Lumière(s) Des Nation(s) 2
Centre de formation de serviteurs de Dieu pour les pays francophones
Cours N° 36
La peur :
L’ennemi par excellence !
Claude PAYAN
Cours "LUMIERE(S) DES NATIONS"
2ème Série
Claude Payan
COURS 36
LA PEUR : L’ENNEMI PAR EXCELLENCE !
Parmi les ennemis que nous sommes amenés à affronter, l’un d’eux est
particulièrement « meurtrier », c’est la peur.
Quel problème est différent des autres obstacles et péchés ?
Premièrement, la peur a ceci de problématique qu’elle est LE CONTRAIRE DE
LA FOI.
Etant donné que la victoire qui triomphe du monde est notre foi, la peur nous
empêche de vivre cette victoire sur le monde.
Marc 4 : 40 : « Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous si peur ? Comment
n’avez-vous point de foi ? ».
La foi, c’est avoir confiance. La peur, c’est ne pas avoir ou perdre cette confiance.
Lorsque la peur devient plus forte que la foi, elle annule de la foi parce qu’elle
annule la foi, tout court.
Lorsque Pierre, qui s’était mis à marcher sur l’eau, prêta garde au vent, il nous
est dit qu’« il eut peur » et commença alors à s’enfoncer, bien que Jésus soit là en
personne (Matthieu 14 : 29, 30).
La peur annule la foi et ses conséquences : la bénédiction, la victoire, la
protection. Elle engendre ensuite la malédiction CAR LA PEUR ATTIRE LE
MALHEUR comme un aimant le fer. Ce principe est exprimé par Job :
« Ce que je crains c’est ce qui m’arrive ; ce que je redoute, c’est ce qui
m’atteint » (Job 3 : 25).
Elle a nui aux plus grands
La peur des géants empêcha les Hébreux d’entrer en terre de Canaan (Nombre
14).
Figée par la peur de Goliath, l’armée des hébreux se tint indéfiniment sans
bouger face à l’armée des philistins : « ils furent effrayés et saisis d’une grande
crainte », jusqu’à ce que David intervienne (1Samuel 17 : 11).
La crainte des hommes poussa Saül à mépriser l’Eternel, précipitant ainsi sa
propre déchéance : « je craignais le peuple » (1samuel 15 : 24).
La peur poussa les disciples à abandonner Jésus dans le jardin de Gethsémané
(Matthieu 26 : 56).
La même peur poussa Pierre à le renier (Matthieu 26 : 70 à 76).
Bien d’autres exemples, dans l’écriture, nous montrent des oints de Dieu vaincus
par cet ennemi particulier : la peur.
Peur // crainte // timidité
Synonymes de peur sont la crainte et la timidité. Ces points présentent une
nuance entre eux mais sont des expressions de la peur.
On craint ce dont on a peur. On est intimidé par ce qui nous fait peur.
La connaissance de ce processus nous aidera plus loin à comprendre comment
être délivré de nos craintes et de notre timidité.
La crainte nous empêche d’oser, alors que la foi est indissociable du fait d’oser la
mettre en action, face aux diverses raisons de craindre qui peuvent se mettre sur
notre route.
La crainte veut nous amener à réagir par rapport aux choses que l’ont craint AU
DETRIMENT DES CHOSES QUE L’ON CROIT.
La timidité nous empêche de dire ce que l’on voudrait dire, de faire ce que l’on
voudrait faire, d’être nous-mêmes.
Elle nous ôte notre assurance alors que la foi, qui doit nous permettre de
triompher, est supposée être une « ferme assurance » (Hébreux 11 : 1).
La timidité vous paralyse, réduit, voire annule vos capacités.
Elle se manifeste souvent sous une forme d‘émotivité extrême qui fit battre le
cœur à un rythme anormal, des angoisses, et nous ôte notre contenance et nos
capacités. Il est courant que des personnes apprenant à conduire par exemple, ou
préparant des examens scolaires, soient tout à fait douées et capables mais perdent
tous leurs moyens le jour du passage du permis ou de l’examen.
Leur émotivité les amènent à échouer là où des moins doués qu’eux vont réussir.
Tant de personnes perdent tous leurs moyens lorsqu’elles se retrouvent avec un
micro à la main ou doivent parler devant un groupe.
