Moussa Sery COULIBALY
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Concept général 1: La vie cellulaire
Sous-concept1 : La Structure de la cellule
1. Observation de la cellule au microscope Optique :
Activité 01 :
Les cellules animales et végétales renferment à la fois les organites
communs mais aussi les organites différents.
Les schémas A et B du document1 représente deux structures de cellules
observée au microscope optique.
Consigne : identifie et annote les schémas A et B.
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Synthèse partielle :
.Annotation et identification.
.Les caractères communs aux cellules animales et végétales :
-l’appareil de golgi ou dictyosome ;
-les vacuoles (très réduites chez les cellules animales).
-la mitochondrie ;
-la membrane cytoplasmique et nucléaire ;
-le cytoplasme.
.Les caractères propres aux cellules animales et végétales :
Cellules animales : centriole ; et les petites vacuoles.
Cellule végétales : plastes (chloroplastes ; et les grandes vacuoles.
2. Cellules observée au microscope électronique : l’ultra structure de la
cellule révèle la présence de :
-Réticulum endoplasmique rugueux ou ergastoplasme : qui permet la
synthèse des protéines.
-Réticulum lisse : qui permet la synthèse des lipides et du glycogène.
-les organites cellulaires :
Un organite cellulaire est une structure spécialisée ayant une fonction
spécifique au sein de la cellule.
Le noyau ; la mitochondrie, le ribosome, le chloroplaste …………
-le Hyaloplasme : c’est la substance fluide claire et homogène ou beigne
les organites.
-le cytoplasme : est l’ensemble hyaloplasme et organites.
-le protoplasme : est l’ensemble cytoplasme et le noyau.
-la membrane plasmique : c’est la membrane biologique localisée à la
périphérie du cytoplasme de toute cellule.
-la mitochondrie : Assure la synthèse de l’ATP qui libert l’énergie
nécessaire a la cellule.
-l’appareil de golgi : c’est le lieu de maturation des protéines. Il assure le
rôle d’évacuation des déchets.
-le centrosome : il possède des structures responsables des mouvements
cellulaires. Il est formé de deux centrioles.
-le lysosome : issu de l’appareil de golgi, il possède des enzymes
capables d’hydrolyser toutes molécules et aussi de détruire les microbes.
-les chloroplastes : jouent un rôle très important dans la photosynthèse.
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Grace a la chlorophylle qu’ils contiennent, ils captent l’énergie lumineuse
et la transforme en énergie chimique nécessaire a la biosynthèse.
-la vacuole : ce sont des réservoirs de substances diverses.
-le noyau : Il est constitué de
.une membrane nucléaire : membrane mince percé de pores mettant la
communication entre le hyaloplasme et le nucléoplasme.
.le nucléoplasme : c’est la ou beigne la chromatine et le nucléole.
.la chromatine et le nucléole : ce sont deux masses denses baignant
dans le suc nucléaire.
Le nucléole ne présente pas de membrane limitant, a lorsque la
chromatine présente un aspect réticuleux sous forme de réseaux.
Le rôle du noyau est de diriger les synthèses cytoplasmiques, assure la
division cellulaire et est responsable du maintien des caractères
héréditaires de la cellule.
NB : toutes les membranes de la cellule présentent une surface
considérable jouant un rôle important dans la vitesse des réactions
chimiques.
3. Théorie cellulaire : tous les êtres vivants sont formés de cellules. La
cellule est l’unité anatomique et physiologique des êtres vivants.
Les cellules sont capables de : se maintenir en vie, se reproduire,
régulariser son propre métabolisme.
4. Différences entre cellules procaryotes et cellules eucaryote :
Les cellules procaryotes sont dépourvues de certains organites
cytoplasmiques, n’ont pas de noyau, ne possèdent pas de mobilité
intracellulaire et sont plus petites par rapport au eucaryotes.
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Sous concept 2 : Les échanges Cellulaires
Activité 01 : le comportement des cellules dans des milieux de concentrations
différentes
Des tranches de pomme de terre de même dimension sont placées dans les
solutions de concentrations différentes.
Le premier tube contient de l’eau distillée,
Le deuxième tube contient une solution de NaCl a 20g /L,
Le troisième tube contient de l’eau simple.
Consigne :
1) Observe les tranches de pomme de terre au début et a la fin de l’expérience.
Que constates-tu ? Fais la mesure des longueurs des tranches.
2) Donne une explication du phénomène observé.
Synthèse partielle :
1) Les tranches de pomme de terre dans placées dans l’eau distillée sont rigides
dures. Celles placées dans l’eau salée sont flasques molles et tendres. Elles ont
diminués de dimensions.
Dans le tube 1 la tranche a absorbée de l’eau : C’est endosmose.
Dans le tube 2 la tranche de pomme de terre a perdue de l’eau c’est
l’exosmose.
A la fin de l’expérience :
-dans l’eau distillée la tranche a légèrement augmentée de dimension rigide.
-dans de l’eau salée la tranche a légèrement diminué de dimension.
-dans le tube témoins la tranche a conservée son aspect normal.
2) Le phénomène observé s’explique par l’osmose qui est la diffusion d’eau a
travers les membranes perméables ou semi-perméable séparant deux milieux
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de concentration différentes.
Les cellules placées dans l’eau distillée (solution hypotonique) ont augmentées
de dimension ont absorbées de l’eau qui a remplie les vacuoles : Elles sont
devenues turgescentes.
Les cellules placées dans l’eau salée (solution hypertonique) ayant perdues de
l’eau se plasmolyses.
Les cellules du tube témoins (solution isotonique) la tranche a conservée son
aspect normal.
Activité 02 : L’osmose
Soit un osmomètre composé d’un entonnoir fermé par une membrane de
cellophane contenant une solution de CuSO4 plonge dans un cristallisoir
contenant de l’eau distillée. Au bout de quelques instants le niveau de la
solution de CuSO4 s’élève dans le tube à entonnoir puis descend.
En fin d’expérience les deux liquides ont le même niveau dans les deux
récipients.
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Consigne : Analyse et interprète.
Synthèse partielle :
L’élévation du niveau d’eau dans l’entonnoir s’explique par le passage de l’eau
du cristallisoir vers l’entonnoir c’est l’endosmose.
L’endosmose est le passage de molécules d’eau dans la cellule a travers la
membrane plasmique.
La baisse du niveau s’explique par la sortie d’eau de l’entonnoir : c’est
exosmose.
L’exosmose est le rejet d’eau a l’extérieur de la cellule.
En fin d’expérience les deux solutions sont au même niveau car les
concentrations sont les mêmes.
Activité 03 : Endocytose
1. La phagocytose :
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Consignes :
1) Analyse les schémas pour expliquer le mécanisme de la phagocytose.
2) Trouve le sens de l’Endocytose.
3) Cite d’autres exemples d’Endocytose.
Synthèse Partielle :
1) Les trois dessins montrent que le macrophage émet des prolongements
cytoplasmiques qui forment une vacuole autour de la bactérie qui sera
finalement digéré.
2) L’endocytose est le processus d’englobement d’une particule solide ou
liquide pour l’ingérer.
3) D’autres exemples : l’englobement et l’absorption des cellules mortes par
les macrophages.
2) La pinocytose :
Consigne :
Explique le mécanisme de la pinocytose à travers ces schémas.
Synthèse partielle :
Les dessins montrent que la cellule émet les prolongements cytoplasmiques qui
se rejoignent pour former une vacuole autour de la particule liquide qui sera
absorbe.
La pinocytose est l’absorption des particules liquides par une cellule a partir
d’une vacuole.
Activité 04 : Les échanges d’ions entre la cellule et le milieu ambiant.
Expérience : Substances dissoutes cas de l’acétate d’ammonium, de chlorure
d’ammonium ou de l’urée.
On place les fragments d’épiderme de choux rouge entre lame et lamelle, dans
une goutte de chlorure d’ammonium à 40g/L ou 4%.
Six minutes après les cellules sont plasmolyses et les vacuoles sont
intensément colorées au rouge.
Quinze minutes plu tard les cellules deviennent turgescentes et le contenu
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cellulaire est en bleu.
Consigne : Interprète ce résultat.
Synthèse Partielle :
Au début de l’expérience la solution de chlorure d’ammonium est
hypertonique par rapport au contenu cellulaire. C’est cela qui explique la
plasmolyse.
Quinze minutes après les cellules subissent une deplasmolyse spontanée.
De l’eau est donc rentrée dans la cellule et le milieu intracellulaire est devenu
hypertonique par rapport au milieu extracellulaire. L’eau en rentrant il y a eu
pénétration de l’ammonium dans les cellules puis que les sacs vacuolaire
deviennent basiques on peut dire que seul le NH3+ a pénétré.
La membrane possède donc une perméabilité sélective.
NH4Cl -------------→ NH4 + Cl-
NH4 + H2O ----------→ NH3 +H3O+
Conclusion :
La perméabilité des cellules au substances dissoutes :
-S’accompagne souvent d’une accumulation de celle-ci a l’intérieur des cellules
-est indépendante du sens de passage de l’eau,
-est orientée : La membrane est perméable a la substance en un seul sens,
-varie avec la nature de la substance considère : certaines substances
pénètrent plus vite que d’autres c’est la perméabilité différentielle.
Certaines substances ne pénètrent pas c’est la perméabilité sélective.
Mécanisme des échanges cellulaires :
Les mécanismes des échanges cellulaires s’expliquent par des phénomènes
purement physiques et ou biologiques
-les phénomènes physiques : Transport passif
Diffusion libre : c’est le phénomène passif de passage de substances a travers
une membrane perméable, conformément au gradient de concentration et
proportionnelle à la différence de concentration.
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Dialyse : c’est le passage des substances dissoutes, en effet les substances
dissoutes diffusent du milieu hypertonique vers le milieu hypotonique. Elle est
conditionnée à la taille des molécules et les mailles de passage. Les petites
molécules diffusent plus facilement que les grosses molécules.
Remarque : la nature phospholipidique des membranes cellulaires facilitent les
passages
Diffusion facilitée :
C’est un phénomène passif le passage des substances à travers une membrane
conforme au gradient décroissant.
Les perméables reconnaissent certaines grosses substances indispensable à la
cellule et facilite leur passage.
-les phénomènes biologiques : Transport actif
C’est un phénomène actif de passage de substances a travers une membrane
perméable.
Au niveau des membranes cellulaires vivantes les protéines enzymatiques
pompent certaines substances et les accumulent dans un milieu ou elles sont
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déjà abondantes. Ces transferts de molécules a contre courant nécessite de
l’énergie qui est fournit par la respiration cellulaire.
Expérience : Cas des hématies
Dans six tubes à essai contenant des solutions de NaCl de concentration
croissante, on ajoute deux gouttes de sang defibriné ou oxalaté. L’observation
microscopique donne les résultats résumés dans le tableau.
tubes 1 2 3 4 5 6
concentr 2,9 4,1 6,9 8,7 23,2 46,4
Aspect
des
cellules
Consigne : Analyse et interprète les résultats du tableau.
Synthèse partielle :
Dans le tube 1 : la solution de NaCl est hypotonique les hématies se déchirent a
la suite d’une turgescence exagérée : C’est l’hémolyse.
Dans les tubes 2 et 3 les hématies augmentent de volume et deviennent
turgescentes. Donc le contenu de ces deux tubes a une concentration
hypotonique.
Dans le tube 4 les hématies ont gardées leur aspect normales ici les échanges
sont nulles. La solution a une concentration isotonique. La concentration de 8,7
g/L est identique a celle de l’intérieur des hématies.
Dans les tubes 5 et 6 : les hématies ont un aspect crénelé le milieu extra
cellulaire est hypertonique.
Loi de l’osmose : si deux solutions de concentrations différentes sont séparées
par une membrane semi-perméable, l’eau diffuse toujours du milieu a faible
concentration en soluté (milieu hypotonique) vers le milieu d forte
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concentration en soluté (milieu hypertonique). Ce passage s’accompagne d’une
égalisation des deux concentrations pour avoir un milieu isotonique.
La vitesse avec laquelle une cellule placée dans l’eau augmente ou diminue de
volume est appelé le flux net de l’eau.
La pression osmotique : se définie comme étant la pression minimum qu’il faut
exercer pour empêcher le passage d’un solvant d’une solution séparée a une
autre a travers une membrane semi-perméable.
Elle est représentée par P ou 𝜋. Elle est proportionnelle à la température
absolue(T) et a la concentration(n).
𝑅.𝐶 𝐶
𝜋 = 𝛼.n.T ou P = . 𝑇 avec 𝛼 = R et n = .
𝑀 𝑀
𝜋 = P (pressions osmotiques) exprimée en atmosphère : atm
𝛼 le coefficient de proportionnalité = 0,082 ; R est la constante des gaz parfait =
0,082.
T= température absolue degré Kelvin K dont T = t + 273, t en degré Celsius
𝐶
n = est la concentration molaire = avec C en g/L, m en g/mol
𝑀
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Sous concept 3 : Le métabolisme énergétique de la cellule.
Activité 01 : Les phases de la photosynthèse
Les chlorelles sont des végétaux vertes nucellaires caractérisés par leur facilitée
d’absorption et d’emploi en fait un bon matériel pour les expériences de
laboratoire sur la photosynthèse.
Une suspension de chlorelle fortement éclairée et placée dans une eau
marquée par l’oxygène radio actif.
On constate alors :
-que l’oxygène se dégage uniquement lorsque la suspension est éclairée.
-l’oxygène dégagé est radio actif.
En poursuivant l’expérience en faisant barboter du gaz carbonique radioactif
dans la suspension : on constate que :
-la fixation du gaz carbonique nécessite la présence de la lumière ; elle se
poursuit a l’obscurité.
-que la fixation du gaz carbonique doit être précéder d’une phase lumineuse et
elle cesse si l’obscurité est maintenu.
Consigne1 :
Analyse ces résultats et conclus
Synthèse partielle :
Le dégagement d’oxygène dépend de la lumière. L’oxygène qui se dégage
provient de l’eau radioactive. Les chlorelles ont besoin de la lumière pour fixer
le gaz carbonique. La fixation du gaz carbonique par les chlorelles dépend de
l’utilisation des produits de la phase lumineuse.
.
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Consigne :
Analyse le schéma et conclus.
Synthèse partielle
Les végétaux chlorophylliens sont autotrophes, et même photo autotrophes.
C’est pour cela qu’ils sont à la base de toute chaine alimentaire /réseaux
trophiques
La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes, aux
algues et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique grâce à la
lumière.
En effet la plante a besoin du CO2 de l’air, de l’eau et les minéraux du sol.
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Les végétaux sont autotrophes pour le carbone, ce qui permet la libération de
molécules d’O2
La photosynthèse comprend 3 étapes :
Première étape : La lumière est absorbée grâce aux pigments, tels que les
chlorophylles a et b, les caroténoïdes…
Deuxième étape : cette énergie se transforme en énergie chimique
Troisième étape : l’énergie chimique est pour finir, utilisée pour produire des
composés organiques riches en énergie.
La photosynthèse se déroule dans les chloroplastes des cellules, il y a des
structures membranaires, les thylacoides qui sont très riches en pigments et en
protéines.
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1. La phase claire :
La phase photochimique, dite claire, de la photosynthèse est une suite de
réactions complexes nécessitant de la lumière et se déroulant dans la
membrane des thylacoides.
L’absorption de photons par les pigments localisés dans la membrane des
thylacoides constitue un apport d’énergie qui permet un ensemble de réactions
d’oydo réduction successives. Ces réactions sont réalisées grâce à des enzymes.
L’ensemble « protéines-pigments » est appelé chaîne photosynthétique.
1.1. Excitation des pigments photosynthétiques et libération d'électrons:
Quand un photon lumineux est absorbé par une molécule de chlorophylle a, un
électron est libéré; celui-ci change alors d'orbite en élevant son niveau
d'énergie. La molécule de chlorophylle a passe alors à l'état excité en donnant
un électron:
Chlorophylle a -----> e - (oxydation)
Cet électron instable est piégé par un accepteur d'électrons qui est réduit:
T+ + e - --------> T (réduction)
NB : L'état excité se propage aux molécules voisines qui constituent une
"antenne collectrice", située dans les membranes des thylacoides, qui
récupèrent et transmettent les électrons aux pigments photosynthétiques
organisés en photosystèmes.
1.2. Transit des électrons à travers les photosystèmes de la membrane des
thylacoides des chloroplastes :
Les électrons transitent à travers les photosystèmes (ensemble de pigments) de
la membrane des thylacoides des chloroplastes.
Le premier accepteur d'électrons les transfère le long d'une chaîne de réactions
d'oxydoréduction (chaîne photosynthétique) jusqu'à un dernier accepteur
d'électrons qui est alors réduit:
R+ (forme oxydée) + 2H+ + 2e - --------> RH2 (forme réduite) (2)
1.3. Régénération du donneur d'électrons et photolyse de l'eau :
Pour fonctionner à nouveau la molécule de chlorophylle a, oxydée, devra
revenir à l'état réduit en empruntant l'électron perdu à un autre donneur
d'électrons; c'est la molécule d'eau qui fournit cet électron en subissant une
oxydation ou photolyse de l'eau:
H20 ----- > 2 H+ + 1/2 O2 + 2e - (1)
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Conclusion: le dioxygène formé et rejeté par les végétaux chlorophylliens sous
forme gazeuse est un "déchet" de la photosynthèse; il provient de la photolyse
de l'eau dans les chloroplastes.
Les protons formés H+ s'accumulent dans la cavité des hyracoïdes et il se crée
une différence de concentration entre la cavité des hyracoïdes et le stroma des
chloroplastes.
1.4. Établissement d'un flux de protons qui active une ATP synthétase
(enzyme active au niveau de la membrane du hyracoïdes)
Ainsi s'accumulent des protons H+ dans le stroma; ils serviront à la régénération
de R:
RH2 (forme réduite) ----> R (forme oxydée) + 2H+ + 2e –
1.5. Photophosphorylation de l'ATP
C'est la synthèse de l'Adénosine triphosphate à partir de
l'Adénosinediphosphate et d'une molécule de Phosphate inorganique Pi;
l'énergie nécessaire à la formation d'ATP est fournie par les électrons à haute
énergie qui quittent les photosystèmes (c'est une réaction qui consomme de
l'énergie).
ADP + Pi + énergie -----> ATP
Résumé: la lumière provoque:
- L’excitation de la chlorophylle, qui libère un e – (récupéré par une chaîne de
transfert d’e – jusqu’à l’accepteur final : R+)
- La photolyse de l'eau, source de protons et d'électrons (qui sont cédés à la
chlorophylle pour qu’ ‘elle retrouve sont état stable) mais aussi du dioxygène
libéré au cours de la photosynthèse.
- Le transfert des électrons le long d'une chaîne photosynthétique.
- La formation et le maintien d'un flux de protons indispensable à la formation
de molécules énergétiques (ATP)
Equation de cette phase s’écrit
nCO2 + nH2O ------------→ n(CH2O) n+ nO2 +E
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2. La phase sombre :
La deuxième phase de la photosynthèse, elle se déroule dans le stroma du
chloroplaste.
Elle est aussi appelée cycle de Calvin et dépend essentiellement de l’énergie
fournit par la phase claire. Après les réactions photochimiques aboutissant à la
formation de l’ATP et de potentiel réducteur, le cycle de Calvin utilise cette
énergie pour fixer le carbone dans de nouvelles molécules organiques. Il
comprend essentiellement trois réactions dans le stroma :
2.1. La fixation du CO2 : Se fait dans des molécules organiques déjà présentes
qui sont le Ribulose-1,5-Biphosphate et se fait grâce à une enzyme appelée le
Rubisco (Rubilose biphosphate de carboxylase oxydase). On obtient par la suite
un composé ayant 3 atomes de carbone, composé en C3, qui est l’acide-3-
phosphoglycerique (l’APG).
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2.2. La réduction de l’APG : Se fait grâce à l’énergie de l’ATP, du potentiel
réducteur est ensuite utilisée pour former 6 moles du glycéraldehyde-3-
phosphate (GAP).
2.3. La régénération du Rubisco : Une (1) mole du GAP est exportée pour la
biosynthèse de la plante. Tandis que les 5 moles restantes sont recyclées en 3
moles du ribulose biphosphate. Ainsi le cycle peut recommencer.
2.4. Bilan de la phase sombre :
La phase sombre consiste à une réduction du CO2 par le NADPH, H+. Ceci grâce
à l’ATP formé au cours de la phase claire. Elle aboutit à la formation de
molécules organique
6CO2+12 NADPH, H+ +18ATP−→ 6C6H12O6+12 NADP + 18 (ADP + Pi)+ 6H2O + E
Le stroma est le siège de la phase sombre ;
Cette phase utilise l’énergie produite par la phase claire.
Le cycle de Calvin est une série de réactions biochimiques qui se déroulent
dans les chloroplastes des végétaux.
La phase sombre a deux types de voies différentes :
Première voie : La voie en C3 au cours de la photosynthèse en C3, qui est propre
aux plantes des zones tempérées (blé, riz, soja), le CO2 est introduit
directement dans le cycle de Calvin.
Deuxième voie : La voie en C4, pendant la voie en C4 les plantes des régions
chaudes et sèches (maïs, canne à sucre, millet) utilisent le phosphoenopyruvate
(PEP) comme accepteur initial de CO2. Dans ces cellules à mésophiles, se
forment l’acide oxaloacétique, composé en C4 qui donne son nom à cette voie,
par fixation du CO2 sur le phosphoenopyruvate carboxylase. Cette enzyme ne
se fixe pas au dioxygène, par conséquent même si la concentration en CO2
diminue au niveau des cellules de mésophiles, le PEP continue à la fixer
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3. Couplage entre phase sombre et phase claire :
Les réactions chimiques de la phase sombres sont dépendantes de la phase
claire. Il existe un couplage entre la phase photochimique (claire), génératrice
d’énergie, et la phase thermochimique (sombre), consommatrice d’énergie.
La transformation de l’acide phosphoglycérique (APG) en Triose phosphate
nécessite la consommation de molécules produites par la phase claire qui sont :
NADPH, H+ et ATP.
APG+ NADPH, H + → C3-P + NADP+
Conclusion : L’objectif de la photosynthèse est de produire des molécules
organiques telles que le glucose à partir de la lumière, d’O2 et de CO2.
La première phase dite photochimique se passe dans les thylacoides et consiste
à l’utilisation de la lumière pour créer de l’ATP et un transporteur d’hydrogène,
le NADP ou T.
La deuxième phase se passe dans le stroma des chloroplastes. Il va y’avoir
réduction du CO2 grâce au cycle de Calvin.
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Bilan de la photosynthèse
Réactifs Produits
6 CO2 (entre dans le 2 G3P utilisé pour produire l’amidon, le cellulose, les
cycle de Calvin) huiles et la source d’azote pour la production des acides
aminés
18 ATP (produit dans la 16 Pi et 18 ADP (utilisé comme source d’énergie et de
phase lumineuse par phosphate lors du cycle de Calvin)
chimiosmose et utilisé
dans le cycle de Calvin)
12 NADPH (produit par 12 NADP+ (oxydé lors du cycle de Calvin afin de réduire le
le photosystème I ou 1,3-diphosphoglycérate en G3P)
P700)
Eau (utilisé par le photosystème II ou P680 comme source d’électron)
La photosynthèse est l’un des mécanismes biologiques les plus indispensables à
la vie sur Terre.
Cette réaction transforme l’énergie lumineuse provenant du soleil en sucres,
nécessaires à la croissance des végétaux.
Les organismes capables de fabriquer de la matière organique à partir de
matières non organiques sont des organismes autotrophes.
La photosynthèse nécessite de la lumière, de l’eau et du gaz carbonique. Une
partie du spectre de la lumière est absorbée par les feuilles des plantes. La sève
brute constituée d’eau et de sels minéraux contenus dans le sol est transportée
des racines vers les feuilles. Le dioxyde de carbone présent dans l’air entre dans
les stomates.
À l’abri des feuilles, la réaction opère. Des glucides sont synthétisés et sont
transportés dans l’ensemble de la plante par la sève nourricière. L’oxygène
produit par la réaction est rejeté par les pores par lesquels est entré le gaz
carbonique. Il est important de différencier la respiration des plantes et la
photosynthèse. Ces deux processus sont indivisibles et indispensables au bon
fonctionnement des végétaux.
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Tableau Récapitulatif
siège Eléments actifs Rôles
Thylacoides -lumière Fournit de l’énergie
-chlorophylle Absorbe de l’énergie
-eau libération de proton et électron
-ADP+Pi Genèse de l’ATP
-NADPH+ Transformée en NADPH, H+(transport de proton)
Stroma -Rubilose Fixe le CO2
-CO2 Réduit le GAP
-ATP Fournit l’énergie nécessaire a la réduction du
triose P
-NADPH,H+ Fournit les protons et électrons pour la réduction
du triose P
-2GAP se transforme en glucose.
Conclusion
Mécanisme de la photosynthèse peut se diviser en deux phases essentielles
indépendantes sur le plan des réactions spécifiques mais parfaitement
coordonnées entre elles grâce aux intermédiaires énergétiques formés
Lumière gaz carbonique
Cytosol sucre
A gauche, la phase photochimique réalisée dans les membranes des
thylacoides.
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A droite, la phase biochimique représentée par le cycle de Calvin dans le
stroma.
Au centre, les intermédiaires, NADP/NADPH et ADP/ATP.
L'ATP est un intermédiaire énergétique qui doit être continuellement reformé à
partir de l'ADP (couple ADP/ATP).
Le NADPH est un intermédiaire d'oxydoréduction qui doit être maintenu
continuellement à l'état réduit (couple NADPH / NADP).
En d'autres termes, le NADPH et l'ATP produits par la phase photochimique
permettent la réalisation de la phase biochimique.
Leur régénération par la phase photochimique est indispensable à la poursuite
de la phase biochimique.
Synthèse des différentes phases de la photosynthèse :
1.La phase lumineuse
1.1. Siege : Elle a lieu dans la membrane des thylacoides qui consiste de capter
puis convertir l’énergie lumineuse en énergie chimique potentielle (ATP). Les
thylacoides renferment des pigments photorécepteurs et les enzymes
nécessaires au réaction d’oydo-réduction et a la synthèse de l’ATP.
1.2. Caractéristiques :
La phase claire est caractérisée par :
-la capture de l’énergie lumineuse par le système photorécepteur.
-l’oxydation de l’eau ou photolyse de l’eau due a l’oxydation de la chlorophylle.
-le dégagement d’oxygène.
1
H2O -----------------------------→2H+ + 2e- + O2
2
-la réduction d’un accepteur d’électron (NADP+)
NADP+ + 2H + 2e- -------------------------→ NADPH, H+
1.3. Bilan :
L’énergie lumineuse captée par la chlorophylle permet la réalisation de
réaction chimiques qui aboutit :
-A la formation d’un corps réduit transporteur final d’hydrogène et d’électron
(NADPH+, H+).
-A la formation de l’ATP.
-A la formation du dioxygène.
