2018 MÉMOIRE Kouman Kouame
2018 MÉMOIRE Kouman Kouame
------------------ UFR
Union-Discipline-Travail ENVIRONNEMENT
²
---------------
UNIVERSITE
JEAN LOROUGNON GUEDE
Ministère de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche Scientifique
MÉMOIRE
Année Universitaire présenté pour l’obtention du :
2016-2017
MASTER
Biodiversité et Gestion Durable des Écosystèmes
Suivi de la régénération
naturelle de la forêt classée du
N°CE : 0412001240
Haut-Sassandra (Centre-Ouest de
Nom : KOUMAN
Prénoms : Kouame Jean Marc la Côte d’Ivoire) : mise en place
du dispositif expérimental et état
initial de la flore
Composition de Jury :
Soutenu publiquement le
14/08/2018
M. KOUADIO Yatty Justin Professeur titulaire Université Jean Lorougnon Guédé Président
M. BARIMA Yao Sadaiou Sabas Maitre de conférences Université Jean Lorougnon Guédé Directeur
M. KOUASSI Kouadio Henri Maitre de conférences Université Jean Lorougnon Guédé Examinateur
M. N’DA Aké Augustin Lieutenant-Colonel Société de Développement des Forêts Examinateur
DEDICACE
Nous dédions ce mémoire à notre regretté père, KOUADIO Kouman et à notre très chère
aimée mère KRAPPA Affoua Somia. Maman, ce mémoire est le fruit de ta souffrance et
l’expression de notre amour pour toi. A tous nos frères et sœurs, pour votre encouragement et
votre soutien, que ce mémoire soit pour vous une récompense.
i
AVANT-PROPOS
La présente étude a été réalisée dans le cadre du projet « Une reconstitution naturelle de
la forêt classée du Haut-Sassandra après abandon des activités agricoles est-elle possible ? (RN-
FCHS) » financé par le programme Sud Expert Plantes Développement Durable (SEP2D),
l’Agence Française du Développement, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et
l’Institut de Recherche et de Développement (IRD).
ii
REMERCIEMENTS
Nous remercions tous les membres du Jury qui ont accepté de juger notre travail.
Nous tenons à témoigner notre sincère gratitude à notre encadreur, M. BARIMA Yao
Sadaiou Sabas, Maître de conférences. Il est difficile de résumer en quelques mots sa
contribution. C’est grâce à sa rigueur scientifique, son pragmatisme et son souci du travail bien
fait que ce travail a été effectué. Merci Docteur pour nous avoir fait confiance et encadré depuis
la Licence.
Nos remerciements vont à l’endroit des Docteurs SANGNE Yao Charles, BAMBA
Issouf et KPANGUI Kouassi Bruno qui, à travers leurs sens d’écoute, leur rigueur scientifique
et leurs critiques permanentes ont contribué à l’amélioration de ce travail.
Nous ne saurions terminer ces remerciements sans penser à notre très chère maman
KRAPPA Affoua Somia, à nos frères et sœurs, à nos amis, à Monsieur YEBOUA Kouassi
Apahou et Mademoiselle KOUAME Akissi Ange Marie Madeleine. Nous témoignons notre
reconnaissance à tous les étudiants inscrits en Biodiversité et Gestion Durable des Ecosystèmes,
qui nous ont apporté un grand soutien moral tout au long de nos travaux.
iii
TABLE DES MATIERES
Pages
DEDICACE ................................................................................................................................. i
AVANT-PROPOS ..................................................................................................................... ii
REMERCIEMENTS ................................................................................................................. iii
TABLE DES MATIERES ........................................................................................................ iv
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES ................................................ vii
LISTE DES TABLEAUX ......................................................................................................... ix
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
PARTIE I : GENERALITES ..................................................................................................... 3
III.1. Résultats...................................................................................................................... 21
III.1.1. Classes d’utilisation du sol de la zone d’étude ................................................... 21
III.1.2. Distribution spatiale des parcelles .................................................................... 22
III.1.3. Diversité végétale................................................................................................ 23
III.1.3.1. Composition floristique ................................................................................... 23
III.1.3.1.1. Types biologiques ....................................................................................... 25
III.1.3.1.2. Affinités chorologiques ......................................................................... 26
III.1.3.1.3. Espèces à statut particulier ..................................................................... 26
III.1.3.2. Diversité floristique ....................................................................................... 27
III.1.3.2.1. Indice de diversité spécifique ................................................................ 27
III.1.4. Ressemblance floristique des différents milieux ................................................ 29
v
III.1.5. Structure de la végétation.................................................................................... 30
III.1.5.1. Densité des peupleuments arbarescents ......................................................... 30
III.1.5.3. Distribution des individus par classes de diamètre........................................ 31
III.1.6. Régénération des espèces arborescentes ............................................................. 33
III.1.6. 1. Modes de dissémination ............................................................................... 33
III.1.6.2. Indice Pionnier des différents milieux ........................................................... 33
III.1.6.3. Potentiel de régénération des espèces arborescentes ..................................... 34
vi
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
Types biologiques
ch : chaméphyte (plante vivace de hauteur ≤ 0,25 m).
Epi : épiphyte
geo : géophyte
geoR : géophytes rhizomateux
h : herbacée vivace
hc : hémicryptophyte
L : liane ligneuse
Lme : liane mésophanérophyte
Lmi : liane microphanérophyte
me : mésophanérophyte (arbre ou liane de 8 à 32 m de hauteur)
mg : mégaphanérophyte (arbre ou liane de plus de 32 m de hauteur)
mi : microphanérophyte (arbuste de 2 à 8 m de hauteur)
na : nanophanérophyte (arbuste de 0,25 à 2 m de hauteur)
par : parasite
th : thérophyte
Affinités chorologiques
GC : taxon de la région guinéo-congolaise (forêt dense humide)
GC-SZ : taxon de la zone de transition entre la région Guinéo-Congolaise et la région
Soudanienne
GCW : taxon endémique du bloc forestier à l’Ouest du Togo, comprenant le Ghana,
la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée Bissau, la Gambie et le
Sénégal.
i : espèces introduites ou cultivées
SZ : taxon de la région soudano-zambézienne (savanes, forêts claires et steppes de
cette région)
vii
Autres
DBH : Diameter at Breast Height ou diamètre à hauteur de poitrine
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FCHS : Forêt Classée du Haut-Sassandra
GPS : Global Positioning System
GRIEPE : Groupe de Recherche Interdisciplinaire en Ecologie du Paysage et en
Environnement
IRD : Institut de Recherche pour le Développement
PASRES : Programme d’Appui Stratégique à la Recherche Scientifique en Côte
d’Ivoire
SODEFOR : Société de Développement des Forêts
UFR : Unité de Formation et de Recherche
UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature
UJLoG : Université Jean Lorougnon Guédé
viii
LISTE DES TABLEAUX
Pages
Tableau I : Caractéristiques de l’image utilisée ....................................................................... 10
Tableau II : Signification des valeurs de l’Indice Pionnier ...................................................... 20
Tableau III : Matrice de confusion (%) de la découpe de la zone d’étude. .............................. 22
Tableau IV : Richesse floristique des différents milieux ......................................................... 24
Tableau V : Espèces à statut particulier recensées dans la zone d’étude ................................. 27
Tableau VI : Indice de diversité des milieux inventoriés ......................................................... 29
Tableau VII : Coefficient de similitude de Sørensen entre les différents milieux ................... 29
Tableau VIII : Indices pionniers (IP) des différents milieux ................................................... 34
Tableau IX : Potentiel de régénération (PR) des différents milieux ........................................ 34
ix
LISTE DES FIGURES
Pages
Figure 1 : Présentation de la zone d’étude. ................................................................................ 6
Figure 2 : Diagramme ombrothermique de la région du Haut-Sassandra de 1988 à 2017. ....... 7
Figure 3 : Cartes d’occupation du sol de la forêt classée du Haut-Sassandra (1990-2015) ....... 8
Figure 4 : Schéma d’une parcelle unitaire. ............................................................................... 13
Figure 5 : Carte d’utilisation du sol de la zone d’étude............................................................ 21
Figure 6 : Diagramme présentant les proportions des classes d’utilisation du sol ................... 22
Figure 7 : Distribution spatiale des parcelles dans la FCHS .................................................... 23
Figure 8 : Spectres de repartition des familles dans la forêt et les plantations ........................ 25
Figure 9 : Diagramme types biologiques des espèces des différents milieux .......................... 25
Figure 10 : Distribution de l’affinité chorologique des espèces dans les différents milieux ... 26
Figure 11 : Densité des différents milieux ............................................................................... 30
Figure 12 : La surface terrière des différents milieux .............................................................. 31
Figure 13 : Histogrammes de distribution des individus suivant les classes de diamètres ...... 32
Figure 14 : Modes de dissémination des espèces dans les différents milieux.......................... 33
x
INTRODUCTION
Dans les régions intertropicales, la déforestation s’est considérablement accrue ces
dernières décennies (Kouakou et al., 2015). Les forêts ivoiriennes particulièrement sont sujettes
à diverses formes de pressions anthropiques telles que l’agriculture extensive sur brûlis, les
plantations agro-industrielles, les projets de construction d’ouvrages hydroélectriques,
l’exploitation incontrôlée des produits forestiers (non ligneux et bois d’œuvre), l’exploitation
minière et autres activités de développement (Gone Bi et al., 2013). Ainsi, la Côte d’Ivoire a
perdu plus de 67 % de son couvert forestier existant en 1960 et s’inscrit parmi les pays ayant
des taux de déforestation les plus élevés au monde (MEDD, 2011 ; Fairhead & Leach, 2012).
Pour sauvegarder la biodiversité, la Côte d’Ivoire a adopté, entre 1968 et 1974, une série de lois
visant à instaurer des parcs nationaux, des réserves naturelles et des forêts classées. Cependant,
la demande de plus en plus croissante de produits forestiers et de terres cultivables menace
toujours l’intégrité de ces aires et de leurs ressources. Par ailleurs, l’infiltration illégale de ces
espaces par des populations pour y développer des activités agricoles (Kouakou et al., 2015)
met en mal la gestion de ceux-ci par les structures chargées de leur protection.
La décennie de conflits qu’a connue la Côte d’Ivoire aurait amplifié les pressions sur les
ressources forestières en général et sur les forêts classées en particulier (Kouakou et al., 2015).
