Grammatica linguae graecae
vulgaris (Reprod. de l'éd. de
1638) / Simon Portius ; suivie
d'un comment. grammatical
et [...]
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Porzio, Simone (1497-1554). Auteur du texte. Grammatica linguae
graecae vulgaris (Reprod. de l'éd. de 1638) / Simon Portius ;
suivie d'un comment. grammatical et historique par Wilhelm
Meyer,... ; avec une introd. de Jean Psichari,.... 1638.
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SIMON PORTIUS
GRAMMATICA
LINGM GMC/Ë VULGARIS
REPRODUCTION DE L'ÉDITION DE 1038
si'ivm nTx
COMMENTAIRE GRAMMATICAL ET HISTORIQUE
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WILHELM MEYER
l'HOFESSKUE A L'UNIVERSITÉ D'IÉNA
AVEC UNE INTRODUCTION
DE
JEAN .PSICHARI
MAITRE DE ÇOXPÉRESCJE3DE LAKGUE NÉO CrltECQUK
A L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES
PARIS- v
F. VIEWEGy LIBRAIRE-ÉDITEUR
E. BOUILLON ET E. VIEWEG, SUCCESSEURS
67, RUE DE RICHELIEU, 67
1889
Forme le 78e fascicule de la Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes.
i:n ventk a LA même librairie
miU.lOTIlKQUK DE L'ÉCOLE PRATIQUE DES lïAT:Ti:S 1-r.rU DES, publié.- sous les auspices du
Ministère iîc l'instrni-tiot» publique. Format in-8'1 raisin.
I.a Si ratilu-iuinu ihi langage, par Max Millier, traduit, par L. Havet. La Chronologie dans la
formation des langues indo-germaniques, par G. Curtius. traduit par A. l!<»r.y;ii£fiic, iiiomlin: de
l'Institut. 4 fr.
Etudes sur les l'agi de la Gaule, par A. Longuon, membre de l'Institut. lrC part.: l'Astcnois, le
et et par
•J.
Boulonnais et leTornois. avec 2 fart es. Epuise.
:>. Xotes critiques sur Colluthus, par E. T.ournicr. 1 fr. Su
1 Xouvel Essai sur la formation iiu pluriel brisé, en arabe, par Stanislas Guyard. 2 fr.
5. Anciens glossaires romans, expliqués par l'. Diez. Traduit par A. Bauer. t fr. 75
'
0. Dos formes de-la conjugaison en égyptien antique, en en G. Maspero.
membre de l'Institut. 10 fr.
7. La vie Saint Alexis, textes des xi°. xnc. ïiii* et.f\'° siècles, publiés par G. Paris, membre
de l'Institut, et L. Pannier. Epuisé.
S.
membres de la Conférence 'd'histoire. •.
Etudes critiques sur les sources de l'histoire mérovingienne, par Gabriel Monod. et par les
G fr.
l'Institut.
.;
!>. Le Bhàminî-Yilàsa, texte sanscrit, publié 'avec une traduction et des notes par Abel Bergaigne
memlnv de •' 8 fr.
Exercices critiques le là 'Conférence de philologie grecque, recueillis et rédigés par Ê. Tour-
10.
11. sur
nier.
les l'agi île la Gaule, par A. Longnon. membre de l'Institut. 2° partie les Pagi du
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diocèse le Reims, avec 4 cartes.
12. Du genre épistolaire chez les anciens Esryptiwis de l'époque pharaonique, par G. Maspero.
Sacebarons; lu glosse maibergique), travaux ile.
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'il3. La Procédure de la I.ex Salicn; Etude sur le droit Frank (la fîdejussio dans la législation Franke
de M. R. Sol i ni. professeur à l'Université fr.
– les
de Strasbourg. l'r;tiliiit
Trailuit par %I. Thévenin.
i~,ir .M. 'I'lièveiiiii. 7 fr.
H.' Itiuéraii-e des Dix Mille..Etudetopographique par F. Robiou,professeur à la Faculté des lettres
de Rennes, avec 3 cartes..
1"). Etude sur Pline le par T..Mommsrn, traduit par C. Morel.
lfi. Du C dans les langue» romanes, par C. Joret.
(! fr.
4 fr.
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17. Cicérou. F.iiistola? ail FamiliarrS. Xotiee sur un niannscrit du xn° siècle par C. ïhurot, membre
de l'Institut. 3 fr.
IS. Etude sur les Comtes et \"icomtes de Limoges antérieurs à l'an 1000, par R. «le Lasteyrie ô fr.
19. De la formation des mots composés en français, par A. Darmesteter. Epuisé.
20. Quiutilien, institution oratoire, collation d'un manuscrit du Xe siècle, p\r E. Châtelain et J. Le
Coultre. o fr.
et
21. Hymne à Aniuiou-Tta des papyrus éir\i>tieiis du musée' de Boulaq. traduit et commenté par
'E. Crébaut. 22 fr.
22. Pleurs de Philippe, le ..Solitaire, poème en vers politiques publié dans le texte pour la première
fois d'après six mss. de la Bibliothèque nationale par l'abbé E.. Auvray. 3 fr. 7ô
2o. Ameret«/. Essai sur la mythologie le TAvesta, par J. Darmesteter. 4 fr.
24. Précis de la Déclinaison latine, par M. F. Bueheler. traduit de l'allemand par L. Havet, enrichii
d'additions communiquées par l'auteur, avec une préface (lit traducteur. Epuisé.
25. Anis e!Ûc!iehâq, traité des ternies figures relatifs à la description de la beauté, pur Cheref-
eddîn-ltàmi, tr~i,l,iit
trailuit du persan et annoté par C'.
Ili J)ersz~ii Hnart.
C. Hii-.irt. fr. à(l
5 fi-. âO
2t! r.e, Tables Eugubines. 'I'te,
Les Texte, traduction et commentaire, avec
-.t coiii,~ie~itaire, l'lie grammaire
ivee une une intro-
gr~lll)iii~iire et une iiitr(~-
duction historique, par M. Bréal, membre de l'Institut, professeur au Collège de France,
accompagné d'un album de 13 planches pliotogravées. 30 fr.
27. (Questions homériques, par F. Kobiou. > 6 fr.
28. Matériaux pour servir à l'histoire de Sa philosophie de l'Inde, par P. Itcgnanil, lr<? partie. 0 fr.
23. Ormazd et AUriman, leurs origines et leur histoire, par J. Darmesteter. 12 fr.
30. Les métaux dans les inscriptions égyptiennes, par C. R. Lepsins. traduit par W. Berend, avec
des additions de l'auteur et accompagné de 2 p! 12 fr.
31. Histoire de la ville (le SaintOraer et de ses institutions jusqu'au xiv° sièc'.e par A. Giry. 20 fr.
32. Essai sur le règne de Trajan, par C. de la Berge. 12 fr.
'13 Etudes sur
33 l'industrieetetlala classe
siirl~itititi~trie industrielle
iii,liistrielle à Paris
à Paris et'~lil XI\Sièele.
au xmeetau
!,il ',Tlll xivc siècle,Il~ir Filg~lieZ. 12 fr.
parC,.G.Fagniesi. fi-.
34. Matériaux pour servir à l'histoire
I'l,ist,,ire de
le l~-t philosophie de
la I)Iiilosol)l~ie
par l'Inde, par Il.
le l'Iii~le,
35. Mélanges publiés par la section historique et philologique.Avec 10 planches gravées.
le.
36. La religion védique d'après les hymnes du /Îig-Veda, par A. Bergaigne, tome i'îr.
37. Histoire critique (les règnes de Childérich et de
J. Monod. et augmenté d'une introduction et de notes nouvelles.
38. Les Monuments
P. Regnaud,
Ileg~iiid, 21 2° partie. 10 ffr.
M. Junghans, traduit par
la Bibliothèque nationale (cabinet des 'médailles et antiques).
15 fr.
12 fr.
?,.
fi fr.
lre partie, par E. Ledrain. 12 fr.
39. L'Inscription de Bavian, trxte, traduction et commentaire philologique, avec trois appendices et
un glossaire, par H. Pognon, 1° partie. fi fr.
10. Patois de la commune de Vionnaz ( Bas-Valais") par J. Gilliéron, accompagné d'une
carte. 7 fr. 5li
41. Le Querolus, comédie latine anonyme, par L. Havet. 12 fr.
42. L'Inscription de Bavian, texte, traduction et commentaire philologique, trois appendices et
8 fr.
un glossaire,par H. Pognon, 2e (Ktrtie.
43. De Saturnio latiuorum versu seripsit L Havet. 15 fr.
S. P0RT1I
LINGUEGtiMM VULGARIS
GRAMMATICA
Paris. – Irnp. Â. La nier et s-es Fji.s, 14. nie Sf'gnier.
BIBLIOTHÈQUE
DE L'ÉCOLE
DES HAUTES ÉTUDES
PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES
DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
SCIENCES PHILOLOGIQUES ET HISTORIQUES
SOIXANTE DIX-HUITIÈME FASCICULE
SIMON PORTIUS. rPAMMATfKH TIII PHMAtKHE rABUA~. –GRAMMA-
TICA LINGU1E GRÆCÆ VULGARIS. REPRODUCTION DE L'EDITION
DE 1638, SUIVIE D'UN COMMENTAIRE GRAMMATICAL ET HISTORIQUE
PAR WILHELM MEYER, PROFESSEUR A L'UNIVERSITÉ D'IÉNA AVEC
UNE INTRODUCTION DE M. JEAN PSICHARI, MAITRE DE CONFÉRENCES
DE LANGUE NÉO-GRECQUE A L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES.
PARI S
F. VIEWEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR
E. BOUILLON ET E. VIEWEG, SUCCESSEURS
67, RUE DE RICHELIEU, 67(
1889
TPAMMATIKH
THE P il M A I K 2
H
~~M<70'0:$.
GR AMMATIC A
L I NGV iE G R JE C JE
V V L G A R I S.
Auctore Simone Portio Romano
Doctore Theologo.
(ICI UNE CORBEILLE DE fleurs)
P A R I S II S,
Sumptibus Societatis Typographies Libro-
rum Officij Ecclefiaftici, Iuffu Régis
conftitutae.
M. D C. XXXVII I.
Cum Priuilegio Regis.
SIMON POItTIUS
GRAMMATICA
LINGUJ 6MŒ VIMARIS
REPRODUCTION DE L'ÉDITION DE 1638
SUIVIE D'UX
COMMENTAIRE GRAMMATICAL ET HISTORIQUE
l'Ai;
WILHELM MEYER
PROFESSEUR A L'UNIVERSITÉ n'iÉN'A
AVEC UNE INTRODUCTION
DU
JEAN PSICHARI
MA1T11KDE COSFÉHEXC13SDE LANGUE NÉO GRECQUE
A L'ÉCOLE DES-HAUTES ÉTUDES
PARIS
F. VIEWEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR
E. BOUILLON ET E. VIEWEG, SUCCESSEURS
67, RUE DE RICHELIEU, 67
1889
LETTRE A M. WILHELM MEYER
POUR SERVIR D'INTRODUCTION A LA
GRAMMAIRE DE SIMON PORTIUS
Mon CHER Ami,
Lorsque, pendant l'année scolaire 1885-86, vous m'avez
fait l'honneur de suivre mes conférences de Langue néo-
grecque à l'Ecole des Hautes-Etudes, vous étiez déjà un
maître dans le domaine des langues romanes'; vous n'avez
donc pas tardé à vous familiariser avec le domaine plus
res-
treint de nos études. Vous étiez professeur à l'Université de
Zurich; vous aviez quitté votre belle patrie suisse
pour
passer un hiver avec nous. C'était une preuve de sympathie
que vous nous donniez là, ainsi qu'aux lettres françaises; le
souvenir nous en est resté cher. L'année même où
vous
1. Le lecteur nous sera sans doute reconnaissant de la courte notice
bibliographique que nous donnons ici des principales productions
M.W. Meyer: Die Schicksaledes lateinischen Neutrums im romanischen. de
Halle, 1883, 176 p. in-8°. Beitrage zur romanischen Laut- und For-
menlehre. I. Die Behandlung tonloser Paenultima. Zeitschrift fiir
Philol. VIII, 205-242. II. Zur Geschichte des Perfekts, ibid.,rom
IX*
225-267. Cy, Ty im Italiânischen, ibid., VIII, 302. Zur Deklina-
tion, ibid., VIII, 304. Zu den Auslautgesetzen, ibid., IX, 143.
Franko-italianische Studien, ibid., IX, 597-640; X, 22-55, 363-410.
Romanische Etymologien, ibid., X, 171-174; XI, 250-257. Die latei- –
nische Sprache in den romanischen Landern, Grûber, Grundriss
fiir
romanische Philologie, I, 351-382. Italianische Grammatik, histo-
rische Laut- und Formenlehre (mit Ausschluss der betonten Vokale),
ibid., I, 526-560. Italianische Chrestomathie mit litteraturgeschicht-
lichen Einleitungen und biographischen Notizen (im Verein mit
Gr. Büller), Zürich, 1887, 400 p. :in-8°. – De nombreux articles
dans
les périodiques suivants K. Z. XVIII, 162-175; Litteraturblatt fur
germ. und rom. Philol., 1883; Deutsche Litteraturzeitung, 1884 et suiv.;
Wochenschrift fiir klassische Philol., 1884, 1885; Zeitschrift fiir •
PhiL, VII et suiv.; Revue critique, 1887, p. 125, etc., etc. rom.
MEYER. GRAMM. GRECQUE.
cherchiez à vous initier à la connaissance du grec médiéval
et moderne, vous étiez l'élève assidu du savant éminent qui
préside notre section, de M. Gaston Paris. Il vous avait prié,
de son côté, de faire à sa place, tous les lundis, le cours de
latin vulgaire qu'il s'était proposé de faire lui-même cette
année. C'est ainsi que pendant deux semestres vous avez
enseigné en français dans notre Ecole. Vous étiez alors à l'âge
où l'esprit s'ouvre à toutes les curiosités. Vous vouliez tout
apprendre, élargir votre horizon sur tous les points. La gram-
maire comparée, la grammaire latine, le celtique, la mytho-
graphie même, tout vous tentait à la fois. C'est ainsi que
vous avez été amené à vous occuper de néo-grec.
Je m'étais permis, à ce propos, de vous donner un conseil
que je me suis réjoui de vous voir suivre. Pour acquérir des
connaissances grammaticales solides et précises, pour vous
assouplir au maniement des textes médiévaux et des formes
modernes, je vous engageais à ne pas vous contenter de suivre
mes modestes conférences, mais à vous attaquer de front à
un travail personnel et de première main, où, voyant les
choses par vous-même et touchant pour ainsi dire la science
du doigt, vous pourriez faire une application nouvelle et pour
vous inattendue de vos qualités de phonétiste et de gram-
mairien. Vous savez que le but de notre enseignement est de
développer l'esprit d'initiative chez nos auditeurs, de susciter
des travaux originaux, de faire en quelque sorte de nos con-
férences de simples laboratoires scientifiques, où l'élève assiste
à la formation de la science et contribue lui-même à la for-
mer. Vous partagiez déjà ces principes et j'ai eu le bonheur
de vous persuader; d'autre part, Simon Portius attendait une
réédition depuis 1638 et la nécessité d'un commentaire gram-
matical, accompagnantle texte, se faisait sentir tous les jours.
Telles sont les circonstances qui ont donné naissance au pré-
sent volume. Il vous rappellera, maintenant que vous Voici pro-
fesseur à l'Université d'Iéna et exclusivement occupé de voâ
études romanes, le temps où vous lisiez Théodore Prodrome
et l'année que vous avez passée au milieu de nous.
Vous avez l'amabilité de me demander une préface. Je n'ai
pas à vous patronner auprès du public ni à vous servir d'in-
troducteur. Je me contente de vous adresser cette simple
lettre, moins solennelle qu'une Introduction, et que je vous
écris parce qu'elle me donne une occasion de dire à vos lec-
teurs tout le bien que vous n'auriez pu leur dire de vous-même.
Je vous dois d'ailleurs quelques explications. Je voudrais
vous répéter ici les raisons qui m'avaient fait choisir Simon
Portius comme champ spécial de votre activité. J'essaierai de
faire ressortir en même temps l'utilité que le commentaire de
ce texte peut avoir pour nos études à l'heure qu'il est, la
façon dont vous avez conduit votre travail et les difficultés
que rencontrerait aujourd'hui l'exécution d'une grammaire
complète du néo-grec, menée suivant un plan méthodique et
conforme aux exigences scientifiques, telles que celles-ci nous
paraissent formulées dans les diverses grammaires consacrées
soit à l'analyse de langues anciennes, comme le sanskrit, le
grec ou le latin, soit de langues modernes, comme les langues
romanes. 11 ne sera pas non plus inutile de dire quelques
mots du personnage même dont vous nous rendez le livre et
dont vous avez redressé en tant d'endroits les erreurs d'inter-
prétation et de langue.
I. Nous avons avant tout besoin aujourd'hui d'une gram-
maire du grec moderne, qui soit à la fois d'une utilité pratique
pour les commençants désireux d'avoir une idée d'ensemble de
cette' langue, et qui repose aussi sur des bases scientifiques*
Pour qu'un pareil ouvrage puisse être entrepris à l'heure qu'il
est, il faudrait que nous eussions d'abord pour le néo-grec
l'équivalent de la grammaire de M. Brugmann ou de M. G.
Meyer pour le grec ancien; ou bien, nous devrions pouvoir
nous reporter à un ensemble de travaux aussi imposant et aussi
considérable que ceux dont le français a été l'objet jusqu'ici.
De cette façon, notre grammaire élémentaire pourrait être
considérée à bon droit comme l'abrégé d'une grammaire plus
complète, dont nous résumerions les résultats généraux, en
nous dispensant d'entrer dans les détails. Mais telle n'est
malheureusementpas la situation. Cette base nous fait encore
défaut. Pour aborder une esquisse du système grammatical
moderne, il nous faut cependant un point d'appui quelconque;
si nous cherchions cet appui en nous-mêmes, si nous voulions
nous fier à nos propres forces, si nous nous mettions un jour
à notre table dans l'intention d'écrire la grammaire élémen-
taire dont je vous parle, nous ne tarderions pas à nous rendre
compte des exigences nombreuses qu'une pareille tâche nous
imposerait. Il nous faudrait vérifier chaque forme par nous-
mêmes, la recueillir sur place et relier l'ensemble de ces ren-
seignements en un faisceau serré qui nous présenterait ainsi la
concordance des diverses parties entre elles, leur unité et leur
harmonie. Dans ces conditions, il est plus sage et plus métho-
dique d'avoir recours à un guide S. Portius s'offre à nous
à. point nommé. La langue moderne a peu varié depuis le
xvne siècle nous trouverons donc dans notre auteur la géné-
ralité des formes encore usitées de nos jours. D'autre part, il
est nécessaire de le redresser sur bien des points et de sub-
stituer, aux formes vieillies ou dialectales, celles dont la langue
commune se sert à peu près constamment. Enfin, chacune
de ces formes a besoin d'une interprétation scientifique. Nous
obtenons ainsi- le résultat que nous poursuivions le com-
mentaire, à côté du texte, nous présente le tableau des formes
courantes et les rattache du même coup au développement
historique du néo-grec. Seulement, la besogne est ici bien
simplifiée il suffit de s'en tenir au texte que nous avons sous
les yeux et il ne s'agit plus d'embrasser dans sa généralité la
langue qui se parle aujourd'hui.
Ces travaux préparatoires sont pour le moment tout indi-
qués. Moi-même, dans mes conférences, pour satisfaire à la
demande de quelques-uns de mes auditeurs, j'ai commencé
par interpréter successivement les deux grammaires de So-
phianos et de Simon Portius, pensant ainsi faciliter à mes
élèves cette vue d'ensemble qu'ils désiraient avoir de la langue
moderne, avant de commencer l'étude du grec médiéval. Je
n'osais pas encore, il y a trois ans, aborder un cours de gram-
maire élémentaire fait de première main et sans le secours
d'un texte servant de base à nos explications. Je l'ose à peine
aujourd'hui. Vous voyez que nous sommes bien loin de l'état
florissant où se trouvent les langues romanes. Il convient
même, à ce propos, de dissiper un malentendu qui se fait jour
dans le public. On semble attendre, sur notre domaine, l'appa-
rition d'une grammaire générale du néo-grec et des dialectes
romaïques, entreprise à l'imitation et sur le modèle de la
Grammaire de Frédéric Dietz; que vous vous proposez de
reprendre et de refaire en ce moment même avec tant de cou-
rage et de succès. Sans doute, il sera un jour possible d'élever
un monument pareil au néo-grec mais ce jour n'est pas
proche et, à voir le tour que prennent nos études, il se
fera peut-être encore attendre un siècle ou deux. Vous en
comprendrez mieux que personne les raisons.
Il faudrait d'abord que la langue actuellement parlée en
Grèce,, que la langue vivante fît l'objet d'une observation et,
par conséquent, d'une analyse directes. Cela signifie que les
formes courantes devraient être recueillies de la bouche même
des sujets parlants et non prises au hasard dans les livres, dans
des grammaires antérieures, ou admises sur un témoignage
de seconde main et toujours sujet à caution, même alors
qu'il provient d'un indigène, étranger aux travaux lin-
guistiques et ne comprenant pas, quelle que soit d'ailleurs
sa bonne volonté, la rigueur que la science doit apporter
en pareilles matières. La plupart des grammaires du grec
moderne sont réduites à puiser leurs renseignements à ces
diverses sources. Quant elles sont faites par des étrangers,
c'est là un mal nécessaire l'étranger n'a pas les facilités
d'un indigène pour prendre ses informations et diriger son
enquête avec la méthode requise. D'autre part il n'y a pas
eu jusqu'ici d'essai de ce genre fait par un linguiste grec. La
constatation de l'état actuel de la langue vivante nous don-
nerait le premier substratum ce serait le fondement même
de l'édifice. Pour aboutir à l'explication des formes modernes,
il est indispensable, en effet, d'avoir la description exacte et
comme la photographie de ces formes, tant en ce qui concerne
les sons que la morphologie elle-même.Nous apprendrions tout
d'abord quelle est au juste la qualité des voyelles, dans quel
cas a o u e i sont ouverts ou fermés et ce que l'accent ou la
position exercent d'influence sur la fermeture ou l'ouverture
des voyelles. Le tableau du vocalisme moderne n'a pas encore
été dressé. Cela tient sans doute à ce que les travaux entre-
pris jusqu'ici ont toujours porté sur des questions de pho-
nétique générale; c'est pourtant par là que toute étude aurait
dû commencer; mais, pour avoir quelque valeur, elle aurait
dû être faite sur les lieux mêmes. Nous n'avons à ce sujet
que de rares renseignements. Les notations des voyelles,
par exemple, ôh Vïyp,V
mais èh zàytV (ou lyo, rpi-jp suivant
V U V Û
les régions) ne sont guère passées dans l'usage et on les
a négligées, probablement parce que l'on n'a pas encore
compris l'importance de ces prétendus détails. M. Cha-
tzidakis, qui est un linguiste de grand mérite, est surtout
polémiste de sa nature. Ses premiers articles, auxquels la
science doit beaucoup, ont été provoqués, on peut le dire,
par M. Michel Deffner. C'est pour combattre les théories de
M. Deffner que M. Chadzidakis a écrit ses belles pages. Il ne
pouvait donc pas s'occuper des questions étrangères à ce
débat. Aujourd'hui que la dispute a pris fin, aucune raison
ne peut plus l'empêcher de nous donner les indications qu'on
attend de lui.
C'est par l'observation attentive de la langue parlée, sténo-
graphiée au moment même de l'émission des sons, que nous
connaîtrons les véritables lois du phonétisme moderne. Il
règne à ce sujet les plus grands dissentiments. C'est que
toutes ces discussions ont lieu sur le papier et ne descendent
pas des hauteurs de la théorie. Il serait pourtant bien facile
de clore le débat par la simple constatation des faits. Deux
savants sont rarement d'accord sur une règle énoncée par
l'un d'eux, et le public, qui est la victime de ces incer-
titudes, souffre de ne pouvoir être fixé sur un point de gram-
maire qui l'intéresse. Je pourrais vous citer plusieurs exemples.
Bien des personnes se demandent si les groupes uQ, œ -nr,
deviennent régulièrement or,' arc, ^t dans la langue moderne,
ou s'il est vrai que le v de l'accusatif masculin ou féminin
singulier de l'article ne subsiste que devant z tt r et les
voyelles. En réalité, il ne peut y avoir d'hésitation sur la
matière: il suffit, pour se former une opinion, d'entendre
parler les gens. Le mot zbyaom-à, qui est d'origine savante,
devient dans la bouche du peuple éopaapiorâ, et chez ceux qui
pratiquent l'aphérèse, «ptapiorw. C'est une prononciation que
j'ai recueillie en Orient, dans les régions les plus dissemblables
phonétiquement et dans bien des centres Constantinople,
Athènes, Chio. C'est donc que cette loi est toujours en vigueur.
Un jour que M. Palamas, l'intelligent directeur de la grande
École nationale du Phanar, m'avait accordé l'autorisation
d'assister à l'enseignement qui se fait dans les diverses
classes de cet établissement, j'ai entendu dire à l'un des pro-
fesseurs, pendant une explication de Théocrite, aîora'vo^at,
avec un t bien distinct, au lieu de alaQâvojxM. C'est là un
témoignage d'autant plus précieux qu'il était involontaire:
le professeur se servait de la langue savante et démontrait
à ce moment-là même la légitimité de la prononciation
moderne contre Erasme,. Du même coup, il établissait
sans le savoir la justesse de la loi régnante encore au-
jourd'hui a0 == crr. Si nous considérons que dans adaptera»
pour a^apiorw (= ê^aptorw) nous avons une spirante sourde
et une explosive sourde à la place de deux spirantes sourdes
consécutives, nous pouvons déduire de ce fait que les deux
explosives ttt se changeront partout en <pr, c'est-à-dire en
une spirante sourde suivie d'une explosive sourde. Ce phé-
nomène n'est que le pendant et, pour ainsi dire, le corollaire
du premier. Il vous sera également certifié par l'observation
de la langue vivante les personnes mêmes qui surveillent
leur parole se laisseront aller à dire iyjôq pour h.xéq. Ce mot,
qui est savant, nous fournit par cela même un témoignage
d'autant plus sûr concernant la langue populaire et vous
prouve que kt comme pt continuent toujours à se changer en
jt, yt. La confirmation de toutes les règles phonétiques nous
sera ainsi livrée par le seul relevé des formes de la conver-
sation. J'ai vu que, dans le cours de votre Commentaire,
vous avez été un moment embarrassé par le traitement
du v devant <7 vous vous demandiez si dans vjôaokxq pour
console, consul, il n'y aurait pas une influence italienne et
vous avez même été tenté, à l'origine, de remonter pour
la chute de la nasale jusqu'au latin vulgaire. Nous avons, en
effet, peu de combinaisons anciennes va- ayant passé dans la
'langue moderne et nous permettant ainsi de vérifier ce
phénomène; vous ne trouviez pas non plus dans les livres
de renseignements précis à cet égard. L'étude de la langue
parlée aurait dissipé tous vos doutes. Vous auriez vu tout
d'abord que le v de l'article tombe toujours devant le initial
<r
du substantif suivant, comme je me réserve de vous le dire
tout à l'heure. Vous auriez été également frappé par la façon
dont tous les Grecs, même quand ils parlent français, pro-
noncent le nom de Constantinople:ils ne disent jamais autre-
ment que Costantinople, parce que la forme KmazavnvovmMç,
qui est une forme artificielle, devient forcément, dans la bouche
du peuple et même des personnes instruites: KwaravnvoiWuç.
Pour savoir si y tombe régulièrement devant p suivant,
comme dans npâux, Trpap.arscpTr'ç, il faudrait également relever
dans les conversations journalières tous les cas où ce même
y,
dans les mots savants, ne se fait plus sentir.
Mais cette étude demanderait non seulement une grande
finesse d'oreille, mais encore une extrême sagacité. La langue
vivante est aussi difficile à connaître et exige, pour être
connue, une investigation aussi méthodique que le patois
d'un village. Vous savez que la notation scientifique d'une
langue parlée, la distinctiondes éléments qui lui sont propres
et de ceux qui lui sont venus du dehors constituent l'enquête
la plus délicate à mener à bonne fin. Vous connaissez à
ce
sujet les idées de M. J. Gilliéron et de M. l'abbé Rousselot et
ce qu'ils en ont dit l'un et l'autre dans la- Revue des patois
gallo-romans. Vous n'avez qu'à vous reporter à la remar-
quable introduction que M. l'abbé Rousselot a mise en tête
du 1er fascicule, tome Ier. M. Gaston Paris a consacré à ces
études de patois une longue série de réflexions
que vous trou-
verez dans Les Parlers de France, lecture faite à la réunion
des Sociétés savantes, le samedi 26 mai 1888, Paris, Impri-
merie Nationale. Pour ne pas vous entretenir plus longue-
ment sur ce sujet, qui a fait pendant tout un hiver l'objet de
mon cours, permettez-moi de vous signaler ce que j'ai dit
moi-même dans quelques opuscules tout récents Questions
d'histoire et de linguistique (discours destiné au Congrès du
Syllogue hellénique philologique de Constantinople); Obser-
vations sur la phonétique des patois et leur influence sur les
langues communes; Observations sur la langue littéraire
moderne; Observations sur quelques phénomènes de pho-
nétique néo-grecque, Paris, E. Leroux, 1888, etc., etc.
Suivant un principe que j'ai bien des fois essayé de mettre en
lumière, quand une langue n'est pas encore fixée par l'écriture,
peu de personnes savent comment elles parlent cette langue,
et seuls les linguistes de profession sont capables de recon-
naître et de noter les formes qui s'emploient journellement.
Le français, tel qu'il se parle aujourd'hui, n'est pas une langue
fixée par l'écriture nous vivons toujours sur une orthographe
de tradition. Si vous entrepreniez de noter phonétiquement
la langue parlée, vous étonneriez bien du monde et l'on vous
contesterait le bien fondé de vos assertions. Personne ne re-
trouvera, au premier abord, dans la transcription phonétique
letkaste, les mots usuels lettre cachetée. Quelques-uns ne
voudront même pas croire qu'ils prononcent de cette façon.
Vous rencontreriez les mêmes difficultés en Grèce certaines
formes d'observation délicate pourront échapper même à des
linguistes. A Constantinople, on dit couramment zoo-ts'va,
parce que le nom de nombre eîxoo-t, devenant ainsi quatrisyl-
labique, perd l'accent de l'antépénultième qui se trouve reculé
sur la préantépénultième par l'adjonction de eva, a6centué;
c'est ainsi qu'on dira y.scyspv, mais y.<xysp-ny.ov. Koaiévoc subit
alors l'aphérèse et serait irrégulier sous toute autre forme.
Les personnes qui ne se sont pas encore rendu compte de
cette règle ne comprennent pas la raison d'être de ce phéno-
mène, et, comme elles ne le prévoient pas, elles ne savent
pas l'observer, parce qu'elles ont toujours dans l'esprit et
dans l'oreille la forme accentuée etkoo-t. Ce n'est pas seulement
dans les villes que le langage devient difficile à étudier mé-
thodiquement si vous voulez recueillir la langue d'un village,
vous vous heurterez à bien d'autres obstacles; le paysan qui
aura voyagé niera l'existence des formes de son patois quand
vous l'interrogerez directement sur ces formes, parce qu'il
aura dans l'esprit les formes communes et que celles-ci lui
feront toujours l'effet d'être les formes vraiment usitées et
normales. En revanche, et par un singulier renversement
des rôles, dans la langue commune, vous parviendrez avec
beaucoup de peine à faire le relevé des formes courantes,
parce qu'on s'est habitué à voir imprimées les formes de la
langue savante seulement, si bien que celles-ci semblent
seules répondre à la réalité. Comme il faut une certaine
force d'analyse pour noter sa propre parole, tout le monde
ne se sent pas capable de cet effort. Il est tout aussi difficile
de savoir comment on parle que de se connaître soi-même.
En étudiant le grec moderne sur place, on remplirait la
seconde condition préalable d'une grammaire générale. On
reconnaîtrait l'existence d'une langue commune et on arri-
verait à en déterminer les caractères. Ne me demandez ni
pourquoi ni comment quelques linguistes ont voulu nier
l'existence d'une langue commune en Grèce. Il n'y a pas lieu
d'insister sur cette opinion. Ce qui a priori paraît impossible,
c'est qu'il puisse se rencontrer des langues qui. ne soient pas
communes. Supposez deux villages entièrement isolés et
n'ayant de communications qu'entre eux. Chacun de ces vil-
lages a un patois bien distinct. Néanmoins il s'établira entre
l'un et l'autre, au bout de quelque temps, une langue qui sera
commune aux deux villages, c'est-à-dire une langue que
comprendront indifféremment les gens qui parlent deux patois
distincts. Si vous étendez les rapports de ces deux localités
avec des localités voisines et les rapports de celles-ci avec les
centres, vous arrivez facilement à la formation d'une langue
commune. Tous les Grecs se comprennententre eux, de quel-
que point qu'ils viennent: c'est donc qu'il y a une langue
universellement connue et comprise en Grèce, en d'autres
termes une langue commune. La persistance de certains types
locaux bien caractérisés dans la bouche d'un seul individu n'a
pas d'importance dans cette question spéciale. Un Grec de ma
connaissance, vivant à Paris et parlant d'ailleurs une langue
commune contaminée de formessavantes, ne peut s'empêcherde
laisser passer de temps en temps dans la conversationla forme
ywaptWÇw, qui révèle son origine chiote. C'est là
une habitude
individuelle, restée pour le moment sans influence sur la
généralité des sujets parlants. Le système de la déclinaison
et de la conjugaison, la lexicologie pour une grande part sont
les mêmes pour tout le monde. Quelque différence essentielle
que l'on puisse remarquer entre le tzaconien, le trébizontain
et le chiote ou le dialecte des îles, le nominatif Trarépaj est un
nominatif connu de tout le monde, 'parce qu'il est commun.
Je vous ai plus d'une fois engagé à* indiquer, dans votre Com-
mentaire, le paradigme communément usité, et vous l'avez
fait en plus d'un endroit. S. Portius vous donnait l'exemple.
Il parle lui-même du communia usus (19,12) par opposition
à certaines particularités dialectales.
Ce qui serait d'un intérêt bien plus considérable, ce serait
l'étude de divers dialectes modernes. Quand ces dialectes
seront connus, le néo-grec nous apparaîtra dans son haut
relief: il pourra rivaliser d'importance avec les langues ro-
manes, et la grammaire générale dont je vous parlais au com-
mencement de cette lettre pourra être faite alors seulement.
Vous trouverez en Grèce, entre les idiomes variés qui se
parlent en Tzaconie, à Trébizonde, dans les îles et en Macé-
doine, des différences caractéristiques aussi fortes que celles
qui séparent, par exemple, le français, le portugais, l'italien
et le roumain. Sans sortir de l'île de Chio, on peut déjà ob-
server, entre les villages du Nord et ceux du Midi, souvent
entre deux villages du Midi qui n'ont pas une même origine
linguistique, la divergence que vous présentent le pro-
vençal et le français. Ce sont là des faits ignorés et l'on croit
généralement que la Grèce est moins riche en diversités dia-
lectales que les langues néo-latines.C'est une erreur. L'éten-
due géographique est moins grande et les dialectes grecs ne
se sont pas constitués en pays distincts aussi nous offrent-
ils l'apparence et nous donnent-ils l'illusion d'une surface
uniforme où se reconnaissent çà et là seulement quelques
traits dialectaux. Mais le champ d'études est beaucoup plus
vaste et nous réserve des surprises infinies.
Vous saisissez dès maintenant l'intérêt multiple de cette
étude. D'abord, elle rendra possible une gramrnaire com-
parée des dialectes néo-grecs; tous les phénomènes phoné-
tiques ou morphologiques, dont l'explication nous arrête
encore, s'éclairciront par des rapprochements inattendus. Les
phonétiques dialectales nous rendront compte de l'état de la
langue commune. Bien plus, les patois nous reporteront à des
moments linguistiques que la langue commune a déjà laissés
derrière elle, à des étapes qu'elle dépassées. Nous
a trouve-
rons dans les patois grecs, rapprochés les uns des autres,
toute l'histoire un instant stationnaire. Après la conquête
d'Alexandre, lorsqu'une langue commune, effaçant absor-
bant en elle toutes les particularités locales, ou
se fut étendue
sur la Grèce entière comme une nappe d'eau immense, elle
transforma à son tour, s'altéra, prit des aspects différents se
suivant le caractère des pays où elle
se déposa en quelque
sorte. Mais la transformation ne se fit
pas partout de la même
façon. Certains patois peuvent encore
nous offrir des états
linguistiques du ne siècle de notre ère et, de siècle siècle,
en
nous rencontrerons, en descendant, toutes les nuances phoné-
tiques suivant des dégradations insensibles. Chaque siècle
reflétera dans un patois encore retardataire. Comment èiXî se
OJrçpi) a-t-il pu devenir, en Crète, <f«'? Les villages
nous ex-
pliquent ce changement, en nous fournissant les formes inter-
médiaires 4«Y (je marque par l'esprit rude entre les deux
qu'on noterait ailleurs par h: tyhï), <J/«' (les deux i restent i ce
encore bien distincts), ft (le second i se réduit, c'est-à-dire
qu'il ne devient pas jocl, mais ne forme plus syllabe: c'est
donc un qui tient le milieu entre l'i voyelle et l'i
consonne,
en d'autres termes un i réduit), puis enfin $i. J'ai recueilli,
chez trois personnes d'âge différent (soixante, trente
et dix
ans), toutes trois originaires du même village, les états pho-
nétiques suivants pour le mot mi (= r,wh il faut partir, dans
ce village, de la forme sans y intervocalique) ml (soixante
ans), ml (trente ans), m (dix ans). Cela
nous montre comment
la langue progresse au sein d'un même patois et
comment
les transformations s'opèrent mes trois individus étaient
unis l'un à l'autre par les liens de grand'mère, fille et petit-
fils.
Dans ce même village de Pyrgi (Chio), j'ai
pu constater la
prononciationroklôo{xbv lôyov), qui repose sur une transmission
directe remontant pour le moins au 11e siècle avant notre
ère. A une autre occasion, j'ai pu noter également, dans
locution toute faite, recueillie durant le récit d'un conteune
populaire, un ë, alors que cette prononciationétait inconnue
à ce patois. Cette prononciation avait évidemment
voyagé
avec le conte lui-même, et, par une persistance étrange qui
nous ouvre un jour nouveau sur la transmission des formes
du langage, ne s'était plus conservée que dans
une sorte de
formule consacrée. Ce phénomène doit être courant dans
quelque patois. D'où vient ce h La cause m'en échappe,
parce que les informations dialectales nous font encore défaut.
Leur comparaison seule pourra nous instruire. Je vous parlais
tout à l'heure du v de l'article et de la chute du v final. Les patois
ne nous laissent aucun doute sur le traitement de la nasale
en néo-grec. A Pyrgi (Chio), le v s'assimile à toute consonne
suivante qui n'est pas x tt t il ne subsiste que devant voyelle.
Ainsi donc on dira ro^aail^ royyâp.o, roèèovlo, "TyjÇÇwïî, roBOtô,
rolloo, ro^yjva, rovvov, roppr.oc (pjya), Twxoû&a, royyîh, roxxpïpo]
mais rov aBpomo, etc., tombatéra,tonddfo, tongôpo, formes où le
v est successivementlabial, dental et guttural. Le v a le même
traitement dans les verbes; ici, il disparaît quand il est final:
è'xou, léov, etc. Nous voyons du même
coup que la langue
commune a dû traverser, à une certaine époque, le même état
linguistique seulement, comme la réduplication des
con-
sonnes a disparu partout, les combinaisons roéë., etc., se sont
réduites à zoSsujûdd, etc. Nous saisissons également la raison
de la persistance de v devant x tt t. En somme, le v s'est
par-
tout assimilé à la consonne suivante devant 1 1 (==, jod)
y Q d a Ç © (3p p A, il s'est assimilé de façon à former double
consonne devant x tt r il n'a pu s'assimiler qu'en devenant
guttural, labial ou dental, comme ces consonnes mêmes. C'est
pourquoi.il se prononce encore. Enfin, devant voyelles, il
n'avait aucune raison de disparaître. Ainsi sa chute est bien
régulière. Vous avez eu vous-même l'obligeance de renvoyer
vos lecteurs à un passage où la question est traitée avec
plus de développements (p. 92 de votre Commentaire).
Si, maintenant, vous entendez jamais dire zo xéno, vous
saurez à quoi attribuer cette prononciation, qui est du reste
fort rare et qui ne se rencontre pas dans la langue vraiment
populaire. Vous ne pourrez la recueillir que chez les per-
sonnes dont la langue a été contaminée par l'influence savante.
Comme elles ne se rendent plus compte de la valeur historique
de la règle du v final que je viens d'exposer, elles disent xh xâno
d'après tô fizaàix, quand elles veulent parler comme le peuple.
Le peuple ne fera jamais pareille faute et n'a pas encore admis
ces doublets. Ainsi, par les rapprochements que nous four-
nissent les dialectes, l'histoire de la langue commune nous
apparaît sous son vrai jour.
Il sera curieux de retrouver en Grèce, d'un bout à l'autre
du territoire, dans les patois populaires, « cette vaste tapisse-
rie dont les couleurs variées se fondent sur tous les points en
nuances insensiblement dégradées» (Gaston Paris, loc. cit.,
p. 4). La tapisserie sera ici interrompue dans son dévelop-
pement par les mers. Mais, si l'on part de ce point de vue que
chaque région représente une langue aussi distincte des autres
idiomes grecs, que les langues romanes par rapport les unes
aux autres, on cherchera d'abord, dans l'intérieur de ces ré-
gions isolément observées, à retrouver les liens ou, pour mieux
dire, les traits phonétiques qui sont communs à deux villages
et qui les rattachent à tous les autres par une succession
graduée de ressemblances. La plus grande erreur à laquelle
on puisse être exposé dans ces recherches, c'est de parler des
dialectes de Chio, de la Crète, de Chypre, de la Macédoine ou
de toute autre région comme d'ensembles nous présentant un
système grammatical homogène dans toutes ses parties,
comme d'unités caractéristiques. Ces dialectes sont, à leur
façon, des langues commîmes. Les divers patois de ces con-
trées ont contribué chacun à la formation de ces langues cen-
trales qu'on étudie d'ordinaire dans les capitales et qu'on
croit être répandues sur tout le territoire de Chio, de la
Crète, etc. D'autres patois, la plupart du temps pour des
raisons géographiques, ne sont pas arrivés jusqu'aux centres.
Il faudra néanmoins retrouver les liens délicats qu'ont entre
eux tous les villages d'une contrée. Ensuite, on reconnaîtra les
traits qui unissent les dialectes en apparence les plus dissem-
blables et il sera facile de saisir tous les points de transition qui
relient les îles au continent. La langue moderne nous appa-
raîtra ainsi dans toute son unité, et nous verrons qu'elle a
une origine unique dans ses parties les plus éloignées: la
langue commune du temps d'Alexandre.
Un profit immédiat à retirer de cette étude, ce sera de
constater une fois de plus l'influence que les patois exercent
sur la formation des langues communes et les éléments hété-
rogènes qu'ils y introduisent. Deux systèmes phonétiques
divergents ont souvent chacun leur représentant dans une
langue commune. En français, nous disons couramment«.
reine, veine, mais avoine et foin; nous devrions dire ou bien
roine, voine, avoine, foin, ou bien reine, veine, aveine,
fein, pour rester dans la règle. Mais les formes avoine, foin
n'ont pu qu'être importées à Paris d'une région phonétique
où ce traitement est normal. Je m'avancerai jusqu'à dire que
moins doit avoir la même provenance. De là cette confusion.
Vous la retrouverez également en Grèce. Ces confusions sont
inhérentes aux langues communes. Si nous ne tenons pas
compte de ces influences, comment pourrons-nousexpliquer le
fait suivant? Lia en grec commun se dit yid, alors que tous les
groupes èw- ôiov- eux.- sont restés. Cette irrégularité m'avait
toujours frappé. En écoutant parler un jeune Tiniote à Cons-
tantinople, j'ai été étonné d'entendre dans sa bouche tous ces
groupes devenir jo- ( jo), pv-, vx- ce fut pour moi comme un
trait de lumière la transformation était donc régulière dans
son patois Pour yid et moins, la situation est la même ce
sont des particules en grec comme en français. Je n'insiste pas
sur un fait que j'ai essayé de présenter déjà au public, et je
vous prierai encore de vous reporter à ce que j'en ai dit dans
les opuscules dont je vous donnais les titres un peu plus haut.
Comme la langue littéraire moderne, je veux dire la
langue vulgaire, n'est pas encore fixée par l'écriture, vous
entendrez, même dans l'usage courant, deux formes différentes
pour un même mot par exemple zarco, xdrov; ces formes pro-
viennent de régions phonétiques différentes et c'est ce que
vous-même, un peu, je crois, à mon instigation, avez indiqué
bien des fois dans le cours de votre Commentaire.
L'étude des patois, l'observation du phénomène phonétique
au moment même où il vient à se produire, contiennent toute
la philosophie du langage. La linguistique n'est plus alors
une science de détail: elle nous renseigne directement sur
l'âme humaine et sur le jeu secret des organes de la parole.
Elle nous révèle un des côtés les plus saisissants de l'activité
humaine, la production du langage. Elle nous dégage de la
superstition de l'écriture. Elle nous fait voir, même pour les
époques que n'atteint plus l'observation directe, parce qu'elles
sont trop éloignées de nous, la façon dont les choses ont dû se
passer. Un des principesque mon vénéré maître, M. Tournier,
expose le plus souvent à ses conférences, un des principes cer-
tainement les plus féconds de la science moderne, c'est que, sur
tous les domaines, quand il s'agit de nous représenter les faits
historiques de l'antiquité même la plus reculée, les plus fortes
analogies nous sont données par l'observation directe de la
réalité présente, la plus familière et la plus banale. En étu-
diant les chansons populaires modernes, en assistant parfois
au secret de leur composition, en en faisant une analyse lin-
guistique détaillée, afin d'y reconnaître les divers éléments
dialectauxque ces chansons se sont assimilés dans leur passage
à travers tous les pays grecs, on parviendra peut-être à se
faire une idée plus nette de la conception et de l'exécution des
poèmes homériques. De même, en écoutant parler les paysans
les plus incultes, en suivant de village en village les trans-
formations graduelles d'un même son, on aura quelque chance
de reconstruire les états phonétiques intermédiaires qui ont
fait passer cpi/ls'w à cptAw. Ces états existaient dans les divers
villages de l'Attique et de l'Ionie mais nul témoignage
ne nous les a conservés. Nous pouvons aujourd'hui les
rétablir par une déduction dont les bases se retrouvent
dans les divers patois grecs. L'étude de la langue an-
cienne retirera, en effet, plus d'un avantage et plus d'un
éclaircissement de la connaissance de la langue moderne
et surtout de ses dialectes, pour mieux dire, de ses patois.
A Pyrgi, par exemple, le traitement de l'o et de l'w est
resté encore distinct la consonne est redoublée après o
tonique dans axôu.u.7. elle reste sans redoublementdans x^Fx)
prononcé yp^x, avec un o bien ouvert. J'ai essayé de démon-
trer ailleurs que la question de la prononciation devait être
transplantée sur un autre terrain l'étude de la prononcia-
tion, c'est l'étude même de la langue. Or, de l'état actuel de
la langue, nous pouvons conclure bien des fois à l'existence
de faits antérieurs, confirmer ou bien réfuter des hypothèses
émises au sujet de certains phénomènes de la langue ancienne.
Le fait que o est devenu ou dans plusieurs régions
-grecques,
vient à l'appui de cet autre fait, que o ancien avait un timbre
fermé. La prononciation pT pour p0 (Observations sur quel-
ques phénomènes phonétiques néo-grecs, p. 305-307) nous
donnera peut-être un renseignement précieux sur la qualité
dup ancien dans certaines zones. Il est, en revanche, des
superstitions qu'il faudra détruire (voyez ibid., 311). Le
double o-o- dans QaAao-cra n'aboutitpas aujourd'hui à
ra, puisque
.nous avons za pour a simple, même dans àteiçyn raov (Pitios,
Chio). La morphologie nous en apprendra tout autant. On
recueille avidement chez les lexicographes et sur les inscrip-
tions les moindres vestiges de la langue ancienne. Il n'y .a
que la langue vivante que l'on néglige. Le verbe moderne
^.spcovet, il fait jour, ne se trouve dans aucun lexique;
.ce
verbe ne peut pourtant devoir son existence qu'à un verbe
ancien s^uepcM, que nous pouvons reconstituer et ajouter
aux
lexiques, d'après l'état moderne de la langue. La.transfor-
mation populaire d'un nom de lieu ancien peut de même
venir en aide à l'archéologue elle le renseignera plus d'une
fois sur l'emplacement de la ville ancienne. Si le
nom ne s'est
pas perdu dans la mémoire du peuple et c'est ce que prou-
verait son altération même, c'est que la ville n'a pas non
plus changé de place. Uali6xoc<jzpo, nom populaire de Tirynte,
est tout aussi instructif que le mot ancien, bien que ce ne
soit plus le même nom il témoigne, dans cette contrée, de
l'existence d'un xaVrpo, fort, forteresse, remontant à l'anti-
quité et dont le peuple conserve le souvenir (ncthé = noàzm)
Mais les assises véritables d'une grammaire générale du
néo-grec doivent être cherchées avant tout dans le
grec du
moyen âge. Il faut que tous les textes soient dépouillés mé-
thodiquement, soumis à une critique rigoureuse, que .des
monographies grammaticales soient entreprises pour chacun
d'eux. Il ne suffit pas de s'occuper du grec ancien ou du
grec
moderne. Entre ces deux grecs, il y en a, un troisième qui
est de beaucoup le plus important dans nos études, parce
qu'il nous représente l'intermédiaire véritable, c'est le grec
médiéval. Nous devons songer d'abord à reconnaître l'exis-
tence de ce grec comme langue distincte, ensuite à faire
une grammaire de la langue médiévale qui mette nettement
en relief les caractères de cette époque linguistique. Des pré-
jugés sans valeur nous ont empêchés jusqu'ici de nous livrer
à cette recherche. Il faut étudier sérieusement les choses
sérieuses. Tout l'effort de la science doit tendre actuellement
à établir les origines du grec moderne. Nous les surprenons
dans le grec du moyen âge. Bien des phénomènes de la langue
moderne resteront un mystère éternel sans la connaissance
du grec médiéval nous ne comprendrons ni les contractions
telles que x'6-y.[j.a {zb 'éxxyœ), ni la déclinaison moderne 6 Kaxi-
•ûojs, etc., si nous ne nous reportons pas
à l'état de la langue
au xne et au xve siècle. J'essaye de le démontrer en ce mo-
ment même dans l'Introduction des Essais de grammaire
historique, t. II. Mais nous devrions remonter beaucoup plus
haut. Il faudrait que nous eussions pour le néo-grec un livre
qui serait l'équivalent de V Introduction à la grammaire
des langues romanes, par Frédéric Dietz. Le travail serait
immense. Nous aurions à dépouiller tous les grammairiens et
tous les lexicographes, à faire une partie du travail que vous
avez fait si magistralement dans votre latin vulgaire, à réu-
nir en tableau d'ensemble les renseignements éparpillés dans
tous les recueils d'inscriptions et de papyrus, à les classer
par régions, à faire la distribution géographique de ces faits
innombrables, à mêler l'histoire à la linguistique. Si nos
études ont quelque ambition d'arriver jamais à la gloire des
sciences romanes, c'est par ce travail qu'elles devront com-
mencer. Du 11e siècle avant notre ère jusqu'au ixe environ
s'étend toute une période inconnue qu'il s'agirait de nous
révéler. Ce serait la véritable histoire des Origines du grec,
l'étude qui, sur notre domaine, devrait primer toutes les
autres.
Vous ne me contredirez plus maintenant: j'ai essayé de
vous montrer que nous avons encore bien du temps devant
études
nous avant de voir s'élever le monument attendu. Ces
seront, je n'en doute pas, poussées avec activité en Grèce
même. De quelle joie le monde savant ne saluera-t-il pas une
Revue des patois néo-grecs ? M. Chatzidakis peut donner à
cette Revue la direction et l'impulsion. Il nous ferait quelque
belle monographie du dialecte crétois. Gela vaut bien toutes
les polémiques D'autre part, le moyen âge serait médité
comme il convient. Les recueils d'inscriptions, qu'on songe
exclusivement à utiliser pour le grec ancien, auraient une
utilité nouvelle ils contribueraient maintenant à la connais-
sance des premières apparitions du néo-grec. L'esprit hu-
main est intéressant dans toutes les manifestations de son
activité point de science qui prime l'autre; dans chaque
.science point de détails insignifiants, car leur ensemble seul
peut nous révéler les vérités générales. L'histoire de l'esprit
grec à travers les âges est une des plus importantes. Quand
nous embrasseronsd'un coup d'oeil tout le développement du
grec, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, nous aurons devant
nous une belle page historique. L'étude de la langue dans
son évolution touche à la psychologie et nous ouvre, autant
que toute autre étude, l'âme d'un peuple. Laissez-moi vous
le dire je désire plus que personne l'accomplissement
de cette œuvre; je suis né grec et j'ai
par là même un
culte profond pour cette belle langue. Je crois en voir aussi
l'intérêt scientifique; il y a là, en effet, toute une partie de
l'histoire qu'il s'agit de faire connaître, pour le profit non
seulementde la langue grecque, mais de la linguistique et de
la science.
Vous nous montrez, par votre bel exemple, qu'il faut com-
mencer par les études de détail, par des monographies scru-
puleuses. Comme nous ne pouvons songer pour le moment à
notre Grammaire générale, il importe de multiplier les re-
cherches d'une nature plus spéciale. Mais vous avez su dépas-
ser votre cadre. Vous venez de faire une œuvre originale:
par le fait, le livre que vous nous donnez aujourd'hui est la
première grammaire du grec moderne, entreprise sur des bases
historiques et pouvant servir, jusqu'à un certain point, de ma-
nuel pratique pour les commençants. Ils y trouverontun coup
d'œil d'ensemble qui leur manque si souvent, en même temps
que l'explication des faits isolés. Je suis très fier d'avoir vu ce
travail sortir de mes conférences et de lui donner l'occasion
et les moyens de se produire. Vous me demandez maintenant
de vous renseigner sur le grammairien qui fournissait un
cadre si heureux à votre commentaire. Je vais tâcher de le
faire: en réalité, je ne vous apprendrai rien que vous ne
sachiez déjà vous avez pu vous reporter aux quelques infor-
mations que M. Legrand nous donne sur notre personnage
dans la précieuse préface mise en tête de son édition de Nico-
las Sophianos (Paris, 1874) vous avez pu tirer d'autres ren-
seignements de la lecture même de votre auteur.
II. Qui était donc Simon Portius ? Il signe en grec Stp.wv
Ilopxto; Pcop-avoç (p. 2, 20; je désignerai par ces chiffres la page
et la ligne de votre édition) et en latin Simon Portius Ro-
manus (4, 10). Le k n'est peut-être qu'une variation dialectale
du t dans le domaine même du grec. A Chio, d'un village à
l'autre, le t dental se mouille et devient palatal (Observa-
tions phonétiques, op. cit., 309), puis plus loin aboutit à k et
enfin se change en ts. Je n'ose rien conclure à cet égard pour
notre auteur. En ce qui concerne le surnom de Romanus,
M. Legrand a démontré que l'adjonction de ce titre ne prouve
en rien que le personnage qui le porte ne soit pas grec
(p. 70 = 2, 20). M. Pierre de Nolhac (Mélanges Renier,
1887, p. 323, n. 3) nous parle aussi d'un Pyrrho Ligorio
qui signait Romano, bien qu'il fût napolitain.
Il faut admettre, en- effet, que S. Portius est grec le ton
général de l'Epitre dédicatoire au cardinal de Richelieu, les
passages où il a l'air de parler au nom même de la Grèce
(1,25-26; 2,9-10), le patriotisme qu'il y fait éclater(1,25-30;
2, 3-4, 12) témoigneraient en faveur d'une origine grecque.
Nous pouvons relever aussi des expressions comme verna-
culœ Grœcœ linguœ (7, 1), nostri Grœco-vulgares (62, 16),
et encore tua lingua (13, 39-14, 1-6), quand il s'adresse à
son lecteur et veut désigner le français. Tout cela n'est peut-
être pas bien concluant mais voici qui est plus décisif. On
lit (60, 25-30) « Item tune non ponuntur absolute (les pro-
noms possessifs), ut possessiva, sed unâ cum alio nomine
ut quum dicimus, liber meus, xh Çùiollov pov} at cum dicimus,
hic liber est meus, quia meus est solus et non cum aliquo
nomine, nos dicemus, èrovro tô (3i(3/wv tbaa ouépov. » Il établit
donc une distinction entre le cum dicimus, formule de
grammairien introduisant son paradigme, et le nos dicimus,
servant à caractériser la langue grecque par opposition au
latin ou au français. S. Portius dit donc ici en d'autres ter-
mes nous autres Grecs.
Mais S. Portius est un Grec catholique. Il ne peut y avoir
aucun doute à ce sujet: il prie le Cardinal va ônxcfsvré^-riç rhv
y.câokv/:riv iytxk/iaiixv xxtixkov&vtocç tovç b/Qpovq ttîç (2, 15', 4, 5; cf..
p. 70). Il termine par ces mots « Ad Dei omnipotentis glo-
riam, Fidei Catholicœ propagationem » (68, 27). Comme plu-
sieurs Grecs catholiques de nos jours en Orient, on trouvera
même que S. Portius est un défenseur zélé de sa -foi; il péche^
rait plutôt par excès les ennemis de l'église catholique,
dont il parle plus haut, ne sont autres que les Grecs, ses
compatriotes. Nous voyons encore .aujourd'hui des sentiments
analogues chez les Grecs catholiques en Orient. Il aime à
nous entretenir de sa piété il met incidemment dans un
paradigme o tkxixzç uvcai eiç- ro noôxpi, vel elg xbv zéizov xov Bzov elg
r/jv ynv, Papa vicem Dei gerit in terris (57, 20). Il ne manque
pas une occasion de protester de son zèle, même par ce simple
exemple de grammaire ailleurs il s'écrie pareillement ?Q roy
dxjuxroç, o rem admirandam; idest Papae (68, 23=239)
Le but même de sa grammaire est de servir aux mission-
naires catholiques et de leur mettre ainsi entre les mains un
instrument de propagande. Cela paraît ressortir des lignes
suivantes du Privilège « à la charge qu'ils imprimeroient
les NouveauxTestaments, les Catéchismes et les Grammaires
ès Langues Orientales et en donneroientgratuitementcertain
nombre, qui sera envoyé aux Missionnaires d'Orient, pour
les distribuer à ceux qu'ils desireroient instruire en la vérité
de nostre Religion » (5, 35-40 de même 6, 21-25). Mais nous
avons vu que ce n'était pas son unique mobile le patriotisme
hellénique le poussait pour une bonne part à faire connaître
sa langue en Occident. C'est peut-être même là le sentiment
qui l'amena à Paris, où il a probablement résidé quelque
temps (Legrand, op. cit., p. 10). La dédicace au Cardinal,
1. Je me servirai de ce second chiffre pour établir la correspondance
entre le texte et votre commentaire.
qu'il connut peut-être personnellement, viendrait à l'appui
de cette hypothèse.
Je ne saurais vous dire de quelle partie de la Grèce S. Por-
tius est originaire. Peut-être trouverions-nous dans sa gram-
maire même des formes capables de nous renseigner à cet
égard, si les dialectes étaient aujourd'hui mieux connus.
Je vous soumets les suivantes eiïopKtxrweg 7TOp7ra~/?<7ta
22, 24-25; sWewiW 38, 11; dyoc-.o-j-o 4o) 26-27; <yê«â 46, 7;
les constructions telles que Biô&xay. o-aç 60, 33=234, surtout
àyomàrz; àyanàrovi 59, 40 et slôx Tov 28, 20 = 168; -pivJç
(10, 20=94). En vérité il ne nous est guère permis pour le
moment de tirer une conclusion précise d'indices aussi rares.
'Eitopi:txrr,(Teç, r.opTï7.Tr,mx, -npixoç peuvent se rencontrer partout
en Grèce; j'en dirai autant de cros«ï>, qui est analogique. La
syntaxe du pronom démonstratifaprès le verbe est plus signi-
ficative cette syntaxe est bien dialectale et se rencontre,
entre autres, à Chio. Mais ne se rencontre-t-elleque là ? C'est
peu probable. Du reste, Portius indique indifféremment les
deux constructions. 'Ekztziovgqv, ccyx-ov-o nous reportent éga-
lement à des régions où la chute du v entraîne encore la ré-
duplication de la consonne suivante et où l'on dit, par con-
séquent, uya. olh, j'avais un ami, mais zljp^Llo, ils avaient
un ami, ce qui explique l'abandon du v aux troisièmes per-
sonnes du pluriel de ces verbes partout où v s'assimile, il
n'est jamais final en effet, l'assimilation fait perdre le sou-
venir de la nasale et dyy/mO/j, en dehors de ce contexte, n'ap-
paraît plus que comme dyjx. Cette phonétique se retrouve
encore à Chio, mais est-elle propre au chiote ? Je ne le crois
pas. Les îles, pour ne citer que Chypre et Candie, connais-
sent le même traitement. Vous avez dû remarquer pourtant
que le nom de Chio revient souvent dans le texte « va.
apud Chios. sVwgtyà pro hd, rov~ovà pro rov-ov (68, 4-5), à
Chiis (68, 8) »; 7rapgv£ (pour Kxysvz, 66, 15) est bien une forme
chiote. S. Portius connaît également l'interrogatif rig (30, 3)
qui est encore usité dans cette île, mais qui l'est sans doute
aussi ailleurs; révs (28, 20) ne nous donne pas d'indice suffi-
sant cette forme est entrée dans la langue commune qui s'en
sert devant les verbes commençant par toute autre con-
sonne que x tt t, afin d'éviter la confusion qui résulterait de
l'emploi de la forme régulière x6, dans cette syntaxe, avec le
nominatif-accusatif neutre dans les dialectes, et particuliè-
rement dans certains patois chiotes, nous pouvons même
dire que xévz n'a pas d'emploi, car on n'y confondra jamais
xomiko et xb cpvllo, xh Asm et tg/Us'm {xbv ^sw). Ce serait donc
plutôt un emprunt à la langue commune qui, à son tour,
emprunte cette forme à d'autres dialectes. Elle est courante
aujourd'hui. Je ne sais si le lexique nous donnera plus de
lumières le mot (10, 9 = 94) m'est inconnu. S. Por-
T/My.<x
tius traduit xÇovAxh par àyyzlov (64, 6), dans le sens de vase.
Dans plusieurs villages, chiotes, xyysîo, sous la forme, régu-
lière dans ces dialectes, de andzo, signifie vase de nuitf
dans la langue commune, c'est x^omâli qui désigne cet objet
et qui, au contraire, à Chio, veut dire simplement vase. Je
ne crois pas non plus que xopviciz (64, 7) nous apprenne quel-
que, chose. Une remarque que vous avez dû faire, c'est que
S. Portius connaît peu d'adverbes en ou: « rarissima vero in
ov, ut à'^xovov. raxouxov » (53, 21 =223; S. Portius met les
deux adverbes sur le même pied, sans voir que Vu du premier
est phonétique et -Vu du second étymologique). Il n'est donc
pas originaire d'une région où o atone devient u cela encore
nous ramènerait aux îles, du moins à quelques patois de Chio.
D'autre part, nous lisons dans sa grammaire cette remarqué
singulière « apud quosdam non circumflecti genitivum sin-
gularem, et pluralemnominumdesinentium in t, quum dicunt
?<3u Ksadlov, et twvtou&wv cuinaccentu acuto. Verùm communis
usus utrôsque circumflectit » (19, 10-12). S. Portius n'appar
'tient donc pas à une région où i devant voyelle est encore
resté consonne, comme cela semble être le cas pour certaines
parties des îles ioniennes (Revue des Ét. gr., 1, 2, p. 206, v. 13):.
Cette prononciation paraît plutôt étonner notre auteur. Je
m'empresse de vous dire que ces deux phénomènes, o–u\
i- voyelle =j- voyelle, peuvent s'observer dans les régions
mêmes où la phonétique contraire est en vigueur dans tel
village de Chio, vous entendrez dire nocidlov, àrasvco; mais
en avançant, vous pouvez, dans d'autres villages et toujours
en notant les degrés intermédiaires (nsdlov avec i réduit,
xkzvô avec o fermé), recueillir les formes T.eôpv, ccnxvov. Cela
nous montre que ces phénomènes sont insuffisants à caracté-
riser des dialectes et que leur présence ou leur absence re-
lèvent uniquement de la chronologie ils se développent
plus tôt dans tel lieu que dans tel autre. Cependant, pour ne
nous en tenir qu'aux lignes générales, les traitements o = il,
=j =
î -f- voyelle voyelle, semblent nous éloigner des îles
ioniennes et nous rejettent plutôt vers l'Archipel. Enfin, je
vous rappellerai qu'à Chio il y a eu et il y a encore beaucoup
de Grecs catholiques; mais Paros et d'autres îles sont dans
le même cas. Il est possible que S. Portius soit un insulaire
de ces parages dans l'état actuel de nos connaissances dia-
lectales, nous ne pouvons rien affirmer avec certitude.
Il n'a pas été le premier à écrire une grammaire Unguce
grœcœ vulgaris. Sophianos, que vous citez souvent avec rai-
son, l'avait précédé d'un siècle. Il avait eu probablement
d'autres prédécesseurs, mais ils nous sont restés pour la plu-
part inconnus l'histoire littéraire profitera peut-être un
jour des indications que nous trouvons dans S. Portius
à ce sujet: « Grammaticain. à quamplurimis frustra
promissam, à nonnullis vero quibusdam veluti delinea-
mentis duntaxat adumbratam, nec ab aliquo satis adhuc
expressam » (7, 3-6). « H, sonat I, et non E, ut qui-
busdam placet » (9,13). « A valet L, ac semper eundem
retinet sonum ante quascunque vocales, et diphthongosposi'ta,
licet quibusdam videatur aliter exprimenda ante i, volunt
enim tune idem prorsus sonare, quod gli Italorum, vel II His-
panorum. Utrumque sonum non improbo » (9, 33-37) « Quse
de nominum divisione inseri hoc loco possent, ut pote satis
dilucide ex aliorum yrammaticis » (14, 33-35). « P. Hie-
ronymus Germanus Societatis Jesu in Dictionario suo Italo-
Grseco. qui optime omnium nostris hisce seculis arcana
hujus Grsecœ linguse penetravit » (39,25-40=205). « Apud
quosdam (s'agit-il ici de grammairiens ?). non cir cumflecti
Kxi&ov » (19, 9). Girolamo Germano seul nous est
connu par
son Vocabulaire gréco-italien, dont vous avez déjà lu l'indi-
cation bibliographiquechez M. Legrand (p. 7, op. cit.) et qui
contient un premier essai de grammaire grecque. Le reste des
allusions nous échappe. En revanche, une de ces citations con-
tient des indices dialectaux que nous pouvons rattacher à ce
que je vous ai dit de la patrie de S. Portius. La prononciation'
j
mouillée du A devant semble, d'après la transcription en
lettres latines de l'Erophile où la graphie gni,gU = ni,M est
constante, provenir de l'île de Crète. Or, S. Portius ne
connaît pas cette prononciation de naissance il n'est donc:
pas probable qu'il soit originaire de ce pays.
Ce passage nous fournit aussi un renseignement, de peu
d'importance il est vrai, sur des phénomènes propres aux
langues romanes. S. Portius leur consacre souvent une ré-
flexion « N. ante t, 01, et et v. sonum gni Italorum, vel
duplicis nn Hlspanorum prse se ferre videtur » (9, 41-10, 2).
« A, densiori quodam spiritu, quam D Latinorum edi debet.
Hispani ad hanc pronunciationem maxime omnium accedunt »
(8, 40-41) .«X, sonus hujus literas scriptura nequit ostendi,
qui tamen Florentinorum C noverit, ejusdem literee pronun-
ciationem non ignorabit, quanvis non tam aspere sit edenda.
Sane si chi (Mlorum careret sibilo, et Italicumsa. non longe
distarentà greeco x»(ll,l-5)-, la définition est jolie et exacte;,
ailleurs il parle du y et du ghie italien (8,34). Vous avez su
à l'occasion tirer parti de ces renseignements.
Il nous en donne d'autres sur certains phénomènes dialec-
taux propres au grec. Il fait expressément la distinction des
diverses régions où il recueille ses exemples (64, 27).
Ailleurs il dit « in nobilioribus saltem praesentis Graeciee
locis » (9, 41 = 92; de même 10, 9 = 94). Quels sont
ces loci nobilioresf Il m'est bien difficile de vous le dire.
Ils vous montrent en tout cas que S. Portius n'est pas
un latiniste consommé. Ces erreurs lui échappent de temps
en temps ainsi il dit inftcitur pour infttiatur (7 15) facut
amaris (41, 4, et p. 40, note 1), genitivum utuntur (62, 28).
Je veux bien n'y voir que des fautes d'impression. Mais que
faut-il penser de cette singulière licence « Très sunt articuli
praepositivi, àquibus(l) genus nominum dignoscitur » (14,
15-16)? S. Portius était cependant docteur en théologie de
la Faculté de Rome (Legrand, op. cit., p. 9). Vous trouverez
sans doute qu'il n'y a pas beaucoup profité de ses leçons da latin.
Son grec n'est pas beaucoup plus brillant. J'aurais presque
envie de vous dire que son grec sent par instants l'étranger. Je
laisse de côté zh^xèiow (1, 10) pour evypâdeixv que S. Portius ne
trouvait peut-être pas suffisamment ancien, ainsi que sù^o-ra-
iwç (1 24) Mais il mentionnedes tournuresqui n'ont jamais été
grecques b èUxioq KpaSsrat, :n /.parsisrat p.a/.«ptoç ock olovg (65,6);'
èqb j7.«9«t'v£crat êm ipévz rov ypzu.y.omYShv, tu doceris à me gram-
maticam, ut apud Latinos (64, 19 = 237). Ce sont là des
latinismes que notre auteur a rapportés de l'école. La phrase
entière y.ujs.ûnvca.ç, èyà ctnb t/jv èxv.XrMocv ït:z(jiv ~h aziyr- tqv ar.inov
çqu (62, 18) est aussi bien étrange. Ailleurs (60, 29) il croit
devoir établir une distinction syntaxique qu'un Grec parlant
zb (3icAwv
P.. JI'
naturellement sa langue ne songerait jamais à faire « kovvo
-cb
stv#t di:6y.ou, et non rovzo xb |3ic)a'ov
P.. p.oùE-'
construction ne sert même pas ici à prévenir chez le lecteur
t. »» Cette
stvat.
étranger l'emploi d'un xénisme, car elle ne répond à aucune
construction française, italienne ou latine.
Il ne manque pourtant pas d'expressions parfois heureuses
àèvvaua t.moio', (1, 21). En général, les réflexions justes abon-
dent dans sa grammaire. Certaines parties sont bien traitées,
Il a bien compris qu'il y avait une difficulté à signaler et à
résoudre dans l'emploi des formes vocaliques et consonantiques
des pronoms personnels eueva, y.i, lo-s'va, ai, èvàç, vàç (59, 30-
35), « Nominativi. èwïg et èasïç ponuntur absolute initio
periodi » (64, 14), nous apprend-il; mais il oublie de nous
en donner la raison. C'est que, dans l'exemple même donné
par Portius, è^sïg est emphatique et s'oppose au sujet de la
propositionsuivante. Or, ce sont les formes emphatiques ou
pronominales des pronoms personnels comme des pronoms
démonstratifs (Èr~tvo:, etc., de même ~r~i et, par suite, s~M)
qui présentent la voyelle initiale. Quand le pronom tient la
place du nom, il a toujours son s. Il le garde aussi après con-
sonne, probablement par souvenir de la vieille syntaxe où le
pronom et le nom semblent ne former qu'un seul mot. On ne
dira donc jamais 6 Izbç xeîvoç, bien qu'en réalité, ici, le pro-
nom soit un simple adjectif et ne remplace pas le nom. En
revanche, le sens pronominal ou emphatique lui-même n'ar-
rive pas toujours à sauvegarder l'e après la voyelle finale du
mot précédent, parce qu'ici la synizèse s'opère comme dans
l'intérieur d'un mot et de la même façon que dans tô hocue,
où le groupe oe se contracte d'abord en une diphtongue, pour
aboutir ensuite àun son unique roîtaps.. Vous voyez que la pho-
nétique syntactique n'a pas laissé de jouer son rôle dans l'his-
toire des pronoms les consonnes précédentes protègent
encore l's des pronoms, quel que soit le sens du pronom; les
voyelles parviennent souvent à absorber même J's emphatique.
La psychologie n'est pas toujours étrangère à ces alternances.'
S. Portius ne pouvait pas deviner toutes ces causes. Remer-
cions-le d'avoir signalé et compris le problème.
Les règles plus nettes qu'il développe à propos de dh p.a?
tô s<rcsihç, au lieu de dsv xb eorstta's p<xç (60, 34-61, 4) sont
à retenir. Parfois il oublie ce qu'il a déjà dit.' Il ne^ marque
plus la nuance de sens qui s'observe entre les deux tournures
ysuiÇtà tq àyysîov duo vzpé et vspo, sans dnô (64; 4-9= 234), bien
qu'il ait cherché ailleurs à établir cette distinction (59, 2-7';
61, 30; .cf. 62, 9-14). Ses distractions sont assez fréquentes.
Mais, en somme, ses formes sont exactes. Son principe est
de nous donner la grammaire de la langue commune « com-
munis usus. quem etiam sequendum essejcensemus »!(19,
12-13). D'ailleurs, il ne faut pas demander à ce livre une' va-
leur scientifique; vous le savez mieux que personne. Pour
notre auteur, ai, au,, si, ev, oi, ou sont toujours des diphtongues
(7, 21-23); il reconnaît même des diphthongos improprias
dans vj, », ut (z&z6Z.). La preuve pour lui que j3 se prononce v;
c'est que l'on est forcé, dit-il, de transcrire par jw le b ita-
lien sr j3 se prononçait b, on aurait transcrit par j3. Ne
cherchez pas grand sens à cette observationet ne vous der-
mandez pas s'il parle du [3 ancien ou moderne. Ilést'anti-
érasmien (8, 1 = 72) et croit naïvement qu'on discute sur la
légitimité de la prononciation actuelle du grec, en tant que
langue vivante, ou qu'il s'agit de faire dire désormais en
Grèce b pour (3. Il est des formes qu'il trouve trop vulgai-
res « arépvcx) nimis corrupte » (10, 20). Cela Veut dire tout
simplement que are'pvw est un phénomène dialectal, non
admis par la langue commune c'est pourquoi notre auteur
en est quelque peu surpris. Il déclare ailleurs- (12, 6-7;
13, 7, 10, 12) que l'accent peut porter sur la préantépénul-
tième et cite à.va.yy.uk'kixrjiq, èvwziouiiv, vJ.p.zz£.vz, elâxTovs, sans
comprendre que, dans les deux premiers cas, i a valeur de
consonne et, par conséquent, ne forme pas syllabe, et que,
dans les deux derniers cas, on dit, en réalité, xa^ersvs, elâoc to'vs..
Il considère encore que yj est long dans àyunam (12, 39-13, 5).
Il est toujours esclave de l'écriture et se laisse tromper par la
lettre imprimée. Ne le lui reprochons pas avec trop de viva-
cité. Bien des linguistes, même à l'heure qu'il est, en sont
encore à l'état d'esprit de S. Portius.
III. J'aime mieux vous parler de vous que de votre auteur.
Comme lui, vous pouviez dire, en entreprenant cet ouvrage
grande quidem ac perarduum opus (7, 7). Mais, comme lui,
vous avez,réussià nous donner ce que nous vous demandions
brevem Grsecse linguse notitiam (7, 10). J'ai à vous féliciter
tout d'abord de la somme de travail dépensée dans ce livre
votre commentaire représente un effort sérieux et qui vous
fait le plus grand honneur. Il était intéressant de voir un
romaniste s'occuper de néo-grec. Les langues romanes n'ont
pu que profiter à ce commerce. Vous ne les perdez pas de vue
et le grec moderne vous fournit l'occasion de plusieurs rap-
prochements que vos lecteurs romanistes trouveront dans
bien des passages a moderne comparé à l'espagnol, à
l'italien méridional, au savoyard, 77 =
8, 40 (les deux
derniers chiffres vous rappelleront le passage de S. Portius
que vous commentez) y comparé à l'ancien toscan ghie
schiaccmto,16–8, 34; 0 roman, 82 9, 20; ibid. c espa-
=
gnol au dix-septième siècle Ta. = /l
comparé au latin vulgaire,
95 = 10, 35 les nombreuses remarques sur la quantité des
voyelles, 101 = 11, 32 sur noaôîov donnant pâggio et, par
conséquent, encore diphtongué à ce moment, 98 = 11, 13;
le suffixe -ain dans Bertain et bambitt milanais, 135, note 1;
le suffixe -ulla, -ulus, -ïttus, -icco, -ûlo napolitain, 150;
barbât, 159; dinsû roumain et pu, 173 = 29, 13;
àita-ôg
xsi'rofjtai expliqué comme le portugais sarar, 180, in fine; -h yov-
fjtî'va ramené à l'italien gomina, 197, note 1; les constructions
àyocTïôc[j.e, èpévoc àyanà rapprochées fort à propos des constructions
du vieux français me aimet et moi aimet, 233 =
59, 36; la
perte du datif grec opposée à la conservation du datif en ro-
=
man, 236 62, 24; Bà ypa^œ comparé à aimeravons et bigna
avère = bisogna avère, 193 = 33, 30. Parfois, une forme
grecque vous fait conclure à l'existence d'une forme romane
inconnue, et, d'après [uliovvi (154 = 23, 29), vous rétablissez
un type *miglioni dans les dialectes de l'Italie méridionale.
Peut-être vous arrive-t-il aussi d'aller quelquefois trop loin
vous voyez dans l'accent de èyyovfoarnç (156 = 24, 22) une
influence italienne sur ce suffixe et vous vous croyez en pré-
sence d'un suffixe -issa. '~Eyyovica-nq nous conserve tout sim-
plement l'accentuation traditionnelle; le texte qui vous la
fournit est de 1281 cette forme appartient donc encore à une
époque où la désinence -a? n'avait pas remplacé sur toute
la ligne la désinence -•/?? (Essais de gramm. hist. néo-gr.}
I, 93) aussi l'accent ancien persistait-il à la place qu'il avait
toujours occupée.
Mais le maniement des langues romanes a singulièrement
assoupli votre méthode et vous usez pour le grec de la même
rigueur scientifique, des mêmes procédés d'analyse. Ainsi
vous tenez à faire nettement la distinction entre la tonique et
l'atone, et cette distinction, niée à tort par certains savants,
vous fait formuler cette jolie loi de i -|- r devenant e, quand il
est sans accent, et restant i, quand il est accentué, suivant
l'alternance que vous présentent, dès le ne siècle de notre ère,
les deux formes yjpôg, mais yi^av (81 = 9, 13). Je partage
tout à fait votre manière de voir des phénomènestels que
xo'p.Troc, à côté de v.oyy.'nl, a-n^soa à côté de c^spvo'ç ne sont pas un
pur hasard. L'accent protège la voyelle et l'empêche de s'alté-
rer, s'il ne suffit pas toujours à la garantir de l'aphérèse, comme
dans îvoc, où il disparaît en même temps qu'elle. L'itacisme,
il est vrai, n'a pas épargné les voyelles accentuées et, s'il a
commencé par frapper les atones, il s'est facilement étendu
sur les toniques, pour devenir partout dominant. Mais une
nouvelle époque phonétique, que nous traversons, sem-
ble-t-il, encore aujourd'hui, s'est fait jour dans la langue
depuis l'itacisme. Un changement de o en s, par exemple,
comme "Elvy.-noz "OAuproç, n'a pas encore été démontré d'une
=
façon méthodique et sévère. Au contraire, tout infirme cette
.hypothèse: Ce nom de lieu se rencontre surtout, en Grèce, au
,pluriel 61 'E/uaTrot. Or, nous avons aussi les formes Av^izovam
et Avp.-novg, qui témoignent de l'abandon de l'o initial. L'e
-paraît simplement hystérogène. Vous voyez donc que l'accent
grec n'a pas les mêmes influences que l'accent roman et qu'il
garde aujourd'hui ses voyelles intactes. Vous avez bien rai-
son d'en tenir le plus grand compté.
Vous faites preuve de la même précision d'esprit dans votre
explication de yxaovh (82 = 9, 13), dans le raisonnement par
lequel vous arrivez à déduire l'existence en Grèce d'un m
mouillé devant i ==j (87-88 = 9, 38). Votre critique des
textes n'a pas moins de solidité dans ce que vous dites du v
dans la forme y.r,v de Prodrome (p. 89); votre remarque sur
çt = U (100 = 11, 30), sur sa devenant e, d'abord quand il
est final (98 = 11, 13), est délicate et solide. Quelquefois, je
crains que vous ne vous montriez aussi trop difficile. Ainsi,
en nous parlant du changement des explosives sourdes en
sonores après la nasale, ixxvdz = nâvrcc (85-86 = 9, 30), vous
vous sentez pris de scrupule et vous vous écriez qu' « on ne
peut hasarder une explication de ce fait ». Cette explication
est fort simple et je crois l'avoir donnée moi-même (Doublets
syntactiques, p. 11). Mais, par le fait, je pense que vous
n'avez rien trouvé à lui objecter.
En revanche, je vous abandonne volontiers quelques-unes
des interprétations que j'avais proposées par le passé. Vous
réfutez victorieusement (p. 138) ce que j'ai pu dire au sujet
du nominatif yîg je préfère sans conteste votre explication de
iuÀva. (p. 164) à celle que j'en avais essayée et dont je me
rappelle vous avoir signalé comme à plaisir tous les points
faibles à l'une de nos conférences; j'adopte ùcGipzt.ç, (153 =
,23, 13) et vous êtes bien près de me convaincre que Yi de rk
est analogique (116). Je me demande encore cependant si cet
accusatif ne provient pas d'un dialecte où le changement de E
atone en i serait régulier.
Vos principes sont excellents. Vous avez résolument pris
parti contre la prétendue persistance des formes doriennes
dans la langue moderne (73 = 8, 16). Vous poursuivez cette
fausse doctrine dans ses derniersretranchements et vous ne
lui faites aucune concession (175 = 30, 22). Vous avez su
faire un bon usage des textes vous ne perdez jamais de vue
la littérature médiévale et vos explications s'appuient tou-
jours sur une forte documentation. Vous avez même eu l'oc-
casion de constater l'accord des textes avec la langue parlée,
dans une démonstration rigoureusement conduite au sujet de
Puell. Juv. II (90= 9, 41). L'examen que vous faites de
l'état de la langue chez Prodrome à propos de p.r>v (p. 89, in
fine) est des plus pénétrants. L'application de la critique
verbale aux textes médiévaux donnera toujours des résultats
féconds il ne faut pas seulement se servir de ces textes; il
faut encore savoir s'en servir. Vous n'avez pas manqué de
faire, au cours de votre Commentaire, une large place à l'ana-
logie vous maniez la méthode analogique avec sûreté et
elle vous a aidé à résoudre bien des problèmes, le • dans
opTuy.t, calqué sur la forme ordinaire du suffixe -u£, u/o; (77=
.8, 34), le pluriel neutre vjiaxçrn (p. 126 initio), le s de ypayows
(191 =33, 18), le présent àym» (210 = 43, 24), l'étymologie
de cttpm^vm (187 = 32, 27), la deuxième personne ddyyziç com-
parée à ypd(?£ig (181 in fine), les pluriels neutres yoima, Idôioc
(73 = 8, 17). Vous arrivez ainsi à rendre compte du pronom
réroiog (177= 30, 27) et ce paragraphe de votre grammaire
me paraît un des meilleurs. Je n'hésite pas à en admettre les
conclusions.
Vos parties d'ensemble sont fort bien traitées et nous per-
mettent de jeter un coup d'œil sur l'économie du système
grammatical moderne. Tout votre Commentaire, on peut le
dire, a cet avantage. Votre chapitre des pronoms (163-177),
des prépositions (227 = 54, 25), votre catalogue des formes
verbales parmi lesquelles vous rangez avec raison l'infinitif
(183), l'aperçu des modes (182 =s 32, 3), le tableau des dési-
nences personnelles (197 suiv.), l'histoire des verbes en ~p
(178 =2 31, 36), vos suffixes surtout (122 suiv.) contiennent
des pages très intéressantes. Il était bon de dresser aussi la
liste des consonnes et des voyelles comme vous l'avez fait
(p. 71), sans 'compliquer inutilement vos transcriptions. Je
vous proposerais aujourd'hui une transcription nouvelle
(Mém. de la Société de Ling., VI, 318). J'aurais surtout à
ajouter quelques diphtongues à celles que vous donnez la
langue moderne n'en possède pas moins de vingt, si l'on veut
compter les diphtongues qui se produisent d'une façon incons-
ciente même dans la bouche des puristes. Mais je me réserve
de faire ailleurs dans le détail ce relevé, dont voici les traits
principaux. Vous savez que la production des diphtongues
est dans toute langue un phénomène perpétuel. Uxlalo: devient
tout d'abord ixcàeôç, avec trois voyelles simples. Au moyen
âge, e et o contigus se combinent en diphtongue le mot
n'est plus que disyllabique. Cette nouvelle diphtongue dis-
paraît de nos jours, et nahôg ne nous présente plus que deux
voyelles, i s'étant réduit à une consonne. De même, zb'^xys
commence par se diphtonguer, puis aboutit à roy.xus. La
langue moderne, à son tour, crée des diphtongues nouvelles.
Il faudrait donc, dans une bonne classification, reconnaître,
suivant les époques, les diphtongues anciennes, médié-
vales et modernes. Je ne vous dirai un mot que de ces der-
nières. Je les range par ordre ai dans ttosi, -xr^évoç oi dans
rpcost, poAoi (rpw est dialectal; je vous en parle un peu plus
loin); il faut remarquer que les formes totzx, ro^poc, zo$x
sont loin d'être, dans la langue commune, des faits établis
comme tozxux, ro^ôpa ou racpspav, etc. Cela tient peut-être à la
nature consonantiquede Vi, rebelle à la diphtongaison.Le fait
est que l'on dit toujours vôcv-xys. 9zv.xu.e et qu'on n'entendra
presque jamais Bà'pQs, vàtpQs et rarement Qavxi. Ui a donc un trai-
tement distinct des autres voyelles ui dans àv.ovzi (ùxov comme
rpw); eédans xssi, /svjuocrvuv/î ae dans ï®xi\ oedans oea/e (oyztjvx)
ue dans xy.ovz, ~o-j êopspe (jamais ro^pt dans la langue commune
=
c'est pourquoi la combinaison tto-j hzps nompe doit être con-
sidérée comme dialectale); ao dans toéco, ©aco uo dans àzouw
eo dans xtai'w, lia, ôzéc (mot mi-savant mi-populaire), ïltoz
(mot savant); au dans r.û,do-j\ ou dans xov ).6ov aov (dialectal)
ou dans des combinaisons telles que va ôià ovpy.vô\ oa dans 6
avzpccç] ua dans tov àoéwr,, en réalité twa\ c'est pourquoi
Tàcpsv-vy n'est pas commun au même titre que Toxocps. Dans les
combinaisons ie, io, eu, iu, ia, ea nous ne pouvons avoir
régulièrement de diphtongues,puisque le devrait se dévelop-
per dans ces conditions. Pourtant la diphtongue apparaît,
soit grâce à la langue savante, soit
par l'effet de la position
syntactique ainsi on dira rà notidl ë?vye, r, &px, djz ovoâ., ^£kn
ovpoc, -h 4- 7ri5
ou -h éù-M, ?£p£ àu.^i. D'autre part, les puristes
évitant lejod n'arrivent, en parlant vite, qu'à
simples diphtongues dans rlute, rluiog, ëhoç, prononcer de
îouyrn/oc, -naloaâ,
Bséç, etc. Le jeu de la phonétique
syntactique est si délicat pour
les voyelles, qu'on peut même relever des diphtongues dans
6 Sumoz. Ces diphtongues
sont momentanées et n'aboutissent
pas o entre dans une série d'autres combinaisonsquientretien-
nent constammentle souvenir de l'article et maintiennent l'o.
Votre classification des verbes (178 = 31, 14 suiv.) fournit
une base excellente aux travaux ultérieurs sur le système de
la conjugaison. Vous avez suivi S. Portius
en le précisant.
Je crois néanmoins que vous n'êtes
pas encore complet, Je
vous demanderai de faire une catégoriepart
j'appellerai les verbes contractes dans la langue pour ce que
moderne.
J'ai vu, au cours de l'impression, que
ces verbes
barrassaient plus d'une fois. En y réfléchissant vous em-
j'ai fini par trouver la cause de vos hésitations. Vous par la suite,
expliquez
les formes àaououv, rpw,- par analogie des verbes n'ayant
qu'une
ou deux consonnes contiguës, à la première et à la deuxième
personnes du pluriel du présent de l'indicatif (206-207) ail-
leurs, vous écrivez « devant et, le y tombe Ttaaç, tJa » (213
= 4o, 25) ou bien « les formes pleines ne manquent pas et
deviennent plus fréquentes sous l'influence des verbes -*»
en
=
tJ.h » (213 45, 25) et vous rapprochez hStxz de aie (215
==
4ii, 22). Tous ces verbes veulent être rangés à part les verbes
contractes de la langue moderne doivent leur naissance soit
1° à .la rencontre de deux voyelles identiques à l'une
des per-
sonnes du présent de l'indicatif, ordinairement à la deuxième
personne du pluriel soit 2° à la prédominance des voyelles
fortes (a oit) sur les voyelles faibles (e i) dans le
cas de cette
rencontre. Cette collision amène forcément la réunion des
deux voyelles en une seule, c'est-à-dire la contraction; puis
lieu l'extension analogique de la contraction ainsi obtenue àa
tout le paradigme du présent. Les désinences nous apparais-
sent alors sous un nouvel aspect.
MEYER. GRAMM. GRECQUE.
c
Ainsi, dans les régions où ï intervocaliquetombe toujours,
soit éw pour
(non «to^O,
ou ne produit jamais, comme dans à-™».
devient qui,
se
à son tour, aboutit à )irs.
donne tout d'abord /sas, /sv. Les désinences se réduisent
dès
lors pour le pluriel à
et
-«, -v (-vs devant toutes les
spirantes) et le radical du verbe est conçu comme ayant une
ce
terminaison vocalique, d'après yp^ov-u. même
qui nous conduit à n'avoir plus au singulier que
et
deuxième
les 'désinences suivantes première personne -o,
suivant le modèle
personne troisième personne radical seul,
fourni par yo^o, yp*«s, nous obtenons ainsi >i-o.
Cette dernière forme n'a pas pénétré encore dans la
le souvenir
langue commune, parce que celle-ci garde toujours
d'une désinence i et ne conçoit pas le radical comme purement
d'où
vocalique (yodv-i). K/ai'w, zzaîu, «zow (àzouoyv = «zoG-v
«aoi-W- àxo- mais ««ki dans la langue com-
«xoû-rs,
mune) doivent leur conjugaison au même principe de con-
traction (xk&rs, Dans d'autres verbes, au contraire,
le paradigme
c'est la voyelle la plus forte qui domine:
t:
<p»,œâ-, ox* (langiu commune), ©âus, <p«rs. oôv subjonctif,
^'ïrâ-,
dans
*7:ii,
de ae = a dans
et
ttôts, t:», ™)- rxâei, rp^s. rp«"? r^v
la langue commune) sont dus A la contraction soit
soit ou
de ao = a dans dans
dans ce
tdw-£ à la contraction de oe=o de mieux de oo = o
qui nous ferait rejeter ce verbe dans la pre-
mière 'division 1°, ci-dessus, de nos verbes contractes. Mais
région ou le
le point de départ de ces verbes est toujours une
intervocalique est absent sans cela, ils n'existeraient
y
manière de voir, c'est que ces
pas. Ce qui confirme notre
mêmes verbes, dans la langue commune, font encore
sdyzvs,
/sysrs,(ou passif
l'imparfait, et au
)s/o>»t devant les spirantes), û.-yx, èV/s-
s/sys. à
léyovuow, à^oCyz^M. etc., etc.
deuxième
C'est que tout le paradigme a sa source dans la
l'indicatif et n'a pas encore
personne du pluriel du présent de
envahi les autres temps et les autres modes. "Aas. que vous
renoncez à interpréter (226 =
des causes analogues il faut partir de «ooe
plus
54, 14), s'est produit grâce à
exacte-
chu, allons.
ment y.yWj.v^agamus) et, après la contraction,
Je prends plaisir à vous rappeler les
passages de votre Com-
mentaire qui méritent une mention particulière,
prétende par là leur donner non que je
une sorte de laissez-passer, mais
uniquement pour vous dire que je partage plusieurs
de vos
points de vue. Dans cet ordre d'idées, je
des pages, soit pour l'ensemble soit vous citerai bien
pour le détail • toV
(167 = 28, 20), èrovroç (169
= 28, 37), W (171 =àynstel
29, 8)
071*5=.™; (171 = 29, 8), i^
(172),
expliqué par la syntaxe coordonnée (172),
robe f
««'
T& (166),
(174 = 30, 3) où vous apportez dans l'explication tant de fax
gacité et de méthode, tous les suffixes, -ù,x (122), sa--
(146 = 22, 5) où je trouve un de -(M,
vos plus heureux com--
mentaires, .hjç, -rcrfc (147
=
22, 22), -Jyu (148-9
malgré l'hésitation qui perce dans cette ligne =
22 31)
« il est aussi
possible que l'italien -acchio y soit
(148 =22, 26), Ax& (149 = 22, 31) très
pour quelque chose », -uio
bien vu, -obi? (150)
-oko'jaov (IdO), -tpix, ~iaarj. (155 24'
30), qui est excellent, -oùrfaoq (158 =
24, 22), -à- (156
= 26, 4), -v.oz (158
=
=
26, 4), -rc-poc (159
= 26, 14) bien compris,
26, 4 et 160 =23, 24), -y-oe (158-159
26, 20), -(160 -n»5 (160 =26, 20), -me (160
= 26, 20), -doy. (161 = 26, 27), -^c
=
(161 = 26, 34), crxu/foaos (162
=26,-37) qui me paraît
moins bon que le reste, les comparatifs -rspos (157
24) tout ce que vous dites de ypd^j.e, ëyoayx (191
=33
= 25,
18)'
tWjotyt (191=33, 22), 79^ovmq (196 = 35, 5), yo^oLrtL
(197 =
3o, 23), èypx9ov[j.ow (198 = 35, 24) très ingénieux,
de même èyp^ow-ccv (198
=
35, 24), l'origine du suffixe
-x*
(199 3o, 28, rapproché de xw-
204 = 39, 15). Je vou-
drais mentionner plus particulièrement la
page que vous
avez consacrée à la désinence
=
-âsç (133
26, 4), si bien traitée au point de
=
17, 28; oxyàc, 162
vue historique. Vous
analysez aussi avec beaucoup d'exactitude les
pronoms èF*ïz
(164), «rets (165-6), rêve (167
= 28,
20). Mais j'aurais voulu
vous voir plus explicite au sujet de la syntaxe de èfxoù, pû
(163). Nous rencontrons alternativement dans la langue
les
formes i7co, 7é, èuivec, ^W, icù, ri, E~7-_UY,
formes ècivz, ^x, ^voz.
EY vzivoz.
Ur,
biiï, y.ù. Les formes vocaliques, l'avons sont'spécia-
nous
lement pronominales et emphatiques. Ainsi vu, dira
on -v^-h
rj«;Y, mais biûvo, soit lorsque le pronom remplace le nom, soit
lorsqu'on insiste sur l'idée. D'autre part, il s'établit une cer-
taine confusion dans l'emploi de ces formes, par suite de leur
position syntactique elles perdent leur voyelle, même
quand elles sont pronominales et emphatiques, après une
voyelle précédente elles gardent, en revanche, leur voyelle
même devant un substantif suivant, lorsque le mot précédent
finit par une consonne d$x -mvo rb r.caoi, mais nA~ mzivo xo
r.y.ièl et inversement Uoibc ri vist; –
To xs» yw (jamais eyw,
malgré le sens prégnant de syw dans cette phrase), en re-
gard de Tô /k èff-J (jamais cv dans ce contexte) ou de – lïyâ,
figurant à l'état de mot unique dans la réponse. Nous abou-
tissons ainsi dans bien des cas au schéma suivant
èyû
(emphatique et pronominal) ^v, yû
(atone)
Après voyelles. Après consonnes.
Ce schéma nous représente l'alternance des formes prono-
minales. Ainsi iyw devrait subsister même après voyelles*, yw
devrait rester même après consonnes. Cependant les formes
vocaliques, régulières dans le cas de eytô, passent aux fonc-
tions des formes atones après consonnes, et les formes atones
passent aux fonctions des premières après voyelles, suivant
la direction indiquée par chacune de nos deux lignes croisées.
Toutefois, comme il s'agit ici de nuances psychologiques, il
peut fort bien se présenter des circonstances où iyâ maintient
particulièrement
son s après voyelles le pronom est alors
emphatique et veut garder toute sa valeur.
Vos lecteurs vous sauront gré, soyez-en sûr, de bien d'au-
tres passages. Ils liront avec profit tout ce qui concerne sy.-pcL-
(222 = 53, 10), u-oon-y. {ibkl.) peut-être un peu subtil, asBxv-
oivj (224 = 53, 37)|
«,- (228 = 55, 27), y.â (231 =
58, 7), -àyx
(231 = -r)8, 12), 'àr.xvôz (173 20, 13), swa-jrcL: uov (173 =
= subjonctif
20, 22), za-o-£ (175 = 30, 22), le (182-183 32, 3,
=
disparition de l'infinitif
p. 105), la perte de l'optatif (183), la
(184-5 = 32, 4), les participes dveTw/urpivoq, %mnuho^ Çoy/pa-
at'Çw, Ào-J?w (188 = 32, 27), -âw.v« (100 = 33, 4)
où vous vous
montrez très ingénieux, hû&t&s, T.y.-tîznxi (202= 37, 22-204)
dont vous rattachez l'explication à celle de àyz-z-iç (205 =
40, 1 205, note 1) et que vous interprétez d'une façon beau-
coup plus simple que M. Chatzidakis. Le parisyllabisme de
yovxro (137 = 18, 37) s'éclaire par votre observation. Il me
semble aussi que vous êtes bien près de nous délivrer des trois
cruces etymologorum lia (223 = 53, 33), râpx (224 = 53, 31)
dont vous nous donnez la clef, è$à (225 = 54, 4). Ce sont là
d'excellents commentaires. Vous nous avez également rendu
un grand service en expliquant paléographiquement (176 =
30, 22) la forme si embarrassante ox' = en d'Apoc. I, 481.
Vous l'attribuez à une simple faute du scribe et il faudra bien
toujours, en effet, admettre en principe qu'il n'y a pas le
moindre dorisme à découvrir dans ce vers.
Vous avez beaucoup d'autresparties neuveset qui vous appar-
tiennent en propre. Je cite en première ligne la part que vous
faites à l'influence de l'aoriste sur tout le système de la con-
jugaison (185 = 32, 11) vous mettez cette action de l'aoriste
dans son plein relief (186 = 32, 17) et elle vous sert de point
de départ dans votre classification des verbes. Elle vous aide
à lever bien des difficultés qui nous arrêtaientjusqu'ici vous
expliquez par analogie les formes ^vw (216 = 47, 4), dévo
(189=32, 35), yym (189 = 32, 35; '216 = 47, 2), Ivm (190
= 32, 35), 7,ovvca (190 = 32, 35), crmèyw (214 = 45, 35, par la
coïncidence des deux aoristes sentaux; ïyQzvz), àynvM (210 =
43, 24), (7-JOTvko (179). Il est impossible de voir dans le v des
verbes tels que dovlâvo), un qui se serait intercalé dans la
forme non contracte du verbe, do-Mo. Cette hypothèse, d'ail-
leurs inadmissible (Essais degramm. néo-gr., I, pp. 189-204),
renverserait tout ce que nous savons jusqu'ici sur le dévelop-
pement du néo-grec (ibid. et 163-188). Vous résolvez très
simplement le problème par l'analogie des aoristes è'Çwo-a, etc.
(189 = 32, 25). Vous retrouvez la même action analogique
dans les participes passés pqj.ij.evov = tùsuuzvov,^ d'où Tîléyjo) sur
pl-yrod (77 = 8, 34; 187 = 32, 27), dans les aoristes passifs
Bzarzyfrw = èntzzyQnv,. d'où irdra^ (202 = 37, 19), dans l'in-
fluence réciproque qu'exercent l'une sur l'autre les deux an-
ciennes conjugaisons ©jXw et tw.w, grâce à la coïncidence des
aoristes actifs kuxnox. hO:nax (201 suiv. = 80, 35 et 80, 37).
Pour la première fois, vous vous êtes occupé aussi de cette
partie si intéressante et si négligée aujourd'hui de la gram-
maire, la syntaxe (232 suiv., datif 230 = 62, 24; 236, note 1;
syntaxe coordonnée 237 = 65, 30). Voilà des pages que l'on
est heureux de trouver dans votre Commentaire. Je me sou-
viens que, dans nos conférences, voyant l'intérêt que ces
questions provoquaient chez vous, je prenais plaisir à vous
signaler les problèmes nombreux qui nous restent encore à
résoudre et à bien établir surtout en quoi c'étaient des problè-
mes. J'attirais votre attention sur les adverbes icte>. ï-.ai, râfjx,
sur les verbes en -oSvm, etc. Vous vous êtes attaqué a ces diffi-
cultés et je me réjouis de voir que vous en avez si souvent
triomphé.
Vous n'avez pu les surmonter toutes et vous n'avez pas à
vous le reprocher. L'insuffisance des informations où nous
sommes, en ce qui touche les diverses phonétiquesdialectates,
ne vous permettait pas de traiter certains chapitres comme
vous l'eussiez désiré. Nous ne sommes pas encore fixés sur
le sort du y final vous dites, il est vrai, que oh. à'-j ne s'emploient
que devant z r (p. 01), mais le phénomène nous échappe dans
sa généralité. Vous en venez même à supposer que la chute
du y final n'est pas un fait accompli chez S. Portius (228 =
53, 25). Toute cette partie ne peut être complète (89 –9,
41-10, 1), d'autant plus que vous établissez ailleurs l'absence
du final dans Prodrome (89, in fine, cf. ci-dessus). Vous
cherchez de même à retrouver une gradation dans l'aban-
don de la nasale, en émettant l'avis qu'elle commença par ne
se plus faire sentir d'abord dans des formes comme ~b Qzôv et,
par conséquent, z9o: (ibicl.). Vous appelez, plus loin, à votre
aide la phonétique syntactique dans l'explication de l'aphé-
rèse (p. 102) et dans votre théorie de l'augment (216 = 47, 23).
C'est que vous remarquez, dans la langue commune, des formes
contradictoires et vous vous demandez à quelle cause on pour-
rait bien attribuer cette diversité. Vous en venez ainsi à
proposer des interprétations différentes pour une catégorie
unique de phénomènes. Cette méthode s'applique heureuse-
ment à des cas analogiques tels que dé:, dé:, dôtjxz, r.k, Oiç, etc.
(194 = 32, elle se trouve en défaut dès qu'il s'agit d'évo-
1)
lutions phonétiques. La situation me paraît plus simple la
langue commune représente à elle seule, d'une façon spo-
radique, des phénomènes qui se retrouvent dans certains pa-
tois à l'état de règle sans exception. Parfois vous vous aper-
cevez bien qu'il y a une distinction à faire entre les dialectes
et la vsAvh ffuv/îQsw (85 = 9, 24; 98-91 = 9, 41; 98 = 11, 7);
vous y faites allusion à propos de âàaz [j.z et dôaxo-j; (79 = 8, 42;
et surtout de l'orthographe ^u^pvuov de l'un de vos textes
(90-91 = 9, 41). Mais vous n'osez pas aller plus loin, et
cette réserve est tout à votre honneur. Elle témoigne d'une
extrême prudence. Vous péchez même parfois, si j'ose le dire,
par excès de rigueur. Ainsi vous craignez de vous prononcer
catégoriquement sur la chute de i atone vous essayez de
circonscrire le phénomène; vous n'en admettez pas la généra-
lité dans une région déterminée. Vous rangez à part op'yc.) de
<jV{jLpùyo), t/mvm de gwmvm (95 = 10, 23), y.oryyn (97 = 10, 38)
vous vous demandez si, dans ces divers cas, il n'y a pas une
influence quelconque de la consonne qui précède ou qui suit
la voyelle. Vous usez de la même circonspection pour les im-.
pératifs cpsoTî, [3a/T£ vous essayez d'établir des degrés chronolo-
giques dans la production de ces phénomènes; vous descendez
de cuors, à Jyîsts, îtoudi-î, ypztyve, àvÂcjz. [jI'Itz.
cpspTî, [3a/.t£, rrapTc.
zo'Jjtc que vous considérez comme plus modernes. Vous parlez
des consonnes o a que vous rangez sous une même catégorie
et vous pensez qu'elles ont pu amener la chute d'un e dans
cpso-e, ou même qu'il faut voir dans orpwsrs une influence de
ô6<7T£- et que a-rpcôors aurait ainsi entraîné tous les autres impé-
ratifs (79 = 8, 42). 'AxovGrz vous paraît égalementcalqué sur
èôa-t (194 in fine). Aussi uziv-z, qui n'a pas de s, nous embar-
rassera-t-il un peu (194). Il n'y a dans tous ces exemples qu'une
simple chute de i atone, si nous partons du subjonctif ozotits,
comme M. Foy le suppose (voyez 'É^olôyiov rïz 'AvxToAr,ç,
1887, p. 156 suiv.). Fidèle à votre système, vous êtes obligé
de dire que xïog (111 initio) a été refait sur le pluriel et vous
laissez de côté owra pour viû-a., où nous voyons la même
chute de i après s. Nous ne tirons pas de loi générale de faits
similaires tels que 9ps'a>« (83 –.9, 20), yy.y?.yïQà (87 = 9, 30);
vous en donnez des interprétations particulières. Vous vous
efforcez de tracer les limites de la chute du y intervocalique
sans peut-être y parvenir davantage, bien que votre aperçu
historique déjà question soit des plus justes et des plus pru-
dents (70 = 8, 34).
Le traitement de l'o atone nous cause surtout quelques
difficultés. Vous nous dites (98 = 11, 7) qu'il « se change
souvent en ov sous l'influence d'une consonne labiale. et
devant devant à la tonique ». Vous attribuez Yov de
à'ixwov (222 = 53, 21) à une confusion avec la désinence du
génitif qu'on sentait dans è'ixhvr^. Dans à-oD vous retrouvez
Yov de y.x-oj (222 = 53; 21) qui lui-même, selon vous, vient de
à'^vov (228 = 55, 5). Si vous usez de tant de circonspection,
c'est que vous aimez à serrer de. près chaque question et
certainement nul ne vous en fera un crime. Votre système
vous réussit souvent, et entre autres dans l'explication de Yov
de !J.xïuov que vous cherchez au génitif (jaiuovg (142 = 20,
28) i nous sommes assurément bien loin avec vous du principe
phonétique énoncé dans Athen., X, 215 « nxv wvliv -ce.- à -b
[j.yXkov y.xl r-ov uz~y.ccyj.h~M si: ov- ». La rigueur avec laquelle
vous procédez a l'avantage d'épuiser la série des explications
possibles, ne fût-ce souvent que pour aboutir à un résultat
négatif. Mais je suis porté à croire que, dans les cas précités,
la solution de la difficulté doit être cherchée ailleurs (voyez
Phonétique cles Patois, p. 28).
Je vous avouerai sans peine que, durant la publication
de votre grammaire, je n'avais pas encore moi-même
des idées bien arrêtées au sujet de l'influence des patois sur
la langue commune. Sinon, j'aurais essayé de vous convertir,
comme j'ai tâché de le faire en d'autres occasions, parfois avec
1. Ajoutez, si vous le voulez bien, à ce que vous dites de o-j, qu'il
devient consonne dans rcapa.y.ovM, Spaneas I, 280, mais reste voyelle,
ibid., 55, 243.
2. Dans ce passage, M. Chatzidakis cite des phénomènes de prove-
nances diverses, sans même s'occuper de déterminer les régions dialec-
tales où ils se produisent (ttovIm, pov<r/.â.pi et yioorn sont mis sur la même
ligne) il est donc amené à les embrasser dans une même explication
et croit tout naturellement que ce qui est vrai de yiovr/i est aussi vrai
de 77ov)m.
succès. Il me semble bien maintenant que les formes contra-
dictoires au sein de la langue commune appartiennent à des
systèmes également contradictoires, à des zones différentes.
Je n'insiste pas, ayant insisté déjà sur ce fait dans ma lettre
même.
Cet état particulier de la langue nous échappe parfois. Par-
fois aussi, dédaignant les explications faciles, vous compliquez
à dessein votre commentaire. Il me semble que vous subtilisez
par endroits certaines interprétations, comme aôùxyy.oi qui de-
vientproparoxyton à cause de txvBpunoi (127=17 5). La réflexion
suivante « mais ils (ces substantifs) déplacentplus tard l'accent
légère
au nominatif pluriel yvxévoi, etc. » contient même une
contradiction avec ce qui précède. Le pluriel des noms de la
deuxième déclinaison garde toujours l'accent du génitif plu-
riel, quand ces noms sont d'anciens imparisyllabiques yzoôv-
tomber le parfait,
roi, etc. Vous voulez aussi qu'on laisse «
parce qu'il s'éloigne trop, par sa formation avec -z«, du sys-
tème 'verbal connu, tandis que l'aoriste en -<ja trouvait un
appui dans le futur en -<7« » (219 = 48, 39).. Le parfait s'est
tout simplement perdu à cause de cette tendance analytique
de la langue à laquelle vous attribuez vous-même, quelques
lignes plus loin (219 = 49, 13), la disparition du plus-que-
parfait, en nous disant avec justesse que « la forme analy-
tique a évincé la forme synthétique ». La cause de cette dis-
parition est donc toute psychologique. La désinence était
restée dans la langue et ne pouvait nuire au parfait ni en
rendre la formation étrangère à l'esprit.
Je ne crois pas que vous soyez vous-même très satisfait de
=
l'explication que vous tentez de (3yaǫ (210 43, 26) ou de
=
rûi (167 27, 39). Vous supposez là chez les sujets parlants
un travail de réflexion qui n'est pas dans les habitudes in-
conscientes du langage. Vous n'ignorez pas davantage la per-
sistance du génitif pluriel <îuw, dans Sva xpovà, etc. Vous dites
néanmoins « comme rptwv et rs^âpMv possédaient le génitif,
on en voulut donner un de même à dvô et l'on forma un type
dwvâv, en intercalant un v, parce que le v avait pris le rôle
de consonne de liaison » (153 = 23, 9). Est-ce bien exact? On
ne pouvait vouloir donner de génitif à ôvô puisqu'il y en avait
déjà un; le v, d'autre part, n'a jamais rempli dans la langue
commune les fonctions d'une consonne de liaison. Voici les
faits, que je ne fais que vous rappeler. Ajm s'emploie toujours
devant un substantif on ne dira jamais ôvovà yoovà^ mais il
s'emploie pronominalement sous cette forme. IïoVm xpovcô;
On pourra vous répondre <Lm aussi bien que ô-joirâ. Dans le
premier cas, on aura même toujours la tendance à répéter le
substantif: cî-jm D'où vient maintenant ce v? Sur
yoovîù.
obroO on a dû dire probablement à une certaine époque b.ivjo\>,
qui réagit à son tour sur àacoO et donne àoco-jvo-j. 'Ey.sivo-j et
àç-o-jyo-j ne se disent, eux aussi, que pronominalement de là,
-vov, -vw, -vo-J; passent aux rôles de désinences pronominales
ou emphatiques, et c'est ainsi que nous retrouvons le génitif
-vm dans ôvwm.
Laissez-moi également vous exprimer quelques réserves sur
les passages relatifs à inv.ix, regardé comme nominatif pluriel
d'un singulier 'ùt/mv (104 = 11, 32); sur votre théorie des
augmentatifs (148 = 21, 31; 122), où vous suivez l'opinion
de M. Dossios qui veut voir, dans -oy-iCx, un positif passé
au sens d'augmentatif, ce qui ne paraît guère probable, puis-
que le diminutif s'étant intégralement substitué au positif,
celui-ci a dû disparaître par cela même et n'a plus pu être
utilisé; sur le de yjjlu.xv (136= 18, 37), y.ilu (137 18, =
37) qu'il vaut mieux attribuer à yi/xv, influençant d'abord
uéyxu et de là les autres neutres1; sur âuxt (207 = 41, 11);
sur àvicry.y., où vous voulez retrouver fiicry.x moins la rédu-
plication (209=43, 15). C'est une pure substitution de
désinences qui se fait directement sur ïcrrv, et vous donnez
vous-même cette explication pour u.-f^y. (211 =
44, G).
Il v a peut-être aussi tout au moins quelque hardiesse à con-
sidérer àlrfjuy. comme un adjectif féminin (155 24, 8) au =
lieu d'y voir un simple substantif en apposition, ce qui
1. Voyez Futur composé, p. 11, 3. Rapprochez le neutre Krurn-
«),),ov,
bacher, Byzantinische Sprichtwôrter, Munich, 1887, n° 32, qui complète
l'explication et nous donne les degrés de transition. 1° «iÀav entraîne
piyav; 2° dûoov entraîne aW.ov tous les neutres alors paraissent présenter
le qui passe à péXtv et à npv.yuu.v, par analogie spéciale de psyav pour
ce dernier et par analogie générait du genre pour les autres neutres.
certainement semble plus indiqué par le contexte. Dans Spa-
neas I, sa ne devient pas non plus ja, c.-à-d. déjà j
(110), mais nous présente un e réduit (Essais, II, Avert.,
Chap. i, p. xxii on lit fiy.cihzv, Spaneas I, 12, pas (Sacri/aav z% est
ici le degré intermédiaire normal entre é et,;). En revanche,
vous doutez à bon droit de l'observation faite par M. Morosi
sur une valeur inégale du.p dans tombatéra et pempo
(86 = 9, 30). Il est bien probable que les deux traitements
appartiennent à deux villages distincts de l'Italie méridionale.
Dans un autre endroit, on ne trouve pas une distinction
suffisamment nette entre les verbes qui conservent la prépo-
sition ex sous la forme £s {'izvJjxvu, £s<ppaÇ«, etc.) et ceux ùo
elle se montre sous la forme d'un simple y, ftycdw (=szcatW),
|3yaÇw, yôépvo), yôûvoy (217 = 47, 34). Ce y n'apparaît que
devant les spirantes sonores, parce que, devant les sonores,
x. s'est
d'abord adouci, ce qui a donné y (r ancien ou y moderne
suivant les époques). Ce ne sont pas là des « exceptions ».
C'est un traitement différent.
On est plus heureux de vous voir user de votre rigueur
scientifique habituelle que de vous entendre parler d'excep-
tions. Le commentairegrammatical n'estpas toujours exempt
d'expressions de ce genre. Vous écrivez (p. 82 =9, 15) que
Y euphonies'oppose à la formation de féminins en -tn pour -c'a.
Deux i contigus donneraient i et cette combinaison est des
plus usuelles; vous y avez recours vous-même dans à'?oç, que
=
vous attribuez à aïioi a'coi (111, initio). Ce mot ^euphonie
nous fait donc involontairement penser à Mavrophrydis, qui
trouvait que Jcorivrm aurait été une forme peu euphonique
(voyez Athen., X, 9). A propos des substantifs en -«v, tels
que yépoiv, vous nous dites qu' « on se tire d'embarras en
les revêtant de la forme masculine» (129 = 17, 5). Ailleurs,
on lit (p. 165, seconde personne) « on se voit obligé clé
chercher une nouvelle forme pour l'un de ces esi », on prend
alors esu du génitif parce que cette forme « était devenue
sans emploi ». Si elle était devenue sans emploi, personne ne
la connaissait plus on ne pouvait donc guère la prendre que
dans les livres. Or, nous savons que le langage ne se forme
pas dans les livres et qu'il ne peut être ici question d'aucune
influence littéraire. Vous êtes bien plus dans le vrai quand
=
vous dites, à propos de yk (139 19, 21) « la langue n'avait
pas la conscience que ce s était inorganique. »
La langue, en effet, n'a pas conscience de sa propre forma-
tion, et nous aurions souvent aimé retrouver cette incons-
cience, enplusd'un endroit où elle est bien vi sible, dans la lang ue
même des auteurs médiévaux. 'E/isa, /iou, liov vous semblent
des « formes poétiques qui n'ont jamais existé dans la langue
du peuple » (p. 129) ne pensez-vous pas que c'est là un
simple impression individuelle? On aurait préféré quelques
preuves historiques. Aî'cc pour liwv n'est pas plus savant que
yèooz pour yiowj les voies ordinaires de l'analogie nous imposent
du reste une tout autre manière de [voir en ce qui concerne
Ddyxç ce nominatif, du moment qu'il est en -xc, n'est plus
guère un nominatif imparisyllabique il se déclinera natu-
rellement sur izxripy. r.x-ipx nous ne pouvons donc pas avoir
autre chose que iliox au génitif. Effectivement, les nomi-
natifs en -mç ont suivi le même chemin et nous avons
régulièrement à r.posaroz, 6 tôpo:, 6 -hpo: (Georg. Belis. 472, 549,
757, 777; Essais, II, p. 67). Le nominatif ftp^xz est dû à la
déclinaison f'pos;, r^x, qui subsistait dans la langue littéraire.
"Vhv-xx et iïhxv-xc ont ainsi la même origine on sera
donc amené à dire, contrairement à toute idée de purisme,
que l'influence savante doit être cherchée dans cette dernière
flexion et non pas dans les nominatifs iliyzc.. Ce sont là, à
proprement parler, des créations mi-populaires mi-savantes
zÏîqx: serait purement populaire. De même, ywn, -riç est savant
à vos yeux (p. 131) v.xvzLv est un accusatifmacaronique(152 =
23, 1) le génitif normal rov Qoxri (143 = 21, 13 et p. 131) ne
trouve pas grâce devant vous; r.ovv (132) est un accusatif
singulier dû à un puriste ignorant. Nous avons là, c'est certain,
de pures formations analogiques parfaitement attendues et
dont l'absence seule eût eu de quoi nous surprendre à ne
considérer que le nominatif, vous trouverez que la forme où
nous apparaît ici le parisyllabisme était commandée par la
logique même des faits. 'Itt/iym ne semble pas non plus par-
ticulièrement attribuable à un souvenir confus du bon grec
(179) on ne saurait où retrouver ce souvenir. D'ailleurs,
hésita-
sur ce terrain, vous éprouvez vous-même quelques
tions vous essayez d'abord d'expliquer f/i«/«s par voie litté-
raire, puis vous ajoutez (p. 132) « du reste, uéyxç, pour sub-
sister, se trouvait dans des conditions meilleures que Qvyârw
u.iyy.c coïncide, pour la désinence, avec etôxiuovxz ». Et, de fait,
vous citez méa[s] dans le dialecte de Bova. Nous sommes alors
obligés d'admettre que ptyxc est populaire. Mais, s'il 1 est,
è/dcDxç l'est tout autant. Il semble donc bien qu'il n'est pas tou-
jours aùssi aisé, que nous sommes portés à le croire au premier
abord, de retrouver les vestiges d'une langue macaroniqueau
moyen âge.
On ne voit pas davantage pour quelle raison nous attribue-
rions oAr/ôz moderne à une influence savante (108 = 12, 39). Il
n'est pas démontré que ô/.iyo's médiéval soit dû à l'accent de
ij.iv.rj6z, r.olk il y aurait bien des explicationspossibles (Essais,
II, Avertissement, Chap. m) mais la' vôtre fût-elle vraie, ce
dans les cas les
ne serait jamais là qu'une analogie rentrant
plus fréquents de l'analogie populaire. UspiTrn de.Glykas, 407,
qui est resté dans l'usage moderne avec le sens bien particu-
lier de suffisant, ne doit pas être rangé non plus parmi les
prétendus produits de la langue littéraire ce mot. peut pro-
venir de la xoivri ancienne, qui l'aurait recueilli dans le dia-
lecte attique, et s'être conservé de la sorte par la bouche même
du peuple. Je .vous avouerai que je ne partage pas votre avis,
même en ce qui concerne les nominatifs indéclinables, tels que
r-nc Qvyxmp (132) ce ne sont pas nécessairementdes purismes
manqués. Les indéclinables témoignent d'un état de la langue
qui me paraît susceptible d'une tout autre explication et qui
nous révèle une simple période de formation du
grec mé-
diéval (Essais, II, Avert., Chap. ier, 3). On peut remarquer à ce
sujet que ces déclinaisons figées ne se manifestentpas indiffé-
remment à toutes les époques, .et cette considération n'est pas
d'une mince importance dans la question qui nous occupe.
Vous montrez aussi dans les féminins en-o, -os des formations
savantes (125 16, 14). Cependant vous citez les noms d'îles
=
Xio. P6âo., où il ne peut y avoir rien de savant.Vous donnez même
un tour encore plus net à votre pensée « II est évident que nos
textes ne marchent pas de pair avec le développement de la
langue », vous écriez-vous plus loin à propos d'un passade de
Lobeck que nous retrouverons tout ai l'heure (128 =
17, 5).
Cette évidence ne me paraît pas démontrée. Le passage de
Lobeck n'infirme pas l'opinion que j'avais émise au sujet du
style des auteurs médiévaux. Les numéros 17, 18 et 20 de la
't
Berliner philol. Wochenschr if (1888) contiennent le résumé
des arguments principaux en faveur de la théorie que vous
mentionnez dans cette courte ligne. Le principe que vous
émettez aura donc tout son poids quand ces arguments auront
été réfutés un à un, dans une démonstration appuyée sur
des faits d'ensemble et de détail
Les discussions que vous engagez, dans votre Commen-
taire, sur plusieurs points de grammaire historique, prouvent
de reste l'intérêt que vous attachez à ces études et la vivacité de
votre esprit, toujours porté à chercher des solutions nouvelles.
Dans votre chapitre sur l'article, vous ne vous sentez pas
satisfait de l'explication qui veut retrouver, dans l'article
féminin pluriel oî, l'extension analogique du masculin. Devant
a,o, u, nous dites-vous, al, c'est-à-dire e, devient régulière-
ment jod, et l'on a j à.èùqy.î. Mais il y a bien une difficulté
qui nous arrête. Comment se fait-il que ce j n'existe
absolument nulle part pour«i? Vous nous tirez d'embarraspar
cette simple proposition «il ne reste qu'un moyen (ce mot,
vous le savez, ne paraît pas très heureux quand il s'agit du
langage), c'est de généraliser la forme j, qui devient forcément
l devant les consonnes » (114 = 14, 27). D'ailleurs nous ne
nous expliquons guère jusqu'ici comment cette évolution,
qui nous est ainsi présentée comme forcée, peut bien avoir
eu lieu dans la réalité. Laissez-moi croire que c'est seulement
sur le papier qu'un e devient d'abord^ puis revient à une forme
l, qui n'a plus aucune raison d'être.
Cette explication) je le crains, n'est pas définitive, et cela
pour bien des motifs. 01 apparaît au nc siècle et il est douteux
qu'à cette époque e devant a, o, u soit déjà devenu jod;
toujours eût-il été nécessaire de commencer par l'établir;
mais rien ne le prouve et nous avons plutôt des témoignages
contraires vous admettez vous-même que ai était en train
de devenir e à cette époque et même, je pense, beaucoup plus
tard (98 = 11, 13). D'autre part, un jocl ne peut guère
redevenir La phonétique syntactique ne nous offre rien de
pareil au phénomène que nous supposerions là en néo-grec. La
j
forme àôzlyy.i est inconnue à la langue commune; vous
n'entendrez le jod que dans quelques régions, et encore
sous la forme ij àdûsvn, ce qui atteste le maintien de Vi
voyelle. On vous demandera aussi pourquoi le masculin
lui-même n'est pas devenujod au pluriel. Nous avons, d'ail-
leurs, des documents fort nombreuxde l'extension analogique
du masculin au féminin (p. 115, note 1). La critique que
vous en faites ne me convaincra pas. Vous vous étonnez de
l'apparition sporadique de ol dans les Papyrus du Louvre.
Mais cela n'a rien d'extraordinaire en soi et l'explication
de ce fait a été tentée nous aurions demandé quelques argu-
ments contre ce quia été dit au sujet du développementgraduel
de ce nominatif, sur la base d'une statistique fournie par les
textes celle-ci montre justement qu'en matière d'analogie
l'extension d'une forme nouvelle est lente à recouvrir tout le
domaine de la langue. Mais, en toute hypothèse, un phéno-
mène sporadique n'est pas toujours à dédaigner il acquiert
sa pleine valeur quand il est confirmé par la théorie et par les
faits. Un lapsus qui revient par trois fois est surtout décisif.
Vous écrivez vous-même (ibid.) que « le scribe inattentif »
retient le oi qu'il a précédemment employé. Mais cette
inattention, c'est l'analogie même, puisque l'inattention con-
siste ici à reporter la forme masculine au féminin. Je m'en
tiens donc encore à l'orthographe ol qui me paraît aujour-
d'hui démontrée, non seulement comme orthographe, mais
comme fait certain d'analogie.
Vous êtes animé du même scepticisme à l'égard d'autres
interprétations. Ce sont assez souvent les explications les
plus naturelles qui provoquent chez vous une sorte de réac-
tion. Ne vous montrez-vous pas trop scrupuleux au sujet
de l'analogie si nettement visible qui entraîne l'accusatif
nz-épzv sur veaviav, après que les deux a étaient devenus brefs ?
Vous revenez souvent sur la question (127 = 17, 5 et
vous vous trouvez amené à séparer des accusatifs masculins
les accusatifs féminins, y\xiy.Mzv} que vous ne rangez plus dans
la même catégorie analogique. Nous apprenons ailleurs que
nominatif reporté à
« tto/cu n'a pas joué de rôle dans -xrioz; »,
l'accusatif (128-129). Personne, en effet, ne l'avait soutenu. On
avait seulement rapproché l'extension analogique du nomi-
natif à l'accusatif, dans r.ôluz, de l'extension de la même ana-
logie dans TTJtrsosç. Dans les deux cas, il n'y a pas eu autre
chose qu'une tendance à la simplification dans la déclinaison
des substantifs, tendance que la langue moderne accentue de
jour en jour. Vous semblez tenir particulièrement à nous prou-
ver que dans r.ta-iz devenant T.ivxr,, « n'o-n; ne subit pas une in-
iluence extérieure-, le thème reste donc inaltéré » (138 = 19,
21). En effet, aucune action phonétique ne trouble ici le
thème;, aussi n'y cherchons-nous point d'action phonétique;
si -o'/u- avait été abandonné à lui-même, il n'aurait jamais eu
aucune raison intrinsèque de varier et votre démonstrationne
expliquer
nous persuade pas. Vous tachez, il est vrai, de nous
singuliers
que Yi était prescrit par l'accusatif et le nominatif
(1.38 = 19, 21), que s caractérise le génitif et qu'ainsi rS/.ic
devient mh a lui tout eul, sans influence extérieure. Alors il
n'y aurait point pa= rage à une autre déclinaison. Il s'agit de
savoir, en réalité, si nurm aujourd'hui se décline suryvwp;, etc.
S'il en est ainsi, yvâpn et nla-rn rentrent dans la même catégo-
rie. Le point de départ de l'analogie doit être cherché dans la
coïncidence phonétiquedes accusatifs singuliers yvâpiv r.ia-iv.
C'est la même analogie qui s'observe dans nonépz» vzx- ixj ett
plus
vous nous dites vous-même très justement qu'il est
méthodique d'attribuer à deux phénomènes semblables une
cause unique (202 = 37, 20-204; 205= 40, 1; 205, note 1).
Le parisyllabismemoderne retrouve donc ici une fois de plus
ses origines dans l'accusatif singulier.
Nous abandonnonsun peu ce principe par endroits. Ce n'est
mais
pas que dans d'autres vous ne le mettiez en plein relief,
rars'pav
vous dites que « l'identité de la voyelle entre Trors'pa;
s'impose avec une telle force qu'on établit la même identité
lignes à
au pluriel » (p. 129). Nous revenons ainsi dans ces
cette tendance à la simplification que vous hésitiez tout à
l'heure à reconnaître et que nous ne retrouvons pas non plus
dans l'accusatif pluriel -huiozz (123-124), dont la désinence
nouvelle est immédiatement empruntée à.pjrepg, Si u-nréosc
n'existait pas, tant au nominatif qu'à l'accusatif pluriel, le
nominatif et l'accusatif jaspes ne se seraient jamais produits.
A un certain moment, il y a eu, si je puis dire, deux dési-
nences rivales -au et -sç (Essais, I, 100). La dernière l'a em-
porté et s'est étendue à toute la première déclinaison ancienne.
L'extension est la même de point en point que celle qui s'ob-
serve dans fjjxwx-dsç au lieu de pamç ou que toute autre ex-
tension de suffixe il n'y a pas là le moindre calque: il n'y
a pas là d'opération réfléchie. La lettre nous fait illusion,
parce que pjrspss et -h^M, prononcé -hulpz, nous présentent les
mêmes assonances. Au fond, dans -huiozz, il n'y a pas autre
chose que la désinence -se, qui y a passé tout entière.
Mais c'est justement là ce qui vous paraît inadmissible on
dirait presque que les questions d'orthographe vous causent
ici quelque préoccupation. Vous défendez la graphie -bA^iz,
et, pour l'établir, vous supposez, ce me semble, chez les su-
jets parlants un calcul et une réflexion que le langage spon-
tané ne comporte guère. Vous entrez même, à cet effet, dans
une analyse intéressante et minutieuse, il est vrai, mais votre
argumentation est plus ingénieuse que démonstrative.
Le désir des solutions nouvelles
vous entraîne ainsi parfois
à poser des règles phonétiques appuyées sur l'exemple même
que vous avez à interpréter. Quand vous avez à rendre compte
de pi pour {j.it%, vous admettez sans difficulté la chute de a
entre deux z (175 = 30, 22). Vous y revenez plus loin
« une
voyelle atone, serrée entre deux consonnes identiques, tombe
facilement, cf. us r6v~u.srà zàv » (218 –48, 39), ou bien
« devant l'article, a tombe » (227 =-55, 1). Laissez-moi tout
d'abord condamner sans pitié le. méchant adverbe dont
vous
vous êtes servi rien ne tombe facilement. Quant à la chute
de a devant l'article, elle est loin d'être démontrée. Pourtant
c'est grâce;à l'acquisition de cette nouvelle règle de phoné-
tique que vous ramenez (175 '= 30, '22) yJ.zi à xxrxzt (en réa-
lité, on ne peut partir que de' xarori, ce qui déjà infirme cette
hypothèse) et vous êtes bien près de rattacher la perte de la
réduplication du parfait à cette même chute de la voyelle
serrée entre deux consonnes (218 = 48, 39). Vous citez
=
1 22S =-: 55,
cependant (22S 5) laa forme ~7~~
f)f), i~) *uî7-w qui nous ramène àaet
une autre
une autre explication de doublets. syntactiques. Seu-
;J,i par doublets
de y.i
lement, dans ce passage, vous préférez recourir à la chute
de l'a. Or, ce dernier phénomène est inouï dans la langue
commune et je ne crois pas que vous-même l'ayez jamais
observé dans quelque dialecte. La perte de « devant voyelle
(vous y faites allusion vous-même « l'a, en dehors de sa
construction avec l'article, tombe naturellement devant les
=
voyelles », 227 55, 1), et la perte du r devant le r de l'ar-
ticle s'expliqueront mieux par des constructions familières à
la langue commune, et sans que nous ayons besoin ni de
recourir à des phénomènes inconnus à l'usage commun ni de
supposer un dialecte ou ce traitement de x serait régulier.
Les doublets syntactiques nous permettent de restituer la
forme intermédiaire entre yz-i et y.i, etc. Cette hypothèse se
trouve confirmée par un passage de l'auteur même que vous
aviez à commenter, de 8. Portius i Obsei°vçctzolas s2c i~ c~tcel-
ques phénomènes phonétiques néo-grecs, p. 818).
Nous remarquerons peut-être dans votre Commentaire
que, lorsque nous rencontrons une explication personnelle,
nous ne commençons pas toujours par apprendre quel est le
défaut de l'explication rejetée. La discussion, de la sorte, ne
précède pas toujours la démonstration. C'est pourquoi votre
théorie du futur ne me paraît pas juste. Vous dites que, « à partir
du xme siècle, on trouve à côté de Béhiç, Oéhi, dans toutes les
fonctions, Qéç, 8i, et plus tard Qs'usv, Qere, 0sv » (193 = 33, 30).
Mais ces dernières formes apparaissent beaucoup plus tard.
Séht, ajoutez-vous, est « exposé à une mutilation plus grande
que tout autre vocable » (193 = 33, 30), parce qu'il n'a pas
d'accent syntaxique. Cela paraît douteux. Séhi, en grec, n'est
ni atone ni proclitique. Pour rendre compte de Qà yrAty*, vous
écrivez ces mots « par confusion entre 9ï yptyoï et Qà vx
yoxliM, on arrive à la forme aujourd'hui courante Qàc yptyo »
(193-194). Cette explication ne résout pas encore le problème
elle n'est certainement pas supérieure pour le fond à celle de
M. Chatzidakis, bien qu'il y ait une nuance dans vos deux
interprétations les contaminai ions que vous admettez ne
sont point étrangères aux habitudes du langage, tandis que
M. Chatzidakis acceptait purement et simplement la chute de
la syllabe finale, qui constitue le nœud même de la question.
Cette explication, qui soutient difficilement l'examen, est
certainement abandonnée à l'heure qu'il est par son auteur,
car, dans les nombreuses occasions où M. Chatzidakis est
revenu sur le débat {Futur composé, 11, 3), il s'est bien
gardé de réfuter l'impossibilité d'une syncope de -)m (ibkl.,
22-26 3,5, 4, etc.) ou de maintenir qu'il y a dans /.w syncope,
non analogie Nous n'avons pas de raisons décisives pour
croire à une confusion entre 0s yoâfyù et 0à và ypxtyu, alors
que les intermédiaires phonétiques entre les deux formes se
laissent clairement établir. La question, vous le savez, de--
manderait encore à être serrée de près sur deux points que
vous trouverez expressément indiqués (ibirf., 35 et note 4)•
mais 0s lui-même est peut-être analogique (ifyid., p. 35).
Dans la mutilationde ODm, c'est peut-être l'exemple des lan-
gues romanes qui vous a entraîné. Elles vous ont, en un autre
endroit, suggéré une comparaison. Vous pensez que le nomi-
natif, protégé par le vocatif dans les mots les plus usités, ceux
qui servent à désigner des personnes (127 = 17, 5), résiste plus
longtemps au parisyllabisme et vous citez sœur, suora, etc.
(128, n. 1). En grec r.<xx-ftù et nx-eo sont deux formes gram-
maticales bien dissemblables et, par conséquent, sans influence
réciproque. A dire le vrai, je crains d'avoir été cause de cette
1. M. Chatzidakis, à propos de ce passage, a préféré proclamer dans
tous les journaux que je l'avais traité de menteur (sic). De pareilles accu-
sations n'honorent pas celui qui les porte. Futur composé, p. 11, note 3,
il est dit de la forme là que M. Chatzidakis citait comme un exemple à
l'appui de la syncope de ),« dans 6ûm «Je crois que cette forme est
purement gratuite. Comme aucun texte ne l'appuie, il est difficile de
l'admettre. » Gratuit, en français, veut dire sans preuve et pas men-
songer. Ce sens n'aurait pas échappé a M. Chatzidakis, s'il avait réfléchi
un moment a l'origine latine de ce mot et particulièrement au proverbe
Qaod gratis asseritwr, gratis negatur. Quand un linguiste cite comme forme
courante une forme difficile dont il ne soupçonnepas lui-même la diffi-
culté, on est en droit de se demander si son observation est exacte ou
non. Le recueil de formes dialectales est chose trop délicate pour que
quelqu'un puisse se prétendre infaillible en la matière, et les débats
scientifiques ne comportent pas ces susceptibilités fantastiques. C'est le
fond de la question qu'il fallait aborder, e.-a-d. expliquer /<
méprise. J'avais soutenu, en effet, en m'appuyant sur les
textes, que les mots les plus usuels avaient été les premiers
a quitter leur forme imparisyllabique(Essais de grammaire,
I, p. 90 et passim). Or, votre esprit est sans cesse en éveil,
et vous vous demandez toujours si l'on ne doit pas se tourner
de tous les côtés et épuiser toutes les explications possibles,
avant de s'arrêter définitivement à une hypothèse c'est
pourquoi vous aimez tant à proposer des explications diffé-
rentes de celles de vos prédécesseurs vous espérez qu'en
cherchant nous avons quelques chances de trouver mieux.
Cette tendance est excellent.e. Dans ce cas spécial, elle n'est
peut-être pas très justifiée. Vous croyez voir, en effet, dans
Lobeck (Par alipomènes, p. 13(3), la confirmation de ce nouveau
point de vue. Mais Lobeck n'y parle guère que de substantifs
hétéroclites, et si vous vous reportez à ce passage, vous verrez
qu'il donnera plutôt lieu à des conclusions contraires à celles
que nous pourrions adopter au premier abord. Il nous prouve
que le parisyllabismen'avait pas encore fait son apparition.
Ao'px.oç, deutéroclite, et àôpiK imparisyllabique, sont bien loin
d'être dans le même rapport que r.c/.ripoc: et -ax-np. <&jIzy.oç,
nominatif (Lobeck, toc. cit., 137) est dû au génitif pluriel
=
co-jAt/m» àvôpwTiwv (non au génitif singulier, comme on lit
dans Lobeck, ce qui serait une impossibilité); le nominatif
devient naturellement proparoxyton, toujours sur le modèle
de àv9p&)-o;. Ces faits nous reportent donc à une période de
la langue où l'imparisyllabisme était toujours vivant, puis-
qu'il gardait le génitif pluriel et que d'ailleurs cpv/a? et
fjlz/.o: se rencontrent à la même époque (ibicl.).
Vous nous signalez, en revanche, à propos des pluriels
è'9vy;ra(13O= 17, 5), une tendance à l'imparisyllabisme dans
le grec moderne que celui-ci ne manifeste pas, à ce qu'il
semble. Certains phénomènes, sans doute, pourraient nous
induire à penser, au premier abord, qu'il y a comme un retour
à l'ancien état mais il est certain que, depuis bien des siècles
déjà, la langue marche au parisyllabisme. Cette tendance se
révèle dans les formations telles que -épx-o, yôvv.zo, d'après les
pluriels yJpxrx. yùvxzx. Mais npxy.x résiste encore à l'action
du pluriel. Le paradigme normal serait donc, d'une part
Singulier Pluriel
vlpxxo
rEOx~o vJpxrx
i~~xtx
d'autre part
/Singulier Pluriel
*T:p<xpzTo i:pxy.xzx
et enfin
Singulier Pluriel
T.rjâ(j.x zéro
ou
Singulier Pluriel
zéro Trpap.ara.
En d'autres termes, r.pxu.x-x et -rjâu.x ne tombent pas sous
le même paradigme. Semblablement è'Qvv? est le seul pluriel
normal de eôvo?-, ïBvnxx est le pluriel d'un singulier qui ne s'est
pas encore produit, Bvmo. Le -tx est celui de xipxzx, v:px[j.x7x,
c'est-à-dire le -ra d'imparisyllabiques passés à l'état de pari-
syllabiques (cf. Phon. leg., 28). Vous avez vous-même fort
bien parlé de yovxxo (ci-dessus xxxvn).
Je vous soumettrai une dernière réflexion à ce sujet dans
votre tableau des désinences nominales, vous vous éloignez
un peu des classifications tentées à nos conférences. Vous
comptez, parmi vos désinences (118 = 14, 38-15, 17), des
masculins en -is, -as, qui font -ou au génitif. Quels sont
donc ces masculins? Si c'est yiyxv-ov que vous avez dans
l'esprit, vous ne pouvez guère rapporter ce génitif au nomi-
natif yiyxvrxg, génitif normal ylyxvrx^ il serait tout aussi
inexact de ramener yiyxvmv à yiyxq. Permettez-moi la même
remarque au sujet de voiY.ox.vpr,c, vov/.oxvpéov. Les génitifs des
noms en -is ou -as existent sous les diverses formes yiyx,
yiyzv-a, tov vouoyjupr,. Aussi yiyxv-ov peut-il remonter à ylyxvrxq
(substantif en -ai), mais il suppose un nominatif *y(yxvzog
(substantif en -os); en effet, le génitif pluriel de yiyxvxm
yepév-Mv coïncide avec le génitif pluriel ayQpokwv, etc.; c'est
pourquoi le pluriel est déjà refait en entier sur ce paradigme
yipôv-oi, tandis que le singulier tarde à se contaminer et ne
passe à la déclinaison II qu'au génitif yzpôv-vj devient le
pendant de yiwj-wj\ de même xv-ooi est usité, -àvrosç beaucoup
moins. Nous voilà donc forcés de nouveau de ranger ces
noms parmi les hétéroclites (Essais de (jrammaire, I, 88,
note 2, etc.).
Vos tentatives sont toujours intéressantes. L'esprit s'excite
à la poursuite du vrai. On voit bien le sentiment qui vous
inspire vous cherchez à multiplier les points de vue, afin
d'élargir l'horizon grammatical. Dans les critiques mêmes
que je vous adresse, je trouve un éloge à vous faire. Vous
avez la principale qualité du savant vous voulez tout voir
par vous-même; vous n'admettez que ce que vous avez une
fois éprouvé par votre propre examen, passé au feu d'une
critique rigoureuse. Nous n'avons pas à nous plaindre si vous
êtes souvent amené par là à rejeter les résultats de recherches
entreprises par d'autres que vous, puisque vous arrivez si
souvent aux résultats les plus heureux, grâce à ce désir de
tout approfondir. Peut-être toutefois attachez-vous trop de
prix à cette méthode. Le but principal n'est pas, dans le tra-
vail scientifique, de trouver des explications qui nous appar-
tiennent il suffit que les choses soient expliquées. L'oeuvre
du savant est éminemment impersonnelle peu lui importe
d'avoir des théories à lui. Il importe avant tout que les théo-
ries soient bonnes. Vous le savez mieux que personne la
cloison morale est très mince, mais aussi très nette, entre
l'esprit qui crée, parce qu'il est né créateur, et l'esprit qui
cherche a se retrouver lui-même dans ce qu'il fait. Vous ne
tombez pas dans cet inconvénient, car la science, à ce compte,
ne serait plus qu'une forme du moi. Souvent même, en reje-
tant l'œuvre de nos devanciers, par pur amour de la nou-
veauté, nous n'avancerions plus la science nous risquerions
fort de la faire tourner sur place.
L'esprit d'initiative n'a jamais rencontré d'entraves à
l'École des Hautes Études, et quand je vous voyais à la pour-
suite d'une idée, je me gardais bien de vous faire rebrousser
chemin, convaincu qu'avec le temps vous feriez vous-même
l'épreuve la plus sûre et la critique de vos propres opinions.
N'avons-nous pas eu chacun, à notre heure, ces ardeurs
impatientes qui nous portent a soulever toutes les difficultés
et à vouloir en triompher par nos seules forces? Il importe
avant tout que ces forces existent vous n'en manquez pas et
vous les dirigez plus fermement chaque jour. Vous en avez
beaucoup employé dans votre commentaire. Mon but, en vous
conseillant d'entreprendre ce travail, était de fournir aux
élèves un manuel commode, à la foi.s scientifique et pratique,
consacrant les acquisitions déjà faites, traitant d'une façon
aussi simple que neuve les points non encore élucidés, et
présentant ainsi, dans un ensemble court et précis, le système
grammatical moderne. M. Paul, dans la courte Introduction
de la seconde édition de ses Principes, dit fort justement
qu'il s'est surtout occupé de donner les résultats sûrs, sans
se demander à chaque instant s'ils étaient inconnus avant lui
et sans se soucier qu'ils le fussent à tout prix. On aurait
peut-être aimé vous voir rester toujours dans cette voie,
quelque profit que nous puissions tirer de l'originalité de vos
points de vue. Mais vous avez été entraîné par votre goût -de
l'investigation à tenter des explorations, le plus souvent
heureuses, dans toutes les directions qui s'ouvraient devant
vous sur notre domaine linguistique; cela même vous empê-
chait de suivre de point en point le programme initial le
petit enclieiridion que je vous demandais resterait encore à
faire. Qu'importe? Quand on s'adresse à un esprit formé
comme le vôtre, on n'a point à le diriger on n'a qu'à suivre
chaque jour ses progrès.
Vous ne m'en voudrez pas de terminer ici cette causerie,
cette longue conversation grammaticale. Vous savez d'ailleurs
que je ne pouvais partager toutes vos opinions, et quelques
personnes auraient pu le croire, à la façon dont ce livre a été
entrepris* Tel qu'il est, il nous donne une contribution im-
portante aux études grammaticales néo-grecques et fait le
plus grand honneur à la variété de vos connaissances et à vos
qualités de savant et de travailleur. Vous rendez aussi à la
Grèce un service signalé; les travaux de ce genre devraient
s'y multiplier; une grammaire moderne aurait dû déjà y
être faite. Quelles que soient les divergences des opinions en
fait de langue littéraire, le premier souci d'un pays est de
s'enquérir des origines de sa langue nationale.
C'est pour moi un pieux devoir de vous rappeler, en finis-
sant., que l'exemplaire rarissime de la Grammaire de S. Por-
tius, reproduit dans votre édition, appartenait à mon vénéré
et regretté maître M. Egger, ce guide éclairé et indulgent de
mes premiers travaux. A sa mort, Mme Egger a bien voulu
me donner ce souvenir. Nous avons reproduit scrupuleuse-
ment l'édition. Vous avez tenu vous-même à ce que je revisse
après vous toutes les épreuves du texte et du commentaire. Si
quelques fautes nous ont échappé, les lecteurs en trouveront
le relevé à la fin du volume. L'impression a été bien longue,
malgré la complaisance rare que M. Lanier a apportée à ce
travail et les soins si intelligents qu'a toujours bien voulu y
consacrer M. Labouret. Il y avait tant à faire pour le texte
et le commentaire
Je vous envie de dominer ainsi à la fois le domaine néo-
grec et le domaine roman et d'être déjà un jeune maître, vous
qui avez bien voulu vous dire mon élève. Croyez, mon cher
ami, à mon meilleur souvenir.
Jean Psichari.
Paris, 25 juin 1888.
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t/]V àexpxTrw, onov ^ocKspvûvrxg cAxiq xxlq yXdxrcroctç r«y QvnrôdV y,x[j-
vziç y.xl Qx[j.tïmvqvvtxi xx {j.xux y.x\x y.oc\ 6'^uQopx exeivwve. onoï) xol[tov7i
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àixlxlwjxxç 6\ov9sv xobq èivxivovq xov PIXEAIOY, y.x\ svyjxpujxôovxxqxbv
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y.x\ filiriTiq <jkvp[ûvYjV eiq xx Ttoèxpix aov xhv Ellxôx, b'yi xrpj izxkxiàv
buiv-w vm ®ovuia[j.ivw àx xx ypx']fr,p.xzx. xq'gcùv aooôiv otuQpâmoav,
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(pop èâoyJuxas xxlq i'^xlaixiq sbzpyzdxiq xr\q èhvBsplxq aov, yix xi 30
pi rhv y.xlôxvyry aov &pxv filinsi evx ylvy.vrepov spwç, y,xl £/j
\)ixv uxY.xpiàxtpxv Çw/îv èmSvy.f. vx as axoAiari
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v.x\ oiiopyx Aéytx, xph pi nXovaiov r.ôBov ,f% KxXriq xr,q xxpèixq..
Kai yxpovjjsvn b'xi zvpiay-zxxi xi:o-xt(ù eig rhv v/Âmp xixoiov ysyxlov
xpyôvxov, ïoyzxxi càv va 'Çy.vx'Çw t) xivxaaovxxg TO zeopâÀi vriç Oçù) xnb
xxlg axcoixxiç eiç rode okoIxiç eivxi Bxy.^ivn àià rw uopty ràiv ^apoapwv,
v.sù vx tzvxKvê'ri ïvxv ÇcovnKcorcpov xsà yjxQxpârspov xipx v,x\ ovpxvôv.
[j.zyxlotjv'jxiq
s Kau^ârat u.xharx yix ri ço)rt(7fX£V/j zai depéyr, us rxtq
roû ovoudrov aov ôh tynyz zx a-lxvx ôévzix roù opSdvou (P. 6) àvxyelx rhv
xyopxxyixv xov %pévov} v.x\ roAp.yjpdrîpy) Jèy çoêàrat va (3a^9v^ xvxysex
gtxîç xx.ovi(Tu.évxiî (jxkxxiç rwv Kptrt/wWV. Y.v[j.iT:xBr,atJ izxpxKxÀôj at
(E'^oyûrxre Apyovzx), rhv izo/lx Çso-r/jv dovXe'tyiv y.x\ Kpoay.vvnaiv rng
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Ellxâx; gov Kxus \j.6vov on w; -a0à>5 rcopa èyMvn [à r/jv Xap/j/iv cou
roû vîXt'ou pi rôv tuttov, é'rfft racpadocpiv/j
ôo^xcruévr} àizokxvzi rô zoivôv ©w,
ara ^e'pta cou zaps va peraerps^vj ttoAjv cr/jy nxlxixv rnç lx[j.r.pôrrtxx
y.x\ lÀeuQcptav. Ap.7ror£5 va ce Jwcv] 6 7:avroc5-Jvapo; @îà; pt'av Çw/^y Trap-
éu.oixv xéxoLxç, cù^ç, ®v)-.xyovxxi r/]V o).xy.xip'rtJ xai pazpàv a7T o/atç
15 ratç xaxoptÇr/tta^ roû -depou, va (Jtafpevre'^yjs r/jv y.xQoliy.r,v h/lr,-
<?ià
aixv y.xxxnov6>vxccqroù; èyOpovg rnç, y.x\ dix va (3ov;97?cyîç xai va cwcyjç
r/!y Trarpt'^a cou. "Erct Trapoîta/^gî
THS ESOXHS SOY
0 ra7Tctydraro? /al eùAaêearaTOSôovlog
Stpwv Ildpxao; Pwpavo?.
2o
(P- 7) Eminentissimo Principi
ARMAND 0
CARDIN ALI' DUCI
DE RICHELIEU
ET GALLIM PARI s
ADULTAS, ut arbitror, (EMINENTISSIME PRINCEPS)
illustrium Poëtarum ac Rhetorum Unguas in Tui simul admira-
tionem ac tandem, pro dignitate quidem non satis,prœ multitudine
tamen innumeras rapuisti. Quanvis autem illis immensam animi
magnitudinem,Tripodéque dignissima Tui pectoris oracula,et con- 10
stantem omnibus in rébus prudentiam, cœ(P.8)terdque gestorum,
ac virtutum ornamenta, vel Homeri grandiloquique Maronis ore,
vel utriusque Principis eloquentiae facundia vivis delineare colori-
bus fas non fuit, at pro viribus tentasse magnum quid ac immor-
talitati dicandum. Eo nanque splendoris et Majestatis devenisti, 13
ut omnium prorsus Mortalium linguis superior, intuentium prœ-
stringas oculos etiam perspicacissimos. Prœstringuntur illa sanè
clarorum Virorum ingénia, sed imbecillium mentes ac infantium
acies adeô speciosissimis Tuœ pietatis ac religionis radiis eluces-
cunt,ut balbutientes jwius eorum linguœ disertissimœ factm, undi- 20
que RICHELIANA resonent prœconia, et in suaves gratiarum
actionum vocesprorum(P.9)pant. Unde non mirum si Tuisprovolu-
tam jjedibus Grœciam, non vetustam illam, et tot sapientum mo-
numentis conspicuam, sed prœsentem tot obrutam calamitatum
ruinis, rudem adhuc etinfantem respicias. Hcec quippe, non semel 23
amplissima Tuœ largitatis experta beneficia, quôd beatiore luce
vitâque Tuis fruatur Auspiciis, si non éloquentes in Tui
commen-
dationem laudes, gratas saltem gestit depr orner e. Atque sub tanti
Principis patrocinio lœta, felicius velut è suis rediviva cineribus
caput extollens benigniore gaudet cœlo, puriores ebibit auras spi- 30
rdtque vitales. Tuis quoque insignita obstrictdque nominibus, livi-
dos invidiœ dentés contemnit, Temporis voracitatem deridet, atque
jam audax (P. 10) acutissimis sese dare non dubitat Criticorum
aculeis. Parcas, precor (EMINENTISSIME PRINCEPS) ar~
dentissimo tnœ Grœciœ obsequio Fdcque, ut sicut ipsa Tuis illu-
strata fulgorïbus communem aspicit lucem, sic Tuce commissa
Tutelce, in pristinum restituatur splendorem ac Ubertatem. Deus
Opt. Max. det Tibi pro meritis tanti voti compotem vitam, incolu-
omémque conservet ad lotius Ghristianœ Eeipublicce solatium,
ejûsque hostium interitum, Patriœque subsidimn. Sie Numen
enixè rogat
EMINENTI^! TV M
addictissimus et obsequentiss. servus
10
SIMON PORTIUS Bomanus.-
LOVIS par la grace de Dieu Roy de France et de Navarre, A nos
amez et feaux Conseillers les Gens tenans nos Cours de Parlemens,
Baillifs, Seneschaux, Prevosts, leurs Lieutenans, et autres nos Justiciers
et Officiers qu'il appartiendra: Salut. Sçavoir faisons, Que nostre sainct
Pere le Pape Urbain VIII. à present seant, ayant fait une nouvelle y
correction et reformation aux Bréviaires et autres Usages pour le ser-
vice Divin, suivant le Concile de Trente: Nous avons jugé necessaire
de donner le soin et intendance de l'Impression desdits Bréviaires et
Usages à quelque personne Ecclesiastique des plus eminentes en dignité,
pour voir s'ils seront bien faits suivant ladite correction et reformation 10
de sa Saineteté, pour le bien et utilité des Ecclesiastiques et autres nos
subjects, et pour ce choisi nostre tres-cher et tres-amé Cousin le sieur
Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France, Grand-Maistre, Chef et
Surintendant General de la Navigation et Commerce de ce Royaume,
Gouverneur et nostre Lieutenant Ge(P. 12)neral de nostre Province de 13
Bretagne, sur lequel nous nous en sommes reposez, et luy avons octroyé
le pouvoir et faculté de faire choix de tels Libraires et Imprimeurs qu'ilju-
gera capables de faire dignementl'Impression desdits Br eviaires et autres
Usages, privativement à tous autres, de quelque qualité et condition
qu'ils soient, ausquels Libraires et Imprimeurs qui seroient par lui 20
choisis et nommez, nous aurions voulu estre délivré tels Privileges et
Lettres pour faire lesdites Impressions, que besoin seroit, et ce pour le
temps et espace de trente années: suivant lequel pouvoir nostredit Cou-
sin bien informé de la probité, capacité, experience et fidelité de Claude
Chappellet, Michel Sonnius, Robert Fouet, Jean Sonnius, Sebastien 25
Cramoisy, Antoine Vitray, Sebastien Chappellet, Claude Cramoisy,
Claude Sonnius, Gabriel Cramoisy, Charles Morel, la vefve Nicolas
Buon, Guillaume le Bé, Estienne Richer, Eustache Foucault, la vefve
Mejat, Denys de la Noue, et la vefve de Varennes, les auroit choisis et
nommez pour imprimer, ou faire imprimer, à l'exclusionde tous autres, 30
lesdits Breviaires, Missels, Diurnaux, Graduels, Psaultiers, Antipho-
naires, Processionnaires, Rituels (P. 13) et tous autres Usages pour leser-
vice Divin, reformez et corrigez de nouveau par nostre sainct Pere le
Pape, suivant le Concile, en telle forme et caractere qu'ils verront bon
estre, et ce pendant ledit temps et espace de trente années, à la charge 33
qu'ils imprirneroient les Nouveaux Testaments, les Catechismes, et les
Grammaires és Langues Orientales et en donneroient gratuitement
certain nombre, qui sera envoyé aux Missionnaires d'Orient, pour les
distribuer a ceux qu'ils desireroient instruire en la verité de nostre Re-
ligion, ainsi que plus au long est porté par l'Acte separé de ladite no- 40
mination cy avec la coppie collationnée du pouvoir par nous donné à
nostredit Cousin, attaché sous le contre-sceel de nostre Chancellerie. A
CES CAUSES, Nous avons permis et par ces presentes signées de nostre
main, permettons ausdits C. Chapellet, M. Sonnius, Fouët, I. Sonnius,
S. Cramoisy, Vitray, S. Chapellet, C. Cramoisy, C. Sonnius, G. Cra-
moisy, Morel, la vefve Buon, le Bé, Richer, Foucault, la vefve Mejat,
de la Nouë, et la vefve de Varcnncs, d'imprimer, ou faire imprimer, pri-
vativement à tous autres, aux plus beaux caractères, sur le meilleur
5 papier, et le plus corrc(P. 14)ctement que faire se pourra, lesdits Bre-
viaires et autres Usages pour le service Divin, reformez et corrigez par
nostre dit sainct Pere le Pape, suivant ledit Concile, et iceux exposer en
vente, et les distribuer pendant ledit temps et espace de trente années
defendant à tous Imprimeurs, Libraires, et autres personnes de quel-
10 que qualité et condition qu'elles soient, d'en imprimer, ou faire imprimer
en aucuns lieux de cettuy nostre Royaume, pays, terres et seigneuries de
nostre obeïssance, ny ailleurs, ny aux Estrangers d'en faire venir ny
apporter d'autres impressionsque de celles desdits Associez, et d'en expo-
ser en vente sans leur consentement, ou de ceux qui auront charge et
lo pouvoir d'eux, sur peine de confiscation d'iceux, de six mil livres d'amende
applicable aux pauvres, et de tous despens, dommages et interests envers
lesdits Associez. A la charge de mettre deux exemplaires de chacune des-
dites impressions en nostre Bibliothecque,avant que de les exposer en
vente, à peine d'estre descheus du present Privilège: et outre à condition
20 de faire imprimer lesdits Nouveaux Testaments, Catechismes et Gram-
maires en Langues Orientales, et en donner certain (P. 15) nombre
d'exemplaires gratuitement, pour envoyer par l'ordre de nostredit
Cousin ausdits Missionnaires d'Orient, afin de les distribuer au peuple
pour les instruire en nostredite Religion Chrestienne, conformément à
23 leurdite promesse. SI vous mandons, que du contenu en ces presentes
vous fassiez jouir lesdits C. Chapellet, M. Sonnius, Fouët, I. Sonnius,
S. Cramoisy, Vitray, S. Chapellet, C. Cramoisy, C. Sonnius, G. Cra-
moisy, Morel, la vefve Buon, le Bé, Richer, Foucault, la vefve Mejat,
la Nouë, et la vefve de Varennes, plainement et paisiblement, et à ce
30 faire et obeïr tous ceux qu'il appartiendra, en mettant au commence-
ment ou à la fin desdits Breviaires et autres Usages, ces presentes, ou
l'Extraict d'icelles, afin qu'elles soient tenuës pour deuëment signifiées,
et qu'à la collation qui en sera faite par l'un de nos amez et feaux Con-
seillers et Secretaires, foy soit adjoustée comme au present original.
35 CAR TEL EST NOSTRE plaisir, nonobstant oppositions ou appellations
quelconques, pour lesquelles ne voulons estre differé, et desquelles, si
aucunes interviennent, nous avons retenu et reservé la cognoissance à
nous et à nostre Conseil, et (P. 16) icelle interdite à tous autres Juges.
Donné a Chastcau-Thierry, le neufiesme iour de Décembre, l'an de grace
40 mil six cens trente et un et de nostre regne le vingt-deuxiesme.
Signé, LOVIS,
Et plus bas, Par le Roy, Philippeaux. Et sceellé sur double queuë du
grand sceau de cire jaune.
GRAMMATO LINGUJ! GMCJ VÏJLGARIS
PROŒMIUM
Vernacul^e Grœcse linguae Grammaticam ab omnibus
fere dixerim expectatam simul et expetitam, à quamplurimis
frustra promissam, à nonnullis vero quibusdam veluti deli-
neamentis duntaxat adumbratam, nec ab aliquo satis adhuc s
expressam, non tam explicaturus, quam editurus aggredior.
Grande quidem ac perarduum opus nostrisque viribus impar;
sed non inaccessum nec enim omnium omnino difficultatum
ambages, syrtesque superare con tendimus,sed (P. 2) faciliorem
quandam ac brevem hujusmodi Grsecse linguse notitiam 10
methodum instituimus.
CAPUT I.
De Literis, earûmque divisione, ac Pronunciatione.
Quoniam vulgaris haec Graecorum lingua suam, ut
par
est, originem non inficitur, ac fœcundam illam linguarum
îs
parentem sll-nvîôa. diâhxTav, matrem agnoscit, non mirum si ad
ipsam tanquam ad fontem existimem recurrendum, et plu-
rima ex ipsa deprompta censeam referenda.
Habet igitur haec quoque suas viginti et quatuor literas, ut
illa, paritérque dividit eas in Vocales, et Consonantes. Vocales
quidem septem agnoscit, a, e, n, 1, o, v, w. ex quibus sex pro- 20
prias diphthongosfor(P. 3)mat ou, au, et, eu, 01, ov ex impropriis
tamen praeter >j, «, et uc, nullas alias admittit. Jam Consonan-
tes sunt decem et septem, (3y<?£0)cApv£Trp<xT<j>x<J/,
ex quibus quaedam tenues tz k r; quœdam aspiratse 9 o x\
quaedam médise (3 y quasdam duplices K ty; quaedam.
denique immutabiles À p. v p.
Quod attinet ad pronunciationem, miror quosdam doctos
licet et non vulgari prseditos eruditionis varietate eô temeri-
tatis devenisse, ut germanam, integram, ac Kv-oo-xpâdoToy
recentiorum Grœcorum pronunciationem, chimericis nescio
s quibus ducti conjecturis, totis viribusausifuerint quam sane
temerario judicio, sic irrito conatu pervertere, ac deturpare.
Profecto si Grsecis maternse linguae flexiones, et una cum
lacte acceptos haustosque sonos et accentus puros et intactos
audes denegare, (P. 4) cur barbaris eos concedas, cur extero cui-
10 que
qui aliarum Nationum accentus suo nativoque accommo-
dat, toto, ut aiunt, cœlo à recta earumdemNationumaberrans
• pronunciatione atque deflectens. Verum haec obiter tetigisse
sat erit, pluribus enim prosequi; et vehementius in eos invehi
prœsens prohibet institutum, ac brevitatis amor.
io Quare ut eo redeat, unde parum aberravit oratio, dicam
de literis in particulari, et primo quidem de A, quœ or e debet
proferri pleno, numquam depresso. Neutro omnia in plurali
hac litera terminantur, quaedam etiam in singulari, prseci-
puéque Verbalia, ut x/vm motio à zwà, -kxIxiu/x. lucta à -x-
îo Xat'cco. Item omnia
fere nomina substantiva, et non verbalia
fœminini generis, ut ^ovez Musa, vM^a. calor, ôî^x sitis, etc.
Est praetereatenninativaAoristi tam activi (P. 5)quampassivi
modi Indicativi, ut ha^x/eci, èyoofyfoiz scriptus sum. Sic etiam
desinunt omnia adverbia, lit xxâx bene, croyà docte, k\yhix
25 egregie, et hujusmodi plura.
B, effertur ut V Consonans, nec ponitur nisi in medio vel
initio dictionis, numquam in fine. Quod autem (3 sonet V
Consonans ex hoc maxime constat, quod Graeci dum B Lati-
noruin pronunciationem volunt exprimere, in nominibus prse-
3J cipue quibusdam ab
ipsis Italis mutuatis, et à grœcaliterali
quam longe distantibus non utuntur (3, sed y-, quodapud illos
sonat b, ut videre est in dictione bombarda quam nostri
Grœci sic scribunt y.r.oy.r.xpdx.
r, varie sonat pro varietate vocaliumquibuscum alligatur
33 nain cum a, o, m, et cv, eodem prorsus effertur modo, quo, g
Latinorum in ga, go, et gu At cum t, r,, u, ot, (P. 6) et, et ou
editur ut ghi, vel ghil Italorum, et ut gue et gui Gallorum.
ut
r ante aliam y posita, et antex, sonat ut xyyzlog angélus,
àyv.yjlixÇa amplector
m A,densiori quodam spiritu, quam D Latinorum edi debet.
Hispani ad hanc pronunciationemmaxime omnium accedunt.
E, valet E. In hanc vocalem terminantur praecipue Voca-
tivi singularesNominumMasculinorum,quorumNominativus
est in oc, ut'za/î bone, xrv/z improbe, etc. Item secundse
personae numeri pluralis Verborum cuiuscunque sint modi,
siciit etiam secunda persona numeri singularis Imperativi,
edunt..
ut vJ-uzfac, léyz die. Item tertia persona Aoristi tam activi
quampassivi numeri singularis modi.Indicativi. Grseci nostri
carent s clause, uno, namque sono, eôque aperto, ut reliquas
omnes vocales,
(P. 7) Z, suavius effertur Latinorum Z, aequivaletquesimplici
s, cum in medio dictionis ponitur, ut in hac voce, Musa. Z 10
insuper post sonat <7, ut in hac voce, éVÇt constat, et inaliis
s
pluribus.
H, sonat I,et non E, ut quibusdam placet, eruditis quidem
alioqui viris, at non Graecis, quibus inauditus est hujusmodi
sonus, et omnino peregrinus. Est terminativa nominum tan- 13
tum generis fœmininiu et praecipue adjectivorum, ut y^lh
bona, cccmp-n alba. Item tertiae personae numeri singularis
Verborum modi Subjunctivi, subscripta 1 ut dix va xafivj ut
faciat.
0, funesta litera, et à solis fere Grsecis proferenda, cha- 20
racteribus aliarum linguarum, vel vocibus exprimi scriptis
minime nequit, videtur tamen accedere ad prolationem 5,
balbutientium.
(P. 8) I, valet I, in quam desinunt omnia fere neutra, quae
derivantur à graecoliterali in ov, ut ^[±1 à ^mov vlaàl à xhx- 23
dlcv. ôoatrjÂÎôt à dzxrvAldiov. Item omnia diminutiva in yj-} ut
àvQporJ.7.1 homunculus, et alia innumera.
K, sequivalet C, sed diverso modo; nam cum a, o, w, ou,
sonat ca, co, et eu at cum t, rh s, u, si, 01, et ai, correspondet
qui et que Gallorum, vel etiam italico chi et chie. K, post v 30
et y, profertur ut g, verbi gratia zbv zéapov, et àyvAli, tongos-
mon, et angâli dicemus.
A, valet L, ac semper eundem retinet sonum ante quascun-
que vocales, et diphthongos posita, licet quibusdamvideatur
aliter exprimendaante t, volunt enim tune idem prorsus sonare, 35
quod gli Italorum, vel U Hispanorum. Utrumque sonum non
improbo.
(P. 9) M, sonat si ponatur anterc, variat illius sonum,
M, quae
ita ut proferatur ut b, ut constat in voce ^x^xm, bambâki,
id est bombyx. 40
N, quanvis ante a, e, o. w, ai et ou, sonet na, ne, no, nu;
attamen ante 1, 01, et et v (in nobilioribus saltem praesentis
Grseciae locis) sonum gni Italorum, vel duplicis nn Hispa-
norum prae se ferre videtur. N, ante n aequivalet m, et n b,
exempli gratia tov nx-iox pat rem pronunciamus tom batéra.
Est insuper finalis accusativi singularis primse et secundae
5 declinationis, et omnium genitivorum numeri pluralis, item-
que Nominum neutrorum in ov.
S, effertur ut cs, non vero (ut perverse quidam) tanquam
gs.
0, sonat 0, ore aperto prolata. In hanc desinunt quamplu-
10 rima nomina neutrius generis, ut àloyo equus, etc. quœ de-
berent terminari in ov, (P. 10) si spectetur eorum origo.
n, valet P, sed post p. vel v, respondet B Latinorum, ut
patet in dictione -kzu.tm mitto, pémbo, et aliis. Vertitur ali-
quando in © ut [iIxktm, filzozoi noceo, ylv-uro y^uorw scalpo, ett
io alia non pauca.
P, aequivalet R, initio dictionis semper spiritu aspero no-
tatur, cum vero sunt duo (ut fere contingit in medio alicujus
dictionis) primum leni notatur spiritu, secundumautemaspero.
Ponitur interdum loco A, ut arého) g-sûm mitto sed hoc ni-
20 mis corrupte melius agitur dum p vertitur in a, praecipue in
dictionibus externis dicendo g/Muz pro o-zptW Italico, id
est gladiatura, etc.
S, sonum s, refert cum sibilo, estque terminativa omnium
prorsus nominum ac participiorum generis masculini, ut
2a àvrwioç Antonius, azéy.ovrxg stans item accusativorum om-
(P. 1 l)nium tam masculini,quam foeminini generisnumeri plu-
ralis, ut rov; 'xlovg bonos, rah ârvyjxiç lïliquitates itemque
nominativorumpluralium generis fœminini,ut àpz-ylzvirtutes
jxy.vdèzq maires, etc. Ponitur etiam in fine secundse personae
30 omnium Verborum activorum numeri singularis, ut dépvziç
verberas, z/etp-eiç furaris, et omnium temporum activas et
passivae significationis eiusdem numeri (si imperfectum pas-
sivum excipias) ut sàspvs; verberàbas, zànpzq verberasti, zâdcp-
Q-/iY.sg verberatus es, et hujusmodi.
35 T, mystica, ac salutaris litera sonat T, verum posita post v
sonum d, assumit, ut av-pov antrum quasi andron} et ivav-iov
contrarium enandion.
T, idem munus subit quod, I, estque finalis quorundamgra-
vitonorum generis neutrius, ut yl-ovJo dulce, fizpv grave item
M et eorum quae derivantur à graecaliterali lingua in vov,(P. 12)
ut dU-îv à dUrjov, et reliqua plura.
$, sonum habet F, vel ph, ut ~~ov~ fero.
X, sonus hujus literse scriptura nequit ostendi, qui tamen
Florentinorum C noverit, ejusdem literae pronunciationem
non ignorabit, quanvis non tam aspere sit edenda. Sane si
chi Gallicum careret sibilo, et Italicum sci, non longe dista-
rent à Graeco s
W, valet ps, ut <ijy.lij.6q Psalmus.
Û, idem praestat quod 0, estque terminativa omnium Ver-
borum activée sig nificationis tam praesentis quam futuri, ut
àyairû amo, 0e ta) àyxKoazi amàbo. Mutatur non raro à Graeca-
literali in hac vernacula lingua in ou, ut £a>p'&ov jusculum, 10
Çovpî, à 7TtoA» vendo, novlû, et à p.ip.w simia, ij.alfj.ov, etc. Atque
haec de literis, jam nonnulla dicamus de Diphthongis.
At, correspondetLatinaa diph(P. 13)thongo; œ, in hanc ter-
minantur prima, secunda, ettertiapersona singularisproesentis
Verborumtampassivorum, quam deponentium. Item et tertia 15
persona pluralis ejusdem temporis, et nominativi pluralis no-
minum fœmininorum, et masculinorum primse, et secundse
declinationis.
Av, ut plurimum sonat af, ut avrk ipse aftos, interdum
vero ao, ut onJX-h aida, quasi otiôlù. Quare quoties post av se- 20
quitur 0, £, a, T, 9, edenda erit ut af, si vero post ipsam po-
nantur vocales, vel caeterae aliae consonantes, supradictis
exceptis pronuncianda erit ut aê.
Et, facit i, estque terminativa secundse et tertiae personae
praesentis, et futuri activi Verborum barytonorum, ut ypâ- 25
cpstç ypacpst, et Béfaiç ypdctyziç, Oélei ypâtyzi.
Eu, effertur ut ef, modo ut se. (P. 14) quando autem debeat
pronunciari ut ef, quando vero ut e|3 observanda- est supra-
dicta régula de au.
Ot, aequivalet etiam i. Cuius terminationem amant omnes 3o
nominativi plurales nominum tertiae et quartse declinationis.
Ou, correspondet ou Gallorum, ac sonat u Italorum. Hanc
terminationem habet secunda persona imperfecti modi indi-
cativi passivae significationis. item omnes fere genitivi singu-
lares nominum masculini generis, et neutrius, si barytona 35
excipias in àç et -hq, et quae desinunt in ig. Item nonnulla no-
mina foeminina ut ^.xï^ob simia, etc.
CAPUT II.
De Accentibus et Spiritibus.
TRES habet vernacula haec Graecorum lingua ut literalis
(P. 15) accentus, acutum videlicet ut léyoc, 'gravem ut nyh, et
s tandem circumflexum ut riy.à.
Loci accentuum sunt quatuor, ultima, penultima, antepe-
nultima, et prseante.penultima. Ultima tres recipit accentus,
non quidem omnes simul cum una dictio unius tantum sit
capax accentus, sed potest vel acutum, vel gravem, vel cir-
•n
cumflexum, prout ratio exigit, suscipere.
Accentum gravem habent omnia monosyllaba ut -Je, vx, èà,
etc. Item adverbia in a, quae derivantur ab adverbiis grœco-
literalis linguse in àk circumflexe, ut ao^x docte, à o-oop&jç, v.cùà
bene, à za/.«;, et hujusmodi plura. Nomina etiam neutra dis-
is syllaba in i, ut -sol cera, y,opy.l corpus, et alia.
Accentum circumflexum suscipiunt,genitivi tam singula-
res, quam plurales, in quorum recti ultima ac(P. 16)centus est
vel acutus, vel gravis, vel circumtlexus, ut Ozbç Deus, Bzov,
tiut, honor, ri^n:, rh xoe-oûg virtiites, twv àps-wv. Eundem ob-
20
servant accentum accusativi plurales nominum secundse de-
clinationis, et omnia verba circumflexa.
Penultima etiam duos admittit accentus acutum videlicet
et circumflexum hune suscipit cum penultima est naturâ
longa, et ultima brevis in dictionibus plerunque dissyllabis,
as ut [j.oïhtz, Qy.vaz, etc. item in iis, quae terminantur in oyjzc, ut
aiwxq sœculum, àyôyjxz certamen, et in participiis verborum
cireumflexorum,ut zrj-wy-a; verberans, àyxriàv-xç amans, et
sic de reliquis.
Acutum vero requirit cum utraque est vel brevis, vel
30 longa, ut AÔyo; verbum, %cocms urbes, vel longa per ap-
positionem, ut Qxppo^ fiducia. Omnia neutra plurisyllaba
in t, habent accentum (P. 17) acutum in penultima, ut -nxr/vidi
Inclus, M(MKx/.i homunculus. Item omnia plurisyllaba cujus-
cunque sint generis, dummodo habeant ultimam longam
3:; acuuntur in penultima,sicuti et omnia verba quae non sunt
circumflexa, ut d-jvx-wa corroboro azoêzoûvai confirmo, et
alia.
Antepenultima duntaxat acuitur, si ultima fuerit brevis,
ntxvQrjomoghojno. Cœterum nonnulli et recentioribus Grœcis
40 non
soient respicere ad ultimam syllabam, sed Latinorum
more habita ratione quantitatis penultimae, antepenultimam
acuunt si penultima fuerit brevis, ut aytoSrar/j sanctissima
pro ayicorar/j, aduov; injustos pro àdUov^ etc. Melius tamen
videtur et elegantius regulas accentuum observare literalis
grammaticse, ad quam velim confugias. 5
Prseantepenultima vero acutum ag noscit et circumflexum,
acutum(P.18)quidem in iis, quorum penultima est in ia, ut
av7.yyJlAiy.mi exultatio, "èwxTixtjev nox facta est, quasi ioc} uni-
cam efficiat syllabam, et in KpontxpoÇuTovoiç-, quibus additur
particula vt, ut xâusn, vJ.\jzxivz facitis circumflexum autem in 10
iis quorum penultima circumflectitur, et iis additur articulus
cum particula -vs, ut sIôxtovz vidi illucl.
Jam spiritus in hac ipsa lingua iidem penitus sunt qui in
graeca literali, lenis videlicet, et asper, iisque eodem modo
in utraque lingua utendum est. Quare non parum sumet utï- 1J
litatis, et commodi tam in otthographia, quam in nominum
declinatione, inflexionéque verborum is, qui grammaticam
grsecam apprimè calluerit.
(P. 19) CAPUT III.
De Partibus Orationis.
23
CUM octo sint Orationis partes, Articulus scilicet, Nomen,
Pronomen, Verbum, Participium, Praepositio, et Conjunctio,
de iis singillatim habendus erit sermo, si prius dixerimus quot
casus ac numeros vernacula Grsecorum lingua admittat.
Quatuor igitur in quociinque numero casus agnosci't, no-
minativum, genitivum, accusativum, et vocativum. Geniti-
vus ultra propriam significationem retinet etiam Dativi, ut
(roi) ôlôm tibi do. Accusativus vero non raro ponitur loco geni-
tivi, et prsecipue pro articulo tôv, ut -h npfcovç pro -h npfacùv
honor illorum, et dicunt ha y.ou.u.dzi ^«.al pro tyorniov-, idest, 30
frustulumpanis.
(20) Duo tantum sunt numeri tam Verborum quam nomi-
num, singularis videlicet, et pluralis respuit namque dua-
lem numerum hœc lingua, utpote solis Atticis proprium, à
quorum melliflua suavitate quanvis longe distet, suas tamen 35
habet et Musas et gratias.
Articuli nominibus praefigi debent; sed quando hoc opus
hic labor est. Caeterum vel usus optimus erit praeceptor, vel
tua temet materna ling ua docebit. Nam si tua lingua articulis
utitur, ubi eos ponere in ipsa conaberis, ibidem collocabis in
graeca. Exempli causa, si Gallice loquens dicas, la jeste de
Nostre Dame, eadem graece vertens enunciabis cum arti-
culo h toprh tvj; QîoroV.ou si vero dicas, nous avons grande
s Feste absque articulo, dices etiam graecè, è[j.dç. 'iypysv ptyocl-nv
éoprhv, nullo prseposito articulo.
(P. 21) Adverte tamen in nomine, Qsbç, semper prceponendum
esse articulum, quanvis in aliis linguis non praeponatur, di-
cendum enim semper est 6 Bebg cum articulo, unde cum dicunt
io gloria Ubi Deus, addentes articulum aiunt àô\a. aoi 6 Qz6q.
Adverte etiam Graecos vulgares carere articulis postposi-
tiva, pro quibus Latinorum more relativis qui, quœ, quod,
utuntur, postponentes onohg, oirota, onoïov, ac proefigentes ar-
ticulos, o, 'ht to, ut o Ukpo; b bnohq Petrus qui.
io Tres sunt articuli prœpositivi, à quibus genus nominum
dignoscitur, b masculini generis, -h fœminini, et tô neutrius.
Sic autem flectuntur,
Masc. Fœm. Neut.
Sing. No. b hic. No. -h hcec. No. TO hoc.
20 Ge. xo\i Ge. rhçg Ge. roû
Acc. zbv Ac. rhv Ac. tô
Voc. M VOC. W Vo. M
(P.22)PZ.No. ol hi No. alvel-hhœ No. zx hœc
Ge. twv Ge. tmv Ge. twv
2j Ac. to-jï Ac. rxk vel rng Ac. xâ
Vo. w Vo. w Vo. w
Ex his facile colligi potest quam malè alii notent in pluralii
articulum fœmininumper otdiphthongum,quse soli masculino
generi convenire débet, f, vel xyc videtur Ionica loquutio,
30 cujus est mutare a in n, nec temere usurpari potest pro al et
1
xoeïç.
CAPUT IV.
De Nomine.
Qtle de Nominum divisione inseri hoc loco possent, utpote
35
satis dilucida ex aliorum grammaticis, ne in iis recensendis
tempus terere videar praetermittam. Dicam tantum quœ
propria censeo in hac lingua.
Variée igitur multiplicésque sunt (P. 23) nominumtermina-
tiones, quae varias etiam sortiuntur declinationes, quarum
numerus licet communiter quaternarius assignetur, à me ta-
men majoris claritatis ergo sextuplex tradetur. Erunt quippe
declinationesquatuor laoavXko&oi,id est pa?*isyllàbœ} una par-
tim hod-j/loêoc, et partim ncpiTToa-y/Aaëoç,quae in plurali tantum 5
incrementum suscipit, altera demum omnino r^ptrxoavAko&og,
quse in utroque numéro incrementum admittit.
PRIMA nomittumdeclinatio est tantum masculinorum in xg
et m, quorum genitivus in ov, licet satis barbare, et nimis
corrupte apud vulgus exeat in a, vel in n} juxta terminatio- 10
nem nominativi, cum id proprie contingat in accusativo ad-
dito v, quam tamen nonnulli abjiciunt. Pluralis est in uig, ge-
nitivus in «v, accusativus et vocativus, ut nominativus.
(P. 24) Exemplum in aç.
Sing. Plur. n
No. 0 rxudxç promus. No. ol zxy.d7.ig
Ge. TOy rocy.£tov Ge. twv Taaôtwv
Acc. xb-j icL[j.ziccj Ac. rovg tocimIxiç
Voc. co rocpeûx Vo. w Tay.daiq
Exemplum in yç. 20
Sing.. Plur.
Nom. 0 /Js'cpr/îs /^r. Nom. ol -Aèorxiq
Gen. roy xléqrov Gen. twv zAî©twv
Acc. xbv yXi^xw Acc. T0Ù5 zAe'cprau;
Voc. w >tXs'(j)T"/7 Voc. co jcAscpraJ? 25
Adverte quaedam nomina propria in aq oxytona posse termi-
nare genitivum singularem et in ou, et in ex, ut 6 UvSocyôpag, rov
UvBor/épov, et ILuBzyôpx, qusedam vero in âg circumflexa retinere
tantum « in genitivo, ut 0 Aovxàg, rov Aovxà, etc.
SECUNDA declinatio fœmininis duntaxat gaudet nominibus,
30
quorum nominativus est in x vel 73,
genitivus in ag vel rtg
juxta recti voca(P.25)lem. Accusativus autem in av vel w
prout fuerit ultima vocalis nominativi.
Exemplum in a.
-1- -11
1 1
,SZng.PZzcr.
33
No. cp~a,~a ccmicitia. Nom. <?~ta:~
Ge. T~$ Œt~~g 1 Gen. zi~v ~Wv
1. Dans l'édition originale, le texte porte tu; aàiàç et h fdtod<
Ac. tvjv (fikiàv Ace. toùç yilixïç
Vo. œ (piïià Voc. &) (fthoàç
Exemplum in n.
Sing. Plur.
Nom. ywùuy opinio. No. v? yvâuxiç.
Gen. vnç yv(ùu:/)ç Ge. rwv yywp.wv
Ace. r/jv yvoopjv Ac. ralg yvâucuç
Voc. w yvwp.73 Vo. w yvwuai;
Nota hîc vocativum singularem et pluralem similem esse
10 utrique nominativo quod non contingit in prima declina-
tione, in qua vocativus singularis amittit ç. Item genitivum
pluralem notari semper accentu circumflexo, ut fit etiam in
prima.
(P. 26) TERTIA declinatio omnia genera nominum complec-
io titur, quorum masculina, muliebria, et communia termina-
tionem habent in oc, neutra vero in ov, vel in o, genitivus sin-
gularis in ou, accusativus in ov, et vocativusin s.
Exemplum masculinorum in og.
Sing. PI zcr
20 No. 6 ).oyc6uô5 Co,gitutio. No. oi ).o~to-MO~
Ge. TOU ~O~tO'~OU Ge. Twv ~O~tO'~M~
Ace. TOY
~,0yt6~.t.GJ Ac. TOU:
/~0 ylrS(J.oUS
VOC. M 0yt P.'Îl Vo. M ~0~0-Ot
Exemplum fœmininorum in 0;.
2J Sing.
Unq. Plur.
PZ^?\
No. >7 ëpriuoç. solitudo. Nom. ïpnu.oi
Ge. r/5? ip-npo-j Gen. twv èor^.cùv
ACC. T'v ëpriuoy ACC. rat; èp-ny.ovç
Voc. àioriuzs Voc. ù>ïpr,it.oit
30 moc eoaem moao neciunxur communia aaaitis prsepositivis
articulis 6 et 77, ut 6 et 77 izxpOévog virgo, roû xat ~/5ç nocpQévov, etc.
(P. 27) Exemplumneutrorum in ov.
Sing. Plur.
No. ré ôévâpov arbor. Nom. rà (î/v^pa
3o Ge. 70Û dévâoo-j Gen. tmv àivàpwj
Ac. to ôévdpov Acc. rà divdpx
Voc. w dévdpov Voc. w dévôpx
Sciendum autem hic est nomina neutra tres casus habere
similes in quocûnque numero, rectum videlicet, accusativum
et vocativum quod non tam verum est in hac declinatione,
quam etiam in cseteris aliis, quae neutra nomina continent.
QUARTA declinatio est masculinorum in aq et
yjg, quorum 5
ilexio partim convenit cum nominibus primse declinationis,
partim vero cum nominibus tertise. Horum igitur genitivus
singularis est in ou, accusativus et vocativus in vel y? juxta
terminationem a
nominativi.
(P. 28) Exemplum in «g. 10
Sing. Plur.
No. 0 ijxhxKaç cochlea. No. oî <t<xXuxkqi
Ge. Tovaxluxuov Ge. ràv aoàiàvMV
Acc. zov axkixxx Ac. r rovq (jc/lixzovq
Voc. œ axkuxzx Vo. « dakuxxjoi is
Exemplum in *nq.
StoQ- Plur.
No. 6 [lâcjTopnq artifex. No. oî [uxaràpoi
Ge. zov pxrràpov Ge. twv uacrropm
Ac. zov pouTTOpn Ac. rovq y.aar6povq
»Q
Vo. w ^ka-copm Vo. à wxarôm
Animadvertas velim in hac declinationesemper nominati-
vum, et vocativum pluralem debere acui in penultima: voca-
tivum vero singularem acui in antepenultima si nomen sit
trisyllabum, si vero quadrisyllabum in praeantepenultima,
sive quod idem est servare semper accentum sui nominativi, 23
ut ex allatis exemplis licet colligere.
(P. 29) Quinta declinatio amplectitur tam masculina in àq et
hg barytona, quam in ig é%kovx, et fœminina in ar
quorum obli-
qui singulares retinent recti vocalem ablata q in masculinis,
30
et addita in, fœmininis. Pluralis vero nominativus est pluri-
syllabus in Seq vel ovôzc, genitivus in wv, accusativus et voca-
tivus similes sunt nominativo.
Exemplum in àg,
&ng. pur,
N. 0 pzoTcapàç nugator. N.. oi {j.sccxzpzôsq
3:.
G. zov uxaxxpx G. rwv paGv^pddm
A. zov pzawxpx A. zovq px<jxzpdc$eç
V. w uamapcc V. w fjbxwxpxdeç.
Exemplum in -fc.
Slng. Pliir.
No. o *.pirhç judex. No. oî y.pnSzç
Ge. xov KpiTYi Ge. rwv y.pirââd)v
ACC. TÔv zpir/j Ace. rovq xpirâôîç
5
VOC. co y.oivh Voc. cô xpiTtxdsç.
(P. 30) Exemplum in tç.
Sing. Plur.
No. 6 y.vpiq dominus. No. oi yjopovàsç
io Ge. rov vjôpi Ge. rcôy x.vpovdm
Acc. tÔv xupt Ace. roùg xupoû^eç
Voc. w îcupt Voc. à) y.vpovdsg
Adverte composita ex isto nomine y.îipiq ut vouoy.vpic, wxpcxSo-
Kvpig, etc. formare nominativum pluralem in idsq non in ovdeg,
15
dicimus enim voixoy.vpideç, Kapocooy.vpidzçretinentes t, in omnibus
obliquis.
Exemplum fœminini in a.
Sing. Plur.
No. -h y.ocva mater. No. vi pxvâdeq
20
Ge. r/jç f/ava? Ge. twv ^xvxâav
Acc. tïjv f/ava Ac. ratç pavddeq
Voc. à poevoe Vo. àu.txvctdeq
Ex quibus colligi potest nomina in ocq et yq masculina, et
foeminina in a habere nominativum pluralem in ââeç, sola
25 vero masculina
in iç in ovdeq.
(P. 31) Sexta, et ultima declinatio continet tantum nomina
TtspiTTotyvilocÇcc neutrius generis, quorum terminatio est « vel i,
genitivus plurisyllabusin ou, ac caeteri casus ut nominativus.
His addi possunt nomina neutra in v.
30
Exemp lum in a
Sing. Plur.
No. TÔ xpt'pa peccatîim. No. rà xpt'aara
Ge. toû Y.pi[tAxoM Ge. twv ^pt/^arcov
Ac. tÔ xpt'f/a Ac. -rà y.pipccTcx.
35 Vo. w zptpwc Vo. w zptp.ara
Adverte haec nomina desinentiain a, posse etiam terminare
genitivum singularem in oq juxta regulam grsecoliteralis
y.dxovet
•grammaticae, ut si quis pro xpt^rou diceret
sic de reliquis.
Exemplum in t.
pro aro-
Sing. pur.
Nom. to Tïccidl puer. No. rà icaaâuk -6
Gen. rov izxiSiov Ge. t&jv raato
(P. 31) Ace. to nouât Ace. t« muâià
Voc. w noudi Voc. m uaiàià
Observandum est hoc loco apud quosdam non circumilecti
genitivum singularem, et pluralem nominum desinentium in
10
i, quum dicunt rov Kocidîov, et twv noudlcùv cum accentu acuto.
Verum communis usus utrosque circumflectit, quem etiam
sequendumesse censemus, cum ipse hac in re non minimi sit
ponderis, ac momenti.
APPENDIX PRIMA
15
De Heteroclytis, Verbalibus et Numeralibus.
HETEROCLYTA nomina dicuntur, quse vel novam sortiuntur
flexionem in plurali diversam à singulari, vel genus mutant
aut accentum, vel peculiarem quendam declinandi modum,
irregula(P. 33) rem tamenconstituunt. Ad primum genus hete-
roclytorum revocari possunt omnia nomina fœminina in \g, 20
quorum flexionem unius exemplo satis ediscere poteris.
Nom. /} nlaxiq fides.
"r"
Exemplum in ig.
No.
V (o~.
Sing. piur.
y niaroaç
3S
Ge. mrjnq vel Ge.
zvig TTt'o-Tsws
tmv mtjxim
Ac. rpv nùmv ACC. rodq marouç
Vo. M iw'ffrt VOC. M m'errats
Ex nominibus masculinis in oc, nullum reperio quod sit
heteroclytum, praeter nomen lôyoq, quod in singulari mascu-
lini est generis, in plurali vero neutrius, et sic declinatur. 30
Sing. Plur.
No. ô verbum. No. Ta: ~oy~
Ge. Tou ~6ïou Ge. TGJV ~loyirov
Acc. 'r01J ~ôyov Acc. z-â ~O/M:
33
Voc. (1 ~dye Voc. (1 7~dycx
(P. 34) Huic addi potest nomen fcemininum oÇpâoç, quod cum
sit tertise declinationis,variat tamen in plurali terminationem
accusativi, communiter enim pro zxk o'Zodovg, ponitur rxk 6Ï0-
dxic, quae est terminatio accusativi pluralis secundae declina-
s tionis.
At vero neutra omnia inoç, utavOogflos, -/Jodoglucrum, etc.
et nonnulla in ov, ut ôérfpov arbor, loco « in nominativo plu-
rali reponunt vr, dicimus enim avQ-n flores, yloôr, lucra, etâév-
dçm arbores, quorum genitivus est in wv circumflexe.
10 Nomen piyxg Bex, quanvis quintae declinationis, quia ta-
men accentum mutat, et terminationem in genitivo singulari,
ideo non immerito inter heteroclyta annumeramus. Dicetur
igitur in genitivo pro roû pLycc juxta regulam roù piybz; caeteri
casus tam singulares, quam plurales sequuntur flexionem
15 quintœ declinationis.
(P. 35)Nomina propria virorum in o-3ç et o>ç, ac mulierum in
où et m, non declinantur nisi in singulari, et retinent ou vel w in
omnibus obliquis. At vero substantiva in o-jg in utroque nu-
mero declinantur. Singula propriis exemplis elucescent.
20 Exemplum virorum in ovg et(,);.
Sing. ,Sing.
No. ô l7:o'ou, JesM~. No. o ~iw~ Minos.
Ge. Tou 1-47oD Ge. Tou Mivo,~
Ac. TOV I-r,coûv Ac. w Mlvo,v
2) Vo. M I~CTOU Vo. M l~Iivo~;
Exemplummulierum in où et à.
Sing. Sing.
No. vj yLzïpov simia. No. -h Atrà Latona.
Ge. T'ôg p.ataoù Ge. vrig ÀtTw
30
Ac. tt/V p.xï[xov Ac. tyïv Airoi
Vo. w uaïp.où Vo. w Airw
Exemplum substantivorum in ovg
Sing. Plur.
Nom. 0 voî>g mens. Nom. ol vôot
33 Gen. toO voû Gen. twv vo'wv
(P. 36) Ace. tovvoûv Ace. rovg vôovg
Voc. w voû VOC. cô vôoi
Nomen item Kollg et nolv heteroclytum est, licet fcemininum
Ttoll'h nequaquam sit,cum observet regulas secundae declina-
tionis. Quare sit exemplum masculini r.olvç, et neutrius -nolv.
Sing. piur.
Nom. 6 r.okvc, multus. No. ol nollol
Gen. roi) TzoXkov Ge. r&iv ttoA/Iwv s
Acc. xbv Tiokvv Ac. rovç ftoXAovg
Voc. œ toAù Vo. w to^oî.
^m<7. Plur.
No. tô ttoXù multum. No. t« TroAylà
Ge. toûtto^Aoû Ge. twv ttoXAgùv 10
Acc. TÔ TTOAÙ Acc. Ta TToXAà
y OC. CÔ 7T0^Ù Vo. M TTO^v/à
His adde omnia nomina in ù; barytona ut |3apùç, yhzbg, et
alia, quae sic flectuntur.
(P. 37) ^m^r. p^r. 45
No. 6(3apù; gravis. No. oîfixpîîq
Ge. toù fixpvov Ge. twv [3apuwv
Ace. tÔv (3apùv Ace. toÙç (3apcîç
Voc. w (3apù Voc. w (3ap£Î5..
Neutra eorum in ù, non sunt irregularia sed pertinent ac 20
reducuntur ad ultimam declinationem, et eodem modo decli-
nantur quo desinentia in l. atque haec de heteroclytis.
Verbalia qusedam deducuntur à praesente versa w in /?, si
aliqua prascedat consonans, vel simplex vocalis, sic à vr/M for-
matur vb/:r\ Victoria, et à (3oô> fior, clamor si vero vocalem «, 25
prsecedat diphthongus ev, tune m, mutatur in a, et u in t, unde
à âovhvcù fit dovlzix. servitus, et à tprar^uco arw^cta paupertas.
Verum si ante w, ponaturou diphthong-us, w quidem vertitur
in yj at v abjicitur, ut à/.oiJM andio, àxo-h auditus.
(P. 38) Ex verbis in yw, quorum penultima est su, formantur 30
etiam verbalia in y, rejecta v, ut ex <psyy&) yvy/i fuga. Ea vero
quas velsolam e-habent, vel junctam cum in penultima, mu-
tant w in oc, s in o, et abjiciunt 1, ut /e'y&> Ao'yoç verbum, utom
anopoc semen. Sunt etiam alia verba in yw, quorum penultima
est in ce, et haec verbale formant in 1, ut ^ayw oxyl, cïbus, et 35
additione ro, «paytrô. Verba etiam in dû circumflexa verbalia
habent in 1, ut -rpayouJcô cano,rpccyov')i cantus, et hvh'jdàjloreo,
hvhvdi flos. At in v», et Gw formant verbalia in oç, ut 7rov5> do-
leo, -KÔvog dolor, et mrôw desidero, néQoç desiderium. Tandem
ex verbis in p.vw effingi possunt verbalia in p.a rejecta v, ut à
-ocuvoifacio, -zuteujc factwn.
Quaedam autem suam desumunt or iginem ab aoristo activo,
et haec vel desinunt in y.x et yog, vel in tg, vel in ta.
s (P. 39) Verbalia in ux et y.ôg formantur à prima persona aoristi
primi, qui si fuerit in gx verborum barytonorum formabit
suum verbale ponendo inter cet x, p, utcntouo audio, aoristus
primus est xxovax, hinc interposita p., interet a, fit xy.ovayx
auditio, et versa ux in pôç <zx.ovGy.bc nominis fama. Dixi ver-
10 borum barytonorum, quia aoristi verborum circumflexonim
mutant simpl i citer gx in ux, et rejiciunt s, si fuerit augmen-
tum syllabicum, ut j«vâ, £/.lw)ax, ax in p.a, et ablato e, aug-
mento syllabico, -/aV^aa motus.
Verbum âéva ligo, quanvis barytonum, et aoristum habeat
\o in gcc, ejus tamen verbale exit in py, et non in auxc, ut zdîGcc,
di[j.<z vinculum, et additione n, âsy.dn fasciculus.
Si ultima aoristi fuerit in la, vel px formanda erunt verbalia
in p.oc, et p.ôç, interpositione p, et ablatione (P. 40) augmenti,
quod si ejûs penultima fuerit et, rejicienda est t. si vero -n
20 tantum verti debet in a, ut a-mipu semino, ÏGrMpx. anépuoc se-
men, dxlpw verbero, eôrtpx, êapuég verberatio.
Tandem verbalia in ig, ioc, et mb deducuntur à secunda per-
sona ejusdem aoristi mutando s in t, et abjiciendo s, si fuerit
aug-mentum syllabicum, ut ab kdvrpzg, vivwig motus, ab hop-
2s TzârnGzg ambulasti, mp^x-mcnà ambulatio, et ab ïvlz^zzfuratus
es, xhtyipio furtum. Adverte tamen caracteristicam v, ver-
tendam esse in g, ut ab èxpiveg judicastl fit xofcig judicium,
mutata v in g, e in i, et rejecto augmento.
Atque hsec de derivatione verbalium substantivorum, nam
3o de adjectivis infra suo loco dicendum. Illud tantum addo ex
ipsis substantivis derivari alia nomina substantiva in obu,
itÇoc, ovlx,et ÔTiovhv, qumàimi(P. 41)nutionem significant, ut à
p.an oculus, paraxi ocellus, à xzpdioc cor, xapdhÇx corculum,
à tyux.ii anima, tyvypvla animula, et ab zvxyyéliov evangelium,
35 zvxyyehénovlov evangeliolum, etc.
Jam dicamus de numeralibus, quorum aliqua sunt cardina-
lia, ut loquuntur, alia ordinis.
Cardinalia sunt hsec
Maso. Fœm. Neut.
40 Sing.m.ïvag unies. u.lx una. îvx unum.
G. îvbg vel kvox) yiàg hov
A.evavvelevavs. ylav evx.
et
Hine composita masculini generis xaBévagunusquisque,xave-
vxç nullus, vel xaveîç àliterali élç, et fœminini naa^ia unaquœ-
que, et xapua nulla, et neutrius per syncopem xa0s
unumquodque, et xaveva nullum, eodem prorsus modo flec-
tuntur, quo primitiva éWç, pia, ha paritérque carent numero 5
plurali, et vocativo.
(P. 42) Auo duo, est omnino indeclinabile omnisque generis,
cum dicatur oî, al xcà rà dvo, in omnibus casibus solos articu-
los variando; reperitur tamen interdum genitivus râv dvovâv
duorum. 10
TpsZç tres, est commune, cujus genitivus rpwv, ace. rps?ç.
Neutrum habet rà rploc tria. ge. rptâv. ace. rpla.
ge. ace. Neutrum
Te'ffffape; quatuor, etiam est masculini ac fœmininigeneris,
est rà zéadoepoc. ge. tsct-
crapoov. ace. xiaaapa. Atque ab his usque ad harbv centum sunt is
vel qua-
indeclinabilia,ut tovts quinque/éfy sex, èyrà septem,oY.ràocto,
vel
èweià novem, oev.ee decem, euàsm undecim, ôââexa duodecim,
dsyjxrpeïç tredecim,,
tuordecim, apud modernos Grœcos declinantur,) dexanévre
quindecim, dexâÇri sexdecim, dexœyrà septemdedm, ôéxoc ôxtw 20
decem et octo, dêwzèwei* decem et novem, (P.431) ekoat viginti,
sî'xoo-t ha viginti unum etc. rpiâvra triginta, aapâvra quadra-
ginta, -nsmwa quinquaginta, l^vra sexaginta, soôoy.-ma sep-
tuaginta, èydowra octoginta, mzvwva nonaginta, km.ro cen-
tum. Hinc jam incipiunt declinari ol diocxéuioi, fi éiaxàaiaiç, rà 25
èioMÔGux. ducenti, etc. rpiaxôatoi trecenti, etc. yjkioi, ylliatç,
tria millia, révaaceç %tÂiaJsç duo mille, etc. usque
tria millia, zÉO~~x~a; xc7,c«~~5 quatuor ~n2ZZia, etc. usque
ad ha [uhovvi millionem generis neutrius, unde §60 yAiovvia
duo milliones et sic deinceps. 30
Ordinalia sunt îrpwroç primus, èzvrzpoq secundus, zphoq
tertius,rérocprog quartus ,i:ipn:zoç quintus, iv,roç sextus, ë^do^og
septimus, b'ydooq octavus, ïwaroç nonus, ài-mroç decimus, hàé-
wtxog undecimus, Scôdéxarog duodecimus, di-mxoç rplroq tertius
decimus, déxarog rixaproq decimus quartus, etc. zhoarbq vige- 35
simus, eîxocrrbg rcpârog vigesimus primus, etc. (P. 44) rptaxocrôç
trigesimus, zzaaapaY.oarbg quadrigesimus Tzzvrmodrbgquinqua-
gesimus, s^oarbg sexagesimus, kfiâopmourbq septuagesimus,
1. P. 43, ligne 12 de l'édition originale, le texte porte [uïivvi, puis
piliovvKx.. – P. 44, 1. 6, il a $ux.xo<ii(Trbç. Dans un cas comme dans l'autre
ce sont de simples fautes d'impression.
èydow-oazk octuagesimus, èwsvmoaxbg nonagesimus, hxxoaxbg
centesimus, èixy.oaioaxbg ducentesimus, xpixy.oaioaxbg trecente-
simus, T£Tpx/.o<7io(jTog quadring 'entesimus etc. yàiouxog mille-
simus, yùdOGToç, kç&toç millesimus primus, et quae sequun-
5 tur.
APPENDIX SEÇUNDA.
De Adjectivis, Comparativis et Superlativis.
ADJECTIVA sunt quae propriis ac substantivis nominibus
prsefiguntur horum autem quaedam sunt in og, quaedam in
10r, alia in àg, alia inalia denique in vg. De uniuscujusque
terminatione singillatim agendum hoc loco.
Et primo quidem adjectiva in og (P. 45) pertinent ad tertiam
declinationem, quorum si terminatio fuerit in og purum, quod
scilicet non subsequitur consonans, sed vocalis, aut diphthon-
is gus, fœminina desinent in a, ut aypiog ferus, ccyoia. fera, aypiov
ferum. Unum excipe b'yèoog octavus, byè&n oetava. Si vero
sint in o; non purum, habebunt fœminina in vj, ut za/ôç, yjxkh,
y.oàbv bonus, bona, bonum, quse ad secundam declinationem
revocari debent, neutra vero in ou tertiée declinationis.
20
Adjectiva in nç quaedam sunt prirnse, quaedam quintae de-
clinationis, utraque fœmininum formant vel in pix secundas
declinationis, ut xléyrng fur, ylé^rpix. <xx.xp<zrng negligens. àzec-
uaczpioi vel in aa illud addendo, ut yjxtpizrng rusticus, yMpiocrmaa
rustica, etc., quae semper retinent accentum penultimae sui
2o
masculini, ut patet in exemplis allatis, exceptis duntaxat(P.46)
adjectivis in png, quorum fœminina non observant accentum
penultimse, ut ôuxxovxp-nç mendiais, diaxovxpià mendica et ^w-
\j.c/.xâp-t)g mendax, ^jj-axapià, etc. atque haec omnia neutris
carent.
30
At vero in sunt quintse declinationis, et formant fœmi-
nina aliquando in xivx ut qxyàg vorax, yxyxivx vorax\ saepis-
sime in iaax, ut fixaîkixg hnperator, fixmluxjx Imperatrix,
piyxg Eex, piyiaax Regina, et alia plura quae neutrum penitus
ignorant.
33
Quse desinunt in tg ad sextam declinationem referuntur, et
habent foeminina in ta secundse declinationis, neutra vero in
L, sextae declinationis, ut uocv.p'ig, px/.ptà, uxy.pl longus, longa,
longum. Nomen x.vpig Dominus, fœmininum habet zupà, non
vero mpix, nec format neutrum in t.
40 Tandem adjectiva in vg sunt etiam sextae declinationis, ex
quibus for(P. 47)mantur fœminina in elx secundae declina-
tionis, et neutra in v sextse, ut y/ustùç, ylv/Ma, ylvxv dulcis, et
dulce. Bapùg, fixpsîoc, (3apù gravis, et grave, et hujusmodi
plura.
Jam Comparativain zepog, et Superlativa in zxzog ex iis prae- 5
cipue deducuntur adjectivis, quorum terminatio est in og, 1;,
et vg alia enim explicant- sua comparativa, vel per izkéa. vel
per [xzyccknzzpog,v:, ov, superlativa vero per uzyalâzotzog, r,, ov, ut
cum dicimus iùia ocAOL^Az-ng negligentior ysyxlâzxzog yxyàg ecla-
cissimus, et 6 .^tyxkhzzpog apjovzccq tTiç, yjâpcc; totaurbe nobilior. w
Quâ tamen ratione Comparativa, et Superlativa formentur
ab adjectivis in og, te, et vg, quseve litera dematur, mutetiir-
que vocalis sequentibusclarum net exemplis.
(P. 48) ( âypiog ckypuàzepoç aypicùzoczog sylvestris
zvâo'cog bèoïpzzpog bèo'cpzctzog gloriûSUS
og 13
( Goybg, aooâzepog, (joqâzazoç, sapiens,
ig ^xxplc, y.%7.pîzspog, {/.<xx.pizcczoç, loîigus.
vg { [3apù^, jSapuTôpoc, fiocpijzcx.zoç} gravis.
Ex his facile colligere potes, adjectiva in og, quorum pe-
nultima est longa, servare o, in comparativis ac superlativis 20
mutare vero in w, cum sit brevis.
Adverte etiam in hac lingua, ex adjectivis in os non purum,
formari quidem comparativa in zspoz, et superlativa in zazog,
sed mutari o in /), in solis comparativis sic à v.oùhg bonus fit
Yjxlmtpog melior, à jpvzpbg crassus, yovzpmzooç crassior, à y.syâ-
log magnus, jjsycà-hzzoog major, etc.Posset aliquis dicere hujus-
modi comparativa desumi à fœmininis y.cû,-h, yov~prh et psydl-n
addito zspog, sed tune cave ne dicas superlativa -toàrizoczog, yov-
zpr,zxzog, et psyoà-nzzzog, haec enim semper respi(P. 49)ciunt mas-
culina quare dicendum erit xzXcùzoczog optimus, yovzpôzazog 30
crassissimus, et ^yxlâzazog maximus.
Adverte item adjectivumop&osnon habere comparativum in
zzpog, et superlativum in zazog, sed illa exprimere per [izyaX-nzz-
pog, et ^.eyockcùzxzog, ut jxov zivxi zovzog y.zyaA'nzepog oilog est hic
mihi magis amicus, et y.eya.l(ù-azog a>(hg amicissimus. 35
Ex adjectivis in vg, nollg tantum est irregulare, hujus enim
comparativum est vel Kollézspog à nollbg inusitato, vel ixzpia-
aôzzpog à izzpiGQ-bg, unde in plurali izzpiaQÔzzpoi major pars, vel
plerique superlativum vero izollôzazog quam multus à v:ol-
Ibg. Atque haec de gradibus comparativiset superlativis, super- 40
est ut nonnulla dicamus de adjectivorumderivatione, uteom-
pletam de illis habeamus doctrinam.
Adjectiva quaedam sunt primitiva (P. 50) ut bonus,
Kxlbg
quaedam derivata ut TovpyJ-ovhg parvus Turca. A primiti-
vis deducuntur alia, quse diminutiva dicuntur, quorum ter-
minationes sunt in ovx'Çiyog, y?, ov, et in ônovlog, x, ov, ut yxlbg
u bonus, xoàovzÇuoç,), ov, subbonus, a, um. et poy.vbg grœcus,
ptopnÔKovlog, x, ov, grœculus, a, um, et similia.
A substantivis fceminini generis in a, modo exeunt adjec-
io cymba, fixpy.xp-og portitor modo in ut
tiva in xg, ut à yAàacrcc lingua, ylooaaxg loquax modo in xbg ut
à yxoôix cor, zxpdixx.bg cordialis modo in p-ng ut à ftxpy.x
à ywxhx mu~
lier, yvvoaxovlrig muliebris modo in xzpbg, ut a Çw.ià dam-
num, ÇouiaTepbç clamnificus et tandem in vog, ut à zaroAa sa-
cellum, xamldcvog sacrarii custos.
Item prsestandum est si à neutris deducenda sunt adjectiva,
io cum hac tamen differentia, quod nominativo
(P. 51) plurali
addenda sint p-t\g, rog, ivbg et puo;,ubiin fœmininis soli nomi-
nativo singulari imponebantur, sic à vlpcna cornua, additione
a, fit x-paràg comutus à r^py^riBiy. fabulœ addi.tione
p-ng, r.apcc[j.v9idcp-ng Jctbiilosus, à yéveix barba, ytvzixxog barbu-
20 tus, à tyâuocroc mendacia, tycàpzTivbg, et tycùy.x-a.piy.og mendax,
et hujusmodi plura.
Substantiva foeminina in yj, modo sua formant adjectiva in
npbç, ut zàly:n audacia, rolpnpbg audax; modo in eobg, ut (3Xaj3y?
noxia, fiXocospog noxius modo in rtpbg, ut Ivirn tristitia, Aurrv?-
23 repbg tristis modo in xiv.bg, et iog, ut riy:h honor, ny:/iny.bg et rl-
[j.iog honorificus, et denique in pàg verso r, in a, ut prrvj nasus,
[wrccpàg nasutus.
Sic etiam à substantivis in o? deduci possunt adjectiva in zpbg,
ut à,ô6hgdolus,ôohpbgdolosus à yô&og timor, (ûo'ozpbg timendus
30 etc. in iy.bg, ut krilogfinis, zelubg ftnalis, rânog locus, (P. 52) ro-
my.bg localis, et alia in tog, ut ab ovpxvbg cœlum, ovpxviog cœ-
lestisin eivog, ut ab dsrbg aquila, àzruvbg aquilinus in ivbg, ut
ab avBpcùizog liomo, âvQpccmvbg humanus et tandem in ixpv/.og,
ut à pôÇog nodus, poÇixpuog nodosus, /.cimog y.o[j.mxpiy.og,et similia.
35
A neutris in ov fiunt adjectiva in iviog et ivog, ut à Çylov U-
gnum, tylivioc, et çùhvoç ligneus item in iy.bg, ut à Ttpôaaiiov
persona, T.poa^uiybg personalis. At neutrorum in i, adjectiva
exeunt vel in xp-ng, ut yepxyu accipiter, yzpxyxp-ng accipitra-
rius vel in xrog, ut [lova-dcxi mystax, y.ovaxxyJ.xog mystacem
40 habens magnum vel in xv/.og, ut ayjull canis, ay.vllxiy.og cani-
nus vel ssepissime in àg, ut èdpi piscis, §xpxg piscator, \j.ov-
Idpt mulus, [xovlxpxg mulio, et hujusmodi plura.
Fœminina in ig, quae non sunt verbalia habent adjectiva
simpliciter in mes, ut -KÔligurbs, nolm^bg urbanus,(P. 53) ver-
balia vero si sint in aig mutant g in T, ut xLw&ig motus, jtiwiroeos
motivus; si vero in i|«ç, vel £ç. ty vertetur in <p, et
in jc, ut
{ftatyis (quod tamen non est in usu) (&a®Tizbg damnificus, et
5
çu^tç conservatio, ovAccxtlxoç conservativus.
Sunt etiam non exigui numeri adjectiva, quse suam des-
umunt originem à verbis, quorum alia sunt in drog, alia in y.og,
alia in npbg, quaedam in rhg, et ny.bg, alia demum in roç; ho-
rum autem formationem is omnium optime tenebit, qui grse- 10
coliteralem grammaticam in primis calluerit Verum ne rudis
et Tyro, etrwv eXhjvu&v y-ocd-n^ârm penitus ccyzvarogab hac nostra
Graeco-vulg-ari lingua longe videatur arceri, has sibi regulas
observandasproponat.
Primum adjectiva in derivari à praesenti mutato « in va
«, et addita toc, ut à mvy^fugio, ysvyccTogfugitivus(P. 54) item
in npbç mutato 00 in y?, ut a miycù suffoco, nviy/ipbg suffocato-
rius: item in y.og, etprsecipue a verbis in £w versa ^00 in po;,
ut à yj/upi'Çû) cognosco, yvâpi^og cognitus item in xôs muta-
tione « in t, ut à ypayea scribo, ypocymog, qui pertinet ad 20
scripturam.
Secundo adjectivain rocôs, t/js etroç deduci à prima persona
aoristi activi versa ultima syllaba inrcxog, z-hg et rbg, rejecto-
que augmento, ut ab hlvnaaL movi, fiunt yuv/izuàg motivus,
vavnrhg movens, et vavnrbg mobïlis, àyccnr&a amavi, dyocnmbg
2s
amabilis, àyan-nrhg amans, dyanrtTiy.bg amatorius, unde dya-
TTfrvixh amasia, et similia. Quod si ultima aoristi exierit in la.,
vel <J/«,tunc in formandis adjectivis verti debet in x et <p, inir
vel 9 et a, in rtxès, r^ç et rog, ut ab e<r^a miscui, fit o-paràç
mixtus, <xmxTiy.bg admixtivus, et a^zr/jg miscens sic ab èypa^a
30
deduci possunt ypambg scriptus, ypd(P.b6)^rng scriptor, et
ypaapTocès qui scvibi potest, et ita de r eliquis.
CAPUT V.
De Pronomine.
PRONOMINA dividi soient in primitiva, possessiva, demon- 35
strativa, relativa, composita, interrogativa, et infinita.
Primitiva sunt tria, èyà primse personae èab tu, secun-
dse personœ; tov sui, tertise personœ. Haec autem sic flec-
tuntur.
Sing. Nom. èyà ego.
yovmei, etmihi.
Gen.
Ace. èyévx vel y.ï me.
Plur. Nom. èyelç nos.
s
££?!#. Nom.
Ace. vel.
Gen. sucùv et sVà; nostrum vel nobis.
eo-ù tu.
nos.
w (P.b6)Plur. No.
Gen.
Ace. vel
aov tui et tibi.
èaeïgvos.
ai te.
Gen. lo-âç vel o-àç vestrum et vobis.
Ace. èo-à? vel o-aç vos.
Gen.
/Sm<7. roù mf vel sibi.
Acc. -rôvse.
15 Plur. Gen. rwv suorum vel sibi ipsis.
Acc. toù; suos.
Ubi adverte duo priora primitiva habere genitivum plura-
lem similem accusativo, posterius vero carere utroque nomi-
nativo, atque haec omnia tria privari vocativo. Item accusa-
20 tivum rôy, quum postponitur alicui verbo assumere s, ut
eïâocTov vidi illum, eïdocTovs.
Possessiva sunt sex, è-Jiy.ôay.ov, èdœqj.ov, Biv.6jj.o-o, meus, mea,
meum: èdr/.6aaov, èdiv.-naov, Biv.ôaov tuus, tua, tuum: iâc/Ja-
tov, èôiz-fiTov, 'èôv/.6~ov suns, sua, suurn èduoarov quum ad fœ-
tj minina tantum refertur assumit non ineleganter pro zov,
T-/3Ç, videlicet èdiy.âarnz, èâty^rriç, èôr/.érnç, non solum in singu-
lari, sed (P. 57) etiam in pluralie&sto'ff^as,iâur,uxç,sâiy.6[j.x;noster
nostra nostrum èdty.éaaocg, è^u-naoeg, è^uôaxç vester, ves-
tra, vestrum èôr/Âarcùv, èâix-nrcùv, e^r/o'roov vel èdw-àaTovc, èdncô-
30 roug, èôiKÔrovç eorum, earum, eorum. Horum masculina, et
neutra ad tertiam pertinent declinationem, fœminina vero ad
secundam, et pov, aov, tov, y.xz, axg, rov et -ou;, rémanent im-
mutata in omnibus obliquis. ut eJtzdcp.ou, èdr/.ov{j.ov, s^txdv^.ou, etc.
Dicitur etiam èiy.éa[j.ov, dwny.ov, aiY.6y.ov, ablata E, si prae-
3s cipue prsecedat vocalis, vel diphthongus, ut eïvxi diY.6y.ov tô
^ap-rl, liber est meus.
Demonstrativa sunt duo, zov-og vel èzov-og hic, hzhog vel
y.sîvoç ille, tertiae declinationis, quarum fœminina rov-n hœc,
et eV.£iV/j illa, secundse; et neutra roûro, et ivSivo hoc, et illud
40 tertise. Animadvertas rogo, genitivum singularem et plura-
lemjuxta regulam non debere circumfiecti, circumfle(P.58)cti
tamen apud quosdam vel additione alicujus syllabae, ut fit in
genitivo singulari zovzov hujus, zovzovvov, zovrng, rovr/ivnc, et
in plurali zovzwv horum, zovzovûv vel sine ulla additione, ut
quunï dicunt èxeivov pro èvMvov, èxeivfc pro sm'y/jç, et èxeivâv pro
èxeivfàv.
s
Relativa quatuor enumerari possunt xv-bg, xvz-h, xhzb ipse,
ipsa, vpsum, quod interdum sumitur pro èyà, éVù et iv.tivog
onoiog, onoix, okoiov, vel oyoiog, cyoix, oyoiov quicunque, quœ-
cunque, quodcunque ôrcolog, onoïx, br.olov qui, qicœ, quod,
et correspondet articulo literali 05, 'h, ô et cang quisquis, 10
cujus genitivus onvog, accusât, owa, et non plus ultra.
Ex relativo avzbg, avrh, ahzb deducuntur composita tria.
Primae personae àTraroo-p-ou vel àxôapov ego ipse, àr/i[j.ov vel
xkxt/iuov, ego ipsa. Secundse personae ânzTocrcrov vel àroWou
tu ipse, ànacrncrov tu ipsa et tertiœpersonœ(P.59)â7raro<jrou
îs
vel àxôazov se ipse, ànacrnzov vel dnacrnrnç se ipsa.
Haec pronomina solum habent utriusque numeri rectum,
obliquis carent, et genere neutro, verum id tantum admittit
tertia persona, cum reperiatur «icxtôtov et ànazx-oc. Caeteri
casus desumi debent à sequentibus. Et quidem primse per- 20
sonae.
Sing. Gen. è[j.x-jzov[j.ov mei ipsius.
Acc. èfxzy.zévy.ovme ipswm.
Plur. Gen. èpxvzovpxç nostrum ïpsorum.
Acc. èutxvTÔvyjxg nos ipsos.
25
Secundo personae.
Sing. Gen. tui ipsius.
èy^cvzovvov
Acc. ijj.xvzôvaov teipsum.
Plur. Gen. è^xvzovaxg vestrum ipsovwn.
Acc. kjjmnévaxç vos ipsos. 30
Tertise verô personse.
Sing. Gen. è^xv-ouzov sut ipsius.
Acc. èuxvzôvzov se ipswm.
Plur. Gen. èyxvzovzo-jg vel èpxvzovztev.
Acc. èy.xvzévzovgvel è[j-xvz6vzov. 33
(P. 60) Nota hujusmodi pronomina primae,. et secundae per-
sonae communia esse maribus ac fœminis immutato prono-
mine ;j.ov et o-ou tertiae vero non item, cum pro Tov fœminina
sibi adsciscant rnç, ut zov è[AxvzovTnç, et zbv èpxvzovrriç, atque
id tantum fieri debet in singulari, nam in plurali utriusque
generis nomina omnino conveniunt.
Interrogativa pronomina sunt hsec rlg quis et quœ,
munis g-eneris rii quidf neutrius noloq vel noibg com- quis
5
aut qualis ? omnis generis ita ut fœmininum exeat in
a, ut kqîcc quœ ? et neutrum in ov, ut ttoZov, quale ? de fiexione
lïohç, nulla potest esse difficultas, ideo ponemus tantummodo
declinationem rlg et ri.
Masc. et Fœm.
10
~S'in~ N. Ti~ qzczs et qucc Plur. N. Tlv~s qui:z
G. ™°? G. TtVWV
A. riva. A Wvag.
(P. 61) Neut.
Sing. Nom. ri quid ?
i-> Gen. rt'vos
Acc. ri.
Neutrum plurali caret, pro quo usurpatur ™a; ut tzoîx npoy-
y.am quœ res? Differt t£s à rtvàç non tantum syllabis in recto,
et in obliquis accentu, cum nvxq habeat genitivum tlvoç, et
ac-
20 cusativum nvà, verum etiam significatione, nam nvà; signi-
ficat aliquem, vel nullum, nec est interrogativum, ut tîs.
A pronomine koïoç derivatur xânoiog, xomoix, vA-oiov aliquis
Smiog vel fyoioç quisquis, et à
ng oazig quicunque, quae reti-
nent suorum, ut ita dicam, parentum declinationem.
25
Demum tria sunt pronomina quœ dicuntur infinita, âeàx
talis et tale, omnis generis. gen. ètivog. acc. âdvx, cœteris ca-
ret. zéroiog, réroix, xixoiov talis, et -aâeTioiog, raâcr.oix, xadzKQib
talis (P. 62) et taie, atque haec declinantur integrè per
omnes
casus et numeros, masculina quidem et neutra juxta tertiae,
fœminina vero juxta secundo declinationis modos,
30 ac for-
mam.
Illud observatione dignum hoc loco censui ^oû, aov, rov, {À,
<ys, rov, twv, rïïg et rovg enclyticas appellari voces, quod vel pro-
prium amittant accentum, vel illum ad prœeuntem,
ac prœ-
35 cedentem syllabam remittant. Hoc autem tribus modis, ut
plurimum potest contingere.
Primo si antepenultima prsecedentis dictionis acuatur, vel
penultima accentum habeat circumflexum, ut râ v^waià
y.ov
peccatamea,-n Moûa« <jov Musa tua,rà 16yi* rowerba sua, etc.
-io Secundo si vox antecedensenclyticamaccentumhabeat
acu-
tum in penultima, vel gravem in ultima, pronomina illa peni-
tus quidem(P.63) suum deponunt accentum, at gravis transit
in acutum, ut 6 lôyoç Tov verbum suum, xh kovII^ov avis
mea circumfiexus tamen remanet immutatus, ut xtvw as mo-
veo te idem prsestatur si ultima prioris vocis acuatur.
Tertio et ultimo usus obtinuit in enclyticis pronominibus 5
suum ipsorum accentum retinere, quando praepositionibus
conjunguntur, vel conjunctionibus disjunctivis, ut aux as
propter te, non dix as, et -h pi cxotwvw yi as eAsuâcpwvco vel me
occido, vel te libero, et similia.
CAPUT VI. 10
De Verbis.
UT facile est hodiernse Grsecse linguae Verborum conju-
gationes exponere,cum multiplicemillam tot temporum, modo-
rûmque respuerit distinctionem,ita quoque (P. 64) perarduum
esse constat eadem in certas distribuere classes, certisque 15
sedibus collocare, tam ob defectum futuri, quam propter di-
versam finalium characteristicarum varietatem, ne dicam
corruptionem. Cœterum antequam ad istam terminationum
farraginem deveniamus, non abs re videbitur nonnulla prse-
mittere, quae ad faciliorem Verborum notitiam requiruntur. 20
Verba igitur omnia vel sunt activa, quorum nota est m,
et formant passiva in u.oa, vel passiva ab activis deducta,
vel neutra quse desinunt in a, sed nullum efficiunt passi-
vum in \i.a.i, vel demum deponentia, quae vocem ac sonum
habent passivum, at significationem activam; rejiciantur 25
ergo ab hac lingua verba communia, seu, ut Grammatici
loquuntur, media. Sunt etiam alia verba quse dicuntur im-
personalia, non (P. 65) quod nullius sint personse, cum effe-
rantur in tertia persona; sed quod ad nullam certam, et deter-
minatam personam referantur, ut quum dicimus n^mn va 30
ày,alovd'nao)[jsv xr\v ccpsrhv y-où va àfpvfcGùpsv r/jv xocyJxv oportet
ut virtutem sequamur vitiûmque relinquamus
illud y
TrpsW nullam habet personam, quam certo et definite res-
piciat.
Dividuntur supradicta verba duas in partes, quarum una 35
nuncupatur barytonorum, altera circumflexorum, verba
nanque in p, nec per somnium quidem vidit unquam prsesens
Graecia. Utraque verba duos habent, ut nomina, numeros
singularem et pluralem, tres personas, quinque tempora,
quorum tria sunt simplicia Prœsens, Imperfectum, et Per-
fectum, duo vero composita, Plusquam-perfectum, et Futu-
rum, modos item quinque Indicativum, (P. 66) Imperativum,
Optativum, Subjunctivum, et Participium. Carent Infinitivo
5 pro quo utuntur Subjunctivo. Verba quse vulgo appellantur
auxiliaria, quibus supradicta illa tempora compos.ita expri-
muntur duo prsecipue sunt ôs'Am volo, et %o habeo, hoc
quidem utimur ad oxprimendum Plusquam-perfectum, illo
vero Futurum et prsesens Optativi, per suum Imperfectum
10
rfizlx vellem.
Jam barytonorum Conjugationes tradamus, quarum
numerus à varia Perfecti, seu aoristi terminatione colligi
debet. Cum igitur Perfectum modo exeat in tyz, modo in ?a,
et ax, modo in quatuor liquidas A, p., v, p, pro hujusmodi
•is
quadripartita Perfecti desitione, quatuor etiam nos bary-
tonorum conjugationes instituemus.
Prima est in (3m, (3-/m, ttm, cm, et ©tm, ut à}.stca> ungo
vioyoi lavo, ïdy.Tîoi (P. 67) fulgeo ypz®M scribo, àvdmv
accendo, perfectum habet in dix, ut àthityx unxi, ëwfyx
20 lavavi, 'Caxu^x affulsi, ïyrjxbx scripsi, œjxtyx accendi. Ad
hanc conjugationem revocari possun-t verba in s-Jm vel evyco
et Yivycù, ut fizGthvG) vel fiy.e thuya regno, et az-nvyoi inclino,
quorum perfectumapud quosdam Grsecos exit in '\>x, ut ècxal-
héz pro èSxaîhvGx regnavi, et ït/j^x inclinavi, fortassis
as
similitudo soni zvax et e^z, eos in hujusmodi mutationem,
vel potius errorem induxit.
Secunda in yo), zoo, zvm, *tm, yj,), p.o, o-<tm et Cm prsecipue
trisyllabum et dissyllabum, et quod ante 'Ç assumit a, ut
7
irÀyoà suffoco,
'VIYW1 l',
$ÎtffOCO, tt/sV.m necto, èdv.va oste)îdo
ostendo, rps^M curro, pUro
soj~czo, ~~r~owu~ Z~72~eLlo, ~tM~TM pe?~e~(3r~ aâ6~~ pro-
mitto, zpaÇM et oMvaÇw voco seu clamo, perfectum habet
in £a, ut S7rvi£a suffocavi, ïiù-szx nexi, ë$eî-a oslendi, èVpc?a
cncurri, ëppitx jeci, eo-rrpM(P. 68)ïocimpuli, ëàta'ix persequutus
sum, ëxx'Çpt. promisi, ë-pzïcc et èçwva^a vocavi, seu clamavi.
yA
Tertia in cta, 0m, m purum, et in Cm quadrisyllabum, et
praecipue quod habet i ante Ç, ut npoêrM prodo, d)d9w molo,
xy.ov(ù audio, <jv.oTewxXto adumbro, et yvMpt'Çw cognosco, per-
fectum efficit in c-a, ut ènpédoxjix pvodidi ataca molui,
uv.ovaa audivi, hvM-ztvi%ax adumbravi, et kyvâpiax cognovi.
40
Ad hanc conjugationem spectant omnia verba in mvm à grseco-
literali deducta in o'm, et omnia illa quae in Gra3co-vulgari
assumunt v ante m, ubi prius desinebant in m purum, ut
perficio, kùzumz perfeci, ôivo) ligo,
Tzki'Jrjv ïdzrjz ligavi,
vr)ùvM vtstio, zvïvrrz vestivi, et alia quae
per w purum' scri-
bebantur, utTê^o.), etiv(îu6).
cVw,
Quarta doniquo cpntinet verba in /Wj «w? yw, oo, ut -i^«
c««.fo, y.z[j.m facto, Y.rAVtojndico, ctfîlco) corrum(P. Gd)po,
fecl.um vero in /a, ux, vx, è^/« per-
'feci, «-,
ex, ut cantavi, ïym*
éw>x judjcavl, hQuoz corrupl. Ubi adverte quum' duplex
ut
est xij^&olvj jn présente/-perfoctum primum tantum
oVcvo vevbcro, ï-h^verberavl, etc.. ser-
MODUS CONJUGAND1
10
VERBA baeytoka.
Fcr&j Actlvl IndicatlvL
Prses. /Sm^- yp^(p&); yp^st;, ypx^i scribo.
Plur. ypxaoysv, ypzysre, ypxyovai, vel ypzyowe.
Tertias personae pluralis numeri, quod in i desinit,
additur more Attico si prœcipue subsequatur u;
vocalis.
Imp. 8ing. zypayx, eypxyeç, ëypxye SCTÏbébam.
Plur. èypxyopsv, èypxyere, èypxoxvi vel èyptxyxvs.
(P.70)Perf.
(P. Sing. ïypœha, sypa^eg, ëypxtye, scripsi.
20
Plur. èyptyzusv, èyp^ezz, iypx^xai vel iyptyxvz.
Plusq. Sing. eiyx ypxtyzi, eïyjç ypcb^i, dyt ypœijti scripseram.
Plur. dyau.ev ypxtyei, sïyere ypfysi, tiyxai vel tfXxvs
ypz'tyti.
Vel alio modo. 2;;
Sing. eiyx ypy.u.uhci, eïysç ypxuuhz, elys ypzuu.ivz scrip-
seram.
Plur. cïyzu.ev ypy.{j{j.ivo:, eiyeze yoz^uhz, dyzai vel ei^ve
ypy.\j.[j.ivz.
Fut. Slng.OD^yp^ki, Qihi;ypfysl} QÙ&Cyptyti scribam.
Plur. Qilouzv yotyei, Qshrs yoxtyei, Oilovac ypzési.
30
Vel aliis magis corruptè.
Sing. Bl yptyto, 0Ï ypxkiç, 0k 7p^z,. scribam.
Plur. Bï yptyo[j.ev, Be ypofyere, Bï ypz^ovcri.
(P. 71) Imperativi.
Prses. Sing. yptys scribe, k yptysi scribat;
Pllir. xç ypx^outv, ypx:\z'Z, h ypx^ovai.
Formatur à tertia persona perfecti Indicativi ablato
s augmente
syllabico caret propriè prima persona,
eamtamen mutuatur ab optativo addita particula as, ut
»
aç ypa-j» scribarn, et signiflcationem habet indetermi-
natam, et indifferentem.
Optativi.
10 Prœs. Sing. xuiïorzg vx vel k yotyoi, aurores vx yod'hv];, va
yrA'hr, utinam scribam.
Pllir. auKOTîi va ypa'jiM/y-sy, va ypa^ôrô, va ypa^ou(7t.
Imper. Sing. ffehi yp^'st, ^^ç ypstyet,. ^s^ ypa^et scî'ï-
berem.
i3(P.72).P?t«*. ^9i).aa£v ypa^st, y.QÉ^rs yp^5*» v^5OTl yp^st-
Dicitur etiam af/TOTs; va zypxox, vel «s êypatpa, et tune
idem est cum imperfecto indicativi. Sic etiam reliqua
tempora eadem sunt cum supradictis indicativi appo-
sita tantum particula àg vel du.Tïo-ec va.
20
Subjunctivi.
Praes. Sing. va. ypdfpw, va ypa^ va yp«7/) w^ scribam.
Plur. va ypaçpwp.cy, va ypsbsrô, va ypasouert.
Est etiam aliud prsesens ab aoristo, seu perfecto
indicativi formatum, cujus significatio non est adeo
maxi-
g5 praesens ac determinata ut prior, sed indifferens
méque in usu apud recentiores Graecos, hoc modo.
Sing. vx yox'liM, vx ypxfypg, vx yotyr, ut scribam.
(P. 73) Plur. vx ypx^Mosv, vx ypx-s, vx ypzfyovai.
Reliqua tempora sunt eadem, quse in indicativo
so
additis tantum particulis vx, et èix va, ut àv si,
àyxxïx xaî Uœt, or xv cum, et xvigmg7.x\ si.
Nota tamen plusquam-perfectum,praeter illum mo-
dum quo exprimitur in indicativo posse etiam sic
efferri, scilicet xv rfràx yox^ti si scripsissem, et tune
±$
idem est cum imperfecto optativi.
Futurum etiam diversis modis prseter illum decantatum
indicativi, pro varietate sermonis usurpatur. Nam
Grsecè vertetur
cum Latine dicimus, cum scripsero,
crav 0s/m ypx^u vel ffàv ypx^u, xa/à xal 6&« ïyji ypxp-
m
phalicet scripsero, et reliqua.
(P- ^4) Inftnitivi.
Praesens, et alia tempora eadem omnino sunt cum tempor i-
bus subjunctivi, retenta sola particula va, ut vx ypxfy*
scr ibère, va typxyx, etc.
Participa. 5
Prsesens, et alia tempora duobus modis exprimuntur vel
simpliciter, et indeclinabiliter mutando prsesentis
indicativi in 0, etaddita syllabavra??ut ypsfyw«scribo,ypx-
rpovraç scribens, et hoc participium est omnis generis,
vel mutuando participium earovrag, et prœsens subj unc-
tivi, ut sgtovtccç xcà va ypâtyrx> scribens, vel cum scri- 10
berem, ita ut verbum va varietur
quod nume-
rum, et personam cum opus fuerit. Reper itur etiam
apud nonnullos Grœcos quoddam participium in
[jzvoz,
quod li(P. 75)cet vocem habere videatur passivam, 13
r evera tamen activam sibi vindicat significationem,
formatur ab imperfecto activo indicativi ablato aug-
zens.
mento, et addita syllaba ^.evoç, ut à w/iyxlvM eo, èmyxwx.
ibam, fit participium
Verbi Passivi Indicativi.
Prses. Sing.
Plur.
ypdoovTxi.
vel vel
ypzoopoci, ypx^ecrai, ypdrozrai SCribor.
ypxyâpE&x, ypâysaOs,
20
vel
Imp. Sing. èypâ®ov[j.ow, èypâ.yovaov èypzoovv-o vel kypâ.rs>izov
scribebar.
Plur. èypzyov[j.c(idsv, èypxyeaQe, èypdcoovv-ov
vel èypxyovovyrxfTi*
Perf. Sing. èypx^Q-/r/.x, èypxoQ-nztg, iypissftwa scriptus fui.
Plur. iypzrj)Br,xxy.ev, èypxyQ'faxTe, èypx^B'ny.xcn vel èypx^Qr,-
O:YE. JO
(P. 762) Vel alio modo elegantiore.
Sing. èypâyQ-fiv, iypx^Bnç, iypocyr,.
Plur. kypâ.^B-qj.tv, sypoccfQvrs, èypâoBr^av.
1. P. 75, 1. 18, l'édition originale porte èypac<f>owvr<z<Tt.
2. P. 76 de l'édition originale, le texte porte ilyj. ypxffi, sî^ausv 7/>ay9-c,
Qèlîtç ypctyOri, Qilsi ypxfQïj, ôélovat. ypayQv, !$£kz
ypxcfîr,. L'iota souscrit est
tombé dans l'impression. Cf. p. 25 de l'éd. princeps, plus haut 15, qui
p.
correspond à la p. 25 de l'éd. pr.
Plusq. Sing. àyx ypxffi, £'Xe* 7(jCifJ'^ e'Z£ 7pxrfJ'O scriptus
I~ /4 I~ J
eram vélfueram.
j j 1
s'.yxuzv ypx'&h. &yz-z ypxzQ-n, ziyxai ypxtâr»
Plur. Qéhùypxffiï,
Fut. Sing. Oéhu yoxz,Qfn Qf/si yoxf)ft scribar.
Plur. Oû.oy.zv yoxtô/i, OOsrz ypxzQf,, Qihrjvi ypxvQr,.
3
imperativL 1
Prœs. Sing. yotyov scribare, xq ypxffi, scribatur.
Pllîr. aç ypxdQovusv (yoxfOr^s) a; yp-aa-Qoûys vel a:
ypxvBoïxxi.
Optât ivi.
10
Prœs. et Imp. >Smr/. yjOs/a -/pacsO-fl, /p^Q^, /£ ypa^
utlnam scriberer.
Plur. i<]û>zu.îv ypxffi, rfié/STS ypy.fJf,, rBO.xci yrjxnfft,.
n
(P.77)Reliqua tempora sunt eadem cum indicativo appositis
1
ib tantum particulis au.r.o-zi va vel xz. Adde tamen
plusquam-perfectum posse etiam exprimi hoc modo.
Plusq. Sing. k r.u.ow ypxuphoç, rn ov, àç -faow ypzy.u.évo:,
àg r,rov yozuuivoç, utiiiam scriptiis essem.
Plur. àg rjj.scîQzv ypxp.ùévot, xiq, oc. àq r,aQivz ypyjj.azvoi,
20
xq yjToye ypzuuivoi.
Subjunctivi.
Prses. Sing. va yparfà', vx yp^Bfi:, vx ypxffi ut scribar.
Plur. vie ypv/Maiv, vx ypy.vOpz vx ypx^Qoïxriv.
Reliqua ut in indicativo cum particulis illis vx, ôixvx,
23 «y, ffàv, etc. Infinitivus convenit cum subjunctivo.
Participa.
Prses. ^wi/7- ypxp.ylvoç^/pxyjJvn,ypxy.yivov scriptus, a, um.
(P. 78) Plur. ypzy.y.ivoi, ypocy.yivxi;, ypxyy.évx scripti, tœ, ta.
Desumitur hujusmodi participium à perfecto passivo
30
participii grœcoliteralis ablato augmento syllabico,
ut à yzyoxyyévo; ablato ye, remanet yoxy.uivo;, sic à vsuacn-
yévog
vïcius ablato vz fit w^yÀvoq, et sic de omnibus
passive vocis.
De Verbis Circumflexis
35 Duse sunt verborum circumnexorum conjugationes, qua-
in àg et à. Utraque
rum prima est in si; et u, secunda vero
habet perfectum in Gx, sed penultima modo est s, modo r,, modo
denique x. Pro quo
Adverte in prima Conjugatione penultimam perfecti tunc
assumere y, quando penultima prsesentis est longa, ut Tpxyovdà
cano, zrpayovè-nax cecini, -Kxxfss calco, è-nxrnax calcavi. Ex-
(P. 79 ^)cipe x«pw capio, ïyûpzax cepi. Quando vero est brevis,
penultimam perfecti exire in s, saltem ut plurimum, ut nova
doleo, ènôvzax clolui, x^Aâ voco, èy-âhca, vocavi, j3apw per- 5
cutio, èÇdcpzax percussi, etc.
In secunda conjugatione penultima perfecti ssepissime est
in n} ut xyxnà amo, xyxvrncx amavi, vc/m vinco, èvUr&z
vici, et alia innumera; excipe ydàrideo, èyélxea risi, dv^à
sitio, èdtyxGoc sitivi, raivw esurio, i-Kzlvxaa esurivi, %a/w des- 10
truo, kyjxlxaa. destruxi, ayolà VCICO, içyôlaGct. VCLCCWi, piyû
frigeo, kplyy.ax frigui, yupw consumo, iyvpxca consitmpsi
et quaedam verba in epvw, ut £epvw vomo, è'Esoocax vomui,
xepvw infundo, èyJpzcrz infudi, nepvà supero, ènépxax supe-
ravi item monosyllaba ut crzw disrumpor, faxxvx disrup- 13
tussum, anà vello, ïanaax velli, quorum composita retinent
eandem penultimam. inawà vero, et zarafppovw ha(P. 80)bent
s, in penultima prseteriti ut ènxlvzax laudavi, èy.xra^pôveax
contempsi. Haec. autem sunt penitus anomala j3ao-rw duro
vel tolero, èoxarx'^x duravi vel toleravi, totcô volo, inérxïx 20
volavi, et ejus composita.
ExemplumVerbi Circumflexi in etc.
VerM Activi Indicativi.
Prass. Sing. Kxxà, -nxrtiç, nxrel CCllço.
PllLT. v:xTov[j.ev, Tïxrelrs, tioctovgi vel izxzovvz. 25
Imp. Sing. èndrow, èirxTsieç, inxms CCllcabam.
PlUT. ènxrovcrx^jsvj ènxrsÎTî, ènxrovaxv.
Perf. Sing. èndcz-ncrx^ènxT'naeq, ènxrncrs, calcavi.
Plur. ènxr/j(jxy.ev, ènxrnaxTE, èmxzmxv vel knxThaxai.
Plusq. Sing. djx nocrnaei, el^e; izxTTtat^ziyznxz-nazL calcaveram. 30
(P. 81) Plur. ziycr.ij.zv izxr/idzi, zïyzzz nxrriazi, zïyjxai nxz'hazi.
Fut. Sing. 0éA« nxzr,azi^ Qzhtç nxrfaei, Qéhi nxrôcrsi calcabo.
Plur. Bilou.zvna.xrlazi. dilerznxTnaei, QéAovGiTtxr/iGzi.
Imperativi.
Prœs. Sing. ndrws calca tu. àg nxrncrn calcet ille. 3o
Plur. xç na.TfiG(ùpzv nxrfczTZ, àç narfaovve.
1. P. 78, 1. 15, l'édition originale porte à; et à. – P. 79, 1. 7, penulti.
à la fin de la ligne, avec un point.
Cœteri modi et tempora conveniunt cum Indicativo, additis
de more particulis illis dixx.pinv.z~c vk.oiy.vk. x^oxzc. etc.
ut constat ex Barytonis.
Participa.
s Praas. omnis generis et indeclinabile formatur à
-nxrôivxxq,
prsesenti indicativi addita tantum syllaba vrac, ut na-ù>,
KXTôdvzaç calcans.
(P. 82) Verbi circumflexi Passivi Indicativi.
Praes. Sing. TiX-ovaxi, uxreiécrxi, ivxrelrxi vel nxxsiixai calcor.
10 Plur. Tïz-eio-jy.sGdcVj'KcïzziovïQcvel nxxtiiaBz, tzutsiowtou.
Imp. Sing. ènzrîtovy.ovv, ènxxeiovcrov, inxxeiovvro vel è-nxreiérov
calcabar.
Plur. iizxrzio-ûyzaBev ittzziiovaBi vel ÈiîxxeiéuBs.,£Trar£toûvrav.
Perf. Sing. hxrtôw-x vel iizzrrfrw, hzzx-fârnvzç vel ènotr/iQ-nç,
i'ù ina.-r$rf/.z vel inxrnQ-o calcatus fui.
Plur. ènzTY0-/iv,xusv vel ènxTrfiYiy&j, èiïxr/fi'fivxxTe vel èivoc-
Tr,Q'nrs, èitzrriB-nvœm vel èizxrffîrpxv
Plusq. Sing. elyjx nzr/07}, el^tg ntxr/fivi, eh/e T.xxrfrn càlcatus fue-
ram.
20 Plur. eïyjx{)£V 7raT7}0yj, efyere TraTïjQyj, eïyjxdtiîarnQ'/i.
Fut. y^mr/. Gs'Ao 7rar/j0v7, Qe'^etç narrfiri, Qshi Tixrrfrn calcabor.
(P. 83) Plur. Qélopsv -nxroB'n, Qélzre izxx-r$ri} Bélovai Ttxrrfj-/).
Imper ativi.
Prœs. #M2£f. 7rar^c-ou calcare tu. ckç -xy.xrfrn, calcetur ille.
25 Plur. xç tixx'siBov[J£V} TraTvjQyJTS, a; 7rar/)0oûvî vel nax'/)Bov<ji.
et reliqua ut in ypxyopzi.
Participa.
Praes. Trar/îpivoç, Ttax-n^évi), TczrvyJvov, càlcatus, a, um. à Grae-
co-literali 7rs7raTy}u£vospriore syllaba recisa vel (ut mo-
30 rem geram iis qui Grasco-literalem grammaticam non
legerunt,) ab è-nxrwx perfecto activo indicativi, mutata
ax in [xevoç, quia penultima est longa, nam quum est
brevis remanet g, et vertitur tantum a in ysvoç, ut patet
in bixhtjx vocavi, v.xleaulvog vocatus. quod etiam verum
33
est in Verbis barytonis, quorum praete(P. 84)ritum
est in ex, ut èuôvoixvx conveni, ô(j.ovoixc>y.évoc qui cum
alio convenit quorum autem praeteritum est in
tyx} 41 vertunt in p. et x in yivoç, ut ëypztyx scripsi,
ypauuévog scriptus quorum in \x (dummodo non ve-
niant ab aliquo prsesente in Çw) mutant in y, et ce in
p-svoç, ut zdixkita. selegi, dixhyuévoq selectus
dixi dum-
modo non veniant ab aliquo praesente in Cm, quia
tunc transit in ç, ut à xpxÇ(*> VOCO, exposa, xpacrpivoç, 5
q3mv3«Çm clamo, iqâvx'ix, tpwy aa^évog clamatus, etc. imo
in iîs, quse derivantur à verbis in o-o-m mutant £ prse-
teriti in p., ut tcotc-m promitto, ïxx\x, rap.pivoç promis-
sus. Tandem ubi sunt immutabilia A et p, observantur
mutatione a in ylvog, et ablatione augmenti syllabici 10
si fuerit, ut tyalx (P. 85) cecini, ^cx.ly.évoçcantatus ïa~
izîipa. seminavi, anapuivog seminatus Ubi duo adverte
primum penultimam perfecti in px, verti semper in a.
in participio passivo, ut patet in exemplo posito, et in
aliis infinitis. Secundum verbum yaipo{jm lœtor, ex- 15
cipi ab hac regula, utpote anomalum, cujus perfec-
tum est kyâpw.a lœtatus sum, participium autem pas-
sivum yocpov[j.evoç lœtus.
ut
Sola praeterita in p.<x formant participia passiva in j/svo? mu-
tando a, in w, ut ëxocuoefeci, KauMp.évog factus. Sed in va ver- 20
tunt v in jj.} et a in êkptva judicavi, y-piuévoç judi-
catus.
Hic modus formandi participia passiva à perfecto activo fa-
cilior sinecontroversia, aptiôrque ad instruendum tyronum
animos videtur illo, quem tradiditp. Hieronymus Germanus 25
Societatis Jesu in Dictionario (P. 86) suo Italo-Graeco ani-
madversione 4. de formationeparticipiorum, nam cum dicat
participium passivum formandum esse à praesente passivo
mutando ai in s, et addendo voç, ut à ypâmu-yx inquit, fieri dé-
bet ypoc(r>6[j.evoç. Deinde vertendo 90 in p., ypa[xu.évog scriptus, 30
non unum nobis effingit participium, sed plura, praeterquam
quod etiam non tradit regulam generalem pro omnibus aliis
verbis, ut patet in adeipo^xi corrumpor, cujus participium
est ydxpy.évog corruptus et in xjxlov[*xi destruor, cujus par-
ticipium yc/lxGyivoq destructus, nec potest dici quomodo for- 3:;
mari possint à pressente. Hsec autem obiter dixi non ut talis
tantique Viri auctoritati derogarem, qui optime omnium nos-
tris hisce seculis arcana hujus Graecse linguse penetravit,
multôsque nobis Gordianos nexus mira dilucidâque brevitate
dissolvit, sed utfaciliorem (P. 87) meo judicio, incipientibus /,o
viam aperirem ad participiorum passivse vocis efformatio-
nem.
Circumflexorum in àg Exemplum.
Verbi Active Inclicativi.
Prses. Sing. àyx-û, xyxr.àq, àyocr.y. amo.
Pi UT. ayar.ovp.zv, àyy.v:f.re, àyxTxovtjt vel àyxnoïivz.
5 Imper. Sing. àyxuow, dyxnxc, àyâ-a amabam.
PlUT. àyxr.ovvy-uzv, ayanàrz, àyaT.ovaav.
Perf. Sing. àydr/naa, àyxTvwsç, àyxnmz amavi.
Plur. àya~rtaau.zv, xyxirfcxrs, àyxKmxat vel aya.Trwa.Vi.
Plusq. Sing. ziya àya-n-foet, si-^g dya-vr/jasi, tiyz âyxrrrtorsi a/ïïld-
« veram.
Pllir. e'r/ay.ev xyxTr/icrei, dyzxt xya.r.'fi<szi, sijxtn àya.Tvfiazi.
Fut. Sing. QDm ocyx-x-fosi, Qéhtç àya.vrn'm, (P. 88) Béhi xyxvrfoei
amabo.
Plur. Qè\oi).zv ayy.Tr/iCi si, Ôs'/src àyajrwst, Qélovaiv xyxirriuei.
!» Imperativi.
Praes. Sing. àyy.T.ms. vel ayy.no. ama tu. àg àyaiT-foy amet
ille.
Plur. àç àyy.K'h'jMJ.zv xyxirn(xzTS vel àyzTzzr- àg àyairh-
(jow. Caetera vide ut in barytonis.
20 Participa.
Prses. Sing. àyorn^v-ag amans, ab àyanti accentu immutato,
et addito tantum vrac, est omnis generis, et numeri.
Verbi Passivi Indicativi.
Praes. Sing. àyxnovuxi, àyxnxçxi, xyxnxzxt amor.
25 Plur. xyznovustjQzv. àyxnxcrQz, àyy.izo~sj-y.i.
Imp. Sing. xyxTXOvUovu} àyy.ïiovGO-j, àya-noOro, vel àyar.àzov
amabor.
(P. 89')Plur. àyxr.ovazaBzu, y.yav:y.(j6z} àyy.TXowzxv.
Perf. Sing. xyxKffîrw.x, àyy.TirBrr/.zç, àyy.Tir[)ry.z amatusfui.
30 Plur. y.yxTiTiBrf/.ay.zv } àyxTïrtBr;y.rz7 à.yy.TzrB'h/.y.ai.
Plusq. Sing. zlyx àya-nriB-ri, e'r/zç àyxTïrfi-T), ziyz àyxvrrB'n amatus
fueram.
Plur. zïyxuzv à.yxTrriBfi, dyziz xyy.Trrfi-fi, zïyxaiv xyxnrfi'ç.
1. P. 89, lignes 7-8 de l'édition originale, le texte porte iv/iq ^Yxivrfif,,
iv/z àyanrfif,. De même àyanrfi/i, sans iota souscrit, à tout le paradigme du
plur. du plusq., du futur et de l'impér. prés., où le texte donne aussi fac
îitamaris. -P. 90 et 91, on lit oraOïj dans le texte, à tout le paradigme.
Fut. Sing. Bélod àyxvrnQri, Bzlzic
O~~ù) xyxir/fifi,' Bihi xyxvrnB^ amdbor.
Plur. toélopsu xyxvrnB'ç, BzAzzz xyxvr/fivj OD.ovcnv xyx-rftn.
7,-r,~J
Imperativl.
Prees. Sing. àyaumovfac ut ameris. xq àyanmO-ç ametur Me.
Plur. xq xyxTT/fiovpîV, xyxvr/ïB-rizz, xç xyxw/fiovvî. Reli- s
qua ut in Barytonis.
Participa.
vide
Prses. àya-K'n^.ivoç, ayxr.rtp.ivri, àyccKr,uivov amatus, a,
diximus in participio verbi Atque
quse (P. 90)
hsec de circumllexis. 10
DE verbo SUBSTANTIVO éipzi. De auxiliabibus Qél& et -e^w ?
ALI1SQUE VERBIS ANOMALIS.
Verbi Substantivi Indicativi.
Prses. Sing. sIuxl, zhxi, dvxt swn.
Plur. sïpeaQsv, siaQe, elvxi. \->
Imp. Sing. %ouv, -/îaow, -hzov eram.
Plur. r/jy.EcrBîv, f^Qt, -avvel 'haxv.
vel
Perf. Sing. èazâQrr/.x, ècr-scQrly,eç} è<yrxQrr/.efui.
Plur. £GTx9rlxxy.ev iczxQ'/iy.xre,
Plusq. Sing. elyx <rzxQ-n, dyjç azxBïi, sr/e ^'o'Mfueram.
èazxQrrKXVô.
20
Plur. ziyx\js>) ezxQ-n, zï'/zzz gtxQ-ç, z XaVi craQ^.
Fut. Sing. Oéïoi arxQri, Qéhç azxB-n, Ozlzt èzxQy ero.
(P. 91) Plur. Qélouzv azxQfi, QzAzzz (jzxOfi, délovit cxzxQfi.
Dicitur etiam non incongrue
Sing. Oz'lto ziy.xi, Qzlziç tivxi, Bélzi zivxi. 2j
i Plur. Bilousv zirjBxi, Bilzzz zitydxi,Béloyyu zinBxi.
Imper ativi.
Praes. Sing.
Plur.
àç, sis
àg eluecSâv,
tu. àg zhxi sit Me.
xç, zhBz, àq zlvxi, et caetera ut in
Indicativo. c.
30
Participa.
Prses. ovcxg cura
Dicitur etiam vel
sim, omnis generis, numeri, et personœ.
ticula xxl, et aliquo verbo.
ïggqycxz, sed unâ cum par-
Verbi Oéla Indicativi.
Prses. Sing. BDm, Oélztz vel Ozz, Oilzi vel Oï volo.
Plur.
©s'en,
:> Imper. Sing.
et vel
Odouzv vel Oiy.zv, Ouzrz vel (P. 92) Qkz, Quo-j™ vel
0î'vî.
^'{fe/a, z'Qzlzz, k'Ozlz volebam.
ëOzlx vel
Phtr. zQélxuzv, iOzlzvz, zOilxvz vel èdé/aai.
Perf. Sing.
Plur.
£Oî/0"3£(7£.
iOzlr^xu-zv iOzX-fcy.TZ vel
iOilma vel -hOélr^ot., iOùcnizz, z^zkrsiz volai.
zOiAr&xv, vel
10 Plusq. Sing. zlycc W:nau} elyeg Qsl-fost, zv/z Qz1y,<jzi volue-
ram, etc.
Fut. Sing. OOm Oû.-fcsi, OC/.zic Ozl-fozi, Qilsi OzHuzi volem, etc.
Imperativi.
Prœs. Sing. vA^z va Bél-çg fac ut vells. àz yJ.ixn vx Qél-n vellt
io ille.
Plur. âz ocy.ùùuzv voc Qélouzv, zap.ô va Qzâztz, àz vAy.ovv vcc
ôzaovvz, vel àz vAu.o-oai va Oilov^i.
Dicitur etiam in secunda persona singulari yJ.uz va 0s-
l-nrnç, etc.
20 (P. 93) Participa.
Prœs. Oilov-oLz, volens. omnis generis, numeri, ac personae.
Verbi ïyj» Indicativi.
Prses. Sing. ëyjj), ïytiz, è'yei Jiàbeo.
Plur. z'yoyzv, 'éyjxs., 'éyovai vel zyo-jvz.
25 Imp. Sing. ziypt, ziyzz, Hyz habebam.
Plur. ziya.iJ.zVj ziyzrz, zïyy.vz vel zi/xii.
Perfecto proprio, et plusquam-perfecto caret, pro quibus
utitur perfecto, et plusquam-perfecto verbi y.pz-â teneo,
ut Z7.py.rnaa. liabui vel tenui, zlyx v.px.riczi habueram,
30 vel tenueram.
Fut. Sing. QDm ëyei, Ozhiz zyzi, Oz'lzi ïyzi lidbèbo.
Plltr. ôilop.zv ïyzij QzAz-z zyzi} OzAovglv ïyzi.
(P. 94) Imperativi.
5
Prses. Sing. ïyz habe. àz ïy-n habeat ille.
Plur. àz ëyj»u.îv} ëyzrz, àz vel ëyovvs.
Participa.
Prses. ëyovTxz habens. omnis generis, numeri, ac personae.
Age jam anomalorum aliorum praecipuas flexiones in
médium afferamus.
Anomala, quae potui in hac lingua notare, quanvis ordine
alphabetico ad majorem eorundem cognitionem, ac distinc-
tionem collegerim, ac distribuerim, generatim tamen reduci 5
possunt ad illa, quae desinunt in âvo, quorum perfectum in
mx, ut oc[j.aorxv(,) pecco, âuzrjr/iGoc peccavi. Item in cuva quo-
rum perfectum modo est in r^a., modo in wtoc ut inferius
patebit. item in e'vw, quorum perfectum in eaa, et denique
omnia composita verbi £/?>, quse eandem cum illo sor(P.95)- 10
tiuntur conjugationem. Jam singula ordine literarum
exponamus.
A
Ay.aprdcvcù pecco. perf. âudprn&oc peccavi.
kvrjocdvto ascendo. perf. àvé&nxx ascendl. imperativi prse- 13
sens àvs'ëa ascende. Nota (3«tvw simplex non reperiri, sed
ejus composita frequenter apud nostros Graecos usurpari; quae
tamen omnia sunt anomala.
Avao-revco resuscito alios. perf. àvâcmau resuscitavi. At
œjy.(7xivou.M surgo. perf. habet àvouy-xfrnxx surrexi, et impe- 20
rativum àvaoraa-ou surge.
Aiîocysdvo) finem sortior. perf. ànôvya. vel oazooyma, vel
à.-KÔoymo'. finem sortitus sum.
Aù£a'v« augeo. perf. au^a-a et avïodvcù, -oiï'l-YiGx.
Aor.vM, relinquo. perf. afncrx, reliqui. 25
B
Ba^w, (3aX/M vel j3avw pono. perf. éoaXa posui. et imperat.
(3a).s pone.
(P. mr/o. perf. eot'Çao-a
96"1) BtÇayw sz^
BÀsttw video, perf. el&z vitZ/. unde fut. Ôe'Aw stJ-^ videbo. 30
Bb'o-îiw pasco. perf. èoôw/îcrz pascui. Çô6r/.op.ou vero pascor.
perfectumhabet iooGv.rBr^y.pastus sum.
r
rJvîvco spolio. perf. ëyô-naoc spoliavi.
A 35
Asvm Z^o. perf. ecJsa-a ligavi.
At'^co vel Jt'vco do. perf. £<)&>za vel è'^oa-a dedi. imperat.
1. P. 96, 1. 3 de l'éd. orig., le texte porte st^. – P. 97, 1. 10 de
l'éd. orig., le texte porte ihyvyyju..
êbg da. et in plurali ôé-s. date, passivum Sîôou.cn habet
èo(ùB-ny.oc datus sum. imper. Sôaov tradaris.
kizczha) transeo. perf. idixcwx transit, cujus secunda per-
sona iàio&w-zz et èâtxo-nq, et tertia èôiz&vys vel iètà&r,. atque hoc
s observandum est in omnibus compositis verbi (3aivco.
E
Eunzîvcà ingredior perf. hu.itx vel l^mr/a ingressus sum.
imperativus ïu.izx ingredere.
(P. 97) Ekivj^oûvo) acquiro. perf. hizv/jx acquisivi.
10 EvyxîvM exeo. perf. rhyct. vel zvywcc exivi. fut. 0A<y cù'yst.
imperat. suya exi.
EvplijvMinvenio. perf. y;ûoa vel r/jprixx inverti, fut. 0e Aw
evosi inveniam. imperat. eûpe. Eodem modo conjunguntur
ejus composita, ut Çxvz-jplvYM reperio. perf. èïxvxvpx re-
nperi, etc.
EvTv/cdvoï féliciter ago perf. tvzùyj^oc féliciter egi.
Z
Zeorai'vM calefacio.
imperfectum habet iÇeorsava: et èÇea-rava
calefaciebam. perf. è'Çiaraao: calefeci. et participium pas-
20 sivum Çeora^ivoç calefactus.
H
scw. perf. èoaQa scwz. fut. 0eA« p.aôsi sciam. imper.
H?s-jpw
v£supe vel ^a0e scias, vel x.âpe va [j.xQr,qfac ut scias, subjunct.
va aa'Ôw, vel va v^cûpeo, z^ sciam. participium passivum p.ocBrr
25 wivos solitus vel assuefactus.
K
(P. 98 1) Kat'w w?*o. imperfectum èkata urebam et y.zvyo).
uro. imperf. hocjyx. perfectum habent èka^a wss^. pas-
sivum Y.zloy.xi uror. habet imperf. hy.lovu.ow urebar. et
30 Y.x6yo[j.oa, èy.xvyo-ju.o-jv, at perfectum utriusque est ivArf/.x ustus
sum. imperat. xa^ou urere, xq -xri uratur ille. subjunct.
va Y.xyà ut urar. partie, -xu.u.ivoq ustus.
Kxrxcxb(ù vel Y.zrr!oQdv(ù descendu, perf. èy.xzr^n/.x descendi.
vide quae diximus in ôio£oûv(ù.
35 Kxrxlxu£xvoi comprehendo. perf. èxara'Aaêa comprehendi.
imper. y.xxâlxoz comprehende.
Kspdodvu lucror. perfect. bdpSmx vel ivÀpSxiax lucratus
sum.
1. P. 98 de l'éd. or., aoltù. finit la 1. 14, et \a&z commence la ligne 15,
mais au lieu de trait d'union, il y a écrit -ara. avec un point.
A
kofixLvv) lateo. perf. èlxBx latui.
kxyxivM sortior. per. zloty y. sortit us sum,
Ae'j/w cZ^co. perf. elux cllxl. fut. 9ô'X« sittô? clicam.
M 5
(P. 99) MaÇwvw colligo. perfect. luaÇw^a collegi,
MzBodvo dlsco. perfect. èy.aOa clidici. imperat. p.xOs dlsce.
subjunct. va uxBa ut discam.
Mz-câJ£o) communico et communicor. perf. ïu.ixxlxoy. com-,
munlonem dedi vel accepl. 10
SavaS/.aor^VM vel J-av-zo/zorzîvco germiïlO. perf. z'j/.vxtlâarr^x
germinavi.
iterum video, perf. è%x»zdx iterum vldl. imperat.
^v^îicJc iterum vide.. 15
SLzvyMyo) repeto. perf. igavà/ra repetii.
Ezvxtyvxpdvu hllaresco. perf. zfavoc^-ôymcc exhllaratus sum.
Eam-ovw excello. perf. e?a7repa«xa excellui. imperat. ^arepacrs
excelle.
EsBvij.mvm animo deficio. perf. é£s8uf«3ffa animo defeci. 20
Etr.é<fTM prœterlabor. perf. ^é7rso-a prœterlapsus sum.
(P. 100) Sspvw evomo. perf. igs'pao-a evomui.
Esyccm obUviscor. perf. ïtiyaxsx oblltus sum.
n
Ilayo.), lïxyxlvo) vel Tvnyxlm eo. imperf.. ènrr/xivx ibam. perf. 25
£7r/5ya zw. imperat. «us, i. subjunct. va 7Tayo w^ e«7?2. Trayw
autem fit per syncopen à Trayai'vw, unde retinet syncopen in
omnibus personis, et numeris, ut tt^m, tt^7 tt5. plur. Trà^sv,
T.S.XZ, ITX'jL vel TT^Vî.
UxOxha patlor. perfect. er.xQx passus sum. imperat. -nxQs 30
vel irxQxivz patlare. Hanc eandem flexionem sequuntur ejus
composita ax'o-xQxlvgï mala tolero, etc.
IleW) cado. perf. è'TTîo-a cecicli. Sic omnia ejus composita.
ILay« acclplo. perf. ê'Tr^aa accepi. imperat. Trtao-e et èTraps,
acclpe. item et ejus composita. 3»
Ih'vw ^i6o. perf. wi« vel em« &i&^ (P. 101). imperat. mè
&^&e. subjunct. va mû ut bibam.
Uvéoa -spiro perf. spiravl.
ërcvs-jcra
HodxLvu vel Kod-rjVto ocreas induo. perfect. hôà-naa. ocreas
indui. 40
p
ad regulam clirigo. perf. ipiyxpr^x ad regulam
Viyxpa
dlrexl. Est verbum Italicum à Grsecorum vulgari lingua
usurpatum; sicut et sequens.
s ViÇivApfj) discrimini expono. perfect. èppiÇu<xpr,<jx discrimini
exposui.
extinguo et extlnguor. perf. ïgzt&x extinxi et extinc-
2êstw
tus sum. at o-ctvw, è'<7cW« idem significat.
10 Sixvm accomodo. perf. ïmxnx accommodai) i.
Zxrrjyo) Incurvor. perf. ïmjbx incurvatus sum, tanquam
a o"/v-Jcpr&>.
ZrxwixpM stanno illino. imperfect. ia~œrjiâ.o(Çx. perf. iaxavvid-
oujx stanno illinivi.
1:i' (P. 102
102')f) ~iXO{J-CXl sto. perf. ¿G,d8/¡xcx
13 Srs'xoaat sto~ è<jrxQr,7.x steti.
steti. imperat. o-rr/.ou
vel (jrdaov Sta. subjunct. va oraQw ^i^ ,5^<3Î72.
Sw-at'v&) taceo. perf. sgû-zgx tacui. imperat. crco-a tace.
subjunct. vx crtoizxrrv ut taceam.
T
20 imper. è-xeexpiÇoc taxai) am. perf. kx^axpiax
Tao-o-apw to.TO.
taxavl. est verbum mutuatum ab Italis.
Tpâycù manduco praster propriam, germanamque flexio-
nem, hanc quoque sibi communiter usurpat. rpor/c», tomç,
twÎ). plur. xpwj.zv} 7pà~z, r.cwcrt vel rcwvs. imperf. ëzoor/x
2;i manducabavil) zrpo);, è'rpw. plur. èrodr/xysv ÈTjOWTt, è-prJ}yz<7L
vel irpwr/xvt. perf. èbx^a manducavi, fax:, hx. plur. hxyzy.zv,
hàrz, i^xyxvz vel 22.^71. fut. &/« o^ît manducabo. imperat.
©oys manduca, à; ®x manducet Me. subjunct. vi ©aj/w,
«^ manducem.
30 (P. 103) r
Ttt^o) eo, dicitur per syncopen Trayw. imperf. hrr/zivx ibam,
à KT,yxu(x). perf. £7f/5ya etc. vide supra in izxyw.
<P
<&zi)yoïfugio. perf. k'ovyxficgi. imperat. wvyzfage.
35 $9av6j vel ©tovû) assequor. perf. h0x7x assequutus sum.
X
XavM per do. perf. k'yjxax perdidi.
Xxg-zm ore aperto conjicio. imperfectum 9/aory. et non plus
ultra.
1. P. 102, 1. 15 de l'éd. orig., le texte porte sTO'/ly;cri.
Xopi-at'vw saturo. perf. iyôpmaa. saturavi.
Xuvw effundo. perf. è'^ucra effudi.
W
W-woi concoquo. perf. e^o-a concoxi.
Ù s
Qœs?at'v&) adjuvo.perf. ûxps'Wa adjuvi ab omjsAco. Atque haec
omnia sunt fere anomala verba, quorum (P. 104) praeterita,
vel aliatempora proprise conjugationis prsecepta non obser-
vant, vel aliquo alio modo à communi cseterorum regula,
et forma deficiunt. 10
CAPUT VIII
De Temporum Grœcœ linguœ vulgaris efformatione.
Post rudem, simplicémque temporum cognitionem, recta
instituti postulat ratio, ut ampliorem clariorémque de illis
methodum tradamus, ac non solum de generali eorum for- 13
matione, sed etiam de speciali doctrinam proponamus.
Ut autem ab iis, quse omnibus veluti propria sunt et
communia, suum sibi sumat initium praesens tractatus, illud
tanquam certum, immotiimque constituere placet, omnia
prseterita tempora, quorum noznine (P. 105) proprie appel- 20
landa censeo imperfectum, et perfectum, nullum aliud prsster
syllabicum, quod vocant augmentum admittere.
Hoc autem aug-mentum iis tantum prasteritis addi con-
suevit, quorum pressens incipit à consonante, ut lèy® dico,
eteyx dicébam. Hoc ipsum augmentum è syllabico fieri in- 25
terdum solet temporale, quum videlicet vertitur s in y,
dicendo -rîkzyy. pro ïlzya.. Verum id Graecos est imitari literales
ac veteres, non autem recentiorum G-rsecorum linguâ loqui
vernaculâ.
Illud etiam non te lateat, Verba, quse initio praesentis 30
scribuntur p, illam reduplicare post E, augmentum syllabi-
cum, in omnibus prseteritis, ut pavrt'Çw aspergo, èpp<wn£x
aspergebam, et èppâv-iax aspersi.
Animadverte tandem in verbis compositis ex aliqua prae-
positione, (P. 106) quseincipiat à consonante, semper in prse- 33
teritis illis augmentum syllabicum fieri ante ipsam prse-
positionem, nullâ penitus prsspositionis elisâ vocali, ut
yjxvadijpiJ.oci dignor, h.ocxxBiypvy.ovv dignabar, et hcLxyMy^mv.
dlgnatus suni. Hœc quidem in communi jam singula in
particulari examinemus, et in primis activa.
De prœsente.
Prsesens, quod potissima est totius verbi radix, et cardo,
s ad cujus characteristicam reliqua tempora, tanquam ad
immotum axem, amussimque suspiciunt, quum activum est
exit in m, quod deinde mutatum in o, format passivum
in [j.cf.1. Ab illius finali consonante dependet charactcristica
prœteriti, ut vidimus in Conjugationibus, et ab ejusdem
10 inchoativa praoteritorum nascitur augmentum syllabicum.
(P. 107) De Impevfecto.
Imperfectum à présente deducitur mutando o in a, et
addendo cum ratio postulaverit, augmentum syllabicum, ut
yoxvM scribo, ïypxzx scribebam. Caeterum id tantum verum
15 est in verbis barytonis, nam in circumflexis aliter prorsus
dicendum, cum w, praesentis transeat in ow in imperfecto,
ut ripa honoro, èrîy.ow honorabam. id vero commune est
quibuslibet imperfectis, propriam sui praesentis characte-
risticam observare et penultimam, excipe è'^w, slyjx in cujus
20 penultima additur i.
De Perfecto, seu Aoristo.
Perfectum, quod vicem gerit Aoristi, cujus olim apud
illa Gr89ci83 vetusta lumina, ac sapientiae decora non infre-
quens usus fuit, augmentum habet idem cum imperfecto,
2.i si
(P. 108) praesens incipiat à consonante, ut ypcfow scribo,
ïyrrx^x scripsi observat item eandem penultimam, utpote
ab eodem praesente deductum, mutatione m in a, et charac-
teristicae praesentis in characteristicam praeteriti quae septu-
plex est <\>, l, (x, 1, y., v, p, ut supra diximus in conjugatio-
30
nibus barytonorum, pro quibus tantum haac regula traditur.
Nota tamen perfectum in quarta Conjugatione, cum duplex
fuerit finalis consonans praesentis, postremam abjicere, sic
tyz/loi cano, habet 'tycùa. cecini vAy-vn facio è'xaaa feci
&zpvo)Jero,l'sipcr. iuli. et alia hujusmodi.Rursus quum penultima
35 praesentis
ejusdem Conjugationis est per m diphthongum,
quam deinde sequatur duplex liquida rv, vertitur in r, in
perfecto, ut dxlpvM verbero, $r,px verberavi hocipsum
observat T.ipvv accipio, licet penultima sit per E, habet enim
perfectum hrôpx (P. 109), accepi. Caeterum xi ante unicam v,
vel amittit i in perfecto; ut yliûva tepesco, èy/dava. tepici,
vel vertitur saepissime in yj, ut bu.opwlva or no, byuô^rm.
ornavi, yov-pxîvoi crassum facto vel crassus fio, kyôv-
rpr,va, etc. Verbum ysvw sano, habet perfectum è'yiava sanavi,
ne coincideret cum ey^a sanabam imperfecto. Reliqua preete- 5
rita irreg-ularia vide in anomalis. In dissyllabis quartse
conjugationis s praesentis, si praecipuè deriventur à Graeco-
literalibùs, observatur quidem in perfecto sed assumitur
ulterius i, ut pivo Sto, zusiva steti a-réhoa mitto, eorsiX* misi,
aizirjVG) semino, Ib-retpa seminavi etc. De praeteritis cir- 10
cumflexorum fusius egimus supra exponentes eorum Conju-
gationes.
De Plusquam-perfecto.
Plusquam-perfectum conflatur ex imperfecto u-yy. verbi
ïyjù, et par (P. 110)ticipio passivo neutro, quod remanet sine n
flexione, ut ûyx y^hy. scripseram, Gallicej'avois escrit.
sh/a sicut avois variatur quidem in omnibus numeris, et
personis, at ypxpy.êvz et escrit manent penitus immutata.
Vel etiam eidem imperfecto dxa addendo yptyst item in-
variatum, aliud effinges plusquam-perfectum, frequens et 20
ipsum apud recentiores Graecos.
De Futur 0.
Futurum (proh temporum vicissitudinem) ubi quondam
apud veteres Graecos parens quodammodo reliquorum erat,
et àpsemèv Aoristi, cujus vicem in hac lingua praeteritum 25
gerere superius insinua vimus modo emendicatam aliunde
tenet significationem atque ab eodem Aoristo deriva-
tionem.
Duplici autem modo potest à (P. 111) preeterito futurum
effingi. Primo ablato augmento syllabico, et versa a in w, 30
ac addendo particulam Bï, ut ab fypxfa sc?^ipsi, facies Qï
yrjtya scribam, ita ut ypâ^a varietur per singulos numéros et
personas, invariata particula 61. Vel
Secundo sumendo verbum Qe'Xw, et addendo tertiam per-
sonam supradicti futuri, ita ut 0e7&> flectatur per omnes ss
numeros, et personas; minime vero quod additur, ut Bélw
ypztyei scribam, ypâdizt remanet immutatum ubique.
Penultima futuri est semper eadem cum penultima per-
fecti, excipe 7r«zyw et Tre'pvw, quorum perfectum penultimam
habet in 73, sed futurum in a, ut èiroya ivi, Bélu inxyu vel Qïv 40
nxya ibo, et iizripot. accepi, Qélo) ndipsi vel Qev nctpu OCCÎpiam.
(P. 112) Appendix de particula BïvelBb.
Quanvis frequentior sit apud hodiernos Groecos usus
futuri secundo modo explicati, et particula Bï vel 0s/ aut Giv
quia
per syncopen ita dicatur, sicut et rfk pro fflûa volebam, quod
y tamen non raro reperies futurum primo modo traditum,
affmitatem quandam cum Grsecoliterali futuro prœseferre
videtur, iccirco pauca de dictarum particularum usu censeo
disserendum.
Est igitur particula Bï, sicut et verbum Gs'/w, quando abso-
10 lute ponitur, nullaque particula
superaddita, specialis nota
futuri. Dixi, absolutè, nam si cum particula va conjungatur,
ut ôs'Jlo) va yox'bM, non denotat futurum, sed definitam quandam
animi constitutionem ad scribendum.
Dicitur autem Bï quum verbum incipit à consonante, tt,
r:> duntaxat
ex(P. 113)cepta, ante quam ponitur 0ev, ut 0sv Trapw
accipiam. Quod si verbum inchoet à vocali, vel diphthongo,
tune utendum erit particula QïX, ut 0eT àyar^w amabo.
Observes obiter rogo, hujusmodiparticulam Ql, vel verbum
Qélai, quum construuntur, reponi ante pronomina, et articula,
2j ut id tibifaciam, si juxta Graecorum
vulgus loqui velimus,
dicemus ôs'Xw aov xb yJ.uei vel Bï aov tô zâaco.
De Pccssivis, ac prlmum de Prœsente.
Activorum sic exposita figuratione, par est, ut etiam ad
passiva gressum faciamus, et in primis de primario eorum
g^ tempore videlicet de praesente quam paucissimis agere
aggrediamur.
Prœsens ergo passivum desinit semper in pat ab activo
deductum, cujus w si sit verbi barytoni mutatur (P. 114) in o,
si vero circumflexi in où diphthongum, et additur pat, ut
déovu verbero, ^voum verberor, uvà moveo, yuvgïijm moveor.
30
Secunda persona est in axt quomodo imitatur flexionem
verborum in pt passivae vocis Graecoliteralis grammaticae
Formatur in barytonis à prima prsesentis passivi, mutando
o in e, et uoci in ctm, ut ypxyopou scribor, ypxystrxi.scriberis.
35
Dixi in barytonis, quia in circumfiexis secunda persona prse-
sentis passivi formari débet à secunda praesentis activi, cum
hoc tamen discrimine, quod in prima conjugatione circum-
flexorum post zi, addenda sit s cum accentu acuto, et post g,
r.Q-Steiiaxi venderis in secunda vero
«:, ut novhî; vendis,
40
facile fiat addendo tantum at, ut xyxnxç amas, àyxKxeou
amaris.
Tertia fit à secunda, mutata aaa in rai, ut ôépveaca verbe-
%aris, déparai verbeÇP. llb).ratur, izoukiêvou venderis, -novhiéroa
venditur, etc.
Prima pluralis est semper in ov^aQzv, mutato ubi fuerit o
in ov, et pat in ysaQsv, ut ypwo^i, ypayovpsaBzv, vel retento o, 5
ut ypzcùopxi, ypao6[JsaBsv, his enim duobus modis exprimitur
prima persona pluralis.
Secunda fit à prima pluralis ablata NE et v, ac retenta aBe,
ut ypxyovusaBsv, ypayovorOe vel à secunda singularis, mutando
eut in aBe, ut yptzcpsàoci, ypdyœBe, possumus namque uti utra- 10
que ad libitum.
Tertia deducitur à secunda pluralis vertendo ude in vrou,
ut ypa<poûor0e, ypacpoûvrai vel à prima singularis mutatione (jm
in vrat; ut ypocao^tzi, ypdcyovroci.
De Imperfecto passivo. 15
Imperfectum passivum est semper in ovy.ow,à prima pluralis
prsesentis (P. 116; passivi mutando [j.znBzv in [j.ow, et addendo
augmentum syllabicum, si verbum incipiat à consonante,
ut ypotyovpeaQev, èypdcoovfiovv scribebar. Secunda est in aov à
prima ejusdem mutata pow in aov, ut eypzyov{j.ow, èypdoovaov. 20
Tertia vero à secunda mutando aov in vro, ut eypd^ovjov,
iypxyowTo. Vel alias à tertia singularis praesentis, vertendo
rat in zov, addendoque syllabicum augmentum, ut ypdoèroct,
èyooccpzzov.
Prima pluralis fit à prima singularis, addito aQsv, et mu- 25
tato ovv in s, ut èypzyovpow, èypaoovy.z(jQev. Secunda à prima
pluralis ablata p.s et v, ut iypayov^aQev, èypocyovodî. Vel à
secunda singularis mutando ovaov in zaQe, ut iypccyovaov,
eypxozaOe. Tertia denique à tertia singularis vertendo
ov in
ave, vel aai, ut iypâ^ovvxov, èypayovvravc, vel iypoc^ovvzaai.
30
(P.117) De Perjecto Passivo.
Perfectum passivse vocis, quod Aoristo penitus passivo
veterum Grsecorum non tam significatione respondet, quam
flexione ab activo formatur hoc modo. Debet prius verti a in
0ypt« vel Ô-riv, quse est propria terminatio omnium penitus
prse-
teritorum passivse vocis, tum si fuerit verti in ©, si in #, 35
si ç debet tolli, praeterquam in verbis tertias conjugationis,
si v etiam ejicionda, si vero A et p retinendoe, quantum ad p.,
raro reperiuntur perfecta activa in pa, sed si fuerint, ut
k'zxij.xfeci, carebunt tamen perfecto passivo quare ut dica-
mus, factus sum non utimur verbo -zu.vouxi, sed yswovy.ocif
cujus perfectum est iyzwnBr^x. Jam penultima perfecti passivi
eadem est cum penultima activi, ut ïypx'^x scripsi, èr/pofoQrpLz
5 vel èypdoOw scriptusÇP. 118) sum hQ,x\x custodivi,èfSAxyQri-x
vel èfJ)J.yJ)r,v custoditus fui, èyJvr&oc movi, buvfB'am. vel eyu-
vfôn» motus sum., bvouJ-mx nominavi, 6vou.ocn<jQrfAX vel 6vo-
lxxx!.aBw nominatus fui,
cantavi, h^xiBmx cantatus
'ébxlx
fui, etc. Id quidem ita fere contingit; sed quia nonnulla sunt
10 perfecta passiva quae penultimam activi non retinent,
ideô
hic singillatim referam verba, quorum perfecti activi et
passivi eadem est cum prsesente penultina.
Verba activa in xno), xom x<s>m stïm, êcw. scpm otm, ocw,
ocpw, retinent in utroque
perfecto vocalem, quae in preesente
15
prsecedit (3, tt, cp. idem faciunt in «/.«, xya, xyv exw, s/m,
eyo) ocrât, ccdo>, xQm stm, eôo), et £0co.
Verba autem in et v;Çw, vel in duo
aÇw, sÇo), tÇw o£«? uÇw,
a-a-, quorum
perfectum activum est in ex, observant quidem
ubique eandem penultimam, sed assumunt c ante Qw-oc, ut
20 (P. 119) koIocXu punio, Uélxax punivi, iv.olxaiïwx punitus
sum, etc. quorum vero perfectumactivum est in £«, eandem
etiam habent in utroque penultimam, sed assumunt y ante
Qw-oc, ut y.pxÇ,M voco, ïxpxïoc vocavi, è-pdyQrly.x vocatus fui.
Verba in spvw vel ehu barvtona diversam habent in
25 utroque
perfecto penultimam, nam in activo s prsesentis, ut
plurimum additur t, vel rariùs mutatur in rh in passivo vero
semper vertitur in a, ut a-ipvv semino, ïanziox seminavi,
kariâoùmx seminatus fui, ots/vm mitto, k'azeàx misi, kaxxk-
Qrf/.x onissus sum et riépvot accipio, inïipx accepi, kuàptyr^x
30 acceptus fui. <pepv&> autem porto, et ejus composita
habent
eo-pec portavi, et èoépOr^x portatus fui.
Verba in xa/m faciunt perfectum passivum in xièry.x, in
ô£mx, praeter (P.1201)
xvm, in âOwx; et verba in wvw habent
yrjnto abscondo, quod habet èyjùtyBma assumpta ç ante Bw.x
35 in atvw vero perfectum formant
in ao-Qvr/a, ut ixBxhut, èlxQxa-
Qr,y,x.
Tandem circumflexa, quorum activum perfectum est in r,<rot,
passivum est in rBw-oc quorum in zax, modo in iBw.x, modo in
éaOYpux, si praecipue penultima praesentis sit brevis quorum
40 autem activum est in xax, passivum est in âaQwx, ut ysAw de*
1. P. 120, 1. 4 de l'écL orig., le texte porte i),aôaa-Ô-/j-a.
cipio, hyzkct.Gy. decepi, èyeloc<jQ-rixx deceptus fui. Caeterum hujus
temporis flexio, cum sit facilis et eadem omnino cum illa per-
fecti activi et Aoristi primi passivi Graécoliteralis, retice-
bitur, et lectores ad illa remittentur. Anomala vide supra
suo loco.
Superest fortassis aliquid dicendum de plusquam perfecto,
et futuro passivo Verùm quia hsec conveniunt eum activis,
mutata tantum voce activa Verbi in passivam scilicet (P. 121)
yox\izi in ypxwQ-n [sic], lectorem admonemus, ut adeat illa,
sicque finem imponimus temporum formationi. 10
CAPUT IX
De Adverbiis.
PosT tractatum de Verbis adverbiorum sequitur expositio,
ita quippe se habere videntur adverbia ad ipsamet verba,
ut epitheta vel adjectiva ad substantiva; quare sicut hsec n
sine substantivis, sic illa sine verbis consistere nequeunt.
Adverbia igitur. ut plurimùm desinunt in a, à nominibus
neutrius generis desumpta,-ut ituiaia. egregie, *.<xlà bene, etc.
pauca in «?, ut wczaôwç quemadmodum w; ut, opnpûi ante,
vel coram. quam exigua in 6), ut bndvu sursum, xxtm in- 20
fra rarissima vero in ov, ut a?aopvou derepentè, kitocxtov data
opéra, etc.
(P. 122) Est quidem ex adverbiis aliud quantitatis interro-
gativum, ut néuov, quantum cui respondet zéaov tantmn,
ttoXù onultum, oklyo parwn, xap-KÔtrov vel y^noadoti aliquan- £5
tulum. Sunt etiam quaedam Ordinis, seu Ordinalia, ut upcôrov
vel np&Tx primo, âevrepov secundo, rplzov, tertio, etc.
Est item aliud quantitatis adverbium compositum ex mpà
vel fiolà, et aliquo numerali nomine, vel adjectivo, ut p.ta
yopà semel, àvo yopctiç, bis, rplg (3oAatç ter, avyyoàq yopctic Jre- 3)
quenter, noklalç, 'fiolcdç multoties, et alia plura.
Aliud dicitur qualitatis interrogativum, ut mo; quomodo ?
cujus redditivum est, ïxQi sic. aliud veluti signum, et nota,
ut zaÀà bene, 6pQà rectè, xa/à maie, arvya prave, et his si-
milia. 35
Jam caetera adverbia vel sunt Temporis, ut (j-n^spav hodie,
avpio cras, fjL£0au(P. 123)pjo post crastinum, yQlç,heri, 7rpo^0k
nudiustertius ra>pa nunc, àpyà sero, d-né-Mi postea, Kipvai
anno superiore, -xpzvQvg statim, et quse sequuntur. vel Loci,
ut kv.el vel avrov ibi, àKï/jii vel inde,
tcov ubi, t.ovtzsxxç,
alicubi, .xkxvm sursum, yAxm deorsum, oy.npoazà vel-éunp&ç
ante, oaiord™ retrorsum, èôà hic, et alia. vel Hortandi,
o ut èlzTî venite, âg eia, ysixaov euge. vel Similitudinis,
ut èxjxx&à; quemadmodum, àg SZCUt, wo-àv vel uoev, ô)<7>ca0&>;
tanquam vel Intensionis [sic], ut Tro^Xà multum, ôwxtx vehe-
menter, -jKspmpiatyx superabundanter vel Remissionis, ut
1 remisse, àyvliy. sensim, p.srà (3t'ac vix
àyap.voc. vel Dubi-
iio tandi, ut av an, ra^a /orfe, tô igitur.
vel ud^r-
mandi, ut vai vel vat'o"£ ce?^e vel Asseverandi, ut olôzsïz
penitiis, à^MOrpjà vere vel Negandi, ut ô'^t vel ô'a-zs, et
o'/iavs non, ôiv vel as non, p.-h vel ne,
ur,rs vel neque, ^s
ov-e neque, vel a^opa nondum.
ày.ô^n
io (P. 124) Reperies qusedam adjectiva neutra in u, quae
transeunt in adverbia, ut rô rxyb mane, zb fipxdv vespere,
• hei et
et nonnullos etiam accusativos singulares, ut rhv vûktx noctu,
ttîv fiuépxv die, etc. His adde interjectiones ojov, et àïuévx
alia.
2« CAPUT X
De Prcepositionibus.
Illius est expers recens haec Grsecorum lingua gravissimae
difficultati.s, quam antiqua literalis suis in praepositionibus
experitur ob innumeras fere variâsque illarum significa-
25 tiones, ac casus, quibus cum alligantur. Nostrse siquidem prse-
3 positiones, quse octo prsecipue recensentur, eundem semper
casum, accusativum videlicet optant unicamque vel ad
30
plùrimum duplicem sibi significationem asciscunt. Sunt
autemhse, (P. 125*) sic, r.pbg, y.zzà vel [à, àub, dix
àîyjùg vel yoiolç, àg.
vel
regit accusativum, et significat in, motum scilicet in
Eig
locum, ac statum in loco, ut eig tok idem
valet ac in
cœlum, et in cœlo, eig s-noavév to-j in suam laudem, eig rhv
PoW.tîv, Romœ.
ss Upbg quanvis literalis, non construitur tamen in hac lingua
nisi cum accusativo, significâtque ad, erga, vel adversus, ut
-pi; i\dvx ad me, erga me, adversus me, etc.
1. P. 125, 1. 5 de l'éd. originale, le texte porte ovpavo-j.
Merà, et per syncopen pi correspondet praepositione cum,
ut p-erà vAvovz cz~m i.LLis, Nè ,~o),).ov~ c~m m2cLtis. Adverte tamen
ut plurimum tune uti [xerà, quum ponitur ante nomina, quae
incipiunt à vocali, aï vero quum incipiunt à consonante.
Aîtô idem valet quocl a vel ab, e vel ex, et quanvis Grseco- s
literalis, non observat tamen eundem casum, sed accusativo
gaudet, eliditûrque (P. 126) ipsius o, si nominapraeeat quorum
principium est vocalis, secus autem si sit consonans, ut <xr
hsîvovg ab illlS, dnb tov Qebv ïp'/ovrea clôt, rà v.où.à, a Deo OTïinia
bona procedunt. 10
Atà, et corrupte ytà significat per, ob, vel propter, ut ôià
vel yià rà TopvsW yhîrca xdcBe npàypct per, vel propter pecu-
niam, omniaftunt. Solet autem interdum addi particula xa,
prsepositioni ôià vel ytà, quum prsecipue prsecedit prono-
mina. ut àià rà p.àç propter nos, ôiâ r èvMvovç ob îllos; vel 15
etiam lôyov, cum pronominibus tantum, et genitivis jj.o~j,
ami, rov, rni, rwv, (jôcç, etc. ut dix rov )6yovy.ov propter me,
èixTov léyovaocç propter vos, et sic de reliquis, quo in casu
tantum genitivum gubernat.
Kocrà nunquam significat contra, sed secundum, veljuxta, 20
sempérque postulat accusativum, ut za-à zov rpénov secundum
modum, zY.ay.sg xarà xrfn yvwp.y)v p.ou fecisti juxta meam opi-
nionem.
(P. 127). At^wç vel aequivalet absque, vel sine, ut
ycùptç
3lxo)ç ccGTipz sine pecunia, x°V^ slmdx absque spe, x<npk xkh^
absque dubio.
'ûç denique valet usque, ut -h cpwvv? aov eb-wo-ev w? rôv ovpxubv
clamor tuus usque ad cœlum pervenit. videtur desumpta
à Grrseca literali, iwg.
Hse quidem sunt praepositiones, quibus maxime vulgaris 30
Graecorum lingua in simplici oratione uti consuevit; sunt
tamen aliae à Graeca literali mutuatae, quae in composita
duntaxat oratione reperiuntur, in primis dvzl, ut wncrréxopai
resisto, npb ut npoyépva) offero napàf ut Trapaxouw non obedio
uvv, ut crvvrpoyoç SOClUS, et awtpéytù concurro oevà, ut 35
avaTOt'Qw persuadeo b, ut èyxxpdtâm animum confirmo, et
syy.apoua.bg intimus, seu ex corde: ropt, ut 7Tcprzuy.Xcov.coobsideo
et vnep, ut vnepnspL<T<xa satis supêrque, et alia.
Caeterum ut Latinas possis prsepo(P. 128)sitiones Grseco-
vulgares efficere, non abs re erit illas in médium proferre a 40
vel ab et abs. e vel. ex ànb, ut supra. Absque dr/ag vel yjupk,
ut supra. Ad npbgyel ai_. Apud rov~« vel adverbia
loci,
quae conjuncta cum pronominibus primae, secundse, et tertise
personae regunt genitivum, ut y.ovt<x gov apud te, zov-a -ov
apud illum rjuj.y.u.o-j apud, me cum aliis vero exigunt accu-
sativum addita prsepositione sic, ut y.ovzx sic. -où; izylxiovz apud
'a antiquos. Haec tamen prsepositio sic amittit si diphthongum,
et a conjuncta cum articulo subséquente, ut v.ovzx orhv Tîopzav
apud portam, eiy.à azbv y.xukov prope campum. Ante
ôy.T.poG-à vel bimoà; adverbia, quae juncta cum supradictis
pronominibus amant genitivum, ut bu.npoazxij.ov ante me,
iû è[j.v:rj(ùg aov ante te, etc. cum aliis autem, accusativum apposita
item prsepositione sic, ut bu.Ttpoazà (P. 129) zk ràv vsjrj^.ov ante
mundum,by.T:p&;sîç rà u.dnxy.ov ante meos oculos. Antequam,
nob vx cum subjunctivo, ut ttoîv vx yâum, antequam faciam.
Clam, xpusà vel yuvj-x adverbia, quae cum pronominibus
15 illis regunt genitivum, ut -/Marxy.ov clam à me; cum reliquis
vero accusativum adjuncta praepositione x-b, ut h-npocro
y.pvox ànb tovç cû.lov; accepi illud clam ab aliis. Contra,
ivxvxiov adverbium, quod optât genitivum cum dictis pronomi-
nibus, ut èvxvzlov cov contra te, accusativum vero cum reliquis
20 addita item praepositione sic, ut èvxvzîov de, zbv ovpxvbv contra
cœlum. Coram, bij.-poa-x vel ôprpàk, vide ante. Circa,
cir citer, et circum, zpiyvpov adverbium, quod postulat geni-
tivum cum supra recensitis pronominibus, ut rpi-yôpo-j y.ov
circa me; accusativum autem cum reliquis apposita item
25 prœpositione zL, ut rpiyvpov sic rhv yâpoev circa, vel circum
(P. 130) regionem. Cis, vel citra, xmèà ànb cum accusativo,
ut a-c$b x~o rxh A^aiç cis, vel citra Alpes. Cùm, \j.i-x vel
\à, ut supra. y.xÇi vel xv-âuz adverbia, quae cum pronomini-
bus illis volunt genitivum cum reliquis vero accusativum
30 adjuncta praepositione us vel u.z-x, ut u.xK<. pi tovç xlhvg una
cum aliis. xv-x^x pi swiul cum viro suo.
xbv avdox tv;ç
De, zpiyvpov, vide quae diximus supra in circum, et circa.
E vel ex, vide, a vel ab. Erga r.obi vide ad. Extra, o>
vel z%m adverbium, quod dupliciter construitur vel absolute
35 cum accusativo, ut o£&> zx uxzix aov extra sint tui oculi quod
fit quum imprecamur alteri, vel cum praepositione <xnb} ut
o?m à-b zovzo k'yjj) yJ.Qz npxyrj.x, extra id omnïa Jiabeo, et hic
modus loquendi frequentior est, et sequivalet, prœter.
In zig, ut suprà. Inter, xvxpzax adverbium, quod positum cum
40 dictis (P. 131) pronominibus genitivum gubernat, ut dvd^ax
zov 2-rater illum, cum aliis vero accusativum, interposita prae-
positione sïç, ut xvxuzax sîç zbv Ixbv inter populum, xudazax sic
roïixo inter hoc, id est interim. Infrà, 6mb y.xxoi adverbium
loci ponitur cum genitivo ante proiiomina y.ov, aov, xov, xûv,
toùc, etc. cum accusativo vero ante reliqua nomina appo-
sita praepositione àmb, ut ockovAtm omb xbv ptycc infra Me-
gem, etc. Intra, yiax genitivo gaudet cum relatis pronomi- s
nibus; cum caeteris accusativo addita praepositione eig, ut
pio-a eig v/tj *zpdlxv pov intra cor meum. Ob dix velyià, vide
in dix.
Per, et propter, dix vel yià. vide dix, ut suprà. Post vel
pone vGTzrjx adverbium, quod cum illis ssepius repetitis 10
pronominibus genitivum adoptat, ut vgtsox uqv post te; cum
aliis vero, accusativum. apposita item praepositione xnb,
ut rilQz vT-îpz xn olovg (P. 132) 'post omnes veni. Prœter,
vide extra. Palam, vide coram. Prœ, vide supra, vel
super. Pro, quum significat clefensionem, dicitur dix vel ytà 15
cum accusativo, ut dix aivx nohpà propter te pugno quum
vero idem sonat quod vice, vel loco alterius, utimur his
vocibus, eiq xb ixodxpi, vel eig xbv xénov cum genitivo, ut 6 r.xnxg
shxi eig xb ixodxpi, vel eig xbv xoizov xoï) @£oû sic xw yfiv Papa vicetn
Dei gerit in terris. utimur interdum etiam praepositione 20
àvx\, sed hoc modo, exempli causa, pro pisce dédit mihi car-
jI' ^/xpi,
nem, xvx\ va p.oO dcùcrri rI. u B(>r/.e xpêxg.
Pl~ocul
Procul,1 poupàcul
cum
genitivo, si praecedat toties enumerata pronomina, ut pjx*.pi
[xo-o procul a me, cum accusativo vero, si caetera antecedat,
interposita praepositione omb, ut p.a/pà xnb xx ^.xxixuov procul 25
ab oculis meis.
Bub, vel subter, vide infrh. super, et supra ènxm vel
xkzvm adverbium. construitur cum genitivo, si prsefigatur
(P. 133) pronominibus primœ, secundae, et tertiae personae,
ut xt>xv(ùjj.ox) supra me, i-nxvu) (jov supra te, etc. cum accusa- ^0
tivo vero, si aliis praeponatur, interposita praepositione sic,
ut dyjv xnxm eig xb Y.zyxki xov hx exeyœji, habëbat supra caput
suum coronam.
Tenus, vel usque, wg vide supra in ù>g.
Versus rtpbg cum accusativo. Ultra, vel trans xuUei omb 33
cum accusativo, ut omi-m. omb xb rtoxxy.i ultra, vel trans flu-
vium. Dicitur etiam x%ônepx, vel ixépx cum genitivo, ut
ànénepx, vel itépx roî> tvqxxij.ov trans flumen.
CAPUT XI.
De Conjunctionibus.
Post exactam praspositionum inquisitionem, superest jam.
ut extremam omnium Orationis partem, ac minimam quae
5 Conjunctio dicitur, ob illius prascipuum munus, (P. 134) con-
nectendi scilicet reliquas Orationis partes, absolvamus. Sunt
autem ex Conjunctionibusquaedam çopulativae, ut yjxi et <xu:h
vel (j.x sed, ouô[u etiam. alise vero Disjunctivse, ut :h vel
alise Continuativae àvw&xr/af si, àv vel à an: quaedam subcon-
io tinuativœ ut hnàr, vel huà-h y-où quoniam seu quando-
quidem, aàv postquam nonnullse Causales, ut ôià va vel vx
ut, ôià il vel yià ù enim aut quiaalias Dubitatives, ut ra^a
forte, icljck. vol pj numquid, rblomov igitur. alias Collectivœ,
ut zb lonzbv ergo, Sià vel yià zovto propterea quaedam denique
15 Expletivoe, quas tantum ad ornatum orationis spectant ac nu-
merum, non ad significationem, ut dà vs, etc. Atque haec de
omnibus orationis partibus singillatim sumptis.
(P. 135) CAP. XII ET ULTIMUM.
De Syntaxi Linguœ Grœcœ Vulgavïs.
20 Vidimus jam singulas orationis partes examinantes, quo-
modo dividantur, flectantur, ac conjungantur, quâsve in
partes secentur, ac quibus in classibus collocentur nunc qua
ratione cum aliis jungi, ac inter se cônnecti debeant, quâ
polliciti sumus brevitate sermonem instituemus.
23 De Coneordantiis.
Tres etiam assignamus in hac lingua Concordantias, ut
apud Latinos. Prima est nominativi cum Verbo in numero, et
persona, ut sycb yozoM ego scribo, èy.eïvog izodÇei ille ludit, èaelg
[iikïze vos loquimini.
30 Secunda est Adjectivi cum substantivo, ut aoyk avQooinoç
homo doctus, (P. 136) y.oùà nxiôià boni adolescentes, y.c/1-ng
Gvvrpoyiàç bonœ conversatiônis, etc. Substantiva quse ma-
teriam significant soient ssepissime accusativo efferri cum
praepositione xizb, loco adjectivorum, ut Çwvvj xnb totÇI pro
TrsrÇtYavi cingulus ex pelle, 'povypv xnb zpLycag pro zplywov vestis
ex pilis quod fit per ecclipsin participii subintelligendoxafxw- 5
pwi vel xocuMuévovfacta vel factum. Adjectiva semper prae-
poni debent substantivis unà cum articulo, ut zb y.w.pb -axial
parvus puer, 6 rtpûzog av0p«Troç primus homo Quod si ali-
quando postponatur, duplicandus est articulus, et apponendus
tam substantivo, quam adjectivo, ut qépspov rb povjo zb yJmivov 10
affer mihi vestem purpuream.
Tertia Relativi cum antecedente, in genere, et numero, ut
âèa. xbv Uérpov, TOU 67rot'ou éNi~a, vidi Petrum quem alloquutus
fui, et aliquando in casu, ut zà.kéyux, zà bizolcc verba quœ.
Si ponatur (P. 137) relativum inter dua nomina substantiva 15
diversorum generum potest his duobus modis construi,
exempli causa, sydus quod, vel quam vocant Capream,
communi Grrsecorum lingua dices TD àazpov, zb bnolov vel bixov
(quod est relativum indeclinabile, omnis generis, et nu-
meri) xpaÇouv alycx. vel zb aazpov bnov zb xptxÇow vel zw xpx^ovv 20
cdya.
E duobus substantivis ad diversa pertinentibus, si in ôra-
tione ponantur aliud est nominativi casus, alterum vero
genitivi, ut TO y.opjjl zov Uézpov, corpus Petri, zb totÇî zov
fiovôiov bovis pellis. Interdum tamen iste genitivus transit in 25
accusativum, ut -h z^.movq pro -h ziprizav honor eorum, hoc
izoz-Zipi vzpb pro vspov poculum aquœ, et similia.
De Pronominibus p.ov, aov, zov, èpévx vel pi, kaéva. vel uè,
è^xg vel y.âç, kfjxç vel axç, zov, tyiv, zbyzàv, TOUS, zxïç, zx.
Horum pronominum unâ cum (P. 138) Verbis constructio, 30
quoniam aliquantulum difficilis esse videtur, cum certa quae-
dam regula tradi non possit, quando praeponenda sint vel
postponenda, seu quando èy.évx potius dicendum quam pi, vel
eocya quam as, ut îaxg quam axg, idcirco de his nonnulla
observationedigna exponere merito judicavi. 35
Certum itaque in primis, monosyllaba illa pronomina sive
primée sint, sive secundse, sive tertiae personae nunquam
ipso orationis initio collocari, sed elegantiùs semper post
ipsum verbum poni, vel post aliquod nomen, vel post parti-
culam ôïv vel aè non, ut xyxnàzxr àyxTxâizovg, etc. amo illa 40
vel illos, etc. iyà axe slux ego dixi vobis, $èv y.oït yj.yyn yjpdx,
non est milii opus, [llénsi pe videt me, et hujusmodi plura.
Certum secundo primos illos accusativos primse, et secundse
personae lyivx videlicet et ïyxz, iaz'vx et zaxç, (P. 139) poni
5 semper in ipso orationis, périodique principio unâ cum yï et
yxq, aï et axe, ut zyhx yï xyr,zx 6 -Rxzipxg y.ov me amat pater
meus, zazvx aï y.iax te odîo habet, eux: y.x: vtpoÇst noudiz rov nos
vocat Jilios suos, iaàq aàc sipaÇet iyhpovc zov vos appellat ini-
micos suos. quae loquutiones correspondent Italicae phrasi vel
10 Grallicae, cum quibus habet maximam affinitatem, quum
dicunt, a noi ci chiama sui ftgliuoll, il nous appelle ses
enfans, et similia. Vides igitur hujusmodi accusativos cum e,
conjungi cum monosyllabis pi, aï, u.âç et axç, qui statim illos
subsequuntur.Nominativi tamen iy.dç et èazïç, ponuntur abso-
15 lute initio periodi, ut èuiïg -|wp.£ dh ëypy-sv y-où -h y-xrx rdxx
avpvti nos panem non habemtts, et felis trahit placentam,
est adverbiumd Grseco-vulgare in filios, qui bona patris pau-
peris lautius quam par sit profundunt, et opipare vivunt.
Certum insuper p.ovoavllo&x illa (P. 140) pronomina y.ov,
20 aov, rov, y.xç, ax:, râv, et roùç, etc. Si simul esse contingant
cum aliquo adjectivo, poni inter adjectivum, et substantivum,
ut o 7rpwroç uxç yû.og prilllUS noster amicilS, xyxr.-qj.evz y.ov vis
Jlli mi dilecte, -h v.xv-xïq rovç ylâaaxiz malœ illorum lin-
guœ, etc. Item sumi pro pronominibus possessivis ïàv/Aay.o-o,
25 idiY.éaaov, èr)ix6arov meus, tuus, suus, etc. Verum tune non
ponuntur absolute, ut possessiva, sed unâ cum alio nomine,
ut quum dicimus, liber meus, to fi&ïîov y.ov, at cum dicimus,
hic liber est meus, quia meus est solus et non cum alio no-
mine, nos dicemus, hoûzo ~h fiiQfav ehxi ômouq-j, et non zoïi-o zb
[0 fiiOiLov y.ov sivzi.
Certum quarto monosyllabos illos accusativos pi et yàc, aï
et axg, zxïget roùç,tam ante verbum collocari posse, quam post,
ut syw axe zb èôixoxax zb ypxy.y.x, et iyà èâixcxax axg zb ypxy.y.x, ego
vobis legi epistolam. Quod si hujusmodi accusativi particulae
35 isti
Ssv vel ôï (P. 141) non, wo-àv vel axv sicut, vel adverbiis Y.xdàg
quemadmodum, ëzÇisic, a-hyzpov hodie, xvpiov cras, zâpx nunc,
et aliis adverbiis loci jungantur, tune verbo postponi minime
1. (Sic). Lisez proverbium.
De même plus haut, ligne 6, il faut
lire probablement àyairâ. pour àyyzà que porte le texte. Une ligne plus
bas, l'original donne fiio-dc. Enfin, 1. 11, le texte porte, au lieu de il
nous appelle, nous nous appelle.
possunt, séd tantuin praeponi, ut dïv p.àc xb ëaxsàsg xb [i>£llov
non misisti nobis librum, Q-h^pov aàg û-rnx. va pjv evyàivsre hodie
vobis dixi ne exeatis, nec enim bene dicemus, êk xb ïaxeùig
nec a-qj.epo-j slizoc rjccg.
De quibusdam Nominibus quœ (sic) genitivum regunt, vel s
accusativum, ubi etiam de ablativo absoluto.
Omnia nomina Comparativa, si prsecipue cum pronomi-
nibus primitivis construantur, verbalia item in xubg una cum
nominibus, quse dignitatis habent significationem, ignora-
rationis, participationis, similitudinis, ac communicationis, 10
et utilitatis genitivum adoptant, ut èxehoç ehzi <joyJixz:éç^ouille
est sapientior me; ixovfo ehou <pave(P. 142)pwraèv r/?ç dyzimç*,
-id est significativum amoris 6 kpécç éfoou atyog xiptjç Sacerdos
est dignus honore; ay-xQ-àg xàv eXl-nviKow ypx^iJ.txxMv ignarus
Grœcarum literarum, awcpoyoç bonorum 15
xaXwv av9pco7iwv
hominiim socius, o^oioc xoï> hovxapiov Leoni similis, rà /.alà
eivoa xoivSc tôûv ©t'Awv bona sunt amicis communia, et similia.
Ea item quae dicuntur numeralia ordinis genitivum requi-
runt, ut dsvzepéç y.ov milii secundus, upcôxoç xmv primus inter
illos, etc. Quae tamen construi etiam possunt cum accusativo 20
positâ prsepositione ànb, ut vaxzpoç an' olovç postremus omnium,
npâzoç an ohvg primus omnium, et sic de reliquis.
Profecto, ut ùno verbo dicam, omnia sive Comparativasint,
sive superlativa, sive plenitudinem significent, vacuitatem,
utilitatem, et sirnilia, si cum pronominibus jungantur, utplu- 25
vel
rimum postulant genitivum, si cum aliis nominibus accusati-
vum (P 143) cum prœpositione.dnb, ut an' ohvc tous. êMrjvas, O7rou •
•faxveîç rhv Ipolccv, dvv<xxâx<xxog r,xov 6
nibus Grœcis qui extiterunt in expéditions Troianafortior
fuit, vel omnium Grœcorum fortissimus fuit Achilles. No- 30
'Ayùlzvq, Olïb-
men yz^xxoz, utplurimum habet post se accusativum sine ulla
praepositione, ut yzrxâxog ïwoiaiç curarum plenus At èvavxlog
contrarius genitivum amat cum primitivis pr onominibus,
cum aliis' vero accusativum unâ cum prsepositione
est
dvoa bjcwxioc mihi contrarius. et èvxvxlog
ut
de olovg COn- 35
trarius omnibus, denique
ollog reperitur
semper cum geni-
tivo, ut gCaoç xoi) Qsov amicus Dei.
Instrumentum, causa,, modus, et excessus debent in hac
1. Le texte ici porte àyâ.rnç. Cf. p. 60, note 1,
lingua exprimi accusativo, cum prsepositione, pi, vel psrà,
vel etiam interdum cum Sià, vel yiz, si praesertim causam
significare velimus, ut UxvKr^â xov{ pi xb pz&dl baculo illum
percussi, xbv d$x F.k v.alb F.dn (P. 144) oculo illum vidi
s benigno}èox(h(à<Te rbv èyQpôvrov^t xb onotàlhostem suum' gladio
interemit; vœâ 6'Ao-jç pi rîjv çwvïiv to-j szta voce reliquos super at;1
dix t/îv ôtihàv, vel yià.TÔv ço'Sov e^affe t' «ppara Tov prœ pavore
perdidit arma.
Tempus item, et mensura tam loci, quam ponderis sim-
10 pliciter accusandi casu efferuntur, ut xw -nydpxv xoà rhv vû-/ra
'db vAu.vzi cûlo tïccoz va dta&xrn die.ac nocte nïl aliud façit
quam légère, 'h Twpj elv*i pazpà àîri tw Q?pocvxÇav &.zxo teyztç
Borna distat a Gallia centum leucis, fapti rptav-a ïkpw.c est
ponderis triginta Ubrarum.
13- Jam ablativum absolutum, pro quo Graeci literales utuntur
genitivo, nostri Grseco-vulgares penitus ignorantes, nec
genitivum usurpant, nec alium casum, sed vel ipso nudo no-
minativo utuntur, ut uxaevovrci syw cmb xw h~.vJ:rtniy.v znzatv yj
(jxéyn xo~j amxiov cov discedente me ab Ecclesia cecidit tectum
2o t2ccc domus, vel loquutionem resolvunt per ~axv vel po- o-
nentes verbum in im(P. 145)perfecto, ut oxav vel aàv èuiaeva.
drro rhv boùmux» e7rscrev, etc. cum discederem ab Ecclesia ceci-
dit, etc.
De Constructione Verbi Activi.
2o Non nimis laborandum erit in tradendis regulis verborum
activorum. Omnia siquidemverba activae significationis postu-
lant ante se nominativum agentem, et post se accusativum,
vel genitivum patientem. Genitivum quidem utuntur hujus-
modi Grsecise regiones Peloponesus, Creta, Chi us, Zacynthus,
30 et omnes penitus Graeciae
insulae. Accusativo vero gaudent
Attica, Thessalia, Macedonia, Thracia, et omnes prorsus
Continentis provinciae, atque incolaa.Quum igitur verseris in
Insulis, utere post verbum genitivo, accusativo vero quum
fueris in Continente.
35 Adverte tamen, quanvis iis qui in Insulis sunt post verbum
activum (P. 146) genitivum, quem personae vocant, admit-
tant (res enim apud omnes, ac semper ubique ponitur in
faut évidemmentlire tov.
1. IL
2. Leçon de l'original pour ii. Toute cette phrase est d'une construc-
tion pénible et confuse. Postverba doit être lu en deux mots.
accusativo, ut caouw Tà lôyix. aov, non tïïw Xo'ytwv <rou, audio
tua verba) id verum esse prsecipue, quum postverba se-
quuntur pronomina illa primitiva [j.ov, aov, rov, et tantum in
numero singulari, ut dh y.ov ckxovsi non me audit; nam in plu-
rali dicunt cum accusativo, âïv (izg dm rmoreq,.nihil nobis 5
dixit, licet in singulari dicerent, Sïv p>û ehs tittotsç4. Quod si
alia subsequantur pronomina, vel nomina, modo genitivum
ponunt, modo accusativum, ut axovco zbv Tlérpov non tqv
Uérpov audio Petrum, et pA« -où Mdcpxov, et non zbv Maoxov,
nisi dicas pi rbv Mdcpxov, alloquor Marcum, vel loquor cum io
Marco. `
Quando autem statuendus sit post verbum activum genî-
tivus, vel accusativus optima regula est, si animadvertamus
François èyà eina Tov tepocy/Umov, non zov Si
ad linguam. Gallicam, vel Italicam. nam si post verbum acti-
vum ponatur particula à, tunc sem(P. 147)per in Grseco 15
vulgari reponi debet post verbum genitivus, ut j'ay dit à
talis particula non ponatur, utendum tune erit accusativo,
vel genitivo juxta clistinctionem Grsecise locorum superius
insinuatam, ut je vous ay fait la grâce, ego vobis gratiam 20
vero
feci, secundum Insularum habitatores dices, èyà> aov rhv &-x(j.k
rhv yàpiv, et secundum Continentis incolas, èyà aï rr,v hx[j.x
rhv x^Plv) Çtu9e loquutio correspondet huic Italicse, la gratia
vel'hô fatta.
•
Praetereà sciendum, verba, quae apud Latinos, vel Graecos 25
literales exigunt post accusativum rei dativum personse,
apud Grsecos vulgares usurpare pro dativo personse, vel
genitivum ut loquuntur Insularum cultores, vel accusa-
tivum ut Continentis incolae, exempli causa, ego dedi tibi
librum dices, vel èyàt aov zb HJonta rb (3t6Xtov; (P. 148) vel 30
'èyoi ai tô ï$(,réux TO fitêlLov.
Rursus verba, quae duos sibi accusativos adsciscunt apud
Latinos, etsllrivocc, apud vulgares Graecos, vel ambos r etinent,
ut loquitur omnis Continens, aut mutant accusativum per-
sonse in genitivum, 'ut phrasis est omnium Insularum, verbi 35
gratia, ego te doceo grammaticam, dicetur èyw es, vel <jqv
\}.cScàv(ù tvjv ypoL[j.[xy.xv/:hv
Idem fit aliquando, si verba apud Latinos regant ablatïvum
vestem, èyà aov rapvw rb dixi
cum praepositione a vel ab, et accusativum, ut aufero cc te
vel aliquando, quia ut 40
1. Voyez au commentaire pour l'établissement du texte.
plurimùm pro àblativo ponitur accusati vus cum praepositione
ànb, ut accepi Ci Petro tuas Hteras, èyo) s/aca zoàc ypzoxk aov
ànb -bv ïlirpov, ici habeo a te, ïyM ro an iaivx, et alia.
Idem etiamprœstari debet, si verbum apud Latinos accusa-
5 tivum regat et genitivum, vel ablativum sine ulla praepo-
sitione, ut impleo ollam denariorum, yzylÇa rb rÇpwJli ànb
ropvémx, et (P. 149) impleo vas aquâ, yspCÇoi rb àyyûov ànb
vipb. in quibus tamen ssepe saepius reticetur ànb, dicendo sim-
pliciter tomate/, et vzpb.
10 De Oonstructione Verbi passivi, neutri, ac Deponentis.
Quemadmodum activée vocis verbum exigit ante se nomi-
nativum agentem, et post se accusativum patientem, ita è
contra passivae vocis verbum postulat ante se nominativum
patientem, post se vero accusativum agentem unâ cum
ib praepositione anb, ut zb auJ.h rpzci'Çzrzi ànb
ià cù.oycc currus
trahitur ab equis. Semper igitur in passivis casus personne
verbi activi, quum videlicet duplicem requirit casum post se,
vertendus est in nominativum, manente altero immutato,
ut lyw aï uaBxlvc) vhv yrja.pu.axw.w, passive redditur, èav uoâodvzrjoa
20 an è[j.évx xw ypxu.aariy.w tu
cloceris à me grammaticam, etc.
ut apud Latinos.
(P. 150) Ex verbis neutris, vel Deponentibus, quœdam
absolute ponuntur sine ullo casu, ut 'Crû vivo, nop-nz-w am-
bulOj axUouM sto zotpju.sa clormio quaedam vero requi-
25 runt post se aliquem casum, ut àpéav-zi p.ou placet
miJii, rii
®Aivz7ziaxç, quicl vobis vicletur, et alia, quse genitivum, aut
accusativum postulant pro diversitate praesentis Grœciaa re-
gionum, si eosdem casus, vel alios requirant Latinorum verba
vel neutra, vel deponentia et tune Çonstructio erit eadem
30 quam jam recensuimusin verbis
activis.
De Verbis zlum, ipatvo^ai, et aliis, tum de Verbo hnpevsonali,
de Modis, GenlndUs, ac quibusdam loquutionibus.
Verbum eïpxt sum duos habet nominativos ante, et post se,
ut ô ApHJ-o-ihg fcovz uzyâhç çtXoVotpoç, Aristoteles erat magniis
3b Philosophus. eodem modo construitur verbum 921'vop.ai vi-
deor, liyoum dicor, -paÇopm vocor, "krjywpxi nun(P 161)cu-
por, et similia, quae praeter illos duos nominativosadmittunt
etiam genitivum, vel accusativum juxta supradictam loco-
rum G-rœciœ distinctionem, sicut Latina dativum, ut xvrbg
[J.QV sivzi, vel ocdvzrzi p.ou zahw'jzpog av9pomog ipse mihi est,
vel videtitr vir idoneus. Vel etiam accusativum cum prœ-
positione àrcb, si Latina regant ablativum cum prœpositione
à vel ab, ut justus ab omnibus vocatur, vel reputatur
5
beatus, 6 ôUv.iog jcpaÇsraj, vj xpocrziérai '[j.xxzpioq ocn olovg.
Verbum impersonale duplicis est speciei activas nimirum
et passivae. Utrunque impersonalisverbi genus, vel ponitur
absolute sine ullo casu, ut fioiyzi pluit, liyowzfertur vel cum
aliquo casu ut apud Latinos, verbi gratia, pertinet ad me, 10
èyylÇei. uov, non licet vobis, kv <j&q izpémi,
non curatur de
anima, ôb èvvoux&rzi dià tt,v tyv%nv. Ubi adverte verba imper-
sonalia utpluri(P. 152)mum suini à tertia persona plurali prœ-
sentis indicativi activi, ut pro scribitur dicunt ypâyowz scri-
bunt, pro vivifier, Çowz vivunt, et alia. Dixi ut plurimùm is
quia reperitur interdum, et quidem raro aliquod impersonale
desumptum à tertia persona plurali prsesentis indicativi
passivi, ut xoipoûvrat dormitur.
Modorum usus pervius est unicuiqué ut apud Latinos. In
usum tamen hi praecipue veniunt indicativus, impera tivus, 20
et subjunctivus, qui vicem gerit infinitivi, et exprimitur per
particulam va, ut Qs'Xw va ?b yJ.yM volo illud facere cui
interdum praeponitur articulus rb, et ponitur loco norninis,
ut tô vz yJjMiç pro to zzij.ovjJ. aov tuumfactum. Similem loquu-
tionem habent Grœci literales, ut zb noieïv pro %omu.z, et Itali,
il /are, pro ilfatto. Hujusmodi modus semper ponitur post 25
aliud verbum, sicut infinitivus apud Latinos; vel alias resol-
vitur per on vel m>k, (P. 153) ut scio te fecisse hoc, vulgo
possumus dicere, ^eupw tmç, vel Su rb zv^zc, quod on et ttwç
videtur correspondere Italico che vel Gallico que. Ponitur
etiam «/.où pro cri, ut loyiâÇu mzl TO zy.ocBeç, pro en rb sy.ccQzç,2DUto 30
te illud didicisse. Jam qusenam particula, vel Conjunctio
unicuique modorum tribuatur, et quomodo inter se discre-
pent, vide supra in Conjugationibus barytonorum.
Gerundiis caret u traque Grséca lingua, fruitur vero Latina.
Ea autem sic in vernaculam Grsecorum dialectum vertenda 33
censemus. Gerundia in do, resolvuntur in participia, ut
amando àyotnâvrocg, dicendo Azyovraç, etc. Gerundia in clum
exprimuntur aliquando per âià và, si illa prœcedat praepositio
ad, ut ad habendum âià va ïyt] aliquando per «ràv, vel 40
dvxy.z(jz èr.ov, si prœcedat praepositio inter, ut inter
am~
bidandum, oùv hopnckowxj id est dum ambularem inter
dicenclum xvxusax 6-ov èy.îhz cum loqueretur, et similia.
et ali(P. 154)quando per iroi-zi, si à Latinis efferantur abso-
lute sine ulla praepositione, ut faciendum milri est, r.rÀ-v.
y.xao), vobis agendum, -r.oi-zi vx v.âu.zrz, etc. Hic modus
vx
loquendi non aberrat à modo loquendi Italorum, vel Gal-
lorum, dum dicunt, mi bisogna jare, il me faut faire,
cum hoc tamen discrimine, quod in dictis linguis verbum
consequens est infinitivi modi, et nunquam mutatur, at
in Grseca vulgari verbum quod subsequitur r.pi-zi est sub-
lojunctivi modo, variaturque ac construitur cum personis,
quse comitantur gerundia in ditm, ita ut si persona sit singu-
laris, et prima, verbum etiam erit primae personœ numeri
singularis, et sic de reliquis. Tandem gerundia in di, sim-
pliciter effemntur per va cum subjunctivo, ut tempus est
i» eundi, v.xiob; ûvxi vk tJ.u.iii{ sclendi sum cupidus,
èmQvu.â vx
(7.£0&), etc.
Veniamus jam ad peculiares, quasdam loquutiones. Quum
Latine dici(P. 155)mus, quocl tibi scripserim, vernaculo
Grsecorum sermone sic efferemus, dix xi ao~j ïyox<\>y., vel ou oo~j
20
eypx^x, vel xo vx aov ëypxtyx, vel èVrovraç y.xl vx eov ëyoxtyx, prior
et secundus loquendi modus conformior Latinae loquutioni
videtur.
De nonnullis adverbiis,ac particulis, quœ vel nominibiis,
vel Verbes prœfiguntur.
25
Ut totum communis Grsecse linguae syntaxeos absolvamus
tractatum, brevibus precurremus nonnullas voces, quarum
notitia non parum juvatur is, qui aditum sibi fieri vult ad
Inijusmodi linguse Grsecse syntaxim. Dicamus ergo prius de
x:j.~orcg utinam, quod adverbium est optandi, poniturque
30
unâ cum va, et constituit in verbis peculiarem modum, qui
dicitur optativus, reperitur cum perfecto, et imperfecto, ut
apizoxîï vx xbv &pxïzç, utinam illum vocasses, uu.izoxiz vx xbv
i'QsTra, utinam illum vider em.
(P. 156) *Av, vel « fit à Grsecoliterali èàv, si, ac pariter regit
35 subj unctivum, tempus amat
id, quod nos in verbis barytonis
diximus habere indifferentem quandam, ac indeterminatam
significationem, ut xv aï -axav si te capiam, non àv aï ruxvo àv
aï evp/iaw si te reperiam, non xv aï zvpia'/M. Conjungitur prae-
1. Certainement pour xv.uvjî; voyez page 159 de l'original, plus loin
p. 68,1. 7 sqq.
terea cum omnibus prœteritis, ut àv fc*^ si feci, h
scribebat, àv Oéfa dfaei si dabit, et reliqua. êW, si
Ato, quanvis praepositio significans a vel
ab, in compo-
sitione tamen alicujus verbi, vel nominis
eandem retinet significationem; non semper
nam interdum denotat per-
fectionem, ut à.norek^ perficio, rùsuàm quippe 5
simplex
Çmtre tantum significat, sed
cum àno perfecte flnire, utque
Latini dicunt, rem reddere omnibus
interdum vero ftnem quodammodo numeris absolutam.
«mrwfu ftnem comedendi fado, prse se ferre videtur, ut
postpran(P. lhl)dium} et dnôâe^a post cœnam. et «™z
unde adve.rbia 10
tandem
penitus, seu de, ut dnoxôQyo, penitùs amputo. et dmy^xl^
decollo, et alia.
-As adverbium hortandi, si
ponatur cum imperfecto efficit
modum optandi, ut â, &ten« utinam viderem;
nota est imperativi, seu potius subjunctivi, ut«; caeterum fr 15
Videtur autem derivari à GrœcoliteraH fc, unde facial.
pen «s. quare quum dicimus 4 ûs> idem valet
per synco-
videam, qui quidem loquendi modus frequens ac sme me ut
in sacris
paginis, prascipue in Evangelio, aoeç Û»m d est
wrmaûTou, quem imitati Grœci-vulgares dicunt, à^ovuev™ E)M 20
hu
zrjyz-ai 0 EÀixg dix va rbv èhvBspwrvi.
Adverte tamen hujusmodi àç,
non poni in secunda persona
imperativi, sed tantum in prima, et tertia. Quia videlicet,
aptior imperandi persona videtur secunda,
tertia, unde et Itali quum magnates alloquuntur non prima, et 25
soient ob-
sequii, et reveren(P. 158)tiae causa uti tertia
loquentes secundâ persona, videantur aliquomodo persona, ne
illis impe-
rare. Est igitur 4 subjunctivi potius nota, quam imperativi.
Aev, vel de, deductum fortasse fuit
ab ovôkv ablata diph- 30
thongo ou. Dicitur autem fa,
quum ponitur ante vocales et
diphthongos, imo et ante aliquas
consonantes, videlicet ante
P, 7, à,J, v, r, ?, x de
vero ante reliquas consonantes. Regit
indicativum tantum, quia in reliquis modis
sed (j.rrj, vel Fh, ut pjy yj^q ne fadas. non utimur Iv? 3^
m aliquando est adverbium demonstrandi, et reg it geni-
tivum si procédât pronomina primitiva
numeri singularis,
ut vec vov ecce tibi, accusativum
vero si sint numeri pluralis,
et ante alia nomina, ut vi ecce vobis, va rbv
Petru1n. Aliquando est conjunctio causalis, ab ïiéroov ecce
S* deducta, 40
unde ut illa subjunctivum expostulat, qui, ut diximus,
etiam gerit (P. 159) infinitivi. Atque hinc fit, vicem
ut aliqui dicant
conjunctionem \>y. signum esse, ac notam infinitivi. Verum
fundamento non video. Inter-
quo firmo, stabih'que nitantur
dum denique va solet esse particula repletiva, et ornatus
causa maxime apud Chios, qui dicunt hswà pro
èxeî, rov-ovx
5 pro roûrov, quam etiam replicantes
satis molliter sonant ktivM?.,
et -ovrovocvà.
Ns item particula est quae nihil significat, et tantum ad or-
natum ponitur orationis, idque duntaxat à Chiis, non in qui-
buslibet nominibus, sed tantum in articulis et pronominibus
10 masculinis et fœmininis, ubi reperiatur finalis litera v, ac in
prima, secunda, et tertia persona verborum numeri pluralis,
ut pro sïdxrrv, dhxwz pro toûtow, roûrovs, pro tout&w, toutoivôvs.
proQffkv ypaao^ev, ypoaousjt, pro /.éyzzi, ^'ysrsvs, et sic de reliquis.
demum vel ffàv, aut <jà, idem significat quod Latine
subjunctivum, ut
lb cum, vel post(P. lQ0)quam, ac postulat et
3 îràv yp%5 cirai scripseris, aàv OBw postquam venero,
similia.
mihi regit accusativum, ut
Interjectio o'xo-j, vel oïyiva 7ie^
me irvfeUc&m.^ At w modo requirit
Aett'
ôï>iva rbv xaxo>otpov
20 nominativum,1 vel vocativum, ut w TreyâÀyj frjezvyjzô magnam
calamitatem, w x^Às ^v9p«7rs ô 6o?ie vâr, modo yero geniti-
Qy.vy.y-o; o rem
vum, et tune vim habet admirationis, ut xov
w
aclmirandam, idest Papœ.
Atque hsec de Syntaxi linguse Graecœ communis, metho-
di caque ejusdem institutione, majore qua potui dilucidaque
brevitate, ac studio ad Dei omnipotentisgloriam, Fidei Catho-
osj
licœ propagationem, Proximorum utilitatem, nec non ad
cp iloyïwiawJ nsp ispye locv
COMMENTAIRE
DELA
GRAMMAIRE DE SIMON PORTIUS
ET NOTES
Epître au Cardinal de Richelieu.
P. 1,3. Aou/ta. Le texte ne porte pas d'iota souscrit. Il
1.
faut certainement le rétablir. Aouza est ici le datif d'un nomi-
natif ôovy.xq et ne se décline plus d'après ôovl, âov/Jq.
P. 1, 1. 6. On écrirait aujourd'hui èzpxo-n'^ç.
P. 1, 1. ÎG/Arrozarwavî, se sont empressés a ou ont montré
du zèle a f exalter selon leur pouvoir. La forme de ce mot
nous est inconnue. Nous ne possédons guère que àTroxo-w,
avec le sens d'oser, dans le passage suivant èï QéX ùtioxotIgel
Aéyo [j.Ttôêvx aï Y.a.y.0 yioc aivoc và pAvfcrv?, Érophile (Sathas), acte I,
v.' 469-470. Le simple zots'm, *ot«, irasci, invider e, est celui
que l'on rencontre chez Hésiode, Op. 25, xepoty.svç epa.[j.eï
y.oréei, etc.
P. 1, 1. 17. Wilx. Nous écririons tynkx (ity/Ao?).
P. 1, 1. 18. Kâuveiç Koà Saprcovouvrat. ©ap.7rwvouvrai est ici à
l'indicatif; on dira, en effet, sexuée z' ëyvyiz. Cette tournure se
traduit littéralement par tu as fait et je suis parti, c.-à-d.
tu m' as fait partir c'est la syntaxe coordonnée au lieu de la
syntaxe subordonnée. Elle équivaut à la tournure latine
fecisti ut,facis ut. S. Portius dira bien, dans l'Epître latine
(p. 3, 1. 15) Ed. splendoris. devenisti, utprœstringas, etc.
Cf. plus loin la note à la p. 65, 1. 30.
P. 1, 1. 29. STpoi^oyuptff^sV/ji;, enveloppée, emmaillotée.
P. 1, 1. 30. 'EdoyJuaas xxîç. eiispyecrlxiç. On ne voit pas à
quel fait historique S. Portius peut faire ici allusion.
P. 2, 1. 3. Atà rr,v non pour l'insulte, sens de dià en
-jcptv,
grec moderne, mais par l'insulte, comme en grec ancien.
Dans le sens moderne, S. Portius emploie plutôt yi*.
P. 2, 1. 4. rAùrj7iyMr£pov} plus vivifiant, pour Çwnxwreooç.
C'est le v de 'Çomzvôç qui a influé sur la forme du mot. Pour
Çwvravo; lui-même, voyez Du Cange, s. v., p. 471. Zoyjzzvo: est
formé sur le participe présent actif zbv 'Çàv-z, zov; Çcôvraç, 6
Çwvraç, toutes expressionstrès fréquentes dans le style ecclé-
siastique, dès l'avènement du christianisme.
P. 2, 1. 13. 'EhvOzpîxv. Voyez Essais de grammaire néo-
grecque, I, p. 186, note 1. 4
P. 2, 1. 15. Ka.Qohy.-w k/xlrpix*. Les vœux exprimés dans ces
lignes ainsi que le patriotisme du reste de l'Épître nous mon-
trent à la fois que S. Portius était grec et catholique. Les
Grecs catholiques, comme on sait, ne sont pas une rareté
encore aujourd'hui en Orient et surtout dans les îles (Paros,
Chio, Tinos, Iles Ioniennes, etc., etc.). Voyez la Préface.
P. 2, 1. 18. EHOXHS. On dirait aujourd'hui dans ce sens
r/fc 'Eïoyôrnç, génitif moderne régulier de 'E'ioyjrr,, Excellence.
P. 2, 1. 20. Twy.avoç. Sur ce terme et son emploi, voyez
E. Legrand, Monuments néo-helléniques, n° 17, Paris, Mai-
sonneuve, 1871, p. 6-9, à propos de Léonard Phortios. Voyez
aussi Bibliographie hellénique, Paris, E. Leroux, 1885,
tome I, p. cxcix et suiv. Ce titre ne prouve en rien que le
personnage qui le porte soit romain ou latin, et non grec
d'origine.
Privilège du Roy.
P. 6,1. 17. A la charge de mettre deux exemplaires, etc.
Le dépôt est la conséquence du privilège accordé. Voyez Le
dépôt légal, historique de la question. Projets de réforme,
par Emile Raunié, Tours, 1884. Voyez aussi Le dépôt légal
et nos collections nationales, par G. Picot, Paris, Alphonse
Picard, 1883, et le curieux privilège de François Ier, p. 5,
note 1. Notre privilège a quelque importance au point de vue
de la législation en la matière, sous Louis XIII, cf. É. Raunié,
op. cit., p. 9. La législation actuelle découle, avec des modi-
fications successives, de la loi du 19 juillet 1793, voyez ihid.,
p. 17 suiv.
CHAPITRE PREMIER
Des lettres et de leur prononciation.
P. 7, 1. 18. Habet igitur hœc quoque suas viginti et qua-
tuor literas. Comme presque tous les grammairiens même-
les plus modernes, Simon Portius, en parlant des voyelles, se
laisse guider par l'orthographe traditionnelle, au lieu de pré-
senter les choses telles qu'elles étaient dans la langue parlée
de son temps. En réalité, le grec possède cinq voyelles cc, e,
i, o, u'1 et sept diphtongues ai, ei, oi, ui, ao, uo,ue. Celles-ci
correspondenttoujours à deux voyelles contiguës et ne repré-
sentent jamais une diphtongue de l'ancien grec; l'orthographe
moderne les marque par aï ou «y?, ay, ocei, aoi, ai); et, s-/?, est ou
£•/]; 07], 0£t, «si, arç, oï, ov] ovi OU ovzt OU ouyj ao OU ao); ovo OU
ouwj ovz, ovxi, etc.; ex. -ce tac?'; OU x,ar,[j.éç, Âàt, 1st,uo(tvvy), fiotâoc/.i,
poïôo(Vilaras), àzovei, œ/ovr,, âyancÏM, àxo-M, av.ovs. Le système
des consonnes est plus compliqué ce qui est tout à fait erroné
dans les indications de notre auteur, c'est la place donnée au
£ parmi les consonnes doubles. Voici le tableau des consonnes
néo-grecques
Sourdes. Sonores.
1. Gutturales k g) ¡
2. Labiales p b > explosives.
3. Dentales t d 5
1. Gutturales y
2. Palatales –f j
3. Labiales v spirantes.
4. Dentales 0 d
5. Sifflantes s z
Les nasales in, n, les liquides r, l.
1. Le seul qui fasse exception, à ma connaissance, c'est Vilaras
Mïjxoyî opar^ia yia. xa ypa.[iaxa. v.s opQoypa'jir^- ^'K pouzwr^ jloaa.ç. Voyez ce
passage l'emarquablc dans les "Airavra 'I. Brjlc/.pôc, 'Ev Zay.ûv0w, ïv. to-j i-wr.
ô IlapvaTa-ô;, 1871, p. 23-24. L'édition originale est de 1817. Cf. Legrand,
Poèmes historiques, p. xvi.
2. U, dans nos transcriptions, a toujours la valeur de Vu italien, ou
français.
