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Gestion Juridique Fiscale Et Sociale FICHES

Le document présente un aperçu du gouvernement d'entreprise, incluant les structures de direction des SARL, SA et SAS, ainsi que les responsabilités civiles et pénales des dirigeants. Il aborde également les contrôles exercés par divers organismes et les principes de la gouvernance d'entreprise, tels que la transparence et la responsabilité. Enfin, il souligne l'importance de la gouvernance pour la performance et la pérennité des entreprises.

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Gestion Juridique Fiscale Et Sociale FICHES

Le document présente un aperçu du gouvernement d'entreprise, incluant les structures de direction des SARL, SA et SAS, ainsi que les responsabilités civiles et pénales des dirigeants. Il aborde également les contrôles exercés par divers organismes et les principes de la gouvernance d'entreprise, tels que la transparence et la responsabilité. Enfin, il souligne l'importance de la gouvernance pour la performance et la pérennité des entreprises.

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FICHE DE RÉVISION - LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

I. Rappel du régime juridique de la direction de la SARL, SA, SAS


A. La Société à Responsabilité Limitée (SARL)
Gérance
La SARL est dirigée par un ou plusieurs gérants, associés ou non.
Les gérants sont nommés par les associés, réunis en assemblée générale ordinaire
(AGO).
Ils sont révocables par les associés, à tout moment, pour justes motifs.
Pouvoirs et obligations
Les gérants sont responsables de la gestion de la société.
Ils doivent rendre compte de leur gestion aux associés lors de l'AGO annuelle.
Les gérants doivent respecter les statuts de la société et les décisions des associés.
B. La Société Anonyme (SA)
Direction
La SA peut être dirigée par un conseil d'administration avec un directeur général, ou
par un conseil de surveillance avec un directoire.
Le conseil d'administration est composé de 3 à 18 membres, élus par les actionnaires
en AGO.
Pouvoirs et obligations
Le directeur général ou le directoire assure la gestion courante de la société.
Le conseil d'administration ou de surveillance contrôle la gestion de la société.
Les dirigeants doivent présenter un rapport de gestion annuel aux actionnaires.
C. La Société par Actions Simplifiée (SAS)
Présidence
La SAS est dirigée par un président, personne physique ou morale, nommé par les
associés.
Les statuts peuvent prévoir d'autres organes de direction (directeurs généraux,
comité de direction).
Pouvoirs et obligations
Le président et les autres dirigeants exercent leurs pouvoirs conformément aux
statuts de la société.
Ils sont responsables de la gestion de la société et doivent rendre compte de leur
gestion aux associés.
Les statuts définissent librement les modalités de révocation des dirigeants.
II. Rappel des règles de droit commun de la responsabilité civile et pénale du
dirigeant
A. Responsabilité civile
Faute de gestion
Les dirigeants engagent leur responsabilité civile en cas de faute de gestion, causant
un préjudice à la société ou aux tiers.
Les actionnaires ou les tiers peuvent intenter une action en responsabilité contre les
dirigeants.
Violation des statuts ou des lois
La responsabilité civile des dirigeants est également engagée en cas de violation des
statuts de la société ou des lois applicables.
B. Responsabilité pénale
Infractions spécifiques
Les dirigeants peuvent être tenus pénalement responsables de certaines infractions
spécifiques (abus de biens sociaux, présentation de comptes infidèles).
Infractions communes
Les dirigeants peuvent également être responsables d'infractions de droit commun
(escroquerie, abus de confiance).

III. Contrôles et surveillances


A. Par les associés
Assemblée Générale Ordinaire (AGO) annuelle
Les associés se réunissent en AGO pour approuver les comptes annuels et la gestion
de la société par les dirigeants.
Ils peuvent décider de la distribution des dividendes et de la nomination ou
révocation des dirigeants.
Autres droits des associés
Droit à l'information : accès aux documents sociaux, rapport de gestion, etc.
Droit de poser des questions écrites aux dirigeants.
FICHE DE RÉVISION - LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

B. Par le Commissaire aux Comptes (CAC)


Mission : Le CAC contrôle la régularité et la sincérité des comptes annuels.
Il alerte les dirigeants et les associés en cas d'irrégularités.

Pouvoirs
Droit d'accéder à tous les documents de la société.
Obligation de signaler les infractions pénales au procureur de la République.

C. Par le Comité Social et Économique (CSE)


Le CSE représente le personnel auprès de la direction et est consulté sur les décisions importantes de
l'entreprise.exerce un droit d'alerte en cas de faits de nature à affecter gravement la situation
économique de l'entreprise.

