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Le Ministere Ou Le Seigneur

Le document aborde la question du ministère chrétien et de l'importance de la relation personnelle avec Dieu plutôt que la quête de reconnaissance ou de pouvoir. Il souligne que le véritable service du Seigneur découle d'un appel divin et d'une soumission à sa volonté, plutôt que d'une ambition personnelle. L'auteur met en garde contre la perversion du ministère et appelle à une réflexion sur la priorité de servir Dieu plutôt que de rechercher le statut ou la popularité.
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Le Ministere Ou Le Seigneur

Le document aborde la question du ministère chrétien et de l'importance de la relation personnelle avec Dieu plutôt que la quête de reconnaissance ou de pouvoir. Il souligne que le véritable service du Seigneur découle d'un appel divin et d'une soumission à sa volonté, plutôt que d'une ambition personnelle. L'auteur met en garde contre la perversion du ministère et appelle à une réflexion sur la priorité de servir Dieu plutôt que de rechercher le statut ou la popularité.
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LE MINISTÈRE OU LE SEIGNEUR,

QUE PRÉFÈRES-TU ?

Trésor Koufounda
© 2024, Vases de Terre les Éditions,
http://www.vasesdeterre.org

Impression à la demande
ISBN : 978-2-9578689-3-3
Dépôt légal : Octobre 2024

STRICTEMENT INTERDIT À LA VENTE

Œuvre également protégée dans la catégorie « droits


moraux » – lois du 11 mars 1957, du 03 juillet 1985,
du 1er août 2006, du 12 juin 2009 et du 28 octobre
2009.

Cette œuvre pourra être utilisée (diffusion, impression


et distribution partiellement ou en totalité de l’œuvre
doivent uniquement se faire gratuitement) dans tous les
pays sans en dénaturer la pensée de l’auteur.
Pour conserver l’authenticité originelle des Saintes
Écritures, les noms des livres et des personnages
bibliques ont été restaurés en hébreu et en grec.
Cependant, pour faciliter la compréhension des
lecteurs, les noms français des personnages ont été
ajoutés en note de bas de page lorsqu’ils sont évoqués
pour la première fois.

Les versets bibliques utilisés sont extraits de la BIBLE


DE YÉHOSHOUA MASHIAH (BYM) Édition 2024.
SOMMAIRE

SOMMAIRE ................................................................. 3
INTRODUCTION ......................................................... 7
CHAPITRE 1 : LE SERVICE DU SEIGNEUR...........11
I. D’ABORD L’ADORATION .................................15
II. AIMER LE SEIGNEUR ........................................17
III. FAIRE LA VOLONTÉ DU SEIGNEUR ................22
CHAPITRE 2 : L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE ......25
I. LE MINISTÈRE, QU’EST-CE QUE C’EST ?........31
A. Les dons de grâce ............................................36
B. L’équipement pour faire l’œuvre du Seigneur ...37
II. LA PRÉPARATION AU MINISTÈRE DU
SEIGNEUR................................................................54
A. La nouvelle naissance : la conversion ...............55
B. Le discipulat – l’enseignement biblique : la
doctrine du Mashiah .....................................58
C. Le dépouillement du vieil homme : la corruption
adamique .....................................................63
D. La qualification au ministère ............................64
CHAPITRE 3 : L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES ....67
I. LES SERVICES DE LA PAROLE ........................71
A. Le service apostolique .....................................73
B. Le service prophétique.....................................77
C. Le service évangélique ....................................81
D. Le service pastoral ...........................................82
E. Le service doctoral ..........................................83
II. LES SERVICES DE GOUVERNANCES ET DE
BIENFAISANCES .....................................................84
A. Ceux qui gouvernent........................................86

3
SOMMAIRE

B. Ceux qui servent les autres...............................90


C. Ceux qui secourent ..........................................93
CHAPITRE 4 : LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP
ONT DU MINISTÈRE .................................................97
I. LAODICÉE : LES FAUX OUVRIERS ................ 102
II. L’ÉVANGILE HUMAIN ET SOCIAL ................ 107
III. L’IDOLATRIE DU MINISTÈRE ........................ 109
IV. LA MAUVAISE CONCEPTION DE L’ÉLÈVATION .. 111
CHAPITRE 5 : LE SERVITEUR DU SEIGNEUR ... 115
I. LES DIFFÉRENTS TYPES DE SERVITEURS ..117
A. Le bon et fidèle serviteur ............................... 117
B. Le serviteur prudent....................................... 118
C. Les fils d’Yissakar : les messagers ................. 119
D. Nehemyah : l’adorateur et le réparateur de brèche
(l’intercesseur) ........................................... 122
E. Myriam : les amoureux du Père...................... 125
II. LES DIFFÉRENTES GÉNÉRATIONS DANS LE
SERVICE DU SEIGNEUR....................................... 128
A. La génération des pères : les bâtisseurs et géniteurs . 129
B. La génération des fils : les héritiers ................ 130
C. La génération des petits-fils ........................... 133
CHAPITRE 6 : LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ
DANS LE MINISTÈRE ............................................. 139
I. COMMENT RECONNAITRE LES FRUITS ET LE
CŒUR EN QUÊTE DE LÉGITIMITÉ ? ................... 141
A. L’hypocrisie .................................................. 142
B. L’orgueil et l’audace...................................... 143
C. La traitrise ..................................................... 145
D. Le manque de maîtrise ................................... 146
CHAPITRE 7 : L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE
CHRÉTIENNE........................................................... 147
I. LA COMMUNION SPIRITUELLE ..................... 151

4
SOMMAIRE

A. La communion avec le Seigneur : le Père ....... 152


B. La communion avec le corps du Mashiah ....... 153
CONCLUSION : LE SEIGNEUR OU LE MINISTÈRE
QUE PRÉFÈRES-TU ? .............................................. 157
Tableau des noms ....................................................... 164
Du même auteur… ..................................................... 165

5
INTRODUCTION

Le ministère ou le service qu’un disciple du


Mashiah exerce, est d’abord une conséquence de
l’appel reçu de la part de YHWH Adonaï. Nul ne
peut se lever puis se déclarer serviteur du Père
céleste si ce dernier ne l’a pas appelé
(Romains 9:16). Ne peut faire l’œuvre du
Seigneur, que celui que YHWH a au préalable
rencontré puis équipé.

Plusieurs individus se lèvent et s’autoproclament


apôtres, prophètes, pasteurs, etc., mais n’ont vécu
aucune rencontre avec le Créateur. Les dons
charismatiques ne sont pas un cachet, une
admission au service du Seigneur et encore moins
une formation théologique. On ne prêche pas la
Parole parce qu’on possède la rhétorique.

Certaines personnes, quoique réellement appelées


par le Créateur au service divin, ne perdurent
point dans l’appel, car elles ignorent les enjeux et
la disposition adéquate qu’exige le service.

Nombreux sont ceux qui ont perverti le ministère


et l’appel du Seigneur, voyant dans l’appel un
moyen d’être populaire parmi les humains. Ils
pensent à tort que le service du Seigneur doit leur

7
INTRODUCTION

apporter l’honneur, la fortune et une position


sociale confortable.

La charge qu’impose le service du Seigneur est


ignorée par beaucoup parce qu’ils ne comprennent
pas ce qu’est réellement le fait d’être « un appelé
du Mashiah ».

Faire la volonté du Père était la priorité du


Mashiah, voilà pourquoi il a obéi au Père jusqu’au
bout sans trébucher dans aucun mal (Yohanan
(Jean) 4:34). Peut-on dire la même chose de ses
serviteurs aujourd’hui ?

Il est devenu tellement difficile de nos jours de


trouver des personnes qui portent sincèrement le
fardeau du Père pour les âmes qui se perdent. Le
ministère que beaucoup exercent est fait de façon
humaine, car ils se mettent eux-mêmes au-devant
de la scène. De cette manière, ils occultent le
Mashiah aux yeux du peuple en se plaçant eux-
mêmes comme des divinités.

Le service divin est une charge, non un plaisir, et


encore moins un moyen qui nous permet de vivre
nos rêves les plus fous.

Voilà pourquoi le Seigneur nous pose cette


question : Le ministère ou le Seigneur, que
préfères-tu ?

8
INTRODUCTION

L’attachement excessif au ministère a détruit et


continue de détruire la communion avec le Père de
plusieurs prédicateurs. Ils finissent par
affectionner plus leur appel que d’être avec
YHWH Elohîm dans une relation profonde de
cœur à cœur. Nous ne devons pas aimer la
prédication, le chant ou nous tenir devant les
pupitres plus qu’être dans la présence du Père. On
ne fait pas le ministère parce qu’on est appelé à le
faire, mais par amour pour le Père parce qu’on
veut obéir simplement à sa volonté et faire ce qui
lui est agréable.

Lorsque YHWH vit qu’Adam était seul, il lui


révéla son côté, sa moitié, Hava1, qui certainement
réjouit le cœur de son mari. Cette bénédiction,
étant mal gérée, se transforma en malédiction
puisque nous mourrons et avons été chassés du
jardin d’Éden à cause de leur chute2.

Ceci pour dire que les faveurs et les dons que


YHWH Adonaï nous attribue, peuvent également
devenir un vrai souci pour nous. Si l’on ne
comprend pas la notion de la charge dans le
service, on risque d’être déchu de la grâce.

L’homme ou la femme qui sert YHWH ne doit


jamais oublier qu’Elohîm est la source de notre foi

1Ève.
2Il s’agit du péché d’Adam et des conséquences fâcheuses
engendrées par cette action.

9
INTRODUCTION

et de notre force (onction). L’impact de notre


service dépendra de la qualité de notre relation
avec YHWH Tsévaot.

Ma prière auprès du Père céleste est le brisement,


dans la chrétienté actuelle, de la fausse idée qui
veut que le ministère soit un moyen pour être
populaire et riche. Nombreux sont ceux qui
pensent atteindre un accomplissement personnel
par ce biais, ce qui en fait une porte ouverte à
l’orgueil. Mais plutôt que le Père restaure le cœur
de serviteur, celui qui ne s’élève point, car quelle
gloire y a-t-il à être un esclave inutile ?

« Car si je prêche l’Évangile, ce n’est pas pour


moi un sujet de gloire, c’est parce que la nécessité
m’en est imposée, et malheur à moi si je ne prêche
pas l’Évangile ! » 1 Corinthiens 9:16

10
CHAPITRE 1
LE SERVICE DU SEIGNEUR

Nous sommes habitués en tant que chrétiens à


entendre l’expression « ministère ». Plusieurs
personnes dans les assemblées, à peine sont-elles
touchées par la grâce divine, cherchent déjà à
savoir dans quels services ou ministères elles sont
appelées. Cela est une erreur de vouloir savoir tout
de suite à quel service Elohîm nous appelle. Et en
disant cela, je précise que ces personnes
demandent précisément les services de la Parole
(Éphésiens 4:11).

La plupart des assemblées et des prédicateurs


n’ont souvent, hélas, présenté aux chrétiens
qu’une seule option concernant le service : les
cinq services de la Parole. Ceci favorise la
destruction de beaucoup de personnes qui, à peine
converties, commencent déjà à convoiter ces cinq
ministères charismatiques au détriment de la
relation que le disciple doit avoir avec le Père. Les
ministères de la Parole ou de la prédication
mettent en exergue ceux qui les exercent. Cela
n’est donc pas étonnant que plusieurs personnes
désirent d’emblée se diriger vers cette alternative.

11
LE SERVICE DU SEIGNEUR

Avant tout, il est important d’expliquer les choses.


Si l’on montre à un humain une voie erronée
comme étant d’excellence, il s’y glissera
immédiatement et y entrainera d’autres avec lui. Il
faut comprendre que servir le Seigneur n’est pas
le fait de prêcher, de chanter ou les autres choses
que nous faisons souvent dans nos réunions
d’assemblées.

Prenons l’exemple de ceux qui vivent dans les


cieux, je parle bien sûr des êtres angéliques qui ont
servi le Seigneur avant les êtres humains. Ils ne
prêchent pas, mais adorent simplement Elohîm. Il
y a des personnes qui font une œuvre inutile
quoiqu’elles le fassent au nom du Seigneur. Les
anges ne chantent pas pour que d’autres anges les
acclament, ils ne font rien qui soit tourné vers
d’autres créatures. Tout ce qu’ils entreprennent,
ils le font pour la gloire et l’adoration de Yah seul.

Alors que veut réellement dire « servir Elohîm »


et comment peut-on le faire ?

L’expression « servir Elohîm » a été mentionnée


pour la première fois dans le livre de Shemot
(Exode). C’est dans ce verset ci-dessous que le
Seigneur dit que les enfants de Yaacov 3 le
serviraient.

3 Jacob

12
LE SERVICE DU SEIGNEUR

« Il dit : Oui, je serai avec toi. Et ceci deviendra


pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie :
quand tu auras fait sortir mon peuple d'Égypte,
vous servirez Elohîm sur cette montagne. »
Shemot (Exode) 3:12

Dans ce passage des Écritures, le mot « servirez »


a été traduit de l’hébreu [abad] 4 qui donne en
français : « servir, être soumis, être asservi, être
assujetti, servitude, imposer, cultiver,
laboureur ».

Mais ce terme signifie également « travailler »,


qui lui a été utilisé pour la première fois dans le
passage de Genèse (Bereshit) le chapitre 2,
verset 5. Dans certaines versions de la Bible, il est
traduit par « cultiver ». Par exemple, la version de
la Bible de Chouraqui traduit [abad] par « servir »
(Bereshit (Genèse) 2:5-15).

Nous comprenons à travers ce mot que nul ne peut


servir ou travailler pour le Mashiah s’il ne Lui est
pas soumis. Ceux qui servent le Seigneur sont
d’abord des personnes qui Lui sont soumises.
Nous comprenons aussi que ceux qui ne se
soumettent pas à la Parole ni à la volonté du
Seigneur ne le servent pas même s’ils prétendent
le faire.

4Les mots hébreux et grecs seront entre [crochet] pour une


mise en évidence lors de la lecture.

13
LE SERVICE DU SEIGNEUR

Un détail intéressant concernant le passage ci-


dessus nous montre le fait de premièrement sortir
de l’Égypte avant de servir le Père sur la
montagne. Cela est une belle illustration, car
aucun Égyptien (donc mondain) ne peut servir le
Seigneur dans cette condition. Moshé5 lui-même
a dû au préalable sortir de l’Égypte afin de
prétendre pouvoir faire sortir les autres par la
suite.

Il avait besoin de sortir du monde, de tous les


excès, avant de venir délivrer les autres
(Hébreux 11:24-27). Je dis ceci de façon
allégorique et prophétique. Plusieurs personnes
cherchent à servir le Seigneur tout en étant elles-
mêmes encore en Égypte, donc dans l’incapacité
de se soumettre au règne du Seigneur. Ils ne
peuvent par conséquent pas monter sur la
montagne qui est le Royaume, à la rencontre du El
Olam.

« Qui montera sur la montagne de YHWH ? Qui


s’élèvera dans son lieu saint ? Celui qui a les
paumes innocentes et le cœur pur, qui ne livre pas
son âme à la fausseté, et qui ne jure pas pour
tromper. Il portera la bénédiction de YHWH et la
justice de l'Elohîm de son salut. Telle est la
génération de ceux qui le consultent, de ceux qui
cherchent tes faces, Yaacov. Sélah. » Psaumes
(Tehilim) 24:3-6

5
Moïse

14
LE SERVICE DU SEIGNEUR

Nous avons compris, je l’espère, que le service


divin commence par une vie de soumission, un
cœur soumis aux exigences saintes du Créateur de
tout. Il y a également plusieurs expressions en
grec et en hébreu qui nous renseignent sur la
complexité du mot « servir », mais nous y
reviendrons plus tard.

I. D’ABORD L’ADORATION

Ce que l’Écriture appelle l’adoration fait


premièrement référence à la soumission,
autrement dit, à l’obéissance.

Un adorateur n’est pas celui qui possède une belle


voix ou qui a les genoux à terre, mais celui qui
obéit tout en restant soumis au Père céleste. En
grec, l’expression [proskuneo] a été traduite en
français par « adorer », « se prosterner devant »
ou encore « baiser la main de quelqu’un, en
marque de révérence ».

Ce mot traduit également les expressions :


« l’agenouillement ou la prosternation, rendre
hommage à quelqu’un, signifier son obéissance,
aussi bien comme marque de respect que pour
faire une supplication, aussi utilisée comme
l’hommage montré aux hommes et aux êtres de
rang supérieur. »

Il est donc important de faire comprendre cette


réalité aux néophytes de manière à ce qu’ils ne

15
LE SERVICE DU SEIGNEUR

soient pas détruits par la puissance de la chair et


des démons à cause de l’ignorance.

Lorsque Adonaï sort un humain de l’Égypte,


représentation du monde et du péché, Il le conduit
dans le désert 6 pour ensuite le mener sur la
montagne afin qu’il le serve (l’adore).

L’adorer et lui être soumis est ce que nous ferons


sur la montagne où nous vivrons avec Lui. Servir
YHWH c’est premièrement l’adorer et cela est ce
qu’Il désire avant toute chose de notre part. Nous
autres, humains, avons été créés premièrement
pour l’adorer.

Comprendre cette réalité nous épargnera bien des


tourments, car nul ne peut prétendre servir
YHWH s’il n’est pas soumis et à genoux dans sa
présence en contemplation. Et lorsque je dis « à
genoux », je ne parle pas simplement du fait d’être
à genoux physiquement, mais de l’être dans
l’esprit c’est-à-dire avec une posture d’obéissance
totale à Elohîm.

6 Le désert représente les nations ainsi que la marche


chrétienne, car avant que nous nous retrouvions sur la
montagne de Sion (le Ciel), nous devons d’abord marcher dans
le désert où nous serons préparés à la rencontre du Roi. Dans
le désert, nous sommes purifiés, sanctifiés afin d’être qualifiés
pour entrer dans Canaan.

16
LE SERVICE DU SEIGNEUR

L’adorateur est un sacrifice de bonne odeur à


YHWH. Rappelons-nous Abraham à qui le
Seigneur demanda de sacrifier son fils unique. Ce
dernier conduisit son fils sur la montagne et dit à
ses serviteurs de rester sur place afin que lui et son
fils aillent adorer puis revenir. Il faut savoir qu’à
l’époque l’adoration ne pouvait se faire sans un
sacrifice à offrir. Abraham ne parle pas en vain
lorsqu’il dit qu’il s’en va pour adorer, c’est-à-dire
offrir un sacrifice. Le père de la foi a donc été le
premier personnage biblique à avoir inauguré
l’expression « adorer ». Et sans s’y méprendre,
l’expression adorer en hébreu [schachah], se
traduit également par « se prosterner ».

Nous sommes donc appelés à nous prosterner, à


nous soumettre devant Elohîm afin de l’adorer,
cela est pour nous, notre culte spirituel. Dans
l’adoration, nous nous offrons entièrement à
Elohîm pour être semblables aux victimes
sacrificielles, à la gloire de son saint Nom.

« Je vous exhorte donc, frères, par les


compassions d'Elohîm, à offrir vos corps en
sacrifice vivant, saint, agréable à Elohîm. C'est
votre service sacré spirituel. » Romains 12:1

II. AIMER LE SEIGNEUR

À la sortie d’Égypte, le Maitre des cieux va

17
LE SERVICE DU SEIGNEUR

communiquer sa pensée et sa torah 7 morale à


Moshé, son messager. Dans la confirmation des
mitsvot 8 reçus, le prophète du Seigneur dira à
Israël de s’attacher ou d’aimer leur Elohîm de
façon inconditionnelle (Devarim
(Deutéronome) 6:4-5) et c’est le plus grand
commandement de la Torah (Mattithyah
(Matthieu) 22:35-40).

« Maintenant, Israël, que demande de toi YHWH,


ton Elohîm ? N'est-ce pas que tu craignes YHWH,
ton Elohîm, afin de marcher dans toutes ses voies,
que tu aimes et serves YHWH, ton Elohîm, de
tout ton cœur et de toute ton âme, que tu gardes
les commandements de YHWH et ses statuts que
je t'ordonne aujourd'hui, afin que tu sois
heureux ? » Devarim (Deutéronome) 10:12-13

Nul ne peut obéir de manière parfaite aux


exigences du Seigneur s’il n’y a pas de l’amour
divin dans son cœur. Le Seigneur cherche un
peuple qui l’aime et qui soit totalement voué à son
Être. L’amour qu’un humain reçoit du Père
détermine sa trajectoire dans la marche
chrétienne. Beaucoup deviennent des apostats
parce qu’il leur manque cet amour agapé.

7 Souvent appelée la loi morale ou les dix commandements.


8 Ensemble des lois données à Israël

18
LE SERVICE DU SEIGNEUR

Notre génération connait beaucoup de serviteurs


d’Elohîm, dont plusieurs sont assoiffés du
ministère. Ils sont prêts à tout pour faire valoir leur
service dans la chrétienté moderne ; leur âme ne
montre pas le même empressement pour connaitre
le cœur du Père.

Le Père souffre dans son cœur de ce que très peu


sont ceux qui l’aiment réellement puis le servent.

Le champ d’Elohîm est rempli de mercenaires,


des personnes qui désirent gagner de l’argent avec
l’Évangile.

Je suis parfois choqué de voir aujourd’hui de


jeunes prédicateurs qui ont une telle soif de
renommée et de reconnaissance qu’ils sont, tout le
temps, présents sur les réseaux sociaux avec un
évangile où le Mashiah est absent.

Il y a quelques années, les prédicateurs étaient des


gens brisés, transformés par la puissance du Saint-
Esprit, ce n’étaient pas des arrivistes, de jeunes
convertis se tenant devant les pupitres.

La soif du ministère dans l’Assemblée a propulsé


des gens mal préparés, non brisés, à exercer des
ministères éphémères qui ne durent point dans le
temps. Ces individus non transformés par la
puissance divine ne résistent pas aux attaques du
monde et des démons. Beaucoup parmi ces

19
LE SERVICE DU SEIGNEUR

prédicateurs, chantres et autres se retrouvent dans


des scandales d’argent, de sexe, etc.

Aimer le Seigneur Yéhoshoua doit être l’objectif


et le bonheur de notre vie et cela doit être une
quête de tous les jours. Adonaï ne partage ses
secrets qu’avec ceux qui l’aiment vraiment. Les
hypocrites attendent de Lui qu’Il leur offre
onction et pouvoir dans le but d’être grands dans
la chrétienté, quel malheur !

Désirons plutôt servir un Elohîm que nous aimons


et adorons, l’aimer est ce que nous devons
préférer aux autres choses.

Je souhaite au travers de ce livre interpeler une


jeunesse qui aujourd’hui est motivée à servir Yah,
mais qui n’a aucune ou très peu de connaissance
du sacré ; tel Ouzza, certains touchent l’arche
ayant les mains impures et sans mandat.

Le Mashiah, avant d’engager de nouveau Petros à


paitre ses brebis, lui demande de manière itérative
« m’aimes-tu9 ? ».

Cette interrogation en dit long sur la motivation et


l’attitude de cœur que doit avoir un bon serviteur
du Seigneur. Si Shimon Petros10 n’avait pas en lui

9 Yohanan (Jean) 21:15


10 Simon Pierre

20
LE SERVICE DU SEIGNEUR

de l’amour pour son Maitre, il n’en aurait pas


également pour les brebis du Seigneur.

L’amour du Seigneur donne au chrétien la force


de persévérer, de se sanctifier, car aimer le Père
nous garantit une vie heureuse dans sa
connaissance. Aimer le Seigneur doit être le
moteur de notre foi et ce que veut le Père c’est que
nous puissions l’aimer et le servir (Yohanan
(Jean) 14:15 ; Philippiens 1:9).