En effet, pendant les conflits armés (2002-2011) en Côte d’Ivoire, les aires protégées auraient
non seulement servi de champs de bataille, mais aussi de zones refuges pour les populations
fuyant les combats (Kouakou et al., 2015). De par sa position, la Forêt Classée du Haut-
Sassandra (FCHS) ne reste pas en marge des conséquences environnementales liées aux conflits
(Assalé et al., 2016). Pendant la période des conflits (2002-2011), la partie Nord de la FCHS
était située dans la zone sous contrôle de groupements rebelles à l’autorité gouvernementale et
la partie Sud dans la zone sous contrôle des forces onusiennes et de l’armée française. La FCHS,
qui était l’un des vestiges de la forêt semi décidue et la mieux conservée avant les conflits
(Kouamé, 1998), a perdu plus de 70 % de sa couverture forestière pendant cette période de 10
ans (Barima et al., 2016). Les travaux de Koua (2016) ont révélé qu’entre 2002 et 2013, environ
43,32 % de « forêt dense » ont été converties en « culture et jachère ». Les simulations
effectuées indiquent qu’à l’horizon 2019, presqu’aucun ilot forestier ne serait encore disponible
dans cet espace domanial (Vignal, 2016).
Cependant plusieurs études dont celles de Kouakou et al. (2015), Sangne et al. (2015),
Barima et al. (2016), Assalé et al. (2016), Zanh et al. (2016) et Koua. (2016).ont été menés sur
l’impact des actions anthropiques de la FCHS. Ces travaux tenaient compte de la diversité
floristique et de la dynamique spatio-temporelle du couvert forestier. Ces travaux, bien qu’ayant
apporté des informations importantes sur l’anthropisation de la FCHS, ne renseignent pas sur
1
le potentiel de régénération du couvert forestier si les activités anthropiques s’estompaient.
Pourtant, ces informations pourraient être importantes pour des prises de décisions idoines
concernant l’avenir de la FCHS.
La présente étude est soutenue par deux hypothèses. La première soutient que la mise
en place des parcelles permanentes permet de suivre la régénération naturelle de la flore et de
la végétation. La seconde hypothèse stipule que la charge semencière actuelle du sol permet
une régénération naturelle du couvert forestier de la FCHS.
L’objectif de ce mémoire est de mettre en place des parcelles permanentes de suivi de
la végétation et d’évaluer la diversité de la flore au sein de ces parcelles. De manière spécifique
il s’agira :
- de cartographier les différents types d’utilisation du sol de la FCHS ;
- de mettre en place des parcelles permanentes de suivi de la végétation ;
- d’évaluer la diversité floristique des parcelles ;
- d’analyser le potentiel de régénération de la végétation.
2
PARTIE I : GENERALITES
I.1. Dispositifs permanents en Côte d’Ivoire
Un dispositif permanent est un ensemble de parcelles matérialisées de façon permanente
sur lesquelles on procède à des observations répétées dans le temps. Les données prélevées
permettent de décrire la composition floristique, la structure et la dynamique (recrutement,
croissance, mortalité) du peuplement forestier (Priyadi et al., 2006 ; Poso, 2007). La mise en
place de ces dispositifs est une solution pour une meilleure estimation des paramètres de la
dynamique du peuplement. Il existe trois types principaux de dispositifs permanents à savoir la
parcelle permanente, le layon permanent et le sentier permanent.
La parcelle permanente est une portion délimitée dans une végétation à l’intérieur de
laquelle tous les individus de taille supérieure à un seuil sont suivis. Le layon permanent est
une zone délimitée par un axe unidimensionnel et une largeur fixe à l’intérieur de laquelle tous
les individus d’une taille supérieure à un seuil donné sont suivis. Le sentier permanent est une
ligne reliant des individus identifiés pour être suivis.
Certaines forêts classées de la Côte d’Ivoire ont fait l’objet de suivis à l’aide de dispositifs
permanents. Il s’agit, entre autres, des forêts classées de Mopri, d’Irobo, de Téné et de
Kokondékro.
Les dispositifs de Mopri, d’Irobo et de Téné ont été mis en place à partir de 1976 par la
Société de Développement des Forêts (SODEFOR) avec le concours technique du Centre
Technique Forestier Tropical. Dans ces dispositifs, le suivi a porté sur les espèces commerciales
exploitées sur le marché. Le principal paramètre dendrométrique mesuré est la circonférence
(N’Guessan & N’Da., 2005).
Au centre de la Côte d’Ivoire, les parcelles permanentes de Kokondékro ont été installées
par Aubreville en 1936. Ce dispositif a permis d’étudier l’impact des feux de brousse sur
l’évolution des ligneux, des herbacées et des sols en zone de savane (Dereix et al., 1976).
3
Concernant l’étude de l’atmosphère, l’intérêt de la télédétection dans ce domaine est
d’assurer une couverture globale et très fréquemment répétée de la planète entière. En
océanographie, la télédétection permet une vision synoptique de vastes régions (Jamali et al.,
2014). Les applications terrestres de la télédétection sont extrêmement diverses. Ces champs
d’actions se situent au niveau de la cartographie, la géologie et la prospection minière,
l’urbanisme, l’aménagement, le génie civil mais aussi de la surveillance des cultures ou du
couvert forestier, etc.
La télédétection à travers l’acquisition des images satellites et leur traitements
numériques permet, dans le cas de la foresterie, de quantifier et de suivre l’évolution de la
superficie des forêts dans le temps et dans l’espace. Elle se présente ainsi comme un précieux
outil d’aide aux prises de décision concernant la conservation des espaces forestiers (Jamali et
al., 2014). La télédétection permet aussi de suivre les cycles phénologiques de la biomasse
végétative à partir de séries temporelles d’indices de végétation à haute résolution temporelle
(infra mensuelle) sur une échelle décennale.
En Côte d’Ivoire, des suivis de végétation ont été realisés à partir de la télédétection.
Ainsi, dans la forêt classée de Korhogo, les travaux de N’guessan & Condé (1989) ont permis
de cartographier et d’évaluer la dynamique de la végétation. Egalement dans le Parc National
de la Marahoué, Dibi et al. (2008) ont étudié le suivi de la végétation forestière à l’aide d’images
issues de capteurs divers. A Tanda, dans les zones de transition forêt-savane, des travaux sur la
dynamique paysagère à partir de la télédétection ont été réalisés par Barima et al., (2010). Aussi
dans la FCHS, les études de Koua (2016) ont déterminé la dynamique spatio-temporelle de la
FCHS pendant les conflits.
4
Ainsi, pour la colonisation, il faut que la diaspore soit présente sur le site, qu’elle puisse y
germer, puis s’y établir. La diaspore est soit présente dans la banque de semences du sol sans
qu’elle ait pu auparavant s’exprimer, soit elle doit être transportée d’un autre site. À cela, il faut
ajouter les rejets à partir des souches et racines.
Les modes de disséminations des diaspores, combinés avec la présence des semenciers
dans un rayon compatible avec la puissance du vecteur de la dissémination, influencent
beaucoup les capacités d’apparition d’une espèce végétale dans un site. Les modes de
dissemination les plus connus et les plus utilisés sont :
- l’anémochorie ou dissémination des diaspores par le vent ;
- la zoochorie ou dissémination des diaspores par les animaux ; ce mode de dissémination
peut être externe (épizoochorie) ou interne (endozoochorie) ;
- l’hydrochorie ou dissémination par l’eau est observée principalement lors de la grande
saison des pluies ;
- la barochorie, qui, pour Molinier & Muller (1938), est la dissémination des diaspores
sans adaptation apparente. A maturité les diaspores se détachent et tombent par gravité.
La connaissance des modes de dissémination permet d’apprécier la capacité d’une espèce
à coloniser et à comprendre les raisons pour lesquelles cette espèce est abondante par rapport à
une autre sur le même site (Koffi, 2016).
Au cours de la régénération des espaces dégradés, on assiste à un remplacement progressif
des espèces dans le temps. Les premiers stades sont marqués par la domination d’espèces à
croissance rapide. Au fil du temps, d’autres espèces, absentes ou faiblement représentées dans
les premiers stades, parviennent à surcimer les premières en un remaniement progressif de la
composition floristique. Toutes ces considérations ont permis de distinguer divers
comportements des espèces en fonction de leur réponse à la lumière (Alexandre et al., 1978).
Les pionnières sont les espèces à croissance rapide colonisant, premièrement, les espaces
dégradés. Les héliophiles sont les espèces demandeuses en lumière, sciaphiles pour celles
tolérantes à l’ombre, etc.
5
Seitifla. Le fleuve Sassandra constitue sa limite ouest. Gérée par le Ministère des eaux et forêts,
la FCHS a été mise à la disposition de la SODEFOR en même temps que d’autres forêts classées
du pays en 1992.
(b)
(a)
Zone d’étude
I.4.2. Hydrographie
La FCHS est sous l’influence directe du fleuve Sassandra d’environ 650 km de longueur,
constituant sa limite occidentale. Ses principaux affluents tels que le Boa, la Lobo et le Davo
sur la rive gauche, le Bafing et le N’zo sur la rive droite, drainent toute la FCHS.
I.4.3. Climat
Le diagramme ombrothermique (Figure 2) de la région du Haut-Sassandra réalisé à
partir des données pluviométriques et thermiques moyennes mensuelles calculées sur une
période de 30 ans (1988 à 2017) permet de visualiser deux saisons. La saison sèche s’étend de
novembre à février et la saison des pluies par de mars à octobre. Le pic de précipitation est
atteint en avril avec 96,50 mm de pluie. Les températures ont de faibles amplitudes et sont
comprises entre 24,25 °C et 26,95 °C.
6
Précipitation Température
100 120
90
100
Précipitation (mm)
80
Température °C
70 80
60
50 60
40
30 40
20 20
10
0 0
I.4.5. Végétation
La partie nord de la FCHS est une zone de transition entre la forêt dense humide semi-
décidue à Celtis spp. et Triplochiton scleroxylon (K. Schum) du secteur mésophile et la forêt
dense humide semi-décidue à Aubrevillea kerstingii (Harms) pellegr et Khaya grandifoliola.
7
C.DC (Guillaumet & Adjanohoun, 1971). Elle appartenait à la zone de forêt dense humide semi-
décidue à Celtis spp et Triplochiton scleroxylon (K. Schum) du secteur mésophile caractérisée
par la chute quasi-simultanée des feuilles des grands arbres. Du fait des activités anthropiques
intenses dans cette forêt, d’autres types de végétation sont apparus à savoir des forêts dégradées,
des jachères et des cultures (Kouakou et al., 2015).
