La Nouvelle Naissance - David K. Bernard
La Nouvelle Naissance - David K. Bernard
NOUVELLE
naissance
Théologie
Pentecôtiste,
VOLUME
II
Traduction
:
Thierry
Bayol
Titre
original
:
The
New
Birth
Edité
et
imprimé
par
les
Editions
ACTE
-‐
Tous
Droits
Réservés
-‐
©
Copyright
©
Dépôt
Légal
:
Novembre
2014
–
ISBN
:
9791090716377
2
À
ma
mère
et
mon
père,
Qui
m’ont
transmis
l’amour
de
la
Parole
de
Dieu,
un
désir
pour
l'excellence,
l’appréciation
de
la
puissance
des
pages
imprimées,
le
fardeau
de
communiquer
une
doctrine
saine
à
un
monde
dans
le
besoin,
et
par-‐dessus
tout,
un
exemple
vivant
de
la
vraie
chrétienté.
3
4
TABLE
DES
MATIÈRES
PRÉFACE
DE
L’AUTEUR
.....................................................................................................
11
5
5. LA
REPENTANCE
........................................................................................................
74
La
définition
de
la
repentance.
La
reconnaissance
du
péché.
La
confession
du
péché.
La
contrition.
La
décision
d'abandonner
le
péché.
La
restitution.
Le
repentir
et
l’émotion.
Des
exemples
de
repentance.
La
source
de
la
repentance.
Le
commandement
de
se
repentir.
Que
se
passe-‐t-‐il
lorsque
l’on
se
repent
?
La
relation
avec
le
baptême
d’eau
et
d’Esprit.
Directives
pour
le
travail
à
l’autel.
La
repentance
et
le
chrétien.
La
nécessité
de
souligner
la
repentance.
Conclusion.
6
8. LE
BAPTÊME
DU
SAINT-‐ESPRIT
..........................................................................
132
Le
Saint-‐Esprit.
Le
baptême
de
l’Esprit.
La
terminologie
biblique.
Rempli
de
l’Esprit.
Il
fait
partie
du
salut.
La
fondation
de
l’Église
du
Nouveau
Testament.
Une
nouvelle
expérience
pour
la
nouvelle
Église.
Une
prophétie
de
l’Ancien
Testament.
Une
promesse
et
un
commandement
du
Nouveau
Testament.
L’accomplissement
dans
l’Église
Apostolique.
L'importance
du
livre
des
Actes.
Le
jour
de
la
Pentecôte.
La
Samarie.
La
conversion
de
Paul.
Les
Gentils
à
Césarée.
Les
disciples
de
Jean
à
Éphèse.
Conclusion
sur
le
baptême
de
l’Esprit.
Ceux
qui
sont
sauvés
dans
les
Évangiles.
Seulement
pour
l’Église
apostolique
?
Le
salut
dans
les
Actes
sans
l’Esprit
?
Comment
recevoir
l’Esprit
Saint
?
L’œuvre
de
l’Esprit.
Conclusion.
10. LE
TÉMOIGNAGE
DE
L'HISTOIRE
DE
L'ÉGLISE
:
LE
BAPTÊME
..................
179
Les
problèmes
dans
l'étude
de
l’histoire
de
l’Église.
La
repentance
et
le
baptême
d’eau.
Le
baptême
d’eau
par
immersion.
Le
baptême
d’eau
faisant
partie
du
salut.
La
formule
la
plus
ancienne.
Les
Ier
et
IIe
siècles.
Le
IIIe
siècle.
Le
IVe
siècle.
L’époque
médiévale.
L’ère
de
la
Réforme
et
après.
Les
croyants
unicitaires
à
travers
l’histoire.
Le
XXe
siècle.
Conclusion.
11. LE
TÉMOIGNAGE
DE
L'HISTOIRE
DE
L'ÉGLISE
:
LES
LANGUES
.................
196
Les
Ier
et
IIe
siècles.
Le
IIIe
siècle.
Les
IVe
et
Ve
siècles.
L’époque
médiévale.
L’ère
de
la
Réforme
et
après.
Le
XXe
siècle.
Statistiques
sur
les
pentecôtistes
aujourd’hui.
Conclusion.
7
12. Y
A-‐T-‐IL
DES
EXCEPTIONS
?
..................................................................................
211
Principes
de
base.
Les
païens
sont-‐ils
perdus
?
Les
gens
sincères
et
moraux.
Ceux
qui
professent
le
Christ.
Les
chrétiens
professant
dans
l’histoire
de
l’Église.
Les
spéculations
extrabibliques.
Une
seconde
chance
après
la
mort
?
Une
nouvelle
naissance
inférieure
à
la
normale
?
La
destinée
des
enfants.
Les
degrés
de
châtiment.
Conclusion.
8
TABLEAUX
ET
SCHÉMAS
L’Évangile
des
prédicateurs
du
Nouveau
Testament.
56
9
10
PRÉFACE
DE
L’AUTEUR
Aujourd’hui,
dans
le
mouvement
apostolique,
il
existe
une
grande
nécessité
de
livres
exhaustifs
dans
certains
domaines
importants
de
la
doctrine.
L’espoir
de
l’auteur
est
que
La
nouvelle
naissance
aidera
à
faire
face
à
ce
besoin,
en
ce
qui
concerne
la
doctrine
du
salut.
Ce
livre
ne
couvre
pas
tous
les
concepts
liés
au
salut,
mais
il
se
concentre
sur
un
aspect
:
l’expérience
de
la
conversion
ou
la
régénération.
Ce
livre
est
le
volume
II
de
la
série
sur
la
Théologie
Pentecôtiste.
Le
volume
I,
The
Oneness
of
Goda
a
été
publié
en
1983,
et
le
volume
III,
In
Search
of
Holinessb,
en
1981.
La
nouvelle
naissance
essaie
de
présenter,
d’une
manière
compréhensible
et
cependant
érudite,
la
vérité
biblique,
non
du
point
de
vue
du
dogme
d'une
certaine
confession,
mais
de
celui
de
la
Bible
elle-‐même.
De
nombreuses
références
bibliques
ont
été
incluses
pour
que
le
lecteur
puisse
faire
ses
propres
recherches
et
parvenir
à
ses
propres
conclusions.
Si
le
lecteur
approche
ce
sujet
dans
une
attitude
de
prière,
de
sincérité,
de
recherche
de
la
vérité,
studieusement
(plutôt
qu’avec
des
préjugés
et
même
un
esprit
facile
à
duper),
Dieu
illuminera
la
vérité
de
Sa
Parole
en
ce
qui
concerne
le
salut.
Toutes
les
citations
de
la
Bible
sont
tirées
de
la
King
James
Version,
sauf
indication
contraire.
Les
abréviations
utilisées
sont
KJV
pour
King
James
Version,
NIV
pour
New
International
Version
et
TAB
pour
The
Amplified
Bible.
Les
définitions
des
mots
grecs
sont
tirées
de
la
Strong’s
Exhaustive
Concordance,
sauf
indication
contraire.
Je
voudrais
remercier
particulièrement
ma
mère,
Loretta
A.
Bernard,
pour
ses
nombreuses
suggestions,
notamment
pour
les
chapitres
3,
5
et
6.
Je
voudrais
également
exprimer
ma
gratitude
envers
mon
père,
Elton
D.
Bernard,
qui
m’a
donné
l’inspiration
et
le
désir
d’entreprendre
ce
sujet,
et
envers
ma
femme,
Connie,
qui
m’a
beaucoup
encouragé
et
soutenu.
Le
but
de
ce
livre
n’est
pas
de
condamner
quiconque
qui
ne
serait
pas
d’accord
avec
ce
qui
est
enseigné
ou
qui
n’en
aurait
pas
fait
l’expérience,
mais
au
contraire,
d’encourager
tout
le
monde
à
recevoir
la
plénitude
du
salut
que
Dieu
a
pourvu
en
Jésus-‐Christ.
David
K.
Bernard
Jackson,
Mississippi
a
L’unicité de Dieu, traduit en Français. (N.d.T.)
b
À la recherche de la sainteté, traduit en Français. (N.d.T.)
11
12
1
UNE QUESTION HONNÊTE
"Hommes
frères,
que
ferons-‐nous
?"
(Actes
2:37).
"Seigneurs,
que
faut-‐il
que
je
fasse
pour
être
sauvé
?"
(Actes
16:30).
Tout
être
humain
est
un
pécheur
ayant
besoin
du
salut.
À
travers
les
siècles,
beaucoup
de
gens
ont
réalisé
ce
fait
et
ont
posé
la
question
:
"Comment
puis-‐je
être
sauvé
?"
La
chrétienté
proclame
que
Dieu
a
pourvu
au
salut
par
Jésus-‐Christ.
Toutefois,
la
question
demeure
:
"Comment
puis-‐je
recevoir
le
salut
que
Jésus-‐
Christ
procure
?"
Nous
croyons
que
la
Bible
donne
la
réponse
à
cette
question
simple
et
cependant
vitale.
Le
but
de
ce
livre
est
de
trouver
la
réponse
biblique
à
cette
question,
et
de
discuter
des
nombreux
problèmes
découlant
de
ce
sujet.
Nous
essayerons
de
mettre
de
côté
les
doctrines
des
hommes
et
des
dénominations
religieuses,
et
de
voir
ce
que
la
Bible
elle-‐même
enseigne.
La
nécessité
universelle
du
salut
La
Bible
déclare
avec
insistance
que
tous
les
êtres
humains
sont
pécheurs.
"Qui
dira
:
J’ai
purifié
mon
cœur,
je
suis
net
de
mon
péché
?"
(Proverbes
20:9).
"Nous
sommes
tous
comme
des
impurs,
et
toute
notre
justice
est
comme
un
vêtement
souillé
;
nous
sommes
tous
flétris
comme
une
feuille,
et
nos
crimes
nous
emportent
comme
le
vent"
(Ésaïe
64:5).
"[...]
Il
n’y
a
point
d’homme
qui
ne
pèche
[...]"
(I
Rois
8:46,
II
Chroniques
6:36).
13
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
Les
trois
premiers
chapitres
de
Romains
affirment
que
les
juifs
comme
les
Gentils
se
trouvent
condamnés
devant
Dieu.
Ceux
qui
n’avaient
pas
la
loi
de
Moïse
sont
condamnés
par
leur
conscience,
et
ceux
qui
l’avaient
sont
condamnés
par
la
loi
(Romains
2:12-‐16).
En
bref,
toute
l’humanité
est
sous
le
péché
(Romains
3:9).
"Il
n’y
a
pas
de
juste,
pas
même
un
seul"
(Romains
3:10
;
voir
Psaume
14:1-‐3).
Le
monde
entier
est
coupable
devant
Dieu
(Romains
3:19).
"Car
tous
ont
péché
et
sont
privés
de
la
gloire
de
Dieu"
(Romains
3:23).
À
cause
de
cela,
toute
l’humanité
est
condamnée
à
mort.
"Car
le
salaire
du
péché,
c’est
la
mort"
(Romains
6:23).
"Et
le
péché,
étant
consommé,
produit
la
mort"
(Jacques
1:15).
Le
salut
vient
seulement
par
la
foi
en
Jésus-‐Christ
Non
seulement
tout
homme
a
besoin
du
salut,
mais
il
n’y
a
rien
que
l’homme
puisse
faire
pour
se
sauver
lui-‐même.
Aucune
bonne
œuvre
ou
pratique
de
la
loi
ne
peut
sauver
un
homme.
Éphésiens
2:8-‐9
proclame
:
"Car
c’est
par
la
grâce
que
vous
êtes
sauvés,
par
le
moyen
de
la
foi.
Et
cela
ne
vient
pas
de
vous,
c’est
le
don
de
Dieu.
Ce
n’est
point
par
les
œuvres,
afin
que
personne
ne
se
glorifie".
Cela
signifie
que
le
salut
est
un
don
gratuit
de
Dieu.
La
mort,
l’ensevelissement
et
la
résurrection
de
Jésus-‐Christ
ont
rendu
disponible
ce
don
du
salut.
Le
seul
moyen
de
recevoir
le
salut
est
d’avoir
foi
en
Jésus
et
dans
l’efficacité
de
Son
sacrifice.
Bien
sûr,
la
foi
salvatrice
en
Christ
inclut
l’obéissance
à
son
Évangile
et
l’application
de
Son
Évangile
à
nos
vies
(voir
chapitre
2
pour
une
discussion
plus
approfondie
sur
la
grâce
et
la
foi).
Nous
devons
souligner
que
le
salut
ne
peut
venir
qu’au
travers
de
la
foi,
et
que
cette
foi
doit
être
dans
le
Seigneur
Jésus-‐Christ.
Jésus
affirma
:
"Je
suis
le
chemin,
la
vérité
et
la
vie.
Nul
ne
vient
au
Père
que
par
moi"
(Jean
14:6).
Il
a
dit
aussi
que
nous
devons
croire
qu’Il
est
Dieu
manifesté
dans
la
chair
comme
notre
Sauveur.
"C’est
pourquoi
je
vous
ai
dit
que
vous
mourrez
dans
vos
péchés
;
car
si
vous
ne
croyez
pas
ce
que
je
suis,
vous
mourrez
dans
vos
péchés"
(Jean
8:24).
Pourquoi
est-‐il
absolument
nécessaire
de
dépendre
de
Christ
?
Puisque
tous
les
hommes
sont
pécheurs,
la
sainteté
de
Dieu
demandait
qu’Il
se
séparât
de
l’homme
pécheur
et
qu’Il
requît
aussi
la
mort
comme
châtiment
pour
l’homme.
Dieu
a
choisi
de
se
lier
au
principe
de
mort
pour
le
péché.
Sans
effusion
de
sang
(le
don
d'une
vie),
l’homme
ne
peut
être
pardonné
ni
libéré
de
ce
châtiment,
(Hébreux
9:22)
et
sa
communion
avec
Dieu
ne
peut
être
restaurée
(voir
Éphésiens
2:13-‐17
;
Colossiens
1:19-‐22).
La
mort
des
animaux
n’est
pas
suffisante
pour
acquitter
l’homme
de
ses
péchés
(Hébreux
10:4),
parce
que
l’homme
est
plus
grand
que
les
animaux
du
fait
qu’il
a
été
créé
à
l’image
morale,
mentale
et
spirituelle
de
Dieu
(Genèse
1:27).
14
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
15
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
Notre
salut
sera
complet
seulement
quand
nous
recevrons
des
corps
glorifiés
immortels,
comme
le
corps
ressuscité
de
Jésus
(Romains
8:23
;
Philippiens
3:20-‐21).
À
ce
moment-‐là,
nous
ne
serons
plus
sujets
à
la
maladie,
à
la
douleur,
à
la
tentation
du
péché
ou
à
la
possibilité
de
mourir
(I
Corinthiens
15:51-‐57).
Cette
dernière
étape,
dans
le
plan
du
salut
de
Dieu
pour
nous,
est
appelée
la
glorification
(Romains
8:30),
et
elle
aura
lieu
quand
Christ
reviendra
pour
Son
Église
(I
Thessaloniciens
4:14-‐17
;
I
Jean
3:2).
Ainsi
la
Bible
parle
souvent
du
salut
comme
d’un
événement
futur
:
"Mais
nous
croyons
que
nous
serons
sauvés
par
la
grâce
du
Seigneur
Jésus-‐Christ,
comme
eux
aussi."
(Actes
15:11,
Martin
1744).
"Car
maintenant
le
salut
est
plus
près
de
nous
que
lorsque
nous
avons
cru"
(Romains
13:11).
"De
même
Christ,
qui
s’est
offert
une
seule
fois
pour
porter
les
péchés
de
beaucoup
d’hommes,
apparaîtra
sans
péché
une
seconde
fois
à
ceux
qui
l’attendent
pour
leur
salut."
(Hébreux
9:28).
La
relation
entre
le
salut
passé,
présent
et
futur
Évidemment,
les
trois
temps
du
salut
sont
étroitement
liés.
Le
salut
futur
viendra
seulement
à
ceux
qui
auront
fait
l’expérience
d’un
salut
passé
et
présent
dans
cette
vie.
Ceux
qui
sont
sauvés
dans
le
présent
ont
la
pleine
assurance
du
salut
dans
le
futur.
Toutefois,
une
expérience
dans
le
passé
ne
garantit
pas
automatiquement
le
salut
futur.
Nous
sommes
responsables
de
préserver
notre
salut
jusqu’à
la
fin.
Tout
comme
nous
avons
reçu
le
salut
passé
par
la
foi
en
Jésus,
nous
recevrons
le
salut
futur
seulement
si
nous
continuons
à
vivre
par
la
foi
en
Jésus.
Nous
pouvons
perdre
notre
salut
présent
et
la
promesse
de
notre
salut
futur
par
un
retour
volontaire
vers
le
péché
et
l’incroyance.
Le
lien
entre
le
salut
passé
et
futur
est
le
maintien
du
salut
présent.
Cette
vérité
est
soulignée
dans
de
nombreux
passages
scripturaires.
Jésus
a
enseigné
la
nécessité
absolue
de
demeurer
en
Lui
et
de
garder
Ses
commandements
(Jean
15:1-‐14).
Il
a
dit
:
"Mais
celui
qui
persévérera
jusqu’à
la
fin
sera
sauvé"
(Matthieu
10:22).
"Afin
que
quiconque
croit
en
lui
ne
périsse
point,
mais
qu’il
ait
la
vie
éternelle"
(Jean
3:16).
Dans
ce
dernier
verset,
"croit"
est
au
temps
présent,
impliquant
que
la
croyance
présente
continue
est
nécessaire.
De
même,
Paul
a
dit
que
l’Évangile
de
Christ
est
"la
puissance
de
Dieu
pour
le
salut
de
quiconque
croit
[...]
Parce
qu’en
lui
est
révélé
la
justice
de
Dieu
par
la
foi
et
pour
la
foi
;
selon
qu’il
est
écrit
:
Le
juste
vivra
par
la
foi"
(Romains
1:16-‐
17).
Le
salut
viendra
à
ceux
qui
iront
de
foi
en
foi,
à
ceux
qui
continueront
de
vivre
par
la
foi.
Paul
a
aussi
déclaré
:
"Mettez
en
œuvre
votre
salut
avec
crainte
et
tremblement"
(Philippiens
2:12).
16
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
Cela
ne
signifie
pas
que
nous
pouvons
nous
sauver
nous-‐mêmes
par
notre
propre
plan
ou
mériter
notre
propre
salut.
Au
contraire,
cela
signifie
que
nous
devons
consciemment
demeurer
dans
notre
salut,
et
le
garder.
Nous
devrions
considérer
le
salut
avec
crainte
et
respect,
en
réalisant
que
nous
pouvons
le
perdre
si
nous
ne
l'apprécions
pas.
Nous
devrions
prendre
garde
aux
mauvais
tours
de
Satan
et
être
réticents
à
faire
le
mal.
Beaucoup
d’autres
versets
donnent
de
semblables
avertissements.
"Veille
sur
toi-‐même
et
sur
ton
enseignement
;
persévère
dans
ces
choses,
car,
en
agissant
ainsi,
tu
te
sauveras
toi-‐même,
et
tu
sauveras
ceux
qui
t’écoutent"
(I
Timothée
4:16).
"Considère
donc
la
bonté
et
la
sévérité
de
Dieu
:
sévérité
envers
ceux
qui
sont
tombés,
et
bonté
de
Dieu
envers
toi,
si
tu
demeures
ferme
dans
cette
bonté
;
autrement,
tu
seras
aussi
retranché."
(Romains
11:22).
"Je
vous
rappelle,
frères
l’Évangile
[...]
par
lequel
vous
êtes
sauvés,
si
vous
le
retenez
dans
les
termes
où
je
vous
l’ai
annoncé
;
autrement,
vous
auriez
cru
en
vain."
(I
Corinthiens
15:1-‐2).
Beaucoup
d’autres
passages
enseignent
que
nous
pouvons
perdre
le
salut
par
l’incroyance
et
la
désobéissance
(Galates
5:4
;
I
Timothée
5:12
;
Hébreux
12:14-‐15
;
Jacques
5:19-‐20
;
II
Pierre
1:10
;
2:1
;
2:20-‐
21
;
Apocalypse
3:5).
En
bref,
nous
n’avons
pas
reçu
tous
les
bénéfices
éternels
du
salut,
et
par
conséquent,
notre
salut
futur
est
toujours
un
espoir.
"Car
c’est
en
espérance
que
nous
sommes
sauvés"
et
nous
avons
"l’espérance
du
salut"
(Romains
8:24
;
I
Thessaloniciens
5:8).
Toutefois,
l’espérance
du
salut
futur
est
plus
qu’un
simple
vœu,
car
nous
avons
la
promesse
et
l’assurance
du
salut
si
nous
continuons
à
marcher
dans
l’Évangile.
La
seule
manière
d’obtenir
le
salut
éternel,
c’est
de
trouver,
dès
à
présent,
le
salut
du
péché
dans
cette
vie.
Cela
nous
conduit
à
la
question
suivante
:
Comment
pouvons-‐nous
être
sauvés
du
péché
dans
cette
vie
?
Regardons
trois
passages
cruciaux
du
Nouveau
Testament
relatifs
à
ce
sujet.
Le
premier
passage
que
nous
considérerons
vient
du
ministère
de
Christ.
Les
deux
autres
passages
sont
les
deux
seuls
endroits
où
quelqu’un
demandait
comment
être
sauvé
dans
l’Église
du
Nouveau
Testament.
La
déclaration
du
Seigneur
à
Nicodème
Jean
3
rapporte
une
conversation
importante
entre
un
chef
religieux
juif
appelé
Nicodème
et
Jésus.
Nicodème
vint
une
nuit
vers
Jésus
et
Le
reconnu
comme
un
docteur
venant
de
Dieu.
Jésus
répondit
:
"En
vérité,
en
vérité,
je
te
le
dis,
si
un
homme
ne
naît
de
nouveau,
il
ne
peut
voir
le
royaume
de
Dieu."
(Jean
3:3).
Nicodème
ne
comprit
pas
cette
déclaration,
car
il
demanda
au
Seigneur
comment
un
homme
pouvait
naître
une
seconde
fois
du
sein
de
sa
mère.
17
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
Jésus
expliqua
:
"En
vérité,
en
vérité,
je
te
le
dis,
si
un
homme
ne
naît
d’eau
et
d’Esprit,
il
ne
peut
entrer
dans
le
royaume
de
Dieu."
(Jean
3:5).
Jésus
signalait
un
nouvel
âge
dans
lequel
le
royaume
de
Dieu
serait
bientôt
révélé,
et
chaque
personne
qui
désirerait
entrer
dans
ce
royaume
devrait
naître
de
nouveau,
c’est-‐
à-‐dire,
naître
d’eau
et
d’Esprit.
Le
royaume
de
Dieu
Qu’est-‐ce
que
le
royaume
de
Dieu
?
Comment
est-‐il
lié
au
salut
?
En
eux-‐
mêmes,
les
mots
expriment
la
souveraineté
de
Dieu
dans
l’univers.
En
analysant
ce
concept
de
plus
près,
nous
découvrons
que
le
royaume
de
Dieu
a
des
aspects
présent
et
futur,
tout
comme
le
salut.
Au
temps
présent,
le
royaume
de
Dieu
est
le
règne
de
Dieu
dans
le
cœur
des
hommes.
Jésus
est
venu
en
prêchant
que
le
royaume
de
Dieu
était
proche
(Marc
1:14-‐15).
Un
jour,
les
pharisiens
demandèrent
à
Jésus
quand
le
royaume
de
Dieu
viendrait.
Il
répondit
:
"Le
royaume
de
Dieu
ne
vient
pas
de
manière
à
frapper
les
regards.
On
ne
dira
point
:
Il
est
ici,
ou
:
Il
est
là.
Car
voici,
le
royaume
de
Dieu
est
au
milieu
de
vous"
(Luc
17:20-‐21).
Cet
aspect
du
royaume
se
réalisa
quand
Dieu
envoya
Son
Esprit
pour
demeurer
dans
le
cœur
des
croyants.
Aussi
Paul
a-‐t-‐il
dit
:
"Car
le
royaume
de
Dieu,
ce
n’est
pas
le
manger
et
le
boire,
mais
la
justice,
la
paix
et
la
joie,
par
le
Saint-‐Esprit"
(Romains
14:17).
L’aspect
présent
du
royaume
de
Dieu
consiste
en
fait
en
ce
que
les
richesses
de
Son
royaume
éternel
sont
descendues
temporairement
dans
le
monde
par
l’Esprit
(Éphésiens
1:13-‐14
;
Hébreux
6:4-‐
5).
Le
royaume
de
Dieu
a
aussi
un
aspect
futur
en
ce
qu’un
jour,
Dieu
détruira
complètement
toute
opposition
à
Son
règne,
et
révélera
Sa
royauté
dans
toutes
les
parties
de
l’univers.
Son
royaume
viendra
physiquement
sur
cette
terre
dans
le
règne
millénaire
de
Christ
(Apocalypse
20:4-‐6).
Il
sera
établi
à
travers
l’éternité
par
le
jugement
de
tous
les
pécheurs
et
par
la
création
d’un
nouveau
ciel
et
d’une
nouvelle
terre
sans
péché.
Le
péché
est
la
rébellion
contre
Dieu,
donc
le
royaume
de
Dieu
trouvera
sa
parfaite
expression
uniquement
quand
tout
péché
sera
jugé
et
éliminé.
Le
livre
de
l’Apocalypse
décrit
l’aspect
futur
du
royaume.
"Le
royaume
du
monde
est
remis
à
notre
Seigneur
et
à
son
Christ
;
et
il
régnera
aux
siècles
des
siècles
!"
(Apocalypse
11:15).
En
ce
jour,
des
voix
proclameront
:
"Car
le
Seigneur
notre
Dieu
tout-‐puissant
est
entré
dans
son
règne"
(Apocalypse
19:6).
Jésus
sera
le
"Roi
des
rois
et
Seigneur
des
seigneurs",
et
occupera
le
trône
pour
l’éternité
(Apocalypse
19:16
;
22:1-‐3).
En
appliquant
les
paroles
de
Christ
dans
Jean
3
au
concept
du
royaume
de
Dieu,
nous
découvrons
que
nous
devons
être
nés
de
nouveau
afin
de
partager
à
18
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
19
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
20
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
Dans
ce
passage,
Paul
et
Silas
dirent
au
geôlier
que
le
chemin
vers
son
salut
futur
était
à
travers
la
foi
dans
le
Seigneur
Jésus-‐Christ.
Vraisemblablement,
le
geôlier
était
un
Gentil
et
ne
connaissait
pas
grand
chose
de
Dieu.
Contrairement
aux
juifs
le
jour
de
la
Pentecôte,
il
ne
comprenait
probablement
pas
des
mots
tels
que
"se
repentir",
"baptême"
et
"Saint-‐Esprit".
En
outre,
c’était
une
situation
de
crise,
et
le
temps
manquait
pour
faire
un
grand
sermon
ou
donner
une
explication
détaillée
;
la
bonne
direction
devait
rapidement
lui
être
indiquée.
Paul
et
Silas
lui
dirent,
de
la
manière
la
plus
simple
possible,
comment
il
pouvait
recevoir
le
salut
futur,
c’est-‐à-‐dire,
en
croyant
en
Jésus
au
lieu
des
dieux
et
des
idoles
païennes.
Après
cela,
le
geôlier
les
prit
chez
lui
et
leur
donna
l’occasion
de
parler
à
sa
maison
entière.
Ils
ne
s’arrêtèrent
pas
aux
affirmations
générales
citées
ci-‐
dessus,
mais
ils
prêchèrent
la
Parole
du
Seigneur
avec
spécificité.
En
résultat
de
leur
message,
le
geôlier
fut
baptisé
cette
même
heure
et
reçu
une
expérience
qui
lui
donna
de
la
joie.
Une
des
traductions
spécifie
:
"Il
sauta
avec
beaucoup
de
joie
et
exulta"
(Actes
16:34,
TABc).
Tout
cela
arriva
quand
il
crut
au
Seigneur
et
à
la
Parole
du
Seigneur.
Il
est
très
instructif
d’étudier
le
mot
grec
traduit
par
"crois"
dans
Actes
16:30-‐31.
Il
ne
dénote
pas
une
simple
compréhension
mentale
et
un
assentiment,
mais
il
affirme
une
confiance
et
une
adhésion
absolue
(voir
chapitre
2).
La
définition
biblique
de
la
croyance
inclut
l’acceptation
de
la
Parole
de
Dieu
et
l’obéissance
à
celle-‐ci.
L’avant-‐propos
de
l’éditeur
de
The
Amplified
Bible
explique
que
la
phrase
"crois
au
Seigneur
Jésus-‐Christ"
signifie
en
réalité
:
"Dépendre
absolument
du
Seigneur
Jésus-‐Christ
comme
Sauveur".
Par
conséquent,
The
Amplified
Bible
traduit
Actes
16:31
comme
:
"Et
ils
répondirent
crois
en
et
au
Seigneur
Jésus-‐Christ
:
c’est-‐à-‐dire,
abandonne-‐toi
à
Lui,
sort
de
ta
propre
garde
et
confie-‐toi
à
Sa
garde
et
tu
seras
sauvé
;
[et
cela
s’applique
à
la
fois
à]
toi
et
à
ta
famille
tout
aussi
bien".
Afin
d’avoir
une
meilleure
compréhension
de
ce
passage,
nous
devrions
examiner
la
signification
que
Pierre
attachait
à
cette
phrase
:
"Crois
au
Seigneur
Jésus-‐Christ".
Un
jour,
il
expliqua
que
les
Gentils
avaient
reçu
le
même
Saint-‐
Esprit
que
les
juifs
qui
avaient
"cru
au
Seigneur
Jésus-‐Christ"
(Actes
11:15-‐17).
Ainsi,
il
reliait
la
foi
en
Jésus-‐Christ
à
la
réception
du
Saint-‐Esprit.
Paul
enseignait
que
le
royaume
de
Dieu
incluait
la
joie
dans
le
Saint-‐Esprit
(Romains
14:17).
Bien
qu’il
ne
soit
pas
spécifiquement
affirmé
dans
Actes
16
que
le
geôlier
philippien
a
reçu
le
Saint-‐Esprit,
la
référence
à
sa
joie
peut
indiquer
qu’il
a
reçu
le
baptême
du
Saint-‐Esprit
(voir
aussi
Actes
8:39).
c
Traduction de The Amplified Bible (La Bible Amplifiée). (N.d.T.)
21
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
22
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
repentance
et
la
foi
en
Christ,
mais
beaucoup
d’autres
passages
enseignent
que
la
foi
et
la
repentance
sont
indispensables
au
salut.
Nous
en
concluons
que
le
salut
ne
vient
que
par
la
repentance
des
péchés
et
la
foi
en
Jésus-‐Christ.
La
repentance
et
la
foi
conduiront
au
baptême
d’eau
au
nom
de
Jésus
(la
naissance
d’eau)
et
au
baptême
de
l’Esprit
(la
naissance
de
l’Esprit).
D’autres
versets
qui
mentionnent
le
salut
soutiennent
cette
conclusion.
Par
exemple,
il
est
affirmé
que
le
salut
vient
par
:
(1)
le
nom
de
Jésus
(Actes
4:12)
;
(2)
la
confession
de
Jésus
comme
Seigneur,
la
croyance
en
Sa
résurrection
et
l’invocation
de
Son
nom
(Romains
10:9-‐13)
;
(3)
la
grâce
par
le
moyen
de
la
foi
(Éphésiens
2:8-‐9)
;
(4)
la
repentance
(II
Corinthiens
7:10)
;
(5)
la
sanctification
de
l’Esprit
et
la
croyance
en
la
vérité
(II
Thessaloniciens
2:13)
et
(6)
l’obéissance
à
Christ
(Hébreux
5:9).
Nous
pouvons
voir
le
salut
de
deux
points
de
vue
complémentaires
et
non
contradictoires
:
(1)
il
requiert
une
exigence
minimum,
c’est-‐à-‐dire,
la
nouvelle
naissance
;
(2)
c’est
un
processus
d’appropriation
progressive
de
la
grâce
de
Dieu
tout
au
long
d'une
vie
de
foi
et
de
sainteté
continue.
Nous
verrons
ces
deux
aspects
accomplis
dans
nos
vies,
si
nous
héritons
du
salut
éternel.
Du
commencement
à
la
fin,
notre
salut
repose
sur
la
foi
en
Jésus-‐Christ.
Si
nous
avons
foi
en
Lui,
nous
nous
repentirons
du
péché,
nous
serons
baptisés
en
son
nom,
nous
recevrons
Son
Saint-‐Esprit,
et
nous
continuerons
à
vivre
une
vie
chrétienne
sainte,
par
la
foi.
De
cette
manière
nous
recevrons
à
la
fois
le
salut
présent
du
péché,
et
le
salut
futur
de
toute
conséquence
éternelle
du
péché.
Comprendre
et
obéir
à
l’évangile
Les
quelques
chapitres
suivants
examineront
les
éléments
ci-‐dessus
en
détail.
Si
certains
ont
déjà
fait
l’expérience
du
salut
telle
qu’explorée
dans
ce
livre,
nous
espérons
qu’ils
comprendront
l’importance
et
la
nécessité
de
ce
qu’ils
ont
reçu.
Ils
devraient
comprendre
exactement
ce
qui
leur
est
arrivé
et
pourquoi.
Si
certains
n’ont
pas
été
baptisés
au
nom
de
Jésus
ou
n’ont
pas
reçu
le
baptême
du
Saint-‐Esprit,
nous
leur
demandons
de
lire
avec
un
esprit
ouvert,
un
cœur
ouvert
et
une
Bible
ouverte.
Nous
ne
désirons
pas
minimiser
ou
nier
ce
que
Dieu
a
déjà
fait
dans
leur
vie
;
toutefois,
nous
voulons
qu’ils
réalisent
l’importance
de
la
naissance
d’eau
et
d’Esprit.
C’est
biblique,
c’est
pour
nous
aujourd’hui,
et
Dieu
veut
que
tout
le
monde
en
fasse
l’expérience.
La
nouvelle
naissance
n’est
pas
quelque
chose
d’étrange,
ni
difficile
à
recevoir
de
Dieu.
Au
contraire,
c’est
un
privilège
dont
peut
et
devrait
bénéficier
toute
personne
croyant
en
la
Bible.
Nous
devrions
tous
chercher
à
nous
approcher
plus
près
de
Dieu
à
tout
moment.
Nous
devrions
chercher
à
en
savoir
plus
sur
Lui
et
à
être
de
plus
en
23
Chapitre
1
-‐
Une
question
honnête
plus
obéissant
à
Sa
Parole.
Nous
devrions
laisser
Dieu
nous
conduire
de
plus
en
plus
profondément
dans
la
vérité
de
Sa
Parole.
Nous
devrions
chercher
à
recevoir
tout
ce
que
Dieu
a
pour
nous
aujourd’hui.
Au
lieu
de
demeurer
si
longtemps
sur
la
question
:
"Dois-‐je
recevoir
cela
?"
Nous
devrions
demander
:
"Puis-‐je
recevoir
cela
?"
Si
Dieu
a
quelque
chose
de
plus
pour
nous
que
nous
n’avons
pas
reçue,
ou
si
la
Parole
de
Dieu
révèle
quelque
chose
à
laquelle
nous
n’avons
pas
encore
obéi,
alors
nous
ne
devrions
pas
être
distrait
par
un
débat
sur
sa
nécessité.
Au
contraire,
nous
devrions
chercher
à
recevoir
tout
ce
que
Dieu
a
pour
nous,
et
obéir
à
tout
ce
que
la
Parole
de
Dieu
enseigne.
C’est
l’attitude
de
celui
qui
a
vraiment
foi
dans
le
Seigneur
Jésus-‐Christ.
1
Webster’s Third New International Dictionary of the English Language, non abrégé, Philip Gove et al, Ed. (Springfield,
2
H. D. M. Spence et Joseph Exell, Ed., The Pulpit Commentary (Grand Rapids : Eerdmans, 1977), XVIII (Actes), 54.
24
2
LA GRÂCE ET LA FOI
"Car
c’est
par
la
grâce
que
vous
êtes
sauvés,
par
le
moyen
de
la
foi.
Et
cela
ne
vient
pas
de
vous,
c’est
le
don
de
Dieu.
Ce
n’est
point
par
les
œuvres,
afin
que
personne
ne
se
glorifie."
(Éphésiens
2:8-‐9).
Ce
chapitre
établit
une
base
pour
toute
discussion
ultérieure
sur
le
salut.
Avant
de
procéder
à
l’analyse
des
aspects
variés
du
salut,
nous
devons
comprendre
ce
que
sont
la
grâce
et
la
foi,
et
quel
rapport
existe
entre
les
deux.
La
définition
de
la
grâce
La
grâce,
c’est
la
faveur
imméritée
de
Dieu
envers
l’homme.
C’est
le
don
gratuit
de
Dieu
pour
l’homme.
C’est
l’œuvre
de
Dieu
en
l’homme.
Le
mot
exprime
que
le
salut
est
une
bénédiction
imméritée,
non
gagnée,
que
Dieu
accorde
librement.
Dieu
effectue
tout
le
travail
impliqué
dans
le
salut
d’une
âme.
L’homme
ne
peut
pas
aider
Dieu
dans
son
propre
salut
ou
y
contribuer
;
il
ne
peut
qu’accepter
ou
rejeter
l’œuvre
que
Dieu
a
faite
et
qu’Il
est
prêt
à
faire
pour
lui.
25
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
26
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
abondance
pour
toute
bonne
œuvre,"
(II
Corinthiens
9:8).
La
grâce
de
Dieu
est
venue
pour
nous
montrer
comment
vivre
une
vie
sainte
et
juste,
et
pour
nous
donner
le
pouvoir
de
le
faire.
"Car
la
grâce
de
Dieu,
source
de
salut
pour
tous
les
hommes,
a
été
manifestée.
Elle
nous
enseigne
à
renoncer
à
l’impiété
et
aux
convoitises
mondaines,
et
à
vivre
dans
le
siècle
présent
selon
la
sagesse,
la
justice
et
la
piété."
(Tite
2:11-‐12).
La
grâce
ne
nous
autorise
pas
à
pécher.
"Que
dirons-‐nous
donc
?
Demeurerions-‐nous
dans
le
péché,
afin
que
la
grâce
abonde
?
Loin
de
là
!"
(Romains
6:1-‐2).
"Quoi
donc
!
Pécherions-‐nous,
parce
que
nous
sommes,
non
sous
la
loi,
mais
sous
la
grâce
?
Loin
de
là
!"
(Romains
6:15).
Bien
au
contraire,
la
grâce
rend
disponible
la
puissance
de
l’Esprit
pour
nous.
Si
nous
suivons
l’Esprit,
nous
pouvons
accomplir
toute
la
justice
que
la
loi
de
Moïse
demandait
mais
ne
pouvait
pas
donner
(Romains
8:3-‐4).
En
bref,
la
grâce
de
Dieu
apporte
le
salut
comme
un
don,
y
compris
le
pouvoir
de
vivre
de
manière
juste.
Bien
que
nous
ne
puissions
pas
gagner
le
don
du
salut,
une
fois
que
nous
le
recevrons,
nos
vies
changeront,
et
en
résultat,
nous
commencerons
à
accomplir
de
bonnes
œuvres.
Si
nous
ne
manifestons
pas
des
attributs
de
justice
et
de
piété,
c’est
que
nous
ne
laissons
pas
la
grâce
salvatrice
de
Dieu
œuvrer
en
nous.
Nous
ne
pouvons
pas
séparer
la
grâce
d’une
vie
de
dévotion
et
d’obéissance
à
Christ.
La
grâce
et
la
foi
Si
la
doctrine
de
la
grâce
enseigne
que
Dieu
opère
tout
dans
le
salut
de
l’homme,
tous
les
hommes
sont-‐ils
automatiquement
sauvés
?
Cela
ne
peut
pas
être
vrai,
car
beaucoup
seront
damnés
éternellement
le
jour
du
Jugement
Dernier
(Apocalypse
20:11-‐15).
Si
la
doctrine
de
la
grâce
enseigne
que
l’homme
ne
peut
pas
assister
Dieu
dans
la
procuration
du
salut,
Dieu
choisit-‐Il
inconditionnellement
certaines
personnes
pour
être
sauvées,
sans
égards
envers
leurs
propres
attitudes
et
réponses
?
Cela
ne
peut
pas
être
vrai
non
plus,
parce
que
Dieu
ne
fait
pas
de
favoritisme
(Actes
10:34).
S’Il
choisissait
certaines
personnes
inconditionnellement,
Sa
bonté
le
conduirait
à
choisir
tout
le
monde.
La
doctrine
de
la
foi
nous
aide
à
comprendre
la
réponse
aux
deux
questions
posées
ci-‐dessus.
La
foi
est
le
moyen
par
lequel
l’homme
accepte
et
reçoit
la
grâce
salvatrice
de
Dieu
(Romains
3:21-‐31
;
Éphésiens
2:8).
L’homme
ne
peut
pas
aider
Dieu
dans
la
procuration
du
salut,
mais
il
a
la
responsabilité
d’accepter
ou
de
rejeter
ce
que
Dieu
offre.
La
réponse
de
l’homme
envers
Dieu
en
acceptant
Son
œuvre
de
salut
est
appelée
"foi".
Ainsi,
la
foi
est
la
voie
par
laquelle
la
grâce
de
Dieu
vient
à
l’homme.
La
grâce
de
Dieu
et
la
foi
de
l’homme
sont
toutes
deux
27
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
nécessaires
pour
le
salut.
"Or,
sans
la
foi,
il
est
impossible
de
lui
[Dieu]
être
agréable"
(Hébreux
11:6).
Un
auteur
protestant
a
affirmé
:
"Que
l’homme
doive
faire
quelque
chose
pour
profiter
de
la
provision
du
salut
de
Dieu
par
Christ
ne
fait
pas
violence
à
la
doctrine
de
la
grâce.
Théologiquement
aussi
bien
qu’étymologiquement,
il
existe
deux
aspects
de
la
charis
("grâce")
:
la
provision
imméritée
et
la
réception
reconnaissante"3.
Toutefois,
nous
devons
éviter
de
dire
que
le
salut
vient
en
partie
de
l’homme.
Quand
l’homme
accepte
la
grâce,
le
crédit
en
revient
entièrement
à
Dieu
et
à
la
puissance
de
Sa
grâce.
Mais
quand
l’homme
rejette
la
grâce,
le
blâme
retombe
entièrement
sur
l’homme
et
son
incroyance.
Ainsi,
nous
affirmons
à
la
fois
le
salut
par
la
grâce
seule,
et
la
responsabilité
de
l’homme
d’accepter
le
salut.
La
justification
par
la
foi
Être
justifié
signifie
être
compté
ou
déclaré
juste
par
Dieu.
La
Bible
enseigne
clairement
la
justification
par
la
foi
:
"Le
juste
vivra
par
sa
foi"
(Habakuk
2:4
;
Romains
1:17
;
Galates
3:11
;
Hébreux
10:38).
Paul
a
prêché
cette
doctrine
:
"Sachez
donc,
hommes
frères,
que
c’est
par
lui
[Jésus]
que
le
pardon
des
péchés
vous
est
annoncé,
et
que
quiconque
croit
est
justifié
par
lui
de
toutes
les
choses
dont
vous
ne
pouviez
être
justifiés
par
la
loi
de
Moïse."
(Actes
13:38-‐39).
Paul
a
souligné
la
justification
par
la
foi
dans
ses
écrits
:
"Car
nul
ne
sera
justifié
devant
lui
par
les
œuvres
de
la
loi
[...]
Mais
maintenant,
sans
la
loi
est
manifestée
la
justice
de
Dieu,
à
laquelle
rendent
témoignage
la
loi
et
les
prophètes,
justice
de
Dieu
par
la
foi
en
Jésus-‐Christ
pour
tous
ceux
qui
croient...
Et
ils
sont
gratuitement
justifiés
par
sa
grâce,
par
le
moyen
de
la
Rédemption
qui
est
dans
le
Christ
Jésus.
C’est
lui
que
Dieu
a
destiné
par
son
sang,
à
être
pour
ceux
qui
croiraient,
victime
propitiatoire"
(Romains
3:20-‐25).
"Néanmoins,
sachant
que
ce
n’est
pas
par
les
œuvres
la
loi
que
l’homme
est
justifié,
mais
par
la
foi
en
Jésus-‐Christ,
nous
aussi
nous
avons
cru
en
Jésus-‐Christ,
afin
d’être
justifié
par
la
foi
en
Christ
et
non
par
les
œuvres
de
la
loi,
parce
que
nulle
chair
ne
sera
justifié
par
les
œuvres
de
la
loi"
(Galates
2:16).
Romains
4
et
Galates
3
contiennent
encore
plus
d’enseignement
sur
ce
sujet.
Le
point
final
est
celui-‐ci
:
personne
ne
peut
être
justifié
par
l’observation
de
la
loi
de
Moïse
ou
en
faisant
de
bonnes
œuvres.
En
revanche,
le
seul
moyen
de
salut
se
trouve
à
travers
la
foi
en
Jésus-‐Christ
et
en
Son
sacrifice
pour
nous.
Ayant
établi
cela,
nous
devons
ensuite
déterminer
ce
qu’est
la
vraie
foi
en
Christ,
et
comment
l’obtenir.
Pour
commencer,
nous
noterons
les
paroles
de
Benjamin
Warfield
:
"La
justification
par
la
foi
ne
signifie
pas
[...]
le
salut
par
la
croyance
en
28
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
certaines
choses
au
lieu
d’agir
justement.
Cela
signifie
plaider
les
mérites
de
Christ
devant
le
trône
de
grâce
au
lieu
de
nos
propres
mérites"4.
La
source
de
la
foi
Avant
de
discuter
de
la
foi
en
détail,
nous
devons
répondre
à
la
question
:
"Quelle
est
l’origine
de
la
foi
?"
Si
l’homme
fabrique
une
foi
de
son
propre
cru,
alors
il
serait
son
propre
sauveur,
au
moins
partiellement.
Cela
nierait
la
doctrine
de
la
grâce.
La
réponse
est
que
la
capacité
à
posséder
la
foi
vient
de
la
grâce
de
Dieu.
Toutefois,
cela
soulève
un
second
problème.
Si
Dieu
donne
une
foi
potentielle
à
tout
le
monde,
tout
le
monde
sera-‐t-‐il
sauvé
?
D’un
autre
côté,
si
Dieu
donne
une
foi
potentielle
seulement
à
certaines
personnes,
Il
condamnerait
arbitrairement
les
autres
à
l’enfer,
sans
leur
donner
la
possibilité
de
choisir.
La
réponse
est
que
Dieu
donne
une
foi
potentielle
à
tout
le
monde,
mais
Il
laisse
à
chaque
individu
le
choix
d’accepter
et
d’appliquer
la
foi
à
sa
vie.
Une
autre
manière
de
présenter
cela,
c’est
de
dire
que
Dieu
donne
à
tout
le
monde
la
capacité
d’avoir
foi
en
Lui.
Chaque
être
humain
a
la
capacité
de
croire,
mais
tout
le
monde
ne
choisit
pas
de
croire
en
Dieu
;
néanmoins,
tout
le
monde
croit
ou
peut
croire
en
quelque
chose,
que
ce
soit
Dieu,
le
diable,
des
faux
dieux,
soi-‐
même,
d’autres
personnes
ou
des
choses
matérielles.
Au
travers
de
la
création,
Dieu
a
laissé
un
témoin
évident
de
Lui-‐même
pour
que
tout
le
monde
ait
une
chance
de
croire
en
Lui,
et
n’ait
aucune
excuse
d’y
manquer
(Romains
1:19-‐20).
Les
Écritures
enseignent
que
Dieu
donne
à
tout
le
monde
la
capacité
de
croire,
et
par
conséquent,
Il
est
la
source
de
la
foi
chrétienne.
"Selon
la
mesure
de
foi
que
Dieu
a
départie
à
chacun"
(Romains
12:3).
Jésus
est
l’Auteur
et
Celui
qui
accomplit
notre
foi
(Hébreux
12:2).
Même
après
la
nouvelle
naissance,
l’Esprit
continue
à
impartir
la
foi
comme
un
don
surnaturel
dans
les
moments
de
crise,
et
comme
un
élément
de
la
vie
chrétienne
quotidienne
(I
Corinthiens
12:9
;
Galates
5:22).
À
cause
de
notre
nature
pécheresse,
aucun
de
nous
ne
pourra
jamais
chercher
Dieu
de
son
propre
chef
en
l’absence
de
Sa
puissance
d’attraction
(Jean
3:27
;
6:44
;
Romains
3:10-‐12).
Personne
ne
pourrait
jamais
avoir
la
foi
si
Dieu
ne
l’avait
pas
accordée.
Toutefois,
Christ
est
mort
pour
le
monde
entier,
afin
qu’Il
puisse
accorder
la
grâce
à
tous
(Jean
3:16).
Bien
que
l’homme
soit
si
dépravé
et
pécheur
qu’il
ne
peut
pas
choisir
Dieu
de
lui-‐même,
Dieu
donne
à
tous
les
hommes
la
capacité
de
Le
rechercher
et
de
Lui
répondre.
Cette
grâce,
qui
précède
le
salut
et
qui
est
donnée
à
toute
l’humanité,
est
ce
que
les
théologiens
appellent
"la
grâce
prévenante
universelle".
29
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
30
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
par
"croire".
Voici
la
définition
de
pisteuo
d’après
The
Amplified
Bible
:
"Il
signifie
"adhérer
à,
se
fier
à,
avoir
foi
en,
se
reposer
sur".
Par
conséquent,
les
paroles
:
"Croyez
au
Seigneur
Jésus-‐Christ..."
signifient
en
réalité
avoir
une
dépendance
personnelle
absolue
au
Seigneur
Jésus-‐Christ
comme
Sauveur"6.
W.
E.
Vine,
dans
An
Expository
Dictionnary
of
New
Testament
words,
définit
pisteuo
comme
suit
:
""croire",
"être
persuadé
de",
et
donc,
"placer
sa
confiance
en",
"se
fier
à",
signifient,
dans
ce
sens
du
mot,
"dépendre
de",
et
non
pas
une
simple
croyance"7.
La
King
James
Version
le
traduit
parfois
par
"s’engager"
ou
"se
fier
à".
La
forme
nominale
de
pisteuo
est
pistis,
qui
est
habituellement
traduite
par
"foi".
Vine
définit
pistis
comme,
"une
ferme
persuasion,
une
conviction
basée
sur
l’audition"8.
Il
affirme
que
pisteuo
et
pistis
comprennent
une
reconnaissance
totale
de
la
révélation
de
Dieu,
un
abandon
personnel
envers
Lui
et
un
style
de
vie
inspiré
par
cet
abandon
:
"Les
éléments
principaux
dans
la
foi
en
relation
avec
le
Dieu
invisible,
tel
que
distinct
de
la
foi
en
l’homme,
sont
spécialement
mis
en
valeur
par
l’utilisation
de
ce
nom
et
du
verbe
correspondant,
pisteuo
;
ce
sont
(1)
une
ferme
conviction,
produisant
une
pleine
reconnaissance
de
la
révélation
de
Dieu
ou
de
la
vérité,
par
exemple,
II
Thessaloniciens
2:11-‐12
;
(2)
un
abandon
personnel
envers
Lui,
Jean
1:12
;
(3)
une
conduite
inspirée
par
un
tel
abandon,
II
Corinthiens
5:7...
Tout
cela
contraste
avec
la
croyance
dans
son
exercice
purement
naturel,
qui
consiste
en
une
opinion
soutenue
de
bonne
foi,
sans
référence
nécessaire
à
sa
preuve."9
Le
commentateur
bien
connu
de
la
Bible
Charles
Erdman
confirme
que
la
foi
biblique
comporte
une
relation
personnelle
avec
Christ
reflétée
dans
la
confiance,
l’obéissance
et
la
conduite
sainte
d’une
personne
:
"Si
la
foi
dénote
un
pur
assentiment
aux
dogmes,
ou
la
répétition
d’un
credo,
alors
accepter
quelqu’un
comme
juste
en
raison
de
sa
foi
serait
absurde
et
injuste
;
mais
la
foi
décrit
une
relation
personnelle
avec
Christ.
Pour
un
croyant,
cela
signifie
"confiance
en
Christ",
"obéissance
à
Christ",
"amour
pour
Christ",
et
une
telle
confiance,
une
telle
obéissance
et
un
tel
amour
aboutissent
inévitablement
à
la
pureté
et
à
la
sainteté,
et
à
une
vie
de
service
désintéressé".10
Le
théologien
protestant
Donald
Bloesch
fait
de
nombreuses
remarques
éclairantes
en
ce
qui
concerne
la
foi
biblique.
Il
parle
de
"l’hérésie
de
la
grâce
bon
marché
par
laquelle
le
salut
est
devenu
un
passeport
vers
le
ciel,
qui
était
assuré
à
quelqu’un
simplement
à
travers
le
baptême
ou
l’affirmation
publique
de
la
foi,
ou
par
la
naissance
dans
la
communauté
de
l’alliance"11.
En
opposition
à
ce
31
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
concept
de
la
"grâce
bon
marché",
il
affirme
que
"le
don
du
salut
demande
non
seulement
un
assentiment
extérieur
intellectuel
ou
une
soumission
volontaire
à
l’Évangile,
mais
également
un
engagement
total
et
une
vie
de
disciple
sous
la
croix"12.
De
plus,
il
présente
une
définition
de
la
foi
comme
"un
engagement
radical
de
la
totalité
de
l’homme
au
Christ
vivant,
un
engagement
qui
entraîne
la
connaissance,
la
confiance
et
l’obéissance"13.
Les
trois
composantes
de
la
foi
salvatrice
En
d’autres
termes,
la
foi
salvatrice
signifie
bien
plus
qu’une
connaissance
mentale
ou
un
assentiment.
En
fait,
nous
pouvons
identifier
trois
composantes
clés
de
la
foi
salvatrice
:
la
connaissance,
l’assentiment
et
l’appropriation.14
Pour
avoir
foi
en
quelque
chose,
une
personne
doit
avoir
premièrement
un
certain
degré
de
connaissance
ou
de
compréhension
mentale.
Elle
doit
savoir
ce
qu’elle
professe
croire.
La
foi
salvatrice
ne
nous
demande
pas
de
comprendre
tout
de
Dieu
ou
de
la
vie,
mais
elle
nous
demande
de
réaliser
notre
besoin
de
salut
et
de
savoir
que
Jésus-‐Christ
est
notre
seul
Sauveur.
Deuxièmement,
pour
avoir
la
foi,
il
doit
y
avoir
un
assentiment
ou
une
acceptation
mentale.
La
connaissance
ne
suffit
pas,
car
une
personne
peut
comprendre
une
certaine
proposition,
et
cependant,
ne
pas
la
croire.
En
plus
de
la
compréhension,
il
doit
y
avoir
une
reconnaissance
de
l’exactitude
de
la
profession.
Finalement,
il
doit
y
avoir
une
appropriation
de
ce
qui
est
cru.
En
d’autres
termes,
il
doit
y
avoir
une
application
de
la
vérité.
La
seule
manière
que
nous
puissions
croire
une
autre
personne,
c’est
en
acceptant
et
en
suivant
sa
parole.
Alors,
la
foi
salvatrice
en
Jésus-‐Christ
implique
plus
qu’une
reconnaissance
de
Jésus
comme
Sauveur.
Nous
devons
nous
approprier
cette
vérité,
et
en
faire
le
principe
conducteur
de
nos
vies.
Nous
accomplissons
cela
en
obéissant
à
l’Évangile
de
Jésus,
en
nous
identifiant
à
Lui,
en
nous
engageant
totalement
envers
Lui,
et
en
établissant
une
relation
de
confiance
totale,
d’adhésion
et
de
dépendance
envers
Lui.
Notre
étude
des
mots
grecs
pistis
et
pisteuo
soulignait
cette
troisième
composante.
Sans
elle,
il
n’y
a
pas
de
foi
salvatrice.
Beaucoup
reconnaîtront
Jésus
comme
Seigneur
et
Sauveur,
et
cependant,
admettront
qu’ils
n’ont
pas
obéi
à
l’Évangile.
Bien
qu’ils
aient
à
la
fois
la
connaissance
et
l’assentiment,
ils
ne
se
sont
pas
appropriés
l’Évangile.
Ils
n’ont
pas
agi
selon
la
vérité.
Ils
ne
se
sont
pas
engagés
eux-‐mêmes
envers
le
Christ,
ni
identifiés
avec
Lui.
En
bref,
la
foi
salvatrice
est
une
dépendance
envers
Dieu
et
Sa
Parole.
Nous
ne
pouvons
pas
la
séparer
de
la
dépendance,
de
l’obéissance
et
de
l’engagement.
32
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
33
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
34
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
35
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
36
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
attesteront
de
l’existence
de
la
foi.
Dans
Romains,
"justifié"
signifie
"déclaré
juste
par
Dieu"
;
dans
Jacques
cela
signifie
"montré
comme
étant
juste".
Vine
a
commenté
cette
harmonie
entre
Paul
et
Jacques
:
"En
ce
qui
concerne
la
justification
par
les
œuvres,
la
soi-‐disant
contradiction
entre
Jacques
et
l’apôtre
Paul
est
seulement
apparente
[...]
Paul
avait
à
l’esprit
l’attitude
d’Abraham
envers
Dieu,
son
acceptation
de
la
Parole
de
Dieu
[...]
Jacques
(2:21-‐26)
est
préoccupé
par
le
contraste
entre
la
foi
réelle
et
la
foi
fausse,
une
foi
stérile
et
morte,
qui
n’est
pas
du
tout
la
foi."18
Il
est
évident
que
Paul
et
Jacques
s’accordaient
tous
deux
à
dire
que
la
foi
salvatrice
produit
une
dépendance
envers
Dieu
qui
change
la
vie,
et
qui
est
démontrée
par
les
œuvres.
Paul
enseignait
que
nous
sommes
sauvés
par
la
foi
;
Jacques
enseignait
que
la
foi
salvatrice
produit
des
œuvres
et
est
seulement
démontrée
par
les
œuvres.
