Cours de Routes Revisité Le 14 JANV 25 - ALFA B
Cours de Routes Revisité Le 14 JANV 25 - ALFA B
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SOMMAIRE
I. LE TRACE EN PLAN ............................................................................................................... 2
1.1 Caractéristiques techniques en plan...................................................................................... 2
1.2 Courbes de raccordement ...................................................................................................... 3
1.3 Equation de la clothoide ......................................................................................................... 4
1.4 Détermination de la valeur du dévers ................................................................................... 6
1.5 Introduction du dévers dans le raccordement ...................................................................... 7
1.6 Surlargeur aux virages ........................................................................................................... 9
1.7 Quelques règles pratiques dans le choix des composants du tracé en plan ..................... 10
1.8 Quelques règles pratiques de dimensionnement ou aménagement de carrefours .......... 10
1.9 Paramètres cinématiques à respecter en tracé en plan ..................................................... 11
2 Le profil en long................................................................................................................ 12
2.1 Caractéristiques techniques du profil en long .................................................................... 12
2.2 Choix des rayons de raccordement ..................................................................................... 12
2.3 Respect de la distance de visibilité au sommet ................................................................... 13
2.4 Représentation du profil en long ......................................................................................... 14
2.5 Quelques règles pratiques dans le choix des composants du profil en long..................... 16
3 Le profil en travers............................................................................................................ 18
3.1 Définition ............................................................................................................................... 18
3.1.1 Représentation graphique d’un profil en travers ........................................................................... 18
3.1.2 Echelle de représentation .............................................................................................................. 18
3.2 Calcul des profils en travers................................................................................................. 18
3.3 Eléments constitutifs d’un profil en travers courants ...................................................... 19
3.4 Choix du profil en travers type ............................................................................................ 19
3.4.1 Eléments constitutifs du profil en travers type .............................................................................. 19
4 Coordination tracé en plan et profil en long ................................................................... 24
4.1 Généralités ............................................................................................................................. 24
4.2 Principes généraux ................................................................................................................ 25
4.3 Corrélation entre le tracé en plan et le profil en long ........................................................ 25
5 Terrassements ................................................................................................................... 27
5.1 Définition ............................................................................................................................... 27
5.2 Condition d’une bonne réalisation des terrassements ....................................................... 27
5.2.1 Travaux préparatoire du sol........................................................................................................... 27
5.2.2 Facteurs importants ....................................................................................................................... 32
5.3 Calcul des cubatures ............................................................................................................. 36
5.3.1 Généralités..................................................................................................................................... 36
5.3.2 Calcul des surfaces des profils ...................................................................................................... 36
5.3.3 Calcul des volumes ....................................................................................................................... 37
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 1 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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- Par contre les alignements droits ne doivent pas être très longs. De longs
alignements droits peuvent être ennuyant le jour pour les conducteurs et gênant la
nuit à cause de l'éblouissement des phares. Il est conseillé de limiter sur un
itinéraire le pourcentage d'alignement droit entre 40 et 60 en se fixant une
longueur maximale de 2 à 3 Km.
- Eviter d’aménager une courbe serrée à la suite de longs alignements droits :
adopter un raccordement progressif
- Eviter de placer les courbes aux abords des ouvrages d’art pour assurer la
visibilité et la sécurité en ces points délicats.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 2 Décembre 2024
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- Eviter de faire succéder deux courbes de rayons différents : utiliser une spirale à
défaut, veiller à ce que le rapport des rayons soit inférieur à 1.33
- Eviter les brusques changements d’alignement. Des courbes en « S » très
rapprochées ne permettent pas un dévers adéquat, ce qui donne l’allure d'un
parcours automobile.
- Eviter de faire succéder deux courbes de sens inverse, et aussi d’introduire un
court alignement droit entre deux courbes de même sens. Utiliser des spirales de
raccordement ou des courbes composées qui assureront un certain degré de dévers continu.
Deux courbes Successives sont toujours séparées par des parties droites suffisamment
longues pour que les voitures puissent reprendre leur stabilité avant d’aborder le virage
suivant.
