IAP - 2010 - Les Réseaux Anti Incendie Dans Les Dépôts Pétroliers
IAP - 2010 - Les Réseaux Anti Incendie Dans Les Dépôts Pétroliers
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ECOLE DE BOUMERDËS
UFR : Unité de Formation et de Recherche en HSE
'Séminaire
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Animateur: Mr FI.YAHIAOUI
E-rnail : hakirn,[email protected]
ANNËE 201Û
SOMMAIRE
CHAPITRE I: GENERALITES
2
3
4
6
I-LE PHENOMENE
II.LE PHENOM EN E
EAU DE REFROIDISSEMENT
A.
B.
C.
D.
rv-pRorEcrroN coNTRE LEs RTSQUES D'TNCENDTE DES BACS DE STOCKAGE......,....,....48
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE
EXEMPLES D'ACCIDENTS:
situation réunissant tous les facteurs pouvant causer des domrnages poterrtiel ou engendrer un
événement indésirable et compromettre la sécurité des personnes, la sûreté des installations,
l'enviTonnement >.
Définition:2
<<Cette notion définit une propriété intrinsèque à une substance (butane, chlore,...), à un système
technique (mrse sous pression d'un gaz,...), à une disposition (élévation d'une charge),.., à un
organisme (microbes), etc., de nature à entraîner un dommage sur un " élément vulnérable "
Isont ainsi rattachées à la notion de "danger" les notions d'inflammabilité ou d'explosivité, de
toxicrté, de caractère infectieux etc...] inhérentes à un produit et celle d'énergie disponible
(pneumatique ou potentielle) qui caractérisent le danger -.
2-DEFINITION DU RISOUL.
Le << Risque > est la possibilité de survenance d'un dommage résultant d'une exposition à un
danger, donc c'est la probabilité d'être dans une situation dangereuse.
<< Combinaison de Ia probabilité d'un événement et de ses conséquences > (ISO/CEI 73),
< possibilité de survenance d'un dommage résultant d'une exposition aux effets d'un phénomène
dangereux.
DanS le contexte propre aU risque technologique >, le riSque est, pour un accident donné, la
<<
1l
t^p B,qumerctel/ Les rés_qaux anrj incenclic dans les dépôts pétroliers ,.----!a iI4lY-anUSqI H!\ !f
[rne source de risque est généralement caractérisée:
- par la présence d'un ou plusieurs dangers potentiels, c'est à-dire une situation réunissant
tous les facteurs pouvant entraîner un accident potentiel ou engendrer un événement indésirable
et compromettre la sécurité des personnes, la sÛreté des installations, l'environnement :
. Produits dangereux: inflammables, explosifs, toxiques, polluants
. Réactions chimiques dangereuses: incompatibilité, coTTosion, emballement,
dégagement de P rod u its toxiques,
. Conditions opératoires: pression, ten.lpéralure, électricite, rayonnement
Exemple :1
L evène ent declencheur est caractertse
par sa Probabillte d aPParltion
Exemole:2
2l
4.LES DEPOTS PETROI-IERS:
L,aCtiVité du dépôt d,hydrocarbures consiSte à entrer, stoCker et délivrer
des produits pétrolierS
s,approvisionneTenstatlonserVicepoUrlesCarbUrantSouauprèsdesonfoUrnisseUrpoUrlefioul
de chauffage.
Les dépôts pétroliers se rencontrent dans la vie quotidienne à
plusieurs niveaux :
Cesdépôtssontdetai||esdifférentesettous|esdépôtsnestockentpasforcémenttous|eS
produits. Ces dépôts sont répartis selon les besoins régionaux
.Lesraffineriespétrotièresnesontpasnombreusesdoncamener|eSproduitspétro|iers
directementdeIaraffinerieauConsommateurseraittropcomp|iqué.
destines a
Les produits transitent donc par des lieux de stockage intermédiaires,
approvisionner chacun une région: ce sont les dépôts pétroliers'
par des moyens de
. Les produits petroliers sont acheminés des raffineries aux dépôts
transport dits massifs: oléoducs, trairrs de wagons-cite rnes' bateaux'
FOSTÉ O:
CI]ARG:N=Ni
3l
IAP BoUllqlqsllLell$geux anti iq!C!!je!4!Le:ç!iÉ!s p!!IS!Le!s
---- Pa : Mr Y4braq'qi-11d-f lm
5-PRII,.ICIPAUX RISQUES:
Les Droduits pétroliers sont cles produits dangereux. Les risques qui leur sont associés sont:
. Incendie et explosion : Un dépôt pétrolier peut être à l'origine d'accidents à cause de la
présence de liquides inflammables dont la combustion ou l'explosion peut par exemple
être initiée par les installations électriques. Les accidents les plus importants sont le feu
de cuvette et Ie BoILOVER.
. Le feu de cuvette est consécutif à la rupture d'un bac ou d'une canalisation de transfert;
les liquicles inflammables occupent alors la totalité de la cuvette de rétention et le risque
d,inflammation devient important. L'énergie thermique libérée est très importante.
" Le BOILOVER est un accident plus rare mais beaucoup plus grave. De l'eau peut être
présente au fond d'une cuve de produit pétrolier lourd. si la cuve est prise dans un
incendie, au bout cle quelques heures I',eau bout et entraîne les hydrocarbures, par une
poussée des vapeurs, au-dessus du bac. La totalité s'enflamme alors et provoque une
boule de feu.
. pollutions des eaux et des sols: en cas de déversement d'hydrocarbures, par l'absence
d,étanchéité des cuvettes de rétention, le défaut de résistance à l'effet de vague ou
I'instabilité au feu des murets ou meTlons.
. Emission de cov: Les opérations de chargement et de déchargement sont à l'origine du
rejet de vapeurs d'hydrocarbures. Il s'agit de COV (composés organiques volatils) qui
Sont en eux-mêmes des gaz dangereux pour la santé et qui sont de plus des précurseurs
de l'ozone.
La sécurité des dépôts et de la chaîne de distribution est donc une priorité absolue. Les
réglementations de sécurité sont très sévères. Comme les raffineries, les dépôts pétroliers sont
donc contrôlés très ré9ulièrement par l'administration.
Un dépôt comprend de nombreux dispositifs de sécurité, en particulier au niveau de cnaque
rése rvo iT:
. Des soupapes de sécurité et, pour les réservoirs contenant des produits volatils, des
écrans flottants qui limitent la dispersion des vapeurs d'hydrocarbures;
Des alarmes et des détecteurs d'hydrocarbures dans les cuvettes de rétention pour
. y
Le respecl de l,environnement est également assuré. chaque dépôt comporte les disPositrrs
SLIIVA NtS :
Unc unité de récupération c1e vapeurs émises aux posles de chargement deS camions pour ld
Drotection de l'alr;
4l
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers _Pa : Mr Yahiaoui Hakim
- Des bassins de confinement pour récupérer les eaux de surface et des séparateurs-décanteurs
pou r les dépo llu er;
- Des cuvettes de rétention autour des réservoirs et des canalisations étanches et faciles à
inspecter, pour la protection des sols;
- Une collecte des déchets (chiffons huileux, boues de fonds de cuves).
Enfin, la sécurité de la distribution n'est pas oubliée. Les chauffeurs des camions de livraison
doivent posséder un permis spécial pour Ie transport des hydrocarbures. Les camions et le
maté rie I sont régulièrement inspectés.
51,
l4!_8A q rlgdsv!.el rsfelql ê!l!!!_e!_d!e dQltj dépôts pétroliers Pa : Mr Ydhiaouj Hakim
. La base de données FACT du T,N.O qui regroupe les données de plus de 20.000 accidents
relatés par des sources divers. Dans ce cadre, 24 cas ont été retenus car correspondants au
critère "accidents at oil refineries and storage tanks>10.000mr" et reférencés TNO97l. Ils
couvTent une période allant de 1952 à 1994.
La base de données MHIDAS du HSE. Elle a été interrogée avec la clef "hydrocarbon(s) and
storage or liquid(s) or tank(s) " au travers du serveur de l'agence spatiale européenne. Cette
base de données comporte un certain nombre d'accidents choisis par des in9énieurs à partir
de données ou blio u es.
La base de données ARIA du B.A.R.P.I. Cette base de données a été crée en 1993 et
centralise Ies informations relatives aux accidents, pollutions graves et incidents significatifs
survenus dans les installations susceptibles de porter atteinte à l'environnement, à la sécurité
ou santé du publique. Elle comporte plus de 10.000 évènements répertoriés.
Les inFormations issues de ces trois bases de données publiques généralistes ont été complétées
par l'interrogation de la base de données VICTOR du groupe TotalFinaElf, base de données privee,
dédiée aux métiers du groupe. Par le biais d'une restriction aux hydrocarbures liquides, 278 cas
ont été extrâits de cette base VIC97l.
Débordement
Boil over
1%
Toit qui coule 20% Autres
Fuite
f-ôèpot
]tArtt"t
R"tfin"'i"
]o
-7
'l
Dépôt
6l
tAP -g,o!]!]!rde! LC:léseaux anti in ce nd ie-d,a-tE-le5 dé!iit!-Sé! ---_- Pa . Mr Y:Èiliêoui Hakim
l_a base de données VTCTOR recense les accidents SuTVenus, à travers le monde, dans les
inclLlstries exerçant le môme nrétier que le groupe TotalFinaEIf. Elle comporte plusietlrs sous
bases, dont unc concerne les stockages d'hydrocarbures liquides, Celle dernière contenait, en
avril 1997, 396 enregistrements d'accidents dont 278 cas étaient relatifs aux stockages
d'hydrocarbures liq u id es.
Cas qénéral
près cle 86 qo des accidents affectant des réservoirs d'hydrocarbures liquides, soit 239 accidents
sur 278, ont donné lieu à un incendie, une Fuite ou une explosion. La répartition entre ces
phénomènes, présentée sur la figure suivante, est sensiblement identique à celle déjà constatée à
partir des autres sou rces.
- Principauxphénomènes:
uFurre i
lE ExPlosion I
510/o lalrygntq l
lncendie
un accident, même s'il se généralise parfois à tout un parc de stockage, a en général pour origine
un équ ipement précis.
Au-delà du type d'événernents et d'équipements généralement mis en cause, la figurc su iva nte
présente la re pa rtitio n quant aux circonstances, et aux opérations en cours au moment de
l'accident.
tl
r^p uoumercl-g{L s réseaux anti ilcendiglaui fe:!!!!$ p! Liej!-- ji-iMJ-Yù1!a1]r ilq(!!l
cette figure fait apparaître qu'une majorité des accidents recensés surviennent lors du
fonctionnement "normal".
En conclusion, l'étude statistique des résultats de la base de données VICTOR confirme ceux
préalablement obtenus à partir d'autres sources. Elle permet aussi de souligner le fait que
l,équipement en cause est principalement le réservoir et dans une moindre mesure ses
équipements associés. Peu d'événements mettent directement en cauSe des vannes Situées en
pied de réservoir. Lorsque cela est le cas les causes sont soit une erreur opératoire soit un défaut
d'éta nch é ité de l'équiPement.
8l
!A! gS@!s pétroliers __,_P,a : Mr YahiaouiHaklrn
Causes exteTnes
Déf alllance malérielle
24% tr Causes externes
fl Défaillances/Erreur h u maine
Ll Défaillance matérielle
34% 21%
Défa!t maitrise procédé Défaillances/Erreur humalne L
lncendie exploitation
Incendie bac a toit floltant
7% Explosion
9%
| E" """"0'" "",u"irit" ]
I Explosion
L l Fuile liq!ride
LlAutres
26o/o L [,] Inaendie bac â toit fixe
lncendie bac à toit llxe
8% 26%
Fuite liquide
Autres
L'épanclage de liquide inflammable après une fuite sur une canalisation peut donner lieu à :
" L,éclatenrent d,un bac vicle, m.rl dégazé ou plus généralement, l'explosion d'un bac dans
lequel une atmosphère explosiblc a pu se former,
. La pollution accidentelle de l'environnement dLl site,
el'
IAP Bounrerdes/ Les réseaux antijncendic dans les dépôts pétro ier5 p.t : Mr yahtnoli lla(rnt
b-L'incendie de sunoco :
Le 19 juillet 1,996, à 4 h 36 min (GIYT), Ia foudre à heurté le toit d'un réservoir d'essence, de
42,67 m de diamètre, touchant ainsi le contenu du bac de Sunoco, de la raffinerie de Sarnia USA,
caLrsant une explosion qui a fait souffler une partie du toit flottant et mettre le feu au contenu.