Si
les
œuvres
n’accompagnent
pas
la
foi
d’une
personne,
il
y
a
quelque
chose
qui
ne
va
pas
dans
cette
foi.
Hébreux
11
illustre
magnifiquement
la
relation
complémentaire
entre
la
foi
et
les
œuvres.
Le
but
principal
de
ce
chapitre
est
de
montrer
combien
la
foi
est
nécessaire,
et
de
montrer
ce
qu’elle
produira.
De
nombreux
héros
de
l’Ancien
Testament,
avec
leurs
actes
exécutés
"par
la
foi"
sont
cités.
Le
passage
démontre
que
la
foi
produira
toujours
des
œuvres,
et
qu’elle
ne
peut
être
montrée
que
par
les
œuvres.
Chaque
fois
que
l’écrivain
décrivait
la
foi
de
quelqu’un,
il
listait
les
actes
provoqués
par
la
foi.
Certainement,
nous
sommes
sauvés
par
la
grâce
à
travers
la
foi.
Nous
dépendons
de
l’œuvre
de
Dieu,
et
non
pas
de
nos
propres
œuvres
pour
obtenir
le
salut.
Toutefois,
cela
ne
relève
pas
de
notre
responsabilité
à
répondre
à
Dieu,
à
Lui
obéir
et
à
agir
selon
notre
foi.
La
foi
salvatrice
est
une
foi
vivante
qui
agit.
La
foi
continue
La
foi
salvatrice
n’est
pas
seulement
une
condition
temporaire,
mais
également
une
relation
continue
avec
Jésus-‐Christ.
Nous
ne
sommes
pas
sauvés
par
une
foi
affirmée
à
un
moment
donné.
Au
contraire,
"Le
juste
vivra
par
la
foi"
(Romains
1:17
;
Galates
3:11
;
Habakuk
2:4).
Colossiens
2:6
dit
:
"Ainsi
donc,
comme
vous
avez
reçu
le
Seigneur
Jésus-‐Christ,
marchez
en
lui".
Tout
comme
nous
L’avons
reçu
par
la
foi,
ainsi
nous
devons
continuer
d’exercer
notre
foi
en
Lui.
La
Bible
parle
souvent
de
la
foi
au
temps
présent,
indiquant
une
foi
continue.
Par
exemple,
le
mot
"croit",
dans
Jean
3:16,
indique
une
foi
continue
:
37
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
"Car
Dieu
a
tant
aimé
le
monde
qu’il
a
donné
son
Fils
unique,
afin
que
quiconque
croit
en
lui
ne
périsse
point,
mais
qu’il
ait
la
vie
éternelle".
Le
salut
n’est
pas
une
expérience
qui
doit
seulement
se
conjuguer
au
passé
;
c’est
une
relation
qui
se
conjugue
au
présent,
et
qui
conduira
au
salut
éternel.
Nous
devons
vivre
quotidiennement
par
la
foi,
afin
d’être
sauvés
à
la
fin.
Il
est
plus
facile
de
voir
l’étroite
relation
entre
la
foi
et
les
œuvres
quand
nous
réalisons
ce
fait.
La
foi
est
progressive
;
elle
nous
conduit
de
plus
en
plus
loin
dans
la
volonté
de
Dieu.
L’objet
de
la
foi
Tout
comme
il
n’y
a
aucun
mérite
dans
la
foi
en
dehors
de
la
réponse,
il
n’y
a
aucun
mérite
dans
la
foi
en
dehors
de
l’objet
de
la
foi.
La
foi
en
elle-‐même
n’est
d’aucune
valeur.
Si
la
foi
de
l’homme
était
en
elle-‐même
méritoire,
alors
la
justification
par
la
foi
ne
serait
simplement
qu’une
autre
façon
pour
l’homme
de
se
sauver
lui-‐même.
La
valeur
de
la
foi
dépend
totalement
de
son
objet.
Nous
sommes
sauvés
par
Celui
en
qui
nous
avons
foi,
non
par
la
condition
d’avoir
foi.
Quand
Paul
a
utilisé
Abraham
comme
exemple
de
la
justification
par
la
foi,
il
a
mis
en
valeur
qu’Abraham
croyait
en
Dieu,
l’Être
omniscient
et
omnipotent
qui
pouvait
accomplir
Ses
promesses
(Romains
4:16-‐17).
Des
païens
religieux
peuvent
avoir
une
grande
foi,
mais
ils
ne
sont
pas
sauvés,
parce
qu’ils
n’ont
pas
la
foi
en
Jésus.
Puisque
le
salut
vient
uniquement
par
Jésus,
il
est
d’une
importance
vitale
d’avoir
foi
en
Lui.
Cela
signifie
que
nous
devons
avoir
foi
en
Sa
Parole
également.
Beaucoup
de
gens
ont
une
grande
foi
en
certains
systèmes
religieux
qui
professent
le
Christ,
mais
ils
ne
sont
pas
sauvés,
parce
que
leur
foi
n’est
pas
basée
sur
la
Parole
de
Dieu
et
sur
l’Évangile
de
Christ.
La
croyance
en
un
système
fait
de
main
d’homme
et
la
sincérité
dans
cette
croyance
ne
sont
pas
suffisantes.
Nous
devons
adorer
Dieu
en
vérité,
tout
autant
qu’en
esprit
(Jean
4:24).
Jésus
a
dit
:
"Celui
qui
croit
en
moi,
des
fleuves
d’eau
vive
couleront
de
son
sein,
comme
dit
l’Écriture"
(Jean
7:38).
Nous
devons
croire
selon
l’enseignement
des
Écritures.
Il
n’y
a
aucune
puissance
salvatrice
dans
la
foi
mentale
de
l’homme
en
dehors
de
la
croyance
et
de
l’obéissance
à
Jésus
et
à
Sa
Parole.
La
foi
et
la
repentance
Maintenant
examinons
plus
détail
ce
que
la
foi
en
Jésus
produit
exactement.
La
foi
et
la
repentance
œuvrent
ensemble
dans
le
salut.
38
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
39
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
40
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
41
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
ressuscité
d’entre
les
morts
et
qui
confesse
verbalement
qu’Il
est
le
Seigneur.
Toutefois,
cette
interprétation
contredit
la
vérité
selon
laquelle
la
foi
salvatrice
inclut
l’appropriation
et
l’obéissance.
Selon
cette
conception,
nombre
de
gens
qui
ne
se
réclame
même
pas
de
vivre
pour
Dieu
seraient
sauvés.
Même
les
démons
seraient
sauvés,
car
ils
savent
que
Jésus
est
vivant,
le
confessent
verbalement
et
croient
en
un
seul
Dieu
(Matthieu
8:29
;
Jacques
2:19).
Évidemment,
une
telle
compréhension
superficielle
de
Romains
10:8-‐10
est
inadéquate.
Cela
devient
encore
plus
évident
lorsque
nous
continuons
à
lire
Romains
10.
Le
verset
13
dit
:
"Car
quiconque
invoquera
le
nom
du
Seigneur
sera
sauvé".
Cela
signifie-‐t-‐il
que
quiconque
prononce
le
nom
de
Jésus
est
sauvé
?
Certainement
pas,
ou
alors
le
nom
de
Jésus
ne
serait
qu’une
formule
magique.
En
outre,
le
verset
16
enseigne
qu’un
manque
d’obéissance
signale
un
manque
de
foi
:
"Mais
tous
n’ont
pas
obéi
à
la
bonne
nouvelle.
Aussi
Ésaïe
dit-‐il
:
Seigneur,
qui
a
cru
à
notre
prédication
?"
Beaucoup
confesseront
verbalement
Jésus
comme
Seigneur
et
invoqueront
Son
nom,
mais
seuls
ceux
qui
feront
réellement
la
volonté
de
Dieu
seront
sauvés
(Matthieu
7:21-‐23).
Quelqu’un
n’a
pas
la
foi
salvatrice
s’il
refuse
d’obéir
à
l’Évangile,
en
dépit
de
sa
confession
verbale.
S’il
en
est
ainsi,
quelle
est
l’interprétation
correcte
de
Romains
10:8-‐10
?
Premièrement,
nous
devons
réaliser
que
Paul
écrivait
à
des
chrétiens.
Son
but
était
de
leur
rappeler
combien
le
salut
est
réellement
accessible
(verset
8).
Il
n’avait
pas
à
expliquer
la
nouvelle
naissance
en
détail,
parce
que
ses
lecteurs
l’avaient
déjà
expérimentée.
Il
leur
rappelait
simplement
que
la
fondation
du
salut
réside
dans
la
foi
en
Christ
et
dans
l’Évangile,
et
dans
la
confession
publique
de
cette
foi
dans
le
monde
dans
lequel
ils
vivaient.
Un
commentateur
de
l’épître
aux
Romains
a
remarqué
que,
dans
son
message,
Paul
fait
référence
à
la
foi
qui
nous
amène
à
une
relation
adéquate
avec
Christ,
et
à
la
confession
comme
moyen
par
lequel
nous
maintenons
cette
relation.
"Si
nous
traduisons
"salut"
par
"sécurité",
nous
avons
peut-‐être
un
meilleur
équivalent.
Nous
recevons
la
justice
par
la
croyance,
et
nous
réalisons
cette
justice
comme
"sécurité"
par
une
confession
continue
de
Christ
comme
Seigneur...
alors
que
la
croyance
en
Christ
porte
l’homme
dans
une
relation
juste
avec
Dieu,
la
confession
de
la
foi
le
maintient
dans
cette
relation
juste,
et
le
garde
continuellement
en
sécurité
jusqu’au
salut
final."20
Deuxièmement,
nous
devrions
lire
Deutéronome
30:14,
car
c’est
le
verset
que
citait
Paul
dans
Romains
10:8
:
"C’est
une
chose,
au
contraire,
qui
est
tout
près
de
toi,
dans
ta
bouche
et
dans
ton
cœur,
afin
que
tu
la
mettes
en
pratique".
42
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
43
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
effet,
entre
le
Juif
et
le
Grec
puisqu’ils
ont
tous
un
même
Seigneur,
qui
est
riche
pour
tous
ceux
qui
l’invoquent"
(Romains
10:12).
La
citation
apparaît
à
l’origine
dans
Joël
2:32,
qui
suit
la
prophétie
de
Joël
concernant
le
déversement
de
l’Esprit
sur
toute
chair
dans
les
derniers
jours
(Joël
2:28-‐29),
et
le
jugement
de
Dieu
dans
les
derniers
jours
(versets
30-‐31).
Joël
2:32
explique
que
tous
ceux
qui
invoqueront
Jéhovah
seront
libérés
de
ce
jugement.
Pierre
appliqua
cette
prophétie
au
déversement
de
l’Esprit
à
la
Pentecôte
(Actes
2:21).
En
outre,
Ananias
commanda
à
Paul
(l’écrivain
de
Romains)
d’invoquer
le
nom
du
Seigneur
au
baptême
d’eau
(Actes
22:16).
En
résumé,
nous
tirons
deux
conclusions
sur
"l’invocation
du
nom
du
Seigneur".
Premièrement,
cela
ne
proclame
pas
une
"croyance
facile",
mais
enseigne
que
le
salut
de
Dieu
est
gratuitement
disponible
à
tous
ceux
qui
Le
cherchent
et
L’invoquent
avec
foi.
Deuxièmement,
si
quelqu’un
invoque
réellement
le
Seigneur,
il
recevra
Son
Esprit
et
invoquera
Son
nom
au
baptême.
Un
plan
du
salut
Nous
croyons
que
Dieu
a
toujours
rendu
disponible
le
salut
de
l’humanité
selon
un
plan,
c’est-‐à-‐dire
par
la
grâce
à
travers
la
foi,
basé
sur
la
mort
expiatoire
de
Christ.
Dieu
a
interagi
avec
l’homme
de
manières
variées
à
travers
les
âges,
mais
en
fin
de
compte,
toutes
Ses
interactions
reposent
sur
ce
plan
unique.
Bien
que
notre
époque
ait
vu
la
plénitude
de
la
grâce
de
Dieu
au
point
que
nous
pouvons
l’appeler
"l’âge
de
grâce"
(Jean
1:17),
le
salut
à
toutes
les
époques
a
été
un
produit
de
la
grâce
de
Dieu,
et
non
pas
une
œuvre
de
l’homme.
Si
l’homme
avait
pu
un
jour
se
sauver
lui-‐même,
il
pourrait
toujours
le
faire
aujourd’hui,
mais
la
Parole
de
Dieu
déclare
qu’il
ne
peut
pas
le
faire.
De
même,
le
principe
de
la
foi
est
devenu
si
évident
dans
cet
âge
que
nous
pouvons
l’appeler
"l’âge
de
la
foi"
(Galates
3:23-‐25),
mais
Dieu
a
toujours
demandé
la
foi.
Abraham
fut
justifié
par
la
foi
(Galates
3:6).
Même
si
certains
juifs
pensaient
que
leur
salut
reposait
sur
les
œuvres
de
la
loi,
garder
la
loi
était
jamais
d’une
valeur
quelconque
sans
la
foi
(Matthieu
23:23
;
Romains
2:29
;
4:11-‐16
;
9:30-‐33).
Bien
sûr,
la
foi
a
toujours
inclus
l’obéissance.
Comme
part
de
la
foi
en
Dieu,
Abraham
a
obéi
au
commandement
de
quitter
sa
patrie,
s’est
fié
aux
promesses
de
Dieu,
et
a
remis
son
fils
Isaac
entre
les
mains
Dieu
(Romains
4:16-‐22
;
Hébreux
11:8-‐10,
17-‐18
;
Jacques
2:20-‐24).
Comme
part
de
la
foi
en
Dieu,
les
juifs
observaient
la
loi
de
Dieu
telle
que
révélée
à
Moïse,
le
système
des
sacrifices
du
sang
y
compris
(Hébreux
11:28-‐29).
Comme
part
de
la
foi,
nous
obéissons
à
l’Évangile
de
Christ.
Cette
obéissance
était
et
reste
nécessaire,
mais
le
salut,
dans
tous
les
âges,
est
obtenu
par
la
foi,
non
par
les
œuvres.
44
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
e
Traduction œcuménique de la Bible ; le texte anglais proposait la NIV. Nous voulions marquer cette différence en citant
une autre version que celle que nous avions adoptée à la base. (N.d.T.)
45
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
46
Chapitre
2
–
La
grâce
et
la
foi
3
David Hesselgrave, Communicating Christ Cross-Culturally (Grand Rapids : Zondervan, 1978), p. 106.
4
Donald Bloesch, Essentials of Evangelical Theology (San Francisco : Harper & Row, 1978, II, 250, citant
Benjamin Warfield, "Justification by faith - Out of Date ?", Present Truth, Vol. 4, n°4 (Août 1975), p. 9.
5
Webster’s, p. 816.
6
The Amplified Bible (Grand Rapids : Zondervan, 1965), avant propos de l’éditeur.
7
W. E. Vine, An Expository Dictionnary of New Testament Words (Old Tappan, N. J. : Fleming H. Revell,
1940), p.118.
8
Ibid., p. 411.
9
Ibid.
10
Charles Erdman, The Epistle of Paul to the Romans (Philadelphie : Westminster Press, 1966), p. 77.
11
Bloesch, I, 207.
12
Ibid.
13
Ibid., p. 224.
14
William Evans, The Great Doctrines of the Bible (Chicago : Moody Press, 1974), p. 145.
15
Bruce Demarest, "How to Know the Living God", Christianity Today, 18 mars, 1983, p. 40.
16
Lewis Smedes, Union with Christ (Grand Rapids : Eerdmans, 1983), p. 147.
17
Dietrich Bonhoeffer, The Cost of Discipleship, 2e édition, traduction R. H. Fuller (New York : Macmillan,
1959), p. 69. L’emphase est d’origine.
18
Vine, pp. 625-26.
19
G. R. Beasley-Murray, Baptism in the New Testament -Grand Rapids : Eerdmans, 1974), p. 272-74.
20
W. H. Griffith Thomas, St. Paul’s Epistle to the Romans (Grand Rapids : Eerdmans, 1974), p. 279).
21
F. F. Bruce, The Epistle of Paul to the Romans, Vol. VI de The Tyndale New Testament Commentaries (Grand
Rapids, Eerdmans, 1963, p. 205.
47
3
L'ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST
"Je
vous
rappelle,
frères,
l’Évangile
que
je
vous
ai
annoncé...
Je
vous
ai
enseigné
avant
tout,
comme
je
l’avais
aussi
reçu,
que
Christ
est
mort
pour
nos
péchés,
selon
les
Écritures
;
qu’il
a
été
enseveli,
et
qu’il
est
ressuscité
le
troisième
jour,
selon
les
Écritures"
(I
Corinthiens
15:1,
3-‐4).
Qu’est-‐ce
que
l’Évangile
?
Le
mot
anglais
gospel
signifie
"bonne
nouvelle"f
ou
"bon
message",
et
comme
tel,
il
est
une
traduction
correcte
du
mot
d’origine
grecque
euangelion22.
La
première
épître
aux
Corinthiens
nous
donne
la
définition
biblique
de
base
de
l’Évangile
:
la
mort,
l’ensevelissement
et
la
résurrection
de
Jésus-‐Christ
(I
Corinthiens
15:1-‐4).
Bien
sûr,
pour
que
ces
faits
historiques
aient
un
sens
aujourd’hui,
il
est
essentiel
de
comprendre
leur
signification
doctrinale.
Prêcher
simplement
les
événements
historiques
sans
expliquer
leur
signification
ne
transmet
pas
ce
qui
est
bon
dans
la
bonne
nouvelle.
Par
ces
actes,
Christ
a
racheté
le
salut
et
l’a
rendu
disponible
à
quiconque
croirait
en
Lui.
Il
est
mort
pour
nos
péchés,
a
été
enseveli
et
est
ressuscité,
obtenant
ainsi
la
victoire
sur
le
péché
et
la
mort,
et
Il
nous
rend
capable
d’avoir
la
vie
éternelle.
W.
E.
Vine
définit
l’Évangile
comme
suit
:
"Dans
le
N.
T.,
il
indique
la
bonne
nouvelle
du
Royaume
de
Dieu
et
du
salut
f
En Français, nous avons le mot "Évangile", du Grec euanggelion, qui signifie "bonne nouvelle". (N.d.T.)
48
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
par
Christ,
qui
doivent
être
reçus
par
la
foi
sur
la
base
de
Sa
mort
expiatoire,
Son
ensevelissement,
Sa
résurrection
et
Son
ascension"23.
Alors,
la
bonne
nouvelle,
c’est
que
la
mort,
l’ensevelissement
et
la
résurrection
de
Christ
apportent
le
salut
à
tous
ceux
qui
répondent
avec
foi.
Par
définition,
la
foi
salvatrice
inclut
l’appropriation
ou
l’application
de
l’Évangile
à
nos
vies.
Dans
ce
chapitre,
nous
discuterons
des
réponses
spécifiques
aux
questions
suivantes
:
Comment
nous
approprions-‐nous,
ou
appliquons-‐nous,
l’Évangile
à
nos
vies
?
Comment
répondons-‐nous,
ou
obéissons-‐nous,
à
l’Évangile
?
Comment
nous
identifions-‐nous
personnellement
à
l’Évangile
?
Paul
a
donné
la
réponse
à
ces
questions
dans
Romains
6:3-‐5.
Il
y
explique
comment
une
personne
s’identifie
réellement
avec
la
mort,
l’ensevelissement
et
la
résurrection
de
Christ.
La
mort
Tout
d’abord,
nous
devons
nous
identifier
à
la
mort
de
Christ.
Tout
comme
Jésus
a
été
crucifié
sur
la
croix,
notre
"vieil
homme"
doit
être
crucifié
et
mis
à
mort.
Le
"vieil
homme"
ne
représente
pas
la
capacité
à
pécher,
car
celle-‐ci
reste
avec
le
croyant
né
de
nouveau.
Notre
expérience
de
la
mort
avec
Christ
n'enlève
pas
non
plus
la
nature
charnelle,
car
le
chrétien
continue
à
se
battre
contre
elle
(Galates
5:16-‐17).
Ce
qui
est
mis
à
mort,
c’est
la
domination
et
le
contrôle
que
la
nature
pécheresse
a
sur
celui
qui
n’est
pas
sauvé
(Romains
6:12-‐14).
Quand
nous
sommes
sauvés,
le
contrôle
que
le
péché
et
Satan
ont
sur
nous
est
détruit.
Puisque
la
domination
du
péché
sur
nous
est
perdue
dans
notre
mort
avec
Christ,
nous
devrions
traiter
le
péché
lui-‐même
comme
mort.
Le
péché
ne
peut
plus
dicter
notre
conduite
ni
nous
contrôler.
Nous
pouvons
surmonter
les
tentations
et
ignorer
la
puissance
du
péché.
Bien
que
nous
puissions
pécher
si
nous
le
désirons,
nous
ne
devrions
pas
nous
soumettre
au
péché,
mais
le
traiter
comme
s’il
n’existait
plus.
Paul
a
expliqué
aux
Romains
notre
liberté
face
à
la
puissance
du
péché,
quand
il
leur
a
rappelé
ce
qui
s’est
réellement
passé
quand
ils
furent
sauvés
:
"Que
dirons-‐nous
donc
?
Demeurerions-‐nous
dans
le
péché,
afin
que
la
grâce
abonde
?
Loin
de
là
!
Nous
qui
sommes
morts
au
péché,
comment
vivrions-‐nous
encore
dans
le
péché
?
[...]
sachant
que
notre
vieil
homme
a
été
crucifié
avec
lui,
afin
que
le
corps
du
péché
soit
réduit
à
l’impuissance,
pour
que
nous
ne
soyons
plus
esclaves
du
péché
;
car
celui
qui
est
mort
est
libre
du
péché.
[...]
Ainsi
vous-‐
mêmes,
regardez-‐vous
comme
morts
au
péché,
et
comme
vivants
pour
Dieu
en
Jésus-‐Christ.
Que
le
péché
ne
règne
donc
point
dans
votre
corps
mortel,
et
n’obéissez
pas
à
ses
convoitises.
[...]
Car
le
péché
n’aura
point
de
pouvoir
sur
vous."
(Romains
6:1-‐2,
6-‐7,
11-‐12,
14).
49
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
g
La version Second que nous donnons traduit comme la TAB (The Amplified Bible). (N.d.T.)
50
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
51
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
52
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
la
puissance
d’en
haut,
la
promesse
du
Père,
qui
est
le
baptême
du
Saint-‐Esprit
(Luc
24:46-‐49
;
Actes
1:4-‐5).
Des
Évangiles,
nous
pouvons
résumer
les
commandements
de
Christ
relatifs
à
l’expérience
du
salut
comme
suit
:
(1)
croyez
en
Sa
déité
;
(2)
repentez-‐vous
;
(3)
soyez
né
d’eau
et
d’Esprit.
Ce
dernier
commandement
correspond
à
Son
commandement
d’être
baptisé
et
d’attendre
le
baptême
du
Saint-‐Esprit.
Le
message
de
Pierre
Pierre
a
été
le
porte-‐parole
des
disciples
et
de
l’Église
primitive
à
plusieurs
occasions.
Quand
il
a
confessé
que
Jésus
était
le
Christ
et
le
Fils
de
Dieu,
Jésus
lui
donna
les
clefs
du
royaume
des
Cieux
tout
aussi
bien
que
la
puissance
de
lier
et
de
délier
les
choses
sur
terre
et
dans
les
cieux
(Matthieu
16:19).
Jésus
a
donné
la
puissance
de
lier
et
de
délier
à
tous
Ses
disciples
(Matthieu
18:18).
Cette
puissance
correspond
à
celle
de
recevoir
des
réponses
à
la
prière
(Matthieu
18:19;
Jean
14:12-‐14)
et
la
puissance
de
présenter
le
salut
aux
autres,
la
puissance
qui
accompagne
toute
prédication
de
l’Évangile.
Les
clefs
du
royaume,
toutefois,
réfèrent
à
la
puissance
d’ouvrir
le
royaume
de
Dieu
au
monde
par
la
prédication.
En
donnant
les
clefs
à
Pierre,
Jésus
reconnaissait
que
Pierre
posséderait
le
véritable
message
du
salut.
Par
ce
message,
les
gens
pourraient
entrer
dans
le
royaume
de
Dieu.
La
désignation
particulière
de
Pierre
signifiait
apparemment
le
rôle
vital
que
Pierre
jouerait
dans
l’introduction
de
l’Évangile
à
toutes
les
classes
de
population.
À
la
Pentecôte
il
prêcha
le
premier
sermon
de
l’Église
du
Nouveau
Testament
et
ouvrit
la
porte
aux
juifs
(Actes
2:14-‐40).
Puis,
il
a
joué
un
rôle
vital
en
aidant
les
Samaritains
(une
population
de
lignage
à
la
fois
Juif
et
Gentil)
à
recevoir
le
Saint-‐
Esprit
pour
la
première
fois
(Actes
8:14-‐17).
Finalement,
il
fut
le
premier
à
prêcher
l’Évangile
aux
Gentils
(Actes
10:34-‐48).
Les
juifs,
les
Samaritains
et
les
Gentils
représentaient
toutes
les
races
de
personnes
et
les
nations.
Quel
message
Pierre
utilisa-‐t-‐il
pour
ouvrir
la
porte
de
l’Église
du
Nouveau
Testament
aux
juifs,
aux
Samaritains
et
aux
Gentils
?
À
la
Pentecôte,
il
proclama
:
"Repentez-‐vous,
et
que
chacun
de
vous
soit
baptisé
au
nom
de
Jésus-‐Christ,
pour
le
pardon
de
vos
péchés
;
et
vous
recevrez
le
don
du
Saint-‐Esprit"
(Actes
2:38).
Si,
aujourd’hui,
un
prédicateur
avait
l’opportunité
de
prêcher
le
tout
premier
sermon
à
un
groupe
de
personnes,
prêcherait-‐il
cela
?
Si
des
pécheurs
convaincus
lui
demandaient
ce
qu’ils
doivent
faire,
répondrait-‐il
de
cette
manière
?
Pierre
l’a
fait.
Dans
Actes
3:19-‐20h,
Pierre
a
prêché
:
"Repentez-‐vous
donc
et
convertissez-‐
vous,
pour
que
vos
péchés
soient
effacés,
afin
que
des
temps
de
rafraîchissement
h
Dans la KJV, il s’agit d’un même verset : Actes 3:19. (N.d.T.)
53
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
54
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
j
La différence entre la KJV et la NIV est que la KJV propose "perfection" à la place de "maturity", là où de toute manière
nous avons repris la traduction de la Version Second (1977), qui donne aussi "perfection". (N.d.T.)
k
Éphésiens 4:5 dit : "Il y a [...] un seul baptême". Ici, le pluriel porte sur le baptême d’eau (le seul que l’homme puisse
donner) et le baptême d’Esprit (ou de feu, celui que seul Dieu peut donner). (N.d.T.)
55
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
Luc
11:13
Jésus-‐Christ
Matthieu
4:17
Matthieu
28:19
Jean
3:5
;
7:38-‐39
Marc
1:15
Marc
16:16
Jean
20:22
Luc
13:3-‐5
Jean
3:5
;
4:1
Actes
1:4-‐8
56
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
Passage
Commentaires
Matthieu
3:11
Paroles
de
Jean-‐Baptiste.
Marc
1:8
Paroles
de
Jean-‐Baptiste.
Paroles
de
Jésus.
Baptême
de
l’Esprit
Marc
16:15-‐17
implicite
par
Actes
1:8
;
2:4.
Luc
3:16
Paroles
de
Jean-‐Baptiste.
Paroles
de
Jésus.
Baptême
d’eau
implicite
Luc
24:46-‐49
par
Actes
2:38.
Paroles
de
Jésus.
Voir
chapitre
4
pour
une
Jean
3:5
pleine
discussion.
Actes
1:4-‐8
Paroles
de
Jésus.
Actes
2:38
Paroles
de
Pierre.
Paroles
de
Pierre.
Baptême
implicite
par
Actes
3:19
Ésaïe
28:11-‐12
et
Actes
2:38.
Actes
8:15-‐17
Conversion
des
samaritains.
Conversion
de
l’eunuque
éthiopien.
Actes
8:36-‐39
Baptême
de
l’Esprit
implicite
par
Romains
14:17.
Conversion
de
Paul.
Voir
aussi
Actes
Actes
9:17-‐18
22:16.
Conversion
de
Corneille
et
d’autres
Actes
10:44-‐48
Gentils.
Rapport
de
Pierre
de
la
conversion
de
Actes
11:15-‐18
Corneille.
Conversion
du
geôlier
philippien.
Actes
16:31-‐34
Baptême
de
l’Esprit
implicite
par
Actes
11:17
et
Romans
14:17.
Conversion
des
disciples
de
Jean-‐
Actes
19:1-‐6
Baptiste.
57
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
l
Le texte anglais utilise ici le mot sprinkling, "aspersion". Il est traduit par "purifié" en Français ; mais pour être clair, il
s’agit de l’aspersion du sang qui est faite une fois par an dans le Saint des Saints par le prêtre sacrificateur, appliqué ici
symboliquement au cœur du croyant pour la purification de ses péchés. (N.d.T.)
58
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
59
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
jour
et
une
colonne
de
feu
la
nuit
qui
reposaient
sur
le
Tabernacle
(Exode
40:36-‐
38).
Le
Tabernacle,
et
particulièrement
le
Saint
des
Saints,
indique
le
baptême
de
l’Esprit.
De
nos
jours,
la
présence
permanente
de
Dieu,
Sa
direction,
la
communication
avec
Lui
et
la
communion
avec
Lui
viennent
par
l’Esprit
(Romains
8).
L’Esprit
est
le
sceau,
la
garantie
et
le
témoin
de
la
Nouvelle
Alliance
(Éphésiens
1:13-‐14
;
Hébreux
10:15-‐16).
(4)
La
consécration
des
prêtres
demandait
un
sacrifice
de
sang,
le
lavement
par
l’eau
et
l’onction
avec
l’huile
(Exode
29:1-‐7).
L’onction
par
l’huile
symbolise
l’onction
de
l’Esprit
aujourd’hui
(comparez
I
Jean
2:20,
27
avec
Jean
14:16-‐17,
26).
(5)
Quand
les
Israélites
sacrifiaient
un
taureau,
un
mouton
ou
un
bouc,
le
prêtre
tuait
l’animal,
aspergeait
son
sang
sur
l’autel,
le
lavait
avec
de
l’eau
et
le
brûlait
par
le
feu
(Lévitique
1:1-‐13).
Sur
le
Mont
Carmel,
Élie
a
inonda
l’holocauste
avec
douze
cruches
d’eau,
et
Dieu
le
consuma
par
le
feu
du
ciel
(I
Rois
18:33-‐39).
Le
feu
est
un
autre
symbole
de
la
présence
de
Dieu
(Hébreux
12:29),
particulièrement
pour
l’œuvre
du
Saint-‐Esprit
(Matthieu
3:11
;
Actes
2:3-‐4).
(6)
Celui
qui
était
guéri
de
la
lèpre
était
purifié
par
une
cérémonie
impliquant
le
sang,
l’eau
et
l’huile,
avant
qu’il
ne
puisse
rejoindre
la
congrégation
(Lévitique
14).
Après
que
le
prêtre
l’a
aspergé
sept
fois
avec
le
sang
d’un
oiseau
mélangé
avec
de
l’eau,
il
(le
lépreux
guéri)
était
lavé
avec
de
l’eau,
et
le
prêtre
appliquait
ensuite
le
sang
et
l’huile
sur
lui
et
offrait
des
sacrifices.
Avant
cela,
le
lépreux
était
physiquement
coupé
de
tout
contact
avec
la
société,
y
compris
sa
propre
famille.
Son
existence
était
une
sorte
de
mort
vécue.
De
même,
le
pécheur
est
coupé
de
Dieu
et
de
Son
peuple
;
il
est
vivant
physiquement,
mais
mort
spirituellement,
jusqu’à
ce
que
le
sang,
l’eau
et
l’Esprit
l’amènent
dans
la
communion
spirituelle
avec
Dieu
et
l’Église.
(7)
Celui
qui
devenait
cérémoniellement
impur
(symbolisant
le
péché)
sous
la
loi
de
Moïse
passait
par
une
cérémonie
de
purification
impliquant
le
sang,
l’eau
et
le
feu
(Nombres
19).
Le
prêtre
tuait
la
vache
rousse,
aspergeait
une
partie
de
son
sang
devant
le
Tabernacle,
et
brûlait
le
sacrifice
par
le
feu.
Puis
quelqu’un
mélangeait
les
cendres
avec
de
l’eau
et
appliquait
cette
eau
de
purification
sur
la
personne
souillée.
(8)
Dieu
a
commandé
aux
Israélites
de
faire
la
guerre
contre
les
Madianites
parce
qu’ils
avaient
incité
de
nombreux
d’Israélites
à
pécher
(Nombres
31:1-‐18).
Après
cela,
Il
ordonna
cette
cérémonie
de
purification
pour
le
butin
de
guerre
et
les
vêtements
des
guerriers
:
toutes
choses
devaient
être
lavées
par
l’eau,
et
tout
ce
qui
pouvait
passer
par
le
feu
devait
être
tout
autant
purgé
par
le
feu
(Nombres
31:21-‐24).
(9)
Aux
jours
de
Noé,
Dieu
a
utilisé
l’eau
pour
détruire
le
péché
sur
la
terre,
et
au
même
moment,
Il
a
sauvé
Son
peuple.
Pierre
a
enseigné
que
cela
était
une
60
Chapitre
3
–
l'Evangile
de
Jésus-‐Christ
figure
du
baptême
(I
Pierre
3:20-‐21).
Dieu
purgera
la
terre
une
seconde
fois
avant
la
création
d’une
nouvelle
terre,
mais
cette
fois
Il
le
fera
par
le
feu
(II
Pierre
3:5-‐7).
De
même,
nous
sommes
purgés
aux
eaux
du
baptême
et
par
le
feu
de
l’Esprit
avant
que
nous
ne
devenions
de
nouvelles
créatures
en
Christ.
La
foi
salvatrice
et
l’évangile
Le
chapitre
2
définissait
la
foi
salvatrice
comme
l’acceptation
de
l’Évangile
de
Jésus
et
l’appropriation
de
cet
Évangile
à
nos
vies
comme
les
seuls
moyens
pour
nous
sauver.
Dans
ce
chapitre,
nous
avons
appris
que
l’Évangile
c’est
la
mort,
l’ensevelissement
et
la
résurrection
de
Christ.
Nous
nous
approprions
ou
appliquons
cet
Évangile
à
nos
vies
par
la
repentance
(la
mort
au
péché),
le
baptême
d’eau
(l’ensevelissement)
et
le
baptême
d’Esprit
(la
nouvelle
vie
en
Christ),
nous
identifiant
personnellement
ainsi
à
l’œuvre
rédemptrice
de
Christ.
Nous
obéissons
à
l’Évangile
en
accomplissant
ces
commandements.
L’Ancien
Testament
présageait
cet
unique
message,
et
tous
les
prédicateurs
du
Nouveau
Testament
le
proclamaient.
Alors
que
nous
étudierons
chaque
composante
de
ce
message
dans
les
chapitres
suivants,
nous
découvrirons
que
l’Évangile
présente
un
remède
compréhensif
pour
toute
conséquence
du
péché
de
l’homme.
Nous
pouvons
dire
avec
l’Apôtre
Paul
:
"Car
je
n’ai
pas
honte
de
l’Évangile
:
c’est
la
puissance
de
Dieu
pour
le
salut
de
quiconque
croit"
(Romains
1:16).
22
Vine, p. 507.
23
Ibid.
24
Robert Laurin, "Typological Interpretation of the Old Testament", dans Bernard Ramm et Co., Hermeneutics (Grand
Rapids : Baker, 1967).
61
4
LA NAISSANCE D'EAU ET D'ESPRIT
"Jésus
lui
répondit
:
En
vérité,
en
vérité,
je
te
le
dis,
si
un
homme
ne
naît
d’eau
et
d’Esprit,
il
ne
peut
entrer
dans
le
royaume
de
Dieu"
(Jean
3:5).
La
doctrine
de
la
nouvelle
naissance
Jésus
a
introduit
la
doctrine
de
la
nouvelle
naissance
dans
Jean
3:5.
Plusieurs
passages
ultérieurs
s’appuient
sur
cet
enseignement
quand
il
est
question
de
la
régénération
ou
de
la
nouvelle
vie
en
Christ.
Comme
nous
l’avons
vu
dans
le
chapitre
1,
la
nouvelle
naissance
est
identique
à
l’expérience
du
salut
du
temps
passé.
Dans
cette
ère
de
l’Église
du
Nouveau
Testament,
la
nouvelle
naissance
est
une
part
indispensable
à
la
réception
du
salut
éternel.
Quand
Nicodème
est
venu
vers
Jésus,
le
Seigneur
lui
a
dit
:
"Si
un
homme
ne
naît
de
nouveau,
il
ne
peut
voir
le
royaume
de
Dieu"
(Jean
3:3).
Les
mots
que
Christ
a
utilisés
ici
peuvent
aussi
signifier
"naître
d’en
haut",
mais
dans
ce
cas,
la
signification
première
est
"né
de
nouveau"25.
Comme
W.
E.
Vine
l’a
remarqué
:
"Nicodème
n’était
pas
intrigué
par
la
naissance
du
Ciel
;
ce
qui
le
rendait
perplexe,
c’était
qu’une
personne
doive
naître
une
seconde
fois"26.
Nicodème
demanda
à
Jésus
comment
un
homme
pouvait
entrer
dans
le
ventre
de
sa
mère
une
seconde
fois
et
naître
de
nouveau.
Jésus
expliqua
alors
qu’Il
voulait
parler
de
la
naissance
d’eau
et
d’Esprit,
c’est-‐à-‐dire,
non
pas
d’une
seconde
naissance
physique,
mais
d’une
expérience
qui
donnerait
une
nouvelle
vie
spirituellement.
Nicodème
ne
comprit
pas
non
plus
cette
déclaration,
car
il
demanda
:
"Comment
62
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
cela
peut-‐il
se
faire
?"
(Jean
3:9).
Jésus
en
retour
se
montra
étonné
de
ce
qu’un
érudit
religieux
et
un
chef
comme
Nicodème
ne
comprenne
pas
ce
qu’Il
disait.
La
doctrine
de
Christ
de
la
nouvelle
naissance
n’aurait
pas
dû
être
totalement
étrangère
aux
juifs.
Il
s’appuyait
sur
la
promesse
d’Ezéchiel
36:25-‐
26
:
"Je
répandrai
sur
vous
une
eau
pure,
et
vous
serez
purifiés
;
je
vous
purifierai
de
toutes
vos
souillures
et
de
toutes
vos
idoles.
Je
vous
donnerai
un
cœur
nouveau
et
je
mettrai
en
vous
un
esprit
nouveau
;
j’ôterai
de
votre
corps
le
cœur
de
pierre
et
je
vous
donnerai
un
cœur
de
chair".
Puisque
Jésus
a
divisé
la
nouvelle
naissance
en
deux
composantes
afin
de
l’expliquer,
nous
ferons
de
même
ici.
Nous
devons
garder
à
l’esprit,
toutefois,
que
la
nouvelle
naissance
est
une
expérience
unique
consistant
en
deux
parties
;
une
partie
est
incomplète
sans
l’autre.
Il
y
a
seulement
une
naissance,
non
deux.
La
naissance
d’eau
Les
théologiens
ont
propagé
beaucoup
de
théories
sur
la
signification
de
cette
expression,
les
interprétations
les
plus
importantes
étant
:
(1)
la
naissance
d’eau
réfère
à
la
naissance
naturelle,
qui
est
accompagnée
par
un
flux
de
liquide
amniotique
;
(2)
c’est
identique
à
la
naissance
de
l’Esprit
;
(3)
cela
réfère
à
un
nettoyage
spirituel
réalisé
par
la
Parole
de
Dieu
;
(4)
c’est
le
baptême
d’eau
;
pas
simplement
la
cérémonie
humaine,
mais
l’œuvre
que
Dieu
réalise
quand
Il
pardonne
le
péché
au
baptême
d’eau.
Analysons
chacune
de
ces
conceptions.
Naissance
naturelle
?
Cette
interprétation
est
hautement
improbable
pour
plusieurs
raisons
:
(1)
Ce
serait
là
une
manière
très
étrange
pour
décrire
la
naissance
naturelle,
particulièrement
puisque
cet
usage
n’apparaît
pas
ailleurs
dans
les
Écritures
ou
dans
le
langage
courant
;
(2)
Jésus
a
spécifiquement
informé
Nicodème
que
la
nouvelle
naissance
était
une
naissance
d’eau
et
d’Esprit,
non
une
naissance
naturelle.
Une
comparaison
des
versets
3
et
5
montre
que
"naît
de
nouveau"
est
équivalent
à
"naît
d’eau
et
d’Esprit"
;
(3)
Si
la
naissance
d’eau
désigne
naissance
naturelle,
alors
soit
Jésus
a
dit
à
Nicodème
de
faire
quelque
chose
qu’il
avait
déjà
fait,
soit
de
réaliser
une
impossibilité
physique.
Si
c’était
le
cas,
le
questionnement
de
Nicodème
était
valide
et
Jésus
ne
lui
aurait
pas
fait
de
reproches
;
(4)
il
semble
inutile
de
dire
que
nous
devons
naître
dans
ce
monde,
puisque
évidemment
tout
le
monde
l’a
fait
;
(5)
si
la
naissance
d’eau
est
réellement
la
naissance
naturelle,
pourquoi
Jésus
a-‐t-‐il
indiqué
que
la
nouvelle
63
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
naissance
avait
deux
composantes
?
Il
peut
y
avoir
un
parallèle
entre
l’eau
dans
la
naissance
naturelle
et
l’eau
dans
la
nouvelle
naissance,
mais
le
contexte
de
Jean
3
établit
que
la
naissance
d’eau
elle-‐même
n’est
pas
la
naissance
naturelle.
Identique
à
la
naissance
de
l’Esprit
?
Selon
cette
conception
assimilant
la
naissance
d’eau
à
celle
de
l’Esprit,
Jésus
aurait
voulu
dire
:
"Vous
devez
naître
d’eau,
qui
est
l’Esprit".
Bien
sûr,
quelques
passages
assimilent
l’Esprit
à
l’eau
(Jean
4:14
;
7:38).
Toutefois,
il
surgit
plusieurs
difficultés
si
nous
essayons
d’appliquer
ce
symbolisme
à
Jean
3:5
:
(1)
Le
premier
niveau
de
lecture
du
verset
montre
une
distinction
entre
l’eau
et
l’Esprit,
et
toutes
les
traductions
importantes
préservent
cette
distinction
;
(2)
beaucoup
d’autres
passages
indiquent
que
l’eau
et
l’Esprit
sont
deux
aspects
séparés
du
message
de
l’Évangile
(voir
chapitre
3)
;
(3)
plus
tard
dans
ses
écrits,
Jean
a
préservé
la
distinction
entre
l’eau
et
l’Esprit
en
relation
avec
le
salut.
"Car
il
y
en
a
trois
qui
rendent
témoignage
:
l’Esprit,
l’eau
et
le
sang,
et
les
trois
sont
d’accord"
(I
Jean
5:7-‐8)
;
Si
Jean
3:5
assimilait
réellement
l’eau
et
l’Esprit,
Jean
n’aurait
pas
séparé
les
deux
si
radicalement
dans
I
Jean
5:8,
surtout
quand
les
deux
versets
traitent
du
même
sujet
(le
salut).
Lavé
par
la
Parole
?
Cette
conception
dépend
fortement
d’Éphésiens
5:26,
qui
dit
que
l’Église
est
sanctifiée
et
lavée
"par
l’eau
et
la
parole".
Toutefois,
ce
verset
recevoir
deux
significations.
Si
Jean
3:5
se
réfère
au
baptême,
alors
Éphésiens
5:26
pourrait
se
référer
au
baptême
d’eau
administré
en
accord
avec
la
Parole
de
Dieu.
En
tous
cas,
il
n’y
a
aucune
connexion
nécessaire
entre
ces
deux
passages
;
le
premier
ne
donne
pas
nécessairement
une
interprétation
du
second.
F.
F.
Bruce
a
affirmé
que
l’expression
d’Éphésiens
5:26
pouvait
être
rendue
par
"la
purifier
par
l’eau
et
la
parole"
ou
par
l’expression
amplifiée
suivante
:
"la
purifier
en
la
lavant
d’eau,
accompagnée
par
la
déclaration
de
la
parole"27.
Il
a
poursuivi
:
"La
‘parole’
(en
Grec
rhema)
d’accompagnement
n’est
probablement
pas
ici
les
Saintes
Écritures,
mais
les
paroles
de
confession
ou
l’invocation
énoncée
par
le
converti,
comme
dans
les
paroles
d’Ananias
à
Paul
:
‘Lève-‐toi,
sois
baptisé
et
lavé
de
tes
péchés,
en
invoquant
le
nom
du
Seigneur’
(Actes
22:16)"28.
Il
y
a
plusieurs
objections
sérieuses
à
la
conception
selon
laquelle
l’eau
de
Jean
3:5
serait
en
réalité
la
Parole.
(1)
Cette
conception
ignore
la
signification
littérale
de
l’eau,
et
choisit
une
signification
symbolique
qui
n’est
pas
justifiée
64
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
65
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
théologiens
à
travers
l’histoire
de
l’Église
ont
soutenu
cette
interprétation,
plus
particulièrement
les
pères
de
l’Église
primitive
et
les
premiers
luthériens30.
Il
y
a
beaucoup
de
raisons
pour
lesquelles
nous
acceptons
cette
conception.
(1)
Cette
conception
résulte
d’une
lecture
simple
et
littérale
du
texte.
Le
baptême
est
la
seule
utilisation
significative
de
l’eau
dans
l’Église
du
Nouveau
Testament.
Ainsi,
si
nous
interprétons
l’eau
littéralement,
elle
indique
le
baptême
d’eau.
L’Église
primitive
utilisait
communément
l’eau
pour
signifier
le
baptême
d’eau.
Par
exemple,
Pierre
a
demandé
en
ce
qui
concerne
Corneille
et
sa
maison
:
"Peut-‐on
refuser
l’eau
du
baptême
à
ceux[-‐ci]
?"n
(Actes
10:47).
Plus
tard,
Jean
lui-‐même
utilisa
l’eau
d’une
manière
littérale,
quand
il
parla
d’Esprit,
d’eau
et
de
sang
s’accordant
dans
le
seul
but
du
salut
(I
Jean
5:8)
;
si
l’Esprit
et
le
sang
sont
des
termes
littéraux,
alors
l’eau
est
littérale.
The
Pulpit
Commentary
s’accorde
à
dire
que
I
Jean
5:6-‐8
réfère
au
baptême
d’eau31.
Le
théologien
baptiste
Beasley-‐Murray
a
remarqué
que
Jean
3:5
se
réfère
au
baptême
d’eau
:
"À
un
moment
où
l’emploi
de
l’eau
pour
la
purification
en
vue
du
dernier
jour
avait
pris
la
forme
spécifique
du
baptême,
il
est
difficile
de
prendre
au
sérieux
toute
autre
référence
que
le
baptême"32.
(2)
Le
contexte
de
Jean
3:5
suggère
fortement
le
baptême
d’eau.
Jean
1:25-‐
34
et
3:23
parlent
du
ministère
du
baptême
de
Jean-‐Baptiste.
Jean
3:22
et
Jean
4:1-‐2
décrivent
le
baptême
administré
par
les
disciples
de
Jésus
sur
Son
autorité.
Dans
ce
contexte,
la
compréhension
la
plus
naturelle
de
l’eau
est
le
baptême
d’eau.
Ce
concept
est
soutenu
par
The
Tyndale
New
Testament
Commentaries
:
"À
la
lumière
de
la
référence,
d’après
la
pratique
par
Jésus
du
baptême
d’eau
au
verset
22,
il
est
difficile
d’éviter
d’analyser
les
mots
d’eau
et
d’Esprit
en
conjonction,
et
de
les
considérer
comme
une
description
du
baptême
chrétien,
dans
lequel
la
purification
et
le
don
sont
tous
deux
des
éléments
essentiels"33.
(3)
C’est
la
seule
signification
dont
la
compréhension
aurait
pu
être
attendue
de
Nicodème.
En
tant
que
chef
religieux
juif,
Nicodème
était
familier
avec
les
cérémonies
de
purification
de
l’Ancien
Testament
tout
autant
que
du
baptême
prosélyte
juif.
Plus
important,
il
avait
le
témoignage
de
Jean-‐Baptiste,
car
tous
les
chefs
religieux
juifs
de
l’époque
étaient
bien
au
courant
du
baptême
de
Jean
(Luc
20:1-‐7).
Le
baptême
prosélyte
juif
et
le
baptême
de
Jean
étaient
tous
deux
une
partie
de
la
conversion
et
de
la
repentance.
Ainsi,
Nicodème
n’aurait
pas
du
être
surpris
quand
Jésus
parlait
de
l’eau
comme
faisant
partie
d’un
nouveau
départ
pour
Dieu.
En
fait,
à
ce
moment-‐là,
Jésus
aurait
déjà
pu
avoir
autoriser
Ses
disciples
à
baptiser,
comme
il
est
rapporté
seulement
quelques
versets
plus
loin
(Jean
3:22
;
4:1-‐2).
n
Le texte anglais lit : "Can any man forbid water, that this should not be baptised ?" ; en Français la question s’étend sur
tout le verset comme suit : "Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ?".
(N.d.T.)
66
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
67
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
d’eau
n’est
pas
l’action
humaine,
mais
l’action
de
Dieu
dans
le
pardon
du
péché.
Le
baptême
d’eau
n’est
pas
un
acte
sauveur
en
lui-‐même,
et
la
naissance
d’eau
est
totalement
dépendante
de
la
grâce
de
Dieu.
Tite
3:5
démontre
que
nous
pouvons
attribuer
tout
le
mérite
à
Dieu
pour
le
salut,
et
souligner
néanmoins
le
rôle
du
baptême
d’eau
dans
la
nouvelle
naissance.
À
travers
l’histoire
du
salut,
Dieu
a
toujours
demandé
l’obéissance
à
Sa
Parole
comme
une
partie
de
la
foi,
et
cela
ne
contredit
pas
Son
plan
de
salut
par
la
grâce,
par
le
moyen
de
la
foi
(voir
chapitre
2).
En
identifiant
la
naissance
d’eau
comme
l’œuvre
de
Dieu
au
baptême
d’eau,
nous
n’amoindrissons
pas
Sa
grâce
ni
Sa
position
comme
notre
unique
Sauveur.
La
deuxième
objection
est
que
les
saints
de
l’Ancien
Testament
n’étaient
pas
baptisés
dans
l’eau
comme
nous
le
sommes
aujourd’hui.
Toutefois,
ils
ne
recevaient
pas
non
plus
le
Saint-‐Esprit
comme
nous
le
recevons
(Jean
7:38-‐39)
(voir
aussi
chapitre
8).
Les
saints
de
l’Ancien
Testament
n’étaient
pas
nés
de
nouveau
de
la
manière
que
Jésus
a
décrite
et
telle
qu’il
l’a
établie
pour
l’Église
du
Nouveau
Testament
(voir
dernière
section).
La
naissance
de
l’Esprit
La
naissance
de
l’Esprit
est
l’opération
du
Saint-‐Esprit
dans
le
salut
de
l’homme.
C’est
la
lecture
littérale
de
Jean
3:5-‐8,
et
personne
ne
conteste
cela
sérieusement.
Alors
que
l’on
s’accorde
sur
le
fait
que
la
naissance
de
l’Esprit
signifie
recevoir
l’Esprit
de
Dieu
comme
résidant
dans
la
vie
de
quelqu’un,
il
y
a
quelques
divergences
d’opinion
quant
à
savoir
si
cela
est
identique
au
baptême
de
l’Esprit.
La
plupart
des
protestants
assimilent
la
réception
du
Saint-‐Esprit
au
baptême
du
Saint-‐Esprit,
bien
qu’ils
rejettent
généralement
le
signe
du
parler
en
langues.
Ainsi
Bloesch
déclarait
:
"Nous
insistons
que
le
baptême
de
l’Esprit
ne
doit
pas
être
distingué
de
la
nouvelle
naissance"35.
De
même,
Adam
Clarke
assimilait
la
naissance
de
l’Esprit
au
baptême
de
l’Esprit36.
Dans
l’Église
du
Nouveau
Testament,
la
naissance
de
l’Esprit,
le
don
de
l’Esprit,
la
réception
de
l’Esprit
et
le
baptême
de
l’Esprit
sont
une
même
et
unique
chose,
comme
nous
l’expliquons
ci-‐dessous.
(1)
Jésus
s’attendait
à
ce
que
Nicodème
comprenne
ce
qu’Il
voulait
dire
par
la
naissance
de
l’Esprit,
sur
la
base,
sans
aucun
doute,
des
prophéties
de
l’Ancien
Testament
concernant
le
déversement
de
l’Esprit
(voir
chapitre
8).
Plus
précisément,
Nicodème
aurait
dû
connaître
la
prophétie
de
Joël,
que
Pierre
a
assimilée
au
baptême
de
l’Esprit
le
jour
de
la
Pentecôte
(Actes
2:16-‐18).
(2)
Jean-‐Baptiste
avait
explicitement
promis
le
baptême
de
l’Esprit
(Marc
1:8).
Il
ne
fait
aucun
doute
que
Nicodème
était
familier
du
ministère
de
Jean
et
aurait
du
s’attendre
à
son
accomplissement.
68
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
(3)
Le
livre
des
Actes
enseigne
que
nous
recevons
l’Esprit
quand
nous
sommes
baptisés
par
l’Esprit.
Jésus
a
dit
aux
disciples
d’attendre
la
promesse
du
Père,
qu’Il
a
décrite
comme
étant
:
"Baptisés
du
Saint-‐Esprit"
(Actes
1:4-‐8).
Les
disciples
reçurent
cette
promesse
le
jour
de
la
Pentecôte
quand
ils
furent
"remplis
du
Saint-‐Esprit"
(Actes
2:4).
Pierre
promit
cette
même
expérience,
qu’il
appela
"le
don
du
Saint-‐Esprit",
aux
chercheurs
repentants
ce
jour-‐là
(Actes
2:38-‐39).
Corneille
et
sa
maison
reçurent
exactement
la
même
expérience,
décrite
de
plusieurs
manières
dans
la
Bible
:
"Le
Saint-‐Esprit
descendit
sur
tous
ceux...",
sur
eux
"le
don
du
Saint-‐Esprit
soit
aussi
répandu..."
et
ils
"ont
reçu
le
Saint-‐Esprit"
(Actes
10:44-‐48).
Pierre
l’identifia
comme
étant
à
la
fois
le
don
et
le
baptême
du
Saint-‐Esprit
(Actes
11:15-‐17).
En
bref,
les
Actes
identifient
toutes
les
descriptions
de
l’œuvre
salvatrice
de
l’Esprit
au
baptême
du
Saint-‐Esprit
(voir
chapitre
8
pour
un
tableau
résumant
ces
découvertes).
(4)
Certains
disent
que
la
naissance
de
l’Esprit
réfère
à
l’investissement
de
l’Esprit
sans
le
baptême
de
l’Esprit.
Toutefois,
c’est
une
contradiction
de
dire
que
l’Esprit
demeure
en
quelqu’un,
bien
qu’il
n’ait
pas
reçu
l’Esprit.
Si
les
mots
ont
un
sens,
l’investissement
de
l’Esprit
doit
commencer
par
la
réception,
par
être
rempli
ou
par
être
baptisé
de
l’Esprit.
(5)
I
Corinthiens
12:13
démontre
que
l’œuvre
de
l’Esprit
dans
le
salut
est
le
baptême
de
l’Esprit
:
"Nous
avons
tous,
en
effet,
été
baptisés
dans
un
seul
Esprit,
pour
former
un
seul
corps".
(6)
Beaucoup
d’autres
passages
soulignent
la
nécessité
du
baptême
de
l’Esprit
et
le
relient
avec
le
baptême
d’eau
comme
partie
du
message
du
salut
(voir
chapitre
3).
La
nouvelle
naissance
comme
un
tout
Nous
devons
souligner
que
la
nouvelle
naissance
est
un
tout
unique.
Soit
on
est
né
de
nouveau,
soit
on
ne
l’est
pas
;
être
né
à
moitié
n’existe
pas.
Bien
que
Jésus
ait
identifié
deux
composantes
-‐
l’eau
et
l’Esprit
-‐,
Il
a
néanmoins
parlé
d’une
nouvelle
naissance.
L’Esprit,
l’eau
et
le
sang
s’accordent
comme
un
seul
(I
Jean
5:8).
Il
y
a
un
seul
baptême
(Éphésiens
4:5),
comprenant
à
la
fois
l’eau
et
l’Esprit.
L’Écriture
englobe
à
la
fois
le
baptême
d’eau
et
le
baptême
d’Esprit,
quand
elle
enseigne
que
nous
sommes
ensevelis
avec
Christ
dans
le
baptême
pour
ressusciter
en
nouveauté
de
vie
(Romains
6:3-‐4),
que
nous
sommes
baptisés
en
Christ
(Galates
3:27),
et
que
nous
recevons
la
circoncision
spirituelle
par
le
baptême
(Colossiens
2:11-‐13).
Quoi
que
la
repentance,
le
baptême
d’eau
et
le
baptême
d’Esprit
s'accomplissent
individuellement,
nous
devons
toujours
nous
souvenir
que
l’œuvre
totale
du
salut
est
achevée
à
l’union
des
trois.
Nous
69
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
70
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
satisfait
la
justice
de
Dieu
et
nous
a
rendu
disponible
la
miséricorde
de
Dieu.
Le
sang
de
Christ
achète
notre
salut.
Sans
l’expiation
de
Christ,
nous
ne
pourrions
pas
rechercher
Dieu
;
nous
ne
pourrions
pas
nous
repentir
efficacement
;
nous
ne
pourrions
pas
recevoir
le
pardon
des
péchés
au
baptême
d’eau
ni
le
Saint-‐
Esprit.
En
d’autres
termes,
la
mort
substitutive
de
Jésus
rend
à
la
fois
disponible
et
efficace
la
repentance,
le
baptême
d’eau
et
le
baptême
d’Esprit.