En règle générale, la longueur d’un alignement droit de raccordement doit être
supérieure à quatre fois la vitesse de référence : La ≥ 4Vr. (La en m et Vr en Km/h)
Le raccordement des alignements droits et des courbes circulaires est nécessaire dans le tracé
en plan. Il permet :
- D'assurer une bonne lisibilité de la route en annonçant les virages;
- à l'automobiliste de faire un braquage progressif;
En cas d’introduction de dévers, celui-ci doit être introduit progressivement à partir d'un
profil en ligne droite en forme de toit.
Pour introduire progressivement le dévers, on utilise souvent une courbe appelée Clothoide
qui a comme principales propriétés :
1
1. une courbure qui est proportionnelle à l'abscisse curviligne L (origine du point de
R
courbure nulle)
2. Si elle est parcourue à vitesse constante, la Clothoide correspond à la trajectoire d'un
véhicule dont l'angle de braquage augmente régulièrement.
Une courbe de raccordement normal doit répondre à :
- Une longueur minimale de gauchissement
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 3 Décembre 2024
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Où l = largeur de la chaussée
d = dévers en virage unique
d' = pente transversale
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 4 Décembre 2024
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 5 Décembre 2024
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Connaissant L, on peut utiliser les tables de clothoïde pour trouver les autres éléments;
2. Les courbes circulaires de rayon supérieur au rayon non déversé peuvent être dotées
de clothoïde pour satisfaire à la condition de confort optique. Si Vr et R sont connus, on
L
calcule et on se réfère aux tables de clothoïdes.
R
Toutefois ; il faut que l’angle que forme la chaussée avec l’horizontale soit judicieusement
choisi et ne soit pas trop élevé (inférieur à 7%) pour éviter le renversement du véhicule appelé
à stationner dans le virage ou le dérapage vers l’intérieur du virage d’un véhicule lent.
Afin de compenser l’action de la force centrifuge qui aurait tendance à trop faire relever le
virage, on fait intervenir des forces secondaires (force de frottement) en agissant :
Les normes UEMOA conseillent d'implanter si possible le rayon minimal normal. Elles
recommandent également de limiter, sur un itinéraire, un pourcentage d'alignement droit à 40 -
60% en se fixant une longueur maximale de 2 à 3 km pour les alignements.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 6 Décembre 2024
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Les développées des courbes circulaires seront supérieures à 200 ml (250 ml pour les autoroutes).
Dans la conception de l’axe en plan, ces normes imposent d’éviter la succession de deux arcs de
cercle de même sens. Le cas échéant l’alignement droit séparant les deux courbes devra respecter
au minimum la longueur Suivante :
Tableau 1 : Distance entre alignement droit et courbe
Longueur pour le rayon minimal absolu (m) 110 140 170 210
Longueur pour le rayon non déversé (m) 135 155 180 215
d%
7%
4 ou 5%
2 ou 2,5%
0
RHm RHn RH’’ RH’ R
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 7 Décembre 2024
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4 + (L / 2) x d
d
+ (L / 2) x d’
3
d’
- (L / 2) x d’
O
2 0
d’
3 2 1 d’ 1 - (L / 2) x d’
d
- (L / 2) x d
L/2 L/2
Figure 3 : introduction du devers avec conservation du profil en long de l’axe (en 4 étapes)
Parfois, pour des raisons de drainage, la rotation se fait autour d'un des bords du pavage mais
très rarement.
4
+ (L x d) - (L / 2) x d’
d’ 3 + (L / 2) x d’
O
d 2 0
d’ d’
3 2 1 1 - (L / 2) x d’
4
L/2 L/2
- (L / 2) x d’
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 8 Décembre 2024
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Figure 4 : introduction du devers avec conservation du profil en long du bord intérieur (en 4
étapes)
- Pour une route à quatre voies séparées dont le terre-plein ne dépasse pas 3 m de largeur,
toute la section est généralement amenée à plein dévers par rotation autour de la ligne centrale
du terre-plein.
- Pour une route dont le terre-plein est plus large que 3m et en remblai par rapport à la route,
chacune des routes unidirectionnelles est généralement traitée indépendamment de l'autre par
rotation autour du bord intérieur du pavage
- Pour une route à voies séparées dont le terre plein est plus large que 3m et en dépression
par rapport à la route, chacune des routes unidirectionnelle est généralement traitée
indépendamment de l'autre par rotation autour de la ligne centrale.
