OCCLUSION
L’articulateur dans l’étude
pré-prothétique en Prothèse
amovible partielle – Partie 1
Interest of the articulator in the stage of pre prosthetic
treatment in removable partial denture – Part 1
Résumé Abstract
MOTS-CLEFS : En prothèse amovible, l’articulateur est un outil The articulator is a valuable tool in the
Articulateur, prothèses précieux dans la conception et la réalisation design and manufacture prosthetic. It’s
amovibles, occlusion prothétique. Son utilisation par les praticiens et used by practitioners is often limited to
souvent limitée au montage des dents et parfois mounting teeth and sometimes occlusal
KEYWORDS: à l’équilibration occlusale. equilibration.
Articulator, removable Il présente pourtant un intérêt majeur au stade Yet, it has a major interest in pre-prosthetic
dentures, occlusion pré-prothétique en prothèse amovible. stage of treatment.
En fonction du type à adopter, l’articulateur
Depending on the type of articulator, it
permet l’analyse des paramètres occlusaux
allows the analysis of occlusal parameters
et leur matérialisation, de quantifier les
and their materialization, quantify
aménagements chirurgicaux, de les simuler, de
improvements surgical, to perform in
réaliser conformément à l’étude pré-prothétique
accordance with the preliminary prosthetic
AOS n° 276 – 2016 des prothèses transitoires, des guides
analysis, transitional surgical guides and
chirurgicaux ainsi que des dispositifs occlusaux.
occlusal devices.
Ainsi, l’étude préprothétique sur articulateur
permet de dicter le choix du type de restauration Thus, the preprosthetic study in articulator
prothétique en se basant sur des considérations can dictate the type of prosthetic restoration
esthétiques et fonctionnelles. based on aesthetic and functional
considerations.
Ce travail traite en deux parties l’intérêt de
l’articulateur au stade pré-prothétique en This work treats the interest of the
prothèse amovible partielle et en prothèse articulator in pre-prosthetic for partial and
amovible complète. Les auteurs se proposent complete dentures. The authors propose
à travers quelques illustrations cliniques de through some clinical illustrations to
mettre en exergue le rôle de l’articulateur dans highlight the role of the articulator in the
l’appréciation de la complexité des situations appreciation of the complexity of clinical
cliniques et dans la démarche analytique situations and the pre-prosthetic analysis
préalable à la reconstruction prothétique et which is capital in the success of treatment.
capitale dans la réussite du traitement.
Leila FAJRI, professeur assistant en Prothèse Adjointe. Faculté de médecine dentaire,
Rabat. Faculté de médecine dentaire de Rabat, avenue Allal El Fassi,
rue Mohammed Jazouli, Madinat Al Irfane, BP 6212, Rabat-Instituts, Maroc.
e.mail :
[email protected] Salwa BERRADA, professeur de l’enseignement supérieur en Prothèse Adjointe.
Nadia MERZOUK, professeur de l’enseignement supérieur en Prothèse Adjointe.
Chef de service de Prothèse Adjointe. Faculté de médecine dentaire, Rabat.
Publication numérique DOI: 10.1051/aos/2016034 l AOS 2016 l © EDP Sciences 1
Publié par EDP Sciences et disponible sur le site http://www.aos-journal.org ou http://dx.doi.org/10.1051/aos/2016034
Occlusion Fajri L., Berrada S., Merzouk N.
L
es articulateurs sont des dispositifs mécaniques
simulateurs de la cinématique mandibulaire.
Ils sont conçus sur la base des rapports crâ-
nio-mandibulaires et des mouvements spécifiques
à l’articulation temporo-mandibulaire (ATM). Ils
permettent, en fonction de leur capacité de program-
mation, de s’approcher de la réalité de la dynamique
mandibulaire du patient (fig. 1) [1].
PLACE DE L’ARTICULATEUR
EN PHASE PRÉ-PROTHÉTIQUE
L’articulateur présente un intérêt indéniable en pro-
thèse amovible. Son intérêt revêt plusieurs aspects : Fig. 1 : Articulateur semi-adaptable Quick Master.