10 l,
]l\P.-BSqMdCV Lg-s-llLeellaftti incendle dans lc! d-ep,ô,1_:p!!!!!ls pa : Mr yàhiaoLr tjakinl
11 |
iAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie-d,ans les dépôts tlétroliers P.r : Mr Yafiaoui llakr|ll
!à
.
-Les effets de surpression directs (éclatement des poumons ou des tympans, p rojectio n
-Effet missile:
12 l
IAP Boumerdes/ !qsle sl4q|tlllllelLdle daElS! dépllspéllaltqs Pa : Mr Y,rhL.oLri llakim
l'accid en t
- Effets sur les personnes, et sur le matériel, projections d'éclats, missiles'
Les conséquences de l'UVCE dépendent de:
- La mâsse de gaz combustible concerrlé, c'est à dire du volume du nuage.
13 1 .'
14? qsllngrdlt !r!ér!è!rtn!l ilceltdlc d d!r,l!i d!-p é!]'qllel5 f è .M| Iàhlèollrlldl,.im
su rpression.
- La déflagration, combustion où le Front de tlamme parcourt la masse de gaz avec une
célérité subsonique, si la flamme rencontre des obstacles répétés, la combustion accélère,
d,où une augmentation de la vitesse du front de flamme et 9énération d'une onde de choc;
pour des vitesses de front de flamme comprises entre 12 et 120 m/s, on parle de déflagration
lente avec faible effet de souffle; pour des vitesse supérieures à 120 m/s mais touJours
subsoniques, on parle de déflagration rapide avec effet de souffle.
Le vocabulaire distinguc, selon les efrets produits, l'uvcE du Flash fire ou Feu de nuage De
manière générale, le terme uvcË s'applique lorsque des effets de pression sont observés, alors
qUe le terme FlaSh fire est réservé aux situations oU la combustion du nuaqe ne Produit pas
d,effets dc pression. cependant il s'agit dans Ies deux cas du nrême phénontène physique, à
savoir lê conrbustion d'un mélange inflammable
14 1,
IAP Boun ^rdn\/lÊ. ,, iJ rnt|-r(p-diÈcidn,lcsdôpolqpêrroliêr5 p,r.Mr ydni,ro.rl Hdt, n
4-CIhIETIOUE DU PHENOMENE:
Lors d'une déflagration, plusieu règimes de combustion des gaz sont susceptibles d'être
rs
observés successivement au cou rs du temps. Le mécanisme, schématisé ci-dessous, est instable
et il conduit, dans certains cas, à une accélération continuelle des flammes tant qu'it esr
entretenu.
-i1..
Dès lors, il est aussi clair que plus la flamme parcourt une distance importante dans une zone
encombrée d'obstacles, plus cette accélération peut se développer, toutes autres choses é9ales
par arlleurs. Pour cette rarson, la distance sur laquelle les flammes se propagent, ou la taille du
nuage, est un paramètre important.
De plus, sr des vitc5scs de déflagratron importantes sont atterntes, ces ondes dc pressron, vorre
des ondes de choc sonL engendrees en avant du front de flamme. Fn consequence, Ies gaz frais
sont préchauffés par ces ondes avant d'être brûlés, ce qui contribue encore à l'auto accélération
des déflagrations tu rbu lentes
Dans certains cas, il a ete observé que Ia déflagration a vu la vitesse du front de flamme
augmenter jusqu'à devenir une détonation.
1s I
lAP qo-ltrnqtdrt lc:jqlCllll Qltliince nd e dU-:lS:!_epôtspçtlrqljls Pa : IVr Yahiaout Hakim
iractions lourCes
cc j,la n:
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cu 3n € mulsicn
i6 |
lÂB gs !,tr,q! q!1-LeUq5 e arq !![]!!c!!€ d! Lé1rs]lqr--,.. j3:l\/l l!!!!s!L H!t1
L,INERIS clonne une autre définition s'intéressant notamment aux conséquences du plienomene.
<Un BOILOVER est un phénomène de n.roussage brutal impliquant des réservoirs atmosphériques
et résultant de Ia transformation en vapeur, d'eau liquide (fond d'eau, eau libre, émulsion)
contenue dans un réservoir en feu.
Ce phénomène est à l'origine de violentes projections de combustible, du bouillonnement du
contenu du bac, de l'extension des flammes et de la formation d'une boule de feu'
c) Feu du bac et de la cuvette de rétention cumulant les deux effets mentionnés ci-dessus.
17 1
tôLBo,umerdIt Lc:!Ie!!Ia nt i incendie dans les dépôts pétroliers -_ Pa : Mr Yahiaoui Hakim
2- CINETIOUE DU PI-IENOMENE:
La cinétique de l'accident est la suivante:
Onde de chëleur
d^
EË U
Des BOIL OVER ont été observés lors de cinq accidents graves:
. Yokkaichi (Japon), le 15 octobre 1955;
. Tacoa (Venezuela), le 19 décembre 1982;
. lYilford Haven (GrandeBretagne), le 30 août 1983;
. Thessalonique (Grèce), le 24 février 1986;
. Port Edouard-Herriot (France), le 2 juin 1987.
3- PRESENCE D'EAU:
La présence d,eau dans un bac en feu peut être liée notamment aux causes sulvantes :
18 I ,
IAp g.o!t!t qrd e!/ !!l Iése-aqx nnti inceldie dirns lcs dépôls pélpllSf! .. Pa : Mf-Y,dhiaoui Hakinl
Il est à noter que, même si le phénonrène en lui même est très rapide (quelques secondes),
plusieurs heures sont nécessaires pour générer I'onde de chaleur et l'amener au contact de I'eau,
pour enfin provoquer le Boilover.
Ce délai peut être utilisé pour évacuer les populations environnantes.
re i
III-FEU DE TVAPPE
O riq ines
La nappe de liquide intlammable résulte fréquemment d'une fuite, plus ou nroins
importante. Il est à noter qLle lc point chaud en lui- même, s'il est maintenu suffisamment
longtemps, peut initier l'inccndie d'un liquide dont la température est inférieure au point éclair: le
point chaud en lui même pcut porter localement le liquide à une température supérreure a soq
point eclair, demarrer I'incendie qui se généralisc ensuite à toute la nappe.
20 1
llll-BggllqlqlLes réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers ___Pa i Mr Ya hiQllltialllfu
RTE Skikda - octobre 2004 : Ft'ttx (lc cuvcttc, suitc à l'effoncirolncnt dLl B:c S106
On notc 1ê ta illc tltt llat 105 par r. pport à l'cnvcrgurc dcs flanrtrcs
Les causes identifiées dans les accidents connus sont fréquemment liées:
, A la malveillance;
, A l'épandage accidentel de combustible suTVenu de manière récurrente suite à une fuite
sur dcs équipements de transferts (pompe, raccord de ligne de vidange, vanne, canalisation,
regard de pu rg e;
21 l,
Mr Yahl.roui llèkinr
4-CINETIOUE DU PH ENOMENE:
Lacomt]USt|onoesprodUitSliquides(parex.Ieshydrocarbures)intéresselesvapeurs
émises par le produit réchauffé et non le liquide lui-même De manière
schématique' le
combustib|eémetuneCertainequantitédevapeursàunetempératuredonnée,Cetteémissionde
la nappe. Au fur et
vapeurs condult à la formation d'une zone riche en combustible au dessus de
à mesure de son élévation, le combustible entraÎne de I'air froid extérieur'
et en présence
Lorsque le mélange air-combustible se trouve dans le domaine d'inflammabilité
évacués Vers Ie haUt tout
d,une source d,inf|ammatlon, iI s'enf|amme. Les gaz brûlés Sont enSUite
90vo) depuis la base
en continuant à entraîner l'air ambiant. L'essentiel de I'air entraîné (environ
deIaf|ammejusqu.àsonsommetdiIueIesproduitSdetacombustiontoUtenleSrefroidissant.
L,inflammation du mélange gazeux composé des vapeurs de combustibles
et de l'air est fonction
possède ainsi un
de la concentration de vapeurs de combustibles dans l'air. Chaque produit
domaine d'inflammabilité spécifique :
22 1' ,-
lAp Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers _ Pa : Mr Yahiaoul 1lêkim
1-DESCRIPTION DU PHENOMENE:
Le phénomène de pressurisation d'un bac à toit fixe pris dans un incendie peut potentiellement
concerner tous les liquides inflammables.
Le cas examiné est celui d'un feu de cuvette chauffant un hydrocarbure pour le porter au-delà de
la température basse de sa plage de distillation. Dans ce cas en effet, la pression absolue dépasse
la pression atmosphérique et un bac à toit fixe se pressurise.
---'---t I
Inflanlnretiotl
rBns F|essurisation n1âjcure
it,3nt dçn'rnri1!Ë structuiel 3u l)acJ
y: \l
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A',rpture dë lr.r c
1ËnrpéfilRrre brrre de drsiilliltlon r"dttlcÉlor dÊ l)3c"1
{er: 150\: poirr qû.zclel
+
llènèririiùn de vêFeuf
23 I ',
tAP Boumerdes/--Lgs éseaux anti incendie d pots pet.olrers _ _- Pi . Mrfahiaoui llak m
)tr 1
IAP Boumerdetles reseaux anti inc -.!.dgpol!!é]Ia!q! pa : Mr yafr aoui H.rl(im
I-DEFIT,{ITIOT\NS:
Le réseau incendie est l'ensemble des installatrons hydr aulique), f ixes, qul pe rmette nt d'alimenter
les différentes installations en eau êl ên m^l<çê ên
!,, .léh,r
ULU'r ct en pression, les moyens
d'a pplica tio n.
2s l
iA! ES!,meIdSjllCLrétCr_q A!11 gtlilc dans es d ép_ô llplll lqlels _ Pa . MlYahla.ClL b qlrr!
- Par conception,
? Par protection méca n ique,
A titre d'exemple, les mesures suivantes seules ou associées peuvent garantir le niveau de
fiabilité du réseau in cend ie:
- Essais pé riod iq u es,
L'objectif habituel d'un système de protection est de pouvoir empêcher un événement mineur de
se développer en événement majeur pour l'installation et son environnement.
L'eau peut être utilisée pour proté9er l'accès du personnel en charge de fermer l'arrivée de
combustible, permettant ainsi la suppression du feu.
Le réseau incendie est conçu de façon à protéger les emplacements sensibles d'un site.
t.a détermination de ces emplacements et des besoins constitue un des aspects essentiels du
des io n du réseau incendie.
26 I
IAP uoulnerdes/ Lq!-.É!ctnq !!l!!!! e dans le5 dépôtslétroliers P-a : Mr Yahiaoui Hnkrm
tp< .ara.tôrisf iflrres des éléments d'Lre i0slallation trxc sont résumées dans le tableèu c -apres.
lir,l J.:rii J .r,t,-i i nlln I i-:r,ir r.:.lrir li:i-,t]llr ..a. 'rt' .li .rl ',-'
.- 1, :: l'i-.itt l.r '. .c *, ,1-' l.r:':'
!,'.r.lrl. .!u
21 I
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consommateurs.
Le réseau incendie est représenté selon un PID dit géographique, c'est à d
ire tracé sur le plan
d'implantation de l'instaliataon.
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stockage J i ( Stockase,J
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ll\LB.!U!!I!E:l Les réseaqlAqti incendie dans les dépôls pétroliers - Pa : Mr Yahlaour llèkim
---
b. Rèqles de desiq n;
. Réseau maillé autour de chaque unité et des cuvettes de rétention, permettant la
, Diamètre nrinimum 8", avec un diamètre moyen de I?" à 76" ct dimensionné pour
le débit maximal Q requis (max)
.. Vannes d'isolement
Les vannes d'isolement permettent d'isoler manuellement une branche du réseau maillé,
suite à une ruDture ou une maintenance effectuée sur Ie tronçon.
