admises à l’attribution des sièges les listes des partis politiques, des regroupements
politiques ou des indépendants qui ont obtenu au moins
Dans chaque groupement à l’intérieur de la circonscription, la règle du plus fort reste s’applique
suivant les modalités suivantes :
1. un quotient électoral est déterminé en visant le nombre des suffrages obtenus par les listes
des partis et des regroupements politiques ainsi que les indépendants admis à l’attribution
des sièges par le nombre des sièges à pourvoir;
2. pour chaque liste, le nombre des sièges obtenus est égal au nombre des suffrages obtenus
par cette liste divisé par ce quotient ;
3. s’il reste des sièges à attribuer à la suite de cette première répartition, la règle du plus fort
reste est appliquée. Les listes sont classées selon les restes ou les décimaux dans un ordre
décroissant. Les sièges sont attribués en fonction de ce classement.
Article 211
Les candidats aux élections de Conseillers de Secteur ou chefferie font acte de candidature
auprès du bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. une preuve de paiement, dans le compte de Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursable de 150.000 francs congolais par siège ;
4. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou par son
regroupement politique ;
Article 218
Les candidats à l’élection de Chef de secteur et de Chef de secteur adjoint font acte de
candidature auprès du bureau local de la Commission électorale nationale indépendante.
2. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule
« Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts » ;
3. quatre photos format passeport ;
3. une preuve de paiement, dans le compte du Trésor public, des frais de dépôt de
candidature non remboursables de 500.000 francs congolais par chacun de candidats de la
liste ;
4. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou par son
regroupement politique ;
Article 2
Sont insérés à la Loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle,
législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée et complétée par la
Loi n°15/001 du 12 février
« Article 27 bis La requête en contestation de la liste provisoire de candidature doit être datée
et signée par son ou ses auteurs ou, à défaut, par un mandataire. Elle mentionne :
– L’objet de la demande ;
Elle indique les griefs allégués et comporte les éléments de preuve sur lesquels s’appuie la
demande.
Elle est inscrite par les soins du greffier dans un rôle. L’inscription au rôle se fait dans l’ordre des
dates de dépôt suivant une numérotation continue, en indiquant les noms du demandeur et la
circonscription électorale concernée.
La requête est notifiée au candidat contesté, au parti politique ou regroupement politique ayant
présenté la candidature ainsi qu’à la
Commission électorale nationale indépendante. Ceux-ci peuvent adresser à la juridiction saisie
leurs observations dans un délai de trois jours après notification. L’absence de conclusions n’est
pas suspensive de la procédure.
Article 27 ter
La décision de la juridiction est notifiée sans frais, dans les septante-deux heures qui suivent son
prononcé, au requérant, au candidat contesté, au parti politique ou regroupement politique ayant
présenté la candidature ainsi qu’à la Commission électorale nationale indépendante».
Article 3
La présente loi entre en vigueur trente jours après sa publication au Journal officiel.
Le 24 décembre 2017
Directeur de Cabinet