Outil de diagnostic
L’étude du cas clinique sur articulateur, permet d’éta-
blir un diagnostic s’inscrivant dans le cadre d’une dispositif occlusal (type gouttière) dans le traitement
analyse occlusale pré-prothétique, pré-orthodontique des dysfonctionnements temporo-mandibulaires [2].
et pré-implantaire.
L’appréciation de la difficulté du cas clinique et l’orien-
tation des alternatives thérapeutiques seront jugées CLASSIFICATION
suite aux modifications prospectives des courbes de DES ARTICULATEURS
compensation (par addition ou soustraction) ou bien
après set up orthodontique ou chirurgical. L’utilisation de l’arc facial permet de transférer la
Par ailleurs, la simulation du projet prothétique au position du maxillaire sur articulateur selon la même
travers des cires de diagnostic, permet de réaliser la position qu’il occupe par rapport à la base du crâne.
maquette conceptuelle du traitement envisagé ainsi L’articulateur est dit alors anatomique (fig.2a, 2b).
que les éléments prothétiques provisoires fixés ou La situation du modèle dans le sens antéropostérieur,
amovibles, nécessaires lors de la phase des thérapeu- se fait le plus fréquemment selon l’axe bicondylien
tiques pré-prothétiques. (axe charnière), et selon les points infra-orbitaires
dans le sens vertical.
Outil thérapeutique On distingue trois types d’articulateurs en fonction
Dans le cas où une chirurgie de résection ou de la reproduction des pentes condyliennes et des
implantaire est envisagée, la préparation du guide angles de Bennett selon des trajectoires rectilignes ou
radiologique ou chirurgical nécessite le recours à curvilignes (se rapprochant de la physiologie de l’ATM
l’articulateur, de même que lors de la réalisation d’un et des déplacements condyliens) (fig. 3).
Fig.2a : Transfert à l’aide d’arc facial sur patient. Fig. 2b : Report du transfert à l’aide d’arc facial sur articulateur.
2 © EDP Sciences l AOS 2016 l DOI: 10.1051/aos/2016034 Publication numérique
L’articulateur dans l’étude pré-prothétique en Prothèse amovible partielle – Partie 1 Occlusion
son des particularités de la surface d’appui ostéo-mu-
Les articulateurs préréglés queuse (résorption, depressibilité), ce qui permet de
Les boîtiers condyliens situés sur la branche supérieure tolérer une marge d’imprécision.
présentent des valeurs de pente condylienne (Pc)
et d’angle de Bennett (B) préétablies et fixées par le
concepteur (Pc à 40° ou 20°, inserts d’angle de Bennett PROGRAMMATION
interchangeables de 0, 10,15 ou 20°) DE L’ARTICULATEUR
Les articulateurs Elle permet de réaliser la prothèse de façon conforme
semi-adaptables (fig. 4) au concept occluso-prothétique pré-défini.
Ils autorisent un réglage des valeurs de Pc et B à l’issue En prothèse amovible partielle (PAP), des valeurs
d’enregistrements intra buccaux (mordus de cires) ou standards sont utilisées, Pc : 25° et Angle Bennett à
extra buccaux (axiographie). 15° et ce, quand les guidages antérieur et latéral sont
Le guidage antérieur peut être programmé sur articu- assurés uniquement par les dents naturelles.
lateur par orientation du plateau incisif conformément Lorsque le schéma occlusal s’inscrit dans une occlu-
à l’angulation de la pente incisive, ou par le biais de la sion équilibrée, des valeurs plus élevées de la PC : 40°
table incisive individualisée au moyen de résine (type à 50° et des valeurs plus réduites de l’angle de B : 5°,
Duralay). sont utilisées.