Devant et i, les gutturales deviennent palatales; ainsi k
e
dans ke ou kl ne se prononcera pas de la même façon que dans
ka, ko, ku; de même pour y a, ye; c'est là un changement
qui se fait de lui-même et qu'il est inutile d'indiquer par des
signes particuliers. De même, n devant les gutturales n'est
plus une dentale, mais une gutturale; néanmoins, comme il
n'a jamais cette valeur dans d'autres combinaisons, ici non
plus il n'est pas nécessaire d'avoir recours à un n modifié
d'une façon quelconque par l'écriture. Ces indications som-
maires pourront suffire pour le moment; pour tous les détails,
voyez plus loin à chacune des vingt-quatre lettres de l'alpha-
bet. Je me servirai des caractères ci-dessus dans tous les cas
où je transcrirai phonétiquement un mot grec.
P. 8, 1. 1. Qiiocl attinet ad pronunciatîonem, etc. On
voit que S. Portius n'est pas érasmlen. Il faut remarquer
d'ailleurs que les arguments contre la prononciation dite
érasmienne n'ont guère changé depuis et ce sont presque
toujours les mêmes que l'on réédite; on en fait une question
de sentiment ou d'amour-propre national, parce qu'on refuse
de se placer sur le terrain historique. De ce que l'on parle grec
encore aujourd'hui, il ne s'ensuit nullement qu'on le parle et
qu'on le prononce de la même façon qu'il y a deux mille ans.
C'est soutenir que l'italien et le français n'ont rien changé à
la prononciation du latin.
P. 8, 16. A, quœ ore debet proferri pleno, nunquam
1.
depresso. Voici les traits caractéristiques du vocalisme néo-
grec 1° Toutes les voyelles ont à peu près la même durée,
l'ancienne quantité ayant tout à fait disparu. Tel est sûre-
ment le cas dans la langue commune. 2° La différence entre
l'accent aigu et l'accent circonflexe n'existe plus; l'accent
tonique est plus fort qu'en français, mais moins fort qu'en
italien ou en allemand. 3° Les voyelles brèves, qui étaient
fermées en grec ancien, sont devenues ouvertes pg. a. = d,
ng. a = à; pg. s = e, ng. e = e, pg. o = ô, ng. o = ô. 4° Les
anciennes longues au contraire, vj et &>, étaient ouvertes; Va
reste ouvert et se confond avec o à partir du moment où celui-ci
change de timbre mais yj est devenu e, puis i et i. Le pg. 5 pro-
vient, dans presque tous les cas, de a par compensation (cf.
T.âax = r.avacc) il a donc le même timbre que x (voyezG. Meyer,
Gr. Gramm. p. 76 Brugmann, Grundriss, p. 98) et au-
jourd'hui il est ouvert. Il n'y a pas de différence de qualité
entre t et F; ï> et v.
L'a moderne correspond presque toujours à l'ancien a; a,
dans le néo-grec, ne représente jamais â dorien pour y ionien
attique; tous les exemples qu'on a cités d'un x dorien s'ex-
pliquent autrement (cf. Chatzidakis, 'AQfivxiov, X, pp. 90 et
=xlxyi
surtout 220 suiv.). A l'atone, a ng. e pg., si la syllabe sui-
vante contient a =
xkxopéq = ilxyiov, x'ÇaMçyn
eAacppo'c,
è&delfn, xïdyvov (forme commune <x?ayvx) = i\ (qui n'a
= acpvw
rien à faire avec s^aicpv/jç), àvr<xpx = iv râ olux, ôpxiixv' (Eroph.,
prol., 2)=ôpeKocviov, !J.xra.- = ys-oc- (Schmidt, 60, 4, (j.xrxrpxyov-
drtar/)] 15, 12, (J.XTuyupic-nq, etc.), àB$:/i = a.iBafa), aïx^' = 'élxu<\iz
(Schmidt, 53, 21, est pour àlcxdf) <x = o dans oàxxx(.poç = olo-
xxipoq, àpcpzvéç,etc. Sur a initial, tonique et atone, voyez p. 103.
D'autre part x-x est dissimilé en x-z ou s-a zpcëoart, xpeê-
§xxiov, y.pé^xzov=xpSoxrov. Il est probable que ce n'est que l'a
atone qui s'est ainsi modifié, et que les formes avec s tonique
sont dues à l'influence des autres formes; on trouve zpaëêâViv
(Apoll., 242,, 244), mais xpeëêan (Apoc. II, 1, 4). Autres exem-
ples fclxvidi = fieïxvidiov, peirxvi = pxnxviov. On pourrait encore
citer xlii:pi = *àpxi:piov, en partant de *a).arpoy, qui viendrait de
upoxpov par assimilation, puis *xkx-pov serait dissimilé en ak.-
rpov. Mais il me paraît plus vraisemblable d'expliquer
xhzpov
pour xpozpov par une substitution de suffixe des formes comme
oépzrpov peuvent n'avoir pas été sans influence. J'hésite à ad-
mettre le changement de a en e suivi ou précédé de p ou de
à; aucun des exemples de M. Chatzidakis (Mùern, p. 47) n'est
probant hx'£kiJ.x à côté de ëvrxly.x est refait sur svtûIm, îhpôç
est assimilé aux adjectifs en -spoc, p. e. Ql&pôg, |3Aaospo'ç, v.px-
xzpôq, etc. âppeëcôvas nous montre la même dissimilation que
xpeëëart, TtxpzBvpi, voyez plus loin à ces mots.
0 pour x est dû à une labiale précédente; cf. (3o0pa-/ot (Missa,
25) = vruGako Bova, pg. fixrpaxpg.
P. 8, 1. 17.Neutra omnia. Cela n'est pas exact aujour-
d'hui et l'était moins encore à l'époque de Portius. Il est vrai
de dire que la plupart des neutres plur. se terminent en a;
mais il y a la classe assez nombreuse des ntr. sg. oq plur. n
qui de nos jours seulement commencent à prendre
itôBoq, TixB-n,
la désinence des autres neutres, en faisant soit xp&m, soit
ixQix. Voyez à la déclinaison.
P. 8, 1. 19. TLxlxLpx lucta a De kxIxIm on tire
Ttcàafêxù.
directement nâlxiy.x (au lieu de kxKxigux, ancien), sur le mo-
dèle de Ttxidspx en regard de Trot'^supsc (voyez p. 99). D'autre
part, à côté de nzlèeux nous avons kmôsôg) (pedévo) à côté de
ivxlziuz, nous aurons Tra/atâo {xmUvo). Voyez p. 146 et aussi
aux Verbes.
P. 8, 1. 20. Omnia fere nomina. C'est trop dire; voyez
chap. III.
P. 8, 1. 21. Kx-l/x. L'ancien xxîiaiq, subst. verbal de xzto,
devient régulièrement vJa^i, qui existe toujours. Mais, comme
l'ancienne loi de la répartition entre a et yj dans les subst.
fém. n'est plus observée, v.œk est changé en vA^y. sous l'in-
fluence de son contraire tyvyjpz. Il se peut d'ailleurs que yJ^x
soit un augmentatif de xâtyr, cf. plus loin, p. 121.
P. 8, 1. 22. Est prœterea terminativa Aoristi. Il serait
plus exact de dire « la désinence/des temps prétérits », car
la première personne de l'imparfait de l'actif se termine de
même en a.
P. 8, 1.24. Omnia adverbia. Les adverbes en a. se sont
substitués à ceux en ok pg.; ce sont en partie des pluriels
neutres, v.aàd, etc.; voyez chap. X. Mais cette assertion, tout
atténuée qu'elle se trouve, est loin d'être exacte. On n'a qu'à
se rappeler les nombreuxadverbes comme ram-ores, xov-îtlç, etc.
P. 8, 1. 26. B effertur ut Vsonans. Lej3 grec n'était pas
une explosive sonore comme le b français, mais une aspirée
bh (cf. Blass, Ueber clie Aussprache des Griechischen,
Berlin, 1882, p. 82 suiv. et p. 90 suiv.), qui devint spirante
vers l'époque de l'empereur Constantin (ive siècle); car, c'est
alors qu'on trouve fréquemment le v latin rendu par (3 grec;
cf. Dittenberger, Hermès, VI, 303 et suiv. Du restes les dia-
lectes éléen, locrien et laconien avaient précédé de quelques
siècles Fattique et l'ionien dans ce développement cf. Blass,
Ueber die Aussprache,loc. cit. Le en grec moderne, a la va-
leur d'un v au commencement et à l'intérieur des mots, excepté
après y. on dit donc vâzo (= (3oMw), vréxp = fipéxa>, stravos
ffTpaëdç, ravU = pzëèl, zvino = neuve» OêcVvup), ) Arvanitis
=
=
'ApêawTis. Mais après a, le (3 a perdu son aspiration et est devenu
explosive beno = [jyJczîva (la nasale est abandonnée en même
temps que la syllabe initiale, voyez à la p. 75, kômbos ==
aÔ!j£oç7 Bambôno = Qx[j£dyM (écrit aussi Qcc^tmvw),de Qa^êw, pg.,
Imbro = "l[£pog, kolimbô = zo/uaêw, etc.
1. En parlant du pg., j'ai toujours en vue la xoivvj, laquelle, à peu
d'exceptions près, a pour base le dialecte attique.
P. 8, 1. 31. Non utuntur (3 secl Cette manière d'ortho-
p.rr.
graphier les explosives sonores s'explique par trois raisons.
Les sourdes après v se sont changées en sonores pjr se
prononce mb, vr se prononce nd\ or la combinaison mb est
plus rapprochée du b italien que le (3, et c'est une règle générale
que, pour rendre des sons étrangers, un pays emploieles signes
des sons les plus voisins de son propre alphabet. De plus, au
commencement des mots, la nasale était tombée, ejuizopû de-
vient bord, ëjy.Sxlvo = béno, iJycWvw = dino, etc. Enfin, les
gens qui ne connaissent pas les explosives sonores, mais seu-
lement les sourdes (dures ou douces), croient entendre leur
sourde précédée d'une résonance nasale, quand on prononce
devant eux une sonore; voyez Brûcke, Grundzuge, p. 74;
Hasdeu, Calumnâ lui Trajanû, III, p. 134; W. Meyer,
Zeitschrïft fur rom. PMI., VIII, 144. On trouve des exem-
ples de cette orthographe déjà dans Anne Comnène, p. 327,
t&Xzvrpa p. 407 et passîm Topreproç TiayJ.rjôoç, mais avec un ô
Baï[j.owôo;, 320 dans Miller, Hist. des Crois.; Cinnamus écrit
souvent unâmç ban; je note encore la phrase italienne de
Sachlikis, II, 359 fixlvn p-Treêps ovv rpxrov, c'est-à-dire veni
bevere un tratto. Le Grec Kavalliotis qui, au xvnie siècle,
écrivait en lettres grecques un texte roumain (dialecte de
Macédoine), emploie de même p-rr, w, y*, pour b, d, g rou-
mains. Miklosich, Bumunische Untersucliungen, I, 1881
p-TrapTiaç = barbdts (hommes), vrpwOTTa = drectpta (droite),
yv.ioùllv = gallln (poulets).
Les formes o-ucoa<7i, a-JcêouAoç (Legrand, Poèmes historiques,
p. xxxiv), de même que avddéo) pour o-uv&'vw, gv-JÔccvIiÇcù, âuvd-
èôroç, (ibid., xxxv), cuëêiêao-^o?, av^ocùvoc, vûddvvoç, etc. ne sont
point dues à une réduplication de la spirante résultant de
l'assimilation du v. Ces mots ne proviennent pas par transmis--
sion directe du grec ancien si c'était le cas, nous devrions
avoir simbasi, sincleo, etc., cf. evrsza, zoproç. Ce sont des
mots de la langue savante, qui ont été introduits dans la
langue à une époque où (3, S, © étaient devenues spirantes et,
par conséquent, ne souffraient plus de n. Les savants lisaient
et prononçaient naturellement simviili, sinèéo, ne faisant
pas la différence entre [3 intervocalique et (3 après v. La langue
vivante a donc traité ces formes comme elle a traité to vasi-
lea, zbv fixotàia. Dans ce'dernier cas, l'article.et le substantif
n'étaient pas assez étroitement soudés l'un à l'autre, pour que
la phonétique syntactique pût agir. En effet, fiamhvç se décli-
nait indépendamment de rov, et c'est devant fixGihvg ainsi
décliné et avec (3 spirante, que le v de l'article ne s'est plus
fait sentir il ne se faisait pas sentir davantage devant les
spirantes anciennes, cf. c-JÇ-jyoç; voyez J. Psichari, TaÇiài,
chap. KA' (à paraître) et Revue cHt., 1887, 266, note 2.
BA se change en yl ylino), y).iozpov, ao-jyloc (covolx). Cf. ylrr
X«v et Pjïrr/w, ])g., /leur de ment lie.
P. 8, 1. 34. r, varie sonat. Il faut ajouter s à la liste des
voyelles devant lesquelles le y devient palatal. La distinction
entre g vélaire et g palatal est exacte. Pour comprendre le rap-
prochementavec l'italien ga et ghie, il faut se rappeler qu'en
ancien toscan et même encore aujourd'hui dans le sud, ghie
était « schiacciato », c'est-à-dire palatal. Comme (3 (voyez ci-
dessus), y était une aspirée sonore g h, mais elle s'est changée
en spirante de très bonne heure; des orthographes comme
ylxlytj) pour -lalo (Pap. Lup., 63, 51), oy.oyïfcioï (20, 13), ne
s'expliquent que par une prononciation kléyo (non klégho,
pg\), omojisios. Entre deux voyelles, dont la première ou la
seconde est i ou e, le y tombe à une certaine époque o/h.q
Pap. Lup., 26, 14; blm, 26, 9 (de l'an 162 av. J.-C.); mais
la langue commune conserve aujourd'hui le y dans ce mot
les formes -xti, lin sans y, au contraire, sont devenues com-
munes vTidsi, Italograeca, I, p. 100, a. 1118; i xj-zovcra, 12G,
a. 1217 cf. )iç= liziç, ïiyzig\ 1ht = léyzi tt^ç, r.y.zi = vrJ.yiic,
•jnzyst', tûws, rpo')Si – "pcoyîtç, zody/îi, etc.; cf. chap. VI.
Dans les dialectes, la chute a lieu aussi devant les autres
voyelles 16ov = 16yov, Pio Syr., 215, etc.; iâ – èyo) déjà dans
Migne, Patrol., 122, 1237. A Otrante, il ne subsiste qu'entre
deux a. Le traitement du y entre deux voyelles reste encore
à étudier sur place et dans les dialectes; les documents écrits
du moyen âge n'en laissent guère entrevoir davantage que ce
que je viens de dire; la tendance des dialectes est évidemment
de supprimer cette consonne, ou, au contraire, de la déve-
lopper d'une façon inorganique comme dans /Jaiyot ci-dessus.
Voyez aux additions. Je note encore <7zi~To/. = sagMta, où la
chute du g peut appartenir au grec aussi bien qu'au latin
vulgaire.
Entre deux consonnes, y, ainsi que z, tombent. Zevlx (c'est-
à-dire zévla) = Kevyla. (zévylà), 'Qi^w.o = 'Çïj\w.ov Çîuro = Çc'j/iro'v,
^'Çsuo-s (plus tard 'ci'Çz^z) = èïé'Çzvh, Georg. Rhod. I, 28 Çs'a.ua
= &vyuz, sov«p.o<7'jv7? (forme mi-populaire, mi-savante)= zvyva-
lj.o(jvvfi, etc. Cette loi est d'une grande importance pour la con-
jugaison l'aor. de Çsuyco, zÇp\x (*s%evy<jx, k%£WA.<7x, ï'Qzvaa, k%£<^x)
coïncide avec l'aor. des verbes en -eu», eipa (dovïzvo),. èdovhwrx,
dovtetyu), ce qui amène des prés, en -euyw pour euw, dovU&ya
pour dovhvcù. Voyez aux additions.
f p s'assimile en on lit crçap.pa dans Abraham, 844
d'autre part, npôiypx rime avec jtà^a (xaûpz), Georg. Rhod. I
et II, 366-, de même, ibid., 214, avec ypxa{J.x\ des formes
comme npSypx sont savantes. Par suite de cette assimilation,
les participes passés des verbes en y, X et des verbes en
tt, (3, sont devenus identiques pipyévov de pmrw = -nhyylvov
de 7r)i/.w-, alors on calque ttléyro) sur pt^rco, etc.; voyez le
chap. VIII, sur la Conjugaison.
"Op-vï, opzvyoç, bprvyiov de l'ancienne langue sont devenus
aujourd'hui bpxùv.i cf. bpx-Uio, Pulol., 458; ortici, Bova, 15.
Mais il n'y a pas de changement phonétique de y en c'est
l'influence des désinences -a£, -axo;, civQpy.ç, coioc, etc., -u?, -uzoc,
[So'aouH, cf. j3op.êuxwy, etc., qui fait dire o&ruxo;. Par un hasard
singulier, la forme moderne avec x se rapproche de la forme
sanscrite vartika; oprv/.oç est déjà dans Chœroboskus et
Hérodien (éd. Lenz, II, 743, 90) et dans Philem. Bekk. An.,
p. 82, 25. Il semble y avoir une influence contraire dans
^eyxdi (tyeyzdi fipoyji, un brin de pluie) de tysxzq, tyswxdiov\ cf.
^s'yw et tysyiài dans le sens de défaut.
r ante allam y posita. Ajoutons que, de même
P. 8,1. 38.
que p.S fait mb, Il fait ng avec g explosive àyyiQ^ = angizo.
Dans (Tuyupi'Çw, arranger, nous avons une forme mi-populaire
mi-savante, comme dans crvgovA-n, cf. plus haut, p. 75.
P. 8, 1. 40. A densiori quodam spiritu. Le ô grec est
une spirante sonore interdentale, comme le d final espagnol,
le d de certains dialectes de l'Italie méridionale,le d savoyard
résultant de ndj latin, le th doux des Anglais, etc. Dans le
dialecte d'Otrante, il a la valeur de d explosive dentale. En
ancien grec, c'était une aspirée dh, de la même façon que (3
(=bh) et y (=gh). On verra tout à l'heure que le G grec est
aussi représenté par t à Otrante. Les travaux de M. Morosi
ont établi que les Grecs d'Otrante ont émigré de Grèce entre
le vne et le xe siècle jusqu'à cette époque, leur langue était
identique à celle des autres Grecs. Mais, depuis qu'ils se trou-
vaient ainsi transportés sur un autre terrain et qu'ils n'étaient
plus en contact avec leurs compatriotes, leur langue ne pou-
vait plus suivre le même développement elle fut plus
vatrice sur certains points, sur d'autres elle devança laconser-
langue
commune elle subissait peut-être aussi l'influence des autres
parlers italiens. Dans le premier cas, elle nous montre un état
plus archaïque que les plus anciens textes néo-grecs, et elle
nous fournit ainsi des dates très importantes pour l'histoire
des phénomènes de phonologie et de morphologie; dans le
second cas, elle peut indirectement nous donner quelques
indications chronologiques. Or, Morosia déjà remarqué qu'en
général ce dialecte est resté plutôt stationnaire. Malheureu-
sement, cela ne nous apprend pas grand'chose sur la question
du à et du 0. Il y a un retour de l'aspirée
ou de la spirante à
l'explosive, mais ce retour est tout aussi possible partant de
en
dh que de è. Il est vrai qu'il est plus facile en partant de dh.
Nous voyons de plus que les Grecs de Bova, qui sont arrivés
quelques siècles plus tard, possèdent et conservent le <3; si
donc ceux d'Otrante l'avaient possédé, ils l'auraient conservé
de même. Ils ont perdu l'aspiration et ont substitué le cl
à dh, par suite de leur contact pur
avec les Italiens qui, eux-
mêmes, avaient le d et non le dh; la distance plus grande
qu'il y a entre d et ô, au contraire, fait qu'à Bova le phonème
italien ne peut pas se substituer au phonème grec.
A reste explosive après
v, où l'on écrit souvent v: Jvr-jyivoc,
Sachl. I, 222; Abr. 403, 405, etc.; -/ivrjvo, Eroph. II, 331;
ccvrpx, etc.
Les mots qui commencent par t-j- voyelle ont souvent
un d prothétique, qui est dû à
une confusion avec la prépo-
sition^iâ âoix/.t = âjdïci pour oioau =jàki (timon); èiy.-pôz
èjatrôs pour ia.-zp6q=jatrôs\ èiofôpi pour yzfùpi, c.-à-d. ôjofiri=
pour jofiri, Chatzidakis, 'AQvîv. X, 221.
P. 8, 1. 42. valet E. Comme l'auteur le dit quelques
E
lignes plus bas, l'e est ouvert. Il faut pourtant dire l's
que
final, après des consonnes palatales, a un timbre plus fermé
ïhyz équivaut à èlèjé, e).ws à èliné. Le timbre ouvert
ne re-
monte guère au-delà du ive siècle. Ulfilas reproduit par
e
ai aiklesia; mais, dans les papyrus anciens, une confusion
entre ai et s est très rare, excepté à You final, qui s'est affaibli
le premier en s, Blass, p. 5G. Uâpzàpz, Pap. Berl. II, 92,
puis àoiêtog, Gloss. Laod. 25; ctïdsau?. = ëd 34; ebw«psos =
à/Jpxioç, 37, etc., montrent l'identité de xi et
e, c'est-à-dire
la prononciation è.
A la place de e tonique, nous trouvons o, quoique rarement,
dans £oWU, Mich. Stren. 92, lat. exemplum ^a = ^a,
^sûfjta, rimant avec %«p«, Apok. 1, 163; ce phénomène est dû
probablement à l'influence de la labiale qui suit de même
dans yi6[M = y&j^x, où il n'y a peut-être qu'étymologie popu-
laire on aurait rapproché yt6y.x de yioudrog, etc.; «p.opcpo?, Imb.,
HT, 593, 703 (è'^opçov, ib. 592 = ety..); à l'atone on aoui:p6ç =
h.Kpéi, Abr. 344, 346, etc. yio[j.xro, Pio, 19, d'où yw'po-s,
i'bid. yiofju'Sw, yeudrog, ysptÇa jomonno, Bova, 8 yioçupuz,
Belth. 700, Schmidt, 18, 21. Par assimilation à un o suivant
ou précédent o?w, ôto'ts;, Pio Syra, 212; o£ocîais, ib. 215; Tov
bZ<à6v [j.ov, Cypr. 2, 8; noAouow, ABC, 92, 11. Le pendant de
o?w, oo-w existe à Bova ossu 6po'£i, Pio Syra, 214 = ops£i;
ôxQpoç, Bov. os£r<y, du nom. ô 'x0poç o^O^-ra, Imb. III, 456
opfjLweue», Schmidt, 58, 6; op^nvlz, Carm. 57, 15, sont dus à
une contamination entre opy-à et Ipw-vîvaJw o?u7rwa, Cypr. 13,
1, est dû à une confusion avec les composés très nombreux
qui commencent par è£y- Je note encore byiâ, qui est une
contamination entre £%% et fou. comme oyjvzpa est une con-
tamination entre omq et sïsdocc.
Pour a au lieu de e, voyez p. 73. Ajoutez c^sbrêi, Cypr.
G, 6 àïavo£lyloov, Cypr. 23, 1; [j.zyzlùïvoi, Pio, 217.
E devient i par assimilation yjliôovcx.7.1, Carm. 41, 1; ov =s
aussi par assimilation lovlovdix = lekovâtx Izyàvx ('A0w. X,
206) devient d'abord Ao/cova, puis lovy^vx, avec changement
de o atone en ou par dissimilation.
Pour e initial, voyez page 103.
E atone, entre deux voyelles, peut-il tomber? Comment,
expliquer les formes cpepre, fixhe (qui se retrouvent à Otrante
sous les formes ferte, vanté), ày.ovars et tous les impératifs du
même genre? Nous examinerons ces phénomènes à la Conju-
gaison. Beaucoup plus modernes sont: Tiapre, Carm. 67, 21;
orupre, Schmidt, 65, 3; dmre, Carm. 87, 21 (= liez); scpityre,
Schmidt, 19, 2; ypstyrs, Apoll. 298; avoine, Schmidt, 59, 67;
pt'?Tc, Schmidt, 59, 67, Carm. 66, 6; ho'^ts, erpûm, Carm. 142,
14. On voit que la consonne précédant le s de ©epsrs, etc., est
A,
p, a-. Peut-être
même faut-il écarter le cr de orpcoore, qui est
calqué sur tfce, Schmidt, 54, 20, lequel lui-même doit son o-
à la 2e pers. du sing. ôàg; cf. {ei)nég, As. Lup. 347; (et)iréoTS,
Carm. 146, 15; de la sorte o-rpoSors, à côté de orp<»<7STs, aurait
entraîné d'autres exemples. D'autre part, nous verrons plus
loin que 1 (=•/?, vf etc.) entre p et consonne est tombé de
bonne heure, cf. ïou.oq = ï^u-oq o-'pr- çep-^s ne serait donc,
=
de cette façon, qu'un subjonctif dans le
sens de l'impératif.
Voyez à la Conjugaison, et, sur l'influence réciproque du
subjonctif et de l'impératif, Foy, %-p.
162, et %cp.
t. 'Avswo/vfc, 1886,
suiv!
p. T. 'Avor. de 1886, publie en 1885, p. 211
Devant les voyelles, £ (qui est alors toujours atone, p. 109)
se, chaiige en i, ou plutôt j eu èrM, Pap. Lup. 20 b, 9 (en
600 de notre ère); à-h êffi, ib. 20 b, 17, 616; «voirai =
a.
àvswxTat, 21 b, 16 riu.iïq -h ÔTro^svat, 21, 35. nko'v devient ainsi
nhà»int6v = pljôn, pjôn. Cf. -/cw'v, Cypr. 10, 3 et passim:
aujourd'hui mo (pjo).
Le dialecte d'Otrante ne connaît pas encore ce changement.
D'autre part, il est très ancien dans la Grèce béotien, s
“ devant les' voyelles devient toujours t; cf. chap. en II.
P. In liane vocalem tenmnantur et ce qui suit
8, 1. 42.
p. 9, 11. 1-5. Le vocatif des thèmes en -0 de la Décl. II pg. et
ng. n'est plus toujours en s; dans certains cas on a pour e,"
o
cf._ jtarerawo, -Xapo, Uirpo, etc. Xdpo existait avant Simon Por-
tius, voyez Picat. 119, 190, etc. C'est phénomène de per-
sistance de la voyelle du nominatif auxun autres cas, cf. Essais
de gramm. hist. néo-gr., I, 88, note 2, et,
pour l'extension
analogique de la voyelle du nominatif au vocatif et au génitif,'
Essais -defram., II, Avertissement au Tableau général (à
paraître).
^En^ce qui -concerne, la seconde, personne du singulier de
l'impératif, la règle de Simon Portius n'est absolue. Elle
n'est vraie que pour le présent dc-l'impératifpaspour l'aoriste,
on vient de voir plus haut, la forme t-ù qui s'emploie abso-
lument et qui ne prend jamais de s, à l'inverse de §6q qui,
em-
ployé isolément, fait toujours -léat. Mais le e de l'impératif
aoriste lui-même ne se dit jamais devant le de rcv, rr,v,
T
î-o, ètc., article ou à
pronom, tous les cas du singulier comme
du pluriel ainsi donc on dira âôas-j ôoas.^ 7.07m, mais âôazovg,
ypôi^xo et non yptyus. Tels sont les faits
pour la langue com-
mune.^Quant aux formes dà(j.u.ov, tt^ou (avec double y),
ce
sont là des phénomènes .dialectaux qui appartiennent à un
tout autre ordre de faits.
P. 9, 1, 9.
œquivalet simplici s. La valeur de Ç dans
Z
l'ancien grec n'est pas bien établie il y avait des de
lieu et de temps qu'on n'est pas encore parvenu nuances
à^réciser.
Mais Ç avait déjà la prondaciation moderne à l'époque de Tra-
jan, où le grammairien Vélius Longus dit expressément
que
K est une consonne simple, Keil, VII, 51 duplicem non
esse. C'est aujourd'hui une sonore et le suavius effertur de
notre auteur ne paraît pas avoir grand sens. Ce qu'il entend
par un s dans Musa est un z pour la phonétique.
P. 9, 1. 10. Z insuper post r sonat o-. La combinaison
répond au z italien ou allemand. Elle se trouve rarement dans
des mots grecs et, dans ce cas, elle provient de
-no-- ou -x(Q-
ainsi, dans les formes crétoises de l'article rd^-îç, dans
êVÇc
= -rrcd-à-ri (ancien moi, certes) dans xorÇe = jca0£e, Prodr.
III, 431; Ika-rÇa, Prodr. I, 131; éWrÇsv, 199; jwÉrÇwpev,
243, etc. Dans toutes ces formes et dans celles qui suivent, le
Ç ne représente d'ailleurs qu'une orthographe de convention,
car on prononce en réalité t<t. Il n'a sa raison d'être que dans
les combinaisons comme wrfe
ou les mots turcs comme
xocosT'Ck où l'on dit dz. Dans les mots étrangers, t£ remplace
l'italien ci et zz, par exemple pâ-ga = mazza, ^x^aôovpx
ammazzatura, nk'Ça. et ttstÇi pezza, perÇaùx mezzana, prorÇa
&occ~, ee~~ccdcc, T~pxo~o cerco~, et dans le suffixe
oùrKaio=ûccia; rÇ représente rarement s r'Çzxovpi–secure,
ou
bien le slave c viy-rÇoç, vieux slave nêmicL On prononce
toujours xaz%ovpi et véy.TGoç, avec la sourde.
Le mot perÇlvn'nè peut pas être l'ancien pmîvn: le changement
de « (plus tard i) en et de en rÇ s'y opposent; c'est le latin
E r
résina qui, emprunté au grec, y est retourné plus tard sous
sa forme latine. Resterait toujours à se demander pourquoi et
comment s latin se trouve ici représenté par grec. Kh^arClda
za-
est une forme contaminée de *y!Wx.xÇ< diminutif de yJf,F.a, et
de xX-/)fj.cxTtô(x.
P. 9, 1. 13. H sonat i. Cette prononciation, qui appartient
au béotien déjà dès le second siècle avant J.-C., n'est devenue
générale qu'après le me siècle de notre ère; Ulfilasrend 73 le
plus souvent par e, non par i, cf. Blass, p. 32. Aujourd'hui,
ri est toujours i à la tonique; à l'atone, suivi de p, il devient
s; suivi d'une labiale, ov, etc. Jamais 7? tonique n'est resté e,
jamais l'cc dorien n'a subsisté dans la langue moderne. Nous
avons donc ep atone a-11CEpo, ~vy~p~ vG~d, ~epoc,
yspaÇû), nhpûvcù, d'où nTdpcùpx pour nlripcù^x h rr)
912 Abr.,
-^pù déjà
Pap. Lup., 50, 1. 6, an 160 avant J.-C. ppég, ib., 18, mais
yïpccv, ib., 20, à côté de yjpxç, 7. La déclinaison primitive était
donc yeip, Xep6c, yzpl, yelpa.Je cite ce mot parce
que tous les i
p ce qui est vrai de yj est vrai
/6 l
jj.zp[j:fiyy.a)
De même, on a d'abord a-jp&) =
P. 9,
ï
atones, qu'ils viennent de vj, t, 01, ei, u, se changent en s devant
de tout son devant p. Cf. ayzoo
= ayyoov, Bova alijero jj.zpu:faiz (d'où uipp;yza? augmentatif,
BoYd, fermîka r.kzpz (-t'rjpa), Bova pliera;
mais ïazovz,
a-upv», cjpvîtç, avpvzi.
so-sovîç, è'c-spvô o-upyouusa, 0-spyoup.ao-rs, d'où, par analogie, d'une
part o-s'pyw, de l'autre so-upya; et yuoco = y^pyo, ïyzpvz, d'où yipvo),
incliner, pencher, mais yupy« et yupyw, yvpiQ,^ revenir. Voyez
Revue critique, 1887, p. 266. Dans la langue commune,
ovzipo, -novnooç et avl-npôz gardent toujours Xi ()•, mais on lit
o-z/spoç Cypr. 22, 5, avlzpoTÔvnv, 37, 1.
H est représenté par ou dans
u.zpaivrt.
©o-jp'ÇM = fnulÇo), cpouporo'ç,
ao-orui = armix] [J.ovïîg = pnèé, Carm. 61, 56. Devant 1 nous
avons de même ÇouXeuw, ÇoyXrjro;, et par influence de ces mots,
'Çovhiz, Bova zulia; <purovh est plutôt l'italien fagiuoli, néap.
fagiuli que l'ancien grec oy.ar)dov\ cf. qzgîovÏoç, Sklav., 100.
Ko-jyw pour xtysw-w est une parétymologie populaire; le
verbe est rattaché à xovviz (cunœ), Chatzidakis, 'AQïîv. X, 86.
Il me reste encore à citer, pour é au lieu de r, dans la toni-
que, yvêbn filer, yvipxfil (à Bova, néQo), qu'on ne peut guère
séparer de vnBoa, vny.x.
15. Et prœcipue adjectivorum. Les adjectifs en
1.
a pur comme pr/.p6ç} y.iy.pz, ont suivi l'analogie de xzlôg et ont
fait p.tzp-/] au féminin. Le type o:, y, ov était le plus répandu et
il entraînait aussi, dans la même déclinaison, les adjectifs
comme (Bapoapo; et les composés comme àMvz-oç qui n'ont point
de féminin en pg. et qui font aujourd'hui fizpcxrsn, cêc/.vz~rt, etc.
Le seul féminin en -pz qui soit resté, c'est oWs'pa pour dire
lundi; toutefois on dira ôsvrzpoc, àvno'o, pour dire deuxième.
Mais les adjectifs en wz font iz\ ils ont été renforcés par les
anciens adjectifs en -vg, -tix, -u des raisons d'euphonie s'op-
posaient d'autre part à la formation d'un féminin en m.
P. 9, 1. 18. Subscripta i. Ceci, bien entendu, n'est vrai
que pour l'écriture; dans la réalité, on prononce un i, kami.
P. 9, 1. 20. 0.
à solis fere Grœcis proferenda. Le son
0, bien connu des langues germaniques du nord, de l'anglais,
du suédois, etc., se trouve aussi dans des pays romans, par
exemple dans la Savoie, la Suisse française, etc., et, du moins
aujourd'hui, en espagnol. Est-ce qu'a l'époque de Portius, qui
connaît cette langue, comme nous l'avons vu à propos de ô,
le c espagnol était encore ts et non 0? Le changement de
l'aspirée grecque th en spirante 0 est postérieur à la sépara-
tion des Grecs d'Otrante ceux-ci changent th en t, comme
je l'ai dit plus haut, p. 78. Mais le changement s'était opéré
à l'époque du grammairien Melampous celui-ci, on ne sait
au juste à quelle date, mais en tout cas postérieurement à
600, commentait la grammaire de Denys de Thrace. Il décrit
la prononciation du 0 de la manière suivante àKoxupovayç rfe
yk(ù<jar,q t&w ocîoVrcov xoà napeyova-m ïioèov TM voilà v:vevy.xri. Cf.
Blass, p. 89, note 399. Précédé d'une spirante (©, x, °0> 9
devient explosive ©0 =ft, yQ = xt, aQ st. L'orthographe
phonétique est assez fréquente dans les textes = du
moyen âge.
Je relève dans Abraham, 1091, la graphie déx.rrw%; 1100, àno-
ôexrow, pour àéyfrwsç, dmâôyBovy. Il ne faut
pas y voir une
forme ionienne âéxoym. Pour le scribe, les groupes zt et yQ
avaient la valeur de yt; il écrivait donc soit zt soit x0, à la
place de yt, sans souci de l'orthographe classique.
L'ancien grec ne pouvait pas commencer et terminer une
même syllabe par des aspirées; ainsi, au lieu de dire Qpsow, on
disait Tpapw, mais au futur l'aspirée reparaissait Opé^cù, de
même rpéya et Qpé^o^iou. La langue moderne n'a pas la même
aversion pour les spirantes Opé™, Carm. 1, 57-, èBpâyws,
Dig. III, 144; Bafç, Apoc. II, 162; d'autre part, l'explosive
persiste même quand la spirante suivante a disparu; ainsi le
r du présent reste dans s-peEav. Il y a d'autres cas où 0
remplace T y.eQ<xvpiov (le surlendemain) = [j.ix avpiov, qu'on
peut comparer à l'ancien grec za0' koç, G. Meyer2, § 243;
il y a peut-être là une influence de peB\i[iêpa»} où le 0 est
régulier. A Bova, on dit meSemu, meOesu^ qu'il ne faut
pas séparer en uercâ y.ov, comme fait Morosi, p. 36, mais en
p.s0' è[j.ov; le 0 vient de.^s0'%ây, p.£0' up.65v. Dans fâdpoatoç, Missa,
25, Prodr. IV, 99, à côté de ^rpocyoç, Prodr. IV, 409, dans
== Qvyazépa, Athen. (Aektov, I), 289, l'aspiration s'est
ôzypcrépa
déplacée. Il n'y a pas de changement de 0 en abstraction
t,
faite des cas de c9, etc. (voyez pour p0 Revue critique, 1887,
p, 409 et ib., note 1). Bo-jtm ne saurait être l'ancien |3u0a«,quii
est, du reste, de la langue poétique; c'est plutôt l'italien but-
tare; mais (3 pour b fait toujours difficulté. Il est vrai aussi
que d'ordinaire les verbes empruntés à l'italien font soit-suw,
soit-apw. Le 0 pour © de aroiym = a-dQ^o (Chatzidakis, lhp\
^oyyoloyc/Mv vo'fzwv, p. 10) est douteux, mais cf. dplovmoç, Imb.
III, 988 ayhoç = âQhoc1 actylôç, = accOlôg
= uahpôq nzyvî =
7ra0vtov de –
tiSvt,, à'^pco-o,- de xvSp. Le nom defunesta litera
vient au 0 du nom Qxvx-os, qui commence par cette lettre.
P. 9, 1. 24. 1 in qua desinunt omnia fere neutra. C'est
probablementun changement phonétique que celui de wv et
-iov en t. Il est très ancien, car il précède le déplacement de
l'accent dans i voyelle devenant consonne, [j.la. – uxâ (p. 109).
On trouve du reste des exemples dans des inscriptions an-
ciennes, à partir du Ier siècle de notre ère: pzprypiv, C. L, IV,
8841, tyvyjzpw, 9606, 7raAoufAêapiy, 8854, etc.; cf. Benseler, dans
Curtius ~Stiidien, III, 147 sqq., et surtout Wagner, Quces-
tiones de epigrammatis grœcis, pp. 96-100.
Si la contraction de w(v) en i est hors de doute, ios-is est
moins sûr. Il est vrai que le latin -arius fait en grec -apy^,
par exemple y.y&oùlâ.pm = caballarius, mais il peut y avoir
une substitution de suffixe -avis pour -arius, ce qui arrive
assez souvent dans le latin vulgaire. Kvpio; devient icûpiç (v.vprtq
sur tioMîtk); accusatif et vocatif yjôoi (jtûpvj sur tto/iV/ ng.j, d'où,
avec chute régulière de Vi atone, xup devant les noms propres
qui ne forment ainsi avec xup qu'un seul mot; xôpiog, qui
subsiste, est la forme ecclésiastique (pour dire le Seigneur)
ou savante (pour dire Monsieur) xupyjs est dialectal et a le
sens de père. Comme, du reste, il n'y a jamais contraction au
génitif singulier (le génitif -/jùp-n est formé sur xî>pr,g, d'après
noAlrnq), une restitution de l'o au nominatif est toujours plus
facile. Dans les inscriptions, ce sont presque exclusivement
des noms propres qui ont -u: pour -wç. Tout bien considéré,
je crois qu'on peut admettre pour le grec que -w(v), -w(s)
final devient -i(v), -ig. Il resterait encore à examiner les neu-
tres en -iov qui font -16 au lieu de -t; comme yj^ipiov, yj^piô
<j-ohïov, <jy.o>£i6 pxyspiô, etc.; ces formes seraient entrées- posté-
rieurement dans la langue. Les formes telles que Çù£)io sont
mi-savantes mi-populaires, populaires à cause de la chute du
v final, savantes par
le maintien de i voyelle. On dit aussi
néanmoins zb (3iê/to (Zen. Prol. 1) et -zb <J*pi, la lettre. Ce sont
alors des mots savants refaits sur l'analogie des mots popu-
laires. Voyez, pour ce neutre, Essais cle gramm., II, p. 80,
à Prodrome dans le Tableau général et au mot Neutres dans
F Index verborum final.
L'i tonique reste dans -âp:w dans zpe'vM = xpiva,
Trwrrw,
dans èâuôç = îà-
nous avons toujours des phénomènes ana-
logiques ainsi tï^tco doit son s à ïr.iaov xpivoi est un présent
de l'aoriste zxpivz calqué sur oxlvm, efnvx (phonétiquement':
kreno, ékrina; fèno, éfinà) l'e de ùv/M est hystérogène et
vient de Sixôg, sur Uzhoq, ztovtoc, etc.; cf. p. 103. D'autre part,
on ne peut méconnaître une tendance à dissimiler deux i,
quand ils ne sont séparés que par une seule consonne pzrddi de
pwtt'ç, 7r.e0up.ia, Imb. III, 942, etc., qu'on pourrait à la rigueur
expliquer autrement(voir ces mots) pour i–y, cf. pùlyyi, pg.
[x-nliyl, -y:nXvyyocç} dansLex. 35. De même, en effet, qu'à l'origine
t et i se dissimilent en s et i, de même, plus tard, y dans une
syllabe et t dans l'autre donnent e-t. Dans b'iôZzpyov pour ïtp-
èepyov, il faut voir une analogie populaire d'après o£« plutôt
qu'un phénomène d'assimilation dans la langue commune,
on dit £o'êepyo. 'O?o'êepyo ne peut provenir que des régions où
l'aphérèse n'est pas pratiquée. Sur la chute de t, cf. p. 79
Ainsi les verbes composés avec rapt perdent l't -nep-nccrsî, Prodr,:
III, 395; Glyk., 155; 7repêa£eïv, da.locaavôg, ~/Qzav6g, allorzcrvôg,
ay^zpvôg, xxloxzipvég, rcopvo'ç, za-nzpwg, sont des formes populaires
d'après Dossios, Beitr. z. griechischen Wortbildiingslehre,
p. 21. Voyez ûorepvoç, Const., 244; xocQy^epvoç, Abr., 356;
Tisparépa, ns.paaàz£pog souvent dans Pio. Entre o\ et z ct/ccovm ==
ayvMvcx), qui doit être très ancien, vu la concordance avec
scono, Otr., 98; d'autre part, on a o-t^m, èarfcodvx, etc., qui con-
servent le y et font revivre ayvMvoi. On dit de même, avec
chute de i atone médial, zï-aoc, -Ka.p3.azQ, vingt par as. Le phéno-
mène de la chute de t atone est beaucoup plus étendu qu'il
n'est possible de l'indiquer pour le moment; il doit être général
et sans exception dans quelque dialecte. Cf. aussi Bévue cri-
tique, 1887, p. 408, n° 21 et n° 14, p. 264, note 3.
P. 9,1. 29. Correspondet qui et que Gallorum. La diffé-
rence entre k vélaire et k palatal est, dans une grande partie
de la Grèce, plus marquée qu'elle ne l'est en français pour ca
et qui, ou même en italien pour ca et chie; dans beaucoup de
pays grecs, le xz, xc se palatalise en ce, ci. Mais des rensei-
gnements précis nous manquent malheureusement sur cette
matière.
P. 9, 1. 30. K, post v et y, profertur z~t g. Le changement
des explosives sourdes en sonores est le phénomène le plus
intéressant du consonantisme néo-grec, parce que nous le
retrouvons dans l'albanais et dans des patois du sud-est et du
sud de l'Italie qui ont encore d'autres traits communs avec
l'albanais. Pour le moment, on ne peut pas hasarder une ex-
plication de ce fait; il faudrait d'abord savoir s'il est commun
à tous les pays où l'on parle grec. Les plus anciens exem-
ples de yy = yy~, v- = vd, pï = p.c ont été recueillis par M. Psi-
chari, Mémoires Soc. Unguist., VI, 6, n. 1 (dans le tirage
à part, p. 6; voyez p. 11 l'explication physiologique qui est
donnée de l'association des deux sonores), ce sont v.ovàôç,
dans des textes talmudiques AIA IJANAQN dans une inscrip-
tion (non datée), Orelli, 2160; yovvdoizlaziç, transcrit gun-
dopistis, Pertz, Monumenta, V, 295, 8; latin vulgaire
indiba = êvruêoç.- Les mots latins, ou plutôt italiens, qui pé-
nètrent dans le grec au moyen âge, conservent la valeur de
nt, etc. yJvzsg prononcé cor2tes, et non condes de même
-xvzxêx, t.ovvtcc, etc. D'autre part, les Grecs d'Otrante ne con-
naissent pas encore ce traitement des explosives sourdes,
excepté dans le cas où un mot commençant par tt est précédé
de l'accusatif de l'article tom bâtera, mais pempo, etc.
Cette observation est-elle exacte ?
On cite d'autres exemples de y pour mais tous sont dou-
teux ou s'expliquent par des influences extérieures. Txpôfxlhv
n'est pas le pg. y.xp'jôov/lov, mais, comme le prouvent de reste
l'a pour u et l'o pour vo, l'italien garofano; le 1 témoigne
peut-être en faveur d'une contamination de la forme grecque
et de la forme latine de même yx-oç = ital. gatto àyyivxpx =
y.ivxpx, mais le mot se retrouve aussi en turc enghinar il est
possible que le changement de z. en y doive être attribué à
la phonétique turque. Dans yjpz6z = y.vpzéc, il y a certaine-
ment une confusion avec yjoco, etc.; la forme régulière serait
/.îprdc; dans yxyyJ).x[ = xxyy.é).y.} je vois une assimilation avec
yz suivant, etc. Voyez aussi plus haut la forme tyzyxèi de
i])îyÂèiov\ l'influence dedizyâôi (provenant de ^éya) est d'autant
plus certaine que la forme tyëyJJi existe. – Mais si y. précède
une liquide, il devient toujours y, quoique l'orthographe
moderne ne reproduise pas souvent cette dernière pronon-
ciation ylv-ôg = hO.vzà: yllaroa y/torpw = èyliazoS) (voyez
H. Estienne), yAazw(cf. f/azrt'Çw), èyhi-sa, Pap. Lup., 27, 14, et
déjà en pg. èyloyn, où toutefois y devait être explosive. Il est
possible que, dans tous ces exemples, il y ait à l'origine une
forme èy qui serait ainsi plus ancienne quelz, voyez G. IMeyer,
§ 278 et n. 2. De la sorte èyhî-tiv, etc. ne serait pas un retour
1. La forme se trouve dans Kapp, Die Gutturl. im Griech. undLateîn.,
p. 17 (forme usitée a Théra).
à cette forme ey mais le y de ey serait tout simplement devenu
spirante. L'orthographe b/1. aurait été, dans cette hypo-
thèse, purement conventionnelle dès l'antiquité. Autres
exemples: ylvar^pi, ylzy.r.pCÇM, Cypr., -5, 2. De même de-
vant â et j3 yôépvo) = sz&i'pw, yJtVco = £x.<%«, (3yat'vw – yêai'yw
= r/.cai'vco, (3ya/Aw yêaMw (Bova, guaddo)
= = ez.ca/1/M, cf. le
pg. lùiyàrv, de nhx-, èycz/lr,, Cauer, Delectus Inscript.
GrœcJ2, 527, 4, etc. Les inscriptions montrent bien que l'or-
thographe de nos manuscrits et de nos éditions d'autèurs
anciens est purement étymologique, cf. G. Meyer, § 275.
Devant y, le x se change en nasale gutturale; àyyovi, iyyôvi de
–
ïyyovoq est prononcé comme àîyysloç, etc. Enfin, devant r, et
l'explosive x se change en spirante ox,rw devient byxû>\ SsUvm,
delyycù(cb'^ysi, Solom., 116), partout, même à Otrante. Quelque-
fois, au commencement d'une syllabe et devant une voyelle,
z se change en x, mais seulement, si la syllabe se termine soit
par y, soit par <p ^«^«vi'Çw, Sachl., II, 580, Cypr., 49, 6;
yoyJâÇte, Cypr., 19, 9^ x°X^j etc. = y-°y)^c-j x°x^a()a/a,etc.,
yjxorcà = zaTTtw, etc.
P. 9. 1. 34. Lzce^ quibusdam videatur éditer exprimenda
ante t. Dans les poésies érotiques chypriotes (Legrand,
Bibl., II, 58 sqq.); on rencontre souvent l'orthographe ita-
lienne yki dans ce cas xarayÀusûv, 6, 13; xsylziôvzi, 14, 14;
Tsyhiâfjovv, 15, 4, etc., et, après une consonne @£iyltov. 2, 9-,
26, où VI mouillé est rendu par iyl. Le scribe vénitien qui, au
xvnc siècle, transcrivait le drame de
YÉrophile en caractères
latins avec une orthographe plus ou moins vénitienne, écrit
toujours gli pour h; thegli, 379, 384; gligiegni (Ivyalvzi),
391-, emiglia, 392; pogli (ttoAu), 394; aglithia {ak-fôeuz), 395;
dhactiglidhiu, 396, etc.
–J'ai déjà dit que le a entre une
consonne etj tombe dans mô (pjo) = v:)dov (pljôn).
changement de 1 en p, voyez à cette lettre.
–
Pour le
P. 9,1. SS.Msonatm. Devant j», p. devient p.v aovaovyMâÇM,
Imb., I, 435-, norocaviov, Pio, 216 opoto, 221-, xaaviâ,.piâ
dans la langue commune; mais ce phénomène n'est pas
général dans toute la Grèce-, c'est un trait dialectal, dont le
domaine reste à délimiter. Il est pourtant possible qu'à une
certaine époque, ce phénomène ait existé dans toute la Grèce
de même que 1 est devenu l mouillé devant i, non seulement
devant j>Y de même mi serait devenu mni, avec n mouillé;
plus tard le n aurait disparu. Ce qui me le fait croire, ce sont
les deux mots touwj == roW/j et y/.oeuSCo) y/sjtu.v'îC'A (Legrand,
loemes liistor., p. xxxv). Jamais u.y n'est assimilé en grec
yvuvéç, tjîuvéç, etc., si ce n'est dans ces exemples où
mn est
suivi de i. Il faut, en tout cas, admettre que le «.s'est pala-
talisé sous l'influence du i (voyez plus bas) et qu'alors le groupe
mni s'est simplifié en mi. – KoyW, deyJ^.vo), est dû à l'analogie
le part. parf. *xxpévoç = y.piy.évoc fait créer un présent y.zvo)
comme
xpivw. Voyez à la Conjugaison.
– M précédé d'une spirante se
change en v arxfjrl^(jrdQfj:n, hxyà = h-z.uxM, xyyifa = à-piÇo),
ccv.vcaoc= <xit[ixhç, Chatzidakis, <bQoyyohy.,p. 10. Je trouve quel-
que difficulté à expliquer ce changement physiologiquement,
et je me demande si c'est par pur hasard que, dans tous ces
exemples, le est suivi d'un t (hyyû se dit aussi /r^&o;
l'aoriste èilyyrpcc, etc., a influencé le présent). Les mêmes
conditions, avec cette différence qu'il y a là un p au lieu d'une
spirante, se retrouvent dans xopvwgM que je fais dériver de
XOppLO~, xr,Pui.
Cela semble confirmer l'hypothèse que mi a été prononcé
mni; alors, dans les cas où ce groupe était précédé d'une
voyelle, Y m l'emportait, et Yn disparaissait; mais, pré-
cédé d'une consonne, c'est-à-dire dans les
cas où l'm se trou-
vait pressé entre deux consonnes, c'était m qui devait céder.
Devant © et <J/; {J. tombe yi>f/3, C. I. G., zé^n rJu.nrr,,
xo-|o5 = xo^os, m^yjs rimant avec <7rp%ç,
=
Abr.793-, pi^rat,
Prodr. III, 274; al^e = ëla^'k, Schmidt, 53, 19, 21; ôpa/o's,
Apoc. II, 24; Belth., 406. Mais il reste devant |3 ancien, pro-
noncé b, voyez ci-dessus, p. 75.
La remarque de notre auteur sur tt devenant b après m est
juste la sonore m ou n change en sonore la sourde sui-
vante, comme dans Tra'vda, xovgôr.o, zovbaziox, etc. Voyez p. 85.
L'exemple praprsba n'est pas très heureux, car le mot n'est
pas grec. Dans certaines régions, on prononce d'ailleurs
babaki, de sorte que u- serait une simple notation orthogra-
phique pour b.
P. 9,1. 41; p. 10, 1. 1. N. ante i.
sonum gmltalorum
prœ se ferre videtur. Même remarque que pour l, cf. Erophile,
I, 387; egigni (h/Lm); 388, eclùgni (èmV/j) 391, glkjiegni;
392, uiegni ((Sya^O; 397, echigni, etc. Dans les poésies chy-
priotes, je relève fyyotoÇopou, 10, 14 èwoiaÇopiat, c'est-à-dire
mjazome; de même èyvoioc^ivn, Puell. =
juv. II, 38.
Devant les spirantes
ci-dessus), le v tombe
Q, et devant |
(comparez à on,
àQpxyu, nsBspéç, adog, à&ifa, dBoomoç, No-
tices et extraits) XXIX, 2, 175, 1,7 (du ixes.); eoraQyj, rimant
avec ccBrh Apok. II, 23; à l'aoriste passif des verbes en av
è^dd-nza, voyez Mém. Soc. de ling., VI, 1, 45, et Ko'prâo;,
Rev. o~'2t., 1887, 408 ~s~=s~
pou^aXtÇo, y.dz%oïix6ç, adïr,. Le v devant
~3~yv~~ ~~ou fyv~
g- ne subsiste pas plus
aujourd'hui qu'il n'était toléré en grec ancien dans la même
combinaison. Le v final de l'article ne se prononce jamais
devant a initial du mot suivant. On peut aussi comparer
Kwravnvoç, KyoravrivouroAts. Il n'est pas nécessaire de penser
ici à une influence latine (on sait que, dès l'époque de Cicé-
ron, les Romains disaient cosul, etc.) Kmvot. ainsi écrit dès
l'origine, n'avait, pour perdre son v, qu'à se conformer à la pho-
nétique grecque elle-même, ancienne ou moderne. Kôaovlag,
xàeohg, consul (agent diplomatique), est un emprunt à l'ita-
lien. N final tombe. La chute a probablement commencé
dans des mots proclitiques, lorsque le mot suivant, avec le-
quel ils formaient une unité syntactique, commençait par
une consonne devant laquelle le v ne se prononçait pas;
xbv 0eo'v est devenu xb Qeov à la même époque
que ayQoc est devenu
àfôoç', de -même xbv v6\j.ov
xbv fixeàéa était ou bien
= xb'vopov, rhv p-nxêpxv = rh pjTe'pav;
ton basilea ou to vasilea; xw dàeiv
se disait tin dôsin ou ti dôsin. Puis la forme sans v gagne du
terrain et devient la seule employée, même à la fin de la
phrase; le v ne reste que dans des mots proclitiquesdevant les
voyelles et devant x, 7r, T, qui, de leur côté, se changent
alors en g, b, d.
Quoique les manuscrits du moyen âge conservent le v avec
un grand soin, il y a pourtant pas mal de traces qui nous
montrent à l'évidence que l'orthographe était bien loin de
représenter exactement la langue parlée.
En lisant, par exemple, les poèmes de Prodrome,
on dirait
que v persiste encore. Mais, 111,512, on trouve pjv àvxa~/oiv[Çn\
527, pw TOV déors-, 533, pr,v Kocpztydlh, et cette forme p-fo
pour pî, suppose un état phonétique où le même mot se ter-
minait tantôt par une voyelle tantôt par une consonne, sui-
vant les combinaisons dans lesquelles il se trouvait. On disait
x-hv-ncov, x-hdîvpLxv, et, de même, Fh vàîrA- III, 532; pj eewpvfc,
IV, 99; mais rhv èlmâx, xw rscppav, et ce doublet vh – xr,v amène
v:hv à côté de \j:h dans les conditions où l'on
se servait de xitv.
Et si l'on écrivait pœiïavz, quoiqu'on prononçât pdiBave, Prodr.
III, 512, on pouvait de même écrire y.w Bapriç, III, 99, où le v
n'a jamais été prononcé
Dans les poésies rimées, c'est la rime qui nous montre
très souvent que, soit l'auteur, soit le scribe, rapprochaient
leur orthographe de la langue classique. Dans la Peste de
Rhodes, par exemple, on trouve aida, (accusatif), rimant
avec aOlîcc (nominatif), 32; fiy-T.riau.zvoi et 7-aid^uucV/î (accusa-
tif), 34; Qrj'nvfïïr, (première personne du singulier), et r.zBzi, 50;
cûloi et t.xm, 74; Ky.oy.oziaov, vJ:npovo!j:nGo\j"j (sic!), 76. A l'intérieur
des vers, ou bien lorsque les deux mots formant rime se
terminent par v [zy.narr^y.v zT.ovnarr^y.v 6G), le v est écrit
presque toujours. Comparez encore Abraham, etc. Il y a
d'autres textes dont la graphie est dans un accord presque
total, ou peut-être même total, avec la langue parlée; c'est
le cas, par exemple, pour la Séduction de la Jouvencelle,
Legrand, Bibl., II, p. 51 sqq. Nous y trouvons v devant des
voyelles -o)êo)<jzv xùyHç, 2; Soauivov ïv 50; rbv avOpumw hzv,
50*; l'vrav 6 ay.vloç, 7, 9, 10-13, 17, etc.; mais ovre (3ps0fj, 20;
b'vrz yzvovv, 24; yvàrnv èypoc/.rfir,, 15; rbv zponx, 39; rhv èôur, oov,
57; OéAr,y.zv ïyiiz, 62; rhv vr.ôQxnv. 48; rhv eruSupia, 66; p.a/v
ovèzv, 67, etc. Devant x., r, r. dx/S)£i.v rov, 4; ôïv ré, 4;
rpo'-ov rô, 6; a à» r-zotaripi, 9; dv:r,v rhv zlâz, 45; èuev y,al%azv v.vod,
14; aitrbv rovvziôrzoov r,nç1 16; rr,v vsjpaaiày., 31; rr,v Trt'zpav rhv
r.oX/;h le vers demande l'hiatus après 7-0/77,
hxy/r/oorpé mv. 46
qui tombe sur la césure du premier hémistiche, la rime veut
la forme régulière è-xp-nyôp-^iv w; dans le vers précédent,
on lit, en effet, zyydpirr.aiv xry\ u.dyjv oi»dzv y.pxzovtji, 67; arbv
-6Qov zla Qti\ [J.y.yvJ rccyavat, 68; zgszïs rr,v xapôiz y.ov, 70. Mais
ici les exceptions sont un peu plus nombreuses cf. T.xprryopr.ux
r/î- 61 il est vrai que r.ymryop-nax finit le premier hémistiche;
toutefois on a, malgré la césure, za/ôv j z' v/eig, 55; pourtant,
t
on peut fort bien admettre que l'arrêt est nécessairement
plus long au v. 61, devant le complément r% qu'au v. 55,
devant la copule v.a.1. On a aussi zhzz rng, 47 ovre rô, 25 (mais
comparez Psichari, Mém. Soc. ling., IV, 1, 40); TÔvepw-a|
rov toSo-j, 39; rb r.vzïux ttî- 64; croira rov, 22. Le v manque
devant les spirantes et devant v et p. rh oûdâ, 43 rh rolôyz. pi,
54
.J rh aroy-y. rov, 22
TI}
ïly.wbz ao\v rb yj-ôvi, 44; zapyjà
TO XW,)L,
<jvvr,ca(7iv
zafJ.p.La
ôzv
G'UV°/;CCl.O"t',) uS')
vÏÏ.Qzgiv, wç tlh., 32 rhv y.yx/jiy. aov, 52. Mais rhv yjxpi, 34; rhv whx,
40; TÙ'h-jy/v u.ov, 64.Le'vserait-il ici une trace de réduplica-
tion disparue et doit-il faire penser à une prononciation
'^vyjiu.aov, etc.? Il est possible que l'auteur ou le scribe sui-
vent dans un cas la langue commune, qui n'a plus de rédu-
plication, et que dans des cas comme ceux-ci, les prononcia-
tions dialectales leur reviennent de temps en temps. A la
fin du vers rhv vjzôïïzgiv rhv ^otcz/îv ezejV/), 48. A la fin de là
phrase, le v manque quelquefois; quelquefois il s'y trouve.
Je note encore deux exemples très curieux 55, 'x®pô ff0U>
accusatif le v est tombé régulièrement devant a, mais au
v. 57, on lit JyB?0V ai™ èdœn aov zpio-t. Dans le premier cas, le
mot qui commence par a est lié très étroitement avec èyQpév,
dans le second, au contraire, il n'y a pas de rapport entre
è%Bp6v et OT77V il y a même là un petit repos qui empêche le
v final se trouve à peu
v de tomber. Aujourd'hui l'usage du
près restreint aux proclitiques dév, àv devant z, tt, T. Voici
encore quelques exemples intéressants ct^piv onov est déjà
Italogrseca, I, 101, a. 1112; epjzrev orné, ib., et p. 100, à
côté de èvép-xerai.ek. Eroph. I, 418, aoévrpav a^jjlvn, au nomi-
natif de même àvâyia-v-ïyov^ Schmidt, 58, 12. M. Schmidt
donne, en note, des exemples de ce v qui sert à faire cesser
l'hiatus, et qui s'explique comme celui depîy. Il faut mettre
à part GTÔpct-v, Prodr. I, 33-, x««av> Apoc. II, 495, etc., qui
sont dus à l'analogie des neutres en ov (cf. Psichari, Futur
composé, 11, note 3) ou bien de ovàivxv, -nxvipM. Du reste,
voyez à la Déclinaison.
Mais va. as yJmmv rfclz est bien expliqué par M. Chatzidakis
yaa^àiai », AsA-rtov, 1, 240, etc. cf. encore
« IIpôç dTïoovyhv rnç
G. Meyer,' Rivista dï fllol. classica, IV, 2i<4 suiv.; Morosi,
Bova, 174 Krumbacher, Beitr., 13 et 'A0w. X, 227, où toute-
fois M. Chatzidakisdonne du v paragogiquede raor/ovoiv-ov, etc.,
une explication toute différente de celle qui se lit kikxlov, loc.
à
cit. Le v y est attribué, non pas l'affectation savante (il
s'agit là déformes populaires),ni à la dissimulationde l'hiatus,
mais tout simplement à l'analogie.
Si la combinaison tonomon nous paraît claire en elle-
même, et si nous voyons bien qu'elle ne peut contenir autre
chose que l'accusatif de l'article suivi du substantif, nous pou-
vons néanmoins hésiter pour l'explication de cette forme
devons-nous y voir to nomon = rbv vô^ov ou ton omon = xbv
wp-ov? Est-ce le v de l'article ou celui du substantif que nous
avons là? En d'autres termes, des substantifs qui commencent
par v peuvent perdre ce v le est alors absorbé par l'ar ticle;
au contraire, des substantifs qui commencent par une voyelle
peuvent s'attacher le v de l'article à l'accusatif singulier et
au génitif pluriel et le garder tout d'abord. Nous n'avons
pas d'exemples du premier cas; mais on explique par le v de
l'article les formes v&uoç = S>ppç} Schmidt, 67, 11; yj-voz =
•J7rvoç, voiY.ox.vp-/ig
= okoxûoyjç, Korais, "Â-y.rx, I, 183. Dans ce
dernier exemple, il est fort possible que voi'zi (èvokiov, loyer)
ne soit pas étranger à la présence du v. D'autres exemples
sont y Natvo (zr>v AJvov), y Nw (ttjv "Iov), rt Ntwo (^
Twov), vj
N-JJpa (tvîv "T^pav), o vJttvoç {xov v~vov). Inversement "Emzyroç
(Nau7raxT0ç), 'A|ta (N«£oç).
Au temps de Simon Portius, la chute du v final n'était pas
encore un fait accompli le v résistait et persistait probable-
ment à la fin de la phrase c'est pourquoi l'auteur nous dit
que le v est la terminaison de certains cas. Il est vrai que,
quelques lignes plus bas (p. 10, 1.9), il nous apprend que la
plupart des neutres ont pour terminaison o; le v était donc
sur le point de se perdre. L'origine de ce phénomène,
les premiers symptômes de cette chute remontent, au
contraire, jusqu'aux premiers siècles de notre ère. Dans les
inscriptions métriques, v ne fait souvent pas position; cf., de
plus, xev, ez, pour xat, Kaibel, 674, 3; Wagner, Quœstiones
de Epigrammatis Grœcis, p. 63-67. Sur cette question du v
final, voyez To£i&, loc. cit., et Bévue crit., 1887, p. 264,
note 4. On ne voit pas ce que S. Portius (p. 9, 1. 42) peut
bien vouloir dire par nobilioribus locis.
P. 10,1. 7. E, effertur ut es, non vero {ut perverse qui-
dam) tanquam gs. Il est juste de dire que ne se prononce
pas gs; mais cela n'est ni tout à fait exact ni tout à fait
inexact. Après v, on entend toujours gz ainsi o ksénos (6 £évos),
mais tongzé«no. La nasale sonore se répercute ici, même sur la
consonne postséquente Yn change d'abord k en g et, sous
l'influence de ce g, s devient z. Il en est de même pour le <J/
o psomâs mais tonbzomd. Dans toutes les autres
(<\>M{j.àç)
combinaisons, et ip se prononcent ks et jjs.
P. 10, 1. 9. O sonat ut o, ore aperto prolata. Le change-
ment de Yo fermé en ô ouvert appartient probablement à la
même époque que celui de ë fermé en ë ouvert. Comme Yu
n'a pas changé de timbre, les deux sons se confondent dans
ib.;
$£-Aoaiv, ib.; mais eJa au
un seul, cf. ôhto, Pap. Lup., 17, 18 (an 155 après J.-C.);
déjà ap. up.,
Pap. Lup., 1, 3, \j.zïÇm au neutre;
èntToc/iTTiptôa, 14, qui date de l'an 165 avant J.-C.,
-neutre;
voyez Blass,
32, note 86 et sqq., tandis que ou et o restent distincts; le
grec vulgaire de l'Egypte peut, du reste, avoir en ceci de-
vancé la y.oivh.
0 final, s'il n'est pas suivi d'une consonne, conserve un
timbre plus fermé. Pour o tonique, il n'y a rien à relever de
bien remarquable; o atone, suivi ou précédé d'une labiale, se
change souvent en ou pou©«, Const., 600; Pio Syr., 216;
Ij.ovdiaïuévx = al^odccauéva, 217; povxaviÇto, Prodr. V, 103;
asovyydpi, crcpouj/yt'Çw mais ayoyyog, lovoi (Aoëoc, C0SS6, gousse),
povGzevod le type de cette règle est donné par les deux formes
xo'p.-oç, à côté de zou^tu, qui ne sont autres que l'ancien zouSo?
et le dérivé v.oy£iov. Plus tard le phénomène s'est étendu
et oatone devient ou, cf. Essais de gramm. n.-gr., I,
p. 292, rem. à la p. 194; Koumanoudis,, ZvAloyn, s. v. v\
Athen., X, 25, note 2, et 26, note 2 (touv pour rév, et ou pour 6).
Devant A nous avons cv.ovli (axôllvg, pg.); cf. Chatzidakis,
rÀM<7<7. àroTT. Y faut-il ajouter ovlx, Schmidt, 39, 7, etc.;
zovTTÔi, de yJztoç (Foy, p. 13)?
Pour cchrpov
= voyez p. 73 op
àcporpov, consonne se +
change en ap sous l'influence du p àpyxvô;, àp^îâi, âp^xOiz,
ÇapvAài.
– Kp-pplôi, pour -poupûdi, est rapproché de
par étymologie populaire. Enfin, dans pour êgymepog,
xpzue'Çvç
èïvKTcpoc,
Phys., 650, 676, nous avons la substitution du préfixe l|-
à la syllabe b£-,
L'o tombe (par dissimilation?) dans ày.hvQôd, Abr., 1029,
Belth., 197, etc., pour àxolovOù. –
De même que s, devant
voyelle, devient j, o devrait devenir w; le seul exemple que je
connaisse est àzpowasa, troisième personne àxpoz-oa, qui
donne d'abord aUrvdte, d'où résulte avkrâte avec trans-
position du v, qui s'explique par l'attraction du k et la fré-
quence de la combinaison <pc; cf. aùxpoûpa, avy.pàaai, ABC, 15,
3, xvx.picrrTis, 83, 23; ûàpcpacou, Belth., 913; puis, par confusion
de àcp- avec le préfixe à.tô, «tp àœozpao-ou, Abr., 2; aa>ouxpa:a-r/
Eroph., II, 375. Cf. Chatzidakis, Ilept yOoyy. vo'p., 4-6, où le
phénomène est expliqué tout autrement. Sur la terminai-
son des neutres (p. 10, 1. 9 sqq.), voyez ce qui en a été dit
plus haut, p. 73.
P. 10, 1. 13. Vertitur aliquando in a>. Toujours devant
T (f-rw/o^ (tttm^o'c),Abr., 446; yrîpvKxrripzç, Prodr% III, 69
(Tcrspviarnpscg dans le passage correspondant, IV, 69), etc. Il y
a encore d'autres exemples qui témoignent d'une certaine
indécision entre et cp, indécision qui doit remonter à
l'époque où cp était une aspirée anôyyoç-aoovyyixpi sont
anciens ebô'roç, Glykas, 263, pour. sro'roç, peut se comparer
à pour yzzocvpiov l'explication sera la môme- bdzot
pzOxvpiov
n'est pas pour ira è'roç, mais serait calqué sur èfr^spoç. Voyez
plus haut, p. 83 et, dans un autre sens, G. Meyer, § 243, et
les renvois, ibid., à Mavrophrydis, QC/h- 2, 180, et Chatzi-
dakis, KÀstcS, 7/19 nov. 1881. – Pour p = b, voyez plus
haut, p. 75.
P. 10, 1. 1G. Initio spiritu aspero notatur. Régie ortho-
graphique sans aucune valeur phonétique. La typographie
tend aujourd'hui à supprimer l'esprit rude en Grèce pour les
ouvrages modernes.
P. 10, 1. 19. Ponitur interdwn loco 1. Tïp&ç, Imb. III, 153;
àdepyôg, xopyoç, Topfju»,Phys,, 255. On dit de même aujourd'hui
ôcr/Jvi, xpyz, àpQxcr,Tzpi, etc., etc. Dans la langue commune,
on a aussi dans ces cas 1®, etc., pour p®, etc., xï®xdi,déA®tvxç,
cr-ého), etc. A Bova, le changement de en devant ©, (3, r,
j
a toujours lieu, Morosi, p. 28.
P. 10,1. 20. P vertiiur in l. Il faut ajouter que c'est sur-
tout le cas pour les mots grecs qui contiennent deux p
ylrr/opz, pour yprr/opx (èyprr/opx, Const., 682), yJaOxpi, uxlxOoo,
Tzlx-px, etc.
2a7ri'Çû) = pg. GxnpiÇo), Bova, sapeno = ax-rJvo), ont la même
racine que les verbes anciens dont ils dérivent, mais ce sont
des formations nouvelles, qui ont pour point de départ le
futur passé ax~f,aou.xi. La métathèse, qui est très fréquente
–
à Bova (p. 35) ne se rencontre que rarement dans la zotvv?
moderne ohoxpr^^februarïus ra-pcq, 7:pr/aw&)?Bovap^Y,7o,
qui se rattache à Trpr/oç (voirce mot), à côté àeprlkeno; la méta-
thèse dans l'adjectif est donc antérieure a la métathèse dans le
verbe (cf. au contraire glicio-gliceno = yïv/.6ç-yh-zlvo))
Uovpvoç = iipwtvôq, ocpyBio'ç = àpo-cvr/o'ç dans Pio et fréquem-
–
ment. Les mots « melius agitur », p. 10, 1. 20, comme plus
haut, p. 9, 1. 42 « innobilioribus. Grœciœ lotis», doivent
certainement contenir des allusions qui nous échappent à
quelques dialectes grecs, et peut-être des renseignements sur
le lieu d'origine de notre auteur. Le mot ayJMx, dans ce cas,
serait un indice de plus.
P. 10, 1. 28. S sonum Le a- ancien et moderne est
s refert.
toujours sourd, au commencement des mots et entre deux
voyelles;dans la rédaction en caractères italiens de YErophile,
il est représenté par ss au milieu du mot et un seul à la fin
ghdsso = x*™, I, 381; smixussi, 384; cabosso (y.xukogo),
389; anamessamas, 395, etc. DevanU, ^-> v; p, [3, y, d, e'est-
à-dire devant les sonores, il devient sonore'; on écrit quel-
quefois àÇuivoq, Kaibel, 491 (ne siècle avant J.-C). 2 final
reste soézo, Glykas, 263, l'a perdu, mais c'est là une pure ana-
logie, les adverbes se terminant tantôt par des voyelles, tantôt
parc, voir aux adverbes. – -Saiyw, Belth., 413,. est pour cruf/p/M
(Morosi, Bova, 32), plutôt que pour [j.layu la métathèse ne
s'expliquerait guère la chute de l'i atone serait au contraire
la même que dans o-jtwvw 07/x.covm. Entre deux consonnes, a
tombe ^zvxm = tkuaryjç, tyzv-r/.oq, eycvrn7.cc, etc. Chatzidakis,
QQoyyol. No'u., p. 10.
P. 10, 1. 35 -.Tmystica ac salutaris litera. Cette qualifi-
cation vient de la ressemblance de cette lettre avec la croix.
La croix primitive n'avait pas l'appendice supérieur.
P. 10, 1. 35. Post v sonzc~~z cl. L'orthographe ~vT
w~ Abr., 403,
dsvzpov, 379, etc., est assez fréquente au moyen âge; du reste,
voyez p. 85 sqq.
De même que Six se change en yix, noc devient yuoc, mais
seulement après des consonnes nous avons ainsi O7.ia.voypour
cpnavw (evBeiâva) ovucxpi
– onipi i^r.rvdpiov) Comme le latin clas-
sique et le latin vulgaire, le néo-grec éprouve de l'aversion
pour la combinaison ri et préfère la combinaison yl ov.^cmvûù
pour !7ri/.coM, <jhy»lo, uho-oylo (Foy, p. 7) pour azv-lov, yJdyxài =.
rvliy., àyhiÂTou= drlslrca, Chatzidakis, 'A0v?/ziov, X, 458 2.
Le tt attique (pour o-o- des quatre dialectes et de la vom)
n'appartient pas à la langue moderne; les exemples qu'on en
trouve, dans les lexiques et dans les textes du moyen âge
(ouÀottc' Grlyk., 359; mpi-rn, 407; piAnra, Mkol., 67; xr,ovrrei
Salom., 74, et beaucoup d'autres; cf. Psichari, Essais, I,
p. 197), 'sont, sans aucune exception, d'origine savante.
Eïvsa tlcoi-tô, pour dire 11 n'est pas besoin de.
il est su-
perflu de. a passé dans la langue populaire commune.
Pourquoi Togzotov devient-il doïâpi ? Est-ce par influence de
dôpv? C'est plutôt l'influence de ôéïz. Ao£« et èo\âpi sont
au-
jourd'hui deux noms de l'arc-en-ciel.
1. C'est aussi le cas, syntaetiquement, devant d, azdrapi (&ç •jrpaa:?^
b, pjozbéni (koioç pKa.hu?), g, filozgarUakôs (wlloç [à)y/.apSiay,6ç).
2. li-Aa, cité, par M. Foy, p. 7, est déjà latin. Cf. situla non sitla,
App. Probi.
P. 10, ]. 38. Y idem munus subit quod I.
L'u a conservé
sa valeur de il (ic franç.) jusque vers le me siècle; 'nu.-jav pour
r,uiTJ, très fréquent dans les papyrus (Blass, 36, n. 104) ne
prouve pas l'identité de u et le premier u est dû à une
t,
assimilation dans (3-jS/i'ov on a le changement de t atone en
v après une labiale. Voyez aux Additions. Mais au ixe siècle,
les Gloss. Laod. écrivent aÇ-rr/o;, a&y.ov, 32, xnov.-npiarja, 60, et
àoapr'ç, ntr. àczpiç, 25, = àcxpvg, eïx, v• cette flexion hété-
roclite ne s'explique que par la coïncidence phonétique des
nomin. 7îç=-jç.
On a cité beaucoup d'exemples de v, qui aurait conservé
la valeur de u (ov), voyez surtout Deffner dans les Studien
de Curtius, IV, p. 278 sqq.; mais on n'a jamais songé à justi-
fier ni à démontrer cette conservation par des raisons sé-
rieuses. En effet, tous ces exemples s'expliquent aussi bien
en admettant la prononciation i que la prononciation il; ce
sont en partie des mots latins azovrd, xavux dont la désinence
est latine; de même zovwoz, avec un T, ne peut répondre à
Qûwoç. Chaque mot demande un examen spécial.
Nous avons vu que y (c'est-à-dire i) atone, suivi ou pré-
cédé d'une labiale, se change en u; si nous trouvons u =
pg.
v dans les mêmes conditions, nous sommes autorisés à con-
sidérer cet u comme hystérogène ainsi nous avons To-Jprzvo,
Qpo'j&zXo, à cause de ro-ju-avt'Çco, Qpouêa^tÇo), mais tvutkxvo, Qpvy.u.x}
Qpvccjd restent; de la même façon nous avons ovo^x = xpvsâ,
Eroph., IV, 38, 56, etc.; car, ce qui est vrai des labiales
7î, [3, cp, y., est également vrai des gutturales y, y, cf. 'AQ-fo.,
X, 215; devant A: xo-S/log = -vlloç, Dans
uov/J.cùvg), Tixyovlé:.
zo-jhvnri, Ap. II, 218, =zoAvn:-n, l'o de la première syllabe s'est
changé en ou sous l'influence du 1 qui suit (p. 82), puis il s'est
assimilé le v de la tonique; • -nzepovyx,Belth., 775 (mais aster iga,
Bova), s'écarte aussi par son accent du pg. -nzépvï c'est peut-
être un substantif post-verbal de KzzpovylÇM, où le change-
ment de v en ou à l'atone s'explique mieux 1. La forme ozépvytz
existe. KpvazxlAx, xpÎHTzocXAoç deviennent -povazxAlx, y.oo-jgzxTa<
sous l'influence de -povazx. Considérez aussi y.pov<j-x)li, xpov-
(jzxlléviog, etc. Une forme très difficile est oto-j = o-J, Cypr., 2,
16 sqq.; Bova, etc. Voyez chap. V.
1. Voyez aussi Chatzidakis, 'AÔv?vaiov, X, 427 suiv. 215 suiv. 473.
Le diminutif est caxîpvyi.
COMMENTAIRE 97
Devant p, à l'atone, 'n"T'
'lil- v devient
Prodr. VI, 204; PuloL, 1J
d^, ^im^'
ilOl'; voyez pg. cf.n WrW
17P~7~r1'E'e, 81,
01 .n
frpA, fait &W
*«
doit son e aux formes atones àv^epva, etc. Mais
S°W (cf. Schol. ad Aristoph., Ach., 849), etc. Enfin,
entre p et une autre consonne, v tOmbe »^=^ III
17; Apok. II, 32., etc.; TOpfft, Ttpem^c, Glyk., Abr.,
^S i-9/aattj, etc. r, dans tous
263; Prodr.
ces exemples, a valeur d'i.
P. 10, 1. 42. $ «m M5e* f. Cette prononciation
du ii siècle en grec ancien, le <p équivalait à date
herd ou plutôt k, t, p de l'Allemagne du Nord^ p+h (cf. shep-
c'était une
sourde aspirée; Ulfilas la représente par/; dans les inscrip-
tions latines, la confusion entre et pli devient
fréquente
vers cette époque; de plus, on a des passages des grammairiens
qui montrent bien que le ? grec et Vf latin
avaient le même
son Diomède (iv* siècle) ne voit qu'une différence
f
graphique entre p^ et (p. 423 sqq. éd. Keil), cf.
sqq. Le ? a cette valeur partout, même. à Otrante. p.Pas
ortho-
Blass, 89
d'exemples de, ng. représentant ?
pg. (voyez ci-dessous);
avec pocKuvov (= pg. o p^avoç), <?cm™ on peut
poift* et râpa (Foy, 11). uàâau* comparer
etre a une assimilation (Foy, 11) pour
è^^cc est dû peut-
à une confusion avec né-
7r/wps. Mais on trouve également ou apis crét. (om'h son>t
ce qui donne à penser que £W^a? C°mme **> Foy, 11),
mots refaits à une époque où l'aspiration
Dans certains dialectes, devient normalementdisparu.
avait
TO(Lw0
-a^o^o, a?
Chypre, Foy, 11), de même
que aô, ayx de la
langue commune deviennent
ffT, ox.
^i1' t' 1# X, W7m5 ^"W5 Z'ferœ *^p^m nequit
ostendi. Le X, en ancien grec, était
aspirée c est la dernière aspirée à une gutturale sourde
devenir
seulement à Otrante, mais même à Bova, le X spirante non
as^rata gutturale » devant a, o, u, tandis que, devestantune
une spirante. D'autre part, le scholiaste de Denys le Thrace,
e,
JI
$Z
que j'ai déjà cité en parlant du 0,
prononce le
spirante Ti~S y"J,~TTr~S ~~i~ ~rPocncaov~.w~5 ~J' o~ X comme une
owva~zo~vr~; Tw
oyovtoxep. Du reste Simon Portius
oublie de dire qu'entre yi
et y, il y a la même différence qu'entre
et
Apres o- et 9 (représenté dans l'écriture x« Yt, ya et y,
les diphtongues .u, eu), x perd l'aspiration par ?, ou par v dans
et devient k,
comme, dans les mêmes conditions, le 0 devient t et le
(voir ci-dessus) «muyj, abhominatio, Gloss. o £
Laod., 59 • le
groupe <r/, quoique scrupuleusement conservé par l'ortho-
graphe actuelle, se prononce toujours <nt. L'identité de ai et
ex est démontrée par y.y.vlayj.v = zavi'ovvwv, Belis.,
I, 500.
P. 11, 1. 7. û ^em prœstat quocl 0. Voyez p. 92. De
même que o, il se change souvent en ov, sous l'influenced'une
consonne labiale: Çoupu, <pou*ia, Physiol., 701, 811;
xowpo's,
xJlouêi, et devant >: ttouAw, tto-j/i', <r*xivkh*.i à la tonique, nous
avons, devant v ipoiîvt (mais cf. ^ouvt'Çw, ^ouvtWra),
xouyoûm
(mais xmvwtozç), ffxnov-A (mais cf. aomowcxdx, axTïovvxpzié, uxnowzç,
ff<xitow6veoo7 GocnowôppiÇx, (jxnovv6-yr>)y.x,gxtîowIÇm à' ou gxtzowa(J[IOL]}
povQovvi (cf. povQovvifa), àoOovvi (dépota? on pourrait toujours
penserà p»9wwss= poMoyvs; car le mot est surtout usité au
plur iel)
Dans Troupe, pwupAo's, c'est plutôt encore la labiale que le p {cf.
0wpw, et non Qovpû, dans la langue commune) qui a
changé l'o
en ou. 'A>.wtt^ a différentes formes à coté de aAwr/}£ on trouve
àhmov, d'où, par assimilation, «Xouttou, et, par dissimilation,
«Xerrou. (Voyez Psichari, JSSssais, II, Index verborum.)
P. 11, 1. 11. A iupn simia ^aï^où. Le ng. poûpov (Quadrup.,
930, 970, 976) ne vient pas directement de l'ancien pp.«, la
diphtongue ou ne pouvant provenir de t. Mxïuov n'est autre
emprunté au
que le turc majmun, qui lui-même peut-être est
pg. pifju» (cf. Miklosich, Die turkischen Elemente in den
sudost-und osteuropàischenSprachen, II, p. 20).
P. 11, 1. 13. Ai correspondet Latinœ diphthongo ae. La
réduction de la diphtongue cet à une monophtongue è a com-
mencé par la fin des mots et dans l'intérieur des mots devant
des voyelles, où ou est devenu e et puisi; en effet, les exemples
de e pour xi, dans les papyrus et dans les inscriptions, se
bornent longtemps à ai dans cette position. Mais entre des
consonnes, surtout quand xi portait l'accent, la diphtongue
résiste plus longtemps. Le grec noudiou qui est entré dans le
latin vulgaire de l'Italie à l'époque impériale, se prononçait
alors pdidion, itdl.paggio, page, et l'ai n'était pas encore de-
Pompéi, qui
venu è, comme le latin ae. Sur une inscription de lit èvdxôxi
date de la deuxième moitié du premier siècle, on
xaToixeï p$v ekeiaiTo kxkov (Kaibel, Epigrammata grœca,
Au
n° 1138). Mais cela ne prouverait rien pour la nom.
nie siècle, nous trouvons xloBïôg pour zaBlôc, ib., n° 367, etc.
Vers cette époque ac était devenu è.
Il y a une vraie diphtongue ai dans le grec moderne, qu'on
écrit at ou aï. Elle est rare dans des mots d'origine grecque
xLÉZpa, xoiîphoç, Ympôq pour xlôcuoc, y^évoc, jtapog. Il va sans
dire qu'il ne s'agit pas d'un changement de «u-en ai,
l'orthographe y^hog pourrait le faire croire. Au comme
moyen âge
cet ai formait quelquefois deux syllabes va- Bp-mxm [à vldciZ
wu xo Koppl va ôépvn, Imb. III, 242, et cette scansion nous
donne l'explication du phénomène. Le futur de vlaû», tiax/m*
à côté de xlavao^ai, donne naissance à un part. parf. vla-mivog
à côté de ylav^dvog, et à un substantif vM-^a à côté de yJavaoc
•
ces formes, à leur tour, créent les types y.*w6g, *aWivog
analogie. Je ne sais comment expliquer yAoddà (xûaydô, par
Dig. V, 4) et yaiôapog à côté de xùaââ, ydâapog. Dans otixé"
(Schmidt, III, 4, etc.), vient de âsxég- autre forme
est àxôg, ainsi orthographiée. Presque tous une
s:
les autres mots
qui contiennent la diphtongue aï sont d'origine turque
italienne [tmlufôi que j'ai cité tout à l'heure; xabi, «rfÇ», ou
(à côté de my/Ç«, rayto- etc.), du turc tâyim,
rdï^u
portion de
vivres, ration; yaïrdvi, cordon, turc gkaïthân; xKôii,
fcM| etc. pxtvapia, ital. ammainare. L'*£ désinentielpers.
– dont
parle S. Portius (11. 13-18) est orthographique et n'a bien
entendu, phonétiquement, que la valeur d'un
P. 11, 1. 19. Avut plurîmum sonattâ, etc.e.Voici la règle
pour af ou av: devant les consonnes sourdes, av se prononce
af; devant les sonores et devant les voyelles, av; devant
une
labiale et devant v, le v s'assimile;
avons donc
avec cr il forme f
Nous
avzoç = aftos; ccvyévaq = afkenas ocv76=avyo,
ccufoi – avli, oiïpio = avrio, ™ù>=pavo; Bavua = Qamma
(prononcé Qama), yJ^x Marna (Const., 218),
=
èl*vvM
lamno (As. Lup., 159), yawoq, âxa~.vôs, ~taûo-c~~so. Il est
difficile de dire à quelle époque l'v de av est devenu spirante.
Ulfilas écrit av et non af ou ab, ce qui montre qu'il
prononçait
au; d'autre part, le latin av est transcrit par av à partir du
iie siècle (Blass, p. 70). On trouve xoreoxeSwre, C. I., 3693, dm-
hyrspog, 5922, sur des inscriptions qui
ne sont pas datées.
Mais en Egypte, pavâovg pour ptëôovç lit Pap. Lup., 305
33, ne siècle avant J.-C; è^hôacamç se h&l^avreq, Pap.
Lond. {Wiener Studien zur Massischen pour
Philologie, IV,
197), 159 avant J.-C. cf. G. Meyer, § 121. Dans
un seul
cas, au devient a: àxoq, plus tard èxâg = abxôg, mais seulement
si le mot est pron. pers. de la 3e
il est proclitique. personne, c'est-à-dire quand
Les exemples de âxov, âxév, etc.
pour kavxov, etc. remontent
a 1 époque de l'empereur Auguste, où cette formel
« est
caractéristique ». Dittenberger, Archdologische Zeitung,
vol. XXXV, p. 36.
On peut joindre à ce dernier exemple la particule <% ayeg =
(voyez chap. VI). Comme les deux mots sont tout à fait dans
les mêmes conditions, on a le droit de supposer que la perte
de l'élément labial a eu lieu à une époque où l'u de oùto's et le
9 de â'cp; avaient la même valeur. Cette valeur ne
peut pas
être celle d'un f, car de aftos on serait arrivé à ftos, et non à
to's. C'était une spirante bi-labiale avec articulation des lèvres
et avec aspiration bien faible, de telle façon que, dans des
mots atones de peu de valeur syntaxique, elle pouvait se
perdre tout à fait.
P. 11,1. 24. Et facit i. La diphtongue et avait une double
valeur en ancien grec celle de ei, etp, et celle de e fermé,
eifxi pour éo-pi. De très bonne heure, et dans le dialecte béotien
plus tôt que dans l'attique, la diphtongue Et devient e, et puis,
dès le ne siècle avant notre ère, i. Cf. êmlivi, Pap. Lup., I, 255
(avant 111); EîyurKxfag, C. I. A., 465,105 et içicnra&K, 106 (fin
du le siècle); yeivoyhxtç, 471, 17, c. 2. Cette prononciationest
restée jusqu'à nos jours. -Et désinentiel (11. 24-26) est pure-
ment orthographique, pour i.
P. 11, 1. 27-29. Eu effertur ut ef. Le sort de eu est le même
que celui de au; je note: ps'ppz = Formul., II, 46,
peûpa,
rapiffwpsaîW, Prodr. VI, 93; èpopyoKpownzToç, 70; yépocroç,
127, etc.; euv = (e)p/: powou^tÇû)=eûvouxtÇ&), comme M. Mo-
rosi l'a vu pour Bova, p. 7, par les intermédiaires çvou^t'Çco,
A côté de £eup« {è^zvpcù de e£sûpov) on a £s'pM, Carm.,
pvou^t'Çw.
126, 47, 57 et ailleurs. Cette forme, constante dans la xoivn
moderne, reste obscure.
P. 11, 30. Ot œquivalet etiam i. L'o grec était fermé
1.
et équivalait presque à u la combinaison avec t produisait
donc une diphtongue oi ou ui, et, par assimilation à l'i, Vu
devient encore plus fermé, de même que et devient éi, avec e
très fermé, et enfin M, i. Si u fermé et i se soudent l'un à
l'autre, le son qui en résulte est il, cf. àvvya, Pap. Lup., 50
(160 av. J.-C.), àvvlaç, Bull. corr. hell., IV, 514, etc. en
Béotie, v pour ot apparaît déjà vers la fin du ine siècle avant
J.-C. en Attique, Doiave^tôva, C. I. A., III, 1197, II, 17,
a. 44 ap. J.-C. Plus tard, l'u qui provient de l'ancien oc s'est
développé comme l'ancien u et aboutit à i. Cf. Blass, 60 G.
COMMENTAIRE 101
Meyer, § 126. La combinaison
ambinaison o-c est devenue ov ou fiofôiov,
QoiSiov,
fiovèi ylotdiov, (fXovdiy d'où y)>ovd<x potôiov, povôo et povdoc.
On peut se demander si, dans Tpayovâtx, TtocpxTpocyovdovaiv,
Apok. II, 97, Fou est dû de même à quelque influence du t de
-zpaymèà. Il est vrai que, déjà au 11e siècle avant notre ère,
le t Tcpoayeypxpuivov avait cessé d'être prononcé, mais il aurait
pu laisser une trace dans le timbre de l'oo. Ce qui me fait re-
jeter cette hypothèse, c'est que crcovw = o-«£« a toujours w,
jamais ou. Nous avons donc dans rpayou&o un nouvel exemple
de la tendance à changer w protonique en ou.
Dans la langue moderne, la diphtongue oi n'est pas rare
je note |3oyj0oç (voiOôs), qu'on trouve aussi sous la forme (3ou0w
= cf. (3ou&, plus haut; |3otÇa>, fio'ïapx, voyiux, polo'ï, rpcoet,
(3oyj0cô,-
imôï, etc. Ot désinentiel 30-31) est purement orthogra-
(11.
phique.
P. 11,1. 32. Ou, correspondet ou Gallorum. De même que
et, ou avait à l'origine une double valeur celle de o long fermé,
Mais, déjà au
=
p. ex., dans rovç rôvç, et celle d'une diphtongue ou ovroç.
ive siècle avant J.-C., les deux s'étaient
sons
confondus dans le son d'un ù fermé, et cet u s'est maintenu
jusqu'à nos jours.
Il me reste à faire encore quelques remarques générales à
propos des voyelles. Nous avons vu que la différence de quan-
tité, qui était si importante dans l'ancien grec, n'existe plus
aujourd'hui il est très curieux d'observer que les langues
romanes et, jusqu'à un certain point, les langues germaniques,
sont d'accord avec le néo-grec sur ce point. On voit partout
une tendance à abréger les voyelles entravées, c'est-à-dire
suivies d'un groupe de consonnes, et d'allonger les voyelles
libres, c'est-à-dire celles qui ne sont suivies que d'une seule
consonne. En grec, l'état moderne date du ier siècle après
J.-C. c'est alors qu'on trouve et pour ï, Wagner, Quœst.
de epigram. grœcis, p. 38 sqq. au ne ou nie siècle, on lit des
vers comme ceux-ci oxtm (co bref) iiévoiq ereo-tv, Kaibel, Epi-
grammata, 692 orp&yry?pas (avec n et a brefs) tovôs dopoû,
1058*, âovXiâa v.c/1 cvpKkovv TioKkriç, akéq' w yjxl napdcaypiç, ib.} 329,
Ier OU IIe siècle; -npbç raWe <p0t/jievos tvW em'x£t/uw« zoW, 612,
époque de Trajan xxi p.srà xbv QdvocTov Moïktoû pou xb o-«^a
xpuToîxnv, 613, iie siècle. D'autre part les brèves sont allongées;
dans àytparoç (avec le second a. long), ib., 527, Sardaigne,
ier siècle, et au n° 1084, Rome, ne siècle, on peut voir, il est
vrai, le suffixe latin atîis, voyez chap. IV, plus loin; mais on
a aussi Koûaapi itayxopîdôvxi àniiom -paxiovxi, 978 (époque
%a\
d'Auguste) ov izoi-Z rixxr.p Upô'/Jog Suptrjç ànb yuim, 703, IIe ou
ine siècle r.îvrriY.ovxa yxyMv 3' k'xea nl-ncrau.évn, 681, Ier ou
iie siècle, etc. Voyez Wagner, p. 46-67, qui termine par ces
mots dilucidissime apparet ut itacismi, sic etiam quan-
titatis minus regidaris pleraque exempla non tam ipsorum
Grœcorum in titidis, qnam aliarum gentium ut Syrorum
Bithynorum Phrygum ipsorumque Bomanorum in in-
scriptionibus reperiri.
L'ancien grec ne tolère que v, p, g à la fin des mots toutes
les autres consonnes tombent, ce qui rend les désinences vo-
caliques tellement nombreuses. Dans le néo-grec, où le v final
lui-même ne subsiste plus, les désinences consonantiquessont
dans une grande minorité. D'autre part, la faiblesse de l'accent
tonique fait que les différents mots d'une phrase ne sont pas
bien distincts l'un de l'autre et ne se présentent pas par
tranches isolées. Il y a de la sorte beaucoup d'hiatus pour
y remédier, la voyelle initiale atone tombe souvent ou presque
toujours, si le mot précédent se termine par une voyelle;
puis ces formes sans voyelle sont généralisées. C'est là ce qui
explique pourquoi le néo-grec offre un très grand nombre de
cas d'aphérèse. On peut le comparer à l'italien qui termine
aussi tous ses mots par une voyelle, et qui pour cela perd
très souvent les initiales vocaliques. Il n'est pas nécessaire de
donner beaucoup d'exemples de ce fait. Au lieu de xb oppâxi,
rà èppdna on a dit à un certain moment xb yAxt, xà pdcxux. au
lieu de crû xcà èyco au lieu de zidcc èzelvovq sida W-
cru x.oà 'yco j
vou;, etc. mais en même temps on avait bp.u.txxi, lyco au com-
mencement de la phrase de même eldsg k/.dvov;, etc. Mais
de bonne heure les formes postvocaliques se rencontrent après
des consonnes et inversement. Ainsi, Abr., 611, ym '[mopti,
et ôïv %.7Top££, 619, sont également réguliers mais xîg propst,
ibid., 701, est déjà analogique. De même, h èazïç, Const.,
889; elg, saàç, 896; rai aelg, 926 5 va aàg, 921; xovxo vag, 964, etc.,
mais Qîôg aag, 911. 'E/ôZvot se trouve au commencement de
la phrase, Pio, 10, mais on a %a\ y.sïvoi} o'Çpv /eîvot, va zdvoi
et too' lzîtv/7, etc. Il va sans dire que, dans les cas où
l'initiale porte l'accent, elle ne peut pas tomber à moins que le
mot ne devienne atone, par exemple vx, kov, cf. chap. II. Dans
rà V/jp', par exemple, pour xà 'étt/ip', Pio, 10, le verbe est encli-
tique, il ne forme qu'un seul mot à un seul accent avec le
pronom, c'est pourquoi l'e peut tomber. Mais il y a pourtant
un petit accent secondaire sur Y-n, rctn-hp, qui fait que la forme
postvocalique peut se généraliser yipog r:npav, 2. Voyez au
verbes irréguliers Ip-oaivw.
Ces doublets amènent une grande confusion. On a succes-
sivement b[j.[xâri, avec l'article, To^aâri, pl. Tauy.an.oc, qu'on
tranchait en r' à^uocna, cf. le gén. r&v ocu^ariàv, Eroph., I,
74 sg. àu[j.âri} crét. Dans cette même catégorie on peut ran-
ger ccvrzpoc = roi 'vrspa ctyyâvi, du pluriel rà. 'yyévia 5 àyè/x,
roc. 'yzlioc] ocyya.pi, roc 'yyxpioc ôcvvyi, roc 'vvyjcx5 ccarpiâi, roc
'arplàioi. Dans tous ces exemples, Y a supplante une autre
voyelle. Les mots qui suivent commençaient originairement
par des consonnes àôovdczi, rà èovxy-iy. àarocjt, rà arocyic/. • cbrv^i,
roc gtyBt\ c'est un cas particulièrement intéressant, parce qu'il
nous montre le pluriel non seulement dans l'article, mais
dans la désinence du substantif; rà arnQ-n est ainsi devenu un
singulier (Y àer-ffii), comme dans le latin vulgaire folia, et
est entré dans la classe des neutres en 1 de même à-yslli, cf.
lat. vulg. labra fém. =lat. class. labrum, frç. la lèvre. –
De là résultent à leur tour les plur. rdjsiha, rdcarr^ix, qui font
retour au singulier sous la forme xb arriOi, rb yz^h parce
qu'on sépare ràysOuoc, etc. en rà ydlioc, etc. Voyez aux Addi-
tions.
0 de l'article masc. ou neutre se confond avec o suivant
byQpôç, (Bova ostrô) = b \Qp6g ràv oy.uoùliàv, Belth., 690, sup-
pose ô^yockh. L'o prothétique des pronoms a une autre origine
suivant la finale du mot précédent, on disait tcov et okqv, noloç
et b-noïoç, tzqgqç, et otzogoç, etc. cela amène la forme brôaoç,, Cypr.,
70, 15 •, 71, 7, Syioç à côté de yiôq (= olog, voyez plus bas); bèiâ =
âidc, bxdrif etc. ==3tart, etc.; voyez aux pronoms. (Voyez une
autre explication, 'AQvîv., X, 471.) J'ai déjà parlé de vSivoq
et èx,sïvog; sur ce patron, on fait èrovrog de rovrog] sur èx.eï ,èâov =
lèov, par l'intermédiaire de 'ôov èôixôg = =
làixôg, 'èuôg kôreg
Tors;, et même èar,y.cpoc, ènépei. Quant à brôrzg, on peut voir dans
l'o une assimilation (cf. p. 79) ou bien le même élément que
dans bàiocy etc. La préposition ma n'existe plus comme pré-
fixe, elle a été très souvent changée en oto-, après avoir été
d'abord no-, comme M. Foy l'a déjà remarqué, Lautsystem,
p. 98. Il cite aTïocps'po) et àty'rik6ç = ty-rfréç, où nous n'avons pas,
à vrai dire, le préfixe vno-, mais, ce qui revient au même, la
combinaison ùtt-. D'autres exemples se présenteront dans les
chapitres sur le verbe, sur les pronoms, sur les adverbes. 'H
(rua devient faux, ABC, 102, 6, et est regardé comme nomi-
natif pl. d'un singulier fetov. ABC, 102, 2.
Il y a un cas où la voyelle finale et la voyelle initiale du
mot suivant se soudent en une seule voyelle c'est le cas où
ou et e se rencontrent le résultat est w"; cf. o-wy/urcs, Belis.
I, 127 p&y^eç, Schmidt, 44, 2 «ma/ey, Carm., 61, 1 6m»
'p'^eœ, Pio, 41; bm 'v,Pic, 39, cf. Asin. Lup., 197, 208, 295;
pô yy/î, Pic, 38 roà ror/eç, Carm., 44, 1 ottw 'x«, Belth., 819;
o7r«<pa,Pulol., 382; parws, Eroph., III, 33, etc. Je
me borne
à constater ce fait sans vouloir l'expliquer.
Deux voyelles identiques en hiatus se contractent en une
seule: Çô=Ç«ov; ^yjyTjQ» =ànyyj9ô, Imb. III, 2, etc. êyyûnjs
=
I, 123,
=
iyymxriq, àpxelc, = àprveiç, hïç Aueiç, ÇaTtohïç, etc. houev, Belis.,
etc. sont très fréquents dans la littérature mé-
ttoi'otîç,
diévale Chatzidakis, QOoyyohy., 4 sqq. J'ajoute aeïç
= raetç,
Quadr., 680; oïâyoi, ABC, 32, 1; Xpù = Xpkh Carm., 91, 45.
Et atone (==i), qui suit immédiatement la tonique, tombe
yct(y)siç devient çàç; àmkiç, azoûs; TpcS(y)eis, rpw?; >e'(y)etç, Aeç;
xAatetg, yiatç, et de même à la 3e personne <p, àxou, rpw, lé} etc.
Dans la langue commune, les types courants ont i: yœn,
àxovsi, rpcost, ^èt, mais axovç, rpcoç, )dg, va oxg comme va r.àç, etc.
Les types sans i sont dus probablement à une action ana-
logique voyez aux verbes contractes.
Pour les consonnes, il me reste à dire que le grec moderne
ne connaît plus les consonnes doubles (si ce n'est en syntaxe,
dans des combinaisons comme 6 xcàog Zzxvpog, etc.), mais que
les dialectes de l'Italie les possèdent. La réduplication sub-
siste également dans plusieurs autres dialectes grecs, dont
la région resterait à circonscrire. Il n'est pas possible de dé-
terminer l'époque de la réduction de deux consonnes en un
son simple. Les plus anciennes inscriptions se contentent
d'un seul signe, plus tard on en met deux, mais même les
documents de la meilleure époque ne sont pas toujours exacts
sur ce point. Dans les papyrus on trouve assez souvent une
consonne simple au lieu d'une consonne double, sans que
j'ose en conclure quelque chose pour la prononciation. Dans
les Gloss. Laod., on lit àvrmparro), 55, àvnTxcropxi, ib.} à côté de
ôaAacro"/?, avnn'X'ncro'Cd'j àizonpocTte, 61, et aTropvWa), 62. Les textes
du moyen âge ne suivent pas non plus un système bien
uniforme. Nous voyons dans le latin, dans l'allemand, dans
1. Je me sers de l'orthographe des éditeurs sans l'approuver.
l'ancien français, dang l'italien moderne, que très souvent le
redoublement d'une consonne dans l'écriture ne prouve rien
pour la prononciation, et que, d'autre part, des consonnes
redoublées ou allongées sont marquées comme les consonnes
simples; c'est là un point où presque partout l'orthographe
est aussi arbitraire que possible.
CHAPITRE II
Des accents et des esprits.
P. 12,1. 3. Tres habet vernacula. lingua accentus. La
distinction des trois accents repose sur une simple tradition
orthographique elle n'a pas de raison d'être, et n'en avait plus
dès le moment où la distinction de la quantité avait disparu,
cf. p. 101. La différence entre la tonique et l'atone est la même
dans les mots qui portaient le circonflexe et dans ceux qui
portaient l'aigu le traitement des voyelles longues surmon-
tées de l'aigu est identique à celui des voyelles surmontées
du circonflexe de plus, à peu d'exceptionsprès, l'accent n'est
pour rien dans l'histoire des voyelles en grec. Les trois
exemples de Simon Portius s'écriraient phonétiquement
lâyos, timi, timô.
P. 12,1. 6-7. Loci accentuum.prœantepenultima.C'est
une erreur. S. Portius fait sans doute allusion à des mots
comme aakiaxaq (voyez p. 17, 1. 25), mais ce mot est un tri-
syllabe prononcez saljakas Vi a valeur phonétique de,
P. 12,1. 11. Accentum gravem habent omnia monosyl-
làba, c'est-à-dire: toutes les conjonctions, les prépositions,
une partie des pronoms indéfinis, bref, des mots qui en réa-
lité n'ont pas d'accent, qui forment une unité syntactique
avec le mot qui les suit ou qui les précède, les mots procli-
tiques ou enclitiques. L'ancienne orthographe les traitait
comme atones w?, e£, ng, pe, mais sans être conséquente, cf.
cruv. Si ces mots avaient deux syllabes, c'était la seconde qui
portait l'accent on a a-no, à l'état indépendant, mais <xnb naTpéç
tzoIoç, pron. interrogatif, mais ov%ow %oli tojco'v rivât ocvrbv rbv Xôyov
ehxi ôîï (Platon, Soph., 262), indéfini cùloc, pronom, mais
alla, conjonction, etc. Voyez J. Wackernagel, Zeitschr. f.
vergl. Sprachforschung, XXVIII, 136, où la différence pu-
rement orthographique entre i\ et gw est expliquée. Le néo-
grec fournit d'autres exemples qui existaient en partie pro-
bablement déjà dans l'ancienne langue et en partie sont
modernes i dans tva, aujourd'hui vx, Italogrœca 1, 92, a. 1005,
étant une voyelle accentuée ne peut pas tomber; il faut donc
admettre hx, ou plutôt hx sans accent hoc ®àû inafiïô, =
d'où vcc yùû. Sur hoc voyez Psichari, Futur composé,
p. 42,
notes 1 et 2. Il en va de même pour r.ov, pron. rel. – o-ov;
avzpag oitov fiyoâvst devient anclras opuvjéni au moyen âge
et aujourd'hui, on écrit 6-ov, to-j.
P. 12, 12. Item adverbia in a., etc. Il serait plus juste
1.
de dire que les adverbes en a ont le même accent que les
adjectifs. 'Eumora, Const., 356, n'est pas une exception, car
on disait èu.ra<j-ôq au moyen C\ge, Belth. passim, d'après ttiotoç,
et non d'après ï^rauxoç, comme en ancien grec.
P. 12, 1. 15. Nomina etiam neutra clissyUaba. La règle
est juste, pourtant elle souffre des exceptions, en partie appa-
rentes, en partie réelles. Mz-i est originairement trisylla-
bique ouy.âri; de même vvyi = bvvyj., fytôi – èïeîdi, ©p-j^ =èypvdi,
ôôvTi = 6â6v7i, etc.; mais yïoi et -éêi n'ont jamais
eu plus de
deux syllabes néanmoins on n'a pas .yzoi. ni izoèl. Il est
aujourd'hui convenu de mettre un aigu et non pas un circon-
flexe sur des formes comme çdôi. En pareil cas, on accentue,
comme si le mot se présentait sous sa forme pleine. C'est
pourquoi on écrit souvent et suivant la même règle àzours
(ouqvztz), non à/coûrs.
P. 12, 1. 16. Accentum circumflexum suscipiunt, etc.
L'emploi de l'accent circonflexe est un des embarras de l'ortho-
graphe moderne, qui conserve les règles de l'accentuation
ancienne. On peut souvent se demander s'il faut mettre le
circonflexe ou l'aigu. Les exemples donnés par S. Portius
Ôôoû, rtpyjç, ne font pas difficulté, et il nous reste seulement à
observer qu'on écrira àpereç et non àpz-oâz. Mais comment faut-
il accentuer, par exemple, gén., yvvxizx;, gén., ©aya,
p.o-jcraç,
izxç {v-Ktxyziz) ? L'application des règles de l'accentuation an-
cienne ne répond à aucune réalité. Si l'on suit l'analogie de
Tipàç, on mettra évidemment un circonflexe sur Tiâg.Mais doit-
plus, il n'y
on suivre cette analogie? L'x de nag est bref; de souscrit n'a
a pas ici de contraction comme dans ripas et
ïi
pas sa raison d'être. C'est donc, en quelque sorte, aller contre
les règles mêmes de l'accentuation ancienne que d'écrire tzâg
circonflexe sur une brève.
ou même %àg, puisqu'on met le
L'usage a néanmoins admis le compromis irrationnel –
L'accentuation yxyti n'est guère plus raisonnable ce neutre
conformer à la règle
se décline sur izxiôî, nouâiov. Pour se
ordinaire, il vaut donc mieux écrire cpayîet supprimer même
et, comme on
écrit 77 nôh, et non -h.-KÔli, du moment que ce
nom se décline sur xeyxk'n et qu'il est entendu qu'on veut
écrire suivant l'orthographe ancienne. Par une série de rai-
sonnements analogues,on en vient à accentuer (j.ovaag et ywaî-
xaç. Ici nous n'avons pas de précédents en pg. Mais on se dit
calqué et décliné sur %e'pa,
que a de 'hu.éoxg est long; [xo-jvxg,
est supposé de même, ainsi que ywotUzg, avoir l'a final long.
C'est une matière où les contradictions abondent.
P. 12, 19. Eunclem observant, etc. L'auteur veut par-
1.
ler sans doute de la Décl. II pg. et non de la Décl. II ng.
(d'après sa classification), car, p. 16, 1. 2, il écrit lui-même
yihaïç (voir plus haut àpzrég)
P. 12, 22-28. Penultima etiam. On rencontre ici les
11.
mêmes contradictions et les mêmes embarras que plus haut.
La principale difficulté sur ce terrain, c'est qu'il faut toujours
se guider d'après une quantité qui n'existe
plus et dont on
ne peut même pas souvent retrouver les analogies dans la
langue ancienne. En accentuant aiwvac, àyâvxg, on part en
réalité de l'a bref de l'acc. al&vx, âyâvx, ce qui ne manque
pas de sens. Mais l'orthographe ancienne ne partait pas de
l'ace, pour accentuer le nomin. et c'est là ce qui devient en
pareil cas l'irrationnel.
P. 12, 1. 31. Omnia neutra plurisyllaba. Tvcàî ne fait
pas exception, puisqu'il n'a que deux syllabes dans la pro-
nonciation jali. L. 32 et 33, ib., lisez à9p&>m»«. – L. 36,
(Juvaravco comme quoi c'est là la vraie orthographe et non
dvvxréviï, voyez plus loin aux verbes en -coveo.
P. 12, 1. 39. Ceterum nonnulli. non solent respicere ad
ultimam syllabam, etc. Ce n'est pas la règle de l'accentua-
tion latine, mais c'est l'analogie qui fait déplacer l'accent.
'En ancien grec, il y avait beaucoup d'adjectifs (surtout les
composés) qui avaient pour le masc. et pour le fém.; la
og
langue moderne, au contraire, distingue toujours les deux
genres, elle ne se contente plus de dBdvxrog, pour le masc. et
le fém., mais elle dit àQxuaToç, masc., dBdvarn, fém., ev^op^oc,
efyopfn (Georg. Rhod., 49), et garde l'accent à la même place.
Or l'analogie de ces adjectifs, la stabilité de l'accent dans les
trois genres, est si forte que les autres adjectifs, qui étaient
proparoxytons au masculin, paroxytons au féminin, font re-
culer l'accent au féminin; on dit deihepoç, féminin «feûrepyj, âr/.xtog,
àkcaoc, etc., et au superlatif àyuarony.
