Cours de Chimie Organique S3 2021
Cours de Chimie Organique S3 2021
Filière SMC
Cours de Chimie Organique générale I
S3
I - Introduction générale
Au cours du premier semestre vous avez vu, dans le module de chimie générale 1, un cours
sur l'atomistique, ce cours vous a permis d'acquérir des connaissances générales sur la
constitution de l'atome : noyau, structure électronique, orbitales atomiques, diagramme
énergétique, etc.
Vous avez, aussi, étudié la liaison chimique entre deux atomes, la nature de cette liaison
(covalente, ionique ou dative) et le diagramme énergétique de la liaison covalente (liaison
simple et liaison double ) qui vous a montré que la liaison est plus stable que la liaison
.
Lorsqu'un atome ou plusieurs s'approchent d'un autre atome (se trouvant dans son état
fondamentale), il y a création d'un champ électrostatique entre ces atomes ce qui provoque
une perturbation pour cet atome, qui passe de son état fondamentale (stable) à un état excité
(instable). Cherchant la stabilité, notre atome fait un réarrangement au sein de sa structure
électronique (hybridation), ce qui aboutit à une nouvelle répartition de ses électrons, dans le
but d'obtenir des électrons célibataires permettant de former des liaisons avec les autres
atomes.
I - INTRODUCTION :
Pour résoudre ce problème, les chimistes ont adopté des règles systématiques de
nomenclature dans le cadre de l’union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA).
SUFFIXE : Il désigne la ou les fonctions principales présentées sur U.S.F. Il peut également
désigner les terminologies suivantes : ane pour les alcanes, ène pour les alcènes, ou yne pour
les alcynes.
Les alcanes sont des hydrocarbures saturés de formule générale C nH2n+2 (toutes les liaisons
entre les différents atomes sont des liaisons covalentes simples). Le tableau 1 renferme les
noms des douze premiers alcanes
TABLEAU 1
D’autres alkyles ramifiés sont nommés par des noms triviaux comme c’est montré
dans le tableau II :
TABLEAUX II
Groupe Nom Notation
C CH3
tertiobutyle T-Bu ou ter-Bu
CH3
CH3
A partir de n = 4, les structures correspondantes aux formules brutes peuvent êtres linéaires ou
ramifiés.
Exemple : pour C 5H12
C C
C C C C C C C C C C C C
C
Linéaire
Ramifiée
En explicitant toutes les liaisons (structures développées), les formules structurales deviennent
encombrantes et finalement peu lisibles. D’ou l’utilisation d’autres représentations dites semi-
développées, dans lesquelles les liaisons entre carbones et hydrogènes ne sont pas explicitées.
CH3 CH3
CH3 CN CH3 CH2 CH2OH CH3 CH2 CH CH3 CH3 C CH3
CH3
Acétonitrile Propanol 2-méthylbutane 2,2-diméthylpropane
( Isobutane ) (Néopentane )
Règle 1 : Repérer et nommer la chaîne la plus longue que l’on puisse trouver dans la
molécule.
Règle 2 : Nommer tous les groupes carbonés greffés sur la plus longue chaîne en tant que
substituant alkyl (si les substituants sont ramifiés, les mêmes règles s’appliquent à de tels
substituants).
Règle 4 : Ecrire le nom de l’alcane en arrangeant tout d’abord tous les substituants par ordre
alphabétiques. Chacun étant précédé d’un tiret, du numéro de carbone auquel il est attaché,
puis en y adjoignant le nom du substrat.
Règle 5 : lorsque une molécule contient un même substituant en plusieurs exemplaire, on fait
précéder le nom de celui ci par un préfixe tel que di, tri, tétra, penta,….etc. Les positions
d’attache sur la chaîne principale sont indiquées par des chiffres séparés par des virgules qui
précèdent le nom du substituant. Ces préfixes ne sont pas pris en considération dans
l’arrangement alphabétique.
CH3 CH2 CH3 CH3 CH2 CH3 CH3
CH3 CH2 CH CH2 CH CH2 CH3 CH3 CH2 CH CH2 CH2 CH CH2 CH CH2 CH3
1 2 3 4 5 6 7 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1
3-éthyl-5-méthylheptane
8-éthyl-3,5-diméthyldécane
Règles de nomenclature.
Cl
C2H5 CH3 CH3
6 6 1
5 1 5 1 2 5
4 2 4 2 3 4
3 3 CH2CH2CH3
CH3
Les cycloalcanes disubstitués où les deux substituants sont portés par deux carbones
différents présentent deux possibilités :
Les deux substituants sont du même coté du cycle (isomère cis)
Les deux substituants sont de part et d’autre du cycle (isomère trans)
H CH3
C2H5 Cl H
2 H CH3
1 1
2 H
Les isomères cis et trans sont des stéréo-isomères c-à-d des composés qui présentent la
même séquence de liaisons mais qui diffèrent par l’arrangement spatial de leurs atomes. Il faut
les distinguer des isomères de constitution (structure) qui sont des composés présentant des
différences dans l’ordre d’enchaînement des atomes.
Les composés carbonés bicycliques pontés prennent le nom de l’alcane linéaire de même
nombre de carbones précédé du préfixé bicyclo, suivi entre crochets du nombre d’atomes de
carbones de chacun des trois ponts. On numérote les atomes du composé en donnant l’indice 1
a une tête du pont et on continu la numérotation en commençant par la chaine la plus longue a
l’autre tête du pont. On continu en numérotant la chaine moyenne en revenant a la 1 ere tête de
pont puis on termine par la chaine la plus courte.
