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Drôl's Bêtes 20

Le document présente une œuvre de Benjamin Rabier, intitulée 'Drôl's de bêtes & drol's de gens !', publiée en 1906, qui vise à divertir les enfants et les adultes. Il contient des poèmes illustrés mettant en scène des animaux et des personnages dans des situations humoristiques. De plus, le texte aborde les conditions d'utilisation des contenus de Gallica, précisant les droits de réutilisation non commerciale et commerciale des œuvres de la Bibliothèque nationale de France.

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Drôl's Bêtes 20

Le document présente une œuvre de Benjamin Rabier, intitulée 'Drôl's de bêtes & drol's de gens !', publiée en 1906, qui vise à divertir les enfants et les adultes. Il contient des poèmes illustrés mettant en scène des animaux et des personnages dans des situations humoristiques. De plus, le texte aborde les conditions d'utilisation des contenus de Gallica, précisant les droits de réutilisation non commerciale et commerciale des œuvres de la Bibliothèque nationale de France.

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Drôl's de bêtes & drol's de

gens ! : pour égayer petits &


grands / tout ça par
Benjamin Rabier

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


. Drôl's de bêtes & drol's de gens ! : pour égayer petits & grands /
tout ça par Benjamin Rabier. 1906.

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LE SOMMEIL DU PÊCHEUR

Une fois il était, Près de lui son roquet Le pêcheur ennuyé, Se met à somnoler,
Sur les bords du Loiret, Tranquille se tenait... Après avoir posé Puis bientôt à ronfler,
Or, comme il ne prenait Près de lui sur le pré Sans toutefois cesser
Un pêcheur qui pêchait
Et qui pêchant fumait. Ni goujon ni brochet, Son cigare allumé, Pour cela de pêcher.

Or, hasard étonnant ! Et qu’instinctivement. De l’humide élément Par ses frétillements


Voilà que justement Bien que toujours dormant, Le tire doucement. Azor qui, se dressant,
Un poisson imprudent Le pêcheur soulevant Mais le poisson qui pend Contemple ses tourments
A la ligne se prend, Sa gaule a cet instant, Réveille en ce moment D’un œil compatissant.
=5 RENARD MYSTiRÉitbiSsanec"acomtonséo
sssosssssssess La mère Cane était aux champs W
Avec ses cinq petits enfants,
Quand tout-à-coup elle voit dans la plaine
Courant vers elle à perdre haleine
- - C4 //,
syaltlzAte
Maître Renard, son ennemi mortel :
« Ah mes chers petits, fuyez vite
« Ce bandit farouche et cruel,
Dit-elle, en les entraînant à sa suite,
« De mon chemin ne vous écartez pas,
« Et suivez-moi bien pas à pas. » CWWWWWWWVWVWVWW!
s
Cependant cette pauvre mère
s Autant qu’elle peut se hâtant,
Et de ses deux ailes s’aidant
Se dirige vers la rivière.

SSSSsssssssssssssssesss
Or, comme le Renard vient à toute vitesse,
Son ingénieuse tendresse
Lui fait rapidement découvrir un moyen
N.XWNMXMNNWWrNyngbbHM/IWBUNINVNd
Ntle...... Bien certain
De sauver sa progéniture :
Accélérant en effet son allure,
Elle gagne un tuyau
Qui va jusqu’au dessus de l’eau
Y monte etivers la rivière s’avance.
Tandis qu’en leur obéissance,
Ses petits emboîtant
Son pas exactement,
-s A défaut de pouvoir y grimper à sa suite,
Dans le tuyau béant s’engagent au plus vite.

«Ah! depuis ce festin maudit, où la Cigogne Admirez d’un côté, comme l'obéissance
« A si malignement su jadis me berner, Des petits canetons reçut sa récompense,
« Je ne me suis jamais, disait-il sans vergogne, Et, de l’autre, comment un ennemi cruel
« Trouvé, sans en jouir, si près d’un bon dîner! » Fut mystifié grâce à l’amour maternel.
lE PECHEUR
PÊCHÉ
g0
« Diable, comme ça mord !
Pensait le petit Pierre

Qui, dans une rivière,


Installé sur le bord,
Pêchait en grand silence

Un beau jour de vacance.

« Pristi ! ce ne doit pas être un mauvais goujon Et se mettant debout, à deux mains il saisit
« Qui de la sorte fait enfoncer mon bouchon... Sa gaule de roseau qui sous le poids fléchit ;

« Il est temps de piquer... Mâtin, comme il résiste! Et, soufflant, haletant, en vains efforts s’épuise

« Tu ne veux pas venir?.. attends un peu, Baptiste!.. A tirer hors de l’eau bouillonnante sa prise.

