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Risque de Marche - 100815

Le risque de marché est crucial pour les banques, résultant des variations des prix sur le marché qui affectent leur portefeuille de négociation. La valeur en risque (VAR) est une méthode clé pour mesurer ce risque, permettant aux banques d'évaluer les pertes potentielles avec un certain seuil de confiance sur une période donnée. Les banques doivent également allouer du capital pour couvrir ce risque, conformément aux directives du Comité de Bâle.

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Risque de Marche - 100815

Le risque de marché est crucial pour les banques, résultant des variations des prix sur le marché qui affectent leur portefeuille de négociation. La valeur en risque (VAR) est une méthode clé pour mesurer ce risque, permettant aux banques d'évaluer les pertes potentielles avec un certain seuil de confiance sur une période donnée. Les banques doivent également allouer du capital pour couvrir ce risque, conformément aux directives du Comité de Bâle.

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Troisième chapitre : la gestion du risque de marché

Le risque de marché revêt une grande importance pour les banques dans la mesure où
il se rapporte aux variations qui touchent le portefeuille de négociation. En raison du
développement des marchés financiers, les banques ont eu tendance à entreprendre des
activités telles que la création de portefeuilles financier, la prise de positions courtes ou
longues sur le marché sur les taux d’intérêt ou de change ... En plus, les banques peuvent
convertir leurs instruments non liquides en titres négociables, ce que les a poussées à donner
plus d'importance à la valeur de marché de ces titres.

I. Introduction à la gestion du risque de marché

Le risque de marché était le deuxième risque pris en compte par le Comité de Bâle
après le risque de crédit dans les amendements de 1996. Il résultait de l'évolution des marchés
financiers et de la tendance de nombreuses banques à utiliser des instruments financiers dans
leurs activités bancaires.

1- Définition du risque de marché :


Le risque de marché peut être défini comme : "le risque de réalisation de pertes liées à
des positions de bilan ou hors bilan, dues aux variations des prix sur le marché".
En d'autres termes, il peut être défini comme : "Le risque d'écarts négatifs de la valeur des
mouvements de marché du portefeuille de négociation au cours de la période nécessaire pour
effectuer des transactions"
Les deux définitions partagent la cause du risque de marché, qui est représenté par les
variations des prix des facteurs de marché, mais la seconde définition est plus précise que la
première : tous les écarts de prix n'exposent pas la banque au risque, mais seuls les écarts
négatifs peuvent présenter un risque de marché.
Selon les deux définitions ci-dessus, le risque de marché est susceptible d'avoir une nature
potentielle en raison de l'incertitude quant à la valeur des actifs et des gains futurs associés
aux variations des facteurs de marché. Par conséquent, le risque de marché comprend les
risques liés aux instruments de taux d’intérêt, et aux titres de participation contenus dans le

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financiers
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portefeuille de négociation, d’une part, et les risques de change et des produits de base liés
aux activités de bilan ou hors bilan, d’autre part.
1-1- Définition du portefeuille de négociation :
On entend Par portefeuille de négociation "les positions nettes des instruments
financiers détenus par la banque en vue de les vendre à court terme afin de réaliser un profit
à court terme, du fait de la différence entre le prix d'achat et le prix de vente, ou des variations
des taux d'intérêt. Le portefeuille de négociation comprend également les instruments
financiers utilisés pour couvrir les autres composantes du portefeuille de négociation (dérivés
et options)"
Sur cette base, le portefeuille de négociation ne comprendra pas les titres du portefeuille
d'investissement.

1-2- Définition de la position nette :


La position nette reflète le "solde de l'acheteur (position longue nette) ou le solde du
vendeur (position courte nette) des transactions enregistrées par la banque, relatives aux
instruments financiers du portefeuille de négociation".
Afin de calculer la position nette, une compensation peut être appliquée entre les
positions lors de l'achat ou de la vente des titres du même émetteur, ainsi que pour des
emprunts et dettes sur le même emprunteur et de la même échéance. La position nette est
convertie quotidiennement dans la devise utilisée par la banque (la devise nationale).

2- Les facteurs du risque de marché :


En général, les groupes de facteurs de marché les plus importants comprennent les taux
d’intérêt, les taux de change, les variations qui touchent les contrats d’option, les prix des
titres de propriété et des produits de base, ce qui s’entend de tous les contrats à terme, contrats
de swap, de toutes les options achetées et des instruments dérivés similaires liés aux produits
énergétique, produits agricoles ou métaux (aluminium, zinc, argent, ...) Le Comité de Bâle a
proposé de définir les facteurs du risque de marché comme "indicateurs de marché affectant
les positions de négociation de la banque" .

3- Capital alloué pour couvrir le risque de marché :


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Dans les amendements de janvier 1996, le Comité de Bâle a ajouté une troisième
tranche destinée à couvrir le risque de marché représenté par les dettes subordonnées ayant
une échéance supérieure ou égale à deux ans. Un ensemble de règles a été établi pour ce
segment, qui ne devrait pas dépasser 50% du capital supplémentaire et ne devrait être utilisé
que pour couvrir le risque de marché. La troisième tranche est définie à 250% du capital de
base alloué pour couvrir le risque de marché, indiquant que le capital de base reste suffisant
pour couvrir le risque de marché après la couverture du risque de crédit.
Les banques ont également eu l’occasion d’utiliser le capital de base pour couvrir le risque de
marché dans les limites de 28,6%.

