Mémoire Final Corrigé HMZ
Mémoire Final Corrigé HMZ
Thème
Membres du jury
Promotion 2018-2019
Remerciements
Mes parents en particulier qui m'ont aidé et soutenu afin de me voir réussir,
A toute ma famille,
Mes parents en particulier qui m'ont aidé et soutenu afin de me voir réussir,
A toute ma famille,
AI Audit interne
CI Contrôle interne
E.I Electro-industries
FR Fonds de roulement
ST Solde de trésorerie
TN Trésorerie nette
Sommaire
Les comptes de trésorerie sont la résultante bilancielle de tous les efforts de l'entreprise et
ils constituent très souvent, un indicateur précoce des difficultés qu'elle peut rencontrer. La
trésorerie constitue le poste le plus liquide de l'actif du bilan et est donc une « zone à risques »
qui si elle n'est pas minutieusement suivie et contrôlée pourrait être la porte ouverte aux
erreurs et fraudes.
Au regard d’un tel constat, des actions à mener en amont et la nécessité de tester
l’efficacité des contrôles pour prévenir et détecter les problèmes et les risques liés à ce cycle
semblent indispensables.
C’est en ce sens que le contrôle interne qui est défini d’une manière générale comme
étant un ensemble de procédures contribuant à la maitrise de l’entreprise est devenu une
composante essentielle dans la vie de celle-ci.
1
Introduction générale
L’évaluation du contrôle interne permet d’apprécier notamment la fiabilité du système
comptable, de porter un jugement sur l’ensemble des enregistrements et de détecter les risques
d’erreurs et de fraudes.
Par ailleurs, l’objectif de notre travail est de fournir un aperçu sur la pratique de
l’évaluation des procédures de contrôle interne du cycle trésorerie d’une entreprise et de
démontrer l’importance de cette évaluation pour sa pérennité. Pour parvenir à cet objectif,
nous avons formulé la problématique suivante :
Pour bien structurer notre travail et répondre à notre problématique, nous avons posé les
questions secondaires suivantes :
Qu’est ce que le contrôle interne ? Et quelle est la démarche que doit suivre l’auditeur
lors de l’évaluation des procédures de contrôle interne ?
Quelles sont les procédures de contrôle interne du cycle trésorerie ?
existe-t-il des procédures clairement définies au sein de l’entreprise Electro-
Industries ?
Les hypothèses
Afin d’apporter des éléments de réponses à la problématique et aux questions
secondaires, nous avons formulé les hypothèses suivantes :
Hypothèse 01 : L’évaluation des procédures de contrôle interne d’une entreprise est pratiquée
suivant une démarche bien déterminée.
Intérêt du sujet
L’intérêt de notre thème d’étude intitulé : « L’évaluation du contrôle interne du cycle
trésorerie » découle de deux considérations principales:
2
Introduction générale
L’importance de la trésorerie pour les entreprises n’est pas à démontrer car son
insuffisance peut conduire à la cessation des paiements. C’est une variable essentielle
dans la gestion financière de l’entreprise.
L’évaluation des procédures de contrôle interne est un domaine d’audit en plein
expansion, il est mis en place dans les grandes entreprises, mais qui devra répondre
aux besoins croissants des entreprises de petites tailles.
Méthodologie de recherche
Notre méthodologie de recherche est composée à la fois d’un cadre théorique et d’un
cadre pratique. Pour le cadre théorique nous avons utilisé principalement des ouvrages et
quelques sites web. Pour le cadre pratique, la consultation des documents interne de
l’entreprise Electro-industries, ainsi que des questionnaires et entretiens réalisés avec le
personnel de l’entreprise.
Structure du travail
Afin d’apporter des éléments de réponse pertinents à toutes nos interrogations, nous
avons adopté un plan de travail constitué de trois chapitres.
Enfin, le troisième chapitre nous avons traité une étude du cas pratique d’évaluation des
procédures de contrôle interne du cycle de trésorerie de l’entreprise Electro-Industries
d’Azazga.
3
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Introduction
Déterminer la trésorerie d’une l’entreprise depuis son origine dans l’entreprise est un
préalable nécessaire à son étude approfondie. L’activité économique d’une société et les
décisions financière qu’elle génère, telles que les investissements et les financements, ont un
impact certain sur la trésorerie. L’ensemble des mouvements monétaires transitant dans
l’entreprise influe sur son volume et par conséquent sur la liquidité et la solvabilité de
l’entreprise.
La gestion des flux est l’une des activités essentielles du trésorier. Les prévisions de
trésorerie constituent l’élément fondamental pour la gestion et l’optimisation de la trésorerie.
A partir du plan de financement, élaboré généralement par le directeur financier, sont réalisées
des prévisions à court terme et à très court terme.
La gestion de trésorerie repose aussi sur une bonne maîtrise des flux, des arbitrages et
un contrôle rigoureux des performances. Son optimisation ne saurait être envisagée sans une
connaissance et une gestion des risques auxquels toute entreprise est exposée, ainsi que
l’analyse des origines possibles de ses problèmes.
4
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
1. Notion de trésorerie
Pour mieux comprendre la notion de trésorerie, il nous est utile de présenter quelques
définitions relatives à cette dernière.
A) Définition de la trésorerie
Il existe de multiples définitions de la trésorerie de l’entreprise, parfois source de
confusion.
Selon cette conception, la trésorerie d'une entreprise est « l’ensemble des liquidités
disponibles en caisse ou/et en banque. Elle est calculée sur la base du solde de la caisse, des
comptes bancaires et chèques postaux. Elle sollicite des connaissances en techniques
bancaires et financières ... »1.
Selon cette approche, la trésorerie de l’entreprise est définie comme étant le « solde final de
l’ensemble de ses flux de recettes et de dépenses »2.
Au terme de ces définitions, la notion de trésorerie peut donc être comprise, soit en
termes de flux, c’est l’ensemble des flux pendant une période, soit en termes de stocks, c’est
la situation de trésorerie à une date donnée3.
1
MAURINE Peirre, « La gestion de trésorerie en clair », Edition Ellipses, Paris, 2009, P23.
2
C.Marmuse, « Gestion de trésorerie », Edition Vuibert, Paris, septembre 1998, P11.
3
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2000, P25.
5
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
B) Utilité de la trésorerie
Une entreprise a besoin de trésorerie pour trois motifs 4:
Motif de transaction : l’entreprise fait des achats et des ventes chaque jour. Une grande
partie de ces opérations se dénouent à crédit mais, en fin de contrat, l’entreprise a besoin de
disponibilités ;
Motif de précaution : la gestion de la trésorerie n’est pas une science exacte et les
meilleures prévisions sont parfois prises en défaut, ne serait-ce qu’à cause des démanches, des
jours féries ou des grèves intempestives.
Les précautions seront d’autant moins nécessaires que la banque sera diligente et que les
formalités de retrait seront rapides ;
a) La trésorerie active
La trésorerie active correspond aux utilisations que l’entreprise fait de ses excédents
temporaires de liquidités, elle regroupe les disponibilités (la caisse, les comptes bancaires…)
ainsi que les valeurs mobilières de placement (facilement transformables en liquidités) 5. Cette
trésorerie active peut être mobilisée rapidement pour financer les besoins de l’entreprise.
4
J-Guy DEGOS, Stéphane GRIFFITHS, «Gestion Financière», Edition d’Organisation, Paris, 2011, p276.
5
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p02.
6
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
b) La trésorerie passive
La trésorerie passive recouvre les emprunts et dettes financières à moins d’un an et les
découverts et concours bancaires courants6. Ces dettes à court terme ont vocation à financer
des besoins de court terme, ou des décalages de recettes. Ils n’ont pas vocation à financer des
investissements à long terme.
Elle est une des composantes principales de la gestion financière : de sa qualité dépend
la possibilité pour l’entreprise de faire aboutir ses options stratégiques sur le plan industriel et
sur le plan commercial, et d’atteindre ainsi ses objectifs globaux 7.
a) La prévision
La première étape est la prévision des flux : les mesures (de financement) ne sont que
des remèdes. La véritable politique de trésorerie consiste à en déterminer les besoins à
l’avance. Plus en se rapproche du terme, plus l’éventail des possibilités de couverture du
déséquilibre se referme.
La diversité des taches qui incombent au trésorier l’oblige à établir des plans à
différentes horizons. Les plans de trésorerie à court terme, quelque jours à un mois, sont
indispensables au choix rationnel des moyens de financement. Les prévisions à plus longe
terme, permettent de déterminer le montant des crédits nécessaires et de les négocier
suffisamment à l’avance.
6
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p02.
7
Ibid. p25
8
Noel Gauthier, Geneviève Causse, « La trésorerie dans l’entreprise » Edition Publi-Union, 1981, Paris, p32-33.
7
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
b) L’arbitrage
Dans cette étape le trésorier doit, dans le cadre qui lui est fixé par le plan de
financement, rechercher l’utilisation optimale des fonds de l’entreprise. Il lui revient :
de négocier les crédits à court terme et conditions relatives à touts les opérations
bancaires ;
de prendre les décisions de financement et de placement.
c) Le contrôle
Un système de gestion de trésorerie est une combinaison cohérente des taches de
prévision, négociation, prise de décision… Pour que le système fonctionne rationnellement, il
faut qu’un équilibre s’instaure entre les degrés de raffinement des techniques utilisées dans les
différents domaines.
9
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, « Gestion de trésorerie », 2e édition, Edition EMS, Paris, 2015, p14.
8
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
sur mobilisation de financement couteux (la trésorerie est positive car le FR excède le BFR),
sans pour autant être affectées à des emplois productifs.
L’erreur d’équilibrage
Elle provient de l’existence simultanée de solde créditeurs en valeur sur certains
comptes bancaires et de soldes débiteurs sur d’autres. Cette erreur est très couteuse puisque
les premiers sont en principe peu rémunérés alors que les seconds font supporter des intérêts
débiteurs plus importants.
L’erreur de sur-mobilisation
Cette deuxième erreur résulte de l’existence de soldes créditeurs à vue peu rémunérés
sur les comptes bancaires de l’entreprise. Elle traduit soit un recours inutile aux crédits
(escompte, crédit de trésorerie…), soit un défaut de placement. L’erreur de sur mobilisation
survient généralement lorsque l’entreprise, prévoyant une insuffisance de trésorerie sur une
certaine période mobilise le financement nécessaire alors qu’un encaissement imprévu
survient pendant ce laps de temps.
L’erreur de sous-mobilisation
Elle provient d’une utilisation du découvert en lieu et place de crédits alternatifs moins
couteux.
9
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Dans la mesure où elle n’intervient que sur un différentiel de taux, l’erreur de sous-
mobilisation est généralement moins couteuse que les autres erreurs.
la gestion des liquidités : il s’agit d’améliorer les équilibrages entre les différents
comptes bancaires, d’arbitrer entre les différents modes de financement ou de
placement, d’améliorer les procédures et l’organisation des circuits de transmission
des flux de trésorerie ;
la maitrise des risques financiers pour mettre l’entreprise à l’abri des risques de
change, de taux et de contrepartie ;
la négociation des conditions bancaires : elles doivent être le plus avantageuses
possibles ;
la réduction du coût des services bancaires par la maitrise des supports de règlement
adéquat et le suivi de la bonne application des conditions négociées ;
la mise en place des outils permettant l’optimisation des frais financiers et la
maximisation des produits financiers ;
la mise en place de procédures assurant la sécurité des moyens de paiements ;
la mise en place des procédures améliorant les circuits d’encaissement et de
décaissement ;
la mise en place d’une veille technologique : le trésorier doit être attentif à la veille
technique, informatique et financière.
10
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p16.
10
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Un anticipateur : l’une des tâches les plus difficiles est d’anticiper les aléas des flux,
l’évolution des taux d’intérêt, des cours de change. Une bonne qualité des prévisions de
trésorerie permettra d’améliorer le résultat financier et de disposer des financements et des
placements dont l’entreprise a besoin, aux meilleures conditions possibles.
11
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p18.
11
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
4. L’environnement de la trésorerie
Les flux financiers passent par la trésorerie qui est considérée comme le cœur de
l’entreprise, pour mieux gérer ces flux, le trésorier doit maitriser la connaissance de
l’environnement au sein duquel il va exercer son activité.
A) L’environnement interne
Dans l’environnement interne, le trésorier est en contact permanent avec le service
comptabilité, le contrôle de gestion, le service commercial et la direction générale13.
a) La comptabilité
Le service de la comptabilité possède des documents indispensables au trésorier pour
établir des prévisions sur un horizon de 1 à 3 mois, tels que les balances clients et
fournisseurs. Généralement, tous les paiements que doit effectuer l’entreprise sont centralisés
au service de comptabilité et sortent de l’entreprise après être obligatoirement passés par le
service trésorerie. Un tel circuit assure au trésorier une information fiable, lui permet d’agir en
permanence sur les délais fournisseurs et clients, mais aussi de choisir et de modifier les
moyens de paiement.
b) Le contrôleur de gestion
C’est le service dans lequel sont élaborés les différents budgets de l’entreprise (budget
des ventes, budget des approvisionnements...etc.). Il permet au trésorier de l’entreprise de
préparer les différentes prévisions de la trésorerie, ainsi la fiabilité de la gestion prévisionnelle
de la trésorerie repose sur celle du contrôle de gestion.
