Psychomotricité n
Entretiens de
Psychomotricité
Laby 5-12 : une épreuve de dépistage
du Trouble du Déficit de l’Attention
(TDA/H) avec ou sans Hyperactivité
J. Marquet-Doléac*, R. Soppelsa**, J.M. Albaret***
* Psychomotricien - [email protected]
** Psychomotricien
*** Maître de conférences, HDR, Université de Toulouse
Université de Versailles
St-Quentin, Assistance
Publique-Hôpitaux de Paris,
Service des Urgences
Médico-chirurgicales,
Le diagnostic de TDA/H est essentiellement de exécutives. Ce concept large recouvre plu-
nature sémiologique. Le praticien doit s’atta- sieurs domaines souvent déficitaires chez les
cher à mettre en relief les éléments signant la patients porteurs d’un TDA/H. Actuellement,
triade symptomatique : inattention, impulsi- les fonctions exécutives recouvrent les « fonc-
vité, hyperactivité (DSM IV, 1994). tions élaborées impliquées dans le contrôle
Il doit également s’assurer de plusieurs autres cognitif intervenant dans les situations néces-
éléments : l’âge et les conditions d’apparition, sitant une articulation des actions ou des pen-
les lieux de manifestation, la fréquence des sées dirigée vers un but finalisé » (Godefroy et
troubles et surtout le retentissement sur le al., 2004).
quotidien de l’enfant et de son entourage. On distinguera 5 champs mesurables :
La confirmation du diagnostic peut être effec- - La planification : tour de Londres (Shallice,
tuée au moyen d’outils normés explorant les 1982), figure de Rey (Sevino, 1998).
déficits neuropsychologiques spécifiques de - La mémoire de travail : blocs de Corsi (De
ces patients. Deux champs seront principale- Agostini et al., 1996).
ment envisagés : l’attention et les fonctions
exécutives. - L’inhibition : test d’appariement d’images
(Marquet-Doléac et al., 1999), BREV, NEPSY,
L’attention n’étant pas un domaine monoli- KITAP, Tea-Ch, test de Stroop (Albaret & Mi-
thique, il est important de déterminer quelle(s) gliore, 1999).
attention(s) est (sont) perturbée(s). Les outils à
la disposition des praticiens sont orientés vers : - La fluence : NEPSY, BREV.
- l’attention soutenue : épreuves de barrages - La flexibilité : test de Classement de cartes
comme le D2 (Brickenkamp, 1967), le test des du Wisconsin (Heaton, 2002), KITAP, Tea-Ch.
2 barrages (Zazzo, 1969), certains items de la
batterie Tea-Ch (Manly, 2004) et de la KITAP CADRE THÉORIQUE
(Zimmermann, 2005),
Tous ces outils trouvent leur justification dans
- l’attention sélective : test de Stroop (Albaret des théories neuropsychologiques plus ou
& Migliore, 1999), certains items de la NEPSY moins anciennes mais n’ont pas vertu de dé-
(Korkman, 2003), de la BREV (Billard et al., pistage spécifique. Il s’agit plutôt d’une éva-
2000) et de la Tea-Ch, luation des particularités neuropsychologiques
- l’attention divisée : Trail Making Test (Sevino, du TDA/H.
1998), Tea-Ch, KITAP. Fort de ce constat, on ne peut que remarquer
L’autre voie d’investigation est les fonctions l’absence d’un outil simple et très ciblé qui
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permettrait très rapidement au praticien de subjective du passage du temps pour échap-
confirmer un diagnostic dans son bilan stan- per au caractère insupportable de la situation
dard. Pour ce faire, il est impératif d’appréhen- (inattention). Il peut aussi mettre en place de
der les modèles théoriques les plus récents et telles stimulations en se livrant à diverses ges-
les plus pertinents dans le but de créer un tel ticulations (hyperactivité). Ces manifestations
outil. comportementales permettent d'éviter l'expé-
Barkley (1997) pointe une incapacité d'inhibi- rience subjective de l'attente ou d'accélérer le
tion de réponse automatique comme noyau sentiment subjectif du passage du temps. Ce
central du TDA/H. Son modèle hybride rend modèle rend compte du caractère irrépressible
compte des répercussions immédiates sur qua- du délai, toutes les manifestations comporte-
tre fonctions exécutives (mémoire de travail, mentales visant à réduire au maximum la
internalisation du langage, auto-régulation des contrainte temporelle.