II. La valeur en risque (Var)*


La VAR est l’une des méthodes les plus utilisées pour mesurer le risque de marché
lors de l’utilisation de modèles internes. Cette méthode a été adoptée par le Comité de Bâle
en 1996, ce qui a poussé de nombreuses banques à utiliser ce concept pour mesurer le risque
de marché auquel elles sont exposées.

1- L’historique de la VAR :
JP Morgan est le fondateur de l'idée de la valeur en risque, en raison de l'insatisfaction
exprimée par le président Dennis Weatherstone, au sujet de l'énorme quantité de rapports sur
les risques de marché qu'il reçoit quotidiennement, qui contient un large éventail de détails
sur les indicateurs de mesure "Les grecques" pour les différentes expositions, et en revanche,
contient une petite quantité d'informations que l'administration peut comprendre. Dennis a
donc demandé à ses collaborateurs de préparer un fichier plus simple basé sur l'identification
du risque de marché dans les 24 heures, mesuré sur la valeur totale du portefeuille de
négociation. Le personnel a été en mesure de fournir un rapport sur la valeur en risque connu
sous le nom 4:15 parce qu'il a été déposé sur le bureau du directeur du Conseil
d'administration chaque jour à 16h15 après la clôture des opérations boursières.
La préparation d'un tel fichier nécessite de traiter une quantité importante de données
sur les opérations effectuées par la banque dans le monde entier, en tenant compte de la

*
VAR : Value At Risk
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différence de timing, de l'estimation des corrélations et des fluctuations, de l'évolution du
système d'information. Les travaux ont été achevés et la version finale de la VAR a été
finalisée en 1990.
Le principal avantage de ce système est de fournir à la direction des informations pertinentes
et plus simples sur le risque de marché, ce qui a permis de mieux gérer le capital de la banque.
De nombreuses banques ont essayé de développer leurs systèmes de mesure du risque de
marché. En 1993, la VAR est devenue la méthode de mesure la plus utilisée.
Les détails des modèles internes appliqués par les banques étaient confidentiels, mais en 1994,
JP Morgan a présenté un résultat simplifier de son système de mesure interne (Risk Metrics)
et le publié en ligne gratuitement. Ce système contient les variances et les covariances des
variables du marché. En 1996, la banque des règlements internationaux (BRI) a proposé la
Var comme mesure du risque de marché, qui a été officiellement adoptée en 1998.
2- Définition de la VAR :
La VAR mesure la perte maximale que la banque subit à un seuil de confiance α. Par
exemple, si la valeur de la VAR égale à un million d'euros sur un mois, selon un seuil de
confiance de 99%, cela veut dire que les pertes du portefeuille ne doivent pas dépasser un
million d'euros par mois, dans 99% des cas.
On peut également définir la Var comme "une mesure de la perte pouvant résulter de
variations négatives des prix du marché, et ce qui permet de répondre à la question suivante:
Combien la banque va-t-elle perdre avec une probabilité de α sur un horizon temporel
déterminé t ? "
Selon cette dernière définition, le calcul de la VAR est lié à l'identification de deux éléments
clés, la période d'acquisition t, qui correspond à la période au cours de laquelle la variation de
la valeur du portefeuille est mesurée, et le seuil de confiance α, qui correspond à la probabilité
que les pertes ne dépassent pas la VAR calculée.
Sans les paramètres (α, t), la valeur VAR ne peut pas être interprétée, car la mesure du risque
à 10 jours et à 99% est plus importante que la mesure du risque à un jour et la probabilité de
90%. Dans le premier cas, nous avons une probabilité sur 100 que la perte au cours des 10
prochains jours soit supérieure à la perte déterminée par la VAR, et dans le second cas, nous
avons une probabilité sur 10 que la perte soit supérieure à la valeur de la VAR.

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La VAR suit la distribution normale.
Sur la base de ce qui précède, on peut dire que la VAR d'un actif particulier pour la période
d'acquisition t et la probabilité α représentent la perte de la valeur de l'actif au cours de la
période [0, t], qui ne dépassera pas la VAR sauf avec la probabilité de 1-α, Sur la base des
deux équations suivantes :
𝑝𝑟(𝑝𝑡 > 𝑣𝑎𝑟) = 1 − 𝛼 ……………(11)
et
𝑝𝑟(𝑝𝑡 ≤ 𝑣𝑎𝑟) = 𝛼 ……………(12)

Ainsi la Var, pour un seuil de confiance donné, peut être représenté comme suit :

Figure n°04 : La présentation graphique de la VAR

F(x)

1−𝛼
Var x
Le degré de volatilité du risque est déterminé par l'écart type de la distribution du facteur de
risque x, et la Var peut être exprimée comme suit :

𝐕𝐚𝐫 = 𝛅𝓝−𝟏
(𝛂) …………(13)

Sachant que :
𝑁 −1 : Loi normale inverse.
Notons que dans 99,74% des cas, le facteur de risque x est limité à ∓3δ, soit 0,13% pour
lequel les changements négatifs sont supérieurs à 3δ. Tandis que pour 95,42% des cas,
l’intervalle devient ∓2δ.