Exemple :
Les dérivées bicycliques reliées par un carbone sont appelés des composés spyraniques, leur
nom est constitué d’un préfixe spiro suivi –entre crochets- de deux chiffres indiquant la taille
des deux cycles. Les atomes d’un hydrocarbure saturé monospiranique sont notés
consécutivement a partir d’un atome cyclique immédiatement voisin de l’atome de carbone
spiranique, en numérotant d’abord le plus petit cycle, puis l’atome spiranique et enfin le
second cycle
Exemple :
Composés bicycliques et spiraniques
7 8
On commence la numérotation
par la tête de pont et on continue 4 7
4
sur le plus grand cycle ou le cycle 5 5
3 3
contenant le groupement prioritaire. 1
Entre crochets sont indiqués le 6 1
6
2 2
nombre d’atomes entre les têtes de
pont. bicyclo[2.2.1]heptane bicyclo[2.2.2]octane
7
7
O O
1
HO 4
3 5
6 2
HO
1 6
5 4 3 2
7-oxabicyclo[2.2.1]hept-2-ène 1-méthyl-7-oxabicyclo[2.2.1]
hept-5-én-2,3-diol
Un hydrocarbure insaturé, est un hydrocarbure qui renferme des liaisons multiples (doubles
ou triples).
Les Alcènes -comportant une double liaison- se sont des hydrocarbures éthyléniques de
formule générale C nH 2n. le nom générale d’un alcène est alc-x-ène
Les Alcynes -comportant une triple liaison- se sont des hydrocarbures acétyléniques de formule
générale C nH2n-2 . Le nom général d’un alcyne est alc-x-yne
Exemples :
1 2 3 4 5 6 7 1 2 3 4 5 6 7 8
CH3 CH2 CH CH CH2 CH2 CH3 CH3 CH2 C C CH2 CH2 CH2 CH3
hept-3-ène oct-3-yne
-La chaîne principale est la plus longue qui contient la liaison multiple
-La numérotation commence de l’extrémité la plus proche de la liaison multiple
-Si la chaîne de l’hydrocarbure est symétrique, il faut numéroter la dite chaîne principale dans
le sens qui donne au premier substituant rencontré le plus petit indice possible.
-Les substituants et leurs positions sont ajoutés sous forme de préfixes au nom de
l’hydrocarbure.
CH3 CH3
CH3 CH2 C C CH2 CH2 CH C CH3
1 2 3 4 5 6 7 8 9
CH3
7,8,8-triméthylnon-3-yne
Dans les cycloalcènes, les carbones 1 et 2 sont ceux qui sertissent (fixent) la double liaison.
Dans le cas de l’existence des substituants, la numérotation se fait de façon à donner les indices
1 et 2 aux carbones de la double liaison, et aux substituants les indices les plus faibles
possibles, et dans le cas du choix tenir compte de l’ordre alphabétique des substituants.
CH3 CH2CH3
2 2 1
CH3 3 3 1 CH2CH3 CH3 6 2
1
4 6 4 6 5 3
5 5 4
3-méthylcyclohexène 1-éthyl-2-méthylcyclohexène 1-éthyl-6-méthylcyclohexène
Règles de nomenclature :
- La chaîne principale est celle qui contient le plus grand nombre de liaisons multiples dans
l’ensemble (doubles et triples). Si plusieurs possibilités se présentent, les critères suivants
sont utilisés dans l’ordre donné
- Le plus grand nombre d’atomes de carbones
- Le plus grand nombre de doubles liaisons
- Le plus grand nombre de substituants cités comme préfixes.
- La numérotation se fait de façon à donner les indices les plus faibles possibles aux liaisons
multiples dans l’ensemble. Si un choix subsiste, la double liaison est prioritaire que la triple.
Exemples :
CH3 CH2 CH CH CH2 C CH CH3 CH CH 5CH CH CH CH2 CH3
7 6 5 4 3 2 1 3 2 1 6 7 8 9
hept-4-én-1-yne CH2 C C CH3
4 3 2 1
5-[prop-1-ényl]non-6-én-2-yne
CH3
CH3 CH CH CH CH2 CH CH2 CH3 CH CH CH CH CH2 CH CH CH3
7 6 5 4 3 2 1 9 8 7 6 5 4 3 2 1
CH2 C .CH CH2 CH CH CH3
1 2 3 1 2 3 4
4-[prop-2-ynyl]hepta-1,5-diène
5-[but-2-ényl-8-méthyl]nona-2,6-diène
Composés monofonctionnels :
TABLEAU III
O - al
Aldéhyde C H - carbaldéhyde
O
Cétone C One
O -oïque
Acide C OH Acidecarboxylique
Amine NH2 Amine
Ether O Ether
O oate
Ester C O carboxylate
O amide
Amide C NH2 carboxamide
O
O Halogénure d’oyle
Halogénure d’acide C X Halogénocarbonyle
nitrile
Nitrile C N carbonitrile
Exemples avec chaîne principale linéaire :
COOH CHO
1 1
6 2 6 2
5
4 3 5
4
3
CH3
C2H5
Acide 4-éthylcyclohex-2-ène-1-carboxylique 3-méthylcyclohéxane-1-carbaldéhyde
OH CN
6
1
2 5 12
4 3
5 3
4
C2H5
CH3
4-méthylcyclohexa-2,5-én-1-ol 3-éthylcyclopentane-1-carbonitrile
Les fonctions organiques sont classées selon un ordre de priorité. La fonction prioritaire est
considérée comme fonction principale.