C’est d’ailleurs très douloureux ET HUMILIANT pour ces personnes.
Un enfant timide considère l’école comme une véritable torture.
La timidité VOUS HUMILIE ! La crainte vous rabaisse.
Des milliers de personnes sont chaque jour oppressées par la crainte. Leur vie
est gâchée, freinée, Ces choses ETOUFFENT NOTRE FOI !
La puissance de notre témoignage s’en ressent.
Timothée avait dû se laisser reprendre en partie par cette timidité car Paul lui
adresse l’exhortation suivante :
« Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un
esprit de force, d’Amour et de sagesse. N’aie donc point honte du témoignage
à rendre à notre seigneur ni de moi son prisonnier » (2Timothée 7, 8).
La peur : un esprit
Toutes les conséquences de la peur, que nous venons de décrire plus haut :
oppression, paralysie, « anti-foi », témoignage étouffé, angoisse, humiliation, honte
etc …nous font comprendre que la peur, exprimée sous une forme ou une autre, est
d’origine démoniaque.
Paul, s’adressant à Timothée, montre bien que l’Esprit de Dieu est l’opposé de
l’esprit de timidité. Les deux s’opposent pour faire prendre à nos vies un tournant ou
un autre.
L’esprit de timidité veut nous faire nous renfermer sur nous-même = « imploser ».
L’esprit de Dieu veut nous amener à une démonstration de l’Amour, la sagesse et
la puissance de Dieu = exploser.
L’esprit de crainte nous pousse à avoir honte de l’Evangile alors que l’Esprit de
Dieu nous pousse à en témoigner publiquement au plus grand nombre.
Le combat est spirituel, Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang mais
contre des puissances de ténèbres, à un combat spirituel, à des forces qui veulent
nous empêcher de faire ce que nous voulons, d’être qui nous voulons être.
Si nous nous mettons à Son écoute, nous allons entendre le Seigneur nous dire,
avant toutes choses : …..
« Ne crains point »
Apocalypse 1 : 17 : « Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il
posa sur moi Sa main droite en disant : Ne crains point » !
La bible abonde, de la Genèse à l’Apocalypse, de passages où le Seigneur dit à
Son peuple ou à un individu de NE PAS CRAINDRE.
Cette parole est généralement suivie ou précédée de promesses. Exemples :
Genèse 15 : 1 : « Après ces événements, la parole de l’Eternel fut adressée
à Abram dans une vision, et il dit : Abram, ne crains point ; je suis ton bouclier,
et ta récompense sera très grande ».
Genèse 26 : 24 : « L’éternel lui apparut dans la nuit, et dit : Je suis le Dieu
d’Abraham, ton père ; ne crains point, car je suis avec toi ; je te bénirai, et je
multiplierai ta postérité, à cause d’Abraham, mon serviteur ».
Deutéronome 1 : 21 : « Vois, l’Eternel, ton Dieu, met le pays devant toi ;
monte, prends-en possession, comme te l’a dit l’Eternel, le Dieu de tes pères ;
ne crains point, et ne t’effraie point ».
Le fait d’accepter cette parole, de ne pas craindre, est directement lié aux
promesses car cela en CONDITIONNE L’ACCOMPLISSEMENT. Nous avons déjà vu
que la peur empêche la foi de saisir les promesses.
C’est une parole de Dieu destinée à calmer la mer de soucis, d’excitation,
d’affolement, de « déboussolement », etc., dans laquelle l’homme se retrouve à
baigner face à certaines situations.
C’est pourquoi, avant de guérir ou de faire un miracle, jésus déclarait souvent aux
gens qui étaient confrontés à leur souffrance de ne pas craindre :
Marc 5 : 36 : « Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de
la synagogue : Ne crains pas, crois seulement ».
Voilà un homme qui vient de perdre sa fille et à qui Jésus dit : « ne crains pas ».
Le terrain de l’affolement, de l’angoisse, du découragement, de la frayeur, etc.,
ouvre la porte à Satan pour établir le malheur. Faire taire ces sentiments, c’est
refuser sa loi de destruction et frayer le chemin au miracle de Dieu, car : « C’est
dans le calme et la confiance que sera votre force » (Esaïe 30 : 15).
