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Chap.I : La TERRE, une planète du système
PROGRAMME DE GEOGRAPHIE 3éme solaire
L1 : Etude de situation, place dans le système solaire,
influence du soleil
Chap.I : La Terre, une planète du système solaire sur la TERRE
L1 : La Terre, une planète du système solaire : étude de situation, place de Introduction
la Terre dans le système solaire, influence du soleil sur la Terre et Le système solaire est une petite partie de l’univers constitué de plus d’un
caractéristiques de la Terre. milliard de galaxies. Il est constitué d’une étoile (le soleil) autour de
L2 : La Terre, une planète du système solaire : potentiel et équilibres laquelle gravitent neuf planètes dont la Terre qui reçoit lumière et énergie
du soleil.
Chap.II : la Terre, une planète menacée I) Etude de situation
La Terre est une planète ellipsoïdale proche du soleil. Ses dimensions sont :
L3 : La surexploitation des ressources et ses conséquences circonférence : 40 000 km
Les sources d’énergie : évolution du charbon è l’énergie nucléaire superficie : 510 000 000 km²
(épuisement, danger radioactif…) diamètre équatorial : environ 12756 km
Les ressources minières, halieutiques, forestières, hydrauliques diamètre polaire : environ 12713 km
(épuisement et pérennité) La rotondité n’est pas parfaite car elle est légèrement aplatie aux pôles et
L4 : les conséquences climatiques de l’exploitation économique de la gonflée à l’équateur. La planète est formée de terres (29%) et d’océans
planète (pollution, réchauffement, menace d’aridité…) (71%). Les principaux océans sont : l’océan Atlantique, Pacifique, Indien,
Arctique.
Chap.III : La Terre, une planète divisée Avec ces dimensions, la Terre semble gigantesque ; pourtant elle n’est
qu’une petite partie de l’univers (cosmos). Elle n’est pas le centre du monde
L5 : Inégalités de développement (niveaux de vie, revenus, démographie, comme on le croyait jadis.
échanges, exploitation)
L6 : Les systèmes économiques, les structures économiques et sociales, et
leur évolution (le capitalisme, le socialisme, etc.)
Chap.IV : La Terre, une planète solidaire ?
L7 : La coopération bilatérale
L8 : La coopération multilatérale
L9 : Les formes et problèmes de la communication
L10 : La planète Terre, un village ?
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II) Place de la Terre dans le système solaire
A) Définition du système solaire
Le soleil est un astre qui diffuse lumière et chaleur : c’est une étoile. Il
forme avec les huit (8) autres astres éteints (Mercure Vénus, Terre Mars,
Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) qui tournent autour de lui le système
solaire.
Dans l’univers, le système solaire est un petit élément qui existe à côté
d’autres systèmes groupés en milliards d’étoiles : les galaxies. Notre
système solaire appartient à la galaxie de la Voie Lactée qui comprend 200
milliards d’étoiles dont le Soleil notre étoile.
L’univers dans sa partie visible comprend 100 milliards de galaxies.
Pour expliquer l’origine de ces étoiles et de ces planètes, les astrophysiciens
s’appuient sur la théorie du Big Bang, cette grande explosion qui a eu lieu il
y a 15 milliards d’années pour donner naissance à ces corps célestes, et a
déclenché la formation de l’univers dont l’expansion se poursuit encore.
Notre système solaire se serait formé il y a 4,6 milliards d’années à partir de
gaz et de matières issus du Big Bang qui se serait condensés dans un
mouvement tourbillonnaire pour donner naissance au soleil et aux huit
planètes.
L’immensité de l’univers est telle que les distances sont mesurées en
années-lumière.
A la vitesse de 300 000 km/s, une année-lumière = 10 000 milliards de km.
B) Position de la Terre dans le système solaire
Par sa position la Terre est la troisième planète du système solaire. Elle a un
satellite naturel (la Lune) et s’intercale entre Vénus et Mars. La Terre fait
parties des planètes rocheuses (intérieures ou telluriques) par opposition aux
planètes gazeuses (extérieures).
III) Influence du soleil sur la Terre
Dans le cosmos, la Terre effectue deux mouvements simultanés : un
mouvement de rotation (sur elle-même en 23h56mn04s) et un mouvement
de révolution en orbite (autour du soleil).
En outre, c’est le soleil qui fournit à la Terre l’essentiel de son
approvisionnement en énergie.
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A) La rotation de la Terre C) Le soleil, une source d’énergie pour la Terre
La rotation est le mouvement que la Terre effectue sur elle-même d’ouest en Le soleil est une étoile de 1 392 000km de diamètre dont la température est
est. Ce mouvement rythme le jour et la nuit. En effet chaque partie de la de 15 millions de degrés au centre et de 6000 degrés en surface avec une
Terre passe successivement de l’ombre à la lumière. « atmosphère en 3 couches (photosphère, chromosphère et couronne à
Le mouvement apparent du soleil permet aussi de déterminer les quatre travers lesquelles se déploie la radiation.
points cardinaux. Le soleil est l’étoile la plus proche de la Terre (environ 150 millions de km
B) La révolution de la Terre de distance). Malgré cela, la Terre ne reçoit qu’une très faible partie de
La Terre tourne autour du soleil en 365 jours et ¼. Ce mouvement est l’énergie solaire (les 2 milliardièmes), mais cela constitue une quantité
appelé révolution. d’énergie considérable (16000 fois l’énergie consommée sur la Terre). Ainsi
Equinoxe d’automne (22 Sept) le soleil fournit à la Terre l’essentiel de son approvisionnement en énergie
1- L’atmosphère : c’est une enveloppe gazeuse qui entoure la Terre
sur une épaisseur de 1000km. Elle est organisée en quatre grandes
couches : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la
Automne Eté Solstice d’été thermosphère ou ionosphère, suivie de la haute atmosphère.
solstice d’hiver 21 juin L’atmosphère filtre les rayons solaires grâce à sa couche d’ozone qui
(21 Dec) Soleil constitue un bouclier thermique protégeant la Terre contre les rayons
ultraviolets. Elle joue également le rôle de régulateur thermique.
2- Le bilan du rayonnement ou bilan radiatif : le rayonnement
solaire est le processus de diffusion de la constante solaire filtrée par
Hiver Printemps l’ozone (O3).
Il se déploie selon quatre mécanismes dans la troposphère :
la réflexion : renvoi automatique de l’énergie selon l’albédo des
corps
la diffusion : mini-réflexion qui diffuse l’énergie dans la
Equinoxe de printemps (21 Mars) troposphère.
l’absorption : accumulation de l’énergie qui entretient la chaleur.
Du fait de l’inclinaison des pôles sur le plan de l’Ecliptique, nous avons une le rayonnement terrestre : restitution de l’énergie reçue dans un
alternance des saisons. La durée du jour ou de la nuit varie selon qu’on est rayonnement infrarouge nocturne.
en solstice ou en équinoxe. Le bilan radiatif global est toujours équilibré car la Terre restitue autant
Aux équinoxes de printemps et d’automne, le jour est égal à la nuit. Le d’énergie qu’elle n’en reçoit. Cela permet le maintien d’une température
soleil à midi est à cheval sur l’équateur. moyenne à peu près constante sur la Terre (15°).
Aux solstices d’été et d’hiver, le soleil est alternativement à cheval sur le Si le bilan est globalement équilibré, il est cependant inégal à la surface de
tropique du Cancer au nord et le tropique du Capricorne au sud. Les pôles la Terre. Certaines régions perdent plus d’énergie qu’elles n’en reçoivent,
passent du jour polaire à la nuit polaire de 6 mois chacun. Les situations d’autres en absorbent plus qu’elles n’en restituent dans l’espace. Le bilan
s’inversent d’un hémisphère à l’autre. En fait pendant le solstice d’hiver (21 radiatif varie en fonction de la latitude, de la nébulosité, de l’albédo.
Décembre), la nuit est plus longue que le jour alors qu’au solstice d’été, le Ce bilan radiatif inégal est à l’origine de l’existence de trois zones
jour est plus long que la nuit. climatiques (chaude, tempérée, froide) et de plusieurs milieux naturels
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contrastés avec une multitude de paysages végétaux (forêt, savane, steppe,
garrigue...).
En outre, le soleil est également le moteur de la photosynthèse
chlorophyllienne qui assure la croissance des plantes par la production de la
biomasse végétale, premier maillon de toutes les chaînes alimentaires.
Enfin les végétaux qui absorbent du CO2 dégagent 10 à 20 fois plus d’O2
qui assure la purification de l’air et la respiration de tous les êtres vivants
CONCLUSION La Terre est une planète qui tourne autour du soleil. Si la
Terre est la seule planète qui porte la vie, le soleil en est la source. La
vitalité de la Terre se traduit par une grande variété de ressources
potentielles.
Lexique
Albédo : capacité de réflexion des corps en fonction de leur couleur et
brillance.
Photosynthèse chlorophyllienne : transformation de l’énergie lumineuse en
énergie chimique par le pigment chlorophyllien des plantes.