3- Les paramètres de la VAR :

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Pour déterminer la VAR, les valeurs de t et de α doivent être connues, ces derniers
sont affectés par un ensemble de facteurs.

3-1-Détermination de la période d'acquisition t :


Pour une meilleure gestion, il est préférable de calculer la VAR par jour. Si la valeur
n’est pas acceptable, le contenu et la valeur des instruments financiers peuvent être ajustés
dans le portefeuille de négociation. Si la valeur ajustée pour le risque est calculée pour une
période d’acquisition égale à 20 jours, Il est impossible de prendre en compte l'évolution
quotidienne des positions du portefeuille. Dans ce cas le problème de l’extension " scaling
problem" apparait, c'est une forme de conversion de la VAR quotidienne en VAR pour T jour.
Par exemple, le comité de Bâle a obligé les banques à mesurer le risque de marché à une
période d'acquisition de 10 jours : comment convertir la VAR journalière en VAR de 10
jours?.
L'une des méthodes les plus utilisées pour résoudre ce problème, celle proposée par le modèle
Risk Metrics on utilisant √𝑇 , c'est-à-dire en multipliant les volatilités d'un jour par √𝑇en
fonction de l'équation suivante :

𝐕𝐚𝐫 𝐓 𝐣𝐨𝐮𝐫 = 𝒗𝒂𝒓𝟏 𝐣𝐨𝐮𝐫 × √𝑻 ……….(14)

3-2- Détermination du seuil de confiance :


Un seuil de confiance peut être utilisé en fonction des informations et des données
disponibles. Par exemple, dans ses rapports annuels, Microsoft a fait référence à sa VAR en
utilisant une période d’acquisition de t = 20 jours et un seuil de confiance α = 97%.Pour les
banques, la notation de crédit est l’un des facteurs qui déterminent le seuil de confiance: si
une banque accorde un prêt à une institution notée AA (approbation pour PD = 0,03%), elle
choisit un seuil de α = 99,97% et une période d’acquisition une année. Le seuil de confiance
réellement utilisé sera inférieur au seuil théorique en raison de la difficulté de calculer la VAR
à des seuils de confiance élevés. Par conséquent, en supposant que les variations quotidiennes
de la valeur du portefeuille suivent la loi normale avec une moyenne de zéro, la VAR
correspondante peut alors être calculée pour un certain seuil de confiance 𝛼 ∗ , en fonction de
l'équation suivante :

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𝓝−𝟏(𝜶∗ )
𝑽𝒂𝒓(𝜶∗ ) = 𝑽𝒂𝒓(𝜶) . …………….(15)
𝓝−𝟏(𝜶)

4- Les méthodes de calcul de la Var :

Durant le calcul de la Var, les banques devraient identifier les facteurs de marché qui
affectent la valeur du portefeuille de négociation, de sorte que leur nombre varie en fonction
du marché. Les facteurs de marché peuvent être identifiés en divisant les instruments
financiers du portefeuille de négociation en instruments de base, tels que la segmentation du
portefeuille des contrats à terme en portefeuille équivalent d’obligations à coupon égale à
zéro. Toutefois, l’évaluation de la VAR peut être complexe, car la rentabilité des actifs ne suit
pas souvent la distribution normale.
En général, il existe trois méthodes de calcul de la VAR : la VAR historique, la VAR
variance-covariance, et la méthode de Monte-carlo.

4-1-La méthode historique :


La simulation historique est basée sur l'utilisation de données observées précédemment,
afin d'estimer les variations futures des facteurs de marché, en plus elle ne repose sur aucune
hypothèse concernant le type de distribution des facteurs de marché.
La simulation historique mesure la perte maximale possible sur la base d’une simulation réelle
du passé. Il s’agit de la perte enregistrée sur la base de l’hypothèse d’un développement
négatif du marché.
La méthode historique est facile à appliquer : le calcul de la VAR repose sur des formules
mathématiques simples, sans tenir compte de la distribution normale des variables, tout en
tenant compte des corrélations entre les instruments financiers du portefeuille de négociation.
Par contre en peut observer comme inconvénients, la sensibilité de l'échantillon sélectionné,
ce qui rend la VAR biaisée, de même que la nécessité de disposer de nombreuses données
historiques qui doivent inclure différentes positions de l'économie (récession, croissance ...),
ce qui est difficile à obtenir, car Les banques n’ont pas nécessairement témoigné des
différentes situations économiques.