Les articulateurs semi adaptables de première géné- Par ailleurs, si une prothèse fixée est envisagée au
ration type Quick Master permettent, grâce à des niveau antérieur – cas de prothèse composite – la table
enregistrements intra-buccaux, de simuler de façon incisive est personnalisée pour reproduire le même
sommaire la cinématique mandibulaire en repro- guidage aussi bien à la phase des prothèses provisoires
duisant les trajectoires rectilignes des déplacements qu’à la phase des prothèses définitives.
condyliens (inserts rectilignes). La programmation réelle par axiographie, sera réservée
Les secondes générations type SAM II, Master de Fag, aux cas avec problèmes articulaires, ou en cas de res-
présentent l’avantage de reproduire de façon plus tauration d’un guide antérieur ne présentant aucune
précise les déplacements condyliens par des inserts référence occlusale préalable.
curvilignes [3]. Si le guidage antérieur est faible, la programmation
des déterminants postérieurs de l’articulateur devient
Les articulateurs adaptables nécessaire pour une meilleure gestion des contacts
Ils ont une conception qui autorise la programmation postérieurs conformément au concept occlusal. Le
de leurs déterminants postérieurs condyliens dont la choix des ailes de Bennett se fait en fonction de l’âge
pente condylienne, l’angle de Bennett et le déplace- du patient ou encore des données de l’axiographie
ment latéral immédiat. (exemple Quick Axis).
Leur mise en œuvre compliquée les réserve à la Dans le cas où la dimension verticale d’occlusion est
recherche et à l’expérimentation. à modifier, sa validation clinique est impérativement
En prothèse amovible, un articulateur semi-adaptable précédée de l’étude sur articulateur en tenant compte
est considéré comme étant largement suffisant, en rai-
Fig. 3 : Boitier d’insert de Bennett avec différentes angulations, formes rectilignes et
curvilignes. Fig. 4 : Boitier condylien avec Pc programmable.
Publication numérique DOI: 10.1051/aos/2016034 l AOS 2016 l © EDP Sciences 3
Occlusion Fajri L., Berrada S., Merzouk N.
des paramètres occlusaux tels : l’espace prothétique, absence), d’analyser les rapports inter-arcades (fig. 7),
les rapports antérieurs [1, 4, 5]. d’apprécier l’espace prothétique disponible [6] et enfin
d’envisager une équilibration occlusale sur les modèles
Étude pré-prothétique en plâtre pour simuler et quantifier les améloplasties
La spécificité occlusale de la prothèse amovible par- en bouche.
tielle réside dans les désordres occlusaux qui affectent
toutes les fonctions occlusales. Ce phénomène se
trouve exacerbé par l’absence ou la mauvaise compen- L’ANALYSE OCCLUSALE
sation des édentements. C’est pour cela que le facteur
occlusal est considéré comme une problématique Elle est réalisée sur l’articulateur qui permet une
majeure. meilleure visibilité des rapports occlusaux statiques
Ainsi, sont souvent constatées : des prématurités en et dynamiques, en évitant les limites cliniques
relation centrée entraînant une différence de dimen- représentées par les obstacles : langue et téguments
sion verticale avec celle d’occlusion d’intercuspidie (lèvres, joue). Il autorise ainsi une étude plus pré-
maximale, des égressions compensatrices, des abra- cise des paramètres occlusaux. Par ailleurs, l’étude
sions, des malpositions diverses, essentiellement les sur articulateur permet de s’affranchir de la fatigue
versions mésiales des dents cuspidées. Ce contexte musculaire et des réflexes d’évitement occasionnés
s’oppose ainsi à l’intégration occlusale de la future lors des mouvements cliniques de guidage sur
réhabilitation prothétique. patient et qui sont source d’imprécision et de perte
Le recours à l’articulateur se fait dans le cadre d’une de temps.
analyse complémentaire des déterminants occlusaux L’analyse sur articulateur comprend alors l’évaluation :
notés lors de l’examen clinique. ❱ du calage occlusal : l’instabilité de l’occlusion d’in-
En effet, l’analyse des moulages montés sur articula- tercuspidie maximale (OIM) fait que cette dernière
teur en RC, grâce à la cire de centrée (Fig. 5, fig. 6), est difficile à retrouver par simple affrontement des
va permettre : d’analyser les courbes d’occlusion en modèles et nécessite un montage sur articulateur,
conformité avec les exigences esthétiques et fonc- ❱ du centrage : afin de comparer la position mandibu-
tionnelles, d’analyser les contacts occlusaux (ou leur laire en OIM à celle en occlusion de relation centrée
Fig. 6 : Cire de centrée d’épaisseur minimale et non perforée.
A
B
Fig. 5 : transfert d’un enregistrement de la RC sur articulateur. Fig. 7 : Rapports inter-arcade sur articulateur.
4 © EDP Sciences l AOS 2016 l DOI: 10.1051/aos/2016034 Publication numérique
L’articulateur dans l’étude pré-prothétique en Prothèse amovible partielle – Partie 1 Occlusion
(ORC). La double base engrenée permet de s’assurer
de la validité de l’enregistrement en relation centrée
(fig. 8) et de vérifier la fidélité de reproduction des
données occlusales cliniques sur articulateur,
❱ et du guidage : afin d’objectiver les trajectoires de
guidage et les interférences en propulsion et en
latéralité.
En bref, l’analyse occlusale sur articulateur a
plusieurs intérêts :
❱ validation de la position de relation centrée,
❱ comparaison OIM-ORC,
Fig.8 : Double base engrenée sur modèle maxillaire pour le
❱ situation et orientation du plan d’occlusion, contrôle de la répétitivité de la relation centrée.
❱ simulation approchée de la dynamique du
patient à partir de la position de relation SITUATION DU PLAN
centrée
❱ simulation des modifications de la dimension
D’OCCLUSION
verticale d’occlusion (DVO)
❱ validation de la décision thérapeutique grâce à L’évaluation des courbes fonctionnelles (constituant
la simulation et matérialisation des différentes le plan d’occlusion) et leur correction constitue un
propositions thérapeutiques [7,8, 9, 10]. impératif déterminant dans le respect du concept
occlusal choisi.
Ainsi au stade pré-prothétique, des corrections inté-
L’utilisation d’un articulateur est souvent impérative, ressant les structures dentaires et ostéo-muqueuses
mis à part évidemment des cas d’édentations encas- peuvent s’imposer pour resituer un niveau et une
trées de faible étendue. orientation adéquate du plan d’occlusion.
Le transfert des moulages d’étude s’effectue en Nombreuses sont les techniques décrites dans la litté-
relation centrée, puis suit l’analyse occlusale. On rature, et qui permettent d’évaluer les perturbations
distingue alors sur le plan chronologique deux étapes du plan d’occlusion (PO) dont la calotte manuelle,
principales : la calotte montée sur articulateur et la technique du
❱ objectivation des anomalies occlusales en OIM et drapeau (fig. 9).
ORC avec appréciation du centrage, du calage et
guidage (antérieur et latéral) ;
❱ et analyse de la dimension verticale en OIM et en
ORC.
À ce stade, s’effectue la comparaison des positions en
RC et OIM.
Les modèles sont montés à une dimension verticale
donnée en relation centrée (DVRC).
La libération des boîtiers condyliens et de la tige inci-
sive permet de retrouver la relation d’intercuspidie
maximale du patient sur articulateur.
La fixation de la tige incisive donne une nouvelle valeur
de dimension verticale qui est la dimension verticale
d’occlusion d’intercuspidation maximale (DVIM). Les
boîtiers condyliens sont à nouveau figés en relation
centrée afin de préciser les rapports pointe de la tige
incisive et plateau incisif.
Tout contact de la tige, signale l’absence de prématu-
rités lors du passage de la relation centrée à l’OIM. À
l’opposé, l’absence de contact de la tige avec le plateau
incisif révèle l’existence de prématurités en relation Fig. 9 : Plan d’occlusion reporté sur maquettes d’occlusion par
centrée. technique de drapeau.
Publication numérique DOI: 10.1051/aos/2016034 l AOS 2016 l © EDP Sciences 5
Occlusion Fajri L., Berrada S., Merzouk N.