–
Ainsi on substitue
à piyaç un nominatif, qui est conforme au féminin et plu-
au
riel et au génitif sg. du masculin; ^.eydhg, a l'accent sur
l'avant-dernière, parce que ueydhv et peyoto? étaient de même
paraxytons. En étudiant la déclinaison, nous verrons beaucoup
d'exemples de cette tendance à ne pas déplacer l'accent dans
les différentes formes d'un mot ici, je me borne à dire quel-
ques mots du déplacement de l'accent en dehors de la conju-
gaison et de la déclinaison. Cf. Krumbacher, Beitrage zu.
einer Geschichte der neugriechischen Sprache, p. 41 sqq.
(Zeitschr. f. vergl. Sprachforscïmng, vol. XXVII). Les
adjectifs oxytons reculent l'accent sur la pénultième, quand
ils deviennent substantifs c'est une règle du grec ancien et
même de la langue mère indoeuropéenne, et qui est en vigueur
jusqu'à nos jours: Tpouepég, Tpopâpx; £epO'ç, £sp; hpég, lépoc;
Bspy.ég, Bép^n] fyzâvç, (ïpddv (fipxdv, Prodr. V, 118) avÀtôg,
wôly (qui n'a rien à faire avec aypkh, comme M. Krumbacher
l'a bien fait observer, p. 67), etc. Mxvpog = du. xvpég, à cause de
atjTvpog, parce que deux mots, qui expriment des idées
con-
traires, s'influencent souvent dans leur forme, cf. Trapus à
cause de ylvxvg, voir Index; rj Tzapdèeiaog sur y vÂcaig (Chatz.,
Zeitschr. f. vergl. Sprachforschicng, XXVII, p. 83); èhyég
(fréquent au moyen âge, Krumbacher, p. 43 cf.
ohyôv, Spaneas I, 215, aujourd'hui ollyog,
par exemple,
par influence sa-
vante) sur nolvg ou peut-être même sur son semblable ^ty.pôg,
utxpôv; Spaneas 1, 136-137, /mpov et blîyov sont traités
comme
synonymes, cf. aussi 257 d'où èhyôv, 215 àJlJloû, Prodr. IV,
118 a, Puell. Juv. II, 50, etc., ailleurs, pg. àiïlov,
sur
ccvrov. 'AQo's, Cypr., 66, 2- Eroph., I, 345,
pour avQog, sur
Kzp-KÔg, le mot change en même temps de
genre, parce que les
oxytons en og sont toujours masculins et jamais neutres, et
parce que xapnôg est masc. âevdpàv, Sen. Puell., 38 Schmidt,
56, 16 et note, Krumbacher, 43 (aujourd'hui dévrpo)
sur
(Glyk., 369), au moyen âge, et encore aujour-
«jpuro; ixlxoq
d'hui en Italie, sur ivSivoq (Krumbacher, 42 et 47). Les adjec-
tifs en -aioçf qui sont dérivés des noms de peuples, sont pro-
paroxytons Toup/.r/oç, <£>payîuzoç, de même /.AeWr/oç, Dossios,
Beitrage z. griechischen. Wortbildung,p. 24. C'est plutôt ici
=
l'italien -ico que le grec -uéç: Bsvénx.oç venético."B<x6pxK6ç)
Missà, 118 (mais j3o0poKoi, 25) est attiré par les adj. en -aoto's
d'autre part lucanicô à Bova (ng. 1qvyJ.vmo, encore un mot
latin en -woq, et pour cela proparoxyton) subit l'attraction
des mots en -uôg. Myug (mais &x<ï>ç, Soph., 82 Const., 658
G-eorg.Rhod.,44)se dit d'après àîya, etc. Sur le déplacement
de l'accent par analogie, voyez aussi Psichari, Revue crit.,
1884, p. 455. Dans tous ces exemples, le déplacement de
l'accent a une raison psychologique dans la série qui suit, il
s'agit d'un accidènt physiologique. C'est une loi générale
que, dans la combinaison de deux voyelles, celle-là prend
l'accent, qui a une plus grande valeur vocalique l'autre,
qui en a une moindre et qui se rapproche davantage des spi-
rantes, perd l'accent et se trouve presque toujours réduite
à une semi-voyelle ou à une spirante. Ainsi ia devient jd
io, j6; éa donne d'abord ed avec une semi-voyelle qui a le
timbre de l'e, mais qui nécessairement aboutit à j; ie, jé;
ua, va; 6a comme éa, devient oâ, puis va, etc. Cette loi qui,
comme toutes les lois de nature physiologique, ne souffre pas
d'exceptions, existe dans plusieurs langues. Le lat. classique
parietem devient pariétem en lat. vulg. de même aviolus,
aviôlus l'esp. dit Di6s, y6 pour dios, io (ego); le roum. sted
pour stéa (stella), etc. De même en grec chaque i, qu'il pro-
vienne de t, et, v, ot ou vj, chaque e, qu'il représente ai ou e, suivi
immédiatement d'une autre voyelle, perd l'accent et se change
en^ La différence qu'il y a à l'origine entre i et e a disparu.
Il est possible que, dès le moment où l'e a perdu l'accent,
le changement en i ait eu lieu. Il paraît que l'ancien béotien,
ici comme ailleurs nous montre déjà l'état moderne chaque
s devient idevant o, «, «; cf. Meister, I, 243 G. Meyer,
§ 60; Malheureusementnous ne savons rien au sujet de l'ac-
cent dans ce dialecte. Mais voici ce qui peut confirmer cette
hypothèse. Apollonius cite comme forme béotienne làv (=£y«v)
avec esprit rude si la prononciation était jôn avec la spi-
rante j, on comprend bien que le grammairien, qui ne con-
naissait pas ce son dialectal, l'ait rapproché de l'esprit rude
de la xotwî.- La même loi, mais avec plus d'exceptions (c'est-
à-dire qu'ici l'influence de la langue littéraire sur les scribes
est plus grande), se laisse constater dans les inscriptions do-
riennes, chypriotes, etc.; ocrrtov (Théocrite, 2, 21, etc.) pour
baziov montre de nouveau que cet i ne pouvait plus être
accentué. On ne sait pas au juste à quelle époque le chan-
gement s'est accompli dans toute la Grèce le dialecte
d'Otrante ne le connaît pas encore, et il en est ainsi dans
plusieurs régions de la Grèce, voyez entre autres, à Zante,
Solomos, éd. de 1859, p. gz, ixx-h. et non u.y-iâ.
Je cite encore mx, Pap. Lup., 55, b (a. 157) • rôv founhicz,
Pap. Lup., 31 (a. 162)-, èwrlz = enjd, sur une inscription
chrétienne d'Alexandrie, 'AGvfr., X, 77, 5. Dans SpaneasI, soc
devient ja, voyez vers 12, (3ao-i?.sov Osov,monosyllabique, 16
de même, 15; rotoOroç, deux syllabes, 28, etc. Les poètes
y.oà wç,
du moyen âge se servent tantôt de la forme ancienne, tantôt
de la forme moderne, suivant le besoin du vers. Il ne faut
pas en conclure que les deux formes, avec et sans j, aient
existé dans la langue parlée, que la même personne ait pro-
noncé Çùxiilicc et fix<nhz et qu'un tel état de choses ait duré
pendant des siècles c'est tout simplement une influence
classique, littéraire ou même tout simplement orthogra-
phique sur les lettrés. Pour les exemples, je renvoie à Krum-
bacher, p. 44 je cite seulement quelques mots, parce qu'ils
offrent un intérêt spécial. Olo: devient jos, comparez Glykas,
303, oiog Iccj ïvi b 7rîipa<7(v.9ç, Qzopà rbv à.zv-mz.iv] M. Legrand
« aime mieux écrire àv que de compter olog pour une seule
syllabe », à tort comme je crois. Mais jus ne reste pas long-
temps, on en fait byioq avec le même o qu'on avait dans onoiog
(opjos). Au commencement des mots, on écrit aujourd'hui
=
souvent y, mais sans être conséquent yôpôg vytr^ôg, yiarpég,
c'est-à-dire jatros = ïx-pég yspohu, Anne Comnène, I, 98
Apok. II, 248; mais èoprn, aussi bien que yioprfi (voyez notre
auteur lui-même, 14, 4), quoiqu'on dise jorti; vyiua. devient
jd, etc. Dans l'intérieur des mots, on évite, pour des raisons
typographiques, la notation de i cons. par yt qui deviendrait
fastidieuse par sa multiplicité -nsâyixdeç. Il est entendu qu'en
écrivant to& on prononcera le t comme unj. De même on
écrira noàiôç au lieu de -a/.yiôg. Quelquefois on se sert d'un ï
renversé i ou de l'hyphen.
Dans les adjectifs en iog, la, le fém. et le gén. sg., gén.,
ace. pl. du mascul. devraient être oxytons â'yiog, mais âyiâ,
àyiov, etc. En effet, nous avons â'ym, Const., 328, â'yiov, 418,
ayia, 373, âyiàç, 390', 'Ayià Hoyioc, à Constantinople une com-
mune dans l'intérieur de la Corne-d'Or s'appelle également
'Aytdc. Cf. aussi 'A0-/7V., X, 229, ligne 2. Mais le nivellement
dans l'accentuation des adjectifs, que nous avons déjà cons-
taté, amène aussi le doublet ayix, etc. Si les deux voyelles sont
j
protoniques, le disparaît si elles sont posttoniques, il reste
Qcopw, Apok. II, 482; Qwpta, ^pcoonï), d'où ypwrmç, Sklav., 100
(xpwa-rcç) o-mto», d'où a^nxaz, Prodr. VI, 253; mais âyvoix,
ëvoia = dynia, énja, etc. aïog = cchoç est refait sur le pluriel
xtyi, c'est-à-dire dxi axji, où la contraction des deux i est
==
de règle. Bapi, B(ùpixay.x sont refaits sur Qopta. Wo'&opoç fait
exception (voyez Psichari, Futur composé, p. 15,note2sqq.),
mais c'est un nom propre, c'est-à-dire un mot qui se soustrait
aux lois phonétiques. Des formes comme [xovxïdc – y.ovx\ix,
y.opc«7àç, Eroph., II, 270, dpoaéç, 501, fax, 112, en regard de
faix d'autres régions, etc., resteraient encore à expliquer.
'AyoaiW, à côté de dypixba et «ypicovco, vient de l'aor. xypvpx
(voyez à la conjugaison), où t se fond avec /?. Dans la com-
binaison -rpix l'i tombe de même: trja était trop difficile à
prononcer: tyoilTpx
les formes avec t
= ^xlrpicx., ^u^o(7wcrrpa, etc., Imb. 111,468;
existent à côté des autres, mais elles parais-
sent être savantes. Il faut remarquer, en effet, que rpix, trois,
appartient à la langue commune. Les substantifs abstraits
en M, e(x doiventaboutir à jd; on trouve, en effet, «prorata, etc.,
en Crète, mais dans le reste de la Grèce les substantifs en -eix,
comme akr&uoi, etc., les ont attirés, ce qui donne: xpydvix.
vhaxux, Yjxxix, ®T<djsi<x, xppâanx, oildtivia, etc., voyez Chatzi-
dakis, Melérn, p. 51.
Il y a peu d'exemples de o, ou dans l'hiatus. Sur otxpoxxxi,
v. p. 93; cbcouw devient àzouw, Spaneas I, 280; 7rapcaouco,
ib.} aicous, 55, 243 mais on a œzovsiç, <xxovg} p. 104 xpouw,
Prodr.V, 86, xoù zpouw aovyXexv to jépiv pov. Ov -j- voy. ne devient
donc pas régulièrement consonne, dans la langue commune,
comme i(e) devant voyelle.
P. 13, 1. 6. Prœantepenultima vero acutum agnoscit et
circumflexum.Voy. plus haut, p. 105. Simon Portius donne
ici lui-même la bonne explication de àvzyxakhxcnç les substan-
tifs fém. en -aiq, qui sont dérivés des verbes, sont proparoxy-
tons ix ne formant qu'une syllabe, c'est forcément la syllabe
précédente qui prend l'accent. Il ne s'agit donc pas ici d'un
accent portant sur la préantépénultième.Kd^erevs, eldxrovs sont
des orthographes pour l'œil. Dans le premier cas,
on pro-
nonce xapere vi, dans le second, sr)x rôvs.
P. 13, 1. 13. Jam spiritus. iiclem sunt qui in grœcali-
terali. C'est encore une affaire d'orthographe que la distinc-
tion des deux esprits; des siècles avant Simon Portius,
l'aspiration avait disparu, même dans le dialecte attique, qui
était pourtant « ôocavvruâg » cf. oi, 6, wsp[û]v, unâarm, Bull,
corr. hell.,IV, 226, inscription d'Eleusis du ve siècle av.
J.-C. d'autre part, les grammairiens d'Alexandrie savaient
plus ou moins bien distinguer l'esprit rude de l'esprit doux.
Cf. G. Meyer, 2, § 242. Aujourd'hui il n'existe certainement
même pas de dialecte qui ait gardé une aspiration quelconque,
du moins dans les conditions et à la place de l'aspiration
ancienne. Mais le maintien de l'ancienne orthographe ne crée
pas moins d'embarras pour les esprits que pour les accents.
On hésite entre ty-nlég et otynkoç (c'est ce dernier qui est le vrai);
on peut hésiter de même entre yjcpa et tfêpa (le (3 à cause de
ftoto-xw où vpiT/M est impossible à garder). Le y ici étant le
même que celui de rfclx devrait en réalité prendre l'esprit
doux. La fixation de l'orthographe n'a pas encore eu lieu
sur
ce chapitre d'une façon définitive. Voyez aussi des opinions
de toutes sortes à ce sujet apud Psichari, Revue critique,
1887, 263, note 2.
CHAPITRE III
Des parties du discours.
P. 13, 21. Articulus scilicet. S. Portius ne voit pas
1.
dans l'article de pronom démonstratif il lui fait une catégo-
rie à part et, pour plus de commodité, nous l'y maintiendrons
avec lui.
P. 13,1. 25. Quatuor igitur in quocunque numero casus
agnoscit. Comme la perte du datif s'explique par la syn-
taxe et non par la morphologie, c'est au chap. XII qu'il
faudra en parler, et il sera alors plus à propos d'examiner ce
que Simon Portius dit ici sur le remplacementdu génitif par
l'accusatif. Des quatre cas qui restent, le vocatif n'a
une
forme spéciale qu'au singulier des masculins de la Décl
II
au pluriel des masculins et au singulier et pluriel des fémi-
nins comme aussi des neutres, dans les deux
autres décli-
naisons, il est identique au nominatif. Il est vrai
tms, 16, 1. 17, et Legrand, que S. Por-
Grammaire néo-hellénique, p.16,
donnent le vocatif en pour les fém.
en os mais c'est là une
forme classique Sophianos, plus conforme à la langue
pulajre, ici comme ailleurs, dit &Péôo, 7; cf. Puell. popu-
OU, «dpo<7os rm dyéms pw.Le
p. Juv. IL
nom. plur. des féminins et d'une
partie des masculins est semblable à Face. le
tous les féminins est semblable à l'ace, sing. Lenom.
sing de
néo-grec est
donc assez près de l'état des langues
romanes, et il v arrivera
probablement, car déjà le génitif pluriel est d'un
dans la langue vulgaire; cf. Psichari, Essais, I, emploi rare
le dialecte de Bova, où le final tombe, le génitif p. 203. Dans
féminin est identique singulier
au nominatif et à l'accusatif, le nomi-
natif singulier masculin à l'accusatif singulier masculin; la
conséquence en est que, même
au pluriel et au singulier
masculin, on n'emploie presque plus le génitif.
P. 13, l\rl' Respuit. dualem numerum hœc lingua.
Cf. Keck, Ueber den dual bei den griechischen Rednern,
Wurtzburg 1882. Déjà, dans l'ancien
grec, le duel est très
rare il se trouve dans Homère et dans les dialectes attique,
béotien et dorien, tandis qu'Hérodote
ne l'emploie
l'époque d'Alexandre, il est complètementhors pas. Vers
d'usage. C'est
le résultat de la statistique de M. Keck.
P. 13, 1 37 p. 14, 1. 6. La différence signalée par S. Por-
tius dans l'emploi de l'article revient à dire
l'article que comme démonstratif, qui qu'on n'emploie
l'article conservant partout cette nuance.
ce est toujours vrai
P. 14, 1. 7 Adverte. Aeô etc. 11 y a, pour le
et grec; entre
la différence de la conception païenne
o Qzcç Oeoç
et de la
conception chrétienne. C'est à la première qu'appartient
ocution savante e* 6&qm donne, en langue populaire, fl* la
~ipet, ete~
JL'm*' \n\Adverte- Grœcos. carere articulis post-
positivis. Sur les pronoms relatifs, voyez au chapitre V.
annVi'- i lsqq. C'est ce que les grammairiens anciens
Cf.
appelaient apBpo, vnorœwJv, c'est-à-dire le
r~, o. pronom relatif &
P. 14, 15-16. Genus nominum dignoscitur. C'est la
1.
fausse théorie, courante à cette époque, de l'article conçu
comme distinctif des genres. Voyez, sur cette question et
l'article prépositif en général, E. Egger, Apollonius Dyscole,
Paris, 1854, 115-141 et 135, note 1-; Priscien, Instit., XVII, 4,
t. II, p. 21; Mavrophrydis, Ao/ipuoy, 603-, Winer, Gramm.
des neut. Sprachi., VII, 1867, 99-133. Pour le grec ancien,
cf. G. Curtius, Griech. Schulgr.,Xïl, 1878, 213-220, §§ 368-
392 Egger, Gramm. comp., VIII, 206, 68-69 Bopp (trad.
de M. Bréal, III, XXXI; II, p. 297; G. Meyer, p. 341;
Brugmann, Gramm. grecque, p. 64.
P. 14,1. 27. Ex Us facile colligi potest, etc. Cf. J. Psi-
chari, Essais de grammaire historique néo-grecque, Paris,
1886; nominatif pluriel féminin de l'article, p..1-85; accusatif
féminin pluriel xk, 119-136 autre forme de l'accusatif plu-
riel féminin de l'article, p. 136-151. W. Meyer, Revue cri-
tiqzte, 1887, p. 125 sqq.
Devant les mots qui commencent par a, o, ou, l'article al
se change nécessairement en j al àiïùyaL devient
txdelyzl,j
comme npxix devient oipjâ, al opyiQes, j b'ovêzq, al ovlal, j ovïaî.
Devant les consonnes, au contraire, et devant e, t, v, ot, et, ai,
j
ai reste. Au masculin on a de même avQpomoc, j cp/.ot, mais
oÉ7rareps; La forme prévocalique du nominatif pluriel de
l'article est donc la même pour les deux genres. Mais la
langue ne tolère pas longtemps la différence entre e et j,
elle ne veut pas avoir deux formes dans la même fonction
et, l'aversion contre e devant voyelle persistant toujours, il
ne reste qu'un moyen, c'est de généraliser la forme j, qui
devient forcément i devant les consonnes. L'exempledu mas-
culin a facilité ce développement analogique. Dans nos
textes, ol au féminin n'apparaît qu'au xme siècle, puis il se
répand très rapidement e a le dessus au xve siècle au xvie,
al est rare. Sophianos ne le donne plus. Il est vrai qu'on ne
trouve plus, avec l'explication que je viens de donner, la
répartition demandée entre 61 devant voyelles et al devant
consonnes; mais on ne peut plus s'attendre à un emploi régu-
lier de ces formes; car, dans les combinaisons ai6, etc., il y a
de même une hésitation constante et sans aucune règle entre
Cf. les formes x~ yr> Aypa<pi«TO7rov),atç,Schmidt,
Schmidt,
1. Cf. formes 7/3 'A-yp~MTto-o'fx~ /.où
'AypaywTis-o-cus -<] 'A-ypfx~MT0770u).<x~,
66, 2.
l'orthographe historique et phonétique. Il ne faut pas non
-plus s'étonner que ol n'apparaisse pas plus tôt1 c'est en partie
la faute des textes; les mots féminins qui commencent par a,
o,. ou sont relativement rares. Mais ce qui confirme ma manière
de voir, c'est qu'à Otrante, ai devant voyelle reste areo
àpaïog, et par conséquent on dit e au nominatif pluriel de
=
l'article féminin al, comme article, était protégé, pendant un
certain temps, par le nominatif pluriel des féminins de la
première déclinaison al ripai à mesure que ripai est rem-
placé par npoUç (p. 123), al perd cet appui. En effet, on voit que
dans la période de la lutte entre ol et al, al est surtout employé
quand le substantif suivant se termine par al • cf. Psichari,
Essais, p. 72, n. 2. a
L'orthographe y apparaît peu de temps avant Simon Por-
tius on trouve rng déjà en 1624, dans la laropix tov Ye z-?,g
Skoti'-zç pï rhv p-fyuTcrx z~ng 'Eyylvzipag, de J. Trivoli (nouvelle
édition de M. Legrand, Monuments, 13). Elle n'a pas de va-
leur étymologique Vol que M. Psichari propose, et qui, du
reste, est la seule forme connue par les manuscrits avant le
XVIIe siècle, serait préférable.
A l'accusatif pluriel féminin, Simon Portius donne deux
formes: zodg et zfig, dont aucune n'est ancienne. Sophianos
ne connaît que zalg, la langue moderne, au contraire, a con-
servé xrig. Taïg, qui n'a rien à faire avec le datif zalg, est une
forme analogique qui n'est pas bien orthographiée. A l'accu-
satif pluriel des substantifs, on avait /«pas et p-nxipag. Vers le
commencement du xive siècle, yâpag cède la place 'à yôipsg, en
suivant l'exemple de pnzépag, qui longtemps auparavant a été
remplacé par le nominatif umépsg. Or, si on disait x^peg à côté
de xtopzç, zâg ne pouvait guère rester sans une forme paral-
lèle, zég, et à mesure que x«p« gagne du terrain, re's devient
plus fréquent. Il résulte des recherches de M. Psichari qu'on
1. M. Psichari cite trois exemples tirés des papyrus du Louvre,
67, 250, oi Sk (r/.icd. Quelques lignes plus bas, le même scribe écrit plu-
sieurs fois ai (T-tcd. Pourquoi aurait-il employé une seule fois une
forme vulgaire? L'exemple est trop isolé pour prouver quelque chose.
Quanta l'autre exemple'des papyrus de Leyde, avSpsç
ot z«t ot ywav/.sç,
le second ot peut avoir été entraîné par le premier, seulement dans
l'écriture c'est donc tout simplement un lapsus calami. Quant à oi
npo-
xstfisvoi, Pap. Lup., 244, 54, cela ne prouve rien non plus c'est une
formule juridique qui d'ordinaire se rapporte à des hommes le scribe
inattentif la retient, quoiqu'il s'agisse de femmes dans ce cas spécial.
rencontre ré: toujours avec les substantifs en -zg, jamais rêg
ne précède l'accusatif en -ag au xvie siècle, raç disparaît.
Mais déjà un concurrent s'était élevé qu'on
trouve pour
la première fois dans la Complainte de Constantinople (éd.
Legrand, Monuments, 5), 58, r\g ày.rbxg 75, rlç ecWs, et qui,
au courant du xvine siècle, l'emporte sur rig. M. Psichari ne
se prononce pas sur cette forme il hésite entre l'explication
phonétique ou analogique. Or le fait que rég disparaît lente-
ment, que rig ne gagne du terrain que peu à peu, nous montre
bien que nous avons affaire à un phénomène d'analogie. De
plus, un changement de E en i est inouï dans le néo-grec; les
quelques exemples que M. Psichari allègue, du reste avec une
juste réserve, s'expliquent tous autrement. Voici comment
je me figure la naissance de rig. Au moment où remplaça
rég
rxg, le nominatif était encore ai (c'est-à-dire e) et oi l'accu-
satif tes avait donc la même voyelle que le nominatif e, comme
au singulier, l'accusatif tin et le nominatif i; mais e n'était
pas seul au nominatif, il y avait une autre forme i, qui était
même plus usitée. Alors le même fait que nous avons constaté
tout à l'heure se répète rdcg yàpocg à côté de ràg yà^zq fait naître
rig de même l'i du nominatif, oi yàptg, se répercute à l'accu-
satif et crée rig, faisant ainsi cesser l'anomalie qu'il y avait
entre i yjôpzg par rapport à tes ~Mpsg ainsi que t (oi), gagne
en vigueur de plus en plus. Il est né plus tard que c, c'est
pourquoi il reste toujours de quelques siècles -en arrière. Dès
maintenant l'accusatifpluriel masc. est menacé. Au singulier,
le nominatif et l'accusatif de l'article avaient la même voyelle
6, r6-j\ -h, rw ~ô, ré au pluriel féminin et neutre de même:
oi, roig{ râ, roc mais au masculin on a ol, rovg; de plus le nomi-
natif pluriel et le génitif pluriel du masculin et du féminin sont
identiques; une forme rolg pour le masculin devient presque
nécessaire. Elle existe, en effet, dans les textes des xvie et
XVIIe siècles; voyez les exemplesEssais, op. cit. p. 138 De cette
façon, l'identité des désinences vocaliques au pluriel pouvait
agir sur le singulier. C'est ce qui a lieu d'abord au nomina-
1. J'aimerais mieux écrire tî;. Je comprendsqu'on emploie une ortho-
graphe étymologique autant que possible, mais zoi; donnera à beaucoup
de personnes des idées fausses sur la naissance de cette forme. Du reste,
même l'orthographe ot nominatif féminin n'est pas strictement étymo-
logique, d'après l'explication que j'en donne en effet, si le grec ne
changeait pas at devant voyelle en j, il n'y aurait jamais eu de nominatif
pluriel féminin i. Voyez d'autre part, sur y masculin, 'Aô^v., X, 25.
tif, où ri remplace o à Salonique et dans quelques parties de
la Macédoine puis on emploie le génitif x9i; à Constantinople
et en Macédoine, tandis que Salonique conserve xov pour
l'article, mais dit, avec le pronom, rng -zona (zb elmz). au mas-
culin, etc.
On pourrait et on devrait même se demander pourquoi,
dans la xoivr, moderne et dans beaucoup de dialectes, les deux
genres sont restés distincts, ou plutôt pourquoi, dans certaines
parties de la Macédoine et ailleurs, la différence n'existe plus.
Car ce n'est pas seulement dans le grec que nous constatons
ce nivellement partiel des genres dans le français et dans
l'allemand moderne, par exemple, on est arrivé (par voie
phonétique, il est vrai) à une seule forme de l'article pour
les deux ou trois genres au pluriel, et pourtant au singulier
il n'y a pas la moindre trace de confusion. Je pose cette ques-
tion sans être à même de la résoudre mes connaissances des
dialectes grecs sont encore trop limitées.
En Crète, en Epire (Pio), à Céphalonie (Schmidt) et ail-
=
leurs, on trouve xvn rng, génitif singulier féminin nomi-
natif, accusatif pluriel masc. fém. rai, par une métathèse,
dont nous aurons plus tard un exemple dans le grec commun.
To-t masculin ne suppose pas nécessairement xlq\ il peut pro-
venir de roîig, xaov, toï; xaov existe daus les îles ioniennes, et
on lit même xaovç, Schmidt, 34, 2. La réduction des deux
formes (masc. xaov, fém. rai) à une seule (masc. et fém. rai),
peut avoir eu lieu après la métathèse. Tuù se rencontre pour
la première fois dans Imb. III, vers 272, 747 (édition de
1638); cf. Psichari, Essais, I, 152 et p. 12.
Rien de remarquable à relever pour le neutre; dans cer-
tains villages de Cappadoce, on dit x6 aussi au masculin et
au féminin; rb azpvtv.6 (= o àv/ip =6 av-pzç), xb vocïxoc, comme
xb Ttoudi; de même xà azpvivA, rà vsûxeç, rà natâidc. Alektoridis,
Ulxiov T. èBv. èxaip., 1885, 487. A Bova (Morosi, 104) le
nominatif singulier masculin se présente sous la forme u;
c'est le cas pour Cardeto, où o atone donne u (Morosi, Bova,
99-101). – L'accusatif masculin xév se présente sous la
forme xovv (c'est-à-dire tun atone), d'après la même règle,
à Stésimachos (Macédoine, près de Philippopoli, à Cozani,
à Andrinople) dans les mêmes régions, on dira ou pour
o, vu que le nominatif et l'accusatif de l'article sont aussi
atones l'un que l'autre. Il n'y.a pas là la moindre trace
d'un v pamphylien. Koumanoudis, HvXkoy* lé%. «Gyja. s, v, u:
voyez sur la question Essais, I, p. 292, remarque à la p. 194.
On a de même au génitif pluriel rovv=zàv dans les îles
ioniennes, Schmidt, 4, 5; 26, 5- 18, 11, 12 29, 5. Bien
qu'on ne fasse nulle part une mention analogue pour le neutre,
il est à présumer que zov pour tq neutre existe dans les mêmes
régions où l'on dit ou, roùv, etc. Nous laissons ici de côté les
formes dialectales comme zévi, Passow, 247, 13 (Sfâkia), tré-
bizontain accusatif féminin rév. En ce qui concerne le v
final de l'article, il est bien entendu qu'il ne subsiste que de-
vant voyelles et n, r suivants. Voyez plus haut, p. 88.
CHAPITRE IV
Du nom.
P. 35. Exaliorum grammatids. Ces mots donnent
14, 1.
à penser. On serait bien curieux de savoir quelles peuvent
être ces grammaires auxquelles S. Portius fait allusion aussi
à d'autres endroits.
P. 14, 1. 38-15, 1. 7. Varice igitiLT multiplicésque sunt
nominum terminationes, etc. Le système de classification
des déclinaisons de Simon Portius est décidément supérieur
à celui de Sophianos, comme l'a déjà fait remarquer M. Psi-
chari, Essais, I, p. 88, note 2; il est pourtant loin d'être
à l'abri de tout reproche. Si nous faisons abstraction du dé-
veloppement historique et si nous ne regardons que l'état
moderne, nous pouvons dresser le tableau suivant
I. Noms parisyllabiques.
a. Masc. 1. Sing. nom. as, is; gén.=nom. moins s, plur.
f nom. et ace. es.
2. Sing. nom. as, is, os; gén. u; plur. nom. i,
ace. us.
b. Fém. 1. Sing. nom. a, i, o; gén. = nom. plus s; plur.
nom. et ace. es.
c. Neutr. 1. Sing. nom. o gén. u; plur. nom. et ace. a.
2. Sing. nom. i, gén. ju; plur. nom. et ace. ja.
3. Sing. nom. os, gén. us; plur. nom. et ace. i,
II. Noms imparisyllabiques.
a. Masc. et fém. plur. des.
b. Neutre plur. ta.
L'accusatif singulier est toujours en n qui tombait d'abord,
suivant les cas (p. 88), mais qui aujourd'hui a totalement
disparu. Le génitif pluriel en on est accentué dansl, <2, 1,
pour les noms en zs yleyxûv et dans I, b, pour quelques fém.
en a (qui ne sont pas des imparisyllabiques primitifs). La
voyelle qui précède la désinence -ôsg dans II, a, est a ou i pour
les masculins singuliers en as, ou is, sans règle bien fixe1, a
pour les féminins en a et i pour les autres substantifs de la
même catégorie (xacpw, fizhvxé, etc.), c'est la voyelle du sin-
gulier qui forme désinence (xaoéô'eç, ficàivxéSeç). Dans II, b, la
voyelle de la désinence est a pour les singuliers en o, a
(écloyo, àlâyixxa, îrpàpa, npocpaxoc), i pour les neutres en -os
(zQvoç, ïBvrixa, XP£'°Çj XP^ra)'
Voici un exemple pour chaque classe
I. a. 1. 'Avxpéxç, vJéyxm.
2. Kaêoupaç, f/aaTop'/jç, a0pw7roç.
b. 1. Ms'pa (vfyiepa), rip?, y.éBoôo.
C. 1. Ae'vrpo, i:<xid(, fidcQoç.
II. a. ^rw^àç, a&ç, fixa ilé ccc, cJsç (fitxdiléïdeç et j
(3a<7tAiacΣ<g)i
x.aQj£TÇv5ç, "5 /-ptrviç, a^sç (aussi /.ptreç, alors comme
à I, «, 1) 7ra7TKoDç, oû^gç j zacpsç, s<5sç 5 p^'wa, aJsç;
~sp(p~, ~r~~5 <x~e7roù~ oû~ES,
6. "Moyo, ockôyaxa.\ npôcpoc, npocuocxa ] ypéoç, yjpv^roc.
P. Quorum genitivus in ou, licet satis barbare.
15, 1. 9.
in a vel in n. Sophianos ne donne que Txpof/ix-n, 'Avdpéz, au
génitif", Portius est ici comme ailleurs sous l'influence d'une
1. On ne peut déterminer encore bien nettement la règle de réparti-
liers -
tion entre -ccSsç, et -i§zç, masculin. Par exemple, on a pour des singu-
des pluriels -a§eç, à côté de -i$sç x.)icpTV3?, 'As^râSsç, -AifcriSzç,
pâfr/iç, pâyr-ffeç, poupz&Sz;, narpi/xp^Ssç, naxpia.pyjtâiç. Cette confusion doit
avoir son origine dans la coïncidence de gén. plur., tels que fixcriliMV
(Eroph., II, 264) et /.)vî<p-rwv; l'a est régulier dans poxrikL&Szç c'est la
voyelle du nominatif singulier. Le singulier -socç donne également des
pluriels -sïSsç et -saSsç patràiiSsç, paaài&Siç c'est la même analogie
retournée.
réaction littéraire, qui lui fait préférer la forme classique
en
ou à la forme vulgaire en «, yj. Il n'aurait dû citer que celle-
ci. L'x au lieu de ou apparaît d'abord dans des
noms propres
d'origine dorienne, cf. Hérod., II, 636, 13 d Se n rourwv dg
x 'MnxMfate», Awpio's eVrtv 77 vlfoiq, truvrfa; ysyovvïoc tvï *oivt\ àtaùêxxq.
Ce sont donc des dorismes qui ont pénétré de très bonne heure
dans le dialecte attique et de là dans la *oivh, gagnant tou-
en
jours du terrain. Ce sont surtout les formes hypocoristiques
des noms propres, par exemple: K/sottôs = KkoWpos et les
sobriquets dont le suffixe est le même, oocyàq (mangeur), qui
font x de même Aiovûs==Awvu<nos, génitif AtovO, et
ces deux
classes de noms attirent peu à peu les appellatifs 'Eppj, gé-
nitif, C. I. A., 111,3519; 'EWv/ 3459; IIwHepân?) 3464;
Trpeffëeurii, C. I.,5366 (Afrique, 170 ap. J.-C.); cf. G. Meyer,
§ 345. Je note 6 oyiç, Toû ô'cpj, Phys., 77, 407.
paradigmes déclinés (11. 14-25), il faut supprimer le v de –
Aux deux
l'accusatif et accentuer les deux génitifs pluriels
comme le
nominatif.
P. 15,1. 12. Pluralis est in xiç. Voyez p. 123.
P. 15, 1. 16 sqq. Ta^staç. Écrivez
partout rapuaç. Ce qui
amène chez S. Portius l'orthographe par c'est probablement
et,
la forme mi-populaire, mi-savante ra^ïo (= rocuidov)
con-
traction des deux i, mais sans jotisation.
P. 15, 1. 26. Adverte quœdam nomina propria, etc.
C'est toujours l'ancien grec que l'auteur veut nous enseigner.
L'exemple Aouxâç, génitif Aovkôc (et non Aovy.ov), à côté de
UvQocyépscç, génitifou et
a, confirme ce que je viens de dire, que
les formes familières des noms propres (et non pas les formes
pleines, nobles de ces noms), ont pris les premières le géni-
tif hétéroclite. A l'époque romaine, cette déclinaison était
déjà devenue si commune que les noms romains, tels
Sulla, se déclinent seulement SuAAaç, génitif a. et non que
ou.
Aujourd'hui, la classe «ç, génitif a, répondant à la Décl. I
pg., ne contient guère que des noms propres. Déjà, en ancien
grec, le nombre des substantifs en ocg, ou était très faible; ils
ont disparu en partie, en partie ils ont formé leur pluriel en
âàg mais, d'autre part, presque tous les masculins de l'an-
cienne déclinaison consonantique (<jnfta£, axogr etc.) ont
reçu
le nominatif en «ç, génitif soit en «'(Trorepa), soit en (yspôv-
ou
rou); voyez ci-dessus, p. 118, Noms paris. Masc. 2.
P. 15, 1. 36. <&tkia. Corrigez l'accent dans yàîx
il faut
lire ou bien nominatif cpùlia, génitif yûdxg, suivant l'accen-
tuation moderne (p. 109), ou bien <piAt<z, yikixq, avec l'accent
classique. Qùlx est sans doute une faute d'impression. La
forme savante yiklx a prévalu dans la langue commune.
P. 15,1. 31. Nominativus est in x vel -n, g en. in xg velnç.
Les trois classes des noms féminins du grec ancien nom. x,
gén. xg\ nom. x, gén. yjç, et nom. yj, gén. yjç, sont réduites à
deux. Le nom. et l'ace, sg. de la première et de la seconde
(x, âç x, -ru) étaient devenus identiques, dès le moment où
la différence entre x et x avait disparu on a alors yâpx
ylSxjax, xâpav–ylàGGxv; par conséquent, la distinction entre
=
le génitif yâpxq et le génitif ylàw/iç ne pouvait plus subsister,
et cela d'autant moins que dans np.vj, tijjJhg, le nom. et le gén.
montraient aussi la même voyelle. On a donc dit ykfhaaxq sur
ylàacrx, comme on disait x&pxç sur yjûpx. La règle delà répar-
tition, au nominatif, entre x et •/? s'est ainsi trouvée modifiée.
En ancien grec, cette répartition se faisait suivant quex, au
nominatif, se trouvait après p, s, i, Ç, o- ou après £, ty} aa,
XX, vu mais il y avait quelques exceptions, dont le nombre a
toujours augmenté. On a vu des dorismes dans des formes
telles que Ai'pa pour /U'pj, mais à tort, comme M. Chatzidakis
l'a démontré, Bezz. Beitr., VI, 320, et 'A&foxtov, X, 229 sqq.
Voici comment ces exceptions peuvent s'expliquer. Il y
a des verbes en a£«, dérivés des substantifs féminins en x
fiîx, (3taÇ«,. et en tj dU-n, ^aaÇoo, et des neutres et masculins
en o ïpyov, èpyxXouxi. Par un procédé bien connu de toutes
les langues modernes, on refait des substantifs en prenant
pour base le verbe dérivé. Ainsi en français, du verbe accor-
der, latin accordare, on tire accord, qui n'a pas de type
correspondant en latin ou bien en latin même, de pugnus
on fait pugnare, se donner des coups de poing, se battre, et
de là on dérive pugna, le combat. De même en grec li^ôg
donne At^aÇw, qui donne K^x. En effet, les verbes en «Cm
(pg. -a») sont dérivés de substantifs en y et a: de >Uf/.a£M on
pouvait donc tirer Àt^yj, sur le patron de Tt^aÇco (Ttpzw), -npî.
Dans le mot llux, c'est sans doute le synonyme -nsïvx qui a
influencé la désinence du « postverbal1 » lîux.
1. Je. me sers du terme bien choisi de M. Bréal, Mém. Soc. ling.,
IV, 82. y>
Le néo-grec possède beaucoup de diminutifs neutres en i,
dérivés de masculins en og et de féminins en o:. Or il arrive
souvent que ces mots en t perdant leur sens diminutif, de-
viennent de simples positifs (ixcuSî = tîzïç, pg.), et qu'alors les
mots primitifs reçoivent en retour un sens augmentatif (cf.
Dossios, Beitr. zur neugr. Wortbïlclungsl., p. 42; Chatzi-
dakis, 'Adw.} X, 240 Gottinger gel. Anz., 1882, 366 sqq.);
eAa<p£, diminutif deëlxyog, signifie aujourd'hui tout simplement
cerf; ïlxyoq reste avec le sens de «grand cerf ». De cette
manière la langue a trouvé un moyen de créer des augmenta-
tifs, tantôt féminins, tantôt masculins. Dans ces nouvelles
formations, la distinction entre vj et a ne se fait plus on dit
cra^.ya de arap-vt', pxoêa. de pxcêl, t'jùx de tupi' (qui serait aussi
régulier en pg.), okovdx de olovâî, etc. Sur les augmentatifs
féminins paroxytons provenant de diminutifs neutres en -t
oxytons et paroxytons, voyez du reste Chatzidakis, 'AQw.,
X, 239. Le féminin des adjectifs oxytons, accentué sur la
pénultième, devient substantif 'opoospo'?, terrible, effrayant,
ydoéptx, menace, voyez p. 108. Sur le modèle des adjectifs en
pég qui sont en plus grand nombre, et d'autres en XX, comme
zpdlôg, rpéllx, la voyelle du substantif est très souvent a,
même quand le féminin de l'adjectif est en rt\ ainsi rvykn, mais
rvola (cécité). On peut y ranger Çsara (chaleur), à moins que
ce ne soit ici plutôt le postverbal de Çsaraîya) cf. ^ûxpa (froi-
dure) et ^u^pat'vw. Cette seconde explication est préférable,
–
parce que, à côté de ÇsVra, on dit Ç&ttvj. D'autre mots en a
enfin sont étrangers zoûm*, gtovkz viennent du latin, comme
le prouvent non seulement l'a de la désinence, mais aussi ou
au lieu de u Çopra, roumain ciump, magyare czamp. – Enfin
il faut noter le suffixe -la. féminin qui sert à former des
substantifs abstraits soit de verbes, soit d'adjectifs; cf. Dossios,
loc. cit., p. 29; rpeydclcc, l'action de courir vite zoytpaXa,
creux, cavité; *.xvla, chaleur; ^vy^povla, froid; danpllx, pxv-
pîÀa,etc. ilx nous rappelle le roumain ealâ (ea = e), par ex.
amarealâ (amertume) (voyez Diez, Gramm. des langues
romanes, II, 327), suffixe qui lui-même vient du slave -el,
féminin. Est-ce que le grec ilx aurait la même origine? Je
n'ose pas l'affirmer absolument, mais je ne vois rien d'ana-
logue dans l'ancienne langue. Dossios cite bien y-eodla. et
zovraXcc refait sur xouraAt, diminutif de y.otvI-0 mais, dans xov-
zaki, justement l'a reste inexpliqué (pour v) vz^àla. prête à
des difficultés insurmontables pour le sens. Pour tloc} M. Dos-
sios suppose des adjectifs en vlog, mais le seul exemple qu'il
cite d'adjectifs de ce genre, p. 25, to^os, se présente juste-
ment sous la forme irayavlôg en néo-grec. Pour trancher la
question, il faudrait dresser une liste complète de toutes ces
formations, ce qui n'est guère possible aujourd'hui, vu la
grande imperfection de nos dictionnaire néo-grecs et la ra-
reté des informationslexicôlogiques et dialectales. Voyez, en
attendant, une liste de ces féminins en a, WBwcaov, X, 236-
IF
237.
M. Chatzidakis a posé les règles de la répartition de a et
y? dans
la langue moderne, 'h&hvxiov, X, p. 233 sqq. 1° Les
proparoxytons en a restent 2° les appellatifs oxytons en -h
restent 3° les abstraits oxytons et paroxytons ont m 4° la
plupart des appellatifs paroxytons, mais non tous, ont vj.
En voici quelques exemples 1° -OxXxaax, péWa, xo'puÇa, yswa,7
i|«apa, rpûroz, etc.; 2° xetpaàvj, y.opvf/i, aiïk'h, icrqfh, «pwvrj, niQœpn,
fipovrn, etc. 3° xvyyi, àvâyv^r,, v-poirn, ànovn (cf. ibid.), x^xvrop,
xxxxppori, lvr:n, Çw/î,
Í'" 40 èâf/n, cxdyn, Çvpn,
etc.; 4° Í" ®w,
'f) xo/ïj,
(Tcôc/rn, etc., mais ^eXwva, xaAuoa, (3eXowa, -ÇeuAa, ptva, lovox, etc.
Nominatif pluriel aie, cf. Psichari, Essais, I, 98-118. Le
nominatif et l'accusatif singuliers des substantifs féminins de
la déclinaison consonantique, devenue parisyllabique, coïnci-
daient avec le nominatif et l'accusatif singuliers des thèmes en
= nominatif et à
a: urrvépx = riyuépx, wyrre'pa(v) vfyiépa(v) mais au fyépocq. A
l'accusatif pluriels, pjrepeç était différent de -fipdpxi, en
juger d'après les textes, c'est vers le vne siècle que -es apparaît
dans la première déclinaison oi ZxvQeg, Malal., 26, 5 Uépasg,
33, 18 vtéircxiç, Italogroeca II, 107, de l'an 1130, etc.,
voyez Psichari, 99 sqq. et un peu plus tard, au xne ou
xine siècle, à l'accusatif pluriel 1. Par opposition au nom. sg.
fém., qui avait une terminaison vocalique (car le v de l'accu-
satif était tombé, du moins dans certains cas), le féminin
pluriel était consonantique et avait s à la désinence. On ne
voulait donc pas en rester à -huépxi (imere), qui ne donnait pas
l'idée d'un pluriel féminin, mais on élargissait ce pluriel en
fyiepaiç (iméres), sur le patron de pjrepes. Les masculins plur.
en -at suivent l'exemple des féminins et des masculins tels
l'iden-
que Trarspeç, qui avaient au sg. nom. -xg, ace, -«(v). Puis
1. Voyez aussi Berl. philol. Wochenschrift., 1887, 1015, l'exemple
Taûrsç, allsç cité d'après Newton, Gr. Inscr., II, 135, lignes 7, 10 (non
p. 134). La date de cette inscription (Rhodes) est inconnue.
tité de la voyelle au nom. accus. sg. des thèmes en de la
Décl. I et des nom. accusatif pluriels de ceux en <x a de la
y>,
Décl. III, amenait -eg au lieu de -ag à l'accusatif pluriel de la
Décl. I. L'orthographe xig est à rejeter parce qu'elle fait croire
à un datif pluriel ou à une forme dialectale; est préférable.
-se
Mais, rigoureusement parlant, cette orthographe -es ne se
justifie pas étymologiquement.En effet, l'empiètement de la
Décl. III sur la Décl. I n'a été possible que parce que la dési-
nence -ai coïncidait phonétiquement avec l'e de -s?. De cette
façon, nous avons à la fois dans imeres l'ai de %/pca, l'e de
y.Tirépsç et enfin le a de y/nréosg.
L'accent du nom. sg. reste à tous les cas on ne dit plus
Ôa/Wo-a, Qxlxrjatxç, mais Qxlxavocç, Form., II, 139; Carm., 61,
85 au pluriel OxXxaasg, comme 8x)m(T(txi. Ce dernier substantif
a encore une forme masculine Bccldiaaov, Sklav., 44; Phys.,
112; Imber. III, 482, etc.; d'autres exemples dans G. Meyer,
Bezz. Beitr., I, 228, mais toujours avec l'article fém. t?iç. Je
n'explique pas ce génitif. Il est douteux qu'on puisse y voir
une influence du génitif féminin en -ou des thèmes en -o,
comme 'Péôov. Le point de départ analogique serait alors le
génitif pluriel. On a èdrryfapuxç, Const., 390.
P. 16,1. 11. Vocativus singularis amittit g. En ancien
grec, le vocatifdes mots en -mg est -ra, et non -tvjs: vliura. La
langue moderne, qui ne tolère pas de génitif ov pour un nom.
en -te, mais lui substitue la désinence -/?, ne souffre pas non
plus le vocatif -a et le remplace par -vj.
P. 16, 1. 14. Tertia declinatio..Sur les féminins en -0;,
cf. Lange, De substantivis femininis grœcis secundœ decli-
nationls, Leipzig, 1885 Chatzidakis, KZ., XXVII, 82 sqq:
'A0ï7v., X, 229 sqq. Psichari, Essais, I, p. 221, 222, note 1.
Ces substantifs ne subsistent plus dans la langue vulgaire,
mais ils sont transformés de trois manières différentes.
1. La désinence l'emporte sur le genre, au lieu de 'h xônpog
on dit o -éirpog, et ainsi 6 ytyog, 6 ixllvQog, 6 rzypog, 6 hyuôg cf.
Lobeck, Phrynichus, 54 -h fcùoç Q-ohMùç déov oûx àpdevtxws, on
disait donc déjà ô j3wAoç comme aujourd'hui 6 aËôiihg, 6 ï$p-
dog, etc. Cf. 'Aôw., X, 229. Tous les
noms d'arbres rentrent
dans cette catégorie et passent au masculin.
2. Le genre l'emporte sur la désinence.
a. La désinence caractéristique du fém. a ou 73 se substitue
à -og: KxpOévx, rckcctâv^ etc. bH, Lex., II, 205,
au moyen âge;
cf. Psichari, Essais, I, 221. De la même façon, tous les adjectifs
vooTtpj, oboarn, etc. prennent la désinence féminine.
b. La voyelle o reste, mais le nom. et le génitif prennent
la forme féminine, nom. -o, gén. -o;, nom. pluriel -eç. Le gé-
nitif pluriel demeure paroxyton nocpQéw, izzoOévoç, iiapddsiao
(cf. p. 108), a^p-o, uéQoôo. Cette formation est la plus moderne;
c'est celle que subissent les mots savants quand ils pénètrent
dans la langue du peuple. Ni Sophianos, ni Portius ne la
connaissent. En effet, il n'y a pas, dans cette catégorie de
féminins, un mot vraiment populaire: uapacWo est un terme
de l'Eglise, p.iQoôo un terme savant à côté de TrapQévo on a
ncxpOévcc, etc. Nous voyons ici une tendance qui domine le dé-
veloppement de la déclinaison grecque, c'est de décliner sur
le même patron tous les mots qui ont le même genre. Il est
possible qu'on arrive un jour à une classification encore plus
simple des substantifs et qu'on les range comme suit pre-
mière déclinaison, tous les masculins deuxième déclinaison,
tous les féminins troisième déclinaison, tous les neutres.
Si l'on se reporte au tableau donné à la page 118, on voit
qu'on est déjà arrivé, ou peu s'en faut, à cette classification.
Voyez plus loin 1.
Il faut aussi ranger dans cette classe les noms d'îles en
-oç Kri^vo, Hiu.o, c?6èo, Xié, etc., et les noms de villes, comme
Ko'p-ro (Kâpido), Revue critique, 1887, 408.
Quelques féminins sont devenus neutres rb fiâcxvo, w
dpoo-oç, tô tynyoq, 'A07]vv X, 229. D'autres ne sont connus que
sous la forme du diminutif: vr,al, à^neXi^za^v^paêdù,yvccll,etc.
'A075V., X, 230. D'autres enfin (ibid., 232) changent de dési-
nence 'h Tr/aravta, 'h dcxay.cDd<7ax} etc.
La déclinaison attique ne peut plus exister dans le néo-
grec, dès le moment où w et o sont devenus phonétiquement
identiques. Il n'y a plus, du reste, qu'un seul de ces substan-
tifs qui dure encore, c'est ïayâç, aujourd'hui layoç; mais
layMÔç, Belth., 791, laymv, 770, Form., I, 66, etc.; àvwyecov
donne avcoyi, gén. àvwywu et est traité par conséquent comme
ncudiov.
Les neutres subissent une double analogie èévzpov a les
deux pluriels: Tà dévrpx ou zà dévrp-n. On sait que déjà dans
l'antiquité on hésitait dans la déclinaison de ce mot dévdpzcnv
est même plus usité que dévdpoig. Je cite ici un passage inté-
1. Cf. Krumbacher, Beitrâge, p. 58.
ressant d'Eusthate ad ffîad., II, 396,
S
Aîllov Atovufft'ou lehv.rô oép-zxt cri
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ôévâptov v.oà dévdpoç.7 <frr,(r\ yovv on Sévdpov u.xïlov :h dévêoog >:x\ ôévdpx
1, •/) dévdpYi y.xl xi Tiirwcrîtç èïjèpov y.cd Sivâpod y.àAXov Yi èiv^pti
pxÏAov
xxl ôivâpovg. Ecvocpwv êï, ornlv, èzdwàg uxaIov bvouxÇzi, devdooç xal
ôévdpôt y.x\ Sévdpztjt v.x\ âévdpr, y.x\ àïvàptx. » De même zâorpov fait tô
yAa-poq, Dueas, 523, et au pluriel presque toujours rx y.xarp-n
xaxpov, pluriel rx Cypr., 8, 13-, Apoll., 435^ etc. cf.
aor-pyj,
G. Meyer, Bezz. Beitr., î, 227, qui y voit des nominatifs
masculins. Mais comment expliquer la combinaison de l'ar-
ticle neutre rx avec un nominatif pluriel masculin? Les
neutres ont deux désinences au nominatif pluriel, x et r, la
langue, qui a toujours en vue le genre, cherche à donner la
même terminaison à tous les noms du même genre; elle hésite
encore entre et y?. La même tendance fait créer le pluriel
xloyxrx (Legrand, Grammaire, p. 118) sur xloyo, c'est-à-dire
xloyo, plus la désinence -rx de -px\j.xrx voyez plus loin.
En ce qui concerne l'accent, il faut remarquer que le nom.
pluriel suit le génitif et l'accusatif. On dit donc xQpumoç,
xBpomov, mais xOpàrLoi, àQpwïG^v), xQpdmovg, Chatzidakis, G'ôt-
tinger gel. Anz., 1883, 353 5 'AO-foxiov, X, 98. Cette accen-
tuation apparaît au moyen âge xyovpoi, Dig. II, 465; didx-
cyJIol, Imb., I, 146 Sklav., 18, etc. Krumbacher,
xvQpômot.,
Beitr., p. 43. Les adjectifs, au contraire, reculent l'accent
même à l'accusatif pluriel y.a:6aoi.pov;, opôvi.[j.ovc, Imb. I, 295
xxodioyïéyia-ovç, 196, etc. On dira fixpSxpoi adjectif et (3apëaoot
substantif.
P. 16, 1. 18. Exemplum fœmininorum. Corriger d'après
ce que nous venons de dire des féminins en -oç, le paradigme
ëp-npoç. Il faut dire è'pr^.o, ïp-qxoq, etc., voc. ïprtu.o.
P. 17, 1. 5 suiv. Quarto, elecl.inatio. Nous avons ici le
pendant de la flexion féminine en -oc, -o. Le génitif singulier
des substantifs qui appartiennent à cette classe aurait dû
être en -oç, désinence qui restait isolée et pour cela était con-
damnée à disparaître. Voyez aussi Psichari, Essais, I, 95.
On pouvait calquer un nouveau génitif sur le nom.: acD.ixy.xc,
gx1ixy.x, ou bien emprunter leur désinence aux masculins par
excellence, aux thèmes en -oç, génitif -ov, et alors on déplaçait
l'accent; la terminaison -ov demande, en effet, toujours l'accent
sur l'avant-dernière. Pour le pluriel, le nominatif et l'accu-
satif -s? appartiennent à tous les féminins et à ceux des mas-
culins qui font le singulier en -œg ou -r,g et qui étaient oxytons
au génitif pluriel, oxytons ou paroxytons au singulier.
2,z)dcix.xç remplit la première de ces deux conditions, mais il
se distingue, par l'accent, de la classe rap-iaç. Les masculins
proparoxytonsau nominatifet à l'accusatifsing. et au nominatif
plur., paroxytons au génitif plur., avaient le nominatif plur.
en -01 â'Qpco/Tor, d'autre part, presque tous les mots avec nomi-
natif ace. pluriel proparoxytons en -se, étaient des féminins;
alors les substantifs comme crc<lix.xeg, etc., qui étaient des
masculins avec une forme plutôt féminine, reçurent les ter-
minaisons masculines au nominatif pluriel -01, accusatif plu-
riel -ou; mais ils déplacent plus tard l'accent au nominatif
pluriel. Cf. yeirévoi, Pic. 145 tpuAsaarwpoi, Sachl. II, 270.
On voit maintenant ce que sont devenus les substantifs
masculins de la déclinaisonconsonantique. Tous ils ont refait
leur -nominatif et l'ont changé en -ag, sur l'accusatif en -«
izccripcx. coïncidant avec vsocvlz, -rtazépoeg correspond nécessaire-
ment à vcxvîocç. Les germes de cette transformation remontent
à l'antiquité. Les accusatifs en av, -nv, ov, et surtout les articles
tt]v, tov, faisaient naître le sentiment que -v était le signe ca-
ractéristique de l'accusatif singulier; mzrspa, ynxépa. n'avaient
pas ce signe caractéristique; on le leur donna et l'on eut
ainsi rca-repav, y.-nrépav. Des exemples de ces formes ne sont
pas rares ywoûKocv., Qvyarépxv C. I. 2089 (pas avant Trajan)-,
àvdpxv, 1781 (Thessalie), y:nzépocv, 1988 b, A (Macédoine) ils
sont particulièrement fréquents dans l'Ancien Testament.
Cf. Sturz, De dialecto macedonica, 121, Wagner, Quœstiones
de epigramm. 101. C'est ici la répétition d'un phénomène
qui s'était produit des siècles auparavant. Zfiv/zîv semblaient
également dépourvus du signe de l'accusatif; on l'y mit et
l'on eut Zwcx., riva.
A partir du moment où tous les noms masculins et fémi-
nins eurent -v à l'accusatif, et où une partie considérable des
masculins avaient -g au nominatif, et une partie considérable
des féminins -a ou -y? au même cas, l'idée se présenta à
l'esprit des sujets parlants que -a ou -tj était le caractère
essentiel du féminin, et -g du masculin. Alors on com-
mença à. créer des nominatifs en -ce aux accusatifs fémi-
nins en a, des nominatifs en -ag aux accusatifs masculins
en -a, -7j. Les mots les plus usités, surtout ceux qui dési-
gnaient des personnes, résistent plus longtemps, parce que
le nominatif en était protégé par le vocatif; les noms de
choses, au contraire, qui n'ont pas de vocatif, perdent le
nominatif plus vite'. Ce sont les mots monosyllabiques
qui nous montrent les premiers ces nouveaux nominatifs
ylavï et ylzvxcc, Théophraste; xpé£ et xpca, Eustathe; yléëx,
Galénus, etc., ©pr-ta et cppix-v? à côté de op[£, etc. cf. Lobeck,
ParaUpomena, 136 sqq. Les masculins hésitent entre -xg
et -og cf. yla.vv.oq, GY.omoç, Zénodote dôpv.oç, cdyoç, C. I. 1569;
ngrv yJMvog, Apok. II, 47, etc.; ènàmog = snoty, Phys. 860
(influence du thème de bmâ^cà). Il est vrai que ces nomi-
natifs n'apparaissent qu'assez tard dans les textes, et qu'ils
se répandent lentement cf. Psichari, Essais, I, p. 91; les
premiers exemples de pn-épx, -xz-épocg se lisent dans Gloss.
Laod., Interpret. Mont.; mais il est évident que nos textes
ne marchent pas de pair avec le développement de la langue.
Si l'on écrit izxzépxv pour Kxrépx, on ne s'écarte guère de la
forme classique mais un nominatif Kzrépxg pour nxvnpcho-
quait beaucoup plus un auteur qui savait tant soit peu
d'ancien grec.
Quelquefois, des substantifs en -05 prennent une terminai-
son -xç au nominatif zyyovag èyyôvoi, udcyspocg jj.ccyipoi, ejaœopas
èy.<p6ooi, Chatz. QQoyyoA., p. 29.
Je ne fais pas ici l'énumération des exemples des masculins
parisyllabiques,des génitifs en -ou, avec le nominatifpluriel en
oc, des substantifs de la troisième déclinaison. On en trouvera
dans le tome II des Essais de M. Psichari qui doit paraître
prochainement. Je me borne à l'examen des cas les plus im-
portants. Une première question qui se pose est la suivante
pourquoi et quand l'accusatif pluriel -as a-t-il cédé la place
au nominatif et s'est-il identifié avec lui? Le rapprochement
entre nhiovg, t:6aziç, Çiy.atlzïç (Chatzidakis, Bezz. Beitr. VI,
336 Psichari, Essais, I, 99), ne nous apprend rien, étant
donné que l'on ne nous explique pas par là pourquoi c'est
dans ces classes de substantifs et pas dans les autres que
l'accusatif s'est assimilé au nominatif. Si, vers le commen-
cement de notre ère (voyez, pour les exemples, Psichari,
loc. cit., 99 le plus ancien est ôpocyjj.àg xéaaxpzq, Pap. Leid. II,
77, 25, 89 av. J.-C.), l'exemple de nékig, nominatif et accu-
1. Le même fait s'observe dans les langues romanes. Cf. le français
sœur, italien suora, roumain soarâ = sôror; mais chaleur, calore =
calôris, refait sur calôrem, etc.
2. Il va sans dire que je prends Trazip comme exemple typique de
toute la classe des noms imparisyllabiques.
satif, a amené une forme unique pour nàrépôq et warépocc, pour-
quoi est-ce -zq et non ~aq qui reste ? La réponse à cette ques-
tion est du reste facile à trouver un nominatif pluriel r.vxépaq
était impossible, dès le moment où -Karipaq était nominatif
singulier. Et c'est ce même nominatif singulier nxrépxç qui a
compromis l'accusatif pluriel -narépaq. En effet, pourquoi izéAstq
aurait-il influencé plutôt Tzazép-zq-aq que n.[j.câ~aiq ou léyoi-ovq?
Serait-ce à cause des datifs pluriels nàhet. =7TaTpaa-£?:Non7
certes Le datifétait déjà d'un emploi fort restreint, à l'époque
où l'accusatif rozTepsç apparaît. Je ne vois donc pas d'explication
à chercher de ce côté. Mais, au moment où nxrnp est remplacé
par Kx-épxç, forme dérivée de l'accusatif Kxrépocv, l'idée de l'iden-
tité de la voyelle à l'accusatif et au nominatif de ces substantifs
s'impose avec une telle force qu'on établit la même identité au
pluriel. On peut dire maintenant que néhig accusatif et nomi-
natif peut tout au plus avoir joué un rôle dans l'identité de
l'accusatif et nominatif singuliers, qui s'observe dans nàliq,
izokiv. Dans yâpac-jâpoçv, lôyoq-lôyov, où le nominatif et l'accusatif
avaient toujours eu la même voyelle, où, de plus, le nomi-
natif n'est pas calqué sur l'accusatif, cette identité ne se
présente plus assez vivement à l'esprit pour pouvoir modifier
le pluriel. Si ce raisonnement est juste, nous avons là une
nouvelle.,preuve de la haute antiquité du parisyllabisme.
J'ai déjà dit que tous les anciens nominatifs (p. 127) yépav,.
ôpàYMv.et Xaowv ne reçoivent pas de désinences -ac, -*yép(,nocq,
au nominatif. Or, il y avait une contradiction évidente entre
la forme et la fonction de ces mots comme fonction, c'étaient
des nominatifs singuliers, masculins; comme forme, des
nominatifs neutres ou des accusatifs masculins. On se tire
d'embarras en les revêtant de la forme masculine 6 yéoaq,
ou plutôt, parce que a = o, b yipoq, génitif rov yépov. Cf. rbv
yépov, Apoll. 787 zbv-yépov -narépa, 848 pi rbv yépov, 849. De même
dpxxoc, -ov, Xcxpog, -ov. A.pdc.xovrxg, du reste, n'est pas une forme
inconnue cf. ôpocxàvrov, Form. Med. I, 366; yépovra, Schmidt,
39, 2; Xâpowxq est fréquent dans les chansons populaires. Une
forme analogue à yipoq, est l'accusatif Qmav, Quadrup.
935, génitif èléyz, 977; génitif /iou, ïb. 1023; accusatif Xéov,
1008, formes poétiques qui n'ont jamais existé dans la
langue du peuple.
Les masculins en -zvc, accusatif -éa, subissent différentes
influences. Sur faaCkiâ. on fait fiatjihxg, qui rentre ainsi
dans la catégorie des oxytons en a; (p. 133). C'est la formé
moderne, cf. Schmidt, 58, 3; génitif Qxcnhx, Eroph., I, 577-,
II, 518; yxhxx, Pulol. 426; œovta, yxhux, Garm. 91, 18, 28.
Mais, à côté de ces formes, on lit un nominatif Çixaùdôg, Eroph.,
prol., 123 génitif ficojihov, ibid., I, II, 520; accusatif-tov,
67
I, 540, vocatif -te, II, 373; pluriel -tôt, I, 534 et -loi, III,
268 fixer iliovg, I, 523, etc. olyovzl, Eroph., 1, 151 enfin fixaùiz,
Carm. 138, 43. La flexion en -zxg se comprend sans explica-
tion fixaCkzx coïncide avec l'accusatif nxripz le nominatif
fixaùixg se dira donc comme le nominatif itxzépxç. Bzeiliôv est
d'explication plus difficile. On ne peut pas partir du génitif
pluriel fixeihàv coïncidant avec le génitif pluriel r.o-xyàv,
parce que, dans une hypothèse de ce genre, zAsstmv donnait
lieu à une analogie plus voisine et plus facile. On ne peut
songer davantage à (3ao-^£oûpour*(3z<7t/£o'ç, comme axlix*.ov pour
(jxlixy.og, par une raison que nous verrons tout à l'heure.
L'accusatif pluriel fixailixg a été supplanté par le nominatif
fixmhîg dans le dialecte attique et, plus tard, dans la v.oivn,
par exemple dans Polybe; cf. aussi Sophianos, p. 41, accusa-
tif pluriel ÇixGilzïg. Or, -sic, comme accusatif pluriel, était une
formation isolée; dans tous les autres masculins, on avait
-xg ou -ovg une de ces désinences s'imposait aussi pour fixcri-
leïç et, comme -xg était tantôt masculin, tantôt féminin, tan-
dis que -ovg était exclusivement masculin, on dit fixaihi-ovg
pour fixmleïc. Le procédé est le même que celui que nous
avons observé dans 'h^ipz-g pour qj.épxi. Pour des phénomènes
analogues dans la conjugaison, voyez au chapitre VI. Sur
fixGihio6ç on refait fixailzioi ou fixailoL (p. 104), etc. Je ne m'ex-
plique pas fixeilég.
A en juger d'après Portius, les génitifs en -og auraient
complètement disparu de son temps, à l'exception de prr/og,
p. 20, 13. Sophianos, au contraire, connaît un certain nombre
de ces génitifs, p. 43. Mxv-og, zazorvîToç, Çlxpéog. 41 s. xiyég,
[j:/îTo6g, rpixdog, yvvxix.6ç, Qvyx~p6g: zottcAo^, xvôpôg, (SactJiooç, T:x~pég7
p-rr/ôg, <ro)rnpo:} yéhnog, kpéog, 'A^t^)io)ç. Les nominatifs de tous
ces mots sont en -x pour le féminin, en -xg pour le masculin.
Est-ce par inadvertance, ou plutôt par un amour exagéré de
la brièveté, que notre auteur ne cite aucune de ces formes,
ou est-ce qu'elles n'existaient déjà plus ? Quelques-unes sub-
sistent toujours, voyez Legrand, p. 122 et 113 pjvo'ç, xvôpôg,
(j-mpôg, izzzpéç, yvvzMoç; Psichari, Essais, I, 95, àcoEvrôg, y.orA6g,
fixciliôg, Schmidt, 29, 14; 30, 13; 59, 5; pnyog, 29, 14;
ttspéç;
30, 13. Il faut écarter wyrog, qui ne se conserve que dans un
sens adverbial et signifie de nuit, dans la locution utpb; v.oà
.vvyjég. On ne dirait pas rà aarpx rnq vvyjéç, mais xt,q vjyracc.'
D'autre part, du moment que vùyraq. coïncide avec -huipaz,
que vvjra se décline comme -huipx, il devenait d'autant plus
facile de créer l'adverbe [ispég sur vvyjôg (comparez l'alle-
mand des Nachts sur des Tags). On voit que les mots qui
ont conservé le génitif en -0; sont en partie les plus usités
sur Qvyzzépz, on mot
dans la langue iizrpéç, prrpo's, sur lesquels, ou plutôt encore
Qu~Tsp~, Qvyxrpéç, on a calqué v.onélx,
xoTrs~x, zoTïs/b'ç, mot d'origine
étrangère, mais inconnue; cf. vsl. copilû, alb. kopilj; roum.
copil (voir p. 135, 2); en partie des termes de droit prr/6ç,
qui a servi de modèle à txysvrâç. De même èvég, nzOsuàç, zgcvîvo:,
qui n'ont pas d'autre désinence au génitif, soit qu'on dise
d'ailleurs èvég ou evoïig, suivant les régions. En attendant des
renseignements précis sur la langue populaire moderne, on
peut dire dès aujourd'hui que Sophianos est beaucoup plus
exact que Portius, qu'au xvne siècle la déclinaison n'était pas
encore aussi simple qu'on pourrait le croire en se reportant aux
paradigmes du tableau de la déclinaison donné par ce dernier.
La règle générale n'en subsiste pas moins; les substantifs
masculins de la troisième déclinaison ancienne ont reçu la
désinence -ag au nominatif singulier. Les paroxytons (Tïxréoxg,
avrpxç), qui avaient, à peu d'exceptions près, l'accent sur la
dernière syllabe au génitif pluriel, sont assimilés aux anciens
masculins de la première déclinaison nominatif singulier
-ac,7 paroxyton-, génitif pluriel -&v, périspomène. D'autre
part, les proparoxytons, c'est-à-dire tous ceux qui, en ancien
grec, sont paroxytons ou proparoxytons au nominatif sin-
gulier, paroxytons au génitif pluriel, rentrent dans la classe
xvOpomog-àvBpdmcôv ils font le génitif singulier en
ou, nominatif
pluriel ot, accusatif pluriel ovç.
J'ai déjà cité quelques débris des anciens nominatifs impa-
risyllabiques, p. 129. La littérature du moyen âge en fournit
d'autres ywn, ywnç, yvvnv; -le pluriel yvvxî, etc., n'existe que
dans les Chroniques de Chypre. M. Krumbacher a catalogué ces
nominatifs, Beitrclge^. 49 et suiv., et je crois qu'il a raison
de les considérer comme des formes savantes ou littéraires. Le
peuple disait ywzhz au nominatif; les écrivains qui avaient
quelques notions de grec ancien savaient que le nomi-
natif classique était yvvh, et ils ont pris cette forme comme
base de la déclinaison de ce substantif. Dans la même
catégorie rentrent les indéclinables comme Qvydcrnp gén. pour
Bvyx-ipxc, etc. On avait tout à fait perdu le souvenir de la
déclinaison imparisyllabique; le nominatif classique Bvyxrnp,
qui était resté dans la langue littéraire, est donc employé
tout d'abord comme accusatif singulier, parce que la forme
correspondante vulgaire Q-jyxzépx servait aussi bien pour le
nominatif que pour l'accusatif. On a ainsi zoù ïïpixyov rhv
Ovyxrno, Hermon. 2281. Puis, comme il n'y avait pas de
modèle sur lequel on pût former un génitif, on conserva
partout Ouyxrnp, et l'on dit prnybz y.zyxlov G-jyxrnp Xpovaxv-Çxç
hyoyévnz, Belth. 387. De même -r.x-io à l'accusatif Asin. 148,
ouoiaÇw zbv i:.xrr,p y.ov izxv-ov.pxzwp ] Imb. I, 679, zb-j Bzov zbv
Travrozoarwp xvxï, zx p-hxxzx zov àva>, Apoll. 52, etc. voyez
d'autres exemples, Krumbacher, 56. Ces nominatifs pétri-
fiés, qui, à ma connaissance, ne se trouvent nulle part
aujourd'hui, seraient tout à fait inexplicables dans une langue
vivante. Ce sont là des créations de grammairiens et de
lettrés; ces mots n'ont pas de flexion, par la même raison
qui fait que, dans toutes les langues possédant encore une
déclinaison, les mots étrangers, dont la terminaison n'a rien
de correspondantdans la langue indigène, sont traités comme
indéclinables. De même, B-jyx-r/j est un mot étranger dans le
grec du moyen âge et pour cela restait indéclinable. Où pou-
vait donc se trouver un type sur lequel on aurait donné une
flexion à Bvyxrnp ? Ce type n'existait plus. -Cf. encore zbv tto-jv,
Belis. II, 240, et -névnz accusatif pluriel, Belis. 1,7; zbv êza-oÛAv,
Bel. 1, 554. Parmi les adjectifs, c'est aiyxz qui cause des difficul-
tés à la languemoderne.Le nominatifvulgaire est évidemment
p.zyxloz, neutre yzyâlo, accusatif y.iyylo; mais Prodr. III, 2,
donne le datif yiyy-\ or, à l'époque de Prodrome, le datif
avait disparu depuis bien longtemps de la langue parlée;
si lui et d'autres écrivains après lui s'en servent encore,
c'est par tradition littéraire. Par la même voie, on avait
accueilli le nominatif littéraire yiyxz au lieu de asyâloc. de la
langue parlée. Quoi de plus naturel, dès lors, pour former le
datif, qui est un cas savant, que de prendre le nominatif
[xiyxç. et de le décliner sur vzxvîxc, datif vzxvlx ? Du reste, [j.iyxc,
pour subsister, se trouvait dans des conditions meilleures
que Ovyxz-np y.éyxz coïncide, pour la désinence, avec zbàxb.ovxç\
de même l'accusatif avec l'accusatifîwcdy.ovct ces formes
pouvaient se conserver grâce à cette ressemblance; cf. Otr.
méciy mail, méa, p. 122; Bova ylyx, 46.
P. 17, 1. 18. «aoropyjç. C'est le latin magister, latin vul-
gaire *maister.
P. 28. Quinta declinatio. C'est la déclinaison impa-
1.7, 1.
risyllabique moderne, dont on ne trouve que des traces bien
faibles dans l'antiquité, mais c'est là une preuve de plus du
petit nombre de types nécessaires et suffisants pour entraîner
avec eux tous les autres mots qui peuvent leur ressembler.,
Établissons d'abord quels sont les thèmes qui rentrent dans
cette classe, ou plutôt quels sont ceux qui ne s'y rangent
pas. En se reportant au tableau de la page 118, on peut
faire aussitôt les observations suivantes 1° -ôzç n'appartient
qu'aux substantifs masculins et aux féminins; 2° les mascu-
lins en -oç, les féminins en -o n'ont jamais de pluriel en -dsq;
3° il n'y a qu'un nombre restreint de féminins en -de, Sec,
-77, -77&-C, et tous sont oxytons au singulier. Ce qui veut dire
la classe qui fournit le plus grand contingent de pluriels en
-àç, c'est celle des masculins en -xg oxytons; ils ont entraîné
à leur suite ceux en -y?ç, qui sont liés très étroitement avec
eux, et quelques-unsdes féminins correspondants,de plus, tous
les types isolés en -eg, qui sont presque sans exception des
mots étrangers, ceux en -ovg, féminins en -ov (w), etc. tandis
que la plus grande partie des féminins en -a, -y, les masculins en
-xg proparoxytons, génitif -ou, et en -oq restent intacts. Il faut
donc partir des masculins en Seg. Le seul type dans la langue
ancienne qui puisse nous fournir un rapprochement, c'est
yvydç, ovydcdsç* .Une influence analogique sur les noms ena était
possible, dès le moment où la différence entre a et a n'existait
plus. Mais pourquoi -deg est-il restreint au pluriel? Pourquoi
le génitif pg. yvySog et l'accusatif pg. o.vyxdx n'ont-ils pas
entraîné un nominatif ovyxèxg, et plus tard un génitif
ovyxâa? Pourquoi enfin ovyâq lui-même se dirait-il aujour-
d'hui cfvydâxq et non fjyxg? Ce sont là autant de ques-
tions qu'on ne peut guère s'empêcher de poser. Je crois que
yvydcq n'entre qu'en seconde ligne, ou peut-être même n'entre
pas du tout dans la création du -ôzg moderne. Nous avons déjà
vu (p. 120) qu'il faut chercher l'origine des substantifs très
nombreux en ~àq, désignant des personnes, dans les formes
hypocoristiques des noms propres (on sait que c'est ainsi que
-èr,q sert à former des patronymiques) Bop£<xq-Bopexdrlq,\e fils
1. Cf. G-. Meyer, Gr. Gramm., 2e éd., § 337.
de Boréas Bopzxâxi, les
Boréas, c'est-à-dire, dans un certain sens, de
enfants, les descendants, la famille de
Boréas. De même de <x>xyxç, le mangeur, le gourmand, sobri-
quet qui, comme tel, avait la forme des noms propres, on
pouvait former, dans le sens plaisant, un nominatif axyxor,ç
(comme BopzxrJr,c de Bopzxz), avec un nominatif pluriel vxyxôxi
(sur Bopzxâxt), famille de gourmands. Ce sont là des for-
mations du langage familier, mais dont je trouve un exemple
très ancien dans Pollux, VIII, 34 xbv èï vliri-w zmoic xv v.xl
7J.zr.~i<jY~ov oiç Fsj-olig. <f>îpô7.pxrr,ç cT zipry-z v-xi vM-rtô-nç. Donc
yJsv:-îôriÇ était synonyme de vli--m{. Pollux le cite en même
temps que yJsïïtîgxov, forme diminutive, comme la langue du
peuple les aime l'écrivain chez lequel il a trouvé cette forme
est un poète comique contemporain d'Aristophane, un auteur
qui parle la langue de la conversation. Malheureusement
le passage de Phérécrate ne nous est pas conser vé il serait
important de savoir s'il y a vraiment Y.hnrîdr,ç dans le texte,
ou, par exemple, vlz-rioxi. -C'est donc par des formes comme
%xyxdm, vlz-ixlè-n;, qu'ont été entraînés les masculins en -xg
oxytons, puis ceux en -yjç, etc. D'autre part, la forme du sin-
gulier yxyxd-nç disparaît, tandis que oy.yxdxi, comme pluriel de
oxyxg, survit. Cela s'explique d'autant plus facilement que les
noms hypocoristiques n'ont pas de pluriel à eux d'un autre
côté, yzyxg. ayant perdu le sens individuel, avait besoin d'un
pluriel. Alors, sur le modèle de axyz:, oxyxôxig, oxyx, on calque
fjyxg, ovyxSzç, ovyà, au lieu de Gvyxdoç. Bien que les germes
de ces pluriels se retrouvent ainsi même à l'époque classique,
la désinence -ôeg ne se répand que très lentement. Le dialecte
d'Otrante ne connaît pas du tout ces pluriels; celui de Bova
n'a que leçlde (frère), pluriel leddidia, singheni (parent),
singlienadia, et il est même douteux que ces substantifs
rentrent dans cette catégorie. Ce sont, en effet, des pluriels
neutres, et le suffixe du premier mot pourrait être le dimi-
nutif -îôtov. En tout cas, ce sont des mots qui appartiennent
tout à fait au langage familier et qui ont une certaine pa-
renté avec les noms propres. Dans les écrivains du moyen
âge -Sz: n'est pas rare ~pxy[j.x-e-j-Se:, Picat. 155 (rimant
avec rwxêc:, 154), 160; Kohrxdsç, 161; 'pirxôsç, 162; brr/xôzç,
163; ôovhv-xôzc, 164 (rimant avec zvpxôzg, 165); koititSeç,
1. iQsTTTtc^; on dirait, en français, petit voleur, petit menteur, plutôt
encore que fils de voleur, etc.
Sen. Puell. 9-, àv-£aèi(jxâdzg, Dist. 1, 66, avBzvzââeg, Sen. III,
371- ccpyovreç v.eya'Xàcdeç, Bel. II, 411; -npooxdzg, Sfak. I, 18;
prapuTra&c, Schmidt, 40, 5. Le type -ddeg est le plus usité
-lôeg, qui appartient à la classe beaucoup moins nombreuse
des noms en ~ng, lui cède souvent la place; mais cf. wpéptôsg,
Georg. Rhod. 19; àpccmdsg, Apoll., 514; [xâvziôsg, Soph., à
côté de Imrââsg. Aujourd'hui on a souvent les deux dési-
nences -ideg et -adsg pour un seul mot 'pàyz'nèzq et pxyzSzg.
Les substantifs en -saç = pg. evç font -eSsg fixcihiocdeg, Eroph.,
I, 522; Legrand, p. 25. Nous avons déjà vu que l'ancien
nominatif (accusatif) pluriel -eig ne pouvait pas rester parce qu'il
se trouvait trop isolé, et que la langue a paré à cet inconvé-
nient en faisant -zîovg. Un autre traitement se présentait, c'était
de changer -ug en -eïâeg, cf. fioceihidsç. Picat. 284. Aujourd'hui
aussi fiocaàéïdsç, Legrand, p. 95. Est-ce que l'accent est vrai-
ment sur l'e et ne serait-ce pas plutôt fiaaàetôeç (vasïljiàes)
c'est-à-dire fiocmhïdeg, dans lequel Ys du singulier se serait
introduit (donc ^aaiheiôsg)? Vassilides, en effet, pouvait très
bien devenir vassil/jiôes- sous l'influence de la forme du sin-
gulier qui contenait un s, ou plus exactement un j, vas silj as.
Si nous nous reportons maintenant -aux féminins, nous y
trouvons une confirmation de l'explication que je viens de
donner pour-^sc. Ce sont surtout les mots qui tiennent le milieu
entre les noms propres et les appellatifs qui font -adsg au plu-
riel p.awa&ç, àôzXwdôsg, -zpâèeg, mvBspdôsg(aujourd'hui nedepâôsg),
Sachl. II, 647; y^pâêeg, Sachl. II, 645; vvoSzg, Apoc. II,
130 (aujourd'hui de même cvvvv^dcâzg,' d'où le singulier
Gvwvyzda, jamais auvwp?) 6%pzdeg, Cypr. 2, 21 -ç evyevlSsg
oXaig, Pulol. 51 616, et à Bova, leddade
àrfevTxdsg, Carm.
(sœurs), zarf ckle, è?xdd<Dzdsg{ Puis
on a koto^oûJss, Quadr. 929,
qui supposerait un singulier xoraAoù2; âpxovôeg, Sen. Puell.
1. Qu'on me permette de citer quelque chose d'analogue dans les
langues romanes. En ancien français, en ladin, et dans d'autres régions
où il y avait beaucoup de Germains, on déclinait des noms propres
féminins,germaniques et romains, nominatif a, accusatif an, vfr. Bérte,
Bertain, Eve, Evain, et puis amita; ante, antain; en ladin tosa (fille);
tosaun (au ==a), etc. Et si, en milanais, le pluriel de bambin (enfant)
est bambitt, nous avons un suffixe dérivatif (itt= français et dans sachet),
qui devient exposant du pluriel.
2. Ko7tsXoîj, y.oné\oc est un mot d'origine étrangère. Cf. vieux slavon
kopelti, kopilû, nothus. Toutes les langues slaves méridionales et le
roumain possèdent le mot.
114. Il n'est donc pas exact de dire, comme le fait Portius
(18, 24-25) Sola vero onasculina in iz in ovêzz. J'avoue, du
reste, que je ne vois pas pourquoi y.vpiz fait ici jpovôeç (18,
9-12). La forme xupvj&ç m'est seule connue. – La désinence -ex
(singulier du pluriel -dzz) se rencontre aussi dans les noms
abstraits comme -npxcnvxdx, àanpxôx, y.oyj/Mxdx} etc. Voyez le
relevé de ces désinences Essais, II, à Y Index verborum, à
-de: et au dépouillement de chaque texte en particulier.
P. 18,1. 19. My'va. Il faut écrire u.xwx\ cf. uxwxpiov, Lucien,
D.'Merc. 6, 7. Le pluriel axvvzz existe à côté de uxwxâsz.
P. 18, 1. 21. Sexta, et ultima declinatio Il faut naturelle-
ment séparer les neutres en -«, -z-oz, de ceux en -t, -iov. En
effet, le nombre de syllabes dans r.xiài = peôi, et nxiôiov =
=
peâjtî, est absolument le même. Pour Yi iov, voyez p. 84;
pour l'accent, voy. p. 109. Méh appartient à cette classe;
génitif (j-eAlov, Soph. 41; mais yôw devient yévx, Imb. III, 600,
aujourd'hui yôvx-zo.
P. 18, 1. 37. Genitivum sïngularem in Sophianos
oç.
donne r.pxyjj.xroz, mais yovxro-j, c-rpMy.arou; aujourd'hui, dans
les neutres de cette catégorie, -ou est constant dans la langue
moderne -oz est savant. T6w, yôvxrog, refait un nominatif yévx,
qui est déjà dans Sophianos. Le génitif en -oz pouvait rester
plus longtemps dans cette déclinaison que dans T.xxipxz, où tout
de suite le type vcxvixg, vzxvix s'imposait. Dans xpiuxrov pour
pluxroç, nous n'avons plus une analogie spéciale (qu'on
me permette l'expression), mais une analogie générale; en
d'autres termes, le, fait que les génitifs singuliers de la plu-
part des neutres étaient en -ou, est ce qui amène ici une
substitution de -oz par -ou.
Le nominatif accusatif singulier n'est pas exactement
donné. dans le paradigme 18, 32-35. Nous voyons que partout
Portius écrit le v final, quoiqu'il ne le prononce que dans
certaines conditions (p. 89). Mais y.plu.x (et de même ttxiôI) se
terminaient par un v, de même que dûpov, naripxv. Ce v
hystérogène est du à l'analogie des neutres en -ov; c'est donc
encore ici un exemple de l'influence du genre sur la forme.
De plus, durant l'époque où la langue hésitait entre hxtIox et
ivxrépxv, il était presque nécessaire qu'à côté de ySw.x on dît
aussi x.pï;j.xv. De même les adjectifs neutres en -u deviennent
des neutres en -vv ylwvv, Kaibel, 719. Koïuxv apparaît à peu
près à la même époque que Trarspav, il est fréquent dans
l'ancien Testament, cf. Sturz, De Dialecto macedonica,
p. 127. De même jjzIiv, Prodr. II, 39, etc., etc. Voyez Y Index
verborum, Essais, t. II. Aujourd'hui, tous ces neutres n'ont
plus de v,,
La déclinaison conduit à un
xpipocr-ov, xpl^ocr-x, xpi^ar-wv,
nominatif xpl^ar-ov, xpl^aro (Essais, I, 88, note 2). Il faut
dire pourtant que, jusqu'à présent, la langue n'a guère fran-
chi ce pas. Chatzidakis, Noms contracté, p. 4, cite y6vy.ro
(commun) on comprend qu'un substantif dont le pluriel est
peut-être plus usité que le singulier refasse celui-ci sous
l'influence de celui-là. 'Aléyoao se trouve dans Pio, 216
(Syra). Mais ce sont là des cas sporadiques; la langue paraît
avoir plutôt la tendance inverse, qui est d'ajouter -rcc au plu-
riel neutre et de créer ainsi une déclinaison neutre impari-
syllabique. Képxrov, Formul. I, 152, seule forme aujourd'hui
connue pour ydpocq, s'explique comme yôvaxo.
Les neutres en. -wp, -axoq, -àp, -axoq ont disparu du vocabu-
laire moderne. Si la langue littéraire du moyen âge les
emploie, elle les traite comme indéclinables é£ utJwp y-où
jo^drov, Sklav. 5. Sophianos, p. 46, range entre les ayJiza
oc'oaç, ooslog,. ovap, aélaq, cUttgcç, âéuocc. Seuls [les deux premiers
sont restés modernes.
P. 18, 1.9. Apud quosdam, etc. C'est peut-être encore là
une' allusion à quelque dialecte, où reste voyelle, voyez plus
haut, p. 94 (note à la p. 10, 1. 20 du texte). S. Portius (ib.,
Il. 12-14) dit, par opposition, qu'il vient de nous donner les
formes de la langue commune, ce qui est vrai.
P. 19,1. 21. Feminina in iq. Sophianos ne connaît pas
encore -iq au génitif singulier, mais il. a déjà -s? au nominatif
et à l'accusatif pluriels -eiq comme
désinence du pluriel était
isolée et se trouvait d'autant plus menacée que le suffixe du
nominatif singulier -iq était phonétiquement le même on
l'échangea donc contre la terminaison régulière et habituelle
des féminins pluriels -se.
Le génitif singulier tto'Asmç (poljos) était tout aussi isolé; il
disparut de l'usage entre l'époque de Sophianos et de Portius
(nous avons observé le même phénomène pour les génitifs en
-oc des thèmes imparisyllabiques,p. 130) il fut supplanté par
le génitif en -iq parce que g était la caractéristique du gé-
nitif singulier féminin, et que Yi était prescrit par l'accu-
satif et le nominatif singuliers. Mais, dans un pareil état de
choses, le nominatif mcr-ig ne pouvait plus rester longtemps;
d'une part, l'analogie du genre demandait une désinence
vocalique et non un ç au nominatif singulier féminin d'autre
part, la correspondance qui s'observe entre les génitifs rdixiq
et nu-ng, les accusatifs rian et nul, les nominatifs pluriels
ma-eg et twk, etc. créèrent le nominatif singulier nia-i. Le gé-
nitif pluriel -smv est remplacé en même temps par «y, M. Bau-
douin, 73. Ces génitifs n'ont pas persisté aujourd'hui dans la
langue commune.
Dans la transformation de marie, muxmg, en mort, tu'otiç,
mon; ne subit pas une influence extérieure le thème reste
donc inaltéré; ce n'est que l'analogie générale du genre qui
s'impose ici. Mais le nominatif était phonétiquement iden-
tique entre vd-r& et yàpic, et cela amenait souvent des forma-
tions comme v£pi-zv, Belth. I, 521 vcpirag, Quadr. 19G, et
sur uêprra on calque pâviroc, Sachl. II, 290, As. Lup. 96,
Sachl. I, 308; 6pyrtza, Belis. I, 311, Eroph., II, -342. Je note
encore oyl-nza = oylrpiç, Pic. 93. Xdpic, qui fait yocpizoz, accu-
satif yâpiv et yjxpna déjà en pg., se lit sous la forme yxpizct
(accusatif), Sachl. II, 173, et sous la forme yâp-n (nominatit),
Suz. III, 15. Il arrive plus souvent que -r/j:, -rnzog soit
attiré par l'analogie de m'crriç ainsi, à côté des types régu-
liers vz6-itx, •ay.6rrira, etc., on a vu vtor/i, Georg. Rhod. 40, etc.
cf. ^ypôr/TJ, Apoll. 387; Psichari, Essais, I, 95-97. Un
mot difficile, qui entre peut-être dans cette catégorie, c'est
yng indéclinable; il est d'autant plus malaisé à expliquer qu'il
appartient non seulement au moyen âge (Krumbacher,
Beitr. 61), mais qu'il se trouve dans la langue d'aujourd'hui
(Schmidt, 3, 1); il ne saurait par conséquent être attribué à
une influence savante. Voici ce que dit M. Krumbacher au
sujet de ce nominatif « Der Nominativ yn hatte cler Spraclie
zu icenig K'ôrper und so verstarkte sie ihn nach Analogie
von W'ôrtern, elle au/g auslauteten, clurcli ein c, ivelchescils
unorganisches Elément auch im Accusativ stehen bleibt. »
Voyez aussi Psichari, loc. cit. J'avoue ne pas comprendre
cette explication. D'abord les points de contact entre Tro'At(ç) et
yn, ou même entre mftt(v) et yn{v) sont bien vagues ils ne
sont pas plus grands qu'entre -nolivet ruxhv, etc., et j'ai dit plus
haut que je ne voyais pas là une influence des thèmes en -i, -olic,
sur ceux en -vj (p. 137 je ne découvre cette influence que dans
deux cas spéciaux, dont je parlerai tout de suite). Puis,
même en admettant cette influence, qui détache le féminin
ym de tous les autres féminins, pourquoi ne dit-on pas ynzoq
comme vzéz-nq, vsor/rcoq, et à l'accusatif y/froc ou yn comme vzornzcx.
ou Tiôh? La raison donnée par M. Krumbacher n'est pas
admissible la langue n'avait pas la conscience que ce était
« inorganique». Le problème reste donc à résoudre. Le nomi-
natif x-oyjiq sur muztc ne se trouve qu'au moyen âge et encore
très rarement; M. Krumbacher en donne un exemple dans
Imb. III, 217; c'est une forme savante, due à une fausse
analogie, comme l'accusatif ,ywn, p. 131. "E^Qpyjra pour
ïyppz ou pour èjQpôr-nroc, xâvrora, Puell. Juv. II, 49; mais
yJ:r,v, Bel. I, 293, sont plus embarrassants. Le substantif
abstrait de xxyJç est yJ.xn, cf. p. 108; le sens est le même que
celui de mxôr/ig et en général des formations en -zr,q, -rnroq la
coexistence de vzôz-n et de vso'rvj-a amena zdcy^zoc à côté de zaV/j.
Mais ëyBpx ne peut pas se comparer à vzôvn, parce que la voyelle
caractéristique est ici tout autre. Supposer un nominatif ïyBp-n
à cause d'un adjectifféminin èydp-n ne paraît guère possible;
voy. p. 122. Il se peut qu'au moyen âge èyQpéxma ait existé et
que les deux formes zaxoV/jra et YÔxrp-a. aient amené syBpr,~aÀ
côté de èydpÔTTira.
P. 19, 1.33. Nomen lôyog, quocl ïn singulari masculini
est generis, in plurali verô neutrius. Sophianos cite lôyog et
donne le pluriel lôyoi, p. 40; comme il est en général très
exact, il faut croire que le pluriel de Xéytov, lôyiz, dans le
sens de mots, verba, ne s'est substitué à lôyoi qu'après So-
phianos. Il y a quelques autres cas analogues xpôvog, pluriel
Xpôvtsc, mais (dvb) xpovâ, en regard de loyiâ, pluriel.
P. 19, 1. 34. Tcôv Aoyiw. Lisez TM loyià. Ce génitif est resté
dans la locution loyiù loyià upa^ara, toutes sortes de choses,
ou plutôt choses de toutes sortes. Voir ci-dessus.
P. 20, 1. 1. "Oïodoç. variat in plurali terminationem
accusativi. Voici un exemple curieux de l'influence du
genre sur la forme, dont j'ai parlé p. 125, et qui nous montre
le chemin suivi par l'analogie. C'est l'accusatif pluriel qui
prend le premier la désinence nouvelle, et cela parce que
l'article avait à l'accusatif pluriel la désinence typique du
féminin t4, comme dans zsç zwiq, zk y.mépzg aussi zk oÇoôovg
ou zïq JPàêovg, se change-t-il en zsg oïodaig. L'accent est sur la
première syllabe, parce que, dans les noms féminins, l'accent
du nominatif singulier reste à tous les cas, excepté au géni-
tif pluriel qui est oxyton. Au nominatif pluriel au contraire,
où l'article oi ne coïncide pas avec zuj.ig, p:nzépeg, la substitu-
tion de oïoèxiï à otodot se fait plus lentement; elle ne s'opère
que sous l'influence de l'accusatif pluriel oÇoSouç. Portius
accentue o'^Sovg à l'accusatif pluriel. Je n'ai pas grande con-
fiance dans cette accentuation, parce qu'elle est contraire à
la tendance générale de l'accentuation moderne, v. p. 126.
Ou bien cela voudrait-il dire que l'influence du genre s'est
d'abord fait sentir, par ce fait que b'iôèovg suivait l'accentuation
des féminins i^c/Janna, Qxlxaaoag, et de même que b'iodog et
oïodot, oïpêovç) et non celle des masculins? Cela est possible.
P. 20, G.At vero neutra omnia in oc. in nominativo
1.
plurali reponicnt tj. Chatzidakis, Ileot twv ek -ovg awripr^évov rnq
B'z)i(7£M? Y.oà TMV SIC ~0g OvdszéûWJ 0V0UXZ0YJ TV?? Y' SU TV? via DXrpJl'ATl,
Athènes, 1883.
Il est à regretter que Portius ne donne pas le génitif sin-
gulier des noms contractes. Sophianos indique -ovg, qui est la
forme classique aujourd'hui, c'est soit -ovç, soit -ou, ce der-
nier calqué sur loyog, lôyov, cf. h fixBov, Belth. 835-, h <jzr,),
Sen. Puell. 12,Asin. Lup. 58, ou bien -oc, c'est-à-dire que le
singulier reste indéclinable, v. Legrand, 67. Au pluriel, \Kn
de ces mots est menacé de deux côtés. La plupart des pluriels
neutres se terminent en -x. soit que cet a se soude immédia-
tement au radical, soit qu'il soit précédé de r aloy-a\ zpiW-r-a.
Alors le même procédé que nous avons constaté pour le plu-
riel de -huÀpcc, p. 123, et de fizaihïg, p. 130, se reproduit pour
les pluriels neutres en -v?; on dit ϣr,-x aBicc, Schmidt, 61, 10,
yviyra, |3pa^yja, arrfrn*, Sfak. I, 49; avÀlra, r.zQix, irldrix, àTré-
bizonde iiv/iâ, Eroph., II, 126. Ou bien on a ddcog, pluriel
ôx<j-/i, changéen èda-nroi cf. yJm.-ovc, fiovvix, ).ocy/J.diz, v.x\ ^pâ.r,
l&xôi pi xalx[U!X, Imb.III, 587.
y.xt "KO-xaix,y»oà ôxavra, xai Tierpond,
Le sens et l'accent nous montrent bien que èxar,-x n'est pas le
pluriel neutre d'un adjectif cWjtoV, on devrait par consé-
quent écrire èxamx\ cf. Quadr. 104 (dcûm, Quadrup. 841),
vJpd-n-cc, Eroph., prol. 28 (vJprh, 38), xps'r/ra, commun. Une autre
forme est eïdorx et eiêarx (Trébizonde), spxxzoc.. Souvent des
masculins en -og sont devenus neutres kIovzoç, pluriel KÏovz-n
(sur vJllog) constant au moyen âge zb oâpog Sus. III, 124,
Qprtvog, Pic. 258; fipovyog, 255; KQog, 263; ©to'vos, Cypr. 43, 3;
lùâm, Sachl. II, 205^0, Eroph. III, 221; <poûp>ç, Ven." 21
Chatzidakis cite encore oo'voç, (liog, yôvoq, doôo-og, ymôzoc, etc.
Quelquefois aussi les neutres en -ov changent de déclinaison
xb vizlccy/yog pour tô aiùAyyyov Sachl. I, 29; Belth. 49, 52
Eroph. III, 414, etc. [Arpog, Apoll. 466, cMpopoc, Cypr. 60, 2-,
[jI71oç, Vind. Pop. I, 76-, ëpyoç, etc. L'inverse est rare xb èâ.ao,
Asin. Lup. 319; %pvo, yzpao. To izilxyo est commun. Voyez
d'autres exemples dans Solomos, 1859, p. vq'-ov/.
To jtptQos pour 'h-vfèh, Schmidt, 55, 10 {xbv y.plQov, Physiol.
1079), xb <jyu6ç, Asin. Lup. 51, 54.
Tâlci, yxlaxxog se change en ydckxç, Quadr. 597 yzfacxot sur
le patron de xpéocq, xpéxxz (Krumbacher, Beitr., p. 61), parce
que les deux mots désignent deux objets qui se trouvent sou-
vent réunis dans les conversations journalières; ils entraînent
a)aç, Quadrup. 369 Xen. 22-, Missa, 207 Prodr. II, 39.
P. 20, 1. 9. kévdpv. Voyez p. 125.
P. 20, 1. 10. Ti'yac. Voyez p. 131. Écrivez p-/iyccç. On dit
tout aussi bien aujourd'hui xov prr/x, le Toi clans le jeu de
cartes.
P. 20, 1. 22. Mtvws, etc. Si ce nom existait dans la langue
populaire, si, pour mieux dire, il y avait une langue litté-
raire moderne ayant la langue vulgaire pour base, Mt'vwc se
déclinerait tout simplement sur léyog et tous les masculins
en -m; (p. 20,1. 16) suivraient cette déclinaison. Le paradigme
donné par Portius ne nous est pas autrement connu.
P. 20, 1. 28. Maïp.ou Ici Simon Portius n'est d'accord ni
avec Sophianos qui, p. 42, décline àhvnov, génitif oXovkovç et
inxi^iov, {uzïpovg, ni avec l'usage moderne, qui, de même,
demande -ovg au génitif; je soupçonne qu'il s'est tout sim-
plement trompé, entraîné lui-même par les principes qu'il
pose d'.une façon générale, p. 20, 11. 16-19. Le génitif des
féminins en -ou est -ovç pour les féminins en -£>, il est -ovg
en pg., aujourd'hui plutôt -àk, calqué sur le modèle -a, -<xç\
-/?, -7jç. La seconde exception
signalée par Sophianos, Km,
génitif Kû1, confirme la règle et nous explique l'erreur de
Portius. En ancien grec, on déclinait K&k, Kw; le genre
féminin amène d'abord KC) au nominatif, plus tard, après
l'époque de ces deux grammairiens, Kôk au génitif. Ce sont
évidemment ces exemples qui ont trompé Portius. Atjtw est un
mot savant; pour le décliner il faut ou bien savoir le grec
1. Déclinaison aujourd'hui inconnue.
ancien, ou bien suivre l'analogie d'un mot de la langue
vivante, comme izapOivo ou Xw, qui correspond pour la forme
à Avrrw. Sophianos est dans le premier cas et décline Ar,zâ,
-ovg\ Por tius, dans le second cas, mais il ne va pas jusqu'au
bout et s'arrête au génitif At-cô (=Ai-6g). Un génitif \xtiw.ov
reste inexplicable. Déjà, en ancien grec, on ditppoûç, et on ne
voit absolumentpas comment le d'un génitif singulier fémi-
nin aurait pu disparaître. Le nom. (j.ocïy.ov (je fais abstraction
de la diphtongue du radical, où il y a peut-être un retour du
turc majmun = ut^fù, p 98), ne peut non plus venir directe-
ment du nominatif -m pg., parce que o) tonique final ne se
change pas en ov. Ce nominatif est calqué sur le génitif -ovg,
car, dans tous les féminins, le nominatif et le génitif ont la
même voyelle. Voici quelques autres exemples Whv-ov,
àp/iou, aujourd'hui àpzovoz,
ào~ov~x, comme â Bova lepuda
comme à Ze~cclc~ = a'.î.ovnoû,
dlovnov,
h *Xw<7<7ou, -h yj'Çoî). Le pluriel, dont l'existence est niée à tort
par Portius, est en -ovdzç.
P. 20, 1. 34. Nooî. Les formes non contractes ne sont pas
rares, même chez les écrivains attiques; ce qui est remar-
quable dans le paradigme de Portius, c'est qu'il n'indique les
formes non contractes que pour le pluriel. On lit k/mw, Xéno-
phon, Kép. ath.1-20; zazovo'o jç,Cyrop. VIII, 2, 1Eschyle,
Choeph. 721, etc., voyez Kûhner, Ausf.gr. Gr.2, I, §113,
Anm. 3. Au moyen âge et de nos jours (Legrand, p. 25), on
a un autre pluriel voeç, qui remonte aussi à l'antiquité, génitif
voôg, Lobeck, Phryn. 453; irloég, Lobeck, Paralip. 173; voyez
aussi. le Thésaurus s. v. nloôg. Enfin, le pluriel vraiment
moderne est vovdzg. La différence entre la voyelle du singulier
et celle du pluriel, qu'il y avait dans voïig, véoi, fit rejeter vôzg
et créer un pluriel d'après le singulier vovg ce pluriel ne
pouvait être autre que vov-deg; cf. p. 133 sqq.
Les adjectifs en -oog, -ovg sont refaits sur le pluriel yovaoï,
-àv, -ovg, -où, -wv, -<zg, -à, -wy, -à, le génitif singulier mas-
culin et neutre XPV(T0"^) le féminin yyoaîh-, -ïg, -w, qui coïncident
avec àyocQoî, -wv, -ovg, etc. Et c'est là ce qui amène un nomi-
natif singulier xpvaôg, Xpvcé, ou lieu de y^vaovg, yovaovv.
P. 21, 1. 13., Nomina in -vg barytona. Au génitif, -ou
remplace -zog, -og, comme presque toujours au pluriel, on a
aujourd'hui Ôxovol (varji), flzpvovg, qui ont leur point de
départ dans les génitifs singulier et pluriel, ou même dans
les anciennes formes Qxpsïc qui ont pris les désinences ordi-
naires du nominatif et de l'accusatif (3aps?-oi=|3apsiot,|3apei-ous=
Papetouç. C'est encore un de ces cas où l'orthographe étymo-
logique se trouve embarrassée. Au génitif singulier, le
(varjû) représente un e, J3ape'oç; (3apuoû de Portius est rap-
j
proché du nominatif, d'où l'v, ce que je ne blâmerais pas;
l'accusatif pluriel devrait s'écrire fizpciovg mais il est évident
qu'on ne peut pas introduire deux notations différentes pour
un seul son dans un unique paradigme. Je préférerais donc
fixpiov, fapiovg, etc. Le génitif zoù 6px<ri), Luk. 1596,
me paraît
appartenir à la catégorie des formations comme y-ovh,
yvvm (p. 131). Le féminin fixpzid (varjd) se décline sur cW,
ayicc le neutre (3apu se range dans la classe des diminutifs
en
-i, -lov. Il n'y a donc que le nominatif et l'accusatif singuliers
masculins qui ne suivent pas la déclinaison des autres adjec-
tifs en -os. Mais le dialecte de Bova a franchi aussi le dernier
pas et dit pahio = T:xXôg, Morosi, p. 13. Deux adjectifs en -og
font -us dans le grec du moyen âge >j.azpvç, Prodr. I, 249, etc.,
yAy.pviJ.oc dans la Bible, /uwntpuvw dans des gloses (voy. The-
saurus)^ c'est peut-être là une influence de mlvg. De même
Trpntu's^Eroph., I, 80, 260; II, 438. Le passage /a' &poug ylvyJog
[j.ov fxivs.za.ij vu &pouç npixvq TrepiWa, Eroph., III, 39,
nous montre
la raison de cet hétéroclisme. On a aussi fAotypvg, âàpvg
pour èlccypéc, ââpàg. – D'après ce qui vient d'être dit, il
faut donc corriger le paradigme du pluriel [iapeïg (21, 16-19)
dans notre auteur. Il faut également, p. 21, 1. 5, écrire m/lri
pour -Kollov. La locution 6 péyag xoù uolvg devient dans la con-
versation zov [xiyoL xoà -noll-n, au génitif.
La partie qui concerne la formation des mots est la partie
la plus faible de notre grammairien. Pas d'ordre et peu
d'exemples. Ceux-ci ne sont même pas toujours bien choisis.
Aucune distinction n'est faite entre les suffixes qui ont cessé
de vivre et les suffixes encore vivants. Pour refaire
ce cha-
pitre, il faudrait changer de fond en comble le système que
Portius a suivi. Mais, à l'heure qu'il est, il est impossible,
surtout pour un étranger, d'écrire ce chapitre de la gram-
maire historique grecque; les dictionnaires, qui sont sa seule
ressource, sont trop incomplets et trop empreints de grec
classique. Je dois donc me borner à faire çà et là quelques
observations rectificatives. La brochure de M. Dassios, Bei-
trclge zur neicgriechischen Wortbilsdungslehre, Tûbingen,
1879, est un travail très méritoire, quoique loin d'être
complet.
P. 21, 1. 23. Verbalia quœdam reclucuntur a prœsente:
Au point de vue historique, c'est l'inverse qui serait juste
les verbes sont dérivés des substantifs. Mais, d'autre part,
il est vrai qu'il y a déjà un nombre considérable et croissant
chaque jour de substantifs tirés des verbes et ayant la forme
P. 21, 27. A êovkvràftt
1. Il
des primitifs eux-mêmes. Voyez, sur ces noms postverbaux,
p. 121. J'ajoute à cette liste oov^og de ©o-jat'Çw.
est vrai qu'en ancien
grec, les substantifs en -six et les verbes en -euw se corres-
pondent [presque toujours mais, en néo-grec, le nombre de
ces verbes s'est beaucoup augmenté; -eûw devient ainsi un
suffixe productif /^«vs-Jo^ai, Topsûw. Ce suffixe, s'adapte à
quelques verbes venus du latin xoupccuw, roupvsuw, etc. mais
il n'y a guère de mots nouveaux en -doc. IL faut du reste
écrire ôovhcx et remarquer que, dans tout ce passage (1. 23-29),
S. Portius, à propos de dovhix, ozor/zla [(lisez cpTco^ia), àzov?
(lisez àvsjvn), opère sur des lettres imprimées, et non sur des
sons réels.
P. 21, 1. 31. Ex <psûy&) fjyf,. Si les deux modes de forma-
tion des mots que nous venons d'indiquer ont perdu toute
vitalité en néo-grec, le mot dont Portius parle maintenant
appartient à une période encore beaucoup plus reculée. Dans
la langue-mère indo-européenne, on pouvait former d'une
seule racine un substantif féminin oxyton et un verbe
paroxyton; la différence d'accent amenait une différencedans
la vocalisation du radical. Mais ce ne sont pas seulement les
verbes en -rJyo> qui participent de cette formation; nous
avons tout aussi bien za)ico et oy.o/J.v?. Du reste, le grec a
perdu ou laissé s'effacer presque toujours ces rapports entre
le verbe et le substantif.
P. 21,1. 33. Aéyw loyoc.De toutes les racines avec radical e,
on peut faire des substantifs masculins en -os, avec o pour e.
Cette formation, qui appartient à la langue-mère, est très
usitée en ancien grec, tandis que le latin ne la connaît guère
(cf. tegere toga; regere rogus). Le néo-grec n'ajoute rien de
nouveau à ce que l'antiquité lui avait légué. Ainsi de ore'yw
il serait possible de tirer un substantif a-ôyoc, et ce substantif
a probablement existé; mais déjà l'ancien grec l'avait perdu
et le néo-grec n'est plus en état de le former. A ce que dit
Simon Portius, il faut ajouter ceci 1° Les masculins qui
désignent des personnessont oxytons reV-ma, tzout.oz gvIuxojj.ou,
a-zoTroç-, ceux, au contraire, qui désignent des choses ou des
idées abstraites sont paroxytons dé^M, àéyoq léya, lôyog, etc.
2° Il y a des féminins formés de la manière suivante repra,
tto^7tv7; TOTowai, ttottî, etc. 3° Les racines avec radical si, su
souffrent la même apophonie /sim», loir.ôq otsicm, crroiêv?
utïôûJm, ottouJ-/? ze^euSo), àvJlovBog, etc.-177E
etc. – STOt'pw est pour
Ip (,)est *urélli
pour*<7to'q/&),
racine orrep-, d'où anôpoq.
P. 21,1. est un mot assez embarrassant.
35.<ï>ay&><payi'. $571
Ce que dit Portius n'a pas de valeur il n'y a pas de présent
cpayw.Un substantif odcyoq ou yzyov, ou axyàq, dont a>zyl serait le
diminutif, n'existe pas non plus. Je suis disposé à y voir
l'infinitif cpayetv pris substantivement xb atxylv sur xb nxidîv.
Comparez les vivres, espagnol viveres, italien i viveri, où
la concordance des langues romanes nous prouve que le mot
était devenu substantif déjà en latin vulgaire. ^ayeïov dans
Du Cange serait alors une fausse forme littéraire.
P. 21, 36. Et additione ro, oayixé. fyayixô n'est pas
1.
dérivé de cpayt, mais de yxysïv, comme u.iTntôg de y-icrelv, -noB-nroç
de KoBeîv, etc. c'est le neutre, devenu substantif, d'un ad-
jectif verbal oxy/rtôg, ce qu'on peut manger, mangeable.
La bonne orthographe, qui est admise aujourd'hui, est donc
(Docynrô.
P. 21, 36. Verba in- dû circumflexa verbalia habent
1.
in t. Des deux exemples cités, l'un, lovlovài est le diminutif
de lovlovdov d'où aussi le verbe lovhvdl'Çv l'autre, rpocyovâi, est
en effet un substantif postverbal de rpxyovâcô, et il est bien
possible qu'il soit calqué sur IovÏovÔl-IovAovÔiÇm. Cf. sur xpxyovdâ,
S. Zambélios, Ildôsv -n x.oivh)d£iç xpxyovd5i\ Athènes, 1859. Sur
l'accentuation xoxyoôdi, voyez plus haut, p. 106 et p. 12, 1. 31.
P. 21, 1. et 0w formant verbalia in oç. Uov&>
38. At in vw
est dérivé de Trdvoç,qui de son côté vient de névoyai comme lôyoç
de léya\ de même izô%g est plus ancien que TtoBeïv. Tous ou
presque tous les verbes en -ëïv, qui ont -s au futur, à
l'aoriste, etc., sont dérivés de substantifs neutres en -or, or
7to0cô fait TioBécM. IléBoç lui-même se rattache directement à la
racine ttsQ-.
P. 22, 1. 2. Kap^a. Voyez sur ]'« dans •/ap.w^a, chap. V,
où il est question des participes en -yévoq.