Effet de serre : capture de l’énergie par la vapeur d’eau et le CO2 qui
entretiennent la température moyenne de surface de 15°
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L2 : LA TERRE, UNE PLANETE DU SYSTEME pour croître. La diversité des climats et la variété des roches-mères donnent
SOLAIRE : différents types de sols aux potentialités agronomiques différentes. Les
POTENTIEL ET EQUILIBRES meilleurs sols se rencontrent dans la zone tempérée.
Introduction 3°) Les ressources hydrauliques
La Terre est une planète qui renferme et offre à l’homme des ressources Elles sont constituées pour 97% par l’eau salée des océans et des mers, et
variées et abondantes. Ces ressources se partagent dans la lithosphère pour 3% de l’eau douce.
(sphère minérale rocheuse), l’atmosphère (sphère gazeuse), la biosphère Seuls 1,4% de l’eau douce circulent à la surface du globe entre l’océan,
(sphère biotique : ensemble des êtres vivants) et l’hydrosphère (ensemble l’atmosphère et les continents. Les 98,6% qui restent sont gelés dans les
des eaux de la planète). Mais l’homme en les exploitants a modifié les régions polaires ou captés par les nappes souterraines (phréatiques,
équilibres, mettant en péril des ressources considérées jadis comme maëstrichtiennes).
inépuisables. Inégale répartition : zone tropicale humide : 53%, zone tempérée :
I) Le potentiel de la Terre 20%, zone semi-aride et aride : 2%
Le potentiel de la Terre est l’ensemble des ressources dont dispose la Terre. Apport des cours d’eau : Nil, Euphrate, Indus et des nappes profondes.
Ces ressources peuvent être renouvelables ou non renouvelables. 4°) Les ressources halieutiques
A) Les ressources renouvelables Elles participent pour 20% de la production alimentaire et comprennent
On parle de ressources naturelles renouvelables quand leur consommation entre autres les poissons, les crustacés, les algues, les coquillages....
(exploitation) n’aboutit pas à leur disparition. 5°) Les ressources énergétiques
1°) Les ressources forestières Certaines ressources énergétiques sont renouvelables ou inépuisables. Il
Les forêts couvrent un peu plus de 30 millions de km² de la surface de la s’agit de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne, de la bioénergie, de
terre. On distingue trois grands types d’espaces forestiers : l’hydroélectricité, de la géothermie, de la marémotricité.
la forêt boréale qui s’étend au nord des continents eurasiatique et B) Les ressources non renouvelables
américain. Ce sont des ressources qui ont pris des millions d’années pour se former.
Les forêts tropicales s’étendant de l’équateur aux tropiques Elles ne sont pas partout présentes sur la planète et leur utilisation abusive
(Amazonie, forêt dense africaine). aboutit à leur disparition.
Les forêts tempérées d’Europe Occidentale, des Etats-Unis, de la Il s’agit des combustibles fossiles qui sont des sources d’énergie comme les
Chine, du Japon, les forêts méditerranéennes. hydrocarbures (pétrole, gaz naturel) et les charbons ou houilles (anthracite,
Elles remplissent des fonctions capitales : production de biomasse, gestion bitume, lignite, tourbe).
de l’eau, évolution des sols, purification de l’atmosphère par le rejet de Ces combustibles fossiles se rencontrent dans les roches sédimentaires et
l’oxygène et l’absorption du CO2. sont le résultat de la décomposition pendant des millions d’années des
Les forêts sont aussi source d’approvisionnement en bois d’œuvre, en bois végétaux< et des matières organiques.
de chauffe, en bois d’industrie. Elles abritent en outre une faune abondante Il s’agit aussi de matières minérales (minerais) comme le fer, les métaux
et variée, et sont un immense réservoir de nourriture. ferreux (manganèse, nickel, chrome, cobalt....), non ferreux (cuivre, étain,
Dans beaucoup de pays elles sont devenues un espace public protégé (parcs bauxite, mercure....) les métaux précieux (or, argent, platine....), les
nationaux, réserves naturelles). phosphates, l’uranium, le plutonium....
2°) Les sols L’épuisement de certaines ressources peut entraîner la rupture de certains
Le sol est l’élément premier de la biosphère. Il est issu de la transformation équilibres naturels.
des éléments minéraux de la roche et des éléments organiques. Avec
l’atmosphère, le sol assure aux plantes la nutrition dont elles ont besoin
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II) Les équilibres de la nature D) Les équilibres atmosphériques
La planète TERRE renferme des ressources naturelles en abondance qui Les différentes zones climatiques n’agissent pas en circuit fermé, C’est ce
entretiennent des relations de dépendance réciproque. Cette situation qui favorise un certain équilibre. En effet dans les régions chaudes, l’air
favorise l’établissement d’un équilibre constant. chaud a tendance à s’élever. Il se forme ainsi une basse pression ou
dépression (le cyclone). Par contre dans les régions froides, l’air froid est
lourd et a tendance à s’abaisser. Il se forme une forte concentration appelée
anticyclone ou haute pression
A) Les équilibres de l’écosystème Pour favoriser l’équilibre à la surface de la terre, l’air se déplace des régions
Un écosystème est une unité formée par l’association entre le biotope de hautes pressions vers les régions de basses pressions.
(environnement physique) et la biocénose (êtres vivants) et leurs CAG : 3 facteurs : cosmique (radiation), mécanique (mouvement de la
interactions. A l’intérieur d’un écosystème, il y a une dynamique interactive terre), géographique (configuration de la terre).
entre les éléments du biotope et de la biocénose. Toute modification d’un E) L’effet de serre naturel
élément a des répercussions sur l’ensemble dont l’équilibre est donc très L’effet de serre naturel est un phénomène atmosphérique vital. Sans lui,
fragile.. température à la surface de la terre serait inférieure de 33°C à celle qui
La synergie des communautés vivantes alimente la chaîne alimentaire avec prévaut actuellement. Le jour, le soleil envoie de la chaleur vers la terre.
trois maillons : Une partie de la chaleur est absorbée par le sol et réémise la nuit sous forme
les producteurs : plantes qui utilisent la photosynthèse, l’eau et les de rayonnement infrarouge qui empêche le refroidissement de la terre. Mais
sels minéraux pour produire la biomasse végétale. aujourd’hui l’effet de serre naturel est perturbé par l’effet de serre
Les consommateurs : herbivores qui se nourrissent des végétaux additionnel.
avant d’être dévorés par les carnivores et les omnivores. CONCLUSION
Les décomposeurs : champignons, bactéries, vers, charognards qui La nature a offert à l’homme d’énormes potentialités dont la solidarité crée
recyclent les cadavres et les débris organiques dans la matière un équilibre qui permet le fonctionnement de l’ensemble. Mais ces
minérale et organique qui alimente les producteurs. ressources sont aujourd’hui menacées par une grave surexploitation de la
NB Ecosystèmes artificiels : champs, plantations, villes part de l’homme.
B) Le cycle de l’eau
L’eau dans la nature se présente sous trois formes : à l’état liquide, gazeux
ou solide.
Le passage d’un état à l’autre est possible grâce à l’évaporation,
évapotranspiration, la condensation et la congélation. L’eau circule dans
notre planète entre l’atmosphère, les continents et les océans à travers un
circuit ininterrompu. Ce phénomène s’appelle le cycle de l’eau.
Au total il y a un équilibre presque parfait entre les quantités d’eau
précipitées sur la terre et celles rendues dans l’atmosphère.
C) Les équilibres climatiques
La terre est découpée en plusieurs zones climatiques. Ce découpage se fait
selon un équilibre constant. De l’équateur aux pôles se succèdent les climats Chap.II : LA TERRE, UNE PLANETE
équatoriaux (forêt dense), tropicaux (savane steppe, forêt claire), tempérés MENACEE
(prairie, garrigue, buisson, maquis) et polaires (toundra, forêt de conifères).
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L3 : LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES consommation d’énergie hydroélectrique connaissent un recul du fait de la
ET SES CONSEQUENCES remise en cause de la politique des barrages.
4- Les énergies nouvelles : Il s’agit de la marémotricité, de la bioénergie,
Introduction de la géothermie, et surtout de l’énergie nucléaire.