12
Ruffin BITAISHA, « Environnement financier de la trésorerie », (consulté le 10/11/2019), disponible sur
http://www.astufinance.com/environnement-financier-de-la-tresorerie/
13
Ibid.
12
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
c) Le commercial
Le trésorier a besoin également d’autres informations notamment commerciales. Le
responsable commercial d’une entreprise engrange du chiffre d’affaire, mais ne se soucie pas
des encaissements de ses clients. Or, le chiffre d’affaire n’est réel que s’il est entièrement
payé sans retard. Il faut donc sensibiliser le commercial à l’esprit de la trésorerie.
d) La direction générale
Le trésorier de l’entreprise doit préparer (une fois par semaine ou mensuellement) la
synthèse de sa trésorerie pour permettre à la direction générale de comprendre et d’analyser
les opérations financières les plus remarquables de l’entreprise. En cas d’absence de cette
formalité, la direction générale risque de ne pas connaitre l’évolution de la trésorerie.
B) L’environnement externe
Dans l’environnement externe, on trouve notamment la banque, le marché financier et
l’Etat14.
a) La Banque
Le trésorier fait souvent appel à ses banquiers. Auprès de ces derniers, le trésorier
cherche des moyens de financement ou des produits de placements, des informations sur les
cours de change, et des analyses ou des outils pour forger ses propres anticipations.
b) Le Marché Financier
A part les informations que le trésorier peut tirer sur son banquier, il doit aussi rester
attentif sur les analyses des économistes sur l’évolution de la conjoncture et aux sentiments du
marché. Toutes ces informations vont lui permettre d’être capable de faire une gestion de sa
trésorerie en fonction de l’évolution de l’environnement financier de l’entreprise.
c) L’Etat
Avec l’intervention de l’Etat dans la vie économique du pays, le trésorier doit savoir les
décisions que ce dernier est censé de prendre pour la vie économique de l’entreprise. Il doit
connaitre toutes les lois et réglementations notamment en matière d’impôts et taxes.
14
Ruffin BITAISHA, Op cit.
13
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
L’équilibre financier d’une entreprise peut être appréhendé à partir de son bilan. Celui-
ci répertorie à l’actif ses différents investissements ou emplois et, au passif, les ressources
mobilisées pour les financer. Dans ce contexte, la trésorerie est la différence algébrique entre
le fonds de roulement (FR) et le besoin en fonds de roulement (BFR) de l’entreprise.
A) Le besoin en fonds de roulement
Le besoin en fonds de roulement « correspond aux capitaux circulants nécessaires au
fonctionnement du cycle d’exploitation de l’entreprise. Il provient du décalage dans le temps
du cycle achats – production – vente et du cycle de règlement fournisseurs – stockage –
encaissements clients. C’est un des clignotants de l’état de santé de l’entreprise »15.
Le besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFR)=
+stocks
+créances de l’actif circulant
-dettes circulantes
B) Le fonds de roulement
Le fonds de roulement (FR) est « la différence entre les capitaux permanents et les
immobilisations nettes. Il compare les actifs « longs » ou emplois stables (à faible degré de
liquidité) avec les éléments du passif « longs » (c'est-à-dire les ressources stables) »17. Les
15
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit, p23.
16
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, Op cit. p10.
17
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. P21.
14
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
emplois stables comprennent les immobilisations nettes et les autres valeurs immobilisées.
Les ressources stables sont composées du capital social, des réserves, du report à nouveau, des
dettes à moyens et long terme, des provisions pour risques et charges et des subventions
d’investissement.
Le fonds de roulement peut se calculer par le haut du bilan (financement long) ou par le
bas du bilan (financement court), sachant que seule la première méthode a une réelle
signification.
18
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p21.
19
Ibid. p25.
15
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Fonds de roulement > Besoin en fonds de roulement => trésorerie nette > 0
Dans ce cas, les ressources financières de l’entreprise sont suffisantes pour couvrir les
besoins, ce qui signifie que la situation financière de l’entreprise est saine et qu’elle est de
même en mesure de financer un surcroit de dépenses sans recourir à l’exploitation.
Fonds de roulement < Besoin en fonds de roulement => trésorerie nette < 0
Dans ce cas, l’entreprise ne dispose pas suffisamment de ressources financières pour
combler ses besoins, elle doit donc recourir à des financements supplémentaires à court terme
pour faire face à ses besoins de financement d’exploitation.
20
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, Op cit. p12.
21
Michel Sion, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », 6e édition, Edition Dunod, Paris, 2015, p05.
16
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
flux de résultat, ce qu’ont été les ressources de financement de la période et comment ces
ressources ont été employées au cours de la même période22.
A) Tableau de financement
a) Notion de tableau de financement
Le tableau de financement est un document de synthèse qui met en lumière les facteurs
qui ont contribué à la variation du patrimoine d’une entreprise entre deux dates.
Première partie
Les ressources de l’exercice mettent en avant les ressources internes : CAF, cessions
d’actifs. Les opérations de désinvestissement sont donc analysées sous leurs deux aspects :
cessions d’immobilisation réelles ou financières. Il est ainsi possible de suivre la marque de
décisions stratégiques de recentrage. L’endettement, et symétriquement le désendettement,
sont pris en compte globalement au niveau des dettes financières durables.
22
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2007,
p32.
23
Hubert de La Bruslerie, « Analyse financière », 4e édition, Edition DUNOD, Paris, 2010, p289.
24
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, « La gestion de trésorerie », Edition DUNDO, Paris, 1999, p52.
17
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
ici la mise en évidence des décisions de dividendes de l’entreprise. Les investissements sont
logiquement présentés en emplois 25. (Modèle du tableau de financement voir annexe N°01)
Deuxième partie
La seconde partie du tableau de financement du PCG présente l’utilisation de la
variation nette du FR en détaillant la variation du BFR et la variation de la trésorerie nette. À
chaque niveau, un détail d’information est donné en ce qui concerne le besoin de financement
d’exploitation et le besoin de financement hors exploitation.
De même, une distinction est faite entre les variations de l’encaisse et les variations des
passifs de trésorerie bancaires26.
25
Hubert de La Bruslerie, « Analyse financière », Op cit., p291.
26
Ibid. p292.
27
Ibid. p294.
28
Hamid CERBAH, « Tableau des flux de trésorerie », Edition pages bleues, Alger, 2014, p12.
18
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
29
ANNE FORTIN, «ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE » Presses de l’Université du Québec, Québec, 1998, P7.
30
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op Cit. P39.
31
Ibid.
19
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
A) Le plan de financement
a) Définition du plan de financement
« Généralement établi sous la responsabilité de la direction générale, le plan de
financement est un état prévisionnel permettant de mesurer la trésorerie dans les années à
venir, dans le but de négocier des prêts pour financer les projets d’investissement, ou de
prévenir d’éventuelles difficultés. Son horizon est compris entre 3 et 5 ans »32.
B) Le budget de trésorerie
a) Définition du budget de trésorerie
« Le budget de trésorerie est l’ensemble des budgets de recettes et de dépenses,
d’exploitation et hors exploitation, de l’entreprise. Il détermine le résultat de chaque mois en
termes de flux financiers. Ce budget doit tenir compte des délais de règlement, c’est-à-dire de
la date d’échéance des factures. Chaque entreprise doit disposer de budget de trésorerie précis,
chiffré et véritable. »35 Il permet de :
32
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2000, p27.
33
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. p64.
34
Ibid. p66.
35
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p29.
20
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
– Choisir le ou les modes de financement ou de placement les plus adéquats, dans le but
de disposer des financements nécessaires, aux meilleures conditions possibles, et
d’optimiser le résultat financier de l’entreprise.
b) Structure du budget de trésorerie
Le budget de trésorerie est élaboré à partir d’un certain nombre de données
communiquées par les différents services de l’entreprise à la direction financière ou au service
contrôle de gestion. En effet, le budget de trésorerie est l’aboutissement de tous les autres
budgets (achats, ventes, investissements, personnel, etc.) réalisés par les différents services de
l’entreprise. Il comprend l’ensemble des flux d’encaissements et de décaissements 36 : (Modèle
du budget de trésorerie voir annexe N°05)
Les encaissements : contient tous les encaissements relatifs aux opérations d’exploitation
et hors exploitation de la période qui arrivent à échéance ou aux opérations des périodes
antérieures mais qui sont à recevoir au cours de la période. Il prend en compte :
Les recettes TTC, en fonction des modalités de règlement accordées aux clients ;
Les produits financiers ;
Les augmentations du capital ;
Les emprunts à longe, moyen et cout terme ;
Toute autre ressource dont la date d’encaissement est connue.
Les décaissements : inclut tous les décaissements relatifs aux opérations d’exploitation et
hors exploitations de la période, soit à des opérations effectuées au cours de la période ou
au cours des périodes précédentes. Il intègre :
Les dépenses d’exploitation : frais du personnel (acomptes, salaires, primes, charges
sociales), charges fiscales dont les échéances peuvent arriver à des dates variables,
mais généralement connues d’avance, achats, fournisseurs, frais et services divers,
pris pour leur valeur TTC ;
Les investissements ;
Les remboursements d’emprunts ;
Le paiement des dividendes.
Dans ces deux parties du budget de trésorerie, apparaissent aussi bien les opérations
d’exploitation que les opérations hors exploitation, l’objectif étant de les recenser et de les
36
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, « Op cit. p130.
21
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
a) L’escompte commercial
L’escompte commercial est fondé sur la remise pour escompte à une banque d’un
moyen de paiement, lettre de change ou billet à ordre. Il permet à l’entreprise de bénéficier
37
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. P73.
38
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p40.
22
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
d’un crédit par avance de fonds au taux d’escompte qui a été accepté ou négocié par le
trésorier 39.
d) L’affacturage
L’affacturage est un contrat passé entre une entreprise et une société d’affacturage pour
une durée indéterminée, avec préavis de trois mois en général, concernant tout ou partie des
créances de l’entreprise42. La société d’affacturage fixe donc les termes du contrat et prend en
charge le recouvrement des créances et le risque de non paiement et d’insolvabilité des
clients.
e) L’avance en devises
C’est un moyen de financement d’une durée maximale de 6 mois, fondé sur des
créances exigibles à l’exportation, et qui permet à un exportateur d’encaisser le montant total
de sa créance, par exemple dès la facturation43.
39
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p103.
40
Ibid. p104.
41
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p77.
42
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p106.
43
Annie BELLIER DELIENNE, Sarun KHATH, Op cit. p77.
23
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
a) Le découvert bancaire
Le découvert bancaire est l’autorisation que donne le banquier à son client d’être
débiteur en compte. Il offre l’avantage d’une grande souplesse en permettant de couvrir des
besoins de financement dès leur origine et pour leur durée précise, sans surcoût lors du calcul
des frais financiers44.
b) La facilité de caisse
La facilité de caisse est une avance de trésorerie de très courte durée, quelques jours,
souvent légèrement moins cher qu’un découvert bancaire, pour pallier un décalage entre des
encaissements et des décaissements.
c) Crédit de compagne
Le crédit de compagne a pour objet de financer temporairement de quelques semaines à
quelques mois, des produits finis nécessairement stockés mais dont la vente est différée dans
le temps. Il ne s’agit donc pas de financer leur production. Ce type de crédit est
particulièrement adapté pour les activités saisonnières45.
44
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p102.
45
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. p306.
46
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié, Op cit. p290.
24
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Le risque de défaut : « est le risque d’insolvabilité des débiteurs. Il joue surtout pour
les créances commerciales sur les clients, mais il arrive que les marchés financiers
soient atteints, spécialement le marché des obligations. Certains instruments, que nous
avons évoqués plus haut, comme l’affacturage, permettent de prévenir ce risque de
manière classique »47.
Le risque de contrepartie : « est le risque couru à cause de la défaillance du
contractant qui refuse de respecter ses engagements : selon le cas, c’est un risque de
livraison (le débiteur est incapable de livrer des titres ou des devises par exemple) ou
un risque de règlement (impossibilité de livrer le montant prévu à la date
convenue) »48.
2) Évaluation du risque de signature
L’évaluation du risque de signature est le résultat d’une collecte d’informations dont le
traitement permettra de déterminer un seuil de risque par client.
47
J-Guy DEGOS, Stéphane GRIFFITHS, « Gestion Financière », Edition d’Organisation, Paris, 2011, p303.
48
Ibid.
25
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
La durée et le montant du crédit client sont les deux éléments sur lesquels repose
effectivement le risque client. Il est donc nécessaire de les déterminer au mieux des intérêts
réciproques, dans le respect des textes règlementaires, avec la volonté d’anticiper tout risque
éventuel de non-paiement50.
49
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, « Gestion de trésorerie », Edition Economica, Paris, 2007,
p196.
50
Ibid. p209.
26
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Le risque de taux d’intérêt peut être apprécié tant en situation de hausse que de baisse
du taux, fixe ou variable, associé à un actif financier.
L’évaluation du risque de taux peut aussi reposer sur une approche actuarielle qui met
en évidence la plus ou moins sensibilité des actifs financiers à une variation de taux en
fonction de leur durée de vie : plus la durée de vie est longue, plus la sensibilité est grande.