Ordre de priorité :
Cations, Acide carboxylique, Anhydride, Ester, Amide, Nitrile, Aldéhyde, Cétone, Alcool,
Amine,
O
HOOC CH2 CH2 C CH2 COOH
6 5 4 3 2 1
Acide-3-oxohéxane-1,6-dioïque
Le tableau 3 donne les noms des fonctions usuelles à l’état principal et secondaire :
Le tableau 3
C OH Ol hydroxy
O al
C H carbaldéhyde Formyl
O
C One Oxo
O acide oïque
acide carboxylique carboxy
C OH
C N nitrile Cyano
carbonitrile
C N Amine Amino
-La chaîne principale est celle qui renferme le plus grand nombre de groupement fonctionnel
attribués à la fonction principale s’il y’en a plusieurs. Dans le cas de choix les critères suivants
sont vérifiés dans l’ordre de priorité suivant :
-Celle qui contient le plus grand nombre de liaisons multiples (doubles et triples)
-le plus grand nombre d’atomes de carbones
-Le plus grand nombre de doubles liaisons
-Le plus grand nombre de substituants
-La numérotation de la chaîne se fait de façon à donner au carbone qui porte la fonction
principale le plus petit indice.
4 3 2 1 5 4 3 2 1
HOOC CH2 CH2 CH CH2 COOH CH2 CH CH CH CHO
COOH OH CH2 CH2 CH3
acide butane-1,2,4-tricarboxylique 3-hydroxy-2-propylpent-4-énal
CHO
O
6 1 2 CH3
1
5 3 5 2
4 4 3
OH NH2
4-hydroxycyclohexa-2,5-diène-1-carbaldéhyde 3-amino-2-méthylcyclopentanone
COOH OH
1
6 2 1
6 2
5 3 1 2 3 4 5
4 3
CH2 CH CH2 CH3 4
CHO CH3CH2 Cl
NO2
acide 4-formyl-3-[2-nitrobutyl]cyclohex-2-ène-1-carboxylique 3-chloro-5-éthylcyclohexanol
COOH
1
6 2
5 3 1 2 3 4 5
4
CH2 C CH2 CH CH2 CHO
CH3 O OH
acide 3-[5-formyl-4-hydroxy-2-oxopentyl]-4-méthylcyclohexa-2,5-diène-1-carboxylique
REGLES DE NOMENCLATURE
Vous avez extrait une substance d'une plante, par exemple, dans le but de l'utiliser comme
parfum, cette substance peut être huileuse, poudre, cristalline ou autre, si vous voulez
connaître les éléments qui constituent cette substance vous devrez procéder à ce qu'on appelle
l'analyse élémentaire ou constitutionnelle qui implique plusieurs méthodes physico-chimiques
dont les plus connues sont : la combustion, la cryométrie, etc.
Combustion
C + O2 CO2
H + O2 H2O
Ainsi que la liaison de deux atomes d’N aboutit au diazote N2
% C = mCO2 . 12 . 100
msubs 44
% H = mH2O . 2 . 100
msubs 18
% N = mN2 . 100
msubs
% O = 1 - (% C + % H + % N)
temperature
T0 solvant pur
T = T0 - T1
temps
Elle permet de déterminer la masse molaire (M) du composé à l'aide de la loi de Raoult :
La masse molaire peut être aussi déterminée par spectrométrie de masse qui est une méthode
beaucoup plus développée et dont vous aurez l'occasion de voir d'une manière très explicite
dans les semestres suivants.
Une formule brute ne donne aucun renseignement sur la façon dont s’enchaînent les atomes,
donc sur la structure. Citons des exemples simples comme le méthane CH 4, l’éthène C2H4 ou
encore le méthanal CH2O.
On utilise alors une représentation conventionnelle qui fait appel à la notion de valence : la
formule développée. Chaque liaison est représentée par un tiret.
Exemple :
H H H H
CH4 H C H C2H4 C C CH2O C O
H H H H
Si dans certains cas la formule brute décrit sans équivoque les molécules du composé -il en va
ainsi pour le méthane ou le méthanal-, dans bien des cas, à une formule brute correspondent
plusieurs formules développées (ou semi-développées). La difficulté principale de l’écriture
de ce genre de molécules est de ne pas oublier de formules et de ne pas écrire plusieurs fois le
même composé dans des positions différentes. La règle de valence et le nombre
d’insaturations nous aident à avoir des informations sur ces formules et à les écrire plus
facilement.
Avant de s’attaquer à ces règles il faut expliciter la valence des atomes constituant une
formule et se référer toujours dans une formule insaturée à sa formule saturée correspondante
parce que cette dernière contient le maximum d’atomes d’H qui pourraient être liés à ce
nombre d’atomes de C, par exemple :
- CxHy supposée insaturée est comparée à sa formule saturée CxH2x+2
- CxHyO t supposée insaturée est comparée à sa formule saturée CxH2x+2Ot : en effet
en introduisant un O -en passant de R-H à R-OH- le nombre d’H ne change pas.
- CxHyN zOt supposée insaturée est comparée à sa formule saturée CxH2x+2+z N zOt :
en effet en introduisant un N -en passant de R-H à R-NH2- le nombre d’H est
augmenté de 1. Alors en introduisant zN le nombre d’H est augmenté de z.
