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2018 MÉMOIRE Kouman Kouame

Ce mémoire présente une étude sur la régénération naturelle de la forêt classée du Haut-Sassandra en Côte d'Ivoire, dans le cadre d'un projet financé par plusieurs organismes. Il décrit la mise en place d'un dispositif expérimental et l'état initial de la flore dans cette zone. L'étude vise à évaluer la possibilité de reconstitution naturelle de la forêt après l'abandon des activités agricoles.

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2018 MÉMOIRE Kouman Kouame

Ce mémoire présente une étude sur la régénération naturelle de la forêt classée du Haut-Sassandra en Côte d'Ivoire, dans le cadre d'un projet financé par plusieurs organismes. Il décrit la mise en place d'un dispositif expérimental et l'état initial de la flore dans cette zone. L'étude vise à évaluer la possibilité de reconstitution naturelle de la forêt après l'abandon des activités agricoles.

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République de Côte d’Ivoire

------------------ UFR
Union-Discipline-Travail ENVIRONNEMENT
²
---------------
UNIVERSITE
JEAN LOROUGNON GUEDE
Ministère de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche Scientifique

MÉMOIRE
Année Universitaire présenté pour l’obtention du :
2016-2017
MASTER
Biodiversité et Gestion Durable des Écosystèmes

Option : Écologie et Gestion Durable des Écosystèmes


Numéro d’ordre
0057/2018 THÈME :

Suivi de la régénération
naturelle de la forêt classée du
N°CE : 0412001240
Haut-Sassandra (Centre-Ouest de
Nom : KOUMAN
Prénoms : Kouame Jean Marc la Côte d’Ivoire) : mise en place
du dispositif expérimental et état
initial de la flore

Composition de Jury :

Soutenu publiquement le

14/08/2018
M. KOUADIO Yatty Justin Professeur titulaire Université Jean Lorougnon Guédé Président
M. BARIMA Yao Sadaiou Sabas Maitre de conférences Université Jean Lorougnon Guédé Directeur
M. KOUASSI Kouadio Henri Maitre de conférences Université Jean Lorougnon Guédé Examinateur
M. N’DA Aké Augustin Lieutenant-Colonel Société de Développement des Forêts Examinateur
DEDICACE
Nous dédions ce mémoire à notre regretté père, KOUADIO Kouman et à notre très chère
aimée mère KRAPPA Affoua Somia. Maman, ce mémoire est le fruit de ta souffrance et
l’expression de notre amour pour toi. A tous nos frères et sœurs, pour votre encouragement et
votre soutien, que ce mémoire soit pour vous une récompense.

i
AVANT-PROPOS

La présente étude a été réalisée dans le cadre du projet « Une reconstitution naturelle de
la forêt classée du Haut-Sassandra après abandon des activités agricoles est-elle possible ? (RN-
FCHS) » financé par le programme Sud Expert Plantes Développement Durable (SEP2D),
l’Agence Française du Développement, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et
l’Institut de Recherche et de Développement (IRD).

Ce projet exécuté par le Groupe de Recherche Interdisciplinaire en Ecologie du Paysage


et en Environnement (GRIEPE) de l’Université Jean Lorougnon Guédé a également bénéficié
du soutien de la Société de Développement des Forêts (SODEFOR) pour l’accès à la Forêt
Classée du Haut-Sassandra.

ii
REMERCIEMENTS

Nous remercions l’équipe dirigeante de l’Université Jean Lorougnon Guédé avec à sa


tête la Présidente, Mme TIDOU Abiba Sanogo, Professeur titulaire pour son dévouement à la
formation des étudiants.

Notre gratitude va également à l’endroit du personnel administratif de l’Unité de


Formation et de Recherche (UFR) Environnement, en particulier M. KOUASSI Kouakou
Lazare, Maître de conférences, Directeur de l’UFR. Sachez que votre disponibilité et vos
conseils nous ont permis de vous emboîter le pas sur le chemin de la recherche.

Nos sincères remerciements à la Société de Développement des forêts (SODEFOR) qui


a autorisé l’accès à la Forêt Classée du Haut-Sassandra. Cette étude a été possible grâce à leur
collaboration.

Nous remercions tous les membres du Jury qui ont accepté de juger notre travail.

Nous tenons à témoigner notre sincère gratitude à notre encadreur, M. BARIMA Yao
Sadaiou Sabas, Maître de conférences. Il est difficile de résumer en quelques mots sa
contribution. C’est grâce à sa rigueur scientifique, son pragmatisme et son souci du travail bien
fait que ce travail a été effectué. Merci Docteur pour nous avoir fait confiance et encadré depuis
la Licence.

Nos remerciements vont à l’endroit des Docteurs SANGNE Yao Charles, BAMBA
Issouf et KPANGUI Kouassi Bruno qui, à travers leurs sens d’écoute, leur rigueur scientifique
et leurs critiques permanentes ont contribué à l’amélioration de ce travail.

Nous tenons, également, à remercier tous les doctorants du GRIEPE en particulier


Madame KOUAKOU Akoua Tamia Madeleine, Messieurs KOFFI N’Guessan Achille,
KOUAKOU Kouassi Apollinaire, KOUA Kadio Attey Noël, Mesdemoiselles ZANH Golou
Gizèle et ASSALE Adjo Annie Yvette. Nous vous exprimons notre reconnaissance pour vos
critiques, votre soutien moral et vos encouragements tout au long de ces travaux.

Nous ne saurions terminer ces remerciements sans penser à notre très chère maman
KRAPPA Affoua Somia, à nos frères et sœurs, à nos amis, à Monsieur YEBOUA Kouassi
Apahou et Mademoiselle KOUAME Akissi Ange Marie Madeleine. Nous témoignons notre
reconnaissance à tous les étudiants inscrits en Biodiversité et Gestion Durable des Ecosystèmes,
qui nous ont apporté un grand soutien moral tout au long de nos travaux.

iii
TABLE DES MATIERES

Pages

DEDICACE ................................................................................................................................. i
AVANT-PROPOS ..................................................................................................................... ii
REMERCIEMENTS ................................................................................................................. iii
TABLE DES MATIERES ........................................................................................................ iv
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES ................................................ vii
LISTE DES TABLEAUX ......................................................................................................... ix
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
PARTIE I : GENERALITES ..................................................................................................... 3

I.1. Dispositifs permanents en Côte d’Ivoire ......................................................................... 3

I.2. Télédétection et suivi du couvert forestier ivoirien ......................................................... 3

I.3. Régénération et reconstitution forestière......................................................................... 4

I.4. Présentation de la zone d’étude ....................................................................................... 5


I.4.1. Situation géographique de la forêt classée du Haut-Sassandra ............................... 5
I.4.2. Hydrographie ........................................................................................................... 6
I.4.3. Climat ...................................................................................................................... 6
I.4.4. Sol et sous-sol .......................................................................................................... 7
I.4.5. Végétation ................................................................................................................ 7
I.4.6. Population riveraine et activités économiques ........................................................ 8
PARTIE II : MATERIEL ET METHODES D’ETUDE .......................................................... 10

II.1. Matériel ........................................................................................................................ 10


II.1.1. Matériel technique ................................................................................................ 10
II.1.1.1. Matériel de mise en place des parcelles et d’inventaire floristique ................ 10
II.1.1.2. Données spatiales ............................................................................................ 10
II.1.1.3. Logiciels.......................................................................................................... 10
II.1.2. Matériel biologique .............................................................................................. 11

II.2. Méthodes d’études ....................................................................................................... 11


II.2.1. Traitement de l’image satellitaire ......................................................................... 11
II.2.1.1. Acquisition et prétraitement............................................................................ 11
II.2.1.2. Extraction de la zone d’étude et composition colorée .................................... 11
II.2.1.3. Cartographie de l’occupation du sol ............................................................... 12
II.2.1.3.1. Classification ........................................................................................... 12
iv
II.2.1.3.2. Validation de la classification ................................................................. 12
II.2.2. Mise en place des parcelles permanentes ............................................................. 12
II.2.3. Inventaire floristique ............................................................................................ 14
II.2.3.1. Relevé de surface ............................................................................................ 14
II.2.3.2. Relevé itinérant ............................................................................................... 14
II.2.4. Analyses des données floristiques ........................................................................ 15
II.2.4.1. Richesse floristique ......................................................................................... 15
II.2.4.2. Composition floristique ..................................................................................... 15
II.2.4.2.1. Types biologiques ........................................................................................ 15
II.2.4.2.2. Affinités chorologiques................................................................................ 15
II.2.4.2.3. Espèces à statut particulier ........................................................................... 16
II.2.4. Indices de diversité floristique ........................................................................... 16
II.2.4.3.1. Indice de Shannon ................................................................................... 16
II.2.4.3.2. Indice d’équitabilité de Piélou ................................................................ 17
II.2.4.3.3. Indice de Simpson ................................................................................... 17
II.2.4.4. Ressemblance floristique ................................................................................ 17
II.2.4.5. Structure de la végétation des biotopes ........................................................... 18
II.2.4.5.1. Densité .................................................................................................... 18
II.2.4.5.3. Distribution des individus par classes de diamètre ................................. 18
II.2.4.6. Régénération de la végétation ......................................................................... 19
II.2.4.6.1. Modes de dissémination .......................................................................... 19
II.2.4.6.2. Indice Pionnier ........................................................................................ 19
II.2.4.6.3. Potentiel de régénération des espèces ..................................................... 20
PARTIE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION ....................................................................... 21

III.1. Résultats...................................................................................................................... 21
III.1.1. Classes d’utilisation du sol de la zone d’étude ................................................... 21
III.1.2. Distribution spatiale des parcelles .................................................................... 22
III.1.3. Diversité végétale................................................................................................ 23
III.1.3.1. Composition floristique ................................................................................... 23
III.1.3.1.1. Types biologiques ....................................................................................... 25
III.1.3.1.2. Affinités chorologiques ......................................................................... 26
III.1.3.1.3. Espèces à statut particulier ..................................................................... 26
III.1.3.2. Diversité floristique ....................................................................................... 27
III.1.3.2.1. Indice de diversité spécifique ................................................................ 27
III.1.4. Ressemblance floristique des différents milieux ................................................ 29
v
III.1.5. Structure de la végétation.................................................................................... 30
III.1.5.1. Densité des peupleuments arbarescents ......................................................... 30
III.1.5.3. Distribution des individus par classes de diamètre........................................ 31
III.1.6. Régénération des espèces arborescentes ............................................................. 33
III.1.6. 1. Modes de dissémination ............................................................................... 33
III.1.6.2. Indice Pionnier des différents milieux ........................................................... 33
III.1.6.3. Potentiel de régénération des espèces arborescentes ..................................... 34

III.2. Discussion ................................................................................................................... 34


III.2.1. Cartographie des classes d’utilisation du sol de la zone d’étude ........................ 34
III.2.2. Parcelles permanentes de suivi de la végétation ................................................. 35
III.2.3. Evaluation de la diversité floristique .................................................................. 35
III.2.4. Potentiel de régénération des parcelles ............................................................... 38
CONCLUSION, PERSPECTIVES ET RECOMMANDATIONS .......................................... 40
Conclusion ................................................................................................................................ 40
Perspectives .............................................................................................................................. 40
Recommandations .................................................................................................................... 41
REFERENCES ......................................................................................................................... 42
ANNEXES ............................................................................................................................... 50
RESUME .................................................................................................................................. 66
ABSTRACT ............................................................................................................................. 66

vi
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
Types biologiques
ch : chaméphyte (plante vivace de hauteur ≤ 0,25 m).
Epi : épiphyte
geo : géophyte
geoR : géophytes rhizomateux
h : herbacée vivace
hc : hémicryptophyte
L : liane ligneuse
Lme : liane mésophanérophyte
Lmi : liane microphanérophyte
me : mésophanérophyte (arbre ou liane de 8 à 32 m de hauteur)
mg : mégaphanérophyte (arbre ou liane de plus de 32 m de hauteur)
mi : microphanérophyte (arbuste de 2 à 8 m de hauteur)
na : nanophanérophyte (arbuste de 0,25 à 2 m de hauteur)
par : parasite
th : thérophyte

Affinités chorologiques
GC : taxon de la région guinéo-congolaise (forêt dense humide)
GC-SZ : taxon de la zone de transition entre la région Guinéo-Congolaise et la région
Soudanienne
GCW : taxon endémique du bloc forestier à l’Ouest du Togo, comprenant le Ghana,
la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée Bissau, la Gambie et le
Sénégal.
i : espèces introduites ou cultivées
SZ : taxon de la région soudano-zambézienne (savanes, forêts claires et steppes de
cette région)

vii
Autres
DBH : Diameter at Breast Height ou diamètre à hauteur de poitrine
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FCHS : Forêt Classée du Haut-Sassandra
GPS : Global Positioning System
GRIEPE : Groupe de Recherche Interdisciplinaire en Ecologie du Paysage et en
Environnement
IRD : Institut de Recherche pour le Développement
PASRES : Programme d’Appui Stratégique à la Recherche Scientifique en Côte
d’Ivoire
SODEFOR : Société de Développement des Forêts
UFR : Unité de Formation et de Recherche
UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature
UJLoG : Université Jean Lorougnon Guédé

viii
LISTE DES TABLEAUX
Pages
Tableau I : Caractéristiques de l’image utilisée ....................................................................... 10
Tableau II : Signification des valeurs de l’Indice Pionnier ...................................................... 20
Tableau III : Matrice de confusion (%) de la découpe de la zone d’étude. .............................. 22
Tableau IV : Richesse floristique des différents milieux ......................................................... 24
Tableau V : Espèces à statut particulier recensées dans la zone d’étude ................................. 27
Tableau VI : Indice de diversité des milieux inventoriés ......................................................... 29
Tableau VII : Coefficient de similitude de Sørensen entre les différents milieux ................... 29
Tableau VIII : Indices pionniers (IP) des différents milieux ................................................... 34
Tableau IX : Potentiel de régénération (PR) des différents milieux ........................................ 34

ix
LISTE DES FIGURES
Pages
Figure 1 : Présentation de la zone d’étude. ................................................................................ 6
Figure 2 : Diagramme ombrothermique de la région du Haut-Sassandra de 1988 à 2017. ....... 7
Figure 3 : Cartes d’occupation du sol de la forêt classée du Haut-Sassandra (1990-2015) ....... 8
Figure 4 : Schéma d’une parcelle unitaire. ............................................................................... 13
Figure 5 : Carte d’utilisation du sol de la zone d’étude............................................................ 21
Figure 6 : Diagramme présentant les proportions des classes d’utilisation du sol ................... 22
Figure 7 : Distribution spatiale des parcelles dans la FCHS .................................................... 23
Figure 8 : Spectres de repartition des familles dans la forêt et les plantations ........................ 25
Figure 9 : Diagramme types biologiques des espèces des différents milieux .......................... 25
Figure 10 : Distribution de l’affinité chorologique des espèces dans les différents milieux ... 26
Figure 11 : Densité des différents milieux ............................................................................... 30
Figure 12 : La surface terrière des différents milieux .............................................................. 31
Figure 13 : Histogrammes de distribution des individus suivant les classes de diamètres ...... 32
Figure 14 : Modes de dissémination des espèces dans les différents milieux.......................... 33

x
INTRODUCTION
Dans les régions intertropicales, la déforestation s’est considérablement accrue ces
dernières décennies (Kouakou et al., 2015). Les forêts ivoiriennes particulièrement sont sujettes
à diverses formes de pressions anthropiques telles que l’agriculture extensive sur brûlis, les
plantations agro-industrielles, les projets de construction d’ouvrages hydroélectriques,
l’exploitation incontrôlée des produits forestiers (non ligneux et bois d’œuvre), l’exploitation
minière et autres activités de développement (Gone Bi et al., 2013). Ainsi, la Côte d’Ivoire a
perdu plus de 67 % de son couvert forestier existant en 1960 et s’inscrit parmi les pays ayant
des taux de déforestation les plus élevés au monde (MEDD, 2011 ; Fairhead & Leach, 2012).
Pour sauvegarder la biodiversité, la Côte d’Ivoire a adopté, entre 1968 et 1974, une série de lois
visant à instaurer des parcs nationaux, des réserves naturelles et des forêts classées. Cependant,
la demande de plus en plus croissante de produits forestiers et de terres cultivables menace
toujours l’intégrité de ces aires et de leurs ressources. Par ailleurs, l’infiltration illégale de ces
espaces par des populations pour y développer des activités agricoles (Kouakou et al., 2015)
met en mal la gestion de ceux-ci par les structures chargées de leur protection.
La décennie de conflits qu’a connue la Côte d’Ivoire aurait amplifié les pressions sur les
ressources forestières en général et sur les forêts classées en particulier (Kouakou et al., 2015).
En effet, pendant les conflits armés (2002-2011) en Côte d’Ivoire, les aires protégées auraient
non seulement servi de champs de bataille, mais aussi de zones refuges pour les populations
fuyant les combats (Kouakou et al., 2015). De par sa position, la Forêt Classée du Haut-
Sassandra (FCHS) ne reste pas en marge des conséquences environnementales liées aux conflits
(Assalé et al., 2016). Pendant la période des conflits (2002-2011), la partie Nord de la FCHS
était située dans la zone sous contrôle de groupements rebelles à l’autorité gouvernementale et
la partie Sud dans la zone sous contrôle des forces onusiennes et de l’armée française. La FCHS,
qui était l’un des vestiges de la forêt semi décidue et la mieux conservée avant les conflits
(Kouamé, 1998), a perdu plus de 70 % de sa couverture forestière pendant cette période de 10
ans (Barima et al., 2016). Les travaux de Koua (2016) ont révélé qu’entre 2002 et 2013, environ
43,32 % de « forêt dense » ont été converties en « culture et jachère ». Les simulations
effectuées indiquent qu’à l’horizon 2019, presqu’aucun ilot forestier ne serait encore disponible
dans cet espace domanial (Vignal, 2016).
Cependant plusieurs études dont celles de Kouakou et al. (2015), Sangne et al. (2015),
Barima et al. (2016), Assalé et al. (2016), Zanh et al. (2016) et Koua. (2016).ont été menés sur
l’impact des actions anthropiques de la FCHS. Ces travaux tenaient compte de la diversité
floristique et de la dynamique spatio-temporelle du couvert forestier. Ces travaux, bien qu’ayant
apporté des informations importantes sur l’anthropisation de la FCHS, ne renseignent pas sur