D. Par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF)


L'AMF veille à la protection de l'épargne investie en valeurs mobilières et au bon fonctionnement des
marchés financiers.Surveille les informations financières publiées par les sociétés cotées et peut
sanctionner les manquements aux obligations de transparence.

E. Autres organismes
URSSAF
Contrôle le respect des obligations sociales et de cotisations.
Peut procéder à des redressements en cas de non-conformité.
Impôts
Administration fiscale vérifie le respect des obligations fiscales de l'entreprise.
Peut infliger des sanctions en cas de fraude ou de manquement aux obligations déclaratives.

IV. Notion de gouvernement d’entreprise


A. Définition
Le gouvernement d’entreprise (ou gouvernance d’entreprise) désigne l'ensemble des processus,
réglementations, lois et institutions influençant la manière dont une entreprise est dirigée,
administrée et contrôlée. Il s'agit d'un système par lequel les entreprises sont dirigées et contrôlées
en vue d'atteindre des objectifs spécifiques, en particulier la pérennité de l'entreprise et la protection
des intérêts des parties prenantes (actionnaires, employés, clients, fournisseurs, etc.).

B. Principes de la gouvernance d’entreprise


Transparence
Publication d’informations fiables et complètes sur les performances et les activités de l’entreprise.
Communication régulière avec les actionnaires et autres parties prenantes.
Responsabilité
Responsabilisation des dirigeants vis-à-vis des actionnaires et des autres parties prenantes.
Obligation pour les dirigeants de rendre compte de leur gestion.
Équité
Traitement équitable de tous les actionnaires, y compris les actionnaires minoritaires.
Protection des droits des parties prenantes.
Indépendance
Indépendance des membres du conseil d'administration et des comités spécialisés (audit,
rémunération).
Éviter les conflits d’intérêts.

C. Importance de la gouvernance d’entreprise


Performance et pérennité
Améliore la performance économique et financière de l’entreprise.
Contribue à la pérennité et à la stabilité de l’entreprise.

Confiance et attractivité
Renforce la confiance des investisseurs et des parties prenantes.
Augmente l’attractivité de l’entreprise sur les marchés financiers.

Prévention des crises


Réduit les risques de dérives managériales et de scandales financiers.
Facilite la gestion des crises lorsqu’elles surviennent.

D. Mise en œuvre de la gouvernance d’entreprise


Conseil d’administration
Composition : diversité et compétences des membres, indépendance.
Rôle : définir la stratégie, surveiller la gestion, protéger les intérêts des actionnaires.

Comités spécialisés
Comités d’audit, de rémunération, de nomination : renforcer la surveillance et la transparence.
Fonctions : examiner les états financiers, fixer les rémunérations des dirigeants, nommer les
membres du conseil.

Code de gouvernance

Adoption de codes de bonne conduite et de pratiques de gouvernance.


Exemples : Code AFEP-MEDEF en France, Code de gouvernance du G20 et de l’OCDE.

Audits et contrôles
Audits internes et externes pour évaluer les processus de gestion et de contrôle.
Évaluations régulières de la performance du conseil d’administration et des comités.
En conclusion, la gouvernance d'entreprise est essentielle pour assurer une gestion efficace,
responsable et transparente des entreprises, contribuant ainsi à leur succès à long terme et à la
protection des intérêts de toutes les parties prenantes.
FICHE DE RÉVISION
DROIT DES CONTRATS

I. Définition et classification du contrat


Le contrat est un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destinées à créer, modifier,
transmettre ou éteindre des obligations. Il s'agit d'un acte juridique bilatéral ou plurilatéral,
synallagmatique ou unilatéral, qui produit des effets de droit entre les parties.
B. Classification
Contrat bilatéral ou synallagmatique : deux parties
Contrat plurilatéral : trois parties ou plus
Selon les obligations des parties :
Contrat synallagmatique : échange d'obligations entre les parties
Contrat unilatéral : une seule partie est tenue d'une obligation
Selon l'objet du contrat :
Contrat de vente - Contrat de location - Contrat de travail - Contrat de mandat

II. Formation du contrat


A. Conditions de formation
Capacité des parties : Les parties doivent avoir la capacité juridique de contracter.
Consentement des parties : Le consentement doit être libre, éclairé et exempt de vices (erreur,
violence, dol).
Objet du contrat : L'objet du contrat doit être licite, certain et déterminé.
Cause du contrat : La cause du contrat doit être licite et exister.
B. Sanction du défaut de ces conditions
La nullité du contrat.
III. Exécution du contrat
A. Obligations à exécuter
Obligations voulues par les parties : Elles sont définies par le contrat lui-même.
Obligations imposées par le juge : Elles peuvent être supplétives de volonté (complètent le
contrat) ou impératives (s'imposent aux parties malgré leur volonté contraire).
B. Interprétation du contrat
En cas de difficulté d'interprétation, le juge doit rechercher l'intention commune des parties.
C. Effet relatif du contrat
Le contrat ne produit d'effets qu'entre ses parties et leurs ayants cause.