Plusieurs concepts théoriques sont alors utilisés, ceux de maturité, de sensibilité et de
duration. La maturité d’un actif représente le temps à courir jusqu’au dernier flux de
remboursement de capital. La maturité peut être mesurée à partir de la durée de vie moyenne
calculée, en faisant la somme des durées pondérées par les flux d’amortissement du capital,
divisée par le montant nominal de l’emprunt.
51
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p212.
52
Ibid. p249.
27
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Le risque de change remet en question les opérations les plus courantes (achats, ventes,
prêts, emprunts) et par conséquent les marges et les bénéfices escomptés par l’entreprise sur
ces opérations.
Il existe trois types de risques liés aux fluctuations de change constatées et/ou
prévisionnelles55 :
53
Michel Sion, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », 6e édition, Edition Dunod, Paris, 2015, P276.
54
J-Guy DEGOS, Stéphane GRIFFITHS, « Gestion Financière », Op cit. p304.
55
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p213.
28
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Le risque de change peut être réel ou conditionnel ; dans le premier cas, il s’agit du
risque lié à une opération effective alors que, dans le second cas, la réalisation de l’opération
est conditionnée par une décision non maitrisée par l’entreprise
Le risque de change se manifeste dans les flux gérés par le trésorier et les postes
figurant au bilan de l’entreprise. Trois catégories de risque de change ont été définies
précédemment et les principes de mesure du risque différent selon ces catégories56.
56
Marc GAUGAIN, Roselyne SAUVEE-CRAMBERT, Op cit. p214.
29
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
estimation suppose de connaître l’effet d’une variation de cours de la devise sur son marché et
sur celui de ses concurrents.
57
Philippe DESBRIERES, Evelyne POINCELOT, « Gestion de trésorerie », Edition EMS, Paris, 2015, p121.
30
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
58
Philippe Rousselot, Jean-François Verdié « La gestion de trésorerie », Edition Dunod, Paris, 1999, p.
31
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Il convient dans ces cas de chercher à doter l’entreprise d’une structure financière stable
en restructurant le haut du bilan et en améliorant la rentabilité de son activité, c’est-à-dire son
aptitude à réaliser des bénéfices.
Il existe une deuxième série de problèmes structurels : ceux liés au besoin en fonds de
roulement (BFR) à financer et donc aux décalages induits par le fonctionnement de l’activité
de l’entreprise. On peut citer :
des niveaux de stocks trop importants ;
des crédits consentis aux clients trop longs ;
des crédits accordés par les fournisseurs trop courts.
Les solutions à des problèmes conjoncturels seront à trouver soit dans l’élimination des
fluctuations en cause (ce qui s’avère souvent difficile dans la pratique) soit dans le recours à
32
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
des modes de financement appropriés comme les crédits de compagne par exemple ou en
général tous les crédits spécifiques de court terme.
Un ratio trop faible risque de compliquer les possibilités de trouver des financements
externes car il indique que l’entreprise est dépendante des entités qui la financent et ne
dispose que de très peu de marge de manœuvre générée par ses fonds propres.
Lorsqu’il est supérieur à (1), l’actif circulant permet de financier au moins le passif
circulant. L’entreprise peut alors être considérée comme solvable à court terme.
59
Thibaut CLERMONT, « Les ratios financiers : calculs et explications », (consulté le 22/01/2020), disponible sur
https://www.compta-facile.com/ratios-financiers-calculs-et-explications/
33
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Un ratio supérieur à 1 signifié que les ressources stables de l’entreprise lui permettent de
dégager un excédent de liquidité qui pourra servir à financer le besoin en fonds roulement.
Délai de rotation des stocks = (Stock moyen sur l’exercice*360) / achats consommés de
l’exercice
Une augmentation du crédit clients peut indiquer que certains clients sont en difficultés
et/ou engendrer des problèmes de trésorerie.
34
Chapitre I : Présentation du cycle trésorerie
Conclusion
La présentation du cycle de trésorerie nous a permis de comprendre la notion de
trésorerie, le processus et les enjeux de la gestion de trésorerie, ainsi que, la fonction de
trésorier dans le l’entreprise et son environnement interne et externe.
La positon de trésorerie ne se limite pas au solde des comptes courants bancaires mais
englobe les encours de placement et de crédits à court terme. Au bilan, la trésorerie nette
excédentaire ou emprunteuse, joue un rôle d’équilibrage, elle assure l’égalité entre l’ensemble
des ressources et emplois. La variation de la trésorerie s’analyse également par le tableau de
flux ; elle est la résultante des flux de trésorerie de l’exploitation, d’investissement et de
financement.
Le rôle majeur la fonction trésorerie est la gestion des liquidités. Elle doit veiller à ce
que l'entreprise dispose d'une encaisse suffisante pour faire face, au moindre coût, aux
paiements prévus. Derrière cette définition lapidaire, se dessine, en fait, l'accomplissement de
deux tâches essentielles. La première consiste à réaliser des prévisions des différents flux qui
soient fiables, quel que soit l'horizon temporel retenu (plan de financement, budget de
trésorerie, le suivi de la trésorerie au jour le jour).
La seconde tâche essentielle de la fonction trésorerie consiste, une fois les soldes de
trésorerie prévisionnels connus, à adapter au mieux les décisions de financement à court terme
en s’appuyant sur les différents supports proposés par les établissements financiers.
Un autre rôle du trésorier, dont l'importance s'est accrue au cours des deux dernières
décennies, est l’évaluation et la gestion des risques ; financiers (de change, de taux d'intérêt et
de signature) ou opérationnels liés aux encaissements et décaissements.
35
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Introduction
Le contrôle interne, du fait du cumul des expériences et des savoirs faire des auditeurs, a
fait l’objet de toute recommandation envers les entreprises pour qu’elles puissent se couvrir
contre les différentes catégories de risques. C’est ainsi que le développement des processus du
contrôle interne à évoluer, sans cesse, dans ce sens.
Par ailleurs, l’audit interne, en l’occurrence des autres types d’audit, procède, dans une
démarche d’audit planifiée, à l’évaluation de l’efficacité ou de la vulnérabilité du processus de
contrôle interne. Le résultat de cette évaluation aide les auditeurs à retracer une cartographie
des risques qui redimensionne en termes de risques élevés, moyens et modérés.
Pour qu’ils soient efficaces dans leurs interventions, en tenant compte des contraintes de
temps et de moyens, les auditeurs manipulent un ensemble d’outils variés entre les outils
d’interrogation et d’observation et les outils de description.
A cet effet, dans ce chapitre, nous allons évoquer les notions générales sur le contrôle
interne dans la première section, par la suite, nous allons voir dans la deuxième section la
démarche d’évaluation du contrôle interne, et enfin, dans la troisième section nous allons
présenter les procédures de contrôle interne applicables au cycle trésorerie.
36
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
60
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne », 7e édition, Editions d’organisation, Paris, 2010, 137.
61
Ibid, p139.
37
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Pour servir valablement le contrôle interne, chaque information, quelle que soit son
origine, doit être :
fiables et vérifiables ;
exhaustives ;
pertinentes ;
disponibles.
b) Efficacité et efficience des opérations
Énoncer cet objectif, c’est montrer que le contrôle interne ne doit pas se mettre en place
dans la seule perspective du respect d’une norme. Il doit aller au-delà de la norme et chacun
doit viser l’efficacité et l’efficience.
L’efficacité consiste à tout faire pour atteindre les objectifs (cette condition suppose
bien évidement qu’il y ait des objectifs).
Pour faire bonne mesure, il faut ajouter l’efficience. L’efficacité ne prend pas en compte
les moyens utilisés pour atteindre le but que l’on s’est fixé.
L'efficience ajoute cette dimension : atteindre ses objectifs. Certes, mais pas n'importe
comment. Encore faut-il qu'il y ait un rendement de qualité. C'est cette dimension sur la
qualité du rendement à laquelle chacun doit veiller dans son organisation et ses méthodes de
travail qui est ici visée si l'on veut que le contrôle interne atteigne un seuil de qualité
satisfaisant63.
c) La protection du patrimoine
L’ensemble des processus opérationnels, industriels, commerciaux et financiers sont
concernés. Le bon fonctionnement des processus exige que des normes ou principes de
fonctionnement aient été établis et que des indicateurs de performance et de rentabilité aient
été mis en place.
62
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne » Op cit,. p145.
63
Jaques Renard, « Comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne », Editions EYROLLES, Paris, 2012, p30.
38
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Toutes les dispositions prises dans la gestion courante des affaires doivent permettre de
sauvegarder au mieux « les actifs » confiés à chacun dans le cadre des responsabilités qui lui
sont assignées. Ce terme « actifs » doit être compris dans son sens le plus large : non
seulement les différents postes du bilan, mais également les hommes et l’image de
l’organisation toute entière.
A) Le principe d’organisation
Pour que le contrôle interne soit satisfaisant, l’organisation de l’entreprise doit être
préalable, adaptée et adaptable, vérifiable, formalisée et doit comporter une séparation
convenable des fonctions.
64
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, « Comptabilité et audit : Manuel et applications », 2e edition, Edition
DUNOD, Paris, 2009, p512.
65
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne », Op cit., p146.
66
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p514-516.
39
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
B) Le principe d’intégration
Les procédures mises en place doivent permettre le fonctionnement d’un système
d’autocontrôle mis en œuvre par des recoupements, des contrôles réciproques ou des moyens
techniques appropriés.
Les moyens techniques recouvrent l’ensemble des procédés qui évitent, corrigent ou
réduisent, autant que faire se peut, l’intervention humaine et par voie de conséquence les
erreurs, les négligences et les fraudes (traitements automatiques informatisés, clefs de
contrôle).
C) Le principe de permanence
La mise en place de l’organisation de l’entreprise et de son système de régulation – le
contrôle interne – suppose une certaine pérennité de ces systèmes. Cette pérennité repose
nécessairement sur celle de l’exploitation.
D) Le principe d’universalité
Le principe d’universalité signifie que le contrôle interne concerne toutes les personnes
dans l’entreprise, en tout temps et en tout lieu.
E) Le principe d’indépendance
Le principe d’indépendance implique que les objectifs du contrôle interne sont à
atteindre indépendamment des méthodes, procédés et moyens de l’entreprise.
40
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
F) Le principe d’information
L’information doit répondre à certains critères tels que la pertinence, l’utilité,
l’objectivité, la communicabilité et la vérifiabilité.
G) Le principe d’harmonie
On entend par principe d’harmonie, l’adéquation du contrôle interne aux
caractéristiques de l’entreprise et de son environnement. Ce principe exige donc que le
contrôle interne soit bien adapté au fonctionnement de l’entreprise.
a) Le conseil d’administration
Il apprécie les caractéristiques essentielles du contrôle interne à partir des comptes
rendus de la direction générale. Et cela est en conformité avec la mission même du conseil qui
doit, entre autres choses, veiller au caractère approprié des risques pris par l’entreprise sur la
base d’une évaluation exhaustive et effective des différents risques. C’est dire que le rôle du
conseil est particulièrement important lorsque la direction prend des risques inconsidérés.
b) Le comité d’audit
Emanation du conseil, il doit, lorsqu’il existe, assurer une surveillance attentive et
régulière du dispositif de contrôle interne. La fréquence des réunions, l’indépendance du
comité, l’accès aux informations pertinentes, les compétences diversifiées des membres du
comité sont autant d’atouts pour aider au bon fonctionnement du contrôle interne.
La surveillance exercée par le comité se traduit par l’obligation qui est faite aux
différents responsables de lui rendre compte régulièrement.
67
Jaques Renard, « Comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne », Op cit., p35-37.
41
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
c) La direction générale
C’est elle qui est chargée de définir, d’impulser et de surveiller. Son rôle est donc
essentiel, singulièrement au démarrage d’un projet de mise en place du contrôle interne : il lui
appartient alors de susciter l’adhésion et de prévoir les ressources nécessaires. Pour assurer
ses responsabilités, elle doit se tenir régulièrement informée des dysfonctionnements,
insuffisances ou difficultés d’application.
d) L’audit interne
C’est lui qui évalue pour chaque responsable, et globalement au niveau de l’entreprise,
le fonctionnement du contrôle interne. Il le fait en réalisant des missions selon une périodicité
qui est fonction du risque. A la suite de ses missions, l’audit interne exprime des
recommandations aux responsables afin d’améliorer le contrôle interne.
e) Le personnel
Parmi le personnel, ce sont les responsables opérationnels qui jouent le rôle essentiel :
ce sont eux qui motivent, organisent et contrôlent les activités dont ils ont la charge. Pour ce
faire, ils participent à l’identification et à l’évaluation des risques relatifs aux taches qu’ils
assument. A partir de là, ils proposent et/ou mettent en œuvre les dispositifs de contrôle
interne adéquats. Ils doivent impérativement s’approprier le contrôle interne et l’intégrer à
leurs objectifs opérationnels.
De même, ce sont tous les responsables, et chacun à son niveau, qui vont mettre (ou
refuser avec motivation) les recommandations.
a) Environnement du contrôle
L'environnement de contrôle est l'ensemble des normes, des processus et des structures
qui constituent le socle de la mise en œuvre du contrôle interne dans toute l'organisation.
