Frank Gehry Architect Frank O. Gehry - The Full Ebook Set Is Available With All Chapters For Download
Frank Gehry Architect Frank O. Gehry - The Full Ebook Set Is Available With All Chapters For Download
com
https://ebookgate.com/product/frank-gehry-architect-frank-o-
gehry/
OR CLICK BUTTON
DOWLOAD EBOOK
https://ebookgate.com/product/frank-o-gehry-guggenheim-museum-
bilbao-1st-edition-coosje-van-bruggen/
ebookgate.com
https://ebookgate.com/product/weisman-art-museum-frank-gehry-designs-
the-building-1st-edition-weisman-art-museum/
ebookgate.com
https://ebookgate.com/product/minobe-tatsukichi-interpreter-of-
constitutionalism-in-japan-frank-o-miller/
ebookgate.com
https://ebookgate.com/product/frank-zappa-over-nite-sensation-1st-
edition-frank-zappa/
ebookgate.com
Frank Wood s Business Accounting 2 v 2 10th Edition Frank
Wood
https://ebookgate.com/product/frank-wood-s-business-
accounting-2-v-2-10th-edition-frank-wood/
ebookgate.com
https://ebookgate.com/product/let-me-be-frank-my-life-at-virginia-
tech-8-2-2013-edition-frank-beamer/
ebookgate.com
https://ebookgate.com/product/securities-finance-frank-j-fabozzi/
ebookgate.com
https://ebookgate.com/product/lung-cancer-frank-v-fossella/
ebookgate.com
https://ebookgate.com/product/the-theory-and-practice-of-investment-
management-frank-j-fabozzi-series-1st-edition-frank-j-fabozzi/
ebookgate.com
Discovering Diverse Content Through
Random Scribd Documents
The Project Gutenberg eBook of Notice bio-
bibliographique sur La Boëtie, suivie de La
Servitude volontaire
This ebook is for the use of anyone anywhere in the United States
and most other parts of the world at no cost and with almost no
restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it
under the terms of the Project Gutenberg License included with this
ebook or online at www.gutenberg.org. If you are not located in the
United States, you will have to check the laws of the country where
you are located before using this eBook.
Language: French
ÉTIENNE DE LA BOËTIE.
LA BOËTIE
L'AMI DE MONTAIGNE,
SUIVIE DE
LA SERVITUDE VOLONTAIRE,
DONNÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS
PAR LE Dr J. F. PAYEN.
PARIS,
1853.
AVERTISSEMENT.
Ce travail biographique est complètement dû au hasard. Nous
n'avions, en effet, nulle intention de nous occuper isolément de La
Boëtie, qui n'entre dans les recherches que nous avons entreprises
sur Montaigne que comme satellite de cet auteur, et il n'a fallu rien
moins pour nous décider à l'entreprendre que la demande pressante
faite par l'écrivain très-capable et trop scrupuleux qui avait d'abord
été chargé de rédiger l'article La Boëtie pour la Nouvelle Biographie
universelle.
La vie de La Boëtie est, on le sait, fort peu connue; un petit nombre
de faits, la plupart controuvés, quelques dates, dont plusieurs sont
inexactes, composent ses articles biographiques; et M. L. Feugère,
dans ses travaux si consciencieux et si remarquables, s'est plus
occupé de ce personnage au point de vue littéraire qu'au point de
vue spécialement biographique et bibliographique.
Nous avons senti de bonne heure la nécessité de fertiliser ce sol
abandonné, et les renseignements que nous avons demandés et
reçus de toutes parts se sont trouvés assez nombreux pour que leur
dépouillement donnât à notre article un développement trop
considérable pour l'ouvrage auquel il était destiné.