« Celui qui a mes commandements et qui les


garde, c'est celui qui m'aime. Or celui qui m’aime
sera aimé de mon Père : et moi je l’aimerai et je
me manifesterai moi-même à lui. » Yohanan
(Jean) 14:21

« Et tu aimeras le Seigneur ton Elohîm de tout ton


cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de
toute ta force. C'est là le premier commandement.
Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton
prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre
commandement plus grand que ceux-ci. Et le
scribe lui dit : Docteur, tu as bien dit selon la
vérité qu'Elohîm est un et qu'il n'y en a pas d'autre
que lui, et que l'aimer de tout son cœur, de toute
son intelligence, de toute son âme, et de toute sa
force, et d'aimer son prochain comme soi-même,
c'est plus que tous les holocaustes et les sacrifices.
Et Yéhoshoua voyant qu'il avait répondu
prudemment, lui dit : Tu n'es pas loin du Royaume

21
LE SERVICE DU SEIGNEUR

d'Elohîm. Et personne n'osait plus l'interroger. »


Markos (Marc) 12:30-34

III. FAIRE LA VOLONTÉ DU


SEIGNEUR

Nous, chrétiens, sommes appelés à faire la volonté


du Seigneur Tout-Puissant, mais là est souvent le
point de chute de nombreux parmi nous. La
désobéissance est la chose qui fait que beaucoup
de personnes perdent la faveur d’Elohîm dans leur
vie. Nous cherchons parfois nos propres intérêts
au détriment de ceux du Père céleste
(Philippiens 2:21). Certains chrétiens pensent à
tort que le fait qu’ils prêchent la Parole et chantent
ou font quelques activités dans l’assemblée
signifie qu’ils font la volonté de YHWH Adonaï.

Chacun de nous doit savoir ce qui est bon,


agréable à Elohîm. Comme écrit plus haut, la
volonté du Père est notre soumission à sa parole
qui est sa volonté pour nous. Outre les choses que
j’ai pu nommer plus haut, le croyant doit savoir
que la volonté du Seigneur est que nous soyons
sauvés et que nous venions à la connaissance
précise et correcte de la vérité (1 Timotheos
(Timothée) 2:4).

Étant donc gagnés au Seigneur par l’Esprit, nous


sommes appelés à lui obéir et Il attend de nous que
l’on respecte les Écritures et ses ordres.

22
LE SERVICE DU SEIGNEUR

« Ce n’est pas quiconque me dit : Seigneur !


Seigneur, qui entrera dans le royaume des cieux,
mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est
dans les cieux ! » Mattithyah (Matthieu) 7:21

Faire ce que désire le Seigneur est salutaire pour


nous, car le verset ci-dessus témoigne de
l’importance de faire la volonté du Père. Celui
donc qui n’agit pas ou encore ne vit pas selon la
volonté du Père ne pourra être sauvé.

La volonté première du Maitre est que chacun de


nous soit sauvé. Désirant cela, Il nous prescrit des
préceptes à suivre telle une carte qui mène vers
une destination (1 Timotheos (Timothée) 2:4).

En tant que chrétiens et disciples du Mashiah,


nous devons donc avoir une vie millimétrée,
calquée sur la révélation biblique.

Je suppose que les croyants connaissent ce que


préconisent les Écritures pour eux. Nous avons pu
lire plus haut certaines choses importantes que
nous devons appliquer dans la foi.

Voici quelques préconisations non exhaustives de


la Bible pour le croyant :
• Une vie de sanctification,
• La communion fraternelle,
• La vie de prière et d’intercession par
l’Esprit,

23
LE SERVICE DU SEIGNEUR

• La relation et l’intimité avec le Père,


• L’amour pour le Père et pour son
prochain,
• La méditation quotidienne de la Bible.

24
CHAPITRE 2
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Adam est certainement le premier à avoir servi le


Seigneur quoique son ministère fut de cultiver,
travailler ou encore de servir le jardin. YHWH
donna pour mission au premier couple de garder
ce jardin, mais nullement il n’est écrit : « pour
servir le Seigneur de gloire ».

Nous avons pu le voir plus haut dans cet ouvrage


que le service ou le ministère selon Elohîm
commence par la soumission et l’obéissance à sa
voix. Le fait qu’Adam accepta d’être placé dans
l’Éden pour le garder montre qu’il décida par la
même occasion de servir aux intérêts, ou du
moins, à la volonté du Seigneur qui cherchait un
humain pour cultiver le sol.

Elohîm, voulant faire pousser sur la face du sol


des plantes, ne trouva pas d’humain pour faire le
service envers les plantes pour que celles-ci
puissent croitre naturellement.

« Il n’y avait encore sur la terre aucune plante des


champs, et aucune herbe des champs n’avait
encore germé, car YHWH Elohîm n’avait pas fait
pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’être

25
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

humain pour travailler le sol. » Bereshit


(Genèse) 2:5

Nous pouvons tirer ici un enseignement sur le


ministère. Les plantes poussent par YHWH lui-
même donc naturellement, mais ces plantes ont eu
besoin d’un humain pour travailler le sol.

Comprendre le ministère du Seigneur nous


donnera de l’équilibre dans notre marche. Avant
que le Seigneur ne fasse s’élever une vapeur d’eau
pour arroser le sol, il a fallu d’abord trouver un
homme, un être humain.

Nombreux sont ceux qui demandent au Seigneur


d’envoyer le réveil, l’Esprit de gloire, mais sont
incapables de travailler pour le Seigneur de façon
correcte. Adam échoua, car il ne prit pas soin de
mettre en pratique les recommandations de son
Créateur.

Jusqu’à la fin de toute chose, le Seigneur aura


toujours soin de chercher des humains ou une
personne dans le but de manifester ses plans. Mais
ce que désire le Père, ce sont des êtres humains
faits de terre, à savoir des gens que YHWH a lui-
même formés et façonnés.

Adam fut formé après que la vapeur s’éleva de la


terre pour arroser toute la face du sol. Les
Écritures révèlent le plan d’Elohîm de vouloir

26
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

faire pleuvoir sur la terre, mais il lui manquait un


humain.

Comprenons donc que l’appel au ministère ne


dépend pas de l’humain ou de son désir de servir
le Créateur ; mais c’est selon le plan divin
qu’Elohîm appelle un homme.

« Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut,


ni de celui qui court, mais d’Elohîm qui fait
miséricorde. » Romains 9:16

C’est d’après ce plan qu’Elohîm envoie la pluie,


l’onction qui suscitera l’appel d’une personne.
Notez bien que tout le sol fut au préalable arrosé
avant que l’humain soit formé ; ce qui démontre
la volonté souveraine du El Gibbor de préparer
toute chose.

Le ministère est donné par le Seigneur, il est


préparé d’avance afin que nous venions juste
travailler dans le champ du Père. Jamais le
Seigneur n’a appelé un être humain par plaisir.

Dans la pensée du Père, c’est pour un but bien


précis dans le temps, pour répondre à un besoin,
qu’un appel est suscité. Adam fut suscité pour
garder le jardin, car Elohîm voulait qu’un homme
travaille le sol d’où les plantes seraient plantées
ou du moins germeraient.

27
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Ce que j’écris ici, c’est une illustration tout en


espérant que l’on me comprenne. Adam fut
« formé », ce qui le rendit vivant et apte pour être
placé dans l’Éden. Être formé par le Seigneur peut
être illustré par plusieurs réalités spirituelles.
Adam reçut l’onction pour travailler le sol, pas
parce qu’il le voulut, mais cela était selon le plan
d’Elohîm.

Lorsque le temps fut accompli pour la délivrance


des enfants d’Israël, YHWH Elohîm envoya
Moshé (Shemot (Exode) 3:7-10). Nous
comprenons que ce n’est pas Moshé qui désira
l’appel, mais c’est la parole qui fut libérée à
Abraham, à Yitzhak et à Yaacov qui suscita
l’appel de Moshé (Bereshit (Genèse) 15:18-20).

Il leur fut dit que la terre où ils séjournaient sera


donnée à leur descendance. Adonaï dit aussi à
Abraham que sa descendance sera pendant
400 ans esclave dans une terre lointaine, plus
précisément en Égypte. Et à cause de cette parole,
le Seigneur va descendre pour libérer les enfants
d’Israël qui étaient en esclavage sous pharaon.

Cette souffrance des Hébreux fit écho à la


prophétie et la promesse donnée à Abraham et
cela suscita l’appel de Moshé (Bereshit
(Genèse) 15:13-14). Nous comprenons que
l’appel du Seigneur est suscité non pas à cause
d’un homme, mais à cause du plan parfait du
Seigneur.

28
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Ici, les enfants d’Israël représentent ces plantes


qui devaient pousser, mais qui nécessitaient la
présence d’un homme pour travailler le sol.
YHWH est cette vapeur qui arrose le sol et Moshé
ici représente cette poussière de la terre qui reçut
le souffle vivant. Comme Adam fut formé pour
garder le jardin d’Éden ainsi, Moshé fut appelé
(formé) pour libérer son peuple.

L’être humain est au centre des projets du


Seigneur, mais souvent ce dernier l’ignore.

L’homme et le ministère, une corrélation


importante à saisir. Nous sommes appelés au
service du Seigneur, au ministère, dans le but
d’accomplir la volonté du Roi.

Paulos dit que ce n’est pas à cause de celui qui


veut, ni de celui qui court que le ministère est
donné, mais à celui qu’Adonaï a choisi
(Romains 9:16). Moshé était la réponse de
YHWH pour la délivrance d’Israël comme Shaoul
le fut de même lorsque les Hébreux demandèrent
un roi.

Paulos le fut également pour les nations pour que


celles-ci accèdent au salut. Le salut en question
venait du Ciel, mais l’instrument choisi était de la
terre et en écrivant ceci les propos de Paulos
raisonnent dans mon esprit : « Mais nous avons ce
trésor dans des vases de terre, afin que

29
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

l’excellence de cette puissance soit d’Elohîm et


non de nous. » 2 Corinthiens 4:7

Nous, humains au service du Père, sommes ces


vases de terre transportant la puissance d’Elohîm
qui agit en nous dans le but d’accomplir les
desseins du Très-Haut.

Raison pour laquelle un humain qui réalise que


son service est le résultat de la volonté du
Seigneur et que l’onction qui en découle est
donnée pour un but précis, ne saurait se laisser
sombrer dans l’orgueil.

« Car qui est-ce qui te distingue ? Mais qu’as-tu


que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te
glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? »
1 Corinthiens 4:7

Tous ceux qui sont appelés à servir aux causes du


Seigneur seront préparés et formés pour cela, nul
besoin donc de se précipiter à exercer un ministère
quelconque ; au contraire, il nous faut attendre
que la vapeur monte d’abord afin que le Père nous
équipe pour son œuvre.

Celui qui se précipitera se verra être lassé lors des


combats et des difficultés rencontrées et ne pourra
accomplir son service de façon efficace, car il
agira hors le temps du Père et sans la force divine.

30
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

I. LE MINISTÈRE, QU’EST-CE
QUE C’EST ?

Plusieurs occurrences hébraïques et grecques


nous affichent une palette bien riche
étymologiquement de l’expression « service » ou
« ministère ».

D’après la langue française, commençons par-là,


le ministère signifie :
• Charge, emploi, fonction créant des
devoirs : les obligations.
• Action de quelqu’un qui sert d’entremise, qui
offre ses bons offices.
• Fonction, charge de ministre ; temps pendant
lequel il l’exerce.

Selon ce que nous a fourni la définition française


du mot « ministère », nous pouvons remarquer
quelques détails très importants que sont les
expressions : « charge, devoirs, emploi et
fonction ».

Le ministère ou le service est donc une charge,


une fonction et un emploi que l’on exerce, tourné
vers un tiers. Nous rendons donc un service envers
autrui ou à Elohîm. Ceux qui exercent un service
font le ministère et les deux mots sont liés.

Dans le grec, voici quelques occurrences du mot


« service » ou « ministère », ainsi que son sens

31
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

détaillé : [diakonia] qui lui-même provient de


[diakonos], est la définition qui a donné la
traduction du mot « ministère » en français. Le
sens du mot [diakonos] permet de définir en
français les mots suivants : « ministère »,
« domestiques », « distribution », « secours »,
« message », « dons », « assistance », « servir ».

Comme à l’époque des apôtres lors de la naissance


de l’Ekklesia, les diacres, qui sont l’émanation du
mot [diakonos]11, exerçaient le [diakonia], c’est à
dire le service ou ministère de ceux qui répondent
aux besoins des autres, le service de ceux qui
préparent et présentent la nourriture.

Ainsi le [diakonos] exerce le [diakonia], nous


sommes donc, nous qui servons le Seigneur, des
serviteurs du Mashiah, mais également des élus.
Yéhoshoua et ses apôtres étaient, malgré leur
rang, des serviteurs des uns et des autres en leur
temps.

Peu sont ceux qui réalisent ce principe du


ministère, beaucoup n’ont aucune notion de la

11Domestique, subordonné, messager, celui qui est aux ordres


d’un autre, d’un maître : serviteur, intendant, ministre, diacre,
celui qui est chargé par l’église de veiller aux pauvres et de
leur distribuer l’argent collecté pour leurs soins. Celui qui sert
plats et boissons. Ministres, serviteurs, magistrat, diacres,
diaconesse.

32
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

charge ni de la fonction et de la responsabilité que


cela incombe.

Le serviteur d’Elohîm est celui qui sert et non


celui que l’on sert (2 Corinthiens 2:4). La vision
et la notion du service biblique sont complètement
dénaturées de nos jours en ce que les serviteurs de
la Parole divine se calquent sur le modèle des
ministres du monde et de Satan.

Ceux qui ne saisissent pas le sens exact de l’œuvre


du Père deviennent une carie pour le peuple du
Seigneur et pour son œuvre en général. Au lieu
d’en prendre soin, ils le dépouillent et le violent.

Beaucoup de chrétiens sont appauvris par certains


prédicateurs qui leur imposent des impôts tels que
la dime12 et moult offrandes non bibliques. Et à
cause de l’ignorance et du manque de communion
véritable avec l’Esprit, beaucoup sont ceux qui
acceptent et valorisent ces fausses doctrines.

Je me rappelle ce que l’Esprit me dit un jour : « un


serviteur d’Elohîm ne doit pas peser
financièrement sur l’œuvre du Père ».

Ceux qui prêchent et qui dirigent les églises ne


doivent pas se faire payer leurs vacances et leur

12 La dîme était une pratique de la torah de Moshé donnée à


Israël. Les chrétiens étant sous la grâce ne sont pas obligés de
l’observer (Hébreux 7:5 ; Romains 3:19)

33
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

train de vie, encore moins recevoir un salaire de la


part des chrétiens. Elohîm lui-même est le patron
de tous ceux qu’Il a appelés au service, Il doit
donc Lui-même prendre soin d’eux.

Nous sommes, nous chrétiens, esclaves du


Mashiah, gens inutiles qui veillent à ce que la
gloire du Maitre soit assurée au sein de son
peuple.

Passons à l’expression [doulos] qui, elle, fait


ressortir une notion bien oubliée ou carrément
inconnue de plusieurs dirigeants chrétiens : c’est
celle de l’esclavage. [Doulos] signifie : « être un
esclave, servir, esclaves, asservis, assujetti,
servitude, service ». Nous retrouvons cette
expression grecque dans les versets ci-dessous :

« Aucun domestique 13 ne peut servir deux


seigneurs. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre :
ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous
ne pouvez servir Elohîm et Mamon. » Loukas
(Luc) 16:13

« Car eux-mêmes racontent à notre sujet quelle


entrée nous avons eue auprès de vous et comment
vous vous êtes convertis à Elohîm, en vous

13[Oiketes] : celui qui vit dans la même maison qu’un autre.


Tous ceux qui sont sous l’autorité de quelqu’un et de la même
maisonnée. Un serviteur, un domestique.

34
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

séparant des idoles, pour servir l’Elohîm vivant et


véritable. » 1 Thessaloniciens 1:9

Concernant ces deux versets ci-dessus, ce qui en


ressort est le fait de l’esclavage qui est réservé à
ceux qui servent le Père céleste. Il n’y a
certainement, aucune gloire à être un esclave,
assurément un esclave ne fera jamais une publicité
pour rendre célèbre sa basse condition. Ceux qui
désirent le plébiscite, la célébrité dans l’esclavage,
dans les affaires qui concernent l’Évangile ne sont
vraiment pas animés par l’Esprit des Saintes
Écritures.

La Bible dit que la gloire appartient à Elohîm et


non aux humains, ceux qui courent après la gloire
ne comprennent nullement ce principe ; ils
finissent par tomber dans l’orgueil et toutes sortes
de choses mauvaises qui les disqualifient du
service.

Dans le grec, on retrouve également le mot


[theosebeia] qui littéralement traduit donne :
« révérence envers la bonté d’Elohîm ou encore
la notion de servir Elohîm ».

« De même aussi, que les femmes, dans un


vêtement modeste, avec égard pour les autres et
autocontrôle, se parent non de tresses et d’or ou
de perles ou d’habits très coûteux, mais au moyen
de bonnes œuvres, ce qui convient à des femmes

35
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

qui font profession de révérence envers la bonté


d’Elohîm. » 1 Timotheos (Timothée) 2:9-10

Le terme [therapeuo] donne : « servir, assurer un


service, guérir, apporter un remède, restaurer la
santé ».

Le service a aussi le volet d’apporter la guérison


chez les malades, ceux qui sont appelés par le
Mashiah portent des dons de guérisons pour les
âmes malades, ils sont donc un remède pour les
nations.

Enfin [latreuo] donne : « servir, culte, rendre un


culte, célébrer un culte, faire le service ».

Nous pouvons rajouter d’autres expressions


grecques pour parler en profondeur sur le service
ou le ministère, mais cela dit je suppose que les
mots les plus pertinents ont été mentionnés ci-
dessus.

A. Les dons de grâce

Je souhaiterais aborder sur ce volet l’aspect


manifeste du service et l’expliquer de façon
pragmatique afin que tous, nous puissions saisir
ensemble l’idée qui m’a été communiquée à ce
sujet.

36
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Le service du Seigneur est un don qu’un humain


reçoit tel un contrat qu’il faut signer dans le but de
fournir un travail. C’est la raison pour laquelle les
véritables appelés du Père sont des gens qui
travaillent dur pour laisser un héritage et faire
perdurer la vision reçue d’Elohîm cela même
après leur départ pour la patrie céleste.

Le ministère est toujours accompagné des moyens


spirituels accordés à celui qui va ou doit l’exercer.
Le Père forme puis équipe de sa puissance ses
appelés. Nul ne fait le service sans être revêtu de
la puissance d’en haut, pour être efficace dans son
champ d’action.

Il est aussi important de savoir que le service en


soi est un don et une grâce comme l’est également
l’être humain qui le reçoit pour l’Assemblée.

B. L’équipement pour faire l’œuvre


du Seigneur

Nul ne va à la guerre à ses propres frais, cela est


aussi vrai pour le ministère, il y a donc un
équipement qui est accordé aux esclaves du
Royaume.

2.1. L’onction

Cette faveur est indispensable à toute personne


qui prétend servir aux affaires célestes sur Terre.

37
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

L’onction est une capacité, elle joue le rôle d’aide


afin que celui qui est appelé puisse être capable
d’accomplir des œuvres qu’en temps normal il ne
lui serait pas possible d’accomplir. Cette capacité
tire directement sa force et son origine de l’Esprit
d’Elohîm qui est en nous.

Celui qui désire garder cette force doit


comprendre qu’il lui sera utile de prendre soin de
sa relation et de sa collaboration avec Adonaï.

L’onction est indispensable au service, car elle


restaure, inspire, fortifie l’appelé du Seigneur. On
peut perdre cette faveur s’il y a de la légèreté ou
de la négligence, en somme le péché dans notre
vie.

L’onction grandit et se conserve par une vie de


communion profonde avec le Père et de
sanctification sans omettre le brisement qui
permet la purification de l’être humain qui l’a
reçue.

2.2. Les dons spirituels

Les chrétiens qui craignent le Seigneur ont reçu


les dons pour être utiles à la communauté ou à
l’Assemblée. Elohîm a réparti dans son corps
différents dons spirituels ; il est coutume dans la
chrétienté de croire qu’il n’existe que 9 dons
spirituels, cela n’est pas exact. Il y a certainement

38
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

plus de neuf (9) dons de l’Esprit, car l’Elohîm des


cieux est sans fin et les différentes manifestations
de son Esprit sont légion.

Paulos dans l’épitre aux Corinthiens n’a pas été


exhaustif concernant les dons spirituels, car les
songes et les visions ne sont pas mentionnés dans
ce passage des Écritures. Par ailleurs, l’apôtre
écrit, je cite : « il y a diversité de dons de grâce. ».

Cela prouve donc la véracité de ce que j’ai écrit


concernant la pluralité des dons. Il n’y a donc
point d’exhaustivité dans les dons nommés par
l’apôtre dans le verset ci-dessous.

« Mais pour ce qui concerne les choses


spirituelles, je ne veux pas, frères, que vous soyez
ignorants. Vous savez que, nations, vous étiez
conduits vers les idoles muettes, selon que vous
étiez menés. C’est pourquoi je vous fais connaitre
que personne parlant par l’Esprit d’Elohîm, ne
dit : Yéhoshoua est anathème ! Et personne ne
peut dire : Seigneur Yéhoshoua ! sinon par le
Saint-Esprit. Or il y a diversité de dons de grâce,
mais c’est le même Esprit. Il y a aussi diversité de
services, mais c’est le même Seigneur. Il y a aussi
diversité d’opérations, mais c’est le même Elohîm
qui opère toutes choses en tous. Or à chacun est
donnée la manifestation de l’Esprit pour être
utile. Car à l’un est donnée en effet par le moyen
de l’Esprit la parole de sagesse, mais à un autre,
la parole de connaissance, selon le même Esprit,

39
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

mais à un autre, la foi par le même Esprit, mais à


un autre, les dons de guérisons par le même
Esprit, mais à un autre, les opérations des
miracles, mais à un autre, la prophétie, mais à un
autre, les discernements d’esprits, mais à un
autre, diverses langues, mais à un autre,
l’interprétation de langues. Mais un seul et même
Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à
chacun en particulier comme il le veut. »
1 Corinthiens 12:1-11

2.3. Le caractère

Cet aspect des choses est parfois ce qui manque à


beaucoup de prédicateurs particulièrement chez
ceux qui sont jeunes dans la foi et dans le
ministère. Pour acquérir le caractère d’un
véritable disciple, le Seigneur fait d’abord passer
son instrument par le feu.

L’être humain qui est appelé à exercer un service


est une personne qui doit au préalable recevoir un
cœur et un esprit nouveau, régénéré ; au cas
contraire, ce dernier se révèlerait être une honte
pour l’Évangile.

Grand nombre de personnes se hâtent d’exercer


un service alors que leur cœur n’a point été
changé, transformé. Beaucoup de dirigeants
chrétiens deviennent des gourous, des impudiques
adultérins ou pire encore, pour la simple raison

40
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

que leur âme n’a pas eue à subir une


transformation intérieure profonde.

L’âme humaine est un instrument qui peut se


révéler très dangereux en ce qu’elle peut aisément
collaborer avec le mal à cause de sa faiblesse
naturelle.

Moshé était un Hébreu fils d’Hébreu, mais


également un Égyptien. Ces deux natures
cohabitaient en lui, dans son âme.