Il est question, pour tous ces hommes que Dieu visite, de croire dans le fait que,
grâce à l’Eternel, Ils vont vaincre alors qu’il y a humainement toutes les raisons de
craindre et d’avoir peur.
« Ne crains point » signifie :
« Ne te laisse pas voler les promesse par la crainte » ;
« Ne te laisse pas dominer par la crainte qui va t’attaquer » ;
« Prends Dieu en considération et non les raisons de craindre » ; bref, « crois ! »
« Surmonte la crainte par la foi dans les promesses ».
Surmonte la crainte
Ne pas se laisser dominer, vaincre par la peur demande donc un effort.
Celui qui ne résiste pas à la peur demande donc un effort.
Celui qui ne résiste pas à la peur ne peut briser son pouvoir. La peur étant un
esprit, on doit lui résister, comme à tout esprit, pour qu’elle fuit loin de nous (Jacques
4 : 7).
Lorsque le seigneur appela Jérémie, il lui montra qu’elle fuit loin de nous.
Lorsque le seigneur appela Jérémie, il lui montra quelle était sa mission. La
réaction de Jérémie fut d’être saisi de crainte à cause de son sentiment d’incapacité :
Jérémie 1 : 4 à 8, 18 : « Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je
te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t’avais consacré, je
t’avais établi prophète des nations.
Je répondis : Ah Seigneur Eternel ! voici, je ne sais point parler, car je suis
un enfant. Et l’Eternel me dit : Ne dis pas : Je suis un enfant. Car tu iras vers
tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai.
Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Eternel… Ne
tremble pas en leur présence, de peur que je ne te fasse trembler devant eux ».
Dieu montre à Jérémie que, du moment qu’Il est Celui qui l’envoie et qu’Il est
avec lui, la mission qu’Il lui confie deviendra possible, quelles que soient les raisons
de craindre.
Il lui précise, parlant des hommes qui s’opposeraient à lui, « ne les crains point »,
« ne tremble pas en leur présence de peur que…. ». En d’autres termes : si tu fais
l’effort de volonté pour résister à tes craintes ».
Dans ce passage, il y a plusieurs enseignements pour savoir résister à la crainte :
- Croire que l’on peut vaincre la crainte ;
- Fixer ses yeux sur les paroles de Dieu, au lieu de les diriger sur les
raisons de craindre ;
- Ne pas parler, formuler ses craintes : « ne dis pas je suis un enfant » ;
- Croire à la délivrance de Dieu quoi qu’il advienne : « Je suis avec toi
pour te délivrer ».
Servir est indissociable du fait d’être confronté à diverses peurs.
On ne peut servir Dieu sans apprendre à surmonter sa ou ses peurs.
Car la volonté de Dieu est toujours de nous envoyer nous battre contre des
ennemis humainement plus forts que nous, de nous donner une vision humainement
impossible à saisir et de nous faire voir en face des choses humainement
effrayantes.
Il faut se taire à cette idée une bonne fois : servir Dieu n’est pas faire du tourisme,
être adulé des foules et manger dans des restaurants.
Servir Dieu, c’est aller là où d’autres n’osent pas aller, mettre les mains dans ce
dont les autres ne veulent pas les mettre, prendre les risques que les autres ne
veulent pas prendre. Et dans ce programme, il y a de nombreuses raisons d’avoir
peur de craindre.
Chacun de nous a une terre de Canaan à prendre pour l’Eternel, et cette terre est
une terre dangereuse, qui humainement « dévore ses habitants » (Nombre 13 : 32).
Chacun de nous a une victoire à saisir, et cette victoire passe par le combat avec
notre Goliath à nous.
Servir est synonyme d’aider les gens qui souffrent. Pour cela, il faut déjà
surmonter la peur d’affronter la vue de la souffrance ;
Vous voulez aider les enfants maltraités, vous allez être confrontés à des
témoignages si horribles qu’ils vous amèneront à pleurer vingt-quatre heures sur
vingt-quatre pendant un temps.
Ne fuyez pas cela, regardez la réalité de l’horreur que vivent certains enfants en
face, jusqu’à ce que cette peur soit engloutie par la compassion que Dieu mettra sur
votre cœur.