, Pression nominale du réseau à 10 bar, avec une pression minimale de 4 bar pour
un réseau déluge et 7 bar pour un lance monitors, au Point le plus éloigne de la
pomperie ( ve rtica le ment et ho rizonta leme nt).
2e I
lAllo-Lfmcfdes/ Les rÉsonux inlillccndie dans le5 déPôts pé-Uolicrs Pa : Mr Y?hiaoui Hakirn
requrse en tous polnts dtt réseau. On trouvc les com b ina iso n s su iva n tcs:
2 x 100%
2 x (2 x 50'70)
- 3 x 50 7c' (combinaison la plus frèquente)
Le nombre de pompes installées est au moins é9al au nombre de pompes nécessaires +
1, pour couvrir le cas où une pompe serait indisponible (maintenance).
Les pompes sont localisées de part et d'autre de l'installation.
Elles doivent être entraînées par des sources d'énergie indépendantes l'une de I'autre,
oar exemple électricité et moteur diesel.
La pomperie incendie doit être protégée des risques feu et explosion (mur coupe feu et anti
cxplosion, distàncc minimale au risque selon les él'udes de da ng ers ).
La courbe caractéristique des pompes (débit / pression) doit répondre aux critères
énoncés dans le NFPA 20:
Pression maximale à débit nul - 14Oa/o pression nominale
Pression minimale à 15Oo/o du débit nominal = 650/o pression nominale'
Une ligne de test scra prévue avec débitmètre, afin de tester périodiquement le fonctionnement
individuel des pompes, selon la courbe NFPA 20.
I l-l'r
lil::rt:-r;f illtl t
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E:Ë{[r?i1'jlrii[,: p:nfl t5!ilj lË
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30 I
tAp Bo! mejdqlLlllIeà qx -a!ti inccndle dlns lcs d épôtsgé1ç]te-t!_- .-...-Pa : Mr Yahlaoul llakim
pompe s'arrête, il faut installer un clapet de décharge qui permet d'assurer le fonctionnement de
la pompe en continu. Ce clapet est à prendre en compte lors de la spécification de la pomperie,
car il induit des pertes de charges non négligeables.
C. SYSTEME DELUGE:
a. Choix d'un svstème déluqe:
Une unité de process type est protégée par un ensemble de systèmes déluqe fixes, de lance
monitors, de poteaux incendie (des tuyaux incendie pouvant être foLtrnis en secours à proximité
des Dotea ux ).
certains équipements ne nécessitent pas d'être protégés par des systèmes déluge:
- Capacités pouvant être dépressurisées à distance ou ayant un systeme déplaçant leur
conlcrrJ Ln /onc sJn5 tisque.
Structures, tuyautertes ou capacités protégées par de la protection passive.
un système déluge est utilisé face à des risques élevés, demandant une application
d'eau immédiate. C'est pourquoi la plus part des systèmes déluge sorrt de plus en plus associés
31 l
pétrolle rs - Pi ilv!I Yahi?Qui Haklm
tA! llqL{ncrd{] s/ L!!r.e!.' rl! ullLlllc! d1q!als-!qdlE)l!- .
- ------
or'entés de manière
Lorsque l'installatton d'Un système déluge s'avère impossible, deS monilors
fixe et clédré à l'équipement à protéger, sont utilisés'
b. Le réseau déluqe:
toutes les
Le réseau fixe cle déluge est dimensionné pour permettre le fonctionnement de
buses cians les 3O secondes après l'oLlverture cle la vanne déluge'
-Lcsdispositifsdeprotectionpardélugesontdéc|enchésmanuelIementàpartird,Un
tableaudecommandedéportéoulocaIement,oudefaçonautomatiqUepardesdétecteurs
pneu matiques ou é lectriq u es.
quelle que soit
Le d{mensronnement du réseau incendie permet d'éqLlilibrer le réseau
l'élévation des couronnes (ou antennes) de dèlugc'
Un syslèmo déluge est de préférence alimenté par 2 points (soit 2 vannes déluqe
automatlques,soltunevanneautomatiqueetunevannemanuelle'soitpourlesplus
ancienSSystèmes,pardeuxvannesmanuelles),chacundespointsétanta|imentépardes
collecleurs (ma illes) séPa rés.
vanne'
L'alimentation du réseau déluge est alors entièrement possible par l'une ou l'autre
c. Les vannes déluqe:
par
La vanne déluge est une vanne spéciale à ouverture <<Rapide>' alimentee
la
pour garder la
pression du réseau incendie. Aujourd'hui, aucun moyen extérieur n'a à être utilisé
vanne fermée, seule Ia pression de l'eau incendie remplit ce rôle
de fonctionnement'
La vanne doit être à passage direct pour évitef toute obstruction en couTs
L'activation de la vanne déluge peut être :
- pneumatique (réseau sprinkler sec, bouchons fusibles' )
'et/ouelectrlque(éIectroVanneactionnéeparboutonpoussoir,détectiongaZ,détection
feu)
- et / ou manue lle.
(hors des cuveltes entre
Les vannes déluge doivent être situées hors de la zone protégée
aUtres),erauncmplacementouiIestpossib|ed,intervenir|rlanUeIlementSUr|esVannesenCaS
mètres de la zone protegee
d,incendie. La vanne déluge doit être installée à un minimum de 15
or: cierrière un mur couPe leu.
Le réarnretnent d'une vanne est touj ou rs effectué localement et manuellement'
32
lAP,_Ba ! !fg! d es/ te5 résealrx àn .d-épô-ts uétroll Pa : Mr Yahiaour f.lakinr
d. Buses de déluqe:
L'installation déluge est une installation dont les buses (ou pulvérisateurs ou nez) sont de type
ouvert (sans fu sib{es ).
la totalité de Ia zone alimentée par la vanne déluge déclenchée est arrosée simultanén.lent.
Les buses sont installées de façon à ne pas être sur la génératrice inférleure de la ligne, afin
d'éviter la corrosion et l'accumulation de dépôt au niveau de la buse.
pour des raisons à Ia fois de d jme nsion nement, d'a pp rovision nement, et de maintenance, on
homogénéise autant que possible, les types de buses sur une installation
Le type le plus souvent utilisé est Ie pulvérisateur à moyenne vitesse, avec 3 types de jet
possitlle:
- Pulvérisateurs écran, destiné au rideau d'eau.
, pulvérisateurs à jet demi-sphérique, permettant la protection générale des locaux ou
.'i .J:l-i
-- -a.
r-' ..,r
l\ti il
/1. ,i i\
i..ù j,1
i--l
(ê:st
tes pulvérisateurs sont de type imbouchables, avec la piècc de dlffusion placée à l'extérieur de la
busc, et à unc distance telle que le passage libre est supérieur au diamètre du jet.
33 |
l4l.tla! !USId!!LL-$ Ifle-a ux anti incen-dic dans les dépôts pétroli.çJ!- Pa : Mrlahi.oul llaLlqr
-
- Le diamètre de la buse (jet)
- La distance à la cible
- Les conditions atmosphériques (vent)
- Lc matériau sou h a ité.
e. Les filtres:
Les filtres doivent être capables de séparer les particules solides pouvant obturer les buses
(de l'ordre de 3 mm), ou même endommager la vanne déluge.
ces filtres sont placés en amont de la vanne déluge.
Certains industriels utilisent un filtre dit < plège à cailloux ", placé après la vanne déluge type
papillon, et dont l'elficacité es[ plus ou moins prouvée
34 |
oteaux incendie
Un hydrant ou Poteau incendie:
2,'1/2 (DN
- ESt souVent en 6',, avec Une seule Vanne d,isoIement, et avec 4 Sorties en
65)ouuneSortiede4,,(DN100)+deUXSorties2',I/2(DN65),avecdesbouchons
enchaînés' Des tuyaux incendie peuvent y être connectés'
- Peut être mécano-soudé, préfabriqué avec des éléments de tuyauterie
. Doit être facilement accessible depuis la route, à 15 m au moins des équipements
protégés et à l'abri de tout dommage possible par les véhicules'
aË,r_::
i-:;r.1,
..1È
35 I '
IAP Boumerdes/ Le5 réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers j? .]\4I f! frla ollf ll nltlll
- jet plein pour bénéficier d'une grande portée et d'un effet de choc
- jet cliffusé en cône ou en nappe pour refroidir, ventiler et couvriT une grande surface
Les lances monitors mixle ne sont considérées comme les moyens essentiels pour la lutte des
grands feux de bacs. Néanmoins, ils peuvent être considérés comme des équipements de
première intervention et complémentaire en cas des grands feux
36 I
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendi.e dans les dépôts pétrgllets Pa : I\,1r y.hiâoui Hal(inr
Ces lances mon ito rs doivent avoir débit allant de 7500 I/min à 15000 l/min ces derniers peuvent
être utilisés sur les feux d'alcool avec mousse du type résistante aux alcools. Cet équ ipemen t
Les canons à mousse ou lances monitors mixte eau/mousse sont des moyens puissanis de lutte
contre l'incendie, d'une très grande mobilité,
Avantage:
- Fn tant qu'engin mobile, il peut être quand il faut et là où il faut.
- Il porte loin la mousse et permet dans un feu de cuvette d'éloigner le feu des réservoirs,
Inconvénients:
- Il demande une mise en Dlace et du Dersonnel.
e- AUTRE EOUIPEMENT:
- Véhicule d'intervention:
Ce sont des véhicules qui possèdent un stock d'émulseur, ainsi que leur propre tuyau incendie.
- Les canons :
Se sont des canons qu'on branche d irecte me n t avec les hydrants, ils sont mobiles leur
intérêt de les placer la ou il est nécessa ire,
31 | ,
IAP Boumerdes/ Les réseall_anti inccndie dans les dépôts pétroliers-_. Mr Yahir ou r llakint
- Pomperie mobile :
C'est une pompe actionnée par un moteur diesel stationnarre, l'ensemble est mobile d'où
l'avantage de la déplacer à l'endroit di sinistre.
38 |
IAP Boumerdes/_lC:jéseaux anti incendic dans les dépôts pétroliç!9_-_---.-_ _. _ _ Pa : Mr Ya[iaoui Hakim
1. FORMATION DE LA MOUSSE:
La mousse est un assemblage de bulle constituée par une atmosphère d'air emprisonnée dans
une paroi mince de solution moussante.
Cette solution ou prémélange est composé d'eau et d'un pourcentage d'émulseur compris entre
et 6010.
La mousse est produite par un mélange d'eau, d'émulseur et d'air. La mise en ceuvre comprend
deu x étapes :
La mousse est caractérisé par son foisonnement, c'est-à-dire le rapport entre le volume de
mousse obtenu et Ie volume de solution moussante (eau + émulseur).
Il existe 3 types de foisonnement, selon que l'on introduit plus ou moins d'air:
- Haut foisonnement : 200 à 1000
., I\4oyen foisonnement : 20 à 200
- Bas loisonnement:2 à 20.
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[ =. ç:
-\-ï:l"--,-| :P'- -' -'/)}}]
I rr,ru::r rr=;.1= -'..," '" "l
Mousse praduite pat aspiration d'air type venturi foisonnement jusqu'à 200
lq I
IAP Bou nrerdql lllllelgè qMrl|]]rrC!! le!d!-pa!! p!!!Sllel:- Pir :Mr Yahiaouillakim
'.'rriT E F
Mousse produite avec injectian d'air par ventilateur foisonncnent jusqu'à 1A00
- pour les feux de réservoirs de refroidir les tôles externes par de l'eau appliquee en
2. DOMAINE D'APPLICATION :
Moyen foisonnement : La mousse peut être projetée à r,rne dizaine de mètres Elle est
plus sensible aux conditions météorologiques que la mousse à bas foisonnement et sa
résistance à la ré-inflammation est aussi inférieure. Le moyen toisonnement est employé
quand des quantités importantes de mousse sont nécessaires pour des moyens en eau
limités. Le moyen foisonnement est également adapté à la rétention des fuites ou
épandages de gaz liquéfiés ou de Produits toxiques. (NFPA 11A)'
- Bas foisonnement : La mousse, produite par des lances ou des canons, permet de
projcter la moussc à longue distance. cette mousse est stable, peu sensible aux conditions
atmosphériques (pluic, vent, ..), et assure une couverLUTe résistante. Elle est [rès adaptée
pour lutter contre les grands feux de l'industrie pétrolière (NFPA 11)
40 l
IAP Boumerdes/_les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim
41 |
l4l? Boumerdes/ les rés Pa : Mr Yahiaoui Hakim
S,i h ilnix:i
l li t:, ir: ri: l';!- .i; .: li i.i ,1 i ir.- i fl,: I ir ni! ., 't1rl:.irl
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ilr" :i,1-'n.