Elohîm en appelant Moshé, c’est à un Hébreu


qu’Il faisait appel, mais c’est l’Égyptien qui a
répondu en premier. Moshé sut que YHWH
l’appelait et répondit à l’appel de la manière
égyptienne et il échoua, car l’Égyptien est un
meurtrier et n’a pas de part avec Elohîm. En
revanche, l’Hébreu, lui, est un élu en ce que les
promesses d’Abraham lui sont échues en partage.
Cela est aussi vrai pour beaucoup de personnes,
particulièrement pour celles qui sont jeunes en
âge, qui parfois ne conçoivent pas le ministère
comme une chose sacrée. Beaucoup ne
connaissent pas l’Elohîm qui les appelle à son
service.

YHWH conduisit Moshé dans le désert lorsqu’il


fuyait l’Égypte pour Madian, car c’est là que le
Seigneur avait préparé un lieu pour casser les
fondements égyptiens qui étaient dans l’âme de
Moshé, son prophète.

41
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Auprès de Yithro14, Moshé apprit à redevenir un


Hébreu, un fils d’Abraham, un berger, en somme
l’homme que YHWH désirait qu’il soit, l’Hébreu
et non le prince d’Égypte.

Il fut brisé pour recevoir un caractère nouveau, de


douceur, de patience, lui qui fut si tumultueux,
devint un homme humble (Bamidbar
(Nombres) 12:3). Et il manifesta tant de patience
face au peuple d’Israël, qu’il réussit même à
apaiser la fureur du Seigneur envers les enfants de
Yaacov.

Beaucoup demeurent des Égyptiens dans la vie et


le service du Seigneur, étant donc ainsi, ils
communiquent une vision égyptienne à ceux qui
les écoutent et les entourent. Ils créent par la
même occasion une génération égyptienne qui
ternira l’image de l’Évangile et blasphèmera le
Mashiah par leurs œuvres.

Combien de scandales ne trouve-t-on pas au sein


de nos congrégations ecclésiastiques ? Nous
traversons un temps de grande légèreté, de folie
où l’on préfère plus faire le ministère, qu’acquérir
la connaissance du cœur du Seigneur qui change
nos caractères.

Lorsque YHWH se révéla à Moshé puis l’envoya


libérer le peuple pour lequel ce dernier fut indigné

14 Jethro, beau-père de Moshé

42
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

et tua un Égyptien, le prophète refusa


catégoriquement. Il voulut décliner l’offre pour
laquelle il était autrefois si zélé lorsqu’il l’entendit
pour la première fois.

Le Mashiah Yéhoshoua est notre modèle, Il veut


que l’on devienne semblable à lui : un homme de
caractère, de paix, de joie, d’amour, de patience,
de puissance, etc., il y a tant à dire sur Lui. Ce que
veut YHWH, c’est la transformation de notre
caractère, de notre cœur.

Ce travail est accompli par l’Esprit dans nos vies


par le brisement, la correction, le châtiment et puis
l’enseignement. Un homme d’Elohîm me dit un
jour : « l’onction attire, mais c’est le caractère qui
fait asseoir. ».

Les gens peuvent se retrouver autour d’une


personne qui possède un fort don et un ministère
qu’il exerce de façon à attirer des masses ; mais si
ce dernier ne possède pas le caractère du Mashiah,
il finira par lasser et causer des blessures chez
autrui.

Il faut donc que ceux qui font un office pour les


choses d’Adonaï soient renouvelés pour mener à
bien leur mission.

43
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

« Et ne vous conformez pas à cet âge-ci, mais


soyez transformés 15 par le renouvellement de
votre pensée, afin que vous éprouviez quelle est la
volonté d’Elohîm, ce qui est bon, agréable et
parfait. » Romains 12:2

2.4. Les moyens accordés pour faire


l’œuvre du service

C’est un domaine que tous ceux qui veulent ou


sont appelés à œuvrer pour le Mashiah doivent
comprendre et maitriser. Les moyens matériels et
pécuniaires que YHWH donne sont la cause de la
chute de plusieurs serviteurs du Père.

Nombreux sont ceux qui ne savent pas vivre dans


l’élévation divine et finissent par tomber dans la
cupidité lorsque les vannes financières sont
ouvertes.

15 Le verbe [transformer] est la traduction du terme grec


[metamorphoo] qui a donné en français « transfigurer ». C’est
le même terme qui a été utilisé en Mattithyah (Matthieu) 17:2
pour parler de la transfiguration du Seigneur. Si Paulos (Paul)
recommandait cela à des personnes déjà converties, c’est parce
qu’Elohîm les appelait à aller plus loin. La transformation
d’une chenille en papillon est un très bel exemple pour illustrer
le changement qui doit s’opérer en nous. Pour atteindre ce
stade, cet insecte passe par plusieurs étapes. La transformation
nous permet de croître spirituellement. En effet, tout enfant
d’Elohîm est appelé à devenir mature, à passer du stade de petit
enfant à celui de jeune homme, et de celui de jeune homme à
celui de père (1 Yohanan (Jean) 2:12-14) (Source :
www.bibledeyehoshouahamashiah.org)

44
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Certains confondent leurs biens personnels et


ceux donnés par le Seigneur pour mener à bien
son œuvre. Beaucoup de prédicateurs étaient des
gens de modeste condition, mais lorsque leur
service commença à susciter beaucoup de finance,
c’est alors qu’ils ont cédé face à la cupidité. Ils
disent parfois des choses horribles pour se
légitimer dans le pillage et le vol : si j’ai semé
parmi vous des biens matériels quel mal il y a-t-il
à consommer vos biens temporaires ou
matériels16 ?

D’autres disent : « celui qui travaille à l’autel


mange à l’autel17 ».

Ces passages de la Bible sont souvent dénaturés


pour valider les forfaitures les plus viles de ces
pseudos hommes d’Elohîm. Les moyens que
YHWH donne dans un ministère sont
prioritairement pour son œuvre, pour la mission,
pour l’évangélisation et pour les nécessiteux dans
son Assemblée.

Un serviteur du Seigneur qui ne comprend pas


cela, va dilapider les moyens donnés par le
Seigneur pour faire l’œuvre et les utiliser à ses
propres fins.

16 1 Corinthiens 9:11
17 1 Corinthiens 9:13

45
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Un grand nombre de prédicateurs vivent selon


leur élévation cherchant dès lors à posséder des
villas, de grands et luxueux véhicules, voyager en
first class18 pour le prestige. Ils perdent tout esprit
d’humilité, de simplicité.

Cela est tellement blessant que le Père en frémit,


car de tels agissements sèment de mauvaises
pensées, une vision erronée dans le cœur de ceux
qui sont pauvres et de basse condition, et qui sont
appelés au service du Père.

Yéhoshoua dormait et partageait tout, de façon


équitable, avec ses disciples. Il ne voyageait pas à
cheval tandis que les apôtres eux étaient à pied. Le
Maître partageait le quotidien et la condition de
ses serviteurs.

Je sais que ce que j’affirme ici peut être mal reçu


ou compris ; hélas, je reste convaincu de cela, car
le Seigneur est juste et saint.

Cette façon de faire peut faire passer Elohîm pour


un Être injuste donnant la fausse idée que ses
serviteurs, les prédicateurs peuvent eux se
permettre ou s’autoriser des bien-être que ne
peuvent s’offrir ses autres fils et filles.

Ces pratiques poussent beaucoup de personnes à


convoiter le ministère pour le prestige que les

18 Classe affaires ou encore première classe.

46
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

humains en tirent. Je ne souhaiterais pas que ceux


qui lisent ces lignes pensent que je critique les
serviteurs du Seigneur, car je pense moi-même en
être un du moins, j’essaie de l’être et j’affirme cela
sans fausse modestie.

Le ministère est devenu une idole dans notre


génération et cela a éloigné les cœurs des enfants
du Père de son amour pour aller se donner à une
chose qui passera.

YHWH donnera les finances à un serviteur


prudent qui a une vision claire et qui a dans son
cœur le soin de vouloir accomplir les desseins du
Seigneur dans sa vie. Il est donc un serviteur
économe, un gestionnaire fidèle des biens
célestes.

Il y a également des biens matériels qui nous sont


accordés pour l’œuvre du Père, les dons que l’on
peut offrir à un homme qui dirige un service n’ont
pas pour vocation de finir dans son salon ou pour
son plaisir.

Cela dit, YHWH bénit aussi ses serviteurs qui le


servent fidèlement par les biens matériels et
pécuniaires.

Il est devenu rare de trouver des personnes


sincères qui ont ce cœur simple et qui savent gérer
correctement les biens d’Elohîm.

47
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Si vous êtes à la direction d’une charge qui vous


incombe de la part du Seigneur et que vous êtes
bénis matériellement ou financièrement, faites
donc profiter de cette grâce à ceux que vous
dirigez et conduisez de la part du Seigneur.

Cela est un principe de justice et de cette façon,


vous maintiendrez cette manne ; celui qui arrose
sera lui-même arrosé19.

J’ai appris de certains ainés à toujours bénir les


autres et principalement les autres services, car
cela est justice.

Celui qui sait bénir les autres ministères afin que


ceux-ci évoluent et avancent pour la gloire du
Père, sera approuvé de YHWH lui-même.

2.5. Les collaborateurs

Il est vrai que le service du Seigneur n’est pas


chose facile, il est donc quasi impossible parfois
d’accomplir l’œuvre du Père étant tout seul. La
réalité est que dans le ministère, le premier
collaborateur c’est nous-mêmes, car en vérité
nous collaborons avec le Saint-Esprit qui est le
dirigeant de tout.

19Mishlei (Proverbes) 11:25 : ceci est un des principes du


Royaume d’Elohîm à savoir l’amour et la justice. Celui qui
pense d’abord à l’autre, en récoltera la bénédiction.

48
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Elohîm envoie des collaborateurs aux personnes


qui exercent un service particulier, notamment
dans l’assemblée ou dans le corps du Mashiah.
Les services de la Parole comme les apôtres, les
prophètes et autres sont souvent accompagnés par
des hommes et des femmes qui leur servent
d’aide.

« Loukas seul est avec moi. Prends Markos et


amène-le avec toi, car il m’est utile pour le
service. » 2 Timotheos (Timothée) 4:11

Cette réalité était présente au temps de la torah de


Moshé ainsi qu’à celui des apôtres. Lorsque
YHWH appela Moshé pour libérer les Juifs, Il mit
à ses côtés Aaron son frère puis plus tard les
70 anciens, les artisans, les chefs de milliers et
Yéhoshoua fils de Noun.

Cela fut également le cas pour d’autres services


comme celui de Eliyahu20 et Elisha21, ou encore
celui du Mashiah et les apôtres puis finalement les
apôtres eux-mêmes et certains de leurs disciples.

Plusieurs personnes peuvent entourer un ministère


ou un serviteur du Mashiah dans le but de l’aider
à bien accomplir sa mission.

20 Élie
21 Élisée

49
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Celui qui a reçu un appel du Seigneur doit


comprendre que les collaborateurs sont des piliers
dans son service et doit les traiter avec respect et
non avec mépris comme on peut le voir
aujourd’hui.

Moshé reçut la vision, mais ne pouvait pas


construire les différents éléments qui composaient
le tabernacle.

YHWH met des humains autour de ses envoyés


pour les aider dans les moments difficiles ou
cruciaux de leur appel afin d’accomplir les
desseins d’Elohîm. L’erreur à ne pas commettre
dans l’œuvre du service confié, est la recherche
par soi-même des collaborateurs. C’est YHWH
lui-même qui choisit les collaborateurs pour ses
appelés comme cela fut le cas pour Moshé ; qui ne
rechercha point les artisans pour bâtir le
tabernacle et tout le reste des instruments, ce qui
fut utile à la construction du tabernacle. Le
Seigneur disposa pour Moshé les 70 anciens,
Yéhoshoua fils de Noun pour aide, Hur et Aaron.

Paulos ne rechercha pas non plus Timotheos et les


autres pour compagnons dans son œuvre pour le
Seigneur. Il nous faut donc prendre le soin de prier
afin que le Seigneur nous atteste ceux qui doivent
travailler avec nous, dévoilant leurs cœurs et
motivations réelles. Yéhoshoua Mashiah prit
également le soin de prier pour choisir ses

50
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

disciples et su que l’un d’eux était un diable


parlant de Yéhouda l’Iscariote.

Certains services doivent surmonter beaucoup de


difficultés, de combats, ils ont donc besoin de
soutien.

« Moshé dit à Yéhoshoua : Choisis-nous des


hommes et sors pour combattre contre Amalek. Je
me tiendrai demain sur le sommet de la colline, et
le bâton d’Elohîm sera dans ma main. Yéhoshoua
fit comme Moshé lui avait ordonné en combattant
contre Amalek. Mais Moshé, Aaron et Hour
montèrent au sommet de la colline. Il arrivait que
lorsque Moshé élevait sa main, Israël était alors
le plus fort, mais lorsqu’il reposait sa main,
Amalek était le plus fort. Les mains de Moshé
étant devenues pesantes, ils prirent une pierre et
la mirent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et
Hour soutenaient ses mains, l’un d’un côté, et
l’autre de l’autre côté. Ainsi, ses mains furent
fermes jusqu’au coucher du soleil. » Shemot
(Exode) 17:9-12

2.6. La vision

La vision que l’on reçoit du Seigneur est


intrinsèquement liée à notre appel et un
visionnaire doit vivre selon cet appel ou cette
vision. Cela dit, il doit adapter sa vie selon la
vision reçue. Avoir une vie disciplinée, s’adapter

51
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

et comprendre l’appel du Père, donne de la force


pour accomplir ce pour quoi nous avons été
choisis.

Le visionnaire ne doit pas s’éparpiller, car il est en


couvaison d’une pensée, d’une idée, d’un concept,
d’une parole ou du projet qui lui vient du Ciel.
C’est la raison pour laquelle, celui qui a la vision
est une personne qui se tient aux pieds du Père afin
de bien construire ou de bâtir selon le modèle reçu
(Shemot (Exode) 25:40).

Le Seigneur m’a fait comprendre qu’Il ne donnait


pas de vision à des personnes immatures. Voilà
pourquoi beaucoup de chrétiens tournent en rond
sans but réel dans la foi, car ils ne savent pas quoi
faire pour le Royaume.

Une vision est tel un objectif à atteindre que


YHWH dépose dans notre esprit et nous devons
donc nous associer à cet objectif, le comprendre
afin de le réaliser par l’aide de l’Esprit d’Elohîm
qui l’affine et la fait grandir jusqu’à maturité.

Tel un architecte, ainsi est le visionnaire, il est une


personne en mission, un leader qui doit
accompagner, accoucher la volonté du Père pour
une cause bien précise.

Chaque vision reçue a certainement son champ


d’action qui lui est propre, car toutes les visions
ne sont pas tournées vers la prédication de

52
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

l’Évangile à proprement dit. Nombreux sont ceux


qui sont appelés à s’occuper des enfants, des
pauvres, des malades, des handicapés, des
orphelins, des prisonniers, etc.

Une vision qui vient du Ciel est parfois rejetée par


ceux qui doivent la recevoir, ceux pour qui elle est
destinée.

À l’instar de Yéhoshoua, le Messie qui reçut une


grande vision, celle du salut des âmes, mais fut
incompris puis rejeté par ses contemporains. Elle
est parfois rejetée, décriée puis combattue, mais
avec la persévérance, on finit par s’apercevoir
qu’elle était une réalité évidente, car le Ciel
attestera cette vision.

Certains visionnaires abandonnent à cause des


combats et le rejet suscité à cause de leur appel ou
leur vision, certainement par manque de foi et de
maturité. Les proches des visionnaires sont
souvent ceux qui se lèvent contre la pensée reçue
du Seigneur par ce dernier, par de mauvais
conseils, les doutes ou un état d’esprit corrompu.

Les dons de grâce et les équipements que l’on


reçoit pour faire le service du Seigneur doivent
être considérés avec sérieux et maturité. Ceux qui
finissent par perdre la vision ou l’objectif qui leur
a été assigné risquent gros de ce qu’ils en
répondront devant le trône de gloire au jour du
jugement.

53
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Elohîm ne nous appelle pas à son service afin de


nous faire plaisir ou par excès d’amour pour nos
personnes, mais bien pour une cause qui dépasse
notre personne.

Moult visionnaires finissent par oublier que leurs


appels sont les résultats des prières, des pleurs des
âmes ou du Seigneur pour une génération, car ces
derniers s’approprient cet appel et s’enflent
d’orgueil jusqu’à se prendre pour des gens
incontournables, ce qui les pollue et corrompt
leurs comportements.

II. LA PRÉPARATION AU
MINISTÈRE DU SEIGNEUR

D’aucuns se précipitent à servir le Père céleste


sans avoir au préalable reçu une formation digne
de ce nom.

Bien évidemment, les serviteurs de YHWH


Elohîm ne sont pas préparés pour leur service dans
une école théologique ou encore dans de
quelconques centres bibliques ; soit, une
formation biblique est nécessaire et importante,
mais c’est l’Esprit d’Adonaï qui prépare ses
envoyés.

Nous assistons, dans ce temps-ci, à une


prolifération de prédicateurs, de serviteurs du
Seigneur, néanmoins lorsqu’on les analyse,

54
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

nombreux sont ceux chez qui l’on recense de


l’immaturité et des scandales dus au péché.

Le manque de véritables modèles de pères dans la


foi dans notre époque se fait remarquer à cause
des personnes mal formées qui viennent prêcher
l’Évangile, particulièrement sur la toile. Très peu
également sont ceux qui ont réellement rencontré
le Seigneur dans leur cœur. Ces derniers ne
peuvent guère, hélas, le servir en esprit et en
vérité.

L’amour du ministère et le désir de célébrité


larguent des personnes assoiffées de pouvoir au-
devant de la scène faisant du ministère un business
lucratif…

A. La nouvelle naissance : la
conversion

Avant de prétendre vouloir ou chercher à servir le


Mashiah dans un quelconque ministère, il faut au
préalable se convertir, donc naître d’en haut. Il y
a une telle ignorance à ce sujet que cela devient
préoccupant dans nos églises. On est habitué à
déclarer convertie, née de nouveau ou d’en haut,
toute personne qui se lève lors d’un

55
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

rassemblement chrétien pour faire dit-on la


« prière du salut »22.

Cela est une grande erreur de croire que tous ceux


qui se lèvent dans nos séminaires pour donner leur
vie au Mashiah, comme c’est le langage, ont
réellement rencontré son amour ou ont été touchés
par son Esprit.

La conversion au Seigneur est la première étape


qui nous emmènera à accomplir toutes les choses
spirituelles qui nous sont données de la part du
Père.

Il peut être difficile de croire et d’accepter que


certains chrétiens qui fréquentent nos bâtiments
d’églises depuis de longues années soient de
véritables inconvertis. Ils connaissent le
fonctionnement de l’assemblée, le pasteur, le
prophète ou l’apôtre, mais n’ont en réalité aucune
relation directe avec le Mashiah et leur vie privée
en témoigne parfois.

Certains prédicateurs sont des gens méchants à


cause de leurs actions, car ils appauvrissent les
gens qui viennent les écouter, en leur demandant

22 Rituel qui consiste à faire approcher une personne d’un


prédicateur ou d’un chrétien qui lui partagerait l’Évangile du
salut. Ce dernier est emmené à faire une confession publique
ou du moins à vive voix, déclarant : « J’accepte Yéhoshoua
comme Seigneur et Sauveur dans ma vie ».

56
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

itérativement à chaque réunion de l’argent. Cette


sorte de prédicateur n’est pas née d’en haut, mais
d’en bas.

Le Mashiah s’entretint avec Nikodemos


concernant la naissance nouvelle. Cet homme
était un docteur en Israël, mais ne pouvait entrer
dans le Royaume ni le voir, donc le vivre.

Ceux qui ne sont pas dans le Royaume ne peuvent


pas manifester les fruits qui viennent du Père.
Raison pour laquelle, ceux qui ne sont pas nés de
l’Esprit, sont incapables de voir Elohîm, ni
d’exercer dans sa puissance. Nous comprenons
que tous ces prédicateurs voraces, cupides et
méchants ne sont pas nés d’en haut, mais sont de
la Terre.

La semence de l’Esprit transforme nos âmes et


nous pousse à obéir au Père et à manifester son
caractère saint, ses œuvres et son amour. Ceux qui
sont d’en haut sont à l’image du Mashiah et
marchent comme leur Adon.

« Mais il y avait un homme d’entre les pharisiens,


du nom de Nikodemos, un des chefs des Juifs.
Celui-ci vint de nuit vers Yéhoshoua et lui dit :
Rabbi, nous savons que tu es un Docteur venu
d’Elohîm, car personne ne peut produire les
signes que, toi, tu produis, à moins qu’Elohîm ne
soit avec lui. Yéhoshoua répondit et lui dit : Amen,
amen, je te le dis : À moins que quelqu’un ne soit

57
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

engendré d’en haut, il ne peut voir le Royaume


d’Elohîm. Nikodemos lui dit : Comment un être
humain peut-il être engendré quand il est vieux ?
Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de
sa mère et être engendré ? Yéhoshoua répondit :
Amen, amen, je te le dis : À moins que quelqu’un
ne soit engendré d’eau et d’Esprit, il ne peut
entrer dans le Royaume d’Elohîm. Ce qui a été
engendré de la chair est chair, et ce qui a été
engendré de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de
ce que je t’ai dit : Il faut que vous soyez engendrés
d’en haut. Le vent souffle où il veut et tu en
entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient,
ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque a été
engendré de l’Esprit. Nikodemos répondit et lui
dit : Comment ces choses peuvent-elles se faire ?
Yéhoshoua répondit et lui dit : Tu es le docteur
d’Israël et tu ne connais pas ces choses ! »
Yohanan (Jean) 3:1-10

B. Le discipulat – l’enseignement
biblique : la doctrine du Mashiah

Le Maitre a demandé aux apôtres d’enseigner aux


humains ses doctrines, qui certainement feront
d’eux également des disciples de ce dernier.

« Et Yéhoshoua s’étant approché, leur parla, en


disant : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel
et sur la Terre. Étant allés donc, faites de toutes
les nations des disciples, les baptisant pour le

58
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur


enseignant à garder tout ce que je vous ai
ordonné. Et voici moi, je suis avec vous tous les
jours jusqu’à l’achèvement de l’âge. Amen ! »
Mattithyah (Matthieu) 28:18-20

Le discipulat est semblable à la vie humaine elle-


même, car la vie est une école qui ne prend fin
qu’à la mort de la chair. La croissance du disciple
dans sa marche chrétienne se fait par étapes telles
des classes que l’on doit passer en réussissant les
examens pour accéder à la suivante.

L’humain qui se donne au Seigneur doit


comprendre que le Mashiah placera devant lui des
évènements, des situations, des personnes pour sa
perfection dans le but de le rendre mature et apte
à répondre aux exigences d’Eloah23.

Dans le monde des humains, dès la naissance du


nourrisson jusqu’à sa mort, ce dernier passe par
des tests, dont celui de la naissance elle-même.

Pendant l’accouchement, dès les premières


contractions, il peut y avoir des complications
pour les nouveau-nés, lesquelles peuvent les
conduire à la mort.

Beaucoup de chrétiens naissent tordus, car ils se


retrouvent embarqués dans une religion dite

23 Une appellation générique de l’Être divin.

59
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

chrétienne. Cette dernière présente aux néophytes,


plus souvent des dogmes humains, des
philosophies habilement tissées pour les rendre
esclaves d’une secte, d’un ministère ou d’un
quelconque mouvement religieux. Le
christianisme actuel fait plus l’apologie des
hommes haut placés dans les congrégations que
de l’Elohîm de gloire.

Paulos reprit les Corinthiens qui se disaient les uns


aux autres appartenir à telle ou telle personne :
soit de Paulos ou des autres apôtres (1 Corinthiens
3:4-7).