La valence du carbone est paire donc le nombre de l’ensemble des liaisons autour des
atomes du C dans une formule doit être pair.
H est monovalent : valence impaire
O est divalent : valence paire
N est trivalent : valence impaire
Règle de valence
Une fois la formule brute est déterminée il faut d’abord vérifier s’elle est possible. La
règle de valence permet de faire cette vérification : il faut que le nombre d’atomes à
valence impair soit pair
Pour un composé de formule brute CxHyNzOt ; d’un coté il faut que le nombre
d’atomes d’azote plus le nombre d’atomes d’hydrogènes soit pair, d’autre coté il faut que le
nombre d’atomes d’hydrogènes ne dépasse pas le nombre d’atomes d’hydrogènes dans la
formule saturée correspondante (possédant le maximum d’atomes d’hydrogènes) :
- y + z soit pair et
- y ≤ 2x + 2 + z
A partir d’une formule brute donnée, on peut déterminer le nombre n d’insaturations (double
ou triples liaisons) ou de cycles que comporteront les molécules à écrire.
-2H
Exemple 1 : C2H6 : CH3-CH3 CH2=CH2 : C2H4
2
Formule saturée Formule insaturée
n = 2(H) = 1
2
L'insaturation est representée ici par une double liaison.
1
-2H
Exemple 2 : C3H8 : CH3-CH2-CH3 1 : CH3-CH=CH2 : C3H6
+2H
2 2 : CH2 CH2 : C3H6
CH2
Formule saturée Formule insaturée
n = 2(H) = 1
2
L'insaturation est representée ici par une double liaison ou par un cycle.
-4H
Exemple 3 : C3H8 : CH3-CH2-CH3 CH3-C CH : C3H4
+4H
n = 4(H) = 2
2
L'insaturation est representée ici par une triple liaison
n est le nombre d'atomes d'H qui manquent à la formule insaturée parrapport à la formule saturée
divisée par 2.
Donc pour le calcul de n on fait la soustraction du nombre d’atomes d’H dans la
formule insaturée du nombre d’atomes d’H dans formule supposée insaturée puis on
divise par 2. Ainsi la seule tache qui reste à accomplir avec précision c’est la formule
brute exacte de la formule saturée correspondante.
Généralisation :
Cas 1 : CxH2x+2 -2H CxH2x
+2H
Formule saturée Formule insaturée
2(H) (2x+2) - 2x
n= =1=
2 2
Donc pour CxHy supposée formule insaturée on se réfere a sa formule saturée CxH2x+2,
n sécrit alors : n=
2x+2 y
2
(2x+2) - y
n=
2
Cas 3 : CxHyNzOt : on passe de R-H saturée à R-NH2 saturée. L’introduction d’1 N
s’accompagne de celle d’1 H. CxHyNzOt doit être donc comparé à CxH2x+2+zN zO t
(2x+2+z)-y
n=
2
Si la molécule contient d’autres atomes, on les comptera comme des hydrogènes s’ils sont
monovalents, comme des oxygènes s’ils sont divalents, et comme des azotes s’ils sont
trivalents.
Exemple : C3H7N, n = 1, on aura dans le composé soit une double liaison (amines
éthyléniques ou imines) soit un cycle (amines cycliques). On donnera un exemple
pour chaque cas :
amines éthyléniques : CH3 -CH=CH-NH2
imines : CH3 -CH 2 - CH=NH
amines cycliques :
NH2
Comme exercice donnez toutes les autres formules possibles correspondant à C 3H7N.
III - Isomérie plane
Les molécules ainsi mises en évidence (formules développées ou semi-développées) sont
isomères les unes des autres. On parle d’isomérie plane (ou isomérie de constitution) que l’on
subdivise en isomérie de chaîne, de position et de fonction.
Isomérie de chaîne
Isomérie de position
CH3-CH-CH3
OH
Isomérie de fonction
Note
La structure d’un composé inconnu peut être identifiée à l’aide des techniques de
spectrométrie à savoir les spectres ultraviolets (UV), infrarouges (IR), spectres de masse
(SDM) ainsi que la résonance magnétique nucléaire (RMN).
Chapitre IV : Stéréochimie des molécules organiques
I - Représentations spatiales
Il est nécessaire de connaître les conventions adoptées permettant de représenter, dans le plan,
des molécules à 3 dimensions (enchaînement de carbone sp3 ). On pourra utiliser l’une ou
l’autre de ces représentations, en choisissant celle qui est la mieux adaptée au problème à
traiter.
Pour donner du relief, sur le papier, au dessin de ces molécules tétraédriques, Donald James
Cram eut l’idée de les tracer selon la présentation qui porte son nom, appelée aussi «coin
volant».
Les molécules peuvent aussi être représentées en perspective cavalière. Le carbone situé en
bas est pris en avant.
La liaison C – C est disposée verticalement, les liaisons verticales sont dans le plan ou en
arrière, les liaisons horizontales sont en avant.
1
4 1
1
3 2
2 2
3 3
4 4
Pour écrire une représentation de Fischer d’une molécule il faut que la chaîne principale soit
sur la verticale et le carbone portant l’indice le plus bas (selon les règles de nomenclature
systématique) soit vers le haut (tête de Fischer).
II – Stéréoisomérie
Les isomères d’un composé de formule brute donnée correspondent à toutes les écritures qu’il
s’agisse :
- d’un enchaînement différent d’atomes,
- d’un enchaînement identique avec des dispositions spatiales différentes des atomes
ou des groupes d’atomes.