.r 4if'1! I :r- i l- .r! irl. .rirr,.i.,itL :.r--,r- ,..r1: J iirr l!.r:tl!l'.
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Ira,rlirIj':!lirtjI r!
lËir-i i: :ii:1r Jrlr L: L--'i i'ai t::ilrl Ir1.: ri' l:ût l.1 ;l{rtill}a'
i Lri l'ir | :r- i |----l--rri irir-.ji.l,lh',: liiai!..r:.ll rj,:11 irlnn:. iL llil t(rntl.arlt
r,:Jt.Lot.: :!\ ii l1ii j1n ! :ir(r:'. ila J urr plnrfr'
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l\r-rt ,:li ( iii'J a"-' -itl..i lr' i. I .r tliù
l!.:, 'j i l :: ! jt! :i- :r. rl.r',lr:.r ;1.:ûr d li ll.:.1.:. .rr',|. Ir. ; :|:.L
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4)l
l4zuo!!Uqd!f11e!éI!!!L4!! it ccndicdansle5dépôtspétfoliell__.__ __ PA-:.MrYahiaoui llaklm
b. Générateurs:
" Générateurs bas foisonnement (2-2O)
Ces générateurs ont un foisonnement le plus souvent contpris entre 6 à B.
lls peuvent soit utiliser un prémélange, soit avoir une injection d'émulseur au niveau du nez.
-Le taux d'application doit êirc conforme à ceux indiqués dans le NFPA 11 (pour les bacs et
cuvette).
Il pourra être pris, par défaut, à 6.5 l/min/m2 de solution moussante (bas foisonnement) si rien
n'est ind iq ué.
-La concentration est de 3 o/o poLrr des feux hydrocarbure classique, avec une mousse de type
fluoroprotéinique, ou fluoroprotéinique filmogène.
On trouve :
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â'
i;-r
sÈ.
{-iit
"#.&
li
- Des buses (avec prémélange uniquement, peuvent fonctionner avec de l'eau seule)
I ..c, hlqê< f qvclème olvôr l l Sont alimentées également par le prémélange. La surlace coùvertc
..':$
43 l
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déogts pételMs ---- Pa : Mr Y!hiaoui Hakirn
Dans le cas d'application pour Ia protection des réservoirs, ces générateurs sont suivis d'une
chambre à mousse, interdisant i'entrée des gaz dans Ia tuyauterie, ainsi que d'un déversoir
favorisant l'application de la mousse le long de la pa ror .
La mousse est formée par projection du prémélange sur une grille de diffusion, le mélange avec
l'air est fait par induction d'air.
Ils sont alimentés par le prémélange, via une installation fixe ou semi-fixe.
Les canons à mousse fonctionnent aussi en moyen foisonnement.
- Des buses à moyen foisonnement peuvent être installées sous toiture.
Le taux d'application doit être déterminé, ainsi que la durée par des tests.
Le taux souvent retenu lors d'un pré-d ime nsion nement est basé sur le taux des générateurs à
haut foisonnement selon le NFPA 11A soit un taux permettant de couvrir le danger, avec une
épaisseur de 0.6m en 2 minutes.
Une quantité de mousse suffrsante doit être déchargée à un taux permettant de couvrir le
4s I ' ,
l4!_qS!r!gd!jl1!llÉ! incendie dans les dépôts pétroliers p-4 :Mr yahraoqlliaLlll
c. Stockaqe de l'émulseur:
Les érnulseurs sont des produits stables pouvant être conservés jusqu'à 10 ans, dans des
conditions normales de stockage (température ambiante, à l'abri de la lumière, emballage fermé).
La plupart des matières plastiques conviennent en tant que matériau de stockage pour tous tes
émulseurs.
En cas de gel, les émulseurs retrouvent leurs propriétés en revenant à l'état Leur
température d'utilisation va de -15oC à +60'C.
Les émulseurs doivent être non toxiques et biodégradables.
d. Réseau mousse:
Dans certains cas, un réseau << mousse > peut être prévu
Deux types de réseaux existent :
employés.
I e de>rgn ou -ese,ru n roussc répond aux mémer criteres que 'o re'eau incendte
(dimensionnenrent, vanne de sectionnemcnt, maillage, protection mécanique, ...).
Tous les tuyaux à l'rntérieur des cuvettes de rétention ou à moirrs dc 15m d'un bac dolvent être
mecaniquement protégés ou enterrés à 0.3 m sous la surface.
Les pertes de chargc dans {e réseau sont calcu{ées avec la formr,rle d'HAZÊN WILLIAIlS, selon le
NFPA 11,
46 |
lAp qqtmcrde51 Lllllrealll|liUtçeldi! dÊlJ-lei dé,po!! péll-ollel. jÀ.14r Yahinoui lldkim
Pour assureT l'injectlon de l'émulsetrr, la pression de design au refoulement de la ponrpe doit ôtre
supérieure à la pression maximale du réseau incendie, quelles quc soient les conditions de
fonctionnement du réseau d'eau au point d'injection d'émulseur.
La prcssion de fonctionnement de la pompe ne doit pas cxcéder la pressron de fo nction ne me nt du
réscau mousse.
f-Centrale d'émulseur:
LES CENTRALES A POCHE
Avantage:
. Proportionneur automatique avec débit variable
. Non sensible à la variation de pression ;
. Ilise en ceuvre facile ;
. Fa ible maintenance;
Inconvénient:
. L'appoir.rt en émulseur n'est possible qu'à l'arrêt du système avec drainage d'ea-
. Procédure spéciale pour l'appoint en émulseur;
. Capacités lim itées.
41 |
En cas d'incendie, les dispositifs mis en ceuvTe sont:
- L'arrosage à I'eau ( Refro id isseme nt)
L'étouffement à la mousse (Extinction)
REFROIDISSEM ENT:
Faceàunfeuextérieur,|,applicationd,eauoffreunbénéficePotentielentermesde
ref roid issement, surtout pour les parties exposées de la
paroi non mouillées par 1e liquide
contenu, ou le toit.
ÉXTIN CTIO N:
L,eau est insuffisante pour traiter un feu sur un réservoir. En termes
pratiques, Ia mousse (oas
foisonnement NFPA 11, API 2021) est Ia meilleure méthode pour éteindre un feu sur un
-
stockag e.
par des systèmes
La mousse doit être appliquée à l'intérieur, ta ng entiellement à la paroi du bac,
fixes si possible.
jusqu'à ce que la
une fois que le feu a été éteint par application de mousse, il faut rester vigilant
plupart produit soit retiré, la dégradation naturelle de la mousse pouvant créer une
du
augmentation de la charge électrostatique du liquide et générer une ignition'
a - Extinction à la mousse:
grâce à des boîtes ou des
lnjection à l'intérieur du bac à toit fixe au-dessus du liquide enflammé
déversoirs à mousse.
arFrrcr-rle
*t-r
jreffe
oLI pi{,ii:b'
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r ' ':lrllE'.l
,*iliou*Ï i tr,;
48 I
IAP Bo!ûre.dcs/ Lcs rescqqlanlt jf çq!!C !!11! l!5 di1!15 p11rolier s P.:V rrLr, r!l
Tapts de mousse
cnambTe a
MOUSSC
ny0f0car0!re
quide
vanne 0e
sectronnemenl
"/'r':::Y:t:î".'
b-Nombre de point d'iniection:
Des points multiples d'injection, [onction du produit et du diamètre du bac peuvent etre
nécessa ires.
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J$.1.::5-f
5-! .:.-: 60 h
lrr,,dlrit rt,rLl;i 'I arrr d'irJr p liclr li, in dL' ,1 n111.,l. j;1jççtirrn dr
iolu tirro oruU\sirnlr nt,tirii{. tfltifil
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Lr.tr.r:'1,', l' r ii,.ilr,i rc: -+i
4e 1
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa :_Mr Yahiaoui Hakim
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s0 |
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie danll{rs dép,s!! péllslier,s pè : Mr yêhiaoui Hakiûr
mousse
- ADDlicat ion ma nuelle
Différentes possabilités d'application de la mousse existent selon le type de Joints. Les plus
courantes sont décrites dans les schémas ci-après.
La surface du joint (ou surface annulaire) est calculée pour une largeur minimale de joint de 0.5
m (si les données réelles sont indisponibles), pour un taux d'application de 20,4 l/min.nr2 au-
dessous du joint, et de 12.2 l/min.m2 au-dessus du joint pendant 20 min.
51 |
IAP BoLm' l0'"/ L.ê<, re êd l\ !.rr.(ôncr' d.r . t' . dnf ôr. f l o iê'i -- l-s vr ),rrrdor H..t,,^r
' Injection à I'extérieur d'un bac à toit flottant, sur le joint d'étanchéité.
Une couronne métallique soudée sur le toit permet de retenir la mousse sur la périphérie afin de
recou v rir le joint.
- F_.
l"_Je
r---l .. : -:î;::"
.,,t Liie
l'.
ll.l ,=t-i-
- Injection de mousse par la couronne d'eau de refroidissement de la roLre dans le cas
d'un feu de cuvette.
Deux types d'installation sont possibles i
- type avec centrale à mousse fixe: la centrale est installée en un lreu rclativement
éloigné des réservoirs de stockage. Des tuyauteries emportent et conduisent la mousse ou
les solutions qui permettent de la fabriquer jusqu'aux réservorrs
- type avec centrdle à moutse mobile. Les gercrateurs ct les stocks dt l"oduil sont
anstallés sur un véhicule équipé spécialement.
52 1
IAP Boume.des/ Les réseaux anli lncendie daris les dôDôts pétrolicrs Pa : Mr Yahiaoui Hakinl
t'' l)e .rt, plia nli orr n(| (lesius tlille nptrlic,rliorr sor.r5
(lu io irrt (lèt.rrrclieité
le ioirrl (l'et.ùlc lreite
Tuy,1!r r:.Jir l
- Feu confiné au joint annulaire : la situation est identique à celle d'un bac à toit Flotta n t,
de même d ia m ètre
- Feu sur l'entière surface du bac: on applique des règles similaires à ceiles utilisées pour
les bacs à toit fixe, de diamètre équivalent.
A noter que le cas de dimensionnement le plus fréquemment retenu est le Feu sur l'entière
surface du liquide, du fait de la perte possible de l'écran au fond du bac.
3-CUVETTE DE RETENTIOTI:
Une cuvette de rétention a pour fonction de recueillir et de contenir les produits qui peuvent
s'y répandre, et donc de réduire les conséquences d'une éventuelle pollution.
accide ntellement
Elle a également pour fonction de réduire la surface de contact entre le produit et l'air, et par
conséquent:
- de réduire les conséquences d'un éventuel incendie de nappe en cas d'inFlammation,
- de limiter le volume du nuage toxique ou explosif en Iimitant l'évaporation.
q4 l
Uy !!qr!qd!t lqté ux anti incendle-d,Q.!!!j!!p!lj plllqliqls ____,-_- Pa : Mr Yahiaoul Hakim
Ilifection de il
Bords de la cuvetle
c - Extinction à la mousse:
En cas de feu, on doit disposer d'une capacité d'intervention adaptée aux besoins logistiques pour
réaliser la temporisation puis l'extinction du [eu.
Pour linriter la surface maximale possible du feu, on peut :
créer des sous-cuvettes par l'élévation dc merlons ou de murs à l'intérieur de 1a cuvette
- créer une pente, ou tout autre n.toycn équivalcnt pour déportcr la fuite.
lllluo,urriqllj1 telIlteAe( al1llrrcetdrelllllerlepoqpifdEr: Pa . rUlJ Yn hiaoui .Ha.ki!r
\r'r',',.'','.,ril.,,iirr,',,,,j+rsr;;r,'rr''r.-frir',ri'l,ir'rir)fr'.r.l<iirr'l
-:l jirtii('';:r,i,,.'
ll. ..,t t,,',t,..,' | ,
s6 |
1AP_8a ! tf f!fds!1 L_eslé,seaux anti inc-eltdie dans les dépôt!