18
S où R' = R - l
R'
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 9 Décembre 2024
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1.7 Quelques règles pratiques dans le choix des composants du tracé en plan
En choisissant les différentes composantes du tracé en plan, le concepteur devra en plus de
respecter les éléments de conception précédemment présentés, considérer l’intégration des
composantes individuelles et le rapport qu’à le tracé en plan avec l’environnement et le terrain
environnant. On doit observer les règles suivantes :
on doit éviter d’utiliser, aussi souvent que possible le rayon minimal puisqu’il
représente une limite,
on ne devra pas raccorder une courbe raide à un long segment rectiligne,
un changement brusque d’un grand rayon à un petit doit être évité ;
à la fin d’un long segment rectiligne, on devrait aménager des courbes dont les rayons
décroissement afin de permettre au conducteur de régler sa vitesse en conséquence. La
longueur supplémentaire lui donne l’occasion de réduire sa vitesse en sécurité.
Les cisaillements des carrefours doivent se produire sous un angle de 90° (± 20°). Les carrefours
comportant plus de quatre branches doivent être simplifiés par regroupement de certains courants
secondaires de circulation à l'amont du carrefour principal.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 10 Décembre 2024
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La visibilité du carrefour doit être assurée à son approche sur une distance suffisante pour
permettre aux conducteurs de prendre en temps voulu les décisions qu'imposent le type de
régulation et les conditions instantanées de la circulation. Les courants non prioritaires seront
ralentis à l'aide des caractéristiques géométriques.
Le tableau ci-dessous récapitule les longueurs à respecter pour tenir compte des lois de la
cinématique dans la conception d’un tracé en plan :
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 11 Décembre 2024
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2 Le profil en long
Le profil en long est la représentation verticale de la route. Il est profondément marqué par la
valeur très faible des pentes qu'on peut donner à la route pour assurer des vitesses de
circulation convenables et par les problèmes de visibilité nécessaire à une conduite non
dangereuse.
Le profil en long est ainsi constitué d'une succession de segments de droites (ou pentes) et
d'arcs de cercles (aussi appelés raccordements paraboliques) permettant de raccorder entre
eux les segments de droites.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 12 Décembre 2024
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Le profil en long doit être considéré comme l'un des facteurs principaux intervenants dans
l'économie de l'ouvrage. Un profil en long économique suivra au plus près le profil du terrain
naturel. Une disposition en léger remblai est préférable au léger déblai qui complique l'évacuation
des eaux et isole la route du paysage. Les caractéristiques du profil en long sont définies par la
vitesse de référence:
Il convient, si possible:
d'utiliser des rayons supérieurs aux valeurs minimales normales;
d'adopter des déclivités suffisantes dans les zones de variation de dévers et dans les
longues sections en déblais;
L'adjonction dans les rampes de voies supplémentaires pour véhicules lents peut être
envisagée pour des déclivités supérieures à 3% et pour des longueurs supérieures à 500
ml.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 13 Décembre 2024
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- Choisir les échelles: L'échelle des longueurs reste celle du plan général. Pour les
altitudes elle doit être 5, 10 ou 20 fois plus grande que celle des longueurs.
- Dessiner ce qui se rapporte au terrain naturel en noir, la couleur verte est fréquemment
utilisée de nos jours. Les cotes et les écritures doivent être inclinées.
- Dessiner ce qui se rapporte au projet en couleur rouge, les cotes et les écriture seront
droites.
- Dessiner des cases de 1cm en dessous de l'horizontale de référence qui renfermeront
les indications suivantes:
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 14 Décembre 2024
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 15 Décembre 2024
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NB : Le profil en long s'oriente de la gauche vers la droite, son origine et son extrémité étant
les même que celles du plan général. Les distances et les altitudes sont exprimées en mètre, au
centimètre prés, sans indication.
Terminologie :
- Points hauts : un sommet formé par deux déclivités successives de sens contraire
- Points bas : ce sont les creux, aux points bas se rassemblent les eaux de ruissellement
qu'il faut évacuer.