42
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
c) Activités de contrôle
Les activités de contrôle sont les mesures prises par la direction générale, le Conseil et
d'autres parties afin de maîtriser le risque et d'accroître la probabilité que les objectifs et buts
fixés seront atteints.
68
KURT F. REDING, et al, « MANUEL D'AUDIT INTERNE », Edition EYROLLES, Paris, 2015, p6-13.
69
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p520.
43
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Ainsi, les activités de contrôle sont présentes partout dans l’organisation, à tout niveau
et dans toute fonction qu’il s’agisse de contrôles orientés vers la prévention ou la détection,
de contrôles manuels ou informatiques ou encore de contrôles hiérarchiques.
Les activités de contrôle doivent être déterminées en fonction de la nature des objectifs
auxquels elles se rapportent et être proportionnées aux enjeux de chaque processus. Dans ce
cadre, une attention toute particulière devrait être portée aux contrôles des processus de
construction et de fonctionnement des systèmes d’information 70.
d) Information et communication
Une information de qualité doit être communiquée de façon appropriée. C'est en raison
de l'interdépendance de ces deux notions que le COSO les regroupe. Des informations
pertinentes, exactes et opportunes doivent être disponibles pour les personnes qui en ont
besoin, à tous les niveaux d'une organisation, pour la faire fonctionner efficacement.
L'information doit être au service des utilisateurs concernés, de sorte que ces derniers puissent
assumer leurs responsabilités liées aux opérations, au reporting et à la conformité.
e) Pilotage
Il consiste en l'évaluation, dans le temps, de la performance et de l'efficacité des
systèmes de contrôle interne au niveau de l'entité. À cet effet, les faiblesses de contrôle
interne identifiées doivent être communiquées à la hiérarchie, aux dirigeants ou au conseil
d'administration selon leur degré de gravité. Ces derniers prendront alors les actions
correctrices visant à améliorer la qualité des systèmes en place 72.
Le COSO a représenté les composantes du contrôle interne d’une entité sous la forme
d’une pyramide à cinq étages avec une base et un sommet, comme le montre la figure N°01 :
70
KURT F. REDING, et al, Op cit., p6-15.
71
Ibid. p6-13.
72
GUILLAUME SABY, et al, « Comptabilité et Audit », 2e édition, Edition EYROLLES, Paris, 2015, p205.
44
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Pilotage
Activités
de
contrôle
Environnement de contrôle
73
BOUHADIDA Mohamed, « Audit interne », Edition Pages Bleues, Alger, 2017, p23-24.
45
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
A) L’erreur du jugement
Le risque d’erreurs humaines lors de la prise de décisions ayant un impact sur les
processus de l’office peut limiter l’efficacité des contrôles. Les personnes responsables sont
souvent appelées à prendre des décisions dans un temps limité, en se basant sur les
informations disponibles, mais incomplètes et en faisant face à la pression liée à la conduite
des activités. Ce qui pourrait conduire à des décisions inappropriées.
B) Les dysfonctionnements
Les membres du personnel peuvent mal interpréter les instructions, cèdent à la routine et
ne sont plus attentifs aux erreurs, la négligence et l’oubli de l’enquête des anomalies par un
responsable, le remplacement de celui-ci par un personnel intérimaire incompétent, aussi il est
souvent constaté que des changements dans les systèmes sont introduits avant que le
personnel n’ait reçu la formation nécessaire pour réagir correctement. Tout cela conduira à un
dysfonctionnement du système de contrôle interne.
C) Ratio Coût/Bénéfice
L’organisation doit comparer les coûts et les avantages relatifs aux contrôles avant de
les mettre en place. Lorsqu’on cherche à apprécier l’opportunité d’un nouveau contrôle, il est
nécessaire d’étudier non seulement le risque d’une défaillance et l’impact possible sur
l’organisation, mais également les coûts associés à la mise en place de ce contrôle.
46
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
74
KHELASSI Réda, « Manuel Comptabilité et Audit », Editions BERTI, Alger, 2013, p552.
75
Jaques Renard, « Théorie et pratique de l’audit interne », Op cit., p59.
47
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Les normes de qualification énoncent les caractéristiques que doivent présenter les
organisations et les personnes accomplissant des activités d’audit interne.
b) Le code de déontologie
Compte tenu de la confiance placée en l’audit interne pour donner une assurance
objective sur les processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement
d’entreprise, il était nécessaire que la profession se dote d’un code de déontologie. Celui-ci va
au-delà de la définition de l’audit interne et inclut deux composantes essentielles :
48
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
direction. Ceci implique d’aller au-delà des aspects comptable et financiers pour atteindre une
plein compréhension des opérations examinées 77.
Parvenir à cet objectif final implique les activités suivantes :
examiner et apprécier la sincérité, la suffisance et l’application des contrôles
comptables, financiers et opérationnel et promenoir un contrôle efficace à un coût
raisonnable ;
s’assurer de l’existence d’un système de contrôle interne efficace qui garantie la bonne
maitrise des fonctions et veiller à l’efficacité de son fonctionnement ;
vérifier à quel point les actifs de la société sont justifiés et préservés des pertes de
toutes sortes ;
évaluer la qualité de l’action dans la mise à exécution des responsabilités assignées ;
recommander des améliorations opérationnelles.
2. Démarche d’évaluation du contrôle interne
À partir des orientations données par son programme de travail, l’auditeur doit effectuer
une analyse des procédures de contrôle interne de l’entreprise afin d’en apprécier les points
forts et les points faibles et de déterminer la nature, l’étendue et le calendrier de ses travaux de
contrôle des comptes.
La prise de connaissance des éléments du contrôle interne pertinents pour l’audit permet
à l’auditeur d’identifier les types d’anomalies potentielles et de prendre en considération les
facteurs pouvant engendrer des risques d’anomalies significatives dans les comptes.
77
Lionel Collins, Gérard Valin, « Audit et contrôle interne », 4e édition, Edition DALLOS, Paris, 1992, p23.
49
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
78
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p532.
79
Ibid.
50
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
80
KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Editions HOUMA, Alger, 2010, p187.
51
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
identifiées sont prises en compte par l’auditeur directement dans l’exploitation de l’évaluation
du contrôle interne.
Un point fort correspond à une procédure existante qui, par sa présence, couvre
complètement ou partiellement un risque potentiel. Il contribue par son existence à le réduire
de manière significative. Avant de pouvoir prendre en compte l’existence de ce point fort,
l’auditeur doit toutefois vérifier son fonctionnement effectif 81.
Cette phase permet à l'auditeur d'apprécier les impacts réels des points forts du contrôle
interne sur la couverture des risques. Il décide, en fonction de sa conclusion sur les tests de
permanence, de s'appuyer ou non sur le contrôle interne dans la réalisation de sa mission.
L’auditeur utilisera pour effectuer ses tests la technique des sondages. Il sélectionnera
son échantillon sur lequel il appliquera ses procédés de vérification selon la technique la
mieux adaptée aux circonstances82.
e) Evaluation définitive du contrôle interne
Les tests de permanence permettent à l’auditeur d’évaluer définitivement le contrôle
interne. En plus des faiblesses de conception déterminées à la suite de sa première évaluation,
l’auditeur se prononcera dans cette phase sur les points forts théoriques et distinguera entre :
les points forts de conception qui sont effectivement exploités : points forts
théoriques et pratiques classés parmi les forces du système ;
les points forts de conception mais qui restent théoriques : points forts non
appliqués rangés parmi les faiblesses du système.
L’auditeur devra, en se fondant sur les résultats des sondages auxquels il a procédé,
déterminer si le contrôle interne répond à ce qu’il en attendait. L’auditeur pourra ainsi
préparer un programme de contrôle des comptes adapté au niveau de qualité du contrôle
81
KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Op cit. p188.
82
GUILLAUME SABY, et al, « Comptabilité et Audit », 2e édition, Edition EYROLLES, Paris, 2015, p217.
52
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
interne. Les dossiers de travail feront apparaître les liens existant entre les résultats de
l’appréciation du contrôle interne et la nature et la valeur des travaux prévus dans le
programme de contrôle des comptes83.
83
KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Op cit., p192.
84
Robert OBERT, Marie-Pierre MAIRESSE, Op cit., p551.
53
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Tests pour
4. Tests de permanence s’assurer que les
points forts sont
appliqués
Non application
54
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
a) Sondages
La méthode des sondages consiste à travailler sur un échantillon représentatif, extrait de
manière aléatoire dans une population homogène. On observe un caractère sur quoi porte
l’analyse puis on extrapole la conclusion à la population entière.
b) Interviews
L’interview est une méthode qui consiste à recueillir oralement des éléments et des
repères utiles à une synthèse.
L’interview est précédée par un travail de préparation qui comprend :
la réunion des informations sur le rôle et les préoccupations de l’interlocuteur ainsi
que sur les activités liées au thème ;
l’élaboration d’une liste des questions à poser et la rédaction des questions ;
le choix de la technique à utiliser (déroulement d’un questionnaire ou improvisation au
fil de l’entretien).
85
Micheline Friederich, Georges Langlois, « Comptabilité et Audit », 3e édition, Editions Foucher, Paris, 2012,
p137-139.
55
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Chaque QCI porte sur une organisation, une fonction, un processus donné. Il est
spécifique à la mission. Il porte sur les activités, les opérations, les réponses, les acteurs, les
taches élémentaires, leur exécution, leur maitrise. L’objectif est d’évaluer le dispositif de
contrôle interne pour chaque opération « à risque ».
B) Outils de description
Les outils de descriptions aident à la mise en forme et à la présentation synthétique de
procédures ou de processus observés par l’auditeur86.
a) Transcription narrative
La narration doit être structurée, logique et précise. Il s’agit d’une description des faits,
construite pour être comprise et exploitée. Elle ne se prête pas à une normalisation et elle
garde portée subjective.
86
Micheline Friederich, Georges Langlois, « Comptabilité et Audit », Op cit, p138-139.
56
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
b) Organigrammes
Un organigramme est un graphique représentant la structure d’une organisation avec ses
éléments et leurs relations.
L’organigramme hiérarchique est de la responsabilité de la direction générale.
L’organigramme fonctionnel peut être établi par l’auditeur pour repérer, notamment :
les personnes qui exercent plusieurs fonctions ;
les fonctions partagées entre plusieurs personnes ;
les fonctions non attribuées ;
les personnes sans fonctions.
Cet outil facilite l’étude de la séparation des taches et des contrôles réciproques.
d) Diagramme de circulation
Un diagramme de circulation (flow-chart) est un schéma de l’utilisation et de la
circulation d’un support d’information. Le diagramme utilise des symboles normalisés
attribués aux opérations effectuées sur les documents et sur les données : création,
duplication, rapprochement et comparaison, saisie, traitement, consultation de fichier,
impression, transmission, mise en arrêt ou en attente, classement, archivage, etc.
Le diagramme est à l’usage de l’auditeur et non pas un support de discussion avec les
interlocuteurs de l’entreprise.
57
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Les procédures de contrôle interne pouvant être mise en œuvre afin de rendre le contrôle
interne le plus efficace possible sont nombreuses et différent selon le secteur d’activité de
l’entreprise et selon sa structure organisationnelle 87.
87
KHElassi Réda, « Manuel Comptabilité et Audit », Editions BERTI, Alger, 2013, p552.
58
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
La délégation de pouvoirs doit être effectuée avec logique, c’est-à-dire en se fondant sur
le niveau de compétence et de responsabilité du subordonné. Elle implique une définition
précise des autorisations, habilitations, et pouvoirs de chaque acteur.
E) La protection physique
Les documents, les objets et matérielles ou coûteux doivent être protégés : chéquiers,
caisse, processus de fabrication, contrats, informations financières, micro-ordinateurs, vidéo-
projecteurs, etc. Les moyens de protection sont nombreux : coffre, armoire ou salle fermée à
la clé, surveillance physique ou vidéo, etc.
F) L’autocontrôle
L’organisation génère par elle-même des points de contrôle, indépendamment de toute
intervention extérieure, grâce à l’existence de recoupements, de contrôles réciproques de
taches, de contrôles informatiques…
Les recoupements permettent de s’assurer de la fiabilité de la production ou du suivi
d’une information au moyen de renseignement émanant de sources différentes ou d’éléments
identiques traités par des voies différentes (concordance d’un compte collectif avec la somme
d’un compte individuel). Il s’agit également d’’effectuer des rapprochements de différents
documents afférents à une même opération : bon de commande, de livraison et facture.
Les contrôles réciproques consistent dans le traitement subséquent ou simultané d’une
information selon la même procédure, mais par un agent différent, de façon à vérifier
l’identité des résultats obtenus (total des relevés de chèques reçus et total des bordereaux de
remise en banque).
Les contrôles informatiques recouvrent l’ensemble des procédés qui évitent, corrigent
ou réduisent l’intervention humaine et par conséquent les erreurs, les négligences et les
fraudes (traitements automatiques informatisés, clés de contrôle ou d’accès, etc.).
Les erreurs ou malversations peuvent être mises en exergue lors de la réalisation de
tâches ultérieures.
59
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
88
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », 3e édition, Editions De Boeck,
Bruxelles, 2004, p175-176.