Pour la satisfaction de ses besoins du fait de la pression démographique et B) Conséquence de leur surexploitation
de l’essor industriel, l’homme exerce une forte pression sur les milieux Les conséquences de la surexploitation des ressources énergétiques sont
naturels, sur les espèces animales et végétales et sur les ressources mesurables à trois niveaux :
énergétiques et minières de la Terre. Cette situation menace gravement les 1- leur épuisement : certaines ressources énergétiques ne sont pas
équilibres de la planète. renouvelables. C’est l’exemple des hydrocarbures, du charbon, des minerais
I) La surexploitation des ressources énergétiques radioactifs (uranium, plutonium). Au rythme de leur consommation
A) Evolution du charbon à l’énergie nucléaire actuelle, les réserves d’hydrocarbures permettent une exploitation à court
Jusqu’à la 1ere révolution industrielle, l’énergie mécanique (force terme pétrole : 80 ans, gaz naturel : 55 ans).
musculaire des hommes et des animaux) et l’énergie éolienne et hydraulique 2- la dégradation de l’environnement : l’utilisation des combustibles
étaient utilisées dans les différentes activités humaines. Mais au fur et à fossiles contribue à la pollution de l’atmosphère avec le rejet de gaz
mesure que les hommes ont augmenté leurs besoins énergétiques, ils ont carbonique et les déchets toxiques. En outre les accidents en mer des
diversifié les sources et les formes d’utilisation de l’énergie. pétroliers peuvent provoquer des marées noires qui détruisent la faune et la
1- Le charbon : c’est la 1ere source d’énergie. Il a été à la base de la flore maritimes. Enfin l’hydroélectricité est aussi une énergie à risques. En
révolution industrielle grâce à la machine à vapeur. Du fait de l’épuisement effet les équipements gigantesques (barrages) constituent des menaces pour
de nombreux gisements (Allemagne, Angleterre, Belgique....) et surtout de les populations des vallées des fleuves (Yangtzé en Chine, Nil en
la concurrence des énergies nouvelles notamment des hydrocarbures, la Egypte....).
houille connaît un recul. 3- le danger radioactif : la production d’électricité par les centrales
2- Les hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) : le pétrole est aujourd’hui nucléaires présente deux types de danger :
l’énergie la plus utilisée au monde avec 41% de la production énergétique d’abord les accidents nucléaires avec émanation d’un nuage
mondiale. Aujourd’hui, avec la mise sur pied de nouvelles techniques de radioactif. Exemple : accident de la centrale nucléaire de
prospection (sondages par satellites), plusieurs gisements sont découverts à Tchernobyl en Ukraine le 26 Avril 1986 avec 32 morts officiels,
travers le monde. L’établissement de forages sous-marins (off shore) permet 135000 personnes déplacées et plusieurs milliers de km²
de multiplier les productions. contaminés par le nuage radioactif.
En 1999, la production mondiale de pétrole était de 3,5 milliards de tonnes ensuite le problème du stockage des déchets qui fait peser une
pour des réserves estimées à 140 milliards de tonnes environ 80 ans). menace permanente sur l’environnement.
Les plus grands producteurs sont les pays du Golfe et du Moyen-Orient De plus il y a le risque de fabrication d’armes nucléaires.
(Irak, Koweït, Iran, Arabie Saoudite). Par contre, les plus grands II) La surexploitation des ressources minières,
consommateurs sont les pays industrialisés avec une consommation de 80% halieutiques forestières et hydrauliques
du pétrole mondial. Le gaz naturel est produit en Russie, au Canada, au A) Les ressources minières
Royaume Uni, aux USA, en Algérie. Les minerais sont des roches à partir desquelles on tire des métaux et autres
3- L’hydroélectricité : elle s’est développée grâce a la multiplicité des matériaux qui servent de matières premières pour l’industrie. Ces roches
barrages Niagara Falls aux USA, les Trois Gorges en Chine, Assouan en sont en général localisées dans le socles ou boucliers (Sibérie Centrale,
Egypte....). Ces dernières sont estimées à 40000 dans le monde et Nord Canada, Plateau brésilien, Shaba, etc.) ou dans les massifs anciens
permettent de fournir 20% de l’énergie mondiale. La production et la (Massif guinéen).
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Si le fer, l’or, l’argent et le cuivre sont exploités depuis l’antiquité, c’est la Pour éviter d’éventuels conflits, les Nations Unies ont adopté le 10
révolution industrielle du XIXé et du XXé siècle qui a fait croître les Décembre 1982 une convention sur le droit de la mer qui distingue trois
besoins et multiplier la gamme des matières premières minières. Les domaines :
progrès dans les méthodes de prospection et d’exploitation ont permis de Les Eaux territoriales à 12 milles marins (environ 22km) qui sont
découvrir d’autres gisements et d’extraire en abondance des minerais. un domaine de souveraineté.
La consommation a été multipliée par 20 depuis le début du XXIé siècle. La ZEE (Zone Economique Exclusive) de 200 milles (370km) dont
Ainsi au rythme actuel de l’exploitation des minerais, beaucoup sont l’exploitation relève du droit exclusif des états riverains.
menacés d’épuisement à plus ou moins long terme. La Zone Internationale au-delà de 200 milles qui est un
patrimoine commun.
A partir de 1950, la pêche industrielle a connu un essor considérable avec
des flottes géantes (US, nipponnes, soviétiques) utilisant des sonars, des
filets géants, des navires usines, des cargos congélateurs, ce qui a fait passer
CATEGORIE TYPE DELAI la production mondiale de 20 millions de T en 1938 à 82 millions en 1980
D’EPUISEMENT avant d’atteindre 100 millions de T actuellement dont 50% sont réalisés par
Fer et métaux Fer 310 ans 6 pays.
ferreux Manganèse 200 ans Ainsi les ressources halieutiques sont confrontées aujourd’hui à deux
Chrome 250 ans problèmes majeurs : l’overfishing (surpêche) qui menace des espèces
Nickel 200 ans comme la baleine, la morue, l’anchois, et la montée des pollutions
Cobalt 200 ans chimiques.
Tungstène 66 ans Pour mettre fin à ce phénomène de surpêche, la communauté internationale
Métaux non Cuivre 45 ans doit imposer des quotas pour les prises et interdire l’usage des explosifs
ferreux Mercure 25 ans pour permettre aux espèces de se reproduire.
Etain 15 ans Aujourd’hui, parallèlement aux mesures de protection d’espèces comme la
Fluorine 12 ans baleine ou le phoque, des états comme le Japon ont développé l’aquaculture
Bauxite 25 ans (pisciculture).
Métaux Or 20 ans C) Les ressources forestières
précieux Platine 20 ans Les forêts occupent une part importante de la superficie de la planète (un
Epuisement des matières premières industrielles (d’après les réserves peu plus de 30 M de km²). Aujourd’hui, elles sont en péril du fait de
prouvées en 1980) nombreux facteurs.
Source : F. Ramade, Ecologie des ressources naturelles, Masson, 1980 Au cours du XXé siècle, l’explosion démographique et l’essor technique ont
accru les besoins en terres agricoles, la formation d’immenses domaines
B) Les ressources halieutiques d’élevage extensif, l’usage du bois de chauffe et l’exploitation de certaines
Les mers et les océans constituent de vastes espaces qui attirent la espèces. La surexploitation qui en a résulté a entraîné une véritable
convoitise des états du monde du fait des ressources qui s’y trouvent déforestation qui affecte aujourd’hui 15 millions d’ha de forêts
(poissons, algues, crustacés, hydrocarbures....). tropicales/an.
En 1985 (année internationale de la forêt) la FAO estimait la déforestation
de la forêt dense africaine à 13000km²/an. Quant à l’Amazonie, à raison de
6 millions d’ha/an, elle a reculé de 10% entre 1970 et 1990.
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Le pillage des ressources forestières entraîne des conséquences ressources planétaires hypothèque leur pérennité et déstabilise la
catastrophiques comme la dégradation des sols, et surtout la désertification biodiversité planétaire.
qui avance au rythme de 5 à 10 millions d’ha/an dans le monde.
A ces problèmes majeurs s’ajoutent les dégâts des tempêtes et les incendies
de forêts. Exemple : Eté 2003 : près de la moitié des forêts du Portugal.
D) Les ressources hydrauliques LA TERRE, UNE PLANETE
L’eau est l’une des ressources les plus présentes à la surface de la terre, MENACEE
mais elle est inégalement répartie. L4 : LES CONSEQUENCES CLIMATIQUES DE
De nos jours, la croissance démographique et la pratique de certaines L’EXPLOITATION ECONOMIQUE DE LA PLANETE
activités économiques font de l’eau un bien de plus en plus précieux. (Pollution, réchauffement, menace
Depuis 1950, les besoins en eau ont doublé tous les 20 ans. L’agriculture d’aridité...)
consomme aujourd’hui près de 75% du total de l’eau utilisée dans le Introduction
monde. Certaines industries comme les cimenteries, les usines de pâte à Depuis la première révolution industrielle, la croissance démographique,
papier, les usines chimiques, les centrales thermiques, etc, sont de grosses l’essor des besoins et leur corollaire la surexploitation économique génèrent
consommatrices d’eau. des conséquences dangereuses sur l’équilibre climatique planétaire. Cela se
Autant que la quantité d’eau, la qualité de l’eau est menacée. Ce phénomène traduit notamment par les phénomènes de pollution, réchauffement, entre
appelé pollution des eaux est dû à plusieurs facteurs : autres dérèglements bioclimatiques.
rejets toxiques d’origine industrielle sans aucun traitement I) La pollution
nappes phréatiques polluées par l’excès d’engrais et de nitrates. La pollution est la contamination de l’air, de l’eau et du sol par des
substances nocives qui altèrent la santé de l’homme, la qualité de la vie ou
D) La protection du potentiel de la terre le fonctionnement naturel des écosystèmes. Cette dégradation de
La protection des ressources de la terre est une obligation pour les sociétés l’environnement est due aux activités humaines liées à la civilisation
humaines. Elle participe au maintien d’un équilibre durable sur terre. industrielle et de l’automobile et les fortes concentrations urbaines.