La technique du drapeau sommet de la canine (ou à proximité de l’angle distal
Elle se base sur le fait que le PO est une portion d’un si celle-ci est abrasée), soit au niveau du dentalé.
cercle dont le centre est situé au niveau de l’apophyse Enfin la pointe de ce même compas est positionnée
Cristagalli. Ce centre est reporté sur un drapeau à l’intersection des deux arcs pour tracer la portion
(recouvert de papier millimétré) placé au niveau de de cercle matérialisant la courbe de Spee et tracer la
la branche supérieure de l’articulateur (plan sagittal courbe d’occlusion idéale sur le modèle mandibulaire
ou sur le même plan vertical que l’hémi-arcade à (fig.10a, b, c, d).
réhabiliter) [11]. Il peut arriver que la courbe de Spee tracée soit irréa-
La détermination du rayon de courbure de la sphère, lisable cliniquement de par sa situation par rapport
peut se faire selon une formule mathématique issue aux dents ou à la gencive marginale. Le praticien
d’une analyse céphalométrique comme le préco- peut alors déplacer la pointe du compas sur l’une des
nise J.D. Orthlieb (approche personnalisée adaptée courbes antérieure ou postérieure afin de trouver un
au patient), ou plus simplement, en mesurant la meilleur compromis et optimiser l’exploitation de ce
distance qui sépare le dentalé (milieu inter-incisif plan d’occlusion [12].
inférieur) du centre du condyle selon la technique Cette technique exige le transfert par arc facial et per-
de Wadsworth. met une évaluation personnalisée du plan d’occlusion.
Une fois les branches du compas écartées à cette dis- Elle est à préférer par rapport à la méthode décrite par
tance, le praticien trace au niveau du drapeau deux arcs Broadrick, qui se base sur une valeur fixe et invariable
de cercle : un premier arc avec la pointe du compas de rayon de courbure (10,4 cm) ne pouvant donc pas
placé au niveau du condyle et un deuxième arc avec s’adapter à toutes les situations cliniques [13, 14, 15,
la pointe du compas positionnée soit au niveau du 16, 17].
A B
C D
Fig.10a : Compas ouvert à la distance personnalisée dentalé-boule condylienne. Fig.10c : Tracé du 2e arc de cercle à partir du dentalé.
Fig.10b : Tracé du 1er arc de cercle à partir du condyle. Fig.10d : Tracé du plan d’occlusion idéal.
6 © EDP Sciences l AOS 2016 l DOI: 10.1051/aos/2016034 Publication numérique
L’articulateur dans l’étude pré-prothétique en Prothèse amovible partielle – Partie 1 Occlusion
PROJET PROTHÉTIQUE ❱ d’être à l’origine des prothèses transitoires qui vont
ET CIRES DE DIAGNOSTIC servir lors des thérapeutiques de mise en condition,
avec phase de temporisation et validation esthétique
La matérialisation du projet prothétique au niveau des et fonctionnelle,
modèles s’effectue par : ❱ enfin, de communiquer au laboratoire les paramètres
❱ simulation des coronoplasties, occlusaux et esthétiques afin de les reproduire dans
❱ simulation des set up orthodontiques, la prothèse définitive [18, 19].
❱ et réalisation des cires de diagnostic sous forme de
wax up sur les dents nécessitant une restauration
fixée (à recouvrement complet ou type onlay), et de En bref, l’analyse pré-prothétique sur articu-
montage directeur au niveau des secteurs édentés lateur permet :
(fig. 11a, b, c). ❱ l’analyse des paramètres occlusaux d’un point
Ce projet prothétique simulé, véritable maquette dia- de vue statique et dynamique,
gnostique, va permettre ainsi : ❱ l’évaluation de l’espace prothétique dispo-
❱ d’établir une démarche méthodique et rationnelle nible et objectivation des rapports inter-ar-
dans la conception et l’établissement du plan de cades,
traitement, ❱ la matérialisation du projet prothétique au
❱ d’assurer la communication avec le patient et garantir moyen des simulations de meulage et des
son consentement éclairé et son engagement dans le cires de diagnostic en accord avec le schéma
traitement, occluso-prothétique et les impératifs esthé-
❱ de matérialiser le schéma occluso-prothétique tiques,
adopté ; ❱ et l’établissement du plan de traitement
❱ d’orienter les aménagements pré-prothétiques rela- approprié en précisant les thérapeutiques
tifs au plan d’occlusion et à l’insertion prothétique pré-prothétiques envisagées.