affects et de la motivation, reconstitution). La Plus largement, il s’agirait d’un style motiva-
résultante ultime du déficit d’inhibition com- tionnel (Sonuga-Barke et al., 2008) qui se ma-
portementale et de l’atteinte des fonctions nifesterait de multiples façons : réponse
exécutives est un défaut d’organisation et de inappropriée devant l’imposition d’un retard
contrôle de la motricité se traduisant par la imprévu ou la disparition inattendue d’une ré-
présence de comportements sans rapport avec compense, interruption prématurée d’une
la tâche en cours, d’actions stéréotypées, in- tâche de longue durée ou demandant des ef-
complètes ou labiles ainsi qu’une capacité li- forts, apparition d’activité motrice lors d’une
mitée à produire des séquences motrices période d’attente, préférence pour les tâches
nouvelles ou complexes. Ce modèle a été le faciles ou procurant une récompense immé-
point de départ d'une appréhension différente diate, difficulté à tenir compte des récom-
du trouble et a inspiré des thérapeutiques dif- penses futures hypothétiques.
férentes de celles utilisées dans les années 80
(Marquet-Doléac, Soppelsa, & Albaret, 2006). La réunion de ces deux modèles, proposée par
Sonuga-Barke (2003) sous l’appellation de
Sonuga-Barke et al. (1992) envisagent deux
modèle à deux voies, permet une appréhen-
types de situations qui s’accompagnent de
sion plus complète du TDA/H : les facteurs in-
manifestations différentes : celles où le délai
ternes avec le modèle d'inhibition de la
d’attente est imposé et celles où le moment
réponse (dispositions biologiques) et les fac-
de la réponse est laissée au choix de l’enfant.
teurs externes avec le modèle de l'aversion du
Lorsque le moment de la réponse est laissé au délai (interaction de l'environnement). Les
libre choix de l’enfant, les enfants TDA/H pré- deux séries de facteurs ont des interactions ré-
fèrent une récompense immédiate de moin- ciproques, chacun des facteurs pouvant am-
dre valeur à une récompense plus importante plifier ou favoriser le maintien de l'autre.
mais délivrée plus tardivement. Face à une si-
tuation dans laquelle l’enfant peut gérer, en Figure 1 : Modèle à deux voies (Sonuga-Barke,
tout ou partie, la question temporelle (comme 2003) ci-contre.
répondre à une question ou réaliser une tâche
quelconque), il va chercher à réduire le temps
le séparant de l'arrêt de la tâche. Cela se tra-
duira cliniquement par de l'impulsivité, c’est-
à-dire la production d'une réponse spontanée
et rapide sans appréhension exhaustive de la
situation initiale, ni vérification de la validité
de la réponse émise. Lorsque la situation d’at-
tente est imposée mais n’implique pas de
choix, l’enfant s’intéresse à des éléments dans
l’environnement qui accélèrent la perception
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LE TEST LABY 5-12 les uns aux autres. L'augmentation de la
Le Test Laby 5-12 a été élaboré en référence à charge perceptive est nette dans cette der-
ce modèle pour rendre compte d’une part de nière modalité.
l'incapacité à inhiber une réponse motrice er- De ce postulat, 4 séries de labyrinthes sont
ronée ou persistance dans l'erreur et de l’autre alors mises au point : angulaires aérés, angu-
part de la volonté de réduire le temps d'expo- laires compacts, circulaires aérés, circulaires
sition à la tâche sans pouvoir utiliser un temps compacts.
d'analyse nécessaire à une réalisation correcte. De plus, dans l’élaboration des items de
Les épreuves de labyrinthes peuvent être assi- chaque série trois types de labyrinthes sont
milées à une activité de résolution de pro- proposés : simples, avec ramifications, ou avec
blèmes, soit une représentation construite à amorçage négatif. Le labyrinthe simple ne pré-
partir d’une tâche à résoudre dont la solution sente pas d'obstacle de résolution particulier,
n’est pas immédiatement disponible. Dans le simplement la sortie n'est pas immédiate. Les
cas des labyrinthes, malgré le caractère évi- ramifications vont viser les composantes de la
dent du but à atteindre, la procédure à mettre voie de l’aversion du délai par l’utilisation des
en place ne l’est pas surtout si des embûches fonctions prospectives et de la nécessité d’en-
sont disposées à dessein sur le trajet. visager les alternatives. Les amorçages négatifs
Dans la conception initiale, il est apparu essen- (intersection où le bon chemin n’est pas celui
tiel de tenir compte de la composante percep- s’orientant vers la sortie) se justifient par la sol-
tive. Pour cela, deux types de formes sont licitation de la plasticité cognitive et une capa-
proposées (angulaire ou circulaire) et la densité cité à inhiber des tracés dans une direction
des chemins à parcourir est variée (aérée ou faussement évidente qui font défaut aux en-
compacte). fants TDA/H. L'enfant ne peut envisager d’em-
prunter un trajet plus long en faisant un
Les labyrinthes de forme circulaire amènent un
détour pour parvenir à la solution. Cela rend
degré de difficulté supplémentaire. Ils impo-
compte de la difficulté à envisager une solu-
sent une observation et une attention conti-
tion peu orthodoxe (voie de l’inhibition de ré-
nues afin de maintenir la stratégie de
ponse).