IV. Inexécution du contrat


L'exécution forcée : Le juge peut contraindre la partie défaillante à exécuter son obligation.
Les dommages-intérêts : La partie victime de l'inexécution peut obtenir réparation du préjudice
subi.
La résolution du contrat : Le contrat peut être annulé si l'inexécution est grave.
La nullité du contrat : Le contrat peut être annulé si l'inexécution est affectée d'un vice de
consentement.
V. Clauses particulières des contrats
Condition : Evénement futur et incertain dont la réalisation conditionne la naissance ou la
disparition d'une obligation.
Terme : Evénement futur et certain qui détermine le moment à partir duquel un effet juridique se
produit.
Clause pénale : Forfait de réparation convenu à l'avance en cas d'inexécution du contrat.
Clause compromissoire : Clause prévoyant le recours à l'arbitrage en cas de litige.
VI. Fin du contrat
Exécution : Réalisation des obligations nées du contrat.
Résolution : Annulation du contrat pour inexécution grave.
Résiliation : Rupture unilatérale du contrat par une partie, moyennant un préavis (sauf
exception).
Annulation : Nullité du contrat pour vice du consentement.
Novation : Remplacement d'un contrat par un autre.
Dation en paiement : Remise d'un bien en lieu d'exécution d'une obligation.

VII. Preuve du contrat


Principe de la liberté de la preuve : Les parties peuvent prouver le contrat par tous moyens.
Limites à la liberté de la preuve : Pour les contrats d'un certain montant, la preuve par écrit est
exigée.
VIII. Prescription contractuelle
Délai à l'issue duquel l'action en justice fondée sur le contrat est irrecevable.
IX. Droit international des contrats
Détermination de la loi applicable : Règles de conflits de lois pour déterminer la loi applicable au
contrat.
Compétence juridictionnelle : Détermination du tribunal compétent pour régler un litige
contractuel international.
FICHE DE RÉVISION
DROIT DES CONTRATS

I. LA DIVERSITÉ DES CONTRATS


A. Le contrat de vente
Contrat par lequel le vendeur transfère la propriété d'un bien à l'acheteur moyennant un prix.
Régime juridique : Articles 1582 et suivants du Code civil.
• Obligations du vendeur : Livrer le bien et garantir la conformité du bien.
• Obligations de l’acheteur : Payer le prix et prendre livraison du bien.

B. Le contrat d'entreprise
Contrat par lequel une personne (entrepreneur) s'oblige à réaliser une prestation de service à
une autre personne (client) moyennant un prix.
Régime juridique : Articles 1105 et suivants du Code civil.
• Obligations de l’entrepreneur : Réaliser la prestation conformément aux conditions du contrat.
• Obligations du client : Payer le prix de la prestation.

C. Le contrat de travail (Requalification)


Contrat par lequel une personne (salarié) met son activité à la disposition d'une autre personne
(employeur) moyennant une rémunération.
Régime juridique : Code du travail.
• Critères de qualification : Lien de subordination, prestation de travail, exécution personnelle.
• Requalification en contrat de travail : Lorsque les critères de qualification du contrat de travail
sont remplis, même si les parties ont qualifié leur relation autrement (ex : contrat de prestation
de services).

D. Le contrat d'assurance
Contrat par lequel une personne (assureur) s'engage à indemniser une autre personne (assuré)
en cas de réalisation d'un risque contre le paiement d'une prime.
Régime juridique : Code des assurances.
• Obligations de l’assureur : Indemniser l'assuré en cas de réalisation du risque.
• Obligations de l’assuré : Payer la prime et déclarer le sinistre à l'assureur.

E. Les contrats de distribution


Contrat par lequel un fournisseur (concèdant) confie à un distributeur (concessionnaire ou
franchisé) la vente de ses produits moyennant un certain nombre d'obligations.
• Régime juridique : Articles L. 330-1 et suivants du Code de commerce pour les contrats de
concession et articles L. 330-3 et suivants du Code de commerce pour les contrats de franchise.
• Obligations du concèdant : Fournir les produits au concessionnaire ou franchisé et lui apporter
son assistance.
• Obligations du concessionnaire ou franchisé : Vendre les produits du concèdant dans le
respect des conditions du contrat.

F. Le contrat de crédit-bail
Contrat par lequel une personne (crédit-bailleur) met à disposition d'une autre personne (crédit-
preneur) un bien contre le paiement de redevances pendant une durée déterminée.
Régime juridique : Articles L. 311-1 et suivants du Code de la consommation.
• Obligations du crédit-bailleur : Mettre le bien à disposition du crédit-preneur et assurer son
entretien.
• Obligations du crédit-preneur : Payer les redevances et entretenir le bien.