La stéréochimie, qui ne s’intéresse qu’au deuxième cas, nécessite un vocabulaire spécifique
permettant :
- de comparer deux dispositions spatiales différentes,
- de déterminer la présence éventuelle de propriétés optiques provenant d’une
dissymétrie dans la molécule.
Deux stéréoisomères sont des isomères (ayant la même constitution) qui ne diffèrent que par
la disposition de leurs atomes dans l’espace. Il y a entre eux une relation de stéréoismérie.
Une conformation est un arrangement spatial d’une molécule généré par rotation autour d’une
liaison simple σ.
Exemples de conformations
1. l’éthane C2H6
La différence d’énergie potentielle entre les deux rotamères (éclipsée et décalée gauche)
constitue une barrière d’énergie de rotation d’environ 0,12 eV par molécule. A la température
ambiante, l’énergie thermique moyenne des molécules est de l’ordre de grandeur 0,04eV.
Cette valeur est telle que certaines molécules peuvent provoquer l’interconversion entre les
différentes conformations à l’occasion des chocs. C’est aussi ce que justifie le terme de
« libre » rotation.
2. Le butane C4H10
L’isomère conformationnel totalement éclipsée ou synpériplanaire (syn), de plus haute
énergie, est celui où les deux groupes méthyle se superposent selon la représentation de
Newman.
3. Le 2-chloroéthanol C2H5OCl
OH
HO H H
H
H
C C
H H
H
H Cl Cl
La comparaison des deux conformations décalée gauche et anti révèle l’existence d’une
interaction favorable pour la stabilité de la molécule dans la conformation décalée gauche,
cette interaction est appelée liaison hydrogène (l.H).
La liaison hydrogène est une interaction électronique entre un atome électronégatif (ici c’est
le chlore) et un atome d’hydrogène lié à un autre atome électronégatif (ici c’est l’oxygène).
Les hydrocarbures insaturés, comme les alcènes, possèdent une double liaison C-C. Cette
liaison double empêche la rotation de la molécule autour de l’axe C–C. lorsque les
substituants portés par chacun de ces atomes de carbone sont différents deux à deux, on peut
concevoir deux formes non superposables, distinctes par la répartition spatiale des liaisons
fixées sur ces atomes de carbone, comme dans l’exemple du but-2-ène :
H H H3C H
C= C C= C
De la même façon, pour les deux molécules suivantes, le passage d’une structure à l’autre
nécessite au moins la rupture d’une liaison. Ce sont des isomères configurationnels qui sont
images l’un de l’autre par rapport à un miroir et ne sont pas superposables. On les appelle
énantiomères ou traditionnellement, isomère optiques.
C2H5 C2H5
* *
C C
C3H7 C3H7 CH3
H3C
Cl Cl
Pour distinguer les deux configurations (ou plus) d’un même composé, on utilise une
nomenclature appropriée qui repose sur un ordre de priorité entre les différents substituants
liés à l’atome de carbone (ou autre hétéroatome) responsable de l’isomérie configurationnelle.
Exemple
Exemple
Exemple
2. Diastéréoisomérie
Note
3. Chiralité
a. critères de chiralité
- La condition nécessaire et suffisante pour qu’une molécule soit chirale est qu’elle
ne doit posséder aucun élément de symétrie (centre ou plan de symétrie).
- Le cas le plus fréquent est celui des molécules comportant un ou plusieurs
carbones ayant quatre substituants différents (carbones asymétriques notés C*).
C2H5 C2H5
* *
C C
H H CH3
H3C
Br Br
- Un atome d’azote possède lui aussi une structure tétragonale (trois substituants et
un doublet libre). Pourtant, l’interconversion entre les deux arrangements
(énantiomères potentiels) est trop rapide pour pouvoir parler de d’azote
asymétrique et de molécule chirale.
N
C
a
b
Par contre, l’inversion rapide disparaît dans les ions ammonium quaternaire où le
doublet libre de l’azote est remplacé par un substituant. On se trouve alors dans le
cas d’un hétéroatome asymétrique. Il en va de même pour le phosphore.
- On parle de chiralité structurale dans le cas des composés à structure rigide. Par
exemple les dérivés alléniques qui possèdent un atome de carbone commun à deux
doubles liaisons.
a a a
a
C C C C C C
b b
b b
b. loi de Biot
L’une des conséquences physiques de la chiralité, est l’activité optique. Une molécule
chirale possède la propriété de dévier le plan de polarisation de la lumière polarisée.
l
polariseur lumière analyseur
lumière cuve
monochromatique plarisée
non polarisée
C’est Jean Baptiste Biot qui a fait l’expérience, en 1815, avec de l’essence de
térébenthine, et il a pu mesurer l’angle α de rotation de la direction de polarisation. α est
proportionnel à la concentration C de la substance active et à la longueur de la cuve,
contenant la substance. Il a déterminé ce que l’on appelle le pouvoir rotatoire spécifique :
[α0]λT, qui est fonction, pour un solvant donné, de la température T et de la longueur
d’onde λ de la radiation lumineuse : α = [α0]λT l.C. dans le cas de plusieurs substances
actives, l’additivité des effets est fréquente et la loi de Biot devient : α = l.Σi[α0]iT, λCi
Si la déviation de la lumière a lieu vers la droite, la molécule est dextrogyre (+) ou (d),
elle est lévogyre (-) ou (l) dans le cas contraire. Deux énantiomères sont des inverses
optiques, leur mélange équimolaire est optiquement inactif, c’est le racémique (±) ou
(d,l).
