0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
97 vues139 pages

Mémoire Final Corrigé HMZ

Le mémoire de fin de cycle présente une évaluation du contrôle interne du cycle de trésorerie d'Electro-Industries d'Azazga, dans le cadre d'un Master en Sciences Financières et Comptabilité. Il aborde l'importance de la trésorerie dans la gestion d'entreprise, les risques associés, et les procédures de contrôle interne nécessaires pour prévenir les erreurs et fraudes. La recherche est structurée en trois chapitres, incluant une étude théorique et une étude de cas pratique.

Transféré par

Erudit FIDINARIVO
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
97 vues139 pages

Mémoire Final Corrigé HMZ

Le mémoire de fin de cycle présente une évaluation du contrôle interne du cycle de trésorerie d'Electro-Industries d'Azazga, dans le cadre d'un Master en Sciences Financières et Comptabilité. Il aborde l'importance de la trésorerie dans la gestion d'entreprise, les risques associés, et les procédures de contrôle interne nécessaires pour prévenir les erreurs et fraudes. La recherche est structurée en trois chapitres, incluant une étude théorique et une étude de cas pratique.

Transféré par

Erudit FIDINARIVO
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 139

Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales


et des Sciences de Gestion
Département des Sciences Financières et
Comptabilité

Mémoire de fin de cycle


En vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences Financières et Comptabilité
Spécialité : Audit et Contrôle de Gestion

Thème

Evaluation du contrôle interne du cycle trésorerie :


Cas d’Electro-Industries d’AZAZGA

Réalisé par : Encadré par :


SAHEB Hamza Mr. HADDADI Lounas
SAIDI Belkacem

Membres du jury

Président : Mr. Guedeche Khaled MA-A

Examinateur : Mr. Malek Nadir MA-B

Rapporteur : Mr. Haddadi Lounas MA-A

Promotion 2018-2019
Remerciements

Nos sincères remerciements s’adressent à notre encadreur Mr.


HADDADI Lounas pour son encadrement, sa patience, sa
disponibilité, ses précieux conseils et ses orientations, qui nous ont
permis de mener à bien ce travail.

Nous tenons à remercier particulièrement le contrôleur de gestion

d’Electro-Industries Mme SADOUN qui nous a apporté son aide


durant la période de notre stage pratique ainsi que Mr Mouloual chef
de section trésorerie et tout le personnel de l’Electro-Industries.

Nous remercions également les membres du jury (le président Mr


GUEDECHE et l’examinateur Mr MALEK) qui ont accepté
d’examiner et de juger ce travail.

En outre, nous remercions toutes les personnes ayant contribués de


près ou de loin à la réalisation de ce travail.
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :

Mes parents en particulier qui m'ont aidé et soutenu afin de me voir réussir,

Mes deux frères,

A toute ma famille,

Tous mes amis.


SAHEB Hamza

Je dédie ce modeste travail à :

Mes parents en particulier qui m'ont aidé et soutenu afin de me voir réussir,

Mes frères et mes sœurs,

A toute ma famille,

Tous mes amis.


SAIDI Belkacem
Liste des abréviations
Abréviation Signification

AI Audit interne

AMF Autorité des marchés financiers

BFR Besoin en fonds de roulement

BFRHE Besoin en fonds de roulement hors exploitation

CAF Capacité d’autofinancement

CI Contrôle interne

CMCC Crédit de mobilisation de créance commerciale

COSO Commitee Of Sponsorins Organization of the treadway commission

DFC Direction finance et comptabilité

E.I Electro-industries

EPE Entreprise publique économique

FR Fonds de roulement

FRAP Feuilles de révélation et d’analyse de problème

IIA Institute of internal auditor

PCG Plan comptable général

QCI Questionnaire de contrôle interne

ST Solde de trésorerie

TFT Tableau de flux de trésorerie

TN Trésorerie nette
Sommaire

Introduction générale et problématique ..................................................... 01

Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie .............................................. 04


Section 01 : Généralités sur la trésorerie ............................................................... 05

Section 02 : Outils et techniques de gestion de la trésorerie ................................. 16

Section 03 : Les risques et les problèmes de la trésorerie...................................... 25

Chapitre II : Evaluation du contrôle interne .............................................. 36


Section 01 : Cadre théorique du contrôle interne.................................................. 37

Section 02 : Démarche d’évaluation du contrôle interne ...................................... 46

Section 03 : Procédures de contrôle interne du cycle trésorerie ........................... 57

Chapitre III : Evaluation des procédures de contrôle interne du cycle


trésorerie de l’entreprise Electro-industries .............................................. 69
Section 01 : Présentation de l’entreprise Electro-Industrie .................................. 70

Section 02 : Prise de connaissance et description des procédures ........................ 78

Section 03 : Evaluation des procédures du contrôle interne ................................. 94

Conclusion générale ..................................................................................... 106


Introduction générale
Introduction générale et problématique
La vie de l’entreprise se subdivise en cycle d’exploitation (achat-fournisseurs, ventes-
clients, immobilisations, stocks, trésorerie, emprunts et dettes financières…) ; base sur
laquelle vont se réaliser toutes les opérations. Parmi ces cycles, celui de la trésorerie joue un
rôle central dans la vie de l’entreprise du fait de la position sensible qu’il occupe. Il est au
cœur des mouvements ou flux financiers (espèces, chèques, opérations avec les institutions
financières...).

A sa mission traditionnelle d’équilibre des flux, la fonction de trésorerie implique


aujourd’hui une évolution de son champ d’activités et des rapports qu’elle entretient avec son
environnement, qui est constitué à la fois de l’environnement interne propre à l’entreprise (la
comptabilité, le contrôle de gestion, le commercial, la direction générale…) et de
l’environnement externe (la banque, le marché financier, l’Etat…) en constante évolution
notamment dans le secteur bancaire.

Les comptes de trésorerie sont la résultante bilancielle de tous les efforts de l'entreprise et
ils constituent très souvent, un indicateur précoce des difficultés qu'elle peut rencontrer. La
trésorerie constitue le poste le plus liquide de l'actif du bilan et est donc une « zone à risques »
qui si elle n'est pas minutieusement suivie et contrôlée pourrait être la porte ouverte aux
erreurs et fraudes.

Ainsi, l’augmentation du nombre de défaillances parmi les entreprises, les allégations de


fraude, ainsi que les retraitements des états financiers sont dus dans la majorité des cas, à des
manquements au dispositif de contrôle interne ou son absence presque totale, au sein de ces
entreprises.

Au regard d’un tel constat, des actions à mener en amont et la nécessité de tester
l’efficacité des contrôles pour prévenir et détecter les problèmes et les risques liés à ce cycle
semblent indispensables.

C’est en ce sens que le contrôle interne qui est défini d’une manière générale comme
étant un ensemble de procédures contribuant à la maitrise de l’entreprise est devenu une
composante essentielle dans la vie de celle-ci.

1
Introduction générale
L’évaluation du contrôle interne permet d’apprécier notamment la fiabilité du système
comptable, de porter un jugement sur l’ensemble des enregistrements et de détecter les risques
d’erreurs et de fraudes.

Par ailleurs, l’objectif de notre travail est de fournir un aperçu sur la pratique de
l’évaluation des procédures de contrôle interne du cycle trésorerie d’une entreprise et de
démontrer l’importance de cette évaluation pour sa pérennité. Pour parvenir à cet objectif,
nous avons formulé la problématique suivante :

Comment se pratique l’évaluation des procédures de contrôle interne du cycle trésorerie


d’une entreprise ?

Pour bien structurer notre travail et répondre à notre problématique, nous avons posé les
questions secondaires suivantes :

 Qu’est ce que le contrôle interne ? Et quelle est la démarche que doit suivre l’auditeur
lors de l’évaluation des procédures de contrôle interne ?
 Quelles sont les procédures de contrôle interne du cycle trésorerie ?
 existe-t-il des procédures clairement définies au sein de l’entreprise Electro-
Industries ?

Les hypothèses
Afin d’apporter des éléments de réponses à la problématique et aux questions
secondaires, nous avons formulé les hypothèses suivantes :

Hypothèse 01 : L’évaluation des procédures de contrôle interne d’une entreprise est pratiquée
suivant une démarche bien déterminée.

Hypothèse 02 : L’entreprise Electro-Industries a mis en place des procédures de contrôle


interne qui lui permettront de maitriser ses différentes opérations de trésorerie et de réduire
considérablement les risques.

Intérêt du sujet
L’intérêt de notre thème d’étude intitulé : « L’évaluation du contrôle interne du cycle
trésorerie » découle de deux considérations principales:

2
Introduction générale
 L’importance de la trésorerie pour les entreprises n’est pas à démontrer car son
insuffisance peut conduire à la cessation des paiements. C’est une variable essentielle
dans la gestion financière de l’entreprise.
 L’évaluation des procédures de contrôle interne est un domaine d’audit en plein
expansion, il est mis en place dans les grandes entreprises, mais qui devra répondre
aux besoins croissants des entreprises de petites tailles.

Méthodologie de recherche
Notre méthodologie de recherche est composée à la fois d’un cadre théorique et d’un
cadre pratique. Pour le cadre théorique nous avons utilisé principalement des ouvrages et
quelques sites web. Pour le cadre pratique, la consultation des documents interne de
l’entreprise Electro-industries, ainsi que des questionnaires et entretiens réalisés avec le
personnel de l’entreprise.

Structure du travail
Afin d’apporter des éléments de réponse pertinents à toutes nos interrogations, nous
avons adopté un plan de travail constitué de trois chapitres.

Au premier chapitre, nous avons essayé de présenter le fonctionnement du cycle de


trésorerie de l’entreprise et aussi d’étudier les problèmes et les risques liés à ce cycle. Quant
au deuxième chapitre, nous avons présenté le système de contrôle interne d’une entreprise et
sa démarche d’évaluation.

Enfin, le troisième chapitre nous avons traité une étude du cas pratique d’évaluation des
procédures de contrôle interne du cycle de trésorerie de l’entreprise Electro-Industries
d’Azazga.

3
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

Introduction

Déterminer la trésorerie d’une l’entreprise depuis son origine dans l’entreprise est un
préalable nécessaire à son étude approfondie. L’activité économique d’une société et les
décisions financière qu’elle génère, telles que les investissements et les financements, ont un
impact certain sur la trésorerie. L’ensemble des mouvements monétaires transitant dans
l’entreprise influe sur son volume et par conséquent sur la liquidité et la solvabilité de
l’entreprise.

L’analyse de la fonction trésorerie et de son environnement répond à un double


objectif : présenter les différentes facettes du rôle du trésorier, à travers l’étude de ses
activités, et l’environnement dans lequel il exerce ses activités ; la connaissance du contexte
de la trésorerie dans une entreprise permettre ensuite d’étudier sa gestion.

La gestion des flux est l’une des activités essentielles du trésorier. Les prévisions de
trésorerie constituent l’élément fondamental pour la gestion et l’optimisation de la trésorerie.
A partir du plan de financement, élaboré généralement par le directeur financier, sont réalisées
des prévisions à court terme et à très court terme.

La gestion de trésorerie repose aussi sur une bonne maîtrise des flux, des arbitrages et
un contrôle rigoureux des performances. Son optimisation ne saurait être envisagée sans une
connaissance et une gestion des risques auxquels toute entreprise est exposée, ainsi que
l’analyse des origines possibles de ses problèmes.

L’objet de ce premier chapitre sera d’alimenter en concepts fondamentaux notre


recherche sur le cycle de trésorerie. Celui-ci s’articulera autour de trois sections.

La première section sera consacrée à la présentation des généralités sur la trésorerie,


ensuite nous traiterons dans la seconde section les tableaux de flux, les prévisions de
trésorerie et les différentes sources de financement et enfin une dernière section consacrée
pour les risques et les problèmes de la trésorerie.

4
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

Section 01 : généralités sur la trésorerie


La conception de la trésorerie des entreprises est traditionnellement multiforme. On peut
en effet l’appréhender à partir de la notion d’équilibre financier ou comme étant la résultante
de multiples flux de liquidités encaissés et décaisser. Après une présentation des différentes
dimensions de la trésorerie et de sa gestion, nous nous intéresserons à la fonction de trésorier
dans l’entreprise, notamment ses missions et ses qualités. L’environnement de la trésorerie
sera ensuite étudié.

1. Notion de trésorerie
Pour mieux comprendre la notion de trésorerie, il nous est utile de présenter quelques
définitions relatives à cette dernière.
A) Définition de la trésorerie
Il existe de multiples définitions de la trésorerie de l’entreprise, parfois source de
confusion.

D’abord, la trésorerie d’une entreprise est souvent définie à partir du patrimoine de


celle-ci (ensemble de ses emplois et de ses ressources).

Selon cette conception, la trésorerie d'une entreprise est « l’ensemble des liquidités
disponibles en caisse ou/et en banque. Elle est calculée sur la base du solde de la caisse, des
comptes bancaires et chèques postaux. Elle sollicite des connaissances en techniques
bancaires et financières ... »1.

Cependant, on peut opposer à cette conception permettant de mesurer un stock de


liquidités, une approche davantage centrée sur les flux, qui permet d’obtenir une mesure de la
trésorerie à partir d’un processus d’encaissement et de décaissement de liquidés.

Selon cette approche, la trésorerie de l’entreprise est définie comme étant le « solde final de
l’ensemble de ses flux de recettes et de dépenses »2.

Au terme de ces définitions, la notion de trésorerie peut donc être comprise, soit en
termes de flux, c’est l’ensemble des flux pendant une période, soit en termes de stocks, c’est
la situation de trésorerie à une date donnée3.

1
MAURINE Peirre, « La gestion de trésorerie en clair », Edition Ellipses, Paris, 2009, P23.
2
C.Marmuse, « Gestion de trésorerie », Edition Vuibert, Paris, septembre 1998, P11.
3
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2000, P25.

5
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

Les flux et les stocks sont liés par la relation suivante :


Situation de trésorerie en début de période
+ Encaissements pendant la période
- Décaissements pendant la période
= situation de trésorerie en fin de période

B) Utilité de la trésorerie
Une entreprise a besoin de trésorerie pour trois motifs 4:

Motif de transaction : l’entreprise fait des achats et des ventes chaque jour. Une grande
partie de ces opérations se dénouent à crédit mais, en fin de contrat, l’entreprise a besoin de
disponibilités ;

Motif de précaution : la gestion de la trésorerie n’est pas une science exacte et les
meilleures prévisions sont parfois prises en défaut, ne serait-ce qu’à cause des démanches, des
jours féries ou des grèves intempestives.

Les précautions seront d’autant moins nécessaires que la banque sera diligente et que les
formalités de retrait seront rapides ;

Motif de spéculation : lorsque l’entreprise manie de grandes quantités de monnaie, il


peut être intéressant de disposer, même pour quelques jours ou pour quelques heurs, de fonds
que l’on peut placer dans des conditions intéressantes, en particulier sur des places
internationales et sur des produits financier standard.

C) Les éléments de la trésorerie


La trésorerie est constituée par la trésorerie active et la trésorerie passive.

a) La trésorerie active
La trésorerie active correspond aux utilisations que l’entreprise fait de ses excédents
temporaires de liquidités, elle regroupe les disponibilités (la caisse, les comptes bancaires…)
ainsi que les valeurs mobilières de placement (facilement transformables en liquidités) 5. Cette
trésorerie active peut être mobilisée rapidement pour financer les besoins de l’entreprise.

4
J-Guy DEGOS, Stéphane GRIFFITHS, «Gestion Financière», Edition d’Organisation, Paris, 2011, p276.
5
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p02.

6
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

b) La trésorerie passive
La trésorerie passive recouvre les emprunts et dettes financières à moins d’un an et les
découverts et concours bancaires courants6. Ces dettes à court terme ont vocation à financer
des besoins de court terme, ou des décalages de recettes. Ils n’ont pas vocation à financer des
investissements à long terme.

2. Notion de gestion de trésorerie


La trésorerie est l’élément vital de n’importe quelle entreprise, bien la gérer est l’une
des tâches les plus importantes pour assurer la survie et la prospérité de toute entreprise.
A) Définition de la gestion de trésorerie
La gestion de trésorerie regroupe l’ensemble des décisions, règles et procédures qui
permettent d’assurer à moindre coût, le maintien de l’équilibre financier instantané de
l’entreprise.

Elle est une des composantes principales de la gestion financière : de sa qualité dépend
la possibilité pour l’entreprise de faire aboutir ses options stratégiques sur le plan industriel et
sur le plan commercial, et d’atteindre ainsi ses objectifs globaux 7.

B) Processus de gestion de trésorerie


La mise en œuvre de la gestion de trésorerie passe par trois étapes 8 :

a) La prévision
La première étape est la prévision des flux : les mesures (de financement) ne sont que
des remèdes. La véritable politique de trésorerie consiste à en déterminer les besoins à
l’avance. Plus en se rapproche du terme, plus l’éventail des possibilités de couverture du
déséquilibre se referme.

La diversité des taches qui incombent au trésorier l’oblige à établir des plans à
différentes horizons. Les plans de trésorerie à court terme, quelque jours à un mois, sont
indispensables au choix rationnel des moyens de financement. Les prévisions à plus longe
terme, permettent de déterminer le montant des crédits nécessaires et de les négocier
suffisamment à l’avance.

6
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p02.
7
Ibid. p25
8
Noel Gauthier, Geneviève Causse, « La trésorerie dans l’entreprise » Edition Publi-Union, 1981, Paris, p32-33.

7
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

b) L’arbitrage
Dans cette étape le trésorier doit, dans le cadre qui lui est fixé par le plan de
financement, rechercher l’utilisation optimale des fonds de l’entreprise. Il lui revient :

 de négocier les crédits à court terme et conditions relatives à touts les opérations
bancaires ;
 de prendre les décisions de financement et de placement.

Préalablement à toute décision de financement et placement, le trésorier peut


éventuellement intervenir pour modifier les caractéristiques d’opération de manière à infléchir
favorablement le profil du solde trésorerie prévu.

c) Le contrôle
Un système de gestion de trésorerie est une combinaison cohérente des taches de
prévision, négociation, prise de décision… Pour que le système fonctionne rationnellement, il
faut qu’un équilibre s’instaure entre les degrés de raffinement des techniques utilisées dans les
différents domaines.

Il serait inutile de mettre en place un système de gestion de trésorerie sans en assurer


son contrôle. Celui-ci doit contribuer à l’amélioration des pratiques et outils utilisés.

C) Enjeux de la gestion de trésorerie


L’idéal en gestion de trésorerie, si l’on fait abstraction de l’incertitude, et d’atteindre
une trésorerie zéro afin de ne supporter ni solde « créditeur improductifs », ni solde « débiteur
couteux ». Le trésorier cherchera donc à optimiser le niveau d’encaisse du compte bancaire en
réalisant un arbitrage entre le cout de trésorerie pléthorique et le cout de financement d’une
insuffisance de liquidités.

La complexité de la gestion de trésorerie et le risque d’accroissement des frais


financiers augmentent avec le nombre de comptes bancaires de l’entreprise. Dans sa quête
d’efficience, le trésorier devra éviter trois erreurs fondamentales : l’erreur de sur mobilisation
et l’erreur de sou-mobilisation, l’erreur d’équilibrage9.

a) L’arbitrage entre cout de détention d’encaisse et frais financières


Un compte bancaire créditeur fait supporter à l’entreprise un cout d’opportunité. En
effet, les liquidités disponibles résultent de son équilibre financier et donc indirectement de la

9
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, « Gestion de trésorerie », 2e édition, Edition EMS, Paris, 2015, p14.

8
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

sur mobilisation de financement couteux (la trésorerie est positive car le FR excède le BFR),
sans pour autant être affectées à des emplois productifs.

Lorsque l’entreprise se trouve en trésorerie nette négative, le cout de financement de


cette insuffisance de liquidités (découvert, escompte…) est un coût réel.

Pour le compte bancaire considéré, le trésorier va arbitrer entre le cout de détention


d’une encaisse positive et le cout d’obtention des liquidités nécessaire au financement du
déséquilibre financier. Le résultat de cet arbitrage est fondamentalement fonction du cout des
ressources financières mobilisées par l’entreprise, c’est-à-dire des taux d’intérêts en vigueur
sur les marchés et de la prime de risque spécifique exigée par les apporteurs de ressources
(actionnaires et préteurs) compte tenu de ces caractéristiques économique et financières. En
générale, cet arbitrage conduit les trésoriers à déterminer un niveau d’encaisse légèrement
négatif.

b) Minimisation des erreurs d’équilibrage et de mobilisation


L’existence de plusieurs comptes bancaires peut être à l’origine de trois erreurs
fondamentales, particulièrement couteuse, que le trésorier cherchera à annuler pour réduire les
frais financiers supportés par l’entreprise.

 L’erreur d’équilibrage
Elle provient de l’existence simultanée de solde créditeurs en valeur sur certains
comptes bancaires et de soldes débiteurs sur d’autres. Cette erreur est très couteuse puisque
les premiers sont en principe peu rémunérés alors que les seconds font supporter des intérêts
débiteurs plus importants.

 L’erreur de sur-mobilisation
Cette deuxième erreur résulte de l’existence de soldes créditeurs à vue peu rémunérés
sur les comptes bancaires de l’entreprise. Elle traduit soit un recours inutile aux crédits
(escompte, crédit de trésorerie…), soit un défaut de placement. L’erreur de sur mobilisation
survient généralement lorsque l’entreprise, prévoyant une insuffisance de trésorerie sur une
certaine période mobilise le financement nécessaire alors qu’un encaissement imprévu
survient pendant ce laps de temps.

 L’erreur de sous-mobilisation
Elle provient d’une utilisation du découvert en lieu et place de crédits alternatifs moins
couteux.

9
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

Dans la mesure où elle n’intervient que sur un différentiel de taux, l’erreur de sous-
mobilisation est généralement moins couteuse que les autres erreurs.

3. La fonction de trésorier dans l’entreprise


La fonction de trésorier a pris une place de plus en plus importante dans l’entreprise,
en participant de façon tangible à l’amélioration de la rentabilité. Le développement des
marchés, l’internationalisation des échanges, la disparition progressive de la frontière entre le
court terme et le long terme dans les opérations de trésorerie ont également renforcé la
position de la trésorerie dans la gestion de l’entreprise. Le responsable de la trésorerie dépend,
d’un point de vue hiérarchique, du chef d’entreprise ou du directeur financier.

A) Les missions du trésorier


Les principales missions du trésorier sont les suivantes 10 :

 la gestion des liquidités : il s’agit d’améliorer les équilibrages entre les différents
comptes bancaires, d’arbitrer entre les différents modes de financement ou de
placement, d’améliorer les procédures et l’organisation des circuits de transmission
des flux de trésorerie ;
 la maitrise des risques financiers pour mettre l’entreprise à l’abri des risques de
change, de taux et de contrepartie ;
 la négociation des conditions bancaires : elles doivent être le plus avantageuses
possibles ;
 la réduction du coût des services bancaires par la maitrise des supports de règlement
adéquat et le suivi de la bonne application des conditions négociées ;
 la mise en place des outils permettant l’optimisation des frais financiers et la
maximisation des produits financiers ;
 la mise en place de procédures assurant la sécurité des moyens de paiements ;
 la mise en place des procédures améliorant les circuits d’encaissement et de
décaissement ;
 la mise en place d’une veille technologique : le trésorier doit être attentif à la veille
technique, informatique et financière.

10
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p16.

10
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

B) Les qualités du trésorier


Pour mener à bien ses trois missions principales, à savoir réduire le coût des services
bancaires et accroitre le produit financier, gérer les risques financiers à court terme de
l’entreprise et assurer la sécurité des flux financiers, le trésorier doit être11 :

Un organisateur : le sens de l’organisation est une des qualités nécessaires au trésorier


dans sa gestion quotidienne. Il organise l’ensemble des flux de manière que chacun d’eux
prenne la bonne direction et arrive à destination avant l’heure limite de traitement. Ainsi, il
pourra déterminer sa position de trésorerie quotidienne en date de valeur avec plus de
précision, respecter les contraintes de temps pour pouvoir équilibrer ses comptes bancaires
avant l’heure de caisse et trouver des financements pour les placements aux bonnes
conditions.

Un communicateur : le trésorier a besoin des prévisions de tous les services pour


alimenter ses propres prévisions. La qualité de communicateur est primordiale pour faire
adhérer les autres à sa cause et les amener à fournir les informations les plus fiables possibles.
De la direction commerciale au service de paie, tous les services doivent lui fournir les
informations nécessaires pour alimenter ou affiner sa position de trésorier prévisionnel.

Un conseiller : le trésorier doit jouer le rôle de conseiller auprès des opérationnels de


l’entreprise pour les sensibiliser aux conséquences de leurs actions sur la situation de
trésorerie. Les problèmes liés à la trésorerie doivent être résolus en amont et non pas en aval :
l’acheteur et le vendeur doivent négocier, respectivement avec les fournisseurs et les clients,
les conditions et les supports de paiement, en tenant compte des conséquences sur la
trésorerie.

Un anticipateur : l’une des tâches les plus difficiles est d’anticiper les aléas des flux,
l’évolution des taux d’intérêt, des cours de change. Une bonne qualité des prévisions de
trésorerie permettra d’améliorer le résultat financier et de disposer des financements et des
placements dont l’entreprise a besoin, aux meilleures conditions possibles.

Un technicien : en plus de la formation de base en gestion et finance, il maitrise les


techniques bancaires de base, les outils de couverture des risques de change et des risques de
taux. Il est capable d’utiliser les outils informatiques comme les logiciels spécialisés de
trésorerie, les tableurs, et doit avoir le goût des technologies de l’information.

11
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p18.

11
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

4. L’environnement de la trésorerie
Les flux financiers passent par la trésorerie qui est considérée comme le cœur de
l’entreprise, pour mieux gérer ces flux, le trésorier doit maitriser la connaissance de
l’environnement au sein duquel il va exercer son activité.

En parlant de l’environnement financier de la trésorerie, nous faisons référence à


l’environnement interne de l’entreprise (sa structure de gestion à partir de ses services comme
la comptabilité, le contrôle de gestion, le commercial, et beaucoup d’autres services qui sont
dans l’entreprise) mais aussi de l’environnement externe comme la banque, le marché
financier et d’autres organismes qui ne dépendent pas de l’entreprise, mais qui sont en relation
avec cette dernière12.

A) L’environnement interne
Dans l’environnement interne, le trésorier est en contact permanent avec le service
comptabilité, le contrôle de gestion, le service commercial et la direction générale13.

a) La comptabilité
Le service de la comptabilité possède des documents indispensables au trésorier pour
établir des prévisions sur un horizon de 1 à 3 mois, tels que les balances clients et
fournisseurs. Généralement, tous les paiements que doit effectuer l’entreprise sont centralisés
au service de comptabilité et sortent de l’entreprise après être obligatoirement passés par le
service trésorerie. Un tel circuit assure au trésorier une information fiable, lui permet d’agir en
permanence sur les délais fournisseurs et clients, mais aussi de choisir et de modifier les
moyens de paiement.

b) Le contrôleur de gestion
C’est le service dans lequel sont élaborés les différents budgets de l’entreprise (budget
des ventes, budget des approvisionnements...etc.). Il permet au trésorier de l’entreprise de
préparer les différentes prévisions de la trésorerie, ainsi la fiabilité de la gestion prévisionnelle
de la trésorerie repose sur celle du contrôle de gestion.