Tels sont quelques-uns dans nos assemblées


actuelles ; ils se convertissent non pour l’amour
du Mashiah, mais font une adhésion à un groupe,
à une église, et non au Royaume du Père.

Le disciple du Seigneur n’est pas celui du Pasteur,


encore moins sa brebis. Naître d’en haut parvient
après une rencontre entre une personne, un cœur,
une âme et la semence d’Elohîm qui est la Parole
véritable (Yéhoshoua, le Mashiah).

Ceux qui sont ainsi fécondés par le [sperma]24


céleste, se retrouvent enceintes des choses divines

24Le grec [sperma] a donné en français [sperme] ou encore


« semence », « enfants », « postérité ». La semence du Père
c’est la Parole divine avec laquelle les saints ont été engendrés
(Yaacov (Jacques) 1:18) ; (1 Yohanan (Jean) 3:9)

60
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

et ne sont plus esclaves des humains, du péché, de


la religion, mais le sont pour le Mashiah. C’est ce
que j’appelle la vraie conversion.

À la suite de cela, le cœur est touché par la


présence du Saint et notre vie change, puis
commence une nouvelle vie de discipulat,
d’apprentissage, et cela tous les jours de notre
existence.

Je voulais donc insister sur ce fait ; un chrétien ne


doit pas être le disciple d’un humain, mais de
YHWH Adonaï.

Le Seigneur placera sur notre route d’autres


chrétiens, des services, avec qui nous avancerons
et apprendrons certaines réalités pour mieux
avancer dans notre foi.

Le discipulat fait référence à l’apprentissage, à la


discipline dans le but d’arriver à la maturité. Nous
verrons le Seigneur placer sur notre chemin des
frères et sœurs qui nous enseigneront sur les
mystères de la foi, sur la doctrine chrétienne
partageant ainsi leur témoignage, leur expérience
afin de nous apprendre à connaitre davantage le
Seigneur qui nous appelle.

L’erreur de quelques-uns qui se précipitent à


servir ou prêcher l’Évangile, c’est qu’ils ne
respectent pas cette école, cette étape. Ils
n’apprennent pas aux pieds des ainés dans la foi

61
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

pour découvrir certains secrets, combats, réalités


spirituelles et difficultés qui sont liés au ministère.
Ils s’engagent sans avoir fait leurs classes et
finissent cassés à cause de l’ignorance.

« Mais toi, tu as suivi 25 de près mon


enseignement, ma conduite, mon dessein, ma foi,
ma patience, mon amour, ma persévérance, mes
persécutions, mes souffrances, celles qui me sont
arrivées à Antioche, à Icone et à Lystre.
Persécutions que j’ai supportées, et le Seigneur
m’a délivré hors de toutes. Mais tous ceux qui
veulent vivre pieusement dans le Mashiah
Yéhoshoua seront aussi persécutés. »
2 Timotheos (Timothée) 3:10-12

Elohîm désire premièrement que l’on soit ses


disciples avant tout, des êtres humains qui ont
pour modèle le Messie d’Israël et des nations.

Le discipulat est souvent relégué à la dernière


place, on préfère généralement se nommer
« homme de Dieu » ou « serviteur d’Elohîm » que
disciple du Mashiah.

25
[Parakoloutheo] : « suivre de près, suivre quelqu'un pour
être toujours à son côté, accompagner, être toujours présent,
suivre quelque chose dans l'esprit, pour en atteindre la
connaissance. Examiner complètement, étudier, investiguer.
Suivre fidèlement par exemple un standard ou une règle pour
s'y conformer. ».

62
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

C. Le dépouillement du vieil
homme : la corruption adamique

Nul ne saurait servir le Père dans son état


adamique, de pécheur, en somme gardant son état
corrompu. L’humain n’est pas un être parfait, il
doit être préparé au service du Père et ne passent
par-là, que les véritables enfants du Royaume.

Le Seigneur dans ce processus de dépouillement


met ses serviteurs sur la croix de manière à les
briser et les vider d’eux-mêmes. Et cette opération
n’est certainement pas une chose plaisante, car des
souffrances attendent ceux qui sont réellement
appelés au ministère.

L’être humain est un être instable par ses


émotions, ses sentiments puis sa réflexion, il a
donc besoin d’être redressé par le Ciel avant que
ce dernier soit qualifié pour servir aux affaires
célestes26.

Il y a donc plusieurs écoles de la vie par lesquelles


les disciples passent pour être qualifiés au
ministère, selon Elohîm. YHWH tuera la chair de
celui qui est appelé à son service et ce dernier
souffrira de diverses épreuves afin de mourir à lui-
même ; s’il arrivait qu’il ne supporte pas ce

26Pour une compréhension plus approfondie à ce sujet, je vous


suggère la lecture de mon livre : - LE CHATIMENT DU PÈRE
– aux chapitres 2 à 5

63
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

processus et refuse de s’y soumettre, il sera


disqualifié et ne pourra servir le Père correctement
et efficacement. Plusieurs de ceux qui sont tombés
dans les travers les plus immondes n’ont pas laissé
le Seigneur tuer leur « moi », l’égo qui nous cause
tant de soucis.

D. La qualification au ministère

Cette étape ne parvient qu’après l’étape de


dépouillement de la chair, de notre vieille nature
adamique. Après être passé par les différentes
étapes de la phase de tests auquel le Père soumet
ses élus. Il les revêt ensuite de son onction pour la
mission pour laquelle Il les a envoyés sur Terre.

En général, ces tests ont pour objectif de nous


délivrer de la cupidité, de l’orgueil, des appétits
sexuels, de la luxure et de l’égocentrisme, de la
culture de nos nations...

« Mais comme nous avons été éprouvés 27 par


Elohîm pour que l’Évangile nous fût confié,
ainsi nous parlons non comme pour plaire aux
humains, mais à Elohîm qui éprouve nos cœurs ».
1 Thessaloniciens 2:4

27« Éprouver », « examiner », « reconnaître comme véritable


après examen », « juger digne ». Voir 1 Corinthiens 16:3 ;
2 Corinthiens 8:8-22 ; 1 Thessaloniciens 2:4 et 5:21 ;
1 Yohanan (Jean) 4:1.

64
L’HUMAIN ET LE MINISTÈRE

« Mais qu’eux aussi soient d’abord mis à


l’épreuve 28 , et qu’ensuite ils servent en étant
irréprochables. » 1 Timotheos (Timothée) 3:10

28Ici aussi, le mot « épreuve », [dokimazo] est similaire au


verset ci-dessus.

65
CHAPITRE 3

L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Le sujet du ministère dans les églises est source


d’énormément de confusions en ce que beaucoup
de personnes ne savent pas réellement ce qu’est le
ministère selon le Seigneur.

L’Assemblée d’Elohîm dont Yéhoshoua Mashiah


est la tête, a en son sein plusieurs services afin de
répondre aux besoins des saints et de tous les
humains.

Comme nous avons pu le mentionner dans ce


livre, plusieurs chrétiens néophytes se
questionnent dès leur conversion : à quoi ou dans
quels services Elohîm les appelle-t-il ?

Il y a donc souvent cette confusion dans l’esprit


de beaucoup de jeunes chrétiens en particulier.
Nous avons pu énumérer différents processus et
étapes par lesquels les saints passent pour exercer
un service.

Dans l’assemblée primitive de Yerushalayim, des


critères bien définis furent établis avant qu’une
personne puisse exercer un quelconque service.

67
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Les critères pour exercer un service dans


l’Assemblée selon les Écritures ont été
communiqués par les apôtres du Seigneur afin que
la gouvernance dans l’Ekklesia du Père soit
conduite de façon ordonnée, ce qui n’est plus
forcément le cas aujourd’hui.

De nos jours, il y a comme un mélange, une


ignorance entre ces deux réalités — l’Ekklesia et
le ministère. Certains ont purement oublié que
ceux qui exercent un service l’exercent aussi dans
l’Église, mais également dehors envers les non
croyants.

L’Ekklesia est la communauté de Yéhoshoua et le


ministère est une charge qu’un humain reçoit, un
appel que YHWH lui adresse.

Beaucoup de communautés chrétiennes ont


assassiné des services puissants qui furent appelés
à marquer leur génération, parce qu’ils ont voulu
leur imposer une discipline ou une vision erronée
et communautaire pour ne pas dire sectaire.

Plusieurs personnes reçoivent des services pour


aller prêcher aux nations, d’autres pour répondre
aux besoins des nécessiteux, mais ils se retrouvent
bloqués et incapables d’atteindre leur but. Ceci
pour la simple raison que les assemblées d’où ils
sont issus ont une vision intracommunautaire de
l’œuvre du Père. La plupart des églises
aujourd’hui ont un ministère, un serviteur à leur

68
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

tête et toute la communauté devient son « église »,


sa « vision » la réalité du collège des apôtres, des
anciens et des frères qui statuent aux affaires de
l’église a été simplement balayé.

« Et arrivés à Yeroushalaim, ils furent reçus par


l’assemblée, les apôtres et les anciens, et ils
rapportèrent toutes les choses qu’Elohîm avait
faites avec eux. » Actes 15 :4

Cette confusion dans nos églises a donné


naissance à des sectes, des fonctionnements non
bibliques et à des dérives. Au lieu de rendre, du
moins, d’effectuer leur service parmi les saints
afin que ces derniers évoluent, beaucoup de
leaders chrétiens sont pour la plupart hélas
devenus des têtes en lieu et place du Mashiah dans
les églises qui pour beaucoup ne fonctionnent plus
en collèges de sages anciens, d’apôtres et de frères
matures. La finalité est que nous avons des
chrétiens religieux qui défendent non la parole du
Seigneur, mais leur mouvement religieux et leur
apôtre, pasteur ou prophète.

« Ils écrivirent par le moyen de leur main ces


choses : Les apôtres, les anciens et les frères, aux
frères d’entre les nations qui sont à Antioche, en
Syrie et en Cilicie, salut ! » Actes 15 :23

Ces leaders pour beaucoup, s’opposent à libérer


d’autres services afin qu’ils aillent répondre à
l’appel assigné à leur vie. Ils les bloquent

69
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

délibérément dans un endroit pour la gloire de leur


congrégation. Et ces personnes passent à côté de
leur réelle mission et tournent en rond dans une
communauté qu’ils auraient dû quitter pour aller
dans le champ de Yahweh.

Elohîm demanda que Paulos et Barnabas Lui


soient séparés pour l’œuvre à laquelle ils étaient
appelés — l’apostolat et la mission — et ces
derniers reçurent la prière et l’imposition de
mains, car les saints d’Antioche n’étaient point
sectaires. Ils prièrent pour ces deux appelés et les
libérèrent pour l’œuvre qui leur était destinée.

Ces deux missionnaires, en répondant à l’appel du


Seigneur correctement, devinrent une bénédiction
pour le monde qui fut touché au travers de leur
service.

« Or, en servant le Seigneur et en jeûnant, le


Saint-Esprit dit : Séparez-moi maintenant
Barnabas et Shaoul pour l’œuvre à laquelle je les
ai appelés. Alors, ayant jeûné et prié, et leur ayant
imposé les mains, ils les laissèrent aller. » Actes
13:2-3

Elohîm a établi des hommes et des femmes de tout


genre avec diverses faveurs divines dans son
Assemblée dans l’intention de répondre aux
besoins des humains de ce monde.

70
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

L’Ekklesia est un prolongement de l’Être divin,


son corps. YHWH agit donc pour l’humanité au
travers de son corps qu’est l’Église, nous devons
comprendre cette réalité.

Il y a dans le monde une pluralité de domaine pour


lesquels les humains s’attendent au Père céleste
afin de recevoir des solutions concernant
différents problèmes qu’ils ont.

Les orphelins et les pauvres ont, dans


l’Assemblée, des personnes qui doivent répondre
à leurs besoins. Yéhoshoua en a équipé certains
pour effectuer un service envers ces personnes.

Comme nous le savons déjà, l’Assemblée a en son


sein des [diakonos] qui exercent le [diakonia].
Nous allons donc traiter de façon entière, du
moins je le souhaite, les différents ministères au
sein des églises et leurs rôles.

I. LES SERVICES DE LA
PAROLE

Dans les Écritures bibliques, nous est transmise la


réalité des cinq (5) services qui doivent exercer en
matière d’enseignement de la parole divine et il
s’agit des cinq (5) services de la parole.

« Et lui-même a donné en effet les apôtres, et les


prophètes, et les évangélistes, et les bergers et

71
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

docteurs, pour l’équipement des saints, pour


l’œuvre du service, pour la construction du corps
du Mashiah, jusqu’à ce que nous soyons tous
parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance
précise et correcte du Fils d’Elohîm, à l’état de
l’homme parfait, à la mesure de la stature de la
plénitude du Mashiah, afin que nous ne soyons
plus des enfants ballottés par les vagues et
emportés çà et là à tout vent de doctrine, par le
jeu de dés des humains, par leur habilité dans
l’art de l’égarement. Mais en professant la vérité
dans l’amour, nous grandirons en toutes choses
en celui qui est la tête, le Mashiah. » Éphésiens
4:11-15

D’après les écrits de Paulos, le Seigneur a


premièrement établi dans l’Assemblée : les
apôtres et les prophètes. Ces deux services sont
donc les deux ministères fondamentaux à qui
YHWH a donné la primauté sur le domaine de la
gouvernance et de l’enseignement des disciples
sans occulter les autres services qui sont
également d’une importance capitale. Les cinq
services ont reçu le mandat de conduire par leur
office les saints à la maturité d’où l’expression
dans le verset ci-dessus : « afin que nous ne
soyons plus des enfants ballottés ». Si nous ne
sommes plus des enfants ballotés, c’est que nous
devons être des adultes matures et stables
(Colossiens 1:28)

72
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

A. Le service apostolique

« Ayant été édifiés sur le fondement des apôtres


et des prophètes, et Yéhoshoua Mashiah lui-même
étant la pierre angulaire. » Éphésiens 2:20

Le service apostolique a bien souvent été dénaturé


et sorti de son contexte le plus strict, car de nos
jours nombreux sont ceux qui se proclament
apôtres alors qu’ils ne le sont pas. L’expression
grecque [apostole] qui a donné en français
« apostolat » signifie aussi : un envoyé au loin.

Ceux qui ont reçu l’apostolat comme service sont


des personnes envoyées par le Seigneur pour
répandre l’Évangile du salut. Un apôtre en grec
[apostolos] 29 est un envoyé du Seigneur pour
annoncer un message.

Les apôtres du Mashiah Yéhoshoua étaient des


envoyés, des messagers de la bonne nouvelle ; ils
avaient reçu le mandat d’informer et d’enseigner
le monde sur ce qui concerne la personne de
Yéhoshoua.

De notre temps, on a fait des apôtres des gens qui


fondent des assemblées (bâtiments) en grand
nombre ici et là. La parole du Seigneur désigne les

29Envoyé en avant, messager, ambassadeur, un délégué, celui


qui est envoyé avec des ordres.

73
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

apôtres comme des commissionnaires, des


dispensateurs, des gestionnaires des mystères
d’Elohîm (1 Corinthiens 4:1-2).

Paulos, dans les Écritures, montre de façon


explicite le fonctionnement du véritable apôtre,
notamment au travers des écrits de Loukas, le
médecin. Loukas mit en lumière le
fonctionnement de l’assemblée à Yerushalayim et
le rôle des apôtres dans la chrétienté de l’époque.

Paulos était un des envoyés d’Elohîm envers les


gentils ou encore les païens comme Shim’ôn
Petros l’était pour les Hébreux, son peuple
(Galates 2:8-10). Le terme grec [apostolos] vient
lui-même de la traduction en hébreu du mot
[shaliah]30 ou [sheliah] qui veut dire « envoyé ».

Les apôtres de l’agneau reçurent la mission de


faire des disciples et non de construire des
bâtiments nommés églises. Ils étaient comme des
pionniers qui partent coloniser une nouvelle terre
pour y implanter une colonie, mais dans leur cas,
le but était d’implanter le Mashiah dans les cœurs
des humains qui sont des habitations spirituelles.

30 Dans la Bible des Septante, ce mot est appliqué à des


personnes. Dans le passage de 1 Melakhim (Rois) 14:6,
Achiyah le prophète était l’envoyé de YHWH pour répondre à
la femme de Yarobam. Le mot traduit par « envoyé » ici, vient
effectivement de l’hébreu [shaliah], « envoyé
plénipotentiaire ».

74
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Paulos fonda des communautés chrétiennes en


Grèce, en Asie Mineure, il était un ambassadeur
envoyé pour gagner les âmes au Mashiah : allez et
faites de toutes les nations mes disciples, voilà le
sens réel de l’apostolat.

Le contexte historique veut que Yéhoshoua n’ait


demandé cela qu’à ses apôtres premièrement. Les
apôtres se sont donc acquittés de cette
commission, celle d’aller coloniser les territoires
où régnaient les ténèbres pour les transférer à la
lumière.

Chez les Grecs antiques, le mot [apostolos]


désignait aussi, un émissaire ou encore un
ambassadeur, mais également une flotte de
bateaux qui était envoyée avec le dessein d’établir
une nouvelle colonie.

Cette expression était appliquée pour l’amiral qui


commandait ou l’officier de la flotte et il était
mentionné en référence à la nouvelle colonie qui
était établie.

Les apôtres sont des pères, des bâtisseurs, car ils


exercent un service de fondement dans le corps du
Mashiah où leur autorité est établie, ce sont les
défenseurs de la saine doctrine.

L’autorité des apôtres ne s’arrête pas sur une


église locale ou une dénomination ou un
mouvement religieux quelconque, elle est établie

75
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

pour toute la chrétienté entière. Les apôtres sont


des références, des hommes souvent rejetés, mais
approuvés d’Elohîm seul. L’apôtre selon le
Seigneur ne domine pas sur l’Assemblée de
YHWH, mais détient l’autorité du Seigneur sur les
assemblées établies et celles-ci peuvent lui rendre
également des comptes. Toutefois la nécessité
d’un collège apostolique est souhaitable en
connivence avec les frères dirigeants (Actes 15:2-
6-22 ; Actes 16:4 ; Actes 8:14).

Dans l’église de Yerushalayim, comme le


témoigne le livre des Actes, les apôtres, les douze,
travaillaient ensemble de sorte que tout était mis
aux pieds des apôtres (Actes 4:34-35).

Le modèle apostolique moderne, où un apôtre seul


dirige plusieurs églises sans l’apport des anciens
et d’un collège de frères, peut exposer à des
dérives autoritaires et sectaires. Ce modèle-là tire
son origine du système religieux ainsi que du
monde. Dans les églises de Yerushalayim comme
nous l’avons vu plus haut, les apôtres travaillaient
étroitement avec les autres services établis par le
Seigneur dans son Église.

La prééminence ou encore la primauté du rang


apostolique dans l’Église n’octroie pas à ces
derniers, une domination ou un pouvoir absolu sur
les âmes pour qui Elohim a versé son sang.

76
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Les apôtres ont reçu leur autorité pour la


construction et non la destruction, toutefois leur
régence est importante pour ramener de l’ordre au
milieu des saints.

« Et Elohîm a en effet placé dans l’Assemblée


premièrement des apôtres, deuxièmement des
prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite
des miracles, puis des dons de guérisons, des
secours, des gouvernements, des langues
diverses. » 1 Corinthiens 12:28

B. Le service prophétique

Ce service est également un ministère de


fondement qui jouit quasiment des mêmes
prérogatives que celui des apôtres. Il est le second
dans l’ordre préétabli. Le prophétique comme
beaucoup aiment à le nommer est un service très
important dans l’Assemblée qui suscite la
convoitise de plusieurs de ceux qui désirent
l’exercer. Certaines personnes sont de façon
indéniable, idolâtres de ce service et désirent
l’exercer alors même qu’ils ne sont pas appelés
pour cela. Ce service dans l’Ekklesia ne s’exécute
pas comme il l’était sous la loi de Moshé. Pour
beaucoup, le prophète, c’est celui qui voit, qui
parle avec Elohîm et qui donne des révélations
comme sous Moshé, mais sous la grâce tout
chrétien est en contact direct avec l’Esprit du Père
et peut donc aussi agir ainsi. Un prophète, c’est

77
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

d’abord un messager, car sans message, il n’y a


point de prophète.

Le domaine prophétique est caractérisé par


l’inspiration divine et divers dons de révélations
qui apportent à l’Assemblée la connaissance de la
volonté divine et l’éclairage sur quelques
interrogations. Pendant la loi, le prophète était
souvent consulté pour connaitre la parole
d’Elohîm, sa volonté…

Sous l’ère des apôtres, les prophètes étaient des


messagers de l’Évangile, les yeux du Mashiah et
exerçaient dans le domaine de la révélation
pendant les réunions. Le prophète est un
enseignant qui discerne les mystères de
l’inspiration de l’Esprit pendant les
rassemblements et au-delà de ce cadre-là.

« Mais celui qui prophétise parle aux humains


pour la construction, et l’exhortation et la
consolation. » 1 Corinthiens 14:3

Les prophètes sont très utiles dans nos réunions,


car la grâce qu’ils possèdent amène de l’équilibre
afin d’éviter le désordre lors des rassemblements
chrétiens.

« Mais pour les prophètes, que deux ou trois


parlent et que les autres jugent. Mais si quelque
chose est révélée à un autre qui est assis, que le
premier se taise. Car vous pouvez tous

78
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

prophétiser l’un après l’autre, afin que tous soient


enseignés et que tous soient encouragés. Et les
esprits des prophètes se soumettent aux
prophètes. Car Elohîm n’est pas pour le désordre,
mais pour la paix, comme dans toutes les
assemblées des saints. » 1 Corinthiens 14:29-33

Le domaine prophétique est très vaste et


complexe, car la faveur prophétique varie d’un
individu à l’autre, en effet Mashiah ne les appelle
pas tous pareils. Il y a des prophètes majeurs et
mineurs. Les majeurs sont ces personnes qui
reçoivent un message phare pour un temps, pour
une ou plusieurs générations.

Lorsque dans une génération l’Ekklesia perd le


feu du réveil et s’apostasie, Elohîm suscite un
message avec une grâce de réveil afin de réveiller
son peuple pour que celui-ci revienne à la vérité.

Le Seigneur dit de Yohanan le baptiste qu’il était


l’Eliyah qui devait venir. Or nous savons qu’il n’y
a point de réincarnation dans la Bible.

L’esprit d’Eliyah dont parlent les Écritures


concernant Yohanan n’est autre que la
particularité de la puissance qui fut sur Eliyah le
prophète, celle qui agit pour ramener les cœurs
des égarés vers le soleil de justice qu’est YHWH.

Dans notre époque les croyants se sont également


endormis de nouveau, car nous traversons une

79
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

période d’apostasie et le Seigneur a envoyé en ce


temps-ci une parole, un message afin que les
églises reviennent à la vérité biblique, à l’intimité
avec le Père céleste, mais qui écoute ?

Ce message, c’est la réforme des cœurs, des


assemblées afin de sortir de Babel, ce système
corrompu qui mine nos églises (Apokalupsis
(Apocalypse) 18). Beaucoup rejettent cette parole
prophétique, car ils n’y trouvent pas leurs intérêts
personnels.

Le prophète est la bouche d’Elohîm, ses yeux. Il


doit parfois demeurer solitaire afin d’écouter la
voix du Père pour sa génération. Cela a pour
objectif d’avertir ses semblables, hélas, souvent il
n’est pas écouté, mais plutôt rejeté par sa
génération.

Tous ceux qui possèdent les dons de révélations


ne sont pas forcément établis dans un service
prophétique, car le prophète c’est d’abord un
messager.