Plusieurs travaux dont ceux de Barima et al. (2016) ; Koua (2016) et Kouakou et al.
(2017) ont été réalisés sur la dynamique spatio-temporelle de la FCHS. Ces travaux ont montré
une forte anthropisation de cette forêt classée marquée par une fragmentation de la classe
forestière. Ces auteurs ont aussi rapporté une réduction considérable du couvert forestier au
profit des espaces cultivés, ainsi qu’une perte de la diversité floristique. En effet, la période de
conflits (2002-2011) fut une période de forte conversion des surfaces forestières de la FCHS.
Ainsi, 38,24% de la classe « Forêt dense » ont été convertis en « Culture et jachère » (Kouakou
et al., 2017). La Forêt dense qui était la matrice avant les conflits, s’est transformée en de petits
fragments forestiers pendant et après les conflits (Figure 3). Aujourd’hui, les plantations
cacaoyères constituent la matrice de cette forêt classée.
8
d’allochtone constitués de Baoulé, Agni, Sénoufo et Malinké et d’allogènes représentés par les
ressortissants des pays voisins (Guinée, Burkina Faso, Mali et Ghana) (Kouakou, 2014).
Certains allochtones se sont réinstallés dans des villages au Sud-Ouest de la FCHS ainsi que
dans des campements baoulé suite à l’inondatation de leurs plantations par les eaux du barrage
hydroélectrique de Buyo situé à 6° 14’ 32.70’‘ N et 7° 2’ 41.55’‘ W. Les populations riveraines
de la forêt classée pratiquent les cultures vivrières ainsi que la culture de cacaoyer (Theobroma
cacao Linn.) et de caféier (Coffea sp.).
9
PARTIE II : MATERIEL ET METHODES D’ETUDE
II.1. Matériel
II.1.1. Matériel technique
II.1.1.1. Matériel de mise en place des parcelles et d’inventaire floristique
La mise en place des parcelles et la collecte des données de terrain a nécessité l’utilisation
du matériel suivant :
un GPS pour la prise de coordonnées géographiques et la localisation des parcelles ;
un appareil de photographie numérique pour les prises de vue ;
des machettes pour l’ouverture des pistes ;
des cordes pour la délimitation des parcelles ;
un penta-décamètres pour la délimitation des parcelles ;
un carnet de terrain et un crayon pour la prise de note ;
un ruban mètre de 5 mètres pour la mesure de circonférence des arbres ;
un sécateur pour le prélèvement des espèces végétales ;
des papiers journaux pour la conservation des échantillons d’espèces végétales ;
des pots de peinture à huile pour marquer les limites des parcelles ;
des pancartes pour l’identification des parcelles
II.1.1.3. Logiciels
Les logiciels utilisés, dans le cadre de cette étude, sont :
- ArcGIS Desktop 9.3 pour la cartographie et l’analyse spatiale ;
- ENVI 4.7 pour les traitements des images satellitaires ;
- Excel et STATISTICA 7.1 pour des traitements statistiques de données ;
- MVSP pour le calcul des indices de diversité.
10
II.1.2. Matériel biologique
Le matériel biologique utilisé comporte :
- Les échantillons d’espèces végétales récoltés
- Les espèces végétales non récoltées
11
II.2.1.3. Cartographie de l’occupation du sol
II.2.1.3.1. Classification
La classification consiste à regrouper des ensembles de pixels similaires en classes
homogènes. Les pixels peuvent avoir la même valeur radiométrique ou des relations de
voisinage très important. La classification se présente sous deux principales formes à savoir la
classification supervisée et la classification non supervisée. Celle utilisée au cours de cette étude
a été la classification supervisée. Elle se déroule en deux étapes qui sont la sélection des
parcelles d’entrainement et l’application de l’algorithme de classification. Quarante-six
parcelles d’entraînements ont été sélectionnées sur la base des sites visités lors des campagnes
de collectes de données. Plusieurs algorithmes existent pour la classification des images
satellitaires. Celui utilisé est le maximum de vraisemblance qui selon N’Da et al. (2008) est le
plus adapté à la cartographie de la végétation. Ce modèle de classification utilise la moyenne et
la variance/covariance des données spectrales afin d’estimer la probabilité de chaque pixel à
être associé à une classe. Elle permet de calculer la probabilité qu’a un pixel d’appartenir à une
certaine classe et donc de réduire les risques d’erreur de pixels mal classés en utilisant au mieux
les probabilités d’appartenance.
12
2500 m2 chacune. Chaque parcelle a été subdivisée en placettes de 625 m2, elles même
subdivisées en quatre sous-placettes de 25 m2 (Figure 4). Dans la pratique, pour chaque parcelle,
une première ligne (ou layon) de base de plus de 50 mètres traversant le centre de la parcelle a
été ouverte à l’aide d’une machette. Sur cette ligne, une placette de 25 m x 25 m (625 m2) a été
d’abord délimitée pour servir de motif de base à la mise en place de la parcelle. A partir de cette
base, une seconde placette, contigüe à la première a été délimitée sur la ligne de base. Cette
opération a été répétée jusqu’à l’obtention des quatre (04) placettes qui constituaient la parcelle
finale de 2500 m² (Figure 4).
A
5m
5m
Parcelle unitaire
50 m
25 m
25 m
50 m
Figure 4 : Schéma d’une parcelle unitaire
A : Placette (625 m2) ; B : Sous-placette (25 m2)
Après la délimitation d’une parcelle, les limites ont été matérialisées. Une pancarte a été
d’abord placée à chaque angle de la parcelle. Des pare-feux de 2 m de largueur ont été ensuite,
installés autour des parcelles de plantations. Enfin une bande bicolore a été déployée autour de
la parcelle. Tous les arbres situés à la limite de la parcelle ont été marqués à la peinture à huile
de couleur rouge.
Les différents dispositifs étaient soumis à des traitements spécifiques.
Dans le dispositif 1, les parcelles permanentes ont été installées dans des plantations cacaoyères.
Le désherbage, la récolte de cabosses et les différentes activités champêtres sont autorisées.
Dans le dispositif 2, les parcelles permanentes ont été installées dans les plantations de
cacaoyers qui ne devront pas être entretenues (sans désherbage manuel ni usages de pesticides
et d’herbicides) mais dont les cabosses de cacaoyère seront récoltées.
Dans le dispositif 3, les parcelles permanentes ont été installées dans des plantations
cacaoyères dans lesquelles aucune activité agricole n’est autorisée.
13
Dans le dispositif 4, les parcelles sont installées dans des reliques forestières encore
présentes dans la FCHS. Ce dispositif a servi de témoin aux dispositifs 1, 2 et 3. Pour ce dernier
dispositif, le choix des fragments forestiers reposait sur différents critères, qui sontla taille,
l’accessibilité, et le niveau de conservation. Le choix des parcelles de plantations, a été effectué
par plusieurs étapes. La première a consisté à rencontrer les paysans ayant leurs plantations aux
alentours des fragments forestiers. Au cours de cette rencontre, les différents objectifs de l’étude
ont été expliqués aux paysans. La seconde étape a consisté à établir les critères de choix des
parcelles de plantations avec les paysans. Ces critères sont l’âge des plantations et la limite
entre des plantations de propriétaires différents. La troisième étape a consisté à parcourir les
plantations cacaoyères situées aux alentours des fragments forestiers et identifier celles qui
devraient être utilisées dans le cadre de l’étude.
14
II.2.4. Analyses des données floristiques
II.2.4.1. Richesse floristique
La richesse floristique est définie comme le nombre d’espèces recensées à l’intérieur
des limites d’un territoire en tenant compte de sa surface. Sa mesure consiste à faire le décompte
de toutes les espèces recensées sur chaque parcelle sans tenir compte de leur abondance. C’est
aussi le cas pour les genres et les familles des espèces inventoriées. La liste floristique de chaque
parcelle a été ainsi dressée. Par la suite, la richesse spécifique de chaque parcelle a été
déterminée.
15
- les espèces appartenant à la région soudano-zambézienne (savanes et forêts claires)
(SZ) ;
- les espèces communes à la région guinéo-congolaise et à la région soudano-
zambézienne (GC-SZ) ;
- les espèces introduites ou cultivées (i).
16
peuplement est composé d’une seule espèce, H’ est égal à 0, tandis que pour une flore
comportant un nombre élevé d’espèces, il tend vers lnS.
H′
E= (2)
LnS
D = 1 − ∑ Pi2 (3)
i=1
Il peut être interprété comme la probabilité que 2 individus tirés au hasard, soient d’espèces
différentes. Il est compris entre 0 et 1. Lorsque l’indice de Simpson tend vers 0, toutes les
espèces ont la même abondance et lorsqu’il tend vers 1, une seule espèce est présente. En
d’autre terme, plus D est grand, plus la diversité est forte.
17
2C
Cs = 100 × (4)
a+b
II.2.4.5.1. Densité
La densité (D) est définie comme étant le nombre d’individus par unité de surface. Elle
traduit l’occupation du sol par les espèces. Cet indice a été calculé pour chaque biotope grâce à
la formule suivante :
N
D= (5)
S
18
60[ ; [60 ; 70[ ; [70 ; 80[ ; [80 ; 90[ ; [90 ; 100[ et DBH ≥ 100. Les mesures ont été prises à 30
cm au-dessus des contreforts pour des espèces à contreforts.
Dans cette formule, Pi désigne le nombre d’espèces pionnières ; nPi est le nombre
d’espèces non pionnières mais héliophiles et Nb correspond au nombre total d’espèces du site.
Les espèces pionnières sont les premières espèces à coloniser les zones perturbées. Les espèces
non pionnières et héliophiles sont des espèces qui bien que présentes dans le sous-bois, ont
besoin des trouées pour leur développement optimal (Adou Yao, 2005). Pour caractériser l’état
de perturbation / reconstitution d’un milieu à travers cet indice, cinq classes de valeurs (Tableau
II), allant de 0 (site non perturbé) à 200 (site très perturbé à complètement transformé) ont été
établies par Hawthorne (1996).
19
Tableau II : Signification des valeurs de l’Indice Pionnier (Hawthorne, 1996)
Indice pionnier (IP) Commentaires
0 ≤ IP < 25 Site non perturbé à très peu perturbé / site complètement reconstitué
25 ≤ IP < 50 Site faiblement perturbé / bonne reconstitution
50 ≤ IP < 100 Site moyennement perturbé / moyenne reconstitution de la végétation
100 ≤ IP < 150 Site assez perturbé / reconstitution faible
150 ≤ IP < 200 Site très perturbé à complètement transformé/ très faible reconstitution
PR = Nj/N (9)
Nj : nombre total de jeunes plants (DBH < 5 cm) ; N : nombre total de tous les individus arborés.