12
Ruffin BITAISHA, « Environnement financier de la trésorerie », (consulté le 10/11/2019), disponible sur
http://www.astufinance.com/environnement-financier-de-la-tresorerie/

13
Ibid.

12
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

c) Le commercial
Le trésorier a besoin également d’autres informations notamment commerciales. Le
responsable commercial d’une entreprise engrange du chiffre d’affaire, mais ne se soucie pas
des encaissements de ses clients. Or, le chiffre d’affaire n’est réel que s’il est entièrement
payé sans retard. Il faut donc sensibiliser le commercial à l’esprit de la trésorerie.

d) La direction générale
Le trésorier de l’entreprise doit préparer (une fois par semaine ou mensuellement) la
synthèse de sa trésorerie pour permettre à la direction générale de comprendre et d’analyser
les opérations financières les plus remarquables de l’entreprise. En cas d’absence de cette
formalité, la direction générale risque de ne pas connaitre l’évolution de la trésorerie.

B) L’environnement externe
Dans l’environnement externe, on trouve notamment la banque, le marché financier et
l’Etat14.

a) La Banque
Le trésorier fait souvent appel à ses banquiers. Auprès de ces derniers, le trésorier
cherche des moyens de financement ou des produits de placements, des informations sur les
cours de change, et des analyses ou des outils pour forger ses propres anticipations.

b) Le Marché Financier
A part les informations que le trésorier peut tirer sur son banquier, il doit aussi rester
attentif sur les analyses des économistes sur l’évolution de la conjoncture et aux sentiments du
marché. Toutes ces informations vont lui permettre d’être capable de faire une gestion de sa
trésorerie en fonction de l’évolution de l’environnement financier de l’entreprise.

c) L’Etat
Avec l’intervention de l’Etat dans la vie économique du pays, le trésorier doit savoir les
décisions que ce dernier est censé de prendre pour la vie économique de l’entreprise. Il doit
connaitre toutes les lois et réglementations notamment en matière d’impôts et taxes.

5. La trésorerie et l’équilibre du bilan

14
Ruffin BITAISHA, Op cit.

13
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

L’équilibre financier d’une entreprise peut être appréhendé à partir de son bilan. Celui-
ci répertorie à l’actif ses différents investissements ou emplois et, au passif, les ressources
mobilisées pour les financer. Dans ce contexte, la trésorerie est la différence algébrique entre
le fonds de roulement (FR) et le besoin en fonds de roulement (BFR) de l’entreprise.
A) Le besoin en fonds de roulement
Le besoin en fonds de roulement « correspond aux capitaux circulants nécessaires au
fonctionnement du cycle d’exploitation de l’entreprise. Il provient du décalage dans le temps
du cycle achats – production – vente et du cycle de règlement fournisseurs – stockage –
encaissements clients. C’est un des clignotants de l’état de santé de l’entreprise »15.
Le besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFR)=
+stocks
+créances de l’actif circulant
-dettes circulantes

Ainsi, à ce besoin en fonds de roulement dit d’exploitation s’ajoute un autre besoin en


fonds de roulement qualifié alors d’hors exploitation (BFRHE) qui « permet d’apprécier
l’origine de l’équilibre ou du déséquilibre financier de l’entreprise provenant de ses activités
courantes ou des opérations dites exceptionnelles, c’est-à-dire qui ne sont pas liées à l’activité
de l’entreprise. On y trouve notamment les acomptes versés et le montant dû au titre de
l’impôt sur les sociétés ainsi que les sommes dues aux fournisseurs d’immobilisations et
actionnaires »16.

Au total, en dehors de certaines entreprises appartenant à des secteurs d’activité bien


précis (notamment la grande distribution), le BFR est positif. Il représente alors un besoin de
financement provenant essentiellement du cycle d’exploitation et doit être couvert par des
ressources stables, le fonds de roulement (FR). Pour cette raison, ce besoin de financement est
appelé besoin en fonds de roulement.

B) Le fonds de roulement
Le fonds de roulement (FR) est « la différence entre les capitaux permanents et les
immobilisations nettes. Il compare les actifs « longs » ou emplois stables (à faible degré de
liquidité) avec les éléments du passif « longs » (c'est-à-dire les ressources stables) »17. Les

15
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit, p23.
16
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, Op cit. p10.
17
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. P21.

14
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

emplois stables comprennent les immobilisations nettes et les autres valeurs immobilisées.
Les ressources stables sont composées du capital social, des réserves, du report à nouveau, des
dettes à moyens et long terme, des provisions pour risques et charges et des subventions
d’investissement.

Le fonds de roulement « constitue un indicateur d’équilibre financier de l’entreprise


traditionnellement utilisé. Toutefois, l’interprétation de la notion de fonds de roulement
dépend de l’activité, de l’environnement, des fluctuations saisonnières des flux de
l’entreprise, et n’a de sens qu’en le confrontant aux besoins de financement de
l’entreprise »18.

Le fonds de roulement peut se calculer par le haut du bilan (financement long) ou par le
bas du bilan (financement court), sachant que seule la première méthode a une réelle
signification.

 Par le haut de bilan


FR= Ressources stables – Emplois stables

 Par le bas de bilan


FR = Actifs circulants – Dettes circulantes

C) La trésorerie nette (TN)


a) Définition
La trésorerie nette est « le surplus du fonds de roulement sur le besoin en fonds de
roulement, ou bien la différence entre la trésorerie active et la trésorerie passive »19. C’est une
résultante qui peut être donc positive, nulle ou négative.

b) Le calcul de la trésorerie nette


La situation de trésorerie nette se calcule directement à partir du bilan, soit par le haut
du bilan ou bien par le bas du bilan :

 Par le haut du bilan


La trésorerie nette est égale à la différence entre l’excédent des ressources stables de
l’entreprise et ses besoins de financement provenant du cycle d’exploitation, soit la différence
entre le fonds de roulement et le besoin en fond de roulement 20.

18
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p21.
19
Ibid. p25.

15
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

TN = Fonds de roulement – Besoin en fonds de roulement

 Par le bas du bilan


La trésorerie nette est égale à la différence entre la trésorerie active et la trésorerie
passive.
TN= Trésorerie active – Trésorerie passive

c) Situation de la trésorerie nette


Trois (3) cas de figure peuvent se présenter pour la situation de la trésorerie nette, une
trésorerie positive, une trésorerie négative et une trésorerie nulle 21.

 Fonds de roulement > Besoin en fonds de roulement => trésorerie nette > 0
Dans ce cas, les ressources financières de l’entreprise sont suffisantes pour couvrir les
besoins, ce qui signifie que la situation financière de l’entreprise est saine et qu’elle est de
même en mesure de financer un surcroit de dépenses sans recourir à l’exploitation.

 Fonds de roulement < Besoin en fonds de roulement => trésorerie nette < 0
Dans ce cas, l’entreprise ne dispose pas suffisamment de ressources financières pour
combler ses besoins, elle doit donc recourir à des financements supplémentaires à court terme
pour faire face à ses besoins de financement d’exploitation.

 Fonds de roulement = Besoin en fonds de roulement => trésorerie nette = 0


Dans ce cas, les ressources financières de l’entreprise suffisent juste à satisfaire ses
besoins. La situation financière est équilibrée, mais celle-ci ne dispose aucune réserve pour
financer un sur plus de dépenses que ce soit en termes d’investissement ou d’exploitation.

Section 2 : Outils et techniques de gestion de la trésorerie


Parler des outils et techniques de gestion de la trésorerie revient à énumérer les outils
permettant de mesurer les flux de trésorerie, connaître les techniques d'élaboration des
prévisions et enfin, le choix du financement à court terme de la trésorerie.

1. Les tableaux de flux


Les tableaux de flux correspondent à l’analyse dynamique d’évolution du patrimoine et
de l’activité de l’entreprise, pour une période donnée. Ils détaillent toutes les contreparties des

20
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, Op cit. p12.
21
Michel Sion, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », 6e édition, Edition Dunod, Paris, 2015, p05.

16
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

flux de résultat, ce qu’ont été les ressources de financement de la période et comment ces
ressources ont été employées au cours de la même période22.

Les modèles de tableaux de flux sont nombreux car le type de comportements ou de


phénomènes sur lequel l’analyse est centrée n’est pas le même selon les cas. Les tableaux de
financement (ou d’emplois et de ressources) se focalisent sur les flux de fonds. Les tableaux
de flux de trésorerie (ou tableaux de variation d’encaisse) s’intéressent, non pas aux emplois
ou aux ressources, mais aux flux de trésorerie effectivement dégagés par les opérations de
l’entreprise23.

A) Tableau de financement
a) Notion de tableau de financement
Le tableau de financement est un document de synthèse qui met en lumière les facteurs
qui ont contribué à la variation du patrimoine d’une entreprise entre deux dates.

Le tableau de financement est construit à partir du découpage du bilan comptable en


bilan fonctionnel, afin de faire apparaitre les différents équilibres « bilanciels », fonds de
roulement (FR), besoin en fonds de roulement (BFR) et solde de trésorerie (ST), révélateurs
de difficultés financières éventuelles (déséquilibre financier) 24.

b) Structure du tableau de financement


Le tableau de financement est composé de deux parties :

 Première partie
Les ressources de l’exercice mettent en avant les ressources internes : CAF, cessions
d’actifs. Les opérations de désinvestissement sont donc analysées sous leurs deux aspects :
cessions d’immobilisation réelles ou financières. Il est ainsi possible de suivre la marque de
décisions stratégiques de recentrage. L’endettement, et symétriquement le désendettement,
sont pris en compte globalement au niveau des dettes financières durables.

La présence des distributions de dividendes en emplois est la contrepartie de la CAF en


ressources. Le tableau de financement se construit avant répartition du résultat. L’intérêt est

22
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2007,
p32.
23
Hubert de La Bruslerie, « Analyse financière », 4e édition, Edition DUNOD, Paris, 2010, p289.
24
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, « La gestion de trésorerie », Edition DUNDO, Paris, 1999, p52.

17
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

ici la mise en évidence des décisions de dividendes de l’entreprise. Les investissements sont
logiquement présentés en emplois 25. (Modèle du tableau de financement voir annexe N°01)

 Deuxième partie
La seconde partie du tableau de financement du PCG présente l’utilisation de la
variation nette du FR en détaillant la variation du BFR et la variation de la trésorerie nette. À
chaque niveau, un détail d’information est donné en ce qui concerne le besoin de financement
d’exploitation et le besoin de financement hors exploitation.

De même, une distinction est faite entre les variations de l’encaisse et les variations des
passifs de trésorerie bancaires26.

L’ensemble de ces deux parties permet de vérifier si la règle orthodoxe de l’équilibre


financier a été respectée en dynamique. Immédiatement, les causes, volontaires ou non, d’une
amélioration ou d’une dégradation apparaissent. Un début de diagnostic est possible en faisant
la distinction entre les évolutions qui résultent de décisions de gestion, celles qui sont liées à
des phénomènes conjoncturels ou à des contraintes extérieures27.

B) Tableau de flux de trésorerie (TFT)


a) Notion de tableau de flux de trésorerie
Le tableau de flux de trésorerie constitue un document de synthèse, dont la finalité est
d’expliquer la variation de la trésorerie de l’entreprise. Il rapporte les encaissements nets de
liquidités, les déboursements et les changements nets qui résultent des activités d’exploitation,
d’investissement et de financement d’une entreprise durant une période28.

Révéler l’augmentation ou la diminution de la trésorerie est considérée utile parce que


les investisseuses, créancières et autres parties intéressées veulent savoir et peuvent
généralement comprendre ce qui survient à l’actif le plus liquide de l’entreprise : sa trésorerie.

b) Structure du tableau de flux de trésorerie


Le tableau de flux de trésorerie présente les mouvements de trésorerie résultant des
activités de l’entreprise selon trois catégories : les activités d’exploitation, d’investissement et
de financement. (Modèle du tableau de flux de trésorerie voir annexe N°03)

25
Hubert de La Bruslerie, « Analyse financière », Op cit., p291.
26
Ibid. p292.
27
Ibid. p294.
28
Hamid CERBAH, « Tableau des flux de trésorerie », Edition pages bleues, Alger, 2014, p12.

18
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

 Les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation


Les flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation constituent une source importante
de capitaux pour l’entreprise. En effet, les liquidités que l’entreprise tire de son exploitation
lui permettent de verser des dividendes à ses actionnaires, de régler ses dettes et d’investir
dans des éléments d’actif à long terme sans recourir à du financement externe.
Les flux d’exploitation découlent des opérations que l’entreprise effectue dans le cours
de ses affaires afin de dégager un bénéfice net (ou une perte nette). Donc, les encaissements et
les décaissements découlant de la vente des produits et services de l’entreprise, de la réception
ou du versement d’intérêts, du paiement des impôts, de la main-d’œuvre et des biens utilisés
dans la production sont des flux de trésorerie liés à l‘exploitation 29.

 Les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement


Concernent l’acquisition et la cession d’actifs à long terme ou de tout autre
investissement pour lequel on tient compte de la variation des décalages de trésorerie sur
opérations d’investissement. Ces flux permettent d’identifier et de mesurer la politique
d’investissement de l’entreprise en matière de renouvellement ou de développement de son
activité30.

 Les flux de trésorerie liés aux activités de financement


Sont constitués des sources de financement (augmentation de capital, emprunt,
subventions) et des rémunérations et remboursements réalisés, en tenant compte à nouveau de
l’incidence de la variation des décalages de trésorerie constitués des variations du capital
souscrit non appelé et du capital appelé non versé 31.

2. Les prévisions de trésorerie


Les prévisions de trésorerie peuvent être élaborées à trois niveaux :
– le plan de financement qui présente les prévisions d’emplois et de ressources, sur
plusieurs années ;
– le budget de trésorerie qui affine les prévisions précédentes, mois par mois,
généralement sur un an ;
– la trésorerie en date de valeur qui correspond aux prévisions au jour le jour, au
maximum sur un mois.

29
ANNE FORTIN, «ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE » Presses de l’Université du Québec, Québec, 1998, P7.
30
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op Cit. P39.
31
Ibid.

19
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

A) Le plan de financement
a) Définition du plan de financement
« Généralement établi sous la responsabilité de la direction générale, le plan de
financement est un état prévisionnel permettant de mesurer la trésorerie dans les années à
venir, dans le but de négocier des prêts pour financer les projets d’investissement, ou de
prévenir d’éventuelles difficultés. Son horizon est compris entre 3 et 5 ans »32.

b) Structure du plan de financement


La structure du plan de financement prévisionnel, très voisine de celle du tableau de
financement rétrospectif, comprend quatre postes principaux (investissement, compléments de
fonds de roulement nécessaires, autofinancement prévisionnel, financements externes) et un
certain nombre de postes que l’on peut qualifier de moindre importance en raison de leur
poids dans l’ensemble des besoins et de ressources de financement de l’entreprise
(distribution de dividendes, remboursement d’emprunts) 33.

Un rapport d’analyse doit normalement être joint au plan de financement prévisionnel.


Ce rapport a vocation à préciser les hypothèses à la base de l’établissement du plan de
financement : méthodes de calcul du BFR, de prévisions du chiffre d’affaires. Dans la mesure
où l’on constaterait un excédent ou une insuffisance de trésorerie, il y aurait lieu d’indiquer
les raisons qui conduisent à cet état de fait et les solutions envisageables pour y remédier avec
leurs chances de succès et leurs conséquences financières ou autres34. (Modèle du plan de
financement prévisionnel voir annexe N°04).

B) Le budget de trésorerie
a) Définition du budget de trésorerie
« Le budget de trésorerie est l’ensemble des budgets de recettes et de dépenses,
d’exploitation et hors exploitation, de l’entreprise. Il détermine le résultat de chaque mois en
termes de flux financiers. Ce budget doit tenir compte des délais de règlement, c’est-à-dire de
la date d’échéance des factures. Chaque entreprise doit disposer de budget de trésorerie précis,
chiffré et véritable. »35 Il permet de :

– Prévoir les besoins de financement ou les excédents de trésorerie à court terme ;

32
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2000, p27.
33
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. p64.
34
Ibid. p66.
35
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p29.

20
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

– Choisir le ou les modes de financement ou de placement les plus adéquats, dans le but
de disposer des financements nécessaires, aux meilleures conditions possibles, et
d’optimiser le résultat financier de l’entreprise.
b) Structure du budget de trésorerie
Le budget de trésorerie est élaboré à partir d’un certain nombre de données
communiquées par les différents services de l’entreprise à la direction financière ou au service
contrôle de gestion. En effet, le budget de trésorerie est l’aboutissement de tous les autres
budgets (achats, ventes, investissements, personnel, etc.) réalisés par les différents services de
l’entreprise. Il comprend l’ensemble des flux d’encaissements et de décaissements 36 : (Modèle
du budget de trésorerie voir annexe N°05)

 Les encaissements : contient tous les encaissements relatifs aux opérations d’exploitation
et hors exploitation de la période qui arrivent à échéance ou aux opérations des périodes
antérieures mais qui sont à recevoir au cours de la période. Il prend en compte :
 Les recettes TTC, en fonction des modalités de règlement accordées aux clients ;
 Les produits financiers ;
 Les augmentations du capital ;
 Les emprunts à longe, moyen et cout terme ;
 Toute autre ressource dont la date d’encaissement est connue.
 Les décaissements : inclut tous les décaissements relatifs aux opérations d’exploitation et
hors exploitations de la période, soit à des opérations effectuées au cours de la période ou
au cours des périodes précédentes. Il intègre :
 Les dépenses d’exploitation : frais du personnel (acomptes, salaires, primes, charges
sociales), charges fiscales dont les échéances peuvent arriver à des dates variables,
mais généralement connues d’avance, achats, fournisseurs, frais et services divers,
pris pour leur valeur TTC ;
 Les investissements ;
 Les remboursements d’emprunts ;
 Le paiement des dividendes.

Dans ces deux parties du budget de trésorerie, apparaissent aussi bien les opérations
d’exploitation que les opérations hors exploitation, l’objectif étant de les recenser et de les

36
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, « Op cit. p130.

21
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

convertir en encaissements et en décaissements mensuel TTC. Il s’agit là du seul document


(avec celui des prévisions au jour le jour) où l’on exprime les prévisions TTC.
Il convient par conséquent de calculer la TVA à payer et de positionner les
décaissements.
C) La fiche en valeur (le suivi de la trésorerie au jour le jour)
a) Définition de la fiche en valeur
« La fiche de suivi en date de valeur constitue un document de travail quotidien du
trésorier de l’entreprise. Elle reprend les dates de détermination de solde réel du compte
bancaire (dates de valeurs) des prévisions quotidiennes de la trésorerie sur un horizon glissant
de 30 jours afin d’optimiser les décisions de trésorier ».37

b) Objet de la fiche en valeur


L’objet de la fiche en valeur est de permettre d’optimiser la gestion de fonds disponibles
dans l’entreprise, afin de maximiser les produits financiers et de minimiser les services
bancaires et les frais financiers. Pour ce faire, le trésorier doit gérer les comptes bancaires
par 38:
– Amélioration des équilibres entre banques ;
– Etablissement de la position réelle en date de valeur au jour le jour, par banque ;
– Répartition des flux des encaissements et des décaissements ;
– Choix des modes de financement ou de placement les plus appropriés ;
– Amélioration des procédures des circuits de transmission des flux de trésorerie, en
accélérant les encaissements par exemple.
3. Sources de financement de la trésorerie
Le financement des besoins de trésorerie, à court terme, des entreprises peut être réalisé
par l’utilisation de différents supports proposés par les établissements financiers.

A) Les crédits de mobilisation de créance


Ces types de crédits s’appuient sur l’existence d’une contrepartie réelle sous la forme
d’une créance commerciale qui assure la garantie du crédit octroyé.

a) L’escompte commercial
L’escompte commercial est fondé sur la remise pour escompte à une banque d’un
moyen de paiement, lettre de change ou billet à ordre. Il permet à l’entreprise de bénéficier

37
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. P73.
38
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p40.

22
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

d’un crédit par avance de fonds au taux d’escompte qui a été accepté ou négocié par le
trésorier 39.

b) Le crédit de mobilisation de créance commerciale


Il permet de transformer des créances en liquidité sans création d’effet de commerce,
l’entreprise regroupe des créances dont les échéances de paiement sont voisines, même
décade, et leur montant donne lieu à l’établissement d’un billet à ordre par la banque qui
crédite ensuite le compte de la société ; le billet est remboursé à l’échéance des factures qui
sont, bien souvent, transmises à la banque, de fait chargée de les recouvrer. La durée d’un
CMCC est limitée à 90 jours40.

c) La cession de créances (crédit Dailly)


Le crédit Dailly se présente sous forme de contrat, entre la banque et l’entreprise, par
lequel l’entreprise cède à la banque des créances regroupées sur un bordereau, appelé
bordereau Dailly : au sens large puisqu’elles peuvent être échues ou futures (des commandes),
exigibles à l’exportation, portant sur des marchés publics ou privés. En contrepartie, la banque
peut refuser des créances sur le bordereau. Contre la cession des créances, la banque accorde
un crédit sous forme de découvert ou de billets mobilisables 41.

d) L’affacturage
L’affacturage est un contrat passé entre une entreprise et une société d’affacturage pour
une durée indéterminée, avec préavis de trois mois en général, concernant tout ou partie des
créances de l’entreprise42. La société d’affacturage fixe donc les termes du contrat et prend en
charge le recouvrement des créances et le risque de non paiement et d’insolvabilité des
clients.

e) L’avance en devises
C’est un moyen de financement d’une durée maximale de 6 mois, fondé sur des
créances exigibles à l’exportation, et qui permet à un exportateur d’encaisser le montant total
de sa créance, par exemple dès la facturation43.

39
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p103.
40
Ibid. p104.
41
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p77.
42
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p106.
43
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p77.

23
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

B) Les crédits sans mobilisation de créance


Ce sont des crédits en blanc, qui ne sont pas garantis par des créances commerciales.
Leur objet est d’assurer l’équilibre de la trésorerie courante lorsque celui-ci ne peut être
obtenu par la mobilisation de créances commerciales.

a) Le découvert bancaire
Le découvert bancaire est l’autorisation que donne le banquier à son client d’être
débiteur en compte. Il offre l’avantage d’une grande souplesse en permettant de couvrir des
besoins de financement dès leur origine et pour leur durée précise, sans surcoût lors du calcul
des frais financiers44.

b) La facilité de caisse
La facilité de caisse est une avance de trésorerie de très courte durée, quelques jours,
souvent légèrement moins cher qu’un découvert bancaire, pour pallier un décalage entre des
encaissements et des décaissements.

c) Crédit de compagne
Le crédit de compagne a pour objet de financer temporairement de quelques semaines à
quelques mois, des produits finis nécessairement stockés mais dont la vente est différée dans
le temps. Il ne s’agit donc pas de financer leur production. Ce type de crédit est
particulièrement adapté pour les activités saisonnières45.

d) Les crédits spots


Les crédits spots sont des crédits à court terme, moins de 3 mois, très utilisés par les
entreprises ayant des besoins réguliers, permanents et importants de trésorerie. Ce crédit est
octroyé sans aucune contrepartie de créances détenues.

En fonction de son besoin de trésorerie, l’entreprise qui souhaite obtenir ce type de


crédit, souscrit un billet à l’ordre de son banquier par lequel elle s’engage à rembourser celui-
ci à une échéance fixée à l’avance. Lorsque l’entreprise mobilise cet effet, la banque crédite le
compte courant du montant de l’effet escompté puis le débite à l’échéance en prélevant
également les agios, intérêts et commissions, dus46.

44
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p102.
45
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. p306.
46
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. p290.

24
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

Section 3 : les risques et les problèmes de la trésorerie


Cette section traitera les différents risques qui menacent la trésorerie de l’entreprise, et
les problèmes de trésorerie.

1. Les risques liés à la trésorerie


La trésorerie de l’entreprise est exposée à deux types de risques : les risques financiers,
et les risques opérationnels. Ces risques sont parfois moins élevés au sein des petites
entreprises.

A) Les risques financiers


Les risques financiers regroupent le risque de signature, le risque de taux et les risque de
change.
a) Le risque de signature
1) Notion de risque de signature
Chaque créancier court un risque de signature, car il peut perdre pour de multiples
raisons le contrôle de sa créance : désaccord avec le débiteur, cessation de paiement de celui-
ci, disparition. On distingue le risque de défaut et le risque de contrepartie :

 Le risque de défaut : « est le risque d’insolvabilité des débiteurs. Il joue surtout pour
les créances commerciales sur les clients, mais il arrive que les marchés financiers
soient atteints, spécialement le marché des obligations. Certains instruments, que nous
avons évoqués plus haut, comme l’affacturage, permettent de prévenir ce risque de
manière classique »47.
 Le risque de contrepartie : « est le risque couru à cause de la défaillance du
contractant qui refuse de respecter ses engagements : selon le cas, c’est un risque de
livraison (le débiteur est incapable de livrer des titres ou des devises par exemple) ou
un risque de règlement (impossibilité de livrer le montant prévu à la date
convenue) »48.
2) Évaluation du risque de signature
L’évaluation du risque de signature est le résultat d’une collecte d’informations dont le
traitement permettra de déterminer un seuil de risque par client.

47
J-Guy DEGOS, Stéphane GRIFFITHS, « Gestion Financière », Edition d’Organisation, Paris, 2011, p303.
48
Ibid.

25
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

La collecte d’informations est effectuée au sein de l’entreprise en situation de


fournisseur et auprès d’organismes extérieurs. La collecte interne est réalisée dans les services
commerciaux, livraison et comptable. Le recours à des organismes externes (banques, greffe
du tribunal…) fournit des informations financières et comptables (derniers bilans, comptes de
résultat…) concernant les clients.

Le traitement des informations va porter sur des données qualitatives et quantitatives,


réelles et prévisionnelles, objectives ou subjectives. Il a pour but de mettre en évidence la
capacité des clients à payer leurs dettes, leur volonté de respecter les délais, leur patrimoine
financier global et les conditions de règlement demandées 49.

3) La gestion du risque de signature


La gestion du risque client doit avant tout être envisagée à titre préventive ; il peut
cependant s’avérer nécessaire de mettre en œuvre des moyens curatifs si le traitement initial
du risque est insuffisant.

 La gestion préventive du risque


L’évaluation du risque client doit permettre la prise de décisions de nature à éliminer ou
à réduire l’incidence de ce risque. Si les principes élémentaires que doit respecter tout
responsable de crédit client peuvent apparaître évidents, voir simplistes, leur connaissance et
leur respect sont nécessaires pour éviter toute naissance de risque du fait du fournisseur.

La durée et le montant du crédit client sont les deux éléments sur lesquels repose
effectivement le risque client. Il est donc nécessaire de les déterminer au mieux des intérêts
réciproques, dans le respect des textes règlementaires, avec la volonté d’anticiper tout risque
éventuel de non-paiement50.

 La gestion curative du risque


L’analyse des causes d’un impayé repose d’abord sur la connaissance du débiteur et le
suivi, dès la facturation, du portefeuille de créances sur ce client pour déceler tout signe
annonciateur de difficultés éventuelles de paiement. Dès le constat d’un retard de paiement, le
trésorier, ou le responsable crédit, doit immédiatement contacter le client et envisager une
procédure formelle de relance. La relance peut être complétée par une visite au client pour

49
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2007,
p196.
50
Ibid. p209.

26
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

connaitre les raisons du retard de paiement et, éventuellement, si les circonstances et le


contexte économique le permettre, négocier un délai de paiement additionnel.