G. Le contrat de bail commercial


Contrat par lequel un bailleur (loueur) met à disposition d'un preneur (locataire) un local
commercial contre le paiement d'un loyer.
Articles L. 1403 et suivants du Code civil.
• Obligations du bailleur : Délivrer le local commercial et assurer son entretien.
• Obligations du preneur : Payer le loyer et entretenir le local commercial.

H. Le pacte d'actionnaire
Contrat par lequel les actionnaires d'une société s'engagent sur un certain nombre de points
relatifs à la gestion de la société.
Régime juridique : Articles 1851 et suivants du Code civil.
• Contenu possible du pacte d’actionnaire : Clauses de gestion, clauses de cession d'actions,
clauses de préemption, etc.

II. LOGIQUE DU DROIT DE LA CONSOMMATION


Le droit de la consommation vise à protéger les consommateurs contre les pratiques abusives
des professionnels. Il s'articule autour de plusieurs principes fondamentaux :

• Protection de l’information : Le consommateur doit être informé de manière claire et loyale


sur les caractéristiques des produits et services qu'il achète, ainsi que sur le prix et les
conditions de vente.

• Protection du consentement : Le consentement du consommateur ne doit pas être vicié par


des pratiques trompeuses ou agressives (ex : publicité mensongère, pression excessive).

• Equilibre contractuel : Les contrats de consommation ne doivent pas contenir de clauses


abusives qui déséquilibrent les droits et obligations entre le professionnel et le consommateur
(ex : clauses limitant la responsabilité du professionnel en cas de dommages causés au
consommateur).

• Accès à la justice : Le consommateur doit pouvoir faire valoir ses droits facilement et à
moindre coût (ex : procédures simplifiées de règlement des litiges).
FICHE DE RÉVISION
DROIT PÉNAL DES AFFAIRES ET PROCÉDURE PÉNALE

I. Droit pénal général


A. La classification des infractions
Contraventions
Définition : Infractions les moins graves, punies principalement par des amendes.
Catégories : Classées en cinq classes selon leur gravité.
Exemples : Excès de vitesse, tapage nocturne.
Délits
Définition : Infractions intermédiaires, punies par des peines de prison inférieures
à dix ans, amendes, et autres peines complémentaires.
Exemples : Vol, escroquerie, abus de confiance.
Crimes
Définition : Infractions les plus graves, punies par des peines de prison
supérieures à dix ans, jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.
Exemples : Meurtre, viol, terrorisme.

B. Les éléments constitutifs de l’infraction


Élément légal
Définition : Une infraction ne peut être punie que si elle est prévue par un texte de
loi (principe de légalité des délits et des peines).
Sources : Code pénal, lois spéciales.
Élément matériel
Définition : Acte ou comportement concrètement réalisé et incriminé par la loi.
Aspects :
Acte positif : Action interdite (ex: vol).
Omission : Absence d'action imposée par la loi (ex: non-assistance à personne en
danger).
Élément moral
Définition : Intention ou état d'esprit coupable au moment de la commission de
l'infraction.
Formes :
Dol général : Intention de commettre l'acte en sachant qu'il est interdit.
Dol spécial : Intention spécifique nécessaire pour certaines infractions (ex:
intention de frauder pour l’escroquerie).
Faute non intentionnelle : Négligence ou imprudence (ex: homicide involontaire).
C. L’identification de la personne responsable
Auteur
Définition : Personne qui réalise les éléments constitutifs de l’infraction.
Types :
Auteur principal : Celui qui commet l'infraction.
Co-auteur : Participe directement à la commission de l'infraction.
Complice
Définition : Personne qui aide ou encourage la commission de l’infraction.
Conditions :
Acte de complicité : Aide ou encouragement matériel ou moral.
Lien avec l’infraction : L’acte de complicité doit être antérieur ou concomitant à
l’infraction principale.

Responsabilité des personnes morales


Principe : Les personnes morales (entreprises, associations) peuvent être
pénalement responsables des infractions commises pour leur compte par leurs
organes ou représentants.
Conditions : Infraction commise dans l'intérêt de la personne morale.
FICHE DE RÉVISION
DROIT PÉNAL DES AFFAIRES ET PROCÉDURE PÉNALE

D. La peine
Définition : Sanction infligée par une juridiction répressive en réponse à la commission d’une
infraction.
TYPES DE PEINES
Peines principales :
Emprisonnement : Privation de liberté.
Amende : Sanction pécuniaire.
Travail d'intérêt général : Prestation de travail non rémunérée au profit de la collectivité.