20
PARTIE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION
III.1. Résultats
III.1.1. Classes d’utilisation du sol de la zone d’étude
Six classes d’utilisation du sol ont été identifiées après classification de l’image
multispectrale sentinel. Il s’agit de (i) classe « Forêt dense », (ii) classe « Forêt dégradée », (iii)
classe « Cacaoyère > 5 ans », (iv) classe « Cacaoyère < 5 ans », (v) classe « Sol nu et habitat »
et (vi) classe « Jachères » (Figure 5).
Il ressort de cette classification que la zone d’étude est dominée par les cacaoyères dont
la plus grande superficie est observée chez celles dont l’âge est inférieur à 5 ans avec une
proportion de 42,89 %. Les forêts denses occupent une proportion de 11,24 % contre 19,20 %
pour les forêts dégradées. La plus faible proportion est observée au niveau de la classe sols nus
et habitats (Figure 6).
La vérification de la classification a donné des valeurs élevées du coefficient de Kappa
et de la précision globale qui sont respectivement de 0,83 et 86,49 %. La matrice de confusion
indique que les confusions notables se situent au niveau des classes « Forêt dense » et « Forêt
dégradée » (Tableau III). Ce tableau affiche dans la diagonale, le pourcentage de pixels bien
classés (en gras) et hors diagonale, le pourcentage de pixels mal classés. En effet, 10,32 % de
pixels de « Forêt dégradée » se retrouvent dans la classe « Jachères » et aussi 9,66 % de « Forêt
dense » sont classés dans « Forêt dégradée ».
21
50
Figure 6 : Diagramme présentant les proportions des classes d’utilisation du sol du Sud-Est de
la forêt classée du Haut-Sassandra
23
Tableau IV : Richesse floristique des différents milieux en fonction des classes de diamètres
Nombre Nombre Nombre de Richesse
Classes de diamètre Milieux d’espèces de genres familles spécifique
moyenne
Forêt 64 47 23 21,33
DBH ≥ 10 cm Plantation de 3 ans 30 24 19 6
Plantation de 4 ans 9 7 6 4,50
Plantation de 5 ans 5 5 5 2,50
Forêt 70 52 25 23,33
5 cm ≤ DBH < 10 cm Plantation de 3 ans 4 4 4 0,81
Plantation de 4 ans 1 1 1 0,53
Plantation de 5 ans 3 3 3 1,50
Forêt 147 102 39 49,66
DBH < 5 cm Plantation de 3 ans 116 92 36 23,22
Plantation de 4 ans 90 75 34 45
Plantation de 5 ans 43 37 18 21,50
Forêt 256 166 59 85,33
Tous les individus Plantation de 3 ans 217 170 57 43,46
Plantation de 4 ans 151 124 56 75,50
Plantation de 5 ans 105 94 43 52,55
DBH = Diamètre à hauteur de poitrine
Les familles les plus abondantes dans les plantations sont les Fabaceae (12 %), les
Apocynaceae (7 %) et les Malvaceae (6 %). Dans les forêts ce sont les Fabaceae, les Rubiaceae
et les Malvaceae qui dominent avec respectivement 12 %, 8 % et 7 % des inventaires (Figure
8).
24
Forêt Plantations
45
40
35 Mégaphanérophytes
30 Mésophanérophytes
25
Microphanérophytes
20
15 Nanophanérophytes
10 Autres
5
0
Figure 9 : Histogramme des types biologiques des espèces des différents milieux
25
III.1.3.1.2. Affinités chorologiques
Dans les parcelles de forêt, les espèces de la région Guinéo-Congolaise (GC) représentent
72,13 % des espèces inventoriées. Les espèces des régions de transition Guinéo-Congolaise et
Soudano-Zambézienne (13,43 %), des espèces endémiques à l’Afrique de l’Ouest (12,43 %),
des espèces Soudano-Zambézienne (0,99 %) et des espèces introduites ou cultivés (0,99 %).
Dans les plantations de 3 ans les espèces de la région Guinéo-Congolaise (GC) sont les
plus représentées avec 40,07 %. Elles sont suivies des espèces endémiques à l’Afrique de
l’Ouest (7,46 %), de celles des régions de transition Guinéo-Congolaise et Soudano-
Zambézienne (6,90%) et des espèces introduites (0,5 %).
Dans les plantations de 4 ans ce sont également les espèces de la région Guinéo-
Congolaise qui sont les plus dominantes (66,10 %). Elles sont suivies des espèces des régions
de transition Guinéo-Congolaise et Soudano-Zambézienne, des espèces endémiques à l’Afrique
de l’Ouest, des espèces introduites et des espèces Soudano-Zambézienne avec respectivement
22,03 %, 8,47 %, 2,54 % et 0,84 % (Figure 10).
Dans les plantations de 5 ans les espèces de la région Guinéo-Congolaise (GC) sont les
plus représentées avec 67,85 %. Elles sont suivies des espèces des régions de transition Guinéo-
Congolaise et Soudano-Zambézienne (19,04 %), des espèces endémiques à l’Afrique de l’Ouest
(8,33 %) et des espèces introduites (4,47%).
80
Nombre d'espèces (%)
70
60 GC
50 GC-SZ
40 GCW
30 i
20
SZ
10
0
Figure 10 : Distribution des affinités chorologiques des espèces dans les différents milieux
26
(Sapotaceae). Vingt-six (26) espèces sont endémiques au bloc forestier Ouest africain (GCW)
et neuf (9) sont endémiques à la Haute Guinée. Au regard de la liste rouge de l’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), vingt (20) espèces sont vulnérables,
deux (2) espèces à faible risque de disparition / quasi-menacée et deux (2) espèces à faible
risque de disparition / préoccupation mineure (Tableau V).
Tableau V: Espèces à statut particulier recensées dans la zone d’étude par milieu inventorié
Biotope
Statut Total
Plantation Plantation Plantation
Endémisme Menace Forêt de 3 ans de 4 ans de 5 ans
GCW 20 13 7 6 26
GCi 2 1 1 2
HG 7 6 2 3 9
HG VU 2 2
HG_GCW 11 3 4 1 15
LR/lc 2 1 1 1 2
LR/nt 1 2 1 1 2
VU 15 10 7 3 20
GCi : Endémique à la Côte d’Ivoire ; GCW : Endémique au bloc forestier ouest africain : HG :
Endémique à la Haute Guinée ; VU : Vulnérable ; Lc : Préoccupation mineure ; LR/lc : Faible
risque de disparition / Préoccupation mineure ; LR/nt : Faible risque de disparition / Quasi-
menacée.
27
de régénération. Les plantations de 5 ans sont les milieux les moins diversifiés dont l’indice de
Simpson est de 0,80 pour les individus adultes et de 0,50 pour les individus de régénération.
Les plantations de 4 ans sont les milieux les moins diversifiés en considerant les individus de
régénération. Elles ont un indice de Simpson de 0,61.
La prise en compte de tous les individus montre que les plantations de 3 ans ont la valeur
de l’indice d’équitabilité de Piélou la plus élevée 0,86. Les espèces de ce milieu sont
équitablement réparties entres elles. Elles sont suivies des forêts et des plantations de 4 ans qui
ont une valeur d’indice d’équitabilité de 0,77. Les plantations de 5 ans enregistrent la plus faible
valeur de cet indice qui est de 0,55. Quand on considère les individus adultes, les espèces des
plantations de 5 ans ont la valeur de l’indice d’équitabilité de Piélou la plus élevée 1 (Tableau
VI). Les espèces sont équitablement réparties dans ce milieu. Les forêts enregistrent la valeur
d’indice d’équitabilité la plus faible (0,84). Ce milieu est dominé par un groupe d’espèces.
Quand on considère les individus juvéniles, les plantations de 5 ans ont la valeur de l’indice
d’équitabilité de Piélou la plus élevée, 1. Par contre les forêts ont la valeur la plus faible, (0,83).
Pour les individus de régénération, les plantations de 3 et 4 ans ont la plus forte valeur d’indice
d’équitabilité qui est de 0,77. Les plantations de 5 ans ont la valeur la plus faible (0,44).
28
Tableau VI : Indice de diversité des milieux inventoriés
Indice de Indice de Indice
Classes de diamètre Type de biotope Shannon Simpson d’équitabilité
de Piélou
Forêt 3,52 0,93 0,84
Plantation de 3 ans 3,20 0,90 0,91
DBH ≥ 10 cm
Plantation de 4 ans 2,11 0,87 0,90
Plantation de 5 ans 1,66 0,80 1
Forêt 3,42 0,90 0,83
Plantation de 3 ans 1,33 0,77 0,90
5 cm ≤ DBH < 10 cm
Plantation de 4 ans 0 0 0
Plantation de 5 ans 1,12 0,61 1
Forêt 3,47 0,96 0,66
Plantation de 3 ans 3,33 0,93 0,77
DBH < 5 cm
Plantation de 4 ans 3,44 0,90 0,77
Plantation de 5 ans 1,66 0,50 0,44
Forêt 4,33 0,93 0,77
Plantation de 3 ans 3,88 0,93 0,86
Tous les individus
Plantation de 4 ans 3,93 0,90 0,77
Plantation de 5 ans 2,44 0,66 0,55
29
III.1.5. Structure de la végétation
III.1.5.1. Densité des peupleuments arbarescents
En tenant compte de tous les individus arborescents, les forêts sont les plus denses avec
4274,66 tiges/ha contre 1293,6, 1058 et 872 tiges/ha respectivement pour les plantations de 3
ans, 4 ans et 5 ans. La densité des tiges diminue avec l’âge des plantations. Pour les individus
adultes, le plus grand nombre de tiges à l’hectare a été observé dans les forêts. Il est de 390,66
tiges/ha. Mais le plus petit nombre de tiges à l’hectare, 10 tiges/ha, a été obtenu dans les
plantations de 5 ans. La densité des individus adultes régresse également avec l’âge des
plantations. Pour les individus juvéniles, le plus grand nombre de tiges à l’hectare a été obtenu
dans les forêts. Il est de 548 tiges/ha. Mais le plus petit nombre de tige à l’hectare, 2 tiges/ha, a
été obtenu dans les plantations de 4 ans. Pour les individus de régénération, la plus forte valeur
de densité, 3336 tiges/ha a été obtenue dans les forêts. Cependant, la plus faible valeur de
densité qui est de 856 tiges/ha a été obtenue dans les Plantation de 5 ans (figure 11).
Pour tous les individus, les forêts enregistrent la surface terrière la plus élevée (17,71
m²/ha) alors que la surface terrière la plus faible, (0,18 m²/ha) a été obtenue dans les plantations
de 5 ans (Figure 12). En tenant compte des individus adultes, les forêts enregistrent la valeur de
la surface terrière la plus élevée, (16,05 m²/ha). La plus faible valeur de la surface terrière (0,16
m²/ha) a été obtenue dans les plantations de 5 ans. Pour les individus juvéniles, les forêts ont la
surface terrière la plus élevée qui est de 1,66 m²/ha. (Figure 12).
Densité (nombre de tiges/ha)
4500
4000
3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
Tous les DBH ≥ 10 cm 5 cm ≤ DBH ≤ 10 DBH < 5 cm
individus cm
Forêt Plantation de 3 ans Plantation de 4 ans Plantation de 5 ans
30
20
10
0
Tous les individus DBH ≥ 10 cm 5 cm ≤ DBH ≤ 10 DBH < 5 cm
cm
Forêt Plantation de 3 ans Plantation de 4 ans Plantation de 5 ans
31
Nombre d'individus
400
300
200 Forêt
100
0
Nombre d'individus
40
30
20 Plantation de 3 ans
10
0
15
Nombre d'individus
10
Plantation de 4 ans
5
10
Nombre d'individus
5
Plantation de 5 ans
Classe de diamètres
Figure 13 : Histogrammes de distribution des individus suivant les classes de diamètres dans
les milieux
32
III.1.6. Régénération des espèces arborescentes
III.1.6. 1. Modes de dissémination
Quatre modes de dissémination ont été identifiés. Il s’agit de l’Endozoochorie,
l’Anémochorie, la Barochorie et l’Epizoochorie. Parmis ces modes le mode Endozoochorie est
majoritaire quel que soit le milieu. En effet, plus de la moitié des espèces des milieux présente
ce mode de dissémination. Dans chaque milieu, les espèces endozoochores sont suivies des
espèces anémochores représentées par plus de 30 % des espèces inventoriées. Dans les
différents milieux, les espèces barochores et épizoochores sont minoritaires avec une proportion
pourcentage d’espèces inferieures à 10 %. La figure 14 présente les modes de dissemination
des espèces dans les différents milieux.
60
Proportion d'espèces (%)
50
40
Anémochorie
30
Barochorie
20 Endozoochorie
10 Epizoochorie
33
Tableau VIII : Indices pionniers (IP) des différents milieux
Plantation Plantation Plantation
Forêt de 3 ans de 4 ans de 5 ans
III.2. Discussion
III.2.1. Cartographie des classes d’utilisation du sol de la zone d’étude
La classification supervisée de l’image sentinel de 10 m de résolution a permis d’établir
la carte d’utilisation du sol de la zone d’étude. Elle montre que cette partie de la forêt classée
est dominée par les plantations cacaoyères dont l’âge est inférieur à 5 ans. Les résultats révèlent
que l’implantation des plantations cacaoyères est postérieure à la période des conflits en Côte
d’Ivoire. Toutefois, Barima et al. (2016), Koua (2016), et Kouakou et al. (2017) ont montrés
que la déforestation de la FCHS en faveur de la culture cacaoyère a été importante pendant la
décennie de conflits en Côte d’Ivoire (2002-2011). Mais le rythme de déforestation était plus
important entre 2006 et 2011 (7 %/an) par rapport à celui au début des conflits (2 %/an). La
dominance des plantations cacaoyères dont l’âge est inférieur à 5 ans montre que cette
déforestation s’est encore poursuivie après les conflits.
L’évaluation de la précision de la carte a été faite par la matrice de confusion, la précision
globale et l’indice de Kappa. La précision globale et l’indice de Kappa ont donné des valeurs
de 86,49 % et 0,83 pendant que la matrice de confusion indique des confusions notables au
niveau des classes « Forêt dense » et « Forêt dégradée ». Ces confusions sont liées aux
conditions environnementales particulières (Oszwald et al,. 2007), à la résolution de l’image
(Koua, 2016) et aux techniques de mise en place des exploitations (Kpangui, 2015) qui ne
34
permettent pas une bonne discrimination de ces espaces. En effet les agriculteurs sèment
directement les fèves de cacaoyer dans le sous-bois en conservant les grands arbres qu’ils
élimineront plus tard. Vue de l’extérieur, la forêt semble intacte pendant que les espèces du
sous-bois sont régulièrement éliminées avec la croissance des jeunes plants (Kouakou et al.,
2015). La résolution de 10 m n’a pas permis de discriminer les plantations qui sont, ainsi,
incorporées aux forêts. Ce résultat est conforme à celui rapporté par Kouakou et al. (2015) dans
le Nord de la FCHS avec une image SPOT 5 de 10 m de résolution datant de 2013. Ces auteurs
ont montré que les forêts dégradées ne sont qu’une première phase de la mise en place des
plantations de cacaoyers.
La faible surface forestière et la dominance des cultures confirment les travaux de Koua
(2016) qui se sont déroulés sur toute la forêt classée. Ces travaux ont révélé que pendant la
décennie de conflits, environ 38,24 % de « Forêt dense » ont été converties en « Culture et
jachère » et 5,08 % en « Sol nu et habitat ». Cette dégradation avancée qui se poursuit
aujourd’hui se justifierait par l’absence d’une réelle volonté politique qui se traduit par le
manque d’agents de surveillance. Cette situation entraine une infiltration massive des
populations au sein de la FCHS.
39
CONCLUSION, PERSPECTIVES ET
RECOMMANDATIONS
Conclusion
L’objectif de ce travail était de mettre en place des parcelles permanentes de suivi de la
végétation et d’évaluer la diversité de la flore au sein de ces parcelles. Il ressort de cette étude
que la partie Sud-Est de la forêt classée du Haut-Sassandra est dominée par les plantations
cacaoyères dont l’âge est inférieur à 5 ans. Ces plantations occupent 42,89 % de la surface de
la forêt classée en plus de celles existant avant 2012 (> 5 ans).
Douze (12) parcelles permanentes de suivi de la végétation ont été installées dans la
FCHS dont trois (3) parcelles en forêts, cinq (5) dans les plantations de 3 ans, deux (2) dans les
plantations de 4 ans et deux (2) dans les plantations de 5 ans. Les inventaires floristiques menés
dans ces douze (12) parcelles permanentes ont permis de mettre en place une base de données
initiale des espèces végétales de ces milieux. Il a été ainsi dénombré 7860 individus de plantes
représentant 387 espèces reparties entre 252 genres et 73 familles. Parmis ces espèces, deux (2)
sont endimiques à la Côte d’Ivoire. Il s’agit de Baphia bancoensis Aubrév. et Chrysophyllum
taiense Aubrév & Pellegr. Les microphanérophytes et les mésophanérophytes dominent dans
tous les milieux avec respectivement 29 % et 18 %. Du point de vue floristique, la composition
floristique des plantations de 3 ans ressemble à celle des forêts. Les individus juvéniles sont les
plus dominants dans tous les milieux avec une proportion de 64,49 %. Ces milieux sont viables,
capables d’autorégénération en absence d’actions humaines.
En definitive, l’Homme est la principale menace de la forêt classée du Haut-Sassandra.
Toutefois, cette forêt est encore viable et capable de s’autorégénérer floristiquement.
Perspectives
Ce travail a montré que les parcelles permanentes sont à des niveaux de diversité et de
reconstitution différents. Ainsi, pour une meilleure évaluation du potentiel de régénération et
de la vitesse de restauration du couvert forestier de la FCHS, des études futures pourraient
s’intéresser au suivi de la reprise naturelle de la végétation des parcelles permanentes. Ces
études pourraient avoir l’avantage de créer des modèles de reprise de la végétation et d’orienter
les autorités dans la prise de décisions concernant l’avenir des forêts dégradées en général et
celle de la FCHS en particulier.
40
Recommandations
Pour une bonne planification de la conservation et de la gestion durable de la FCHS,
nous suggérons aux chercheurs :
- d’acquérir des images multispectrales à haute résolution comme des images SPOT de
2 mètres de résolution qui permettront une bonne discrimination des différents types
d’utilisation du sol de la FCHS ;
- D’augmenter le nombre des parcelles permanentes et d’étendre l’étude dans d’autres
blocs afin d’évaluer le potentiel de la régénération naturelle de toute la FCHS ;
- de mener conjoinctement avec la SODEFOR des campagnes de sensibilisation et
d’éducation environnementale des populations riveraines aux respects des dispositifs et la
conservation la FCHS,
41
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ANNEXES
Annexe : Liste des espèces inventoriées dans les différents milieux
Mode de dissémination : Anem = anémochore ; Endo = endochore ; Epiz = epizochore ; Baro = barochore
Types biologiques : h = espèces herbacées ; mg = mégaphanérophytes ; mp = mésophanérophytes ; me = microphanérophytes ; np =
nanophanérophytes : Ch = chaméphytes ; H = hémicryptophytes ; Th = thérophytes ; géo = géophytes ; epi = épiphytes.
Types chorologiques : i = espèces introduites ; SZ = espèces endémiques de la Région phytogéographique Soudano-Zambézienne ; GC = espèces
endémiques de la Région phytogéographique Guinéo-Congolaise ; GC-SZ = espèces endémiques des Régions phytogéographiques Soudano-
Zambézienne et Guinéo-Congolaise ; GCW = espèces endémiques des forêts de l’Afrique de l’Ouest ; GCi = espèces endémiques du Territoire
ivoirien.
Ecologie : Pion = pionnières ; Hel = héliophiles ; Scia= sciaphile
HG : espèces endémiques des forêts de la Haute Guinée.
