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Cours de L'histoire de La Medecine Unilu

Le document aborde l'évolution de la médecine dans un contexte culturel, économique et politique, en soulignant son rôle dans l'amélioration de la qualité de vie. Il présente les objectifs d'un cours d'histoire de la médecine, visant à doter les étudiants de connaissances sur les progrès médicaux et leur impact sur les pratiques de diagnostic et de traitement. Enfin, il explore les fondements de la médecine traditionnelle et occidentale, en mettant en lumière les contributions de diverses cultures à la compréhension et à la pratique médicale.

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Cours de L'histoire de La Medecine Unilu

Le document aborde l'évolution de la médecine dans un contexte culturel, économique et politique, en soulignant son rôle dans l'amélioration de la qualité de vie. Il présente les objectifs d'un cours d'histoire de la médecine, visant à doter les étudiants de connaissances sur les progrès médicaux et leur impact sur les pratiques de diagnostic et de traitement. Enfin, il explore les fondements de la médecine traditionnelle et occidentale, en mettant en lumière les contributions de diverses cultures à la compréhension et à la pratique médicale.

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INTRODUCTION GENERALE
La médecine ne peut se concevoir que si elle est placée dans le contexte culturel,
économique, politique de lutte contre les maladies. Elle est aussi considérée comme
un objet d'un discours social, l'expression de la relation de l'homme avec son
environnement, passé, présent et futur. Parce qu'elle est entendue comme l'art de
guérir, elle vise l'amélioration de la qualité de la vie qui permet à l'homme de mener
une existence plus attrayante, une vie socialement et économiquement productive.
Elle semble plus complexe et pas facile à définir au regard de son évolution.
D'où la question de savoir si elle se définit par rapport aux pratiques de l'art de guérir
ou s'intéresse-t-elle aussi aux autres aspects comme la technologie, la
pharmacologie, la physique, la chimie ou la biologie ? S'occupe-t-elle de la maladie
qui donne l'occasion au médecin d'exercer la pratique médicale ou au malade, sur
lequel s'applique la médecine ? la question est aussi de savoir si la médecine
commence avec la mise en place des savoirs et des savoirs Paires modernes au XIXe
siècle ou doit-on la ramener au moment où l'homme a posé, pour la première fois, un
geste sur son semblable pour le soulager d'une douleur ou le guérir d'un mal ?
Ces questions sont essentielles car nous ne pouvons penser le concept de médecine
que dans une logique du XXIe siècle ou d'importation. Il est donc nécessaire de le
réfléchir sous un horizon évolutif en y intégrant notamment l'héritage antique, du
moyen-âge, de l'époque moderne et du monde contemporain. La médecine, du latin
"medecina" est une science qui a pour objet la conservation ou le rétablissement de
la santé. Elle signifie aussi « Art de guérir ou remède ou encore potion (remède
liquide qui ne s'administre ordinairement que par cuillerée.
La médecine est compris ici au sens des pratiques, comme un art (Anatomie
humaine) du fonctionnement normal du corps humain (physiologie) et qui cherche à
préserver la santé physique, mentale et sociale. (prophylaxie ) par le traitement
(thérapie des maladies). L'histoire est l'étude des phénomènes dans leur évolution
dans le temps et dans l'espace. Elle recherche la vérité ou la réalité des phénomènes.
Elle vise une activité intellectuelle et, par extension, désigne la connaissance et
l'information en tant que donnée. (ce qui est admis comme tel : idée fondamentale
qui sert de point de départ ou ensemble de circonstances qui conditionnent un
évènement » ce qui est connu). L'histoire de la médecine est donc une branche de
l'histoire des sciences consacrées à l'étude des connaissances et des pratiques
médicales au cours des siècles,
En effet, dès que le savoir-faire médical s'est constitué en tant qu'art, la médecine
faisait alors partie d'une réflexion sur ses origines, sur l'état et ses progrès
historiques. Elle s'est ainsi imposée comme discipline scientifique et a pu être initiée.
Notons que le rappel récurent des origines de la médecine a toujours été un moyen
de renforcement de 'autorité d'une communauté professionnelle, d'une tradition
culturelle ou d'une pratique technique.
L'histoire de la médecine est donc complexe, et doit être considérée sur une longue
durée. Elle doit être située dans ses cadres traditionnels, culturels et sociologiques
sans oublier les hommes qui l'ont forgé.
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1. OBJETCIF DU COURS
I.I. Objectif général
Le cours d'histoire de la médecine se propose d'outiller les étudiants en
connaissances des étapes de l'évolution de la médecine qui leur permettront de
devenir de meilleurs médecins.
1.2. Objectifs spécifiques
A la fin de ce cours, les étudiants doivent être capables :
De connaître les nombreux progrès scientifiques réalisés dans les domaines des
connaissances et des techniques en rapport à la médecine ;
Expliquer les conséquences des progrès scientifiques sur la rénovation des procédés
de diagnostic et des moyens de traitement des pathologies ;
Se préparer à une spécialisation en histoire de la médecine, tel est le cas dans les
universités du Nord ;
Développer chez les étudiants une attitude compréhensible d'une approche
sociologique de la médecine, celle basée sur le quotidien du malade.
2. IMPORTANCE DU COURS
Ce cours s'inscrit dans notre programme de formation de futur médecin. Il vous
permet de tirer, dans le processus d'apprentissage, les leçons à la lumière des
expériences du passé afin de comprendre, d'analyser objectivement les problèmes de
santé et d'y proposer des solutions, entre autre de redonner le sourire aux malades.
3. METHODOLOGIE DE L’ENSEIGNEMENT
Le cours d’histoire de la médecine se base sur deux aspects, théorique et pratique,
sur ce dernier point, des travaux pratiques seront réalisés et exposés parles étudiants
en groupe et individuellement. L’évaluation tiendra également comme de
l’interrogation et des examens.
Chapitre I. A la fondation de la médecine
l. Quelques données de la médecine traditionnelle
Les fondateurs de la médecine occidentale
Le développement de la médecine au moyen-âge
Chapitre II. De la connaissance de l'anatomie du corps humain
La découverte du corps humain
De la théorisation vers l'expérimentation
De la révolution française et de la révolution expérimentale en médecine
Chapitre III. De la recherche scientifique et la pratique de la médecine
l. De la médecine de laboratoire
2. Des rayons X à la pénicilline Chapitre IV. De la révolution technologique et la
médecine contemporaine
Le triomphe de la biochimie
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La réanimation
Les traitements efficaces
Les nouvelles maladies
5. La santé dans le monde
Conclusion
Bibliographie
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Chapitre 1. A LA FONDATION DE LA MEDECINE
Pendant des millénaires, la médecine s'est efforcée à soulager les angoisses de
l'homme malade. Mais peu d'informations existent à propos de la médecine et des
maladies dont souffraient les premiers habitants de la terre. Grâce à la