Aujourd’hui trois facteurs contribuent à la protection des ressources A) La pollution atmosphérique
naturelles : Elle résulte de l’émission de gaz à effet de serre (GES) et de substances
la préservation de l’environnement a fait l’objet d’une législation toxiques provenant des cheminées d’usines ou de pots d’échappement des
dans les pays industrialisés avec l’interdiction des industries les plus véhicules, c’est-à-dire de la combustion des combustibles fossiles (houille et
polluantes sur leurs territoires. hydrocarbures). Le plus actif des GES est le gaz carbonique ou dioxyde de
La lutte contre les gaspillages modernes et le recyclage des matières carbone (CO²) dont la concentration dans l’atmosphère s’est accrue de 1/3
premières. depuis 1750. D’autres comme le dioxyde d’azote (NO²) et l’anhydride
La réflexion sur l’utilisation des ressources de la planète. sulfureux (SO²) forment des nuages de gaz provoquant des bronchites,
troubles respiratoires et irritation des yeux. En outre le NO² et le SO²
provoquent des luies acides qui ravagent les forêts et la biocénose des lacs
et rivières.
Conclusion Enfin les CFC (chlorofluorocarbures) contenus dans les agents réfrigérants
Depuis la préhistoire les hommes utilisent les ressources de la planète pour et les bombes aérosols constituent une menace pour la couche d’ozone.
améliorer leurs conditions de vie. Aujourd’hui la surexploitation des
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Trou d’ozone : depuis 1985, des savants ont découvert un trou dans la région habituellement désertique. Ce réchauffement a des répercussions
couche d’ozone au dessus de l’Antarctique, trou provoqué par les CFC, qui climatiques planétaires : inondations, cyclones intensifiés, sécheresse, feux
laisse passer les RUV. de brousse. La TM de la côte sud-américaine a augmenté de 2,3 à 3,2° au
Parmi les plus gros pollueurs, les USA sont responsables de 22% des cours du XXé siècle.
émissions de GES et de 19% de CO². B) Les conséquences du réchauffement
B) La pollution de l’eau et des sols Elles sont de trois types :
Les deux pollutions sont inséparables. Après épandage, les engrais et - Le recul des surfaces englacées des régions polaires et extrapolaires (fonte
pesticides peuvent affecter les nappes phréatiques et polluer les eaux de de glaciers, recul de la durée du gel des mers, lacs et rivières.
surface. En outre l’infiltration des eaux de pluies acides participe à la - Elévation du niveau des mers et des océans : au XXé siècle, le niveau des
dégradation des sols. A cela s’ajoutent les dégâts des rejets (humains et mers a augmenté de 10 à 20 cm avec des risques d’inondations des régions
industriels) dans les fleuves et les mers (exemple de la Baie de Hann au côtières et des disparitions de certaines îles à long terme.
Sénégal, de fleuves tels que le Rhin ou le Rhône). - Variations pluviométriques : augmentation de la pluviométrie dans les
II) Le réchauffement de la Terre régions de moyennes et hautes latitudes (Europe, Amérique du Nord,
A) Facteurs Russie) avec des risques d’inondations et de tempêtes, diminution de la
Le réchauffement est le processus normal d’augmentation de la température pluviométrie dans les régions tropicales, provoquant une aggravation de la
à un niveau moyen de 15°C indispensable à la vie. Ce réchauffement sécheresse avec surtout une menace d’aridité.
normal et vital s’appuie sur le phénomène de l’effet de serres naturel qui III) La menace d’aridité
résulte de l’action de la vapeur d’eau et du CO² qui captent 90% du A) Facteurs
rayonnement terrestre infrarouge empêchant ainsi la température de L’aridité est un phénomène d’absence totale ou partielle de pluies qui se
descendre au niveau fatal de -18°C. traduit par l’existence de déserts qui couvrent 50 millions de km² (1/3 des
Mais au cours du XXé siècle la concentration des GES (CO², méthane, terres émergées).
oxydes d’azote, CFC,....) dans l’atmosphère a créé un effet de serre L’aridité peut s’expliquer par des causes naturelles et des causes humaines.
additionnel qui a entraîné une augmentation excessive de la température Les facteurs naturels de l’aridité sont :
moyenne (TM) qui perturbe l’équilibre climatique mondial. Le déficit pluviométrique
En effet selon le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur L’importance de l’évaporation liée à l’intensité de l’ensoleillement
l’évolution du Climat) depuis 1860, la TM de surface a augmenté de 0,6°C et à la continentalité.
donnant au XXé siècle le niveau de réchauffement le plus important depuis La fréquence des vents.
1000 ans. Exemple : Eté 2003 : canicule, feux de forêts au Portugal, décès En plus de ces facteurs naturels, la planète subit des attaques lentes et
de personnes du troisième âge en France. Au rythme actuel de durables liées aux humaines (déboisement, surpâturage) qui perturbent les
l’augmentation, la TM risque de monter de 1,5 à 6°C en l’an 2100. équilibres écologiques. Par conséquent, certains écosystèmes sont en voie
C’est pourquoi dans la suite logique du « Protocole de Montréal » de 1985 de dégradation ou de disparition, laissant la place aux déserts. Les déserts
contre les CFC et du « Sommet de la Terre de Rio » de 1992, progressent chaque année et concernent beaucoup de pays (Sahara,
le »Protocole de Kyoto » de 1997 avait préconisé une réduction de 5,2% Kalahari).
des émissions de GES en 2010 par rapport au niveau de 1990, en dépit du B) Conséquences de l’aridité
refus des USA, premier pollueur de la Terre. Les conséquences de l’aridité sont nombreuses :
El Nino peut être considéré comme un facteur mineur du réchauffement. El La rareté ou l’absence de végétation (surtout dans les régions hyper-
Nino est un courant marin chaud qui envahit périodiquement la côte sud- arides).
américaine (Pérou) généralement vers Noël : arrivée de pluies dans une
11
Une faune limitée à des insectes, des lézards, reptiles, rongeurs L5 : INEGALITES DE DEVELOPPEMENT (niveaux de
(souvent enfouis dans le sol) vie, revenus, démographie, échanges, exploitation)
Des sols pauvres et hostiles au développement des activités
humaines. Introduction
Des paysages désertiques dominés par des ergs (dunes de sable), Le monde n’évolue pas au même rythme. Des inégalités de toutes natures se
des regs (plaines caillouteuses), des hamadas (plateaux pierreux). manifestent à l’échelle de la planète. Les inégalités de richesses, de revenus,
sont tout aussi grandes que celles relevées en matières d’échanges ou de
Conclusion croissance démographique. L’opposition entre pays riches et pays pauvres,
Les activités humaines menacent gravement l’équilibre climatique de la entre le « Nord » et le »Sud », entre dominants et dominés reste un trait fort
planète. Ces problèmes écologiques doivent être au centre des du monde actuel.
préoccupations de tous les pays. D’où la nécessité, surtout pour les USA, de I) La problématique du développement
ratifier le protocole de Kyoto. Le développement est une notion globale. Il n’est pas seulement une affaire
de richesse économique ou de niveau de production. Depuis longtemps, les
économistes le développement d’un pays en se fondant sur le PNB (Produit
National Brut : ensemble des valeurs et richesses réalisés par an, par pays
et par habitant) et la structure du PIB (Produit Intérieur Brut : Total de la
Régions hyper-arides : pluviométrie inférieure à 100mm : 6 millions de valeur ajoutée des biens et des services réalisés dans un territoire pendant
km². une période donnée, y compris par les ressortissants étrangers)
Régions arides : pluviométrie de 100 à 250 mm : 22miilions de km². PNB = PIB+richesses réalisées par les nationaux à l’étranger – richesses
Régions semi-arides : pluviométrie de 250 à 500 mm : 22 millions de km² réalisées par les étrangers dans le pays.
Mais ces indicateurs ne peuvent pas réellement définir cette notion.. Pour
une bonne approche, le PNUD a élaboré un indicateur comme l’IDH qui est
un indice synthétique qui prend en compte le revenu du pays, l’espérance de
vie, le niveau d’instruction des populations sur une échelle de 0 à 1.
A partir de ce moment, on peut définir le développement comme un
processus qui conduit une société à la satisfaction de ses besoins vitaux, à
l’épanouissement intellectuel et à un niveau de vie acceptable.
II) Riches et Pauvres
A) Un Nord riche mais hétérogène
1°) Caractéristiques des pays riches
Les pays du Nord, encore appelés Pays Industrialisés Développés (PID) ou
Riches ou Centre représentent 20% de l’humanité et produisent 80% de la
richesse mondiale. Leur économie est puissante et fondée sur les
productions agricoles et industrielles et les services. Ils détiennent les
grandes bourses de valeurs et de marchandises (Londres, New York, Tokyo,
Chicago....). Ils dominent les organisations économiques internationales
comme la Banque Mondiale, le FMI, l’OMC. Pour mieux asseoir leur
Chap. III : LA TERRE, UNE PLANETE DIVISEE hégémonie économique et avoir des orientations communes, les huit pays
12
les plus industrialisés ont créé le G8 (France, Japon, Angleterre, Italie, ans. L’IDH moyen de 0,570 peut descendre jusqu’à 0,389 en Afrique
Allemagne, Canada, Etats-Unis, Russie). subsaharienne (0,823 en Amérique Latine et aux Caraïbes).