60
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
La désignation des personnes autorisées doit être consignée dans un procès verbal du
conseil d’administration et les pouvoirs de signature sont à transmettre aux banquiers.
Une double signature est une nécessité à partir d’un certain montant, ou un montant
maximum par signataire. Les signataires ne peuvent pas avoir accès :
à la préparation ;
à l’enregistrement des chèques.
Établissement
Les chèques doivent être barrés avant signatures et établis nominativement (nom du
bénéficiaire).
Les chèques signés ne peuvent en aucun cas retourner à la personne qui les a préparés.
Ils doivent être conservés par le signataire (ou des personnes qui en dépendent) jusqu’à au
moment où ils sont envoyés à leurs destinataires. De toute manière, les chèques doivent être
envoyés le plus rapidement possible.
Il est essentiel de tenir une liste des chèques émis avec mention de :
la date d’émission ;
le montant ;
le destinataire ;
le motif du paiement.
Pièces justificatives
Les paiements ne doivent être effectués que sur présentation de pièces justificatives
attestant la régularité et l’opportunité de l’opération. La nature des pièces peut varier
considérablement depuis la simple note de frais remboursée en espèces jusqu’au dossier
complet, signé préalablement par plusieurs responsable, en passant par la facture. Ces pièces
doivent être annotées afin de prévenir leur ré-utilisation.
Lorsque le règlement a lieu par chèque, les pièces justificatives doivent toujours
accompagner le chèque à signer, même si l’opération est routinière, de façon à ce que le
titulaire de la signature puisse effectuer le contrôle personnel. Avant la présentation au
paiement, il faut s’assurer que les procédures de contrôle interne éventuellement mises en
place dans l’entreprise (approbation de prix, réception des marchandises…), ont été
respectées.
61
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
La personne qui a signé le chèque doit le garder sous son contrôle jusqu’à son
expédition. En aucun cas, un chèque singé ne doit retourner à la personne qui l’avait préparé
avant sa présentation à la signature.
L’encaissement des chèques personnels n’est pas souhaitable, une procédure stricte
dans ce domaine doit être prévue. Les avances de caisse non comptabilisées doivent être
interdites, ceci afin d’éviter une perte du reçu figurant en fonds de caisse ou tout oubli de
réclamation.
Il est essentiel qu’à tout moment le solde en caisse corresponde au livre de caisse et au
compte « caisse » de la comptabilité générale.
62
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Procédure
chaque dépense doit faire l’objet de l’établissement d’une pièce justificative.
À tout moment, la somme en caisse + les justificatifs des dépenses = le solde fixe.
L’argent s’épuise progressivement.
La caisse sera régulièrement alimentée du montant exact des dépenses engagées.
Les pièces justificatives sont examinées.
Avantage
Permettre à la direction de s’assurer un contrôle permanent des espèces et valeurs en
caisse.
a) Par chèque
Les moyens de paiement reçus par courrier sont généralement des chèques. Le courrier
doit arriver « non décacheté » au service de réception du courrier, qui peut être le secrétariat
de direction, qui ne peut pas avoir accès aux comptes clients et à la trésorerie.
Dès l’ouverture du courrier, les chèques sont immédiatement barrés et s’ils ne le sont
pas, complétés par le nom de l’entreprise.
Les chèques sont ensuite repris journellement dans un registre avec les paramètres : date
de réception, nom du tireur et de l’établissement financier tiré ainsi que le montant (ou par
photocopie).
Les personnes disposant des pouvoirs de signature peuvent seules être autorisées à
endosser les chèques (signature ou tampon).
89
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », Op cit, p177-178.
63
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
b) Par caisse
Encaissements effectués par des représentants ou des livreurs
Il faut prévoir que ceux-ci constituent une équipe de deux personnes lors de la
transformation des fonds.
Deux étapes :
Livraison de la marchandise et paiement du client par caisse au lieu de livraison ;
Suivi de l’enregistrement de l’opération et le transfert des fonds.
En règle générale, la recette est enregistrée au moyen d’une caisse enregistreuse. Une
pièce justificative acquittée est nécessaire pour obtenir la marchandise.
Les fonds reçus en espèces et sous forme de chèque sont remis rapidement au caissier à
la fin de chaque journée, sous déduction éventuellement du fonds de caisse (autorisé par la
64
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
direction et justifié par une pièce comptable). Le caissier ne peut pas imputer les recettes
perçues au paiement des dépenses.
Un membre des services comptable n’ayant pas accès aux opérations de trésorerie
compare le total de la bande d’enregistrement des transactions de la journée, soit aux sommes
perçus par le caissier, soit au bordereau de remise des fonds en banque remis au trésorier.
Toute différence doit être examinée et communiquée à une personne responsable.
Avant le dépôt en banque, les valeurs doivent être enregistrées en comptabilité sur les
journaux de trésorerie et imputés aux comptes des clients concernés. Dans les jours qui
suivent le dépôt en banque, il y aura lieu de contrôler les crédits passés par la banque et de
vérifier les bordereaux de remises, les avis de crédit et les relevés correspondants ainsi que les
dates de valeur servant à calculer les agios.
90
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », Op cit, p179-180.
91
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », Op cit, p180-182.
65
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Dans les petites entreprises, il est nécessaire de mettre en place des contrôles
compensatoires.
Il n’est pas conseillé que les personnes responsables de l’établissement des journaux de
trésorerie établissent seules rapprochements bancaires. Dans les petites entreprises, le cumul
de ces taches est acceptable moyennant le fait que ces rapprochements soient revus par une
autre personne du service comptable qui y mettra son visa. Dans ce dernier cas, la séparation
des tâches est remplacée par une supervision.
Un journal spécifique doit être utilisé pour chaque compte bancaire, pour chacune des
caisses et chacune des devises.
Les chèques sont à comptabiliser dès leur émission et les sommes reçues dès leur
réception.
c) Réconciliations bancaires
Les soldes des comptes de banques sont à rapprocher des montants apparaissant sur les
relevés bancaires à la réception de ceux-ci.
En effet, les soldes des comptes «banques » en comptabilité et ceux figurant sur les
extraits ne sont pas toujours identiques, ce qui justifie en comptabilité l’utilisation des
comptes « chèques émis », « virements internes »…
66
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
67
Chapitre II : Evaluation du contrôle interne
Conclusion
Ce chapitre analyse l’évaluation du contrôle interne que les entreprises mettent en place
pour maîtriser les risques susceptibles de menacer la réalisation de leurs objectifs.
D’une manière générale, le contrôle interne peut se définir comme l’ensemble des
procédures ou sécurités mises en place pour couvrir les risques mettant en péril les objectifs
de l’entreprise. La définition du COSO introduit la notion « assurance raisonnable »,
signifiant que le contrôle interne ne peut constituer une garantie totale. En revanche, il
convient que les procédures existantes soient efficaces et garantissent une couverture
raisonnable des risques.
Par ailleurs, pour qu’un auditeur interne ou externe soit en mesure de faire une
évaluation du système de contrôle interne d’une entreprise, il doit suivre une démarche
structurée et basée sur des méthodes et des techniques d’appréciation. Pour ce faire, l’auditeur
doit d’abord prendre connaissance du système de contrôle interne et décrire les procédures
correctement, ensuite, après la vérification de leurs existences et de leurs compréhensions,
déceler les points forts et les faiblesses du système, tester l’application et la bonne
exploitation des points forts, et enfin, démontrer l’incidence des faiblesses constatées sur
l’étendue et le calendrier de ses travaux, ainsi que sur le fonctionnement de l’entreprise.
68
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Introduction
Le choix du lieu de notre stage pratique est motivé par le fait qu’Electro-Industries est
une entreprise industrielle spécialisé dans la fabrication et la commercialisation des
transformateurs de distributions et les moteurs électriques, occupant une place importante sur
le marché national.
Ainsi, ce troisième chapitre sera présenté en trois sections, la première sera consacrée à
la prise de connaissance générale de l’entreprise Electro-industries, quant à la deuxième, elle
sera consacrée à la prise de connaissance de la direction finance et comptabilité et notamment
de son service finance, ainsi que la description des procédures de trésorerie en place, enfin la
dernière section abordera l’évaluation des procédures de trésorerie de l’entreprise Electro-
industries d’Azazga.
69
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
1. Historique de l’Electro-Industries
Electro-industries est issue de la réorganisation du secteur industriel opérée en Algérie
entre 1980 et 2000 qui a conduit en 1999 à la restructuration de l’ancienne ENEL (entreprise
Nationale des Industries Electrotechniques) en un certain nombre d’EPE/SPA, parmi
lesquelles figure Electro-industrie. Cette dernière est spécialisée dans la fabrication et
commercialisation des transformateurs et moteurs électriques, destinés essentiellement au
marché local.
L’usine a été réalisée dans le cadre d’un contrat produit en main avec des partenaires
allemands, en l’occurrence, SIEMENS pour le produit et FRITZ WERNER pour
l’engineering et la construction, l’infrastructure est réalisée par les entreprises algériennes
ECOTEC, COSIDER et BATIMETAL.
16% de cadres.
33% de maitrise.
50% de l’exécution.
92
Documents internes de l’Electro-industries.
93
Ibid.
70
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
3. Activités de l’Electro-Industries
Les produits fabriqués par « E.I » sont réalisés et contrôlés suivant les normes
DIN/VDE (institut allemand des normes/ group allemand d’électricité) et sont conformes aux
normes internationales et recommandations européennes (CEI).
94
Documents internes de l’Electro-industries.
95
Ibid.
71
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Les transformateurs sont de type immergé dans un diélectrique caloporteur minéral régi
par la norme en CEI 60296 à refroidissement de type ONAN. La partie active est composée
de deux enroulements MT et BT de forme cylindrique en cuivre électrolytique disposés
concentriquement et montés sur un circuit magnétique de tôles à grains orientés et conçue
pour un service continu à une fréquence de 50 HZ pour une altitude et une température
ambiante ne dépassant 1000 m et 40°C.
Les moteurs électriques, basses tensions (BT), fabriqués par Electro-industrie sont du
type asynchrone triphasé à une ou à deux vitesses. Ces moteurs sont monophasés à deux
condensateurs (démarrage et permanent). Ils sont de construction fermée, à carcasse ventilée,
en alliage d’aluminium et en fonte. Les rotors sont en court circuit à simple et double cages
d’écureuil, en aluminium pur (99,95%) pour les petites et moyennes puissances et en barres
de cuivre et alliage de cuivre pour les grandes puissances.
L’unité prestation technique dispose d’une longue expérience et d’un personnel qualifié
afin de répondre à toutes exigences des clients.
72
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Les particuliers
Les particuliers achètent les produits en unité, généralement des moteurs à capacité
minimum ou les pièces électriques (unité prestation). Ils occupent une proportion de 10% du
total du chiffre d’affaires d’Electro-industries.
B) Fournisseurs de l’Electro-Industries
L’approvisionnement de l’Electro-industrie en matière première provient
essentiellement des pays européens tels : l’Allemagne, France, Espagne, Italie et de certains
fournisseurs locaux.
Fournisseurs Etrangers
FAMAX (France)
VICENTE (Espagne)
GONVARRI (Espagne)
BARBERI (Italie)
ERGON (Belgique)
MKM (Allemagne)
ARIMEKS (Espagne)
73
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Fournisseurs locaux :
ENAP (LAKHDARIA)
NATRA
Tréfi cuivre
SARL cofa
ENAP (OUED SEMAR)
5. Organisation d’Electro-industrie
À partir de l’année 2016, l’entreprise Electro-industrie a connu une nouvelle
organisation plus pertinente qu’auparavant. Les avantages de cette réorganisation sont :
A) La direction générale
À partir de 2016, la direction générale de l’entreprise Electro-industrie comporte :
Six (6) assistants et six (6) directions (commerciale, ressources humaines, affaires
juridiques, achat et approvisionnement, développement, finance et comptabilité). Et enfin,
trois (3) unités de productions (prestations techniques, moteurs et transformateurs).
B) Les assistants
L’entreprise Electro-industrie a plus précisément 6 assistants qui sont : secrétariat,
sécurité interne, communication d’entreprise, contrôle de gestion, audit interne et qualité-
hygiène-environnement. En effet, l’utilité de ses assistants est de faire transmettre rapidement
l’information au supérieur hiérarchique (Directeur).
96
Documents internes de l’Electro-industries
74
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
L'unité Transformateur occupe 412 employés vus de l'importante demande sur les
transformateurs ;
L’unité Moteur avec un effectif de 227 employés. L’unité prestation technique occupe
110 employés ;
F) Direction juridique
La direction des affaires juridiques exerce une fonction de conseil, d’expertise et
d’assistance auprès de l’entreprise, et qui a un lien direct avec la direction générale de
l’entreprise.
75
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Son objectif est de veiller sur les textes législatifs et réglementaires, et de les
coordonnés face aux situations difficiles qui peuvent se répercuter sur l’entreprise (par
exemple : client douteux n’ayant pas réglé sa dette depuis des années).
76
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Direction générale
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Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
97
Documents interne d’Electro-industrie.
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Documents interne d’Electro-industrie.
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Documents interne d’Electro-industrie.