En
utilisant
la
terminologie
du
sang,
le
sang
est
appliqué
à
nos
cœurs
à
la
première
écoute
de
l’Évangile
pour
nous
rendre
capable
de
rechercher
Dieu,
à
la
repentance
pour
nous
rendre
capable
de
nous
détourner
du
péché
vers
Dieu,
au
baptême
d’eau
pour
pardonner
le
péché,
et
au
baptême
d’Esprit
pour
nous
rendre
capable
de
recevoir
l’Esprit
de
Dieu.
Après
la
nouvelle
naissance,
nous
continuons
à
vivre
une
vie
sainte
victorieuse
par
la
puissance
du
sang.
Ainsi,
le
sang
est
appliqué
non
seulement
à
un
moment
précis,
mais
tout
au
long
du
processus
de
salut,
de
la
première
écoute
de
la
Parole
jusqu’au
retour
de
Christ
pour
Son
Église.
Les
caractéristiques
des
croyants
nés
de
nouveau
I
Jean
évoque
la
nouvelle
naissance
du
point
de
vue
de
ceux
qui
l’ont
déjà
expérimentée.
Jean
n’a
pas
écrit
son
épître
pour
enseigner
aux
pécheurs
comment
être
sauvés,
mais
pour
enseigner
aux
croyants
baptisés
et
remplis
de
l’Esprit
comment
avoir
l’assurance
présente
dans
leur
statut
de
nouveaux
nés,
et
comment
vivre
comme
des
chrétiens
nés
de
nouveau.
Rien
dans
l’épître
de
Jean
ne
révoque
la
nécessité
de
la
naissance
d’eau
et
d’Esprit
telle
que
relayée
dans
l’Évangile
de
Jean.
I
Jean
nous
donne
les
caractéristiques
que
la
personne
née
de
nouveau
affichera,
si
elle
obéit
à
la
direction
de
sa
nature
régénérée
:
Le
croyant
nouveau-‐né...
Verset
dans
I
Jean
1. Confesse
que
Jésus
est
venu
dans
la
chair
4:2
2. A
l’amour
4:7
3. Confesse
que
Jésus
est
le
Fils
de
Dieu
4:15
4. Croit
que
Jésus
est
le
Christ
5:1
5. Vainc
le
monde
5:4
6. Ne
continue
pas
à
commettre
le
péché
3:9
;
5:18
7. Garde
les
commandements
de
Dieu
3:24
8. A
le
Saint-‐Esprit
3:24
;
4:13
9. A
le
témoignage
de
l’Esprit,
l’eau
et
le
sang
5:8-‐10
71
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
72
Chapitre
4
–
La
naissance
d'eau
et
d'Esprit
73
5
LA REPENTANCE
"Non,
je
vous
le
dis.
Mais
si
vous
ne
vous
repentez,
vous
périrez
tous
également"
(Luc
13:3).
"Pierre
leur
dit
:
Repentez-‐vous..."
(Actes
2:38).
Dans
le
chapitre
3,
nous
avons
décrit
la
repentance
comme
la
mort
au
péché
et
à
la
vieille
nature.
Dans
le
chapitre
4,
nous
avons
expliqué
que
la
repentance
est
nécessaire
à
la
nouvelle
naissance,
et
qu’elle
doit
accompagner
le
baptême
d’eau
et
le
don
de
l’Esprit
(Actes
2:38).
Il
doit
y
avoir
une
mort
avant
qu’il
y
ait
une
nouvelle
naissance.
Cela
confirme
à
la
fois
l’identification
de
la
repentance
à
la
mort
et
celle
de
la
nouvelle
naissance
à
l’eau
et
l’Esprit.
La
définition
de
la
repentance
Selon
le
Webster’s
Dictionnaryo,
se
repentir
signifie
:
"se
détourner
du
péché
et
se
consacrer
à
l’amendement
de
sa
vie
;
ressentir
le
regret
ou
la
contrition
;
changer
son
esprit"38.
Le
mot
grec
est
metanoeo,
qui
signifie
littéralement
"percevoir
après"
et,
"par
conséquent,
de
changer
son
esprit
ou
son
but"39.
Dans
le
Nouveau
Testament,
ce
mot
indique
toujours
un
changement
pour
le
meilleur.
o
Équivalent à notre Larousse. (N.d.T.)
74
Chapitre
5
–
La
repentance
Nombre
de
théologiens
listent
trois
aspects
nécessaires
à
la
repentance
:
un
changement
intellectuel
(changement
d'avis),
un
changement
émotionnel
(changement
de
sentiments)
et
un
changement
intentionnel
(changement
volontaire
de
but)40.
Cela
correspond
aux
injonctions
de
la
Bible
d’aimer
Dieu
de
tout
son
cœur,
son
âme,
son
esprit
et
sa
force
(Marc
12:30).
Ainsi,
la
repentance
est
essentiellement
un
changement
d’esprit,
de
cœur
et
de
direction.
De
nombreuses
références
bibliques
affirment
cela.
Dieu
a
choisi
Paul
comme
prédicateur
pour
les
Gentils
afin
"de
leur
ouvrir
les
yeux,
pour
qu’ils
passent
des
ténèbres
à
la
lumière
et
de
la
puissance
de
Satan
à
Dieu"
(Actes
26:18).
Paul
a
accompli
cela
en
prêchant
"la
repentance
et
la
conversion
à
Dieu,
avec
la
pratique
d’œuvres
dignes
de
la
repentancep"
(Actes
26:20).
Une
des
doctrines
fondamentales
de
l’Église
est
la
"repentance
des
œuvres
mortes"
(Hébreux
6:1).
Alors,
dans
le
contexte
de
la
prédication
biblique,
la
repentance,
c’est
se
détourner
du
péché
et
se
tourner
vers
Dieu.
La
repentance
peut
signifier,
au
sens
large,
tout
ce
qui
se
passe
quand
l’homme
se
détourne
du
péché
vers
Dieu,
y
compris
le
baptême
d’eau
et
le
don
de
l’Esprit.
Par
exemple,
en
entendant
que
Corneille
et
sa
maison
avaient
reçu
le
Saint-‐Esprit
et
avaient
été
baptisés
au
nom
de
Jésus,
les
chrétiens
juifs
"glorifièrent
Dieu,
en
disant
:
Dieu
a
donc
accordé
la
repentance
aussi
aux
païens,
afin
qu’ils
aient
la
vie"
(Actes
11:18).
Toutefois,
la
plupart
des
passages
utilisent
le
mot
dans
un
sens
plus
restrictif,
pour
signifier
le
premier
pas
loin
du
péché
et
près
de
Dieu,
avant
le
baptême
d’eau
et
le
don
de
l’Esprit
(Actes
2:38).
C’est
la
signification
que
nous
utiliserons
dans
ce
chapitre.
Dans
ce
sens,
la
repentance
est
une
transformation
radicale
d’esprit,
d’attitude,
de
conviction
et
de
direction.
C’est
un
acte
volontaire
de
l’homme
en
réponse
à
l’appel
de
Dieu.
Il
dénote
un
tournant
actif,
pas
seulement
une
sensation
de
regret
ou
une
excuse.
C’est
plus
qu’une
résolution
morale
ou
une
réforme
;
c’est
une
décision
spirituelle
et
un
changement
spirituel.
La
repentance
est
le
premier
acte
de
foi,
et
il
comprend
plusieurs
éléments
importants
:
la
reconnaissance
du
péché,
la
confession
du
péché,
la
contrition
pour
le
péché
et
la
décision
d’abandonner
le
péché.
Bien
sûr,
le
mot
repentir
peut
avoir
plusieurs
usages
qui
n’appartiennent
pas
au
salut.
Voici
quelques
exemples.
(1)
Dieu
se
repentit
d’avoir
fait
l’homme
(Genèse
6:6)q.
Ici
le
mot
signifie
"peine",
"chagrin"
ou
"regret"
(voir
la
NIV
et
la
TAB).
(2)
Dieu
se
repentit
du
jugement
qu’Il
avait
prévu
pour
Ninive
(Jonas
3:10).
Dieu
changea
Son
plan
parce
que
les
Ninivites
changèrent
leurs
mauvaises
actions
et
se
tournèrent
vers
Lui.
(3)
Dieu
a
promis
de
ne
jamais
se
repentir
de
Sa
décision
de
faire
de
l’homme
Christ
un
prêtre
selon
l’ordre
de
Melchisédek
(Psaume
110:4).
Il
a
promis
de
ne
pas
changer
Son
avis.
p
Le texte anglais donne plus directement "should repent and turn to God". (N.d.T.)
q
Dans la version Second, on trouve le verbe "regretta", mais on trouve "se repentit" dans la Bible de Jérusalem ; la KJV
donne "repented", mais les autres versions donnent des verbes différents, comme expliqué dans la suite du texte. Il en va de
même pour les autres exemples. (N.d.T.)
75
Chapitre
5
–
La
repentance
76
Chapitre
5
–
La
repentance
nous
ou
quand
nous
avons
fait
du
tort
à
quelqu’un
et
recherchons
son
pardon
(Luc
17:3-‐4
;
Jacques
5:16).
La
confession
devrait
être
aussi
publique
que
le
péché.
La
confession
ne
signifie
pas
nécessairement
la
liste
de
tous
les
péchés
commis
tout
au
long
de
la
vie,
bien
que
nous
devrions
demander
à
Dieu
de
nous
pardonner
tous
les
péchés
dont
nous
nous
rappelons.
Toutefois,
l’essence
de
la
confession
est
la
reconnaissance
à
soi-‐même
et
à
Dieu
que
l’on
est
pécheur,
demandant
le
pardon
à
Dieu
et
demandant
à
Dieu
de
l’aide
pour
vaincre
le
péché
dans
le
futur.
La
contrition
La
confession
devrait
être
accompagnée
de
la
contrition,
qui
est
une
peine
authentique
pour
les
péchés
commis.
Le
pécheur
doit
ressentir
le
regret
pour
les
torts
faits,
et
son
cœur
doit
être
brisé
pour
ses
péchés.
"Les
sacrifices
qui
sont
agréables
à
Dieu,
c’est
un
esprit
brisé
:
O
Dieu
!
tu
ne
dédaignes
pas
un
cœur
brisé
et
contrit"
(Psaume
51:19).
Le
pécheur
doit
ressentir
en
lui-‐même
le
goût
du
déplaisir
de
Dieu,
pas
seulement
une
peine
humaine
ou
le
regret.
"En
effet,
la
tristesse
selon
Dieu
produit
une
repentance
à
salut
dont
on
ne
se
repent
jamais,
tandis
que
la
tristesse
du
monde
produit
la
mort"
(II
Corinthiens
7:10).
Beaucoup
de
gens
sont
désolés
pour
leurs
péchés
mais
ne
se
sont
pas
authentiquement
repentis.
Ils
regrettent
les
conséquences
du
péché
mais
ils
échouent
à
se
détourner
du
péché.
Parfois,
le
péché
les
place
dans
des
situations
terribles,
et
ils
sont
désolés
d’être
pris
dans
celles-‐ci.
Toutefois,
quand
une
chance
leur
sera
donnée
d’échapper
à
ces
situations,
ils
continueront
à
vivre
dans
le
péché.
Parfois,
les
gens
pleurent
à
l’autel,
parce
qu’ils
s'apitoient
sur
eux-‐mêmes
et
sont
fâchés
de
leur
situation
difficile,
mais
ils
n’ont
pas
la
volonté
de
donner
entièrement
leur
vie
à
Dieu.
Ce
sont
là
des
exemples
de
chagrins
mondains,
qui
ne
peuvent
pas
apporter
la
repentance.
La
vraie
repentance
vient
du
chagrin
divin,
qui
provoquera
un
état
de
désolation
chez
la
personne
à
cause
de
ses
péchés,
la
décidera
à
changer
son
style
de
vie
pécheur,
et
à
n’avoir
aucun
regret
de
ce
changement.
La
décision
d’abandonner
le
péché
Dans
Proverbes
28:13,
il
est
dit
que
nous
devons
à
la
fois
confesser
et
abandonner
le
péché
afin
d’obtenir
miséricorde.
Il
doit
y
avoir
un
réel
détournement
du
péché
vers
Dieu.
La
repentance
est
plus
qu’un
chagrin
pour
les
péchés
;
elle
comprend
aussi
une
détermination
à
faire
quelque
chose
à
propos
77
Chapitre
5
–
La
repentance
de
ces
péchés.
La
repentance
est
plus
que
la
confession
du
péché
;
elle
comprend
aussi
l’abandon
des
péchés
avec
l’aide
de
Dieu.
Jean-‐Baptiste
soulignait
cet
élément
de
la
repentance.
Quand
les
multitudes
venaient
pour
être
baptisées,
il
disait
:
"Race
de
vipères,
qui
vous
a
appris
à
fuir
la
colère
à
venir
?
Produisez
donc
des
fruits
dignes
de
la
repentance"
(Luc
3:7-‐8).
Il
refusait
de
baptiser
beaucoup
de
personnes
qui
venaient
à
lui
jusqu’à
ce
qu’elles
montrent
d’abord
une
preuve
de
leur
repentance.
Pour
lui,
la
repentance
était
bien
plus
qu’une
décision
mentale
;
c’était
une
décision
spirituelle
qui
apportait
un
changement
de
vie.
Comme
Jean,
Paul
a
prêché
que
les
hommes
doivent
avoir
"la
repentance
et
la
conversion
à
Dieu,
avec
la
pratique
d’œuvres
dignes
de
la
repentance"
(Actes
26:20).
La
vraie
repentance
provoque
un
réel
changement
dans
les
actions
d’une
personne.
Cela
ne
signifie
pas
que
la
repentance
demande
une
certaine
durée
de
temps
pendant
laquelle
il
faut
faire
ses
preuves
devant
Dieu.
Dieu
sait
instantanément
si
oui
ou
non
quelqu’un
s'est
véritablement
engagé
à
abandonner
le
péché,
ainsi
la
repentance
et
la
réception
de
l’Esprit
peuvent
survenir
en
un
instant.
Malheureusement,
quelques-‐uns
manquent
plus
tard
à
cet
engagement
;
mais
au
moment
où
ils
ont
reçu
l’Esprit,
ils
avaient
réellement
décidé
d’abandonner
le
péché.
La
restitution
La
personne
vraiment
repentante
cherchera
à
corriger
le
plus
possible
l’impact
de
ses
péchés
passés
sur
les
autres,
comme
faisant
part
de
l’abandon
du
péché.
Cela
est
appelé
la
restitution.
Par
exemple,
si
elle
a
volé
de
l’argent,
elle
le
rendra
(Luc
19:8).
Si
elle
a
fait
du
tort
aux
autres,
elle
recherchera
leur
pardon.
Si
elle
a
fait
du
mal
à
quelqu’un
en
mentant
ou
en
médisant,
elle
cherchera
à
réparer
les
dommages
causés
et
à
rétablir
la
vérité.
Jésus
a
enseigné
:
"Si
donc
tu
présentes
ton
offrande
à
l’autel,
et
que
là
tu
te
souviennes
que
ton
frère
a
quelque
chose
contre
toi,
laisse
là
ton
offrande
devant
l’autel,
et
va
d’abord
te
réconcilier
avec
ton
frère
;
puis
viens
présenter
ton
offrande"
(Matthieu
5:23-‐24).
Le
plan
de
pardon
de
Dieu
ne
laisse
pas
l’homme
continuer
à
profiter
des
bénéfices
terrestres
de
son
péché
sans
restitution,
ni
n’élimine-‐t-‐il
la
nécessité
de
chercher
le
pardon
de
quelqu’un
à
qui
on
a
fait
du
tort.
78
Chapitre
5
–
La
repentance
79
Chapitre
5
–
La
repentance
La
prière
de
David
après
son
adultère
avec
Bath-‐Schéba
est
un
merveilleux
exemple
pour
un
enfant
de
Dieu
qui
a
péché,
et
l’esprit
de
sa
prière
est
caractéristique
de
toute
vraie
repentance.
"O
Dieu
!
aie
pitié
de
moi
dans
ta
bonté
;
selon
ta
grande
miséricorde,
efface
mes
transgressions
;
Lave-‐moi
complètement
de
mon
iniquité,
et
purifie-‐moi
de
mon
péché.
Car
je
reconnais
mes
transgressions,
et
mon
péché
est
constamment
devant
moi.
J’ai
péché
contre
toi
seul,
et
j’ai
fait
ce
qui
est
mal
à
tes
yeux
[...]
Purifie-‐moi
avec
l’hysope,
et
je
serai
pur
;
lave-‐moi,
et
je
serai
plus
blanc
que
la
neige
[...]
Détourne
ton
regard
de
mes
péchés,
efface
toutes
mes
iniquités.
O
Dieu
!
crée
en
moi
un
cœur
pur,
renouvelle
en
moi
un
esprit
bien
disposé.
Ne
me
rejette
pas
loin
de
ta
face,
ne
me
retire
pas
ton
Esprit
Saint.
Rends-‐moi
la
joie
de
ton
salut,
et
qu’un
esprit
de
bonne
volonté
me
soutienne
!"
(Psaume
51:3-‐6,
9,
11-‐14).
La
source
de
la
repentance
La
repentance
fait
partie
du
salut,
aussi
l’opportunité
et
la
capacité
à
se
repentir
viennent
de
la
grâce
de
Dieu.
La
bonté
de
Dieu
conduit
les
hommes
à
la
repentance
(Romains
2:4).
La
repentance
pour
la
vie
est
un
don
que
Dieu
procure
(Actes
11:18
;
II
Timothée
2:25).
Dieu
seul
peut
donner
le
chagrin
qui
apporte
la
repentance
(II
Corinthiens
7:10).
Quand
quelqu’un
se
repent,
il
répond
simplement
à
l’appel
universel
de
Dieu
et
accepte
volontairement
l’œuvre
salvatrice
de
Dieu.
La
repentance
ne
gagne
pas
le
salut,
mais
elle
qualifie
la
personne
pour
le
salut,
et
commence
l’œuvre
du
salut.
La
repentance,
alors,
vient
par
la
grâce
de
Dieu
à
travers
la
foi
de
l’homme.
Les
hommes
viennent
à
la
repentance
dans
les
situations
qui
soulignent
la
présence
de
Dieu,
Sa
Parole
et
la
foi
en
Lui.
L’Esprit
de
Dieu
est
absolument
nécessaire
pour
conduire
l’homme
à
la
repentance.
Jésus
a
dit
:
"Quand
il
[le
Saint-‐Esprit]
sera
venu,
il
convaincra
le
monde
en
ce
qui
concerne
le
péché,
la
justice
et
le
jugement"
(Jean
16:8).
Les
tours
et
les
astuces
psychologiques
ne
produiront
pas
de
véritable
repentance
;
il
faut
le
pouvoir
de
conviction
de
l’Esprit
de
Dieu.
Plutôt
que
de
souligner
des
techniques
de
persuasion
oratoires,
ou
des
tactiques
d’alarme,
nous
devrions
nous
concentrer
sur
la
préparation
d’une
atmosphère
spirituelle.
La
persuasion
verbale
et
l’avertissement
ont
leur
place,
mais
notre
première
inquiétude
devrait
être
de
laisser
l’Esprit
avoir
une
parfaite
liberté,
car
Dieu
seul
peut
attirer
l’homme
à
Lui
(Jean
6:44).
La
Parole
de
Dieu
a
la
puissance
d’amener
les
hommes
à
la
repentance
alors
que
l’Esprit
l’applique
à
leurs
cœurs.
La
Parole
prêchée
amène
les
hommes
à
prendre
conscience
de
leurs
péchés
et
de
leur
besoin
de
Dieu.
Le
sermon
de
Pierre
le
jour
de
la
Pentecôte
a
apporté
la
conviction
et
le
désir
de
la
80
Chapitre
5
–
La
repentance
81
Chapitre
5
–
La
repentance
mauvaise
voie
;
et
pourquoi
mourriez-‐vous,
maison
d’Israël
?"r
(Ezéchiel
33:11).
Ce
passage
représente
la
compassion
de
Dieu,
la
nécessité
de
la
repentance
et
la
définition
de
la
repentance
comme
un
détournement
du
péché
vers
Dieu.
Jean-‐Baptiste
a
prêché
fortement
la
repentance
(Matthieu
3:1-‐11
;
Marc
1:4-‐
5
;
Luc
3:3-‐9),
et
Jésus
a
fait
de
même.
Jésus
a
proclamé
:
"Repentez-‐vous
car
le
royaume
des
cieux
est
proche"
(Matthieu
4:17).
"Repentez-‐vous,
et
croyez
à
la
bonne
nouvelle"
(Marc
1:15).
"Non,
je
vous
le
dis.
Mais
si
vous
ne
vous
repentez,
vous
périrez
tous
également"
(Luc
13:3,
5).
Alors
que
Christ
était
sur
terre,
Il
a
envoyé
Ses
disciples
pour
prêcher
la
repentance
(Marc
6:12),
et
juste
avant
Son
ascension
Il
leur
a
encore
ordonné
de
prêcher
la
repentance
(Luc
24:47).
Pierre
a
prêché
la
repentance
(Actes
2:38
;
3:19),
et
Paul
a
fait
de
même
(Actes
26:20).
Paul
a
dit
aux
Athéniens
:
"Dieu,
sans
tenir
compte
des
temps
d’ignorance,
annonce
maintenant
à
tous
les
hommes,
en
tous
lieux,
qu’ils
aient
à
ce
repentir"
(Actes
17:30).
À
l’époque
de
l’Ancien
Testament,
Dieu
ne
tenait
pas
les
païens
redevables
de
tous
les
commandements
de
la
loi
de
Moïse,
parce
qu’ils
en
étaient
ignorants.
Toutefois,
Dieu
les
jugeait
par
le
standard
de
la
conscience
et
de
la
loi
naturelle
et
les
trouvait
coupable
même
sur
cette
base
là
(Romains
2:12-‐16).
A
l’époque
du
Nouveau
Testament,
les
juifs
et
les
Gentils
sont
sur
une
même
base
;
tous
entendent
le
même
appel
à
la
repentance.
Dieu
"ne
voulant
pas
qu’aucun
périsse,
mais
voulant
que
tous
arrivent
à
la
repentance"
(II
Pierre
3:9).
Que
se
passe-‐t-‐il
lorsque
l’on
se
repent
?
Quand
il
se
repent,
l’homme
commence
à
laisser
Dieu
œuvrer
dans
sa
vie.
L’homme
décide
de
se
détourner
du
péché
pour
aller
vers
Dieu,
et
il
permet
à
Dieu
de
le
détourner.
Une
partie
de
ce
revirement
du
péché,
c'est
que
Dieu
rend
l’homme
capable
de
s’éloigner
des
mauvaises
habitudes
et
des
mauvais
désirs.
Une
partie
du
retour
vers
Dieu,
c'est
que
Dieu
permet
à
l’homme
de
commencer
une
relation
personnelle
avec
Lui.
Depuis
l’époque
du
péché
d’Adam
et
Eve,
le
péché
a
séparé
l’homme
de
Dieu,
car
l’homme
pécheur
ne
peut
pas
avoir
de
communion
avec
le
Dieu
saint.
Quand
l’homme
se
repent
du
péché,
il
peut
commencer
à
avoir
une
communion
avec
Dieu
sur
la
base
de
la
mort
substitutive
de
Christ.
La
repentance
enlève
la
barrière
que
le
péché
a
érigée
et
permet
à
l’homme
et
à
Dieu
de
commencer
une
relation
personnelle.
Ainsi,
la
repentance
qualifie
une
personne
pour
le
baptême
d’eau
et
le
baptême
du
Saint-‐Esprit.
r
La traduction anglaise varie légèrement au début du verset : "Comme je vis, dit le Seigneur Dieu". (N.d.T.)
82
Chapitre
5
–
La
repentance
s
Dans la version anglaise, nous trouvons remission pour "pardon" en Français. (N.d.T.)
83
Chapitre
5
–
La
repentance
Jésus
a
enseigné
que
quand
un
esprit
impur
quitte
un
homme,
il
va
ailleurs
cherchant
le
repos
(Luc
11:24-‐26).
Quand
il
trouve
nulle
part
où
aller,
il
retourne
dans
l’ancienne
maison
(l’homme).
S’il
la
trouve
vide,
nettoyée
et
garnie
(mise
en
ordre),
il
amène
sept
autres
démons
avec
lui
et
rentre
dans
la
maison.
Cette
histoire
contient
un
principe
cohérent
avec
notre
discussion.
C’est-‐
à-‐dire,
expulser
simplement
le
mal
n’est
pas
suffisant
;
on
doit
remplacer
le
mal
par
le
bien.
Nettoyer
simplement
sa
vie
et
la
mettre
en
ordre
à
un
moment
donné
n’est
pas
suffisant
;
on
doit
recevoir
le
pouvoir
de
la
maintenir
dans
cet
état.
L’homme
qui
se
repent
et
qui
ne
va
pas
plus
loin
deviendra
victime
de
cycles
de
repentance
et
d’échecs
frustrants
et
sans
fin,
et
éventuellement,
il
deviendra
pire
qu’avant.
C’est
un
grand
problème
dans
la
chrétienté
d’aujourd’hui.
Beaucoup
de
groupes
proclament
la
nécessité
de
la
repentance
et
de
la
moralité
mais
ne
prêchent
pas
le
baptême
de
l’Esprit,
qui
donne
le
pouvoir
de
faire
de
la
chrétienté
un
succès
au
lieu
d’un
échec.
L’Esprit
remplira
le
vide
de
la
vie,
la
gardera
propre
et
résistera
au
retour
du
démon
quand
il
reviendra.
Directives
pour
le
travail
à
l’autel
Il
est
important
que
ceux
qui
prient
à
l’autel
avec
ceux
qui
cherchent
Dieu
aient
une
compréhension
correcte
de
la
repentance.
Ci-‐dessous
se
trouvent
des
directives
basées
sur
notre
discussion.
(1)
Nous
devrions
souligner
le
mouvement
de
l’Esprit
de
Dieu,
non
pas
les
tactiques
ou
les
techniques.
Des
expressions
ou
des
gestes
spéciaux
ne
peuvent
se
substituer
à
la
repentance.
(2)
Nous
devrions
essayer
de
discerner
où
se
trouve
spirituellement
celui
qui
cherche
Dieu.
S’il
ne
s’est
pas
pleinement
repenti,
nous
ne
devrions
pas
le
forcer
prématurément
à
exprimer
la
joie
et
à
s’attendre
à
l’Esprit.
Une
fois
qu’il
s’est
repenti,
alors
nous
pouvons
l’encourager
à
louer
Dieu
et
à
croire
pour
le
baptême
de
l’Esprit.
(3)
Nous
pouvons
nous
mettre
dans
la
position
de
celui
qui
cherche
Dieu
et
prier
avec
lui.
Cela
lui
montrera
comment
prier
et
nous
aidera
à
prier
avec
un
fardeau.
(4)
Si
celui
qui
cherche
Dieu
ne
semble
pas
faire
de
progrès,
il
peut
y
avoir
plusieurs
problèmes,
chacun
d’eux
méritant
une
approche
différente.
Le
problème
peut
être
un
manque
de
compréhension
de
ce
qu’est
la
repentance,
un
refus
d’abandonner
tout
à
Dieu,
un
manque
de
désir
(faim,
désespoir
de
cause,
sentiment
d'urgence),
un
manque
de
tristesse
selon
Dieu
ou
un
manque
de
foi.
(5)
Nous
ne
devrions
pas
essayer
de
lui
enseigner
comment
parler
en
langues.
Ce
signe
viendra
comme
l’Esprit
en
donne
l’expression.
Au
lieu
de
84
Chapitre
5
–
La
repentance
mettre
l'accent
seulement
sur
le
fait
de
céder
sa
langue
à
Dieu,
nous
devrions
montrer
qu’il
devrait
totalement
céder
son
esprit
et
sa
vie
à
Dieu.
Quand
celui
qui
cherche
Dieu
Lui
abandonnera
tout,
se
concentrera
totalement
sur
Lui
et
exercera
sa
foi,
il
sera
capable
de
céder
sa
langue
à
Dieu.
(6)
Évitons
les
pratiques
qui
pourraient
distraire
tels
que
secouer
celui
qui
cherche
Dieu,
le
marteler,
le
forcer
à
faire
certaines
choses,
en
donnant
des
conseils
contradictoires
ou
en
l’ennuyant
de
quelque
autre
manière.
Souvent,
les
gens
se
repentent
et
reçoivent
l’Esprit
en
dépit
des
ouvriers
de
l’autel,
et
non
grâce
à
eux.
Si
celui
qui
cherche
Dieu
est
sincère
et
prêt
à
se
repentir,
il
recevra
l’Esprit
en
peu
de
temps.
S’il
ne
le
reçoit
pas,
il
manque
quelque
chose
à
sa
repentance
ou
dans
sa
foi.
Dans
un
tel
cas,
les
ouvriers
de
l’autel
doivent
être
spirituellement
sensibles
et
bien
s'y
connaître
afin
qu’ils
puissent
l’aider
à
surmonter
ces
difficultés.
La
repentance
et
le
chrétien
Si
nous
péchons
après
la
nouvelle
naissance,
nous
avons
toujours
une
voie
d’accès
au
pardon
par
la
confession
du
péché
à
Christ
(I
Jean
1:9
;
2:1).
Il
n’est
pas
besoin
d’être
baptisé
de
nouveau,
parce
qu’il
n’y
a
qu’un
seul
baptême,
et
il
est
efficace
pour
tous
les
péchés
dont
on
se
repent,
qu’ils
soient
commis
avant
ou
après
le
baptême.
Il
n’y
a
pas
de
limite
au
pardon
de
Dieu
dans
cette
vie,
aussi
longtemps
que
nous
nous
repentons
honnêtement.
Dieu
s’attend
à
ce
que
nous
pardonnions
sans
limites
celui
qui
se
repent
vraiment,
et
Il
ne
fera
pas
moins
pour
nous
(Matthieu
18:21-‐22
;
Luc
17:3-‐4).
Ce
qui
est
important,
c’est
que
nous
regrettions
sincèrement
notre
péché
et
que
nous
nous
déterminions
honnêtement
à
mieux
faire
avec
l’aide
de
Dieu.
Bien
sûr,
le
premier
principe
d’un
croyant
nouveau-‐né
est
"que
vous
ne
péchiez
pas"
(I
Jean
2:1).
Si
nous
péchons,
nous
devrions
le
confesser,
obtenir
pardon
et
n'accepter
aucune
condamnation
(Romains
8:1).
Toutefois,
nous
ne
devrions
pas
avoir
besoin
de
toujours
nous
repentir
de
la
même
chose
puisque
l’Esprit
nous
donne
la
force
de
vaincre.
La
repentance
est
une
doctrine
fondamentale,
mais
nous
ne
devrions
pas
rester
à
cette
étape
fondamentale
tout
le
temps.
"C’est
pourquoi,
laissant
l’enseignement
élémentaire
de
la
parole
du
Christ,
tendons
vers
la
perfectiont,
sans
poser
de
nouveau
le
fondement
:
repentance
des
œuvres
mortes,
foi
en
Dieu..."
(Hébreux
6:1,
NIV).
La
repentance
est
toujours
disponible
pour
un
chrétien,
mais
à
un
certain
moment,
il
devrait
être
assez
mature
pour
que
le
besoin
de
se
repentir
du
péché
devienne
une
exception
plutôt
qu’une
règle.
t
Le texte anglais donne "maturité" pour perfection. (N.d.T.)
85
Chapitre
5
–
La
repentance
86
Chapitre
5
–
La
repentance
Conclusion
La
repentance
est
un
détournement
du
péché
et
un
retour
vers
Dieu.
C'est
la
première
réaction
de
la
foi
envers
l'appel
de
Dieu.
La
repentance
inclut
la
reconnaissance
du
péché,
la
confession
du
péché,
la
contrition
pour
le
péché
et
la
décision
d’abandonner
le
péché.
C’est
la
mort
au
péché,
et
cela
ouvre
la
possibilité
d’une
relation
permanente
avec
Dieu.
La
repentance
seule
n’est
pas
l’œuvre
complète
du
salut.
Le
baptême
d’eau
rend
le
détournement
du
péché
permanent
en
ensevelissant
la
vieille
nature,
et
le
baptême
de
l’Esprit
rend
le
retour
vers
Dieu
permanent
en
donnant
une
nouvelle
nature
avec
le
pouvoir
de
vaincre
le
péché
quotidiennement.
Sans
la
repentance,
le
baptême
d’eau
est
sans
valeur,
et
sans
la
repentance,
on
ne
peut
recevoir
le
baptême
de
l’Esprit.
Si
nous
désirons
retenir
l’Esprit
de
Dieu
dans
nos
vies,
nous
devons
vivre
une
vie
de
repentance.
Si
nous
désirons
voir
les
autres
sauvés,
nous
devons
prêcher
et
enseigner
la
vraie
repentance.
38
Webster’s, p. 1924.
39
Vine, pp. 961-62.
40
Henry Thiessen, Lectures in Systematic Theology (Grand Rapids : Eerdmans, 1979), p. 265.
87
6
LE BAPTÊME D'EAU
"Celui
qui
croira
et
qui
sera
baptisé
sera
sauvé"
(Marc
16:16).
"Pierre
leur
dit
:
Repentez-‐vous,
et
que
chacun
de
vous
soit
baptisé
au
nom
de
Jésus-‐Christ
pour
le
pardon
de
vos
péchés..."
(Actes
2:38).
La
définition
du
baptême
d’eau
Le
baptême
d’eau
chrétien
est
une
cérémonie
lors
de
laquelle
quelqu’un
qui
s’est
repenti
de
ses
péchés
est
immergé
dans
l’eau
au
nom
de
Jésus
pour
le
pardon
de
ses
péchés.
C’est
un
acte
de
foi
en
Jésus-‐Christ.
Dans
ce
chapitre,
nous
étudierons
les
baptêmes
dans
la
Bible,
nous
établirons
que
Dieu
commande
à
tous
les
disciples
de
Christ
d’être
baptisés,
et
nous
analyserons
chaque
partie
de
la
définition
donnée
ci-‐dessus.
Le
baptême
de
Jean
Jean-‐Baptiste,
que
Dieu
a
envoyé
pour
préparer
le
chemin
du
Seigneur,
a
prêché
et
administré
le
baptême
de
repentance
pour
le
pardon
des
péchés
(Marc
1:2-‐4
;
Luc
3:3-‐4).
Il
est
venu
baptisant,
afin
de
manifester
Christ
à
Israël
(Jean
1:31).
Son
baptême
était
un
baptême
transitoire,
conçu
pour
préparer
le
peuple
juif
au
message
de
Christ
et
au
baptême
chrétien.
Jean
n’a
fait
aucune
88
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
tentative
pour
abolir
la
loi
juive,
mais
il
lui
a
ajouté,
s’attendant
à
ce
que
ses
convertis
vivent
une
vie
morale
repentie
telle
que
définie
par
la
loi
et
attendent
Celui
qui
les
baptiserait
du
Saint-‐Esprit.
Le
baptême
de
Jean
était
préchrétien,
car
l’Église
du
Nouveau
Testament
n’était
pas
encore
fondée
(voir
chapitre
8).
En
fait,
les
disciples
de
Jean
furent
rebaptisés
au
nom
de
Jésus
après
le
jour
de
la
Pentecôte
(Actes
19:1-‐5).
Le
baptême
de
Jean
était
"pour
la",
"de"
ou
"en
vue
de
la"
repentance.
Apparemment,
il
n’utilisait
aucune
formule
baptismale,
mais
il
disait
aux
gens
:
"Moi,
je
vous
baptise
d’eau
en
vue
de
la
repentance"
(Matthieu
3:11).
Son
baptême
motivait
et
démontrait
la
repentance
;
ses
convertis
se
repentaient
et
confessaient
leurs
péchés
au
baptême
(Matthieu
3:6
;
Marc
1:5).
Puisque
le
baptême
de
Jean
était
"pour
le
pardon
des
péchés",
est-‐ce
qu’il
conférait
le
pardon
?
Il
ne
pouvait
pas
conférer
le
pardon
absolu
des
péchés,
ni
ne
pouvait
s’occuper
des
péchés
futurs,
car
avant
la
mort
expiatoire
de
Christ,
tout
pardon
était
conditionné
sur
cet
événement
futur.
Certaines
personnes
se
disputent
que
le
baptême
de
Jean
ait
bien
conféré
un
pardon
conditionnel,
mais
un
pardon
conditionnel
était
déjà
disponible
à
travers
le
système
sacrificiel,
que
Jean
n’a
aucunement
essayé
de
remplacer.
Il
semble
que
son
baptême
indiquait
simplement
le
pardon
futur
qui
viendrait
par
Christ
et
le
baptême
chrétien.
C’était
"en
vue"
du
pardon,
une
traduction
acceptable
du
mot
grec
eis,
qui
est
d’ordinaire
rendu
par
"pour".
Le
Dictionary
of
the
Bible
d’Hastings
concoure
à
cette
vue41.
Le
baptême
de
Christ
Jésus
Lui-‐même
fut
baptisé
par
Jean.
Puisque
Christ
était
sans
péché
(Hébreux
4:15),
nous
savons
qu’Il
n’a
pas
été
baptisé
en
signe
de
repentance
ou
en
anticipation
du
pardon
des
péchés.
Il
a
plutôt
été
baptisé
pour
Se
manifester
à
Israël
en
tant
que
Messie,
le
Baptiseur
par
l’Esprit
et
le
Fils
de
Dieu
(Jean
1:31-‐
34)
;
et
Il
s’est
soumis
au
baptême
afin
"d’accompl[ir]
ainsi
toute
justice"u
(Matthieu
3:15).
Nous
pouvons
subdiviser
ces
buts
en
plusieurs
points
:
(1)
Christ
a
été
baptisé
pour
se
présenter
publiquement
et
pour
inaugurer
Son
ministère.
D’une
manière
significative,
l’eau
(le
baptême)
et
l’Esprit
(sous
la
forme
d’une
colombe)
étaient
présents
en
même
temps
à
cette
occasion,
préfigurant
le
message
de
l’Évangile
qu’Il
allait
enseigner
dans
Jean
3:5.
(2)
Par
cet
acte,
Christ
a
approuvé
le
baptême
de
Jean
et
son
message
de
repentance,
de
baptême
d’eau
et
de
baptême
d’Esprit.
(3)
Christ
nous
a
procuré
un
exemple
à
suivre.
Il
n’avait
pas
Lui-‐même
besoin
du
baptême,
mais
Il
s’y
est
soumis
pour
notre
bénéfice.
Si
le
Christ
sans
u
Le verset lit en Français : "que nous accomplissions ainsi toute justice". (N.d.T.)
89
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
90
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
91
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
immersion
et
ils
n’ont
de
sens
que
si
le
lecteur
comprend
cela.
Personne
n’est
enseveli
par
aspersion
ni
par
le
déversement
d’un
peu
de
terre
sur
le
corps,
mais
seulement
par
submersion
complète.
En
relation
avec
Romains
6:4,
The
Pulpit
Commentary
affirme
:
"La
référence
[...]
est
à
la
forme
du
baptême,
à
savoir
par
immersion,
qui
a
été
comprise
comme
signifiant
l’ensevelissement,
et
par
conséquent
la
mort"46.
Depuis
l’époque
de
la
Bible,
d’autres
modes
de
baptême
d’eau
ont
vu
le
jour,
notamment
l’arrosage
(aspersion)
et
le
déversement
(affusion).
Toutefois,
la
Bible
elle-‐même
ne
décrit
jamais
ces
méthodes.
Certaines
cérémonies
de
purification
de
l’Ancien
Testament
impliquaient
l’aspersion
d’eau,
mais
alors
qu’elles
peuvent
préfigurer
le
baptême
chrétien,
nous
ne
pouvons
pas
nous
attendre
à
ce
qu’elles
enseignent
un
mode
précis
de
baptême.
Plusieurs
versets
mentionnent
l’aspersion
du
sang
de
Jésus,
mais
ces
versets
décrivent
simplement
le
sacrifice
de
Christ
d’une
manière
métaphorique
pour
le
connecter
avec
les
sacrifices
de
sang
de
l’Ancien
Testament
(Hébreux
9:13
;
10:22
;
11:28
;
12:24).
Ces
versets
ne
se
réfèrent
pas
littéralement
au
mode
de
baptême,
mais
ils
montrent
bien
que
la
Bible
aurait
pu
utiliser
un
autre
mot
pour
le
baptême
qui
signifierait
radicalement
"asperger"
plutôt
qu’"immerger".
Historiquement,
l’aspersion
et
l’affusion
surgirent
par
souci
de
convenance.
L’immersion
est
devenue
particulièrement
inopportune
après
l’émergence
de
trois
pratiques
baptismales
non-‐bibliques
:
(1)
le
baptême
des
petits
enfants,
(2)
le
triple
baptême
par
certains
trinitaires
et
(3)
le
report
du
baptême
jusqu’au
lit
de
mort
(pour
tenter
de
vivre
sa
vie
entière
dans
le
péché
et
d’être
sauvé
à
la
fin).
Le
mode
de
baptême
a-‐t-‐il
de
l’importance
?
Une
personne
devrait
suivre
le
mode
biblique
pour
plusieurs
raisons.
(1)
Le
baptême
est
un
commandement
biblique.
Ainsi,
nous
devrions
suivre
le
mode
biblique.
Vu
l’importance
que
porte
la
Bible
sur
le
baptême
d’eau,
nous
devrions
l’exécuter
exactement
comme
elle
le
décrit.
(2)
Jésus
a
été
immergé
comme
un
exemple
que
nous
devrions
suivre.
Si
Lui,
qui
n’avait
pas
besoin
du
baptême,
s’est
soumis
à
la
submersion,
combien
plus
le
devrions-‐nous
?
Si
le
baptême
vaut
la
peine
d’être
pratiqué,
cela
en
vaut
la
peine
de
le
faire
de
la
manière
dont
Jésus
et
Ses
apôtres
l’ont
fait.
(3)
Les
autres
modes
de
baptême
viennent
de
traditions
non-‐bibliques,
et
la
tradition
est
un
pauvre
substitut
à
l’enseignement
biblique.
Jésus
a
condamné
la
tradition
assez
fortement
quand
elle
a
provoqué
une
déviation
de
la
Parole
de
Dieu.
Il
a
dit
aux
pharisiens
:
"Vous
abandonnez
le
commandement
de
Dieu,
et
92
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
vous
observez
la
tradition
des
hommes"
(Marc
7:8),
et
"vous
annulez
ainsi
la
parole
de
Dieu
au
profit
de
votre
tradition"
(Matthieu
15:6).
(4)
Le
seul
avantage
que
l’aspersion
possède,
c’est
la
commodité,
ce
qui
est
aussi
une
pauvre
excuse
pour
ne
pas
suivre
la
Bible.
Quel
droit
avons-‐nous
d’insister
sur
une
méthode
plus
commode
que
celle
que
Jésus
et
l’Église
primitive
ont
utilisée
?
Certainement,
il
aurait
été
plus
commode
pour
Jean
d’asperger
les
multitudes,
pour
les
apôtres
d’asperger
les
3
000
à
la
Pentecôte,
pour
Philippe
d’asperger
l’eunuque
dans
le
désert
et
pour
Paul
d’asperger
le
geôlier
à
minuit
;
cependant,
ils
choisirent
d’immerger.
Pourquoi
devrions-‐nous
dévier
de
ce
modèle
sur
la
base
de
la
commodité,
en
particulier
lorsque
les
pratiques
baptismales
qui
rendirent
l’aspersion
si
populaire
sont
elles-‐mêmes
non-‐bibliques
?
(5)
L’immersion
démontre
l’obéissance
à
Dieu
et
le
respect
pour
Sa
Parole.
Pourquoi
inventer
un
mode
arbitraire
et
essayer
de
le
justifier
?
Pourquoi
débattre
sur
la
possible
acceptabilité
des
alternatives
variées
inventées
par
l’homme
?
Le
véritable
respect
de
Dieu
et
de
Sa
Parole
nous
rendra
satisfait
du
mode
biblique
;
au
lieu
de
l’ignorer
ou
de
le
refuser,
nous
lui
obéirons.
(6)
C’est
uniquement
par
l’immersion
que
nous
conservons
la
signification
du
baptême
comme
un
ensevelissement
avec
Christ.
Le
pardon
des
péchés
au
baptême
Jean
a
prêché
"le
baptême
de
repentance
pour
le
pardon
des
péchés"
(Marc
1:4
;
Luc
3:3),
indiquant
le
temps
où
Dieu
remettrait
les
péchés
au
baptême
d’eau
chrétien.
Juste
avant
le
premier
service
de
baptême
chrétien,
Pierre
a
dit
:
"Repentez-‐vous,
et
que
chacun
de
vous
soit
baptisé
au
nom
de
Jésus-‐Christ
pour
le
pardon
de
vos
péchés"
(Actes
2:38).
Le
pardon
dénote
une
libération,
une
extraction,
une
annulation
ou
un
rejet
de
nos
péchés.
Au
baptême,
Dieu
élimine,
efface,
annule
et
dissipe
nos
péchés.
Certains
ne
sont
pas
d’accord
avec
cette
interprétation,
soutenant
que
le
baptême
est
pratiqué
parce
que
la
personne
a
déjà
obtenu
le
pardon
des
péchés.
Pour
eux
le
mot
"pour"
dans
Actes
2:38
signifie
"à
cause
de"
ou
"vu
que".
Il
semble
clair,
toutefois,
que
"pour"
signifie
réellement
"recevoir"
ou
"afin
d’obtenir".
(1)
C’est
la
signification
littérale
que
l’on
obtient
de
la
lecture
des
textes
grecs
et
français.
La
NIV
traduit
Actes
2:38
comme
suit
:
"Pierre
répliqua
:
Repentez-‐vous
et
soyez
baptisés,
chacun
d’entre
vous,
au
nom
de
Jésus-‐Christ
afin
que
vos
péchés
soient
pardonnés..."
(2)
Le
contexte
conduit
à
cette
interprétation.
Les
pécheurs
coupables
demandèrent
:
"Que
ferons-‐nous
?"
(Actes
2:37).
Pierre
leur
répondit
en
93
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
expliquant
ce
qu’ils
avaient
besoin
de
faire
pour
recevoir
le
pardon
des
péchés,
non
pas
en
décrivant
une
conduite
optionnelle.
Il
ne
voulait
pas
dire
:
"Repentez-‐
vous
et
soyez
baptisés
parce
que
vous
avez
déjà
reçu
le
pardon
des
péchés".
(3)
Matthieu
26:28
rapporte
exactement
la
même
formulation
grecque
quand
Jésus
a
dit
:
"Car
ceci
est
mon
sang,
le
sang
de
l’alliance,
qui
est
répandu
pour
plusieurs,
pour
la
rémission
des
péchés"v.
Christ
a
versé
Son
sang
afin
que
nous
puissions
obtenir
le
pardon
des
péchés,
et
non
parce
que
nous
l’avions
déjà.
L’expression
peut
indiquer
le
pardon
futur
des
péchés
(tel
que
Jean
et
Jésus
l’ont
utilisée),
mais
elle
ne
se
tourne
nullement
vers
un
pardon
déjà
obtenu.
(4)
Nombre
d’autres
versets
des
Écritures
décrivent
le
rôle
du
baptême
dans
la
rémission
des
péchés.
La
régénération
baptismale
?
Arrivé
à
ce
point,
nous
devons
souligner
que
la
Bible
n’enseigne
pas
la
"régénération
baptismale",
car
l’eau
et
la
cérémonie
n’ont
pas
de
pouvoir
salvateur
en
eux-‐mêmes.
Le
baptême
d’eau
n’est
pas
un
acte
magique
;
il
est
sans
valeur
spirituelle,
à
moins
d’être
accompagné
d’une
foi
et
d’une
repentance
consciente.
Le
baptême
est
important
uniquement
parce
que
Dieu
l’a
ordonné
ainsi.
Dieu
aurait
pu
choisir
de
pardonner
le
péché
sans
le
baptême,
mais
dans
l’Église
du
Nouveau
Testament,
Il
a
choisi
de
le
faire
au
moment
du
baptême.
Nos
actes
au
baptême
ne
nous
procurent
ni
ne
nous
achètent
le
salut
auprès
de
Dieu
;
Dieu
seul
pardonne
les
péchés
sur
la
base
de
la
mort
expiatoire
de
Christ.
Quand
nous
nous
soumettons
au
baptême
d’eau
selon
le
plan
de
Dieu,
Dieu
honore
notre
foi
obéissante
et
pardonne
nos
péchés.
Le
baptême
:
une
partie
de
la
nouvelle
naissance
Jésus
a
dit
que
nous
devons
être
nés
d’eau
et
d’Esprit
afin
d’entrer
dans
le
royaume
de
Dieu
(Jean
3:5).
Nous
sommes
sauvés
par
"le
bain
de
la
régénération
et
le
renouvellement
du
Saint-‐Esprit"
(Tite
3:5)
(Le
chapitre
4
a
expliqué
que
ces
deux
versets
se
réfèrent
au
baptême
d’eau).
Ces
versets
placent
le
baptême
d’eau
dans
le
processus
de
la
nouvelle
naissance,
mais
ils
n’enseignent
pas
la
régénération
baptismale.
Jésus
a
mentionné
une
seule
nouvelle
naissance
qui
inclut
à
la
fois
l’eau
et
l’Esprit.
v
"Pour le pardon" vient du mot grec aphesis, alors que le "pour" de "pour plusieurs" vient du mot grec polus. (N.d.T.)
94
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
95
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
96
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
considérait
pas
le
baptême
comme
un
‘extra
optionnel’
dans
la
vie
chrétienne,
et
qu’il
n’aurait
pas
envisagé
le
phénomène
d’un
‘croyant
non-‐baptisé’"49.
Le
baptême
en
Christ
Paul
a
aussi
enseigné
que
nous
sommes
baptisés
en
Christ
:
"Vous
tous,
qui
avez
été
baptisés
en
Christ,
vous
avez
revêtu
Christ"
(Galates
3:27).
Nous
devons
comprendre
cela
comme
indiquant
l’unique
baptême
d’eau
et
d’Esprit
qui
nous
place
dans
le
corps
de
Christ.
Le
baptême
d’eau
est
nécessaire
pour
nous
identifier
avec
Christ
et
pour
nous
placer
dans
Sa
famille
spirituelle.
Circoncision
spirituelle
Paul
a
comparé
le
baptême
à
la
circoncision
de
l’Ancien
Testament
:
"Et
c’est
en
lui
[Christ]
que
vous
avez
été
circoncis
d’une
circoncision
que
la
main
n’a
pas
faite
;
mais
de
la
circoncision
de
Christ,
qui
consiste
dans
le
dépouillement
du
corps
de
la
chair
:
ayant
été
ensevelis
avec
lui
par
le
baptême,
vous
êtes
aussi
ressuscités
en
lui
et
avec
lui,
par
la
foi
en
la
puissance
de
Dieu,
qui
l’a
ressuscité
des
morts.
Vous
qui
étiez
morts
par
vos
offenses
et
par
l’incirconcision
de
votre
chair,
il
vous
a
rendus
à
la
vie
avec
lui,
en
nous
faisant
grâce
pour
toutes
nos
offenses"
(Colossiens
2:11-‐13).
Ce
verset
se
réfère
au
baptême
d’eau
et
d’Esprit,
qui
comprend
à
la
fois
l’enterrement
du
vieil
homme
et
la
résurrection
du
nouvel
homme
en
Christ.
Le
baptême
d’eau
est
une
circoncision
spirituelle
qui
nous
sépare
des
péchés,
coupe
le
contrôle
de
la
nature
pécheresse
et
résulte
dans
le
pardon
des
péchés.
Le
baptême
de
l’Esprit
achève
le
processus
de
la
circoncision
en
donnant
une
nouvelle
vie
spirituelle.
La
circoncision
de
l’Ancien
Testament
était
le
moyen
par
lequel
un
homme
juif
prenait
part
à
la
religion
juive
et
héritait
des
promesses
de
Dieu
envers
Abraham.
Dieu
a
dit
à
Abraham
:
"C’est
ici
mon
alliance,
que
vous
garderez
entre
moi
et
vous,
et
avec
ta
postérité
après
toi
:
tout
mâle
parmi
vous
sera
circoncis
[...]
Un
mâle
incirconcis
[...]
sera
exterminé
du
milieu
de
son
peuple
:
il
aura
violé
mon
alliance"
(Genèse
17:10,
14).
La
circoncision
seule
était
sans
valeur
sans
la
foi
correspondante
en
Dieu
et
l’obéissance
à
Sa
Parole
(Romains
2:25
;
4:12).
Mais
Dieu
demandait
que
les
juifs
pratiquent
une
circoncision
littérale
(Exode
4:24-‐26
;
Josué
5:2-‐9).
Un
homme
incirconcis
ne
pouvait
pas
participer
au
repas
de
la
Pâque
(Exode
12:43-‐44).
De
même,
au
baptême
chrétien,
Dieu
éloigne
les
anciens
péchés
d’une
personne
et
la
joint
au
peuple
de
Dieu.
Sans
la
97
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
z
En Anglais, nous avons le mot washing, que nous traduisons ici par "lavage", mais qui signifie aussi dans les textes
bibliques "purification". (N.d.T.)
aa
En Français, la traduction La Colombe donne : "une eau contre la souillure. C’est un (sacrifice pour le) péché". (N.d.T.)
98
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
est
impur,
et
son
impureté
est
encore
sur
lui"
(Nombres
19:13).
"Un
homme
qui
sera
impur,
et
qui
ne
se
purifiera
pas,
sera
retranché
du
milieu
de
l’assemblée,
car
il
a
souillé
le
sanctuaire
de
l’Eternel
;
comme
l’eau
de
purification
n’a
pas
été
répandue
sur
lui,
il
est
impur"
(Nombres
19:20).
Un
regard
plus
attentif
sur
certains
de
ces
types
montre
que
le
sang
était
appliqué
au
moyen
de
l’eau.
Cela
indique
que
dans
le
baptême
d’eau,
le
sang
de
Christ
est
appliqué
pour
le
pardon
des
péchés.
Après
la
donation
de
la
Loi
au
Mont
Sinaï,
Moïse
a
mélangé
le
sang
et
l’eau
et
l’a
aspergé
sur
le
peuple
(Hébreux
9:19).
Quand
un
ex-‐lépreux
était
purifié,
le
prêtre
mélangeait
le
sang
d’un
oiseau
avec
de
l’eau
et
l’aspergeait
sur
la
personne
(Lévitique
14:1-‐7).
Afin
de
préparer
l’eau
de
la
purification
pour
une
personne
impure,
le
prêtre
tuait
une
vache
rousse
et
la
brûlait
en
sacrifice,
avec
la
plupart
de
son
sang
toujours
en
elle
(Nombres
19:1-‐5).
Les
cendres
devenaient
l’équivalent
du
sang
comme
agent
de
purification
(Hébreux
9:13)
et
étaient
mélangées
avec
de
l’eau
pour
faire
l’eau
de
la
purification
(Nombres
19:9).
Dans
tous
ces
cas,
l’eau
était
le
moyen
par
lequel
le
sang
expiatoire
était
appliqué.
Plus
qu’une
confession
publique
Ceux
qui
ne
croient
pas
que
les
péchés
sont
pardonnés
au
baptême
soutiennent
que
le
baptême
est
une
profession
de
foi
publique,
l’annonce
que
les
péchés
ont
déjà
été
pardonnés
ou
la
déclaration
de
l’intégration
à
l’église
visible.
Toutefois,
nombre
de
rapports
de
la
Bible
indiquent
que
ce
n’est
pas
en
premier
une
confession
publique
ou
le
signe
d’un
événement
spirituel
antérieur.
L’eunuque
éthiopien
a
été
baptisé
au
milieu
du
désert,
avec
personne
pour
observer
son
baptême
(Actes
8:26-‐39).
Le
geôlier
philippien
a
été
baptisé
vers
minuit
par
Paul
et
Silas
qui
venaient
juste
d’avoir
été
fouettés
brutalement
(Actes
16:25-‐33).
Si
le
baptême
était
purement
une
cérémonie
publique
d’une
nécessité
non
immédiate,
sûrement
ils
auraient
attendu
que
Paul
et
Silas
aient
cicatrisé
quelque
peu
de
leurs
blessures,
ou
au
moins
jusqu’à
l’aube.
Les
disciples
de
Jean
avaient
déjà
été
baptisés
une
fois
et
avaient
fait
une
confession
publique,
mais
le
baptême
chrétien
était
si
important
que
Paul
les
rebaptisât
au
nom
de
Jésus
(Actes
19:1-‐5).
Corneille
et
sa
maison
avaient
déjà
reçu
le
Saint-‐
Esprit
et
avaient
parlé
en
langues
comme
une
preuve
publique
pour
tous.
Cependant,
Pierre
a
quand
même
ordonné
le
baptême
d’eau
(Actes
10:47-‐48).
99
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
100
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
101
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
"rémission"
(Actes
2:38)dd.
La
plupart
des
dernières
traductions,
telle
que
la
RSV
et
la
NIV,
utilisent
uniquement
pardon
et
non
pas
rémission.
La
Strong’s
Exhaustive
Concordance
définit
aphesis
comme
"liberté
;
(fig.)
pardon".
Le
Vine’s
Expository
Dictionary
dit
qu’il
"dénote
un
renvoi,
un
relâchement"
et
définit
la
forme
verbale
aphiemi,
comme
"principalement
renvoyer,
congédier
[...]
dénote
à
part
de
ses
autres
significations,
remettre
ou
pardonner"53.
L’Ancien
Testament
associait
le
pardon
avec
un
sacrifice
d’expiation.
Non
seulement
l’Israélite
devait
confesser
son
péché
à
Dieu
et
demander
le
pardon,
mais
il
devait
aussi
offrir
un
sacrifice
de
sang
afin
de
recevoir
ce
pardon.
Les
passages
suivants
définissent
explicitement
que
la
condition
de
laquelle
dépendait
le
pardon
était
un
sacrifice
de
sang
:
Lévitique
4:13-‐35
;
5:7-‐18
;
6:1-‐
7
;
19:22
;
Nombres
15:22-‐28
et
Deutéronome
21:1-‐8.