- Rampe : déclivité que l'on parcourt en montant
- Pente : déclivité que l'on parcourt en descendant
- Palier : c'est un parcourt horizontal
- Point de passage : point d'intersection des lignes du projets et du terrain naturel (TN). Ce
point correspond à un profil en travers de surface nulle appelé profil fictif (P.F).
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 16 Décembre 2024
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dépressions cachées sont une cause d’accidents lors des dépassements puisque le conducteur
qui dépasse est trompé par l’aspect de la route. Ce type de profil gène le conducteur même si
les dépressions sont minimes. Ce genre de profil en long peut être évité par l’utilisation de
courbes verticales plus longues et plus douces, ce qui entraine probablement des déblais et des
remblais supplémentaires.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 17 Décembre 2024
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3 Le profil en travers
3.1 Définition
Les profils en travers courants sont les représentations du terrain naturel et du projet
conformément aux profils en travers types. Ils sont implantés à des équidistances
(généralement 20 m) l’un de l’autre en terrain normal, avec des profils supplémentaires en
certains points caractéristiques. Leur représentation permet donc de faire une évaluation assez
précise des différents travaux à effectuer et d’en chiffrer l’importance.
3.1.1 Représentation graphique d’un profil en travers
La représentation doit être assez claire et comportée les éléments nécessaires au calcul du
profil (section de déblais et sections de remblais). Les profils en travers sont dessinés de sorte
que le bord droit de la route en partant de l’origine vers l’extrémité du projet se trouve à droite
sur le dessin. En dessous du plan de comparaison indiqué (ligne cotée servant de référence
pour l’altimétrie), un profil en travers courant doit comporter trois lignes, de haut en bas :
- Distances partielles : distances entre tous les points caractéristiques du profil ;
- Côte du terrain naturel
- Côte du projet.
Les lignes du projet et de son axe seront représentées par des lignes plus importantes en
épaisseur que celles représentant le terrain naturel.
Les échelles choisies pour la représentation graphiques doivent permettre d’avoir une
représentation nette et précise. Elles seront identiques pour l’échelle des largeurs et celles des
hauteurs (si possible). Ces échelles seront en principe inférieures à celles des profils en travers
types.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 18 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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inscrira les surfaces planimètrées ou calculées des déblais et remblais, des matériaux divers
payés au volume, les largeurs correspondant au décapage de terre végétale ainsi que celles de
touts les matériaux payés à la surface.
3.4.1.1 La voie
La largeur normale d’une voie de circulation en rase campagne est de 3,50m. Cependant en
fonction du trafic et de la vitesse de référence de la route, cette largeur sera conforme à ce qui
est indiqué dans le tableau ci-dessous :
120 100 80 60 40
Largeur moyenne
(route à 2 voies)
Débit ˃ 2000 véh/j 3,5m 3,5m 3,5m 3,5m 3,5m
Débit < 2000 véh/j 3,5m 3,5m 3,0m 3,0m 3,0m
Débit < 500 véh/j 3,5m 3,5m 3,0m 2,5m 2,5m
Largeur moyenne 3,5m 3,5m 3,5m 3,0m 3,0m
(route à 4 voies)
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 19 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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3.4.1.2 La chaussée
a- En section courante
La largeur de la chaussée en section courante est déterminée par le trafic qu’elle aura à
supporter. Elle comportera un nombre « n » de voies.
Chaussée à deux voies
L’aménagement d’une chaussée à deux voies devrait, en principe offrir une largeur de 7
mètres en section courante sans toutefois dépasser cette largeur pour éviter à l’usager
l’illusion d’une route à 3 voies.
Sur les routes à circulation faible et légère (trafic moyen inférieur à 500 véhicules par jour), et
dont le tracé et le profil en travers type ne permet pas les vitesses élevées, ou dont la largeur
de plateforme ne permet pas la réalisation d’une chaussée de 7m, l’aménagement normal peut
comporter une chaussée de 6m de largeur pour les routes de 2ème, 3ème et 4ème catégories dont
le trafic est inférieur à 2000 véh/jour. On peut même conserver une largeur de 5m pour les
chaussées à 2 voies bidirectionnelles de 3ème et 4ème catégorie dont le trafic ne dépasse pas
500 véhicules par jour.