80
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

C. Le service évangélique31

Ce service est donné aux personnes qui sont


appelées à évangéliser les contrées dont YHWH
désire visiter le peuple, mais ils sont aussi
prioritairement établis pour les saints.
L’évangéliste, c’est le prédicateur appelé à
prêcher l’Évangile dans le but de réveiller ses
frères et sœurs dans la foi, mais aussi les âmes
perdues. Il est équipé des dons de puissance pour
impacter les cœurs. Dans une assemblée, ce
service est très souhaité pour l’avancement des
âmes dans la foi.

Dans la Bible, il nous est relaté l’histoire de


Philippos l’évangéliste qui fut diacre, dont
l’appellation évangéliste survint dès lors qu’il
évangélisa la Samarie et qu’il y a eu un grand
nombre de croyants. Néanmoins, pour fonder
cette communauté en Mashiah, les apôtres durent
s’y rendre, car les services sont aussi
complémentaires que les cinq doigts de la main.

« Et Philippos, étant descendu dans la ville de


Samarie, leur prêcha le Mashiah. Et les foules
d’un commun accord, étaient attentives à ce que

31Du grec [euaggelistes] qui traduit donne : un messager


porteur de bonnes nouvelles. Ce terme grec est tiré d’un autre
mot [euaggelizo] : annoncer une bonne nouvelle, évangéliser,
annoncer, apporter une bonne nouvelle, annoncer l'Évangile,
promesse qui a été faite, prêcher l'Évangile.

81
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Philippos disait, en l’entendant et en voyant les


signes qu’il produisait. Car les esprits impurs de
beaucoup de personnes qui en avaient, sortaient
en criant à grande voix, et beaucoup de
paralytiques et de boiteux furent guéris. Et il y eut
une grande joie dans cette ville-là. » Actes 8:5-8

D. Le service pastoral

Le vrai sens de cette fonction a tellement été


dénaturé que certains se retrouvent « pasteur »
alors qu’ils ne sont pas appelés à cette charge.

L’importance du pastorat dans une assemblée


locale et son bienfondé a poussé plusieurs à
s’accaparer cet appel pour le sortir de sa vraie
nature. Tous ceux qui dirigent une église locale
n’ont pas tous pour vocation à être forcément
« pasteur ». Ceux qui ont reçu l’appel pastoral
travaillent en général en collège, en équipe avec
d’autres grâces et services comme celui des
anciens.

L’expression grecque [poimen] qui a été traduite


par « berger » et « pasteur » témoigne donc de
l’importance de ce service. Le pasteur est donc un
bouvier qui prend soin de ceux qui lui sont à
charge, un troupeau dont il a la charge.

Le ministère pastoral est établi pour prendre soin


des chrétiens, les consoler, les conseiller et les

82
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

soutenir dans différents domaines de leur vie où


ils rencontrent des difficultés. Il est également
celui qui doit avertir le troupeau et soigner ceux
qui sont malades.

Ce genre d’appel est équipé des dons de guérison,


de sagesse, d’amour, de compassion. Son
influence s’arrête dans l’assemblée locale
quoiqu’il puisse s’étendre partout où il y a des
saints. Il est important de savoir que ce service
s’exerce généralement en collège.

Les anciens d’une assemblée sont parfois un


collège de pasteurs. Ces derniers exercent
ensemble, en commun de façon collégiale, leur
ministère.

E. Le service doctoral

Le docteur est d’abord établi pour l’édification de


l’Assemblée. Ce service est un ministère de base
dans le Seigneur, car les docteurs ont reçu
l’autorité d’enseigner le peuple d’Elohîm. Le rôle
des enseignants est donc très important au milieu
de la masse des croyants.

Le docteur a reçu un don qui lui procure la


capacité de fluidifier la connaissance en ce qu’il
simplifie les Écritures. Le mot docteur vient de
[didaskalos] qui veut dire : « professeur, maitre,
docteur, chargé d’instruire ».

83
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Le rôle des docteurs dans les écrits


néotestamentaires est semblable à celui des
Rabbis ou encore des rabbins dans le judaïsme qui
ont la charge d’instruire en ce qui concerne la
Torah. Le [didaskalos] a donc le devoir de
s’appesantir sur les Écritures et doit en faire une
exégèse approfondie sur tous les plans.

Il doit donc maitriser plusieurs aspects de la parole


d’Elohîm et avoir un contexte assez large pour
donner l’explication correcte et adéquate à ceux
qui l’écoutent.

N’est certainement pas docteur selon les


Écritures, celui qui a suivi une formation
théologique, mais celui qui en a reçu l’appel et les
moyens venant d’Elohîm afin d’instruire les
enfants du Père céleste.

II. LES SERVICES DE


GOUVERNANCES ET DE
BIENFAISANCES

Elohîm a établi certaines personnes dans


l’Assemblée comme des gouverneurs, serviteurs,
d’autres comme guérisseurs, etc.

« Ainsi nous, qui sommes nombreux, sommes un


seul corps en Mashiah, mais, chacun
individuellement, membres les uns des autres.
Mais nous avons des dons différents selon la

84
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

grâce qui nous a été donnée. Si c’est la prophétie,


prophétisons selon la proportion de la foi. Soit
c’est le service, en servant. Soit celui qui
enseigne, dans l’enseignement. Soit celui qui
exhorte, dans l’exhortation. Que celui qui donne
le fasse dans la simplicité, celui qui dirige, avec
zèle, celui qui exerce la miséricorde, avec joie. »
Romains 12:5-8

La réalité de l’Église comme un corps, celui du


Mashiah, doit être saisie par tous, car tous sont
membres les uns des autres. Comprendre cette
vérité donnera à l’Assemblée du Père une voie qui
la conduira vers la maturité, celle de ses membres.

Quel que soit l’appel qui est déposé dans la vie


d’une personne, quelle que soit la nature de ce
service, cette dernière est liée au corps entier du
Seigneur.

Être autonome dans son service, ne signifie en


rien qu’il faut battre la campagne seul sans
associer le regard des autres membres du
Royaume, d’où la nécessité de rendre des comptes
aux uns et aux autres membres du Corps
(Actes 14:24-27 ; Galates 2:1-2).

Le service du Père ne nous place pas dans une


position de supériorité sur la masse, au contraire
nous avons une responsabilité envers elle.

85
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

« Mais Yéhoshoua les appela et leur dit : Vous


savez que ceux qui pensent être les chefs des
nations dominent sur elles en maîtres et que les
grands exercent leur autorité sur elles. Il n’en
sera pas de même parmi vous. Mais quiconque
veut devenir grand parmi vous, qu’il soit votre
serviteur, et quiconque veut devenir le premier
parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils
d’humain est venu, non pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie en rançon pour
beaucoup. » Markos (Marc) 10:42-45

A. Ceux qui gouvernent

1. Les anciens

Les anciens de l’assemblée sont ceux qui ont reçu


un mandat direct en ce qui concerne la direction
d’une église locale, ils peuvent être associés
également aux services de la parole, car certains
parmi eux sont appelés à la prédication et à
l’enseignement (1 Timotheos (Timothée) 5:17).

Parmi les anciens se dégagent deux groupes, deux


fonctions, car dans l’Église primitive c’était une
réalité absolue. Deux expressions grecques
ressortent dans ce que nous avons traduit par le

86
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

mot « ancien » et ces deux expressions sont


[presbuteros]32 et [episcopos]33.

Ce sont ces deux variétés de personnes qui avaient


la charge de surveiller la bonne tenue des réunions
d’où l’expression « surveillant » et d’autres qui
dirigeaient la communauté en collaboration avec
l’autorité des apôtres envers laquelle ils étaient en
connivence.

Les vieillards, les ainés en âge (anciens) étaient


ces référents qui avaient autorité sur la masse dans
les localités et ils travaillaient donc en collège,
nommé : celui des anciens, qui était composé
selon certains biblistes, de pasteurs.

2. Les dirigeants

Dans l’Assemblée, il y a des personnes qui sont


appelées à diriger, mais qui ne sont pas forcément
dans la fonction de l’anciennat ou même de
l’apostolat, mais ils sont oints par le Seigneur pour
exécuter des miracles, des guérisons et autres. Ces
individus peuvent être, à mon sens, atypiques, car
souvent les assemblées ignorent qu’il y a en leurs
seins de telles personnes dotées de grâce pour
diriger d’autres personnes.

32 Ce mot a également donné en français le mot « presbytres »


et par la suite « prêtre » qui dans son origine grecque signifie :
ancien, aîné, plus âgé, vieillard, femmes âgées.
33 Un surveillant.

87
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

« Et Elohîm a en effet placé dans l’Assemblée


premièrement des apôtres, deuxièmement des
prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite
des miracles, puis des dons de guérisons, des
secours, des gouvernements, des langues
diverses. Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils
prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous ont-ils
le don des miracles ? Tous ont-ils les dons de
guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous
interprètent-ils ? » 1 Corinthiens 12:28-30

Timotheos était, il est vrai, évangéliste, car Paulos


lui concède cela en l’invitant à exercer dans ce
domaine (2 Timotheos (Timothée) 4:5).

Nulle part ailleurs nous voyons ce dernier


l’affirmer de lui-même. Cela est valable pour
Titos 34 qui pourtant avait des charges dans les
différentes assemblées que Paulos avait
implantées, notamment en Crète.

Titos et la plupart des hommes étaient


compagnons auprès de l’équipe apostolique de
Paulos, ils étaient aussi des dirigeants, car ils
gouvernaient des assemblées entières. Certaines
personnes, qui accompagnaient Paulos, n’avaient
pas forcément des services tels qu’apostolique ou
autres, mais exerçaient des fonctions dans les
assemblées.

34 Tite

88
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Épaphras était de même un des compagnons de


Paulos, mais l’histoire lui concède également le
fait d’avoir bâti les assemblées de Colosses,
Hiérapolis et de Laodicée dont il aurait eu la
charge (Colossiens 4:12-13) sans toutefois être
reconnu ou décrit comme un apôtre dans le récit
biblique.

« Te saluent, Épaphras, mon compagnon de


captivité en Mashiah Yéhoshoua, Markos,
Aristarchos, Démas, Loukas, mes compagnons
d’œuvre. » Philémon 1:23-24

Certaines personnes ont donc le don de diriger, de


gouverner les croyants, mais travaillent elles-
mêmes en collaboration avec l’autorité des
anciens ou des apôtres et les autres services.

Il est vrai que YHWH fait comme bon lui semble


en ce qu’il peut appeler certaines personnes à
commencer une œuvre spirituelle en dirigeant
d’autres individus sans être soumis à un apôtre ou
à un tiers. Cela ne veut toutefois pas dire qu’ils
doivent exercer leurs services sans se soumettre à
ceux qui ont reçu le service de l’apostolat ou
simplement ceux qui sont matures dans la foi.

89
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

B. Ceux qui servent les autres

1. Les diacres et diaconesses

Ces deux expressions ou charges sont issues du


mot grec [diakonos] qui donne à ceux qui
l’exécutent les prérogatives d’être au service des
autres, car cette expression signifie aussi celui qui
sert les plats, donc qui donne à manger.

Cela traduit donc leur instauration dans les


Écritures, car leur aide est mentionnée lorsque
l’église de Yerushalayim eut besoin de personnes
capables de servir les veuves dans leur
distribution quotidienne, notamment en ce qui
concerne la nourriture.

« Or, en ces jours-là, les disciples se multipliant,


il s’éleva un murmure des Hellénistes contre les
Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées
dans le service quotidien. Mais les douze, ayant
convoqué la multitude des disciples, leur dirent :
Il n’est pas convenable que nous laissions la
parole d’Elohîm pour servir aux tables. Regardez
donc, frères, pour choisir sept hommes parmi
vous, de qui l’on rende un témoignage honorable,
remplis de l’Esprit-Saint et de sagesse, auxquels
nous confierons ce devoir. Mais nous, nous
persévérerons dans la prière et dans le service de
la parole. Et ce discours plut à toute la multitude
qui était là présente. Et ils élurent Stephanos,

90
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

homme plein de foi et du Saint-Esprit, et


Philippos, et Prochoros, et Nicanor, et Timon, et
Parménas, et Nikolaos, prosélyte d’Antioche,
qu’ils placèrent devant les apôtres et, après avoir
prié, ils leur imposèrent les mains. » Actes 6:1-6

2. L’hospitalité

Cette faveur du Seigneur est souvent méprisée par


la plupart des croyants, car c’est un service ingrat
pour beaucoup qui ne confère aucune gloire à
celui qui l’exerce. Dans l’Assemblée de ce temps,
les choses simples sont négligées.

Celui qui exerce l’hospitalité et qui l’exerce


envers les saints est aussi capable de le faire
envers plusieurs. Celui qui est hospitalier est
rempli d’amour et prendra soin des autres, car
parmi les saints il y a des personnes qui manquent
de toits et qui ont besoin de l’hospitalité.

Certaines personnes qui possèdent ce don sont, de


même, poussées par le Père à mettre en place des
orphelinats, des centres d’accueil pour les
nécessiteux dans l’Église et même dans le monde.

« Prenant part aux besoins des saints,


poursuivant l’hospitalité. » Romains 12:13

« N’oubliez pas l’hospitalité, car par elle,


quelques-uns ont logé des anges sans le savoir.

91
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Souvenez-vous des prisonniers comme si vous


étiez emprisonnés avec eux, de ceux qui sont
maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans
un corps. » Hébreux 13:2-3

« Ayant le témoignage de ses bonnes œuvres : si


elle a bien élevé ses enfants, si elle a exercé
l’hospitalité, si elle a lavé les pieds des saints, si
elle a porté assistance aux oppressés, si elle a
accompagné toutes sortes de bonnes œuvres. »
1 Timotheos (Timothée) 5:10

3. La libéralité

Avoir reçu un cœur de libéralité 35 est un don


précieux qui engage la responsabilité de celui qui
le détient. Être libéral dans les choses qui
concernent les moyens pécuniaires sont source de
scandale dans la chrétienté actuelle parce que
beaucoup d’abus sont constatés.

Le don de libéralité est un don qui permet à ceux


qui possèdent des biens quelconques notamment
financiers d’en faire jouir à d’autres chrétiens qui
sont dans le besoin et par extension au monde
(2 Corinthiens 9:11-13 ; Romains 12:8).

35Du grec [haplotes] : sincérité, honnêteté mentale, la vertu de


celui qui n'a pas de prétention et d'hypocrisie, non égoïste,
ouverture de cœur se manifestant par la générosité.

92
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

Ceux qui pratiquent le bien sont donc des


personnes libérales de ce qu’ils se donnent
d’abord eux-mêmes à Elohîm et puis aux
humains.

« Ordonne aux riches de l’âge présent de ne pas


s’enorgueillir et de ne pas mettre leur espérance
dans la richesse incertaine, mais dans l’Elohîm,
le Vivant, qui nous donne toutes choses
abondamment pour en jouir. De faire du bien,
d’être riches en bonnes œuvres, d’être généreux,
prêts à donner. » 1 Timotheos (Timothée) 6:17-
18

La libéralité n’est pas forcément le fait d’être riche


ou d’avoir des moyens et d’en faire jouir à autrui,
mais premièrement un état d’esprit, une
disposition de cœur. Dans le grec, le mot traduit
par libéralité veut aussi dire : simplicité ou encore
sainteté.

C. Ceux qui secourent

Ici, il est vrai que nous sommes pour ainsi dire,


dans l’inconnu, car très peu de chrétiens savent
que parmi eux se trouvent des gens qui ont reçu le
don de secourir les autres et cela peut se
manifester par certains dons de l’Esprit comme les
dons des guérisons, de compassion afin de
manifester la charité du Mashiah au milieu des
humains.

93
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

« Et Elohîm a en effet placé dans l’Assemblée


premièrement des apôtres, deuxièmement des
prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite
des miracles, puis des dons de guérisons, des
secours, des gouvernements, des langues
diverses. » 1 Corinthiens 12:28

Comprenons que ce genre de grâce n’est pas


toujours accordé qu’aux personnes qui dirigent les
assemblées chrétiennes, mais à toutes personnes
que YHWH choisit dans le but de faire du bien à
d’autres êtres humains. Elohîm peut secourir des
êtres humains au travers de leurs semblables.

Plusieurs individus sont oints par le Seigneur pour


exercer un service de délivrance, toutefois sans
être appelés à officier dans les 5 services de la
Parole. Celui qui détient ce don peut être comme
un secours du Mashiah envers autrui.

Nous sommes donc ouvriers avec Yéhoshoua qui


se sert de son peuple pour accomplir de grandes
choses. L’assistance envers les prisonniers, les
veuves, les malades et les autres difficultés que le
monde rencontre trouvent une réponse dans
l’Ekklesia du Mashiah (Mattithyah
(Matthieu) 5:13-16).

L’Ekklesia est devenue immature et la plupart des


croyants ayant été nourris par une vision
religieuse et humaine ne pensent plus qu’à exercer

94
L’ÉGLISE ET LES MINISTÈRES

des ministères de la Parole tout en négligeant les


autres. Nous sommes le sel et la lumière de la
terre, nous devons donc agir en conséquence.

« Que chacun de vous rende service aux autres


selon le don de grâce qu’il a reçu, comme de bons
gestionnaires de la grâce diverse d’Elohîm. »
1 Petros (Pierre) 4:10

« Prenant part aux besoins des saints,


poursuivant l’hospitalité. » Romains 12:13

« Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps,


pratiquons ce qui est bon envers tous, mais
surtout envers ceux de la famille de la foi. »
Galates 6:10

95
CHAPITRE 4

LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP


ONT DU MINISTÈRE

Il y a un cri alarmant pour cette génération de


croyants incrédules, car beaucoup de chrétiens
sont comme des brebis livrées à elles-mêmes,
semblables à du gibier devant un prédateur qui le
charge farouchement. Beaucoup pourront se
questionner concernant mes propos. Mais si nous
ne sommes pas capables d’apercevoir l’état
délabré des églises actuelles, c’est que nous
sommes dans la mort spirituelle avec elles.

Nous avons besoin, nous, croyants, en ce temps-


ci, du vrai réveil spirituel, du vrai message
évangélique centré sur Yéhoshoua et le règne à
venir. Sans cela, les croyants de cet âge risquent
d’être lésés et passer à côté de l’éternité à venir.
L’Église a besoin d’un puissant vent de réveil afin
de la sortir du sommeil qui s’est emparé d’elle. Le
Mashiah n’a-t-il pas dit de sa propre bouche en
Loukas (Luc) 18:8 : Mais quand le Fils d’humain
viendra, trouvera-t-il la foi sur la Terre ?

Le Seigneur montre à travers son propos qu’avant


son retour imminent, les saints de l’Assemblée ne

97
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

seront pas dans une position glorieuse. L’Écriture


témoigne contre elle, d’un temps d’apostasie juste
avant le retour de son propriétaire ; ce qui prouve
donc la réalité du chaos que vivent nos assemblées
et la véracité de mes propos.

L’Église dans ces temps derniers a perdu de sa


force, la vraie vie spirituelle qui est une relation
réelle et profonde avec Elohîm. C’est plutôt le
règne des humains que l’on observe.

La parole du Seigneur déclare que YHWH vient


chercher une Assemblée glorieuse
(Éphésiens 5:27) il y a donc de l’espérance pour
les saints. Avant l’accomplissement de cette
parole glorieuse, nous passerons par des temps
d’angoisses afin que cette Église soit réformée,
purifiée avant le retour de l’époux.

Il y aura donc un puissant réveil venant d’en haut


pour restaurer la véritable Épouse, pour la
préparer aux noces de l’Agneau, car elle s’est
endormie comme les 10 vierges (Mattithyah
(Matthieu) 25).

Satan a présentement réussi à infiltrer dans la


chrétienté actuelle ses serviteurs qui ont apporté
une fausse idée du ministère qu’on exerce pour le
Seigneur dans l’Assemblée des saints.

L’ennemi a introduit un évangile humain à la


gloire des prédicateurs qui sont starisés et

98
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

occupent une posture d’élévation glorieuse


centrée sur l’égo de l’être humain qui en réalité est
une rébellion contre Elohîm.

Le diable a également poussé de nombreuses


personnes à se servir elles-mêmes au lieu de servir
les causes du Mashiah ; comme Satan, ils font du
commerce avec les dons qui leur furent donnés par
le Seigneur pour gagner de l’argent.

La mauvaise lecture, doublée d’ignorance par


rapport au vrai service du Seigneur, a conduit à
l’aveuglement de plusieurs leaders chrétiens. Ils
ont à leur tour poussé les croyants à l’égarement,
les enfermant dans un fonctionnement religieux,
pyramidal ; devenant ainsi serviteurs des démons
et des hommes.

« Mais l’Esprit dit expressément que dans les


derniers temps, certains s’éloigneront de la foi,
s’attachant à des esprits trompeurs et à des
doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux
docteurs, ayant leur propre conscience marquée
au fer, empêchant de se marier, ordonnant de
s’abstenir d’aliments qu’Elohîm a créés pour être
pris avec action de grâce par les fidèles et par
ceux qui ont connu précisément la vérité. »
1 Timotheos (Timothée) 4:1-3

Paulos disait que : nous devons présenter tout


homme devenu mature ou encore parfait en

99
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Mashiah (Colossiens 1:28) ; or celui qui est


mature exerce un jugement parfait et est autonome
dans sa foi.

Les services établis dans l’Église ont reçu la


mission d’équiper les saints, pour leur
construction dans la foi dans le but de les conduire
dans la connaissance du Mashiah, à son état
parfait, à la mesure de la stature de la plénitude de
son Être. Cela n’étant plus fait, ces derniers
donnent naissance à des chrétiens faibles et
immatures.

Les ouvriers, qui ne comprennent pas ce qu’est le


véritable ministère et qui ont une fausse
conception et connaissance du service, agissent
comme des incapables égocentriques. Ils
s’égarent loin de la vérité et jettent les
prérogatives qu’incombe le vrai ministère en
pâture.

Ils deviennent des dieux, des ministres à l’image


de ceux du monde dans l’Église. Ces gens exigent
des honneurs à ceux pour qui ils ont été établis
esclaves ou serviteurs. Ils reçoivent d’eux pour la
plupart des offrandes, des dîmes et autres
avantages, parfois même corporels pour certains
(comprenez le langage). Ils ont carrément et
simplement pris la place du Créateur dans son
temple et sans leur assentiment rien ne peut se
faire. Tel l’anti-Mashiah, ils prennent la place de

100
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Yah dans le temple et à cause de leurs œuvres ; ils


se déclarent Elohîm à la place du vrai Elohîm.

Nombreux parmi ces prédicateurs séduisent les


âmes pour les livrer à la cupidité et la mondanité.
Ces faux ouvriers organisent des fêtes
d’anniversaires à la gloire de leur jour de
naissance dans l’Église du Seigneur et cela
n’interpelle plus les croyants. L’origine de cette
fête n’est pas une recommandation biblique.
Énormément de chrétiens sont séduits par le
diable et ne comprennent plus et ne rejettent plus
le mal (nous ne sommes pas du monde).

Lorsque la folie de plusieurs de ces faux leadeurs


se manifeste, leur esprit antéchrist, ils se
proclament hommes de guérison, bouches
autorisées, voyants des voyants et j’en passe.
Devenant ainsi des messies promettant guérison et
miracles à ceux envers qui leurs filets se tendent.

Le Seigneur est le seul qui fait des miracles, qui


guérit et qui sauve parfaitement, car lui seul est la
corne du salut. Yéhoshoua de Nazareth, fils
unique d’Elohîm, affirma que c’est le Père en lui
qui faisait les œuvres et ainsi lui a rendu gloire par
son ministère terrestre (Yohanan (Jean) 5:36-37).