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1.4. Mécanisme de la synthèses de l’ATP :
Au cours des transferts d’électrons dans la chaine photosynthétique des
protons sont pompés par transport actif du stroma vers les thylacoides. Ces
protons proviennent de l’oxydation de l’eau. Ils provoquent un gradient de
concentration avec le stroma qui s’appauvrit en proton fixé sur T+.
La membrane du thylacoides étant une membrane perméable a la sortie des
protons, il s’établit un flux de protons au travers d’une ATPsythetase.
L’énergie libérée par ce flux est convertie en énergie chimique sous forme
d’ATP. C’est la photophosphorylation illustrée par le schéma suivant.
2. La phase Sombre :
2.1. Siege : les différentes synthèses organiques se déroulent dans le stroma
qui contient de nombreux métabolites intermédiaire, une grande variété
d’enzymes dont une carboxylase. IL est aussi le lieu de stockage des glucides
synthétisés
2.2.Caractéristiques :
Elle est caractérisée par :
-utilisation de l’ATP et NADPH2 formée pendant la phase claire.
-la fixation du CO2 (car oxydation) qui se fait sur les molécules carbonées, en
premier lieu le rubilose di phosphate. Il en résulte un composé à C6 à existence
brève.
On obtient par la suite deux molécules d’acides phosphoglycériques à trois
atomes de carbone.
-la réduction de l’APG en Triphosphates ou phosphoglyceraldehydes (PGA2).
-la régénération du rubilose a partir des dérivées de l’APG.
L’alternance, distribution, régénération de rubilose en présence du CO2, d’ATP,
NADPH2 constituent un cycle de réaction connu sous le nom de Cycle de Calvin.
Le cycle de Calvin se fait dans le stroma des chloroplastes chez les eucaryotes.
C'est la dernière étape de la photosynthèse où l'ATP et le NADPH, produits
pendant les réactions photochimiques, sont utilisés.
Ce cycle est une succession de réactions biochimiques, régulées par différentes
enzymes pour permettre la réduction et l'incorporation du CO2 atmosphérique
dans des molécules organiques.
Ce cycle se répète 6 fois (donc 6 incorporations de CO2) pour former une
molécule de glucose par exemple.
Ce glucose pourra ensuite servir dans la synthèse de polysaccharides, d'acides
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gras, d'acides aminés, de nucléotides et de toutes les autres molécules
nécessaires à la vie de la plante
Synthèse générale de la photosynthèse :
1. Bilan de la photosynthèse
Le bilan de la photosynthèse peut s’écrire :
6 CO2 + 12 H2O ---> C6H12O6 + 6O2
2. Les conditions nécessaires à la photosynthèse sont :
-Un apport de matière minérale : dioxyde de carbone et eau
-Une présence de lumière / énergie lumineuse
-Des pigments chlorophylliens
-Un équipement enzymatique spécifique lié à un programme génétique
Il apparait que l’équation ci-dessus est le bilan de deux réactions différentes
-Une réduction du carbone CO2 >[CHO]
-Une oxydation de l’eau : la molécule est scindée et donne le dioxygène libéré
sous forme gazeuse, les atomes d’hydrogène participent à l’élaboration de la
matière organique.
3. Localisation de la photosynthèse
Le chloroplaste : l’organiste clé de la photosynthèse
Les expériences de marquage de l’amidon montrent que la matière organique
produite par la photosynthèse est localisée au niveau des chloroplastes.
Un chloroplaste est un organite compartimenté qui contient une membrane
externe, une membrane interne et des thylacoides organisés en sacs empilés.
Le compartiment localisé entre la membrane interne et les membranes des
thylacoides est le stroma. C’est dans celui-ci que sont stockés les grains
d’amidon.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 25
Schéma du chloroplaste
.
5. Le pigment actif de la photosynthèse :
La chlorophylle a est un pigment actif, avec une configuration électronique
spéciale. Elle est liée étroitement à d’autres pigments, les uns donneurs, les
autres accepteurs d’électrons. Parmi eux, la phéophytine a une composition et
une structure moléculaire très voisines de celles de la chlorophylle.
Ces pigments sont des molécules prosthétiques combinées à des protéines
particulières.
6. les phases de la photosynthèse
6.1 La phase claire : qui est un ensemble de réactions photochimiques, qui
dépendent de la lumière.
- Elle permet directement la transformation de l’énergie lumineuse (photons)
en énergie chimique.
Elle se déroule dans les thylacoides.
La lumière est captée sous forme de photons qui ont un potentiel énergétique
selon leur longueur d’onde. L’énergie transportée par un photon est
inversement proportionnelle à la longueur d’onde. L’absorption de cette
énergie aura 2 conséquences : un transport d’électrons et une libération de
protons.
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6.2 La phase sombre : correspond au cycle de Calvin, entièrement
enzymatique et indépendante de la lumière.
- Elle permet de changer du dioxyde de carbone et de l’eau en glucides.
- C’est la phase d’assimilation du gaz carbonique
C’est le cycle de Calvin et il se déroule dans le stroma.
- La lumière n’est plus utile.
- L’ATP et le NADPH2 sont utilisés pour réduire le CO2 de l’air. Le CO2 se fixe
sur un glucide à 5 carbones, le ribulose présent dans le stroma du chloroplaste.
- L’ATP cède son énergie et devient ADP.
- Le NADPH2 cède son hydrogène et devient NADP.
- İl va se former des molécules intermédiaires conduisant à des trioses, utilisés
ensuite pour la synthèse des glucoses puis de l’amidon (polymère de glucoses).
Les trioses régénèrent aussi le rubilose initial.
3 CO2 + 9 ATP + 6 NADPH + eau Glycéraldéhyde → 3-phosphate
• 8 Pi + 9 ADP + 6 NADP+
•
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 27
Activité 2 : La respiration Cellulaire
Experience1 : Des cellules de levures de bière placées dans un milieu riche en
oxygène, présentent beaucoup de mitochondries.
Par contre les mêmes cellules placées en milieu dépourvu d’oxygène nous
montre plus de mitochondries.
Des mitochondries isolées obtenues par centrifugation différentielle sont
capables d’effectuer in vitro certaines réactions comme :
-l’absorption du dioxygène,
-la dégradation des substances organiques,
-le dégagement du dioxyde de carbone.
L’analyse chimique des mitochondries révèlent l’existence d’un équipement
enzymatique abondant et une diversité de transporteurs d’électrons de
protons et d’ATP.
Consigne :
1) Analyse les résultats des différentes expériences présentées.
2) Quel rôle peut-on attribuer aux mitochondries ?
3) La fermentation fait-il intervenir cet organite ?
Synthèse Partielle
1. Les mitochondries utilisent de l’oxygène.
Pendant l’utilisation d’oxygène par les mitochondries, il y a dégradation du
substrat organique et le rejet d’un déchet(CO2).
2. L’utilisation du substrat organique par les mitochondries a pour but de
produire de l’ATP ; elle fait intervenir les enzymes en quantité et en qualité. Il
se déroule pendant les réactions d’oxydoréduction qui ont besoin de
transporteurs d’électrons et de protons.
3. La fermentation fait intervenir les mitochondries.
Expérience 2 : Un fragment de culot de mitochondries diluées dans un tampon
appropriée et placées dans une enceinte d’un bio régulateur.
On mesure la teneur en O2 en fonction du temps.
Au bout du temps t1 (10mns) on ajoute dans le tampon une quantité de
glucose.
Au bout du temps t2 (2mns 10s) on ajoute de l’acide pyruvique.
Résultats : la consommation d’oxygène par les mitochondries isolées est très
faible.
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L’addition du glucose dans le milieu ne modifie pas la consommation
d’oxygène.
L’addition de l’acide pyruvique est suivie d’une augmentation considérable de
cette consommation.
Consigne :
Que peut- on conclure ?
Synthèse partielle
La mitochondrie n’utilise pas directement le glucose, elle utilise l’acide
pyruvique qui est un produit de dégradation du glucose.
Expérience 03 : le schéma de la planche illustre la respiration cellulaire.
Consigne :
1) Observe attentivement et décrit les étapes de dégradation du glucose au
cour de ce phénomène.
2) Calcule le nombre de mol d’ATP formé au cour de ce phénomène.
Synthèse partielle
La dégradation du glucose se fait en 2 étapes:
Premier étape : La glycolyse
Elle a lieu dans le hyaloplasme.
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Une molécule de glucose donne 2 acides pyruviques.
Les mitochondries n’utilisent pas directement le glucose. La glycolyse ne
consomme pas d’oxygène et la principale réaction est la déshydrogénation.
Il y a formation de deux molécules d’ATP et de deux molécules de NADH2.
2T+ + C6H12O6--------------→ 2CH-CO-COOH + TH2 + 2ATP.
Transporteur glucose acide pyruvique + transporteur réduit
Deuxième étape : Elle a lieu dans la matrice mitochondriale et comprend une
réaction transitoire suivit du cycle de Krebs.
Réaction transitoire : Durant cette réaction le cycle pyruvique est suivit d’une
décarboxylation oxydative pour donner de l’acide acétique qui se combine avec
l’acethyl coenzyme A pour produire de l’acethyl.
Le gaz carbonique est libéré. Cette réaction s’effectue deux fois pour chaque
molécule de glucose.
Acide pyruvique ----------------→ acethyl coenzyme A + CO2
NAD+ NADH2
On obtient deux molécules de CO2, deux molécules d’acethyl coenzyme A,
deux molécules de NADH2.
Le cycle de Krebs : cycle de l’acide citrique. C’est une voie métabolique qui
débute et s’achève par un composé en C6 (acide citrique)
Le cycle de Krebs débute avec la fixation de l’acethyl coenzyme A sur un corps
en C4 présent dans la mitochondrie pour donner l’acide citrique.
Le corps ainsi formé suit un ensemble de réaction constituant le cycle de Krebs.
A la fin du cycle se trouve régénérer le corps en C4 fixateur de l’acethyl
coenzyme A.
Pour chaque molécule de glucose le cycle se reproduit deux fois ce qui fournit
4CO2 8transporteurs réduit dont : 6NADH2 et 2FADH2) et 2ATP.
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Calcule du nombre d’ATP formé
ATP formé directement ATP formé après
oxydation des
transporteurs
Glucose 2 ATP 2 NADH2 6 ATP
réaction transitoires 2NADH2 6 ATP
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Cycle de Krebs 2 ATP 6 NADH2 6 ATP
2FADH2 4 ATP
Sous Total 4 ATP 34 ATP
Total : 38 ATP
Equation Bilan :
1. C6H12O6+2NAD+2ADP + Pi ----2CH3-CO-COOH+2NADH2+2ADP
Glycolyse
2.Reaction
transitoire 2(CH3-CO-COOH)+2COA -------------------Acetyl-coA + 2CO2
3.Cycle de
Krebs 2Acetyl CoA +6NAD+ +2FAD+ +2ADP+pi------6NADH2+2FADH2+2ATP+4CO2+2COA
Equation bilan simplifie de la respiration
C6H12O6+O2-------------------------6H2O+6CO2+38ATP
Le rendement énergétique de la respiration cellulaire
𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑟𝑒𝑐𝑢𝑝𝑒𝑟𝑒𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝐴𝑇𝑃 𝑋 100
R=
𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡𝑒𝑒 𝑒𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑙𝑖𝑏𝑒𝑟𝑒𝑒 𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑟 𝑑𝑢 𝑔𝑙𝑢𝑐𝑜𝑠𝑒
1 mol d’ATP donne 30.5Kj et chaque mol de glucose donne 2840Kj
30,50 𝑥 38
AN : R = 𝑥 100 = 40,8%
2840
La Respiration cellulaire est la dégradation oxydative des composés organiques
en substances minérales riche en énergie potentielle. Cette dégradation est
totale et aboutie à la formation d’énergie sous forme d’ATP
Son importance est la production est d’assurer la production d’énergie dans la
cellule pour la dégradation des molécules organiques en présence d’oxygène.
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Synthèse Générale
La chaine respiratoire: c’est un système de transporteurs d’électrons localisé
dans les membranes interne des mitochondries.
De cette chaine les électrons sont transfères d’un transporteur au suivant en
respectant le potentiel redox croissant. L’oxygène est le dernier accepteur
d’électron
1
O2 + 2e- oxydase O2- et O2- +2H ------ H2O
2
L’ATP se reforme dans la sphère pédonculée et les électrons parcourt la
chaine : c’est la phosphorylation oxydase.
La respiration cellulaire ne se produit qu’en la présence d’oxygène, et le
glucose se brise en donnant le CO2 et l’eau
C6H12O6 + 6O2 ----------6CO2 +6H2O + 2860 Kcal.
Différence entre la photosynthèse et la respiration
Pourquoi est-il déconseillé de dormir la nuit avec une plante dans sa chambre à
coucher ?
La photosynthèse se produit uniquement de jour, la réaction n’opère pas sans
lumière.
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Tout comme les animaux les plantes respirent, elles consomment de l’oxygène
et rejettent du carbonique dans l’atmosphère. Ce phénomène se produit de
jour comme de nuit.
La nuit, la photosynthèse cesse : la production d’oxygène est interrompue.
La plante continue, cependant, à respirer en consommant de l’oxygène et en
libérant du CO2 dans l’air.
Néanmoins, la quantité d’oxygène consommée par votre plante est tellement
faible, qu’il faudrait transformer votre chambre en jungle pour que cela trouble
votre sommeil.
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Activité 03 : La fermentation (Respiration Anaérobie) et production d’ATP
Le schéma illustre la fermentation
Consigne :
1) Observe attentivement et décrit les étapes de la dégradation du glucose au
cours de ce phénomène.
2) Quel est le nombre d’ATP formé ?
Synthèse partielle
le schéma correspond à la fermentation alcoolique qui se déroule en deux
étapes
-Premier étape : formation de l’acide pyruvique : Glycolyse
-Deuxième étape : formation de l’alcool éthylique
L’acide pyruvique suit une décarboxylation avec formation du métabolite
intermédiaire qui accepte les protons et les électrons fixés sur le transporteur
réduit. Le métabolite formé est très riche en énergie chimique potentielle.
L’accepteur final des protons et des électrons est une molécule organique. Les
mitochondries n’interviennent pas la fermentation se produit dans le
hyaloplasme. La production d’ATP se limite au deux molécules formées
ultérieurement au cours de la glycolyse.
C6H12O6 + 2T -----enzyme----------------------2CH3-CO-COOH + 2TH2
2ADP +Pi 2ATP Acide pyruvique.
2CH3-CO-COOH + 2TH2 --enzyme---------------2CH3-CH2-OH + 2CO2 +167 kj
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 35
Bilan :
Une mole de glucose dégradé pendant la fermentation produit deux moles
d’ATP et 167 Kj comme quantité d’énergie produite.
Bilan comparé de la respiration et de la fermentation
1. En utilisant les donnees ci dessous calcule le rendement énergétique de la
respiration et celui de la fermentation
-Une mole de glucose ----------------------2860 Kj
-Une mole d’ATP ---------------------------30,5Kj
La dégradation d’une mole de glucose par fermentation alcoolique donne deux
moles d’ATP
2.Comparé la respiration et la fermentation du point de vue bilan énergétique.
Synthèse Partielle :
1.Calculons le rendement énergétique de la respiration et celui de la
fermentation :
Une mole d’ATP ----------------30,5 Kj
38𝑥30,5
38 ----------------------------------- x x= = 1159 𝐾𝑗
1
2860 Kj ----------------------- 100 %
1159𝑥 100
1159 Kj ---------------------x% X= = 40,52%
2860
-La respiration : X = 40,52%
2𝑥30,5𝑥100
- La fermentation X = = 2%
2860
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 36
2.La respiration est donc une dégradation complexe donnant un substrat
carboné aboutissant a la formation de composé uniquement minéraux(CO2 et
H2O).
La fermentation correspond à une dégradation partielle de substrat carboné en
un nouveau composé organique.
La respiration produit 38 moles d’ATP contre 2 pour la fermentation alcoolique.
La respiration a lieu dans la mitochondrie pendant que la fermentation se passe
hyaloplasme.
La respiration produit 2860 Kj contre 167Kj pour la fermentation pour une
même quantité de matière dégradée.
L’énergie utilisée par les cellules est de 1138 Kj pour la respiration et 61 Kj pour
la fermentation alcoolique le reste donne la chaleur.
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Synthèse Générale
1.Le mécanisme de la photosynthèse :
Elle se réalise dans le chloroplaste et comporte deux phases.
1.1. La Phase Photochimique : ou phase claire
La chlorophylle à photo excitable capte un photon et passe a l’état excité. Sous
l’impulsion d’un potentiel redox croissant, elle cède un électron a un
transporteur d’électrons Chl a+. Une série de réactions d’oxydoréduction assure
le transfert d’électrons de transporteur en transporteur jusqu'à l’accepteur
final T situé dans le stroma.
Les réactions redox sont couplées aux réactions de phosphorylation oxydative
de L’ADP en ATP se déroule au niveau de la sphère pédonculée située dans la
membrane interne des chloroplastes.
Pourque le système continu à fonctionner, il faut la régénération de la
chlorophylle pour cela la Ch a+ sera réduite par l’électron libère a la photolyse
de l’eau. 2H2O ---------4H+ +4e- + O2 oxydation
4Chla+ +4e- -----------------4Chl reduction
4 Chl a+ +2H2O ------- 4Chla+ 4H+ +O2 oxydoreduction.
Les protons libérés par la photolyse de l’eau s’associent en transporteur final T
dans le stroma selon l’équation T + 2H+ + 2e- -------------TH2.
L’ensemble des réactions d’oxydoreduction se résume en un transfert
d’électrons de l’eau au transporteur final T et en la production d’ATP. Tout cela
n’est possible que grâce à l’énergie lumineuse.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 38
1.2. La phase Sombre : ou phase d’assimilation de gaz carbonique
Elle présente deux types de voies différentes : La voie en C3 propre aux plantes
des zones tempérées. Et la voie en C4 propre aux plantes des zones chaudes.
Dans chacune des voies on trouve le cycle de Calvin qui comprend :
-Une carboxylation qui aboutit a la formation de deux molécules en C3 (APG)
-Un couplage avec la phase photochimique du 3 phosphoglyceraldehyde
composé en C3 sous l’intervention du TH2 et l’ATP.
Le cycle de Calvin permet donc la synthèse du 3 phosphoglyceraldehyde.
CO2 + TH2 + ATP ----- Molécule organique + ADP + P
C’est a partir du 3 phosphoglyceraldehyde que se forme les autres molécules
organique telles les hexoses, les lipides, les protides.
2. Transformation de l’énergie des métabolites organiques en ATP
Les réactions chimiques de dégradations (catabolisme) productrice d’énergie se
déroule pendant la respiration et la fermentation. Elles dégradent les
molécules organiques.
2.1. La respiration Cellulaire :
C’est une oxydation cellulaire complète d’un métabolite organique au cours de
la quelle il y a production d’énergie et dégagement de CO2 et H2O
La respiration cellulaire commence dans le cytosol par la glycolyse avec
formation de pyruvate, d’ATP et de TH2 (transporteur réduit tel que le NADH2).
Elle se poursuit dans la mitochondrie. En effet dans le stroma de cet organite
spécialisé, le pyruvate entre dans le cycle de Krebs et va subir un certain
nombre de transformation.
* Des réactions de déshydrogénation ;
* Des réactions de décarboxylations ;
* Des réactions de phosphorylation à l’origine de la production d’ATP ( ADP +Pi-
------------→ATP).
Bilan de la respiration aérobie
C6H12O6 + 6O2------------------ 6H2O + 6O2+2860 Kj
En moyenne une (1) mole de glucose, dont la valeur énergétique est de 2860
Kj, produit grâce à la respiration 38 moles d’ATP. Le rendement énergétique de
la respiration est ≈ 38%.
Le cycle de Krebs :
C’est une suite de réactions de décarboxylations et de déshydrogénation qui
commence et s’achève par l’acide citrique.
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Il est la 2eme étape de la respiration aérobie après la glycolyse et avant la chaine
respiratoire (chaine de transport d’électron). Mais la plus grande partie de
l’énergie produite par la respiration est issue de ce cycle, le rôle de la glycolyse
étant la synthèse du pyruvate. Il s’effectue dans la matrice mitochondriale des
cellules eucaryotes et dans le cytosol des cellules procaryotes.
2 .2. La fermentation (Respiration anaérobie) : C’est une oxydation cellulaire
incomplète des substrats organiques au cours de laquelle, il y’a formation d’un
résidu organiques riche en énergie chimique potentielle.
Elle débute tout comme la respiration aérobie par la glycolyse. Les
fermentations lactiques et alcooliques se déroulent en anaérobie. Elles
produisent de l’énergie nécessaire au fonctionnement cellulaire lorsque les
conditions du milieu ne sont pas favorables à la respiration mais cette
production est faible à celle de la respiration. Le rendement énergétique de la
fermentation est de 2%.
Bilan de la fermentation alcoolique:
C6H12O6 + 2ADP + 2Pi---------------C2H6O + 2CO2 + Chaleur + 2ATP
3) Comparaison entre la fermentation et la respiration :
Eléments à comparer Fermentation Respiration
Alcoolique
Siège Hyaloplasme Mitochondrie
Produit initiaux 1molede glucose 1 mole de glucose
Produits finaux Alcool + CO2+ Energie CO2 + H2O +Energie
Etat de dégradation du Partielle Totale
glucose
Nombre de moles d’ATP 2 38
produites
Energie Produite 167 2860
Energie Consommée 61 1138
Rendement 2% 38%
Accepteur Acétaldéhyde Oxygène
finald’électron
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Concept General 2 : L’information génétique
Sous concept 01 : Support de l’information génétique
Activité 01 : Le rôle du noyau
En 1960 le biologiste Anglais GURDON pour ses travaux sur les amphibiens de
l’espèce xenope par irradiation a l’ultra violet, il détruit les noyaux pondus par
les femelles de variété sauvage de couleur brun-vert. Dans ses ovules sont
transplantées des noyaux de cellules distinctes de têtards d’une lignée de
xenope alvins.
Sur 54 œufs ainsi préparé, 30 ont donné des adultes identiques entre eux-
mêmes de même sexes alvins
Consigne :
Quelle conclusion peut-on tire de cette expérience de transplantions nucléaire
réalisé sur Xenope.
Synthèse partielle :
Les noyaux des cellules contiennent l’information génétique nécessaire a
l’édification de tout organsine. Toutes les cellules issues de la division
contiennent la totalité de toutes les informations.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 41
Activité 02 : Nature chimique et organisation de l’ADN
Expérience 01 : Soit deux souches de pneumocoques (bactéries responsables
de la pneumonie)
-Les uns sont virulents provoquent une pneumonie chez les mammifères
pourvues de capsules lisse appelée S(Smooth).
-les autres ne sont pas virulents et sont dépourvues de capsule lisse, leurs
surface est rugueuse ils sont appelées R (Rough).
Ces bactéries sont injectées a des souris selon le protocole suivant :
-Première lot injection de bactéries S vivants : apparition d’une pneumonie et
mort de souris.
-Deuxième lot injection de bactéries R vivants : pas de pneumonies.
-Troisième lot injection de bactéries S tuée par la chaleur : pas de pneumonie.
-Quatrième lot injection d’un mélange de bactéries S tuées et bactéries R
vivants : apparition d’une pneumonie S vivant dans les cadavres de souris.
Consigne :
Analyse cette expérience. Que peut-on en déduire ?
Synthèse partielle
-Les bactéries S vivantes provoquent la pneumonie chez les souris.
-Les bactéries R vivantes ne provoquent pas de pneumonie.
-Les bactéries S tuées en présence de bactéries R vivantes provoquent la
pneumonie chez les souris.
Déduisons : Les bactéries S tuées contiennent une substance de transformer les
bactéries R en bactéries S vivantes.
Expérience 02 : Les travaux d’Avery
Avery et ces collaborateurs ont extrait le principe transformant en faisant
éclaté les bactéries puis ils procèdent aux expériences suivantes :
a) Ils éliminèrent toutes les protéines de l’extrait ne laissant que l’ADN. Celui-ci
ajouté à des bactéries R vivantes puis le mélange injectés a des souris provoque
leur mort et on retrouve dans leurs corps les bactéries S vivantes.
b) Ils firent l’expérience inverse en éliminant l’ADN en laissant les Protéines.
Dans ce cas rien ne se produit.
c) Ils ajoutent a l’extrait une enzyme hydrolysant de l’ADN (ADNase) Dans ce
cas la transformation ne se produit plus.
Consigne : Analyse ses expériences et conclus.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 42
Synthèse partielle
L’analyse de ces expériences montre que l’ADN est le principe transformant
capable de transformer le patrimoine génétique des bactéries R.
Conclusion : L’ADN est donc le support de l’information génétique.
Activité 03 :
Soit le pourcentage des bases de l’ADN de certaines espèces.
Organismes Pourcentage de chaque base dans l’ADN
Adénine Guanine Cytosine Thymine
Homosapiens 30,9 19,9 19,9 29,4
Mouton 29,3 21,4 21,00 28,3
Poule 28,8 20,5 21,5 29,3
Criquet 29,8 20,5 20,7 29,3
Escherichia coli 24,7 26 25,7 23,6
Schema (a) Schema (b) Schema (c)
P-D-T------------A-D-P P-D-T------------T-D-P P-D-C---------
P-D-A-----------T-D-P P-D-T ------------A-D-P P-D-G---------
P-D-T-----------A-D-P P-D-A-------------T-D-P P-D-A---------
P-D-C-----------G-D-P P-D-G------------C-D-P P-D-T--------
P-D-C-----------G-D-P P-D-G-------------C-D-P P-D-T--------
P-D-G-----------C-D-P P-D-C-------------G-D-P P-D-G-----
P-D-A------
P-D-C----------
Consigne
𝐴 𝐺 𝐴+𝐺 𝐴+𝑇
1) Calcule les rapports suivants : , , , .
𝑇 𝐶 𝑇+𝐶 𝐺+𝐶
2) Quels constat faites-vous sur la composition en base azotées de l’ADN extrait
d’un organisme.
3) Dans la molécule d’ADN quels sont les bases complémentaires ?
4) Les schémas a et schéma b représentent deux fragments de la molécule
d’ADN compare ces deux fragments d’ADN.
5) Complete les brins du schéma (c).
P : Acide phosphorique, D : Désoxyribose, A : Adénine, G : Guanine, C :
Cytosine, T : Thymine.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 43
Synthèse partielle
1) Calculons les rapports
Organismes 𝐴 𝐺 𝐴+𝐺 𝐴+𝑇
𝑇 𝐶 𝑇+𝐶 𝐶+𝐺
Homo sapiens 1,05 1 1,03 1,51
Mouton 1,03 1,01 1,02 1,35
Poule 0,98 0,95 0,97 1,38
Criquet 1,01 0,99 1,01 1,43
Escherichia coli 1,04 1,01 1,02 0,99
2) Quelque soit l’espèce, dans une molécule d’ADN il ya toujours 4bases
azotées Adénine, Guanine, cytosine, Thymine.
3) Quelque soit l’espèce il y a autant d’adénine que de thymine et autant de
guanine que de cytosine.