Ce fut alors que MM. Didot, appréciant l'intérêt que pouvait offrir ce
travail, non pour son exécution, mais pour les faits nouveaux qu'il
renferme, et ne voulant pas frapper de stérilité un article composé
exclusivement à leur intention, résolurent de l'imprimer à part, afin
que les lecteurs de la Biographie qui trouveraient que certaines
parties n'ont pas assez de développement, que certaines assertions
n'ont point leurs preuves, pussent rencontrer dans cette publication
isolée ce qu'ils chercheraient vainement dans d'autres ouvrages. Cet
essai de biographie peut être d'ailleurs regardé comme un acte
provisoire de justice et de réparation pour La Boëtie. Nous avons dit
que M. Feugère a surtout étudié l'ami de Montaigne sous son aspect
littéraire, mais La Boëtie compte parmi les chefs de la croisade
politique du seizième siècle. Chacun d'entre eux a trouvé son
historien. La vie de Thomas Morus a été écrite plusieurs fois et en
plusieurs langues; Hottmann a été le sujet d'un éloge; Buchanan, De
Thou, Lanoue, Pasquier, ont eux-mêmes écrit leurs vies ou leurs
mémoires. Hub. Languet a été récemment l'occasion d'un travail
remarquable, et un livre non moins important vient d'être publié sur
J. Bodin; La Boëtie seul attend encore son historien: nous sommes
loin de prétendre à ce titre; mais en attendant qu'une plume plus
habile et plus autorisée que la nôtre prononce en dernier ressort sur
ce grand homme de bien, en attendant que La Boëtie ait trouvé son
Villemain[1], nous apportons humblement des matériaux, nouveaux
pour la plupart, et recueillis à des sources sûres où cependant les
biographes n'avaient pas encore puisé.
[1] Allusion à l'admirable article que M. Villemain a donné sur saint Ambroise dans
la Nouvelle Biographie.
Avril 1853.
FAMILLE
DE
LA BOËTIE.
Boëtie (de La), nom célèbre et personnages peu connus d'une famille
considérée et importante du Périgord.
Ce nom se rencontre dans les manuscrits et les titres anciens écrit de
diverses manières. Ainsi on trouve Boëtie, Boitie, Boytie, Boittie; en
patois, Boetia, Bouetias, Bouetio, aujourd'hui lo Boïtou; en latin
Boetianus. Varillas écrit à tort Boissie (Hist. de Henri III), et quelques
éditeurs plus fautivement encore Béotie.
Le T dans ce nom doit être prononcé dur comme dans amitié; la
tradition, l'usage actuel du pays, le nom patois, l'existence simultanée
de deux T le prouvent. Surabondamment, Bayle (au mot Bongars),
Mercier Saint-Léger (Notes manuscrites à la Croix-du-Maine), M. de
Mourcin (Société d'agriculture, sciences et arts de la Dordogne,
1841), établissent qu'il en doit être ainsi.
Le nom de cette famille vient d'une terre assez importante, située à
deux kilomètres de Sarlat, dont le nom, d'origine celtique, est La
Boëtie, et dont la modeste maison d'habitation s'appelle le Castelet.
La famille La Boëtie est originaire de Sarlat, et son nom se rattache
anciennement et honorablement à l'histoire du pays. Dès le douzième
siècle un Robert de La Boëtie se distingue dans cette longue et
souvent sanglante lutte que les consuls soutinrent contre les
prétentions de l'abbé et du monastère, et par suite de laquelle fut
fondée l'indépendance de la ville sous la seule autorité des rois de
France (Tableau des évenements arrivés dans la ville de Sarlat, etc.,
par A. L. Bouffanges, manuscrit inédit, communiqué par M. Lascoux).
En 1238, Pierre de La Boëtie est consul de Sarlat; en 1300, Gabriel de
La Boëtie est l'un des vingt-quatre conseillers qui composent la
jurade. Gaucelin de La Boëtie stipule, en 1512, pour son frère Étienne
et sa sœur Guillerme, mariée à Simon de Laurière.