P. 22, 5. Verbalia in u* et yog. Voici enfin un suffixe
1.
qui est encore tout vivant et qui sert même aujourd'hui à
former des substantifs, comme il a servi à cet usage dès le
temps de Xénophon et le temps d'Homère. Le suffixe -ycc,
en latin men, mentum, est très productif en ancien grec, et
il
n'a rien perdu de sa vitalité de nos jours. De presque tous les
verbes dérivés, on forme des abstraits en -y.y.\ -eôu, -w.a -c&vw,
-ùvj.o. -xiy.x\ -« = £«, -rty.x\ -s£m, -a.ay.y. -CÇm, -ujycc, etc.
-cdvw,
La forme du thème est toujours celle du participe passé passif
en -yivoz. Je donne quelques exemples kxwmsôu, cajoler,
YMxxx&iwL, cajolerie; piller,
harsy.x, pillage; ylvr^vo),
délivrer, yïv-ay.oc etylv-oyog, délivrance; praAAcovco, ravauder,
uiraAÏomz, ravaudage; paxp«tv&>, allonger, ydv.pa.iy.cc, allonge-
nienti iiiY.pxlm, diminuer, y.Upaiya (qu'on ne devrait pas
écrire p'xpeufza), diminution yzà à, peler yS-nya, épilation,
mue; <pi/ô, baiser. ollnyx, le baiser; /«raÇw, graisser, Imxcpx,
engrais; vjyyixÇzi, il se fait nuit, vvyjiocayoc (le mot est
trisyllabe), la tombée de la nuit; pzât%cù est à pacWpa ce
quepocdà est à p-^p; loyÇopou, calculer, lôyiap-a, calcul, etc.
A tous ces paradigmes ajoutez TraXatfia de la p. 8, 1. 19, qui se
place ici. Je note ïzvvMu.y., qui suppose W/wvw à côté de ),suxû;
Arr/«p.a, évanouissement, de /v/co. En ancien grec, on aurait
Tïïypx, néo-grec lriuy.x. La langue moderne ne peut plus
souder un suffixe qui commence par -poc à un radical qui se
termine par une consonne elle a besoin d'une voyelle inter-
médiaire, et elle prend o(w). Voyez sur la naissance de cetw et
sur son extension, plus bas. Ces substantifs changent quelque-
fois le sens abstrait en sens du collectif, surtout .au pluriel
cf. Dossios, p. 20 npiâvurpx, sciage; r^iovia^a.ra, les sciures;
U.v\.G\j.tx, limure, pîviou.xxa, limaille, etc.
Lesuffixe -p.o?, qui se trouve à côté de -[j.cc souvent avec
le même radical, a un sens un peu différent il désigne l'ac-
tion même; -p.a désigne le résultat de l'action. Mais aujour-
jourd'hui, cette distinction ne se fait plus; -y.ôq et -px sont
(j.cDXwyy. et ux)jm[j.6ç,
synonymes waAAwvw, se quereller, donne
querelle; xaipetlfa, saluer, d'où yx^éxwya. et ycfxotiiau.ôi,
salut; cf. encore vori<jy-6g, humectation, àvccjaaurjq, loyw.ay.6z,
[uaspx, yiotayôz, etc. Il semble que -p.o'^ soit plus rare que -p.a.
La règle de Portius pour la formation de -auog et -ay.cc est
fausse il y a des verbes oxytons qui ont -ay.x, et il y a des
barytons qui ont -y.y.\ ainsi, outre l'exemple èiyy., que Portius
cite lui-même quelques lignes plus bas (p. 22, 1. 16), nous
avons sv-up-a de èvdva, vruvw, yéXxayjx de yùà, rdpaa{j.a de izzoda,
izspôd, izepvâ.
P. 22,1. 16. Additions u dey.dcn. Au point de vue histo-
rique, le suffixe est -i, -wv; z appartient au thème lui-même;
cf. le génitif èi^âxoo, le pluriel ôéuara..
P. 22,1. 17. Si ultima aoristi fuerit in la, vel etc. La
différence entre èap^og et anépua est la même que pz,
celle que
l'on remarque entre pzvy^a et èpvyuog, entre çsûyw et œuyvî,
c'est-à-dire que -p* est un suffixe atone naturellement l'ac-
cent reste sur le thème et la racine conserve sa forme pleine.
Au contraire, dans les mots formés avec -uoç, l'accent est
sur le suffixe la racine atone perd l's *dpuég devient âap[j.ég.
A côté de âapy.6c, on a déppx. La langue moderne, qui ne
naît plus cette loi de la chute de Ye protonique, et pourcon- qui
le thème des substantifs en -p.« et -(j.6g est celui du participe
passé, dit aussi cnrapf** et oQâp[j.x, Apoll. 35.
P. 22,1. 22. Tandem verbalia in ic. Les mots abstraits en
-aiq féminins (égal au latin -Uo) sont aussi fréquents en néo-
grec que dans l'ancienne langue. La forme du thème est la
même que celle qui se trouve devant le a de l'aoriste. L'accent
porte toujours sur l'avant- dernière. Le grec ancien ne tolère
pas la combinaison va *'éya»acx. devient ïoâva, puis sbvîva. On
s'attend de même à xpépnaiç de xpspzwufju.' Mais de très bonne
heure l'a a été restitué sous l'influence de ©aî'vM-'Ws, dont
l'a n'est pas pour «y mais pour v (cf. htazov = cèntum, *kntôm),
et même plus tard, vers l'époque alexandrine ou gréco-
romaine, on a restitué le v xpi^vaig, àmyxvmç. Il semble
que
ces dernières formations, qui apparaissent déjà dans le Nou-
veau Testament, appartiennent plutôt à la langue savante,
tandis que dans la langue populaire, qui ne tolère pas la
com-
binaison va-, on ne trouve que des formes en -aaig. On a encore
lih.va.ic, et [xhaig, etc.
-ffta. A l'origine ala (pour «a) forme des substantifs abstraits
d'adjectifs ou de substantifs en
-vng, ou -rog, comme evspye-
GÎ<x}ei)epyérnç',aBccvaala, àBdvazog\ àâvvaalcc, àdvvazGC, ylz^ia,'iûÀmr,z.
De même yv^vdar^g et yv^vocda, l'état, l'occupation d'unyvp-
vxorng yup.yaÇw, et surtout yvpvcZZopau, signifie s'exercer, faire
ce que fait le yu^vaa-r/js yvy.vaaig est le substantif abstrait du
verbe; il est donc presque synonyme de yvpvaaîa; la petite
nuance de sens s'efface vite. De cette manière, on arrive
à souder -aiy. à des thèmes verbaux, et on lui donne les
mêmes fonctions qu'à -ot.ç.
P. 22, 1. 26. Mm. KÀc'^mo'estprobablement le neutre, devenu
substantif, d'un adjectif vlsb w.yloz. Legrand accentue vlsblawv
dans son Dictionnaire.
o,
Il aurait mieux valu citer -cw.o comme suffixe. En effet, il
y a beaucoup de substantifs verbaux abstraits avec cette ter-
minaison
o cf. Dossios, p. 28, qui donne -ty.ovau lieu de -aw.ov.
Ils sont déjà très nombreux dans Constantin Porphyrogénète,
au xe siècle cAbiy.ov,
'rl r ij.zzy.a--xaw.ov,
i I
azibiy.ov,
^érl w
T/A'buj.o, -nluxai^o, ôiaiy.o. tmçUJ.o, pôvbvj.o, etc.
1.~
et, aujourd'hui
et
P. 22, 1. 27. Kpto-ic.Il n'y a ni transformation ni chute
du v. La racine est y.pi- est le suffixe du présent, qui par
analogie pénètre dans l'aoriste; comp. en revanche yJy.pv/.x,
ivsÂQry. Il est à peine besoin de faire remarquer combien ces
paragraphes de S.-Portius ont aujourd'hui peu de sens.
P. 22, l. 31. Nomina. in chu, 1-&, ovlxet 6-ovlov, quœ dimi-
nutioneinsignificant. Comme toutes les langues modernes, le
grec moderne est riche en suffixes diminutifs. Celui qui est le
plus usité, -t, -l, -wv, -îov, n'est pas mentionné par Portius, parce
qu'il n'y reconnaît plus de diminutif. L'affaiblissement
de sens du suffixe, qu'on peut constater dans 0y.ij.d71, axzi, etc.,
qui devient synonyme de ow{j.y. et ne signifie plus petit
œil, n'a rien d'extraordinaire; cf. français couteau, qui,
pour la forme, répond à cultellum, pour le sens, à cul-
ter. Mais le néo-grec a su si bien tirer parti de ces suffixes
queje-ne saurais rien trouver d'analogue dans les langues
romanes. Le diminutif devient positif du même coup le
positif primitif devient un augmentatif, par comparaison avec
le diminutif qui est le positif nouveau. Cf. rpdr.cKoc, grande
table; -:rAyoz, grand bouc, et p. 122, -x/.i cf. Dossios, p. 38. En
ancien grec, on formait des diminutifs en -îov de thèmes en
sa- nominatif -a£ Sil^x'^ ôûacc/uw avly.ï, oc.vlay.iov r.ivy£,
ravxydov; puis, à ce qu'il semble, on a vu dans -ôc/mv un
suffixe et on l'a ajouté à des thèmes vocaliques za-J/avuoy
de vA'boc. dans Hésychius ar.iv%pâx.iov de amvQ-hp. Il n'est pas
nécessaire de donner des exemples modernes il n'y a, dans
leur formation, rien d'irrégulier ni d'obscur. Remarquons
qu'à Bova -œi est encore plus usité qu'en Grèce, parce que
le synonyme -l-'û. y manque, Morosi, p, 43. Il est aussi
possible, que l'italien -acchio (latin -aculum) y soit pour
quelque chose. En ancien grec tous les diminutifs sont neu-
tres, par conséquent -sbu doit être neutre en grec moderne.
En effet, la forme -âx-ng, qui est le masculin moderne de -xxi*,
ne se trouve qu'avec des noms propres ou avec des appella-
tifs qui désignent des personnes 'I«vyapa/aç, Ayîprrpsbuç,
Kcoora/as, Ntx,oAax.«ç; etc., etc., yspov'otif/ig, à0poJ7Tazy;ç, plus sou-
vent yzpovvocyu (ré) et âBpcùTïdcva (to).
de dériver -h'Cnç de les
-t'-Ça, ajoutez -i't£/£ masculin, -itÇi neutre. Il n'y a pas moyen
lois phonétiquess'y opposent d'une
manière absolue. Comme la plupart des mots qui ont t£, ce suf-
fixe est d'origine étrangère, mais on peut hésiter entre le slave
et l'italien. M. Chatzidakis, 'AQv^mc/v, X, préfère l'italien -iccio,
et il est vrai de dire que le -cci italien est représenté par t'Ç (ou
xa) en grec voir p. 81. Mais le sens ou plutôt la fonction du
suffixe italien ne se prête pas à cette étymologie -iccio n'est
qu'un diminutif d'adjectifs; jamais on ne dira coriccio, petit
cœur -k'Çng, au contraire, s'ajoute toujours aux substantifs:
De plus, -iccio ferait probablement -h&g en grec et non
-iz'Cm remonter au latin -iccius, qui serait devenu -icis
comme -arius a fait -ap-ng (p. 84) n'est guère possible. Si
nous supposons, au contraire, que -lt'Çz féminin est la forme
primitive, que l'existence d'un neutre -dv.i a amené, par cor-
rélation, un neutre -h'Çi, et que le masculin -irÇnç s'est formé
dans les mêmes conditions que -owng, masculin, sur -ânu, tout
s'explique. Du moment que l'on part du féminin -h'Ça, le
slave -ica ne fait plus difficulté il est conforme à la phoné-
tique (p. 81) et au sens. N'oublions pas non plus que le
même suffixe a pénétré dans le roumain et y est très usité
gurâ (latin gula), diminutif guritzâ; voyez Diez, II, 318 sqq.
J'ai dit aussi tout à l'heure qu'à Bova -l-'Çi n'existe presque
pas mais ce ne serait pas là une preuve de plus en faveur de
l'origine slave de notre suffixe. Le suffixe -ovrÇuog, qui est
sans aucun doute d'origine italienne, est presque tout aussi
inconnu que -k'Qng au grec de l'Italie. Le premier exemple daté
que je trouve est pua/ir^v, Italo-Grsecal, p. 101 a. 1112.
L'orthographe phonétique, qui commence à entrer dans
–
1. En réalité, -oc/ est toujours resté neutre, même dans la langue
moderne; il n'a pris le masculin que lorsqu'il s'est trouvé uni à des
mots qui désignent des personnes du sexe masculin. Voici un exemple
emprunté à la vie familière ou bourgeoise le fils d'un papas s'appelle
to Tvoanra.5a.xi. Quand l'enfant grandit, ce sobriquet devient nécessaire-
ment un nom propre masculin nccKnaiïây.nç.
l'usage, veut qu'on écrive -ha-ng, -I-gz, -kii par un <r et non
par un t.
Dossios,
-ovlz. p. 40
Dossios, p. a·
r-' r.ipèiv.ovlz,
sqq., -zlÔo-jAz.
40 qq., ~r~ · ce
yj'fovlz; ce suf
suf-
fixe est toujours féminin avec les noms communs; il n'est
masculin qu'avec les adjectifs:uoipov):ng, uzvoo-jhg, etc. Dossios
hésite entre le grec-vlog, -ôllog, r,Svhg, S piy.v Acg et le latin -itlus
je préfère ce dernier. Vov fait rejeter le grec-û/oq u tonique
ne peut devenir ou (p. 96) mais le déplacement de l'accent me
paraît présenter des obstacles insurmontables à la dérivation
par-ztfcis.il y a en latin beaucoup de noms propres en -ullus
et -ulla Tertulla est le plus connu. Or, il n'est pas sans
exemple qu'un suffixe, qui à l'origine n'apparaît que dans
des noms propres, se joigne plus tard à des appellatifs;
comp. le grec -àg. Cela est surtout vrai pour les diminutifs-,
ainsi le latin vulgaire -tttus, -ïtta (italien -etto, -etta, français
-et, -ette) se trouve sur les inscriptionslatines, mais seulement
avec des noms propres féminins Julitta, etc. de même on
rencontre des noms propres en -icco, -icca sur des inscriptions
de l'Espagne et de l'Afrique, en espagnol suffixe diminutif
-ico, -ica. Ajoutons encore que ni l'un ni l'autre de ces
deux suffixes n'est latin, et pourtant ils ont pénétré dans les
langues romanes et s'y sont tout à fait acclimatés. Si le grec
-ov/loc venait des noms propres féminins en -ulla, nous com-
prendrions en même temps pourquoi ce suffixe domine dans
les féminins. On pourrait encore penser au latin -eolus,
qui devient -ûlo, -ûla en napolitain et dans d'autres dia-
lectes de l'Italie méridionale figliule, lenzule =figliuolo,
lenzuolo; de ces dialectes, -ulo, -ûla auraient passé en
Grèce. Je n'ose pas me décider entre ces deux hypothèses.
Pour se prononcer, il faudrait connaître l'historique de la*
question et les dates où apparaît -ovlz.
-ônovfov. Cf. Dossios, p. 39. Koraïs, "Atzztz, I, 172 et
Du Cange, s. v. novhg ont déjà donné l'étymologie de ce suf-
fixe. BxaàéizovAov est un composé de fizGihvg, roi, et -nûïog (pou-
lain), c'est-à-dire le fils du roi; féminin ^zailo-ovlz et fiani-
lo-ovlcc. Puis du sens déjeune, -â-ovlov passe à celui de petit;
le jeune roi, le petit roi; r.y.id6-ovlov signifie de la sorte petit
enfant. Il finit par perdre tout à fait sa signification primitive
et se joindre même à des noms de choses, comme dans l'exemple
donné par Portius. Cf. encore d>z/.i$6-ovAcc, petits ciseaux;
Y.oihoT.ovlz, petit ventre; à.z-6-.ovlo, petit aigle. L'usage le plus
répandu de ce suffixe se trouve soit dans les ethniques 'E/ln-
vonovlo, Qpoiyxéirovlo; soit dans les patronymiques, Ssêaoro-
novlog, ïlocr.aéônovkog, ^pacy/J-novXoç, Nr/oAoTrouAoç, etc.
Noms de nombres.
P. 22, 1. 40. "Evag, èvôg. Le nominatif n'offre aucune par-
ticularité remarquable îvocg supplante êg, comme naripocg
supplante rcar-np. Au génitif, svég est très résistant, il sub-
siste toujours; d'autre part, kvov apparaît dès le xne siècle
Italo-grsecal, 115, a. 1176. Par contamination dehov et desvég
résulte èvovg, Eroph., II, 402, 408. 'Evovg comme Ivov parais-
sent aujourd'hui des formes dialectales la première est cré-
toise.
Au féminin on a pixvnç à côté de y.iàg calqué sur Tovrwnç
(plus bas), et sur piotvhç on refait le masculin jj.io.vov. – L'accu-
satif hxve, inconnu de Sophianos, est encore dû à l'ana-
logie des pronoms, plus bas. Le neutre ha. est calqué sur
le masculin ïvxg. Au moyen âge, on trouve mév, accusatif
neutre; cf. Krumbacher, 63; eig ij.i6v, d'une fois, en un seul
coup, tout d'un coup, devient ai\ixô en Crète. Dans de, jjaov
avrhv r-hv &pav Picat., 466, nous n'avons pas le neutre pour le
féminin eig pov est déjà adverbe. On prononce aujourd'hui
[j.viâ imnd), pviâç, etc., dans un grand nombre de régions;
ailleurs pjx, simplement; dans quelques villages des îles
ioniennes, ma., etc., sans jod.
P. 23, 11. 1 et sqq. Hinc composita. Tous les mots qui
suivent devraient, en réalité, être rangés sous les pronoms.
S. Portius les place ici parce que ce sont, comme il dit, des
composés de ïvag. Nous les examinerons à cette même place,
pour suivre le même ordre.
KocQévag. KaQévag repose sur l'accusatif masculin za0' hx, un
par un, chacun. Il n'est pas hors de propos de rappeler ici que
Y.ZTX, dans ce sens, est entré dans le latin vulgaire et dans les
langues romanes cata unum donne l'italien caduno, espa-.
gnal cada uno, vieux français cha-un. La première syllabe
du français moderne chacun vient de ce même xxtx, de façon
que chacun et vœBévxç se couvrent aussi exactement que pos-
sible. Le féminin devrait être xxrxunxv, nominatif xxrxp ioc\
mais sous l'influence de v.aBivag, nous avons uzBepiz. Au neutre,
on a yjxOévx, et, avec un déplacement d'accent dont je ne me
rends pas compte, y.xBz. Ce yJ.0z a pénétré dans le roumain câte.
D'autre part, par une confusion entre xxQdg et za-am'a, on
vient à dire y.zOxzlg, Abr., 824.
Kavct'g = Y.cb (xoù xv) -f- sic, même un seul la négation est
à suppléer cf. le français personne, aucun, rien. Au
moyen âge, -xvzig garde encore très souvent le sens affir-
matif.
Je relève ici un emploi curieux de zà'v. Prodr. IV, 89 qq.
xiixbg %xv ôé/.x yJy.xrtzzi llxpxç yp-jcàg loyzpiv, Kxl sic x'hv y.ovpxv xov
èïécxlzv xl):ov v.xy.ylxv Alxpxv 19G a, ay.p6r.cn.a~ et y.xv xzgqxox you-
yxoix ez xx [/.syàclzj TAxvxovg y.x\obi "«y zïy.oai V. 55 zay zéçdxpz
vbv àtâiùvi yz[j.â-a. ziq xb y.ovp-/ovnv. On voit que xafy veut dire
même, jusqu'à; il renforce l'idée de nombre; mais il me
semble qu'il a déjà beaucoup perdu de sa force, et que y£v
xzaaxpz et -zacxpx sont devenus synonymes. Cela rappelle une
construction de l'ancien grec zk se joint souvent aux adjec-
tifs numéraux pour dire qu'on arrive jusqu'à tel nombre;
cf. Xénophon, Anab. V, 2, 4 TtAzlovg r, sic ôicyùdoug ùvBowko-j;
Thuc. VI, 67, 2, xb l-ju.T.xv zq dtxv.omovç, deux cents en tout.
Mais de bonne heure èg s'affaiblit. M. Wackernagel, qui
parle de ce fait K. Z. XXVIII, 133 qq., explique de cette
manière l'ancien grec zwzx = èv véx, zv dans le sens de zk.
Voy. encore Prodr. IV, 88 zaJ a-ù t.oxz ovx rr/ôpxazg yJ.v ropvcaiov
yxoixpiv. Icidéjà/.à'va le sens de pas même et son équivalent
dans la langue moderne serait ixhxz. L'accusatif masculin
xvziv, qu'on trouve çà et là dans la littérature du moyen âge,
est probablementune formation savante, comme ywfo, Krum-
bacher, 63. En tranchant y.zulx, pour y.xpuîx, en *a et
rj.îx, on a l'idée que la première partie du mot est za et non
zav on refait ainsi un masculin y.yhxc.
P. 23, 1. 2. îlxaxuîx. L'ancien -nxg a disparu du lexique; il
n'est resté que dans des adverbes et en composition avec
cL, mais alors sous sa forme féminine seulement.Il est possible
que, comme Portius l'indique, on ait dit xzdévxç pour le mas-
culin et tlxgzu.iz pour le féminin; -xaxz'vxç, est refait sur le
féminin. A côté de kxgxz'vxç, forme moderne dialectale, on
trouve, avec contraction de xz en x, un génitif nxdxvoç, Georg.
Rhod.,354, accusatif kxgxvxv, 595,, 314; Georg. Const., 430;
ou bien un nominatif kxgzvxç, Mich. Stren., 75. Enfin, comme
le masculin de -xy.ix est y.xvzîg, avec pour y., de même on a,
sur t:x(jx'mx, un masculin izxexvzU, Cypr., 202.
P. 23, 1. 9. Auovwv.Le génitif pluriel cWwv, au lieu du
génitif duel dvob, se trouve déjà dans Hérodote, dans les tables
d'Héraclée, etc. Par suite de la chute du v final et de l'iden-
tité de prononciation entre m et o, il n'y avait plus de diffé-
=
rence entre le nominatif et le génitif ôvo èjô et èxj<ù\y\ =
djô; Sophianos ne connaît pas d'autres formes que èoo. Mais
comme dans rpiwv et Teer<rapa>v il y avait le génitif, on en
voulait donner un de même à êw et l'on forma un type
ôvov&v, en intercalant un v, parce que le v avait pris le rôle de
consonne de liaison; cf. p. 89. La forme ancienne du
génitif est conservée dans slvai èvà yoovà, etc.
P. 23, 13. Ts'o-crapsç. On trouve des formes qui distinguent
1.
les deux genres zéaaapovg, Schmidt, 54, 15; 64, 14, Carm.,
1, 63 réVo-aoatc, 59, 18 ou bien le nominatifet l'accusatif mas-
culins et féminins TcWpsiç,Belth'452,Phys.,p.577, Georg.
Rhod., 343; cette forme est calquée sur xpdz. Au lieu de 'da-
gocqsç, on dit par assimilation daespeg, qui existait, en ancien
grec, dans les dialectes ionien et arcadien, et qui s'est
répandu de bonne heure âex.*dae[px, Pap. Berol. Sitzungs-
berichteder Berliner Akademie, p. 916 XV, 8 et 919 XXII,
16, et au moyen âge, Mich. Stren., 20, etc. Sur Teo-repstç, daaapx,
voyez aux Additions, à la fin du volume. Les formes mo-
dernes communes sont TeWepets masculin, féminin, accusatif,
nominatif, génitif recraxpoy, neutre TsWspa.
P. 23, 16. "E£«. De même Sophianos et Georg. Rhod.,
1.
191; Prodr.III, 242; Apoc. II, 189; Missa, 226; du reste déjà
Italo-graeca I, e^t, p. 92, de l'an 1005; l'y? vient de £>nv-a.
'Evvzid. n'est qu'une variante orthographique de èvveâ, èmâ, pro-
–
noncé enjd. On écrit aujourd'hui
et écrivez evrexa.
ivvid. – "EvdzY,x, prononcez
P. 23,1. 18. Aacarpers.La transposition des deux membres,
èzy.y.rpeïq pour rpiG7.odav.oc est ancienne; cf. ôexarplx, Tabul.
Herculan., II, 68; dsxarerôpm II, 86; dexoméwe, II, 69; dexcdÇ,
II, 40; âemsmd} II, 61; on disait même âixoc sic, II, 34; èha.
âîio, I, 29, etc. Déclinez dvmziaazpziq comme réaaepziç. Lisez
dsKo^râ, dexocviz, plutôt dexxevuz avec un e très réduit.
P. 23, 1. 22. Tptav-a. La chute de la syllabe y.o n'est pas
expliquée; cf. oyâo-ma sur une inscription juive de Venosa
Ascoli, Iscrizioni latine, greche, ébraiche inedete e mal note,
nr. 4, 17-, ksvtyjv-x, 4 rpizvzz dans Lebas-Foucart, Voyage
archéologique en Grèce, II, nr. 137, inscription d'Argos.
Au moyen âge on trouve les deux formes suivant le besoin
–
du vers yèôvxz, Georg. Rhod., 343; I^vra, 396. A Bova,
triakonda subsiste. – 'Oyôowrz, aujourd'hui byèôvzz. Tso-
–
–
aepziq jùdzozq.
P. 23, 1. 29. Nùdoï/vi est l'italien miglione, probablement
par l'intermédiaire d'un dialecte méridional qui change -e en
-i (migliom). Pour les Grecs, miglioni était forcément un
neutre en -t, pluriel -ta. Les ordinaux ne sont pas d'un grand
usage dans la langue du peuple.
Adjectifs. – Degrés de comparaison.
P, 24, 1. 8. Adjectiva. quœdam sunt in oz, quœdam
in vjç. On peut faire pour les adjectifs à peu près la même
classification que pour les substantifs
I. Parisyllabiques.
a) -oç, -y], -o.
b) -oç, -y., -o.
c) -Tic, -lia, -v.
d) -ZÇ, -73, -o.
II. Imparisyllabiques.
-WÇ)
-v^s?) -y., -mov ou -y?.
la). A cette classe appartiennent tous les anciens adjectifs
en -oç, -7j, -ov; -oç, -ov; -pôç, -pz, -pov, -zoç} -ta, -tov\ xy.léç,
v.oùcri, y.oclo dQâvazoç, àBzvar'si, aBzvaro xxQzoég, 'zQzp'/i, v.cSzpô
ypvo'éç, yovtj-fi, jova6\ voyez p. 110 sqq. } oydooc, oyôori} oyooo.
1b). Ici se rangent zypioz, zypiz, zypio, exemple de Simon
Portius; (3e'êwç, (3ô'cj3c, fiéSio de même tous les adjectifs dont le
thème se termine par unj zyiog, zyix.
le). -siz, -u; (3a97)ç (c'est-à-dire [3aO-Jç), fizOziz, fizQv;
-Tîç,
voyez p. 142 sur cette flexion. Le génitif du masculin fait
j3a0£jo-j ou (3a9yj. Il vaudrait peut-être mieux écrire ftzSvg,
génitif (3a9û, accusatif j3a9u, parce que, par le seul fait de
la force du genre, on pouvait arriver au génitif [3a0y sans
l'identité phonétique des désinences de (3a9uç vlhxm. Nous =
avons vu, p. 108, que yhwôç attire rav.pôg en crétois et en fait
mxpus; en Grèce l'inverse se produit: mv.pôg subsiste et fait
dire ylvxég. Tlvxoq, ylvzeid, ylvxé rentre donc dans la caté-
gorie I, b.
I d). Ce sont les adjectifs de la déclinaison
consonantique
svâxîpovxq, eviïaluovfi, evd<zîy.ovo, on dirait de même
(joyfpovzg, etc.
le masculin est refait sur l'accusatif, le féminin et le neutre
reçoivent la terminaison générique qui leur est propre. Dans
le paradigme même de evôzîuovzg, nous avons seulement voulu
indiquer la forme du neutre et du féminin le vocabulaire
courant dirait èyxv%ia(j.évo ou ©ru^iapivo.
II. Cette classe renferme les adjectifs en -ng, qui pour la
plupart sont d'origine étrangère, ou bien correspondent aux
adjectifs en -•/??, -ovg, par exemple evlot&ng. Le singulier suit la
déclinaison de vli^mg, génitif -yj, accusatif -79 le féminin est a (ou
bien -lava, voyez plus bas), le neutre -vaov ÇouAiapyjs, -a et
'Çovhxpirracc, -iy.o -iaaa, -ixov, etc.; cf. Legrand,
[j.avpoypvÔYiç,
p. 36. Le pluriel du masculin est -sig suivant M. Legrand;
mais c'est la forme savante; la forme populaire, au contraire,
est -tôeç, cf. p. 133 sqq., ou même ~oi 'ÇovMpoi est à 'Çovhdpoac
ce que [ux.pol est à uixpodç.
classe
l 1)'
Il arrive souvent que des adjectifs en
I
~), ~ptëog, -o 'p
üi~~ô~ =
-rtq
9
passent dans la
-e$; cf. ~a'00~
Solom., i40-, féminin â^Qsia, Solom., 112. On a de même a^«0oç,
f.
~TrpsTr- «tu/;4,
àjpemq, 3' ")" eu~6o. àcôté
àTVx~ ôvarv^nç, %-£//]$• et zvlo£og
féminin fiXocèldiavoc, etc.
de
aoAaooç, â-npenoç, arvyog, dvazvypg, xpeloç pour àpvMg, o&la&nq,
côtéde evla&rig, le
P. 24, 1. 22. Kléoz-ng- sont plutôt des subs-
vléwcpux. Ce
tantifs désignant des personnes, que des adjectifs, dont S. Por-
tius parle ici; -rpta est la forme littéraire, zpx serait la forme
populaire; voy. p. 111. Pour zoVrpa, pcprpa, ùpxurpx npoÇs-
vfrpx, etc., etc., cf. Foy, Lautsystem, p. 129. --pti est à l'ori-
gine le féminin de -r/jp [Mpyârnp, -corpta celui de -rng est -ng,
génitif -riSog, par exemple toAittk, izollxig • avl-wfc, avknrig\
vMnrr.g, yJénnç; Kpofnzyg, Tvpof/jzig; mais
on a déjà, en ancien
grec, izovnx-hq, mimpix, parce qu'au masculin les deux forma-
tions en -zrç et en -rng existent souvent l'une à côté de
l'autre pour xWrvip ancien, cf. Krùger, Gr. Gr. § 329, 26;
330, 1, d'où y)Jmpix pg.; d'autre part, de ^Qr-ng on faisait
pxQ-nzpiç;cf. encore 'jia&r/jç, tyâlxpix.
-lava, -foax est le féminin des masculins en -eu?, mais il n'y
a pas de lien phonétique entre les deux suffixes -w<7a = -oua
cf. latin victr-ic-s, fizaQdccrx (Pap. Lup., !31, 25), à côté de
et fiylavic. Plus tard, -iaax devient
ÇlzaiAi;, fizAxvïjg, (3a).âWffa
plus fréquent et pénètre dans le latin et les langues romanes
itàlien -essa, français -esse. Dans le génitif b/yovictrr^ Italo-
grœcâ I, 140, a. 1281, il y a évidemment une influence ita-
lienne (remarquez l'accent). La forme grecque se trouve ib.
99, a. 1115, a-jyyiviGGx. &s6q fait Osiaaz, Cypr., 13, 6; cf. en-
core xG-pové[ju<i<jx, Asin., 57-, èièxavJlmGx, 59, etc.
P. 24, 26. -p7]?. C'est plutôt -xpn; qu'il faut dire, latin
1.
-arius. Ce suffixe est parmi ceux qui ont rencontré partout
bon accueil; on le trouve en allemand, p.e.,anc.h. ail. chel-
lari, morsari nouv. h. ail. ketter, morser, pf or trier, etc.;
en celtique irl. altoir, altare; riagloir, regularis; lubgar-
toir (jardinier) dans les langues slaves, il s'est toujours
très vite acclimaté et a donné naissance à de nouvelles for-
mations. Dans un papyrus de Berlin, de l'époque des Antonins,
on lit déjà '^v/xpiov, -nxidxpiov, hi3vy.zpiov. etc., voir Sitzungs-
berichte der Berl. Akad., 1885, p. 904; exemples de l'époque
byzantine dans Dossios, 13. Ce qui est encore remarquable,
c'est que le neutre a formé des diminutifs Tixidxpio, ywxuxpio,
nodzpi, etc.; et de là on arrive à un suffixe augmentatif -xoog,
-ocpx suivant la règle donnée p. 122 r.6ôxpxg ou -xoàxpx, un pied
grand, mal formé; wjïxpoç. yjva.iyJ.px, etc.; cf. Dossios, 42 sqq.
P. 24, 1. 30. -xç.formant fœminina. in-xlvx. -xlvx est
à vrai dire le féminin des thèmes en -wv ouyâv cf. ratrwy,
TtVvTatva; Bepxxow, Qzoxizy.ivx èoà:/MV, dpxxxivx. Mais le sens de
yzyâv et de oayà,- est le même; ozyâcg n'avait pas de féminin;
yxyôw disparaissait du lexique, et devient ainsi le
yxyxivx
féminin de oxyxg. Ce ne sont que les oxytons en -xg qui font
-xivx, les paroxytons font -iaax\ de môme ceux en -ixg.
P. 24, 1. 37. Mastpî;. Cf. p. 142. Il est inutile et même
erroné d'écrire p-azpi'c et de le séparer ainsi de (3apuc. On voit
bien que là où Portius n'était pas guidé par l'étymologie, il
écrit phonétiquement. D'ordinaire il emploie, autant que pos-
sible, une orthographe historique. Mx/.pix à côté de fixpsîx est
tout aussi inadmissible on disait ou bien {j.xr/.pix,fixpix}ou bien
paxpsîa, (3apsta, et il faudrait conformer l'orthographe à l'une
de ces deux prononciations.Le peuple dit, en effet, fiy.piâ aussi
bien que uxxoix, car les deux féminins sont identiques, et ceux
qui veulent écrire flzpzix ou fizpéïx, devraient tout aussi bien
–
écrire {x<x/.pziâ ou y.oa.psîz. Au lieu de xvpx, 1. 38, lisez îtspœ,
et, p. 25, 1. 2, rétablissez ylvxég, etc.; cf. plus haut, p. 155.
P. 25, 1. '7. Explicant sua comparativa. per tùàx.
C'est l'ancien neutre tïIsov pris adverbialement. Wiov, comme
tous les adverbes dérivés d'adjectifs, a pour terminaison a,
cf. p. 74. Aujourd'hui, la forme commune est mec, mé (pjd,
pj6). Les comparatifs en-twv, -iov, ont disparu, excepté yJXaiov,
vJ}li<x, qui, identifié avec |3sëw(v), etc., fait au masculin vJlhoq,
au féminin vJlliot, Belth.,540; cf. Schmidt, 29, 9. On a de
même, àBova, plen gdlia, et encore pie hhiru, plus pis. Sur
yJlhoc, on fait xaôapta, Eroph., 1, 450 r^piaaioc, Eroph., II, 47
roc mplaaioc fiocpw, II, 175; II, 141.
A l'époque où 'psïaao était encore vivant, on créa, à ce
qu'il semble, un comparatif -kIzïggov au lieu de izkiwv, et ce
likïaaov a subsisté longtemps dans le néo-grec mais il a subi
l'influence de vJllia et est devenu izlzlcaix, Eroph., II, 114,
574; uzyô&o izlzlao, Eroph., II, 132; cf. I, 384. Enfin cjv^ax,
Eroph., I, 585. Le superlatif p.sya/wra"o$, comme tous les su-
perlatifs, a disparu de la langue moderne. La règle donnée
11. 19-21 est purement orthographique.
P. 25, 1.24. Mutari o in rl} in solis comparativis. Pour
xa).o'ç, Sophianos donne 7.a)Jdr£pcç, v.Sliaxoq et vJXhoz, cipiarog.
Avant la disparition complète de zaA/Uwv, le sens des compa-
ratifs s'était déjà affaibli dans le suffixe -twy; c'était -repoç, qui
exprimait surtout l'idée de comparaison. Au lieu de dire
ym.1a(-(ùv, on disait donc y^All-rspoç au lieu deY~xAA\tov,x.oc/liérepoï-,
cf. ylvY.sie~c.pov, Kaibel, 572. Ces deux formations subsistent
pour zaXÀw'repov, voy. Krumbacher, p. 62. – Les adjectifs en
-vç ont -urepoç, prononcé -irzpoç-, de même (j.ax.pvc, ij.cc/.plrzpog.
Celui-ci et Y^aDirepog entraînent [xzyoàirzpoq pour peî'ÇMv, et sur
psycùdrepoq on calque yovrpkzpoc, à côté de yovrpôrzpog (commun).
D'autre part y.acllrzpog fait dire y^yûrspog. Je note encore
àaizpirzpog et son contraire pa-jptrspoç; opopfnrepYi, Pio, 17;
Cypr.,75, 3; 16; Ttpmvrzpx, Eroph. I, 174; Sachl. I, 274; II,
608; rooivnrzpov, Sen. III, 80. Quant à l'v de mhkepov, on peut
hésiter entre l'influence de nolvg et celle de [xzyal-kzpov,
xocAAhîpov. Je préfère cette dernière hypothèse, parce qu'elle
nous expliquerait d'où nous vient le r.oklôrarog de notre
auteur. Il faudrait donc écrire nolirepoç.
Lea comparatifs doubles, qui se rencontrent dans des
textes plus ou moins vulgaires en ancien grec (voyez Kühner,
t. I, §157, 4), ne sont pas rares au moyen âge v.pzi-z6ripov.
Belth.,532; Alph. Mund., 85 uz&zspov, Quadrup' 497,' et
même irho ytipôzzpov, Dist. I, 18. On dira de même aujourd'hui
r.ib 'câ:/jTSQO.
Les superlatifs en -izzog. que Sophianos connaît encore,
[Ayinzog, vJXliazog, vÂvsazog ont péri. Je relève u.iyé)ic>zc/.zog,
Phys., 3. – Contre za/v^roç, yovzprtzxzog (11. 28-29), pas plus
d'ailleurs que contre za/w-a-oç, etc. (11. 30-31), il n'y aurait
d'objection théorique à faire; seulement ces formes ne nous
sont guère connues que par S. Portius.
P. 25, 1. 32. Adjectlvum mAog. Ce que dit Portius est
juste, toutefois avec une légère correction c'est que ylhç
n'est plus jamais aujourd'hui adjectif. La comparaison ne peut
donc tomber que sur ysysà-nzepog. Substituez aussi à ysytxlâzazog,
6 [jzycùizzpog.
P. 25, 36-42. De toutes les formes données dans ce
11.
paragraphe, il ne faut retenir, pour l'usage, que le comparatif
Tîepiaao-spog.
P. 26, 1. 2. TovpY.ércovAoç, 1. 6, pdv^rfjr.ovlog. Ce sont là plutôt
des substantifs que des adjectifs, et comme substantifs ils ne
sont guère usités qu'au neutre To-jpy.é-ovAo, TwpoWj/o, p. 150.
P. 26, 1. 4. Ce suffixe renferme deux suffixes,
-o-jz'Cj/.Qq.
-ov-'C=itixl. -uccio roum. -ictz, et-izo, qui est grec. Cf. Dossios,
p. 41 iviovt'Çmoç de viog, p.tzoo-JrÇtzoç, peya/oû-Çizoç, etc. Il se joint
presque toujours à des acljectifs, rarement à des substantifs,
par exemple vîpo-JrÇtzoy, Prodr. II, 413, etc.
-novloç, cf. p. 150.
La classification des suffixes qui forment des adjectifs
n'est pas meilleure que celle des suffixes des substantifs
(p. 143). Le genre du substantif primitif n'y est pour rien.
Les suffixes sont en partie les mêmes qu'en grec ancien
il y a néanmoins quelques changements assez curieux à
signaler. Ici aussi, le manque de matériaux m'empêche d'ap-
profondir un sujet des plus intéressants.
-<zg. J'ai déjà parlé de l'origine et de la signification de ce
suffixe. Il n'est pas restreint aux substantifs féminins en oc,
comme le dit Portius; cf. zscpaAâç de v^cù:n, qui a une grosse
tête; uscyovldg, joufflu, de tj.zyovlo] aToiiacrôcg de a~6ua.
'oç. Il serait peut-être plus juste de dire -iv.og, parce que
c'est la forme du suffixe pour tous les thèmes, excepté pour
les thèmes en -ta; cf. pov& atôg de povcrx, TzyyiY.6g de ts'yv/î,
izote[j.iY.6ç, de izôtepog, ypxp.pxTiy.6q de ypdppx, fixaàuog de fixaitevg,
ai(jTiY.6qde acrrj, ^ôao? de v$oç, p:nrpivJg de p:nr/ip, TSY.ToviY.6q de
tsVwTcûv, etc. mais
YJxpôixY.6g} xvptxyJq, de Y.xpôlx, xvoix. C'est le
suffixe le plus ordinaire pour former des adjectifs en ancien
grec comme aujourd'hui. L'accent est toujours sur la der-
nière syllabe.
-dcp-nq. C'est le latin arius, v. p. 84. BxpvJ.pvg – barcarius,
ital. barcajo/barcaro
à côté de âp.a£àg.
izepiSoTâpriç, jardinier; cocher,
-ovknq. Voy. p. 150. Mupovl'/ig, zovrou/lyjç, mpèvAOvhx, àpoaovkx^
/pvaovlx, SLxQovlx, etc.
-Tspog. Je crois que Tspôq est né de la même manière que
-a/a (p. 148), et qu'il est dû à une fausse coupure; -epog(v. plus
bas) s'ajoute d'abord à des neutres en a, qui naturellement se
produisent sous la forme pleine du radical en -a- par exemple,
on a de aip.x, radical xlpxT-, un adjectif odpxTspôq-, plus tard,
on considère xïpx d'une part, xîpxrspog de l'autre, et l'on a
l'idée que -Tepoq est un suffixe.
P. 26, 1. 12. -voq. TLaiziàxuoq est le latin capellanus en
effet, tous les adjectifs (il y en a très peu) en -xvog, viennent
soit de l'italien, soit du latin. On a de même Swavos, men-
diant, et quelques autres, par extension du suffixe.
P. 26, 1. 14. Idemprœstandum est si à neutris deducenda
sunt adjectiva. Dans tous les exemples que cite Portius,
l'a n'appartient pas au substantif, mais au suffixe. Une déri-
vation, dans laquelle entre la désinence casuelle d'un subs-
tantif, soit le nominatif pluriel, soit tout autre cas, est
impossible; on prend toujours le thème. Du reste, il n'y a
rien d'intéressant parmi toutes ces formes, si ce n'est -xtoç.
Nous avons déjà rencontré zepar-âç, izxpxpvBi-dpng^ -xTog
(cf. Dossios, 12) est le latin -atus, qui pénètre d'abord
en
grec avec des mots latins (3ap6aroç, entier {non châtré), du
latin barbatus-L cf. pour le sens le roumain bârbdt, homme;
ysvydToç –fugatus, modifié sous l'influence de osvyoi i sur
ysvydrog on calque Tpzjpf.xog. On peut distinguer deux classes
1. Cf. xXswoOpa, qui vient, comme Dossios le fait observer avec raison,
du latin clausura; la première syllabe a été rapprochée de x).st&>, d'où
si au lieu de au.
de mots formés avec -xro: l°Le suffixe se joint à un thème
verbal; l'adjectifrenferme alors toujours plus ou moins l'idée
d'un participe passif yzu.xroz de yé^jM, rempli; rpe.yj.7og de
rpixM, etc. 2° il se joint à un substantif pour exprimer l'idée de
doue, fourni, muni de quelque chose; le sens primitif trans-
paraît toujours y:jpu>dxroq, odoriférant; àvpzroq, appétissant,
frais, de ccypog, écume. Le neutre, pris substantivement, sert
à désigner des fruits préparés xvdtovxTo, cotignac; Y.xpv'Jzro,
à(j.vyôxlxro, ya.la.Tx~o, etc.
P. 26, 1. 20. Wow.xriv6q. -woç, très fréquent dans toutes les
périodes de la langue grecque, forme des adjectifs qui ont
plus ou moins le sens possessif; cf. Dossios, p. 20: y.<zïo-xipivéq,
ce qui appartient, ce qui se rapporte à l'été de même yzzuivoç,
crw.zpivéq, Tvpivéç, etc. (l't tombe souvent dans ce cas, p. 85)
Bxlxaaivôq, xvpivôq, etc. Dans ce sens, -wôç, est oxyton; il y a
un autre -ivog proparoxyton, qui forme des adjectifs de ma-
tières (j.xaaivo;, de poil; tyxBivoc, de paille, etc.; la distinction
est déjà ancienne; on a en pg. kansoivàç et xcoânvo;, mais
cf. plus bas.
P. 26, 1.20. -xûiY.oç.WMu.xr-zpizo;peut se comparer à -ovt'Çkoc,
en ce sens que c'est un composé d'un suffixe latin et du sut-
fixe grec -ko:, et aussi parce qu'il est proparoxyton, tandis
que -y.éç, joint à des substantifs, est oxyton.
P. 26,1. 22. Modo. -wÀq, modo. -zoéç. La seule forme po-
pulaire -est -zpôq -~opé: est savant, car r, atone devant p devient
s; cf. p. 81. En ancien grec, on a -r,p6: pour les substantifs en
filâco: et
n, -zpôq pour ceux en o, o- (3/aêspo'ç se rattache à to
non à (3/acy;.
P. 26, 1. 24. A.vnr-ôpé;. De lv-à on fait W/jro;, comme de
ozyc), yzynréç, et de là on tire ïvnrnT-zpéç. Nous avons alors une
nouvelle source pour le suffixe --epog (cf. p. 159) on rattache
):j-r,rep6ç directement à ïv-r,; ou bien, c'est déjà le suffixe
-tzooz, connu par ailleurs, qui se soude à Ivirn. On peut faire
la même remarque au sujet de Tip-n-uxéç, qui n'est autre que
tlutitôç, plus le suffixe -tzo'ç; ou bien ziar,, plus le suffixe
--r/o'ç, détaché de aMu.xr-iY.6z, senti comme aMy.y-riY.ôç.
P. 26, 1. 25. -loq. -io: n'a plus aujourd'hui aucune vitalité,
tandis qu'en ancien grec il était très productif kanépioc, ovpx-
vtoç, èhvOzpioç,1 etc. Le suffixe -uéç le remplace souvent
cf. Dossios, 21, qui cite dzhxamvé; = QocAâamo:, avpivô: =
avptoç. Un exemple moderne est zovoioç (y.ovoog).
P. 26, 1. 27. Mnrapâç. Entre pJrv? et pwxpâc, (adjectif formé
comme yWo-àç),. on peut supposer comme intermédiaire le
substantif uv-xpa, grand nez (pour -àpx augmentatif, voir
p. 156). Mais ce degré de transition n'est pas absolument né-
cessaire; -âç a souvent une signification méprisante; il désigne,
comme c'est le cas dans notre exemple, ?.m homme à grand nez,
un nez gros, qui sort du commun; la môme idée de quelque
chose de laid, de hideux, de difforme, est exprimée
par le suf-
fixe -zpx. Or, la combinaison de deux suffixes
synonymes,
-à,- et -<kpx (je dis synonymes quant à la signification, non
identiques quant à la fonction) est un moyen très souvent
employé par le langage, pour donner plus de relief à l'idée.
P. 26, 1. 33. 'AvBpomivôg. En ancien grec, œ/jpâmvog. La
règle de l'accentuation moderne, qui introduit partout le
nivellement par analogie et qui, par là, prend
fixité, n'a pas encore ce caractère absolu une grande
en grec ancien
dySpornivoç, Qxlzaaivo^ devaient être et ont été attirés
X0eo-ivoç, etc. A côté de Ayoç, qui forme des adjectifs de
par
matière, on a -èvioç dans la même fonction (Portius
en parle
quelques lignes plus loin, p. 26, 35-36) PSkiviog, xepivio;, t,xyx-
pévioç, etc.; cf. Dossios, p. 21; je
ne trouve pas l'origine de
ces suffixes. Dossios compare l'ancien 'eipiv-zog; mais pour
arriver de là à -évioz, il faudrait supposer ou bien une méta-
thèse de -ivsog en -évioc, à l'époque où IV était
encore voyelle,
ce qui n'est guère probable ou bien un changement de
-ivioz = -injos en -énjos
par une dissimilation dont nous ne
voyons pas l'analogue dans la langue moderne.
P
P. -96~l ()4'
26, 1. 34. -izpizoç, ?tt
ut àfâoç.
'i' nochis,
.l p<£ixpa>o-. Sur
Sur
-xpiv.oz
voir p. 160. Reste l'£ dont nous n'avons pas parlé. Il faut
partir de xou^m, diminutifdezoW^-et non de œ, lui-même.
Etant donné que v.ovij.rd existe, cela n'a rien d'extraordinaire,
et l'on arrive facilement à y.o-j^vixpuog.Mais les choses ne sont
pas aussi simples en ce qui concerne po'OÂpuoz on ne connaît
pas de diminutif pô'Qi ou po'cL Cependant, vu que po^W,
adjectif régulier de pôfa existe, et que les deux adjectifs
poZtxpuoç et y.ovuruxptxo: sont synonymes, l't du premier peut
être attribué à l'influence du second. Du reste,
un suffixe
-ixpuog peut ainsi se former d'après
ce modèle et subsister à
côté de -dpivsjç. Voyez plus haut à -zmaz et -rspoc, p. 159 160.
et
P. 26, 1. 37. At neutrorum in i, adjeetiva. Tous ces
adjectifs ne reposent pas sur les diminutifs en -t, car i ne
pouvait pas tomber yioxn + -xor,: aurait donné ytox/jJ.ortz.
Il faut partir de yéox^ radical yswni-, etc. On peut avoir
quelques doutes au sujet de szv).hxo; en effet, le diminutif
ffxu/i, avec le suffixe -~v/.6z conduit bien à mSH-wsjz mais le
radical ctx.-j/o- et le suffixe -rr/.oç donneraient le même résultat.
P. 26, 1. 41. Sœpissime in -àç, ut 'Moi. pisci-s, tyzpxc pis-
cator. Le suffixe -àz sert à l'orig ine à individualiser, à
désigner une personne qui fait, qui possède quelque chose
mangeant; cpayâ;, celui qui mange. Tout le monde
ozyïi qu'à une personne
mange on ne donne donc le nom de
dont la manière de manger a quelque chose de particulier,
de choquant, d'extraordinaire yxyxç est le gourmand. De
même '/syziâz [est celui qui a une tête autre que celle de tout
-J^oaç est celui qui s'occupe spécialement des
le monde pois-
même aidspâç, forgeron;
sons, qui les prend, le pêcheur; de
toxWtôç, cordonnier; tylxz, bûcheron; uu/lâc^ marchand de
laine; asXâç, marchand de miel; Çsvyxc, laboureur, etc.
Quant a l'origine de ce suffixe, on ne peut guère penser à
fjyxz. qui ne se prête à ce rapprochement ni pour la forme
ni pour le sens. Nous avons vu plus haut (p. 134) qu'il y
avait une confusion entre ces deux classes de noms, et que
le pluriel var/zdsç est dû au pluriel ©uya&ç-, mais le génitit sin-
gulier de oxyàç est axySc, en ancien grec comme aujourd'hui.
Il faut donc chercher ailleurs une explication. SnrKlsor.xq, etc.
(cf. p. 133434), sur Voozïz, etc., on disait d'abord yxyàç
dans un sens moitié caritatif, moitié ironique c'était un
sobriquet, un mot qui tient le milieu entre les noms propres
à
'& bs appellatifs, et qui, cause
de cela, prend la forme des
noms propres. Je crois avoir
également démontré que, de
même, le pluriel subit l'influence des noms propres, ce qui
confirme mon hypothèse. De plus, le dialecte de Bova ne
connaît presque pas les pluriels en -âô-c (voir p. 134); il ne
possède pas non plus les substantifs en -âç, ce qui montre
bien la relation qu'il y a entre le suffixe du pluriel -dkz et le
suffixe adjectival -&q.
P. 27 1.1. Fœminina in -i~
ÙoknvM
habent adjeetiva .in --ix.be
(aujourd'hui iroMmaç) vient plutôt de -o)kn: que de
r.ôhç.
P» 27 1. 2. Verbal la >.> mutant a in r. Il est évident que
KHWixo'ç ne vient pas de vdvmiz,mais que l'adjectif aussi bien
que le substantif se rattachent directement au verbe juvs'w,
thème îtiv/j- le suffixe est -to' et il se soude aux thèmes
verbaux de même <p-jtaa- donne ©yAa*rr/4 • (3.W, SAaTrnzoç, etc.
P. 27, 1. 13. Bas slbi régulas observandas proponat.
Les règles ne sont pas très nettes ni bien formulées
au point
de vue historique. Toutes les dérivations verbales font
le thème du verbe. Or, le thème se retrouve tantôt
se sur
sous une
forme, tantôt sous une autre. Pour les verbes circonflexes, dans
lesquels la voyelle finale se contracte avec la désinence
per-
sonnelle, il faut avoir recours au futur ou à l'aoriste a>a«,
eflrraz] ys)&} èyéXx-w, àyonzà, rycfarr,-<jx. Les verbes barytons,
au contraire, montrent très souvent le thème inaltéré au pré-
sent ainsi, nous avons ypdo-a, tandis qu'à l'aoriste la
consonne
finale du thème s'estsoudée avec le ade ladésinence temporelle
tyoGciz-cz,TOty-û), ï-vv/az. etc. Dans tous les verbes dont le thème
du présent se termine par une consonne simple, le thème
verbal est le même que celui du présent. Il faut excepter les
verbes en -yW, surtout en -«vw, où le y n'appartient qu'au pré-
sent. Les verbes en -Çw n'y entrent qu'en partie c'est très
souvent une gutturale qui se cache derrière le <
Les verbes
en -aa- ont, en général, une gutturale au radical; enfin, ceux
en h, pv, wv, ne conservent le y qu'au présent.
Les exemples de Portius rentrent tous dans ces règles,
excepté yvàpipoq, yvapifa on s'attend à yvâpiau.oç. Mais il faut
savoir que yywp-i'Çw et yvép-iu.og sont deux dérivés, indépen-
dants l'un de l'autre, d'un radical yvop-. II y a encore d'autres
exceptions on a yùû, è-y&z-a-x, mais yikaujrh^ yàccvzo;,
comme si le présent était yeU&. Cela vient d'une confusion
entre les verbes oxytons et ceux en -£«, -«ÇW; dont je parlerai
dans le chapitre du verbe. Quant aux suffixes eux-mêmes
cités dans ces deux passages, ils ne donnent
pas matière à
observations.
CHAPITRE V •
Du Pronom.
P. 27,11. 37-39. Primitiva. slcflectuntur. Ni Sophianos,
ni Portius ne citent èuov au génitif singulier, qui, pourtant,
existait à leur époque, puisque i{J.ov et ij.ov appartiennent
aussi bien à l'ancien grec qu'à la langue du moyen âge. On
peut, du reste, trouver une explication du silence de nos
auteur s hhx est la forme emphatique, qui s'emploie au com-
mencement de la phrase; comme enclitique, kuhx ne se
trouve qu'après un mot se terminant par une consonne la
même différence existe entre èuoù et y.ov, mais celui-ci est
presque toujours enclitique, de manière que èu.ov est rarement
employé et pouvait échappera un grammairien ni trop rigou-
reux ni trop exact, et personne ne dira que Portius pèche
par excès d'exactitude.
L'accusatif èyhx est très intéressant, parce qu'il contient
deux fois le signe de l'accusatif. A la même époque, où
raripa était devenu Kxdoxv, èy.é s'est changé en eu.iv,C. 1.3440,
6, de l'an 214 ap. J.-C., et c'est une forme qu'on trouve sou-
vent dans les textes du moyen âge syiyPuell Juv. II, 14-, hh>.
Glyk., 248, 312, 369; Puell. Juv. II, 26, etc. Mais la langue
n'en reste pas là. Déjà dans Prodrome on aipivav; cf. Prodr.
I, 105; II, 32; V, 2; Glyk., 131; hévxv, Spaneas I, 27 (Psi-
chari, Essais, I, p. 170). L'a est celui de l'accusatif, àe-x-iox,
hhco esta
par exemple. Le final ne fait pas de difficulté;
luhx ce que vx-ziox* est à r.x-kx. Il se peut bien que iu.ivy.v ait
été fait après coup, et que cette forme ait pris naissance dans
des combinaisons où le mot suivant commençait par une
voyelle ou par une explosive sourde; en effet, des exemples
que j'ai cités, trois sont à la fin du vers, un (Glyk.) devant
v, un (Prodr. V)
devant z Lorsque tous les accusatifs avaient
soit-a(y), soit -o(v), soit -:(y) comme terminaisons; les deuxui(v),
(ji(v) restaient isolés; pi étant le thème, le signe caractéristique
de l'accusatif ne s'y reconnaissait guère. Alors, on fait ce
qu'on avait fait des siècles auparavant avec les accusatifs n'y,
Zriv, qui se trouvaient dans des conditions analogues on dit
hh-xiy) sur KZ7ipz(v). C'est -a(y) et non-o(v) ou -t(v), qui s'im-
masculin que féminin,
pose, parce que x seul est aussi bien
tandis que o aurait donné l'idée du masculin, i, jusqu'à un
certain point du moins, l'idée du féminin.
'Kuiî;. Il va sans dire qu'il n'y a pas ici de changement
phonétique de vj en s. Après les mots à terminaison voca-
lique, l'y; tombait forcément dans l'enclise (v. p. 102) u.zlc,
uzz, se rapprochaient dans ce cas de u.oj, uivx, et alors on
1. Prodr. III, 330, swévav liyovGiv est contre la règle, mais ou a déjà
vu que Prodrome est parfois inexact en matière de
final, p. 89.
crée des formes correspondantes à èuov, hhy., c'est-à-dire
iu.zîz, ia^c.Leplus ancien exemple de ce phénomène remonte
au xe siècle rcov aicov vJr,povoy.(jdv Italo-grœca I, p. 89 de
l'an 960, se lit à côté de rov Bsiov t^mv, m y.umv flovhi. Le
contexte montre quesuMv est bien le génitif pluriel du pronom
personnel r,ymi et non pas le génitif pluriel du pronom pos-
sessif éy/M. On devrait donc écrire aujourd'hui eus?; et non
h.cï:, comme on fait souvent. Le génitif pluriel hÀv n'est pas
usité de nos jours. Ce qui est vrai de èusïg, nominatif, est
aussi vrai de iy.xc, yd: accusatif. Aujourd'hui, yxc est surtout
enclitique èyzg est à la fois emphatique etpostconsonantique.
Seconde personne. L'> initial est dû à l'influence de la
première personne éav, èaévx, d'après syw, èyivoc, parce qu'il y
avait des cas où, suivant le contexte (devant une voyelle ou
devant une consonne), l'on disait a~j, cn-va, comme 'yw, ydvac. Au
lieu de hv on a iaov en Crète, à Otrante et à Bova, forme très
difficile à expliquer. Dans les dialectes de l'Italie, où final
tombe, où, par conséquent esi (èo-v) coïncide avec icrer? devenu
esi, on se voit obligé de chercher une nouvelle forme pour
l'un de ces esi le pluriel restait à cause de emi; mais à l'ac-
cusatif singulier, il semble qu'on ait pris la forme, esu du
génitif, parce qu'elle était devenue sans emploi. Mais en
Crète, où le
final subsiste, cette explication ne suffit plus.
Voici quelques exemples anciens de l's prothétique hov,
C. L, 4864, Egypte; Pap. Lup., 15, 10,ier siècle de notre ère;
Pap. Dresdenses (WienerStudien, VII, 77), ne siècle av. J.-C,
accusatif èaiv et èaivav, comme iuiv et iydvav cf. Solom., 48 sqq.
cri èi avrb ôov).6vzrai, -nociôîv yov, si: èaévxv, TiovAeï
roc izc/.vra. TOU &)-
|
Si èaéj, Y.oc\ (iivzi rov kzvrév rov, vsA fizvsi xoù rr,y aocpzxv TOU dç
yJ.Mvov Si' hévccj. – La forme ai (jamais èo~é), cr' devant une
voyelle, ne s'emploie plus, dans la langue commune, que
comme régime direct ou indirect précédant le verbe immé-
diatement, ers /iw, cr' àyciKà, ou séparé du verbe par to'v, rw,
ré, etc., pronoms, dans lequel cas ni n'apparaît que sous la
forme a et se soude au pronom arb /sm, crrovg k'Sziïa.
Pluriel, êcref;. A l'époque où y? et v étaient devenus/, l'ancien
v[j.zk ne pouvait plus subsister, car il ne se distinguait plus de
vîuôtç, et on ne peut pas exprimer deux idées aussi opposées que
celles de nous et vozts par la même combinaison de sons.
D'autre part, le pronom de la première personne, qui avait
déjà jj. au singulier, se défendait au pluriel, et y.sïg, iuek, pou-
vaient rester dans le sens de -nusïg, tandis que l'on formait un
pluriel ( _) sur
T~ (zcxç), sur le
gûç (hzïç), axe
la corrélation qui s'observait- entre ,uoG, et
singulier aov, ~~m, d'après
o-j, o-iva, d 1
u-ïç (èu.zïc),
(j.xc (saxe). En effet, hzlç, dont l'ô est dû, nous l'avons vu, à
iu.zi:, apparaît déjà dans les plus anciens textes qui sont écrits
en langue vulgaire Spaneas I, gsï; 219, uxç 230, 232,
233, etc. si l'on rencontre çà et là vy.ûz, c'est une forme
pavante classique. –Faites entre les formes vocaliques et les
formes consonantiques axç, hx; la même différence qu'entre
ij.cc; et èy.x;; cf. plus haut, p. 102 et p. 165.
Troisième personne. Portius n'admet pas encore de no-
minatif pour le pronom personnel de la troisième personne.
En vérité, les langues qui possèdent une flexion verbale com-
plète n'en ont pas besoin. Mais, à mesure que le système
verbal est détruit, que les désinences s'affaiblissent (par voie
phonétique ou autrement), on s'habitue a joindre le pronom
sujet aux formes des verbes c'est toujours, dans ce cas, un
pronom démonstratif, qui a perdu beaucoup de sa valeur
originaire. Ainsi le latin ille est devenu pronom personnel
en latin vulgaire et dans les langues romanes. En grec, c'est
aùzôç, qui, à l'origine, n'est employé que comme régime atone,
et, en cas pareil, devient àxôç, p. 99 sqq. 'A-ôz peut rester
après des mots à terminaison consonantique;après voyelles, il
devient zôç. Puis, les pronoms de la première et de la seconde
personnes, qui ont à l'origine une forme postconsonantique
commençant par s, et une autre forme postvocalique com-
mençant par g ou a, influencent -oc, et créent ainsi une forme
izôz, Bova, 5 de même, pour le pronom tonique x-jzôç, nous
avons îuro'ç; cf. Schmidt, 15, 1; d'après Schmidt, ibicl., ei/ré;
est très usité a Céphalonie, à Zante, en Crète et dans les
Cyclades. On dit même iota£o-j<7ws (écrit h-a'iovaioç, par une
erreur typographique évidente), Carm. 62, 37.
Portius a suivi sans doute le modèle fourni par les gram-
maires classiques dans les paradigmes qu'il nous donne pour
les pronoms. Car, s'il admet rov, zôv. pourquoi ne parle-t-il
ni du féminin toc, z-ô, zodç, ni du neutre zd? On voit par sa
traduction latine qu'il confond le pronom personnel et le
pronom réfléchi; c'est celui-ci, en réalité, qui ne distingue
pas les genres et qui n'a pas de nominatif. Le néo-grec a
perdu le pronom réfléchi, car la langue vulgaire, la langue
du peuple, ne l'aime pas; elle remplace le pronom réfléchi
par le pronom personnel. On sait quelle confusion règne
dans l'emploi de lui et soi, en ancien français; il y a des dia-
lectes allemands qui ne disent plus guère sich, mais toujours
ihm, ihn, ihr, sie, cf. Schuchardt, Slawo-deutsches, 1885,
p. 105 sqq. – On supplée au pronom réfléchi, dans la langue
commune, par les formes rbv èuxyréij.ov,rbv èuxorocov,rbv èpocyrorov.
Je relève encore râ; à l'accusatif pluriel pour rovg. Voy. Psi-
chari, Essais, I, p. 202 sqq. T&S; n'apparaît qu'au xvie siècle.
Suivant M. Psichari, cette forme est due à une confusion
entre ràv, génitif pluriel, et -roue, accusatif pluriel, parce que
les deux sont souvent identiques au point de vue de la fonc-
tion en d'autres termes rwy X T0^ç = ™g.
Voici une -autre explication. Dans les cas où l'on pouvait
se servir de rôv et rov, singulier, comme dans rbv eïnôc ou rov
d-z, ou de rwv, phonétiquement identique à rôv et rovg, comme
dans rovg sfax, ràv zvkx, rovg arrivait facilement à se présenter
à l'esprit comme le pluriel de roO-ret, en effet, Sophianos,
p. 78, donne au singulier 6 èâuég Tov et, au pluriel, 6 èâixôg
rovz. D'autre part, r&v, en lui-même, n'exprimait pas bien
l'idée du pluriel; il fallait donc un correspondant pluriel à
ro'y, de même que roue paraissait être déjà le substitut pluriel
de rov\ on obtenait ce résultat en donnant un ç à rwy, sur le
modèle de rovç comparé à rôv. On avait ainsi le signe caracté--
ristique du nombre. Tco? repose de la sorte sur la proportion
suivante tco; ré = rovg rov.
P. 28, 1. 17. Duo priora. habere genitivum pluralem
similem accusativo. C'est donc une réminiscence classique
qui fait donner à Portius la double forme épây et è^àc. En
effet à la seconde personne, qui n'a rien de correspondant
pour la forme dans l'ancien grec, il ne connaît pas o-wv;
Sophianos, qui, en général, ne subit pas les influences
classiques, ne donne que u.àg. Ainsi donc, au pluriel de la
première et de la seconde personne, on avait une seule forme,
et une forme qui se terminait par un -g pour le génitif et
l'accusatif; à la troisième, on en avait deux; mais dès lors,
de ces deux formes, rovg et -rày, l'une devenait superflue, et
on aboutissait ainsi, suivant les régions, soit à rovç, soit à
twv, et de là à tcoç, voyez ci-dessus.
P. 28, 1. 20. Accusativum rôv, quum postponitur alicui
verbo, assumere E. Nous trouverons encore ailleurs cet e
paragogique, qui ne peut pas être dû à une cause phoné-
tique, parce qu'il ne se rencontre pas partout, mais qui pro--
vient d'une analogie. La forme enclitique du pronom de la
première personne est, a l'origine, y.s; celui de la seconde est
ai on a donc dit tout d'abord zïdz ai, iBa. as, le pronom se
plaçant après le verbe, comme c'est encore le cas dans cer-
tains dialectes; Ys se reporte alors à la troisième ddx xovz
pour ildx to(v). Dans la langue commune, on dira -bv siôx. La
construction donnée par S. Portius, ïidz rov, qui fait supposer
elôx ai et iWzq us, nous fournit encore un indice dialectal, en
même temps peut-être qu'un renseignement sur la patrie de
l'auteur. IA de rovi, comme la désinence vi elle-même, fait
penser à Chio. Ce fait ne changerait rien, en tout cas, à
l'explication ci-dessus. Voyez la note à la p. 6$, 1. 7.
P. 28, 1. 22. Possessiva surit sex, èôuéauov. Il est très cu-
rieux de voir revenir le langage à un état primitif. La langue
mère indo-européenne possédait une seule forme pour le
génitif des pronoms personnels et pour le pronom possessif;
c'est relativement assez tard que l'on commence à fléchir le
pronom possessif et à distinguer les genres. Et même le néo-
grec, qui exprime l'idée du possessif par un adjectif signifiant
propre h, appartenant a, suivi du génitif du pronom per-
sonnel, tend à perdre la différence des genres à la troisième
personne; il semble, en effet, que -ov, dans Sophianos, serve
pour le féminin ô iôuég rov, pluriel 6 èdivJq to-jç, p. 78 sqq.
Portius donne rm et rov, mais en ajoutant que rov est la
forme ordinaire, et que m; est plus élégant, eïeganter, c'est-
à-dire affecté. lldv/M n'est autre que l'ancien grec louée, qui est
devenu dv/.éz, et puis èôr/.é:, sur le patron de b.zhoç, -dvo:, avec
les mêmes alternances syntaxiques, à l'origine, devant
voyelles ou devant consonnes (cf. p. 28, 1.35); lôuég apparaît
encore dans les textes du moyen âge, Prodr. IV, 323 mais
lôiy.é; III, 323. Ce renforcement, du reste, n'est pas indispen-
sable cf. zb (j-I-lv (j.ov, Prodr. I, 75; rx -cudiz aov, 91, etc. On
dira de même aujourd'hui. To èivAurv -é a-în ne s'emploierait
que dans le sens prégnant ou comme pronom proprement dit,
remplaçant le nominatif, pour dire le mien, etc. Quelle mai-
son? – La mienne ri duou.ov. La forme consonantique
è'iY.ég y.ov, etc., est seule connue de la langue commune. L'ob-
servation de S. Portius, 1. 30-33, demeure juste. Dans la
déclinaison de ce pronom possessif, la langue commune ne
modifie l'un des deux nombres que suivant le genre ou le
nombre auxquels chacun d'eux peut se rapporter de son
côté. Ainsi y.ov restera invariable au singulier comme au plu-
riel, si l'objet désigné, quel qu'en soit le genre ou le nombre,
se rapporte à un seul possesseur 6 Suég ij.o-j, ol ôuol uov, zovg
duovg (j.ov, -h èivJi y.ov, oi èivlg [j.ov, rà divA y.ov, etc., quand le
possesseur est unique; mais bien entendu 6 dtxog u_XÇ) etc.,
quand il s'agit de plusieurs à la première personne du plu-
riel, etc. De même, en ce qui concerne dr/Jg. L'adjectif ne varie
pas suivant le genre et le nombre des possesseurs, mais sui-
vant l'objet possédé 6 duôg ua; à côté de zb èa.6 yxg, etc.
P. 28, 1. 37. Demonstratlva sunt duo, zovzog vel i-ovzog.
L's vient de hzlvog, voyez p. 103. Remarquez le r du nominati
singulier pluriel, masculin et féminin, zovzoi, zovzsg, au lieu de
l'esprit rude. A l'origine, l'esprit rude n'appartenait qu'au
nominatif singulier masculin et féminin; le dialecte attique et
la v.ûivri font suivre, sur ce modèle, les formes correspondantes
du pluriel ovzot, ovzxt le béotien perd tout à fait les formes
avec T le néo-grec au contraire les généralise cf. aussi Bova,
tuto. Le féminin et le neutre pluriels ont av au radical pour
ou, mais déjà la langue classique dit zovzmv pour -rau-Mv, génitif
pluriel féminin, et la langue vulgaire la suit sur ce chemin;
cf. toutmv, Bull. de la Commiss. archéolog., IV, p. 182, ins-
cription chrétienne de Téos; rov-x. Glyk., 509; togovtw Apoc.
I, 314.
P. 28, 1. 40. Genitivum. circumflecti apitcl quosdam.
Le déplacement de l'accent et l'allongement des formes de
rov-og par un v sont très difficiles à expliquer. Le dialecte de
Bova se borne au génitif singulier tutu tuti, einu eini, plu-
riel tutô; d'autre part, de ettôs (xv-og) il fait etûno, génitif
tunû. Otrante tunû ou tûnu, tuni ou tuni, tunô. Sophia-
nos, p. 76, l/tsjy&îy, rourouvwy, -ovzovvov, xovrnvng et zvzovvàv, mais
iy.ei.vov, xvzov. Aujourd'hui on a rov-owov et tovtwov, accusatif
tovtovz, féminin zovrnvog, tovzyïvx, pluriel masculin xownvoi,
rovTCMôbv ou xownv&v, zovrowovg et zovvrpjovg ) ivjeivov, -ovoc, -ol, -mv,
-ovg, féminin -ng, zs/v^ya- puis xvTÔvog, ocvtovvov, xvtqvx ou avrr,vog,
-TiVoï), ccvz'fivoî, -avrovcùv ou aÙTwvwv, av~ovvovg ou avzrrjovg, féminin
avrwn, --ng, -r,vz, -wxlg, -yjywy ou -wvcôy, -'nvxtq neutre -6vo OU
-nvô, etc., pluriel -aW et -r,vx, etc. r.oixvov, uoicùvov, koiqwov, fémi-
nin -owng, pluriel -ocvàv, -wy&Jv, -ouywv, accusatif -avovg, etc. cf.
Legrand, 46 sqq. En voici quelques exemples tirés des textes
il serait facile de les multiplier zov-owi, Georg. Rhod., 134,
accusatif féminin, Xen., 237-, xmwog, As. Lup., 12-
258 ^izovzTiuâ,
Puell. Juv. II, 36, 68 (écrit oûti'vo;); ocùtUvo neutre, As. Lup.
387 Imb. III, 762 xv-yivov, Eroph., III, 319 zv-ïgvwj,
avrovvov,
Prodr. VI, 360; ocvrovov, Imb. III, 350, 378; zbrovyr,, Imb.
392-, avrrpjoi, Eroph., II, 137.
III,
Nous avons le même suffixe dans c).o; àrJ oaovwj ~«y à/lovàv
àvOrjM-oyj, Eroph., II, Georg.Rhod., 196; Eroph.,
214;o/oyo~>y,
I, 584; –
oùloi x/lowov, Carm., 43, 2; oùlryn;, Schmidt,
59, 28; xé-oioz ré-oizvzv, Georg-. Rhod., 504, 521, nominatif
ré-oixvx, Sachl. I, 163 pour des exemples analogues à
ymvov, etc., voir Krumbacher, 37 sqq. Voici ce qui me semble
résulter de tout cela les pronoms démonstratifs et in-
définis ont une tendance à caractériser le génitif, quel-
quefois aussi l'accusatif et le nominatif, par un v qui s'insère
entre le thème et la désinence casuelle. La voyelle qui pré-
cède le tantôt tantôt ov, très souvent la même que
est
celle de la désinence. Iv/mvo; ne nous montre jamais ce y,
mais il déplace l'accent, il devient oxyton au génitif. Or, il
est évident qu'il y a un certain rapport entre ce déplacement
de l'accent et le y intercalaire. Nous pouvons même aller plus
loin, si toutefois Sophianos est exact nous pouvons dire que
t/Mvàv et Tou-cwwv ont engendré toutes les autres formes. Sur
rovTO'Jvûv (ou plutôt rov-wjÔYJ, cf. o/wvwy), on fait d'abord rovrov-
vov, puis TGvrwnç, etc. Mais maintenant lequel des deux, de
èzîiwv ou de rovrovvoyj, est le premier en date? Tovtmv et hieîvw
sont, par suite de la perte des anciennes longues, identiques
aux accusatifs tgvtov, kûvov. Si cette identité était tolérée dans
les substantifs elle ne pouvait guère l'être dans les pronoms,
et nous avons déjà vu un des moyens qu'on avait trouvés
pour remédier à cet inconvénient p. 167. Je crois que, par la
même raison, syMvoyj a été changé en ixvîtywy, et que ro-jrw-ywy,
au lieu de roùrow, est calqué sur t/.si-v6rj. Il resterait toujours
à se rendre compte, d'une façon précise, de la raison du dépla-
cement de l'accent. On peut penser à une influence de avro;,
influence qui se serait fait sentir seulement là où le sens
exigeait une double forme pour vMvwv. On pourrait peut-être
aussi se rappeler ce que nous avons dit de ôWj== o~gv, p. 106,
et rapprocher du traitement de o-g-j et du changementd'accent
qui en résulte par suite du contexte, le traitement d'un vAvwj
enclitique atone, qui deviendrait ainsi zswwy. Mais aucune de
1. Ce ne sont du reste que les substantifs parisyllabiques, et encore
pas tous, mais seulement les féminins oxytons (6<îôv= ôflwv), les mascu-
lins en -o; oxytons et proparoxytons.
ces explications ne paraît bien satisfaisante. Ce que l'on peut
dire pour le moment, c'est que les formes surabondantes
s'emploient dans le sens emphatique ou pronominal. Toutouvoû
tov àv%ôw.o-A d'un pareil homme! ou bien ïloiâg yjvcâv^g; et
pronominalement IToiav/jç-, Tovxwng. Tloixvfc ywzUxg, dans
.l'interrogation, au lieu de ïlotâg yjvxUxc, serait emphatique.
Il y aurait une nuance comme de quelle femme (koizç)? de
laquelle entre toutes? de quelle sorte de femme? (jzouxirm).
P. 29, 1. 8. "Okoioz. cnoux, or.oiov. Cf. Mavrophrydis, &.oxî[j.iov
îtjTopiccg t?,c 'ùXwr/Sng p. 610
y/oWory; P. sqq. Chatzidakis, 'AOryaiov,
S qq. Chat;idal~is,
X, 469.
La différence d'accent entre anoiog, quiconque, et onoloc,
lequel, nous est expliquée par Simon Portius lui-même • co-xig,
oti-voç est composé de 6g, r,, 6 accentué, et x(g. La première
partie, sous la forme du neutre (en), devient indéclinable
cxivog. C'est sur oxig, oxivog qu'on a calqué oizoiog, d'où le sens
de l'indéfini en ng. Sur b'yiog, voyez p. 108. 'Onoïog, dans le
sens d'un pronom relatif, n'apparaît qu'à partir de l'époque
des croisades; voyez Batrv 247 onohv xbv èyévîvo-e pi ixovnrAà <jàv
yJiorrig. En même temps, on trouve b uolog, tov r.oîov, cf. Georg.
Const., 569 xai'^SçSTS xbv loyiaubv 6[j.ov ôï y.al xw ylàtjaxv, x'hv
r.oàv êïv èc/vvriQrftici. va xr,v oazoY.pcarfatù. 'Onoïog, à ce moment, était
encore indéfini pour établir la distinction entre les deux fonc-
tions de l'indéfini et du relatif, on donne, dans le second cas,
l'article prépositif à b-oïog, dont l'o contient déjà l'article,
puisque bmïog pg. devait devenir nolog, et l'on obtient ainsi 6
bnoïog, xov bixoiov, qu'on trouve à partir du xve siècle. – Portius.
omet le pronom relatif le plus usité, celui qui est resté dans la
langue commune, l'adverbe b'ixov ou bizou, qui donne nov (voyez
p. 102 et 106). C'est là une tendance qui se manifeste dans
toutes les langues on se contente d'un simple adverbe
relatif, surtout de l'adverbe local où, au lieu d'un adjectif
relatif; cf. l'anglais ivhere, allemand (dial.) wo, etc., dont
français. De même en grec 6Wl>; cf. Belth.; 810-11
u.évavxa xbv iyvû>piGiv or' ïvi ctvxbg imeïvoç
bnov xjt'npt xb (Bspyiv anb xàg jdoxç xovxov.
Apoc. I_, 495 xb y^xv -nov inx-'n^av tient le milieu entre l'usage
classique et l'usage moderne. Apoc. I, 510 oùlol Ttpï^av onov
zbûci, quel dommage! Glyk., 117: orroù ïyzi oqdpipuov if^v, b'nov
ïvi )(ppxao-[jivog, | noxï ov mcxeôit. vmxc/Jv] cf. 135, 200, 282. Si le.
nom relatif est suivi immédiatementd'une forme verbale qui
commence par s ou £i(l), Vov deo-oOetla voyelle initiale se com-
binent en o dans certains dialectes tm t.oïysç, Carm., 44, 1;
my.xy.sv, Tag. III, 147; -KÔyyiz, 164; xly.xv, Varn. Pug., 136;-™
y.éy.novjzç, Vind. pop., 13, 8 Xoi.<j-z ra> -ocaiz ovzxvôv, Vind. pop.,
44, 1, etc.; cf. p. 104. C'est pourquoi on trouve, du reste assez
rarement, 6-6 pour 6-ov devant consonnes, Saehl. I, 291
D'autre part, 6-ov subsiste dans tous ces textes, aussi bien
devant z, zi c'est l'analogie des cas, beaucoup plus nom-
breux, où 7ïo-j, b-ov, se trouve devant consonnes.
L'o initial tombe après une voyelle-, ainsi on dit à'voox -ov,
xvBp(*m'o~ov (= xvOocmov ace), où l'on peut se demander si l'o
appartient au substantif ou au pronom en réalité, il appar-
tient à tous les deux les deux o se contractent en un seul et
ont ainsi chacun leur représentant dans l'o qui les réunit tous
deux. Tuj.-h 6-ov devient timjopû. Sur le modèle fourni par
le premier cas, xvOpGmo-.ov, qui s'analyse régulièrement en
àfvOc-w/ro 6-ov, on tranche xvôpx-ov en à'vdpx â-oïi, puis on géné-
ralise cette nouvelle forme zr.ov. Ce pronom x-ov est très fré-
quent, surtout dans les textes d'origine crétoise, par exemple
dans YErophile, etc.; de même Carm., 61,1 61, 3 61,16, etc.
Je note encore quelques autres constructions du pronom
relatif. Italogrseca 1, 100, de l'an 1112, on lit deux fois rhv bdbv
tt,v xt.zo bÀoyz-.xi\ ib. 89, roû âzivxoîov, xb x~zp\ cf. Cypr., 19, 9,
ytxrlt yoyXx^zi
~t7: y.z<j'ú'a:0xb %OU~rCGI'J
~Ox?~JSCt p.ú olor. ITO:l
y.ovs>xow Gl~~Ot t.oOovgivau
r.ov ~:O~GiJGL`J au leu
lieu de Gl,GJ~
cïovg
montre l'attraction du pronom déterminatif par le relatif;
Form.,
dvvzxou ovpzïv, Form., I, I, 58; Cypr.,
l'attraction inverse s'observe dans y.x-vicrov xx xlôoïx obrao; où
58; yzvyM xobq y.oryx-.ov-j, Cypr., 26, 5;
26, 5;
roù; ozvyovv aOxv oyArr/oox., xovz y.z 'Çy,xo-jv y.xy.pxîvo), Eroph., prol. 81.
La suppression du pronom relatif, qu'on peut constater dans
ces exemples, n'est pas moins fréquente que l'emploi de l'ad-
verbe relatif au lieu du pronom. Le langage retourne toujours
à la construction paratactique. Ainsi, dans aps-Jyoo to-jç y.' àyx-
r.ovaiv, nous avons deux propositions principales coordonnées
Gz-jya xovz, y.' àyxr.ovciv, ils m'aiment. Les exem-
je le> fuis –
ples qui suivent sont un peu différents: Apoc. I, 241, xîk'vzi xbô
Ixïovv y,xl xlxbxpxyovSoïxjxv. Lesfonctions du relatif sont rem-
plies, dans cet exemple, par to, ce que, suivant une construction
usitée au moyen âge et probablement encore de nos jours dans
quelques dialectes xbv xpéy.u -h yh *< b -ôo-yog, dans une des ver-
sions d'Andron. Dans l'exemple qui suit, est
démonstratif,
suivant la construction aujourd'hui courante xb /i&>, je le
dis. Apoc. I, 277 Kai w; e«?a rrpj Ivizw tou:, ttjv sàiïxv èîîîao),
cf. 498.
P. 29, 1. 13. 'AnciTÔGuav vel àroVpou. Dans aro's pou, nous
trouvons une forme plus pleine que roc (cf. p. 166), mais qui
vient pourtant elle-même de avré;. Le renforcement par le
pronom personnel s'explique par ce fait que à-o'; peut se rap-
porter aux trois personnes à la fois. Ce qui est remarquable,
c'est l'emploi du génitif on ne dit pas x-âç èyâ, ce qui répon-
drait à moi-même, ich selbst, etc., mais àrôç pou, probable-
ment d'après l'analogie de (e)<?ao; pou. On a de même povxyôç
pou, moi seul;J' uévn rm xvrn, –
Belth.,930, etc. Le premier
élément de xn-xzôg pou est la préposition àm>. On disait d'abord
xapvw Tt xkxtov povjefals quelque chose de moi-même .= je
le fais moi-même vins tard, lorsque, dans la locution ainsi
formée, on ne se rendait plus compte de la force ni du sens de
la syllabe initiale, on refit le nominatif à-aro; pou, qui sup-
plante, comme cela se voit fréquemment dans le langage, la
forme primitive et normale. On peut comparer le roumain
dlnsû, qui a la même signification, et qui ne vient pas, comme
le croit Diez, Grammaire des langues romanes, II, 417, de
id ipse, mais de de ipso. Sur ànxrovrov on fait un pluriel
neutre àna-ara au lieu de àKX7x™(y)}qui, du reste, ne nous est
entend dire
pas connu par ailleurs. Au lieu de à-na-6; [j.ov, on
quelquefois dans la langue commune iuxxa-ôc pou ou 6 ipacp-roc pou.
P. 29, 22. 'Epauroù pou. ;Epauroû a tout à fait perdu sa
1.
signification originaire. C'était le pronom réfléchi de la pre-
mière personne,' formé du thème eu.- et du pronom aûro'r, de
même o-aurou et aûroû-, aûroû futt le premier à tomber hors
d'usage après la perte de l'esprit rude, il devenait identique
à xvzoz. D'autre part, comme il était toujours tonique, il
n'avait pas les mêmes raisons de disparaître il pouvait donc
subsista
conserver la première syllabe inaltérée. Mais il ne
plus seul. On a probablement commencé par renforcer les
génitif des pro-
pronoms réfléchis des trois personnes par le
noms personnels cf. Cypr., 70, 16,aôrov oo-j; en même temps,
le second élément contenu dans les pronoms réfléchis, aurou,
prenait la signification de l'ancien grec aùroc, même, b aûro'ç,
le même. 'Epau-oc pou, aavrôç aov, aôro's rou signifièrent donc
moi-même, toi-même, lui-même. Mais, dès cet instant, l'idée
de personne ne devait plus être exprimée par su-, a-, ï-\
c'étaient y.ov, s-o-j, qui se chargeaient de cette fonction, et qui,
du même coup, étaient beaucoup plus clairs pour tout le
monde. dans ce cas, il n'y avait plus de raison de
conserver trois formes, iuxvzôç, ecco-i;, aL-6z, dans le même
sens. La forme qui se présentait le plus souvent et le plus
spontanément à l'esprit, c'est-à-dire la forme èuxvzôc, restait
seule. –Tov sxvzô p.ov est d'origine savante.
parP. 29, 1. 9. Tov h.ccj-ov -r,i. Littéralement du moi-même
conséquent le second roO suit le genre, comme le
3.
remarque Portius. Il arrivera quelquefois d'entendre dire
zr,g ey.x-jrfe xr,
rn; èy.xv-r,? woy, quand c'est une femme qui
parle, et môme f, kwzj-r, y.o-j c'est un simple pliéiioiiièiie
phénomène d'at-'at-
traction.
P. 30, 1. pronomina sunt hœc. Le plus
intéressant des pronoms interrogatifs, au point de
vue de la
linguistique, manque dans Portius. Il ne se trouve
plus dans Legrand il n'existe plus aujourd'hui dans lapas non
langue
commune neet s'est conservé qu'à l'état dialectal c'est bzx.
En voici d'abord une série d'exemples
A*[v]ïzùrn Lv-zypvjv, Eroph., II, 88; ck-fo-xTÔ-ov, Vient., 124;
WTXTzrjàyz'Tiv, Picat., 77; cf. Sachl. I, 300; su hzx zôtzov sh.xi.
Sachl. I, 36G yixzbzx, pourquoi? Cypr., 18, 6; 19, 5 (fe
cf.
Juv. II.
p. 78);
114.
ytxv-x, Cypr., 19. 12- 17,'
–
3-êv-a
=
Oéhiç, Puell.
Un emploi un peu différent s'observe dans
les deux passages qui suivent y.*), èh iydozrxt i-' cà-x va -oO
r.ft b-x tov-x, Georg. Ehod., 252, et zxl '^Wç -0 fax hrx, daù
Qùvjsï tov f,).iov, ibid., 397. On voit donc
nable. A côté de ïv-x on trouve écrit est
que indécli-
z dv xx ïiyît:, Pulol., 415; va art zîvzxzxusv.zr,vzx, zsivzx, zivzx
Cypr., 20, G; zi h
xxy.o'jyo), Picat., 191 rnvxx xxïiv elyxv, Sachl. II, 327; yixzivxx.
Cypr., 18, G; 19, 5; xivxx Oxppsîç, 37, 1.
En voyant ces divers passages, on ne peut pas avoir de
doute sur l'étymologie de
Mais comment de là arriver à ?
c'estxi ta xi, qu'est-ce que?
Le grec met souvent l'ar-
ticle au commencement des propositions interrogatives indé-
pendantes, en général, et des propositions qui dépendent des
xv %jpî5- TO m»s- xvx<j7svxÇw,
Bel th., 492; ôhv zov yoov/M zb
10,
verbes voir, entendre, dire, etc. frûpsiq zb zi Çvjrw, ABC, 6, 4
1 ;'ôli
zl. y.ùé.,
zb -wç xxOnzo 6 fixeiÙg,
Eroph., II, 249; èpckrpvj
xx xivoq vùfo shxi,
Trap., 275. Entre les exemples de
j'ai cités plus haut, il y en a qui rentrent dans cette caté-
que
gorie. Mais l'emploi de xo n'est pas nécessaire. On a donc la
corrélation suivante entre les propositions dépendantes et les
propositions indépendantes
Proposition indépendante xi uàeï; avec xivxx xivxcc [j.thï.
Proposition dépendante: ypor/Mxb xi uihï', avecriVra ypor/M
xb xivxa (j.àti] ou bien sans l'article ypoiYM xivxcc [xàsl] ou, pour
l'indiquer par une proportion xb Tt u.ihl xi [j.ihï = xlvxa
[j.ùsï ïvtoc [JdAeï.
Alors, on prend dans la proposition dépendante, le x de xivxa
pour le xô de l'article, et on fait de ïvxa le pronom interrogatif
de la proposition indépendante. Il va sans dire que, plus tard,
cette distinction se perd, et que ïvxx est employé dans les pro-
positions dépendantes. J'ajoute encore xlvxo qui est plus rare
V TO ï. g.), Carm., 109, 6. "Ivxx est surtout
xb xlvxo spQzi ao-o {xb xi
usité à Chio.-Pour les autres pronoms interrogatifs que donne
Portius (1. 3-16), il convient de remarquer que xk a disparu de
la langue commune; il s'est toutefois conservé dans certaines
régions sous sa forme imparisyllabique même (xivxg est in-
connu dans cet emploi) et c'est là peut-être encore un indice
dialectal de plus fourni par notre auteur. Tivoç lui-même n'est
guère usité dans la langue commune, qui connaît surtout xi
indéclinable et izoiôq (pjos) dans le sens interrogatif ainsi on
dira toujours kqixvov,. non pas xivog. Entre xi et noiôç, il y a la
nuance de sens qu'il y a entre quis et qualis rcoibç, adpomog,
quis homo ? xi aQpomoç, qualis homo ? -Twâg est usité à Cons-
tantinople dans l'emploi de l'indéfini, comme pronom et sans
substantif: va. mn xivzç, si quelqu'un dit. Il est probablement,
dans ce sens, d'origine savante.
P. 30, 1. 22. 4
pronomme t.oïoç, derivatur vAtmo;. Le pré-
fixe y.x- se trouve encore dans vJ.txoxô, quelquefois, xd-nov,
quelque part, -/An, quelque chose, xocnaç, en quelque ma-
nière, et sous la forme xap.- dans yAanoaoq, quelque. On pour-
rait partir de vAxi, qui serait pour y.ccxa. xi, avec chute de l'x
entre les deux x, comme [Mxov=[j£xàzov', le déplacement de
l'accent, comme dans yAQs =x«0c'v.Mais alors comment expli-
quer le p. de yA[j.tiogoç et, qui plus est, l'idée de l'indéfini, qui
est commune à toutes ces. formations? C'est plutôt la pre-
mière syllabe de Y.xvévaç, y.aïud, qui se serait jointe à d'autres
pronoms indéfinis. Au féminin, la séparation en deux élé-
ments xa-pa s'effectue facilement. Kd^noaoç est probablement
plus ancien que les autres; il serait formé directement de
v.ccjet r.ÔToz. Il y a encore une difficulté dont je ne me dissi-
mule pas l'importance, c'est que, dans les textes du moyen
âge, ces mots commencent très souvent par o. Comparez
bvAizov, Prodr. V, 82; byA-oiyz, 95; byA-otjzz, 128; oyA-i, VI,
223, 281; oyA-oOzv, Pulol., 283; bvA-zi, Prodr. IV, 429, 432;
Glyk., 54, 195; Missa, 220; Georg. Rhod., 30; Apoc. I, 239,
140, 532 gyAvov, Apoc. I, 305, etc. Mais on trouve aussi yA~ov,
Prodr. VI, 153 Apoc. 1, 379 vJ-i, Apoc. 1, 4G1. Voici même un
passage où oyAuz pourrait avoir le sens de -y.vzlz, Prodr. IV,
467e ïïzzzo y.o-j, b/A-iz y.pxXzi y.z vx ypxbo) r.i-zxy.k'Çiv. Mais le sens
de quelqu'un me paraît préférable. Le plus commode serait sans
doute de voir dans ce by.se.- une forme dorienne, mais cela est
impossible et ne mérite même pas la peine d'être réfuté, quoi
qu'on puisse alléguer en faveur d'une pareille hypothèse.
Remarquez d'ailleurs que les formes fax, bxoîoz, oy.ôcjoz, oyJ-z,
faov, sont entièrement inconnues à la langue moderne.
Apoc. I, 481 dq..
Dans Apoc. sqq. roaoi r pi y.y-.y-.ziax'jiv ki-txyux vx pi
êâaoov, b* ëopïïx b/J paraît bien être pour en. Mais tout le
passage s'explique autrement. Nous verrons plus. tard que
le grec emploie très souvent -xi au lieu de en; or, le scribe
qui transcrivait au fur et à mesure, mais sans regarder à
chaque vers le manuscrit, veut écrire en qui est demandé par
le sens à ce moment, il remarque le texte original, où il voit
zat; au lieu de biffer l'o qu'il avait déjà écrit, il ajoute y, (?).
Le manuscrit de Vienne porte y.xl. Voici enfin un dernier pas-
sage que je crois de la plus haute importance dans la question,
Form.Med., II, 84 kxv h*i oyA-iz br.o~j cri èyQpzvz-yj, etc. Nous
voyons ici que le premier élément du pronom relatif est trans-
porté au pronom déterminatif; on a de même orocoç, Cypr., 71,
x.où3tyx vx [xz-pr^-n jk'ôor/.zv caov ziyzv yJ^zlg ~ov; èvô
5 sqq.
r
brôvov yA/Ioç diïzv KÀynaivoq; 70, 14 sqq. xuulÇà rz/.ziy yâpyi-x 'x
c
f
p.xz rtvàç
~r,v 'Çwnv [j/j'j ott/V T.yoixv b-ôvy. 7-z%!J.oi v àpynâto | caov 'c ckj-qv crov
yvoixXov-x vx Çww. Voyez encore boA, à l'Index. Il se pourrait
bien faire que l'o eût son point de départ dans des combinai-
sons de ce genre. Mavrophrydis, àoyJutov, )07, cite l'in-
déclinable bdzhx et compare b yA-xoiog, oyAzi, oyA-oOzv, oyA-otz,
oyAvlov, oyAtiz. M. Chatzidakis,'AQ-faxiov, X, 471, rapporte les
formes ov/A-ivoz à côté de oyA-vjoz (Sathas, Ikaxiwj. BtcX., VI,
404, Leges Cypr.). D'après cela, le o des formes ci-dessus
serait le 6 de l'article. Izïvoz a disparu de l'usage on ne con-
naît guère que b ôzîvx, ro-j ôzhx.
P. 30, 1. 27. Téxoioqxéxoizxixoiov.Antérieurement à riroio^, on
trouve rcTOLoq, Belth., 523; Georg. Rhod., 200; Georg. Const.,
572, 672 (rhoioc, 646, 662) Sachl. II, 173, etc., qui peut se tra-
duire mot à mot en allemand par etwas derartiges. Ti, forme
du neutre, s'était d'abord généralisée cf. xi au.aprîav ènoïxa,
Apoll., 504; xi xovpaià (j.&q vJ.vovvô, Schmidt, 64, 9 xi y?»
Trspi-
7iarcrr£,Belis.II?284- ànb xiyevezv ~iva~ 1 x'0 r~TÔ T[(D~ xp~TStSTa;~
Sen. 111, 244 sqq. De même aujourd'hui, dans la langue
com-
mune. Le changement dexixotoq en tetows n'est pas phonétique;
tonique ne peut devenir e. A côté de xohg on peut
supposer
kola;, de même que l'on a, à côté de vSivoq, ksïvoq, et à côté de
roO-oç, kovrog, etc. C'est d'une contamination entre xixoiog et
èroïoc que naquit la forme hybride xèxoiog. Pour l'accent dans
riroiog au lieu de xi xoïoç, on peut comparer xfaoxs pour xi tîots.
P. 30, 1. 27. Taâemiôç. Ce pronom est composé de noiôq et
de xzde, pluriel neutre de l'ancien cà. Tdde s'emploie
l'article o xxâs, -h racfe, xb xzde, roù xzde, etc., dans le sensavec
de
un tel, une telle. Cet emploi du pluriel neutre s'explique
de la façon suivante xzde, ces choses-ci, sert à désigner
chose qu'on ne veut ou qu'on ne sait pas préciser davantage une
eidtxxzâe, j'ai vu cela, j'ai vu telle chose. Puis
on emploie
toujours rdè» quand on est embarrassépour trouver le nom d'un
objet, même d'une personne eldz rbv xzde, j'ai vu le-chose, j'ai
vu chose, ital. vidi il coso, allem. ich liabe den Dings gesehen.
Tzde est indéclinable et s'emploie dans la langue
commune au
détriment de xzdenoiôç.
– II n'y a pas d'observations à faire
sur les lignes qui suivent dans le texte (p. 30, 1. 32 – p. 31,
1. 9), si ce n'est que les règles données
par S. Portius sont
purement orthographiques, en ce sens que, comme on l'a
déjà vu, il n'y a aucune distinction à faire aujourd'hui dans
la prononciation entre le grave, le circonflexe et l'aigu, et
que l'aigu lui-même n'est plus en réalité qu'un accent
d'intensité. Dans dià ai (p. 31, 1. 7), on <W
(djasé). Quant au dernier exemple donné par prononce l'auteur, il est
mal choisi. Comme dans le contexte qu'il suppose {J.i et ai
sont emphatiques, on dirait ici è^ha, èai m, jamais ,{j et ai.
Mais il reste vrai que ai ou pi, régimes précédant le
verbe, prennent l'accent, bien que tout le monde
dans le fait, as Hm et non al lia. prononce,
CHAPITRE VI
Du verbe.
P. 31, 1. 14. Perarduum esse constat eadem in certas
distribuer e classes. La classification de Portais me semble
acceptable. Seulement, dans la première classe, celle des
barytons (p. 31, 1. 35 suiv.), je voudraisintroduire trois sub-
divisions ou trois catégories
I. Aoriste en a\
II. Aoriste par apophonie;
III. Aoriste égal au présent moins v.
Dans la première catégorie rentrent tous les verbes à ex-
plosives et spirantes (dhiooy, vlcyo), I^ij-cô, ypàsm, àvsbro) {[ùzai-
âîvo), fizGihvytù), TvtyM, tî/IîV.m,
1 rpéyjjï. pîyjo), èiâyjo), zzQa (non zxarjM
qui est ancien), xod'Ço), ©wvoÇo)), c'est-à-dire tous les verbes indi-
qués par S. Portius, p. 32,1. 17-35 (les verbes ddyyo). a-odr/yv.
n'appartiennent à cette catégorie qu'en tant qu'ils ont un
présent, âciyjM, a-p^yr^) de plus, les verbes en -mvm (voir
p. 32, 1. 40), une partie de ceux en -ivm (-vtjvm =
dino), en
-im ((Js'vm), etc. Dans la deuxième catégorie se rangent les
verbes en-aivw (-iQy.vj'») etc. La troisième contient les verbes
en h, [J.V, ov, qui perdent le
vérité,
à
n'a pas d, t"
l'aoriste. On peut y ajouter
d'aoriste hpivz estt tout
t t
/owM, hoivz, qui, en
t
aussi bien un imparfait. Nous reprendrons plus loin en détail
cette subdivision elle nous servira de base pour l'étude
de la conjugaison.
P. 31, 1. 36 Verba namque in m, nec per somnium
quidem vidit unquam prœsens Grœcia. Il est intéres-
sant d'étudier le sort qu'ont eu les verbes en -m. Quelques-
uns, qui subsistent encore aujourd'hui sous une autre
forme, sont rangés par Portius parmi les verbes irréguliers.
Je veux en parler dès maintenant.
"Iot/îui a donné naissance à deux verbes différents qui en
dérivent plus ou moins directement ou orr'vc.), ferrez,
arxlvo)
iavnO-riv (qui serait aujourd'hui azrBmz\ cf. -zpa.c-rïïrî/.<x.fai été
représenté (sur la scène); kzrfay est donné par M. Legrand
dans sa Grammaire), et o--sV-m, ïq-t^j (aujourd'hui o-rs^a,
lre pers. sing. dans la langue commune). Quant au sens, axt/M
répond à sor/r/a, crrsaW) à ïerny.i terrez et è<7~dQr,v répondent
aux mêmes formes anciennes. Examinons d'abord creV.M.
"Eo-r/jx* pg. a le sens d'un présent mais, du moment où
l'esprit rude s'était perdu et que, comme cela arriva plus
tard, les désinences -ov, -zg de l'imparfait furent remplacées par
celles de l'aoriste, earma eut en même temps la forme d'un
imparfait. Le sens intransitif avait sauvegardéle parfait k'azrf/.z,
alors que presque tous les autres parfaits disparaissaient.
D'autre part, comme zarr^a ressemblait par ses désinences
à k'ypx'lx, on fit un présent nouveau, cr/r/or, cf. Tiuzmzii quid
stas, Interpret. Montep.,316; Glyk., 119; Quadr., 911,452;
Prodr. I, 89, 124; cf. Psichari, Essais, I, 170. Plus tard,
on trouve o-tsjiw, Georg. Rhod., 492-, Abraham, 103, 153, 219,
231, 858 Prodr. III, 474; Apoll., 478; Belth., 343; Belis.
II, 872; Sachl. I, 156; II, 129, 159; Quadr.,445, 944,
947; ABC., 40, 1 (sVrs;ca); Cyprv 52, 2; Abraham, 103, 153,
219, etc., aujourd'hui ariy.o-ju.ai, etc. Ce n'est pas par suite
d'un changement phonétique que arfr/M devient c-râteo; nous
avons vu, à plusieurs reprises, que les exemples spora-
diques d'un ancien y, auquel correspondrait, en ng. e, sont
tous dus à des influences analogiques C'est probablement
ors'yw qui, de son côté, est plus ancien que arnvo), qui a donné
naissance à aréxo). Au moyen âge, on trouve encore Ïcrff/M àv
i<irfr.r&, Glyk., 119; 'urcé/juv, Sakell., II, 592; iorixst, ib.} 58;
II, 129; iozétsaxi, Quadrup., 947; îo-tsV/j;, Cypr., 52-, 2; lîîfe,
Belth., 786, 845; îvzéy.y, Belth., 395; la-dOr», 391, 576. Je vou-
drais attribuer ces formes au souvenir indistinct et confus du
poète ou d'un scribe quelconque, se rappelant que ce verbe
commençait par dans le bon grec.
Pour arevoû, cf. Imb. III, 133, Apoc. I, 31.1 (èoraîva);
arum, Belis. II, 757; Carm., 48, 26. En ancien grec, un
verbe larâvot existe, par exemple, dans Polybe, Diodore de
Sicile, Plutarque, Athénée, etc. 'la-âvo) devient îo-raivw,
comme d'autres verbes en -xvcù (voyez à ces verbes), d'où
arcâvù)] plus tard, t'arma, èarfflw, introduisent tin y; au pré-
sent crr/îVM, Carm., 48, 26, etc.; cf. aujourd'hui .avarr^,
Grnvto révra., je dresse une tente, etc., aoriste, k'arr^a.
1< A l'exception, bien entendu, des cas où nous avons atone (pro-
noncé *) devant o, où la cause est phonétique; cf. p. 81.
TîO-qj.1. On a 1°un présent 0-V.o) au moyen âge, qui n'existe
plus aujourd'hui, et Oko, aoriste ïBkjx, qui subsiste; 2° un
imparfait s'Osza; cf. ^-aô-xs, Abraham, 978; 9sV.ov, Dig.V, 33;
deuxième personne singulier de l'imparfait, è'Qr/sç, ABC., 22, 2
(ri%£ç); Qô'zacrtv, Apoc. I, 275; Prodr. III, 438. D'autre part
0s-ouv, Prodr. IV, 398;Sachl.II,2O7;Oku, Belth., 126,834; As.
Lup., 320; cf. ABC., 37, 4 (Q2't«); Form. I, 195, 118; Quadr..
299 ïOicjs, Italogrseca I, p. 10G,xnesiècle;Missa,95, 152, 391;
impératif Bk, Form., I, 272; première personne du pluriel,
présent de l'indicatif 9%.sv, Italogrseca L 128, de l'an 1239.
Sur ïBmtv on fait ïQezx pour Br;x, et de là un impératif
OsV.î, etc. D'autre part, l'aoriste passif è-éBw amène d'abord un
futur 0î'«7&) pour B-fcù), et puis un aoriste actif £Br,<7x pour ïBry.x
enfin le présent Bi-zoi est probablement calqué sur za-ro).
L'impératif 9k est ancien; non seulement il reste (Alph., 13,
–
Spaneas I, 66), mais encore il aboutit à une deuxième per-
sonne du pluriel Oïa-i (voy. plus loin), et à une première per-
sonne du pluriel Bicusv. à l'indicatif, comme nous venons
de le voir.
àvvzuxi. Tout le subjonctif, ainsi que la deuxième personne
du singulier du présent de l'indicatif â-jvr,, qui se trouve encore
dans Polybe, à côté de dvvxaxi, sont identiques aux formes
correspondantes de 1-jouzi. C'est là ce qui fait créer les
formes d'jvopou, Ôvvstzl, Pap. Lup., 39, 10 (de l'an 161 av.
J.-C.); I)ist. 1, 20,1 Cypr., 20,4; Carm., 2, 11, etc. ~wxyx~,
comme èûvoum ont disparu du vocabulaire de la -7.ot.vr, moderne,
qui ne connaît guère, dans ce sens, que y.Topà.
K-îuai est remplacé par y.droy.xi, qu'on écrit quelquefois à
tort vMtoum. Il y a bien zot-w en ancien grec, mais un
verbe paroxyton ne peut jamais venir d'un verbe circonflexe.
Pour 7.droy.xi, cf. Prodr. III, 234; Apoc. I, 350, 425
(zetrov-a) Belth., 865 (ksl-ovco), Belis. I, 45 (v.slirovv-ca), Picat.,
3 (xsiToyra), 139 (-/sfrovrat), 287 (item), ABC., 28, 1 (stefrouvraO,
Carm., 1, 71 (yMtszxi, mais x-ï-xi, 14,4); 3, 158. – KsiVs-at est
formé par le même procédé que l'accusatif hév-oc, etc. cette
forme 7ikzxzi est due à la fusion en un seul élément, en
quelque sorte, de la racine -/si- et de la désinence personnelle
-rxi Yzi-~ou, kite- on a vu dans kit- la racine même et on
n'a plus eu le sentiment de la désinence on répéta la dési-
nence et l'on eut m'rcrat; sur tzI-z-xi on refait -drouzi. Outre
7Îvx, èusvx, etc., on peut comparer le portugais sarar – latin
sanare, d'où l'on a d'abord sarhi, entre deux voyelles, tombe
toujours en portugais) sar, ne donnant plus l'idée d'un infi-
nitif, reçoit de nouveau le suffixe -ar{.
–Pour former l'ao-
riste, on se sert du verbe îtotraÇw, de -xoiTza, voyez, dans le
Dict. de Legrand, .xotrâÇw dans ce sens, et dans
sa Gram-
maire, p. 102, UonxaQw.
KzB-r,[ua. L'optatif de yJ.B-nuoa
coïncide avec les optatifs des
verbes en -ou.ca le subjonctif et l'indicatif, qui restaient isolés,
ont forcément suivi l'optatif; on a donc yJ.6orj.ai, ABC., 49, 1
Schmidt, 46, 2 -taai, Apoc. I, 209; cf. Schmidt, 47, 2
Carm., 3, 157, etc. L'aoriste vAQiaor et le participe yuaBu^ihoz
sont empruntés à l'ancien zzBl'Çm.
TiyvâàvM, que j'ajoute à cette liste, à
cause de son aoriste
iîyvcùv, apparaît aujourd'hui sous deux formes yvâ^/M (voyez
le Dict. de M. Legrand), qui a perdu la réduplication, comme
cela arrive toujours, et yvwQw; cf. àvâyv^a, Carm., 13, 3;
yvwGrw, Sachl. I, 15; Solom., 140-, «var/vâfa, Sachl. I, 14. Le
présent yJûScù fait à l'aoriste hhnx or, sur ê'yvM<rav,
on fait
une première personne eyvaxrx, cf. Kùhner, I, p. 792; puis, le
présent yvw0w est calqué sur zAcoQw, parce que l'aoriste est le
même pour les deux verbes.
La seconde classe des verbes en -p commence déjà, dès le
grec ancien, à se confondre avec les verbes en -w. Au sub-
jonctif et à l'optatif, et très souvent à la troisième personne du
pluriel de l'indicatif, il n'y a pas de différence entre les deux
classes. L'identité devient encore plus grande à partir du
moment où n (dans ïarnç, tîQvç qui, il est vrai, ne restent pas
dans le vocabulaire), v et et se prononcent également i
ôeUvv; est alors à dlyjiis ce que ypxoeiç est à yrafis, et ôdxwai,
devenu du même coup âeUvv, c'est-à-dire dîyni (àlXvei), est
semblable à ypâoei yrafi. Théoriquement, on devrait avoir la
flexion suivante
Première personne, âiynjô (i + xo = jo), âlxnis, âlxni,
diyjyomen, foynjéte, diynjiisi. Mais on n'en reste guère à
ce
paradigme; la deuxième et la troisième personnes du singu-
lier l'emportent sur les autres, et on dit à la première dsîyvM. De
mêmeffrpMww,Çwvvw, yûwo), etc. D'autre part, remarquez [ueBoïktiv,
Poric., 87 bu,vzî, Sachl. I, 131, qui remontent à o^.vum, o^vveig
devenant ouveïg (ysi = ii) et donnant oavw. Je relève encore le
présent àwva), de ôpm, Carm., 138, 59 (aujourd'hui éf«av&>,
refait sur l'aoriste wp-ocra), le participe èumuêvoi, Sfak. I, 34,
1. Romania, IX, 136.
formé avec le thème du présent, enfin ôuvéyr,). As. Lup., 390.
Dans la même catégorie que oy.vcô rentre à-.ohû de à-o'/lvy.i,
d'où ïz-ohà.
Pour Gcîwjui, on a tour à tour c-c-Jvw, o-c-Jm, o-csvw et ctccw-jm.
Le futur GQ-fcoy.zL, l'aoriste svcr&z, pour ÏGory, le parfait
ÏGcr^y., coïncident phonétiquement avec ô-Ûgouzi, kdvjx, èih/.y.,
et cette coïncidence amène le présent gcvvg), sur g>-Jvm. Sc-Jm est
dû à l'identité de aS-Jo-ouai, etc., avec a-Ûgouzi, etc., présent
/JW; d'où (70-Jw. Wir/vjui donne ir/r/vû» et Tnféw, /rare cailler,
coaguler, figer celui-ci remonte a l'aoriste èV^qui, coïnci-
dant avec 'Stiia, crée la forme r/rr/yu et râr/jv, qui corres-
pondent à dzîyyo) et dzlyro).
D'autres verbes, tels que GY.zdzwjy.i, Y.zpdvwyi, ont déjà en
ancien grec des formations parallèles en -m Gv-zàaÇo-), y.zoy.o),
zzoôid?où zîovw, etc.