Si cette procédure amiable de recouvrement s’avère inefficace, plusieurs actions


d’importance croissantes doivent être menées : mise en demeure de payer, sommation de
payer par l’intermédiaire d’un huissier qui pourra, à la demande du créancier, établir un protêt
si le créancier l’estime nécessaire 51.

b) Le risque de taux d’intérêt


1) Notion de risque de taux
« Le risque de taux d’intérêt concerne tout emprunt ou prêt, financement ou placement,
réalisé à taux fixe ou variable. Connaître le risque de taux d’intérêt revient dans un premier
temps à constater l’incidence d’une variation de taux d’intérêt sur un actif financier, dette ou
créance »52.

Le risque de taux d’intérêt peut être apprécié tant en situation de hausse que de baisse
du taux, fixe ou variable, associé à un actif financier.

2) Evaluation du risque de taux


L’évaluation du risque de taux repose sur la mesure de la position de taux de
l’entreprise ; la position de taux est déterminée en considérant le solde (placements –
financements) ou (prêts – emprunts) à taux fixe figurant au bilan échéance par échéance.
Selon que le solde par échéance est nul ou non nul, positif ou négatif, la position de taux est
fermée, ouverte prêteuse (longue) ou ouverte emprunteuse (courte) ; l’entreprise est alors
exposée à un risque nul, de hausse ou de baisse des taux fixes.

L’évaluation du risque de taux peut aussi reposer sur une approche actuarielle qui met
en évidence la plus ou moins sensibilité des actifs financiers à une variation de taux en
fonction de leur durée de vie : plus la durée de vie est longue, plus la sensibilité est grande.
Plusieurs concepts théoriques sont alors utilisés, ceux de maturité, de sensibilité et de
duration. La maturité d’un actif représente le temps à courir jusqu’au dernier flux de
remboursement de capital. La maturité peut être mesurée à partir de la durée de vie moyenne
calculée, en faisant la somme des durées pondérées par les flux d’amortissement du capital,
divisée par le montant nominal de l’emprunt.

51
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p212.
52
Ibid. p249.

27
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

3) La gestion du risque de taux d’intérêt


La gestion du risque de taux d’intérêt auquel est exposé un actif financier est réalisée au
moyen des instruments et des techniques de gestion externe. Cette gestion du risque a deux
objectifs distincts53 :
 Garantir un taux pour une position future d’emprunt ou de placement, comprise entre
quelques jours et plusieurs années,
 Modifier la nature d’un emprunt ou d’un placement, passer d’un emprunt ou
placement à taux fixe à un emprunt ou placement à taux variable ou vice versa.

Les instruments de gestion du risque de taux se classent en fonction de plusieurs


critères :
 Certains instruments constituent un engagement ferme (terme contre terme, FRA,
swaps) ; d’autres sont des options laissant bénéficier intégralement l’acheteur d’une
évolution favorable des taux (cap et floor).
 Certains instruments ne peuvent être utilisés que sur des périodes courtes ne dépassant
pas le plus souvent 24 mois (terme contre terme et FRA) ; d’autres permettent de
couvrir aussi une courte durée qu’une durée longue pouvant atteindre 10 ans (swap,
cap et floor).
c) Le risque de change
1) Notion de risque de change
Le risque de change « est le risque relatif à la possession d’actifs ou de contrats en
monnaie étrangère. Il résulte des variations des cours de devises. C’est un risque subi au
moment de la conclusion du contrat, enregistré en valeur historique, qui se poursuit jusqu’au
moment du règlement effectif »54.

Le risque de change remet en question les opérations les plus courantes (achats, ventes,
prêts, emprunts) et par conséquent les marges et les bénéfices escomptés par l’entreprise sur
ces opérations.

Il existe trois types de risques liés aux fluctuations de change constatées et/ou
prévisionnelles55 :

53
Michel Sion, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », 6e édition, Edition Dunod, Paris, 2015, P276.
54
J-Guy DEGOS, Stéphane GRIFFITHS, « Gestion Financière », Op cit. p304.
55
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p213.

28
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

 le risque de change d’exploitation : risque commercial ou financier résultant de la


variation de cours de devises entre deux dates ;
 le risque de change comptable : risque affectant les postes du bilan et risque de
consolidation des comptes des filiales ;
 le risque de change économique : risque comptable ou d’exploitation avec intégration
du risque sur des opérations futures en devises.

Le risque de change peut être réel ou conditionnel ; dans le premier cas, il s’agit du
risque lié à une opération effective alors que, dans le second cas, la réalisation de l’opération
est conditionnée par une décision non maitrisée par l’entreprise

2) Evaluation du risque de change


Conditionnel ou réel, le risque de change doit être quantifié par le trésorier pour en
mesurer l’enjeu et choisir ultérieurement la politique de gestion de ce risque la mieux adaptée
à l’entreprise.

Le risque de change se manifeste dans les flux gérés par le trésorier et les postes
figurant au bilan de l’entreprise. Trois catégories de risque de change ont été définies
précédemment et les principes de mesure du risque différent selon ces catégories56.

 Mesure du risque d’exploitation


La mesure du risque d’exploitation repose sur la connaissance de la position de change
de l’entreprise, mise en évidence par la construction d’un tableau de synthèse présentant
l’ensemble des avoirs et des engagements de l’entreprise, devise par devise, pour différentes
échéances.

 Mesure du risque comptable


Au plan comptable le risque est un risque de conversion mesuré, à un instant donné pour
les postes du bilan exposés aux fluctuations monétaires, à partir des documents comptables à
deux dates différentes, et un risque de consolidation si l’entreprise a des filiales à l’étranger.

 Mesure du risque économique


Le risque économique est un risque de variation des cash-flows futurs de l’entreprise et
un risque de compétitivité pour une entreprise dont la valeur peut s’apprécier ou se déprécier
en fonction des fluctuations de change. C’est là un risque difficilement quantifiable. Son

56
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p214.

29
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

estimation suppose de connaître l’effet d’une variation de cours de la devise sur son marché et
sur celui de ses concurrents.

3) La gestion du risque de change


La gestion du risque de change consiste à évaluer les pertes susceptibles d'affecter les
opérations commerciales et financières en fonction des anticipations sur l'évolution des
devises puis à les limiter en utilisant des techniques de modification de la position de change
(le termaillage, les avances en devises…) ou des méthodes de couverture de la position de
change (les contrats à terme, les options de change…). Selon la technique appliquée, la
couverture permettra de profiter ou non d'une évolution favorable des cours 57.

B) Les risques opérationnels de trésorerie


Les risques opérationnels liés au cycle de trésorerie sont relatifs à la faiblesse des
procédures de ce cycle. Les risques opérationnels du cycle trésorerie sont les suivants : les
risques liés à la budgétisation, les risques liés aux encaissements et décaissements, les risques
liés au contrôle des avoirs en caisse et en banque, les risques liés à la comptabilisation des
opérations de caisse et de banques et à l'analyse et justification des comptes de virements de
fonds.

a) Risques liés à la budgétisation


Les risques liés à la budgétisation de la trésorerie sont en général la méconnaissance des
objectifs spécifiques, la non-élaboration du budget de trésorerie, la mauvaise maîtrise de la
trésorerie, l'appréhension tardive des « impasses » de trésorerie, l'inexactitude des
informations relatives aux entrées et sorties de trésorerie.

b) Risques liés aux encaissements et aux décaissements


Les risques liés aux procédures d'encaissement et de décaissement sont le risque de
détournement d'encaissement ou de détournement par création de dépenses fictives : difficulté
d'assurer un contrôle correct des caisses ; difficulté d'exercer un contrôle séquentiel des pièces
de caisse ; risque de détournement des encaisses significatives détenues par le caissier ;
existence de bons de caisse non régularisés, correspondant à des prêts déguisés ; risque de
détournement des encaissements clients et de falsification des comptes clients concernés.

57
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, « Gestion de trésorerie », Edition EMS, Paris, 2015, p121.

30
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

c) Risques liés au contrôle des avoirs en caisse et en banque


Les risques liés au contrôle des avoirs en caisse et en banque sont : le risque de
détournement de caisse non détecté, risque de collusion entre les responsables des caisses et
les contrôleurs ; risque de détournement d'avoir en banque et de falsification des états de
rapprochement bancaire ; risques de maintien dans les états de rapprochement bancaire de
montants significatifs en suspens, au détriment de la trésorerie de l'entreprise.

d) Risques liés à la comptabilisation des opérations de caisse et de banques


Les risques liés à ces procédures sont les suivants : inexactitude, à un moment donné,
des soldes comptables des comptes de caisse et de banques, empêchant de ce fait, l'exercice
d'un contrôle correct ; risque de détournement de montants retirés de la caisse ou de la banque
pour alimenter théoriquement d'autres comptes de trésorerie ; risque de falsification des
justifications des comptes de virements de fonds par les auteurs du détournement.

2. Les problèmes de trésorerie


A) Origine des problèmes de trésorerie
A l’origine des problèmes de trésorerie que peut rencontrer toute entreprise, on trouve
des problèmes soit structurels soit conjoncturels. Il faut en effet nuancer l’analyse en fonction
de la gravité présumée des problèmes. Ces derniers peuvent impliquer le haut du bilan (fonds
de roulement) ou le bas du bilan (besoin en fonds de roulement), voire, dans certains cas, les
deux :58
a) Problèmes structurels de trésorerie
Ces problèmes structurels de trésorerie sont essentiellement des problèmes à moyen et
long terme qui tiennent essentiellement à des difficultés tel qu’une insuffisance de fonds de
roulement (FR) qui peut amener des problèmes de trésorerie. Si l’on voulait lister les causes
principales de ces problèmes, on pourrait trouver les suivantes :

 Un trop fort montant d’investissement réalisé sous la forme d’acquisition


d’immobilisations corporelles et incorporelles ;
 Des investissements financiers trop importants (prise de contrôle de sociétés, achats de
titres de participation, etc.) ;
 Une insuffisance des capitaux permanents due notamment :
 à la faiblesse du capital social de la société ;

58
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié « La gestion de trésorerie », Edition Dunod, Paris, 1999, p.

31
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

 au sous-endettement à moyen et long terme de l’entreprise ;


 à la faiblesse des bénéfices mises en réserve ;
 à des pertes successives et donc à l’insuffisance de rentabilité de
l’entreprise.

Il convient dans ces cas de chercher à doter l’entreprise d’une structure financière stable
en restructurant le haut du bilan et en améliorant la rentabilité de son activité, c’est-à-dire son
aptitude à réaliser des bénéfices.

Il existe une deuxième série de problèmes structurels : ceux liés au besoin en fonds de
roulement (BFR) à financer et donc aux décalages induits par le fonctionnement de l’activité
de l’entreprise. On peut citer :
 des niveaux de stocks trop importants ;
 des crédits consentis aux clients trop longs ;
 des crédits accordés par les fournisseurs trop courts.

Ce BFR structurellement défavorable pour l’équilibre financier de l’entreprise implique


de prendre des actions au niveau du bas du bilan afin de restaurer la trésorerie de l’entreprise.

b) Problèmes conjoncturels de trésorerie


Nous entendons par problèmes conjoncturels, les problèmes touchant le court terme, tels
ceux qui résultent de fluctuations à court terme de l’activité de l’entreprise et donc des
mouvements de recettes (encaissements) et de dépenses (décaissements). Les principales
causes identifiables sont les suivantes :
 les variations saisonnières de l’activité qui peuvent conduire à d’importants besoins de
trésorerie à certaines périodes de l’année. C’est le cas de certaines industries agro-
alimentaires, de l’industrie de jouet, de l’industrie des matériels de ski, etc. ;
 le gonflement accidentel des stocks par suite d’annulation de commandes ;
 le retard ou la défaillance du règlement d’un client qui provoque un manque de recettes
et donc d’encaissement ;
 des fluctuations de nature complètement aléatoire et donc par définition imprévisible
comme des guerres, des conflits sociaux, des grèves etc.

Les solutions à des problèmes conjoncturels seront à trouver soit dans l’élimination des
fluctuations en cause (ce qui s’avère souvent difficile dans la pratique) soit dans le recours à

32
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

des modes de financement appropriés comme les crédits de compagne par exemple ou en
général tous les crédits spécifiques de court terme.

c) Problèmes organisationnels de trésorerie


Les problèmes organisationnels sont liés aux dispositions prises au sein d'une entreprise
pour faciliter la gestion de trésorerie par les responsables financiers de l'entreprise. On peut
ainsi avoir des informations erronées sur la situation des soldes des comptes bancaires par un
suivi en date comptable des opérations de banque. Ici les origines peuvent être les suivantes :
 la non-existence d'un poste clairement définit de trésorerie ;
 l'absence dans l'entreprise d'un service de trésorerie.
B) Les ratios indicateurs de difficultés de trésorerie
Les difficultés de trésorerie peuvent être prévenues à l’aide de certains ratios,
notamment59 :

 Ratio d’indépendance financière


Le ratio d’indépendance financière met en avant l’état de l’endettement financier de
l’entreprise par rapport à ses fonds propre.

Ratio d’indépendance financière = capitaux propres / capitaux permanents

Un ratio trop faible risque de compliquer les possibilités de trouver des financements
externes car il indique que l’entreprise est dépendante des entités qui la financent et ne
dispose que de très peu de marge de manœuvre générée par ses fonds propres.

 Ratio de liquidité générale


Il mesure la capacité d’une entreprise à acquitter ses dettes à court terme.

Ratio de liquidité générale = Actif circulant / Passif circulant

Lorsqu’il est supérieur à (1), l’actif circulant permet de financier au moins le passif
circulant. L’entreprise peut alors être considérée comme solvable à court terme.

 Ratio de couverture des emplois stables


Le ratio de couverture des emplois stables, mesure le taux de couverture des actifs
détenus à long terme par des passifs ayant le même horizon.

59
Thibaut CLERMONT, « Les ratios financiers : calculs et explications », (consulté le 22/01/2020), disponible sur
https://www.compta-facile.com/ratios-financiers-calculs-et-explications/

33
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

Ratio de couverture des emplois stables = Capitaux permanents / Actif immobilisé

Un ratio supérieur à 1 signifié que les ressources stables de l’entreprise lui permettent de
dégager un excédent de liquidité qui pourra servir à financer le besoin en fonds roulement.

 Ratio de rotation des stocks


Le ratio de rotation des stocks permet de mesurer globalement la fréquence à laquelle
les stocks de l’entreprise se renouvellent. Il est exprimé en nombre de jours.

Délai de rotation des stocks = (Stock moyen sur l’exercice*360) / achats consommés de
l’exercice

Une augmentation de ce ratio peut être synonyme de difficultés de ventes ou de sur-


approvisionnement ; et, à l’inverse, une diminution peut indiquer une accélération des ventes
ou une meilleure gestion des approvisionnements.

 Ratio de délai crédits clients ou fournisseurs


Le ratio de délai crédits clients ou fournisseurs consistent à déterminer le délai de
paiement moyen observé des factures d’achats ou de ventes. Ils sont également exprimés en
jours.
Délai de paiement des clients = (Créances clients*360) / ventes TTC

Délai de paiement des fournisseurs = (Dettes fournisseurs*360) / achats TTC

Une augmentation du crédit clients peut indiquer que certains clients sont en difficultés
et/ou engendrer des problèmes de trésorerie.

La gestion du délai de règlement fournisseurs est une source de financement pour


l’entreprise, son augmentation permet de repousser les échancres de sortie de trésorerie.

34
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie

Conclusion
La présentation du cycle de trésorerie nous a permis de comprendre la notion de
trésorerie, le processus et les enjeux de la gestion de trésorerie, ainsi que, la fonction de
trésorier dans le l’entreprise et son environnement interne et externe.

La positon de trésorerie ne se limite pas au solde des comptes courants bancaires mais
englobe les encours de placement et de crédits à court terme. Au bilan, la trésorerie nette
excédentaire ou emprunteuse, joue un rôle d’équilibrage, elle assure l’égalité entre l’ensemble
des ressources et emplois. La variation de la trésorerie s’analyse également par le tableau de
flux ; elle est la résultante des flux de trésorerie de l’exploitation, d’investissement et de
financement.

Le rôle majeur la fonction trésorerie est la gestion des liquidités. Elle doit veiller à ce
que l'entreprise dispose d'une encaisse suffisante pour faire face, au moindre coût, aux
paiements prévus. Derrière cette définition lapidaire, se dessine, en fait, l'accomplissement de
deux tâches essentielles. La première consiste à réaliser des prévisions des différents flux qui
soient fiables, quel que soit l'horizon temporel retenu (plan de financement, budget de
trésorerie, le suivi de la trésorerie au jour le jour).

La seconde tâche essentielle de la fonction trésorerie consiste, une fois les soldes de
trésorerie prévisionnels connus, à adapter au mieux les décisions de financement à court terme
en s’appuyant sur les différents supports proposés par les établissements financiers.

Un autre rôle du trésorier, dont l'importance s'est accrue au cours des deux dernières
décennies, est l’évaluation et la gestion des risques ; financiers (de change, de taux d'intérêt et
de signature) ou opérationnels liés aux encaissements et décaissements.

35
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Introduction
Le contrôle interne, du fait du cumul des expériences et des savoirs faire des auditeurs, a
fait l’objet de toute recommandation envers les entreprises pour qu’elles puissent se couvrir
contre les différentes catégories de risques. C’est ainsi que le développement des processus du
contrôle interne à évoluer, sans cesse, dans ce sens.

Le contrôle interne se manifeste à travers l’organisation des structures et fonctions, les


procédures de réalisation des transactions et opérations, les décisions et les directives des
responsables, l’exécution des tâches et l’enregistrement des faits comptables et d’une manière
générale, il l’inscrit dans l’ensemble des systèmes et méthodes de gestion adoptés et mis en
œuvre par l’entreprise.

Par ailleurs, l’audit interne, en l’occurrence des autres types d’audit, procède, dans une
démarche d’audit planifiée, à l’évaluation de l’efficacité ou de la vulnérabilité du processus de
contrôle interne. Le résultat de cette évaluation aide les auditeurs à retracer une cartographie
des risques qui redimensionne en termes de risques élevés, moyens et modérés.

Pour qu’ils soient efficaces dans leurs interventions, en tenant compte des contraintes de
temps et de moyens, les auditeurs manipulent un ensemble d’outils variés entre les outils
d’interrogation et d’observation et les outils de description.

A cet effet, dans ce chapitre, nous allons évoquer les notions générales sur le contrôle
interne dans la première section, par la suite, nous allons voir dans la deuxième section la
démarche d’évaluation du contrôle interne, et enfin, dans la troisième section nous allons
présenter les procédures de contrôle interne applicables au cycle trésorerie.

36
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Section 1 : cadre théorique du contrôle interne


Le contrôle interne est un système qui permet à l’entreprise d’assurer la maîtrise de son
fonctionnement et de son développement, d’atteindre ses objectifs dans un cadre harmonieux
et plus généralement de lui garantir la protection suffisante de son patrimoine. Lors de la
conception d’un processus de contrôle interne les concepteurs doivent tenir compte des
principes de base, ainsi que des composantes de contrôle interne.

1. Notion du contrôle interne


Aborder le contrôle interne passe, en premier lieu, par une clarification de la notion de
ce dernier.

A) Définition du contrôle interne


Les définitions du contrôle interne sont nombreuses, et ont eu le plus souvent comme
auteurs des organisations professionnelles de comptables.

 La définition du contrôle interne selon le modèle de COSO 1992


Le COSO 1992 a défini le contrôle interne comme étant « un processus mis en œuvre
par le conseil d’administration, les dirigeants et le personnel d’une organisation destiné à
fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs »60.

 La définition de contrôle interne selon le modèle de l’AMF 2006


En 2006 l’autorité des marchés financiers donne la définition suivante du contrôle
interne : « le contrôle interne est un dispositif de la société, défini et mis en œuvre sous sa
responsabilité.

Il comprend un ensemble de moyens, de comportements, de procédures et d’actions


adaptés aux caractéristiques propres de chaque société qui :
 Contribue à la maîtrise de ses activités, à l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation
efficiente de ses ressources ;
 Doit lui permettre de prendre en compte de manière appropriée les risques
significatifs, qu’ils soient opérationnels, financiers ou de conformité »61.
B) Objectifs du contrôle interne
Un contrôle interne bien conçu doit permettre de veiller à :

60
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne », 7e édition, Editions d’organisation, Paris, 2010, 137.
61
Ibid, p139.

37
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

a) La fiabilité et l’intégrité des informations financières et opérationnelles


L’image de l’entreprise se reflète dans les informations qu’elle donne à l’extérieur et qui
concernent ses activités et ses performances. La fiabilité d’une information financière ne peut
s’obtenir que grâce à la mise en place de procédures de contrôle interne susceptibles de saisir
fidèlement toutes les opérations que l’organisation réalise62.

Pour servir valablement le contrôle interne, chaque information, quelle que soit son
origine, doit être :
 fiables et vérifiables ;
 exhaustives ;
 pertinentes ;
 disponibles.
b) Efficacité et efficience des opérations
Énoncer cet objectif, c’est montrer que le contrôle interne ne doit pas se mettre en place
dans la seule perspective du respect d’une norme. Il doit aller au-delà de la norme et chacun
doit viser l’efficacité et l’efficience.

L’efficacité consiste à tout faire pour atteindre les objectifs (cette condition suppose
bien évidement qu’il y ait des objectifs).

Pour faire bonne mesure, il faut ajouter l’efficience. L’efficacité ne prend pas en compte
les moyens utilisés pour atteindre le but que l’on s’est fixé.

L'efficience ajoute cette dimension : atteindre ses objectifs. Certes, mais pas n'importe
comment. Encore faut-il qu'il y ait un rendement de qualité. C'est cette dimension sur la
qualité du rendement à laquelle chacun doit veiller dans son organisation et ses méthodes de
travail qui est ici visée si l'on veut que le contrôle interne atteigne un seuil de qualité
satisfaisant63.
c) La protection du patrimoine
L’ensemble des processus opérationnels, industriels, commerciaux et financiers sont
concernés. Le bon fonctionnement des processus exige que des normes ou principes de
fonctionnement aient été établis et que des indicateurs de performance et de rentabilité aient
été mis en place.

62
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne » Op cit,. p145.
63
Jaques Renard, « Comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne », Editions EYROLLES, Paris, 2012, p30.

38
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Toutes les dispositions prises dans la gestion courante des affaires doivent permettre de
sauvegarder au mieux « les actifs » confiés à chacun dans le cadre des responsabilités qui lui
sont assignées. Ce terme « actifs » doit être compris dans son sens le plus large : non
seulement les différents postes du bilan, mais également les hommes et l’image de
l’organisation toute entière.

Ces actifs peuvent disparaître à la suite de vols, fraudes, improductivité, erreurs, ou


résulter d’une mauvaise décision de gestion ou d’une faiblesse de contrôle interne. Les
processus y afférents devraient faire l’objet d’une attention toute particulière.

Il en va de même des processus qui sont relatifs à l’élaboration et au traitement de


l’information comptable et financière. Ces processus comprennent non seulement ceux qui
traitent directement de la production des états financiers mais aussi les processus
opérationnels qui génèrent des données comptables64.

d) Le respect des lois, règlements et contrats


Cela englobe naturellement les dispositions législatives et réglementaires, mais elles ne
se limitent pas aux lois, règlements et contrats (il peut y avoir des dispositions individuelles
ou conjoncturelles). Or, les dispositifs de contrôle interne doivent éviter que les audits de
conformité ne révèlent des failles ou des erreurs, ou des insuffisances dues à l’absence de
respect des instructions. Les causes premières de ce phénomène peuvent être diverses :
mauvaise communication, défaut de supervision, confusion des tâches, etc. dans tous les cas
la qualité du contrôle interne est en cause 65.

2. Principes généraux du contrôle interne


Le contrôle interne repose sur certaines règles de conduite ou de préceptes dont le
respect lui conférera une qualité satisfaisante. Ces principes sont : l’organisation,
l’intégration, la permanence, l’universalité, l’indépendance, l’information et l’harmonie66.

A) Le principe d’organisation
Pour que le contrôle interne soit satisfaisant, l’organisation de l’entreprise doit être
préalable, adaptée et adaptable, vérifiable, formalisée et doit comporter une séparation
convenable des fonctions.

64
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, « Comptabilité et audit : Manuel et applications », 2e edition, Edition
DUNOD, Paris, 2009, p512.
65
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne », Op cit., p146.
66
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p514-516.

39
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

L’organisation doit être établie sous la responsabilité du chef d’entreprise. Cette


responsabilité consiste à fixer les objectifs, définir les responsabilités des hommes
(organigramme), déterminer le choix et l’étendue des moyens à mettre en œuvre.

B) Le principe d’intégration
Les procédures mises en place doivent permettre le fonctionnement d’un système
d’autocontrôle mis en œuvre par des recoupements, des contrôles réciproques ou des moyens
techniques appropriés.

Les recoupements permettent de s’assurer de la fiabilité de la production ou du suivi


d’une information au moyen de renseignements émanant de sources différentes ou d’éléments
identiques traités par des voies différentes (concordance d’un compte collectif avec la somme
des comptes individuels).

Les contrôles réciproques consistent dans le traitement subséquent ou simultané d’une


information selon la même procédure, mais par un agent différent, de façon à vérifier
l’identité des résultats obtenus (total des relevés de chèques reçus et total des bordereaux de
remises en banques).

Les moyens techniques recouvrent l’ensemble des procédés qui évitent, corrigent ou
réduisent, autant que faire se peut, l’intervention humaine et par voie de conséquence les
erreurs, les négligences et les fraudes (traitements automatiques informatisés, clefs de
contrôle).

C) Le principe de permanence
La mise en place de l’organisation de l’entreprise et de son système de régulation – le
contrôle interne – suppose une certaine pérennité de ces systèmes. Cette pérennité repose
nécessairement sur celle de l’exploitation.

D) Le principe d’universalité
Le principe d’universalité signifie que le contrôle interne concerne toutes les personnes
dans l’entreprise, en tout temps et en tout lieu.

E) Le principe d’indépendance
Le principe d’indépendance implique que les objectifs du contrôle interne sont à
atteindre indépendamment des méthodes, procédés et moyens de l’entreprise.

40
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

En particulier, l’auditeur doit vérifier que l’informatique n’élimine pas certains


contrôles intermédiaires.

F) Le principe d’information
L’information doit répondre à certains critères tels que la pertinence, l’utilité,
l’objectivité, la communicabilité et la vérifiabilité.

G) Le principe d’harmonie
On entend par principe d’harmonie, l’adéquation du contrôle interne aux
caractéristiques de l’entreprise et de son environnement. Ce principe exige donc que le
contrôle interne soit bien adapté au fonctionnement de l’entreprise.

3. Les acteurs et composantes du contrôle interne


Pour donner l’assurance raisonnable sur l’atteinte des objectifs de l’entreprise, le
contrôle interne est conçu et mis en œuvre par les responsables et le personnel.
A) Les acteurs du contrôle interne
A des titres divers, tous les membres de l’organisation sont concernés, mais plus
particulièrement 67 :

a) Le conseil d’administration
Il apprécie les caractéristiques essentielles du contrôle interne à partir des comptes
rendus de la direction générale. Et cela est en conformité avec la mission même du conseil qui
doit, entre autres choses, veiller au caractère approprié des risques pris par l’entreprise sur la
base d’une évaluation exhaustive et effective des différents risques. C’est dire que le rôle du
conseil est particulièrement important lorsque la direction prend des risques inconsidérés.

b) Le comité d’audit
Emanation du conseil, il doit, lorsqu’il existe, assurer une surveillance attentive et
régulière du dispositif de contrôle interne. La fréquence des réunions, l’indépendance du
comité, l’accès aux informations pertinentes, les compétences diversifiées des membres du
comité sont autant d’atouts pour aider au bon fonctionnement du contrôle interne.