Les PID ont un niveau de vie très élevé, un encadrement médical et social La population, rurale à 60% connaît une forte fécondité qui alimente une
très performant (1médecin/350 habitants en France dans les années 90). forte croissance démographique, la mortalité infantile reste encore élevée.
L’alphabétisation est presque universelle, l’espérance de vie est de 74 ans Les pays pauvres sont victimes de la famine, des épidémies, des endémies
pour les hommes et 82 ans pour les femmes. Cela leur donne un IDH de pour une faible couverture médicale (1 médecin pour 18000 hab. en Afrique
0,916. subsaharienne dans les années 90).Enfin ce sont des pays de limitation des
Par ailleurs la faible fécondité et le contrôle de la natalité se traduisent par libertés et d’instabilité politique.
une famille restreinte. Cependant, la population, urbaine à 80%, diminue et
tend à baisser dans certains cas. 2°) Géographie des pays du Sud
Enfin, ce sont des pays de liberté démocratique et de régimes politiques Le Tiers-monde connaït globalement une diversité qui permet de distinguer
largement stables. plusieurs situations.
2°) Géographie et poids des PID D’une part on note les pays de l’OPEP (1960) qui se sont enrichis avec les
Malgré son opulence, le monde développé connaît des disparités criantes : pétrodollars avec notamment des PNB/hab. supérieurs à 8000$ dans les
d’une part, il y a la « Triade capitaliste » (Europe Occidentale, monarchies du golfe.
USA, Japon), à laquelle il faut ajouter le Canada. D’autre part il y a les puissances émergentes comme le Brésil, l’Inde, la
D’autre part, le pôle asiatique avec les NPI (Corée du Sud, Taïwan, Chine, le Mexique, l’Argentine qui réalisent plus de 80% de la production
Hong Kong Singapour, appelés aussi les « Dragons de l’Asie du industrielle du Tiers-monde.
sud-est » Enfin au bas de l’échelle il y a les PMA qui forment le quart-monde et dont
Enfin, il y a les pays de l’ancien bloc communiste qui connaissent la majorité se trouve en Afrique au sud du Sahara.
une transition difficile vers l’économie de marché (système Cependant l’ensemble de ces pays conserve certains caractères du sous-
économique qui repose sur les mécanismes du marché, sur le développement comme l’analphabétisme, les inégalités sociales, un retard
principe du libre jeu de l’offre et de la demande et qui limite technologique, la dépendance, etc.
l’intervention de l’état). III) Echanges et exploitation
A côté de ces trois pôles, il faut ajouter l’Australie et la Nouvelle-Zélande. A) La mondialisation des échanges
Cependant, dans chacun de ces ensembles, il y des « niches de pauvreté » Depuis 1960, les échanges ont pris une tournure internationale. Ils
extrêmes comme les Aborigènes d’Australie et de Nouvelle-Zélande, les concernent un marché sans cesse en extension avec des produits divers. Les
exclus de l’UE (les SDF) et les victimes de la discrimination raciale encore produits manufacturés occupent la part du lion avec 70% des échanges
très active aux USA. internationaux. Par contre les matières premières agricoles, énergétiques et
B) Un Sud pauvre et marqué par la diversité minières ne pèsent pas lourd dans la balance commerciale internationale.
1°) Caractéristiques des pays sous-développés PSD Les échanges internationaux s’effectuent d’abord entre l’Europe, l’Asie de
Les pays du Sud, Pauvres, sous-développés, en voie de développement, l’est (Japon) et l’Amérique du nord. L’Afrique quant à elle ne représente
pays du Tiers-monde ou Périphérie regroupe 80% de la population que 2% du commerce mondial. Certains pays, pour mieux développer leur
mondiale (4,5 milliards d’habitants), mais ne consomment qu’environ 20% commerce, ont créé de grands ensembles. C’est le cas de l’ALENA (Accord
des richesses. de Libre Echange Nord-Américain) qui regroupe les USA, le Canada, le
Leur niveau de vie est faible : le PNB moyen/hab. inférieur à 1600$ peut Mexique, de l’OCDE (Organisme de Coopération et de Développement
descendre jusqu’à 70$ au Tchad, l’espérance de vie moyenne est de 60 ans. Economique) qui regroupe plusieurs états européens, les USA, le Canada, le
L’analphabétisme touche encore 40% des adultes et 14% des moins de 15
13
Japon,la Corée du Sud, le Mexique, le MERCOSUR (Mercado Comun del Introduction
Sur) etc. La manière dont les hommes s’organisent pour produire et répartir les
Aujourd’hui dans le but de promouvoir et renforcer le libre échange, richesses constitue un système économique. Les systèmes économiques sont
l’OMC fondée en 1993 et entrée en vigueur le 1er Janvier 1995, a été mise dominés par le capitalisme et le socialisme dont les structures évoluent
sur pied avec missions de gérer et contrôler les accords de libre échange et aujourd’hui vers une globalisation.
de réglementer le commerce mondial. I) Le capitalisme (économie de marché ou économie
B) L’échange inégal libérale)
L’échange est un système de relations économiques (commerce) établis A) Fondements théoriques et caractéristiques
entre états ou continents. Le capitalisme est un mode de production fondé sur la propriété privée des
Aujourd’hui on assiste à un échange inégal qui résulte de la division moyens de production, la libre entreprise et la libre concurrence qui
internationale du travail et de l’inégalité économique des partenaires, et se permettent à des particuliers ou des sociétés d’investir leurs capitaux et
traduit par deux éléments : d’exploiter le travail salarié pour réaliser un bénéfice ou profit ou plus-
la fluctuation permanente des prix des produits de base fixés value.
arbitrairement par les bourses commerciales des PID (Chicago, C’est un système qui fait du marché (lieu virtuel conçu comme un espace
Londres, Rotterdam) en fonction d’un marché insensible au sort des commercial d’achats, de ventes ou d’échanges de biens, de services ou de
producteurs du Tiers-monde. capitaux) le lieu idéal de la formation des prix par le libre jeu de l’offre et
La détérioration des termes de l’échange, tendance à la baisse des de la demande.
prix des produits de base du Sud et à la hausse de celui des biens Le capitalisme est né au XIXé siècle et trouve sa source dans le
d’équipement du Nord. Le résultat est la dégradation du pouvoir mercantilisme des siècles précédents.
d’achat des pays du Sud, le déficit de leur balance commerciale, et B) Les structures économiques et sociales
un surendettement massif qui a atteint le seuil critique de 2600 Les principales structures économiques du capitalisme sont :
milliards de$ dont plus de 350 milliards pour l’Afrique au sud du l’entreprise, unité économique de base gérée par des technocrates
Sahara (2005). qui managent des cadres des ouvriers spécialisés, des ouvriers
Pour pallier aux difficultés économiques liées à l’échange inégal, les pays professionnels qui supervisent des ouvriers et manœuvres,
les plus pauvres se tournent vers l’aide extérieure des pays riches, ce qui principale force de travail.
installe une dépendance continuelle des pays du Sud. Les sociétés financières (banques, compagnies d’assurances....)
mobilisent les investissements qui financent et garantissent la
Conclusion production.
A l’échelle du monde, les inégalités de développement se sont accrues. Les Les bourses de valeur sont les marchés financiers par la transaction
pays défavorisés deviennent de plus en plus pauvres impliquant une des Actions et des Obligations, et sont le baromètre de l’économie.
dépendance vis-à-vis des pays du Nord. La mondialisation vient aujourd’hui Le capitalisme génère des conflits sociaux conflictuels entre la Bourgeoisie
aggraver cette situation favorisant les pays du Nord au détriment des pays patronale et le Prolétariat. Entre les deux, les fonctionnaires et cadres
du Sud. forment la classe moyenne.
II) Le socialisme, économie collectivisée, planifiée,
L6 : LES SYSTEMES ECONOMIQUES : les structures centralisée
économiques et sociales et leur évolution (le A) Fondements théoriques
Capitalisme, le Socialisme, etc.)
14
Né au XIXé siècle, le socialisme connaît un triomphe au XXé siècle avec la la rigidité et les lourdeurs bureaucratiques.
révolution russe de 1917, la révolution chinoise de 1949 avant de se diffuser L’option militaro-industrielle.
dans les pays de l’ancien bloc communiste et certains pays du tiers-monde. Le retard technologique et la faible productivité.
Il se fonde sur la suppression de la propriété privée et la collectivisation des La faiblesse agricole et la fréquence des pénuries.
moyens de production. C’est une économie sous contrôle de l’état. Par L’absence de libertés et la dictature totalitaire du PCUS.
conséquent les salaires et prix sont fixés par l’état qui se substitue au En 1986, faisant le bilan de la crise, Mikhaïl Gorbatchev lance la
marché. Perestroïka (restructuration) et la Glasnost (transparence). Ces réformes
B) Structures économiques et sociales auront pour conséquences d’accroître la désorganisation de l’économie et
Le modèle dominant fut le modèle soviétique où l’état a joué un rôle entraîneront l’effondrement du système socialiste avec la chute du Mur de
central. Les principales structures économiques du modèle soviétique sont : Berlin le 9 Novembre 1989 et la dislocation de l’URSS en une quinzaine
les sovkhozes qui étaient des fermes d’état dont les paysans étaient de Nouveaux Etats Indépendants (NEI) en 1991.
des salariés. Pendant la même année, l’élection de Boris Eltsine à la présidence de la
Les kolkhozes qui étaient des coopératives gérées par des Soviets Russie accélère l’instauration d’une économie de marché.