Les bases complémentaires sont : Adénine –Thymine et Cytosine- Guanine dans
la molécule d’ADN.
4) Les deux fragments ont le même nombre de nucléotide mais de séquences
différentes.
5) Complétons les brins
P-D-C---------G-D-P
P-D-G---------C-D-P
P-D-A---------T-D-P
P-D-T---------A-D-P
P-D-T---------A-D-P
P-D-G--------C-D-P
P-D-A--------T-D-P
P-D-C--------G-D-P
Synthèse générale
1) Le rôle du noyau : Toute l’information génétique d’une cellule eucaryote est
portée par le noyau.
2) Nature chimique et organisation de l’ADN :
2.1. Nature chimique :
La dégradation partielle d’une molécule d’ADN donne les composés connues
sous le nom de nucléotides ou nucléosides.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 44
Un nucléoside : est un composé organique former d’une base azotée et d’un
glucide à C5 pentose (désoxyribose). La molécule d’ADN comporte quatre
bases azotés, le désoxyribose et l’acide phosphorique.
Acide Acide Glucide a Bases azotés de la
Nucléique Phosphorique pentose Purine Pyrimidine
ADN H3PO4 Désoxyribose Adénine =A Thymine = T
Guanine = G Cytosine = C
2.2. Structure de l’ADN :
Watson et Crick ont montrés que l’ADN est une molécule former de deux brins
disposés en spirale, chaque brin est formé d’une succession de nucléotides .
L’ADN : est une molécule poly nucléotides bicentenaire. La cohésion des deux
brins est maintenue par des liaisons hydrogènes établies entre les bases
azotées complémentaires. A-T, G-C.
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Synthèse Générale
1. Le Noyau :
1.1. Le rôle du noyau :
C’est au niveau du noyau qu’est stockée toute l’information génétique de la
cellule. Il est responsable de l’hérédité et du contrôle des structures qui
commandent toute l’activité de la cellule. Ses structures sont les gènes. Il
représente le patrimoine héréditaire de la cellule et es il est aussi porteur du
génome.
Son rôle principal est le stockage du génome nécessaire à la réplication de
l’information génétique contenue dans les gènes.
1.2. Structure du noyau :
Le noyau est constitué de nucléole et de chromatine. La structure de la
chromatine montre qu’elle est formée de différentes substances dont les
mieux connues sont les acides nucléiques, l’ADN, l’ARN, des protéines et des
enzymes intervenant dans l’activité de la chromatine. Il s’agit de l’ADN
polymérase (ADNase) et de l’ARN polymérase (ARNase).
2. Nature chimique et organisation de l’ADN :
2.1 Localisation de l’ADN :
Des techniques de coloration permettent de localiser l’ADN dans la cellule.
2.1.1. Technique de Feulgen : Mise au point en 1924 par le chimiste allemand
Robert Feulgen, elle utilise le réactif de schiff qui, après hydrolyse partielle de
l’ADN, colore en violet le nucléoplasme.
2.1.2. Technique de Brachet : On colore simultanément une préparation avec
le vert de méthyle et la pyronine :
-L’ARN est coloré en rouge par la pyronine ;
-L’ADN est coloré en vert par le vert de méthyle.
3. Nature chimique de l’ADN :
L’hydrolyse enzymatique complète de l’ADN permet d’obtenir les constituants
suivants dans le tableau suivant :
A . nucléique Acide Sucre en C5 Base azotée dérivée du
phosphorique Purine Pyrimidine
ADN H3PO4 Désoxyribose Adénine Thymine
C5H10O4 Guanine Cytosine
ARN H3PO4 Ribose Adénine Uracile
C5H10O5 Guanine Cytosine
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Remarque : L’hydrolyse partielle des acides nucléiques libère des
composés connus sous le nom de :
-Nucléoside : Base azotée + Sucre
-Nucléotide : Base azotée + Sucre + H3PO4
Dans l’ADN, le nombre de purine est toujours égale au nombre de
pyrimidine.
Ainsi 𝑨𝑻 = 𝑮𝑪 = 𝑨+𝑮𝑻+𝑪 = 1.
4. Structure de l’ADN :
En 1953, Wilson et Crick démontre que la molécule d’ADN est formée de
deux chaines de nucléotides rigoureusement complémentaires. Chaque
nucléotide est constitué d’un sucre (le désoxyribose), d’une base azotée
(Adénine, Thymine, Guanine ou cytosine) et de molécule d’acide
phosphorique. Il existe donc 4 nucléotides différents selon la nature de la
base azotée. Il existe deux types de liaisons dans la molécule dans la
molécule d’ADN :
- Des liaisons chimiques covalentes solides : qui unissent par exemple
l’acide phosphorique d’un nucléotide et le désoxyribose du nucléotide
suivant.
-Des liaisons d’hydrogènes (liaisons transversales) plus fragile : qui
unissent les deux chaines de l’ADN. Les bases azotées des deux brins de
l’ADN sont rigoureusement complémentaires deux à deux. L’adénine est
toujours liée à la thymine et la cytosine est toujours liée à la guanine.
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Sous-concept 02 : Transmission de l’information génétique
au cours de la division cellulaire la mitose
Les cellules somatiques, qui constituent l’immense majorité des cellules d’un
individu, sont des cellules qui à partir desquels aucuns gamètes ne peut
émerger. Elles possèdent tous la même information génétique et le même
caryotype. Les cellules somatiques ne transmettront jamais à leurs
descendances, les mutations qu’elles ont subies.
Les cellules germinales sont les cellules qui sont susceptibles de former des
gamètes : ovocytes ou spermatozoïdes. Elles peuvent, contrairement aux
cellules somatiques, transmettre à leurs descendances les mutations qu’elles
ont subies.
L’information génétique est contenue dans le noyau cellulaire.
Le noyau de la cellule œuf contient les informations nécessaires à la réalisation
de tous les caractères héréditaires propre à l’individu.
Toutes les cellules d’un individu contiennent les mêmes informations
génétiques exceptées les cellules sexuelles.
La reproduction conforme est un processus de division cellulaire au cours
duquel se forment deux cellules filles possédant chacune une information
génétique identique à celle de la cellule mère. Cette information contenue au
départ dans la cellule-œuf est transmise à chaque cellule fille, ce qui permet de
multiplier un programme génétique à l’infini.
1. La mitose :
1. Définition : La mitose (ou division cellulaire) est un processus original et
continu au cours duquel une cellule mère, suite à une succession de division,
donne naissance à deux (2) cellules filles.
La mitose est précédé d’une phase de croissance cellulaire appelé interphase.
L’interphase est la période comprise entre deux divisions successives. Elle
constitue avec la mitose, un cycle appelé Cycle Cellulaire.
2. Les phases de la mitose :
La mitose se déroule en quatre (4) principales étapes :
Activité 01 : Etapes de la mitose
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Les schémas de la figure représentent les étapes du déroulement de la mitose
chez deux types de cellules
Consigne :
1.Donne un nom a chaque étape.
2. Décris les comportements des chromosomes pendant la mitose.
3. Qu’est-ce qu’un chromosome ?
4. Quel aspect de la mitose apparait ici ?
Synthèse Partielle
1. La mitose : (ou division cellulaire) est un processus original et continu
au cours duquel une cellule mère, suite à une succession de division,
donne naissance à deux (2) cellules filles.
La mitose est précédé d’une phase de croissance cellulaire appelé
interphase.
L’interphase : est la période comprise entre deux divisions successives.
Elle constitue avec la mitose, un cycle appelé Cycle Cellulaire.
Les phases sont : Prophase, métaphase, anaphase, télophase.
2. Description des comportements des chromosomes lors de la mitose :
2.1. Prophase : Elle débute par une disparition de l’enveloppe nucléaire et
une condensation (individualisation) du matériel génétique pour former
des chromosomes. Chaque chromosome se fissure pour former deux (2)
chromatides et le cytoplasme s’organise en fuseau achromatique.
Elle dure dix minutes a une heure.
2.2. Métaphase : Les chromosomes condensés se fixent sur le fuseau
achromatique. Les paires de chromosomes se positionnent au niveau de
l’équateur de la cellule. Elle a une dure de deux à dix minutes.
2.3. L’Anaphase : Les paires de chromosomes se séparent en deux
chromatides chacun migrant vers l’un des pôles de la cellule. L’anaphase
dure environ cinq a vingt minutes.
2.4. Télophase : L’enveloppe nucléaire se reconstitue et la condensation
des chromosomes qui se dépolarise. Une nouvelle paroi cellulaire se
forme et sépare le cytoplasme entre les deux noyaux formant 2 nouvelles
cellules. Elle dure environ cinquante minutes.
3. Un chromosome :
Est un filament nucléaire formé d’une molécule d’ADN et d’une protéine
appelé (histone).
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4. Le phénomène le plus important ici est que la mitose se produit dans le
noyau, c’est pourquoi on parle de caryocinèse.
Activité 02 : Le chromosome et l’ADN
Le tableau ci-dessous donne le nombre de chromosomes dans une cellule
somatique et dans la cellule sexuelle.
Espèces
Hommes Cheval Chien Mais Tabac
Cellules somatique 46 64 78 20 48
Cellules sexuelles 23 32 39 10 24
Consigne :
1. Cite les formes de chromosomes .
2. Décrit l’ultra structure du chromosome.
3. Quel relation fait-il entre le nombre de chromosome d’une cellule somatique
et celui des cellules sexuelles pour la même espèce ?
4. Que veut dire diploïde ? Haploïde ?
Synthèse Partielle
1.Les chromosomes peuvent être en bâtonnet, en forme de V ou en forme de
point.
2. Les chromosomes sont constitués de filaments en spirales appelé
chromonema. Chaque filament est enveloppé d’une gaine appelé Matrick
Le chromosome est constitué de deux branches unies par une constriction
appelle centromère. Il existe parfois un ou plusieurs constrictions secondaires
qui déterminent des satellites.
3. Quelque soit l’espèce le nombre de chromosomes d’une cellule somatique
est le double de celui de la cellule sexuelle.
4. Chez les individus d’une espèce donnée le nombre de chromosome est fixe
et paire. La cellule est dite diploïde et possède 2n Chromosomes.
La cellule haploïde est la cellule dont le nombre de chromosome est la moitié
de celui de la cellule somatique (n chromosomes).
Activité 03 : Réplication de l’ADN et Conservation de l’information génétique.
1. Nelson et Stahl ont réalisé suivante pour confirmer la structure a double
hélice de Watson et Crick.
Ils cultivèrent des types de bactéries de types colibacilles sur plusieurs
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générations sur milieu enrichi en azote lourd N15. Ces bactéries incorporent
l’azote lourd sur leur ADN ce qui devient l’ADN lourd plus dense. Ces bactéries
en ADN lourd sont ensuite placées dans un milieu ADN léger N14.Sur trois
générations les résultats sont consignes dans le tableau.
Générations Culture des bactéries Observations
G0 Milieu a N15 ADN lourd 100%
G1 Milieu a N14 ADN hybride 100%
G2 Milieu a N14 ADN hybride 50%
ADN léger 50%
G3 Milieu a N14 ADN hybride 25%
ADN léger 75%
Consigne
1. Pourquoi dans G1 l’ADN est hybride ?
2. Donne une interprétation schématique des résultats.
3. Donne la proportion d’ADN hybride et d’ADN léger a la cinquième
génération.
4. Ces résultats confirment-ils le modèle semi-conservatif de la réplication de
l’ADN ?
Synthèse Partielle
1. Dans G1 l’ADN est qualifié hybride parce qu’il contient un brin formé d’azote
lourd et un brin formé d‘azote léger.
2. Interprétation schématique
3. Les proportions d’ADN hybrides et léger à la cinquième génération :
4. Ces résultats confirment le modèle semi conservatif par la présence d’ADN
hybride dont chaque molécule contient une moitie contenant de l’azote lourd
d’autre moitie de l’azote léger.
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Activité 04 : Mécanisme de réplication de l’ADN
Consigne
1.Cite les enzymes indispensables à la réplication de l’ADN
2.Décrit le mécanisme de la réplication de l’ADN.
3. Définis la réplication.
Synthèse Partielle
1. Les enzymes indispensables à la réplication de l’ADN sont :
-Enzymes catalysant la degrafage des deux brins.
-Enzymes assurant la disposition des nucléotides libres en face des brins
dégrafés.
-Enzymes catalysant la fusion des nucléotides libres.
-ADN polymérase et hélicase.
2. Mécanismes de la réplication de l’ADN :
La réplication de l’ADN a lieu au cours de l’interphase et se déroule durant la
phase S.
Cette phase est précédée d’une phase G1 et d’une phase G2. Au cours de ces
deux (2) phases, la quantité d’ADN est constante, elle ne fait qu’augmenter de
taille.
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2.1. Déroulement :
Le mécanisme de la réplication de l’ADN se fait de la manière suivante :
-Le degrafage des deux brins sous l’action d’enzymes spécifiques on obtient
deux demis chaines.
-La disposition des nucléotides libres en face de brins dégrafés en respectant la
complémentarité des bases azotées.
-La fusion des nucléotides libres pour former des nouveaux brins
-La formation complète de deux molécules filles de l’ADN.
2.2. La réplication :
C’est la multiplication de la molécule d’ADN.
Les deux brins filles sont identiques entre elles et a la molécule mère. Chaque
molécule fille conserve la moitié de la molécule mère. La réplication est
qualifiée de semi conservatrice. Elle est catalysée par de nombreux enzymes,
fait intervenir des nucléotides (matières primaires) et de l’énergie (ATP).
On peut représenter les variations de la quantité d’ADN au cour du cycle
cellulaire par le graphique ci-dessous. .
C’est grâce à la réplication rigoureusement exacte qui se produit avant les
divisions cellulaires que les cellules gardent, en se multipliant, les mêmes
caractéristiques génétiques.
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Activité 05 : Le Caryotype
On prélève les cellules embryonnaires de pleurodèle (amphibien) qu’on cultive
dans un milieu à température favorable. Les cellules se mettent a se diviser. On
bloc la mitose en métaphase par la colchicine. Les cellules sont ensuite placées
dans un milieu hypotonique, fixées et colorées. La préparation microscopique
est photographier et on obtient le document suivant :
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Consigne :
1.Donne le nombre de chromosomes du document.
2. Classe les chromosomes par paire par forme et par taille décroissant.
3. Numérote chaque paire 1 et1’ ; 2 et 2’ ; 3 et 3’.
4. Les pleurodèles sont des organismes diploïdes ou haploïdes ?
5. Définis le caryotype.
Synthèse Partielle
1.Le document comporte 12 chromosomes.
2. Classons les chromosomes par paire, forme et de taille croissante.
3. Numérotons les paires de chromosomes.
5. Le caryotype : c’est l’ensemble des chromosomes d’une cellule disposés par
paires et classés par ordre de taille croissant.
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Activité 06 : Importance de la mitose
Consigne :
Sachant que les êtres vivants se multiplient par mitose en cellules identiques.
Explique l’importance de la mitose dans la vie cellulaire.
Synthèse Partielle :
Grace a la mitose chaque cellule fille reçoit le même nombre de chromosomes
et la même variété de chromosomes que leur mère.
La mitose est une reproduction conforme de la cellule. Elle assure la croissance
et l’autoréparation des organismes multicellulaires. Elle assure aussi la
transmission de l’information génétique et le maintien constant de la garniture
chromosomique au sein d’une espèce.
Synthèse Générale
1.La mitose :
1.1.Définition : La mitose est une mode de division universelle qui maintien le
matériel chromosomique constant dans une espèce.
1.2 Les phases de la mitose : Elle comporte 4 phases (voir cahier)
1.3. Cas particulier de la cellule végétale :
L’absence de centrosome marque l’absence d’aster.
Les asters sont remplacés par des calottes polaires qui orientent la mitose.
A la télophase la division de la cellule se fait par une membrane qui se forme de
l’intérieur ver la périphérie.
2. Les Chromosomes :
2.1. Caractéristiques :
La cellule traitée par la colchicine à la métaphase permet de bloquer la mitose
et on peut compter les chromosomes pour établir le caryotype.
Les chromosomes se présentent sous différentes formes, et sont généralement
de taille petite.
Dans une espèce donnée le nombre de chromosomes est fixe et sont par
paires. La cellule haploïde est la cellule qui présent n chromosomes et la cellule
diploïde est celle qui présente 2n chromosomes.
2.2. La Composition chimique : Le chromosome est formé d’une molécule
d’ADN et d’une protéine appelé Histone
2.3.ADN : C’est l’acide nucléique localisé dans le nucléoplasme (Acide
Désoxyribose Nucléique).
2.3.1. Structure de l’ADN : Watson et Crick ont montré que l’ADN est formé de
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 58
deux brins spiralés. Ces deux brins sont unis entre eux par la liaison covalente
établis entre les bases azotées complémentaires de deux chaines.
3. Conservation de l’information génétique :
Pendant la réplication de l’ADN l’ordre des nucléotides de la molécule mère
étant conservée dans les molécules filles on dit que l’information génétique de
la molécule mère est conservée dans la molécule filles.
4. Importance de la Mitose : (voir cahier)
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Sous-Concept 03 : Expression de l’information génétique
Activité 01 : Organisation des protéines, le phénotype
-----aa-------aa---aa----aa---aa---aa---aa---aa-- aa---aa----aa-----
aa : acide aminée
Consigne :
1. A partir du document dit ce que c’est qu’une protéine ?
2. Que veut dire phénotype ?
Synthèse Partielle
1.Une protéine est une chaine d’acides aminés. L’ordre d’une séquence
d’acides aminés détermine un type de protéine. Si cet ordre change la protéine
elle-même change.
Exemple :
L’insuline est une protéine de 51 a.a
Les acides aminés sont unis les uns aux autres par des liaisons peptidiques.
2. Chaque individu présente un certains nombres de caractères directement
observable dont la plupart sont séducteur : appelé Phénotype.
Exemple :
Couleur des yeux, de la peau, du pelage….
Chaque phénotype dépend de la présence ou l’absence de protéines donnees
le plus souvent d’une enzyme.
Activité 02 : La synthèse des protéines : la transcription de l’ADN, la traduction
Consigne
1. Observe le document ci après et répond aux questions suivantes :
-Explique l’ARN messager se forme ?
-Définis transcription de l’ADN en ARN messager.
2. Pour dégager les étapes et acteurs de la traduction de la figure
-Donne les auteurs de la traduction de la protéine.
-Dans quelle partie de la cellule a lieu la traduction ?
-Quels rôles semble jouer le ribosome, l’ARNm, l’ARNt.
-Décris de façon succincte chaque étape de la traduction.
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Synthèse Partielle
1.
-L’ARNm est formé a partir de l’ADN sous l’action d’enzyme (ARN polymérase)
les deux brins se séparent localement. La séquence de nucléotide d’un seul brin
est transcrit (brin transcrit, brin informatif).
Toujours grâce a l’ARN polymérase et en présence d’ATP les riboses
nucléotides viennent se placer en face des désoxyriboses nucléotides
correspondants distingué grâce a la complémentarité des bases. L’ARN m
formé se détache les brins d’ADN franchissent la membrane nucléaire pour
passer dans le cytoplasme. Les deux brins d’ADN se ré apparient.
-La transcription est le mécanisme par le quel l’information portée par l’ADN se
transmet a l’ARN messager.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 61
2.
-Les auteurs de la traduction de l’information génétique sont : l’ARNm, l’ARNt,
le ribosome, l’ATP, les a. aminés, les enzymes.
-La traduction a lieu dans le cytoplasme.
-Rôle du ribosome : C’est le lieu de la lecture du message porté par l’ARNm.
L’ARNm contient l’information nécessaire à la synthèse d’une protéine.
L’ARNm dirige la synthèse des protéines.
L’ARNt apporte au ribosome un acide aminé spécifique.
-La traduction se déroule en trois étapes : initiation, élongation et
terminaison.
Initiation : n ARNt appelée ARN initiateur s’associe à un acide aminé, la
méthionine et se lie à la petite sous-unité de ribosome.
L’ARN t et la méthionine se place en face du codon initiateur AUG. La grosse
sous-unité du ribosome s’associe à la petite sous-unité c’est la fin de l’initiation.
Elongation : Il ya fixation d’une nouvelle ARNt en face du deuxième codon de
l’ARNm. Cet ARNt porte la deuxième acide aminé et occupe le site A du
ribosome. La première liaison peptidique se forme entre la méthionine et le
deuxième acide aminé. La translocation du troisième codon libère le site A et
permet la mise en place du troisième ARNt porteur d’une nouvelle acide aminé
et ainsi de suite c’est tout le long de l’ARNm.
Terminaison : Lorsque le ribosome est lié a codon non sens (UAA, UGA, UAG).
Il n’existe pas d’ARN complémentaire, il n’existe pas d’acide aminé
correspondant a ces codons non sens. La synthèse s’arrête donc à ces codons
non sens qualifie de codons stop.
La chaine protéique se détache du ribosome pour subir ultérieurement diverses
étapes de définition. Les deux sous-unités se détachent ils peuvent être à
nouveau utilisé.
Synthèse Générale
1.L’organisation des protéines :
Plusieurs acides aminés s’associent en chaines forment une protéine. Toutes
les protéines sont formées à partir des 20 acides aminés. L’ordre des acides
aminés détermine le type de protéine.
2. Le phénotype : C’est la manifestation externe ou apparence des caractères
portés sur les gênes. La présence d’un phénotype dépend de la présence ou de
l’absence d’une protéine.
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3. La synthèse des protéines : nécessite deux phénomènes qui sont la
transcription et la traduction. Il comporte trois étapes
3.1. Première étape : l’initiation
Elle correspond à l’association de deux sous-unités de ribosomes lorsque la
lecture du message arrive au codon initiateur AUG. Ce codon n’est pas toujours
placé au début de l’ARNm mais c’est la première rencontre qui sera reconnue
par l’ARNt.
3.2. Deuxième étape : Elongation
C’est la phase de lecture de traduction des codons successifs et d’accrochage
des acides aminés successifs.
La première liaison peptidique s’établit entre la méthionine et le deuxième
acide aminé correspondant au codon qui suit le codon initiateur. L’enzyme qui
catalyse cette liaison est appelée peptidy-transférase. Face a la transcription le
ribosome se déplace le long de la chaine de l’ARNm et permet la fusion des
acides aminés successifs.
3.3. La Troisième étape : la terminaison
La formation de liaison peptidique s’arrête des que le ribosome arrive au codon
non sens mettant fin a la synthèse de la protéine. Ainsi le codon stop est une
véritable ponctuation du message.
4. Le devenir des protéines :
Les protéines synthétisées par la cellule sont utilisées a des fins diverses :
-Au stockage mise en réserve assurant la croissance et l’augmentation de la
biomasse.
-Utilisées dans la production de nouvelles cellules (réparation, croissance,
augmentation de la biomasse).
-Formation des enzymes.
-Production d’énergie en nécessite.
5. Localisation de l’ADN :
Deux techniques de coloration permet de localiser l’ADN dans la cellule.
-La technique de feulgen : Elle utilise le réactif de Schif après hydrolyse
partielle de l’ADN qui colore en violet le nucléoplasme.
-La technique de Brachet : Elle utilise le mélange de deux colorants : la
pyronine colore l’ARN en rouge et le vert de méthyle qui colore l’ADN en vert.
A ces deux techniques on associe souvent la technique enzymatique (ADNase
qui détruit l’ADN et l’ARNase qui détruit l’ARN). Des préparations
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microscopiques sont colorées par le double colorant
Préparations Traitements
microscopiques avant Observations
coloration chromatine nucléole cytoplasme
o
N1 ADNase Incolore rouge Rouge
o
N2 ARNase Vert Incolore Incolore
No3 Aucun vert Rouge rouge
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 64
Pendant la phase S de l’interphase, la réplication d’ADN permet le doublement
de la quantité d’ADN: on l’explique de la façon suivante:
– Il y a séparation locale des deux brins d’ADN en plusieurs points appelés
«yeux de réplication». Ces séparations se propagent de part et d’autre de ces
points.
– Au fur et à mesure de l’ouverture, grâce à l'action de l'enzyme ADN
polymérase, des nucléotides libres d’ADN vont s’apparier aux anciennes
chaînes de nucléotides; ce qui donne naissance à un nouveau brin d’ADN
apparié à chacun des deux brins préexistants: On obtient ainsi deux nouvelles
molécules d’ADN complètement identiques en séquence de nucléotides entre
elles et à la molécule mère, ceci maintient l’intégrité des caractères: c’est la
reproduction conforme.
- Puisque chacune des deux molécules filles obtenues conserve la moitié de la
molécule du départ, on dit que la réplication est semi-conservative.
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Le code génétique
Figure 1 : Code génétique
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Figure 2 : Les 20 acides amines
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 67
Le code génétique est le code qui permet le passage du gène à la protéine.
Le code est redondant : La même signification peut être codée par plusieurs
triplets.
Exemples la leucine est codée par CUU, CUC, CUA et CUG.
Le code génétique : est universel car un même triplet correspond a un acide
aminé.
Les mutations et leurs conséquences :
Les mutations sont des modifications de la séquences des molécules de l’ADN.
Les principaux types de mutations génétiques ponctuelles c’est à dire affectant
un seul triplet de nucléotides sont :
-La substitution : remplacement d’un nucléotide par un autre.
-L’inversion : retournement d’un triplet.
-La délétion : perte d’un nucléotide.
-L’insertion ou addition : introduction d’un nucléotide supplémentaire.
Détermination de la protéine et conséquences des mutations intervenues.
a) La protéine obtenue a partir du brin d’ADN
-Brin transcris : CCA TAA CAA GTT CTT
-ARNm : GGU AUU GUU CAA CAA
-Protéines : Gly- ILeu -Val- Gln- Gln
b) Les conséquences d’une mutation ponctuelle de guanine remplace la
molécule d’adénine en position 6
-Brin normal : CCA TAA CAA GTT CTT
-Brin mute : CCA TAG CAA GTT CTT
-ARNm : GGU AUG GUU CAA CAA
-Protéines : Gly – Ileu – Val – Gln - Glu.
Conséquences : La nature de la protéine ne change pas car le codon mute code
pour le même acide aminé.
c) Les conséquences d’une mutation ponctuelle ou la molécule de cytosine
remplace la molécule de thymine en position 11
-Brin normal : CCA TAA CAA GTT CTT
-Brin mute : CCA TAA CAA GCT CTT
-ARN m : GGU AUG GUU CGA CAA
-Protéine : Gly – Ileu – Val – Arg – Glu
La nouvelle molécule arginine remplace glutamine
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 68
d) Les conséquences d’une mutation ponctuelle ou une protéine de Cytosine
en position 13 remplace une molécule de d’adénine.
-Brin normal : CCA TAA CAA GTT CTT
-Brin mute : CCA TAA CAA GTT ATT
-ARN m : GGU AUC GUU CAA UAA
-Protéine : Gly – Ileu – Val – Arg – codon stop.
Conséquences : la nature de la protéine change car le codon mute ne code
pour aucun autre aucun autre acide aminé : Il s’agit du codon stop. Cela
entraine un raccourcissement de la protéine avec la perte d’un acide aminé.