La surveillance exercée par le comité se traduit par l’obligation qui est faite aux
différents responsables de lui rendre compte régulièrement.

67
Jaques Renard, « Comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne », Op cit., p35-37.

41
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

c) La direction générale
C’est elle qui est chargée de définir, d’impulser et de surveiller. Son rôle est donc
essentiel, singulièrement au démarrage d’un projet de mise en place du contrôle interne : il lui
appartient alors de susciter l’adhésion et de prévoir les ressources nécessaires. Pour assurer
ses responsabilités, elle doit se tenir régulièrement informée des dysfonctionnements,
insuffisances ou difficultés d’application.

d) L’audit interne
C’est lui qui évalue pour chaque responsable, et globalement au niveau de l’entreprise,
le fonctionnement du contrôle interne. Il le fait en réalisant des missions selon une périodicité
qui est fonction du risque. A la suite de ses missions, l’audit interne exprime des
recommandations aux responsables afin d’améliorer le contrôle interne.

De plus, l’audit interne, spécialiste du contrôle interne, contribue à sensibiliser et à


former l’encadrement sur ces questions. Il lui arrive d’ailleurs souvent, dans le cadre de ses
missions de conseil, de participer activement à l’élaboration du système de contrôle interne.
Mais il n’est en aucun cas responsable de la mise en place et du fonctionnement du dispositif.

e) Le personnel
Parmi le personnel, ce sont les responsables opérationnels qui jouent le rôle essentiel :
ce sont eux qui motivent, organisent et contrôlent les activités dont ils ont la charge. Pour ce
faire, ils participent à l’identification et à l’évaluation des risques relatifs aux taches qu’ils
assument. A partir de là, ils proposent et/ou mettent en œuvre les dispositifs de contrôle
interne adéquats. Ils doivent impérativement s’approprier le contrôle interne et l’intégrer à
leurs objectifs opérationnels.

De même, ce sont tous les responsables, et chacun à son niveau, qui vont mettre (ou
refuser avec motivation) les recommandations.

B) Les composantes du contrôle interne


Le dispositif de contrôle interne comprend cinq composantes étroitement liées. Bien que
ces composantes soient applicables à toutes les sociétés, leur mise en œuvre peut être faite de
façon différente selon la taille et le secteur d’activité des sociétés.

a) Environnement du contrôle
L'environnement de contrôle est l'ensemble des normes, des processus et des structures
qui constituent le socle de la mise en œuvre du contrôle interne dans toute l'organisation.
42
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Ainsi, il englobe l'intégrité et les valeurs éthiques de l'organisation, les éléments


permettant au conseil d'exercer ses responsabilités en matière de surveillance, la structure
organisationnelle ainsi que l'attribution des pouvoirs et des responsabilités, le processus de
recrutement, de formation et de fidélisation de personnes compétentes, et la robustesse des
indicateurs, des mesures d'incitation et des gratifications favorisant le devoir de rendre compte
de la performance. L'environnement de contrôle a un impact déterminant sur l'ensemble du
système de contrôle interne.

Les objectifs de l'organisation sont atteints, en partie, grâce à l'environnement de


contrôle qui, s'il est mis en œuvre efficacement, conduit à une culture d'entreprise qui valorise
l'intégrité et met l'accent sur la sensibilisation au contrôle 68.

b) Évaluation des risques


En raison de l’évolution permanente de l’environnement ainsi que du contexte
réglementaire, les sociétés doivent mettre en place des méthodes pour recenser et analyser les
risques d’origine interne ou externe auxquels elles peuvent être confrontées et qui réduiraient
la probabilité d’atteinte des objectifs.

 Recensement des risques


La société doit recenser les principaux risques identifiables, internes ou externes
pouvant avoir un impact sur la probabilité d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. Cette
identification, qui s’inscrit dans le cadre d’un processus continu, devrait couvrir les risques
qui peuvent avoir une incidence importante sur sa situation.

 Analyse des risques


Il convient pour ce faire de tenir compte de la possibilité d’occurrence des risques et de
leur gravité potentielle, ainsi que de l’environnement et des mesures de maîtrise existantes.
Ces différents éléments ne sont pas figés, ils sont pris en compte, au contraire, dans un
processus de gestion des risques69.

c) Activités de contrôle
Les activités de contrôle sont les mesures prises par la direction générale, le Conseil et
d'autres parties afin de maîtriser le risque et d'accroître la probabilité que les objectifs et buts
fixés seront atteints.

68
KURT F. REDING, et al, « MANUEL D'AUDIT INTERNE », Edition EYROLLES, Paris, 2015, p6-13.
69
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p520.

43
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Ainsi, les activités de contrôle sont présentes partout dans l’organisation, à tout niveau
et dans toute fonction qu’il s’agisse de contrôles orientés vers la prévention ou la détection,
de contrôles manuels ou informatiques ou encore de contrôles hiérarchiques.

Les activités de contrôle doivent être déterminées en fonction de la nature des objectifs
auxquels elles se rapportent et être proportionnées aux enjeux de chaque processus. Dans ce
cadre, une attention toute particulière devrait être portée aux contrôles des processus de
construction et de fonctionnement des systèmes d’information 70.

d) Information et communication
Une information de qualité doit être communiquée de façon appropriée. C'est en raison
de l'interdépendance de ces deux notions que le COSO les regroupe. Des informations
pertinentes, exactes et opportunes doivent être disponibles pour les personnes qui en ont
besoin, à tous les niveaux d'une organisation, pour la faire fonctionner efficacement.
L'information doit être au service des utilisateurs concernés, de sorte que ces derniers puissent
assumer leurs responsabilités liées aux opérations, au reporting et à la conformité.

En outre, la communication doit également être élargie à d'autres aspects importants,


tels que les attentes et les responsabilités des personnes et des groupes. La communication
avec les tiers est également importante et peut apporter des informations essentielles au
fonctionnement des contrôles. Ces tiers sont, notamment, les clients, les fournisseurs, les
prestataires de services, les régulateurs, les auditeurs externes et les actionnaires 71.

e) Pilotage
Il consiste en l'évaluation, dans le temps, de la performance et de l'efficacité des
systèmes de contrôle interne au niveau de l'entité. À cet effet, les faiblesses de contrôle
interne identifiées doivent être communiquées à la hiérarchie, aux dirigeants ou au conseil
d'administration selon leur degré de gravité. Ces derniers prendront alors les actions
correctrices visant à améliorer la qualité des systèmes en place 72.

Le COSO a représenté les composantes du contrôle interne d’une entité sous la forme
d’une pyramide à cinq étages avec une base et un sommet, comme le montre la figure N°01 :

70
KURT F. REDING, et al, Op cit., p6-15.
71
Ibid. p6-13.
72
GUILLAUME SABY, et al, « Comptabilité et Audit », 2e édition, Edition EYROLLES, Paris, 2015, p205.

44
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Figure N°01: Pyramide de COSO

Pilotage

Activités
de
contrôle

Évaluation des risques

Environnement de contrôle

Source : Jaques Renard, « Comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne », Éditions


EYROLLES, Paris, 2012, p30.

4. Obstacles et limites du contrôle interne


Le dispositif de contrôle interne aussi bien conçu et aussi bien appliqué soit-il, ne peut
fournir une garantie absolue quant à la réalisation des objectifs de la société. La probabilité
d’atteindre ces objectifs ne relève pas de la seule volonté de la société. Il existe en effet des
limites inhérentes à tout système de contrôle interne. Ces limites résultent de nombreux
facteurs, notamment des incertitudes du monde extérieur, de l’exercice de la faculté de
jugement ou de dysfonctionnements pouvant survenir en raison d’une défaillance humaine ou
d’une simple erreur. En outre, lors de la mise en place des contrôles, il est nécessaire de tenir
compte du rapport coût/bénéfice et de ne pas développer des systèmes de contrôle interne
inutilement coûteux quitte à accepter un certain niveau de risque 73.

73
BOUHADIDA Mohamed, « Audit interne », Edition Pages Bleues, Alger, 2017, p23-24.

45
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

A) L’erreur du jugement
Le risque d’erreurs humaines lors de la prise de décisions ayant un impact sur les
processus de l’office peut limiter l’efficacité des contrôles. Les personnes responsables sont
souvent appelées à prendre des décisions dans un temps limité, en se basant sur les
informations disponibles, mais incomplètes et en faisant face à la pression liée à la conduite
des activités. Ce qui pourrait conduire à des décisions inappropriées.

B) Les dysfonctionnements
Les membres du personnel peuvent mal interpréter les instructions, cèdent à la routine et
ne sont plus attentifs aux erreurs, la négligence et l’oubli de l’enquête des anomalies par un
responsable, le remplacement de celui-ci par un personnel intérimaire incompétent, aussi il est
souvent constaté que des changements dans les systèmes sont introduits avant que le
personnel n’ait reçu la formation nécessaire pour réagir correctement. Tout cela conduira à un
dysfonctionnement du système de contrôle interne.

C) Ratio Coût/Bénéfice
L’organisation doit comparer les coûts et les avantages relatifs aux contrôles avant de
les mettre en place. Lorsqu’on cherche à apprécier l’opportunité d’un nouveau contrôle, il est
nécessaire d’étudier non seulement le risque d’une défaillance et l’impact possible sur
l’organisation, mais également les coûts associés à la mise en place de ce contrôle.

Il convient de souligner également que certains contrôle sont nécessaires et


indispensables, mais des contrôles excessifs vont à l’encontre du but recherché et peuvent
devenir très coûteux, c’est-à-dire, le coût du contrôle interne ne doit pas dépasser le bénéfice
qui en découle.

Section 02 : Démarche d’évaluation du contrôle interne


L’évaluation du système de contrôle interne est une étape fondamentale dans la
démarche d’audit. En effet, l’auditeur ne peut pas passer au contrôle des comptes sans
examiner et diagnostiquer l’organisation et les procédures de contrôle interne de l’entreprise.
L’auditeur doit réaliser cette étape d’une manière vigilante en respectant une démarche
précise.

46
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

1. Notion d’audit interne


Afin d'assurer sa pérennité et sa réussite, l'audit interne doit, comme toute autre fonction
d'une organisation, justifier sa raison d'être auprès des parties prenantes clés.
A) Définition et champs d’intervention de l’audit interne
L’audit interne est défini comme une « activité indépendante et objective qui donne à
une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses
conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation
à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses
processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise, et en
faisant des propositions pour renforcer leur efficacité »74.

L’audit interne a pour mission d’analyser les risques (opérationnels, financiers ou de


conformité) susceptibles d’affecter la réalisation des objectifs fixés par l’organisation, puis à
s’assurer qu’il existe un dispositif de contrôle interne parfaitement adapté à sa situation et, si
tel n’est pas le cas, à faire toutes les propositions pour y pouvoir.

Les missions d’audit interne sont de différents types : de conformité ou régularité,


d’efficacité, de management ou de stratégie et concernent soit des fonctions, soit des services,
soit des procédures75.
 L’audit de conformité ou de régularité consiste à vérifier la bonne application des règles,
procédures, descriptions de postes, organigrammes, systèmes d’information ;
 L’audit de d’efficacité doit s’assurer que les procédures mises en place sont certes
conformes au référentiel mais et surtout permettent d’atteindre les objectifs
préalablement définis par l’organisation ;
 L’audit de management consiste pour l’auditeur interne à observer les choix et les
décisions, les comparer, les mesurer dans leurs conséquences et attirer l’attention sur les
risques et les incohérences ;
 L’audit de stratégie va consister à apprécier la pertinence des objectifs et leur degré de
cohérence avec les finalités de l’organisation.
B) Les normes d’audit interne et le code de déontologie
La pratique de l’audit interne s’appuie sur des normes professionnelles rigoureuses et un
code de déontologie, édictés au niveau international par l’IIA 76.

74
KHELASSI Réda, « Manuel Comptabilité et Audit », Editions BERTI, Alger, 2013, p552.
75
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne », Op cit., p59.

47
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

a) Normes d’audit interne


Les normes d’audit interne se composent des normes de qualification, des normes de
fonctionnement et des normes de mise en œuvre. Ces normes ont pour objet :
 de définir les principes de base que la pratique de l’audit interne doit suivre ;
 de fournir un cadre de référence pour la réalisation et la promotion d’un large éventail
d’activités d’audit interne apportant une valeur ajoutée ;
 d’établir les critères d’appréciation du fonctionnement de l’audit interne ;
 de favoriser l’amélioration des processus organisationnels et des opérations.

Les normes de qualification énoncent les caractéristiques que doivent présenter les
organisations et les personnes accomplissant des activités d’audit interne.

Les normes de fonctionnement décrivent la nature des activités d’audit interne et


définissent des critères de qualité permettant d’évaluer les services fournis.

Tandis que les normes de qualification et les normes de fonctionnement s’appliquent


aux travaux de l’audit en général, les normes de mise en œuvre concernent les activités
d’assurance et les activités de conseil.

b) Le code de déontologie
Compte tenu de la confiance placée en l’audit interne pour donner une assurance
objective sur les processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement
d’entreprise, il était nécessaire que la profession se dote d’un code de déontologie. Celui-ci va
au-delà de la définition de l’audit interne et inclut deux composantes essentielles :

 des principes fondamentaux pertinents pour la profession et pour la pratique de l’audit


interne : intégrité, objectivité, confidentialité, compétence ;
 des règles de conduite décrivant les normes de comportement attendues des auditeurs
internes. Ces règles sont une aide à la mise en œuvre pratique des principes
fondamentaux et ont pour but de guider la conduite éthique des auditeurs internes.
C) Objectif de l’audit interne
L’objectif de l’audit interne est d’assisté les membres de la direction dans l’exercice
efficace de leurs responsabilités en leur fournissant des analyses, des appréciations, des
recommandations et des commentaires pertinents concernant les activités examinées. L’audit
interne est concerné par toutes les phases de l’activité de l’entreprise qui intéressent la
76
KHELASSI Réda, « Manuel Comptabilité et Audit », Op cit., p554.

48
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

direction. Ceci implique d’aller au-delà des aspects comptable et financiers pour atteindre une
plein compréhension des opérations examinées 77.
Parvenir à cet objectif final implique les activités suivantes :
 examiner et apprécier la sincérité, la suffisance et l’application des contrôles
comptables, financiers et opérationnel et promenoir un contrôle efficace à un coût
raisonnable ;
 s’assurer de l’existence d’un système de contrôle interne efficace qui garantie la bonne
maitrise des fonctions et veiller à l’efficacité de son fonctionnement ;
 vérifier à quel point les actifs de la société sont justifiés et préservés des pertes de
toutes sortes ;
 évaluer la qualité de l’action dans la mise à exécution des responsabilités assignées ;
 recommander des améliorations opérationnelles.
2. Démarche d’évaluation du contrôle interne
À partir des orientations données par son programme de travail, l’auditeur doit effectuer
une analyse des procédures de contrôle interne de l’entreprise afin d’en apprécier les points
forts et les points faibles et de déterminer la nature, l’étendue et le calendrier de ses travaux de
contrôle des comptes.

A) Place du contrôle interne dans la mission d’audit


À défaut de pouvoir étudier chaque transaction contenue dans les comptes annuels (cela
impliquerait de refaire en totalité la comptabilité), l’auditeur va analyser l’organisation en vue
de rechercher si celle-ci inclut les moyens suffisants destinés à détecter toute erreur, anomalie,
fraude, etc.

S’il conclut positivement, il accordera un meilleur degré de confiance aux informations


traitées dans le système que s’il conclut négativement.

La prise de connaissance des éléments du contrôle interne pertinents pour l’audit permet
à l’auditeur d’identifier les types d’anomalies potentielles et de prendre en considération les
facteurs pouvant engendrer des risques d’anomalies significatives dans les comptes.

L’auditeur prend connaissance des éléments du contrôle interne qui contribuent à


prévenir le risque d’anomalies significatives dans les comptes, pris dans leur ensemble et au
niveau des assertions78.

77
Lionel Collins, Gérard Valin, « Audit et contrôle interne », 4e édition, Edition DALLOS, Paris, 1992, p23.

49
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

B) Étapes d’évaluation du contrôle interne


La démarche utilisée par l’auditeur (expert-comptable, commissaire aux comptes ou
auditeur interne) dans son évaluation du contrôle interne relatif aux principaux cycles
d’opérations et éléments d’actif ou de passif qui en résultent comporte les étapes suivantes.

a) Prise de connaissance du dispositif de contrôle interne (l’examen des procédures)


L’auditeur prend connaissance des éléments du contrôle interne qui contribuent à
prévenir le risque d'anomalies significatives dans les comptes, pris dans leur ensemble et au
niveau des cycles de l'entreprise. Ces éléments comprennent 79:
 L’environnement de contrôle, qui se traduit par le comportement des personnes
constituant le gouvernement d'entreprise et de la direction, leur degré de sensibilité et les
actions qu'elles mènent en matière de contrôle interne;
 Les moyens mis en place par l'entité pour identifier les risques liés à son activité et
leur incidence sur les comptes et pour définir les actions à mettre en œuvre en réponse à
ces risques ;
 Les procédures de contrôle interne en place, et notamment la façon dont l'entité a pris
en compte les risques résultant de l'utilisation de traitements informatisés. Ces procédures
permettent à la direction de s'assurer que ses directives sont respectées ;
 Les principaux moyens mis en œuvre par l'entité pour s'assurer du bon
fonctionnement du contrôle interne, ainsi que la manière dont les actions correctives
sont mises en œuvre ;
 Le système d’information relatif à l'élaboration de l'information financière. À ce titre, le
l’auditeur s'intéresse notamment :
 aux catégories d'opérations ayant un caractère significatif pour les comptes pris dans
leur ensemble,
 aux procédures, informatisées ou manuelles, qui permettent d'initier, d'enregistrer,
de traiter ces opérations et de les traduire dans les comptes,
 aux enregistrements comptables correspondants, aussi bien informatisés que
manuels,
 à la façon dont sont traités les événements ponctuels, différents des opérations
récurrentes, susceptibles d'engendrer un risque d'anomalies significatives,

78
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p532.
79
Ibid.

50
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

 au processus d'élaboration des comptes, y compris des estimations comptables


significatives et des informations significatives fournies dans l'annexe des comptes;
 La façon dont l'entité communique sur les éléments significatifs de
l'information financière et sur les rôles et les responsabilités individuelles au sein de
l'entité en matière d'information financière.
Pour mener à bien cette étape, l'auditeur mobilise différents outils tels que
l'entretien, les questionnaires de contrôle interne, les grilles d'analyse de séparation des
tâches, les diagrammes de circulation des documents, l'analyse des processus
(cartographie des processus clés), etc.
b) Confirmation de la compréhension du système : les tests de conformité
L’objectif de cette étape est de permettre à l’auditeur de s’assurer qu’il a saisi
correctement le contrôle interne de l’entreprise. Il doit donc prendre une à une les différentes
procédures qui figurent dans son mémorandum ou dans son diagramme de circulation des
documents et vérifier que sa description est conforme à la réalité 80.
Les tests de conformité consistent :
 à mettre œuvre des tests de cheminement permettant de dérouler une procédure
complète à partir de quelques opérations sélectionnées ;
 à réaliser des tests spécifiques sur des points de procédure particuliers paraissant peu
clairs ;
 à opérer aux acteurs intéressés la restitution de la description, en vue de recueillir
leurs commentaires : cette formule présente l’avantage de la simplicité et implique
davantage les audités aux travaux de l’auditeur. Elle permet de surcroît de garantir à
l’auditeur qu’il n’a pas oublié un important.
c) Évaluation préliminaire du contrôle interne
Après s’être assuré que les procédures formalisées sont bien celles qui sont utilisées par
l’entité, l’auditeur procédera à une première évaluation du contrôle interne. Dans la démarche
de l’auditeur, cette étape revient à identifier les forces et les faiblesses du système examiné.
Cette évaluation peut se faire soit dans un rapport de synthèse, soit par un tableau
d’évaluation du système précisant l’impact des faiblesses sur les états financiers, les
incidences sur la révision ou les recommandations à faire pour améliorer le système.

Une faiblesse de contrôle interne a pour conséquence un risque possible, résultant de


procédures insuffisantes pour réduire le risque potentiel à un niveau acceptable. Les faiblesses

80
KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Editions HOUMA, Alger, 2010, p187.

51
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

identifiées sont prises en compte par l’auditeur directement dans l’exploitation de l’évaluation
du contrôle interne.

Un point fort correspond à une procédure existante qui, par sa présence, couvre
complètement ou partiellement un risque potentiel. Il contribue par son existence à le réduire
de manière significative. Avant de pouvoir prendre en compte l’existence de ce point fort,
l’auditeur doit toutefois vérifier son fonctionnement effectif 81.

d) Confirmation de l’application du système : les tests de permanence


L'identification des points forts du contrôle interne permet à l'auditeur d'obtenir une
assurance raisonnable sur la couverture d'un risque. Néanmoins, il faut que ces points forts
soient appliqués et efficaces. Pour s'en assurer, l'auditeur procède à des tests de permanence.
Ces derniers consistent à valider l'existence des points forts, à mesurer leur fiabilité, et la
permanence de leur fonctionnement.

Cette phase permet à l'auditeur d'apprécier les impacts réels des points forts du contrôle
interne sur la couverture des risques. Il décide, en fonction de sa conclusion sur les tests de
permanence, de s'appuyer ou non sur le contrôle interne dans la réalisation de sa mission.

L’auditeur utilisera pour effectuer ses tests la technique des sondages. Il sélectionnera
son échantillon sur lequel il appliquera ses procédés de vérification selon la technique la
mieux adaptée aux circonstances82.
e) Evaluation définitive du contrôle interne
Les tests de permanence permettent à l’auditeur d’évaluer définitivement le contrôle
interne. En plus des faiblesses de conception déterminées à la suite de sa première évaluation,
l’auditeur se prononcera dans cette phase sur les points forts théoriques et distinguera entre :

 les points forts de conception qui sont effectivement exploités : points forts
théoriques et pratiques classés parmi les forces du système ;
 les points forts de conception mais qui restent théoriques : points forts non
appliqués rangés parmi les faiblesses du système.

L’auditeur devra, en se fondant sur les résultats des sondages auxquels il a procédé,
déterminer si le contrôle interne répond à ce qu’il en attendait. L’auditeur pourra ainsi
préparer un programme de contrôle des comptes adapté au niveau de qualité du contrôle

81
KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Op cit. p188.
82
GUILLAUME SABY, et al, « Comptabilité et Audit », 2e édition, Edition EYROLLES, Paris, 2015, p217.

52
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

interne. Les dossiers de travail feront apparaître les liens existant entre les résultats de
l’appréciation du contrôle interne et la nature et la valeur des travaux prévus dans le
programme de contrôle des comptes83.

f) Conclusions sur l’évaluation du contrôle interne


L’objectif que poursuit l’auditeur en appréciant le contrôle interne est de déterminer
dans quelle mesure il pourra s’appuyer sur ce contrôle interne pour définir la nature, l’étendue
et le calendrier de ses travaux. Il pourra aussi, pour orienter sa mission de contrôle, synthétiser
dans une note, pour chaque compte significatif :
 le ou les systèmes comptables qui l’alimentent ;
 le processus de jugement qui l’affecte ;
 les contrôles internes sur lesquels il a décidé de s’appuyer et les conséquences sur
l’étendue des contrôles si les résultats des tests sur ces contrôles internes sont
satisfaisants ;
 la nature, l’étendue et le calendrier des autres vérifications à effectuer, lorsqu’il n’y a pas
de contrôles internes sur lesquels il puisse s’appuyer, pour qu’il ait la possibilité de
s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs significatives 84.

83
KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Op cit., p192.
84
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p551.

53
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Figure N°02: Présentation des étapes d'évaluation du contrôle interne

Évaluation du contrôle interne

1. Saisie des procédures Utilisation de diagrammes de


circulation, de mémorandums et
d’un manuel de procédures

Suivi de quelques transactions


2. Tests de conformité pour s’assurer de la
compréhension et de la réalité
du système

3. Évaluation préliminaire Points forts Faiblesses du


du contrôle interne du système système

Tests pour
4. Tests de permanence s’assurer que les
points forts sont
appliqués
Non application

5. Évaluation définitive Points forts Faiblesses de


du système du système conception

Incidences sur le programme


de contrôle des comptes

Source : Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, « Comptabilité et audit : Manuel d’application »,


2e édition, Edition DUNOD, Paris, 2009, p534.

54
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

3. Les outils d’évaluation du contrôle interne


L’auditeur interne utilise lors de l’évaluation du contrôle interne un certain nombre
d’outils qui lui permettent d’atteindre les objectifs fixés. Ces outils sont :
 Les outils d’interrogation
 Les outils de description.
A) Outils d’interrogation et d’observation
Les outils d’interrogation sont une aide à la recherche de pistes d’observation, à la
formulation de questions et à la recherche des réponses 85.

a) Sondages
La méthode des sondages consiste à travailler sur un échantillon représentatif, extrait de
manière aléatoire dans une population homogène. On observe un caractère sur quoi porte
l’analyse puis on extrapole la conclusion à la population entière.

Les trois catégories de sondages sont :


 les tests de dépistage (recherche de dysfonctionnements, par exemple lors de la
préparation de la paye) ;
 les sondages pour acceptation (degré d’application ou d’ignorance d’une procédure) ;
 les sondages informatifs (stocks dormants ou à rotation rapide).

Le calcul des probabilités détermine un intervalle de confiance pour un seuil de


confiance donné.

b) Interviews
L’interview est une méthode qui consiste à recueillir oralement des éléments et des
repères utiles à une synthèse.
L’interview est précédée par un travail de préparation qui comprend :
 la réunion des informations sur le rôle et les préoccupations de l’interlocuteur ainsi
que sur les activités liées au thème ;
 l’élaboration d’une liste des questions à poser et la rédaction des questions ;
 le choix de la technique à utiliser (déroulement d’un questionnaire ou improvisation au
fil de l’entretien).

85
Micheline Friederich, Georges Langlois, « Comptabilité et Audit », 3e édition, Editions Foucher, Paris, 2012,
p137-139.

55
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

La méthode des questions écrites consiste à remettre l’interview, à l’interlocuteur, la


liste des questions posées, l’exploitation des réponses avant l’entretien est une aide à la
conduite de l’interview dont l’objectif est alors la validation des réponses et
l’approfondissement du sujet.

c) Questionnaire de contrôle interne (QCI)


Le Questionnaire de Contrôle Interne est un outil indispensable pour concrétiser la
phase de réalisation de la mission d’audit. C’est une grille d’analyse dont la finalité est de
permettre à l’auditeur d’apprécier le niveau et d’apporter un diagnostic sur le dispositif de
contrôle interne, de l’entité ou de la fonction auditée.

Chaque QCI porte sur une organisation, une fonction, un processus donné. Il est
spécifique à la mission. Il porte sur les activités, les opérations, les réponses, les acteurs, les
taches élémentaires, leur exécution, leur maitrise. L’objectif est d’évaluer le dispositif de
contrôle interne pour chaque opération « à risque ».