paleopathologie (branche de la paleortologie qui étudie la maladie de l'homme
préhistorique au moyen des ossements) que nous avons connaissance des maladies
de ce temps.
Avec l'invention de l'écriture, apparait la littérature relative au savoir et au savoir-
faire médical. Les mésopotamiens, les Egyptiens, les grecs, Les romains, les chinois et
plus tard, l'invention de l'imprimerie, permis non seulement l'impression des livres,
mais aussi la diffusion des connaissances et des inventions liées à la médecine.
En effet, l'Afrique est le berceau de l'humanité. A ce titre, elle est aussi le berceau de
toutes les connaissances scientifiques, y compris celle sur le système
médicothérapique. Ce qui va servir de référence aux autres médecines.
1. QUELQUES DONNEES DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE (ANTIQUE)
Le papyrus d' Ebert, le plus ancien texte médical qui date du XVIeme siècle avant
Jésus-Christ et découvert en 1987, fait allusion à des maladies, aux sortes des
préparations médicamenteuses et aux prescriptions. Parmi de nombreuses traces de
maladies trouvées en Egypte, il y a de fractures des os longs, du bassin et de la
colonne vertébrale, la constipation, les rhumatismes des articulations, les altérations
dues à la tuberculose osseuse, le cancer des os, le mal de tête, la carie dentaire, la
toux, l'asthme, l'ostéomyélite.
Les connaissances médico-thérapeutiques pouvaient être acquises par
expérimentation (essais et l'erreurs, échanges d'expériences), par l'observation de
certaines pratiques médicales et animales, par inspiration rêve ou révélation et enfin
par la transmission des connaissances. En Egypte la pratique médicale serait
transmise de père en fils et les médecins faisaient partie de l'élite. On y avait le titre
de médecin en chef, chef des médecins, médecins inspecteurs et médecin de la cour.
Parmi eux, il y avait des spécialistes des yeux, de ventre et des gynécologies.
imhoteb est considéré comme le médecin le plus célèbre de l'Egypte antique.
La thérapeutique était de valeur inégale. Celle-ci variait tantôt comme une sanction
surnaturelle infligée à l'individu par une puissance démoniaque ou divine, tantôt
causée par les microbes. D'un côté ou de l'autre, la médecine antique africain
recourrait aux sorciers, aux devins, aux prêtes ainsi qu'aux guérisseurs. Les
traitements sont constitués des médicaments d'origine végétales, animales et
minérales. Les plantes sont identifiées. Ce sont leurs feuilles, fruits, écorces, fleurs et
racines qui sont collectées, traitées, préparés et administrés. La peau d'animaux, l'os,
le sang, le poil et autres organes servent aussi de sources de médicaments.
Les tradipraticiens reçoivent aussi aux matières inorganiques tels que les minerais
pour soulager les malades. L'usage de l'huile ou graisse des breuvages, ainsi que des
décoction d'organes, était recommandé. En chirurgie, l'homme africains traitait des
fractures, extrait des corps étrangers amputait. La médecine indienne tire sa source
des textes écrits au xveme Siècle Av. JC. (connaissance sacrée, science). Elle est
associée à la religion et à la philosophie et donc à la science de la vie.
La cause de la maladie est liée à l'altération de centres d'énergie et de la matière le
long de la colonne vertébrale depuis la tête. L'énergie est constituée de l'éther
(correspond à la vie) de l'air (correspond au toucher), du feu (à la vue) de l'eau (au
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goût) et de la terre (à l'odorat). L'ensemble de ces éléments constitue la matière. Le
déséquilibre causé par la rupture de l'un ou l'autre élément serait à la base de la
maladie d'ordre physique, mentale et émotionnelle la jalousie, la colère, la peur, le
remords). Les effets négatifs du mode de vie peuvent provoquer la rupture de
l'équilibre et influencer l'état de santé de l'individu.
L'examen du patient se fait à deux niveaux ; l'interrogatoire sur son mode de vie et
l'examen clinique sur l'occultations à travers les traits de son visage, les lignes de sa
main, sa peau, les formes de ses cheveux, l'apparence de sa langue et le pouls.
Le traitement est basé sur l'élimination des toxines dans le corps, la purification par
les vomissements, le purgatif et la saignée. Les remèdes sont d'origine naturelle
(extraits de plantes, miel, produits laitiers), d'origine animale et minérale. Les indiens
recourraient aussi au régime alimentaire ainsi qu'aux conseils sur l'hygiènes de la vie.
Les remèdes sont présentés sous forme de solution de lavement, de massage aux
essences végétales chaudes, de pilules, de poudre, de lotions, de combustion
d'encens, de pierre et métaux précieux, d'infusion, etc. Les séances incantatoires, les
rituels de purifications, la méditation ou les exercices respiratoires étaient des
remèdes contre les maladies mentales.
En Chine, la médecine approfondie se fonde sur la connaissance des mécanismes qui
soumettent toute vie à des lois naturelles, à l'observation de la nature et à la
compréhension des organes internes et des méridiens. C'est une médecine qui s'est
développées aux XIIeme siècles Avant Jésus-Christ.
La maladie est associée aux éléments de la nature (bois, feu, terre, métal et eau), aux
saisons, aux émotions, aux saveurs et aux parties du corps humain, selon cette
médecine, la terre correspond à la fin de l'été où le climat est humide. La
régénérescence des plantes a des vertus toniques sur l'organisme. Le métal
correspond à l'automne où le climat est sec. C'est la période de la tristesse, les
plantes sont piquants aux vertus stimulantes et révulsives par action sur les
poumons, le nez et la peau. L'eau traduits l'hiver et le froid caractérisée par la peur, la
colère et le feu correspond à l'été et au climat chaud, caractéristique de la joie et ce
qui est amère.
Le diagnostic chinois est basé sur l'observation de la mine du patient, la palpation,
l'examen de la langue et du pouls. La thérapeutique repose sur les médicaments
d'origine végétale, mais aussi sur des méthodes spécifiques de l'herboristerie,
l’acuponcture, le message, l'exercice respiratoire, etc.
La médecine arabe est basée sur la théorie de quatre éléments, la terre, l'eau, l'air et
le feu, pouvant rendre froides, chaudes, humides ou sèches différentes parties du
corps humain et de quatre humeurs (sang, pituite, bile jaune, bile noire ou atrabile. Le
déséquilibre causé par l'un des éléments provoque la déchéance de l’organisme. La
médecine arabe est fortement influencée par la médecine hippocratique, les
préceptes coraniques et le coran. Elle a connu son apogée entre 622 (VII eme XIIIème
siècle) et le XIIIème de notre ère. La thérapeutique sur le naturel tire son origine du
monde végétal, animal et minéral.
Chez les mayas et Aztèques d'Amérique du rd, la maladie provient du déséquilibre
entre les éléments chauds et froids du corps où à l'emprisonnement de l'âme par des
forces maléfiques divines ou sociales. Le diagnostic repose sur l'examen physique du
malade et sur les aspects spirituels des affections.
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Le chaman, guérisseur traditionnel indien mêle le savoir, le rituel et la magie pour
conférer la guérison. Le traitement médical repose sur le monde végétal qu’on extrait
du maïs, du cacaos, du poivre, du papaye, de l'avocat, du tournesol, etc.