Antoine de La Boëtie, probablement fils de Gaucelin et père de l'ami
de Montaigne, est né à la fin du quinzième siècle; il paraît en juillet
1539[2] comme chargé d'un examen à futur au château de Biron,
dont la tour de l'Horloge, qui contenait les archives, avait été
incendiée, il est qualifié: «licencié ez droit seigneur de la Mothe Lèz
Sarlat[3] et lieuctenant par autorité royal en la sénéchaucée de
Périgort au siège de Sarlat et baillaige de Domme. (Pièce
communiquée par M. de Mourcin, conseiller de préfecture à
Périgueux). Antoine avait un frère, Étienne, sieur de Bouilhonnas, qui,
depuis 1517, étudia à Toulouse sous le père Jean Dufresne, et fut
reçu bachelier le 3 mars 1523 (Notes inédites de l'abbé de Lespine,
communiquées par M. J.-B. Lascoux, magistrat). Antoine avait épousé
une Calvimont, d'une famille importante du Bordelais; le frère de
cette dame, Sardon de Calvimont (ce prénom est le nom du patron
de Sarlat, aujourd'hui Saint-Sacerdos), était président au parlement
de Bordeaux. Leur père était vraisemblablement Jean de Calvimont,
second président du parlement en 1530, secrétaire du roi à Bordeaux
en 1537, le même probablement que je vois qualifié homme
honorable et scientifique, conseiller en 1509 en la suprême cour du
parlement de Bordeaux[4]. Antoine a dû mourir jeune, laissant trois
enfants: l'aîné, Étienne, dont l'article suit, et deux filles, Clémence et
Anne. L'une d'elles épousa M. de Saint-Quentin[5] dont la fille assista
à la mort du célèbre La Boëtie. (Testament de ce dernier
communiqué par M. J. Delpit.)
[2] Probablement peu de temps avant sa mort.
[3] La Mothe, aujourd'hui métairie près de Sarlat.
[4] Ce dut être cette liaison des deux familles qui fut cause que Estienne de la
Boëtie fut appelé au parlement de Bordeaux.
[5] La terre de Saint-Quentin, canton de Sarlat, et tout près, de ce chef-lieu, a
donné son nom à une commune; Marcillac Saint-Quentin.
ÉTIENNE LA BOËTIE.
La Boetie (Estienne de), fils d'Antoine, naquit à Sarlat, chef-lieu d'un
arrondissement qu'on appelle quelquefois le Périgord Noir, le mardi
1er novembre 1530 (deux ans avant son ami, Michel Montaigne,
l'année même de la naissance de Jean Bodin). Il perdit son père
étant fort jeune, et son oncle Étienne, sieur de Bouilhonnas, qui était
aussi son parrain, entoura le jeune orphelin de soins paternels que La
Boëtie, dans son Testament, rappelle avec une effusion de
reconnaissance.
Le jeune Étienne fut placé au collége de Bordeaux, très-florissant
pour lors et le meilleur de France (Essais) et qui comptait des talents
de premier ordre, Math.-Cordier, Élie Vinet, Marc-Ant. Muret, Andr.
Govéa et d'autres non moins célèbres; et bien que la liaison de La
Boëtie et de Montaigne ne date pas de cette époque, il n'est pas sans
intérêt de remarquer que celui qui devait être de moitié dans la vie
de Montaigne se trouva sous la direction des mêmes savants qui
furent les précepteurs domestiques de ce dernier, élevé alors dans le
sein de sa famille (Nic. Grouchi, Guill. Guerente, G. Buchanan, Marc-
Ant. Muret). Le rapprochement même du nom de ces maîtres avec
celui de La Boëtie n'est pas moins intéressant; car si Georges
Buchanan reprenant la thèse soutenue par Hottmann (Franco-Gallia)
et Languet (Vindiciæ contra Tyrannos) devait, postérieurement à la
mort de La Boëtie, publier le traité De Jure regni apud Scotos, son
élève devait écrire la Servitude Volontaire et traduire Aristote après
avoir eu pour professeur Guill. Guerente, qui a commenté cet auteur,
et Nic. Grouchy, qui le premier l'expliqua à Bordeaux avec une grande
distinction.
Sous de tels maîtres, La Boëtie développa cette merveilleuse et
précoce facilité que lui accordent tous ses contemporains, et c'est à
juste titre que Baillet et Klefeker l'ont compté parmi les enfants
célèbres.