Peines complémentaires :
Interdiction professionnelle : Interdiction d'exercer une profession.
Confiscation : Saisie de biens.
Fermeture d'établissement : Fermeture temporaire ou définitive de l’entreprise.

Peines alternatives :
Sursis : Suspension de l'exécution de la peine sous condition.
Stage de citoyenneté : Formation sur les valeurs républicaines.

Fonctions de la peine
Répression : Punir l'auteur de l'infraction.
Prévention : Dissuader la récidive et prévenir la commission de nouvelles infractions.
Réparation : Compenser les victimes pour les dommages subis.
Réinsertion : Faciliter la réinsertion sociale du condamné.

II. Procédure pénale


A. Phases de la procédure pénale
ENQUÊTE
Enquête de police : Réalisée par les services de police ou de gendarmerie sous l'autorité du
procureur de la République.
Instruction : Conduite par un juge d'instruction pour les affaires complexes ou graves.

POURSUITES
Initiative : Prises par le procureur de la République qui décide des suites à donner (classement
sans suite, ouverture d'information, citation directe).
Mise en examen : Acte par lequel le juge d'instruction notifie à une personne qu'elle est poursuivie.

JUGEMENT
Juridictions compétentes :
Tribunal de police : Juge les contraventions.
Tribunal correctionnel : Juge les délits.
Cour d'assises : Juge les crimes.

Déroulement de l’audience : Examen des preuves, auditions des témoins, plaidoiries, délibéré et
prononcé du jugement.

B. Droits de la défense
Assistance d'un avocat
Droit à l'avocat : Droit de se faire assister d'un avocat dès la garde à vue et tout au long de la
procédure.
Aide juridictionnelle : Possibilité de bénéficier d’un avocat commis d’office en cas de ressources
insuffisantes.

Présomption d'innocence
Principe : Toute personne est présumée innocente tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable par une
juridiction compétente.

Procédure contradictoire
Définition : Chaque partie doit être informée des arguments de l’autre et pouvoir y répondre.
Droit à un procès équitable

Garantie : Droit à une procédure impartiale et dans un délai raisonnable, droit de présenter des
preuves et de contester celles de l’accusation.

III. Responsabilité pénale des personnes morales


A. Principe de la responsabilité pénale des personnes morales
Introduit par la loi du 9 mars 2004.
Une personne morale peut être reconnue coupable de certaines infractions.

B. Conditions
Infraction commise pour le compte de la personne morale.
Infraction commise par ses organes ou représentants.

C. Peines applicables
Amendes : Multiplie les peines pécuniaires par cinq par rapport à celles des personnes physiques.
Peines spécifiques : Dissolution, interdiction d'exercer certaines activités, placement sous
surveillance judiciaire, fermeture d’établissement, etc.

D. Exceptions et limites

Certaines infractions ne peuvent engager la responsabilité des personnes morales (ex: certaines
infractions intentionnelles très personnelles).
FICHE DE RÉVISION
DROIT PÉNAL DES AFFAIRES ET PROCÉDURE PÉNALE

IV. Infractions spécifiques en droit pénal des affaires


A. Les infractions financières
ABUS DE BIENS SOCIAUX
Définition : Utilisation des biens ou du crédit de la société à des fins personnelles, contraire à
l'intérêt social.
Sanction : Peine d'emprisonnement et amende.

Délit d'initié
Définition : Utilisation d'informations privilégiées pour réaliser des opérations sur les marchés
financiers.
Sanction : Peine d'emprisonnement et amende.

Blanchiment d'argent
Définition : Dissimulation de l'origine de fonds provenant d'activités illégales.
Sanction : Peine d'emprisonnement et amende.

B. Les infractions contre les consommateurs


Publicité trompeuse
Définition : Diffusion de publicités fausses ou de nature à induire en erreur.
Sanction : Amende et parfois emprisonnement.

Fraude à la consommation
Définition : Tromperie sur la nature, l'espèce, l'origine, les qualités substantielles des
marchandises.
Sanction : Amende et parfois emprisonnement.

C. Les infractions contre la concurrence


Entente illicite
Définition : Accord entre entreprises visant à fausser le jeu de la concurrence.
Sanction : Amende, voire dissolution de l'entreprise.

Abus de position dominante


Définition : Exploitation abusive par une entreprise de sa position dominante sur le marché.
Sanction : Amende et parfois mesures de régulation

I. Distinction entre responsabilité civile et pénale


A. Responsabilité civile
Définition
La responsabilité civile vise à réparer le préjudice causé à autrui. Elle oblige l’auteur d’un dommage à
indemniser la victime.
Objectif
Réparation : Compenser financièrement le dommage subi par la victime.
Caractère
Privé : Le conflit se résout entre les parties impliquées, généralement par des compensations
financières.