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4-2- La méthode variance-covariance :
La méthode variance-covariance suppose la distribution normale des facteurs de
marché et la relation linéaire entre la valeur du portefeuille et les variables de marché. Par
conséquent, le calcul de la VAR selon cette méthode nécessite de déterminer les paramètres
de la distribution normale des facteurs de marché, et surtout la valeur de la corrélation.
La variance de la valeur des actifs du portefeuille de négociation est liée aux paramètres
prédéfinis. Pour déterminer cette relation, chaque actif du portefeuille de négociation doit être
divisé en un ensemble de positions types, chacune liée à un facteur de marché spécifique. Par
exemple, un contrat £ / $ d'une échéance de trois mois peut être scindé en un coupon de trois
mois libellés en dollars, un coupon de trois mois libellés en livres sterling et le taux de change
courant. Cette division permet de déterminer séparément la dispersion de chaque instrument
pour obtenir la dispersion totale du contrat. Après avoir déterminé cette valeur, la VAR peut
être obtenue en considérant que la valeur du portefeuille suit également la distribution
normale.
Exemple : Pour illustrer cette méthode, nous supposons un portefeuille de négociation qui
contient un seul actif : des actions d’une certaine société évaluées à 10 millions d’euros. La
période d'acquisition est de 10 jours et le seuil de confiance est de 99%, Initialement, la valeur
du VAR quotidien doit être déterminée, pour que nous puissions déterminer la VAR de 10
jours. En supposant un écart type journalier de 2%, l’écart type annelle peut être extrait selon
l’équation suivante :
𝜹𝒂⁄
𝜹𝒋 = 𝟐𝟓𝟐 ………..(16)
Sachant que :
𝜹𝒋 : Ecart type journalier
𝜹𝒂 : Ecart type annuel
L’écart type quotidien du portefeuille :
La valeur du portefeuille de négociation étant de 10 millions d’euros, l’écart type des
variations quotidiennes du portefeuille est de
200 000 € =10 M x2%
La VAR journalière du portefeuille :

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Si la variance de la valeur du portefeuille suit la loi normale, il existe une probabilité de 1%
que cette variance soit supérieure à 2,33δ, car 𝒩(-2,33)=0.01, ce qui signifie que nous
sommes sûrs à 99% que la perte ne dépassera pas 2,33δ, et le résultat logique est que la VAR
journalière du portefeuille de 10 millions d’euros s’élève à 466 000 euros :
𝑉𝑎𝑟 1 𝑗𝑜𝑢𝑟 = 2, 33× 200000
La Var de 10 jours peut être déduit en fonction de la formule (14) comme suit :
𝑣𝑎𝑟10𝑗= 𝑣𝑎𝑟1𝑗 × √10 = 466000 × √10 −
̃ 1473621€

Chiffre d’affaires quotidien


Si, par contre, on suppose que le rendement annuel attendu de la société est estimé à 20%, le

chiffre d'affaires quotidien sera de :0,08% = ( 20%⁄252).


L’écart type et le rendement correspondant à 10 jours :
Ainsi le rendement attendu et l'écart type correspondant à 10 jours et de %0,8 =0,08% x 10
jours, et 6,3%= (2% x √10), respectivement.

Le principal inconvénient de cette méthode est le fait qu’elle repose sur l’hypothèse
d’une distribution normale des bénéfices, hypothèse rejetée statistiquement, en particulier à
court terme et dans les cas extrêmes.

4-3- La méthode Monte-Carlo :


Cette méthode repose sur la sélection d’une distribution spécifique reflétant de
manière adéquate l’évolution des facteurs de marché et évalue le portefeuille de négociation
en fonction des déterminants tirés du tirage au sort en fonction de la distribution suivie par
les facteurs de marché choisis par le propriétaire du modèle, Par conséquent, ces actions
généreront un grand nombre de valeurs par défaut liées à un actif ou à un portefeuille
spécifique. Cette méthode est très similaire à la méthode historique selon laquelle le
portefeuille au cours de la simulation est réévalué en fonction de la valeur des facteurs de
marché observables.
La méthode de Monte-Carlo offre une grande flexibilité, car elle ne se limite pas à une
distribution de risque spécifique, et la précision peut être améliorée en augmentant la taille de
l'échantillon sélectionné. Cependant, il faut beaucoup de temps pour effectuer les calculs,

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tandis que les estimations doivent être appliquées quotidiennement et sur un grand nombre
d'actifs.

III. Méthodes de mesure du risque de marché selon la réglementation Bâle 2

Pour que les banques maîtrisent leurs risques de marché, elles doivent déterminer
l’ampleur de ces risques ainsi que leurs pertes éventuelles, ce qui permettra d’allouer le capital
nécessaire pour les couvrir. Dans ce contexte, le Comité de Bâle a proposé deux approches
pour mesurer le risque de marché, l'une étant une méthode de mesure standard, l'autre étant
le développement de modèles internes, qui nécessitent l'autorisation des régulateurs et
l'application de conditions strictes.