'rétroliers __._-_, Pa : Mr Yahiaoui Hakim
Il est important de noter qu'un feu alimenté ne pourra être éteint que lorsque son
alimentation sera supprimée. L'extinction du bac ne pourra être envisagée qu'après
l'extinction du feu de cuvette.
5.RIDEAUX D'EAU:
a. Rôle des rideaux d'eau
Les rideaux d'eau peuvent être utilisés pour différents types d'application :
-1r'l it lrll
l,l..ri;:i lrr,-trli:,.: l--1.-': r.1.:; ,ir,!ri-':; ,-l'-'f ir.Lf',li ll',; fii I I.r(l
Ces débits sont donnés à titre indicatif, la Iittérature normative sur ce sujet étanl quasi
inexistante.
Les rideaux peuvent être asccndants (queue de paon) ou descendant (buses à jet plal ou
s7 1,
AP ggumerdes/ Les réseaux anti incendle dans les déDôts pélroliers Pa : Mr yqlfGlll x!\f!0
traverser le rideau.
Le débit prévu par la réglementation FRANCAISE est (débit forfaitaire retenu par la direction de Ia
5ecuTrte LrvlieJ :
I à 10 m
58 | ' , ,
l_A! Eaqfff SI-d,et_!$t4s€aux anti inccndie dans les déirôts pétroliers pa : Mr yahiaoui Hakiûl
6-BROUILLARD D'EAU:
Le système d'extinction automatique par brouillard d'eau assure l'extinction des feux de surface
par deux principes différents, souvent combinés, selon le type de buses utilisées, fonction du
foyerl.,r des dimensionq de l'équipement à protéger.
- Refroidissement : le brouillard enveloppe les flammes, l'extinction se Fait par échange
thermique à la surface des flammes (buses à grande surface couvrante)
- Etouffement : le brouillard d'eau pénètre immédiatement au cceur du foyer, s'étale sur
la surface enflammée et bloque les vapeurs inflammables dans leur expansion (buses
d irection nelles) .
llr,i,',rL,Lje'rrLr-j-i.'r'rrir|r'ili,r:'rroir:,.rrrr?rJ.r-trr,rriii.J'iii.r,'.,'rrr,rrrriii
se I
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendic dans les dépôts pétroliers pa : Mr]ahiaoui Hakim
60 | ,'
IAP.P o-!rn!!S!] lÎl_fellC LÀ antr Incôndie danq le' dcpôrs peLrotiê.5 Dd Mr \dl^.Joui H.rl rn
Le taux d'application retenu est calculé selon la méthodologie qui repose sur les deux critères
essentiels suivants:
! un taux d'application expérimental propre à chaque famille d'émulseur déterminé à partir
d'u ne campag ne d'essais,
! une majoration forfaitaire de ce taux de 0,5 l/m2lmin pour tenir compte des incertitudes
inhérentes à toute détermination expérimentale et un coetficient opérationnel K qui
caractérise la capacité d'rntervention propre à chaque site.
Les essars/ dont le but est de définir expérimentalement des taux d'application des différents
émulseurs utilisés sur un feu d'hydrocarbure liquide composé d'essence Sans plomb additive de
L50/o de composés oxygénés (ETBE), ont conduit à la détermination d'un taux d'extinc[ion de 2
l/rn2/min pour un émulseur de classe 1 frlnrogene. C'est ce type d'émulseur qui scrait mis en
61 l i
JAP BoumerdqlLqïése_aux anti incendie dans les dépôts pé_tlglql _.* p!-ry1l yahrnout H.k n
ceuvre sur le dépôt en cas d'incendie. La valeur du taux d'application est aussi retefrue pour tes
autres hydrocarbures stockés sur le dépôt.
DETERMINATION DU COEFFICIENT K:
Le coefficient opérationnel K se détermine en effectuant Ia somme des majorations affectées aux
différents paramètres présentés dans Ie tableau ci-dessous.
La formule appliquée est la suivante :K=1 *fr* fz
Critères Va leu r de f
Para mètres de f,
Zone II 0,10
Climatologie Zone III 4,20
Zone IV 0,30
Para mètres de f,
Moyens fixes ou 1"'
moyen d'intervention ou de
prévention < 15 minutes
TempS de mise en Et 50o/o des moyens de
æuvre des moyens temporisation < 30 minutes
d'interve ntion Et 100% des moyens de
te m po risation < 45 minutes
62 1
IAP Boumerdes/ Les rése3ux anti incendie dèls lcs dépô,ts pétrolters .- pQ :-Mr yahraoul Hal<im
Le réseau d'eau d'incendie sera maillé et sectionnable tant en ce qui concerne l'eau de
protection que la solution moussante.
Des bras morts pourront êtres autorisés sur proposition de I'inspection des installations
classés sous réserve que ces sections non maillées ne fassent pas plus de 5O m de long
et soient destinés à des ouvrages accessibles ou protégeables par d'autres sections. Le
maillage des réseaux doit être réalisé dès la sortie du local pomperie d'incendie et les
branches dorvent prendre rapidement des directions divergentes.
Article 9:
-Les couronnes d'arrosage fixes des bacs inaccessibles (plusieurs rangées, murets de
rétention trop élevés) devront permettre tant I'arrosage à l'eau que le déversement de la
solution moussante, Elles seront sectionnables séparément du réseau d'eau et du réseau
d'énrulsion elles seront de plus sectionnables bac par bac depuis l'extérieur des cuvettes.
-Les couTonnes d'arrosage fixes doivent désormais être mixtes (eau et mousse) de façon à
permettre I'arrosage à I'eau en cas de feu voisin et l'arrosage à la mousse en cas de feu de
cuvette,
-Pour limiter I'arrosage notamment en cas de feu voisin ou de destructron en cas
d'explosion, chaque bac doit elre alimcnté séparément depuis I'n>Lérrcur des cuvettLs ou
seront situées les vannes de sectionnement.
Article 10:
Le réseau d'eau scra équipé de bouches ou de poteaux d'incendie normalisés incongelâbles
de diamètre 100 mm ou 2 x 100 mm.
63 I i
lÂP@iedanslesdépôtspétroliers -..- &..MI!!r4!rI4rm
Article 11 :
-
Pour les couronnes fixes, le débit de 15 l/mn pour une longueur de 30 m
Article 12
Les moyens en eau et en matériel (canons, déversoirs,...)doivent ôtre en rapport avec les
objectifs visés (à ce jour il est recommandé de ne compter que les canons mousse
supérieurs à 1000 l/mn de préférence à 2000 l/mn, la portée des canons moins puissants
se révèle souvent insuffisa nte ).
100.000 mr.
Six heures, lorsque la capacité du dépôt est au morns egale a 1OO 0O0 mr'
Le réseau doit être maillé autant que possible et cornporter des \,na nnes de
sectionnement pour isoler rapidement touLe sectron alfectee par unc nrnf Irrê aêc
vannes de barrage doivent TesteT ouvertes en exploitation normale.
Si nécessaire, des filtres facilement démontables doivent être montés à d es end ro its
judicieusement choisis sur le réseau aFin de garantir un bon fonct,onnement .lêc rn ô\/ê n <
6, LA NORME NFPA
NFPA 13, Sprinkler Systems, Installation,
NFPA 15, (systèmes d'arrosage à eau) Water Spray Fired Systems,
NFPA 20, Centrifugal Fire Pumps,
NFPA 16 (systèmes d'arrosage à eau et mousse) (Etats-Unis)
6s I
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim
Type du
réservoir Réservoirs à refroidir Pour le Refroidissement
Supposé en Pour la mousse
feu Réservoir contenant
des hydrocarbures Autres réservoir
de catéoorie A
Q= 0,2 S
a) Le réservoir en feu de 15 Vmn/ mètre de correspondant à
rayon R et de surface circonférence 20 cm de mousse
horizontale S en 10mn
Hydrocarilures
liquides Débit sur le % de la
B, C1, D1 surface latérale en
b) Les réservoir en tout ou
partie dont le cylindre axé A toit fixe :
3 L/m'?lmn sur la
sur le réservoir supposé en surface des réservoirs Point d'éclair < 21oC: 5
feu et de rayon égal à 2.5 R (1) Point d'éclair > 21oCi 3
avec un rninimum de A toit flottant:
R + 15 mètres. s7500m3:3
27500m3:2
R en mètre
S en mètre carré
Q en mètre cube par heure
l/mz/mn: litre par mètre carré par minute
L/m/mn : Iitre par mètre et par minute
(1) : la surface des bacs à prendre en considération est :
La surface totale pour les réservoirs cylindrique de capacité unitaire au plus égale à 200
m3 et pour les réservoirs sphériques.
La surface latérale pour les autres réservoirs.
66 | i' ,,
VI-DIM ENSIONNEMENT D'UN RESEAU II{CEI''IDIE
Les éta pes à suivre lors d'un dimensionnement d'un réseau anti incendie:
En général le dimensionnement d'un réseau incendie est basé sur un seul
événement à la
le choix du
1-L'étude des dangers clonne lieu à une analyse des risques, on définit ainsi
on
scénario d'accident |e plus défavorable, on UtilISant les schémas PID et d,implantationS,
identifie les équipements, les structures et zones à proférer'
2-Choix de la détection, ESD, alarme et actlon
ou un
3-Choix du type de protection, passive ou active avec un système eau ou la mousse
système FM200, CO2 en respeclant la logique sulvante;
67 1
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa I Mr Yahiaoui Hakim
Ilril,l\,rohir.Ll.'
f,r{'t! rLi,1n f:!
-\ \ista nN r
ll.\r's. nrrsi'L-11 delugr:cnri-
68 |
lAp Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim
a-Etape 1:
Le calcul est d'abord effectué équipement par équipement, puis Ie cumul effectué vanne déluge
par vanne déluge, et éventuellement zone par zone.
Pour une vanne déluge DVn
-l
jjLr J':,i,ilicrtr,, Sr lilrtr r,r ni iil.'iti i)t'trit pir r "1qut;r,'mint
d-;i:ti il.lmin.tri, t tt'rl t rrr].il:i
J.',ltl l, lll-'11l I sl Ul = l I r St l llrÙ\r',, r:rl
r-.qLl :|;nl!nL - 1l S] Ql
'fi qi ûi
li.ru ir"'11? n t ]
'1,.,
LLrl ll!n Un=:0i
Le débit en, de la vanne DVn, permet de dimensionner la vanne déluge (diamètre en particulier)
et celui de l'antenne principale.
La vanne déluge est dimensionnée pour le débit DVn (sauf exception, son diamètre n'excède pas
B").
Le débit total Qzj, pour la zone zj est la somme des débits des vannes déluge (Qn) localisées
dans la zone Zj.
/.1 I.Jr l
/.: 1-)r I
/.i i.t ., t
Exemple 1:
Calcul du débit d'eau pour le refroidissement :
Exemple 2:
Calcul du débit de refroidissement des bacs voisin d'un bac en feux
Les bacs voisins sont ceux compris dans le rayon fictif'
rr = 2,5 R Sans que r ne déPasse R + 15m
q refroidissement = 1/4 I Surface x nombre de bacs à l'intérieur du rayon fictif
6e I
tAp B ou E!I!l!:r/_ te s réseaux ùtli!!9ndic dans les- d!-psl!pé!r,rliel: Pa-.MlYahlaour Hnkim
b-Etape2: -
Apràs avoir calculé le debit pour chacune des vannes déluge / zones, on fait intervenir la
Plusieurs combinaisons des débits d'eau sont effectuées pour reproduire la mise en ceuvre des
systèmes de protection active en fonction des différents évènements quantifiés par l'étude de
da ng ers.