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Concept General 03 : L’unicité des
Individus et la diversité génétique
Sous-Concept 01 : Les Mécanismes fondamentaux de la
reproduction sexuée chez les mammifères et les spermaphytes
Activite01 : Organes producteurs de gamètes chez les mammifères.
Figure : 1 le testicule
Figure 2 : Coupe de testicule
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 70
Figure 3 : Le spermatozoïde
Figure 4 : Schéma de la formation des ovules murs dans l’ovaire
Figure 5 : L’ovule
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 71
Figure 6 : Appareil reproducteur Male
Figure7 : Appareil Reproducteur Femelle
Consigne :
Annote les figures
Synthèse Partielle
Les
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 72
Activité 02 : Les organes producteurs de gamètes chez les spermaphytes
Figure 8 : La Fleur
Consigne :
1.Annote la figure
2.Identifie et décris les organes reproducteurs males et femelles.
Synthèse Partielle
Les spermaphytes sont des plantes qui produisent des graines.
L’appareil reproducteur des spermaphytes est constitué d’une fleur qui, après
fécondation, donne le fruit et la graine.
Organe reproducteur male : C’est l’étamine, chaque étamine comprend un
filet et une anthère. L’anthère mûre donne le grain de pollen (gamète male).
L’androcée est l’ensemble des parties reproductrices des fleurs mâles.
Organe reproducteur femelle : C’est le pistil, il comprend de bas en haut un
ovaire, un style et un stigmate (2 dans certains cas). L’ovaire renferme l’ovule
(gamète femelle)
Le gynécée est l’ensemble des parties reproductrices des fleurs femelles.
Organes producteurs de Organes producteurs de Organes Protecteurs
gamètes males gamètes femelles
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Fleur Etamines Pistil (Ovaire) Sépales, Pétales
Activité 03 : Formation des gamètes ou gamétogenèse
Figure 9 : Les étapes de la gamétogenèse
Consigne
1.Définis la spermatogenèse, l’ovogenèse, la gamétogenèse.
2. Cite les différentes étapes de la gamétogenèse dans l’ordre chronologique.
3. Explique chaque de la spermatogenèse et de l’ovogenèse.
Synthèse Partielle
1.Spermatogenèse : c’est la formation des spermatozoïdes.
Ovogenèse : c’est la formation des ovules.
Gamétogenèse : c’est la formation des gamètes.
2. Les différentes étapes de la gamétogenèse dans l’ordre :
-Phase de multiplication,
-Phase d’accroissement,
-Phase de maturation ou méiose,
-Phase de différenciation.
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3. Explication des étapes de la spermatogenèse, Ovogenèse :
3.1.Spermatogenèse :
3.1.1. La phase de multiplication : Chaque spermatogonie à 2n chromosomes
se multiplie par mitose équationnelle pour donner d’autres spermatogonies à
2n chromosomes.
3.1.2. La phase d’accroissement : les spermatogonies augmentent de volume
pour donner les spermatocytes I également diploïdes.
3.1.3. La phase de maturation : chaque spermatocyte I passe par une première
division qui est réductionnelle pour donner les spermatocytes II haploïdes puis
une deuxième qui est équationnelle pour donner quatre spermatides
haploïdes.
3.1.4. La phase de différenciation : chaque spermatide haploïde se différencie
en spermatozoïdes haploïdes de la manière suivante
-Le dictyosome se rassemble en un pole pour donner l’acrosome.
-Le centrosome forme le flagelle.
-Les mitochondries forment la pièce intermédiaire.
-Les ribosomes forment l’anneau de Jensen.
-Le rejet d’une grande partie du cytoplasme de la spermatide.
-La différenciation des spermatides en spermatozoïdes.
3.2. Ovogenèse :
3.2.1. La phase de multiplication : l’ovogonie à 2n chromosomes se multiplie
par mitose équationnelle successive pour donner d’autres ovogonies diploïdes.
3.2.2. La phase d’accroissement : chaque ovogonie augmente de volume pour
donner un ovocyte I diploïde.
3.2.3. La phase de maturation : chaque ovocyte I passe par mitose
réductionnelle pour donner l’ovocyte II haploïde et le premier globule polaire.
Puis la deuxième division équationnelle pour donner l’ovotide et le deuxième
globule polaire tous haploïdes.
4. Structure des gamètes :
4.1. L’ovule : L’ovocyte 2 contient d’une part l’ensemble du matériel génétique
qui contribue au futur zygote après fécondation et d’autre part le génome
mitochondriale uniquement transmis par la mère au fils ou à la fille et
l’ensemble du cytoplasme du futur zygote.
Après l’ovulation, l’ovocyte 2 libéré est capté par le pavillon de l’oviducte. Il
descend alors dans l’ampoule de la trompe.
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Il ne devient ovule qu’après fécondation avec la pénétration du spermatozoïde
qui déclenche le déblocage et la fin de la 2ème division de la méiose.
4.2. Le spermatozoïde : Un spermatozoïde est une cellule haploïde
reproductrice male mobile, intervenant dans la reproduction sexuée. Lors de la
fécondation, le spermatozoïde s’unit à un ovule pour former une cellule-œuf,
qui se développera ensuite en embryon pour donner un nouvel individu.
Chaque spermatozoïde comprend un noyau, un système de locomotion grâce à
un flagelle et une vésicule nommé acrosome qui lui permettra de pénétrer
l’ovule. Son union avec l’ovule lui aussi haploïde permet de constituer une
cellule-œuf diploïde, qui contient deux exemplaires de chaque chromosome.
Chacun des gamètes apporte donc la moitié du patrimoine génétique du futur
individu, ce qui assure le brassage génétique au sein d’une espèce.
5. Evolution du nombre de chromosomes au cour de la gamétogenèse
Spermatogenèse Ovogenèse Nombre de chroms
1 Spermatogonie (cellule souche) Ovogonie (cellule 2n
souche)
2 Spermatocyte I (avant Ovogonie (avant 2n
accroissement) accroissement)
2’ Spermatocyte I (fin accroissement) Ovocyte I(fin 2n à 2 chromatides
accroissement)
3 Spermatocyte II Ovocyte II n à 2 chromatides
3’ ………………………… Globule polaire 1 n à 2 chromatides
4 Spermatide Ovotide n à 1 chromatides
5 Spermatozoïde Ovule n à 1 chromatides
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6. Comparaison de la spermatogénèse et de l’ovogénèse :
Chez les mammifères la spermatogénèse a lieu de la puberté jusqu’à la fin de la
vie de manière continu
L’ovogénèse a lieu de manière discontinu. Elle débute durant la vie
embryonnaire avec la phase de multiplication des ovogonies qui deviennent
des ovocytes I. A la naissance, les ovocytes I entrent en prophase de la 1ére
division puis la méiose est bloquée.
Elle reprend juste avant l’ovulation pour donner un ovocyte II qui rapidement
se bloque en métaphase II. En fin, après la pénétration du spermatozoïde, la
méiose se termine. Alors que la spermatogénèse est continue, l’ovogénèse est
discontinue et cyclique.
Activité 05 : La méiose
Consigne
Figure 10 : Etapes de la méiose (Division Réductionnelle)
Figure 31 : Etapes de la méiose (Division équationnelle)
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Consigne
1.Observe le document et donne les étapes du phénomène à étudier.
2. Cite les caractéristiques de chaque étape.
3. Le quel phénomène s’agit il ?
Synthèse Partielle
1.Les étapes sont : L’interphase, la prophase I, la métaphase I, l’anaphase I, la
télophase I, la prophase II, la métaphase II, l’anaphase II, et la télophase II.
2. L’interphase : est caractérisée par la duplication des chromosomes.
Division réductionnelle
-La prophase I : est caractérisée par
. Le gonflement du noyau,
. L’appariement des chromosomes homologues,
. Le dédoublement de centrosome en deux asters,
. La disparition de la membrane nucléaire,
.la formation du fuseau achromatique,
. la fixation des chromosomes sur le fuseau achromatique.
-la métaphase I : Elle se caractérise par le groupement des chromosomes
homologues à la plaque équatoriale.
-l’anaphase I : les chromosomes homologues fissurés se séparent et commence
à migrer vers les pôles.
-la télophase I : Deux cellules haploïdes se forment, chacun ayant un noyau, un
centrosome, et un nucléole.
Division équationnelle
-La prophase II : Caractérisée par
.La disparition du nucléole et la membrane nucléaire.
.Le dédoublement du centrosome en deux asters.
.La formation des fibres du fuseau achromatique.
.La fixation des chromosomes fissurés sur les fibres du fuseau achromatique.
-La métaphase II : Les chromosomes très fissurés forment la plaque
équatoriale.
-L’anaphase II : La division du centromère sépare les chromatides sœurs qui se
déplacent chacun en direction d’un pole.
-La télophase II : chaque cellule se divise en deux membranes nucléaires et le
nucléole réapparait, le fuseau achromatique s’estompe.
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Activité 06 : Variation de la quantité d’ADN au cours de la méiose.
Figure 12 : Evolution de la quantité d’ADN pendant le cycle cellulaire
Consigne :
1. Décrire l’évolution de la quantité d’ADN .
2. Remplir le tableau suivant.
Synthèse partielle
1. Phase G1 : une cellule contient un nombre défini de chromosomes, ce qui
correspond à une quantité Q d’ADN, chaque chromosome étant constitué
d’une chromatide.
- Phase S : la quantité d’ADN double, il y a donc formation de la deuxième
chromatide de chaque chromosome.
- En phase G2 , la quantité d’ADN reste constante : les chromosomes sont
constitués de 2 chromatides
N.B : La mitose comprend 4 phases durant lesquelles l’organisation des
chromosomes est modifiée :
- En prophase, les chromosomes deviennent individuellement observables. Ils
sont doubles, formés de 2 chromatides. Pendant la prophase, l’enveloppe
nucléaire disparaît.
- En métaphase, les chromosomes à 2 chromatides s’alignent dans le plan
équatorial de la cellule.
- En anaphase, les 2 chromatides de chaque chromosome se séparent et
migrent séparément vers un pôle opposé migration à chaque pôle de 2 lots
identiques de chromosomes à 1 chromatide
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 80
- En télophase, les chromosomes, désormais à une chromatide chromosome
simple changent d’aspect, ils se décondensent et l’enveloppe nucléaire se
reforme. La division du cytoplasme individualise 2 cellules filles identiques
entre elles.
2.
Ovogo 1er Spermat Ovoti Spertoz Ovoc Sperma 2e
nies glob ocyte II des oides yte II tides glob
ule ule
polai polai
re re
Nombres
de
chromos 2n chr n n chr n chr n chr n chr n chr n
omes chr chr
/cellule
Nombres
de 1 2 2 1 1 2 2 2
chromati
des
Quantite 𝑄 𝑄 𝑄
s d’ADN Q Q Q/2 𝑄 2 Q/2 2 2
par 2
cellules
La première division est réductionnelle ou hétérotopique. Elle entraine une
réduction de chromosomes de 2n à n chromosomes. Tout en conservant dans
les cellules le taux d’ADN d’une cellule diploïde. (Q)
La deuxième division est une division équationnelle ou homéotypique ou
mitose normale. Elle fait passer le tau d’ADN de Q à Q/2 tout en conservant le
même nombre de chromosomes n à chaque cellule fille.
Les cellules ont, en général, la faculté de se diviser. On appelle cycle cellulaire
les événements qui ont lieu dans la période allant de la formation d’une cellule
jusqu’à sa division en 2 cellules filles.
Un cycle cellulaire comprend :
- l’interphase
- la mitose
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Activite 07 : Importance de la meiose
consigne :
Sachant que la meiose est un phenomene qui n’est produit pendant la grande
mitose. Explique l’importance de ce phenomene chez les etres vivants.
Synthèse partielle
La méiose permet le passage de la phase de diploïdie a l’haploïdie
Grace a la méiose le nombre de chromosomes demeure constante d’une
génération a l’autre.
La méiose permet au zygote d’avoir une combinaison génétique différente des
parents.
La reproduction sexuée grâce a la méiose est le moyens par le quel la variation
génétique se produit.
La méiose permet au zygote d’avoir une combinaison génétique différente
entre les individus des mêmes parents.
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Figure 13 : Les étapes de la division cellulaire
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1. La production des gamètes qui contiennent la moitié du nombre de
chromosomes de la cellule somatique. Deux gamètes se combinent pour
donner un zygote.
2. La vitalité :
•La recombinaison génétique due à la formation de tétrade et l’enjambement
entre des chromatides non-sœurs durant la synapse de la prophase I.
•La loi de l’assortiment indépendant: Dans chaque paire, le chromosome
d’origine maternelle est orienté vers un pôle de la cellule, et le chromosome
d’origine paternelle est orienté vers l’autre pôle. L’orientation d’une paire de
chromosome est indépendante de l’orientation des autres paires de
chromosomes. Donc, deux gamètes se combinent pour former des génotypes
qui ne sont pas nécessairement présent dans la génération précédente
Activité 08 : Formation des gamètes males chez les spermaphytes
Consigne
1. Quelles sont les étapes de la formation des grains de pollens ?
2. Explique la formation des grains de pollen.
Synthèse Partielle
Figure 14 : Le grain de pollen
1. Les étapes de la formation du grain de pollen sont :
-La mitose réductionnelle
-La mitose équationnelle.
-La deuxième mitose équationnelle au niveau du noyau
2. Dans l’anthère, on trouve des cellules mères du grain de pollen à 2n
chromosome. Chaque cellule mère subit une méiose donnant quatre cellules
haploïdes appelées « microspore » groupés en tétrades. Ces microspores
subissent une mitose (division équationnelle) qui aboutit à la formation du
grain de pollen avec 2 noyaux haploïdes, dont l’un appelle noyau végétatif et
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 84
l’autre le noyau reproducteur. Puis le grain de pollen perd de l’eau et passe à
l’état de vie ralentit.
Figure 15 : Formation du grain de pollen
Activité 09 : Formation du sac embryonnaire.
Consigne
1.Cite les étapes de la formation du sac embryonnaire et explique chaque
étape.
Synthèse Partielle
1. Les étapes de la formation sont :
-Deux divisions méiotiques de la cellule mère,
-Trois mitoses équationnelles du noyau de la mégaspore
.Le sac embryonnaire se forme a partir de la cellule mère du sac situé dans le
nucelle au pole micro polaire.
La cellule mère subit une méiose donnant 4 cellules haploïdes dont une seule
se développe les autres dégénèrent.
Le noyau de la mégaspore subit trois mitoses successives donnant 2, 4, puis 8
noyaux fils.
Ces 8 noyaux se repartissent entre 7 cellules du sac embryonnaire
* Au pôle micropylaire : 3 cellules entourés d’une membrane plasmique,
l’oosphère et 2 synergides.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 85
* Au centre : La cellule principale renferme 2 noyaux parfois unis en un seul
appelé noyau secondaire ou du sac
* Au pôle chalazien : 3 cellules entourés d’une paroi cellulosique, les antipodes.
Figure 16: Les mitoses du mégaspore
Figure 17 : Le sac embryonnaire
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 86
Figure 18 : Formation du sac embryonnaire
N.B : « Pour la formation du sac embryonnaire, le nombre de chromosome
reste constant, tandis que pour la formation du grain de pollen, le nombre de
chromosome diminue. C’est-à-dire à partir de la cellule mère à 2n
chromosome, on obtient quatre grains de pollen à n chromosome.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 87
2. La fécondation :
2.1. La fécondation chez les mammifères :
Le document suivant représente le mécanisme de la fécondation chez les
mammifères.
Figure 19 : Les étapes de la fécondation chez les mammifères
Consigne :
1. Donne un nom aux différents numéros.
2. Quels sont les étapes de la fécondation chez les mammifères ?
3. Explique les étapes de la fécondation chez les mammifères.
Synthèse Partielle
1. 1 : Thèque externe.
2 : premier globule polaire
3 : Matériel nucléaire en métaphase II
4 : Granules corticaux
5 : Spermatozoïde.
6 : Deuxième globule polaire.
7 : Noyau de l’ovocyte II
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 88
8 : Noyau du Spermatozoïde
9 : Les cellules.
2. Les étapes de la fécondation
La fécondation se réalise dans le tiers supérieur de la trompe de Fallope. Elle
comporte les étapes suivantes :
a- Rencontre des gamètes :
• La descente de l'ovocyte est assurée par les contractions utérines et le
courant liquidien résultant des secrétions des trompes.
• Les spermatozoïdes ayant traverse la glaire cervicale remontent a contre
courant en nageant dans les secrétions de l'utérus et des trompes.
• Les spermatozoïdes sont piégés entre les cellules de la corona radiata, la
rétraction de celles-ci les amène au contact de l'ovocyte.
b- Pénétration d'un spermatozoïde :
Grace a leur antigène membranaire, les spermatozoïdes se lient a des
récepteurs situes dans la zone pellucide. Cette combinaison assure la
reconnaissance entre les gamètes.
Le premier spermatozoïde qui parvient en contact avec l'ovocyte II le féconde.
L'acrosome libère son contenu enzymatique qui hydrolyse et liquéfie
localement la zone pellucide, la fusion des membranes plasmiques des deux
gamètes permet la progression du noyau et de l'aster proximal (qui se forme a
partir du centrosome) dans le cytoplasme ovocytaire.
La pénétration du spermatozoïde déclenche un ensemble de transformations
cytologiques et nucléaires.
Transformations cytologiques
Les granules corticaux déversent des enzymes qui hydrolysent les récepteurs
de spermatozoïdes situes dans la zone pellucide. Celle-ci devient imperméable
à d'autres spermatozoïdes, ce qui assure la monospermie
(Pénétration d’un seul spermatozoïde).
Synthèse de protéines à partir des réserves cytoplasmiques.
Transformations nucléaires
• Achèvement de la 2eme division de la méiose et expulsion du 2eme globule
polaire.
• Synthèse d'ADN par réplication et duplication des chromosomes dans chacun
des 2 noyaux gamétiques qui gonflent.
• Rapprochement des 2 pronucléus.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 89
• Formation d'un aster à partir du centriole. Ensuite, l'aster se dédouble.
• Fusion des 2 pronucléus ou caryogamie.
C. La formation et la fusion des pronucléus
.La deuxième division de la méiose s’achève par l’émission du deuxième
globule polaire puis le noyau de l’ovocyte se réhydrate et gonfle formant le
pronucléus femelle.
Les deux noyaux du spermatozoïde aussi se gonfle et devient le pronucléus
male.
Les enveloppes des deux pronucléus se rompent et les chromatines males et
femelles s’unissent c’est la caryogamie ou amphimixie. L’ovule devient un œuf.
Figure 20 : Première semaine du développement humain de la fécondation a la
nidation.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 90
3. Cycle de l’endomètre :
- En phase folliculaire : juste après la menstruation, on observe une croissance
de la muqueuse utérine : c'est la phase proliférative, les œstrogènes ovariens
stimulent cette croissance de la muqueuse utérine.
Les glandes en tube se développent mais restent droites.
- En phase lutéinique : la progestérone associée aux œstrogènes stimule la
vascularisation de la muqueuse utérine et la spiralisation des glandes qui
deviennent tortueuses et ramifiées donnant l’aspect de dentelle utérine, elles
augmentent leur sécrétion : c'est la phase sécrétoire.
A ce moment-là, un œuf fécondé peut s'implanter dans la muqueuse utérine et
s'y développer.
S’il n’y a pas fécondation de l’ovocyte II, la régression du corps jaune entraine
la chute des sécrétions d'œstrogènes et de progestérone: c’est la fin du cycle
précédent, début du cycle suivant marquée par un écoulement de sang au
niveau de vulve dû à la dilatation des artérioles et la rupture de leurs parois:
c’est la menstruation ou règles.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 91
4 4. Le Cycle ovarien : Comprend trois phases
-La phase de développement des follicules ou phase folliculaire ou phase pré
ovulatoire.
– l’ovulation qui se produit généralement au 14eme jour du cycle.
– la phase du corps jaune ou phase lutéinique ou phase lutéale ou phase post
ovulatoire :
Le corps jaune se forme a partir du follicule mur qui a expulse l'ovocyte. Ce
follicule conserve les thèques, se ferme, les cellules de la zone granuleuse se
développent, se chargent d'un pigment jaune et deviennent des cellules
lutéiniques.
Le corps jaune atteint son maximum de développement vers le 21eme jour.
En absence de fécondation, le corps jaune régresse et perd son activité a la fin
du cycle.
En cas de fécondation, le corps jaune persiste et continue son activité, c’est un
corps jaune de gestation qui empêche le développement d’un nouveau follicule
et donc le déclenchement d’un nouveau cycle.
5. Le cycle utérin :
Au cours du cycle utérin, on constate, au niveau de la muqueuse de l’utérus, les
modifications histologiques suivantes :
– La menstruation ou ≪ règles ≫ : la partie supérieure de la muqueuse se
nécrose, se fragmente et tombe entrainant des saignements qui durent 4 a 5
jours
– Phase post menstruelle :
• accroissement de l’épaisseur de la muqueuse (de 1 a 3 mm)
• prolifération des vaisseaux sanguins
• développement des glandes en tubes
– Phase prémenstruelle
• la muqueuse s’épaissit encore (de 3 à 7 mm)
• les glandes deviennent plus longues et plus sinueuses donnant à la muqueuse
un aspect de dentelle (on parle de dentelle utérine), elles se remplissent de
secrétions
• les artérioles se spiralisent.
Toutes ces modifications (l’épaississement de la muqueuse, le développement
de la vascularisation et les secrétions des glandes) préparent les conditions
favorables a la réception de l'embryon, a son implantation dans la muqueuse et
a son développement au cours de la grossesse. Lorsque la fécondation n'a pas
eu lieu, toutes ces préparations deviennent inutiles. La partie supérieure de la
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 92
muqueuse meurt par arrêt de la circulation sanguine et, en tombant, les
artérioles s’ouvrent laissant sortir le sang qui s'écoule par le vagin. Avec ces
règles, un nouveau cycle recommence.
Activité 10 : La fécondation chez les spermaphytes
Figure21 : Formation du grain de pollen et sa Germination
Figure 42 : Double fécondation
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 93
Figure 23 : Germination du pollen
Consigne
Explique la germination du grain de pollen
Synthèse Partielle
Quand le grain de pollen arrive au stigmate, il absorbe de l’eau et devient très
actif puis germe.
Le cytoplasme fait saillie au niveau du pore et forme le tube pollinique qui
s’allonge puis s’enfonce dans le stigmate. Le noyau végétatif s’engage le
premier dans le tube et dirige la croissance de ce dernier. Le noyau
reproducteur s’engage à son tour et le grain de pollen vide son contenu
cytoplasmique dans le tube pollinique.
Enfin le tube pollinique pénètre dans l’ovaire atteindre le pole micro polaire,
traverse le nucelle et vient s’appliqué contre le sac embryonnaire.
Le noyau végétatif ayant terminé son rôle commence à se désorganiser céder
place au noyau reproducteur qui subit une mitose donnant naissance a des
gamètes males anthérozoïdes tous haploïdes.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 94
La fusion des gamètes :
Le tube pollinique degré le sac embryonnaire grâce a des enzymes et les
gamètes males ainsi libérer passe dans le sac embryonnaire . L’un des
anthérozoïdes s’unit avec l’oosphère pour donner une plantule ou œuf
embryonnaire.
L’autre anthérozoïde s’unit aux deux noyaux secondaire du sac embryonnaire
pour donner le nucelle triploïde appeler œuf albumen ou œuf accessoire.
La formation des deux œufs est appeler double fécondation caractéristiques
des angiosperme.
Peut après cette double fécondation les deux synergides et les trois antipodes
disparaissent. L’œuf embryon et l’œuf albumen forment le grain de pollen. Ce
n’est après la fécondation de tous les ovules du style que la fleur entière se
transforme en fruit.
Figure24 : Formation du fruit et la graine
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 95
Synthèse Générale
1.Les organes reproducteurs gamètes :
1.1 .Les organes reproducteurs males : Les testicules
C’est la glande qui produit les spermatozoïdes dans les tubes séminifères , et la
testostérone par les cellules de leydi (cellules interstitielles).
Les testicules produisent l’inhibine par les cellules de Sertoli qui stimule la
spermatogenèse.
1.2. Les organes femelles : Les ovaires
Il produit le gamète femelle qui évolue dans les follicules (follicule primaire,
follicule secondaire, follicule tertiaire puis follicules cavitaire ou follicule mur de
DE GRAAF).
L’ovaire produit aussi les œstrogènes et les progestérones.
L’ovaire est une grande cellule ayant une fonction endocrine (production
d’hormone) et une fonction exocrine (production de gamètes).
Hormones œstrogènes progestérone
Origines Pendant la phase folliculaire Elle est produite par les
produit par les cellules de la zone cellules lutéiniques du
granuleuse et la thèque externe. corps jaune.
Pendant la phase lutéinique elle
est produite par les cellules
lutéiniques et les cellules de la
thèque interne du corps jaune.
Cibles Utérus en 1er lieu, puis vagin, les L’utérus
seins et les autres parties du
corps.
Rôles Stimule l’apparition et le Prépare et maintient la
maintient des caractères sexuels gestation.
secondaires - Responsable de la
- Augmentent l’épaisseur de la «dentelle utérine»
muqueuse utérine - Stimule la sécrétion de
- Développent les glandes en glycogène
tube par les glandes en tube
-Augmentent les artérioles -Assure le silence utérin
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 96
1.3. L’anthère des spermaphytes : organes males des végétaux
Elle produit les grains de pollens (Cellules sexuelles males) libérés par la
déhiscence de la paroi.
La pollinisation est le transport de pollen et son dépôt sur le stigmate d’une
fleur de la même espèce.
Les agents de la pollinisation sont : le vent, les insectes, les oiseaux, l’eau, et
l’homme.
1.4. L’ovaire chez les spermaphytes : Organes femelles de végétaux.
Elle produit trois types d’ovules qui sont l’ovule droit, l’ovule courbe et l’ovule
renversé.
2. La fécondation :
Chez les mammifères elle est suivi de la gestation dont la duré varie selon les
espèces.
Chez les spermaphytes elle est caractérisée par la double fécondation.
3. Conclusion :
Alternance diploïde-haploïde au cours d’un cycle de développement,
conservation des caractères :
3.1. Cycle chromosomique chez les animaux :
Cellule males Spermatogonies spermatocytes I
cellules femelles ovogonies ovocytes I
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 97
3.2. Cycle chromosomique et cycle de développement chez les spermaphytes :
Chez les animaux et les spermaphytes le cycle haplodiplophasique.
Chez les animaux la phase diploïde est dominante, chez les spermaphytes il y a
équivalence entre les deux phases.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 98
Figure Coupe d’ovaire avant l’ovulation
Figure : Coupe d’ovaire après ovulation
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 99
Figure : Déroulement de la spermatogenèse
Figure : Schéma du spermatozoïde
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 100
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 101
Cycle de la glaire cervicale :
Au cours du cycle menstruel, le col de l’utérus subit des modifications en
rapport avec la sécrétion de glaire par les glandes cervicales.