1- L’approche standard :

L'approche standard consiste à mesurer les risques de marché de manière uniforme, en


utilisant les méthodes proposées par le Comité de Bâle. Cette approche consiste à mesurer
chaque facteur de risque séparément sur la base de calcul particulier, comme indiqué dans le
tableau suivant :

Tableau n° 15 : Facteurs de risque de marché et leurs bases de calcul

Le risque Bases de calcul


Risque de taux d’intérêt :
- Risque général Portefeuille de négociation
- Risque spécifique
Risque de position sur titres de
propriété Portefeuille de négociation
- Risque général
- Risque spécifique
Total des transactions dans le portefeuille de la
Risque de taux de change banque (portefeuille de négociation ou autre)
Risque sur produits de base Total des transactions dans le portefeuille de la
banque
Risque sur les options Les options pour tous les risques précédents

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1-1- Le risque de taux d’intérêt :
On utilise l’approche standard pour mesurer le risque associé à la détention de titres
de créance et d’autres instruments liés aux taux d’intérêt, ou à la prise de positions sur de tels
titres et instruments, dans le portefeuille de négociation. Sont pris en compte tous les titres de
cette nature à taux fixe et à taux variable ainsi que les instruments ayant un comportement
identique, dont les actions prioritaires non convertibles. Ainsi que les dérivés liés à ces
instruments.
L’exigence minimale de fonds propres est exprimée en fonction de deux éléments
calculés séparément, l’un correspondant au risque spécifique afférent à chaque titre de
créance, qu’il s’agisse d’une position longue ou courte, et l’autre au risque de taux d’intérêt
supporté par le portefeuille, ou risque général de marché, pour lequel les positions longues et
courtes sur différents titres ou instruments peuvent se compenser.

1-2- Risque de position sur titres de propriété :


La mesure du risque lié aux titres de propriété fixe une norme minimale de fonds
propres destinée à offrir une protection contre le risque lié à la détention de titres de propriété,
ou à la prise de positions sur de tels titres, dans le portefeuille de négociation. Cette norme
s’applique aux positions longues et courtes sur tous les instruments dont le comportement de
marché est semblable à celui des actions, mais pas aux actions prioritaires non convertibles.
Les positions longues et courtes sur la même émission peuvent être déclarées sur une base
nette. Sont pris en compte les actions ordinaires, assorties ou non d’un droit de vote, les titres
de dette convertibles au comportement identique à celui des actions, les engagements
d’acquisition ou de cession d’actions, des produits dérivés, des contrats sur indice boursier et
des opérations d’arbitrage sur indices.

1-3-Risque de change :
La présente section définit une norme minimale de fonds propres pour couvrir le risque
de détention ou de prise de positions en devises, or inclus*.

*
L’or doit être traité dans le cadre des positions de change plutôt que comme produit de base, car sa volatilité
l’apparente davantage aux devises et les banques le gèrent de la même manière que celles-ci
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Pour mesurer le risque de change, les banques ont la liberté de choisir entre deux
méthodes, la méthode simplifiée et la méthode des modèles internes. Selon la méthode
simplifiée, la valeur actuelle nette de la position en devise étrangère est convertie en une
position en devise locale, la valeur nette étant égale à la somme des valeurs les plus grandes
pour les positions courtes, longues et sur l’or, la pondération correspondante et de 8%.
comme exemple, nous supposons que la banque x a des positions longues et courtes sur cinq
devises différentes, et une position sur l’or, le calcul des exigences de fonds propres pour
couvrir le risque résultant de ces positions, est indiqué dans le tableau suivant.

Tableau n° 16 : Risque de change : exemple de mesure selon la méthode simplifiée

Position Courte (Euro) Position longue (Euro)

Yen - +100
Euro - +150
Dollar canadien - +200
Dollar américain - 70 -
Livre sterling - 230 -
Total -300 +450

Max position courte et longue - 450

Or - 60 -

Exigences en fond propres= (450+60)x 8%= 40,8

1-4- Risque sur produits de base :


Les produits de base comprennent les produits physiques négociés qui sont ou qui
peuvent être négociés sur un marché secondaire, tels que les produits agricoles, les métaux
précieux, à l'exclusion de l'or (lequel est traité comme une devise).
Le risque de prix sur produits de base est souvent plus complexe et volatil que sur devises et
taux d’intérêt.
Avec l'utilisation de contrats à terme ou de dérivés, d'autres risques apparaissent, tels que :

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- Risque de base : risque de modification, à terme, de la relation entre cours de produits de
base similaires ;
- Risque de taux d’intérêt : risque de variation du coût de détention de positions à terme et
d’options ;
- Risque d’asymétrie de terme : risque de variation du prix à terme pour d’autres raisons
qu’un mouvement des taux d’intérêt.

Il existe trois modes de mesure du risque de positions sur produits de base. Comme
pour les autres catégories de risques de marché, les banques peuvent recourir à leurs modèles,
sous réserve de quelques conditions. Le risque sur produits de base peut aussi être mesuré de
manière standard, en utilisant soit un dispositif très simple, soit un système de mesure qui
prend en compte séparément le risque d’asymétrie et le risque de taux d’intérêt. L’approche
simplifiée et celle du tableau d’échéances ne conviennent qu’aux banques qui, n’exercent
qu’une activité limitée sur ces produits. Les gros opérateurs doivent s’orienter
progressivement vers une approche de modèles.