2. FONDATEURS DE LA MEDECINE OCCIDENTALE


L'Europe a hérité du proche Orient par la Grèce. En médecine, 1'Egypte et la
Mésopotamie ont laissé des tablettes de terres cuites, des inscriptions
hiérographiques et cunéiformes qui révèlent des traces des maladies telles que la
malaria, la variole, les infections oculaires, les maladies vénériennes, etc. Le
diagnostic mêlait maladie, religion et magie. C'est-à-dire la maladie relevait de la
vengeance divine. (dieu, génie, démon.. .) ou sociale.
C’est-à-dire de médecin recherche la cause de la maladie dans les antécédents du
malade afin de découvrir de peché commis et identifier le génie responsable de la
maladie. Aux fautes morale, on cherche aussi les impuretés physiques comme cause
de la maladie. La médecine moderne semble être fondée par les Grecs. Chez eux, de
nombreux étaient capables de guérir la maladie ou de la provoquer. C’est le cas
d’appollon et son fils esculape.
On attribue souvent à Hippocrate l'origine de la médecine en occident, celle dissociée
de la magie. Mais bien avant lui, des savants philosophes poseront les bases de la
médecine occidentales. Le plus connu d'entre eux, comme mathématicien que
comme médecin, fut Pythagore qui établit l'universalité de quatre éléments qu'on
retrouve dans le corps humain : La terre, le feu, l'eau et l'air. Thalès de Milet, étudie
l'origine de l'embryon et fonde la théorie des quatre humeurs.
Hippocrate né vers 460 av. JC, permet par sa méthode, d'aborder le corps du patient
dans sa globalité. Il met en avant l'interrogatoire et l'examen du malade à partir d'une
observation exhaustive. Les cinq sens du médecin font office d'instruments de
mesure et complète l'échange verbale en vue du diagnostic.
Hippocrate pratique la chirurgie des plaies et des fractures, il traite les maladies par
les saignées, les purgatifs et les vomitifs, et utilise une pharmacopée associant
matière minérales, végétales et animales. La médecine est basée sur des principes
des humeurs des quatre éléments qui composent le corps humain : le feu, l'eau, la
terre et l'eau.

Platon (428-348), admet la théorie des humeurs et Aristote né en 384 av. JC, intéressé
par la zoologie, va transposer à l'homme les découvertes anatomiques qu'il effectuera
à l'occasion de dissection d'animaux : il attribue ainsi trois chambres au cœur humain
: un ventricule et deux oreillettes, gauche et droite. Ces notions persisteront ainsi
jusqu’au XVIe siècle où l'on découvre 2 ventricules et 2 oreillettes.
Le début du Ille siècle Av. JC est marqué par les découvertes des anatomie
d'Alexandrie. Hérophile (330 Av. JC) étudie le système nerveux, les méningites et le
cerveau Erasistrate étudie le système vasculaire et corrige Aristote.
A partir de la moitié du 2e siècle Av. JC arrive la domination romaine. On confiait les
soins aux barbiers ou à des esclaves. L'arrivée des grecs va faire évoluer la médecine
en Europe occidentale, Soranose d'Ephèse, par exemple, mettra en place son célébré
traité. de gynécologie et d'obstétrique où il étudie la génération humaine et décrit
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pour la I e fois la pratique de l'avortement. Celce est le premier à écrire un ouvrage
complet sur la médecine. Il classe les malades en 3 catégories ; celles guéries par un
simple régime, celles guéries par des médicaments et celles nécessitant une action
chirurgicale. Rufus d'Ephèse, décrira la peste et la lèpre.
Le IIème siècle AP. JC sera marqué par les travaux de Galien Il va petit à petit
renier les théories précédentes en dehors de celles de 4 éléments. Pour lui, chaque
trouble provient de la lésion d'un organe. Ses études anatomiques sur les animaux et
ses observations sur les fonctions du corps humain domineront la théorie et la
pratique médicale pendant IVème siècles.
LE DEVELOPPEMENT DE LA MEDECINE AU MOYENAGE
Constantinople va être le théâtre de nombreux progrès en médecine. Oribase (325-
403) élabore une étude sur la pharmacopée. AlexandrE de Tralles écrit sur les
maladies, les traumatismes de la tête et les fièvres (amibiase). Paul d'Egine distingue
les affections chirurgicales des parties molles et celles des os, et décrit les pratiques
de la trachéotomie du drainage de l'hydropisie du ventre ou de I 'hydrocèle vaginale.
Abou Ali, ibn Adbillah, ibn Sina connu sous le nom d'Avicenne, léguera à la médecine
une revue de toutes les maladies humaines. On y trouve l'amour classé parmi les
maladies cérébrales au même titre que l'amnésie ou la mélancolie.
Au début du l0em millénaire, dans l'Orient Arabe naitront des établissements
d'enseignement de la médecine dans les hôpitaux. Les élèves examinent les
maladies, les confient à des assistants plus expérimentés avant que le maître ne
confirme le diagnostic et ne prescrive la thérapeutique.
En Europe au 11 e siècle se crée l'école de Salerne où la médecine est enseignée par
des médecins laïcs (les cours se donnent en latin, grec, italien, arabe). Une femme au
nom de Trotula serait la première à enseigner la médecine à Salerne.
D'autres universités seront créées, en Italie (Bologne en 1188, Naples en 1224,
Padorie en 1228, Rome en 1245), en Espagne (Valence e 1209, Sala marque en
1230). En
Angleterre (Oxfort en 1214, Cambridge en 1229) et en France (Paris en 1215, Mont
Pellier en 1220, Toulouse en 1229). L'enseignement à cette époque est très
dépendant de l'église. L'étudiant en médecine passe 5 ans à l'école, devient tour à
tour bachelier, licencié puis enfin maître ou docteur.
Vers la fin du MA, les progrès importants sont réalisés par les chirurgiensbarbiers qui
pratiquent quelques dissections de cadavres humains. Parmi les chirurgiens, nous
avons Henri de Mondeville qui préconise notamment la suture immédiate des plaies
et Guy de Chauliac conseille de laisser suppurer une plaie avant la suture.
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Chapitre II. DE LA CONNAISSANCE DE L’ANATOMIE DU CORPS HUMAIN


