Revue de Peche Au Cameroun
Revue de Peche Au Cameroun
DAF
PROAMME E DIPA
Mauritanie
Sénégal
Cap-Vert
Gamble
Guinée Bissau
o
Guinée
Sierra Léone
Libéria
Côte d'ivoire Guinée Equatoriale
Ghana Gabon
Togo São Tomé et Principe
Bénin Congo
Nigéria Zaire
14 Canieroun Angola
par
Moustapha Kébé
Economiste CRODT/ISRA
Kébé, M., Njock J.C. et Gallène J.- Revue sectorielle de la pêche artisanale maritime au
1993 Cameroun. Programme de Développement Intégré des Pêches Artisanales
en Afrique de l'Ouest (DIPA). 30 p. + annexes, DIPA/VP/48
Projet DIPA
FAO
B.P. 1369
Cotonou, République du Bénin
Elle a été réalisée par une équipe composée d'un économiste (chef de mission), d'un
biologiste et d'un technologiste des pêches. La mission a séjourné au Cameroun du 20 mai au
04juin 1993.
Après une présentation des principales caractéristiques du secteur des pêches maritimes
(ressource, techniques de pêche, opérateurs économiques et captures), sont analysées les
méthodes de valorisation du poisson (traitement, conservation et commercialisation). L'examen
de la politique et du plan de développement national a permis de passer en revue les
principaux programmes et projets de développement ainsi que les structures administratives
et les institutions de recherche impliquées. Enfin l'analyse des contraintes et opportunités pour
le développement du sous-secteur débouche sur l'identification des principaux indicateurs
socio-économiques retenus pour le suivi par l'Administration des pêches.
Ce travail n'est pas une fin en soi. Il se veut plutôt un premier élément dans l'élaboration
d'un réel outil de suivi permanent du sous-secteur de la pêche artisanale maritime au
Cameroun. C'est dans cette optique que le programme DIPA espère qu'il sera utilisé.
111
so \.
Page
Références bibliographiques 31
1. L Le milieu physique
La côte camerounaise fait partie du secteur central du Golfe de Guinée (baie de Biafra).
Elle s'étend sur environ 360 km entre le Nigéria (4°40'N) et la Guinée Equatoriale (2°20'N)
et est entrecoupée par un riche réseau hydrographique comprenant plusieurs systèmes fluviaux
dont les plus importants sont représentés par le Rio dei Rey, la Bimbia, ia Rivière Cameroun,
la Sanaga et le Nyong (cf. carte).
Ces fleuves se jettent dans la mer par une large zone d'estuaires occupant les deux tiers
du littorà!. Le plateai.i continental, d'une largeur de 20 milles, est recouvert par une masse
d'eau chaude (T°>25°C) et dessalée (S°/00<35°/00) d'une épaisseur de 20 à 30 m variable
suivant les endroits et les saisons. Cette couche d'eau superficielle repose sur une couche
profonde froide et salée par l'intermédiaire de la thermocline (Berrit, 1961 et 1966, Crosnier,
1964). Les apports terrigènes charriés par les cours d'eau constituent l'élément principal pour
l'enrichissement du milieu. Les espèces faisant l'objet d'une exploitation commerciale sont
réparties dans la bande côtière sur les fonds de moins de 50m (Crosnier, 1964, Njock, 1990).
Panaeides (2 %)
N. hastatus (16%)
Démersales (19%)
Pélagiques (63 %)
Ils sont principalement représentés par des espèces de crevettes se différenciant aussi
bien par leur répartition bathymétrique que par leur cycle migratoire. Ainsi, on distingue de
la côte vers le large:
a) Nematopa/aemon hastatus ou crevette d'estuaire ou njcmga. C'est i.me espèce de petite
taille (longueur maximale de 7 cm), exploitée exclusivement par la pêche artisanale sur
les fonds de 4-6m. Sa production potentielle est estimée à 15.000 t/an (SCET,1980).
2
Penaeus kerathurus ou crevette tigrée. Elle est localisée près des estuaires. Peu
abondante, elle semble présenter en mer une concentration maximum vers 12 m. Les
jeunes effectuent leur croissance dans les eaux saumâtres des lagunes et des estuaires.
Cette espèce peut atteindre 21 cm.
Parapenaeopsis atlantica. Cette espèce dont la longueur maximum est de 16 cm, est
strictement localisée dans les eaux dont la température est comprise entre 24°C et 29°C
et la salinité inférieure à 35°Ç. Ainsi au Cameroun, on ne la rencontre pas au-delà des
fonds de 30 m. Elle effectue entièrement sa croissance en mer et pénètre rarement dans
les lagunes ou en eaux saumâtres.
Pencieus notiauis. En baie de Biafra, cette espèce essentiellement concentrée sur les
fonds de 30 à 60 m, peut se rencontrer occasionnellement dans les captures effectuées
sur les profondeurs de 10 à 80 m. La croissance des stades juvéniles a lieu en estuaires
ou en lagunes et celle des stades adultes en mer où ils constituent la cible des
crevettiers de pêche industrielle. P. notialis atteint une longueur de 21 cm et a une
durée de vie de 18 mois environ.
Les campagnes océanographiques qui ont été réalisées dans les eaux camerounaises
datent de plusieurs dizaines d'années (Van Der Knaap, 1985). Les estimations de biomasse
effectuées figurent dans le tableau 2. Effectuées à bord de gros bateaux, elles n'ont pas
prospecté les zones franchement côtières où les espèces sont distribuées préférentiellement.
Dès lors les résultats ne peuvent être considérés que comme indicatifs, les évaluations de la
biomasse potentielle devant faire l'objet d'une actualisation.
Près de 200 villages et campements de pêcheurs ont été répertoriés dans les
départements côtiers (Ndian, Fako, Wouri, Sanaga Maritime et Océan) lors de l'enquête-cadre
effectuée en 1987 par la MIDEPECAM. Ce sont à la fois des points de débarquement,
3
également des ports d'attache où se fait le ravitaillement en denrées de première nécessité, des
centres de traitement des produits (fumage) et des lieux de construction et de réparation des
pirogues. Dans l'ensemble, ils sont permanents mais difficiles d'accès.
Les embarcations utilisées sont des pirogues motorisées ou non. Selon la puissance du
moteur utilisé, la législation camerounaise distingue la pêche artisanale ou traditionnelle
(pirogue non motorisée ou moteur de puissance inférieure à 30 cv et la pêche semi-industrielle
(moteur de puissance supérieure à 30 cv). Dans la présente étude, le terme pêche artisanale
désigne ces deux appellations.
J2a majorité de la flottille de pêche artisanale camerounaise est composée de trois types
de pirogues:
les monoxyles de petites tailles (3,50 m à 6,50 m environ);
les grandes pirogues monoxyles importées du Ghana pouvant atteindre 17 m et plus
de longueur et utilisées surtout pour la pêche à la senne tournante et coulissante
(w arsa);
la pirogue nigériane en planches, populaire mais manquant certainement de stabilité
de forme. Construites sur place, ces pirogues ne nécessitent pas de rivets pour
l'assemblage des bordés mais d'agrafes, "clamps" faites soit à partir de clous d'acier ou
plus communément de fils de cuivre (câbles électriques de récupération) coupés par
segments d'environ 10 cm de long pour un diamètre de 2 à 2,5 mm.
Il faut signaler les différences souvent notées entre les pirogues monoxyles classiques
c'est-à-dire simples troncs d'arbres et celles améliorées, rehaussées par une petite planche. Il
en résulte une augmentation minime de la profondeur et de la largeur de l'embarcation par les
hauts, et protégeant un peu la partie supérieure des côtés, sans que l'on puisse parler d'une
quelconque influence sur ses performances globales.
Le nombre de pirogues en activité sur le littoral camerounais est mal connu. L'enquête-
cadre de 1987 a permis de dénombrer 5.243 pirogues concentrées surtout dans les
départements de Ndian (32 % ), Wouri (22 %) et Fako (23 %) (figure 2).
La longueur de ce filet est de 400 à 800 mètres avec une profondeur de travail variant
entre 30 à 50 mètres selon les unités. Originaire du Ghana, cette technique est surtout utilisée
par les grandes pirogues de 14 à 20 m, classées selon la législation camerounaise dans la
pêche semi-industrielle. Elle permet surtout la capture de petits pélagiques (sardinelles,
ethmaloses, petits thonidés et espèces associées). Le nombre de pêcheurs embarqués varie
entre 12 à 18.
Cet engin et utilisé dans les zones de faible profondeur où la ralingue supérieure reste
en surface pendant que la ralingue inférieure touchant le fond au moment de l'opération,
permet la capture de bancs de poissons repérés à l'avance. L'efficacité en est accrue par des
coups de pagaie sur l'eau, "battue", afin d'augmenter le maillage des poissons. Les espèces
capturées sont variables: ethmaloses, sardinelles, mulets. Il peut être parfois opéré à partir
d'une pirogue monoxyle non motorisée dans les estuaires.
de maillage et grosseurs de fils selon les espèces démersales ciblées (bossu, bar, sole, dorade
grise, gros capitaine).
Destiné essentiellement à la capture des espèces pélagiques, cet engin étant fixé à
l'embarcation, l'ensemble dérive de concert pendant quelques heures (pêche de nuit). Les
espèces capturées sont surtout les ethmaloses et les sardinelles.
Il utilise le même principe que le filet dérivant de surface, mais il est conçu pour
pêcher les espèces démersales (bossus, capitaines, bars et espèces associées).
Les unités de pêche utilisant ces différents filets maillants embarquent à bord 3 ou 4
pêcheurs.
Il est utilisé près des rives et dans les estuaires, de nuit pour la capture des crevettes
juvéniles de Penaeus notialis. Poussé par deux hommes (un de chaque côté), ce filet a une
largeur de 7,5 m pour un maillage étiré de 20 mm et parfois moins, dont l'ouverture verticale
est assurée par des pieux de bois de deux mètres de haut. Il faut noter que cette pêche
représente une activité marginale sur l'ensemble de la côte camerounaise.
Généralement en monofilament, les palangrottes sont utilisées aussi bien pour la pêche
de sub-surface (petits thonidés, barracudas, et autres poissons pélagiques) que pour la pêche
démersale (carpes rouges, mérous et autres espèces associées). La sardinelle et la crevette sont
couramment utilisées comme appât.
7000
6000 -
Camerounais
5000 ± Nigérians
o LI Autres étrangers
'w 4000 +
w
w 3000 --
E
zo 2000 -
1000 H-
Ils pratiquent la pêche pendant toute l'année n'observant qu'une courte trêve d'un à deux
mois pendant la saison des pluies (août) et les fêtes de fin d'années qu'ils passent généralement
dans leur pays d'origine (Njock, 1986). Certains s'établissent avec leur famille, dans une
localité précise qui est leur village d'attache, non loin des frontières. Parmi la population des
pêcheurs étrangers il convient de distinguer deux catégories de professionnels:
- les armateurs, responsables de la gestion de l'unité de pêche (recrutement et
hébergement de l'équipage, comptabilité);
7
les pêcheurs qui sont recrutés sur place ou à partir de leur pays d'origine. Ils travaillent
sur la base d'un contrat dont la durée peut aller jusqu'à cinq ans pour la senne
to urn ante.
40 i-
35 .4-
E
zo 15
D - (N C') t (D (O N- CO C) C) - (N CO LU (D N- C) C) C) - (N C') LU (D N- (D C) D - (N
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Les armements sont des sociétés de droit camerounais ayant en principe leur bureau au
Cameroun. Mais à partir de 1990-199 1, l'on assiste à une prolifération de sociétés prête-noms
dont 6 sont en fonction en 1993. Les partenaires camerounais sont détenteurs d'agrément et
de licences alors que leurs associés, propriétaires des navires, sont installés à l'étranger où la
quasi totalité de la production est débarquée sans aucune déclaration. L'arrivée de ces
nouvelles sociétés agréées disposant de navires de pêche hauturière a coincidé avec la
signature d'un accord de pêche avec le Sénégal le 19/02/1991. L'accord de pêche avec la
Guinée Equatoriale date du 26/11/1981. Mais ce pays a demandé récemment (mai 1993) à la
partie camerounaise la transformation de cet accord de réciprocité en un accord de
compensation
L'effectif des navires enregistrés en 1992 (36) ne traduit pas la réa1té. En effet parmi
les 50 unités qui ont effectivement travaillé sur les côtes camerounaises, 14 ont débarqué leur
production à l'étranger.
90000
J
80000 J
70000 +
Q)
o
60000 / LII Importations
Prod. Tot
50000
'D
11111 Crevettes
40000
ìI P. congelé
30000
o P frais
20000
10000
-
O
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N
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Les rendements en crevettes et en poissons ont connu la même baisse que les captures
(tableau 3). Cette évolution est liée à quatre phénomènes:
2. 1. Traitement
Les techniques les plus répandues sont le fumage et le séchage. Elles restent
rudimentaire sur presque tout le pays. Leur utilisation est déterminée avant tout par les
conditions naturelles.
procédé consiste en réalité à une cuisson du poisson étalé sur un feu de bois ouvert sous une
claie à environ an mètre du sol.
Le séchage est pratiqué au nord en raison des conditions climatiques favorables (région
chaude, ensoleillée et de faible hygrométrie).
2.2. Conservation
C'est surtout dans la zone du Littoral que les conditions de conservation sont
satisfaisantes. Les usines de traitement du poisson, basées à Douala disposent de chambres de
stockage pour le poisson frais vendu sur le marché local. Le poisson destiné à Yaoundé est
transporté à bord de camions ou de wagons isothermes. Partout ailleurs le poisson est
acheminé par la route à l'aide de véhicules ordinaires, le poisson étant chargé dans des caisses
de 30 à 40 kg avec de la glace. Très souvent, le poisson débarqué par la pêche artisanale est
acheminé difficilement dans les centres de consommation, à l'aide de pirogues et des véhicules
de transport en commun.
Dans les grands centres de consommation (Yaoundé et Douala), il existe également des
chambres froides dont la capacité est relativement limitée, notamment dans les poissonneries
qui écoulent le poisson congelé importé du Sénégal et de la Mauritanie.
du poisson en terme d'apport alimentaire pour les groupes de la population les moins
défavorisés résulte sans doute de son prix relativement bas par rapport à la viande (700 à 800
FCFA/kg pour le bar contre 1.000 FCFA/kg pour la viande de boeuf en 1992).
11
Ceci cache nne certaine disparité entre les régions. L'intérieur du pays et le littoral,
favorisés par un réseau routier en bon état et une chaîne de froid adéquate, absorbent 70 %
du poisson congelé débarqué à Douala. La consommation est plus localisée dans les provinces
du nord en fonction de la présence ou non de centres de production (pêche continentale).
L'éloignement de ces centres va de pair avec une faiblesse de la consommation de poisson.
La demande potentielle est très importante: 11,3 millions d'habitants en 1989/90 pour
un taux de croissance annuel de 3,2 %. La production nationale de poisson étant relativement
faible (environ 110.000 tonnes), le déficit est comblé par les importations (entre 50.000 et
60.000 tonnes par an au cours de ces dernières années).
Sdr le marché intérieur interviennent aussi bien le pêcheur (ou sa femme ou son
représentant) que les intermédiaires. L'écoulement du poisson frais est assuré par des grossistes
fréquentant les centres de pêche et les détaillantes de marché. Pour le poisson fumé, il s'y
ajoute les semi-grossistes actifs sur les marchés principaux.
Les circuits sont variables selon le type de produits. Le poisson frais débarqué par la
pêche industrielle est vendu principalement dans les deux grands centres de consommation
(Douala et Yaoundé) au niveau des poissorneries. L'écoulement des produits de la pêche
artisanale se fait sur les lieux de production et les marchés locaux. Ces derniers reçoivent
également des poissons congelés et importés, le transport s'effectuant par voie ferrée ou
terrestre.
à 50.000 tonnes dont 20.000 t issues de la pêche artisanale maritime et 30.000 t de la pêche
continentale (notamment dans la partie septentrionale). Le manque à gagner subi ainsi
annuellement par le Cameroun en matière de rentrée de devises est de l'ordre de 40 millions
Uss,
4.2. Personnel
La crise économique que traverse la pays depuis 1989 est venue perturber l'exécution
du sixième plan quinquennal (1986-1991) qui a été mis en veilleuse et remplacé par le
programme d'ajustement structurel (PAS).
Figure 6.- Evolution du produit intérieur brut (PIB) camerounais (Source : DS/MINEPAT)
500000
450000
400000
u-
350000
300000
j Agriculture vivrière
Agriculture dexportation
t'
G)
250000
a L! 11 Elevage, chasse et piégage
2 200000 Sylviculture et expl. forest.
150000
U Pêche
100000
50000
o
(O N. co 0) Q
co co co co 0) 0,
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Autres recettes
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16
Pour la pêche artisanale (maritime et continentale), l'accent sera mis sur l'amélioration
de la situation des opérateurs économiques et le renforcement de l'appui institutionnel:
Récemment une ébauche de plan national directeur à moyen terme des pêches a été
élaborée avec l'assistance technique de la FAO. Deux objectifs principaux sont proposés en
accord avec la politique gouvernementale (SHEVES et al, 1992):
- dans le court terme, mettre en oeuvre des systèmes d'aménagement sur les pêcheries
soumises à un taux d'exploitation excessif, et notamment sur les stocks démersaux et
de crevettes;
- dans le court/moyen terme, concentrer les efforts de développement sur les quelques
pêcheries encore sous-exploitées, diminuer les pertes après capture, et développer la
pisciculture.
Pour atteindre ces objectifs, deux axes stratégiques sont définis dans le domaine de la
pêche artisanale maritime:
- renforcer l'Administration Centrale des Pêches en matière de planification du
développement et surtout de l'aménagement des pêcheries;
- développer les quelques pêcheries encore sous-exploitées à l'heure actuelle, améliorer
les méthodes de transformation et de commercialisation des produits de la pêche afin
de réduire les pertes post-captures.
Ces différentes actions seront menées dans le cadre de projets dont le financement sera
assuré par l'aide bilatérale ou multilatérale (cf. § 5.3.3.).
Le Cameroun est l'un des rares pays n'ayant connu véritablement de projets de
développement de la pêche artisanale maritime. Conçue au début comme un projet devant
bénéficier d'un financement extérieur, la Mission de Développement de la Pêche Artisanale
Maritime (MTDEPECAM) est restée une structure permanente d'appui au sous-secteur.
En fait il n'y a qu'un seul projet passé et aucun programme ou projet n'est en cours
d'exécution. Cependant quelques projets ont été identifiés et soumis à des bailleurs de fonds.
bénéficié de l'assistance technique de la FAO dans le cadre d'un projet de coopération "Plan
de Développement des Pêches et de l'Aquaculture" (TCP/CMIRIOO53).
Le projet qui n'a duré que huit mois (février à septembre 1991) a été sanctionné par la
tenue d'un séminaire national sur les politiques et la planification des pêches et de
l'aquaculture, à Yaoundé du 16 au 20 septembre 1991. Co-financé par le projet, le
gouvernement et le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI), ce
séminaire a réuni 181 personnes impliquées de loin ou de près dans le secteur des pêches.
En ce qui concerne le volet pêche et pisciculture qui mobilisera 841 millions de FCFA
(23 % de l'enveloppe financière totale prévue), six grandes actions sont proposées:
la formation de 14 moniteurs, 1.000 à 2.000 pêcheurs-artisans maritimes nationaux
et étrangers, 100 pêcheurs continentaux et 210 pisciculteurs;
l'évaluation des ressources et des captures;
l'élaboration de propositions de textes réglementaires (taille et maillage des filets,
zones de pêche réservées...);
le développement de la production de poissons pour un meilleur approvisionnement
des marchés avec un objectif d'acquisition de 1.350 moteurs hors bord;
l'amélioration de la commercialisation du poisson frais et du poisson fumé;
l'octroi de crédits aux différents opérateurs économiques impliqués dans la filière,
pour un montant de 189,3 millions (51 % du total).
Il est prévu la mise en place d'une unité du projet élevage et pêche avec une cellule
pêche à Limbé ainsi que l'acquisition d'un bateau.
Ce projet prévoit l'installation d'une fabrique de glace dont la gestion sera confiée à la
MEDEPECAM.
Trois programmes, dont deux intéressent la pêche artisanale maritime, ont été identifiés
dans le cadre de l'ébauche du plan directeur des pêches et de l'aquaculture (SHEVES et al,
1992).
Sur les quatre projets retenus pour ce programme, seuls deux intéressent la pêche
maritime:
projet pilote expérimental sur les fonds rocheux dans le département de l'Océan (sud
de Kribi);
programme national d'introduction et de vulgarisation des techniques améliorées de
traitement et de manutention du poisson.
Les activités de pêche maritime relèvent du Ministère de l'Elevage, des Pêches et des
Industries Animales (MINEPIA). Le Secrétariat Général qui assure la coordination des
différentes activités du ministère est doté d'une cellule juridique. Il exerce son autorité sur les
cinq directions (services centraux) dont celle des pêches, les dix délégations provinciales de
l'élevage, des pêches et des industries animales (services extérieurs) ainsi que sur les
organismes spécialisés (CDPM et MIIDEPECAM).
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Les structures observées au niveau central sont reproduites au niveau de chacune des
délégations provinciales. Dans chaque département, il existe un secteur de l'élevage, des
pêches et des industries animales. Au niveau de l'arrondissement, les sous-secteurs s'occupent
de l'aniniation des centres et postes de contrôle des pêches, les stations aquacoles et les centres
d'alevinage. Il faut préciser que le contrôle sanitaire est effectué par le secteur ou sous-secteur
vétérinaire.
Le plan d'action initial, prévoyait deux phases: (i) la construction des infrastructures et
la fourniture du matériel de pêche; (ii) la commercialisation des produits de la pêche.
L'examen rapide du bilan des actions entreprises par la MIDEPECAM montre que
seules les actions prévues dans la première phase ont pu être réalisées. C'est ainsi que sept
agences (bureaux, magasins de stockage du matériel et ateliers de réparations) ont été
installées le long de la côte: Bamusso (département de Ndian), Limbé (Fako), Youpwé
(Wouri), Mouanko, Edéa et Dehane (Sanaga Maritime) et Kribi (Océan). Depuis 1984, la
MIDEPECAM assure la fourniture et l'entretien de matériel de pêche (moteurs hors bord et
pièces de rechange, filets, accessoires) aux pêcheurs. La MIDEPECAM reste le seul
fournisseur de matériel de pêche artisanale maritime exonéré de taxes et droits de douane. La
vente est effectuée au comptant.
MIDEPECAM étendrait ses activités dans ce domaine (vente de carburant pirogue hors taxe)
et également dans la commercialisation des produits halieutiques.
Il faut préciser que, contrairement à une idée assez répandue, les interventions de la
CDPM ne se limitent plus à la pêche maritime. Elles concernent actuellement toutes les
activités relevant du MINEPIA. Ainsi, depuis la mise en place de la MIDEPECAM, la CDPM
concentre ses interventions dans les domaines de la pisciculture et de la pêche continentale,
en finançant principalement des investissements en matière d'infrastructures, d'équipements et
de vulgarisation. La CDPM gère depuis 1988 le matériel du don japonais destiné à la pêche
continentale.
La CDPM est alimentée par des prélèvements (70 %) effectuées sur les produits des
amendes, des transactions, saisies ou confiscations prononcées en application de la législation,
de la taxe d'inspection sanitaire des produits, de la taxe d'exploitation des embarcations de
pêche motorisées (permis et licences).
Les interventions des institutions bancaires sont rares dans le secteur des pêches. Si
elles existent, elles se limitent à l'octroi de crédits (à court terme généralement) à quelquer
armateurs de pêche industrielle ou semi-industrielle.
Jusqu'ici la pêche artisanale n'a bénéficié de crédits que de la part des organismes
parapublics spécialisés. Des groupements de pêcheurs artisans ont reçu le concours de la
CDPM de 1976 à 1982 pour un montant global de 50 millions FCFA. La M]IDEPECAM a pris
le relais en octroyant des crédits à 20 équipes de pêcheurs entre 1982 et 1983. Elle a
renouvelé l'expérience en 1990 en fournissant aux pêcheurs du matériel d'une valeur de 13
millions de FCFA.
Le Crédit Agricole du Cameroun (CAC), qui a pris le relais du Fonds Natïonal pour
le Développement Rural (FONADER) a été mis en place en 1990 par l'Etat (82 O/ du capital
social) en coopération avec le gouvernement allemand (18 % du capital) pour répondre aux
nombreux besoins de financement du monde rural. Mais cette banque commerciale à vocation
rurale s'est contentée de financer jusqu'ici des caisses locales villageoises c'est-à-dire des
groupements fonctionnels de 100 à 2.000 membres. Ces associations gèrent elles-mêmes leurs
activités. Chacune dispose d'un livret d'épargne au niveau de la banque et peut bénéficier d'un
découvert (12 mois) à concurrence du double du montant épargné au bout de six mois. Le
groupement se répartit le crédit ainsi obtenu selon les besoins exprimés par les uns et les
autres. La pêche artisanale n'a jamais bénéficié des ces facilités.
Bien qu'étant un secteur à forte efficience économique et sociale, la pêche a été pendant
longtemps considérée comme une activité à haut risque par les banques commerciales. Ces
dernières ignorent la dynamique interne du système pêche artisanale. Il en résulte une
mauvaise appréciation des risques, une sous-estimation de l'épargne mobilisable et donc des
difficultés d'appréhender la capacité d'endettement des pêcheurs. Toutefois l'intervention des
banques dans le sous-secteur reste conditionnée par la levée des principales contraintes
constatées: milieu inorganisé, absence de garantie réelle à offrir, connaissance approximative
de la notion de crédit officiel et des obligations qu'il impose.
Les insuffisances du crédit institutionnel sont palliées en partie par le secteur informel.
D'importantes sommes sont mobilisées grâce aux tontines ou sont mises à la disposition de
certains armateurs étrangers (jouant en fait le rôle d'intermédiaires) par des hommes d'affaires
installés au Cameroun ou restés au pays d'origine (Njock, 1992).
64.2. Formation
L'Institut des Sciences Halieutiques, créé fin 1992 au sein de l'Université de Douala,
est resté inopérationnel.
Ghana, Guinée Bissau, Guinée, Guinée Equatoriale, Libéria, Mauritanie, Nigéria, Sao
Tomé et Principe, Sierra Léone, Sénégal, Togo et ZaIre);
le Service Régional d'Informations et de Conseils en Matière de Transformation et de
Commercialisation des Produits de la Pêche pour l'Afrique (INFOPECHE);
le Comité des Pêches pour l'Atlantique Centre-Est (COPACE).
7.1. Contraintes
La pauvreté relative des eaux marines est accentuée par l'exploitation intensive des
stocks par la pêche industrielle. Ceci limite en partie un développement de l'effort de pêche
artisanale. L'incursion des bateaux dans la zone des 2 milles nautiques réservée aux piroguiers
engendre très souvent des conflits entre ces deux pêcheries. La conséquence immédiate étant
la destruction des filets des pêcheurs artisans.
Dans les campements enclavés des zones côtières, le bois utilisé pour le fumage du
poisson est le palétuvier, ce qui pourrait constituer à long terme un problème d'environnement.
En ce qui concerne la région de Limbé où se trouvent d'immenses plantations d'hévéa, ce sont
les vieux arbres coupés pour le bois de chauffe qui servent presque exclusivement au fumage,
ce qui, dans une certaine mesure, limite la destruction des forêts alentour.
Il manque une réelle coordination entre les nombreuses structures intervenant dans le
sous-secteur. Ceci se traduit par des défaillances au niveau de l'encadrement (insuffisance ou
absence de formation du personnel, inorganisation des différents acteurs...).
La pêche artisanale au Cameroun est passée d'une simple activité de subsistance à une
activité fortement monétarisée. Avec la crise que traverse le Cameroun, on assiste à une
réorientation du rôle de l'Etat dans les différents secteurs de l'économie. L'implication des
opérateurs économiques dans le sous-secteur est actuellement freinée par l'indisponibilité du
capital liée aux difficultés d'accès au crédit bancaire.
7.2. Opportunités
Les fonds rocheux situés au sud du paralléle de la Lokoundjé (zone de Kribi à Campo)
sont faiblement exploités par les pêcheurs artisans et inacessibles à la pêche industrielle. Le
potentiel disponible dans cette zone (démersaux de roche, crabes et langoustes) est estimé
entre 1.000 et 3.000 t/an (SCET, 1980). Ce stock qui est important sur le plan qualitatif peut
être exploité par des techniques (palangres, filets à langouste...) qu'il s'agira de tester avec les
pêcheurs et le personnel d'encadrement.
Le grand fumoir type "banda" est le plus utilisé. Bien que jugé très pratique pour sa
grande capacité de fumage, il n'en est pas moins un grand consommateur de bois. Cependant,
malgré les tentatives d'introduction du four du type "chorkor" par le passé, la population
concernée ne l'a pas adopté. Sa capacité de fumage est jugée trop réduite, et l'obligation de
changer régulièrement la position des claies n'est pas pratique.
Jusqu'ici les données disponibles sur la pêche artisanale au Cameroun proviennent des
enquêtes-cadres de 1983 (Njock, 1985) et de 1987 (MIDEPECAM). Les informations
recueillies durant ces enquêtes dans les villages et campements du littoral ont concerné les
embarcations (typologie, mode de propulsion et nombre), les engins et techniques de pêche
(type) et les pêcheurs (nationalité, activités pratiquées et effectif).
Dans les cinq départements côtiers, le MIINEPIA dispose d'un important réseau de
structures chargées de l'encadrement des pêcheurs et du suivi du secteur: postes de contrôle
et centres de pêche, agences MIIDEPECAM. Les agents basés dans ces structures collectent
partiellement les statistiques de pêche artisanale. Il faut préciser qu'il n'existe aucun formulaire
ni registre pour le relevé des données. Les informations partielles recueillies sur la base des
déclarations des quantités lors des versements de la taxe d'inspection figurent seulement dans
les rapports annuels envoyés au MINEPIA. Dans ces conditions il est difficile voire impossible
d'obtenir des statistiques fiables pour le suivi du secteur.
Actuellement il existe très peu d'informations sur les aspects techniques et socio-
économiques. Les enquêtes-cadres sont effectuées de façon irrégulière, et aucune étude de la
rentabilité financière et économique du système pêche artisanale n'a été faite.
socio-économiques des armateurs et pêcheurs, les coûts, les rapports de production (propriété
et partage du produit), la valorisation des captures, les revenus, les migrations.
Pour déterminer les revenus des unités de pêche et suivre leur évolution, il faut disposer
des éléments figurant dans le tableau suivant et qu'il faut actualiser.
Charges d'exploitation
i
avec R1= rendement de l'espèce i
Rb8=>2 P1= prix correspondant
¡=1
Les données disponibles sur l'effort de pêche (en nombre de sorties par année)
permettent de déterminer le revenu brut annuel:
Connaissant le capital investi et la durée de vie réelle des moyens de production, il est
possible de connaître le revenu net de l'armateur (revenu du capital) et le Taux Interne de
Rentabilité (TIR) de l'entreprise de pêche (ratio revenu net de l'unité de pêche/capital investi).
La richesse dégagée par la pêche artisanale se mesurera par le cumul des valeurs
ajoutées de l'ensemble des unités de pêche. Elle constitue en fait la rémunération du travail
et du capital.
moyen du poisson débarqué, toutes espèces confondues. Il peut être comparé au rendement
moyen pour avoir une idée de la rentabilité des différentes unités de pêche.
8.3. Synthèse
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35
Clupeidae
Ethrn alosa Jim bn ata ethmalose ou bépa ou épa,épaka,
bonga paga, bélolo, mulolo, ndololo
Sciaenidae
Pseudotolithus elongatus bossu nyendi
Polynemidae
Galeoides decadacty lus petit capitaine
Pomadasydae
Pomadasysjubelini dorade grise
Ariidae
Anus spp. machoiron kwakoro
Carangidae
Caranx ronchus carangue mutungu ou motondo
Cynoglossidae
Cynoglossus spp. soles
Dasyatidae
Dasyatis spp. raies cover pot ou luwe
Scombridae
Scorn ber tritor maquereau nyanga fish
juvéniles d'ethmalose de
sardinelle, de bossu nyamtolo
36
Tableau 2.- Quelques campagnes scientifiques réalisées sur le plateau continental camerounais.
(Source: Van Der Knap, 1985)
Tableau 3.- Evolution des rendements en crevettes et poissons des unités de pêche industrielle
(kg/jour de mer)
VER CALA5R
RIVER AKWAYAFE
N
RIO
DEL REY
BI8UNOI BAY
ibundi
- \I Limb é
RIVER
BIBIA
\. AMBAS BAY 40
RIVER Do u a L a
CAM ER 00 N
RIVER SANAGA
/
/
Kribi
oE
E
o
o
Campo
RIVERCA O
38
1, Province du Littoral
1.1. Bonassama
1.2. Douala
1,3. Youpwe
2, Pnivince du Sud
2.1. Kribi
3. Pnwince du Sud-Ouest
3.1. Buea
3.2. Idenau
3.3. Limbé
4. Pmvince du Centn
4.1. Yaoundé
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POSTES DE PECHE
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