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IAP - 2010 - Les Réseaux Anti Incendie Dans Les Dépôts Pétroliers

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fil.6ERtRH Ptïn]ûttuH IHSflTUTE
IfrP sna

ECOLE DE BOUMERDËS
UFR : Unité de Formation et de Recherche en HSE

'Séminaire

ANTT TN#ffiNfiMtrffi
f\ F.û"'sE.ù\ I q" n"* fr-q p"-
rH I KqJL"Lffi$"4{}
_d'qr

Animateur: Mr FI.YAHIAOUI

E-rnail : hakirn,[email protected]

ANNËE 201Û
SOMMAIRE

CHAPITRE I: GENERALITES

2
3

4
6

CHAPITRE II: LES PHENOMENES DANGEREUX

I-LE PHENOMENE
II.LE PHENOM EN E

IV-PHENON4ENE DE PRESSURISATION D,UN BAC

CHAPITRE III: RESEAU ANTI INCENDIE

EAU DE REFROIDISSEMENT

A.
B.

C.

D.
rv-pRorEcrroN coNTRE LEs RTSQUES D'TNCENDTE DES BACS DE STOCKAGE......,....,....48

V-BASE REGLEM ENTAIRE & I.IORMES ............60


1. ARRETE DU 19 NOVEIYBRE 1975 ..,,..,..,60
2. CIRCULAIRE DU 06 MAI 1999.............. , ,. ................ ... .61

3. CIRCULAIRE DU 09 NOVEI4BRE 1989 RELATIF AUX ICPE........ ..,...,......63


4. CTRCULAIRE DU 21 TYARS 1975 .............. ....,.,,..,.........64
5. LA RUBRIQUE 1430 DE LA NOIVIENCLATURE DES ICPE .. .... ,, ....... .........6s
6. LA NORNIE N FPA,. ,. ........... ............... ....65
7.

1-PHILOSOPHIE & LES CRITERES DU DIMENSIONNEMENT ,,........,.",.'"....67


2-CALCUL DU BESOTN EN EAU POUR UNE INSTA11ATION......................................... ....68
3-DIM ENSION N EMENT DE L'INSTALLATION FIXE DE [4OUSSE ,,...,,...,..,...'72
4-CHOIX DES PO|YPES.... ................. ......75
5-CALCUL DES PULVERISATEURS DES COURONNES DE REFROIDISSEN4ENT ,....,...... ,. " " ' '7 5
6-INIPLANTATiON DES POTEAUX ANTI-INCENDIE .....,,""".76
T,ESPACEMENT DES HYDRANTS ET LANCE
MONITORS LE LONG DU RESEAU IYAI11E............ ''"'""'''79
8-TRACE DU RESEAU...... .. ................... ,.. 79

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXE

EXEMPLES D'ACCIDENTS:

Explosions suivies d'un incendie dans un dépôt pétrolier Le 11 décembre 2005


<< BUNCEFIELD- ROYAUME UNI >>
IAP Boumerdesl _Le_s-!ls!i!M!!!!!ç!_dj9,d an s les dépôtsl]éllgllet: _ Pa : Mr Yafriaoui H.rk.m

CHAPITRE I: GEN ERALITES

1- DE FI I.I ITIO N DU DANGER:


Nous utilisons les termes << Danqer >> et << Risque >> qui sont communs dans le langage courant
mais dont la signification n'est pas toujours corrcctement connue.
Définition:1
<< Le << est une condition ou une pratique qui comporte en elle-rnême un potentiel, une
Danqer >>

situation réunissant tous les facteurs pouvant causer des domrnages poterrtiel ou engendrer un
événement indésirable et compromettre la sécurité des personnes, la sûreté des installations,
l'enviTonnement >.

Définition:2
<<Cette notion définit une propriété intrinsèque à une substance (butane, chlore,...), à un système
technique (mrse sous pression d'un gaz,...), à une disposition (élévation d'une charge),.., à un
organisme (microbes), etc., de nature à entraîner un dommage sur un " élément vulnérable "
Isont ainsi rattachées à la notion de "danger" les notions d'inflammabilité ou d'explosivité, de
toxicrté, de caractère infectieux etc...] inhérentes à un produit et celle d'énergie disponible
(pneumatique ou potentielle) qui caractérisent le danger -.

2-DEFINITION DU RISOUL.
Le << Risque > est la possibilité de survenance d'un dommage résultant d'une exposition à un
danger, donc c'est la probabilité d'être dans une situation dangereuse.

<< Combinaison de Ia probabilité d'un événement et de ses conséquences > (ISO/CEI 73),

<. Combinaison de la probabilité d'un dommage et de sa gravité > (ISO/CEI 51)

< possibilité de survenance d'un dommage résultant d'une exposition aux effets d'un phénomène
dangereux.
DanS le contexte propre aU risque technologique >, le riSque est, pour un accident donné, la
<<

combinaison de la probabilité d'occurrence d'un événement redouté/final considére (incident ou


accident) et la gravité de ses conséquences suT des éléments vulnérables.
Risque = Probabilité d'occurrence x Gravité

on peut le définir aussi comme étant:


E, < La chance que quelqUe chose d'indésirable se passc > ou plus spécifiquement la
probabilité qu'un événement spécifique (non désiré) se passe dans des circonstances bien

1l
t^p B,qumerctel/ Les rés_qaux anrj incenclic dans les dépôts pétroliers ,.----!a iI4lY-anUSqI H!\ !f
[rne source de risque est généralement caractérisée:
- par la présence d'un ou plusieurs dangers potentiels, c'est à-dire une situation réunissant
tous les facteurs pouvant entraîner un accident potentiel ou engendrer un événement indésirable
et compromettre la sécurité des personnes, la sÛreté des installations, l'environnement :
. Produits dangereux: inflammables, explosifs, toxiques, polluants
. Réactions chimiques dangereuses: incompatibilité, coTTosion, emballement,
dégagement de P rod u its toxiques,
. Conditions opératoires: pression, ten.lpéralure, électricite, rayonnement

- Par un événement initiateur exposant à ce danger:


" Modification des conditions opératoires
. Défaillances technique, organisationnelle ou humaine
. Evénements extérieurs inatte nd u s

3- DÉTERMINATION DU NIVEAU DE RISQUE:


Le niveau de risque est défini par une grandeur à deux dimensions assoctée à une
phase
par:
précise de l,activité de I'installation étudiée et caractérisant un événement indésirable
- LE NMAU DE GRAVITE : évaluation des dommages potentiels aux peTsonnes (létalitè'
à l'entreprise)
blessures irréversibles) et des dégâts aux équipements (biens internes et externes
- LE NMAU DE PROBABILITË : estimation de sa probabrlité d'occurrence

Exemple :1
L evène ent declencheur est caractertse
par sa Probabillte d aPParltion

{:,--nanrenf ilecl en |lDet rt

ÊLessrrf e sLrperfi ôielle sâns arrÊt


Blê--.rre !lrà\e dvec d r''1 .lP lrawdil
BlessLrf e avec sequelle
f)()ltlr11a!le
Le d ommage est caraclerlse
Par sa gr avrt-

Exemole:2

Défa Lance verltllatloll


Travail etr nrilreu corlflne

nlo{ttat olr. d[:9r]!i

2l
4.LES DEPOTS PETROI-IERS:
L,aCtiVité du dépôt d,hydrocarbures consiSte à entrer, stoCker et délivrer
des produits pétrolierS

raffinés et destiné à la consommation courante'


Les produits ne subissent aucune modification ou autre manipulation'
qui
C'est le maillon entre les raffineries de pétrole brut et le consommateur final
peut

s,approvisionneTenstatlonserVicepoUrlesCarbUrantSouauprèsdesonfoUrnisseUrpoUrlefioul
de chauffage.
Les dépôts pétroliers se rencontrent dans la vie quotidienne à
plusieurs niveaux :

. Les gros stockages des raffineries et de la pétrochimre'


. Les stockages portuaires de produits pétroliers,
pour leurs besoins
. Les stockages pétroliers des installations industrielles de toute taille
éncrgétiques,
. Les réseaux de distribution finale (stations services)'
DanS|'inc]ustriepétro|ièreIesdépôtsdepétro|eSontdesentrepôtsdestockagedebrutsoudes
produits pétroliers: naphta, essence, kérosène, let, gazole, fioul

Cesdépôtssontdetai||esdifférentesettous|esdépôtsnestockentpasforcémenttous|eS
produits. Ces dépôts sont répartis selon les besoins régionaux
.Lesraffineriespétrotièresnesontpasnombreusesdoncamener|eSproduitspétro|iers
directementdeIaraffinerieauConsommateurseraittropcomp|iqué.
destines a
Les produits transitent donc par des lieux de stockage intermédiaires,
approvisionner chacun une région: ce sont les dépôts pétroliers'
par des moyens de
. Les produits petroliers sont acheminés des raffineries aux dépôts
transport dits massifs: oléoducs, trairrs de wagons-cite rnes' bateaux'

RESÉRVOtR Â TOIT FIX€


3vcc é.rân floltâ5r

FOSTÉ O:
CI]ARG:N=Ni

3l
IAP BoUllqlqsllLell$geux anti iq!C!!je!4!Le:ç!iÉ!s p!!IS!Le!s
---- Pa : Mr Y4braq'qi-11d-f lm

5-PRII,.ICIPAUX RISQUES:
Les Droduits pétroliers sont cles produits dangereux. Les risques qui leur sont associés sont:
. Incendie et explosion : Un dépôt pétrolier peut être à l'origine d'accidents à cause de la
présence de liquides inflammables dont la combustion ou l'explosion peut par exemple
être initiée par les installations électriques. Les accidents les plus importants sont le feu
de cuvette et Ie BoILOVER.
. Le feu de cuvette est consécutif à la rupture d'un bac ou d'une canalisation de transfert;
les liquicles inflammables occupent alors la totalité de la cuvette de rétention et le risque
d,inflammation devient important. L'énergie thermique libérée est très importante.
" Le BOILOVER est un accident plus rare mais beaucoup plus grave. De l'eau peut être
présente au fond d'une cuve de produit pétrolier lourd. si la cuve est prise dans un
incendie, au bout cle quelques heures I',eau bout et entraîne les hydrocarbures, par une
poussée des vapeurs, au-dessus du bac. La totalité s'enflamme alors et provoque une
boule de feu.
. pollutions des eaux et des sols: en cas de déversement d'hydrocarbures, par l'absence
d,étanchéité des cuvettes de rétention, le défaut de résistance à l'effet de vague ou
I'instabilité au feu des murets ou meTlons.
. Emission de cov: Les opérations de chargement et de déchargement sont à l'origine du
rejet de vapeurs d'hydrocarbures. Il s'agit de COV (composés organiques volatils) qui
Sont en eux-mêmes des gaz dangereux pour la santé et qui sont de plus des précurseurs
de l'ozone.
La sécurité des dépôts et de la chaîne de distribution est donc une priorité absolue. Les
réglementations de sécurité sont très sévères. Comme les raffineries, les dépôts pétroliers sont
donc contrôlés très ré9ulièrement par l'administration.
Un dépôt comprend de nombreux dispositifs de sécurité, en particulier au niveau de cnaque
rése rvo iT:
. Des soupapes de sécurité et, pour les réservoirs contenant des produits volatils, des
écrans flottants qui limitent la dispersion des vapeurs d'hydrocarbures;
Des alarmes et des détecteurs d'hydrocarbures dans les cuvettes de rétention pour
. y

détecter toute fu ite;


. Des alarmes et des vannes de fermeture automatique en cas de fuite sur une canalisation;
. Des insta atrons anti incendie fixes (couronnes d'arrosage, rideaux d'eau) et mobiles
(canons à eau) avec des réserves suffisantes d'eau et d'un produit moussant (émulseur),
pour éteindre un éventuel incendie.
Des exercices d'incendie ont lieu, ainsi que des manceuvres annuelles de simulation avec les
DOm Diers.

Le respecl de l,environnement est également assuré. chaque dépôt comporte les disPositrrs
SLIIVA NtS :

Unc unité de récupération c1e vapeurs émises aux posles de chargement deS camions pour ld

Drotection de l'alr;

4l
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers _Pa : Mr Yahiaoui Hakim

- Des bassins de confinement pour récupérer les eaux de surface et des séparateurs-décanteurs
pou r les dépo llu er;

- Des cuvettes de rétention autour des réservoirs et des canalisations étanches et faciles à
inspecter, pour la protection des sols;
- Une collecte des déchets (chiffons huileux, boues de fonds de cuves).

Enfin, la sécurité de la distribution n'est pas oubliée. Les chauffeurs des camions de livraison
doivent posséder un permis spécial pour Ie transport des hydrocarbures. Les camions et le
maté rie I sont régulièrement inspectés.

51,
l4!_8A q rlgdsv!.el rsfelql ê!l!!!_e!_d!e dQltj dépôts pétroliers Pa : Mr Ydhiaouj Hakim

6-RETOUR D'EXPERIENCE DE5 ACCIDEI.,!TS LIES AUX DEPOTS PETROLIERS:


Cette étude a été élaborée par l'analyse de trois bases de données europeennes :

. La base de données FACT du T,N.O qui regroupe les données de plus de 20.000 accidents
relatés par des sources divers. Dans ce cadre, 24 cas ont été retenus car correspondants au
critère "accidents at oil refineries and storage tanks>10.000mr" et reférencés TNO97l. Ils
couvTent une période allant de 1952 à 1994.

La base de données MHIDAS du HSE. Elle a été interrogée avec la clef "hydrocarbon(s) and
storage or liquid(s) or tank(s) " au travers du serveur de l'agence spatiale européenne. Cette
base de données comporte un certain nombre d'accidents choisis par des in9énieurs à partir
de données ou blio u es.

La base de données ARIA du B.A.R.P.I. Cette base de données a été crée en 1993 et
centralise Ies informations relatives aux accidents, pollutions graves et incidents significatifs
survenus dans les installations susceptibles de porter atteinte à l'environnement, à la sécurité
ou santé du publique. Elle comporte plus de 10.000 évènements répertoriés.

Les inFormations issues de ces trois bases de données publiques généralistes ont été complétées
par l'interrogation de la base de données VICTOR du groupe TotalFinaElf, base de données privee,
dédiée aux métiers du groupe. Par le biais d'une restriction aux hydrocarbures liquides, 278 cas
ont été extrâits de cette base VIC97l.

Répartition des accidents par phénomène:

Débordement Boil over


1o/^ 60/0
lncend ie
Explosion Autres
28% Fuite
Toit qui coule

Débordement
Boil over
1%
Toit qui coule 20% Autres
Fuite

Répartition des accidents par type d'installation :

f-ôèpot
]tArtt"t
R"tfin"'i"
]o
-7
'l
Dépôt

6l
tAP -g,o!]!]!rde! LC:léseaux anti in ce nd ie-d,a-tE-le5 dé!iit!-Sé! ---_- Pa . Mr Y:Èiliêoui Hakim

a-La base de données VICTOR:

l_a base de données VTCTOR recense les accidents SuTVenus, à travers le monde, dans les
inclLlstries exerçant le môme nrétier que le groupe TotalFinaEIf. Elle comporte plusietlrs sous
bases, dont unc concerne les stockages d'hydrocarbures liquides, Celle dernière contenait, en
avril 1997, 396 enregistrements d'accidents dont 278 cas étaient relatifs aux stockages
d'hydrocarbures liq u id es.
Cas qénéral
près cle 86 qo des accidents affectant des réservoirs d'hydrocarbures liquides, soit 239 accidents
sur 278, ont donné lieu à un incendie, une Fuite ou une explosion. La répartition entre ces
phénomènes, présentée sur la figure suivante, est sensiblement identique à celle déjà constatée à
partir des autres sou rces.

A noter que le phénomène d'explosion correspond essentiellement à I'explosion de la phase

gazeuse des réservoirs à toit Fixe.

- Principauxphénomènes:

uFurre i

lE ExPlosion I

510/o lalrygntq l

lncendie

un accident, même s'il se généralise parfois à tout un parc de stockage, a en général pour origine
un équ ipement précis.

b-La nature des équiDements en cause:


Réservoirs à toit flottant

Ll Réservoirs à toit flottant


B Tuyautefie
4% n Autres
uyautefre Ll ReseryolTS a loll llve
62Yo
Réservoirs à toit fixe B%
Autres

Au-delà du type d'événernents et d'équipements généralement mis en cause, la figurc su iva nte
présente la re pa rtitio n quant aux circonstances, et aux opérations en cours au moment de
l'accident.

tl
r^p uoumercl-g{L s réseaux anti ilcendiglaui fe:!!!!$ p! Liej!-- ji-iMJ-Yù1!a1]r ilq(!!l

c-C)pérations en cours au moment de I'acciderit:


l

\ltres construction/r4odfcaron lxâ:i:;r",,"", l\4odiftcation


1"4ârche normale
41%
"W"':il1 *.,".","""
I
:
ôu"n'ù"'"""'
::::**"
ffi;rÏl^î"
lgYo
Déversemeni produ(
Maintenance li
:î,*Ëîîrr,,
t"t"n"
1"it1"

cette figure fait apparaître qu'une majorité des accidents recensés surviennent lors du
fonctionnement "normal".
En conclusion, l'étude statistique des résultats de la base de données VICTOR confirme ceux
préalablement obtenus à partir d'autres sources. Elle permet aussi de souligner le fait que
l,équipement en cause est principalement le réservoir et dans une moindre mesure ses
équipements associés. Peu d'événements mettent directement en cauSe des vannes Situées en
pied de réservoir. Lorsque cela est le cas les causes sont soit une erreur opératoire soit un défaut
d'éta nch é ité de l'équiPement.

d-Tvpoloqie des accidents:


De l,ensemble des accidents consultés, Ia typologie est présentée ci-après pour les TeservoiTS
a

toit flottant ainsi que pour ceux à toit fixe.


. Feu de joint,
" Perte du toit flottant,
. Perte du toit flottant et incendie du réservoir,
. Boilove r,
. Rupture du réservoir au niveau de la robe,
. Rupture ou fuite du fond du réservoir'
. Explosion du réservoir (ciel gazeux)
" Rupture de lig n e,
. Débordement du rése rvo ir.
. La pressurisation du bac à toit fixe pris dans un incendie'

e-Ana lvse des ca uses:


Les matériels concernés par leS accidentS sont assUrément les réservoirs et leS
cuvettes de
lieu à
rétention. Bon nombre des accidents recensés concernent ces équipements et ont donné
des incendies. ils font généralement suite à des interventions humaines, à des
problèmes de

conceptlon ou d agencement, à un vieillissement non maîtrisé clu matériel, ou encore


à des
événemenls extérieurs (attentats, conditions météoro log iq u es, )'
A tilrc d'exemple, I'incendie généralisé de Thessalonique en Grèce en 1986' a pour orlglne un
pctit incendie qui s'est finalement transformé en sinlstre d'une grande amplcur. L',agencement dU
parc de stockagc et I'inSU[fisance cles nroyens de secours et d'intervention ont favorisé l'extension
du s in islre.

8l
!A! gS@!s pétroliers __,_P,a : Mr YahiaouiHaklrn

-R.épartit!on par catégorie des causes d'accident:

Causes exteTnes
Déf alllance malérielle
24% tr Causes externes

fl Défaillances/Erreur h u maine

tl Défaut maîtrise procédé

Ll Défaillance matérielle
34% 21%
Défa!t maitrise procédé Défaillances/Erreur humalne L

Dc maniè'e plus explicite, les quatre catégories sont:


1. Défaut de maîtrise du procédé: changement de phase inattendu (vaporisation,.. ),
comportement physique inattendu (débordement, montée en pression ou en température),
2. Causes externes: conditions météorolog iq ues, accidents extérieurs, acte de malveillance..
3. Défaif fances / erreur humaine: action élémentaire ou complexe inadaptée,
4. Défaillance matérielle : rupture, déformation, désassemblage, colmatage, fuite,...

f-Analvse des scé na rii:


Les explosions du ciel gazeux d'un réservoir sont en majeure partie suivies d'un incendie de ce
même réservoir (feu de bac) ou d'un incendie du produit répandu dans la cuvette dans laquelle il
se lrouve (feu de cuvetLe). Cette considération justitie le regroupement de ccs phénomènes
indépendamment de la cause initiale du sinistre. Ils représentent près de 60 Vo des accidents

ayant touché des zones de stockage d'hydrocarbures liquides

s-Répa rtition des causes d'accident :

lncendie exploitation
Incendie bac a toit floltant
7% Explosion
9%
| E" """"0'" "",u"irit" ]

I Explosion
L l Fuile liq!ride
LlAutres
26o/o L [,] Inaendie bac â toit fixe
lncendie bac à toit llxe
8% 26%
Fuite liquide
Autres

Les situations de dangers majeurs sont donc les suivantes :

L'épanclage de liquide inflammable après une fuite sur une canalisation peut donner lieu à :

o Un feu de nappe consécutif à l'inflammation d'une rlaque liqLlide,


n Un phénomène d'explosion de vapeurs non confinées (UVCE) lorsque le liquide
inflammable stocké est suffisamment volatil.

" L,éclatenrent d,un bac vicle, m.rl dégazé ou plus généralement, l'explosion d'un bac dans
lequel une atmosphère explosiblc a pu se former,
. La pollution accidentelle de l'environnement dLl site,

" l-ar créalion d'une boule de fcu associée au phénonrène de BOILOVER

el'
IAP Bounrerdes/ Les réseaux antijncendic dans les dépôts pétro ier5 p.t : Mr yahtnoli lla(rnt

7-EXEMPLE DE FEUX DE BAC:


a-L'incendie du dél,ôt de TOTAL
Le 14 juin 1991 à 11 h 15 min, 15 sapeurs pompiers blessés, détérioration conrplète du bac 76 et
deformation des bacs 76 eT 2 par incendie gigantesque qui a duré près de 7h 00 de lutte
acharnée contre l'incendie. A l'origine de cet incider.rt, des travaux de soudure et de réparation
ont eu lieu près de la zone de stockage d'hydrocarbure, quand soudain une fuite d'hydrocarbure,
survient sur une conduite mal platinée, et s'enflamme près du groupe d'électrogene.

b-L'incendie de sunoco :
Le 19 juillet 1,996, à 4 h 36 min (GIYT), Ia foudre à heurté le toit d'un réservoir d'essence, de
42,67 m de diamètre, touchant ainsi le contenu du bac de Sunoco, de la raffinerie de Sarnia USA,
caLrsant une explosion qui a fait souffler une partie du toit flottant et mettre le feu au contenu.

10 l,
]l\P.-BSqMdCV Lg-s-llLeellaftti incendle dans lc! d-ep,ô,1_:p!!!!!ls pa : Mr yàhiaoLr tjakinl

c-L'incendie de la raffinerie d'Orion :


Le 07 juin 2001, suite à un orage tropical, vient endonrn.tager le toit d'un bac- de stockage
d'essence (82,4m de diamètre et 9,8 rn de hauteur), quelque heures plus tard, un incendic se
déclare sur ce dernier causé par la foudre. L'incendre a été maîtrisé au bout de 65 nrin, grâce à
une strategie d'attaque bien prépare. Mise en ceuvre du système de refrordisscrrcnL Irès tôt,
préparation et attaque à la mousse par les moyens mobiles (lances monitors à haut débit) avec
un emDlacement iudicieux.

d-L'incendie de la raffinerie de Thailande :


Le 2 décembre 1999 à 23 h 25. une exDlosion suivi d'incendie se sont déclarés à la raffinerie de
Thaïlande ou 07 personnes ont trouvés la mort ainsi que la destruction totale de 05 bacs de
stockage d'essence, implantés dans une même cuvette de rétention, et l'endommagement de 02
autres bacs situés dans une cuvette en face. Les causes de cette incendie est due à une erreur
opératoire, sur remplissage d'un bac, vanne fermée mais fuyard et alarme non entendu ainsi que
le changement d'équipe, qui a provoqué une fuite important d'essence ou les vapeLtrs se sont
enflammées près de la station anti-incendie.