B. Responsabilité pénale
Définition
La responsabilité pénale vise à sanctionner les comportements considérés comme dangereux ou
nuisibles pour la société. Elle impose une peine à l’auteur de l’infraction.
Objectif
Répression : Punir l’auteur de l’infraction.
Prévention : Dissuader la récidive et protéger la société.
Caractère
Public : Le conflit implique l’État et l’auteur de l’infraction, et les sanctions peuvent inclure des peines
privatives de liberté, des amendes ou des travaux d’intérêt général.

II. Les différentes actions : publique et civile


A. Action publique
Définition
L’action publique est l’initiative prise par le procureur de la République pour poursuivre l’auteur
d’une infraction devant les juridictions pénales.
Objectif
Répression : Punir l’auteur de l’infraction pour protéger l’ordre public.
Caractéristiques
Initiative : Prise par le procureur de la République.
Parties : L’État contre l’auteur de l’infraction.
Déroulement : Enquête, instruction, jugement, voies de recours.

B. Action civile
Définition
L’action civile est l’initiative prise par la victime d’une infraction pour obtenir réparation du préjudice
subi.
Objectif
Réparation : Obtenir une indemnisation pour le préjudice subi.
Caractéristiques
Initiative : Prise par la victime ou ses ayants droit.
Parties : La victime contre l’auteur de l’infraction.
Déroulement : Peut se dérouler en même temps que l’action publique ou séparément devant les
juridictions civiles.
FICHE DE RÉVISION
DROIT PÉNAL DES AFFAIRES ET PROCÉDURE PÉNALE
III. L’enquête, l’instruction, le jugement et les voies de recours
A. L’enquête
Enquête préliminaire
Objectif : Recueillir des éléments de preuve et déterminer s’il y a lieu de poursuivre.
Conduite : Par les services de police ou de gendarmerie sous l’autorité du procureur de la
République.
Durée : Variable, mais généralement brève.

Enquête de flagrance
Objectif : Agir rapidement pour des infractions en cours ou récentes.
Conduite : Par les services de police ou de gendarmerie, avec des pouvoirs renforcés.

Enquête judiciaire
Objectif : Réaliser des investigations plus approfondies pour des infractions complexes.
Conduite : Par un juge d’instruction, souvent pour des crimes ou délits graves.

B. L’instruction
Ouverture de l’instruction
Initiative : Prise par le procureur de la République ou sur plainte avec constitution de partie civile.
Objectif : Rassembler les éléments de preuve à charge et à décharge.

Actes d’instruction
Perquisitions : Recherche de preuves dans des lieux privés.
Auditions : Interrogatoires des suspects et témoignages.
Expertises : Recours à des experts pour éclairer des aspects techniques.

Mise en examen
Définition : Acte par lequel le juge d’instruction notifie à une personne qu’elle est poursuivie.
Conséquences : Possibilité de mesures restrictives de liberté (contrôle judiciaire, détention
provisoire).

C. Le jugement
Tribunal compétent
Tribunal de police : Juge les contraventions.
Tribunal correctionnel : Juge les délits.
Cour d’assises : Juge les crimes.

Déroulement de l’audience
Introduction : Lecture de l’acte d’accusation ou de la citation.
Examen des preuves : Présentation des éléments à charge et à décharge.
Plaidoiries : Intervention des avocats de la défense et de l’accusation.
Délibéré : Délibération des juges pour rendre le verdict.
Prononcé du jugement : Lecture du jugement et des peines.

D. Les voies de recours


Appel
Définition : Contestation du jugement rendu en première instance.
Objet : Re jugement de l’affaire par une cour d’appel.

Pourvoi en cassation
Définition : Recours devant la Cour de cassation pour des erreurs de droit.
Objet : Vérification de la conformité du jugement aux règles de droit.

Révision
Définition : Remise en cause d’un jugement définitif en cas de faits nouveaux ou de découverte
d’erreurs judiciaires.

IV. Présentation du Parquet National Financier (PNF)

A. Création et missions
Création
Date : Créé par la loi du 6 décembre 2013.
Objectif : Lutter contre la délinquance économique et financière complexe.
Missions
Compétence : Infractions financières graves telles que la corruption, le
blanchiment, la fraude fiscale, les délits d’initiés.
Action : Conduite d’enquêtes et poursuites au niveau national et
international.