Chaussée à trois voies
L’ménagement normal d’une chaussée à trois voies doit comporter une largeur de 10,50m ;
c’est dans ces conditions qu’elle assurera avec le maximum d’efficacité l’écoulement du débit
prévu. L’aménagement d’une chaussée à 9 mètres doit être admis seulement à titre
exceptionnel pour les chaussées à trois voies. Cette largeur constitue un minimum absolu.
Chaussée à trois voies
Une chaussée à plus de 3 voies est susceptible de débiter une circulation très importante. Elle
se trouve particulièrement adaptée au cas où les heures de pointe sont caractérisées par un
déséquilibre entre les volumes de la circulation des deux courants opposés. Les voies d’une
telle chaussée doivent avoir normalement une largeur de 3,5m ; une largeur inférieure à cette
dernière ne peut être admise que dans les cas exceptionnels.
Dans les zones urbanisées, il est généralement préférables d’avoir recours à une chaussée
unique à plusieurs voies, complétées en cas de besoin par des chaussées latérales destinées à
la circulation locale et au stationnement, sauf si les traversées (piétons, accès au riverain, …)
deviennent fréquentes.
Les chaussées uniques comportant un nombre de voies supérieur à quatre ne doivent être
envisagées qu’aux abords des grandes villes, en zone urbanisée.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 20 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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Une séparation correctement réalisée est introduite entre deux courants de circulation, par
l’établissement d’un terre plein central entre deux chaussés unidirectionnelles de 7 m (ou
davantage si le débit à évacuer l’exige), constitue une solution qui permet toujours d’assurer
avec un maximum de sécurité, un grand débit, comparable à celui d’une chaussée unique
d’une même nombre de voie. Cette solution s’applique pour les routes de catégorie
exceptionnelle et peut s’appliquer aux routes à très forte circulation en rase campagne.
Cependant il ne faut pas perdre de vue qu’elle est toujours plus onéreuse qu’une route à
chaussée unique (emprise, terrassement, aménagements du terre plein central, …)
120 100 80 60 40
Chaussée maximale 2 x 10,50
séparées minimale 2 x 7,00
Chaussée Maximale Néant 14,00 14,00 14,00 14,00
unique
Normale Néant 10,50 10,50 12,00 12,00
ou 7,00 ou 10,50 ou 10,50
ou 7,00 ou 7,00
Minimale Néant
- plus de 2000 7,00 7,00 7,00 7,00
véh/jour
- moins de 7,00 6,00 6,00 6,00
2000véh/jour
- moins de 500 7,00 6,00 5,00 5,00
véh/jour
Tout changement de largeur doit être progressif, signalé, souligné par des dispositifs en limite
de plateforme (glissières, etc…).
Tout ilot ou extrémité de terre plein se trouvant dans l’axe d’une chaussée bidirectionnelle où
la vitesse n’est pas réduite doit être éclairé ou à défaut être à niveau avec la chaussée (bandes
peintes).
Voies supplémentaires en rampe
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 21 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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La largeur de la voie supplémentaire est de 3,00m. La bande de guidage est comprise dans
cette largeur et sera conservée, mais peinte avec un espacement différent de celui des sections
courantes.
La voie est bordée extérieurement d’une 2ème bande de guidage normale.
La largeur de la voie sera prise en principe, sur la bande d’arrêt qui sera supprimée sauf si on
est dans une section sans visibilité.
Elle sera bordée extérieurement par un accotement de 0,9m de large partant de la bande de
guidage et de la berme engazonnée de 0,75m de large.
Sections en traverse
La largeur des voies de circulation sera au minimum de 3,00m. La chaussée peut être bordée
de surlargeurs de 2,50m ou 2,00m (seulement pour les véhicules légers). Chacune pour le
stationnement.