« Ah diable quelle pêche!


Poursuivait le gamin,

« N’y aura donc pas mèche

« D’enlever ce gredin!

« Tu m’ia fais à l’oseille;

« Mais, attends un instant,

« Et tu vas voir comment

« J’vais m’y prendre, ma vieille,

« Qu’tu sois carpe ou barbeau

« Pour te sortir de l’eau !


Ce disant, sur l’épaule

Pierre, se retournant
Et, toujours la tenant Et, comme sa ligne est solide, Alors, loin de perdre courage, Enfin de sa retraite
Des deux mains, met sa gaule; Vous voyez le petit garçon il sent redoubler sa vigueur; Sortant l’énorme bête,
Puis, en tirant bien fort, Sortir de l’élément liquide S’éloignant toujours du rivage, Par un dernier effort
il s’éloigne du bord. La tête d’un fameux poisson. il y met encor plus d’ardeur. Pierre l’amène à bord.
Mais, quand il veut défaire

Le solide hameçon

Qui retient le poisson,


C’est une grosse affaire.

En effet l’animal,
Aussi fort qu’un cheval,

Lui fait faire sur l’herbe


Un patatras superbe,
En renversant le seau
Et renvoyant dans l’eau,
Heureuse, je vous jure,

Sa première capture.
Or, dans cet embarras
Le pêcheur n’entend pas

Néanmoins lâcher prise;

Et, pour venir à bout

Du monstre, tout-à-coup

Notre gamin s’avise,


Espérant l’étouffer,
D’essayer d’enfoncer

De façon violente

En sa gueule béante

Le bout de son roseau ;

Mais ce n’est pas facile,

Et petit Pierre a beau Trop vigoureuse étant la bêle, Au cours de la lutte il arrive Soudain, au moment même

il Qu’ils rapprochent de la rive, Où le jeune héros


D’un mouvement fébrile ne peut malgré ses efforts se

Fouiller et refouiller Venir à bout de sa conquête, Et Pierre y met un tel entrain Arrive au bord des flots,

Dans le fond du gosier, Dans ce terrible corps à corps. Qu’il ne s’en aperçoit en rien. Dans un effort suprême

De sa petite main

il réussit enfin

A faire entrer sa gaule

Assez loin dans le fond

Du gosier du poisson ;

Mais, la trouvant peu drôle,

Celui-ci rendu fou


Par la douleur, du coup
Fait avec violence

Un saut si grand, qu'il lance


Le gamin tout penaud

Au beau milieu de l’eau.

S’introduit juste en sa narine Tout comme s’il était assis,


Et voilà que, chose extraordinaire!
Et s’y trouve fixé quand il revient sur l’eau A quelques pas du bord contre le tronc d’un saule,
Au moment précis où notre petit garçon
Cependant le poisson projeté par son saut Ayant toujours plantée en son gosier la gaule,
Fait la culbute en la rivière,
Se trouve alors appuyé de l’échine, Tandis qu’à l’autre bout le gamin reste pris.
De la ligne au hasard voltigeant. l’hameçon

Au bizarre spectacle
De ce pêcheur pêché,

Tout le monde étonné


De crier au miracle,
Tandis que notre ami
Médite tout transi

Ce conseil salutaire :

« Aux autres ne pas faire

«
Ce que l’on ne voudrait

« Qu’à soi-même il fût fait.

UN
GU 11 2001832020001C00 5
Un soir de canicule.

Moucheron minuscule

Sur un gros nénuphar

Butine un doux nectar

Et voici qu’une libellule, lui jette un envieux regard

Or devant cet émule

Moucheron capitule

Ouvre son aile et part

Pour dîner autre part.

Mais de l'eau la surface ondule.... Passant dans ce lieu par hasard,

Une grenouille majuscule, S’avance vers le nénuphar.

Sans autre préambule

Sa forte mandibule

De l’insecte mignard

Prend le corps frétillard.

Ne voyant plus la libellule, Par ce beau soir de canicule,

Moucheron sur le nénuphar, Revient finir son balthazar....

Ce modeste opuscule

Vous prouve pour sa part

Que les gens sans scrupule

Sont punis tôt ou tard.


LE RENARD
et
LESPOELES

Là, sur le toit du poulailler, Les cocottes et la poulette?