Vous voulez aider les nations sous-développées ? Vous allez être confrontés à
ces enfants qui n’ont que les os sur la peau, dont le regard vous interrogent des
pieds à la tête « pourquoi moi » ?
C’est insoutenable humainement, mais vous n’êtes pas là pour laisser vos
émotions malmenées vous détourner de votre mission.
Vous voulez soigner les gens ? Il faudra surmonter le problème de la vue du sang
qui coule, de la vue des plaies ouvertes, des membre sectionnés. Sinon, comment
voulez vous être efficace ?
Vous voulez être pasteur ? Il faudra être capable d’encaisser toutes les
confessions possibles sans peur, ne plus craindre les bruits, les calomnies, les
ingratitudes, etc.…
Vous voulez vous dresser pour prêcher ? Il faut vaincre la peur de la foule.
Vous voulez prêcher en tant que femme ? Il faudra vaincre deux fois plus de
peurs.
Il y a toujours des peurs à vaincre, CAR SERVIR C’EST AFFRONTER ET
SURMONTER SES CRAINTES.
La crainte de la mort
Il y a diverses craintes, mais il y en a une qui asservit particulièrement, c’est la
crainte de la mort. Il en est question dans Hébreux 2 : 15 : « ainsi il délivre tous
ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la
servitude ».
La crainte de la mort, tant dans le sens littéral que dans le sens de perte de son
attachement au péché et à sa vielle nature, asservit l’homme de diverses façons ;
Elle le pousse à vivre uniquement pour ce siècle d’un côté, et à vivre égoïstement
d’un autre.
La connaissance, acquise en Christ d’une vie éternelle, est supposée nous
pousser à vivre maintenant en priorité pour préparer cette éternité plutôt que
seulement pour ce siècle (ce qui ne veut pas dire ne plus vivre du tout pour ce
siècle).
Elle veut aussi nous pousser à donner notre vie pour Christ et pour les autres.
C’est pourquoi, la crainte de la mort est la chose qui peut encore nous empêcher
le plus de vivre notre Christianisme à fond, et à plus forte raison notre service pour
Dieu.
Lorsque les premiers disciples se lançaient dans le ministère, c’est littéralement
leur vie qu’ils offraient sur l’autel. Il nous faut retrouver cela.
Confronté à une situation particulièrement difficile à une époque, Paul relate
quelle fut sa disposition d’esprit à ce moment en ces termes :
2Corinthiens 1 : 9 : « Et nous regardions comme certains notre arrêt de
mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-même, mais de la placer en
Dieu qui ressuscite les mort ».
Je crois qu’un des problèmes d’aujourd’hui est que nous voulons tellement vivre,
prospérer (et c’est bien en soi), etc.… en Christ, que nous ne sommes plus prêts à
mourir pour Christ.
Je n’avais pas prévu d’aller trop dans ce sens, mais au fur et à mesure que j’écris
ce cours, je sens une véritable direction du Saint-Esprit.
Lorsque Jésus a dit que celui qui perd sa vie la retrouvera, cela est bon dans le
sens figuré comme dans le sens littéral (Matthieu 10 : 39).
S’adressant à l’Eglise de Smyrne, Il lui déclare :
Apocalypse 2 : 10 : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable
jettera quelques-uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et
vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te
donnerai la couronne de vie ».
Nous voyons là que, dans le plan de Dieu, le disciple accompli est censé en
arriver à ne plus craindre ni de souffrir pour Christ, ni de mourir pour Lui
1Pierre 3 : 14 : « D’ailleurs, même si vous souffriez pour la justice, vous
seriez heureux. N’ayez d’eux aucune crainte, et ne soyez pas troublés ».
La mort perd son pouvoir de paralysie, d’asservissement, quand nous n’en avons
plus peur. On ne sert bien une cause que lorsqu’on est prêt à mourir pour elle.
La crainte de la mort, nous l’avons dit, c’est, d’une manière générale la crainte de
mourir à notre image, à nos habitudes, à l’intérêt que l’on porte à ce que peuvent
penser les uns et les autres.
D’une manière plus spécifique, elle consiste à être plus ou moins prêt à tout faire
pour ne pas mourir physiquement.