1. DE LA DECOUVERTE DU CORPS HUMAIN
La dissection pratiquée pendant la renaissance permet de perfectionner la
représentation du corps humain. Trois personnes la réalisent, un enseignant, un
démonstrateur et un préparateur. Elle se déroule en plein air mais à partir du 16e S,
dans des amphithéâtres d'anatomie. L'espace comprend une table centrale et des
gradins. ( elle dure plusieurs jours et se fait en fonction de la vitesse de dégradation
des organes). On débute par l'abdomen, puis le thorax, le crâne et enfin les membres.
L'imprimerie permet aux anatomistes d'établir des livres d'anatomie illustrés. Les plus
célèbres sont Andreas Véssale, Bantolomeo Evatachio, trois médecins vont se
distinguer au cours du VIem siècle l'Italien Girolamo Fracastor qui distingue les
maladies de transmission directe et celles de transmission indirectes dues à des
germes transportés par l'air ou les objets (peste).' Le Français Jean Fernel accorde
dans ses écrits une place importante à la physiologie. En fin, l'Allemand Paracelse
critique certaines théories des anciens et est considéré comme le père de la chimie
pharmaceutique.
D'autres médecins, comme Realdo Colombo, décrit le trajet du sang veineux du
ventricule droit au poumon par l'artère pulmonaire et son retour au ventricule gauche
par les veines pulmonaires. Andrea Cesalpino emploie le premier le terme de
"circulation". Santorio Santario invente une balance qui mesure et compare les
apports et les pertes de poids chez l'homme. Le développement des armes à feu et la
multiplication des blessures obligent les chirurgiens à pratiquer secrètement la
dissection.
Les médecins de la renaissance ne font pas partie de la noblesse mais sont regroupés
en collège. Les chirurgiens eux, gagnent mal leur vie et leur métier manuel est
dénigré par des médecins parlant latin.
2. DE LA THEORISATION VERS L'EXPERIMENTATION
La médecine du 17e S, est marquée par la raison la plus grande découverte est celle
de la circulation du sang décrite par Hervey en 1621. Il décrit avec précision le
système vasculaire de l'organisme. Sa découverte sera complétée par la mise en
évidence des vaisseaux lymphatiques en 1622 par Gaspard Aselli.
L'invention du microscope par Antoine Van Lewethoek va permettre aux savants du
17e S de réaliser d'énormes progrès. Il découvre les capillaires et les bactéries (1688)
ainsi que les spermatozoïdes en 1677. Marcello Malpighi décrit pour la IVe fois chez
l'homme les cellules. Richard Lower montre que le sang veineux devient rouge du fait
de son mélange avec l'air inspirée dans les poumons et tente également les
premières transfusions d'animal à animal. En 1667 Jean-Baptiste Denis tente à son
tour la transfusion du sang animal à un homme. (Des échecs).
Pendant ce temps, les hôpitaux se développent pour herbager les pauvres et les
infirmiers en France à Paris, Louis XIV décide la création dans les grandes villes d'un
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hôpital général pour les prostitués. Les mendiants et les invalides. Les consultations
gratuites pour les pauvres sont également organisées.
Les expérimentations réalisées par Lazzaro Spallani, Antoine Laurent de Lavoisier
permettent de montrer l'intérêt de la mesure de la pression artérielle et de démontrer
les mécanismes de la respiration et de l'asphyxie.
L'Allemand Fraedrich hoffmann invente le terme anatomie pathologique, l'anglais
William Mithering, en 1785, montre le rôle de la digitale contre l'hydropisie et
certaines maladies cardiaques. L'Autrichien Léopold Auenbrugger en 1761 montre
l'importance de la percussion au niveau thoracique. Claudius Symard réalise la
première appendicectomie et l'utilisation de l'hypnose dans le traitement de certains
malades. Batiste Senaen cardiologie, Jacques Daviel en ophtalmologie, Nils Von
Rosenstein en pédiatrie et Pierre Joseph Desault en chirurgie," se font également
remarqué
Le VIIIem Siècle apporte également le procédé de variolisation par Lady Mary Wortley
Montagu. Cette technique d'inoculation sera remplacée, à partir de 1796, par
l'invention d'Edward Jeaner qui injecte de la vaccine (maladie bovine) pour prévenir la
variole (vaccination).
3. DE LA REVOLUTION FRANCAISE ET DE LA REVOLUTION EXPERIMENTALE EN
MEDECINE
De nombreux médecines français vont s’illustré durant cette période Théophile René
Laennec invente le stéthoscope en 1815 pour l'auscultation médicale du thorax des
patients. Pierre Bretonneau décrit avec précision la fièvre typhoïde et l'angine
diphtérique. Philippe Pinel (1245-1826) crée la première école de psychiatrie en
France ; il libère de leur chaines les patients aliénés des hospices parisiens. Les
maladies mentales, surnaturelles, considérées tantôt comme manifestation divine
(saints, soins de Dieu) tantôt comme possession par le démon, devient une maladie
naturelle. Toutefois l'idée surnaturelle de la folie perdure, jusqu'à nos jours.
A partir de 1917-1952, on découvre les traitements biologiques efficaces de plusieurs
maladies. Parmi les méthodes nous avons :
La malaviathérapie qui est le traitement de la paralysie générale découvert en 1917
par J.WAGNER VAN JOUREGG,
Les méthodes de choc : coma insulinique en 1932 par M. Sakel, choc au cardiazol en
1936 par L. Von Médecina, l’électrochoc en 1998 par cerletti et L.Beni.
La psychochiovogie, en 1936, par Egas Moniz.
La psychopharmacologie, née de la découverte en 1952 du premier neuroleptique par
Jean Delay et Pierre Deniker, le traitement par le lithium par M. Schov, puis des
premiers antidépresseurs (imipramine et iproniazide en 1957) , des hyprotique et
tranquillisants.
Parmi les chirurgiens de l'époque, il y a Pierre Joseph Desault (1738-1795) ou
Dominique Larrey. Ce dernier prendra part aux nombreuses campagnes de Napoleon,
en Egypte, en Italie ou en Russie au cours desquelles il développa le transport des
blessés de guerre. (Chameau ou mulet).
En santé publique, des chairs d'hygiènes sont créées dans des écoles de santé.
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François Emmanuel Foderé écrit, en 1798, un traité de médecine légale et d'hygiène
publique. L'Autrichien Johann Pater Franck (1745-1821) écrit un « système de
politique médicale » pour une politique de santé sous la responsabilité du pouvoir
politique.
A partir de 1799 se développa en France, la vaccination contre la variole. La
tuberculose se développe en Angleterre et se propage en France, elle est considérée
comme une maladie romantique qui atteigne des jeunes hommes esthètes.
Joseph — Ignace Guillotin, à défaut d'avoir inventé la guillotine, met en place le
premier programme de santé publique en France sous le consulat. La commune
pourvoira à l'alimentation en eau potable des habitants et doivent dresser la liste des
établissements insalubres et dangereux, elle doit gérer les hôpitaux et pour voir à la
santé des malades indigents. On voit introduit aussi l'utilisation des statistiques en
médecine.
L'hôpital devient, durant la révolution plus qu'un refuge, un lieu de soin pour les
malades mais aussi un lieu d'apprentissage pour les étudiants sous l'influence de
Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808) ou de Jean Chaptal (1750-1832),
l'enseignement médical évoluera vers un enseignement commun aux étudiants de
médecine et de chirurgie au lit du malade.
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Chapitre III : DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET LA PRATIQUE DE LA