Le QCI comporte 5 questions fondamentales qui permettent de regrouper l’ensemble


des interrogations concernant les points de contrôle : qui - quoi - ou - quand - comment.

d) Feuilles de révélation et d’analyse de problème (FRAP)


La FRAP est un document d’analyse normalisé, articulé en cinq parties : problème, fait,
causes, conséquences et recommandation. Elle va conduire et structurer le raisonnement de
l’auditeur jusqu’à la formulation de la recommandation. Les FRAP serviront également de
base pour la rédaction du rapport. L’auditeur rempli une FRAP chaque fois qu’une
observation relève un problème.

B) Outils de description
Les outils de descriptions aident à la mise en forme et à la présentation synthétique de
procédures ou de processus observés par l’auditeur86.

a) Transcription narrative
La narration doit être structurée, logique et précise. Il s’agit d’une description des faits,
construite pour être comprise et exploitée. Elle ne se prête pas à une normalisation et elle
garde portée subjective.

86
Micheline Friederich, Georges Langlois, « Comptabilité et Audit », Op cit, p138-139.

56
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

b) Organigrammes
Un organigramme est un graphique représentant la structure d’une organisation avec ses
éléments et leurs relations.
 L’organigramme hiérarchique est de la responsabilité de la direction générale.
 L’organigramme fonctionnel peut être établi par l’auditeur pour repérer, notamment :
 les personnes qui exercent plusieurs fonctions ;
 les fonctions partagées entre plusieurs personnes ;
 les fonctions non attribuées ;
 les personnes sans fonctions.

Cet outil facilite l’étude de la séparation des taches et des contrôles réciproques.

c) Grille d’analyse des taches


La grille d’analyse des taches est un tableau à double entrée qui sert à la détection des
faiblesses de l’organisation (taches affectées aux mauvaises personnes, opération nécessaire et
non prévue, etc.). C’est un relevé statique, établi pour les opérations de chaque fonction
principale et pour les activités de chaque processus élémentaire. Une ligne est réservée à
chaque tâche, une colonne à chaque acteur et une colonne néant s’il n’y a pas d’acteur prévu.

d) Diagramme de circulation
Un diagramme de circulation (flow-chart) est un schéma de l’utilisation et de la
circulation d’un support d’information. Le diagramme utilise des symboles normalisés
attribués aux opérations effectuées sur les documents et sur les données : création,
duplication, rapprochement et comparaison, saisie, traitement, consultation de fichier,
impression, transmission, mise en arrêt ou en attente, classement, archivage, etc.

Le diagramme est à l’usage de l’auditeur et non pas un support de discussion avec les
interlocuteurs de l’entreprise.

Section 03 : Procédure de contrôle interne du cycle trésorerie


Les procédures mise en place définissent un fonctionnement optimum et sécurisé de la
fonction trésorerie. Au-delà des procédures générales, elles se traduisent par des fiches de
poste détaillées. Leur mise à jour régulière et leur application rigoureuse et précise doivent en
être régulièrement vérifiées.

57
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

1. Procédures de contrôle interne


Par procédure il faut entendre principalement les consignes d’exécution des tâches, les
documents utilisés, leur contenu, leur diffusion et leur conservation, les autorisations et
approbations, la saisie et le traitement des informations nécessaires à la vie de l’entreprise et
de son contrôle.

Les procédures de contrôle interne pouvant être mise en œuvre afin de rendre le contrôle
interne le plus efficace possible sont nombreuses et différent selon le secteur d’activité de
l’entreprise et selon sa structure organisationnelle 87.

A) La séparation des tâches


La séparation des tâches permet de s’assurer qu’une même personne ne puisse pas
commettre une malversation et la dissimuler. Cette procédure institutionnalise un autocontrôle
des exécutants intervenant sur une même opération. Il est important d’identifier au sein de
l’organisation les tâches incompatibles entre elles et de les affecter à des acteurs différents.
Le respecte du principe de séparation des taches implique l’absence de cumul des
fonctions suivantes :
 la fonction de décision (autorisation ou approbation) ;
 la fonction de détention des valeurs ou des biens ;
 la fonction d’enregistrement (comptable) ;
 la fonction de contrôle (par exemple : l’audit interne).
Au sein des petites entreprises, ou la séparation des tâches est difficilement applicable,
le rôle de contrôle du dirigeant sera plus marqué. L’externalisation de certaines fonctions est
une solution alternative.

B) La traçabilité des opérations ou la piste d’audit


En matière comptable, la piste d’audit désigne la possibilité de remonter aux pièces
justificatives à partir d’une rubrique des états financiers. Dans le domaine du contrôle interne,
l’existence de la piste d’audit repose sur la possibilité de valider une information ou une
opération en remontant à sa source. À cette fin, enregistrement, formalisation, numération et
classement des informations sont des procédures cruciales.

C) Les délégations de pouvoir et les procédures d’autorisation

87
KHElassi Réda, « Manuel Comptabilité et Audit », Editions BERTI, Alger, 2013, p552.

58
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

La délégation de pouvoirs doit être effectuée avec logique, c’est-à-dire en se fondant sur
le niveau de compétence et de responsabilité du subordonné. Elle implique une définition
précise des autorisations, habilitations, et pouvoirs de chaque acteur.

D) La restriction des accès


La restriction des accès (physique ou logique) du personnel à certains documents
(diffusion limitée), à certains fichiers ou application informatiques (mots de passe), à certains
lieux géographiques (badges) permet de limiter les risques de fraude ou de divulgation
d’informations sensibles. Ce principe facilite la séparation des tâches.

E) La protection physique
Les documents, les objets et matérielles ou coûteux doivent être protégés : chéquiers,
caisse, processus de fabrication, contrats, informations financières, micro-ordinateurs, vidéo-
projecteurs, etc. Les moyens de protection sont nombreux : coffre, armoire ou salle fermée à
la clé, surveillance physique ou vidéo, etc.

F) L’autocontrôle
L’organisation génère par elle-même des points de contrôle, indépendamment de toute
intervention extérieure, grâce à l’existence de recoupements, de contrôles réciproques de
taches, de contrôles informatiques…
Les recoupements permettent de s’assurer de la fiabilité de la production ou du suivi
d’une information au moyen de renseignement émanant de sources différentes ou d’éléments
identiques traités par des voies différentes (concordance d’un compte collectif avec la somme
d’un compte individuel). Il s’agit également d’’effectuer des rapprochements de différents
documents afférents à une même opération : bon de commande, de livraison et facture.
Les contrôles réciproques consistent dans le traitement subséquent ou simultané d’une
information selon la même procédure, mais par un agent différent, de façon à vérifier
l’identité des résultats obtenus (total des relevés de chèques reçus et total des bordereaux de
remise en banque).
Les contrôles informatiques recouvrent l’ensemble des procédés qui évitent, corrigent
ou réduisent l’intervention humaine et par conséquent les erreurs, les négligences et les
fraudes (traitements automatiques informatisés, clés de contrôle ou d’accès, etc.).
Les erreurs ou malversations peuvent être mises en exergue lors de la réalisation de
tâches ultérieures.

59
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

G) L’écriture des procédures


Les modes opératoires de l’entreprise doivent être exposés par écrit, au sein d’un
manuel de procédures, de notes, d’instructions, afin de rendre transparents les processus, de
faciliter la transmission des connaissances et des savoir-faire, de clarifier les responsabilités,
etc.
Un manuel de procédures décrit les secteurs d’activité, les objectifs à atteindre, les
opérations, leurs séquence, les processus et leurs indicateurs de fonctionnement, les flux de
documents, les postes de travail, les tâches exécutées, les ^lignes de conduite, les modes, les
types et les niveaux de contrôle, les fonctions, les attributions, les responsabilités, les lignes
hiérarchiques/fonctionnelles, les outils d’aides à la décision et d’évaluation.
En ce qui concerne les systèmes informatiques, les informations relatives aux analyses,
à la programmation et à l’exécution des traitements doivent faire l’objet d’une documentation.

2. Application des procédures contrôle interne aux opérations de


trésorerie
La trésorerie à cause de sa la liquidité naturelle et sa complexité accrue considérée
comme l’une des postes les plus sensibles en terme de risque d’erreurs, de détournement, de
fraudes ou de mauvaise gestion du portefeuille financier de l’entreprise.
Le système de contrôle interne sur la trésorerie doit fournir l’assurance que :
 les paiements sont faits à des fins autorisées et par un nombre limité de personnes ;
 les encaissements font l’objet d’un suivi ;
 les actifs liquides sont suffisamment protégés du vol ou de détournement ;
 les opérations de trésorerie sont correctement enregistrées ;
A) Contrôle des paiements
L’application des procédures de base peut être résumée dans les points suivants 88.

a) Paiements par chèque ou virement


 Signatures autorisées
Le montant à partir duquel le paiement par chèque est obligatoire doit être précisé. Ce
mode de paiement doit être utilisé autant que possible, car il présent l’avantage de prévenir
toute sortie de liquidité anarchique. De toute manière, l’autorisation de payer doit être donnée
à un nombre limité de personnes.

88
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », 3e édition, Editions De Boeck,
Bruxelles, 2004, p175-176.

60
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

La désignation des personnes autorisées doit être consignée dans un procès verbal du
conseil d’administration et les pouvoirs de signature sont à transmettre aux banquiers.

Une double signature est une nécessité à partir d’un certain montant, ou un montant
maximum par signataire. Les signataires ne peuvent pas avoir accès :
 à la préparation ;
 à l’enregistrement des chèques.
 Établissement
Les chèques doivent être barrés avant signatures et établis nominativement (nom du
bénéficiaire).

Les chèques signés ne peuvent en aucun cas retourner à la personne qui les a préparés.
Ils doivent être conservés par le signataire (ou des personnes qui en dépendent) jusqu’à au
moment où ils sont envoyés à leurs destinataires. De toute manière, les chèques doivent être
envoyés le plus rapidement possible.

Il est essentiel de tenir une liste des chèques émis avec mention de :
 la date d’émission ;
 le montant ;
 le destinataire ;
 le motif du paiement.
 Pièces justificatives
Les paiements ne doivent être effectués que sur présentation de pièces justificatives
attestant la régularité et l’opportunité de l’opération. La nature des pièces peut varier
considérablement depuis la simple note de frais remboursée en espèces jusqu’au dossier
complet, signé préalablement par plusieurs responsable, en passant par la facture. Ces pièces
doivent être annotées afin de prévenir leur ré-utilisation.

Lorsque le règlement a lieu par chèque, les pièces justificatives doivent toujours
accompagner le chèque à signer, même si l’opération est routinière, de façon à ce que le
titulaire de la signature puisse effectuer le contrôle personnel. Avant la présentation au
paiement, il faut s’assurer que les procédures de contrôle interne éventuellement mises en
place dans l’entreprise (approbation de prix, réception des marchandises…), ont été
respectées.

61
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

La personne qui a signé le chèque doit le garder sous son contrôle jusqu’à son
expédition. En aucun cas, un chèque singé ne doit retourner à la personne qui l’avait préparé
avant sa présentation à la signature.

Les activités opérationnelles d’achats doivent être séparées de celles relatives à la


réception et au magasinage des marchandises et de celles relatives d’une part au paiement des
achats, d’autre par à leur comptabilisation.

b) Paiement par caisse


 Signatures autorisées
L’organisation des autorisations de dépenses doit être stricte. Le nombre de personnes
désignées doit être limité.
 Examen et émargement des pièces justificatives
Chaque mouvement de la caisse doit faire l’objet d’une inscription dans le livre de
caisse.
Le caissier doit s’assurer :
 que les dépenses ont été autorisées et compter les signatures figurant sur les pièces
justificatives aux spécimens dont il dispose par ailleurs.
 de l’identité du bénéficiaire. Ce dernier signera un reçu qui sera conservé par le
caissier ou le bénéficiaire contresignera la pièce justificative.
Avant la comptabilisation des dépenses, le caissier indiquera la mention « payé par
caisse, le ……. » afin d’éviter leur réutilisation. Les pièces justificatives de dépenses seront
numérotées et classées selon leur suite numérique pour éviter les risques d’omission et de
double enregistrement.

L’encaissement des chèques personnels n’est pas souhaitable, une procédure stricte
dans ce domaine doit être prévue. Les avances de caisse non comptabilisées doivent être
interdites, ceci afin d’éviter une perte du reçu figurant en fonds de caisse ou tout oubli de
réclamation.

Il est essentiel qu’à tout moment le solde en caisse corresponde au livre de caisse et au
compte « caisse » de la comptabilité générale.

62
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

c) Système des soldes constants


Le système des soldes constants est une technique de vérification efficace pour le
contrôle des dépenses. Cette technique consiste à maintenir le fonds de caisse à un niveau
constant.

 Procédure
 chaque dépense doit faire l’objet de l’établissement d’une pièce justificative.
 À tout moment, la somme en caisse + les justificatifs des dépenses = le solde fixe.
 L’argent s’épuise progressivement.
 La caisse sera régulièrement alimentée du montant exact des dépenses engagées.
 Les pièces justificatives sont examinées.
 Avantage
Permettre à la direction de s’assurer un contrôle permanent des espèces et valeurs en
caisse.

B) Le contrôle des encaissements


Les sources de recettes sont différentes selon les entreprises. On peut cependant relever
les règles générales suivantes89.

a) Par chèque
Les moyens de paiement reçus par courrier sont généralement des chèques. Le courrier
doit arriver « non décacheté » au service de réception du courrier, qui peut être le secrétariat
de direction, qui ne peut pas avoir accès aux comptes clients et à la trésorerie.

Dès l’ouverture du courrier, les chèques sont immédiatement barrés et s’ils ne le sont
pas, complétés par le nom de l’entreprise.

Les chèques sont ensuite repris journellement dans un registre avec les paramètres : date
de réception, nom du tireur et de l’établissement financier tiré ainsi que le montant (ou par
photocopie).

Les personnes disposant des pouvoirs de signature peuvent seules être autorisées à
endosser les chèques (signature ou tampon).

89
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », Op cit, p177-178.

63
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

b) Par caisse
 Encaissements effectués par des représentants ou des livreurs
Il faut prévoir que ceux-ci constituent une équipe de deux personnes lors de la
transformation des fonds.

Le dispositif de sécurité préconisé est le suivant :


 Centraliser les sommes perçus au cours de la journée soit sur un registre ou carnet à
souche avec mention du nom du client, de la date et du montant :
 Carnet à souche remis aux agents = bons et doubles renumérotés ;
 Un exemplaire sert de reçu un client, l’autre signe par le client et remis directement au
caissier avec les fonds perçus. Ce dernier est conservé comme justificatif des recettes
de caisse ;
 Les talons non annulés correspondront aux encaissements non encore entrés en caisse.
 Vente au comptant :
Toutes les recettes en provenance des différents points de vente doivent être sans délai
centralisées à la caisse principale et transmises en banque.

Deux étapes :
 Livraison de la marchandise et paiement du client par caisse au lieu de livraison ;
 Suivi de l’enregistrement de l’opération et le transfert des fonds.

En règle générale, la recette est enregistrée au moyen d’une caisse enregistreuse. Une
pièce justificative acquittée est nécessaire pour obtenir la marchandise.

Lors des opérations de vente au comptant, le principe de la séparation des fonctions


n’est pas respecté puisque, l’encaissement des fonds et l’enregistrement de l’opération sont le
fait de la même personne. La dissociation de ces deux fonctions est hautement souhaitable. En
effet, la vente doit se faire par une personne indépendante contre remise de la preuve du
paiement effectué auprès d’une caisse centrale.

La caisse enregistreuse doit fournir l’ensemble des éléments (tickets, bande


enregistreuse) pour vérifier ultérieures les fonds reçus et l’enregistrement comptable
subséquent.

Les fonds reçus en espèces et sous forme de chèque sont remis rapidement au caissier à
la fin de chaque journée, sous déduction éventuellement du fonds de caisse (autorisé par la

64
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

direction et justifié par une pièce comptable). Le caissier ne peut pas imputer les recettes
perçues au paiement des dépenses.

Un membre des services comptable n’ayant pas accès aux opérations de trésorerie
compare le total de la bande d’enregistrement des transactions de la journée, soit aux sommes
perçus par le caissier, soit au bordereau de remise des fonds en banque remis au trésorier.
Toute différence doit être examinée et communiquée à une personne responsable.

C) Protection des liquidités


La protection concerne les liquidités et quasi-liquidité détenues par l’entreprise :
espèces, timbres, tickets restaurant, bons, carnets de chèques 90.

a) Tenus et conservation des valeurs en caisse


Les valeurs doivent être conservées dans un lieu sur non accessible aux personnes non
autorisées. La caisse sera un coffre fermé en fin de journée.

Uniquement le caissier et un nombre restreint de personnes choisies par la direction


auront connaissance de la combinaison du coffre.

b) Dépôt des chèques et des espèces


Des instructions internes précises doivent être prévues stipulant la remise journalière en
banque des espèces et des chèques. Les personnes assurant le dépôt en banque et
l’enregistrement au compte client doivent être indépendantes.

Avant le dépôt en banque, les valeurs doivent être enregistrées en comptabilité sur les
journaux de trésorerie et imputés aux comptes des clients concernés. Dans les jours qui
suivent le dépôt en banque, il y aura lieu de contrôler les crédits passés par la banque et de
vérifier les bordereaux de remises, les avis de crédit et les relevés correspondants ainsi que les
dates de valeur servant à calculer les agios.

D) Enregistrement comptable des opérations de trésorerie


Le contrôle interne relatif à l’enregistrement comptable concerne essentiellement la
séparation des tâches (tâches du caissier ou trésorier et celles du comptable), le respect des
règles comptables et le rapprochement bancaire 91.

90
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », Op cit, p179-180.
91
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », Op cit, p180-182.

65
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

a) Séparations des taches


Les journaux de trésorerie seront établis par une personne ou un service qui n’a pas
accès :
 aux comptes clients et fournisseurs ;
 à l’établissement et à la signature des chèques ;
 à l’ouverture du courrier ;
 au dépôt des fonds en banque.

Dans les petites entreprises, il est nécessaire de mettre en place des contrôles
compensatoires.

Il n’est pas conseillé que les personnes responsables de l’établissement des journaux de
trésorerie établissent seules rapprochements bancaires. Dans les petites entreprises, le cumul
de ces taches est acceptable moyennant le fait que ces rapprochements soient revus par une
autre personne du service comptable qui y mettra son visa. Dans ce dernier cas, la séparation
des tâches est remplacée par une supervision.

b) Contrôles sur les enregistrements


L’instrument logiciel de comptabilité doit être conçu de manière à ce que soit prévu
l’enregistrement simultané des mouvements de trésorerie sur les journaux et sur les comptes
de produits, charges, clients ou fournisseurs.
Les chèques émis doivent être enregistrés selon leur suite numérique (pointage des
journaux de trésorerie en les comparants avec la liste des chèques émis).

Un journal spécifique doit être utilisé pour chaque compte bancaire, pour chacune des
caisses et chacune des devises.

Les chèques sont à comptabiliser dès leur émission et les sommes reçues dès leur
réception.

c) Réconciliations bancaires
Les soldes des comptes de banques sont à rapprocher des montants apparaissant sur les
relevés bancaires à la réception de ceux-ci.

En effet, les soldes des comptes «banques » en comptabilité et ceux figurant sur les
extraits ne sont pas toujours identiques, ce qui justifie en comptabilité l’utilisation des
comptes « chèques émis », « virements internes »…

66
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Les réconciliations ne seront efficaces que si elles répondent aux conditions


suivantes :
 la réconciliation doit se faire au moins une fois par moins ;
 la personne qui établit la réconciliation ne peut en aucun cas avoir accès à la réception
et à la manipulation des chèques émis ou reçus. Les extraits bancaires doivent lui
parvenir directement ;
 si cette personne passe les écritures sur les journaux de trésorerie, ces rapprochements
seront revus par une personne indépendante ;
 la procédure de réconciliation ne peut en aucun cas ignorer la vérification de
l’authenticité des éléments repris sur celle-ci.
d) Vérification des caisses
 Contrôle quotidien : chaque caissier vérifier tous les jours physiquement les
espèces détenues en caisse.
 Contrôle surprise : des vérifications surprises doivent être entreprises par un des
responsables de la société n’ayant pas accès aux opérations de caisse. Ces contrôles
sont à réaliser à des intervalles irréguliers.

67
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne

Conclusion
Ce chapitre analyse l’évaluation du contrôle interne que les entreprises mettent en place
pour maîtriser les risques susceptibles de menacer la réalisation de leurs objectifs.

D’une manière générale, le contrôle interne peut se définir comme l’ensemble des
procédures ou sécurités mises en place pour couvrir les risques mettant en péril les objectifs
de l’entreprise. La définition du COSO introduit la notion « assurance raisonnable »,
signifiant que le contrôle interne ne peut constituer une garantie totale. En revanche, il
convient que les procédures existantes soient efficaces et garantissent une couverture
raisonnable des risques.

Par ailleurs, pour qu’un auditeur interne ou externe soit en mesure de faire une
évaluation du système de contrôle interne d’une entreprise, il doit suivre une démarche
structurée et basée sur des méthodes et des techniques d’appréciation. Pour ce faire, l’auditeur
doit d’abord prendre connaissance du système de contrôle interne et décrire les procédures
correctement, ensuite, après la vérification de leurs existences et de leurs compréhensions,
déceler les points forts et les faiblesses du système, tester l’application et la bonne
exploitation des points forts, et enfin, démontrer l’incidence des faiblesses constatées sur
l’étendue et le calendrier de ses travaux, ainsi que sur le fonctionnement de l’entreprise.

Le recours à cette démarche planifiée, et l’utilisation des différentes techniques reflète


bien le professionnalisme des auditeurs, qui dans leur déontologie, leur mission ne se limite
pas à détecter les défaillances et les faiblesses des entreprises auditées, mais également de
reconnaitre à ces entreprises leurs points forts et les opportunités présentes dans leur
environnement.

68
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Introduction

Les différentes notions et explications théoriques développées dans les chapitres


précédents nécessitent une illustration par un cas pratique, notamment la réalisation d’une
mission d’essai d’évaluation des procédures de contrôle interne au sein d’une entreprise, pour
mieux comprendre la réalité de la pratique de ladite évaluation.

Le choix du lieu de notre stage pratique est motivé par le fait qu’Electro-Industries est
une entreprise industrielle spécialisé dans la fabrication et la commercialisation des
transformateurs de distributions et les moteurs électriques, occupant une place importante sur
le marché national.

Ainsi, ce troisième chapitre sera présenté en trois sections, la première sera consacrée à
la prise de connaissance générale de l’entreprise Electro-industries, quant à la deuxième, elle
sera consacrée à la prise de connaissance de la direction finance et comptabilité et notamment
de son service finance, ainsi que la description des procédures de trésorerie en place, enfin la
dernière section abordera l’évaluation des procédures de trésorerie de l’entreprise Electro-
industries d’Azazga.

69
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Section 1 : présentation de l’entreprise Electro-Industries


L’Electro-industrie est une entreprise publique économique (EPE) et société par action
(SPA) au capital de 4.753.000.000 DA spécialisée dans la fabrication et la commercialisation
des transformateurs de distribution et de moteurs électriques monophasés et triphasés. Elle est
implantée dans une zone agricole de 39.5 hectares, située sur la route nationale n°12, distance
de 30KM du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou et de 08KM du chef-lieu de la daïra
d’AZAZGA92.

1. Historique de l’Electro-Industries
Electro-industries est issue de la réorganisation du secteur industriel opérée en Algérie
entre 1980 et 2000 qui a conduit en 1999 à la restructuration de l’ancienne ENEL (entreprise
Nationale des Industries Electrotechniques) en un certain nombre d’EPE/SPA, parmi
lesquelles figure Electro-industrie. Cette dernière est spécialisée dans la fabrication et
commercialisation des transformateurs et moteurs électriques, destinés essentiellement au
marché local.

L’usine a été réalisée dans le cadre d’un contrat produit en main avec des partenaires
allemands, en l’occurrence, SIEMENS pour le produit et FRITZ WERNER pour
l’engineering et la construction, l’infrastructure est réalisée par les entreprises algériennes
ECOTEC, COSIDER et BATIMETAL.

L’entreprise ENEL a deux principales unités de production. La première unité


(transformateur) a commencé la production en 1985. La deuxième unité (moteur/alternateur) a
commencé la production en 1986. Ces produits sont fabriqués sous la licence SIEMENS
jusqu’en 199293.

2. L’évolution et capacité de production


L’électro-industrie emploie un effectif de 824 travailleurs dont :

 16% de cadres.
 33% de maitrise.
 50% de l’exécution.

92
Documents internes de l’Electro-industries.
93
Ibid.

70
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

La capacité de production de l’entreprise est :

 Transformateurs : 5000 unités/an.


 Moteurs : 50000 unités/an.
 Alternateurs : 2000 unités/an.

La production actuelle de l’Électro-Industries est écoulée sur le marché Algérien avec


un chiffre d’affaires de 1.8 milliards de dinars en moyenne chaque année.

La capacité de production de transformateurs d’Électro-industries couvre les besoins du


marché à 70% environ et la vente de moteurs représente 30% environ de la capacité de
production de l’entreprise.

En matière de qualité, l’Électro-Industries dispose de ses propres laboratoires d’essais et


de mesure pour ses produits ainsi que pour le contrôle des principaux matériaux utilisés dans
sa fabrication.

L’entreprise a procédé à la mise en place de son système qualité en 2002 et a été


certifiée par QMI Canada le 24.07.2004, ISO 9001 version 200094.

3. Activités de l’Electro-Industries
Les produits fabriqués par « E.I » sont réalisés et contrôlés suivant les normes
DIN/VDE (institut allemand des normes/ group allemand d’électricité) et sont conformes aux
normes internationales et recommandations européennes (CEI).

En effet, toute la production de l'Electro-industrie est destinée essentiellement au


marché local. Elle détient une part de marché importante qui atteint les 70%.

L'entreprise Electro-industrie est divisée en trois (O3) unités de production : unité de


fabrication des moteurs électriques, unité de fabrication des transformateurs et l’unité
prestations techniques95.

A) Unité de fabrication des transformateurs


Les transformateurs MT/BT fabriqués par Electro-industrie Azazga sont destinés à la
distribution de l’électricité à basse tension.

94
Documents internes de l’Electro-industries.
95
Ibid.

71
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Les transformateurs d’Electro-industrie sont conformes en tous points aux


recommandations de la CEI 60076, ainsi qu’a celles de la VDE 0532. Ils sont triphasés, du
type extérieur et intérieur, respirant ou étanches à remplissage total avec bornes embrochables
ou en porcelaines.

Les transformateurs sont de type immergé dans un diélectrique caloporteur minéral régi
par la norme en CEI 60296 à refroidissement de type ONAN. La partie active est composée
de deux enroulements MT et BT de forme cylindrique en cuivre électrolytique disposés
concentriquement et montés sur un circuit magnétique de tôles à grains orientés et conçue
pour un service continu à une fréquence de 50 HZ pour une altitude et une température
ambiante ne dépassant 1000 m et 40°C.

L’entreprise Electro-industrie a une capacité théorique de production des


transformateurs de 5000 U/an.

B) Unité de fabrication des moteurs électriques

Les moteurs électriques, basses tensions (BT), fabriqués par Electro-industrie sont du
type asynchrone triphasé à une ou à deux vitesses. Ces moteurs sont monophasés à deux
condensateurs (démarrage et permanent). Ils sont de construction fermée, à carcasse ventilée,
en alliage d’aluminium et en fonte. Les rotors sont en court circuit à simple et double cages
d’écureuil, en aluminium pur (99,95%) pour les petites et moyennes puissances et en barres
de cuivre et alliage de cuivre pour les grandes puissances.