Dans à/d-m', l'aoriste v/fr^y. reste comme aoriste; le présent
.t sur le futur, àtpfco), -d'où à^v« (qu'on écrit au-
est refait
jourd'hui àopt'vo)), d'après le modèle ô-jgm, o-Jvw. Voy. àa-/j-/av,
Apoll., 367-, ovjzsv, Georg. Rhod., 29 à^z;ç, 202, etc. aspiysy,
Apoll., 374, etc. Remarquez la forme ayw-x, ainsi accentuée
dans la langue commune d'après xoyigx (aoriste refait sur le
futur) et devenu proparoxyton, sur le patron de ùy.ovgo),
x/ssjGcf. et xxovyz, ScfnGx et àbtva. – Pour ziu.î, voyez
plus loin,
à ce verbe.
P. 31,1. 38. Verba duos Jiabent. numéros singularem
et pluralem. Le duel, dans le verbe, disparaît comme dans
la déclinaison. A en juger d'après les inscriptions, il est hors
d'usage à partir de l'an 363 av. J.-C.; cf. Keck, Ueber den
Dual bei den attischen Rednern. Wiirzburg, 1882.
P. 31, 1. 39. Quinquetempora. Voyez Chapitre VI.
P. 32, 1. 3. Modos item qulnque. C'est encore trop. Le
grec moderne n'a que l'indicatif, le participe du présent et
du passé (celui-ci dans la voix passive seulement), l'impératif
au présent et à l'aoriste, et le subjonctif aoriste. Il est vrai
que l'orthographe fait toujours l'illusion et qu'on croit encore
posséder un subjonctif présent, dont voici le paradigme
ypx^M, ypzyr^, ypxfn, ypy/s>ovy.z, ypizz~z, yrA^ow.
Phonétiquement, il n'y a pas l'ombre d'une différence entre
ce subjonctifet l'indicatif; c'est le r, souscrit seul qui rapproche
la langue moderne de l'ancienne, contrairement à la tendance
de la première-, la deuxième personne du pluriel ypdyz-ô et
la troisième ypxoow montrent bien que le subjonctif a tout
simplement péri et que la langue n'en a plus le sentiment.
L'identité phonétiquedes deux modes, dans tout le singulier
et dans la première personne du pluriel, a amené tout d'abord
l'oubli graduel de la différence syntaxique; il se fit'aussi, de
la sorte, que l'on perdit les deux personnes du pluriel ypâfnxz
et ypxïDMGiv. A l'aoriste, au contraire, où il n'y a pas de point
de contact entre l'indicatif et le subjonctif, le subjonctif reste,
mais en recevant à la deuxième et troisième personnes du
pluriel les désinences de l'indicatif.
L'optatif n'existe plus du tout. Si l'orthographe moderne
était conséquente avec elle-même, elle devrait, comme elle le
fait pour le subjonctif, écrire ypdyoiç, ypâ.^01 dans les cas où
S s f"
l'ancien grec employait l'optatif; c'est, en effet, ce que fait
Sophianos, cf. p. 55 ''Aprore
"A '<L"
vx ypx^a, vx ypx'^oig, va yox'boL,
'1
œxTzo-t va ypy:b(S)[j.iv}va. ypdc'-b.xize, va ypœbovv. On dira que c'est
un mélange absurde de formes de l'indicatif, du subjonctif,
de l'optatif, du présent et de l'aoriste sans doute, mais
l'absurdité de l'orthographe moderne n'est pas moins forte.
Voici donc, si nous ne tenons pas compte de l'orthographe,
ce que le grec moderne possède en fait de formes verbales
Indicatif présent, imparfait, k'ypxyx; impératif pré-
ypx.su>
sent, ypa'fpe- aoriste, lypœba.\ subjonctif aoriste, ypœba; impé-
ratif aoriste, ypx:bz\ ajoutez-y les formes correspondantes du
passif. A l'actif, le participe présent ypxyovrxç, ypzyov[j.svoz pour
le passif, au présent, et pour le passé, ypzpuivoç; infinitif actif,
ypâyzi, présent, ypx-bsi, aoriste; infinitif passif, ypsfoeorca.
La perte de l'optatif est due uniquement à des raisons syn-
taxiques et non point phonétiques. Cf. Mavrophrydis,
Ao/ti'pov, 396, et surtout Chatzidakis, 'Advvxiov, X, 428. En
ancien grec, on emploie l'optatif dans des propositions se-
condaires, quand le verbe de la proposition principale est à
l'imparfait ou à l'aoriste on dit et; xxiobv mziz, tvy. rnq dUrç-
xzov(7r,ç: mais sic xoapov r)Bzq, ivx rriq SUrfg àxovuoig.
Cette
règle n'est jamais strictement observée. Xénophon lui-même
dit -à. 'ïîloîx zzéxzvdîv, ïvec y:h Kvpog diz&ç. Surtout dans les
propositions interrogatives, les deux modes, l'indicatif et
l'optatif, sont permis même aux auteurs classiques zh.ov
r,VTivz yvwxnv ïyiù OU lyow.i, èoovlîvô[j:nv ttmç as ànoêpà ou ànoâparnv.
L'optatif est donc pour ainsi dire, dans ces propositions
secondaires, un mode historique, qui ne s'emploie pas quand
on parle au présent. C'est pourquoi il n'a pas une bien grande
vitalité dans la langue du peuple et de la conversation; il finit
par ne plus être employé que dans le style élevé. En effet, le
premier monument de la langue vulgaire, le Nouveau Testa-
ment, ne nous en donne presque plus d'exemples, et s'il en a
quelques-uns, si les écrivains du moyen âge en fournissent
d'autres, ce n'est que par une réminiscence littéraire. Les
propositions principales avec l'optatif, par exemple, yivoio
£v-v%f,:} sont en vérité des propositions secondaires; il faut
suppléer icovïéy.-nv, èôo-S/.ôurv à\> ou quelque chose de pareil. Le
néo-grec, en effet, exprime cette idée par une proposition
secondaire, voyez plus loin. Donc l'optatif ne peut rester da-
vantage à cette place. Pour d'autres détails, jerenvoie aux
exemples réunis par Mavrophrydis et Chatzidakis.
P. 32, 1. 4. Carent infinitivo pro quo utuntur subjunc-
tivo. Toutes les langues modernes ont une tendance à res-
treindre les fonctions de l'infinitif. C'est surtout la construc-
tion de l'infinitif avec l'accusatif, si fréquente dans le grec
classique et dans le latin, qui est tout d'abord remplacée par
une proposition conjonctive, et il en est ainsi, excepté dans
les cas où le sujet du verbe principal est le même que celui
de l'infinitif, ou que le sujet de l'infinitif est le régime direct
du verbe principal. Ainsi on dit, en pg. Bo-jaolu.ypj àv vy.àg u.o-j
àxoïxjzi, en latin Volo is esse quem tu me esse voluisti. Mais
dans le grec vulgaire du Nouveau Testament t.zvtz ccra. zv
Qélr,~ô ïvz t.oiîùgiv bah ol cc/Jp^r.oi, o-jtm
zai vudç ttoieîtô a.vrov~. Ma-
vrophrydis a étudié l'emploi de l'infinitif dans le Nouveau
Testament et donne beaucoup d'exemples analogues à celui
que je viens de citer; nous y voyons qu'à cette époque la
construction moderne était sinon la seule, du moins la plus
usitée. Déjà nous y rencontrons des phrases comme -ocf,™
ocv-qvz îvoc vïïoïgi /.où r.powjvmMai avec une prolepse bien connue
du grec ancien, mais plus ou moins étrangère aux langues
romanes et germaniques, ^c'est-à-dire aux langues modernes
qui possèdent l'infinitif, et qui, en pareil cas, ou bien suppri-
meraient le régime, ou bien se serviraient de l'infinitif et non
d'une proposition secondaire. De même dans spero me ven-
turum esse; en italien spero cli venire; en français :j'ei-
rpère pouvoir venir. C'est ce qui arrive également après
les verbes auxiliaires vouloir, devoir, oser, être accou-
tumé, etc., parce que, avec ces verbes, le sujet des deux
propositions est le même. Le grec, au contraire, va plus
loin il ne tolère plus l'infinitif, même dans des cas sem-
blables au lieu de je veux venir, il dit je veux que je
vienne. Après les verbes et les locutions impersonnelles,
le grec classique et le latin se servent de l'infinitif, le néo-
grec, le latin vulgaire et les langues romanes d'une proposi-
tion secondaire àpxô-ov rà uxQ-orç ïvot yivn~ai wç o diddaxoihoç,
Matth. I, 25.
Si l'on parcourt les passages cités par Mavrophrydis, on
se persuade facilement qu'au commencement de notre ère, la
langue grecque vulgaire était arrivée à peu près au même
degré que le latin vulgaire il y a déjà une tendance à aller
plus loin, mais les exemples de Qs'Am îva. eXGw, èvva.(j-ai fox léycù
sont très rares. Il est vrai que Mavrophrydis n'a pas fait la
distinction entre ces deux cas, celui où il n'y a qu'un
seul sujet logique', et celui où il y en a deux. L'étude est
à reprendre. Mais ce qui est très curieux, c'est que les autres
langues indo-européennes de la péninsule des Balkans mon-
trent le même phénomène elles ne possèdent plus l'infinitif;
le bulgare, l'albanais, le roumain, et, jusqu'à un certain
point, les patois italiens de l'Apulie sont dans ce cas. Cette
coïncidence ne peut pas être fortuite mais, à l'heure qu'il
est, on ne peut pas encore dire, si le point de départ doit être
cherché chez les Grecs ou, ce qui est peut-être plus pro-
bable, chez les Illyriens. Nous verrons, p. 191, si l'infi-
nitif n'a pas laissé de traces dans le système de la conjugaison.
P. 32, 1 1 1 Quarum numerus a varia Perfecti iermina-
tione colligi débet. Ce qui caractérise le système de la con-
jugaisonmoderne, c'est l'influence capitale que l'aoriste exerce
sur le présent il arrive très rarement que le présent modifie
l'aoriste au contraire, dans presque tous les cas où les
thèmes de ces temps diffèrent trop l'un de l'autre, le thème
du présent se transforme pour se rapprocher de l'aoriste. De
même, l'identité de deux aoristes amène très souvent l'iden-
tité de deux présents dissemblables. Dans les cas où, en
grec ancien, l'aoriste était fort et le futur faible, c'est
d'abord l'aoriste qui prend la forme faible, en suivant ainsi
le futur; par exemple, scWa est refait sur &6<7m, zxavea. pg.
sur yjxvuoi. Enfin, le participe en -pivoç peut aussi influencer
1. Cf. Diez, Grammaire des langues romanes, III, 209.
]e prosent c'est ainsi que puj.yho: entraîne pi'zr™ (d'où br/jn)
pour pŒ-o), à cause de zp-Jirrr,), zpjuyivoç.
P. 32, 1. 17. Prima est in [3y&>, etc. Tous les verbes dont
le thème se termine par fi, ©, (3y, appartiennent à la classe
des verbes influencés au présent par l'aoriste avec le a de
l'aoriste, ces consonnes (3, s, tt forment la combinaison b\
comme y entre deux consonnes tombe, p. 76, Çùya aboutit de
même à b. La conséquence de ce fait est une grande confusion
entre divers verbes au présent. Repassons d'abord les exemples
de Simon Portius.
'Ahicu, pg. à/stW, le présent moderne est calqué sur
rpicb-t, à cause des deux aoristes ï-ovby., zuvbx (fhi^z).
Ni'cyM, pg. v/tt-m, aoriste ïwtyz, qui coïncide avec ïÇfbz,
d'où viSyc.) comme £eoy« ('Csvyo)) de même tous les verbes en
-svyo, -zvo>. Voyez aux Additions.
S-/tr'-jyw, prononcez o-zvioyw, pg. zW/j-rM (se baisser en avant,
baisser la tête-, même sens aujourd'hui), wz-j^a. -Même cas
que pour vt'cyw. Sz-jï-t» du reste subsiste c'est la forme
usitée dans la langue commune.
Comme vî-m devient vt'Sy«, de même -/oûtt-m devient xo-Jcyo)-,
on a de la même façon (7zacy«, poyw comparez aussi rpicyoy,
pour rpt'co), /ôicya; =/£[-«, Cypr., 74, 47; y.o'cyw, Georg.
Rhod., 227; r.a.vyM= 7roûw. Cypr., 59, 4.
Ou bien encore, sur à/stêr», on dit z/ico, zp-Jtr,), ©icf»; ces
formes sont surtout usitées à Trébizonde zp-Jêw, Pulol., 488 •
Carm.,34, 1; Belth., 193, toujours à cause des aoristes zhvba.,
syM'^cc,etc.
Ou encore, d'après ypzvM, on fait czactw, z/iso>, yvOT« (veuw),
sur les aoristes sypz'bz, eczaba, etc.
Enfin^ sur o-zsforw, on a za-j-w (za^rw) =
zat'w, â'zad;a, zao-
7crj7iv, Belis. I, 168; de même yozy-u, etc. on trouve en-
core y.zv7Cù=-zL(i), aoriste ïv.œbz, Carm., 2, (33; Sachl. I, 03.
L'aoriste de ttcW.o, ï-zu.^z devient ïniby. par voie phoné-
tique, voyez p. 88, et de là nous vient un présent too»,
comme z/ô'êw.
'Ay.-ico), zuzfyo). On lit zv7iu.i£yn} Erophv I, 380; II, 382;
àv7i[j.tyrl} Solom., 60j avec un changement de et en
s, qui est
difficile à expliquer. Est-ce qu'il y aurait une espèce de sub-
stitution de suffixe? Abstraction faite deà/.stcw, tous les verbes
1. Voyez Chatzidakis, <bOoyyo/.ay. p. 23 et sniv.
à labiales que nous avons rencontrés jusqu'ici sont bisyl-
labiques ceux qui ont plus de deux syllabes sont des verbes
dérivés en -euyw, il est bien possible que àvnpiêyw ait été
attiré par ceux-ci.
A Bova, -s'jyo) devient -eguo par métathèse. Nous avons
déjà vu, p. 87, que yê devient (3/ en grec moderne, mais qu'à
Bova, gu reste. On pourrait supposer que le changement de
yo en (3y est commun, et que plus tard les Grecs de Bova ont
fait guaddo de (3ya/Aw, comme -eguo de -soy«. Voyez aux
Additions.
P. 32, 1. 27. Secundo, in y«, xm, etc. Dans cette classe,
on doit faire rentrer tous les verbes dont le thème se ter-
mine par une gutturale, qui avec a donne £, et qui, devant
le [x des participes, disparaît. Par suite, les deux classes se
confondent au participe. De plus, les verbes en -Çw ont en
partie des racines à gutturale, en partie à dentale, ce quii
amène de nouvelles confusions.
Tikw, pg. prrrrw. Il va sans dire qu'il n'y a pas de change-
ment phonétique de tt en z la ressemblance entre pi(xévoc et
dziuévog (régulièrement pour dziyyivoz, avec chute du y devant
u) crée d'abord ïppîca. = sdziïa; puis la gutturale de l'aoriste
s'introduit au présent, et l'on a px-rw (d'où pryjo)) pour pnrz-w.
On trouve déjà cette forme dans Italogrœca I, p. 100, de
l'an 1112. Mais l'influence de èziyva peut être encore plus
grande on dit plyvM à côté de piyjM. Voyez aussi pihuo =
pi'luuo, plyjr, sorcier, pihâ, décharge d'arme à feu.
Srrpw/vM = s£<77rpow0s'«_,qui devient a-Tiporôw par la chute de
zi (i) initial atone et «
la contractionnormale de mo et l'aoriste
est e<77rpM<7a (cf. QDm va aï idà xo ttwç xbv QéleLg avpziv xoù cnzpcixïeiç
-/ai loLYxiazn; rov, Prodr. III, 515), d'où le présent *<7ûpwÇco et un
nouvel aoriste £<77rpw£a(voyez plus loin), qui conduit à gtzomx™-
Enfin, sur k'ppi&, de plyyfà, on fait le présent o-Troor/vw.
Un troisième présent analogique en Xv, c'est <xp-n<xyyM
Schmidt, 37, 6. On peut remarquer que plyvc», (rnp&yyto et
â-j-iyya sont liés entre eux par une certaine parenté du sens.
Enfin ^a%v« = Jjaoo, Pio, 29 (et Constantinople),aoriste tyzicc.
A iw^ra :=&«/.«, k'dio)ï<z est calqué sur pt^rw, èpp^a, voyez ci-
dessus.
$&)yaÇw = cpwv£M-&), £cpc6v/î<75c. On peut voir dans tpwvaÇw une con-
tamination de ©wvw et de zpaÇco comparez, dans les dialectes
italiens des Abruzzes, crenzare cre[dere -|- pe]risare. Mais
=
fAvxCw n'est pas un phénomène isolé. Déjà en ancien grec, –m>\
et -3&0 sont employés concurremment; cf. Curtius, bas Ver-
bum cler griecUschen Sprache, I, 337 qui cite àyxr.oin et -r.&n,
Gcyopzou.ziet-zÇo)} àviio) -xÇcù,
zpr.ùiy.y.i -x%w, yù.y.M, aoriste èyéïy.ïy,
r.zipyjù, kziozCm, cryy.r» ayd^, etc. Cf. Ôl'/Jm, Apoc. I, 147, 152,
165. La plupart des verbes en -zm sont dérivés de substantifs
féminins en a. r,\ cf. -sïpy.cipy.o. De même, on pouvait tirer
Y^jxXm directement de ow/?, sur le patron de (5ia, (3i^Ço>, àyoV/
àya7raÇ6), ou bien il y avait d'abord
un présent ç«v«, <p&)và;
((p&)va&)), sur -«/.cô, -taàç, à
cause des deux aoristes kvwrrjaz =
kw:rtaa. cf. plus loin.
L'aoriste de ces verbes est donc en -£a ys/û et yelyÇo),
aoriste vyélxax et iyilaïx de même somtw, scxott^x et èorJi-r/ïïx
Çtîtw, é^r/îffa et è^r/jJ-a, cf. As. Lup., 226 et puis
uis c~cG), è'racra
ffsîû), ~c~ccx
et s(7si?a, Carm., 1, 94- Cypr., 76, 28, etc.
Le présent de ëimïx est T.vly^\ par conséquent celui de
èdpvxïx ( = è-ipxïz de rspaÇûi) fait movayM, Carm., 63, 2; celui
de^p«r/;?a donne l'imparfait èpârxyx, Carm., 60, 3 et celui
*èyiAr%x (cf. ~7;~),
de ~L);~7y Nt/), Carm., 93,
êÇy;r/j?a),©i/rr/o), 3
93, 3• cf. encore E~ot-
vJXayot, Carm., 93, 3. Quant au y de œzouyoo, etc.,
i-spi-
voyez p. 76.
D'autre part, le présent de èyê)&& est yùâ, celui de r,pr.^x,
%à),Hésych.,Pic.,238-, Sachl. I, 218- Carm., 139, 3- Àpoll,
218 de même ov.w (o-xa'w, Aristophane),Quadrup., 687 o-ccû,
Schmidt, 56, 9.
Comme -a« et -aÇo>, on trouve -îMet-ttw cf. Curtius, Verbum,
I, 346 sqq., Tpr/i(ù et -/£«, i>7zzpi(ù -t'Ç&); r,ps[J.ioï} -î'Ço), xapsvér,),
-t'Çw, etc. J'ajoute le ngr. ôœoypù, ^a--u/j.cra£voç,Carm.,62, 65;
Xpi'Çu), 96, 45; 0-juto-vov, Eroph., I, 42; Ç&ypa^i'Çw, Carm., 7, 6
/ouÇ&j, Carm. 100, 46 Puis ,</»&«» et uxâizà, Hésych
on a proba-
blement à cause de ij.xdmou.xi = rzi^iaou.xi <7iyl'Co =zaiyy.o^ Cvpr.
21, 6; fipovyJÇv = fipov/y.M, Apoc. I, 346.
ïao-ffw, aujourd'hui raÇco, à l'aoriste èVa^a. Srâo-cro), Georg.
Rhod., 596; Prodr. III, 390, répond à l'ancien axxQ* (qui du
reste subsiste dans la langue commune), à cause de l'aoriste
scr-aÇx qui coïncide avecsra£a:. Au contraire, on a (3paÇw, Apoll.,
808, pour ppocffffwpg., et ici c'est |3pa£&) qui subsiste, de sorte
qu'on a sur le même pied raÇw, (3paÇ«, ary.'Coi, les formes
orao-o-w et (3pacro-a) ayant également disparu. Comparez du
reste ayopiQ-px et ayjpiyjpx, qrxfarng et ozyiyrnç.
P. 32, 1. 35.. Tertia in do, 0m, w purum, etc. Les dentales
s'assimilent à un a- suivant, sans que ce a- soit redoublé; on
a donc voyelle -|- a à l'aoriste de ces verbes. Devant
dentales se changent en a (z) le participe est donc en -aylvoq et
les
cela constitue une différence entre les verbes en -w pur et les
verbes à dentales. Voici d'abord quelques remarques aux
exemples de Portius noodidoi de -r.oodidkvj.i le changement de
conjugaison s'effectue très facilement étant donné que les
formes suivantes coïncident avec léya Ô0oy.zv liyo[xiv, = Aéyovrou,
eiaojj.su = léyoixy.1, ôiâôysOoc
eôldo[j.sv =èléyo[j.ev, ièiàôyw, -y.*Bx,
= Azyé[j.sBz, diôovToa =
klzyôy:r,v, -[jsQoc, -ovto.
-ovzo=
CL aida, Italograeca i/ 118, de l'an 1176; xvTmxpxdtôa), Gloss.
Laod., 55; êlôr,, Italograeca I, 92, de l'an 1005. L'aoriste ê'cWa
est calqué sur le futur <?wo-m ooaz^zv aoriste, ItalogrsecaI, 132,
de l'an 1278. Mais eàùxa reste aussi et s'étend aux autres
modes: oinsdcùxzpc», Italogrseca I, 128, de l'an 1239; èdduaaiv,
Asin., 267, et vï <?«*», Carm., 101,20; Sen. 111, 169 (e&weav).
'Alédcù, pg. àl-fâto, dont l'aoriste est ahaoc, futur àléau,
fait par
àl-nhxx, moyen cùcnhayca, etc. C'est donc encore l'sde l'aoriste
qui a pénétré dans le présent, et Vr< du présent qui a dû
céder la place.
Tous les anciens verbes en -ow se présentent à nous au-
jourd'hui avec un v qui semble s'intercaler entre l'o et l'w.
Mais c'est toujours l'influence de l'aoriste qui a créé les pré-
sents en -wvm. Ao-jAw, ôovloïg, -oï, -ovutv, -ovei, étaient identi-
ques à -zrâ, T.cf.rtiçj -d, -ovysv, -oCcrr, de même, à l'imparfait et
au moyen, les deux classes étaient presque égales, mais la
différence entre èdovlodo-a et ïrJ-nacc à l'aoriste suffit à séparer
ces deux classes complètement. D'autre part, nous avons déjà
vu que Çcowup, Grpowjui, yàvjvux et pwvvup sont devenus 'Çâvvo),
arptovvw. yjliwod. Or, ces verbes font à l'aoriste ï'Çgxjx, è'o-rpwa-a,
lybYjy. et èppoocra. Ces aoristes coïncident justement avec
ceux
des verbes en -o'« et c'est sur s^wo-a, Çwww, que l'on fait
ôovhJwo), etc. Il est plus juste, par conséquent, d'écrire
ôovImvm, etc. Rigoureusement, il faudrait même écrire êov-
lâvw. Mais l'orthographe ne peut arriver, dans la pratique,
à cet excès d'exactitude.
De même que les verbes en -o'm, aoriste -wcra, ceux en -um,
-î'wj aoriste -va a, -m se, font aujourd'hui -uvw, -ém, tandis que
ceux en -&, -naa, ne connaissent pas ce v. Nous avons donc
diva = aiù) Suz. II, 95 (où, du reste, èivr, paraît être une
mauvaise leçon pour èvvr)] Belth., 873; Georg. Rhod., 146,
et aujourd'hui constant; je trouve aussi imod-nvîtou Belth.,
165. – Xéoï-ïyyaz-yyvo) Xenit., 27; Apoc. I, 121; Carm., 62,
74 5 Ïvm-P/.vjx â-jvù) de même /o-Jt», zlo-jnx,
Const., 221.
Ào-Jvm,
Le patron de ces verbes est à-jvM-ïèvjx. Quant à diV0), Vz est
frappante du moment qu'on admet l'influence du futur et de
l'aoriste. Mais nous avons en grec ancien diôzy.x, èBzy.xi, zdiQr,v,
ce qui amena *dicrM, *ïdzax, et de là &v&> sur le modèle de z'Çmïx,
ÇoW». Voyez encore clinno =
z/îi'w, Otrante: Io-jvow-xi,
Georg. Const., 221. Quant à u.xïov/jr,, Belis. I, 374, 379, il
suppose iyA'Co^a au lieu de èy.yZ^Tx, c.-à-d. -£a au lieu de
-ex, comme nous l'avons vu plus d'une fois.
P. 33, 1. 4. Quarta denique continet verba ht, p», v«, or,).
C'est, d'après notre classification, la troisième classe des
verbes (p. 178). En ancien grec, tous ces verbes formaient
l'aoriste par apophonie •M)ïv tyr~x, crfzAh.) zcr^dx, etc. Le
néo-grec retient l'a partout, tyzlz, ïiyylz il en résulte que
l'aoriste ne se distingue plus de l'imparfait, car la différence
entre ï'ixlx et zàz/lx est purement orthographique. De
même tâsipo), aoriste hOzioz, zpt'vw, ïy.pwx.. Seuls, quelques
verbes avec z au présent changent Yz en à l'aoriste.
Il fallait cependant créer une nouvelle forme, soit pour
l'aoriste, soit pour l'imparfait. Or, nous avons vu très
souvent que l'aoriste reste, tandis que le présent se modifie;
on peut donc s'attendre au même phénomène dans les verbes
à liquides. Il y en a deux dont le thème verbal se termine
par p., celui du présent par p.v -/J.y.vr,) et tzij.vm, aoriste sV.au.ov,
et rô'uyw, hy.u.ov, plus tardé'reaov, d'où en néo-grec l'imparf. z'y.xœjy.,
kzuvx, aoriste ïy.xp.x, ï-zu.x. Ces deux verbes, dont le second
n'est plus en usage aujourd'hui, ont fourni le modèle au
nouveau présent crrs'Àvw = cri/lo. etc.; dipvo) == âipo, aoriste
ïèzipx-, xvx/szpvo),Gleorg. Const., G43; èyépvz-o, Belth., 974;
v.xi'pvc,) de znodoM, etc. Ces présents en -ovm, -v^, paroxytons,
entraînent des verbes circonflexes çupvw = auow, 'izpvà = èïepà
(içspaw), zôpvfô = /.spw, Tiîpvw =-îpw, (7zo/.vw = çyp/ùi et d'autres.
P. 33, 1. 9, corrigez Portius en écrivant è'^îtpa.
P. 33. 1. 14. -oy.zv. Aujourd'hui la désinence est -ovv.z dans
la langue commune (voyez liyou.z en Crète, 'A0r,vxLov, X, 111),
avec changement de 0 atone en ou devant la labiale, p. 93, et
chute régulière du final.
-owz. Déjà dans l'ancien grec, -zai au parfait avait com-
mencé à disparaître sous l'influence de l'aoriste faible;
cf. Gr. Meyer2, § 4G1, par exemple, -ir.oiny.xv; par le même
procédé, le grec du moyen âge introduit v, à côté de -atv, au
présent. La lutte entre les deux formes n'est pas encore ter-
minée aujourd'hui. Pour Spanéas et, Prodrome, M. Psichari
a cité tous les exemples de cette alternance, Essais, I, 170;
Glykas donne la préférence à -ouv; cf. 163, 188, 191, 214,
264, 277, 280, 301, etc.; mais -o-jgiv ne fait pas non plus dé-
faut, 19, 23, 82, 89. En Crète, les formes -ovcn (de même
zïyxai à côté de ëyovai) subsistent encore; cf. Essais, IL p. 224.
L'î de ypxoowz, qui est hystérogène et ne se trouve que rare-
ment au moyen âge, vient de la lre et 2e personnes du pluriel
-ouz(v)., -ère. Cf. Chatzidakis, 'AQ-nvouov, X, 122-128, qui donne
une explication un peu différente.
P. 33, 1. 18. "Eypxox. La chute.de l'augment et du final
et la perte des voyellles longues rendit la lre personne
du pluriel de l'imparfait égale à la lrc du présent; on était
donc forcé de lui donner une autre terminaison, celle de l'aoriste;
c'est ainsi que è]ypx^oy.z[v, qui coïncide avec ypx/s>oy.zv, cède la place
à ypxvxvz. De là, on arrive à ëypxox pour zypxoov à la lre per-
sonne du singulier et à ëypxoxv à la 3e personne du pluriel.
Bientôt le -ai du présent pénètre dans l'imparfait zyMozgiv,
Italograeca 1, 107 oy.Maxaiv, 117, etc. A côté de -xv on a -xvz,
comme au présent -o-ov et -owz; c'est une des inadvertances
ordinaires de Portius que de ne pas mentionner cette forme.
– A la lre personne du pluriel, on trouve souvent -xpxv par
assimilation de la finale atone à la voyelle précédente, vlx<bx.u.xv
Apoc. I, 421; sur èypxoxy.xv on a pu calquer de la sorte èypx-
sxtx(v) pour èypxyere; forme commune ypxvocrz (a de l'aoriste).
P. 33, 1. 21. Lisez ypdityx[j£, ypxtyere, ëypxtyxv.
P. Tandis que zïyx
33, 1. 22. Eiyx ypxtyzi vél zh/x ypxy.(j.évx.
ypxuuivx ou ypxu.ij.ivo (Sophianos et le grec d'aujourd'hui)
s'explique facilement, et se compare au français j'ai écrit,
ital. ho scritto, ail. ich liabe geschrieben, l'autre forme zlyx
ypi^zi est plus difficile à interpréter. Qu'est-ce que ypxhzi?
Est-ce que c'est l'ancien infinitif ou bien une 3e personne du
singulier cristallisée? M. Chatzidakis, Azfciév, I, 254, se pro-
nonce en faveur de la seconde des deux hypothèses on aurait
dit d'abord vx zlyx và.ypx^, vx d-yzq va ypx^-n:, vx eîyz vx ypxdir,,
puis vx zïyx ypx<\)M avec suppression de vx, enfin ypx^-ri reste à
toutes les personnes. Je ne puis admettre cette explication,
parce qu'elle ne s'appuie pas sur une base historique. M. Cha-
tzidakis cite Belth., 427, vx y.r, zlyx t/zwrf)r». Remarquons
d'abord dans ce passage l'indicatif; la forme correspondante
de l'actif serait ï-ypxki à la 3e personne, d'où l'on ne pouvait
jamais arriver à ypxki. Puis ces exemples sont si rares qu'ils
ne peuvent pas prouver grand'chbse. Quelques lignes plus
bas, au vers 429, on lit dans le même sens vx zyvwÂaOvj^ il
est donc possible que vx zlyx zyzwr,0r,v ne soit qu'une contami-
nation de vx zlyx yivvrfjTi et vx zyzvvrfjry.
On pourrait dire, tout d'abord, pour combattre l'hypothèse
de l'infinitif, que Sophianos et Portius, qui, en général, con-
servent le y final, écrivent toujours zlyx ypxki et jamais ypxkiv.
Mais cela serait un faible argument et il perd encore de sa
force quand on suppose avec M. Foy ÇRyzpoïôyiov rfc 'Avx7olr,c,
1886, p. 207-210), que ypxki repose sur l'infinitif de l'aoriste
ypxèaL, qui a emprunté la voyellei (et) au présent, à l'aoriste fort
et, j'ajoute, au futur de l'infinitif, voyez plus bas L'infin itif passif
-Ofpjxi serait devenu -Or, par une apocope, qui elle-même a été
amenée par l'infinitif actif. Des exemples comme Qiki Q/ioyjy
où yxpïvxi, Belth., 4, sont en faveur de cette manière de voir.
Le déplacement de l'accent, qui a eu lieu dans oxyzi, etc.,
s'explique par l'influence de la grande majorité des infinitifs
actifs, qui sont paroxytons, et par des formes comme vzyz,
zxyr, etc.
Reste à expliquer le sens de cette construction de l'impar-
fait de ïyw avec l'infinitif. Aujourd'hui, on dit aussi zyoy ypx^v.\
le silence de Sophianos et de Portius, l'absence de cette' com-
binaison dans les textes du moyen âge, nous montrent bien
que zyr,) ypxki est une forme plus jeune calquée sur syw ypxy-
[j.zvo, par la raison que zlyx ypôo^zi revient à dire zïyx ypxyyivo.
M. Chatzidakis, loc. cit., p. 254 sqq., constate qu'au moyen
âge é'xw y&ztyzi et Qz/m ypx^zL sont souvent synonymes; c'est
juste; seulement il faut préciser cette assertion dans ce sens;
que zlyx ypxhzi remplit tout à fait la fonction d'un plus-que-
parfait ainsi vx y:r, zlyx yvcùpfc-i, Belth., 431, se traduirait en
latin par ne cognovissen; vx yh r,Qzlx yvwÀrjzt. par nollem cog-
noscere. On ne peut donc pas comparera^ yox'kiàj'écrir-ais
en latin habebam scr ibère signifie j'avais a écrire; en grec
zlyx ypy.ki, je possède, j'ai V écrire, Y action d'écrire; zlyx
yoxoQ-fi, je possède ce qui résulte de l'action d'écrire. Voici
qui nous explique l'emploi de l'infinitif aoriste au lieu de
celui du futur que nous trouvons avec Bih)-, nous voyons du
même coup la parenté étroite qui existe entre zlyx ypihxi et
dya ypx[j.uévo} parenté qu'on chercherait en vain entre habe-
bam scribere (j'écrivais) et habui scriptum, j'ai écrit.
P. 33, 1. 30, Futurum. @£Àm ypjtysi. Voyez J. Psichari,
Essais de phonétique néo-grecque, Mém/Soc. Ling. V,
349-393. Les formes que nous donne S. Portius
ne sont pas
les seules; mais Béhù ypd^u est évidemment la formation du
futur la plus ancienne. L'infinitif est celui du futur qui, dans
les verbes dont le futur diffère de l'aoriste, est remplacé
celui de l'aoriste, en conservant pourtant le -si final infinitif par
futur dspsîv, infinitif aoriste dsïpxi, nouvel infinitif èzioîi. Lors
de l'époque de la chute du v final (chute qui, dans
ce cas,
pouvait avoir une raison analogique), le second verbe, dans la
combinaison Bski yptyzi, donnait l'idée d'une troisième
per-
sonne, grâce à sa double désinence i, et l'on remontait alors à
une première personne 9s7« 7p^>, deuxième Bihig ypœhzic, etc.;
ou bien le premier verbe rest invariable :Qe%i ypkei devient
dans ce cas une forme syntaxique, dont le premier élément
perd beaucoup de sa force, et l'on arrive à dire 9~ ~.J~ etc.
©a«, comme verbe modal, je veux, demande
comme tous
les autres verbes la conjonction va Bi)M ypdmiv devient alors
e&w vy. ypôrjy» ou 0s7w va ypd>l>M, tandis
que dans la combinai-
son stéréotype Békùyptysi, j'écrirai, l'infinitif reste plus long-
temps. Mais dès le moment où 0&« yp3tyw devient usuel à
côté de 0&m ypœhi, la conjonction va s'introduit
peu à peu
entre les deux verbes. C'est aujourd'hui la formation la plus
usitée à côté de Bx ypœbu, dont je parlerai tout à l'heure.
La seconde forme donnée par Portius, c'est Bi indéclinable.
A partir du xme siècle, on trouve à côté de Oiltiz, Oéhi, dans
toutes les fonctions, Bég, Qi, et plus tard 0&sv, Qke, Bév. Dans tous
les cas où Bs/m est suivi immédiatement d'un verbe, soit qu'il
exprime le futur, soit qu'il exprime la volonté, il n'a
d'accent syntaxique, il perd de sa valeur et il est exposé à pas
mutilation plus grande que tout autre vocable. C'est à une
près le même fait qui se produit ici qu'en français où àime- peu
ravons devient aimerons, ou dans les dialectes italiens où
bisogna avère donne bigna avère, etc. Puis
ces formes atones
Bée, 0s peuvent, par extension analogique,
remplacer les formes
pleines toniques Béhç, Bûet. Au futur Bï ypœbu amène Bï ypd-^
comme Béhi yp^si aboutit à Oùei yp^0). Puis, vd s'y introduit
comme dans BÛm va ypd^M et l'on a Bk va ypdtyù, d'où, par assi-
milation, 0x vx yp^wj. enfin, par une confusion entre Blyptyo
et Qx vx on arrive à la forme aujourd'hui courante
teypxbi». Qiix, Carm., 123, 9-, 92, 18 montre une contami-
nation analogue avec Oihi La
forme Qï yoxho) donnée par
Portius n'est pas usitée.
P. 32 1.1. Imperativi ypxhz. L'impératif aoriste se confond
aujourd'hui avec le présent, si ce n'est pour les fonctions, du
présent.
t Ainsi
présent.
-f- yp*<f>T£. On
'1 ='1 r -f+
ypâbz yps^-fov 'J 'r 'l'-
moins pour la désinence. En effet, si le thème de l'impératif
moderne est bien celui de l'aoriste, les désinences sont celles du
y?xy]z\ ypxhz"=ypzd>\xrz
observe déjà dans le grec classique cet em-
piétement de l'impératif aoriste sur l'impératif présent. Le
présent désigne plutôt l'état, la durée; l'aoriste, au con-
la
traire, une action momentanée ou présente Cette
fonc-
tion de l'aoriste et l'identité des désinences du subjonctif dans
les deux temps vx ypxo-Tz, vx désinence -ezz au lieu de
-oczz à l'indicatif de l'aoriste, et enfin les impératifsforts ski, etc.
ont fait prendre à l'impératif aoriste les désinences du pré-
sent yptyz, pour ypxhov, ypxtyxrz. Dans les Interpret.
Montep' il y a un passage où l'on voit même que la
différence entre l'impératif présent et l'impératif aoriste a dis-
paru, car les deux sont employés dans le même sens, 310 sqq.:
oipz, ss'psre, èLèzîôv as, zpârwov,<y.yyiùm)
yjzîpz, àva.yiyvnaxe,r.opzvov,
ôôg, dore, Çwcrov, déç, r.zplcah, xpov, OBi, xvxywûi, TipiïcSz, yvû%
xnxvïrpov, WcpVj èM, sœs, BBxxz, s/.nva?are, Qzrz, irzpiScD.srz, zhx>-
kIijvxts, /a'êe, avucx/s,
ffars, pava-ô, orpoWaTî, yôu.waov, ayiaov, E
•j-nolvGoy, èé'txi, ïér.iGov.
Les impératifs sbs, î5s, evoi, s)M, conservent l'accent et en-
traînent les subjonctifs, tm, etc. (cf. Foy, 'Hu.zpol6yt.ov,
d&,
l'impératif zh:ki, Carm., 29, 2;
p. 211 4), et le pluriel de
Sen. Puell., 16 iâhz, Belis. II, 58, etc. Ok, qui reste, entraîne
As. on
Lup., 317; tt£, 347; sur 9k on calque Qizzz, et de
même t&ts, Carm., 146, 15; sur a dôaxz, Schmidt,
Ô4; 20; àwzz, Carm., 7, 31. Ces formes, qui font l'impression
de se passer d'une voyelle de liaison, sont le point de départ de
toute une série d'impératifs syncopés; àv.o-Jarz, Carm., 67, 37;
Schmidt, 18, 1; p^s, Carm., 66, 6; /p%s, Schmidt, 19, 2;
ypxtyce, Apoll.,298; Schmidt, 69, 67; crpûa-cz, Carm.,
142, 14, etc.; puis (3a/.rc, Carm., 144, 14; iraors, 67, 21; «rûpts,
1. Ce qui ne veut pas dii'c que l'ou ne rencontre aussi s).9w, Apoe. 1,
pi 3B5, etc.
Schmidt 65, 3. –
St^m, Schmidt, 15, 15; amo, Du. Cange, qui
serait en pg. amo-ô, impératif de v/t/m (pesé?", d'où soulever
'pour mettre dans la balance), ng. fwmvm, a pris les fonctions
d'un adverbe ou d'une interjection, et revêt par analogie
l'une des désinences propres aux particules; voyez plus loin.
Les troisièmes personnes et les premières du pluriel de
l'impératif sont, comme dans toutes les langues, remplacées
par les formes correspondantesdu subjonctif. C'est là tout ce
qu'il faut retenir des lignes 4-8 du texte.
P. 34, I, 9. Optativi. C'est là, à vrai dire, un subjonctif
plutôt qu'un optatif de l'aoriste ce subjonctiflui-même, d'ail-
leurs, ne diffère en rien par ses désinences de l'indicatif du
présent. Sophianos, qui se pique de donner un subjonctif et
un optatif à son verbe, orthographie l'optatif de la manière
la plus bizarre ypœba, -otg, -oi, -owsv, -cart, -ow, pour le sub-
jonctif il écrit -m, -rig, -/}, -r^uey, -ers, -ow. Phonétiquement, il
n'y a pas l'ombre d'une différence entre les deux modes; his-
toriquement, ce sont les désinences de l'indicatif qui ont en-
vahi le subjonctif, parce que le singulier et la première per-
sonne du pluriel étaient identiques. (Voyez plus haut, p. 182.)
Quant aux particules qui accompagnentl'optatif, éc^orsq va
se décompose en àv (èàv) nozz[q\, comme en pg. ehozs le est
celui des adverbes. Na est la conjonction ha dans le sens
affaibli de wç, que; ccpnoTzg est considéré comme une pro-
position «pro-sç (evt) s'il arrive jamais, va, que, etc. Resti-
tuez dans le paradigme va ypœ\jox>[jz, vccypd^ow (1. 12), Oélccuz,
Qélavs, Bùx ypœbu (1. 15, cette dernière forme n'est presque
pas
usitée pour la troisième personne pluriel dans la langue
commune), ou Qélavz ypdèst.
"M -–. aosg, cf. Abr aham, 26, v.aù ydpov, vivmz va. 7raç, -al tr,v
Tpopzpxv aç m exemple qui ne laisse pas de doute sur l'iden-
tité des deux formes; cf. As. Lup., 280, et le pluriel états,
Schmidt, 56, 6 \jà àaxz u.t va ouj.rfià. – Quant à la chute de
s>, voyez plus haut, p. 100.
P. 34, 1. 123. Prœsens ab aoristo. Ce n'est pas un pré^
sent, c'est le subjonctif aoriste qui marque l'action momen-
tanée, tandis que le subjonctif présent marque l'action con-
tinue. Rétablissez, 1. 28, ypâ^ov^s, ypx^ow, formes communes*
P. 34,
30. A ta va, ut. La combinaison d'une préposition
1.
avec une conjonction est très curieuse; on peut pourtant
comparer le français pour que. Nâ est la conjonction finale,
elle exprime le but àix, en tant que préposition, joue le
même rôle la combinaison de ces deux mots est donc un
renforcement bien naturel de sens et s'explique d'autant
mieux que vi. a encore d'autres fonctions à remplir. Plus
complète et plus logique, si l'on veut, est la combinaison
lia ro hx. Formul., III, 9. –'0 yix va, Puell. Juv. II, 13G
6 dix va; Imb. III, 837, 932, 1168, etc., ont reçu Yo de cWj,
oyioi, bvJ-i, etc., voyez aux pronoms.
P. 34, 31. 'Ay/.cx).à. v.xi, c'est-à-dire ïxv y.xlx [f,] y.xî. Kat a
1.
ici le sens de aussi, etiam, comme dans œj ïawz y.xi, si, peut-
être. – *Av -fflàxypofysi (1. 34) se traduirait par si f avals écrit,
l'imparfait de l'optatif (Oxypxax) par :f écrirais. Sôv, 1. 39,
est. l'ancien l'aphérèse. Rétablissez r»x yod'hw. C'est
vsnôoj avec
la seule forme aujourd'hui usitée dans la langue commune,
pour dire exactement cum scrlpsero. Voir aux Additions.
P. 35, 1. 1. Infinitivi. Ni yptyû n'est pas l'infinitif, mais
le subjonctif avec va, qui remplace l'infinitif, abstraction
faite des deux cas dont j'ai parlé, p. 193 sqq.
P. 35, 1. 5. Participa. Prœsens. indecllnabillter. r.pâ<poyras
est déjà dans Sophianos; il est tiré de ypâ^ovra, acusatif mascu-
lin, qui prend le sens d'un adverbe. On n'a plus éprouvé le
besoin d'exprimer les cas, les nombres et les genres au parti-
cipe présent. Cela s'explique. Le participe présent désigne
une action qui se passe synchroniquement à celle du verbe
principal le sujet des deux verbes est le même; il n'est donc
pas nécessaire de l'exprimer deux fois. La fonction du par-
ticipe est presque celle des adverbes et il prend la forme des
adverbes. C'est par le même procédé et pour la même raison
que le participe présent disparaît du latin et est remplacé par
le gérondif m cantando pour cantans..
P. 35, 1. 11. "Ecrovraç y.x\ vx ypx-bM. "Eorovra; doit être rat-
taché au verbe ancien farnu-i, dans le sens de étant, étant
donné que. Kxi, comme plus haut, a la force de etiam, mais
il s'est ici beaucoup affaibli.
P. 35. 1. 14. Quoddam participium In imvoç. Voyez* l'ex-
cellent article de M. Chatzidakis. 'ABvjmov, X, 85 sqq. Des
trois participes en -\j.ivoz, celui de l'aoriste n'a pas survécu
cf., à ce sujet, 'AO-foxiov, X, 90). Il y a des participes en
-yjjzvoz, mais rien n'est plus faux que de vouloir
les rattacher
à l'ancien aoriste faible.
e S-dwsvo: de îztzuîvo; a entraîné ore^du.,
-oiTscu., xpiyâu. èpyjxu. Ti-/iyai.vzij.. tîî-xij. izsutz-xu.. et quelques
autres. – Sur -ofysuoç des verbes contracts, on calque xaQowf/
yaçoùv-, etc.-Le participe de l'aoriste, c.-à-d. celui de l'ancien
parfait, a perdu la réduplication. Déplus, les verbes qui n'ont
pas de participe passif en ancien grec, comme jtd/zvw (le parti-
cipe actif x-ex^7&>5, G. Meyer2, p. 188, avait lui-même dis-
paru)., comme eîneïv, evpziv, yxytiv, idâv, etc., font aussi quel-
etc.
quefois le participe en -ov^ivoq d'après [à}h/Myévog, -vyhoz
ayant été senti comme désinence participiale xx^Muivog, îrwpivoç,
(Dxyuy.ivoc, etc. UsBxlvn fait Ksdxppévoq, probablement d'après
l'analogie de [zs]Qx[j.[mvoç, Qxtztcù, mod. Qxoroa, enterrer; (ùzdvm,
ttxIûvo) suivent ceux en p cpcppvoc, ivxppsvoq*, comme arêhw,
<j~al-[j.évoç:
P. 85, 1. 21. Ypzfoyzi. Aujourd'hui ypxoovuy.u Le ou au lieu
de o serait dû à l'analogie de l'imparfait, et ne serait pas pho-
nétique, si l'on admettait ce qui est dit p. 165ët p. 198 (35, 24).
Tpx(o£(xxi. La restitution de la forme pleine de la 2e
personne
du moyen, sur le modèle des verbes en -<j.i • forao-ai, nOsazi
et du parfait Xélvaxi est très ancienne; le grammairien
Mœris (Bekker, 188, 3) dit déjà cbcpoà 'Attixoî, àxpoâtjca
"Elïrwig, c'est la seule forme populaire du moyen âge cf.
Psichari, Essais, I, 169; les exceptions sont très rares;
fiovAsi, Prodr. I, 166 (et Formul., II, 167), est évidemment
savant. Cf. oxyiacci x,xl meaxi, Luc, 17, 8 y.xzxxxv%x<jxi, Ep.
ad Rom. XI, 18, etc. il paraît que les verbes contracts ont
reçu la désinence -crat plus tôt que les autres.
P. 85, 23. Tpxfo-jueaQsv. Le <j0 n'a rien à faire avec le «70
1.
épique (Homère, Hésiode) il vient de la 2e personne du pré-
sent pluriel; l'a final de -pe0« a cédé la place à s parce que
toutes les autres personnes du passif se terminaient par s- le
v final, qui aujourd'hui n'existe plus, vient de l'actif, de même
que oxt pour 6, par analogie de ypdœou/as. Aujourd'hui on dit
aussi yzrs>ov[j.ci<j7c, qui vient de par métathèse.
ypx<vov[j.*cr9x
Tpa«poû<70e. Sophianos et les grammairiens modernes ne
connaissent que ypxfeadî, ypdcpsore. Comparez cpoêoùcrrô, forme
encore usitée aujourd'hui dans plusieurs régions, avec Vu de
oooovuca, etc. Voyez èypxoovaQe, p. 35, 1. 26.
1. 'H yovpém, le câble, ne vient pas de âyopivr, c'est l'italien gomina,
qui a le même sens.
P. 35, 1. 23. Tpzzwrzi. Aujourd'hui yosbouvrat, cf. vA~w:z\
ABC. 28, 1 -/o/aÇo-jvrat. Apoc. I, 219, etc., constamment
dans la langue commune, pour Fou, voyez p. 93, p. 197, et
considérez aussi l'influence de l'actif ywbouv.
P. 35, 1. 24. Imperfectum. La stabilité de l'accent au sin-
gulier de l'imparfait de l'actif demande une stabilité égale
au passif; d'où iypxtsoyw, au lieu de èypzmynu, à cause de
èyoxwj, èypx'fs-o, où l'accent est sur x. Mais ce n'est pas tout.
'EypzvouYï» change d'abord l'y; atone après y en ou; puis le
premier o, par assimilation à Fou suivant, devient de même
ou èyozoo-jy.ow. On pourrait aussi expliquer ce phénomène
autrement èypxyoynv commencerait par devenir kypzoo-jyvj
cf. p. 93; mais Sophianos donne èypzyoyow, qui se montre
ainsi plus ancien que èypxoovy.ow de plus, si Fou de o à l'im-
parfait était dû au y. suivant, on devrait l'avoir au présent,
où Portius ne le connaît pas encore. Lisez aujourd'hui
yoxatovy.ovv
'Eyozyov devient d'abord sur le patron de èlélveo,
sypzzzzo,
ïaxzao, èrlQscro, etc.; comparez au présent ypz&zazi pour ypxfn
ensuite il prend la désinence de la première personne ïypx-
ïzg-o-o-j (Sophianos), d'où, par assimilation, sypabouo-ouv. Lisez
ypz&ovGQ'j» aujourd'hui.
'Eypsfe-To, pg., prend d'abord le de
la première personne,
èypa<p£Tov, plus tard, après Portius, il change -ov en -ouy
èypzrpî-ovv. Or, le rapport qu'il y a entre
iypzoovy-ovv èypzoovy.-xrjOs et
èypdcoovfj-ov-j èypzoova-dzv,
fait créer èypzyovv-rzv au singulier, parce que le pluriel est
èyoxm'Jv-Tzv. D'où vient l'identité complète des deux formes?
On s'attendrait à une troisième personne du singulier, èypz&ow-
touv. Peut-être cela s'explique-t-il de la manière suivante
nous avons une troisième personne singulier èyozze-ro et une
troisième personne pluriel iyoà\mvro. La substitution de av à o
izypy/Mv-œj pour èypzyovro), à la troisième personne du pluriel,
amène peut-être une substitution égale au singulier. Sophia-
nos, il est vrai, connaît [kypd^z-ov à côté de èypzyov-zv. Mais
supposons qu'à la troisième personne du pluriel les deux
formes èypzoovro et èypy.oov- y.v aient existé l'une à côté de
l'autre pendant un certain temps. On peut alors croire que,
parallèlement à la troisième personne du singulier èypxosro,
on a commencé à dire iypâmmv. Au temps de Sophianos, on
aurait ainsi une troisième personne pluriel -sa/, rarement -ov,
une troisième singulier -ov, rarement -«y.
Le nombre des formes possibles du singulier n'est pas en-
core épuisé. On peut généraliser pour tout le paradigme
l'accent de la première personne èypzoéy.ow. -ôaow, -6-ow;
dans ce cas, l'o reste; par contamination de èypscoovuow et
de èypcwé[j.ow, on obtient èypxyovpow enfin l'-e (ai) du présent
(ypzax)[j.xi) pénètre dans l'imparfait typoc®ov[j.ow£.
Au pluriel, la première personne conserve toujours son
accent. Elle entraîne la seconde, dans laquelle elle fait passer
en même temps ou au lieu de s èypaoovcjBs la troisième prend
à l'avant-dernière syllabe dans Portius ou,- pour o du présent,
et le final de l'actif. Celui-ci étend encore plus loin son
action èypâoovvrov devient èypxqo'jVToujiv (èypx^ovvvraaiv est une
faute d'impression) ou èypamvvrav, et de là on arrive à
èypocoovaQscv, sypaœouf/aorav. Cet empiètement de l'actif sur le
passif s'explique par le fait que la première et la deuxième
personnes (èypoc^oîi^ad-sv, lypâmy-sv^lypâ^zaB-z, zypâozrz, voyez
Portius) avaient la même désinence (-ev, -s) dans les deux
voix. La proportion
èypocGovu-ovv eypaœoup-aors.
amène zypâoovG-ovv-i zypacQovrj-ccarz.
Quant à l'accent, on trouve encore des formes qui sont
contaminées des deux autres, par exemple zypdcaiovaBxv, etc.
Dans la -oivn moderne on peut s'en tenir au paradigme sui-
vant ypdoov(j.ovv ypxyovaovv,ypd^ovvzav, ypaoovuzaza, ypacpoùVaore,
ypà.mnvrav. Le passif, surtout au pluriel, disparaît de l'usage.
L'aoriste ypâor,za, ypàj^rw-a. est plus fréquent.
P. 35, 1. 28. Perfedum. Le moclus elegantior, qui vient plus
loin, est, comme à l'ordinaire, le grec classique qui ne nous
intéresse guère ici. Dans Sophianos, la désinence -xa ne se
trouve que pour la. première personne; dans Portius, elle a
déjà pénétré dans tout l'indicatif, mais elle ne passe jamais,
pas même aujourd'hui, au subjonctif. C'est sfrwsc et faroxx qui
ont fourni ce nouvel élément à la conjugaison. Toutes les
formes, excepté à l'indicatif, de l'aoriste de n'0-/jpu et de l'ao-
riste passif en -Bw étaient identiques
05) = Au0w Qerriv =lvMw, 0cn/5«= ivQ-nvai (après l'iotacisme)
Bfic == AvBfic Bd-nq
= ïvBzcng Beîç, Bzlaa
= Xvdsîç
Bév "kvBzlaa, ivQiv.
De même hzry.x par rapport à k'crzrrj, hzrf/.xz par rapport à
z<j7r,ç, etc., l'esprit n'ayant plus aucune valeur. Lors de la
chute de final, la première personne du singulier ne se
distinguait plus de la troisième; alors on crée èlvQrr/.x sur
k'Brrtx; peu à peu -za envahit les autres personnes. On voit
bien que la fonction originaire des désinences, c'est-à-dire une
distinction entre l'actif et le passif, n'existe plus; l'identité
extérieure de /v9w et 9w, AvOïvxi et Qzïvxi, la coexistence de
ïazry.x et ïgzvj suffisaient pour créer klùBry-z à côté de
zï-ÔBw. Dans les textes du moyen âge, on trouve très sou-
vent les deux formes, par exemple Georg. Rhod., èfjpBr;x,
52; MpyîaBrr/.îç, 886 fixABr,z, 184; z~vlyr;iv, 875; è'&y/firf/.zç,
448; cazo7.pîBr;x, 464; x-ozwxyQrf/.x, 476; r-ovlr^rr/sç, 639;
5
aùffr^zv, 648; Bpvjrïïvj. 50; èyîvnv, 52; v.0YsMr,vy 452; y.zvzrBr,,
264; cuciQy;, 270, etc.; iB-j[jMr;vj 7 Apoll.,203; ecp«Gy;z£y, 234;
èyipOmzv, 247; ài:zY.piBr»} 260; iyipQvJ, 249; tvpiBry.zz, As. Lup.,
70; k-viyfaxy.iv, 368; iybr^i, 527; èzp-jor'Qwsç, Missa, 180;
vopl(T~r,sç} 449 bjîGr,Y.(ùOr,v,270; irjzyxlhx'aBw 358 èrzlîiôû/y, 319
evycùôâBrr/.sv, Puell. Juv. 11^ 139 t/zvw^r^z, 148 k-nLoy^n, 16, etc.
On voit, par ces exemples, que l'aoriste faible entraîne l'ao-
riste fort. Il va sans dire que, dans les cas où -Qyj reste, on
trouve à la troisième personne aussi bien que
-Otîv.
A propos des formes iypxtôrrt.x, iyoâ&Bvj, et plus loin ypxyBf,
(p. 36, 1. 1), données par S. Portius, il convient d'observer
que l'aoriste premier est hors d'usage et qu'on ne se sert que
de l'aoriste second, c'est-à-dire ypxf^x, ypx'fn. Restituez donc
au paradigme de l'aoriste passif le suivant ypx'frr/.x, yp^W/sç,
ypxor;z, yoxorr/.xy.z, ypxyfa-z-.z, ypxynv-xv, et p. 36, 1. 1 sqq.
zv/a. ypzyo, etc. Pour le futur passif, voyez plus haut, p. 192.
P. 36, 1. (i. Imperalivi. Sophianos connaît toujours l'impé-
ratif du présent yoé/sioGo-Jv, qui est à ypxyov ce que zypxvotjovj
est à zypy/zo-j. Du reste, les mêmes remarques que pour l'actif.
On dit ypxwj et ypxtyo-j, présent et aoriste. Ecrivez xg ypzfç,
a: ypxyovuz, xg ypzyovyz, <xg ypxfovv. –
Voyez plus haut, pour
l'optatif, p. 195. Ecrivez Oé/auz, Béïy.zz, Bilxvz; 1. 17, rluovvx,
fcowx, rr.xvz (le seulement devant voyelle et z, T), r,u.x(jzz,
faxezz, Tizxvz, ouw.y; de même, r,u.ow, -fco-jv.
P. 36, 21. Subjunctivi. A l'actif et au présent passif, les
1.
désinences du subjonctif ont été remplacées par celles de l'in-
dicatif. A l'aoriste passif, au contraire, la deuxième personne
du pluriel -ire reste et n'est pas remplacée par -zzz comme par-
tout ailleurs. On a donc ypy.rùz-z, yp^liz-z, ypsbsore comme à l'indi-
catif, mais ypacpT/jTc, ypa^rs. La troisième personne est rem-
placée par l'indicatif. A cause de l'accent, ypocf/j-z se trouve
sur le même pied que les présents des verbes en -é< -w il se
séparait ainsi de l'indicatif des verbes simples et se déro-
bait à leur influence.
P. 36, 1. 26. Participa. Cf. p. 196. On peut formuler la
règle de la formation des participes en -pévoç de la manière
suivante les verbes à labiales, gutturales et avec v, perdent
la consonne finale du thème, devant \x TraJôuw, -nocirJzuzvoç;
(ûvlâaa'Od (tpuAayw), ovAaydvoç zpt'vw, xpiuivog (anc. zsx.pt/jLgvoc), etc.
Les verbes contractes ont -a ou -y? comme à l'aoriste. Il y a
quelques exceptions comme zaucopivoç (p. 197)-, [è]Çcùqpévoi de
'ÇûvvM reste et entraîne doay.évov, Imb. III, 31, etc. Le par-
fait ancien ayant disparu, le participe parfait passif se forme
directement sur le thème du présent, suivant les règles ci-
dessus. C'est pourquoi le redoublement disparaît.
P. 3(5, 1. 35. Duce sunt verborum circumflexorum conju-
gationes. Les verbes en -aw et -s'« sont restés, tandis que
ceux en -ow n'existent plus, mais sont remplacés par des
présents en -wvw, p. 189. Entre les deux classes en -zïg et en
-Scg il y a beaucoup d'hésitation, parce que la plupart des
verbes en -âg coïncident au futur et à l'aoriste avec ceux en
-îù. Ainsi TroAsp-w devient nolz^àc, v:olzu.xy etc.
P. 36, 1. 37. Penultima modo est s, modo y, modo a. La
règle pour l'alternance de s et •/), donnée par Portius, est
fausse. Il est du reste impossible d'en donner une qui ne
souffre pas nombre d'exceptions. L'ancien grec a confondu
trois classes différentes de verbes dans les présents en -s'«
1° les thèmes en -rl} futur -vip-w, participe parfait -nuhov, par
exemple Trots», -w», -npévov 2° les thèmes en -za, futur -sVo),
participe parfait -zay.évov, par exemple reléa, ts/IsVw, tzïÙ.xjjjàvov
3° les thèmes en s, futur -so-co, participe parfait -sp-ivov, par
exemple sWm, Ipio-w, è^eylvov. La langue moderne n'a pas
unifié ces trois classes; l'analogie a bien joué son rôle, mais
en troublant tout. Il faut se contenter de citer des exemples.
La classe en v? est toujours la plus nombreuse ce ne sont
que les verbes en -tuhov et -za^èvov qui offrent de l'intérêt.
Parmi les exemples de Portius, xlâ est un verbe en -sw,
Xwpw, ttovm en -V7co mais on a ttovôVco dans les manuscrits
d'Hippocrato. – Kx/à rentre dans la classe -se-; cf. v.vlz'jy.zvov,
Pulol.,3; Apoll.,170. – ocry.çpovzc)} xrxzpûvzy.évo;, As. Lup., 5;
mais T.zpmpovrjjÂvov, Belis. I, 327; -ÀzvcO) (pg. -).avao)), hù-âviez,
Carm., 31, 1 Apoc. I, 215 (-avs'™) Pic., 508 ©ooiro, èpdosff*,
Carm., 1,50; cf. '/xy-po^opzyhoi, Bel. I, 482; ©oosVw, Prodr.
I, 52; >isp&&>(pg. Y£GàtÇcù),Kspdé<rn, Xen., 95 y^pâcyJvoç, Schmidt,
63,4; ABC, 05, 2 (xsp&'cw) èy.T.opzo) (cf. dmopiv»), r,y.T.6pzrjzv
Sachl. I, 361. – fiov-zuévov, Carm., 49, 1, etc. Les aoristes
donnés par l'auteur, -cernez, yâpzcoL, roWa, •«/£<«£, (Sapso-a:,
rpxyovdr&x, et tous ceux qui suivent, en retranchant l'aug-
ment, appartiennent, en effet, a la langue commune. cPtyw est
dialectal; et la forme plyr.G?. existe également.
P. 37,1. In secuncla conjugatione penultlma perfectl
7.
sœpisslme est in r,. En ancien grec, x reste après a, e, i, p, de
même dans yzlxr,), Olxo), yjj.o), enxn, yxlxw. On voit, par les
exemples de Portius, que le nombre de ces verbes a aug-
menté considérablement r.ztvx'jM, qui est dans le Nouveau
Testament, entraîne di^xcM, puis piyxM qui, en ancien grec, est
un verbe en -s'o> piyio), pty^ao). –
2//oÀa«, écrivez cr/sAà,
vzohû, n'est pas ancien on disait ayolôîÇM zv/ôIxgx, mais à
partir du moment où les aoristes en -ac-a des verbes en ao)-w
devenaient plus fréquents, des verbes en -aÇw pouvaient en-
trer dans la classe de ceux en -xv, yzïxax, etc. –
'Exxivài,
aujourd'hui xxim. tzxîvzgx.
P. 37, 1. lQ.Penitus anomala fixGrà etr.z-à. La coexistence
de çyplà et uyola'Co), amvdâ et <j-ovêscZoi, etc., amène le pré-
sent fixe-ut d'après les aoristes e&zorao-a, h^ovdxcx, zayôlxcra, etc.
– Dans Tïîrw, irÀ-xix, ttôtm pour T.z-dvvvy.i, est tout d'abord
calqué sur bzi-xvx, d'après la coïncidence des aoristes iyilxax,
ècxvTxax. D'autre part, les aoristes passifs HcxarxyBw, hzrdyQw,
ne se distinguent pas des aoristes passifs des thèmes en z
èfjïzyQ-nv. C'est pourquoi, de part et d'autre, nous avons
icà.Gza^x, èr.ê-xïx, comme èyvlxïx, etc., etc.
P. 37, 1. 22.Exemplum verbi circwnflexi in -zïc. Le
présent ne diffère pas de l'ancien paradigme {, si ce n'est qu'à
la troisième personne du pluriel on a -ovv à côté de -ovciv.
Abstraction faite de l'accent, il n'y a pas de différence entre
les verbes paroxytons, ypâoo), et les périspomènes. Mais à
1. A côté de 7r«TStç, on a aujourd'hui également la forme n-a-ra?, etc.
l'imparfait les désinences des deuxième et troisième personnes
du singulier avaient -7 -s, dans l'une des deux classes,
è'ypaœîç, sypaœs-, dans l'autre -etç; -et (èolleic, èviht), c.-à-d. les
désinences -is, -i du présent. D'autre part, les désinences
-ecj -2 sont -caractéristiques de l'imparfait elles s'imposent à
celui qui dit hzzziq et il élargit cette forme en èv:xrzœç, Pulol..
145 (sVjssttctsç) Tag. III, 110; de même à l'impératif kxtziz]
Vind. pop., 26, 5 Sarant., 197, etc. A la troisième personne
du pluriel, le présent Kot-ovat, amène Traroûo-av avec la dési-
nence -av caractéristique de l'imparfait; de là, -on s'étend à la
première personne du pluriel, qui en pg. est (è)v:<xrov^v et
devient ïïoctqvu.<zv (Sophianos); puis, sur hzdvnac/.v rapproché de
STïar/fca^ev, on calque iiza.io'oa-auzv d'après harovacv. C'est l'état
de Simon Portius. Enfin, aujourd'hui, tout le paradigme est
refait sur ces deux formes et l'on a T.axoxjaa, -zc, -s, -zzz. Ou
bien, dans certaines régions, bnckzizq reste et entraîne la pre-
mière personne du singulier iviaxziac.
Au participe présent, on s'attend à izoc-ovv-aç. Si l'on a
r.arâvrczç, p. 38, 1. 5, c'est encore l'influence des verbes
paroxytons. Nous avons déjà vu que la seule différence dans
le présent, entre les deux classes, est celle de l'accent-, dans
KoizQvvrxç, à côté de ypaoovzccç, il y avait encore celle de la
voyelle de liaison, ce qui était trop d'où le nivellement des
deux classes au participe. Dans le paradigme de l'actif,
supprimez partout l'augment pour avoir les formes de la
commune ,1.
langue commune-, 1. 83,a écrivez QéAovpzv,
\J¿;OUflÆ1) 'J¿!.OU1) (Qilovvz)
Oihvv el\01)1)e);•
1. 36, Tra"T7î<70Vj7..c, TCCCTTiGOW, -V£..
Au passif, nous avons le même développement qu'à
=
l'actif si s de la première classe est remplacé par -eiz avec
accent sur -i Trarsw-ai devient d'abord r.y.Tdeaoa, puis v:oiredcrxj,
comme ypxyzaou (cf. p. 197) de même ixocrelrai, nocTziêroci] Tra-sIcrQs,
îraTôicVrs (que Sophianos écrit -izcrQz sans aucune raison). Comme
à l'imparfait de l'actif, le -zi passe d'abord à la première et à la
troisième personnes du pluriel déjà à l'époque de Portius;
aujourd'hui, il a aussi envahi la première personne du sin-
gulier, v:a.~ci.ov{jm, forme commune, cpàeiovucci naturellement
oocovuai,v:oh^ovy.oci restent, en tant que ces verbes se conjuguent
d'après Tiy.ovy.ca (= Tiawaca) et font cpoêào-at, noley.âcaxi, voir ci-
dessus, p. 206. C'est probablement une inadvertance de la
part de notre auteur, que la première personne v:scrovy.cci il
aurait au moins fallu donner tzxtziovum comme seconde forme.
La deuxième personne pluriel ko'.tzioù'gBs. ne demande pas
de longues explications on voit tout de suite que ou vient
de la première et de la troisième personnes. Le paradigme
commun est aujourd'hui -ztîiovuzi, -zrzii-zi, ~y.-zi.i-xi., r.x-ti-
ovy.y.or~z, r.z~ziio~:z, -xrzioïvrzL.
L'imparfait montre une L'imparfait
foisfoisde plus l'influence de l'aètif
montre
une l'actif
sur le passif, et des verbes paroxytons sur les perispomènes.
Tandis que chez Portius -si- apparaît à toutes les personnes,
Sophianos dit z~y.zo-ju.ovv 'n
è-zzsiô-ovv, è~zzzi6-ov, i~y.-o-jy.z9z, ir.z-
i-y-Qvv-zv; en d'autres termes,
zziio-Qz, et ne reste que dans les
désinences qui déjà avaient zi dans les verbes circonflexes,
-s dans les autres cet z est remplacé par o comme à l'actif;
si Sophianos écrit iypzcûz-ov, ce doit être une faute. Aujour-
d'hui on trouve deux formations à l'imparfait, suivant les
régions ou bien a est généralisé, ou bien il a disparu
z-z-ovu.ow entraîne è-a-ovo-ow, et alors c'est le paradigme
riuovo-ovv, ©oêo-Jor/jy, voir ci-dessus;ou bien z-zzzio-jo-o-j-j entraîne
i-z-ziovu.o-jVj et c'est alors le paradigme otlzwvy.zi formé de la
façon que nous venons de dire. Le paradigme de ce verbe
est, pour la langue commune -z~ziovy.ow, -ztziovzow, t.z-
tzio-jvzzv, ~ztzlov[mo--z et -y-ziovo-y.a-z, -y.rziovvry.v. Supprimez
l'augment comme plus haut. Dites ~y-rBmy. (pas z-z-r/jnv),
-z-r>9rr/.z-z, -zxrBmzv, 9zlo-jy.z, Qilovv, -vz. Pour ce qui suit, p. 38,
1. 28-38, voyez plus haut, p. 201. Voyez, sur ces verbes,
'ABwziov, X, p. 116, 118 sqq.
P. 39, 1. 3. kizhyuivoz. La forme organique serait dizhuivoç,
voir p. 201; cf. quelques lignes plus bas zzaéjoc.
P. 39, 12. "E~-eipz. o--y.py.iyo; C'est un des exemples qui
1.
montrent bien qu'à l'origine il n'y a pas de rapport direct
-entre l'aoriste et le participe; sur zo-~zioz, cf. p. 190; sura-xo-
yévoç, p. 197.
P. 39,1. 15. Verbitm yjzîpoy.zi. anomal um. En pg., nous
avons le futur -/zip-fan, aoriste ïycàvrpx et 'iyzpvj, futur moyen
yxp-haoy.zi zyzpr,v.z (aujourd'hui '/xpry.z, dans la langue com-
mune) n'est pas autre chose que la désinence -zx avec l'ancien
aoriste £%jv, devenu ïydpr, par chute du v final. C'est ici un
exemple remarquable d'un aoriste moderne en -v.x à sens
intransitif (cf. zo-rnxz), non passif; or, le présent est yzîpo-juxi
ce sont des verbes analogues qui ont facilité l'extension de la
désinence -xz au passif, voir p. 200. On a, au participe, soit
yzipzy.zvo: (comme azzy.zvoz, voir ci-dessus, p. 196) avec le
thème du présent, yjxlpu, soit yjxpov[j.îvoç, forme commune,
avec Va de yzp-nv.cc et la désinence -ovuzvoç, cf. p. 197. Sur
7.x^Mu.évoçj y.rjijjlvoqj voir p. 197.
P. 39, 1. 25. Pater H-ierony mus Germanus. Encore un nom
qu'il faut ajouter à la liste des anciens grammairiens du grec
moderne.
P. 40, 1.1. Clrcumflexorum ïn àe examplum. 'Ayxv:ovyxv,
àyxuovcnv se sont substitués à àyx~ô)[j.tv, xyxTtàviv par la même
raison que kzzûvtocç s'est substitué à nxzovvrxç la caracté-
ristique des deux personnes est ou, pas o>. On trouve aussi
xyy.-5.yz. àyocnxvc avec Y oc de la 2e personne du pluriel. Ou bien
on a ayant/M, -osiç, -ski, -zouzv, etc., et à l'imparfait xyotKxx
(Legrand, Grammaire, p. 79), etc. Il est évident que ce ne sont
pas des formes non contr actes elles sont hystorogènes et
s'expliquent comme oto-sis; dans xyxvixq on n'avait pas Tôt qui
est essentiel à la 2e personne c'est pourquoi on disait xyxnxzig,
àyct-du, àyxrJ.zzz\ d'où plus tard oj/ottom1.
Il n'est plus nécessaire d'entrer dans le détail de la forma-
tion de l'imparfait et du passif tout se passe ici comme pour
les verbes en -etc. Pourquoi Portius donne-t-il l'impératif
du présent àyxitx, tandis que partout ailleurs il ne parle pas
d'impératif présent? Aujourd'hui l'impératifprésent de xyxrM
n'est pas inouï sous la forme -as Schmidt, 22, 2; de même
dans la classe des verbes en -sw, ylhiz, Carm.,26, 5; ôcopsis,
As. Lup., 155, etc. Sophianos, qui connaît encore l'infi-
nitif présent ypzysi, ixarzl, donne de même np.xzi, et à l'impératif
âç nuaei cela nous fait supposer qu'à l'époque de Sophianos
déjà on disait riposte, npo'si pour npôç, npô: quoique dans son
paradigme il ait restitué les formes classiques npôc, nwô,
à l'indicatif, comme il ne savait pas à quoi répondaità: nposi,
il le donne tel quel. Ou bien y voit-il un infinitif ôœs? nuosiv
(deripaw ng.)? L'orthographe par -si le donnerait à penser.
La langue moderne montre un tendance bien marquée à
confondre les deux classes des verbes périspomènes dans une
seule; beaucoup de dialectes ont franchi ce pas. En effet, il y
1. Chatzidakis, 'A6^v«iov,p. 110 sqq., donne une autre explication. Ce
qui me fait préférer celle que je propose ici, c'est que de cette façon on
a un seul et même principe pour tous les changements survenus dans
les verbes contractes.
a entre les deux classes bon nombre de points de contact. Non
seulementl'aoriste est le même dans la plupart- des verbes,
mais aussi, au présent, les premières personnes et tout l'im-
parfait de l'actif et du passif sont identiques k-y.rovu.ow
kiy.06y.0w mais à côté de i-x.ro6u.ow, on a ir.ocrsiovy.o-jv, et par
=
conséquent kiy.sio6y.ow] le présent, qui correspont à ir.xrzi.o6-
yow, est T.y.rsio~jy.oci de même, on dit riy.siovy.xi. Il n'y a donc
que la deuxième et la troisième personnes du singulier
(r.xrzïz, r.ccrsï, mais riyxç, riy.z) et la deuxième du pluriel de
l'indicatif du présent actif (r.xrzlrs, mais ruy.ârz) qui séparent
décidément les deux conjugaisons.
Voici quelques exemples des fluctuations entre -à; et -etc.
On a, à côté de k.êvyzM, imOvyàç, Carm., 1.1, 3 Qvyxrxi, Carm.
21, 2; œoëôrat (aoêsW), Garni. 87, 11; Bel. II, 823; Eroph.,
prol., 117; ©fta, Cypr., 2, 16; xxivxç (èivxivêo)); Carm., 26, 8;
Sachl. II, 64; Ivxxaxi (h-éo)), Carm., 26, 6; Pic., 305; ymx
(ztvs'o)), Bel. II, 431; v.ivxrxi, Pic. 347; rpoay.vvx (r.poo-y.wio))
Sachl. 1, 267; Carm., 57, 11 (v.ooo-wà'v troisième personne du
pluriel); Belth., 249; /a/ico, ïaAàrz, Carm., 33, 2; y.ùdzi
(byùÀv), Schmidt, 58, 24; Ssmvx (èsir.vicù), Form., I, 8i) yiaxrs
{yiaito), Apoc. I, 160; Eroph., prol., 117; xvlo-jQxzi (ày.o/.o-jOio))
Schmidt, 39, 27; izolzy.ï (r.o/syio)), Carm., 59, 4 (izohynç, Pu-
lol., 219) xnoloyxrov (à-oloyioyxi) ;JJic. 305 (xizoloyiirxi,Carm.,
101, 18); àpyf. (àoyio)), Form., II, 123; (xpysî, 125, forme
commune), etc., etc. D'autre part, xyxiixM fait àyar.zï, Carm.,
105, 11. Les formes en -sï sont les seules ou du moins les
plus usitées dans r.ovsïq, Booptiç, -pxrsU, oihîq, y.r.ootïz, ooovcïc,
•xprspsï:, BqtiVsïç, 'xrnyopîk, xcihîg à côté de y.xhf.g (celui-ci seul
usité dans la langue cammune); -x-zïç. est bien plus fréquent
que lîxrf.c, et l'on dira toujours Ixlsïz, etc.
Zw, 'Çyj;: etc. devient Çrâ dans Eroph., I, 318; 'ùoïgi, Eroph.,
I, 110; 'Çsiow, Georg-. Rhod., 238. Le point de départ est en-
core l'imparfait sÇvj; devient'é'Çsnç, etc. Cf. ci-dessus, p. 202, 205.
C'est ici le lieu de parler de quelques autres verbes ana-
logues. Nous avons vu, p. 104, que o-jo-j se réduit à ov donc
àvsjvovaiv devient àc/.ovaiv, àxo6ow devient xv.ow la conséquence
en est que les formes bisyllabiques àv.ovuc, àv-o6si perdent de
même leur voyelle, d'après l'analogie de la troisième per-
sonne zy.ov:, Prodr. VI, 182; Apoc. I, 212; Quadr.. 225;
Schmidt, 17, 1. àv.ov, Carm., 91, 4 àzoùrs, Quadr., 550 Cypr..
18, 1; cf. àx.6vrx, Apoc. I, 281; y.pov;, Cypr., 30, 6 v.pov, Prodr.
11,357; Quadr., 1054; Asin.,310; zpo^.v,Bel. I, 162. –De
même vlakrz donne ylodre, d'où x/~ Schmidt,39, 3;
vSkxï, Carm., 101, 3; y.laïai, Sachl. II, 580. – zvly.iv (–£vla.iz),
Apoc. I, 387-T 7ri5s=î Tmîç, Quadr., 247; xa-ylv, Sachl. II,
238, etc. D'autre part dzovyo), Asin., 195, xpovyn, Belth., 103,
z'xpovyx, Prodr. VI, 198, montrent un y dont nous verrons
bientôt l'origine. Ces verbes font naître l'idée que tous les
verbes qui, à la 2e et à la 3e personnes du singulier et du pluriel,
n'ont qu'une ou deux consonnes contiguës,plus une voyelle,
perdent la voyelle de la désinence rpwsiq – rpôk, etc., voyez
p. 193. Pour avoir le paradigme de la langue commune,
faites les changements suivants au paradigme de Portius
àyxKov[j.z, àyccr.oïiv, à.yy.novay., àyxTiovazç, àyornovae, àyoaiovazuz,
àyacKOvGsrz, àyanriaau.e7 àyocirfccTî, à.ycfarrfjati\ 1. 11, zïyajJS, ttyav\
futur QdycciiriïM, -r,g,-tj, -ov(j.e, -ers, ovv, impératif: àyoka,
présent } à.yohvr@t, aoriste xg à.yy.Tir\(j0X)[j.z. ocyacTvr^rs, àç àyonr/iGow
Passif àyomiov[j.ou, ctya.mioai7 àyamizai., or/a.movpa.Gti)àyocméart,
àyaraovvrai j cr/ocmov[j.ow, àyonziovuovv, àyamovvTxv^ àya.mov[xt'yxy..
àyar.iov'jadTS, àyaraovvzav^ dyotv:riO-/ixc/ etc., àyocTr/0-mx[J.s} exyocnrr
QyksTS, àyairnQ-nV'.xv 1. 33, eïyjxaz, eïyjzv] futur (p. 41, 1. 1),
6<zy<xiiY0â, --ni, -n, etc. L'orthographe étymo-
-ov[j.z, -Htz, -ovv,
logique demanderait àyx-ziovucti, etc., etc.
P. 41, 1. 11. De verbo substantivo. Ce qui nous frappe
tout d'abord dans ce paradigme, c'est que le verbe substantif
ebxi a reçu les désinences du passif. Le point de départ est
probablement la deuxième personne du pluriel de l'imparfait
vi-ors (à côté de ht), qui coïncide avec èypxyz-aQz, devenu
sypaops-crrs 'naw, r,ao, ho se trouvent sur des inscriptions, cf.
Kaibel, 719 %t]v est blâmé par Phrynichus, 152. Au moyen
âge, le présent zipcu, ehoa, etc., suit l'exemple de l'imparfait.
Reste la troisièmepersonne du singulier et du pluriel. De bonne
heure zaxiv et daiv sont remplacés par ïvi (= é'vîd-Ti); on en
trouve des exemples dans le Nouveau Testament. Cf. Psichari,
Essais, 1,69 n. 1 et 170 n. 3. Au xive siècle, zvi. reçoit la termi-
naison du passif i'vtxi puis la première voyelle subit l'influence
des autres formes du verbe, on dit zhxi au pluriel, tandis que
ïvcci singulier reste encore (Sophianos) il y a là probable-
ment quelque écho de l'alternance vocalique entre daîv et
hriv, zsin, estin. Enfin, Vzi, i, qui sert de voyelle initiale à
toutes les formes du présent s'empare aussi de la troisième
personne du singulier âvou, pour kvai. Cf. Essais, 69.
•
P. 41, 1. 18. 'Ecrra®?/^ On voit ici le même mélange entre
et qu'on
été = status.
P. 41, 1. 26. (dîlouîv zhBxi. Pourquoi
Et
t
observe en français dans être
est-il restreint
au pluriel? Ce ne peut pas être un pur hasard, car Sophia-
nos est ici d'accord avec Portius; ou plutôt pourquoi est-ce
qu'on ne dit pas Béloyzv qu'est-ce que ce zia-xC> C'est
– essere,
évidemmentl'infinitif du moyen, pendant de ftrw,
(voyez aussi Psichari, Essais, I, 224). La coïncidence de
etc.
dvzi, infinitif, avec la deuxième personne du pluriel, a
probablement éliminé du futur la combinaison 'ny.zaBz zivxi.
–vantes
Faites pour le paradigme de la v.oivr, les modifications sui-
zïy.xrjrz, îiïTc, Tt-aVj 'ny.Z'rzz, mzvTZ, -fczv] arxBry.x
(rrzBr,xxyz, arxBry.îTZ, axz'Bry.zv] tijxyz (1. 21)- Bot.crraQw, -ftg, -f,,
-ovuz,-vjtî, -ouv, plus usuel Bx. zlyxi, Bx shxi, etc., avec le
présent de l'indicatif; àg zïyxGzz, àg zh-z.
P. 42, 1.1. 0ô7&). J'ai déjà parlé de ce verbe. J'ajoute que
/iy&), lé;, lé (pour lé-ig,
à la formation de Qég,
cf.
p. 207 ) a pu contribuer par analogie
de remarquableà relever ïQzl[z]J
etc. Rien
et Oé ne sont pas usités pour Bélzic,
Bi-z, Bèv. – Rétablissez, pour la
pas
est déjà pg., de même f,B0.mx. Dans la langue commune, Bé;
moderne
plus que Qéris,
Bélovy.z, Bz'lzxz,
BzIo-j-j, (pour k'Bzlx, comparez l'aoriste ancien iBéïrlcrx},rlBz').zç,
f&h, Oélzyz, QélzTc, rfclxv, Bélxvz Qûycix, Oélr^-g, Bélr,az, Bzli'âxu.z,
Bzlmz-z. Bil-ncxv; futur présent Bx Bzïw; futur aoriste Bx Bù:fctf>\
impératif: Béh, BUrpz (inusités), âg Bz/y, âgOôl-for,, âg Oélovy.z, xg
Bzl-fcovys; Oélzz (inusité) ou âg Qélzzz; àg Bélovv, àg Ozlr&ovv. Kx'yz
vx Qihg veut bien dire en effet fac ut velis, mais n'est pas
plus spécialement un impératif que wjogkx'Bziz vx Oéhg.
P. 42, 1. 22. Eh/x. La seule irrégularité de ce verbe, c'est
son augment, qui est déjà ancien de plus, il est défectif.
Modifiez les formes suivantes du paradigme éyo-oyz, b/ow, -v-
dyxuz,zïyx-z, zb/xv, futur: Oà'voj, Bxync, Bxyri, Bzyovuz, Qà'yzzz,
Bxyow, -vz xg éyovy.z, vxyz~z, àg zyovv OU plutôt vzyovv, -vz.
P. 43, 1. 1 Anomalorum.Jlexiones.Disons d'abord un mot
de l'aoriste fort. Quant aux désinences, il va sans dire qu'elles
sont les mêmes que pour l'aoriste en a-, c'est-à-dire que l'a
de l'aoriste en -ax a envahi la première personne du singu-
écxlx, fixlzyz, La
lier, la première et la troisième du pluriel dans l'aoriste fort
plupart des verbes forts font aujour-
d'hui l'aoriste en <j Ismia, zht^x; wto, ërv^x, etc. Mais
zcxâx (ê'êa/ov) reste, voyez plus loin; de même sipuya, ftna
de mvw, zzxy.x, 'ûx&x,"'j p élx.yx,
"'j ~ruy~ présentt rvyxîvM,
ey.xQx, srvyx pi-(-,sent
-ksQxvcc, nbrxz, r,pQx. Les exemples de l'aoriste passif sont plus
nombreux, cf. p. 200. M. Chatzidakis en donne une liste,
TAm(7(7. àron. xvxip., p. 14 (de fipéyoï), hidmx, t/2xnr,y.x,
èopx'yr.xx
'l,
hzx'pr^x, kyxpr^x, f/.07r/]xa, èvrpdnrr/.x, 'l,
ènvlymx, èarpdfmx,
f èrpxorr/.x,
è<7oxyr,y,.x, ippxymx, etc.
–
Quand le futur était en -fau, on a
refait presque toujours ou l'on garde l'aoriste en -ma xyxo-
Tïîffoù, Yiutxprntja (Lobeck, Phryn., 732) aujourd'hui xuAp-r^x.
"Haxpro (ainsi sans v) a passé dans la langue populaire
comme une sorte d'adverbe, pour signifier Pardon
P.. 43, 1. 15. 'AwîëatvM. BxIvm a disparu du vocabulaire.
Mais les composés de ce verbe ont prospéré. Les plus
usités sont Byxiva) (ètêaivw), je sors, et ^xlm (s[j.oxlvm),
f entre. Quant à l'y? de xvSxLvu, voyez plus loin; est
l'ancien parfait jSeêvpta, avec chute de la réduplication. C'est
donc le troisième verbe qui pouvait donner naissance à l'ao-
riste passif en -y?xa, voir ci-dessus, p. 204; xv&mx était plus
ou moins synonyme de xviory.
P. 43, 1. 19. 'Avaors'vM. Le présent est refait sur les verbes
en -atv«; on devrait donc écrire xvxgtxIvm. – 'AvxarxBmx est
pour l'ancien grec xvsarxQ-nv, aoriste faible qu'on trouve à côté
de l'aoriste fort aveWr;v, déjà dans l'Odyssée, dans Pindare,
Xénophon, etc.
P. 43, 1. 26. 'Anoêyxivoï, c'est-à-dire à-no-èxêxîvo) pour la
flexion, voyez (3yai'vj). 'Anôfyx = xxo myx, de *ï-£>w (== iïé&nv,
ïz&vjsur le présent); pour l'augment
en i dans 'rjoyx, voir à
l'augment ci-dessus, xno'oymx est plus usité dans la langue
commune.
P. 43, 1. 24. Avïxlvm. L'aoriste xvtycrx est ancien (nv^rjx)
le présent a changé -dm en -«tvw, comme bien d'autres
verbes en -avw. Les anciens verbes en -xîvoa formaient l'ao-
riste en -wx', de même yÀvoi, ïuzvjx. De là est venue l'idée
qu'à un présent en -«tvr» (et non plus en -ovm), correspond
un aoriste avec /?, i- en un mot, on eut l'idée d'une apo-
phonie de E en-/?, pour les présents en v. En effet, les présents
en -iwù changent aussi très souvent -ino et -eno, et l'on a
TïTdvto pour ttA-Jv&o, Sen. Puell., 98, toujours
par suite de la re-
lation entre les aoristes -ina et les présents -eno, mais dans
ce dernier cas, par une analogie inverse de la précédente.
C'est emina =eplina qui fait remonter à pleiw, d'après
ineno. Quant à av^octvM, ce présent est mi-populaire, mi-savant
-ulvm est popufaire, mais la combinaison fks ne saurait
l'être.
P. 43,1. 24. Sur le futur zjfoa, on calque l'aoriste
'A<pr'y&).
xfrax, puis le présent àynm sur le patron êyâr^z, ySrpja {ivMvv,
èv.ôvv). L'aoriste zjr^z ou à/fn/.z est encore dialectal; âV/r/a
s'emploie aussi dans le v.oivô. Ce n'est pas une forme savante
on a'aapvrrffî dans les dialectes (A'-j- -J- voyelle = ts).
P. 43, 1. 20. Bat«, (3a//w vel [Izvm. A l'impératif aoriste, il
faut noter l'accent (ic/lz. HzDm n'existe plus on dit (3àtw
(forme commune) ou [Sayw. Il va sans dire qu'il n'y a pas de
changement phonétique de en Ç ou v, mais qu'il s'agit ici
d'une confusion entre deux verbes. ByocKo) (Ucx)1m) ou fiyxvo),
sortir ôter fiyylvw veut
aoriste zcyxloc, signifie jeter dehors, d'où aujourd'hui faire
dire sortir. Le premier a
donc le sens de szctoaÇ'», qui, avec la chute régulière de la
réduplication et le changement de zo en (3y, devient ècyzÇo),
ÇlyzÇo), au lieu de fiyzïh). "EcyzAoc appartient, au contraire, à
~~C'J'.)1/,G).
Quant à la forme icyavo), elle est pour izcaiW. En pg.,
l'aoriste faible Ige'êyîo-a. est transitif et veut dire je fis sortir.
De là on tire un présent avec la signification je fais sortir.
Ce présent n'est pas ycaîvo), mais yczvo (fiyzm), sous l'influence
des deux verbes synonymes Çlyaù* et fiyoûXv, qui amènent Va
au lieu de l'e (sa). De ces trois verbes devenus synonymes
fiyzvo, j3ya&)7 ftycûlv, le dernier ne peut subsister, parce que
les formes de l'imparfait se confondent avec celles de l'aoriste.
Le présent lui-même est alors abandonné. Il y a toujours une
raison spéciale qui fait qu'on prend deux verbes différents
pour en faire un seul paradigme.
D'autre part, flyzÏAM, aoriste zoyzlz, était synonymede (ôyzQ*.
ïoywz (ïv&rtŒx, è?i£r<<jz); comme le présent ècycOjM, imparfait
zoyxllz, était impossible à côté de l'aoriste soyzlx, subjonctif
ècyâlo), fiyz'Ço) (de r/êatoo, s/ictêzÇr») remplace le présentt (lyz/lw,
m&is-zoyzïz reste toujours. Puis sur ïoyzlz-icyzÇv on fait '&zlz-
Ç!>z%o).
–
Le pluriel de l'impératif est Çùzlrt avec chute de l's,
Carm., 122, 11, 13, 20, etc. Voyez ci-dessus, 194.
P. 43, 1. 29. Pour le sens, ce verbe répond à (j.v'Çà.
BiÇzim.
Le changement de u. en (5 n'est pas expliqué. Cf. fliàz, ma-
millae, interpret. Mont. Ce serait encore
(<nraw, etc. sur <j>0ay«, p. 214) traité
un présent en -«w
comme ceux en -o'w mais
le problème reste à résoudre pour m v. A
aujourd'hui eê£a£a-, cf. p. 202. = l'aoriste on dit
P. 43, 1. 34. Tôwo). 'EyJ6vo), pg. £VJix,>; g£e'<Wa est ancien;
ydvvcù, aoriste é'ycWa, est formé
par analogie, à cause de la
coïncidence des deux aoristes, sur (t&wm, eVêara, plus tard
OTo-w, Voir p. 182.
P. 43, 1. 36. àém. De ôio), àrm\ pg. Voir 189.
p.
P. 43, 1. 37. Atà». Voir p. 189. P. 44, 1. 1, lisez fe, ôéare
et voyez p. 194. Lisez dièovu.zi, déf>nxz. La forme commune
est Onu.
P. 44, 1. 3. AtaêatvM. Ce verbe est resté dans la langue
commune avec àiaëirm, passant. On dira èitâmz, etc.
P. 44, 1. 6. ?E^7r«£V6r, %.7i-v (=èwÉê-v) s'est élargi
(forme commune), comme les autres aoristes en {J.nmz
en -vjy, ou bien
cet aoriste a tout simplement échangé la désinence
*kma (forme dialectale). L'accent dans -yv en -a,
pri?* Puell. Juv. 11,115
Apoll., 66, vient du pluriel [j.nmzy.s, où la voyelle initiale est•
tombée, et du présent ^aim il fallait dire ï^m*
c'est la seconde forme qui l'a emporté. L'impératifspra ou prw •
(éba) a
donné l'a à raW, Carm., 122, 8; à <psuy«, rpe^a, Schmidt, 15,
16 (formes communes).
P. 44, 1.^9. 'Emrvxpûm. La chute du y est facilitée
riste, qui n'a pas de nasale. Sur -a£'w» pour -xum, par l'ao-
voyez où^aivo).
P. 44,1.10. Evyodwù. On écrirait aujourd'hui £êy«iW)=êxëaj'vw.
La forme commune est (37atv«, (3ywa, Qà (3y«;
voyez ^«fe).
P. 44, 1. 12. Eup«7x&>. Evprr/.a est probablement l'ancien
fait, avec le « de wpov. La forme moderne du verbe par-
est du reste fybwù, l'aoriste j3pv5jta on a aussi yjupa et épma
celui-ci paraît savant; dans j3p^a, nous avons le déplacement
de l'accent que nous avons relevé à
propos de uirma. L'impé-
ratif (evpé) conserve l'accent à
cause de la chute de la voyelle
initiale, mais il reçoit souvent le s de Bêg. La forme
commune
est eûpe, c'est-à-dire évre, fipéro, trouve-le; cf. fipéc, Legrand,
p. 100. L'aoriste passif fipéOnxx conserve l'e deeùpéBw; d'où
Qpe^évoç à côté de (ip-qxévoq. –Enfin, le présent [SpcV/J,
Schmidt,
57, 5, est un doublet comme aUv< aS7v«: azévoy, azim,
etc.;
ci. fizplir/j,) et \izrjiavM) frapper
>
P. 44. 1. 16. Ev-vyj/vM. Ce verbe (au lieu de zbzvyéw) est
calqué sur xvyzbM, à cause de la parenté du sens.
P. 44, 1. 17. Zsoraww. Ancien Çe'r». Zsurxivcù est formé sur
'Çza-ôz. Ze'ffraiva est employé comme imparfait, àtatsax comme
aoriste; ÇeVrcwra ou Çeora£a ne nous est pas connu dans la
langue commune.
P. 44, 1. 21. H?£ugm. C'est un présent formé sur l'aoriste
è'ievpov, avec l'augment de la préposition f&jpov. La langue
commune dit £epw, par une chute de v devant p encore inex-
pliquée en phonétique. "E, j'ai appris; tiooï, je sais.
P. 44, 1. 26. Kaio). Les formes assez compliquées de l'ancien
verbe se sont beaucoup simplifiées aujourd'hui. Le futur
aawn» fait prédominer l'aoriste eitauo-a sur l'aoriste èV.vya, tandis
que Uxw reste et devient /.àW. Dans zar/«, forme commune,
nous avons le 7 de )iyw, voyez p. 207. La langue commune
dit plutôt zat'o), mais sxxiyx, hxtyx, Bx y.x<1>m, 'xùyovuxi, v.ylyovao-jv.
vJ:w~x\ vAyn'-x n'est pas inoui.
P. 44; 1. 33. Karaêaiv». Voyez à (Sai'vw. Formes communes
zarôcatyo) -xrierf/^
P. 44, 1. 35. Kar^Àay.càvM.Aujourd'hui, y.xtxIxoxIvv, y.xtxÏxcx,
kxtx)-jxcs, etc., 0à xaT«Xàow. Chute régulière de m devant v.
P. 44, 1. 37. Ksp^atvw. !E/iooVa est ancien, d'où -ipdmx
pour bUpâsffx, voyez p. 201. L'ancien xzpdxtvM est remplacé de
nos jours par zôpà'Çr.).
P. 45 1. 2. AxQxîvm. La chute du y s'explique phonéti-
quement, de même que dans uxOxho). "ElocQx, latui, n'appar-
tient pas à la langue commune. Le présent lui-même est
inusité.
P. 45, 3. kxyaLbm. Ancien /«-«yw, le tombe comme ci-
1.
dessus. "Elxyx est resté.
P. 45, 1. 4. Ehx. Les désinences de l'aoriste faible dans elnov
sont anciennes Hérodote, Xénophon et les poètes tragiques
s'en servent déjà. Voyez Kûhner 2, I, § 343, p. 817. Le futur
est Bx tîw.
P. 45, 6. ftlaÇwvM. Sur soaÇw^a (= u-x^x aujourd'hui)
1.
cf. p. 189 et 202.
P. 45,1. 7. UxOxlvo). Ancien uxMvm, \ojez à AaOaiV»). Toutes
les formes données par S. Portius sont restées.
P. 45, 1. 9. Me-aldoM. La forme usitée est ys-zïaoz, ue-x-
).y£ûdvo): je communie.
P. 45, 1, 12. Lisez 'Ezvz^lzarnrTz £zvz%1zg-zw(ù est la forme
commune.
P. 45, 1. 14. EavxcléiTO). L'orthographe klxvxdx est fautive.
Il n'y a pas là d'iota souscr it; nous sommes en présence d'un
simple et prononcé i, puis al devenant a; èïzvzdz est une
forme plutôt dialectale. La forme commune est ïzvzeîôz.
P. 45, 1. 16. Ezvzléya. La forme commune est plutôt
Çzvztinz. – P. 45, 1. 17. Lisez \zvz^vy-mz\ 1. 18, ïxirîpvù,
'Zxnépxax et ^TTcpvw, %s.v:ipa.Gz, formes communes de è'gsnéozGz. Il
y a, à côté de tocvû, un verbe àmepvâ dont l'a prothétique est
obscur. – P. 45, 1. 20. EeBvpxîvu fait fyBvpxtvs à l'impératif et
'IsBvjj.zvz à l'aoriste, comme Çsa-rsava. La forme ÇeBv^mx est
usitée. P. 45, 1. 21. Pour l'e dans tcVtm, voyez p. 84. Lisez
'ii-Kzaz comme ^'pao-a plus bas, 1. 22, qui n'est autre que l'an-
cien £?epa«. Hepvco, comme zoàvâ, cf. p. 190.
Beyzvo) est un composé de yjzvo et de è; Voyez plus loin,
–
P. 45, 1. 23.
p. 217. Les formes communes sont £s%vw, \iyçmz.
P. 45, 1. 25. II^/m. C'est vnâyo)] hràyz (lisez 7r/ïya) senible
bien être l'imparfait ancien r,yov (avec -a pour -o comme tou-
jours) passé aux fonctions de l'aoriste; à l'imparfait, on ne
se sert jamais aujourd'hui que de vrnyxiva., qui appartient au
présent nrr/cdm, probablementdû à une confusion avec [3/at'vw,
le participe vr/ry.ocivzysvoi; est calqué sur arz^evog, p. 197. Uayxlvo)
prend l'a de Trayw. A Constantinople, on connaît l'aoriste
nzyncrac. Celui-ci n'est pas originaire de cette région il est
dû à la coïncidence phonétique des deux présents ~c/m (sans
y) et zyzrda (cf. ci-dessus) d'où v:<xr,az comme àyocurnaz. C'est
le y intervocalique seul qui est constantinopolitain, suivant
les habitudes propres à ce dialecte, qui connaît ce y. – Devant
et, le y tombe: kzîiç, kzîi, d'où nàq, nâ, suivant ce qui a été dit
p. 206, et iràpîy, itSxz, nazi, nàv cf. vnf., Form., II, 286;Belth.,
870;Belis. 11,130~~ Pulol., 210; ABC.,29,6; ~âNw, Pic.,
463; Sen. III, 145-, roas, Pic., 471; nâv, Carm.,2, 61; Sen.III,
194. Mais les formes pleines ne manquent pas et deviennent
plus fréquentes sous l'influencedes verbes en om r.dzi, Carm.,
62, 56; 122, 9; i:z-nç, 195, h, etc. – Un de Tv/ryziva vient de
l'aoriste. La conjugaisondans la langue commune est Tiaw,
r.& -nxsi, tzzuz, TTccre, ît^v, -vz nrr/oavoc, iroyz, Oà t.c/m. Pour z[j.ô,
voyez plus loin; voir a l'Index. 'Y-.zyo) a le sens d'aller dans
le N. Test., voyez Schleusner, s. v. lïrr/xîvr,) a plutôt pris
dans la langue commune le sens d'un itératif.
P. 45, 1. 30. UzOcibc,). Ce présent au lieu de rAny^ est calqué
sur [j.yJ)y.bix), d'après les aoristes on a d'abord
my.Oov. k'nxOov;
.-xvQdvù), voyez c-av, ovvxv, Mém. de la Soc. de Ling., VI, 1, 45
(= p. 10). Le thème de r.xa/M est resté dans -xt/XQa,
P. 45, 1. 33. Ils?™. Pour s, voyez p. 213 et 84.
P. 45, 1. 35. UiMr,), de -iû>£< (= –ts'Çr,)) qui a le sens mo-
derne déjà dans le Nouveau Testament, aoriste ïtuxgx sur
tzlocw = pjdno, comme yvâfo, éyrapsa, etc., etc., p. 216.
L'impératif aoriste ï-xpt, qui est rangé ici, appartient
à ènxipb) et n'a rien à voir avec mxvw} qui a ses deux
impératifs au présent et à l'aoriste, mxvz et r.idnz. On dit
d'ailleurs rdpz. A côté de mi'C/,), on a en pg. la forme poétique
r.icl'Q,), irdxax, qui coïncide avec ïvt.xgx, d'où plus tard tzixvm,
sur (ttïxvm, du lui-même aux deux aoristes ïar.xax, £%0xax. Lisez,
1. 3(3, -faix et Tïis'ç-, 1. 38, nvéo) ou, suivant les régions, -vr/,»,
mais jamais é'-vîuc-a.
P. 45, 1. 39. Ilodxîm, de v-oôéw, futur j-oôr,'jo), d'où tïo^vîvo),
comme d-nvw de d-fao), ou -oèxivM sur le modèle de xh'ixîv^.
Tloôriy.x-x signifie chaussures. îloôrpjM est une fausse ortho-
graphe. UoôriVcrxi, Belth., 165.
P. 46, 1. 2. 'Piyxpo). Les verbes néo-grecs qui sont em-
pruntés à l'italien se divisent en deux classes les uns con-
servent la forme de l'infinitif àpicxpa; arrivare, ouTîzcrzpo),
compassare, u.xïvxpM, ammainare, tj.-ov-zpc,), buttare, lz-
y.T.xpY.xp<t)7sbarccLre}pCÇuocpo), rt's/care, GiyovpxpM, sicware, etc.,
les autres entrent dans la classe en -ôum -ovocz-jr,) corsare,
xxcxïh/.svr,), etc. L'aoriste est à remarquer. Le grec n'avait
=
pas de verbes qui correspondissentexactement à ceux en -afp&>
pour former l'aoriste, on a pris le type le plus fréquent, le type
-Tidx, qui se trouvait en abondance dans les verbes contractes.
Puis sur -xprpx on refait -xpCÇo^ -tovoxplÇo), curare, 'ixuxpîÇv,
chiamare, y-zoz-apCÇo) meritare, etc. (Cf. Miklosich, Alba-
nische Forsclumgen, III, Wien, 1871.)
P. 47, 1. 7. Sdsjwv. Voyez p. 182, 206. Forme commune o-c-Jyy».
Portius juge d'après l'orthographe; c'est pourquoi, 1. 8, il
nous dit que ïaoivx a le même sens que ïncr^x c'est tout sim-
plement la même forme.
P. 46, 1. 10. Eiâvv. C'est une forme de ce verbe concurrente
'cifjixàô, qui èst antérieur à aiavor L'aoriste est ïoix'tx. Ce verbe
n'est autre que l'ancien to-a^w, égaliser, aujourd'hui arranger.
Hiâ?rù devient uicIvm, d'après la coïncidence des aoristes k'anxax,
k'vixax (forme de Portius). Le t, après a-, nous présente le
phénomène inverse de owako. Aoriste commun ecnv.ïx, p. 202.
P. 46, 1. 11. Zîc/;ûyW, voyez p. 186.
P. 46, 1. 13. Utomiocoo). Pour -apw, voyez p. 214; ce verbe
n'est pas des plus usités dans la langue commune.
P. 46, 1. 15. "Ezey.oy.ai. Lisez (j-iy,ov[j.xt, drxQrf/.x] impératif
présent gtéxo-j, aoriste axxao-o. Voyez ce verbe, p. 178.
P. 46, 1. 17. Swraavw. C'est la forme commune avec aûmxaa,
(jûna.
P. 46, 1. 20. TWa-opM. Pour -zoo, voyez p. 214.
P. 46, 1. 22. Tpwyo). Pour rpw?, etc., voyez p. 207. De
même que èfxre, on a a>xc, Form., II, 16; ox, Belth., 1001;
oxyev, Pic, 464 eox, Georg.Rhod., 23. Les formes communes
sont rpcoyo), rpwç, rpmi, zcôù[j.z, rotors, rpwv (rpwys) ïrowya, ezpwysg,
erpwyô, rpcoyap.s, zpâyaze, ïzpwyav ëqxyx, ïoxyzq, mxyz, oxyxy.0,
:JI
qz'ysrs, ëoxyxv ou coxyxvs'j 9x ©afî», Qa: ©àç, 0à ©aV?, 9à ©àp.s, 0à ©àrs,
0à cpàv, -vî J va cpa«, va ©àç, etc.
P. 46, 1. 31. Per syncopen. Ce que Portius appelle ainsi
est le phénomène régulier de l'aphérèse. Voyez rtxyo), plus
haut, p. 213.
P. 46, 1. 34-35. Rien à dire sur ©îuy«.
régulière commune, pg. ©0av«. L'aoriste est é©ra£a-, cf.
est
la forme
sur -%z, p. 202, imparfait ïy-xvx. $>txvk> veut dire atteindre;
vtxvsl, il suffit (cela atteint la limite).
P. 46, 1. 37. XîV,). On ne peut guère séparer jxvw de yaîvo).
Le changement de sens,1 le passage de ouvrir la bouche,
être béant, au sens de perdre, n'est pas difficile à saisir.
Mais comment expliquer a pour xi et l'aoriste en -a al Xxlvm
avait l'aoriste ïjxvov, qui ferait ïjxvx aujourd'hui. Or, cet
aoriste ïjxvy. ressemblait trop à un imparfait, comme zvzavx,
pour n'avoir pas été regardé comme tel il prit alors un nouveau
présent yjavo, et un nouvel aoriste zjxgx, sur fovxcx. M. Cha-
tzidakis, 'AQvvxlov, X, 445, donne la même explication.
XaW), comme dans Portius. Xoprat'vw, de même, sauf que
l'aoriste est y6p-y.ax et qu'il y a un imparfait yôp-xivx. C'est
l'ancien yop-xù,), nourrir de fourrage, d'où nourrir, sa-
turer.
P. 47, 1. 2. Xww. L'aoriste ïyyax, de l'ancien présent yio)7
pour ïyzx ou ïyzvx, calqué sur èyy%v, amène yyvw, d'après é-ûvo,
calqué lui-même sur o-cuvvm, 182. Apoc. I, 181.
P. 47, 1. 4. M'rw. W-nvd), cuire, rôtir, ancien ako, futur
h\>mrA, aoriste tyrpx, pluriel ^mxu.z, d'où le présent -j;r>», sur
o&Jw», ïac'mx.
– 'Q^î/at'yo), 1. 6, n'est guère usité, mais on se
sert de cps//I>, comme dans la locution ol ^û.à, cela ne sert de
rien; 'bù&jax, &i\r,Gx.
CHAPITRE VIII
De la formation des temps.
P. 47, 1. 23. Augmentum lis
tantuni prœterltis addl
consuevit quorum pressens Inciplt a consonante. Voyez
Chatzidakis, 'AQr,vxiov, X, 101. On peut dire, en thèse géné-
rale, que le néo-grec ne possède plus l'augment. Dans tous les
verbes de plus de deux syllabes, et dans le pluriel de ceux
de deux syllabes, l'augment était atone et tombait, si le mot
précédent se terminait par une voyelle; cette forme postvo-
calique se généralise ensuite, comme dans beaucoup d'autres
cas, cf. 102 sqq. Mais, même dans les verbes disyllabiques au
présent, l'augment n'a pas plus de vitalité en syntaxe ïmzv
/.ai ërs>xyzv devient ïizuv v~yi ®y.ytv ] or.ov ïy.xu.x devient ot.ov
y.xu.a] ce n'est qu'au commencement de la phrase que les
types ev.xux, etc., restent plus longtemps. J'ai déjà parlé du
déplacement de l'accent dans les cas où l'augment tombe,
p. 179; j'ajoute ivi<jy.v\ Apoc. I, 281; iarxïvx, 311.
P. 47, 1. 25. Hoc Ipsum augmentum e syllabico fierl !n-
terdum solet temporale. Les verbes qui commencent par s
ou y. ont pour augment r, ou quelquefois (ce qui revient au
même pour la langue moderne), et; tiyx, r)Bx sont restés. Les
autres verbes à initiale vocalique n'ont pas d'augmenté
cf. azouoïç Apoc. I, 445. Les verbestrisyllabiques perdent leur
voyelle initiale, l'augment rj au contraire reste au singulier,
de manière qu'une série de verbes paraissent avoir l'augment
ri pour E ) 'ffizlx] (3pia"co, r$pmYxx.\ Aap;w, ~nkx[j.vx\ cf.
Qélto (eQc'Xco),
déjàenpg. ftovloy-xi, r$ovk6p:w\ dvvxym, Tidvvxurtv, qui ont l'y? de
nOekov. De bonne heure, 77 apparaît dans des verbes qui ont
toujours commencé par une consonne r,moov, Kaibel, Epi-
grammata, n° 168 (Attique); cf. le grammairien îlspl h\j.xprrl[jÀvwj
lé'tsMv (Hermann, De emendanda ratione grœcœ gramma-
tiC(ie,J). 130) bu.oitàq Tr/v^.p'.cAoùo'iv oî léyavaiv xTrnkxixjx.
Voici quelques exemples pris dans les textes mxipvav,
Prodr. V, 129; -hpyifyxai, Apoc. I, 354; v?Qs7ra,' 386 rqspiç,
Abraham, 31; Apoc. I, 394 fen,
Carm., 138, 115. On pour-
rait augmenter cette liste aisément. Il y a aujourd'hui des dia-
lectes où /] est Yaugmentum temporale dans les cas où
l'augment reste, en Crète surtout et à Syra. L'augment sera
donc, suivant les régions, r^zpx, -/îhyx, aussi bien que
'hyxvr/ica, etc. Le phénomène inverse se produit dans èya-r^ec,
ABC., 2, 1\ spvi<7Tmaç, 9, ibid. La règle donnée 1. 30sqq. est
purement orthographique. Elle n'est même pas exacte pour
l'exemple donné par Portius, en ce qui concerne la langue
commune; ainsi on dira bien ëppjc^x (êrapsa), mais pôtjxi^x.