\Li n iifl.r
I' i+ l
rr',.,'. r.tl=r..i:1.;,(irl
,/,r:r:iL;i-i ul = (.rr I i (:t,'l - (.]/ I
/.,'r.:,. . , r1 r
':r
Exem o le:
selon la réglementation concernant Ies dépôts des Hydrocarbures liquides de catégorie B, c,
D1,
article 602.1 de l'arrête de 1975, la réserve d'eau doit assureT une autonomie d'au moins six
heures.
ExemDle:
Le clébit d'eau réglementaire doit êtrc calculé sur des cas concrets à partir des etudcs de danger
conformément à la législation sur les installatiorls classéeS. Ce débit d'eau Servira tarrt à
la
protection des équipements situés dans Ia zone en feu et à I'attaque de celui-ci à la mousse qu'à
la protection des installations voisines à l'eau suivant le iableau suivant:
7a I
IAP Bp!!!qdqlLql!é! ea u x anti incendlgl!!!:les déPôts irétroliers Pa I Mrf!ltaqqi Hd!!
- ---
R e s? rvo lrs a con std é rer Débit de refrôldissement
sur le bac en feu et cle ralton capac ié >= 750Omr: débit sur le quan de la sudace
éga I à 2,5 R 2{/m2lmin i
Hc catégorie c ou D1 : 2llmrimin :
c-Etape 3 :
Le débit maximal étant calculé, une vérification préliminaire des pertes de charge dans le réseau
sera effectuée, selon la formule d'HAZEN-WILLIAMS.
La vérification comolète est ensuite effectuée par un logiciel, type Pipenet'
6,05 x Ç1ssr
C : Constante Pour le type de tuyau (C= 120 pour les tuyaux en acier)
D: Diamètre moyen du tuyau en mm
Q : Débit en l/mn
Ah : Perte dc charge en mb
Notions de perte de charge ÀH:
AH = Ah linéa rc f Ah sinqultères
Les pertes de charge d'un fluide en nrouvement entre deuX points d'Une tuyaUterie correspondent
à la diminution cle pression statique du fluide entre ces deux points'
ll existe deux sortes de pertes de cnarge:
- Les pertes de charge régulières (ou linéiques) dues aux frottements du fltride sur la
111
llu-Boumerdc! Lqjjllga ux antr inccndle dans les çlé!ll!5 ûlIq!ieIL--- Pa : Mr IlttLs-r-out lG!l!
--
c,est-à-dire toute modification d'un trajet rectiligne. on peut y compter les coudes, les vannes OU
robinets, les appareils cle mesure, etc ...La perte de charge singulière d'un accident peut SE
'I ,,1;:l
t)\ (,,rt I L)r 1,11 -! \.r
Remarcue :
ces valeurs ne prennent Pas en considération les scénarios d'accidents
Le d ébit total de mousse QmzJ, pour la zone Zj est la somme des débits des vilnrrcs orlpl
( <c>
Le volu me tota I de mousse V mzj, pour la zane zj est la somme des volumes caLculcs dans la
zane Z).
IAP Boumer-dt5lLqûle3ll Aq!Li!l!e!!.!gd an s les dépôts pétroliers ---P?--MrYa.l!S!l Halinr
ExemDlel:
Selon la norme NFPA 11, le taux d'application de mousse pour l'extinction de feu du joint
annulaire du toit flottant est égal à 12,2 litres/min/m2 dans une durée recommandée de 20
mtnutes.
Trrp rrf Seal Fixetl Foa n Discharge Protectiott for t-)pen Tcrp Flo*ting Rot'f Ttttks
Et Dour un bac à toit fixe, un taux d'application de 4,1 l/min/m2 pendant 30 minutes.
nrrrri\tll!l[- /
:ùj Ililfi!r (lttl.'ll )
Le débit maximal Q mousse requis est égal au maximum des débits Qnro'
Le volunre maximal V mousse requis est égal au maximum des volunles Vo'
73 |
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les dépôtsglroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakinr
Exemple 2:
Calcul du volume de mousse pour une cuvette de rétention
La réserve d'émulseur doit être au moins égale à celle qui est nécessaire pour couvrir d'une
épaisseur de O,4O mètre de mousse la surface de la cuvette de rétention la plus importante
(réservoirs non déduits) contenant des hydrocarbures de caté9orie B, Cl' ou D1.
Vm=0,4xSc
Sc : étant la surface de la plus grande cuvette
Rema rq ue:
Dans l,état actuel de la technique, la quantité d'émulseur à approvisionner est de 2 litres par
mètre carré de surface à protéger, pour un pourcentage d'émulseur de 3
o/o et un coefficient de
foisonnement égal à 6.
Exem D le3:
Épandage de la surface intérieure du toit flottant avec de la mousse:
La durée réglementaire arrêtée par l'instruction technique du 9 Novembre 1989, pour l'extinction
d,un bac à toit flottant supposé en feu est de 20 minutes appliquant une couche de solution
moussa n te de 10 cm.
Vm=0,1 x Sint
Vm : volume de la mousse pour l'épandage de la surface intérieure du toit flottant
Sint : la surface intérieure du toit flottant
Vsm = Vm/ F
74 |
IAp Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers _ Pa r Mr Yahi,roui llaklm
Remaroue:
Des pompes jockey sont prévues pour ma inte n ir le réseau sous une pression d'enviro n 6 à 8bar,
avec un débit variant de 20 à 50 m3/h. Les pompes j ockey ont un mote u r électrique.
Tout réservoir d,Hydrocarbures, gazeuxr liquéfié devra être équipé d'un système de ptrlvérisation
d'eau, débitant au minimum 15 l/mn/m'?.
. Four les réservoirs d'hydrocarbures liquides:
de catégorie B, C ou D, Tous les réservoirs clevront être équipés pour assurer ce débit de
rcf roid issemen t.
Des couronnes de ref roiciissement devront être prévues pour les réservoirs contenant des
hydrocarbures A, B, C, D. Les couronnes seront équipées de diffuseurs vissés et facilement
démontables.
Les couronnes ne oevront pas être en boucle fermée rnais avoir deux (02) extrémitéS libres
avec bouchons amovibles, type symétrique pour faciliter les nettoyages'
Alnsi on a:
11 =Qo/ I
N : nombre théorique des pulvérisateurs
Q,, : débit de refroidissement des réservoirs
q : débit d'eau réel des pulvérisateurs qui est de q= 15 17n,,l
7s I , .
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim
Exemplel:
Bac à toit flottant :
L'espacement entre les déversoirs de mousse placés sur lâ circonférence du toit flottant du bac de
stockage ainsi que leur nombre recommandé sont donnés par NFPA 11
Ainsi la distance entre les deversoirs de 72" = t2,2 m.
Donc Ie Nombre de déversoirs
ND=cl I2,2
t@lll\-
il
tl -,/ l,l
|<tliaur1-t
Nombre de buses :
Une fois le nombre de rampes déterminé en fonction du diamètre, il faut définir Ie nombre de
buses par rampes.
76 1,, .:
IAP Boumerdes/ Les réseaux anti incendie dans les déoôts pétroliers Pa : Mr Yahiaoui Hakim
Celui-ci est fonction du nombre de rampes et de la distance d'instaliation des rampes par rapport
à la surface du ballon, de la longueur du ballon et de l'angie alpha d'ouverture de la buse.
La forme du jet étant conique, la surface (S1 ou S2) couverte par l'eau sur l'équipement est
fonction de la distance (d1 ou d2) de la buse à l'équipement et de l'angle a de la buse,
\\
tt..,,,
I
A la distlncc r/l <k- lir btrst' A lrr tlislittrct r/l tle la ltttsc
S l. surTlLce intelsection cônc d elLr L't strrlac(l Sr[, sLr ll :rc,,' i nt!' f s!-ct i on c!i nc d' ciltr c t stt tl ltct
rittuioenrent é<l rrilrcntt-'n t
débit nrini d'eau passuttt par la busc ql= T eq c]t<bit nrini cl'crrLr f,irssânt piir Iit bLrs,.- ql= J 1'11
x Sl x S2
Si n1est le nontbrt clc LrLtstrs ttéccssaires pottt Si nl cst lc n()nll)r('tlc btt-ses ttéccssairts pottt
couvlir'la su rlàcc de J'éq u ipc rnc nt. cottvlil ia su ll t.:t' clt' l',,1t1 Lt i rc t11ç' 111.
1
77 | , ..
,,l"':l:
Iii :4, '
' ' ,ri'
LespoteauXcl,eauincendiedoiventêtreimp|antésàdesdistancesauplusdeT0mètres|,unde
plus rapprochés'
l'autre, cependant, ils peuvent être, dans certains cas particuliers'
de production, et leurs
Ils doivent, dans tous les cas, être situés au moins à 3O mètres des unités
véhicules d'intervention
alentours doivent être degagés et permettre l'évolution sans 9ène' des
Desplotsdeprotectlon,pourlespoteauxd'eauincendie'devrontêtreprévusdanslesendroitsa
risque.
Les poteaux d'eau incendie utilisés so{lt ceux comportant
deux (02) sorties de 100 mm de
78 |
IAP Bo u m erd es1_L,e_s réseaux anti inccn __Bt--llllYahiaoui Hakrm
Le nombre de lance monitors doit être suffisant pour pouvoir atteindre tous les équipements dans
un rayon de 40 m (portée moyenne horizontale) et en respectant une distance de 15m entre les
lances et les équipements à protéger.
8-TRACE DU RESEAU:
Le réseau eau incendie doit être en boucle fermée et maillée dès la sortie de la pomperie, afin
d'assurer l'alimentation de chaque bouche d'incendie par deux chemins différents
Ainsi le réseau sera:
Enterre:
Aux endroits de passage des routes et des voies d'accès pour les opérations d'entretien
ou de maintcnance des équipements (sous les routes il sera placé dans une gaine
dépassant de 2 mètres de part et d'autre).
" En tout point où il y a risque d'explosion ou d'incendie.
. Aux points ou il chemine à travers les installations.
Aérien:
Le réseau est aérien de préference posée sur des massits en béton et ne .loit pas être
implanté à l'intérieure des cuvettes de rétention.
]s I
BIBLIOGRAPHIË
.LeSBoILoVtRetauLreSphénomènesgénérantdesboulesdefeuconcernantIesbacsdes
dépôts de liquides inflammables << Juin 2007 Groupe de Travail Dépôts
Liquides
Inflammables.
de Travail Dépôts
UVCE dans un déPôt de liquides inftammables lVai 2007 Groupe
Liquides Inf lammables - version 01bis
INERIS-|4éthodespour|,éVaIuationet|apréVentiondesrisquesaccidente|s(DRA-006)a_
12 < Dispersion atmosphérique (Mécanismes et outils de calcul)
>
lN ERIS -Formalisation du savoir et des outils dans le domaine des risques accidentels
(DRA-35) Q-13 BOILOVER
80 1
1,A-i gQ!!!gdql1ç5,!éseaux anti incenclie dans les dépôts pétroliers -- Pa : Mr Yahiaoui Hakim
ANI.lEXE
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81 I
TJISTANCE ENTRE RESËRVO]RS CONTEiIUS DANS
tES CUVETTES |)Ë RETENTIOIl OISTINCTES
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Ërr1re résnr,.oirs çorrtcjiJni dcs hydrôcârbtres de citégoric C2 0u D2
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82 I
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Dins !,: c.rs de û^,eti€ ne contenant piri les rêieruairs,I. disldflcr ninimalc peut+lfs (éduite à .
- 20 ft enlre ? rÉser,.qrs à lDit llotlry( q!ôôr l'un d'eu{ esld'un diamelre Eup:i,ËJr à 40 Fr
- 25 nr entre 2 rÉser,i"rÊ à loil lire qûand l'un d'eur ÊsLd'!n dianÈlre iupérie,,r à 50 m
- 20 rr cnùê I ds€rvok à kil i*il(ad €t lir réê8.,rûir à to.i ûre quand lÉ diômàre du plus grar'd €5i
supÉrieur à 40 fil
D
tii'rirrrdt
c2
t)2
I
D€f|rûJc O du plus !rai'l it!û^,0if [ts:af.cù nr]n rr[ cfr,] lcs fesr,fvoir!