(assemblées de kolkhoziens payés selon le niveau de production. NB : Chine, Cuba, Vietnam, Corée du Nord ont conservé leurs régimes
Dans le domaine industriel, on distinguait deux types de concentrations : communistes avec cependant une ouverture à l’économie de marché.
les combinats : regroupement d’entreprises interdépendantes. B) Le triomphe du capitalisme
les unions industrielles : regroupement d’entreprises d’une même Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les USA mettent en place le
branche. « Plan Marshall » (1947) pour la reconstruction de l’Europe tout en
Malgré l’idéal égalitaire de l’idéologie communiste, la division en classes a finançant celle du Japon. C’est le début d’une ère de prospérité du
été maintenue avec le prolétariat et les paysans contrôlés par le PCUS et la capitalisme occidental (« Les Trente Glorieuses » 1945-1973).
classe dirigeante, la Nomenklatura. Sa suprématie se manifeste aujourd’hui dans trois domaines :
III) Les systèmes mixtes du Tiers-monde la domination des industries de pointe.
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, de nombreux pays du Sud se La suprématie mondiale des firmes multinationales ou
sont émancipés de leurs dirigeants coloniaux. Ces nouvelles nations transnationales (Coca Cola, Toyota, Bayer, Vivendi....).
indépendantes sont connues sous le vocable de « Tiers-monde » formulé par La puissance financière des grandes bourses.
Alfred Sauvy en 1952. Le tiers-monde désignait des pays marqués par de Elle s’appuie en outre sur l’action des institutions internationales (OMC,
graves déséquilibres économiques et sociaux, cherchant une voie de FMI, BM) et la révolution des NTIC, surtout Internet.
développement entre le socialisme et le capitalisme. Le régime dans Aujourd’hui le capitalisme est entré dans une phase de mondialisation
lesquels ces pays se sont engagés a souvent associé les deux systèmes. Ce néolibérale qui est le processus d’intégration de l’économie mondiale selon
régime peut être appelé économie mixte. le modèle dominant du capitalisme occidental.
Mais certains pays du Tiers-monde ont adopté le socialiste, d’autres, le
capitalisme. Ceux qui ont adopté le capitalisme ont souvent un système
teinté de dirigisme.
IV) Evolution des systèmes Conclusion
A) Effondrement du système socialiste De nos jours, le capitalisme est le système économique le plus répandu à
L’effondrement du système socialiste est le résultat de plusieurs facteurs travers le monde malgré les inégalités sociales qu’il entraîne dans les pays
internes : qui l’ont adopté.
Capitalisme économie de Socialisme économie
marché planifiée collectivisée
- Né au XIXè siècle - Né au XIXé siècle de la critique
15
- Propriété privée des moyens de marxiste du capitalisme.
Lexique
production, libre entreprise - Collectivisation des moyens de
Concurrence production gérés par l’état
Libéralisme : théorie économique prônant la liberté des échanges
- Investissement des capitaux et qui fixe les salaires prix, planifie
commerciaux et le non-interventionnisme de l’état.
exploitation du travail pour réaliser la production et contrôle
Néolibéralisme : forme moderne du libéralisme prônant la libre
un profit individuel dans un marché le marché.
concurrence des marchés, mais admettant des interventions de l’état.
maître des prix par le jeu de l’offre et
Etat-providence : conception de l’état qui lui assigne notamment la mission
de la demande.
de prendre en charge de manière très complète les divers risques sociaux.
- Entreprises privées Modèle soviétique
- Sociétés financières - Sovkhozes, Kolkhozes
- Bourses - Combinats
- Unions industrielles
- Bourgeoisie patronale - Paysans, Prolétaires organisés
Chap.IV : LA TERRE, UNE PLANETE
-Prolétariat en Soviets
SOLIDAIRE
-Classes moyennes - Nomenklatura
L7 : LA COOPERATION BILATERALE
-Dictature du PCUS
Triomphe du capitalisme Effondrement du socialisme
OG : L’élève devra connaître les fondements de la coopération bilatérale
Efficacité du modèle occidental Crise interne du système
OS1 : Définir la coopération
- Disponibilité financière : « Trente - Rigidité et lourdeurs
OS2 : Définir la coopération bilatérale
Glorieuses » bureaucratiques
OS3 : Connaître les partenaires bilatéraux du Sénégal et leurs domaines
- Suprématie industrielle, - Option militaro-industrielle
d’intervention
technologique, financière et - retard technologique et faible
OS4 : Connaître le rôle des ONG dans la solidarité internationale
commerciale. productivité
- Puissances de FMN-FTN. - faiblesse agricole et fréquence
Introduction
- Les Bourses des pénuries
Aucun pays ne peut vivre en autarcie. Ainsi malgré les inégalités de
- Action de FMI, OMC, BM - totalitarisme et absence de
développement et les multiples clivages et tensions des rapports
- Les NTIC et internet. liberté
économiques, il y a une solidarité internationale qui se manifeste par la
- Grands espaces économiques : UE,
coopération bilatérale.
ALENA, Asie Pacifique, NEPAD - Echec de la Perestroïka et de la
Glasnost lancé en 1986 par
Gorbatchev
- chute du Mur de Berlin en 1989
- Dislocation de l’URSS en
I) Le bilatéralisme
1991 : 15 NEI
A) Définition
La coopération est une action conjointe, une relation d’entraide, de
- Transition libérale rendue
complémentarité et d’assistance mutuellement avantageuse entre
difficile par le manque de
gouvernements souverains et égaux en droits.
capitaux, le manque d’initiatives
et d’expertise, les pratiques
16
Le bilatéralisme est la coopération bilatérale qui unit ou un état et un En Asie, la Chine (Pékin), les Emirats Arabes Unis, l’Inde, l’Arabie
organisme international selon des mécanismes définis par des accords et Saoudite, le Koweït, le Japon sont des partenaires privilégiés du Sénégal.
traités bilatéraux dans plusieurs domaines : économique, culturel, social, En Amérique, les USA, le Canada, le Brésil entretient de réelles relations de
politique.... coopération.
A cause des inégalités de développement, il s’agit d’une assistance. En Afrique, le Maroc, le Nigeria est liés au Sénégal par différents accords
B) Mécanismes de coopération.
Les accords qui définissent la coopération bilatérale mobilisent plusieurs III) Les organisations de solidarité internationale OSI
mécanismes : Les OSI sont communément appelés ONG. Elles interviennent dans
l’aide publique au développement des PID vers les PVD à travers plusieurs domaines pour aider les populations en situation difficile. Elles
les instruments comme le Fonds d’Aide et de Coopération (FAC) travaillent dans le bénévolat et bénéficient du soutien des états riches et des
ou l’Agence Française de Développement (AFD) pour la France, personnes de bonne volonté. La plus ancienne des ONG à but humanitaire
l’USAID pour les USA, le Commonwealth Development est sans doute la Croix-Rouge Internationale. Mais d’autres comme MSF
Corporation et le Commonwealth Finance pour la Grande Bretagne, apportent une aide d’urgence aux victimes de la guerre et de la famine,
les Fonds Koweitien et Saoudien pour le développement.... tandis qu’Amnesty International dénonce les atteintes aux droits de
l’assistance technique des coopérants et volontaires comme les l’homme.
Peace Corps US et les volontaires japonais.
Les structures politiques : ministère de la coopération, commissions Conclusion
mixtes, MAE. La coopération bilatérale est aujourd’hui dominée par celle Nord-Sud. Mais
II) Exemples de coopération bilatérale l’aide au développement des pays riches aux pays pauvre est en réalité une
A) La coopération franco-sénégalaise manière détournée de renforcer la domination du Nord sur le Sud.
Depuis la période coloniale, la France a entretenu des rapports privilégiés
avec le Sénégal. En 1960 l’accession du Sénégal à la souveraineté
internationale n’a pas entraîné une rupture, mais plutôt une consolidation de
la coopération.
Il s’agit d’une assistance multisectorielle : la défense, l’assistance technique
(en recul), la culture (Centre culturel français alliance française), les médias,
mais aussi l’économie, le commerce, les finances.
Au chapitre de la coopération financière, en plus du soutien budgétaire
permanent et du concours à la réalisation de projets de développement
(routes, écoles forages, hôpitaux, périmètres agricoles....) entre 1994 et
1996, la France a alloué 420 milliards de FCFA au titre de mesures
d’accompagnement de la dévaluation.