MEDECINE
Le XIXe siècle ouvre un débat entre le médecin qui interroge son malade, qui
l'examine, qui entretient avec lui des rapports de personne ayant une valeur
thérapeutique et, de l'autre côté, le laboratoire anonyme dont les appareils dosent et
chiffrent les altérations physico-chimiques. A qui la médecine doit - elle accorder la
primauté ?
1. LA MEDECINE DE LABORATOIRE
L'invention et le perfectionnement du microscope est le point de départ de la
médecine de laboratoire. Louis Pasteur obligera la médecine à adopter le microscope
dans l'anatomie pathologique. Il est parti de la découverte de germe de cholera des
poules. Pasteur et son collaborateur. Emile Roux, font un constant selon lequel les
germes vieillis ont une virulence atténuée, et protège les animaux contre la virulence
normale du microbe. Ainsi, naquit la vaccination qui donne l'importance de savoir
interpréter le hasard. Ce qui veut dire que Pasteur est à l'origine de la théorie de la
contagion. En effet, depuis Hippocrate, on connaissait l'existence des épidémies, mais
depuis lors les médecins se demandaient si la maladie se transmettait d'une personne
à l'autre ou non ?
La découverte du bacille causal de la tuberculose par Robert Koch au début du XIXe
siècle, l'utilisation du phénol par Joseph Lister en 1867 pour détruire les germes lors
des opérations chirurgicales, l'invention de l'anesthésie en 1846 par le dentiste
William Northon à Boston, l'inoculation prélevé sur un pays ou une infectée par
vaccine pour immuniser un enfant de la variole le 14 Mai 1796 par Edward Jerrer et
l'avènement en 1885, des vaccins contre la rage administré à un enfant par Louis
Pasteur sont des curiosités et rivalités qui ont eu des conséquences extraordinaires
par le développement de la bactériologie, de la pathologie liée aux champignons ou
celle liée aux helminthes comme le ténia et les filaires.
L'esprit le plus inventif comparable à Louis Pasteur est celui de Robert Koch (1843-
1910). Il affirme que chaque espèce à ses propres caractéristiques produisant ses
toxines, et déclenchant des phénomènes pathologiques qui lui sont particuliers. Il dit
aussi que chaque maladie est due à un germe donné qui ne peut en provoquer une
autre.
Entre 1870 et 1910, des progrès de la bactériologie sont spectaculaires. Loeffler
décrit le germe de la diphtérie, Eberth celui de la fièvre typhoïde, Laveran celui du
12
paludisme. Le sens de l'observation et l'ingéniosité de quelques médecins conduisent
à découvrir le rôle des « insectes vecteurs » de maladies.
Les moustiques sont accusés par Ross pour leur rôle dans la transmission du
paludisme, Manson dans celle des filaires, Beauperthuy puis Finlay dans celle de la
fièvre jaune ; Bruce, la mouche tsé-tsé pour la maladie du sommeil.
La bactériologie et la parasitologie révèlent que l'homme se trouve dans un monde
microscopique dont il est parfois victime. Pour le protéger contre les infections, l'une
des grandes innovations de la 2e moitié du XIXe siècle est la diffusion des sérums.
Rudolph Virchow, l'un des fondateurs de l'anatomie pathologique microscopique.
Professeur ordinaire de pathologie, avait pratiqué la dissection„ il va développer la
collection pathologique anatomique aujourd’hui, musée historique de médecine de
Berlin implanté à l'hôpital de la charité.
En 1858, il publia sa théorie de la pathologie cellulaire d'après laquelle les maladies
ont leurs origines dans des altérations des cellules du corps. Il connaitra une
renommée mondiale et travailla aussi comme historien de la médecine et publia
beaucoup.
Par rapport à la question médicale, Rudolph Virchow considérait la médecine comme
une science sociale et, selon lui, la politique n'est rien de plus que la médecine
pratiquée en grand ». C'est-à-dire que l'on attribue la création des premiers hôpitaux
communaux à Berlin en 1874 à Moabite en 1875, etc.
En matière d'hygiène et prévention des maladies, Virchow travaillait aussi comme
hygiéniste. Il était partisan du drainage par des égouts, contrairement à Gerg
Varrentrap, médecin à Franc Fort qui se prononça quant à lui pour un enlèvement et
une utilisation des déchets comme engrais. Le drainage de la ville de Berlin se faisant
grâce à plus de douze systèmes radiaux indépendants qui menaient vers des champs
d'épandage en dehors de la ville. C'était la solution la plus convenable pour éliminer
des eaux usées.
Depuis 1875, certaines germes pathologiques étaient déjà identifiées, il s'agit de la
lèpre par le Norvégien Hanser (1875) , de l'amibiase par l'allemand Loesch en 1875,
la furoncle par Louis Pasteur en France en 1875, la blennorragie par l'allemand
Neisser, le paludisme par le français Laveran, la typhoïde par l'allemand Eberth , un
quatre allemand, Koch, identifie tour à tour les germes à la base de la tuberculose en
1882 et celle du choléra en 1883. Le russe Nicolaier. celle de la tétanos en 1884,
l'anglais Bruce de la fièvre de malte en 1887.
En 1894, le français Yersin Identifie les germes de la peste, le britannique Duhon celle
de la maladie du sommeil en 1901, l'allemand Schaudinn, celle de la syphilis en 1905
et le français Boraet les germes de la coqueluche en 1906. »

De la chimie à la physique, les travaux de Priestley et Lavoisier au XVIIe siècle ont


inspiré les savants. Les chimistes vont se détacher des physiciens en s'efforçant de
tirer la substance active des végétaux que les médecins utilisaient comme
médicaments depuis des siècles Cela va permettre à la chimie analytique d'élaborer
des produits de synthèse et de stimuler les médecins à appliquer la seringue, mise au
point par Charles Pravas (1991-185) pour introduire les médicaments dans le corps
humain.
13
Le XIXe siècle est marqué aussi par le renouveau de la chirurgie avec l'usage de
l'anesthésie et de l'asepsie ; William Thomas, Green Morthon (1819-1868) un
chercheur américain qui a fait pour la première fois une démonstration publique
réussie des qualités de l'éther en tant qu'anesthésie par inhalation. Il est considéré
par beaucoup comme l'inventeur et découvreur de l'anesthésie. Pourtant avant lui,
Grawford Williamson Long, fut le premier à utiliser l'éther pour l’anesthésie
chirurgicale. Le 30 Septembre 1846, Morton réussit une extraction actiOÄ1 dentaire
sans douleur après avoir administré de l'éther à un patient. Cette opération fut à
l'origine de la célèbre démonstration du 16 Octobre 1846 au Massachusetts General
Hospital du docteur John Collins Warrer, qui enleva sans douleur une tumeur du cou
d'un patient, Mr Abbot.
11.2. DU RAYON X A LA PENICILLINE
Le XIXe siècle est aussi marqué par l'amélioration des techniques du diagnostic.
René Lacnnec invente le stéthoscope en 1815. En 1868, Adolf Kussmaul crée la
gastroscopie, Scipione Riva-Rocci mesure la pression artérielle au tensiomètre en
1896 . willem Eintho en met au point l' électrocardiographie.
1881, W découvre les rayons X et réalise la première radiographie sur la main de son
épouse. En 18811 Billroth réalise la première gastrectomie, ainsi il révolutionna la
chirurgie du pharynx et de l'estomac.
A la fin du XIXe siècle en 1895, Wilhelm Rëntger se passionne pour les rayons
cathodiques découvert en 1869 par Hittorf. Il reproduit l'expérience de Crooker
modifiant ses paramètres expérimentaux (types de cibles, tensions différentes) le 08
Novembre 1895, il parvient à rendre luminescent un écran de platinocyanure de
baryum. C'est une instruction que l'on peut qualifier de « géniale » qui va mener
Rëntger à faire l'expérience dans l'obscurité en plongeant son tube de crooker dans
un caisson opaque. Il place ensuite différents objets de différentes densités entre
l'anode et l'écran fluorescent, et en déduit que le rayonnement traverse la matière
d'autant plus facilement que celle-ci est peu dense et peu épaisse. Lorsqu'il place des
objets métalliques entre le tube et une plaque photographique, il parvient à visualiser
l'ombre de l'objet sur le négatif. Rëntger parvient à la conclusion que les rayons sont
produits dans la direction des électrons du tube et que ce rayonnement est invisible
et très pénétrant. Il nomme ces rayonnements de "Rayon X' '
En 1895, le premier Clichet est réalisé, de 20 minutes, qui marque la naissance de la
radiographie. Par cette découverte, Rëntger est le premier savant à avoir le prix
Nobel de physique en 1901. Sa recherche est développée en dentisterie et dans le
cadre de la physique médicale, pour le diagnostic des maladies et le traitement
(radiothérapie).
II.3. SERUMS ET VACCINS APRES PASTEUR ET ROBERT KOCH
Le vaccin que venait de déterminer Louis Pasteur et/ Robert Koch confère à
l'organisme une immunité active. Puisque le vaccin fabrique ses propres anticorps
contre l'antigène étranger, les sérums, eux, ne lui assure qu'une immunité passive.
Parmi les immunologues et physiologistes nous mentionnons :
Jules Jean-Baptiste Vincent Bordet, les bactéries du germe bordetella lui doivent leur
nom. Il décrit l'hémolyse d'un sérum sanguin exposé à des globules rouges étrangers.
Il est le premier scientifique belge à se voir récompensé du prix Nobel de physiologie
et de médecine, en 1919 pour ses travaux sur les mécanismes de l'immunité ;
14
Claude Bernard découvre le rôle de la sécrétion pancréatique dans la digestion des
graisses , en 1848, mais aussi le rôle du foie dans la sécrétion interne du glucose
dans le sang, l'augmentation de la température cutanée après section du nerf
sympathique cervical (1851), la production de sucre par le foie lavé après excision
(1855), la spécificité du curane (substance toxique extraire des lianes d'amazone)
dans la paralysie de jonction neuromusculaire (1856) et démontre que le monoxyde
de carbone bloque la respiration dans les érythrocytes (1857).