B. Organisation et fonctionnement
Organisation
Parquet : Composé de procureurs spécialisés.
Juridiction compétente : Tribunal de grande instance de Paris.
Fonctionnement
Collaboration : Avec les services de police, les douanes, et d’autres autorités
nationales et internationales.
Techniques d’enquête : Usage de techniques spéciales d’investigation,
recours aux experts, coopération internationale.
FICHE DE RÉVISION
DROIT PÉNAL DES AFFAIRES ET PROCÉDURE PÉNALE

I. INFRACTIONS DU DROIT PÉNAL DES AFFAIRES


A. Faux et usage de faux
Faux : Altération frauduleuse de la vérité dans un document ou écrit afin de causer un
préjudice.
Usage de faux : Utilisation en connaissance de cause d'un document falsifié.
Éléments constitutifs
Matériel : Falsification de la réalité (par exemple, altération de signatures, modification
de contrats).
Moral : Intention frauduleuse, volonté de tromper.

B. Escroquerie
Escroquerie : Tromperie faite pour obtenir un bien, un service ou une somme d'argent de
manière frauduleuse.
Éléments constitutifs
Matériel : Utilisation de manœuvres frauduleuses (mensonges, fausses identités, faux
documents).
Moral : Intention de tromper pour obtenir un avantage illégitime.
Sanctions : Emprisonnement et amende, en fonction de la gravité de l’escroquerie.

C. Abus de confiance
Abus de confiance : Détournement de biens ou d'argent confiés à une personne pour un
usage spécifique.
Matériel : Détournement du bien ou de l'argent.
Moral : Intention frauduleuse, volonté de ne pas restituer ou utiliser conformément aux
termes de la confiance.
Sanctions : Emprisonnement et amende, proportionnellement au montant détourné et au
préjudice causé.

D. Recel
Recel : Détention, utilisation ou dissimulation de biens obtenus par une infraction.
Matériel : Possession, utilisation ou dissimulation de biens provenant d’un crime ou d’un
délit.
Moral : Connaissance de l’origine frauduleuse des biens.
Sanctions : Emprisonnement et amende, selon la nature et la gravité

II. Infractions du droit pénal des sociétés


A. Surévaluation frauduleuse d’un apport en nature
Surévaluation des biens apportés en nature à une société pour augmenter artificiellement
le capital social.
Matériel : Évaluation incorrecte et exagérée des apports en nature.
Moral : Intention de tromper les associés ou les tiers sur la valeur réelle du capital social.
Sanctions : Emprisonnement et amende, proportionnellement à l'ampleur de la
surévaluation.

B. Abus de biens sociaux ou de crédit


Utilisation des biens, du crédit ou des pouvoirs de la société à des fins personnelles,
contraires à l’intérêt social.
Matériel : Usage détourné des biens ou du crédit de la société.
Moral : Intention de servir des intérêts personnels ou de tiers au détriment de la société.
Sanctions : Emprisonnement et amende, pouvant inclure l’interdiction de gérer une
entreprise.

C. Distribution de dividendes fictifs


Distribution de dividendes en l’absence de bénéfices distribuables.
Matériel : Distribution de dividendes sans profits ou en violant les règles comptables.
Moral : Intention de tromper les actionnaires ou d’attirer de nouveaux investisseurs de
manière frauduleuse.
Sanctions :Emprisonnement et amende, selon la gravité de la fraude.

D. Présentation ou publication de comptes ne donnant pas une image fidèle


Présentation de comptes sociaux inexactes ou falsifiées, ne reflétant pas la réalité
économique de l'entreprise.
Matériel : Falsification des comptes annuels, omission d’éléments importants.
Moral : Intention de tromper les actionnaires, les créanciers ou les autorités de
régulation.
Sanctions : Emprisonnement et amende, pouvant inclure des sanctions professionnelles.
FICHE DE RÉVISION
DROIT PÉNAL DES AFFAIRES ET PROCÉDURE PÉNALE
I. Autres infractions relatives au rôle du Commissaire aux Comptes

A. Définition et rôle
Commissaire aux Comptes (CAC) : Professionnel indépendant chargé de vérifier les comptes d’une
entreprise et d’en attester la régularité.

Rôle
Certification : Assurer la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes annuels.
Contrôle : Détecter les anomalies et les fraudes potentielles.

B. Infractions spécifiques
Complicité de fraude
Définition : Participation active ou passive à la falsification des comptes ou à d'autres actes
frauduleux.
Sanctions : Emprisonnement et amende, perte de la certification professionnelle.

Défaut de révélation des faits délictueux


Définition : Omission de signaler aux autorités compétentes des irrégularités graves découvertes
lors de l’audit.
Sanctions : Emprisonnement et amende, sanctions disciplinaires par l’ordre des commissaires aux
comptes.

Fausse certification des comptes


Définition : Attestation de comptes inexactes ou falsifiées, en connaissance de cause.
Sanctions : Emprisonnement et amende, interdiction d’exercer la profession.

