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Fiche UE 1 DSCG - Gestion Juridique Sociale Et Fiscale

Le document présente l'UE 1 du DSCG, qui couvre divers aspects du droit, de la fiscalité et de la gestion d'entreprise, avec des conseils méthodologiques pour réussir l'examen. Il aborde des thèmes tels que le droit des contrats, l'administration fiscale, et la gouvernance des sociétés, tout en insistant sur l'importance de la méthodologie juridique et de l'entraînement pratique. Des astuces pour organiser les révisions et cibler les thèmes récurrents sont également fournies.

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Fiche UE 1 DSCG - Gestion Juridique Sociale Et Fiscale

Le document présente l'UE 1 du DSCG, qui couvre divers aspects du droit, de la fiscalité et de la gestion d'entreprise, avec des conseils méthodologiques pour réussir l'examen. Il aborde des thèmes tels que le droit des contrats, l'administration fiscale, et la gouvernance des sociétés, tout en insistant sur l'importance de la méthodologie juridique et de l'entraînement pratique. Des astuces pour organiser les révisions et cibler les thèmes récurrents sont également fournies.

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UE 1 - Gestion juridique,

sociale et fiscale

Blog des Etudiants en Compta


Sommaire

Introduction à l'UE 1 du DSCG


1

Le droit des contrats


7

Le droit pénal
21

Le droit de la concurrence
26

L'administration fiscale
34

Entreprise et dimension environnementale


38

Entreprise et numérique
40

Constitution et transformation des sociétés


44

Gouvernance et relations avec les associés


49

Les principaux outils de financement


55

BEC 1
Sommaire

Instruments de financement innovants


64

Constitution et vie des groupes


65

Régime juridique et social des groupes


68

Autres modes de coopération


71

Restructuration d'entreprise
73

L'entreprise en difficultés
80

La transmission de l'entreprise
104

La cessation de l'entreprise
109

Associations et autres OBSL


112

Abréviations
116

BEC 1
Introduction à l'UE 1 du DSCG

ASTUCES ET CONSEILS POUR REUSSIR L'UE 1


S'y prendre à l'avance

Plus que pour les autres matières et compte tenu du volume important à assimiler, il vous
sera quasi impossible de commencer à étudier seulement quelques semaines avant
l’examen.

Il s’agit d’un travail sur le long terme puisque le processus d’apprentissage va se


décomposer en plusieurs étapes pour une seule et même notion :

Découverte de la notion
Compréhension
Mémorisation
Applications

Il y a également l’entraînement qui vous prendra un temps important. C’est pourquoi


vous ne pouvez pas appréhendez l’UE1 DSCG à la dernière minute !

Choisir l'ordre de révision des chapitres

En premier lieu, vous devriez jeter un coup d’œil au programme dans son ensemble.
En effet, le volume peut effrayer au premier abord, mais il y a en réalité beaucoup de
notions dont vous avez déjà entendu parlées (du moins, si vous avez fait un DCG).

Je pense par exemple au droit des contrats qui a déjà été étudié en introduction au droit
ou encore aux chapitres ayant attrait au droit des sociétés.

Pour étudier : ne pas forcément se fier à l’ordre qui est vous présenté !

Par contre, il faut garder une certaine cohérence en « sections » je dirais. Ainsi, il est
important de réviser tous les chapitres ayant attrait au droit des contrats les uns à la suite

3
des autres par exemple.

BEC
BEC 1
ASTUCES ET CONSEILS POUR REUSSIR L'UE 1

Se concentrer sur les thèmes récurrents

Vous ne pourrez pas apprendre 500 pages de droit par cœur !! Il faut cibler les thèmes qui
reviennent dans les questions, et surtout à l’examen pour se concentrer sur l’essentiel et
ne pas s’encombrer de connaissances superflues.

Aussi, prendre en compte la récurrence des thèmes à l’examen s’avère important.

En théorie, pas d’impasses possibles mais dans la réalité on n’a pas forcément le temps de
traiter tous les thèmes donc cela peut nous aiguiller sur le ou les chapitres à laisser de côté
(le moins possible !).

BEC
BEC 3 2
ASTUCES ET CONSEILS POUR REUSSIR L'UE 1
Savoir déterminer le problème de droit

Pour ce faire, rien de mieux que l’entraînement !


Bien identifier le problème de droit, c’est s’assurer d’avoir des points !

A l’inverse, si on passe à côté de la question posée, on risque de faire un hors sujet voire
pire : passer du temps à faire un hors sujet !

Pour apprendre plus rapidement à acquérir la méthodologie du cas pratique et en


particulier celui du problème de droit, je ne peux que vous conseiller de beaucoup vous
entraîner !
Cela passe par des exercices du livre si vous en avez un, les pochettes Corroy (attention :
niveau de difficulté élevée), les annales…

De plus, cet entraînement va vous permettre de comprendre quels sont les notions
fondamentales, celles qui sont accessoires voire anecdotiques !

Faut-il faire des fiches ?


A cette question, je répondrai simplement : non.

Non, il ne faut pas obligatoirement faire des fiches. Si vous en faites, je vous invite à
répondre à ces quelques questions :
Est-ce que je suis très en retard dans l’avancement de mes fiches ?
Est-ce que je prends le temps de relire plusieurs fois (j’insiste) mes fiches plusieurs
semaines avant l’examen ?
Est-ce que j’ai du temps pour m’entraîner, en particulier sur les annales ?

Si vos réponses sont « non », autrement dit :

Si l’élaboration des fiches vous prend du temps


Sans jamais vous en faire gagner (ce qui est le but à l’origine !) car vous n’avez pas le
temps de les relire plusieurs fois
Réduisant ainsi considérablement vos entraînements (qui sont constituent la clé
pour décrocher le diplôme !)

3
Alors ne faites pas de fiches mais préférez acheter des fiches déjà faites.

BEC
BEC 3
ASTUCES ET CONSEILS POUR REUSSIR L'UE 1
Pour aller plus loin...

Voici une liste des ressources disponibles sur le blog qui peuvent t'aider à réussir l'UE 1.

Articles accessibles dans la catégorie "méthodologie" :

- Comment réviser une matière littéraire ?


- Le secret pour réussir le DCG & DSCG
- La méthode la plus efficace pour retenir son cours
- Comment bien organiser ses révisions ?
- 5 conseils pour travailler avec les annales

Documents utiles accessibles dans les "ressources" :

- Bulletin Officiel (programme) du DSCG


- Rapport du jury 2021
- Répartition des thèmes en fonction des années

Où me suivre ?

www.blogetudiantscompta.fr

blogdesetudiantsencompta

Julie Laniaud
BEC
BEC 3 4
LES ATTENDUS DE L'EXAMEN

Appropriez-vous la méthodologie juridique

Beaucoup de candidats pensent que l’accumulation des connaissances sera suffisante,


alors que les correcteurs attendent que ces connaissances soient mobilisées dans le respect
de la méthodologie juridique.

"Il ne sert à rien de mémoriser des solutions techniques éparses ; il convient de préférer le
raisonnement à partir des principes." - Rapport du jury 2021

Priorisez les parties que vous maîtrisez le mieux le jour J

Accordez à chaque cas un temps proportionnel au barème de l’épreuve.

« Lire l’intégralité du sujet, annexes comprises, et ensuite définir un programme de travail


en s’y tenant. Le réflexe qui consiste à garder pour la fin ce que l’on sait faire est souvent
contreproductif car le candidat se laisse gagner par le temps et finit par « bâcler » des
parties de dossiers sur lesquelles il aurait pu maximiser les points. » - Rapport du jury 2021

Mettez vous à la place de votre correcteur

Avant de pouvoir juger du fond de votre copie, votre correcteur est confronté à son
apparence :

« Sur le plan de la forme, les candidats doivent également faire un effort général de
présentation de la copie, de maitrise de l’orthographe et de la grammaire. » Rapport du
jury 2018

Accordez un soin particulier à la structure de votre raisonnement « Remettez les problèmes


de droit en perspective et structurez vos raisonnements. » Rapport du jury 2018

BEC
BEC 3 5
POUR MIEUX REVISER AVEC LES ANNALES

Détail de la récurrence des thèmes dans les annales de 2017 à 2020

Le détail des thèmes tombés dans les annales, année par année, est disponible sur le
blog > ressources > annales DSCG > UE 1 - Gestion juridique, sociale et fiscale.

Détail de la récurrence des thèmes dans les annales de 2008 à 2020

Sur la même page, il vous est possible de télécharger le détail depuis 2008 au format
excel.

BEC
BEC 3 6
Le droit des contrats
Les fondamentaux du droit des contrats
Contrat : accord de volonté entre 2 ou plusieurs personnes, destiné à créer, modifier,
transmettre ou éteindre des obligations.

Le principe de la liberté contractuelle :


Liberté de contracter ou non (sauf mineurs et majeurs incapables)
Liberté de choisir le cocontractant (sauf discrimination)
Liberté de choisir le contenu (sauf mentions obligatoires & clauses interdites)
Liberté de choisir la forme (sauf écrit ou acte authentique obligatoire)

Les conditions de formation des contrats


L'offre

Offre : manifestation de volonté expresse ou tacite, par laquelle une personne propose à
une ou plusieurs autres la conclusion d'un contrat. Cette démonstration est nommée
"pollicitation".

Ne constitue pas une offre lorsqu'il est précisé "offre non contractuelle" sauf en droit de la
consommation car il s'agit d'une clause abusive.

L'offre doit être précise, ferme et extériorisée.

La rétractation de l'offre :
Offre avec délai : il est impossible de la rétracter pendant le délai sauf FM
Offre sans délai : l'offre doit être maintenue pendant un délai raisonnable. La
rétractation est possible si celle-ci n'est pas encore parvenue à son destinataire
L'offre devient caduque lorsque le délai est expiré et en absence de réponse
de celui-ci ou du décès de l'offrant

BEC 7
L'acceptation

Acceptation : manifestation de volonté du destinataire de l'offre de conclure le contrats


aux conditions proposées.

Elle est extériorisée et symétrique à l'offre (si tel n'est pas le cas c'est une nouvelle offre).

En principe, le silence ne vaut pas acceptation


Exception légale : la tacite reconduction
Exception conventionnelle : par une clause (sauf en droit de la consommation)

La rétractation de l'acceptation est possible selon les cas prévus par la loi et les clauses.

Les conditions de validité d'un contrat :


Le consentement libre, éclairé et non vicié
La capacité à contracter
Le contenu licite et certain

Les vices du consentement


Erreur : appréciation inexacte de la situation. Elle est sanctionnée
uniquement si elle est déterminante et excusable.

Les différents types d'erreurs :


L'erreur obstacle : si grave que le contrat ne pouvait être formé
L'erreur sur la substance : composition et/ou qualités de la chose
L'erreur sur la personne : seulement pour les contrats intuitu personae

Ne constitue pas une erreur si elle est inexcusable, si elle concerne le prix de la chose, sur
les motivations à contracter qui ont changé, si elle est purement matérielle.

Dol : manœuvres frauduleuses, mensonges, abstentions ou silences pour inciter le


cocontractant à consentir. Il doit y avoir tromperie, le dol doit avoir été déterminant et il
est prouvé par la victime.

La rétractation de l'offre :
Violence : consentement donné sous la contrainte physique, morale ou économique. Elle
peut avoir été exercée par le cocontractant lui-même ou par un tiers.

BEC 8
Nullité vs caducité
La nullité est prononcée lorsqu'il manque une des 3 conditions de formation du contrat
(consentement, capacité ou contenu). On parle de nullité absolue lorsque la condition ne
respecte pas l'ordre public et de nullité relative dans les autres cas, quand il s'agit de la
violation d'un intérêt privé.

Nullité : sanction judiciaire encourue par un acte entaché d'un vice de formation.

Caducité : disparation d'une des conditions de validité pendant l'exécution du contrat.

Ce qui distingue la nullité et la caducité c'est le moment pendant lequel la condition de


formation du contrat est manquante (formation vs exécution).

Les différentes phases d'un contrat


Formation d'un contrat = offre + acceptation

Pourparlers : phase de négociation, de discussion et d'échanges sur les premiers éléments


du contenu du contrat. C'est une phase pré-contractuelle donc la responsabilité est extra-
contractuelle.

La rupture unilatérale des pourparlers est possible sauf si elle est abusive (mauvaise foi).
Elle doit respecter les 3 conditions qui engagent la responsabilité civile de l'auteur : faute,
préjudice et lien de causalité.

Pacte de préférence : contrat par lequel le promettant s'engage, s'il se décide à conclure, à
adresser son offre en priorité au bénéficiaire. C'est déjà un contrat donc la responsabilité
est contractuelle.

En cas de proposition du promettant à un tiers :


Si le tiers est de bonne foi, le bénéficiaire touche des DI et le contrat n'est pas nul
Si le tiers est de mauvaise foi c'est à dire qu'il avait connaissance du pacte, le
bénéficiaire touche des DI, le contrat est nul ou le bénéficiaire a la possibilité de se
substituer au contrat (remplacer le tiers)

Promesse unilatérale : contrat par lequel le promettant s'engage à conclure avec le


bénéficiaire. Les éléments essentiels sont déterminés, il manque juste le consentement.

BEC 9
Si la promesse est révoquée, le contrat peut tout de même se former.
Par contre, tout contrat conclu avec un tiers entraînera sa nullité.

RCE Responsabilité civile contractuelle

Promesse Pacte de
Pourparlers Contrat
unilatérale préférence

Les différentes clauses possibles


Clause attributive de compétences : les parties conviennent par avance de la juridiction
compétente en cas de litige.

Les conditions de la clause :


La clause doit être dérogatoire à l'ordre public (différente de la loi)

Les différentes phases d'un contrat


Elle déroge uniquement à la compétence matérielle de la juridiction (pas
territoriale)
Une dérogation à la compétence territoriale est possible seulement entre
commerçants. Dans le cas contraire, elle est réputée non écrite

Clause alternative de règlements : les parties conviennent par avance de tenter de


résoudre le différend né du contrat, à l'amiable ou avec le concours d'un tiers.

Les implications de la clause :


Recours à la conciliation ou la médiation en priorité

Les différentes phases d'un contrat


A défaut d'accord, saisine du tribunal
En cas de non-respect de l'une des parties : engagement de la RCC
Elle est interdite en droit de la consommation

Clause compromissoire : les parties s'engagent à soumettre les litiges à naître à un arbitre
et ils renoncent à tout recours judiciaire.

La sentence arbitrale devra être respectée ou à défaut, la chambre d'appel pourra être
saisie. Cette clause est interdite en droit du travail.

BEC 10
Clause limitative de responsabilité : les parties prévoient à l'avance le montant maximum
de DI alloués en cas de non-exécution d'une obligation.

Les conditions de la clause :


Sont concernés uniquement les dommages matériels et non corporels

Les différentes phases d'un contrat


La limitation est synallagmatique (pour les 2 parties)
En cas de déséquilibre compte-tenu du préjudice, le juge peut intervenir
C'est une clause abusive en droit de la consommation

Clause de non-concurrence : une ou des parties s'engagent à ne pas porter atteinte aux
intérêts légitime de l'autre dès lors que le contrat est rompu.

Les conditions de la clause :


Limitée dans le temps
Limitée dans l'espace
Limitée aux intérêts légitimes
Avec une contrepartie financière non dérisoire

En cas de non-respect de la clause, le débiteur rembourse le créancier et lui alloue des DI.

Clause suspensive ou résolutoire : les parties conviennent par avance que la survenance
ou non d'un événement ou le non-respect d'une obligation contractuelle déclenche
l'anéantissement du contrat.

Pour la clause suspensive, l'événement va conditionner l'exécution du contrat seulement


car il est déjà formé mais la non-survenance de l'événement le rend caduc.
Pour la clause résolutoire, elle est mise en oeuvre seulement après une MED infructueuse.

Clause pénale : le débiteur s'engage à verser une indemnité forfaitaire en cas d'inexécution
de son obligation.

Le montant doit être dissuasif mais pas excessif et sera remboursé après une MED.
La mise en oeuvre de la clause ne met pas fin au contrat.

BEC 11
Clause de réserve de propriété : elle a pour objet ou pour effet de retarder le transfert du
droit de propriété jusqu'au paiement intégral du prix par le débiteur.

Les implications de la clause :


Pendant la durée du différé, c'est le créancier qui assume les risques sauf en cas de

Les différentes phases d'un contrat


clause limitative de responsabilité
La clause est opposable aux tiers : le droit de suite et le droit de revendication
sont suspendus

Clause de renégociation : les parties conviennent d'une renégociation éventuelle de


certaines conditions du contrat en cas de modification survenue pendant l'exécution.

Les conditions sont prédéterminées et ne portent pas sur l'intégralité sur contrat. Elles
portent uniquement sur des éléments prévisibles.

Les effets juridiques des contrats


Le principe de la force obligatoire des contrats :
Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont fait.

Les différentes phases d'un contrat


Ils peuvent être modifiés ou révoqués en cas de consentement mutuel des parties
ou pour les causes que la loi autorise
Les contrats doivent être formés, exécutés et renégociés de bonne foi

Le principe de l'effet relatif :


Le contrat ne crée d'obligations qu'entre les parties

Les différentes phases d'un contrat


Les tiers ne peuvent ni demander l'exécution du contrat ni se voir contraints de
l'exécuter
Exceptions : lorsque l'acte est opposable, tiers assimilés aux parties, certains
contrats signés au bénéfice d'un tiers (stipulation pour autrui...)

BEC 12
Les sanctions de l'inexécution
Les conditions de mise en oeuvre de la RCC :
Une faute contractuelle
Un préjudice certain, personnel et licite
Un lien de causalité direct et certain

La faute peut être : une inexécution totale, partielle, défectueuse ou un retard dans
l'exécution.
En cas d'obligation de résultat, la responsabilité est présumée : il est évident que l'objectif
n'est pas atteint. Des cas d'exonération existent : fait d'un tiers, faute de la victime ou force
majeure (imprévisible, irrésistible et indépendant de la volonté).
En cas d'obligation de moyens, la responsabilité est subjective et sera donc à prouver par
le débiteur.

L'exception d'inexécution : moyen juridique par lequel le créancier dont le débiteur ne


s'exécute pas, prend la décision de ne pas exécuter sa propre obligation.

L'inexécution est réelle et n'entraîne pas la rupture du contrat mais sa suspension.


Plusieurs issues sont possibles : le débiteur finit par s'exécuter, l'exécution est forcée ou le
contrat est rompu.

La mise en oeuvre de l'exécution forcée se déroule en 2 étapes : une MED puis la création
par l'administration d'un titre exécutoire.
A noter qu'entre professionnels, la MED peut être écartée par une clause.
L'exécution forcée peut prendre 3 formes : exécution forcée en nature, par astreinte ou pas
un tiers aux frais du débiteur principal.

Les exceptions de l'exécution forcée :


Impossibilité matérielle : l'objet du contrat a disparu (ex : sinistre, vol)

Les différentes phases d'un contrat


Impossibilité morale : l'obligation est intuitu personae (ex : contrat avec artiste)
Le coût serait exorbitant par rapport à l'intérêt que l'on peut en tirer

La réduction du prix
Si le prix a déjà été payé, le créancier accepte l'exécution imparfaite et demande une
réduction proportionnelle.
Si le prix n'a pas été payé, le créancier notifie le débiteur sa décision.

La réparation de l'inexécution : c'est la compensation en argent

BEC 13
La résolution du contrat
Soit par une clause résolutoire (déjà vu plus haut), soit par la résolution unilatérale, soit
par la résolution judiciaire.

En cas de résolution unilatérale, le créancier devra MED le débiteur. Si celui-ci refuse la


résolution, le juge est saisi et le créancier devra prouver la gravité de l'inexécution.

En cas de résolution judiciaire, le juge peut constater ou ordonner la résolution mais aussi
ordonner l'exécution du contrat ou allouer des DI.

Les effets de la résolution


Ils se produisent à la date de la clause, à la date de réception de la notification par le
débiteur ou à la date fixée par le juge.
Si le contrat est à exécution instantanée, il y a rétroactivité mais pas dans l'autre cas.

Les conditions d'application de la théorie de l'imprévision :


L'élément était imprévisible à la conclusion du contrat

Les différentes phases d'un contrat


Le changement rend l'exécution excessivement onéreuse pour l'une des 2 parties
La partie n'aurait pas contracté en connaissance du changement possible

Modalités d'applications
Si les parties sont d'accord pour renégocier, elle demandent au juge d'adapter le contrat.
Si la renégociation est refusée ou est un échec, les parties conviennent d'une résolution ou
demandent au juge d'adapter le contrat.

BEC 14
Les contrats spécifiques
Le contrat de vente
Les conditions de mise en oeuvre de la RCC :
Vente : convention par laquelle une partie s'oblige à livrer une chose et l'autre à la payer.

La chose doit être aliénable.

Le prix est déterminé par les parties ou par un tiers. Il est réel et sérieux, non fictif et non
dérisoire.
En principe, le préjudice ne peut pas naître du prix sauf dans le cas des majeurs incapables
ou de la vente d'un immeuble.

Le transfert de propriété se fait à la conclusion du contrat et non à la livraison mais le


risque est supporté par le vendeur jusqu'à la livraison.

Les obligations de l'acheteur :


Obligation de payer le prix
Obligation de prendre livraison de la chose

Les obligations du vendeur :


Obligation de délivrance

Les différentes phases d'un contrat


Garantie contre les vices cachés
Obligation d'informations déterminantes au consentement des parties
Garantie contre l'éviction : jouissance paisible de la chose

Vice caché : anomalie qui rend la chose impropre à l'usage, non visible et non décelable qui
est antérieur à la vente.

Des exonérations de la garantie pour vices cachés sont prévues par la loi : fait d'un tiers,
faute de la victime, force majeure.

La mise en oeuvre de la garantie contre les vices cachés :


Action maximum 2 ans après la découverte du vice
Action rédhibitoire : annulation de la vente ou
Action estimatoire : réduction du prix ou
Action en remplacement

BEC 15
Les contrats spécifiques
Le contrat d'entreprise
Les conditions de mise en oeuvre de la RCC :

Contrat d'entreprise : l'une des parties s'engage à faire quelque chose pour l'autre,
moyennant un prix convenu entre elles.

Il est composé d'un maître d'oeuvre et d'un donneur d'ordres.


Ce n'est pas un contrat de travail car il n'y a pas de lien de subordination.
Le contrat de sous-traitance

Contrat de sous-traitance : le donneur d'ordres confie une partie du contrat d'entreprise


au sous-traitant au bénéfice du maître d'oeuvre.

Il n'y a pas de lien entre le client et le sous-traitant mais le maître d'oeuvre doit demander
un agrément au client pour recours à la sous-traitance. Le maître d'oeuvre est responsable
des dommages du sous-traitant au client. Il engage sa RCE du fait d'autrui.
L'agrément permet une action directe du sous-traitant vers le client par le paiement.
Le prix de vente n'est pas une condition de validité de ce contrat. Il doit pouvoir être
déterminé mais le montant n'est pas nécessairement fixé au terme du contrat.

Les obligations du sous-traitant :


Exécution de la prestation dans les délais prévus (ou usage)

Les différentes phases d'un contrat


Devoir de restitution si contrat de dépôt
Devoir et obligation d'information, de conseil

Les obligations du client :


Payer le prix

Les différentes phases d'un contrat


Prendre livraison de la chose ou réception des travaux
Obligation de coopérer

Les contrats de distribution


Il n'existe pas de définition légale du contrat de distribution.

Contrat de distribution : convention, entre professionnels, qui organise les modalités de la


commercialisation de produits (biens ou services).

Le contrat de distribution ne recouvre pas un mais plusieurs types de contrats dont les 2
principaux sont le contrat de franchise et le contrat de concession.

BEC 16
Contrat de franchise : contrat par lequel une entreprise (le franchiseur) accorde à une
autre entreprise (le franchisé) le droit d'exploiter son concept, sa marque et son savoir-
faire.

Contrat de concession : contrat par lequel une entreprise (le concédant), permet à une
entreprise (le concessionnaire), de distribuer ses produits en exclusivité sur une zone
géographique définie.

Franchise Concession
Objectif du Commercialiser des
Dupliquer un concept
contrat produits

Durée du A durée déterminée (max


A durée déterminée
partenariat 10 ans) ou indéterminée

Transmission Pas obligatoire mais


Oui obligatoirement
d'un savoir-faire généralement prévu

Exclusivité En principe non mais une


Oui obligatoirement
territoriale clause peut exister

Approvisionne- En principe non mais une


Oui auprès du concédant
ment exclusif clause peut exister

BEC 17
Le contrat de location-gérance

Contrat de location-gérance : le propriétaire (bailleur) d'un fonds de commerce en confie la


Les conditions de mise en oeuvre de la RCC :
gestion à un locataire-gérant (preneur) qui l'exploite à ses risques et périls, moyennant le
versement d'une redevance (loyer).

Le fonds peut être artisanal ou industriel mais jamais civil.

Fonds de commerce : bien meuble corporel composé de biens corporels (ex : matériel,
marchandises) et incorporels (ex : clientèle, marque).

Si le propriétaire du fonds n'est pas le propriétaire des murs, le bailleur des murs doit être
informé du contrat de location-gérance et donner son autorisation.

Les conditions de fond :


Le locataire doit être commerçant et immatriculé au RCS

Les différentes phases d'un contrat


Le contrat est à durée déterminée ou non
La résiliation est possible avec le respect du préavis contractuel ou à défaut 3 mois
Le prix est fixé librement, il peut être fixe ou variable et tenir compte d'un index

Des clauses spécifiques sont possibles, elles concernent par exemple : le dépôt de garantie,
la consultation de comptabilité, le non-rétablissement...

Les conditions de forme :


L'écrit est obligatoire

Les différentes phases d'un contrat


Publication au JAL dans les 15 jours de l'acte
Pas de sanction en cas de non publication mais l'acte ne sera pas opposable aux
tiers

Les obligations du bailleur :


Garantir la jouissance paisible du fonds de commerce

Les différentes phases d'un contrat


Obligation de non-concurrence
Respect des obligations fiscales et déclaratives
Responsabilité solidaire des dettes jusqu'à la publication

BEC 18
Les obligations du locataire :
Respect des obligations de son statut de commerçant

Les différentes phases d'un contrat


Exploitation du fonds en "bon père de famille"
Respect de la destination de l'exploitation
Les contrats de travail continuent après la conclusion du contrat
Si le locataire a embauché pendant le bail, il y a continuité des contrats après la fin du bail.

Le contrat de consommation

Consommateur : toute personne physique qui agit à des fins qui n'entrent pas dans le
Les conditions de mise en oeuvre de la RCC :
cadre d'une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole.

L'étape pré-contractuelle du contrat de consommation prévoit la diffusion des


informations générales au consommateur sur le prix, le nom ou l'origine des produits.
Pour certains produits, comme les médicaments ou l'alimentation ce droit est renforcé.

Clause abusive : lorsqu'elle crée, au détriment des consommateurs, un déséquilibre


significatif entre les droits et les obligations des parties.

Clause "noire" : elle a pour objet ou pour effet d'imposer une obligation ou d'interdire un
droit de façon totale au consommateur. Elle est réputée non écrite.

Clause "grise" : elle a pour objet ou pour effet de limiter un droit ou de donner un avantage
supérieur au professionnel.

Dans le cas des contrats à durée indéterminée, le consommateur peut résilier le contrat 1
mois avant chaque anniversaire du contrat.

La date de livraison est obligatoire, à défaut sera retenue la durée légale de 30 jours.
Si le délai n'est pas respecté, l'acheteur doit procéder à une MED avec proposition d'un
délai raisonnable. En l'absence de réponse, la résolution du contrat est prononcée et le
remboursement doit être effectué dans un délai de 14 jours. A défaut,
une majoration sera appliquée.L'exonération de la responsabilité du
vendeur est possible en cas de force majeure.

Les garanties au service de la protection du consommateur :


Garantie de non-conformité
Garantie contre les vices cachés
Garantie commerciale

BEC 19
L'entreprise est responsable du fait des produits défectueux.
Elle s'applique dès lors que le produit a un défaut de sécurité pour les biens ou les
personnes et peut être engagée jusqu'à 3 ans après la découverte du défaut.

Action de groupe : les consommateurs alertent une association


qui intente une action en justice si elle le juge nécessaire.

Le juge se prononce sur :


La recevabilité de l'action
La responsabilité de l'entreprise ou du professionnel
Les critères d'indemnisation
Les critères de rattachement à l'action de groupe

Le contrat d'assurance

Contrat d'assurance : en contrepartie du paiement d'une prime, l'assureur s'engage à


couvrir l'assurée contre le risque défini au contrat et/ou à lui verser une prestation en cas
de sinistre.

L'assurance peut porter sur un dommage (assurance IARD) couvrant des biens ou sur des
personnes couvrant le corps ou les revenus.

BEC 20
Le droit pénal
L'infraction pénale
Les conditions nécessaires pour caractériser l'infraction :
Elément légal : existence d'une règle de droit
Elément matériel : comportement ayant abouti à un résultat
Elément moral : commettre l'acte en connaissance de cause

Les moyens d'exonération (totale ou partielle)


Suppression de l'élément légal :
Légitime défense
Etat de nécessité (danger et nécessité proportionnée)
Commandement de l'autorité légitime

Suppression de l'élément moral :


Contrainte ou erreur
Excuse de minorité
Trouble psychologique

Seul l'élément matériel ne peut pas être supprimé, car l'action a déjà été commise.

Les infractions de droit commun

Les conseils de Julie


A l'examen, il ne vous sera jamais demandé de donner les sanctions précises en montant
(amende) et en durée. Ainsi, je vous recommande de ne pas les apprendre mais seulement
de retenir si l'infraction est une contravention (auquel cas, il n'y aura pas de peine de
prison), un délit (peine de prison possible) ou un crime (peine de prison possible).
Dans la majeure partie des cas, les infractions que je vais détailler sont des délits donc il
vous suffira de préciser à la fin de votre règle de droit "cette infraction est punie d'une
amende et d'une peine de prison".

BEC 21
Escroquerie : c'est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par
l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une
PP ou PM.

Faux : toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et


accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression
de la pensé qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou
d'un fait ayant des conséquences juridiques.

Usage de faux : consiste à utiliser un document falsifié de manière intentionnelle.

Recel : c'est le fait, de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose ou de faire office
d'intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d'un crime ou
d'un délit.

Blanchiment : c'est le fait de faciliter, par tous moyens, la justification mensongère de


l'origine des biens ou des revenus de l'auteur d'un crime ou d'un délit lui ayant procuré un
profit direct ou non.

Les infractions en droit des affaires


Abus de confiance : c'est le fait, par une personne, de détourner au préjudice d'autrui, des
fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu'elle a acceptés à
charge de les rendre, de les représenter ou d'un faire un usage déterminé.

Les conseils de Julie


L'abus de confiance, est comparable à l'abus de biens sociaux mais la différence réside dans
les personnes auxquels il s'applique : dans le cas des abus de biens sociaux, c'est
uniquement le dirigeant d'une société commerciale qui est concerné.
Dans le cas d'un abus de confiance, c'est toute autre personne c'est-à-dire : un salarié, un
dirigeant d'association, un associé de société commerciale, un dirigeant d'une société de
personnes...

BEC 22
Abus de biens sociaux : c'est le fait, pour un dirigeant d'une entreprise commerciale, de
faire de mauvaise foi, un usage de biens ou du crédit de la société qu'il sait contraire à
l'intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société dans
laquelle il est intéressé directement ou non.

Les infractions liées à la création de société


Défaut d'immatriculation
Défaut de déclaration de modification
Violation d'interdictions statutaires
Déclaration mensongère
Emission ou négociation de titres
Surévaluation d'un apport en nature

Les infractions durant la création de la société


Réduction du capital dans la SA sans respect de l'égalité entre les actionnaires
Défaut d'information ou de convocation des associés
Abus de biens sociaux
Distribution de dividendes fictifs
Défaut de comptes annuels ou de transparence
Délit d'initiés
Infractions liées à la nomination du liquidateur

Les infractions relatives au contrôle de la société par le CAC


Absence de nomination
Entrave à la mission
Non-révélation des faits délictueux
Information mensongères

Responsabilités et sanctions
Responsabilité
Toute personne physique, morale, auteur ou complice peut être reconnue responsable
d'une infraction.

Le chef d'entreprise peut voir sa responsabilité engagée à 2 titres : en tant qu'employeur ou


en tant que dirigeant.

BEC 23
Les conditions nécessaires pour engager la responsabilité de la personne morale :
L'infraction a été commise pour le compte de la personne morale
Elle a été commise par les organes de gestion
Une exception subsiste : l'Etat n'est jamais responsable

Les sanctions

Tribunal
Prescription Peine
compétent
Tribunal de Action : 1 an Amende : 1 500 €
Contravention police Sanction : 3 ans Prison : /

Tribunal Action : 2 ans Amende : 3 750 €


Délit correctionnel Sanction : 6 ans Prison : > 1 an

Action : 20 ans Amende : > 3 750 €


Crime Cour d'assises
Sanction : 20 ans Prison : > 1 an

BEC 24
Notions de procédure pénale
L'action publique

Déclenchée par le ministère public (procureur)


But : réparer et sanctionner un trouble à l'ordre public
Extinction de l'action : autorité de la chose jugée, décès de l'auteur, retrait de la
plainte, transaction, amnistie, grâce présidentielle...
Dénouement : classement sans suite ou poursuites

L'action civile
Déclenchée par la victime, ses ayants droits ou partie garante de l'intérêt général
Plainte simple ou plainte avec constitution de partie civile
But : obtenir réparation du préjudice subi
Extinction : uniquement par prescription (10 ans)

Phases d'instruction

Nomination du juge d'instruction

Actes d'instruction : Contraintes sur personnes :


Auditions Mise en examen
Interrogatoires Détention provisoire
Perquisitions Mandat d'arrêt
Saisie Mandat de dépôt
Ecoutes...

Clôture de l'instruction :
Non-lieu
Renvoi
Mise en accusation

Toutes les phases du jugement bénéficient des caractéristiques suivantes : oral, public et
contradictoire.

BEC 25
Le droit de la concurrence
L'objectif est de protéger l'entreprise et le marché :
- L'entreprise
Propriété individuelle : action en contrefaçon
Concurrence déloyale : responsabilité extra-contractuelle
Transparence et pratiques déloyales
- Le marché
Politiques anti-concurrentielles : ententes, abus de positions dominations
Opérations de concentration

La concurrence déloyale
Définition et caractéristiques

Concurrence déloyale : relations entre professionnels qui sont des concurrents et qui n'ont
pas de relations commerciales mais dont l'une des 2 entreprise a causé un préjudice à
l'autre.

Reponsabilité extracontractuelle dans le cadre de la concurrence déloyale :


Préjudice financier (quantifiable) ou moral (image, diffamation)
Lien de causalité direct et certain
Faute : imitation, désorganisation, dénigrement ou parasitisme

Les différentes fautes qui impliquent la concurrence déloyale

Imitation : caractère distinctif d'un concurrent dont l'effet crée une confusion chez le
client.

Utilisation de signes distinctifs


Utilisation d'une marque non protégée (si protégée => contrefaçon)
Imitation du produit
Utilisation d'un homonyme

Désorganisation : modification d'une situation existante.

BEC 26
Débaucher des salariés tenus par une clause de non-concurrence
Divulguer des informations
Désorganiser le réseau de distribution

Dénigrement : jeter le discrédit sur le concurrent en diffusant des informations


malveillantes.

Sur un produit
Sur l'entreprise
Sur le dirigeant
Formes : divulgation, omission, diffamation

Parasitisme : consiste à profiter de la réputation ou du travail d'un concurrent.

S'attribuer les réussites de l'autre


Utiliser le nom d'une autre marque dans un domaine différent

Les modalités de l'action en concurrence déloyale

Compétence juridictionnelle : droit commun (tribunal de commerce ou TGI)


Titulaires de l'action : entreprise victime
Sanctions : dommages et intérêts, publication du jugement, injonction de
cessation de la concurrence déloyale

Relations commerciales : transparence et


PRC
La transparence dans les relations

Les conditions générales de vente (CGV) :


Sa rédaction entre professionnels n'est pas obligatoire
Elle est à transmettre avant le 1er mars ou le début de la commercialisation
Les CGV peuvent être différentes selon les acheteurs
Elle contient les modalités de prix, de délais de règlements, des sanctions en cas
de retard de paiement, la durée d'acceptation des marchandises

BEC 27
Convention unique : elle formalise le résultat de la négociation entre le fournisseur et le
distributeur ou le prestataire de services.

Elle est conclue chaque année et est formalisée par un document unique écrit.

Le contenu de la convention unique :


Le barème des prix
Les conditions de l'opération de vente
Les conditions dans lesquelles le distributeur s'oblige à rendre tout service propre
à favoriser la commercialisation

Les pratiques restrictives de concurrence (PRC)

Avantages indus : avantage qui n'ont aucune contre-partie ou qui sont disproportionnés.

Exemple : ristournes sans contreparties, reporting commercial payant à prix


imposé

Rupture brutale des relations commerciales : situations où un contrat BtoB a été signé
dans le cadre de relations professionnelles stables.

Cela ne concerne pas la rupture pour faute ou pour cause majeure.

Les conditions de la rupture abusive :


Relations commerciales établies
Rupture brutale totale ou partielle
Sans préavs raisonnable (selon usages, règlements...)

Déséquilibre significatif : situation où un partenaire commercial use de son pouvoir de


négociation pour imposer des obligations ou s'octroyer des droits exorbitants.

Violation de l'interdiction de revente : cela vise les situations où un distributeur revend un


produit qui est commercialisé uniquement en réseau d'exclusivité.

Revente à perte : situations où le prix d'achat > prix de revente.

BEC 28
Les 7 exceptions de la revente à perte
Cessation d'activité
Fin de saison ou entre 2 saisons
Obsolescence technique ou produits démodés
Réapprovisionnement à la baisse
Alignement sur un prix plus bas pratiqué dans la même zone
Produits périssables
Soldes

Prix imposés : situation où le fournisseur impose un prix minimum ou maximum de


revente au distributeur.

Cela ne concerne pas les prix réglementés par la loi.


Procédure de sanction des pratiques restrictives de concurrence

Les sanctions des PRC :


Titulaires de l'action : toute personne ayant un intérêt, le ministère public, le
ministre de l'économie, l'autorité de la concurrence
Juridiction : tribunal de commerce ou juridictions civiles
Sanctions : amendes (max 5 M€), cessation des pratiques, nullité des clauses,
publications du jugement

Les pratiques anti-concurrentielles (PAC)


Les ententes

Entente : accord entre entreprises qui a pour objet ou pour effet d'empêcher, de
restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence sur un marché, les actions concertées,
conventions, ententes expresses ou tacites, coalitions.

Elles tendent à :
Limiter l'accès au marché ou le libre exercice de la concurrence
Faire obstacle à la fixation du prix par le marché
Limiter ou contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le
progrès technique
Répartir les marchés ou les sources d'approvisionnement

L'entente peut prendre la forme d'un contrat (expresse) ou d'une coalition (tacite).

BEC 29
L'entente peut poter sur :
Les prix
Les parts de marché
L'entrée au marchée
L'entrave à une profession
Le boycott

La position dominante

Position dominante : position de puissance économique détenue par une entreprise qui lui
donne le pouvoir de faire obstacle au maintien d'une concurrence effective.

La position dominante est autorisée, c'est l'abus qui est interdit.

La position dominante est caractérisée par : des parts de marché importantes, un maillage
territorial, la notoriété, un avantage concurrentiel.

Les abus peuvent prendre la forme de pratiques imposées (ventes liées, discriminations), de
refus de vente, de ruptures de relations ou l'exploitation abusive d'un état de dépendance
économique.

Les modalités de l'exploitation abusive d'un état de dépendance économique :


Impossibilité d'accéder à d'autres filières d'approvisionnement
Dépense vis-à-vis d'un client
Poids de l'image de la dominée / dominante

Les exemptions aux PAC

Application d'un texte législatif ou réglementaire


Pratiques ayant pour effet un progrès technique et/ou le partage du profit sans
risque d'atteinte à la concurrence
Certains accords qui ont pour objet : d'améliorer la gestion des PME, de profiter
au consommateur, de favoriser l'émergence de nouveaux services d'utilité
publique

BEC 30
Les sanctions des PAC

En droit national - autorité de la concurrence (prescription = 5 ans)


Titulaires de l'action : ministre, entreprise plaignante, auto-saisine
Issues de la décision : irrecevable (forme), non-lieu (fond), clémence, rejet pour
incompétence, recevabilité
Sanctions : injonction de cesser, pécuniaire (max 10% CA), diffusion de la décision

En droit national - juridictions pénales


Délit spécifique de participation à la PAC
Infractions connexes à la PAC
Par des juridictions civiles ou commerciales

Les PAC en droit européen


Les abus de position
Les ententes
dominante
Rapprochement Exploitation abusive
d'entreprises de position
Les conditions Pluralité d'entreprises dominante
Restriction de la Abus de position
concurrence dominante

Progrès technique
Partage du profit avec
Les exemptions les consommateurs /
Maintien de la
concurrence

Nullité des PAC


Les sanctions
Amende (max 10% CA)
Publication des décisions

La concurrence est considérée comme non significative si :


L'entente horizontale : moins de 10% des parts de marché
L'ente verticale : moins de 15% des parts de marché

BEC 31
Le contrôle des concentrations
Concentration : opération qui a pour objet ou pour effet de prendre le contrôle d'une ou
plusieurs autres (participation, fusion, absorption) ou la création d'une entreprise
commune.

Les critères des concentrations en France (autorité de la concurrence)

Unités de Unités de
production distribution

CA mondial 150 M€ 75 M€

CA réalisé en
50 M€ 15 M€
France

Ne pas avoir de dimension européenne

La procédure devant l'autorité de la concurrence

1. Notification préalable obligatoire avec effet suspensif

2. Examen du projet

Autorisation tacite ou expresse L'autorité estime que le projet a pour


risque de menacer la concurrence

3. L'autorité procède à un bilan économique approfondi

Non autorisation Autorisation sous conditions


Autorisation expresse

Un recours est possible devant le conseil d'Etat.

BEC 32
Les critères des concentrations en France (autorité de la concurrence)
CA total > 5MM€
CA individuel des entreprises > 250M€
Aucune des entreprises concernées ne réalise plus de 2/3 de son CA dans un seul
pays

La procédure devant l'autorité de la concurrence

1. Notification préalable
2. Examen par la commission
25 jours

Autorisation expresse Pas d'autorisation

3. Examen approfondi
90 jours

Non autorisation Autorisation sous conditions


Autorisation expresse

Un recours est possible devant le tribunal de l'UE.

BEC 33
L'administration fiscale
Les procédures préventives et les
relations de coopération
La procédure d'agrément fiscal

Agrément fiscal : procédure administrative, qui permet à un contribuable de bénéficier


d'un régime fiscal dérogatoire dans certains cas prévus par la loi.

Son obtention est subordonnée à une demande de l'intéressé et à une décision de l'autorité
compétente.

Les opérations visées par un agrément fiscal:


Agrément concernant la restructuration
Agrément en faveur du développement régional, de l'amélioration des structures
Agrément dans le cadre de la reprise d'entreprises en difficultés

La procédure de délivrance de l'agrément :


Demande préalable par le contribuable
Examen de la demande sur le fond et la forme
Décision de l'administration fiscale
Recours gracieux sous 2 mois

Si le bénéficiaire se rend coupable d'une infraction fiscale, il est déchu de l'agrément.

Le retrait du fait du non-respect des engagements de l'entreprise entraîne l'exigibilité


immédiate de l'impôt qui avait été dégrevé ou exonéré.

Le rescrit fiscal

Rescrit fiscal : procédure qui permet d'obtenir une prise de position de l'administration
sur l'application d'un texte fiscal et notamment au regard d'une situation particulière.

BEC 34
Les 2 types de rescrit :
Rescrit général : la demande porte sur tous les impôts, droit et taxes
Rescrit spécifique : la demande porte sur certaines opérations ou régimes
particuliers

La procédure :
Demande de rescrit écrite et préalable à la date limite de déclaration
Dépôt de la demande de rescrit
Examen de la demande par l'administration
Réponse de l'administration expresse ou tacite

L'administration ne pourra demander un rehaussement d'impôts si le demandeur est de


bonne foi et s'est conformé à la solution donnée.
La garantie ne prend fin que dans 3 cas :
La situation a changé
La législation a évolué
L'administration modifie son appréciation

Le contrôle de l'administration fiscale


La vérification de comptabilité

Vérification de comptabilité : contrôle fiscal composé de différentes opérations ayant pour


but d'examiner la comptabilité de l'entreprise.

Droit de reprise : faculté offerte à l'administration de réparer les insuffisances, omissions


ou erreurs commises dans l'établissement de l'impôt.

Les moyens et les formes de contrôle :


Moyens en fonction de la situation
En l'absence d'incohérence, l'affaire est classée sans suite
Vérification ou rectification

Les différents types de vérification :


Demande d'informations et de renseignements
Demande d'éclaircissements : réponse sous 2 mois obligatoire
Droit de communication avec les tiers (URSSAF, autre entreprise...)
Droit de visite et de saisie
Vérification de comptabilité (information au contribuable au mois 2 jours avant)

BEC 35
Les
Les 2effets
typesdu contrôle
de rescrit : et son issue
1) Si aucune irrégularité n'a été relevée, un avis d'absence de rectification est rédigé.

2) Dans le cas contraire, le contribuable bénéficie d'une procédure de rectification


contradictoire :

1. Notification d'une proposition de rectification


30 jours

Accord Refus (avec propositions)

Imposition
Saisine de la commission de conciliation :
Emission d'un avis consultatif
L'administration peut saisir le procureur

3) L'imposition d'office (par exception) :

Les modalités de l'imposition d'office :


En cas de procédure non contradictoire
Dans les cas prévus : opposition au contrôle par exemple
Une contestation est possible mais le contribuable devra tout de même s'acquitter
de la somme avant une décision favorable ultérieure et la preuve sera à sa charge

La fraude fiscale

Fraude fiscale : quiconque s'est frauduleusement soustrait ou a tenté de se soustraire


frauduleusement à l'établissement ou au paiement total ou partiel des impôts visés, soit
qu'il ait volontairement omis de faire sa déclaration dans les délais prescrits, soit qu'il ait
volontairement dissimulé une part des sommes assujetties à l'impôt soit qu'il ait organisé
son insolvabilité ou mis obstacle par d'autre manœuvres au recouvrement de l'impôt, soit
en agissant de tout autre manière frauduleuse.

BEC 36
Les modalités du recours gracieux :
Remise ou allègement de la dette et/ou des sanctions fiscales
Demande de transaction avec l'administration fiscale
Il faut être de bonne foi
La demande est écrite et motivée, l'absence de réponse sous 2 mois vaut refus

Les modalités du recours contentieux :


Erreurs commises dans l'assiette, le calcul, le montant
Demande pour bénéficier d'un droit légal (ex : dégrèvement)
Demande pour bénéficier de nouvelles dispositions

1. Phase administrative préalable obligatoire


Par écrit motivé
Au 31 décembre N+2 de l'année de mise en recouvrement
Ou de la troisième année suivant la demande de rectification
6 mois

Silence = rejet Refus tacite ou express motivé

Saisine de la juridiction compétente

Tribunal administratif : Tribunal judiciaire :


Impôts directs Droits d'enregistrement
Taxes sur le CA Impôt sur la Fortune
Immobilière (IFI)

BEC 37
Entreprise et dimension
environnementale
La dimension environnementale
Le champ d'application s'applique uniquement aux Sociétés Anonymes (SA). Les
obligations dépendent de la taille de l'entreprise et de sa cotation ou non.
Le rapport de gestion (dans les SA cotées)
Le contenu du rapport de gestion :
Les risques financiers du changement climatique
La stratégie de l'entreprise pour réduire son empreinte carbonne

Les installations classées

Installation classée : installation qui présente un risque pour l'environnement et les


populations.

Application à toutes les SA avec une installation classée :


Informer de la politique de prévention du risque d'accident technologique
Rendre compte de la capacité de la société à couvrir sa responsabilité civile vis-à-
vis des biens et personnes du fait de l'exploitation des installations
Préciser les moyens prévus pour assurer la gestion de l'indemnisation des
victimes en cas d'accident

La Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF)


Objectif : elle vise à informer sur la manière dont la société prend en compte les
conséquences sociales, les impacts environnementaux de son activité et, pour les sociétés
cotées, sur les effets de cette activité quant au respect des droits de l'homme et à la lutte
contre la corruption.

Pour être concerné, il faut remplir 2 des 3 seuils suivants :


Les sociétés cotées 20M€ bilan 40M€ CA 500 salariés

Les sociétés non cotées 100M€ bilan 100M€ CA 500 salariés

BEC 38
Le contenu de la DPEF :
Les conséquences du changement climatiques
Les engagements en faveur du développement durable
Les conditions de travail et luttes contre la discrimination

La formalisation de la DPEF :
Communication aux actionnaires
Publication sur le site web
Vérification par un cabinet d'audit

Le plan de vigilance

Champ d'application du plan de vigilance :


Pour toute entreprise française qui, à la clôture de 2 exercices consécutifs,
Compte plus de 5 000 salariés
Pour toute entreprise étrangère qui compte plus de 10 000 salariés en France

Contenu : identifie les risques et prévoit les atteintes graves envers les droits humains et
libertés fondamentales, santé et sécurité de ses activités et ceux avec qui elle commerce.

La publicité est effectuée sur le site internet et dans le rapport de gestion.

Si tel n'est pas le cas, elle écope d'un établissement sous astreinte.

Les sociétés à mission


Société à mission : société avec un objet lucratif et un objet socio-environnemental.

Il n'existe pas de forme juridique particulière ni d'avantage fiscal ou social pour ce type de
société.

BEC 39
Entreprise et numérique
La gestion des données informatiques de
l'entreprise
Les grands principes de la gestion de la protection des données
1976 2016 2018

Loi "informatique et libertés" RGPD Loi de "protection des données


personnelles"

Donnée à caractère personnel : toute information se rapportant à une PP identifiée ou


identifiable.

Traitement des données : toute opération ou ensemble d'opérations effectuées ou non à


l'aide de procédés automatisés et appliqués aux données personnelles.

Profilage : toute forme de traitement automatisé de données à caractère personnel


consistant à utiliser ces données pour évaluer certains aspects personnels relatifs à une
PP.

Données sensibles : informations à caractère personnel qui révèlent l'origine raciale ou


ethnique, les opinions politiques ou religieuses, l'orientation sexuelle.

Les principes applicables au traitement des données


Les données sont collectées de manière licite, loyale et transparente
Elles sont collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes
Elles sont adéquates, pertinentes et non excessives au regard de leur finalité
Elles sont exactes, complètes et mises à jour
Elles sont conservées sous une forme permettant l'identification des personnes
pendant une durée qui n'excède par la durée nécessaire à leur finalité

BEC 40
Licéité du traitement de la donnée si répond à une des conditions suivantes :
La personne y a consenti
Le traitement est nécessaire à l'exécution d'un contrat auquel la personne est
partie (ex : livraison d'un bien)
Le traitement est nécessaire au respect d'une obligation légale à laquelle le
responsable des données est soumis (ex : billet d'avion)
Le traitement est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne
concernée (ex : groupe sanguin)
Le traitement est nécessaire à l'exécution d'une mission d'intérêt public ou
relevant de l'exercice de l'autorité publique (ex : carte grise)

L'utilisateur dispose d'un droit d'accès, d'oubli et d'opposition au traitement de ces


données.
Le registre des activités de traitement (obligatoire pour toute entreprise)
Le contenu du registre des activités de traitement :
Le nom et les coordonnées du responsable de traitement
Les finalités du traitement
Une description des catégories de personnes concernées par le traitement
Les catégories des destinataires auxquelles les données ont été communiquées
Les délais prévus pour l'effacement des différentes catégories de données

Toute entité publique ou entreprise qui gère des données en masse doit nommer un
délégué à la protection des données (DPO).

Le rôle de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL)


Il s'agit d'une autorité indépendante créée en 1978 et qui a pour mission d'informer les
citoyens de leurs droits.

Elle reçoit les plaintes des PP qui pensent que leurs données ont été illégalement utilisées.

Elle contrôle et aide les entreprises à se mettre en conformité avec le RGPD.

Le commerce électronique
Commerce électronique : c'est l'activité économique par laquelle
une personne propose ou assure à distance et par voie électronique
la fourniture de biens et services.

BEC 41
La création d'un site web
Conception par un prestataire :
Contrat d'entreprise (droit commun des contrats)
Obligation d'information au prestataire de service très importante
Le prestataire est protégé par les droits d'auteur s'il s'agit d'une "œuvre de l'esprit
original"
Le contrat prend fin en cas de cession des droits d'auteur ou à expiration de la
licence d'exploitation

Conception en interne :
Par un salarié lié par un contrat de travail
Le salarié doit céder à l'entreprise ses droits patrimoniaux car c'est l'auteur du site
Si l'œuvre est collective, l'auteur est l'entreprise

Hébergement et accès au site


Hébergement :
Contrat d'hébergement avec le fournisseur d'hébergement
Obligation de sécurité des données (obligation de résultat)
Obligation d'accès en continu au site (obligation de moyens)
Pas de responsabilité civile ou pénale en cas de contenu du
site illicite sauf s'il en avait connaissance

Accès au site :
Choix d'un nom de domaine unique
Le nom de domaine est libre mais il faut passer par un office d'enregistrement
Pour les extensions françaises (.fr), il faut passer par l'AFNIC
Si le nom de domaine est déjà utilisé, cela peut être assimilé à de la contrefaçon
L'enregistrement, le renouvellement du nom de domaine peut être refusé voire
supprimé s'il est susceptible de porter atteinte à des droits

Les contrats relevant du commerce électronique


La conclusion du contrat :
En principe, l'écrit n'est pas obligatoire mais il existe des exceptions
L'écrit peut être électronique
L'écrit a la même force probante que l'écrit papier s'il est possible de connaître la
personne dont il émane et si sa conversation garantit son intégrité
L'auteur de l'offre reste engagé tant qu'elle est accessible par voie électronique

BEC 42
L'offre doit comporter des mentions sur les étapes pour conclure le contrat électronique
ainsi que les moyens technique permettant à l'utilisateur, avant la conclusion du contrat,
d'identifier les erreurs commises dans la saisie des données et de les corriger.

Pour que le contrat soit valablement conclu, le destinataire de l'offre doit avoir eu la
possibilité de vérifier le détail de sa commande et son prix total, de corriger d'éventuelles
erreurs avant de confirmer celle-ci pour exprimer son acceptation par le double-clic +
accusé de réception sans délai.
L'exécution du contrat
Toute PP ou PM exerçant le commerce électronique est responsable de la bonne exécution
du contrat.

Exonérations possibles : mauvaise exécution ou inexécution de l'acheteur, fait


imprévisible d'un tiers ou cas de force majeure

La signature électronique
Elle n'est pas obligatoire mais nécessaire pour la preuve parfaite.
Elle a la même force probante que l'écrit s'il est possibilité d'identifier avec fiabilité son
auteur et que l'intégrité du document est garanti.

BEC 43
Constitution et
transformation des sociétés
Constitution des sociétés
Les conditions de fond

Affectio societatis : volonté de travailler ensemble dans un intérêt commun et sur un pied
d'égalité, avec de surcroît une participation aux bénéfices et aux pertes.

Au moins 2 associés (sauf SASU et EURL), max 100 pour les SARL
Apports en numéraire, nature ou industrie
Participation aux bénéfices en fonction de la quote-part qu'ils détiennent ou autre
répartition mais clauses léonines interdites
Contribution aux pertes en fonction du type de société

Les conditions de forme


Pour les statuts : un écrit est obligatoire
L'acte est notarié en cas d'apport d'un immeuble
Déclaration des bénéficiaires effectifs si une PP détient > 25% des droits
Publicité dans un JAL
Dépôt du formulaire M0 au CFE
Immatriculation au RCS et publication au BODACC

Spécificités de la SARL

Les associés, même gérants, ne doivent pas être commerçants


Il n'y a pas de capital minimum
Les apports en numéraire sont libérés min à hauteur de 20% puis dans les 5 ans
Les apports en nature sont évalués par le CAA et entièrement libérés

Il est possible de ne pas recourir au CAA par décision à l'unanimité des associés et dans le
cas où l'ensemble des apports en nature ne dépasse pas 30 000 € et représente moins de
la moitié du capital social.

BEC 44
Spécificités SA
Capital minimum de 37 000 €
Apports en industrie interdits
Apports en numéraire libérés à 50% à la souscription puis dans les 5 ans
Apports en nature obligatoirement évalués par le CAA désigné par le président du
TC ou à l'unanimité des associés

Spécificités SA faisant offre au public


7 associés minimum
Projet de statuts déposés au greffe du TC
Notice d'informations publiée au BALO
Prospectus visé par l'AMF
Souscriptions publiques constatées par les bulletins de souscription
L'assemblée constitutive doit être réunie

Spécificités SAS
Pas d'offre au public possible (sauf crowdfunding)
Dispenses de CAA idem SARL

La fiscalité des apports à titre pur et simple

Apports à titre pur et simple : apports rémunérés par des droits sociaux.

Apports à titre onéreux : apports bénéficiant d'une contrepartie (paiement d'un prix ou
prise en charge d'un passif).

BEC 45
En principe, les apports à titre pur et simple sont exonérés d'impôt.

Exception : si une PP ou PM à l'IR apporte un immeuble, FDC, clientèle ou droit au bail


alors il s'agit d'un apport à titre onéreux et les apports sont donc soumis au barème
progressif des DE.
0€ 23 000 € 200 000 €

0% 3% 5%

Exception générale : si l'apporteur s'engage à conserver les titres pendant au moins 3 ans,
les apports sont exonérés d'impôt.

Les immeubles dits "neufs" (< 5 ans) sont soumis à TVA.

La fiscalité des apports à titre onéreux

Principe : les apports à titre onéreux sont soumis aux droits applicables à la vente.
Barème progressif des DE pour le FDC
Taux de 5% pour les immeubles
Droit fixe de 125 € pour les brevets et les obligations

Toutefois, une exonération est possible dans le cas de la mise en société d'une EI si les
biens sont affectés à l'activité professionnelle et que les titres sont conservés 3 ans.

TVA : même règle que pour les apports à titre pur et simple.

La fiscalité des apports mixtes

En cas d'apport mixte avec un bien unique, la ventilation des droits se fait en fonction de
ce bien.

En cas d'apport de plusieurs biens (ou FDC) : l'apporteur est libre de choisir la part qui
sera à titre pur et simple ou à titre onéreux.

BEC 46
Transformation des sociétés
Principe : la transformation d'une société en une autre n'entraîne pas la création d'une PM
nouvelle.

La délibération s'effectué en AG aux conditions de modification des statuts de la nouvelle


forme.
Si l'engagement des associés augmente (passage d'une responsabilité limitée aux apports à
une responsabilité illimitée), l'unanimité est requise.

Cette transformation entraîne la publication au JAL, BODACC et TC.

Transformation d'une SARL en SA


Rapport du CAC sur la situation de la société et dépôt au TC
Evaluation par un CAT des actifs et attestation des capitaux propres > 1/2 K
Conversion des PS en actions négociables
Exclusion des apporteurs en industrie
Mise en conformité des organes sociaux

Transformation d'une SARL en SAS


Rapport du CAC sur la situation de la société
Evaluation par un CAT des actifs
Décision à l'unanimité des associés

Régime fiscal de la transformation d'une société

APRES

IR IS

IR Droit fixe 125 € DE idem constitution + (1)


AVANT

IS Droit fixe 125 € + (1) Droit fixe 125 €

BEC 47
(1) Lors d'un passage d'une société de l'IR à l'IS ou inversement, le principe veut que l'on
considère ce changement de régime d'imposition comme une "cessation d'entreprise" et
dans ce cadre : imposition immédiate des bénéfices d'exploitation, bénéfices en sursis et
PV latentes.

Cependant, lorsque la valeur comptable des éléments d'actif n'est pas modifiée et qu'il est
possible qu'ils soient imposés dans le nouveau régime, alors il n'y a pas d'imposition
immédiate.

Changement d'objet ou d'activité de la société


Le changement d'objet est, lui aussi, assimilé à une cessation d'entreprise.

A ce titre, les déficits antérieurs ne sont pas reportables sur les bénéfices futurs car ceux-
ci ont été générés par une autre activité et sont donc reportables uniquement sur cette
même activité.

Les PV latentes et provisions sont imposables sauf en l'absence de réévaluation des actifs.

BEC 48
Gouvernance et relations avec
les associés
L'organisation de la gouvernance des
sociétés
Parité dans les SA et SCA
40% de chaque sexe doit être présent dans le conseil d'administration ou de surveillance
des sociétés cotées ou des sociétés avec plus de 250 salariés, plus de 50M€ de CA et plus de
50M€ de total bilan.

Les nominations ne respectant pas cette règle sont réputées nulles.

Responsabilité du dirigeant

Dans le cas d'une société à responsabilité limitée, les actes conclus par le dirigeant hors de
l'OS restent valables sauf si le tiers est de mauvaise foi.

Dans le cas d'une société à responsabilité illimitée, les actes conclus hors de l'OS peuvent
être annulés.

Dans tous les cas, le dirigeant engage par contre sa responsabilité et peut être révoqué
pour ce motif.

Principales caractéristiques des organes de la SA avec CA

3 à 18 membres du CA (24 si fusion)


Les administrateurs sont PP ou PM avec un représentant permanent
Le DG et le PCA sont obligatoirement des PP
Le PCA est forcément administrateur
Un administrateur peut avoir au maximum 5 mandats s'il est une PP exception
faite des sociétés contrôlées et des sociétés sœurs
Le PCA peut avoir au maximum 2 mandats exception faite des sociétés contrôlées
Un administrateur ne peut devenir salarié (sauf en PME) mais l'inverse est
possible

BEC 49
Le CA est composé au maximum d'1/3 d'administrateurs > 70 ans SCC
Le PCA doit avoir moins de 65 ans SCC
Le DG peut cumuler son mandat avec son CT
Les administrateurs sont nommés en AGO pour 6 ans max et rééligibles
Le PCA est nommé par le CA pour 6 ans max et rééligible
Le DG est nommé par le CA pour une durée libre et rééligible
Chacun est révocable par les organes qui l'ont nommé
Le DG est révocable uniquement pour juste motifs

Les conseils de Julie


Les caractéristiques du CA et du CS sont globalement les mêmes, tout comme le DGD peut
être assimilé au DG. Donc je ne traiterai que des différences spécifiques aux SA avec CS.

Principales caractéristiques des organes de la SA avec CS


1 à 5 membres du directoire
Le président du directoire est obligatoirement une PP
Le directoire peut cumuler 5 mandats ou 3 si les sociétés sont contrôlées
Les membres du directoire peuvent cumuler un mandat et un CT
Les membres du directoire ont moins de 65 ans SCC
Le directoire est nommé par le CS pour 2 à 6 ans rééligible
Le directoire est révocable pour justes motifs

La rémunération dans les SA

Le CA reçoit des jetons de présence votés en AG et répartis par le CA lui-même


Le PCA reçoit des jetons spéciaux et une rémunération spéciale
C'est le CA / CS qui décide de la rémunération du DG / directoire sauf en SA cotée
Les jetons de présence sont imposables au titre des RCM
Les autres rémunérations sont imposés dans les traitements & salaires

Les pouvoirs du CA
Fixer les orientations de l'activité et les mettre en oeuvre
Poser toute questions intéressant la bonne marche de la société
Convoquer les AG
Etablir les comptes et le rapport de gestion
Autoriser les conventions réglementées
Emettre des obligations

BEC 50
Les pouvoirs des autres organes de la SA

Les pouvoirs

Organiser et diriger les travaux du CA


PCA
Veiller au bon fonctionnement des organes sociaux

DG / Représenter la société à l'égard des tiers


directoire Etre investi des pouvoirs les plus étendus

Assister le DG
DGD
Ses pouvoirs peuvent être calqués sur ceux du DG

Contrôler la gestion du directoire


CS Vérifier les comptes
Recevoir le rapport trimestriel du directoire

Les limitations de pouvoirs dans la SA

Les pouvoirs des dirigeants envers les actionnaires sont limités à l'OS, peuvent
être limités par des CLP et par l'AG
Les pouvoirs envers les tiers ne sont pas limités par l'OS ni les CLP
Les conventions interdites (sauf administrateur PM ou établissement bancaire)
Les conventions réglementées doivent être autorisée par le CA puis approuvées a
posteriori par l'AG

Principales caractéristiques des organes de la SAS


1 président et éventuellement un DG et des DGD
Le président peut être une PP, une PM, un salarié
Il a le statut de salarié
Les autres caractéristiques du président sont libres

BEC 51
Principales caractéristiques des organes de la SARL
1 seul gérant (EURL) ou plusieurs gérants (cogérance)
PP obligatoirement, il peut être salarié
Il est nommé par l'AG pour la durée de la société
En tant que gérant minoritaire il a le statut de salarié
En tant que gérant majoritaire, il est affilié au SSI

Pouvoirs et limites des dirigeants de SAS / SARL


Ils sont investis des pouvoirs les + étendus pour agir en toutes circonstances au
nom de la société
Ils représentent la société
Leurs pouvoirs envers les associés sont limités par l'OS, les CLP et l'AG
Leurs pouvoirs envers les tiers ne sont limités ni par l'OS ni par les CLP
Les conventions entre la société et les dirigeants sont approuvées a posteriori par
l'AG

Les relations entre les dirigeants et les


associés
Information permanente dans les SA / SARL
Comptes annuels
Inventaire
Rapports
PV d'AG
En + pour les SA : comptes consolidés, rapport du CA et du CAC, liste des
administrateurs, liste des conventions

Information préalable à l'AG dans les SA / SARL


Inventaire
Comptes annuels
Rapport de gestion
En + pour les SA : tableau des résultats sur 5 exercices, comptes consolidés,
inventaire des VMP

BEC 52
Information contenue dans le rapport de gestion
Situation de la société au cours de l'exercice écoulé + évolution prévisible
Actionnariat salarié
Description des procédures de contrôle de gestion
Description des risques financiers et environnementaux

Rémunération chez les dirigeants de SAS / SARL


Limite des conventions réglementées
Limite de l'abus de biens sociaux
Annulation de la délibération de rémunération possible si abus de majorité

Rémunération chez les dirigeants de SAS / SARL


Dans les sociétés cotées, il s'agit d'une convention réglementée
Mêmes limites que SAS/SARL
Révocation ad nutum possible (constitue une limite à la rémunération)
Possibilité d'obtenir des stock options et actions gratuites

Le CAC doit certifier la rémunération des 5 ou 10 personnes les mieux rémunérées.

Rapport sur le gouvernement d'entreprise dans la SA


Le contenu est différent selon si la société est cotée ou non
Liste des mandats de l'exercice
Conventions réglementées
Délégations en cours de validité à l'AG pour augmentation de capital
Choix de la structure (SA à CA ou à CS)

Règle "comply or complain" : les sociétés peuvent se conformer à un code du


gouvernement d'entreprise élaboré entre autre par le MEDEF. Le cas échéant, elles
devront se justifier.

Les conventions

Conventions libres : conventions courantes conclues à des conditions normales.

Conventions interdites : prêts, cautions, découverts, avals (sauf administrateurs PM ou


établissements bancaires).

BEC 53
Conventions réglementées : toutes les conventions autres que les conventions libres et les
conventions interdites.

Procédure des conventions réglementées


Autorisation motivée préalable du CA / gérant
Elles seront réexaminées tous les ans
Transmission au CAC et présentation du rapport spécial à l'AG
Si la procédure n'est pas respectée ou la convention désapprouvée, les
conventions sont annulées
Recours à un expert en gestion
Il apporte des éclaircissement sur des opérations spécifiques
SA / SAS : demande possible par les associés > 5% du K, AMF, CSE, ministère public
SARL : demande possible par les associés > 10%, CSE, ministère public
Pour les autres formes de sociétés : tout intéressé peut en faire la demande

Responsabilité du dirigeant à l'égard des associés


Violation de la loi ou des règlements
Non-respect des statuts
Faute de gestion

Responsabilité du dirigeant à l'égard de la société


Ut universali : par d'autres dirigeants, au nom de la société
Ut singuli : par un associé touché en particulier mais qui agit au nom de la société

Responsabilité du dirigeant à l'égard des tiers


La faute est d'une particulière gravité
Et détachable de ses fonctions (souvent, il s'agit d'une infraction)

BEC 54
Les principaux outils de
financement

Le financement par fonds propres


Les actions et les droits
Il existe 2 types d'actions : les actions ordinaires qui donnent un droit de vote et le droit
aux dividendes, et les actions de préférence qui confèrent des droits supplémentaires
comme le droit à un dividende prioritaire ou encore des doubles voix.

Droits conférés par les actions :


Obligation d'apport et contribution aux pertes
Droit de participation aux AG
Droit de vote qui ne peut être supprimé sauf dans les cas prévus par la loi
Droit à l'information
Droit d'agir en justice en fonction du %
Droit aux dividendes, aux réserves et au boni de liquidation
Droit préférentiel de souscription lors d'une augmentation du capital

Les actions de préférence ne peuvent représenter plus de la moitié du capital social.

Les sources possibles de l'augmentation de capital

Apports en numéraire
Apports en nature
Incoporation de réserves
Conversion ou remrbousement de titres de créance
Exercice d'options donnant accès au capital

BEC 55
Modalités de l'augmentation de capital :
AGE en principe mais délégation possible au CA / directoire
L'AG statue suite au rapport présenté par le CA / directoire
Lorsque l'augmentation de capital se fait par incorporation de réserves, l'AGE
statue aux conditions de majorité et de quorum de l'AGO

Le droit préférentiel de souscription (DPS)

Il est proportionnel au nombre de titres obtenus


Il est irréductible car l'actionnaire peut l'exercer en totalité
L'AG peut octroyer des DPS à titre réductible (non prioritaires) pour les actions
non encore souscrites à titre réductible
Il peut être cédé par l'actionnaire, sa valeur dépend du marché
Il peut être supprimé par l'AGE mais doit répondre à certains critères
Chaque actionnaire peut renoncer au DPS au profit d'une autre personne

Augmentation de capital en nature


Un contrat d'apport doit être rédigé.
Le CAA est obligatoire dans une SA mais les actionnaires peuvent choisir une autre valeur
que celle qui leur est proposée.

Augmentation de capital par incorporations de réserves

De toute nature : PE, PF, réserves libres, statutaires, légales


Des DA peuvent être attribués
L'AGE statue aux conditions de quorum et de majorité de l'AGO

Augmentation de capital par conversion de titres de créances ou d'options

Grâce à des ORA / OCA


Exercice de BSA ou de stock options

BEC 56
Réduction de capital
Modalités de la réduction de capital :
Décision prise en AGE
Le CAC émet un rapport transmis aux actionnaires
Il vérifie que l'égalité entre les actionnaires est bien respectée
Soit par diminution du nombre d'actions, soit par diminution du nominal, soit par
le rachat d'actions par de la société
Publicité dans un JAL, au greffe du TC, RCS et BODACC

Dans le cas où la réduction de capital ne serait pas motivée par des pertes, les créanciers
peuvent former opposition devant le TC qui décidera de rejeter, d'ordonner le
remboursement des créances ou de constituer des garanties supplémentaires.

Régime fiscal applicable aux opérations sur capital


Depuis le 1er janvier 2019, les augmentations de capital ne sont plus soumises aux DE
sauf dans le cas d'apport à titre pur et simple (même règles que pour la création).

La réduction de capital motivée par les pertes est exonérée de DE depuis le 1er janvier
2019.
Lorsqu'elle n'est pas motivée par les pertes et qu'elle entraîne une PV, celle-ci est taxée
dans les règles habituelles des PV.

Le financement par recours au marché


financier
Les offres au public

Offre au public : tout le monde peut y souscrire grâce à la publicité ou à un intermédiaire


(banque).

Admission sur un marché réglementé : cotation en bourse. Elle est plus restrictive car il
s'agit d'un marché réglementé.

BEC 57
Modalités de l'offre au public des titres :
Actions ou obligations
Communication suffisante pour permettre à l'investisseur de décider en
connaissance de cause
Ou placement par des intermédiaires financiers

Sont exclus de l'offre au public les offres < 8 M€ et le crowdfunding.


Les sociétés pouvant faire offre au public :
Autorisé pour les SA, SE et SCA
Interdit pour les SC sauf SCPI
Interdit pour les sociétés de personnes (SARL, SNC, SCS)
Interdit pour les SAS

L'admission sur les marchés réglementés


Pour leur admission, les sociétés doivent diffuser au moins 25% de leur capital au public
et présenter des comptes certifiés sur les 3 derniers exercices.

Après leur admission, elles doivent :

Présenter leur chiffre d'affaires tous les 3 mois


Présenter leur résultat tous les 6 mois
Publier leurs comptes annuels

Les contrôles

Le rôle de l'AMF :
Elle dispose d'un pouvoir réglementaire
Elle donne son autorisation pour certaines opérations
Elle appose son visa sur le prospectus (projet d'introduction en bourse)
Elle prononce des sanctions administratives

Les contrôles du CAC :


Les nominations et révocations de CAC doivent être communiquées à l'AMF
Un CAC ne peut certifier les comptes d'une société cotée sur plus de 6 exercices
consécutifs
Le champ des conventions réglementées est étendu (ex : parachute doré...)

BEC 58
Transparence actionnariale
La société a besoin de connaître la répartition de son actionnariat. C'est la raison pour
laquelle sont rendus obligatoires les déclarations :
De franchissement de seuil : 5%,10%,15%,20%,25%,30%,1/3,50%,2/3,90%,95%
De pactes liant les actionnaires

Le financement par compte courant


Les modalités de l'apport en compte courant

Constitue un prêt de l'associé envers la société


C'est une mise à disposition des fonds ou un abandon temporaire de
rémunération / dividendes
N'entre pas dans le capital social (donc pas de formalisme)
Peut être rémunéré par un intérêt mais ce n'est pas obligatoire
Peut être considéré comme une convention réglementée

La réglementation applicable à l'apport en compte courant

L'apport en compte courant est régi par le droit commun des contrats.

Si une convention est mise en place, elle contient :


Le montant mis à disposition
Le taux d'intérêt
Les modalités de calcul, versement ou remboursement

La fiscalité du compte-courant

Pour la société, les intérêts sont déductibles si :


Le capital est entièrement libéré
Dans la limite du taux légal en vigueur

Lorsque les intérêts sont déductibles :


Pour l'associé PM, ils sont intégrés au résultat financier (compte 76..)
Pour l'associé PP, ils sont soumis imposés dans la catégorie des RCM (PFU / barème)

BEC 59
Le financement par le crédit
Les ouvertures de crédit

Ouverture de crédit : montant plafond d'emprunt accordé par une banque pour une durée
donnée.

Les modalités de l'ouverture de crédit :


L'exercice de l'option donne naissance à un prêt
Peut être une autorisation de découvert ou un crédit d'escompte
A durée déterminée ou non

Les emprunts
Les modalités de l'obtention d'un prêt :
Le TEG doit être mentionné dans le contrat
L'objet du prêt peut être affecté ou non
Les remboursements anticipés sont possibles (prévus dans le contrat ou non)

Les prêts usuaires sont interdits. Il s'agit des prêts qui excèdent de plus du 1/3 le TEG
moyen pratiqué sur des opérations de même nature le trimestre précédent.

Les conditions d'émission d'un emprunt obligataire :

Ils sont ouverts aux SA, SAS, SCA ou GIE et aux SARL sous conditions :
3 bilans régulièrement approuvés
Le capital est entièrement libéré
Décidé par l'AGO

Les modalités d'émission d'un emprunt obligataire :


Décidée par l'AGO ou les dirigeants
En d'augmentation du capital potentielle (ORA, OCA), c'est l'AGE qui décide
Les obligations sont au porteur ou nominatives (exclusivement nominatives pour
les sociétés cotées)
Elles sont à taux fixes ou à taux variables
Elles sont imposées dans la catégorie des RCM

BEC 60
Les droits des obligataires :
Versement d'intérêt et remboursement du capital
Ils appartiennent à la masse des obligataires

Le crédit-bail

Le contrat de crédit-bail cache 2 contrats :


Le contrat de crédit-bail entre le crédit-bailleur (entreprise) et le crédit preneur
(établissement financier)
Le contrat de vente entre le crédit-bailleur et le vendeur

Le crédit-bail doit faire l'objet d'une publicité de la part du crédit-bailleur au greffe du


TC ou au TGI. Le cas échéant, le contrat ne sera pas opposable aux tiers.

Les garanties
Garantie : mécanisme juridique ayant pour fonction de prémunir les créanciers contre les
risques de crédit soit, pour l'essentiel, l'insolvabilité du débiteur.

Garantie personnelle : contrat conclu entre le créancier et un garant (autre que le débiteur
principal). Elle confère au créancier le droit de lui réclamer le paiement des sommes dues.

Le cautionnement
Il existe 2 formes de cautionnement : le cautionnement simple et le cautionnement
solidaire.

Le cautionnement simple accorde un bénéfice de discussion et de division qui n'existent


pas pour le cautionnement solidaire.

Les modalités du cautionnement :


L'écrit ne requiert aucune condition de validité particulière mais des conditions
de preuve : signature de la caution, somme en chiffres et en lettres
C'est un contrat accessoire
La caution dispose des mêmes moyens de défense que le débiteur

BEC 61
Les cas d'extinction du cautionnement :
Le débiteur paie le créancier
La caution paie sa dette
Le créancier n'exerce pas ses droits

La garantie autonome

Garantie autonome : c'est l'engagement par lequel le garant s'oblige, en considération


d'une obligation souscrite par un tiers.

Les modalités de la garantie autonome :


Utilisée dans la pratique bancaire internationale
Utilisation interdite par les consommateurs
Le garant ne peut exposer d'exception sauf abus ou fraude du bénéficiaire

Le gage

Gage : contrat par lequel le débiteur ou un tiers accorde au créancier le droit de se faire
payer par préférence à ses autres créanciers sur des biens mobiliers corporels. Il est avec
ou sans dépossession.

Les modalités du gage :


Ecrit obligatoire avec la désignation du bien donné en gage
Publicité des conditions d'opposabilité aux tiers sur un registre spécial
Si le gage est avec dépossession, le créancier peut exercer son droit de rétention

Le nantissement

Nantissement : affecter en garantie un meuble incorporel.

Les règles sont les mêmes que celles du gage, avec des règles spécifiques pour certaines
garanties (FDC, parts sociales, logiciels...).

BEC 62
L'hypothèque

Hypothèque : droit réel sur les immeubles.

Les modalités de l'hypothèque :


Le débiteur reste propriétaire et conserve la possession du bien
Acte authentique obligatoire (écrit rédigé par un notaire)
Opposable aux tiers si publicité foncière + inscription au registre
En cas de défaillance du débiteur, le créancier peut vendre le bien

Les moyens de règlement anticipés


Les moyens de règlement des effets de commerce

La lettre de change
Le billet à ordre
L'escompte

L'affaturage

Affacturage : opération de crédit par laquelle un établissement de crédit, appelé factor ou «


affactureur », règle, moyennant rémunération, les créances commerciales de l'un de ses
adhérents.

BEC 63
Instruments de financement
innovants

Les titres subordonnés


Titres subordonnés à durée indéterminée (TSDI) : créances d'avant-dernier rang avec un
coupon (taux variable en totalité ou en partie), à durée indéterminée. Le versement du
coupon peut être subordonné à un bénéfice par exemple.

Titres subordonnés remboursables (TSR) : titres émis généralement à taux fixes et


remboursables.

Titres super-subordonnés (TSS) : clauses relatives au remboursement des intérêts et du


capital encore plus défavorables.

Le crowdfunding
Crowdfunding : mode de financement participatif reposant sur la mise en relation directe,
sans intermédiaire, de start-up et d'investisseurs à la recherche d'investissements de
proximité.

Les modalités du crowdfunding :


Soit sous forme de don (sans contrepartie)
Soit avec une contrepartie non financière : réception d'un service, objet...
Soit sous forme de prêt avec ou sans intérêts
Soit sous forme de royalties avec une rémunération en fonction du CA

BEC 64
Constitution et vie des groupes

La prise de participation et de contrôle


La notion de contrôle

Succursale (ou établissement) : démembrement ou délocalisation d'une société en un lieu


autre que le SS. Elle n'a pas de personnalité juridique propre.

Participation : lorsqu'une société en détient dans une autre, une fraction du capital entre
10% et 50%.

Filiale : société dont plus de 50% est détenue par une autre.

Toute PP ou PM est considérée comme contrôle une autre dès lors :

Qu'elle détient la majorité des droits de vote


Qu'elle dispose de la majorité des droits de vote en vertu d'un accord avec d'autres
associés et qui n'est pas contraire à l'intérêt social
Lorsqu'elle détermine, dans les faits, les décisions prises en AG (contrôle de fait)
Lorsqu'elle est associée d'une société et dispose du pouvoir de nommer ou révoquer
les dirigeants

Est présumée exercer un contrôle lorsqu'elle dispose de plus de 40% des droits de vote et
aucun associé n'en détient une fraction supérieure.

Est considéré comme contrôle le contrôle conjoint exercé par 2 ou plusieurs PM.

Les participations réciproques

Participation réciproque directe : lorsqu'une société détient une part du capital d'une
autre société qui détient elle-même une partie du capital de la première société.

BEC 65
Les participations réciproques entre sociétés ne peuvent excéder 10% du capital.
Dans le cas où ce taux sera dépassé, les sociétés ont 1 an pour régulariser la situation.
En attendant, les droits de vote "excédentaires" sont suspendus.

Autocontrôle

Autocontrôle : si une société assure son propre contrôle par l'intermédiaire de plusieurs
sociétés qu'elle contrôle.

La réglementation de l'autocontrôle :
Ne concerne que l'autocontrôle des SA
Les sociétés interposées ne sont pas nécessairement des SA
Les droits de vote ne sont pas exercés et non pris en compte dans le calcul du
quorum

Action de concert

Action de concert : personnes qui ont conclu un accord en vue d'acquérir ou de céder des
droits de vote et mettre en œuvre une politique commune.

Les cas de présomption de l'action de concert :


Entre la société et le PCA, DG, directoire ou ses gérants
Entre une société et les sociétés qu'elle contrôle
Entre des sociétés contrôlées par les mêmes personnes.

Le CS et les administrateurs ne sont pas concernés par l'action de concert.

L'action de concert déclenche plusieurs obligations :

Obligation de déclaration du franchissement des seuils par la personne concernée.


Dans le cas contraire, les actions sont privées de leurs droits de vote.

Obligation de déclaration d'intentions : dans les 6 mois à venir pour les personnes ayant
franchi les seuils.

Ex : nomination, contrôle...

Publicité des pactes d'actionnaire.

BEC 66
Les offres publiques

Offre publique : consiste pour une PM à faire connaître aux actionnaires d'une société cible
qu'elle souhaite acquérir leurs actions à un prix supérieur au cours de bourse, payé soit en
numéraire (OPA) soit en titres de l'initiateur (OPE).

Clause de succès : l'offre peut être associée à un seuil de renonciation appelé "clause de
succès". L'initiateur se réserve le droit de renoncer si le seuil n'est pas atteint (car les
actionnaires ne sont pas tenus d'accepter).

Les étapes d'une offre publique :

Préparation Présentation du dossier AMF Publication AMF

Surrenchère Ouverture de l'offre Visa Recevabilité

Résultat

Les offres publiques de retrait (OPR)

Offre publique de retrait : mécanisme qui vise à ce que les actionnaires minoritaires
puissent se retirer de la société dont le contrôle a changé.

La procédure est demandée par les minoritaires, les majoritaires ou l'AMF.

Le retrait obligatoire porte sur max 5% des titres (OPRO) pour les minoritaires qui n'ont
pas souhaité vendre.

Offre publique obligatoire : toute PP ou PM qui détient 30% du capital ou des droits de
vote est tenue de déposer un projet d'OPO.

Les défenses anti-OPA :


Actions de préférence
Plafonnement des droits de vote (ex : max 10% par actionnaire)
Dilution du capital (augmentation de capital, dividendes en actions...)

BEC 67
Régime juridique et social des
groupes

Le régime juridique des groupes


Généralités sur les groupes
Les groupes n'ont pas de personnalité juridique propre, mais toutes les sociétés en ont
une.
Il est possible que l'actif d'une société permette de répondre au passif d'une autre dans 2
cas :
Volontaire : caution, engagement solidaire
Légal : responsabilité indéfinie (ex : SNC), extension d'une dette d'un patrimoine
à un autre sous le contrôle du juge (procédure collective)

L'intérêt d'une filiale n'est pas toujours dans l'intérêt du groupe. Une sanction est
possible si les dirigeants prennent des décisions dans l'intérêt seul de la société mère et
non du groupe.

Information des associés au sein du groupe


Rapport de gestion qui fait état des prises de participation
Rapport sur la gestion du groupe
Conventions réglementées

Les droits des associés du groupe

Comme dans toute société, les associés disposent du droit à l'expertise de gestion : la
société mère peut demander une expertise de gestion à sa fille (si c'est dans l'intérêt du
groupe).

L'action sociale (action en responsabilité des associés au nom du préjudice subi par la
société) n'est possible que dans une même société. Les associés d'une filiale ou d'une
société mère ne peuvent invoquer l'action sociale au titre d'une autre société du groupe.

Cependant, ils pourront agir en tant que tiers.

BEC 68
Commissariat aux comptes et consolidation
Le CAC est obligatoire :
Dans la holding : si le groupe a un CA > 8 M€, total bilan > 4 M€, nb salariés > 250
Dans les filiales : si le groupe a un CA > 4 M€, total bilan > 2 M€, nb salariés > 25

La consolidation est obligatoire en cas de contrôle exclusif, conjoint ou influence


notable sauf :
Dans le cas d'un petit groupe : CA < 48 M€, total bilan < 24 M€, nb salariés < 250
Si la société mère est elle-même contrôlée (sous-groupe)
Si toutes les filiales individuellement ont un intérêt négligeable

Les obligations liées à la consolidation :


Etablissement des comptes
Rapport consolidé de gestion
Certification, communication, approbation
Publicité : greffe du TC + BALO si cotée

Procédures collectives et groupe


Principe : la procédure collective est ouverte à l'égard d'une société et n'affecte pas les
autres sociétés du groupe.

Les exceptions :
Fictivité ou confusion des 2 patrimoines
La société mère est le dirigeant de fait de la filiale => elle prendra en charge une
partie du passif

La Société Européenne (SE)

Caractéristiques de la SE :
2 associés minimum ou SE unipersonnelle si filiale d'une SE
SS dans l'UE
Immatriculation au RCS, greffe TC, BODACC et JOUE
Capital > 120 000 € (225 000 € si offre au public) ou loi du pays du siège
Fonctionnement proche de la SA
Clauses possibles : inaliénabilité, agrément, exclusion...

BEC 69
Le régime social des groupes
Les comités

Le CSE (comité social et économique) est obligatoire pour les entreprises de plus de 11
salariés. Il a des attributions économiques, sociales et culturelles. L'entreprise doit lui
fournir les moyens matériels et financiers nécessaires à son bon fonctionnement.

Le comité de groupe est constitués d'élus du CSE entre une société mère et ses filiales. Il
est destinataire des informations économiques et sociales qu'il est chargé de
centraliser.

Le comité d'entreprise européen est obligatoire pour les entreprise de plus de 1000
salariés dans l'UE dont 150 au moins dans 2 états membres.

Situation des salariés du groupe


Chaque PM employeur est indépendante ce qui signifie qu'un salarié est employé par
une entreprise et non par le groupe.

Il est possible de constituer des accords de groupe.

En cas de mutation du salarié d'une entreprise à une autre, il s'agit d'une modification
du CT qui nécessite l'accord du salarié. Il conserve alors son ancienneté.

BEC 70
Autres modes de coopération

Les structures juridiques de coopération


Le Groupement d'Intérêt Economique (GIE)

GIE : son but est de faciliter ou de développer l'activité économique de ses membres mais
une distribution des bénéfices est possible.

La règlementation applicable aux GIE


L'OS est une activité économique distincte de ses membres
Minimum de 2 membres
Pas de capital minimum
La majorité des règles sont définies dans les statuts
La responsabilité est indéfinie et solidaire

Le Groupement Européen d'Intérêt Economique (GEIE)


Les spécificités du GEIE :
Il compte au maximum 500 personnes
Les membres ont leur SS en UE (au moins 2 pays différents)

La Société en Participation (SEP)

SEP : société non immatriculée, société occulte dans laquelle les associés ne veulent pas
apparaître.

Les finalités de la SEP


Contrat passé entre les associés qui reste à usage interne
Les associés agissent en tant que PP
Souplesse, discrétion, absence de formalités, coûts limités

Pour rappel, la SEP n'a pas la personnalité juridique donc elle ne peut pas posséder des
biens elle-même ou agir en justice.

BEC 71
Les contrats de coopération
Le contrat de sous-traitance

Contrat de sous-traitance : contrat par lequel un donner d'ordres, se décharge de tout ou


partie de la réalisation d'un ouvrage ou d'une production, sur un ou plusieurs autres
entrepreneurs.

Les protections du contrat de sous-traitance :


L'entrepreneur principal doit fournir au sous-traitant la caution personnelle et
solidaire d'un établissement de crédit
L'action directe du sous-traitant est possible à l'égard du maître d'ouvrage

Le contrat de location-gérance

Contrat de location-gérance : contrat par lequel le propriétaire (bailleur) d’un fonds de


commerce (ou artisanal) en confie la gestion à un locataire-gérant (preneur), qui l’exploite
à ses risques et périls, moyennant le versement d’une redevance (loyer).

En fin de contrat, si le locataire acquiert le fonds pour une valeur < 300 K€, sa PV
professionnelle est exonérée en totalité.

Si la valeur du fonds est comprise entre 300 K€ et 500 K€, une exonération partielle est
possible sous 2 conditions :

Activité exercée pendant au moins 5 ans au moment de la mise en location du


fonds
Transmission réalisée au profit du locataire-gérant

La fiscalité du contrat de location gérance :


Le Groupement Européen d'Intérêt Economique (GEIE)
Redevances : BIC
CET : le bailleur reste redevable
TVA : application sur les redevances

BEC 72
Restructuration d'entreprise
Le régime juridique des restructurations
Les opérations de fusion et de scission

Fusion: une ou plusieurs sociétés se transforment en une seule, soit par dissolution des
sociétés déjà existantes et création d'une société nouvelle, soit par absorption d'une
société existante par une autre.

Les conséquences de la fusion


Dissolution sans liquidation
Transmission universelle du patrimoine
Les associés de l'absorbée deviennent associés de l'absorbante

Scission : le patrimoine d'une société existante est partagé entre 2 sociétés existantes ou
nouvelles.

Apport partiel d'actifs (APA): une société fait apport à une autre société d'une branche
d'activité et reçoit des droit sociaux en contrepartie.

En principe, l'APA n'est pas soumis au régime des fusions sauf si :


L'apport modifie l'objet social de la société
Les parties décident de se soumettre au régime des fusions

Transmission universelle du patrimoine (TUP) : elle consiste à dissoudre, sans la liquider,


la filiale détenue à 100% et à en transmettre le patrimoine à la mère.

Les conditions préalables aux opérations de fusion et de scission

Les préalables financiers


Déterminer la valeur des 2 sociétés
Déterminer la parité d'échange
Calcul éventuel de la prime de fusion
Calcul éventuel de la soulte

BEC 73
Les formalités des opérations de fusion et de scission
Projet de fusion / scission signé par les dirigeants qui deviendra le traité
Mentions obligatoires : formes de sociétés, noms, adresses de siège social, motif et
but de l'opérations, évaluations des patrimoines, dates des arrêtés de comptes,
rapport d'échange et soulte, prime de fusion, droits spéciaux et titres
Avis au JAL + dépôt au greffe du TC de chaque SS concerné (+BALO si cotée)
Publication au RCS

Nomination du commissaire à la fusion


Le CAF est nommé par le TC à la demande des dirigeants, il s'agit d'un CAC ou d'une
personne inscrite sur la liste de la cour d'appel ou du tribunal.

Il est obligatoire si :
La fusion concerne 2 sociétés par actions
La fusion concerne une société par actions et un SARL

Il n'est pas obligatoire si :


Au moins une société n'est ni SARL ni société par actions (décision prise à
l'unanimité de ne pas y recourir)
La fusion est dite "simplifiée" (détention des titres > 90%)
La fusion est une TUP (détention de 100% des titres)

Une fois nommé, le CAF informe les actionnaires des 2 sociétés de l'opération et établit un
rapport sur les modalités de la fusion qui sera mis à disposition des actionnaires au moins
1 mois avant la fusion.

Comme les opérations ont des impacts sur la structure des 2 sociétés, toutes les décisions
sont prises en AGE.

Procédure en cas de société nouvellement créée

Toutes les formes de sociétés sont possibles.

Dans le cas où la société créée serait une SARL, un CAA est nommé pour vérifier la valeur
de l'actif net.

BEC 74
Procédure en cas de scission
Le commissaire à la scission (CAS) n'est pas obligatoire si :
La société nouvellement créée est une SA, SAS, SCA ou SARL
Et qu'elle est constituée avec le seul apport de la société scindée
Et que le rapport de proportionnalité entre les droits de la société scindée et la
nouvelle est respecté

Les décisions sont prises en AGE.

Si la société qui reçoit les apports est déjà existante, le CAS est obligatoire.

L'APA peut se soumettre au régime des scissions sous conditions.

Procédure en cas de TUP


Il s'agit d'une procédure simplifiée :
Absence de traité de fusion
Absence d'augmentation de capital de la société bénéficiaire
Délibération en AGO de la société absorbante (décision de l'associé unique)
Pas de CAF
Pas de rapport du CA / directoire
Publicité : JAL, BODACC, radiation du RCS

Les effets des opérations de restructuration


La date d'effet de l'opération :
Si la société est nouvelle, il s'agit de la date d'immatriculation au RCS
Si la société est déjà existante, il s'agit de la date de décision en AG

Les créanciers non obligataires :


Transmission du passif et garanties à la nouvelle structure
Droit d'opposition à l'opération devant le TC dans les 30j de la publication
Le juge peut rejeter l'opposition, ordonner le remboursement de la créance ou
demander la constitution de garanties supplémentaires
S'il existe une clause d'exigibilité, le créancier a un droit d'information et
d'agrément sur l'opération. Il peut demander le remboursement immédiat de sa
créance

BEC 75
Les créanciers obligataires peuvent être consultés ou non.

Acceptation

Consultation Abandon

Rejet
Absence de réaction

Réalisation

Demande de remboursement
en justice

Non-consultation Remboursement obligatoire

Le sort des contrats


En principe, les contrats sont transmis de plein droit.

Exceptions :
Contrats intuitu personae : il faut l'accord du cocontractant
Les parties peuvent convenir dans le traité des contrats transmis ou non

BEC 76
Le régime social des restructurations
L'information du Comité Social et Economique (CSE)

Le CSE doit bénéficier de toutes les informations nécessaires pour pouvoir se


prononcer. Son avis est communiqué aux AG de toutes les sociétés concernées sous
peine de nullité des délibérations.

Le sort des contrats de travail en cours

Les contrats de travail sont transférés de plein droit et sont soumis à la CC du nouvel
employeur.
Les salariés conservent leurs avantages : rémunération, ancienneté, CPF...

En cas d'APA, les représentants du personnel ne peuvent être compris dans la branche
d'activité qu'avec l'accord de l'inspection du travail.

Les stock-options détenues par des salariés de la société absorbée ou scindée

Rien n'est prévu dans le code du commerce. 2 solutions sont alors possibles :

Soit les nouvelles conditions sont prévues dans le traité et prévoient la nouvelle
parité ainsi que le prix d'émission
Soit la société absorbante offre le droit de souscrire ses propres actions dans des
conditions similaires

BEC 77
Le régime fiscal des restructurations
La fiscalité des fusions

a) Le régime de droit commun

Imposition immédiate des bénéfices d'exploitation


Imposition des provisions sans objet de l'absorbée
Imposition des PV latentes de l'actif immobilisé

b) Le régime de faveur

Le régime a pour objectif de geler les conséquences fiscales de l’opération de fusion et


rendre celle-ci neutre.

Les plus-values d’apport peuvent bénéficier d’un sursis d’imposition.

Concernant les provisions, celles-ci ne sont pas reprises et donc pas imposées si elles
conservent leur objet.

Les plus-values latentes sur les éléments d’actif apportés lors de la fusion sont
exonérées.

BEC 78
Le régime fiscal des restructurations
La fiscalité des apports partiels d'actifs

a) Le régime de droit commun

Quand les conditions du régime de faveur ne sont pas réunies


Mêmes impacts que la fusion

b) Le régime de faveur

Pour pouvoir bénéficier du régime de faveur, 2 conditions doivent être respectées :

La société est bénéficiaire et soumise à l'impôt sur les sociétés


L'apport concerne une branche complète d'activité

Branche complète d'activité : ensemble d'actifs et de passifs qui constitue une exploitation
autonome, c'est-à-dire capable de fonctionner par ses propres moyens.

La fiscalité des scissions


a) Le régime de droit commun

Idem fusion

b) Le régime de faveur

Pour pouvoir bénéficier du régime de faveur, 3 conditions doivent être respectées :

La société scindée a au moins 2 branches distinctes


Les associés de la société scindée deviennent associés de chacun des sociétés
bénéficiaires
Les sociétés bénéficiaires reçoivent 1 ou plusieurs branches

La fiscalité des TUP

Les régimes sont semblables à ceux de la fusion.

BEC 79
L'entreprise en difficulté
Prévention et traitement non judiciaire
des difficultés de l'entreprise
Prévention par l'information économiques

a) Etablissement des comptes

Les entreprises peuvent présenter une version simplifiée de leurs comptes dès lors
qu'elles ne dépassent pas 2 des 3 seuils suivants :
12 millions de CAHT
6 millions de total bilan
50 salariés

b) L'annexe

L'annexe est facultative pour les micro-entreprises.

Sont considérées comme micro-entreprises, celles qui ne dépassent pas 2 des 3 seuils
suivants :
700 000 € de CAHT
350 000 de total bilan
10 salariés

L'annexe peut être simplifiée pour les PME qui respectent dans 2 exercices les seuils
suivants :
8 millions de CAHT
4 millions de total bilan
50 salariés

c) Le dépôt des comptes annuels au greffe du TC

Obligatoire pour : les SARL, SA, SAS, SCA et certaines SNC sous peine d'une amende.
Les micro-entreprises et les PME peuvent demander que leurs comptes ne soient pas
rendus publics (option de confidentialité).

BEC 80
d) Comptes prévisionnels

Les comptes prévisionnels sont obligatoires pour les entreprises qui dégagent plus de
18 millions de CA ou qui emploient plus de 300 salariés.

Ils contiennent :
Le passif exigible et l'actif disponible
Le compte de résultat prévisionnel
Le tableau et le plan de financement

Prévention par l'alerte

a) Alerte déclenchée par le CAC dans une SA

Phase 1 : le commissaire aux comptes informe par écrit le président du conseil


d’administration ou du directoire de tout fait de nature à compromettre la
continuité de l’exploitation qu’il a relevé à l’occasion de l’exercice de sa mission ; le
président devant donner une réponse écrite au commissaire aux comptes dans un
délai de 15 jours, l’information qui lui est faite correspond à une demande
d’explication.

Si le commissaire aux comptes estime satisfaisante la réponse reçue, il ne poursuit pas


la procédure. La réponse du dirigeant est communiquée au comité d’entreprise ou, à
défaut, aux délégués du personnel.

Phase 2 : à défaut de réponse du Président du conseil d’administration ou du


directoire, ou si, en dépit des décisions prises, le commissaire aux comptes constate
que la continuité de l’exploitation demeure compromise, il invite, par écrit, le
dirigeant à faire délibérer le conseil d’administration ou de surveillance. Le
commissaire aux comptes doit être convoqué à ce conseil.

Le commissaire aux comptes informe le Président du Tribunal de Commerce et le


comité d’entreprise de son invitation à faire délibérer le conseil d’administration ou de
surveillance.

Un extrait du procès-verbal des délibérations du conseil d’administration ou de


surveillance est adressé au Président du Tribunal de Commerce, au commissaire aux
comptes et au comité d’entreprise

BEC 81
Phase 3 : En l’absence de convocation du conseil d’administration ou de
surveillance ou si, à l’issue de la réunion du conseil, le commissaire aux comptes
estime que les décisions prises ne permettent pas d’assurer la continuité de
l’exploitation, le commissaire aux comptes doit établir un rapport spécial qui sera
présenté aux actionnaires réunis en assemblée générale.

Le rapport du commissaire aux comptes doit être adressé au


Président du conseil d’administration ou du directoire dans
les 15 jours qui suivent la réception de la délibération du conseil
d’administration ou de surveillance.Ce rapport doit être remis
au comité d’entreprise par le Président du conseil
d’administration ou du directoire dans les 15 jours de sa réception.

Le conseil d’administration ou le directoire doit convoquer l’assemblée générale des


actionnaires dans les 8 jours de l’invitation faite par le commissaire aux comptes pour
que l’assemblée délibère sur ce rapport.

A défaut de convocation par le conseil d’administration ou le directoire, le commissaire


aux comptes convoque lui-même l’assemblée générale.

Si, à l’issue de l’assemblée générale, les décisions prises par les actionnaires
apparaissent insuffisantes au commissaire aux comptes pour assurer la continuité de
l’exploitation, il en informe le Président du Tribunal de Commerce.

La procédure d’alerte peut être arrêtée par le commissaire aux comptes en cours de
déroulement. Par contre, elle ne peut pas être suspendue pour être reprise
ultérieurement au-delà des délais prévus par la loi.

La procédure d’alerte prend fin avec l’information de l’assemblée générale et


éventuellement du Président du Tribunal.

BEC 82
b) Alerte déclenchée par le CAC dans une autre société commerciale : SARL, SNC, SCS, SCA

Phase 1 : Le commissaire aux comptes adresse au dirigeant, par lettre recommandée


AR, une demande d’explications.

Le dirigeant doit répondre dans un délai de 15 jours en adressant au commissaire aux


comptes une lettre recommandée AR précisant la situation et les mesures envisagées. Le
dirigeant doit adresser une copie de sa réponse au comité d’entreprise ou, à défaut, au
délégué du personnel et, s’il en existe un, au conseil de surveillance.

Le commissaire aux comptes en informe le Président du Tribunal de Commerce.

Phase 2 : En l’absence de réponse du dirigeant ou si, en dépit des décisions prises par le
dirigeant, la continuité de l’exploitation demeure compromise, le commissaire aux
comptes dresse un rapport spécial et invite, par écrit, le dirigeant à convoquer
l’assemblée générale pour faire délibérer les associés sur les faits relevés.

Le commissaire aux comptes adresse copie de sa lettre au Président du Tribunal de


Commerce.

Le dirigeant doit convoquer l’assemblée générale


dans un délai de 1 mois suivant l’invitation faite
par le commissaire aux comptes. En l’absence de
convocation de l’assemblée générale par le
dirigeant, le commissaire aux comptes convoque
l’assemblée générale dans un délai de 8 jours
suivant l’expiration du délai imparti au dirigeant.

Le commissaire aux comptes fixe l’ordre du jour de l’assemblée générale.

Si à l’issue de l’assemblée générale, le commissaire aux comptes constate que les décisions
prises sont insuffisantes pour assurer la continuité de l’exploitation, il informe sans délai
le Président du Tribunal de Commerce de ses démarches et lui communique le résultat

BEC 83
c) Alerte déclenchée par le CSE

Pour "tout fait de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique


de l'entreprise", le CSE peut demander des explications à l'employeur.

Si la réponse n'est pas satisfaisante, le CSE établit un rapport avec ou sans l'aide d'un
EC rémunéré par l'entreprise et transmet ce rapport à l'employeur ou au CAC.

d) Alerte par les associés

Dans une SARL : par tout associé non gérant


Dans une SA : par tout associé ou groupe d'associés > 5% du capital

e) Alerte par le président du TC

Suite à son appréciation économique, le président du TC convoque le dirigeant à un


entretien confidentiel. Si l'entreprise ne se présente pas ou si l'issue de l'entretien n'est
pas concluant, le président va chercher à obtenir davantage d'information auprès des
tiers.

Traitement des difficultés par un mandataire ad-hoc


a) Désignation du mandataire

Le mandataire est désigné par le président du TC (ou TGI si société civile) à la demande
du débiteur dont il détermine la mission.
La décision est communiquée au CAC mais pas obligatoirement au CSE.

b) Mission du mandataire

Porter aide au dirigeant dans la recherche de solutions


Elle prend fin à la demande du débiteur
Elle est confidentielle, il n'y a pas de suspension des poursuites des créanciers
Le mandataire n'assure pas la gestion générale de l'entreprise

BEC 84
La conciliation

a) Ouverture de la procédure

Elle est possible par toute PP ou PM exerçant une activité commerciale ou artisanale et
dont qui éprouve des difficultés juridiques, économiques ou financières avérées.
L'entreprise n'est pas en cessation de paiement depuis plus de 45 jours.

L'ouverture de la procédure est à l'initiative exclusive du débiteur mais c'est le juge qui
décide de nommer ou non un conciliateur et qui fixe la durée de sa mission.

b) Déroulement de la procédure

Objectif : parvenir à un accord contractuel entre le débiteur et ses créanciers.

La procédure est strictement confidentielle.

La durée de la mission est inférieure à 4 mois mais peut être prorogée d'1 mois.

Il n'est pas possible de suspendre les poursuites des créanciers, mais le juge peut
imposer un délai de règlement des créances jusqu'à 2 ans.

c) Fin de la procédure

La mission du conciliateur prend fin :

Dans un délai légal de 5 mois en l'absence d'homologation


Quand l'accord est homologué (constaté judiciairement)
Quand le conciliateur informe le président du TC que l'accord est impossible

Le sort de l'accord :

Le président du TC lui donne force exécutoire : il n'est plus susceptible de recours


Il est homologué à la demande du débiteur ce qui implique un contrôle par le juge
plus important, une publication et une transmission au CAC

BEC 85
Les effets juridiques de l'accord :

Sécurité offerte aux créanciers (en cas d'échec => procédure collective)
Arrêt des poursuites individuelles des créanciers de l'accord
L'accord protège les coobligés et garants

Sauvegarde de l'entreprise
Ouverture de la procédure

L'ouverture de la procédure de sauvegarde est possible pour :

Toute PP exerçant une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole (y


compris les micro-entreprises)
Toute PM de droit privé
La procédure peut être étendue en cas de confusion des patrimoines ou de fictivité
de la personne morale

La procédure est ouverte à la demande du débiteur qui éprouve des difficultés sans
être en cessation de paiement.

Le tribunal compétent est celui du SS :

TC en cas d'activité commerciale ou artisanale


TGI en cas d'activité civile

Rôles des organes de la procédure


Les organes sont nommés par le tribunal compétent.

a) Le juge-commissaire

Il est chargé de veiller au déroulement rapide de la procédure et à la protection des


intérêts en présence.

b) Le mandataire judiciaire

Dans le cas d'une sauvegarde ou d'un redressement, il défend les intérêts des
créanciers. Dans le cas d'une liquidation, il endosse en plus le rôle de liquidateur.

BEC 86
c) Le représentant des salariés

Il vérifie les créances salariales.

d) L'administrateur judiciaire

Il est obligatoire si le CA > 3 millions ou plus de 20 salariés.

1) Rôle dans la procédure de sauvegarde

Son rôle s'étend de la surveillance du débiteur dans sa gestion à son assistance dans
tout ou partie des actes de gestion mais pas de représentation.

2) Rôle dans la procédure de redressement

Son rôle s'étend de l'assistance à la représentation, il ne peut être nommé pour une
simple mission de surveillance.

3) Rôle dans la procédure de liquidation

Uniquement lorsqu'un maintien provisoire de l'activité est autorisé.

e) Les contrôleurs

Ils sont désignés par le juge-commissaire (maximum 5), à la demande des créanciers et
parmi eux. Ils peuvent assister le mandataire judiciaire et le juge-commissaire dans sa
mission de surveillance.

f) Les experts

Le tribunal définit leur mission exacte : ils sont entre autre chargés de renseigner le
tribunal sur la situation économique, financière et sociale.

Publicité du journal d'ouverture et voies de recours


Publication du JO au BODACC qui le rend opposable aux tiers. C'est aussi le point de
départ de la déclaration de créances et du délai de forclusion.
Des recours sont possibles par le débiteur, un créancier ou le ministère public.
Une tierce opposition est possible dans les 10 jours de la publication.

BEC 87
Déroulement de la procédure de sauvegarde
a) La période d'observation

Période d'observation : temps provisoire dont la durée est fixée par le juge max 6 mois
renouvelable 1 fois.

Modification ou interruption de la période d'observation :


Cessation de paiements (basculement en redressement judiciaire)
Adoption du plan de sauvegarde impossible
Difficultés si graves que seule la liquidation est envisageable
Difficultés justifiant la procédures disparues

b) La gestion de l'entreprise

La surveillance de la gestion est contrôlée a posteriori par l'administrateur.


L'assistance pour tout ou partie de la gestion est contrôlée a priori par l'administrateur.
Les pouvoirs de l'administrateur réduisent ceux du débiteur d'autant.

Les actes réalises par le débiteur sont réputés valables si le tiers est de bonne foi
uniquement c'est-à-dire s'il n'a pas connaissance de la procédure.

Le paiement des créances antérieures au JO et même certaines postérieures est


strictement interdit sauf :

Autorisation du juge-commissaire justifiée par la poursuite de l'activité


Paiement par compensation

c) Poursuite des contrats en cours

Le cocontractant ne peut mettre fin au contrat sous prétexte de la procédure collective,


il s'agit d'une décision de l'administrateur (ou débiteur si pas d'administrateur).

Cela concerne tous les contrats : il y a le choix entre la continuation ou la renonciation.


En attendant la décision, les créancier peuvent mettre en demeure l'administrateur / le
débiteur. Le cocontractant ne peut invoquer l'exception d'inexécution antérieure au JO
car il a la garantie de voir les engagements exécutés. La sanction de l'inexécution d'un
contrat dont le choix a été la continuation est la résolution de plein droit.

BEC 88
d) Droits des créanciers

1) Les créanciers antérieurs au jugement d'ouverture

Les créanciers doivent arrêter les poursuites individuelles et ne peuvent demander au


débiteur l'inscription de sûretés supplémentaires. Celles-ci deviennent inopposables
aux tiers : les créances peuvent uniquement avoir le titre "chirographaire".
Le cours des intérêts (légaux, conventionnels, majorations...) est également arrêté.

2) Les créanciers postérieures au jugement d'ouverture

Ces créances sont payées à leur échéance, ou à défaut, en fonction de leur rang et de
leurs privilèges.

1er rang : créances salariales non avancées par l'AGS (superprivilège)

2ème rang : prêts auprès des établissements de crédit, créances résultat des contrats en
cours lorsque le cocontractant accepte de recevoir un paiement différé

3ème rang : les autres créances

e) Détermination du patrimoine du débiteur

1) L'actif

Il s'agit de l'inventaire précis des biens de l'entreprise, il prend en compte :


Les actions en nullité de la période suspecte
Les actions en revendication
Les tiers qui peuvent revendiquer leur bien dans les 3 mois suivant le JO

2) Le passif

Il s'agit de vérifier et déclarer les créances antérieures et postérieures au JO.


La déclaration de créances est adressée au mandataire judiciaire dans les 2 mois de la
publication du JO au BODACC.
Pour les sûretés et contrats, ils doivent être rendus publics dans les 2 mois après
l'avertissement qui leur est adressé par le mandataire.
Pour les créances postérieures au JO, il faut les déclarer dans les 2 mois à compter de
l'exigibilité de la créance.

BEC 89
Si la créance n'est pas déclarée, elle est inopposable aux tiers pendant et après la
procédure.

Le juge-commissaire établit l'état des créances qui est déposé au greffe, un appel est
possible sous 10 jours pour contester la créance.

Le plan de sauvegarde

a) Préparation du plan

L'administrateur élabore avec le débiteur et l'aide des experts un bilan économique,


social et environnemental.
Le projet de plan contient :
Les perspectives de redressement et d'emploi
Les modalités de règlement du passif et garanties

Modalités de règlement du passif :


Communication par l'administrateur des propositions de règlement au mandataire
Consultation de chaque créancier par le mandataire
Le mandataire établir les réponses et les envoie au débiteur, à l'administrateur et
aux contrôleur

Le comité des créanciers est obligatoire dès lors que l'entreprise a un EC ou CAC et
qu'elle réalise plus de 20 millions de CA ou qu'elle emploie plus de 150 salariés.

L'administrateur va constituer 2 comités :


Le comité des banques
Le comité des fournisseurs principaux

Le plan de sauvegarde est présenté aux comités qui doivent rendre leur décision sous
30 jours. En cas de réponse favorable, le plan est ensuite vérifié par le TC.

Le projet de plan est mis à disposition des représentants du personnel et du


mandataire judiciaire tout comme le bilan économique et social, qui est en plus
disponible pour les contrôleurs.

BEC 90
b) Adoption du plan

Le tribunal statue avant la fin de la période d'observation, sur l'adoption ou non du plan
et la conversion éventuelle en redressement ou liquidation judiciaire.
Des recours sont toujours possibles : l'appel et la tierce opposition.

c) Effets du plan

Le plan a une durée de 10 ans maximum.


Le début du plan marque la fin des restrictions de pouvoir du débiteur et la nomination
d'un commissaire d'exécution du plan.
En cas d'inexécution du plan, sa résolution peut être prononcée ainsi que des sanctions
pénales.
Si la cessation de paiement de plus de 45 jours est avérée, le plan est résolu et on entre
dans une procédure de redressement ou liquidation judiciaire.

La sauvegarde accélérée

a) Le régime général

La sauvegarde accélérée s'applique aux entreprises qui :


Ont un EC ou un CAC
Emploient au moins 20 salariés
Réalisent un CA de plus de 3 millions ou qui ont un total bilan supérieur à 1,5
millions

Elle peut être ouverte uniquement si l'entreprise si une procédure de conciliation est
en cours.

La cessation de paiement est possible seulement si elle est inférieure à 45 jours.

La liste des créanciers est dressée par le débiteur et vaut déclaration de créances.
Les contrats ne peuvent pas être résiliés suite à une MED ou un non-paiement, les
biens ne peuvent être revendiqués.

BEC 91
La sauvegarde financière accélérée

Objectif : parvenir à un accord entre les principaux créanciers financiers qui


s'appliquera à l'ensemble des créanciers.

Le domaine d'application est le même que pour la sauvegarde accélérée mais "la nature
de l'endettement rend vraisemblable l'adoption d'un plan par les seuls créanciers
financiers".

Les créanciers ont 8 jours pour se prononcer, le délai d'adoption du plan est d'1 mois.

Redressement judiciaire
Ouverture de la procédure
a) Les entreprises concernées sont les mêmes que pour la sauvegarde.

Cependant, l'entreprise doit être en cessation de paiements.

Cessation de paiements : impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif
disponible. Elle est démontrée par celui qui demande l'ouverture de la procédure.

Le passif exigible est composé des dettes :


Certaines (non contestées)
Liquides (chiffrées)
Exigibles (dont l'échéance est passée)

L'actif disponible est composé :


De la trésorerie
Des valeurs pouvant être réalisées immédiatement (effets de commerces échus)
Des réserves de crédit (prêt, C/C d'associé, découverts...)

b) Le jugement d'ouverture de la procédure

Le tribunal compétent suit les mêmes règles que celui de la sauvegarde.

Le débiteur doit saisir le tribunal dans les 45 jours maximum qui suivent la cessation de
paiement.

BEC 92
D'autres intervenants peuvent aussi saisir le tribunal :
Un créancier
L'URSSAF
Les banques
Le Trésor Public

Le tribunal choisira la procédure la plus adaptée entre le redressement et la liquidation


judiciaire.

Les renvois sont les mêmes que pour la sauvegarde.

Déroulement de la procédure
a) La période d'observation

Elle est facultative si c'est la liquidation judiciaire qui est prononcée.

Elle dure 6 mois et est renouvelable 1 fois mais peut être interrompue dans les cas
suivants :

Pour éviter de perdre du temps si le redressement est impossible, le tribunal statue


dans les 2 mois sur la poursuite ou non de la période d'observation
Conversion en liquidation judiciaire
L'entreprise n'est plus en cessation de paiements

b) La gestion de l'entreprise

En principe, le débiteur garde ses pouvoirs concernant les actes de disposition et


d'administration mais ceux-ci sont réduits par les pouvoir confiés à l'administrateur
par le tribunal, et dont le rôle consiste en :
Une mission d'assistance du débiteur pour tout ou partie des actes de gestion (une
autorisation préalable à l'administrateur sera alors nécessaire)
Une mission de représentation : administration de l'entreprise seul (le débiteur est
dessaisi de la gestion)

c) La poursuite des contrats en cours et les droits des créanciers

Les mêmes règles que pour la sauvegarde s'appliquent.

BEC 93
d) Détermination du patrimoine du débiteur

Il dépend des actions en revendication et en nullité.

Période suspecte : c'est la période entre la cessation de paiements et le jugement


d'ouverture, durant laquelle on va étudier si le débiteur n'a pas organisé son insolvabilité.

La période suspecte peut être frappée de 2 nullités :


La nullité de droit qui est automatique (ex : actes translatifs de propriété...)
La nullité facultative qui sera examinée

Dénouement de la procédure
a) Les modalités du plan

La préparation du plan de redressement est similaire à celui de la sauvegarde, le


tribunal a le choix d'adopter ou non le plan en fonction des possibilités sérieux de
l'entreprise d'être sauvée.
Il peut également adopter un plan de cession globale.

b) Le contenu du plan

Le plan de redressement contient les mêmes éléments que le plan de sauvegarde et


quelques spécificités :

Les licenciements économiques : le plan est arrêté après consultation des RP et


information à l'autorité administrative
Le remplacement des dirigeants : le tribunal peut subordonner l'adoption du plan
au remplacement d'1 ou plusieurs dirigeants, ou à la cession de ses titres
Les créanciers qui ont accordé des délais et remises conservent leurs recours
La modification contrainte du capital peut être imposée même contre la volonté
des associés

c) Les effets du plan

Ce sont les mêmes que pour la sauvegarde.

BEC 94
Liquidation judiciaire
Ouverture de la procédure
Elle est ouverte à tout débiteur en cessation de paiements et dont le redressement est
manifestement impossible. La période d'observation n'est pas obligatoire.

La liquidation est destinée à mettre fin à l'activité de l'entreprise ou à réaliser le


patrimoine du débiteur par une cession globale ou séparée de ses droits et de ses biens.

En principe, il y a cessation d'activité mais elle peut être maintenue pour vendre les
stocks, conserver la valeur du fonds de commerce ou pour une cession globale ou
partielle de l'entreprise.

Le maintien de l'activité doit être autorisé par le tribunal et sa durée ne peut excéder 3
mois renouvelable 1 fois.

Le débiteur, créancier ou ministère public saisit le tribunal compétent (idem


sauvegarde).

Le jugement permet :
La désignation des organes
La détermination de la date de cessation des paiements

Une fois le jugement d'ouverture publié, des recours sont possibles (voir sauvegarde).

La liquidation peut être prononcée par le tribunal ;


D'emblée dans le cas où le redressement est impossible
A tout moment de la période d'observation de la sauvegarde ou du redressement
A l'issue de la période d'observation de la sauvegarde ou du redressement
En cas d'échec du plan de redressement ou de sauvegarde

Déroulement de la procédure de liquidation

a) Les pouvoirs du débiteur

A partir du jugement, il est désaisi de l'administration et de la disposition de ses biens,


c'est le liquidateur qui prend ce rôle. Le débiteur peut cependant réaliser les actes qui
ne sont pas compris dans la mission du liquidateur.

BEC 95
b) Les contrats en cours

Le liquidateur ou l'administrateur peut exiger l'exécution des contrats en cours :


Lorsque l'activité est maintenue
Lorsque l'activité n'est pas maintenue pour conserver la valeur des actifs

c) Les droits des créanciers

1) Les créanciers antérieurs au JO

Ils ont interdiction d'être payés, d'exercer des poursuites individuelles, d'inscrire des
sûretés et de laisser courir les intérêts.

L'ouverture de la procédure de LJ rend exigibles les créances le jour-même qui seront


réglées selon leur rang.

2) Les créanciers postérieurs au JO : traitement privilégié

Ces créanciers sont nécessaires :


A la poursuite de l'activité
A la vie courante du débiteur
A l'exécution des contrats en cours
Pour les besoins du déroulement de la procédure

C'est pourquoi elles sont payées en priorité par rapport à celles antérieures au JO.

d) Le patrimoine du débiteur

L'actif est déterminé selon les mêmes critères que le redressement judiciaire à
l'exception près que c'est le liquidateur qui demande la nullité des actes survenus
pendant la période suspecte.

Le passif suit les mêmes règles que la sauvegarde mais c'est cette fois ci auprès du
liquidateur que sont déclarées les créances.

BEC 96
Les opérations de liquidation
a) La cession d'actifs isolés

Elle intervient dans plusieurs cas :


En l'absence d'un plan de cession
Pour les actifs non compris dans le plan de cession
Pour la vente des immeubles par adjudication
Pour la vente des meubles par le juge-commissaire aux enchères ou de gré à gré

b) La cession de l'entreprise

Elle est également possible dans le cadre du redressement judiciaire.

Pour certaines personnes, des restrictions sont mises en place qui les empêche de
racheter l'entreprise. C'est le cas par exemple :

Des dirigeants de droit ou de fait


Du débiteur personne physique
Des parents ou alliés au 2nd degré des dirigeants
Des personnes qui ont ou ont eu la qualité de contrôleur

L'offre est écrite et comprend les biens, les contrats, les emplois, les garanties...

Le liquidateur en informe le débiteur, le CSE et les contrôleurs.

Le tribunal choisit la meilleure offre ou, à défaut, autorise la vente des actifs isolés.

La transmission peut être totale ou partielle (seulement des branches d'activités).

Le cessionnaire s'engage personnellement sur certaines clauses (par exemple sur la


continuité de l'emploi des anciens salariés).
En cas de non-respect :
Le tribunal peut prononcer la résolution du plan
Ou le maintien du plan avec l'octroi de DI
Le tribunal peut prononcer la résolution / résiliation des actes passés en exécution
du plan résolu

BEC 97
La liquidation judiciaire simplifiée
a) Le domaine d'application

La liquidation judiciaire simplifiée est obligatoire dès lors que l'entreprise répond à ces
3 critères :
Pas de biens immobiliers
Moins de 5 salariés
CA inférieur à 750 000 €

Le tribunal ordonne la liquidation judiciaire simplifiée car elle représente un gain de


temps.
Il arrive également que la décision soit différée au rapport du liquidateur, c'est alors le
président du tribunal qui prend la décision.

b) Les spécificités du régime simplifié

Les biens mobiliers sont vendus par le liquidateur dans les 4 mois de la liquidation
judiciaire simplifiée.

Au passif, seules les créances "utiles" (qui ont un rang suffisamment élevé) et celles des
salariés sont vérifiées. Le juge-commissaire établit l'état des créances et le liquidateur
dépose sa proposition de répartition au greffe du tribunal. Tout intéressé peut
contester au juge-commissaire les créances dans un délai d'1 mois.

c) La clôture de la procédure

Si la liquidation judiciaire simplifiée est obligatoire, la clôture intervient dans les 6


mois de la décision.
Si elle est facultative, la clôture intervient dans 1 ans.
Dans les tous les cas, une prorogation de 3 mois est possible.

BEC 98
La clôture de la liquidation judiciaire
a) La clôture pour extinction de passif

Elle intervient lorsqu'il n'y a plus de passif exigible ou lorsque les sommes à l'actif sont
suffisantes pour désintéresser les créanciers.

Elle emporte les conséquences suivantes :


Le chef d'entreprise retrouve ses droits
Les sanctions professionnelles du jugement de clôture sont relevées
Si le débiteur est une PM, il perd la personnalité juridique

b) La clôture pour insuffisance d'actifs

Elle intervient dès lors que l'entreprise n'a plus suffisamment de liquidités pour
rembourser l'ensemble des créanciers.

Elle emporte les mêmes conséquences que la clôture pour extinction de passif.

c) La clôture pour difficultés de réalisation des actifs résiduels

La poursuite des opérations de liquidation est disproportionnée par rapport aux


difficultés de réalisation des actifs résiduels.
Cela signifie qu'il y aurait plus de coûts que de profits à retirer des opérations de
liquidation restantes.

Rétablissement professionnel
Rétablissement professionnel : c'est l'effacement des dettes d'une personne physique pour
lui permettre de rebondir.

La procédure produit les effets d'une clôture pour insuffisance d'actifs sans passer par
la liquidation judiciaire.

BEC 99
Les entreprises concernées
a) Les conditions du rétablissement professionnel

Il s'agit des mêmes entreprises que celles éligibles aux procédures collectives,
cependant l'EIRL en est écartée.
Il faut également satisfaire aux conditions suivantes :
N'avoir employé aucun salarié pendant les 6 derniers mois
Ne pas avoir cessé son activité depuis plus d'1 an
Ne pas avoir bénéficié d'une clôture pour insuffisance d'actifs
Avoir un actif < 5 000 €
Ne pas faire l'objet d'une procédure de liquidation judiciaire ou d'un procès
prud'homal en cours

b) Degré de difficultés justifiant la procédure

L'entreprise doit être en cessation de paiements dont le redressement est


manifestement impossible.

Ouverture de la procédure
La procédure est ouverte à la demande du débiteur, ou d'office par le tribunal si une LJ
est demandée et que l'entreprise répond aux critères cités plus haut.
Un juge-commissaire est désigné pour enquêter sur la situation patrimoniale du
débiteur.
Un mandataire judiciaire est désigné pour assister le juge-commissaire.

Déroulement de la procédure

La procédure se déroule pendant une durée de 4 mois durant laquelle le débiteur n'est
pas désaisi de la gestion.
Les créanciers ne bénéficient pas des procédures collectives et à ce titre, les poursuites
individuelles ne sont pas arrêtées.
Les créances ne sont pas vérifiées mais le mandataire judiciaire les informe de la
procédure et leur demande des informations sur les créances.

BEC 100
Le dénouement de la procédure
a) La clôture de la procédure

Elle emporte l'effacement des dettes antérieures au JO figurant sur la liste du jugement
de clôture, et portées à la connaissance du juge-commissaire par le débiteur dont les
créanciers ont été prévenus par le mandataire judiciaire.

b) Ouverture d'une liquidation judiciaire (lorsque la clôture est impossible)

Cela arrive lorsque les conditions du rétablissement professionnel ne sont pas réunies
à l'ouverture ou cessent de l'être en cours de procédure, mais également :
Lorsque l'enquête révèle que le débiteur est passible de sanctions pénales ou
professionnelles au titre des procédures collectives
Le débiteur est de mauvaise foi
La période suspecte rend un acte nul

Sanctions des dirigeants


La responsabilité pour insuffisance d'actifs
Elle intervient dès lors que ces 3 conditions sont réunies :
Une faute de gestion des dirigeants
Une insuffisance d'actif
Une faute de gestion ayant contribué à l'insuffisance d'actifs

Les sanctions professionnelles

a) La faillite personnelle

Faillite personnelle : c'est l'interdiction de gérer, diriger, administrer ou contrôler,


directement ou non toute entreprise ayant une activité commerciale, artisanale, agricole
ou toute personne morale.

Elle est prononcée suite à un redressement ou à une liquidation judiciaire et est valable
pendant 15 ans maximum.

BEC 101
Sont concernés les dirigeants personnes physiques :
Exerçant les activités citées plus haut (les libéraux sont exclus)
Dirigeants de droit ou de fait
Représentant de façon permanente une PM dirigeant l'entreprise débitrice

L'interdiction de gérer

C'est une sanction plus restreinte que la faillite personnelle.

Les comportements sanctionnés :


Le dirigeant n'a pas transmis toutes les informations aux organes de procédure ou
est de mauvaise foi
Il a manqué à son obligation d'informer le créancier antérieur dans les 10j du JO
Il a omis de demander la RJ ou la LJ dans les 45j de la cessation de paiements et sans
avoir demandé l'ouverture d'une conciliation

La faillite internationale

Faillite internationale : lorsqu'une personne, faisant l'objet d'une procédure collective,


dispose de biens dans plusieurs états, ou d'une société en difficulté disposant d'un
patrimoine dans plusieurs états ou qui exerce une activité internationale.

La banqueroute

a) Domaine

La banqueroute s'applique :
Aux procédures de redressement et liquidation judiciaire
Pour toute personne exerçant une activité
Pour toute personne qui a, directement ou indirectement, de droit ou de fait, dirigé
une PM de droit privé
Pour toute PP représentant permanent d'une PM dirigeant d'une PM

BEC 102
b) Comportements sanctionnés

Les comportements sanctionnés sont les suivants :


Intention d'éviter ou retarder l'ouverture d'une procédure de RJ ou LJ
Avoir détourné ou dissimulé tout ou partie de l'actif du débiteur
Avoir frauduleusement augmenté le passif du débiteur
Avoir tenu une comptabilité fictive ou ne pas avoir tenu de comptabilité
Avoir tenu une comptabilité incomplète ou irrégulière

c) Peines

La banqueroute est sanctionnée d'une peine de prison et d'une amende.


Des peines complémentaires sont possibles comme l'interdiction de gérer ou la faillite
personnelle par exemple.

BEC 103
La transmission de l'entreprise
La transmission de l'entreprise à titre
onéreux
La cession de l'entreprise individuelle commerciale

a) Les conditions de fond de la vente du fonds de commerce

Le droit commun du contrat de vente s'applique.

Avant la vente, les salariés doivent en être informés.


Si l'acquéreur souhaite exploiter le fonds, il doit être commerçant.

b) Les conditions de forme pour la vente du fonds de commerce

Il peut s'agir d'une promesse unilatérale dans laquelle le cédant s'engage à vendre.
Il peut aussi s'agir d'une promesse synallagmatique dans laquelle le cédant s'engage à
vendre et le cessionnaire s'engage à acheter.

La promesse unilatérale doit être enregistrée auprès de l'administration fiscale dans les
10j de l'acceptation. A défaut, la promesse est nulle.

Un écrit n'est pas obligatoire mais l'absence de certaines mentions peut rendre l'acte
nul :
Informations sur le précédent vendeur ou sur l'acquisition du fonds
Etat des privilèges et nantissements
Le CA pendant les 3 dernières années et le résultat d'exploitation
Des informations sur le bail

En cas d'omission, la nullité est relative et peut être demandée uniquement par
l'acheteur dans le délai d'1 an qui suit la vente.

L'acte de vente doit être publié au BODACC et au JAL dans les 15 jours de la vente.

BEC 104
c) Les obligations des parties à la vente

Ce sont les mêmes que celles du droit commun des contrats.

Le vendeur du fonds de commerce détient un droit de privilège pour être payé en


priorité sur les autres créanciers.
Pour obtenir ce privilège, l'acte de vente doit être enregistré dans les 30j du greffe du
TC.

d) La protection des créanciers du vendeur

Les créanciers disposent d'un droit d'opposition ans les 10 jours qui suivent la publicité
de l'acte.
Durant ce délai, le prix est indisponible et le paiement est inopposable aux tiers.
Le vendeur peut demander au président du TGI la mainlevée sous réserve de consigner
une somme d'argent.

e) La fiscalité de la vente du fonds

Sont exclus de la base de calcul des droits d'enregistrement :


Les marchandises
Les stocks
Les brevets (droit fixe de 125 €)
Les créances et dettes
Les contrats

La cession de l'entreprise sous forme de société

a) La cession d'une société

Il existe 2 techniques principales pour vendre une société :


La cession du fonds de commerce (voir ci-dessus)
La cession des droits sociaux qui assure le contrôle de la société

b) La liberté de céder

Si les époux sont mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, il faut le
consentement des 2 personnes pour la cession des parts sociales (ce n'est pas le cas
pour les actions).

BEC 105
Dans certaines sociétés et sous certaines conditions, un agrément peut être obligatoire
lorsque la cession intervient au profit des tiers (ex : SARL) ou pour toute cession (ex :
SNC).

Une clause d'inaliénabilité des titres est possible en SAS à condition que sa durée
n'excède pas 10 ans.

c) Le prix de cession

Il fait toujours suite à une évaluation, mais une cession à 1€ est possible si le passif est
supérieur à l'actif.
Un expert peut intervenir pour aider à la fixation du prix.

d) Les formes de la cession

1) Pour les parts sociales

Ecrit obligatoire
Formalisme pour la cession de créances
Publicité au RCS
Transfert de propriété "solo consensu"

2) Pour les actions

Pas d'écrit obligatoire


Pas de formalité de publicité
Transfert de propriété à l'inscription en compte du prix de vente

e) Les garanties légales et conventionnelles de la cession

La garantie légale des vices cachés


La garantie légale d'éviction
La clause de non-concurrence
La clause de garantie de passif
La clause de garantie d'actif

BEC 106
f) La fiscalité de la cession des droits sociaux

1) Entreprise soumise à l'IR

La PV/MV est imposée à court terme c'est-à-dire directement dans le résultat dès lors
que la durée de détention est inférieure à 2 ans.

Dans le cas d'une MVLT, elle pourra être imputée sur les PVLT des 10 exercices
suivants.

Concernant les PVLT, elles concernent la cession des titres détenus depuis plus de 2 ans
ou appartenant à une catégorie de titres acquis il y a plus de 2 ans. Dans ce cas, le PFU
est applicable.

2) Entreprise soumise à l'IS

Pour la cession des titres de placement et des titres de participation a court terme, la
PV/MV est imposée directement dans le résultat.

Les titres de participation qui engendrent une PVLT sont exonérés d'impôt sous
réserve de réintégrer une quote-part de frais et charges de 12%.

3) Les droits d'enregistrement

En principe, ils sont supportés par le cessionnaire mais l'acte peut prévoir qu'ils soient
à la charge du cédant.
L'acte de cession doit être enregistré dans le mois qui suit la transaction auprès des
impôts.

Les PS sont soumises aux DE au taux de 3% après un abattement de 23 000 €.


Les participations à prépondérance immobilière sont soumises aux DE au taux de 5%.
Les actions sont soumises aux DE au taux de 0,1%.

BEC 107
La transmission de l'entreprise à titre
gratuit
La transmission inorganisée de l'entreprise

a) Les règles de la dévolution successorale

En l'absence de testament, l'ordre des héritiers est strictement encadré par la loi :
Enfants
Parents - frères et soeurs - neveux et nièces
Grands-parents
Oncles et tantes

b) Indivision et partage de l'entreprise

Le sursis du partage peut être demandé par 1 des indivisaires au tribunal pour 2 ans.
Le maintien dans l'indivision peut être demandé pour 5 ans.

Les techniques de transmission organisée de l'entreprise


a) Les techniques tirées du droit des libéralités

Donation simple entre vifs


Donation avec réserve d'usufruit (nue-propriété seulement)
Donation-partage

b) Les techniques tirées du droit des sociétés


Dissociation des actifs immobiliers
Holdings de transmission
Clauses dans la SAS (révocation, nomination...)
Utilisation des actions de préférence

BEC 108
La cessation de l'entreprise
La cessation de l'activité de l'entreprise
individuelle
Les conséquences de la cessation d'activité
L'entrepreneur peut décider ou non de céder son entreprise.
S'il ne trouve pas d'acquéreur, la vente des actifs isolés est possible.

Sinon, il peut :
Liquider son stock
Procéder à la liquidation judiciaire (si l'entreprise éprouve des difficultés)
La mettre en location-gérance
Apporter cette entreprise en fonds pour une autre société

Les formalités à accomplir


Inscription modificative ou radiation du RCS
La procédure est réalisée par le commerçant ou l'ayant cause en cas de décès

Si les formalités ne sont pas accomplies, l'acte ne sera pas opposable aux tiers.

La fiscalité de la cessation d'activité

a) Les impôts directs

La cessation d'activité doit être déclarée à l'administration dans les 45 jours et les
résultats dans les 60 jours suivant l'arrêt de l'activité.

Seront taxés :
Les bénéfices d'exploitation
Les PV non encore imposées
Les bénéfices antérieures
Les déficits reportables
Les provisions devenues sans objet du fait de la cession

BEC 109
b) La TVA

La déclaration de cessation d'activité doit être déposée dans les 30 jours dans le cas du
régime réel normal ou dans les 60 jours si l'entreprise est soumise au régime simplifié.
La TVA devra également être régularisée au jour de la cessation d'activité.

c) La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)

L'entreprise reste redevable de la CFE au titre de la dernière année d'exercice mais


seulement pour le prorata qui la concerne lorsque la cessation d'activité se fait en cours
d'année.

La dissolution des sociétés


Les causes de dissolution
Les causes de dissolution communes à toutes les sociétés sont les suivantes :

Expiration de la durée de vie


Réalisation / extinction de l'objet social
Dissolution anticipée décidée par les associés
Dissolution judiciaire pour justes motifs
Annulation du contrat de société
Réunion de toutes les parts en 1 seule main
Liquidation judiciaire

Il existe également d'autres causes de dissolution en fonction du type de société.

La société peut être amenée à "survivre" pour le bon déroulement de la procédure et


des opérations de liquidation.

La publicité de la dissolution

L'avis de dissolution devra être inséré dans un JAL et le dépôt de l'acte de dissolution
sera effectué au CFE.
Le TC en fera mention au RCS et au BODACC.

BEC 110
Les opérations de liquidation de la société
a) Nomination du liquidateur

Il est nommé dans les statuts, ou à défaut par les associés ou la justice.
Son mandat dure 3 ans et peut être renouvelé.

b) Mission du liquidateur

Le liquidateur :
Représente la société à l'égard des tiers
S'il s'agit d'une société civile, sa mission dépend des statuts et de son acte de
nomination
S'il s'agit d'une société commerciale et lorsque sa mission n'est pas restreinte : il
réalise l'actif

c) Durée des opérations

En principe, il n'y a pas de durée maximum.


Au-delà des 3 ans, tout intéressé peut demander d'achever la liquidation.

d) Clôture de la liquidation

La procédure de liquidation se termine quand la radiation au RCS est effective, dans les
1 mois de la clôture.

BEC 111
Les associations et autres OSBL
Les associations
Association : groupement né du contrat par lequel 2 ou plusieurs personnes conviennent
de mettre en commun, de façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un
but autre que le partage des bénéfices.

Le principe de la liberté

Les associations sont régies par le principe de la liberté et en particulier :


La liberté de constituer une association
La liberté d'adhérer ou de ne pas adhérer

Les conditions de fond

La constitution reprend les principes généraux du droit des contrats à savoir la


capacité, le consentement le contenu.
Un mineur de moins de 16 ans peut être membre d'une association si ses parents l'y
autorisent.
Une PM peut constituer une association.

Les conditions de forme


Il n'y a aucune obligation pour les associations non déclarées car elles n'ont pas la
personnalité morale.
Pour les associations déclarées, la déclaration s'effectue à la préfecture par les
fondateurs et est rendue publique au JO ce qui lui donne la personnalité morale.
Pour les associations reconnues d'utilité publique, la déclaration s'effectue auprès du
ministère de l'Intérieur qui s'assure que l'objet de l'association couvre bien un intérêt
général.

Les statuts sous seing privé sont suffisants, du moment qu'ils prévoient :
Les modalités d'adhésion
Les modalités de radiation
L'organisation et les pouvoirs des dirigeants

BEC 112
Le règlement intérieur n'est pas obligatoire.
S'il en existe un, les statuts prévoient les modalités de son adoption.

La capacité juridique de l'association

La personnalité morale permet de contracter avec les tiers, administrer et gérer les
cotisations ou les immeubles qu'elle possède, embaucher...

Elle ne peut agir que dans son OS : c'est le principe de spécialité.

Elle a la possibilité d'exercer une activité lucrative mais :


Il ne devra pas s'agir d'actes de commerce habituels
Les bénéfice ne pourront pas être partagés entre les membres

Toutes les associations peuvent recevoir des dons mais seules celles d'autorité
publique peuvent recevoir des donations ou des legs.

L'administration de l'association

L'administration de l'association est régie par les statuts et le règlement intérieur avec
1 seule contrainte : il faut au moins 1 PP parmi les dirigeants.

Sans mention de durée du mandat, celui-ci est valable pour la durée de l'association.
En cas de changement d'administrateur, une déclaration doit être envoyée à la
préfecture pour être opposable aux tiers.

La président aune double responsabilité :


Financière : obligation de supporter les dettes de l'association
Civile envers es tiers sauf si la faute est détachable de ses fonctions

L'assemblée générale des sociétaires


L'AG est convoquée par le président et statuera sur les délibérations à l'ordre du jour.

L'établissement d'un PV n'est obligatoire mais peut servir de preuve.

BEC 113
Le contrôle de la gestion
Les statuts peuvent prévoir un organe de surveillance.

Le CAC est obligatoire si les dons et les subventions > 153 K€ ou en cas d'activité
économique si certains seuils fixés par décret sont dépassés.

Si l'association est d'utilité publique, certains contrôles sont effectués par les autorités
publiques.

La dissolution des associations


La dissolution peut être :
Statutaire : durée expirée, réalisation de l'objet...
Volontaire : décidée en AG dans les conditions prévues ou à défaut à l'unanimité
Judiciaire : par exemple pour objet illicite
Administrative : par exemple, menace pour la sécurité intérieure

La fiscalité des associations


Principe : exonération des impôts commerciaux.

Les exceptions :
Si la gestion est intéressée
Que l'association fait concurrence à des entreprises du secteur
Et que ses conditions d'exercice de l'activité sont similaires à celles des entreprises

Alors l'association est soumise à l'IS, la CET et la TVA.

La vie sociale des associations

Bénévole : personne qui collabore à l'activité de l'association sans contrepartie. A la


différence du salarié, il ne perçoit pas de rémunération et n'est pas lié par un lien de
subordination.

Collaborateur non salarié : professionnel inscrit au RCS ou au répertoire des métiers et qui
collabore avec l'association.

BEC 114
Les fondations
Fondation : acte par lequel une ou plusieurs PP ou PM qui décident l'affectation
irrévocable de biens, droits ou ressources à la réalisation d'une oeuvre d'IG et à but non
lucratif.

Dotation : masse initiale de biens à affecter.

En fonction du type de fondation, elle peut avoir la PM (ex : fondation reconnue


d'utilité publique) ou ne pas l'avoir (ex : fondation abritée).

Les fondations abritées

Fondation abritée : fondation qui n'a pas la PM. Ce n'est pas une personne mais seulement
un acte. L'acte consiste en une libéralité avec charge consentie à une personne le plus
souvent PM, dans l'intérêt de celle-ci. Le gratifié abrite alors la fondation.

Elle fait intervenir plusieurs personnes :


Le fondateur qui consent la libéralité : PP ou PM
Le gratifié qui est le destinataire de l'acte qui est PM, son objet correspond à celui
de la fondation

La gestion de la dotation revient au gratifié qui va l'affecter selon la volonté du


fondateur.

Les fondations reconnues d'utilité publique

Fondation d'utilité publique : PM créée spécialement pour recevoir et gérer une dotation
afin d'accomplir une oeuvre d'IG..

L'utilité publique est reconnue par décret du Conseil d'Etat.

BEC 115
Abréviations
AFNIC : Association Française pour Nommage Internet en MM : Milliards
Coopération MVCT : Moins-Value à Court Terme
AG : Assemblée Générale MVLT : Moins-Value à Long Terme
AGE : Assemblée Générale Extraordinaire OCA : Obligations Convertibles en Actions
AGO : Assemblée Générale Ordinaire OPA : Offre Publique d’Achat
AMF : Autorité des Marché Financiers OPE : Offre Publique d’Echange
BALO : Bulletin des Annonces Légales Obligatoires OPO : Offre Publique Obligatoire
BODACC : Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales OPR : Offre Publique de Rachat
BSA : Bons de Souscription d’Actions OPRO : Offre Publique de Rachat Obligatoire
CA : Chiffre d'Affaires ou Conseil d'Administration ORA : Obligations Remboursables en Actions
CAA : Commissaire Aux Apports OS : Objet Social
CAC : Commissaire Aux Comptes PAC : Pratiques Anti-Concurrentielles
CAT : Commissaire A la Transformation PE : Prime d’Emission
CC : Convention Collective ou Cour de Cassation PF : Prime de Fusion
CFE : Centre de Formalité des Entreprises PFU : Prélèvement Forfaitaire Unique
CLP : Clause Limitative de Pouvoirs PM : Personne Morale
CS : Conseil de Surveillance PME : Petites et Moyennes Entreprises
DE : Droits d’Enregistrements PP : Personne Physique
DG : Directeur Général PRC : Pratiques Restrictives de Concurrence
DGD : Directeur Général Délégué PS : Parts Sociales
DPO : Délégué à la Protection des Données PVCT : Plus-Value à Court Terme
FDC : Fonds De Commerce PVLT : Plus-Value à Long Terme
IG : Intérêt Général RCC : Responsabilité Civile Contractuelle
IR : Impôt sur le Revenu RCE : Responsabilité Civile ExtraContractuelle
IS : Impôt sur les Sociétés RCS : Registre du Commerce et des Sociétés
JAL : Journal des Annonces Légales RJ : Redressement Judiciaire
JO : Jugement d'Ouverture RP : Représentants du Personnel
K : Capital SS : Siège Social
LJ : Liquidation Judiciaire TC : Tribunal du Commerce
M : Millions TEG : Taux Effectif Global
MED : Mise En Demeure ou Mettre En Demeure TGI : Tribunal de Grande Instance

BEC
BEC 4 116

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