- En phase pré-ovulatoire, la glaire cervicale est imperméable: filance faible
- En phase ovulatoire, elle devient perméable: filance augmentée
- En phase post-ovulatoire, elle est imperméable: filance faible
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Le Brassage Génétique Assuré par la Reproduction et
l’unicité génétique des individus
1. Transmission des caractères héréditaires
1.1. Le Mono hybridisme :
Activité 01 : Le mono hybridisme avec dominance
Mendel croise deux races pures de pois dont l’une a graine lisse et l’autre a
graine ridé.
A la première génération(F1) : Tous les individus sont semblables entre eux et
donne les graines lisses.
A la deuxième génération(F2) F1xF1 les résultats sont :
-3/4 d’individus a graines lisses.
-1/4 d’individus a graines ridés.
Consigne
1. Comment expliquer les résultats de la première génération et la 2e
génération ?
2. Ecrit le phénotype et le génotype des parents et des individus de F1.
3. Réalise un schéma d’interprétation du croisement et d’un échiquier de
croisement.
4. Définis le mono hybridisme.
Synthèse partielle
1.les résultats de la 1ere génération (F1) montre que le caractère lisse domine
le caractère ridé. Tous les individus de F1 se ressemblent c’est l’uniformité des
individus de la 1ere génération F1 est homogène ce des individus hybrides.
En F2 le caractère ride qui était réapparait il est dit récessif.
2. Les Phénotypes sont : lisse [L] et ridé [r]
Le génotype des parents : parents lisses LL, parents ridé rr
Les hybrides de F1 Lr
En F2 ¼ des individus sont a graines lisse pures génotype LL.
½ d’individus sont a graines lisses hybrides de génotype Lr.
¼ d’individus sont des graines ridées pures rr.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 103
1er Croisement 2eme Croisement
L L x rr parents Lr x Lr
L r gamètes Lr Lr
Lr LL Lr Lr rr
100% hybrides ¼ ¼ ¼ ¼
Echiquier de croisement
F1 x F1 F r
L LL ¼ Lr ¼
r Lr ¼ rr ¼
4. Définition : Le mono hybridisme est l’étude de la descendance des parents
qui diffèrent par un seul caractère.
Activité 02 : Le mono hybridisme sans dominance ou codominance
Mendel croise de belle de nuit a fleur rouge et des belle de nuit a fleur blanche
appartenant a la lignée pure.
En F1 les fleurs sont toutes roses ne ressemblant à aucune des parents.
En F2 (F1xF1) les proportions sont
¼ d’individus à fleurs rouges pures
½ d’individus à fleurs roses
¼ d’individus à fleurs blanches pures.
Consigne
1. Quelle explication donne à ces résultats.
2. Ecris le phénotype et le génotype des parents, des individus de F1 et de F2.
3. Réalise un schéma d’interprétation et l’échiquier de croisement de la F1xF1.
Synthèse partielle
1. La F1 montre un caractère intermédiaire entre le rouge et le blanc.
Tous les individus de F1 se ressemblent. C’est uniformité des hybrides de la
première génération. F1 homogène les caractères rouges et blancs sont
coodominants.
2. Les phénotypes sont : Fleures rouges [R]
Fleures blanches [B]
Fleures Roses [RB]
Les génotypes des parents Rouge RR
Blancs BB
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 104
Hybrides de F1 RB
En F2 les génotypes des parents rouges RR pour les parents blancs BB les
parents hybrides RB.
3. Premier croisement deuxième croisement
Parents RR x BB Parents RB x RB
Gametes R B Gametes R B RB
Hybrides F1 RB 100% RR RB RB BB
¼ ¼ ¼ ¼
Echiquier du 1er croisement Echiquier du 2eme croisement
F M R R F1 x F1 R B
B RB RB R RR RB
B RB RB B RB BB
2. Le di hybridisme :
Activité 01 : Di hybridisme avec dominance
Mendel croise deux races de pures de pois de terre différent a la fois par la
forme lisse et ridée et par la couleur jaune et vert de leur graines.
En F1 tous les individus ont un phénotype Lisse et jaune.
En F2 après un croisement F1 x F1 autofécondation les individus présentent
des phénotypes différents.
Consigne :
1.Quelle explication donnes – tu aux résultats de la 1ere et la 2eme génération ?
2. Ecris le génotype et le phénotype des parents des individus de F1 et F2.
3. Réalise l’échiquier de croisement et détermine les proportions obtenues en
F1
4. Définis le di hybridisme.
Synthèse partielle
1.Les deux parents étant homozygotes donc de race pure. On peut écrire
comme génotype [LLjj] pour les graines lisses jaunes [rrvv] pour les graines
ridées vertes.
Dans ces conditions les gamètes parentaux produits sont respectivement : Lj et
rv. F1 étant homogène et de phénotype Lj en disant que les allèles Lj sont
dominants par rapport aux allèles rv récessifs.
Pendant la formation des gamètes les individus de F1 les allèles se séparent,
chaque gamète ne recevant que l’un des allèles de chaque couple soit L ou r
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 105
soit j ou v. La disposition des allèles du couple Lr et du couple Jv se fait
indépendamment l’un de l’autre. Cette disjonction indépendante de l’allèle fait
que l’hybride F1 forme 4 catégories de gamètes avec des fréquences égales.
2. Le phénotype des parents sont [LJ] et [rv]
Le génotype des parents sont LL//JJ et rv//rv.
Le phénotype de F1 [Lj]
Le génotype de F1 LJ//rv.
On obtient 4 classes de phénotypes correspondant a 9 génotypes :
Graine lisse jaune 9/16 ont pour génotype (LLJJ, LJ//Lv, LJ//Jr, LJ//rv)
3/16 de graines lisses vertes ont pour génotype(Lv//Lv, Lv//vr)
3/16 de graines jaunes ridées ont pour génotype (Jr//Jr,Jr//rv)
1/16 de graines ridées vertes ont pour génotype (rv//rv)
3. Echiquier de croisement de F1 x F1
F1xF1 LJ Lv Jr rv
LJ LJ//LJ [LJ] LJ//Lv [LJ] LJ//Jr [LJ] LJ//rv [LJ]
Lv LJ//Lv [LJ] Lv//Lv [Lv] LJ//rv [LJ] Lv//rv [Lv]
Jr LJ//Jr [LJ] LJ//vr [LJ] Jr//Jr [Jr] Jr//vr [Jr]
rv Lr//Jv [LJ] Lv//rv [Lv] Jr//vr [Jr] rv//rv [rv]
Le di hybridisme est l’étude de la descendance de parents qui diffèrent par
deux caractères (2 couples d’allèles).
Activité 02 : Le di hybridisme sans dominance ou codominance
Consigne
A partir de votre connaissance sur le di hybridisme avec dominance énumère
les trois cas possibles de di hybridisme avec codominance.
Synthèse partielle
Les trois cas possibles sont :
1er Cas : Chaque parent possède un allèle dominant et un allèle récessif.
Exemple : LJ//LJ x rv//rv.
En F1 : on obtient 100% d’individus hybrides semblables entre eux même et ne
ressemblant a aucun parents.
En F2 : F1 x F1 on obtient 4classes phénotypiques dans les proportions 9/16,
3/16, 3/16, 1/16.
2eme Cas dominance pour un caractère et codominance pour l’autre.
Exemple : LJ//LJ x rv//rv
En F1 : 100% d’individus hybrides ne ressemblant a aucun parent (Phénotype
intermédiaire d’une part et dominant d’autre part).
En F2 : 6classes phénotypiques sont obtenus dans les proportions de 6/16 ;
3/16 ; 3/16 ; 2/16 ; 1/16 ; 1/16.
Il y a eu régénération indépendante des allèles.
3eme Cas Codominance pour les deux caractères
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 106
Exemple : LJ//LJ x rv//rv
En F1 on obtient 100% d’individus hybrides ne ressemblant a aucun des parents
(phénotype intermédiaire).
En F2 on obtient 9 classes phénotypiques dans les proportions : 4/16 ; 2/16 ;
2/16 ; 2/16 ; 2/16 ; 1/16 ; 1/16 ; 1/16 ; 1/16.
Les lois de Mendel
a) 1ère loi : « Uniformité des hybrides » :
Dans une population d’hybridation d’individus différents par un ou plusieurs
caractères, les hybrides de F1 sont tous semblables.
b) 2ème loi : « Pureté des gamètes » :
Les individus de F1 (hétérozygotes) ne reçoivent que l’un des éléments des
couples d’allèles (pureté des gamètes).
c) 3ème loi : « Disjonction des gamètes » :
La F2 issues du croisement entre F1 est polymorphe, la moitié des descendants
fait retour aux types parentaux (cas du linkage)
-Le linkage (gènes liées sur le même chromosome)
Le linkage est une liaison entre deux gènes dont les caractères sont transmis
simultanément.
1) Expérience :
On croise deux races pures de drosophiles. L’une ayant des ailes longues et les
yeux rouges, l’autre ayant les ailes vestigiales et les yeux bruns. En F1, on
obtient des individus qui ont tous des ailes longues et les ailes yeux rouges. En
F2, on obtient les proportions ¾ [L R] et ¼ [v b].
a) Croisement 1 : On croise un male de F1 avec une femelle aux ailes vestigiales
et aux yeux bruns. La descendance obtenue se compose comme suit :
540 drosophiles aux ailes longues et aux yeux rouges ;
490 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns.
b) Croisement 2 : On croise une femelle de de F1 avec un male aux ailes
vestigiales et aux yeux bruns. On obtient :
460 drosophiles aux ailes longues et aux yeux rouges ;
470 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns ;
37 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux rouges ;
33 drosophiles aux ailes longues et aux yeux bruns.
Consigne :
Analyse les résultats des 2 croisements et conclure.
Synthèse partielle :
Analyse :
Parents : Dr. Ailes longues X Dr. Ailes vestigiales
Yeux rouges Yeux brins
Phénotypes : [L R ] X [v b ]
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 107
Génotypes : LR//LR X vb//vb
Gamètes (Ϭ): L R X v b
Echiquier de croisement :
LR LR
vb LR//vb [LR] LR//vb [LR]
vb LR//vb [LR] LR//vb [LR]
* En F1 :
Hybrides : Dr. Ailes longues (100%)
Yeux rouges
Phénotype : [L R ]
Génotype : 𝑳𝒗 //𝑹𝒃
Gamètes : « L R » ; « v b »
* En F2 : F1 X F1
Echiquier de croisement :
LR vb
LR LR//LR [LR] LR//vb [LR]
vb LR//vb [LR] vb//vb [vb]
* Phénotypes : [L J ] = 𝟑𝟒 = 75% ; [L J ] = 𝟏𝟒 = 25%
Conclusion :
Ici le linkage est dit absolu car on obtient les valeurs ¾ et ¼ en F2.
-Le linkage est complet ou absolu ou total si et seulement si, les gènes liés ne
se séparent pas pendant le croisement.
3. Brassage génétique :
Le brassage génétique est un mélange des gènes qui intervienne à 2 moments
de la vie des gamètes au cours de la méiose et pendant la fécondation.
Il en existe 2 types :
Activité 01 : Brassage intra chromosomique
Au cours de la prophase I de la première division de la méiose, quand les
chromosomes homologues s’apparient, un mécanisme d’enjambement ou
crossing-over se produit entre des chromatides non sœur des 2 chromosomes
formant un chiasma. A leur niveau, peuvent se produire des échanges de
portions de chromatides aboutissant à un échange d’allèle et donc à des
recombinaisons génétiques. Un tel brassage est qualifié intra-chromosomique
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 108
Activité 02 : Le brassage inter-chromosomique :
En anaphase I, lors de la disjonction des chromosomes, les 2 chromosomes
homologues de chaque paire se séparent. Chaque chromosome migre vers l’un
des pôles de la cellule. C’est un phénomène aléatoire et le nombre de
combinaisons possibles entre les n paires est infini. Ainsi le chromosome d’une
paire peut être associé avec l’un ou l’autre chromosome d’une 2ème paire, et
ceci est valable pour les n paires. Un tel brassage est qualifié d’inter-
chromosomique.
Evaluation :
Morgan croise une drosophile (male ou femelle) à aile long et corps gris
(souche sauvage) avec une drosophile (male ou femelle) a ailes vestigiales
(ailes courtes) et a corps ébène (corps noirs) souche double mutante.
En F1 : on obtient 100% de drosophiles de phénotype ailes longs corps gris.
Morgan réalise un croisement test entre un individu hybride de F1 et un
individu double récessif.
Consigne
1. Ecrire les génotypes de chaque parents de lignés pures ainsi que celui des
hybrides de la 1ere génération.
2. Explique pourquoi les différents types de gamètes de l’individu hétérozygote
sont produits en quantité égale ?
3. Compare les résultats d’un croisement test dans le cas ou les allèles des deux
gènes sont situés sur deux paires distinctes de chromosomes homologues et le
cas ou ils sont situés sur la même paire de chromosomes.
4. Explique le mécanisme du crossing-over.
5. Explique les résultats.
Synthèse Partielle
1.Génotype des parents gris aile long GL//GL
Génotype du parent corps noirs aile vestigiales nv//nv.
Génotype de l’individu hybride de F1
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 109
Gris : G et Long :L donc GL.
noir : n et vestigiale : v donc nv
2. Les différents types de gamètes sont produit en quantité égale car la
ségrégation de chromosomes homologues se fait au hasard 5% de chance se
retrouve dans l’une des cellules filles.
3. On observe un résultat 50% lors d’un test cross si les deux gènes sont liés
(Linkage). Dans la plupart des cas il y a recombinaison et on observe un résultat
de 25%, 25%, 25%, 25% lorsque les ailes se trouvent sur les deux paires de
chromosomes homologues différents.
4. Le crossing-over : est un phénomène génétique qui a lieu lors de la méiose,
les chromosomes homologues se chevauchent et échangent des fragments de
chromatides. Le résultat est le brassage intra chromosomique des allèles : tous
les gènes situés sur une paire de chromosomes peuvent être brasses grâce au
crossing-over. Ce qui modifie l’association des allèles portés dans chacun des
chromosomes de départ. Pour que l’échange ait lieu les deux chromosomes de
chaque paire se rapprochent et se brisent au même niveau de la séquence
génétique pour ensuite échanger les fragments résultants.
5. Les résultats obtenus dans le test cross s’explique par la survenue du
crossing-over durant la gamétogenèse. Le phénomène n’y a pas lieu chaque
fois, les phénotypes parentaux restent majoritaires.
Activité 03 : La fécondation amplifie le brassage génétique
Consigne
1. Pourquoi dit-on que le brassage chromosomique réalisé par la méiose est
amplifié grâce à la fécondation ?
2. Déterminer les differentes probabilités d’apparition des phénotypes
résultant du croisement de deux hybrides de F1.
Synthèse partielle
1. Car la fécondation réunit au hasard les gamètes ayant subit la méiose donc le
brassage génétique par rapport a la diversité des gamètes produits. Le nombre
de regroupement chromosomique possibles pour la cellule œuf est élevé a la
puissance deux.
2. Dans le cas de gènes non liés il y a : 25% ; 25% ; 25% ; 25% d’apparition de
phénotypes. Et 50% ; 50% pour les gènes extrêmement liés.
-La fécondation réunit au hasard les gamètes et amplifie le brassage génétique
dut a la méiose.
Chaque cellule œuf est unique au point de vue de son génotype. Il contient
deux allèles de chaque gène. La méiose réalise un brassage génétique qui
assure l’originalité et la diversité des descendants.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 110
4. Les Mutations :
La mutation est un changement dans la séquence des nucléotides de l’ADN.
Elle est provoquée par des agents mutagènes, c’est-à-dire des facteurs
susceptibles d’augmenter la fréquence des mutations. Il s’agit des agents
physiques (radiations ionisantes), des radiations chimiques (acide nitreux). La
conséquence de l’action de ses agents est une modification structurale de
l’ADN.
Activité 1 : Les types de mutations
a) La mutation ponctuelle : est toute modification n’affectant qu’une seule
paire de nucléotide d’une séquence d’ADN.
Cependant, il arrive parfois que la modification soit plus étendue, ce qui
entraine d’important remaniement du segment d’ADN.
Les mutations ponctuelles sont de plusieurs types affectant la molécule d’ADN :
* Substitution : Un nucléotide est remplacé par un autre.
Exemple : …ATC-CGC-CA…---------------→ ATC-CGC-TA…
Remarque :
_ Lorsqu’une pyrimidine remplace une autre pyrimidine ou une purine
remplace une autre purine, on parle de « Transition ».
_ Lorsqu’une purine remplace une pyrimidine, on parle de « Transversion ».
* Délétion : Elle est la perte d’un nucléotide de la séquence d’ADN.
Exemple : …ATC-CGC-CA…-----------------→ …ATC-CGC-.A…
* Addition ou insertion : Un nucléotide s’insère entre 2 nucléotides de la
séquence.
Exemple : …ATC-CGC-CA…---------------→ …ATC-CGC-CGA…
b) Mutation contre-sens ou faux-sens : Ce sont des mutations qui change le
codon d’un acide animé par un codon correspondant à un autre acide aminé.
Exemple : Dans le cas d’une anémie falciforme ou drépanocytose (maladie du
sang affectant l’hémoglobine contenue dans les globules rouges), le codon GAA
(acide glutamique) est remplacé par le codon GUA (valine).
c) Mutation non-sens ou mutation de la terminaison : Elle a lieu quand un
codon spécifiant un acide miné est changé par un codon stop ou codon de
terminaison.
Cette mutation passe rarement inaperçue ca la protéine incomplète est
inactive.
Exemple : Soit …AAG-GCT-AGT-GTA… les portions du brin transcrit et …Phé-
Arg-Ser-His… la séquence polypeptide correspondante.
On effectue la substitution de en position 4 par A. Détermine la séquence
polypeptide correspondante et nommer le type de mutation.
Synthèse : La nouvelle portion du brin transcrit est : …AAG-ACT-AGT-GTA…
Son ARNm correspondant est …UUC-UGA-UCA-CAU…
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 111
La séquence polypeptide correspondante est : …Phé-Stop-Ser-His...
L’acide aminé Arg a été remplacé par un codon stop. On est en présence d’une
mutation non-sens.
Activité 2 : Conséquence des mutations :
Les mutations peuvent être répertoriées en fonction des conséquences qu’elles
ont sur les protéines synthétisées. Suivant la nature et la localisation de la
mutation, les conséquences sur la synthèse du polypeptide peuvent être
inexistantes ou très importantes.
La mutation peut être sans effet lorsque le codon muté est transformé en un
codon qui a la même signification que celui de départ (codon synonyme).
Par contre si la substitution d’une base par un acide aminé crée un codon-stop,
soit la protéine n’est pas fonctionnelle, soit elle peut engendrer des déficiences
de certaines fonctions.
NB : Lorsqu’une mutation entraine une modification de la séquence des acides
aminés d’une protéine, elle est dite efficace.
Seules les mutations germinales sont transmissibles à la descendance.
Les mutations somatiques se transmettent d’une cellule à une autre cellule sur
le même organisme mais ne sont pas héréditaire.
Nature du génome :
Le génome est l’ensemble de toutes les matières génétiques ou ADN d’un être
vivant.
Les individus d’une même espèce ont le même génome. Celui-ci est caractérisé
par le nombre des chromosomes, leurs structures, l’emplacement de tous les
gènes nécessaires à l’édification et au fonctionnement de l’organisme.
Activité 03 : Les cartes génétiques
Consigne :
1. Comment sont disposés les gènes sur les chromosomes ?
2. Détermine les différents pourcentages de recombinaison entre les gènes Sc
et Ec ; Ec et Cv ; Sc et Cv.
Synthèse Partielle
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 112
1. Les gènes sont disposés en collier de perle. Les gènes occupent les
emplacements fixes sur les chromosomes appelés locus. L’emplacement du
gène est appelé locus.
2. Entre Sc et Ec il y a 3% , entre Ec et Cv il y a 10,7%. Entre Sc et Cv il y a 13,7%.
On doit représenter un autosome avec l’allèle aile vestigiale et avec l’allèle
yeux pourpres distant de 13,7 CM
La carte factorielle : est une représentation topographique des chromosomes
déterminant l’emplacement et l’arrangement linéaire des gènes sur un
chromosome.
Le gène est une séquence de l’ADN susceptible de mutation et capable de
transmettre un message héréditaire. Pour établir ou placer les gènes sur une
carte factorielle, il faut d’abord calculer le taux de recombinaison selon la
formule suivante :
nombres de gamètes récombinésnombres
Taux = total des gamètes
X 100 (centimorgan)
Pour que le crossing-over sépare 2 gènes, il faut qu’il se produise dans
l’intervalle qui sépare les locus des deux gènes. La distance qui sépare les 2
gènes peut donc être mesurée par le nombre qui exprime le taux de
recombinaison.
Par convention une unité arbitraire au centiMorgan correspond à une unité du
taux de recombinaison. C’est-à-dire :
1% de recombinaison = 1 centiMorgan (cM).
Si par exemple la séparation a lieu dans 7% des cas, on exprime la distance
séparant les 2 gènes par 7 unités centimorgan
Activité 4 : Diversité et l’unicité de l’individu :
Tout individu est hétérozygote pour un grand nombre de gêne. Ce
polymorphisme génétique est responsable à travers la reproduction sexuée de
la naissance de génération en génération, d’individu génétiquement différent.
En effet au cours de la méiose, le brassage intra-chromosomique suivi du
brassage inter-chromosomique fait que chaque individu est unique. Par
conséquent, chaque cellule haploïde, chaque gamète possède un génome
unique.
La fécondation, caractérisée par la rencontre aléatoire des gamètes, amplifie
considérablement le brassage génétique dû à la méiose.
Chaque organisme représente ainsi une association unique du gène de l’espèce
n’ayant jamais existé et ne se réformera plus dans l’avenir. Chaque individu est
unique du point de vue génotype. Cela justifie l’expression « Unicité des
individus ».
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 113
Diversité Génétique d’une
Population
Activité 01 : Comment se manifeste le polymorphisme au sein d’une
population
Mendel croise des variétés de poids. Il s’est assurée par les cultures répétées
que celle-ci sont des races pures pour les deux caractères étudier.
Les caractères choisit concerne : La couleur des graines (jaune vert) et la forme
de la graine (Lisse ou ridée).
Il croise une variété de graine lisse et jaune avec une variété de graine ridée
vert.
Apres fructification l’examen des gousses montre qu’elles contiennent des
grains hybrides lisses jaunes.
Cette dernière constitue la 1ere génération ou F1.
Il sème les graines de F1 et laisse les fleurs s’autofécondent.
Apres fructification il récolte les graines de la F2.
Il constate qu’il ya 4 types de graines donc 4 phénotypes.
-Des graines lisses et jaunes,
-Des graines lisses et vertes,
-Des graines ridées jaunes,
-Des graines ridées vertes.
Consigne
1.Combien de nouveau population se dégage du croisement de cette
expérience de Mendel ?
2. Quels sont les génotypes et les phénotypes de chacun d’elles ?
3. Compare la population F1 et F2. Tire une conclusion.
4. La population F2 est elle- polymorphe ? Par un croisement simple entre les
individus de F1.
Explique les polymorphismes observés en mettant un accent sur le brassage
chromosomique lors de la formation des gamètes et l’amplification du brassage
pendant la fécondation.
Synthèse Partielle
On appelle population ensemble des individus appartenant a une même espèce
vivant dans un espace et susceptible de se croiser entre eux.
1. Deux variétés de population se dégagent de ce croisement de Mendel qui :
graines lisses jaunes et graines ridées vertes.
2. Les phénotypes et les génotypes sont :
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 114
Variétés Phénotypes Génotypes
Graines lisses jaunes Lisse – jaune LJ//LJ
Graines ridées vertes Ride-vert rv//rv
3. La population de F1 est homozygote à 100% Des graines lisses et jaunes. Ce
phénotype est parental.
La population F2 est composée de quatre types de graines differentes : Deux
sont de phénotypes recombinés et deux sont de phénotypes parentaux.
La F1 permet de mettre en évidence que :
L’allèle lisse est dominant sur l’allèle ridée,
L’allèle Jaune est dominant sur l’allèle verte.
La variation du phénotype au sein d’une population est détermine par la
diversité génétique appelé polymorphisme.
4. F2 est polymorphe ce qui veut dire qu’il y a plusieurs phénotypes au sein
d’une même population.
Le croisement test entre le double récessif de F2 et les individus de F1. Cela
permet de connaitre un génotype correspondant aux gamètes produits par
l’individu testé. En fonction des résultats obtenus on peut connaitre la
probabilité de production des gamètes. On peut alors constaté qu’il y a des
brassages chromosomiques lors de la formation des gamètes puis que de
nouveaux phénotypes recombinés réapparaissent.
Les différents phénotypes sont dus à l’existence d’enzymes differentes codées
par les allèles différents du même gènes qui est donc polyalleliques.
Le polymorphisme existe également au niveau biochimique.
A ce titre :
-Le gène A,B,O gouverne la synthèse d’une enzyme régissant l’une des étapes
de la synthèse des marqueurs membranaires du système de groupe A,B,O.
-Le gène du système H,L,A codent les protéines présentés dans la membrane
de toute les cellules nucléées des organismes.
-Le gène CFTR code une protéine membranaire qui réagit la perméabilité
membranaire.
-Le gène alpha antitrypsine inactive une protéine destructrice du tissu
pulmonaire.
-Le gène LH code la protéine LH (Hormone Lutéinique) intervenant dans la
reproduction.
-Un gène est dit polymorphe lorsqu’il possède plusieurs allèles, ou lorsqu’il
existe deux allèles de ce gène ayant une fréquence supérieure à 1%
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 115
Activité 02 : Comment varie la fréquence allénique au sein d'une population :
1. Influence de la sélection naturelle sur la variation de la fréquence allénique
Consigne
A partir de l’exploitation du document
1. Relève les régions du monde ou sévit la drépanocytose.
2. Quel est le continent le plus touché ?
3. Explique pourquoi la fréquence de l’allèle S HBs est élevée dans les zones de
paludisme.
4. Explique une relation entre les régions ou la fréquence de l’allèle S est élevée
et les facteurs de l’environnement.
Synthèse Partielle
1.La drépanocytose est fréquente essentiellement dans les régions équatoriales
de l’Afrique et de l’inde.
2. Le continent le plus touché est l’Afrique.
3. On peut remarquer que la répartition des cas de paludisme dans le monde
est sensiblement la même que la répartition des cas de drépanocytose.
4. On peut remarquer que les régions ou sévit le paludisme, la fréquence de
l’allèle HBs est très élevée (proche de 14%). On a constaté que les individus
hétérozygotes A//S résistaient mieux au plasmodium que les individus
homozygotes A//A. La présence de l’allèle S présente donc un avantage pour la
population.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 116
5. On observe une fréquence élevée d’allèle S dans les régions ou le paludisme
est présent.
Chaque gène présent dans une collectivité a une fréquence relative dont la
valeur est une donnée statistique caractéristique de la population.