Voyez-vous le rusé qui guette

Quand chaque volatile,

Par l’odeur alléché,

Au fond de la sébile

A le bec bien plongé,

Et qu'il juge vraiment

Propice le moment,

Sur les oiseaux sans méfiance, D’un grand bond le renard s'élance.

Mais le vieux balourd

Arrive trop court.

De la casserole

Tout le contenu

Au museau lui vole

Et gros et menu.

Au diable laissant la pâtée, Se sauve dare dare en un concert de cris,

La basse-cour épouvantée Qui très précisément n'est pas un gazouillis.

Après cette aventure

Messire Renardeau

Faisant triste figure

S'en retourne penaud.

En toutes. conjonctures,

Vous le voyez, il faut

Bien prendre ses mesures.


LOHENGRIN, chauffeur

II.IEIO!!

Le cocher Jean Trousquine était un rude ivrogne; Ainsi que sept fois par semaine, Et vais, sans accident, le mener au garage.
« «
On le voyait rien qu’à sa trogne. « Mon patron a trop bu ce soir, Mais qu’arrivera-t-il quand l’électricité
a
Son vieux cheval un soir
« Et sa main sur mon cou laisse flotter la rêne.
au logis revenant «
Et le pétrole auront remplacé le fourrage?
Pensait à part lui tristement : « Heureusement pour lui que je sais mon devoir, Quand j’y pense, je suis rempli d’anxiété! »
«
1

Natif de Nîmes, dans le Gard,


Carolus, retiré du commerce des huiles,
En Afrique est parti chasser le léopard,
La gazelle et les crocodiles.
Mais au sein du désert avant de s’engager,
Et sentant le besoin d’un peu s’encourager,
il sort de son carnier une bonne bouteille
Achetée en passant au buffet de Marseille.

A peine Carolus a de ce cordial


Une petite goutte prise,
’avec furie accourt un énorme animal,
Dont l’œil au bas des reins le vise.

Bien touché ! Dans les airs Carolus est lancé,


Et le rhinocéros de rire,
Cependant qu’un magot a, d’un geste empressé,
Attrapé le fusil du sire.
Admirez le hasard fort étrange vraiment
Qu’un singe près de là fût perché justement!
Par un autre hasard, le flacon sur la corne Quant au chasseur, la tête la première,
De la bête tout droit est venu se planter, Après un saut vertigineux,
Et le rhinocéros contemple d’un œil morne Dans un buisson de cactus épineux,
Cet objet inconnu bien fait pour l’épater. il disparaît jusqu’au derrière.

4
,

Tout coup le singe pressant


à Poum! en mille morceaux éclate
Sur la détente en s’amusant, La fiole au liquide écarlate.

Du pachyderme, du magot, Duquel des trois en 1 occurrence


De Carolus, on ne sait trop La stupeur fut la plus intense.

Reste à savoir aussi comment notre héros


De sa chasse au rhinocéros
A ses amis plus tard contera l’aventure
Au Café de la Préfecture!
98

Ho! ho! que vois-je, dit le chat, Mitis tout doucement s approche
Par la poche sortant du veston de mon maître? En s’allongeant sans bruit jusqu’au bout du dressoir,
On dirait une queue, oui bien, et ce doit être Pour ne pas éveiller le loir
Non d’une souris, mais d’un rat. Voluptueusementendormi dans la poche.

Et soudain le poil hérissé, « Allons, Monsieur le Sybarite,


Et la prunelle étincelante, « Inutile de résister.
Sur l’animal, gueule béante, « Il faut sortir de votre gîte
Comme un tigre il s’est élancé. « Et mourir sans parlementer.»

Mais voici bien une surprise! Mitis s’enfuit, éternuant,


Au lieu d’un bon rat, c’est... une toute autre prise. Crachant, toussant, jetant des cris de chat-huant.
Deux lapins, Jeannot et Jeannette, Quand maître Renard qui les guette
Jouaient ensemble sur l’herbette. Bondit sur eux de sa cachette.

Calculant mal son coup, De la queue et lui-même, En un piège se prend De ce long appendice Préférant de beaucoup
il n’atteint que le bout O malechance extrême! La queue également. Il fait le sacrifice, Etre libre avant tout.