11 |
iAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie-d,ans les dépôts tlétroliers P.r : Mr Yafiaoui llakr|ll

CHAPITRE II: LES PI-{ Et',lOM EN ES DANG EREI'.tX

Les phénomènes dangereux peuvent générés les effets suivants:

- Les effets thermiques : brùlures, suffocation...

- Les effets toxiques : intoxication par inhalation...


.

-Les effets de surpression directs (éclatement des poumons ou des tympans, p rojectio n

contre un obstacle, ...) ou indirects (bris de vitres, déplacement d'objets, ...)

-Effet missile:

12 l
IAP Boumerdes/ !qsle sl4q|tlllllelLdle daElS! dépllspéllaltqs Pa : Mr Y,rhL.oLri llakim

I-LE PHENOMENE UVCE (Unconfined Vapor Cloud Explosion)


L'industrie de la pétrochimie met en jeu de nombreuses substances dangereuscs toxiques
et inflammables d'où la nécessité d'étudier les dangers liés à leurs utilisations.
Parmi ces dangers, on trouve les explosions et les incendies qui ont des conséquences graves sur
la vie des travailleurs, sur les installations et sur l'environnement.
Toutes défaillances ou mauvaises gestions de la manipulation des gaz inflammables peuvent étre
sources de tels genres d'accidents.
L'un des accidents les plus dangereux en milieu industnel, du poinl de vu de sd cinetique lres
rapide et de I'ampleur de la gravité de ses effets thermiques et de surpression, est I'explosion
d'un nuage de gaz dans un espace non-confiné ou UVCE (Unconfined Vapor Cloud Explosion).
Se produit suite à une perte de confinement, ou de grands volumes de nuages inflammables
combustible/air se développent avant allumage, l'inflammation extrêmement rapide du mélange
dans I'espace libre provoquera des ondes chocs avec de lorte radiation therm{que et de

surpression détruisant tout sur son chemin.

1-DEFINITION D'UN UVCE:


L'UVCE: Unconfned Vapor Cloud Explosion, peut être définie par une explosion d'un
nuage gazeux à l'air libre produisant des effets de surpression et des effets thermiques. Son
origine est le rejet des masses importantes de gaz inflanrmable (en phase gazeuse ou liquide) à
partir des capacités de stockages, process/ ca m ions-cite rnes, ou tuyauteries.
Ce type d'accident comprend généralement lâ succession d'étapes suivantes
Rejet à l'air libre d'un produit inFlammable
- FoTmation d'un nuage explosible (9az+air)
- dispersion du nuage de gaz dont une partie du volume reste inflammable
- inflammation de ce volume,
- propagation d'une flamme à travers les parties du nuage ou la concentration en
combustible se situe à l'intérieur du domaine d'explosivité
- Mélange et combustion des zones plus riches en combustible
Il est à noter qu'une très faible énergie est suffisante pour initier I'explosion (exp: étincelle
lorsqu'on basculc un commutateur électfique, ..,). Par ailleurs, I'allumage peut se produire à une
certaine distance du lleu de la fuite-

2-Un UVCE qénère plusieurs effqlg:


- Une boulc de feu qui consume ou endommaqe ce qui se trouve à l'interjeur'
- Un rayonnement thermique sur le voisinage immédiat de la boule de feu'
- Des effets de pression plus ou moins importants suivant l'encombrement dr: lie rr rle

l'accid en t
- Effets sur les personnes, et sur le matériel, projections d'éclats, missiles'
Les conséquences de l'UVCE dépendent de:
- La mâsse de gaz combustible concerrlé, c'est à dire du volume du nuage.

13 1 .'
14? qsllngrdlt !r!ér!è!rtn!l ilceltdlc d d!r,l!i d!-p é!]'qllel5 f è .M| Iàhlèollrlldl,.im

La composition du nuage de gaz.


- L'encom b ren.tent de l'espace.
- Plus le nLrage est important et plus on se raPProche d'une composition combustlble/
con.rburant idéale, plus les conséquences sont importantes.
par ailleurs, plus l,espace est encombré (tuyaux, véhicules, convoyeurs...), pJus l'explosion sera
violente.

3-EXPLOSION! DE TYPE UVCE:


Lorsque le mélange hydrocârbure/air se dispersant, rencontre une souTCe d'ignition, plusieurs
phénomènes de combustion peuvent se produire:
- fire, combustion en champ libre, al{umé par une source de faible énerqie; le front
Le flash de

flamme se déplace à faible vitesse (moins de 12 m/s) et ne 9énère pas d'onde de

su rpression.
- La déflagration, combustion où le Front de tlamme parcourt la masse de gaz avec une
célérité subsonique, si la flamme rencontre des obstacles répétés, la combustion accélère,
d,où une augmentation de la vitesse du front de flamme et 9énération d'une onde de choc;
pour des vitesses de front de flamme comprises entre 12 et 120 m/s, on parle de déflagration
lente avec faible effet de souffle; pour des vitesse supérieures à 120 m/s mais touJours
subsoniques, on parle de déflagration rapide avec effet de souffle.

La détonation, combustion où le front de flamme se déplace à une vitesse supersonique (1000 à


2000 m/s), avec ou sans présence d'obstacle; il y a génération d'une onde de choc brisante.
Ainsi on a alors :

SUBSoNiQUE : on a alors affaire à une DÉFLAGRATION


- SUPERSoNIQUE : on a alors affaire à une DÉTONATION

Cette vitesse de propagation de la flamme dépend:


- de la concentration du mélanqe initial
des conditions de température et de pression
- de l'énergie de la source d'inflammation
dcs turbulences, obstacles, confinement

Le vocabulaire distinguc, selon les efrets produits, l'uvcE du Flash fire ou Feu de nuage De

manière générale, le terme uvcË s'applique lorsque des effets de pression sont observés, alors
qUe le terme FlaSh fire est réservé aux situations oU la combustion du nuaqe ne Produit pas
d,effets dc pression. cependant il s'agit dans Ies deux cas du nrême phénontène physique, à
savoir lê conrbustion d'un mélange inflammable

14 1,
IAP Boun ^rdn\/lÊ. ,, iJ rnt|-r(p-diÈcidn,lcsdôpolqpêrroliêr5 p,r.Mr ydni,ro.rl Hdt, n

LIE LID l,4êante LSo LS"c

4-CIhIETIOUE DU PHENOMENE:
Lors d'une déflagration, plusieu règimes de combustion des gaz sont susceptibles d'être
rs
observés successivement au cou rs du temps. Le mécanisme, schématisé ci-dessous, est instable
et il conduit, dans certains cas, à une accélération continuelle des flammes tant qu'it esr
entretenu.

-i1..

Spirale d'augmentation des effets d'un UVCE (Source : INERIS)

Dès lors, il est aussi clair que plus la flamme parcourt une distance importante dans une zone
encombrée d'obstacles, plus cette accélération peut se développer, toutes autres choses é9ales
par arlleurs. Pour cette rarson, la distance sur laquelle les flammes se propagent, ou la taille du
nuage, est un paramètre important.
De plus, sr des vitc5scs de déflagratron importantes sont atterntes, ces ondes dc pressron, vorre
des ondes de choc sonL engendrees en avant du front de flamme. Fn consequence, Ies gaz frais
sont préchauffés par ces ondes avant d'être brûlés, ce qui contribue encore à l'auto accélération
des déflagrations tu rbu lentes
Dans certains cas, il a ete observé que Ia déflagration a vu la vitesse du front de flamme
augmenter jusqu'à devenir une détonation.

1s I
lAP qo-ltrnqtdrt lc:jqlCllll Qltliince nd e dU-:lS:!_epôtspçtlrqljls Pa : IVr Yahiaout Hakim

II'LE PI-I ET'J O I!4 EN E BOILOVER


1-DEFINITION DU PI-I EI.,IOM ENE BOILOVER:
Le BOILOVER est un phénomène identifié depuis longtemps pour ies liquides inflammables, et qui
est susceptible de se produire lorsquc la surface du liquide entre en l'eu. La chaleur géircree par
cette nflammation, si elle atteint une couche d'eau se sitlrant au fond du bac (la plupart des
hydrocarbures sont plus légers que l'eau), provoque la vaporisâtion instantanée de cette couche
d'eau rlui pro;ette alors à L'extérieur les hydrocarbures en feu. On otltient un phénomène éruptrf
qu peut être de grande ampleur.
Ce phenomène est à l'oflgine de violentes proiections_de combustible, du bouillonnement du
contenu du bac, de l'extension des flammes et de la formation d'une boule de feu.
Le produit enflammé, projeté dans les airs, génère une véritable boule de feu.

; r:. t,^nc ladÊrc<


distiila ntês
=.â.ti^ôc lêôÀr=<
s remonta ri

iractions lourCes
cc j,la n:

:al I cre
cu 3n € mulsicn

P It é nomène cle boil-over

a- DEFINITIOI\I DU PHENOMENE DE BOIL OVER <<CLASSIOUE>:


Le NFPA (National Fire Protection Association - USA) propose une définition précise du
phenomene:
< Le terme de iIOILOVER est attribué à un événenrent survenant lors d'un incendie de certains
hydrocarbures contenus dans un réservoir à ciel ouvert, lorsqu'une soudaine augmentation de
l'intensité du feu Ide réservoir] est observée, accompagnée de l'expulsion de l'hydrocarbure hors
du réservoir, après une iongue période de combustion ré9ulière Ide l'hydrocarbure]. Le boilover a
lieu lorsque les résidus de combustion, issus de la surface en feu, deviennent plus denses que les
hydrocarburcs non brûlés et sombrent fornrant une couche chaude qur progresse vcrs le fond plus
rapidement que la régression de la surface dc liquide. Lorsque cette couche chaude, également
appelée onde c1e chaleur, atteint I'eau ou une émulsion d'eau dans 'hydrocarbure située en fond
dc bac, l'cau est dâbord surchauf[ée, puis porlée à ébullitiorr de façon quasi explosive entra]nant
le debordemcft du bac. >

i6 |
lÂB gs !,tr,q! q!1-LeUq5 e arq !![]!!c!!€ d! Lé1rs]lqr--,.. j3:l\/l l!!!!s!L H!t1

L,INERIS clonne une autre définition s'intéressant notamment aux conséquences du plienomene.
<Un BOILOVER est un phénomène de n.roussage brutal impliquant des réservoirs atmosphériques
et résultant de Ia transformation en vapeur, d'eau liquide (fond d'eau, eau libre, émulsion)
contenue dans un réservoir en feu.
Ce phénomène est à l'origine de violentes projections de combustible, du bouillonnement du
contenu du bac, de l'extension des flammes et de la formation d'une boule de feu'

b- LE BOILOVER DIT < EN COUCHE MINCE >:


pas
La combustion de certains carburants (9azoles, kérosènes, fuel domestique) ne s'accompagne
de la création cl'une onde de chaleur et ne génère donc pas de BoILovER << classique > mais
peut donner lieu à un autre phénomène de << boule de feu o.
cepenciant, à défaut d'onde de chaleur, certains tests réalisés ont donné lieu à un phénomène
éruptif générant des < boules ,, de feu (sans commune mesure avec un BOILOVER < classique>>)
en fin de combustion sous certaines conditions.
Ce phénomène : le BOILOVER dit << en couche mince >>'

Trois scénarios possibles du phénomène de Boilover:


a) Feu du bac avec création d'une onde de chaleur
b) Feu de la cuvette de rétention contenant le réservoir et vaporisation d'un fond d'eau après
un échange thermique de longue durée par rayonnement et conduction entre le foyer et le
rESE TVOIT.

c) Feu du bac et de la cuvette de rétention cumulant les deux effets mentionnés ci-dessus.

Pour qu'un BOILOVER se produise. quatre conditions doivent être réunies:


1) la présence d'eau dans le bac à transformer en vapeur,
2) la création d,une onde de chaleur qui entre en contact avec le fond d'eau et engendre
ainsi une vaPorisation exPlosive,
3) un hydfocarbure suffisamment visqueux pour que Ia vapeur d'eau ainsi créée ne traverse
pas facilement l'hyd roca rb u re
4) Un hyclrocarbure, dont la température d'ébullition moyenne soit suffisamment éleve

Un BOILOVER génère plusieurs effets


Une cxplosion (rupture de la capacitè)
" ;

. Une éjection de liquide en émulsion et en feu. (extension de l'incendie);


. Une boule de feu avec ses retombées (efi'ets thermiques)

17 1
tôLBo,umerdIt Lc:!Ie!!Ia nt i incendie dans les dépôts pétroliers -_ Pa : Mr Yahiaoui Hakim

2- CINETIOUE DU PI-IENOMENE:
La cinétique de l'accident est la suivante:

[ ]:eftp le de SOIL OVIR

Onde de chëleur

d^
EË U

f Ê\i aiÊ tl;ra

If iÉit p;siôn Ipônd âqs Ên fe,r

Des BOIL OVER ont été observés lors de cinq accidents graves:
. Yokkaichi (Japon), le 15 octobre 1955;
. Tacoa (Venezuela), le 19 décembre 1982;
. lYilford Haven (GrandeBretagne), le 30 août 1983;
. Thessalonique (Grèce), le 24 février 1986;
. Port Edouard-Herriot (France), le 2 juin 1987.

3- PRESENCE D'EAU:
La présence d,eau dans un bac en feu peut être liée notamment aux causes sulvantes :

- L,hydrocarbure contient naturellement une fraction réduite d'eau susceptible de migrer


par densité au fond du bac (décantation) ;
- pénétration d'eau de pluie au travers des évents, notamment lors d'aVerSeS orageuses
- condensation de l,humidité de l'air due à Ia respiration du réservoir et des cycles
jour/nuit
- lntroduction d'eau de refroidissement ou d'extinction en cas de feu'

18 I ,
IAp g.o!t!t qrd e!/ !!l Iése-aqx nnti inceldie dirns lcs dépôls pélpllSf! .. Pa : Mf-Y,dhiaoui Hakinl

Ruptu' e .l u'r ba. de stockage lors d un bôrl-ovêr


il,ril s..,r s,r,r.l,rre f.ân!! hl,:,)

Il est à noter que, même si le phénonrène en lui même est très rapide (quelques secondes),
plusieurs heures sont nécessaires pour générer I'onde de chaleur et l'amener au contact de I'eau,
pour enfin provoquer le Boilover.
Ce délai peut être utilisé pour évacuer les populations environnantes.

En opération, les précautions suivantes sont à prendre:


- Contrôle de I'absence d'eau dans les coulages vers les bacs de stockage traitant des
produits chauds non aq ueux.
- Purge en point bas dans les tuyauteries et les capacités de stockage ou peut
s'accumuler de l'eau
- Drainage complet de l'eau résidue!le après des épreuves d'étanchéité hydraulique
avant tout démarrage des unités à risques.
Vérification de l'absence d'eau dans les réservoirs de vidange (fÛt, "tonne à

vide", ...) avant l'admission de produit chaud.

re i
III-FEU DE TVAPPE

l.DESCRIPTIOI{ DU PI-I ENOMENE:


lp lerme . feu dê nannê ou fcu de flaque >, décrit un incendie résultant de la combustiorr
d'une nappe de combuslible liqurde. Ce phénomène implique principalement la surface de ra
nappe en contact avec l'air.

R.p,:ktrkrj.D k[<uùtiqo. d. h l]rrùr.

Le feu de naPpe résulte de la présence simultanée d'une nappe de liquide inflammable


portée à une température supérieure à son point éclair et d'un point chaucl (étincelle, flamme
nue/ mètal inca ndescen t,... )
D'une manière générale, le phénomène de combustion d'un produit intéresse les vapeurs émises
par le produit réchauffé. Pour qu'un produit brûle, il faut donc qu,il émette des vapeurs
inflammables. Pour les combustibles liquides, les vapeurs inflammables sont émises par
évaporation de la phase liquide.
La combustion a ainsi lieu en phase gazeuse dans la zone qualifiée de << flamme >. une partrc de
i'énergie libérée par l'exothermicité de la réaction de combustion est cédée au combustible,
entretenant ainsi I'émission de gaz inflammables. Le feu de nappe est donc un phénomène de
com bust ion auto-ent re[enue

O riq ines
La nappe de liquide intlammable résulte fréquemment d'une fuite, plus ou nroins
importante. Il est à noter qLle lc point chaud en lui- même, s'il est maintenu suffisamment
longtemps, peut initier l'inccndie d'un liquide dont la température est inférieure au point éclair: le
point chaud en lui même pcut porter localement le liquide à une température supérreure a soq
point eclair, demarrer I'incendie qui se généralisc ensuite à toute la nappe.

2-LES CONSEOUENCES D'UN FEU DE NAPPE:


L'impact d'un feu de nappe dépend de la taille de la surface en feu, du produit rtui se consume et
de la durée de I'incendie. Par contre, si l'incendie se c1éveloppe à proximité de srr-lcrages oe
matières combustibles, des cffets dominos peuvent être observés et les conséquences peuvent
ôtre dramatiqucs (incendie plus violent, explosion...).

20 1
llll-BggllqlqlLes réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers ___Pa i Mr Ya hiQllltialllfu

De manière générale, les principales conséquences observées de manière récurrente sonl Ia


pollution des eaux de surface ainsi que la contamination des sols, voire des eaux souterrailres,
plus rarement, des blessés ou des morts.
3 -ACCID E NTO LOGI E:
Le feu de nappe est un accident relativement fréquent mais présentant, s'il est correctenrent
maîtrisé. des conséquences faibles sur l'homme.
On les retrouve notamment dans les circonstances suivantes:
Les incendies résultant d'un débordement: orinciDalement feux de bacs ou de cuvettes
conce Tna nt des hydrocarbures;
.. Les incendies concernant les stockages de solvants;
, Les incendies survenus dans des enIrepôts.
Par contre, si l'incendie se développe à proximité de stockages de matières combustibles, des
effets dominos peuvent être observés et Ies conséquences peuvent être dramatiques (incendie
p lus violent, explosio n... ).
Les feux de cuvettes se caractérisent par l'étendue de Ia nappe de produit en feux. Ce
phénomène survient généralement après effondrement d'un bac éprouvé par un incendie,
ou le produit inflammable se répand sur la cuvette. La surface de contact avec l'air dépend de la
taille de la cuvette qui, elle, est construite pour retenir B0o/o à la totalité de la contenance du bac.

Exemple de feux de cuvette:

RTE Skikda - octobre 2004 : Ft'ttx (lc cuvcttc, suitc à l'effoncirolncnt dLl B:c S106
On notc 1ê ta illc tltt llat 105 par r. pport à l'cnvcrgurc dcs flanrtrcs

Les causes identifiées dans les accidents connus sont fréquemment liées:
, A la malveillance;
, A l'épandage accidentel de combustible suTVenu de manière récurrente suite à une fuite
sur dcs équipements de transferts (pompe, raccord de ligne de vidange, vanne, canalisation,
regard de pu rg e;

, Au sur remplissage d'r,rnc capacité.


Concernant les sources d'inflammation du combustible, elles peuvent être dc nature diverse
(l'loteur électrique, Travaux de soudage, Étrncelle, Foudre et mauvaise équipotentialilé, ..)

21 l,
Mr Yahl.roui llèkinr

Les facteurs qualifiés d'aggravants sont:


. L'absence de capacités de rétention;
., Une cuvette commune à plusieurs bacs, voire à tout un dépôl;
- L'alimentation continue du feu en combUstible par la non fermeture des vannes, Iéstritant
d,un dysfonctionnement ou d'une erreur humaine associée à un délaut dc conccptron du
système de sécurité ;

- L'entraînen..lent des hydrocarbures enflammés par les eaux d'extinction, facilitant la

p ro pagation de l'ince nd ie.


passés font
En ce qui concerne la gravtté de tels évènements, les comptes rendus des accidents
part de victimes chez Ies pompiers ou le personnel de l'installation et d'importants dommages
polnts
matériels sur l,installation ou sur l'environnement proche (habitations voisines, vegétation,
pollution
d,eau, cours d'eau ou station d'épuration polluées, sols souillés par les hydrocarbures,
atmosphé riq u e... ).
feux de cuvette
Enfin, la durée des accidents est relativement longue. La lutte et l'extinction des
plusieurs dizaines d'heures
ou de bac sont des opérations souvent difficiles qui se chifFrent en
voire qu elq ues jou rs.

4-CINETIOUE DU PH ENOMENE:

Lacomt]USt|onoesprodUitSliquides(parex.Ieshydrocarbures)intéresselesvapeurs
émises par le produit réchauffé et non le liquide lui-même De manière
schématique' le

combustib|eémetuneCertainequantitédevapeursàunetempératuredonnée,Cetteémissionde
la nappe. Au fur et
vapeurs condult à la formation d'une zone riche en combustible au dessus de
à mesure de son élévation, le combustible entraÎne de I'air froid extérieur'
et en présence
Lorsque le mélange air-combustible se trouve dans le domaine d'inflammabilité
évacués Vers Ie haUt tout
d,une source d,inf|ammatlon, iI s'enf|amme. Les gaz brûlés Sont enSUite
90vo) depuis la base
en continuant à entraîner l'air ambiant. L'essentiel de I'air entraîné (environ
deIaf|ammejusqu.àsonsommetdiIueIesproduitSdetacombustiontoUtenleSrefroidissant.
L,inflammation du mélange gazeux composé des vapeurs de combustibles
et de l'air est fonction
possède ainsi un
de la concentration de vapeurs de combustibles dans l'air. Chaque produit
domaine d'inflammabilité spécifique :

Inférieure d,Inflammabilité (L I I) s'exprimant en de gaz en volurne dans


o/o
. La Limite
(ou trop riche
l,air. En clessous de cette limite, le mélange est trop pauvre en combustible
gazeux;
en oxygène) pour que la flamme puisse se propager dans le milieu
La Limite Supérieure d'Inf la mmabilité (L S I) s'exprimant en Vo de gaz en
volume
.
(ou trop
dans l'air, Au-dessus de cette limite, le mélange est trop riche en combustible
pauvre en oxygène) pour que la flamme puisse se propager dans le milieu gazeux'

22 1' ,-
lAp Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers _ Pa : Mr Yahiaoul 1lêkim

IV-PHENOMENE DE PRESSUR.ISATION D'UT,I BAC

1-DESCRIPTION DU PHENOMENE:
Le phénomène de pressurisation d'un bac à toit fixe pris dans un incendie peut potentiellement
concerner tous les liquides inflammables.
Le cas examiné est celui d'un feu de cuvette chauffant un hydrocarbure pour le porter au-delà de
la température basse de sa plage de distillation. Dans ce cas en effet, la pression absolue dépasse
la pression atmosphérique et un bac à toit fixe se pressurise.