La Boëtie acquit ainsi, au dire de De Thou, un esprit admirable, une
érudition vaste et profonde et une facilité de parler et d'écrire
surprenante. De si grandes qualités lui concilièrent tous les suffrages,
et, en 1552, le 14 octobre, n'ayant pas encore vingt-deux ans, il fut
pourvu d'une charge de conseiller au parlement de Bordeaux, en
remplacement de M. de Lur, avec dispense de tenir son office. Cette
mesure tenait probablement au défaut d'âge, puisque le 17 mai 1553
les chambres s'assemblèrent «pour procéder à l'examen des sieurs
Pommier et La Boëtie, lesquels ayant été reconnus idoines et
suffisants, furent reçus à prêter serment.» (Registres manuscrits du
parlement de Bordeaux.)
Le jugement, la haute raison de La Boëtie, le rendirent bientôt
l'oracle de sa compagnie, et il acquit en ce rang-là plus de vraie
réputation que nul autre avant lui (Montaigne). Cependant il paraît
que sa modestie le faisait se défier de ses propres lumières, car on lit
partout qu'il n'allait jamais aux voix sans émotion, et on cite en
preuve les Decisiones Burdigalenses de Boerius (Nic. Bohier ou
Boyer), je ne sais ce qui en est de l'émotion, mais je n'ai pu en
trouver la trace dans le volumineux in-folio de cet auteur. D'ailleurs,
Bohier a-t-il pu écrire ce qu'on lui prête; la Biographie Universelle le
fait, il est vrai, mourir en 1579, ce qui, à son compte, ne lui donnerait
pas moins de cent neuf ans; mais Nicéron, qui a donné au tome XLIII
une Vie de Nicolas Boyer, écrite avec beaucoup de soin par Michaud
de Dijon, sur les notes du président Bouhier, fait naître Bohier en
1469 et le fait mourir le 10 juin 1539 à l'âge de soixante-dix ans, et il
relève les erreurs commises par Denis Simon et Taisand, qui le font
mourir en 1531, de Lurbe en 1538, et Moréri en 1553; ainsi donc, à
l'époque de la mort de Bohier, La Boëtie avait neuf ans, et il s'en
fallait de quatorze qu'il pût aller aux voix, dût-il trembler plus tard à
cette occasion.
Ce fut à ces modestes fonctions que s'arrêta la carrière de La
Boëtie[6], et cet homme, que De Thou déclarait capable des plus
grandes affaires et Montaigne l'un des plus propres et nécessaires
hommes aux premières charges de la France, resta, comme le dit ce
dernier, «tout du long de sa vie croupy ez cendres de son fouyer
domestique;» mais il n'y resta pas oisif, et ce temps, cette capacité
qu'il aurait pu employer au service de l'État et pour sa gloire, il les
employa dans une obscurité studieuse dont nous aurons à apprécier
les résultats.
[6] Le reçu que je possède, qui est la seule pièce portant autographe de La Boëtie
que je connaisse, accuse réception de ving livres parisis pour la présence et les
gaiges d'avoir vacqué en la tournelle au jugement et décision des procès criminels
durant demye année. 1555.
A une époque que nous ne pouvons fixer, et quoi qu'en aient dit
plusieurs de ses biographes, La Boëtie se maria: il épousa Marguerite
de Carle, d'une famille distinguée, qui fournit à Bordeaux un maire,
Carle de la Roquette en 1561 et un jurat en 1580. Lancelot de Carle
Bordelais, évêque de Riez, était vraisemblablement de cette famille
(de Lurbe à 1553). D'après Montaigne (lettre à son père), il existait
déjà quelqu'alliance antérieure et ancienne entre ces deux familles.
Une circonstance touchante, et qui n'a pas encore été appréciée
d'une manière exacte[7], c'est qu'entre les familles de Montaigne et
de La Boëtie, les liens du sang vinrent plus d'une fois resserrer les
liens volontaires de l'amitié. Entre plusieurs alliances, je ne citerai que
les suivantes:
[7] M. Delphin de la Mothe (Éloge manuscrit et inédit de La Boëtie) dit par erreur
qu'il avait épousé la veuve d'un frère de Montaigne.
ebookgate.com