0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
31 vues43 pages

Les Calcifications Intra Craniennes Du Physiologique Au Pathologique

Le document traite des calcifications intracrâniennes, abordant leur détection par tomodensitométrie et leur classification en physiologiques et pathologiques. Une étude rétrospective de 100 cas a été réalisée pour établir une approche étiologique basée sur des critères radiologiques variés. Les résultats incluent un atlas d'imagerie et une discussion sur les différentes étiologies des calcifications, soulignant l'importance d'une analyse détaillée pour un diagnostic précis.

Transféré par

aissambahnane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
31 vues43 pages

Les Calcifications Intra Craniennes Du Physiologique Au Pathologique

Le document traite des calcifications intracrâniennes, abordant leur détection par tomodensitométrie et leur classification en physiologiques et pathologiques. Une étude rétrospective de 100 cas a été réalisée pour établir une approche étiologique basée sur des critères radiologiques variés. Les résultats incluent un atlas d'imagerie et une discussion sur les différentes étiologies des calcifications, soulignant l'importance d'une analyse détaillée pour un diagnostic précis.

Transféré par

aissambahnane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
Vous êtes sur la page 1/ 43

LES CALCIFICATIONS INTRA CRANIENNES :

DU PHYSIOLOGIQUE AU PATHOLOGIQUE
Introduction
• La découverte des calcifications cérébrales (CC) est courante.
• La tomodensitométrie (TDM) reste la méthode de choix pour
les détecter.
• Leurs présentations cliniques et leurs étiologies sont variées
• L’imagerie, interprétée dans le contexte clinique, permet une
approche étiologique précise des calcifications cérébrales.
• L’approche diagnostique nécessite une bonne connaissance
des calcifications physiologiques et de certains aspects
pathologiques.
Objectifs
• Montrer les différentes localisations de
calcifications intra cérébrales
• Établir une approche étiologique selon l’analyse
de leurs critères radiologiques
Matériels et Méthodes
• Etude rétrospective de 100 cas colligées au service de

radiologie de l’hôpital militaire principal d’instructions de

TUNIS.

• Le mode de révélation était variable allant des formes

asymptomatiques aux formes avec des manifestations

cliniques : crises convulsives, syndrome d’HTIC, syndrome

quadripyramidal, syndrome démentiel, syndrome

parkinsonien et différents déficits neurologiques, ou

psychomoteurs.
Matériels et Méthodes
• Tous nos patients ont été explorés par des
scanners cérébraux sans injection de produit de
contraste iodé (SPC).
• L’IRM cérébrale a été pratiquée pour étayer le
diagnostic étiologique chez les patients
présentant des calcifications pathologiques sans
cause sous-jacente décelable au scanner
Résultats
• Nous présentons un atlas d’imagerie pour
apprentissage pédagogique des différents types de
calcifications intra cérébrales : physiologiques,
dystrophiques et dégénératives, phacomatoses
dont la Sclérose Tubéreuse de Bourneville et le
syndrome de Sturge-Weber-Krabbe,vasculaires,
métaboliques (maladie de Fahr), infectieuse,
tumorales : intra axiales et extra axiales.
Discussion
• Les calcifications intra-craniennes sont réparties en calcifications
physiologiques et en calcifications pathologiques.

• La connaissance des calcifications physiologiques permet d’éviter les


interprétations erronées.

• L’approche diagnostique nécessite

une analyse sémiologique détaillée des caractères morphologiques et


topographiques des calcifications

Une recherche des autres anomalies associées (IRM++)

Une interprétation confrontée au contexte clinico-biologique


Calcifications physiologiques
• Fréquentes
• De découverte fortuite car presque toujours
asymptomatiques
• Sujets âgés ++ (souvent corrélées au
vieillissement)
• Dues à la disposition du calcium cristallin dans
diverses localisations parenchymateuses
cérébrales.
Localisations des calcifications physiologiques

les noyaux gris centraux :