La surlargeur peut soit aire partie de la chaussée, ce qui permet de la supprimer en cas de
nécessité pour la laisser à la circulation, soit être séparée de la chaussée par des bordures
basses, ce qui permet de l’interrompre pour l’implantation de supports d’éclairage, de
plantations, etc …
Surlargeurs en virage
Pour qu’un véhicule de grande longueur puisse s’inscrire dans le virage d’une des voies d’une
chaussée, il convient d ans un virage d’augmenter la largeur de chaque voie d’une largeur
égale à S :
S=50/R
S et R sont exprimés en mètres. On en tiendra compte que si R≤ 200m. La surlargeur sera
rapportée, soit dans sa totalité contre le bord intérieur de la chaussée (de préférence) soit
reportée à «égalité de largeur contre les 2 bords.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 22 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 23 Décembre 2024
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4.1 Généralités
L’aspect visuel d’une route du point de vue du conducteur et des passagers est considéré
comme un élément important de la conception géométrique. Le conducteur dont
l’environnement visuel est agréables sera plus détendu et donc plus prudent. Les
caractéristiques qui choquent l’œil du conducteur sont à éviter. Une route dont le tracé est peu
harmonieux dérape le paysage alors qu’une route agréable à l’œil peut devenir un atout
touristique.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 24 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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essayer de faire coïncider les courbes de tracé en plan avec les courbes de profil en
long en essayant de respecter une proportion entre le rayon en plan et le rayon en
profil en long (l'ICTAAL[2] par exemple retient Rvertical > 6 Rhorizontal),
éviter qu'un début de courbe faible (< 300m) se situe en point haut de profil en
long car cela entraîne une dégradation de la perception du virage,
éviter de positionner des carrefours ou accès en point haut, courbes ou zone de
visibilité réduite (éventuellement côté externe des courbes non déversées après
vérification des conditions de visibilité).
On observe les principes suivants pour arriver à une bonne coordination du tracé en plan et du
profil en long lors de la conception d’une route :
la courbure et les déclivités devront être en harmonie avec le terrain et la région
traversés,
la coïncidence d’une courbe verticale et d’une courbe horizontale améliorera
normalement l’équilibre ; on devrait par contre l’analyser en fonction de ses effets sur
la circulation, la sécurité et l’esthétique,
là où les deux types de courbes (verticale et horizontale) doivent coïncider, la courbe
horizontale doit être amorcée la première,
on ne devra pas introduire une courbe verticale courte dans une courbe horizontale ;
les courbes verticales devraient être longues et les points centraux de ces courbes
devraient coïncider,
les courbes horizontales vues de loin ont tendance à paraitre plus courtes, le rayon
devra donc être plus long pour éviter l’apparence de cassure,
sur les routes à deux voies, il ne faut pas oublier les possibilités de dépassement, cette
recommandation devrait avoir priorité et souvent elle limitera la réalisation d’autres
combinaisons en tracé en plan et en profil en long,
sur les routes à chaussées séparées, les terres plein de largeurs variées et l’utilisation
de tracé en plan et de profils en longs indépendants pour chaque direction devraient
être considérées lorsqu‘une telle considération sera à l’avantage de la conception ou de
l’exploitation de la route,
le tracé en plan et le profil en long sont les éléments de conception d’une route les plus
difficiles à modifier, par conséquent, une fois la route construite, les éléments mal
conçus seront à la vues des usagers pendant plusieurs années.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 26 Décembre 2024
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5 Terrassements
5.1 Définition
L’exécution des déblais et des remblais doit être précédé par la préparation du sol de l’assiette
des terrassements. Ces travaux comprennent : le déforestage, le dessouchage, le
débroussaillage, le décapage et le compactage du fond de forme obtenu.
L’ensemble de ces opérations a pour but de libérer l’emprise des terrassements, d’éliminer les
matériaux de déblais impropres à la construction des remblais, de mettre en dépôt la terre
végétale et de préparer l’assise des remblais.
5.2.1.2 Exécution des travaux
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 27 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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est égale à la hauteur des arbres les plus élevés de la forêt. Par conséquent la largeur du terrain
ainsi traité est de l’ordre de 60m.
En climat semi désertique, une légère passe de niveleuse suffit pour éliminer la végétation
ainsi que la mince couche de terre végétale.
Le compactage de l’assiette doit permettre d’obtenir une compacité de 90% de la densité
sèche du proctor modifié.