La fréquence allénique ou la proportion d’un allèle dans une population est le
rapport du nombre de cet allèle, sur le nombre d'allèles de l'ensemble des
individus de la population pour le gène considéré.
La sélection naturelle est l'avantage pris par certains génotype par diminution
relative de la fécondité et ou de l'espérance de vie d'autres génotypes de la
population sous l'influence des facteurs du milieu.
Cela revient à dire que dans une population donnée, seuls les individus les plus
avantagé par leurs génotypes survivraient dans un milieu donné. La fréquence
des allèles du génotype favorable va augmenter d'une génération à une autre,
alors que celle des allèles de génotype des individus éliminé par le milieu va
diminuer d'une génération à une autre.
Cela revient à dire que dans une population donnée, seules individus les plus
aptes les plus avantagés par le génotype survivent dans un milieu déterminé.
S’agissant de drépanocytose homozygote (S/S) meurent précocement.
Cependant chez les populations africaines ou sévit le paludisme, la fréquence
de l’allèle S atteint presque 15%.
L’explication réside dans le fait que les individus A/S résistent mieux aux
parasites du paludisme que les individus A/A. Ils ont une probabilité plus
grande de survie dans la région qui favorise le développement du plasmodium.
Cet avantage des hétérozygotes dans certaines conditions environnementales
montre bien que le devenir d’un allèle varie suivant les caractéristiques du
milieu de vie de la population. La fréquence des allèles du génotype favorable
va augmenter d’une génération à une autre, a lorsque celle des allèles des
génotypes d’individus éliminés par le milieu va diminuer d’une génération à
l’autre.
Les facteurs du milieu agissent différemment d’une population à l’autre. La
sélection naturelle accentue donc les différences alleliques entre les
populations.
2. L’influence des migrations sur la variation des fréquences alleliques :
Les migrations entre population distinctes créent un transfert plus ou moins
important de gènes entre elles, ce qui modifie les fréquences alleliques et
amoindrit les différences alleliques entre les pools de gènes. En d’autres
thermes on assiste à un mélange de pool de gène qui a tendance à provoquer
ou à entrainer leur unification. Cette unification de pool de gène que les plus
importantes que les populations concernés sont proches géographiquement.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 117
Les migrations peuvent aussi être à l’ origine de création de population
nouvelle.
En effet lors de la formation d’une nouvelle population par un petit nombre
d’individus constituant la population fondatrice, la totalité des allèles se
trouvant dans la population de départ n’est pas présente entièrement dans la
population fondatrice: C’est l’effet fondateur ou l’effet fondation.
Les prévisions en génétique ne se limitent pas seulement à calculer la
probabilité pour le futur enfant d’un couple soit détenteur de tel ou tel allèles
mais amènent aussi les spécialistes de la santé à prévenir certaines maladies
dans la descendance d’une population fortement indexée.
Le fait d’observer les individus aux phénotypes très différents capables de se
reproduire justifie le fait que tous les humains appartiennent a la même espèce
(homo sapiens : homme qui pense).
Toutes les populations humaines partagent les mêmes gènes et les mêmes
allèles.
Les populations différentes par la séquence des allèles. La principale cause de
ces différences de fréquences génétiques est la distance géographique. Cela
suggère que toutes les populations humaines actuelles dérivent d’une petite
population.
Les mutations créent de nouveaux allèles, c'est à dire de nouvelles formes d'un
gène donné. Un gène est dit polymorphe lorsqu'il existe, dans une population,
sous plusieurs formes chez au moins 1% des individus.
Le génotype d'un individu donne la composition en allèles de l'individu. A
chaque phénotype correspond en général plusieurs génotypes. Les mutations
peuvent être bénéfiques, si elles résultent en une amélioration de la
fonctionnalité de la protéine, bien qu'elles soient le plus souvent négatives.
Chez les organismes, comme l'homme, possédant des paires de chromosomes,
deux allèles sont présents pour un gène donné. On distingue alors les allèles
dominants (s'exprimant dès qu'ils sont présents), des allèles récessifs (muets
lorsqu'ils sont associés à l'allèle dominant cas des cellules hétérozygotes). Il
existe parfois des allèles coodominants : les deux allèles en présence
s'expriment. Les allèles récessifs ne s'expriment que lorsque la cellule est
homozygote pour ce gène (elle possède deux allèles identiques).
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 118
Quelques Aspects de la génétique humaine
Activité 01 : Mécanisme de la transmission des gènes :
1. Hérédité non lié au sexe ou autosomale :
1.1. Le système ABO :
Le système sanguin ABO est gouverné par trois allèles d'un même gène (A, B et
O).
Le locus de ce gène se situe sur la paire de chromosomes numéro 9. Le
chromosome n°9 n'est pas un chromosome sexuel mais un autosome. Un
individu ne possède que deux des trois allèles mentionnés plus haut sur les 2
chromosomes homologues. C'est 3 allèles donne 4 phénotypes : A, B, AB, O.
Les allèles A et B sont coodominants.
Un Agglutinogène est une glycoprotéine enchâssée dans la membrane des
hématies, il définit le groupe sanguin. Il existe 2 sortes d’agglutinogène A, B et
deux sortes d’agglutines qui sont anti A et anti B. Un même sang ne peut
continuer à la fois l’agglutinogène et l’agglutine correspondant. Il existe 4 types
de groupe sanguin : A, B, AB, O.
Phénotypes Génotypes Agglutine=anticorps Agglutinogène =
dans le plasma antigène sur
l’hématie
A A//A ou A//O Anti B A
B B//B ou B//O Anti A B
AB A//B ou B//A Néant A+B
O O//O Anti A et Anti B Néant
-Tout individu de phénotype [A] est soit homozygote de génotype 𝑨//𝑨 ou
hétérozygote de génotype 𝑨//𝑶.
-Tout individu de phénotype [B] est soit homozygote de génotype 𝑩𝑩 ou
hétérozygote de génotype 𝑩𝑶.
-Tout individu de phénotype [AB] est hétérozygote de génotype 𝑨//𝑩 ou
𝑩//𝑨.
-Tout individu de phénotype [O] est homozygote de génotype 𝑶//𝑶.
Les possibilités de transfusion sans :
Donneur universel O AB Receveur universel
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 119
1.2. Hérédité du facteur rhésus :
En plus du caractère « groupe sanguin », chaque individu possède un caractère
appelé « rhésus sanguin ». Ce caractère, qui est lié à la présence ou à l'absence
de certaines molécules à la surface des globules rouges, est déterminé par un
gène porté par la paire de chromosomes n°1.
Deux allèles déterminent le facteur rhésus qui accompagne le groupe sanguin :
1.2.1. L’allèle Rhésus + noté Rh+ : qui permet la fabrication des molécules à la
surface des globules rouges ;
1.2.2. L’allèle Rhésus – noté Rh– : qui ne permet pas la fabrication des
molécules à la surface des globules rouges.
L’allèle Rh+ domine l’allèle Rh–. L’allèle Rh+ de phénotype [Rh+] est
homozygote de génotype 𝑹𝒉+//𝑹𝒉+ et hétérozygote de génotype 𝑹𝒉+//𝑹𝒉−
ou 𝑹𝒉−//𝑹𝒉+.
L’allèle Rh- de phénotype [Rh-] est homozygote de génotype 𝑹𝒉−//𝑹𝒉− . Il
n’est pas hétérozygote car récessif par rapport à l’allèle Rh+.
1.2.3. Problème du facteur rhésus :
Chez les femmes enceintes, si la mère est Rh+ et le fœtus Rh-, cette
incompatibilité peut entraîner des complications à la naissance comme une
maladie hémolytique du nouveau-né et parfois la mort du fœtus.
NB : Seuls les anticorps anti rhésus sont capables de franchir la barrière
placentaire contrairement aux anticorps anti A et anti–B.
2 Hérédité lié au sexe ou gonosomale :
2.1. Cas de l'hémophile :
C'est une maladie caractérisée par un trouble de coagulation du sang due à
l'absence d'une globuline dans le plasma. Elle n'affecte que les hommes et leur
est transmise par leur mère vectrice ou conductrice. Le gène de l'hémophile h
est récessif. Ainsi on note :
-Homme normal : XHY
- Homme hémophile : XhY
-Femme normal : XHXH
- Femme vectrice : XHXh
- Femme hémophile : XhXh n'existe pas car les œufs donnent des embryons non
viables.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 120
Application des connaissances :
Donner les résultats statistiques des mariages suivants
1er cas : Homme normal X femme vectrice
2ème cas : Homme hémophile X Femme normale
3ème cas : Homme hémophile X Femme vectrice
Synthèse
1er Cas : Croisement entre Homme normal et Femme Vectrice
XH Y
XH XHXH X HY
Xh XHXh XhY
Résultats : 25% Femme Normale XHXH
25% Femme Vectrice XHXh
25% Homme Normale XHY
25% Homme Hémophile XhY
2e Cas : Homme hémophile X Femme normale
Xh Y
XH XHXh X HY
XH XHXh X HY
Résultats : 50% Femme Vectrice
50% Homme Normale
3e Cas : Homme hémophile X Femme vectrice.
Xh Y
XH XHXh X HY
Xh XhXh XhY
Résultats : 25% Femme Vectrice
25% Femme Hémophile (n’existe pas)
25% Homme Normale
25% Homme Hémophile
2.2. Cas du daltonisme :
Maladie découverte par le physicien Dalton sur lui-même, il s'agit d'une
anomalie de la vision des couleurs (confusion entre le rouge et le vert). Il est dû
à un gène récessif noté d, ainsi on note :
- Homme normal : XDY
- Homme daltonien : XdY
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 121
-Femme normale : XDXD
-Femme daltonienne : XdXd
- Femme vectrice : XDXd
Application des connaissances:
Donner les résultats statistiques des mariages suivants
1er cas : Homme normal X femme vectrice
2ème cas : Homme daltonien X Femme vectrice
Synthèse :
1er cas : Homme normal X femme vectrice.
XD Y
XD XDXD XDY
Xd XDXd XdY
Résultats : 25% Fille Normale XDXD
25% Fille Vectrice XDXd
25% Garçon Normale XDY
25% Garçon daltonien XdY
e
2 Cas : Homme daltonien X Femme vectrice.
Xd Y
XD XDXd XDY
Xd XdXd XdY
Résultats : 25% de femme vectrices XDXd
25% de femmes daltoniennes XdXd
25% d’hommes Normales XDY
25% d’hommes Daltoniens XdY
Activité 02 : Arbre généalogique ou pedigree :
L'arbre généalogique ou pedigree est la représentation d'une descendance
avec tous les événements qui l’ont marqué.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 122
1. Détermine les allèles dominants et les allèles récessifs et les allèles
coodominants du système ABO.
2. Détermine le génotype des individus I1, I2, II2 II3, II6 III3 et III7.
3. Calcule la probabilité pour que le couple I1 et I2 ait un enfant de groupe O,
groupe AB, Groupe A.
Réponse
1. L’allèle dominant : L’allèle A est dominant par rapport a O ; B est dominant
par rapport a O. L’allèle A et B sont coodominants. L’allèle O est récessif.
2. Le génotype I1 est AO, Le génotype I2 est BO. Car ils ont donne II3 qui est O
II2 est O II3 est OO II6 est AB et II7 BO.
3. L’étude de l’échiquier de croisement donne les probabilités suivantes.
A O
B AB BO
O AO OO
Quelques signes utilisés par le pedigree :
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 123
Le SOI et Le Non SOI
Activité 01 : Le SOI:
1. Définition : Le soi d'un individu se définit comme étant l'ensemble des
organes, tissus, cellules et molécules résultant de l'expression de son génome.
Certaines molécules s'expriment sur les membranes cellulaires et constituent
les marqueurs de l'identité biologique de l'individu. Parmi elles, on distingue :
-Les molécules anucléées (sans noyau) qui forment le groupe sanguin (système
ABO, rhésus).
- Les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité ou CMH appelées HLA
(Human Leucocyte Antigène) chez l'homme. Le CMH est un ensemble de
molécules glycoprotéines codée par 4 gènes et porté ou situé sur le
chromosome n°9. Il en existe 2 classes :
-Les antigènes du CMH de classe I, constituées de molécules présentes dans la
membrane de toutes les cellules nucléaire de l'organisme. Ce sont les
marqueurs du soi, ils constituent la carte d'identité biologique individuelle.
- Les antigènes du CMH de classe II, présent uniquement dans la membrane
plasmique de certaines cellules immunitaires qui sont lymphocytes et
macrophages.
2. Les greffes :
Il en existe 4 types qui sont :
2.1. Autogreffe : on greffe un fragment de tissu d'un individu sur lui-même.
2.2. Isogreffe : on greffe un fragment de tissu d'un jumeau sur son frère
jumeau ou entre des animaux d'une même lignée pure.
2.3. Allogreffe : on greffe un fragment de tissu d'un individu sur un autre
individu de la même espèce mais non parents.
2.4. Hétérogreffe : on greffe un fragment de tissu d'un individu sur un autre
individu d'une autre espèce différente.
Remarque : Lorsque l'organisme receveur et celui du donneur portent les
mêmes CMH, il y a acceptation des greffons, c'est le cas des autogreffes et
isogreffes.
Dans le cas contraire le greffon est rejeté, c'est le cas des allogreffes et
hétérogreffes.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 124
Activité 02 : Le non-moi :
Le non-moi est l'ensemble des molécules différentes du soi, c'est-à-dire toutes
les molécules ne résultant pas de l'expression du génome d'un individu y
compris le soi-modifié. Ce sont des antigènes.
On appelle antigène, une molécule susceptible d'être reconnue comme
étrangère et de déclencher une réaction spécifique contre elle dans
l'organisme. On distingue les antigènes suivant :
-Les antigènes particulaires : qui sont les microbes, particules virales etc…
-Les antigènes solubles : qui sont les toxines microbiennes, molécule diverses
etc…
L'antigène porte le plus souvent plusieurs motifs appelés « épitopes » ou «
déterminants antigéniques » (ce sont des informations immunitaires capables
d'être reconnu par les cellules du système immunitaire).
Activité 03 : Le soi-modifié :
Il correspond à des molécules du soi (CMH de classe 1 ou 2) auxquelles sont
associés les fragments moléculaires du non-moi.
Elles ont un rôle passif en tant que marqueur du soi et participent à la réponse
immunitaire en présentant des fragments du non-soi à des récepteurs
spécifiques.
Activité 04 : Le non-soi immunologie :
L'ensemble des molécules du non-soi déclenchant une réaction immunitaire
constitue le non-soi immunologique.
Ces derniers réunissent donc tous les antigènes provenant du milieu extérieur
(microbes, particules virales) ou résultant d'une modification des molécules ou
par mutation génétique.
Activité 05 : Les acteurs de l'immunité :
1. Les barrières naturelles de l'organisme :
En fonction de leurs modalités d'actions, on les classes en :
1.1. Barrières anatomiques : muqueuse, peau.
1.2. Barrières Chimiques : sueur, suc gastrique.
1.3. Barrière biochimiques : enzymes bactériologiques.
1.4. Barrières écologiques : bactéries non pathogènes du tube digestif.
2. Les cellules et organes de l'immunité :
2.1. Les cellules de l'immunité : Elles sont toutes issues d'une cellule souche
qui se trouve dans la moelle osseuse. Les leucocytes ou globules blancs sont
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 125
les acteurs principaux des réactions immunitaires. Suivant leurs aspects
au microscope et leurs rôles, on distingue :
-Les phagocytes polynucléaires : appelés granulocytes. Il en existe trois :
Les éosinophiles, les neutrophiles et les basophiles.
-Les phagocytes mononucléaires : ce sont les monocytes qui se transforment
plus tard en macrophages.
-Les lymphocytes : Il en existe deux types :
. Les lymphocytes T ou LT : Elles sont responsables de la réponse immunitaire
cellulaire spécifique, qui visent à détruire les cellules pathogènes (bactéries,
cellules cancéreuses).
. Les lymphocytes B ou LB : Elles sont responsables de la réponse immunitaire
humorale spécifique grâce aux anticorps qu’ils produisent et qui serviront à la
reconnaissance et à la destruction de l’agent pathogène.
2.2. Les organes lymphoïdes :
Ils sont de deux types qui sont :
-Organes centraux : moelle osseuse et thymus, ce sont les sites de maturation
des lymphocytes.
- Organes périphériques : ganglions lymphatiques, rate, amygdales, ce sont les
lieux de réponse immunitaire.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 126
Déroulement de la réponse Immunitaire
Activité 01 : La réponse immunitaire non spécifique ou « innée » :
1. Déroulement : Quand les microbes pénètrent dans l'organisme après avoir
franchis les barrières naturelles (peau, muqueuse …), les leucocytes ou globules
blancs traversent les capillaires sanguins par « diapédèse » et se dirige vers le
lieu d'inoculation afin d'attaquer les microbes par phagocytose.
Après leur arrivés sur le site, les granulocytes neutrophiles, qui sont des
polynucléaires, les cellules dendritiques et les monocytes, en présence de
protéine étrangère dans le sang, se transforment en macrophage et réalisent la
phagocytose de l'antigène ou pathogène.
Les cellules phagocytaires attaquent indépendamment toutes sortes d’intrus
(cellules mortes, microbes ou les débris). L'élément étrangers est enfermé dans
une poche puis digéré par des enzymes. Les débris résultants de cette digestion
peuvent être libérés par exocytose hors de la cellule phagocytaire.
« La réponse immunitaire non spécifique ou innée est celle qui est
indépendante de la nature de l'antigène. Elle peut avoir lieu à tous les niveaux
de l'organisme. »
Certaines petites molécules de natures peptidiques résultant de la digestion de
corps étrangers, sont associées à une molécule CMH. A la surface du
phagocyte, il joue le rôle d'un antigène et le phagocyte devient une CPA (cellule
présentatrice de l'antigène).
2. Les phases de la phagocytose :
2.1.L’adhésion : Le phagocyte émet des extensions appelées pseudopodes qui
entourent le corps étranger.
2.2. L’absorption : les antigènes sont ingérés par endocytose grâce aux
déformations cytoplasmiques.
2.3. La digestion : l’antigène est digéré au sein des vacuoles digestives ou
phagosomes dans lesquelles les vésicules golgiennes (lysosomes) déversent des
enzymes hydrolytiques.
2.4. Rejet : Les déchets de la digestion sont expulsés hors du phagocyte par
exocytose et sont associés à une molécule du CMH.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 127
Activité 02 : La réponse immunitaire spécifique ou « adaptative » :
Elle nécessite la reconnaissance particulière de l'antigène par certaines cellules
immunitaires. Elle est divisée en trois principales phases :
1. Phase d'induction :
La phase d’induction comprend l’étape de reconnaissance et l’étape
d'activation :
1.1. La reconnaissance : met en jeu les récepteurs spécifiques du soi-modifié
ou de l'antigène soluble et fait intervenir les lymphocytes B et T qui possèdent
des récepteurs appropriés. Cependant les lymphocytes B reconnaissent
directement le non-soi alors que pour les lymphocytes T, il faut une CPA
comme le macrophage qui extrait le motif appelé déterminant antigénique ou
épitope et qu’il présente sur sa membrane.
1.2. L’étape d’activation : Il entre ensuite en contact avec les LT4 qui réalise
une double reconnaissance et après s'active :
-une reconnaissance de l'antigène ;
-une reconnaissance du CMH ;
La sélection de LT capable de neutraliser l'antigène à l'aide de ces récepteurs
complémentaires du non-soi, constitue la sélection clonale.
Les lymphocytes ayant reconnus un antigène, sont activés et s'engage dans la
2ème phase.
2. Phase d'amplification :
Elle comprend l’étape de prolifération et l’étape de différenciation.
Les LT4 activés se multiplient et se différencient en LT4 auxiliaires ou Helper.
Les LT4 auxiliaires secrètent des interleukines ou lymphokines qui à leurs tours
vont activer les LB et LT8.
2.1. La prolifération : est marquée par la multiplication plus ou moins intenses
des LT8 et des LB activés. Certains LB et LT4 qui ne se différencient pas,
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 128
deviennent de lymphocytes mémoires (responsable de la mémoire
immunitaire).
2.2. L’étape de différenciation : conduit à la formation des cellules effectrices.
En effet les LT8 se transforment en LTC (lymphocyte cytotoxiques) et les LB en
plasmocytes.
3. Phase effectrice :
Cette phase se traduit par deux (2) types de réponses :
3.1. La réponse immunitaire à médiation humorale (RIMH):
La RIMH consiste à l'intervention d'anticorps circulant, spécifique du
déterminant antigénique reconnus comme non-soi et sécrétées par les
plasmocytes. Chaque molécule d'immunoglobuline (Ig) possède deux (2) sites
de fixation, l'un pour l'antigène et l'autre pour le récepteur membranaire.
L'association de l'anticorps et de l'antigène est appelées « complexe immun »
qui aide ou intervient à trois niveaux de réaction membranaires.
-Neutralisation de l'antigène : les molécules d'antigènes perdent leurs activités
biologiques quand elles sont unies avec les molécules d'anticorps.
-Aide à la phagocytose : l'anticorps, grâce à ses deux (2) sites de fixation, va
fixer les antigènes sur la membrane des phagocytes qui possèdent des
récepteurs membranaires correspondant à la partie constante de l'anticorps.
Les antigènes seront plus facilement phagocytés.
-Activation du système complément : le système complément est un ensemble
de protéines plasmatiques inactives en temps normal. La présence du
complexe immun active le complément qui va alors former un complexe-
lytique ou complexe d'attaque membranaire qui perfore les cellules et
provoque leurs destructions.
3.2. La réaction immunitaire à médiation cellulaire :
Elle est assurée par les LT cytotoxiques issus de la transformation des LT8.
Leurs cibles sont toujours des cellules infectées ou des cellules greffées de CMH
différent ou des cellules cancéreuses. Le mécanisme de destruction se déroule
de la manière suivante :
Une fois la cellule infectée repérée par le LTC, un contact est établi entre le
récepteur du LTC et le CMH de la cellule infectée. Une fois ce contact établis, le
LTC libère la perforine (enzyme lytique) qui perfore la membrane de la cellule
infectée et y’aménage des pores. Il s'en suit une entrée d'eau et d’ions à
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 129
l'intérieur de la cellule infectée qui va s'éclater par choc osmotique, c'est la
cytolyse.
NB : Dans le cas d'une cellule greffée, la perforine détruit la membrane de la
cellule qui finit par mourir.
Activité 03 : La coopération entre les acteurs de la réponse immunitaire
spécifique
La production d'anticorps nécessite la collaboration entre les cellules
immunitaires, on parle de coopération cellulaire.
La coopération cellulaire dans le cas de la RIMH (humorale) se fait entre CPA,
LT4 et LB.
La coopération cellulaire dans le cas de la RIMC (cellulaire) se fait entre CPA,
LT4, LT8 ou LTC.
Remarque :
- La régulation des réactions immunitaires est assurée par les LT4 et les LT
suppresseurs ou cytotoxiques qui arrêtent la réaction immunitaire lorsque
l'antigène est neutralisé.
-Grâce aux LT et LB mémoire, une nouvelle rencontre avec l'antigène entraine
une réponse secondaire rapide et puissante. La réponse primaire est
développée par l'organisme lors du premier contact antigénique.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 130
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 131
Dysfonctionnement et la déficience du système
Immunitaire
Les dysfonctionnements du système immunitaire :
Les dysfonctionnements du système immunitaire se traduisent de différentes
manières :
-Une réaction insuffisante (déficit immunitaire) ;
-Une réaction trop forte (hypersensibilité du système immunitaire) ;
-Une attaque des composants du soi (maladies auto-immunes).
Activité 01 : Origine des déficits immunitaires ou immunodéficiences :
On distingue deux types d’immunodéficiences selon leurs types :
1. Déficits immunitaires primitives ou congénitaux :
Il touche l’enfant ou le jeune adulte dès la naissance. Ils sont d’origines
génétiques ou provoqués par des anomalies embryonnaires. Ils sont
généralement caractérisés par un déficit des cellules immunitaires.
1.1. Les déficits des lymphocytes :
-Déficit en lymphocytes B ou LB : C’est une anomalie génétique propre au sexe
masculin qui se traduit par un blocage précoce de la maturation des
lymphocytes B. L’individu atteint de cette anomalie est appelé « maladie de
Bruton ». La présence en carence des LB se traduit par un manque d’anticorps.
Le malade souffre d’infection bactérienne.
-Déficit en lymphocytes T ou LT : Il est mis en évidence que chez les individus
caractérisées par une absence congénital de thymus et de glandes
parathyroïdes, les LT sont totalement absent.
1.2. Les déficits des cellules phagocytaires : On distingue deux types de déficits
-Le déficit quantitatif : qui se traduit par un abaissement anormal du taux de
polynucléaire provoqué par un défaut de prolifération et de maturation des
granulocytes.
-Le déficit qualitatif : qui se caractérise par des défauts fonctionnels de types
enzymatiques.
1.3. Les déficits en composant du complément : Le complément est un
ensemble d’une vingtaine de protéine plasmatique. Le système complément
intervient à différent niveau de la réponse immunitaire : action cytolytique,
aide à la phagocytose, amplificateur des processus inflammatoire.
Les déficits des composants du complément peut contribuer à
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 132
l’inflammation, à l’endommagement des tissus et peut déclencher des
réactions d’hypersensibilité comme l’anaphylaxie.
2. Déficits immunitaires secondaires ou acquis :
Exemple : cas du SIDA.
Le sida est une affection provoquée par un virus appelé VIH (virus de
l’immunodéficience humaine).
Par l’une des voies de transmission (relation sexuelle non protégé, voie
sanguine, transmission mère-fœtus), le VIH entre dans la circulation sanguine. Il
se fixe aux récepteurs CD4 qui caractérisent les LT4. Cette fixation
s’accompagne de la fusion des membranes virales et cellulaires. Le virus injecte
ensuite son contenu dans le cytoplasme de la cellule hôte (LT4). Ce contenu est
constitué de deux molécules identiques d’ARN et de transcriptase inverse
appelé enzyme viral. L’enzyme viral transcrit l’ARN viral en ADN viral. Ce
dernier s’introduit dans le noyau de la cellule hôte et s’incorpore dans son
ADN.
Ainsi l’ADN viral devient une partie intégrante du patrimoine de cette cellule.
Deux (2) évolutions possibles du virus :
-L’ADN viral reste dormant pendant plusieurs mois voire plusieurs années. Les
cellules infectées continuent à vivre normalement. L’individu est alors
séropositif. Par le sang ou les sécrétions sexuelles, ces cellules peuvent être
transmises à d’autres personnes.
-L’ADN viral dévient actif et commence à être traduit en ARN viral puis en
protéine virale. De nouveaux virus actifs sont libérés par éclatement de la
cellule hôte. Quand le nombre de lymphocytes et de plasmocytes détruisent
devient important, l’individu présente alors un déficit immunitaire. Les
symptômes du sida vont alors apparaître.
Remarque :
-Lorsque l’ADN viral migre dans le noyau du LT4 et s’intègre dans son ADN, il
porte le nom de provirus.