-tête du noyau caudé et putamen ++
-les plus fréquentes
-les personnes âgées
-habituellement ponctuées
la glande pinéale :
- sujets jeunes de 20 ans (40 % des cas)
- compactes
- mesurant < 1 cm de diamètre
les structures durales : faux du cerveau ++,
tente du cervelet et ligaments pétroclinoïdiens et
interclinoïdiens
plexus choroïde des ventricules
latéraux
les granulations arachnoïdiennes
(sinus transverses et sigmoïdes )
le cervelet
le noyau dentelé
Calcifications pathologiques
Peuvent se répartir en 07 groupes étiologiques:
 anomalies dystrophiques
 maladies congénitales
 origine infectieuse
 origine inflammatoire
 calcifications vasculaires
 les tumeurs
 les anomalies métaboliques
I- calcifications dystrophiques :

• Associées souvent à une encéphalomalacie et à


une gliose réactive
• Elles sont séquellaires d’un traumatisme (la
capsule entourant les hématomes sous-duraux),
de la chirurgie, la radiothérapie ou
chimiothérapie et de l’ischémie chronique
Calcification séquellaire d’un hématome intra-parenchymateux frontal droit
II- Maladies congénitales :
Les phacomatoses :
• la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB)
• Le syndrome de Sturge-Weber-Krabbe (SWK)
• Les neurofibromatoses
A- la sclérose tubéreuse de Bourneville :
• Calcifications des nodules sous-épendymaires et des tubers
corticaux.
• Les nodules sous-épendymaires: situés le long des parois
externes des ventricules latéraux et derrière le trou de Monro
• Leur prise de contraste est en faveur de la transformation
tumorale en astrocytome à cellules géantes.
• Les tubers corticaux : ce sont des hamartomes qui font saillie
dans le cortex, souvent sus-tentoriaux mais peuvent
intéresser tout le parenchyme cérébral
TDM cérébrale coupes axiales SPC : Calcifications des nodules sous-
épendymaires et des tubers corticaux entrant dans le cadre d’une STB.
B- Le syndrome de Sturge-Weber-Krabbe :
• Calcifications adjacentes à un angiome pial
• aspect particulier des calcifications en S,
gyriformes, vermiculaires ou parallèles prenant
l’aspect « en rail de train »
• cortex pariéto-occipital ++
• Une hypertrophie du plexus choroïde homolatéral
est souvent observée
• Bilatéralité (20% des cas)
Calcifications gyriformes du cortex pariéto-occipitale droit dans le cadre
d’une maladie de Sturge-Weber-Krabbe
IRM: coupes axiales T1 après injection de gadolinium cérébrale du même
patient montrant l’angiome plan lepto-méningé avec une hypertrophie du
plexus choroïde postérieur homolatéral au calcifications.
III- Calcifications infectieuses :
A- infections congénitales :
• Infection du groupe TORSH (toxoplasmose, rubéole, cytomégalovirus, herpès,
syphilis), VIH , HSV 2
• Aspect non spécifique des calcifications
• L’atteinte des noyaux gris centraux et du cortex est commune à toutes les
infections
• la toxoplasmose et la rubéole : calcifications nodulaires périventriculaires, des
noyaux gris centraux et du cortex cérébral
• VIH: calcifications de la substance blanche périventriculaire et du cervelet
• L’herpès congénital (HSV-2) :calcifications ponctuées ou étendues au niveau du
thalamus, périventriculaires et corticales
B- Infections acquises:
La cysticercose, la tuberculose, le VIH et la
cryptococcose ..
• La tuberculose :des calcifications du granulome
parenchymateux ,des calcifications méningées
(moins fréquentes)
• Cysticercose : calcifications des espaces sous-
arachnoïdiens, des ventricules, des citernes basales
et au niveau de la jonction de la substance grise-
blanche , aspect typique d’un petit kyste contenant
un nodule calcifié excentrique (le scolex mort)
IV- origine inflammatoire :
A-sarcoïdose : granulomes calcifiés hypothalamiques,
hypophysaires, protubérantiels et de la substance
blanche périventriculaire.
B-lupus érythémateux systémique : les calcifications
peuvent siéger au niveau des noyaux gris centraux,
du thalamus, du centre semi-ovale et du cervelet
V- calcifications vasculaires :
A-athérosclérose: parois artérielles : siphon carotidien ++,
artère cérébrale antérieure , système vertébro-basilaire
B-anévrysmes : aspect « en coquille d’œuf » évocateur du
diagnostic , calcifications murales plus dans l’anévrysme
fusiforme que dans l’anévrysme sacculaire
C- malformations vasculaires: semis de petites calcifications
très fines, linéaires et sinueuses, à distance ou dans le nidus
D- angiomes caverneux: calcifications pointillées dans la paroi
des vaisseaux ou dans le parenchyme cérébral adjacent
Fille de 11ans. Suivie pour
cavernome. Etat de mal convulsif
dans contexte d’apyrexie. TDM
pratiquée en urgence: processus
expansif sous cortical pariétal
droit spontanément hyperdense
siège de fines calcifications et de
stigmate de saignement aigu.
VI- les tumeurs intracrâniennes :

• oligodendrogliomes, astrocytomes de bas grade,


craniopharyngiomes, méningiomes, tumeurs de
la glande pinéale et épendymome
• La présence de calcifications n’est pas corrélée
au caractère bénin ou malin de la tumeur
A-tumeurs intra-axiales :
*les oligodendrogliomes :
-sont calcifiés dans 90 % des cas
-Calcifications centrales ou périphériques ponctuées ou en ruban
*astrocytomes : diffus de bas grade ++,pilocytique , anaplasique ..
-calcifications linéaires, diffuses, ponctuées ou multifocales, intra-
tumorales (astrocytome pilocytique)
*médulloblastome : calcifications nodulaires
*métastase : rarement calcifiées: le cancer du sein, du poumon et le
sarcome ostéogénique ++
Femme, âgée de 54 ans, suivie pour cancer du sein.
Elle se plaint de céphalées.

* A B * C
A B C

TDM cérébrale : Coupes axiales sans injection de PDC en fenêtre parenchymateuse (A), fenêtre osseuse
(B) et après injection de PDC en fenêtre parenchymateuse (C) :
Processus expansif développé de part et d'autre de la partie inférieure de la faux du cerveau, partiellement

*
calcifié, hétérogène, contenant des zones kystiques ( ) et charnues ( ) se rehaussant après injection de
produit de contraste.
A A B B

IRM cérébrale en coupes axiales T2 (A) et T1 avec gadolinium (B)


Processus extra-axial hétérogène, développé à partir de la faux du cerveau et
envahissant le parenchyme occipital bilatéral prenant le gadolinium.
B-tumeurs extra-axiales :
*méningiomes (Psamomes) : calcifications focales,
diffuses, grosses ou en sable
*pinéocytomes: tumeur de la glande pinéale,
calcifications centrales ou périphériques.
*craniopharyngiome : se calcifient dans 90% des cas en
périphérie ou dans la composante charnue
*adénome hypophysaire : se calcifie rarement
*lipome du corps calleux : calcification de sa capsule
fibreuse
Psamome para sagittal occipital gauche de découverte fortuite sur un
scanner cérébral réalisé pour céphalée aigue
C-tumeurs intra-ventriculaires:
• Les épendymomes intra-ventriculaire : la plus
fréquemment calcifiée de la fosse postérieure ,
calcifications rondes ou ponctuées..
• Méningiomes intra-ventriculaires: se calcifient dans
50 % des cas
• Neurocytome central : calcifications globuleuses
• Papillome du plexus choroïde : calcifications
ponctuées dans 25 % des cas
VII- Maladies métaboliques :
• Maladie de Fahr (calcifications bilatérales idiopathiques des
noyaux gris centraux (NGC) ): maladie neurodégénérative
rare due à un défaut de transfert de fer entrainant des
calcifications des noyaux gris centraux bilatéraux
(pallidum++), les noyaux dentelés, les thalami et la
substance blanche cérébrale.
• Dysfonctionnement des glandes parathyroïdiennes: (hypo
ou hyperparathyroïdie): calcifications bilatérales des noyaux
gris centraux, les noyaux dentelés et la substance blanche
sous-corticale
Calcifications bilatérales des noyaux gris centraux et
au niveau de la jonction substance blanche/
substance grise entrant dans le cadre d’une maladie
de Fahr chez un jeune homme de 27ans.
Calcifications bilatérales de la substance
blanche sous corticale, des noyaux gris
centraux supra tentoriels, les noyaux
dentelés entrant dans le cadre d’une maladie
de Fahr.
Take home messages
1. La TDM cérébrale est la méthode de référence, considérée comme la plus
sensible pour détecter les calcifications.
2. L’IRM les détecte grâce aux séquences T2 écho de gradient : sous la forme
d'artéfacts de susceptibilité magnétique en pondération T2 écho de gradient,
mais ces séquences sont peu spécifiques :aucune différence entre les
calcifications et les dépôts de fer
3. Intérêt de l’IRM dans l’étude des signes associés, aide au diagnostic des
situations pathologiques et l’étude des pathologies sous-jacentes.
4. Une analyse fine de la morphologie et du siège des calcifications confrontée
aux données cliniques et biologiques est nécessaire pour approcher le
diagnostique étiologique.
QCM 1:

A. L’IRM grâce aux séquences T2 écho de gradient


est l’examen le plus spécifique pour détecter les
calcifications intra-crâniennes
B. l’IRM trouve tout son intérêt dans le diagnostic
étiologique des calcifications intra-crâniennes
C. En IRM , les calcifications peuvent apparaitre en
hypersignal T1
D. sur les séquences T2* , les calcifications
apparaissent en hyposignal par artéfact de
susceptibilité magnétique
QCM 1:

A. L’IRM grâce aux séquences T2 écho de gradient


est l’examen le plus spécifique pour détecter les
calcifications intra-crâniennes
B. l’IRM trouve tout son intérêt dans le diagnostic
étiologique des calcifications intra-crâniennes
C. En IRM , les calcifications peuvent apparaitre en
hypersignal T1
D. sur les séquences T2* , les calcifications
apparaissent en hyposignal par artéfact de
susceptibilité magnétique
E. B-C-D
QCM 2:

Parmi les calcifications physiologiques


intracrâniennes:
A. calcifications localisées du ruban corticale
B. calcification de la glande pinéale
C. calcification des granulations de Pacchioni
D. calcification de la glande hypophysaire
E. calcification du cervelet
QCM 2:

Parmi les calcifications physiologiques


intracrâniennes:
A. calcifications localisées du ruban corticale
B. calcification de la glande pinéale
C. calcification des granulations de Pacchioni
D. calcification de la glande hypophysaire
E. calcification du cervelet

B-C-E
QCM 3:
A. la présence et le mode de calcification sont
pathognomonique dans le cas des
oligodendrogliomes et des craniopharyngiomes
B. La présence des calcifications est corrélée à la
nature maligne de la tumeur.
C. Les astrocytomes diffus de bas grade sont les
tumeurs gliales le plus couramment siège de
calcifications
D. Les oligodendrogliomes présentent la plus haute
fréquence de calcification parmi toutes les
tumeurs cérébrales
QCM 3:
A. la présence et le mode de calcification sont
pathognomonique dans le cas des
oligodendrogliomes et des craniopharyngiomes
B. La présence des calcifications est corrélée à la
nature maligne de la tumeur.
C. Les astrocytomes diffus de bas grade sont les
tumeurs gliales le plus couramment siège de
calcifications
D. Les oligodendrogliomes présentent la plus haute
fréquence de calcification parmi toutes les
tumeurs cérébrales
A-C-D

Vous aimerez peut-être aussi