Les esclaves du Seigneur sont des personnes qui


peinent pour annoncer le Mashiah aux humains,
pour faire d’eux des disciples et des personnes qui
iront vers le Père et non vers leurs êtres.

101
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

La dénaturation des cinq (5) services de la Parole


dans l’esprit de certains chrétiens a engendré une
prise d’otages en quelque sorte de l’Ekklesia
visible, puisque nous assistons à des dérives
sectaires, doctrinales, autoritaires, et autres au
sein de nos assemblées.

Plusieurs causes, il est vrai, peuvent être nommées


pour expliquer pourquoi les églises sont dans une
telle situation. L’humain et ses dogmes tels que la
théologie, les fédérations ecclésiastiques ont
remplacé le Saint-Esprit à la direction des masses
chrétiennes. Une fausse et mauvaise idée du
service détruit l’œuvre, ce pour quoi la vision du
Seigneur doit être comprise et bien retranscrite.

I. LAODICÉE : LES FAUX


OUVRIERS

Les faux ouvriers sont en même temps les


victimes et les géniteurs de la fausse chrétienté et
de la mauvaise image du ministère. Ils les
propagent en les communiquant à plusieurs. Ceux
que la Bible appelle « les faux ouvriers » ou
encore « les ouvriers trompeurs » sont
certainement ceux qui communiquent une idée
erronée de l’appel et du service.

Beaucoup pensent être de véritables serviteurs du


Seigneur, alors qu’ils ne le sont pas en réalité. Le
malheur est que certains sont sincères en voulant
servir le Mashiah, mais sont de facto faux

102
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

serviteurs, car ils sont conçus dans l’utérus de la


religion chrétienne et non de l’Esprit. Les faux
ouvriers travaillent non pour le Royaume, mais
pour la religion chrétienne. Paulos fustige cette
catégorie de personne qui pense servir le Père
céleste, mais ne le fait pas et se sert elle-même
(Philippiens 3:19).

« Et cela n’est pas étonnant, car Satan lui-même


se transforme en ange de lumière. Ce n’est donc
pas une grande chose si ses serviteurs aussi se
transforment en serviteurs de justice. Mais leur fin
sera selon leurs œuvres. » 2 Corinthiens 11:14-
15

Il nous faut comprendre premièrement ce qu’est


l’église de Laodicée, cette école de faux ouvriers,
de faux chantres et de faux serviteurs du Seigneur.
Le grand malheur est que beaucoup de pseudos-
serviteurs du Seigneur et certains courants
religieux dits chrétiens pensent vraiment être dans
la vérité. Si l’on osait leur montrer et prouver le
contraire en se basant sur les Écritures, ils vous
prendraient quand même pour un hérétique.

Le fait d’être un faux serviteur du Seigneur n’est


pas forcément le fait d’être un sataniste endurci,
mais également celui d’être dans l’erreur
doctrinale et l’égarement. L’ouvrier trompeur
peut parfois ignorer ce qui concerne la vérité
biblique, car il se confie en ses sentiments, ses

103
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

émotions et les fausses doctrines reçues qui


l’animent.

Nous pouvons donc réaliser l’importance des


propos de Yaacov, l’apôtre, qui conseillait aux
saints : qu’il n’y ait pas beaucoup de docteurs ou
enseignants parmi eux, car ils seront jugés plus
sévèrement. Yéhoshoua déclara que l’humain
rendra compte pour toute parole qu’il aura
proférée, il sera susceptible, à cause de cela, de
recevoir un jugement de condamnation
(Mattithyah (Mathieu) 12:37).

Une génération nouvelle se lève pour prêcher


l’Évangile, mais en regardant de façon profonde,
on remarque facilement une absence véritable de
rencontre avec le cœur d’Elohîm. Cette nouvelle
génération met un point d’honneur à étaler son
goût prononcé du surnaturel, du prophétique
comme beaucoup aiment à le dire,
particulièrement les jeunes prédicateurs. Cette
dernière a oublié le message central de la Bible
qui ne se retrouve point en eux. Yéhoshoua le
Mashiah est le message principal des Écritures.
Prêcher le Mashiah n’est pas le fait de prononcer
son nom lors d’une prédication pour faire
sensation, au-delà du fait d’être réellement
mandaté du Père et de recevoir de Lui une
connaissance précise et correcte sur sa Parole.

104
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Oui, j’affirme donc ici que cette génération est


laodicéenne, mais avant de développer sur ce
sujet, prenons d’abord les Écritures.

« Écris aussi à l’ange de l’assemblée de


Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin
fidèle et véritable, le commencement de la
création d’Elohîm : Je connais tes œuvres, parce
que tu n’es ni froid ni bouillant. Si seulement tu
étais froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es
tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je suis sur
le point de te vomir hors de ma bouche. Parce que
tu dis : Je suis riche, abondant en ressources
matérielles et je n’ai besoin de rien, mais tu ne
sais pas que tu es malheureux, misérable,
pauvre, aveugle et nu. Je te conseille d’acheter de
moi de l’or fondu par le feu et purifié, afin que tu
deviennes riche, et des vêtements blancs afin que
tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse
pas, et un collyre pour oindre tes yeux afin que tu
voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que
j’affectionne. Aie donc du zèle et repens-toi. Voici,
je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un
entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez
lui, et je souperai avec lui et lui avec moi. À celui
qui remporte la victoire, je donnerai de s’assoir
avec moi sur mon trône, comme j’ai moi-même
remporté la victoire et me suis assis avec mon
Père sur son trône. Que celui qui a une oreille
entende ce que l’Esprit dit aux assemblées ! »
Apokalupsis (Apocalypse) 3:14-22

105
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Il y a plusieurs caractéristiques dans cette


assemblée, la dernière des sept églises d’Asie qui
prouvent et démontrent l’état des églises actuelles.
Cette dernière peut représenter également
l’Assemblée avant son enlèvement. Déjà, de son
nom, Laodicée du grec [laodikeia], signifie
« justice du peuple », donc ce n’est plus Elohîm
qui dirige ou qui fait justice, mais le peuple.
Laodicée c’est l’église selon les humains, riche
matériellement, dans l’éclat du monde, mais
pauvre spirituellement. Elle est donc sans la
présence et la puissance de l’Esprit, car elle est
aussi aveugle parce qu’elle a perdu la vision
céleste et la vérité. Cette dernière est nue, cette
nudité est l’image de l’abandon de la sainteté, de
la sanctification.

Une église, une mouvance et une génération qui


est dans l’extravagance, le m’as-tu-vu, la
sophistication des talents, alors qu’elle est
dépourvue de l’onction sainte de l’Esprit qui
atteste une œuvre spirituelle.

Dans la plupart des églises actuelles, on ne prêche


quasiment plus sur la sanctification, la repentance,
le paradis, le jugement dernier, mais plutôt sur
l’onction, les dons spirituels… L’enseignement
sur la nouvelle naissance, le retour du Seigneur est
occulté aux yeux des chrétiens dans nos bâtiments
d’églises aujourd’hui. Cela est dû à la
prolifération de faux ouvriers dans nos
congrégations. Ces gens ont enlevé la croix de

106
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Yéhoshoua au milieu de la chrétienté actuelle en


prêchant un évangile du développement personnel
et de la pensée positive.

II. L’ÉVANGILE HUMAIN ET


SOCIAL

L’abus et la centralisation du message de la


prospérité financière dans les assemblées sont
devenus le socle des prédications à cause de la
cupidité des chrétiens et de certains dirigeants qui
exploitent la masse pour s’enrichir via cet
évangile social (2 Petros (Pierre) 2:1-22). Il est
plus difficile aujourd’hui d’interpeler les chrétiens
sur cet état de fait qu’il y a de cela 30 ans.

Un homme dira : les gens ont des pasteurs qu’ils


méritent. Ceci est en partie vrai, car l’ignorance
du peuple a fait lever des loups, des bergers cruels
qui dépouillent le peuple. Étant donné que la
chrétienté actuelle a rejeté la connaissance de
YHWH, ils ont donc reçu des petits dieux à qui ils
vouent un culte et paient des offrandes pour les
entretenir.

L’Évangile social est un fléau au sein de nos


assemblées et dans la chrétienté en général, car
nombreux voient dans le service du Seigneur un
moyen de gagner de l’argent, d’avoir une bonne
vie et une réussite sociale.

107
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Très peu sont ceux qui connaissent le réel et


véritable sens du mot servir Elohîm : souffrir pour
le Père céleste. Nous voyons de plus en plus de
personnes qui voient dans le ministère de la parole
une occasion d’avoir une ascension fulgurante
dans la société en se comparant même aux
ministres de ce monde et ils perdent la vie du
Saint-Esprit.

L’évangile social a donné naissance à des


chrétiens hypocrites qui ne viennent au Seigneur
que pour régler leurs problèmes
socioéconomiques. Ce sont des profiteurs qui n’en
ont rien à faire du Père, mais seulement de sa
poche. Ils viennent au Seigneur pour avoir un visa,
un mariage, un emploi, etc.

Comment voulez-vous que YHWH se révèle à de


telles personnes qui ne désirent ni le connaitre en
réalité ni même l’aimer, mais qui composent
aisément avec Satan en vivant dans le désordre
consciemment ? Ces gens viennent pour
demander la protection du Seigneur ; Elohîm est
saint et juste, Il ne se révèlera point à de tels cœurs
qui le méprisent.

Ceci est une des raisons pour laquelle le diable


agit dans les églises, car ce message corrompu fait
des dégâts dans la vie de plusieurs pseudos
chrétiens qui manquent de force, et qui sont
faibles à cause de leur ignorance.

108
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Ma prière est que les véritables serviteurs du


Mashiah puissent se lever afin d’annoncer la
véritable parole du Seigneur, l’Évangile de la paix
qui nous délivre de l’ignorance et du mal.

Plusieurs préfèrent le ministère plutôt que le


Seigneur, voilà pourquoi ils s’égarent loin de la
volonté du Créateur ; celui qui ne préfère pas
Yéhoshoua au service sera sans force et il finira
par mettre en place sa propre vision et non celle
du Roi qui est béni éternellement.

III. L’IDOLATRIE DU
MINISTÈRE

Ce que je nomme ici l’idolâtrie du ministère est


une réalité qu’on retrouve partout aujourd’hui
dans les églises et les ministères ; un amour
prononcé pour la prédication qui dépasse celui
que nous devons avoir pour le Père. Il est vrai que
cela peut sembler itératif de marteler encore ici,
dans ces lignes, concernant l’amour du ministère.

Un jour, lorsque j’étais en prière, je me mis à


gémir, à pleurer tout en chantant dans une langue
inconnue. J’entendis la voix du Seigneur qui me
dit : ce chant que tu chantes est une complainte
envers mes serviteurs qui se perdent, car beaucoup
m’abandonnent. Quel malheur !

109
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Les enfants d’Israël firent la même chose, ils


abandonnèrent YHWH pour d’autres divinités
auprès desquelles, ils recherchèrent protection et
aide. Le peuple était pris de convoitise et
d’apostasie et c’est exactement ce qui arrive à
beaucoup de chrétiens et leurs leaders ; leur soif
de renommée, de réussite dans le ministère les
pousse à la corruption et à la compromission.
Ceux qui désirent être grands selon ce monde tout
en servant aux causes de l’Évangile risquent
d’être séduits par l’ennemi.

Certains chrétiens prennent leurs leaders pour des


elohîm (dieux) en ce qu’ils viennent se prosterner
devant eux, chantant des louanges à leur gloire.
Cela est dû en partie à cette idolâtrie que plusieurs
ont du ministère et de la soif de puissance et
d’impact. Voilà ce qu’offrent nombre de
prédicateurs et d’églises aujourd’hui et très peu
sont ceux qui se repentent de ce mal, hélas !

Plusieurs individus ont dans leur cœur une


mauvaise conception concernant l’œuvre du Père
et ont une vision erronée du ministère du
Seigneur. Étant influencés par leurs coutumes et
traditions, ces gens deviennent tels des chefs
traditionnels et des patrons dans l’œuvre du Père.

Ils se comportent comme des rois et finissent par


détruire les âmes. Ces types d’individus seront
sévèrement jugés par le Père en ce qu’ils poussent
les humains à les servir et les vénérer.

110
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

L’être humain ne doit en aucun cas se prosterner


devant son semblable particulièrement dans les
choses qui concernent l’Évangile ; c’est devant
YHWH Elohîm seul que nous devons nous
prosterner. Il est important lorsque nous sommes
appelés au ministère de saisir ces choses et ces
réalités.

IV. LA MAUVAISE
CONCEPTION DE
L’ÉLÈVATION

L’élévation selon YHWH Adonaï n’est


certainement pas ce qu’elle est auprès des
humains de ce temps. Le Seigneur disait déjà en
son temps aux apôtres : que celui qui veut être
grand parmi vous doit être esclave des autres.

« Mais le plus grand parmi vous sera votre


serviteur. Car quiconque s’élèvera sera abaissé et
quiconque s’abaissera sera élevé. » Mattithyah
(Matthieu) 23:11-12

Nous ne retrouvons plus forcément


l’accomplissement de ce verset ci-dessus dans nos
assemblées et encore moins parmi nos dirigeants
d’églises.

Le Mashiah est le Seigneur, pourtant Il était parmi


les hommes comme celui qui servait ; il est donc
le modèle parfait en matière d’élévation. Il a reçu
le nom le plus élevé (Philippiens 2:9), mais la

111
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Bible témoigne de Lui qu’Il est humble et doux de


cœur (Mattithyah (Matthieu) 11:29) choses
contraires à beaucoup de serviteurs d’aujourd’hui.

Ceci est dû en ce que plusieurs se sont calqués sur


le modèle du monde concernant l’élévation. Ceux
qui sont élevés dans le monde reçoivent des titres
honorifiques : excellence, chef, maître, honorable,
etc. Cela n’est donc pas étonnant que ceux qui
n’ont pas l’humilité du Mashiah reçoivent aussi
des titres. Certains prédicateurs abusent donc de
ces titres et se positionnent comme des gourous et
refusent même qu’on les nomme de leur vrai
patronyme si l’on ne met pas le titre honorifique
avant.

L’Assemblée a en son sein des Archibishops,


Archevêques, Révérends, etc., une ribambelle de
titres pompeux qui plongent plusieurs de ceux qui
les revendiquent dans un orgueil luciférien.

L’élévation pour beaucoup est le fait de recevoir


des honneurs, des largesses ; des leaders chrétiens
se comportent tels de véritables rois en ce qu’ils
érigent des trônes dans leurs églises où ils sont
assis en monarque. Comment est-ce possible que
là où Yéhoshoua le Roi règne, qu’il puisse y avoir
d’autres trônes où l’on est assis
confortablement en lui volant la vedette ?

112
LA FAUSSE IDÉE QUE BEAUCOUP ONT

Les Écritures témoignent que les 24 anciens qui


sont rois et sacrificateurs quittèrent leurs trônes
pour se prosterner devant le seul Roi qui mérite
tous les honneurs, la gloire et la puissance.

L’élévation du Seigneur nous plonge dans une vie


de sacrifice où l’on doit penser avant tout aux
autres. Le serviteur du Seigneur agit selon l’Esprit
et non par égocentrisme et égoïsme. Nous sommes
donc des esclaves d’Elohîm et non des privilégiés
parmi nos frères et sœurs envers qui YHWH nous
envoie pour faire un service pour faire du bien à
son peuple.

Comprendre et savoir ces choses, puis les fuir est


susceptible de nous éviter les tourments de la
géhenne 36 que recevront les orgueilleux, les
impies et tous ceux qui auront corrompu la grâce
divine.

Le désir ardent de la légitimité : la course à la


popularité.

36 Le lac de feu

113
CHAPITRE 5

LE SERVITEUR DU SEIGNEUR
- Le ministère selon Elohîm –

Le serviteur du Seigneur est celui que YHWH a


sanctifié, mis à part pour faire son œuvre. Nous
avons vu et lu dans les précédents chapitres de ce
livre certaines choses concernant l’appel au
ministère ; dans ce volet, nous mettrons l’accent
sur le serviteur accompli, celui qui a été purifié
puis qualifié pour faire le service.

On peut facilement se lever puis faire l’œuvre du


Seigneur sans être qualifié par l’Esprit, ni avoir
subi les différents tests du Père. Tout ceci pour
exécuter un service efficace. Nous expliquerons
donc qui sont ceux que YHWH appelle ses
serviteurs. Les humains appellent parfois
« serviteurs de Yah », certains individus qui ne le
sont pas ; qui ne sont pas des eunuques depuis le
ventre de leurs mères, mais qui se font eunuques
par intérêts et circonstances diverses…

« Car il y a des eunuques qui sont nés ainsi du


ventre de leur mère, et il y a des eunuques qui ont
été castrés par les humains, et il y a des eunuques

115
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

qui se sont eux-mêmes castrés à cause du


Royaume des cieux. Que celui qui est capable de
laisser un espace, laisse un espace ! » Mattithyah
(Matthieu) 19:12

Dans le verset ci-dessus se trouve la suite du


dialogue entre le Mashiah et ses apôtres. Ces
derniers furent dans une réflexion douloureuse,
celle de se savoir humain, donc incapable de
satisfaire à la torah d’Elohîm ; particulièrement,
sur ce qui concerne le divorce. La réponse du
Mashiah révèle ici, une vérité merveilleuse, que
seuls ceux qui sont appelés par YHWH sont
capables d’obéir parfaitement aux désirs du Père
céleste.

Nous comprenons donc que ceux qui sont appelés,


sont préparés et équipés par l’Esprit-Saint, ce sont
des personnes qui vont jusqu’au bout de leur
mission et réussissent là où nombreux échouent.

Les eunuques qui le sont depuis le ventre de leur


mère sont ces personnes que le Seigneur a
réellement choisies puis établies dans son champ.
Être un serviteur du Seigneur n’est donc pas un
titre, mais une condition et bien plus, toute une
identité.

Il y a donc plusieurs sortes de personnes qui sont


appelées par le Seigneur et nous verrons les
différentes caractéristiques de ces dernières.

116
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

I. LES DIFFÉRENTS TYPES


DE SERVITEURS

A. Le bon et fidèle serviteur

Avant d’aller plus loin, je souhaite premièrement


retranscrire le verset ci-dessous avant de
développer mon exposé à ce sujet.

« Et celui qui avait reçu les cinq talents vint et


présenta cinq autres talents, en disant : Seigneur,
tu m’as confié cinq talents. Voici, j’en ai gagné
cinq autres par-dessus. Et son Seigneur lui dit :
C’est bien ! Bon et fidèle esclave ! Tu as été fidèle
en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup.
Entre dans la joie de ton Seigneur. Et celui qui
avait reçu les deux talents vint aussi et dit :
Seigneur, tu m’as confié deux talents. Voici, j’en
ai gagné deux autres par-dessus. Son Seigneur lui
dit : C’est bien ! Bon et fidèle esclave ! Tu as été
fidèle en peu de choses, je t’établirai sur
beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur. »
Mattithyah (Matthieu) 25:20-23

Le serviteur bon et fidèle est donc premièrement


un humain avisé, sage, possédant une
connaissance réelle de son Seigneur. Il n’est point
paresseux, car connaissant la volonté de son Roi
et travaille pour fructifier les affaires de son
Monarque Saint.

117
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Avoir un bon cœur et une bonne disposition tout


en étant fidèle, nous propulse dans l’excellence
pour la réalisation et la réussite du service qu’on
exerce. Le bon et fidèle serviteur reçoit les dons
de grâce et veille à ce que l’équipement qu’il a
reçu ne soit pas gâché, mais au contraire produise
du fruit. Il ne perd pas son temps pour des futilités
de ce monde, car il a dans la pensée d’exécuter
parfaitement la vision du Seigneur. Le jour du
jugement et du tribunal du Mashiah (Christ) son
œuvre subsistera, car c’est un être humain fidèle
au Seigneur.

B. Le serviteur prudent

« Quel est donc l’esclave fidèle et prudent, que


son seigneur a établi sur tous ses serviteurs, pour
leur donner la nourriture au temps convenable ?
Béni est cet esclave, celui que son seigneur, à son
arrivée, trouvera agissant de cette manière !
Amen, je vous le dis, il l’établira sur tous ses
biens. » Mattithyah (Matthieu) 24:45-47

La prudence est une grâce qu’il nous faut détenir


en ces temps de confusion, car le retour imminent
du Mashiah dévoile de plus en plus cette pression
que subit le royaume de Satan. La Bible dit que
les étoiles et les puissances d’en haut seront
ébranlées et celles-ci chuteront sur Terre
emmenant toute espèce de mal. Il nous faut donc

118
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

en ces temps des serviteurs prudents pour


annoncer droitement la Parole divine.

Le serviteur prudent est donc un dirigeant, un


conducteur qui doit guider les autres sur le bon
chemin. Ces types de serviteur sont des humains
qui sont constamment dans la présence du
Seigneur pour recevoir des directives célestes afin
de conduire la masse de croyants. Ce sont des gens
sages et authentiques dans leur appel. Nous
devons de même aspirer à être des serviteurs
prudents de façon à annoncer toute la volonté du
Seigneur : quel temps, quelle nourriture !

C. Les fils d’Yissakar : les


messagers

Dans l’Assemblée des élus du Mashiah se trouve


une race de personne que j’ai nommée ici : les fils
d’Yissakar. Ce sont les veilleurs, les messagers,
les prophètes qui sont appelés d’Elohîm en leur
temps pour annoncer les choses à venir. Ces
hommes et ces femmes sont souvent cachés, très
peu connus de la foule, mais qui reçoivent
clairement du Ciel les choses qui doivent être
annoncées.

Le ministère prophétique de nos jours a perdu de


sa profondeur et de sa pureté. Très peu en réalité
sont des prophètes venus de YHWH, mais plutôt
de Satan et de la religion dite chrétienne. Ils

119
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

apportent un message centré sur un système


humain, les églises, et l’argent ; en somme un
évangile tape-à-l’œil.

Les fils d’Yissakar connaissent le temps et


annoncent un message en actualité avec la pensée
de l’Esprit.

« Des fils de Yissakar, ayant le discernement et la


connaissance des temps, pour savoir ce que devait
faire Israël : 200 de leurs têtes, et tous leurs frères
sous leurs ordres. » 1 Hayyamim dibre
(Chroniques) 12:33

Posséder le discernement et la connaissance du


temps, pousse le disciple du Mashiah à se préparer
et à calibrer son existence en conséquence. Le
retour de Yéhoshoua Mashiah est devenu pour
nombre de croyants un slogan qui a fait son temps.
En réalité, beaucoup, hélas, n’y pensent plus et
n’y croient plus ; ils le disent, le prêchent, mais la
teneur en est vide, car l’état du sommeil de nos
assemblées le prouve.

La spiritualité véritable a disparu pour faire place


à la chair, au clientélisme, à l’égocentrisme, à la
religion…

Nous devons donc être comme les fils des


prophètes qui connaissaient les plans d’Elohîm
concernant Éliyah le prophète ; car ces derniers
avertirent Éliysha de ce que son maitre lui sera ôté

120
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

de devant ses yeux. Ils étaient donc dans les


confidences du Père céleste pour connaitre ses
plans.

Je suis intimement convaincu que l’Elohîm des


cieux révèlera ses plans et les moments de son
retour à ses enfants qui sont constamment dans sa
présence (Béthel) pour connaitre sa volonté pour
le monde et pour l’Ekklesia.

« Les fils des prophètes qui étaient à Béth-El


sortirent vers Éliysha, et lui dirent : Sais-tu
qu’aujourd’hui YHWH va enlever ton maître au-
dessus de ta tête ? Et il dit : Je le sais aussi, taisez-
vous ! » 2 Melakhim(Rois) 2:3

Seuls ceux qui sont tels ces hommes, seront des


porte-voix de la bonne doctrine, du bon message
à donner au temps convenable. L’Esprit
accompagnera particulièrement ceux qui sont
comme ces personnes. Les prophètes des temps de
la fin ne ramèneront pas les humains vers eux,
encore moins vers leur ministère. Ces messagers
donneront simplement les directives et les
volontés d’Elyon puis passeront leur route. Ce
sont des messagers, des Eliyah de leur génération.

Il m’a été permis de voir dans un songe de la part


du Tout-Puissant que l’ennemi se lèvera
particulièrement contre ce type d’êtres humains
que YHWH appelle en ces temps derniers.

121
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Ils seront très peu compris et rejetés par beaucoup


de croyants et leur message vilipendé parce que
plusieurs ont reçu et recevront le message de
Lucifer, la marque de la bête.

Les temps de la fin seront caractérisés par une


apostasie générale et plusieurs chrétiens et églises
se retrouveront dans un état de tiédeur spirituel
cuisant ayant perdu la vérité.

D. Nehemyah : l’adorateur et le
réparateur de brèche
(l’intercesseur)

Nehemyah37 fut en son temps un homme intègre,


soucieux de l’état de Yerushalayim38, en somme
de la nation israélite après que YHWH ait frappé
le peuple ; la ville était en ruine. Or, le Seigneur
voulut restaurer le peuple et la ville, Il chercha un
homme qui avait en lui le fardeau de sa nation afin
qu’il soit un flambeau, un instrument de la
restauration. YHWH trouva Nehemyah qui était
échanson du roi de Babel, servant du vin. C’est
pendant son service auprès du roi que ce dernier
s’aperçut que son échanson avait le cœur attristé
et le questionna au sujet de sa mine devant lui.

Cette image nous enseigne de façon allégorique


concernant la relation et l’attitude que doit avoir

37 Néhémie
38 Jérusalem

122
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

un intercesseur devant Elohîm. Le roi ici est donc


l’image, disons une représentation du Créateur qui
est servi par le vin qui symbolise ici l’adoration,
le sacrifice. Nehemyah, lui, représente les
hommes qui ont à cœur la restauration de l’Église,
de l’œuvre du Père en général. Rares sont ceux qui
désirent et qui se tiennent devant Eloah pour
implorer sa grâce pour la restauration des vies, des
âmes dans les Nations, car beaucoup se servent de
leur appel pour satisfaire leurs convoitises.

« Il arriva, au mois de Nisan, la vingtième année


du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui,
que je pris le vin et le donnai au roi. Or je n’avais
jamais paru triste devant lui. Le roi me dit :
Pourquoi tes faces sont-elles tristes, puisque tu
n’es pas malade ? Cela ne peut être qu’une
tristesse de cœur. J’eus une très grande peur, et je
dis au roi : Que le roi vive éternellement !
Pourquoi mes faces ne seraient-elles pas tristes,
quand la ville, la maison des sépulcres de mes
pères est en désolation et que ses portes ont été
dévorées par le feu ? Le roi me dit : En cela, que
demandes-tu ? Je priai l’Elohîm des cieux, et je
dis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton
serviteur est agréable devant toi, envoie-moi en
Yéhouda, vers la ville des sépulcres de mes pères,
pour la rebâtir. Le roi me dit, et sa femme aussi
qui était assise auprès de lui : Combien de temps
ton voyage durera-t-il, et quand seras-tu de
retour ? Je lui fixai le temps, et le roi trouva bon
de m’envoyer. Je dis au roi : Si le roi le trouve

123
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

bon, qu’on me donne des lettres pour les


gouverneurs de l’autre côté du fleuve, afin qu’ils
me laissent passer, jusqu’à ce que j’arrive en
Yéhouda, et des lettres pour Asaph, le garde de la
forêt du roi, afin qu’il me donne du bois pour la
charpente des portes de la forteresse près de la
maison, pour les murailles de la ville, et pour la
maison dans laquelle j’entrerai. Et le roi me
l’accorda, car la main de mon Elohîm était bonne
sur moi. » Nehemyah (Néhémie) 2:1-8

L’Ekklesia de nos jours manque de personnes de


la trempe de Nehemyah, des gens capables de
porter le fardeau du Père pour son peuple. Des
Daniy’el des temps modernes qui intercèdent jour
et nuit pour la paix des nations et pour
l’Assemblée d’Eloah le Saint.

Celui qui est ainsi sera donc un bâtisseur, un


rassembleur qui fera des exploits avec le Saint-
Esprit. Nous avons besoin de ce type de ministère
qui regarde d’abord aux intérêts du Royaume et
non à leur propre gloire personnelle ou terrestre.

Dans notre génération, très peu de services


pensent premièrement au bien-être des saints, du
corps du Mashiah, mais nombreux cherchent à se
rendre célèbre sur la toile et autre.

La présence de l’être humain est plus que visible


dans l’Église et très peu parlent exclusivement du
Mashiah le Sauveur de son peuple.

124
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Tenons-nous donc dans la présence du grand


Elohîm afin d’être équipés de façon à être des
instruments de la restauration et de la
reconstruction du temple de Yah (l’humain).

E. Myriam : les amoureux du Père

Cette femme fut une des personnes qui a laissé un


témoignage important durant le temps terrestre du
ministère du Mashiah. Beaucoup de choses sont
dites sur cette femme, Myriam.

Malgré toute l’agitation qui était auprès du


Mashiah, cette femme posa des actes qui
témoignaient de son amour pour son Seigneur.
Pendant que certains servaient et désiraient voir
par curiosité Yéhoshoua, d’autres pour des motifs
divers ; elle posait des actes pour réjouir le cœur
du Roi.

Plusieurs sont ceux qui prient – Seigneur, je veux


te servir – quelques-uns, sont ceux qui désirent
juste passer du temps dans sa présence pour
partager leur amour à leur Créateur et Père.

YHWH veut que l’être humain puisse l’aimer, que


de désirer d’abord le servir. Le nombre de
personnes qui jeûne, qui prie pour recevoir une
grande onction, un grand ministère et s’attend à ce
que l’Esprit puisse faire de grands miracles au
travers d’eux est effarant. Très peu fournissent le

125
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

même effort juste pour connaitre le cœur du Père


et pouvoir l’adorer simplement.

« Et en s’en allant, il arriva qu’il entra dans un


village, et une certaine femme du nom de Martha,
le reçut dans sa maison. Et elle avait une sœur
appelée Myriam, et qui, s’étant assise aux pieds
de Yéhoshoua, écoutait sa parole. Mais Martha
était distraite par beaucoup de soucis du service.
Étant survenue, elle dit : Seigneur, ne te soucies-
tu pas de ce que ma sœur m’a laissée servir toute
seule ? Dis-lui donc de m’aider ! Mais répondant,
Yéhoshoua lui dit : Martha, Martha, tu t’inquiètes
et tu t’agites pour beaucoup de choses. Mais une
seule est nécessaire. Et Myriam a choisi la bonne
part, qui ne lui sera pas ôtée. » Loukas
(Luc) 10:38-42

Ce passage ci-dessus commence par mettre en


évidence Martha, la sœur de Myriam, qui reçut
dans sa maison, Yéhoshoua. Elle était comme le
souligne le Seigneur parlant de Martha, occupée
et agitée par les inquiétudes du service. Une chose
était nécessaire d’après le Seigneur : être aux
pieds du Maitre. C’est ici une grande leçon pour
nous tous, choisir la bonne part que l’on ne peut
nous ôter et écarter les inquiétudes du service qui
parfois rendent plusieurs prédicateurs malades,
dépressifs, etc.

Certains leaders chrétiens passent des heures et


des jours de jeûne pour l’avancement de leur

126
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

ministère, négligeant parfois la communion et la


soif de connaitre Elohîm afin de l’aimer.

Cela a été un piège pour beaucoup de leaders


chrétiens, victimes de leur succès, que parfois
Satan valorisait en les propulsant devant tous dans
le but de mieux les séduire. Tout ceci dans
l’intention de les écarter de l’essentiel : aimer
Elohîm.

Les Myriam deviennent de plus en plus rares, ces


personnes qui cassent leurs vases d’albâtre devant
le Mashiah pour que le parfum se répande devant
lui, tel un sacrifice de bonne odeur. Elle donna sa
vie, ce qu’elle avait de plus précieux, ce qui
scandalisa Yéhouda Iscariote, qui lui, servait par
motif impur n’ayant jamais cassé son vase
d’albâtre. Je parle ici de façon allégorique, car le
vase, c’est notre cœur, notre vie.

« Alors Myriam, ayant pris une livre d’un baume


de nard pur de grand prix, en oignit les pieds de
Yéhoshoua et les essuya avec ses cheveux. Et la
maison fut remplie de l’odeur du baume. »
Yohanan (Jean) 12:3

127
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

II. LES DIFFÉRENTES


GÉNÉRATIONS DANS LE
SERVICE DU SEIGNEUR

Comme dans la vie courante des êtres humains,


chaque époque connait une génération ou encore
plusieurs. Dans l’œuvre du Seigneur, dans
l’histoire même de la chrétienté, cela est
également similaire. YHWH Elohîm appelle
toujours plusieurs générations à la fois et ceci à
travers un seul être humain parfois.

Comprenons bien ceci, car plusieurs ignorent cet


état des choses. Lorsque YHWH appelle une
personne, il ne vise pas seulement cette dernière,
mais au travers de lui, toute une génération, une
nation et parfois bien au-delà…

Le Seigneur en créant Adam, créa de même toute


l’humanité en lui, vu que sa chute entraîna la
décadence de toute la création terrestre. Nous
avons aussi l’exemple d’Abraham qui est le père
de la foi et de tous les croyants. Sans oublier le
Mashiah qui relève l’humanité pécheresse pour la
conduire au salut par son sacrifice. Un acte qui
parle dans le temps pour toutes les générations de
la Terre.

Nous avons donc dans les Écritures les trois


générations, celles d’Abraham, d’Yitzhak et de

128
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Yaacov, en somme, des pères, des fils et des


petits-fils.

A. La génération des pères : les


bâtisseurs et géniteurs

Le mal dans l’Église, aujourd’hui, est le faible


nombre en son sein, de véritables pères dans la foi
et de bâtisseurs, capables d’engendrer des fils qui
consolideront leur travail pour les générations à
venir. Tout cela dans le but qu’ils jouissent du
travail stable bâti par leurs ainés.

Elohîm demanda à Abraham de sortir de la


Mésopotamie dans le but de faire de lui le père
d’une multitude de nations. Il était clair que la
mort viendrait réclamer l’âme de ce dernier et
YHWH le savait également. Il dira donc en
substance à Abraham, en vue de son plan à venir,
qu’il lui susciterait une postérité, donc un fils qui
serait héritier des promesses qui lui furent faites.

Par ailleurs, la mort vint réclamer également les


âmes de ses descendants. Chaque génération
bénéficie du travail fait par ces pères et cette
dernière a la responsabilité de perpétrer ce travail
jusqu’à la fin des âges. Telle est la pensée du Père
céleste.

Paulos l’apôtre fut appelé pour évangéliser les


nations en son temps, mais l’œuvre faite par lui

129
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

perdure jusqu’à ce jour, longtemps après la mort


de ceux qui furent ses fils directs dans la foi.

La richesse du service de l’apôtre bénit encore


aujourd’hui, et nombreux sont ceux qui jouissent
des travaux remarquables que ce dernier a
accomplis par l’Esprit du Seigneur.

L’exemple même de Moshé qui laissa l’œuvre


entrepris par sa main à Yéhoshoua,39 fils de Noun
qui, lui, mourut pour la laisser également à
d’autres après lui. David, de même, entreprit de
bâtir le temple, mais ne put le faire et Shelomoh,
son fils, acheva l’ouvrage que son père entreprit
avant lui.

Les appels majeurs sont ceux des pères, des


bâtisseurs, qui doivent travailler pour que les fils
reprennent le flambeau après eux.

B. La génération des fils : les


héritiers

La génération qui hérite du travail des pères est


celle qui est responsable et qui n’est pas passée à
côté de la vision des ainés. Ceux qui ont été avant
nous dans le service du Seigneur laissent un
champ où chacun doit continuer à semer et à

39 Josué

130
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

planter selon la vision reçue par les pères


(1 Corinthiens 3:10-11).

Très peu de fils véritables sont remarqués dans


notre génération, car chacun ou du moins
beaucoup semblent suivre leur propre voie, leur
propre manière de servir Adonaï qui parfois
s’écarte de la doctrine laissée par les apôtres.

Certains faux pères dans la foi ont laissé en


héritage de fausses doctrines et de fausses
religions que leurs fils perpétuent.

Paulos donne un ordre aux bâtisseurs de bien bâtir


selon le fondement posé.

« Selon la grâce d’Elohîm qui m’a été donnée,


j’ai posé le fondement comme un sage architecte,
et un autre édifie dessus. Mais que chacun
discerne comment il édifie dessus. Car personne
ne peut poser un autre fondement que celui qui est
déjà posé, lequel est Yéhoshoua ha Mashiah. Mais
si, sur ce fondement, quelqu’un édifie de l’or, de
l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin,
du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée,
car le jour la fera connaître, parce qu’elle se
révèle dans le feu et le feu éprouvera ce qu’est
l’œuvre de chacun. Si l’œuvre que quelqu’un a
édifiée dessus demeure, il recevra la récompense.
Si l’œuvre de quelqu’un est brûlée, il en souffrira
la perte. Mais pour lui, il sera ainsi sauvé, mais
comme à travers le feu. » 1 Corinthiens 3:10-15

131
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Une période de la vie de Yaacov nous donne un


enseignement important, lorsque Yéhouda quitta
ses frères, la maison de son père Yaacov pour
s’allier à Adoullam (Bereshit (Genèse) 38).
Yéhouda ne put prospérer après cet éloignement
vu qu’il perdit ses deux premiers fils qui furent
méchants devant Elohîm. Il était comme sorti de
la bénédiction d’Abraham qui coulait dans la vie
de son père Yaacov. Il s’allia à des femmes
étrangères au sujet desquelles Abraham émit une
réticence concernant une union maritale avec ces
peuples.

Garder la vision des pères apostoliques pour


l’Ekklesia, c’est marcher dans le même esprit
qu’eux, dans la même direction, la glorification du
Mashiah et non de l’être humain.

En tant que fils dans la foi, la tâche est ardue, car


il faut stabiliser et garder le pas des ainés. Après
la mort d’Abraham, les puits qui servirent à la
survie de son peuple et de son bétail furent
certainement bouchés et abandonnés. Yitzhak,
étant fils d’Abraham et héritier de sa vision, vint
creuser de nouveau les trous d’eaux qui furent
bouchés (Bereshit (Genèse) 26:18). Cela est très
parlant pour nous autres, qui aspirons à marcher
sur les pas des apôtres de l’agneau ; de leur
message, car il nous faut construire selon le
modèle qui a été révélé, chose que nombreux ont
laissée de côté.

132
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Les temps présents et l’état des croyants de cette


époque nous démontrent l’abandon du message
biblique, celui des apôtres qui était centré sur la
foi et la connaissance de Yéhoshoua Mashiah.

L’argent, la nouvelle divinité qui a pris place dans


les cœurs de nombreux ministères, a égaré les
chrétiens mal affermis, les détachant ainsi de
l’essentiel : le Ciel, la nouvelle Jérusalem et le
salut. Les fils dans la foi perpétuent la vision des
pères et la retiennent dans ses termes
authentiques.

C. La génération des petits-fils

Cette génération est celle qui est censée profiter


de tous les travaux des générations précédentes.
Nous la nommerons : la génération de Yaacov.

Yaacov est celui qui a engendré les 12 patriarches


qui formèrent la nation d’Israël et prirent
possession de la terre de Kéna’an40 qui fut jadis
promise à Abraham. Malheureusement, il est
parfois pour cette génération, facile de renverser
les fondements posés par les anciens. Les
descendants de Yaacov sont ceux qui vont
introduire une fois dans la bénédiction promise à
leurs aïeuls, l’idolâtrie et d’autres péchés que

40 Canaan

133
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

YHWH avait pris soin de proscrire aux enfants


d’Israël.

Dans l’histoire moderne de l’Assemblée ou des


ministères que le Seigneur a suscités, c’est
souvent cette troisième génération qui détruit le
message qu’ont reçu en leur temps les
visionnaires.

Prenons l’exemple des apôtres de l’agneau,


d’après l’histoire, Yohanan 41 serait le dernier à
trépasser parmi ses compères. Ceux qui sont
appelés les pères de l’Église sont paraît-il, d’après
les dires des commentateurs et exégètes bibliques,
les disciples directs des apôtres ; ceux qui furent
auprès d’eux comme apprenti. C’est aux
deuxièmes et troisièmes siècles de l’ère chrétienne
après le trépas des disciples du Mashiah, que ceux
qui étaient les descendants de la foi, du message
apostolique commencèrent à renverser les
doctrines des apôtres pour donner lieu à des
dérives sectaires et autres. Pour l’ère chrétienne
moderne, les exemples s’empilent, car après la
mort de certains leaders charismatiques de
plusieurs mouvements évangéliques, nous avons
vu systématiquement apparaître des sectes vides
de toute substance spirituelle et complètement
dépouillées du message christocentrique qui fut
véhiculé par ces derniers.

41 Jean, l’apôtre

134
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Une des sectes évangéliques, le Branhamisme42


nommons-la ainsi, est né à la suite d’un
prédicateur qui fut en son temps puissamment
utilisé par le Seigneur pour réveiller les individus
de son époque. Cela fut un succès, car plusieurs
personnes virent la puissance de Yéhoshoua le
Messie à travers son ministère. Ceux qui suivirent
ses prêches à l’époque ne l’ont jamais divinisé ni
fait semblable au Mashiah lui-même. Ceux qui ne
virent ni son visage et qui ne virent point cet
homme servir le Mashiah l’ont érigé au même titre
que le Seigneur de gloire.

Voilà pourquoi dans notre temps cette


incohérence est manifeste et l’on observe cela
dans la troisième génération dans la foi.

Cela n’est toujours pas, je dois le souligner,


quelque chose d’implacable ou d’absolu, car
certaines générations qui arrivent héritent et
pérennisent de façon correcte la vision des pères
dans la foi.

42William Marrion Branham (6 avril 1909 - 24 décembre


1965) — prédicateur et prophète au sein des assemblées
pentecôtistes en Amérique. Considéré comme le visionnaire
du mouvement « La pluie de l’arrière-saison ». Il fut et fut vu
par ses partisans comme l’accomplissement de la prophétie
annonçant l’avènement de Éliyah annoncé par le prophète
Malakhi (Malakhi (Malachie) 4:5). Il est un des initiateurs du
mouvement de guérison par la foi, lancé dans les années 1947.

135
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

Simon Kimbangu 43 fut un puissant prophète en


République démocratique du Congo, les miracles
spectaculaires que l’Esprit accomplissait au
travers de ses mains, étonnèrent les Congolais de
son époque. Cela souleva la puissante jalousie de
l’état colonial de son temps qui l’embastilla
plusieurs années, et cela, jusqu’à sa mort.

Il prêcha le Mashiah avec puissance à ses


contemporains qui furent bénis par son service et
qui ne firent pas de lui une divinité. Hélas, ceux
qui vinrent après lui, qui ne connaissait ni son
visage pour la plupart et qui n’avaient pas entendu
son message le déclarèrent Dieu le Père et créèrent
le Kimbanguisme.

D’autres exemples de la sorte sont légion à travers


le monde et à travers l’histoire de la foi chrétienne.
Raison pour laquelle Paulos apôtre du Mashiah
demande que l’on bâtisse correctement sur le
fondement qui a déjà été posé à savoir Yéhoshoua
Mashiah qui est le seul chemin, la vérité et la vie.

Le seul Nom qui nous est donné sous le soleil pour


être sauvé de la puissance de la ténèbre et du
péché.

Nous devons donc conserver l’héritage


apostolique reçu par nos ainés qui ont connu
Elohîm et son cœur.

43 Simon Kimbangu (septembre 1887 - septembre 1921)

136
LE SERVITEUR DU SEIGNEUR

David comme père prépara tout ce qui était


nécessaire pour la construction du temple de
YHWH, cela afin que Shelomoh le bâtisse, mais
le fils de ce dernier Yarobam 44 fut celui qui
emmena le schisme dans le royaume puis une
décadence pour le peuple héritier des grâces
divines.

44 Jéroboam

137
CHAPITRE 6

LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ
DANS LE MINISTÈRE

Alors que je pensais en avoir fini avec l’écriture


de cet ouvrage, la pensée de ce chapitre se déposa
dans mon esprit. Après avoir écouté lors d’une
conversation un frère, cela devint une évidence.
J’ai donc dû rajouter ce volet du livre tardivement
après quelques hésitations. Finalement, plusieurs
situations et évènements me poussèrent à la
confirmation que ce point se devait d’être abordé
dans ce livre.

Il y a dans le milieu chrétien un mal, un poison,


qu’est la quête de légitimité. En effet, nombreux
sont les chrétiens et les leaders chrétiens qui
recherchent une légitimité.

Cela les pousse à commettre des actes parfois


outrageux, blessants, des forfaitures qui souvent
les font paraitre comme de véritables bandits aux
yeux de plusieurs saints.

139
LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ

En écrivant ces lignes, une pensée me vient à


l’esprit afin d’imager mes propos concernant les
apôtres. Dans les Écritures saintes, deux apôtres
en quête de légitimité demandèrent au Seigneur de
les placer l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.

Cette attitude scandalisa les autres disciples qui


furent indignés par ce comportement égoïste. Plus
encore parmi les apôtres, cette quête de la
légitimité s’est fait voir par leur désir de savoir qui
était le plus grand parmi eux tous.

Nous ne devons pas ignorer cette réalité des


choses dans notre petite vie chrétienne. Dans ma
marche avec le Seigneur et le service, j’ai assisté
à des conflits entre chrétiens dont la cause cachée
était la recherche de légitimité : la guerre des
positionnements.

Beaucoup, malheureusement, sont animés par un


désir de se hisser au-dessus de la mêlée ne se
rendant pas forcément compte qu’ils sont agités
par une quête de popularité et de légitimité.

Ces derniers peuvent se montrer agressifs, car


conduits par toutes espèces de fruits de la chair à
cause des ambitions égocentriques logées dans
leurs cœurs.

140
LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ

Ces types d’individus finissent par être vomis par


le Père s’ils refusent de changer, devenant ainsi
dangereux pour la masse de croyants.

Si vous reprenez un être humain en quête de


popularité, il risque de se retourner contre vous et
vous tenir en haine. L’envie et la jalousie habitent
dans le cœur désireux d’élévation parmi les
humains.

Beaucoup veulent faire le ministère alors que cette


racine est encore plantée dans leur âme ; ce qui les
dirigera inéluctablement vers l’égarement d’esprit
étant conduit par une pensée orgueilleuse et vaine.

I. COMMENT RECONNAITRE
LES FRUITS ET LE CŒUR
EN QUÊTE DE
LÉGITIMITÉ ?

Concitoyens des saints, ne soyons plus naïfs


concernant le discernement à exercer envers les
individus qui nous fréquentent, mais qui pour
beaucoup ne sont pas sincères.

J’ai remarqué que certains frères et sœurs qui


peuvent venir auprès des saints étaient des gens
hypocrites. Plusieurs individus m’approchèrent en
remplissant mes oreilles d’un vin enivrant, de

141
LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ

belles paroles à mon égard, en vue de leurs intérêts


égoïstes.

A. L’hypocrisie

Celui qui n’est pas pur de cœur et qui est conduit


par un désir d’être accepté par autrui sera dans
l’hypocrisie. Ceux qui veulent le plébiscite et la
reconnaissance auront la volonté de se faire voir
autrement par les autres. Ces personnes, mal
intentionnées, joueront des rôles ; ce sont des
acteurs, des hypocrites. Dans le grec, le mot
hypocrisie signifie aussi « acteur, celui qui joue
un rôle ».

Yohanan et Yaacov, les apôtres du Seigneur


vinrent, étant de connivence avec leur mère,
réclamer la première et la deuxième place dans le
Royaume. Ils étaient clairement animés par un
sentiment égocentrique et en quête de la
légitimité. Leur mère alla même jusqu’à adorer le
Seigneur, sa motivation étant : donner à ses
enfants la première et la deuxième place.

« Alors la mère des fils de Zabdi s’approcha de


lui avec ses fils, l’adorant et lui demandant
quelque chose. Et il lui dit : Que veux-tu ? Elle lui
dit : Ordonne que mes deux fils, qui sont ici, soient

142
LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ

assis l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans


ton Royaume. » Mattithyah (Matthieu) 20:20-21

Le comportement de la mère des apôtres Yohanan


et Yaacov est quelque chose que l’on retrouve
chez beaucoup de chrétiens hypocrites. Certains
ignorent qu’ils adorent le Seigneur pour leurs
propres intérêts personnels. Elle exige du
Seigneur de placer ses fils à la première et
deuxième place dans le Royaume c’est scandaleux
comme demande. Elle ignore l’importance de
cette demande et la dangerosité de sa demande.
Elle demande que Yéhoshoua ordonne que ses fils
soient placés au-dessus de tous. Et pour ce faire
elle adore le Seigneur puis place son dossier
rempli de soif de légitimité, de quête de pouvoir
et d’influence. Son adoration n’était pas
spirituelle, mais charnelle, des paroles vaines, elle
croyait ainsi séduire le Roi de gloire par de la
flagornerie. Elle n’était pas là pour le Seigneur ni
pour le Royaume, mais pour la position.

B. L’orgueil et l’audace

L’orgueilleux ne demeure pas tranquille, nous


disent les Écritures. Il est également plein
d’audace. L’orgueil est une cause de chute pour
plusieurs dans notre génération comme pour les

143
LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ

précédentes. La quête de légitimité pousse ce


dernier à l’audace et à l’orgueil en vue de se placer
lui-même. Le désir de prouver ou encore de
démontrer à autrui que l’on est véritablement
appelé par le Seigneur est un fruit de l’orgueil.
Toutes ces affiches sur les réseaux sociaux et
d’autres qu’on aperçoit sur les panneaux
publicitaires sont également une manifestation de
la quête de popularité et de légitimité de plusieurs.
L’orgueil pousse nombre parmi les prédicateurs,
les chantres, à se vendre, à se recommander auprès
des croyants par toutes sortes de méthodes de
marketing où l’être humain est mis en exergue.

Cela est le résultat d’un cœur hautain et


orgueilleux.

« Et ses frères lui dirent : Pars d’ici et va en


Judée, afin que tes disciples aussi voient les
œuvres que tu fais. Car on ne fait rien en secret
quand on cherche à être remarqué en faisant sa
propre publicité. Si tu fais ces choses, montre-toi
toi-même au monde » Jean (Yohanan) 7:3-4.

YHWH est celui qui élève ses serviteurs et non les


moyens humains. Maudit est l’être humain qui se
confie en l’être humain qui a des capacités ou
encore à un système humain.

144
LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ

« Ainsi parle YHWH : Maudit soit l’homme fort


qui se confie dans un être humain, qui fait de la
chair sa force, et dont le cœur se détourne de
YHWH ! Il deviendra un dénudé dans la région
aride : il ne verra pas venir le bonheur, mais il
habitera dans des lieux brûlés du désert, une terre
salée où nul n’habite. » Yirmeyah
(Jérémie) 17:5-6

C. La traitrise

La traitrise, la trahison est devenue monnaie


courante parmi les saints. Les Écritures
témoignent que dans les derniers jours les gens
seront traîtres. C’est ce que nous vivons, hélas, de
nos jours. La soif de la légitimité pousse
énormément de personnes à manifester la traitrise
qui est dans leur âme. Ceux qui cherchent la
légitimité ne peuvent pas supporter qu’un autre
soit plus honoré qu’eux. Ils feront le nécessaire,
poussés par leur ambition à vouloir se hisser au-
dessus de la mêlée, pour fréquenter des personnes
propices à leur élévation qu’ils prendront pour
leurs rivaux et par la même occasion les trahiront
afin de mieux se placer eux-mêmes.

145
LA QUÊTE DE LA LÉGITIMITÉ

D. Le manque de maîtrise

Le manque de maîtrise est coutume à un être


humain qui a le désir d’obtenir quelque chose.
L’objectif de vouloir être grand ou populaire
pousse certains chrétiens à manquer de maitrise de
soi dans plusieurs domaines et situations durant
leur marche chrétienne.

L’on peut aisément briser les principes bibliques


et les commandements divins parce qu’on a une
envie de réussite, de popularité, de célébrité. L’on
peut, par manque de maitrise, de patience, faire
alliance avec des impies dans le but de
promouvoir son ministère et le faire connaitre à un
large public.

D’autres fruits néfastes qui accompagnent un


cœur en quête de légitimité sont : la jalousie,
l’envie, une sensibilité exacerbée, un manque de
principes directeurs, en soit une déontologie du
Royaume.

Un cœur qui cherche à être populaire à tout prix


sera fourbe, opportuniste et manquera de
reconnaissance véritable envers ses devanciers.

146
CHAPITRE 7

L’AUTONOMIE DANS LA
MARCHE CHRÉTIENNE

Dans la marche chrétienne, cette réalité qu’est


l’autonomie est souvent occultée lors des
enseignements et prédications dans nos bâtiments
d’églises. Être capable de se prendre en main en
tant que chrétien est capital, car d’après Paulos,
l’apôtre, il lui fallait présenter tout être humain
devenu mature en Mashiah (Colossiens 1:28).

Cette maturité est le fait d’être un disciple


autonome, accompli, capable de saisir la volonté
d’Elohîm et de le servir en toute liberté.
Semblable au cycle de la vie : du nourrisson à
l’adulte. Un chrétien autonome se réfère
prioritairement au Seigneur et aux Écritures avant
de faire cas du point de vue des êtres humains.

« Car vous qui devriez aussi être des docteurs, en


raison du temps, vous avez encore besoin qu’on
vous enseigne les premiers rudiments des oracles
d’Elohîm, et vous êtes devenus tels, que vous avez
encore besoin de lait et non de nourriture solide.

147
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

Car quiconque participe au lait est


inexpérimenté dans la parole de la justice, car il
est un enfant. Mais la nourriture solide est pour
les hommes parfaits, pour ceux qui, par
l’habitude, ont les facultés de perception exercées
à distinguer le bien et le mal ». Hébreux 5:12-14

Celui qui est autonome dans sa marche aura une


vie, une communion avec le Père qui l’instruira
sur sa volonté. Ce disciple connaitra la volonté et
le désir de son Maitre. Il ne sera donc plus balloté
ici et là par tout vent de doctrine, de discours
pernicieux…

À vrai dire, l’autonomie45 est le fait de savoir se


prendre en charge soi-même. Plusieurs croyants
sont devenus incapables de se prendre en charge
dans leur marche chrétienne. Ils ont constamment,
pour beaucoup, besoin de béquilles. Celles-ci
représentent ici des humains sur qui ils s’appuient,
faussement nommés pour certains : mentors,
guides, pères ou mères spirituels…

Ces pratiques de mentors, guides et autres ont


purement et simplement supprimé le rôle du
Saint-Esprit (Mattithyah (Matthieu) 23:10 ).

45Tiré du grec [autonomia]. Situation d'une collectivité, d'un


organisme public doté de pouvoirs et d'institutions leur
permettant de gérer les affaires qui leur sont propres sans
interférence du pouvoir central. (Source : Le Larousse)

148
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

Certains chrétiens sont maternés par d’autres,


étant placés ainsi sous leur autorité ; de facto, cela
les sort de celle du Saint-Esprit. Celui qui préfère
le ministère au Seigneur enfermera les disciples
sous son joug et cela même de façon involontaire,
il sera conduit par des motivations humaines :
comment faire pour agrandir son église, avoir
l’argent pour faire l’œuvre ?

Beaucoup de pièges seront tendus vers ceux qui


ont dans le cœur le désir excessif du ministère et
non celui du Seigneur, pour ne faire rien d’autre
que la volonté de YHWH. Le disciple autonome
est en contact avec le Père, connait et fait sa
volonté.

Pourquoi parler de l’autonomie dans ce livre ?


Pour la simple raison que cela va de soi, car le
chrétien libre et autonome sera avec le Seigneur et
fera sa volonté. Les chrétiens qui sont attachés et
instruits selon les dogmes des humains qui ont pris
place dans les églises seront conduits vers un
chemin d’erreur. Ces derniers, parce qu’abreuvés
par des eaux infertiles, ne pourront à leur tour
entrer véritablement dans leur appel sans
reproduire ce qu’ils ont reçu : la religion et les
dogmes humains.

Lorsque l’autonomie n’est pas vécue par ceux qui


dirigent, ces derniers enfermeront leurs ouailles
dans un système religieux qui va les rendre
incapables de vivre le réveil spirituel, car ils

149
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

n’auront pas connu et n’auront pas été enseignés


par l’Esprit.

La liberté c’est l’Esprit, l’Esprit est le Seigneur et


là où il n’y a pas l’inspiration de l’Esprit, on y
trouvera la confusion, l’immaturité de même que
l’inexpérience.

Il suffit de réaliser et de voir ce qui se passe dans


cette génération, le temps abusif qu’on passe dans
les églises la semaine, avec moult programmes.
On va rarement avoir le même temps dans la
prière, dans l’intimité, en communion avec
Elohîm dans le secret.

Un christianisme faible avec des croyants sans


impact qui dépendent des pasteurs et leaders qui
sont devenus, pour eux, les guides et référents en
toutes choses. Ces croyants deviennent ainsi
incapables de servir le Seigneur en toute liberté et
autonomie.

Où est donc la place du Roi de gloire qui conduit


par son Esprit toute la masse de croyants qui
compose son peuple ?

Nous avons beaucoup de chrétiens qui sont le


produit des églises, des ministères et ne sont pas
forcément des gens sortis de l’usine céleste
directement.

150
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

Plusieurs peuvent être scandalisés en lisant ces


mots écrits ici, mais cela n’en demeure pas moins
vrai et fondé.

I. LA COMMUNION
SPIRITUELLE

Tous les chrétiens doivent être responsables de


leur communion avec le Seigneur. Il est évident
que lors de la conversion, nous sommes trouvés
ou encore retrouvés par le Père qui nous donne à
être dans la communion spirituelle avec Lui et
avec son Royaume.

La communion ou encore l’intimité que l’on doit


avoir avec le Père céleste ne doit pas être négligée.
La présence que le Seigneur nous accorde est
maintenue, renouvelée et gardée par une vie
d’intimité avec Lui.

La communion spirituelle peut être considérée


pour plusieurs comme ayant deux branches —
fraternelle et avec Eloah 46 — mais elle est
prioritairement avec Yéhoshoua, l’Adon.

46 [Elohîm], [El] : en somme une appellation du Divin créateur.

151
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

A. La communion avec le Seigneur :


le Père

Là se trouve à mon sens la véritable bénédiction


ultime, dans la communion avec le Père, avec son
Esprit, avec Yéhoshoua, notre Elohîm. Nous
avons par l’entremise de l’œuvre de la croix et du
sang de l’agneau un libre accès auprès du Père.

Toute la grâce ou la richesse spirituelle qu’un


disciple du Seigneur peut avoir reçue trouvera son
point culminant dans la qualité de son intimité
avec YHWH Tsévaot. Nous sommes en
communion avec le Seigneur en esprit, car il nous
conduit, nous enseigne et nous perfectionne de
jour en jour : de gloire en gloire.

La communion ou l’intimité avec le Maître ne se


résume pas forcément à une intensité dans la
prière ou une vie de jeûne tels un ascète. Certains
chrétiens pensent que le fait de prier pendant de
longues heures, c’est cela avoir une intimité ou
une communion avec le Père.

Être dans la présence du Seigneur, obéir à ses


injonctions en respectant la Parole est le signe
probant qu’un individu est dans la communion
avec le Seigneur. La communion avec le Roi, en
somme, être en contact permanent avec le

152
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

Mashiah, nous conduira dans une vie d’adoration,


de soumission devant Elohîm.

Celui qui est en communion avec Yéhoshoua est


dans la liberté que l’Esprit accorde, il sera donc
autonome, car il sera enseigné directement par le
Maître.

« Et vous, l’onction que vous avez reçue de lui


demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on
vous enseigne. Mais comme la même onction vous
enseigne toutes choses et qu’elle est vraie et n’est
pas un mensonge, et selon qu’elle vous l’a
enseigné, vous demeurerez en lui. » 1 Jean
(Yohanan) 2:27

B. La communion avec le corps du


Mashiah

Ce que je nomme ici la communion avec le corps


du Mashiah n’est rien d’autre que ce que l’on
appelle la communion fraternelle.

L’autonomie est également de mise dans notre


communion avec les autres. Nous sommes libres
de vivre notre autonomie dans nos relations avec
les autres membres du Royaume.

153
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

Il faut comprendre que le chrétien doit savoir


choisir dans la liberté les gens avec qui
communier ou encore marcher. Nous ne devons
pas en tant que chrétiens subir la compagnie des
autres, mais choisir dans l’Esprit avec qui
cheminer.

Je ne souhaite pas m’étaler sur le sujet de la


communion fraternelle, mais plutôt relever le fait
que l’autonomie qui est une forme de liberté dans
la maturité nous assure également la
responsabilité de bien vivre la communion
fraternelle, l’interaction avec les autres membres
du Royaume dans la paix.

La communion fraternelle est d’abord spirituelle


car elle doit être conduite par le Seigneur. Le fait
d’être rassembler dans un lieu qu’on nomme
« église » ne veut pas forcément dire que nous
vivons une communion fraternelle spirituelle.

« Car là où deux ou trois sont rassemblés en mon


Nom, je suis là au milieu d’eux. » (Mattithyah
(Matthieu) 18:20

Il y a donc dans la communion fraternelle une


composante importante : le Seigneur, son nom ou
encore son Esprit. La parole déclare que son nom
est la Parole d’Elohim. Nous sommes donc en

154
L’AUTONOMIE DANS LA MARCHE CHRÉTIENNE

communion les uns avec les autres par son nom,


sa parole et son Esprit.

Si une communion fraternelle ne cadre pas avec la


volonté du Père, sa parole, cela n’est pas une
communion fraternelle mais de la camaraderie.

155
CONCLUSION

LE SEIGNEUR OU LE MINISTÈRE
QUE PRÉFÈRES-TU ?

Ce livre est né d’une réflexion qui a effleuré mon


esprit, telle une question.

Pourquoi donc cet ouvrage ? J’ai eu à traverser


grâce au Seigneur un temps de brisement et de
remise en question durant lequel le Seigneur m’a
aidé à réaliser mon état d’âme, également celui de
l’être humain en général (l’humain est méchant).

Le Père céleste m’a fait comprendre que je n’étais


pas mieux que les autres malgré sa grâce et ses
dons dans ma vie ; que j’étais moi-même aussi le
fruit d’une génération qui, hélas, aime
outrancièrement le succès dans le ministère et sert
le Père céleste sans le connaitre vraiment !

Il est capital de comprendre que la vie


chrétienne n’est pas seulement faite pour être
un.e leader charismatique, un chrétien faisant
sensation sur les réseaux sociaux, un.e chantre
prestigieux, ou encore un prédicateur reconnu.

157
CONCLUSION

Le Père céleste souffre de ce que nous avons


oublié que la vie chrétienne n’est rien d’autre
qu’une rencontre avec le cœur du Créateur de
toutes choses. Le fait que beaucoup de personnes
soient attirées « vers une chrétienté visible et
starisée » n’est rien d’autre que le manque réel
d’une relation profonde de cœur à cœur avec
Yéhoshoua.

Elohîm m’a permis de réaliser que l’on peut vivre


dans une forme d’idolâtrie vis-à-vis de son appel.
Cet amour excessif pour cet appel et le désir
d’avoir un ministère « prodigieux » peut pousser
à vouloir préserver cet appel par des moyens
humains ce qui expose à des pièges et à biens
d’autres maux. L’appel reçu du Seigneur,
particulièrement les appels de puissance, peut
pousser à la vantardise et l’orgueil si l’on perd la
relation avec le Seigneur et la vision du Ciel.

L’appel peut effectivement devenir une idole que


l’on peut chercher à préserver à tout prix. L’on
peut finir par s’associer et s’identifier à son appel
comme étant un facteur important de sa foi et de
sa vie en Mashiah. Soit, le service et l’appel sont
importants, mais ils ne doivent en aucun cas
devenir une obsession, car c’est le Seigneur que
nous servons et non l’appel.

158
CONCLUSION

Nul esclave ne se réjouit de sa condition


d’esclavage.

« Car si je prêche l’Évangile, ce n’est pas pour


moi un sujet de gloire, c’est parce que la
nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je
ne prêche pas l’Évangile ! Car, si je fais cela
volontairement, j’en ai un salaire ; mais si je le
fais contre ma volonté, c’est une gestion qui m’est
confiée. » 1 Corinthiens 9 :16-17

C’est au Seigneur que l’on doit s’identifier et non


à son appel. Le Seigneur ne s’attacha ni aux foules
encore moins à l’être humain car il savait ce qu’il
y avait dans ce dernier (Yohanan (Jean) 2 :24-25).
Il demanda au Père de le glorifier de la gloire qu’il
avait déjà auprès de lui. Il n’a donc pas recherché
une popularité auprès des humains. Il a donc cru
au Père qui justifie ses élus.

« Je ne reçois pas ma gloire des humains. »


Yohanan (Jean) 5 :41

À toi qui lis ce livre, peux-tu sincèrement


répondre à cette question également ? Que veux-
tu : le servir ou l’aimer ? Que demandes-tu : le
ministère ou l’intimité ?

159
CONCLUSION

Nous voyons des prophètes, des apôtres, en


somme, des prédicateurs, parler à longueur de
prêches de la puissance du Seigneur, de l’onction,
des dons spirituels. Ils ne relèvent que les choses
charismatiques. Très peu sont ceux qui parlent du
cœur du Père, de l’amour d’Elohîm, de l’intimité
et de notre relation avec Lui.

Beaucoup de prédicateurs sont devenus tels des


marchands ambulants, des coachs qui disent aux
chrétiens comment faire pour manifester la
puissance du Seigneur, son autorité et demandent
aux saints de jeûner, de prier des heures et des
heures pour obtenir cela. Et certains sont ceux qui
n’ayant rien obtenu, frustrés, se retrouvent dans
des loges mystiques pour acquérir une puissance
satanique afin d’attirer des foules et ainsi
remplacent la véritable puissance, celle de
YHWH, qu’ils ont tant convoitée sans l’avoir
reçue.

Cette génération et ses églises ne possèdent pas


beaucoup d’adorateurs véritables, des cœurs
amoureux de Yéhoshoua qui, quoiqu’appelés à
servir le Seigneur, ne cherchent prioritairement
qu’à l’aimer. Des âmes qui ne désirent qu’être
dans une profonde relation de partage avec Lui
afin de vivre sa gloire et pas celle, faussement
nommée ainsi, qui renverse des chaises dans nos
réunions. La vraie gloire est celle qui nous
introduit à l’intérieur de son cœur
(Colossiens 1:27) afin de contempler son grand

160
CONCLUSION

amour et connaitre l’amour du Mashiah qui


surpasse tout.

« En sorte que le Mashiah habite dans vos cœurs


par le moyen de la foi ; pour que vous soyez
enracinés et fondés dans l’amour, afin d’être
éminemment capables de saisir avec tous les
saints, quelle est la largeur et la longueur et la
profondeur et la hauteur, et de connaitre l’amour
du Mashiah qui surpasse toute connaissance,
afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la
plénitude d’Elohîm. » Éphésiens 3:17-19

Le connaitre lui et l’aimer de toute notre force


doivent être nos premières motivations. Nous le
servons par amour, car par son amour, il nous a
rachetés, sauvés des ténèbres pour vivre dans sa
glorieuse présence.

La connaissance du Seigneur est une richesse et


cela prend du temps pour l’acquérir. Voilà
pourquoi il ne faut pas courir le servir d’abord.
Comme Myriam, être à ses pieds et attendre qu’Il
nous envoie au moment opportun.

La vraie puissance, la vraie gloire et la vraie


onction sont de demeurer dans sa présence pour le
voir tels les anges pour l’adorer et être enseigné
par lui.

« Mais ces choses qui étaient pour moi des


avantages, je les ai regardées comme une perte à

161
CONCLUSION

cause du Mashiah. Mais au contraire, je


considère même que toutes choses sont une perte
à cause de l’excellence de la connaissance du
Mashiah Yéhoshoua, le Seigneur, à cause duquel,
j’ai perdu toutes choses, et je les considère comme
les excréments des animaux afin que je gagne
Mashiah, et je sois trouvé en lui, ayant non pas
ma propre justice, celle qui issue de la torah, mais
celle qui est par le moyen de la foi en Mashiah, la
justice issue d’Elohîm par la foi, ceci pour le
connaître lui-même, et la puissance de sa
résurrection et la communion de ses
souffrances, en devenant conforme à lui dans sa
mort, si en effet en quelque manière j’arrive à la
résurrection d’entre les morts. Non que j’aie déjà
reçu cela ou que je sois déjà rendu parfait, mais
je cours pour le saisir, et c’est pour cela aussi
que j’ai été saisi par le Mashiah, Yéhoshoua. »
Philippiens 3:7-12

Frères et sœurs dans la foi, le Seigneur n’est plus


très loin, son retour est imminent. Nous devons
donc nous focaliser sur notre recherche du
Seigneur. Jeunes gens, sortons de l’idolâtrie du
ministère, de la soif de popularité, car Il revient
chercher ses amoureux.

Ce livre vous est offert gratuitement, puisse


YHWH Tsevaot, notre Père, vous affermir et vous
encourager afin de vous préparer à sa rencontre
dans les airs.

162
CONCLUSION

À l’Elohîm des cieux, seul Sauveur et Créateur. À


Yéhoshoua le Mashiah soit toute la gloire, lui qui
nous sanctifie pour les noces de l’agneau.

Paix et grâce sur l’Assemblée du Seigneur.


Amen !

163
Tableau des noms

Apokalupsis Apocalypse Shemot Exode

Bamidbar Nombres Shemouél Samuel

Bereshit Genèse Shim'ôn Simon

Devarim Deutéronome Shimshôn Samson

Hava ou Ève Shoftim Juges


Chavvah
Hoshéa Osée Tehilim Psaumes

Iyov Job Timotheos Timothée

Loukas Luc Titos Tite

Markos Marc Vayiqra Lévitique

Mattithyah Matthieu Yaacov Jacques

Melakhim Rois Yehezkel Ézéchiel

Mishlei Proverbes Yéhoshoua Josué

Moshé Moïse Yéhoshoua Jésus


Mashiah Christ
Paulos Paul Yéhouda Juda

Petros Pierre Yesha'yah Ésaïe

Qohelet Ecclésiaste Yerushalayim Jérusalem

Shelomoh Salomon Yirmeyah Jérémie

Zerubbabel Zorobabel Yohanan Jean

164
Du même auteur…

LE CHÂTIMENT DU PÈRE, 2021


L’OPPRESSION, 2022

165
Vases de Terre, Les Éditions
75012 Paris, FRANCE

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