4. Énantiomérie
5. Règle complémentaire de Cahn, Ingold, Prelog
Ainsi on écrit le premier stéréoisomère (I) en appliquant les règles de Fischer, les autres s’en
déduisent par symétrie (image miroir), pour chaque couple d’énantiomères, ou par échange
entre deux substituants sur l’un des deux atomes de carbone de (I), pour la (III).
Pour lire les configurations R et S sur une représentation de Fischer, si le substituant le
moins prioritaire se trouve sur l’horizontale il faut inverser la configuration apparente.
1 4
CHO CH2OH CHO
CH2OH
2 3
C C
H OH HO
HO H
H HOH
CHO CHO
2
H OH HO H
3
HO H H OH
CH2OH CH2OH
I (2R,3S) II (2S,3R)
CHO CHO
H OH HO H
H OH HO H
CH2OH CH2OH
I II énantiomères
Diastéréoisomères
III IV
C’est sur ce composé que Pasteur assimile isomérie optique et chiralité. On observe toujours
deux carbones asymétriques. Représentons, selon la méthode précédente, les quatre structures
tridimensionnelles que l’on peut a priori envisager :
1 4
CO2H CO2H CO2H
CO2H
2 3
C C
H OH HO
HO H
H HOH
CO2H CO2H
2
H OH HO H
3
HO H H OH
CO2H CO2H
I (2R,3R) II (2S,3S)
CO2H CO2H
H OH HO H
H OH HO H
CO2H CO2H
Faisons tourner la molécule (IV) de 180°. Nous obtenons la molécule (III). Les molécules III
et IV sont, donc, identiques. Ceci s’explique par le fait que chaque atome de carbone
asymétrique porte des substituants analogues et disposés dans le même ordre. On observe un
plan de symétrie perpendiculaire à l’axe C 2 – C3 .
Cette molécule bien que possédant deux carbones asymétriques, est achirale. Elle est dite
méso. Elle est inactive sur la lumière polarisée.
ENCART
Une autre nomenclature était introduite pour designer les stéréoisomères dans le cas de deux
carbones asymétriques :
On dit qu’on a un stéréoisomère « érythro » lorsque les flèches, déterminant les
configurations R et S, vont dans le même sens. Et on a un stéréoisomère «thréo » lorsque les
flèches, déterminant les configurations R et S, sont opposées.
CHO CHO
H OH HO H
H OH H OH
CH2OH CH2OH
Erythro Thréo
Une nomenclature, qui se rapporte à l’arrangement des groupes substituants, était introduite
bien avant la nomenclature R et S, il s’agit de la notation D et L (qui désignaient au début, les
déviations optiques dextrogyre et lévogyre respectivement). Cette nomenclature est encore
toujours employée dans les glucides et les acides aminés. On donne ici l’exemple du
trihydroxybutanal.
CHO CHO
2
H OH HO H
3
HO H H OH
CH2OH CH2OH
(2R,3S) (2S,3R)
L-(+)-thréose D-(-)-thréose
CHO CHO
H OH HO H
H OH HO H
CH2OH CH2OH
(2R,3R) (2S,3S)
D-(-)-érythrose L-(+)-érythrose
Nomenclature D, L de Fischer
Origine de la nomenclature D, L
Deux composés énantiomères ont des pouvoirs rotatoires opposés. Faute de pouvoir
déterminer la géométrie des deux glycéraldéhydes énantiomères, Fischer décida
arbitrairement (il avait une chance sur de deux de trouver le bon résultat) que le composé
dextrogyre était celui représenté à gauche sur le dessin précédent et il lui attribua la
configuration D. Du même coup, l'énantiomère lévogyre devait être le composé L.
Il est préférable d'utiliser les règles de Cahn, Ingold et Prelog plus systématiques mais il faut
connaître cette nomenclature en raison de l'abondante littérature existante.
1 – Description du cyclohexane
H*(m) (a) H *
6 4
H
1
5 H 1
(e) H * 2
2
1 3 2
H
I II
5 5 5 6 3
6 H* 2
3 6 4 2 2
3
1 4
I II
La représentation de Newman du cyclohexane met en évidence la disposition des liaisons
dans l’espace, ainsi, dans la forme chaise toutes les liaisons sont décalées, cependant, elles
sont toutes éclipsées dans la forme bateau, ce qui explique la grande stabilité de la forme
chaise par rapport à la forme bateau.
4- Le cyclohexane substitué
a. Cyclohexane monosubstitué
Prenons l’exemple du méthylcyclohexane. L’équilibre d’interconversion s’établit entre les
deux formes chaise, avec basculement d’un groupe méthyle en position axiale vers la position
équatoriale.
H3 CH3
H 3
H 1H
H
5 H H 1
H H 5 CH3
H
H
H
I II
Dans la conformation chaise I, on observe des interactions stériques répulsives entre le groupe
méthyle axial et les deux atomes d’hydrogènes axiaux les plus proches situés du même coté
de la molécule. Du faite que ces deux atomes d’hydrogènes se trouvent en position 3 et 5, et
que la position 5 est équivalente à la position 3 (si on recommence la numérotation de son
coté), cette interaction est nommée interaction 1,3-diaxial.
