UNIVERSITE DE LUBUMBASHI
FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET GESTION
DEPARTEMENT DE GESTION
TRAVAIL PRATIQUE D’ETHIQUE ET
DEONTOLOGIE PROFESSIONNELLE
Présenté par: LE GROUPE P
Promotion: L2/Gestion Financière(GFI)
Dirigé par: P.O. MALEMBA NSAKILA
ANNEE ACADEMIQUE: 2024-2025
LISTE DES MEMBRE DU GROUPE
1. MUSONGELA KOKESHA Keren
2. MUSUAMBA WA TSHIBANGU Gaelle
3. MUTAMB MASHAT Esther
4. MUTAM MWANGAL Naomie
5. MUTANGU NAKASANGA Bel-Ange
6. MUTEBA YOLOMOYA Serge
7. MUTOKE ZAINA Gracia
8. MUTOMB TSHIBANG Emmanuel
9. MUTOMBO KALENGA Jénovie
10. MUTOMBO KAZADI Ardin
11. MUTOMBO MUKANGAYI David
12. MUTONKOLE ILUNGA Jenny
13. MUTONKOLE ILUNGA Myriam
14. MUTSHIPAYI KAPIAMBA Pierre
15. MUTUNA MPANGA Marc
16. MUYUMBA BIN KISALE Yasinthe
17. MUYUMBA MALONDA Anelka
18. MUYUMBA MULAMBO Gildas
19. MUZINGA KAKUDJI Pepe
20. MWABA KANYEMBO Victoire
21. MWADI MPUNGA Deborah
22. MWALA BILOLO Tarcisse
23. MWAMBA KANONGE Michée
24. MWAMBA KONGOLO Cedi
25. MWAMBA MAKONGA Daniel
26. MWAMBA MARCELINE Ketsia
27. MWAMBA MICHEL Michel
28. MWAMBA MUTALE Meven
29. MWAMBA NDAY Antoine
30. MWANDA MULAMU Stéphane
31. MWANGE NYEMBO Miriam
32. MWANJI MULAJA Prince
33. MWANWA DIBWE Christophe
34. MWANZA MUKONGO Marcel
TRAVAIL PRATIQUE D’ETHIQUE ET DEONTOLOGIE
PROFESSIONNELLE
L’article intitulé « L’éthique professionnelle des enseignants : déontologie ou
éthique appliquée de l’éducation » de Didier Moreau, publié en 2007 dans Les Sciences de
l’éducation pour l’ère nouvelle, explore la complexité de l’éthique et de la déontologie dans la
profession enseignante. L’auteur s’interroge sur la source de l’éthicité dans l’acte éducatif, en
s’appuyant sur des recherches portant sur la construction de l’éthique professionnelle des
enseignants au cours de leur formation et de leur entrée dans la profession.
Moreau distingue trois approches de l’éthique enseignante : la première considère
que l’agir des enseignants souffre d’un manque de régulation et qu’il faut imposer un cadre
éthico-juridique externe. La seconde, issue de la sociologie des valeurs, suppose que les jeunes
enseignants adoptent les normes éthiques du groupe professionnel auquel ils s’intègrent.
Cependant, ces deux approches ont des limites, car elles ne permettent pas d’expliquer l’éthique
comme un choix personnel et réfléchi.
L’auteur privilégie une troisième interprétation, selon laquelle l’enseignant est non
seulement un acteur professionnel, mais aussi un agent moral capable de délibérer sur ses actes
en fonction d’un objectif éthique. Il s’appuie sur la philosophie d’Aristote pour montrer que
l’éthique ne découle pas simplement d’un code ou d’une réglementation, mais d’une réflexion
constante sur la meilleure manière d’agir.
L’article explore ensuite la structure éthique de l’éducation, en mettant en avant
l’importance des Neoï (les nouveaux venus), c’est-à-dire des élèves qui apportent un renouveau à
la communauté éducative. L’auteur explique que l’éducation est fondamentalement un acte
éthique, car elle vise à préparer ces Neoï à devenir des sujets responsables capables de contribuer
à la société.
Dans ses recherches, Moreau identifie trois grandes épreuves auxquelles les
enseignants sont confrontés dans la construction de leur éthique professionnelle. La première est
l’épreuve de la vulnérabilité, où l’enseignant prend conscience de son pouvoir et de sa
responsabilité vis-à-vis des élèves. La deuxième est l’épreuve de l’opacité, qui révèle que chaque
élève est un être singulier dont la compréhension nécessite un effort constant. La troisième est
l’épreuve de la responsabilité, où l’enseignant accepte pleinement les implications morales de
son rôle.
L’auteur défend l’idée que l’éthique des enseignants se construit progressivement, à
travers une éthique appliquée fondée sur la réflexion et le dialogue. Contrairement à une
déontologie rigide, qui imposerait un code de conduite externe, une éthique appliquée permet
aux enseignants d’élaborer eux-mêmes des normes en fonction des situations rencontrées. Il
conclut que la formation des enseignants doit favoriser cette approche, en encourageant l’analyse
des pratiques et la discussion entre pairs, plutôt que l’application stricte d’un code déontologique.