Nous ne prêchons pas ici qu’il faut y être psychiquement prêt, si nécessaire, tant
servir Christ est prioritaire sur notre propre vie même. Cela demande à vaincre la
crainte de la mort.
Notre espérance, en tant que Chrétiens, demeure même devant la mort :
Psaume 23 : 4 : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je
ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me
rassurent ».
Vaincre la crainte de la mort passe par vaincre la crainte des hommes.
La crainte des hommes
Proverbe 29 : 25 : « La crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se
confie en l’Eternel est protégé ».
La crainte des hommes, ce peut-être la crainte de ce que vont penser, les amis
de l’école, mon collègue de bureau, mon patron, les médias (C’est une secte) etc.…
et cela paralyse mon témoignage.
A toutes ces craintes, l’Esprit de Dieu répond dans l’Ecriture en nous disant
d’ignorer les craintes et de passer au-dessus :
Actes 18 : 9 : « Le Seigneur dit à Paul en vision pendant la nuit : Ne crains
point ; mais parle, et ne t’effraies point ».
Ce peut-être la crainte de ceux qui en imposent, parlent fort, sont coléreux.
Philippiens 1 : 28 : « sans vous laisser aucunement effrayer par les
adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de
salut ».
La crainte des Chrétiens religieux, de tous ces gens qui se promènent avec des
prophéties ou des « ministères », à chasser des démons à tout le monde
(Corinthiens 2 : 16 à 23).
Ce peut être la crainte d’être frappé, tué même, selon les contextes.
Luc 12 : 4 : « je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux
qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus ».
Quelle que soit la forme que représente la crainte des hommes, la bible nous dit
le plus clairement possible :
Deutéronome 1 : 17 : »Vous n’aurez point égard à l’apparence des
personnes dans vos jugements ; vous écouterez le petit comme le grand ; vous
ne craindrez aucun homme.. »
Quel que soit leur nombre :
Psaume 3 : 6 : « Je ne crains pas les milliers de personnes qui m’assiègent
de toutes parts ».
Nous voyons là que la réponse de Dieu à la crainte, ce n’est pas de chercher à se
faire délivrer, chercher à fuir ou à ne plus ressentir de crainte, c’est plus simple que
simple : « résistez et ignorez ! ».
Esaïe 44 : 8 : « N’ayez pas peur, et ne tremblez pas ».
A notre cri d’angoisse face à nos craintes, Dieu répond simplement : « allez de
l’avant « sans vous laisser troubler par aucune crainte » (1Pierre 6 : 6).
Ce qui sous-entend : aller de avant avec foi malgré les raisons de craindre. A
nous de croire que c’est possible et à nous de nous mettre en marche, et nous
verrons l’Eternel nous assister pendant la marche.
Cela s’appelle du courage !
Le courage
La lâcheté est regardée par Dieu comme quelque chose de vil et honteux.
Apocalypse 21 : 8 : « Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables,
les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtre, et tous les menteurs,
leur part sera dans l’étang ardent de feu et de souffre, ce qui est la seconde
mort ».
La lâcheté est incompatible avec le salut. Le courage c’est l’essence du
christianisme. Il faut du courage, c’est le moins que l’on puisse dire, pour monter
volontairement mourir sur une croix.
Le peuple de Dieu, à l’image de christ, est appelé à être un peuple courageux,
composé de personnes courageuses.
Jean 16 : 33 : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi.
Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le
monde ».
Le courage se définit par rapport au fait d’accepter de surmonter ses peurs.
Notre courage sera toujours proportionné à la grandeur des peurs que nous
surmontons.
Nous sommes appelés à oser entrer dans ce que Dieu a pour nous. Ce n’est pas
sans prix que l’on entre.
De tout temps, ceux qui ont préféré la gloire de Dieu à la gloire des hommes, en
choisissant la folie de Dieu au détriment de la sagesse des hommes, se sont
exposés aux médisances, calomnies, mépris du monde mais surtout du monde
religieux dérangé dans ses habitudes.
Je rencontre souvent des gens qui voudraient vivre ce que nous vivons mais qui
sont effrayés par le prix à payer. Je leur réponds souvent que j’ai accepté de me
griller vis à vis de certains milieux, que j’ai pris mes responsabilités, avec ce que cela
me coûtait et qu’ils étaient obligés de faire de même.