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Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Direction Finances et
Comptabilité
Secrétaire
Services Comptabilité Service comptabilité
Analytique générale
Section Trésorerie
Section comptabilité
Fournisseurs
Section fiscalité
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Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
83
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Le passif
Tableau N°02: Passif du bilan U = KDA
Passif non courant dont : 1 078 020 13% 550 021 7% 527999 96%
Passif courant dont : 537 499 6% 421 468 5% 116 031 28%
Fournis er comptes rattachés 390 278 5% 257 099 3% 133 179 52%
Total passif 8 606 413 100% 8 047 431 100% 558 982 7%
Source : document interne d’Electro-industries
Un total bilan net de 8 606 414 KDA contre 8 047 431 KDA en 2017, soit une
augmentation de 558 982 KDA (7%), due essentiellement à l’augmentation des créances sur
clients et les titres de participation dans la nouvelle société « SPA VIJAI ELECTRICALS
ALGERIE » au niveau de l’actif et le versement restant à effectuer sur titres de participation
dans « SPA VIJAI ELECTRALS ALGERIE » non encore libéré au niveau du passif.
Comparativement avec l’exercice 2017 les postes du bilan au 31.12.2018 ont connu les
variations suivantes :
Actif :
Une diminution des immobilisations corporelles de (- 126 192 KDA) ;
Une hausse des immobilisations financières de (+ 630 300 K DA) ;
Une baisse des stocks et encours de (-7%), située au niveau des produits finis suit au
déstockage important de transformateurs durant l’exercice ;
84
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Une augmentation des créances et emplois assimilées de 8%, due essentiellement aux
créances détenues sur les clients traditionnels solvables ;
Une hausse des disponibilités de 21% suite à l’excédent de trésorerie dégagé en 2018.
Passif :
Une dégradation du niveau des capitaux propre de -1% suite à la baisse du résultat de
l’exercice ;
3
Une augmentation de passif non courant de 96% due essentiellement aux restants
4
86
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Le tableau des flux de trésorerie ci-dessous illustre les variations des flux de trésorerie
relatifs aux activités de l’entreprise durant l’exercice 2018 :
87
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
l’ensemble des taches ou des opérations homogènes orientées vers la réalisation d’un objectif
commun. La méthode de découpage rend la saisie de la procédure plus aisée et plus organisée,
elle permet à l’auditeur d’identifier les zones de risques, comme elle facilite le reste de travail
d’audit.
Suite au manque d’information et la confidentialité des documents nous n’avons pas pu
décrire toutes les procédures du cycle trésorerie de l’entreprise.
Ainsi, sur la base des entretiens faits avec le chef de section trésorerie et quelques
document internes de l’entreprise, nous avons essayé en utilisant la technique de transcription
narrative de décrire les procédures suivantes :
les procédures d'encaissements ;
les procédures de décaissements ;
la procédure d’établissement des rapprochements bancaires ;
la procédure d'approvisionnement de la caisse ;
la procédure de contrôle de la caisse.
A) Les procédures d'encaissement
Les ventes de produits et les prestations techniques effectuées par l'entreprise font
toujours l'objet d'une facturation. Une fois que les clients reçoivent leurs factures, ils
procèdent à leurs règlements par chèque, par virement ou en espèces si le montant est moins
important.
Après la facturation qui se fait après chaque vente et qui relève du cycle client ventes,
elle est suivie par la procédure des encaissements qui dépend des conditions négocié avec
chaque client (le délai de paiement et le mode de paiement) 100.
a) Encaissement par la caisse (en espèces)
L’encaissement en espèce se fait uniquement lorsque l’entreprise réalise des ventes ou
des prestations techniques avec les particuliers.
Lorsqu'un client se présente avec sa facture pour paiement en espèces, le trésorier
vérifie l'authenticité de la facture ainsi que sa conformité avec le bon de commande et le bon
de livraison. Il établit un reçu de versement qui atteste la réception des fonds puis le caissier
procède à l'encaissement. Il remet ensuite l'original du reçu au client et garde une copie pour
l’entreprise. Les fonds seront ensuite transférés dans un coffre fort par le chef de section
trésorerie.
100
Entretien avec le chef de section trésorerie.
88
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
101
Entretien avec le chef de section trésorerie.
89
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
1) paiement en espèces
Le paiement des factures en espèces se fait rarement et il est conditionné par
l’importance du montant à payer. Lorsqu’une facture est sollicitée pour règlement, le chef de
la section trésorerie procède à la vérification de l'existence et la conformité de la facture. Si
ces éléments sont conformes, il procède au paiement après le contrôle du chef de service et
avec l'autorisation du directeur finance et comptabilité. Il remet ensuite les espèces au
bénéficiaire qui lui remet un reçu pour attester qu'il a reçu le paiement.
2) paiement par chèque
Lorsque le montant de la facture est important, l'entreprise procède au règlement par
chèque. A l'échéance du paiement de la facture du fournisseur, le chef de section trésorerie
avise le directeur finance et comptabilité. Si ce dernier donne son accord pour le paiement, le
chef de section trésorerie prépare le chèque qu'il lui transmet pour signature. Une fois que le
chèque est signé, le chef de section trésorerie appelle le fournisseur pour le retrait du chèque.
Avant de retirer le chèque, le fournisseur émarge obligatoirement sur le registre de remise de
chèque avant de le retirer.
Tableau N°07 : Achat / prestation avec paiement à terme
Intervenants Tâches à exécuter
Achats (unités) et directions - Réception demande de paiement définitive
centrales
service finance - Conformité de la dépense
Trésorerie - Classement du dossier pour suivi du règlement à l’échéance
Trésorerie - Envoi d’une copie du dossier à la comptabilité pour conservation de la
dette
Comptabilité générale - Comptabilisation de la dette au compte approprié
Comptabilité analytique - Comptabilisation entrée / frais d’approche paiement
Trésorerie - Règlement du dossier à l’échéance
- Enregistrement du règlement sur les livres de la trésorerie
Comptabilité générale - Conformité du dossier
- Vérification et comptabilisation
Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.
90
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
b) Paiement à l’avance
Dans le cadre d’un achat local (bien et/ou prestation de service) le paiement à l’avance
peut être ordonnancé en cas de nécessité sur la base d’une demande de chèque, de virement ou
de fond. Dans tous les cas, sur présentation du dossier suivant :
Imprimé demande de chèque, de virement ou de fond prévus par les procédures en
vigueur, signé par le premier responsable de la structure ordonnatrice et faisant
ressortir clairement l’objet de la dépense, le bénéficiaire, le montant en lettres et en
chiffres.
Dans le cas d’une demande de fonds l’accord du directeur général ou du directeur de
la structure finances et comptabilité est obligatoire.
Copie du bon de commande ou contrat.
Copie facture proforma ou devis.
Tout autre document nécessaire pour une meilleure identification de la dépense et ce
pour comptabilisation rationnelle.
Tableau N°08 : Achat / prestation avec paiement au comptant
Intervenants Tâches à exécuter
Achats (unités) et directions - Réception demande de paiement définitive
centrales
Service finance - Conformité de la dépense
Trésorerie - Règlement
- Envoi d’une copie du dossier pour comptabilisation
Comptabilité générale - Conformité dossier
- Comptabilisation de l’opération au compte approprié
Comptabilité analytique - Comptabilisation entrée / frais d’approche paiement
Source : réalisé par nous même à partir des documents de l’Electro-industrie.
c) Achats à l’importation
Les techniques de paiement (modes de paiement) pratiqués dans le cadre d’un achat à
l’importation sont les suivants :
La lettre de crédit ;
La remise documentaire (à terme et (ou) à vue) ;
Le virement bancaire.
91
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Dans tout les cas, une opération d’importation doit être domiciliée. La domiciliation
d’une opération d’importation consiste en l’enregistrement de cette opération auprès d’une
banque agrée à cet effet.
La domiciliation d’une opération d’importation doit être faite juste après la conclusion
du marché ; toutefois, dans où le mode de règlement retenu est la lettre de crédite, la
domiciliation se fait au moment de l’ouverture de la lettre de crédit.
d) Dépenses sur frais de mission
L’indemnité de frais de mission est attribuée au travailleur en mission commandée à
l’intérieur du territoire national et ce en application des directives fixées par la convention
collective de l’entreprise.
L’ordre de mission doit être signé par :
Le président directeur général pour le personnel relevant de son autorité ;
Le directeur de l’unité / central pour les autres personnels.
L’indemnité des frais de mission est servie, selon un barème fixé par l’entreprise, au
personnel ayant effectué une mission dans un rayon supérieur à 50 km (hors wilaya de Tizi
ouzou).
Il appartient au responsable (Directeur / général / d’unité / central) d’apprécier sur la
base d’un rapport de mission, établi par l’agent missionnaire, de lui accorder le bénéfice de
l’indemnité des frais de mission.
e) Paiement des salariés
Les salariés de l’entreprise sont payés par virements. Ainsi, une fois la paie clôturée,
l’état de virement des salaires est remis à la direction pour signature avant d’être envoyé à la
banque (Banque BEA salaire).
C) Rapprochement bancaire
Le trésorier prépare l’état de rapprochement bancaire en rapprochant le solde du relevé
bancaire avec le solde saisie dans le journal de banque tenue par l’entreprise pour le même
compte bancaire. Il vérifié que tous les encaissements saisis sur le journal de banque ont été
crédités sur le compte bancaire, et que tous les décaissements saisie ont bien été débités.
Ensuite le chef comptable vérifie et valide l’état de rapprochement bancaire et passe les
écritures de régularisation102.
102
Entretien avec le chef de section trésorerie.
92
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
D) Contrôle de la caisse
Le directeur comptabilité finance procède de temps en temps au contrôle de la caisse.
Ce contrôle se fait de la façon suivante : Le Directeur général relève le solde du journal de
caisse tenu par le caissier et le compare au solde physique de la caisse. S'il constate l'existence
d'un écart, il lui demande des explications relatives à cette différence. S'il n'y a pas d'écart, il
valide103.
E) Approvisionnement de la caisse
Lorsque le niveau de la caisse devient insuffisant pour assurer les dépenses
quotidiennes, le caissier fait l'état des dépenses à faire et le transmet au directeur. Dès qu'il
reçoit l'état des dépenses et qu'il l'approuve, il établit le chèque au nom du caissier. Celui-ci se
rend à la banque pour le retrait des fonds. A son retour il informe le chef de service finance
qui vérifie l'exactitude du montant retiré104.
Tableau N°09 : Alimentation de la caisse par retrait de fonds de la banque
Intervenants Tâches à exécuter
Trésorerie - Etablissement de chèque et retrait des fonds
- Dépôt des fonds au coffre de la caisse et enregistrement
103
Entretien avec le chef de section trésorerie.
104
Ibid.
93
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Dans le but d’évaluer et d’apprécier l’efficacité des procédures de contrôle interne, nous
avons élaboré un questionnaire de contrôle interne adressé au chef de section trésorerie.
Notre questionnaire contient uniquement des questions fermées pour ne pas engendrer
des refus de réponses et/ou des réponses évasives. Ce questionnaire est constitué de plusieurs
questions dont chacune porte sur l’existence d’une procédure du contrôle, la réponse « oui »
confirme l’existence de la procédure, il s’agit d’un point fort pour l’entreprise. La réponse «
non » signifie l’inexistence de la procédure du contrôle, il s’agit d’une faiblesse pour
l’entreprise.
Le questionnaire est devisé en trois parties : QCI système encaissements, QCI système
décaissements et QCI banques / caisse.
94
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
95
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
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Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
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Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
98
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Remarque : nous n’avons pas pu faire tous les commentaires à cause de la réduction du
nombre de séances de stage à l’Electro-industries en raison de la pandémie.
Chef de Service
Chef de section
Chef de section
et comptabilité
engagements
Comptable
Trésorerie
Trésorier
extérieurs
Caissier
finance
PDG
Tâches
Tenue de la caisse X
Détentions des chèques reçus X
Signature des chèques X
Paiement par caisse X
Prévision de la trésorerie X
Détention des carnets de chèques X
Vérification des pièces justificatives X X
Préparation des chèques X
Approbation des pièces justificatives X
Autorisation d’avances aux salariés X
Déterminer besoin de réalimentation X X
Enregistrement des chèques X
Etablissement des rapprochements
bancaires X X
Envoi des chèques X
Tenue du brouillard de caisse X
Tenue du journal de trésorerie X
Dépôts en banque de chèques ou
d’espèces X X
99
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Points forts
tous les paiements de l’entreprise ne peuvent être effectués que sur présentation de
pièces justificatives ;
tout achat de bien et /ou service d’un montant supérieure à mille dinars (1000.00 DA)
fait l’objet d’un bon de commende ;
tout achat de bien et /ou service d’un montant supérieure à quatre millions de dinars
(4 000 000.00DA) fait l’objet d’un contrat. Ce seuil est de 400 000.00 DA pour les
autres dépenses ;
Quelque soit son prix, un bon de commende est signé par le directeur de la structure
émettrice de ce bon de commende à l’exception des achats à l’étranger ou le bon de
commende et /ou contrat est signé par le président directeur général ;
Les achats en espèces sont autorisés pour un montant n’excédant par cinquante mille
dinars (50 000.00DA) ;
chaque mouvement de la caisse fait l’objet d’une inscription dans le livre de caisse ;
toutes les recettes en provenance des différents points de vente sont centralisées à la
caisse principale ;
100
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
les valeurs sont conservées dans un lieu sûr non accessible aux personnes non
autorisées ;
les chèques sont comptabilisés dès leurs émission et les sommes reçues dès leur
réception ;
des vérifications régulières des espèces en caisse sont effectuées par les responsables.