1
le potentiel de régénération du couvert forestier si les activités anthropiques s’estompaient.
Pourtant, ces informations pourraient être importantes pour des prises de décisions idoines
concernant l’avenir de la FCHS.
La présente étude est soutenue par deux hypothèses. La première soutient que la mise
en place des parcelles permanentes permet de suivre la régénération naturelle de la flore et de
la végétation. La seconde hypothèse stipule que la charge semencière actuelle du sol permet
une régénération naturelle du couvert forestier de la FCHS.
L’objectif de ce mémoire est de mettre en place des parcelles permanentes de suivi de
la végétation et d’évaluer la diversité de la flore au sein de ces parcelles. De manière spécifique
il s’agira :
- de cartographier les différents types d’utilisation du sol de la FCHS ;
- de mettre en place des parcelles permanentes de suivi de la végétation ;
- d’évaluer la diversité floristique des parcelles ;
- d’analyser le potentiel de régénération de la végétation.

Ce document comprend trois principales parties outre l’introduction et la conclusion. La


première est consacrée aux généralités. La seconde présente le matériel et méthodes utilisés. La
troisième partie du document présente les résultats suivis de la discussion.

2
PARTIE I : GENERALITES
I.1. Dispositifs permanents en Côte d’Ivoire
Un dispositif permanent est un ensemble de parcelles matérialisées de façon permanente
sur lesquelles on procède à des observations répétées dans le temps. Les données prélevées
permettent de décrire la composition floristique, la structure et la dynamique (recrutement,
croissance, mortalité) du peuplement forestier (Priyadi et al., 2006 ; Poso, 2007). La mise en
place de ces dispositifs est une solution pour une meilleure estimation des paramètres de la
dynamique du peuplement. Il existe trois types principaux de dispositifs permanents à savoir la
parcelle permanente, le layon permanent et le sentier permanent.
La parcelle permanente est une portion délimitée dans une végétation à l’intérieur de
laquelle tous les individus de taille supérieure à un seuil sont suivis. Le layon permanent est
une zone délimitée par un axe unidimensionnel et une largeur fixe à l’intérieur de laquelle tous
les individus d’une taille supérieure à un seuil donné sont suivis. Le sentier permanent est une
ligne reliant des individus identifiés pour être suivis.
Certaines forêts classées de la Côte d’Ivoire ont fait l’objet de suivis à l’aide de dispositifs
permanents. Il s’agit, entre autres, des forêts classées de Mopri, d’Irobo, de Téné et de
Kokondékro.
Les dispositifs de Mopri, d’Irobo et de Téné ont été mis en place à partir de 1976 par la
Société de Développement des Forêts (SODEFOR) avec le concours technique du Centre
Technique Forestier Tropical. Dans ces dispositifs, le suivi a porté sur les espèces commerciales
exploitées sur le marché. Le principal paramètre dendrométrique mesuré est la circonférence
(N’Guessan & N’Da., 2005).
Au centre de la Côte d’Ivoire, les parcelles permanentes de Kokondékro ont été installées
par Aubreville en 1936. Ce dispositif a permis d’étudier l’impact des feux de brousse sur
l’évolution des ligneux, des herbacées et des sols en zone de savane (Dereix et al., 1976).

I.2. Télédétection et suivi du couvert forestier ivoirien


La télédétection est la technique qui, par l’acquisition d’images, permet d’obtenir de
l’information sur la surface de la terre sans contact direct avec celle-ci. Elle englobe tout le
processus qui consiste à capter et à enregistrer l’énergie d’un rayonnement électromagnétique
émis ou réfléchi, à traiter et à analyser l’information pour ensuite mettre en application cette
information. La télédétection a trois grands domaines d’application à savoir la télédétection de
l’atmosphère (météorologie, climatologie), la télédétection océanographie et la télédétection
appliquée à la surface terrestre (Heumann et al., 2007).

3
Concernant l’étude de l’atmosphère, l’intérêt de la télédétection dans ce domaine est
d’assurer une couverture globale et très fréquemment répétée de la planète entière. En
océanographie, la télédétection permet une vision synoptique de vastes régions (Jamali et al.,
2014). Les applications terrestres de la télédétection sont extrêmement diverses. Ces champs
d’actions se situent au niveau de la cartographie, la géologie et la prospection minière,
l’urbanisme, l’aménagement, le génie civil mais aussi de la surveillance des cultures ou du
couvert forestier, etc.
La télédétection à travers l’acquisition des images satellites et leur traitements
numériques permet, dans le cas de la foresterie, de quantifier et de suivre l’évolution de la
superficie des forêts dans le temps et dans l’espace. Elle se présente ainsi comme un précieux
outil d’aide aux prises de décision concernant la conservation des espaces forestiers (Jamali et
al., 2014). La télédétection permet aussi de suivre les cycles phénologiques de la biomasse
végétative à partir de séries temporelles d’indices de végétation à haute résolution temporelle
(infra mensuelle) sur une échelle décennale.
En Côte d’Ivoire, des suivis de végétation ont été realisés à partir de la télédétection.
Ainsi, dans la forêt classée de Korhogo, les travaux de N’guessan & Condé (1989) ont permis
de cartographier et d’évaluer la dynamique de la végétation. Egalement dans le Parc National
de la Marahoué, Dibi et al. (2008) ont étudié le suivi de la végétation forestière à l’aide d’images
issues de capteurs divers. A Tanda, dans les zones de transition forêt-savane, des travaux sur la
dynamique paysagère à partir de la télédétection ont été réalisés par Barima et al., (2010). Aussi
dans la FCHS, les études de Koua (2016) ont déterminé la dynamique spatio-temporelle de la
FCHS pendant les conflits.

I.3. Régénération et reconstitution forestière


La régénération naturelle est l’ensemble des processus dynamiques qui permettent de
reconstituer un couvert végétal préexistant (Koffi, 2016). Après une perturbation naturelle ou
anthropique, la surface affectée se reconstitue progressivement en passant par des phases
successives d’évolution dites phases sylvigénétiques (Oldeman, 1990). L’idée de régénération
naturelle est très généralement associée à celle de “succession” (Alexandre, 1989). La
colonisation qui est la première étape d’une succession, nécessite qu’une espèce puisse
s’installer sur un site (Vanpeene-Bruhier, 1998). La succession primaire est donc le processus
de transformation du milieu abiotique par la végétation ; processus qui aboutit au climax ou
stade évolué et stable, en équilibre avec le macroclimat. Quant à la succession secondaire, elle
s’observe dans les milieux où une végétation développée est détruite par une agression externe.

4
Ainsi, pour la colonisation, il faut que la diaspore soit présente sur le site, qu’elle puisse y
germer, puis s’y établir. La diaspore est soit présente dans la banque de semences du sol sans
qu’elle ait pu auparavant s’exprimer, soit elle doit être transportée d’un autre site. À cela, il faut
ajouter les rejets à partir des souches et racines.
Les modes de disséminations des diaspores, combinés avec la présence des semenciers
dans un rayon compatible avec la puissance du vecteur de la dissémination, influencent
beaucoup les capacités d’apparition d’une espèce végétale dans un site. Les modes de
dissemination les plus connus et les plus utilisés sont :
- l’anémochorie ou dissémination des diaspores par le vent ;
- la zoochorie ou dissémination des diaspores par les animaux ; ce mode de dissémination
peut être externe (épizoochorie) ou interne (endozoochorie) ;
- l’hydrochorie ou dissémination par l’eau est observée principalement lors de la grande
saison des pluies ;
- la barochorie, qui, pour Molinier & Muller (1938), est la dissémination des diaspores
sans adaptation apparente. A maturité les diaspores se détachent et tombent par gravité.
La connaissance des modes de dissémination permet d’apprécier la capacité d’une espèce
à coloniser et à comprendre les raisons pour lesquelles cette espèce est abondante par rapport à
une autre sur le même site (Koffi, 2016).
Au cours de la régénération des espaces dégradés, on assiste à un remplacement progressif
des espèces dans le temps. Les premiers stades sont marqués par la domination d’espèces à
croissance rapide. Au fil du temps, d’autres espèces, absentes ou faiblement représentées dans
les premiers stades, parviennent à surcimer les premières en un remaniement progressif de la
composition floristique. Toutes ces considérations ont permis de distinguer divers
comportements des espèces en fonction de leur réponse à la lumière (Alexandre et al., 1978).
Les pionnières sont les espèces à croissance rapide colonisant, premièrement, les espaces
dégradés. Les héliophiles sont les espèces demandeuses en lumière, sciaphiles pour celles
tolérantes à l’ombre, etc.

I.4. Présentation de la zone d’étude


I.4.1. Situation géographique de la forêt classée du Haut-Sassandra
La forêt classée du Haut-Sassandra (Figure 1) est située au Centre-Ouest de la Côte
d’Ivoire entre 6°51’ - 7°24’ de latitude Nord et 6°59’- 7°10’ de longitude Ouest. Elle couvre
une superficie de 102 400 ha (SODEFOR, 1994). La FCHS est entourée par les sous-préfectures
de Dania, Zoukougbeu, Domangbeu, Guinglo-Tahouake, Blenimeouin, Ouyably-Gnondrou et

5
Seitifla. Le fleuve Sassandra constitue sa limite ouest. Gérée par le Ministère des eaux et forêts,
la FCHS a été mise à la disposition de la SODEFOR en même temps que d’autres forêts classées
du pays en 1992.

(b)

(a)

Zone d’étude

Figure 1 : Localisation de la Forêt Classée du Haut-Sassandra


(a) : Situation de la zone d’étude ; (b) : Sous-préfectures jouxtant la zone d’étude

I.4.2. Hydrographie
La FCHS est sous l’influence directe du fleuve Sassandra d’environ 650 km de longueur,
constituant sa limite occidentale. Ses principaux affluents tels que le Boa, la Lobo et le Davo
sur la rive gauche, le Bafing et le N’zo sur la rive droite, drainent toute la FCHS.

I.4.3. Climat
Le diagramme ombrothermique (Figure 2) de la région du Haut-Sassandra réalisé à
partir des données pluviométriques et thermiques moyennes mensuelles calculées sur une
période de 30 ans (1988 à 2017) permet de visualiser deux saisons. La saison sèche s’étend de
novembre à février et la saison des pluies par de mars à octobre. Le pic de précipitation est
atteint en avril avec 96,50 mm de pluie. Les températures ont de faibles amplitudes et sont
comprises entre 24,25 °C et 26,95 °C.

6
Précipitation Température
100 120
90
100

Précipitation (mm)
80
Température °C

70 80
60
50 60
40
30 40
20 20
10
0 0

Figure 2 : Diagramme ombrothermique de la région du Haut-Sassandra de 1988 à 2017.


(www.Tutiempo.net. Consulté le 04 mars 2018).

I.4.4. Sol et sous-sol


Les travaux de Perraud et al. (1970) ont montré que le sol de la Forêt Classée du Haut-
Sassandra est essentiellement du groupe des sols ferralitiques remaniés. Ils comportent un
horizon enrichi en éléments grossiers (débris de cuirasse, gravillons ferrugineux, etc.), des
glacis aplanis indifféremment établis sur schistes ou sur granites s’abaissent de 300 vers 200 m
d’altitude et couvrent la majeure partie de cette forêt. Le paysage étant marqué par un réseau
dense de bas-fonds et par une différenciation Nord/Sud assez nette. Les différences entre les
toposéquences sont sensibles. Le Nord-Est et le Centre-Est de la FCHS sont occupés par des
granites fortement désaturés appartenant au sous-groupe modal à faciès induré. Le Nord-Ouest
est occupé par des schistes moyennement désaturés du sous-groupe induré, tandis que toute la
partie centrale est le domaine des granites du sous-groupe des sols faiblement rajeunis. Des
granites du sous-groupe modal sont étendus sur le Sud-Est, avec recouvrement, alors que le
Sud-Ouest est occupé par des granites moyennement désaturés du sous-groupe modal (Kouamé,
1998).

I.4.5. Végétation
La partie nord de la FCHS est une zone de transition entre la forêt dense humide semi-
décidue à Celtis spp. et Triplochiton scleroxylon (K. Schum) du secteur mésophile et la forêt
dense humide semi-décidue à Aubrevillea kerstingii (Harms) pellegr et Khaya grandifoliola.
7
C.DC (Guillaumet & Adjanohoun, 1971). Elle appartenait à la zone de forêt dense humide semi-
décidue à Celtis spp et Triplochiton scleroxylon (K. Schum) du secteur mésophile caractérisée
par la chute quasi-simultanée des feuilles des grands arbres. Du fait des activités anthropiques
intenses dans cette forêt, d’autres types de végétation sont apparus à savoir des forêts dégradées,
des jachères et des cultures (Kouakou et al., 2015).
Plusieurs travaux dont ceux de Barima et al. (2016) ; Koua (2016) et Kouakou et al.
(2017) ont été réalisés sur la dynamique spatio-temporelle de la FCHS. Ces travaux ont montré
une forte anthropisation de cette forêt classée marquée par une fragmentation de la classe
forestière. Ces auteurs ont aussi rapporté une réduction considérable du couvert forestier au
profit des espaces cultivés, ainsi qu’une perte de la diversité floristique. En effet, la période de
conflits (2002-2011) fut une période de forte conversion des surfaces forestières de la FCHS.
Ainsi, 38,24% de la classe « Forêt dense » ont été convertis en « Culture et jachère » (Kouakou
et al., 2017). La Forêt dense qui était la matrice avant les conflits, s’est transformée en de petits
fragments forestiers pendant et après les conflits (Figure 3). Aujourd’hui, les plantations
cacaoyères constituent la matrice de cette forêt classée.