De l'autre côté du monde, les chercheurs américains vont révéler l'existence des
substances chimiques indispensables à l'homme, dénommées "vitamines" tout
comme les troubles divers dits, maladies de carence.
Tout comme les vitamines, les hormones sont indispensables à la vie de l'homme. Les
sécrétions du pancréas, de l'hypophyse, du corps thyroïde des parathyroïdes, des
glandes sexuelles et des capsules surrénales ont été appelés hormones en 1905. A
partir de ces découvertes que sont listées les maladies liées aux grandes à sécrétion
interne.

II.4. POURSUITE DE LA LUTTE CONTRE DES INFECTIONS


Malgré les découvertes des vaccins et sérums, la protection de l'homme reste encore
limitée à un nombre des maladies. La tuberculose, le paludisme et autres maladies
persistent encore. Charles Nicolle, Alphonse Laveran confirment le rôle des anophèles
femelles pour le paludisme et tout le monde rêve d'un médicament qui agirait
efficacement dans l’organisme humain. C’est ainsi qu’apparaissent les sulfermides
quiretiennent l’attention de chercheurs. Fleming parvient à extraire une pénicilline
des champignons et permit, comme d'autres, le développement de l'application
thérapeutique de la pénicilline contre les microbes. Mais bien avant, en 1929,
Alexandre Fleming suggéra de l'utiliser comme antiseptique c'est-à-dire un
désinfectant appliqué sur la peau, à l'extérieur du corps.
Il faut attendre 1939 lorsque Howard Watter Floney (pathologiste britannique) et
Ernst Boris Chain (biochimiste et pathologiste d'origine allemande) réussirent à isoler
l'agent actif de la pénicilline pour des essais sur les blessés britanniques. En 1945,
Fleming, Florey et Chair se partagent le prix Nobel de médecine pour leurs travaux
sur la pénicilline et son application thérapeutique.
Notons que ces auteurs ne furent pas les premiers à utiliser les propriétés de la
pénicilline. Pendant l'antiquité, déjà, les grecs et le chinois utilisaient des moisissures
pour traiter des infections, faire régresser des panaris. Les serbes et Les grecs
utilisaient les moisissures du pains dans le traitement des blessures et des infections.
Les paysans russes utilisaient de la terre et de l'humus pour traiter des plaies
infectées.
15

CHAP IV. DE LA REVOLUTION TECHNOLOGIQUE ET LA MEDECINE


CONTEMPORAINE.

Depuis le milieu du XXe siècle, la recherche porte sur des millionièmes de


millimètres, sur la composition chimique et sur l'architecture dans l'espace de
chaque substance née ou détruite dans le corps. Le médecin devient attentif à
l'évolution de l'anatomie moléculaire dont chaque perturbation crée la
maladie. L'électronique, la mécanique des fluides, l'astronomie et la
navigation spatiale, l'utilisation des ondes sonores et lumineuses,
l'informatique intéressent aussi la médecine.

La médecine s'interroge désormais sur le passage de la physiologie à la


pathologie, et la définition de la maladie par rapport à la normale devient de
plus en plus imprécise.

Dans la pratique médicale, la séparation logique entre le diagnostic et le


traitement s'estompe, en plus les chercheurs ne sont plus seuls dans les
laboratoires, ils forment des équipes.

LE TRIOMPHE DB LA BIOCHIMIE.
16
La composition complexe du corps humain exige des analyses minutieuses qui
permettent de sauver le malade et grâce à certaines découvertes cellulaires,
le triomphe de la biochimie s'observe.

Pour ce, le diagnostic médical ne repose plus uniquement sur l'examen du


malade (l'auscultation de la poitrine et la palpitation de l'abdomen), le
médecin s'intéresse à un grand nombre d'informations biochimiques sur le
fonctionnement du rein, du foie ou de l'appareil digestif et ce dans un bref
délai. Il faut ainsi tout un appareillage approprié : la miniaturisation rendue
possible grâce à l'électronique, impose à la biochimie des analyses de petites
quantités de liquide ou de cellule.

LA REAMINATION.

La biochimie a permis à des conclusions que de nombreuses maladies


entrainent des démarches hormonales insoupçonnées. En effet, les maladies
traitées jadis par des moyens physiques expliquent mieux leurs conséquences
et méfais par des conséquences chimiques. Ainsi se sont développés, dans les
années cinquante, différents types de réanimations destinés à corriger les
troubles métaboliques, protéiques ou électrolytique de diverses maladies.

En ce qui concerne la physique médicale, elle apparut dans des facultés de


médecine entre les deux guerres mondiales. La fabrication de scialytique
(luminaires sans ombres) qui autorise les interventions chirurgicales à toute
heure et toute saison, l'arrivée des lunettes grandissantes pour la chirurgie
des nourrissons, des opérations chirurgicales sous microscope vers les années
60. Deviennent des droits majeurs de la guérison des malades

Entre les deux guerres apparaissent aussi des tubes rigides, porteurs d'une
ampoule à leur extrémité, pour pénétrer dans les branches, l'œsophage ou la
trachée. Elles donneront naissance à de fibroscopes.

L'apparition de la poliomyélite au début des années 50 en Europe et aux Etats-


Unis d'Amérique permit le perfectionnement de l'électrocardiographie de
Dubois Reymond pour explorer la valeur restante des nerfs atteints et de leurs
muscles afin d'appliquer un traitement par stimulation.
17
L'électro cardiographe connait aujourd'hui un grand succès. A cette époque,
(entre les 2 guerres) naissent aussi la radiothérapie et la curiethérapie. Ainsi
que la radiocinéma argiocardiographie) la gammagraphie, ago cardiographie
la gammagraphie qui aboutiront plus tard à l'imagerie médicale avec le
concours de l'ordinateur.

Dès lors, la formation d'un médecin devient de plus en plus technique. La


médecine se diversifie en spécialités exigeants des connaissances de
plus en plus précise parfois bien éloignées du malade lui-même.

3. LES TRAITEMENTS EFFICACES.

La pharmacopée, demeurée presque inchangée pendant mille ans, voit


l'apparition de nouveaux médicaments pour le traitement de diverses
maladies telles que l’hypertension artérielle, le cancer, le sida, Ebola.