Or, ayant sur ces entrefaites, Celui-ci, par un ingénieux artifice, Disant au lapin qu’il serait
Renard et lapin tous les deux, Imagina facétieusement ' Bien mieux comme cela pour plaire,
Mandé le médecin des bêtes, De remettre à chacun d’entre eux adroitement Puis au renard que cette affaire
Le fameux docteur Rebouteux, Du camarade l’appendice, En peu de temps repousserait.

Et de cette greffe animale Mais le renard eut beau, la mine défrisée, N’est-il pas très moral que Rebouteux ait su,
Vous voyez les beaux résultats : Attendre de longs mois, sa pauvre queue hélas ! Grâce à son art et sa malice,
Jeannot, avec sa queue en effet peu banale, Malgré tout ne repoussa pas, Punir le vice
Se faisait admirer dans ses joyeux ébats; Et de ses compagnons il devint la risée : Et récompenserla vertu?
aitre Renard un jour, sMlzaW/WASANA/AskWl/
Cherchant autour de sa garenne " 1
_s 0,W/Ak0M/rNA
Sa pitance quotidienne,
Allait d’un pas léger vers quelque basse-cour.
Tout en s’avançant sur l'herbette.
Notre galant rêvait de certaine poulette
Bien en chair qu’il avait guignée auparavant,
Et dont il comptait faire un festin succulent.
Cette agréable perspective
Lui faisant oublier sa prudence native,
IEN
Et négliger toute précaution, IvNallalletth/V
il s’avançait tout droit, sans circonspection.
Tout coup le gourmand, plongé dans ses pensées,
à
Se sent pris par la queue en un piège tendu,
Que sous l’herbe il n’avait pas vu.
Adieu rôti, daubes et fricassées!
Il s’agit maintenant de se sortir de là;
Maître Renard ne voit qu’un moyen pour cela,
C’est de chercher à dégager de suite
Son appendice de la mâchoire maudite.
rutt/Nll/~WW

Mais celle-ci le lui serre si fort


Qu’en ce pénible et douloureux effort,
Elle en arrache la fourrure;
Si bien qu’il sort de l’aventure
La queue absolument glabre, et, par conséquent,
A celle d’un vrai chien en tous points ressemblant.
Perdant alors complètement la tête,
Et s’enfuyant sans s’occuper de rien,
Voilà la malheureuse bête
Qui passe au travers d’un jardin.

« Sale cabot ! s’écrie avec colère


Du jardin le propriétaire,
Qui juste à ce moment peignait
Sa clôture et qui pour un vrai chien le prenait,

« Attends un peu ! je vais


t’apprendre
« A te promener sans souci
plates-bandes ainsi ! »
« Sur mes
Et s’empressant alors de prendre
Son pinceau tout rempli de noir,
Tout droit sur la bête il le jette,
En se tenant les côtes de la voir,
Prendre dans son effroi la poudre d’escampette.
Un chien sans queue, oh! que c’est laid ! Au lieu de porter crânement
De panache pas trop n’en faut; Un beau jour le mâtin Médor « «

L’excès en tout est un défaut; Se moquait du gros boule Azor : « Peut-on être ainsi
contrefait! « Un panache qui flotte au vent,

Et cette véridique histoire « Vit-on jamais de la nature


Disait plein de fanfaronnade « Commele mien, et qu’on admire
Une telle caricature? Le mâtin à son camarade; « De toutes parts,
je puis le dire.
En est une preuve notoire. «

penaud, Or chien bête et vaniteux C’est de bien l’occuper, pendant


« Aussi vois petits garçons
ces « Tandis que honteux et ce
cadeau, Ne s’aperçoit en rien que ceux Que l’un d’entr’eux, se munissant
« M’offrir des gâteaux, des bonbons, « Sans le moindre petit
disgraciée, Qui lui font tant de gentillesses D’une casserole, l’attache
« Tout ça, grâce à ma bonne mine, « Pauvre bête
les fascine; Tu t’en vas toute humiliée! N’ont qu ’un seul but en leurs caresses, Par derrière au fameux panache.
« Qui, n’en doute pas, « »

Ah ! ricane le boule en le voyant s’enfuir, De ceux qu’à votre avis dame Nature a faits
«
« Vraiment je te
souhaite ainsi bien du plaisir! Moins bien tournés que vous ne plaisantez jamais :
tu peux m’en croire, Car qui sait si, trouvant profit à leur disgrâce,
« J’aime autant, pour ma part, manquer,
De ce bel ornement, dont tu faisais ta gloire. » Ils ne sortiront pas mieux que vous d’une impasse?
«
Ip‘ÉP1NAL
IMAGERIE, Naa2.

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