Figure 3 : Cartes d’occupation du sol de la forêt classée du Haut-Sassandra de 1990-2015


Source : Barima et al. (2016)

I.4.6. Population riveraine et activités économiques


La population vivant autour de la FCHS est composée d’autochtones constitués de
Niaboua au Sud et Sud-Ouest, de Gouro et Niédéboua au Nord et Nord-Est de la FCHS,

8
d’allochtone constitués de Baoulé, Agni, Sénoufo et Malinké et d’allogènes représentés par les
ressortissants des pays voisins (Guinée, Burkina Faso, Mali et Ghana) (Kouakou, 2014).
Certains allochtones se sont réinstallés dans des villages au Sud-Ouest de la FCHS ainsi que
dans des campements baoulé suite à l’inondatation de leurs plantations par les eaux du barrage
hydroélectrique de Buyo situé à 6° 14’ 32.70’‘ N et 7° 2’ 41.55’‘ W. Les populations riveraines
de la forêt classée pratiquent les cultures vivrières ainsi que la culture de cacaoyer (Theobroma
cacao Linn.) et de caféier (Coffea sp.).

9
PARTIE II : MATERIEL ET METHODES D’ETUDE
II.1. Matériel
II.1.1. Matériel technique
II.1.1.1. Matériel de mise en place des parcelles et d’inventaire floristique
La mise en place des parcelles et la collecte des données de terrain a nécessité l’utilisation
du matériel suivant :
 un GPS pour la prise de coordonnées géographiques et la localisation des parcelles ;
 un appareil de photographie numérique pour les prises de vue ;
 des machettes pour l’ouverture des pistes ;
 des cordes pour la délimitation des parcelles ;
 un penta-décamètres pour la délimitation des parcelles ;
 un carnet de terrain et un crayon pour la prise de note ;
 un ruban mètre de 5 mètres pour la mesure de circonférence des arbres ;
 un sécateur pour le prélèvement des espèces végétales ;
 des papiers journaux pour la conservation des échantillons d’espèces végétales ;
 des pots de peinture à huile pour marquer les limites des parcelles ;
 des pancartes pour l’identification des parcelles

II.1.1.2. Données spatiales


La donnée spatiale est constituée d’une image satellite Sentinel dont les caractéristiques
sont consignées dans le Tableau I.

Tableau I : Caractéristiques de l’image satellites utilisée


Satellite Capteur Résolution Bandes utilisées Dates
spatiale d’acquisition
Bande 2 (490 nm)
Band 3 (560 nm)
Sentinel MSI 10 m 12-02-2017
Band 4 (665 nm)
Band 8 (842 nm)

II.1.1.3. Logiciels
Les logiciels utilisés, dans le cadre de cette étude, sont :
- ArcGIS Desktop 9.3 pour la cartographie et l’analyse spatiale ;
- ENVI 4.7 pour les traitements des images satellitaires ;
- Excel et STATISTICA 7.1 pour des traitements statistiques de données ;
- MVSP pour le calcul des indices de diversité.

10
II.1.2. Matériel biologique
Le matériel biologique utilisé comporte :
- Les échantillons d’espèces végétales récoltés
- Les espèces végétales non récoltées

II.2. Méthodes d’études


II.2.1. Traitement de l’image satellitaire
II.2.1.1. Acquisition et prétraitement
L’image utilisée dans cette étude a été prise en février 2017, c’est à dire pendant la
saison sèche. En effet, la saison sèche a les taux de nébulosité et de couverture nuageuse les
plus faibles de l’année (Oszwald et al., 2007).
Le prétraitement des images désigne l’ensemble des opérations qui sont normalement
requises avant l’analyse principale et l’extraction de l’information. Il a pour objectif de corriger
les déformations géométriques et radiométriques des plates-formes, des capteurs spécifiques,
afin d’améliorer la lisibilité des images. Après acquisition de l’image, un géoréférencement a
été effectué avant l’extraction de la zone d’étude. Le géoréférencement est la technique de
positionnement spatial d’une entité dans un cadre unique et une situation géographique bien
définie dans un système de coordonnées et de références spécifiques. La méthode utilisée est le
géoréférencement par des points de contrôle. Le principe étant de repérer des points
géographiques communs tels que les intersections de routes et angles sur les cartes à traiter, et
sur une référence (déjà géoréoréférencée) de sorte à leur affecter les coordonnées
correspondantes.

II.2.1.2. Extraction de la zone d’étude et composition colorée


L’image satellitaire acquise se présentait sous forme d’une grande scène qui contenait
la zone d’étude. A partir d’un fichier vecteur, la zone d’étude a été extirpée de la scène entière.
L’extraction de cette zone a été réalisée avec le logiciel ENVI 4.7.
La composition colorée est un affichage simultané de trois bandes spectrales dans le
rouge, le vert et le bleu. La composition colorée a consisté à combiner les bandes 8 (proche-
infrarouge), 3 (vert) et 4 (rouge) en les affichant respectivement dans le rouge, le vert et le bleu.
L’objectif de cette opération était d’avoir une synthèse d’informations en vue de faire une bonne
discrimination des types d’utilisations du sol. Le proche infrarouge est particulièrement sensible
à la quantité de biomasse contenue dans la végétation. Les caractéristiques de ces bandes
facilitent la discrimination des différents types de végétation conne l’ont souligné N’Da et al.
(2008).

11
II.2.1.3. Cartographie de l’occupation du sol
II.2.1.3.1. Classification
La classification consiste à regrouper des ensembles de pixels similaires en classes
homogènes. Les pixels peuvent avoir la même valeur radiométrique ou des relations de
voisinage très important. La classification se présente sous deux principales formes à savoir la
classification supervisée et la classification non supervisée. Celle utilisée au cours de cette étude
a été la classification supervisée. Elle se déroule en deux étapes qui sont la sélection des
parcelles d’entrainement et l’application de l’algorithme de classification. Quarante-six
parcelles d’entraînements ont été sélectionnées sur la base des sites visités lors des campagnes
de collectes de données. Plusieurs algorithmes existent pour la classification des images
satellitaires. Celui utilisé est le maximum de vraisemblance qui selon N’Da et al. (2008) est le
plus adapté à la cartographie de la végétation. Ce modèle de classification utilise la moyenne et
la variance/covariance des données spectrales afin d’estimer la probabilité de chaque pixel à
être associé à une classe. Elle permet de calculer la probabilité qu’a un pixel d’appartenir à une
certaine classe et donc de réduire les risques d’erreur de pixels mal classés en utilisant au mieux
les probabilités d’appartenance.

II.2.1.3.2. Validation de la classification


La validation des traitements permet d’évaluer le niveau de performance global de la
classification dans le but de restituer le plus fidèlement possible les classes d’utilisation du sol
décrites sur le terrain. L’on procède ainsi à l’élaboration et l’analyse de la matrice de confusion
à partir de laquelle sont calculés le coefficient de Kappa et la précision globale. Cette dernière
donne la moyenne des pourcentages de pixels bien classés tandis que le coefficient de Kappa
donne une estimation plus précise de la qualité de la classification (Congalton, 1991). En effet,
selon Landis & Koch (1977), losque le coefficient de Kappa est supérieure ou égale à 0,83 alors,
la classification est excellente et lorsque la valeur est comprise entre 0,61 et 0,80 la
classification est bonne. Les parcelles de contrôle ont été visitées sur le terrain. Ces parcelles
n’ont pas été utilisées comme parcelles d’entrainement. Une correspondance est établie entre
les parcelles d’entrainement et de contrôle pour évaluer la précision de la classification entre
les classes d’utilisation du sol. Après l’évaluation de la classification, une carte thématique
annotée et légendée de l’image classifiée a été élaborée à partir du logiciel ArcGIS 9.3.

II.2.2. Mise en place des parcelles permanentes


Pour analyser la capacité de régénération de la végétation de la FCHS, nous avons
installé quatre dispositifs expérimentaux constitués chacun de trois parcelles permanentes de

12
2500 m2 chacune. Chaque parcelle a été subdivisée en placettes de 625 m2, elles même
subdivisées en quatre sous-placettes de 25 m2 (Figure 4). Dans la pratique, pour chaque parcelle,
une première ligne (ou layon) de base de plus de 50 mètres traversant le centre de la parcelle a
été ouverte à l’aide d’une machette. Sur cette ligne, une placette de 25 m x 25 m (625 m2) a été
d’abord délimitée pour servir de motif de base à la mise en place de la parcelle. A partir de cette
base, une seconde placette, contigüe à la première a été délimitée sur la ligne de base. Cette
opération a été répétée jusqu’à l’obtention des quatre (04) placettes qui constituaient la parcelle
finale de 2500 m² (Figure 4).

A
5m
5m
Parcelle unitaire
50 m

25 m

25 m
50 m
Figure 4 : Schéma d’une parcelle unitaire
A : Placette (625 m2) ; B : Sous-placette (25 m2)

Après la délimitation d’une parcelle, les limites ont été matérialisées. Une pancarte a été
d’abord placée à chaque angle de la parcelle. Des pare-feux de 2 m de largueur ont été ensuite,
installés autour des parcelles de plantations. Enfin une bande bicolore a été déployée autour de
la parcelle. Tous les arbres situés à la limite de la parcelle ont été marqués à la peinture à huile
de couleur rouge.
Les différents dispositifs étaient soumis à des traitements spécifiques.
Dans le dispositif 1, les parcelles permanentes ont été installées dans des plantations cacaoyères.
Le désherbage, la récolte de cabosses et les différentes activités champêtres sont autorisées.
Dans le dispositif 2, les parcelles permanentes ont été installées dans les plantations de
cacaoyers qui ne devront pas être entretenues (sans désherbage manuel ni usages de pesticides
et d’herbicides) mais dont les cabosses de cacaoyère seront récoltées.
Dans le dispositif 3, les parcelles permanentes ont été installées dans des plantations
cacaoyères dans lesquelles aucune activité agricole n’est autorisée.

13
Dans le dispositif 4, les parcelles sont installées dans des reliques forestières encore
présentes dans la FCHS. Ce dispositif a servi de témoin aux dispositifs 1, 2 et 3. Pour ce dernier
dispositif, le choix des fragments forestiers reposait sur différents critères, qui sontla taille,
l’accessibilité, et le niveau de conservation. Le choix des parcelles de plantations, a été effectué
par plusieurs étapes. La première a consisté à rencontrer les paysans ayant leurs plantations aux
alentours des fragments forestiers. Au cours de cette rencontre, les différents objectifs de l’étude
ont été expliqués aux paysans. La seconde étape a consisté à établir les critères de choix des
parcelles de plantations avec les paysans. Ces critères sont l’âge des plantations et la limite
entre des plantations de propriétaires différents. La troisième étape a consisté à parcourir les
plantations cacaoyères situées aux alentours des fragments forestiers et identifier celles qui
devraient être utilisées dans le cadre de l’étude.

II.2.3. Inventaire floristique


Les relevés floristiques se sont déroulés dans les douze (12) parcelles permanentes de
50 m x 50 m reparties dans le bloc 25 de la FCHS. Dans la présente étude, les inventaires
botaniques ont été effectués à partir de deux méthodes de relevés floristiques complémentaires
: les relevés de surface et les relevés itinérants.

II.2.3.1. Relevé de surface


La méthode de relevé de surface a consisté à recenser tous les taxons rencontrés sur des
superficies carrées, rectangulaires ou circulaires, dans l’objectif d’identifier un maximum
d’espèces (Kouamé, 2009). Dans la présente étude, les inventaires ont été réalisés sur toute la
parcelle de 2500 m2. Dans le but de déterminer l’abondance des espèces dans chaque parcelle,
tous les individus des espèces d’arbres, d’arbustes, d’arbrisseaux, de lianes et d’herbes
rencontrés ont été recensés. Les hauteurs de tous les individus arborescents ont été estimées.
Les individus dont le diamètre à hauteur de poitrine (DBH) est supérieur ou égal à 5 cm ont été
étiquetés et leurs circonférences mesurées. Ces individus seront suivis dans l’étude du potentiel
de régénération de la végétation.

II.2.3.2. Relevé itinérant


Le relevé itinérant a été utilisé dans plusieurs études botaniques (Aubreville, 1959 et
Aké-Assi, 2002). Le but est de compléter les listes floristiques obtenues à l’issue du relevé de
surface. Elle consiste à parcourir le milieu étudié dans toutes les directions en notant toutes les
espèces végétales rencontrées (Aké Assi, 1984). Cette méthode a permis de noter toutes les
espèces végétales qui n’avaient pas été recensées dans les placettes.

14
II.2.4. Analyses des données floristiques
II.2.4.1. Richesse floristique
La richesse floristique est définie comme le nombre d’espèces recensées à l’intérieur
des limites d’un territoire en tenant compte de sa surface. Sa mesure consiste à faire le décompte
de toutes les espèces recensées sur chaque parcelle sans tenir compte de leur abondance. C’est
aussi le cas pour les genres et les familles des espèces inventoriées. La liste floristique de chaque
parcelle a été ainsi dressée. Par la suite, la richesse spécifique de chaque parcelle a été
déterminée.

II.2.4.2. Composition floristique


II.2.4.2.1. Types biologiques
Les types biologiques sont un système de classification des végétaux initié par
Raunkiaer (1934) afin d’organiser tous les végétaux selon le positionnement des organes de
survie de la plante durant la période défavorable. L’on distingue ainsi les épiphytes (Ep), les
géophytes (G), les hémicryptophytes (H), les thérophytes (Th), les chaméphytes (Ch), et les
phanérophytes. Ce dernier groupe comprend les nanophanérophytes (np), les
microphanérophytes (mp), les mésophanérophytes (mP) et les mégaphanérophytes (MP). Les
épiphytes sont des plantes qui utilisent les autres comme support. Quant aux géophytes, ce sont
des plantes dont les pousses ou bourgeons persistants sont situés dans le sol durant la mauvaise
saison. Les hémicryptophytes sont des plantes ayant un appareil végétatif aérien se desséchant
complètement pendant la saison défavorable et dont les bourgeons persistants se forment sur le
collet. En ce qui conserne les thérophytes, ce sont des plantes annuelles qui passent la saison
défavorable à la végétation sous forme de graines. Les chaméphytes sont des plantes ayant un
appareil végétatif portant à moins de 40 cm du sol des bourgeons persistants protégés
éventuellement par les débris des plantes pendant la saison défavorable. Les nanophanérophytes
sont des arbrisseaux de 0,25 à 2 m de hauteur. Les microphanérophytes sont des arbustes de 2
à 8 m de hauteur. Les mésophanérophytes sont des arbres de 8 à 30 m de hauteur. Et les
mégaphanérophytes sont des arbres de plus de 30 m de hauteur.

II.2.4.2.2. Affinités chorologiques


La chorologie peut être définie comme la répartition géographique des espèces en
fonction de leur préférence écologique (Kouamé, 1998). La classification des différentes
espèces selon leur chorologie s’est faite en se basant sur les travaux de Aké-Assi (2001 ; 2002).
Les types chorologiques pris en compte, dans cette étude sont :
- les espèces de la forêt dense humide du domaine guinéo-congolais (GC) ;

15
- les espèces appartenant à la région soudano-zambézienne (savanes et forêts claires)
(SZ) ;
- les espèces communes à la région guinéo-congolaise et à la région soudano-
zambézienne (GC-SZ) ;
- les espèces introduites ou cultivées (i).

II.2.4.2.3. Espèces à statut particulier


La valeur des différents milieux pour la conservation de la biodiversité a été analysée à
travers la détermination des espèces dites à statut particulier. La liste des espèces a été croisée
à celles de Aké-Assi (1984 ; 1998 ; 2001 ; 2002) pour identifier les espèces endémiques de la
Côte d’Ivoire (GCi), celles endémiques au Bloc forestier Ouest africain (GCW) et celles
endémiques de Haute Guinée (HG). Notre liste d’espèce a aussi été croisée à celle de l’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN, 2015). Cette confrontation a permis
de déterminer les nombres d’espèces vulnérables (VU), à préoccupation mineure (Lc), à faible
risque de disparition (LR) et menacées d’extinction (nt) endemique à la flore ivoirienne.

II.2.4. Indices de diversité floristique


La diversité spécifique a été évaluée grâce au calcul des indices de diversité de Shannon
(1948), de Simpson (1949) et d’équitabilité de Piélou (1966). Pour le suivi de la régénération
naturelle dans les différents milieux, la diversité floristique a été analysée survant 3 classes de
diamètre : les individus de régénération (DBH < 5 cm), les individus juvéniles (DBH compris
entre 5 et 10 cm) et les individus adultes (DBH ≥ 10 cm). Ces indices ont été utilisés pour
évaluer les recus de chaque stade de dévéloppement.

II.2.4.3.1. Indice de Shannon


L’indice de Shannon combine le nombre d’espèces et leur abondance relative et permet
de quantifier la diversité floristique d’un peuplement. Cet indice noté (Hꞌ) a pour expression
mathématique suivante :
S

ni ni
H = − ∑ ( ) ln( ) (1)
N N
i=1

Dans cette formule, H’ désigne l’indice de Shannon, ni le nombre d’individus de l’espèce i et


N le nombre total d’individus de toutes les espèces. Les valeurs de cet indice varient entre 0 et
lnS qui est la diversité maximale (S étant le nombre total d’espèces dans le milieu). Lorsque le

16
peuplement est composé d’une seule espèce, H’ est égal à 0, tandis que pour une flore
comportant un nombre élevé d’espèces, il tend vers lnS.

II.2.4.3.2. Indice d’équitabilité de Piélou


Le calcul de l’indice de Shannon (Hꞌ) a été accompagné par celui d’équitabilité de Piélou
(E) qui représente le rapport de H’ et la diversité maximale théorique (lnS) dans le peuplement.
Cet indice varie de 0 à 1. Plus la valeur de E est voisine de 1, plus les espèces du milieu
considéré se répartissent équitablement entre les individus qui les composent. Par contre, les
valeurs faibles correspondent à la présence d’un nombre d’espèces rares ou d’un petit nombre
d’espèces dominantes (Piélou, 1966). Il se calcule selon l’équation suivante :

H′
E= (2)
LnS

Dans cette formule, E désigne l’indice d’équitabilité de Piélou, Hꞌ l’indice de Shannon


et S Le nombre total d’espèces recensées dans le biotope concerné.

II.2.4.3.3. Indice de Simpson


L’indice de Simpson mesure également la composition en espèce d’un peuplement en
tenant compte de la richesse spécifique. L’indice de Simpson (1949) est un indice de
dominance. Il permet de confirmer les resultats de l’incide de Shannon. Il prend en compte la
fréquence mesurée des espèces. Sa formule est :

D = 1 − ∑ Pi2 (3)
i=1

Il peut être interprété comme la probabilité que 2 individus tirés au hasard, soient d’espèces
différentes. Il est compris entre 0 et 1. Lorsque l’indice de Simpson tend vers 0, toutes les
espèces ont la même abondance et lorsqu’il tend vers 1, une seule espèce est présente. En
d’autre terme, plus D est grand, plus la diversité est forte.

II.2.4.4. Ressemblance floristique


Le coefficient de similitude ou coefficient de communauté permet de caractériser,
objectivement et quantitativement, le degré de ressemblance floristique de deux milieux
(Sørensen, 1948). Le coefficient qui a été calculé est celui de Sørensen qui s’obtient par la
formule suivante :

17
2C
Cs = 100 × (4)
a+b

Avec Cs le coefficient de similitude de Sørensen, a, le nombre d’espèces du milieu A. b, le


nombre d’espèces du milieu B et c, le nombre d’espèces communes aux milieux A et B. Les
valeurs de Cs varient de 0 % à 100 %. Plus les listes ont des espèces en commun, plus Cs tend
vers 100 %. Plus les deux listes floristiques sont différentes, plus la valeur de Cs tend vers 0.

II.2.4.5. Structure de la végétation des biotopes


La structure permet d’évaluer l’occupation de l’espace par des espèces végétales dans
un biotope. Elle peut être évaluée au niveau horizontal et vertical. Dans cette étude, ces deux
paramètres structuraux ont été évalués.

II.2.4.5.1. Densité
La densité (D) est définie comme étant le nombre d’individus par unité de surface. Elle
traduit l’occupation du sol par les espèces. Cet indice a été calculé pour chaque biotope grâce à
la formule suivante :
N
D= (5)
S

N = nombre de tiges recensées et S = surface totale exprimée en hectare.

II.2.4.5.2. Surface terrière


La surface terrière (A) représente la somme des surfaces de la section des troncs de tous
les arbres d’un relevé si l’on suppose que la coupe se fait à 1,30 m au-dessus du sol (Rollet,
1979).
Elle se calcule selon la formule suivante :
π
A = d2 × (6)
4

Avec л = 3,1416 et d le diamètre déterminé à partir de la circonférence

II.2.4.5.3. Distribution des individus par classes de diamètre


Elle permet de rendre compte de la structure démographique des individus ligneux. La
distribution de tiges par milieu a été estimée en mesurant les circonférences de tous les arbres
et arbustes supérieure ou égal à 15 cm à l’aide d’un ruban mètre. Nous avons régroupé les
individus en 11 classes de diamètre : [5 ; 10[ ; [10 ; 20[ ; [20 ; 30[ ; [30 ; 40[ ; [40 ; 50[ ; [50 ;

18
60[ ; [60 ; 70[ ; [70 ; 80[ ; [80 ; 90[ ; [90 ; 100[ et DBH ≥ 100. Les mesures ont été prises à 30
cm au-dessus des contreforts pour des espèces à contreforts.

II.2.4.6. Régénération de la végétation


II.2.4.6.1. Modes de dissémination
La distribution spatiale des plantes est très largement dépendante de leurs capacités à se
disséminer à plus ou moins grande distance (Bouzillé, 2007). La ‘‘diaspore’‘ est la structure de
la plante qui intervient dans sa dispersion (Hakizimana, 2012). On distingue la dissémination
des diaspores par le vent (Anémochorie). La dissémination des diaspores par les animaux (la
zoochorie). Ce mode de dissémination peut être externe (Epizoochorie) ou interne
(Endozochorie). La dissémination des diaspores sans adaptation apparente au cours de laquelle
les diaspores se détachent et tombent par gravité (la Barochorie). Pour la détermination des
types de diaspore, nous avons confronté notre liste d’espèce à celles de Martin (2008) et Koffi
(2016).

II.2.4.6.2. Indice Pionnier


Pour déterminer l’état de perturbation ou de reconstitution des différentes parcelles
permanentes, l’indice pionnier (IP) de Hawthorne (1996) a été calculé. L’indice pionnier
représente la proportion des espèces pionnières et des espèces héliophiles non pionnières et
permet de déterminer l’état de perturbation ou de reconstitution d’un site (Sheil & Van Heist,
2000). Cet indice a déjà été utilisé en Côte d’Ivoire par Adou (2005), Vroh et al. (2011) et Koffi
(2016). Il se calcule selon la formule suivante :

IP = 100 [( 2 Pi + nPi)/ Nb] (8)

Dans cette formule, Pi désigne le nombre d’espèces pionnières ; nPi est le nombre
d’espèces non pionnières mais héliophiles et Nb correspond au nombre total d’espèces du site.
Les espèces pionnières sont les premières espèces à coloniser les zones perturbées. Les espèces
non pionnières et héliophiles sont des espèces qui bien que présentes dans le sous-bois, ont
besoin des trouées pour leur développement optimal (Adou Yao, 2005). Pour caractériser l’état
de perturbation / reconstitution d’un milieu à travers cet indice, cinq classes de valeurs (Tableau
II), allant de 0 (site non perturbé) à 200 (site très perturbé à complètement transformé) ont été
établies par Hawthorne (1996).

19
Tableau II : Signification des valeurs de l’Indice Pionnier (Hawthorne, 1996)
Indice pionnier (IP) Commentaires
0 ≤ IP < 25 Site non perturbé à très peu perturbé / site complètement reconstitué
25 ≤ IP < 50 Site faiblement perturbé / bonne reconstitution
50 ≤ IP < 100 Site moyennement perturbé / moyenne reconstitution de la végétation
100 ≤ IP < 150 Site assez perturbé / reconstitution faible
150 ≤ IP < 200 Site très perturbé à complètement transformé/ très faible reconstitution

II.2.4.6.3. Potentiel de régénération des espèces


La régénération est l’ensemble des processus dynamiques qui permettent de reconstituer
un couvert qui a été entamé (Alexandre, 1989). La présence de plants impliquerait l’existence
de géniteurs (Koulibaly, 2008). L’analyse de la régénération a été faite sur la base du potentiel
de régénération (PR) selon la formule suivante :

PR = Nj/N (9)

Nj : nombre total de jeunes plants (DBH < 5 cm) ; N : nombre total de tous les individus arborés.

20
PARTIE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION
III.1. Résultats
III.1.1. Classes d’utilisation du sol de la zone d’étude
Six classes d’utilisation du sol ont été identifiées après classification de l’image
multispectrale sentinel. Il s’agit de (i) classe « Forêt dense », (ii) classe « Forêt dégradée », (iii)
classe « Cacaoyère > 5 ans », (iv) classe « Cacaoyère < 5 ans », (v) classe « Sol nu et habitat »
et (vi) classe « Jachères » (Figure 5).
Il ressort de cette classification que la zone d’étude est dominée par les cacaoyères dont
la plus grande superficie est observée chez celles dont l’âge est inférieur à 5 ans avec une
proportion de 42,89 %. Les forêts denses occupent une proportion de 11,24 % contre 19,20 %
pour les forêts dégradées. La plus faible proportion est observée au niveau de la classe sols nus
et habitats (Figure 6).
La vérification de la classification a donné des valeurs élevées du coefficient de Kappa
et de la précision globale qui sont respectivement de 0,83 et 86,49 %. La matrice de confusion
indique que les confusions notables se situent au niveau des classes « Forêt dense » et « Forêt
dégradée » (Tableau III). Ce tableau affiche dans la diagonale, le pourcentage de pixels bien
classés (en gras) et hors diagonale, le pourcentage de pixels mal classés. En effet, 10,32 % de
pixels de « Forêt dégradée » se retrouvent dans la classe « Jachères » et aussi 9,66 % de « Forêt
dense » sont classés dans « Forêt dégradée ».

Figure 5 : Carte d’utilisation du sol de la Forêt Classée du Haut-Sassandra

21
50

Proportion des classes d'utilisation du


45
40
35
30
sol (%) 25
20
15
10
5
0

Figure 6 : Diagramme présentant les proportions des classes d’utilisation du sol du Sud-Est de
la forêt classée du Haut-Sassandra

Tableau III : Matrice de confusion (%) de la classification d’image à 10 m de résolution.


Forêt Forêt Cacaoyère Cacaoyère Sol nu et
dense dégradé > 5 ans < 5 ans Jachères habitat Total
Forêt dense 82,76 6,15 5,83 0,40 0,00 0,00 10,53
Forêt dégradée 9,66 75,20 0,18 8,47 1,63 0,00 23,87
Cacaoyère > 5 ans 6,21 2,78 93,08 1,61 0,00 0,00 30,80
Cacaoyère < 5 ans 0,00 2,18 0,91 89,52 1,63 10,11 14,77
Jachères 1,38 10,32 0,00 0,00 96,75 0,00 9,90
Sol nu et habitat 0,00 3,37 0,00 0,00 0,00 89,89 10,13
Total 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Precision globale = 86,49 % et Coefficient de Kappa = 0,83. Les valeurs en gras présentent les
pourcentages de pixels bien classés.

III.1.2. Distribution spatiale des parcelles


La FCHS présente les espaces de forêts (essentiellement des reliques forestières) et les
plantations dont trois catégories d’âge ont été considérés dans cette étude. Ce sont les
plantations de 3 ans, les plantations de 4 ans et celles de 5 ans.
La figure 7 présente la distribution spatiale des dispositifs permanents dans la FCHS.
Au total, ce sont douze (12) parcelles de 2500 m2 chacune qui ont été délimitées au Sud-Est de
la FCHS dont trois (3) parcelles en forêts, cinq (5) dans les plantations de 3 ans, deux (2) dans
les plantations de 4 ans et deux (2) dans les plantations de 5 ans.
22
Figure 7 : Distribution spatiale des parcelles dans la Forêt Classée du Haut-Sassandra

III.1.3. Diversité végétale


III.1.3.1. Composition floristique
Dans l’ensemble, 7860 individus de plantes ont été denombrés. Ils représentent 387
espèces reparties en 252 genres et 73 familles (Annexe). Les forêts sont les milieux les plus
riches floristiquement avec 256 espèces, 166 genres et 59 familles (Tableau IV).
En considérant les individus adultes, le plus grand nombre d’espèces (64 espèces) a été
obtenu dans les parcelles de forêt. Alors que le plus petit nombre d’espèces (5 espèces) à été
obtenu dans les parcelles de plantation de 5 ans. Le plus grand nombre de familles (23) a été
obtenu dans les forêts. Au niveau spécifique, les forêts sont les plus riches avec une richesse
spécifique moyenne de 21 espèces.
En considérant les individus juvéniles, les forêts possèdent le plus grand nombre
d’espèces (70) et le plus grand nombre de familles (25). Elles sont les plus riches
floristiquement avec une richesse spécifique moyennes de 23,33 espèces.
Au niveau des individus de régénération, les forêts possèdent toujours un plus grand
nombre d’espèces (149), de genres (102) et de familles (39). Tandis que les plantations de 5 ans
sont moins riches floristiquement.

23
Tableau IV : Richesse floristique des différents milieux en fonction des classes de diamètres
Nombre Nombre Nombre de Richesse
Classes de diamètre Milieux d’espèces de genres familles spécifique
moyenne
Forêt 64 47 23 21,33
DBH ≥ 10 cm Plantation de 3 ans 30 24 19 6
Plantation de 4 ans 9 7 6 4,50
Plantation de 5 ans 5 5 5 2,50
Forêt 70 52 25 23,33
5 cm ≤ DBH < 10 cm Plantation de 3 ans 4 4 4 0,81
Plantation de 4 ans 1 1 1 0,53
Plantation de 5 ans 3 3 3 1,50
Forêt 147 102 39 49,66
DBH < 5 cm Plantation de 3 ans 116 92 36 23,22
Plantation de 4 ans 90 75 34 45
Plantation de 5 ans 43 37 18 21,50
Forêt 256 166 59 85,33
Tous les individus Plantation de 3 ans 217 170 57 43,46
Plantation de 4 ans 151 124 56 75,50
Plantation de 5 ans 105 94 43 52,55
DBH = Diamètre à hauteur de poitrine

Les familles les plus abondantes dans les plantations sont les Fabaceae (12 %), les
Apocynaceae (7 %) et les Malvaceae (6 %). Dans les forêts ce sont les Fabaceae, les Rubiaceae
et les Malvaceae qui dominent avec respectivement 12 %, 8 % et 7 % des inventaires (Figure
8).

24
Forêt Plantations

Malvaceae Rubiaceae Malvaceae Apocynaceae


7% 6% 7%
8%
Fabaceae Fabaceae
12% 12%
Autres Autres
73% 75%

Figure 8 : Spectres de repartition des familles dans la forêt et les plantations

III.1.3.1.1. Types biologiques


Le diagramme des types biologiques (Figure 9) indique que les espèces inventoriées dans
les parcelles forestières et les plantations de 3 ans sont dominées par les microphanérophytes
(mp) avec 29 %. Elles sont suivies des mésophanérophytes (mP), des mégaphanérophytes (MP)
et des nanophanérophytes (np), avec respectivement 18 %, 15 %, et 9 % des espèces
inventoriées Dans les plantations de 4 ans, les microphanérophytes sont les plus abondants avec
33 % et les mégaphanérophytes les moins abondants (4 %). Par contre, dans les plantations de
5 ans, les mésophanérophytes (mP) avec 33 % sont les plus représentés.
Nombre d'espèces (%)

45
40
35 Mégaphanérophytes
30 Mésophanérophytes
25
Microphanérophytes
20
15 Nanophanérophytes
10 Autres
5
0

Figure 9 : Histogramme des types biologiques des espèces des différents milieux

25
III.1.3.1.2. Affinités chorologiques
Dans les parcelles de forêt, les espèces de la région Guinéo-Congolaise (GC) représentent
72,13 % des espèces inventoriées. Les espèces des régions de transition Guinéo-Congolaise et
Soudano-Zambézienne (13,43 %), des espèces endémiques à l’Afrique de l’Ouest (12,43 %),
des espèces Soudano-Zambézienne (0,99 %) et des espèces introduites ou cultivés (0,99 %).
Dans les plantations de 3 ans les espèces de la région Guinéo-Congolaise (GC) sont les
plus représentées avec 40,07 %. Elles sont suivies des espèces endémiques à l’Afrique de
l’Ouest (7,46 %), de celles des régions de transition Guinéo-Congolaise et Soudano-
Zambézienne (6,90%) et des espèces introduites (0,5 %).
Dans les plantations de 4 ans ce sont également les espèces de la région Guinéo-
Congolaise qui sont les plus dominantes (66,10 %). Elles sont suivies des espèces des régions
de transition Guinéo-Congolaise et Soudano-Zambézienne, des espèces endémiques à l’Afrique
de l’Ouest, des espèces introduites et des espèces Soudano-Zambézienne avec respectivement
22,03 %, 8,47 %, 2,54 % et 0,84 % (Figure 10).
Dans les plantations de 5 ans les espèces de la région Guinéo-Congolaise (GC) sont les
plus représentées avec 67,85 %. Elles sont suivies des espèces des régions de transition Guinéo-
Congolaise et Soudano-Zambézienne (19,04 %), des espèces endémiques à l’Afrique de l’Ouest
(8,33 %) et des espèces introduites (4,47%).
80
Nombre d'espèces (%)

70
60 GC
50 GC-SZ
40 GCW
30 i
20
SZ
10
0

Figure 10 : Distribution des affinités chorologiques des espèces dans les différents milieux

III.1.3.1.3. Espèces à statut particulier


Les inventaires floristiques ont permis de recenser 40 espèces à statut particulier dans
tous les milieux. On distingue deux (2) espèces endémiques à la Côte d’Ivoire (GCi). Il s’agit
de Baphia bancoensis Aubrév (Fabaceae) et de Chrysophyllum taiense Aubrév & Pellegr

26
(Sapotaceae). Vingt-six (26) espèces sont endémiques au bloc forestier Ouest africain (GCW)
et neuf (9) sont endémiques à la Haute Guinée. Au regard de la liste rouge de l’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), vingt (20) espèces sont vulnérables,
deux (2) espèces à faible risque de disparition / quasi-menacée et deux (2) espèces à faible
risque de disparition / préoccupation mineure (Tableau V).

Tableau V: Espèces à statut particulier recensées dans la zone d’étude par milieu inventorié

Biotope
Statut Total
Plantation Plantation Plantation
Endémisme Menace Forêt de 3 ans de 4 ans de 5 ans
GCW 20 13 7 6 26
GCi 2 1 1 2
HG 7 6 2 3 9
HG VU 2 2
HG_GCW 11 3 4 1 15
LR/lc 2 1 1 1 2
LR/nt 1 2 1 1 2
VU 15 10 7 3 20
GCi : Endémique à la Côte d’Ivoire ; GCW : Endémique au bloc forestier ouest africain : HG :
Endémique à la Haute Guinée ; VU : Vulnérable ; Lc : Préoccupation mineure ; LR/lc : Faible
risque de disparition / Préoccupation mineure ; LR/nt : Faible risque de disparition / Quasi-
menacée.

III.1.3.2. Diversité floristique


III.1.3.2.1. Indice de diversité spécifique
Les valeurs des indices de Shannon calculés montrent que les forêts sont les milieux les
plus diversifiées (Tableau VI). Les plantations de 5 ans sont les moins diversifiées. Quelle que
soit la classe de diamètre considerée les forêts sont les milieux les plus diversifiésavec une
valeur de 3,52 pour les individus adultes, de 3,42 pour les individus juvéniles et de 3,47 pour
les individus de régénération. Mais les plantations de 5 ans ont un indice de shannon de 1,66
pour les individus adultes et de régénération. Les plantations de 4 ans sont les milieux les moins
diversifiés en considerant les individus juvéniles indice de Shannon est de 0.
Pour l’indice de Simpson, les forêts, les plantations de 3 et 4 ans enregistrent les plus
fortes valeurs de cet indice quand ont considère toutes les espèces. Ces valeurs sont
respectivement 0,93, 0,93 et 0.90 (Tableau VI) tandis que les plantations de 5 ans enregistrent
la plus faible valeur qui est de 0,66. Ces valeurs indiquent que les forêts, les plantations de 3 et
4 ans sont plus diversifiés que les parcelles de plantation de 5 ans. Quelle que soit la classe de
diamètre considerée les forêts sont les milieux les plus diversifiés. L’indice de Simpson est de
0,93 pour les individus adultes, de 0,90 pour les individus juvéniles et de 0,96 pour les individus

27
de régénération. Les plantations de 5 ans sont les milieux les moins diversifiés dont l’indice de
Simpson est de 0,80 pour les individus adultes et de 0,50 pour les individus de régénération.
Les plantations de 4 ans sont les milieux les moins diversifiés en considerant les individus de
régénération. Elles ont un indice de Simpson de 0,61.
La prise en compte de tous les individus montre que les plantations de 3 ans ont la valeur
de l’indice d’équitabilité de Piélou la plus élevée 0,86. Les espèces de ce milieu sont
équitablement réparties entres elles. Elles sont suivies des forêts et des plantations de 4 ans qui
ont une valeur d’indice d’équitabilité de 0,77. Les plantations de 5 ans enregistrent la plus faible
valeur de cet indice qui est de 0,55. Quand on considère les individus adultes, les espèces des
plantations de 5 ans ont la valeur de l’indice d’équitabilité de Piélou la plus élevée 1 (Tableau
VI). Les espèces sont équitablement réparties dans ce milieu. Les forêts enregistrent la valeur
d’indice d’équitabilité la plus faible (0,84). Ce milieu est dominé par un groupe d’espèces.
Quand on considère les individus juvéniles, les plantations de 5 ans ont la valeur de l’indice
d’équitabilité de Piélou la plus élevée, 1. Par contre les forêts ont la valeur la plus faible, (0,83).
Pour les individus de régénération, les plantations de 3 et 4 ans ont la plus forte valeur d’indice
d’équitabilité qui est de 0,77. Les plantations de 5 ans ont la valeur la plus faible (0,44).

28
Tableau VI : Indice de diversité des milieux inventoriés
Indice de Indice de Indice
Classes de diamètre Type de biotope Shannon Simpson d’équitabilité
de Piélou
Forêt 3,52 0,93 0,84
Plantation de 3 ans 3,20 0,90 0,91
DBH ≥ 10 cm
Plantation de 4 ans 2,11 0,87 0,90
Plantation de 5 ans 1,66 0,80 1
Forêt 3,42 0,90 0,83
Plantation de 3 ans 1,33 0,77 0,90
5 cm ≤ DBH < 10 cm
Plantation de 4 ans 0 0 0
Plantation de 5 ans 1,12 0,61 1
Forêt 3,47 0,96 0,66
Plantation de 3 ans 3,33 0,93 0,77
DBH < 5 cm
Plantation de 4 ans 3,44 0,90 0,77
Plantation de 5 ans 1,66 0,50 0,44
Forêt 4,33 0,93 0,77
Plantation de 3 ans 3,88 0,93 0,86
Tous les individus
Plantation de 4 ans 3,93 0,90 0,77
Plantation de 5 ans 2,44 0,66 0,55

III.1.4. Ressemblance floristique des différents milieux


Selon le coefficient de similitude de Sørensen, la plus grande ressemblance floristique
est observée entre les plantations de 4 ans et celles de 3 ans. La plus grande ressemblance
floristique entre les forêts et les plantations est observée au niveau des plantations de 3 ans
tandis que la plus faible est observée entre les forêts et les plantations de 5 ans (Tableau VII).

Tableau VII : Coefficient de similitude de Sørensen entre les différents milieux


Forêt Plantation de 3 ans Plantation de 4 ans
Forêt -
Plantation de 3 ans 51 -
Plantation de 4 ans 41 62 -
Plantation de 5 ans 33 52 53

29
III.1.5. Structure de la végétation
III.1.5.1. Densité des peupleuments arbarescents
En tenant compte de tous les individus arborescents, les forêts sont les plus denses avec
4274,66 tiges/ha contre 1293,6, 1058 et 872 tiges/ha respectivement pour les plantations de 3
ans, 4 ans et 5 ans. La densité des tiges diminue avec l’âge des plantations. Pour les individus
adultes, le plus grand nombre de tiges à l’hectare a été observé dans les forêts. Il est de 390,66
tiges/ha. Mais le plus petit nombre de tiges à l’hectare, 10 tiges/ha, a été obtenu dans les
plantations de 5 ans. La densité des individus adultes régresse également avec l’âge des
plantations. Pour les individus juvéniles, le plus grand nombre de tiges à l’hectare a été obtenu
dans les forêts. Il est de 548 tiges/ha. Mais le plus petit nombre de tige à l’hectare, 2 tiges/ha, a
été obtenu dans les plantations de 4 ans. Pour les individus de régénération, la plus forte valeur
de densité, 3336 tiges/ha a été obtenue dans les forêts. Cependant, la plus faible valeur de
densité qui est de 856 tiges/ha a été obtenue dans les Plantation de 5 ans (figure 11).
Pour tous les individus, les forêts enregistrent la surface terrière la plus élevée (17,71
m²/ha) alors que la surface terrière la plus faible, (0,18 m²/ha) a été obtenue dans les plantations
de 5 ans (Figure 12). En tenant compte des individus adultes, les forêts enregistrent la valeur de
la surface terrière la plus élevée, (16,05 m²/ha). La plus faible valeur de la surface terrière (0,16
m²/ha) a été obtenue dans les plantations de 5 ans. Pour les individus juvéniles, les forêts ont la
surface terrière la plus élevée qui est de 1,66 m²/ha. (Figure 12).
Densité (nombre de tiges/ha)

4500
4000
3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
Tous les DBH ≥ 10 cm 5 cm ≤ DBH ≤ 10 DBH < 5 cm
individus cm
Forêt Plantation de 3 ans Plantation de 4 ans Plantation de 5 ans

Figure 11 : Densité des différents milieux

30
20

Surface terrière (m²/ha)


15

10

0
Tous les individus DBH ≥ 10 cm 5 cm ≤ DBH ≤ 10 DBH < 5 cm
cm
Forêt Plantation de 3 ans Plantation de 4 ans Plantation de 5 ans

Figure 12 : Surface terrière des différents milieux

III.1.5.3. Distribution des individus par classes de diamètre


Les histogrammes de distribution des tiges par classes de diamètre (Figure 13),
présentent des formes variables. Au niveau de la forêt, la densité des individus baisse avec
l’accroissement des diamètres. Cette évolution de la densité des individus donne une allure
générale en ‶ J″ inversée. Dans ce milieu on note une forte densité des individus dont le
diamètre se situe entre 5 cm et 10 cm.
Dans les plantations de 3 et 4 ans, la courbe de distribution présente une allure en cloche.
Cette forme traduit une meilleure représentation des classes intermédiaires par rapport aux
classes extrêmes. En effet, les jeunes arbres, de diamètre inférieur à 10 cm ne sont pas
suffisamment représentés. En revanche, les classes de diamètres superieures à 30 cm sont quasi
absentes ou très peu représentées.
Dans les plantations de 5 ans, la densité des individus de DBH compris entre 5 cm et 30
cm, est faible. Les plus grosses tiges sont pratiquement absentes de ces plantations.

31
Nombre d'individus
400
300
200 Forêt

100
0
Nombre d'individus

40
30
20 Plantation de 3 ans

10
0

15
Nombre d'individus

10
Plantation de 4 ans
5

10
Nombre d'individus

5
Plantation de 5 ans

Classe de diamètres
Figure 13 : Histogrammes de distribution des individus suivant les classes de diamètres dans
les milieux

32
III.1.6. Régénération des espèces arborescentes
III.1.6. 1. Modes de dissémination
Quatre modes de dissémination ont été identifiés. Il s’agit de l’Endozoochorie,
l’Anémochorie, la Barochorie et l’Epizoochorie. Parmis ces modes le mode Endozoochorie est
majoritaire quel que soit le milieu. En effet, plus de la moitié des espèces des milieux présente
ce mode de dissémination. Dans chaque milieu, les espèces endozoochores sont suivies des
espèces anémochores représentées par plus de 30 % des espèces inventoriées. Dans les
différents milieux, les espèces barochores et épizoochores sont minoritaires avec une proportion
pourcentage d’espèces inferieures à 10 %. La figure 14 présente les modes de dissemination
des espèces dans les différents milieux.

60
Proportion d'espèces (%)

50

40
Anémochorie
30
Barochorie
20 Endozoochorie
10 Epizoochorie

Figure 14 : Modes de dissémination des espèces dans les différents milieux

III.1.6.2. Indice Pionnier des différents milieux


Les parcells de plantations de 3 ans ont la valeur la plus élevée de l’indice pionnier
(107,33). Ce sont des milieux assez perturbés avec une reconstitution faible (Tableau VIII).
Cependant, la forêt et les plantations de 3 et 4 ans sont des milieux moyennement perturbés
avec une reconstitution moyenne de la végétation (Tableau VIII).

33
Tableau VIII : Indices pionniers (IP) des différents milieux
Plantation Plantation Plantation
Forêt de 3 ans de 4 ans de 5 ans

IP 72,66 107,33 96 96,12

III.1.6.3. Potentiel de régénération des espèces arborescentes


Le potentiel de régénération (PR) varie en fonction des milieux (Tableau IX). Sa valeur
est plus faible dans les forêt (PR = 78 %) et plus élevée dans les plantations de 5 ans (PR =
98,10 %). Ce potentiel est presqu’identique dans les plantations de 3 et 4 ans avec des valeurs
respectives de 96,70 % et 96,90 %.

Tableau IX : Potentiel de régénération (PR) des différents milieux

Plantation Plantation Plantation


Forêt de 3 ans de 4 ans de 5 ans
PR (%) 78 96,70 96,90 98,10

III.2. Discussion
III.2.1. Cartographie des classes d’utilisation du sol de la zone d’étude
La classification supervisée de l’image sentinel de 10 m de résolution a permis d’établir
la carte d’utilisation du sol de la zone d’étude. Elle montre que cette partie de la forêt classée
est dominée par les plantations cacaoyères dont l’âge est inférieur à 5 ans. Les résultats révèlent
que l’implantation des plantations cacaoyères est postérieure à la période des conflits en Côte
d’Ivoire. Toutefois, Barima et al. (2016), Koua (2016), et Kouakou et al. (2017) ont montrés
que la déforestation de la FCHS en faveur de la culture cacaoyère a été importante pendant la
décennie de conflits en Côte d’Ivoire (2002-2011). Mais le rythme de déforestation était plus
important entre 2006 et 2011 (7 %/an) par rapport à celui au début des conflits (2 %/an). La
dominance des plantations cacaoyères dont l’âge est inférieur à 5 ans montre que cette
déforestation s’est encore poursuivie après les conflits.
L’évaluation de la précision de la carte a été faite par la matrice de confusion, la précision
globale et l’indice de Kappa. La précision globale et l’indice de Kappa ont donné des valeurs
de 86,49 % et 0,83 pendant que la matrice de confusion indique des confusions notables au
niveau des classes « Forêt dense » et « Forêt dégradée ». Ces confusions sont liées aux
conditions environnementales particulières (Oszwald et al,. 2007), à la résolution de l’image
(Koua, 2016) et aux techniques de mise en place des exploitations (Kpangui, 2015) qui ne

34
permettent pas une bonne discrimination de ces espaces. En effet les agriculteurs sèment
directement les fèves de cacaoyer dans le sous-bois en conservant les grands arbres qu’ils
élimineront plus tard. Vue de l’extérieur, la forêt semble intacte pendant que les espèces du
sous-bois sont régulièrement éliminées avec la croissance des jeunes plants (Kouakou et al.,
2015). La résolution de 10 m n’a pas permis de discriminer les plantations qui sont, ainsi,
incorporées aux forêts. Ce résultat est conforme à celui rapporté par Kouakou et al. (2015) dans
le Nord de la FCHS avec une image SPOT 5 de 10 m de résolution datant de 2013. Ces auteurs
ont montré que les forêts dégradées ne sont qu’une première phase de la mise en place des
plantations de cacaoyers.
La faible surface forestière et la dominance des cultures confirment les travaux de Koua
(2016) qui se sont déroulés sur toute la forêt classée. Ces travaux ont révélé que pendant la
décennie de conflits, environ 38,24 % de « Forêt dense » ont été converties en « Culture et
jachère » et 5,08 % en « Sol nu et habitat ». Cette dégradation avancée qui se poursuit
aujourd’hui se justifierait par l’absence d’une réelle volonté politique qui se traduit par le
manque d’agents de surveillance. Cette situation entraine une infiltration massive des
populations au sein de la FCHS.

III.2.2. Parcelles permanentes de suivi de la végétation


Douze parcelles de 2500 m2 chacune ont été delimitées au Sud-Est de la FCHS. Trois
(3) parcelles en forêts, cinq (5) dans les plantations de 3 ans, deux (2) dans les plantations de 4
ans et deux (2) dans les plantations de 5 ans. On observe une répartition agrégative des
dispositifs. Cette répartition s’explique en partie par la disponibilité des fragments forestiers
dans la FCHS. La taille d’une parcelle permanente installée dans la FCHS reste inférieure à
celle de Durrieu et al (1998) à Téné (900 ha), Irobo (900 ha) et Mopri (900 ha). Cette différence
est due à la deforestation avancée de la FCHS entrainant un manque de fragment forestier de
grande superficie.

III.2.3. Evaluation de la diversité floristique


La richesse floristique des parcelles étudiées de la FCHS est estimée dans cette étude à
387 espèces, réparties entre 252 genres et 73 familles sur une surface de 3 ha. Les valeurs de la
richesse floristique des individus adultes et juvéniles sont faibles au niveau des plantations de
3 et 4 ans. Cette richesse floristique des parcelles de plantation, en considérant tous les individus
diminue avec le vieillissement des plantations. Cela pourrait s’expliquer par le fait que, lors de
l’installation des cacaoyères, l’ombrage est indispensable à la bonne croissance des cacaoyers.
Ainsi, les paysans lors du défrichement de leur parcelle, maintiennent certains individus adultes
qui procureront de l’ombrage aux jeunes plants de cacaoyers. Les pieds adultes de cacaoyers
35
ayant besoin d’un rayonnement solaire plus important, les paysans abattent les espèces
concurentes d’où une diminution de la diversité floristique (Kpangui, 2015).
La flore recensée dans les différents biotopes appartient essentiellement à quatre
familles : les Fabaceae (13 %), les Rubiaceae (11 %) et les Malvaceae (10 %). La majorité des
forêts ivoiriennes est dominée par le même cortège de familles (Kouamé, 1998 ; Adou Yao,
2005, Vroh, 2013). La dominance des Légumineuses (Fabaceae) et des Rubiaceae a souvent été
citée comme le trait botanique caractéristique des forêts ivoiriennes (Aubréville, 1958). La forte
proportion des Fabaceae peut s’expliquer par le fait que les espèces de cette famille possèdent
une très grande possibilité de tallage et une plus grande vitesse de repousse après désherbage
des plantations (Adou Yao, 2005). La présence des Rubiaceae s’expliquerait par le fait que la
FCHS se situe en zone de forêt dense humide (région Guinéo-Congolaise) qui est le domaine
de prédilection des Rubiaceae (Aké-Assi, 2002).
Concernant les affinités chorologiques, dans tous les milieux, les espèces de la région
phytogéographique Guinéo-Congolaise (GC) occupent les plus grandes proportions. La
dominance de ces espèces dans les plantations cacaoyères indiquerait une assez bonne reprise
de la végétation (Vroh, 2013). Ce même résultat a été obtenu par Vroh (2013) et Koffi (2016)
qui affirment que les fortes proportions d’espèces de la région Guinéo-Congolaise dans un
milieu pourraient être le signe d’une assez bonne reconstitution de la végétation. En ce qui
concerne les espèces à statut particulier, leur présence, leur nombre et leur variété soutiennent
l’idée du rôle de la conservation de la biodiversité que jouent les aires protégées en général, et
la FCHS en particulier. Conformément aux résultats de Kouakou (2014), on distingue un
nombre important d’espèces endémiques au bloc forestier Ouest africain ou appartenant à la
liste rouge de l’UICN (2015). En effet, 22 des espèces dénombrées sont endémiques de
l’Afrique de l’Ouest dont deux (Baphia bancoensis et Chrysophyllum taiense) sont endémiques
à la Côte d’Ivoire (UICN, 2015). Cette importance de la FCHS dans la conservation de la
biodiversité avait déjà été relevée par Kouamé (1998) qui avait obtenu 77 espèces endémiques
à l’Afrique de l’Ouest dont 7 espèces endémiques de la Côte d’Ivoire.
Bien que nos travaux n’aient concerné que la partie Sud de la FCHS, nous pensons que
de nombreuses espèces endémiques ont disparues de cette zone du fait des activités
anthropiques. Les espèces à statut particulier ont été signalées dans les différents milieux, mais
beaucoup plus concentrées dans la forêt que dans les plantations. Selon Tchouto et Van
Gemerden (2004), les espèces à statut particulier sont les plus sensibles aux perturbations
causées par l’homme. Il est donc probable que les activités anthropiques dont la résultante est
la destruction de la forêt, ne favorisent pas la survie de ces espèces qui ont besoin d’un
microclimat particulier (Sangne, 2008).
36
L’analyse du spectre biologique a montré une abondance de microphanérophytes dans
les forêts et les plantations de 3 ans et de 4 ans. Une étude similaire (Zapfack et al., 2002)
réalisée au Cameroun à montré que, contrairement aux résultats de cette étude, ce sont les
chaméphytes qui dominent dans les espaces cultivés et non les phanérophytes. Cette forte
proportion des phanérophytes pourrait permettre la reconstitution de la FCHS si elle est à l’abri
des pressions anthropiques (Kouakou, 2014).
Les indices de diversité de Shannon des milieux montrent que les parcelles de plantation
de 3 ans sont plus proches des forêts en de terme diversité. Cette diversité dans les espaces
cultivés baisse de façon drastique avec l’âge des plantations. Cette baisse est due au fait que
certains arbres et arbustes laissés dans les plantations qui sont majoritairement des espèces
héliophiles meurent àprès la jonction des cimes des cultures formant ainsi des canopés
ombragés inappropriées au developpement des ces espèces. La valeur de l’indice d’équitabilité
de la plantation de 3 ans est plus elevée que celle de la forêt. Cela montre que les individus sont
mieux repartis entre les espèces recensées dans ces parcelles par rapport aux autres milieux.
Le coefficient de similitude de Sørensen indique que les espèces des forêts
ressemblancent plus à celles des plantations de 3 ans par rapport à celles des plantations de 4 et
5 ans. Cette ressemblance la que la charge semencière des jeunes plantations est plus elevée
que celle des vieilles plantations. La présence des espèces forestières dans les plantations
cacaoyères, malgré l’état actuel d’anthropisation de la FCHS, pourrait favoriser une
régénération naturelle du couvert végétal si les activités anthropiques s’estompaient.
Au niveau de la structure démographique, dans les plantations de 3 ans ainsi que dans
les forêts, les histogrammes donnent une forme en « J inversé ». Cette structure exprime une
régénération importante des espèces qui crée une forte concentration des individus dans les
petites classes de diamètres et une faible perturbation des biotopes forestiers (Rollet, 1974).
La diminution de la densité des tiges avec l’âge des plantations confirme que, lors des
opérations d’entretiens, la croissance et le développement des espèces sont régulièrement
interrompus par les agriculteurs (Kpangui, 2015). Dans les plantations en pleine production la
stratégie est donc d’éliminer toutes les espèces qui pourraient constituer une contrainteà la
production.
La surface terrière dans les plantations de 3 ans est supérieure à celle des plantations plus
âgées. En revanche, La surface terrière des plantations de 3 ans est inférieure à celle des ilôts
de forêt. En plus des coupes, la réduction de la surface terrièreest due au fait que dans les
plantations âgées, les grands arbres, bien que toujours dressés, sont pour la plupart morts.
La surface terrière dans les jeunes plantations est inferieure à celle estimée par de Kpangui
(2015) dans la forêt de Kokumbo, en zone de transition forêt-savane. Cette différence pourrait
37
être due aux techniques de cultures qui varient de la Forêt Classée du Haut-Sassandra aux
espaces ruraux. La surface terrière élevée dans les plantations de 3 ans est due au fait que les
agriculteurs sèment directement les fèves de cacaoyer dans le sous-bois en conservant les
grands arbres qu’ils élimineront plus tard. Il s’agit d’une pratique couramment utilisée par les
agriculteurs infiltrés dans les espaces protégés à cause de l’interdiction de l’exploitation
agricole dans les forêts classées. (Kpangui, 2015 ; Kouakou et al., 2015 ; Barima et al., 2016).
Les DBH des individus dans la forêt présentent une répartition inégale de tiges par classes
de diamètre avec dominance de tiges de la classe [5 ; 10 cm [. Ce résultat montre que cette zone
est moins conservée. Bien que ne datant pas de la dernière décennie, l’exploitation dans cette
forêt s’est toutefois accentuée et est devenue anarchique à la faveur des conflits. Ce qui
justifierait la rareté des arbres de grands diamètres.
III.2.4. Potentiel de régénération des parcelles
Cette étude a montré que la zoochorie et l’Anémochorie sont les deux modes de
dissémination qui prédominent dans la FCHS. L’importance de la zoochorie est signalée dans
la plupart des travaux portant sur les forêts de Côte d’Ivoire (Alexandre, 1982 ; Chapman, 1995
; Kassi et al., 2006). Cette dissémination implique, surtout, les oiseaux et quelques vertébrés
frugivores, notamment les antilopes, les singes, les rats et les écureuils (Kassi et al., 2006). La
régénération et le maintien des espèces végétales zoochores ne peuvent être assurés que si les
diaspores ont été dispersées par les animaux. Les plantules issues des graines transportées par
Endozoochorie sont plus compétitives, compte tenu du fait qu’elles évitent la compétition avec
la plante mère (Koffi, 2016). L’importance des anémochores dans la forêt classée Haut-
Sassandra est due surtout à l’abondance des cultures et jachères. Ces formations sont connues
pour leur richesse en des espèces anémochores comme Albizia spp., Ceiba pentandra L.
Gaertn., Chromolaena odorata L. King., etc (Kassi et al., 2006). À cela s’ajoutent la majorité
des grands phanéropytes qui forment la canopée de la forêt. En effet, l’Anémochorie constitue
une stratégie principale de dissémination pour les plantes des milieux ouverts (Bangirinama,
2010).
Les parcelles de plantation de 3 ans ont la valeur la plus élevée d’indice pionnier
(107,30). Ces résultats montrent que ces milieux sont assez perturbés. La reconstitution de ces
milieux serait faible. En effet, la reconstitution est tout d’abord marquée par une prédominance
des espèces pionnières qui s’installent et croissent rapidement après un épisode cultural. Dans
les cacaoyères, les cacaoyers plantés dans une période donnée evoluent progressivement en
même temps que la canopée. Ainsi, une fois la canopée formé, l’ombrage et la biomasse seche
formée par les nombreuses feuilles qui recouvre le sol constitue un facteur limitant pour le
developpement des espèces héliophiles.
38
Les résultats du calcul du potentiel de régénération montrent que dans l’ensemble, la
plupart des espèces connaît une évolution déséquilibrée (PR < 100). Cela est dû à certains
facteurs tels que le mode de dissémination, la viabilité, la dormance et la prédation des semences
(Condit et al., 2000 ; Khurana & Singh, 2001) et par d’autres facteurs environnementaux tels
que la structure du sol, la température, la direction et la vitesse des vents et la topographie locale
(Ceccon et al., 2006 ; Vieira & Scariot, 2006). La reprise des espèces dans les plantations est
plus rapide que celui des espèces dans les parcelles de forêt. Dans les plantations, les espèces,
qui pourraient être qualifiées de plus héliophiles, jouent indirectement le rôle de pionnier et de
facilitation pour l’installation et le développement de d’autres espèces arborescentes comme les
espèces sciaphiles (Bararunyeretse, 2012).

39
CONCLUSION, PERSPECTIVES ET
RECOMMANDATIONS
Conclusion
L’objectif de ce travail était de mettre en place des parcelles permanentes de suivi de la
végétation et d’évaluer la diversité de la flore au sein de ces parcelles. Il ressort de cette étude
que la partie Sud-Est de la forêt classée du Haut-Sassandra est dominée par les plantations
cacaoyères dont l’âge est inférieur à 5 ans. Ces plantations occupent 42,89 % de la surface de
la forêt classée en plus de celles existant avant 2012 (> 5 ans).
Douze (12) parcelles permanentes de suivi de la végétation ont été installées dans la
FCHS dont trois (3) parcelles en forêts, cinq (5) dans les plantations de 3 ans, deux (2) dans les
plantations de 4 ans et deux (2) dans les plantations de 5 ans. Les inventaires floristiques menés
dans ces douze (12) parcelles permanentes ont permis de mettre en place une base de données
initiale des espèces végétales de ces milieux. Il a été ainsi dénombré 7860 individus de plantes
représentant 387 espèces reparties entre 252 genres et 73 familles. Parmis ces espèces, deux (2)
sont endimiques à la Côte d’Ivoire. Il s’agit de Baphia bancoensis Aubrév. et Chrysophyllum
taiense Aubrév & Pellegr. Les microphanérophytes et les mésophanérophytes dominent dans
tous les milieux avec respectivement 29 % et 18 %. Du point de vue floristique, la composition
floristique des plantations de 3 ans ressemble à celle des forêts. Les individus juvéniles sont les
plus dominants dans tous les milieux avec une proportion de 64,49 %. Ces milieux sont viables,
capables d’autorégénération en absence d’actions humaines.
En definitive, l’Homme est la principale menace de la forêt classée du Haut-Sassandra.
Toutefois, cette forêt est encore viable et capable de s’autorégénérer floristiquement.

Perspectives
Ce travail a montré que les parcelles permanentes sont à des niveaux de diversité et de
reconstitution différents. Ainsi, pour une meilleure évaluation du potentiel de régénération et
de la vitesse de restauration du couvert forestier de la FCHS, des études futures pourraient
s’intéresser au suivi de la reprise naturelle de la végétation des parcelles permanentes. Ces
études pourraient avoir l’avantage de créer des modèles de reprise de la végétation et d’orienter
les autorités dans la prise de décisions concernant l’avenir des forêts dégradées en général et
celle de la FCHS en particulier.

40
Recommandations
Pour une bonne planification de la conservation et de la gestion durable de la FCHS,
nous suggérons aux chercheurs :
- d’acquérir des images multispectrales à haute résolution comme des images SPOT de
2 mètres de résolution qui permettront une bonne discrimination des différents types
d’utilisation du sol de la FCHS ;
- D’augmenter le nombre des parcelles permanentes et d’étendre l’étude dans d’autres
blocs afin d’évaluer le potentiel de la régénération naturelle de toute la FCHS ;
- de mener conjoinctement avec la SODEFOR des campagnes de sensibilisation et
d’éducation environnementale des populations riveraines aux respects des dispositifs et la
conservation la FCHS,

et aux gestionnaires de la FCHS :


- de mettre en place un système de surveillance des parcelles pour garantir le respect
des différents traitements. En plus, il faut renforcer les capacités des agents de la SODEFOR
en les formant à l’utilisation des outils de la télédétection afin de suivre de façon journalière la
végétation de la FCHS.

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49
ANNEXES
Annexe : Liste des espèces inventoriées dans les différents milieux

Mode de dissémination : Anem = anémochore ; Endo = endochore ; Epiz = epizochore ; Baro = barochore
Types biologiques : h = espèces herbacées ; mg = mégaphanérophytes ; mp = mésophanérophytes ; me = microphanérophytes ; np =
nanophanérophytes : Ch = chaméphytes ; H = hémicryptophytes ; Th = thérophytes ; géo = géophytes ; epi = épiphytes.
Types chorologiques : i = espèces introduites ; SZ = espèces endémiques de la Région phytogéographique Soudano-Zambézienne ; GC = espèces
endémiques de la Région phytogéographique Guinéo-Congolaise ; GC-SZ = espèces endémiques des Régions phytogéographiques Soudano-
Zambézienne et Guinéo-Congolaise ; GCW = espèces endémiques des forêts de l’Afrique de l’Ouest ; GCi = espèces endémiques du Territoire
ivoirien.
Ecologie : Pion = pionnières ; Hel = héliophiles ; Scia= sciaphile
HG : espèces endémiques des forêts de la Haute Guinée.
PLT 3 = plantation de 3 ans ; PLT 4 = plantation de 4 ans ; PLT 5 = plantation de 5 ans

N° Espèces Familles chronologique biologiques dissemination Ecologique PLT 3 PLT 4 PLT 5 Forêt
1 Abelmoschus esculentus Moench Malvaceae GC-SZ np x x
2 Abrus canescens Baker Fabaceae GC-SZ np Aném Pion x
3 Adenia cissampeloides Harms Passifloraceae GC mp Endo Pion x x
4 Adenia lobata (Jacq.) Engl. Passifloraceae GC mp Endo Pion x x x x
5 Aframomum cereum K.Schum. Zingiberaceae GC mp Endo Hel x
6 Afzelia bella Harms Fabaceae GCW me Baro Hel x x x
7 Aganope leucobotrya Polhill Fabaceae GC mp Aném Pion x x x x
8 Agelaea pentagyna Baill. Connaraceae GC me Endo Scia x x x
9 Ageratum conyzoides L. Asteraceae GC-SZ th Aném Pion x x x
10 Aidia genipiflora Dandy Rubiaceae GC mp Aném Scia x x
11 Alafia barteri Oliv. Apocynaceae GC me Aném Hel x x
12 Albizia adianthifolia W.Wight Fabaceae GC me Aném Pion x x x x
13 Albizia ferruginea Benth. Fabaceae GC-SZ me Aném Pion x
14 Albizia sp Asteraceae x
15 Albizia zygia J.F.Macbr. Fabaceae GC-SZ me Aném Hel x x x x
16 Alchornea cordifolia Müll.Arg. Euphorbiaceae GC-SZ me Endo Pion x x
17 Alstonia boonei De Wild. Apocynaceae GC mg Aném Pion x x
18 Amphimas pterocarpoides Harms Fabaceae GC mg Aném Hel x x x x
19 Anacardium occidentale L. Anacardiaceae i me x x
20 Ananas comosus Merr. Bromeliaceae x x x
21 Anchomanes difformis Engl. Araceae GC G Endo Scia x x x
22 Annickia polycarpa I.M.Turner Annonaceae GC me Scia x
23 Anopyxis klaineana Pierre ex Engl. Rhizophoraceae GC MP Hel x
24 Anthonotha macrophylla P.Beauv. Fabaceae GC mp Endo Scia x x
25 Antiaris toxicaria Lesch. Moraceae GC me Endo Hel x x x x
26 Astraea lobata Klotzsch Euphorbiaceae x
27 Aubrevillea kerstingii Pellegr. Fabaceae GC mg Endo Hel x x
28 Baissea baillonii Hua Apocynaceae GC mp Aném Hel x
29 Baissea multiflora A.DC. Apocynaceae GC-SZ me Aném Hel x x x
30 Baissea zygodioides Stapf Apocynaceae GCW Hel x x
31 Baphia nitida Lodd. Fabaceae GC mp Aném Scia x x x x
32 Baphia pubescens Hook.f. Fabaceae GC mp Aném Scia x x x x
33 Bequaertia mucronata R.Wilczek Celastraceae GC mg Scia x x
34 Bidens pilosa L. Asteraceae GC-SZ Th x x x
35 Blighia sapida K.D.Koenig Sapindaceae GC-SZ me Endo Hel x x x x
36 Blighia unijugata Baker Sapindaceae GC me Endo Hel x x x
37 Blighia welwitschii Radlk. Sapindaceae GC me Endo Hel x x
38 Bombax brevicuspe Sprague Malvaceae GC mg Pion x x
39 Bombax buonopozense P.Beauv. Malvaceae GC mg Aném Pion x
40 Breviea sp Sapotaceae x
41 Bridelia grandis Pierre ex Hutch. Phyllanthaceae GC me Pion x
42 Buchholzia coriacea Engl. Capparaceae GC mp Scia x x
43 Bussea occidentalis Hutch. Fabaceae GC me Hel x
44 Caesalpinia benthamiana Zarucchi Caesalpiniaceae x x x x
45 Canthium pseudosetiflorum Bridson Caesalpiniaceae x
46 Canthium sp Caesalpiniaceae x
47 Capsicum annuum L. Solanaceae i np x x x
48 Cardiospermum grandiflorum Radlk. Sapindaceae GC mp x
49 Carica papaya L. Caricaceae GC mp Pion x x
50 Ceiba pentandra Gaertn. Malvaceae GC-SZ mg Aném Pion x x x x
51 Celtis sp x x
52 Celtis adolfi-friderici Engl. Cannabaceae GC mg Scia x x
53 Celtis mildbraedii Engl. Cannabaceae GC me Endo Scia x x x x
54 Celtis zenkeri Engl. Cannabaceae GC me Endo Scia x x x
55 Centrosema pubescens Benth. Fabaceae GC mp Pion x
56 Chasmopodium caudatum Stapf Poaceae GC-SZ th Pion x
57 Chassalia afzelii K.Schum. Rubiaceae GCW mp Scia x x
58 Chidlowia sanguinea Hoyle Fabaceae GCW me Scia x x x
59 Chromolaena odorata R.M.King & H.Rob. Asteraceae GC np Aném Pion x x x x
60 Chrysophyllum africanum A.DC. Sapotaceae GC mg Scia x
61 Chrysophyllum albidum G.Don Sapotaceae GC-SZ mg Scia x x
62 Chrysophyllum bancanum Miq Sapindaceae x
63 Chrysophyllum subnudum Baker Sapotaceae GC me Hel x x x x
64 Chrysophyllum taiense Aubrév. & Pellegr. Sapotaceae GCW me Scia x
65 Chytranthus sp Sapindaceae GC mp x
66 Chytranthus talbotii Keay Sapindaceae GC mp Hel x x x
67 Cissus aralioides Planch Vitaceae GC-SZ mp Aném Pion x
68 Cissus producta Afzel Vitaceae GC mp Pion x x
69 Cissus quadricornuta Hochr Vitaceae GC-SZ mp Pion x
70 Cissus vogelii Hook.f Vitaceae x
71 Citrus medica L. Rutaceae i mp x
72 Citrus sp Rutaceae x x x
73 Clerodendrum buchholzii Gürke Lamiaceae GC Endo x x
74 Clerodendrum capitatum Moldenke Lamiaceae GC-SZ np Endo Pion x x
75 Clerodendrum umbellatum Poir Lamiaceae GC mp Pion x x x
76 Clerodendrum volubile Moldenke Lamiaceae GC np Endo Pion x x
77 Cnestis corniculata Lam. Connaraceae GCW Endo Pion x x x x
78 Cnestis ferruginea Vahl ex DC. Connaraceae GC mp Endo Pion x x x x
79 Coelocaryon oxycarpum Stapf Myristicaceae GCW me Hel x
80 Coffea arabica L. Rubiaceae i mp x x
81 Cola caricifolia K.Schum. Malvaceae GCW mp Endo Pion x x x
82 Cola gigantea A.Chev. Malvaceae GC-SZ me Endo Scia x
83 Colocasia esculenta Schott Araceae GC hc x x x
84 Combretum comosum Jongkind Combretaceae GCW mp Pion x x x
85 Combretum grandiflorum G.Don Combretaceae GCW Aném Pion x
86 Combretum micranthum G.Don Combretaceae SZ Pion x x
87 Combretum mucronatum Thonn. Combretaceae GC mp Pion x
88 Combretum paniculatum Vent. Combretaceae GC-SZ mp Aném x x
89 Combretum racemosum P.Beauv. Combretaceae GC me Aném Pion x x
90 Combretum sp Combretaceae x
91 Connarus africanus Lam. Connaraceae GC me Endo Pion x x
92 Copaifera salikounda Heckel Fabaceae GCW me Aném Scia x
93 Cordia platythyrsa Baker Boraginaceae GC me Pion x
94 Corynanthe pachyceras K.Schum. Rubiaceae GC me Aném Scia x x x
95 Craterispermum caudatum Hutch. Rubiaceae GC mp Scia x
96 Crossostemma laurifolium Planch. ex Benth. Passifloraceae GCW mp Endo Pion x
97 Croton hirtus L’Hérit. Euphorbiaceae np Endo Pion x x x x
98 Cuervea macrophylla R.Wilczek Celastraceae GC me Aném x
99 Cuviera acutiflora DC. Rubiaceae GC mp Pion x
100 Cyathula prostrata Blume Amaranthaceae GC-SZ np Epiz Pion x x x
101 Cyperus odoratus L. Cyperaceae x
102 Dalbergia afzeliana G.Don Fabaceae GC me Aném Pion x x
103 Dalbergia oblongifolia G.Don Fabaceae GCW Aném Pion x x x
104 Dalbergia sp Fabaceae x x
105 Dalbergiella welwitschii Baker f. Fabaceae GC Aném Pion x x x
106 Daniellia thurifera Benn. Fabaceae GCW me Pion x
107 Deinbollia grandifolia Hook.f. Sapindaceae GC mp Endo Pion x
108 Deinbollia pinnata Schumach Sapindaceae GC np Endo Pion x
109 Desmodium adscendens DC Fabaceae GC Ch Aném x
110 Desplatsia chrysochlamys Mildbr. Malvaceae GC mp Baro Scia x
111 Desplatsia dewevrei Burret Malvaceae GC mp Baro Pion x
112 Desplatsia sp Malvaceae GC mp Baro x
113 Dialium aubrevillei Pellegr. Fabaceae GCW me Scia x x
114 Dialium dinklagei Harms Fabaceae GC mp Endo Scia x x x x
115 Dichapetalum albidum A.Chev Dichapetalaceae GCW x
116 Dichapetalum toxicarium Baill. Dichapetalaceae GCW Endo x
117 Digitaria fuscescens Henrard Poaceae GC th x
118 Digitaria horizontalis Willd. Poaceae GC-SZ th Epiz x x
119 Dioscorea burkilliana J.Miège Dioscoreaceae GCW geo Hel x x
120 Dioscorea cayenensis Lam. Dioscoreaceae Pion x x
121 Dioscorea minutiflora Engl. Dioscoreaceae GC G Scia x x x
122 Dioscorea praehensilis Benth. Dioscoreaceae GC-SZ I x
123 Dioscorea sp Dioscoreaceae x x
124 Diospyros canaliculata De Wild. Ebenaceae GC mp Endo Scia x x x x
125 Diospyros gabunensis Gürke Ebenaceae GC mp Scia x
126 Diospyros kamerunensis Gürke Ebenaceae GC mp x
127 Diospyros macrocarpa Hiern Ebenaceae x
128 Diospyros soubreana F.White Ebenaceae GC np Endo Scia x
129 Diospyros sp Ebenaceae x
130 Diospyros vignei F.White Ebenaceae GCW np Endo Scia x x x
131 Diospyros viridicans Hiern Ebenaceae GC me Endo Scia x x
132 Discoglypremna caloneura Prain Euphorbiaceae GC me Pion x
133 Distemonanthus benthamianus Baill. Fabaceae GC me Scia x x
134 Distemonanthus sp Fabaceae x
135 Dracaena aubryana Brongn. Asparagaceae GCW np x
136 Dracaena ovata Ker Gawl. Asparagaceae GC np Endo Scia x x
137 Dracaena perrottetii Baker Asparagaceae x
138 Dracaena surculosa Hook.f. Asparagaceae GC np Endo x
139 Dracaena utilis Baker Putranjivaceae x
140 Drypetes aylmeri Hutch. & Dalziel Putranjivaceae GCW mp Scia x x
141 Drypetes gilgiana Pax & K.Hoffm. Putranjivaceae GC mp Endo Scia x x x
142 Drypetes sp Putranjivaceae x
143 Drypetes variabilis Uittien Putranjivaceae Pion x
144 Duguetia staudtii Chatrou Annonaceae x x
145 Elaeis guineensis Jacq. Arecaceae GC me Endo Pion x x x x
146 Elephantopus L. Asteraceae x
147 Empogona macrophylla Robbr. Rubiaceae x
148 Entada mannii Tisser. Fabaceae GC-SZ me Baro x x x
149 Entandrophragma angolense C.DC. Meliaceae GC mg Aném Hel x x x
150 Entandrophragma cylindricum Sprague Meliaceae GC mg Aném Hel x x
151 Entandrophragma utile Sprague Meliaceae GC mg Hel x
152 Eribroma oblongum Pierre Malvaceae GC mg Hel x
153 Erigeron floribundus Sch.Bip Asteraceae GC mg x x
154 Erigeron multiflorus Hook. & Arn. Asteraceae GC mg x x
155 Erythrophleum suaveolens Brenan Fabaceae GC-SZ me Aném x
156 Euadenia eminens Hook.f. Capparaceae GCW np Endo x x
157 Euclinia longiflora Salisb. Rubiaceae GC mp Endo x x x x
158 Eugenia sp Myrtaceae x x x
159 Euphorbia heterophylla L. Euphorbiaceae GC th Aném Pion x x
160 Ficus exasperata Vahl Moraceae GC-SZ mp Endo Pion x x x x
161 Ficus mucuso Welw. ex Ficalho Moraceae GC me Endo Pion x x x
162 Ficus sp Moraceae x
163 Ficus sur Forssk. Moraceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
164 Ficus thonningii Blume Moraceae GC-SZ epi Pion x x
165 Ficus vogeliana Miq. Moraceae GC mp Endo Pion x
166 Funtumia africana Stapf Apocynaceae GC me Aném Hel x x x x
167 Funtumia elastica Stapf Apocynaceae GC me Hel x
168 Glyphaea brevis Monach. Malvaceae GC mp Endo Pion x x x x
169 Gomphia schoenleiniana Klotzsch Ochnaceae x
170 Gonolobus rostratus Schult. Apocynaceae x x
171 Gouania longipetala Hemsl. Rhamnaceae GC me Aném Pion x x x x
172 Gouania paniculata Spreng. Tiliaceae x
173 Griffonia simplicifolia Baill. Fabaceae GC Aném Hel x x x x
174 Guarea cedrata Pellegr. Meliaceae GC mg Endo Scia x x
175 Guibourtia ehie J.Leonard Fabaceae GC mg Aném Hel x x x
176 Gymnostemon zaizou Aubrév. Simaroubaceae GCW mg Hel x x x
177 Hexalobus sp Annonaceae x x x
178 Hibiscus sp Malvaceae x
179 Hippocrateoideae sp Celastraceae x
180 Holarrhena floribunda T.Durand Apocynaceae GC-SZ me Aném Pion x x
181 Holoptelea grandis Mildbr. Ulmaceae GC me Aném Pion x x
182 Homalium longistylum Mast. Salicaceae GC mg Hel x
183 Homalium sp Salicaceae x
184 Hugonia afzelii R.Br. ex Planch. Linaceae GC mp Aném Pion x x x
185 Hugonia planchonii Hook.f. Linaceae GC mp Aném Pion x
186 Hugonia sp Linaceae x
187 Hypselodelphys sp Marantaceae x
188 Hypselodelphys violacea Milne- Marantaceae GC mp Aném Pion x x x
189 Imperata sp Poaceae x x x
190 Intsia africana Kuntze Fabaceae x
191 Ipomoea batatas Lam. Convolvulaceae i mp x
192 Ipomoea pileata Roxb. Convolvulaceae x
193 Irvingia gabonensis Baill. Irvingiaceae GC mg Hel x
194 Isolona dewevrei Engl. & Diels Annonaceae GC mp x
195 Keetia hispida Bridson Rubiaceae GC mp x
196 Keetia mannii Bridson Rubiaceae GC mp x
197 Keetia venosa Bridson Rubiaceae GC mp x
198 Khaya anthotheca C.DC. Meliaceae GC mg x
199 Kigelia africana Benth. Bignoniaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
200 Kinghamia macrocephala C. Jeffrey Asteraceae SZ np Pion x
201 Klainedoxa gabonensis Pierre Irvingiaceae GC mg Hel x
202 Landolphia micrantha Pichon Apocynaceae GCW x
203 Landolphia owariensis P.Beauv. Apocynaceae GC me Pion x
204 Lankesteria elegans T.Anderson Acanthaceae GC np x x x x
205 Lannea nigritana Keay Anacardiaceae GC-SZ mp Pion x
206 Lannea welwitschii Engl. Anacardiaceae GC mg Endo Pion x x x
207 Lecaniodiscus cupanioides Planch. Sapindaceae GC mp Endo Pion x
208 leguminense kerstngii Epiz x
209 Leontodon L. Asteraceae Epiz x
210 Leptaspis zeylanica Nees ex Steud. Poaceae GC hc Epiz Pion x
211 Leptoderris fasciculata Dunn Fabaceae GC mp Aném Pion x x x x
212 Leptoderris sp Fabaceae x
213 Leptonychia pubescens Keay Malvaceae GC mp Endo Pion x x
214 Leumidus cupanoides x
215 Macaranga barteri Müll.Arg. Euphorbiaceae GC mp Pion x
216 Mallotus oppositifolius Müll.Arg. Euphorbiaceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
217 Mangifera indica L. Anacardiaceae i me Pion x x x
218 Manihot esculenta Crantz Euphorbiaceae x x x
219 Manniophyton fulvum Müll.Arg. Euphorbiaceae GC mp Pion x
220 Manotes expansa Sol. ex Planch. Connaraceae GCW mp Pion x
221 Mansonia altissima A.Chev. Malvaceae GC me Aném x x
222 Marantochloa filipes Hutch. Marantaceae GC np x
223 Marantochloa leucantha Redh. Marantaceae GC np Endo Pion x x
224 Marantochloa sp Marantaceae x
225 Mareya micrantha Müll.Arg. Euphorbiaceae GC mp Pion x x
226 Margaritaria discoidea G.L.Webster Phyllanthaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
227 Massularia acuminata Hoyle Rubiaceae GC mp Scia x x
228 Microdesmis keayana J.Léonard Pandaceae GC mp Endo Scia x x x
229 Microdesmis puberula Planch. Pandaceae GC mp Scia x x x x
230 Mikania chevalieri McDaniel Asteraceae GC h Pion x
231 Milicia excelsa C.C.Berg Moraceae GC mg Endo Pion x x x x
232 Milicia sp x
233 Millettia zechiana Harms Fabaceae GC mp Aném Pion x
234 Momordica charantia L. Cucurbitaceae GC th Endo Pion x x
235 Monodora crispata Engl. & Diels Annonaceae GC mp Pion x x
236 Monodora tenuifolia Benth. Annonaceae GC mp Endo Pion x x x x
237 Morinda longiflora G.Don Rubiaceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
238 Morinda lucida Benth. Rubiaceae GC-SZ me Endo Pion x x
239 Morus mesozygia Stapf Moraceae GC me Endo Hel x x x x
240 Motandra guineensis A.DC. Apocynaceae GC-SZ mp Pion x x x x
241 Musa paradisiaca L. Musaceae i G x x x
242 Musanga cecropioides Tedlie Urticaceae GC mP Endo Pion x
243 Myrianthus arboreus P.Beauv. Urticaceae GC mp Pion x x x x
244 Napoleonaea vogelii Planch. Lecythidaceae GC mp Aném Scia x x x
245 Nauclea diderrichii Merr. Rubiaceae GC mg Pion x x
246 Necapiodisus cupaniodes Moraceae x
247 Neosloetiopsis kamerunensis Engl. Moraceae GC x x x
248 Nephrolepis biserrata Schott Davalliaceae GC H Ep Epiz x x x
249 Nesogordonia papaverifera Hallé Malvaceae GC mg Aném Scia x x x x
250 Neuropeltis acuminata Benth. Convolvulaceae GC mg Aném Pion x
251 Neuropeltis prevosteoides Mangenot Convolvulaceae GCW mg Aném Pion x
252 Neuropeltis sp Convolvulaceae x
253 Newbouldia laevis Seem. Bignoniaceae GC mp Aném Pion x x x
254 Olax gambecola Baill. Olacaceae GC np Scia x
255 Olyra latifolia L. Poaceae GC np Epiz Hel x x
256 Omphalocarpum pachysteloides M. Sapotaceae GC mp x
257 Ongokea gore Pierre Olacaceae GC me Endo Hel x x x
258 Oplismenus burmannii P. Beauv. Poaceae GC ch Epiz x
259 Orixa sp Rutaceae x
260 Ouratea schoenleiniana Gilg Ochnaceae x
261 Ouratea sp Ochnaceae x
262 Oxyanthus formosus Hook.f. Rubiaceae GC mp Endo x
263 Oxyanthus racemosus Keay Rubiaceae GC np Endo x
264 Oxyanthus unilocularis Hiern Rubiaceae GC mp Endo Scia x
265 Palisota barteri Hook. Commelinaceae GC np x
266 Palisota hirsuta K.Schum. Commelinaceae GC np Endo Pion x x
267 Panicum brevifolium L. Poaceae GC ch Pion x x x
268 Panicum maximum Jacq. Poaceae GC hc Epiz Pion x x x
269 Panicum ovuliferum L.B.Sm. Poaceae x
270 Paspalum conjugatum P.J.Bergius Poaceae GC hc Epiz x
271 Paspalum scrobiculatum L. Poaceae GC-SZ hc x
272 Pavetta corymbosa F.N.Williams Rubiaceae GC-SZ mp Endo Scia x
273 Periploca nigrescens Afzel. Apocynaceae GC Aném x x x x
274 Persea americana Mill. Lauraceae i mg x
275 Phaulopsis barteri Lindau Acanthaceae GC-SZ np x x
276 Phyllanthus angustatus Hutch. Phyllanthaceae x
277 Phyllanthus muellerianus Exell Phyllanthaceae GC np Endo Pion x x x x
278 Phyllocosmus africanus Klotzsch Ixonanthaceae x x
279 Picralima nitida H.Durand Apocynaceae GC mp x
280 Piptadeniastrum africanum Brenan B Mimosaceae GC mg Aném Hel x x x
281 Placodiscus sp Sapindaceae x
282 Platysepalum hirsutum Hepper Fabaceae GCW Aném x
283 Polyalthia oliveri Engl. Annonaceae GC mp Endo x
284 Polycephalum capitatum x x
285 Porophyllum ruderale R.R.Johnson Asteraceae x x x
286 Pouteria altissima Baehni Sapotaceae GC mg Endo Scia x x x x
287 Pouteria longifolia T.D.Penn. Sapotaceae x
288 Pouteria pierrei Baehni Sapotaceae Endo x x
289 Pouteria sp x
290 Pouzolzia guineensis Benth. Urticaceae GC np Endo x x x
291 Pterygota bequaertii De Wild. Malvaceae GC mg Hel x
292 Pterygota macrocarpa K.Schum. Malvaceae GC mg Aném x
293 Pycnanthus angolensis Warb. Myristicaceae GC me Hel x
294 Pyrenacantha vogeliana Baill. Icacinaceae GC mp Endo Pion x x
295 Rauvolfia vomitoria Afzel. Apocynaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
296 Rhodognaphalon brevicuspe Roberty Bombacaceae x
297 Rhynchosia mannii Baker Fabaceae GC mp x
298 Ricinodendron heudelotii Heckel Euphorbiaceae GC me Baro x
299 Rinorea ilicifolia Kuntze Violaceae Scia x
300 Rinorea kibbiensis Chipp Violaceae Scia x
301 Rinorea oblongifolia Chipp Violaceae Endo Scia x x x
302 Rinorea sp Violaceae x x
303 Ritonia sp Acanthaceae x
304 Rothmannia hispida Fagerl. Rubiaceae GC mp Pion x x
305 Rothmannia longiflora Salisb. Rubiaceae GC mp Endo Pion x x x
306 Rottboellia cochinchinensis Clayton Poaceae GC-SZ th Epiz Pion x x
307 Rourea coccinea Benth. Connaraceae GC Pion x
308 Ruthalicia longipes C. Jeffrey Cucurbitaceae GC mp x
309 Sabicea discolor Stapf Rubiaceae GCW mp x
310 Salacia columna var. akeassii N. Hall Celastraceae GCW x
311 Salacia debilis Walp. Celastraceae GC mp Endo Pion x
312 Salacia erecta Walp. Celastraceae GC Endo x
313 Salacia nitida N.E.Br. Celastraceae GC mp Pion x x x
314 Salacia sp Celastraceae x
315 Salacia staudtiana Loes. ex Fritsch Celastraceae GC mp Endo Pion x
316 Salacia togoica Loes. Celastraceae GC mp x
317 Schrankia leptocarpa Mimosaceae x
318 Scleria boivinii Steud. Cyperaceae GC mp x
319 Scleria sp Cyperaceae x
320 Scorzoneroides Moench Asteraceae x
321 Scottellia chevalieri Chipp Achariaceae x
322 Scottellia klaineana Pierre Achariaceae GC mg Endo Scia x x x
323 Scottellia sp Achariaceae x
324 Secamone afzelii K.Schum. Apocynaceae GC mp Aném Pion x x x
325 Senegalia kamerunensis Boatwr. Fabaceae Baro Pion x x x x
326 Senegalia pentagona Boatwr. Fabaceae x
327 Senna hirsuta H.S.Irwin & Barneby Fabaceae x
328 Sida acuta Burm.f. Malvaceae GC np Aném Pion x x
329 Sida cordifolia L. Malvaceae GC-SZ np Pion x
330 Sloetiopsis usambarensis Engl. Moraceae x
331 Solanum americanum Mill. Solanaceae Endo Pion x x x
332 Solanum anomalum Thonn. Solanaceae GC np Endo Pion x x
333 Solanum erianthum D. Don Solanaceae mp Endo Pion x x x x
334 Solanum nigrum var. rigidum Dunal Solanaceae x
335 Solanum rugosum Dunal Solanaceae GC mp x
336 Solanum verbascifolium Dunal Solanaceae x
337 Spondias mombin L. Anacardiaceae GC-SZ mp Endo x
338 Sporobolus pyramidalis P.Beauv. Poaceae GC-SZ hc Epiz x
339 Steinchisma laxum Zuloaga Poaceae x x
340 Sterculia africana Fiori Malvaceae Endo x
341 Sterculia oblonga Mast. Malvaceae GC mg Endo Scia x x
342 Sterculia rhinopetala K.Schum. Malvaceae GC mg Endo Scia x x x
343 Sterculia tragacantha Lindl. Malvaceae GC-SZ mp Endo Pion x x
344 Streptogyna crinita P.Beauv. Poaceae GC mp Epiz Scia x x
345 Strombosia pustulata Villiers Olacaceae GC me Endo Scia x x x x
346 Strophanthus hispidus DC. Apocynaceae GC-SZ mp Aném Pion x x x
347 Strophanthus sarmentosus DC. Apocynaceae GC-SZ me Aném Pion x x
348 Strychnos aculeata Soler. Loganiaceae GC mg x
349 Strychnos afzelii Gilg Loganiaceae GC mg Endo x
350 Tabernaemontana crassa Benth. Apocynaceae GC mp Baro Pion x x
351 Tabernaemontana sp Apocynaceae x x
352 Telostemma africana x
353 Terminalia ivorensis A.Chev. Combretaceae GC mg Aném Pion x
354 Terminalia superba Engl. & Diels Combretaceae GC mg Aném Pion x x x
355 Tetrapleura tetraptera Taub. Fabaceae GC me Baro Hel x
356 Thaumatococcus daniellii Benth. Marantaceae GC mp Endo Scia x x x
357 Theobroma cacao L. Malvaceae mp Scia x x x
359 Tiliacora dinklagei Engl. Menispermaceae GCW mp Endo Pion x x x x
360 Trachyphrynium braunianum Baker Marantaceae GC mp Endo x
361 Trema orientalis Blume Cannabaceae GC-SZ mp Endo Pion x x x
362 Tricalysia elliotii Hutch. & Dalziel Rubiaceae GC mp x
363 Tricalysia reticulata Hiern Rubiaceae GCW np x
364 Tricalysia sp Rubiaceae x
365 Trichilia macrophylla Benth. Meliaceae x
366 Trichilia sp Meliaceae x x x
367 Triclisia sp Menispermaceae x
368 Triplochiton scleroxylon K.Schum. Malvaceae GC mg Aném Pion x
369 Turraea heterophylla Sm. Meliaceae GCW np Epiz x
370 Uvaria sp Annonaceae x
371 Uvariastrum sp Annonaceae x x x
372 Ventilago africana Exell Rhamnaceae GC mg Aném x
373 Ventilago oblongifolia Blume Rhamnaceae x
374 Ventilago sp Rhamnaceae x
375 Virectaria procumbens Bremek. Rubiaceae GC ch x
376 Vitex grandifolia Gürke Lamiaceae Scia x
377 Vitex rivularis Gürke Lamiaceae Baro x
378 Voyria sp Gentianaceae x
379 Warneckea guineensis Jacq.-Fél. Melastomataceae GC mp x
380 Xylia evansii Hutch. Fabaceae GCW me Baro Hel x x
381 Xylopia longipetala T.Durand Annonaceae Endo x
382 Xylopia quintasii Pierre Annonaceae GC me Endo Scia x
383 Xylopia sp Annonaceae Endo x
384 Xylopia staudtii Engl. & Diels Annonaceae GC me Endo x
385 Xylopia villosa Chipp Annonaceae GC me Endo Scia x
386 Zanthoxylum gilletii P.G.Waterman Rutaceae GC me Pion x
387 Zanthoxylum lemairei P.G.Waterman Rutaceae GC-SZ th x
RESUME
Des travaux antérieurs ont montré l’anthropisation de la forêt classée du Haut-Sassandra de
2002 à 2011. L’objectif de la présente étude était de mettre en place des parcelles permanentes
de suivi de la végétation et évaluer la diversité de la flore au sein de ces parcelles. La
méthodologie a consisté à l’installation de 12 parcelles permanentes de 50 m x 50 m chacune
et à un inventaire systématique de la flore au sein de celles-ci. Les arbres dont le DBH ≥ 5 ont
été étiquetés. Les résultats ont montré que 12 parcelles permanentes de 2500 m² chacune,
reparties en 4 dispositifs ont été installées, dont 3 dans la forêt et 9 dans les plantations
cacaoyères. Les inventaires de la flore au sein des parcelles ont donné une richesse floristique
de 387 espèces, repaties en 252 genres et 73 familles. 40 espèces de cette liste floristique ont
un statut particulier. La densité globale des individus de DBH ≥ 5 cm dans les forêts est de 63,2
tiges/ha contre 2,35 tiges/ha dans les plantations. La prise en compte des critères de la richesse
spécifique et de la diversité spécifique indique que les parcelles de plantation ont le potentiel
de régénération le plus élevé. L’Endozochorie est le mode de dissémination majoritaire des
espèces inventoriées quel que soit le milieu. Les paramètres de structure, l’indice pionnier et le
potentiel de régénération varient d’un milieu à un autre.

Mots clés : parcelle permanente, forêt classée du Haut-Sassandra, régénération, diversité


floristique

ABSTRACT
Previous studies have shown the anthropization of the Haut-Sassandra classified forest from
2002 to 2011. The objective of this study was to set up permanent vegetation monitoring plots
and assess the diversity of flora within these plots. The methodology consisted of the
installation of 12 permanent plots of 50m x 50m each and a systematic inventory of flora within
them. Trees with DBH ≥ 5 were tagged. The results shows that 12 permanent plots of 2500 m²
each, divided into 4 devices were installed, including 3 in the forest and 9 in the cocoa farming.
The inventory of the flora within the plots is rich of 387 species, 252 genera and 73 families.
40 species of this floristic list have a particular status. The global density of DBH ≥ 5 cm in
forests is 63.2 stems / ha compared to 2.35 in plantations. Taking into account the criteria of
species richness and species diversity indicates that planting plots have the highest floristic
potential. Endozoochoria is the majority mode of dissemination of inventoried species
regardless of the type of space. The structural parameters, the pioneer index and the
regeneration potential vary from one medium to another.

Keay word : permanent plots, Haut-Sassandra classified forest, regeneration, floristic diversity

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