La fabrication des médicaments exige une disposition à la fois scientifique et


financière. En effet, l'industrie pharmaceutique contribue au progrès de la
médecine, mais la mise au point des innovations demande assez de temps et
d'investissements importants. Une fois le médicament est mis à la disposition
des médecins prescripteurs, les praticiens observent leurs effets pour signaler
les résultats (positifs, les échecs, proposer les modifications souhaitables de la
posologie et surtout des effets nocifs Inattendus). Le mode d'administration
des médicaments évolue aussi toutefois, l'ingestion reste le procédé le plus
facile et le plus répandu.

4. LES NOUVELLES MALADIES.

Les maladies apparaissent avec les époques. Elles sont liées aux modes
alimentaires (maladies du cœur et des vaisseaux, le cancer, etc.), aux
comportements moraux et sociaux (Sida, grippe aviaire, choléra, etc.). Des
maladies d'autrefois (peste, lèpre, tuberculose, le choléra, la variole) aux
maladies d'aujourd'hui (Sida, cancer, Ebola, Covid-19) confirment que l'homme
fait face à un problème de santé publique.

5. LA SANTE DANS LE MONDE.

L'institution spécialisée des nations-unies pour la santé, l'OMS, a pour mission


d'amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible.
18
La santé est définie, selon l'OMS, comme un « état de complet bienêtre
physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de
maladie ou d'infirmité ».

Après la première guerre mondiale la grippe espagnole de 1918-1919, qui fit


en six mois plus de vingt millions de morts, poussa la Société des
Nations(SDN) à créer le comité d'hygiène de la SDN qui sera plus tard, l'OMS.
celle est constituée de l'assemblée mondiale de la santé (totalité des
membres), qui vote à la majorité des deux tiers des t) conventions
internationales sur la santé, du conseil exécutif qui est l'organe est composé
de 34 membres élus pour 3 ans par l'AG il plique les décisions et les directives
de l'assemblée mondiale de la santé et lui indique les orientations de
secrétariat est dirigé par le Directeur général, élu par l'assemblée pour une
durée de 5 ans. Le personnel du secrétariat se compose de professionnels de
la santé, d'autres spécialistes ou experts et d'un personnel administratif.

L'OMS a son siège à Genève en suisse. Elle a ses bureaux régionaux dans
chaque pays membre.

Les grands domaines d'activités de l'OMS sont l'harmonisation, la codification


c'est-à-dire le classement de toutes les maladies et maintien à jour une liste
modèle des médicaments essentiels à rendre disponible à un prix abordable
pour la population, de prendre des mesures pour arrêter une épidémie, au cas
de voyage international (vaccination) ; l’assistance aux pays les moins
avancés à travers la vaccination contre les grandes maladies infectieuses
l'approvisionnement en eau l'élimination des déchets ; la protection maternelle
et l'éradication de certaines maladies ; la recherche sur le cancer ; un
programme global de lutte contre le Sida et d'autres maladies ; garantir
l'accès à des médicaments de bonne qualité ; la sécurité. l'OMS préqualifie les
médicaments de laboratoires demandeurs pour que les institutions telles que
l'UNICEF puisse les acheta en toute sécurité.

L'OMS effectue également des campagnes liées à la santé, celle pour


l'augmentation de la consommation des fruits et légumes ; celle pour baiser la
consommation du tabac. L'OMS conduit des recherches notamment celle de
savoir si les champs électromagnétiques émanant des téléphones portables
impact négativement sur la santé.
19
6. LA DECLARATION D’ALMA-ATA

6.1. Dates et faits importants

Voici quelques dates importantes liées à certains phénomènes relatifs à la


médecine.

 1816: René Laennec (1781-1826) invente le stéthoscope.


 1838: Theodor Schwann (1810-1882) et Johannes Müller (18011858)
démontrent que la cellule est l'élément fondamental des tissus vivants.
 1843: Fabrication des premiers comprimés.
 1846: Première anesthésie à l'éther par Morton et Wells à Boston.
 1850: Premières injections parentérales.
 1847: C. F. W. Ludwig mesur la pression artérielle.
 1853: C F Gerhardt découvre l'aspirine.
 1856: Wunderlich mesure la température.
 1861: Ignaz Semmelweis (1818-1865) découvre l'infection par contact
lors des accouchements.
 1865: Louis Pasteur (1822-1895), montre que l'air atmosphérique
véhicule des germes microbiens qui pourraient être la cause des
suppurations.
 1865: Claude Bernard (1813-1878) publie "Introduction à l'étude de la
médecine expérimentale"
 1865: Joseph Lister (1827-1912) démontre le traitement antiseptique des
plaies.
 1885: Pasteur pratique la première vaccination contre la rage.
 1887: Waller utilise l'électrocardiographie.
 1895: Wilhelm Conrad Rôntgen (1845-1923) découvre les rayons 1901
: Karl Landsteiner découvre les groupes sanguins.
 1928: Alexander Fleming (1881-1995) découvre la pénicilline
(industrialisée en 1943).
 1931 : Hans Berger met au point l'électro-encéphalographie

6.2. Déclaration d'Alma-Ata

(Organisation Mondiale de la Santé - 12 septembre 1978)


20
La conférence internationale sur les soins de santé primaires, réunie à Alma-
Ata le 12 septembre 1978, Souligne la nécessité d'une action urgente de tous
les gouvernements, de tous les personnels de secteurs de santé et du
développement, ainsi que de la communauté mondiale pour protéger et
promouvoir la santé de tous les peuples du monde, et déclare ce qui suit.'

La conférence réaffirme avec force que la santé, qui est un état de complet
bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en l'absence
de maladie ou d'infirmité, est un droit fondamentale de l'être humain, et que
l'accession au niveau de santé le plus élevé possible est un objectif social
extrêmement important qui intéresse le monde entier et suppose la
participation de nombreux secteurs socio-économiques autres que celui de la
santé.

Les inégalités flagrantes dans la situation sanitaire des peuples, aussi bien
entre pays développés et pays en développement qu'à l'intérieur même des
pays, sont politiquement, socialement et économiquement inacceptables et
constituent de ce fait un sujet de préoccupation commun à tous les pays.

Le développement économique et social, fondé sur un nouvel ordre


économique international, revêt une importance fondamentale si l'on veut
donner à tous, le niveau de santé le plus élevé possible et combler le fossé qui
sépare sur le plan sanitaire les pays en développement et les pays
développés. La promotion et la protection de la santé des peuples sont la
condition sine qua non d'un progrès économique et social soutenu en même
temps qu'elles contribuent à une meilleure qualité de la vie et à la paix
mondiale.

Tout être humain a le droit et le devoir de participer individuellement et


collectivement à la planification et à la mise en œuvre des mesures de
protection sanitaire qui lui sont destinées. Les gouvernements ont vis-à-vis de
la santé des populations une responsabilité dont ils ne peuvent s'acquitter
qu'en assurant des prestations sociales adéquates. L'un des principaux
objectifs sociaux des gouvernements, des organisations internationales et de
la communauté internationale tout entière au cours des prochaines décennies
doit être de donner à tous les peuples du monde, d'ici l'an 2000, un niveau de
santé qui leur permette de mener une vie socialement et économiquement
21
productive. Les soins de santé primaires sont donc le moyen qui permettra
d'atteindre cet objectif dans le cadre d'un développement conforme à la
justice sociale.