1-4-1- L’approche du tableau d’échéances :


Pour calculer les exigences de fonds propres selon cette approche, les banques doivent
d’abord exprimer chacune de leurs positions (au comptant et à terme) sur produits de base en
unités standards de mesure (barils, kilos, grammes, etc.). La position nette sur chaque produit
est ensuite convertie dans la monnaie nationale aux cours de change courants au comptant.
Ensuite Les positions sur produits de base individuels (exprimées en unités standards de
mesure) sont d’abord portées dans un tableau d’échéances, dans chaque tranche, la somme
des positions courtes et longues équilibrées est multipliée par le cours au comptant du produit,
puis par le coefficient d’écart de taux approprié pour cette tranche (1,5). Chaque position nette
résiduelle peut ensuite être reportée pour compenser des risques dans la tranche supérieure.
Toutefois, étant donné que cette couverture de positions entre tranches différentes est
imprécise, une exigence supplémentaire égale à 0,6 % de la position nette reportée est ajoutée
pour chaque tranche d’échéances (aussi pour prendre en compte le risque d’asymétrie de
terme et le risque de taux d’intérêt au sein de chaque tranche d’échéances). À la fin de ce

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processus, une banque n’a que des positions longues, ou que des positions courtes, qui sont
assujetties à une exigence de fonds propres de 15 %.
Pour illustrer ce processus, supposons qu'une banque ait des positions courtes et longues sur
certaines matières premières. La méthode de calcul du capital réglementaire selon la méthode
de l’échéance est indiquée dans le tableau suivant :
Tableau n° 17 : Calcul du capital réglementaire d’un portefeuille de matières de bases selon
l’approche du tableau d’échéance
Durée Position Exigences de fonds Montant des
propres fonds propres
(1000 +1000) x 1,5% 30,0
Longue 1000€
2-6
mois 200 (position courte)
transférée à la tranche
courte 1200 suivante
200 x 2 x 0,6% 2,4

6-12 mois Néant Néant


(200+ 200) x 1,5% 6,0
600 (position longue)
1-2 ans longue 800 € transférée à la tranche
suivante
600 x 2 x 0,6% 7,2

2-3 ans Néant Néant

(600 + 600) x 1,5% 18,0


> 3 𝑎𝑛𝑠 courte 800 €

200 (position nette) x 30,0


15%
Capital réglementaire 93,6

1-4-2- L’approche simplifiée :


Pour le calcul de l’exigence de fonds propres, la procédure est la même que dans
l’approche du tableau d’échéances précédent. Là encore, tous les dérivés sur produits de base
et positions d’hors-bilan sensibles aux variations des prix de ces produits doivent être inclus.

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1-4-3- l’approche des modèles :
Les banques peuvent créer leurs propres modèles pour mesurer le risque des produits
de bases, à condition que ces modèles couvrent une gamme de risques, à savoir le risque
directionnel, d'impasse et le risque de base. Sachant que :
- Le risque directionnel : est le risque associé aux variations des positions nettes ;
- Le risque d’impasse : est le risque résultant de variations des prix à terme dues à différentes
périodes d'échéance ;
- Le risque de base : le risque associé à la variation des prix de deux produis similaires mais
non identiques.

1-5- Risques liés aux options :


En raison de la grande diversité des activités des banques sur options et de la difficulté
à mesurer le risque de prix dans ce domaine, plusieurs approches possibles sont laissées à la
discrétion des autorités de contrôle nationales :
- Les banques qui pratiquent seulement l’achat d’options seront libres d’utiliser l’approche
simplifiée;
- Les banques qui émettent également des options devront utiliser l’une des approches
intermédiaires, ou un modèle global de gestion des risques. Plus leur activité de
négociation est importante, plus il leur faut recourir à une approche élaborée.

2- L’approche des modèles interne :


Les banques peuvent utiliser des modèles internes pour mesurer le risque de marché après
avoir obtenu l'approbation des autorités de régulation, en remplissant les conditions
suivantes :
- Elle est assurée que le système de gestion des risques de la banque repose sur des principes
sains et qu’il est mis en œuvre de manière intègre ;
- Elle estime que la banque possède en nombre suffisant le personnel qualifié pour
l’utilisation de modèles élaborés, non seulement dans les unités de négociation, mais aussi
dans celles du contrôle des risques, de l’audit interne et, si nécessaire, du post marché ;
- Elle juge que les modèles de la banque ont fait la preuve, sur une longue durée, qu’ils
mesurent les risques avec une précision raisonnable ;

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- Elle constate que la banque effectue régulièrement des simulations de crise. En plus
l’autorité prudentielle est en droit d’imposer une période préalable de suivi et de tests en
situation réelle.
Outre ces normes générales, les banques recourant à leurs modèles internes pour la
détermination des exigences de fonds propres sont soumises aux conditions décrites en
dessous.