Il n’y a pas d’accès à une meilleure compréhension des voies de Dieu sans avoir
à payer le prix d’être soi même incompris par beaucoup !
Il n’y a pas de ministères de guérison des malades sans avoir payer le prix de
passer, pour beaucoup, pour un malade.
Il n’y a pas de délivrances des captifs sans avoir à payer le prix de passer soi
même, pour beaucoup, pour démoniaque.
Rentrer pleinement dans les choses de l’Esprit demande quelque chose que
l’Eglise du vingtième siècle semble devoir redécouvrir : DU COURAGE !
Certain témoignages du genre : « il ne faut pas choquer », « il ne faut pas passer
pour une secte », « c’est pour vous, ce n ‘est pas pour nous », « je veux rester en
bons termes avec tout le monde » etc.. Ne sont rien d’autres que des paravents
destinés à cacher notre lâcheté.
L’Esprit de Dieu nous appelle au courage : Daniel 10 : 19 : « Puis il me dit : Ne
crains rien, homme bien-aimé, que la paix soit avec toi ! Courage, courage ! ».
Dieu cherche un peuple, des serviteurs courageux qui osent se lever, qui osent
amener le saint-Esprit sur les places publiques, qui osent se griller, qui osent aller
jusqu’au bout.
Alors, ce peuple est prêt à l’honorer de Son onction. Le courage d’un homme
honore Dieu !
Le courage est quelque chose qui se travaille, qui s’entretient car il essaye
toujours de nous filer entre les mains pour être remplacé par nos peurs.
Le courage, ce n’est pas de ne pas sentir la peur, c’est avancer MALGRE LA
PEUR.
Etre courageux, ce n’est pas être un « super courageux » qui impressionne tout
le monde. C’est être un « super rien du tout » qui ne perd pas pour autant courage.
Le courage, ce n’est pas être toujours plein de courage. C’est savoir ranimer son
courage face à la peur.
Le courage, c’est choisir la foi au lieu de choisir la peur !
C’est de ne pas accepter d’avoir peur alors que votre chair a peur ;
C’est de ne pas accepter de perdre courage :
2Corinthiens 4 : 1 : « c’est pourquoi, ayant ce ministère selon la miséricorde
qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage ».
Ephésiens 3 : 13 : « Aussi je vous demande de ne pas perdre courage à
cause des afflictions que j’endure pour vous : elles sont votre gloire ».
« Fortifie-toi »
Josué 1 : 9 : »Ne t’ais-je pas donné cet ordre : Fortifie-toi et prends
courage ? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Eternel, ton dieu, est
avec toi dans tout ce que tu entreprendras ».
Nous voyons là que, avoir courage n’est pas une option, mais un ordre de
l’Eternel.
Si Dieu nous ordonne d’avoir courage, c’est qu’Il estime que nous sommes à
même, par le Saint-Esprit qui habite en nous, de vaincre TOUTES nos craintes.
C’est pourquoi nous ne devrions pas trop réfléchir « je peux, je ne peux pas » et
aller de l’avant par la foi en nous fortifiant.
Le seigneur répète plusieurs fois à Josué et à d’autres serviteurs de ne pas
craindre MAIS AUSSI DE SE FORTIFIER.
Nous sommes appelés à nous fortifier. Comment se fortifie-t-on ?
Par la parole de Dieu ! Comme nous l’avons déjà fait remarquer :
- En ayant les yeux sur la parole au lieu de les garder sur nos craintes ;
- En confessant la parole au lieu de confesser nos craintes ;
Méditer ce cours est une manière certaine de se fortifier.
Méditer des versets qui nous disent de ne pas craindre, qui nous parlent de la
protection et de la grandeur de Dieu, etc.… AU LIEU DE MEDITER SES CRAINTES.
Ingurgitez le psaume 91 avec un verre d’eau, matin, midi et soir pendant
plusieurs jours et votre être intérieur se fortifiera, éliminant vos craintes pour laisser
place au courage.
Je sais que c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire – c’est pour cela qu’il est
question de courage – mais que, comme David, nous puissions dire :
Psaume 27 : 1 : « L’Eternel est ma lumière et mon salut : De qui aurais-je
crainte, l’Eternel est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ?