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Leaflet Peau Et Galenique-Fr

La peau, organe le plus grand du corps humain, représente 16% de son poids total et joue un rôle crucial dans la protection et l'hydratation de l'organisme. Composée de plusieurs couches, notamment l'épiderme, le derme et l'hypoderme, elle contient des lipides essentiels à sa fonction de barrière hydrique. Les déséquilibres dans la composition lipidique peuvent entraîner des problèmes cutanés tels que la sécheresse et la déshydratation.

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La peau, organe le plus grand du corps humain, représente 16% de son poids total et joue un rôle crucial dans la protection et l'hydratation de l'organisme. Composée de plusieurs couches, notamment l'épiderme, le derme et l'hypoderme, elle contient des lipides essentiels à sa fonction de barrière hydrique. Les déséquilibres dans la composition lipidique peuvent entraîner des problèmes cutanés tels que la sécheresse et la déshydratation.

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la
nt,
us
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Peau

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et
galénique
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tôt
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de
ent
es
…).
es

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1  appels anatomique
R Ce
et physioptahologique for
àl
La peau constitue l’organe le plus grand du corps humain : elle représente 16% de La
son poids total. Composée de plusieurs couches de tissus, elle forme une barrière de leu
protection de l’organisme contre le milieu extérieur, mais assure également d’autres de
fonctions vitales
D’un point de vue chimique, la peau comprend en moyenne :
- 70% d’eau
- 27,5% de protéines
- 2% de matières grasses
- 0,5% de sels minéraux et oligo-éléments
Elle est constituée de trois couches de tissus :
- l’épiderme, la couche superficielle
- le derme, couche intermédiaire
- l’hypoderme, couche profonde

L’épiderme est caractérisé par une organisation en strates correspondant à un état


de différenciation croissant des kératinocytes, de la zone la plus profonde (stratum
basale) à la zone la plus superficielle (stratum corneum), au sein de laquelle
des éléments anucléés (cornéocytes) sont inclus dans une structure lipidique
extracellulaire multilamellaire, le ciment intercornéocytaire, responsable de la fonction
de barrière hydrique de la peau.
Le
STRUCTURE SCHÉMATIQUE DE L’ÉPIDERME qu
Le
Stratum corneum niv
ave
Stratum granulosum int

Stratum spinosum

Couche basale

Aspect du Stratum Corneum en microscopie Structures lipidiques en multifeuillets


électronique (x 1 200) séparant deux cornéocytes ( x 300 000)

D’après
Swartzendruber
D’après D.C., et coll. J.
Goldsmisth L.A. Invest Dermatol,
1991 Oxford 1989, 134 :
University Press 460-464

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Cette matrice lipidique est composée de céramides, cholestérol et acides gras
formant un empilement successif de phases lamellaires orientées de façon parallèle
à la surface de la peau.
de La différenciation des kératinocytes s’accompagne de profondes modifications de
de leur métabolisme lipidique, et de la composition en lipides des différentes couches
es de l’épiderme.

Stratum corneum Mur de briques

Composantes Composantes
Cornéocytes Briques
Lipides lamellaires Ciment
intercornéocytaires

tat
um
lle
ue
on

Le ciment intercellulaire contient toujours les mêmes composants dans des


quantités et des qualités variables.
Le rôle prépondérant des céramides, dont certains ne sont retrouvés qu’à ce
niveau, dans la fonction de barrière hydrique de la peau, est discuté en relation
avec les particularités structurales qu’ils induisent au niveau de la barrière lipidique
intercornéocytaire.

près
uber
ll. J.
atol,
34 :
464

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Tableau 1. Évolution du pourcentage des différents lipides en fonction de la différenciation progressive des
kératinocytes, de la zone profonde (basale/épineuse) à la couche cornée, la plus superficielle, en passant par la La
couche granuleuse, au niveau de laquelle les lipides sont stockés au sein des corps d’Olland. On notera la chute de
du taux de phospholipides, l’augmentation des céramides, des acides gras libres et des stérols non estérifiés, L’e
ainsi que le taux le plus élevé des glucosylcéramides (acylglucosylcéramides) au niveau de la couche granuleuse
(où ils servent à la constitution des structures lipidiques empilées), et leur quasi-disparition dans la couche cornée
àt
(d’après Lampe et al. [40]). pe
no
Composition Basale/Épineuse Couche granuleuse Couche cornée pa
Phospholipides 44,5 ± 3,4 25,3 ± 2,6 6,6 ± 2,2 qu
Cholestérol sulfate 2,6 ± 3,4 5,5 ± 1,3 2,0 ± 0,3
Le
Lipides neutres 51,0 ± 4,5 56,5 ± 2,8 66,9 ± 4,8 Ce
Stérols libres 11,2 ±1,7 11,5± 1,1 18,9± 1,5 ou
Acides gras libres 7,0 ± 2,1 9,2 ± 1,5 26,0 ± 5,0
da
de
Triglycérides 12,4 ± 2,9 24,7 ± 4,0 Variable
d’a
Stérol/esters gras 5,3± 1,3 4,7 ± 0,7 7,3± 1,2 mi
Squalène 4,9± 1,1 4,6 ± 1,0 6,5 ± 2,7
n-alkanes 3,9 ± 0,3 3,8 ± 0,8 8,2 ± 3,5
Sphingolipides 7,3± 1,0 11,7±2,7 24,4 ± 3,8
Glucosylcéramides 3,5 ± 0,3 5,8 ± 0,2 Trace
Céramides 3,8 ± 0,2 8,8 ± 0,2 24,4 ± 3,8

Total 99,1 101,1 99,9

D’après John Libbey text. Article de Jean-claude Mazières 2007

L’eau et la peau
Ce
du
La peau constitue une interface entre l’organisme et l’environnement extérieur et à ce da
titre, elle est non seulement protectrice vis-à-vis de la pénétration d’éléments chimiques no
ou microbiens mais elle doit aussi assurer le maintien du milieu physiologique de
l’organisme en limitant les déperditions hydriques. Sur ce dernier point, la couche Da
la plus superficielle de l’épiderme, le stratum corneum, participe de façon et
majeure à une homéostasie osmotique dont le rôle est de maintenir un La
gradient hydrique et ainsi, de réduire les effets dessicatifs dus à l’environnement. ave
Dans les conditions physiologiques, la teneur en eau dans la partie superficielle de ba
l’épiderme varie de 70 à 30% en passant des dernières couches vivantes (stratum pe
granulosum) au stratum corneum. Elle baisse encore dans les toutes dernières couches de
cornéocytaires pour atteindre 15%. de

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des
r la La mobilité de l’eau dans la peau constituent les mécanismes de l’hydratation et
ute de la déshydratation.
fiés, L’eau diffuse passivement de la couche de Malpighi vers la couche cornée, puis
use
née
à travers la couche cornée vers l’extérieur. Cette diffusion est inapparente, c’est la
perspiration insensible ou perte insensible en eau (P.I.E.). Dans des conditions
normales, avec une barrière cutanée intègre, la P.I.E. est de 5gr/m²/heure. Il ne faut
pas confondre la perte insensible en eau avec la sudation et la sécrétion sébacée,
qui sont de causes différentes.

Les facteurs retenant l’eau dans la couche cornée.


Ce sont des substances intracellulaires appelées « Natural Moisturizing Factors »
ou N.M.F. (Facteurs Naturels d’Hydratation). Ils se forment lors de la transformation,
dans la couche granuleuse, des kératinocytes en cornéocytes et de la transformation
de la Profilaggrine en Filaggrine. Les N.M.F. naturels sont composés de l’Urée,
d’acides aminés, d’acides pyrrolidone carloxylique, d’acides lactiques, d’ions
minéraux, des sucres (Hexoses, pentoses).

GRADIENT DE CONCENTRATION EN EAU


Air

H2O

Eau

Cette capacité à maintenir un équilibre hydrique provient directement de la structure


du stratum corneum, par ses cellules aplaties kératinisées, les cornéocytes, empilés
ce dans la matrice lipidique composée de céramides, cholestérol et acides gras comme
es nous l’avons vu plus haut.
de
he Dans un état de sècheresse, la teneur en eau dans les couches superficielles diminue
on et le stratum corneum tend à se rétracter et à perdre ses propriétés mécaniques.
un La peau devenue dure et rugueuse se traduit par une sensation d’inconfort
nt. avec tiraillement. A un stade plus sévère, le stratum corneum perd sa qualité de
de barrière ce qui déclenche notamment les réponses suivantes : augmentation de la
um perspiration intra-épidermique, prolifération kératinocytaire excessive, modification
es de l’arrangement supramoléculaire de la matrice lipidique. Cliniquement, la peau
devient plus épaisse et squammeuse la rendant plus sujette aux craquelures.

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Les liens entre Stratum Corneum (couche cornée), perte insensible en eau Le
et barrière cutanée. ce
Si le Stratum Corneum est altéré par une affection dermatologique ou une agression 1
externe, on assiste à une perte de porosité et une augmentation de La Perte 2
Insensible en Eau. Ainsi, pour une peau atopique (sur peau sèche non eczématisée) 3
la Perte Insensible en Eau et de 18 gr/m²/heure contre 5 gr/m²/heure pour une peau 4
normale. Il en est de même sur une peau normale si la température externe est forte 5
et l’humidité faible. La Perte Insensible en Eau est le reflet de la barrière cutanée.
L’u
Il p
Le film Hydro lipidique de
ca
À la surface de la peau se trouve le film hydrolipidique qui va venir renforcer la notion pe
de barrière et qui intervient dans les échanges entre la peau et l’extérieur.
La surface de la peau est recouverte par ce que l’on appelle un film hydrolipidique,
à savoir une émulsion d’eau (hydro) et de graisse (lipos). Sa principale fonction
Pe
consiste à agir comme une barrière externe pour défendre le corps contre les et
bactéries et les champignons. De plus, il conserve sa souplesse à la peau. La
Dans une peau saine, l’équilibre dé
entre la composante grasse et la dé
composante aqueuse demeure
intact. La quantité et la composition •L
du film hydrolipidique varient selon Le
les parties du corps mais également n’y
en fonction des facteurs exogènes fra
et endogènes, tels le moment de pa
la journée, la saison, l’humidité de de
l’air, l’alimentation, le stress et la Ce
maladie. gé

Composition du film hydrolipidique •L


L’analyse de la structure de la peau et du processus de kératinisation indique la C’e
présence des substances suivantes à la surface de la peau : es
• Transpiration et lipides sébacés l’at
• Substances provenant du processus de cornification (produits de la dégradation en
des protéines) La
• Cellules cornées en train de se détacher fac
• Eau provenant des couches les plus profondes qui est arrivée à la surface (eau ma
transépidermique, transpiration insensible)
• Tr
On
dir

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au Les composants suivants forment à la surface de la peau un film protecteur sans
cesse renouvelé :
on 1 • Transpiration
rte 2 • Lipides sébacés
e) 3 • Cornéocytes en train de se détacher
au 4 • Cellules en cours de cornification
rte 5 • Eau transépidermique

L’une des fonctions du film hydrolipidique consiste à repousser les corps étrangers.
Il permet également de maintenir la souplesse de la peau. Grâce à la présence
de composants faiblement acides, tels que l’acide lactique, l’acide pyrrolidone
carboxylique et les acides aminés, les constituants hydrophiles du film hydrolipidique
on peuvent former un manteau acide protecteur.

ue,
on
Peau séche, peau déshydratée
es et conduite à tenir
La qualité des constituants de l’épiderme et le Film Hydro lipidique vont donc
déterminer différents états de la peau. On parlera ainsi de peau séche ou de peau
déshydratée.

• La PEAU SÈCHE
Le film hydro lipidique n’a plus joué son rôle, il y a plus d’évaporation d’eau et il
n’y a pas assez de lipides dans l’épiderme .La peau est fine lisse et ne brille pas,
fragile, délicate, les rides et ridules peuvent être précoces. La peau tire, ne supporte
pas le savon, et rougit facilement avec le froid. Elle aura forcément tendance à la
deshydration si rien n’est fait
Cet état provient de l’insuffisance des sécrétions sébacées (sueur), de facteur
génétique, ictyose, climat ou utilisation de produits trop détergeants ou agressifs.

• La PEAU DÉSHYDRATÉE
la C’est une peau qui manque d’eau, état qui peut toucher toutes les peaux. Cet état
est réversible, origines diverses (vent, froid, excés soleil, manque d’humidité dans
l’atmosphère, produits détergeant…). Elle a encore son film hydrolipidique, la perte
on en eau est plus profonde.
La peau est terne, sans éclat, rugueuse, sans souplesse, fragile, irritable, et prend
facilement le pli. Elle a ensuite une tendance à la desquamation et à devenir séche
au mais on peut avoir une peau déshydratée sans avoir une peau très séche.

• Traitement de la sècheresse
On parle d’hydratation de la peau mais cependant, on ne peut pas apporter de l’eau
directement à l’intérieur de la peau , l’eau ne pénètre pas toute seule !!!

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Il faut soit la véhiculer dans des corps gras qui eux 2
vont s’immiscer à travers le film hydro lipidique
et pénétrer dans les couches superficielles, soit La
faire pénétrer dans le Stratum Cornéum (SC) ma
des molécules qui vont retenir l’eau, diminuer la To
Perte insensible en eau et de ce fait augmenter - L
la teneur en eau. e
- L
e
2 possibilités donc : - L
- Retenir l’eau qui est déjà dans la peau, qu’elle soit en surface (c’est le rôle du film g
hydrolipidique) ou en profondeur (c’est le rôle du ciment intercellulaire).
- Permettre à l’eau profonde de voyager vers la surface quand c’est nécessaire (rôle
du ciment intercellulaire et des membranes cellulaires.
On peut venir ainsi renforcer les couches les plus extérieures du SC avec par exemple
la vaseline dont les longues chaînes en C-26 viennent se placer en interdigitation
dans les bicouches céramidiques du stratum corneum. Cette action quasi occlusive
induit une diminution de l’évaporation de l’eau à travers le stratum corneum. On peut
obtenir des actions similaires en utilisant des esters symétriques à chaînes longues,
lesquels ont l’avantage d’être moins occlusifs que la vaseline et par conséquent plus
agréables à utiliser. Parmi les plus connus, on peut citer le myristyl myristate, le
cétyl palmitate ou l’isostéaryl isostéarate. Ces approches visant à renforcer l’aspect •2
fonctionnel des lipides intercornéocytaires dans des conditions desséchantes sont -H
généralement combinées dans des émulsions avec des humectants de nature hu
hygroscopique (qui eux vont retenir l’eau) tels que le glycérol, l’urée, du sorbitol et aq
d’autres encore. lui
On peut donc classer les agents hydratants en 3 sous-groupes en fonction de leur no
caractère lipophile.
• les occlusifs qui réduisent la perte d’eau à travers l’épiderme,
• les émollients, partiellement occlusifs et qui remplissent les interstices
intercornéocytaires
• les humectants, de nature hygroscopique, et capables d’absorber l’eau environnante.

Un produit cosmétique contenant une forte proportion d’occlusifs peut être considéré
comme gras, avec l’incorporation d’un émollient à fort pouvoir d’étalement, le produit - E
fini présentera une amélioration sensible au niveau de la texture et de la sensation à ph
l’application. (p
Un
pro

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ux 2 Les formes galéniques
ue
oit La terminologie galénique (au sens propre du terme) diffère de la terminologie
C) marketing.
la Tout est émulsion !!!
ter - Les formes « crème » et « fluide » ne signifient rien galéniquement parlant, il s’agit
en fait d’émulsions.
- La forme « crème » est évocatrice d’une émulsion riche tandis que la forme « fluide »
est évocatrice d’une émulsion légère.
- La forme « sérum » n’est pas une forme galénique ; elle correspond à une lotion, un
lm gel ou une émulsion plus ou moins épaissie, fortement concentrée en principes actifs.

ôle
DÉFINITION « physique » DE L’ÉMULSION
ple
on Mélange homogène résultant de la dispersion de 2 phases
ve non homogènes de nature différente et non miscibles
eut entre elles. Pour que le produit final soit onctueux, il faut
es, permettre une stabilisation du mélange des 2 phases par
us émulsionnant ou tensio actif.
le
ect • 2 types d’Émulsions
ont - Huile dans eau : les gouttes d’huiles (phase
ure huileuse) sont en suspension dans l’eau (phase
et aqueuse) ; l’eau forme la phase continue ce qui
lui confère des propriétés hydratantes d’où le
eur nom de phase aqueuse continue.

es

te.

éré
uit - Eau dans huile : les gouttes d’eau (de la
nà phase aqueuse) sont enfermées dans l’huile
(phase huileuse) formant un film continu.
Un film lipidique se crée sur la peau d’où les
propriétés de rémanence et d’ « effet barrière ».

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La différence entre E/H et H/E ne se voit pas de façon macroscopique ou
microscopique. Elles se différencient par leur pouvoir d’étalement, les qualités
cosmétiques, l’agrément, la sensation qu’elles procurent.
Les H/E seront plus facile à étaler, elles glissent plus, donnent une sensation plus
aqueuse, plus « mouillée », plus légère, plus fugace en fonction de leur composition,
que les E/H qui, elles nécessitent plus de massage pour les faire pénétrer, donnent
une sensation d’huile ou de beurre sur la peau, un aspect plus brillant et collant et
une « lourdeur » sur la peau.

On rencontre moins de E/H que d’H/E à cause justement de ces mauvaises qualités
cosmétiques (collant, difficulté d’étalement) et de leur faisabilité et leur stabilité. On
préfère les H/E avec lesquelles on peut jouer sur tous ces facteurs en adaptant leur
composition. Il existe un éventail large de matières premières qui permettent de jouer
sur le toucher de la formule, sa texture et son aspect visuel.
Et aussi important le choix de l’émulsionnant qui structure la formule et peut véhiculer
de l’eau de la formule ou des émollients, système de réservoir (émulsionnant formant
des cristaux liquides, ou sphérulites…) au cœur de l’épiderme.

•D
 ifférents types de textures pour ces émulsions :
Lait, émulsion, crème, baume…

Ainsi, on trouve par ordre décroissant de richesse lipidique, les baumes les eaux dans
huile E/H, les huiles dans eau H/E riches en huiles, les H/E moins riches en huiles.
Les laits et les lotions avec une large proportion d’eau et une petite quantité de corps
gras.
La différence se fait aussi au niveau de la viscosité du produit, la composition nature
et taux de phase huileuse et de la sensation plus ou moins « grasse » et aussi surtout
au toucher et pendant la phase d’étalement.

Pour des textures légères (lait, emulsion) : on privilégiera des émulsionnants


qui donneront des textures légères ou gélifiant émulsionnant, avec un taux de phase
grasse de 5 à 15% composés d’émollients au toucher léger, non gras, non huileux,
qui ne collent pas, avec un bon « glissant », pas trop de glycols collant ou d’huile type
vaseline.
Pour des textures riches (crème, baume) : on optera pour des émulsionnants
plus cireux avec lesquels on introduira des émollients ayant un toucher gras riche,
huileux, type beurre de karité, dérivé paraffinique, huile d’onagre, de carthame, des
cires d’abeille et souvent un fort taux de glycérine et de vaseline, le % de ces phases
grasses peut atteindre 40 ou 50% de la composition du produit.

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ou
és - LAIT : la texture est fluide, à très fluide (s’écoule facilement), non grasse,
généralement huile dans eau, permettant un étalement plus facile sur l’ensemble du
us corps sans trop de résidus gras (non filmogène), ne colle pas. Le produit pénètre
on, rapidement, sensation « aqueuse », « mouillée »,contient des agents émollients légers
ent qui ne collent pas, pas d’huile grasse, de cire, pas de beurre, souvent les textures
et sont gélifiés ce qui leur confèrent de la légèreté. Revendication hydratante mais avec
un taux de glycol faible pour limiter toujours le collant pour faciliter l’habillement
après application.
és - ÉMULSION : c’est une texture légère, fine, qui ne contient pas beaucoup de phase
On grasse ou des émollients avec un toucher plutôt léger, moins fluide que le lait, la
eur formule souvent destinée pour le visage, elle tient sur le bout des doigts, pénètre
uer vite, pour des revendications d’hydratation, pour les peaux grasses ou mixte. Les
émulsions sont proches des laits en terme de formulation et composition de phase
ler grasse. Sensation de confort sans avoir de résidus sur la peau, ne colle pas.
ant - CRÈME : le texture de la crème est beaucoup plus consistante, épaisse que
l’émulsion ; elle est plus riche, plus onctueuse, plus filmogène, plutôt grasse pouvant
être E /H ou H /E pour des revendications de nutrition plus ou moins importantes.
Destinées aux peaux plus sèches, ayant besoin d’être nourries, revendication anti-
déshydratation, produit pour la nuit ou pour des peaux atopiques.
- BAUME : texture très riche avec un taux d’agents nutritifs (gras) et d’huile important,
ns très filmogène pour peaux très sèches, atopiques. Les baumes peuvent avoir une
viscosité différente (plus ou moins épais). Ils sont plus rémanents que les crèmes.
ps Très onctueux. Il faut plus travailler le produit en l’étalant, plus de massage pour le
faire pénétrer.
ure
out • CERAT/ONGUENT
Les onguents et les cérats à l’origine étaient des produits anhydres (sans eau),
mélange monophasé homogène de corps gras liquides, pâteux et solides miscibles
nts entres-eux (cires, beurre, huile).
se Au fur et à mesure ces cérats ont évolué, et on a introduit de l’eau distillé de fleur ou
ux, autre, pour obtenir le « cérat de Galien », puis une version plus moderne, le COLD CREAM.
pe Ces produits sont très riches, gras, avec un pouvoir d’étalement plus restreint, d’où
leur utilisation sur des plus petites zones, parfois en couche épaisse pour nourrir en
nts profondeur.
he,
es
es GRADIENT DE POUVOIR NUTRITIF / TAUX DE PHASE « GRASSE »

LAIT ÉMULSION CRÈME BAUME CERAT/COLD CREAM

11

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FORM

ANNEXES
Définition en galénique
ÉMOLLIENT
C’est une matière première ou substance qui sert à ramollir, assouplir, adoucir la
peau, à améliorer les caractéristiques de la crème (rémanence, étalement, glissant,
collant…). Ces émollients sont de différentes natures chimiques et peuvent être plus
hydrophiles (solubles dans l’eau), légers, et ne collent pas ou plus lipophiles (soluble
dans les huiles) et donc plus gras et plus riches.
Ils peuvent donc avoir une action comme hydratant ou agent nutritifs. Ils servent à
rétablir l’équilibre physiologique de la peau et à maintenir le film hydro lipidique.
Ex. : triglyceride caprique caprylique, squalane, huiles végétales, huile de parrafine,
palmitate d’isopropyle, la glycerine…

HYDRATANT ou HUMECTANT
La fonction d’un agent hydratant est d’améliorer ou de rétablir l’hydratation de la
peau. L’hydratant, va soit maintenir soit véhiculer l’eau car ses molécules captent l’eau
de la peau ou de la formule (ex. : glycérine, sorbitol, propylène glycol,constituants
du NMF et du ciment intercellulaire, urée). Autre possibilité par une action plutôt
mécanique, une molécule occlusive peut être hydratante en évitant que l’eau ne
« fuit » la peau (plutôt antidéshydratante).
Ex. : vaseline, huile minérale, silicone…

AGENT NUTRITIF
Agent qui permet de pallier le déficit naturel de la peau en lipides, et permet de
renforcer la structure de la peau, c’est a dire d’améliorer la cohésion du ciment
intercellulaire et éviter ainsi la perte en eau et l’altération de la peau (ex. : huiles
végetales riches en acides gras essentiels (carthame, onagre, avocat, noisette…).
Triglycerides, beurre de karité, apport de constituants lipidiques de l’épiderme (cires
stérols…).

Remerciements à
Laure Moulis : Technicien galéniste conception R&D Vigoulet, Pierre Fabre
et Daniel Redoules : Responsable du département « Pharmacologie Clinique », Pierre Fabre
Copyright Fondation pour la dermatite atopique, Docteur Chantal Ségard.

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