Points faibles
les états de rapprochement bancaires ne sont pas toujours revus par un responsable ;
A) Test de permanence
Pour s’assurer de la fiabilité et la permanence de fonctionnement des points forts
soulevés lors de l’évaluation préliminaire, nous avons réalisé un test de permanence sur les
états de rapprochement bancaire.
101
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Pour l’élaboration de ce test, nous avons passé en revue tous les états de rapprochement
bancaire établis par l’entreprise durant l’exercice 2018 du compte bancaire BEA exploitation
Tizi ouzou.
L’objectif de ce test est de vérifié que les états de rapprochement bancaire sont :
Résultats du test
tous les états de rapprochement bancaire sont bien établis pour compte BEA
exploitation durant l’exercice 2018 ;
tous les états de rapprochement bancaire sont visés par la personne qui les a
établis ;
102
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
les états de rapprochement bancaire des mois d’avril et d’octobre ne sont pas
signés par un responsable hiérarchique.
Conclusion : Test satisfaisant
B) Appréciation du cycle trésorerie
Le tableau ci-dessous présente l’appréciation du cycle trésorerie en matière du contrôle
mis en place :
S’assurer que toutes les dépenses correspondent à Tout décaissement est soumis à la présentation
des pièces justificatives acceptées préalable des pièces justificatives signées.
S’assurer qu'un double paiement des dépenses par Le cachet « payé » apposé sur la pièce de base
la caisse est impossible après le paiement
S’assurer qu'il est gardé une trace de la réception La secrétaire enregistre les titres de paiements à la
de toutes les recettes réception
S’assurer que tous les mouvements affectant les L’enregistrement des opérations de trésorerie se
comptes de trésorerie sont enregistrés sans délai fait en temps réel, après la signature des titres de
dans les dits comptes paiement ou la réception des avis bancaires.
S’assurer que les comptes bancaires sont fiables Rapprochements bancaires mensuels.
103
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Ainsi, toutes ces insuffisances ou points faibles découlent de non respect des principes
de contrôle interne à savoir, le principe de séparation des fonctions, de traçabilité, de
l’identification préalable des taches et pouvoirs ainsi que l’écriture des procédures.
104
Chapitre III : Évaluation des procédures de contrôle interne du cycle
trésorerie de l’entreprise Electro-industries
Conclusion
Nous avons essayé dans ce chapitre, de conduire une mission spéciale d’évaluation des
procédures de contrôle interne en se focalisant sur l’évaluation du cycle trésorerie, et ce, en
suivant les étapes d’une méthodologie bien définie, et avec l’utilisation des documents et
outils nécessaires (organigrammes, entretiens, questionnaires de contrôle interne et la grille de
séparation des tâches).
Dans ce travail, nous avons essayé de répondre à la problématique de départ,
d’identifier les points essentiels concernant la réalisation d’une mission d’évaluation du
système de contrôle interne au sein d’une entreprise, de confirmer la conformité de la
démarché adopté pour l’évaluation des procédures avec celle édictée par les référentiels
internationaux.
Au terme de notre travail au cours duquel, nous avons beaucoup appris, nous pouvons
affirmer que cette étude a été pour nous l'occasion de comprendre plus en profondeur et
d'appliquer en pratique les outils et techniques d'évaluation de contrôle interne en suivant ses
différentes étapes.
105
Conclusion générale
Conclusion générale
Afin de suivre le rythme du monde dynamique des affaires en constante évolution, les
entreprises doivent s'assurer qu'elles fonctionnent avec une intégrité et un système de
trésorerie sans faille. Par conséquent, chaque organisation doit s'assurer qu'elle dispose d'un
système de contrôle interne très solide et très strict. S'il n'est pas assuré, la menace d'activités
frauduleuses, de dépenses inutiles et d'autres pratiques économiques et éthiques possibles au
sein de l'organisation peut nuire aux résultats de l'entreprise.
Le système de contrôle interne ce n’est qu’une traduction des objectifs stratégiques sur
le plan opérationnel, il est destiné à accroitre la probabilité que les objectifs fixés seront
atteints à travers la mise en place d’un ensemble de procédures destiné à maitriser les risques
qui empêchent l’atteinte des objectifs soit au niveau de l’organisation soit au niveau des
processus métiers.
D’autre part, la continuité de l’entreprise ne s’assure pas par la mise en place d’un
système de contrôle interne efficace seulement, l’environnement imprévisible oblige
l’entreprise à se doter des outils lui permettant d’évaluer et d’évoluer son système de contrôle
interne pour avoir une assurance raisonnable de son efficacité, parmi les outils utilisés on
trouve l’audite interne.
L’audit interne est une mission confiée à un auditeur indépendant et objectif visant à
comparer une activité par apport à un référentiel, ce dernier ce n’est que le système de
contrôle interne et ça ce fait en collaboration avec les audités afin de donner une assurance
quant à l’efficacité du système du contrôle interne.
Donc, le système de contrôle interne ne peut être efficace s’il n’est pas suivie d’un audit
interne performant et régulier qui évalue à la fois l’existence et la bonne application des
dispositifs de contrôle afin d’apprécier les écarts et mettre en place les actions correctives
106
Conclusion générale
d’amélioration, pour éviter les situations défavorables qui entravent le bon fonctionnement de
l’entreprise.
A travers cette étude, nous avons tiré plusieurs enseignements sur le contrôle interne.
Nous avons pu décrire dans un premier temps le contrôle interne en rappelant ses objectifs,
ses principes et différentes composantes, ainsi que sa démarche d’évaluation.
Dans un second temps nous avons traité un cas pratique portant sur l’évaluation de des
procédures de contrôle interne du cycle trésorerie de l’entreprise Electro-Industries.
A l'issue de ce travail, notre constat est que l’évaluation des procédures de contrôle
interne se fait effectivement suivant une démarche bien déterminée ainsi que l’existence de
procédures clairement définies au sein de l’entreprise Electro-industries. De ce fait, nous
confirmons les deux hypothèses.
107
Bibliographie
Ouvrages
ANNE FORTIN, «ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE » Presses de l’Université du
Québec, Québec, 1998.
BELLIER DELIENNE Annie, KHATH Sarun, « Gestion de trésorerie », Edition
Economica, Paris, 2000.
BOUHADIDA Mohamed, « Audit interne », Edition Pages Bleues, Alger, 2017.
C.Marmuse, « Gestion de trésorerie », Edition Vuibert, Paris, septembre 1998.
SABY GUILLAUME, et al, « Comptabilité et Audit », 2e édition, Edition EYROLLES,
Paris, 2015.
CERBAH Hamid, « Tableau des flux de trésorerie », Edition pages bleues, Alger, 2014.
Hubert de La Bruslerie, « Analyse financière », 4e édition, Edition DUNOD, Paris, 2010.
Hugues Angot, Christian Fischer, « Audit comptable Audit informatique », 3e édition,
Editions De Boeck, Bruxelles, 2004.
Renard Jaques, « Théorie et pratique de l’audit interne », 7e édition, Editions
d’organisation, Paris, 2010.
Renard Jaques, « Comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne », Editions
EYROLLES, Paris, 2012.
DEGOS J-Guy, GRIFFITHS Stéphane, «Gestion Financière», Edition d’Organisation,
Paris, 2011.
KHELASSI Réda, « Manuel Comptabilité et Audit », Editions BERTI, Alger, 2013.
KHELASSI Réda, « Les applications de l’audit interne », Editions HOUMA, Alger, 2010.
KURT F. REDING, et al, « MANUEL D'AUDIT INTERNE », Edition EYROLLES,
Paris, 2015.
Collins Lionel, Valin Gérard, « Audit et contrôle interne », 4e édition, Edition DALLOS,
Paris, 1992.
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, « Gestion de trésorerie », Edition
Economica, Paris, 2007.
MAURINE Peirre, « La gestion de trésorerie en clair », Edition Ellipses, Paris, 2009.
SION Michel, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », 6e édition, Edition Dunod,
Paris, 2015.
108
Friederich Micheline, Langlois Georges, « Comptabilité et Audit », 3e édition, Editions
Foucher, Paris, 2012.
Gauthier Noel, Causse Geneviève, « La trésorerie dans l’entreprise » Edition Publi-Union,
1981, Paris.
DESBRIERES Philippe, POINCELOT Evelyne, « Gestion de trésorerie », 2e édition,
Edition EMS, Paris, 2015.
Rousselot Philippe, Verdié Jean-François, « La gestion de trésorerie », Edition DUNDO,
Paris, 1999.
OBERT Robert, MAIRESSE Marie-Pierre, « Comptabilité et audit : Manuel et
applications », 2e edition, Edition DUNOD, Paris, 2009.
Webographie
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disponible sur http://www.astufinance.com/environnement-financier-de-la-tresorerie/
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22/01/2020), disponible sur https://www.compta-facile.com/ratios-financiers-calculs-et-
explications/
109
Liste des tableaux
Numéro Titre Page
Tableau n°14 Test de permanences sur les états de rapprochement bancaire 103
Tableau n°15 appréciation des procédures de contrôle interne mises en place 104
110
Liste des figures
111
Annexes
112
Annexe N° 01 : modèle de tableau de financement (première partie)
Emplois Exercice Exercice Ressources Exercice Exercice
N N-1 N N-1
Distribution de Capacité d’autofinancement
dividendes de l’exercice
Acquisitions d’éléments cession d’éléments d’actifs
d’actifs immobilisés immobilisés
Charges à répartir sur augmentation de capital
plusieurs exercices (apport)
Diminution des augmentation des dettes
capitaux propres financières
Remboursement des
dettes financières
Total des emplois Total des ressources
Variation du fonds de Variation du fonds de
roulement net global roulement net global (emplois
(ressources nettes) nets)
113
Annexe N° 02 : modèle de tableau de financement (deuxième partie)
Exercice N Exercice N-1
Variation du fonds de roulement net global Besoins Ressources Solde (2)- Solde
(1) (2) (1)
Variations « Exploitation » :
Totaux
A. Variation nette « Exploitation »
Variations « Hors exploitation » :
Variations « Trésorerie » :
114
Annexe N° 03 : modèle de tableau de flux de trésorerie
Flux de trésorerie Montant
Flux de trésorerie d’activités d’exploitation
Résultat net
Ajustement pour réconcilier le résultat net au flux net fourni par ou utilisé par
les activités d’exploitation :
Liste des ajustements individuels
Trésorerie net provenant de ou utilisée par les activités d’exploitation (A)
Flux de trésorerie provenant d’activité d’activités d’investissement
Liste d’entrée de fonds et de sortie de fonds
Flux net de trésorerie provenant ou utilisé par des activités d’investissement (B)
Flux de trésorerie d’activités de financement
Liste d’entrée et de sortie de fonds individuels
Flux net provenant de ou utilisé par des activités de financement (C)
Augmentation net (ou diminution) de la trésorerie (A+B+C)
Trésorerie en début de la période
Trésorerie en fin de période
115
Annexe N° 04 : modèle de plan de financement prévisionnel
Exercice N N+1 N+2
Trésorerie initiale (1)
Ressources
-capacité d’autofinancement (caf)
- prix de cession des éléments d’actif cédés
- augmentation de capital (nominal et prime d’émission)
-Subventions d’investissement
-apports des associés
- nouveaux emprunts souscrits
- autres ressources
Total des ressources (2)
Emplois
-dividendes à payer
- programme divertissement (nouvelles immobilisations)
- besoin supplémentaires en fonds de roulement
- remboursement du capital de l’ancien emprunt
- autres besoins à financier
Total des emplois (3)
Variation annuelle (4)=(3) – (2)
Solde cumulé (5) = (1) + (4)
116
Annexe N° 05 : modèle de budget de trésorerie
Désignation JAN FEV … DEC
- Encaissements sur ventes (TTC)
- Produits financiers à encaisser
- Autres recettes (TTC) à encaisser
= Total des recettes d’exploitation (1)
- Décaissements sur les achats (TTC)
- Paiement des charges de personnel
- Impôts et taxes d’exploitation
- TVA à payer
- Charges financières à débourser
- Autres charges d’exploitation à payer
= Total des dépenses d’exploitation (2)
Solde d’exploitation mensuelle (3) = (1) – (2)
- Cession d’immobilisation (TTC)
- Nouveaux emprunts contractés (principal)
- subventions d’investissement
- apport d’associés en comptes courants
= Total des recettes hors exploitation (4)
- investissements (TTC)
- Echéances de remboursement d’anciens emprunts
(principal)
- Impôts sur les bénéfices (acomptes et solde)
- dividendes payés
= Total des dépenses hors exploitation (5)
= Solde hors exploitation mensuel (6) = (4) – (5)
Solde global mensuel (7) = (3) + (6)
(+) ou (-) Décision de trésorerie (Financement ou
placement)
Solde cumulé mensuel (y compris solde initial de
début de l’année)
117
Annexe N° 06 : modèle de fiche en valeur
Désignation DIM LUN MAR … écart
Recettes :
Remise de chèques
Remise d’espèces
Effets à l’encaissement
Avis de prélèvement
Virements reçu
Autres
Total recettes
Dépenses :
Gros chèques
Petit chèque
Effets domiciliés
Prélèvements émis
Virements émis
Autres
Total dépenses
Solde avant décision
Décision d’équilibrage
Solde après décisions
118
Annexe N° 07 : Actif du bilan
119
Annexe N° 08 : Passif du bilan
120
Annexe N° 09 : Tableau des comptes de résultats
121
Annexe N° 10 : Tableau des flux de trésorerie
122
Annexe N° 11 : Etat de rapprochement bancaire au 31/07/2018
123
Annexe N° 12 : modèle d’ordre de virement
124
Annexe N° 13 : modèle d’avis de tirage de chèques
125
Annexe N° 14 : modèle du bordereau des chèques payables
126
Table des matières
127
5. La trésorerie et l’équilibre du bilan ..............................................................................13
A) Le besoin en fonds de roulement.................................................................................13
B) Le fonds de roulement ................................................................................................14
C) La trésorerie nette (TN) ..............................................................................................15
a) Définition ....................................................................................................................15
b) Le calcul de la trésorerie nette .....................................................................................15
c) Situation de la trésorerie nette ......................................................................................16
Section 2 : Outils et techniques de gestion de la trésorerie ..........................................16
1. Les tableaux de flux .....................................................................................................16
A) Tableau de financement ..............................................................................................17
a) Notion de tableau de financement ................................................................................17
b) Structure du tableau de financement ............................................................................17
B) Tableau de flux de trésorerie (TFT) ............................................................................18
a) Notion de tableau de flux de trésorerie .........................................................................18
b) Structure du tableau de flux de trésorerie .....................................................................19
2. Les prévisions de trésorerie ..........................................................................................19
A) Le plan de financement ...............................................................................................20
a) Définition ....................................................................................................................20
b) Structure du plan de financement .................................................................................20
B) Le budget de trésorerie ...............................................................................................20
a) Définition ....................................................................................................................20
b) Structure du budget de trésorerie .................................................................................21
C) La fiche en valeur (le suivi de la trésorerie au jour le jour) ..........................................22
a) Définition ....................................................................................................................22
b) Objet de la fiche en valeur ...........................................................................................22
3. Sources de financement de la trésorerie .......................................................................22
A) Les crédits de mobilisation de créance ........................................................................22
a) L’escompte commercial ...............................................................................................22
b) Le crédit de mobilisation de créance commerciale .......................................................23
c) La cession de créances (crédit Dailly) ..........................................................................23
d) L’affacturage ...............................................................................................................23
e) L’avance en devises .....................................................................................................23
B) Les crédits sans mobilisation de créance .....................................................................24
a) Le découvert bancaire ..................................................................................................24
128
b) La facilité de caisse .....................................................................................................24
c) Crédit de compagne .....................................................................................................24
d) Les crédits spots .........................................................................................................24
Section 3 : les risques et les problèmes de la trésorerie ................................................25
1. Les risques liés à la trésorerie ......................................................................................25
A) Les risques financiers .................................................................................................25
a) Le risque de signature ..................................................................................................25
1) Notion de risque de signature ......................................................................................25
2) Évaluation du risque de signature ................................................................................25
3) La gestion du risque de signature .................................................................................26
b) Le risque de taux d’intérêt ...........................................................................................27
1) Notion de risque de taux ..............................................................................................27
2) Évaluation du risque de taux........................................................................................27
3) La gestion du risque de taux d’intérêt ..........................................................................28
c) Le risque de change .....................................................................................................28
1) Notion de risque de change ..........................................................................................28
2) Évaluation du risque de change ...................................................................................29
3) La gestion du risque de change ....................................................................................30
B) Les risques opérationnels de trésorerie ........................................................................30
a) Risques liés à la budgétisation .....................................................................................30
b) Risques liés aux encaissements et aux décaissements...................................................30