2-1- Critères qualitatifs :


Le degré de conformité à ces critères peut avoir une incidence sur le niveau du
multiplicateur fixé par les autorités prudentielles lors du calcul de la VAR sachant que :

𝑽𝑨𝑹 = 𝜹 × 𝑲 × 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐟𝐞𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞 ……… (17)


Seules les banques les respectant intégralement peuvent prétendre au multiplicateur
minimal. Les principaux critères qualitatifs sont les suivants :
- La banque doit disposer d’une unité indépendante de contrôle des risques, responsable de
la configuration et de l’exploitation du système de gestion des risques. Cette unité doit
établir et analyser des rapports quotidiens sur les résultats produits par les modèles. Elle
doit être indépendante des unités de négociation et rendre compte directement à la
direction générale de la banque.
- Cette unité doit effectuer régulièrement des contrôles ex post, c’est-à-dire comparer a
posteriori la mesure du risque générée par les modèles avec les variations journalières
effectives de la valeur du portefeuille sur longue.
- Cette unité est également chargée de la validation initiale et continue des modèles
internes.
- Le conseil d’administration et la direction générale doivent être activement associés au
processus de contrôle des risques et le considérer comme un aspect essentiel de l’activité
de l’établissement, auquel il convient de consacrer des ressources importantes. À cet
égard, les rapports quotidiens préparés par l’unité indépendante de contrôle des risques
doivent être revus par des membres de la direction disposant de l’expertise et de l’autorité
suffisantes pour exiger à la fois une réduction des positions prises par tel ou tel opérateur
et une diminution du degré d’exposition global de la banque.

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- Les modèles internes de mesure des risques de la banque doivent être étroitement intégrés
à la gestion journalière de ces risques.
- Le système de mesure des risques doit être utilisé conjointement avec des limites internes
de négociation et de position. À cet égard, les limites de négociation doivent être établies
en fonction du risque mesuré par les modèles, à la fois de manière constante et selon des
modalités bien comprises tant par les opérateurs que par la direction générale.
- Un programme rigoureux de simulations de crise, effectuées à intervalles réguliers, doit
compléter l’analyse des risques fondée sur les résultats quotidiens des modèles internes.
Lorsqu’ils font apparaître une vulnérabilité particulière à un ensemble donné de
circonstances, des mesures doivent être prises rapidement pour gérer ces risques comme
il convient (par exemple, par couverture, réduction des positions ou augmentation des
fonds propres).
- Les banques doivent disposer d’un programme documenté de vérification du respect des
politiques, contrôles et procédures internes relatifs au fonctionnement du système de
mesure des risques. Le système de mesure des risques doit s’appuyer, en outre, sur une
documentation abondante, par exemple sous la forme d’un manuel de gestion des risques
qui en décrit les principes fondamentaux et explique les techniques empiriques utilisées
pour mesurer les risques de marché.
- Une analyse indépendante du système de mesure des risques doit être effectuée
régulièrement dans le cadre du processus d’audit interne de la banque. Elle doit porter à la
fois sur les activités des unités de négociation et sur celles de l’unité indépendante de
contrôle des risques. Une révision du processus global de gestion des risques doit être
conduite à intervalles réguliers (pas moins d’une fois l’an, dans l’idéal).

2-2- Les critères quantitatifs :


Les banques ont la liberté de choisir les modèles qu'elles utilisent pour mesurer le
risque de marché, mais elles sont tenues de respecter certaines règles en matière de calcul
des exigences de fonds propres. Les banques ou leurs autorités de contrôle sont libres
d’appliquer des critères plus stricts.
- La valeur en risque (VAR) doit être calculée sur une base journalière ;
- Le calcul de la VAR implique un niveau de confiance unilatéral de 99 % ;

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- Pour ce calcul, en outre, un choc instantané sur les prix équivalant à une variation des
prix sur dix jours est utilisé, autrement dit la période de détention minimale est de dix
jours ouvrés. ;
- La période d’observation (échantillon historique) pour le calcul de la VAR ne doit pas être
inférieure à un an ;
- Les banques doivent mettre à jour leurs séries de données de base au moins une fois tous
les trois mois et les reconsidérer dès que les prix du marché subissent des modifications
significatives. L’autorité de contrôle peut aussi demander à une banque de calculer sa
VAR sur la base d’une période d’observation plus courte si elle estime qu’une forte hausse
de la volatilité des prix le justifie ;
- Aucun type de modèle particulier n’est prescrit. Les banques sont libres d’utiliser les
modèles fondés, par exemple, sur des matrices de variance/covariance, sur la simulation
historique ou la simulation Monte-Carlo, pourvu qu’ils appréhendent tous les risques
significatifs encourus par la banque ;
2-3- Calcul des exigences de fonds propres :
Chaque banque doit satisfaire, sur une base journalière, à l’exigence de fonds propres
correspondant à la valeur la plus élevée entre la VAR du jour ouvré précédent, et la
moyenne des VAR journalières sur les soixante derniers jours ouvrés, majorée par un
facteur de multiplication (K). L’autorité prudentielle attribue à chaque banque un facteur de
multiplication proportionnel à la qualité de son système de gestion des risques, avec un
minimum impératif de 3. Les banques sont tenues de majorer ce facteur par un complément
(𝛆 ) directement lié aux performances des modèles, évaluées a posteriori, ce qui crée une
incitation institutionnelle à en préserver le degré de précision prédictive. Le complément va
de 0 à 1 et reflète les contrôles ex post. Si leurs résultats sont satisfaisants et que la banque
répond à tous les critères qualitatifs, le complément peut être nul.
𝟏
𝐅𝐩 = 𝐌𝐚𝐱[𝐯𝐚𝐫𝐭−𝟏 , (𝐊 + 𝛆) × ∑𝟔𝟎
𝐢=𝟏 𝐯𝐚𝐫𝐭−𝟏 ] ………..(18)
𝟔𝟎