L’entreprise Electro-industrie a une capacité théorique de production des moteurs de 60


000 U/an.

C) Unité prestations techniques


Electro-industrie met à disposition des entreprises une large gamme de prestations
techniques telles que la réalisation de pièces et accessoires par injection aluminium, l’usinage,
les analyses physiques et chimiques, le traitement thermique etc.

L’unité prestation technique dispose d’une longue expérience et d’un personnel qualifié
afin de répondre à toutes exigences des clients.

72
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

4. Les clients et fournisseurs de l’Electro-industries


A) Les clients
Electro-industries travail principalement avec trois catégories de clientèle
(SONELGAZ, les agents agréés et les particuliers).
 SONELGAZ
SONELGAZ est une Entreprise Publique Economique, ses métiers de base assurent la
production, le transport et la distribution de l'électricité et gaz. En effet, SONELGAZ et
Electro-industries signent des contrats de vente portant sur les transformateurs à grande
capacité. D’où, L’entreprise Electro-industries réalise avec SONELGAZ un chiffre d’affaires
record atteignant les 70% du total des ventes.
 Agents agréés
Autrement dit, les commerçants. Ils achètent généralement les moteurs électriques,
rarement les transformateurs, en vue de les revendre. Cependant, l’entreprise Electro-
industries réalise avec les commerçants une proportion importante qui atteint 20% du total des
ventes.

 Les particuliers
Les particuliers achètent les produits en unité, généralement des moteurs à capacité
minimum ou les pièces électriques (unité prestation). Ils occupent une proportion de 10% du
total du chiffre d’affaires d’Electro-industries.

B) Fournisseurs de l’Electro-Industries
L’approvisionnement de l’Electro-industrie en matière première provient
essentiellement des pays européens tels : l’Allemagne, France, Espagne, Italie et de certains
fournisseurs locaux.

 Fournisseurs Etrangers
 FAMAX (France)

 VICENTE (Espagne)
 GONVARRI (Espagne)

 BARBERI (Italie)
 ERGON (Belgique)
 MKM (Allemagne)

 ARIMEKS (Espagne)

73
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 Fournisseurs locaux :
 ENAP (LAKHDARIA)
 NATRA
 Tréfi cuivre
 SARL cofa
 ENAP (OUED SEMAR)
5. Organisation d’Electro-industrie
À partir de l’année 2016, l’entreprise Electro-industrie a connu une nouvelle
organisation plus pertinente qu’auparavant. Les avantages de cette réorganisation sont :

 La création d’une direction « Achat et approvisionnement » qui assure la gestion des


achats pour tous les ateliers de production (moteurs et transformateurs). Avant 2016,
chaque atelier a un service spécifique achat, ce qui présente une anomalie pour la gestion
de la fonction approvisionnement ;
 La création d’une direction « marketing » qui a pour objectif de faire des publicités sur les
produits (moteurs et transformateurs), de faire reconnaître la qualité, ciblage de la
clientèle, étude de marché, etc.

La structure de la société Electro-industrie se divise comme suit 96:

A) La direction générale
À partir de 2016, la direction générale de l’entreprise Electro-industrie comporte :

Six (6) assistants et six (6) directions (commerciale, ressources humaines, affaires
juridiques, achat et approvisionnement, développement, finance et comptabilité). Et enfin,
trois (3) unités de productions (prestations techniques, moteurs et transformateurs).

B) Les assistants
L’entreprise Electro-industrie a plus précisément 6 assistants qui sont : secrétariat,
sécurité interne, communication d’entreprise, contrôle de gestion, audit interne et qualité-
hygiène-environnement. En effet, l’utilité de ses assistants est de faire transmettre rapidement
l’information au supérieur hiérarchique (Directeur).

96
Documents internes de l’Electro-industries

74
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

C) Direction des ressources humaines


Les ressources humaines d’Electro-industrie constituent un facteur de réussite
déterminant. En effet, l’entreprise est organisée en structures fonctionnelles et opérationnelles
en vue de garder une flexibilité importante pour répondre au mieux aux fluctuations de
l’environnement. L’effectif de l’entreprise Electro-industrie est de 900 agents, et se répartit
comme suit :

 L'unité Transformateur occupe 412 employés vus de l'importante demande sur les
transformateurs ;
 L’unité Moteur avec un effectif de 227 employés. L’unité prestation technique occupe

110 employés ;

 Et enfin, la direction générale avec un effectif de 151 salariés.


D) Direction commerce et marketing
À partir de l’année 2016, la direction marketing est attachée à la direction générale. Elle
occupe un poste clé au sein de l’entreprise.
Le rôle de cette direction est d’élaborer les plans marketing (analyse du marché,
détermination des cibles, plan d’action, choix des axes publicitaires…), c’est-à-dire d’essayer
d’en chercher les opérations destinées à développer la vente des moteurs électriques et
transformateurs.

E) Direction achat et approvisionnement


La direction achat et approvisionnement définit la stratégie « achat » en collaboration
avec la direction générale de l'entreprise. Le rôle de cette direction est de négocier les contrats
d'achat et faire coordonner la chaîne logistique et les flux d'acheminement.
Les achats de l’entreprise Electro-industrie sont principalement : le cuivre, la tôle
magnétique et huiles. Ils s’effectuent soit au niveau local (marché algérien) au niveau
international.

F) Direction juridique
La direction des affaires juridiques exerce une fonction de conseil, d’expertise et
d’assistance auprès de l’entreprise, et qui a un lien direct avec la direction générale de
l’entreprise.

75
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Son objectif est de veiller sur les textes législatifs et réglementaires, et de les
coordonnés face aux situations difficiles qui peuvent se répercuter sur l’entreprise (par
exemple : client douteux n’ayant pas réglé sa dette depuis des années).

G) Direction finance et comptabilité


La direction finance et comptabilité fera l’objet d’une étude dans la section02.
H) Direction développement
L’objectif principal de la direction développement est de chercher les activités
nécessaires au développement des produits (transformateurs et moteurs). En effet, l’Electro-
industrie dispose de ses propres laboratoires pour en évaluer les produits.
Dans ce qui suit, nous allons présenter l’organigramme d’Electro-industrie.

76
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Figuere N°03 : organigramme d’Electro-Industries

Direction générale

Assistant contrôle de Assistant audit interne


gestion

Assistanat juridique / Assistanat communication


contentieux

Assistanat sécurité interne


Assistanat QHSE

Département Département informatique


Moy.Communs. LOGIST

Direction des ressources humaines Direction finances et comptabilité


et organisation

Direction commerciale et Direction achats et


marketing approvisionnements

Direction développement Direction administration générale


industriels et partenariat et prestation communs

Direction unité Direction unité Direction unité


moteurs prestations techniques transformateurs

Source : document interne de l’Electro-industries.

77
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Section 2 : prise de connaissance et description des procédures


Quelle que soit la mission confiée à un auditeur, son point de départ est rigoureusement
le même. En effet, on ne peut prétendre le lancement d’une étude d’évaluation de procédures
sans avoir investi du temps dans une étape d’information générale sur le champ d’action. Il
s’agit de la prise de connaissance.
Une fois la prise de connaissance générale est faite l’auditeur commence la phase de
réalisation par l’étape de description des procédures.
1. Prise de connaissance
Dans le but de préparer au mieux notre travail et en se référant aux normes de travail
généralement admises, nous avons débuté par la prise de connaissance générale de
l’organisation de la direction finance et comptabilité et de ses activités et cela en mettant
l’accent particulièrement sur le service finance, ensuite nous avons passé à la prise de
connaissance de l’aspect financier.
A) Prise de connaissance de l’aspect organisationnel
a) Présentation de la direction finance et comptabilité
Le rôle de la direction finance et comptabilité est de donner une image exacte sur la
situation financière et économique de l’entreprise et de maintenir l’équilibre financier de
celle-ci. A cet effet, la direction des finances et comptabilité est chargée :
 de donner des informations sur la situation financière de l’entreprise vis-à-vis de la
direction générale et des partenaires extérieurs ;
 d’aider à la décision en mettant en avant les données économiques nécessaires ;
 d’utiliser au mieux les ressources financières disponibles dans l’entreprise ;
 d’obtenir les capitaux (au meilleur coût) nécessaires pour le développement de
l’entreprise ;
 d’approuver les travaux d’inventaire et la clôture des comptes annuels ;
 vérifie et approuve des déclarations d'ordre fiscal et social ;
 veille au respect de la réglementation et des procédures en vigueur97.
La direction finance et comptabilité contient un département comptabilité générale et
analytique et un service finance.

97
Documents interne d’Electro-industrie.

78
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

b) Département comptabilité générale et analytique


Le département comptabilité générale et analytique est composé du service comptabilité
générale et du service comptabilité analytique98.
1) Service comptabilité générale
Le service comptabilité générale de l’entreprise a pour mission principale d’assurer la
comptabilisation de tous les flux financiers entrants et sortants de la période ainsi que la
préparation et la réalisation des travaux d’inventaire et la clôture des comptes annuels.
Le service comptabilité générale a aussi pour mission :
 La tenue des comptes clients et comptes fournisseurs ;
 La préparation des fiches de paie des salariés ;
 La préparation et l’établissement des différentes déclarations fiscales et sociales.
2) Service comptabilité analytique
La comptabilité analytique est un outil de gestion qui s’intéresse aux conditions
d’exploitation interne de l’entreprise. Sa mise en place a permis à l’entreprise d’avoir une
meilleure connaissance des dépenses qu’elle engage et de produire de l’information pertinente
à travers le calcul et l’analyse des différents coûts.
La comptabilité analytique de l’entreprise contient deux sections : une section coût
matières et une section coût de revient.
c) Service finance
Dans l’organigramme de la direction financière, le service finance occupe une place
importante en dépendant directement de celle-ci. Son principal objectif est la coordination et
le contrôle de l’ensemble des activités financières des sections liées à son service.
Ses rapports avec le niveau hiérarchique c'est-à-dire la direction financière sont directs,
car il fournit à celle-ci toutes les informations nécessaires pour l'analyse et les commentaires.
Avec les deux autres services (comptabilité générale et comptabilité analytique), leurs
rapports sont réciproques. D'un côté, la comptabilité fournit les éléments pour le planning de
trésorerie et pour les prévisions budgétaires de l'entreprise. De l'autre, tous les documents
reviennent à la comptabilité pour leur enregistrement. Ses principales missions sont donc :
 la veille au respect de la réglementation en vigueur ;
 la participation à 1’élaboration du plan de financement ;
 le suivi et le contrôle des recettes et dépenses ;

98
Documents interne d’Electro-industrie.

79
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 la vérification et approbation des documents périodiques relatifs à la trésorerie et la


caisse ;
 le contrôle des dossiers de demande de paiement achats locaux et étrangers 99.
Le service finance est structuré comme suit : secrétaire, section trésorerie, section
engagements extérieurs.
a) Secrétaire
Elle est chargée de l'organisation administrative du service finance. Ses tâches
principales sont :
 assurer le suivi, l'exploitation et le classement du courrier (arrivée, départ) du service
finance ;
 gérer rationnellement les moyens techniques affectés au département finance ;
téléphones, fax, photocopieurs... ;
 préparer les audiences, réunions de service finance ; accueillir les visiteurs, en respect
des consignes reçues (confidentialité, promotion de l'image de marque de
l'entreprise) ;
b) Section trésorerie
La section trésorerie est chargée de la gestion et le suivi de l’ensemble des flux
financiers qui entrent et sortent des comptes bancaires et la caisse de l'entreprise. La section
trésorerie a pour missions :
 la veille au respect de la réglementation et des procédures en vigueur en matière de
trésorerie ;
 l’approbation après contrôle de conformité, des recettes et des dépenses ;
 le contrôle des documents bancaires ;
 la préparation et contrôle des moyens de règlement et des dépôts de recette à la
banque ;
 la gestion des chéquiers et du portefeuille des titres (effets à encaissement et effets à
payer) ;
 la veille à la bonne tenue de tous les registres de trésorerie et livres comptables de la
section ;
 l’aide à l'élaboration du budget annuel de trésorerie et du plan de financement ;
 l’élaboration de tous les documents de trésorerie dans les délais ;

99
Documents interne d’Electro-industrie.

80
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 la participation à l'élaboration du rapport d'activité ;


 l’élaboration les rapprochements bancaires ;
 exécution de toutes les tâches qui lui sont demandées par sa hiérarchie en adéquation
avec ses aptitudes professionnelles.
c) Section engagements extérieurs
La section engagement extérieurs s’occupe principalement de tout le processus lié à
l’achat à l’importation des matières premières.
Les missions de la section engagements extérieurs sont :
 veille au respect de la règlementation et des procédures en matière d'achats à
l'importation ;
 contrôle et supervise toutes les opérations de domiciliation ;
 veille au rapatriement des fonds engagés (marchandises ou fonds) ;
 suivi des opérations bancaires en termes de règlements étrangers.

81
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Figure N°04: organigramme de la direction finance et comptabilité

Direction Finances et
Comptabilité

Département comptabilité Service finance


générale et analytique

Secrétaire
Services Comptabilité Service comptabilité
Analytique générale

Section Trésorerie

Section coûts Section opérations


matières diverses Section engagements
extérieurs

Section coût de Section


revient comptabilité clients

Section comptabilité
Fournisseurs

Section fiscalité

Source : document interne d’Electro-Industries

82
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

B) Prise de connaissance de l’aspect financier


La prise de connaissance de l’aspect financier porte notamment sur l’évolution
bilancielle, l’équilibre financier, le résultat de l’exercice, l’état des disponibilités et les flux
de trésorerie.
a) Évolution bilancielle
La structure du bilan de l’entreprise au 31.12.2018 et son évolution par rapport à
l’exercice précédent se présente comme suit :
 L’actif

Tableau N°01: Actif du bilan U = KDA

Montants nets et pourcentages Variation


Désignation Exercice Exercice En En
% %
2018 2017 valeur %
Actif immob.non courant dont : 3 859 978 45% 3 338 977 41% 521 001 16%
Immobilisations incorporelles 6 460 0% 7 420 0% -1 960 -
Immobilisations corporelles 1 704 408 20% 1 830 600 23% -126 192 7%
Terrains 3 418 - 3418 - 0 -
Bâtiments 1 255 026 - 1 386 510 - -131 484 -9%
Autres immo. Corporelles 445 964 - 440 672 - 5 292 1%
Immobilisations encours 12 627 0% 4 738 0% 7 889 -
Immobilisations financières 2 080 300 24% 1450000 18% 630 300 -
Autres participations et créances
630 300 - 0 - 630 300 -
rattachées
Emprunt obligataire 1 450 000 - 1 450 000 - 0 -
D.A.T / BEA 0 - 0 - 0 -
Impôts différés actif 57 183 1% 46 219 1% 10 964 -
Actif courant dont : 4 746 436 55% 4 708 454 59% 37 982 1%
Stock et encours 2 640 791 31% 2 832 774 35% -191 803 -7%
Créances et emplois assimilés 1 342 368 16% 1 246 768 15% 95 600 8%
Clients 1 288 891 - 882 428 - 406463 -
Autre débiteurs 35 247 - 352 332 - -317 085 -
Impôts 18 230 - 12 008 - 6 222 -
Disponibilités et assimilés 763 097 9% 628 912 8% 134 185 21%

Total actif 8 606 414 100% 8 047431 100% 558 983 7%

Source : document interne d’Electro-industries

83
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 Le passif
Tableau N°02: Passif du bilan U = KDA

Montants et pourcentage Variation


Désignation Exercice Exercice En EN
% %
2018 2017 valeur %
Fonds propres dont : 6 990 894 81% 7 075 942 88% -85 048 -1%

Capital émis 4 753 000 55% 4 753 000 59% 0 -

Primes et réserves 2 172 287 25% 2 142 566 27% 29 721 -

Résultat net 65 607 1% 180 376 2% -114 769 -64%

Passif non courant dont : 1 078 020 13% 550 021 7% 527999 96%

Emprunts et dettes financières 350 124 4% 323 413 4% 26 711 8%

Autres dettes non courantes 472 675 5% 0 0% 472 675 0%

Prov. et pdts compt d’avance 255 221 3% 226 608 3% 28 613 -

Passif courant dont : 537 499 6% 421 468 5% 116 031 28%

Fournis er comptes rattachés 390 278 5% 257 099 3% 133 179 52%

IMPOTS 26 069 0% 37 793 0% -11 724 -


Autres dettes 121 152 1% 126 576 2% -5 424 -

Total passif 8 606 413 100% 8 047 431 100% 558 982 7%
Source : document interne d’Electro-industries

Un total bilan net de 8 606 414 KDA contre 8 047 431 KDA en 2017, soit une
augmentation de 558 982 KDA (7%), due essentiellement à l’augmentation des créances sur
clients et les titres de participation dans la nouvelle société « SPA VIJAI ELECTRICALS
ALGERIE » au niveau de l’actif et le versement restant à effectuer sur titres de participation
dans « SPA VIJAI ELECTRALS ALGERIE » non encore libéré au niveau du passif.
Comparativement avec l’exercice 2017 les postes du bilan au 31.12.2018 ont connu les
variations suivantes :
Actif :
 Une diminution des immobilisations corporelles de (- 126 192 KDA) ;
 Une hausse des immobilisations financières de (+ 630 300 K DA) ;
 Une baisse des stocks et encours de (-7%), située au niveau des produits finis suit au
déstockage important de transformateurs durant l’exercice ;

84
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 Une augmentation des créances et emplois assimilées de 8%, due essentiellement aux
créances détenues sur les clients traditionnels solvables ;
 Une hausse des disponibilités de 21% suite à l’excédent de trésorerie dégagé en 2018.

Passif :
 Une dégradation du niveau des capitaux propre de -1% suite à la baisse du résultat de
l’exercice ;
3
 Une augmentation de passif non courant de 96% due essentiellement aux restants
4

sur la part d’ELECTRO-INDUSTRIES dans capital social de la « SPA VIJAI


ALGERIE » non encore libérés ;
 Une augmentation au niveau de passif courant de (+28%) suit à la hausse des dettes
fournisseurs (+ 133 179 KDA).
b) L’équilibre financier
L’équilibre financier durant les exercices 2018 et 2017 se présente comme suit :

Tableau N°03: l’équilibre financier durant les exercices 2018 et 2017


Désignation 2018 2017
1- Ressources stables 8 076 289 7 631 217
2- Emplois stables 3 859 978 3 338 977
3- FR (1-2) 4 216 311 4 292 240
4- Stocks 2 640 971 2 832 773
5- Créances court terme 1 342 368 1 246 768
6- Dettes court terme 530 125 416 213
7- BFR (4+5-6) 3 453 214 3 663 328
8- Trésorerie nette (3-7) 763 097 628 912
Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.

Au plan des équilibres financiers, l’activité de 2018 a permis de générer :


 un fonds de roulement appréciable de 4 216 311 KDA permettant une couverture aisée
de l’ensemble des stocks et créances ;
 un besoin en fonds de roulement de 3 453 214 KDA, en baisse de 210114 KDA par
rapport à l’exercice 2017 ;
 un solde de trésorerie global de 763 097 KDA en augmentation de 21% (134 185 KDA)
par rapport à l’exercice 2017.
85
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

c) Chiffre d’affaire et résultats


Le tableau des comptes de résultats (voir annexe N°09) fait ressortir :
 Chiffre d’affaire : l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaire de 3 403 482 KDA durant
l’exercice 2018 en augmentation de 70% (+1 404 637 KDA) par rapport à l’exercice 2017.
 Résultat opérationnel : l’activité de l’entreprise s’est soldée par un résultat opérationnel
négatif de - 18 412 KDA contre 147 726 KDA en 2017 soit une baisse de 112%.
 Résultat financier : le résultat financier de l’exercice, d’un montant de 81 525 KDA, a
augmenté par apport à l’année 2017 de 24 806 KDA à cause des produits financiers
générés par l’emprunt obligatoire d’un montant de 87 179 KDA.
 Résultat net de l’exercice : d’un montant de 65 608 KDA, le résultat net 2018 a connu
une réduction de 65% par apport à celui de 2017 (180 376 KDA), il représente un taux de
profitabilité de 3% du chiffre d’affaires.
Le résultat obtenu est dû à l’influence négative de la hausse des prix des matières
premières, les contraintes liées à la conjoncture du marché, l’impact des salaires et la
provision de l’indemnité de départ en retraite ainsi que les pannes répétitives de l’outil de
production (état vétuste).
d) Etat des disponibilités et assimilés
Le solde de trésorerie dégagé à la clôture de l’exercice 2018 pour un montant de :
763n096 615,95 DA se décompose comme suit :

Tableau N°04 : disponibilité et assimilés pour l’exercice 2018


Rubriques Notes Valeur brute à Augmentation de Diminution de
et postes l’ouverture l’exercice l’exercice
Banque,
établissements
51**** financiers et
568 474 384,10 8 108 471 728,38 7 964 092 135,12
assimilés
53**** Caisse 360 679,63 6 231 953,00 6 335 839,00
Régies d’avances
54**** et accréditifs 60 077 058,15 77 836 623,84 87 927 837,03
Virements
58**** internes
- 996 500 000,00 996 500 000,00
Classe 5-
5**** comptes 628 912 121,88 9 189 040 305,22 9 054 855 811,15
financiers
Source : document interne d’Electro-industries
Le détail, ainsi que l’explication de l’évolution entre le solde d’ouverture au 01/01/2018
et le solde de clôture au 31/12/2018 est présenté dans le tableau des flux de trésorerie.

86
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Le tableau des flux de trésorerie ci-dessous illustre les variations des flux de trésorerie
relatifs aux activités de l’entreprise durant l’exercice 2018 :

Tableau N°05: Tableau des flux de trésorerie


Rubriques 2018 2017
Flux de trésorerie provenant des activités 310 200 029,87 -117 538 795.57
opérationnelles (A)
Flux de trésorerie provenant des activités -123 327 782,84 601 901 671.42
d’investissements (B)
Flux de trésorerie provenant des activités de -52 687 752,96 -48 736 089.54
financement (C)
Variation de la trésorerie de la période A+B+C 134 184 494,07 435 626 786.31
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de
628 912 121,88 193 285 335.57
la période
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture
763 096 615,95 628 912 121,88
de la période
Source : document interne d’Electro-industries

Pour l’exercice 2018, la variation de la trésorerie se traduit par une augmentation de


l’ordre de 134 184 494,07 DA.
La trésorerie immédiate de l’entreprise qui s’élève à 763 096 KDA est en accroissement
de 21% par apport à l’exercice 2017 (628 912 KDA) suite d’une part à l’augmentation des
ventes 2018 de 20% et des recouvrements réalisés durant l’année 2018, et d’autre part, à la
restitution en 2018 de la caution de bonne exécution mise en 2015 en faveur du client « CEEG
EX CAMEG » d’un montant de 318 655 KDA.
Des placements de 1 450 MDA opérés en 2016 en bons de trésor dans le cadre de
l’emprunt obligataire au niveau de :
 La BEA pour un montant de 850 MDA sur une durée de 5 ans avec une rémunération
de 5.75%.
 La BNA pour un montant de 600 MDA, le premier (300 MDA) sur une durée de 5 ans
avec une rémunération de 7.75% et le deuxième (300 MDA) sur une durée de 3 ans
avec une rémunération 5%.
Les produits générés sur les emprunts obligataires durant l’exercice 2018 s’élèvent à
87n179 KDA.
2. Description des procédures
Après la prise de connaissance, la description des procédures constitue la deuxième
étape du processus d’évaluation du contrôle interne. Dans cette étape, nous avons procédé
d’abord au découpage du cycle trésorerie en plusieurs circuits. Un circuit correspond à

87
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

l’ensemble des taches ou des opérations homogènes orientées vers la réalisation d’un objectif
commun. La méthode de découpage rend la saisie de la procédure plus aisée et plus organisée,
elle permet à l’auditeur d’identifier les zones de risques, comme elle facilite le reste de travail
d’audit.
Suite au manque d’information et la confidentialité des documents nous n’avons pas pu
décrire toutes les procédures du cycle trésorerie de l’entreprise.
Ainsi, sur la base des entretiens faits avec le chef de section trésorerie et quelques
document internes de l’entreprise, nous avons essayé en utilisant la technique de transcription
narrative de décrire les procédures suivantes :
 les procédures d'encaissements ;
 les procédures de décaissements ;
 la procédure d’établissement des rapprochements bancaires ;
 la procédure d'approvisionnement de la caisse ;
 la procédure de contrôle de la caisse.
A) Les procédures d'encaissement
Les ventes de produits et les prestations techniques effectuées par l'entreprise font
toujours l'objet d'une facturation. Une fois que les clients reçoivent leurs factures, ils
procèdent à leurs règlements par chèque, par virement ou en espèces si le montant est moins
important.
Après la facturation qui se fait après chaque vente et qui relève du cycle client ventes,
elle est suivie par la procédure des encaissements qui dépend des conditions négocié avec
chaque client (le délai de paiement et le mode de paiement) 100.
a) Encaissement par la caisse (en espèces)
L’encaissement en espèce se fait uniquement lorsque l’entreprise réalise des ventes ou
des prestations techniques avec les particuliers.
Lorsqu'un client se présente avec sa facture pour paiement en espèces, le trésorier
vérifie l'authenticité de la facture ainsi que sa conformité avec le bon de commande et le bon
de livraison. Il établit un reçu de versement qui atteste la réception des fonds puis le caissier
procède à l'encaissement. Il remet ensuite l'original du reçu au client et garde une copie pour
l’entreprise. Les fonds seront ensuite transférés dans un coffre fort par le chef de section
trésorerie.

100
Entretien avec le chef de section trésorerie.

88
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Tableau N°06 : procédure d’encaissement en espèces


Intervenants Tâches à exécuter
Trésorerie - Encaissement sur client
- Réception des fonds
- Dépôt des fonds au coffre de la caisse et enregistrement
Comptabilité générale - Vérification et comptabilisation

Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.


b) Encaissement par chèque
Lorsqu'un client se présente pour le règlement de sa facture par chèque, le trésorier
enregistre les références du chèque dans le registre de chèque puis établit un reçu de paiement
par chèque pour attester le paiement de la facture. Il remet l'original du reçu au client et garde
une copie. Le caissier est chargé de déposer le chèque à la banque. Les copies du chèque et du
reçu sont classées dans une chemise intitulée « chèques reçus ».
c) Encaissement par virement
L’entreprise reçoit également des règlements sous forme de virements bancaires, et dans
ce cas elle reçoit des avis de crédit de la banque et on procède aux enregistrements
nécessaires.
B) Les procédures de décaissements
Les décaissements de l’entreprise concernent principalement le règlement des
fournisseurs locaux et étrangers, le règlement des salaires, les dépenses d’investissement, les
dépenses sur frais de mission et les impôts et taxes.
Les décaissements effectués par l'entreprise se font soit par chèque, virement ou par
espèces en fonction de l'importance du montant à payer et du niveau du montant qui se trouve
dans la caisse dépenses. Si le montant de la facture est important le décaissement se ferait
toujours par chèque ou par virement 101.
a) Paiement à terme
Ce type de paiement intervient après réception des marchandises par les services
concernés ou réalisation de la prestation de service par le prestataire et s’effectue sur la base
d’une demande de paiement justifiant la réception quantitative et qualitative des biens reçus
ou prestation rendues.