La séquence des événements est présentée dans I'arbre d'événements suivant

Feu de cu!,:tlË Frolonqé autour d'un bilc à toit i]r.:


{Èrtinction déiaillsnte)
I
Y
Echil iienrer't hldfocàrbure j, poiniécl.rll
{59C pc,uf gazole)

:ia'ri inllentniLltii:n 1n[ar,1nrôtion di vrp;u: PirÉnrrnrÈ rte clas srq$e


d exl)lùs ir)n dÈ hirc

---'---t I
Inflanlnretiotl
rBns F|essurisation n1âjcure
it,3nt dçn'rnri1!Ë structuiel 3u l)acJ
y: \l
ir!eç PriS:rUfl:1irÏ(,n T'liJiLJfÉ

i
A',rpture dë lr.r c
1ËnrpéfilRrre brrre de drsiilliltlon r"dttlcÉlor dÊ l)3c"1
{er: 150\: poirr qû.zclel

+
llènèririiùn de vêFeuf

[-e n e iar'iic,i'] dÈ !iFëul rlËnif ilt'C,n :,; r.lF: !l


;1rÈc FieSSLl.is.lti.lû el(Ce:.Si!è I i t_:: ar:s t.llt!i1:!0n
Phé rr,:,rrène çle i:venis insuffisilnlsi
pressLll lsalllr)11
=* |;!if:: r'.rli i.r r t:'
I
I
+ Y
tir l{,i,lfÈ irar' l , ifl!

23 I ',
tAP Boumerdes/--Lgs éseaux anti incendie d pots pet.olrers _ _- Pi . Mrfahiaoui llak m

Ln cas d'explo>ion de bac, on peuL diflérencrer deux grande' Ian,rilÈ' de compo't,.menr de


l'intégrité du ba c.

a-cas d'une ru ptu re robe/toit:


L'hydrocarbure est expulsé en altitude avec un effet directionnel réduisant les effets au sol
(l'accident du Port Edouard Herriot). La propulsion est "dopée" par I'ébullition de l'hydrocarbure
surchauffé, créant ainsi des boules de feu.

b-Cas d'u ne rupture robe/fond:


L'hydrocarbure est émis au sol avec un effet de vague enflammée également 'dopé" par
l'ébullition.

Mesures de prévention relatives au phénomène de pressurisation d'un bac pris dans un


incendie:
Les principales mesures de prévention concernent la prévention des feux dans les cuvettes et les
mesures permettant de limiter la durée de ces feux.
Il existe desmesures de conception permettant de faire en sorte que la montee en pression du
bac par vaporisation du produit contenu soit insuffisante pour donner lieu à une perte d'intégrite
du bac, notamment cette condition peut être considérée satisfaite sous réserve de mise en ceuvre
d'évents de respiration suffisamment dimensionnés, correctement construits et installés et
correctement maintenus dans le temps.
Ilconvient de préciser à ce stade que plusieurs circonstances différentes peuvent conduire à
augmenter la pression à l'intérieur du bac de façon plus ou moins rapide.
Les mesures techniques permettant de se prémunir de ces augmentations de pression dépendent
de la vitesse de montéc en pression:
. Les augmentations et diminutions de pression dues aux conditions météorologiques et
aux transferts de produits sont généralement traitées par les évents des bacs et par des
soupapes de respiration. Il s'agit dans ce cas de montées en pression relativement lentes;
, A contrario, l,explosion de bac due à l'explosion du ciel gazeux est très rapide et la
frangibilité peut être un moyen d'en diminuer les effets ;
- Le cas présent de phénomène de pressurisation d'un bac pris dans un incendie constitue
une augmentation de pression relativement rapide mais plus lente que l'explosron du crel
gazeux. Elle peut donc être traitée par la mise en ceuvre d'évents de respiration sulfisamment
dimt'nsiorrnés porr évacuer le gaz en surpression.

)tr 1
IAP Boumerdetles reseaux anti inc -.!.dgpol!!é]Ia!q! pa : Mr yafr aoui H.rl(im

CHAPITRE III: LE R.ESEAU AT,ITI INCENDIE

I-DEFIT,{ITIOT\NS:
Le réseau incendie est l'ensemble des installatrons hydr aulique), f ixes, qul pe rmette nt d'alimenter
les différentes installations en eau êl ên m^l<çê ên
!,, .léh,r
ULU'r ct en pression, les moyens
d'a pplica tio n.

Le réseau d'incendie se décompose en:


. Un sous-réseau de production qui comprend les installations de pompage et les
conduites qui les relient au sous-Téseau d'alimentation,
- Un sous-réseau d'alimentation qui comprend l'ensemble des canalisàtions qul
distribuent le potentiel hydraulique vers les moyens d'application; ce réseau est équipé de
vannes de sectionnement qui permettent d'isoler au besoin des sections défectueuses tout
en garantissant la continuité de la défense contre l'incendie.

Le réseau d'incendie est constitué de maille(s) et. éventuellement, d'antenne(s).


- On appelle maille toute partie de sous-réseau qui dispose d'au moins deux sources
d'alimentations distinctes et indépendantes, de telle sorte que l'indisponibilité de l'une
d'elles ne puisse suffire à compromettre l'intégrité du sous-réseau.
. On appelle antenne toute partie de sous-réseau qui ne dispose que d'une seule source
d'alimentation, de telle sorte que son indisponibilité compromet l'alimentation des moyens
d'a DD lication situés en aval.
. On appelle bras mort un élément de réseau inutilisé, sans possibilité de circulation de
fluide à l'intérie u r.
. On appelle moyen d'application l'ensemble constitu é:
* du dispositif de projection lui-même (couronnc, déversoir, boîte à mousse, canon,
lance monitor, queue de paon,.. ),
. de la tuyauterie (souple ou rigide, fixe ou amovible) qui le relie jusqu'à la vanne du
sous-réseau d'a lime n tation.
On appelle manifold un équipement regroupant en un point du sous-réseau d'alimentation
protégé des effets du sinistre, les vannes d'isolement qur permettent d'alimenter plusieurs
moyens d'application, indépendamment les uns des autres.

-Considérations relatives au réseau incendie:


' Par < point de connexion > on entend Poteau Incendie (PI) ou Bouche Incendie (BI),
Manifold, < clarinette >, piquage avec vannes et équipé de raccords pompiers.

- Fia b ilité d'u n réseau incendie:


La fiabilité peut-être obtenue soit:
Par une liaison la plus courte possible,
par maintenance, essais et contrôles,

2s l
iA! ES!,meIdSjllCLrétCr_q A!11 gtlilc dans es d ép_ô llplll lqlels _ Pa . MlYahla.ClL b qlrr!

- Par conception,
? Par protection méca n ique,
A titre d'exemple, les mesures suivantes seules ou associées peuvent garantir le niveau de
fiabilité du réseau in cend ie:
- Essais pé riod iq u es,

, Tests hyd rostatiq u es,


. Facilités de connexion de secours,
- Su répa isseu r de corrosion,

' Nature des matériaux,


- Qualité de l'eau,
. Protection cathod io u e,

1-PRINCIPES DE BASE DE LA PROTECTIOT.I INCENDIE:


La protection incendie met en ceuvre l'ensemble des techniques disponibles, afin d'adapter au
mieux les solutions possibles par rapport au risque identifié :

- Protection passive (ignifugeage, mur coupe-feu, mur anti-explosion, ..)


- Protection active (eau, mousse? autres systèmes)
La combinaison de ces différentes possibilités détermine le plan d'intervention, en permettant
d'optimiser les moyens mis en ceuvre et le temps de réaction associé.

L'objectif habituel d'un système de protection est de pouvoir empêcher un événement mineur de
se développer en événement majeur pour l'installation et son environnement.

II-PROTECTION PAR EAU DE REFROIDISSEM ENT:


1. OBJECTIFS
L,eau est le premier agent utilisé pour refroidir des équipements, des structures, des
bacs exposés au feu. Ceci permet d'empêcher (ou de réduire) les dégâts causés au matériel par
la chaieur ou la surpression résultant de la surchauffe du contenu des capacités'
L'eau est appliquée directement suT la surface à proteger'

L'eau peut être utilisée pour proté9er l'accès du personnel en charge de fermer l'arrivée de
combustible, permettant ainsi la suppression du feu.
Le réseau incendie est conçu de façon à protéger les emplacements sensibles d'un site.
t.a détermination de ces emplacements et des besoins constitue un des aspects essentiels du
des io n du réseau incendie.

26 I
IAP uoulnerdes/ Lq!-.É!ctnq !!l!!!! e dans le5 dépôtslétroliers P-a : Mr Yahiaoui Hnkrm

2. CARACTE RISTIOU ES PRINCIPALES DES DIFFERENTS ELEMENTS D'UN E INSTÀLLATION FIXE:


Une installation de protection lixe comprend classiquement:
- Des systèmes de détection et d'alarme,
- Une réserve d'eau incendie (et d'émulseur)
- Une pomperie (pompes principales et pompes jockey)
Un réseau maillé sectionnable d'eau lncendie (et de solution moussante)
- Des consontmateurs (déluge, rideaux, hydrants (ou poteaux incendie), lartce monitors)

tp< .ara.tôrisf iflrres des éléments d'Lre i0slallation trxc sont résumées dans le tableèu c -apres.

llldnrLntj I'rts\irfn lhlrii r'i)llrinn I \ ilr $x (i;rns lrl lJi!rrs


nr:rrn!fi"j lf tb1lrirl I lti.Vlrl tut rultl'lt I ll sI
lt: l.l l: \:Llii Ill f! : |rr:r = -l I'r.rlr .Lu

l,.iljit lt f,iu r !1,r-r,l


i.' rrliLjlirt ll .i
i1,. n.r ,-.l r t,t l.a l t ,l lil l
l,,r!rrf!:, \i :: i:,r l: il':t:hri d:
,.;- ,^.,r, I ' l, 'lil ii,ri::fli:: l":lr '-, !r rli
l:. ,l i. r'[ ;j U f{,..lu r. ln1.1l. Jl,:rr;
|j n.lrnrf,rt .j{ l,-r1}rF-":
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Exemple de réseau incendie


A. RESEAU MAILLE:
a. DescriDtion
jusqu'aux
Le réseau principal, dit réseau maillé, part de la sortie des pompes ince nd ie,

consommateurs.
Le réseau incendie est représenté selon un PID dit géographique, c'est à d
ire tracé sur le plan
d'implantation de l'instaliataon.

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28 | '
ll\LB.!U!!I!E:l Les réseaqlAqti incendie dans les dépôls pétroliers - Pa : Mr Yahlaour llèkim
---
b. Rèqles de desiq n;
. Réseau maillé autour de chaque unité et des cuvettes de rétention, permettant la

possibilité d'an-rener l'eau par deux chemins différents

, Diamètre nrinimum 8", avec un diamètre moyen de I?" à 76" ct dimensionné pour
le débit maximal Q requis (max)

Vitesse maximale dans les tuvauteries pleines d'eau de l'ordre de 3 à 4 m/s, et de 5

m/s pour des tuyauteries sèches après vanne déluge

, Matériaux les plus utilises:


Pour une eau douce, acier carbone, galvanisé
- Pour une eau saline, acier revêtu ciment ou fibre de verTe ou inox ou cupro
nickel (cuni) pour les petits diamètres des tuyauteries seches

.. Vannes d'isolement
Les vannes d'isolement permettent d'isoler manuellement une branche du réseau maillé,
suite à une ruDture ou une maintenance effectuée sur Ie tronçon.

, Pression nominale du réseau à 10 bar, avec une pression minimale de 4 bar pour
un réseau déluge et 7 bar pour un lance monitors, au Point le plus éloigne de la
pomperie ( ve rtica le ment et ho rizonta leme nt).

capteurs de pression aux points stratégiques du réseau principal (près de la

pomperie, point le plus éloigné, ..).

Exemple de pomperie d'incend ie

2e I
lAllo-Lfmcfdes/ Les rÉsonux inlillccndie dans le5 déPôts pé-Uolicrs Pa : Mr Y?hiaoui Hakirn

8. POMPES I NCE N DIE:


a. Pompes princiPa les:
Les pompes incendie doivent couvrir 100o/o de la demande maxinrale, à la pression

requrse en tous polnts dtt réseau. On trouvc les com b ina iso n s su iva n tcs:
2 x 100%
2 x (2 x 50'70)
- 3 x 50 7c' (combinaison la plus frèquente)
Le nombre de pompes installées est au moins é9al au nombre de pompes nécessaires +
1, pour couvrir le cas où une pompe serait indisponible (maintenance).
Les pompes sont localisées de part et d'autre de l'installation.
Elles doivent être entraînées par des sources d'énergie indépendantes l'une de I'autre,
oar exemple électricité et moteur diesel.
La pomperie incendie doit être protégée des risques feu et explosion (mur coupe feu et anti
cxplosion, distàncc minimale au risque selon les él'udes de da ng ers ).
La courbe caractéristique des pompes (débit / pression) doit répondre aux critères
énoncés dans le NFPA 20:
Pression maximale à débit nul - 14Oa/o pression nominale
Pression minimale à 15Oo/o du débit nominal = 650/o pression nominale'
Une ligne de test scra prévue avec débitmètre, afin de tester périodiquement le fonctionnement
individuel des pompes, selon la courbe NFPA 20.

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f i'til.:tt: r:l l.:lfrJ :-:ilf,il'lili'

C<surbe de pompe incendie selon NFPA 20

30 I
tAp Bo! mejdqlLlllIeà qx -a!ti inccndle dlns lcs d épôtsgé1ç]te-t!_- .-...-Pa : Mr Yahlaoul llakim

[]. Fompes Jockev:


Ulc ou deux llompes jockey sont prévue pour maintenir le réseau sous une pression d'environ 6
à B bars, avcc r.rn clébit v.rriant de 20 à 50 mr/h. Les pompes jockey ont un moteuT électrique.

c. clapet de dècharqe automatique:


Quand unc pompc fonctionne, elle peut atteindre son débit minimunr. Si on ne veut pas que la

pompe s'arrête, il faut installer un clapet de décharge qui permet d'assurer le fonctionnement de
la pompe en continu. Ce clapet est à prendre en compte lors de la spécification de la pomperie,
car il induit des pertes de charges non négligeables.

t! i,;. i!r .!r t,rrrti..!tttt:jlttit t! ttû. !!:tt?1 .tr tlt:rhûr!.

d, Réserve de carburant diesel:


Le réservoir ciiesel des pompes incendie sera calculé pour la même durée de fonctionnement (soit
12 heures en France par exemple).

C. SYSTEME DELUGE:
a. Choix d'un svstème déluqe:
Une unité de process type est protégée par un ensemble de systèmes déluqe fixes, de lance
monitors, de poteaux incendie (des tuyaux incendie pouvant être foLtrnis en secours à proximité
des Dotea ux ).
certains équipements ne nécessitent pas d'être protégés par des systèmes déluge:
- Capacités pouvant être dépressurisées à distance ou ayant un systeme déplaçant leur
conlcrrJ Ln /onc sJn5 tisque.
Structures, tuyautertes ou capacités protégées par de la protection passive.
un système déluge est utilisé face à des risques élevés, demandant une application
d'eau immédiate. C'est pourquoi la plus part des systèmes déluge sorrt de plus en plus associés

à une détection redondante, permettant le déclenchement automatique.


Les application s classiques sont :

' Capacités non isolées, contenant des fluides inflammables


- Capacités inaccessibles aux équipements de protection mobiles
, Pompcs véhiculant des liquides volatiles
, Aé roréfriq éra nts
- lvlanifold:; ct équipernents de contrôle

31 l
pétrolle rs - Pi ilv!I Yahi?Qui Haklm
tA! llqL{ncrd{] s/ L!!r.e!.' rl! ullLlllc! d1q!als-!qdlE)l!- .
- ------
or'entés de manière
Lorsque l'installatton d'Un système déluge s'avère impossible, deS monilors
fixe et clédré à l'équipement à protéger, sont utilisés'

b. Le réseau déluqe:
toutes les
Le réseau fixe cle déluge est dimensionné pour permettre le fonctionnement de
buses cians les 3O secondes après l'oLlverture cle la vanne déluge'
-Lcsdispositifsdeprotectionpardélugesontdéc|enchésmanuelIementàpartird,Un
tableaudecommandedéportéoulocaIement,oudefaçonautomatiqUepardesdétecteurs
pneu matiques ou é lectriq u es.
quelle que soit
Le d{mensronnement du réseau incendie permet d'éqLlilibrer le réseau
l'élévation des couronnes (ou antennes) de dèlugc'
Un syslèmo déluge est de préférence alimenté par 2 points (soit 2 vannes déluqe
automatlques,soltunevanneautomatiqueetunevannemanuelle'soitpourlesplus
ancienSSystèmes,pardeuxvannesmanuelles),chacundespointsétanta|imentépardes
collecleurs (ma illes) séPa rés.
vanne'
L'alimentation du réseau déluge est alors entièrement possible par l'une ou l'autre
c. Les vannes déluqe:
par
La vanne déluge est une vanne spéciale à ouverture <<Rapide>' alimentee
la

pour garder la
pression du réseau incendie. Aujourd'hui, aucun moyen extérieur n'a à être utilisé
vanne fermée, seule Ia pression de l'eau incendie remplit ce rôle
de fonctionnement'
La vanne doit être à passage direct pour évitef toute obstruction en couTs
L'activation de la vanne déluge peut être :
- pneumatique (réseau sprinkler sec, bouchons fusibles' )

'et/ouelectrlque(éIectroVanneactionnéeparboutonpoussoir,détectiongaZ,détection
feu)
- et / ou manue lle.
(hors des cuveltes entre
Les vannes déluge doivent être situées hors de la zone protégée
aUtres),erauncmplacementouiIestpossib|ed,intervenir|rlanUeIlementSUr|esVannesenCaS
mètres de la zone protegee
d,incendie. La vanne déluge doit être installée à un minimum de 15
or: cierrière un mur couPe leu.
Le réarnretnent d'une vanne est touj ou rs effectué localement et manuellement'

32
lAP,_Ba ! !fg! d es/ te5 résealrx àn .d-épô-ts uétroll Pa : Mr Yahiaour f.lakinr

d. Buses de déluqe:
L'installation déluge est une installation dont les buses (ou pulvérisateurs ou nez) sont de type
ouvert (sans fu sib{es ).

la totalité de Ia zone alimentée par la vanne déluge déclenchée est arrosée simultanén.lent.
Les buses sont installées de façon à ne pas être sur la génératrice inférleure de la ligne, afin
d'éviter la corrosion et l'accumulation de dépôt au niveau de la buse.

IrrJid llff j(rtl lC4i,!li jl i/ iiiillt'r/ t 5 {r: rt'i {ltlrtirJ!{f

pour des raisons à Ia fois de d jme nsion nement, d'a pp rovision nement, et de maintenance, on
homogénéise autant que possible, les types de buses sur une installation
Le type le plus souvent utilisé est Ie pulvérisateur à moyenne vitesse, avec 3 types de jet
possitlle:
- Pulvérisateurs écran, destiné au rideau d'eau.
, pulvérisateurs à jet demi-sphérique, permettant la protection générale des locaux ou

a utou r d'appareil important


- Pulvérisateurs à jet conique, pour couvrir les appareils isolés

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L rLLtr .1.1 r'jrli!lu:

I lrJl? rt 'ri i ii, r"i ilr jriiirr'iinli,r/i"'.lL,Iii,

tes pulvérisateurs sont de type imbouchables, avec la piècc de dlffusion placée à l'extérieur de la

busc, et à unc distance telle que le passage libre est supérieur au diamètre du jet.

La pression de fonctionnement varie de 2 à 12 bars.


Chaque pulvérisateur est défini par:
Son profil de distribution (jet plat, Jet conique, lct demi-spheriquc)
- Son .-r ng le
Sa position de montage (orientée vers le haut / vcrs lc bas)

33 |
l4l.tla! !USId!!LL-$ Ifle-a ux anti incen-dic dans les dépôts pétroli.çJ!- Pa : Mrlahi.oul llaLlqr
-
- Le diamètre de la buse (jet)
- La distance à la cible
- Les conditions atmosphériques (vent)
- Lc matériau sou h a ité.

e. Les filtres:
Les filtres doivent être capables de séparer les particules solides pouvant obturer les buses
(de l'ordre de 3 mm), ou même endommager la vanne déluge.
ces filtres sont placés en amont de la vanne déluge.
Certains industriels utilisent un filtre dit < plège à cailloux ", placé après la vanne déluge type
papillon, et dont l'elficacité es[ plus ou moins prouvée

PièitÈ .i {:.r,ila' rr:

34 |
oteaux incendie
Un hydrant ou Poteau incendie:
2,'1/2 (DN
- ESt souVent en 6',, avec Une seule Vanne d,isoIement, et avec 4 Sorties en
65)ouuneSortiede4,,(DN100)+deUXSorties2',I/2(DN65),avecdesbouchons
enchaînés' Des tuyaux incendie peuvent y être connectés'
- Peut être mécano-soudé, préfabriqué avec des éléments de tuyauterie
. Doit être facilement accessible depuis la route, à 15 m au moins des équipements
protégés et à l'abri de tout dommage possible par les véhicules'

aË,r_::
i-:;r.1,

..1È

Poteaux de type mécano-soudé

35 I '
IAP Boumerdes/ Le5 réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers j? .]\4I f! frla ollf ll nltlll

b, Lance rnonitors à eau:


Les Iances monitors sont destinées à fournir de l'eau ou de la mouse pour le refroidissentcnt ou
l'extinction des incendies. Ils complètent les systèmes de déluge fixes.
Une lance monitor est un appareil destiné à projeter de l'eau sous pression sous forme de :

- jet plein pour bénéficier d'une grande portée et d'un effet de choc
- jet cliffusé en cône ou en nappe pour refroidir, ventiler et couvriT une grande surface

l;rt:e ut,rtittr at'trirec str uu *tttdu

Exemple de lance monotor dans un dépôt de stockage


La lance monitor peut être :
- à rég lage fixe
- oscilla nte
- localisée soit au niveau du sol, soit en hauteur
- commandée localement ou à distance
Ca ractéristiq ues principales d'u ne lance monitor :

- Portée horizontale moyenne:40 mètres


- Débit : !2o m3/h, à 10 bar
- Angle de rotation horizontal : 360o
- Angle de rotation vertical +/- 65o - 10o
La poussée des lances à eau est fonction du jet (plein ou diffusé) et du type de lance (eau ou
mousse).
C-LANCES MONITORS MIXTE :

Les lances monitors mixle ne sont considérées comme les moyens essentiels pour la lutte des
grands feux de bacs. Néanmoins, ils peuvent être considérés comme des équipements de
première intervention et complémentaire en cas des grands feux

36 I
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendi.e dans les dépôts pétrgllets Pa : I\,1r y.hiâoui Hal(inr

Ces lances mon ito rs doivent avoir débit allant de 7500 I/min à 15000 l/min ces derniers peuvent
être utilisés sur les feux d'alcool avec mousse du type résistante aux alcools. Cet équ ipemen t

fonctionne pressio r.l à l'aspiration 6,9 à 8,9 bar et a une portée de 61 à 99 m.

Les canons à mousse ou lances monitors mixte eau/mousse sont des moyens puissanis de lutte
contre l'incendie, d'une très grande mobilité,
Avantage:
- Fn tant qu'engin mobile, il peut être quand il faut et là où il faut.
- Il porte loin la mousse et permet dans un feu de cuvette d'éloigner le feu des réservoirs,
Inconvénients:
- Il demande une mise en Dlace et du Dersonnel.
e- AUTRE EOUIPEMENT:
- Véhicule d'intervention:
Ce sont des véhicules qui possèdent un stock d'émulseur, ainsi que leur propre tuyau incendie.

- Les canons :
Se sont des canons qu'on branche d irecte me n t avec les hydrants, ils sont mobiles leur
intérêt de les placer la ou il est nécessa ire,

31 | ,
IAP Boumerdes/ Les réseall_anti inccndie dans les dépôts pétroliers-_. Mr Yahir ou r llakint

- Pomperie mobile :
C'est une pompe actionnée par un moteur diesel stationnarre, l'ensemble est mobile d'où
l'avantage de la déplacer à l'endroit di sinistre.

- Appareil d'éclairage de nuit :


On utilise aussi des lances à eau pour lutter contres les incendies, dispersion d'un nuage de gaz

et protéger contre la chaleur,


On trouve aussi des appareils d'éclairage de nuits, mobile complètement autonoûte et mobile, qui
sert surtout à éclairer les opérations de lute contre les incendie quand on a à faire à lutter contres
les sinistre durant la nuit.

- Les extincteurs portables et sphère à poudre tractable:

38 |
IAP Boumerdes/_lC:jéseaux anti incendic dans les dépôts pétroliç!9_-_---.-_ _. _ _ Pa : Mr Ya[iaoui Hakim

III-PROTECTION PAR MOUSSE:


La mousse éteint un rncendie de différentes façons:
- Par étouffement de l'incendie empêchant l'air de se mélanger avec des vapeurs
in fla m ma b les

, Par réduction du dégagement de vapeurs inflammables


. Par séparation du combustible des flammes
- Par refroidissement du combustible et des surfaces adjacentes.

1. FORMATION DE LA MOUSSE:
La mousse est un assemblage de bulle constituée par une atmosphère d'air emprisonnée dans
une paroi mince de solution moussante.
Cette solution ou prémélange est composé d'eau et d'un pourcentage d'émulseur compris entre
et 6010.

La mousse est produite par un mélange d'eau, d'émulseur et d'air. La mise en ceuvre comprend
deu x étapes :

- le prémélange : eau + èmulseur


- la mousse : prémélange + air

La mousse est caractérisé par son foisonnement, c'est-à-dire le rapport entre le volume de
mousse obtenu et Ie volume de solution moussante (eau + émulseur).
Il existe 3 types de foisonnement, selon que l'on introduit plus ou moins d'air:
- Haut foisonnement : 200 à 1000
., I\4oyen foisonnement : 20 à 200
- Bas loisonnement:2 à 20.
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Mousse praduite pat aspiration d'air type venturi foisonnement jusqu'à 200

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IAP Bou nrerdql lllllelgè qMrl|]]rrC!! le!d!-pa!! p!!!Sllel:- Pir :Mr Yahiaouillakim

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Mousse produite avec injectian d'air par ventilateur foisonncnent jusqu'à 1A00

Une bonne mousse doit être :


- Stable (ne pas se décanter trop rapidement),
- Adhérente (la mousse doit se coller sur une surface verticale),
- Fluide (la mousse doit se répandre rapidement sur la nappe en feu).

La mousse se détruit au contact de la chaleur. Il est donc utile :

- pour les feux de réservoirs de refroidir les tôles externes par de l'eau appliquee en

déluge ou par lance monitors au-dessus du liquide, principalement dans la zone où

s'écoule la mousse (elle même à l'intérieur du bac)


- pour les feux de cuvettes de refroidir les tôles des réservoirs en utilisant le système fixe
en place (eau ou mousse).

2. DOMAINE D'APPLICATION :

En fonction du foisonnement, Ies applications sont différentes :

Haut foisonnement : la mousse est déversée à la sortie même de l'appareil de mise en


ceuvre.
Cette mousse est essentiellement destinée au remplissage de volume importants tels'-lue
entrepôt, galerie de câbles, et utilisée en milieu fermé (sensible au vent) (NFPA 11A)

Moyen foisonnement : La mousse peut être projetée à r,rne dizaine de mètres Elle est
plus sensible aux conditions météorologiques que la mousse à bas foisonnement et sa
résistance à la ré-inflammation est aussi inférieure. Le moyen toisonnement est employé
quand des quantités importantes de mousse sont nécessaires pour des moyens en eau
limités. Le moyen foisonnement est également adapté à la rétention des fuites ou
épandages de gaz liquéfiés ou de Produits toxiques. (NFPA 11A)'

- Bas foisonnement : La mousse, produite par des lances ou des canons, permet de
projcter la moussc à longue distance. cette mousse est stable, peu sensible aux conditions
atmosphériques (pluic, vent, ..), et assure une couverLUTe résistante. Elle est [rès adaptée
pour lutter contre les grands feux de l'industrie pétrolière (NFPA 11)

40 l
IAP Boumerdes/_les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim

Cas d'une unité process


Sauf demande spécifique de l'industriel et sur des critères précis, la protection se fait par des
moyens mobiles, à partir d'un camion incendie ou d'une prise d'eau (poteaux) pour des
équipements po rta b les.

Cas des stockages


Les sysrèmes fixes de mousse (ou semi-fixes) sonL utilisés pour la protection des bacs de
stockage et pour les feux de cuvette ou bassin de rétention (près des zones de chargement /
décha rg ement par exemple),

41 |
l4l? Boumerdes/ les rés Pa : Mr Yahiaoui Hakim

3. CARACTERISTIQUES PR,INCIPALES DES ELEMENTS D'UNE I'VSTALLATION A MOUSSE


a, Les svstèmes de prémélanqe:
Les différents systèmes de prémélange sont présentés ci-après. Le tableau ci-après compare
leurs avantages / inconvénients respectifs.

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b. Générateurs:
" Générateurs bas foisonnement (2-2O)
Ces générateurs ont un foisonnement le plus souvent contpris entre 6 à B.
lls peuvent soit utiliser un prémélange, soit avoir une injection d'émulseur au niveau du nez.
-Le taux d'application doit êirc conforme à ceux indiqués dans le NFPA 11 (pour les bacs et
cuvette).
Il pourra être pris, par défaut, à 6.5 l/min/m2 de solution moussante (bas foisonnement) si rien
n'est ind iq ué.
-La concentration est de 3 o/o poLrr des feux hydrocarbure classique, avec une mousse de type
fluoroprotéinique, ou fluoroprotéinique filmogène.
On trouve :

- Des nez adaptables sur tuyaux flexibles (connectés à un poteau)


- Des canons à mousse (lance monitors)

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- Des buses (avec prémélange uniquement, peuvent fonctionner avec de l'eau seule)
I ..c, hlqê< f qvclème olvôr l l Sont alimentées également par le prémélange. La surlace coùvertc

en moyenne par une buse est d'environ 12m2

..':$

43 l
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déogts pételMs ---- Pa : Mr Y!hiaoui Hakirn

- Des troîtes à mousse


Les générateurs à bas foisonnement fixes reçoivent le prémélange à une pression minimale de 5
bars. Ils se présentent sous la forme tubulaire avec une entrée de 2à 4" et une sortie de mousse
de 2"I/2 à 8".

t:;.tttr r'in t rt ltiLr Ii ttSL,iÙr,.'rr r'rrr

Dans le cas d'application pour Ia protection des réservoirs, ces générateurs sont suivis d'une
chambre à mousse, interdisant i'entrée des gaz dans Ia tuyauterie, ainsi que d'un déversoir
favorisant l'application de la mousse le long de la pa ror .

- Les qénérateurs movens foisonnements (20-200)


Les générateurs à moyen foisonnement peuvent être fixes, installés par exemple sur des cuvettes
de rétention, ou mobiles.
IAP Boumerdcs/ Les réseaux anti incedle dans les dépôts pétroliers Pa : MlYS[!!qqLU3!h

La mousse est formée par projection du prémélange sur une grille de diffusion, le mélange avec
l'air est fait par induction d'air.
Ils sont alimentés par le prémélange, via une installation fixe ou semi-fixe.
Les canons à mousse fonctionnent aussi en moyen foisonnement.
- Des buses à moyen foisonnement peuvent être installées sous toiture.
Le taux d'application doit être déterminé, ainsi que la durée par des tests.
Le taux souvent retenu lors d'un pré-d ime nsion nement est basé sur le taux des générateurs à
haut foisonnement selon le NFPA 11A soit un taux permettant de couvrir le danger, avec une
épaisseur de 0.6m en 2 minutes.

, Les qénérateurs hauts foisonnements (20O-1ooo fois)


Les générateurs à haut foisonnement, peuvent être utilisés en fixe, ou mobiles pour I'extinction
ou le contrôle de feu de cPL (NFPA 11A). Dans le cas d'une utilisation en milieu ouvert ou semi-
ouvert, les Dertes dues au vent doivent être compensées.

Ii, ,r,jt:tir,rt Jtl-ii '''t.çr:rrl:r'r;,, rti i;tJlr ''i';Il

Générateur haut foisennement dans une cuvette d'un stockage GNL

Une quantité de mousse suffrsante doit être déchargée à un taux permettant de couvrir le

danger, avec une épaisseur de 0.6m en 2 minutes.


La réserve d'émulseur doit être telle quc la mise en ceuvTe continue de la mousse peut durer
12 minutes (NFPA 114).

4s I ' ,
l4!_qS!r!gd!jl1!llÉ! incendie dans les dépôts pétroliers p-4 :Mr yahraoqlliaLlll

c. Stockaqe de l'émulseur:
Les érnulseurs sont des produits stables pouvant être conservés jusqu'à 10 ans, dans des
conditions normales de stockage (température ambiante, à l'abri de la lumière, emballage fermé).
La plupart des matières plastiques conviennent en tant que matériau de stockage pour tous tes
émulseurs.
En cas de gel, les émulseurs retrouvent leurs propriétés en revenant à l'état Leur
température d'utilisation va de -15oC à +60'C.
Les émulseurs doivent être non toxiques et biodégradables.

Stoc kage d'émulseur

d. Réseau mousse:
Dans certains cas, un réseau << mousse > peut être prévu
Deux types de réseaux existent :

. Réseau avec émulseur, le prémélange étant fait à proximité de chaque


consommateu T (réseau plein)
- Réseau avec prémélange, le prémélange étant fait à proximité de la réserve
commune d'émulseur (réseau vide)
Les matériaux utilisés pour les réseaux doivent être compatibles avec l'émulseur, et ince nd ie

employés.
I e de>rgn ou -ese,ru n roussc répond aux mémer criteres que 'o re'eau incendte
(dimensionnenrent, vanne de sectionnemcnt, maillage, protection mécanique, ...).
Tous les tuyaux à l'rntérieur des cuvettes de rétention ou à moirrs dc 15m d'un bac dolvent être
mecaniquement protégés ou enterrés à 0.3 m sous la surface.
Les pertes de chargc dans {e réseau sont calcu{ées avec la formr,rle d'HAZÊN WILLIAIlS, selon le
NFPA 11,

e, PomDe d'ému lseu r:


Lcs pompes d'énrulseurs (souvent appelées pompe à nrousc) doivent pcrmetlre rie répondrc à la
denrande nraxinralc du systèn.te de protcction par mousse.

46 |
lAp qqtmcrde51 Lllllrealll|liUtçeldi! dÊlJ-lei dé,po!! péll-ollel. jÀ.14r Yahinoui lldkim

Pour assureT l'injectlon de l'émulsetrr, la pression de design au refoulement de la ponrpe doit ôtre
supérieure à la pression maximale du réseau incendie, quelles quc soient les conditions de
fonctionnement du réseau d'eau au point d'injection d'émulseur.
La prcssion de fonctionnement de la pompe ne doit pas cxcéder la pressron de fo nction ne me nt du
réscau mousse.

f-Centrale d'émulseur:
LES CENTRALES A POCHE

Avantage:
. Proportionneur automatique avec débit variable
. Non sensible à la variation de pression ;
. Ilise en ceuvre facile ;

. Fa ible maintenance;

. Ne nécessite d'énergie extérieure autre que celui de la pression du téseau d'ca,.

Inconvénient:
. L'appoir.rt en émulseur n'est possible qu'à l'arrêt du système avec drainage d'ea-
. Procédure spéciale pour l'appoint en émulseur;
. Capacités lim itées.

41 |
En cas d'incendie, les dispositifs mis en ceuvTe sont:
- L'arrosage à I'eau ( Refro id isseme nt)
L'étouffement à la mousse (Extinction)

REFROIDISSEM ENT:
Faceàunfeuextérieur,|,applicationd,eauoffreunbénéficePotentielentermesde
ref roid issement, surtout pour les parties exposées de la
paroi non mouillées par 1e liquide
contenu, ou le toit.

ÉXTIN CTIO N:
L,eau est insuffisante pour traiter un feu sur un réservoir. En termes
pratiques, Ia mousse (oas

foisonnement NFPA 11, API 2021) est Ia meilleure méthode pour éteindre un feu sur un
-
stockag e.
par des systèmes
La mousse doit être appliquée à l'intérieur, ta ng entiellement à la paroi du bac,
fixes si possible.
jusqu'à ce que la
une fois que le feu a été éteint par application de mousse, il faut rester vigilant
plupart produit soit retiré, la dégradation naturelle de la mousse pouvant créer une
du
augmentation de la charge électrostatique du liquide et générer une ignition'

1. BAC A TOIT FIXE:


feu. ces reseTVorrs
ces bacs sont considérés comme ayant le plus grand potentiel de risques au
est dans les limites
ont une phase vapeur entre Ia surface du liquide et le toit' Si la phase vapeur
d,explosivité au moment de l'apparition d'une source d'ignition, le toit
peut être soufflé en
endommageant les systèmes de protection'
DèSl,inStantoUIeprodUitstockéestunhydrocarbure,deuXméthodeseXiStentpoUreteindreUn
feu :

a - Extinction à la mousse:
grâce à des boîtes ou des
lnjection à l'intérieur du bac à toit fixe au-dessus du liquide enflammé
déversoirs à mousse.

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IAP Bo!ûre.dcs/ Lcs rescqqlanlt jf çq!!C !!11! l!5 di1!15 p11rolier s P.:V rrLr, r!l

L'application de mousse par le haut du bac (le plus courant)

Tapts de mousse
cnambTe a

MOUSSC

ny0f0car0!re
quide

vanne 0e
sectronnemenl

"/'r':::Y:t:î".'
b-Nombre de point d'iniection:
Des points multiples d'injection, [onction du produit et du diamètre du bac peuvent etre
nécessa ires.

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c-Taux d'application de lâ solution moussoute:

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iolu tirro oruU\sirnlr nt,tirii{. tfltifil
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Lr.tr.r:'1,', l' r ii,.ilr,i rc: -+i

d-Iniection mousse par le bas :


L-'injection de mousse sous la surface (non varlarblc pour les liquides polaires) nécessite
l'intervcnl, otr d'un spécialiste pour le design, la vltesse de la moLrsse ct la pression étanl des
elemcnts [].rjeurs pour l'efficacité du systèirc.
Lc f ornbrù do points d'injection, le taux d'applicatron cst la durée d'injection sont lcs nré re s que
dans le cas d'une injcction de mousse sous la surface.

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IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa :_Mr Yahiaoui Hakim

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Avantages du système d'injection de mousse par le bas :


. La remontée de la mousse provoque la circulation des hydrocarbures qui participe dans le
refroidissement du liquide à la surface ;
. Dans le cas d'une explosion, il y aura endommagement du toit. Le système d'injection
mousse sera intact;
. La mousse atteindra directement la surface du liquide sans interruption, due à
l'évaporation de la mousse dans les flammes.

Inconvénients du système d'iniection de mousse par le bas :


. Déconseillé oour les bacs à toit flottant ou à toit flottant couvert;

e -DISPoSITIF D'ARROSAGE DES BAcs A TOIT FIXE:


Le système de refroidissement présente un système déluge fixé autour du bac, en partie haute
sur la robe. Les buses de type jet plat refroidissent la surface exposée et majoritairement non
mouillée Dar le Droduit stocké.
Le refroidissement du toit est peu recommandé car si le toit est soufflé, le système de

re I ro id rsse men I est défin itiveme nt endommagé.

Pour protéEer les bacs voisins d'un bac en feu, on peut:


- Arroser systématiq uement la robe
- Parfois, arroser le toit dans le cas de bac à toit fixe.

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IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie danll{rs dép,s!! péllslier,s pè : Mr yêhiaoui Hakiûr

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l2 encgclrei

2. BAC A TOIT FLOTTANT:


a - Extinction à la mousse:
Sur ce type de bac, deux types de feux peuvent étre rencontrés
- joint annulaire entre la paroi du bac et le toit flottant
Feu confiné au
-Feu sur l'entière surface du bac, résultant de la perte du toit flottant
Le feu de joint est le plus fréquent.
La protection de la surface du joint est réalisée en utilisant les méthodes suivantes :

- Générateurs de mousses fixes


- Lances à mousse incendie fixées en haut de la robe en remplacement des boites à

mousse
- ADDlicat ion ma nuelle

Différentes possabilités d'application de la mousse existent selon le type de Joints. Les plus
courantes sont décrites dans les schémas ci-après.
La surface du joint (ou surface annulaire) est calculée pour une largeur minimale de joint de 0.5
m (si les données réelles sont indisponibles), pour un taux d'application de 20,4 l/min.nr2 au-
dessous du joint, et de 12.2 l/min.m2 au-dessus du joint pendant 20 min.

51 |
IAP BoLm' l0'"/ L.ê<, re êd l\ !.rr.(ôncr' d.r . t' . dnf ôr. f l o iê'i -- l-s vr ),rrrdor H..t,,^r

' Injection à I'extérieur d'un bac à toit flottant, sur le joint d'étanchéité.
Une couronne métallique soudée sur le toit permet de retenir la mousse sur la périphérie afin de
recou v rir le joint.
- F_.
l"_Je
r---l .. : -:î;::"
.,,t Liie
l'.

ll.l ,=t-i-
- Injection de mousse par la couronne d'eau de refroidissement de la roLre dans le cas
d'un feu de cuvette.
Deux types d'installation sont possibles i

- type avec centrale à mousse fixe: la centrale est installée en un lreu rclativement
éloigné des réservoirs de stockage. Des tuyauteries emportent et conduisent la mousse ou
les solutions qui permettent de la fabriquer jusqu'aux réservorrs
- type avec centrdle à moutse mobile. Les gercrateurs ct les stocks dt l"oduil sont
anstallés sur un véhicule équipé spécialement.

52 1
IAP Boume.des/ Les réseaux anli lncendie daris les dôDôts pétrolicrs Pa : Mr Yahiaoui Hakinl

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IAP Boumerde!-leJ Ié!e!!r lolifff! ns lelùtpôt!-!élloljeIl_ .,_ Pa : Mr Yah-iaoui Hakim

t, - Dispositif d'arrosaqe refroidissement des bacs a toit flottant:


Le refroidissement par eau de la paroi vertlcale est egalement recommandé, lorsqu'il ya unfeu
sur l'entière surface de la cuvettc, Les principes de refroidissement présentés pour les bacs à toit
fixes sont applicables pour les bacs à toit flottant.

, Deux types de fetrx sont reconnus possitrles :

- Feu confiné au joint annulaire : la situation est identique à celle d'un bac à toit Flotta n t,
de même d ia m ètre

- Feu sur l'entière surface du bac: on applique des règles similaires à ceiles utilisées pour
les bacs à toit fixe, de diamètre équivalent.
A noter que le cas de dimensionnement le plus fréquemment retenu est le Feu sur l'entière
surface du liquide, du fait de la perte possible de l'écran au fond du bac.

3-CUVETTE DE RETENTIOTI:
Une cuvette de rétention a pour fonction de recueillir et de contenir les produits qui peuvent
s'y répandre, et donc de réduire les conséquences d'une éventuelle pollution.
accide ntellement
Elle a également pour fonction de réduire la surface de contact entre le produit et l'air, et par
conséquent:
- de réduire les conséquences d'un éventuel incendie de nappe en cas d'inFlammation,
- de limiter le volume du nuage toxique ou explosif en Iimitant l'évaporation.

a-Exemples de cuvettes de rétention:


Les cuvettes contenant un réservoir (voir figure suivante) peuvent être hautes ou basses,
compartlmentées, en pente ou étagées. EIles peuvent contenir un ou plusieurs réservoirs. Elles
sont utilisées dans le cas où une rupture d'un des réservoirs ne peut pas ôtre exclue Ces
cuvettes sont très utilisées dans le domaine pétrolier (c'est-à-dire dans le cas des réservoirs
verticaux atmosphériques) et dans le cas des réservoirs cryogéniques
Les enceintes de ces cuvettes peuvent être classiquement de deux types :

- des murs verticaux en béton arme,


des merlons en matériau arqilo-sableux.

q4 l
Uy !!qr!qd!t lqté ux anti incendle-d,Q.!!!j!!p!lj plllqliqls ____,-_- Pa : Mr Yahiaoul Hakim

CuYette cn p€nte Cu|ette en étages

Ilifection de il

Bords de la cuvetle

Cuvette basse Cuvctie hÂutc

lvlerlon Mur cn l"{ur en


arsilo-ssbleui( béton anné bé(on rrmé

b- Les cuvettes qui ne contiennent Das de réservoir


Les fuites éventuelles de produit issu du réservoir sont recueillies à la source par un système de
collecte qui redirige le produit vers Ia cuvette de rétention déportée, située à l'écart des
bâtime nts et des réservoirs.
Par exemple (voir figure suivânte), une fuite de produit est guidée sur un sol en pente par des
murets de quelques dizaines de centimètres menant vers une cuvette de rétention déportee.
Suivant le risque lié au produit rejeté, l'étanchéité du système de collecte ainsi que de la cuvette
nô',r Âirô n oroc<> ira

c - Extinction à la mousse:
En cas de feu, on doit disposer d'une capacité d'intervention adaptée aux besoins logistiques pour
réaliser la temporisation puis l'extinction du [eu.
Pour linriter la surface maximale possible du feu, on peut :
créer des sous-cuvettes par l'élévation dc merlons ou de murs à l'intérieur de 1a cuvette
- créer une pente, ou tout autre n.toycn équivalcnt pour déportcr la fuite.
lllluo,urriqllj1 telIlteAe( al1llrrcetdrelllllerlepoqpifdEr: Pa . rUlJ Yn hiaoui .Ha.ki!r

Le dimensionnement de la surface unitaire d'une sous-cuvette doit permettre, en cas de


tcu alinrenté, d'intervenir avant le débordement de la sous-cuvette avec les moyens nécessaires
pour assurer l'extinction au taux réel (avec prisc en compte de paramètres majorants (accès aux
cuvettcs + encombrement 1 portée jet de lances + climatologie + délai de misc en ceuvre des
moyens) ).

La surface de sous-cuvette doit être à la fois:


- suffisamment grande pour éviter le débordement (on se base par rapport au débit de
fuite de liquide inflammable déternriné dans l'étude de danger)
pas trop grande pour disposer des moyens d'extinction.

\r'r',',.'','.,ril.,,iirr,',,,,j+rsr;;r,'rr''r.-frir',ri'l,ir'rir)fr'.r.l<iirr'l

Afin cl'éviter l'extension de la surface en feu, en cas de débordement de la sous-cuvette en


feu, il est recommandé d'établir un tapis de mousse (environ 15 cm d'épaisseur, bas
foisonnement) dans les sous cuvettes adJacentes.
La protection des cuvettes (sous-cuvettes) de rétention pour un feu suite à un épandage est
effectuée par application de mousse, via des lances monitors, des boîtes à mousse ou des
moyens mobiles.
pour les plus grandes surfaces, la protection doit être composée en majeure partie de déversoirs
fixes.

d-La disposition des déversoirs:


La disposition des déversoirs est telle que la totalité de la surface de la cuvette puisse etre
couverte sans que la mousse ait plus de 20m à parcourir à la surface du liquide'
Les monitors et poteaux utilisés pour unc cuvette doivent être localisés à l'extérieur de la
cuvette.

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1AP_8a ! tf f!fds!1 L_eslé,seaux anti inc-eltdie dans les dépôt!
'rétroliers __._-_, Pa : Mr Yahiaoui Hakim

e- Utilisation des couronnes d'arrosaqe des bacs:


L'utilisation des couronnes fixées sur le bac, en solution moussante permet d'éloigner le feu de la
robe du bac. L'alimentation en eau (dans un premier temps) puis en solution moussante, des
couTonnes de refroidissement doit se faire le plus rapidement possible afrn d'éviter leur
destruction (temps inférieur à 30 min).

Il est important de noter qu'un feu alimenté ne pourra être éteint que lorsque son
alimentation sera supprimée. L'extinction du bac ne pourra être envisagée qu'après
l'extinction du feu de cuvette.

5.RIDEAUX D'EAU:
a. Rôle des rideaux d'eau
Les rideaux d'eau peuvent être utilisés pour différents types d'application :

- protection contre les flammes et le rayonnement thermique (équipements et individus)


séparation des vapeurs inflammables issues d'une source à haut risque de fuite
potentielle, d'une zone avec des sources d'ignition (fours, rebouilleurs...)
- rspo,oL,u,,
^-:'^^--*'^^ uc> vop€urS toxiques issues d'une source à haut risque de fuite potentielle,
d'une zone avec présence d'individus (interne ou externe au site)

Conlîqurarions de rideo{r d'eaq

b-Taux d'a pplication d'eau :

'l'r 'l'ru-r d'rtpp licrtr ir n I Uft1in.nr


;-- d,, ri,:lcirtr I

-1r'l it lrll
l,l..ri;:i lrr,-trli:,.: l--1.-': r.1.:; ,ir,!ri-':; ,-l'-'f ir.Lf',li ll',; fii I I.r(l

Ces débits sont donnés à titre indicatif, la Iittérature normative sur ce sujet étanl quasi
inexistante.
Les rideaux peuvent être asccndants (queue de paon) ou descendant (buses à jet plal ou

conique, souven I d isposees en quinconce), fixe ou mobile.

s7 1,
AP ggumerdes/ Les réseaux anti incendle dans les déDôts pélroliers Pa : Mr yqlfGlll x!\f!0

L'action des rideaux d'eau réside en trois principaux mécanismes :

La dilution mécanique par entraînement d'air,


- L'absorption (dissolution dans l'eau),
Le rideau d'eaU va également Se comporter comme Une barrière physrque, qui va proVoquer une
accumulation du polluant en amont par effet d'obstacle, un abaissement des concentrations en
aval, et une augmentation de la hauteur et de la largeur du nuage de gaz.
L'efficacité de mitigation d'un rideau d'eau fixe par dilution mécanique, absorption ou

réchauffement du nuage de gaz va dépendre des propriétés des buses de pulverisation le


constituant (vitesse initiale des gouttes, distribution de la taille et de la vitesse des gouttes, angle
d'ouverture du spray,...), et des conditions d'utilisation (débit et pression d'alimentation en eau,
a rra n9 eme nt des pulvérisateurs, ...).

Remarque sur les rideaux d'eau:


Les rideaux d eau ne sont pas des équipements anti-incendie à eau décrits et qui sont fixés
directement sur les réservoirs, mais ils sont parFois utilisés en complément des dispositifs à eau
Il s'agit d'une projection de fines gouttelettes d'eau sur une certaine lonqueur avec une certaine
largeur formant un écran. Ces écrans sont utilisés pour isoler thermiquement un équipement,
confiner une éventuelle fuite gazeuse sous forme de nuage gazeux (sauf pour une fuite en
pression) ou les fu mées.
cependant une fuite en pression, les flammes, fumées et gaz chauds sont susceptibles de

traverser le rideau.

Le débit prévu par la réglementation FRANCAISE est (débit forfaitaire retenu par la direction de Ia

5ecuTrte LrvlieJ :

- 500 l/min pour une longueur de 30 m


- 1000 l/min pouT une longueur de 40 m

I à 10 m

Rideau d'ea u par pulvérisateur Rideau d'eau par queue de Paon


(a, b, c, d:pulvérisateurs)

58 | ' , ,
l_A! Eaqfff SI-d,et_!$t4s€aux anti inccndie dans les déirôts pétroliers pa : Mr yahiaoui Hakiûl

6-BROUILLARD D'EAU:
Le système d'extinction automatique par brouillard d'eau assure l'extinction des feux de surface
par deux principes différents, souvent combinés, selon le type de buses utilisées, fonction du
foyerl.,r des dimensionq de l'équipement à protéger.
- Refroidissement : le brouillard enveloppe les flammes, l'extinction se Fait par échange
thermique à la surface des flammes (buses à grande surface couvrante)
- Etouffement : le brouillard d'eau pénètre immédiatement au cceur du foyer, s'étale sur
la surface enflammée et bloque les vapeurs inflammables dans leur expansion (buses
d irection nelles) .

L'extinction par brou illard d'eau:


- S'applique aux feux de liquides inflammables.
- Est un système installé en fixe
- Est mise en æuvTe de la même manière qu'un système déluge.
- Est réservé à des espaces confinés (ex : générateurs diesel, avec utilisation d'eau
déminéralisée, évitant ainsi le risque de cours circuit, transformateurs).

llr,i,',rL,Lje'rrLr-j-i.'r'rrir|r'ili,r:'rroir:,.rrrr?rJ.r-trr,rriii.J'iii.r,'.,'rrr,rrrriii

se I
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendic dans les dépôts pétroliers pa : Mr]ahiaoui Hakim

V-BASE REGLEMENTAIRE & NORMES:


1. ARRETE DtJ 19 F.IOVEMBRE 1975
Relatif aux rè9les d'aménagement et d'exploitation des usines de traitement de pétrole brut, de
ses dérivés et résidus. (Journal officiel - N. C. du 23 janvier 1976.)
Article 37 .12 . Réserve d'eau,
Tout établissement qui ne disposa pas de ressources en eau capables de fournir le clébit
reglementaire fixé par I'article 37 .14, de manjère immédiate et continue, doit être pourvu
d'une réserve permettant d'assurer seule ou en complément d'autres ressour€es
permanentes, douze heures de plein débit.
Les emplacements pour la mise en aspiration des matériels mobiles doivent ôtre aménaqés
convenablement et accessibles en toutes circonstances.
Article 37 :13 Réseau d'eau
Les canalisations constituant le réseau d'incendie doivent êtres indépendantes du réseau
d'eau industriel. Leurs sections doivent être calculées pour obtenir les débits nécessaires
en n'importe quel empiacement aux pressions requises pour le bon fonctionnement des
appareils. Ces canalisations suivent autant que possible le tracé des routes.
Le réseau doit être maillé et comporter des vannes de barrage en nombre suffisant
pour que toute section affectée par une rupture puisse être isolée.
Les bouches, poteaux d'incendie ou prises d'eaux diverses qui équipent le réseau
doivent être munis de raccords normalisés;
Ils sont judicieusement répartis dans l'usine, en particulier au voisinage des différents
emplacements d'hvd roca rbu res.

Article 37.14. Principe de calcul du débit d'eau d'incendie nécessaire.


Caractéristiques des moyens de pompage.
L'ensemble des moyens de pompage d'eau d'incendie propres à
l'usine doit pouvoir
assurer le débit global calculé dans I'hypothèse la ptus défavorable. L'usine doit
disposer d'au moins deux groupes de pompage et de deux sources d'énergie distinctes
pour assurer l'alimentation du réseau d'eau d'incendie.

Article 37. 2 Ressources en mousse.


37.21, Réserve d'agent extincteur (produit émulseur).
lJ reserve d'emulseur doit être au morns cAale à celLe qui est nécessaire pour coL!vrir
d'une épaisseur de o,4o mètre de mousse la surface de la cuvette de rétention la plus
importante (réservoirs non déduits) contenant des hydrocarbures de catégorie B, C1 ou
Dl. Ce stock doit être placé en des endroits judicieusement choisis, de manière à pouvoir
être rapidement et facilement mis en rouvre.
Dans l'état actuel de la technique, la quantité d'émulseur à approvisionner est de 2 litres
par mètre carré de surface à protéger, pour un pourcentage d'émulseur de 3 o/a

et un coefficient de foisonnement éEal à 6.

60 | ,'
IAP.P o-!rn!!S!] lÎl_fellC LÀ antr Incôndie danq le' dcpôrs peLrotiê.5 Dd Mr \dl^.Joui H.rl rn

37-22. Principe de calcul du débit de n'rousse nécessaire.


Les moyens de production de ntousse doivent permettre de couvrir d'une éparsseur oe
0,20 mètre, en dix minutes, la surface du plus grand réservotr contenant des
hydrocarbures de caLegorie B, Cl ou Dl.

Article 3O : Disposition et espacement des réservoirs.


a) La distance entre réservoirs est mesurée horizontalement entre parois. C'est le
diamètre << d >> du plus grand réservoir ou du réservoir exigeant le plus grand espacement
qui doit être Dris en considération dans le calcul.
b) Pour les hydrocarbures de catégorie A, B, C1 ou D1, Ies réservoirs ne doivent pas être
disposés sur plus de deux rangées Il faut que chaque réservoir soit adjacent à une route
ou à une voie d'accès permettant I'intervention de moyens mobiles de lutte contre
I'incendie.

30 ,22 , Réservoirs à toit fixe.


Lorsque les réservoirs sont groupés dans une même cuvette, la distance minimale entre
les parois de réservoirs doit être de 0,5 d.

2. CIRCULAIRE DU 06 MAI 1999:


Relatif à l'extinction des feux des liquides inflammables
Installation classés pour la protection de l'environ ne ment. (ICPE)
ANNEXE I : METHODOLOGIE DE DETERMINATION DES TAUX D,APPLICATIoN DE SoLUTIoN MoUSSANTE

Calcul de taux d'application :

Le taux d'application retenu est calculé selon la méthodologie qui repose sur les deux critères
essentiels suivants:
! un taux d'application expérimental propre à chaque famille d'émulseur déterminé à partir
d'u ne campag ne d'essais,
! une majoration forfaitaire de ce taux de 0,5 l/m2lmin pour tenir compte des incertitudes
inhérentes à toute détermination expérimentale et un coetficient opérationnel K qui
caractérise la capacité d'rntervention propre à chaque site.

La formule appliquée est alors la suivante :

T.t"r= (T.'p x I() + 0,5


Taux experimental (T",0) :

Les essars/ dont le but est de définir expérimentalement des taux d'application des différents
émulseurs utilisés sur un feu d'hydrocarbure liquide composé d'essence Sans plomb additive de
L50/o de composés oxygénés (ETBE), ont conduit à la détermination d'un taux d'extinc[ion de 2
l/rn2/min pour un émulseur de classe 1 frlnrogene. C'est ce type d'émulseur qui scrait mis en

61 l i
JAP BoumerdqlLqïése_aux anti incendie dans les dépôts pé_tlglql _.* p!-ry1l yahrnout H.k n

ceuvre sur le dépôt en cas d'incendie. La valeur du taux d'application est aussi retefrue pour tes
autres hydrocarbures stockés sur le dépôt.

DETERMINATION DU COEFFICIENT K:
Le coefficient opérationnel K se détermine en effectuant Ia somme des majorations affectées aux
différents paramètres présentés dans Ie tableau ci-dessous.
La formule appliquée est la suivante :K=1 *fr* fz

Critères Va leu r de f
Para mètres de f,

Access ibilité des Côtés 100o/o accessibles 0

cu vettes 1 côté inaccessible 0 ,25


Z côtés inaccessibles 0,50

Encombrement de 1 seul réservo ir 0


Ia cuvette - bacs et 2 à 4 rése rvoirs 0, 10

tuyauteries 5 reservojrs et p lus o,20

Portée du jet des Impossibilité de toucher le bac 0,25 à 0,50 selon la


classe de l'émulseur
la nces ou ca nons
'I ou plusrcurs poinl.s d'impaci 0

Zone II 0,10
Climatologie Zone III 4,20
Zone IV 0,30
Para mètres de f,
Moyens fixes ou 1"'
moyen d'intervention ou de
prévention < 15 minutes
TempS de mise en Et 50o/o des moyens de
æuvre des moyens temporisation < 30 minutes
d'interve ntion Et 100% des moyens de
te m po risation < 45 minutes

Si une ou plusieurs de ces


conditions ne sont pas o ,25
re s pectées

10 OVo des moyens de ns


temporlsation > th 30 min

Tableau : Paramètres pour calcule le coefficient K

62 1
IAP Boumerdes/ Les rése3ux anti incendie dèls lcs dépô,ts pétrolters .- pQ :-Mr yahraoul Hal<im

3. CIRCULAIRE DU 09 NOVEMBRE 1989 RELATIF AUX ICPE


Dépôt ancien de liquides inflammables rubriques 953
Instruction technique relatif aux dépôts aériens existant de liquides inflammables (journal officiel
du 07 décembre 1989).
. L'instruction technique du 9 novembre 1989 renforce ou modifie certaines prcscnptlons de
l'arrêté du 9 novembre 1972.
- L'instructiorl Technique du 9 novembre 1989 précise entre autre les moyens dont devra
disposer chaque dépôt pour lutter contre les feux de liquides inflammables srrsceptibles de
s'v Prod u ire.
Il s'agit notamment du débit d'eau et de la réserve d'émulseurs que l'exDloitant devra ètre en
mesure de mettre à la disposition des secours, afin d'atteindre les deux objectifs suivants:
- ETEII{DRE en 20 minutes un feu sur le réservoir le plus important, tout en assurant
son refroidissement et la protection des installations voisines menacées.
- CONTENIR pendant 60 minutes au moins un feu sur la plus grande cuvette, en
projetant de la mousse avec un taux d'application réduit, tout en proté9eant les
insta llatio n s voisines menacées.
Article I :

Le réseau d'eau d'incendie sera maillé et sectionnable tant en ce qui concerne l'eau de
protection que la solution moussante.
Des bras morts pourront êtres autorisés sur proposition de I'inspection des installations
classés sous réserve que ces sections non maillées ne fassent pas plus de 5O m de long
et soient destinés à des ouvrages accessibles ou protégeables par d'autres sections. Le
maillage des réseaux doit être réalisé dès la sortie du local pomperie d'incendie et les
branches dorvent prendre rapidement des directions divergentes.

Article 9:
-Les couronnes d'arrosage fixes des bacs inaccessibles (plusieurs rangées, murets de
rétention trop élevés) devront permettre tant I'arrosage à l'eau que le déversement de la
solution moussante, Elles seront sectionnables séparément du réseau d'eau et du réseau
d'énrulsion elles seront de plus sectionnables bac par bac depuis l'extérieur des cuvettes.
-Les couTonnes d'arrosage fixes doivent désormais être mixtes (eau et mousse) de façon à

permettre I'arrosage à I'eau en cas de feu voisin et l'arrosage à la mousse en cas de feu de
cuvette,
-Pour limiter I'arrosage notamment en cas de feu voisin ou de destructron en cas
d'explosion, chaque bac doit elre alimcnté séparément depuis I'n>Lérrcur des cuvettLs ou
seront situées les vannes de sectionnement.
Article 10:
Le réseau d'eau scra équipé de bouches ou de poteaux d'incendie normalisés incongelâbles
de diamètre 100 mm ou 2 x 100 mm.

63 I i
lÂP@iedanslesdépôtspétroliers -..- &..MI!!r4!rI4rm
Article 11 :
-
Pour les couronnes fixes, le débit de 15 l/mn pour une longueur de 30 m

Article 12
Les moyens en eau et en matériel (canons, déversoirs,...)doivent ôtre en rapport avec les
objectifs visés (à ce jour il est recommandé de ne compter que les canons mousse
supérieurs à 1000 l/mn de préférence à 2000 l/mn, la portée des canons moins puissants
se révèle souvent insuffisa nte ).

4. CIRCULAIRE DU 21 MARS 1975


Aménagement et exploitation des usines de traitement de pétrole brut et ses dérives et
résidus (éditaon et mise à jour 15 septembre 7974)
Evaluation du débit réqlementaire et de Ia reserve d'eau.

Article 602, pa(Ie 94


Tout dépôt d'hydrocarbures de catégorie B (Essence normal, Essence superi gasoil), ou
D1, qui ne dispose pas de ressources en eau capables de fournir le débit réglementaire de
manière immédiate et continue, doit être pourvu d'une réserve permettant d'assurer ce
débit seul ou en complément d'autres ressources permanentes au molns :
Une heure trente, lorsque la capacité du dépôt est au plus é9ale à 10 000 mr
Trois heures, torsque la capacité du dépôt est supérieure à 10. 000 m3, mais inférieure à

100.000 mr.
Six heures, lorsque la capacité du dépôt est au morns egale a 1OO 0O0 mr'

Article 602.2, paqe 95


Tout dépôt contenant des hydrocarbures de catégorie B (Essence normal, Essence super),
c ou D1 doit être muni d'un réseau d'eau d'incendie équipé de bouches ou de poteaux
d,incendie de 100 ou 150 mrn de diamètre, ces appareils doivent comporter des raccords
no rma lisés.

Article 602.32, paqe 97


L'ensemble des moYens de PomPage d'eau d'incendie doit pouvoir assurer Ie débit
réglementaire, à la pre:sron necessaire pour garantir le bon fonctionnement des moyens
de secou rs.
Lorsque le débit réglementaire dépasse L2o m3 /h, il doit y avoir au moins deux
pom pes.

Article 603. paoe 98


Tout dépôt d,hydrocarbures de catégorie B (Essence normal, Essence super), c D1 doit
"u
disposer de ressources en mousse (mélange d'eau et émulseur).
iAP Boumerdes/ Lcs réseaux anti lncendie dans les dé0ôts!étrolicrs Pa : Mr Yahiaoui Haklm

Article 60 2.31, paqe 96


Les canalisations doivent survre autant que possrbie les voies, aires ou passages de
crrcu ra Ûo n.

Le réseau doit être maillé autant que possible et cornporter des \,na nnes de
sectionnement pour isoler rapidement touLe sectron alfectee par unc nrnf Irrê aêc
vannes de barrage doivent TesteT ouvertes en exploitation normale.
Si nécessaire, des filtres facilement démontables doivent être montés à d es end ro its
judicieusement choisis sur le réseau aFin de garantir un bon fonct,onnement .lêc rn ô\/ê n <

de lutte contre l'incendie (générateurs de mousse, pulvérisateurs, etc......).

5. LA RUBRIOUE 1430 DE LA NOMENCLATURE DES ICPE,


Associalion de produits de catégorie différen[e

6, LA NORME NFPA
NFPA 13, Sprinkler Systems, Installation,
NFPA 15, (systèmes d'arrosage à eau) Water Spray Fired Systems,
NFPA 20, Centrifugal Fire Pumps,
NFPA 16 (systèmes d'arrosage à eau et mousse) (Etats-Unis)

7. LA NORME NFS 61.213


DisDosition des Doteaux an ti- ince nd ie.

6s I
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim

Tableau : Evaluation du débit d'eau réglementaire


en fonction du Lype du reservoir supposé en feu

Débit d'eau à prévoir

Type du
réservoir Réservoirs à refroidir Pour le Refroidissement
Supposé en Pour la mousse
feu Réservoir contenant
des hydrocarbures Autres réservoir
de catéoorie A
Q= 0,2 S
a) Le réservoir en feu de 15 Vmn/ mètre de correspondant à
rayon R et de surface circonférence 20 cm de mousse
horizontale S en 10mn
Hydrocarilures
liquides Débit sur le % de la
B, C1, D1 surface latérale en
b) Les réservoir en tout ou
partie dont le cylindre axé A toit fixe :
3 L/m'?lmn sur la
sur le réservoir supposé en surface des réservoirs Point d'éclair < 21oC: 5
feu et de rayon égal à 2.5 R (1) Point d'éclair > 21oCi 3
avec un rninimum de A toit flottant:
R + 15 mètres. s7500m3:3
27500m3:2

R en mètre
S en mètre carré
Q en mètre cube par heure
l/mz/mn: litre par mètre carré par minute
L/m/mn : Iitre par mètre et par minute
(1) : la surface des bacs à prendre en considération est :

La surface totale pour les réservoirs cylindrique de capacité unitaire au plus égale à 200
m3 et pour les réservoirs sphériques.
La surface latérale pour les autres réservoirs.

66 | i' ,,
VI-DIM ENSIONNEMENT D'UN RESEAU II{CEI''IDIE

1-PHILOSOPHIE & LES CRITERES DU DIM ENSIONl''I EM E}'IT:


Le calcul et le dimensionnement des différents équipements de lutte contre l'incendie
seront faits

pour le scénario le plus défavorable.


L,étude des dangers donne lieu à une analyse des risques, on définit ainsi le choix du

scénario d'accident qui prend cn compte:


. La pro ba b ilité d'occurrence
La cinétique
La gravité
Ainsi un événement redouté et ses conséquences constituent un scénario. Il nécessite la mise en

p lace de mesu res de:


Prévention
Détection
Protection.

pouvant être mis en


La plupart des installations utilise 3 types d'équipements de lutte incendie,
ceuvre immédiatement:
-Systèmesfixes:systèmedeprotectioninsta||éenpermanenceetconnecteaUne
source d'agent extincteur (eau, mousse, CAz, ")
- Systèmes semi-fixes: système de protection installé en permanence non connecte a
unesourced,agentextincteur(connexioneffectuéepardupersonnelentraîné)
.Equipementsportables:équipementsamenéssurIeIieudel,incidentetmiseen
ceuvre ma nuellement.

Les éta pes à suivre lors d'un dimensionnement d'un réseau anti incendie:
En général le dimensionnement d'un réseau incendie est basé sur un seul
événement à la

fo is sur l'insta lla tio n.


en unite et un seul
certains pétroliers ont étendu ce critère à simultanément, un seul événement
événement en zone de stockage.
Ainsi le ciimensionnement d'un réseau incendie repose SUr les étapes sUivantes
:

le choix du
1-L'étude des dangers clonne lieu à une analyse des risques, on définit ainsi
on
scénario d'accident |e plus défavorable, on UtilISant les schémas PID et d,implantationS,
identifie les équipements, les structures et zones à proférer'
2-Choix de la détection, ESD, alarme et actlon
ou un
3-Choix du type de protection, passive ou active avec un système eau ou la mousse
système FM200, CO2 en respeclant la logique sulvante;

67 1
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa I Mr Yahiaoui Hakim

Ptoleclirtn lllr ,r\ !\N.lt


1,1'rlfiti,rr

Ilril,l\,rohir.Ll.'
f,r{'t! rLi,1n f:!

-\ \ista nN r
ll.\r's. nrrsi'L-11 delugr:cnri-

4- Evaluation les besoins en eau et en émulseur en évaluant des débits théorique de


chaque équipement par rapport à au scénario le plus défavorable.
Ainsi on doit définir les paramètres suivants:
- Calcul du taux d'application
- lp.lébit nécessaire Dour le refroidissement
- Le débit nécessaire pour la production de la mousse
- Réserve d'eau
- Réserve d'émulseur
- Nombre et débit des pompes d'incendie
- Tracée du résea u
5- Une fois les paramètres, débit, pression, le tracé du réseau ont été effectués, on fait
une vérification préliminaire des pertes de charge dans le réseau, selon la formule
D'HAZEN-WILLIAMS.
La vérification complète est ensuite effectuée par un logiciel, type Pipenet, Loop. .. ..

2-CALCUL DU BESOIN EN EAU POUR UNE INSTALLATION:


Sur la base du choix retenu pour les diftérents systèmes de protection de l'instâllation et
fonction des scénarios, on peut déterminer la demande en eau maximale de l'installation. Cette
valeur est appelée débit d'eau dimensionnant, et correspond au scénario << dimensionnant " du
réseau incendie.

68 |
lAp Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim

a-Etape 1:
Le calcul est d'abord effectué équipement par équipement, puis Ie cumul effectué vanne déluge
par vanne déluge, et éventuellement zone par zone.
Pour une vanne déluge DVn
-l
jjLr J':,i,ilicrtr,, Sr lilrtr r,r ni iil.'iti i)t'trit pir r "1qut;r,'mint
d-;i:ti il.lmin.tri, t tt'rl t rrr].il:i
J.',ltl l, lll-'11l I sl Ul = l I r St l llrÙ\r',, r:rl
r-.qLl :|;nl!nL - 1l S] Ql
'fi qi ûi
li.ru ir"'11? n t ]

'1,.,
LLrl ll!n Un=:0i
Le débit en, de la vanne DVn, permet de dimensionner la vanne déluge (diamètre en particulier)
et celui de l'antenne principale.
La vanne déluge est dimensionnée pour le débit DVn (sauf exception, son diamètre n'excède pas
B").
Le débit total Qzj, pour la zone zj est la somme des débits des vannes déluge (Qn) localisées
dans la zone Zj.

/,,nt ll:hit i .r,:r* i nr-1./h r

/.1 I.Jr l
/.: 1-)r I
/.i i.t ., t

Exemple 1:
Calcul du débit d'eau pour le refroidissement :

Qrefroidissement: débit de refroidissement du bac en feu


q = C x (taux d'application =15 l/mn/m)
C: circonférence en m

Exemple 2:
Calcul du débit de refroidissement des bacs voisin d'un bac en feux
Les bacs voisins sont ceux compris dans le rayon fictif'
rr = 2,5 R Sans que r ne déPasse R + 15m
q refroidissement = 1/4 I Surface x nombre de bacs à l'intérieur du rayon fictif

6e I
tAp B ou E!I!l!:r/_ te s réseaux ùtli!!9ndic dans les- d!-psl!pé!r,rliel: Pa-.MlYahlaour Hnkim

b-Etape2: -
Apràs avoir calculé le debit pour chacune des vannes déluge / zones, on fait intervenir la

ç'néL,que des differcnts sce na rios.

Plusieurs combinaisons des débits d'eau sont effectuées pour reproduire la mise en ceuvre des
systèmes de protection active en fonction des différents évènements quantifiés par l'étude de
da ng ers.

Ll-.,rii:rltr',lir ilth:1 .' .,fa|]itriir int.ir'f] |

\Li n iifl.r
I' i+ l
rr',.,'. r.tl=r..i:1.;,(irl
,/,r:r:iL;i-i ul = (.rr I i (:t,'l - (.]/ I
/.,'r.:,. . , r1 r
':r

Le débit dimensionnant Q requis (max) est égale au maximum des débits Qo


A ce débit, on rajoute le débit de 1 ou 2 lances monitors (120 m3/h, par lance)

L_e oeDlt permet oe :

Dimensionner le diamètre du réseau maillé, en fonction de la vitesse retenue (3m/s).


Déterminer le débit des pompes incendie, avec :
pompe
Q requis (max)=nb de pompes disponibles en permanence x Q

Calcul de la réserve d'eau:


La réserve d,eau nécessaire est dimensionnée de telle sorte à assurer pour le débit total calculé
une autonomie de lutte contre le feu.
Selon les différentes rég leme ntations, on a les valeurs suivantes:

l{i'r l.'ttt..'L1L,rl i'tn ïoitrtr r nr.1 )

l;t;irt,-ilisr, r_, rL rlu s i nt:L\ r l fil i,ilt l r ll hûufcs


L.J IaLlu ) !ur..r\ i I luSi'lil \ J à h hiu|*i
.\l.l,rl.. Ç f.qLr r inlr\ i ini l./h I x lll hlLttt'.r

Exem o le:
selon la réglementation concernant Ies dépôts des Hydrocarbures liquides de catégorie B, c,
D1,

article 602.1 de l'arrête de 1975, la réserve d'eau doit assureT une autonomie d'au moins six
heures.

ExemDle:
Le clébit d'eau réglementaire doit êtrc calculé sur des cas concrets à partir des etudcs de danger
conformément à la législation sur les installatiorls classéeS. Ce débit d'eau Servira tarrt à
la

protection des équipements situés dans Ia zone en feu et à I'attaque de celui-ci à la mousse qu'à
la protection des installations voisines à l'eau suivant le iableau suivant:

7a I
IAP Bp!!!qdqlLql!é! ea u x anti incendlgl!!!:les déPôts irétroliers Pa I Mrf!ltaqqi Hd!!
- ---
R e s? rvo lrs a con std é rer Débit de refrôldissement

Réservoir en feu 1 5l/min/rn de circonférence

Réservoirs adJacents réservoir à toit flottant r Hc catégorie B, C et D1


3ltues clans un cyl n.lre a)ie capacite , 7500rr deD t sJ'le quan de la strrface . Jl/t.l't-1m1n

sur le bac en feu et cle ralton capac ié >= 750Omr: débit sur le quan de la sudace
éga I à 2,5 R 2{/m2lmin i

autre type de réservo irs


HC catégorie B : 5l/m2/min ;

Hc catégorie c ou D1 : 2llmrimin :

c-Etape 3 :
Le débit maximal étant calculé, une vérification préliminaire des pertes de charge dans le réseau
sera effectuée, selon la formule d'HAZEN-WILLIAMS.
La vérification comolète est ensuite effectuée par un logiciel, type Pipenet'

Équlrroru D'HAzE N-wrLLrAM s:


L'équation d'Hazen-Williams est utilisée pour calculer les caractéristiques des écou le ments dans
les cond u ites:
Pour le calcul des pertes de charges l'équation de HANZEN WILLIAIVIS est la plu s cou ra mment
u tilisée sous la forme.

6,05 x Ç1ssr

C : Constante Pour le type de tuyau (C= 120 pour les tuyaux en acier)
D: Diamètre moyen du tuyau en mm
Q : Débit en l/mn
Ah : Perte dc charge en mb
Notions de perte de charge ÀH:
AH = Ah linéa rc f Ah sinqultères
Les pertes de charge d'un fluide en nrouvement entre deuX points d'Une tuyaUterie correspondent
à la diminution cle pression statique du fluide entre ces deux points'
ll existe deux sortes de pertes de cnarge:
- Les pertes de charge régulières (ou linéiques) dues aux frottements du fltride sur la

paroi interne de lô tuyauterie;


- Les pertes de charge singulières (locales) provoquées par les accidents strr la

tuyauterie (coudes, vannes de ré9lage, robinets, .).

111
llu-Boumerdc! Lqjjllga ux antr inccndle dans les çlé!ll!5 ûlIq!ieIL--- Pa : Mr IlttLs-r-out lG!l!
--
c,est-à-dire toute modification d'un trajet rectiligne. on peut y compter les coudes, les vannes OU

robinets, les appareils cle mesure, etc ...La perte de charge singulière d'un accident peut SE

déterminer par calcul ou à l'aide de tables.


Les pertes de charge s'additionnent en fonction du nombre de ces accidents'
Remarque:
dr. Le calcul des perlcs de charges se fait pour le point le plus défavorable ou lâ chute de
pression est la plus considérable, généralement on parle du poteau le pus loin'
.t, pour le calcul du diamètre de la canalisation, on peut utilisée la formule de HANZEN
tr t' ot u'
WILLIANlS sous la forme: Q = o.2785 (AH7L;o
C: Constante pour le type de tuyau
D : Diamètre moyen du tuYau en mm
Q : Débit en l/mn
Ah : Perte de charge en mb

3-DIMENSION N EM ENT DE L'INSTALLATION FIXE DE MOUSSE:


On procède de la même manière que pour le dimensionnement en eau de l'installation en

rem plissa nt le tableau ci-dessous:

l)\'rn Irrlt Su r iuct: t}rtrit d{ C{}uccntrtli{}tl 1-enrps \ii lulx itri.

d rliJr!ii:rli,itl r idr rit


c or :olrtt ilrn cr'! |lr(lLrti'ifl I d'qllllici!lirr rl rll(ru\\'
alr \i!lUlr|'ll I ril l i filiru5sùntt Pur dt l;L nlau (\ I t1 '!
lll i 'I! \::il ll1!' !quip1-111.'P1 (nrirl
lLr)r'ûr|]]lr inr3tlr t

LLilril'. t)l;tli i ll \l Ql ='l'i rSli L'l tir I

lû{}) r i-(} (-l I /111.)\ t.L i \


( l,';l0ii
't'l {-)l l)rll/ C] 'l:rl \,. I
l:LlrLil."r)!,'ll S] = =
I (r[][] r irO Qii ô(tr tri I r
(. )r I itlj

Irlilrl\.:l]!rrl! I fi 51 (Jr LI t:r r

t.)1, 1,1)\ l:ti\


I r ,'l{i I

'I ,,1;:l
t)\ (,,rt I L)r 1,11 -! \.r

Remarcue :
ces valeurs ne prennent Pas en considération les scénarios d'accidents
Le d ébit total de mousse QmzJ, pour la zone Zj est la somme des débits des vilnrrcs orlpl
( <c>

dans la zone Z.l.

Le volu me tota I de mousse V mzj, pour la zane zj est la somme des volumes caLculcs dans la

zane Z).
IAP Boumer-dt5lLqûle3ll Aq!Li!l!e!!.!gd an s les dépôts pétroliers ---P?--MrYa.l!S!l Halinr

ExemDlel:
Selon la norme NFPA 11, le taux d'application de mousse pour l'extinction de feu du joint

annulaire du toit flottant est égal à 12,2 litres/min/m2 dans une durée recommandée de 20
mtnutes.

Trrp rrf Seal Fixetl Foa n Discharge Protectiott for t-)pen Tcrp Flo*ting Rot'f Ttttks

[iinirlulr Applrc;rtion I'i;..xi;lLttit *ctricitlil EÉt/ie:1


Rat: D :ri':hrir'.:e {-)Llll+t::
l,tirnin',unt 12" i.105;:tnri 14" irrlÙ rr'frj
tinr: Foant [)ant
Disch. Feanl [)-:nt
lllr.rsttatron orntift: lotitlntl inrirri ft inrl ft inrl

h1Êch3nrcul ilhoe il: el À 03 122 2t) il i12 2l ilN i:J Jj


'iLrbe:ler:*i B 03 12.2 2Û 4,1 {11 :) iril il4-l)
hletal irieit're r' 5i histcl
Ful r-.. F;ir-:l{ Ctrnt l;tt:liil,'ie tl 03 1)2 20 J0 i12:l "i'J
ll'1 4)
[iscotdtfli :]Êiil
All it/ et;r I tlecondar;r Seii û 0.: 122 2û 10 i1:2) f'r i2{ l)

Et Dour un bac à toit fixe, un taux d'application de 4,1 l/min/m2 pendant 30 minutes.

Itlininrurn Disclrarge Tinre and Applicatic,n Rate


Suhsur{ocu Applicatiort on tixecl Roof Tanks
h'linirit.trlt' lrllll:ill.llll
Appiii:tion Rrie D r':ch:t!e

Fl:sh Potnt gÊtÙt' lÈlt ut' irnre


F'tod t, t I

l:trt(F (31 û)l)rû l40rF (93 3tC) c 1f -1 I 3[


HydrorarIin
H 7l roi iitlrrn l,i0iF l3l.Eo(:) ot
Belr:r,, !. l{l J1 5t
lqLr,Js heatttl aDo'i? flash toinl
llrL:ds i-)il l'1ot Appl cable i l,J ,1 I 5:'

On fait ensuite intervenir la cinétique des différents scénarios'


présenté ci-après'
On reporte également les résultats dans un tableau synthétique, tel celui

\ rtt't iliti:' ,l Lt Li L'\!ri{)liiu dLl l rrl)it !: ii Lr / l )cibit dc \'.'lurtt.'ii;


ltlùt ]ir Ij
iirin.u lr, . Ct tlltTI il 5arrnit|it' (r1r.]rih scrLtttr,.itt
I L 111

nrrrri\tll!l[- /
:ùj Ililfi!r (lttl.'ll )

/-,1tr': I + l t1l = Q;rl +Qr] Qnl I = (lrrzl \r.r I +\'rl


+Qn',rl
t-tl=Qzl+tJr.'* QmJ={iruzl- \',rl+\';rl
Qrnz I +
(lrlu,1
Qr.r
Zi,f .'i i l r.l a t-lr1i (l \ri

Le débit maximal Q mousse requis est égal au maximum des débits Qnro'
Le volunre maximal V mousse requis est égal au maximum des volunles Vo'

73 |
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôtsglroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakinr

Exemple 2:
Calcul du volume de mousse pour une cuvette de rétention
La réserve d'émulseur doit être au moins égale à celle qui est nécessaire pour couvrir d'une
épaisseur de O,4O mètre de mousse la surface de la cuvette de rétention la plus importante
(réservoirs non déduits) contenant des hydrocarbures de caté9orie B, Cl' ou D1.
Vm=0,4xSc
Sc : étant la surface de la plus grande cuvette

Calcul de la quantité d'émulseur:


le foisonnement F: est donné par
F = volume de mousse / volume solution moussante
Le foisonnement choisi pour un émulseur filmogène à bas foisonnement est de 6.
La concentration C de l'émulseur au niveau d'un dépôt est de 6olo

C = émulseur / volume solution moussante

Rema rq ue:
Dans l,état actuel de la technique, la quantité d'émulseur à approvisionner est de 2 litres par
mètre carré de surface à protéger, pour un pourcentage d'émulseur de 3
o/o et un coefficient de

foisonnement égal à 6.

Exem D le3:
Épandage de la surface intérieure du toit flottant avec de la mousse:
La durée réglementaire arrêtée par l'instruction technique du 9 Novembre 1989, pour l'extinction
d,un bac à toit flottant supposé en feu est de 20 minutes appliquant une couche de solution
moussa n te de 10 cm.
Vm=0,1 x Sint
Vm : volume de la mousse pour l'épandage de la surface intérieure du toit flottant
Sint : la surface intérieure du toit flottant

Avec un coefficient de foisonnement F

Vsm = Vm/ F

74 |
IAp Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers _ Pa r Mr Yahi,roui llaklm

4-CHOIX DES POMPES:


Le nombre de pompes installées est aU moins é9al au nombre de pornpes rrecessalres + 1, pour
couvrir le cas où une pompe serait indisponible (maintenancc).
Les pompes sont localisées de part et d'autre de l'installation.
Elles doivent être entraînées par des sources d'énergie indépendantes l'une de l'autre, par
exemple électricité et moteur diesel.
La pomperie incendie doit être protégée des risques Feu et explosion (mur coupe feu et anti
explosion, distance minimale au risque selon les études de dangers)
On doit prévoir une pompe de secours quand le débit réglementaire étant supérieur à 120mr/h.
D'après les recommandations de NFPA 20:
Equipements Ca ractéristiq ues Nomtrre

Motopompe 350 m3/h 01

Electropompe J5U m-/ n 01

Electropompe jockey 20 m3/h a2

Remaroue:
Des pompes jockey sont prévues pour ma inte n ir le réseau sous une pression d'enviro n 6 à 8bar,
avec un débit variant de 20 à 50 m3/h. Les pompes j ockey ont un mote u r électrique.

Tout réservoir d,Hydrocarbures, gazeuxr liquéfié devra être équipé d'un système de ptrlvérisation
d'eau, débitant au minimum 15 l/mn/m'?.
. Four les réservoirs d'hydrocarbures liquides:
de catégorie B, C ou D, Tous les réservoirs clevront être équipés pour assurer ce débit de
rcf roid issemen t.
Des couronnes de ref roiciissement devront être prévues pour les réservoirs contenant des
hydrocarbures A, B, C, D. Les couronnes seront équipées de diffuseurs vissés et facilement
démontables.
Les couronnes ne oevront pas être en boucle fermée rnais avoir deux (02) extrémitéS libres
avec bouchons amovibles, type symétrique pour faciliter les nettoyages'

Alnsi on a:
11 =Qo/ I
N : nombre théorique des pulvérisateurs
Q,, : débit de refroidissement des réservoirs
q : débit d'eau réel des pulvérisateurs qui est de q= 15 17n,,l

7s I , .
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim

Exemplel:
Bac à toit flottant :

L'espacement entre les déversoirs de mousse placés sur lâ circonférence du toit flottant du bac de
stockage ainsi que leur nombre recommandé sont donnés par NFPA 11
Ainsi la distance entre les deversoirs de 72" = t2,2 m.
Donc Ie Nombre de déversoirs
ND=cl I2,2

Pour les Capacités cvlindrique horizontale:


La totalité de la surface de la capacité doit être recouverte par de I'eau projetée directement sur
la surface. On évitera une couverture par ruissellement.
Une règle simple pour déterminer le nombre de rampes (ou antennes) nécessaires pour couvrir
le ballon est exDrimée en fonction du diamètre de celui-c..
D ianrèt re ( nr) No rrrL]|.e dL- f.1rr!rL's DisLiositic,o
Diarn 1 1.2

t@lll\-

il
tl -,/ l,l

|<tliaur1-t

Dilrrtt > .l 5 ct plus

.\'otnltti ,!, ttt|)t|', \.I:Itt)!|t ,I t,',, .,tt ,t,ir, tt,,t i ''t'ttI'

Nombre de buses :
Une fois le nombre de rampes déterminé en fonction du diamètre, il faut définir Ie nombre de
buses par rampes.

Implantation des buses autour d'une capacité horizontale

76 1,, .:
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim

Celui-ci est fonction du nombre de rampes et de la distance d'instaliation des rampes par rapport
à la surface du ballon, de la longueur du ballon et de l'angie alpha d'ouverture de la buse.
La forme du jet étant conique, la surface (S1 ou S2) couverte par l'eau sur l'équipement est
fonction de la distance (d1 ou d2) de la buse à l'équipement et de l'angle a de la buse,

\\
tt..,,,
I

.4n!Ie {tIpln (t sut'litt,r d'd||t)Iic(|io||

A la distlncc r/l <k- lir btrst' A lrr tlislittrct r/l tle la ltttsc
S l. surTlLce intelsection cônc d elLr L't strrlac(l Sr[, sLr ll :rc,,' i nt!' f s!-ct i on c!i nc d' ciltr c t stt tl ltct
rittuioenrent é<l rrilrcntt-'n t

débit nrini d'eau passuttt par la busc ql= T eq c]t<bit nrini cl'crrLr f,irssânt piir Iit bLrs,.- ql= J 1'11

x Sl x S2
Si n1est le nontbrt clc LrLtstrs ttéccssaires pottt Si nl cst lc n()nll)r('tlc btt-ses ttéccssairts pottt
couvlir'la su rlàcc de J'éq u ipc rnc nt. cottvlil ia su ll t.:t' clt' l',,1t1 Lt i rc t11ç' 111.
1

positionnées à l:r clistanc-c r'11. p,,sitionnics à la ilistrrtc,"' r/1.


Stotcq=rlxSl S tot !'.q = nl \ Sl
Q cq = nl x ql = S tot':rq x Te(r Q cq = Irl r t;? = S tot eq r Tcq
Avec :

Q eq = oéuit Pour l'équiPement


s tot eq = surface totale de l'équipement
Teq = 13u" d'application d'eau réglementaire pour l'équipement.
Remarque:
Il n'existe donc pas une façon unique de protéger une capacité horizontale
Une attention particulière Sera apportée aux emplacements des trous d'homme, connexion,
support, soupape, ... pour vérifier que ces obstacles ne 9ênent pas l'homogénéité de la couverture
en eau. Si besoin, des buses supplémentaires seront rajoutées pour maintenir l'hom09énéité de
la couverture maillée.

77 | , ..
,,l"':l:
Iii :4, '
' ' ,ri'

l rl1t;it:r, !,..tt":t L:jtr'!t1l!': l::::Jt !:t:!l-!.

6-IMPLANTATION DES POTEAUX ANTI-II'ICEN DIE:


poteaU anti-incendie est
La norme NFS 61'213 ind|que qUe Ie rayon de couVerture minimUm d,Un
de 35m.
Donc la distance minimum entre deux poteaux doit être de 70 m'

LespoteauXcl,eauincendiedoiventêtreimp|antésàdesdistancesauplusdeT0mètres|,unde
plus rapprochés'
l'autre, cependant, ils peuvent être, dans certains cas particuliers'
de production, et leurs
Ils doivent, dans tous les cas, être situés au moins à 3O mètres des unités
véhicules d'intervention
alentours doivent être degagés et permettre l'évolution sans 9ène' des
Desplotsdeprotectlon,pourlespoteauxd'eauincendie'devrontêtreprévusdanslesendroitsa
risque.
Les poteaux d'eau incendie utilisés so{lt ceux comportant
deux (02) sorties de 100 mm de

d ia mètre chacune avec:

a. Raccords symétriques avec bouchons et chaÎnettes,


b. Une vanne pied de poteaux de diamètre 6"'

78 |
IAP Bo u m erd es1_L,e_s réseaux anti inccn __Bt--llllYahiaoui Hakrm

7-ESPACEMENT DES HYDRANTS ET LANCE MONITORS LE LONG DU RESEAU MAILLE:


Des lances monitors et des poteaux sont localisés le long du pourtour d'une unité process, à
l'emplacement le plus approprié pour pouvoir appliquer de l'eau sur des zones particulières des
équipernents ou près de zones très à risque.
Le nombre d'hydrants (poteaux incendie) dans une zone est déterminé par le design du réseau et
le type d'unité process ou de stockage. La distance entre deux hydrants varie de 45 à 90 mètres,
en fonction du type de risque, de l'implantation, de la demande en eau, et du nombre de sorties
de I'hyd ra n t.
On prend généralement:
- 50 à 60 mètres autour des unités
- uu metres en o Srte

Le nombre de lance monitors doit être suffisant pour pouvoir atteindre tous les équipements dans
un rayon de 40 m (portée moyenne horizontale) et en respectant une distance de 15m entre les
lances et les équipements à protéger.

EsF,:.É.nent des lances mon lsrs, posr!ronnèes en hauteur

8-TRACE DU RESEAU:
Le réseau eau incendie doit être en boucle fermée et maillée dès la sortie de la pomperie, afin
d'assurer l'alimentation de chaque bouche d'incendie par deux chemins différents
Ainsi le réseau sera:
Enterre:
Aux endroits de passage des routes et des voies d'accès pour les opérations d'entretien
ou de maintcnance des équipements (sous les routes il sera placé dans une gaine
dépassant de 2 mètres de part et d'autre).
" En tout point où il y a risque d'explosion ou d'incendie.
. Aux points ou il chemine à travers les installations.
Aérien:
Le réseau est aérien de préference posée sur des massits en béton et ne .loit pas être
implanté à l'intérieure des cuvettes de rétention.

]s I
BIBLIOGRAPHIË

.LeSBoILoVtRetauLreSphénomènesgénérantdesboulesdefeuconcernantIesbacsdes
dépôts de liquides inflammables << Juin 2007 Groupe de Travail Dépôts
Liquides

Inflammables.

INERIS DRA- PREV - 46059/GIL-dispositif-darrosage-versl doc Avril


2005
,

gaz Iiquéfié en champ proche


INERIS. DRA-01 - Analyse des conditions de dispersion d'un
en présence d'o bsta cles S. DUPLANTIER Unité Phénoménologie Direction des
Risques

Accid e nte ls Ju illet 2001

< Synthèse du groupe de travail


Gaz combustibles liquéfiés et liquides inflammables
régional Février -Mars 2004.

r l'évaluation et la Prévention des risques accidentels


(DRA-006) a-
lNERIS -Méthodes Pou

2 << Feux de nappe >

de Travail Dépôts
UVCE dans un déPôt de liquides inftammables lVai 2007 Groupe
Liquides Inf lammables - version 01bis

INERIS-|4éthodespour|,éVaIuationet|apréVentiondesrisquesaccidente|s(DRA-006)a_
12 < Dispersion atmosphérique (Mécanismes et outils de calcul)
>

lN ERIS -Formalisation du savoir et des outils dans le domaine des risques accidentels
(DRA-35) Q-13 BOILOVER

80 1
1,A-i gQ!!!gdql1ç5,!éseaux anti incenclie dans les dépôts pétroliers -- Pa : Mr Yahiaoui Hakim

ANI.lEXE

DIS iANCE ENTRE tiE SEi\\,rOlRS


SITJÉS DANS LÂ i\iÉI,'' t CUVFTTT

| . ÉfrlIc lesan'crts coÂtefilnt des hJdloci.horis de c:téglrie B, C1 ou Dl

ç'!niél:È DaJ ,l!s gfa.d f+sctuctr

ll14
Êfl .: l': 2ir| 0"1 itl
?4ù { C',1 .14 ir cJ3
D , rû nr ôi!

? . Entrr rÉse.voirs côntenini dÈs hydrsËrbulcs ic cêtcgcrjc c2

:\!n$L a a jr ills qrâj:d reriâr\ tur ;".:lôrr:i nr.ifo,llû ertti l:a rt!41-!rj

81 I
TJISTANCE ENTRE RESËRVO]RS CONTEiIUS DANS
tES CUVETTES |)Ë RETENTIOIl OISTINCTES

Èûire re$cnroifs cc,ntennntdcs hfdrscarburl-s dè calégorie B, C! ou 01

D . linff,irln tlLl iriûg ll{nril Ji; dÈrtl fÈ:{,t!1:Jlt


. C l::jlrlÉ l
,i- lr - r
fr " 1]],: --rj
.< ----.}, F

i 1àTJrtl0Llnni
I l rrôil|jxr
t_
Ërr1re résnr,.oirs çorrtcjiJni dcs hydrôcârbtres de citégoric C2 0u D2

fJ = d*rnèlr,: Cr trir! r]mnd dù:l dÉu.{ rrierlÇr5

:j

.--, - '' , ' ::, " , , ' ::r,

g' C1 ou D1 fÉ5êl'ioil5 rcnlsniinl


J- Ë11f4 rÉ9e/!'cils conlilllnnl dcs hydtocllburts d!l ci:tgoric Éit

(l,rs hl'Cfocirbures d0 cetÉqcrio C? ou D?

Diil.r.':,r
4 r-1: trLl fl -il l-,r li:lart,::r mrnitrr,t :
{;tt.:-f:)rir c'1lrÊ l;r:l .r l+:Ù ri
":l
,J !r',i Llr rr cL t-, u r i i Êst Iar i, Lr: lllr,rii nri
7,itla'.!ai

U i I 1:rù il1 r,l :," û.:,rB',J.:d,-12

'-l :ll ru i1 i11,1: r: rl i1 .i.,11 :i:'!


I
I

:,jr.t-tlrit cl! rnj:ii':it crirlir!!rl:1,1!ilrllll:c::itl.rell.rr:lllçariri]:; l:r:';l"rl

ri
i rn:ir,\:rirs '.iiiiÉri i r-lll'lfLt:! i!rl! 4':r: (-''11'l!
.,1 i ir;ra,:f: f]lia,l-n1î-: nf lrr-: ;t1,'a_rir:iraii,
li',1 r.l:: rlil :ir r'1 .

82 I
141 Boumerdes/ Les rés lfe-f:, ,_- _ ___ Pa : Mr Yahiaqqi Hakim

DlSTANCË ENTRE RESFRVCJRS D'HYDROCARBURTS DË


CAT:GORIES DIFFERENTES SITUES DANS UNE IdEhlE CUVETTE

Hydroc{rburcs de m1égoric B, C1 os Dl ct hydrocarburcs dc catôqoric C2 ou D2

d D
hinrnêb

I I

C2 oï D2 cr.:01
I
I I

-l .J
i
;

0ifflirkE O du Flus grËnd rÉservcir oislrnrÊ oriflinrale €r1trs lBs rÉs&JWû5

D a 6nr 1.5 m
6m < 05 24m 6i4 [1]
24m < D a-; 4tr nr or3
O r 4ûm D/2

Dins !,: c.rs de û^,eti€ ne contenant piri les rêieruairs,I. disldflcr ninimalc peut+lfs (éduite à .

- 20 ft enlre ? rÉser,.qrs à lDit llotlry( q!ôôr l'un d'eu{ esld'un diamelre Eup:i,ËJr à 40 Fr
- 25 nr entre 2 rÉser,i"rÊ à loil lire qûand l'un d'eur ÊsLd'!n dianÈlre iupérie,,r à 50 m
- 20 rr cnùê I ds€rvok à kil i*il(ad €t lir réê8.,rûir à to.i ûre quand lÉ diômàre du plus grar'd €5i
supÉrieur à 40 fil

Hydrocarburè3 dê câtêgorle cî et hydJocâ.bures de câtègorlÉ D2

D
tii'rirrrdt

c2
t)2
I

D€f|rûJc O du plus !rai'l it!û^,0if [ts:af.cù nr]n rr[ cfr,] lcs fesr,fvoir!
:) :i 'r5m
D. Ln. Dr5 t1)

,'J j rur{riiç,i..,!m r'B :,?lù.,rr:

8t I
IAP Bo

Comparaison e ntre arrêté du 9-L1.-1"972 et l'instruction du 09 -11- 19ag

ARRETE DU 9 NOVEMBRE 1972 INSTRUCTION TECHNIQUE DU 9 NOVEMBRE 1989


PERIMETRE DE SECURITE

cuveties ou a fes de
' Distance calculée par rapport aux parols des - Distance mesurée du bord des
réservoirs. manipulatlon des liq uides inflammables
Distance d'éloignement :
Distance minimale d'éloignement :
lnsta llations Classées 60 m . Locaux d'habitation 50 m
. E R.P selon tYPe 60 à 75 m . voie publique 50 m
Voies de circulation de circulation 30m .E R.P. et voie ferrée 100 m
CAPACITE DES CUVÉTTES
Le vo ume utlle doit étre é9al à la plus grande des un uotume égal au volume du plus gros réservoir
dEUX VAIEUTS SUIVANIES :
contenu et la capacité totale de tous les bacs sltués
Hydrocarbures B, C (hors fuels lourds) ou D1 dans la cuvette
- 100 % du plus gros réservoir
'50 % de la capacité globale des réservoirs
contenus

- Compartimentage :
v.: 10 000 m3: 2 compaftiments
10 000 m3 < v < 20 000 m3: 3 compartiments
20 000 m3 < v < 80 000 m3 : 4 compa(iments

Règles particulières applicables aux stockages de


fuels lourds:
- pour une capacité inférieure à 10 000 m3:
50 % de la capacité du plus gros réservoir
50 % de la capacité de tous les reservolrs
COI!]PORTEMENT AU FEU
au feu 6 heures
Parois des cuvettes (merlon) stables au feu 4 - Paros des cuvettes stables
heures - Etanchéité des Parois et du fond
- lmperméabilité des parois des cuvettes - Résistance des parois au choc de vague lors 0e
ru pture de réservoir
- Puits de contrÔle (plézomètres) situés en amont et
aval du de
OTEIT O'ENU NFCESSAIRE
L'arrèté du Novembre 1972 ævoy;rt C ,létial
I Les textes prevoient dorénavant que ce débit d'eau
d'eau Q- Qr + Q: devra permettre :

- avec Qr - refroldissement de tous les rèservoirs - la protection de tous tes ouvrages situés à moins
contenus dans un cyllndre fictif de 2,5 R avec un de 50 mèires de la zone de feu, les rideaux deau
minimum de R + 15 m, étant calculés au débit forfaitaire de :
- avec Q2 = ciébit correspondant à la production - 500 l/min pour une longueur de 30 m
de mousse sur le réseTvoir s en feu - 1000 l/min pour une longueur de 40 m
Ces valeurs dépendaient en padie du type et de la
- I'extinctlon en 20'et le fefroidissement du réservoir
Le plus gros,
capacité cjes bacs, cles produits concernés ou -
encofe des surfaces impliquées retenues pour Leuf la temporisation pendant 60 nrinimum survle 0e
refroidissement (ex quart de la surface des l'extinclion cie la plus grande cuvette et le
rô-ervO,rs oU tOb^ deS .oserVO.tS.
fefroidissenrent de l'ensemble des structures
exposé es
Voir tableau Page su vante)
réserve d'eau suffisante devra donc permettfe
La réserye d'eau complémentaire aux ressources Une
permarentes doit permettre d'assurer les débLts d'assufer
le débit nécessaire pour lattaque ou la
protection cies ouvrages On devra donc cornmencer
pendant
par calcltler les besoins en eau pour e scenarlo le
t h30 pour une capacité de dépôt<10000 m3
plus contraignant du P.O l.
3h00 pour une capacité de dépÔt entre 10000 et
Pour la proiection, le fefroldissement sera fonction :

100000 m3
- Ou ctebit des couronnes d arrosage fixes estimé â 15
6f,00 pour une capacité de dépÔt > 100000 m3 lx nr't x mn'de circonférence
I

pour es hydrocarbures B,C ou Dr, - du clébit cles moyens mobiles de protection estimé a
et de th30 pour les dépÔts qul ne stocKent que 10 | x rn 2 x mnt de surface
des hydrocarbufes cle catégorie C2 ou C2 et D?
q uel que sort lqlllvolume

84 1
IAP Boumer des/ Le: rèseaul anti incendie dans les dépôts pétroliers Y!ii@!Lt!!!!q1
---P,i--Û
DEBIT D'EA,U REGLEMENTAIRE

Rése rvoir en feu Debit / nrn) Débir ( m'/ h

Extinction Mousse q, (l / mn) Q2 (m3 / h)


Qz - T,qppr x Surf (tolt du bac) Q: = Tappr x 3,14 x d2 14 Qr=qrx0,06

REFROIDlSSEIt4ENT Eau q' (l /mn) q'= Q' (m3 / h)


q' = 15 | / mn par m de circonf. q'= 15 x 3,14 x D ç,= q,x 0,06
Réservoirs Toit ou écran flottant toit fixe
ex pos ès
<7500m3 >7500 m3 Cat. B Cat C ou D1
TA sur le % de Ia
c,,.fr.â .lê lr ;lôê
3lxm'xmn 2lxm'xmn' 5txm xmn 2lxm''xmn
Debit q' (l /mn) 2,36xDxH 1,57 x D r H 3,93XDXH 1,57 x D x H

Débit Q" ( m" i h) q"=q"x0,06 Q"=q"x0,06 q"=q"x0,06 ç,' = q" x 0,06

L'eau peut être mise en ceuvre par:


- Des installations fixes de refroid issement,
- Des lances monitor fixes,
- Des matériels mobiles (lances à main, lance monitor remarquables),
- Une combinaison des différents moyens.

ARRETE DU 9 NOVEMBRE 1972 INSTRUCTION TECHNIQUEDU 9 NOVEMBRE


1989
Volume d'émulseu r nécessaire
La quantité d'émulseur sur site équivalait ra plus Cette réserve devra permettre:
grande des deux valeurs suivantes:
lextinction en 20' du plus gros rèservo et la
une couche de solution moussante de 0,40 m ^rôlê.iiôn .laa âhôr.la êt
d épaisseur sur la plus grande cuvette
d'hydrocarbure de 1 ère catégorte, - Ia temporisation pendant 60' minimum de la
plus grosse cuvetie (TA = 50% du taux d'extinction)
une couche de 0,20 m. sur la plus grande cuvette et la protection des abords. Cette réserve devra être
d'hydrocarbure de 2"'" catégorie, en conteneurs de 1 000 lrires minimun-

Ces valeurs peu expressives étaient respectivement Les taux d'application retenus par le l\4inistère de
évaluées à 2 litres / m'de surface de cuvette pour l'lntérieur sont reportés dans les tableaux cr-dessous
les hydrocarbures de 1 ère catégorle et 1 litre / m' (circulaire du I juillet 1990)
de surface de cuvette pour les HC de 2 eme
catégorie.

Le débit de mousse et les canons utilisés deva ent


alors permettre de recouvrir en 10 mn maximum la
sur fdce du lort du plus qr os 'êseryoir

8s I ' .:
TAUX D'EXTINCTION
(enlxm-2xmn-11
(circulaire du 9 luillet 1990)

Hyd rocarbu res liquides


Liquides Polaires
B. C1. D1
NF S 60 220
Non qtilisables

NF S 60 225
Non recommandes
ll Polaire

à contenir le feu sans pour autant l'éteindre ll


Taux de temporlsation : c'est un taux d'application réduit destiné
est pris égal à la moitié du taux d'application théorique d'extinction

TAUX DE TEMPORISATION
(enlxm-'xmn-')

Classe Hydrocarbures liquides


Liquides Polaires
B. C1. D1 I C2 | Uxygenes
non
NF S 60 220 utillsables
1,75 1,25
l 1,75
3,5
NF S 60 225 lPolarre Non recommandes ;-; 5
ll Polaire

86 | r'; ..
Minlstère chargé de Ienvironnenrent - DPPR / SEI / BARPI / l|,4PEL AR Â N'31312

Ëxplosions suivies d'un incendie dans

un dépôt pétrolier

Le 11 décembre 2005

Buncefield- Royaume Uni

LES INSTALLATIONS CONCERNEES

Le site :

Le dépôt pétrolier de Buncefield, cinquième plLrs grand de Grande-Bretagne, est situé à 40 km au nord de Londres, près
de Hemel Hempsteaci, dans le comté du Hertfordshire. ll stocke habituellement 150 000 t dc carburants (essence,
gasoil, kérosène) pour une capacité totale de 273 OOO m'. Ce dépôt alimente notamment en kérosène, via un oléoduc,
iaéaopod londonien de Luton et celui d'Heathrow, le plus grand d'Europe. Ces deux sites disposent aussi de solutions
alternatives pour s'approvis onner.

Schéna 1. Schèma du dépôt de Buncefield

Ba€ 912

' enen,""
[ r t.*.rr
I len.o, * r 1"'l

[.r,*,-,
l l.^-""",

Date d rLtLrdlsdliorL I octobre 2007


[,4inistère chargé de lenvironnement- DPPR / SEI / BARPI / l[IPEL AR A '3J3'12

LedépôipétroIierhébergetroiSentreprises(cf.Schéma1)etcomptetroispipeinesd'approv]sionnernenteideUxpou.la
deux parties :
dlslrlbuti;n. Le site de I'entreprise sur laquelie l'accldent s'est prodLlil est composé de

La partie est cornprend 7 réservoirs de gasoil et de kérosène


pour une capacitè d'environ 26 000 m3'

environ 58 000 m' ainsL


La paatie ouest compfend'16 réservoirs de gasoil et d'essence, pour une capacrté d
d addlt fs et la sa le
qu; les postes de cÀargement camlon les i;stallations de réception pipeline avec 3 bacs
de conkôle.

Celte entreprise fonctionne en continu' 24h / 24

Éntre Ies sites est et ouest de i,entreprise accidentèe, se voLrve la 2"" enlreprise
qui esi âutorisée à stocker iusqu'à 70
Au sud-est du slte est installé Ie dépôt de la 3é" entreprise disposant d'une capacllé de stockage de
000 t de carburant.
75 000 t d'essence.

L'ACCIDENT, SON DÉROULEMENT, SES EFFETS ET SES CONSEQUENCES

L'accident:
. Le déroulement des faits :

de lâ rétention A de Ia 1è'" entrep'ise reçoit


A Dartir de 19 h le 1 0 ciècembre, le bac à écran flottant 912, situé au niveau
o"'rlr."*".""" or"mb par pipeline à un débit de 550 m3/h'
Le 11 décembre:
. A minuit, le terminal est fermê et Ie contrôle des stocks est en cours-

.A3h'|ajaugedeniveaudubacgl2indiqueUnniveaustableaux2/3alorsquel'approvislonnementsepoursullau
même débit.

. se lorme
A 5h20, le bac 912 commence à déborder et un mélange riche âirlcarbLJranl

.A5h5o.|'approvisionnernentdunaL]treréservoirenpara|lè|es'ar|êteet|edébitd'approvisionnementdubacgl2
atteint 8gO m3/h dont la vanne est toujoLlrs ouverte

. A 6h01 a lieu la première et la pius importanle


explosion, suivie d un incendie qui embrase 21 gfancls
réservoirs. ll sagit de I'explosion principale' elle se
prodlrit au niveau des parkings de Fuji et Northgate
i"f. Schéma 1), proches entendue des bâtiments
àorrespondants. L'explosron est jusqu'à e
160 km. Les services géoLogiques britanniques
classent les effels sismiqlles au niveau 2 4 sur

è
l'échelle de Rrchter'

. A 6h08, les secours sont alertés Ê

. A 6h27 et 6h28, deux explosions subséquentes se


prooursenl.
P-!9j9J --eê@9!!,SsjsJ9jt IJ a 9]e
. A I h, le groupe de coordlnation des secours se

mêlèes a des hyclrocarbLrrcs 1*0,"1',-:.::


Le l2 dêcembre, à 12 h, le feu est â son maximum, les ealx d'extinction
O" nouu"fL" fuitut im;ortântes se procluisent alr niveau des rétcntlons et des prooulls
rétentions. Le 14 décenlbre'
s'écoulent en dehors d! slle

place avec de Leau pompée dans le Grand yn o".9ol1


Des émLrlseurs sont acherrinés sLrr te s(e puis mélangés sur
SitUéà3kmdUIieUdeIacataStropne'L'opération.qL]idevaitcom|.encelamlnUil.estreportéeenraLSond'inqUlèlUdes

Ilate d aclualisalion I oclobre 2007


[,4inistôre chargé de I environnernent - DPPR / SEI / BARPI / IN4PEL /\x N' 31 312
^

suf un éventue impêct environnernental et notamment des effets sur la qualité de ear. EII partrculler, certanes
mousses dextinction utilisées contiennent des perfuorooctane sulfonate (PFOS), agenl hydroluge et oléofuge
persistant bioaccumulatif et perturbateur enclocrinien. Cependant face à ILlrgence des beso ns en moycns d extrnction.
les autortés compétenles prennent ls part d Lltiliser ces mousses

Les pompiers attaquent lincendie le 12 décembre à Bh20 à I'aide de 6 porrrpes haute pfession capables de prolete'
320ô0 ld'eau ct dérnuLseur par minute. En quelques heLrres, alors que la motié des cuves sont embrasées ils
parvlennent à maitriser I'extension de l'incendie. Én début de soirèe, ils observenl une pause dans leurs operat ons en
raison d'un risq!e d'exploslon.

Plus de 600 pompiers déversent ensuite une énorrne quantité de


mousse sur le dépôt pour étouller les flammes- lls maÎtrisent enfln
l'rncende âpfès 60 h de 1utte, mais le 14 décenlbre au malln, des
vapeurs provenant d'une cuve, jusquaoas épargnée par le Îeu,
s'enflamment. Ce feu reste contenu par les pompiers jusquà son
extinction par manque de cornbustible. e
Ë)
.s
Les services de secouTs déclarent le feu éteint le 15 décembre Au
total,786mr d'émLrlseurs et 68 000 m3 deau (53000mr deau g
propfe et '15 000 m' d eau recyclée) auront été utilisés et 30 km de
tuyaux mis en ceuvre. ALI plus fort de l'incendie, les secours ont E
mobilisé 'lB0 pompiers,20 véhicules et 26 pompes.
Phalo 2. Tuvaux a,pravisiannant les secouls en eau

de lutte
Les secours ont dû faire face à plusieurs clifficultés lors de leur inlervention. Tout d abord, les équipements
par les explosions. Les réserves d eau du siie n ont pas pu être utilisées du fa t de la
contre l,incendie ont été détruits
destruction de ta statron oe pompage, siluée au norci de la rétenton A (cf Schéma 1), eL assurant la
gestion des flLl\
d'eausur|esite'Lalagunenor(j(réserved'eaud,extinct]on)aéga|ementsubidimportantsdégâts'Auclnmoyen
couvert le site était
dextinction nterne n'a d;nc pu être utilisé par les pompiers sur cette partie du dépÔt. Par ailleurs,
par les eaux d'extinction et le carburant s'écoulânt des réservoirs, compliquant l'accès aux installâtrons'

. L'explosionorinciqale:

l\4algré les informations erronées fournies par les indicateurs de niveau, cles enregistremerrts
de la température mesurée
par la suite le rempltssage
dana le pipeline d,approvisionnement et à l,lntérieur du bac 912 ont pcrmis de confir.ner
elfectif d! réservoir 912.

A5h30,|ebacestpleinetà5h38.|enuagequis.estforrnéaupLcdd!bac912estV|sib]eSUr]esenreg]strenrenlsVidéo
et le nltage exposif qli s'esL
et atteint déjâ 1 m d'éparsseur, puis 2 m-à dha6. L" uu" a donc commencé à débordef
les limLtes de lenkeprise
formé se répand sur Ie stle sur une surface de BO 000 m'. A 5h50, le nuage dépasse déjà
ne le larssent prêvoLr i
L'exploslon; été beaucoup plus violente qLle les modélisations de phénomènes de type UVCE

'700àl000mbarauniveaudelazoned'ignition(parkingsdeFUjietdeNorthgate)'seon|elappon|n|llaL
Iaccrdent de Bunce{ield' âlors que des calcLrls' basès sur
du comrlé d'experlise britannique travaiLlani sur
unc modélisation mathématique, donneraient un résultat de 20 - 50 mbar ;

. 7 10 mbar à 2 kûr du site.

pârking de Northgate et la plus


Seton lcs vrda:os dcs caûreras oe contrôle, la première explosion, proclurte sLlr Le
importanLe, aurarl élé précédée d une autre explosion roo ns forte 1 à 2 secondes allparavant

D'autres explosions de rno ndre impoatance ont eu ieu par la slite

Pêge 3
Llêle d a.tualLsation:I octobrc 20C7
N" 31312
l",linistère chârgé de lenvironnenrent - DPPR / SEI / BARPI / IN4PEL

Les conséquences:

. Les conséquences nlatérielles :

Le souffLe de l'expLosion a câusé des dommages importants dans un rayon de 800


m : vltres bnsees'-portes
le mur d,un entrepôt detrult, le toit d uù maison soufflé ... Les vo t!res stationnées à proxlmité sont brÛlées
enioncées,

SLrr le site de I entreprise 1, les dommages sonl les sulvanls :

IPart|eouest:lousIesreservoLrsdestockâgeprincipauxsontC]étruitspar|efeu'à|'exceplionde2bacsetde5
petits cylindres verticaux simplement endommagés
. poste de chargement (ouest), situé à 200 m environ du centre de stockâçJe : le bardage est endornmagé mar!
les cam ons présents n'ont pas subi de dégâts signlflcat fs'
.Sal]edecontrô|e(ouest)'situéeà20omducentredestockage:|ebâtmenlàstructLlreac]eravecpanneaux
plâ{onds intérleurs
ne présente pas de dommage s!r les cloisons fi'rais des dé9âts sur les faux
.Pad]eesl:desoommagesaUXtoilsC]esréservoirssontdusa(rsot]fTledel'exp|osion'
bac est endommagé' L'entreprise 3 a
SLlr |e site de |a 2.." entreprise, 4 réservoirs Sont cjétruits par |e feu et Un autre
subi moins de dègâts.

Lesmaisonslesp|usprochesÔntêtéfortemenitoLlchéesetIeurShabitantsontdÛêtrere|ogésletempsdesrêpara!ons,
300 autres logements ont subi des dégâts molndres

. Les conséauences humaines:

sur43personnesblessees.|ap|Upanpardeséclatsdeverre'UneestplussÔrieusementatteinteetpréSenledes
prèsents sur le site lors de l'accident sont
Jliiicutt.s ,espiratoir"s dues aux effets ie surpression Les 10 employès
sauls.

Les conséouences environnementales :

lmpact sur l'âir


s é ève à p rrs de 300 m de haLlt et se
propage dans
Un g gantesque nuage noirâtre contcnant des substances lrritanLes vers le sud-ouest e
le 12 décembre 2005 pu s se déplace
te .iioe t'e.ngt"turà, touche lâ Bretagne et la Normandle
lEspagne.

2 000 personncs sont évac!ées puls sont


Les êltorités conseillent aux habrtants proches du dépôt de se con{ner ;
autorséesàregagnerleurdornici|e|esoirmême'L,aLltorouteMlreliantLondresâUX]\,4idlandsresteferrnèep|us|eurs
o"r rrarntr- de noLrve lo" e"ploslonc
_o..rrs

HPA)' 1e panache O:-t'T::,-":'


Selon âgelrce de la protection de la sanlé anglêise (Ilealth lJrotcctron,Agency
rl :rzote. de cornposés organ ques voLatrls ct
con,pore"prin"ip"tu.ent de monoxyde et dioxyde de carùone, de
dioxyde
d hydrocarbures aromatiques p"rv"v"r qJàt tji"
pJle ou panactto oe iuntée généré par l incendic monte en altitude el
français cje surve llance de la qualilè de I air' les
empodé par lcs vents, se o"p,u"u un,a-âriun"!. soron rnr réseaux pas de dégradat oïr sen:jble
par ie nuage ne révèlent
indicateurs dans les .égions française.- tou"nàet !:-1.:-q::lL: 1e
tenu de la cornposltlon du panache et oe sd
l.atr attnbuable à accident. selon un rn;titut sanitaire franfals compte
pas avo r clinrpacl sur la santé de la popÙlalLon lrançalse
d spersion atrnosphôrique, ltncenore oe BUncefleld ne devrati

lmorct sur le sol et les eaux


naiutel' poJluant le sol eL
une pârtie des eaLJX d extinctlon n a pu être contenue slr le slte et s esl écollce alans le mrlieu
Jes eaux superf c elles et souteTraines

Desfolagesontétéréa]iséssul]es|redUdépôtetsesabordsréVé|antUnepô|]l]lonclescouchessuperficie||esdUsoL
du fart de.s hydrocarbures et des eaux d extlncticn d rncendie

D3ie d actual sat on 8 octobre 2007


Ienvlfonnement DPPR / SËl / BARP / lMt'EL
AR A N' 31 312
f,,4inistère chargé de

t]èSIafindel'accdent.UnsuvIdelaqL]aLitédeseaUXsUperficie]]esetsoUterraIne5.rê|emLsenceL]Vredar|<|e5/o|lFs
effeis de cet accident à_coLlrt et iong termes et de comprenofe
susceplibles d,être touchèes uf,n O" Oéi"ialnui les
ptézonrètres ont été instêl1és. une pollutlon, due aux hydrocarDUres
l,extensron dc la pollution A cet ellet, on_no-oinu" dépôl pétrolierde
d extinction"o irtctincl été déleclée dans les caur souterraines sous le
et auxréstdus des mousses " "
Buncelield et à plus de 2 km au nord est et sLrd-est
ô dd' -n
'lo t.e o|.r pte.r'l're nd nrovÔftd'î
rLior
Pd . cL5,800 nl de'rLr' dL tn llorr pÔdror'm',]r
l\l rl lJe rl o'ld lAÂ/l Ê L"r*'roÛÀle d élô m'nee cute a e
oepL'dlon pLr'r ,e so,lt e oLies dan' "â' 'eiCO
accldenl.
(PFos)' composant hydroluge e'
pâr ailleurs, certains émulseurs urrlises contiennenl du perl uorooclane sulfonate
Ce pro'llrit est Dersistant dans le mllielr nâturel
oléofuge qul favorlse létalement oot toËàt J;"*tl""tio;
d incendie
Sa présence dans les eâLrx de surface est recherchée pour la
bioaccumulatf et est un penuroare" J"àà"il"L"' quantité dans les eaux des rivières vER
Oétucte on faible
premlère fols suiie à l'incendie de tsunc;ie]; ô;-'FOS n etn place alrn oe
quelques jours apres u-'i"ni À*"" impact direct n a pu être déduit et un suivi est mis en
et COLNE potabilité de 3 !g/l n'a pas éte
à cette slrbstance. Le seuil de
mesurer l,ensemble des impacts "*,r."""a"Àor- ,is
'
humaine qui ont été réêlisées
âtteinl dans les résultats d'analyses d "â' J"tilno"t
a to
"onsornmêtion

' Les conséouences financieres :


définit vement mais devrart depasser 750 T]"'"."1-o-"-Yjll. -]"
Le coût totat de l,accictent n,est toulours pas connu
valeur des produits perdus_s'élèverait à 52 M€ D',autres
entreprlses
reconstrLlction des cuves coûte.ait:i-ve""t-r, : Lrne vingtaine d établissements
implantées dans la zone industrrelle oàt eg"f"rnunr
s'bi d9t
l()jlT.g^:: ]mpodants
3 5oo personnes a subi d'impodanis
emDlovant 500 personnes au rotar est détruite, Lrne soixantarne employant au iotal
désâta.

Echelle européenne des accidents industriels

par les 4
Enuti|isant|eSrèg|esdecotationdeslBparamètresdel.éche||eoffic]a|ise.eenféVrier1994par|ecomitédesAulon|es
Etats memores 0"" iJ;;""i;;;" n o''""ti"" SEVESO laccident peut être caractérisé
compétentes des
i-nnr es srrvanrs, complelenJ oos i'llo'ndlio'ls
olsponib'e'

r'rirrÉr" {lrrI):r€rr"' rÉli'lÉÉ' gC


tr U tl ! !
e e O O U
''-.l*"''-" lrrnl.ir>,.r 'c'Ln'e 'j n
c'r.ÈirrÈr'|-:'-r1 n '!|'ii;Ii|'|jj Çl n c n o l
.-,r'E'rre';ÈrÉr'r'kri:rrÈ: € e A e mg g
en anne^e au prèsenl
mode de cotation correspondanl sonl rappeJes
Les paramètres composant ces lnoLL:es et le gouv lr
n..r.*à"i"i à ladresse suivante: httpr//www aria ecologie
"""tlltt]onibles
est égal à 5 :n' :n"il1" un tiers des 35 000
m' d hydrocarbufes
L rndice re at f aux quantLtés de mauères dangereuscs ou ont été détrults dans I incend e (paramelre
stockés sur Le site au moment o" , u""io"n, ie sont écnappés des bacs
lyanr parricipe à Iexplosion en équivalett TNT estcoteaun
o1) Le paramètre Q2 felatif à'" o"""inà à"- ttlliànce
constatés jusqu à une clistance de 800 m
nive3u 3 câr des domm"ge. irnponantt ont été

cl so iJ' ê L ' ld' U rr ,10OêÊ-" L'erso'l'e\ or' clÀ oa.l in do'l'lê 1'
-lt cl . r-.rr'l J r' ons.ounn.o\ nL'îàlno rÔ
o'i i'loouo,r 'L' r ur' r'"r ' de B0 isê nnlrror. Lêq 2000 oer'o'r'1
trJ\ j '- dJ lar dôs degdrs ""''" H7 et les 43 b essés correspondent à un
niveau 5 pour le paranrèLre
évacuôes pendant Llrre demÈiournée uil"n"'i à1"
nLveau 4 PoLlr le Paramètre H4.

Lindicere|atifaUXconSéquenceseconomiqLlesestégalà€callecoÛtlotalengelldréparl.accjdentdeVraitdépasSelen
tout élat de cause 750 [l€
de Iair' des sols) | dce
pas connues précsénrenl (pollution de leau,
Les conséquences environnementares nétant
correspondant ne peut pas ê(re renselgne'

Pâ!i.,
Date d acLualisaton 8 octobfe 2007
1.4 ni!l!rc chrrgÉ dt Ienvlfonnenicrrt UPPR / Sl: / BARI'l / I'lPF{ N'31312

L'ORIGINE. LES CAUSES ET LES CIRCONSTANCES DE L'ACCIDENT

Le svstème cle conrlnatrde ct de nlesure au niva)âtl des reservoirs :

L_e réservo r 912 élait éqUipé de nombrcux instfuûrents cjc mcsures : rllveeu tempéralure, ... Ceux c éta ent cotrrrectcs
à un système cle jaugeage aLrtornât que dcs rèservo rs conrmun à tout e site aie l'enlrcprise 1. Ces irifolmations ôtalen
transm ses el contrôlées dans une salle cle contrôle ou un opérateLrr peut actronner diflérentes vannes té écorllmandées.
Le système de iaug€age automatique des réservoirs pl]rrrel aus:i d intcrprôter les nforrnatons ct de lcs corrèle
avec des scéna|os d évèncments critiques qu, s
s sont dÉtcctés pdr le système, dédenchent ulre alarmt) ToLrlcs lea,
rrresures sont enregistrées et lc systèmc s'appuie r:ionc sur un nomble impoatanl de données

lleplus. lc bac est doté d un système de contrôle indépendant du ( nivcau haut ) avec alarrne vlsue le et sorrofe qul
ac|ve ea môrne temps la fermetufe des vanncs sur les can:r] sillior)s ad hoc. Une alerte est pâr allLcLlrs envoyée aux
]lrslrumentations ct âu contrôlc informatique clu lrar:jporlcur qui doit alors atlssl fermer es vannes de dlslr buLrori au

Enfin, un inlerrupteur clans la s!1le dc oontrôle per ret d annuler le srgnal envoyé au fournisseur de cêrbufanls pendânt
les pèriodes de test de ( niveâu haut, Lorsqu esl aclivé, Lrn voyant rouge esl âilÙmé sur le tab eau de coûtrôle

Schénrjt 2- Instrurncnts qe--contrô es.pIÉ!!!$ !!!Le-b!q91?

Tft,L!eda...-nrù

(-rrp. p.f o lroo!ù

.iveau ile lqulde


9)

P!its. ..:

rureûn.m€i.iq!e tr
n

-
"t

Lcs ca uses de l'accident:

syste tes a{rtorlrat ques dc cjétectloil ale rl\'cJlr d:rns e réservor, détâillôs ci dessus. na lollcloNfè
el
AucLtn cles cieux
L appf{)vls onrremcnlen essence oeIs Le bac 912 na pas ala) ârrêté LJne expertse esl mcrlée pour dètennlner ics
raisons dLl dysloncttorinemcnl ces systènres lutorrl:Lrq!ar5 dc corllrôle ct dc iaÛ!lcage dLl réservolr. sulr aL
rlél,.0rdeûlent du réservo r url nuage explos t) e s'c:t donc [orr|é ptrls répar)dLl sur le s Le

dir nlvcnL
[.as infurmations pfovenanl c]u système alc coIlfôlc du dislrlhlrLcllr d osserlce ndlquenI qL] aucllne alarme
ttaut provenanl du s lc ouest dc la 1!'" sooété r] a eti reçue. Cep.rndanL I n ar pas ôté l)ossiblc de lcste{ la ]irLrlle oL'
le t
conlrô c de nivcaLt haut n même aJc varr fLcr létat clss {iâb (i:i clllre le lôservoir 912 el Ia so!s slalion rJu 'iti:;
mporlants cloftrlrages subis La jauge ile n vea{l hau( a étô local'sée el devra L être expertisée'

C.cslaunVci]Udespa.kingSdcFU]reLdeNorLhg;rleqU..plelnlôrcet.rplLJSVo|entceXpos.)n5eS1plo(]1.]i|]
déra:lani ccte padte clu slle. Efr sc épsndant sLrr a|rlle ,T!rlar alû9Jqco. lcs conditorls d'cxposLon {concerllraliof'
p?r 2 [autcurs
.rorf pr se entre la I lE et r t sE) ont élr: altc ntes i a vâpo.r:iari orr .ie I csserrce ;] été lavorisôc

Dnlr d .clLr.lrsirtlor I o.tobre 2007


N,4inistère chargé de lenvironnemenl - DPPR / SEI / BARPI / IMPEL
A R :A N" 31312

DansUnpremierternps,n]aisenmoindremesure'|adéviationdLrflUXduproduitparunanneaLldeligidif|cationdU
réservoir (cf Schéma 2).

Puissudolrt,|alofieconcentrationenbulanenonstabil]sé(10%)Clececarburantdetype(hiver)afavo|iséUne
haute:
évaporatron importante de gaz même à de relalivement basses tempéralures (pression de vapeur assez
70l10okpa) et La formatôn d'un nuage de butane (estimé à plusieurs tonnes compte tenu de la quantrté
d essence déversèe).

Schéma 3. Phénomène de débordement du bac 912

Le carb! ran I déborde au dessus ou


p âteaLr de réfLexion

Le carbu.anl esl dévié par 'ann€au de


dgidiflcâlon

FÉgmentation des goulte ettes


favorisée pa. je crolsement avec les
jels de liquides et de vaPe'rrs

$
!
s
!
Laugmentation de la sudace Permel à F
la f.action volâlile de s évaporer et lâ È
vapeur s acc!mule dans la rétenton

:
a
Prcportions non respectees

L'estimation des effets de surpression aLt niveau cles parklngs de Fuii et


Nolthgate (700 à 1000mbar) nest pas
mbar)
cohérente âvec la compréhension actLrelle du phénornène UVCË (modélisation : 20 â 50

Danssonrappod'.Buncefieldexplosionmechanisrn.AdvisaryG|oupReporl'.diffUSéle16aoÛt2007'leqroupe
du front de flanrme par les
d,experts du MtlB (lVajor Incrdent Invesugâtion Board) émet l'hypothèse de I'accélération
turbulences créées au passage au niveau de la végétatioô des allees

DeL]xhypothesessontretenUespoUrleIeUdeIignitiondL]nL]age]|acabinedUgénérate!rrdesecoUrsoL]'p]US
Drobablement, le local des pompes d'urgence loas de la mlse en marche du système
d'urgence du slte

:rê9.
Date d aclualisation r I oclobre 2007
/ Â R iA N'31312
u nislôre chafgé d-' LcnvirLinnemcnt DPPR / SEI / B^RPl tu4PfL

LES SUITES DONNEÊS

afln de.mener les investigations sur les causes e'


Suite à ceL.rccident, llne commrsson indépe.rdante a été montée
conséqUencesde]'eXp|os]ondudepÔt:.'BUnce|leIdt\4ajor||lcdentInVestigatonBoard''(MIlB)'U,ndespolnls'cl.'s'eflesl
IacomprehensIonoUpncrromenequLsestprodUitetdescirconstâncesayanlconduilàdetelsettetsdesL]rpreSSIon
les pollutons
D'un point clc vue pus leclnquc, o flérentes opérâtions ont été rnenées sur le site afLn de liÛrter
secondaifes et de le rcndre accesslD e notaanmenl pour mener les invesugations nécessalres :

.LescaUXCl'extir]ct]ond|ncendieetêL|treseaUXpo|luéesquiontplrêtrecontenuessurlesiieonlétééVacuées
pendant tes trors semanes suJant laccicleni puls stockôes sur .lifférents
sltes Lcs 12000 nrr deâux
Les moins polluées (4 000 n1') sorrl
cl'extinctlon les plus polluécs out Ote uuitot par osmose inverse
eaux
stockées en êttenle de traitemenl adapté
. la rétention A' contenant le réservorr 912 esl
Le site a étô dôbLayè pour en facillter Iaccès En févricr 2006
présence vapeur inflammable est surveillée
accessible pour la Iremière Iois La de
pendant le mois d aoÛt afin de pouvoLr
. La parlle sud du depol qu a subi moins de clégâts a été remisc en élat
évacuer|eSstocKsoecarDllrânt,La3è...enlreprisebaséesur|esiteâréa|isé.enseptemble2006'1eS
sur les bacs La lln du démantèlement
àpéiuù,rt c" Oépotag. netest"i'et à lu po"t'it" des investigations
d;s installalions du site est prévue pour fln 2007
pour la première fois, une campagne nationalc d analyse
Le t,lioislère britannique en charge de L Environnemcnt a lancé,
dans les eaLrx souterarnes.liO ô"i"," 0".".rres ont étè sélectionnés- ll travaille aussi sur La réalisation
cjes
d'un flux de polluants dans les aquifères'
r.giJ'"r J" tooelisation pour prévoir l'évàlution
à un 'FOS

d'insiallations anglaises slmilaires âu_d-épôt


Les autorités britanniques ont diffusè, dès février 2006, aux exploitants. (sécurité des opérations lormaLroll
pétrolier de Buncefield une tlste d n",,on. i.*èolnt"a a mener concernant la sécurité
dUpersonrre|'tol)ustesSeo"..y".u,.....l"management,miseenp|aceeflectivedesbonnespratiqUeSconcernanl]es onl ensute été
précautions interventlon 0"a.""o,'. aclions à mener en cas d'acciden(s ) Des inspections
menées pour vérifler lo conlormite o"a "i
,rlurruilona et 1a mise en place effective des mesures de sécurité précorllsee"
ont été diffusées par'la suite
et un rapport danalyse a été éditô Daut'es recommanclatlons ":!"::til:]:.:""
(pipelines, prévention des débordements de reservors
fonctionneme t des équrpemenrs el ba(ières de sécurité
vannes réientions, eic. )

appodanl des éléments de retour d'cxpériencc sur 'el


Le lMllB, suLie à ses travaux, a publlô pLlseurs documenls
accident:

.3rapportsd.avancemcnlceL.enc]UêtesurlaccrcjcntdeBuncefie|d:Progressrepo|tBuncefrc|d'\21\év||e(
2006), Second progress report (11 avril 2006)' fhid progress repad 19 mai 2006)

.Deslecommandatonspoul|aconccp{ionet|.exploitationCledépôtspètro|iers'.Recom|ncnda|o])soùtht)
design and aperalrcn aF fucl sior;rge siles 29 mêrs 2007'

- Des recomrrandalrons polrf la préparation aux situations


durgence' pour les mesures d ursen:e-:'.1.:ras
preparedness /o/ respo,se lÔ and recavery trani
d,accident majcur : 'Recomr,entlalÀns an llte emeryency
majar incdents" 17 ju llet 2007

'l]ngUicjepour|3sécuriteclaprotcctiondel.enViromcmentpourlesdépôtspctrojers,j.,'sa'e]y.ilrld
(BSTG) ['nel tepon
ror iuet storage siles - Buncetield standards lask Graup
etvirattmenlal slandards
24 luillet 2007

.UnrapportsLiremecanLSmeC].cxp|oSi{)flclej'accidentdeBUncefieLd','t3uncefleldexploslo|]r'eci.]/)1s/'.
Advisary Graup Reparl" 16 aoÛt 2007

les dépôts françârs el tl autrês pays eurolrècrrs


Sù e à cet accrdenl, des rnspecIons ont aussi été rncnées dans

tlate d aclualisalon I ocLobrs 20Cr7


ùl nistère chêrgé de lenv ronnemeirt - DPPR / SEI / BARPI / lllfJEL AR;A N'31 312

LES ENSEIGNEMENTS TIRES

Bien que les rapports cj enqLtête et ci investlgat on ne soient pas encore tous publiés, de nonrbrelx ensergnements ont
déjà pu être tirés de cet accrdent.

prévision des
Tout d abord, la poss bilité de formation d'un nuage explosif très étendu ne doit pas être négligée dans la
phénomènes dangereux et les prècautions quant aux sources d infLammation possibles en dehors du site dorvent ètre
envisagées Ceta;st d'âutant plusjustifié qLle les prodLrlts mis en jeu sonl très inflammables. De plLrs, la conrpréhension
du phé;omène d'explosion ci'un nuage inflammable est à approfondir afin de mieux prévoif les effets de surpressions
engen0res.

Cet acciclent sou ève d tférents aspects organisatlonnels :

/ Contractuellement, les dépôts d'hydrocarbures ont une farble marge de manceuvre slr les quantités de
prociuits qu,ils reçoivent, ils pe!rvent diificilement refuser unc livralson, ils fonctionnent donc en fiux tendu et les
marges de sécurtté sont très faibles.

r'' Les instaLlations du depot cle BLtncefield et les infraskuctures connexes étalent anciennes Étaient_eles
suffi samment entretenues ?

r'LaqUaIficatjondesopérateUrsetleurconnaissancedesdange|sétaient-elIessUffisantes?

/ L'ianpllcation de plusieurs entités (exploitant de dépôt, transporleur par canalisations) a-t_elle Lrne inl uence sur
la gestion générale de la sécurité ?

Du poini de vue technique, de nombreux aspects doivent être suivis et améllorés sur les srtes tels que celui de
Buncel eid :

/ Sujvi/contrôle êleclrontque et alarmes associées alrx bacs et canallsations pour I'a erte en cas de
dysfonctionnement;

/ Détection des vapeurs inflammables à pfoximité immédlate des bacs et canalisations ;

/ Réactons Lors de la détection de conditions anormales, telles que la fermeture autonlatlqLle de vanfles
d approvislonnernent el des varlnes d arrrvée des pipelines ;

r'' VLgllance particullère lors des translerts de produits de type 'hiver" non stabillsés et fortement concentrÔs
en
butane (spôcifique à la Grande- Bretagne) ;

/ En quoi et lusqu ou les èlèments anôexes aux bacs évitent ou conkibuent à la formation d un nualle
de vapeur
inflammablc (ex:anneau de rigldlfication) ;

/ Le lreu et/ou les moyens de protection dcs inslallations de secours ;

/ L'rntégrité du coniLneùent et le bon dimensLonnement des rètenllons ;

/ Le bon fonctionnement ct la possibillté de réaliser des inspections pérrodiques (par les exploitar)ts el
les
autoritéscompétentes)aUnVeaL]de|'enregistrementcJUsLrVi.dl]ladétectonctdessystèmesdâ|arme'auss|
bien en prÔvcntrorl qu'en cas d aocid-'nt.

lart que peu oe


Les conséqlences humaines êuraient pu être dramatiques, mais Iheure et le iour de Iaccident ont
personnes se tro!vaient à proximlLô ou sur le site localisé dans une zone industrielle habituellement très frèquentée La
de l,urbânlsalion autouf cle sitcs à asques tels que les dépôts pétroliers est unc fots encorc rcposÔc
;uestlon

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Date d actua sêlron I odobre 2007

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