-Un rétrovirus est un virus dont la multiplication repose sur la transcriptase de
l’ARN en ADN et assuré par une enzyme appelée transcriptase inverse.
- Le terme séropositif désigne une personne dont le sérum contient des
anticorps spécifiques à un agent infectieux, trahissant sa présence dans
l’organisme
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 133
Activité 02 : Mécanisme de l’hypersensibilité :
1. Définition : L’hypersensibilité est une réponse incontrôlée, inappropriée et
plus souvent très violente à un antigène généralement inoffensif.
L’allergie, qui est un phénomène d’exagération pathologique de la réponse
immunitaire face à un antigène, est une forme d’hypersensibilité appelée
hypersensibilité immédiate en raison de la rapidité de son intervention.
2. Les types d’hypersensibilités :
2.1. Hypersensibilité immédiate à médiation humorale : Elle se manifeste par
les allergies dont les troubles apparaissent rapidement après le contact avec
l’allergène. La mise en place d’une allergie commence par une phase de
sensibilisation au 1er contact avec l’allergène. La RIHM se met en place
normalement. Les plasmocytes provenant de la transformation des LB
produisent abondamment les anticorps qui se fixent sur les mastocytes. Cette
mise en place se poursuit avec la phase de réaction lors des contacts ultérieurs
avec l’allergène. Ce dernier active les mastocytes et provoque la degranulation
et la libération de médiateur comme l’histamine responsable des troubles
observés. La réaction allergique se manifeste par une inflammation, des
secrétions abondantes de mucus, contraction des muscles lisses.
La réaction allergique peut se localiser dans la zone de pénétration de
l’allergène ou se généraliser dans tout l’organisme grâce à la circulation
sanguine.
2.2. Hypersensibilité retardée à médiation cellulaire : Elle se manifeste par des
formes d’allergies qui se limitent à des réactions cutanées. L’allergène dans ce
cas est une substance chimique qui se combine aux protéines de l’organisme
pour provoquer une réaction immunitaire.
Remarque :
L’hypersensibilité retardée se différencie de l’hypersensibilité immédiate par :
-Le rôle prépondérant des LT ;
-La réaction inflammatoire retardée (24h à 48h après le premier contact).
3. Exemples de manifestation chimique des allergies :
-Asthme : C’est une maladie caractérisée par une inflammation des voies
respiratoires. C’est un syndrome de ventilation obstructif accompagnée d’une
hyperactivité bronchique.
-Les rhinites : Elles correspondent à une inflammation ou à une irritation (aigue
ou chronique) des fosses nasales. Elle se manifeste par des écoulements nasals.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 134
Activité 03 : Maladie auto-immune :
1. Le diabète sucré-juvénile : Il est observé chez les individus jeunes. Dès le
début de la maladie, on retrouve chez les sujets concernés des anticorps qui
provoquent soit l’altération des cellules des ilots de Langerhans, soit le blocage
de la libération de l’insuline.
2. La myasthénie : est une maladie qui se caractérise par une faiblesse
musculaire et une anomalie de fatigabilité en effort.
L’analyse du sérum d’un malade montre la présence des anticorps dirigés
contre les récepteurs de l’acétylcholine des plaques motrices des muscles striés
en vue de leurs contractions. Ces anticorps anti-récepteurs sont capables de
franchir la barrière placentaire. C’est ce qui explique l’apparition de la
myasthénie néonatal chez les nouveaux nés de mère myasthémique.
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Aides à la Reponse Immunitaire
Activité 01 : L’asepsie et l’antisepsie :
1. L’asepsie : est la méthode qui permet d’éliminer les micro-organismes avant
qu’ils provoquent une infection.
2. L’antisepsie : est utilisé pour détruire les microbes par des méthodes
antiseptiques applicable sans problème sur la peau, elle détruit les micro-
organismes responsable de l’infection (eau de javel, eau oxygénée, etc…).
Ces deux méthodes médicales permettent de limiter les risques de
contamination et d’infection.
Activité 02 : La vaccination :
C’est une méthode qui utilise la capacité de mémoire du système immunitaire
en introduisant dans un organisme sain, des microbes non pathogène
(inoffensifs) ou des toxines inactivés.
L’organisme développe une mémoire immunitaire en stimulant la production
de lymphocytes mémoires. Cette technique préventive et protectrice permet à
l’organisme de réagir de façon spécifique, rapide et efficace au contact
antérieur avec le même agent pathogène. C’est une réponse immunitaire de
type secondaire.
Activité 03 : La sérothérapie :
C’est une méthode curative qui consiste à transférer l’immunité d’une
personne à une autre en injectant à l’organisme infecté, du sérum contenant
une quantité importante d’anticorps spécifiques prélevé dans le sang du
donneur.
L’immunité acquise par la sérothérapie est passive, immédiate et à courte
durée.
La séro-vaccinothérapie est utilisé pour la prévention de certaines maladies
comme la rage ou le tétanos. Dans le cas de la diphtérie, le sérum agit dans
l’immédiat en apportant des anticorps. La production se poursuit après
guérison grâce à un vaccin.
Activité 04 : Greffe de la moelle osseuse :
Cette technique est basée sur la transplantation des cellules de la moelle
osseuse du donneur sain à une personne immunodéficience parce sa
production de cellule immunitaire est très insuffisante. Cette greffe est une
reconstitution immunologique. Il est important que le receveur et le donneur
appartienne au même groupe tissulaire pour éviter le rejet du greffon. Cette
greffe se fait généralement entre frère et sœur histocompatible (même CMH).
La greffe de la moelle osseuse est recommandée chez les malades atteint de
leucémie ; d’aplasies médullaires.
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Le Fonctionnement des Neurones
Activité 01: Le potentiel de repos d’un neurone
Au repos ou en l'absence de toute simulation, il existe une différence de
potentiel de -70mV entre la surface membranaire externe électropositive et la
surface interne électronégative.
Cette différence de potentiel est liée à une perméabilité complexe des ions Na+
et K+ responsable de cette polarité membranaire.
En effet, les ions Na+ sont concentrés dans le milieu extracellulaire alors que
les ions K+ sont plus concentrés dans le milieu intracellulaire.
La loi de diffusion permet une entrée passive des ions Na+ et une sortie passive
des ions K+ à travers les canaux ioniques de nature protéique. Spontanément
ces différences de potentiel dans les deux milieux des ions Na+ et K+ devraient
disparaître à cause de l’équilibre chimique qui consiste à avoir autant d’ions de
même nature de part et d'autre de la membrane.
Mais cet équilibre ne sera jamais atteint dans une cellule vivante et la polarité
membranaire sera maintenue pour 2 raisons :
-La sortie passive des ions K+ est plus importante que l'entrée des ions Na+.
-Les pompes à Na+/K+ font entrer moins d’ions K+ et expulsent plus d’ions Na+.
Ce transfert se fait suivant un transfert actif car elle exige pour cela de l'énergie
sous forme de l'ATP.
En conclusion le potentiel de repos est lié à la polarité membranaire. Il n'est
pas le propre des neurones, il est enregistré sur la membrane de toutes cellules
vivantes.
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Activité 02 : Potentiel d'action
Suite à un stimulus efficace d'une cellule nerveuse, le potentiel de repos de la
fibre nerveuse est modifié. Cette modification se fait en quatre principales
étapes ou phases :
-Tout commence par l'artefact de stimulation qui permet de déterminer le
moment précis de la stimulation.
-Puis la période de latence, qui est le temps nécessaire au potentiel d'action
pour parcourir la distance comprise entre le point excité et le point
d'enregistrement.
Phase de dépolarisation : elle est rapide et allant à une inversion de la polarité
(l'intérieur de la cellule dévient positif).
Phase de repolarisation : elle est plus lente et permet le retour au potentiel de
repos et l'intérieur de la cellule devient peu à peu négatif.
Phase d'hyperpolarisation : phase durant laquelle la différence de potentiel
membranaire devient légèrement inférieure à celle du potentiel de repos (-
70mV) à cause d’une sortie trop importante d’ion K+.
Retour au potentiel de repos : La polarité membranaire redevient normal
(potentiel de repos)
Remarque Importantes
1.La loi du tout ou rien : pour un neurone, le potentiel d'action n’apparait que
lorsque la stimulation provoque une dépolarisation membranaire au moins
égale au seuil de dépolarisation. Une fois atteint le potentiel d'action aura
toujours la même amplitude même si les stimulations deviennent plus fortes.
Elle obéit donc à cette loi.
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2. L’effet de recrutement : le nerf, formé de plusieurs fibres, n'obéit pas à la loi
du tout ou rien. Une fois le seuil atteint, l'amplitude du potentiel d'action sera
en fonction de l'intensité de la stimulation d'une part, et du nombre de fibres
nerveuse atteints d'autre part. Elle atteindra le maximum lorsque toutes les
fibres nerveuses seront atteintes par la stimulation.
3. Loi du seuil ou sommation : en dessous du seuil, il n'y a pas de réponse. En
augmentant l'intensité, on obtient des réponses du nerf de plus en plus
importantes. A partir d'une certaine intensité, l'importance de la réponse ne
varie plus quelle que soit l'intensité.
Activité 03 : Transmission des messages nerveux :
1. Naissance du message nerveux :
Un récepteur sensoriel est une cellule spécialisée qui traduit un stimulus pour
lequel il est spécialisé en un message nerveux : c'est la traduction. On distingue
des :
Récepteurs sensoriels externes : les yeux, la peau, la langue, les oreilles.
Récepteurs sensoriels internes : fuseaux neuromusculaires, récepteurs
sensibles à la pression artérielle et à la teneur en CO2.
2. Conduction du message nerveux le long de la fibre :
La propagation d'un potentiel d'action est le résultat d'une succession de
dépolarisation.
Si cette dépolarisation est suffisante et si la zone voisine est excitable, un
nouveau potentiel d'action identique au précédent est engendré.
-La propagation est dite saltatoire si la propagation du message nerveux se fait
d'un étranglement à un autre au niveau d'une fibre nerveuse à myéline.
-La propagation est dite conductrice si elle se fait de proche en proche le long
d'une fibre nerveuse sans myéline.
La propagation saltatoire est plus rapide que la propagation conductrice. La
vitesse du message nerveux varie en fonction :
-Du Diamètre de la fibre : plus il est grand plus la vitesse est grande
-De la Température : à 37°C la vitesse est plus grande
-De la Nature de la fibre : avec myéline est plus rapide que sans myéline.
-De L'état de la fibre : une fibre lésée, ligaturée ou anesthésiée ne conduit pas
l'influx nerveux.
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Activité 04 : Fonctionnement des synapses :
La synapse est la zone de contact entre l'arborisation terminale d'un neurone
et une autre cellule (cellules musculaires, cellules glandulaires).
Elle permet la transmission de la communication nerveuse dans un seul sens de
l'élément pré-synaptique vers l'élément post-synaptique.
1. Les types de synapses :
On distingue deux types de synapse :
-La synapse à transmission électrique : les membranes des deux cellules
concernées sont en contact permettant une transmission directe du potentiel
d'action assuré par des protéines.
- La synapse transmission chimique : elle comporte un élément pré-
synaptique, un élément post-synaptique et une fente synaptique séparant les
deux éléments précités. La transmission du potentiel d'action relativement
lente se fait par l'intermédiaire d’un neurotransmetteur, l'acétylcholine.
Remarque :
C’est au niveau des synapses électrique que la transmission du message
nerveux est plus rapide. En effet il n’y a pas d’interruption d’une cellule à une
autre.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 140
2. Le mode de transmission d’un message nerveux dans une synapse
chimique :
La transmission d’un message nerveux se fait de la manière suivante :
-Le potentiel d'action se propage le long de l'axone jusqu'à l’arborisation
terminale ;
-L’afflux de Ca2+ provoque une mobilisation des vésicules à acétylcholine et
leurs fusions avec la membrane pré synaptique ;
-Le neurotransmetteur traverse la fente synaptique et atteint la membrane
post synaptique ;
-Le neurotransmetteur se combine à des récepteurs spécifiques situés sur la
membrane post synaptique ;
-La perméabilité de la membrane post synaptique est modifiée et un influx
nerveux commence à se propager sur le neurone post synaptique ;
-Le neurotransmetteur quitte la synapse en étant, soit dégradé par une
enzyme, soit récupérer dans la terminaison présynoptique.
3. Création du potentiel post-synaptique :
L'association « neurotransmetteur – récepteur » peut selon la synapse
provoquée, soit une dépolarisation, soit une hyperpolarisation de la membrane
post-synaptique.
3.1. Si le neurotransmetteur est excitateur : le potentiel intérieur devient
moins négatif (dépolarisation). Il y a naissance d'un potentiel post-synaptique
excitateur (P.P.S.E) et la « synapse est excitatrice ». Les récepteurs post-
synaptiques sont des canaux à Na+.
3.2. Si le neurotransmetteur est inhibiteur : le potentiel intérieur devient plus
négatif (entrée de Cl- et hyperpolarisation). Il y a naissance d'un potentiel post-
synaptique inhibitrice (P.P.S.I) et la « synapse est inhibitrice ». Par exemple les
synapses à GABA (médiateur chimique inhibiteur). Les récepteurs post-
synaptiques sont soit des canaux à Cl- soit des canaux à K+. La sortie des ions K+
provoque une hyperpolarisation (surcroît des charges négatives) dans le milieu
intracellulaire
4. Rôle intégrateur de neurones :
Un neurone peut avoir des synapses avec de nombreux autres neurones
afférents. Certains sont excitateurs (générateurs de P.P.S.E), d'autres
inhibiteurs (générateurs de P.P.S.I).
La capacité intégratrice du neurone récepteur consiste à faire la sommation
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 141
(addition) de tous les potentiels post-synaptique (P.P.S) provenant des
neurones qui affèrent sur lui pour former un potentiel post-synaptique global
(P.P.S.G). S'il atteint le seuil de dépolarisation, il se formera au niveau de l'axe
post-synaptique, un message nerveux codé en fréquence de potentiel d'action.
On distingue deux types de sommation :
-La Sommation spatiale : est la somme algébrique des potentiels post-
synaptiques (P.P.S) provenant de neurones différents qui sont connectés au
neurone récepteur (neurones post-synaptique) le tout en un temps fixe.
-La Sommation temporelle : est la somme algébrique des potentiels post-
synaptiques (P.P.S) provenant du même neurone suite à une série d'excitation
rapprochée.
Activité 05 : Effet de certaines substances sur la transmission synaptique
Certaines substances telles que les drogues peuvent dérégler le
fonctionnement des synapses en agissant sur l'une ou l'autre étape impliquée
dans la transmission synaptique :
-La perturbation dans la fabrication du neurotransmetteur ;
-Le blocage de la Libération du neurotransmetteur ;
-L'empêchement de la fixation du neurotransmetteur sur les récepteurs
(drogue dont la structure est voisine du neurotransmetteur comme le curare) ;
-Le blocage de la destruction du neurotransmetteur ;
-Le blocage de la recapture du neurotransmetteur.
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Quelques Aspects du Fonctionnement des muscles stries
Activité 01 : Constitution d’un muscle strie squelettique
Un muscle strié squelettique est constitué de faisceau de cellules géantes
plurinucléé.
Dans le sarcoplasme de chacune se trouvent des nombreuses myofibrilles.
Chaque myofibrille est une répétition d’unités contractiles semblable appelées
sarcomère.
Activité 02 : Phénomène de la contraction relaxation ou mécanisme de la
contraction au niveau des myofilaments
La myosine est une protéine qui joue un rôle fondamental dans le mécanisme
de la contraction musculaire.
L’actine est une protéine musculaire qui agit en synergie avec la myosine et qui
intervient dans le processus de contraction musculaire.
La myosine est localisée dans les myofibrilles. Elle se caractérise par des
chaînes torsadées dont l'une des extrémités donne naissance à 2 têtes
globulaires.
La contraction musculaire découle du glissement des myofilaments d'actine sur
des myofilaments de myosine.
Au repos l'ion calcium (Ca2+) est contenu dans le réticulum sarcoplasmique.
Les sites de fixation des têtes de myosine sur l’actine sont masqués par une
protéine appelée la tropomyosine.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 143
Le phénomène de contraction musculaire se fait en trois étapes :
1. Phase d’attachement
- L'excitation de la fibre musculaire libère des ions Ca2+ accumulés dans le
réticulum endoplasmique lisse ou dans le réticulum sarcoplasmique ;
-Ces ions se fixent sur la troponine qui se déforme et repousse la tropomyosine
(tous des molécules d'actine) et libère ainsi le site de fixation des molécules de
myosine.
- En même temps les mitochondries produisent de l'ATP qui se fixe sur les têtes
de myosine. Dès cette fixation, les têtes de myosine se déforment et
s'attachent à l'actine par les sites de fixation libérées par les ions Ca2+ formant
ainsi des ponts d’acto-myosine.
2. Phase de pivotement ou de glissement
Les têtes de myosine hydrolysent l'ATP en ADP + Pi + énergie. Cette énergie
permet le pivotement des têtes de myosine entraînant le mouvement du pont.
C'est ce glissement qui permet le raccourcissement du sarcomère.
3. Phase de détachement
Le retour à l'initial c'est-à-dire la dissociation du complexe actine-myosine
(pont acto-myosine) se fait grâce à deux phénomènes simultanées :
-La production par les mitochondries de nouvelles molécules d'ATP qui se fixe
sur les têtes de myosine entraînant leurs déformations (elles retrouvent leurs
formes au repos).
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 144
-La réabsorption active (transport actif) des ions Ca2+ par le réticulum
endoplasmique lisse qui les stocke. Ces ions Ca2+ quittent alors la troponine qui
reprend sa forme initiale libérant ainsi la tropomyosine qui se déplace et
masque à nouveau les sites de fixation des têtes de myosine.
Remarque importantes :
- La contraction d’un muscle squelettique fait suite à son excitation par un
motoneurone qui a libéré de l'acétylcholine au niveau de la jonction
neuromusculaire.
-Lors de la contraction, il y a le raccourcissement du sarcomère.
-L'énergie nécessaire à la contraction musculaire provient de l'hydrolyse de
l'ATP.
Activité 03 : Régénération des molécules d'ATP dégradées :
On distingue deux catégories de voies de régénération de l'ATP dégradée par le
muscle :
1. Voie de régénération rapide :
Ce sont des réactions de phosphorylation en anaérobiose par la myokinase et
la créatine phosphate.
2. Voies de régénération lente :
C'est la voie de la glycolyse, de la fermentation et de la respiration. L'utilisation
de l'ATP s'accompagne d'une production de chaleur. Cette production de
chaleur témoigne donc de l'hydrolyse de l'ATP qui se régénère par ses 2 voix.
Activité 04 : Les types de fibres musculaires en fonction de leurs rôles
Il existe deux types de fibres, les fibres rouges et les fibres blanches. Les
caractéristiques de ces fibres sont :
1. Vitesse de contraction :
Les fibres rouges se contractent plus lentement et exercent moins de force
mais elles sont peu fatigable.
Les fibres blanches se contractent plus rapidement et leurs forces sont plus
développées mais elles se fatiguent vite.
2. Métabolisme énergétique :
- Le métabolisme des fibres rouges est principalement aérobie
(phosphorylation oxydative), c'est-à-dire oxydatif et la glycolyse contribuent
très peu à la production d'ATP.
- Le métabolisme des fibres blanches est principalement anaérobie (glycolyse).
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 145
3. Fatigabilité des fibres
-Les fibres à contraction lente (rouges) possèdent moins de réticulum que les
fibres à contraction rapide. De ce fait le Ca2+ reste donc plus longtemps dans le
cytoplasme. Pour cette raison, la secousse musculaire d'une fibre à contraction
lente dure environ 5 fois plus que celle d'une fibre à contraction rapide.
Bien irriguer, riche en mitochondries et riche en myoglobine, les fibres à
contraction lente sont capables d'approvisionner régulièrement la cellule en
énergie et sont peu fatigable.
-Les cellules appartement aux muscles blancs sont de couleur rose pâle. Les
enzymes de la glycolyse y sont abondants et les mitochondries sont moins
nombreuses que dans les cellules à muscle rouge. Mais ces muscles se
contractent plus rapidement.
Remarque : Pourquoi les muscles blancs se fatigue plus vite que les muscles
rouges lors d’une contraction ?
Parce que lors d'une contraction intense, les besoins en ATP ne peuvent pas
être couverts par les mitochondries et l'acide lactique issu du fonctionnement
anaérobie s’accumule. Raison pour laquelle les muscles blancs se fatiguent plus
vite que les muscles rouges.
NB :
Pour que les muscles à contraction lente stockent l'oxygène, ils utilisent la
myoglobine comme transporteur d'oxygène. Ils obtiennent leurs énergies du
glycogène et de la graisse en utilisant l'oxygène.
Activité 05 : Les propriétés du muscle
Le muscle strié présente 4 propriétés fondamentales :
-Excitabilité - Elasticité
-Contractilité -Tonicité
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Activité Cérébrale et Motricité volontaire
Activité 01 : Comportement volontaire :
1. Mouvement volontaire ou mouvement intentionnel :
Le mouvement volontaire contrairement au mouvement involontaire nécessite
l'intervention du cerveau pour son exécution. Sa réalisation jusqu'à exécution
met en jeu des mécanismes de contrôle par le système nerveux central.
L'organe du mouvement est le muscle strié squelettique qui est relié aux os par
des tendons. Il diffère donc du mouvement involontaire qui est un acte réflexe
automatique nécessitant la présence d'un stimulus extérieur pour son
déclenchement.
2. Commande de la motricité volontaire :
Cette commande est assurée par le cerveau qui regroupe des milliards de
neurones dont les trois quarts sont contenus dans le cortex cérébral.
Au niveau du cerveau, les neurones sont regroupés en aires et en noyau. Dans
le cortex cérébral, deux (2) aires interviennent dans la commande des
mouvements volontaires.
Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 147
2.1. L’aire de projection motrice :
La lésion étendue du cortex de la circonvolution frontal ascendante entraîne
une hémiplégie (paralysie des muscles situés dans une moitié du corps). C'est
donc dans cette région de l’hémisphère que se situe l’aire motrice principale.
Une simulation dans l'hémisphère cérébral gauche d'un point précis de cette
aire provoque un message moteur qui entraîne la contraction du muscle
correspondant situé dans la moitié droite. L'obtention de la contraction des
muscles du côté droit du corps lorsque la simulation est portée sur
l’hémisphère gauche, montre que les voies nerveuses sont croisées.
2.2. L’aire prémotrice :
La lésion de la région du cortex du lobe frontal situé en avant de l'aire motrice
principale, n'entraîne pas la paralysie des muscles. Mais provoque plutôt des
troubles dans la réalisation des mouvements.
Exemple : Impossibilité d'écrire ou d'articuler.
L’aire prémotrice est impliquée dans la programmation des mouvements
dirigés.
2.3. Les aires corticales sensitives :
Les différents voies nerveuses afférentes qui y aboutissent sont au nombre de
deux : l’aire sensitive de projection et l’aire d'association.
Elles sont complémentaires et forme l’aire de sensibilité générale.
Important : Toutes les récepteurs sensoriels provenant des récepteurs
musculaires et articulaires et des récepteurs des organes de sens, sont reçus
dans l'aire de projection par l'intermédiaire de neurones sensoriels.
Le cortex moteur est ainsi capable de modifier la réception des informations en
agissant sur les récepteurs.
Activité 02 : Trajet de l'influx nerveux dans un mouvement volontaire:
Le message nerveux moteur sort des aires corticales motrices par des voies
nerveuses. Les voies doivent aboutir dans la moelle épinière où sont les
motoneurones de la commande de la contraction musculaire. C'est aussi la
moelle épinière qui assure la transmission, aux muscles, des commandes
motrices élaborées par le centre encéphalite.
Les voies nerveuses sont de deux sortes :
1. Les voies directes : Sont directement connectées aux aires motrices. Elles
constituent la voie pyramidale avec peu de relais synaptiques qui interviennent
dans la commande des mouvements fin et précis.
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2. Les voies indirectes : La connexion avec les aires corticales motrices est
indirecte.
Elles constituent la voie extra-pyramidale avec de nombreux relais synaptique
qui sont plus lents que les premières. Elles interviennent dans la commande
des mouvements d'ensembles et le contrôle des postures.
La voie pyramidale est directement connectée aux motoneurones médullaires
qui sont reliés aux muscles alors que la voie extra-pyramidale ne peut atteindre
les mêmes motoneurones qu’après des relais synaptique dans la base de
l'encéphale.
Conclusion :
La réalisation d'un mouvement intentionnel est complexe et passe par :
- L'élaboration d’un message nerveux par l’aire cortical motrice ;
-L’identification du but à atteindre ;
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-La stimulation de l'aire corticale motrice (centre corticaux responsable de la
prise de décision et de la programmation des mouvements) par des fibres
afférentes sensorielles internes et externes.
Le contrôle des mouvements rapides est assuré par le cervelet, celui des
mouvements lents et réguliers est assuré par les noyaux gris sous-corticaux.
Remarque :
La précision du mouvement est déterminée par le nombre de fibres
musculaires par unité motrice (10 à 200 fibres) pour la contraction des muscles
impliqués dans la commande motrice.
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Régulation du taux des Hormonales sexuelles
Activité 01 : Régulation du taux d’hormones sexuelles chez l’homme :
1. Sécrétion et rôle de la testostérone :
Les testicules ont deux fonctions :
-La production de spermatozoïdes ;
-La sécrétion de l’hormone sexuelle masculine, la « testostérone ».
La testostérone est produite de manière continue, de la puberté jusqu’à la fin
de la vie chez l’homme. Les tubes séminifères qui sont les constituants des
testicules, peuvent, en stimulant la production des spermatozoïdes :
.entrainer le développement des voies génitales, développant le pénis qui peut
entrer en érection ;
.rendre fonctionnelle les glandes annexes (épididyme, vésicules séminales,
prostate…) ;
. Permettre au système pileux de se mettre en place provoquant l’apparition
des poils au niveau du visage, du torse et les membres ;
. Rendre plus grave la voix suite à la croissance du larynx.
. Sous son action, le système pileux se met en place, les premiers poils
apparaissent au niveau du visage, du torse et les membres.
Remarque : Les fonctions des testicules
-Fonction exocrine : c’est la production de spermatozoïdes ;
-Fonction endocrine : c’est la sécrétion hormonale de la testostérone.
2. Régulation de la sécrétion de testostérone :
2.1. Rôle de l'hypophyse sur l'activité testiculaire :
L’antéhypophyse secrète des gonadostimulines (car elles stimulent le
fonctionnement des gonades) qui sont la FSH et la LH. Leurs rôles en général
est de simuler le fonctionnement des testicules.
-La FSH : active la spermatogenèse par l'intermédiaire des cellules de Sertoli.
Les cellules de Sertoli en retour, contrôlent la production de FSH grâce à une
hormone appelée « inhibine », c'est le feedback négatif.
-La LH : stimule les cellules de Leydig et contrôle donc la production de
testostérone à taux plasmatique constant.
NB :
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La LH est indispensable à la production de testostérone. La LH et la FSH sont
donc nécessaire au bon déroulement de la spermatogenèse.