101
Entretien avec le chef de section trésorerie.

89
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

1) paiement en espèces
Le paiement des factures en espèces se fait rarement et il est conditionné par
l’importance du montant à payer. Lorsqu’une facture est sollicitée pour règlement, le chef de
la section trésorerie procède à la vérification de l'existence et la conformité de la facture. Si
ces éléments sont conformes, il procède au paiement après le contrôle du chef de service et
avec l'autorisation du directeur finance et comptabilité. Il remet ensuite les espèces au
bénéficiaire qui lui remet un reçu pour attester qu'il a reçu le paiement.
2) paiement par chèque
Lorsque le montant de la facture est important, l'entreprise procède au règlement par
chèque. A l'échéance du paiement de la facture du fournisseur, le chef de section trésorerie
avise le directeur finance et comptabilité. Si ce dernier donne son accord pour le paiement, le
chef de section trésorerie prépare le chèque qu'il lui transmet pour signature. Une fois que le
chèque est signé, le chef de section trésorerie appelle le fournisseur pour le retrait du chèque.
Avant de retirer le chèque, le fournisseur émarge obligatoirement sur le registre de remise de
chèque avant de le retirer.
Tableau N°07 : Achat / prestation avec paiement à terme
Intervenants Tâches à exécuter
Achats (unités) et directions - Réception demande de paiement définitive
centrales
service finance - Conformité de la dépense
Trésorerie - Classement du dossier pour suivi du règlement à l’échéance
Trésorerie - Envoi d’une copie du dossier à la comptabilité pour conservation de la
dette
Comptabilité générale - Comptabilisation de la dette au compte approprié
Comptabilité analytique - Comptabilisation entrée / frais d’approche paiement
Trésorerie - Règlement du dossier à l’échéance
- Enregistrement du règlement sur les livres de la trésorerie
Comptabilité générale - Conformité du dossier
- Vérification et comptabilisation
Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.

90
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

b) Paiement à l’avance
Dans le cadre d’un achat local (bien et/ou prestation de service) le paiement à l’avance
peut être ordonnancé en cas de nécessité sur la base d’une demande de chèque, de virement ou
de fond. Dans tous les cas, sur présentation du dossier suivant :
 Imprimé demande de chèque, de virement ou de fond prévus par les procédures en
vigueur, signé par le premier responsable de la structure ordonnatrice et faisant
ressortir clairement l’objet de la dépense, le bénéficiaire, le montant en lettres et en
chiffres.
Dans le cas d’une demande de fonds l’accord du directeur général ou du directeur de
la structure finances et comptabilité est obligatoire.
 Copie du bon de commande ou contrat.
 Copie facture proforma ou devis.
 Tout autre document nécessaire pour une meilleure identification de la dépense et ce
pour comptabilisation rationnelle.
Tableau N°08 : Achat / prestation avec paiement au comptant
Intervenants Tâches à exécuter
Achats (unités) et directions - Réception demande de paiement définitive
centrales
Service finance - Conformité de la dépense
Trésorerie - Règlement
- Envoi d’une copie du dossier pour comptabilisation
Comptabilité générale - Conformité dossier
- Comptabilisation de l’opération au compte approprié
Comptabilité analytique - Comptabilisation entrée / frais d’approche paiement
Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.

c) Achats à l’importation
Les techniques de paiement (modes de paiement) pratiqués dans le cadre d’un achat à
l’importation sont les suivants :
 La lettre de crédit ;
 La remise documentaire (à terme et (ou) à vue) ;
 Le virement bancaire.

91
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Dans tout les cas, une opération d’importation doit être domiciliée. La domiciliation
d’une opération d’importation consiste en l’enregistrement de cette opération auprès d’une
banque agrée à cet effet.
La domiciliation d’une opération d’importation doit être faite juste après la conclusion
du marché ; toutefois, dans où le mode de règlement retenu est la lettre de crédite, la
domiciliation se fait au moment de l’ouverture de la lettre de crédit.
d) Dépenses sur frais de mission
L’indemnité de frais de mission est attribuée au travailleur en mission commandée à
l’intérieur du territoire national et ce en application des directives fixées par la convention
collective de l’entreprise.
L’ordre de mission doit être signé par :
 Le président directeur général pour le personnel relevant de son autorité ;
 Le directeur de l’unité / central pour les autres personnels.
L’indemnité des frais de mission est servie, selon un barème fixé par l’entreprise, au
personnel ayant effectué une mission dans un rayon supérieur à 50 km (hors wilaya de Tizi
ouzou).
Il appartient au responsable (Directeur / général / d’unité / central) d’apprécier sur la
base d’un rapport de mission, établi par l’agent missionnaire, de lui accorder le bénéfice de
l’indemnité des frais de mission.
e) Paiement des salariés
Les salariés de l’entreprise sont payés par virements. Ainsi, une fois la paie clôturée,
l’état de virement des salaires est remis à la direction pour signature avant d’être envoyé à la
banque (Banque BEA salaire).
C) Rapprochement bancaire
Le trésorier prépare l’état de rapprochement bancaire en rapprochant le solde du relevé
bancaire avec le solde saisie dans le journal de banque tenue par l’entreprise pour le même
compte bancaire. Il vérifié que tous les encaissements saisis sur le journal de banque ont été
crédités sur le compte bancaire, et que tous les décaissements saisie ont bien été débités.
Ensuite le chef comptable vérifie et valide l’état de rapprochement bancaire et passe les
écritures de régularisation102.

102
Entretien avec le chef de section trésorerie.

92
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

D) Contrôle de la caisse
Le directeur comptabilité finance procède de temps en temps au contrôle de la caisse.
Ce contrôle se fait de la façon suivante : Le Directeur général relève le solde du journal de
caisse tenu par le caissier et le compare au solde physique de la caisse. S'il constate l'existence
d'un écart, il lui demande des explications relatives à cette différence. S'il n'y a pas d'écart, il
valide103.
E) Approvisionnement de la caisse
Lorsque le niveau de la caisse devient insuffisant pour assurer les dépenses
quotidiennes, le caissier fait l'état des dépenses à faire et le transmet au directeur. Dès qu'il
reçoit l'état des dépenses et qu'il l'approuve, il établit le chèque au nom du caissier. Celui-ci se
rend à la banque pour le retrait des fonds. A son retour il informe le chef de service finance
qui vérifie l'exactitude du montant retiré104.
Tableau N°09 : Alimentation de la caisse par retrait de fonds de la banque
Intervenants Tâches à exécuter
Trésorerie - Etablissement de chèque et retrait des fonds
- Dépôt des fonds au coffre de la caisse et enregistrement

Comptabilité générale - Vérification et comptabilisation

Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.

103
Entretien avec le chef de section trésorerie.
104
Ibid.

93
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Section 3 : évaluation des procédures du contrôle interne


L’évaluation du cycle trésorerie porte essentiellement sur le rapprochement entre les
objectifs du contrôle interne en matière de trésorerie, et les moyens et les procédures mises en
place par l’entreprise en vue d’atteindre ces objectifs. A partir de cette évaluation, l’auditeur
détecte les faiblesses et les risques spécifiques au cycle trésorerie et propose à l’administration
les recommandations nécessaires pour lutter contre la survenance de ces risques.

1. Evaluation préliminaire des procédures


Après avoir saisi la procédure et s’assurer de la compréhension et de l’existence du
système, nous allons procéder à une évaluation effective des procédures en utilisant des outils
appropriés à savoir le questionnaire de contrôle interne et la grille de séparation des taches.

A) Questionnaire de contrôle interne


Le questionnaire de contrôle interne est le premier document de travail dans la mission
d’évaluation d’un cycle d’activité d’une entreprise.

Dans le but d’évaluer et d’apprécier l’efficacité des procédures de contrôle interne, nous
avons élaboré un questionnaire de contrôle interne adressé au chef de section trésorerie.

Notre questionnaire contient uniquement des questions fermées pour ne pas engendrer
des refus de réponses et/ou des réponses évasives. Ce questionnaire est constitué de plusieurs
questions dont chacune porte sur l’existence d’une procédure du contrôle, la réponse « oui »
confirme l’existence de la procédure, il s’agit d’un point fort pour l’entreprise. La réponse «
non » signifie l’inexistence de la procédure du contrôle, il s’agit d’une faiblesse pour
l’entreprise.

Le questionnaire est devisé en trois parties : QCI système encaissements, QCI système
décaissements et QCI banques / caisse.

a) Questionnaire des contrôles internes : système encaissements


Le questionnaire de contrôle interne du cycle trésorerie recettes nous permet d’apprécier
le contrôle interne en vue de s’assurer que :

 toutes les recettes enregistrées sont correctement évaluées ;


 toutes les recettes réalisées sont correctement imputées, totalisées et centralisées ;
 toutes les recettes de l’entreprise sont enregistrées et encaissées ;
 toutes les recettes enregistrées correspondent à des recettes réelles de l’entreprise ;

94
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 toutes les recettes sont enregistrées sur la bonne période.

Tableau N°10 : QCI système encaissements


N/A
Questions Oui Non Sans Commentaires
objet
A l’ouverture du courrier, les titres de paiement sont-ils:
 isolés du reste du courrier ? X
 transmis directement au service finance ? X
Pour les recettes en espèces, sont-elles : *
 enregistrées sur des pièces de caisse standard et pré X
numérotées ? *
 enregistrées au fur et à mesure dans le journal de caisse ? X
Si des recettes sont effectuées par des agents (représentants,
livreurs.) ces personnes sont-elles tenues :
Transmettre les
 de délivrer des reçus pré numérotés ? X
recettes à l’entreprise
 de transmettre immédiatement ces recettes à la société X
(ou à la banque) ?
Existe-t- il un mode de transmission des factures au service
X
comptable ?
Existe-t-il une procédure de contrôle des factures /
X
commandes / livraisons ?
Y’a-t-il un traitement des anomalies détectées ? X
Y’a-t-il une procédure visant à s'assurer que toutes les factures
X Classement numérique
parviennent au service comptable ?
Logiciel PC
Existe-t-il une procédure de comptabilisation des factures
X comptable
(responsables, consignes, matérialisation) ?
Fiche d’imputation
Les règlements clients sont-ils enregistrés à partir :
X
- des avis de règlements ?
X
- des titres de règlement ?
S’assure-t-on que les retards clients ne sont pas dus à des
X
encaissements non enregistrés
Les virements reçus sont-ils enregistrés simultanément sur les
X
comptes concernés ?
Les recettes sont-elles comptabilisées au jour le jour ? X
Les personnes chargées de l’imputation des encaissements
X
disposent-elles de la liste des comptes à utiliser ?
Les imputations portées sur les encaissements sont-elles
X
vérifiées avant comptabilisation ?
La balance clients est-elle régulièrement rapprochée du grand
X
livre ?
existe-il un brouillard de caisse où sont enregistrées les
X
opérations de caisse?
le brouillard de caisse fait-il objet de contrôle ? X

95
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

En fin de période, la comptabilité s'assure-t-elle qu'elle a


X Rapprochement
enregistré tous les règlements reçus dans la période ?

le versement des fonds se fait-il de façon quotidienne? X


Le total des recettes remises en banque est-il rapproché du
total des recettes enregistrées au crédit des comptes clients et X
débiteurs ?
la remise de chèque en banque se fait-elle de façon
X
quotidienne ?
Source : questionnaire adressé au chef de section trésorerie.

b) Questionnaire de contrôle interne : système décaissements


Le questionnaire de contrôle interne du cycle trésorerie dépenses nous permet
d’apprécier le contrôle interne en vue de s’assurer que :

 Les paiements effectués sont saisis et comptabilisés ;


 Les règlements comptabilisés correspondent à des dépenses réelles de l’entreprise ;
 Les paiements réalisés sont enregistrés sur la bonne période ;
 Les dépenses réalisées sont correctement évaluées ;
 Les dépenses réalisées sont correctement imputées, totalisées et centralisées.

Tableau N°11 : QCI système décaissements


N/A
Questions Oui Non Sans Commentaires
objet
Les pièces justificatives des dépenses reçoivent elles un «bon
X
à payer» avant émission des titres de règlement ?
Ce bon à payer est-il : Le directeur de la
 Donné par des personnes autorisées ? X structure
 Donné uniquement si les pièces ont fait l’objet de tous les X ordonnançant le
contrôles prévus par la procédure ? paiement
Les signataires du bon à payer des titres de paiement
disposent-ils de tous les éléments nécessaires pour vérifier que X
les contrôles ont été bien faits ?
S’il existe un système de double signature :
 Les signataires sont-ils indépendants l’un de l’autre ? un seul signataire qui
X
 Chaque signataire procède-t-il au contrôle des titres de est le directeur
paiement ?
Est-il interdit de payer des duplicata de facture ? X
Les titres de paiement émis sont-ils pré numéroté ? X
Les écarts entre les relevés fournisseurs et les règlements
effectués sont-ils : X
 mis en évidence ? X
 analysés ?

96
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Les pièces justificatives sont-elles annulées après le paiement


X
pour éviter les doubles règlements ?
Les titres de paiement sont-ils transmis au bénéficiaire Transmis par le
X
directement par le signataire ? demandeur
Ya t-il un avis de règlement des dépenses ? X
Les comptes bancaires sont-ils crédités au jour de l’émission Après 72h (5 jours
X
des chèques ? ouvrables)
Les soldes des comptes fournisseurs sont-ils analysés
X
régulièrement pour identifier les doubles règlements ?
Le règlement des dépenses en espèces est-il limité à un
X 50 000 DA
montant raisonnable ?
Pour les paiements en espèces, est-il exigé un reçu ? X
L’émission des chèques en blanc (valeur, bénéficiaire et /ou
X
date) sont-ils interdits ?
Les chèques erronés sont-ils annulés et conservés pour éviter
X
leur réemploi ?
Les titres de paiement vierges sont-ils conservés dans un lieu
X Dans un coffre fort
sûr ?
Leur utilisation est-elle contrôlée (suivi des séquences
X
numériques par exemple) ?
Les paiements en espèces sont-ils :
X
 saisis sur des pièces de caisse pré numéroté ?
X
 Enregistrés dans l’ordre de ces pièces ?
Les opérations diverses passées au débit des comptes
fournisseurs sont-elles :
X
- accompagnées de justificatifs ?
X
- soumises à l’autorisation d’un responsable ?
Le service comptable s’assure-t-il que tous les titres de
X
paiement émis sur la période ont bien été comptabilisés ?
Les personnes chargées de l’imputation des paiements
X
disposent-elles de la liste des comptes à utiliser ?
Les imputations portées sur les règlements sont-elles vérifiées
X
avant comptabilisations ?
Les écarts éventuels sont-ils immédiatement expliqués ? X
Source : questionnaire adressé au chef de section trésorerie.

c) Questionnaire de contrôle interne : banques / caisse


L'analyse du système de contrôle interne des caisses et banques doit permettre de
s'assurer que, outre les contrôles déjà effectués sur les recettes et les dépenses :

 le système de tenue et de comptabilisation de la caisse est fiable


 tous les mouvements de trésorerie sont correctement comptabilisés et conformes à la
stratégie financière définie par la direction.

97
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Tableau N°12 : QCI système banque / caisse

Questions Oui Non N/A Commentaires

le rapprochement bancaire est-il effectué à la fin de chaque


X
mois ?
la procédure de rapprochement prévoit-elle :
 une comparaison des numéros et montants des chèques X
émis ?
 l'examen des chèques annulés ?
 la comparaison des dates et montants de recettes X
encaissées avec le journal des recettes et le total des X
règlements reçus ?
Les anomalies détectées, lors des rapprochements
X
banques, sont-elles analysées et corrigées?
les rapprochements sont-ils toujours revus par un
X
responsable ?
l’ouverture et la fermeture des comptes de banque sont-elles
X
sous la responsabilité de la direction ?
les signatures autorisées déposées en banque sont-elles :
 régulièrement vérifiées ? X
 automatiquement modifiées en cas de départ ? X
le niveau des dépôts bancaires est-il contrôlé :
 pour éviter des comptes à découvert quand d'autres sont X
largement approvisionnés ?
 pour obtenir une rémunération des excédents de X
trésorerie ?
A-t-on spécialisé chaque compte bancaire (paiements des
X
salaires, fournisseurs, etc…) ?
La caisse est-elle tenue d'après un système de fonds fixe ? X 1 000 000 DA
Si des espèces sont versées à la caisse, surveille-t-on que le
X
montant en caisse n'excède jamais le plafond ?
La sécurité des fonds est-elle bien assurée :
 dans l’entreprise ? X
 pendant les transferts ? X
Les chèques de réapprovisionnement sont-ils établis au nom
X au nom du caissier
du responsable des fonds ?
Des documents dûment autorisés sont-ils exigés pour tous
X
mouvements de caisse ?
Ces documents sont-ils :
 accompagnés des pièces justificatives ? X
 pré numérotés ? X
Les espèces en caisse sont-elles physiquement contrôlées en
fin de période (avec rapprochement avec les soldes X
comptables) ?
Des vérifications régulières des espèces en caisse sont-elles
X
effectuées par des responsables ?

98
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

L'accès à la caisse est-il limité ? X


S'il existe des caisses annexes de la caisse principale, sont- Il n’existe pas de
X
elles soumises aux mêmes contrôles ? caisses annexes
La centralisation du journal de caisse est-elle faite
X
régulièrement ?
Source : questionnaire adressé au chef de section trésorerie.

Remarque : nous n’avons pas pu faire tous les commentaires à cause de la réduction du
nombre de séances de stage à l’Electro-industries en raison de la pandémie.

B) Grille de séparation des tâches


La grille de séparation des taches est le deuxième document de travail dans la mission
d’évaluation d’un circuit d’activité d’une entreprise. Elle permet de ressortir les éventuels
cumuls de tâches entre les fonctions à caractère incompatible.

Tableau N°13 : Grille de séparation des tâches


Directeur finance

Chef de Service

Chef de section

Chef de section
et comptabilité

engagements

Comptable
Trésorerie

Trésorier
extérieurs

Caissier
finance
PDG

Tâches

Tenue de la caisse X
Détentions des chèques reçus X
Signature des chèques X
Paiement par caisse X
Prévision de la trésorerie X
Détention des carnets de chèques X
Vérification des pièces justificatives X X
Préparation des chèques X
Approbation des pièces justificatives X
Autorisation d’avances aux salariés X
Déterminer besoin de réalimentation X X
Enregistrement des chèques X
Etablissement des rapprochements
bancaires X X
Envoi des chèques X
Tenue du brouillard de caisse X
Tenue du journal de trésorerie X
Dépôts en banque de chèques ou
d’espèces X X

99
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Justification des comptes clients X


Tenue de la comptabilité fournisseurs X
Approbation des relevés bancaires X X
Préparation des budgets
Suivi des opérations crédit
documentaire X
Accès à la comptabilité générale X X X
Source : questionnaire adressé au chef de section trésorerie

C) Les forces et faiblesses


Sur la base des renseignements que nous avons pu tirer du questionnaire de contrôle
interne et la grille de séparation des tâches d’une part et des informations collectées tout au
long de notre période de stage d’autre part, nous avons essayé de dégager les points forts et
les faiblesses du cycle trésorerie de l’entreprise.

 Points forts

 existence d’un manuel de procédures ;

 tous les paiements de l’entreprise ne peuvent être effectués que sur présentation de
pièces justificatives ;

 tout achat de bien et /ou service d’un montant supérieure à mille dinars (1000.00 DA)
fait l’objet d’un bon de commende ;
 tout achat de bien et /ou service d’un montant supérieure à quatre millions de dinars
(4 000 000.00DA) fait l’objet d’un contrat. Ce seuil est de 400 000.00 DA pour les
autres dépenses ;
 Quelque soit son prix, un bon de commende est signé par le directeur de la structure
émettrice de ce bon de commende à l’exception des achats à l’étranger ou le bon de
commende et /ou contrat est signé par le président directeur général ;

 Les achats en espèces sont autorisés pour un montant n’excédant par cinquante mille
dinars (50 000.00DA) ;

 chaque mouvement de la caisse fait l’objet d’une inscription dans le livre de caisse ;

 toutes les recettes en provenance des différents points de vente sont centralisées à la
caisse principale ;

100
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 les valeurs sont conservées dans un lieu sûr non accessible aux personnes non
autorisées ;

 la remise quotidienne en banque de tous les chèques reçus.

 les chèques sont comptabilisés dès leurs émission et les sommes reçues dès leur
réception ;

 les états de rapprochements bancaires se font chaque mois ;

 le suivi régulier des créances par la comptabilité ;

 le contrôle de cohérence de liasse facture-bon livraison-bon de commande ;

 des vérifications régulières des espèces en caisse sont effectuées par les responsables.

 Points faibles

 manuel de procédure non mis à jour ;

 absence d’un système à double signature ;

 les états de rapprochement bancaires ne sont pas toujours revus par un responsable ;

 Les titres de paiement ne sont pas transmis au bénéficiaire directement par le


signataire ;
 un cumule des tâches pour le chef de section trésorerie notamment la préparation et
l’envoi des chèques ;
 La sécurité des fonds n’est bien assurée pendant les transferts.

2. Evaluation définitive des procédures de contrôle interne


Après contrôle de la conformité des procédures saisies et l’exploitation du questionnaire
de contrôle interne et de la grille de séparation des taches nous allons procéder à
l’appréciation définitive des procédures.

A) Test de permanence
Pour s’assurer de la fiabilité et la permanence de fonctionnement des points forts
soulevés lors de l’évaluation préliminaire, nous avons réalisé un test de permanence sur les
états de rapprochement bancaire.

101
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Pour l’élaboration de ce test, nous avons passé en revue tous les états de rapprochement
bancaire établis par l’entreprise durant l’exercice 2018 du compte bancaire BEA exploitation
Tizi ouzou.

L’objectif de ce test est de vérifié que les états de rapprochement bancaire sont :

 établis régulièrement à la fin de chaque mois ;


 visés par la personne qui les a établis ;
 contrôlés et approuvés par un responsable hiérarchique.

La feuille de test se présente comme suit :

Tableau N°14 : Test de permanences sur les états de rapprochement bancaire


Etat de Etat de
Etat de rapprochement rapprochement
Solde rapproché
Mois rapprochement à la fin du mois
visé par la visé par un
établi personne qui l’a responsable
établi hiérarchique
Jan √ 145 159 496,50 √ √
Fév √ 162 241 464,50 √ √
Mars √ 165 458 726,00 √ √
Avr √ 152 956 132,63 √ O
Mai √ 160 285 785,50 √ √
Juin √ 170 638 487,26 √ √
Juil √ 159 852 648,00 √ √
août √ 175 235 186,00 √ √
Sep √ 178 124200,00 √ √
Oct √ 172 538 687,73 √ O
Nov √ 175 368 147,00 √ √
Déc √ 179 024 651,59 √ √
Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.

√ : l'élément recherché a été retrouvé

O : l'élément recherché n'a pas été retrouvé

 Résultats du test
 tous les états de rapprochement bancaire sont bien établis pour compte BEA
exploitation durant l’exercice 2018 ;
 tous les états de rapprochement bancaire sont visés par la personne qui les a
établis ;

102
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

 les états de rapprochement bancaire des mois d’avril et d’octobre ne sont pas
signés par un responsable hiérarchique.
 Conclusion : Test satisfaisant
B) Appréciation du cycle trésorerie
Le tableau ci-dessous présente l’appréciation du cycle trésorerie en matière du contrôle
mis en place :

Tableau N°15 : appréciation des procédures de contrôle interne mises en place


Objectif du contrôle interne Dispositif du contrôle interne mis en place

S’assurer que toutes les dépenses correspondent à Tout décaissement est soumis à la présentation
des pièces justificatives acceptées préalable des pièces justificatives signées.

S’assurer que toutes les dépenses sont autorisées


Visa de toutes dépenses par le directeur.
par des personnes ayant autorité pour cela

S’assurer qu'un double paiement des dépenses par Le cachet « payé » apposé sur la pièce de base
la caisse est impossible après le paiement

Toute facture fournisseur payée porte la mention


S’assurer qu'un double paiement des factures
« PAYE » au vu de laquelle aucun autre paiement
fournisseurs est impossible
ne peut être fait

S’assurer que les chèques annulés sont


Mention « annulé » portée sur le chèque
inutilisables

Justification des dépenses de la mission et


S’assurer que les dépenses effectuées au cours des vérification des avantages accordés à chaque
missions sont en relation avec l'objet de la mission catégorie d'employés lors des missions avant
signature par le supérieur hiérarchique

S’assurer qu'il est gardé une trace de la réception La secrétaire enregistre les titres de paiements à la
de toutes les recettes réception

Numérotation des pièces et référencement


S’assurer qu'une double comptabilisation des dans le logiciel de comptabilité qui s'oppose à
dépenses et des recettes est impossible toute saisie portant les mêmes références qu'une
saisie préalablement faite

S’assurer que tous les mouvements affectant les L’enregistrement des opérations de trésorerie se
comptes de trésorerie sont enregistrés sans délai fait en temps réel, après la signature des titres de
dans les dits comptes paiement ou la réception des avis bancaires.

S’assurer que les comptes bancaires sont fiables Rapprochements bancaires mensuels.

103
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Contrôle régulier de la caisse par les


S’assurer qu'il est effectué un inventaire physique
responsables.
des espèces en caisse.

Existence d'un registre de suivi des règlements


S’assurer que la délivrance des chèques est suivie
émargé par le demandeur et les bénéficiaires
Conservation dans un coffre-fort. Ceux en cours
S’assurer que les chèques sont protégés contre le d'utilisation sont gardés par le chef de section
vol et les détériorations physiques. trésorerie et ceux non utilisés par le chef de
service.
S’assurer que les valeurs en caisse sont protégées
Conservation des valeurs dans un coffre fort.
contre le vol et les détériorations physiques
S’assurer du non débordement de l'encaisse au
Il existe un plafond des espèces en caisse.
niveau de la caisse.
S’assurer du non rupture de la liquidité au niveau Existence d’un seuil de sécurité de la caisse. Ce
de la caisse seuil déclenche le réapprovisionnement

S’assurer de la sécurité au niveau du journal de Etablissement d'une situation journalière de caisse


trésorerie et de banque.
Source : réalisé par nous-mêmes à partir de l’entretien et du QCI.

3. Conclusion sur l’évaluation du cycle trésorerie


Les conclusions tirées de l'évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-Industries révèle dans son ensemble une bonne maitrise de la
trésorerie malgré quelques insuffisances.

Ainsi, toutes ces insuffisances ou points faibles découlent de non respect des principes
de contrôle interne à savoir, le principe de séparation des fonctions, de traçabilité, de
l’identification préalable des taches et pouvoirs ainsi que l’écriture des procédures.

A cet effet nous présentons les recommandations suivantes :

 la mise à jour régulière du manuel de procédure afin de permettre de définir clairement


les tâches et les pouvoirs.
 l’instauration d’un système de double signature pour mieux contrôler les
décaissements ;
 le suivi régulier par les responsables des états de rapprochement bancaire pour
s’assurer de la fiabilité des comptes bancaires ;
 l’amélioration de la sécurité des fonds pendant les transferts.