résolution, contrairement à la forme angulaire
qui permet plus aisément des sauts visuels Cette épreuve va permettre de relever plu-
sans que cela n’entrave le suivi de l’ensemble. sieurs variables :
Pour chacune des formes, la densité est en- - Les mauvaises directions (MD) : lorsque le
suite déclinée en deux modalités : la forme sujet emprunte une impasse ; cela rend
aérée propose des labyrinthes de type boyau compte de l'absence ou de la faible planifica-
où chaque chemin est isolé des autres ; la tion initiale.
forme compacte propose des chemins accolés - La distance parcourue en plus (DP) : c'est la
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persistance du tracé dans l'impasse qui est re- forme (angulaires plus faciles que circulaires)
levé, soit l'absence ou un faible niveau d'auto- et à la densité (aérés plus facile que compacts).
observation et donc de détection de l'erreur. Ces premiers résultats ont conduit à proposer
Cette distance rend compte de la difficulté à deux versions : une version dite de dépistage
inhiber et à modifier un tracé erroné (modèle comportant 6 labyrinthes (labyrinthes 1 à 6 an-
de Barkley). gulaires pour les enfants de 5 à 7 ans et laby-
- Les lignes coupées (LC) peuvent être le témoin rinthes 7 à 12 circulaires pour ceux de 8 à 12
de deux symptômes : (1) la recherche d’un rac- ans) et une version standard de 9 labyrinthes.
courcissement de l'épreuve par une augmen- La version standard comporte tous les laby-
tation de la vitesse en diminuant la précision du rinthes angulaires et les labyrinthes circulaires
tracé, (2) l'incapacité à maintenir un contrôle aérés pour les plus jeunes. Pour les plus âgés,
moteur simultanément à la recherche percep- elle est constituée des labyrinthes angulaires
tive de la solution du problème. Le nombre de compacts et de l’ensemble des labyrinthes cir-
lignes coupées est un signe de la difficulté du culaires.
sujet à prendre le temps nécessaire pour trouver
Les versions de dépistage sont donc composées
le bon chemin et correspond, pour les enfants
de labyrinthes différents pour les deux groupes
TDA/H, au modèle d’aversion pour le délai de
d’âge (5-7 ans et 8-12 ans), mais les versions
Sonuga-Barke.
standard ont 6 labyrinthes en commun facili-
A partir de ces données brutes, différents in- tant un suivi longitudinal (labyrinthes 1 à 9 pour
dices sont calculés : indice général d’erreurs, les 5-7 ans et labyrinthes 4 à 12 pour les 8-12
indice d’inhibition, indice d’aversion. ans. Elle trouve sa place dans une consultation
L’indice général d’erreurs est le rapport de la spécialisée sur les troubles de l’attention, dans
somme des erreurs commises (Lignes Coupées le cas d’études longitudinales ou d’évaluation
[LC] + Mauvaises Directions [MD] + Distance au long cours de programmes de soins.
parcourue en Plus [DP]) sur le temps de réali-
sation multiplié par 60 pour permettre une LA PASSATION ET LA NOTATION
comparaison inter-sujets. La valeur des dis-
La passation de l'épreuve nécessite un cahier
tances en plus est divisée par 10 pour lui don-
de labyrinthes, un feutre rouge à pointe fine,
ner un poids similaire aux autres erreurs.
une feuille de notation et un chronomètre.
L’indice général d’erreurs représente l’ensem-
La passation est individuelle.
ble des erreurs commises :
[(LC+MD+(DP/10))/TT] x 60 Un exemple est donné, spécifique selon la
série utilisée (soit angulaire soit circulaire).