À
la
dédicace
du
Temple,
Salomon
a
prié
que
Dieu
veuille
bien
entendre
les
prières
offertes
là
et
pardonner
(I
Rois
8:30-‐50
;
II
Chroniques
6:21-‐39).
Il
ne
voulait
pas
dire
prière
au
lieu
de
sacrifice,
mais
prière
associée
avec
les
sacrifices
du
Temple.
Dans
d’autres
passages
de
l’Ancien
Testament,
Dieu
a
promis
le
pardon
si
Son
peuple
se
repentait
(II
Chroniques
7:14
;
Jérémie
36:3),
et
Son
peuple
a
souvent
demandé
le
pardon
(Psaume
25:18
;
Daniel
9:19
;
Amos
7:2),
mais
aucun
verset
ne
rejette
la
nécessité
des
sacrifices
de
sang
offerts
sincèrement
et
sans
hypocrisie.
Nous
pouvons
supposer
que
le
cri
de
pénitence
était
associé
aux
sacrifices
du
Temple,
chaque
fois
que
possible.
Hébreux
9:22
déclare
:
"Et
sans
effusion
de
sang,
il
n’y
a
pas
de
pardon".
Bien
que
les
sacrifices
d’animaux
ne
procuraient
pas
le
pardon
en
eux-‐mêmes,
ils
pointaient
vers
Christ
;
les
saints
de
l’Ancien
Testament
démontraient
leur
foi
par
l’obéissance
au
plan
des
sacrifices
de
sang
de
Dieu.
Nombre
de
passages
du
Nouveau
Testament
parlent
en
termes
généraux
du
pardon
que
l'on
peut
obtenir
de
Dieu
(Matthieu
12:31-‐32
;
Marc
4:12
;
Luc
23:34
;
Romains
4:7),
alors
que
d’autres
parlent
du
pardon
que
l’homme
donne
à
l’homme
(Matthieu
18:21
;
II
Corinthiens
2:10
;
12:13).
Beaucoup
parlent
du
pardon
que
les
croyants
peuvent
recevoir
pour
les
péchés
commis
après
la
conversion
(Matthieu
6:12-‐15
;
Actes
8:22
;
Jacques
5:15
;
I
Jean
1:9
;
2:1),
cas
dans
lesquels
le
baptême
d’eau
antérieur
est
présumé.
Dans
le
Nouveau
Testament,
deux
individus
ont
reçu
expressément
le
pardon
en
dehors
du
baptême
:
l’homme
paralytique
et
la
femme
qui
lava
les
pieds
de
Christ
(Matthieu
9:2-‐6
;
Luc
7:47-‐49).
Les
deux
cas
se
passèrent
pendant
la
transition
entre
l’Ancienne
et
la
Nouvelle
Alliance,
avant
la
fondation
de
l’Église
du
Nouveau
Testament
et
avant
le
baptême
chrétien.
Jésus
s’attendait
à
ce
que
ceux
qu'Il
pardonnait
suivent
la
Loi
et
s’attendent
à
une
plus
grande
révélation,
mais
en
aucun
cas
Dieu
n’a
accordé
le
pardon
en
dehors
de
l’obéissance
à
Son
plan
pour
ce
jour.
Même
le
voleur
repentant
sur
la
croix
fut
dd
En Français, nous n’avons pas une telle distinction. La version Segond utilise "pardon" uniquement. Toutefois, comme
exemple, la Bible de Jérusalem utilise, elle, "rémission". (N.d.T.)
102
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
sauvé
sous
l’Ancienne
Alliance,
avec
Christ
comme
son
souverain
sacrificateur
et
son
sacrifice.
Le
tableau
suivant
résume
toutes
les
occurrences
du
mot
grec
aphesis
dans
le
Nouveau
Testament
:
Expression
Expression
Écriture
Contexte
KJV
NIV
Matthieu
26:28
Rémission
Pardon
Par
le
sang
de
Jésus
Marc
1:4
Rémission
Pardon
Baptême
de
repentance
pour
l’aphesis
Marc
3:29
Pardon
Pardon
Pour
le
blasphème
Luc
1:77
Rémission
Pardon
Par
Jésus
Luc
3:3
Rémission
Pardon
Baptême
de
repentance
pour
l’aphesis
Luc
4:18a
Délivrance
Par
Jésus
Luc
4:18b
Liberté
Par
Jésus
Luc
24:47
Rémission
Pardon
Les
disciples
devaient
prêcher
la
repentance
et
l’aphesis
Actes
2:38
Rémission
Pardon
Repentance
et
baptême
pour
l’aphesis
Actes
5:31
Pardon
Pardon
Jésus
donne
la
repentance
et
l’aphesis
Actes
10:43
Rémission
Pardon
Les
croyants
reçoivent
l’aphesis
par
le
nom
de
Jésus
Actes
13:38
Pardon
Pardon
Par
Jésus
Actes
26:18
Pardon
Pardon
Après
s’être
tourné
vers
Dieu
Éphésiens
1:7
Pardon
Pardon
Par
le
sang
de
Jésus
Colossiens
1:14
Pardon
Pardon
Par
le
sang
de
Jésus
Hébreux
9:22
Rémission
Pardon
Sang
nécessaire
Hébreux
10:18
Rémission
Pardon
Aucun
besoin
d’un
autre
sacrifice
Ce
tableau
démontre
que
les
éléments
suivants
font
partie
du
pardon
du
Nouveau
Testament
:
le
sang
de
Jésus,
la
foi,
la
repentance,
le
nom
de
Jésus
et
le
baptême
d’eau.
Dans
l’Église
du
Nouveau
Testament,
nous
recevons
le
pardon
par
la
repentance
et
le
baptême
d’eau
au
nom
de
Jésus,
tous
deux
étant
rendus
possibles
et
efficaces
par
le
sang
de
Jésus.
103
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
Cela
explique
un
passage
des
Écritures
autrement
très
difficile.
Jésus
a
dit
à
Ses
disciples
:
"Ceux
à
qui
vous
pardonnerez
les
péchés,
ils
leur
seront
pardonnés
;
et
ceux
à
qui
vous
les
retiendrez,
ils
leur
seront
retenus"
(Jean
20:23).
Si
le
pardon
vient
par
la
confession
seule,
comment
les
apôtres
pourraient-‐ils
pardonner
le
péché
?
Ils
ne
pouvaient
pas
prendre
la
place
de
Dieu
comme
le
"Celui
qui
pardonne",
ni
ne
pouvaient
assumer
la
place
de
Christ
comme
médiateur,
mais
ceux
qu’ils
baptisaient
recevaient
le
pardon
des
péchés.
Les
apôtres
ne
pouvaient
arbitrairement
refuser
de
baptiser
les
croyants
(Actes
10:47)
;
tous
ceux
qui
acceptaient
le
baptême
des
apôtres
recevaient
le
pardon
des
péchés,
alors
que
ceux
qui
le
rejetaient
ne
le
recevaient
pas.
La
foi
est
nécessaire
au
baptême
La
véritable
foi
en
Dieu
et
en
Sa
Parole
conduira
au
baptême
d’eau.
Sans
foi
en
Dieu,
le
baptême
n’a
pas
de
sens.
Sans
la
foi,
il
est
impossible
de
plaire
à
Dieu,
et
le
baptême
ne
fait
pas
exception
(Hébreux
11:6).
Le
baptême
au
nom
de
Jésus
est
inefficace,
à
moins
que
le
candidat
n’ait
réellement
la
foi
en
Jésus
et
en
la
puissance
représentée
par
Son
nom
(Actes
10:43).
Philippe
a
dit
à
l’Ethiopien
qu’il
devait
croire
en
Jésus
avant
qu’il
ne
puisse
être
baptisé
(Actes
8:37).
Pour
que
Dieu
remette
les
péchés
au
baptême,
on
doit
avoir
foi
en
Jésus
comme
Sauveur,
compter
sur
Lui
pour
le
pardon
et
non
sur
la
cérémonie,
l’eau,
les
œuvres
du
candidat
ou
la
bonté
de
l’administrateur.
La
repentance
et
le
baptême
sont
tous
les
deux
nécessaires
Selon
Actes
2:38
et
d’autres
versets
des
Écritures,
il
faut
à
la
fois
la
repentance
et
le
baptême
d’eau
pour
recevoir
le
don
du
pardon
ou
de
la
rémission
:
"Repentez-‐vous,
et
que
chacun
de
vous
soit
baptisé
au
nom
de
Jésus-‐
Christ,
pour
le
pardon
de
vos
péchés..."
(Actes
2:38).
Nous
pouvons
dire
que
Dieu
s’occupe
des
conséquences
présentes
du
péché
à
la
repentance
et
des
conséquences
éternelles
au
baptême
(voir
chapitre
5).
La
repentance
joue
un
rôle
crucial
dans
la
réception
du
pardon,
mais
plutôt
que
de
dire
que
nous
recevons
un
pardon
complet
à
la
repentance
seulement,
il
est
plus
biblique
de
parler
de
pardon
après
la
repentance
et
le
baptême
d’eau
ensemble.
La
repentance
devrait
précéder
le
baptême.
Jean
a
prêché
la
repentance
en
premier,
et
ses
convertis
confessaient
leurs
péchés
à
Dieu
au
baptême
(Matthieu
3:6
;
Marc
1:5).
Quand
les
gens
venaient
pour
être
baptisés,
Jean
demandait
qu’ils
se
repentent
d’abord
et
montrent
la
preuve
de
la
repentance
104
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
(Matthieu
3:8
;
Luc
3:8).
Le
baptême
est
l’ensevelissement
des
péchés
passés,
mais
pour
que
cet
ensevelissement
ait
un
sens,
il
doit
y
avoir
une
mort
au
péché
par
la
repentance.
Pour
que
les
péchés
soient
remis
au
baptême,
il
doit
y
avoir
une
repentance
de
ces
péchés.
Le
baptême
sans
repentance
antérieure
Puisque
la
Bible
enseigne
que
la
repentance
devrait
précéder
le
baptême,
un
pasteur
devrait
expliquer
soigneusement
la
repentance
au
candidat
au
baptême.
Si
le
candidat
manifeste
un
manque
de
repentance,
le
pasteur
pourrait
refuser
le
baptême
tout
comme
Jean
l’a
fait.
Bien
sûr,
il
ne
peut
pas
demander
un
haut
niveau
de
maturité
spirituelle
;
cela
prendra
du
temps
et
de
l’enseignement
pour
le
développer.
Finalement,
chaque
personne
doit
répondre
à
Dieu
pour
elle-‐même,
alors
le
ministre
devrait
normalement
respecter
l'affirmation
sincère
d'une
personne
raisonnable
disant
qu'elle
s'est
repentie.
Il
est
toutefois
scripturaire
que
le
pasteur
questionne
le
candidat
concernant
sa
foi
en
Jésus-‐Christ.
Philippe
a
provoqué
une
affirmation
de
foi
chez
l’eunuque
éthiopien
avant
de
consentir
à
le
baptiser
(Actes
8:37)
;
et
le
pasteur
a
la
responsabilité
de
recevoir
une
telle
confession
avant
l’acte
de
baptême.
La
Bible
n’affirme
pas
spécifiquement
ce
qu’il
faut
faire
quand
une
personne
confesse
qu’elle
ne
s’est
repentie
qu’après
son
baptême.
Une
option
serait
de
la
rebaptiser,
mais
la
Bible
n’enseigne
pas
cela
ni
ne
rapporte
aucun
rebaptême
pour
cette
raison.
Puisque
le
baptême
est
essentiellement
un
acte
de
foi,
il
apparaîtrait
que
le
rebaptême
n'est
pas
nécessaire
si
le
baptême
d’origine
a
été
motivé
par
la
foi
en
Dieu
et
un
désir
sincère
de
vivre
pour
Lui.
La
foi
et
le
désir
de
Dieu
indiquent
une
mesure
de
repentance.
La
validité
du
baptême
dépend
de
la
foi,
qui
implique
une
reconnaissance
des
péchés
et
une
acceptation
de
la
croix,
et
non
sur
une
liste
complète
de
péchés
qu’une
personne
a
commis.
Voici
quelques
exemples
pour
démontrer
cette
position
:
(1)
Le
baptême
des
petits
enfants
n’est
pas
valide,
puisque
l’enfant
ne
peut
exercer
la
foi.
La
personne
devrait
être
rebaptisée
quand
elle
sera
plus
âgée
et
après
avoir
démontré
compréhension,
foi
et
repentance.
(2)
Si
un
adulte
est
baptisé
pour
des
raisons
sociales
plutôt
que
spirituelles,
il
devrait
être
rebaptisé
après
avoir
développé
une
foi
personnelle
et
après
avoir
fait
l’expérience
de
la
repentance.
(3)
Quand
un
adulte
voit
la
nécessité
de
Dieu
et
sent
un
désir
de
vivre
pour
Dieu,
et
est
baptisé,
mais
qu’il
réalise
plus
tard
qu’il
ne
s’est
pas
complètement
repenti
de
son
style
de
vie
pécheur,
il
n’a
pas
besoin
d’être
rebaptisé.
Plus
tard,
il
doit
se
repentir
de
ses
péchés
et
recevoir
le
Saint-‐Esprit.
Il
n’a
pas
besoin
d’être
rebaptisé
parce
que
son
baptême
était
un
acte
de
foi
en
Christ.
Bien
que
son
105
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
baptême
ne
remette
pas
à
ce
moment
les
péchés
non
repentis,
il
devient
efficace
plus
tard
lorsqu’il
se
repent.
(4)
Un
homme
se
repent,
est
baptisé
et
reçoit
le
Saint-‐Esprit,
mais
plus
tard
il
retourne
vers
une
vie
de
péchés.
Quand
il
se
repent
de
sa
rétrogradation,
il
n’a
pas
besoin
d’être
rebaptisé,
parce
que
son
baptême
couvre
ses
péchés
ultérieurs
quand
il
s’en
repent.
En
conclusion,
un
baptême
est
suffisant
s’il
est
fait
au
nom
de
Jésus
avec
foi
en
Lui,
mais
aucun
péché
(soit
avant
soit
après
le
baptême)
n'est
remis
sans
la
repentance
de
ces
péchés.
La
validité
du
baptême
ne
dépend
pas
de
la
foi,
de
la
moralité
ou
du
manque
d’un
de
ceux-‐ci
de
la
part
de
la
famille,
des
amis
ou
de
l’administrateur
du
baptême,
mais
plutôt
de
la
repentance
du
candidat
et
de
sa
foi
en
Christ.
Le
baptême
des
petits
enfants
Comme
cette
discussion
le
suggère,
le
baptême
des
nourrissons
n’est
pas
valide
et
ne
peut
jamais
devenir
valide,
puisque
les
nourrissons
n’ont
pas
une
foi
consciente.
Certaines
personnes
suggèrent
que
Dieu
donne
la
foi
aux
nourrissons
pour
valider
le
baptême.
Toutefois,
alors
que
Dieu
est
la
source
ultime
de
la
foi,
l’homme
est
responsable
de
l’utilisation
de
cette
foi
et
a
le
choix
de
l’utiliser
ou
non.
La
foi
salvatrice
est
une
réponse
consciente
volontaire
à
Dieu.
La
Bible
enseigne
le
baptême
pour
les
croyants
seulement
(Marc
16:16
;
Actes
8:37)
et
pour
les
repentants
uniquement
(Luc
3:8
;
Actes
2:38).
Les
nourrissons
ne
peuvent
ni
croire
ni
se
repentir,
et
la
Bible
ne
rapporte
aucun
exemple
de
baptême
de
nourrissons.
Certaines
personnes
soulignent
les
conversions
de
foyers
comme
preuve
de
baptême
de
nourrissons.
Par
exemple,
le
foyer
de
Lydie
et
celui
du
geôlier
philippien
furent
baptisés
(Actes
16:15,
31-‐33).
Le
foyer
de
Corneille
reçut
le
Saint-‐Esprit
et
parla
en
langues
(Actes
10:24,
44-‐46
;
11:14-‐17).
Cependant,
il
est
évident
que
les
nourrissons
ne
parlèrent
pas
en
langues.
Le
"foyer"
inclut
littéralement
les
animaux
domestiques,
mais
personne
ne
prétend
que
les
animaux
furent
baptisés.
La
Bible
rapporte
explicitement
que
le
foyer
entier
du
geôlier
crut
et
que
le
foyer
entier
de
Crispus
crut
(Actes
16:34
;
18:8),
mais
aucun
des
nourrissons
présents
n’avaient
de
foi
consciente.
Nous
devons
comprendre
le
baptême
du
foyer
comme
comprenant
seulement
ceux
qualifiés
de
façon
scripturaire
pour
le
baptême
:
ceux
assez
âgés
pour
se
repentir,
avoir
la
foi
et
être
sauvés.
Certaines
personnes
enseignent
le
baptême
des
nourrissons
sur
le
fait
que
les
nourrissons
étaient
circoncis
dans
l’Ancien
Testament.
Toutefois,
le
baptême
est
une
circoncision
spirituelle
et
non
physique,
et
il
implique
une
purification
spirituelle
et
non
physique.
Les
péchés
passés
et
l’ancien
style
de
vie
sont
106
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
rejetés,
ce
qui
nécessite
une
foi
consciente
et
la
repentance.
Colossiens
2:11-‐12,
le
passage
qui
décrit
le
baptême
comme
une
circoncision
spirituelle,
enseigne
que
cette
œuvre
spirituelle
a
lieu
à
travers
notre
foi
dans
l’œuvre
de
Dieu.
En
outre,
la
circoncision
est
à
la
fois
le
type
du
baptême
d’eau
et
du
baptême
de
l’Esprit
;
le
candidat
au
baptême
d’eau
devrait
être
prêt
pour
recevoir
l’Esprit.
Dans
l’Ancien
Testament,
Dieu
s’occupait
de
manière
spéciale
d’une
nation
qui
était
physiquement
identifiée
et
séparée
du
monde.
Aujourd’hui,
Dieu
agit
sur
la
base
de
l’individu
plutôt
que
sur
la
base
de
la
nation
;
Ses
élus
sont
ceux
qui
sont
nés
de
nouveau
et
spirituellement
séparés
du
monde.
Le
baptême
pour
les
morts
Le
baptême
pour
le
compte
des
morts
n’est
pas
biblique.
Les
morts
ne
peuvent
pas
avoir
de
foi
salvatrice,
ni
se
repentir
;
il
est
trop
tard
pour
eux
:
"Et
comme
il
est
réservé
aux
hommes
de
mourir
une
seule
fois,
après
quoi
vient
le
jugement"
(Hébreux
9:27).
La
Bible
n’enseigne
pas
que
les
âmes
peuvent
être
sauvées
après
la
mort,
en
particulier
par
des
actions
réalisées
par
d’autres
pour
leur
compte.
La
pratique
de
se
faire
baptiser
pour
le
compte
des
morts
est
basée
sur
une
interprétation
erronée
de
I
Corinthiens
15:29.
Dans
I
Corinthiens
15,
Paul
enseignait
la
résurrection
de
Jésus
et
la
résurrection
future
des
morts.
Dans
son
argument,
il
demandait,
en
substance
:
"S’il
n’y
a
pas
de
résurrection,
pourquoi
certains
sont-‐ils
baptisés
pour
les
morts
?"
Il
y
a
plusieurs
théories
sur
ce
que
Paul
voulait
dire,
mais
ce
verset
n’enseigne
pas,
ni
n’approuve
le
baptême
pour
le
compte
des
morts,
surtout
quand
cela
contredirait
le
reste
des
Écritures.
Voici
trois
explications
possibles
du
verset
:
(1)
Paul
se
référait
à
ceux
qui
se
convertissaient
en
résultat
de
la
mort
de
proches
chrétiens.
(2)
Il
se
référait
au
baptême
par
procuration,
non
pour
le
défendre,
mais
pour
l’utiliser
comme
exemple
de
croyance
en
la
résurrection.
Peut-‐être
que
certains
Corinthiens
enseignaient
contre
la
résurrection.
Cependant,
ils
baptisaient
pour
les
morts,
et
il
soulignait
leur
incohérence.
(3)
Il
voulait
dire
"baptême
dans
la
mort
de
Christ".
"Les
morts"
ne
signifie
probablement
pas
Christ,
puisque
le
mot
grec
est
pluriel,
mais
il
peut
signifier
l’ancien
soi
pécheur
qui
meure
à
la
repentance.
Le
baptême
ensevelit
ceux
qui
sont
morts
avec
Christ
pour
qu’ils
ressuscitent
en
nouveauté
de
vie,
comme
Christ
l’a
fait
(Romains
6:3-‐5).
Vu
de
cette
manière,
le
baptême
est
une
profession
de
foi
dans
la
résurrection
de
Christ,
comme
Paul
affirme
dans
le
passage
entier.
107
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
108
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
purifier
du
péché.
Quand
nous
émergeons
des
eaux
du
baptême,
nous
sommes
prêts
pour
la
nouvelle
vie
dans
l’Esprit.
La
distinction
entre
le
baptême
d’eau
et
d’Esprit
Bien
que
le
baptême
d’eau
et
le
baptême
d’Esprit
se
combinent
pour
former
un
seul
baptême,
nous
ne
devons
pas
égaler
les
deux
événements,
comme
certains
l’ont
fait.
L'idéal
serait
qu'une
personne
reçoive
le
Saint-‐Esprit
alors
qu’elle
sort
du
baptême
d’eau,
mais
cela
n’arrive
pas
toujours.
Il
peut
y
avoir
un
manque
de
connaissance,
de
foi
ou
de
repentance.
Les
Samaritains
sont
un
bon
exemple
(Actes
8:12-‐17).
Dans
d’autres
cas,
les
gens
se
repentent
et
reçoivent
le
Saint-‐Esprit
avant
d’être
baptisés
dans
l’eau.
Corneille
est
un
bon
exemple
de
cela
(Actes
10:44-‐48).
La
Bible
décrit
le
baptême
d’eau
et
d’Esprit
comme
deux
événements
distincts,
même
s’ils
s’accordent
en
un
seul
but.
Le
baptême
est-‐il
nécessaire
?
Notre
réponse
à
la
nécessité
du
baptême
est
affirmative.
Dieu
aurait
pu
choisir
de
remettre
les
péchés
en
dehors
du
baptême,
mais
Sa
Parole
enseigne
qu’Il
a
choisi
de
remettre
les
péchés
au
baptême.
La
question
n’est
pas
ce
que
Dieu
pourrait
faire,
mais
ce
qu’Il
fait.
Nous
ne
remettons
pas
en
question
la
souveraineté
de
Dieu,
et
nous
n’avons
aucune
autorité
pour
enseigner
le
pardon
des
péchés
à
cette
époque
en
dehors
du
baptême
chrétien.
La
Bible
n’en
discute
pas
la
possibilité.
Nous
devons
éviter
les
spéculations
humaines
concernant
les
exceptions
possibles.
Notre
tâche
est
de
prêcher
et
de
pratiquer
le
baptême
pour
le
pardon
des
péchés.
Nous
savons
que
la
Bible
nous
enseigne
que
Dieu
remet
les
péchés
au
baptême
au
nom
de
Jésus,
et
cela
est
suffisant
pour
notre
tâche.
L'importance
du
baptême
d’eau
Résumons
ce
qui
se
passe
au
baptême
d’eau.
(1)
Dieu
remet
les
péchés
au
baptême
d’eau
(Actes
2:38
;
22:16).
Les
péchés
sont
pardonnés
dans
le
sens
complet
du
terme.
Le
compte-‐rendu
de
Dieu
de
notre
état
de
pécheurs
est
effacé,
et
la
pénalité
pour
le
péché
–
la
mort
spirituelle
éternelle
–
est
enlevée.
Nos
péchés
sont
lavés
:
ils
disparaissent
pour
toujours.
Le
pardon
s’applique
à
tous
les
péchés
desquels
nous
nous
repentons,
peu
109
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
importe
quand
ils
sont
commis.
Le
pardon
arrive
seulement
quand
la
personne
baptisée
croit
et
se
repent,
mais
la
validité
du
baptême
ne
dépend
pas
de
la
condition
spirituelle
d’un
tiers
(tel
que
celui
qui
baptise).
(2)
Le
baptême
d’eau
fait
partie
de
la
nouvelle
naissance.
La
personne
baptisée
est
née
de
l’eau,
ce
qui
réfère
simplement
à
l’œuvre
spirituelle
que
Dieu
réalise
en
elle
(Jean
3:5
;
Tite
3:5).
(3)
Le
baptême
nous
identifie
à
la
mort
et
à
l’ensevelissement
de
Jésus
(Romains
6:1-‐4
;
Colossiens
2:12).
Il
indique
que
nous
mourons
au
péché
par
la
repentance,
et
que
nous
enterrons
non
seulement
nos
péchés
passés,
mais
aussi
le
"vieil
homme"
:
la
domination
des
péchés
et
du
style
de
vie
pécheur.
(4)
Le
baptême
d’eau
fait
partie
de
l’unique
baptême
d’eau
et
d’Esprit,
qui
nous
place
dans
le
corps
du
Christ
(Romains
6:3-‐4
;
Galates
3:27).
C’est
une
identification
personnelle
avec
Jésus,
et
il
fait
partie
de
notre
admission
dans
Sa
famille.
(5)
Le
baptême
d’eau
fait
partie
de
notre
circoncision
spirituelle
(Colossiens
2:11-‐13).
Dieu
réalise
une
chirurgie
spirituelle,
enlevant
le
"vieil
homme"
avec
ses
péchés.
Le
baptême
dénote
notre
nouvelle
relation
d'alliance
avec
Lui.
Ce
chapitre
a
traité
de
l’importance
et
de
la
nécessité
du
baptême
d’eau.
Dans
le
prochain
chapitre,
nous
discuterons
de
la
formule
scripturaire
pour
le
baptême
d’eau,
de
sa
signification
et
de
son
importance
pour
nous
aujourd’hui.
41
"Baptism", A Dictionary of the Bible [ci-après ADB], James Hastings, Ed. (New York : Charles Scribner’s Sons, 1898, I,
243.
42
Ibid., pp. 240-41.
43
Ibid.
44
Vine, pp. 98-99.
45
Ibid., p. 98.
110
Chapitre
6
–
Le
baptême
d'eau
46
The Pulpit Commentary, XVIII (Romans), 156.
47
Ibid., XXII (I Pierre), 137).
48
Ibid.
49
F. F. Bruce, The Tyndale New Testament Commentaries, VI, 136.
50
Ibid., n. 1.
51
Webster’s, pp. 891, 1920.
52
Ibid., p. 1640.
53
Vine, pp. 462-63.
54
Isaac Asimov, The Human Body (New York : The New American Library, inc., 1963), pp. 180-81.
111
7
LA FORMULE DE BAPTÊME :
AU NOM DE JÉSUS
"Pierre
leur
dit
:
Repentez-‐vous,
et
que
chacun
de
vous
soit
baptisé
au
nom
de
Jésus-‐Christ,
pour
le
pardon
de
vos
péchés..."
(Actes
2:38).
Le
baptême
chrétien
doit
être
administré
"au
nom
de
Jésus".
Cela
signifie
invoquer
le
nom
de
Jésus
oralement
au
baptême
d’eau.
Le
récit
biblique
Le
livre
des
Actes
contient
cinq
exemples
de
baptême
au
nom
de
Jésus,
alors
qu’aucun
récit
biblique
ne
mentionne
toute
autre
nom
ou
formule
en
connexion
avec
un
baptême
réel.
Ci-‐dessous
se
trouvent
six
références
indiscutables
dans
le
Nouveau
Testament
du
baptême
au
nom
de
Jésus.
(1)
Après
le
premier
sermon
de
l’Église
du
Nouveau
Testament,
Pierre
a
ordonné
le
baptême
"au
nom
de
Jésus-‐Christ"
avec
le
soutien
du
reste
des
apôtres
(Actes
2:14,
37-‐38).
Ceux
qui
acceptèrent
son
message
furent
baptisés
selon
ce
commandement
:
c’est-‐à-‐dire,
au
nom
de
Jésus
(Actes
2:41).
(2)
Après
que
les
Samaritains
ont
cru
à
la
prédication
de
Philippe
concernant
"le
nom
de
Jésus-‐Christ",
ils
furent
baptisés
"au
nom
du
Seigneur
Jésus"
(Actes
8:12,
16).
112
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
(3)
Après
que
Corneille
et
ses
confrères
Gentils
ont
reçu
le
Saint-‐Esprit,
Pierre
"ordonna
de
les
baptiser
au
nom
du
Seigneur"
(Actes
10:48).
Les
manuscrits
grecs
les
plus
anciens
contiennent
le
nom
"Jésus-‐Christ"
dans
ce
verset,
comme
les
traductions
tardives
l’indiquent
:
"Il
ordonna
de
les
baptiser
au
nom
de
Jésus-‐Christ"ee
(NIV)
;
"Et
il
ordonna
de
les
baptiser
au
nom
de
Jésus-‐
Christ,
le
Messie"
(TAB).
(4)
Quand
Paul
rencontra
certains
disciples
de
Jean-‐Baptiste
à
Éphèse,
il
les
questionna
sur
leur
baptême.
Quand
il
découvrit
qu’ils
avaient
seulement
reçu
le
baptême
de
Jean,
il
les
rebaptisa,
cette
fois
"au
nom
du
Seigneur
Jésus"
(Actes
19:5).
(5)
Paul
lui-‐même
était
baptisé
au
nom
de
Jésus,
car
Ananias
lui
a
dit
:
"Lève-‐toi,
sois
baptisé
et
lavé
de
tes
péchés,
en
invoquant
le
nom
du
Seigneur"ff
(Actes
22:16).
(6)
En
plus
de
ces
cinq
récits
des
Actes,
I
Corinthiens
montre
que
les
croyants
Gentils
à
Corinthe
furent
baptisés
au
nom
de
Jésus.
L’église
était
alors
pleine
de
divisions,
avec
des
groupes
différents
se
réclamant
être
les
disciples
de
Paul,
de
Pierre,
d’Apollos
ou
de
Christ.
Quand
Paul
les
réprimanda
pour
leurs
divisions,
il
demanda
:
"Christ
est-‐il
divisé
?
Paul
a-‐t-‐il
été
crucifié
pour
vous,
ou
est-‐ce
au
nom
de
Paul
que
vous
avez
été
baptisés
?"
(I
Corinthiens
1:13).
La
réponse
évidente
à
la
dernière
question
est
:
"Non,
nous
avons
été
baptisés
au
nom
de
Christ".
Puisque
les
Corinthiens
ont
été
baptisés
au
(littéralement,
"dans
le")
nom
de
Christ,
non
pas
celui
de
Paul,
ils
appartenaient
à
Christ,
non
pas
à
Paul.
Paul
disait
ceci
:
Jésus
est
mort
pour
toute
l’Église,
et
toute
l’église
a
été
baptisée
en
Son
nom
;
ainsi,
l’église
devrait
s’unir
pour
Le
suivre.
Si
les
Corinthiens
n’ont
pas
été
baptisés
au
nom
de
Jésus,
l’argument
de
Paul
n’a
pas
de
sens.
Nous
concluons
de
ces
six
passages
que
l’Église
apostolique
a
toujours
baptisé
au
nom
de
Jésus.
Tous
les
croyants
–
Juifs,
Samaritains
et
Gentils
–
reçurent
le
baptême
au
nom
de
Jésus.
L’ensevelissement
avec
Christ
Le
baptême
est
un
ensevelissement
avec
Christ,
une
identification
à
Sa
mort
et
sont
ensevelissement
(Romains
6:4
;
Colossiens
2:12).
Seul
Jésus
est
mort
et
a
été
enseveli
pour
nous
;
ainsi,
le
baptême
est
administré
au
nom
de
Jésus.
ee
C’est la version adoptée par la version La Colombe. Certains manuscrits portent aussi "au nom du Seigneur Jésus-
Christ". (N.d.T.)
ff
Le texte de la version La Colombe lit : "en invoquant son nom". (N.d.T.)
113
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
L’identification
à
Christ
Le
baptême
est
une
identification
à
Jésus-‐Christ,
car
nous
sommes
baptisés
en
Christ
(Romains
6:3
;
Galates
3:27).
Nous
sommes
baptisés
en
Son
nom
pour
nous
identifier
personnellement
à
Lui
et
pour
prendre
Son
nom.
Pour
faire
partie
du
corps
de
Christ,
qui
est
l’Église,
nous
devons
prendre
le
nom
de
Christ.
Dans
l’Ancien
Testament,
Dieu
identifiait
Son
Temple
en
y
investissant
Son
nom
(I
Rois
8:29).
Dans
le
Nouveau
Testament,
l’Église
est
le
Temple
de
Dieu
(I
Corinthiens
3:16-‐17),
et
elle
doit
porter
Son
nom.
Les
saints
de
Dieu
dans
le
livre
de
l’Apocalypse
ont
Son
nom
écrit
sur
eux
comme
une
marque
d’identification
(Apocalypse
3:12
;
14:1
;
22:4).
Il
devient
encore
plus
évident
que
le
nom
serve
à
nous
identifier
à
Jésus
quand
nous
étudions
le
mot
grec
eis,
que
la
KJV
traduit
par
"en"gg
dans
Galates
3:27.
Ce
mot
apparaît
aussi
dans
Actes
8:16,
Actes
19:5
et
I
Corinthiens
1:13.
Dans
ces
trois
versets,
la
KJV
traduit
le
passage
en
question
par
"baptisé
au
nom",
mais
la
NIV
rend
plus
fortement
son
véritable
sens
en
le
traduisant
par
"baptisé
dans
le
nom".
W.
E.
Vine
a
expliqué
la
signification
de
cette
expression
:
Elle
"indiquerait
que
la
personne
baptisée
était
étroitement
liée
à,
ou
devenait
la
propriété
de
la
personne
dans
le
nom
duquel
elle
était
baptisée"55.
Un
autre
auteur
protestant
a
écrit
:
"Le
nom
représente
la
personne,
l’autorité
et
la
puissance,
qui
fait
que
le
baptême
au
nom
du
Seigneur
Jésus
est
l’entrée
dans
la
citoyenneté
ou
l’adhésion
à
Sa
Personne,
Son
autorité
et
Sa
puissance"56.
"Être
baptisé
au
nom
de
Jésus
signifie
être
baptisé
en
Son
corps,
Sa
vie,
dans
la
citoyenneté
et
l’adhésion
à
Son
royaume"57.
Le
baptême
nous
identifie
à
Jésus,
et
c’est
spécifiquement
le
baptême
en
Son
nom
qui
nous
identifie
à
Lui,
qui
fait
de
nous
Sa
propriété
et
nous
place
dans
Son
corps.
Nous
ne
devrions
pas
être
réticent
à
nous
identifier
avec
Celui
qui
est
mort
pour
nous,
et
à
devenir
Sa
propriété
en
invoquant
Son
nom
au
baptême.
Prendre
le
nom
de
famille
La
Bible
décrit
le
salut
à
la
fois
comme
une
nouvelle
naissance
et
comme
une
adoption.
Perçu
d’une
manière
ou
de
l’autre,
nous
devons
prendre
le
nom
légal
de
notre
nouvelle
famille.
Cela
se
passe
au
baptême
puisqu’il
fait
partie
de
la
nouvelle
naissance
et
de
notre
identification
avec
Christ.
Dans
l’Ancien
Testament,
un
garçon
recevait
officiellement
son
nom
à
la
circoncision
(Luc
1:57-‐63
;
2:21),
et
le
baptême
est
notre
circoncision
spirituelle
gg
En anglais, into différencié plus loin de in dans la KJV. Le mot grec eis se trouve bien dans les textes cités ci-après, mais
en Français, il est rendu par "au", qui se trouve être la contraction de "à le" ou "en le", voire pour la correction euphonique
rendue comme "dans le". (N.d.T.)
114
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
(Colossiens
2:11-‐12).
Certains
prêtres
dans
l’Ancien
Testament
étaient
exclus
du
sacerdoce
parce
qu’ils
n’étaient
pas
enregistrés
sous
le
nom
de
leur
père
et
ne
pouvaient
prouver
leur
généalogie
(Esdras
2:61-‐62).
Toutefois,
nous
pouvons
proclamer
notre
sacerdoce
et
notre
héritage
spirituel
quand
nous
sommes
"enregistrés"
au
nom
de
notre
Père.
Jésus
est
venu
au
nom
du
Père,
ayant
reçu
Son
nom
par
héritage
(Jean
5:43
;
Hébreux
1:4)
;
aussi,
Jésus
est
le
nom
par
lequel
le
Père
s’est
révélé
Lui-‐même
à
nous.
La
famille
spirituelle
de
Dieu
entière
a
pris
le
nom
de
Jésus
(Éphésiens
3:14-‐15).
Alors,
il
est
évident
que
Jésus
est
le
nom
que
nous
prenons
au
baptême.
Si
nous
espérons
faire
partie
de
Sa
famille
au
baptême,
nous
devons
prendre
Son
nom.
Le
pardon
des
péchés
dans
le
nom
Le
baptême
est
pour
le
pardon
des
péchés
(Actes
2:38),
et
le
nom
de
Jésus
est
connecté
d’une
manière
vitale
au
pardon
des
péchés.
Pierre
a
déclaré
ceci
à
propos
du
nom
de
Jésus
:
"Il
n’y
a
de
salut
en
aucun
autre
;
car
il
n’y
a
sous
le
ciel
aucun
autre
nom
qui
ait
été
donné
parmi
les
hommes,
par
lequel
nous
devions
être
sauvés"
(Actes
4:12).
Il
a
prêché
aussi
:
"Quiconque
croit
en
lui
reçoit
par
son
nom
le
pardon
des
péchés"
(Actes
10:43)
;
et
:
"Alors
quiconque
invoquera
le
nom
du
Seigneur
sera
sauvé"
(Actes
2:21).
Ananias
a
spécifiquement
associé
le
nom
de
Jésus
avec
le
lavage
des
péchés
au
baptême
:
"Et
maintenant,
pourquoi
tardes-‐tu
?
Lève-‐toi,
sois
baptisé
et
en
invoquant
son
nom
lave
tes
péchés"
(Actes
22:16,
TAB)hh.
La
puissance
et
l’autorité
dans
le
nom
Un
écrivain
protestant
a
dit
:
"Invoquer
le
nom
[...]
invoquait
l’aide
et
la
protection"58.
Quand
nous
avons
besoin
d’une
manifestation
de
la
puissance
de
Dieu,
nous
pouvons
invoquer
le
nom
de
Jésus.
L’invocation
d’un
nom
représente
aussi
l’autorité
derrière
ce
nom
;
quand
un
policier
dit
:
"Ouvrez,
au
nom
de
la
loi
!",
il
invoque
l’autorité
de
la
loi
tout
autant
que
sa
puissance.
Quand
nous
invoquons
le
nom
de
Jésus,
nous
nous
fions
à
la
puissance
et
à
l’autorité
de
Jésus.
Voici
quelques
exemples
:
(1)
Jésus
a
dit
:
"Tout
pouvoir
m’a
été
donné
dans
le
ciel
et
sur
la
terre.
Allez,
faites
de
toutes
les
nations
des
disciples,
les
baptisant
au
nom..."
(Matthieu
28:18-‐19).
(2)
Le
conseil
hh
La version Segond lit : "Et maintenant que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom
du Seigneur". (N.d.T.)
115
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
116
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
117
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
répond.
Le
nom
représente
Sa
présence
et
Son
œuvre.
Nous
devons
avoir
une
foi
personnelle
en
Jésus
pour
que
le
nom
ait
une
quelconque
signification
et
pour
que
quelque
chose
se
passe
(Actes
3:16
;
10:43).
Les
fils
de
Scéva
ne
pouvaient
pas
chasser
un
démon,
bien
qu’ils
aient
utilisé
le
nom
de
Jésus,
parce
qu’ils
n’avaient
pas
de
relation
personnelle
avec
Jésus
ou
de
foi
en
Lui
(Actes
19:14-‐17).
Que
le
nom
de
Jésus
ne
puisse
pas
être
pris
pour
une
incantation
magique
n’amoindrit
pas
le
besoin
de
l’invoquer
oralement.
Pierre
a
prié
pour
l’homme
paralytique
en
disant
:
"Au
nom
de
Jésus-‐Christ
de
Nazareth,
lève-‐toi
et
marche
!"
(Actes
3:6).
Quand
l’homme
marcha,
Pierre
expliqua
:
"C’est
par
la
foi
en
Son
nom
que
Son
nom
a
raffermi
celui
que
vous
voyez"
(Actes
3:16).
Le
nom
de
Jésus
doit
être
invoqué
avec
foi.
Nous
ne
pouvons
pas
séparer
la
foi
intérieure
de
l’obéissance
à
la
Parole
de
Dieu.
Au
baptême,
quand
nous
invoquons
le
nom
de
Jésus
avec
foi
tel
que
Sa
Parole
le
commande,
Il
vient
et
remet
nos
péchés.
Une
recherche
plus
approfondie
Pour
une
discussion
plus
approfondie
de
la
signification
du
nom
de
Jésus,
voir
le
chapitre
3
de
l’Unicité
de
Dieuii,
par
David
Bernard.
Pour
une
discussion
plus
approfondie
de
la
plénitude
de
la
déité
de
Jésus-‐Christ,
voir
le
chapitre
4
du
même
livre.
Pour
tout
le
monde
Nombre
d’arguments
ont
été
avancés
dans
la
tentative
d’éviter
l’enseignement
des
Écritures
relatif
au
baptême
au
nom
de
Jésus.
Par
exemple,
certains
avancent
que
seuls
les
chrétiens
juifs
furent
baptisés
au
nom
de
Jésus,
afin
de
souligner
leur
acceptation
de
Jésus
comme
le
Messie.
Toutefois,
cet
argument
ignore
l’enseignement
clair
des
Écritures.
Les
Samaritains,
qui
étaient
de
descendance
juive
et
païenne
mélangée,
reçurent
le
baptême
au
nom
de
Jésus.
Corneille,
sa
parenté
et
ses
amis,
qui
étaient
tous
Gentils,
furent
aussi
baptisés
au
nom
de
Jésus.
Corneille
n’était
évidement
pas
un
Juif
prosélyte
(Actes
10:28,
45
;
11:1-‐3,
18).
Les
prosélytes
étaient
présents
à
la
Pentecôte
(Actes
2:10),
et
un
des
sept
diacres
était
un
prosélyte
(Actes
6:5).
La
controverse
accompagnant
la
visite
de
Pierre
à
Corneille
n’aurait
pas
existé
si
Corneille
avait
été
un
Juif
converti.
ii
The Oneness of God, traduit par l’Église Pentecôtiste Unie de France, Melun. (N.d.T.)
118
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
En
tout
état
de
cause,
d’autres
Gentils,
tel
que
les
Corinthiens,
furent
baptisés
au
nom
de
Jésus.
En
bref,
toutes
les
classes
de
croyants
imaginables
ont
été
baptisées
au
nom
de
Jésus.
Toute
tentative
de
ce
genre
visant
à
expliquer
l’utilisation
de
deux
formules
séparées
pour
le
baptême
est
condamnée
à
l’échec.
Il
ne
peut
y
avoir
qu’une
seule
forme
biblique
de
baptême
chrétien.
Il
ne
peut
y
avoir
une
manière
de
baptiser
un
certain
groupe
de
personnes,
et
une
autre
manière
de
baptiser
d’autres
groupes,
car
Dieu
ne
fait
pas
d’acception
de
personnes
(Actes
10:34).
Il
ne
peut
y
avoir
une
manière
de
baptiser
à
un
moment
de
l’histoire
de
l’Église
du
Nouveau
Testament,
et
une
autre
manière
pour
un
autre
temps
dans
l’histoire
de
l’Église.
Il
ne
peut
pas
y
avoir
non
plus
plusieurs
types
de
baptême
à
un
moment
donné.
Il
y
a
seulement
un
baptême
pour
l’Église
du
Nouveau
Testament.
L'invocation
orale
du
nom
Certains
soutiennent
que
le
"baptême
au
nom
de
Jésus"
signifie
seulement
"dans
l’autorité
et
la
puissance
de
Jésus",
et
non
pas
que
le
nom
devrait
être
prononcé
oralement
comme
faisant
partie
de
la
formule
baptismale.
Toutefois,
les
preuves
suivantes
montrent
que
"au
nom
de
Jésus"
est
la
formule
réelle
:
(1)
Le
baptême
au
nom
de
Jésus
signifie
bien
le
baptême
avec
Sa
puissance
et
Son
autorité
;
mais
pour
invoquer
Sa
puissance
et
Son
autorité
il
faut
invoquer
Son
nom
avec
foi.
L’autorité
représentée
par
un
nom
est
toujours
invoquée
par
l’utilisation
réelle
du
nom
propre.
Tous
les
débats
de
puissance
et
d’autorité
ne
peuvent
obscurcirent
ce
point
:
quand
nous
utilisons
un
nom
au
baptême,
ce
doit
être
le
nom
de
Jésus.
(2)
La
Bible
révèle
que
le
nom
de
Jésus
était
oralement
invoqué
au
baptême.
Actes
22:16
dit
:
"Et
maintenant,
que
tardes-‐tu
?
Lève-‐toi,
sois
baptisé,
et
lavé
de
tes
péchés,
en
invoquant
le
nom
du
Seigneur".
Voilà
un
ordre
biblique
demandant
d’invoquer
le
nom
du
Seigneur
(Jésus)
au
baptême.
Certains
argumentent
que,
dans
ce
verset,
seul
le
candidat
au
baptême
appelait
le
nom
de
Jésus,
et
non
l’administrateur.
Ce
point
est
sujet
à
débat
;
mais
quoi
qu’il
en
soit,
le
nom
de
Jésus
était
invoqué
oralement.
En
général,
le
"baptiseur"
invoque
le
nom
normalement,
mais
le
candidat
peut
tout
aussi
bien
appeler
le
nom
de
Jésus,
parce
que
la
validité
du
baptême
dépend
de
la
foi
du
candidat,
et
non
de
celle
du
baptiseur.
Une
invocation
orale
a
lieu,
car
le
mot
grec
traduit
par
"invoquant"
est
epikaleomai,
qui
signifie
"appeler
sur"
ou
"invoquer"60.
C’est
le
même
mot
qui
119
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
décrit
la
prière
orale
d’Etienne
à
Dieu
:
"Ils
lapidèrent
Etienne,
qui
priaitjj
et
disait
:
Seigneur
Jésus,
reçois
mon
esprit
!"
(Actes
7:59).
Le
même
verbe
apparaît
aussi
dans
Actes
15:17
:
"Ainsi
que
toutes
les
nations
sur
lesquelles
mon
nom
est
invoqué,
dit
le
Seigneur",
et
dans
Jacques
2:7
:
"Ne
sont-‐ils
pas
ceux
qui
blasphèment
le
beau
nom
invoqué
sur
vous
?"
Les
deux
passages
impliquent
un
temps
particulier
où
le
nom
de
Jésus
a
été
invoqué
sur
les
croyants,
ce
qui
s’est
passé
au
baptême
d’eau.
D’autres
traductions
de
Jacques
2:7
sont
données
comme
suit
:
"Ne
blasphèment-‐ils
pas
le
beau
nom
appelé
sur
vous
?"
(Interlinear
Greek-‐English
New
Testament)
;
"Ne
diffament-‐ils
pas
le
noble
nom
qui
a
été
invoqué
sur
vous
?"
(Rotherham)
;
"N’est-‐ce
pas
eux
qui
calomnient
et
blasphèment
ce
précieux
nom
par
lequel
vous
êtes
distingués
et
appelés
[le
nom
de
Christ
invoqué
au
baptême]
?"
(TAB).
Ainsi,
la
Bible
affirme
en
un
verset
et
indique
dans
plusieurs
autres
que
le
nom
de
Jésus
doit
être
invoqué
oralement
au
baptême.
(3)
La
simple
lecture
des
passages
du
baptême
nous
conduit
à
croire
que
"au
nom
de
Jésus"
est
la
formule
de
baptême.
C’est
la
lecture
littérale
naturelle
;
et
une
personne
doit
utiliser
des
méthodes
d’interprétation
biblique
sujettes
à
questions
et
tordues
pour
nier
la
signification
première
des
mots.
Si
cela
n’est
pas
une
formule,
il
est
étrange
qu’elle
apparaisse
autant
de
fois,
comme
si
elle
était
une
formule,
sans
aucune
explication
prouvant
le
contraire.
(4)
Dans
d’autres
situations,
"au
nom
de
Jésus"
signifie
"prononcer
oralement
le
nom
de
Jésus".
Jésus
a
dit
à
Ses
disciples
qu’ils
prieraient
pour
les
malades
en
Son
nom
(Marc
16:17-‐18),
et
Jacques
a
dit
que
nous
devons
prier
pour
les
malades
"au
nom
du
Seigneur"
(Jacques
5:14).
Quand
Pierre
pria
pour
un
homme
boiteux,
il
utilisa
réellement
le
nom,
car
il
dit
:
"Au
nom
de
Jésus-‐
Christ
de
Nazareth
:
lève-‐toi
et
marche
!"
(Actes
3:6).
Puis,
il
expliqua
que
l’homme
a
été
guéri
"par
le
nom
de
Jésus"
(Actes
3:16
;
4:10).
En
d’autres
termes,
quand
l’Église
primitive
priait
pour
les
malades
au
nom
de
Jésus,
elle
prononçait
réellement
le
nom
de
Jésus.
De
même,
quand
l’Église
primitive
baptisait
au
nom
de
Jésus,
elle
prononçait
réellement
le
nom
de
Jésus
comme
faisant
partie
de
la
formule
baptismale.
(5)
Si
"au
nom
de
Jésus"
ne
représente
pas
une
formule,
alors
la
Bible
ne
donne
pas
de
formule
pour
le
baptême
chrétien.
La
seule
autre
possibilité
de
formule
baptismale
serait
l’énoncé
de
Matthieu
28:19.
Toutefois,
si
"au
nom
de
Jésus"
n’enseigne
pas
une
formule,
alors
"au
nom
du
Père,
et
du
Fils
et
du
Saint-‐
Esprit"
ne
l’enseigne
pas
non
plus,
car
la
structure
grammaticale
est
identique
dans
les
deux
versets.
Si
"au
nom"
signifie
"par
l’autorité
de",
sans
invocation
littérale
d’un
nom,
alors
aucun
de
ces
versets
ne
donne
une
formule.
Toutefois,
nous
ne
croyons
pas
que
Jésus
nous
a
laissés
sans
directive
sur
un
sujet
aussi
important.
Dans
le
chapitre
6,
nous
avons
démontré
que
le
baptême
d’eau
est
très
important
;
par
conséquent,
il
est
inconcevable
que
la
jj
Le mot "priait" traduit en Français le mot grec rendu en Anglais par calling on. (N.d.T.)
120
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
121
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
122
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
123
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
décrivent
des
titres.
Même
s’ils
étaient
des
noms
propres,
ce
verset
décrit
particulièrement
un
seul
nom,
et
non
pas
trois.
Nous
devons
toujours
nous
demander
quel
est
le
nom
unique
du
Père,
du
Fils
et
du
Saint-‐Esprit.
Le
nom
du
Fils
Sans
aucun
doute
le
nom
du
Fils
est
Jésus,
car
l’ange
a
dit
à
Joseph
:
"Elle
enfantera
un
fils,
et
tu
lui
donneras
le
nom
de
Jésus"
(Matthieu
1:21).
Le
nom
du
Père
Jésus
a
dit
:
"Je
suis
venu
au
nom
de
mon
Père"
(Jean
5:43).
Il
a
dit
au
Père
:
"J’ai
fait
connaître
ton
nom...
Je
leur
ai
fait
connaître
ton
nom"
(Jean
17:6,
26).
L’Ancien
Testament
a
prédit
que
le
Messie
déclarerait
le
nom
de
Dieu
(Psaume
22:23
;
Hébreux
2:12).
Jésus
a
reçu
Son
nom
par
héritage
(Hébreux
1:4).
En
quel
nom
Jésus
est-‐il
venu,
quel
nom
a-‐t-‐il
manifesté,
déclaré
et
reçu
par
héritage
?
Jésus.
Par
conséquent,
le
Père
s’est
révélé
Lui-‐même
à
l’homme
à
travers
le
nom
de
Jésus.
Le
nom
du
Saint-‐Esprit
Jésus
a
dit
:
"Mais
le
Consolateur,
l’Esprit
Saint,
que
le
Père
enverra
en
mon
nom,
vous
enseignera
toutes
choses"
(Jean
14:26).
L’Esprit
est
donné
et
révélé
à
travers
le
nom
de
Jésus.
Le
contexte
de
Matthieu
28:19
Le
contexte
de
Matthieu
28:19
donne
une
plus
grande
confirmation
que
le
nom
au
singulier
du
verset
est
Jésus.
Au
verset
18,
Jésus
a
dit
:
"Tout
pouvoir
m’a
été
donné
dans
le
ciel
et
sur
la
terre".
Le
verset
19
poursuit
:
"Allez...".
Jésus
n’a
pas
voulu
dire
:
"J’ai
tout
pouvoir
;
par
conséquent,
baptisez
en
trois
noms
différents
(ou
dans
un
autre
nom)".
Au
contraire,
Il
était
en
train
de
dire
:
"J’ai
tout
pouvoir,
ainsi,
baptisez
en
mon
nom".
Un
érudit
baptiste
a
dit
:
"Un
groupe
entier
d’exégètes
et
de
critiques
a
reconnu
que
la
déclaration
d’ouverture
de
124
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
125
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
L’Ancien
Testament
prédisait
que
Dieu
serait
révélé
par
un
seul
nom
:
"C’est
pourquoi
mon
peuple
connaîtra
mon
nom"
(Ésaïe
52:6)
;
"En
ce
jour
là,
l’Eternel
sera
le
seul
Eternel,
et
son
nom
sera
le
seul
nom"
(Zacharie
14:9).
Le
nom
de
Jésus
est
au-‐dessus
de
tous
les
autres
noms
(Philippiens
2:9-‐10),
aussi
n’est-‐il
pas
surprenant
que
Matthieu
28:19
se
réfère
au
nom
de
Jésus.
On
peut
analyser
le
verset
comme
suit.
Qui
est
le
Père,
le
Fils
et
le
Saint-‐
Esprit
?
Bien
sûr,
cela
décrit
Dieu.
Quel
est
le
nom
de
Dieu
?
Dans
l’Ancien
Testament,
Jéhovah
(ou
Yahvé)
était
le
nom
unique
par
lequel
Dieu
se
distinguait
Lui-‐même
de
tous
les
autres
dieux
(Ésaïe
42:8kk).
Cette
analyse
a
conduit
un
professeur
presbytérien
à
dire
:
"Le
‘nom’
et
non
les
‘noms’
du
Père
et
du
Fils
et
de
l’Esprit
Saint
dans
lequel
nous
devons
être
baptisés,
doit
être
compris
comme
Yahvé,
le
nom
du
Dieu
Trin"68.
Toutefois,
le
nom
suprême
de
Dieu
dans
le
Nouveau
Testament
n’est
pas
Jéhovah,
mais
Jésus.
Jésus
surpasse
tous
les
autres
noms
et
inclut
spécifiquement
Jéhovah
dans
sa
signification,
puisque
Jésus
signifie
littéralement
"Jéhovah-‐Sauveur"
ou
"Jéhovah
est
le
Salut".
Dans
le
livre
de
l’Apocalypse,
les
serviteurs
de
"Dieu
et
de
l’Agneau"
auront
"Son
nom"
(singulier)
sur
leurs
fronts
(Apocalypse
22:3-‐4).
Le
nom
de
l’Agneau
est
Jésus
;
ainsi,
le
nom
de
Dieu
est
Jésus.
Beaucoup
d’évangéliques
du
XXe
siècle
ont
reconnu
au
moins
partiellement
la
signification
du
nom
de
Jésus.
Essex
Kenyon
soutient
que
Jésus
était
le
nom
révélé
de
Dieu
dans
le
Nouveau
Testament
et
le
nom
de
famille
de
Dieu69.
Il
enseignait
que
l’utilisation
du
nom
donne
aux
chrétiens
une
procuration
dans
la
prière
et
applique
les
bénéfices
de
la
rédemption
du
Christ
au
présent.
William
Phillips
Hall,
président
de
l’American
Tract
Society
de
New
York,
a
entrepris
une
étude
du
nom
de
Dieu.
En
1929,
il
publia
un
livret
intitulé
Remarkable
Biblical
Discovery
or
"The
Name
of
God"
According
to
the
Scriptures70.
Sa
conclusion
:
Le
nom
du
Seigneur
Jésus-‐Christ
est
la
pleine
révélation
de
Dieu,
et
les
apôtres
comprirent
correctement
et
obéirent
à
Matthieu
28:19
en
invoquant
ce
nom.
En
outre,
les
paroles
de
Matthieu
28:19
"ne
furent
jamais
utilisées
dans
le
baptême
par
les
apôtres
originels,
ou
par
l’Église
pendant
les
premiers
jours
de
son
existence",
et
"tous
les
baptêmes
de
ces
premiers
jours
étaient
ordonnés
d’être,
ou
affirmés
avoir
été,
réalisés
au,
ou
avec
l’invocation
du
nom
du
Seigneur
Jésus-‐Christ"71.
Conclusion
sur
la
formule
de
baptême
Toutes
les
références
bibliques
à
la
formule
de
baptême,
y
compris
Matthieu
28:19,
décrivent
le
nom
de
Jésus.
Pour
être
biblique,
une
formule
doit
inclure
le
nom
de
Jésus,
non
pas
réciter
les
instructions
verbales
du
Seigneur.
kk
La version Segond traduit souvent le tétragramme par "Éternel". (N.d.T.)
126
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
"Je
te
baptise
au
nom
du
Père,
du
Fils
et
du
Saint-‐Esprit",
ou
"je
te
baptise
au
nom
du
Seigneur",
ou
"je
te
baptise
en
Son
nom"
sont
toutes
insuffisantes,
parce
qu’aucune
d’elles
n’utilise
réellement
le
Nom
de
Jésus-‐Christ
qu’il
nous
est
ordonné
d’utiliser.
Une
formule
correcte
serait
:
"Je
te
baptise
au
nom
de
Jésus".
Il
est
tout
aussi
approprié
d’ajouter
les
titres
tels
que
Seigneur
ou
Christ
pour
distinguer
le
Seigneur
Jésus-‐Christ
de
tous
les
autres
qui
ont
porté
le
nom
de
Jésus.
La
doctrine
de
la
trinité
À
la
vue
de
ces
points
importants,
la
seule
raison
pratique
pour
laquelle
certains
insistent
sur
une
formule
qui
répète
les
paroles
de
Matthieu
28:19
(plutôt
que
d’utiliser
réellement
le
nom
qu’il
décrit)
est
leur
tentative
de
confesser
la
doctrine
de
la
trinité.
Nous
devrions
remarquer,
pour
leur
bénéfice,
que
nombre
de
trinitaires
perçoivent
la
rectitude
du
baptême
au
nom
de
Jésus.
Par
exemple,
le
premier
dirigeant
du
mouvement
Pentecôtiste
du
XXe
siècle,
Charles
Parham,
baptisait
au
nom
de
Jésus,
bien
qu’il
n’ait
jamais
renié
explicitement
le
trinitarisme.
Dans
les
récentes
années,
un
éminent
pasteur
indépendant
appelé
James
Beall
a
écrit
un
livre
sur
le
baptême
appelé
Rise
to
Newness
of
Life,
qui
se
fait
l’avocat
du
baptême
au
nom
de
Jésus,
tout
en
retenant
la
doctrine
du
trinitarisme.
Reportez-‐vous
au
chapitre
10
pour
une
liste
d’autres
trinitaires
qui
aujourd’hui
baptisent
au
nom
de
Jésus.
Comme
nous
l’avons
déjà
remarqué,
beaucoup
d’érudits
trinitaires
tels
que
W.
E.
Vine,
Matthew
Henry
et
James
Buswell
ont
reconnu
la
signification
du
singulier
dans
Matthieu
28:19,
sans
apparemment
l’associer
avec
le
baptême
au
nom
de
Jésus.
Nous
devrions
aussi
remarquer
en
passant
qu’il
n’y
a
pas
de
raison
d’utiliser
une
formule
baptismale
trinitaire
pour
soutenir
la
doctrine
erronée
de
la
trinité.
Le
mot
trinité
n’apparaît
jamais
dans
les
Écritures,
et
la
Bible
souligne
toujours
que
Dieu
est
un,
non
pas
trois.
De
plus,
Jésus
est
le
Père
(Ésaïe
9:5),
le
Fils
(Matthieu
1:21)
et
le
Saint-‐Esprit
(II
Corinthiens
3:17-‐18).
Toute
la
plénitude
de
la
divinité
habite
corporellement
en
Christ
(Colossiens
2:9).
Le
Père,
le
Fils
et
le
Saint-‐Esprit
sont
simplement
trois
manifestations
différentes
du
seul
Dieu
unique
qui
est
venu
dans
la
chair
en
tant
que
Jésus.
Il
n’y
a
pas
de
raison,
alors,
d’insister
sur
une
formule
baptismale
trinitaire,
quand
la
Bible
n’enseigne
pas
la
doctrine
moderne
du
trinitarisme
(Pour
une
plus
ample
discussion
de
la
doctrine
biblique
de
l'unicité
et
de
la
doctrine
de
la
trinité,
voir
L’unicité
de
Dieu,
par
David
Bernard.
Voir
particulièrement
le
chapitre
6
de
ce
livre
pour
une
explication
biblique
de
la
signification
des
termes
Père,
Fils
et
Saint-‐Esprit).
127
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
128
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
129
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
130
Chapitre
7
–
La
formule
de
baptême
:
au
nom
de
Jésus
(8)
Le
nom
de
Jésus
est
le
plus
haut
nom
connu
de
l’homme,
et
tout
le
monde
devrait
s'incliner
devant
ce
nom
(Philippiens
2:9-‐11).
(9)
Le
baptême
fait
partie
de
notre
salut,
et
Jésus
est
le
seul
nom
Sauveur
(Actes
4:12).
(10)
Le
baptême
au
nom
de
Jésus
manifeste
une
foi
complète
en
Jésus
comme
notre
seul
Sauveur
et
notre
seul
accès
à
Dieu
(Jean
14:6-‐11).
(11)
Il
signifie
la
croyance
que
la
plénitude
de
la
divinité
est
manifestée
en
Jésus
(Colossiens
2:9).
(12)
Jésus
est
le
nom
par
lequel
Dieu
s’est
révélé
Lui-‐même
dans
le
Nouveau
Testament
(Matthieu
1:21
;
Jean
5:43
;
14:26).
(13)
Le
baptême
au
nom
de
Jésus
démontre
une
révérence
et
une
obéissance
à
la
Parole
de
Dieu
au-‐delà
de
la
tradition
humaine.
À
la
vue
de
toutes
les
choses
importantes
que
le
baptême
au
nom
de
Jésus
signifie,
pourquoi
quelqu’un
refuserait-‐il
d’utiliser
le
nom
?
Pourquoi
quelqu’un
hésiterait-‐il
à
prendre
le
nom
de
Celui
qui
est
mort
pour
lui
et
à
être
publiquement
identifié
à
Celui-‐ci
?
Pourquoi
quelqu’un
rejetterait-‐il
le
seul
nom
Sauveur
:
le
nom
qui
est
au-‐dessus
de
tous
les
noms
?
55
Vine, p. 99.
56
Rousas John Rushdoony, "Baptism and Citizenship", Chalcedon Position Paper No. 37 (Vallecito, Ca. : Chalcedon, n.
D.), p. 1.
57
Ibid., pp. 1-2.
58
Ibid., p. 2.
59
Ibid.
60
James Strong, Exhaustive Concordance of the Bible (Nashville : Abingdon, 1890).
61
"Baptism (Early Christian), Encyclopedia of Religion and Ethics [par la suite ERE], James Hastings, ed. (New York :
Charles Scribner’s Sons, 1951), II, 384.
62
"Baptism", The Interpreter’s Dictionary of the Bible (Nashville : Abongdon, 1962), I, 351.
63
Matthew Henry, Commentary (Old Tappan, N. J. : Fleming H. Revell, n. d.), V, 443.
64
Beasley-Murray, p. 83. L’emphase est d’origine.
65
Ibid., pp.83-84.
66
Ibid., p. 81.
67
R. V. G. Tasker, The Gospel According to St. Matthew, Vol. I du The Tyndale New Testament Commentaries (Grand
Rapids : Eerdmans, 1961), p. 275.
68
James Buswell, Jr., A Systematic Theology of the Christian Religion (Grand Rapids : Zondervan, 1980), I, 23.
69
David Arthur Reed, Origins and Development of the Theology of Oneness Pentecostalism in the United Sates (Ann
Arbor, Mich. : University Microfilms International, 1978), pp. 47, 66-67, citant Essex Kenyon, The Wonderful Name of
Jesus (Los Angeles : West Coast Publishing Co., 1927).
70
Reed, pp. 46, 49, 68.
71
William Phillips Hall, Remarkable Biblical Discovery or "The Name" of God According to the Scriptures (1929 ;
Réimpression par St. Louis Pentecostal Publishing House, 1951), p. 10. Toutefois, Hall plaçait premièrement l’accent sur
"Seigneur" plutôt que sur "Jésus".
72
Elmer Clark, The Small Sects in America (Nashville : Cokesbury Press, 1937), p. 200.
131
8
LE BAPTÊME DU SAINT-ESPRIT
"Car
Jean
a
baptisé
d’eau,
mais
vous,
dans
peu
de
jours,
vous
serez
baptisés
du
Saint-‐Esprit"
(Actes
1:5).
"Et
ils
furent
tous
remplis
du
Saint-‐Esprit,
et
se
mirent
à
parler
en
d’autres
langues,
selon
que
l’Esprit
leur
donnait
de
s’exprimer"
(Actes
2:4).
Le
Saint-‐Esprit
Dieu
est
Saint
(I
Pierre
1:16).
En
fait,
Dieu
seul
est
saint
en
Lui-‐même.
En
outre,
Dieu
est
Esprit
(Jean
4:24),
et
il
n’y
a
qu’un
seul
Esprit
de
Dieu
(Éphésiens
4:4).
L’Esprit
Saint
est
Dieu
(Actes
5:3-‐4
;
I
Corinthiens
3:16-‐17
avec
6:19-‐20).
Un
des
titres
de
l’Esprit
Saint
est
"Esprit
de
Dieu"
(Romains
8:9).
Les
titres
"Esprit
Saint"
et
"Saint-‐Esprit"
sont
interchangeables,
la
KJVll
utilisant
ordinairement
l’un
ou
l’autre
(Luc
11:13
;
Éphésiens
1:13
;
4:30).
Le
texte
grec
d’origine
utilise
toutefois
une
seule
expression
:
pneuma
hagion.
Toutes
les
traductions
importantes
depuis
la
KJV
ont
uniformément
choisi
"Saint-‐Esprit"mm,
puisque
c’est
plus
compréhensible
pour
les
lecteurs
anglais
modernesnn.
Ce
titre
pour
Dieu
souligne
Sa
sainteté
et
Sa
nature
spirituelle.
La
Bible
l’utilise
le
plus
souvent
en
référence
aux
activités
de
Dieu
parmi
et
dans
l’humanité
que
seul
un
Esprit
peut
réaliser.
ll
Le but original de l'auteur est de différencier Holy Ghost et Holy Spirit en Anglais. (N.d.T.)
mm
Nous traduisons par "Saint-Esprit" pour refléter l'utilisation la plus commune comme Holy Spirit l'est en Anglais.
(N.d.T.)
nn
Il en va de même pour la version Segond et les autres traductions françaises. (N.d.T.)
132
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
133
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
134
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
(Actes
13:9).
De
ces
exemples
nous
voyons
que
rempli
peut
signifier
"une
dotation
de
puissance
spéciale
momentanée
à
quelqu’un
qui
a
déjà
été
baptisé
dans
l’Esprit".
Aujourd’hui,
beaucoup
parlent
de
cette
dotation
comme
étant
oint
par
l’Esprit.
D’autres
versets
utilisent
le
terme
"rempli"
pour
décrire
la
résidence
continuelle
de
l’Esprit
dans
celui
qui
a
été
baptisé
dans
l’Esprit.
Les
sept
hommes
choisis
pour
assister
les
apôtres
étaient
"pleins
d’Esprit
Saint"
(Actes
6:3,
5).
Paul
exhorta
l’église
d’Éphèse
à
être
"remplie
de
l’Esprit"
(Éphésiens
5:18).
Le
dernier
verset
est
une
exhortation
aux
croyants
baptisés
de
l’Esprit
de
laisser
l’Esprit
les
contrôler
continuellement.
En
ce
sens,
être
"rempli
de
l’Esprit"
est
essentiellement
la
même
chose
que
"marcher
selon
l’Esprit"
(Romains
8:4),
signifiant
recevoir
quotidiennement
la
direction
et
la
puissance
de
l’Esprit.
Même
quand
un
rétrograde
se
repent,
il
n’est
pas
de
nouveau
"baptisé"
par
l’Esprit,
mais
il
est
"rempli
de
nouveau".
À
cause
du
manque
de
foi
et
de
la
désobéissance
du
rétrograde,
il
est
déshérité,
mais
il
n’est
pas
"dé-‐né".
Le
fait
historique
de
sa
régénération
et
de
sa
justification
est
toujours
une
réalité.
Quand
il
se
repent,
il
n’a
pas
besoin
d’être
"né
de
nouveau"
encore
une
fois.
Il
ne
fait
pas
l’expérience
d’un
second
baptême
d’eau
ou
d’un
second
baptême
de
l’Esprit,
car
le
baptême
d’eau
et
d’Esprit
d’origine
redevient
efficace
quand
il
se
repent.
Plutôt,
il
est
simplement
restauré
dans
son
statut
de
justifié
et
habilité
une
nouvelle
fois
à
hériter
la
vie
éternelle
en
tant
que
fils
obéissant
de
Dieu.
En
bref,
l’expression
"rempli
de
l’Esprit"
peut
véhiculer
l’une
de
ces
trois
significations
dans
l’usage
de
l’église
apostolique
:
(1)
le
baptême
initial
de
l’Esprit
;
(2)
la
direction
quotidienne
et
la
puissance
qu’accorde
l’Esprit
aux
croyants
baptisés
de
l’Esprit
qui
continuent
à
Lui
céder
et
(3)
les
expériences
ultérieures
qui
renouvellent
l’expérience
initiale.
Nous
devons
distinguer
le
baptême
de
l’Esprit
de
toutes
les
expériences
avec
Dieu
de
l’Ancien
Testament.
L’effusion
de
l’Esprit
dans
les
Actes
est
différente
de
l’effusion
de
l’Esprit
que
Jean-‐Baptiste
avait.
C’est
une
nouvelle
expérience
pour
une
nouvelle
Église
(voir
section
plus
loin).
Il
fait
partie
du
salut
Comme
le
tableau
l’indique,
chaque
description
de
l’œuvre
de
l’Esprit
dans
l’expérience
initiale
du
salut
peut
être
égalée
avec
le
baptême
de
l’Esprit.
Le
baptême
de
l’Esprit
est
la
même
chose
que
la
naissance
de
l’Esprit
(Jean
3:5
;
chapitre
4).
L’Esprit
commence
à
"habiter"
dans
la
vie
d’une
personne
quand
elle
est
baptisée
de
l’Esprit.
Toute
autre
alternative
ne
serait
pas
logique.
Par
exemple,
comment
l’Esprit
habite-‐t-‐il
dans
une
personne
si
elle
n’a
pas
reçu
l’Esprit,
si
elle
n’a
pas
été
remplie
de
l’Esprit,
si
l’Esprit
n’est
pas
venu
sur
elle
ou
135
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
si
l’Esprit
n’est
pas
descendu
sur
elle
?
I
Corinthiens
12:13
résout
tous
les
doutes
à
ce
sujet
:
"Nous
avons
tous,
en
effet,
été
baptisés
dans
un
seul
Esprit,
pour
former
un
seul
corps".
La
préposition
grecque
traduite
par
dans
est
en
:
la
même
préposition
utilisée
dans
Actes
1:5.
Nous
pourrions
traduire
la
phrase
ainsi
:
"Avec
un
seul
Esprit
nous
sommes
tous
baptisés
en
un
seul
corps"
ou
"En
un
seul
Esprit
nous
sommes
tous
baptisés
en
un
seul
corps",
comme
la
NIV
l’indique
en
note
de
bas
de
page.
La
formulation
grecque
démontre
que
Paul
se
référait
à
la
même
expérience
que
Jésus
avait
promise
dans
Actes
1:5.
Ainsi,
le
baptême
de
l’Esprit
fait
partie
du
salut
et
n'est
pas
une
expérience
ultérieure
au
salut.
La
plupart
des
théologiens
reconnaissent
l’importance
d’être
rempli
du
Saint-‐Esprit,
et
que
le
baptême
du
Saint-‐Esprit
fait
partie
de
la
nouvelle
naissance.
Bloesch
a
dit
:
"Nous
insistons
sur
le
fait
que
le
baptême
de
l’Esprit
ne
doit
pas
être
distingué
de
la
nouvelle
naissance73".
Un
autre
théologien
non
pentecôtiste,
Anthony
Hoekema,
a
affirmé
:
"Si
nous
sommes
nés
de
nouveau,
nous
avons
l’Esprit,
puisque
seul
l’Esprit
peut
nous
régénérer74".
Il
a
aussi
écrit
:
"Le
baptême
dans
l’Esprit
[...]
n’est
pas
une
expérience
distincte
et
d’habitude
ultérieure
à
la
conversion
[...]
mais
est
simultanée
à
la
conversion
et
un
aspect
intégral
de
la
conversion
[...]
Tous
les
chrétiens
ont
été
baptisés
de
l’Esprit.
Le
baptême
de
l’Esprit
est
[...]
identique
à
la
régénération75".
Le
baptême
de
l’Esprit
est
le
moyen
par
lequel
nous
recevons
Christ
dans
nos
vies.
Il
n’y
a
pas
de
séparation
entre
Jésus-‐Christ
et
le
Saint-‐Esprit,
car
le
Saint-‐Esprit
est
l’Esprit
de
Christ
(Romains
8:9).
Christ
habite
en
nous
par
l’investissement
de
l’Esprit
(Éphésiens
3:16-‐17).
"Or,
le
Seigneur
c’est
l’Esprit",
et
le
Saint-‐Esprit
c’est
"l’Esprit
du
Seigneur"
(II
Corinthiens
3:17-‐18,
NIV).
Il
est
impossible
de
recevoir
Christ
à
une
occasion
et
de
recevoir
l’Esprit
à
une
autre,
car
il
n’y
a
qu’un
seul
Esprit
(Éphésiens
4:4
;
I
Corinthiens
12:13).
Quand
nous
sommes
baptisés
dans
l’Esprit,
nous
recevons
Christ
dans
nos
vies.
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
est
seulement
le
commencement
d’une
vie
de
continuelle
effusion
de
l’Esprit.
Ce
n’est
pas
une
expérience
pour
quelques
élus
seulement,
ni
une
expérience
post
conversion
reçue
uniquement
après
un
long
délai
et
une
longue
agonie.
Au
contraire,
c’est
une
partie
de
la
conversion
et
cela
vient
avec
la
repentance
et
la
foi.
La
personne
qui
reçoit
l’Esprit
n’a
pas
atteint
la
perfection,
mais
a
simplement
commencé
à
vivre
une
vie
chrétienne.
Après
avoir
été
baptisé
dans
l’Esprit,
elle
doit
rechercher
à
être
renouvelée
continuellement
en
se
soumettant
à
la
direction
de
l’Esprit,
Le
laissant
avoir
un
plein
contrôle,
et
porter
le
fruit
de
l’Esprit.
Certaines
personnes
enseignent
que
le
baptême
de
l’Esprit
est
une
seconde
ou
une
troisième
"œuvre
de
grâce",
signifiant
par
là
une
expérience
instantanée
ultérieure
à
la
conversion
salvatrice.
La
plupart
des
cultes
protestants
considèrent
le
baptême
de
l’Esprit
comme
faisant
partie
de
la
conversion
et
nient
l’existence
des
œuvres
de
grâce
instantanées
par
la
suite.
Le
mouvement
Holiness
(mouvement
de
Sainteté)
des
années
1800
enseignait
qu’il
y
a
une
136
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
137
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
138
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
étaient
les
dispensateurs
de
ces
choses,
que
vous
ont
annoncés
maintenant
ceux
qui
vous
ont
prêché
l’Évangile
par
le
Saint-‐Esprit
envoyé
du
ciel"
(I
Pierre
1:10,
12).
Il
est
clairement
établi
dans
les
Écritures
que
l’Esprit
de
Dieu
traitait
avec
les
hommes
de
différentes
manières
dans
l’Ancien
Testament.
Les
hommes
de
Dieu
étaient
poussés
par
le
Saint-‐Esprit
(II
Pierre
1:21).
L’Esprit
de
Dieu
oignait
des
vaisseaux
choisis
dans
des
buts
spécifiques.
Toutefois,
en
commençant
par
la
Pentecôte,
Dieu
a
rendu
disponible
une
nouvelle
expérience
et
une
plus
grande
dimension
de
Son
Esprit.
Aujourd’hui,
nous
pouvons
avoir
Sa
présence
dans
nos
vies,
nous
transmettant
le
pouvoir
de
triompher
du
péché
d’une
manière
inconnue
sous
la
loi
(Romains
8:3-‐4).
Cette
puissance
intérieure
de
l’Esprit
est
un
facteur
clé
qui
distingue
la
nouvelle
alliance
de
l’ancienne
(Jérémie
31:31-‐33
;
Ezéchiel
11:19).
Avant
la
Pentecôte,
les
hommes
n’étaient
pas
régénérés
(nés
de
nouveau)
dans
le
sens
du
Nouveau
Testament
;
ils
n’avaient
pas
le
baptême
de
l’Esprit
décrit
dans
le
livre
des
Actes.
Avant
la
Pentecôte,
Jean-‐Baptiste,
sa
mère
Elisabeth
et
son
père
Zacharie
furent
"remplis
du
Saint-‐Esprit"
à
des
moments
particuliers
(Luc
1:15,
41,
67).
Leur
expérience,
toutefois,
n’était
pas
l’expérience
de
l’Église
du
Nouveau
Testament,
car
le
Saint-‐Esprit
n’était
pas
encore
donné.
Jean
n’avait
pas
le
baptême
du
Saint-‐Esprit,
ni
ses
disciples
(Luc
3:16
;
7:28
;
Actes
19:1-‐6).
Dans
Luc
1,
l’expression
"rempli
du
Saint-‐Esprit",
décrit
une
expérience
de
l’Ancien
Testament
dans
laquelle
l’Esprit
de
Dieu
agit
sur
les
gens
à
un
moment
particulier,
pour
un
but
particulier.
Dans
le
cas
de
Jean,
l’Esprit
l’a
oint
et
l’a
séparé
dès
le
sein
de
sa
mère
pour
un
ministère
spécial,
tout
comme
Il
l’a
fait
avec
Jérémie
(Jérémie
1:5).
Les
parents
de
Jean
furent
temporairement
revêtus
de
la
puissance
de
l’Esprit
pour
prononcer
des
déclarations
prophétiques.
Ce
n’est
qu’après
la
Pentecôte
que
l’expression
"rempli
du
Saint-‐Esprit"
se
réfère
spécifiquement
au
baptême
de
l’Esprit
du
Nouveau
Testament,
qui
a
été
disponible
pour
la
première
fois
à
ce
moment-‐là.
Une
prophétie
de
l’Ancien
Testament
Bien
que
les
prophètes
de
l’Ancien
Testament
n’aient
pas
reçu
le
baptême
de
l’Esprit,
ils
ont
bien
rapporté
les
promesses
de
Dieu
concernant
la
venue
de
l’Esprit
(I
Pierre
1:10-‐12)
:
"Après
cela,
je
répandrai
mon
esprit
sur
toute
chair
;
vos
fils
et
vos
filles
prophétiseront,
vos
vieillards
auront
des
songes
et
vos
jeunes
gens
des
visions.
Même
sur
les
serviteurs
et
sur
les
servantes,
dans
ces
jours
là,
je
répandrai
mon
esprit"
(Joël
2:28-‐29).
Pierre
a
cité
cette
prophétie
et
l’a
appliquée
au
baptême
de
l’Esprit
à
la
Pentecôte
(Actes
2:16-‐18).
139
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
Dieu
a
promis
une
nouvelle
alliance
dans
laquelle
Il
écrirait
Ses
lois
sur
le
cœur
de
Son
peuple
(Jérémie
31:31-‐33).
Cette
promesse
est
accomplie
par
le
déversement
de
l’Esprit,
qui
écrit
les
lois
de
Dieu
sur
nos
cœurs
(II
Corinthiens
3:3-‐6)
et
qui
nous
donne
le
pouvoir
d’accomplir
la
justice
de
la
loi
(Romains
8:3-‐4).
Dieu
a
dit
:
"Je
leur
donnerai
un
même
cœur,
et
je
mettrai
en
vous
un
esprit
nouveau
;
j’ôterai
de
leur
corps
le
cœur
de
pierre,
et
je
leur
donnerai
un
cœur
de
chair"
(Ezéchiel
11:19
;
voir
36:26).
Dans
un
autre
passage
prophétique
Il
a
affirmé
:
"Et
je
ne
leur
cacherai
plus
ma
face,
car
je
répandrai
mon
esprit
sur
la
maison
d’Israël"
(Ezéchiel
39:29).
Une
promesse
et
un
commandement
du
Nouveau
Testament
Jean-‐Baptiste
a
prêché
la
promesse
du
baptême
du
Saint-‐Esprit
:
"Moi,
je
vous
baptise
d’eau,
pour
vous
amener
à
la
repentance
;
mais
celui
qui
vient
après
moi
est
plus
puissant
que
moi,
et
je
ne
suis
pas
digne
de
porter
ses
souliers.
Lui,
il
vous
baptisera
du
Saint-‐Esprit
et
de
feu"
(Matthieu
3:11).
Jean
n’a
pas
prêché
que
l’Esprit
fût
seulement
pour
quelques
élus,
mais
pour
quiconque
se
repentait
et
recevait
son
baptême.
Dieu
a
donné
un
signe
par
lequel
il
reconnaîtrait
Celui
qui
accomplirait
la
promesse
(Jésus)
:
"Celui
sur
qui
tu
verras
l’Esprit
descendre
et
s’arrêter,
c’est
celui
qui
baptise
du
Saint-‐Esprit"
(Jean
1:33).
Jésus
a
promis
le
baptême
de
l’Esprit
et
a
aussi
commandé
à
Ses
disciples
de
recevoir
l’Esprit,
comme
les
citations
suivantes
le
démontrent
:
• "Si
donc,
méchants
comme
vous
l’êtes,
vous
savez
donner
de
bonnes
choses
à
vos
enfants,
à
combien
plus
forte
raison
le
Père
céleste
donnera-‐
t-‐Il
le
Saint-‐Esprit
à
ceux
qui
le
Lui
demandent"
(Luc
11:13).
• "Si
un
homme
ne
naît
d’eau
et
d’Esprit,
il
ne
peut
entrer
dans
le
royaume
de
Dieu"
(Jean
3:5).
• "Mais
celui
qui
boira
de
l’eau
que
Je
lui
donnerai
n’aura
jamais
soif,
et
l’eau
que
Je
lui
donnerai
deviendra
en
lui
une
source
d’eau
qui
jaillira
jusque
dans
la
vie
éternelle"
(Jean
4:14).
La
citation
suivante
indique
que
Jésus
parlait
du
déversement
de
l’Esprit.
• "Le
dernier
jour,
le
grand
jour
de
la
fête,
Jésus,
se
tenant
debout,
s’écria
:
Si
quelqu’un
a
soif,
qu’il
vienne
à
moi,
et
qu’il
boive.
Celui
qui
croit
en
moi,
des
fleuves
d’eau
vive
couleront
de
son
sein,
comme
dit
l’Écriture.
Il
dit
cela
de
l’Esprit
que
devaient
recevoir
ceux
qui
croiraient
en
lui
;
car
l’Esprit
n’était
pas
encore
donné,
parce
que
Jésus
n’avait
pas
encore
été
glorifié"
(Jean
7:37-‐39).
Ce
dernier
passage
enseigne
plusieurs
choses
très
importantes
:
(1)
Le
Saint-‐Esprit
est
promis
à
tous
ceux
qui
croient
en
Jésus.
(2)
La
croyance
en
Jésus
doit
être
en
accord
avec
l’enseignement
des
Écritures,
et
non
pas
séparée
d’elles.
140
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
(3)
Croire
n’est
pas
seulement
un
assentiment
mental
à
un
certain
moment
dans
le
temps,
mais
une
croyance
continuelle,
comme
l’indique
l’emploie
du
présent
de
l’indicatif.
(4)
Le
don
du
Saint-‐Esprit
auquel
Jésus
se
référait
n’est
intervenu
qu'après
Sa
glorification,
qui
fut
accomplie
par
Sa
résurrection
et
Son
ascension.
Il
a
spécifiquement
signifié
le
déversement
de
l’Esprit
à
la
Pentecôte,
et
c’est
l’expérience
que
tous
les
croyants
devraient
recevoir.
Peu
avant
la
mort
de
Christ,
Il
a
souligné
à
Ses
disciples
que
le
Saint-‐Esprit
viendrait
après
qu’Il
les
aurait
quittés.
En
outre,
Il
a
dit
que
le
Saint-‐Esprit
serait
Lui-‐même
sous
une
autre
forme
–
en
Esprit
plutôt
qu’en
chair
:
"Et
moi,
je
prierai
le
Père,
et
il
vous
donnera
un
autre
consolateur,
afin
qu’il
demeure
éternellement
avec
vous,
l’Esprit
de
vérité,
que
le
monde
ne
peut
recevoir,
parce
qu’il
ne
le
voit
point
et
ne
le
connaît
point
;
mais
vous
vous
le
connaissez,
car
il
demeure
avec
vous,
et
il
sera
en
vous.
Je
ne
vous
laisserai
pas
orphelins,
Je
viendrai
à
vous"
(Jean
14:16-‐18).
•
"Mais
le
consolateur,
l’Esprit
Saint,
que
le
Père
enverra
en
Mon
nom,
vous
enseignera
toutes
choses,
et
vous
rappellera
tout
ce
que
Je
vous
ai
dit"
(Jean
14:26).
•
"Quand
sera
venu
le
consolateur,
que
Je
vous
enverrai
de
la
part
du
Père,
l’Esprit
de
vérité,
qui
vient
du
Père,
il
rendra
témoignage
de
moi"
(Jean
15:26).
•
"Cependant,
Je
vous
dis
la
vérité
:
il
vous
est
avantageux
que
je
m’en
aille,
car
si
je
ne
m’en
vais
pas,
le
consolateur
ne
viendra
pas
vers
vous
;
mais
si
je
m’en
vais,
je
vous
l’enverrai
[...]
Quand
le
consolateur
sera
venu,
l’Esprit
de
vérité,
il
vous
conduira
dans
toute
la
vérité
;
car
il
ne
parlera
pas
de
lui-‐
même,
mais
il
dira
tout
ce
qu’il
aura
entendu,
et
il
vous
annoncera
les
choses
à
venir"
(Jean
16:7,
13).
Jésus
a
réitéré
la
promesse
de
l’Esprit
après
Sa
résurrection
et
l'a
transformée
en
un
commandement.
Il
a
commandé
à
Ses
disciples
:
"Recevez
le
Saint-‐Esprit"
(Jean
20:22).
Ils
ne
reçurent
pas
le
Saint-‐Esprit
à
ce
moment-‐là,
comme
le
montre
clairement
le
rapport
de
Luc.
"Et
voici,
J’enverrai
sur
vous
ce
que
mon
Père
a
promis
;
mais
vous,
restez
dans
la
ville
jusqu’à
ce
que
vous
soyez
revêtus
de
la
puissance
d’en
haut"
(Luc
24:49)
;
"Comme
Il
se
trouvait
avec
eux,
Il
leur
recommanda
de
ne
pas
s’éloigner
de
Jérusalem,
mais
d’attendre
ce
que
le
Père
avait
promis,
ce
que
je
vous
ai
annoncé,
leur
dit-‐il
;
car
Jean
a
baptisé
d’eau,
mais
vous,
dans
peu
de
jours,
vous
serez
baptisés
du
Saint-‐Esprit
[...]
Mais
vous
recevrez
une
puissance,
le
Saint-‐Esprit
survenant
sur
vous,
et
vous
serez
mes
témoins
à
Jérusalem,
dans
toute
la
Judée,
dans
la
Samarie,
et
jusqu’aux
extrémités
de
la
terre"
(Actes
1:4-‐5,
8).
D’autres
récits
de
la
mission
rapportent
la
promesse
du
Seigneur
d'être
avec
Ses
disciples
jusqu’à
la
fin
du
monde
(Matthieu
28:20),
tout
aussi
bien
que
Sa
promesse
de
donner
à
tous
les
croyants
la
puissance
de
chasser
les
démons,
de
parler
en
d’autres
langues,
d’être
victorieux
sur
les
serpents,
d’être
protégés
141
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
142
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
sont
pas
la
norme,
alors
la
Bible
ne
donne
aucun
exemple
de
ce
que
devrait
être
l’Église.
Les
cinq
récits
du
baptême
de
l’Esprit
dans
les
Actes
ne
sont
pas
exhaustifs,
mais
représentatifs
de
la
manière
par
laquelle
Dieu
déversait
Son
Esprit
à
travers
tout
le
spectre
de
l’humanité.
Le
jour
de
la
Pentecôte
En
obéissance
au
commandement
de
Christ,
environ
120
disciples
retournèrent
à
Jérusalem
après
Son
ascension
pour
attendre
le
baptême
de
l’Esprit.
Étaient
compris
dans
ce
nombre
:
les
douze
apôtres
(avec
Matthias
remplaçant
Judas),
Marie
la
mère
de
Jésus,
les
frères
de
Jésus
et
plusieurs
femmes
(Actes
1:12-‐26).
Il
apparaît
qu’ils
étaient
rassemblés
dans
une
chambre
haute
le
jour
de
la
Pentecôte,
un
jour
de
fête
juive
qui
survenait
cinquante
jours
après
la
Pâque
(le
mot
grec
pentecoste
signifie
littéralement
"cinquantième
jour").
En
cette
première
Pentecôte
après
l’ascension
de
Christ,
les
120
reçurent
le
Saint-‐Esprit
et
parlèrent
en
langues
(Actes
2:1-‐4).
Certaines
personnes
prétendent
que
seul
les
douze
apôtres
reçurent
l’Esprit,
mais
on
peut
démontrer
que
c’est
incorrect
:
(1)
Jésus
a
donné
la
promesse
à
tous
ceux
qui
étaient
là
à
Son
ascension,
pas
seulement
aux
douze.
(2)
La
totalité
des
120
dans
la
chambre
haute
attendirent
l’accomplissement
de
la
promesse,
et
nous
ne
trouvons
aucun
rapport
qu’aucun
d’eux
ne
soit
parti.
(3)
Dans
la
prophétie
de
Joël
que
Pierre
a
appliquée
à
la
Pentecôte,
Dieu
a
dit
qu’Il
déverserait
Son
Esprit
sur
toute
chair,
y
compris
les
fils,
les
filles,
les
jeunes
gens,
les
vieillards,
les
serviteurs
et
les
servantes
(Actes
2:16-‐18).
Cela
décrit
certainement
plus
que
les
douze
;
la
totalité
des
120,
y
compris
les
femmes,
reçurent
l’Esprit.
Nous
pouvons
partir
du
principe
que
3
000
personnes
de
plus
reçurent
l’Esprit
en
réponse
au
sermon
de
Pierre,
comme
cela
est
démontré
par
la
suite
:
(1)
Pierre
a
promis
le
don
du
Saint-‐Esprit
à
tous
ceux
qui
avaient
entendu
ses
paroles
(Actes
2:38-‐39),
et
3
000
acceptèrent
avec
joie
ses
paroles
(Actes
2:41).
Pierre
a
commencé
son
sermon
en
expliquant
ce
qui
venait
juste
de
lui
arriver
;
il
le
termina
en
offrant
la
même
expérience
à
son
auditoire.
(2)
Les
3
000
crurent
à
son
message
et
l’appliquèrent
à
leurs
vies,
et
il
prêcha
que
le
don
du
Saint-‐
Esprit
leur
était
disponible.
(3)
Les
3
000
furent
baptisés
(Actes
2:41).
Même
si
cela
signifie
seulement
le
baptême
d’eau,
l’Esprit
a
été
promis
à
tous
ceux
qui
se
repentiraient
et
seraient
baptisés
dans
l’eau.
(4)
"Le
nombre
des
disciples
s’augmenta"
de
3
000,
c’est-‐à-‐dire
aux
120
qui
venaient
juste
de
recevoir
l’Esprit.
Nous
concluons,
comme
le
fait
The
Pulpit
Commentary,
que
3
120
reçurent
l’Esprit
Saint
le
jour
de
la
Pentecôte76.
143
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
Les
3
120
étaient
tous
juifs
et
juifs
prosélytes,
car
bien
plus
tard
les
juifs
chrétiens
n’étaient
toujours
pas
certains
que
les
Gentils
pouvaient
être
sauvés
(Actes
10-‐11).
Certains
auraient
pu
être
prosélytes
:
Gentils
par
naissance,
mais
juifs
par
conversion
(Actes
2:10).
Les
120
étaient
pour
la
plupart
galiléens,
mais
les
3
000
incluaient
des
juifs
de
plusieurs
pays
qui
étaient
venus
à
Jérusalem
pour
célébrer
la
fête
de
la
Pentecôte
(Actes
2:5-‐11).
Plus
tard,
la
compagnie
des
croyants
se
rassembla
pour
prier
et
furent
"tous
remplis
du
Saint-‐Esprit"
(Actes
4:31).
Cela
n’était
pas
un
premier
baptême
de
l’Esprit
mais
un
renouvellement
et
une
onction
des
croyants
juifs
baptisés
de
l’Esprit.
En
conclusion,
le
jour
de
la
Pentecôte
représente
la
première
apparition
du
baptême
du
Saint-‐Esprit,
en
particulier,
le
premier
déversement
sur
les
juifs.
La
Samarie
Le
deuxième
baptême
de
l’Esprit
rapporté
(i.e.,
déversement
de
l’Esprit
sur
les
gens
pour
la
première
fois)
s’est
déroulé
en
Samarie.
Les
Samaritains
étaient
un
mélange
de
juifs
et
de
Gentils
par
leur
race
et
leur
religion,
et
ainsi
constituaient
une
classe
de
personnes
distincte.
Philippe
l’évangéliste
(un
des
sept,
non
pas
un
des
douze)
porta
l’évangile
en
Samarie.
Les
Samaritains
l’écoutèrent,
virent
des
miracles
(comprenant
la
guérison
et
l’expulsion
de
mauvais
esprits),
eurent
une
grande
joie,
crurent
à
son
message
et
furent
baptisés
dans
l’eau
au
nom
de
Jésus.
Toutefois,
en
dépit
de
tout
cela,
ils
ne
reçurent
pas
le
Saint-‐Esprit
(Actes
8:6-‐16).
Cet
incident
révèle
que
le
baptême
de
l’Esprit
est
une
expérience
définie
qui
ne
doit
pas
être
confondue
avec
les
miracles,
les
grandes
émotions,
une
croyance
mentale,
la
repentance
ou
le
baptême
d’eau,
et
qui
ne
les
accompagne
pas
nécessairement.
Quand
les
apôtres
entendirent
ce
qui
se
passait
en
Samarie,
ils
envoyèrent
Pierre
et
Jean.
Quand
Pierre
et
Jean
prièrent
pour
les
Samaritains
et
leur
imposèrent
les
mains,
ils
reçurent
le
Saint-‐Esprit
(Actes
8:17).
Les
Samaritains
ne
reçurent
pas
le
Saint-‐Esprit
avant
que
Pierre
et
Jean
ne
leur
aient
imposé
les
mains.
Apparemment,
ils
n’avaient
pas
été
pleinement
préparés
auparavant.
Ils
avaient
"cru
à
Philippe",
mais
de
toute
évidence,
ils
ne
s’étaient
pas
engagés
totalement
envers
Christ.
Quand
Pierre
et
Jean
arrivèrent,
prièrent
pour
eux
et
leur
imposèrent
les
mains,
leur
foi
s’accrut
au
point
de
recevoir
l’Esprit.
Cette
histoire
n’enseigne
pas
qu’un
des
douze
apôtres
devait
accorder
le
Saint-‐Esprit,
car
Paul
fut
rempli
de
l’Esprit
quand
Ananias
pria
pour
lui
(Actes
9),
et
les
Éphésiens
reçurent
le
Saint-‐Esprit
quand
Paul
pria
pour
eux
(Actes
19).
De
144
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
même,
l’imposition
des
mains
n’est
pas
une
nécessité
absolue,
car
les
120
reçurent
l’Esprit
sans
cet
acte
(Actes
2),
de
même
pour
Corneille
(Actes
10).
L’imposition
des
mains
a
la
signification
et
les
buts
suivants
:
(1)
elle
démontre
la
soumission
au
plan
et
à
la
direction
de
Dieu
;
(2)
elle
symbolise
l'octroi
de
la
bénédiction,
de
la
promesse
et
de
l’appel
de
Dieu
;
et
(3)
elle
aide
à
instiller
la
foi
dans
celui
qui
cherche.
L’expérience
des
Samaritains
démontre
qu’on
peut
croire
jusqu’à
un
certain
point,
et
même
être
baptisé
dans
l’eau,
et
cependant,
ne
pas
recevoir
l’Esprit.
Il
n’y
a
pas
de
salut
sans
l’Esprit
(Romains
8:9),
aussi
les
Samaritains
avaient-‐ils
besoin
du
baptême
de
l’Esprit
pour
achever
leur
salut,
comme
le
cas
de
Simon
le
magicien
en
donne
l’exemple.
Hoekema
dit
:
"Les
Samaritains
n’étaient
pas
de
véritables
croyants
quand
Philippe
les
baptisa,
et,
par
conséquent,
ils
ne
reçurent
pas
l’Esprit
pour
le
salut,
jusqu’à
ce
que
les
apôtres
imposent
leurs
mains
sur
eux
[...]
Se
pourrait-‐il
que
le
but
total
de
cette
histoire
soit
d’enseigner
que
le
salut
est
impossible
sans
le
Saint-‐Esprit
?77
La
plupart
des
autres
commentateurs
protestants
s’accordent
à
dire
que
les
Samaritains
n’étaient
pas
sauvés
avant
qu’ils
ne
reçoivent
l’Esprit78.
La
conversion
de
Paul
Dieu
arrêta
Saul
de
Tarse
(Paul)
par
une
lumière
venue
du
ciel,
mais
nous
ne
découvrons
aucune
indication
que
Paul
fut
sauvé
à
ce
moment
là.
Au
contraire,
le
Seigneur
lui
dit
:
"Lève-‐toi,
entre
dans
la
ville,
et
on
te
dira
ce
que
tu
dois
faire"
(Actes
9:6).
Dieu
envoya
Paul
à
Ananias
afin
que
Paul
recouvre
la
vue
et
"soit
rempli
du
Saint-‐Esprit"
(Actes
9:17).
Quand
Ananias
imposa
ses
mains
sur
Paul
et
pria
pour
lui,
Paul
recouvra
la
vue
immédiatement,
se
leva
et
fut
baptisé
(Actes
9:18).
Nous
pouvons
affirmer
en
toute
sécurité
que
Paul
reçut
le
Saint-‐Esprit
à
ce
moment-‐là,
bien
que
la
Bible
ne
décrive
pas
particulièrement
le
baptême
de
l’Esprit
de
Paul.
Mais
nous
savons
que
le
but
affirmé
du
Seigneur
a
dû
être
accompli.
Les
écrits
et
le
ministère
de
Paul
confirment
qu’il
a,
en
vérité,
reçu
l’Esprit.
Une
fois
encore
l’analyse
d’Hoekema
est
utile
:
"Nous
concluons
que
la
conversion
de
Saul
ne
fut
pas
un
événement
instantané,
mais
une
expérience
de
trois
jours.
Par
conséquent,
Paul
rempli
de
l’Esprit
à
la
fin
des
trois
jours
ne
doit
pas
être
compris
comme
un
‘baptême
de
l’Esprit’
qui
s’est
déroulé
après
sa
conversion,
mais
comme
un
aspect
intégral
de
sa
conversion79".
Bloesch
est
d’accord
pour
dire
que
la
nouvelle
naissance
de
Paul
s’est
déroulée
quand
il
reçut
l’Esprit
à
son
baptême
par
Ananias80.
145
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
146
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
enseigna
et
travailla
avec
eux
jusqu’à
ce
qu’ils
soient
baptisés
dans
le
nom
de
Jésus
et
reçoivent
le
Saint-‐Esprit,
avec
le
signe
des
langues.
Cet
incident
est
extrêmement
important
pour
nous
aujourd’hui,
parce
qu’il
procure
une
preuve
forte
que
le
baptême
au
nom
de
Jésus
et
le
baptême
de
l’Esprit
avec
les
langues
étaient
la
norme
pour
l’ensemble
de
l’Église
du
Nouveau
Testament.
Cela
est
non
seulement
évident
à
partir
des
deux
questions
de
Paul
aux
"croyants",
mais
aussi
du
fait
même
que
Dieu
ait
choisi
de
rapporter
cet
incident.
Si
ce
n’était
grâce
à
Actes
19,
les
autres
récits
pourraient
être
justifiés
comme
inhabituels,
des
événements
sporadiques.
Par
exemple,
Actes
2
rapporte
la
naissance
de
l’Église
parmi
les
juifs,
Actes
8
rapporte
l’extension
de
l’Évangile
aux
Samaritains,
et
Actes
10
rapporte
son
extension
aux
Gentils.
Toutefois,
de
telles
circonstances
spéciales
n’existaient
pas
dans
Actes
19
;
Actes
19
montre
que
le
baptême
du
Saint-‐Esprit
avec
les
langues
est
pour
tous
ceux
qui
croient
en
Jésus.
Hoekema
tente
de
justifier
Actes
2,
8
et
10
comme
décrits
ci-‐dessus
et
ensuite
admet
que
Actes
19
est
"probablement
le
passage
le
plus
déconcertant
dans
les
Actes
associé
à
la
glossolalie
[le
parler
en
langues]"81.
Néanmoins,
il
essaie
d’expliquer
pourquoi
les
Éphésiens
avaient
besoin
de
cette
expérience,
alors
que
nous
ne
sommes
pas
censés
l’avoir
:
"(1)
La
foi
que
ces
croyants
Éphésiens
avaient
quand
Paul
vint
pour
la
première
fois
vers
eux
n’était
pas
une
foi
chrétienne
entière,
mais
une
foi
qui
était
assez
incomplète.
(2)
Il
y
avait
des
circonstances
spéciales
qui
rendaient
le
don
de
la
glossolalie
envers
ces
disciples
Éphésiens
nécessaire"82.
Ces
"circonstances
spéciales",
soutient-‐il,
étaient
:
(1)
Ils
n’avaient
pas
entendu
parler
du
déversement
de
l’Esprit
à
la
Pentecôte
et
avaient
ainsi
besoin
des
langues
pour
les
convaincre
que
cela
s’était
en
fait
passé.
(2)
Ils
étaient
un
groupe
important
de
croyants
qui
allait
former
le
nucleus
de
l’église
d’Éphèse
;
cependant,
ils
n’avaient
pas
une
compréhension
adéquate
de
la
chrétienté.
Pour
la
grâce
de
l’église
d’Éphèse,
ce
nucleus
avait
besoin
des
langues
pour
compléter
leur
compréhension.
Il
devrait
être
noté
que
tout
ce
raisonnement
s’applique
avec
la
même
force
aujourd’hui.
Le
baptême
de
l’Esprit
est
toujours
nécessaire
pour
compléter
la
foi
chrétienne.
Les
langues
sont
toujours
nécessaires
comme
signe
du
déversement
de
l’Esprit.
Les
gens
ont
toujours
besoin
d’être
convaincus
que
l’Esprit
a
été
donné.
L’Esprit
est
toujours
nécessaire
pour
transformer
un
petit
groupe
de
croyants
en
un
nucleus
d’églises
locales.
Quelles
que
soient
les
raisons
que
Dieu
ait
choisies
pour
donner
le
baptême
de
l’Esprit
aux
Éphésiens,
ces
raisons
sont
toujours
valables
aujourd’hui
pour
les
individus
et
les
congrégations
locales.
En
fait,
nous
avons
aujourd’hui
un
plus
grand
besoin
que
les
gens
viennent
à
une
foi
chrétienne
complète
et
qu’ils
comprennent
que
l’Esprit
ait
en
vérité
été
déversé
sur
l’Église.
147
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
148
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
149
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
de
l’Esprit
qui
auraient
une
grande
signification
symbolique
pour
les
âges
futurs.
Luc
en
a
rapporté
suffisamment
pour
établir
un
précédent
pour
toutes
les
situations,
afin
qu’il
ne
soit
pas
nécessaire
de
rapporter
tous
les
autres
cas
ou
de
décrire
les
autres
conversions
en
détail.
Quand
bien
même,
il
y
a
toujours
des
preuves
que
tous
les
convertis
reçurent
l’Esprit.
Les
5
000
"crurent"
et
Lydia
"crut",
et
la
vraie
croyance
conduit
à
recevoir
l’Esprit.
L’eunuque
et
le
geôlier
reçurent
tous
deux
une
expérience
qui
provoqua
la
réjouissance,
qui
était
probablement
le
résultat
du
baptême
de
l’Esprit.
En
bref,
cinq
exemples
clefs
comportent
le
baptême
de
l’Esprit
comme
partie
de
la
conversion,
et
ces
cinq
cas
représentent
toutes
les
classes
de
personnes.
Un
certain
nombre
d’autres
expériences
de
conversion
ne
sont
pas
racontées
en
détail,
mais
les
récits
de
beaucoup
d’entre
elles
impliquent
le
baptême
de
l’Esprit,
alors
qu’aucun
ne
l’exclut
spécifiquement.
Nous
concluons
que
les
cinq
exemples
étaient
destinés
à
établir
le
modèle.
Les
cas
les
moins
particuliers
devraient
être
lus
à
la
lumière
des
cinq
exemples
qui
nous
sont
donnés.
En
aucune
circonstance
un
simple
silence
ou
un
manque
de
description
ne
surpasse
l’évidence
claire
des
cinq
cas
que
les
Actes
rapportent.
Comment
recevoir
l’Esprit
Saint
?
Puisque
le
baptême
du
Saint-‐Esprit
fait
partie
du
salut
et
nous
est
disponible
aujourd’hui,
l’Esprit
n’est
pas
difficile
à
recevoir.
Dieu
promet
Son
Esprit
à
tous
ceux
qui
demandent
(Luc
11:13),
croient
(Jean
7:38-‐39)
et
obéissent
à
Sa
Parole
(Actes
5:32).
Celui
qui
cherche
doit
avoir
la
foi
en
la
promesse
de
Dieu,
car
sans
la
foi
il
est
impossible
de
plaire
à
Dieu
(Hébreux
11:6).
Pierre
a
promis
l’Esprit
à
tous
ceux
qui
voudraient
se
repentir
et
seraient
baptisés
au
nom
de
Jésus
(Actes
2:38).
L’exemple
des
Samaritains
montre
qu’en
l’absence
d’une
foi
complète,
le
baptême
d’eau
ne
peut
apporter
automatiquement
l’Esprit.
De
plus,
l’exemple
de
Corneille
montre
que
l’Esprit
peut
venir
avant
le
baptême
d’eau.
Le
bénéficiaire
doit
se
soumettre
totalement
à
Dieu,
désirant
faire
tout
ce
que
Dieu
demande.
À
ce
moment
de
complète
soumission
et
de
libération
de
sa
foi,
Dieu
déverse
Son
Esprit.
Si
le
bénéficiaire
n’a
pas
été
baptisé
dans
l’eau
au
nom
de
Jésus,
il
lui
est
ordonné
de
le
faire
aussi
vite
que
possible.
La
repentance
est
nécessaire.
Pour
que
l’Esprit
Saint
demeure
dans
une
vie,
cette
personne
doit
se
détourner
du
péché
et
se
séparer
de
l’impureté
spirituelle
(II
Corinthiens
6:16
à
7:1).
Seul
Dieu
peut
la
rendre
juste,
mais
elle
doit
exprimer
150
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
le
désir
de
se
détourner
du
péché
et
recevoir
le
pardon,
demander
l’aide
de
Dieu
pour
se
détourner
du
péché
et
se
livrer
totalement
à
Dieu.
Si
quelqu’un
veut
se
repentir
et
avoir
la
foi,
Dieu
lui
donnera
Son
Esprit,
même
si
cette
personne
peut
avoir
quelques
idées
fausses
dans
certains
autres
domaines,
tel
que
le
baptême
d’eau.
Dans
de
tels
cas,
Dieu
accorde
Son
Esprit
pour
conduire
une
personne
sincère
vers
plus
de
vérité.
Dieu
ne
cherche
pas
de
raisons
pour
repousser
celui
qui
cherche,
mais
Il
donnera
Son
Esprit
à
quiconque
remplira
les
conditions
de
repentance
et
de
foi
telles
qu’établies
dans
Sa
Parole.
Si
quelqu’un
désire
le
baptême
du
Saint-‐Esprit,
il
devrait
venir
vers
Dieu
avec
foi,
en
croyant
Sa
Parole
et
en
s’attendant
à
recevoir
la
promesse.
Il
devrait
se
repentir
de
ses
péchés
en
les
confessant,
en
demandant
pardon,
en
promettant
de
faire
la
volonté
de
Dieu
(avec
Son
aide)
et
en
s’abandonnant
totalement
à
Lui.
Il
devrait
déterminer
dans
son
esprit
qu’il
désire
l’Esprit
de
Dieu
ce
jour
même,
sans
égard
pour
ce
que
Dieu
pourrait
lui
demander
dans
le
futur.
Après
s’être
repenti
et
avoir
réalisé
cet
engagement
total,
il
devrait
commencer
à
louer
Dieu
pour
Son
écoute
et
Sa
réponse
aux
prières.
Puis,
l’Esprit
viendra,
prendra
le
contrôle
total
et
inspirera
celui
qui
cherche
à
parler
dans
un
langage
qu’il
n’a
jamais
appris.
Souvent,
l’imposition
des
mains
après
la
repentance
aide
celui
qui
cherche
à
concentrer
sa
foi
à
un
moment
donné
et
à
recevoir
l’Esprit.
Cela
était
une
pratique
très
commune
dans
l’Église
primitive,
bien
que
ce
ne
fût
pas
une
condition
préalable
pour
recevoir
l’Esprit.
Il
n’est
pas
sage
d’insister
sur
l’attente
et
la
louange
avant
que
celui
qui
cherche
ne
se
soit
repenti,
car
peu
importe
combien
il
loue
Dieu,
il
ne
peut
pas
recevoir
l’Esprit
sans
la
repentance.
Recevoir
l’Esprit
est
seulement
aussi
difficile
que
le
rend
celui
qui
cherche.
Cela
prend
autant
de
temps
qu’il
lui
est
nécessaire
pour
se
repentir
et
s’abandonner
totalement
à
Dieu,
ce
qui
peut
prendre
seulement
un
moment.
Rester
pendant
de
longues
périodes
de
temps
ou
chercher
de
nombreuses
fois
n’est
pas
nécessaire.
Ceux
qui
ne
reçoivent
pas
l’Esprit
manquent
de
foi
pour
le
recevoir
ou
ne
se
sont
pas
pleinement
repentis
et
n’ont
pas
cédé
chaque
partie
de
leur
vie
à
Dieu.
Le
jour
de
la
Pentecôte,
les
120
ont
dû
attendre
sept
à
dix
jours
pour
le
premier
déversement,
mais
depuis
ce
temps-‐là,
l’Esprit
a
été
librement
disponible
pour
tous.
Si
on
enseignait
aux
gens
combien
il
est
important
de
recevoir
le
baptême
de
l’Esprit,
combien
il
est
réellement
simple
d’être
rempli
de
l’Esprit
et
comment
préparer
leurs
cœurs,
ils
recevraient
généralement
l’Esprit
facilement.
Si
la
nécessité
du
baptême
de
l’Esprit
était
enseignée,
beaucoup
de
gens
seraient
remplis.
D’un
autre
côté,
si
l’expérience
n’est
présentée
simplement
comme
une
bénédiction
optionnelle,
la
plupart
des
gens
ne
seront
pas
remplis.
Si
la
repentance
et
la
foi
sont
enseignées,
la
plupart
des
chercheurs
recevront
l’Esprit
au
baptême
d’eau
ou
quand
les
mains
leur
seront
imposées
après
la
repentance.
151
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
Les
jeunes
enfants,
les
anciens,
les
illettrés,
les
lettrés,
les
pauvres
et
les
riches
reçoivent
tous
l’Esprit.
Les
bouddhistes
et
d’autres
au
passé
non
chrétien
reçoivent
souvent
l’Esprit
à
leur
première
visite
dans
une
église
chrétienne.
Les
récits
de
Corneille
et
des
Éphésiens
montrent
tous
deux
qu’une
personne
peut
recevoir
l’Esprit
instantanément,
au
moment
où
elle
se
repent
et
croit.
L’œuvre
de
l’Esprit
Quand
une
personne
est
baptisée
dans
l’Esprit,
elle
reçoit
l’Esprit
de
Christ
dans
sa
vie
de
manière
permanente
(Romains
8:9
;
Éphésiens
3:16-‐17).
Elle
commence
à
faire
partie
de
la
famille
spirituelle
de
Dieu,
et
l’Esprit
de
Dieu
commence
à
la
guider.
La
Bible
décrit
cela
de
plusieurs
manières
:
(1)
Par
l’Esprit,
nous
sommes
nés
dans
le
royaume
de
Dieu
(Jean
3:5)
;
(2)
l’Esprit
nous
adopte
dans
la
famille
de
Dieu
(Romains
8:15-‐16
;
Galates
4:5-‐6)
;
(3)
l’Esprit
nous
baptise
dans
le
corps
de
Christ
(I
Corinthiens
12:13)
;
(4)
l’Esprit
nous
sanctifie
(I
Corinthiens
6:11
;
I
Pierre
1:2)
;
(5)
l’Esprit
est
le
sceau
de
notre
salut
(Éphésiens
1:13)
;
et
(6)
l’Esprit
est
les
arrhes
(la
promesse,
la
garantie,
le
premier
versement)
de
notre
héritage
(Éphésiens
1:14).
En
bref,
recevoir
l’Esprit
fait
partie
de
notre
salut.
Bien
sûr,
comme
l’a
expliqué
le
chapitre
4,
nous
ne
devrions
pas
séparer
nettement
le
baptême
de
l’Esprit
du
baptême
d’eau,
puisqu'ils
se
joignent
ensemble
pour
compléter
la
nouvelle
naissance
et
apporter
tous
les
bénéfices
du
salut.
En
plus
de
faire
partie
du
salut,
le
baptême
de
l’Esprit
apporte
la
puissance
(II
Timothée
1:7),
qui
comprend
:
(1)
le
pouvoir
de
témoigner
et
d’être
un
témoignage
vivant
que
Christ
sauve
du
péché
(Actes
1:8)
;
(2)
le
pouvoir
de
vaincre
le
péché,
de
vivre
dans
la
justice
et
de
faire
mourir
les
actions
du
corps
(Romains
8:4,
13)
;
et
(3)
la
puissance
de
la
résurrection
quand
Christ
viendra
pour
Son
Église
(Romains
8:11).
L’Esprit
apporte
le
repos
et
le
rafraîchissement
(Ésaïe
28:11-‐12
;
Actes
3:19),
et
donne
un
esprit
sain
(II
Timothée
1:7).
L’Esprit
devient
un
enseignant,
un
guide
dans
toute
la
vérité
et
un
révélateur
de
la
Parole
de
Dieu
(Jean
14:26
;
16:13).
Il
devient
aussi
notre
intercesseur
et
notre
chemin
d’accès
à
Dieu
(Romains
8:26-‐27
;
Éphésiens
2:18).
Finalement,
l’Esprit
œuvre
dans
nos
vies
pour
donner
les
neuf
aspects
du
fruit
de
l’Esprit
;
c’est-‐à-‐dire
:
l’amour,
la
joie,
la
paix,
la
patience,
la
bonté,
la
bénignité,
la
foi,
la
douceur
et
la
tempérance
(Galates
5:22-‐23
;
Romains
5:5
;
14:17).
Toutes
ces
œuvres
de
l’Esprit
renforcent
la
doctrine
selon
laquelle
la
réception
de
l’Esprit
est
essentielle
au
salut.
Sans
toutes
les
œuvres
de
l’Esprit
mentionnées
ci-‐dessus,
nous
ne
pouvons
pas
vivre
une
vie
chrétienne
victorieuse
avec
succès,
qui
soit
plaisante
à
Dieu.
Quiconque
essaie
d’être
sauvé
152
Chapitre
8
–
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
sans
recevoir
l’Esprit
de
Dieu
est
en
train
d’essayer
d’être
sauvé
par
ses
propres
efforts
et
est
condamné
à
l’échec.
Conclusion
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
est
l’expérience
de
base
et
normale
avec
Dieu
dans
le
Nouveau
Testament.
C’est
la
naissance
de
l’Esprit.
Dieu
a
promis
cette
expérience
à
tous
ceux
qui
voudraient
Le
croire
et
a
ordonné
à
tous
de
recevoir
l’Esprit.
Une
personne
peut
aujourd’hui
recevoir
l’Esprit
simplement
en
se
repentant
du
péché,
en
ayant
foi
en
Dieu
et
en
demandant
à
Dieu
Son
don.
Une
fois
qu’elle
reçoit
le
Saint-‐Esprit,
Il
lui
donnera
le
pouvoir
de
vaincre
le
péché
et
de
vivre
une
vie
sainte.
Si
une
personne
laisse
l’Esprit
la
remplir
continuellement
(la
contrôler
et
la
guider),
elle
portera
le
fruit
de
l’Esprit
et
vivra
vraiment
une
vie
à
l’instar
de
Christ.
73
Bloesch, II, 22.
74
Anthony Hoekema, What About Tongues Speaking ? (Grand Rapids : Eerdmans, 1966), p. 114.
75
Anthony Hoekema, Holy Spirit Baptism (Grand Rapids : Eerdmans, 1972), pp. 20-21.
76
The Pulpit Commentary, XVIII (Acts), 251.
77
Hoekema, Holy Spirit Baptism, pp. 36-37.
78
The Pulpit Commentary, XVIII (Acts), 279 ; Bloesch, II, 12.
79
Hoekema, Holy Spirit Baptism, p. 39.
80
Bloesch, II, 18.
81
Hoekema, What About Tongues Speaking ? P. 73.
82
Ibid., p.77.
153
9
LE PARLER EN LANGUES
"Et
ils
furent
tous
remplis
du
Saint-‐Esprit,
et
se
mirent
à
parler
en
d’autres
langues,
selon
que
l’Esprit
leur
donnait
de
s’exprimer"
(Actes
2:4).
La
définition
du
parler
en
Langues
Parler
en
langues,
c’est
"le
don
surnaturel
de
parler
dans
un
autre
langage
sans
l’avoir
appris"83.
Le
mot
grec
sous-‐jacent
à
cette
expression
est
glossa,
qui
signifie
"une
langue",
soit
comme
l’organe
du
corps,
soit
comme
un
langage.
D’où
glossolalie,
qui
est
le
terme
théologique
moderne
pour
le
parler
en
langues.
Certaines
traductions
modernes
rendent
l’expression
"parler
en
d’autres
langues"
par
"parler
en
langues
étrangères"
(Moffat),
"parler
en
langages
étrangers"
(Goodspeed)
et
"parler
en
langages
différents"
(Phillips).
Le
Nouveau
Testament
contient
quatre
passages
qui
décrivent
indiscutablement
le
parler
en
langues
:
Actes
2,
Actes
10:44-‐47,
Actes
19:6
et
I
Corinthiens
12-‐14.
Dans
chaque
cas,
ceux
qui
parlent
en
langues
le
font
par
la
puissance
de
l’Esprit
de
Dieu,
"selon
que
l’Esprit
leur
donnait
de
s’exprimer"
(Actes
2:4).
Le
parler
en
langues
n’est
pas
du
charabia
ou
simplement
une
expression
extatique
inintelligible
sans
signification
objective.
Ceux
qui
parlent
en
langues
parlent
dans
des
langages
authentiques,
même
si
les
orateurs
eux-‐mêmes
ne
comprennent
pas
ce
qu’ils
disent.
Nombre
de
fois
les
observateurs
reconnaissent
ces
langages
(Actes
2).
Les
langages
peuvent
être
de
nature
154
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
155
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
156
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
Une
deuxième
objection
à
Marc
16:17
est
que
deux
manuscrits
grecs
importants
de
la
Bible
ne
contiennent
pas
Marc
16:9-‐20.
Les
critiques
impliquent
ainsi
que
ce
passage
n’est
pas
la
Parole
inspirée
de
Dieu.
Toutefois,
nombre
d’érudits
conservateurs
croient
que
ce
passage
fait
partie
de
la
Parole
inspirée
de
Dieu
pour
les
raisons
citées
ci-‐dessous84.
(1)
L’argument
contre
ce
passage
est
basé
premièrement
sur
les
deux
plus
anciens
manuscrits
existants,
le
Codex
Sinaïticus
et
le
Codex
Vaticanus.
Toutefois,
tous
les
deux,
de
l’aveu
général,
contiennent
d’autres
additions
et
omissions
incorrectes.
Par
exemple,
tous
les
deux
contiennent
plusieurs
livres
apocryphes,
et
le
dernier
omet
le
Nouveau
Testament
après
Hébreux
9:14.
Il
contient
aussi
une
colonne
en
blanc
là
où
Marc
16:9-‐20
devrait
aller.
Leur
ancienneté
ne
signifie
pas
nécessairement
une
plus
grande
fiabilité.
Peut-‐être
que
ces
manuscrits
n’étaient
pas
tellement
utilisés
à
cause
de
leur
manque
de
fiabilité
reconnu,
alors
que
d’autres
manuscrits
corrects
furent
usés
à
cause
de
leur
grande
utilité
et
furent
détruit
lorsque
de
nouvelles
copies
furent
faites
à
partir
d’eux.
(2)
Un
large
nombre
d’autres
manuscrits
importants
contiennent
ce
passage,
y
compris
le
troisième
parmi
les
plus
anciens,
le
Codex
Alexandrinus.
(3)
Ce
passage
apparaît
dans
plusieurs
versions
antérieures,
y
compris
l’Ancien
Latin,
la
Peshitta
(en
syriaque),
la
copte
et
la
gothique.
(4)
Beaucoup
de
pères
de
l’Église
primitive
citèrent
ou
firent
allusion
à
ce
passage,
y
compris
Irénée,
Papias,
Justin,
Tertullien,
Hippolyte,
Ambroise,
Chrysostome,
Jérôme
et
Augustin.
(5)
Ce
passage
est
cohérent
avec
les
autres
récits
de
l’Évangile.
(6)
Les
doctrines
enseignées
dans
ce
passage
sont
affirmées
dans
d’autres
passages
des
Écritures.
(7)
Il
est
extrêmement
peu
probable
que
quelqu’un
ait
voulu
délibérément
manufacturer
ce
passage
avec
son
enseignement
sur
les
langues,
la
puissance
sur
les
démons,
la
protection
divine
et
la
guérison
divine.
Si
l’Église
ne
croyait
pas
en
ces
doctrines
(comme
les
critiques
des
langues
le
maintiennent),
pourquoi
quelqu’un
ajouterait-‐il
ce
passage
et
pourquoi
l’ancienne
Église
l’aurait-‐elle
accepté
?
(8)
Marc
16:8
dit
:
"Elles
sortirent
du
sépulcre
et
s’enfuirent.
La
peur
et
le
trouble
les
avaient
saisies
;
et
elles
ne
dirent
rien
à
personne,
à
cause
de
leur
effroi".
Cela
ne
ressemble
simplement
pas
à
une
fin
plausible
à
l’Évangile
de
Marc.
Nous
ne
croyons
pas
que
Dieu
laisserait
le
récit
à
ce
point
négatif
de
peur
et
de
désespoir
sans
mentionner
la
résurrection
et
la
commission
des
disciples.
(9)
Le
passage
fut
probablement
mis
en
question
à
cause
de
la
disparition
progressive
des
dons
spirituels
tandis
que
la
plupart
de
la
chrétienté
perdait
contact
avec
le
Saint-‐Esprit.
En
réalité,
certains
critiques
modernes
le
rejettent
premièrement
à
cause
de
son
contenu.
157
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
(10)
Si,
pour
quelque
raison
que
ce
soit,
quelques
copies
de
Marc
circulaient
dans
un
état
inachevé,
il
n’en
découle
pas
obligatoirement
que
d’autres
copies
ne
contenaient
pas
le
passage.
En
bref,
il
n’y
a
simplement
pas
assez
de
preuves
pour
rejeter
Marc
16:9-‐20
de
la
Bible.
Nous
devons
prendre
les
paroles
de
Jésus
dans
le
verset
17
pour
argent
comptant
;
le
parler
en
langues
est
un
signe
qui
suivra
les
croyants
chrétiens
partout.
Le
jour
de
la
Pentecôte
L’accomplissement
initial
des
prophéties
concernant
les
langues
a
eu
lieu
le
jour
de
la
Pentecôte.
À
cette
occasion,
120
disciples
juifs
de
Christ
furent
baptisés
de
l’Esprit
et
parlèrent
en
langues,
y
compris
les
apôtres,
les
frères
de
Jésus,
Marie
la
mère
de
Jésus
et
un
nombre
de
femmes
:
"Le
jour
de
la
Pentecôte,
ils
étaient
tous
ensemble
dans
le
même
lieu.
Tout
à
coup
il
vint
du
ciel
un
bruit
comme
celui
d’un
vent
impétueux,
et
il
remplit
toute
la
maison
où
ils
étaient
assis.
Des
langues,
semblables
à
des
langues
de
feu,
leur
apparurent,
séparées
les
unes
des
autres,
et
se
posèrent
sur
chacun
d’eux.
Et
ils
furent
tous
remplis
du
Saint-‐Esprit,
et
se
mirent
à
parler
en
d’autres
langues,
selon
que
l’Esprit
leur
donnait
de
s’exprimer"
(Actes
2:1-‐4).
Le
bruit
surnaturel
remplit
la
chambre,
signifiant
que
l’Esprit
était
venu
dans
cette
pièce
pour
se
manifester
d’une
manière
spéciale
et
pour
accomplir
une
œuvre
particulière.
Les
langues
qui
semblaient
de
feu
se
posèrent
sur
chaque
individu,
signifiant
que
l’Esprit
était
prêt
à
baptiser
et
remplir
chaque
personne.
"Ils
virent
ce
qui
semblaient
être
des
langues
de
feu
qui
se
séparèrent
et
se
posèrent
sur
chacun
d’eux"
(Actes
2:3,
NIV).
Après
cela,
ils
furent
tous
remplis
de
l’Esprit
et
commencèrent
à
parler
en
d’autres
langues
comme
l’Esprit
les
en
rendait
capable.
Actes
2:4
enseigne
que
le
miracle
eût
lieu
alors
que
l’Esprit
agissait
sur
ceux
qui
parlaient,
non
sur
ceux
qui
écoutaient.
Ils
commencèrent
à
parler
en
langues
seulement
après
que
l’Esprit
fut
entré
;
alors,
le
parler
en
langues
était
l’unique
signe
prouvant
que
chaque
personne
avait
été
baptisée
ou
remplie
de
l’Esprit.
Le
bruit
du
vent
et
les
langues
de
feu
n’apparaissent
plus
dans
les
Écritures.
Apparemment,
ils
accompagnèrent
la
fondation
de
l’Église
du
Nouveau
Testament
et
le
premier
déversement
de
l’Esprit,
tout
comme
les
éclairs,
le
tonnerre
et
le
feu
avaient
accompagné
la
donation
de
la
Loi
dans
l’Ancien
Testament
(Exode
19:16-‐19).
Une
fois
que
Dieu
avait
démontré
que
Son
Esprit
était
librement
disponible
à
tous,
il
n’y
avait
plus
de
nécessité
de
le
souligner
encore
de
cette
manière.
À
l’inverse
du
bruit
et
du
feu,
toutefois,
le
parler
en
langues
réapparaît
plusieurs
fois
dans
la
Bible.
Puisque
c’est
le
seul
signe
158
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
159
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
pas
fait
mention
soit
d’un
bruit
de
vent
soit
de
langues
de
feu
;
le
parler
en
langues
seul
était
la
preuve
concluante.
Les
Gentils
remplis
de
l’Esprit
"glorifièrent
Dieu"
aussi,
signifiant
qu’ils
louèrent
Dieu,
soit
dans
les
langues
ou
dans
leur
propre
langue.
Si
c’est
dans
leur
propre
langue,
cette
louange
était
une
conséquence
de
la
réception
de
l’Esprit
mais
certainement
pas
le
signe
miraculeux
qui
a
convaincu
les
juifs
sceptiques.
Pierre
rapporta
ces
événements
à
l’église
de
Jérusalem,
en
disant
:
"Lorsque
je
me
fus
mis
à
parler,
le
Saint-‐Esprit
descendit
sur
eux,
comme
sur
nous
au
commencement"
(Actes
11:15).
Le
parler
en
langues
est
le
seul
signe
qu’ont
en
commun
à
la
fois
Actes
2
et
Actes
10,
mais
à
lui
seul
il
était
suffisant
pour
convaincre
Pierre
que
les
Gentils
avaient
reçu
l’expérience
de
la
Pentecôte.
Les
Éphésiens
parlèrent
en
langues
Les
disciples
de
Jean-‐Baptiste
à
Éphèse
parlèrent
aussi
en
langues
quand
ils
reçurent
l’Esprit
:
"Lorsque
Paul
leur
eut
imposé
les
mains,
le
Saint-‐Esprit
vint
sur
eux,
et
ils
parlaient
en
langues
et
prophétisaient"
(Actes
19:6).
Ce
récit
démontre
que
le
baptême
de
l’Esprit
avec
les
langues
est
pour
tous
les
croyants.
Les
langues
dans
Actes
2
et
10
pourraient
peut-‐être
être
justifiées
comme
des
signes
uniques
pour
les
juifs
et
les
Gentils
respectivement,
mais
Actes
19
n’a
pas
d’autre
valeur
que
de
créer
un
précédent
pour
établir
cette
expérience
comme
la
norme
pour
l’Église
du
Nouveau
Testament.
Le
seul
but
que
les
langues
ont
accompli
dans
cette
situation,
c’était
d’être
un
signe
pour
ces
croyants
en
particulier,
qu’ils
avaient
reçu
la
même
expérience
déjà
donnée
aux
autres.
Cette
utilisation
des
langues
est
tout
aussi
valide
et
aussi
nécessaire
aujourd’hui.
Quelles
que
soient
les
raisons
que
Dieu
avait
pour
donner
aux
Éphésiens
le
signe
des
langues,
ces
raisons
existent
toujours
aujourd’hui.
Ces
Éphésiens
"prophétisèrent"
aussi
après
avoir
reçu
l’Esprit.
La
prophétie,
c’est
"la
déclaration
de
la
pensée
et
du
conseil
de
Dieu"
ou
"prononcer
la
volonté
de
Dieu"86.
Selon
la
Strong’s
Exhaustive
Concordance,
l’une
des
définitions
du
verbe
prophétiser
est
"parler
sous
inspiration".
Cela
peut
signifier
le
don
de
prophétie
par
lequel
Dieu
exprime
un
message
direct
par
le
moyen
de
lèvres
humaines
(I
Corinthiens
12:10),
ou
toute
prédication,
louange
et
témoignage
oints
(I
Corinthiens
11:4-‐5
;
Apocalypse
19:10).
Tout
comme
les
120
à
la
Pentecôte
parlèrent
des
œuvres
merveilleuses
de
Dieu
alors
qu’ils
parlaient
en
langues
(Actes
2:11),
de
même
ces
Éphésiens
apparemment
prophétisèrent
alors
qu’ils
parlaient
en
langues.
Il
est
possible
que
l’Esprit
ait
oint
ces
hommes
pour
prononcer
des
paroles
dans
leur
propre
langage
après
qu’ils
eurent
parlé
en
langues.
Dans
tous
les
cas,
la
prophétie
résulta
du
baptême
de
l’Esprit
mais
n’était
pas
un
signe
comme
les
langues,
à
cause
de
ces
faits
:
(1)
Les
langues
160
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
précédèrent
la
prophétie,
aussi
les
langues
étaient
le
signe
initial.
(2)
Aucun
autre
récit
de
baptême
de
l’Esprit
ne
mentionne
la
prophétie,
aussi
ce
n’est
pas
un
signe
uniforme.
(3)
Les
langues
sont
immédiatement
identifiables
comme
étant
un
signe
miraculeux
surnaturel,
alors
que
la
prophétie
ne
l’est
pas,
plus
particulièrement
en
ce
qui
concerne
un
observateur
non-‐croyant.
Les
Samaritains
parlèrent
en
langues
Dans
Actes
8,
le
récit
des
Samaritains
qui
reçurent
le
Saint-‐Esprit
ne
mentionne
pas
explicitement
le
parler
en
langues
;
il
ne
donne
aucune
description
des
signes
de
leur
baptême
de
l’Esprit.
En
dépit
du
manque
de
description
détaillée,
un
certain
signe
tangible
était
présent.
Le
baptême
de
l’Esprit
était
un
phénomène
observable
objectivement
que
les
croyants
et
les
non-‐croyants
reconnurent
immédiatement
comme
étant
surnaturel.
Il
est
logique
de
présumer
que
ce
signe
était
le
parler
en
langues.
(1)
En
dépit
des
miracles,
de
la
joie,
de
la
croyance
et
du
baptême
d’eau,
tout
le
monde
savait
que
les
Samaritains
n’avaient
pas
encore
reçu
l’Esprit.
Philippe,
Pierre
et
Jean,
tous
attendaient
un
signe
particulier
et
savaient
que
les
Samaritains
n’avaient
pas
l’Esprit
à
cause
de
l’absence
du
signe.
(2)
Tout
le
monde
savait
que
les
Samaritains
reçurent
l’Esprit
au
moment
où
Pierre
et
Jean
leur
imposèrent
les
mains.
Il
a
dû
y
avoir
un
signe
défini
pour
que
tout
le
monde
puisse
percevoir
cela
avec
une
telle
certitude.
En
outre,
ce
signe
était
plus
qu’un
sentiment
émotionnel,
une
confession
de
foi
ou
le
baptême
d’eau,
puisque
ceux-‐ci
s’étaient
déroulés
plus
tôt.
Ils
ne
recherchaient
pas
non
plus
une
manifestation
d’un
quelconque
miracle
ou
d’un
quelconque
don
spirituel,
parce
que
la
guérison
et
l’expulsion
des
esprits
s’étaient
déjà
déroulés.
(3)
Il
a
dû
y
avoir
un
signe
surnaturel
précis
pour
que
Simon
le
magicien
soit
assez
impressionné
pour
le
désirer.
Apparemment,
Simon
voulait
acheter
et
utiliser
ce
miracle
dans
sa
démonstration
magique
;
il
désirait
la
puissance
de
l’imposition
des
mains
sur
les
gens
et
la
manifestation
du
signe
miraculeux.
Encore
une
fois,
le
signe
était
bien
plus
qu’une
expression
de
joie,
une
confession
de
foi
ou
une
louange
à
Dieu,
lesquels
pouvaient
tous
être
contrefaits
avec
facilité,
et
aucun
d’eux
n’aurait
impressionné
un
magicien
ou
son
auditoire
sceptique.
De
plus,
ce
signe
a
impressionné
Simon
plus
que
tous
les
autres
miracles.
The
Pulpit
Commentary
reconnaît
l’existence
d’un
signe
:
"Il
y
a
des
signes
de
la
transmission
de
l’Esprit
par
les
apôtres
que
nous
ne
semblons
pas
comprendre
pleinement,
parce
qu’elle
diffère
de
toute
transmission
avec
lesquelles
nous
avons
une
expérience"87.
Il
poursuit,
en
ce
qui
concerne
Actes
8
:
"Ces
points
supposent
que
les
indications
de
la
venue
de
l’Esprit
sur
les
disciples
161
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
étaient
telles
que
nous
les
trouvons
à
la
Pentecôte.
Il
y
avait
un
certain
don
des
langues,
ou
de
prédication
ou
de
prière
:
quelque
signe
extérieur
dont
tous
pouvaient
se
rendre
compte"88.
Bien
sûr,
dans
le
récit
de
la
Pentecôte,
seules
les
langues
servaient
de
signe
extérieur
du
baptême
de
l’Esprit
lui-‐même.
Ni
la
prédication
ni
la
prière
ne
sont
une
possibilité,
puisque
qu’aucun
des
deux
n’est
un
signe
miraculeux
unique
et
puisque
les
Samaritains
les
avaient
déjà
observé.
Quand
nous
comparons
l’expérience
des
Samaritains
avec
les
autres
récits,
il
est
évident
que
le
signe
miraculeux
accompagnateur
était
le
parler
en
langues.
En
effet,
Hoekema,
qui
ne
croit
même
pas
que
le
parler
en
langues
soit
disponible
pour
l’Église
aujourd’hui,
arrive
à
la
même
conclusion.
Il
déclare
:
"Bien
qu’il
ne
nous
ait
pas
dit
en
plusieurs
mots
que
les
Samaritains
parlèrent
en
langues
[...]
il
a
dû
y
avoir
quelque
preuve
publique
de
leur
réception
de
l’Esprit.
Nous
pouvons
par
conséquent
être
d’accord
avec
nos
amis
pentecôtistes
sur
le
fait
que
les
Samaritains
parlèrent
probablement
en
langues"89.
Paul
parlait
en
langues
Actes
9
indique
que
Paul
reçut
l’Esprit,
mais
il
ne
donne
aucune
description
de
cet
événement.
Il
en
résulte
que
le
passage
ne
mentionne
pas
le
parler
en
langues.
Paul,
toutefois,
parlait
en
langues
fréquemment,
car
il
a
dit
plus
tard
:
"Je
rends
grâces
à
Dieu
de
ce
que
je
parle
en
langues
plus
que
vous
tous"
(I
Corinthiens
14:18).
Puisqu’il
enseignait
que
le
parler
en
langues
venait
par
l’Esprit
(I
Corinthiens
12:8-‐10),
il
est
cohérent
de
présumer
qu’il
a
parlé
en
langues
la
première
fois
qu’il
a
reçu
l’Esprit,
tout
comme
tous
les
autres
l’ont
fait.
Comme
le
récit
des
Éphésiens,
le
témoignage
de
Paul
démontre
que
les
langues
n’étaient
pas
un
événement
unique
qui
ne
pouvait
être
répété
dans
l’Église
primitive.
Paul,
un
juif,
parla
en
langues
bien
après
que
les
juifs
de
la
Pentecôte,
et
il
continua
à
le
faire
dans
sa
dévotion
et
dans
son
ministère.
Comparaison
des
rapports
dans
les
Actes
Nous
avons
enquêté
sur
les
cinq
cas
enregistrés
dans
les
Écritures
où
les
gens
reçurent
le
Saint-‐Esprit.
Dans
trois
cas
(la
Pentecôte,
Corneille,
à
Éphèse),
ceux
qui
reçurent
l’Esprit
parlèrent
immédiatement
en
langues.
Un
quatrième
cas
(la
Samarie)
ne
décrit
pas
explicitement
une
quelconque
manifestation
particulière
extérieure,
mais
il
requiert
clairement
la
présence
d’un
signe
miraculeux
extérieur
immédiatement
identifiable,
et
la
plupart
des
commentateurs
s’accordent
à
dire
que
c’était
le
parler
en
langues.
Dans
le
cinquième
cas
(Paul),
la
Bible
ne
donne
pas
de
description
du
baptême
de
162
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
l’Esprit,
mais
révèle
plus
tard
que
le
bénéficiaire
parlait
en
langues
tout
au
long
de
sa
vie
chrétienne.
Qu’en
est-‐il
des
autres
signes
possibles
du
baptême
de
l’Esprit
?
Actes
2
rapporte
un
bruit
de
vent
et
des
langues
de
feu,
mais
cela
précédait
le
premier
déversement
de
l’Esprit,
et
ils
ne
sont
pas
mentionnés
dans
tout
autre
récit.
Actes
8
démontre
que
les
miracles
et
les
dons
spirituels
n’étaient
pas
considérés
comme
des
signes.
Actes
19
mentionne
la
prophétie,
mais
seulement
après
avoir
mentionné
le
parler
en
langues.
Actes
10
mentionne
la
glorification
(la
louange)
de
Dieu,
qui
n’est
pas
un
signe
miraculeux
;
plus
important,
il
identifie
clairement
le
parler
en
langues
comme
le
seul
signe
suffisant
pour
prouver
que
l’Esprit
a
été
donné.
Le
tableau
suivant
résume
cette
comparaison
:
Le
baptême
de
l’Esprit
et
les
langues
Pentecôte
Samarie
Paul
Corneille
Éphèse
• Bruit
de
vent
• Signe
public
• Aucune
• Parler
en
• Parler
en
(qui
remplit
miraculeux
description
langues
langues
la
chambre)
(non
désigné,
mais
de
toute
évidence
les
langues)
Le
parler
en
langues
est
la
seule
manifestation
extérieure
à
apparaître
dans
plus
d’un
récit
et
la
seule
à
se
dérouler
au
moment
précis
du
baptême
de
l’Esprit
de
l’individu.
Le
livre
des
Actes
enseigne
qu’une
personne
parlera
en
langues
quand
elle
recevra
le
Saint-‐Esprit.
Par
conséquent,
le
parler
en
langues
est
le
signe
initial
(la
preuve)
que
quelqu’un
a
reçu
le
don
(baptême)
de
l’Esprit
Saint.
163
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
164
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
accompagner
Ses
alliances
avec
l’homme
et
les
bénédictions
promises
sous
ces
alliances,
comme
l’arc-‐en-‐ciel
de
Noé
et
la
circoncision
d’Abraham.
Les
humains
n’ont
pas
inventé
les
langues
dans
une
recherche
désespérée
et
sans
foi
d’un
signe
tangible
du
salut.
Dieu
Lui-‐même
a
ordonné
les
langues
pour
l’Église,
et
nous
acceptons
Son
plan
par
la
foi.
Les
langues
ne
peuvent
se
substituer
à
la
foi
dans
la
marche
chrétienne
avec
Dieu,
mais
Dieu
donne
les
langues
comme
la
confirmation
de
la
foi
(Marc
16:17).
Ayant
dit
cela,
nous
pouvons
identifier
plusieurs
raisons
pour
lesquelles
Dieu
a
choisi
les
langues
comme
signe
initial
du
baptême
de
l’Esprit.
(1)
La
langue
semble
être
le
membre
du
corps
le
plus
difficile
à
contrôler.
C’est
un
petit
membre,
mais
il
peut
diriger,
contrôler
et
pervertir
le
corps
tout
entier
(Jacques
3:2-‐6).
"Mais
la
langue,
aucun
homme
ne
peut
la
dompter
;
c’est
un
mal
qu’on
ne
peut
réprimer
;
elle
est
pleine
d’un
venin
mortel"
(Jacques
3:8).
Si
un
homme
ne
peut
contrôler
sa
propre
langue
sa
religion
est
vaine,
mais
s’il
peut
contrôler
sa
langue
il
peut
contrôler
tout
son
corps
(Jacques
1:26
;
3:2).
Avant
que
quelqu’un
reçoive
le
Saint-‐Esprit,
il
doit
abandonner
tout
son
être
à
Dieu,
et
le
dernier
membre
qu’il
abandonne,
c’est
la
langue.
Quand
cela
arrive,
Dieu
entre
et
prend
un
entier
contrôle,
démontrant
Sa
Souveraineté
en
utilisant
le
membre
le
plus
indomptable
pour
Sa
gloire.
Puisque
le
cerveau
contrôle
la
parole,
cela
signifie
réellement
que
Dieu
a
pris
le
contrôle
de
notre
centre
de
conscience,
de
raisonnement
et
de
volonté
:
en
bref,
la
personne
entière.
(2)
Le
parler
en
langues
symbolise
l’unité
de
l’Église.
Après
le
Déluge,
les
êtres
humains
persistèrent
dans
la
désobéissance
à
Dieu
et
essayèrent
de
faire
concurrence
à
Dieu
en
construisant
la
Tour
de
Babel.
Pour
arrêter
leurs
mauvaises
intentions
et
pour
les
disperser,
Dieu
leur
donna
plusieurs
langages
au
lieu
d’une
seule
(Genèse
11:1-‐9).
À
partir
de
la
Pentecôte,
Dieu
a
renversé
le
processus,
prenant
des
gens
de
plusieurs
nations
et
les
unissant
dans
une
famille
spirituelle
par
le
signe
des
langues.
L’Église
contient
des
gens
de
toutes
tribus,
nations
et
langues,
mais
tous
sont
un
sous
le
langage
de
l’Esprit.
Le
parler
en
langues
devient
le
nouveau
langage
associé
à
la
citoyenneté
dans
le
royaume
de
Dieu.
(3)
Le
parler
en
langues
est
universel
dans
son
application
et
un
signe
valide
sous
n’importe
quelles
circonstances.
Sans
égard
pour
la
nationalité,
le
langage
ou
le
pays
des
gens,
ils
peuvent
reconnaître
le
parler
en
langues
quand
il
survient
parmi
eux.
(4)
Le
parler
en
langues
procure
la
certitude
de
l’expérience
de
quelqu’un
avec
Dieu,
puisqu'il
indique
le
baptême
de
l’Esprit
à
un
certain
moment
du
temps.
Si
quelqu’un
a
été
baptisé
au
nom
de
Jésus,
a
reçu
le
Saint-‐Esprit
avec
l’évidence
initiale
du
parler
en
langues
et
continue
à
obéir
à
la
Parole
de
Dieu,
il
peut
savoir
qu’il
est
sauvé.
Nombre
d’églises
nient
ce
rôle
patent,
et
il
en
résulte
que
ces
membres
luttent
avec
leur
incertitude
du
salut.
Un
écrivain
protestant
a
affirmé
:
165
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
"Probablement
que
la
majorité
des
chrétiens
ont
un
problème
avec
l’assurance
du
salut
à
un
certain
moment
pendant
leur
expérience
chrétienne.
Dans
certains
cas
la
difficulté
traîne
pendant
des
années...
Nombreux
sont
ceux
qui
voyagent
continuellement
vers
l’autel
à
la
recherche
de
l’assurance
:
et
de
manière
répétitive
le
quittent
sans
l’avoir
trouvée"90.
Cet
écrivain
a
également
dit
:
"Un
chrétien
peut
savoir
intellectuellement,
‘Je
suis
sauvé’
et
cependant
être
submergé
par
le
sentiment,
‘je
ne
suis
pas
sauvé’"91.
Sa
solution
est
celle-‐ci
:
Si
quelqu’un
croit
que
Jésus
est
le
Fils
de
Dieu
et
Lui
a
demandé
d’entrer
dans
sa
vie
comme
Seigneur
et
Sauveur,
alors
il
devrait
ignorer
tout
sentiment
et
proclamer
le
salut.
Nous
reconnaissons
que
le
salut
ne
repose
pas
sur
des
sentiments
humains,
mais
nous
devrions
certainement
faire
attention
à
la
conviction
venant
de
Dieu,
en
particulier
si
notre
expérience
ne
se
conforme
pas
au
modèle
biblique.
Les
commentaires
d’un
autre
auteur
protestant
démontrent
pourquoi
plusieurs
membres
d’église
ont
toujours
des
doutes
en
dépit
de
la
formule
simpliste
ci-‐dessus
:
"Il
est
possible
de
faire
une
profession
de
foi
en
Christ
publique
et
d’être
baptisé
et
ne
toujours
pas
faire
l’expérience
du
salut.
Cela
a
pu
seulement
être
une
croyance
historique
sans
aucun
engagement
personnel.
Vos
doutes
peuvent
vouloir
dire
que
vous
avez
vraiment
besoin
de
vous
convertir"92.
Par
exemple,
si
un
membre
important
de
l’église
qui
enseigne
la
sécurité
éternelle
inconditionnelle
commence
à
vivre
dans
le
péché
ouvertement,
l’église
dira
qu’il
n’a
jamais
eu
une
conversion
authentique
au
commencement.
Cela
conduit
beaucoup
à
se
demander
comment
être
sûr
de
l’authenticité
de
leur
conversion.
L’écrivain
cité
ci-‐dessus
a
souvent
sondé
des
étudiants
de
séminaire
pour
se
rendre
compte
du
nombre
de
personnes
qui,
une
fois
la
confession
de
foi
faite
en
public,
plus
tard
deviennent
convaincus
qu’ils
n’étaient
pas
sauvés,
et
ont
une
deuxième
expérience
qu’ils
vivent
comme
une
conversion
authentique.
Il
a
découvert
que,
d’habitude,
20%
tombent
dans
cette
catégorie.
Sa
conclusion
:
"Cela
est
probablement
représentatif
de
la
plupart
de
nos
églises.
Certains
de
nos
fidèles
luttent
avec
les
doutes
et
concluent
qu’ils
ne
se
sont
pas
vraiment
convertis.
C’est
peut-‐être
vrai
de
vous"93.
Sa
solution
:
Détournez-‐vous
du
péché,
demandez
Christ
dans
votre
cœur
comme
Sauveur
et
Seigneur,
et
croyez
en
Lui.
Ces
instructions
sont
bien,
mais
quelque
part
elles
doivent
être
appliquées
spirituellement,
et
pas
simplement
intellectuellement.
Le
Seigneur
procure
une
preuve
objective
d’un
plein
engagement
envers
Lui
;
quand
quelqu’un
se
repent
du
péché
et
croit
en
Jésus
selon
les
Écritures,
il
recevra
l’Esprit
Saint
et
parlera
en
langues.
166
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
Ce
n’est
pas
un
signe
de
la
présence
résidante
de
l’Esprit
Le
parler
en
langues
est
le
signe
initial
de
la
réception
de
l’Esprit,
mais
par
lui-‐même
il
ne
prouve
pas
la
présence
résidante
de
l’Esprit.
Il
existe
bien
d’autres
preuves
plus
importantes
de
la
présence
résidante
de
l’Esprit,
tel
que
le
fruit
de
l’Esprit
(Galates
5:22-‐23).
En
particulier,
l’amour
est
le
test
ultime
du
véritable
disciple
(Jean
13:34-‐35).
Le
véritable
enfant
de
Dieu
aimera
Dieu,
obéira
à
Ses
commandements,
marchera
selon
l’Esprit
et
sera
conduit
par
l’Esprit
(I
Jean
2:3-‐5
;
Romains
8:4,
14).
Dans
l’absence
de
ces
caractéristiques,
le
parler
en
langues
ne
garantit
pas
que
l’Esprit
habite
en
quelqu’un
et
contrôle
sa
vie.
Après
que
quelqu’un
a
reçu
le
Saint-‐Esprit,
une
capacité
continuelle
à
parler
en
langues
indique
seulement
qu’il
a
la
foi
pour
ce
don
particulier
et
peut
s’abandonner
à
Dieu
pour
ce
but
particulier.
Il
pourrait
toujours
croire
à
une
fausse
doctrine,
continuer
une
vie
de
péché
ou
refuser
la
direction
de
Dieu
dans
d’autres
parties
de
sa
vie.
Nous
devons
toujours
adhérer
à
la
doctrine
biblique,
obéir
aux
instructions
bibliques
et
nous
soumettre
à
l’Esprit
de
Dieu
afin
d’être
sauvés.
Quelqu’un
peut
avoir
la
capacité
de
parler
en
langues
et
ne
pas
être
prêt
à
rencontrer
Dieu,
parce
que
Dieu
honorera
toujours
la
foi
dans
une
certaine
portion
de
Sa
Parole
en
dépit
du
manque
de
soumission
dans
d’autres
parties.
Cela
explique
pourquoi
Dieu
répond
aux
prières
des
pécheurs,
remplit
les
gens
du
Saint-‐Esprit
avant
le
baptême
au
nom
de
Jésus
et
réalise
des
miracles
quand
des
hypocrites
prêchent.
Beaucoup
de
gens
font
l’expérience
de
miracles
et
prêchent
au
nom
de
Jésus
mais
ne
seront
pas
sauvés
parce
qu’ils
ne
suivent
pas
la
Parole
et
la
volonté
de
Dieu
(Matthieu
7:21-‐27).
Romains
11:29
dit
:
"Car
Dieu
ne
se
repent
pas
de
ses
dons
et
de
son
appel".
Bien
que
ce
verset
apparaisse
dans
un
autre
contexte,
peut-‐être
qu’il
enseigne
un
principe
ayant
une
application
générale
:
une
fois
que
Dieu
accorde
un
don
spirituel,
Il
ne
le
révoque
jamais
entièrement.
Même
si
le
bénéficiaire
se
détourne
de
Dieu
ou
abuse
du
don,
Dieu
semble
en
laisser
une
portion
pour
encourager
le
rétrograde
à
se
repentir.
Il
est
aussi
possible
que
la
pensée
ou
l’esprit
humain
puisse
"apprendre"
à
parler
en
langues.
Quand
Dieu
rend
quelqu’un
capable
de
parler
en
langues,
Il
place
apparemment
les
mots
dans
son
cerveau.
Dieu
dirige
le
discours
mais
le
fait
en
utilisant
le
mécanisme
physique
de
la
personne,
y
compris
les
cellules
du
cerveau,
les
nerfs,
les
cordes
vocales,
la
bouche
et
la
langue.
Il
est
possible,
alors,
que
le
cerveau
puisse
emmagasiner
ces
mots
tout
comme
il
emmagasine
d’autres
informations.
La
prochaine
fois
lorsque
Dieu
agit
dans
l’individu,
Il
peut
donner
de
nouveaux
mots
ou
activer
les
mots
existants
dans
la
mémoire.
Cela
pourrait
expliquer
pourquoi
certaines
personnes
répètent
les
mêmes
expressions
quand
l’Esprit
les
pousse.
167
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
168
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
169
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
I
Corinthiens
13
Aucun
des
dons
spirituels
n’a
de
valeur
sans
l’amour.
Le
parler
en
langues
(soit
humain
soit
angélique
dans
son
origine)
est
inutile
sans
l’amour.
La
prophétie,
les
langues
et
la
connaissance
disparaîtront
tous
quand
la
perfection
viendra
au
monde,
mais
l’amour
restera
à
jamais.
Il
y
a
trois
grandes
choses
au
monde
–
la
foi,
l’espérance
et
l’amour
–
et
la
plus
grande
de
celles-‐ci
c’est
l’amour.
I
Corinthiens
14
Verset
1
:
Nous
devrions
rechercher
l’amour
mais
aussi
désirer
les
dons
spirituels,
particulièrement
la
prophétie.
Versets
2-‐4
:
Le
parler
en
langues
édifie
(construit,
bénéficie
à)
l’orateur,
mais
la
prophétie
(la
déclaration
inspirée
dans
une
langue
connue
par
tous)
édifie
les
autres.
Verset
5
:
Paul
voulait
que
tout
le
monde
parle
en
langues,
mais
il
voulait
encore
plus
qu’ils
prophétisent.
Dans
l’église
(réunion
publique
de
croyants),
la
prophétie
est
plus
grande
que
les
langues,
à
moins
que
les
langues
ne
soient
interprétées.
Versets
6-‐11
:
Sans
une
interprétation,
un
message
public
en
langues
ne
profite
à
l’église
dans
son
ensemble.
Versets
12-‐14
:
Nous
devrions
rechercher
l’exercice
des
dons
spirituels
pour
le
bénéfice
de
toute
l’église.
En
particulier
si
quelqu’un
donne
un
message
public
en
langues,
nous
devons
prier
pour
son
interprétation.
Versets
15-‐19
:
Personnellement,
Paul
priait
et
chantait
à
la
fois
dans
l’Esprit
(i.e.,
en
langues)
et
dans
un
langage
compréhensible.
Une
prière
publique
représentative
devrait
être
dans
le
langage
des
auditeurs.
Paul
parlait
personnellement
en
langues
plus
que
tous
les
Corinthiens,
mais
dans
l’église
(les
réunions
publiques),
il
parlait
dans
un
langage
connu
afin
d’enseigner
aux
autres.
Verset
20
:
Nous
devrions
être
mûrs
dans
la
compréhension
de
l’utilisation
adéquate
des
dons
des
langues.
Versets
21-‐22
:
Les
langues
sont
un
signe
pour
les
non-‐croyants,
alors
que
la
prophétie
aide
les
croyants.
En
d’autres
termes,
les
langues
attireront
l’attention
et
inspireront
la
croyance,
mais
après
cela,
le
véritable
enseignement
doit
être
fait
dans
un
langage
connu.
Versets
23-‐25
:
Si
tout
le
monde
parle
continuellement
en
langues
dans
l’église,
les
observateurs
penseront
qu’ils
sont
fous.
Toutefois,
si
tout
le
monde
prophétise
dans
un
langage
connu,
les
auditeurs
peuvent
être
conduits
vers
170
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
Dieu.
Même
si
les
langues
attirent
au
début
l’attention
des
incroyants,
elles
ne
leur
seront
pas
bénéfiques
si
tout
le
service
est
dévoué
au
parler
en
langues.
Versets
26-‐31
:
Conclusion
pour
les
réunions
publiques.
Une
réunion
d’église
normale
peut
et
devrait
inclure
des
psaumes
(des
chants),
de
la
doctrine,
des
langues,
des
révélations
(des
vérités
spirituelles
dans
une
langue
connue)
et
l'interprétation
des
langues
;
mais
tout
cela
doit
être
fait
pour
le
bénéfice
de
tous.
Suivent
ici
quelques
lignes
de
conduite
pour
l’application
de
ces
principes
:
(1)
Qu’il
y
ait
deux
ou
au
plus
trois
messages
publics
en
langues.
(2)
Prenez
votre
tour
en
les
délivrant,
au
lieu
de
parler
tous
en
même
temps.
(3)
Laissez
quelqu’un
interpréter
chaque
message.
(4)
S’il
n’y
a
pas
d’interprétation,
celui
qui
parle
en
langues
devrait
s’arrêter
de
donner
des
messages
publics,
mais
il
peut
parler
en
langues
tranquillement
pour
son
propre
bénéfice
personnel.
(5)
Qu’il
y
ait
deux
ou
au
plus
trois
messages
de
prophétie.
(6)
Les
auditeurs
devraient
juger
pour
eux-‐mêmes
si
le
message
est
de
Dieu.
(7)
Prenez
votre
tour
dans
la
prophétie
;
il
est
permis
à
tout
le
monde
de
prophétiser.
Versets
32-‐33
:
Le
don
de
prophétie
est
soumis
à
ceux
qui
l’exercent.
Dieu
désire
que
tous
les
dons
soient
exercés
d’une
manière
ordonnée
dans
l’église.
Versets
34-‐35
:
Les
femmes
ne
devraient
pas
interrompre
le
service
de
l’église
en
posant
des
questions
à
haute
voix,
mais
elles
devraient
les
poser
à
leurs
maris
à
la
maison
(bien
sûr,
les
femmes
peuvent
prophétiser
dans
l’église,
I
Corinthiens
11:5-‐6
et
14:31).
Versets
36-‐38
:
Que
tous
reconnaissent
ces
lignes
de
conduite
comme
étant
de
Dieu.
Verset
39
:
Tout
le
monde
devrait
désirer
prophétiser
et
personne
ne
devrait
interdire
de
parler
en
langues.
Verset
40
:
Nous
devrions
tout
faire
décemment
et
dans
l’ordre.
Conclusions
sur
I
Corinthiens
12-‐14
(1)
Le
parler
en
langues
est
une
composante
normale
de
l’Église
du
Nouveau
Testament.
Paul
parlait
en
langues,
encourageait
les
autres
croyants
à
faire
de
même,
donnait
des
instructions
pour
l’utilisation
adéquate
des
langues
et
commandait
à
l’Église
de
ne
pas
interdire
les
langues.
(2)
Le
parler
en
langues
est
le
même
phénomène
dans
I
Corinthiens
que
dans
les
Actes.
Le
mot
grec
est
le
même
dans
les
deux
livres.
Paul
parlait
de
langages
littéraux
comme
dans
Actes
2,
non
de
charabia
extatique
inintelligible
(I
Corinthiens
13:1).
(3)
Dans
les
Actes,
le
parler
en
langues
est
le
signe
initial
du
baptême
de
l’Esprit,
mais
dans
I
Corinthiens,
nous
découvrons
que
les
langues
ont
deux
171
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
propos
supplémentaires.
Plus
particulièrement,
le
parler
en
langues
a
une
valeur
continuelle
pour
l’édification
de
l’individu
dans
la
dévotion
personnelle
et
pour
l’édification
de
l’église
dans
son
ensemble,
quand
elles
sont
interprétées.
(4)
Un
message
public
en
langues
a
peu
de
bénéfice
quand
il
n’est
pas
interprété.
(5)
Les
langues
sont
très
bénéfiques
dans
la
dévotion
personnelle.
Comment
le
parler
en
langues
se
produit-‐il
?
Le
parler
en
langues
biblique
authentique
vient
seulement
selon
l’expression
que
donne
l’Esprit
de
Dieu
(Actes
2:4).
Si
quelqu’un
désire
le
parler
en
langues,
il
doit
premièrement
recevoir
l’Esprit.
Il
ne
devrait
pas
commencer
par
rechercher
les
langues,
car
les
langues
elles-‐mêmes
ne
sont
pas
très
importantes.
Le
parler
en
langues
se
produira
automatiquement
quand
il
recevra
l’Esprit,
même
s’il
sait
peu
de
choses,
voire
rien,
sur
l’évidence
des
langues.
Bien
sûr,
si
quelqu’un
n’est
pas
familier
avec
le
phénomène
du
parler
en
langues,
il
peut
inconsciemment
en
retenir
l’expression.
Dans
un
tel
cas,
celui
qui
cherche
devrait
être
encouragé
à
se
détendre
et
à
s’abandonner
totalement
à
l’Esprit
de
Dieu,
mais
en
aucun
cas
il
n’a
besoin
d’être
"enseigné"
à
parler
en
langues.
Lui
demander
de
former
des
mots
insensés
ou
de
répéter
des
syllabes
inconnues
n’est
pas
biblique
et
mauvais.
Cette
pratique
cherche
à
donner
les
langues
sans
l’Esprit,
et
toutes
les
"langues"
qui
ne
sont
pas
inspirées
par
l’Esprit
sont
un
vain
babillage.
Quelqu’un
n’ayant
pas
reçu
l’Esprit
ne
devrait
pas
trop
s’inquiéter
pour
les
langues,
mais
il
devrait
se
concentrer
sur
la
repentance
et
croire
en
Dieu
pour
le
don
de
l’Esprit.
Quelqu’un
qui
a
reçu
l’Esprit
peut
et
devrait
chercher
le
don
des
langues
comme
une
part
régulière
de
sa
vie,
mais
il
devrait
aussi
reconnaître
que
tout
le
monde
n’exercera
pas
le
don
public
(I
Corinthiens
12:28-‐30).
Il
est
beaucoup
plus
important
de
porter
le
fruit
de
l’Esprit
et
de
vivre
une
vie
remplie
de
l’Esprit
qu’il
ne
l’est
de
cultiver
le
parler
en
langues.
Bien
sûr,
le
chrétien
mûr
peut
avoir
à
la
fois
le
fruit
et
les
dons
de
l’Esprit.
Les
objections
Beaucoup
de
gens
aujourd’hui
soulèvent
des
objections
au
parler
en
langues.
172
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
Voici
une
analyse
de
celles
qui
sont
les
plus
importantes
paraphrasée
du
livre
du
Professeur
protestant
Anthony
Hoekema,
What
about
Tongues
Speakingpp
?94
(1)
"La
Bible
n’enseigne
pas
que
chaque
croyant
doit
rechercher
un
baptême
de
l’Esprit
post
conversion".
Cette
objection
s’applique
à
nombre
de
groupes
"pentecôtistes",
mais
pas
à
la
doctrine
présentée
dans
ce
livre.
Le
baptême
de
l’Esprit
est
une
partie
de
la
conversion,
mais
les
langues
l’accompagnent
toujours.
(2)
"Le
Pentecôtisme
implique
une
subordination
non
biblique
de
Christ
au
Saint-‐Esprit".
Une
fois
encore,
cela
ne
s’applique
pas.
Nous
croyons
que
l’Esprit
Saint
est
l’Esprit
de
Christ,
et
nous
recevons
Christ
quand
nous
recevons
l’Esprit.
La
doctrine
du
baptême
de
l’Esprit
magnifie
ainsi
Christ
au-‐dessus
de
tout.
(3)
"Le
Pentecôtisme
tend
à
créer
deux
niveaux
de
chrétiens
:
ceux
qui
ont
reçu
le
baptême
de
l’Esprit
et
ceux
qui
ne
l’ont
pas
reçu".
Cela
ne
s’applique
pas
à
nous
non
plus.
Puisque
le
baptême
de
l’Esprit
est
une
partie
de
la
conversion,
il
distingue
simplement
les
véritables
chrétiens
apostoliques
de
tous
les
autres.
(4)
"Le
Pentecôtisme
implique
que
l’Église
n’a
pas
eu
la
plénitude
de
la
vérité
depuis
la
fin
du
premier
siècle
jusqu’au
commencement
du
vingtième".
Le
chapitre
11
montrera
que
le
parler
en
langues
a
existé
tout
au
long
de
l’histoire
de
l’Église.
De
toute
manière,
l’histoire
et
la
tradition
ne
peuvent
se
tenir
contre
les
Écritures.
Le
péché,
la
rébellion,
les
erreurs
et
l’ignorance
de
l’homme
peuvent
de
manière
drastique
affecter
l’histoire
du
peuple
de
Dieu,
mais
cela
ne
veut
pas
dire
que
c’est
la
volonté
de
Dieu.
La
rétrogradation
d’Israël
et
la
captivité
qui
s’en
est
suivie
ne
signifient
pas
que
Dieu
désirait
cela
depuis
le
début.
En
réalité,
tout
le
protestantisme
repose
sur
la
croyance
que,
pendant
des
siècles,
l’Église
visible
avait
rejeté
beaucoup
de
vérités
essentielles
de
l’Évangile.
(5)
"Une
bénédiction
spirituelle
n’a
pas
besoin
d’être
attestée
par
un
phénomène
physique".
Nous
pouvons
accepter
cette
affirmation,
mais
cela
n’empêche
pas
Dieu
d’en
désigner
un
s’Il
choisit
de
faire
ainsi,
et
dans
le
cas
du
baptême
de
l’Esprit,
Il
a
agi
ainsi.
La
Bible
décrit
le
parler
en
langues
comme
l’évidence
du
baptême
de
l’Esprit
(Actes
10:46)
et
comme
un
"signe"
(I
Corinthiens
14:22).
Dieu
a
souvent
choisi
un
signe
physique
pour
accompagner
une
œuvre
spirituelle.
Le
baptême
d’eau
consiste
à
la
fois
en
une
bénédiction
spirituelle
(le
pardon
des
péchés)
et
en
une
manifestation
physique
qui
est
une
part
nécessaire
de
celui-‐ci
(la
cérémonie
extérieure).
La
prière,
l’onction
des
malades,
l’ordination,
la
Sainte
Cène,
la
sainteté
de
vie
et
le
second
avènement
constituent
d’autres
exemples
combinant
une
bénédiction
spirituelle
avec
une
manifestation
physique.
La
preuve
à
long
terme
du
baptême
de
l’Esprit,
c’est
le
fruit
de
l’Esprit,
mais
cela
n’empêche
pas
Dieu
d’établir
un
signe
physique
initial.
pp
Qu’en est-il du parler en langues ? (N.d.T.)
173
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
(6)
"Il
ne
peut
pas
être
prouvé
que
les
miracles
sont
pour
l’Église
aujourd’hui".
Nous
discutons
de
cette
objection
ci-‐dessous
dans
toutes
ces
variations.
Les
miracles
existent
aujourd’hui
L’argument
le
plus
populaire
contre
les
langues
aujourd’hui
est
que
les
jours
des
miracles
sont
terminés.
Le
chapitre
8
a
établi
que
le
baptême
du
Saint-‐
Esprit
est
pour
les
gens
d’aujourd’hui
;
ainsi,
logiquement,
les
langues
sont
aussi
pour
aujourd’hui.
Ci-‐dessous
nous
analysons
chaque
variante
de
l’argument
selon
lequel
les
miracles,
et
particulièrement
les
langues,
ne
se
produisent
plus.
(1)
"Les
miracles
n’étaient
que
pour
les
apôtres".
Nous
pouvons
facilement
prouver
le
contraire
de
cette
affirmation
par
les
120
à
la
Pentecôte,
Corneille
et
les
Éphésiens,
qui
tous
parlèrent
en
langues.
Etienne
et
Philippe,
qui
n’étaient
pas
des
douze,
réalisèrent
aussi
beaucoup
de
miracles
(Actes
6:8
;
8:6-‐7).
(2)
"Seul
les
apôtres
ou
ceux
commissionnés
par
eux
(par
l’imposition
des
mains)
pouvaient
réaliser
ou
recevoir
un
miracle".
Cette
modification
pour
expliquer
les
contre-‐exemples
ci-‐dessus
ne
convient
toujours
pas.
Ananias
a
prié
pour
Paul
et
il
a
recouvert
la
vue
(Actes
9:17-‐18),
mais
absolument
rien
n’indique
qu’Ananias
a
reçu
une
commission
spéciale
des
douze.
Paul
et
Barnabas
ne
faisaient
pas
partie
des
douze,
ni
commissionnés
par
eux,
mais
Dieu
a
réalisé
beaucoup
de
miracles
dans
leur
ministère
(Actes
14:3).
Le
Nouveau
Testament
promet
des
miracles
à
tous
les
croyants,
sans
restriction
ni
discrimination.
Jésus
a
promis
que
tous
les
croyants
pourraient
parler
en
langues
et
faire
l’expérience
d’autres
miracles
(Marc
16:17-‐18).
Tous
les
croyants
peuvent
recevoir
la
réponse
à
leurs
prières,
y
compris
des
miracles
(Matthieu
21:22
;
Marc
11:22-‐24
;
Jean
14:12-‐14
;
15:7).
Les
anciens
des
églises
locales
peuvent
prier
avec
succès
pour
la
guérison
divine
des
saints
et
tous
les
saints
peuvent
prier
pour
la
guérison
des
uns
et
des
autres
(Jacques
5:14-‐16).
Les
miracles
et
les
langues
sont
le
don
de
Dieu
pour
toute
l’Église
(I
Corinthiens
12:8-‐10,
28).
(3)
"Les
miracles
étaient
seulement
pour
l’époque
des
apôtres".
Les
passages
cités
ci-‐dessus
discréditent
cette
affirmation,
car
aucun
d’eux
ne
spécifie
une
limitation
dans
le
temps.
Bien
au
contraire,
chacun
était
donné
aux
croyants
ou
à
l’Église
dans
son
ensemble,
sans
restriction
temporelle.
Paul
a
écrit
I
Corinthiens
à
toute
l’Église
de
toutes
les
époques,
lui
déclarant
:
"À
l’Église
de
Dieu
qui
est
à
Corinthe,
à
ceux
qui
ont
été
sanctifiés
en
Jésus-‐Christ,
appelés
à
être
saints,
et
à
tous
ceux
qui
invoquent
en
quelque
lieu
que
ce
soit
le
nom
de
notre
Seigneur
Jésus-‐Christ,
leur
Seigneur
et
le
nôtre"
(I
Corinthiens
1:2).
Il
exprimait
la
confiance
qu’il
ne
leur
"manque
aucun
don,
dans
l’attente
où
vous
174
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
175
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
176
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
177
Chapitre
9
–
Le
parler
en
Langues
pouvons
nous
attendre
à
ce
qu’une
personne
parle
en
langues
quand
elle
reçoit
pour
la
première
fois
le
Saint-‐Esprit
dans
sa
vie.
83
Vine, p. 1165.
84
Norman Geisler et William Nix, A General Introduction to the Bible (Chicago : Moody Press, 1968), pp. 270-77, 372 ;
David Otis Fuller, ed. , Which Bible ? (Grand Rapids : Grand Rapids International Publications, 1975), pp. 168-69. Pour
une plus grande discussion, voir David Otis Fuller, ed. , Counterfeit or Genuine ? Mark 16 ? John 8 ? (Grand Rapids :
Grand Rapids, International Publication, 1975).
85
The Pulpit Commentary, XVIII (Acts), 336.
86
Vine, p. 903.
87
The Pulpit Commentary, XVIII (Acts), 279-80.
88
Ibid.
89
Hoekema, What About Tongues Speaking ? , p. 70.
90
Charles Solomon, "Couselor’s Corner", Fulness, Novembre-Décembre 1980, pp. 30-31.
91
Ibid.
92
James Eaves, "Steps to Blessed assurance", Fulness, Novembre-Décembre 1980, p. 12.
93
Ibid.
94
Hoekema, What About Tongues Speaking ?, p. 70.
95
I. Howard Marshall, The Acts of the Apostles, vol. V de The Tyndale New Testament Commentaries, (Grand Rapids :
Eerdmans, 1980), p. 194.
96
The Pulpit Commentary, XVIII (Acts), pp. 48-50.
178
10
LE TÉMOIGNAGE DE L'HISTOIRE
DE L'ÉGLISE : LE BAPTÊME
"Nous
donc
aussi,
puisque
nous
sommes
environnés
d’une
si
grande
nuée
de
témoins,
rejetons
tout
fardeau,
et
le
péché
qui
nous
enveloppe
si
facilement,
et
courons
avec
persévérance
dans
la
carrière
qui
nous
est
ouverte."
(Hébreux
12:1)
Puisque
toute
doctrine
doit
être
purement
basée
sur
les
Écritures
et
non
sur
les
traditions,
les
croyances
ou
les
philosophies
humaines
(Galates
1:8-‐9
;
Colossiens
2:8
;
II
Timothée
3:16-‐17),
nous
avons
basé
toutes
les
conclusions
de
ce
livre
sur
la
Bible.