:) :i 'r5m
D. Ln. Dr5 t1)
8t I
IAP Bo
cuveties ou a fes de
' Distance calculée par rapport aux parols des - Distance mesurée du bord des
réservoirs. manipulatlon des liq uides inflammables
Distance d'éloignement :
Distance minimale d'éloignement :
lnsta llations Classées 60 m . Locaux d'habitation 50 m
. E R.P selon tYPe 60 à 75 m . voie publique 50 m
Voies de circulation de circulation 30m .E R.P. et voie ferrée 100 m
CAPACITE DES CUVÉTTES
Le vo ume utlle doit étre é9al à la plus grande des un uotume égal au volume du plus gros réservoir
dEUX VAIEUTS SUIVANIES :
contenu et la capacité totale de tous les bacs sltués
Hydrocarbures B, C (hors fuels lourds) ou D1 dans la cuvette
- 100 % du plus gros réservoir
'50 % de la capacité globale des réservoirs
contenus
- Compartimentage :
v.: 10 000 m3: 2 compaftiments
10 000 m3 < v < 20 000 m3: 3 compartiments
20 000 m3 < v < 80 000 m3 : 4 compa(iments
- avec Qr - refroldissement de tous les rèservoirs - la protection de tous tes ouvrages situés à moins
contenus dans un cyllndre fictif de 2,5 R avec un de 50 mèires de la zone de feu, les rideaux deau
minimum de R + 15 m, étant calculés au débit forfaitaire de :
- avec Q2 = ciébit correspondant à la production - 500 l/min pour une longueur de 30 m
de mousse sur le réseTvoir s en feu - 1000 l/min pour une longueur de 40 m
Ces valeurs dépendaient en padie du type et de la
- I'extinctlon en 20'et le fefroidissement du réservoir
Le plus gros,
capacité cjes bacs, cles produits concernés ou -
encofe des surfaces impliquées retenues pour Leuf la temporisation pendant 60 nrinimum survle 0e
refroidissement (ex quart de la surface des l'extinclion cie la plus grande cuvette et le
rô-ervO,rs oU tOb^ deS .oserVO.tS.
fefroidissenrent de l'ensemble des structures
exposé es
Voir tableau Page su vante)
réserve d'eau suffisante devra donc permettfe
La réserye d'eau complémentaire aux ressources Une
permarentes doit permettre d'assurer les débLts d'assufer
le débit nécessaire pour lattaque ou la
protection cies ouvrages On devra donc cornmencer
pendant
par calcltler les besoins en eau pour e scenarlo le
t h30 pour une capacité de dépôt<10000 m3
plus contraignant du P.O l.
3h00 pour une capacité de dépÔt entre 10000 et
Pour la proiection, le fefroldissement sera fonction :
100000 m3
- Ou ctebit des couronnes d arrosage fixes estimé â 15
6f,00 pour une capacité de dépÔt > 100000 m3 lx nr't x mn'de circonférence
I
pour es hydrocarbures B,C ou Dr, - du clébit cles moyens mobiles de protection estimé a
et de th30 pour les dépÔts qul ne stocKent que 10 | x rn 2 x mnt de surface
des hydrocarbufes cle catégorie C2 ou C2 et D?
q uel que sort lqlllvolume
84 1
IAP Boumer des/ Le: rèseaul anti incendie dans les dépôts pétroliers Y!ii@!Lt!!!!q1
---P,i--Û
DEBIT D'EA,U REGLEMENTAIRE
Ces valeurs peu expressives étaient respectivement Les taux d'application retenus par le l\4inistère de
évaluées à 2 litres / m'de surface de cuvette pour l'lntérieur sont reportés dans les tableaux cr-dessous
les hydrocarbures de 1 ère catégorle et 1 litre / m' (circulaire du I juillet 1990)
de surface de cuvette pour les HC de 2 eme
catégorie.
8s I ' .:
TAUX D'EXTINCTION
(enlxm-2xmn-11
(circulaire du 9 luillet 1990)
NF S 60 225
Non recommandes
ll Polaire
TAUX DE TEMPORISATION
(enlxm-'xmn-')
86 | r'; ..
Minlstère chargé de Ienvironnenrent - DPPR / SEI / BARPI / l|,4PEL AR Â N'31312
un dépôt pétrolier
Le 11 décembre 2005
Le site :
Le dépôt pétrolier de Buncefield, cinquième plLrs grand de Grande-Bretagne, est situé à 40 km au nord de Londres, près
de Hemel Hempsteaci, dans le comté du Hertfordshire. ll stocke habituellement 150 000 t dc carburants (essence,
gasoil, kérosène) pour une capacité totale de 273 OOO m'. Ce dépôt alimente notamment en kérosène, via un oléoduc,
iaéaopod londonien de Luton et celui d'Heathrow, le plus grand d'Europe. Ces deux sites disposent aussi de solutions
alternatives pour s'approvis onner.
Ba€ 912
' enen,""
[ r t.*.rr
I len.o, * r 1"'l
[.r,*,-,
l l.^-""",
LedépôipétroIierhébergetroiSentreprises(cf.Schéma1)etcomptetroispipeinesd'approv]sionnernenteideUxpou.la
deux parties :
dlslrlbuti;n. Le site de I'entreprise sur laquelie l'accldent s'est prodLlil est composé de
Éntre Ies sites est et ouest de i,entreprise accidentèe, se voLrve la 2"" enlreprise
qui esi âutorisée à stocker iusqu'à 70
Au sud-est du slte est installé Ie dépôt de la 3é" entreprise disposant d'une capacllé de stockage de
000 t de carburant.
75 000 t d'essence.
L'accident:
. Le déroulement des faits :
.A3h'|ajaugedeniveaudubacgl2indiqueUnniveaustableaux2/3alorsquel'approvislonnementsepoursullau
même débit.
. se lorme
A 5h20, le bac 912 commence à déborder et un mélange riche âirlcarbLJranl
.A5h5o.|'approvisionnernentdunaL]treréservoirenpara|lè|es'ar|êteet|edébitd'approvisionnementdubacgl2
atteint 8gO m3/h dont la vanne est toujoLlrs ouverte
suf un éventue impêct environnernental et notamment des effets sur la qualité de ear. EII partrculler, certanes
mousses dextinction utilisées contiennent des perfuorooctane sulfonate (PFOS), agenl hydroluge et oléofuge
persistant bioaccumulatif et perturbateur enclocrinien. Cependant face à ILlrgence des beso ns en moycns d extrnction.
les autortés compétenles prennent ls part d Lltiliser ces mousses
Les pompiers attaquent lincendie le 12 décembre à Bh20 à I'aide de 6 porrrpes haute pfession capables de prolete'
320ô0 ld'eau ct dérnuLseur par minute. En quelques heLrres, alors que la motié des cuves sont embrasées ils
parvlennent à maitriser I'extension de l'incendie. Én début de soirèe, ils observenl une pause dans leurs operat ons en
raison d'un risq!e d'exploslon.
de lutte
Les secours ont dû faire face à plusieurs clifficultés lors de leur inlervention. Tout d abord, les équipements
par les explosions. Les réserves d eau du siie n ont pas pu être utilisées du fa t de la
contre l,incendie ont été détruits
destruction de ta statron oe pompage, siluée au norci de la rétenton A (cf Schéma 1), eL assurant la
gestion des flLl\
d'eausur|esite'Lalagunenor(j(réserved'eaud,extinct]on)aéga|ementsubidimportantsdégâts'Auclnmoyen
couvert le site était
dextinction nterne n'a d;nc pu être utilisé par les pompiers sur cette partie du dépÔt. Par ailleurs,
par les eaux d'extinction et le carburant s'écoulânt des réservoirs, compliquant l'accès aux installâtrons'
. L'explosionorinciqale:
l\4algré les informations erronées fournies par les indicateurs de niveau, cles enregistremerrts
de la température mesurée
par la suite le rempltssage
dana le pipeline d,approvisionnement et à l,lntérieur du bac 912 ont pcrmis de confir.ner
elfectif d! réservoir 912.
A5h30,|ebacestpleinetà5h38.|enuagequis.estforrnéaupLcdd!bac912estV|sib]eSUr]esenreg]strenrenlsVidéo
et le nltage exposif qli s'esL
et atteint déjâ 1 m d'éparsseur, puis 2 m-à dha6. L" uu" a donc commencé à débordef
les limLtes de lenkeprise
formé se répand sur Ie stle sur une surface de BO 000 m'. A 5h50, le nuage dépasse déjà
ne le larssent prêvoLr i
L'exploslon; été beaucoup plus violente qLle les modélisations de phénomènes de type UVCE
'700àl000mbarauniveaudelazoned'ignition(parkingsdeFUjietdeNorthgate)'seon|elappon|n|llaL
Iaccrdent de Bunce{ield' âlors que des calcLrls' basès sur
du comrlé d'experlise britannique travaiLlani sur
unc modélisation mathématique, donneraient un résultat de 20 - 50 mbar ;
Pêge 3
Llêle d a.tualLsation:I octobrc 20C7
N" 31312
l",linistère chârgé de lenvironnenrent - DPPR / SEI / BARPI / IN4PEL
Les conséquences:
IPart|eouest:lousIesreservoLrsdestockâgeprincipauxsontC]étruitspar|efeu'à|'exceplionde2bacsetde5
petits cylindres verticaux simplement endommagés
. poste de chargement (ouest), situé à 200 m environ du centre de stockâçJe : le bardage est endornmagé mar!
les cam ons présents n'ont pas subi de dégâts signlflcat fs'
.Sal]edecontrô|e(ouest)'situéeà20omducentredestockage:|ebâtmenlàstructLlreac]eravecpanneaux
plâ{onds intérleurs
ne présente pas de dommage s!r les cloisons fi'rais des dé9âts sur les faux
.Pad]eesl:desoommagesaUXtoilsC]esréservoirssontdusa(rsot]fTledel'exp|osion'
bac est endommagé' L'entreprise 3 a
SLlr |e site de |a 2.." entreprise, 4 réservoirs Sont cjétruits par |e feu et Un autre
subi moins de dègâts.
Lesmaisonslesp|usprochesÔntêtéfortemenitoLlchéesetIeurShabitantsontdÛêtrere|ogésletempsdesrêpara!ons,
300 autres logements ont subi des dégâts molndres
sur43personnesblessees.|ap|Upanpardeséclatsdeverre'UneestplussÔrieusementatteinteetpréSenledes
prèsents sur le site lors de l'accident sont
Jliiicutt.s ,espiratoir"s dues aux effets ie surpression Les 10 employès
sauls.
Desfolagesontétéréa]iséssul]es|redUdépôtetsesabordsréVé|antUnepô|]l]lonclescouchessuperficie||esdUsoL
du fart de.s hydrocarbures et des eaux d extlncticn d rncendie
t]èSIafindel'accdent.UnsuvIdelaqL]aLitédeseaUXsUperficie]]esetsoUterraIne5.rê|emLsenceL]Vredar|<|e5/o|lFs
effeis de cet accident à_coLlrt et iong termes et de comprenofe
susceplibles d,être touchèes uf,n O" Oéi"ialnui les
ptézonrètres ont été instêl1és. une pollutlon, due aux hydrocarDUres
l,extensron dc la pollution A cet ellet, on_no-oinu" dépôl pétrolierde
d extinction"o irtctincl été déleclée dans les caur souterraines sous le
et auxréstdus des mousses " "
Buncelield et à plus de 2 km au nord est et sLrd-est
ô dd' -n
'lo t.e o|.r pte.r'l're nd nrovÔftd'î
rLior
Pd . cL5,800 nl de'rLr' dL tn llorr pÔdror'm',]r
l\l rl lJe rl o'ld lAÂ/l Ê L"r*'roÛÀle d élô m'nee cute a e
oepL'dlon pLr'r ,e so,lt e oLies dan' "â' 'eiCO
accldenl.