(préparation des surfaces de guidage et de calage),
Fig. 11a : Situation initiale des courbes occlusales.
B C
Fig.11b : Montage directeur après rectification des égressions Fig.11c : Wax up sur 27 et montage directeur.
dentaires.
Publication numérique DOI: 10.1051/aos/2016034 l AOS 2016 l © EDP Sciences 7
Occlusion Fajri L., Berrada S., Merzouk N.
Bibliographie
[7] Marguelles-Bonnet R, Yung JP. Pratique [14] Louis JP, Neigert M, Babel L.
de l’analyse occlusale et de l’équilibration. CdP Détermination et réalisation du plan occlusal
édit, Rueil-Malmaison, 1984. en prothèse adjointe partielle. Questions
Odonto-Stomatol 1984; 2: 101-108.
[8] 0rthlieb JD, Brocard D, Schittly J, Maniere-
[1] Dupas PH. Les articulateurs semi- Ezvan A. Occlusodontie pratique. CdP édit, [15] Schittly J, Carlier JF. Le plan de référence
adaptables. Comment? Pourquoi? Quand? CdP Rueil-Malmaison, 2000. occlusal en prothèse partielle amovible. Inf
édit, Rueil-Malmaison, 1995. Dent 1992; 74 (8): 555-564.
[9] Giraudau A, Bezzina S, Re JP, Santoni P,
[2] Eclassan R, Champion J, Eclassan-Noirrit E, Kordi M. L’analyse occlusale sur articulateur : [16] Schittly J, Borel JC, Exbrayat J. L’occlusion
Guyonnet JJ. Plan de traitement en prothèse quand et pourquoi ? Cah Proth 2004; 218: 9-20. en prothèse amovible partielle. Réal Clin 1995;
partielle adjointe. Encycl. Med. Chir., 6(4): 447-465.
[10] Descamps F, Picart B, Graux F, Dupas PH.
Odontologie, 23, 310-E-10, 2003.
Analyse occlusale et simulation du projet [17] Santoni P, Biscarat F, Gotusso T. Plan
[3] Hüe O. Manuel d’occlusodontie. Masson prothétique sur articulateur. Cah Proth 2002; d’occlusion prothétique et montage des dents.
édit, Paris, 1992. 120: 53-65. Stratégie Prothét 2002; 2(2): 101-110.
[4] Dowekd R. Utilisation d’un articulateur. [11] Tirlet G, Robert C, Barety J. Restauration [18] Margerit J, Joullie K, Nublat C, Vieville F.
Pourquoi? Quand? Comment ? Réal Clin 1993; d’une courbe occlusale: la technique du Le montage directeur: matérialisation des
12: 135-152. drapeau. Réal Clin 1993; 44: 199-210. différents paramètres occlusaux en PAP.
Stratégies Prothét 2002; 2(l): 41-51.
[5] Borel JC, Schittly J, Exbrayat J. Manuel de [12] Dupas PH. L’analyse occlusale avant,
prothèse amovible. Masson édit, Paris, 1994. pendant, après. CdP édit, Rueil-Malmaison, 2004. [19] Santoni P. Maîtriser la prothèse amovible
partielle. CdP édit, Rueil-Malmaison, 2004.
[6] Turlay C. Situations occlusales [13] Hue O, Berteretche MV. L’aménagement
préprothétiques: pourquoi et comment du plan occlusal en prothèse adjointe
intervenir ? Cah Proth 2000; 112: 7-23. unimaxillaire. Réal Clin 1997; 8: 423-433.
8 © EDP Sciences l AOS 2016 l DOI: 10.1051/aos/2016034 Publication numérique