P. 47, 1. 34. In verbis composais. augmentum. fieri
ante ipsam prœpositionem. Dans les verbes composés, l'an-
cien grec met l'augment entre la préposition et le verbe,
excepté dans les cas où la composition n'est plus sentie,
comme dans xaQ^o, t/AQiiov] inhxxp.m, •'nraaxâ.nw. Mais.de
bonne heure, on trouve àvcc/cap-f^w, CL G., 5072, etc.; et puis,
l'augment apparaît devant la préposition, ce qui est la règle
pour le moyen âge. Mais l'augment interverbal a laissé bien
des traces, comme dans ifnyc/. {yrSnyov), etc. D'autre part, la
préposition éi- perdait son a devant les consonnes de là
diverses assimilations, où elle est devenue méconnaissable
ezoatvw, (3yatV/)j y/i/rcovo) ylvarpà; £ztu7ttw, ^ruoroo, etc. Devant e,
au contraire, elle reste intacte è]ïéyjxp<x,è]£êTclvvx, e]£sW^ra, etc.
Des deux formes eJxxâpivM, k]féy.ap.x, la seconde qui est plus
claire et plus consistante, est presque toujours généralisée,
de manière qu'à peu d'exceptions près (y/luroovw, de ïvlxnoç,
(Foy), yâépMM, y^ûvco, fiyodvn, fiy<z&>, etc.), tous les verbes com-
posés avec èx- ont aujourd'hui £s-. Les prépositions xvâ,
zara, àixô, Ira, vjzô perdent la voyelle finale devant l'e œjxoxivM,
avc'ëaivovj xaTaoatvw, Y.x-cècxivov ] àiroQv/jT/M, xTxêQvr,<r/.ov7 èmQvu.ôo,
v-ohi-r,). -j-ihi-ryj. Le même besoin d'unification que
z.é-ju.o-ô")\
nous avons constaté pour ?s-, fait entrer Y de l'imparfait,
dont la signification est oubliée, dans le présent; nous avons
ainsi t.iQzma (qu'on écrit sans raison Kzôzbv) -sO-oaû, d'où
r.évulz, T.ë)-ôu.iy.\ y.xtcqzw,) d'oùx.z-éoz7(j.z} etc. On en trouvera
facilement des exemples en parcourant les lexiques aux mots
xvxi'j xxTxi-, à]nxi-, etc. –
Dans les mots savants, la prépo-
sition ne prend pas plus l'augment que le verbe lui-même.
Ainsi, dans l'exemple dePortius, on dira y.~y.diyov[j.ow,comme
on dit y.zricr^y.. Dans z-y.ôiyovu.ovv, c'est la forme de la pré-
position au présent qui reste à l'imparfait, où elle est atone;
comme èôiyovy.ow n'existe plus, on dira naturellement y.zry-
ôiypvu.ow, comme on dit âéypv[j.oi>v.
–
Sur ce qui suit, il n'y a
rien à relever, si ce n'est que le passif fait -ovpxt. et non -ou.%<
(1. 7).Nous avons déjà traité de l'augment-QuantàrimparAiit,
il suit toujours en effet le thème du présent (1. 12-20). Sur
zh/y., voyez p. 208. L'observation de notre auteur est purement
orthographique en ce qui concerne la langue moderne
c'est gj qui se prononce i, ici comme partout. Ce que Por-
tius appelle le parfait, c'est l'aoriste, et l'on n'a qu'à se re-
porter à ce que nous en avons déjà dit, pour ce qu'on lira
1. 22-39. Sur tyylz, voyez p. 190. Il veut dire aussi proba-
blement tyzhM. Il n'y a aucune attention à accorder à ce qui
suit.
P. 48, 1. 39. Ai ante. v vel amittlt t in perfecto. vel
vertitur. in rk. On voit par les exemples cités ici que la
tendance de la langue est de mettre partout rk, à
l'aoriste
l'ancien est resté à cause de l'i dans iylîzvy., ïyixvx. On dira
yév-pzivs imparfait, yov-pryi aoriste. Les observations de Por-
tuis au sujet de ces verbes sont orthographiques, comme tou-
jours et n'ont aucune valeur. Pour pivo, voir p. 190. L'ancien
parfait a presque entièrement disparu par une raison de
syntaxe. En effet, il n'y a pas de changements phonétiques
qui auraient pu l'éliminer. Il est vrai que la réduplication est
tombée, d'abord dans des verbes qui commençaient par un
groupe de consonnes et par £ ia-z^joy/.y, ètf-wy., eàpiox, etc.
On pourrait alors supposer que la réduplication disparut
aussi dans les autres verbes, parce qu'une voyelle atone,
serrée entre deux consonnes identiques, tombe facilement,
cf. pi to'v =
[jz-y. xôv on a ainsi noi-mz, -oïy«z de rcz-oir^y.
•
(voyez pourtant plus haut, p. 202, à ce sujet). Mais le parfait
faible restait toujours bien distinct de l'aoriste, et seul le
parfait fort aurait pu être menacé yz]ypx<çxtj.sv, par exemple,
se confond avec l'imparfait; de même h]lomx^ avec eJAstira^sv.
Ce ne sont toujours, cependant, que des cas isolés; dans la
grande majorité des verbes, le parfait avait une forme qui
lui était propre. Ce n'est donc pas dans la coïncidence pho-
nétique de ces deux temps qu'il faut chercher la raison de la
disparition du parfait actif ancien. Il n'y a qu'une seule
explication de la perte de ce temps les fonctions en coïnci-
daient de plus en plus avec celles de l'aoriste, de manière
que l'un des deux temps devint superflu et c'est le parfait
qu'on laissa tomber, parce qu'il s'éloignait trop, par sa for-
mation avec -y.oc, du système verbal connu, tandis que l'aoriste
en -crac trouvait un appui dans le futur en -<7«. J'ai déjà
énuméré quelques débris de ce temps iW/pta, evpw-oc, àvé&woc^
au moyen âge on trouve souvent tzztzovwx, no~uoc, etc. Cf. sîror/sç,
Georg. Rhod., 202; hotev, Prodr. I, 188; Georg. Rhod., 242;
ekomccv, Apoc. I, 238. D'autre part, la forme analytique
ïytù ypocujjhov contribuait beaucoup à la perte du parfait. On
peut comparer le latin amavi, qui remplit les fonctions
de rr/anrjda et de rr/cmma puis, dans le sens du parfait, il
amavi ==
cz772czv2 r
riydirnvz
amavi = nyacn-r^oc
)-
est remplacé par habeo amatum et ne conserve que le sens de
l'aoriste
)
latin et
grec classiques.
i
cz7~2cztzz7~2-
habeo amatum =
7zabeo
4^vov
amavi == -hydwrpcc
~xo ci yaz~juvov )
] latin
latm etgrec
et grec 1
gree vulgaires.
P. 49, 1. 13. De Pluiqitam-perfecto. Sur le plus-que-
parfait, voyez plus haut. La forme analytique a évincé la forme
synthétique. Elyoc yrA^z*. se traduirait par scripseram'; djoc
ypy.(j.uévo ou yptxuuévoc par scriptum habebam, plutôt dans le
sens du latin classique habeo librum lectum. Il y a cette
nuance dans la langue commune. Le plus-que-parfait ancien
a quelquefois ce sens.
P. 49, 1. 22. De Futur o. La perte du futur s'explique un
peu autrement que la perte du parfait. L'homme du peuple
ne connaît guère que deux temps le présent et le passé. Il
n'a pas besoin du futur quand il veut parler de l'avenir, il
se le ligure comme actuel, comme présent; ou bien, il dit
qu'il a l'intention de faire telle chose Bifo) txolzïv, je veux-
faire. Peu à peu, quand la langue vulgaire redevient une
langue littéraire, le sentiment des différents temps, surtout
la distinction entre le présent et le futur, s'impose de nouveau,
et la construction 60m tcqiîXv (ou -oir^eiv) entre dans toutes les
fonctions de Troivfa'». C'est ce qui est arrivé en grec; les langues
romanes avec leur formation amare habeo amabo l'alle- =
mand ich œerde tun (iverden=se tourner, cf. aller faire),
l'anglais I shalï do montrent à peu près le même développe-
ment. Les règles de Portius sont purement mnémotech-
niques remarquez qu'on dira aujourd'hui Qx yptyn, 1. 29-33.
Sur la formation Qs/m yoxbu, dont il est parlé 1. 34-37,
voyez au futur. Le futur moderne n'ayant aucun lien avec
l'indicatif aoriste, l'observation de S. Portius, 1. 38-41, tombe
d'elle-même. WxyM et -Kxîom font au futur Qx tJm, Qx -x'om,
tout simplement parce que Tixyo et tîxçm sont les formes du
subjonctif. Ajoutez à tout ce qui est dit dans ce passage la
distinction de sens que Portius oublie de faire entre Sx yox$M,
futur continu, j'écrirai habituellement, et Qx ypxtyv, futur
absolu, j'écrirai unefois, pour marquer une action momen-
tanée. Cf. Psichari, Futur composé, p. 3 (=349).
P. 50, 1. 15. II. ante quam ponitur Qiv. Ce n'est pas tout
à fait exact on dit aussi Qiv devant T, Qzy devant x, avec y gut-
tural. Devant -n, on dit en réalité Qzu.. Le y s'explique comme
celui de pjv; p. 89 la relation qu'il y a entre -6 fia.GU.ix
et -bu.-Kx-ipx amena de même Qzu-.xom à côté de 9ï fixa-â>^
©s'A' xyxTi-n<jM appartient à une autre formation et ne doit pas
être considéré comme un substitut syntactique de Qi ou Qx.
La règle syntaxique suivante, 1. 18-21, est juste.
P. 50, 1. 22 P. 53, 1. 10. Ce que nous avons dit plus
haut du verbe nous dispense de tout commentaire sur la fin
de ce chapitre. Qu'on veuille bien se reporter à notre ana-
lyse antérieure; il n'y a pas grand compte à tenir des théories
sur la formation des temps qu'expose ici notre auteur. Quel-
ques remarques rectificatives suffiront pour le reste elles
ne porteront que sur les formes données par Portius. P. 50,
1. 30 et 34, lisez ôipvov[j.xi, ypxwv[j.xi, voyez p. 197. Sur r.o-j-
hiiaxi, xyxTtziifjxi (forme commune et non xyxr.xaxi), cf. p. 20G.
-P. 51,9, lisez ypxyovu.x>7-î (voyez p. 197) et ypx^iaxt,
1.
1. 10.-Ajoutez les deux formes ypxmvazz, ypxwoùvzxi, 1. 11, 13,
1. Voyez dans un autre sens, J. Psichari, Futur compost, p. 40.
aux formes mentionnées p. 197, à côté de yoêovvvs..– P. 51,
]. 19, ypxyovpovv 1. 28, ypdmvaovv 1. 21, ypxyovvxzv 26,
1.
ypa<poûf/.£<7Ta 1. 29, ypdccooujrz. Les formes de l'imparfait, quoique
régulières, ne sont pas très usitées au pluriel dans la langue
commune; 1. 30,. ypayovvxxat est une forme dialectale. –
P. 52, 1. 2, ycvvovucct. Ce n'est pas tout à fait exact. 8. Portius
voulait dire sans doute yi.vovu.cu (yiyvoyai), ïyivy.• 1.4, ypxfnxx,
voyez p. 200 1. 5, ^vlxyr-nxx, à côté de yvlxyYfax, ou ovkœriAoc. dia-
lectal 1. 6, xo-jv/jc-a, j'ai mis en mouvement et j'ai été mis
en mouvement y.ovvnac xb xpoùvo, le train se mit en mouve-
ment; x.ovy/}Bms est. passif et voudrait dire a été secoué, agité;
le présent xowà est transitif et intransitif, comme l'aoriste,
zouvw To yjoi, actif ôsv v.owâ; je ne bouge pas 1. 7, 6vou.xna<x.
Nop.art'i'co est la for me moderne et populaire (cf. vopxxoç), à
côté de bvopvZ™, savant, qui passe dans la langue commune.
Avec l'aphérèse, nous avons vo^x-iax. S. Portius aurait dû au
moins écrire à>vou.xxir;a. 1. 8, ^où&wx, commun, à côté de
^ixoQrty.c/ ^tzpx-wx qui paraît dialectal; 1. 20, lisez x,olx'(jxrïKx,
1. 23, xpxyjYiyjx, peu usité 1. 24-31, ces aoristes en -/a se
forment sur l'aoriste II passif pg., ècrxxOw, etc., voyez p. 200.
Lisez ènxpOrf/.a. 1. 34, la forme commune est ydè-ma, 1. 35,
)&Qx(jx-M<x n'est pas usité.
– P. 53, 1. 1, yùdrs~w.x\ 1. 9,
l'édition originale porte bien ypxtôri sans iota souscrit, con-
trairement à l'habitude de S. Portius.
CHAPITRE IX
Les adverbes.
P. 53, 1. 17. Adverbia igiïur{, ut plurimum desinunt
in a. La désinence adverbiale n'est plus -coç, comme en pg.,
mais -a, c'est-à-dire qu'il faut y reconnaître le pluriel neutre,
plutôt que des formations analogiques d'après xjj.x, raya,
[j.xaoc, vu le petit nombre de ces adverbes en a. Déjà, en
ancien grec, on trouve assez souvent le neutre employé
comme adverbe on dit presque toujours fisSxiéxxxz,
1. Le point qui se trouve dans notre édition après igitur est une
faute d'impression. Il y a bien une virgule dans le texte.
ctpivxx, etc. Dès le moment où o s'est prononce de la même
façon que a, les adverbes en -mç coïncidaient avec le nomi-
natif singulier dans tous les adjectifs en -ce, ce qui faisait pré-
férer à -&K une formation différente. Les adverbes en -x ont
entraîné àTretya,Belth.,939; d'autre part, sv-auôk, Belth.,768, est
calqué sur gw-ôumc, ibid. 1020. Qov.aGwç, 1. 19, ne semble
pas appartenir à la langue commune. K«0«; lui-même est rem-
placé soit par adv, soit par nxv r.ov, suivant les cas, soit par
otmç. On se sert néanmoins encore de zaQck, dans les conver-
sations les plus familières c'est un de ces mots dont il est
difficile de dire, aujourd'hui, s'ils sont d'origine savante ou
populaire.
P. 53, 1. 19. 'Ou.-pûç ante.*O(j-rjâ; ou plutôt cWocç, Abr.,627,
726-, Italograeca I, 92, correspond comme sens à
iu.T.pôq,,
ïaT.poaQzv7 qui n'existe plus dans la langue commune1. 'Ouv:p6q
signifie devant, m-po>jOzv, de devant; cf. èzd, là, bMzv, 'de
là; lïov, où;-60iv, d'où; ï^,
dehors, sïmQzv, du dehors; zv-oï>,
xvréQsv, etc. On pourrait donc supposer que èu~o6: a été refait
sur è'p.7rpo(70;v, d'après le même modèle. Mais l'accent fait diffi-
culté. C'est pourquoi je vois plutôt dans kmpôc une compo-
sition de h et ~p6q cf. le latin inante (italien dinanzï) et
aljante (avant).L'o serait dû à une simple assimilation,voyez
p. 79. 'Oprpo's paraît s'employer après consonnes, prpo'ç après
voyelles. M/rpoora = èunpovrz est probablement dû à une con-
tamination entre ïu.r.poJùzv et [j.-npôç, è(j.~p6g, avec Va adverbial,
accentué parce que b^pôz lui-même est oxyton.
Ces deux adverbes se disent, suivant les régions et les pho-
–
L. 20.
nétiques dialectales, àndv^, za'rw, outtovou, h.
an., /.orou.Les
deux réunis forment le nouvel adverbe à-.SMvJxM,à peu près,
qui reste dans la langue commune. Des deux formes ànzvo) et
Ttavo), la seconde est due à l'aphérèse la première nous pré-
sente un a inorganiquedéveloppé par attraction de la deuxième
syllabe.
P. 53, 1. 21. 'AÇxyvov derepenû. Ce n'est pas là l'ancien
èïxfovm, Belth., 314-, et la désinence -ov s'opposent égale-
Yx
ment à cette dérivation dans à'Exovov, formé sur le modèle
de èïoâwr, il y a aapvw en composition avec è'f, Va par attrac-
tion, cf. p. 73). A cause de cette composition même, on
a cru voir un génitif dans la seconde partie du mot; de là
1. On cite, dans certains dialectes, §*>] è<ÎwOî>
-oupour -m sur gcïgcwov on dit vJ.xov, Missa, 4 ànzWj, Missa,
152. On trouve aussi $pvw, Dig. II, 107, dont la finale va
de pair avec celle de yJ.xm; cf. x«p.«, et xw-ou, aujourd'hui.
La forme commune est a£a<pya; pour -a final, comparez
\zmv/A et la désinence neutrale -a des adverbes.
P. 53, 1. 21. ILraxToû, c'est-à-dire otj razroû. Une forme
normale, mxa.jxov, ne nous est pas connue dans la langue
commune.
P. 53, 1. 25. 'Ollyo parvum. La chute de y, qui ne semble
pas encore accomplie dans S. Portius pour toVov, nécrov, ferait
croire qu'il y a eu pour o)J.yo une influence particulière de
koIv. Aujourd'hui, on dira llyo, de même que xôao et rcôao,
jamais avec v final, même dans les phrases comme nàao xztpo
Oà N~~iv,
P. 53, 1. 25. aux pronoms. Aujourd'hui,
KxunÔGov. Voyez
yJjx-KoriQ est la forme commune. Sur -oui dans Y.zuixocrdxi, adverbe
d'ailleurs peu usité, voyez p. 148. A côté de Trpwra, on a
aussi npônz -apura, tout d'abord, tout en premier. kevrepo, xpixo.
P. 53, 1. 29. Bo)J. Bolri, lancement, coup, avec un chan-
gement de signification, qui se retrouve dans le français
coup. li' oc vient du synonyme ooqz, cf. 'AQ-^y. X, 234, note 2.
P.
53, 1. 33. "Et£j. Prononcez ïxai. Le mot n'est pas encore
suffisamment expliqué. On a pensé à ovvoad, mais « ne peut
pas tomber, et, pour toute espèce de bonnes raisons, cette éty-
mologie ne soutient pas l'examen. Le xi pourrait indiquer
une origine étrangère, mais je ne vois rien qui puisse nous
mettre sur la voie ni en latin (car on ne voudra pas penser
à et sic), ni en italien, ni en roumain le roumain asa ou
même le macédo-roumain assi sont trop loin de ïxai. Si
le mot est grec, il suppose à l'origine un type ïxiai, cf.
z«Voo =
xaBiee, ou ïxiQi, cf. èdixàç =
idixég. Cela nous reporte à
rixoi, certes, avec un
adverbial, ce qui nous donne -faoig d'où
ma, de la même façon que l'article vhg devient totj en crétois.
Ce qui semble confirmer cette hypothèse, c'est qu'en effet
ring, dans le sens de ïxà, nous est bien certifié par les textes;
cf. Apoc. I, 349
xm ayzyvig TO v:p6ozxov sic TOV aoay.xri TO yiovj,
Y.x\ wç
vMtstxi di%' àiKZVoyriz. xoù fiïinei xb y.ayalpiv,
r,rig èy.eîg xbv Qzvaxov è[J.v:rjbç Tod èQMpovpxv.
Ibid. 431 • r,ziç 6 Xx'po;
Juv. II, 16, etc.; Sachl. I, 290,
u' è'^w/s fjxvxzov sic zr,v yiwx>.
dans le manuscrit P}ë-£o
-fciz
Puell.
dans M. A Otrante on dit etci avec cl, qui se trouve sou-
vent dans les adverbes; cf. fl-2ov, Cypr., 17, 4, 9; 61, 7; 10,
5, etc.; ïzlz, ABC., 74, 6; 75, 4; mais e pour i reste tou-
jours à serrer de plus près. Nous avons un composé de ï-mi avec
son dans èô-irnç, Imb. III, 322. – A côté de àpBx, notez opQix
l'adjectif lui-même est opOio:. –
^nuzpov, 1. 36, malgré xvpio,
devient artaspx avec l'a des adverbes neutres.
P. 53, 1. 37. MsQx-jpiov. Le G n'a pas de justification étymo-
logique il vient de uéî ny.ipxv. Dans xvzr,!j.zpx, Schmidt, 68, 8,
nous avons le phénomène inverse. Prononcez yzéc, -poyzk,
comme plus haut uxx ooox, hb wok.
P. 53, 1. 31. Twpa. C'est encore là une autre cmx des éty-
mologistes. Il est impossible de partir de r/j wpa qui donnerait
Titopa, tjora, ou d'un ancien sV &pz} qui aboutirait à Oâpz, ou
de l'italien tutfora, dont le sens ne se prête pas beaucoup à
cette étymologie, outre que la chute de la syllabe initiale
ferait difficulté. Le datif &px devient un adverbe démonstratif
du temps à l'heure, maintenant.Or, une partie des adverbes
et pronoms démonstratifs commencent par r, cf. tôtî, roïoç,
roù-og, -ziroioz, etc., tandis que les adverbes qui commencent
par o sont presque toujours relatifs ers, otzo-j, cyiog, etc. Il y
avait donc dans &px une contradiction entre la forme qui
était plutôt celle d'un adverbe relatif, et la signification qui
était celle d'un démonstratif. On remédie à cette antinomie
en donnant à &pz le signe caractéristique des démonstratifs
zâpx.
P. 53, 1. 38. Apyx sero. La même métaphore se retrouve
dans $pzh, soir, et dans l'espagnol tarde, le soir, du latin
tarde, lentement. Sérum lui-même n'a pas d'autre signifi-
cation.
P. 53, 1. 38. Attî'/cîe. 'At-îV.ci, ensuite, de là, ou h partir
de ce moment, comme èôéxei, là, et Kxpixsi, au delà, présentent
des difficultés. On ne comprend pas le déplacement de l'ac-
cent il s'expliquerait si l'on pouvait y voir l'accent de à-6,
7ro:cxou
de nxpx ou de Bû>, mais on s'attendraitaalors
de sc~M, lors à -Kxpxv-.il,
T~p~xst, etc.
etc.
Or, il se fait justement que tzzpxxsi n'existe que sous la forme
r.xpxv.zl. L'accent de xr.ô ne peut jouer non plus aucun rôle
dans xniy.zi., puisque ce n'est pas àm>, mais xr. qui est dans
«Tif/er,sans cela on aurait à-nôxci. On pourrait peut-être pen-
ser aux formes avec s de ces deux prépositions, cmi et r.xoé,
qui auraient alors fait prévaloir leur accent. Mais nous n'au-
rions pas l'équivalent pour èdéxei. On a bien ï$z, voyez plus
loin, mais pas Us; cf. «to^w, Belth., 283, à côté de àfzszsï,
ilrid. ce dernier est régulier si l'on suppose à-nz- non ànô-,
Ket est bien proclitque, yzï t.ov Bx row», mais non enclitique,
Bx 7r«w y.îï} avec l'accent Qapdoki.
P. 53, 38. Uépvrji. Aujourd'hui 7re'pan; voyez p. 85. Lisez
1.
nrapstpru;. On a s^et ou xd, suivant le contexte, cf. p. 102. 'Exs'ï
toujours, quand il est emphatique.
P. 54, 1. 2. Déjà enpg., on voit une tendance à
IIo-jTîô-raç.
terminer les adverbes par g uéypi et u£y^\ <%»> aLy$vz\ eû0u,
£Ù0uç «fm, ày/xitg àv~î, dvrlç, etc.; voyez G. Meyer 2, § 303 on a
de même 7rou7roreetTîouTOreç cf. aœo'rtç, Xenit., 188 • /ot7îoviç,Puell.
Juv. II, 75, 114; Eroph., II, 109; sto'tsç, Sachl.I, 166; ktifcç,
Apoc, 80; TraWoTÊÇ, Imb. III, 251; t^tc", As. Lup., 69;
nxpxvTxç, As. Lup., 38 uorsptç, Pic, 418; JstXtç, Cypr., 76,
27 sjieiô-ni, Pio, 187; Tra'vrts, Puell. Juv. II, 111, etc. De toîWç
on arrive à novirereç par assimilation, et à -Kovm-aç avec Fa des
adverbes, ou kovuzti, Belth., 279; toutous, 523. La forme com-
mune est TrovnrôTJç, comme rinonç, àvvîg, etc.
P. 54, 1. 3. 'Ato&m, sursum. Voyez plus haut, p. 222 et
cf. ockzvmOsv dans le Nouveau Testament.
P. 54, 1.3. 'Op-TOocra,(rmte. Le --a, cf. dctnacJi, est peut-être
le pluriel neutre de l'article (?) cf. plus haut l'accent fait dif-
ficulté dans les deux explications. Voyez p. 222 pour xarco.
On a de même à-non foov, ou, sans x, ttotoo-w, îtotîiWj, suivant les
régions.
P. 54, 1. 4. 'E<?w, 7wc. C'est tâé ou £<Joû avec l'w de z^tw,
etc., et l'ô
à'vw; de è-dixéç, è-xûvoç, etc. Cf. Bs, Nie, 37; î3e,
Prodr. IV, 437; ê'&, Prodr. III, 532, 434; Nie., 39; Glyk.,
269; éto, Œyk., 281; dû, Prodr. 111,487; è^ Belth., 801;
Georg. Rhod., 240; le même a que èâà est dans inà (= toû),
é(î-g7rà, Poèmes hist., XXXVIII; dônâ, Eroph., II, 423, etc.
P. 54, 1. 5. 'EaSctz, venez; è'/a, viens. Si c'est un verbe,
l'étymologie en est aussi difficile que celle du verbe aller en
français
P. 54, 1. 5. "Aç = xosç, pg-. Cf. p. 100. Teioûrov = ùyizlz<jov.
– rQ5v.a9c6;, voyez plus haut, p. 222. 2«y devant z, n\ ret
voyelles; ailleurs,
cra, (sicut) et
pour wç
pour wovz'y.
est plus usité que iro/a; Kep-nipujaz ne l'est plus guère.
IIo/.j
–
Ms
P. 54, 1. 9. 'Ayjxy.vx remisse. De yxvvoç, cf. p. 103.
(3t'a, vi ;6ja, (3taoTa, flixarux, aujourd'hui,, et non plus y.zxx
–
–
filtxg. Qu'est-ce que xyxhx? – Txyx, dans le sens de peut-
être est déjà ancien. loi-6 rx lomx ou loinovU, comme
Tô
plus haut, p. 89, constamment sans final.
P. 54. 11. 1.
–
NatV/î. Est-ce que avd – oyi serait l'im-
pératif aoriste de ïyo), pour nyk, dans le sens de tiens? – La
forme commune pour olorelx serait plutôt chvc Si' ohv (c/>;
ôi' oko-S), moitié savant, moitié populaire.
P. 54, 1. 12. 0 pour ov et le déplacement de l'accent
"O^t.
restent sans explication. Dans oyeayx, il semble qu'on ait où
yé.
ovre
–sont anciens
de ohàiv. Le comme à u.iv, voyez p. 89. Mr'rs,
Ae'y
et restent modernes.
y:nôé,
P. 54, 1. 14 'At.6ij.ti. Cet adverbe vient de ay.tj.iv, comme
M. Krumbacher l'a démontré dans ses Beitràge, etc. P. 54,
1. 18, il faut remarquer que -t,v -hulox équivaut, en effet, à une
locution adverbiale, car on a la soudure de l'article avec
iy.épx qui ne perd jamais son t, dans cette combinaison, Yi
n'étant plus initial. Mais naturellement on dira rh vôyjcc ou r-fc
v-jyxôz, pas rhv vvy.zx, comme dans Portius. – 'Oïysvx ne peut
avoir aucune parenté avec oïy.oi ancien.
Il y a encore d'autres adverbes, dont Portius ne parle pas,
par exemple yêpi^ Tiens du turc bre; cf. alb., more, bulg\,
serbe, roum., bre; xivrz, allons, pluriel xtvrsre, Carm., 112, 13,
turc hqjdé; cf. alb., serbe, bulg1., liajde; xy^yz, allons, aga-
–
mus, Form., II, 48 ï'tùûz y.y.1 àvxyjâp-nae y.xl xy^yz sk rx xypix
cp-n\ Cypr., 2, 9: "Ayoys, [liciy)lov, etc.; àytùuz-z, Sachl. II,
293 c'est l'ancien xyay.zv, allons, qu'on ne comprend plus. Je
ne sais si xy.z, xuztz, dont le sens est le même, peut être re-
gardé comme une forme syncopée de xyow.z, le pluriel de xuz
est xy.z(77z, Carm., 138, 81.
CHAPITRE X
Des 'prépositions.
P. 54. 25. Nostrœ 'prœpositiones. accusativum.
1.
optant. Les deux phénomènes les plus intéressants dans
l'histoire des prépositions sont les suivants 1° il n'en reste
que huit 2° ces huit prépositions régissent l'accusatif. Après'
la perte du datif, il ne restait que le génitif et l'accusatif comme
régimes aux prépositions. Or, sic et «s étaient suivis de l'accu-
satif omô et XMpt? du génitif; les autres de l'accusatif et du
génitif. Ces dernières ne se construisent peu à peu qu'avec
l'accusatif-, yjuplg et ànô suivirent. Il serait aisé de donner des
exemples, tirés des textes du moyen âge, d'une certaine con-
fusion ou d'une hésitation dans l'usage des cas après les pré-
positions, surtout chez les écrivains qui emploient encore le
datif. 'E£ qui a disparu d'assez bonne heure, mais qui se ren-
contre toujours au moyen âge, se construit avec l'accusatif;
cf. Prodr. IV, 400 avpoixovèx xb lu/kù\ III, 228, ©suyst sx zbô
oxûvré/Jdv (mais dans le passage parallèle de Prodr. IV s/, zov
T/-ovrz)liov) cf. 606-, ex. tw Italogrseca I, 106; ex,
p.ovxaz-npiv
zaïg (j.âwzic, Puell. Juv. II, 110-, oto avec l'accusatif, Abr., 2
dnb zovg ovpontovg, 8; dnâ èv/sfiv
– yépx, etc.
avv Tip7.yiJ.aza zavza,
<jov
Italogrseca I, 91, etc. 'Ané reste; h a disparu; cf. p. 230.
P. 54, 31. Ek. Et? perd Ysi, si le mot suivant commence
1.
par une voyelle et devant l'article '$ aBpomo\ 'g rbv ovpxvâ.
Devant les consonnes, on rencontre parfois (stjas.: stars y.alr,v
zapJt'a, Imb. III, 288; al ai zxpzQi, 'g zl izôpzo, Schmidt, 7, 2.
Dans la langue commune, c n'apparait que devant voyelles et
–
populaire..
avec l'article. Partout ailleurs on a.o-s; slg n'existe plus.
Upàç n'est plus
P. 55, 1.1, Msra. Devant l'article -ce tombe ulzév, pour pzxà
–
zôv, se lit déjà dans Dukas, 522 B, pi xw àozvzîav [xxg, ib.;
Prodr. I, 111 sqq., pi x<x, y.e xdg, [A zovg. L'a, en dehors de sa
construction avec l'article, tombe naturellement devant les
voyelles. Dans ^xaicov, Apoc. I, 485, Y vient des verbes
p.cTcoatvo.) de [jszé&ny-oc, cf. p. 218. Je ne comprends pas p//jra,
Cypr., 18; 10; 26, 6. Mîxx ne s'emploie plus guère qu'en
composition avec des pronoms à initiale vocalique, comme
dans ijs-à v.dvov:, usvx pivx, et c'est dans ce sens qu'il faut res-
treindre la distinction, juste d'ailleurs, que fait Portius.
P. 55, 1. 5. 'Ato. On lit aussi à-yi, Italograecal, 100, 101;
Belth., 574; Georg.Const., 674. C'estlemême casquepour psTat,
cf. p. 218. 'Atou, Cypr., 2, 8 Carm., 61, 61 Yov est celui de
yAtov, etc., p. 222. Devant l'article, o peut tomber; -oro'v,
[jst-ôv, entraînent à-~6v, à<f rc'v, Georg. Rhod., 594, 637, etc.
P. 55, 1. 15. Atara. Sur usz' ècévx, Carm.,39, 4, on fait èiaz
ÈTivx, Carm., 2, 2, 6; 39, 7 Valach., 1713 dixr' zv-o, Apoc.
I, 529, etc. Puis us-z à côté de ust amène ôixtx à côté de
ôizr. Je note encore ôôix, byix, Apoc. I, 235; bôix, ibid., 492,
ôiarl, 353; Puell. Juv. II, 55, cr/ix.
P. 55, 1. 18. Qzco in casu tantum genitivum gubernat.
Le génitif s'est conservé parce que âixlôyov crov est une locution
toute faite, qu'on ne comprend plus. On dira donc Tou loyov
gov, ckcc, au nominatif, comme si on disait ta
Seigneurie
m'a dit. L'idée de flexion se perd. Yid est la forme com-
mune pour dix. Kara, dans la locution xxrà t/ùc ûgxi,
telle que tu es, telle qztelle, Passow, 517, 37, est très popu-
laire, mais dans cette locution seulement. Cf. aussi p. 230.
P. 55, 1. 24. Myot;. Très souvent on trouve dlyjni précédé de
u.i us dr/Mc syvoix, Eroph., I, 518 jus di/(,K foû.og, I I, 96;
pi àîytài y.ÔKov, us èiyyxj-xq-Klrrffi, V, 478; cf. II, 76. ài'/o^ràg
r/;y v-ôp-ri u-ov, II, 334; ôiyjaaràç izxB-n vx èo-w.â.Grl., II, 196;
diyjùffTxç, adverbe, Pic., 84. Qu'est-ce que ce Tac? Serait-ce le
ra que nous avons dans bu.i:poa~xJ p. 225, avec le o- des
adverbes? Cf. diyovjvx rov T.op-xorh Pic., 107. At'^w-: appartient
à la langue commune tout autant que yu>oU.
P. 55, 1. 27. Xlz videtur clesumpta a Grœca Hterali £«;•
Malgré l'identité de la signification, m; ne peut pas dériver
deéwç qui aurait donné yioig ( jos); wç n'est autre que wç; wc,
ancien, comme préposition, veut dire vers, d'où l'on arrive
sans difficulté au sens de jusqu'à, wc r/;v Tropra, jusqu'à la
porte. La forme commune la plus répandue pour dire^s-
qu'ci, c'est faix us =juxta cum. –
Les remarques qui sui-
vent (1. 30-38) ne sont pas entièrement justes. 'Av-i et -nxod
restent comme conjonctions ou prépositions 'Avrïc va yJ.um
Ts'roio rroày.a, ou àvrîç vjhxt à ma place; cf. p. 57, 1. 22,
COMMENTAIRE 229
le même sens; r, zi.rhuz. ibzi fizfiy.iô-zpo àr.b rh yty-r, se traduirait
en italien par la verità è plu sicura délia fama. Dans le
même sens, on emploie izzpz, dont la fonction ancienne est
oubliée au point qu'on peut faire suivre napz du nominatif
izaoà rh vny:n ou -apà r, f/iy:n, c'est-à-dire que ne l'est la renom-
mée, avec une proposition sous-entendue izxpz est alors
une conjonction. Dans Prodr. III, 235, on lit déjà "Aïïov
yào ri -/ioo-zoov r.zoz to vz •Jjoor,ao). 'Ato avec trj-zoz se dit dans
la langue commune, même devant les pronoms -jorspa
zizb ci-jz.
P. 57,1. 21. n'est plus ici une préposition en effet,
Av-L Ce
on ne la trouve pas au chapitre des prépositions de S. Portius;
mais c'est une conjonction, comme cela résulte de la combi-
naison avec vz, que. Voyez plus haut, p. 228. – La langue
commune connaît [j.z-piz uov et y.ctv.piz à-b -à yA-iz u.ov ou u.zY.pià
àr.b uivz. – Pour hizva\, voyez p. 222. Lisez à-zvo) axb v.iozh. rov.
– Up6q, vers, se dirait v.zrà rb [j.époï£Y-*ïvo. -Les locutions qui
suivent sont exactes. On dira àTreza znô, non zniyM r.6\ i (si) est
traité comme consonne; alors même que Va de tombe ôœô
après la voyelle du mot précédent, il se maintient après l'i;
c'est, par une raison analogue que, dans la langue commune,
les combinaisons TàVx^.a, etc., sont beaucoup plus courantes
que les combinaisons rayz = -zà ûyz\ c'est que, dans la langue
commune, le son i a une tendance à devenir consonne et
participe plus de la consonne que de la voyelle. !A-o--pa
s'emploieraitplutôt absolument. Cf. à 'Avxu.z<7z, p. 229.
'Ez, kl est resté dans quelques dialectes, par exemple en
crétois, chypriote et en Epire, mais il a changé sa forme et
devient ait, àg, à%, Apoll., 477, 493, 535, 6G4; Cypr., 2, 15,
20, sous l'influence de z-.ô\ on a même b/n b%, Schmidt, 20, 18;
Pulol., 243; Dist. I, 14; Erophil., I, 616, etc., avec l'o de
~).
CHAPITRE XI
Des conjonctions.
P. 58, 1. 7. Kzl. Remarquons que v.zî (-s) reste tout d'abord
devant a, o, ov (a, o, u), mais que Y ai s'élide devant e, i (e, il
COMMENTAIRE 231
par exemple Georg, Rhod.,
hod., 483, \x\ Sec:mais,
'xoù Sec; mais, '485,
485, vJ efoé-
è'fSé-
kzvzoc; 496, z' sk, etc. Aujourd'hui yjxî ne subsiste que devant
consonnes devant e, i, l'e de xxl s'élide; devant a, o, u, il
devient jocl xi 6 Sévrpaç (= %j 6 Sévrooec).
P. 58, 1. 7. vel aà sed, Au moyen âge, on écrit à^xh,
Glyk., 169; Prodr. III, 325; Georg. Rhod., 75, 78; cf. djj:h,
Prodr. III, 342= àpn, Georg. Rhod., 53, Apoc. I, 366 %yi,
influencé par xaî? Si l'élément p? peut se ramener à [xfo, en
vérité, l'élément a,u- fait plus de difficulté. Le passage de
Prodr. III fait penser à Scv, si; dans ce cas [xh serait plutôt la
négation. Avec àv [xf,, nisi, puis sed, on pourrait comparer
l'espagnol sina, qui très souvent a un sens adversatif mais
(allemand sondern). Quant à [jà, le \jA ancien de uà -bv
At'a, qui n'existe plus que dans la langue savante (cf. aussi
[j.à rhv cùcnQziœj, Belth., 272), n'a rien à voir ici. On pourrait
penser au ma italien mais j'ai quelque peine à comprendre
qu'on ait emprunté à l'étranger un mot aussi usité que ad
la même objection doit être faite à tout emprunt arabe ou
turc. L'ancien d^a. correspond pour la forme comme pour le
sens; cf. l'italien perd, le français cependant, qui d'abord
signifient la simultanéité de deux actions, puis une opposi-
tion entre les deux. Le déplacement de l'accent serait comme
dans fva, (6)rorj. Du reste, à Tatavla, faubourg de Constanti-
nople, on dit encore â^a. dans le sens de mais, et c'est la con-
firmation la plus sûre de notre étymologie. 'Aw<rw<7*at,
dans le cas où. "A devant toute autre combinaison que
x,
7î, r, ou voyelles dans cette double combinaison, on se sert
de Scv. – On entend dire aussi neiâ-h xoù [x ehsç, étant donné
que tu m'as dit; d'autre part, èneid-nç; cet adverbe est d'origine
savante. Sur aàv epQw, futur antérieur, voyez p. 196, 239.
A ià ,v<x} dans la langue commune yià va. Sur le renforcement
de sens, voyez p. 196. Tiaxi dans la question aussi bien
que dans la réponse. On admet la distinction orthographique
ytan, -pourquoi, et yiarl, parce que. – =
Na îvx. Pour Tac-
cent, voir p. 106. Na se lit déjà dans Spaneas I, 22. Cf. Futur
composé, p. 42, note 2. Voir aux Additions.
P. 58,1. 12. Tâya.. L'évolution du sens est curieuse faire
une chose vite, tout de suite, veut dire, avec une certaine
ironie qui se renouvelle chaque fois que cette assurance est
répétée, la faire tantôt, oui ~ncczs ZZ fcczct attendre encore
un moment. De là le sens dubitatif de rija. Cf. l'allemand
vielleicht, littéralement très facilement. Je note la forme
-xyx-tg, Belis. I, 39. Ce double sens de rxyx existe déjà en
grec ancien. Un synonyme de rxyx, c'est a6-ic, Sfak. I, 44.
– ùlxvc est inconnu à la lang ue commune.
dans la langue populaire commune, cf. p. 226.
To aoi-6, sans v,
La liste des conjonctions est loin d'être complète dans notre
auteur. En voici quelques-unes qui, pour une raison ou pour
une autre, offrent un intérêt particulier.
"Ovrav ou ovriv, Puell. Juv. II, 9 = orav. M. Psichari a étudié
cette forme assez eurietise, cf. Mémoires de la Société de lin-
guistiques, IV, p. 40-50. Dans des combinaison syntactiques
où crav était suivi d'un mot qui contenait le groupe vO, il y
avait métathèse du v, parce que le groupe v- était très usité,
tandis que le groupe vB se perdait. En effet, dans Prodr. I, 61,
l'un des munuscrits porte foxv-hj.xvBxviv, l'autre h-xv m.xhxvtv\
cette alternance se répète dans Prodr. VI, 71. "kvxxv, Cypr.,
43, 1; 49, 2, s'explique comme x-ov, p. 172. De même que
o-xv est remplacé par SW«v, on lit aussi àyévnç pour xoôrtg (cb'
ers), Xen., 50.
Auriv, Imb. III, 564, Apoc. I, 287, etc., depuis que;
àirf-nç, Apoc. I, 237, 273, lorsque, dérivent de l'ancien hd,
lorsque; le v dans x-ry est le même que dans ur'v – u:h, etc.,
et tient à des raisons syntactiques, c'est-à-dire à la position
du mot dans la phrase, voyez p. 89 le --r,g de x-r-r,: est celui
de àcpoViç, 7ïo-j7tîti?; etc., qu'on retrouve aussi dans la forme
sTTct&rnç de iitzê-n. L'a est dû plutôt à une influence de à-.o, à
cause de la signification des deux mots, qu'à celle de xtïov, supra.
Lorsque xvrnrr^ était regardé et senti, comme xn-r-^g, on pou-
vait former un composé 'ç-nrn?, dans le temps où, quand.
Serait-ce là, par hasard, l'explication de arrt, Carm., 49, G-,
50, 2 (jij-z, Puell. Juv. II, 64, d'où o-tvra, Carm., 19, 5 Dist.
1, 72, 1, etc., comme ovtxv de ctxv? Un autre exemple de vr
pour r serait yixvrx, Cypr., 19, 12, à côté de yixrx, à moins
que le v-x ne vienne plutôt de rîv-x.
CHAPITRE XII
Syntaxe.
P. 59, 1. 1. Substantiva quœ materiam sigmficant, etc.
C'est encore un des cas où le néo-grec et les langues ro-
mânes montrent le même développement &)vyj xnb nez cri ne
peut se traduire que par le français ceinture de cuir, l'ita-
lien, cintola cli cuojo. Il y a toujours cette différence que les
langues romanes doivent se servir du génitif, tandis que le
grec possède des adjectifs en -éviog qui remplissent la même
fonction, voyez p. 161. Tout ce passage, 1. 1-11, contient une
observation exacte.
P. 59, 1. 12. Tertia Relativi. Ce n'est plus là la construc-
tion moderne. Lorsque le relatif est au nominatif ou à l'accu-
satif, on emploie nov sans article, 'h ywxïxx nov eldx, ro nxiôl nov
nrr/e. Lorsque nov doit être au génitif, la proposition relative
n'est plus la même Pierre dont j'ai vu le livre, se traduira
par nov slSx zb Çù&llo zov; Pierre a
6 IïsVpoç, qui j'ai parlé, se
dira o Uérpog, nov rov [j.lhtax. Le pronom est répété et nov re-
vient presque au sens adverbial originaire. L'article est ré-
pété toutes les fois que la proposition principale est trop loin
de la propositionrelative et laisse place à quelque doute. Sur
nov, voyez p. 171 sqq.
P. 59, 1. 25. Interdum. iste genitivus transit in accusa-
tivum. Les deux exemples rb v.opu.1 rovUirpov et 7ro:«-i,'ot ve~ô n'ont
rien de commun l'un avec l'autre. Dans xi\>:h rovg, il y a la
tendance générale à remplacer le génitif des pronoms par
l'accusatif.. Dans ïvx nornpi vepô, au contraire, vzpô est regardé
comme une apposition explicative du substantif ce n'est pas
l'accusatif qu'il faut y voir, mais le nominatif, à moins que
nornpi. lui-même ne soit à l'accusatif dans la proposition.
P. 59, 1. 36. Monosyllaba. nunquam orationis initio.
L'observation de S. Portius donne à penser qu'à une certaine
époque le néo-grec ne pouvait pas commencer une phrase par
un mot atone ce serait là la raison de la règle énoncée dans
ces lignes. On avait p.s atone et whx tonique; donc il
fallait dire ou bien ayanôcys, ou èuévx xyxnf.^ cf. eTucpwvoûfAsci uâç
to, Belth., 281. On peut remarquer, à ce sujet, que l'ancien
français ne peut pas dire non plus me aimet, mais moi aimet
ou aimet me. La répétition du pronom régime atone dans
l\jhx \à àyxnx rappellerait de même l'usage roman (cf. Diez,
Grammaire, III, 20), comme du reste Portius l'observe
lui-même. Mais aujourd'hui cette distinction s'est perdue,
comme en français d'ailleurs on ne dira plus, dans la langue
commune, xyxnâ rov: mais rovg xyxnSi] de même pe lési, etc.;
(7&0, <jz /if», ux^ci- etc., etc.;
le pronom se placera toujours
devant le verbe. Pour l'emploi de aà;, sexe, ai, znivx, voyez
p. 166. En revanche, le pronom se place toujours après l'ad-
jectif dans la combinaison indiquée p. GO, 1. 22-30.
P. 60, 1. 32. Tarn ante verbum collocari posse, qnam
post. La règle qui semble résulter surtout de ce qui suit,
c'est que les pronoms régimes directs devaient occuper la
seconde place dans la phrase iyà aàg T ôixoxax et êï ux:
Toersik,mais ôixoxgx axg. Par une contamination des deux
constructions, on a f/« àixoxax axq. C'est la première cons-
truction qui est restée aujourd'hui zoczzCkx, axq ïqzzù.x, etc.
– P. 60, 1. 34-p. 61, 1. 4. Portius donne l'état moderne, l'état
actuel, mais cet état ne dépend en rien des adverbes préposés
ou non nous avons constaté plus haut la même construction
sans ces adverbes. En revanche, si la construction àyxnâ zov;
a été vraie à un certain moment, on a dû dire aussi bien
(r/j'jspx zlr.x axq, p. 61, 4, ce qui est encore aujourd'hui l'état
de certains dialectes. La langue commune ne connaît que axç
ehx. – P. 61, 1. 17. On dirait aujourd'hui azove ^(lovg.
P. 61, 1. 25. Si. cum pronominibus jiingantur postu-
lant genitivum, si cura aliis nominibus accusativum cura
prœpositione xné. La différence entre dzuzepég u.ov et âsv-zoaç à-'
olovz est la même qu'en français, entre je lui ai donné
quelque chose et je donne quelque chose a mon frère, c'est-
à-dire que les pronoms personnels conservent plus longtemps
leurs cas que les autres mots.- Lisez x-k olovç rovq "E)j;nvsç to-j
•fiTxvs GTfnvTpoxdx, 6 dwx-MTspoç r,~xvo 'Ayù.Aéxg. L'article est indis-
pensable pour marquer le superlatif.. Yzpx-og avec l'accusatif,
de même que yéysi, est une construction usuelle au moyen
âge. On dit encore aujourd'hui v.ovhùi yz^âzo vcoo' de même,
tous les verbes marquant plénitude prendront l'accusatif. Il
y aura une nuance importante de sens, suivant qu'on dira
<7ToAi'oT77/*s uxpyxoi-xpix, elle s'est ornée de perles, de façon à en
être couverte, ou bien azdkusuivn us ou à-.b uxoyxpizxptx, qui
revient à dire que l'ornement de la personne en question con-
siste en perles l'idée de plénitude est alors écartée. Pour
zvocvzlog, voyez p. 229.
– P. 62, 1. 7. On dirait aussi bien
à-b zb rf6co zov et ià zb qqco, mais pas yix dans le sens causatif
de Portius la prépositionul a pris aujourd'hui une extension
considérable. On entend dire dans certains dialectes français
je suis parti avec lui, ce qui veut direje l'ai quitté. Mé} en
grec, a surtout pris un sens causatif très étendu uï rb Qw6
zov, par sa colère, etc. Mais il y a une nuance entre yi rb
Ovué rov rà yjzlxcrs 61a, avec sa colère, il a tout gâté àrcb rb
Qvy.6 tov zyvyc, il est parti de colère.
P. Q2, 1. 17. Ipso nudo nominativo utuntur. C'est un fait
assez curieux qu'un nominatif absolu. Il faut supposer qu'on
a commencé par dire [xiaevovraç, en allant, sans exprimer le
sujet; nous avons déjà vu, p. 196, que le participe présent
est presque un adverbe; uiaevovrag pourrait donc se traduire
par pendant la marche; plus tard on cherche plus d'exac-
titude dans l'expression; on met le sujet au nominatif.
P. 62, 1. 27. Accusativum vel genitivwn. La distinction
dialectale faite par S. Portius paraît encore vraie. On dira donc
suivant les pays u.ov rb lie (septinsulaire)et y.ï rb lég. La.langue
commune, bien entendu, connaît les deux constructions et
s'en sert. Il faut bien remarquer d'ailleurs que, même dans
les îles. [j.oï> ne remplit jamais que les fonctions du génitif ou
du datif, non pas du régime direct; ainsi [j.ov lie, mais us âiovug.
Le génitif avec «koum, p. 63, 1. 14, est remarquable.
Il est vrai qu'on dit partout àxouw rbv Uirpo, 1. 8. Cela nous
ferait croire, non pas que c'est le pronom qui a sauvé le cas
dans cette construction spéciale, mais que, dans la phrase de
S. Portius, ày.ovM est un intransitif; on dit en effet àxovu,
dans le sens d'obéir, sans régime axouw, j'obéis ;mv ne serait
alors qu'un explétif, mihi en latin. Pour rendre le
passage intelligible (p. 62, 1. 35-p. 63, 1. 6), il n'y a
qu'à écrire ii, p. 62, 1. 35, et postverba, p. 63, 1. 2,
en deux mots. Id verum esse prœcipue, p. 63, 1. 2, se tra-
duira par C'est surtout le cas. P. 63, 1. 17. La distinc-
tion établie par S. Portius n'est pas exacte en ce qui concerne
la langue commune on dit aussi bien zka rbv Uérpo, et lui-
même vient de nous donner plus haut la liste des pays où,
dans ce cas, on se sert du génitif ou de l'accusatif. Dans zka
.rbvUirpo, c'est la tendance que nous avons signalée p. 227,
à faire de l'accusatif le seul cas régime. – L. 20, Por-
tius ne voit pas que, pour le sens, vous est aussi bien un datif
que à François. L'exemple qui suit, 1. 25-31 rentre dans le
même ordre d'idées. Il en est de même des IL- 32-37-, il n'y a
pas de syntaxe nouvelle tout cela est déjà dit. L. 40, dans
la langue commune, on dira aussi bien <à vïïpx, râpa. rbv Uérpo
rb povyp rov, avec deux accusatifs. Le régime indirect se met
à l'accusatif sans préposition, soit quand la clarté n'en souffre
pas, soit quand le sens du régime n'est pas prégnant -yz-jinz,
T.ovlrpz zb povyo uov zb pzy-r, ou azb ozoz-n. Dans la phrase qui
suit, il y a une préposition en jeu la construction ne peut
donc plus être la même. – P. 64, 1. 8. C'est la dernière
syntaxe qui est la seule bonne voyez plus haut yzu.zzo~,
p. 234. Dans ce sens, znô ne se mettrait jamais; on dirait
plutôt as. 'Atto établirait une idée de distinction je remplis la
cruche d'eau (et non de vin); comme nous l'avons dit plus
haut, ici encore l'idée de plénitude n'est pas en jeu.
P. 62, 1. 24. De constructione Verbi. C'est ici le lieu de
parler du datif. Pourquoi le grec moderne ne le possède-t-il
plus? Jusqu'à présent, nous avons pu observer, plus d'une
fois, une certaine ressemblance entre les langues romanes et
le néo-grec. Sur ce point, ils se séparent tout à fait le néo-
grec renonce au datif et conserve le génitif; les langues
romanes, au contraire, ont perdu d'abord le génitif, beaucoup
plus tard le datif. De plus, dans le latin vulgaire, le génitif
est tombé hors d'usage, parce que les prépositionsde, ab, ex,
l'ont rendu superflu; en grec, au contraire, l'accusatif et le
génitif se partagent tout simplement les fonctions du datif.
Voyez Apoc. I, 521, sors v.z\ zzg yvvc.ïy.xg uzg,î,ljà zzl tgjv raaoiwv
y.zg] 535, âïv ëyj>~> tt/sov vz gov ttco vz T.?tg twv r.o'j-jxivwj ôbç zf,g
<\>i>yj\ç rb Bihi, 40; léya, avec l'accusatif, Apoll., 144,
êlôo),
110, etc. zbvBôûzvdpov k%ys, Belth., 1214. Ce sont les prépo-
sitions qui régissent deux ou trois cas, ainsi que les verbes
composés qui ont amené cette confusion. Seuls, èv et o~jv n'ont
que le datif, et ces deux prépositions ont été remplacées de
bonne heure par eig (accusatif) et uz-z (génitif, accusatif); r.zpz,
r.t[jl,ne régissent guère le datif, même dans la prose ancienne;
d'autre part, la différence entre v-6 zivoq et -j-6 zw est très
légère. Déjà Polybe n'emploie presque jamais le datif après
les prépositions. Aussi, le domaine de ce cas devient-il très
restreint. Les verbes composés se construisent très souvent
avec le régime demandé par la préposition qu'ils contiennent
ainsi la plupart des verbes composés avec v.z-z prennent le
génitif; de même ceux avec znô zTzohmtaOzi ztvo:, v-oyvâvzi
zivég, à-KOQîvyeiv zivo;, etc1. Cette tendance va croissant vers
1. Encore un rapprochement avec le roman. L'espagnol aime à faire
suivre les verbes de la préposition avec laquelle ils sont composés. Or,
enter ar, qui vient de integrare, semble contenir la préposition en; on dit
pourtant enter ar se en, se persuader de quelque chose.
l'époque de la décadence (sit venta verbo!), et, par analogie,
on dit KpoGomodovvzi (j.ov, Pap. Lup., 282, 22 (162 av. J.-C.).
Puis les verbes composés entraînent les verbes simples. Si
maintenant une partie de la Grèce donne la préférence à
l'accusatif sur le génitif, il ne faut y voir que le dernier pas
franchi dans l'histoire de la syntaxe casuelle. Voyez plus
haut, p. 227. P. 64, 1. 15. On dira aussi bien rpaëeièVca
ykràloyx] voyez plus haut pour pi, p. 234. De même, 1. 20,
[A [xivaL ou (jzrà yévx, p. 227. L. 19, rétablissez vh ypxy.^xTiysn.
La tournure par le passif n'est d'aucun usage. Lisez plus
bas, L 22-25, Çw, irzpnxrS), oreVou^ar, 1. 25, xpéaei, aâg oxlverxt
pour la langue commune; 1. 34 sqq. -nrxvî, oxivox>[j.xi, Aéyovyjxt\
les autres sont inusités. – P: 65,1. 10, lisez également p.' èyy&t,
ôï aàç, TrpsTrct • ôïv ïyu ïvvoix, ou âïv zivxi ï. y ta ttîv tyvffî.
– L. 21,
sur l'infinitif, voyez p. 191. To va yJ.y.r,g se dirait encore.
To oxyl est bien un infinitif (oxyeïv).
s'emploie strictement que comme adverbe de temps on
– L. 29, on ne
TÔV.a//a, dès que je l'eus fait (ou, comme pronom relatif, on
yuxv Tx-?ig, quoique vous disiez). Ilwç et izciù sont les deux con-
jonctions qui servent à analyser l'ancienne propositioninfini-
tive. Voici la nuance qui les sépare ttok emporte une idée
de doute et s'emploiera de préférence dans les propositions
subordonnées qui dépendent elles-mêmes d'une proposition
subordonnée; ttoG indique la simple affirmation. C'est une
nuance toute psychologique, par conséquent souvent insai-
sissable. Comparez, pour choisir un exemple, les deux tours
de phrase "ûq ttcôs ïpyixxt (jamais toù, dans l'interrogation,
avec la nuance de crois-tu qu'il vienne ? ou même pour dire
on croirait qu' il vient) et lk kov zrjyzrxi, tu dis qu'il vient.
P. 65, 1. 30. Ponitur etiam v.xipro on. Cf. Eroph., I, 555
DpeTO v acpsvr/j /a xyo)[J.z yJ è[xeïç yJ ol xllx Ôovâoi\ III,
179, zaue
£<7/t?a//cy xvxxu:rt\ Belthv 1211, w; 7j>coy<7S Y.xl -Kviywjzv cpocoyp.at
y.xi tloD.oC vxiy Sfak. II,36; Çipiav-u rbv y.xl y,oiux, Suz. III,
40.
Le passage de la Suzanne nous explique cette construction
je le trouve et il dort, revient à dire je trouve qu'il dort, je
le trouve endormi. Nous avons déjà vu que la prolepse est
très usitée en ancien grec, et qu'elle exerce une assez
grande influence sur le développement de la syntaxe. Des
exemples comme celui-ci ont amené peu à peu la syntaxe
de coordination au lieu de la syntaxe de subordination.
Ces constructions sont usuelles dans la langue commune. Il
faut remarquer que, dans les propositions négatives ou dubi-
bitatives, c'est vx qui remplace nov et la coordination disparaît
Asv ziàx vy:yjj.zz zéxoio izoxu.x.
P. 00, 1. 19. La langue commune dira r.où o\' k'ypx^x ou
yiy.zl rj ïypxbx, ôk Qx r.f,, etc., que je vous aie écrit, cela ne veut
pas dire que, etc. – Sur xp.r.oziz, 1. 29, voyez p. 195. L'optatif
de S. Portius se rend aussi bien par vx et l'imparfait de l'in-
dicatif. Nà z6y.xy.vx, si je pouvais faire telle chose, puissé-je
la faire. Qx avec l'imparfait marque le conditionnel Bxy.xu.vx,
je le ferais, même dans le sens de Qx zb slyx 7Jjj.11, je l'aurais
fait. L. 34, Sur xv, voyez p. 231. "Av pour ïxv est déjà pg.
Sinon, nous aurions jan. La remarque de Portius ne s'ap-
plique qu'aux verbes qui ont un subjonctif aoriste, et tou-
jours avec la nuance du futur, de l'action à accomplir; mais
on dira xv k'yy>. De même on emploie xv avec l'indicatif, dans
le sens de du moment que. "Av zoâz'm, Qx urt izoû zb 'iipa, si je
le dis, c'est que je le sais. Il devient ainsi le substitut de si,
pg. Dans le sens dubitatif, il se construit avec l'imparfait
de l'indicatif xv 767.xu.vx, si je le faisais; mais la proposition
que Portius donne, p. 07, 1. 1, a un tout autre sens et répond
à l'emploi de l'indicatif dans xv k'yoi, ci-dessus. "Av avec le
subjonctifaoriste désigne surtout une action qui est supposée
pouvoir être faite dans Y avenir xv zb yJjjm, si je le fais
jamais, d"où le subjonctif. "Av. dans une proposition sub-
ordonnée, servant de conjonction, prend nécessairementl'in-
dicatif voyez plus bas, 1. 21 xz êiovas xv îpyz-xi. Lisez,
d'ailleurs (p. 66, 1. 37), x aï r.ixao), et effacez 'eop-fco) du voca-
bulaire. Les remarques qui suivent, 1. 3-13, n'ont pas de
portée syntaxique. Elles n'intéressent que la composition des
verbes et, dans ce sens, restent vraies. – "A;, 1. 14, voyez
p. 226. "Aç sQsjïx est un équivalent syntaxique de vxchixx,
voyez ci-dessus. Lisez xz ùiovus. – Dans èiv, cf. xv, p. 231, le
v ne reste que devant voyelles et x, t., 7.
On se sert de
[j:h, \j:fo, dans les phrases prohibitives ou négatives zocovuxi
vx t/n fjyn, ne fugiat; il répond dans ce cas à ne, comme dans
les propositions prohibitives u.r,v zb 7*xu:nz, và.uvj et (S/im», vx
yrjx'lto), :h vx u.r, ypx'liM, etc. Ailleurs, dïv. Voici encore une série
d'exemples de syntaxe coordonnée qui sont un peu différents
de ceux que nous donnons plus haut Cypr., 8,7, yj. ovôz où.x us.
âv w 7.x\ -xrjy.ÔMGM s'il est = s'il arrive, et je donne =
quoique; cf. ib. 10 xv ïv /.xl v xkoQxvm loyxrjyixlsiz, zovz xâvouz
pi vw&fo [j.ov va T&kuûayç. Cf. ib. 21, 9; Eroph., III, 21,
9, etc.
P. 67, 1. 36. Nà.
est aclverbium demonstrancli. Cette
interjection est différente de la conjonction; cf. bulgare,
serbe, albanais, roumain, na. Je relève le pluriel vàre, Pio, 13
•
cf. p. 225. Nao-ou se traduira par en voilà
pour toi, tu as ton
affaire, tu as ton compte. L. 41,. va conjonction régit le
subjonctif aoriste seulement, bien entendu, dans le futur 0x
yJjjM et dans les propositions comme va vJjjm, va dû. Mais
voyez v<xkx[i.vx ci-dessus. 'ûaâv, crov, voyez p. 231. 2dv
prend le subjonctif aoriste quand il s'agit d'une action à
venir, aàv e/0W; lorsque ,je viendrai; il se construit
avec
l'indicatif dans le sens de lorsque ou après que aàv ûsyx,
lorsque je disais; aàv r)Bx, après que j'étais
venu. –Sur oïaévx,
voyez p. 226. ~^ùtov docôuxzoq n'est pas moderne cette locu-
tion appartient à la langue littéraire.
P. 68, 23. Papœ. Cf. de même, 1. 26. Ces deux passages,
1.
ainsi que quelques autres, nous montrent que S. Portius était
un grec catholique. Voyez l'Introduction.
FIN DU COMMENTAIRE GRAMMATICAL ET HISTORIQUE
DE LA GRAM3IAIRE DE SIMON POPTIUS
SUPPLÉMENT A L'INTRODUCTION
P. xxvni, 1. 10. Aux renseignements donnés sur S. Portius,
ajoutons l'indication bibliographique de
son dictionnaire
Ae^ixèv Axxiviùv, powmy.ov y.yl s/lnvuov eiç zô br.oïov uz xz
Aoyux (7-j[j.&Avoùvca xàc Pof/aîxa îtal xà 'EJJrnvuà. Ew^s AxxtVizx
(A rovzo
rj-o zélog zov PjioaIov allov evx hïixmo-JAov, d; zo bizom xoc Pupzuz
lôyiy. 7jxt où^y&nxov flzl[j.évz yvpîZovrzi TrpwT* s)XwyJ.,
xoù *n£y.£i(
Aocnvixà. ZvvS£[j.ivov àjrô xbv St'pwva xbv U6pyj.ov, t?a koâk Qsohyiac
oiooccr/.czAovK
Dictionarivm latinym, grœco-barbarvm et litterale. In
qvo
dictionibvs latinis svae qvoqve Graecse linguse Vernaculœ,
nec non etiam Litteralis voces respondent. Accessit insuper
alivd in calce operis Dictionariolum, in
quo prius ordine
Alphabetico dispositœ Vernaculœ linguœ Graecae dictiones,
Grœco-Litterales, tùm Latinœ reddantur. Auctore Simone
Portio, S. Th. Doctore1. De Mandato D. Cardinalis de Riche-
liev, LvtetiaB Parisiorum, Impensis Societatis Typographies
Librorum Officij Ecclesiastici, jussu Régis constitutœ.
M. DC. XXXV. Cum PriuUegio Majestatis
suce Christia-
nissimœ
ln-4° de 4 feuillets non chiffrés, 12 et 248 pages (dont les
deux dernières non chiffrées). Rarissime.
P. xv. Relativement au français moins, avoine et foin,
en regard de reine, veine, voici la précieuse indication que
me fournit une lettre de M. l'abbé Rousselot, dont la compé-
tence en ces matières est bien connue
« Fein et aveine (au moins ce dernier) existent aux portes
de Paris. C'est la forme du centre et de l'Ouest; foin et
avoine sont de l'Est.
1. Voyez p. xxv, ligne troisième avant-dernière.'
« Pour ces deux mots on admettrait facilement l'emprunt.
Mais, dit-on, moins fait difficulté. Alors on suppose l'in-
iluence de la labiale, m, v..
« Jloins me paraît, au contraire, s'être répandu au-delà
de ses limites qui sont celles de ë = ei, beaucoup plus que
tracer la
foin et avoine. Je -n'ai pas les documents pour en
carte. Mais je le trouve dans la Charente à côté de fe, fe, et.
de avfoi.
«C'est dire que, pour ces trois mots, je ne vois qu'un
emprunt. »
Voyez aussi, dans la Revue (les patois gallo-romans, I, 4,
241-55, « Le Patois de Bourberain (Côte-d'Or) », de M. l'abbé
Rabiet, et II, 1, 51-62.
Par suite de circonstances dont il est inutile d'entretenir le
lecteur, les Additions el Corrections qui suivent étaient
achevées bien avant la publication du présent volume d'autre
part, le Commentaire était imprimé depuis longtemps quand
ces Additions ont pu être livrées à
l'imprimerie. Les opinions
ou les critiques qui y sont contenues appartiennent exclusi-
vement à M. W. Meyer. On sait peut-être que, particulière-
ment en ce qui concerne les Vokalstudien de M. K. Foy,
j'ai soutenu un avis contraire à celui de M. Meyer (Revue
critique, 1888, p. 329-333, n° 17; 1888, p. 299-303, n°43-,
Quelques observations sur la phonétique des patois et leur
influence sur les langues communes, Paris, 1888, 18-22,
27-28, 38-41 prochainement Essais de gramm. hist. néo-
gr., t. II, p. lxiv-lxvh, Études sur la langue médiévale).
Je professe aussi une opinion toute différente, tant pour
l'ensemble que pour le détail, au sujet du livre de M. Karl
Krumbacher (Revue critique, n° 46). Mais M. W. Meyer
n'avait pas eu le temps matériel d'examiner ces derniers
articles et la correction même des épreuves, a dû se faire
à Paris.
J. P.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Ce n'est qu'après avoir envoyé le manuscrit à l'imprimerie
que j'ai reçu deux travaux importants sur le vocalisme néo-
grec, les Griechische Vokalstudien de M. K. Foy, Bezzen-
bergers Beitrâge, XII, 38-75, et le livre de M. K. Krumbacher,
Ein irrationaler Spirant im Griechischen, Sitzungsberichte
d. philos., philol. u. hist. Classe der k. bayer. Akad. d. Wiss.,
1886, p. 359-444. En général les deux auteurs arrivent à des
résultats qui ne diffèrent guère de ce que nous avons pu dire
sur le même sujet dans notre Commentaire quelques points
sont éclaircis plus que je n'avais pu le faire; d'autre part, je
ne puis admettre toutes les conclusions ni toutes les asser-
tions des deux auteurs et je laisse subsister ce que j'ai dit
dans le Commentaire ci-dessus. Cette notice est destinée tant
aux errata qui ont pu se glisser dans le volume qu'à quelques
modifications que cette lecture m'a suggérées.
P. 73, 1. 29, voyez p. 73.
'Ici., 38, voyez p. 125 sqq.
1.
P. 76, 1. 25, voyez p. 207, 213, 215, 217.
M., 1. 35. Krumbacher, p. 408 sqq. «Le phénomène de
la chute du y paraît avoir de profondes racines particuliè-
rement à Car pathos et dans l'île voisine de Casos il s'v
étend sur grand nombre de mots et les textes sont ici d'accord
avec les notices de mes correspondants et les informations
que j'ai pu recueillir par ailleurs. »
Du reste, M. Krumbacher ne donne pas non plus de ren-
seignements précis ou de règles exactes. Quant au y inorga-
nique, voici ce qu'il établit « Par suite de la tendance phy-
siologique à éviter l'hiatus, qui s'était introduit dans beaucoup
de mots en grec, il se développa dans l'intérieur des mots,
principalement dans les verbes en -w pur, une spirante hys-
térogène devant la seconde des deux voyelles en collision, et
on la marqua dans l'écriture par un y\ c'est pourquoi nous
l'appelons un y irrationnel. Dans le cours des siècles, cette
voyelle vint à se produire même devant des mots à initiale
vocalique. Dans les verbes en -av», -zum et dans les autres
+
mots avec s-j voyelle, ce phénomène irrationnel se maintint
même après consonantisationde j. » Je ne vois pas que, sous
cette forme, l'explication soit démonstrative. M. Krumbacher
prend son point de départ dans les formes verbales. Ce système
n'est pas sans danger, parce que, dans la transformation de
la conjugaison, les changements par analogie sont aussi fré-
quents que les changements par voie phonétique. Ce ne sont
que des mots et des formes isolées, qui fournissent une base
solide a la phonétique. Voici une série d'exemples du y inor-
ganique en dehors de la conjugaison, et qui tous sont em-
pruntés à la brochure de M. Krumbacher rôyo'v, 'Çnyn, r.ow/i.
lor/éc (lz6ç),0zy6z,vzyoc. Ce qui est commun à tous ces mots, c'est
que l'accent est toujours sur la dernière syllabe et c'est, si
je ne me trompe, le point essentiel. Ainsi donc wv fait oyov,
mais Çwov Ç« (cf. 104). La seconde voyelle est prononcée
avec une plus grande intensité, avec une espèce d'esprit rude
qui se développe en spirante palatale. Quant à 7:072, cité
par M. Krumbacher, ce n'est, a mon avis, qu'un mélange
d'orthographe étymologique et phonétique pour pjd. Dans
/.y.yuô:, le y ne sert qu'à indiquer la prononciation aï.
P. 77, 1. 5. Les plus anciens exemples de -suyw pour -rJo
datent du ixe siècle (Krumbacher, 368)-, ils se rencontrent
dans une légende des saints Pierre et Paul. Suivent les
Interpretamenta du Psendodositheus (rxcou xc siècle). Dans
ceux-ci, on trouve des verbes en -eugo, de plus pirago
(-.ztfjz'Ço), voyez p. 187 sqq.),foneigo, qui est évidemment une
faute ipourfoneugo, se en g e (cr/c-J-), mais cellome, cï/'o, cribo,
ceome, paleoriome, outre génome, desmeuo, etc. M. Krum-
bacher y voit le même y que dans Ozyé;, etc. Après ce que
nous avons vu tout à l'heure, il faudrait supposer une con-
jugaison -rJc). -î-jciuou. -zvy6y.-9x, etc. Des formes accentuées
sur la désinence, le y se serait introduit dans les autres,' ce
qui n'est pas du tout probable. Au xc siècle et bien plus tôt,
s-j« se prononçait evo (p. 99) et je ne vois pas comment evo
peut devenir evjo. ITapara-jy/ sceuge, ne prouvent pas que
îj -j- voyelle donne evj la coexistence de -îvm et -£->/<» amène
av.zùyr, pour exs-âr,.– Je ne saisis pas ce que M. Krum-
bacher objecte contre l'explication donnée ci-dessus, et qui
est celle de M. Chatzidakis « L'aoriste de Çs-jyw fait eÇsygor,
ï'Qî'bx est une forme postérieure. » A la même époque où -sum
devient evo, vJir se change en efiv, eps (p. 76). Nous n'avons
aucun droit de dire que le présent -euyw est antérieur à l'ao-
riste ezepsa.
ï
Un phénomène tout à fait différent du inorganique entre
deux voyelles est le y prothétique (Krumbacher, p. 406, 425
sqq.). 01 yizvQpomoi, -h ywxooyn s'expliquent facilement (voyez
p. 114), mais que dire de h yix/loç? Est-ce que le y vient du
pluriel? Et qu'est-ce que rà yixiux?
P. 77, 1. 13 (lisez, ibid., Chap. VI), voyez p. 182,
187, etc., etc.
P. 80, 1. 3, voyez p. 194.
Ici., 1. 14, voyez p. 109.
P. 94, 1. 24, lisez « futur passif » au lieu de « futur
moyen ».
P. 96, 1. 6. M. Foy {Vokalstuclien, p. 60) fait remarquer
avec raison que cette assimilation n'a lieu qu'à l'atone on
dit rj[j.vcrj, mais -h{j.faix.
P. 102, 1. 40, voyez p. 105.
P. 103, 1. 4, voyez p. 211.
Ici., 1. 22. Cf. Foy, Vokalstuclien,38 sqq. M. F.. constatequ'à
cause de l'aphérèse de l'atone initiale après ré, rx, dans la
plupart des dialectes, il n'y a plus de neutres qui commencent
par une voyelle. L'aphérèse n'a pas lieu dans les trisyllabes,
pg\ -iov, ng. -t, par exemple vvl, ton, ùryov. Ta «na, zx dr/x,
deviennent successivement z'xwzix, r'xor/z, zàynx, r'à/v/â,
d'où les singuliers sb-t, obyo.
P. 104, 1. 2. Pour la chute de 1' M. Foy (p. 68 sqq.) a
trouvé une règle plus précise a ne tombe que quand il est à
la seconde protonique, voiyjxpw, hvxpi, (repvuôq, arazoç. Au con-
traire, les proparoxytons trisyllabiques qui commencent par
une consonne montrent très souvent la prothèse d'un <x
àyipxvoç, ày:/ihyxxç, àzzQxpoç, etc. Telle est la règle pour les
masculins. Au féminin, les paroxytons montrent un a pro-
thétique xizxpQiysc. àiïxlzy:/], xgqsv-qvx, a^sÀwva,. etc. La voyelle
^este toujours 1° devant p -4- consonne, -j- consonne
ipyz-rl;1 èlmâx, 6pQ6c; 2° dans les mots bisyllabiques à/.ovc.
vypôc, zyi>ï, zvy.-fi, etc.
Id., 1. 23, voyez p. 206-207.
P. 107,1. 36," voyez p. 189.
P. 117, 1. 21, voyez p. 223 à l-si.
P. 130, 1. 26, voyez p. 207.
P. 1.53, 1. 22. Voyez K. Foy, Vokalstuclien, p. 50-56. La
forme avec E se montre d'abord au neutre; au masculin et au
féminin, elle n'apparaît pas avant le xve siècle; -tany.owj reste
toujours.
Ici., 1. 39, lisez « inedite » au lieu de « inedete ».
P. 186, 1. 15, voyez ci-dessus, p. 244.
P. 187, 1. 10, voyez ibidem.-
M., 1. 11. D'après ce que je viens de dire sur le y « irra-
tionnel », on comprend que je n'accepte pas l'explication que
M. Krumbacher donne pour les verbes en -yn. Je ne saisis
pas son objection contre ce que M. Chatzidakis dit pour -sjy« de
-s-jw ïÇi'by. est une forme postérieure (p. 398). Il est vrai que,
dans nos textes, iZziiy. se trouve plus tard que sÇev'Zx, mais la
chute du k est sans doute aussi ancienne que le changement
de -j en ev il remonte donc très haut (voyez p. 74). Nous
avons vu (p. 104) que Hyn; devient Ikiz. liyu Iki, tandis que
léya) reste plus longtemps. Or, on a àzo-ûsi;. àv.o-jti, qui montre
la même structure que liei; Iki., oy.ziz ozsl, etc., et c'est sur
ces formes qu'on calque y:o-jyo) = /lyr,
Je ne puis pas non plus admettre les hypothèses de M. Qha-
tzidakis (ttz/hr,, 1)8-100). D'après lui, on aurait dit fiy.iùsju
v.yly., mais fiy.ailvjj 6 r,hoç par une contamination de la forme
prévocalique vasileicj et de li forme préconsonantique
vasllewl, on a vaslleiojl. Ce qui me fait rejeter cette expli-
cation très ingénieuse, c'est que nous n'avons qu'une seule
forme, la troisième personne du singulier du présent, où le
y serait justifié, et nous ne voyons nulle part, dans la conju-
gaison néo-grecque, une influence de cette personne sur
toutes les autres.
P. 191,1. 35, lisez As/n'ov (r/;ç Ittocut,: v.yX iQvoloyr/.riç hyioiaq
rfc 'Eïtâdoç, Athènes, 1885).
P. 223, 1. 15, voyez p. 75.
LISTE DES PRINCIPAUX TEXTES CITÉS
DANS LE COURS BU COMMENTAIRE
Abc. – Das ABC der
Liebe, eiue Sammlung Rhodischer Liebéslieder
herausp;egeben von AV. Wagner, Leipzig, 1879.
Abraham. –
Le Sacrifice d'Abraham. E. Legrancl, Bibliothèque grecque
vulgaire, Paris., I, pp. 226-280.
Alph. – W. Wagner, Carmina, etc., 1874, pp. 242-248.
I. –– 'A~ ôy.okoç tûO ~M.Kipya.Srii
Anbron. Legrand, Monuments, n° 12 'O uto; to-D 'Àv5&ovt/.oy.
Aroc. loyivrâxo, tï;v É'/oucriy oi
piu-oc tipôvi.poi
noYAà KoQuvovâ.Tr,. E. Legrand, Bibliothèque, II, pp. 94-122
Apoll. –MîTayXwTTtTp-a dcrvô laxivixb-J sic, pwiy.ar/.ôv, Avôyccnç vro'Avxa.bovz
'AttoXAwviou toO Txjpou. W.Wagner, Carmina grœea medii'œvi, pp. 248-
276.
Asin. Lup. • – Fa.Sa.pov, )iû/.o'j vsA àlovnov; ftifr/wriz ûw.w.. Wagner, Car-
mina, pp. 124-140.
Belis. I. Affiy/jfft; woato-âr/j toO Ov.vys/.vzQv àvïïpbç tou Izyou.ivov 'Bî/t7ao(O'j.
–
Wagner, Carmina, pp. 304-321.
Belts. II. –
'Ptay/Ϋ TTîoi BiliTapLoj. AVagner, Carmina, pp. 348-378.
Belth. – Arfly/jo-is sçatpsro; Bî/ôâvfîpoy toû 'Pwaaîo-j. Legrancl, Bibliothèque,
I, pp. 125-168.
Carm. Ge. – Chansons populaires grecques. E. Legrand, Paris, 1876.
Dig.
,E, Legrand,
¡..
Cypr. – Poésies erotiques chypriotes. Legrand, Bibliothèque,II, pp. 56-93.
II. – Les Exploits de Digénis Abritas, publiés par C. Sathas et
Paris, 1875.
2.
Eroph» I.
Qzv.rpov,
– 'E.owî)i/ï3, zpajr,iSiv. Tîupyio-j Xooto?ïî, K. 2%0«ç, Koïitix.ôv
Venise, 1879.
Eroph,, II. – Erophile, tragédie en dialecte, erétnis p«?- George Chortaizis.
E. Legrancl, Bibliothèque, II, pp. 335-399.
Formul. Formulaire médical de Jean Staphidas. K. Legrancl, Biblio-
thèque, II, 1-27.
G-EOKG. Belis. –
Wagner, Carmina, pp. 322-347.
GEORG.
1"
'Eixt/avûvfl). TîwpytXXâ ÎGXOpv/:n i^y/^rt; 7v«jot
Consï. – • "E^uscvouyA Tîtopyillx «/wo-i; K.&)vaTavTivov7r<))>»&);. E. Le-
liùinv.pî'y.j
grancl, BibliotJieque, I, pp. 169-202.
G-eorg. Bhod. I.
Carmina, pp. 32-52.
–
'EfAwavovïA Tî'jipyùlâ Qaw.xiv.b-J tïj; cPôrîou. Wagner,
G-loss. Laob. –
Glossaire grec-latin de la Bibliothèque de Laon, par
M. E. Miller. Not. et Extr., t. XXIX, 2, 1880, pp. 25-230.
1. Rétablissez Apoc. I partout où notre Commentaire porte Apoc. II, par
exemple p. 89, 1.
Glykas. –
pp. 18-37.
Poème de Michel Glyhas. E. Legrand, Bibliothèque, I,
Lui?. – 'E-tfy/;<n; to~j Bv.vu.c/.gtoï 'IIuttîoîo'j. E. Legrand. Bibliothèque, I,
pp. 283-320.
Infout. – Aôyo; -GLpnyoprtriv.b; -zoi
lïomans grecs, pp., 289-321.
^jn-r/y/^ /.ai îÙtv/î«;. Lambros,
Ixterpret. Montep. – Eppvjzùuxzx y.xr. v.oêrlu.zpi-tcl huxhia, publié par
A. Boucherie. Not. et Extr., XXIII, 1, 1872.' ¡
Italogr.eca I. –
'lT«)>oî)Jv;vf/.à otô S. Zxp-ùiov. 'Ev 'AGvjvsaç, 1864.
Missa. –
Messe de l'homme sans barbe. E. Legrand, Bibliothèque, II,
pp. 28-47.
Mich. Lijib. – ïl/or£ de Michel Limbona. E. Legrand, Bibliothèque, II,
pp. 123-147.
Mich. STREN.
II, pp.
–
Histoire de Michel le Brave. E. Legrand, Bibliothèque,
183-230.
Pap. Lup. – • Notices et textes des papyrus grecs du Musée du Louvre et de
la Bibliothèque impériale. Not. et Extr., t. XVIII, 2, Paris, 18(35.
Peccat. – Aua.praloj ~aprj:ù;c,m.z. E. Legrand, Bibliothèque, I, p. 17.
–
Physiol. Le Physiologus. Ch. Gidel et E. Legrand, Annuaire, 1873.
Picaï. – 'Iwkvvou IltzaTÔooytoO Ix. 77Ô).îw; 'P^ôû^v/j; kol^u.oc st; tôv ntxoôv zaî
izôpzGzov a.§r,-j. Wagner, Car mina, pp. 224-241. ¡
Pio. – Contes populaires grecs, publiés et annotés par Jean Pio, Copen-
hague, 1879.
Puodrom. I. – Toû Tlpoiïpouov Kupoïi 0-wrîôsou Tzpo: tov Sr/.mli'x tov ÏNIav-
poïwâwfiv. E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 38-47.
Prodrom. II. – E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 48-51.
Prodrom. III.
Prodrom. IV. ––
E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 52-76.
E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 77-100.
Prodrom. V. – E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 101-106.
Prodrom. VI. – E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 107-124.
Puell. Juv. II. 'P-fi(/«T« v.opr,; y.a.1 vioi>. E. Legrand, Bibliothèque, II,
pp. 51-57
–
Pui-ol. – IIov).oÀo7o;. Wagner, Carmina, pp. 179-198.
Quadrup. • – kvr,yr,mz Kca(Ji6(opc/zo; twv TîToa^ô^wv 'iw&jv. Wagner, f'a?'-
mina, pp. 141-178.
Sachl. I. – Toassà x.ai trzlyoi v.cù. tpu.r^tXv.i Kvpo-j Z-zvâ.-JOv toO 2ccyArr/.rl.
Wagner, Carmina, pp. 62-78.
–
Sachl. II. Tpccfoù v.vX aziyjai. v.ad spu-q-Jiïui, tri z«t «yvjy/jTît; Kùoo-j 2tîW.vo"j
toO 2ocylrly:rt. Wagner, Carmina, pp. 79-105.
–
Sakell. lav.zWàpwz, KvTcpior/M, t. III, Athènes, 1868.
Schmidt.
SEN. Puell,
– Griechische Marchen Sagen und Voiïslieder, Leipzig, 1877.
pp. 106-111.
– lïspt yipo-jro; vk w.v;v 7râo/j v.oolx'Ci. Wagner, Carmina,
¡ ¡ ¡
Sfak.'I et II.
Paris.
– Legrand, Chansons populaires, 1876, Maisonneuve,
Skxav. – M«viovj)> SzXâêoy G-ju.yopà tïj; K^tï; Wagner, Carmina, pp. 53-61.
Solom. – âktSoiyJ} 2o/oawvo; ttî^î tou auroO ytoO 'Po&oâ.u.. E. Legrand,
Bibliothèque, I, pp. 11-16.
Sop'hianos. – Ntzo).âou So^tavovi toû Kzpy.vpcdov rpa^t/aTtvcfl tô; zbtvc; rwv
'E^).^ywv ylû(TT/i;, par E. Legrand, Paris, 1874.
1. Rétablissez Puell. juv. II partout oit il y a tout simplementPuell. juv.
SPANEAS. Pohne à Spanéas. E. Legrand, Bibliothèque, 1, pp. 1-10.
Suz. I. Histoire de Suzanne. E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 48-50.
Suz. II. – Histoire de Suzanne. E. Legrand, Bibliothèque, I, pp. 269-282.
Syntip. –
'Ioroof/.àv EuvTtrc-a -roO filoTÔvov MOcuorotTO-j Trâvu. A. Eberhard,
Fabulae romanenses, volumen prius, Leipzig, 1872.
TïtAP. 'Ivropia. /.où cr-ari?ziY.ri TpzTts'Çovvco;, S. Joannidis, Constanti-
nople, 1870.
Xenjt. – Wagner, Carmina, pp. 203-220.
~A.6r,va.io-j, X. – 'Aôïjvaiov, (ruyypocwj.cc v:îpio§iy.w, Athènes, 1882.
Beitraege. Beitrâge zu einer Geschichte der griechischen Sprache, von
Dr. Krumbacher. Zeitschrift fur vergleichende Sprachforschungen,
Band 28.
Blass. Ueber die Ausspraehe des griechischen. Ed. II, Berlin, 1882.
BovA. Voir Mokosx BovA.
ESSAIS. Essais de grammairehistorique néo-grecque, par Jean Psichari,
I, Paris, 1886.
Foy. Lautsystem der griechischen Vulgârspraclie, Leipzig, 1879.
Krumbacher. – Voir BEITRAEGE.
Legrand. Grammaire grecque moderne, Paris, 1878.
Mavrophrydis. Ao/Jpiov toropta; rftç s^ïjvwfi; yÏMGtjr^. 'Ev Sp.ûpvfl, 1871.
–
Gr. Meyer. – Griechische Grammatik. Ed. II, Leipzig, 1886.
Morosi Bov. Morosi, I dialetti romaici del mandamento di Bova.
Archivio glottologico italiano, IV, pp. 1-116.
Morosi OTR. Studi sui dialetti greci della Terra d'Otranto, Lecce, 1870.
OTR. Voir Morosi OTR.
PHON. LEG. Uspi 'jfioyyo\oy,v.m vôpiwv /.où. zftç gtiuoi.'jLq'.ç avrwv a; tvjv
a-Kovdw tvjç véaç ïWr^vA.f.ç xjkô T. N. Xa-rili^âx.ïî, Athènes, 1883.
$%yyoï. –
Voir Phon. Leg..
Poèmes historiques. E. Legrand, Recueil de poèmes historiques, Paris,
1877.
Wagner. – Quœstiones de epigrammatis Grœcis, Leipzig.
INDEX RERUM
PHONÉTIQUE 'J de 3uk, 78.
Accent, changements
105-112 z de ixgîvoç, 103, 166, 223, 225
de 165.
d'accent dans la flexion,
124, 126, 161, 169, 171, 179,
182, 194, 198, 210, 211, 216,
•de l'article,
de
ic*f,
l'article, 103.
92.
y
224. o de l'article, 103 des pronoms
Assimilation-.
191.
z-a – <z-«, 73, 79, O7rotoç, etc., 103.
des pronoms démonstratifs,
o-a = a-a, 73.
224.
s-o = o-o, 79. MORPHOLOGIE
s-t == i-i, 79. Doubles désinences, 123 sqq.,
130, 140, 153, 157, 164, 167,
Z-Oli = OV-QV, 79.
198. 169, 180, 203, 205.
O-OU = OU-OU,
t-u == u-u, 96. DÉCLINAISON
x-yx = 7-7Z, 86.
y-z – 87-
7.-7.1
Article. – Influence du substantif
sur la flexion de l'article,
Chute de voyelles. a, 227 s, 79 115.
t, 85; 0, 93; u, 95, 97; à Cas. Influence du nominatif
l'initiale, 102 sqq.; a l'in- sur les autres cas, 80, 116,
térieur dans l'hiatus, 104. 121, 129, 131.
Chute de consonnes. -y,
76 ),, 87 Influence du génitif, 136, 137,
p, 88 v, 88 t initial dans 142, 169..
hxa, 174. Influence de V accusatif, 127,
Contraction, 104. 129, 151.
Dissimilation.
73.
– = a-z ou s-a,
«-a Genre. Changements de genre,
108, 124 sqq., 140 sqq.
l_t =: s-t, 85. Influence du genre sur la
)._)v = p-l, 94. flexion, 125, 126, 127, 129,
Influence des consonnes sur les 136, 137, 139.
voyelles. o, ou devant la- Influence du féminin, sur le
biales au lieu d'une autre masculin, 151, 152.
voyelle, 73, 79, 82, 93, 96, 98. Influence du neutre sur le mas-
rjp: vp atone == sis, 81, 97. culin et le féminin, 157.
op atone == ocp, 93. Nombre. Influence du pluriel
Paragogique. s à l'accusatifdes sur le singulier, 142.
pronoms, 167; aux verbes, Neutre pluriel devenant singu-
191. lier, 103.
v dans fttjv, 92. SUFFIXES
s dans les adverbes, 225. -«ai, 148.
dans £i«t-, 228. -8sç, 133 sqq., 142, 162.
Prothèse. – a du pluriel de l'ar- -T8/9ÔS, 159, 160.
ticle, 103; de l'accusatif d'un Augmentatifs, 122, 148, 156.
substantif, 172. Postverbaux, 121.
Changementsde suffixe àïi-zoi, pp-ôç y.'jp?6; yjow, 86.
73; 'ô.zpô:, 78; 6'pTjy.ct., 77; h-ùaa = É'vTa).«aH- svtéW.w, 73.
-i/.oî, 109; -sta, 111. i-^i~o;
224.
= î7rîTo; + îfcuîoo;, 93,
PREFIXES
àvs-, 207. 0ÎTM = Tt^r/t + /ÎÎTW, 180.
yj:r,u.(/ziCi8(/. *yJ;rtu.x.Ci yj:rr
a7ro- pour -J7T0-, 103, 176, 196.
==
sç- pour o{-, 93. iœttâa, 81.
y,a-, 175. y.o-rJù= y.aco xo-jvia, 82.
xoîaiui(ît /.oo,(/pJ^t+xio-1aï'Ç-Jç,93.
Çs-, 217. =
y.oo-JTraÙ.oç== x.o-J(7TaÀ),oç -j- y.ao-j-
CONJUGAISON erra, 96.
Actif. Son influence sur le
passif, 197-199, 204. =
t/î^a-jptov
pav, 83.
piî-r' auotov -)- t/î5' vjotf-
Aoriste. Son influence sur le
o>ôêîpyov = i'oêîpyov + 6Hw, 85.
présent, 77, 84, 88, 111, 179,
182, 185, 189, 202, 209. bpursJïM = kpuri'Jî-M)
o^tâ = ô'yt; -)- i'^f.ç, 79.
79.
hpu.M.
Son influence sur le futur, 180.
7T/;yaîvw = U7râyw + Satv», 213.
Augment, 216 sqq.
Futur. – Son influence sur l'ao-
(7T£ZW = -(-
a~Ti')M 179.
(7TÎX.W,
riste et le présent, 94, 99, tï-oio; = rizoto; -(- é'rotoç, 177.
182, 185,189. FORMES ET MOTS SAVANTS
Imparfait pris comme aoriste, avjjarvw, 210.
215. /S-6X10, 84.
Impératif en «, 211 en e, 180, ^o-JXa, 197.
194. savTri, 124.
Infinitif. Derniers débris, 145, 0-jyv-r.p, 131.
192. îtt'czw, 179.
Parfait. Derniers débris, 178, •/ojaavTi;, 147.
211, 218. TTiÛlTTÔ, 95.
Son influence sur le présent, rrp«y|L/.a, 77.
77, 179, 185, 190. a"jêêaTt, 75.
Participe en -ip-vo;, 196 en tû^s, 139.
-Mtxfjoz, 197. OJwo, 137.
Passif en -/«, 199, 204, 211. si/ta, 121.
Présent en -y«, 76, 187 en -vw, VARIA
189; en -^vw, 187.
231.
ày.[/.rn
Verbes monosyllabiques, 207.
à'âsvû'j, 222.
LEXICOGKAVHIE ^aÇw, 210.
Influence d'un mot sur un autre. yovpvja, 197 sqq.
a) Dans l'accent, 106 sqq. s3a, 225.
b) Dans la flexion sTffi, 223.
«tôç £/ou – è<?i/.6; fiou, 173. Çiô, 206.
yâ)v«; – y.péxç, 141.
SvfyÛGM 7Tîtvâ(7W, 202.
ïv-a, 174.
xaijfzivo;, 99.
f/îyaÀirîOo; – •«A),î-îpoç, 157. f*â, 23Ï.
Ur/ 232.
pîooj– yÀ'j/Jç, 108, 148, 155.
vj^tô;, 131.
– ttoupTriaoucôç, 161.
Kf/.p\iç GTZpùtyyM, 187.
–
potf.xpix.6z
c) Dans le corps du mot
TÉTOtOÇ,
-rivra, 174.
177.
«x = «irô + sÇ, 230. Twpa, 224.
ERRATA
Page Ligne Lisez Au lieu de
14 8 prseponatur praeponatur.
23 27 ~)~~2;; ~)~!X<
29 23 ky.(/.Dzôv[Aov meipsum È!/«(!fôyfAou me ipsum.
35 12 quoa'd quod.
37 32 -CTTiTZl n'<XT7:'7St.
42 25 ùya ih/a.
43 30 sttfï sîrîïj.
45 6 S~~M~X ~uu'~yu.
52 33 prseter praeter.
53 17 igitur, ut igitur ut.
65 5 à k.
66 10 modi modo.
66 16 u.'x9&) ~OW.
66 26 percurremus precurremus.
73 28 àppîZtovaç ào|5s6fiivaç.
74 27 Du reste, les Du restes les.
74 36 à la p. 75), à la p. 75,
75 19 M.7rKvoç, ban 'j.r:â'jo; ban.
79 22 K;«v«§r/Xovv, Cypr., 6, 11. oi*GLvor£iylov*Ji Cypr., 23, 1.
81 27 K/7:U.KT~~<X K),uz-'<,lôa.
83 10 Précédé d'une des spirantes Précédé d'uue spirante
°' (?» Zi or)-
88 4 av.-derii. l-yvoiy.'Copa.i kyvoiô'Çoy,cu.
90 18 ~ü.u~'f,V ~u.u/w.
102 8av.-dern. si; scie; zi~,
ïnà.
137 24 P. 19, 1. 9 P. 18, 1..9.
139 28 /oyiw loytto.
182 6 illusion l'illusion.
1877 7 av.-dern. de sens du sens.
192 5 grand chose gTand'chosc.
197 3 contractes contracts.
2f;
–
200
34
3
yp<y.%iO\)i>.<zGTî
du
E y~~ovum~.
v.
de
v
205 3 av.-dern. une tendance un tendance.
208 14 -oOv -ouv.
1. Telle est la leçon de l'édition originale. S. Portius voit toujours un
subjonctif dans ces formations et il a omis l'iota souscrit par pure négligence.
11 reste bien entendu, d'ailleurs, qu'il aurait dû
pour le moins écrire lof,.
254 ERRATA
Pagee Liyau Lisez An lieu de
214 -4 av.-dern. loua Sosiwv.
223 13 v.caoh zatoo.
231 12 sinô sina.
237 13 àyyîiît Vfjïtii,
238 5 av.-dern. hvt Sïv.
Voici enfin quelques autres indications qui se rapportent à peu près
au même objet ou qui regardent plus particulièrement le Commentaire.
P. 17, 1. 21, lire pferoisïj au lieu de pswTôpyj que porte d'aillcurs l'édi-
tion.
P. 44, note 1 la même observation doit être faite pour la p. 99, 1. 10
de l'édition originale où on lit £ï«va. <î« supprimez le point.
P. 48, 1. 38 (de même p. 52, 1. 29 et p. 63, 1. 40) il faut lire ttoûo-jm au
lieu du nip'Joi de notre auteur.
P. 53, 1. 4, ad Ma est certainement une faute de l'original pour ad
illam qu'il faut rétablir.
P. 61, 1. 5, le mot sic entre parenthèses (sic) a été introduit là par
mégarde dans la correction des épreuves et doit disparaître.
P. 81, 1. 5, nous voulons parler de Musa prononcé a la moderne, car
dans Musa, latin, s a toute sa valeur de sourde.
P. 95, 1. 21, il vaut mieux écrire x-zvv.piov au lieu de *-rjâoiov voyez,
en effet, Leo. Tact. 5, 6; Porph. Cer. 463.
TABLE DES MATIÈRES
Lettre à
1638.
Grammaire de Simon Portius.
Wilhem Meyer pour servir d'introduction à la
M.
Roy.
Grammatica linguae graecae vulgaris, reproduction de l'édi-
tion de
latin).
Epitre dédicatoire au Cardinal de Richelieu (texte grec)
Pages.
I-LVI
1-68
1-2
Proœmium.
La même (texte
Privilège du
Caput 1. De Literis, eartEneque divzsio~ae, ac /ron~)tc~<K)M6.
Caput II. De Llccentibus et Spiritzbus
3-4
5-6
7-il
12-13
7
Caput IV. Z)e.Vo)iHHe.
Ca.Imt III. De Partibus Oratio~zis
Appendix prima. De I~eterocZ2/tis, 1-'erbaZibzta et
13-14
14-19
11 ~cmeraGibzcs 19-24
Caput V.De
e<<S'MFeri!~t~
Pronoroine.
Appendix secunda. De J[(~'ec~ts, G'om,paratizi.s
24-27
27-31
CaputVI. Dé
Caput IX. De
Caput
Adverbüs.
Verbis
Caput VIII De te»tporuztz Grceece Iiiigitce vteL~aris e~o~f<~o~e.
X.-De-P<'cë~os~o~6MN.
Caput XI. DeC'o~'MMc~o~~Ms.
3t-47
47-53
53-54
54-57
58
Caput XII et ultimum. De Syritaxi Lin~/icce Grcecce Vit~e~rM.. 58-68
jDeCo~cor<<'6m<Ms. 58-5'-)
Pronont,irzibzcs ,v.oÜ,
De ete ~oÜ, 59-61
De qtsib2L~danz llTOnzinibus qtcce ~eH.«?Jt regtç~zt,
veZ accrtsativtc»a, M~t e(tK)~ ~e <<Mo ft~so~M~o.. 61-62
jDgCoMs<rMCi!K)Mel"er6~JLc~ 62-64
` De (7oMs~r<(c<K'Me l'erbi ~s~n~, neutri, ac Depo-
64
De Verbi.i siv.ue, ~~l~o,v.uc, et alüs, tuzrz de I érbo
7)~perso)~a~~ de Modis, (Ieraszidizs, ac qui-
&MS~?)t ~O~MM~OtM6MS. t
64-66
De nozzntcltis adverbiis, ac l~ar°ticZClis,~zcct; veZ
nominibtcs, vel Tre7°bis2ircefigzcntzcr. 66-68
1. Le chapitre VII ne fi¡:n1l'e pas dans l'original, par suite, d'une faute d'impression qui se
répète jusqu'à la fin (p. 47, Cap. VIII au lieu de VII; p. 53, C. IX (au lieu de VIII); p. 54,
C. X (au lieu de IX) p. 58, C. XI (X) p. 58; C. XII (XI), onze chapitres eu tout). Pour ue
rien déranger à notre édition diplomatique du texte et pour ne pas créer de confusions, nous
aVons conservé, dans les renvois aux chapitres de l'original, les mêmesfautes d'impression et
les mêmes numéros ile chapitres, au Coiiiiiielitaire.
Commentairede la Grammaire de Simon Portius et notes. 1 dHL~.
69-23!
EpitreauCardmaldeRiehoHeii. 69-7()
Privilège du Roy. 70
Chapitre premier. Des Ze/es et
Chapitre II. 7~ Accents et des I~sln~its.
de /6M/' Pnouo~acia.tion. 71~- to5
IY.jD~~oM.
105-112
Chapitre 111. Des Parties duc 112-118
Chapitre
llTontbre.
Nonzs de
~ec~/s.jDe~res~eC'OM~cc~'ai&OM.
118-151
151-154
154-163
ChapitreV.Z)MJP;'oKOM.
Chapitre VI.Z'M)'er&e.
î
163-177
l'enzhs.
~1c7..z-erbes.
Chapitre VII (VIII). De lcc If'oruzatiooa des
Chapitre ~'III (IY). Des
178-2K;
21G-221
221-226
ChapitreIX(X). Des I'oéhositions 227-230.
ChapitreX (XI). Des (,'onjonctions 230-232
l'Introduction.
Clivpitre lI (YI:I). ~Ci~~zta.xe
Corrections.
232-23')
Errata.
Supplément à 241-242
Additions et 243-246
j~to!e.K?'e?'M~H.
Liste des principaux textes cités dans le cours du Commentaire. 247-249
251-252
253-254
'l'able de~ matières 255-25G
41. Etudes dVirehéologi-eorientale, par Ch. 01ermont-Ganm:au, tome premier, lr" livraison. Ut fr.
15. Histoire (1rs institutions municipales de Seulis, par .T. Flaminermout. 8 fr.
4(>. Tissai sur les origines du fonds grec <lo l'Esenrial, par G. Graux. 15 fr.
48. Etude sur le texte de la vie latine de Sainte Geneviève de par
47. Les Monuments égyptiens de lu Bibliothèque nationale, par E. Lctlrain. 2e et 3e livraisons. 25 fr.
C. Kohler. (i fr.
- • ,•'
50. Recherches sur 1rs relations politiques
A. Leroux.
la
49. Deux versions hébraïques du Livre de Kalilàh et. Dimnâh. par J. Dereubourg. 20 fr.
franco avec l'Allemagne, de 12S)2 à lo~8. par
r.
et
7 fr. 50
51. Principaux monuments du Musée égyptien de Florence, par VT. P>. Berend. lr0 partie. Stèles, bas-
(lepar•."
reliofs et fresques. Avec 10 planches phutogravées. 50 fr.
!>2. Les lapidaires français du moyen âge des xn°, x i J i et X[ve siècles, réunis, publiés,
accompagnés de préfaces, de tables et d'un glossaire, par L. Panuier, avec une notice prélimi-
naire par G. Taris, membre de l'Institut. 10 fr.
53 et 54. La religion védique d'après les hymnes du A'ig-Veda. par A. Bergaigne. Volumes It
et III. 27 fr.
55. Les par A. G-iry, tome I°r. 15 fr.
56.. La Métrique naturelle du langage," par P. Pierson. 10 fr.
57. Vocabulaire vieux-breton,, avec commentaire contenant toutes les Gloses eu vieux-breton, gallois
>
tonuque, aimoiièim J. Loth. 10 fi.
58 Hincmaii de oidme pilatu episto'a lexte latin tiadmt et innotc par M Prou 4 fr.
10 fi
d'ln>toire
r>9 Lts E1 iblissements de Rouen, pai A Gir\, tome second `
60 3 steii sur les foimes et les effet de 1 affranchissement dans le dioi+ gallo franc par
01
y[ Tounaei
etMude- ;>' 5
62 Li Romans de Cante. et Miaeioe, du Renclu<Ule Moiheiis, publie pai V. G- Van Hamel 20 fi
cutiques sm les «ouices de Ihistone meiovmgieime 21- paitie Compilation dite de «lie
fi
t)3_
deg me », pu G Monod, dueeteur d'étude* et pai le s membies de la Confeiente
'.
6 fr.
64 rtude sur le îegne de Robeit le Pieux ^96 1031, pai G Phstei. 15 fr.
CS Nrauii /ATircellus,Collation dé plu u us mairascuts de Pau-) de G-entu et dt Btme
H A[e\lin, suivi d'une notice ^m les pimeipiu\ mamisuits de Nomiis pour les lnres 1par
'
II
et III, par Louis HiaVet.
et
5 fr.
Ernault.
G') ]< Tnie des piitents fleuiis Giimraiii"lubitiqiie eu ai ibe d' Aboul-A\ x'id \t< i« \u ]bn Di m ih
de Cordoue, publiée.par J. Derenbourg.
C7. Bu, Parfait ou grec et en latin, par E.
6^. Mn-cc du Toinu Sttks de la 1 XIIe d\na~ti( pai Vlb Cri\ct V ( t livi lisini-2e
69. Gn).istik Vbih«li Belition dune conta eue t theolo^iqui. pn^ilce pu le calife Mamoun
25 fr.
li
6 fr.
fr.
li\t( pih'vi ))u1)1k pour li pienuat foi- avic tiahiction k\iqiK pu
A. Barthélémy.
70. Etudes sur le papyrus Prisse. Le livre
3 fr. 50
Me Kaqimna et
et .1les
1e. leçons de Ptah-Hotep. par
It,çoiiz~ tle
P. Viréy. S fr.
71. Les Inscriptions babyloniennes du Wadi-Brissa. par H. Pognon accompagné de 14 plan-
clies. 10 fr.
72. Johannis de Capuu, Direetorium Vita- huma nae' alias parabola antïquorum sapientium. Version
latine du livre dcKalilah et Dimuah publiée et annotée par Joseph Derenbourg. de l'Institut.
1er fascicule. 9 fr.
73. Mélanges Renier. Recueil de travaux publiés par l'Ecole pratique des Hautes Etudes (section (les
sciences historiques et philologiques) en mémoire de son président Léon Renier. Avec un
74.
portrait en. héliogravure. 15 fr.
La Bibliothèque dé Fulvio Orsini. Contribution à l'histoire des collectionsd'Italie et a l'étude de
la Renaissance, par P. de Nolhao. Avee 8 fa'similés en héliogravure. 15 fr.
75. Histoire de la ville de Noyon et de ses institutions jusqu'à la fin du xme 'siècle, par
A. Le franc.
•"
.»' 0 fr.
70 Etude sur les relationspolitiques du pape Urbain V avec les rois ne France Jean II et Charles V,
par M. Prou.. 6 fr.
77. Lettres~de.Servat Loup, abbe de Perrière?. Texte, i;otes et introduction par G, Desdevisesduil
Dezevt.. 5 fr.
BKRGAlGrNE (A.). Manuel pour étudier la langue sanscrite. Chrestomatl lie. – Lexique. – Principes
de grammaire. Gr. in-8°.. 12 fr.
BriîTJOTHRQUE FRANÇAISE DU MOYEN AGE publiée sons la direction de MM. G. Paris et
P. Meyer, membres de l'Institut. Format petit in-8°.
Vol. T, II Recueil de motets français des xn°et xinB siècles,publiés d'après les manuscrits avec intro-
duction, notes, variantes, etc., par G. Raynaud, suivis d'une étude sur la musique au siècle.
le
de saint Louis, par H. Lavoix fils. 18 fr.
Vol. III Le Psautier de Metz, tome Ier, texte et variantes, publié d'après quatre manuscrits par
F. Bonnardot.. 9 fr.
Vol. 1Y, V Alexandre le Grand dans la littérature française du moyen âge, par Paul Meyer.
membre de l'Institut. 18 fr.
BREKKE (K.). Etude sur la flexion dans le voyage de saint Brandan, poème anglo-normand dit
(le
xne siècle. In-8°.
la littérature française an moyen âge et suivie d'un glossaire étymologique
détaillé- par L. Const.ws. Ln-S°
3 fr.
l'ancien français (ixc-xve siècles) à l'usage des classes, précédéed'un tableau
avec le supplément, 5 fr..–- Le supplément seul.
1 fr. SO
r,l:RT!L;i> (Vu). Grammaire grecque classique, traduite sur lu quinzième édition alloiniiiulo par i';iul
Clairin. lu-S° 7 t'r. 5:>
J)AKXlKs'l.'IvI'KU(A.)- Vu la Création actuelle ilo mots nouveaux dans In langue française et de- lois.ï
qui la régissent. Or. in-8". H' fr.
l'I.A.MKXCA(le roman de), publié d'après le manuscrit unique de Carca-soum-, avec intnviiietinii
sommaire, notes <;t glossaire par P. Meyer. Gr. in-S°. fr.
(iO.OKI-'lioy (!'•)• Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous -es dialectes du ixc p. xv"
sièeU1. composé d'après le dépouillement de tous les plus importants documents, manuscrits
ou imprimes,qui se trouvent dans les grandes bibliothèques de la France et de l'Europe, et
huis 1rs principales archives départementales, municipales, hospitalières ou privées. Publié
-mis (.s auspices du Ministère de l'Instruction publique, et honoré par l'Institut ih\ grand
prix Robert.
l'a rai t. par livraisons de 10 feuilles grand in- 1° à trois colonnes au prix do 5 fr. la iiv.
L'ouvrage complet- se composera de 100 livraisons.
LOTI! (.). Vocabulaire vieux breton avec commentaire contenant toutes les gloses en vieux
breton, gallois, comique, armoricain connue?, précédé d'une introduction sur la phonétique
du vieux breton et sur l'âge de la provenance des gloses. Gr. iu-8". lU r.f
MullKL-KA'I'IO (A.). La Comedia espagnole du xvnc siècle, Cours de langues et littératures <!c
1 fr. 50
l'Europe méridionale au Collège de France. Leçon d'ouverture. Jn-8".
Etudes sur 'l'L'spngue, V série, petit in-8°.. S fr. 50
MEYEK (P.). Documents manuscrits de l'ancienne littérature de lit France, conservés dans les
bibliothèques Me la Grande-Bretagne. lro partie Londres (Musée Britannique). Durîiam,
Edimbourg. Glasgow, Oxford (Bodlôienne). 1 vol. in-8°.. 0 fr.
tion et un glossaire par G. Paris et G..Kaynaud. 1 fort vol. gr. in-8° 2 col. à
MYSTÈKE (le) de la Passion d'Arnoul Greban, publié d'après les mss. de Paris, avec une introduc-
25 fr.
PARIS (G.). Etude sur le rôle de l'accent latin dans la langue française. In-8°.. 4 fr.-
Dissertation critique sur le poème latin du Ligurinus attribué à G-unther. ln-8°. 2 fr.
Le petit Poucet et la Grande-Ourse. 1 vol. iu-lG. 2 fr. 50.
– Los Contes orientaux dans la littérature française du moyen âge. Tn-8°. "1 fr.
Grammaire historique de lit langue française. Cours professé lit Sorbonne en 18G8. Leçon
d'ouverture. 1 f'
RECUKIL d'anciens textes bas-latins/ provençaux et français, accompagnés de deux glossaires et
publiés par P. Meyer, membre de l'Institut. lrc partie bas-latin, provençal, gr. in-8". 6 fr.
C fr.
– 2G partie vieux français. Gr. in-S°.
SAUSSURE (Y. de). Mémoire sur le système primitif des voyelles d-ms les langues indo-euro-
péennes. In-8°. 10 fl'-
VIE (la) Me saint Alexis, poème du xi° siècle. Texte critique par G. Paris. membre de l'Institut.
Petit in -8°. 1 fr. 50
REVUK CELTIQUE fondée par M. H. Gaidoz et publiée sous la direction de M. H. d'Arbois de
Jubainville. membre de l'Institut, avec le concours de MM. J. Loth, E. Ernault et de plu-
sieurs savants des Iles Britanniques et du Continent. Chaque volume se compose de 4 livrai-
sons d'environ 130 pages chacune. Prix d'abonnementParis, 20 fr.; départements et
pays d'Europe faisant partie de l'Union postale, 22 fr.; édition stir papier (le Hollande-
Paris. 40 fr. départements et pays faisant partie de l'Union postale, 44 fr.
Le neuvième volume est en cours de publication.
KEVUE DES PATOIS, recueil trimestrielconsacré à l'étude des patois et anciens dialectes romans
de la France et des régions limitrophes,
publié par L. Clédat, professeur à la Faculté ries
let tres de Lyon. Ce recueil forme à la fin de l'année un volume in-8° d'environ 320 pages.
Prix d'abonnement France, 15 fr. Union postale, 17 fr.
La deuxième année est en cours de publication.
ROMAXIA, recueil trimestriel consacré à l'étude des langues et des littératures romanes, publié
par MM. Paul Meyer et Gaston Paris. Chaque numéro se compose de 160 pages qui forment
à la fin (le l'année un vol. gr. in-8° de G40 pages. Prix d'abonnement Paris, 20- f r.
départements et pays d'Europe faisant partie de l'Union postale, 22 fr.
La dix-septième année est en cours de publication.
Aucune livraison de ces trois recueils n'est vendue séparément.