(PFos)' composant hydroluge e'
pâr ailleurs, certains émulseurs urrlises contiennenl du perl uorooclane sulfonate
Ce pro'llrit est Dersistant dans le mllielr nâturel
oléofuge qul favorlse létalement oot toËàt J;"*tl""tio;
d incendie
Sa présence dans les eâLrx de surface est recherchée pour la
bioaccumulatf et est un penuroare" J"àà"il"L"' quantité dans les eaux des rivières vER
Oétucte on faible
premlère fols suiie à l'incendie de tsunc;ie]; ô;-'FOS n etn place alrn oe
quelques jours apres u-'i"ni À*"" impact direct n a pu être déduit et un suivi est mis en
et COLNE potabilité de 3 !g/l n'a pas éte
à cette slrbstance. Le seuil de
mesurer l,ensemble des impacts "*,r."""a"Àor- ,is
'
humaine qui ont été réêlisées
âtteinl dans les résultats d'analyses d "â' J"tilno"t
a to
"onsornmêtion
par les 4
Enuti|isant|eSrèg|esdecotationdeslBparamètresdel.éche||eoffic]a|ise.eenféVrier1994par|ecomitédesAulon|es
Etats memores 0"" iJ;;""i;;;" n o''""ti"" SEVESO laccident peut être caractérisé
compétentes des
i-nnr es srrvanrs, complelenJ oos i'llo'ndlio'ls
olsponib'e'
cl so iJ' ê L ' ld' U rr ,10OêÊ-" L'erso'l'e\ or' clÀ oa.l in do'l'lê 1'
-lt cl . r-.rr'l J r' ons.ounn.o\ nL'îàlno rÔ
o'i i'loouo,r 'L' r ur' r'"r ' de B0 isê nnlrror. Lêq 2000 oer'o'r'1
trJ\ j '- dJ lar dôs degdrs ""''" H7 et les 43 b essés correspondent à un
niveau 5 pour le paranrèLre
évacuôes pendant Llrre demÈiournée uil"n"'i à1"
nLveau 4 PoLlr le Paramètre H4.
Lindicere|atifaUXconSéquenceseconomiqLlesestégalà€callecoÛtlotalengelldréparl.accjdentdeVraitdépasSelen
tout élat de cause 750 [l€
de Iair' des sols) | dce
pas connues précsénrenl (pollution de leau,
Les conséquences environnementares nétant
correspondant ne peut pas ê(re renselgne'
Pâ!i.,
Date d acLualisaton 8 octobfe 2007
1.4 ni!l!rc chrrgÉ dt Ienvlfonnenicrrt UPPR / Sl: / BARI'l / I'lPF{ N'31312
L_e réservo r 912 élait éqUipé de nombrcux instfuûrents cjc mcsures : rllveeu tempéralure, ... Ceux c éta ent cotrrrectcs
à un système cle jaugeage aLrtornât que dcs rèservo rs conrmun à tout e site aie l'enlrcprise 1. Ces irifolmations ôtalen
transm ses el contrôlées dans une salle cle contrôle ou un opérateLrr peut actronner diflérentes vannes té écorllmandées.
Le système de iaug€age automatique des réservoirs pl]rrrel aus:i d intcrprôter les nforrnatons ct de lcs corrèle
avec des scéna|os d évèncments critiques qu, s
s sont dÉtcctés pdr le système, dédenchent ulre alarmt) ToLrlcs lea,
rrresures sont enregistrées et lc systèmc s'appuie r:ionc sur un nomble impoatanl de données
lleplus. lc bac est doté d un système de contrôle indépendant du ( nivcau haut ) avec alarrne vlsue le et sorrofe qul
ac|ve ea môrne temps la fermetufe des vanncs sur les can:r] sillior)s ad hoc. Une alerte est pâr allLcLlrs envoyée aux
]lrslrumentations ct âu contrôlc informatique clu lrar:jporlcur qui doit alors atlssl fermer es vannes de dlslr buLrori au
Enfin, un inlerrupteur clans la s!1le dc oontrôle per ret d annuler le srgnal envoyé au fournisseur de cêrbufanls pendânt
les pèriodes de test de ( niveâu haut, Lorsqu esl aclivé, Lrn voyant rouge esl âilÙmé sur le tab eau de coûtrôle
Tft,L!eda...-nrù
P!its. ..:
rureûn.m€i.iq!e tr
n
-
"t
syste tes a{rtorlrat ques dc cjétectloil ale rl\'cJlr d:rns e réservor, détâillôs ci dessus. na lollcloNfè
el
AucLtn cles cieux
L appf{)vls onrremcnlen essence oeIs Le bac 912 na pas ala) ârrêté LJne expertse esl mcrlée pour dètennlner ics
raisons dLl dysloncttorinemcnl ces systènres lutorrl:Lrq!ar5 dc corllrôle ct dc iaÛ!lcage dLl réservolr. sulr aL
rlél,.0rdeûlent du réservo r url nuage explos t) e s'c:t donc [orr|é ptrls répar)dLl sur le s Le
dir nlvcnL
[.as infurmations pfovenanl c]u système alc coIlfôlc du dislrlhlrLcllr d osserlce ndlquenI qL] aucllne alarme
ttaut provenanl du s lc ouest dc la 1!'" sooété r] a eti reçue. Cep.rndanL I n ar pas ôté l)ossiblc de lcste{ la ]irLrlle oL'
le t
conlrô c de nivcaLt haut n même aJc varr fLcr létat clss {iâb (i:i clllre le lôservoir 912 el Ia so!s slalion rJu 'iti:;
mporlants cloftrlrages subis La jauge ile n vea{l hau( a étô local'sée el devra L être expertisée'
C.cslaunVci]Udespa.kingSdcFU]reLdeNorLhg;rleqU..plelnlôrcet.rplLJSVo|entceXpos.)n5eS1plo(]1.]i|]
déra:lani ccte padte clu slle. Efr sc épsndant sLrr a|rlle ,T!rlar alû9Jqco. lcs conditorls d'cxposLon {concerllraliof'
p?r 2 [autcurs
.rorf pr se entre la I lE et r t sE) ont élr: altc ntes i a vâpo.r:iari orr .ie I csserrce ;] été lavorisôc
DansUnpremierternps,n]aisenmoindremesure'|adéviationdLrflUXduproduitparunanneaLldeligidif|cationdU
réservoir (cf Schéma 2).
Puissudolrt,|alofieconcentrationenbulanenonstabil]sé(10%)Clececarburantdetype(hiver)afavo|iséUne
haute:
évaporatron importante de gaz même à de relalivement basses tempéralures (pression de vapeur assez
70l10okpa) et La formatôn d'un nuage de butane (estimé à plusieurs tonnes compte tenu de la quantrté
d essence déversèe).
$
!
s
!
Laugmentation de la sudace Permel à F
la f.action volâlile de s évaporer et lâ È
vapeur s acc!mule dans la rétenton
:
a
Prcportions non respectees
Danssonrappod'.Buncefieldexplosionmechanisrn.AdvisaryG|oupReporl'.diffUSéle16aoÛt2007'leqroupe
du front de flanrme par les
d,experts du MtlB (lVajor Incrdent Invesugâtion Board) émet l'hypothèse de I'accélération
turbulences créées au passage au niveau de la végétatioô des allees
DeL]xhypothesessontretenUespoUrleIeUdeIignitiondL]nL]age]|acabinedUgénérate!rrdesecoUrsoL]'p]US
Drobablement, le local des pompes d'urgence loas de la mlse en marche du système
d'urgence du slte
:rê9.
Date d aclualisation r I oclobre 2007
/ Â R iA N'31312
u nislôre chafgé d-' LcnvirLinnemcnt DPPR / SEI / B^RPl tu4PfL
.LescaUXCl'extir]ct]ond|ncendieetêL|treseaUXpo|luéesquiontplrêtrecontenuessurlesiieonlétééVacuées
pendant tes trors semanes suJant laccicleni puls stockôes sur .lifférents
sltes Lcs 12000 nrr deâux
Les moins polluées (4 000 n1') sorrl
cl'extinctlon les plus polluécs out Ote uuitot par osmose inverse
eaux
stockées en êttenle de traitemenl adapté
. la rétention A' contenant le réservorr 912 esl
Le site a étô dôbLayè pour en facillter Iaccès En févricr 2006
présence vapeur inflammable est surveillée
accessible pour la Iremière Iois La de
pendant le mois d aoÛt afin de pouvoLr
. La parlle sud du depol qu a subi moins de clégâts a été remisc en élat
évacuer|eSstocKsoecarDllrânt,La3è...enlreprisebaséesur|esiteâréa|isé.enseptemble2006'1eS
sur les bacs La lln du démantèlement
àpéiuù,rt c" Oépotag. netest"i'et à lu po"t'it" des investigations
d;s installalions du site est prévue pour fln 2007
pour la première fois, une campagne nationalc d analyse
Le t,lioislère britannique en charge de L Environnemcnt a lancé,
dans les eaLrx souterarnes.liO ô"i"," 0".".rres ont étè sélectionnés- ll travaille aussi sur La réalisation
cjes
d'un flux de polluants dans les aquifères'
r.giJ'"r J" tooelisation pour prévoir l'évàlution
à un 'FOS
.3rapportsd.avancemcnlceL.enc]UêtesurlaccrcjcntdeBuncefie|d:Progressrepo|tBuncefrc|d'\21\év||e(
2006), Second progress report (11 avril 2006)' fhid progress repad 19 mai 2006)
.Deslecommandatonspoul|aconccp{ionet|.exploitationCledépôtspètro|iers'.Recom|ncnda|o])soùtht)
design and aperalrcn aF fucl sior;rge siles 29 mêrs 2007'
'l]ngUicjepour|3sécuriteclaprotcctiondel.enViromcmentpourlesdépôtspctrojers,j.,'sa'e]y.ilrld
(BSTG) ['nel tepon
ror iuet storage siles - Buncetield standards lask Graup
etvirattmenlal slandards
24 luillet 2007
.UnrapportsLiremecanLSmeC].cxp|oSi{)flclej'accidentdeBUncefieLd','t3uncefleldexploslo|]r'eci.]/)1s/'.
Advisary Graup Reparl" 16 aoÛt 2007
Bien que les rapports cj enqLtête et ci investlgat on ne soient pas encore tous publiés, de nonrbrelx ensergnements ont
déjà pu être tirés de cet accrdent.
prévision des
Tout d abord, la poss bilité de formation d'un nuage explosif très étendu ne doit pas être négligée dans la
phénomènes dangereux et les prècautions quant aux sources d infLammation possibles en dehors du site dorvent ètre
envisagées Ceta;st d'âutant plusjustifié qLle les prodLrlts mis en jeu sonl très inflammables. De plLrs, la conrpréhension
du phé;omène d'explosion ci'un nuage inflammable est à approfondir afin de mieux prévoif les effets de surpressions
engen0res.
/ Contractuellement, les dépôts d'hydrocarbures ont une farble marge de manceuvre slr les quantités de
prociuits qu,ils reçoivent, ils pe!rvent diificilement refuser unc livralson, ils fonctionnent donc en fiux tendu et les
marges de sécurtté sont très faibles.
r'' Les instaLlations du depot cle BLtncefield et les infraskuctures connexes étalent anciennes Étaient_eles
suffi samment entretenues ?
r'LaqUaIficatjondesopérateUrsetleurconnaissancedesdange|sétaient-elIessUffisantes?
/ L'ianpllcation de plusieurs entités (exploitant de dépôt, transporleur par canalisations) a-t_elle Lrne inl uence sur
la gestion générale de la sécurité ?
Du poini de vue technique, de nombreux aspects doivent être suivis et améllorés sur les srtes tels que celui de
Buncel eid :
/ Sujvi/contrôle êleclrontque et alarmes associées alrx bacs et canallsations pour I'a erte en cas de
dysfonctionnement;
/ Réactons Lors de la détection de conditions anormales, telles que la fermeture autonlatlqLle de vanfles
d approvislonnernent el des varlnes d arrrvée des pipelines ;
r'' VLgllance particullère lors des translerts de produits de type 'hiver" non stabillsés et fortement concentrÔs
en
butane (spôcifique à la Grande- Bretagne) ;
/ En quoi et lusqu ou les èlèments anôexes aux bacs évitent ou conkibuent à la formation d un nualle
de vapeur
inflammablc (ex:anneau de rigldlfication) ;
/ Le bon fonctionnement ct la possibillté de réaliser des inspections pérrodiques (par les exploitar)ts el
les
autoritéscompétentes)aUnVeaL]de|'enregistrementcJUsLrVi.dl]ladétectonctdessystèmesdâ|arme'auss|
bien en prÔvcntrorl qu'en cas d aocid-'nt.