5.2.1.3 Engins utilisés
Les principaux engins utilisés pour les travaux de terrassement sont les suivants :
les tracteurs à chenilles et à pneumatiques ;
les chargeuses à chenilles et à pneumatiques ;
les décapeuses
les pelles mécaniques et hydrauliques ;
les camions ;
les autres engins : niveleuses, extracteurs à godets multiples, etc……
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 28 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 29 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 30 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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peut pas pousser plus que son propre poids. Cependant comme leur vitesse est très élevée, ils
sont utilisés pour des transports à grandes distances.
Les bouteurs sont des tracteurs de type à chenilles ou à pneus équipés de lame refoulant à
l’avant. Cette lame peut être droite ou légèrement courbe, montée perpendiculairement au
tracteur ou en biais. Les bouteurs son y utilisés principalement pour :
le déplacement de terre ou autres matériaux,
le défrichage et le nettoyage,
le défonçage des sols
le poussage des décapeuses
Ce sont des engins qui jouent un rôle très important dans les travaux de voirie, barrages en
terre, aéroports nécessitant le transport de grands volumes de terre sur des distances
relativement courtes. En effet les décapeuses sont des machines indépendantes, compromis
entre les bonnes machines à charger et les bonnes machines pour le transport. Elles permettent
aussi d‘étendre le sol transporté en une couche mince uniforme.
Il existe des décapeuses à 2 essieux tirées par un tracteur, des décapeuses automotrices
peuvent se déplacer à une vitesse atteignant 50km/h et sont utilisés sur de plus grandes
distances de transport. Il existe également des décapeuses élévatrices qui chargent par elles
mêmes le sol.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 31 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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la pelle en bute
la pelle retro-caveuse (elle creuse et charge),
la drague (pelle+godet de drague : excavation, déblai et chargement),
la grue à benne preneuse à grappin, à électro-aimant.
Ces engins sont stationnaires durant le chargement. Ils sont montés sur chenilles ou sur pneus.
Les pelles sont mécaniques, c’est-à-dire à câble ou de plus en plus hydrauliques. Tous ces
engins peuvent se transformer facilement pour être utilisés comme pelle en bute, en fouille,
drague ou grue en benne preneuse ou à grappin.
Les niveleuses : ces machines sont très employées au moment de la construction, mais aussi
pour l’entretien des routes. Elles sont utilisées pour creuser, déplacer et niveler la terre, le
gravier ou tout autre matériau.
Les excavateurs à godet multiples : ils sont utilisés pour l’excavation en surfaces étendues ou
pour l’excavation des tranchées.
Pour dresser son projet de terrassement, le projeteur doit prendre en compte un certain
nombre de facteurs :
extraction (bancs rocheux, terrains meubles ou très compacts),
écoulement d’eau (nappe phréatique),
pente des talus (stabilité),
traficabilité (résistance à la déformation),
compactibilité.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 32 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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5.2.2.1 Extraction
Le sol oppose plus ou moins de résistance lorsqu’on le déplace et les matériaux qui le
constituent subissent des modifications. Ces modifications sont dues à certaines
caractéristiques, notamment la masse volumique, le foisonnement et le tassement.
Ces trois caractéristiques du sol ont une importance toute particulière dans les travaux de
terrassement.
5.2.2.2.1 Poids volumiques
C’est la première chose à connaître par l’entrepreneur, afin de déterminer dans quelle mesure
son matériel convient pour le travail considéré.
Si le chargement est constitué par un matériau léger, la limite de chargement en volume sera
vite atteinte bien avant la limite de chargement en poids. Par contre s’il s’agit d’un matériau
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 33 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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très lourd (gravier mouillé par exemple), on dépassera la limite de poids avant la limite de
volume.
5.2.2.2.2 Foisonnement
Pour bien calculer le volume transporté et le volume du tas au dépôt, on calcul deux
F=(V1-V0)/V0 et F’=(V2-V1)/V1
où V0 = volume initial
Lorsque la prospection a montré que le terrain, avant exécution des déblais, est parcouru par
un écoulement souterrain ou une nappe phréatique, il faut prévoir que les travaux de
terrassement seront fortement perturbés par ces écoulements ou nappes provoquant des
embourbements d’engins dans le sol trempé et des glissements de terres.