Comme exercice écrire les deux formes chaise I et II en Newman. Comparer et expliquer la
stabilité de l’une par rapport à l’autre.
b. Cyclohexane disubstitué
Si on prend l’exemple du cis 3-methylcyclohexanol deux méthodes d’analyse
configurationnelle sont proposées.
- La première méthode consiste d’abord en une interconversion de la forme chaise
du 1er stéréoisomère puis en une permutation sur chaque atome de carbone
asymétrique pour les deux formes chaises obtenues, ou l’inverse. Ainsi 4
stéréoisomères sont obtenus (figure ci-dessous)
C3 H
HO HO C2
Cl C2 OH
H C3
OH C2
H H H C3
cis-1,4-dichlorocyclohexane
Cis Cis
(e,a) (a,e)
Les deux conformations I et II de l’isomère cis sont identiques.
Trans-1,4-dichlorocyclohexane
Les deux conformations I et II de l’isomère trans sont différentes. Le trans (e,e) est le
conformère le plus stable, cependant le trans (a,a) est le conformère le moins stable à cause de
l’interaction 1,3diaxiale des deux atomes du chlore.
Ainsi, le trans (e,e) est plus stable que le cis (a,e), qui est identique au cis (e,a), lui-même plus
stable que le trans (a,a). D’où vient la règle de Barton : les substituants d’un cyclohexane se
placent préférentiellement en position équatoriale.
c. Conformations bloquées du cyclohexane
Un substituant volumineux bloque pratiquement l’interconversion, en privilégiant la forme
chaise ou il se trouve en position équatoriale. C’est le cas du tert-butylcyclohexane.
Des composées bicycliques bloquent par leur structure pontée la forme chaise ou bateau,
comme, par exemple, les molécules du camphre, d’adamantane ou certaines lactones.
O
O
O O
trans-1,3-dichlorocyclohexane
cis-1,3-dichlorocyclohexane
Par conséquent, de même pour les composés acycliques, la présence de deux atomes de
carbone asymétriques et d’un plan de symétrie engendre deux énantiomères et un composé
méso.
Note
Vous pouvez utiliser la représentation perspective de Cram pour déterminer les
configurations R et S dans le cas du cyclohexane :
Cl Cl
H H 1 H
H H
*Paulo R. de Oliveira, Roberto Rittner 1,3-Diaxial steric effects and intramolecular hydrogen bonding in the conformational equilibria of new cis-
1,3-disubstituted cyclohexanes using low temperature NMR spectra and theoretical calculations Spectrochimica Acta Part A 62 (2005) 30–37
Chapitre VI : Effets électroniques-Effet inductif et mésomère
Force des acides et des bases
- Liaison covalente pure. Lorsque deux atomes sont électriquement identiques (liaison
covalente homonucléaire), la repartion des électrons sigma est rigoureusement symétrique par
rapport aux atomes qu’ils unissent ( CH 3 -CH3 ). La polarisation est nulle.
- Liaison covalente polaire. Lorsque deux atomes sont électriquement différents, la densité
électronique est plus forte du coté de l’atome le plus électronégatif (attraction), qui acquiert de
ce fait une charge partielle -. La liaison est polarisée.
Exemple 1 : CH3 -Cl devient CH3+-Cl-
L’effet inductif est représenté par des flèches placées sur la liaison concernée dirigée vers
l’élément le plus électronégatif que le carbone
CH3 Cl
Elément F O Cl N Br I C H Mg
Electronégativité 4.0 3.4 3.2 3.0 3.0 2.7 2.6 2.2 1.3
Mg C
tBu C Groupements
électro-attracteurs
iPr C Effet - I
Et C
Me C C H C
C C=C-
Groupements
électrodonneurs
Effet + I C C C
C NH2
C OCH3
C OH
C F>Cl>Br>I
. .
CH2-CH=CH-CH2
a a
CH2¨CH-CH¨CH 2 III
CH2-CH¨CH-CH2
1 2
b
3 4
b ----------
I CH2-CH=CH-CH II
2
II IV
C’est seulement l’ensemble de ces trois formules mésomères limites en résonance qui
représentent l’état de la molécule. On dit que le buta-1,3-diène est un hybride de résonance de
toutes ces structures mésomères. Le fait qu’il y ait résonance stabilise les molécules : plus
l’énergie de résonance est élevée, plus la molécule est stable. La mésomérie n’est possible
qu’avec des molécules planes.
La mésomérie n’est en effet pas limitée à la seule délocalisation des électrons des doubles
liaisons conjuguées carbone-carbone. Cette délocalisation peut intervenir également entre les
éléctrons d’une double liaison et :
- un atome voisin porteur de doublets électroniques libres
Les électrons n participent à l’effet mésomère lorsqu’ils sont conjugués avec des électrons
- +
CH2=CH-Cl CH2-CH=Cl
- Une orbitale vacante voisine
+ +
CH2=CH-CH2 CH2-CH=CH2
Les électrons de la double liaison sont attirés par le carbocation qui possède une orbitale
vacante.
Tautomérie.
On appelle forme tautomère la transformation d’une molécule dans l’autre, au sein d’un
équilibre instable qui dépend essentiellement de la température. Dans leur écriture chimique
ces formes tautomères se différencient par un déplacement d’électrons (comme la
mésomérie), mais aussi par le déplacement d’un atome, généralement de l’hydrogène (d’où la
dénomination de tautomérie prototropique
Ex : tautomérie céto-énolique.