Par ailleurs dans le domaine commercial, la France est le premier L8 : LA COOPERATION MULTILATERALE
fournisseur et le troisième client du Sénégal dont elle demeure le premier Introduction
bailleur. La coopération multilatérale est l’expression de la solidarité internationale
B) Les autres partenaires bilatéraux du Sénégal qui se développe depuis 1945 pour tenter d’apporter des solutions aux
Le Sénégal entretient des relations de coopération avec plusieurs pays du problèmes du développement et de la pauvreté. Certaines organisations ont
monde. un rôle politique, d’autres un rôle surtout économique, social et financier.
17
I) Le multilatéralisme Europe : 1995. 51 pays européens + USA et Canada), l’OEA Organisation
La coopération multilatérale est l’ensemble des rapports de coopération qui des Etats Américains : 1948. USA et pays d’Amérique Latine moins Cuba),
unissent les états dans des organisations internationales ou régionales. Elle a l’ASEAN (Association des Nations du Sud-Est Asiatique : 1967. Etats non
pris son essor surtout après la deuxième guerre mondiale dans le cadre du communistes de l’Asie du sud-est).
système onusien pour instaurer un climat de paix, d’entente et d’amitié dans B) Les institutions de coopération économique
les relations internationales. et financière
Cette coopération s’est heurtée à trois séries de problèmes : A l’échelle internationale, il y a surtout les institutions de Brettons Wood
les rivalités de la guerre froide qui a paralysé la coopération de nées à la conférence qui s’y est tenue en 1944.
1948 à 1989. Le FMI a pour objectifs de promouvoir la coopération monétaire
Les injustices des rapports de force inégaux. internationale et de faciliter le développement et la croissance des
L’instrumentation des organisations internationales par l’hégémonie échanges commerciaux internationaux.
US qui ignore au besoin les systèmes des Nations Unies. La BM dont la principale institution est la BIRD a pour objectif de
Face à ces problèmes, le Tiers-monde a tenté de réagir en s’organisant participer à la reconstruction et au développement en favorisant les
depuis les années 60 dans le mouvement des Non-alignés, et en investissements en capital.
revendiquant dans les années 70 un nouvel ordre international plus juste et L’OMC organisation mondiale du commerce
équitable. Aujourd’hui face à la mondialisation libérale, la société civile A l’échelle régionale on peut noter :
internationale s’organise dans un forum social mondial qui s’est affirmé au La BAD créée en 1963. Elle intervient en accordant des prêts
sommet de Porto Alegre en 2001 pour revendiquer une « Alter- destinés au financement d’investissement et des prêts d’ajustements
mondialisation » ou nouvelle solidarité internationale anti-mondialisation. structurels (soutenir des réformes politiques et institutionnelles dans
II) Les institutions de la coopération internationale un secteur.
A) Les institutions de coopération politique, La BOAD créée en 1973. Elle vise à favoriser le financement de
sociale et culturelle projets qui concourent soit à l’intégration de la sous-région, soit au
A l’échelle mondiale, il y a le système des Nations Unies. La vocation de développement des états membres les plus défavorisés par les
l’ONU est d’assurer la paix et la sécurité du monde entier, mais aussi le conditions naturelles.
développement économique, social et culturel de l’humanité à travers ses La BADEA (Banque Arabe pour le Développement Economique de
organismes spécialisés. l’Afrique) créée en 1993.
la FAO : assistance agricole et alimentaire pour lutter contre la Le Fonds de Solidarité Africaine
faim. L’OCDE, le G8....
L’UNESCO : chargée des questions de sciences, d’éducation et
de culture.
L’OMS : santé, hygiène par la lutte contre les endémies et les III) Les grands espaces de coopération
épidémies. L’Union Européenne : créée sur les cendres de la CEE, coptait 25
L’UNICEF : protection de l’enfance membres en 2004. Elle est en coopération avec le Groupe ACP
L’ONUDI : développement industriel par l’assistance technique (Afrique, Caraïbes, Pacifique)
et la formation. L’ALENA Accord de Libre Echange Nord Américain
L’OIT : protection des travailleurs Le MERCOSUR
A l’échelle continentale, il y a des organisations de coopération politique LE NEPAD, la CEDEAO, ’UEMOA, l’UDEAC, l’OMVS, etc.
comme l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en
18
Conclusion cessé de se développer, c’est à partir de la seconde moitié du XIXé siècle
En définitive, il est nécessaire d’instaurer une forte solidarité en vue de qu’une série de révolutions va radicalement transformer les communications
rétablir l’équilibre dans le développement des différents états de la planète. pour en faire un enjeu de puissance à l’aube du XXIé siècle.
Cependant la coopération multilatérale qui devrait être le pilier du I) La communication et ses mécanismes
développement n’a pas atteint ses objectifs, notamment ceux d’aider les La communication est le déplacement, la circulation, le transport, la
pays du Tiers-monde à sortir du sous-développement. transmission d’un bien, d’un service, d’une idée, d’une personne d’un
émetteur vers un récepteur. La communication utilise des supports matériels
visibles dans le paysage (routes, voies ferrées, oléoducs, gazoducs, lignes
télégraphiques, canaux, etc.) Elle peut aussi utiliser des itinéraires maritimes
ou aériens sans infrastructures physiques mais qui s’appuient sur des
éléments visibles (ports, aéroports, satellites, antennes....).
Dans ce cadre, il faut distinguer le transport des télécommunications.
II) Les différentes formes de transport
A) Evolution des transports
Jusqu’au XIXé siècle, il y a deux principaux moyens de transport : la
navigation (cabotage côtier, navigation à voile internationale) et l’usage des
animaux (cheval, dromadaire, chameau, âne). La lenteur de ces moyens
accentuait la longueur des distances.
A partir de la seconde moitié du XIXé siècle, la révolution des transports va
accroître la vitesse et la charge de transport en réduisant les distances grâce
à la machine à vapeur, la traction électrique, le moteur à explosion puis à
explosion. Ainsi les trains et bateaux à vapeur d’abord, l’automobile et
l’aviation (Clément Ader 1890, les frères Wright 1907) vont connaître un
essor fulgurant au cours du XXé siècle, permettant le déplacement massif
des personnes, des marchandises et des idées à travers le monde.
B) La deuxième révolution es transports
Impulsée à partir de 1950, elle présente trois caractéristiques :
1- accroissement considérable de la vitesse : la vitesse des avions a doublé
en 1960 (450 km/h avion à hélice, 900 km/h avion à réaction) va atteindre
2150 km/h avec Concorde dans les années 70. Parallèlement l’électrification
L9 : LES FORMES ET PROBLEMES DE des voies ferrées a permis d’accroître la vitesse des trains jusqu’à plus de
COMMUNICATION 300 km/h avec le TGV français et le Shinkansen japonais. Enfin l’essor de
l’automobile augmente la vitesse et la liberté de déplacement qui effacent
OG : Appréhender les différentes formes de communication et leur rôle les barrières de la distance et consacrent la « civilisation de l’automobile ».
dans la mise en place du système-monde. 2- augmentation de la capacité de charge : la capacité des pétroliers et
des minéraliers a été multipliée par 5 entre 1966 et 1981, et le nombre de
Introduction sièges des avions a été multiplié par 10 entre 1945 et 1969. En outre on
Si depuis le XVIé siècle, les formes et moyens de communication n’ont assiste à une spécialisation des bateaux.
19
3- automatisation des charges grâce à la conteneurisation, et de la Aujourd’hui le Net a transformé le monde en un grand village peuplé
conduite des navires. d’internautes qui surfent dans un cyberespace virtuel sans frontière.
III) La révolution des télécommunications IV) Problèmes
A) Une évolution accélérée Ils sont de plusieurs ordres.
Les télécommunications sont l’ensemble des procédés qui permettent de Il y a d’abord les problèmes d’émission de GES par les automobiles, avions
transmettre des informations à distance tels que le téléphone, la radio, la et bateaux, ainsi que la saturation du trafic et les accidents routiers et
télévision, et maintenant les réseaux informatiques. aériens.
Jusqu’au XIXé siècle : messagers à pied, à cheval, à bateau, usage du Dans les pays sous-développés, la mauvaise qualité des rails et des routes
tambour, de la fumée, etc. pose de sérieux handicaps pour le transports des marchandises et des
C’est au XIXé siècle que commence véritablement l’ère des personnes.
télécommunications grâce au télégraphe (Morse 1844), au téléphone (Bell Dans le domaine des NTIC, il y a la fracture ou coupure numérique entre
1876), au TSF (Marconi 1895), ensuite au XXé siècle grâce au transistor pays développés et pays sous-développés en matière de technologie de
(1947), à l’ordinateur et à la numérisation (1949)au lancement de satellites l’information.
(1960), au laser (1961), etc. Il y a également le contrôle des grands médias par les grands groupes de
Ainsi en 1866 est installé le premier câble transatlantique de lignes communication (CNN, CBS) qui manipulent les opinions au Nord comme
télégraphiques. En 1926 commencent les premières liaisons téléphoniques au Sud. Le résultat est le renforcement de la domination du Nord qui
intercontinentales grâce à des câbles sous-marins. conditionne les modes de comportement et de pensée dans le cadre de la
1960 marque le début des satellites qui permettent la première transmission mondialisation du modèle occidental. En outre, le Net peut permettre
transatlantique d’images télévisuelles par Telstar le 10 Juillet 1962. Ce certaines dérives surtout pour les jeunes avec l’accès incontrôlable à la
moyen s’enrichit du télex et de la vidéoconférence grâce au satellite Intelsat. pornographie ou à la violence.