Toutefois,
beaucoup
de
gens
n’ont
jamais
entendu
parler
des
doctrines
que
nous
avons
présentées,
et
certains
présument
qu’elles
sont
des
inventions
modernes.
Bien
que
l’histoire
ne
puisse
altérer
ou
remplacer
la
vérité
biblique,
l’étude
de
ces
doctrines
dans
l’histoire
de
l’Église
est
très
enrichissante.
179
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
180
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
détruits
et
non
recopiés.
Si
les
preuves
d’une
doctrine
minoritaire
survivent,
cela
veut
souvent
dire
qu’elle
a
dû
être
très
répandue
à
son
époque.
Les
écrits
survivants
révèlent
probablement
une
fraction
seulement
de
ceux
qui
soutenaient
réellement
la
croyance.
(6)
Les
fausses
doctrines
ont
existé
depuis
les
temps
les
plus
lointains.
Les
écrits
bibliques
de
Paul,
Pierre,
Jean
et
Jude
comportent
une
pléthore
de
preuves
révélant
que
les
fausses
doctrines
abondaient
même
à
l’époque
des
apôtres
et
menaçaient
d'engloutir
l’Église.
Pour
cette
raison,
l’ancienneté
d’un
écrivain
n’est
pas
une
garantie
de
sa
pureté
doctrinale.
La
repentance
et
le
baptême
d’eau
Les
dirigeants
de
l’Église
du
début
de
l’ère
postapostolique
(90-‐140
ap.
J-‐C.)
enseignaient
que
le
baptême
était
seulement
pour
les
croyants
et
que
la
repentance
était
nécessaire
pour
que
le
baptême
ait
une
quelconque
valeur.
Le
professeur
luthérien
Otto
Heick
affirme
:
"Le
baptême,
bien
sûr,
n’était
pas
sensé
œuvrer
magiquement.
Sans
la
repentance
et
la
foi,
il
n’apporterait
rien"97.
Le
professeur
luthérien
E.
H.
Klotsche
dit
de
la
croyance
à
cette
époque
:
"En
étroite
relation
avec
le
baptême
se
tient
la
repentance.
Elle
est
préparatoire
au
baptême"98.
Toutefois,
quand
le
baptême
des
nourrissons
a
commencé
à
trouver
un
accueil
favorable,
les
théologiens
commencèrent
à
enseigner
que
la
foi
et
la
repentance
pouvaient
suivre
le
baptême.
Finalement,
cela
a
conduit
au
sacrement
catholique
romain
de
la
pénitence.
"Quand
la
suite
originale
de
repentance
et
baptême
devint
inversée
par
la
pratique
du
baptême
des
enfants,
la
pénitence
[...]
a
acquis
le
statut
de
sacrement"99.
Le
baptême
d’eau
par
immersion
En
général,
les
historiens
de
l’Église
s’accordent
sur
le
fait
que
l’ancienne
Église
postapostolique
pratiquait
l’immersion.
Klotsche
dit
:
"La
pratique
de
l’immersion
était
indéniablement
universelle
dans
l’Église
primitive"100.
Kenneth
Scott
Latourette
affirme
ce
point
de
vue
:
"Le
baptême
semble
avoir
été
par
immersion,
du
moins
normalement"101.
Certains
historiens
déclarent
que
d’autres
modes
furent
pratiqués
aux
débuts
de
cette
époque,
mais
ils
sont
d’accord
sur
le
fait
que
l’immersion
était
le
mode
prédominant
et
préféré,
même
quand
d’autres
commencèrent
à
se
développer.
181
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
Hermasqq
(début
du
IIe
siècle)
décrivait
le
baptême
par
immersion
et
Irénée
(mort
en
202
?)
dénonçait
le
baptême
par
déversement102 .
Tertullien
(mort
en
220
?)
enseignait
le
baptême
par
immersion
et
désapprouvait
le
baptême
des
enfants.
Cyprienrr
(mort
en
258
?)
est
l’un
des
tout
premiers
apologistes
de
l’aspersion,
mais
même
lui
considérait
l’immersion
comme
étant
la
pratique
normale.
Il
décrivait
le
baptême
comme
un
trempage,
mais
préconisait
l’aspersion
pour
les
malades.
La
Didachè
enseigne
le
baptême
par
immersion,
mais
permet
le
déversement
si
beaucoup
d’eau
n’est
pas
disponible.
Les
Constitutions
des
saints
apôtresss
(IIe
ou
IIIe
siècle),
qui
contiennent
un
passage
parallèle
de
cette
portion
de
la
Didachè,
enseignent
l’immersion
mais
ne
mentionnent
pas
le
déversement.
L'église
orthodoxe
pratique
toujours
l’immersion,
même
pour
les
nourrissons103,
en
dépit
du
fait
que
leurs
homologues
en
Occident,
les
catholiques,
ont
changé
pour
l’aspersion.
Nombre
de
protestants
continuent
dans
la
tradition
catholique,
même
si
la
plupart
des
premiers
dirigeants
protestants
ont
reconnu
que
l’immersion
était
la
méthode
biblique.
Martin
Luther
a
exprimé
une
préférence
pour
l’immersion
basée
sur
le
mot
grec
bapto
;
Jean
Calvin
a
reconnu
l’immersion
comme
étant
la
pratique
de
l’Église
primitive
et
John
Wesley
a
interprété
Romains
6:3-‐5
comme
signifiant
l’immersion104.
Le
baptême
d’eau
comme
faisant
partie
du
salut
Les
premiers
chrétiens
postapostoliques
affirmaient
que
le
baptême
faisait
partie
du
salut.
Latourette
a
remarqué
:
"Ils
croyaient
que
le
baptême
lavait
tous
les
péchés
commis
avant
qu’il
ne
soit
administré.
Après
le
baptême,
le
chrétien
était
supposé
ne
pas
pécher"105 .
Il
a
dit
aussi
:
"Le
baptême
semble
avoir
été
considéré
comme
nécessaire
pour
le
‘pardon
des
péchés’
et
pour
la
nouvelle
naissance
à
travers
laquelle
seule
on
pouvait
entrer
dans
le
Royaume
de
Dieu"106 .
En
ce
qui
concerne
le
baptême
au
Ier
et
au
IIe
siècle,
l’Encyclopedia
of
Religion
and
Ethics
affirme
:
"Les
idées
dominantes
étaient
celles
du
pardon
des
péchés,
de
la
régénération
et
du
don
du
Saint-‐Esprit
[...]
Le
changement
effectué
par
le
baptême
était
attribué
au
‘nom’
et
à
l’eau,
qui
étaient
considérés
comme
étant
réellement
effectifs
et
non
simplement
symboliques"107 .
Selon
Heick,
les
pères
postapostoliques
(90-‐140
ap.
J.-‐C.)
enseignaient
que
"le
baptême
confère
le
pardon
des
péchés"108.
qq
Frère du pape Pie, l’écrit le plus connu d’Hermas est celui intitulé "Le Pasteur". (N.d.T.)
rr
Thascius Cyprianus, ou Cyprien, évêque de Carthage, martyr, aurait été exécuté par décapitation le
16 septembre 258. (N.d.T.)
ss
Publiées sous le nom de Clément de Rome, la plus ancienne est celle d’Alexandrie. Cependant, elles n’ont jamais
eu une autorité légale généralement reconnue, et les huit livres ont été remaniés et interpolés au IVe siècle. (N.d.T.)
182
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
183
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
184
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
185
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
formule
trine.
Voici
l’expression
clef,
qui
décrit
les
personnes
baptisées
:
"Car,
au
nom
de
Dieu,
le
Père
et
Seigneur
de
l’univers,
et
de
notre
Sauveur
Jésus-‐Christ
et
du
Saint-‐Esprit,
ils
reçurent
alors
le
bain
d’eau"131.
Toutefois,
nous
devrions
noter
que
Justin
ne
récitait
pas
la
formule
trinitaire
moderne
mais
incluait
explicitement
le
nom
de
Jésus,
probablement
par
égards
à
une
ancienne
pratique.
Justin
a
enseigné
que
Jésus
était
un
deuxième
être
subordonné
créé
par
Dieu
le
Père,
et
il
ne
distinguait
pas
clairement
le
Saint-‐Esprit
comme
une
troisième
personne.
En
conséquence,
ce
n'est
pas
un
grand
réconfort
pour
les
trinitaires
de
découvrir
une
preuve
de
leur
formule
dans
ses
écrits.
En
fait,
la
doctrine
moderne
de
la
trinité
n’est
pas
devenue
prépondérante
avant
les
conciles
de
Nicée
(325)
et
de
Constantinople
(381).
Le
fait
qu’un
homme
en
150
ap.
J.-‐C.,
qui
ne
croyait
pas
en
la
pleine
déité
de
Christ,
se
référait
à
une
formule
baptismale
similaire
à
celle
des
trinitaires
modernes,
ne
signifie
pas
que
tous
ou
même
la
plupart
à
son
époque
avaient
abandonné
la
formule
plus
ancienne
au
nom
de
Jésus.
La
preuve
de
l’utilisation
générale
de
la
formule
trinitaire
moderne
à
cette
époque
si
primitive
n’est
pas
aussi
déterminante
que
certains
l’ont
indiqué.
L’Histoire
rapporte
une
référence
possible
au
baptême
au
nom
de
Jésus
peu
après
l’époque
de
Justin.
Irénée,
évêque
de
Lyonvv,
écrivait
:
"Nous
sommes
purifiés,
par
le
moyen
de
l’eau
sacrée
et
l’invocation
du
Seigneur"132.
Toutefois,
sa
dernière
œuvre
importante
décrit
une
formule
baptismale
qui
était
apparemment
la
même
que
celle
de
Justin.
La
doctrine
de
la
divinité
est
étroitement
associée
à
la
formule
baptismale.
Les
premiers
pères
postapostoliques,
tels
qu’Ignace,
Clément
de
Rome,
Polycarpe
et
Hermas
n’étaient
certainement
pas
trinitaires133 .
À
la
base,
ils
croyaient
en
un
Dieu
et
en
Jésus
comme
étant
Dieu
manifesté
dans
la
chair.
Il
n’est
guère
surprenant
alors,
de
ne
découvrir
aucune
référence
dans
leurs
écrits
à
une
formule
baptismale
trinitaire.
L’hérétique
Marcionww
se
sépara
de
l’Église
pendant
cette
époque,
et
ses
disciples
préservèrent
dans
l’ancien
baptême
"au
nom
de
Jésus-‐Christ"134.
Les
Actes
de
Paul
et
de
Théclaxx,
écrits
par
un
presbytère
asiate
au
IIe
siècle,
donne
un
récit
de
baptême
"au
nom
de
Jésus-‐Christ"135.
vv
Il succède à Pothin en 177 ap. J.-C. (N.d.T.)
ww
Expulsé de l’Église par son père évêque de Sinope. Il faisait parti des gnostiques chrétiens. (N.d.T.)
xx
Dans son Histoire de l’Église, tome 1 Ed. 1860, le Dr Karl Hase dit de cet apocryphe qu’ils "ne sont écrits que par
amour pour Paul et avec une poésie presque sentimentale en faveur de la morale du renoncement, l’écrit restait
cependant longtemps encore en usage dans l’Église", et ce malgré la reconnaissance par celle-ci de la fraude et du
blâme porté sur l’écrit. (N.d.T.)
186
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
Le
IIIe
siècle
Il
est
significatif
que
nous
trouvions
toujours
des
références
au
baptême
au
nom
de
Jésus
bien
après
l’époque
de
Justin.
Au
IIIe
siècle,
un
débat
s’est
soulevé
sur
la
validité
du
baptême
réalisé
par
les
"hérétiques".
Etienne,
évêque
de
Rome
(les
catholiques
le
considèrent
comme
un
pape),
considérait
de
tels
baptêmes
comme
étant
valides,
alors
que
Cyprien,
le
théologien
nord
africain,
soutenait
qu’ils
ne
l’étaient
pas.
En
s’opposant
à
Etienne,
Cyprien
discutait
le
cas
d’"hérétiques"
qui
baptisaient
au
nom
de
Jésus.
Il
demandait
:
"Peuvent-‐ils,
ceux
qui
parmi
les
hérétiques
sont
dit
être
baptisés
au
nom
de
Christ,
être
jugés
comme
ayant
obtenu
le
pardon
des
péchés
?"136
Il
argumentait
que
les
juifs
dans
les
Actes
reçurent
proprement
le
baptême
au
nom
de
Jésus
uniquement
parce
qu’ils
avaient
déjà
reconnu
le
Père,
mais
que
les
Gentils,
qui
n’ont
pas
reconnu
le
Père,
doivent
être
baptisés
dans
la
pleine
trinité.
"Comment,
alors,
disent
certains,
qu’un
Gentil
baptisé
sans,
et
en
dehors
de
l’Église,
oui
et
en
opposition
à
l’Église,
afin
que
ce
ne
soit
qu’au
nom
de
Jésus-‐Christ
n'importe
où,
et
d’une
manière
quelconque,
peut-‐il
obtenir
le
pardon
des
péchés,
quand
Christ
Lui-‐même
ordonne
aux
païens
d’être
baptisés
dans
la
trinité
pleine
et
unie
?"137 .
Cyprien
continuait
à
argumenter
que
les
hérétiques
niaient
le
Père
et
Le
blasphémaient,
aussi
le
baptême
dans
le
seul
nom
de
Jésus
ne
pouvait
les
sauver.
Les
adversaires
de
Cyprien
argumentaient
que
le
baptême
au
nom
de
Jésus
était
toujours
valide,
même
si
réalisé
par
des
hérétiques,
grâce
à
la
puissance
dans
le
nom
de
Jésus.
Firmilien,
évêque
de
Césarée
en
Cappadoce,
écrivit
à
Cyprien
en
256yy.
Il
cita
Etienne
comme
ayant
dit
que
"le
nom
de
Christ
est
un
grand
avantage
pour
la
foi
et
la
sanctification
du
baptême
;
afin
que
quiconque
baptisé
en
quelque
endroit
au
nom
de
Christ,
obtienne
immédiatement
la
grâce
de
Christ"138.
Cyprien
répondit
à
la
conception
d’Etienne
comme
suit
:
S’il
en
était
ainsi,
alors
les
hérétiques
pourraient
recevoir
aussi
le
Saint-‐Esprit
simplement
par
l’imposition
des
mains
et
en
invoquant
le
nom
de
Jésus.
Cela
voudrait
dire
qu’ils
seraient
nés
de
l’eau
et
de
l’Esprit
et
ainsi
seraient
de
véritables
chrétiens,
même
s’ils
étaient
en
dehors
de
l’église
catholique.
Cyprien
argumentait
que
cela
ne
pouvait
pas
être
correct.
Tout
comme
le
nom
de
Jésus
ne
pouvait
pas
donner
le
Saint-‐Esprit
en
dehors
de
l’Église
catholique,
le
baptême
au
nom
de
Jésus
seulement
n’était
pas
valide
en
dehors
de
l’Église
:
yy
Cyprien s’était adressé aux évêques d’Asie parce qu’Etienne avait refusé de recevoir à Rome l’envoyé de l’Église
d’Afrique. Firmilianus écrivit en leur nom une lettre pleine d'ironie contre les prétentions de Rome et, dans un synode
tenu à Carthage (256), les évêques se déclarèrent unanimement contre Rome. (N.d.T.)
187
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
188
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
Le
IVe
siècle
Même
après
le
Concile
de
Nicée,
nous
découvrons
des
mentions
du
baptême
au
nom
de
Jésus,
ce
qui
indique
que
c’était
toujours
un
sujet
brûlant.
Ambroisezz
(340-‐398),
bien
que
trinitaire,
le
soutenait
apparemment
comme
étant
valide
sur
la
base
que
le
baptême
au
nom
d’une
personne
de
la
trinité
est
la
même
chose
que
le
baptême
au
nom
de
toute
la
trinité143 .
Une
note
de
bas
de
page
d’un
éditeur
dit
:
"Ce
passage
a
donné
lieu
au
soulèvement
de
la
question
de
savoir
si
Saint-‐Ambroise
enseignait,
comme
certainement
d’autres
l’ont
fait
(probablement
sur
son
autorité),
que
le
baptême
au
seul
nom
de
Christ,
sans
la
mention
des
autres
personnes,
est
valide"144.
Le
Concile
de
Constantinople
en
381
a
particulièrement
condamné
le
baptême
Sabellien,
qui
est
décrit
comme
prédominant
en
Galatie145 .
Une
addition
du
IVe
ou
du
Ve
siècle
aux
Constitutions
des
saints
apôtres
condamne
ceux
qui
ne
réalisent
qu’"une
immersion,
qui
est
donnée
dans
la
mort
du
Christ"
et
requiert
que
tous
les
baptêmes
soient
réalisés
par
trois
immersions
dans
la
formule
trinitaire146.
Une
variante
orientale
de
ce
passage
lie
encore
plus
l’unique
immersion
en
Christ
avec
le
modalisme.
Par
conséquent,
il
insiste
sur
le
fait
qu’il
soit
enseigné
au
candidat
au
baptême
que
le
Père
et
le
Saint-‐Esprit
ne
sont
pas
venus
dans
la
chair
et
que
le
Saint-‐Esprit
n’est
ni
le
Père
ni
le
Fils.
L’époque
médiévale
L’église
de
Constantinople
a
condamné
le
baptême
Sabellien
dans
une
lettre
à
Antioche
vers
450
;
le
Code
Justinienaaa
de
529
(Empire
byzantin)
déclarait
la
peine
de
mort
à
la
fois
pour
l’antitrinitarisme
et
le
rebaptême
;
le
Concile
de
Constantinople
en
553
condamna
encore
le
baptême
Sabellien,
et
Martin
de
Braga
(mort
en
579),
évêque
de
Braga,
condamna
le
baptême
Sabellien
parce
que
"retenant
l’unique
immersion
sous
un
seul
nom"147 .
Bèdebbb
(673-‐735)
d’Angleterre
a
accepté
la
validité
du
baptême
au
nom
de
Jésus
basé
sur
le
raisonnement
attribué
à
Ambroise,
comme
l’a
fait
le
Concile
de
Fréjus
(792)
et
le
Pape
Nicolas
I
(858-‐867)148 .
D’autres
écrivains
médiévaux
qui
mentionnèrent
la
formule
au
nom
de
Jésus
furent
Pierre
Lombard
(mort
en
1160),
Hugues
de
Saint-‐Victor
(mort
en
1141)
et
Thomas
d’Aquin
(1225-‐
1274)149 .
zz
Ambroise fut archevêque de Milan de 374 à 397 ; il a combattu l’arianisme. Il a composé des traités dogmatiques
sur la foi, l’Esprit Saint et l’incarnation pour achever la formation de l’empereur Gratien. (N.d.T.)
aaa
Il s’agit de Justinien I qui régna de 527 à 565, il luta contre le monophysisme. (N.d.T.)
bbb
Bède Le Vénérable, moine de Jarrow, vénéré comme le représentant de tout le savoir de son temps, maître
consciencieux qui enseigna jusqu’à son dernier souffle (735). (N.d.T.)
189
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
ccc
Callixte I (219 vers 224) fut le successeur de Zéphyrin. (N.d.T.)
190
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
191
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
ddd
C’est en 1906, dans un entrepôt de l’Azusa Street, Los Angeles, qu’un grand réveil eut lieu lors du déversement de
l’Esprit. (N.d.T.)
192
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
193
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
111
Heick, I, 62, 122, 129, 135 ; "baptism (Early Christian)", ERE, II, 385. Pour plus de documentations sur ce passage
voir ANF, I, 444 & 574 ; ANF, III, 674-75 ; ANF, V, 237, 276 & 378.
112
Constitutions of the Holy Apostles, 6.3.15, ANF, VII, 457.
113
Tertullien, On Baptism, ANF, III, 669-679.
114
"Baptism (Early Christian)", ERE, II, 391.
115
Klotsche, p. 180.
116
Ibid., p. 198.
117
Ibid., p. 180, citant le Lutheran Cathchism, 733.
118
Bloesch, II, 15.
119
Ibid., p. 12.
120
Heick, I, 53. Voir aussi J. F. Bethune-Baker, An Introduction to the Early History of Christian Doctrine (Londres :
Methuen & Co., 1933), p. 25 n. 1 & p. 378 n. 1.
121
Heick, I, 87.
122
"Baptism (Early Christian)", ERE, II, 389.
123
Ibid.
124
"Baptism", ADB, I, 241.
125
Jean Danielou, The Development of Christian Doctrine Before the Council of Nicaea, Vol, I : The Theologie of
Jewish Christianity, John A. Baker, Ed. Et Trad. (Londres : Darton, Lonman and Todd, 1964), p. 323 dit que "La
formule trine et la triple immersion" ne viennent pas de la pratique des Juifs Chrétiens. Wilhelm Bousset, Kyrios
Christianity - A History of the Belief in Christ from the Beginning of Christianity to Irenaeus, 5e Ed., John Steely,
Trad. (New York : Abingdon, 1970), p. 292 dit : "Le baptême à l’époque paulinienne était un baptême au nom du
Seigneur Jésus". Reed, p. 220 affirme : "La formule la plus archaïque était sans aucun doute quelque forme de: le
Seigneur Jésus-Christ". Williston Walker, A History of the Christian Church (New York : Charles Scribner’s Sons,
1947), p. 58 déclare : "La formule baptismale trinitaire... était en train de remplacer l’ancien baptême au nom de
Christ". Pour des citations supplémentaires, voir William Chalfant, Ancient Champions of Oneness (1979 ; Réimp.
Hazelwood, Mo. : Word Aflame Press, 1982), Chap. V.
126
Hermas, The Pastor [The Shepherd], 1.3.7 & 3.9.16, ANF, II, 15 & 49.
127
"Baptism (Early Christian)", ERE, 385 ; voir Hermas, 3.9.14-16, ANF, II, 48-49.
128
Hermas, 3.9.13, ANF, II, 48.
129
The Teaching of the Twelve Apostles, 7.1 & 9.5, ANF, VII, 379 & 380.
130
ANF, VII, 372.
131
Justin, First Apology, 61, ANF, I, 183.
132
Irénée, Fragments from the Lost Writtings of Irenaeus, 34, ANF, I, 574.
133
Pour une pleine discussion et une documentation des croyances de ces hommes, aussi bien que celles de Justin,
voir David Bernard, The Oneness of God (Hazelwood, Mo. : Word Aflame Presse, 1983), Chapitres 9 et 10. Pour la
traduction française, L‘unicité de Dieu, Église Pentecôtiste Unie de France, Melun.
134
Cyprien, Epistles, 72.4, ANF, V, 380.
135
Acts of Paul and Thecla, ANF, VIII, 490.
136
Cyprian, Epistles, 72.17, ANF, V, 383.
137
Ibid.
138
Ibid., 74.18, ANF, V, 395.
139
Ibid., 73.5, ANF, V, 387.
140
Bethune-Baker, p. 378 n. 1.
141
Ibid., p. 25 n. 1.
142
A Treatise on Re-Baptism By an Anonymous Writer, ANF, V, 665-78.
143
Ambroise, Of the Holy Spirit, I, iii, 43, The Nicene and Post-Nicene Fathers [ci-après NPNF], Philip Schaff et
Henry Wace, Eds. (Réimp. Grand Rapids : Eerdmans, 1976), 2e sér., X, 98. Voir aussi "Baptism", ADB, I, 241 ;
Bethune-Baker, p. 25 n. 1 & p. 378 n. 1.
144
NPNF, 2e sér., X, 98 n. 2.
145
Chalfant, p. 78.
146
Constitutions of the Holy Apostles, 47.50, ANF, VII, 503.
147
Chalfant, pp. 78-80.
148
"Baptism", ADB, I, 241.
149
Ibid.
150
Vinson Synan, Ed., Aspects of Pentecostal-Charismatic Origins (Plainfield, N. J. : Logos International, 1975), p. 158,
citant John Dillenger, Ed., Martin Luther (Garden City, N. Y. : Doubleday, 1961), p. 297.
151
Thomas Weisser, After the Way Called Heresy (N. p., 1981), p. 80, citant Robert Wallace, Antitrinitarian
Biography (Londres : E. T. Whitfield, 1850), II, 350.
152
Weisser, p. 80, citant Wallace, I, 90.
194
Chapitre
10
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
le
baptême
153
W. Robertson Nicoll, Ed., The Expositor’s Bible (Grand Rapids : Eerdmans, 1956), V, 330.
154
Voir Bernard, Chap. 9 ; Chalfant, passim, "Monarchianism", ERE, passim, Weisser, passim. Pour un témoignage
concernant les Montanistes voir Hyppolite, The Refutation of all Heresies, 8.12, ANF, V 123-24.
155
Fred Foster, Their Story : 20th Century Pentecostals (Hazelwood Mo. : Word Aflame Press, 1981), pp. 120-121,
citant Parham, A Voice Crying in the Wilderness, pp. 23-24.
156
Andrew Urshan, The Life of Andrew Bar David Urshan (Stockton, Ca. : Apostolic Press, 1967), p. 141.
157
Franck Ewart, The Phenomenon of Pentecost, rev. Ed. (Hazelwood, Mo.: Word Aflame Press, 1975) ; Foster, pp. 88-90,
102-03.
158
A. Urshan, pp. 235-37.
159
David Barrett, Ed. World Christian Encyclopedia [ci-après WCE] (New York : Oxford University Press, 1982), p.
234.
160
Foster, p. 107 ; Walter Hollenweger, The Pentecostals, R. A. Wilson, trad. (Minneapolis : Augsburg Publ. House,
1972, pp. 32 & 43 n. 21.
161
N. A. Urshan, Lecture and Personal interview, juillet 11-13, 1982, Granby Colorado.
162
Reed, pp. 103-123.
163
L’article de Bell "Who is Jesus Christ ?" Est reproduit dans Buy the Truth and sell It Not d’Oliver Fauss (St Louis :
Pentecostal Publ. House, 1965), Chap. 2.
164
Reed, pp. 124-136.
165
Hollenweger, p. 32, p. 43 n. 21, p. 312.
166
Ibid., p. 312 ; Reed, p. 108.
167
Tim Dowley et al., Eds. , Eerdman’s Handbook to the History of the Church (Grand Rapids : Eerdmans, 1977), p.
619.
168
Reed, pp. 343-46.
169
Voir "And Now - Deprogramming of Christians is Taking Place", Christianity Today, avril 22, 1983, p. 31.
170
Reed, p. 199, citant, Directory of Sabbath-Keeping Groups, 4e Ed. (Fairview, Okla. : The Bible Sabbath
Association, 1974).
195
11
LE TÉMOIGNAGE DE L'HISTOIRE
DE L'ÉGLISE : LES LANGUES
"Nous
donc
aussi,
puisque
nous
sommes
environnés
d’une
si
grande
nuée
de
témoins..."
(Hébreux
12:1).
Ce
chapitre
enquête
sur
l’existence
du
baptême
du
Saint-‐Esprit
avec
les
langues
dans
l’histoire
de
l’Église
et
tire
les
conclusions
sur
la
totalité
du
message
apostolique
tout
au
long
de
l’histoire.
Nous
devrions
garder
à
l’esprit
toutes
les
difficultés
associées
à
une
telle
étude,
telles
que
discutées
dans
le
chapitre
10.
Les
mots
de
l’Encyclopedia
Britannica
servent
bien
notre
proposition
centrale
:
"Les
exemples
[post]apostoliques
de
glossolalie
ont
été
rapportés
tout
au
long
de
l’histoire
de
l’Église
chrétienne"171.
Le
Ier
et
le
IIe
siècles
Les
pères
postapostoliques
des
deux
premiers
siècles
croyaient
au
don
du
Saint-‐Esprit,
pratiquaient
l’imposition
des
mains
pour
la
réception
de
l’Esprit,
et
témoignaient
que
les
dons
de
l’Esprit,
y
compris
les
langues,
existaient
à
leur
époque172 .
Dans
les
citations
suivantes
de
ces
hommes,
le
mot
français
dons
représente
le
mot
grec
charismata
dans
les
textes
d’origine173 ,
le
même
mot
que
196
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
Paul
utilisait
pour
les
neuf
dons
de
l’Esprit,
y
compris
les
langues
(I
Corinthiens
12).
Clément
de
Rome
(mort
en
100
?)
rappelait
aux
Corinthiens
qu’"un
plein
déversement
du
Saint-‐Esprit
était
sur
eux
tous"174 .
Ignaceeee
(mort
en
107
?)
écrivit
à
l’église
de
Smyrne
:
"Ignace
[...]
à
l’Église
de
Dieu
le
Père,
et
du
bien-‐aimé
Jésus-‐Christ,
qui
a
obtenu
par
la
grâce
toutes
sortes
de
dons,
qui
est
rempli
de
foi
et
d’amour,
et
qui
n’est
dépourvu
d’aucun
don,
le
plus
digne
de
Dieu
et
paré
de
sainteté
[...]
Soyez
fort,
je
vous
prie,
dans
la
puissance
du
Saint-‐Esprit"175 .
Il
admonestait
aussi
Polycarpe
de
prier
afin
qu’il
put
"ne
manquer
en
rien,
et
[...]
soit
abondant
dans
tous
les
dons"176.
La
Didachè
dit
:
"Car
le
Père
désirait
que
les
dons
soient
donnés
à
tous"
et
décrit
aussi
les
prophètes
qui
parlent
"dans
l’Esprit"177.
Justin
Martyr
écrivait
:
"Car
les
dons
prophétiques
sont
avec
nous,
même
en
cette
présente
époque
[...]
Maintenant
il
est
possible
de
voir
parmi
nous
des
femmes
et
des
hommes
qui
possèdent
les
dons
de
l’Esprit
de
Dieu"178 .
Irénée
(130
?
-‐
202
?),
évêque
de
Lyon,
écrivit
:
"[C]eux
qui
sont
en
vérité
Ses
disciples,
recevant
de
Lui
grâce,
réalisent
véritablement
en
Son
nom
(des
miracles)
[...]
Il
n’est
pas
possible
de
dire
le
nombre
des
dons
que
l’Église
(éparpillée)
à
travers
le
monde
entier,
a
reçu
de
Dieu,
au
nom
de
Jésus-‐Christ"179 .
Il
enseignait
la
nécessité
de
la
réception
de
l’Esprit
et
décrivait
particulièrement
le
parler
en
langues
comme
étant
l’évidence
de
l’Esprit
:
"[L]’homme
parfait
consiste
dans
l’amalgame
et
l’union
de
l’âme
recevant
l’Esprit
du
Père...
Pour
cette
raison,
l’apôtre
déclare
:
‘Nous
parlons
avec
sagesse
parmi
ceux
qui
sont
parfait’,
désignant
ainsi
ces
personnes
‘parfaites’
qui
ont
reçu
l’Esprit
de
Dieu,
et
qui
par
l’Esprit
de
Dieu
parlent
effectivement
dans
toutes
les
langues,
comme
il
avait
l’habitude
lui-‐même
aussi
de
parler.
De
la
même
manière,
nous
entendons
aussi
beaucoup
de
frères
dans
l’Église,
qui
possèdent
les
dons
prophétiques,
et
qui
par
l’Esprit
parlent
toutes
sortes
de
langues
[...]
que
l’apôtre
désigne
comme
‘spirituels’,
ceux-‐ci
étant
spirituels
parce
qu’ils
prennent
part
à
l’Esprit"180
Celsefff,
un
païen,
a
écrit
vers
la
fin
du
IIe
siècle
que
les
chrétiens
parlaient
en
langues
à
son
époque.
Le
théologien
Origène
(mort
en
254
?)
préserva
son
témoignage
sans
nier
l’existence
et
la
validité
des
langues,
et
acceptait
les
dons
de
l’Esprit
pour
son
époque181.
Un
groupe
appelé
"montaniste"
soulignait
l’importance
du
Saint-‐Esprit
et
parlait
en
langues.
eee
Il s’agit d’Ignace d’Antioche, il a écrit sept lettres destinées à Éphèse, Magnésie, Tralles, Philadelphie, Smyrne,
Polycarpe et Rome. Il fut jeté en pâture aux fauves. (N.d.T.)
fff
Celse était un philosophe platonicien du IIe siècle ap. J.-C., célèbre par sa critique du christianisme : Le discours
véritable. (N.d.T.)
197
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
Le
IIIe
siècle
Tertullien
a
écrit
contre
l’hérétique
Marcion
peu
après
200
ap.
J.-‐C.
:
"[L]e
Créateur
a
promis
le
don
de
Son
Esprit
dans
les
derniers
jours
;
et
[...]
Christ
est,
dans
ces
derniers
jours,
apparu
comme
le
dispensateur
des
dons
spirituels"182 .
Tertullien
a
mentionné
particulièrement
le
don
des
langues
et
a
cité
I
Corinthiens
12:8-‐11
et
Ésaïe
28:11
comme
étant
applicable
à
son
époque.
Il
considérait
le
parler
en
langues
comme
l’une
des
marques
de
la
véritable
Église
:
"Que
Marcion
alors
présente,
comme
dons
de
son
dieu,
quelques
prophètes,
de
tels
prophètes
qui
n’ont
pas
parlé
par
des
sens
humains,
mais
avec
l’Esprit
de
Dieu...
laissons-‐le
produire
un
psaume,
une
vision,
une
prière
:
seulement
que
ce
soit
par
l’Esprit,
dans
une
extase,
c’est-‐à-‐dire,
dans
un
ravissement,
chaque
fois
qu’une
interprétation
des
langues
lui
soit
survenue...
Maintenant
tous
ces
signes
(de
dons
spirituels)
arrivent
en
abondance
de
mon
côté
sans
aucune
difficulté"183 .
Novatienggg
(mort
en
257
?),
un
ancien
de
Rome,
écrivit
sur
l’Esprit
Saint
:
"C’est
Lui
qui
place
les
prophètes
dans
l’Église,
instruit
les
docteurs,
dirige
les
langues,
donne
les
pouvoirs
et
les
guérisons,
fait
les
œuvres
merveilleuses,
offre
le
discernement
des
esprits,
accorde
les
dons
de
gouvernement,
suggère
des
conseils
et
met
en
ordre
et
arrange
quels
que
soit
les
autres
dons
qu’il
y
ait
de
charismata
;
et
ainsi
rend
l’Église
du
Seigneur
partout,
et
en
tout,
parfaite
et
complète"184 .
Apparemment,
Sabellius
enseignait
le
baptême
de
l’Esprit
Saint
avec
les
langues.
Aucun
de
ses
écrits
n’a
survécu,
mais
Epiphanehhh
a
dit
que
Sabellius
enseignait
la
régénération
par
le
Saint-‐Esprit
et
le
pseudo-‐Athanase
rapporte
que
Sabellius
enseignait
sur
les
dons
spirituels
de
I
Corinthiens
12185.
Asterius
Urbanus
(vers
232)
a
indiqué
que
les
chrétiens
de
son
époque
s’attendaient
à
ce
que
les
dons
spirituels
restent
en
permanence
dans
l’Église.
Écrivant
contre
les
derniers
montanistes,
il
demandait
pourquoi
ils
n’avaient
plus
de
prophètes
après
que
leur
prophète
Montaniii
et
ces
collaborateurs
moururent.
Urbanus
a
remarqué
que
la
véritable
Église
aurait
toujours
les
dons
prophétiques
(la
prophétie,
les
langues,
l’interprétation
des
langues)
:
"Car
l’apôtre
[Paul]
considère
que
les
dons
de
prophétie
devraient
demeurer
dans
toute
l’Église
jusqu’au
temps
de
l’avènement
final"186 .
ggg
Prêtre et théologien romain, il prit la tête d’un parti rigoriste et se fit élire pape. (N.d.T.)
hhh
Écrivain grec chrétien né près d’Eleuthéropolis (v. 315-403), connu pour ses attaques contre l’origénisme. (N.d.T.)
iii
Montan de Mysie était probablement un ancien prêtre de Cybèle, converti au christianisme. Il prétendait être la voix
du Saint-Esprit venu compléter la révélation de Jésus-Christ. (N.d.T.)
198
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
199
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
L’époque
médiévale
L’évidence
des
langues
à
l’époque
médiévale
est
rare,
probablement
parce
que
l’Église
catholique
romaine
était
très
efficace
à
faire
taire
les
"hérétiques".
Néanmoins,
il
existe
des
récits
du
parler
en
langues
parmi
les
groupes
suivants
:
(1)
Les
vaudoiskkk,
dans
les
années
1100,
Europe192.
Un
groupe
qui
rejeta
l’autorité
papale
et
qui
essaya
de
baser
ses
croyances
uniquement
sur
la
Bible.
(2)
Les
albigeoislll,
dans
les
années
1100,
Europe193 .
Un
autre
groupe
qui
rejetait
l’autorité
papale
et
qui
soulignait
la
pureté
de
vie.
(3)
Les
franciscains
et
probablement
d’autres
ordres
mendiants,
dans
les
années
1200,
Europe194 .
Des
moines
catholiques
qui
embrassèrent
un
style
de
vie
très
simple
et
qui
voyagèrent
à
travers
le
pays
pour
prêcher.
L’ère
de
la
réforme
et
après
Les
récits
sur
le
parler
en
langues
augmentent
grandement
après
la
Réforme
protestante,
à
cause
de
plusieurs
facteurs
:
(1)
une
plus
grande
liberté
religieuse,
(2)
un
retour
marqué
vers
l’étude
de
la
Bible,
la
doctrine
apostolique,
la
conversion
et
les
expériences
spirituelles,
(3)
l’invention
de
l’imprimerie
et
(4)
une
proximité
plus
proche
de
notre
époque.
Selon
des
historiens
respectés,
le
parler
en
langues
s’est
produit
parmi
plusieurs
groupes
(de
1500
à
1900)
:
(1)
Les
anabaptistes,
dans
les
années
1500,
Europe195 .
L’une
des
quatre
branches
principales
du
début
du
mouvement
protestant
(avec
les
luthériens,
les
réformés
et
les
anglicans).
À
l’inverse
des
autres
protestants,
les
anabaptistes
soulignaient
la
restauration
des
modèles
apostoliques
d’adoration
et
de
style
de
vie,
l’importance
d'une
expérience
de
conversion,
le
baptême
des
croyants
seulement,
le
baptême
par
immersion,
la
séparation
totale
de
l’Église
et
de
l’État,
le
pouvoir
de
vaincre
le
péché
après
la
conversion
et
la
nécessité
de
vivre
une
vie
sainte.
Un
important
dirigeant
anabaptiste
appelé
Menno
Simons,
dont
les
disciples
devinrent
connus
comme
les
Mennonites,
écrivait
sur
le
parler
en
langues
comme
s’il
était
une
évidence
attendue
de
la
réception
du
Saint-‐
Esprit196 .
Beaucoup
des
premiers
anabaptistes
adoraient
d’une
manière
assez
démonstrative
;
dans
les
mots
d’un
texte
historique
séculier
certains
participaient
à
"des
pratiques
évangéliques
‘enthousiastes’,
très
excitées
[...]
que
les
américains
connaissent
comme
‘le
saint
roulage’
[...]
La
congrégation
parfois
criait
et
dansait,
et
chantait
toujours
des
hymnes
avec
grande
ferveur"197.
Au
vu
kkk
Du nom de Pierre Waldus (Valdo), riche bourgeois de Lyon pénétré de l’idéal et de la perfection évangélique.
(N.d.T.)
lll
Du nom de la ville d’Albi, contre laquelle les Croisés se battirent. (N.d.T.)
200
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
mmm
Wesley et Whitefield étaient des étudiants pieux d’Oxford qui réunissaient d’autres étudiants autour d’eux. Ils se
séparèrent (vers 1740) ensuite parce qu’ils ne suivaient pas les mêmes idées : Wesley partageait les idées d’Arminius
sur la grâce et Whitefield celles de Calvin. (N.d.T.)
201
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
202
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
ooo
Les Frères de Plymouth, institués par le pasteur anglais Darby. (N.d.T.)
ppp
Mouvement formé en 1803 ; le nom de liseurs leur vient du fait de l’habitude qu’ils avaient de lire les Écritures et
les sermonnaires de Luther. Ce n’est qu’en 1841-43 qu’un parler en langues est rapporté chez eux. (N.d.T.)
203
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
Ozman
fut
la
première
étudiante
à
faire
l’expérience
du
parler
en
langues.
Très
vite,
le
renouveau
s’étendit
à
beaucoup
de
confessions
et
tout
autour
du
monde.
Depuis
lors
le
parler
en
langues
a
été
vérifié
et
documenté
nombre
de
fois225 .
Vers
la
fin
des
années
1950,
un
renouveau
du
parler
en
langues,
connu
comme
le
mouvement
charismatique
ou
néo-‐pentecôtiste,
débuta
parmi
les
églises
non-‐pentecôtistes
et
s’est
répandu
à
travers
les
mondes
protestants,
catholique
et
orthodoxe226.
Certains
charismatiques
ont
rejoint
les
églises
pentecôtistes,
d’autres
ont
formé
leurs
propres
églises,
et
beaucoup
sont
restés
dans
leurs
cultes
traditionnels.
Statistiques
sur
les
pentecôtistes
aujourd’hui
Selon
la
World
Christian
Encyclopedia,
en
1970,
il
y
avait
160
509
congrégations
pentecôtistes,
18
694
038
adhérents
adultes
et
une
affiliation
totale
de
36
794
010
;
en
1980,
l’affiliation
totale
avait
atteint
une
estimation
mondiale
de
51
167
187
personnes227 .
Comme
l’a
remarqué
le
Time
Magazine,
cela
signifie
que
les
pentecôtistes
sont
plus
importants
que
n’importe
quel
groupe
de
protestants
dans
le
monde
aujourd’hui228 .
En
plus
de
ces
chiffres,
le
total
des
charismatiques
ou
néo-‐pentecôtistes
s’élevait
à
1
587
700
en
1970
et
à
11
005
390
en
1980229 .
Comme
définie
par
cette
source,
l’affiliation
est
bien
plus
grande
que
l’adhésion
ou
la
fréquentation
régulière
;
elle
inclut
les
adultes
adhérents,
les
enfants,
les
sympathisants
fréquentant
les
assemblées
et
les
fidèles
irréguliers.
Ci-‐dessous
se
trouve
un
tableau
des
groupes
pentecôtistes
unicitaires
importants
aux
Etats-‐Unis
aujourd’hui230 .
Les
pentecôtistes
unicitaires,
Etats-‐Unis
(1970)
204
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
Église
de
notre
Seigneur
Jésus-‐Christ
200
45
000
60
000
de
la
Foi
Apostolique
(Noire)
Assemblées
Pentecôtistes
du
Monde
(Majorité
noire)
550
45
000
60
000
205
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
206
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
depuis
lors,
ses
fidèles
passèrent
dans
la
clandestinité
en
tenant
des
réunions
secrètes
dans
des
maisons236.
C’est
l’une
des
rares
églises
à
résister
avec
succès
aux
efforts
du
gouvernement
pour
fusionner
tous
les
protestants
en
un
seul
corps
reconnu
appelé
le
Mouvement
Patriotique
des
Trois-‐Mêmes237 .
La
Véritable
Église
de
Jésus
enseigne
que
la
naissance
d’eau
est
le
baptême
d’eau,
que
l’utilisation
du
nom
de
Jésus
au
baptême
est
pour
le
pardon
des
péchés,
que
la
naissance
de
l’Esprit
est
la
réception
de
l’Esprit,
et
que
l’évidence
de
la
réception
de
l’Esprit
est
le
parler
en
langues238.
L’EPU
de
Colombie
est
une
église
complètement
autonome
fondée
par
les
missionnaires
de
l’EPU.
C’est
le
culte
non
catholique
le
plus
large
et
ayant
la
croissance
la
plus
rapide
dans
le
pays.
Ses
progrès
étonnants
ont
été
l’objet
de
deux
livres
savants
de
la
part
de
chercheurs
non
pentecôtistes239 .
Nombre
de
plus
petits
corps
pentecôtistes
unicitaires
existent
autour
du
monde,
y
compris
plusieurs
au
Mexique,
beaucoup
dans
les
Caraïbes,
parmi
les
immigrants
des
Caraïbes
vers
l’Angleterre
et
dans
l’Église
de
l’Esprit
(Lavement
des
pieds)
en
Yougoslavie.
Pour
l’U.R.S.S.,
la
World
Christian
Encyclopedia
ne
liste
qu’un
seul
corps
pentecôtiste
unicitaire,
un
groupe
clandestin
connu
comme
les
Chrétiens
Evangéliques
dans
l’Esprit
Apostolique.
Ce
sont
les
plus
anciens
pentecôtistes
russes,
remontant
aux
renouveaux
d’Andrew
Urshan
en
1915,
et
ils
pratiquaient
le
lavement
des
pieds.
La
seule
église
reconnue
officiellement
qui
compte
des
pentecôtistes
est
l’Union
des
Chrétiens
Baptistes
Evangéliques
(AUCECB).
Dans
les
années
1940,
les
personnes
unicitaires
furent
forcées
de
joindre
cette
organisation
contrôlée
par
le
gouvernement,
mais
ils
la
quittèrent
très
vite,
préférant
devenir
une
secte
illégale240 .
Apparemment,
beaucoup
restèrent
dans
ce
groupe,
car
en
1974,
un
croyant
unicitaire
appelé
Pierre
Shatrov
fut
élu
à
la
présidence
de
l’AUCECB,
devenant
par
conséquent
le
principal
porte-‐parole
pentecôtiste
dans
l’AUCECB
et
dans
l’entière
U.R.S.S.241 .
Nous
présumons
alors
que
beaucoup
de
groupes
classifiés
comme
trinitaires
pourraient
contenir
un
nombre
significatif
de
croyants
unicitaires.
Ci-‐dessous
se
trouvent
des
statistiques
sur
les
pentecôtistes
russes242
:
Les
pentecôtistes
russes
(1970)
Nom
Églises
Adultes
Affiliés
Chrétiens
de
la
Foi
Evangélique
(Clandestin,
classifié
comme
600
80
000
320
000
trinitaire)
Chrétiens
pentecôtistes
Evangéliques
Sionistes
(Clandestin,
100
10
000
20
000
classifié
comme
trinitaire)
207
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
208
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
209
Chapitre
11
–
Le
témoignage
de
l'histoire
de
l'Eglise
:
les
langues
209
Clark, pp. 111-12.
210
Ibid., pp. 112-13.
211
Ibid., pp. 114-17.
212
Ibid., pp. 116-17.
213
William Sweet, The Story of Religion in America (Grand Rapids : Baker Book House, 1950), pp. 133, 227-31.
214
Vinson Synan, The Holiness-Pentecostal Movement in the United States (Grand Rapids : Eerdmans, 1971), p. 25,
citant E. Merton Coulter, College Life in the Old South (New York, 1928), pp. 194-95.
215
Synan, p. 25 n. 29.
216
Hamilton, pp. 84-85.
217
"Irving and the Catholic Apostolic Churches", ERE, VII, 422-25 ; "Pentecostal Churches", EB, XIV, 31 ;
"Tongues, Gift of", ADB, IV, 796 ; "Tongues, Gift of", SDB, IV, 3310-11.
218
Schaff, I, 115.
219
Bloesch, I, 115-116.
220
"Tongues, Gift of", SDB, IV, 3310-11 ; Schaff, I, 114.
221
Ibid.
222
"Pentecostal Churches", EB, XIV, 31.
223
Brumback, pp. 92-94, citant Souer [ou Sauer], History of the Christian Church, III, 406 et R. Boyd, Trials and
Triumphs of Faith (1875), p. 402.
224
Justo Gonzalez, A History of Christian Thought (Nashville : Abingdon, 1975), III, 271.
225
Robert Dalton, Tongues Like as of Fire (Springfield, Mo. : Gospel Publishing House, 1945) ; Ewart, pp. 59-93 ;
Foster, pp. 41-69 ; Stanley Frodsham, With Signs Following (Springfield, Mo. : Gospel Publishing House, 1941).
226
Don Basham, Face Up with Miracle (Springdale, PA. : Whitaker House, 1967) ; Hamilton, passim, John Sherrill,
They Speak with Other Tongues (New York : McGraw-Hill, 1964).
227
WCE, pp. 6, 14.
228
"Counting Every Soul on Earth", Time Magazine, 3 mai 1982.
229
WCE, p. 6.
230
WCE, pp. 720-25. Dans le courant du printemps de 1983, l’auteur a envoyé un sondage à la plupart de ces groupes,
mais n’a reçu réponse que de l’EPUI et de l’Apostolic Overcoming Holy Church of God, qui regroupaient
198 églises. Pour une description de celles-ci et de plusieurs plus petits groupes pentecôtistes unicitaires, voir J.
Gordon Melton, The Encyclopedia of American Religions (Wilmington, N. C. : McGrath Publishing Co., 1978), pp.
287-94 et Arthur Piepkorn, Profiles in Belief : The Religious Bodies of the United States and Canada (San Francisco :
Harper & Row, 1979), III, 195-219.
231
"Profile : General Superintendant, Reverend Nathaniel A. Urshan", UPCI Press Release of September 1983, p. 14.
232
Financial Reports, UPCI, Year ending June 30, 1983 (Hazelwood, Mo. : Pentecostal Publishing House), pp. 8, 78.
233
Ibid., pp. 71-72.
234
Annual Field Report de l’EPUI, Foreign Missions Division, 1984.
235
WCE, pp. 216, 234, 243, 327, 386-87, 490-91.
236
"Churches in China : Flourishing from House to House", Christianity Today, June 18, 1982, pp. 24-25.
237
WCE, p. 234.
238
John Yang, The Essential Doctrines in the Holy Bible, M. H. Tsai, trad. (Taichung, Taiwan : The General
Assembly of the True Jesus Church in Taiwan, 1970), pp. 113, 119, 157-58.
239
Cornelia Butler Flora, Pentecostalism in Columbia : Baptism by Fire and Spirit (Cranbury, N. J. : Associated
University Presses, 1974) ; Donald Palmer, Explosion of People Evangelism (Chicago : Moody Press, 1974).
240
Walter Sawatsky, Soviet Evangelicals Since World War II (Scottsdale, PA. : Herald Press, 1981), p. 95.
241
Ibid., p. 434.
242
WCE, pp. 695-96.
243
WCE, pp. 792-93.
210
12
Y A-T-IL DES EXCEPTIONS ?
"Comment
échapperons-‐nous
en
négligeant
un
si
grand
salut,
qui,
annoncé
d’abord
par
le
Seigneur,
nous
a
été
confirmé
par
ceux
qui
l’ont
entendu,
Dieu
appuyant
leur
témoignage
par
des
signes,
des
prodiges,
et
divers
miracles,
et
par
les
dons
du
Saint-‐Esprit
distribués
selon
sa
volonté"
(Hébreux
2:3-‐4).
Peut-‐il
y
avoir
de
quelconques
exceptions
au
plan
de
salut
du
Nouveau
Testament
que
nous
avons
étudié
dans
ce
livre
?
Ce
chapitre
analysera
quelques
exceptions
proposées
à
la
lumière
des
Écritures.
Principes
de
base
Pour
commencer,
nous
devons
établir
quelques
principes
de
base
pour
guider
notre
discussion
:
(1)
Dieu
seul
jugera
le
salut
de
chaque
personne
(Romains
2:16
;
Hébreux
12:23).
Aucun
être
humain
ne
peut
condamner
une
âme
à
l’enfer
ou
lui
garantir
une
place
au
paradis,
car
le
salut
est
une
affaire
entre
l’individu
et
Dieu.
Le
Seigneur
nous
a
enseigné
à
ne
pas
nous
juger
l’un
l’autre,
mais
à
nous
juger
nous-‐mêmes
et
à
laisser
le
jugement
des
autres
à
Dieu
(Matthieu
7:1-‐5
;
Luc
6:37).
Jésus
n’est
pas
venu
pour
condamner
le
monde,
mais
pour
offrir
le
salut
(Jean
3:17),
et
nous
devrions
faire
de
même.
Nous
devrions
proclamer
l’Évangile,
encourager
l’obéissance
à
celui-‐ci
et
avertir
des
conséquences
indiquées
bibliquement
pour
la
désobéissance
;
mais
le
résultat
final
repose
dans
les
mains
de
Dieu.
211
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
Nous
ne
devrions
pas
être
prompts
à
rejeter
ceux
qui
révèrent
le
nom
de
Christ,
mais
qui
apparemment
n’ont
pas
la
plénitude
de
la
vérité.
Les
disciples
ont
rejeté
un
homme
qui
chassait
les
démons
au
nom
de
Jésus
parce
qu’il
ne
faisait
pas
partie
de
leur
groupe,
mais
Jésus
a
dit
:
"Ne
l’en
empêchez
pas
[...]
car
il
n’est
personne
qui,
faisant
un
miracle
en
mon
nom,
puisse
aussitôt
après
parler
mal
de
moi.
Qui
n’est
pas
contre
nous
est
pour
nous"
(Marc
9:39-‐40).
Des
gens
comme
celui-‐ci
ne
sont
pas
forcément
sauvés
(Matthieu
7:21-‐23),
mais
ils
peuvent
toujours
aider
à
la
diffusion
de
la
Parole
de
Dieu
et
du
nom
de
Jésus
(Philippiens
1:15-‐18).
Au
lieu
de
nous
y
opposer,
nous
devrions
être
reconnaissants
pour
le
bien
qu’ils
font
et
nous
efforcer
de
les
conduire
vers
plus
de
vérité.
Si
nous
prêchons
le
plein
Évangile
d’une
manière
positive,
la
vérité
parlera
d’elle-‐même
et
sera
sa
propre
défense.
(2)
Dieu
est
souverain
dans
Sa
dispensation
de
la
grâce.
Il
a
dit
:
"Je
ferai
miséricorde
à
qui
je
fais
miséricorde,
et
j’aurai
compassion
de
qui
j’ai
compassion"
(Romains
9:15).
Néanmoins,
Il
a
volontairement
choisi
un
plan
de
salut
et
s’y
tiendra
;
Il
a
clairement
établi
les
conditions
sur
lesquelles
Il
accordera
miséricorde.
Paul
a
enseigné
en
premier
la
souveraineté
de
Dieu
dans
le
salut
(Romains
9:14-‐24),
mais
ensuite
a
expliqué
que
Dieu
accordera
le
salut
à
quiconque
croit
en
Jésus,
Le
confesse
comme
Seigneur,
invoque
Son
nom
et
obéit
à
Son
Évangile
(Romains
10:9-‐17).
(3)
La
Bible
est
la
seule
autorité
pour
la
doctrine
et
l’instruction
sur
le
salut.
Jésus
a
dit
aux
juifs
:
"Vous
sondez
les
Écritures,
parce
que
vous
pensez
avoir
en
elles
la
vie
éternelle
:
ce
sont
elles
qui
rendent
témoignages
de
moi.
Et
vous
ne
voulez
pas
venir
à
moi
pour
avoir
la
vie
!"
(Jean
5:39-‐40).
Il
n’a
pas
rejeté
leur
confiance
dans
les
Écritures
pour
trouver
la
vie
éternelle,
mais
leur
refus
de
croire
en
Lui
pour
avoir
la
vie
éternelle
quand
les
Écritures
Le
désignaient
si
clairement.
La
Bible
contient
le
seul
évangile
que
nous
puissions
prêcher.
Paul
a
déclaré
:
"Mais
quand
nous-‐mêmes,
quand
un
ange
du
ciel
annoncerait
un
autre
évangile
que
celui
que
nous
vous
avons
prêché,
qu’il
soit
anathème
!
Nous
l’avons
dit
précédemment,
et
je
le
répète
à
cette
heure
:
si
quelqu’un
vous
annonce
un
autre
évangile
que
celui
que
vous
avez
reçu,
qu’il
soit
anathème
!"
(Galates
1:8-‐9).
Toute
vraie
doctrine
doit
reposer
sur
la
Bible.
"[...]
Les
saintes
lettres,
qui
peuvent
te
rendre
sage
à
salut
par
la
foi
en
Jésus-‐Christ.
Toute
Écriture
est
inspirée
de
Dieu,
et
utile
pour
enseigner,
pour
convaincre,
pour
corriger,
pour
instruire
dans
la
justice,
afin
que
l’homme
de
Dieu
soit
accompli
et
propre
à
toute
bonne
œuvre"
(II
Timothée
3:15-‐17).
Nous
ne
pouvons
pas
imposer
des
demandes
que
la
Bible
ne
soutient
pas,
ni
faire
des
exceptions
que
la
Bible
n’accorde
pas.
Précisément
parce
que
Dieu
est
souverain
dans
l’accord
du
salut,
nous
devons
nous
limiter
nous-‐mêmes
à
l’enseignement
clair
des
Écritures.
Si
Dieu
a
des
plans
qui
vont
au-‐delà
de
ce
212
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
qu’Il
nous
a
révélé
dans
la
Bible,
c’est
Sa
prérogative,
mais
nous
n’avons
autorité
que
pour
enseigner
le
plan
que
Dieu
nous
a
donné
dans
les
Écritures.
Nous
n’avons
aucun
droit
d’offrir
de
faux
espoirs
ou
incertains
basés
sur
nos
propres
désirs,
nos
spéculations,
nos
raisonnements,
nos
philosophies
ou
nos
interprétations
douteuses
de
passages
difficiles.
Nous
ne
pouvons
pas
faire
d’exceptions
pour
des
situations
qui
naissent
de
notre
inaptitude
à
suivre
les
enseignements
et
les
exemples
bibliques.
(4)
Nous
ne
devons
pas
formuler
des
enseignements
doctrinaux
sur
la
base
de
situations
inhabituelles
ou
hypothétiques.
La
sympathie
humaine
peut
nous
influencer,
mais
si
nous
essayons
d’établir
une
quelconque
exception,
nous
sapons
l’autorité
de
la
Parole
de
Dieu.
Par
exemple,
Dieu
aurait
pu
choisir
de
remettre
le
péché
sans
le
baptême
d’eau,
mais
nous
outrepassons
notre
autorité
si
nous
affirmons
qu’Il
le
fera
ou
si
nous
faisons
une
liste
des
circonstances
sous
lesquelles
Il
le
ferait.
Si
nous
faisons
une
exception
pour
quelqu’un
qui
n’a
pas
été
baptisé
alors,
logiquement,
le
baptême
n’est
nécessaire
pour
personne.