R C CH R' R C CH R'
O H OH
Forme cétonique Forme énolique
Conclusion :
RCOO H3O
Ka =
RCOOH
Le radical associé au groupement carboxyle peut exercer une influence sur la force des acides
(facilite l’élimination du proton. L’introduction de groupes accepteurs d’électrons dans le
radical, renforce les propriétés acides et favorise l’obtention de l’ion carboxylate.
1- L’effet inductif des substituants peut stabiliser plus au moins l’ion carboxylate on le
résume ainsi
Exemple 1 :
Dans ClCH2 COOH, l’atome de chlore accroit le caractère ionique de la liaison OH par son
effet inductif attracteur (la polarisation de la liaison OH augmente la force de l’acide
augmente, le chlore stabilise la base conjuguée.
Dans CH3 COOH, le groupement méthyle décroit le caractère ionique de OH par son effet
inductif donneur (la polarisation de OH diminue la force de l’acide diminue, le CH3
déstabilise la base conjuguée
Exemple :
CH 3 . . CH 3 CH 3
. + CH 3
.
Stabilité : La stabilité des radicaux est liée aux facteurs stériques et éléctroniques. Les
radicaux tértiaires sont plus stables que les radicaux secondaires eux-mêmes plus stables que
les primaires.
a - Carbocation :
Pour permettre la formation d’un carbocation, le substituant Y doit être un éléctroattracteur
que le carbone accapare à son seul profit le doublet électronique assurant la covalence.
L’atome de carbone qui subsiste, présente une lacune électronique, il est chargé positivement,
et pour cette raison dénommé carbocation ou ion carbonium.
Le carbocation correspont à un atome de carbone ayant perdu un doublet d’électrons
.. -
..Y + Y
C C +
Carbocation
Le carocation est plan : toute structure qui empêche cette coplanéité le rend instable.
+
C
Stabilité : Elle dépend de facteurs éléctroniques et stériques. Tout effet inductif ou mésomère
qui permet une répartition de la charge positive sur les atomes voisins stabilise cet ion
carbonium. La charge + d’un carbocation est stabilisée soit par effet inductif donneur
d’électrons, soit par conjugaison ou effet mésomère donneur. Dans ce dernier cas la
stabilisation est plus importante grace à la délocalisation de la charge sur le système conjugué.
Le carbcation tertiaire est plus stable que le carbocation secondaire lui-même plus stable que
le primaire. La formation du carbocation est favorisé par un solvant polaire ( e constante
diéectrique plus grande).
Exemples :
Si on prend CH3 + comme référence CH3CH2 + est plus stable grace à l’effet inductif donneur I +
du méthyle.
Par contre tout effet inductif attracteur I - déstabilise cette charge comme dans le cas de
ClCH 2CH2+
C6H11 est plus donneur que CH 3 donc C6H 11CH2+ est donc plus stable que CH3CH2+
Par contre dans l’exemple suivant, la stabilisé est assurée par conjugaison.
+
CH 2 + CH 2
Donc
CH 2+ CH 2+
CH 3+
b - Carbanion :
Lors de la scission hétérolytique de la liason C-Y, Y étant moins éléctronégatif que le
carbone, les deux éléctrons qui forment la liaison sigma sont attirés par le carbone. Ce dernier
récupère les deux électrons et devient chargé négativement, il ya formation du cabanion.
Le cabanion est dans la situation électronique suivante :
- 3 électrons de carbone sont engagés dans des liaisons
- le carbone en plus possède un doublet électronique libre.
Schématiquement nous représenterons donc ainssi la formation d’un carbanion.
C .. Y C .. + Y
Carbanion
II - Nucléophiles et électrophiles
a - Nucléophiles
On appelle nucléophile toute entité possédant une densité éléctronique élevée qui peut
soit :
- Comprendre une paire d’électrons non partagé
- Ayant à l’extrémité une charge - négative
- Ayant des éléctrons
se sont des donneurs d'éléctrons.
b - Eléctrophiles.
On appelle électrophile toute entité qui :
- peut acquérir d’autres électrons
- Possède à l’extrémité une charge +
A - Types de réactifs
1 – Réactifs nucléophiles
Les anions et les molécules neutres ayant des doublets électronique non engagés et qui ont
tendance à former des liaisons en donnant ces doublets à une autre espèce sont appelés des
réactifs nucléophiles (avide de noyaux)
2 – Réactifs électrophiles
Les cations ou les molécules neutres défficients en électrons qui ont tendance à former une
liaison, en acceptant un doublet électronique donné par une autre entité sont appelés des
réactifs électrophiles.
H+ , Cl+ , ….
C+R3 (carbocation tertiaire)
AlCl3 , BF3 (ont des orbitales vacantes)
B – Classification des réactions
On représente les réactions de la chimie organique comme l’attaque d’un réactif sur un
substant susceptible de donner des produits.
1 – Réactions de substitutions
dans les réactions de substitution un atome ou un groupe d’atons remplace un autre dans une
molécule. Une telle réaction est dite nucléophile si l’espèce réagissante est riche en electrons :
La substitution est dite radicalaire si l’espèce réagissante est un atome ou un groupe d’atomes
portant un e célibataire.
B
AB + C=C C C
A
CH2 = CH2 + H2 CH3 – CH3
comme pour la substitution l’addition fait intervenir des réactifs très variés nucléophiles,
électrophiles, radicalaires.
3 – Réactions d’élimination
La molécule perd un certain nombre d’atomes avec formation d’une liaison multiple ou d’un
cycle, on connaît l’exemple de la déshydratation de l’éthanol en éthylène