L’indice d’aversion prend en compte le nom-
bre de lignes coupées (LC) et le temps total : Au cours de l’épreuve, le temps total (TT) est
(LC/TT) x 60 noté : temps utilisé pour résoudre le labyrinthe
(observation et tracé). Il servira pour le calcul
L’indice d’inhibition prend en compte la dis-
des différents indices.
tance en plus (DP) et le temps total :
((DP/10)/TT) x 60 Lors de la correction et à l’aide des transpa-
rents correspondants, les différentes erreurs
sont mesurées : les mauvaises directions (MD),
LES DEUX VERSIONS la distance parcourue en plus (DP), les lignes
La première analyse statistique (ANOVA avec coupées (LC).
test a posteriori de Tukey) des différents laby-
rinthes a mis en évidence une rupture des ré-
L’ÉTALONNAGE FRANÇAIS
sultats à partir de 8 ans, qui permet de
dégager deux groupes en fonction de l’âge : Résultats
5-7 ans et 8-12 ans. Elle a également permis L’échantillon d’étalonnage se compose de 928
de déterminer l’ordre de difficulté lié à la enfants issus d'écoles publiques et privées, en
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milieu rural et urbain, provenant des régions Le test Laby 5-12 se situe dans la lignée des
Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes. travaux de Porteus (1965) concernant la me-
Les enfants sont âgés de 5 ans 0 mois à 12 sure de la planification mais sa conception
ans 11 mois. Les enfants participant à l’étalon- s’appuie également sur les travaux de Barkley
nage ne présentent pas de pathologie définie et Sonuga-Barke sur le TDA/H pour le type
nécessitant un suivi et n’ont pas redoublé de d’embûches présentes dans les labyrinthes et
classe. le choix des erreurs retenues dans l’analyse des
résultats.
Les différentes mesures (temps total et types
Une validation pathologique préliminaire a été
d’erreurs) des versions dépistage et standard
effectuée à partir d’un groupe de 11 enfants
ont fait l’objet d’analyses de variance séparées
porteurs d’un TDA/H mixte (8 garçons et 3
pour les sujets les plus jeunes d’un côté (5-7
filles), âgés de 9 ans en moyenne (min = 7 ans
ans ; plan 2 x 4 – Sexe x Age) et pour les plus
8 mois ; max = 11 ans 7 mois) comparés à un
âgés de l’autre (8-12 ans ; plan 2 x 5 – Sexe x
groupe d’enfants contrôles appariés en âge et
Age). En résumé, le temps total et le nombre
sexe. Les résultats aux trois indices de la ver-
d’erreurs diminue avec l’âge de façon régu-
sion standard sont significativement différents
lière rendant compte de la sensibilité du test.
(cf. tableau 21) :
Des analyses de variance ont ensuite été ef-
- Index général d’erreurs : F(1, 20) = 14,7 ; p
fectuées pour les différents indices pour les
< 0,001)
deux versions. Lorsque nécessaire, un test a
posteriori de Tukey a été réalisé pour préciser - Index d’aversion pour le délai : F(1, 20) =
les différences entre les âges. 10,7 ; p < 0,01)
Les différents indices diminuent avec l’âge, - Index d’inhibition : F(1, 20) = 15,7 ; p <
0,001).
mais restent plus élevés pour les garçons. On
notera que dans la tranche d’âge 8-12 ans, les Des études complémentaires sont en cours et
enfants de 8 à 11 ans ont des notes compa- feront l’objet de publications et de communi-
rables entre elles, suivies d’une diminution im- cations ultérieures.
portante pour celles de 12 ans. Ces résultats L’homogénéité a été étudiée sur la version
vont dans le sens des différentes études mon- standard avec la méthode des moitiés (split-
trant un développement des fonctions exécu- half) en scindant les items en deux groupes :
tives qui peut se poursuivre tardivement, avec pairs d’un côté et impairs de l’autre. La corré-
toutefois des évolutions différentes selon les lation entre les indices généraux des laby-
fonctions mesurées et les tests utilisés (Zesiger, rinthes pairs et ceux des labyrinthes impairs est
2009 pour une revue détaillée). de r = .76 (p < 0,001) pour les enfants de 5 à
Pour les différents indices, les filles de 5 ans 6 7 ans et de r = .74 (p < 0,001) pour les enfants
mois de l’échantillon montrent une variabilité de 8 à 12 ans). On peut raisonnablement pen-
plus importante que celles de 5 ans et de 6 ser que l’instrument mesure dans ses diffé-
rentes parties une même dimension.