PLT 3 = plantation de 3 ans ; PLT 4 = plantation de 4 ans ; PLT 5 = plantation de 5 ans
N° Espèces Familles chronologique biologiques dissemination Ecologique PLT 3 PLT 4 PLT 5 Forêt
1 Abelmoschus esculentus Moench Malvaceae GC-SZ np x x
2 Abrus canescens Baker Fabaceae GC-SZ np Aném Pion x
3 Adenia cissampeloides Harms Passifloraceae GC mp Endo Pion x x
4 Adenia lobata (Jacq.) Engl. Passifloraceae GC mp Endo Pion x x x x
5 Aframomum cereum K.Schum. Zingiberaceae GC mp Endo Hel x
6 Afzelia bella Harms Fabaceae GCW me Baro Hel x x x
7 Aganope leucobotrya Polhill Fabaceae GC mp Aném Pion x x x x
8 Agelaea pentagyna Baill. Connaraceae GC me Endo Scia x x x
9 Ageratum conyzoides L. Asteraceae GC-SZ th Aném Pion x x x
10 Aidia genipiflora Dandy Rubiaceae GC mp Aném Scia x x
11 Alafia barteri Oliv. Apocynaceae GC me Aném Hel x x
12 Albizia adianthifolia W.Wight Fabaceae GC me Aném Pion x x x x
13 Albizia ferruginea Benth. Fabaceae GC-SZ me Aném Pion x
14 Albizia sp Asteraceae x
15 Albizia zygia J.F.Macbr. Fabaceae GC-SZ me Aném Hel x x x x
16 Alchornea cordifolia Müll.Arg. Euphorbiaceae GC-SZ me Endo Pion x x
17 Alstonia boonei De Wild. Apocynaceae GC mg Aném Pion x x
18 Amphimas pterocarpoides Harms Fabaceae GC mg Aném Hel x x x x
19 Anacardium occidentale L. Anacardiaceae i me x x
20 Ananas comosus Merr. Bromeliaceae x x x
21 Anchomanes difformis Engl. Araceae GC G Endo Scia x x x
22 Annickia polycarpa I.M.Turner Annonaceae GC me Scia x
23 Anopyxis klaineana Pierre ex Engl. Rhizophoraceae GC MP Hel x
24 Anthonotha macrophylla P.Beauv. Fabaceae GC mp Endo Scia x x
25 Antiaris toxicaria Lesch. Moraceae GC me Endo Hel x x x x
26 Astraea lobata Klotzsch Euphorbiaceae x
27 Aubrevillea kerstingii Pellegr. Fabaceae GC mg Endo Hel x x
28 Baissea baillonii Hua Apocynaceae GC mp Aném Hel x
29 Baissea multiflora A.DC. Apocynaceae GC-SZ me Aném Hel x x x
30 Baissea zygodioides Stapf Apocynaceae GCW Hel x x
31 Baphia nitida Lodd. Fabaceae GC mp Aném Scia x x x x
32 Baphia pubescens Hook.f. Fabaceae GC mp Aném Scia x x x x
33 Bequaertia mucronata R.Wilczek Celastraceae GC mg Scia x x
34 Bidens pilosa L. Asteraceae GC-SZ Th x x x
35 Blighia sapida K.D.Koenig Sapindaceae GC-SZ me Endo Hel x x x x
36 Blighia unijugata Baker Sapindaceae GC me Endo Hel x x x
37 Blighia welwitschii Radlk. Sapindaceae GC me Endo Hel x x
38 Bombax brevicuspe Sprague Malvaceae GC mg Pion x x
39 Bombax buonopozense P.Beauv. Malvaceae GC mg Aném Pion x
40 Breviea sp Sapotaceae x
41 Bridelia grandis Pierre ex Hutch. Phyllanthaceae GC me Pion x
42 Buchholzia coriacea Engl. Capparaceae GC mp Scia x x
43 Bussea occidentalis Hutch. Fabaceae GC me Hel x
44 Caesalpinia benthamiana Zarucchi Caesalpiniaceae x x x x
45 Canthium pseudosetiflorum Bridson Caesalpiniaceae x
46 Canthium sp Caesalpiniaceae x
47 Capsicum annuum L. Solanaceae i np x x x
48 Cardiospermum grandiflorum Radlk. Sapindaceae GC mp x
49 Carica papaya L. Caricaceae GC mp Pion x x
50 Ceiba pentandra Gaertn. Malvaceae GC-SZ mg Aném Pion x x x x
51 Celtis sp x x
52 Celtis adolfi-friderici Engl. Cannabaceae GC mg Scia x x
53 Celtis mildbraedii Engl. Cannabaceae GC me Endo Scia x x x x
54 Celtis zenkeri Engl. Cannabaceae GC me Endo Scia x x x
55 Centrosema pubescens Benth. Fabaceae GC mp Pion x
56 Chasmopodium caudatum Stapf Poaceae GC-SZ th Pion x
57 Chassalia afzelii K.Schum. Rubiaceae GCW mp Scia x x
58 Chidlowia sanguinea Hoyle Fabaceae GCW me Scia x x x
59 Chromolaena odorata R.M.King & H.Rob. Asteraceae GC np Aném Pion x x x x
60 Chrysophyllum africanum A.DC. Sapotaceae GC mg Scia x
61 Chrysophyllum albidum G.Don Sapotaceae GC-SZ mg Scia x x
62 Chrysophyllum bancanum Miq Sapindaceae x
63 Chrysophyllum subnudum Baker Sapotaceae GC me Hel x x x x
64 Chrysophyllum taiense Aubrév. & Pellegr. Sapotaceae GCW me Scia x
65 Chytranthus sp Sapindaceae GC mp x
66 Chytranthus talbotii Keay Sapindaceae GC mp Hel x x x
67 Cissus aralioides Planch Vitaceae GC-SZ mp Aném Pion x
68 Cissus producta Afzel Vitaceae GC mp Pion x x
69 Cissus quadricornuta Hochr Vitaceae GC-SZ mp Pion x
70 Cissus vogelii Hook.f Vitaceae x
71 Citrus medica L. Rutaceae i mp x
72 Citrus sp Rutaceae x x x
73 Clerodendrum buchholzii Gürke Lamiaceae GC Endo x x
74 Clerodendrum capitatum Moldenke Lamiaceae GC-SZ np Endo Pion x x
75 Clerodendrum umbellatum Poir Lamiaceae GC mp Pion x x x
76 Clerodendrum volubile Moldenke Lamiaceae GC np Endo Pion x x
77 Cnestis corniculata Lam. Connaraceae GCW Endo Pion x x x x
78 Cnestis ferruginea Vahl ex DC. Connaraceae GC mp Endo Pion x x x x
79 Coelocaryon oxycarpum Stapf Myristicaceae GCW me Hel x
80 Coffea arabica L. Rubiaceae i mp x x
81 Cola caricifolia K.Schum. Malvaceae GCW mp Endo Pion x x x
82 Cola gigantea A.Chev. Malvaceae GC-SZ me Endo Scia x
83 Colocasia esculenta Schott Araceae GC hc x x x
84 Combretum comosum Jongkind Combretaceae GCW mp Pion x x x
85 Combretum grandiflorum G.Don Combretaceae GCW Aném Pion x
86 Combretum micranthum G.Don Combretaceae SZ Pion x x
87 Combretum mucronatum Thonn. Combretaceae GC mp Pion x
88 Combretum paniculatum Vent. Combretaceae GC-SZ mp Aném x x
89 Combretum racemosum P.Beauv. Combretaceae GC me Aném Pion x x
90 Combretum sp Combretaceae x
91 Connarus africanus Lam. Connaraceae GC me Endo Pion x x
92 Copaifera salikounda Heckel Fabaceae GCW me Aném Scia x
93 Cordia platythyrsa Baker Boraginaceae GC me Pion x
94 Corynanthe pachyceras K.Schum. Rubiaceae GC me Aném Scia x x x
95 Craterispermum caudatum Hutch. Rubiaceae GC mp Scia x
96 Crossostemma laurifolium Planch. ex Benth. Passifloraceae GCW mp Endo Pion x
97 Croton hirtus L’Hérit. Euphorbiaceae np Endo Pion x x x x
98 Cuervea macrophylla R.Wilczek Celastraceae GC me Aném x
99 Cuviera acutiflora DC. Rubiaceae GC mp Pion x
100 Cyathula prostrata Blume Amaranthaceae GC-SZ np Epiz Pion x x x
101 Cyperus odoratus L. Cyperaceae x
102 Dalbergia afzeliana G.Don Fabaceae GC me Aném Pion x x
103 Dalbergia oblongifolia G.Don Fabaceae GCW Aném Pion x x x
104 Dalbergia sp Fabaceae x x
105 Dalbergiella welwitschii Baker f. Fabaceae GC Aném Pion x x x
106 Daniellia thurifera Benn. Fabaceae GCW me Pion x
107 Deinbollia grandifolia Hook.f. Sapindaceae GC mp Endo Pion x
108 Deinbollia pinnata Schumach Sapindaceae GC np Endo Pion x
109 Desmodium adscendens DC Fabaceae GC Ch Aném x
110 Desplatsia chrysochlamys Mildbr. Malvaceae GC mp Baro Scia x
111 Desplatsia dewevrei Burret Malvaceae GC mp Baro Pion x
112 Desplatsia sp Malvaceae GC mp Baro x
113 Dialium aubrevillei Pellegr. Fabaceae GCW me Scia x x
114 Dialium dinklagei Harms Fabaceae GC mp Endo Scia x x x x
115 Dichapetalum albidum A.Chev Dichapetalaceae GCW x
116 Dichapetalum toxicarium Baill. Dichapetalaceae GCW Endo x
117 Digitaria fuscescens Henrard Poaceae GC th x
118 Digitaria horizontalis Willd. Poaceae GC-SZ th Epiz x x
119 Dioscorea burkilliana J.Miège Dioscoreaceae GCW geo Hel x x
120 Dioscorea cayenensis Lam. Dioscoreaceae Pion x x
121 Dioscorea minutiflora Engl. Dioscoreaceae GC G Scia x x x
122 Dioscorea praehensilis Benth. Dioscoreaceae GC-SZ I x
123 Dioscorea sp Dioscoreaceae x x
124 Diospyros canaliculata De Wild. Ebenaceae GC mp Endo Scia x x x x
125 Diospyros gabunensis Gürke Ebenaceae GC mp Scia x
126 Diospyros kamerunensis Gürke Ebenaceae GC mp x
127 Diospyros macrocarpa Hiern Ebenaceae x
128 Diospyros soubreana F.White Ebenaceae GC np Endo Scia x
129 Diospyros sp Ebenaceae x
130 Diospyros vignei F.White Ebenaceae GCW np Endo Scia x x x
131 Diospyros viridicans Hiern Ebenaceae GC me Endo Scia x x
132 Discoglypremna caloneura Prain Euphorbiaceae GC me Pion x
133 Distemonanthus benthamianus Baill. Fabaceae GC me Scia x x
134 Distemonanthus sp Fabaceae x
135 Dracaena aubryana Brongn. Asparagaceae GCW np x
136 Dracaena ovata Ker Gawl. Asparagaceae GC np Endo Scia x x
137 Dracaena perrottetii Baker Asparagaceae x
138 Dracaena surculosa Hook.f. Asparagaceae GC np Endo x
139 Dracaena utilis Baker Putranjivaceae x
140 Drypetes aylmeri Hutch. & Dalziel Putranjivaceae GCW mp Scia x x