Sachant que :
𝐯𝐚𝐫𝐭−𝟏 : la VAR du jour ouvré précédent

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a- Facteur de multiplication (K) :
Le Comité de Bâle a posé le facteur de multiplication afin de couvrir les faiblesses
potentielles du processus de modélisation, qui peuvent être dû aux causes suivantes :
- Les variations des prix du marché prennent souvent des formes différentes des hypothèses
statistiques simples utilisées dans la formulation du modèle (la loi normal par exemple) ;
- Le passé ne ressemble pas toujours au futur, les fluctuations et les relations peuvent
changer soudainement ;
- Les modèles ne peuvent pas refléter correctement le risque associé aux événements
résultant de conditions de marché exceptionnelles ;
La valeur du multiplicateur K est déterminée en fonction du nombre de défaillances⃰
auxquelles la banque est exposée.
Le tableau suivant définit la valeur du multiplicateur K correspondant au nombre de
défaillances (d’échecs) n :

Tableaux n° 18 : Valeur du facteur de multiplication K

n <5 5 6 7 8 9 >10

K 3 3,4 3,5 3 ,65 3,75 3,85 4

b- Le complément (𝛆 ) :
Le Comité de Bâle utilise pour déterminer la valeur de ε, le concept de probabilité
cumulée de défaillances. Pour une période de N=250 jours, il a aussi identifié trois Zones
pour évaluer les résultats du contrôle ultérieur, ainsi la valeur de ε peut être définit selon le
tableau suivant :


- Quand la perte réelle dépasse la perte mesurée par le modèle pour une période de 250 jours
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Tableau n° 19 : Valeur du complément 𝛆

Nombre d’échec Les Zones Pr(𝑥 = 𝑛) Probabilité ε


n cumulée

0 8,1059 8,1059 0,00


1 20,469 28,575 0,00
2 verte 25,742 54,317 0,00
3 21,495 75,812 0,00
4 13,407 89,219 0,00
5 6,663 95,882 0,40
6 2,748 98,630 0,50
7 Orange 0,968 99,597 0,65
8 0,297 99,894 0,75
9 0,081 99,975 0,85
10+ Rouge 0,020 99,995 1,00

Un modèle avec un nombre d'échecs entre [0,4] est facilement accepté par les autorités de
régulation, cette dernière demande que les exigences de fonds propres soient augmentées
parallèlement à l’augmentation du nombre de défaillances pour le modèle de la zone orange :
le tableau montre l'augmentation de ε progressivement de 0,4 à 0,85.
Un modèle de la zone rouge montre l’existence de nombreux problèmes, c’est pourquoi le
facteur d’augmentation passe à un, et la banque est obligée à effectuer une analyse
approfondie pour déterminer la source du problème.

2-4- Simulations de crise :


Outre les contrôles ultérieurs, le Comité de Bâle oblige les banques à mettre en place un
système de simulation de crise, qui comprend un ensemble de tests conçus pour estimer la
valeur d'un portefeuille de négociation dans les conditions de marché les plus extrêmes, en
tenant compte de tous les facteurs de marché pouvant entraîner des pertes ou des profits
extraordinaires. Dans ce cas, la banque devrait utiliser deux formes de simulation de crise,
l’une définie par les autorités de régulation et l’autre par son homologue. Les autorités de
régulation demandent généralement à la banque de fournir des informations résultant des
mesures de précaution sans simulation et des mesures de précaution avec la simulation, ainsi

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des procédures définies par la banque pour prendre en compte les caractéristiques qualitatives
de son portefeuille.
a- Exercices prudentiels sans simulation :
Les banques doivent être en mesure de communiquer aux autorités prudentielles les
informations relatives à leurs pertes les plus fortes durant la période de déclaration. Ces
données peuvent être comparées au niveau de fonds propres calculé grâce au système interne
de mesure et peuvent, par exemple, indiquer aux autorités combien de journées de pertes
maximales auraient été couvertes par une estimation de la VAR.
b- Exercices prudentiels avec simulation
Les banques doivent soumettre leur portefeuille à une série de scénarios de crise et
communiquer les conclusions obtenues aux autorités prudentielles. Le scénario consiste à
tester le portefeuille courant dans les situations passées de perturbations majeures (par
exemple, le krach boursier de 1987, la chute des marchés obligataires au premier trimestre de
1994, la crise financière de 2008), en tenant compte des fortes variations de prix et de la vive
réduction de la liquidité associées à ces événements.
c- Exercices élaborés par la banque elle-même afin d’appréhender les caractéristiques
spécifiques de son portefeuille :
En plus des exercices prescrits par les autorités prudentielles, une banque doit aussi
élaborer ses propres simulations de crise pour les situations qu’elle aura identifiées comme
étant les plus défavorables, sur la base des caractéristiques de son portefeuille (par exemple,
problèmes dans une région clé du monde associés à une forte variation des prix du pétrole).
Elle doit communiquer à ses autorités de contrôle à la fois une description de la méthode
utilisée pour recenser les sources de tensions puis simuler la crise et le détail des conclusions
recueillies.

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