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 34 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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Les talus des remblais comme des déblais doivent être stables en tout temps. Pour cela, leur
pente doit être égale ou inférieure à l’angle de talus naturel de terrain qui dépend en
particulier de sa cohésion et la dimension des grains, de la présence ou absence d’eau. Cette
pente n’est pas la même qu’il s’agisse d’un déblai ou d’un remblai.
En effet, dans le cas des déblais, le talus est constitué par un sol en place naturel compact,
tandis que dans le cas de remblais, le talus est constitué d’un sol remanié.
Gravier et sable 35° 3/2 30° 2/1 35° 3/2 30° 2/1
Sable fin 30° 2/1 20° 3/1 30° 2/1 20° 3/1
La plupart des sols, dès qu’ils sont remaniés sont susceptibles de subir des diminutions ou des
augmentations de volume. Lorsque ces sols doivent jouer un rôle structural, il faut limiter ces
déformations au minimum.
Le compactage vise par une action mécanique, à diminuer les vides existant dans le sol, donc
à augmenter sa densité. Cette densification permet :
- de réduire les tassements ultérieurs du sol sous l’effet des charges permanentes ou des
surcharges roulantes qu’il est appelé à supporter,
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 35 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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L’étude du compactage en laboratoire procède par l’essai Proctor qui définit la teneur en eau
optimale Wo qui est le paramètre le plus important pour le terrassement en général et le
compactage en particulier.
Si la teneur en, eau naturelle in situ est inférieure ou sensiblement égale à Wo, on peut être
assuré qu’il n’y aura pas de problème important de compactage.
Si la teneur en eau naturelle est par contre supérieure à Wo, le compactage sera difficile à
réaliser. Il sera nécessaire d’aérer le matériau en le remaniant si les conditions climatiques le
permettent.
Les normes de compactage définissent la valeur minimale à atteindre par rapport à la densité
sèche in situ à la densité sèche maximale proctor (compacité Requise CR).
Compte tenu des sols et de la diversité des conditions climatiques africaines, on admet en
général les valeurs suivantes :
Le premier travail consiste en la détermination les surfaces en déblai et en remblai des profils
en travers. Deux approches sont utilisées :
- la planimétrie (estimation effectuée au planimètre),
- le calcul (décomposition de la surface en éléments simples).
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 36 Décembre 2024
Cours de ROUTE / Conception géométrique
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En règle générale, les fossés sont exclus de ces estimations ainsi que le corps de chaussée. La
surface étudiée est séparée en deux demi profils en travers.
Pour déterminer le volume des terrassements, on admet lorsque tous les profils assurent la
continuité (en remblai ou en déblai) que la section est constante sur une distance égale à la
moitié de celle qui sépare un profil donné du profil voisin.
Dans le cas où deux profils voisins sont tels que l’un est en déblai et l’autre en remblai, on
utilise un profil fictif, c’est-à-dire que l’on cherche un profil ayant une surface de terrassement
nulle en faisant une approximation linéaire.
On peut admettre, par simplification, que la position d’un profil fictif correspond, sur le profil
en long, au point de rencontre de l’axe du projet avec la ligne du terrain naturel.
Soit trois (3) profils successifs P1, P2 et P3, de sections respectives S1, S2 et S3 et d1
(distance de P1 à P2), d2 (distance de P2 à P3). Le volume compris entre P1 et P3 sera :
V=S1xd1/2+S2x(d1+d2)/2+S3xd2/2.
On peut également utiliser la formule suivante qui considère des sections moyennes sur des
distances fixes.
V=(S1+S2)xd1/2+(S2+S3)xd2/2.
Dans un tableau de présentation désigné “tableau des cubatures” ou “métré des terrasses”, on
reporte les surfaces en déblai et en remblai des profils, les distances entre profils et les
longueurs d’application des sections en travers servant au calcul des volumes, les cubes qui
sont également reportés dans le tableau (voir le tableau du Métré des terrasses)
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Elaboré et présenté par : ALFA Bagoubadi, Ing. Génie Civil 37 Décembre 2024