141 Drypetes gilgiana Pax & K.Hoffm. Putranjivaceae GC mp Endo Scia x x x
142 Drypetes sp Putranjivaceae x
143 Drypetes variabilis Uittien Putranjivaceae Pion x
144 Duguetia staudtii Chatrou Annonaceae x x
145 Elaeis guineensis Jacq. Arecaceae GC me Endo Pion x x x x
146 Elephantopus L. Asteraceae x
147 Empogona macrophylla Robbr. Rubiaceae x
148 Entada mannii Tisser. Fabaceae GC-SZ me Baro x x x
149 Entandrophragma angolense C.DC. Meliaceae GC mg Aném Hel x x x
150 Entandrophragma cylindricum Sprague Meliaceae GC mg Aném Hel x x
151 Entandrophragma utile Sprague Meliaceae GC mg Hel x
152 Eribroma oblongum Pierre Malvaceae GC mg Hel x
153 Erigeron floribundus Sch.Bip Asteraceae GC mg x x
154 Erigeron multiflorus Hook. & Arn. Asteraceae GC mg x x
155 Erythrophleum suaveolens Brenan Fabaceae GC-SZ me Aném x
156 Euadenia eminens Hook.f. Capparaceae GCW np Endo x x
157 Euclinia longiflora Salisb. Rubiaceae GC mp Endo x x x x
158 Eugenia sp Myrtaceae x x x
159 Euphorbia heterophylla L. Euphorbiaceae GC th Aném Pion x x
160 Ficus exasperata Vahl Moraceae GC-SZ mp Endo Pion x x x x
161 Ficus mucuso Welw. ex Ficalho Moraceae GC me Endo Pion x x x
162 Ficus sp Moraceae x
163 Ficus sur Forssk. Moraceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
164 Ficus thonningii Blume Moraceae GC-SZ epi Pion x x
165 Ficus vogeliana Miq. Moraceae GC mp Endo Pion x
166 Funtumia africana Stapf Apocynaceae GC me Aném Hel x x x x
167 Funtumia elastica Stapf Apocynaceae GC me Hel x
168 Glyphaea brevis Monach. Malvaceae GC mp Endo Pion x x x x
169 Gomphia schoenleiniana Klotzsch Ochnaceae x
170 Gonolobus rostratus Schult. Apocynaceae x x
171 Gouania longipetala Hemsl. Rhamnaceae GC me Aném Pion x x x x
172 Gouania paniculata Spreng. Tiliaceae x
173 Griffonia simplicifolia Baill. Fabaceae GC Aném Hel x x x x
174 Guarea cedrata Pellegr. Meliaceae GC mg Endo Scia x x
175 Guibourtia ehie J.Leonard Fabaceae GC mg Aném Hel x x x
176 Gymnostemon zaizou Aubrév. Simaroubaceae GCW mg Hel x x x
177 Hexalobus sp Annonaceae x x x
178 Hibiscus sp Malvaceae x
179 Hippocrateoideae sp Celastraceae x
180 Holarrhena floribunda T.Durand Apocynaceae GC-SZ me Aném Pion x x
181 Holoptelea grandis Mildbr. Ulmaceae GC me Aném Pion x x
182 Homalium longistylum Mast. Salicaceae GC mg Hel x
183 Homalium sp Salicaceae x
184 Hugonia afzelii R.Br. ex Planch. Linaceae GC mp Aném Pion x x x
185 Hugonia planchonii Hook.f. Linaceae GC mp Aném Pion x
186 Hugonia sp Linaceae x
187 Hypselodelphys sp Marantaceae x
188 Hypselodelphys violacea Milne- Marantaceae GC mp Aném Pion x x x
189 Imperata sp Poaceae x x x
190 Intsia africana Kuntze Fabaceae x
191 Ipomoea batatas Lam. Convolvulaceae i mp x
192 Ipomoea pileata Roxb. Convolvulaceae x
193 Irvingia gabonensis Baill. Irvingiaceae GC mg Hel x
194 Isolona dewevrei Engl. & Diels Annonaceae GC mp x
195 Keetia hispida Bridson Rubiaceae GC mp x
196 Keetia mannii Bridson Rubiaceae GC mp x
197 Keetia venosa Bridson Rubiaceae GC mp x
198 Khaya anthotheca C.DC. Meliaceae GC mg x
199 Kigelia africana Benth. Bignoniaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
200 Kinghamia macrocephala C. Jeffrey Asteraceae SZ np Pion x
201 Klainedoxa gabonensis Pierre Irvingiaceae GC mg Hel x
202 Landolphia micrantha Pichon Apocynaceae GCW x
203 Landolphia owariensis P.Beauv. Apocynaceae GC me Pion x
204 Lankesteria elegans T.Anderson Acanthaceae GC np x x x x
205 Lannea nigritana Keay Anacardiaceae GC-SZ mp Pion x
206 Lannea welwitschii Engl. Anacardiaceae GC mg Endo Pion x x x
207 Lecaniodiscus cupanioides Planch. Sapindaceae GC mp Endo Pion x
208 leguminense kerstngii Epiz x
209 Leontodon L. Asteraceae Epiz x
210 Leptaspis zeylanica Nees ex Steud. Poaceae GC hc Epiz Pion x
211 Leptoderris fasciculata Dunn Fabaceae GC mp Aném Pion x x x x
212 Leptoderris sp Fabaceae x
213 Leptonychia pubescens Keay Malvaceae GC mp Endo Pion x x
214 Leumidus cupanoides x
215 Macaranga barteri Müll.Arg. Euphorbiaceae GC mp Pion x
216 Mallotus oppositifolius Müll.Arg. Euphorbiaceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
217 Mangifera indica L. Anacardiaceae i me Pion x x x
218 Manihot esculenta Crantz Euphorbiaceae x x x
219 Manniophyton fulvum Müll.Arg. Euphorbiaceae GC mp Pion x
220 Manotes expansa Sol. ex Planch. Connaraceae GCW mp Pion x
221 Mansonia altissima A.Chev. Malvaceae GC me Aném x x
222 Marantochloa filipes Hutch. Marantaceae GC np x
223 Marantochloa leucantha Redh. Marantaceae GC np Endo Pion x x
224 Marantochloa sp Marantaceae x
225 Mareya micrantha Müll.Arg. Euphorbiaceae GC mp Pion x x
226 Margaritaria discoidea G.L.Webster Phyllanthaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
227 Massularia acuminata Hoyle Rubiaceae GC mp Scia x x
228 Microdesmis keayana J.Léonard Pandaceae GC mp Endo Scia x x x
229 Microdesmis puberula Planch. Pandaceae GC mp Scia x x x x
230 Mikania chevalieri McDaniel Asteraceae GC h Pion x
231 Milicia excelsa C.C.Berg Moraceae GC mg Endo Pion x x x x
232 Milicia sp x
233 Millettia zechiana Harms Fabaceae GC mp Aném Pion x
234 Momordica charantia L. Cucurbitaceae GC th Endo Pion x x
235 Monodora crispata Engl. & Diels Annonaceae GC mp Pion x x
236 Monodora tenuifolia Benth. Annonaceae GC mp Endo Pion x x x x
237 Morinda longiflora G.Don Rubiaceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
238 Morinda lucida Benth. Rubiaceae GC-SZ me Endo Pion x x
239 Morus mesozygia Stapf Moraceae GC me Endo Hel x x x x
240 Motandra guineensis A.DC. Apocynaceae GC-SZ mp Pion x x x x
241 Musa paradisiaca L. Musaceae i G x x x
242 Musanga cecropioides Tedlie Urticaceae GC mP Endo Pion x
243 Myrianthus arboreus P.Beauv. Urticaceae GC mp Pion x x x x
244 Napoleonaea vogelii Planch. Lecythidaceae GC mp Aném Scia x x x
245 Nauclea diderrichii Merr. Rubiaceae GC mg Pion x x
246 Necapiodisus cupaniodes Moraceae x
247 Neosloetiopsis kamerunensis Engl. Moraceae GC x x x
248 Nephrolepis biserrata Schott Davalliaceae GC H Ep Epiz x x x
249 Nesogordonia papaverifera Hallé Malvaceae GC mg Aném Scia x x x x
250 Neuropeltis acuminata Benth. Convolvulaceae GC mg Aném Pion x
251 Neuropeltis prevosteoides Mangenot Convolvulaceae GCW mg Aném Pion x
252 Neuropeltis sp Convolvulaceae x
253 Newbouldia laevis Seem. Bignoniaceae GC mp Aném Pion x x x
254 Olax gambecola Baill. Olacaceae GC np Scia x
255 Olyra latifolia L. Poaceae GC np Epiz Hel x x
256 Omphalocarpum pachysteloides M. Sapotaceae GC mp x
257 Ongokea gore Pierre Olacaceae GC me Endo Hel x x x
258 Oplismenus burmannii P. Beauv. Poaceae GC ch Epiz x
259 Orixa sp Rutaceae x
260 Ouratea schoenleiniana Gilg Ochnaceae x
261 Ouratea sp Ochnaceae x
262 Oxyanthus formosus Hook.f. Rubiaceae GC mp Endo x
263 Oxyanthus racemosus Keay Rubiaceae GC np Endo x
264 Oxyanthus unilocularis Hiern Rubiaceae GC mp Endo Scia x
265 Palisota barteri Hook. Commelinaceae GC np x
266 Palisota hirsuta K.Schum. Commelinaceae GC np Endo Pion x x
267 Panicum brevifolium L. Poaceae GC ch Pion x x x
268 Panicum maximum Jacq. Poaceae GC hc Epiz Pion x x x
269 Panicum ovuliferum L.B.Sm. Poaceae x
270 Paspalum conjugatum P.J.Bergius Poaceae GC hc Epiz x
271 Paspalum scrobiculatum L. Poaceae GC-SZ hc x
272 Pavetta corymbosa F.N.Williams Rubiaceae GC-SZ mp Endo Scia x
273 Periploca nigrescens Afzel. Apocynaceae GC Aném x x x x
274 Persea americana Mill. Lauraceae i mg x
275 Phaulopsis barteri Lindau Acanthaceae GC-SZ np x x
276 Phyllanthus angustatus Hutch. Phyllanthaceae x
277 Phyllanthus muellerianus Exell Phyllanthaceae GC np Endo Pion x x x x
278 Phyllocosmus africanus Klotzsch Ixonanthaceae x x
279 Picralima nitida H.Durand Apocynaceae GC mp x
280 Piptadeniastrum africanum Brenan B Mimosaceae GC mg Aném Hel x x x
281 Placodiscus sp Sapindaceae x
282 Platysepalum hirsutum Hepper Fabaceae GCW Aném x
283 Polyalthia oliveri Engl. Annonaceae GC mp Endo x
284 Polycephalum capitatum x x
285 Porophyllum ruderale R.R.Johnson Asteraceae x x x
286 Pouteria altissima Baehni Sapotaceae GC mg Endo Scia x x x x
287 Pouteria longifolia T.D.Penn. Sapotaceae x
288 Pouteria pierrei Baehni Sapotaceae Endo x x
289 Pouteria sp x
290 Pouzolzia guineensis Benth. Urticaceae GC np Endo x x x
291 Pterygota bequaertii De Wild. Malvaceae GC mg Hel x
292 Pterygota macrocarpa K.Schum. Malvaceae GC mg Aném x
293 Pycnanthus angolensis Warb. Myristicaceae GC me Hel x
294 Pyrenacantha vogeliana Baill. Icacinaceae GC mp Endo Pion x x
295 Rauvolfia vomitoria Afzel. Apocynaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
296 Rhodognaphalon brevicuspe Roberty Bombacaceae x
297 Rhynchosia mannii Baker Fabaceae GC mp x
298 Ricinodendron heudelotii Heckel Euphorbiaceae GC me Baro x
299 Rinorea ilicifolia Kuntze Violaceae Scia x
300 Rinorea kibbiensis Chipp Violaceae Scia x
301 Rinorea oblongifolia Chipp Violaceae Endo Scia x x x
302 Rinorea sp Violaceae x x
303 Ritonia sp Acanthaceae x
304 Rothmannia hispida Fagerl. Rubiaceae GC mp Pion x x
305 Rothmannia longiflora Salisb. Rubiaceae GC mp Endo Pion x x x
306 Rottboellia cochinchinensis Clayton Poaceae GC-SZ th Epiz Pion x x
307 Rourea coccinea Benth. Connaraceae GC Pion x
308 Ruthalicia longipes C. Jeffrey Cucurbitaceae GC mp x
309 Sabicea discolor Stapf Rubiaceae GCW mp x
310 Salacia columna var. akeassii N. Hall Celastraceae GCW x
311 Salacia debilis Walp. Celastraceae GC mp Endo Pion x
312 Salacia erecta Walp. Celastraceae GC Endo x
313 Salacia nitida N.E.Br. Celastraceae GC mp Pion x x x
314 Salacia sp Celastraceae x
315 Salacia staudtiana Loes. ex Fritsch Celastraceae GC mp Endo Pion x
316 Salacia togoica Loes. Celastraceae GC mp x
317 Schrankia leptocarpa Mimosaceae x
318 Scleria boivinii Steud. Cyperaceae GC mp x
319 Scleria sp Cyperaceae x
320 Scorzoneroides Moench Asteraceae x
321 Scottellia chevalieri Chipp Achariaceae x
322 Scottellia klaineana Pierre Achariaceae GC mg Endo Scia x x x
323 Scottellia sp Achariaceae x
324 Secamone afzelii K.Schum. Apocynaceae GC mp Aném Pion x x x
325 Senegalia kamerunensis Boatwr. Fabaceae Baro Pion x x x x
326 Senegalia pentagona Boatwr. Fabaceae x
327 Senna hirsuta H.S.Irwin & Barneby Fabaceae x
328 Sida acuta Burm.f. Malvaceae GC np Aném Pion x x
329 Sida cordifolia L. Malvaceae GC-SZ np Pion x
330 Sloetiopsis usambarensis Engl. Moraceae x
331 Solanum americanum Mill. Solanaceae Endo Pion x x x
332 Solanum anomalum Thonn. Solanaceae GC np Endo Pion x x
333 Solanum erianthum D. Don Solanaceae mp Endo Pion x x x x
334 Solanum nigrum var. rigidum Dunal Solanaceae x
335 Solanum rugosum Dunal Solanaceae GC mp x
336 Solanum verbascifolium Dunal Solanaceae x
337 Spondias mombin L. Anacardiaceae GC-SZ mp Endo x
338 Sporobolus pyramidalis P.Beauv. Poaceae GC-SZ hc Epiz x
339 Steinchisma laxum Zuloaga Poaceae x x
340 Sterculia africana Fiori Malvaceae Endo x
341 Sterculia oblonga Mast. Malvaceae GC mg Endo Scia x x
342 Sterculia rhinopetala K.Schum. Malvaceae GC mg Endo Scia x x x
343 Sterculia tragacantha Lindl. Malvaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
344 Streptogyna crinita P.Beauv. Poaceae GC mp Epiz Scia x x
345 Strombosia pustulata Villiers Olacaceae GC me Endo Scia x x x x
346 Strophanthus hispidus DC. Apocynaceae GC-SZ mp Aném Pion x x x
347 Strophanthus sarmentosus DC. Apocynaceae GC-SZ me Aném Pion x x
348 Strychnos aculeata Soler. Loganiaceae GC mg x
349 Strychnos afzelii Gilg Loganiaceae GC mg Endo x
350 Tabernaemontana crassa Benth. Apocynaceae GC mp Baro Pion x x
351 Tabernaemontana sp Apocynaceae x x
352 Telostemma africana x
353 Terminalia ivorensis A.Chev. Combretaceae GC mg Aném Pion x
354 Terminalia superba Engl. & Diels Combretaceae GC mg Aném Pion x x x
355 Tetrapleura tetraptera Taub. Fabaceae GC me Baro Hel x
356 Thaumatococcus daniellii Benth. Marantaceae GC mp Endo Scia x x x
357 Theobroma cacao L. Malvaceae mp Scia x x x
359 Tiliacora dinklagei Engl. Menispermaceae GCW mp Endo Pion x x x x
360 Trachyphrynium braunianum Baker Marantaceae GC mp Endo x
361 Trema orientalis Blume Cannabaceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
362 Tricalysia elliotii Hutch. & Dalziel Rubiaceae GC mp x
363 Tricalysia reticulata Hiern Rubiaceae GCW np x
364 Tricalysia sp Rubiaceae x
365 Trichilia macrophylla Benth. Meliaceae x
366 Trichilia sp Meliaceae x x x
367 Triclisia sp Menispermaceae x
368 Triplochiton scleroxylon K.Schum. Malvaceae GC mg Aném Pion x
369 Turraea heterophylla Sm. Meliaceae GCW np Epiz x
370 Uvaria sp Annonaceae x
371 Uvariastrum sp Annonaceae x x x
372 Ventilago africana Exell Rhamnaceae GC mg Aném x
373 Ventilago oblongifolia Blume Rhamnaceae x
374 Ventilago sp Rhamnaceae x
375 Virectaria procumbens Bremek. Rubiaceae GC ch x
376 Vitex grandifolia Gürke Lamiaceae Scia x
377 Vitex rivularis Gürke Lamiaceae Baro x
378 Voyria sp Gentianaceae x
379 Warneckea guineensis Jacq.-Fél. Melastomataceae GC mp x
380 Xylia evansii Hutch. Fabaceae GCW me Baro Hel x x
381 Xylopia longipetala T.Durand Annonaceae Endo x
382 Xylopia quintasii Pierre Annonaceae GC me Endo Scia x
383 Xylopia sp Annonaceae Endo x
384 Xylopia staudtii Engl. & Diels Annonaceae GC me Endo x
385 Xylopia villosa Chipp Annonaceae GC me Endo Scia x
386 Zanthoxylum gilletii P.G.Waterman Rutaceae GC me Pion x
387 Zanthoxylum lemairei P.G.Waterman Rutaceae GC-SZ th x
RESUME
Des travaux antérieurs ont montré l’anthropisation de la forêt classée du Haut-Sassandra de
2002 à 2011. L’objectif de la présente étude était de mettre en place des parcelles permanentes
de suivi de la végétation et évaluer la diversité de la flore au sein de ces parcelles. La
méthodologie a consisté à l’installation de 12 parcelles permanentes de 50 m x 50 m chacune
et à un inventaire systématique de la flore au sein de celles-ci. Les arbres dont le DBH ≥ 5 ont
été étiquetés. Les résultats ont montré que 12 parcelles permanentes de 2500 m² chacune,
reparties en 4 dispositifs ont été installées, dont 3 dans la forêt et 9 dans les plantations
cacaoyères. Les inventaires de la flore au sein des parcelles ont donné une richesse floristique
de 387 espèces, repaties en 252 genres et 73 familles. 40 espèces de cette liste floristique ont
un statut particulier. La densité globale des individus de DBH ≥ 5 cm dans les forêts est de 63,2
tiges/ha contre 2,35 tiges/ha dans les plantations. La prise en compte des critères de la richesse
spécifique et de la diversité spécifique indique que les parcelles de plantation ont le potentiel
de régénération le plus élevé. L’Endozochorie est le mode de dissémination majoritaire des
espèces inventoriées quel que soit le milieu. Les paramètres de structure, l’indice pionnier et le
potentiel de régénération varient d’un milieu à un autre.
ABSTRACT
Previous studies have shown the anthropization of the Haut-Sassandra classified forest from
2002 to 2011. The objective of this study was to set up permanent vegetation monitoring plots
and assess the diversity of flora within these plots. The methodology consisted of the
installation of 12 permanent plots of 50m x 50m each and a systematic inventory of flora within
them. Trees with DBH ≥ 5 were tagged. The results shows that 12 permanent plots of 2500 m²
each, divided into 4 devices were installed, including 3 in the forest and 9 in the cocoa farming.
The inventory of the flora within the plots is rich of 387 species, 252 genera and 73 families.
40 species of this floristic list have a particular status. The global density of DBH ≥ 5 cm in
forests is 63.2 stems / ha compared to 2.35 in plantations. Taking into account the criteria of
species richness and species diversity indicates that planting plots have the highest floristic
potential. Endozoochoria is the majority mode of dissemination of inventoried species
regardless of the type of space. The structural parameters, the pioneer index and the
regeneration potential vary from one medium to another.
Keay word : permanent plots, Haut-Sassandra classified forest, regeneration, floristic diversity