C. Responsabilité et sanctions
Responsabilité pénale

Base légale : Responsabilité engagée en cas de manquement grave aux devoirs de contrôle et de
certification.
Sanctions : Emprisonnement, amendes, interdictions professionnelles.
Responsabilité civile : Indemnisation des victimes pour les préjudices subis en raison des
manquements du commissaire aux comptes.
FICHE DE RÉVISION
DROIT DE LA CONCURRENCE

I. Présentation des acteurs


A. L'Autorité de la concurrence
L'Autorité de la concurrence est une autorité administrative indépendante en France, chargée de veiller
au respect de la concurrence sur les marchés.
Contrôle des pratiques anticoncurrentielles : Détection et sanction des ententes et des abus de
position dominante.
Contrôle des concentrations : Autorisation ou interdiction des fusions et acquisitions pouvant nuire
à la concurrence.
Avis et recommandations : Émettre des avis sur des questions de concurrence et proposer des
réformes.

Pouvoirs
Investigations : Enquêtes, perquisitions, auditions.
Sanctions : Imposition d’amendes, injonctions de cesser des pratiques anticoncurrentielles.
Décisions : Autorisation ou interdiction des opérations de concentration

B. La Commission européenne
La Commission européenne est l'organe exécutif de l'Union européenne, responsable de la mise en
œuvre des politiques de l'UE, y compris la politique de concurrence.
Application du droit de la concurrence : Veille à la mise en œuvre uniforme des règles de
concurrence dans l'UE.
Contrôle des pratiques anticoncurrentielles : Détection et sanction des ententes et des abus de
position dominante au niveau communautaire.
Contrôle des concentrations : Examen des fusions et acquisitions ayant un impact sur le marché
intérieur européen.
Pouvoirs
Investigations : Enquêtes, inspections sur place, demandes de renseignements.
Sanctions : Amendes, injonctions de cesser les pratiques anticoncurrentielles.
Décisions : Autorisation, interdiction ou conditions imposées aux opérations de concentration.

II. Pratiques anticoncurrentielles


A. L'entente et l'abus de position dominante en droit interne et communautaire
Accord ou concertation entre entreprises visant à restreindre ou fausser la concurrence sur le marché.
Exemples : Fixation des prix, répartition des marchés, limitation de la production.
Sanctions : Amendes, invalidation des accords, injonctions de cesser les pratiques.

Abus de position dominante


Comportement d’une entreprise en position dominante visant à éliminer ou à restreindre la
concurrence.
Exemples : Prix prédateurs, refus de vente, exclusivités, discrimination tarifaire.
Sanctions : Amendes, injonctions de modifier les pratiques, supervision continue.

B. L'action en concurrence déloyale en droit interne


Concurrence déloyale : Pratiques commerciales déloyales ou trompeuses entre concurrents visant à
détourner la clientèle ou à nuire à la réputation d'une entreprise.

Exemples
Dénigrement : Diffusion de fausses informations pour nuire à un concurrent.
Imitation : Reproduction servile des produits ou signes distinctifs d'un concurrent.
Parasitisme : Profiter indûment des investissements ou de la réputation d'un concurrent.

Sanctions :Réparation du préjudice : Dommages-intérêts.


Injonctions : Cesser les pratiques déloyales, rectification des informations diffusées.

III. Contrôle des concentrations en droit interne et communautaire


A. Contrôle en droit interne
Autorité compétente
Autorité de la concurrence : Responsable du contrôle des opérations de concentration en France.

Procédure
Notification préalable : Les entreprises doivent notifier l'Autorité de la concurrence avant de
procéder à une fusion ou acquisition.
Examen : Analyse de l'impact de l'opération sur la concurrence.
Décision : Autorisation, autorisation sous conditions, ou interdiction de l'opération.

Critère d’évaluation
Impact sur la concurrence : Risque de création ou de renforcement d'une position dominante.
Bénéfices économiques : Éventuels gains d'efficacité et d'innovation.

B. Contrôle en droit communautaire


Autorité compétente
Commission européenne : Responsable du contrôle des concentrations ayant une dimension
communautaire.

Procédure
Notification préalable : Les entreprises doivent notifier la Commission européenne des opérations
de concentration dépassant certains seuils de chiffre d’affaires.
Examen : Analyse approfondie de l’impact sur la concurrence dans le marché intérieur.
Décision : Autorisation, autorisation sous conditions, ou interdiction de l'opération.

Critères d’évaluation
Impact sur la concurrence : Prévention de la création ou du renforcement de positions dominantes.
Marché pertinent : Définition des marchés affectés par l’opération.

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