B) La révolution des NTIC C’est pourquoi les pays sous-développés revendiquent un nouvel ordre
Elle est née à partir de 1975 grâce à la rencontre entre les mondial de l’information et de la communication et un fonds de solidarité
télécommunications et l’informatique (la télématique) qui s’appuie sur la numérique pour préserver leur identité et la diversité des civilisations.
connexion, grâce au réseau téléphonique, d’un réseau d’ordinateurs Conclusion
permettant le traitement de données à distance gestion des stocks, La révolution des transports a considérablement réduit les distances et
facturation, accès à des banques de données, etc.). facilité la circulation des personnes, des biens, des idées, des capitaux.
Depuis 1990, la télématique a explosé avec le réseau Internet et surtout le Aujourd’hui la révolution des NTIC et le triomphe d’Internet ont transformé
World Wide Web (WWW) qui permet d’ouvrir le réseau au grand public. le monde en un village planétaire
Internet est issu du réseau Arpanet, qui fut conçu dans les années 1960 par
le département américain de la Défense. Réseau à usage militaire, Arpanet
s’étendit alors progressivement aux universités américaines dans les années
1970, avant d’être remplacé en 1990 par le réseau Internet destiné dans un
premier à la recherche civile. En 1991Timothy Berners-Lee et Robert 1- les transports terrestres
Caillau mettent au point l’interface d’Internet appelé World Wide Web qui a- la route
permet d’ouvrir le réseau au grand public en simplifiant les procédures de Depuis l’essor fulgurant de l’automobile, les hommes ont aménagé des
consultation des sites. routes puis des autoroutes à plusieurs voies qui facilitent la circulation des
voitures et des camions. Les voitures et autocars participent au transport des
personnes. Les camions transportent denrées périssables, matériaux de
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construction, produits manufacturés sur les petites et moyennes distances. équipés d’appareils ultramodernes. Les transports aériens favorisent le
Dans ce cas la suprématie de la route est incontestable. développement économique : industrie, commerce, tourisme hôtellerie.
b- le rail
Le chemin de fer a joué un rôle décisif dans la RI du XIXé siècle. Il a réduit
l’espace en gagnant du temps. Il a aussi permis l’implantation de
nombreuses activités industrielles dans les régions isolées. Aujourd’hui
avec le TGV le rail est devenu un véritable concurrent de la route pour le
transport des voyageurs sur de grandes distances. Il reste indispensable pour
les déplacements quotidiens et massifs des voyageurs entre les banlieues
résidentielles et les centres-villes.
2- les transports maritimes
Les océans et les fleuves ont toujours été des voies de communication. Pour
se déplacer d’une région à l’autre, les hommes utilisaient des pirogues puis
des bateaux à voile. Aujourd’hui les transports maritimes bénéficient de
véritables avancées techniques avec l’automatisation de la conduite des
navires et l’augmentation du tonnage. Il s’y ajoute l’emploi de bateaux
spécialisés dans le transport des marchandises de continent en continent et
des porte- conteneurs. Nous avons des ferries, des hydroglisseurs, des
aéroglisseurs qui assurent le transport sur de courtes distances. Les navires
de cabotage et les cargos assurent le transport des marchandises (fret) et la
desserte des ports. Les liaisons transocéaniques sont très denses sur
l’Atlantique, mais actuellement les transports maritimes s’intensifient sur le
Pacifique à la faveur du Japon, des NPI, des USA et de l’Australie. En
rapport avec l’expansion du trafic maritime on assiste à la création de
nouveaux ports et l’implantation des industries le long des côtes.
3- les transports aériens
Depuis le premier envol d’un appareil dans les airs sur 300 m seulement
(Clément Ader 1897) puis d’un autre actionné par un moteur à explosion
(les frères Wright), l’aviation n’a cessé de progresser. Avec des
accélérations spectaculaires parfois dues aux guerres, les progrès se sont
succédés tant dans le domaine de la navigation (radar par exemple) que dans
le domaine de la technologie aéronautique. Aujourd’hui les lignes aériennes
couvrent toute la planète mais de façon très inégale. C’est surtout L10 : LA PLANETE TERRE, UN VILLAGE ?
l’Amérique du nord et l’Europe, ainsi que l’Atlantique et le Pacifique que Introduction
les réseaux sont les plus denses. Dans certains pays les liaisons intérieures A l’aube du 3e millénaire, l’espace mondial apparaît comme un système
sont denses. marqué par un véritable explosion des échanges de toutes natures. Cette
Pour répondre à la demande de plus en plus grandissante, les aéroports ne mondialisation qui met en relations les différentes parties du monde ne
cessent de se moderniser (vastes aérogares, longues pistes, tours de contrôle profite cependant pas à tous les pays.
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I) Définition Asie Centrale). Internet a connu un essor spectaculaire depuis 15 ans avec
La mondialisation réside dans l’effacement relatif des frontières et dans la un grand fossé entre le Nord et le Sud.
réduction des distances. Le développement des moyens de transport et des III) Les déséquilibres de la mondialisation
télécommunications a pour conséquences une plus grande proximité entre La mondialisation, processus d’intégration des différentes parties du monde,
les différents points du globe : le monde s’est comme rétréci. C’est la raison profite plus aux PID et constitue un facteur de croissance pour les
pour laquelle on parte de village planétaire. économies industrielles. La Triade constitue le centre du monde et domine
II) Facteurs de la mondialisation les grandes institutions internationales, et concentre l’essentiel de la richesse
A) essor des échanges internationaux et des capitaux dans le monde. Elle domine également le commerce
Avec la mondialisation, le commerce mondial a connu un essor fulgurant dû international dans le cadre des grands espaces comme l’ALENA, l’UE, etc.
à la croissance de la demande liée à l’essor démographique, aux progrès L’ouverture des marchés a permis aux multinationales d’investir partout
technologiques dans le domaine des transports et surtout à l’action de dans le monde.
l’OMC. Dans ce cadre la part des produits manufacturés s’accroît devant le Par contre la mondialisation est un facteur de retard économique pour les
recul des matières premières sous la domination de la triade capitaliste pays du Sud, même si d’aucuns pensaient qu’elle pourrait permettre de
(USA, Europe Occidentale, Japon) qui contrôle 70% du commerce mondial réduire les inégalités entre le Nord et le Sud. Certains pays sont
contre 16% pour les Pays en Voie de Développement PVD. marginalisés dans le cadre de la mondialisation. Il s’agit surtout des PMA
B) La mobilité croissante des hommes qui exportent surtout des produits primaires dont les prix sont fixés par les
La mondialisation se traduit par une mobilité des hommes à travers les pays du Nord et importent des produits manufacturés. Ils sont obligés de
migrations et le tourisme . recevoir l’Aide Publique au Développement.
Les migrations internationales ont connu une forte croissance passant de Cependant les NPI ou Dragons de l’Asie et les pays émergents sont mieux
75 millions en 1965 à 150 millions en 2002. Les flux dominants sont dirigés lotis et reçoivent des investissements des pays riches et leur exportent des
des Pays du Sud vers ceux du Nord. Les effets positifs notables (envoi de produits manufacturés (Chine,, Asie du Sud-est Mexique, Brésil). Les pays
milliards de dollars et acquisition de savoir-faire) sont contrebalancés par pétroliers fournissent du pétrole aux pays développés.
les effets négatifs comme la fuite des cerveaux. Aujourd’hui, le mouvement alter mondialiste essaie de proposer une autre
Le tourisme connaît également une grande ampleur avec des flux qui alternative qui permettrait aux pays du Sud de profiter de la mondialisation
passent de 25 millions dans les années 50 à 750 millions en 2002. Les flux tout en gardant leur identité culturelle.
dominants sont entre PID qui sont à la fois émetteurs et récepteurs de Conclusion
touristes (80%). Dans les PVD, le tourisme crée des revenus et peut La mondialisation est un phénomène avec ses effets positifs surtout pour les
constituer une bonne part du PNB et alimente l’artisanat local. Mais son pays du Nord et négatifs pour ceux du Sud. Elle a permis au Nord surtout
impact peut être aussi négatif avec les dérives du tourisme sexuel. les USA d’imposer leur système politique, économique et culturel. C’est la
C) Les flux de capitaux et d’informations raison pour laquelle certains préfèrent parler d’occidentalisation ou
La mondialisation du marché financier est intimement liée à la diffusion de d’américanisation plutôt que de mondialisation.
l’information. La circulation des capitaux concerne plus les PID qui L’institution du General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) devenu
réalisent plus de 80% de la capitalisation boursière. Seuls 25% des IDE en 1994 l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
Investissements Directs Extérieurs se dirigent vers les pays pauvres.
Le marché de l’information est dominé par la Triade (CNN, Fox News)
malgré l’affirmation de nouveaux groupes du Sud comme Al Jazirah. La
couverture satellitaire de la planète laisse des espaces enclavés (Afrique,