c) Risques liés au contrôle des avoirs en caisse et en banque ............................................31
d) Risques liés à la comptabilisation des opérations de caisse et de banques.....................31
2. Les problèmes de trésorerie .........................................................................................31
A) Origine des problèmes de trésorerie ............................................................................31
a) Problèmes structurels de trésorerie ...............................................................................31
b) Problèmes conjoncturels de trésorerie ..........................................................................32
c) Problèmes organisationnels de trésorerie .....................................................................33
B) Les ratios indicateurs de difficultés de trésorerie .........................................................33
Conclusion ......................................................................................................................35
Chapitre 2 : Evaluation du contrôle interne ................................................................36
Introduction................................................................................................................................ 36
Section 1 : cadre théorique du contrôle interne ...........................................................37
1. Notion du contrôle interne ...........................................................................................37
129
A) Définition ...................................................................................................................37
B) Objectifs du contrôle interne .......................................................................................37
a) La fiabilité et l’intégrité des informations financières et opérationnelles ......................38
b) Efficacité et efficience des opérations ..........................................................................38
c) La protection du patrimoine .........................................................................................38
d) Le respect des lois, règlements et contrats....................................................................39
2. Principes généraux du contrôle interne .........................................................................39
A) Le principe d’organisation ..........................................................................................39
B) Le principe d’intégration.............................................................................................40
C) Le principe de permanence .........................................................................................40
D) Le principe d’universalité ...........................................................................................40
E) Le principe d’indépendance ........................................................................................40
F) Le principe d’information............................................................................................41
G) Le principe d’harmonie...............................................................................................41
3. Les acteurs et composantes du contrôle interne ............................................................41
A) Les acteurs du contrôle interne ...................................................................................41
a) Le conseil d’administration ..........................................................................................41
b) Le comité d’audit ........................................................................................................41
c) La direction générale ...................................................................................................42
d) L’audit interne .............................................................................................................42
e) Le personnel ................................................................................................................42
B) Les composantes du contrôle interne ...........................................................................42
a) Environnement du contrôle ..........................................................................................42
b) Evaluation des risques .................................................................................................43
c) Activités de contrôle ....................................................................................................43
d) Information et communication .....................................................................................44
e) Pilotage .......................................................................................................................44
4. Obstacles et limites du contrôle interne ........................................................................45
A) L’erreur du jugement ..................................................................................................46
B) Les dysfonctionnements..............................................................................................46
C) Ratio Coût/Bénéfice....................................................................................................46
Section 02 : Démarche d’évaluation du contrôle interne .............................................46
1. Notion d’audit interne ..................................................................................................47
A) Définition et champs d’intervention de l’audit interne .................................................47
130
B) Les normes d’audit interne et le code de déontologie ..................................................47
a) Normes d’audit interne ................................................................................................48
b) Le code de déontologie ................................................................................................48
C) Objectif de l’audit interne ...........................................................................................48
2. Démarche d’évaluation du contrôle interne ..................................................................49
A) Place du contrôle interne dans la mission d’audit ........................................................49
B) Étapes d’évaluation du contrôle interne .......................................................................50
a) Prise de connaissance du dispositif de contrôle interne (l’examen des procédures) .......50
b) Confirmation de la compréhension du système : les tests de conformité.......................51
c) Évaluation préliminaire du contrôle interne .................................................................51
d) Confirmation de l’application du système : les tests de permanence .............................52
e) Évaluation définitive du contrôle interne......................................................................52
f) Conclusions sur l’évaluation du contrôle interne ..........................................................53
3. Les outils d’évaluation de contrôle interne ...................................................................55
A) Outils d’interrogation et d’observation........................................................................55
a) Sondages .....................................................................................................................55
b) Interviews ...................................................................................................................55
c) Questionnaire de contrôle interne (QCI) ......................................................................56
d) Feuilles de révélation et d’analyse de problème (FRAP) ..............................................56
B) Outils de description ...................................................................................................56
a) Transcription narrative.................................................................................................56
b) Organigrammes ...........................................................................................................57
c) Grille d’analyse des taches...........................................................................................57
d) Diagramme de circulation............................................................................................57
Section 03 : Procédure de contrôle interne du cycle trésorerie....................................57
1. Procédures de contrôle interne ...................................................................................58
A) La séparation des tâches .............................................................................................58
B) La traçabilité des opérations ou la piste d’audit ...........................................................58
C) Les délégations de pouvoir et les procédures d’autorisation ........................................58
D) La restriction des accès ...............................................................................................59
E) La protection physique ................................................................................................59
F) L’autocontrôle .............................................................................................................59
G) L’écriture des procédures............................................................................................60
2. Application des procédures contrôle interne aux opérations de trésorerie .....................60
131
A) Contrôle des paiements ...............................................................................................60
a) Paiements par chèque ou virement ...............................................................................60
b) Paiement par caisse .....................................................................................................62
c) Système des soldes constants .......................................................................................63
B) Le contrôle des encaissements ....................................................................................63
a) Par chèque ...................................................................................................................63
b) Par caisse ....................................................................................................................64
C) Protection des liquidités ..............................................................................................65
a) Tenus et conservation des valeurs en caisse .................................................................65
b) Dépôt des chèques et des espèces ................................................................................65
D) Enregistrement comptable des opérations de trésorerie ...............................................65
a) Séparations des taches .................................................................................................66
b) Contrôles sur les enregistrements.................................................................................66
c) Réconciliations bancaires ............................................................................................66
d) Vérification des caisses ...............................................................................................67
Conclusion ......................................................................................................................68
Chapitre III : Evaluation des procédures de contrôle interne du cycle trésorerie de
l’entreprise Electro-industries .....................................................................................69
Introduction ....................................................................................................................69
Section 1 : présentation de l’entreprise Electro-Industries ..........................................70
1. Historique de l’Electro-Industries ................................................................................70
2. L’évolution et capacité de production ..........................................................................70
3. Activités de l’Electro-Industries ...................................................................................71
A) Unité de fabrication des transformateurs .....................................................................71
B) Unité de fabrication des moteurs électriques ...............................................................72
C) Unité prestations techniques .......................................................................................72
4. Les clients et fournisseurs de l’Electro-industries .........................................................73
a) Les clients ...................................................................................................................73
b) Fournisseurs de l’Electro-Industries.............................................................................73
5. Organisation d’Electro-industrie ..................................................................................74
A) La direction générale ..................................................................................................74
B) Les assistants ..............................................................................................................74
C) Direction des ressources humaines ..............................................................................75
D) Direction commerce et marketing ...............................................................................75
132
E) Direction achat et approvisionnement .........................................................................75
F) Direction juridique ......................................................................................................75
G) Direction finance et comptabilité ................................................................................76
H) Direction développement ............................................................................................76
Section 2 : prise de connaissance et description des procédures ..................................78
1. Prise de connaissance ..................................................................................................78
A) Prise de connaissance de l’aspect organisationnel .......................................................78
a) Présentation de la direction finance et comptabilité ......................................................78
b) Département comptabilité générale et analytique .........................................................79
1) Service comptabilité générale .....................................................................................79
2) Service comptabilité analytique ...................................................................................79
c) Service finance ............................................................................................................79
1) Secrétaire ....................................................................................................................80
2) Section trésorerie .........................................................................................................80
3) Section engagements extérieurs ...................................................................................81
B) Prise de connaissance de l’aspect financier .................................................................83
a) Évolution bilancielle ....................................................................................................83
b) L’équilibre financier ....................................................................................................85
c) Chiffre d’affaire et résultats .........................................................................................86
d) Etat des disponibilités et assimilés ...............................................................................86
2. Description des procédures ..........................................................................................87
A) Les procédures d'encaissement ...................................................................................88
a) Encaissement par la caisse (en espèces) .......................................................................88
b) Encaissement par chèque .............................................................................................89
c) Encaissement par virement ..........................................................................................89
B) Les procédures de décaissements ................................................................................89
a) Paiement à terme .........................................................................................................89
1) paiement en espèces ....................................................................................................90
2) paiement par chèque ....................................................................................................90
b) Paiement à l’avance .....................................................................................................91
c) Achats à l’importation .................................................................................................91
d) Dépenses sur frais de mission ......................................................................................92
C) Rapprochement bancaire .............................................................................................92
D) Contrôle de la caisse ...................................................................................................93
133
E) Approvisionnement de la caisse ..................................................................................93
Section 3 : évaluation des procédures du contrôle interne ...........................................94
1. Evaluation préliminaire des procédures ........................................................................94
A) Questionnaire de contrôle interne ...............................................................................94
a) Questionnaire des contrôles internes : système encaissements ......................................94
b) Questionnaire de contrôle interne : système décaissements ..........................................96
c) Questionnaire de contrôle interne : banques / caisse ....................................................97
B) Grille de séparation des tâches ....................................................................................99
C) Les forces et faiblesses ...............................................................................................100
2. Evaluation définitive du contrôle interne ......................................................................101
A) Test de permanence ....................................................................................................101
B) Appréciation du contrôle interne .................................................................................103
3. Conclusion sur l’évaluation du cycle trésorerie ............................................................104
Conclusion ......................................................................................................................105
Conclusion générale .......................................................................................................106
Bibliographie .................................................................................................................108
Liste des tableaux ..........................................................................................................110
Liste des figures .............................................................................................................111
Annexes ..........................................................................................................................112
Table des matières .........................................................................................................127
134