ans avec une augmentation de la moyenne et
de l’écart type correspondant. Cette augmen- La mesure de la consistance interne (corréla-
tation peut être due à un effet d’échantillon. tion entre chaque item et le score global dimi-
nué de la note de l’item étudié), effectuée à
Qualités métriques l’aide du coefficient α de Cronbach, est élevée
La possibilité de moduler le nombre de laby- (α = .83 pour les 5-7 ans ; α = .85 pour les 8-
rinthes en fonction de l’âge et de l’objectif de 12 ans).
l’examen (dépistage, examen standard) facilite La fidélité test-retest a été étudiée sur la ver-
son utilisation même auprès de jeunes en- sion standard auprès de 91 sujets de l’étalon-
fants, d’autant que seuls les labyrinthes les nage répartis sur les différents groupes d’âge
plus discriminatifs ont été retenus sur les 16 (moyenne = 9 ans 6 mois ; min. = 5 ans
de la version d’origine. 6 mois ; max. = 12 ans 10 mois) à un intervalle
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Psychomotricité n
de 6 semaines après la première passation. - d2. Paris: Editions Hogrefe France.
Ces données ont été soumises à une analyse 6 - De Agostini, M., Kremin, H., Curt, F., Dellatolas, G.
de variance à un facteur à mesure répétées (1996). Immediate memory in children aged 3 to 8:
pour chacun des indices. Les résultats des trois digits, familiar words, unfamiliars words, pictures and
indices ne montrent pas de différence signifi- Corsi. ANAE, 8, 4-10.
cative entre les deux mesures (cf. tableau 22). 7 - Godefroy, O., & GREFEX. (2004). Syndromes frontaux
La mise au point d’indices permet ainsi de ré- et dysexécutifs. Revue Neurologique (Paris), 160, 899-
pondre à la question de la faible fidélité test- 909.
retest de ce type d’épreuves qui était 8 - Heaton, R. K., Chelune, G. J., Talley, J. L., Kay, G. G.,
mentionnée par Porteus (1965) ainsi que par & Curtiss G. (2002). Test de classement de cartes du
Krikorian et Bartok (1998). Wisconsin. Paris: Editions Hogrefe France.
9 - Krikorian, R., & Bartok, J. A. (1998). Developmental
La correction des erreurs demande un peu d’at-
data for the Porteus Maze Test. The Clinical
tention et d’entraînement, notamment pour la
Neuropsychologist, 12, 305-310.
détermination du nombre de lignes coupées.
10 - Manly, T., Robertson, I. H., Anderson, V., & Mimmo-
Une double correction (fidélité intercorrecteurs)
Smith, I. (2004). Test d’évaluation de l’attention chez
sur 50 protocoles tirés au sort réalisée par un
l’enfant - TEA-Ch. Paris: Editions du Centre de
correcteur novice et un correcteur expert in- Psychologie Appliquée.
dique un accord entre les correcteurs pour le
11 - Marquet-Doléac, J., Albaret, J.-M., & Bénesteau, J.
nombre de lignes coupées (différence maxi-
(1999). Manuel du test d'appariement d'images.
mum = 1 point) dans 72 % des cas (36 sujets). Paris: Editions du Centre de Psychologie Appliquée.
Si l’on tolère une différence de 2 points, l’ac-
12 - Marquet-Doléac, J., Soppelsa, R., & Albaret, J.-M.
cord est de 88 %. Les différences les plus im-
(2006). Validation d’un protocole d’apprentissage de
portantes (max = 5) concernent des protocoles l’inhibition sur une population d’enfants avec
dont le nombre de lignes coupées est élevé. Trouble de l’Attention/Hyperactivité. In Entretiens de
Pour les autres mesures d’erreurs, aucune dif- Psychomotricité 2006 (pp. 90-99). Paris : Expansion
férence n’est retrouvée entre les cotateurs. Formation et Editions.
La version standard possède une meilleure 13 - Porteus, S. D. (1965). Manuel du test des
sensibilité (discrimination entre les tranches labyrhinthes de Porteus (3e ed.). Paris: Centre de
d’âge) que la version dépistage du fait du plus Psychologie Appliquée.
grand nombre de labyrinthes. Il est donc re- 14 - Sevino, O. (1998). Les fonctions exécutives chez
commandé de l’utiliser à des fins diagnos- l’enfant : développement, structure et évaluation.
tiques et pour le suivi des effets d’une Thèse de doctorat en Psychologie. Université de
thérapeutique. Genève.
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Archives Française Pédiatriques, Sup7, 128-130. effect of delay on choice. Journal of Child Psychology
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6 - © ENTRETIENS DE BICHAT 2010
Psychomotricité n
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