Les soins de santé primaires sont des soins de santé essentiels fondés sur des
méthodes et une technologie pratiques, scientifiquement valables et
socialement acceptables, rendus universellement accessibles aux individus et
aux familles dans la communauté par leur pleine participation et à un coût que
la communauté et le pays puissent assumer à tous les stades de leur
développement dans un esprit d'auto responsabilité et d'autodétermination. Ils
font partie intégrante tant du système de santé national, dont ils sont la
cheville ouvrière et le foyer principal, que du développement, économique et
social l’ensemble de la communauté. Ils sont le premier niveau de contacts
des individus, de la famille et de la communauté avec le système national de
santé, rapprochant le plus possible les soins de santé des lieux où les gens
vivent et travaillent, et ils constituent le premier élément d'un processus
ininterrompu de protection sanitaire.

7. Les soins de santé primaires :

Les soins reflètent les conditions économiques et les caractéristiques


socioculturelles et politiques du pays et des communautés dont ils émanent et
sont fondés sur l'application des résultats pertinents de la recherche sociale et
biomédicale et de la recherche sur les services de santé, ainsi que sur
l'expérience de la santé publique; ils visent à résoudre les principaux
problèmes de santé de la communauté, en assurant les services de promotion,
de prévention, de soins et de réadaptation nécessaires, à cet effet, ils
comprennent au minimum : une éducation concernant les problèmes de santé
qui se posent ainsi que les méthodes de prévention et de lutte qui leur sont
applicables, la promotion de bonnes conditions alimentaires nutritionnelles,
un approvisionnement suffisant en eau saine et des mesures d'assainissement
de base, la protection maternelle et infantile y compris la planification
familiale, la vaccination contre les grandes maladies infectieuses, la
22
prévention et le contrôle des endémies locales, le traitement des maladies et
lésions courantes et la fourniture de médicaments essentiels, ils font
intervenir, outre le secteur de la santé, tous les secteurs et domaines
connexes du développement national et communautaire, en particulier
l'agriculture, l'élevage, la production alimentaire, l'industrie, l'éducation, le
logement, les travaux publics et les communications, et requièrent l'action
coordonnée de tous ces secteurs ; les soins de santé primaire exigent et
favorisent au maximum l'auto responsabilité de la collectivité et des individus
et leur participation à la planification, à l'organisation, au fonctionnement et au
contrôle des soins de santé primaires, en tirant le plus large parti possible des
ressources locales, nationales et autres favorisent à cette fin, par une
éducation appropriée, l'aptitude des collectivités à participer, ils doivent être,
ils soutenus par des systèmes d'orientation [recours intégrés, fonctionnels et
se soutenant mutuellemen½ afin de parvenir à l'amélioration progressive de
services médico-sanitaires complets accessibles à tous et accordant la priorité
aux plus démunis, ils font appel tant à l'échelon local qu'à celui des services
de recours aux personnels de santé médecins, infirmières, sages-femmes,
auxiliaires et agents communautaires, selon le cas, ainsi que s'il y a lieu,
praticiens traditionnelles. Tous seront préparés socialement et techniquement
à travailler en équipe et à répondre aux besoins de santé exprimés par la
collectivité.

Tous les gouvernements se doivent d'élaborer au plan national des politiques,


des stratégies et des plans d'action visant à introduire et à maintenir les soins
de santé primaires dans un système national de santé complet et à les
coordonner avec l'action d'autres secteurs. A cette fin, il sera nécessaire que
s'affirme la volonté politique de mobiliser les ressources du pays et d'utiliser
rationnellement les ressources extérieures disponibles

Tous les pays se doivent de coopérer dans un esprit de solidarité et de service


en vue de faire bénéficier des soins de santé primaires l'ensemble de leur
population, puisque l'accession de la population d'un pays donné à un niveau
de santé satisfaisant intéresse directement tous les autres pays et leur profite
à tous. Dans ce contexte, le rapport conjoint FISE/ OMS sur les soins de santé
23
primaires constitue une base solide pour l'avenir du développement de la mise
en œuvre des soins de santé primaires dans le monde entier.

10. L'humanité tout entière pourra accéder à un niveau acceptable de santé


en l'an 2000 si l'on utilise de façon plus complète et plus efficace les
ressources mondiales dont une part considérable est actuellement dépensée
en armements et en conflits armés. Une politique authentique
d'indépendance, de paix, de détente et de désarmement pourrait et devrait
permettre de dégager des ressources supplémentaires qui pourraient très
utilement être consacrées à des fins pacifiques et en particulier à
l'accélération du développement économique et social dont les soins en santé
primaires, qui en sont un élément essentiel, devraient recevoir la part qui leur
revient.

La Conférence internationale sur les soins de santé primaires demande


instamment que soit lancée d'urgence, aux plans national et international, une
action efficace pour développer et mettre en œuvre les soins de santé
primaires dans le monde entier et, en particulier, dans les pays en
développement, conformément à l'esprit de la coopération technique et d'un
nouvel ordre économique international. Elle appelle les gouvernements, l'OMS
et le PISE et les autres organisations internationales ainsi que les organismes
multilatéraux et bilatéraux, les organisations non gouvernementales, les
organismes de financement, tous les personnels de santé et l'ensemble de la
communauté mondiale à appuyer aux plans national et international
l'engagement de promouvoir les soins de santé primaires et à lui fournir un
soutien technique et financier accru, en particulier dans les pays en
développement. La Conférence les exhorte tous à collaborer pour instaurer,
développer et maintenir les soins de santé primaires conformément à l'esprit
et à la lettre de la présente Déclaration.
24

CONCLUSION GENERALE

Dans le processus de la lutte contre les maladies, la médecine qui est l’art et
la science qui vise le rétablissement de la santé de l’individu, ne peut se
concevoir que si elle est saisie dans son contexte évolutif et comprise comme
un discours social, l’expression d’une société donnée.

Les leçon est les expériences étiologiques et thérapeutiques du passé et du


présent, interventionnisme des branches de la chimie, de la physique, de la
25
biologie de la pharmacologie de l’histoire ou encore de l’anthropologie, le
caractère fragile et complexe de l’organisme humain sont autant d’indice qui
confirment la complexité de la médecine.

Appréhender ces aspects nous oblige à la réflexion de savoir si la médecine ne


doit se définir que par rapport à l’art de guérir ou doit -elle aussi s’intéresser
aux autres domaines et aspects des connaissances ? Commerce-t-elle au
moment où l’homme a eu le premier réflexe de soulager la douleur de son
semblable ou plutôt, avec l’avènement aux XVIIIèm et XIXèm siècles de la
médecine dite moderne ?

Toutes ces questions nous permettent de comprendre l’histoire de la


médecine comme une branche de l’histoire des sciences consacrée à l’étude
des connaissances et des pratiques médicales au cours des siècles et à travers
les civilisations. Elle vise à outiller les étudiants en connaissance des étapes de
l’évolution des progrès et leurs conséquences dans les domaines de l’étiologie
thérapie en médecine. Ce qui leur permettront de développer des aptitudes à
devenir des bons médecins.

Il y a de l’espoir à placer des nouvelles possibilités qu’offert les enseignements


d’histoire de la médecine comme une filière sanitaire et économique
prometteuse concernant nos futurs médecins, comme c’est le cas dans les
universités du nord.
27

QUELQUES ELEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES

1. DAREMBERG.C.,Histoire des sciences médicales, Ballécre&fils, 1890


2. DENIS, Ph. & BECKER, Ch., L'épidémie du Sida en Afrigue
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Editions Karthala et Académia-Bruylant, Paris et Louvain-la-Neuve,
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