2.2. Rôle de l'hypothalamus et rétroaction exercée par la testostérone :
Exemple : La destruction des neurones hypothalamiques conduit à un arrêt de
la production des hormones hypophysaires.
La production de FSH et de LH dépend donc d’une hormone hypothalamique, la
GnRH dont la sécrétion est pulsatile. La GnRH est une neurohormone.
NB : la sécrétion de LH et de FSH est aussi pulsatile.
Ce caractère pulsatile de la sécrétion de GnRH, puis de FSH et de LH, s'explique
par sa production par des amas de neurones hypothalamiques dont l'activité
est rythmique. L'hypophyse est donc sous le contrôle de l'hypothalamus.
Rétroaction négative :
Par exemple lorsqu'on injecte de fortes doses de testostérone à un individu, on
observe un arrêt de sécrétion pulsatile de GnRH, puis de FSH et de LH.
La testostérone exerce donc une action inhibitrice sur le fonctionnement du
complexe hypothalamo-hypophysaire.
Interprétation :
- Plus la concentration sanguine en testostérone n’augmente, moins
l’hypophyse secrète de FSH et de LH.
- Au contraire si la concentration sanguine en testostérone diminue,
l'hypophyse sécrète une quantité accrue de LH et de FSH. Ce phénomène est
appelé ou qualifié de « rétrocontrôle négatif » exercée par le testicule sur le
complexe hypothalamo-hypophysaire.
Il permet une régulation permanente du taux d'hormones dans le sang.
Remarque : Chez l'homme, il n'existe que des rétrocontrôles négatifs. Chaque
sécrétion pulsatile correspond à une libération de testostérone dans le sang.
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Cours de S.V.T de Terminale Expérimentale Page 154
Activité 02 : Régulation du taux d'hormones sexuelles chez la femme :
1. Les Cycles sexuels :
Le fonctionnement de l'appareil génital féminin est cyclique. Au cours de ce
cycle, des transformations structurales affectent plusieurs organes parmi
lesquels : l'ovaire et l'utérus.
1.1. Cycle ovarien :
Le cycle ovarien correspond à l'ensemble des modifications qui touche le
fonctionnement de l'ovaire depuis la puberté, jusqu'à la ménopause. Ses
phases sont :
-La phase folliculaire : se caractérise par la croissance de l'un des follicules qui
contient l'ovocyte I, sous l'influence de la FSH. Les autres follicules dégénèrent
pendant ce temps. Le follicule ayant survécu et maturé est appelé « follicule de
De Graaf ».
-La phase ovulatoire : se caractérise par la libération de l'ovocyte mature par
l’ovaire et sa capture dans la trompe de Fallope.
-La phase lutéale : se caractérise par la transformation progressive du follicule
éclaté en corps jaune qui est producteur de progestérone. En cas de
fécondation, le corps jaune persiste. Et si elle n'a pas eu lieu, le corps jaune
régresse et la production de progestérone est arrêtée, ce qui provoque les
règles du cycle suivant. Car la paroi de l'endomètre, qui n'est plus sous l'action
des hormones, commence à dégénérer provoquant des saignements, c’est la
menstruation.
1.2. Le Cycle utérin :
L'utérus fonctionne de façon cyclique. L'épaisseur de l'endomètre, en absence
de fécondation, se réduit voire disparaît et les règles apparaissent. Le cycle
utérin comprend 3 phases :
- La phase ovulatoire ou phase folliculaire (du 1er au 14e jour) : Durant cette
phase, l’ovaire produit des œstrogènes dont le taux augmente
progressivement. L'endomètre (muqueuse utérine) s’épaissit en prévision
d'une fécondation.
-La phase ovulatoire : correspond au 14e jour, le follicule se rompt pour libérer
l'ovule.
-La phase lutéale ou phase post-ovulatoire : Durant cette phase, l'endomètre
continue de proliférer et atteint son épaisseur maximale. Le follicule se
transforme en corps jaune qui sécrète de la progestérone. Cette hormone
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prépare la muqueuse utérine de l'utérus à accueillir une éventuelle grossesse.
En absence de fécondation de l'ovule, une chute hormonale de progestérone
liée à la mort du follicule ovarien (environ une semaine après l'ovulation)
provoque la destruction de la muqueuse utérine. Les vaisseaux qui l'a parcours
se rompt et les menstruations ou règles apparaissent et durent 3 à 5 jours.
2. Le cycle hormonal et le rôle des hormones ovariennes :
Les ovaires agissent sur le fonctionnement utérin par l'intermédiaire de la
progestérone et des œstrogènes dont le plus actif est l’œstradiol. Les
œstrogènes sont produits par les cellules de la granulosa et de la thèque
interne des follicules ovariens.
-Pendant la phase folliculaire : les œstrogènes sont responsables de
l'épaississement de la muqueuse utérine. Leurs concentrations dans le sang
augmentent progressivement jusqu'à l'obtention d'un pic à la fin de la phrase,
pic responsable de l'ovulation. Cette augmentation peut être associée avec
l'évolution des follicules qui produisent cette hormone.
NB : Les œstrogènes sont responsable du développement de l'appareil génital
femelle et au moment de la puberté de l'apparition des caractères sexuels
secondaires.
-À l'ovulation : le taux d'œstrogène diminue alors que le taux de progestérone
presque nul depuis le début commence à progresser.
-Pendant la phase lutéale : la progestérone est sécrétée par le corps jaune. Elle
permet le développement maximal de la muqueuse utérine, c'est-à-dire la
formation de la « dentelle utérine ». La synthèse d’œstrogène se poursuit
pendant cette phrase car les follicules qui se transforment en corps jaune
conservent encore leurs thèques internes qui ont une fonction endocrine
(production d'hormones). A la fin du cycle et :
.En absence de fécondation, la chute brutale des taux d'hormones ovariennes a
pour conséquence, la destruction de la muqueuse utérine qui s'accompagne
d'hémorragie par rupture des vaisseaux sanguins et de l’élimination, à
l'extérieur, des débris de la muqueuse mêlés de sang dont l'ensemble constitue
les « règles ».
.En cas de fécondation, cette muqueuse se maintient pour accueillir l'embryon.
Pendant la gestation (période pendant laquelle la progéniture se développe à
l'intérieur du corps), la progestérone favorise la sécrétion des glandes de la
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muqueuse utérine et celle du col utérin. Elle provoque le développement des
glandes mammaires et une augmentation de la température.
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Activité 03 : Régulation des taux d'hormones ovarienne :
1. Commande hypothalamo hypophysaire de sécrétions ovariennes :
1.1. Le cycle des hormones hypophysaires :
Le cycle des hormones hypophysaires varie de la même façon que le cycle
ovarien :
-Pendant la phase folliculaire : les taux de FSH (hormone folliculo-stimulante)
et de LH (hormone lutéinisante) sont faibles dans le sang.
-Pendant l'ovulation : les taux de FSH et de LH sont élevés dans le sang.
-Pendant la phase lutéale : le taux sanguin des hormones est comparable à
ceux de la phase folliculaire.
1.2. Rôle de l'hypophyse sur la sécrétion des hormones ovariennes :
L'activité des ovaires est sous le contrôle de l’hypophyse et que celui-ci va agir
par la voie sanguine par l'intermédiaire des hormones. En effet les extraits
hypophysaires contiennent des hormones appelées gonadostimulines et qui
sont les mêmes que celles de l'homme.
-La FSH : (secrétée pendant la phase folliculaire) provoque la croissance du
follicule de De Graaf et des thèques à l’origine de la production d’œstrogène
d’où son nom.
- La LH : (secrétée en grande quantité au cours des heures précédant
l'ovulation) déclenche l'ovulation. Elle déclenche la transformation du follicule
de De Graaf en corps jaune. Chez la femme, sa sécrétion est pulsatile et
cyclique.
1.3. Action de l'hypothalamus sur l'hypophyse :
On sait que l'hypothalamus secrète une hormone, la GnRH qui stimule la
sécrétion des hormones hypophysaire. Sans l'hypothalamus, il n'y a pas de
sécrétion hypophysaire. Chez la femme, le caractère cyclique des sécrétions
hormonales est lié à des rétroactions entre les ovaires et le complexe
hypothalamo hypophysaire.
2. Rétrocontrôle des hormones ovariennes sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire :
2.1. Rétrocontrôle négatif (durant la phase folliculaire) :
Durant cette phase le taux d'œstrogène augmente progressivement et inhibe la
sécrétion de LH et FSH par l'hypophyse. Cette hormone exerce donc un
rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH et FSH.
2.2. Rétrocontrôle positif durant l'ovulation :
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En fin de phase folliculaire vers le 10e jour, l'augmentation du taux d'œstradiol
à en liaison avec la croissance des follicules, avertit le complexe hypothalamo
hypophysaire que le follicule dominant est arrivé à maturité. L'hypophyse agis
par un pic de FSH mais surtout de LH. Il s'agit d'un rétrocontrôle positif, c'est le
pic de LH qui est responsable de la ponte ovulaire.
2.3. Rétrocontrôle négatif (pendant la phase lutéale) :
À la fin de l'ovulation le follicule éclaté, qui devient un corps jaune, produit de
la progestérone et un peu d'œstradiol. Les taux élevés de ces hormones
inhibent la sécrétion de LH et de FSH. Il y a de nouveau un rétrocontrôle négatif
des ovaires sur l'hypophyse.
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Activité 04 : Application médicale de la régulation des hormones sexuelles dans
la maîtrise de la reproduction :
1. Contraception hormonale :
La contraception désigne l’emploi de moyens visant à empêcher qu’un rapport
sexuel entraine une grossesse.
1.1. Chez l'homme : la contraception masculine a pour but de bloquer la
spermatogénèse et de permettre la restauration de cette dernière à la fin du
traitement.
1.2. Chez la femme : on distingue plusieurs types de pilule : les pilules
combinées normo dosées, les pilules séquentielles, les micropilules.
La contraception par voie orale empêche soit la fertilisation en perturbant la
rencontre des gamètes ou en bloquant l'ovulation, soit la nidation, soit associé
tous ses effets. La pilule a pour tâche de rendre la glaire cervicale
infranchissable pour les spermatozoïdes en restaurant le maillage.
2. Contragestion hormonale :
La contragestion est l'ensemble des méthodes visant à empêcher la formation
de la cellule œuf ou la nidation d'un embryon.
2.1. La pilule du lendemain : elle constitue un recours exceptionnel en cas de
rapport sexuel sans précaution. L'administration, dans les 72 heures suivant
l'acte, de cette pilule provoque la destruction de l'endomètre et empêche la
nidation.
2.2. La pilule contraceptive : la RU 486, molécule de mifépristone, possède un
excellent abortif. C’est un stéroïde de synthèse qui a une forte affinité avec les
cellules de l’endomètre. Il empêche l'action de la progestérone indispensable
au maintien de l'embryon dans l'endomètre. Son résultat est l'élimination de
l'embryon. Il doit être administré sous contrôle ou prescription médicale.
2.3. Pilules normo dosées : il associe contre œstrogènes et progestérone qui
agit au niveau de l'hypophyse en inhibant la production de LH et de FSH.
2.4. Les micropilules : qui sont formées uniquement de progestérone,
n'empêche pas l'ovulation mais agissent sur la paroi utérine.
3. Autres aspects de la maîtrise de la reproduction humaine :
3.1. Contraception naturelle : il existe deux méthodes :
- La méthode du retrait de la verge hors du vagin avant l’éjaculation ;
- la méthode de la température qui consiste à prendre la température de la
femme tous les matins avant de se lever.
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3.2. Contraception mécanique : on utilise les :
-préservatifs masculins (la capote qui se place sur la verge) ;
- préservatif féminin (le diaphragme qui se place dans le vagin avec une crème
spermicide).
En plus on utilise le stérilet qui se place à l'intérieur de la cavité utérine.
3.3. Contraception chimique : on utilise les spermicides qui sont des mousses
gelées qui détruisent les spermatozoïdes. La prise de ces estroprogestatifs doit
être quotidienne durant 21 jours à partir du premier jour des règles une suivie
d'un arrêt de 7 jours permettant les règles.
3.4. Contraception chirurgicale : la méthode employée et l'interruption
volontaire de la grossesse (IVG) qui consiste à aspirer le contenu de l'utérus à
l'aide d'un tube relié à une petite pompe. L'intervention qui dure 15 à 20
minutes et pratiquer sous anesthésie locale ou générale. Elle se fait avant la
10e semaine soit 12 semaines après les dernières règles.
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Régulation de la glycémie
Activité 01 : Rôle et Action du foie dans la régulation de la glycémie
1. Rôle du foie :
Le foie est le seul organe à pouvoir fournir du glucose au milieu intérieur et
donc à pouvoir éviter l'hypoglycémie. Ce glucose provient :
-De la glycogénolyse : c'est la dégradation du glycogène hépatique en glucose
grâce à la phosphorylase
-De la néoglucogenèse : c'est la synthèse du glucose dans le foie à partir des
substrats non glucidique (glycérol, lactate, acides aminés, pyruvate …).
Remarque :
Les réserves hépatique étant réduite, la néoglucogenèse permet de couvrir les
besoins des cellules gluco-dépendants durant une dizaine d'heures.
La glycogénogenèse est le stockage de glucose sous forme de glycogène dans le
foie.
2. Action du foie :
Lorsque le foie est saturé en glycogène, le surplus de glucose sanguin est
emmagasiné dans les muscles striés et dans les tissus adipeux. Ces derniers ne
fournissent pas de glucose au milieu intérieur, mais fournissent au foie les
précurseurs nécessaires (glycérol, lactate, pyruvate, acides aminés …) à la
néoglucogenèse.
Le glycogène musculaire est directement utilisé par le muscle lui-même. C'est
une réserve privée. Celui du foie est commun à tout l’organisme.
Le foie par glycogénolyse et grâce à la présence de la glucophosphatase est « le
seul organe capable de libérer du glucose dans le milieu intérieur ». Le foie est
un organe de stockage et de déstockage du glucose en vue du maintien de la
constante glycémique.
Activite02 : Rôle et Action du pancréas dans la régulation de la glycémie
1. Rôle du pancréas :
Le pancréas est une glande endocrine (glande capable de secréter une
hormone dans le milieu intérieur) constituée des îlots de Langerhans. Chaque
îlot de Langerhans possède des populations de cellules :
- À la périphérie : les cellules alpha (α) ;
-Au centre : les cellules bêta (β).
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Ces cellules sont des détecteurs d’écart de la glycémie et en même temps des
centres de commande
Remarque : le pancréas est le seul organe intervenant dans la régulation de la
glycémie.
2. Action du pancréas : En cas
2.1. D'hyperglycémie : les cellules β captent la variation et secrètent une
hormone hypoglycémiante « l'insuline » qui agit sur les cellules cibles. En effet
l'insuline favorise la pénétration du glucose et sa consommation dans les
cellules, stimule la synthèse du glycogène (glycogénogenèse) et des graisses.
2.2. D’hypoglycémie : les cellules α captent la variation et secrètent une
hormone hyperglycémiant « le glucagon » qui agit sur les cellules cibles. Ces
derniers sont essentiellement les cellules hépatiques. Le glucagon stimule la
glycogénolyse et la néoglucogenèse.
Activité 03 : Caractéristiques et cause du diabète :
1. Caractéristiques du diabète :
1.1. Le diabète de type I : également appelé diabète de l'enfant, il a la
particularité qu’il ne peut pas se prévenir.
-Origine : Les lymphocytes, au début de la maladie, envahissent les îlots
de Langerhans et détruisent les cellules β, c'est une maladie auto-
immune. Au final les malades ne secrètent plus assez d'insuline, ils ne
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proviennent plus à corriger l'hyperglycémie. On parle aussi de diabète
insulinodépendant « DID ».
-Signes cliniques : Ils sont :
.Apparition brutal et précoce ; .Soif ;
.Vision floue ;
.Polyurie (une élimination excessive d'urine) ;
.Polyphagie (faim importante) ;
.Amaigrissement ;
.Fatigue importante.
-Traitement : il est traité par l'insulinothérapie. Cela consiste à une injection
intramusculaire d'insuline plusieurs fois par jour pour contrer l'hyperglycémie.
1.2. Le diabète de type II : Il représente près de 90 % des diabétiques. Il se
déclenche tardivement chez des individus âgés de plus de 50 ans.
-Origine : Le pancréas ne fonctionne pas correctement et ne fabrique pas assez
d'insuline. L'insuline aussi produite n'est pas utilisé par les muscles car ils
deviennent résistants. On parle de diabète non insulinodépendant « DNID ».
-Signes cliniques : ils sont :
.Apparition progressive et tardive ;
.Obésité
.Des troubles semblables au diabète insulinodépendant apparaissent
tardivement.
-Traitement : il n'est pas traité par l'insuline. Son traitement est complexe et a
besoin d'un arsenal complet de médicaments thérapeutique.
1.2. Conclusion : Le diabète est une maladie chronique (maladie qui ne peut
pas se guérir) très grave. Elle peut prendre différentes formes en fonction du
type de diabète.
Type Diabète de type I Diabète de type II
Signes cliniques Début brutal chez les Début très progressive
jeunes chez l’adulte
Soif et faim Sujet souvent Obèse
importante Peu de symptôme
Polyurie et Polyphagie
Pancréas Cellules β détruites et Cellules β intactes
pas d’insuline
Sang Glycémie forte et Glycémie forte et
insulinémie faible insulinémie normale
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2. Causes du diabète :
2.1. Diabète de type I : C'est une maladie auto-immune. Le système
immunitaire de l'individu malade a détruit les cellules β des îlots de
Langerhans. Par conséquent l'individu ne sécrète plus d'insuline. Ce diabète est
donc dû à la déficience du système de régulation de la glycémie. Dans le même
temps les cellules α du malade produisent du glucagon et le foie produit aussi
du glucose qui n'est pas utilisé par les cellules cibles d'où une forte
hyperglycémie.
2.2. Diabète de type II : Il est une conséquence de la déficience du système de
régulation de la glycémie. En effet chez les individus pré-diabétiques, si on
injection du glucose, ceci s’accompagne d'une augmentation de l'insulinémie.
Mais on note une augmentation de la glycémie alors qu'elle devrait retrouver
sa valeur de référence.
Cela s'explique par le fait que chez les individus pré-diabétiques, l'insuline est
moins efficace que normalement. Cette inefficacité de l'insuline devient plus
importante chez l'individu diabétique. Les cellules cibles sont devenues
insensible à l'insuline.
Activité 04 : Facteurs du diabète
1. Facteur génétique :
Il existe des gènes de prédisposition au diabète d'où le caractère familial de
cette maladie. Ces gènes sont plus nombreux pour le diabète de type II.
2. Facteurs environnementaux :
Les infections virales des substances alimentaires et autres peuvent déclencher
le diabète de type I.
L'état nutritionnel (obésité) et le comportement (sédentarité) de l'individu peut
conduire au diabète de type II.
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L’activité cardiaque et La régulation de la
pression artérielle
Activité 01 La pression artérielle :
1. Définition :
La pression artérielle est la pression exercée par le sang sur les parois des
artères.
On le définit aussi comme étant un paramètre physiologique représentant la
pression du sang dans le système circulatoire.
2. Sa valeur :
La valeur de la pression artérielle dépend de la vitesse d’écoulement du sang
qui dépend elle-même de la résistance des vaisseaux. Elle varie chez l’Homme
en fonction de l’âge, de l’état de santé, des activités physiques, de l’état
émotionnel et de la position du corps.
Elle oscille chez un adulte, à chaque battement, entre deux (2) valeurs de
référence. Les valeurs de la pression artérielle sont indiquées par deux
nombres noté « A/B mmHg » avec :
A = pression artérielle systolique
B = pression artérielle diastolique
Son unité de mesure est le millimètre de mercure (mmHg).
Remarque :
On peut mesurer la pression artérielle à l’aide d’un Sphygmomanomètre, d’un
stéthoscope ou d’un tensiomètre.
2.1. Une valeur maximale ou pression artérielle systolique : 140mmHg de
mesure qui est la conséquence de la contraction du ventriculaire cardiaque ou
systole.
2.2. Une valeur minimale ou pression artérielle diastolique : 90mmHg de
mesure qui correspond à la phase de relaxation ventriculaire cardiaque ou
diastole.
La pression artérielle est dite normale chez un adulte en bonne santé
lorsqu’elle est inférieure à 140/90 mmHg et supérieure à 100/70 mmHg.
3. Le trajet :
Le sang est maintenu sous pression dans le système circulatoire entre certaines
limites afin de permettre l’irrigation sanguine de tous les organes du corps. La
pression artérielle se mesure au niveau des artères. Elle diminue au fur et à
mesure qu’on s’éloigne du cœur selon le trajet :
Cœur----- Artères---- Artérioles---- Capillaires------ Veinules ------Veines
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Pour que l’organisme ne coure pas de grave danger, la pression artérielle doit
être maintenue entre certaines limites et cela nécessite des mécanismes de
régulation.
Activité 02 : La régulation nerveuse de la pression artérielle :
1. En cas de hausse de la pression artérielle :
Le pincement des carotides entre l’aorte et le sinus crée une hypotension au
niveau du sinus. Le rythme cardiaque augmente dans le système circulatoire.
Les parois de la crosse aortique et du sinus carotidien possèdent des récepteurs
sensoriels sensibles à une augmentation locale de la pression artérielle. Ces
récepteurs convertissent cette distension des parois, provoquée par la pression
artérielle, en un message nerveux afférent conduit par les nerfs de Hering et de
Cyon vers le centre bulbaire parasympathique cardio-modérateur. Ce dernier
intègre le message et envoie un message nerveux efférent, par les nerfs
pneumogastriques, au cœur. Cela entraîne un ralentissement du rythme
cardiaque.
Au même moment les influx nerveux afférents qui arrivent au centre
cardiomoderateur inhibe les centres sympathiques cardio-accélérateurs et
vasomoteurs du bulbe et de la moelle épinière. Cela concourt au
ralentissement et à la vasodilatation des petites artères. Ces actions
conjuguées provoquent le retour de la du rythme cardiaque valeur de la
pression artérielle à ses limites de référence.
2. En cas de baisse de la pression artérielle :
Le pincement des carotides au-delà du sinus crée une hypertension au niveau
du sinus. Le rythme cardiaque ralentit et baisse de la tension artérielle.
Les barorécepteurs de la crosse aortique et du sinus carotidien sont moins
stimulés et par conséquent envoie un message nerveux peu intense au centre
bulbaire cardiomoderateur. L'affaiblissement de l'activité du centre
cardiomoderateur déclenche l'accélération du rythme cardiaque. De même les
centres sympathiques cardio-accélérateurs vasomoteurs n’étant plus inhibés
par les effets d'une hausse de la pression artérielle, participe aussi à
l'accélération du rythme cardiaque et à la vasoconstriction (rétrécissement des
vaisseaux des petites artères).
Ces actions conjuguées concourent ainsi à la remontée de la pression artérielle
afin qu'elle retrouve une valeur de consigne entre ses limites de référence.
Activité 03 : Régulation hormonale de la pression artérielle :
La régulation hormonale de la pression artérielle intervient à moyen terme.
Dans l'organisme sont dissimulés des capteurs de la variation de la pression
artérielle (barorécepteur), des capteurs de variation de la volémie et des
capteurs présentes dans l'oreille gauche.
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1. Le rein :
Le rein est une porte importante de la sortie d'eau contenue dans le plasma
sanguin. Une diurèse (production d'urine) importante entraine une baisse de la
pression artérielle et une importante élimination de Na+.
Le rein possède des cellules spécialisé dont les capteurs sont sensibles à la
baisse de la pression artérielle et a une fuite importante de Na+. Ces cellules
réagissent en déversant dans le sang une enzyme qui transforme
l’angiostensinogène élaboré par le foie en une hormone circulante,
l'angiotensine.
Cette dernière est un puissant vasoconstricteur qui permet le retour de la
pression artérielle à sa valeur de référence. L'angiotensine agit également sur
la corticosurrénale et stimule la sécrétion d'une autre hormone, l'aldostérone.
Cette dernière agit sur le néphron des reins et provoque la diminution de
l'élimination de Na+ et par conséquent une baisse de la diurèse. Elle s'oppose
donc à la baisse de la pression artérielle.
Conclusion :
Le rein joue un rôle de filtrage sélectif dans le sang. Le sodium (Na+) a un rôle
fondamental dans l'hydratation du corps car c'est lui qui, en partie, a le pouvoir
de retenir l'eau dans l'organisme.
Si par un mécanisme direct ou indirect il retient le Na+ et l'eau, la pression
artérielle va augmenter.
S’il élimine le Na+ et l'eau la pression artérielle diminuer.
Ce mécanisme est réglé par l'aldostérone qui ordonne au rein d'éliminer ou de
retenir le Na+. Il joue également un rôle dans l'augmentation de la pression au
moyen d'un système appelé « système rénine-angiotensine ».
2. Le système hypothalamo-hypophysaire :
Il possède des osmorécepteur ().Une augmentation de la pression osmotique
est liée à une diminution de la volémie et une importante présence de sel dans
le plasma. La réaction du système hypothalamo-hypophysaire consiste à la
sécrétion d'une hormone, l’ADH (hormone antidiurétique) ou vasopressine qui
est une hormone produite par les cellules hypothalamiques mais sécrété au
niveau de la posthypophyse. L’ADH agit au niveau des néphrons du rein et
empêche, comme son nom l'indique, une fuite d'eau au niveau des reins. Elle
concourt à une augmentation de la volémie et à un retour de la pression
artérielle à sa valeur de consigne. La sécrétion de l’ADH est aussi stimulée par
l'angiotensine.
Conclusion :
L'hypothalamus par l'intermédiaire de la posthypophyse sécrète l’ADH qui en
augmentant la réabsorption de l'eau au niveau des reins, accroît la pression
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artérielle par l'intermédiaire de la volémie.
3. La médullosurrénale :
Elle sécrète en cas de stress ou de forte émotion deux (2) hormones,
l'adrénaline et la noradrénaline.
Ces deux hormones qui ont pour effet de préparer l'organisme à l'effort,
provoquent une accélération du rythme cardiaque et la vasoconstriction des
artérioles. Ce sont des hormones hypertensives.
Conclusion :
La régulation de la pression artérielle est une régulation neuro-hormonale
intégrée, au cours de laquelle les effecteurs tels que le cœur, les artères, les
artérioles et les reins, reçoivent en permanence des messages nerveux et
hormonaux à l'origine du contrôle du débit cardiaque, du volume du sang, du
calibre des vaisseaux et en définitive du maintien de la pression artérielle entre
ses limites de référence.
Tableau récapitulatif de la régulation hormonale de la pression artérielle
Si la pression osmotique Augmentation de la Rétention d'eau
augmente Sécrétion d'ADH augmente
Diminution de la Élimination de Na+
Sécrétion d'aldostérone augmente
Si la pression osmotique Diminution de la Rétention d'eau diminue
diminue Sécrétion d'ADH Élimination de Na+
Augmentation de la diminue
Sécrétion d'aldostérone
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