En
jouant
au
juge
de
cette
manière,
nous
encouragerons
la
désobéissance
ou
une
approche
informelle
de
la
Parole
de
Dieu.
Dieu
seul
est
qualifié
pour
être
juge,
et
comme
tel,
Il
appliquera
des
principes
généraux
aux
faits
particuliers
afin
d’atteindre
une
décision
équitable
et
légalement
correcte.
Nous
devrions
obéir
au
plein
évangile
au
maximum
de
notre
compréhension
et
de
notre
capacité,
encourager
tous
les
autres
à
faire
de
même
et
laisser
le
jugement
éternel
à
Dieu.
(5)
Dieu
est
le
juge
le
plus
aimant,
miséricordieux
et
impartial
que
quiconque
puisse
avoir.
Son
amour,
Sa
miséricorde
et
Son
sens
de
l’équité
sont
parfaits,
alors
que
les
nôtres
ne
le
sont
pas
:
"Car
l’Eternel
est
bon
;
sa
bonté
dure
toujours.
Et
sa
fidélité
de
génération
en
génération"
(Psaume
100:5)
;
"Tes
œuvres
sont
grandes
et
admirables,
Seigneur
Dieu
tout-‐puissant
!
Tes
voies
sont
justes
et
véritables,
roi
des
nations
!"
(Apocalypse
15:3).
Quand
on
en
vient
au
salut,
notre
concept
de
justice
est
défectueux,
parce
que
personne
ne
mérite
le
salut.
Dieu
seul
a
le
droit
d’accorder
la
miséricorde.
Lui
seul
sait
ce
qui
est
équitable
dans
chaque
situation,
parce
que
Lui
seul
a
une
connaissance
parfaite.
Lui
seul
connaît
la
condition
de
nos
cœurs,
les
opportunités
du
passé
et
ce
que
fera
un
individu
si
on
lui
donne
de
futures
opportunités.
(6)
Nous
ne
pouvons
pas
compromettre
le
plan
de
Dieu
parce
que
seul
quelques-‐uns
le
suivent.
"Eh
quoi
!
si
quelques-‐uns
n’ont
pas
cru,
leur
incrédulité
anéantira-‐t-‐elle
la
fidélité
de
Dieu
?
Loin
de
là
!
Que
Dieu
au
contraire,
soit
reconnu
pour
vrai,
et
tout
homme
pour
menteur"
(Romains
3:3-‐4).
Jésus
a
dit
:
"Mais
étroite
est
la
porte,
resserré
le
chemin
qui
mènent
à
la
vie,
et
il
y
en
a
peu
qui
les
trouvent"
(Matthieu
7:14).
Quelqu’un
Lui
a
demandé
:
"Seigneur,
n’y
a-‐t-‐il
que
peu
de
gens
qui
soient
sauvés
?"
(Luc
13:23).
Il
répondit
:
"Efforcez-‐vous
d’entrer
par
la
porte
étroite.
Car,
je
vous
le
dis,
beaucoup
chercheront
à
entrer,
et
ne
le
pourront
pas"
(Luc
13:24).
213
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
Au
jour
de
Noé,
Dieu
a
sauvé
seulement
huit
âmes
dans
le
monde
entier,
parce
qu’eux
seuls
croyaient
en
Lui
et
ont
obéi
à
Son
plan.
Au
Ier
siècle,
la
presque
totalité
du
peuple
élu
de
Dieu
(Israël)
rejeta
Son
plan,
amenant
la
déclaration
de
Paul
dans
les
Romains.
Presque
tous
les
dirigeants
religieux
et
la
communauté
religieuse
rejetèrent
l’Évangile.
Devrions-‐nous
être
surpris
si
cela
est
vrai
aujourd’hui
?
Les
païens
sont-‐ils
perdus
?
En
appliquant
ces
principes,
recherchons
la
possibilité
d’une
exception
pour
ceux
qui
n’ont
jamais
entendu
l’Évangile.
Personne
ne
peut
hériter
de
la
vie
éternelle
en
dehors
de
l’Évangile
de
Jésus-‐Christ
:
"Si
un
homme
ne
naît
d’eau
et
d’Esprit,
il
ne
peut
entrer
dans
le
royaume
de
Dieu"
(Jean
3:5).
Jésus
a
dit
:
"Je
suis
le
chemin,
la
vérité
et
la
vie.
Nul
ne
vient
au
Père
que
par
moi"
(Jean
14:6).
Il
a
dit
aussi
:
"Si
vous
ne
croyez
pas
que
je
suis,
vous
mourrez
dans
vos
péchés"
(Jean
8:24).
Paul
a
écrit
:
"Et
de
vous
donner,
à
vous
qui
êtes
affligés,
du
repos
avec
nous,
lorsque
le
Seigneur
Jésus
apparaîtra
du
ciel
avec
les
anges
de
sa
puissance,
au
milieu
d’une
flamme
de
feu,
pour
punir
ceux
qui
ne
connaissent
pas
Dieu
et
ceux
qui
n’obéissent
pas
à
l’Évangile
de
notre
Seigneur
Jésus.
Ils
auront
pour
châtiment
une
ruine
éternelle,
loin
de
la
face
du
Seigneur
et
de
la
gloire
de
sa
force"
(II
Thessaloniciens
1:7-‐9).
Même
ceux
qui
n’ont
jamais
entendu
l’évangile
ont
un
témoignage
de
Dieu
suffisant
dans
Sa
création
:
"Car
ce
qu’on
peut
connaître
de
Dieu
est
manifeste
pour
eux,
Dieu
le
leur
ayant
fait
connaître.
En
effet,
les
perfections
invisibles
de
Dieu,
sa
puissance
éternelle
et
sa
divinité,
se
voient
comme
à
l’œil,
depuis
la
création
du
monde,
quand
on
les
considère
dans
ses
ouvrages,
ils
sont
donc
inexcusables"
(Romains
1:19-‐20).
Dieu
tient
tout
le
monde
redevable
de
Le
glorifier
en
tant
que
Dieu
et
de
Lui
être
reconnaissant
(Romains
1:21).
Dieu
a
aussi
donné
une
conscience
à
tout
le
monde.
Les
païens
peuvent
ne
pas
avoir
une
pleine
connaissance
de
la
volonté
de
Dieu,
mais
ils
sont
assez
conscients
que
(1)
s’ils
la
suivent,
Dieu
les
guidera
plus
loin
dans
Sa
volonté
et
(2)
s’ils
ne
la
suivent
pas,
ils
seront
condamnés.
Tout
le
monde
sait
que
certaines
choses
sont
moralement
mauvaises
et
que
la
pénalité
adéquate
pour
ces
péchés
est
la
mort
(Romains
1:32).
Ceux
qui
ont
la
Loi
de
Moïse
seront
jugés
par
elle,
et
ceux
qui
ne
l’ont
pas
seront
jugés
par
la
loi
de
la
conscience
(Romains
2:12-‐16).
Cela
ne
signifie
pas
que
quiconque
sera
sauvé
sur
la
base
de
la
conscience
seule,
parce
que
personne
n’a
jamais
vécu
au
niveau
minimum
demandé
par
la
conscience.
Tout
le
monde
a
commis
une
transgression
au
moins
une
fois
dans
sa
vie
(Romains
3:10,
23).
Personne
ne
sera
sauvé
par
les
œuvres,
ou
par
l’adhésion
à
la
loi,
y
compris
la
loi
de
la
conscience
(Romains
3:20
;
214
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
Éphésiens
2:8-‐9).
La
conscience,
alors,
servira
comme
une
base
juste
pour
la
condamnation,
non
comme
une
base
pour
le
salut
en
dehors
de
Jésus-‐Christ.
Si
quelqu’un
essaye
sincèrement
de
suivre
la
conscience
et
recherche
Dieu
avec
diligence,
nous
croyons
qu’Il
lui
révélera
assez
de
vérité
afin
qu’il
puisse
être
sauvé.
Dieu
"est
le
rémunérateur
de
ceux
qui
le
cherchent"
(Hébreux
11:6).
Il
honorera
un
cœur
brisé
et
contrit
(Psaumes
34:19
;
51:19)
et
Il
se
révèle
toujours
Lui-‐même
au
chercheur
(I
Chroniques
28:9
;
Jérémie
29:13-‐14
;
Matthieu
7:7).
Dieu
ne
sauve
pas
en
dehors
de
la
vérité
;
c’est
la
volonté
de
Dieu
"qui
veut
que
tous
les
hommes
soient
sauvés
et
parviennent
à
la
connaissance
de
la
vérité"
(I
Timothée
2:4).
Corneille
en
est
un
bon
exemple.
C’était
un
homme
pieux
qui
craignait
Dieu,
donnait
des
aumônes
aux
pauvres
et
qui
priait
Dieu
constamment
(Actes
10:1-‐2).
En
bref,
il
faisait
tout
en
son
pouvoir
pour
rechercher,
adorer
et
obéir
à
Dieu.
Ses
actions
devinrent
un
mémorial
devant
Dieu,
et
il
en
résulta
que
Dieu
lui
envoya
un
ange
(Actes
10:3-‐6).
L’ange
ne
conçut
pas
pour
lui
un
plan
de
salut
ni
ne
lui
prêcha
l’évangile,
mais
l’ange
lui
donna
des
instructions
afin
qu’il
puisse
trouver
un
prédicateur
de
l’évangile.
Corneille
n’était
pas
déjà
sauvé,
car
l’ange
lui
a
dit
:
"Fais
venir
Simon,
surnommé
Pierre,
qui
te
dira
des
choses
par
lesquelles
tu
seras
sauvé,
toi
et
toute
ta
maison"
(Actes
11:13-‐14).
Il
y
avait
une
femme
à
Séoul,
en
Corée,
dont
la
mère
était
un
chaman
(prêtresse
magicienne).
Les
pratiques
superstitieuses
de
la
mère
et
les
constantes
communications
avec
les
esprits
mauvais
firent
que
la
fille
devînt
si
dépressive
qu’elle
tenta
de
se
suicider.
Alors
qu’elle
était
proche
de
la
mort,
elle
eut
une
vision
de
deux
américains.
Elle
guérit,
et
un
jour,
elle
passa
devant
la
First
Pentecostal
Church.
Attirée
par
le
bruit
de
l’adoration,
elle
regarda
à
l’intérieur
et
vit
les
visages
des
deux
Américains
qui
lui
apparurent
dans
sa
vision.
C’était
Elton
et
Loretta
Bernard,
les
fondateurs
de
l’église.
Il
en
résulte
de
ce
miracle
que
la
jeune
femme
commença
à
fréquenter
les
services,
se
repentit
de
ses
péchés,
fut
baptisée
au
nom
de
Jésus,
reçut
le
Saint-‐Esprit
et
par
la
suite,
gagna
sa
mère
au
Seigneur.
Elle
ne
connaissait
rien
de
l’évangile
de
Jésus-‐Christ,
mais
Dieu
a
apparemment
noté
le
désir
ardent
en
son
cœur
pour
bien
plus
que
de
la
superstition
et
a
remarqué
un
désir
sincère
de
L’adorer.
En
résultat,
Il
l’a
conduite
vers
la
vérité.
Si
les
païens
sont
sauvés
sans
l’évangile,
alors
la
mort
de
Christ
n’était
pas
nécessaire
et
le
commandement
de
Christ
de
prêcher
l’évangile
à
toutes
les
créatures
était
une
erreur.
Si
les
païens
sont
sauvés
avant
l’écoute
de
l’évangile,
alors
les
missionnaires
provoqueraient
la
condamnation
des
personnes
sauvées,
parce
que
beaucoup
rejettent
l’Évangile
quand
ils
l’entendent.
Dans
ce
cas,
la
commission
de
Christ
provoquerait
en
fait
la
perte
de
plus
de
gens,
contrairement
à
la
volonté
affirmée
de
Dieu
(II
Pierre
3:9).
Paul
a
dit
:
"Car
quiconque
invoquera
le
nom
du
Seigneur
sera
sauvé.
Comment
donc
invoqueront-‐ils
celui
en
qui
ils
n’ont
pas
cru
?
Et
comment
215
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
216
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
217
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
pentecôtistes,
non
une
part
de
l’Eglise
apostolique.
En
dépit
de
leur
expérience
religieuse
valide
avec
Dieu,
elles
ont
besoin
d’être
guidées
vers
plus
de
vérité.
Pour
décrire
leur
position,
nous
pouvons
peut-‐être
dire
qu’elles
sont
à
l’étape
de
la
conception,
et
qu’elles
ne
sont
pas
encore
arrivées
à
la
nouvelle
naissance.
Des
dirigeants
pentecôtistes
pionniers,
tels
que
A.
D.
Urshan
et
G.
T.
Haywood,
utilisaient
cette
analogie244.
La
Parole
a
été
plantée
et
la
conception
en
a
résulté
(Luc
8:11
;
I
Pierre
1:23),
mais
la
naissance
réelle
ne
s’est
pas
encore
accomplie.
Ils
sont
dans
les
étapes
de
formation
pour
devenir
chrétien
et
ont
besoin
d’être
guidés
vers
la
plénitude
de
la
vérité,
afin
qu’ils
aient
une
naissance
normale
et
saine.
Les
chrétiens
professant
dans
l’histoire
de
l’Église
La
Bible
ne
révèle
qu’un
seul
plan
de
salut
pour
l’entière
période
de
l’Église
du
Nouveau
Testament,
et
la
Bible
a
été
disponible
tout
au
long
de
l’histoire
de
l’Église.
Les
récits
historiques
du
début
de
l’époque
postapostolique
ont
aussi
été
disponibles
aux
générations
d’après,
et
ils
confirment
le
message
apostolique
du
baptême
au
nom
de
Jésus
et
du
baptême
du
Saint-‐Esprit
avec
les
langues.
En
outre,
il
apparaît
que
ces
doctrines
ont
existé
tout
au
long
de
l’histoire
de
l’Église245.
Nous
ne
savons
pas
tout
sur
la
vie
spirituelle
des
dirigeants
importants
de
l’Église
pendant
la
période
de
la
Réforme.
Il
est
possible
que
certains
aient
reçu
le
Saint-‐Esprit
et
parlé
en
langues
sans
comprendre
pleinement
la
signification
de
cette
expérience.
Dans
la
plupart
des
cas,
il
y
existe
des
preuves
que
certains
dirigeants
protestants
étaient
au
courant
de
doctrines
apostoliques
clefs.
Par
exemple,
pendant
la
Réforme,
un
médecin
espagnol
remarqué
appelé
Michel
Servet
proclamait
l’unicité
de
Dieu,
la
pleine
déité
de
Jésus
et
la
nécessité
du
rebaptême.
Luther,
Zwingli
et
Calvin
connaissaient
sa
doctrine.
En
particulier,
Luther
était
au
courant
d’une
controverse
sur
la
formule
baptismale
au
nom
de
Jésus.
Le
parler
en
langues
est
apparu
parmi
les
premiers
anabaptistes,
et
les
réformateurs
auraient
pu
entendre
parler
de
cette
expérience.
Luther
connaissait
parfaitement
les
"enthousiastes",
un
groupe
qui
soulignait
l’effusion
de
l’Esprit
et
la
communication
avec
Dieu
à
travers
la
prophétie
et
l’inspiration
(probablement,
y
compris
les
langues
et
l’interprétation).
Ils
s’opposèrent
à
Luther
comme
étant
un
homme
de
la
lettre
seulement
;
en
retour,
Luther
et
la
Formule
de
Concorde
Luthérienne
(1577)
les
rejetèrent246 .
Apparemment,
alors,
les
réformateurs
furent
exposés
à
au
moins
certaines
doctrines
apostoliques.
Les
réformateurs
n’étaient
certainement
pas
infaillibles
en
matière
de
doctrine,
car
ils
soutenaient
de
fausses
doctrines
telles
que
la
prédestination
des
âmes
individuelles,
le
baptême
des
enfants,
l’aspersion
et
la
trinité.
Ils
n’étaient
218
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
pas
toujours
non
plus
de
nobles
exemples
des
principes
chrétiens.
Luther
permettait
et
même
recommandait
qu’un
certain
chef
allemand
pratique
la
bigamie
;
il
croyait
que
tous
les
anabaptistes
étaient
des
hérétiques
et
endossait
leurs
exécutions,
questionnait
la
validité
du
livre
de
Jacques
et
l’appelait
"une
épître
de
paille",
endossait
la
persécution
violente
des
juifs
et
supportait
fortement
les
princes
féodaux
allemands
dans
leurs
écrasements
des
révoltes
paysannes247.
Il
a
écrit
un
tract
condamnant
les
révoltes
paysannes,
intitulé
"Contre
les
hordes
de
paysans
meurtriers
et
voleurs",
qui
disait
:
"Que
quiconque
peut
[les]
frappe,
tue
et
poignarde248".
Zwingli
est
mort
dans
une
bataille
en
essayant
d’étendre
la
domination
protestante
aux
régions
catholiques
de
sa
Suisse
natale249 .
Calvin
consentit
à
l’exécution
de
Servet,
permettant
qu’il
soit
brûlé
sur
le
bûcher
près
de
Genève250.
Le
caractère
noble
de
base
de
ses
hommes
et
leurs
contributions
significatives
à
l’histoire
de
l’Église
sont
bien
documentés,
mais
il
est
également
vrai
qu’aucun
d’eux
n’était
parfait
ou
infaillible.
Nous
ne
pouvons
pas
faire
d’exceptions
basées
sur
le
courage
personnel,
le
zèle
ou
la
perspicacité
dans
certaines
parties
des
Écritures.
Nombre
de
gens
ont
démontré
du
courage,
du
zèle,
de
la
détermination
et
du
sacrifice
pour
les
fausses
religions,
les
politiques
et
le
nationalisme.
Beaucoup
ont
été
persécutés,
cruellement
torturés
et
martyrisés
au
nom
du
judaïsme,
du
bouddhisme,
de
l’islam,
du
communisme,
des
causes
révolutionnaires
et
de
l’anarchie.
Beaucoup
d’hérétiques
et
de
sectateurs
ont
souffert
à
cause
de
leur
profession
de
Christ.
Les
hommes
ont
vécu
et
sont
morts
pour
de
nobles
causes,
et
même
pour
des
causes
importantes
pour
Dieu,
telles
que
la
démocratie,
la
liberté
de
religion,
la
croyance
en
Jéhovah
et
la
croyance
en
la
Bible.
Toutefois,
aucune
de
ces
personnes
ne
fut
sauvée
à
cause
de
leur
souffrance
ou
de
leur
sacrifice.
Sous
aucun
prétexte
nous
ne
devrions
permettre
que
la
vie
d’un
ancêtre
pieux
ou
d’un
noble
dirigeant
dans
l’histoire
de
l’Église
nous
dissuade
de
croire,
d’obéir
et
de
proclamer
ce
que
nous
savons
être
aujourd’hui
la
volonté
de
Dieu.
Les
spéculations
extrabibliques
Tous
les
autres
schémas
et
spéculations
concernant
le
salut
pour
ceux
qui
ne
font
pas
l’expérience
de
la
nouvelle
naissance
sont
en
dehors
des
limites
des
Écritures
et
doivent
être
traités
comme
tel.
219
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
220
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
modèle
apostolique.
Pour
étayer
ce
concept,
ils
montrent
des
exemples
dans
lesquels
Dieu
a
sauvé
des
gens
dans
la
limite
de
Son
plan
pour
leur
époque,
mais
a
accompli
Son
plan
d’une
manière
inattendue
ou
non
conventionnelle.
Les
exemples
de
l’Ancien
Testament
sont
Jéthro,
Balaam
et
Ninive.
De
même,
le
voleur
sur
la
croix
fut
sauvé
sous
la
Loi,
mais
avec
Jésus
pour
prêtre
et
sacrifice.
Cela
montre
que
Dieu
a
la
liberté
d’accomplir
Son
plan
à
Sa
manière
propre,
mais
nous
ne
devrions
pas
faire
trop
cas
de
cet
exemple,
puisqu’il
s’est
déroulé
dans
une
situation
et
une
période
de
temps
uniques.
Il
y
a
deux
possibilités
soulevées
en
ce
qui
concerne
le
salut
du
Nouveau
Testament
:
(1)
Certains
pourraient
être
nés
de
l’Esprit
sans
le
signe
des
langues,
parce
qu’ils
n’en
savaient
rien
ou
qu’ils
ne
le
comprenaient
pas
et
ainsi
n’avaient
pas
la
foi
pour
cela.
(2)
Certains
pourraient
être
nés
d’eau
sans
prononcer
oralement
le
nom
de
Jésus
au
baptême
parce
qu’ils
ne
l’ont
jamais
entendu
enseigné
ou
ne
le
comprenaient
pas.
Cela
présuppose
qu’au
baptême,
ils
ont
une
foi
authentique
en
Jésus
comme
Sauveur
et
comprennent
de
manière
pratique
(si
ce
n’est
théologique)
qu’Il
est
la
plénitude
de
la
divinité.
Bien
que
ces
arguments
semblent
plus
logiques
et
intérieurement
cohérent,
il
y
a
au
moins
deux
sérieuses
difficultés
:
(1)
La
Bible
elle-‐même
enseigne
l’expérience
apostolique
complète
sans
allusions
à
des
exceptions
;
(2)
Tout
au
long
de
l’histoire
de
l’Église
et
aujourd’hui,
beaucoup
de
personnes
sincères
ont
reçu
le
Saint-‐Esprit
avec
l’évidence
des
langues,
y
compris
beaucoup
qui
ne
s’attendaient
pas
aux
langues
;
et
beaucoup
ont
été
baptisés
au
nom
de
Jésus
et
n’ont
jamais
entendu
quiconque
enseigner
le
baptême
au
nom
de
Jésus.
Au
vu
de
ces
difficultés,
notre
claire
responsabilité
est
de
recevoir
et
de
proclamer
l’expérience
apostolique
complète,
en
s’attendant
à
voir
le
modèle
apostolique
répété
exactement.
La
destinée
des
enfants
(nourrissons)
Notre
discussion
n’a
pas
traité
le
cas
des
enfants
qui
meurent
avant
qu’ils
ne
soient
assez
âgés
en
conscience
pour
croire
en
Dieu
et
se
repentir
du
péché,
ou
des
attardés
mentaux.
Plusieurs
vues
ont
été
proposées
:
(1)
Ils
ne
peuvent
aller
au
ciel
à
cause
de
leur
nature
pécheresse
(Psaume
51:5
;
Romains
5:12-‐21).
Cela
présuppose
que
la
nature
pécheresse
comprend
non
seulement
une
compulsion
au
péché
mais
aussi
une
culpabilité
héritée
en
dehors
des
actes
personnels.
Les
catholiques
soutiennent
cette
vue,
enseignant
que
les
enfants
doivent
être
baptisés
pour
laver
le
péché
originel.
Ils
ont
inventé
un
lieu
non
biblique
pour
les
enfants
non
baptisés,
appelé
les
limbes,
où
il
y
a
ni
plaisir
ni
peine.
221
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
(2)
Ils
iront
au
ciel.
Jésus
a
utilisé
les
petits
enfants
comme
exemple
pour
illustrer
le
royaume
des
cieux
(Matthieu
18:1-‐10
;
19:14)
;
peut-‐être
que
cela
implique
qu’ils
font
part
du
royaume.
Cette
vue
présuppose
que,
basé
sur
l’expiation
de
Christ,
Dieu
éliminera
automatiquement
leur
nature
pécheresse.
(3)
Ils
seront
ressuscités
au
Millenium
et
l’opportunité
leur
sera
donnée
d’accepter
ou
de
rejeter
le
salut.
Les
Témoins
de
Jéhovah
enseignent
cela,
mais
il
n’y
a
aucun
support
biblique
à
cette
théorie.
(4)
Dieu
jugera
les
enfants
sur
la
base
de
Sa
prescience
de
ce
qu’ils
auraient
fait
s’ils
avaient
vécu.
Cela
soulève
des
questions
sans
réponses
sur
la
liberté
de
la
volonté
et
les
facteurs
contribuant
à
la
décision
d’un
individu.
(5)
Le
salut
d’un
enfant
est
déterminé
par
celui
de
ses
parents.
Ici,
le
problème
est
que
Dieu
condamnerait
certains
enfants
à
cause
du
péché
de
leurs
parents
et
de
leur
propre
incapacité
à
croire.
Il
y
a
des
exemples
de
l’Ancien
Testament
dans
lesquels
les
enfants
ont
souffert
à
cause
du
péché
de
leurs
parents,
tel
que
dans
le
déluge.
Cela
ne
signifie
pas
nécessairement
que
ces
enfants
étaient
éternellement
condamnés,
mais
démontre
simplement
que
les
enfants
souffrent
souvent
dans
cette
vie
en
résultat
des
actions
de
leurs
parents.
I
Corinthiens
7:14
déclare
que
le
mari
non-‐croyant
est
sanctifié
(séparé)
par
une
épouse
croyante
et
vice
versa,
et
les
enfants
de
cette
union
sont
rendus
saints
(séparés
du
monde
pour
Dieu).
Si
cela
réfère
au
salut,
on
peut
soutenir
que
l’un
des
époux
non-‐croyant
et
les
enfants
adultes
sont
inclus.
Il
semble
clair,
toutefois,
que
cela
fait
allusion
à
l’influence
sainte
que
les
croyants
ont
sur
leurs
familles,
qui
peut
certainement
être
un
facteur
puissant
pour
les
conduire
vers
le
salut.
Nous
concluons
que
la
Bible
ne
dit
simplement
pas
ce
qui
arrive
aux
enfants
et
aux
attardés
mentaux.
Cela
n’est
pas
surprenant,
car
la
Bible
est
un
livre
très
pratique
et
ne
s’adresse
seulement
qu’à
ceux
qui
sont
capables
de
répondre.
Peut-‐être
que
la
Bible
ne
s’occupe
pas
de
ce
sujet
parce
que
Dieu
ne
veut
pas
que
nous
retenions
l’évangile
envers
un
quelconque
groupe
d’âge.
La
Bible
nous
enseigne
d'instruire
les
enfants
dans
les
voies
du
Seigneur
(Proverbes
22:6),
et
nous
devrions
faire
cela
depuis
la
plus
tendre
enfance.
Dieu
remplit
même
les
petits
enfants
de
Son
Esprit
;
les
membres
de
certaines
familles
ont
été
remplis
aux
âges
de
6,
7,
9
et
10
ans.
La
Bible
ne
spécifie
aucune
limitation
d’âge,
peut-‐
être
parce
que
l’âge
de
raison
peut
varier
considérablement
selon
le
taux
de
développement,
les
capacités
et
l’instruction
individuelle
d’un
enfant.
Le
manque
d’un
enseignement
clair
en
ce
qui
concerne
les
enfants
et
les
attardés
mentaux
ne
devrait
pas
nous
perturber.
Nous
devrions
avoir
foi
en
Dieu,
en
croyant
qu’Il
a
un
plan
gracieux
pour
eux,
de
même
qu’Il
l’a
pour
nous.
Ayant
fait
l’expérience
de
la
grâce,
de
la
miséricorde
et
de
l’amour
de
Dieu
dans
nos
propres
vies,
nous
pouvons
les
confier
à
Sa
garde
sans
réserve.
222
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
223
Chapitre
12
–
Y
a-‐t-‐il
des
exceptions
?
Conclusion
La
Bible
n’enseigne
aucune
exception
au
message
simple
de
la
nouvelle
naissance,
qui
est
la
repentance
du
péché,
le
baptême
d’eau
au
nom
de
Jésus
et
le
baptême
du
Saint-‐Esprit.
Nous
ne
devrions
pas
enseigner
des
théories
et
des
spéculations
extrabibliques
comme
des
vérités
révélées,
mais
nous
devrions
baser
toute
doctrine
uniquement
sur
le
clair
enseignement
de
la
Parole
de
Dieu.
Dieu
sauvera
quiconque
recherche
sincèrement
la
vérité
avec
tout
son
cœur
et
place
une
foi
entière
en
Jésus-‐Christ.
Nous
devrions
prêcher
le
plein
Évangile,
qui
inclut
Actes
2:38
comme
la
norme
pour
la
nouvelle
naissance.
244
Andrew Urshan, Apostolic Faith Doctrine of the New Birth (Portland, Or. : Apostolic Book Publishers, n. D.), pp. 3, 15 ;
G. T. Haywood, The Birth of the Spirit in the Days of the Apostles, pp. 10-11, 21-22, réimp. dans Paul Dugas, Ed. et
Comp., The Life and Writings of Elder G. T. Haywood (Stockton, Ca. : WABC Apostolic Press, 1968).
245
Pour une documentation d’information sur cette section, voir chapitres 10 et 11.
246
René Laurentin, Catholic Pentecostalism, Matthew J. O’Connell, trad. (Garden City, N. J. : Doubleday & Co.,
1977), pp. 133-34.
247
Roland Baiton, Here I Stand, (Nashville : Abingdon, 1978), pp. 259, 292-97.
248
Ibid., pp. 216-17.
249
Latourette, II, 749.
250
Klotsche, p 224.
224
13
QUATRE ASPECTS DU SALUT
"Et
c’est
là
ce
que
vous
étiez,
quelques-‐uns
de
vous.
Mais
vous
avez
été
lavés,
mais
vous
avez
été
sanctifiés,
mais
vous
avez
été
justifiés
au
nom
du
Seigneur
Jésus-‐Christ,
et
par
l’Esprit
de
notre
Dieu"
(I
Corinthiens
6:11).
Le
salut
que
Dieu
procure
remédiera
à
chaque
problème
créé
par
le
péché.
À
la
fin,
il
restaurera
toute
chose
perdue
par
Adam
et
plus
(Romains
5:15-‐21)
et
nous
refera
à
l’image
de
Christ
(Romains
8:29
;
I
Jean
3:2).
Ce
chapitre
discute
de
quatre
aspects
majeurs
du
salut
:
la
justification,
la
régénération,
l’adoption
et
la
sanctification.
La
justification
La
justification
est
l’acte
par
lequel
Dieu
déclare
que
le
pécheur
est
juste.
Le
pécheur
ne
devient
pas
juste
en
lui-‐même
à
ce
moment-‐là,
mais
Dieu
le
compte,
le
reconnaît,
ou
le
considère
comme
juste,
sans
tenir
compte
de
ses
péchés
passés.
La
justification
est
un
terme
légal
dénotant
un
changement
de
statut
aux
yeux
de
Dieu.
La
justification
consiste
en
deux
éléments
:
(1)
Dieu
pardonne
le
pécheur,
enlevant
la
culpabilité
et
la
pénalité
associées
avec
ses
péchés
(Romains
4:6-‐8
;
8:1).
(2)
Dieu
impute
(transfère)
la
justice
de
Christ
au
pécheur,
afin
qu’il
puisse
prendre
part
à
tout
ce
que
le
Christ
sans
péché
est
habilité
à
recevoir
grâce
à
Sa
225
Chapitre
13
–
Quatre
aspects
du
salut
rrr
Dans le texte anglais, nous avons "through faith in his blood" ; d’un texte à l’autre l’ordre des mots change, mais le sens
reste strictement le même. (N.d.T.)
226
Chapitre
13
–
Quatre
aspects
du
salut
Un
examen
plus
approfondi
du
propos
de
la
repentance,
du
baptême
d’eau
et
du
baptême
de
l’Esprit
démontre
que
l’œuvre
de
justification
a
lieu
dans
les
trois.
À
la
repentance,
l’homme
et
Dieu
commencent
à
former
une
relation
d’amitié
personnelle,
qui
pose
une
fondation
pour
le
baptême
d’eau
et
d’Esprit.
Au
baptême
d’eau,
Dieu
pardonne
les
péchés
(Actes
2:38),
ce
qui
correspond
au
premier
élément
de
la
justification.
Le
Saint-‐Esprit
impartit
la
justice
de
Christ,
car
l’Esprit,
c’est
Christ
en
nous
:
"Et
cela
afin
que
la
justice
de
la
loi
fût
accomplie
en
nous,
qui
marchons,
non
selon
la
chair
mais
selon
l’Esprit"
(Romains
8:4).
"Pour
vous,
vous
ne
vivez
pas
selon
la
chair,
mais
selon
l’Esprit,
si
du
moins
l’Esprit
de
Dieu
habite
en
vous.
Si
quelqu’un
n’a
pas
l’Esprit
de
Christ,
il
ne
lui
appartient
pas.
Et
si
Christ
est
en
vous,
le
corps,
il
est
vrai,
est
mort
à
cause
du
péché,
mais
l’esprit
est
vie
à
cause
de
la
justice"
(Romains
8:9-‐10).
L’Esprit
résidant
nous
permet
de
recevoir
le
salut
futur
(Romains
8:11).
Par
le
moyen
de
l’Esprit,
nous
sommes
qualifiés
pour
les
bénédictions
et
les
promesses
de
Dieu
(Romains
8:15-‐17
;
Galates
3:14).
En
bref,
le
baptême
de
l’Esprit
correspond
au
second
élément
de
la
justification.
L’œuvre
de
la
justification
commence
à
la
repentance
initiale
du
péché
et
est
complétée
au
moment
du
baptême
d’eau
et
d’Esprit.
Par
conséquent,
la
justification
est
instantanée
au
moment
de
la
nouvelle
naissance
en
tant
que
tout.
Il
serait
incorrect
d’identifier
la
justification
uniquement
à
un
seul
aspect
de
la
nouvelle
naissance,
parce
que
la
nouvelle
naissance
doit
être
considérée
comme
un
tout
unique.
En
un
sens
toutefois,
la
justification
est
disponible
sur
une
base
continuelle
pour
les
péchés
commis
et
dont
on
s’est
repenti
après
l’expérience
de
la
nouvelle
naissance.
La
régénération
La
régénération
signifie
une
nouvelle
naissance.
C’est
plus
qu’une
réformation
de
la
vieille
nature
;
l’homme
régénéré
reçoit
une
nouvelle
nature
sainte
qui
peut
dominer
sur
l’ancienne
nature
pécheresse.
La
nouvelle
naissance
implique
deux
éléments
:
(1)
la
destruction
du
pouvoir
de
la
vieille
nature
(II
Corinthiens
5:17)
et
(2)
la
transmission
d’une
nouvelle
nature,
qui
est
réellement
la
nature
de
Dieu
Lui-‐même
(Éphésiens
4:24
;
Colossiens
3:10
;
II
Pierre
1:4).
La
nouvelle
nature
apporte
un
changement
de
désirs
et
d’attitudes
(Éphésiens
4:23-‐32)
et
le
pouvoir
de
vivre
une
nouvelle
vie
(Actes
1:8
;
Romains
8:4).
La
nouvelle
naissance
n’élimine
pas
la
nature
pécheresse
;
le
chrétien
a
deux
natures,
la
chair
(la
nature
pécheresse
ou
charnelle)
et
l’Esprit.
Si,
après,
il
poursuit
les
désirs
de
la
chair
ou
dépend
du
pouvoir
de
la
chair,
il
ne
peut
pas
vivre
une
vie
sainte
victorieuse
(Romains
7:21-‐25
;
8:12-‐13
;
227
Chapitre
13
–
Quatre
aspects
du
salut
Galates
5:19-‐21).
S’il
vit
selon
l’Esprit,
il
peut
jouir
d’une
vie
de
victoire
sur
le
péché
(Romains
8:1-‐4
;
Galates
5:22-‐23
;
I
Jean
3:9).
Aucun
homme
ne
peut
être
sauvé
sans
l’œuvre
de
la
régénération
dans
sa
vie
(Jean
3:3-‐7
;
Galates
6:15).
La
régénération
tire
son
origine
de
la
grâce
de
Dieu
(Jean
1:13
;
Tite
3:5
;
Jacques
1:18)
et
vient
par
le
moyen
de
la
foi
de
l’homme
(Jean
1:12-‐13).
Nous
sommes
engendrés
(conçus)
par
la
Parole
de
Dieu,
l’évangile
de
Jésus-‐Christ
(I
Corinthiens
4:15
;
Jacques
1:18
;
I
Pierre
1:23).
Écouter
la
Parole
plante
la
graine
de
notre
salut,
mais
pour
que
cela
se
développe
en
une
nouvelle
naissance,
nous
devons
répondre
avec
foi
en
obéissant
à
Actes
2:38.
À
la
repentance
et
au
baptême
d’eau,
notre
vieille
nature
est
tuée
et
ensevelie,
ce
qui
signifie
que
notre
ancien
style
de
vie
et
la
domination
du
péché
sur
nous
sont
détruits
(Romains
6:1-‐7).
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
transmet
la
nouvelle
nature
et
le
pouvoir
permanent
de
s’assurer
que
la
vieille
nature
reste
morte
(Romains
8:8-‐9,13).
Ainsi,
le
baptême
d’eau
et
le
baptême
de
l’Esprit
correspondent
aux
deux
éléments
de
la
régénération,
tous
les
deux
font
partie
de
la
nouvelle
naissance.
Alors,
la
régénération
se
passe
au
moment
où
nous
nous
repentons,
sommes
baptisés
au
nom
de
Jésus
et
recevons
le
Saint-‐Esprit.
L’œuvre
de
la
régénération
est
un
bénéfice
tout
au
long
de
notre
marche
chrétienne
en
procurant
des
désirs
saints,
la
direction
spirituelle
et
le
pouvoir
de
vaincre
le
péché
quotidiennement.
L’adoption
L’adoption
est
l’acte
de
choisir
et
de
placer
un
enfant.
La
régénération
indique
que
nous
sommes
enfants
de
Dieu
en
raison
d’une
nouvelle
naissance
spirituelle
;
l’adoption
signifie
que
nous
devenons
les
fils
adultes
et
les
héritiers
de
Dieu
par
Son
choix
conscient.
L’adoption,
alors,
se
réfère
à
notre
position
comme
fils
de
Dieu
avec
tous
les
droits
associés
à
ce
statut.
Dans
Galates
4:1-‐7,
Paul
compare
la
vie
sous
la
Loi
avant
Christ
et
la
vie
dans
l’Esprit
après
Christ.
Avant
la
mort
de
Christ,
les
gens
vivaient
sous
l’esclavage
du
monde.
Le
peuple
de
Dieu
vivait
dans
la
sujétion
à
la
Loi,
tout
comme
un
enfant
qui
n’a
pas
encore
atteint
l’âge
de
la
maturité
vit
sous
le
contrôle
de
gardiens
et
de
tuteurs.
Toutefois,
après
l’œuvre
rédemptrice
de
Christ,
les
enfants
de
Dieu
arrivèrent
à
l’âge
mûr,
reçurent
l’Esprit
de
Christ
et
devinrent
aptes
à
l’héritage
que
Dieu
avait
planifié
pour
eux
depuis
longtemps.
Paul
a
utilisé
le
mot
adoption
pour
décrire
ce
changement
de
statut,
puisqu’une
adoption
confère
à
une
personne
des
droits
et
des
privilèges
dont
elle
n’a
jamais
joui
auparavant.
228
Chapitre
13
–
Quatre
aspects
du
salut
229
Chapitre
13
–
Quatre
aspects
du
salut
Éphésiens
4:11-‐15
;
II
Pierre
3:18).
Ce
n’est
pas
une
perfection
absolue
et
sans
péché
telle
que
donnée
en
exemple
par
Christ,
mais
une
perfection
relative,
car
la
nature
pécheresse
et
la
possibilité
du
péché
résident
toujours
en
nous.
Nous
pouvons
tous
être
également
parfait
dans
un
sens
relatif,
même
s’il
se
peut
que
nous
ayons
atteint
différents
niveaux
dans
un
sens
absolu,
tout
comme
deux
enfants
à
des
étapes
de
développement
différentes
peuvent
être
à
la
fois
parfaitement
normaux
et
sains.
Dieu
évalue
nos
vies
sur
la
base
d’où
nous
sommes
venus,
de
nos
capacités,
de
ce
qu’Il
nous
a
donné
et
de
notre
potentiel
(Matthieu
13:23
;
25:14-‐30).
Il
s’attend
à
ce
que
nous
passions
par
un
processus
de
croissance
(Marc
4:26-‐29).
Si
nous
sommes
nés
de
nouveau,
croissons
au
bon
rythme
dans
notre
relation,
utilisons
tout
ce
que
Dieu
nous
a
donné,
vivons
une
vie
de
repentance
et
devenons
progressivement
plus
comme
Christ,
nous
pouvons
être
parfaits
à
Ses
yeux.
Le
but
qu’Il
nous
a
donné
d’essayer
d’obtenir
est
la
perfection
absolue
(Matthieu
5:48).
Si
nous
nous
soumettons
au
processus
de
sanctification,
à
la
fin,
Christ
nous
transformera
en
une
perfection
absolue
sans
péché
à
Sa
venue
(Philippiens
3:12-‐14
;
I
Thessaloniciens
3:13
;
I
Jean
3:2).
Notre
sanctification
vient
par
la
grâce,
par
le
moyen
de
la
foi,
sur
la
base
du
sacrifice
de
Christ
(Actes
26:18
;
I
Thessaloniciens
5:23
;
Hébreux
10:10).
L’acte
initial
de
sanctification
vient
au
moment
de
la
repentance,
au
baptême
d’eau
et
au
baptême
de
l’Esprit
(I
Corinthiens
6:11).
L’œuvre
continuelle
de
sanctification
vient
par
l’opération
de
l’Esprit
résidant
(II
Thessaloniciens
2:13
;
I
Pierre
1:2),
alors
nous
vivons
quotidiennement
par
la
foi
(Romains
1:17).
En
bref,
la
sanctification
est
avant
tout
une
œuvre
instantanée
qui
a
lieu
à
la
nouvelle
naissance,
quand
nous
sommes
tout
d’abord
séparés
du
péché
pour
Dieu.
La
sanctification
continue
progressivement
tout
au
long
de
la
vie
chrétienne
et
sera
achevée
à
la
venue
de
Christ
pour
l’Église.
Le
plan
du
salut
éternel
de
Dieu
Romains
8:28-‐30
décrit
cinq
étapes
dans
le
plan
du
salut
éternel
de
Dieu
pour
l’humanité
déchue
:
(1)
Prescience.
Dieu
eut
la
prescience
que
l’homme
pécherait
et
aurait
besoin
d’un
salut.
Il
eut
aussi
la
prescience
que,
quand
Il
procurerait
le
salut,
certains
l’accepteraient.
(2)
Prédestination.
Parce
que
Dieu
a
prévu
cette
réponse,
Il
a
planifié
depuis
la
fondation
du
monde
de
procurer
le
salut
à
travers
le
sacrifice
expiatoire
de
Christ
(I
Pierre
1:18-‐20
;
Apocalypse
13:8).
Ceux
qui
choisissent
le
plan
de
Dieu
sont
prédestinés
à
être
conformés
à
la
ressemblance
de
Christ.
L'Église
est
ordonnée
au
succès,
mais
chaque
individu
doit
choisir
de
faire
partie
de
ce
plan
prédestiné
ou
non.
230
Chapitre
13
–
Quatre
aspects
du
salut
(3)
Appel.
Agissant
selon
Son
plan,
Dieu
a
étendu
un
appel
à
toute
l’humanité
("quiconque
le
désire")
pour
en
faire
partie.
Romains
8
parle
d’un
appel
effectif
;
seul
ceux
qui
répondent
à
l’appel
universel
de
Dieu
deviennent
réellement
une
partie
de
l’Église
(du
Grec
ekklêsia,
signifiant
littéralement
"ceux
appelés").
(4)
Justification.
Dieu
justifie
alors
ceux
qui
acceptent
Son
appel.
Il
les
déclare
justes,
ce
qui
leur
donne
droit
à
tous
les
bénéfices
du
salut.
(5)
Glorification.
La
dernière
étape
est
la
glorification,
qui
est
l’œuvre
ultime
de
la
sanctification.
Romains
8
parle
d’elle
au
passé,
parce
que,
dans
l’esprit
de
Dieu,
c’est
un
événement
prédestiné
absolument
certain
pour
Son
Église.
À
ce
moment,
nous
recevrons
des
corps
glorifiés
avec
des
natures
absolument
parfaites
et
sans
péchés.
Quand
le
plan
de
Dieu
sera
achevé,
nous
aurons
une
délivrance
éternelle
complète
de
tout
le
pouvoir
et
des
effets
du
péché.
Résumé
Ce
chapitre
a
enquêté
sur
quatre
aspects
importants
de
notre
salut
:
(1)
la
justification,
l’acte
par
lequel
Dieu
nous
déclare
être
justes
;
(2)
la
régénération,
l’acte
par
lequel
nous
sommes
nés
de
nouveau
et
recevons
une
nouvelle
nature
;
(3)
l’adoption,
l’acte
par
lequel
nous
sommes
placés
dans
la
famille
de
Dieu
et
choisis
comme
Ses
héritiers
et
(4)
la
sanctification,
l’acte
par
lequel
nous
sommes
séparés
du
péché
et
le
processus
par
lequel
nous
devenons
réellement
justes.
Toutes
ces
œuvres
de
salut
tirent
leur
origine
de
la
grâce
de
Dieu,
sont
achetées
par
le
sang
de
Christ
et
nous
viennent
par
le
moyen
de
la
foi
en
Christ.
En
outre,
toutes
les
quatre
se
passent
quand
nous
nous
repentons,
sommes
baptisés
au
nom
de
Jésus
et
sommes
remplis
du
Saint-‐Esprit.
Ainsi,
notre
étude
a
réaffirmé
deux
vérités
de
base
:
(1)
le
salut
est
par
la
grâce,
par
le
moyen
de
la
foi
et
(2)
le
baptême
d’eau
et
le
baptême
de
l’Esprit
font
tous
deux
partie
de
l’expérience
du
salut.
La
justification,
la
régénération,
l’adoption
et
l’acte
initial
de
la
sanctification
se
déroulent
en
même
temps
à
l’expérience
de
la
nouvelle
naissance.
Nous
les
avons
décrits
comme
instantanés,
en
reconnaissance
du
fait
que
Dieu
considère
la
nouvelle
naissance
comme
un
tout
unique.
Puisque
la
Bible
enseigne
l’unité
du
baptême
d’eau
et
d’Esprit
(chapitre
4),
nous
croyons
que
l’œuvre
n’est
pas
complète
jusqu’à
ce
que
les
deux
baptêmes
aient
lieu.
Le
modèle
normatif
dans
les
Actes
est
pour
que
les
deux
se
produisent
ensemble
(Actes
2:38
;
10:44-‐48
;
19:1-‐6).
Si
les
gens
ont
la
foi
et
sont
instruits
à
s’attendre
au
baptême
de
l’Esprit
au
moment
du
baptême
d’eau,
il
arrivera,
comme
à
l’époque
des
apôtres.
Soit
ils
231
Chapitre
13
–
Quatre
aspects
du
salut
seront
baptisés
au
nom
de
Jésus
et
recevront
l’Esprit
quand
ils
sortiront
des
eaux
du
baptême
(Actes
19:1-‐6),
soit
ils
recevront
l’Esprit
et
obéiront
immédiatement
au
commandement
d’être
baptisé
au
nom
de
Jésus
(Actes
10:44-‐
48).
À
la
vue
de
cela,
nous
avons
basé
notre
discussion
sur
le
cas
typique
de
quelqu’un
qui
se
repent,
est
baptisé
dans
l’eau
et
est
baptisé
de
l’Esprit,
dans
le
même
moment.
Il
est
merveilleux
de
voir
comment
Dieu
l’a
conçu
afin
que
tous
les
aspects
différents
du
salut
soient
accomplis
quand
nous
obéissons
au
message
simple
de
Jean
3:5
et
d’Actes
2:38.
251
"Baptism", SDB, I, 238.
252
Beasley-Murray, p. 163.
232
14
UNE RÉPONSE HONNÊTE
À
la
fin
de
ce
livre,
nous
revenons
à
notre
question
d’origine
:
"Que
dois-‐je
faire
pour
être
sauvé
?"
La
réponse
du
Nouveau
Testament
est
d’exercer
la
foi
dans
le
Seigneur
Jésus-‐Christ,
en
se
repentant
du
péché,
en
étant
baptisé
au
nom
de
Jésus
pour
le
pardon
des
péchés,
en
recevant
le
Saint-‐Esprit
avec
le
signe
initial
du
parler
en
langues
et
en
continuant
à
vivre
une
vie
séparée,
sainte,
par
la
puissance
de
l’Esprit
résidant
en
nous.
Toutes
les
pistes
de
l’étude
biblique
conduisent
vers
cette
réponse.
La
Bible
présente
cette
réponse
en
réponse
aux
questions
directes
sur
le
salut
(chapitre
1).
C’est
la
définition
biblique
de
la
foi
salvatrice
(chapitre
2).
C’est
l’Évangile
de
Jésus-‐Christ,
puisqu’il
applique
Sa
mort,
Son
ensevelissement
et
Sa
résurrection
à
nos
vies,
et
c’est
l’évangile
proclamé
par
tous
les
prédicateurs
du
Nouveau
Testament
(chapitre
3).
C’est
la
nouvelle
naissance,
qui
consiste
en
eau
et
en
Esprit
(chapitre
4).
La
repentance
est
un
détour
du
péché
vers
Dieu,
impliquant
l’intellect,
les
émotions
et
la
volonté,
et
elle
comprend
la
reconnaissance
du
péché,
la
confession
du
péché,
la
contrition
pour
le
péché
et
la
décision
d’abandonner
le
péché
(chapitre
5).
Le
mode
adéquat
pour
le
baptême
d’eau
chrétien
est
l’immersion
dans
l’eau,
et
Dieu
pardonne
les
péchés
du
croyant
repentant
à
ce
moment-‐là
(chapitre
6).
La
formule
adéquate
pour
le
baptême
d’eau
chrétien
comprend
une
invocation
orale
du
nom
de
Jésus,
puisque
Jésus
est
l’unique
nom
Sauveur
et
le
plus
haut
nom
par
lequel
Dieu
s’est
révélé
Lui-‐même
à
l’humanité
(chapitre
7).
Le
baptême
du
Saint-‐Esprit
fait
partie
du
salut,
puisque
Dieu
impartit
Son
Esprit
au
croyant
à
ce
moment-‐là
(chapitre
8).
La
preuve
biblique
du
baptême
de
l’Esprit
est
le
parler
en
langues
;
les
langues
sont
aussi
233
Chapitre
14
–
Une
réponse
honnête
disponibles
en
tant
que
don
aux
croyants
remplis
de
l’Esprit
à
la
fois
pour
l’édification
personnelle
et
celle
de
la
congrégation
(chapitre
9).
Non
seulement
les
apôtres
prêchaient
ce
message,
mais
l’Église
postapostolique
du
début
le
prêchait
aussi
;
de
plus,
il
est
apparu
tout
au
long
de
l’histoire
de
l’Église,
et
il
a
joui
d’un
renouveau
remarquable
au
XXe
siècle
(chapitres
10
et
11).
La
Bible
ne
présente
aucune
exception
bien
définie
à
ce
plein
message
de
l’Évangile
;
en
résultat,
nous
ne
devrions
pas
nous
satisfaire
à
recevoir
ou
à
prêcher
quelque
chose
de
moindre
(chapitre
12).
Les
œuvres
variées
du
salut,
y
compris
la
justification,
la
régénération,
l’adoption
et
la
sanctification,
se
manifestent
toutes
dans
nos
vies
quand
nous
obéissons
complètement
à
l’Évangile
(chapitre
13).
Toutefois,
l’expérience
de
la
nouvelle
naissance
est
seulement
le
début
de
la
relation
d'un
chrétien
avec
Dieu
;
par
la
suite,
il
doit
continuer
à
marcher
par
la
foi
et
vivre
une
vie
sainte,
séparée
du
péché,
afin
de
jouir
du
salut
éternel
dans
le
futur
(Voir
In
Search
of
Holinesssss
par
Loretta
Bernard
et
David
Bernard).
Nous
ne
rejetons
pas
ceux
qui
n’ont
pas
reçu
l’expérience
du
Nouveau
Testament,
mais
nous
les
encourageons
simplement
à
recevoir
ce
que
Dieu
a
pour
eux.
Au
lieu
de
rester
sur
des
questions
négatives
telles
que
:
"Dois-‐je
recevoir
cela
?"
nous
devrions
demander
:
"Cela
est-‐il
disponible
pour
moi
aujourd’hui
?"
et
"Dieu
veut-‐Il
que
je
reçoive
cela
?"
Vivre
pour
Dieu
ne
devrait
pas
être
une
question
de
demande
minimum
pour
le
salut
;
nous
devrions
plutôt
rechercher
activement
à
Lui
plaire
de
toutes
les
manières
possibles
et
faire
Sa
parfaite
volonté.
Notre
expérience
et
notre
doctrine
devraient
se
conformer
au
modèle
biblique
apostolique
complet
;
ceux
qui
servent
Dieu
sans
accomplir
ce
modèle
en
répondront
devant
Dieu.
Notre
responsabilité
est
claire
:
nous
devons
agir
sur
ce
que
nous
savons
être
la
vérité.
Parfois,
les
gens
demandent
:
"Irai-‐je
en
enfer
si
je
n’ai
pas
reçu
l’expérience
du
Nouveau
Testament
?"
Nous
ne
présumons
pas
jouer
à
Dieu
ou
juger
le
salut
ultime
de
quiconque
de
notre
propre
autorité.
Toutefois,
nous
pouvons
et
devons
présenter
la
Parole
de
Dieu.
Quand
nous
analysons
la
Parole
de
Dieu,
nous
découvrons
que
Dieu
a
informé
tout
le
monde
d’obéir
au
message
simple
du
salut.
Les
paroles
de
Pierre
résonnent
toujours
de
vérité
aujourd’hui
:
"Repentez-‐vous,
et
que
chacun
de
vous
soit
baptisé
au
nom
de
Jésus-‐Christ,
pour
le
pardon
de
vos
péchés
;
et
vous
recevrez
le
don
du
Saint-‐Esprit.
Car
la
promesse
est
pour
vous,
pour
vos
enfants
et
pour
tous
ceux
qui
sont
au
loin,
en
aussi
grand
nombre
que
le
Seigneur
notre
Dieu
les
appellera"
(Actes
2:38-‐39).
En
conclusion,
nous
avons
honnêtement
présenté
notre
compréhension
de
la
doctrine
biblique
de
la
nouvelle
naissance.
En
toute
chose,
nous
avons
étudié
pour
nous
assurer
de
la
vérité
du
message
de
la
Parole
de
Dieu,
et
nous
avons
sss
Tome 3 de la série théologique pentecôtiste. (N.d.T.)
234
Chapitre
14
–
Une
réponse
honnête
prié
que
Son
Esprit
puisse
illuminer
Sa
Parole.
Notre
présentation
doctrinale
affirme
que
la
mort
expiatoire,
l’ensevelissement
et
la
résurrection
de
Jésus-‐
Christ
sont
la
seule
base
nécessaire
et
suffisante
pour
notre
salut,
et
que
nous
sommes
sauvés
par
la
grâce,
par
le
moyen
de
la
foi,
dans
le
Seigneur
Jésus-‐Christ.
L’application
de
la
grâce
et
l’expression
de
la
foi
nous
viennent
alors
que
nous
obéissons
de
nos
cœurs
à
la
doctrine
qui
nous
est
délivrée
par
la
Parole
de
Dieu
et
faisons
l’expérience
de
la
nouvelle
naissance
d’eau
et
d’Esprit.
235
INDEX
DES
ECRITURES
BIBLIQUES
Genèse
14:1-‐7
99
II
Chroniques
1:27
14
15
8
6:21-‐39
102
3:9-‐13
81
16:4,
24
98
6:36
13
6:6
75
17:14
108
7:14
102
11:1-‐9
165
17:15-‐16
98
15:6
36
19:22
102
Esdras
17:10,
14
97
2:61-‐62
115
22:16-‐18
36
Nombres
22:18
123
8:7
98
Psaumes
27:34-‐38
76
15:22-‐28
102
14:1-‐3
14
19
60,
98
22:23
124
Exode
19:1-‐5
99
25:18
102
4:24-‐26
97
19:9
98-‐99
34:19
215
7:10-‐12
168
19:13
99
51:3-‐14
80
12
34
19:20
99
51:5
221
12-‐14
58
31:1-‐18
60
51:19
215
12:43-‐44
97
31:21-‐24
60
100:5
213
19:10-‐11
58
110:4
75
19:16-‐19
158
Deutéronome
25:10-‐22
59
21:1-‐8
102
Proverbes
25:23-‐40
59
30:14
42
20:9
13
26:33-‐35
59
22:6
222
27:1-‐8
59
Josué
28:13
76
29:1-‐7
60
5:2-‐9
97
30:1-‐10
59
Ecclésiaste
30:17-‐21
59
I
Samuel
8:11
86
30:20
98
15:22
217
40:6
59
Esaïe
40:7
59
I
Rois
9:5
127
40:17-‐35
59
8:29
114
28:11
198
40:36-‐38
60
8:30-‐50
102
28:11-‐12
54,
57,
152
8:46
13
155
Lévitique
18:33-‐39
60
42:8
126
1:1-‐13
60
43:25
76
4:13-‐35
102
II
Rois
52:6
126
5:7-‐18
102
5:10-‐14
98
64:5
13
6:1-‐7
102
14
60
I
Chroniques
28:9
215
Index
des
Ecritures
bibliques
237
Index
des
Ecritures
bibliques
238
Index
des
Ecritures
bibliques
239
Index
des
Ecritures
bibliques
8:16
56,
91,
112
10:45
118,
133
17:30
30,
39,
57
114,
117
134
82
128,
130
10:46
173,
177
18:8
30,
39,106
8:17
144
10:47
66,
104
18:24-‐28
217
8:18-‐19
33
133,
134
19
144,
147
8:21-‐23
33
10:47-‐48
40,
91,
99
163
8:22
102
10:48
56,
113
19:1-‐5
89,
99,
129
8:26-‐39
99
121,
128
19:1-‐6
57,
70
8:35-‐38
91
11
144
139,
142
8:36-‐39
40,
57,
70
11:1-‐3
118
231-‐232
91
11:13-‐14
215
19:2
40,
55,
57
8:37
104-‐106
11:14
146
134,
146
8:39
21
11:14-‐17
106
19:3
55,
57,
146
9
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recevoir
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plénitude
du
salut
que
Dieu
nous
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