104
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries

Conclusion
Nous avons essayé dans ce chapitre, de conduire une mission spéciale d’évaluation des
procédures de contrôle interne en se focalisant sur l’évaluation du cycle trésorerie, et ce, en
suivant les étapes d’une méthodologie bien définie, et avec l’utilisation des documents et
outils nécessaires (organigrammes, entretiens, questionnaires de contrôle interne et la grille de
séparation des tâches).
Dans ce travail, nous avons essayé de répondre à la problématique de départ,
d’identifier les points essentiels concernant la réalisation d’une mission d’évaluation du
système de contrôle interne au sein d’une entreprise, de confirmer la conformité de la
démarché adopté pour l’évaluation des procédures avec celle édictée par les référentiels
internationaux.
Au terme de notre travail au cours duquel, nous avons beaucoup appris, nous pouvons
affirmer que cette étude a été pour nous l'occasion de comprendre plus en profondeur et
d'appliquer en pratique les outils et techniques d'évaluation de contrôle interne en suivant ses
différentes étapes.

105
Conclusion générale

Conclusion générale
Afin de suivre le rythme du monde dynamique des affaires en constante évolution, les
entreprises doivent s'assurer qu'elles fonctionnent avec une intégrité et un système de
trésorerie sans faille. Par conséquent, chaque organisation doit s'assurer qu'elle dispose d'un
système de contrôle interne très solide et très strict. S'il n'est pas assuré, la menace d'activités
frauduleuses, de dépenses inutiles et d'autres pratiques économiques et éthiques possibles au
sein de l'organisation peut nuire aux résultats de l'entreprise.

Le système de contrôle interne ce n’est qu’une traduction des objectifs stratégiques sur
le plan opérationnel, il est destiné à accroitre la probabilité que les objectifs fixés seront
atteints à travers la mise en place d’un ensemble de procédures destiné à maitriser les risques
qui empêchent l’atteinte des objectifs soit au niveau de l’organisation soit au niveau des
processus métiers.

D’autre part, la continuité de l’entreprise ne s’assure pas par la mise en place d’un
système de contrôle interne efficace seulement, l’environnement imprévisible oblige
l’entreprise à se doter des outils lui permettant d’évaluer et d’évoluer son système de contrôle
interne pour avoir une assurance raisonnable de son efficacité, parmi les outils utilisés on
trouve l’audite interne.

L’audit interne est une mission confiée à un auditeur indépendant et objectif visant à
comparer une activité par apport à un référentiel, ce dernier ce n’est que le système de
contrôle interne et ça ce fait en collaboration avec les audités afin de donner une assurance
quant à l’efficacité du système du contrôle interne.

La démarche d’évaluation du système de contrôle interne intègre trois étapes


principales, à savoir, l’évaluation préliminaire qui consiste à s’assurer de l’existence des
procédures de contrôle interne, par la suite, l’évaluation définitive qui vise à s’assurer de la
bonne application des procédures d’une façon constante ainsi que l’adéquation de leur
conception, et la dernière étape représente l’incidence de cette évaluation sur le programme de
vérification.

Donc, le système de contrôle interne ne peut être efficace s’il n’est pas suivie d’un audit
interne performant et régulier qui évalue à la fois l’existence et la bonne application des
dispositifs de contrôle afin d’apprécier les écarts et mettre en place les actions correctives

106
Conclusion générale
d’amélioration, pour éviter les situations défavorables qui entravent le bon fonctionnement de
l’entreprise.

A travers cette étude, nous avons tiré plusieurs enseignements sur le contrôle interne.
Nous avons pu décrire dans un premier temps le contrôle interne en rappelant ses objectifs,
ses principes et différentes composantes, ainsi que sa démarche d’évaluation.
Dans un second temps nous avons traité un cas pratique portant sur l’évaluation de des
procédures de contrôle interne du cycle trésorerie de l’entreprise Electro-Industries.
A l'issue de ce travail, notre constat est que l’évaluation des procédures de contrôle
interne se fait effectivement suivant une démarche bien déterminée ainsi que l’existence de
procédures clairement définies au sein de l’entreprise Electro-industries. De ce fait, nous
confirmons les deux hypothèses.

107
Bibliographie
Ouvrages
 ANNE FORTIN, «ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE » Presses de l’Université du
Québec, Québec, 1998.
 BELLIER DELIENNE Annie, KHATH Sarun, « Gestion de trésorerie », Edition
Economica, Paris, 2000.
 BOUHADIDA Mohamed, « Audit interne », Edition Pages Bleues, Alger, 2017.
 C.Marmuse, « Gestion de trésorerie », Edition Vuibert, Paris, septembre 1998.
 SABY GUILLAUME, et al, « Comptabilité et Audit », 2e édition, Edition EYROLLES,
Paris, 2015.
 CERBAH Hamid, « Tableau des flux de trésorerie », Edition pages bleues, Alger, 2014.
 Hubert de La Bruslerie, « Analyse financière », 4e édition, Edition DUNOD, Paris, 2010.
 Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », 3e édition,
Editions De Boeck, Bruxelles, 2004.
 Renard Jaques, « Théorie et pratique de l’audit interne », 7e édition, Editions
d’organisation, Paris, 2010.
 Renard Jaques, « Comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne », Editions
EYROLLES, Paris, 2012.
 DEGOS J-Guy, GRIFFITHS Stéphane, «Gestion Financière», Edition d’Organisation,
Paris, 2011.
 KHELASSI Réda, « Manuel Comptabilité et Audit », Editions BERTI, Alger, 2013.
 KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Editions HOUMA, Alger, 2010.
 KURT F. REDING, et al, « MANUEL D'AUDIT INTERNE », Edition EYROLLES,
Paris, 2015.
 Collins Lionel, Valin Gérard, « Audit et contrôle interne », 4e édition, Edition DALLOS,
Paris, 1992.
 GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, « Gestion de trésorerie », Edition
Economica, Paris, 2007.
 MAURINE Peirre, « La gestion de trésorerie en clair », Edition Ellipses, Paris, 2009.
 SION Michel, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », 6e édition, Edition Dunod,
Paris, 2015.

108
 Friederich Micheline, Langlois Georges, « Comptabilité et Audit », 3e édition, Editions
Foucher, Paris, 2012.
 Gauthier Noel, Causse Geneviève, « La trésorerie dans l’entreprise » Edition Publi-Union,
1981, Paris.
 DESBRIERES Philippe, POINCELOT Evelyne, « Gestion de trésorerie », 2e édition,
Edition EMS, Paris, 2015.
 Rousselot Philippe, Verdié Jean-François, « La gestion de trésorerie », Edition DUNDO,
Paris, 1999.
 OBERT Robert, MAIRESSE Marie-Pierre, « Comptabilité et audit : Manuel et
applications », 2e edition, Edition DUNOD, Paris, 2009.

Webographie
 Ruffin BITAISHA, « Environnement financier de la trésorerie », (consulté le 10/11/2019),
disponible sur http://www.astufinance.com/environnement-financier-de-la-tresorerie/
 Thibaut CLERMONT, « Les ratios financiers : calculs et explications », (consulté le
22/01/2020), disponible sur https://www.compta-facile.com/ratios-financiers-calculs-et-
explications/

109
Liste des tableaux
Numéro Titre Page

Tableau n°01 Actif du bilan des exercices 2018 et 2017 84

Tableau n°02 Passif du bilan des exercices 2018 et 2017 85

Tableau n°03 l’équilibre financier durant les exercices 2018 et 2017 86

Tableau n°04 disponibilité et assimilés pour l’exercice 2018 87

Tableau n°05 Tableau des flux de trésorerie 88

Tableau n°06 procédure d’encaissement en espèces 90

Tableau n°07 Achat / prestation avec paiement à terme 91

Tableau n°08 Achat / prestation avec paiement au comptant 92

Tableau n°09 Alimentation de la caisse par retrait de fonds de la banque 94

Tableau n°10 QCI système encaissements 96

Tableau n°11 QCI système décaissements 97

Tableau n°12 QCI système banque / caisse 99

Tableau n°13 Grille de séparation des tâches 100

Tableau n°14 Test de permanences sur les états de rapprochement bancaire 103

Tableau n°15 appréciation des procédures de contrôle interne mises en place 104

110
Liste des figures

Figures Titre Page

Figure n°01 Pyramide de COSO 46

Figure n°02 Présentation des étapes d'évaluation du contrôle interne 55

Figure n°03 Organigramme d’Electro-Industries 78

Figure n°04 Organigramme de la direction finance et comptabilité 83

111
Annexes

112
Annexe N° 01 : modèle de tableau de financement (première partie)
Emplois Exercice Exercice Ressources Exercice Exercice
N N-1 N N-1
Distribution de Capacité d’autofinancement
dividendes de l’exercice
Acquisitions d’éléments cession d’éléments d’actifs
d’actifs immobilisés immobilisés
Charges à répartir sur augmentation de capital
plusieurs exercices (apport)
Diminution des augmentation des dettes
capitaux propres financières
Remboursement des
dettes financières
Total des emplois Total des ressources
Variation du fonds de Variation du fonds de
roulement net global roulement net global (emplois
(ressources nettes) nets)

113
Annexe N° 02 : modèle de tableau de financement (deuxième partie)
Exercice N Exercice N-1
Variation du fonds de roulement net global Besoins Ressources Solde (2)- Solde
(1) (2) (1)
Variations « Exploitation » :

Variations des actifs d’exploitation :


– Stocks et en-cours
– Avances et acomptes versés
– Créances clients, comptes rattachés et
autres créances d’exploitation
Variations des dettes d’exploitation :
– Avances et acomptes reçus
– Dettes fournisseurs, comptes rattachés
et autres dettes d’exploitation

Totaux
A. Variation nette « Exploitation »
Variations « Hors exploitation » :

Variations des autres débiteurs


Variations des autres créditeurs
Totaux
B. Variation nette « Hors exploitation »
Total A + B :
Besoin de l’exercice en fonds de roulement
ou
Dégagement net de fonds de roulement dans
l’exercice

Variations « Trésorerie » :

Variations des disponibilités


Variations des concours bancaires courants et
soldes créditeurs de banques
Totaux
C. Variations nettes « trésorerie »
Variations du fonds de roulement net global
(Total A + B + C)
Emplois nets ou
Ressources nettes

114
Annexe N° 03 : modèle de tableau de flux de trésorerie
Flux de trésorerie Montant
Flux de trésorerie d’activités d’exploitation
Résultat net
Ajustement pour réconcilier le résultat net au flux net fourni par ou utilisé par
les activités d’exploitation :
 Liste des ajustements individuels
Trésorerie net provenant de ou utilisée par les activités d’exploitation (A)
Flux de trésorerie provenant d’activité d’activités d’investissement
 Liste d’entrée de fonds et de sortie de fonds

Flux net de trésorerie provenant ou utilisé par des activités d’investissement (B)
Flux de trésorerie d’activités de financement
 Liste d’entrée et de sortie de fonds individuels
Flux net provenant de ou utilisé par des activités de financement (C)
Augmentation net (ou diminution) de la trésorerie (A+B+C)
Trésorerie en début de la période
Trésorerie en fin de période

115
Annexe N° 04 : modèle de plan de financement prévisionnel
Exercice N N+1 N+2
Trésorerie initiale (1)
Ressources
-capacité d’autofinancement (caf)
- prix de cession des éléments d’actif cédés
- augmentation de capital (nominal et prime d’émission)
-Subventions d’investissement
-apports des associés
- nouveaux emprunts souscrits
- autres ressources
Total des ressources (2)
Emplois
-dividendes à payer
- programme divertissement (nouvelles immobilisations)
- besoin supplémentaires en fonds de roulement
- remboursement du capital de l’ancien emprunt
- autres besoins à financier
Total des emplois (3)
Variation annuelle (4)=(3) – (2)
Solde cumulé (5) = (1) + (4)

116
Annexe N° 05 : modèle de budget de trésorerie
Désignation JAN FEV … DEC
- Encaissements sur ventes (TTC)
- Produits financiers à encaisser
- Autres recettes (TTC) à encaisser
= Total des recettes d’exploitation (1)
- Décaissements sur les achats (TTC)
- Paiement des charges de personnel
- Impôts et taxes d’exploitation
- TVA à payer
- Charges financières à débourser
- Autres charges d’exploitation à payer
= Total des dépenses d’exploitation (2)
Solde d’exploitation mensuelle (3) = (1) – (2)
- Cession d’immobilisation (TTC)
- Nouveaux emprunts contractés (principal)
- subventions d’investissement
- apport d’associés en comptes courants
= Total des recettes hors exploitation (4)
- investissements (TTC)
- Echéances de remboursement d’anciens emprunts
(principal)
- Impôts sur les bénéfices (acomptes et solde)
- dividendes payés
= Total des dépenses hors exploitation (5)
= Solde hors exploitation mensuel (6) = (4) – (5)
Solde global mensuel (7) = (3) + (6)
(+) ou (-) Décision de trésorerie (Financement ou
placement)
Solde cumulé mensuel (y compris solde initial de
début de l’année)

117
Annexe N° 06 : modèle de fiche en valeur
Désignation DIM LUN MAR … écart
Recettes :
Remise de chèques
Remise d’espèces
Effets à l’encaissement
Avis de prélèvement
Virements reçu
Autres
Total recettes
Dépenses :
Gros chèques
Petit chèque
Effets domiciliés
Prélèvements émis
Virements émis
Autres
Total dépenses
Solde avant décision
Décision d’équilibrage
Solde après décisions

118
Annexe N° 07 : Actif du bilan

119
Annexe N° 08 : Passif du bilan

120
Annexe N° 09 : Tableau des comptes de résultats

121
Annexe N° 10 : Tableau des flux de trésorerie

122
Annexe N° 11 : Etat de rapprochement bancaire au 31/07/2018

123
Annexe N° 12 : modèle d’ordre de virement

124
Annexe N° 13 : modèle d’avis de tirage de chèques

125
Annexe N° 14 : modèle du bordereau des chèques payables

126
Table des matières

Introduction générale et problématique ......................................................................01


Chapitre 1 : Présentation du cycle trésorerie ..............................................................04
Introduction ............................................................................................................................. 04
Section 01 : généralités sur la trésorerie .......................................................................05
1 : Notion de trésorerie ............................................................................................................... 05
A : Définition.............................................................................................................................. 05
B : Utilité de la trésorerie .......................................................................................................... 06
C : Les éléments de la trésorerie ................................................................................................. 06
a) La trésorerie active.................................................................................................................. 06
b) La trésorerie passive ............................................................................................................... 07
2. Notion de gestion de trésorerie ................................................................................................ 07
A : Définition.............................................................................................................................. 07
B) Processus de gestion de trésorerie ........................................................................................... 07
a) La prévision.................................................................................................................07
b) L’arbitrage ..................................................................................................................07
c) Le contrôle ..................................................................................................................08
C) Enjeux de la gestion de trésorerie ................................................................................08
a) L’arbitrage entre cout de détention d’encaisse et frais financières ................................08
b) Minimisation des erreurs d’équilibrage et de mobilisation ...........................................09
3. La fonction de trésorier dans l’entreprise .....................................................................10
A) Les missions du trésorier ............................................................................................10
B) Les qualités du trésorier ..............................................................................................10
4. L’environnement de la trésorerie .................................................................................11
A) L’environnement interne ............................................................................................12
a) La comptabilité ............................................................................................................12
b) Le contrôleur de gestion ..............................................................................................12
c) Le commercial .............................................................................................................12
d) La direction générale ...................................................................................................13
B) L’environnement externe ............................................................................................13
a) La Banque ...................................................................................................................13
b) Le Marché Financier ...................................................................................................13
c) L’État ..........................................................................................................................13

127
5. La trésorerie et l’équilibre du bilan ..............................................................................13
A) Le besoin en fonds de roulement.................................................................................13
B) Le fonds de roulement ................................................................................................14
C) La trésorerie nette (TN) ..............................................................................................15
a) Définition ....................................................................................................................15
b) Le calcul de la trésorerie nette .....................................................................................15
c) Situation de la trésorerie nette ......................................................................................16
Section 2 : Outils et techniques de gestion de la trésorerie ..........................................16
1. Les tableaux de flux .....................................................................................................16
A) Tableau de financement ..............................................................................................17
a) Notion de tableau de financement ................................................................................17
b) Structure du tableau de financement ............................................................................17
B) Tableau de flux de trésorerie (TFT) ............................................................................18
a) Notion de tableau de flux de trésorerie .........................................................................18
b) Structure du tableau de flux de trésorerie .....................................................................19
2. Les prévisions de trésorerie ..........................................................................................19
A) Le plan de financement ...............................................................................................20
a) Définition ....................................................................................................................20
b) Structure du plan de financement .................................................................................20
B) Le budget de trésorerie ...............................................................................................20
a) Définition ....................................................................................................................20
b) Structure du budget de trésorerie .................................................................................21
C) La fiche en valeur (le suivi de la trésorerie au jour le jour) ..........................................22
a) Définition ....................................................................................................................22
b) Objet de la fiche en valeur ...........................................................................................22
3. Sources de financement de la trésorerie .......................................................................22
A) Les crédits de mobilisation de créance ........................................................................22
a) L’escompte commercial ...............................................................................................22
b) Le crédit de mobilisation de créance commerciale .......................................................23
c) La cession de créances (crédit Dailly) ..........................................................................23
d) L’affacturage ...............................................................................................................23
e) L’avance en devises .....................................................................................................23
B) Les crédits sans mobilisation de créance .....................................................................24
a) Le découvert bancaire ..................................................................................................24

128
b) La facilité de caisse .....................................................................................................24
c) Crédit de compagne .....................................................................................................24
d) Les crédits spots .........................................................................................................24
Section 3 : les risques et les problèmes de la trésorerie ................................................25
1. Les risques liés à la trésorerie ......................................................................................25
A) Les risques financiers .................................................................................................25
a) Le risque de signature ..................................................................................................25
1) Notion de risque de signature ......................................................................................25
2) Évaluation du risque de signature ................................................................................25
3) La gestion du risque de signature .................................................................................26
b) Le risque de taux d’intérêt ...........................................................................................27
1) Notion de risque de taux ..............................................................................................27
2) Évaluation du risque de taux........................................................................................27
3) La gestion du risque de taux d’intérêt ..........................................................................28
c) Le risque de change .....................................................................................................28
1) Notion de risque de change ..........................................................................................28
2) Évaluation du risque de change ...................................................................................29
3) La gestion du risque de change ....................................................................................30
B) Les risques opérationnels de trésorerie ........................................................................30
a) Risques liés à la budgétisation .....................................................................................30
b) Risques liés aux encaissements et aux décaissements...................................................30
c) Risques liés au contrôle des avoirs en caisse et en banque ............................................31
d) Risques liés à la comptabilisation des opérations de caisse et de banques.....................31
2. Les problèmes de trésorerie .........................................................................................31
A) Origine des problèmes de trésorerie ............................................................................31
a) Problèmes structurels de trésorerie ...............................................................................31
b) Problèmes conjoncturels de trésorerie ..........................................................................32
c) Problèmes organisationnels de trésorerie .....................................................................33
B) Les ratios indicateurs de difficultés de trésorerie .........................................................33
Conclusion ......................................................................................................................35
Chapitre 2 : Evaluation du contrôle interne ................................................................36
Introduction................................................................................................................................ 36
Section 1 : cadre théorique du contrôle interne ...........................................................37
1. Notion du contrôle interne ...........................................................................................37

129
A) Définition ...................................................................................................................37
B) Objectifs du contrôle interne .......................................................................................37
a) La fiabilité et l’intégrité des informations financières et opérationnelles ......................38
b) Efficacité et efficience des opérations ..........................................................................38
c) La protection du patrimoine .........................................................................................38
d) Le respect des lois, règlements et contrats....................................................................39
2. Principes généraux du contrôle interne .........................................................................39
A) Le principe d’organisation ..........................................................................................39
B) Le principe d’intégration.............................................................................................40
C) Le principe de permanence .........................................................................................40
D) Le principe d’universalité ...........................................................................................40
E) Le principe d’indépendance ........................................................................................40
F) Le principe d’information............................................................................................41
G) Le principe d’harmonie...............................................................................................41
3. Les acteurs et composantes du contrôle interne ............................................................41
A) Les acteurs du contrôle interne ...................................................................................41
a) Le conseil d’administration ..........................................................................................41
b) Le comité d’audit ........................................................................................................41
c) La direction générale ...................................................................................................42
d) L’audit interne .............................................................................................................42
e) Le personnel ................................................................................................................42
B) Les composantes du contrôle interne ...........................................................................42
a) Environnement du contrôle ..........................................................................................42
b) Evaluation des risques .................................................................................................43
c) Activités de contrôle ....................................................................................................43
d) Information et communication .....................................................................................44
e) Pilotage .......................................................................................................................44
4. Obstacles et limites du contrôle interne ........................................................................45
A) L’erreur du jugement ..................................................................................................46
B) Les dysfonctionnements..............................................................................................46
C) Ratio Coût/Bénéfice....................................................................................................46
Section 02 : Démarche d’évaluation du contrôle interne .............................................46
1. Notion d’audit interne ..................................................................................................47
A) Définition et champs d’intervention de l’audit interne .................................................47

130
B) Les normes d’audit interne et le code de déontologie ..................................................47
a) Normes d’audit interne ................................................................................................48
b) Le code de déontologie ................................................................................................48
C) Objectif de l’audit interne ...........................................................................................48
2. Démarche d’évaluation du contrôle interne ..................................................................49
A) Place du contrôle interne dans la mission d’audit ........................................................49
B) Étapes d’évaluation du contrôle interne .......................................................................50
a) Prise de connaissance du dispositif de contrôle interne (l’examen des procédures) .......50
b) Confirmation de la compréhension du système : les tests de conformité.......................51
c) Évaluation préliminaire du contrôle interne .................................................................51
d) Confirmation de l’application du système : les tests de permanence .............................52
e) Évaluation définitive du contrôle interne......................................................................52
f) Conclusions sur l’évaluation du contrôle interne ..........................................................53
3. Les outils d’évaluation de contrôle interne ...................................................................55
A) Outils d’interrogation et d’observation........................................................................55
a) Sondages .....................................................................................................................55
b) Interviews ...................................................................................................................55
c) Questionnaire de contrôle interne (QCI) ......................................................................56
d) Feuilles de révélation et d’analyse de problème (FRAP) ..............................................56
B) Outils de description ...................................................................................................56
a) Transcription narrative.................................................................................................56
b) Organigrammes ...........................................................................................................57
c) Grille d’analyse des taches...........................................................................................57
d) Diagramme de circulation............................................................................................57
Section 03 : Procédure de contrôle interne du cycle trésorerie....................................57
1. Procédures de contrôle interne ...................................................................................58
A) La séparation des tâches .............................................................................................58
B) La traçabilité des opérations ou la piste d’audit ...........................................................58
C) Les délégations de pouvoir et les procédures d’autorisation ........................................58
D) La restriction des accès ...............................................................................................59
E) La protection physique ................................................................................................59
F) L’autocontrôle .............................................................................................................59
G) L’écriture des procédures............................................................................................60
2. Application des procédures contrôle interne aux opérations de trésorerie .....................60

131
A) Contrôle des paiements ...............................................................................................60
a) Paiements par chèque ou virement ...............................................................................60
b) Paiement par caisse .....................................................................................................62
c) Système des soldes constants .......................................................................................63
B) Le contrôle des encaissements ....................................................................................63
a) Par chèque ...................................................................................................................63
b) Par caisse ....................................................................................................................64
C) Protection des liquidités ..............................................................................................65
a) Tenus et conservation des valeurs en caisse .................................................................65
b) Dépôt des chèques et des espèces ................................................................................65
D) Enregistrement comptable des opérations de trésorerie ...............................................65
a) Séparations des taches .................................................................................................66
b) Contrôles sur les enregistrements.................................................................................66
c) Réconciliations bancaires ............................................................................................66
d) Vérification des caisses ...............................................................................................67
Conclusion ......................................................................................................................68
Chapitre III : Evaluation des procédures de contrôle interne du cycle trésorerie de
l’entreprise Electro-industries .....................................................................................69
Introduction ....................................................................................................................69
Section 1 : présentation de l’entreprise Electro-Industries ..........................................70
1. Historique de l’Electro-Industries ................................................................................70
2. L’évolution et capacité de production ..........................................................................70
3. Activités de l’Electro-Industries ...................................................................................71
A) Unité de fabrication des transformateurs .....................................................................71
B) Unité de fabrication des moteurs électriques ...............................................................72
C) Unité prestations techniques .......................................................................................72
4. Les clients et fournisseurs de l’Electro-industries .........................................................73
a) Les clients ...................................................................................................................73
b) Fournisseurs de l’Electro-Industries.............................................................................73
5. Organisation d’Electro-industrie ..................................................................................74
A) La direction générale ..................................................................................................74
B) Les assistants ..............................................................................................................74
C) Direction des ressources humaines ..............................................................................75
D) Direction commerce et marketing ...............................................................................75

132
E) Direction achat et approvisionnement .........................................................................75
F) Direction juridique ......................................................................................................75
G) Direction finance et comptabilité ................................................................................76
H) Direction développement ............................................................................................76
Section 2 : prise de connaissance et description des procédures ..................................78
1. Prise de connaissance ..................................................................................................78
A) Prise de connaissance de l’aspect organisationnel .......................................................78
a) Présentation de la direction finance et comptabilité ......................................................78
b) Département comptabilité générale et analytique .........................................................79
1) Service comptabilité générale .....................................................................................79
2) Service comptabilité analytique ...................................................................................79
c) Service finance ............................................................................................................79
1) Secrétaire ....................................................................................................................80
2) Section trésorerie .........................................................................................................80
3) Section engagements extérieurs ...................................................................................81
B) Prise de connaissance de l’aspect financier .................................................................83
a) Évolution bilancielle ....................................................................................................83
b) L’équilibre financier ....................................................................................................85
c) Chiffre d’affaire et résultats .........................................................................................86
d) Etat des disponibilités et assimilés ...............................................................................86
2. Description des procédures ..........................................................................................87
A) Les procédures d'encaissement ...................................................................................88
a) Encaissement par la caisse (en espèces) .......................................................................88
b) Encaissement par chèque .............................................................................................89
c) Encaissement par virement ..........................................................................................89
B) Les procédures de décaissements ................................................................................89
a) Paiement à terme .........................................................................................................89
1) paiement en espèces ....................................................................................................90
2) paiement par chèque ....................................................................................................90
b) Paiement à l’avance .....................................................................................................91
c) Achats à l’importation .................................................................................................91
d) Dépenses sur frais de mission ......................................................................................92
C) Rapprochement bancaire .............................................................................................92
D) Contrôle de la caisse ...................................................................................................93

133
E) Approvisionnement de la caisse ..................................................................................93
Section 3 : évaluation des procédures du contrôle interne ...........................................94
1. Evaluation préliminaire des procédures ........................................................................94
A) Questionnaire de contrôle interne ...............................................................................94
a) Questionnaire des contrôles internes : système encaissements ......................................94
b) Questionnaire de contrôle interne : système décaissements ..........................................96
c) Questionnaire de contrôle interne : banques / caisse ....................................................97
B) Grille de séparation des tâches ....................................................................................99
C) Les forces et faiblesses ...............................................................................................100
2. Evaluation définitive du contrôle interne ......................................................................101
A) Test de permanence ....................................................................................................101
B) Appréciation du contrôle interne .................................................................................103
3. Conclusion sur l’évaluation du cycle trésorerie ............................................................104
Conclusion ......................................................................................................................105
Conclusion générale .......................................................................................................106
Bibliographie .................................................................................................................108
Liste des tableaux ..........................................................................................................110
Liste des figures .............................................................................................................111
Annexes ..........................................................................................................................112
Table des matières .........................................................................................................127

134

Vous aimerez peut-être aussi